France lutte sociale et changement de paradigme politique… Petite mise au point sur les « casseurs » des manifs…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 28 mai 2016 by Résistance 71

Mise au point nécessaire sur les “casseurs” par la CNT et dénonciation des manipulations propagandistes étatiques devenues des classiques du genre. Au sujet des soi-disants “casseurs”, nous ajouterons que dans la vaste majorité des cas, il s’agit soit directement de flics agissant en provoc’, afin de justifier répression et arrestations, soit il s’agit de groupes “autononomes” infiltrés, manipulés. Leur manipulation leur esti connue ou pas c’est selon, toujours est-il que leur “leadership” se fond souvent dans la nébuleuse étatico-répressive du mauvais gouvernement d’en-haut et de son bras armé policier.

Nous avons ajouter en dessous de l’article une liste d’articles pour mieux comprendre et analyser les enjeux politic-sociaux de la “loi travail” faisant actuellement la une de l’action sociale en France.

— Résistance 71 —

 

Qui sont les vrais casseurs ?

 

Confédération National du Travail (CNT)

 

Source: http://www.cnt-f.org/qui-sont-les-vrais-casseurs.html

 

Ouverture du JT de TF1, sujet sur les “casseurs” et la police. Derrière le présentateur, une photo avec un drapeau CNT. Si seulement ce grossier montage n’était qu’un cas isolé… Depuis le début du mouvement social sur la loi travail, comme lors de chaque lutte, les “grands” médias ne cessent de pointer du doigt les “casseurs”, évitant d’aborder les questions de fond : le contenu de la loi travail et les raisons de ce mouvement. En agissant ainsi, ils se comportent comme un relais du discours gouvernemental et patronal : “Notre loi est nécessaire, tous ceux qui la combattent sont d’infâmes casseurs.” Ou bien : “La population est prise en otage par les grévistes.” Ah bon ? Une analyse s’impose, pour remettre les pendules à l’heure.

La CNT, c’est quoi ?

La CNT est un syndicat où s’organisent les travailleurs, au sens large (salariés, chômeurs, précaires, retraités, étudiants et lycéens). Un travailleur est un producteur qui ne possède pas les moyens de production. Donc ça n’est ni un patron ni un actionnaire, qui tirent leurs revenus du travail des autres.

à la CNT, il n’y a pas de permanent syndical. Personne ne reçoit de salaire pour militer. Et nous n’avons ni chef ni bureaucratie, car nous refusons toute hiérarchie entre militants.

Tout ce que nous faisons, nous le faisons pour l’émancipation des travailleurs. Nous n’acceptons aucune subvention de l’état et des patrons, pour garantir notre indépendance et notre liberté d’action. Nous ne fonctionnons qu’avec les cotisations de nos adhérents.

Nous sommes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires. Nos bases sont la lutte des classes et le communisme libertaire. Nous sommes pour l’abolition de l’état, en tant que bras armé du patronat. C’est pourquoi nous ne syndiquons pas leurs forces répressives (police, armée, vigiles, etc.). Enfin, nous sommes une organisation horizontale et autogestionnaire. Tous les mandats sont tournants et révocables. Chacun participe au fonctionnement et aux prises de décision au niveau local, régional, fédéral et confédéral. Nous sommes tout cela, mais nous ne sommes pas des “casseurs”, au sens où certains aimeraient le faire croire.

Un casseur, c’est quoi ?

Il est légitime de s’interroger sur le véritable sens de ce terme, matraqué à longueur de journée à la télé ou dans les journaux. Qui sont les vrais casseurs ? Ne serait-ce pas plutôt les patrons, l’État et leur bras armé, la police ?
Qui casse le code du travail et met des millions de gens au chômage ou dans la précarité ?
Où est la véritable “insécurité” ? N’est-elle pas sociale ?
Qui nous met en “danger”, exerçant sur nous une violence sociale profonde et durable ?
Qui détruit notre présent et massacre notre avenir ?
Où est le véritable “état d’urgence” ? N’est-il pas social ?
Qui saccage des outils syndicaux (local CNT à Lille, camionnette de Solidaires, etc.) ?
Qui veut mettre des syndicalistes derrière des barreaux ?
Qui frappe des mineurs et les jette en prison ?
Qui contrôle au faciès et discrimine les populations des quartiers populaires ?
Qui instaure des politiques toujours plus répressives (Patriot Act aux États-Unis, état d’urgence et loi Urvoas en France) ?
Qui exerce une justice de classe défendant les intérêts d’une minorité au détriment des travailleurs, des pauvres, des migrants ?
Qui nous ment afin de recueillir des voix puis trahit les promesses qui ont été faites ?
Qui vole des milliards sous la forme d’exonérations et d’évasions fiscales ?
Qui attaque les prestations sociales, rendant leurs bénéficiaires “coupables” de tous les maux de la société ?
Qui pille et tue en menant des guerres dites “propres” mais toujours aussi sales, puis refoule des migrants qui n’ont d’autre choix que de s’enfuir ? 
Qui s’empare des ressources de la planète et s’accapare les territoires à tel point que la survie des espèces humaines, animales et végétales n’est plus garantie ?

Les vrais casseurs, ce sont eux !

Pour mieux régner, il faut diviser : l’État et ses forces répressives laissent entendre que les “méchants” sont certains syndicats, organisations politiques ou individus. Il s’agit surtout de provoquer des violences et de ternir “l’image” du mouvement social en attirant l’attention sur les “casseurs”, alors que ce sont eux qui cassent à tour de bras. Il s’agit aussi de justifier la violence des forces répressives.

