Islam et historiographie : trouver l’équilibre entre enjeux politiques, contexte historique et quête de vérité (Amar Djerrad)

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, nature et spiritualité, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique with tags , , , on 29 septembre 2026 by Résistance 71

L’analyse faite par Amar Djerrad ci-dessous sur l’historiographie de l’exploitation idéologique et politique par “interprétation” subjective et abusive des écritures saintes en Islam pourrait tout aussi parfaitement se faire concernant le christianisme. Toutes les religions ont perdu leur spiritualité originelle d’amour, de compassion et d’entraide au sein de la communauté avec leur institutionnalisation et leur mise sous tutelle hiérarchique et donc empruntant une voie coercitive de domination au profit d’une oligarchie auto-établie. Cette analyse va de surcroît dans le sens de notre démarche de lancement de passerelles entre cultures afin de faire valoir ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare, séparation, division, trop souvent factices et induites à des fins de contrôle comme nous le démontre parfaitement Amar.
Nous publierons très bientôt une analyse en deux partie que nous avons traduite depuis un ouvrage de recherche sur Islam et Anarchisme, qui sera parfaitement complémentaire de la présente étude d’Amar ci-dessous. A bientôt donc sur ce sujet.
~ Résistance 71 ~

Le « Sahih Al-Boukhari » : Entre enjeux politiques, contexte historique et quête de vérité

Par Amar Djerrad 

28 septembre 2026

Le « Sahih al-Boukhari » occupe une position quasi sacralisée dans l’orthodoxie sunnite. Il est désigné comme l’ouvrage revêtant le plus haut degré d’authenticité après le Coran. Néanmoins, cette prédominance rencontre des contestations majeures, notamment parce qu’il est matériellement impossible de vérifier des chaînes de transmission orales s’échelonnant sur deux siècles. Cet examen historiographique critique révèle les manipulations politiques orchestrées par les empires omeyyade et abbasside, ainsi qu’une scission religieuse durable qui caractérise le monde musulman.

L’empreinte dynastique : l’exploitation politique du sacré

La controverse entourant le « Sahih al-Boukhari », les récits historiques et le Coran demeure une problématique centrale des enjeux de légitimité religieuse dans la tradition musulmane. Cette division, qui continue de marquer les esprits musulmans contemporains, trouve ses origines dans l’exploitation politique de la foi par les premières dynasties régnantes. Bien que le Coran ait été rapidement mis par écrit après la mort du Prophète, les hadiths (et les récits) ont longtemps dépendu d’une transmission orale s’étalant sur environ deux cents ans. Cette longue période a intégré deux contextes politiques caractérisés par des antagonismes considérables : les époques omeyyade et abbasside.

Afin de consolider une légitimité fortement contestée à la suite de la première guerre civile (Fitna/فتنة), les califes omeyyades de Damas ont délibérément encouragé la production de hadiths (et de récits) répondant à leurs intérêts géopolitiques. Ces narrations soulignaient l’exigence d’une obéissance totale envers le souverain pour préserver la stabilité de l’empire. En 750, les Abbassides ont renversé les Omeyyades et ont modifié substantiellement l’orientation théologique. Pour justifier et consolider leur autorité, ils propagèrent une narration alternative, promouvant des hadiths et des récits qui légitimaient leur dynastie tout en invalidant ceux de leurs prédécesseurs. C’est dans ce contexte de reconstruction historique et idéologique, durant la période abbasside, qu’al-Boukhari rassembla son corpus de traditions.

L’impossible équation matérielle et arithmétique d’al-Boukhari

C’est face à ce contexte que la méthode d’authentification d’al-Boukhari se heurte à une impossibilité physique, temporelle et mathématique. La chaîne de transmission des hadiths est traditionnellement établie selon une succession de strates générationnelles : du Prophète vers les Compagnons (Sahaba), puis vers les Suivants (Tabi’ine), puis vers les Suivants des Suivants (Tabi’i at-Tabi’ine), remontant ainsi des chouyoukhs(maîtres) jusqu’à al-Boukhari qui a consigné son « Sahih ». Entre la mort du Prophète et celle d’al-Boukhari, il s’est écoulé environ 238 ans.

Chaque hadith possède sa chaîne de transmission (السند), s’élevant parfois jusqu’à huit intermédiaires successifs (de « A » à « H »). Or, remonter individuellement une telle chaîne deux siècles après les faits est matériellement irréalisable. Même en supposant qu’al-Boukhari rencontre le premier témoin vivant (« A »), qui le renvoie à « B », puis à « C », le quatrième maillon (« D ») serait déjà un centenaire. Dès lors, comment aurait-il pu vérifier de visu l’existence et la fiabilité des transmetteurs restants (« E » à « H »), décédés depuis de longues décennies ? Pour un seul récit, cette quête exigeait de parcourir des milliers de kilomètres à dos de monture à travers plusieurs pays (Bagdad, Égypte, Médine, Syrie), pour finir par écrire sur des peaux de bêtes.

Pour mesurer l’ampleur de cette impasse, un examen arithmétique s’impose. La tradition affirme qu’al-Boukhari a analysé un corpus initial de 300 000 hadiths sur une période de 16 ans de recherche. En postulant un rythme de travail acharné de 12 heures par jour, sans aucun jour de repos, le calcul démontre une impossibilité physique :

• 300 000 hadiths divisés par 16 ans équivalent à 18 750 hadiths par an.
• 18 750 hadiths divisés par 365 jours représentent 52 hadiths par jour.
• 52 hadiths divisés par 12 heures imposent une cadence de 4 hadiths par heure, vérifiés auprès des rapporteurs et transcrits toutes les 15 minutes de manière ininterrompue pendant 16 ans !

Si l’on adopte le chiffre de 600 000 hadiths parfois avancé par certains oulémas du Moyen-Orient, la cadence tombe à un récit toutes les 7 minutes. Même en réduisant l’analyse aux seuls 7 000 à 7 200 hadiths finalement retenus comme authentiques dans le ‘Sahih’, al-Boukhari aurait dû valider définitivement un hadith par jour, chaque jour, pendant 16 ans. Face aux contraintes logistiques de l’époque, une telle productivité dépasse les capacités d’une vie humaine. Une telle entreprise est irréalisable, même assistée par les technologies numériques et les moyens de transport du XXIe siècle.

Afin de résoudre cette problématique, l’interprétation traditionnelle soutient qu’al-Boukhari aurait rassemblé ces chaînes de transmission auprès de plus de 1 000 « maîtres ». Néanmoins, cette théorie s’appuie sur l’hypothèse d’une accumulation de transmissions d’une improbabilité remarquable, où de nombreux érudits auraient conservé cet enseignement dans le but exclusif de le communiquer simultanément à un seul individu. Devant ces obstacles pratiques quasi insurmontables, al-Boukhari apparaît plutôt comme une figure légendaire façonnée par la puissance abbasside afin de donner une légitimité sacrée à son corpus théologique, plutôt que comme un savant résolu et indépendant.

Al-Bukhari : les failles du texte face à la critique

Cette fusion du politique et du sacré constitue la principale cause de la division religieuse parmi les musulmans à l’époque contemporaine. Ceci a engendré un islam « parallèle », confus, parfois destructeur et ‘excommunicateur’, souvent en contradiction avec l’islam du Coran ainsi qu’avec les faits et gestes authentiques du Prophète (QSSL), que le texte coranique désigne pourtant comme possédant une « moralité éminente » (innaka la’ala khuluqin ‘adhim). Les tenants de la tradition ancienne vont jusqu’à qualifier certains versets de « mansoukh » (inopérants) quand ils gênent leurs objectifs. C’est le cas de ce hadith d’Al-Bukhari visant les non-musulmans, qui énonce : « J’ai été envoyé avec l’épée jusqu’à ce que vous attestiez qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu », s’opposant frontalement au verset coranique : « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs ».

Les travaux de recherche actuels portant sur le « Sahih al-Boukhari » remettent en cause son rôle de fondement religieux incontesté en soulignant quatre défaillances :

  • Un grand nombre de récits prophétiques sont rejetés par les critiques car ils vont à l’encontre des enseignements moraux du Coran, contredisent les avancées scientifiques ou proposent des versions divergentes d’un même événement.
  • L’absence d’un document original rédigé de la main d’al-Boukhari oblige à s’appuyer sur des reproductions plus tardives, en particulier celle de son disciple al-Firabri. Les exégètes, à l’instar d’al-Asqalani,      reconnaissent qu’al-Firabri et ses successeurs ont dû rassembler des éléments fragmentaires et combler les lacunes laissées par le maître, ce qui suscite de sérieuses interrogations quant à la fidélité du texte final.
  • La méthode d’examen moral des transmetteurs (علم الرجال et اسناد) est jugée arbitraire, car elle a été formalisée des siècles après la mort des rapporteurs, restant profondément influencée par les rivalités politiques et religieuses de l’époque. Aujourd’hui, on répète encore, par exemple, cette anormalité : on anoblit de « radhia allaou ânhou » (que Dieu l’agrée) aussi bien le « sahabi » (Compagnon)) tueur de « sahabi » que sa victime « sahabi ». Cette absence de discernement moral fragilise la crédibilité et l’impartialité de la chaîne de transmission.
  • Les mouvements de réforme rejettent les hadiths qui légitiment la violence ou les discriminations envers les femmes, arguant que des biais culturels humains ne sauraient constituer des enseignements divins.

Cette approche de déconstruction textuelle est aujourd’hui soutenue par des courants d’analyse critique qui considèrent le hadith (et le récit) comme des expressions d’une dynamique culturel proprement humaine, en rappelant parallèlement que la tradition classique comprenait déjà des oulémas qui contestaient la véracité de certains récits. Des oulémas et chercheurs contemporains tentent d’y remédier, mais non sans difficultés, allant jusqu’à subir la prison ou l’accusation de « kafir » (mécréant) par les « gardiens du temple ».