La stratégie ? Présence policière massive lors des manifs, opérations au cœur des cortèges, matraquage des lycéens à l’entrée des établissements, évacuation des universités, etc. Et comme par hasard, quand il n’y a pas de “forces de l’ordre” aux abords des manifestations, tout se passe bien…

D’ailleurs, à quoi s’attaquent ces prétendus “casseurs” ? à des banques, des publicités, des enseignes de grandes entreprises. Ces multinationales n’ont-elles donc pas les moyens de s’acheter des rideaux pour protéger leurs vitrines plutôt que de spéculer sur les marchés (Panama Papers), provoquer des crises économiques (subprimes en 2007), détruire des millions de vies ? Ce que l’état défend physiquement, légalement et politiquement, c’est bien le capital.

Quant aux attaques physiques, elles sont exercées par l’armée et la police : Flash-Ball, grenades, matraques et lacrymos utilisés sans discernement, tirs tendus sur des manifestants ou sur des journalistes pour les empêcher de filmer. Mais aucun chiffre sur les victimes des violences policières. Les médias officiels ne prendraient-ils leurs infos qu’à la préfecture ? En invitant sur leurs plateaux télé des “experts” issus de syndicats de police comme Alliance, de tendance droite dure ? Tout est affaire de communication et de mensonges.

Mais nous ne sommes pas dupes et ne tomberons dans aucun de ces pièges grossiers !

Les vrais casseurs sont ceux qui utilisent la force brute et destructrice pour arriver à leurs fins, y compris sur des mineurs et des enfants, ceux qui imposent l’esclavage salarié au quotidien pour faire du profit. Puis se servent des moyens de communication “modernes”, possédés en majorité par de riches industriels, pour faire oublier la réalité : la violence ne vient pas de nous, le camp du travail, qui sommes des milliards, mais d’eux, le camp du capital, qui sont si peu mais qui possèdent tout et veulent nous exploiter encore plus !

Aucune de leurs manipulations ne nous fera reculer. Notre détermination et notre solidarité sont sans faille.

Notre arme, c’est la grève générale et reconductible !

 

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Site de la CNT France:

http://www.cnt-f.org/

33, rue des Vignoles, Paris 75020

 

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Autres articles sur la loi El Khomri:

Ton droit du travail vaut bien une grève générale !

Colonialisme, génocide et apartheid… La face cachée de l’Australie (John Pilger)

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Utopia

Documentaire de John Pilger (2013)

Source: http://johnpilger.com/videos/utopia 

En 1985, Pilger sort son premier grand documentaire sur son pays natal l’Australie, il y relate les conditions coloniales génocidaires décimant les communautés aborigènes.

2012-13, 27 ans plus tard, Pilger refait un documentaire sur le même sujet: rien n’a changé.

De la « guerre oubliée » au tourisme de luxe dans un camps de la mort reconverti en hôtel en passant par l’hypocrisie criminelle et génocidaire politicarde à la botte des intérêts miniers et du gros business transnational, Pilger nous invite à découvrir l’Australie, la vraie, celle de l’apartheid, du génocide, de l’ethnocide et du racisme colonial institutionnalisé. L’auteur de ces lignes a vécu en Australie et a été témoin en bien des occasions de la perversion coloniale noyée dans l’insouciance consumériste affligeante.

A voir donc en section commentaire: « Utopia » (version anglaise), remarquable documentaire coup de poing de John Pilger, un des tous derniers grands reporters héroïques.

Résistance 71

27 Mai 2016

Pays du goulag levant, OTAN, Russie et 3ème guerre mondiale: La déconfiture occidentale annoncée (Pepe Escobar)

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Ne souhaitez pas trop fort: la Russie est prête à la guerre

Pepe Escobar

23 Mai 2016

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article44725.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ainsi donc les ministres des affaires étrangères des 28 pays membres de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours, alors que la formidable puissance militaire du Montenegro était adoubée comme nouveau membre.

Le Robocop mondial que se veut être l’OTAN a discuté de manière tout à fait prévisible de l’Afghanistan (une guerre que l’OTAN a ignoblement perdu), de l’Irak ( une guerre que le Pentagone a ignoblement perdu), la Libye (une nation que l’OTAN a transformé en un état décrépi, dévasté par un enfer de guerres miliciennes), la Syrie (une nation que l’OTAN, via la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà dans un enfer de guerre miliciennes).
Les Afghan doivent maintenant demeurer persuadés que la mission de soutien résolu de l’OTAN, plus le “soutien financier des forces afghanes”, assureront finalement le succès de l’Opération Enduring Freedom pour toujours.

Les Libyens doivent demeurer convaincus, des mots mêmes de la figure de proue de l’OTAN Jens Stoltenberg, que nous “devrons être prêts à soutenir le nouveau gouvernement d’accord national en Libye”.

Stoltenberg a dûment confirmé: “Nous avons déjà décidé d’améliorer notre présence dans la partie orientale de l’alliance. Nos planificateurs militaires ont émis des propositions pour que plusieurs bataillons soient déployés dans plusieurs pays de la région. Aucune décision n’a encore été prise quant au nombre et aux endroits de déploiement.

Ces “quelques bataillons” pathétiques ne vont pas faire perdre le sommeil aux planificateurs russes. La véritable mesure est le déploiement du système Aegis Ashore en Roumanie la semaine dernière, plus un autre à venir en Pologne en 2018. Ceci a été véhémentement opposé par Moscou depuis le début des années 2000. L’argument de l’OTAN que l’Aegis représente une protection contre la “menace” des missiles ballistiques de l’Iran, n’est pas même digne d’un jeu de cour de récrée de maternelle.

Tous les planificateurs russes savent pertinemment que le système Aegis n’est pas un système défensif. Ceci est un changement de règle dangereux, comme dé-localiser la capacité nucléaire américaine en Europe de l’Est. Rien d’étonnant donc à ce que le président Poutine ait dû clarifier que la Russie répondrait “adéquatement” à toute menace envers sa sécurité.

Ainsi, la guerre froide 2.0 vient de se redéclencher.

Un ancien adjoint commandant de l’OTAN a grimpé aux rideaux lorsque des têtes plus saines se demandèrent si Moscou tôt ou tard, n’en aurait pas assez de toutes ces salades et se préparerait pour la guerre.

Ce patriote inutile

On pourrait dire que les isolés du pouvoir néocons et conservateurs néolibéraux de Washington, dans un même élan, ne veulent pas d’une guerre ouverte avec la Russie. Ce qu’ils veulent, à part engranger toujours plus de fric pour le Pentagone, est faire monter la sauce de telle façon que Moscou plie les gaules, argument basé sur une analyse rationnelle du coût. Pourtant le prix du pétrole va inévitableent augmenter en 2016 et sous ce scenario, Washington est grand perdant.. Alors on verra peut-être une augmentation des taux d’intérêts de la Fed (avec bien sûr tout le pognon continuant à aller directement à Wall Street) pour tenter de renverser le scenario.

Des comparaisons de la préparation de l’OTAN actuelle aux préparations de la seconde guerre mondiale ou même de l’OTAN en opposition au Pacte de Varsovie, sont amateures. Le THAAD et les missiles Patriots sont inutiles et ne valent pas un pet de lapin et ce dixit la force de défense israélienne elle-même, c’est pourquoi ils ont essayé de l’améliorer avec le soi-disant “Dôme de Fer”.

Dans le même temps, ces nouveaux “bataillons” militaires de l’OTAN sont sans substance. La poussée de base derrière l’action du Pentagone sous l’égide du nouveau con Ash Carter, continue à vouloir pousser la Russie toujours plus loin en Syrie et en Ukraine (comme si Moscou était réellement militairement impliqué dans un bourbier ukrainien et voudrait même l’être…) ; piéger la Russie dans des guerres par procuration, et la saigner économiquement en incapacitant ses gros revenus sur les exportations de gaz et de pétrole.

La Russie ne veut pas et n’a aucun besoin de la guerre. Et pourtant, le narratif occidental de “l’agression russe” n’arrête jamais. Ainsi, il est toujours très instructif de revenir à cette étude de la RAND Corporation, qui a examiné ce qui se passerait si une guerre éclatait effectivement. RAND a atteint la conclusion “non ambigüe”, après une série de simulations effectuée en 2015, que la Russie pourrait battre à plate couture l’OTAN en juste 60 heures, si pas moins, si jamais il y avait une guerre active sur le sol européen.
Note de Résistance 71: Ah quel progrès avec des armées de métiers !!… Pour ceux de nos lecteurs qui sont assez âgés pour avoir connu l’armée de conscription, il y a plus de 30 ans, il était dit aux trouffions de base appelés et basés en Allemagne dans les régiments français, que la “mission” était de tenir 48 heures contre les hordes bolchéviques pour que çà puisse se réorganiser “à l’arrière” et retarder Ivan Ilitch Tovaritch d’accéder à l’océan Atlantique !… En 30 ans, on est passé de 48 heures d’espérance de vie à 60 (en comptant large)… Les poilus doivent gigoter grave dans leurs tombes… Ces conscrits qui tinrent plus de 4 ans contre les hordes teutonnes du moment…

La RAND Corporation est essentiellement un poste avancé de la CIA, et donc une machine de propagande bien huilée. Pourtant ce n’est pas de la propagande que de dire que les états baltes et l’Ukraine tomberaient en moins de trois jours face à l’armée russe. Quoi qu’il en soit, la suggestion faite que quelques divisions blindées et plus de puissance aérienne supplémentaires de l’OTAN feraient une différence matérielle est une vaste fumisterie.

Le système Aegis change la donne dans la mesure où il qualifie une zone de lancement pour la défense US anti-missiles. Pensez à des missiles américains ayant un temps de vol minimum, de l’ordre de 30 minutes, de Moscou, ceci est une menace certifiée pour la nation russe. L’armée russe a aussi été “sans ambiguité” dans sa réponse, s’il est reconnu que l’OTAN, via la Pentagone, essaie un truc marrant, il y aura des raisons valables pour une frappe préventive au moyen des missiles Iskander-M depuis la Transnitrie, comme pour la destruction des missiles US par des armes de précision placées de manière bien utile.

Dans le même temps, Moscou a été couronnée de succès en Syrie, même si bien entendu les jeux ne sont pas faits. Alors ce qu’il reste au Pentagone, via l’OTAN, est essentiellement de jouer la carte de la tactique de la trouille. Ils savent que la Russie est préparée à la guerre, certainement bien mieux que l’OTAN du reste. Ils savent que ni Poutine, ni l’armée russe ne vont plier à cause de cette terreur de cour de récrée de maternelle. Quant au ton un peut trop conciliant du Kremlin envers Washington, tout çà risque de changer très bientôt.

Dites bonjour à mes S-500

L’armée russe est en phase de tester ses premiers prototypes de défense anti-aérienne et anti-missiles S-500 Prométée alias les 55R6M Triomphateur M, capables de détruire des missiles ballistiques inter-continentaux (MBIC), des missiles de croisière hypersoniques et des avions à une vitesse de plus de Mach 5, aussi capables de détecter et d’attaquer simultanément jusqu’à 10 têtes de missiles à une distance utile de 1300km. Ceci veut dire que les S-500 peuvent pulvériser des missiles balliistiques avant même que leurs têtes nucléaires ne repénètrent dans l’atmosphère terrestre.

Donc dans le cas de l’OTAN patte de velours style RAND Corporation, les S-500 élimineraient complètement toute la puisance aérienne de l’OTAN au-dessus des états baltes, tandis que les missiles ultra avancés de type Kornet détruiraient tous les véhicules blindés de l’OTAN et ceci ne considère même pas l’enfer déchaîné par les armes conventionnelles.