Cette crise fondamentale concernant la légitimité des textes partage le monde musulman en trois courants :

  • Les traditionalistes, qui défendent l’infaillibilité dogmatique d’al-Boukhari comme base indispensable de la loi islamique.
  • Les réformistes rationalistes, qui appellent à épurer les récits des époques omeyyade et abbasside pour préserver l’éthique coranique.
  • Les ‘coranistes’(القرآنيون), qui rejettent totalement les hadiths pour s’en tenir à la seule autorité du texte coranique.
  • Au-delà de ces divisions théoriques, l’examen critique contemporain démontre de quelle manière le phénomène religieux s’est transformé en outil de domination idéologique. C’est justement sous cet angle que l’islamisme contemporain perpétue cette dynamique historique : il détourne la croyance religieuse afin d’en faire un puissant instrument politique. Au moyen de méthodes de conditionnement psychologique collectif, les mouvements radicaux recrutent les individus et relèguent la dimension spirituelle au second plan, la sacrifiant à une idéologie belliciste. Leurs orateurs — souvent des suppôts rémunérés — prônent la conquête, le ressentiment et le repli communautaire, déployant un mécanisme d’endoctrinement méthodique qui sépare les populations des enjeux économiques et sociaux réels pour mieux les soumettre.

L’apparition et l’organisation des mouvements sectaires ainsi que des courants islamistes dans l’islam comtemporain ne résultent pas d’un processus spontané, mais s’intègrent dans des stratégies géopolitiques délibérées de domination. Par le biais d’une véritable stratégie de division, ces organisations exploitent le repli identitaire et le discours religieux afin de dissimuler une volonté de domination et des enjeux d’ordre socio-économique. En fragmentant le tissu social au moyen de mécanismes d’exclusion mutuelle, la dimension religieuse s’éloigne progressivement du domaine spirituel pour se convertir en outil de dissimulation d’intérêts matériels et en dispositif de régulation de la conscience collective.

Quel avenir pour l’Islam face aux divisions politiques ?

L’examen méthodique des obstacles matériels, logiques et institutionnels ayant marqué l’élaboration du « Sahih al-Boukhari » indique que le différend actuel dépasse le cadre d’un simple débat académique. Il représente davantage l’expression d’une prise de contrôle intentionnelle de l’espace sacré, initiée au cours des ères omeyyade et abbasside, et maintenue par les stratégies géopolitiques des factions concurrentes contemporaines. La foi religieuse a souvent servi de voile dissimulant des ambitions de domination et des thèses de désintégration sociale.

Aussi longtemps que le courant traditionaliste ne reconnaîtra pas les aspects humains, organisationnels et politiques qui caractérisent la transmission des hadiths/récits, la religion restera vulnérable à ces processus de domination et d’exclusion mutuelle. L’évolution de la pensée islamique repose sur la capacité des croyants à discerner avec lucidité : il convient de distinguer le message intemporel du Coran des enjeux politiques et des fractures engendrées par les anciens empires ou les mouvements contemporains. Restaurer la place fondamentale de l’analyse historique et de la pensée rationnelle s’avère essentiel pour dépasser les clivages actuels et redonner à la vie spirituelle son authentique dimension humaine.

Franchement, est-il concevable de vouloir reproduire les conditions d’existence, les pratiques sociales et les structures mentales des sociétés bédouines du VIe siècle dans l’univers actuel dominé par la révolution informatique et l’énergie atomique ?

Amar Djerrad

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Amar Djerrad sur Résistance 71

Soufisme, taoïsme et essence cosmique…

Le shetanyahou humilié au « machin » de l’ONU : des dizaines de délégations quittent l’audience de l’ordure sioniste lors de ses élucubrations onusiennes criminelles usuelles… (Al Manar)

Posted in actualité, colonialisme, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sionisme colonialisme génocidaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 29 septembre 2026 by Résistance 71

Le sionisme arrive en bout de course. Ce sera après son effondrement que nous constaterons, ou pas, la force du “pardon”… La question se posera, invariablement.
~ Résistance 71 ~

Des dizaines de délégations quitte l’audience à l’ONU lors du discours de Netanyahou

Al Manar

24 septembre 2026

Url de l’article en français :

https://french.almanar.com.lb/article/132702

Des dizaines de délégués ont quitté la salle de l’Assemblée générale de l’ONU après le début de l’allocution du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La liste des délégations et des pays ayant quitté la salle comprend : l’Iran, le Kirghizistan, l’Irak, l’Égypte, le Panama, le Sénégal, la Palestine, le Soudan, la Tunisie, la Turquie, le Venezuela, le Mozambique, le Myanmar, l’Irlande, les Maldives, l’Indonésie, le Koweït, la Namibie, la Malaisie, le Guyana, le Kenya, la Syrie, Tuvalu, le Turkménistan, le Yémen, Antigua-et-Barbuda, le Congo, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Tonga, l’Ouzbékistan, l’Angola, la Barbade, la Colombie, les Comores, la Dominique, Djibouti, la Macédoine du Nord, Saint-Marin, l’Afrique du Sud, la Somalie, l’Algérie, le Bangladesh, le Brunei Darussalam, le Brésil, le Chili, la République démocratique du Congo, le Liban, le Libéria, l’Érythrée, le Tchad, la République centrafricaine, la Libye, la Mauritanie, la Jordanie, le Nicaragua, Madagascar, le Niger, le Pérou, Sainte-Lucie, la Slovénie, l’Afghanistan, les Bahamas, la Bosnie-Herzégovine, le Botswana, la Corée du Nord, l’Eswatini, l’Ouganda, le Pakistan, le Lesotho, la Bolivie, l’Espagne, Cuba et la Guinée équatoriale.

Dans son discours, Netanyahu s’en est pris au maire de New York, Zahran Mamdani, déclarant : « Vous ne parviendrez pas à me faire taire. »

Il a également attaqué le président turc Recep Tayyip Erdoğan, le qualifiant de « tyran », et critiqué le Qatar, affirmant que ce pays « finance depuis des décennies des universités et des chaînes de télévision américaines pour endoctriner la jeunesse ».

Concernant le président américain Donald Trump, Netanyahu a déclaré qu’il était le « meilleur partenaire » d’Israël.

Netanyahu a affirmé que son gouvernement n’avait pas commis de génocide à Gaza, mais qu’il l’avait simplement « évité », alors même que la Cour pénale internationale avait émis des mandats d’arrêt contre lui et Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité à Gaza.

Le Washington Post a confirmé que Netanyahu fait face à un isolement international sans précédent, à quelques semaines d’une élection cruciale et avant son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, un moment charnière pour son avenir politique et pour « Israël ».

Il convient de noter que Netanyahu a prononcé son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU alors que son gouvernement poursuivait ses crimes de guerre dans la bande de Gaza.

NdR71 : et devant le portrait bien en vue de Q. Soleimani laissé face à lui par la délégation iranienne, qui avait quitté l’audience…

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Lecture complémentaire :

“L’hypothèse de l’empire sabordé” (Résistance 71) 24/9/

GAZA :

… et la pourriture nazioniste à l’œuvre

Hommage à un grand résistant : S. Hassan Nasrallah, l’ami du peuple assassiné par les ennemis du peuple le 27 septembre 2024

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S. Hassan Nasrallah (1960-2024)

« S. Hassan Nasrallah, porte-étendard de la liberté, non seulement l’aura de son sang pur ne s’est jamais éteinte, mais elle s’est aussi transformée en une fontaine de puissance jaillissante et de vitalité épanouie au sein du corps de la Résistance et est devenue éternelle. » (CGRI, 27 septembre 2026)

« S. Hassan Nasrallah est la Résistance et la Résistance est S. Hassan Nasrallah. » (Naïm Qassem, SG Hezbollah, 27/9/26)

L’église catholique regagne t’elle une conscience sous Léon XIV ? L’héroïque homélie de l’archevêque Franco Moscone (The Intel Drop & Gospa News)

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Homélie de l’archevêque Franco Moscone
contre l’empire sioniste

L’héroïque homélie de l’archevêque de San Pio sur le génocide, le sionisme rampant et les banques profitant des ventes d’armes dans le monde

Par Fabio Giuseppe Carlo Carisio

26 septembre 2026

Source :

https://www.theinteldrop.org/2026/09/26/priests-vs-genocide-dominant-zionism-and-armed-banks-heroic-homily-by-italian-archbishop-in-the-feast-of-saint-pio-vs-warlords-of-death

NdR71 : Nous n’avons traduit de l’article que les citations de l’homélie de l’archevêque Franco Moscone de Manfredonia, Vieste et de San Giovanni Rotondo. Dans cette homélie (discours, prêche), l’archevêque se réfère à l’encyclique du pape Léon XIV “Magnifica Humanitas”, que nous avons relayée (voir sous l’article, PDF) car marquant un tournant à notre sens, dans la direction prise par l’église catholique avec ce pape jusqu’ici hors norme et nous devons constater qu’il y a dans l’église catholique comme un vent de conscience vraie qui semble souffler. Ceci n’enlève rien aux turpitudes et crimes passés de l’église, mais nous ne pouvons que nous réjouir de voir que l’église catholique sous l’égide d’un pape sans doute bien plus proche du christianisme originel spirituel et aussi des gens que ses prédécesseurs, embrasse l’idée d’une société humaine future spirituelle et unie dans son universalité ontologique au travers du véritable fondement spirituel des religions monothéistes, essentiellement chrétienne et musulmane, qui sont empruntes de ce fondement dans leur pratique et croyance originelles et non pas l’inverse. Le spirituel n’est pas religieux, bien qu’il y ait une part de spiritualité dans les religions. Cette spiritualité a disparu avec l’institutionnalisation systémique et coercitive des dogmes et des rites, toutes religions confondues. Gustav Landauer disait que lorsque l’esprit, le spirituel, quitte la société, l’État le remplace. L’histoire le prouve à tous les étages.
Ceci participe à l’élan humain vers sa réalisation profonde à venir. Cette démarche est juste et appréciable dans son désir d’unification par la bonne volonté et la solidarité en humanité. Nous reconnaissons cette démarche en tant qu’anarchistes, mais avant tout hommes et femmes de bonne volonté pour la réalisation de l’intérêt commun à toute l’humanité : la paix, l’amour, la tolérance, la joie de vivre ensemble sur cette planète extraordinaire de beauté et de ressources vitales. Comme disent nos frères Amérindiens : “La terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la terre.”