Si çà en vient aux mains de manière nucléaire, les missiles anti-missiles S-400 et spécifiquement les S-500 bloqueraient tous les MBIC américains, les missiles de croisière et les avions furtifs. Les drones offensifs seraient bloqués par des défenses anti-drones. Le S-500 consigne pour ainsi dire les avions furtifs style F-22, F-35 et le B-2 dans les poubelles de la technologie militaire.

La réalité est que la Russie, en termes de développement de missile hypersonique, est en avance d’à peu près quatre générations sur les Etats-Unis si on le mesure par le développement progressif des systèmes S-300, S-400 et S-500. Hypothétiquement, on pourrait décrire le prochain système, déjà sur plan, comme le S-600. Cela prendrait aux Etats-Unis au moins 10 ans pour développer et sortir un nouveau système d’armement efficace, ce qui en termes militaires représente… une génération. Tout planificateur du Pentagone qui vaut son plan de retraite devrait savoir cela.

Les missiles russes – et chinois – sont déjà capables de mettre hors d’état de nuire les systèmes de guidage par satellite des MBIC nucléaires et des missiles de croisière américains. Ils pourraient aussi incapaciter les systèmes d’alerte et de détection rapides que les constellations de satellites donneraient. Le temps de vol d’un MBIC nucléaire lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d’engins russe jusqu•à disons la côte Est-Américaine est de moins de 20 minutes. Ainsi un système de détection et d’alerte très rapide est absolument critique. Ne comptez pas sur la daube des THAAD et des missiles patriots pour faire le boulot. Une fois encore, la technologie hypersonique russe a déjà rendu la totalité du système de défense américain aux Etats-Unis et en Europe complètement obsolète.

Alors pourquoi Moscou est si préoccupée par le placement par le Pentagone de son système Aegis si près des frontières russes ? Une réponse crédible serait de dire que Moscou est toujours concernée par le fait que le complexe militaro-indistriel américian pourrait développer un système de défense anti-missiles vraiment efficace même s’ils ont quatre générations de retard.

En même temps, les planificateurs du Pentagone ont des raisons d’être très inquiets par ce qu’ils savent ou supputent. Aussi, l’armée russe, de manière très asiatique, ne révèle jamais toutes ses cartes. Le point clef doit être répété encore et toujours: le système de défense S-500 est impénétrable et permet à la Russie, pour la première fois dans l’histoire, de lancer une première attaque nucléaire préventive efficacement si elle le désire et si elle choisit de le faire en étant dans le même temps immunisée contre toute rétaliation.

Le reste n’est que blablatage. Et pourtant, attendez-vous à ce que le discours du Pentagone et de l’OTAN demeure le même. Après tout, le complexe militaro-indiustriel et de la sécurité est une hydre dévoreuse de fric et avoir un ennemi puissant en face est une obligation (le “califat” islamiste bidon de Daesh compte pour du beurre…)

Le narratif de la menace demande que la Russie doive accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN. La Russie n’a pas le droit de répondre en quelque circonstance que ce soit, toute réponse de sa part sera marquée du sceau de “l’agression russe”. Si la Russie se défend, ceci sera “exposé” comme étant une provocation inacceptable et pourrait même servir de prétexte pour une attaque préemptive de l’OTAN contre la Russie.

Maintenant, laissons les planificateurs du Pentagone/OTAN retourner jouer dans la cour de récrée de leur école maternelle de luxe.

Progrès en France: Le nouveau code du travail simplifié à venir…

Posted in actualité, économie, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 26 mai 2016 by Résistance 71

Le nouveau code du travail à peine imaginé par l’oligarchie

 

Résistance 71

 

Mai 2016

 

Voici le nouveau code du travail simplifié bientôt mis en vigueur en France:

 

Article 1: BOSSEZ !

 

Article 2: FERMEZ VOS GUEULES !

 

Article 3: CREVEZ EN SILENCE !

 

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Loi travail et fumisterie étatique: Grève… Grève générale… Grève générale illimitée… Grève générale illimitée expropriatrice… Bingo !

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Au mois de Mars nous avions publié ce billet que nous reproduisons ci-dessous, au sujet des grèves, il est toujours d’actualité et le sera toujours tant que la méthodologie ne changera pas… Travailleurs ! Continuez à suivre les « centrales syndicales » foie jaune qui bouffent depuis belle lurette au râtelier de l’état et du patronat et allez, comme d’habitude, droit dans le mur. Quand nous lisons des organes « anarchistes » relayant en tête de pont les mots d’ordre de la… CGT, nous savons que Kropotkine, Bakounine et autres font des sauts de carpe dans leur tombe et aussi que l’infiltration bat son plein… Il faut balayer les vieux poncifs et comprendre que la seule façon d’en sortir est hors du système qui n’offre aucune solution, n’en a amais offert et n’en offrira jamais, mais n’offrira que des illusions… pour mieux mener les moutons à l’abattoir.

Mieux comprendre la « Loi Travail » (Source CNT)

Sous l’article, nous avons mis une liste d’articles pour mieux comprendre les enjeux de la « Loi Travail » (Source CNT)

— Résistance 71 —

A propos des grèves des 9 et… 31 Mars

Résistance 71

 7 Mars 2016

La loi El Khomri vaut-elle une grève ? Évidemment… L’ensemble de l’activité de ce gouvernement de baltringues, de ceux d’avant, de “gauche” comme de droite, valent la grève. Mais voilà, de quelle grève parle t’on ?

On parle et depuis bien longtemps déjà, dans ce monde politique étatique éculé, de promenade urbaine sur un parcours bien délimité, encadré par une sécurité syndicale en contact permanent avec la flicaille gouvernementale afin de mener le troupeau bêlant du point A au point B, le plus rapidement possible, avec quelques huiles politicardes et syndicales en tête de cortège, banderoles déployées, bière, frites, sauciffard, pinard à volonté avant de démanteler l’affaire et de se “quereller” sur les chiffres de participation allant du simple au double entre les compétiteurs habituels que sont “la préfecture” dans le coin bleu (bien délavé depuis le temps) et les “centrales syndicales” dans le coin rouge (pisseux), chiffres relayés laconiquement par des médias amorphes et complices.

Allons, allons, messieurs et dames prolétaires, où est donc le panache d’antan ?

Une grève ? Oui, mais générale et illimitée sinon rien !

Mieux même… grève générale, illimitée et… expropriatrice !

Comme les compagnons italiens de 1920, espagnols de 36.

Mieux encore ? Un grand changement, chambard réel et une réorganisation politico-sociale à la racine ?

Union avec les agriculteurs au bout du rouleau dont le taux de suicide n’a maintenant plus d’égal que leurs cadences infernales dans ce qui est devenu leur gestion de pathologies animales et végétales, comme le dit si bien l’agronome Claude Bourguignon ! Une révolution sociale ne se fera JAMAIS sans les campagnes, c’est une évidence historique, soulignée depuis plus d’un siècle par les anarchistes.

Protester en cessant le travail ? Oui et non. Oui dans le principe, non dans la pratique, récupération du travail pour les collectifs ouvriers et paysans, faire tourner la machine productrice pour les producteurs / consommateurs et court-circuiter le capital, les proprios et les rentiers de la finance. La société produit pour elle-même, s’organise et court-circuite les parasites.

Une grève le 9 Mars puis tout le monde rentre chez soi et une autre quoi ?… 22 jours plus tard le 31 ? Gouvernement, patronat et foies jaunes de la hiérarchie syndicales bouffant au ratelier capitaliste vont (encore) hurler de rire, mais c’est une habitude depuis bien longtemps ; depuis que les syndicats se sont vendus pour bouffer au ratelier de l’État, ont vendu la conscience politique sociale-révolutionnaire pour les miettes du pouvoir que picorent leurs pontes.

La dignité c’est la grève générale illimitée et expropriatrice.

Tout le reste n’est que moulin à vent et pisser dans un violon.

Cessons d’être ridicule, reprenons la main !

¡Ya Basta!

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Gérons la ville, la campagne et la production nous-mêmes !
Gratuité des services publics, réquisition de logements par les assemblées populaires, contrôle des communes par les habitants, assemblées populaires, associations libres, délégation à mandats directement contrôlables et révocables, finis les élus incontrôlables! Démocratie participatrice directe, sans intermédiaires, sans partis politiques parasites, démantèlement des institutions étatiques devenues encore plus obsolètes pour que cesse l’illusion démocratique !

= = =

Autres articles sur la loi El Khomri (Source CNT)

 

Aux peuples du monde… Communiqué du Congrès National Indigène (Mexique, février 2016)

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Déclaration du Congrès National Indigène 
Mexique, le 24 février 2016

 

vendredi 20 mai 2016, par CNI

 

url de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/Declaration-du-Congres-national-1300

Aux peuples du monde,

Sœurs, frères,

Marchant sur les pas laissés par nos anciens au fil des chemins issus de la Chaire Tata Juan Chávez Alonso, nous nous sommes réunis le 30 janvier 2016 dans la communauté chinantèque de San Antonio Las Palmas, municipalité de Tuxtepec, Oaxaca. Étaient présents des délégués des peuples mazatèque, binniza, chinantèque, maya, purépecha, otomí, nahua, wixárika, tepehua, tsotzil, chol, popoluca, zoque et tseltal, provenant de trente-deux communautés des États du Chiapas, d’Oaxaca, Veracruz, Yucatán, Campeche, Guerrero, Michoacán, État de Mexico, Morelos, District fédéral et Jalisco.

Nous nous sommes réunis pour nous voir et nous écouter en l’autre, celui qui vit chaque jour la spoliation, la répression, le mépris et l’exploitation dans chacun des recoins de la géographie indigène, là où s’annoncent les éclairs de la tempête qui recouvre nos territoires, cette tourmente engendrée dans l’obscurité du capitalisme. Nous nous rencontrons pour nous savoir une fois de plus dans le fil de l’histoire de nos ancêtres et dans la nôtre, afin de trouver et de chercher les chemins et de pouvoir continuer à exister tels que nous sommes dans chaque communauté, quartier, nation et tribu où chaque jour nous tissons le Congrès national indigène dans cette tâche difficile dont nous héritons, nous les peuples originaires, pour veiller sur le monde. Depuis là où nous sommes, nous tournons notre tête collective afin de comprendre les horizons où nous voyons ce que nous voyons.

Nous voyons les chemins mensongers que sous de multiples visages nous offrent ceux d’en haut, eux qui se disent sensibles à la douleur et au désespoir de ceux qui, en bas, souffrons de cette guerre ; nous voyons les chemins que nous offrent ceux d’au milieu, qui disent être de notre côté tout en fricotant, en s’embrassant, en dialoguant et en négociant notre douleur et notre espoir avec celui d’en haut, offrant à nos compañeros le feu des projecteurs, les reportages télé, de l’argent pour voyager, des financements et des projets qui défigurent notre lutte et font disparaître les réalités qui se tissent depuis tout en bas.

Nous voyons aussi celui qui, bien qu’étant en bas, rêve d’être en haut et devient le bourreau que, le cœur mort, nous ne voyons pas venir jusqu’à temps qu’il nous assassine, qu’il nous divise, qu’il livre notre terre-mère à ceux qui veulent la détruire, bien qu’il sache que c’est sa mère tout aussi bien, trompant les nôtres afin qu’ils acceptent les mensonges et les trahisons du gouvernement en disant que leurs intentions sont bonnes.

Mais nous voyons aussi le chemin que nous partageons entre nous, en bas, ce chemin qui vient du cœur collectif d’un peuple, un peuple qui s’écoute lui-même et qui comprend le sentiment du frère qui lutte et qui souffre tout comme nous, qui comprend que c’est sur terre que se sème la justice, comme l’a semé notre compañero Federico Ortiz, frère du peuple purépecha, et qui, fort de cet héritage, invitait sans cesse à marcher tout seuls, sans les partis, sans que personne ne nous dirige ni ne nous dise comment.