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Extraits de l’homélie :

“Hier, j’ai participé à une manifestation appelée “Prêtres contre le génocide” ; ceci est un réseau international de prêtres qui a émergé il y a juste un an en réponse au cri d’aide lancé par une sœur africaine ; une plaidoirie entendue et prise en compte par un prêtre très dévoué de Sicile. Le réseau rassemble à l’heure actuelle plus de 2600 prêtres de 57 nations, ainsi que 27 évêques et trois cardinaux. Hier, nous avons marché au travers de Rome, commençant à la curie jésuite, passant les ambassades en direction du Saint Siège, marche pour la Palestine et le Liban, arrivant sur la place Mazzini où se situe le QG administratif de Leonardo.”

“Nous sommes arrivés à ce point de rencontre par la prière, en écoutant les évangiles et en réfléchissant aux mots de notre Pape Léon XIV dans son encyclique “Magnifica Humanitas” et ceux de l’historien israélien Omar Bartov qui a publié un livre intitulé “Dans l’abîme : du sionisme au génocide, la défaite morale d’Israël”.”

“J’ai regardé les blessures [stigmates] du père Pio, ce signe de son identification avec le Christ crucifié et le sang qu’il a versé aux côtés de Jésus pendant 50 ans, et je me suis demandé : où sont le sang des stigmates de notre Seigneur et celui des stigmates du père Pio aujourd’hui ? Où ce sang coule t’il ?.”

“On le trouve très certainement dans le stigmate porté par la population de Gaza, dont 97% est laissée sans abri ou moyens de subsistance, dans un endroit où on dit qu’une trêve existe et où pourtant un génocide y est tranquillement perpétré. Hier nous avons récité les noms de 300 enfants tués à Gaza depuis le début de cette trêve. Les blessures du père Pio se trouvent aussi dans le nettoyage ethnique qui se tient en Cisjordanie et dans le sud-Liban ; là aussi, nous avons compté les 145 enfants tués depuis qu’un plan de paix fut soi-disant mis en place.”

“Dans ces terres, nos frères chrétiens, représentant la plus vieille église de l’histoire, sont particulièrement chassés, il ne reste plus qu’un seul village chrétien qui est sous le contrôle de l’administration palestinienne. Tous les autres ont été éradiqués.”

“Et ici, dans notre Europe même, aussi, l’Ukraine et la Russie continuent d’envoyer leurs plus belles jeunesses sur les lignes de front pour y être sacrifiées. Ces blessures ouvertes et saignantes, qu’on peut voir comme les stigmates du Christ, persistent avec l’humiliation du peuple venezuelien et la famine provoquée contre le peuple cubain.

“Je conjure tout le monde de faire de la prière pour la paix notre engagement principal ; ceci fut central dans la vie du père Pio, de ses pensées et de son cœur au travers toute sa vie.”

“Ce ne fut pas efficace alors, pourtant nous devons croire que cela le soit aujourd’hui, nous devons empêcher ces conflits éparses d’escalader en une guerre mondiale.”

“De Padre Pio, nous avons aussi appris comment interpréter correctement les saintes écritures, les mots de la bible et surtout ceux des évangiles. Appelons-en donc au désarmement de ces théologies qui alimentent tout fondamentalisme. Les théologies juives qui alimentent le sionisme dominant ; les théologies hindouistes, mas aussi les théologie chrétiennes, particulièrement celle de la déviation évangéliste (NdT : protestante évangéliste et les dogmes sionistes chrétiens via la “bible” falsifiée dite “Bible de référence Scofield”, la plus utilisée aux Etats-Unis…), mais aussi au sein même de notre propre église catholique.”

“Prions donc et disons le Mot de notre Seigneur et les valeurs de notre religion, de toutes les religions, avec authenticité et intégrité. Et ne soyons pas apeurés de dénoncer ce qui est mauvais à cet égard. La prière doit se transférer en action, une action de vérité et qui dénonce l’injustice. Nous ne pouvons pas nous contenter d’un narratif dont le but et le résultat est la guerre, ne servant qu’à agrandir les intérêts des grandes entreprises d’armement multinationales, les “banques armées” et les fonds d’investissement anonymes qui ne font qu’investir dans la mort, ainsi donc dans ce processus dénonçant une forme de capitalisme et ce pouvoir qui rend les riches plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, tout en éliminant, y compris dans notre occident, la classe moyenne, motivé par un seul état d’esprit ne menant qu’à la mort et l’injustice.”

“Ceci est la sécurité dont nous avons besoin et que nous désirons : la sécurité de la protection civile, être guidé par l’environnement… Ceci est la véritable dissuasion, pas celles de l’armement et de l’OTAN, une alliance qui, depuis sa création, n’a fait que créer et disséminer la guerre sur 4 continents.”

“Une forme de dissuasion qui est essentiellement sans coût, ne demandant pas l’existence d’une masse d’argent. Je me demande si le temps n’est pas venu de revisiter le concept discuté durant la guerre froide, dans les années 1970-80, à savoir, pas seulement la notion d’objection de conscience au service militaire, mais objection aussi aux dépenses militaires  : une objection aux impôts qui voient ces 5% de fonds qu’ils veulent détourner pour des buts totalement différents. Je prends sur moi toute la responsabilité de ce que je viens de dire ; recevons maintenant la bénédiction de notre Seigneur, une bénédiction faite de paix et de rien d’autre.”

NdT : l’homélie a duré en pratique quelques 25 minutes. Les passages clefs sont traduits ci-dessus.

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Lectures complémentaires :

Magnifica Humanitas, Léon XIV :

La spiritualité au plus proche de la nature :

Émirats Arabes Unis et terrorisme : du sionisme aux « rançons » ou la diplomatie du chèque/sheikh, du sang et du chaos… (Hanane Ben)

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Question aussi à se poser : l’Émirati supposément enlevé ne l’a t’il pas été de son “plein gré”. Cela simplifierait bien des procédures de blanchiment et d’acheminent du fric dans les caisses djihadistes. Une rançon, c’est déjà “propre” à la base… pas besoin de justificatif.
Tout cela sur toile de fond de “normalisation” des relations avec cette pourriture à tous les étages d’entité sioniste et le fait que les groupes salafistes, takfiristes, terroristes sont tous de souche wahabbite, financés par les états du CCG, armés, formés, soignés et chouchoutés par tous les services occidentaux de la CIA au Mossad en passant par le MI6 et la DGSE. Toute la fine équipe des émirs, sheikhs du Golfe sont passés du crypto-sionisme au sionisme débridé depuis leur acquiescement et participation (sauf Oman) à l’agression criminelle contre l’Iran depuis le 28 février dernier en soutien de l’empire anglo-americano-sioniste décadent en chute libre. On pourrait se demander pourquoi donc tous ces gugusses, sentant le vent tourner, ne virent par cuti pour au moins essayer d’échapper aux conséquences à venir ? La réponse tient en deux mots : Jeffrey Epstein. Faux pas demander ce que le Mossad a en vidéos archivées sur les saloperies orgiaques des Ben Salman et autres roitelets du Golfe… Ils sont tenus par les couilles, c’est la cas de le dire.
L’étau se resserre sur ces salopards, mais ils demeurent dangereux et ils sont manifestement à l’œuvre au Sahel avec des vues incontestables sur l’Algérie. En charge aux peuples de ne pas tomber dans le panneau de la division et du chaos que l’empire impose partout pour mieux régner et posséder. Ce qui sauvera le Maghreb, c’est une union des peuples depuis la base par-delà les manipulations étatico-marchandes. On peut imaginer une Confédération Populaire d’Afrique du Nord (CPAN) incluant la Tunisie, l’Algérie, la Libye et le Maroc, par la base populaire, rien d’autre. Une idée comme ça…
~ Résistance 71 ~

Traîtres… parmi tant d’autres

Rançons, milices et ingérence : Abou Dhabi et la diplomatie du chèque, du sang et du chaos

Par Hanane Ben

Proposé par Amar Djerrad

27 septembre 2026

Dans un reportage choc, la Télévision algérienne révèle les coulisses d’une affaire majeure au Sahel : la libération d’Ahmed bin Maktoum bin Juma Al Maktoum, prince émirati et homme d’affaires dans le secteur des métaux précieux, enlevé le 6 septembre 2025 près de Bamako.

 Capturé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, le membre de la famille régnante de Dubaï a recouvré la liberté un mois plus tard au terme de négociations explosives. S’appuyant sur des enquêtes du Wall Street Journal et d’El País, le document met en lumière le versement par les Émirats arabes unis d’une rançon colossale — initialement estimée à plus de 20 millions de dollars, puis portée à près de 50 millions selon un rapport d’experts de l’ONU — accompagnée de la libération de dizaines de militants emprisonnés, une opération ayant directement renfloué les caisses de l’organisation terroriste.

Qui a payé et où est allé cet argent ?

C’est ici que s’ouvre la partie la plus critique de l’affaire. Selon le rapport des experts de l’ONU, la majeure partie de la rançon — estimée à près de 50 millions de dollars — a directement alimenté les caisses de l’organisation terroriste. Une fois injectées dans le réseau, ces sommes astronomiques ont circulé entre ses différentes brigades au Mali pour financer de nouvelles opérations armées sur le terrain.

Si le document des Nations unies désigne l’État qui a financé ce groupe terroriste sans le nommer ouvertement, une agence de presse internationale confirme, sur la base de sources régionales, qu’il s’agit bel et bien des Émirats arabes unis. Interrogé à ce sujet, un responsable émirati s’est gardé d’entrer dans les détails de la transaction, se contentant de rappeler l’engagement officiel de son pays dans la lutte contre le terrorisme et l’assèchement de ses finances.

Le contraste est saisissant, pour ne pas dire scandaleux. Alors qu’Abou Dhabi se pose en champion de la lutte antiterroriste et clame sur tous les toits sa volonté d’en assécher les finances, le pouvoir émirati est pris en flagrant délit de mensonges. Pour tirer d’affaire l’un de ses princes, l’État a directement irrigué les réseaux d’Al-Qaïda de dizaines de millions de dollars, redonnant un souffle financier destructeur à l’une des organisations armées les plus meurtrières du Sahel.

Le reportage de la Télévision algérienne se conclut sur ce constat cinglant : des millions de dollars sont désormais ancrés au Sahel, devenus la manne financière de groupes armés contre lesquels les nations de la région luttent chaque jour, sur le terrain, face à des factions qui tuent, enlèvent et étendent sans cesse leur emprise.

C’est ici que le vernis diplomatique d’Abou Dhabi vole en éclats. L’affaire dépasse de loin le sauvetage d’un prince de Dubaï : elle pointe du doigt le coût humain et stratégique exorbitant infligé à toute une région. En transformant une rançon en carburant pour la terreur, on abandonne des populations entières à la merci de groupes terroristes qui ont déjà fait des milliers de victimes innocentes.

Le rôle avéré d’Abou Dhabi dans la déstabilisation régionale

Ces dernières années, la politique étrangère de ce pays proxy s’est retrouvée au cœur de vives controverses diplomatiques, d’accusations de déstabilisation et de soupçons de soutien direct ou indirect à des groupes terroristes, dans plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

En Algérie, les autorités dénoncent ouvertement une ingérence systématique et des tentatives de déstabilisation orchestrées par Abou Dhabi. Alger reproche à la fédération émiratie d’injecter des capitaux massifs et de mobiliser des réseaux propagandistes et politiques hostiles pour porter atteinte à la sécurité nationale algérienne.

Les tensions ont atteint un sommet avec la dénonciation de campagnes de cyber-espionnage, d’attaques informatiques et d’une guerre d’information orchestrées depuis Abou Dhabi à l’encontre des institutions et des responsables algériens ainsi que des accusations portant sur le rôle d’Abou Dhabi comme véritable chef d’orchestre des crises régionales au Sahel et au Sahara Occidental. Cette dégradation continue des relations a finalement mené l’Algérie à rompre officiellement ses liens diplomatiques avec ce pays nain.

En Libye, les rapports successifs du Groupe d’experts des Nations unies ont documenté les violations répétées de l’embargo international sur les armes commises par Abou Dhabi. Pour appuyer l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar contre le gouvernement reconnu par l’ONU à Tripoli, les Émirats ont acheminé des systèmes de défense aérienne, des véhicules blindés et des drones de combat. Abou Dhabi a également été accusé de financer des mercenaires étrangers, notamment de la société privée russe Wagner et des combattants tchadiens ou soudanais, prolongeant ainsi la guerre civile et l’instabilité dans le pays.

En Somalie, le gouvernement fédéral de Mogadiscio a dénoncé à plusieurs reprises des atteintes graves à sa souveraineté. Abou Dhabi a contourné les autorités centrales en signant des accords militaires et portuaires directs avec les régions séparatistes du Somaliland et du Puntland. L’interception en 2018 de millions de dollars non déclarés apportés par des diplomates émiratis à l’aéroport de Mogadiscio a mis en lumière l’existence de réseaux d’influence parallèles. Ces ignobles manœuvres ont affaibli la cohésion sécuritaire somalienne, créant des failles exploitées sur le terrain par le groupe terroriste Al-Shabaab, affilié à Al-Qaïda.

Au Soudan, la responsabilité de cet Etat maléfique est directement engagée dans l’une des pires crises humanitaires du continent. Les Émirats sont accusés de fournir un soutien logistique, des armes et des drones aux terroristes des Forces de soutien rapide menées par le général Hemitti.

Alors que ces milices sont visées par des accusations de massacres et de nettoyages ethniques au Darfour, le gouvernement soudanais a porté plainte contre les Émirats devant la Cour internationale de justice pour complicité, pendant que des enquêtes internationales révèlent l’existence d’un trafic d’or soudanais transitant vers Abou Dhabi pour financer cet effort de guerre.

Au Sahel, enfin, la politique de rachat d’otages menée par Abou Dhabi est directement mise en cause pour son rôle dans la pérennisation du terrorisme. Comme l’ont démontré les enquêtes menées au Mali autour de la libération de membres de la famille régnante de Dubaï, le versement de rançons colossales a réinjecté des dizaines de millions de dollars dans les caisses du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, une branche d’Al-Qaïda. Ces fonds, redistribués entre plusieurs hordes armées, ont directement financé de nouvelles opérations terroristes dans toute la région.

L’ensemble de ces dossiers dessine ainsi le portrait d’une diplomatie financière et militaire agressive qui, sous couvert d’alliances stratégiques et d’assèchement proclamé du terrorisme, est accusée par ses détracteurs d’entretenir l’instabilité et d’armer les réseaux violents pour étendre son influence géopolitique à cet Etat sponsor avéré du terrorisme.

Hanane Ben

(Proposé par A. Djerrad)

NdR71 : Tout cela au profit de l’empire anglo-americano-sioniste et donc de la City de Londres et de sa succursale de Wall Street.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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5 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Société des sociétés organique avec Gustav Landauer

Daesh : QG Pentagone–
GQG : Langley, Virginie (CIA)

L’hypothèse de l’empire sabordé (Résistance 71)

Posted in actualité, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, sionisme colonialisme génocidaire, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 24 septembre 2026 by Résistance 71

“L’expérience sociale en Chine réalisée sous l’égide du Président Mao est une des plus importantes et des plus réussies de l’histoire de l’humanité…”
~ David Rockefeller, New-York Times, 1973 ~

“Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre !”
~ No6, “Le prisonnier” série TV, 1967 ~

L’hypothèse de l’empire sabordé

Ou comment passe t’on d’un empire à un autre sous contrôle de la haute finance transnationale ?

Résistance 71

24 septembre 2026

Cette analyse est dans la continuité de notre publication du 16 juillet dernier [1] et va un peu plus loin dans la réflexion au vu du développement des évènements et des positions politiques prises par l’empire occidental en phase terminale d’implosion, dans les deux conflits maintenant inter-reliés en Europe (Ukraine) et en Asie Occidentale (Iran).

Quand on observe la situation géopolitique étatico-marchande hors du prisme propagandiste de l’impérialisme anglo-américano-sioniste, que remarque t’on ?

Il est d’abord utile de rappeler qu’historiquement, cet empire ne tombe pas du ciel. Il est la continuité historique linéaire des empires passés occidentaux, eurocentriques, issus des conquêtes coloniales ayant commencé à l’échelle planétaire à partir du XVème siècle et se consolidant dans les conquêtes impérialistes britannique, française, allemande du XVIIIème au XXème siècles. Ces empires furent le bras armé et le mécanisme d’exploitation du système étatico-marchand en phase capitaliste depuis le début XIXème siècle et en phase capitaliste réelle du monopole financier parasitique depuis la première guerre mondiale. Il est établi de longue date que ce système étatico-marchand est piloté depuis la grande timonerie de la City de Londres, le kilomètre et demi carré le plus riche de la planète et accessoirement de ses succursales financières de New York, Paris, Bâle et Berlin, toutes liées aux huit familles du cartel banquier transnational. Comme nous allons le voir, le cartel financier s’est étendu au-delà de ces places pour préparer la passation du pouvoir entre l’empire actuel et le futur empire, toujours sous contrôle de la même cabale. [2] Ceci répondant à la question pas forcément rhétorique du : “Y a t’il un pilote dans l’avion ?”

Quand on garde cela présent à l’esprit en toute circonstance, la grille de lecture géopolitique prend soudainement un tout autre aspect, au sens où, dans ses grandes lignes directionnelles, tout hoquet géopolitico-économique dans le monde ne se produit pas, ne peut pas se produire dans un vide intersidéral, ni par “hasard”.

Tout est sujet à une chaîne causale déclenchée et amplifiée à la source politico-marchande et aujourd’hui “capitaliste” de la relation de domination et d’exploitation.

A cet égard, la première guerre mondiale fut un pivot dans l’évolution du rapport étatico-marchand au monde.

Elle a servi à mettre un terme à deux empires ayant fait leur temps et qui devaient rentrer dans le rang pour faire place à la nouvelle hégémonie planifiée. L’alliance impérialiste germano-ottomane, sous contrôle de la City, devait laisser la place à une reprise en main anglo-américaine cette fois-ci, dans une variante sioniste naissante et qui fut consolidée avec la seconde guerre mondiale, résultante de la première.

L’année 1917 fut une année décisive puisqu’elle vit à la fois la mise en place de la fondation sioniste de l’état juif en Palestine (alors toujours sous contrôle ottoman) avec la déclaration du ministre Balfour dans sa lettre à Rothschild et la finalisation du contrôle bolchévique dit “communiste” en Russie, sous la houlette et le financement des banquiers transnationaux de la City et de Wall Street. [3]

Ces deux évènements répondirent à la problématique énergétique pointant le nez et donc au contrôle des ressources énergétiques à la fois au Moyen-Orient et en Russie, faisant également de cette dernière un “marché captif” pour les investissements industriels et financiers ainsi que l’exploitation anglo-américaine par la dette.

De surcroît, la boucherie qui extermina plusieurs millions d’hommes, fut planifiée pour légitimement et au vu du système étatique, se débarrasser de la plus grande partie d’une masse populaire devenant (r)évolutionnaire et socialement consciente, ce, des deux côtés de la belligérance. Les conditions drastiques et inacceptables imposées à l’Allemagne vaincue assurait le prochain conflit mondial à terme et la dissolution de l’empire ottoman permettait aux vainqueurs, essentiellement la France et l’Angleterre, de se partager les territoires à la sauce Sykes-Picot, l’Angleterre s’appropriant les vastes territoires pétroliers de Mésopotamie et de la vaste péninsule arabique jusqu’au Golfe d’Aden, la Mer d’Arabie et l’Océan Indien et, important, la Palestine ; la France les ressources sous protectorat de Syrie, du Liban et quelques autres miettes éparses.

Du côté russe, la révolution bolchévique intervint après qu’un conseiller du tsar Nicolas II lui fit part que le pays devrait contrôler la manne de ce produit noir gluant sortant du sol appelé “huile de roche” ou “pétrole”, qui allait devenir prépondérant et dont l’exploitation ténue avait jusque là été confiée à un consortium britannique avec la Standard Oil des Rockefeller. Le tsar expulsa le consortium pour que la Russie puisse exploiter ses ressources, on connait la suite… Bien plus tard, le nouvel empire constitué anglo-americano-sioniste proposa aux Talibans d’Afghanistan (qu’il avait mis au pouvoir), à la fin des années 1990, de faire passer un gazoduc au travers du pays, ils refusèrent. Idem pour Bachar al-Assad en Syrie qui refusa en 2009 le projet de passage d’un gazoduc qatari au travers de la Syrie pour alimenter l’Europe via la Turquie. On connaît la suite pour ces deux pays. Ces scénarios ne datent pas d’hier comme on peut le constater historiquement.