C’est avec le souvenir de cet héritage que nous avons débuté notre assemblée sur le territoire chinantèque, que Federico n’a pas pu atteindre de son vivant du fait de son décès le 23 janvier 2016. Avec aussi celui du compañero Felix Serdán, porte-parole du Congrès national indigène et commandant honoraire de l’Armée zapatiste de libération nationale, tombé le 22 février 2015, qui parlait aux jeunes en disant qu’il fallait « abandonner l’apathie, qu’ils se cultivent et qu’ils acquièrent des connaissances, car si on ne se réveille pas, on va continuer à être emportés par la tempête en cours ». L’héritage aussi du compañero Tata Juan Chávez et de sa mort anticipée le 2 juin 2012, qui a laissé derrière lui l’insistance de ses paroles sur le fait que nous devons penser et travailler sans relâche pour la « reconstruction, non pas juste d’un seul pays ou d’un seul peuple, mais d’un nouveau monde ». Ce sont ces pas-là et cet horizon qui apparaissent à nos yeux lorsque nous nous contemplons sur le long chemin qu’il nous reste à parcourir en tant que peuples organisés au sein du Congrès national indigène.

Suite aux considérations antérieures, par accord de notre assemblée de coordination élargie, nous déclarons :

  1. Que nous faisons nôtre le refus des spoliations territoriales en cours au sein du territoire indigène chinantèque à travers l’imposition de réserves écologiques, du paiement des services environnementaux, des programmes aboutissant à la privatisation de la terre tel que le Procede et le Procecom, et nous nous déclarons contre l’imposition de treize corridors touristiques, ainsi que contre l’autoroute Tuxtepec-Oaxaca qui prétend spolier les terres de onze communautés chinantèques et zapotèques, cela accompagné de concessions minières sur des terrains communaux. Nous dénonçons l’absence de justice quant au crime orchestré contre Maximino Salinas Hernández, autorité communautaire de San Antonio de las Palmas, pris en embuscade et assassiné le 30 juin 2013 par des paramilitaires opérant dans la région sous la protection des mauvais gouvernements, et le fait que les assassins soient aujourd’hui en liberté.
  2. Nous dénonçons la complicité des trois niveaux du mauvais gouvernement dans la tentative de spolier et de privatiser la totalité des terres communales des peuples tepehuano et wixárika de la communauté autonome de San Lorenzo de Azqueltán, Jalisco, et nous ratifions notre reconnaissance de leur territoire et de leurs autorités autonomes.
  3. Nous réitérons notre refus de la destruction des lieux sacrés desquels dépendent les tissus sociaux autonomes du peuple wixárika du fait des projets miniers agressifs en cours dans le désert de Wirikuta, San Luis Potosí. Malgré la validité de la suspension judiciaire existante contre soixante-dix-huit concessions minières, l’exploitation illégale persiste dans les villages de San Antonio de Coronados et de la Presa Santa Gertrudis, avec la complicité assumée des mauvais gouvernements, qui continuent à maintenir une campagne de division permanente afin de consolider cette destruction culturelle et environnementale.
  4. Nous dénonçons l’attaque en cours des gouvernements et des hommes d’affaires en vue de s’approprier des terres collectives ejidales, des sites archéologiques et des lieux sacrés du peuple maya dans l’État du Yucatán, et plus spécifiquement, de la digne lutte menée par les habitants et habitantes de la communauté de Chablekal dans la municipalité de Mérida afin d’empêcher la vente des terrains aux riches et aux entreprises immobilières aux dépens de la privation du droit de la majorité à la possession de la terre. Nous exigeons de la même manière la fin du harcèlement et de la répression contre les membres du Réseau contre les tarifs élevés de l’électricité de la communauté de La Candelaria, Campeche.
  5. Nous répudions la militarisation du territoire indigène dans la région des Chimalapas, à la frontière entre les États du Chiapas, d’Oaxaca et de Veracruz, et les intentions d’y construire une Base d’opérations mixtes avec le soi-disant prétexte de mettre un terme aux invasions agraires, alors que l’on sait parfaitement que ce sont les gouvernements des États eux-mêmes, avec le gouvernement fédéral, qui, par leurs mensonges, leurs projets pervers et leurs spoliations dans d’autres territoires, ont été les responsables de l’augmentation des invasions et de provoquer des conflits au sein des peuples.
  6. Nous exigeons l’annulation des projets mortifères qui se sont déversés en cascade sur les peuples de l’État de Mexico, sans faire cas de la volonté réitérée des communautés nahuas et ñatho, par le biais de prétendues consultations dont le seul résultat a été de supplanter la parole des peuples originaires. C’est le cas pour l’autoroute Toluca-Naucalpan, dont l’imposition s’est nourrie de la violation violente et systématique de l’autonomie des assemblées communautaires par le biais d’une forte présence policière ayant servi à intimider les voix s’opposant à la destruction de la forêt otomí mexica au sein des communautés de San Francisco Xochicuautla et San Lorenzo Huitzizilapan, ainsi qu’à surveiller les engins de chantier de l’entreprise privée Autovan, concessionnaire des travaux.

Nous exigeons également l’annulation de la construction du nouvel aéroport de la ville de Mexico et des chantiers annexes, qui engendrent déjà la destruction et la spoliation des communautés de la région du Valle de México, et la vie du lac de Texcoco ; projet ayant justifié de graves répressions telle que celle endurée par le village de San Salvador Atenco en mai 2006, dont les coupables n’ont jusqu’à présent pas été jugés. Nous qui composons le Congrès national indigène, réitérons que nous ne concèderons ni pardon ni oubli aux assassins, tortionnaires et violeurs, qu’ils soient les responsables matériels ou intellectuels des faits.

  1. Nous saluons la décision dont fait preuve l’ejido Tila, dans l’État du Chiapas, dans son cheminement vers l’autonomie et dans la décision prise de virer la présidence municipale de leur territoire, ainsi que la communauté de San Isidro Los Laureles, pour avoir récupéré près de 70 hectares divisés en trois ranchs, desquels ils avaient été spoliés.
  2. Nous dénonçons l’impunité absolue dont ont bénéficié les assassins de l’enfant Hidelberto Reyes, de la communauté de Santa María Ostula, Michoacán, assassiné le 19 juillet 2015 durant l’opération ayant abouti à la détention du commandant de la police communautaire Cemeí Verdía Zepeda, libéré le 24 décembre de cette même année. Ainsi que l’impunité et la protection dont jouissent Mario Álvarez López et Federico González Medina, chefs des territoires de la côte du Michoacán pour le compte du cartel des Chevaliers du Temple [Caballeros Templarios], et auteurs intellectuels des trente-quatre assassinats et six disparitions forcées endurées par les comuneros d’Ostula depuis le 29 juin 2009, et qui ont eu pour objectif de spolier les terres et les plages pour le trafic de drogue et de bois précieux d’espèces menacées d’extinction, ainsi que d’assurer l’exploitation légale et illégale de différents minerais dans toute la région. Tout cela au travers d’opérations conjointes entre des bandes narco-paramilitaires et tous les niveaux du mauvais gouvernement. Nous exigeons le respect absolu de l’autonomie de la communauté, de sa police communautaire et de son territoire.
  3. Nous réitérons l’exigence irrévocable de la présentation en vie, par le gouvernement mexicain, des 43 compañeros étudiants de l’école normale rurale Raúl Isidro Burgos d’Ayotzinapa, Guerrero, ainsi que la condamnation des commandants policiers, militaires et politiques responsables de ce crime. Nous savons que de la part de l’État nous n’obtiendrons que mensonge et trahison visant à occulter leur culpabilité et à faire obstruction aux enquêtes menées par le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants de la Commission interaméricaine des droits humains.
  4. Nous répudions la réarticulation des groupes paramilitaires autour des communautés bases de soutien de l’Armée zapatiste de libération nationale, qui s’accompagne d’une augmentation des patrouilles militaires terrestres et aériennes. Nous avertissons que la guerre contre les peuples et villages zapatistes est aussi une guerre contre tous ceux d’entre nous qui rêvons, construisons et luttons pour un autre monde possible, et que, en tant que Congrès national indigène, nous serons toujours prêts à agir en conséquence.
  5. Nous nous prononçons pour la liberté immédiate des prisonniers politiques de nos peuples, dont l’unique délit a été la défense de la terre-mère, de la dignité et de la vie de leurs peuples et des générations futures.

Prisonniers de San Pedro Tlanixco, État de Mexico

  • Rómulo Mireles, condamné à 54 ans de prison.
● Pedro Sánchez Berriozábal, condamné à 52 ans de prison.
● Teófilo Pérez González, condamné à 50 ans de prison.
● Lorenzo Sánchez Berriozábal, en attente de sa peine.
● Marco Antonio Pérez González, en attente de sa peine.
● Dominga González Martínez, en attente de sa peine.
● Deux mandats d’arrêt encore en vigueur.

Prisonniers de San Miguel Aquila, Michoacán

  • Agustín Villanueva Ramírez, condamné à 27 ans.
● Vicente Villanueva Ramírez, condamné à 27 ans.
● Efraín Villanueva Ramírez, condamné à 27 ans.

Prisonniers de San Sebastián Bachajón, Chiapas

  • Santiago Moreno Pérez
● Emilio Jiménez Gómez
● Esteban Gómez Jiménez

Prisonniers loxichas, Oaxaca

  • Álvaro Sebastián Ramírez
● Justino Hernández José
● Eleuterio Hernández García
● Agustín Luna Valencia
● Abraham García Ramírez
● Fortino Henriquez Hernández
● Zacarías Pascual García López.

Nous continuerons à marcher en bas à gauche, parce que ce n’est que là que peut renaître la vérité et la justice pour nos peuples ; ce n’est que là où nous construisons avec le cœur dirigé vers les générations futures, et les racines dirigées vers ceux qui nous ont précédés depuis là-bas, là où la vie commence, pour tous sans exception.

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples.


Jamais plus un Mexique sans nous.


Le 24 février 2016,


Congrès national indigène.

Le changement organisationnel politique passe par balayer les vieux poncifs…

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Ceci fut écrit par Bookchin en 1971… Une lucidité commandant le respect sachant qu’il fut lui-même un marxiste sclérosé…

— Résistance 71 —

 

Les limites historiques du marxisme

Murray Bookchin

De “Post Scarcity Anarchism” (1971)

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Mai 2016

L’idée qu’un homme, dont les plus grandes contributions théoriques furent faites entre 1840 et 1880, puisse “prévoir” la dialectique complète du capitalisme est, quand on y réfléchit bien, absolument irraisonnée. Si nous pouvons toujours apprendre certaines choses des analyses de Marx, on peut apprendre encore plus des erreurs inévitables d’un homme qui fut limité dans une ère de scarcité matérielle et une technologique qui utilisa à peine l’électricité. Nous pouvons apprendre comment notre propre époque est différente de celle de l’histoire passée, comment les potentialités que nous confrontons sont qualitativement nouvelles, comment uniques sont les problèmes, les analyses et la praxis auxquels nous devons faire face si nous voulons réellement faire une révolution et non pas un nouvel avortement historique.