Depuis l’ère des guerres napoléoniennes, les banquiers transnationaux, famille Rothschild en tête, financent systématiquement tous les côtés d’une belligérance. Il en fut ainsi de toutes les guerres majeurs et mondiales du XIXème siècle à aujourd’hui. Pour les banquiers, quelle que soit l’issue d’une guerre, ils sont gagnants, ce avant, durant et après celle-ci. La seconde guerre mondiale n’échappa pas à cette règle, la City de Londres et Wall Street finançant Hitler et les pontes nazis jusqu’à au moins 1944 et les gros industriels occidentaux de Ford à Rockefeller en passant par le comité des forges français y allèrent de leur aide rémunérée à l’Allemagne nazie. (cf les recherches du Professeur Antony C. Sutton, PDF sous l’article)

La guerre froide de 1948 à 1991 fut aussi financée par le cartel banquier parasite. 

Mao fut mis au pouvoir par l’OSS (qui devint par la suite la CIA, bras armé de Wall Street) et les Américains qui cherchèrent à renouveler avec la Chine l’expérience russe de 1917 et obtenir un nouveau “marché captif”, ce qui les incita à larguer Chang Kaï Chek en rase campagne après l’avoir soutenu pendant une bonne décennie. Mao fut introduit dans la filière yankee par l’université de Yale et sa filiale chinoise. La connexion de Mao et de Yale se poursuivit toute sa vie et bon nombre d’ambassadeurs américains en Chine Populaire après la visite de normalisation de Nixon en 1972, préparée par Kissinger, protégé Rockefeller, en 1970-71, furent des anciens de Yale et du groupe occulte Skull & Bones, dont un certain George Herbert Walker Bush (le père, qui y fut ambassadeur en 1974 et 1975 comme premier ambassadeur yankee en RPC), qui fut aussi par la suite directeur de la CIA avant de devenir président des Etats-Unis. Tout ceci a son importance pour ce que nous développerons par la suite.

N’oublions jamais que même au plus fort de la guerre froide, gérée par la même clique financière du haut de la pyramide de contrôle, l’URSS était toujours un “marché captif”, dépendant de technologies occidentales et n’a JAMAIS, même en tant que soi-disant nation “communiste”, marxiste-léniniste, rejeté le concept de relation marchande et de banque centrale régissant le monde moderne et son mode d’asservissement par la dette. Ce n’est qu’une fois sa fonction remplie du “diviser pour mieux régner” et devenue inutile pour le cartel banquier transnational que celui-ci décida de s’en débarrasser, de la piller et de l’écraser pour passer à une nouvelle phase hégémonique, celle du monde dit “unipolaire” entre 1991 et aujourd’hui, qui vit régner en maître absolu les Etats-Unis pendant 70 ans, bien que toujours contrôlé par la bande par le réseau anglo-sioniste et la “Couronne” alias La City de Londres. 

Ce n’est pas non plus par hasard qu’en 1909, huit ans avant la déclaration Balfour que fut publiée en Angleterre, sous financement Rothschild, la “Bible de référence Scofield”, [4] visant spécifiquement le marché évangéliste protestant américain pour l’assujettir à la doctrine et propagande sioniste et fonder les bases d’un soutien et financement du futur “état juif” en Palestine, qui passerait sous mandat britannique après la première guerre mondiale. Cette version idéologiquement manipulée de l’ancien testament est devenu la version la plus vendue et la plus lue aux Etats-Unis. Elle est aujourd’hui la base idéologique de toute la fange des chrétiens sionistes, essentiellement protestante et une des raisons essentielles du pourquoi le soutien yankee à “Israël” est si “indéfectible”, une relation fondée sur le mensonge, la falsification et la tromperie de part et d’autre…

La seconde guerre mondiale fut utilisée pour mettre à bas l’Europe, seule concurrence réelle à l’hégémonie technico-marchande américaine, la placer sous la tutelle du plan Marshall et de la dette alors que le nouvel empire contrôlait les ressources énergétiques du Moyen-Orient via à la fois l’”accord de Quincy” créant le pétrodollar avec les pays de la péninsule arabique emmenés par l’Arabie Saoudite et son gendarme local créé en 1948 sur des terres volées de Palestine : l’entité sioniste appelée “Israël”.

Cette période de quelques 7 décennies a vu le monde occidental sous contrôle total anglo-américano-sioniste traverser des guerres, froide et chaudes, contre le “communisme”, contre la “drogue” et contre finalement le “terrorisme”, qui ne se veut et ne peut être selon le dogme que musulman, alors qu’historiquement, depuis des siècles, l’impérialisme occidental, et depuis 70 ans à la sauce sioniste, est le champion du monde toutes catégories du terrorisme planétaire, sans contestation possible

Entre 1971 et 2011, les Etats-Unis à eux seuls ont tué, 38 millions de personnes sur la planète, victimes de leurs guerres, agressions et sanctions variées sur tous les continents. (Pr. Mearsheimer, mars 2026 : [5]). Cet empire moderne est dans l’extrême lignée de tous ses prédécesseurs, mais tout à une fin en bout de chaîne causale.

Couplé au fait que la phase étatico-marchande en mode capitaliste réel arrive au bout de son rouleau, l’empire lui aussi s’essouffle et est en bout de course. En cela, les deux guerres récentes menées contre l’Iran de juin 2025 et de nouveau depuis le 28 février 2026, furent les révélateurs et accélérateurs de cette destinée implacable.

L’élite financière transnationale, à l’instar d’un Marx qui en avait étudié les rouages avec précision, sait que le “mode de production capitaliste” s’auto-détruit dans sa phase de domination réelle du monopole financier, celle que nous la vivons depuis la première guerre mondiale, du moins ils le constatent sans équivoque possible. Comme à chaque fois dans l’histoire, la fin d’un mode de gouvernance et d’exploitation a vu sa transition, sa métamorphose, s’opérer vers un mode nouveau. Il en va de même de nos jours : nous sommes entrés dans la fin d’un cycle caractérisé par un empire moderne, dont les caractéristiques ne correspondent plus à ce qui va suivre et qui doit donc disparaître. Le problème est que ce processus peut prendre beaucoup de temps à l’échelle humaine et que la structure impérialiste de remplacement est quasiment prête à l’emploi. Il faut donc accélérer le processus de transformation et de passage pour garantir la survie du système mutant.

Souvent dans l’histoire, ces chambardements se sont produits dans le chaos, les guerres, la destruction et les massacres afin de maintenir les peuples sous le joug et dans la peur permanente, tout en satisfaisant au passage la lubie élitiste de “dépopulation” de tous ces manants de plus en plus inutiles. Le problème des temps modernes est l’arme atomique. Une guerre mondiale se terminerait mal même pour les banquiers. Il leur faut donc amener la chose plus en douceur, ce qui aussi fera mieux passer la pilule de ce qui est planifié.

Voici donc comment, à notre sens, se présente l’affaire en cours :

Depuis quelques décennies, le cartel banquier de la haute finance, via son agent de départ Mao Tse Tung dans un premier temps, façonne le transfert impérialiste depuis le haut de la pyramide et les couloirs feutrés de la haute finance transnationale. Si cela a commencé comme nous l’avons vu, avec la mise en place de Mao au pouvoir en Chine, cela s’est continué avec la “normalisation” des relations américano-chinoises et le voyage de Nixon à Pékin en 1972, préparé en coulisse un an auparavant par le protégé des Rockefeller, Henry Kissinger et son homologue chinois Chou En Laï. Le décor était planté.

Depuis une trentaine d’années, l’industrie occidentale fut forcée de se délocaliser pour trouver des “coûts de production” meilleur marché pour contrer les contradictions internes du Capital. Petit à petit, ces délocalisations eurent lieu vers la Chine qui, doucement et enfin à grands pas, est devenue l’usine d’un monde où le label “made in China” est désormais incontournable. En un quart de siècle, la Chine est passée d’un pays en voie de développement quasi rural à la première puissance économique du monde, ce bien entendu avec la bénédiction de la City de Londres et de ses succursales de Wall Street et d’Europe continentale multipliant les investissements et consolidant les rapports banquiers de haut vol.

Ici, nous devons introduire un personnage qui est pensé être clef dans le développement et la poussée de la Chine vers le firmament de la production et des investissements, le Canadien Maurice Strong (1929-2015). Qui est-il et pourquoi est-il important ?

Pour faire bref, Maurice Strong est un magnat des minéraux et du pétrole, lui aussi protégé des Rockefeller qui le placent à la tête de Petro Canada, il devient rapidement millionnaire. Il fonde le comité à l’environnement de l’ONU en 1992 et devient rapidement un des fers de lance du dogme de la fadaise du Réchauffement Climatique Anthropique. Sa cousine, Louise Strong, journaliste, marxiste, est grande supportrice de la RPC et devient une amie personnelle de Mao. Elle fut enterrée avec les grands honneurs en Chine.

Puis, Strong devient commissaire du programme de l’ONU “pétrole contre nourriture” lors de l’embargo occidental contre l’Irak, qui occasionnera la mort de plus de 500 000 enfants par manque de soins et traitements médicaux élémentaires. Plusieurs années après, il est rattrapé par la patrouille et des comptes lui sont demandés sur le détournement d’un million de dollars des fonds du programme onusien. Pour échapper aux poursuites judiciaires au Canada et aux Etats-Unis en 2005, il se réfugie en Chine où il est toujours le bienvenu. Il y restera jusqu’à peu de temps avant sa mort en 2015. C’est en Chine qu’il mit ses compétences et expertises au service du développement économique et “environnemental” du pays. Il a contribué à la mise en place et aux connexions des hautes sphères d’affaire et d’investissements chinoises avec leurs homologues occidentales.

Ainsi, au fil de temps, la Chine s’est aussi retrouvée imbriquée au réseau de la haute finance transnationale, les transferts de fonds durant des années allant bon train entre les grandes banques occidentales et chinoises.

Ce qui intéresse aussi particulièrement les oligarques occidentaux est le système de contrôle chinois de la société, la surveillance exacerbée, le contrôle des citoyens, les expériences de “crédit social” dans certaines villes. Très rapidement, la Chine est devenu le “modèle” à suivre pour la société dystopique que l’oligarchie veut mettre en place à l’échelle planétaire sous un régime de grille de contrôle et de dictature technotronique et de “gouvernement mondial” se servant de l’ossature existante de l’ONU. La poussée vers la robotique et l’IA étant une avancée supplémentaire pour le projet de grille de contrôle. La Chine est devenue par la nature de son système (cause endogène) et la poussée de l’occident (cause exogène), le laboratoire pour la mise en place des rouages d’une dictature planétaire du tout numérique contrôlé par robots et IA, dans une structure hautement centralisée et coercitive. La Chine est devenue la fondation pour un modèle sociétal dystopique planétaire, aidée depuis plusieurs décennies par les géants de Big Tech comme Google et autres, qui aidèrent à développer les modèles et algorithmes de contrôle chinois, ainsi bien entendu que les grands pontes de la haute finance de la City et de ses succursales aujourd’hui étendues à la Chine et à la Russie, toutes deux prisonnières du système des banques centrales du cartel banquier privé.

Il est à noter ici que seuls de nos jours deux pays au monde n’ont pas adhéré au système des banques centrales du cartel privé : L’Iran et la Corée du Nord. Rappelons aussi que les pays membres des BRICS, qu’on veut nous présenter comme “l’avenir du monde” se voulant “multipolaire”, sont aussi sous dépendance de la dette du système des banques centrales cartélisées et mafieuses. Les BRICS sont une structure de remplacement créée par la haute finance pour faciliter le glissement d’un empire à un autre. Cette structure à terme, est aussi problématique que celle qu’elle prétend vouloir remplacer ou supplanter pour faire “contre-poids” à l’injustice galopante.

Les pilotes du système financier savent pertinemment donc, que le capitalisme financier monopoliste possède une limite et qu’ils ont déjà quasiment tout pompé ce qu’il y avait à pomper vers le haut. Il faut donc y mettre un terme avant qu’il n’implose, ce afin de maintenir privilèges et pouvoir. Dans la société qu’ils nous ont concoctée pour le futur, il n’y a plus de place pour les conflits directs, l’antagonisme fondé sur la doctrine du diviser pour régner et des bases sectaires doit céder la place au consensus d’une société domestiquée, de fait mise sous une nouvelle forme esclavage : l’esclavage numérique.

L’occident est essentiellement un obstacle, car c’est de là qu’est sorti historiquement l’essentiel de la contestation et de la rébellion notoire aux turpitudes du système au gré de ses transformations. La population occidentale, blanche, dont l’auto-proclamée “élite” a dominé le monde en mode impérialiste depuis le XVème siècle, y compris ses peuples, mais agissant en leur nom, ne représente que 10% environ de la population mondiale. Elle doit être ramenée à sa place et être dominée à son tour. Pour ce faire, le dernier empire en date la représentant doit subir une défaite humiliante mais contrôlée pour ne pas déraper en guerre thermonucléaire qui serait tout aussi fatale à nos parasites en chef. L’attitude de domination globale arrogante de l’empire a poussé certaines nations mises sous sanctions politiques et économiques dévastatrices, à développer une résilience envers cet empire et à devenir de véritables forteresses morale et militaire au fil du temps. Le meilleur exemple en date, prouvé, est l’Iran ainsi que cet Axe de Résistance à l’empire anglo-américano-sioniste qui s’est constitué dans son sillage (Palestine, Yémen, Liban/Hezbollah, Irak/Résistance). Ainsi l’oligarchie financière utilise cette crise facilitée pour provoquer la chute accélérée de l’empire actuel, la solution de remplacement étant toute prête : le nouvel empire de l’alliance dite “multipolaire” dont l’ossature principale sera constituée de la Chine et de la Russie, aidées de “lieutenants” comme l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Tous ces pays étant des composants vitaux des “nouvelles routes de la soie” reliant l’Asie à l’Europe via l’Asie Centrale. Ceci constitue la nouvelle donne totalement soutenue par l’oligarchie de la haute finance transnationale qui a déjà lourdement investi dans le projet aux côtés des Chinois, notamment via la Banque Asiatique des Infrastructures et Investissements (BAII), dont il n’y a pas encore si longtemps un des sièges du comité directeur était occupée par un grand ponte de la Deutsche Bank.

Rectificatif : une PARTIE de la civilisation humaine…

Pour mener ce projet à bien, l’empire actuel doit s’effacer. Cela ne se produirait pas sans un énorme clash dérivant dans un conflit nucléaire généralisé. Le plan fut donc de mater l’empire à son propre jeu de la violence en lui faisant affronter une opposition qu’il ne pouvait vaincre : L’Axe de la Résistance mené par l’Iran et soutenu par la Chine et la Russie. Ceci s’ajoutant à la guerre par procuration contre la Russie déjà menée par l’empire en Ukraine depuis 2014 et le coup d’état de l’OTAN au Maïdan y mettant les néo-nazis au pouvoir. Depuis 2022 et avec les nouvelles guerres contre l’Iran de 2025 et 2026, l’empire finit de s’épuiser et il montre au monde qu’il n’était de fait qu’un tigre de papier à la puissance militaire émoussée et sur-estimée dans les grandes largeurs, prouvant sur le terrain être devenue obsolète. Plus encore, c’est l’attaque décisive sur le flot énergétique mettant à mal le pétrodollar via le contrôle d’Hormuz , qui finit d’achever la bête immonde moribonde, ce qui mène de surcroît le monde à la dépression économique quasiment inévitable maintenant.

Les actions menées par l’empire dans son arrogance incommensurable depuis 2014 sont des actions suicidaires le menant pas à pas à sa perte planifiée. Alors une question surgit : pourquoi donc les dirigeants de l’empire ont-ils emprunté cette voie suicidaire ? S’ils l’ignoraient au départ, sans aucun doute l’analyse des évènements récents leur aurait ouvert, ainsi qu’à leurs conseillers, les yeux sur le marasme inévitable. L’oligarchie a pensé également à cela. C’est là qu’interviennent les données occultes glanées depuis des décennies par le réseau d’un agent majeur du Mossad travaillant pour les Rothschild (cf les échanges entre Rothschild et Epstein dans “l’affaire Dieudonné Mbala Mbala” entre autre) et la City : Jeffrey Epstein. Dans la quasi totalité des pays clefs de l’empire, Etats-Unis en tête, ont été placés en plus haut lieu des politiciens corrompus et hautement compromis dans des affaires de mœurs et d’abus sexuels sur mineurs. Tête de liste #1 de cette clique : Donald J. Trump, aujourd’hui président des Etats-Unis et compromis depuis des décennies, avant même son entrée en “politique”. Des personnes dépravées qu’il est possible de faire chanter à souhait et liées indéfectiblement, par la force ou non, au réseau et à l’idéologie sioniste, sont maintenant les décideurs politiques pilotés de l’extérieur pour des intérêts à l’opposé de ceux de leurs peuples. Des politiciens marionnettes qui ne peuvent pas refuser les ordres venus de bien plus haut qu’eux… Comme tous ces guignols de service, Trump n’est qu’une marionnette qui doit jouer son rôle et rien d’autre.

L’actualité quotidienne tend à prouver cette hypothèse plus que plausible. Les élucubrations quasi quotidiennes des va t’en guerre Trump, Hegseth, Rubio et toute la fange inféodée européenne des Macron, Mertz et consorts, leurs prises de décisions que toute personne ayant un QI supérieur à celui d’un haricot vert peut comprendre être ineptes et suicidaires, tendent à démontrer que l’empire a été volontairement mis sur la voie du déraillement. Il est déjà de manière évidente militairement vaincu sans même avoir encore affronté les deux plus gros morceaux de ce qui nous est présenté comme “l’ennemi” à savoir la Chine et la Russie.

La capitulation est proche, des changements politiques cosmétiques internes se mettent en place pour faciliter le glissement vers la nouvelle hégémonie sauce chinoise. L’effondrement politique sur fond de colère populaire se prépare en Europe, le Canada sous l’égide de Mark Carney, marionnette représentant de la City et des Rothschild, il fut gouverneur de la Banque du Canada et de la … Banque d’Angleterre, le saint des saints de la City, se rapprochant de la maison mère, la “Couronne”/City dont il est le laquais à tous les niveaux et comme toujours en période de “crise grave” provoquée, nous notons une montée de “l’extrême-droite” étatique plus encline à suivre les diktats banquiers dont elle tire sa subsistance, tout comme l’extrême gauche étatique du reste, mais elle, vue comme plus “contestataire”.

Ainsi donc, la compromission des leaders politiques de l’empire rend possible son effondrement le plus en douceur possible pour être remplacé quasi immédiatement par le “Nouvel Empire” de la dictature technotronique qui nous sera présenté comme le “sauveur de l’humanité” ayant empêché notre annihilation thermonucléaire. La pilule dictatoriale sera ainsi plus facile à avaler pour les masses en phase d’éveil. Le pari de l’oligarchie étant celui-ci : quand les peuples se réveilleront de leur torpeur reconnaissante… Il sera trop tard, la grille de contrôle se sera refermée sur leurs museaux.

Trump a son « Rover » spécial…

Plus on regarde les politiciens occidentaux s’agiter et dire absolument n’importe quoi, mentir 24/24 et plus on se dit qu’ils ne s’y prendraient pas autrement s’ils voulaient saborder leur propre navire impérialiste. C’est ce qu’ils font, sur ordre et aucun ne peut résister si il ou elle le voulait, car ils sont tenus par le “chantage Epstein pédophile” à tous les étages.