Le problème ne réside pas dans le fait que le marxisme est une “méthode” qui doit être réappliquée à de “nouvelles situations” ou que le “néo-marxisme” doit se développer pour dépasser les limites du “marxisme classique”. La tentative de sauver le pédigré du marxisme en insistant sur la méthode plutôt que sur le système ou en ajoutant le préfixe “néo” à un mot sacré, est une véritable mystification si toutes les conclusions pratiques du système contredisent platement ces efforts. Et pourtant, ceci est exactement la situation dans laquelle l’exégèse marxienne se trouve aujourd’hui. Les marxistes s’appuient sur le fait que le système fournit une brillante interprétation du passé tout en ignorant volontairement ses caractéristiques menant finalement à faire fausse route en ce qui concerne à la fois le présent et le futur.

Ils citent la cohérence que le matérialisme historique et l’analyse de classe donnent à l’interprétation de l’histoire, la vision économique du capital amène au développement industriel du capitalisme et la brillance de Marx dans son analyse des révolutions précédentes, couplée aux conclusions tactiques qu’il a établies, le tout sans jamais reconnaître que qualitativement, de nouveaux problèmes sont apparus qui n’ont jamais existé jusqu’à ce jour. Est-ce bien concevable que les problèmes historiques et les méthodes d’analyse de classe fondés entièrement sur une rareté/scarcité inévitable puissent être transposés dans une nouvelle ère d’abondance potentielle ? Est-ce concevable qu’une analyse économique focalisée principalement sur un système de “concurrence libre” du capitalisme industriel puisse être transféré à un système de capitalisme géré, où l’État et les monopoles se combinent pour manipuler la vie économique ? Est-il concevable qu’un répertoire stratégique et tactique formulé dans une période où le charbon et l’acier constituaient la base fondamentale de la technologie industrielle, puisse être transféré dans un âge basé sur des sources d’énergie radicalement nouvelles, sur l’électronique, sur la cybernétique ?

En résultat de ce transfert, un corps théorique qui était libérateur il y a un siècle, devient une camisole de nos jours. On nous demande de nous concentrer sur la classe ouvrière comme étant “l’agent” du changement révolutionnaire dans une époque où le capitalisme est visiblement en train d’antagoniser et virtuellement produit des révolutionnaires depuis toutes les strates de la société, particulièrement dans la jeunesse. On nous demande de guider nos méthodes tactiques par la vision d’une “crise économique chronique” malgré le fait qu’aucune crise de la sorte ne s’est produite ces trente dernières années. On nous demande d’accepter une “dictature du prolétariat”, cette longue “période de transition” dont la fonction n’est pas de se débarrasser de la contre-révolution, mais avant tout de développer une technologie de l’abondance, dans une période où une technologie de l’abondace se présente quoi qu’il en soit. On nous demande d’orienter nos “stratégies” et nos “tactiques” autour de la pauvreté et de l’appauvrissement économique dans une période où le sentiment révolutionnaire est généré par la banalité de la vie dans des conditions d’abondance matérielle. On nous demande d’établir des partis politiques, des organisations centralisées, des “hiérarchies révolutionnairs” et des “élites” ainsi qu’un nouvel état dans une période où les institutions politiques en tant que telles pourissent et alors que le centralisme, l’élitisme et l’État lui-même sont sévèrement questionnés et remis en cause et ce à une échelle encore jamais vue dans l’histoire des sociétés hiérarchisées.

En bref, on nous demande de retourner dans le passé, de nous contracter au lieu de nous étendre, de forcer la réalité probante de notre époque avec ses espoirs et ses promesses, dans les préconceptions mortifères d’un âge révolu.

On nous demande de fonctionner avec des principes qui ont été transcendés pas seulement théoriquement mais aussi par le développement de la société elle-même. L’histoire ne s’est pas arrêtée depuis Marx, Engels, Lénine et Trotski ; elle n’a pas non plus suivi la direction simpliste qui fut programmée par des penseurs, aussi brillants soient-ils et dont les esprits étaient toujours enracinés dans le XIXème siècle ou au début du XXème. Nous avons vu le capitalisme lui-même faire bien des taches (incluant le développement d’une technologie d’abondance) qui furent considérées comme socialistes, nous l’avons vu nationaliser la propriété, fusioner l’économie avec l’État à chaque fois que c’était nécessaire. Nous avons été les témoins de la neutralisation de la “classe ouvrière” comme “agent du changement révolutionnaire”, bien que luttant toujours contre le cadre bourgeois pour l’augmentation des salaires, la diminution de la journée de travail et des bénéfices périphériques. La lutte des classes dans son sens classique n’a pas disparu ; elle a subi un destin bien plus mortifère en étant cooptée, phagocytée par le capitalisme pour en devenir une partie intégrante.

La lutte révolutionnaire au sein des pays capitalistes avancés a glissé sur un nouveau terrain historique : elle est devenue une lutte entre la génération de la jeunesse qui n’a connu aucune crise économique chronique et la culture, les valeurs et les institutions d’une génération plus âgée, plus conservatrice dont la perspective sur la vie a été façonnée par la rareté, la culpabilité, la renonciation, le travail éthique et la poursuite incessante de la sécurité matérielle. Nos ennemis ne sont pas seulement la bourgeoisie visiblement retranchée et l’appareil d’état, mais aussi un résultat trouvant son soutien parmi les libéraux, les socio-démocrates, les mignons des médias corrompus, de partis politiques “révolutionnaires” appartenant au passé et aussi douloureux que cela soit pour les acolytes du marxisme, l’ouvrier dominé par la hiérarchie de l’usine, par la routine industrielle et par l’éthique du travail. Le point important est que les divisions se situent maintenant à travers virtuellement toutes les lignes de classes traditionnelles et qu’elles soulèvent un vaste spectre de problèmes qu’aucun des marxistes, se reposant sur des analogies dans des sociétés basée sur la rareté, n’ont pu prévoir.

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A lire sur Résistance 71: Murray Bookchin et le municipalisme libertaire (2 parties)

https://resistance71.wordpress.com/2013/02/15/vision-politique-pour-demain-entretien-sur-le-municipalisme-libertaire-1ere-partie/

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