Certains demanderont : “Quid d’Israël ?” Question valide. Nous avons déjà exprimé notre position sur le sujet sioniste et sa création étatique génocidaire : “Israël” est une création Rothschild, l’entité a servi son rôle et peut être passée à la trappe. Les intérêts banquiers transnationaux aujourd’hui n’en ont plus besoin. De fait, dans la reconfiguration future, ironiquement, mais aussi logiquement, l’Iran pourrait tenir la place de l’entité sioniste dans cette région, simplement sans velléité expansionniste génocidaire ni violence. C’est sans doute la façon dont l’Iran sera recyclé dans la nouvelle donne. Beaucoup penseront ceci exagéré ou que jamais les banquiers ne largueront “Israël” en rase campagne. A cela nous répondons : regardez ce qu’il se passe déjà depuis quelques mois… Là où il était impossible de critiquer une seconde l’entité sioniste, depuis quelques temps, de plus en plus de politiciens et de journaleux tirent à boulets rouges sur les sionistes ainsi que sur “Israël”, son projet génocidaire avéré et commencent à reconnaître le génocide de Gaza en cours. Cela devient en fait de plus en plus politiquement “correct”, de la à dire que c’est encouragé…il n’y a qu’un pas que nous franchirons allègrement. Le vent est en train de tourner pour Sion. Hasard ? Nous ne le pensons pas. La porte s’est ouverte pour l’accélération de son effacement. Netanyahou ou quiconque le remplace n’est qu’un pion au rôle limité. Leurs maîtres banquiers sont les décideurs, eux-mêmes ne réagissant qu’à la conjoncture historique dans son implacabilité objective au sein des rouages étatico-marchands enclenchés depuis quelques cinq mille ans, mais dont il est tout à fait possible de se défaire. Il suffit de dire Non ! ¡Ya Basta! Et agir en conséquence collectivement de manière concertée. Personne ne manque d’idée, c’est de cohésion et de sens commun que nous manquons !

De plus, pour que cette nouvelle supercherie fonctionne au niveau des masses, il faut toujours créer l’illusion de la division, de la discorde, ainsi continuer le manichéisme bon enfant des “bons” contre les “méchants”, maintenir une variété de croquemitaines, d’idiots utiles et de narratifs fabriqués pour maintenir l’illusion de la discorde, comme par exemple que l’empire actuel et tout son système industrio-financier serait en lutte contre son homologue ennemi sino-russe, alors que de fait, en haut de la pyramide de la finance, tout le monde est actif et travaille la main dans la main depuis des décennies. Alors bien sûr les guerres sont réelles, des gens meurent dans les pires conditions. Pour l’oligarchie, la guerre est plus qu’une nécessité, c’est une logique interne. Leur système ne peut fonctionner sans guerre à quelque échelle que ce soit. Mais sa limite est l’annihilation thermonucléaire dont les oligarques n’ont pas envie. Qu’ils se rassurent… nous non plus ! Que les manants s’étripent soit, mais que des radiations viennent nous empêcher de partouzer sur nos yachts ? Alors là non.. c’en est trop !

Aussi, la période COVID fut très révélatrice : comme en occident, Chinois et Russes confinèrent leurs populations, poussèrent pour les injections à ARNm, arme nano-biotechnologique de contrôle des populations et narratifs de pangolin ayant bouffer une crotte de chauve-souris [6]. Poutine, présenté en occident comme le “nouveau Hitler” aussi stupide que cela soit, n’est pas contre un Nouvel Ordre Mondial… Il est simplement contre une telle mesure sans la Russie ! Nuance, grosse nuance ! Nous sommes dans une nouvelle opération d’enfumage au plus haut niveau, un enfumage des populations pour masquer la métamorphose en cours et le passage, le glissement le plus en douceur possible d’un empire à un autre, toujours sous contrôle de la même clique de parasites banquiers eugénistes, trans-humanistes et en mal de fontaine de jouvence, le tout aux dépends des citoyens lambda de tous les continents, nous les péons, bouches inutiles. Bref, dans le principe, rien de nouveau sous le soleil, ce qui change et innove, c’est la méthodologie pour y parvenir et pour artificiellement créer le nouveau paradigme tout aussi inégalitaire et exploiteur que les autres, mais qui ne sera plus “capitaliste”, l’objectif final des oligarques étant de se débarrasser du capitalisme… pour lui survivre, ce toujours à nos dépends où tout sera fait pour que nous aimions notre servitude.

Bienvenue dans l’enfer du contrôle numérique algorithmique absolu par IA, qui passe par la mise en place du nouvel empire banquier numérique transnational !

Bonjour chez vous…

Collectif Résistance 71

Septembre 2026

Série télévisée visionnaire…
diffusée en 1967

= = =

Ce mois de septembre 2026, James Corbett du Corbett Report, adresse ce sujet en posant la question que tant de gens se posent * “Qui est au sommet de cette pyramide du pouvoir ?” Il pose la question à deux intervenants très érudits sur la question après des années de recherches et il y répond lui-même, Nous sommes d’accord avec sa réponse : “La question est mal posée : elle devrait-elle plus large dans son sens et demander qu’est-ce qui est au sommet de la pyramide du pouvoir ? Et la réponse est : une idéologie… celle de la croyance en une centralisation d’un pouvoir coercitif en le moins de mains possibles pour gérer les affaires du monde et contrôler les masses.” 
C’est cette idéologie qui a créé au fil de l’histoire le système de contrôle et les personnes pour le perfectionner. Bien sûr il y a des groupes influents, riches, puissants, mais les personnes appartenant à ces groupes qui ne sont pas homogènes, sont interchangeables. Leur force est ce qu’ils puisent dans leur idéologie et ce que l’histoire leur a donné comme moyens pour réaliser leurs objectifs. En clair, nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre une idéologie qui façonne les hommes et leur environnement. Si nous voulons changer le monde, nous devons  démanteler cette idéologie et refusant notre consentement, en changeant nos relations et notre rapport au pouvoir… Nous ne nous voterons pas hors de cette merde, il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. il faut tout balancer par dessus-bord et recréer la communauté humaine organique et (con)sensuelle.
Qu’on se le dise ! Vidéo ci-dessous

L’article en format PDF :

Voir la vidéo de James Corbett, 23 septembre 2026 :

https://corbettreport.com/whos-at-the-top

Notes & lectures complémentaires :

[1] https://resistance71.wordpress.com/2026/07/16/derriere-le-cirque-geopolitique-de-la-dictature-marchande-liran-derniere-dupe-en-date-resistance-71/

[2] https://resistance71.wordpress.com/2011/06/03/oligarchie-financiere-les-huit-familles-derriere-le-cartel-banquier-prive-international-lennemi-des-peuples-a-un-nom-et-des-visages/

[3] https://resistance71.wordpress.com/wp-content/uploads/2017/04/sutton_wall-street_et_la_rc3a9volution_bolchc3a9vique.pdf

[4] https://resistance71.wordpress.com/2025/11/05/aux-origines-du-sionisme-chretien-la-falsification-par-la-bible-scofield-evangelisme-et-trahison-supplementaire-du-christianisme/

[5] https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/vide-us-sanctions-murdered-38-million-people-political-scientist-says

[6] https://resistance71.wordpress.com/wp-content/uploads/2024/04/nano-biotechnologie_fleauno1_contre_lhumanite.pdf

Professeur Antony C. Sutton :

https://resistance71.wordpress.com/wp-content/uploads/2017/04/sutton_wall-street_et_la_rc3a9volution_bolchc3a9vique.pdf

https://resistance71.wordpress.com/wp-content/uploads/2017/04/sutton_wall_street_et_la_montc3a9e_dhitler.pdf

Dean Henderson :

https://resistance71.wordpress.com/?s=Dean+Henderson

Dictature Technotronique :

https://resistance71.wordpress.com/?s=dictature+technotronique

Chine et Nouvel Ordre Mondial :

https://resistance71.wordpress.com/?s=Chine+et+Nouvel+ordre+mondial

Résistance 71 :

https://resistance71.wordpress.com/wp-content/uploads/2020/06/resistance71-du-chemin-de-la-societe-vers-son-humanite-realisee.pdf

Des systèmes et des hommes… Le problème c’est « Israël » et pas Netanyahou (Kevin Barrett)

Posted in actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, sionisme colonialisme génocidaire with tags , , , , , , , , , on 22 septembre 2026 by Résistance 71

Si les hommes créent le système, à un moment donné, le système crée aussi les hommes qui le feront perdurer ; ça marche dans les deux sens, c’est une route à deux sens. Le système étatico-marchand crée de la pourriture qui soutiendra sa pourriture systèmique. Comment ne pas être un produit du système que nous avons générer ? Le seul moyen est de changer de système…
~ Résistance 71 ~

Le problème c’est “Israël” pas Netanyahou

par Kevin Barrett

6 août 2026

Source :

Une nation de violeurs de chiens. Gadi Eisenkot, le «rival centriste», est l’architecte du génocide.

Israël, et son premier ministre Benjamin Netanyahou, recherché pour génocide, sont de plus en plus impopulaires. Selon les estimations de Gemini, environ 80% des amateurs de football du monde ont soutenu l’Espagne face à l’Argentine lors de la Coupe du monde, principalement parce que le président espagnol Pedro Sánchez est pro-palestinien, tandis que le président argentin Javier Milei est un sioniste fervent.

Même les États-Unis, sous le poids d’une classe médiatique et de donateurs politiques pro-israéliens, se retournent contre les sionistes. De récents sondages révèlent une chute vertigineuse de 70 points du soutien à Israël ces huit dernières années. Durant le premier mandat de Trump, la cote de popularité d’Israël avoisinait les 50 points. Aujourd’hui, elle est tombée à -20 points selon la faculté de droit de l’université Marquette et à -23 points selon le Pew Research Center.

Même les politiciens les plus avides de financements de l’AIPAC perçoivent le vent tourner. Le projet de loi de Thomas Massie visant à mettre fin au soutien militaire américain à Israël, qui il y a quelques années aurait eu du mal à trouver deux ou trois soutiens courageux, a recueilli 103 votes «oui» démocrates contre seulement 98 votes «non». (Massie était le seul républicain à voter pour.)

Même nombre des plus fervents défenseurs d’Israël reconnaissent que leur «nation élue» a besoin d’un renouveau. En juin, Donald Trump, entouré de ses conseillers juifs pro-israéliens Witkoff et Kushner, a hurlé à Netanyahou au téléphone : «Tout le monde vous déteste maintenant ! Tout le monde déteste Israël !»

Comme l’a laissé entendre la sortie de Trump, beaucoup de gens associent leurs griefs contre Israël à un seul homme : Benjamin Netanyahou. Remplacer Bibi par un visage plus sympathique, ou du moins par un visage qui ne figure pas sur la liste des personnes les plus recherchées au monde, fait partie du programme sioniste.

Il est probable qu’à un moment donné, le rituel juif ancestral du bouc émissaire soit appliqué à Netanyahou. Le terme «bouc émissaire» (Azazel) provient de l’ancien rituel hébraïque de Yom Kippour (Jour du Grand Pardon). Chaque année, lors de cette grande fête — le jour le plus sacré du calendrier juif —, les anciens juifs transféraient rituellement les péchés, la culpabilité et les impuretés collectives de leur communauté sur un bouc, qu’ils expulsaient ou détruisaient ensuite pour obtenir une purification symbolique.

Bientôt, Netanyahou, désigné comme bouc émissaire, sera destitué. Peut-être mourra-t-il subitement ou ira-t-il en prison. Son successeur sera encensé par les médias proches d’Epstein comme un homme raisonnable, modéré, capable de redonner à Israël son statut d’avant Netanyahou, celui de «lumière pour les nations» et de «seule démocratie du Moyen-Orient». Mais cela résoudra-t-il vraiment le problème ?

Il convient d’examiner qui est susceptible de remplacer Netanyahou. Jusqu’à récemment, son principal rival était Naftali Bennett, qui, comme Netanyahou, est un sioniste extrémiste fanatique. Bennett a fait ses premières armes au sein du Likoud, le parti de Netanyahou, et a été son chef de cabinet de 2005 à 2008. Ses positions n’ont pas évolué depuis. Bennett est tout aussi génocidaire — et tout aussi déterminé à entraîner les États-Unis dans une guerre sans fin contre l’Iran — que Netanyahou lui-même.

Ces deux derniers mois, Gadi Eisenkot a supplanté Bennett comme principal rival de Netanyahou et comme probable prochain Premier ministre d’Israël. Et Eisenkot, tout comme Bennett, est aussi mauvais que Netanyahou.

Eisenkot est l’initiateur de la doctrine de Dahiyeh, la politique officielle d’Israël consistant à perpétrer des massacres de civils à caractère génocidaire. Il a élaboré cette «doctrine du génocide» en 2008, alors qu’il était à la tête des Forces de défense israéliennes. Il l’a baptisée doctrine de Dahiyeh en référence au massacre de civils qu’il a ordonné dans la banlieue de Dahiyeh, à Beyrouth, en 2006.

Eisenkot soutient avec enthousiasme le massacre de dizaines de milliers d’enfants et de dizaines de milliers de femmes perpétré par Israël lors du rasage de Gaza. Son soutien ouvert à ce massacre fait de lui l’un des dirigeants politiques les plus abjects de l’histoire.

Étonnamment, Eisenkot trouve même que Netanyahou est trop pacifiste ! Ce «modéré» génocidaire a vivement critiqué Netanyahou pour sa trop grande soumission aux exigences américaines de cessez-le-feu dans la guerre actuelle menée par Israël contre l’Iran. Autrement dit, Eisenkot est encore plus déterminé que Netanyahou à pousser les États-Unis à l’autodestruction !

Netanyahou est peut-être un homme mauvais, mais il n’est pas à l’origine des problèmes d’Israël. Le sionisme, lui, l’est. Cette idéologie pernicieuse prétend que Dieu a «choisi» les juifs il y a 3000 ans et leur a donné à perpétuité toute la terre située entre le Nil et l’Euphrate. La plupart des sionistes ne croient même pas en Dieu, mais ils croient que Dieu leur a donné le droit de voler les biens d’autrui et de violer et tuer quiconque résiste. C’est tout simplement aberrant !

Les Israéliens ont érigé en héros nationaux des gardiens de prison qui sodomisent des personnes jusqu’à la mort, dressent des chiens à violer des détenus et commettent d’autres atrocités indicibles. Leurs soldats célèbrent fièrement le fait d’abattre des femmes enceintes d’une balle dans le ventre pour obtenir «une balle, deux morts». Ils chassent des enfants pour le plaisir, comme l’a décrit Chris Hedges dans «A Gaza Diary».

En résumé, Israël est criminellement fou, et Netanyahou n’en est qu’un symptôme.

= = =

Guerre impérialiste sioniste en Asie Occidentale : vers une nouvelle offensive MBS / Trump / Al CIAda contre le Yémen et l’Axe de la Résistance ? Quand les ploucs sont incapables de se renouveler… ( Al Manar, Al Akhbar et Résistance 71)

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sionisme colonialisme génocidaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 21 septembre 2026 by Résistance 71

Une fois de plus la pourriture décadente des roitelets du Golfe, Arabie saoudite et MBS en tête, est à l’ouvrage pour toujours plus de guerre, de violence et de massacres. Il est plus que grand temps que l’Axe de la Résistance finisse le boulot dans cette région et la purge de toute cette merdasse sioniste et crypto-sioniste criminelle et génocidaire à la botte du grand capital transnational.
Inutile non plus de demander ce que doivent avoir en archives via le réseau Epstein, les guignols du Mossad, sur les turpitudes sexuelles dépravées des roitelets enturbannés du Golfe, pour que ces pitres marchent comme un seul homme vers l’action suicidaire d’une guerre ouverte contre l’Iran et l’Axe de la Résistance.
~ Résistance 71 ~

Maison Al Saoud = terrorisme

Sommes-nous à la veille d’une nouvelle guerre majeure ?

Al Manar & Al Akhbar

21 septembre 2026

Par Ibrahim Al-Amine

Url de l’article en français :

https://french.almanar.com.lb/article/130467

Au cours des dernières semaines, la conviction s’est renforcée chez divers acteurs et pays arabes et occidentaux du camp américain et israélien que la précédente phase de la guerre contre l’Iran s’est achevée sur des résultats contraires à l’ensemble des plans et prévisions. Le mémorandum d’entente n’avait d’autre objectif que d’instaurer un cessez-le-feu afin de réévaluer la situation, d’analyser les raisons des revers, de réviser les stratégies et d’étudier les points forts manifestés par l’Iran pour savoir comment les traiter lors d’une prochaine confrontation.

L’inquiétude de ce front mondial s’est d’autant plus accrue que la guerre contre le Hezbollah au Liban ne s’est traduite ni par sa reddition ni par l’anéantissement de sa capacité d’action, contrairement aux espérances, tandis que le processus politique avec le pouvoir à Beyrouth heurte de lourdes complexités.

De même, le plan visant à éradiquer les factions de la Résistance en Irak a échoué. La surprise la plus marquante est toutefois venue du Yémen, où le mouvement Ansarullah a réussi à prendre le contrôle du deuxième détroit le plus vital pour l’économie mondiale.

Entre le 8 avril dernier, date de l’annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, et la mi-septembre courante, les événements se sont accumulés.

Cette période a été marquée par de vives controverses politiques quant à la responsabilité du non-accomplissement des objectifs de la guerre, notamment l’échec à renverser le régime iranien et à modifier de manière décisive les capacités de ses alliés en Irak, au Yémen et au Liban.

Les relations entre l’administration du président américain Donald Trump et le gouvernement de Benjamin Netanyahu ont été traversées par des tensions qui se sont répercutées sur les positions des États du Golfe.

Ces derniers ont le sentiment, pour la première fois, que le parapluie de protection américain n’est pas suffisamment efficace et que le coût d’une alliance avec ‘Israël’ sera exorbitant si le régime iranien n’est pas neutralisé. Plus d’un acteur a ainsi envisagé une politique de neutralité en quête de sécurité, face à l’incertitude quant à la capacité de mener une nouvelle guerre susceptible de renverser le pouvoir à Téhéran.

Toutefois, l’empressement des Émirats arabes unis à conclure un « accord préliminaire » avec l’Iran, ainsi que la prudence observée par l’Égypte, la Turquie et le Pakistan face au projet américain et israélien, n’ont pas trouvé d’écho du côté saoudien.

Au contraire, la direction sous Mohammed ben Salmane a continué d’agir selon le principe du recours à « tous les démons de la terre » pour briser l’Iran et ses alliés.

Cette ligne d’action englobe des volets militaire, sécuritaire, économique et politique, déployés sur de multiples terrains, du Golfe lui-même jusqu’à la Palestine, en passant par la Syrie, l’Irak et le Liban.

Yémen/Ansarallah => Axe/Front de la Résistance

Le cadrage saoudien sur le théâtre yéménite ne prévoyait pas des pertes d’une telle ampleur lorsque la plus grande force alliée à Riyad s’est effondrée, permettant à Ansarullah de prendre le contrôle de l’ensemble de la côte occidentale du Yémen, de maîtriser la navigation dans le sud de la mer Rouge et d’imposer sa mainmise sur Bab-el-Mandeb.

Au Liban, nul n’a été en mesure de stopper la dynamique des agressions israéliennes. Chaque fois que le pouvoir de Joseph Aoun a tenté d’obtenir une concession de la part d’Israël, le médiateur américain a subordonné toute avancée à l’exécution des plans de désarmement du Hezbollah, tout en répétant que l’administration Trump ne pouvait exercer de pression sur Netanyahu à la veille d’une échéance politique en ‘Israël’.

Indépendamment des prétextes invoqués, le résultat a été d’écarter le Liban des voies de négociation avec l’Iran, sans que la partie américaine ne parvienne en contrepartie à étendre son influence dans le pays. Pendant ce temps, le partenaire saoudien s’efforçait d’empêcher l’effondrement du camp qui lui est aligné au Liban, travaillant sans relâche en ce sens dans la crainte grandissante que le Hezbollah ne procède à des initiatives internes majeures susceptibles de renverser le pouvoir allié de Riyad.

Mais l’action principale se déroulait ailleurs.

Il ressort des délibérations d’instances influentes au sein de l’axe opposé aux États-Unis et à ‘Israël’ que les divergences apparentes entre Trump et Netanyahu ne sont pas de nature à fonder une stratégie divergente. Au fil du temps, la coopération entre Washington et Tel-Aviv a repris son cours : Trump et Netanyahu ont recommencé à évoquer la nécessité de renverser le régime iranien et ont entrepris d’intégrer de nouveaux acteurs au programme de la nouvelle guerre, au premier rang desquels l’Arabie saoudite.

Sur cette base, la coordination sur le terrain a été confiée au Commandement central de l’armée américaine (CENTCOM), qui a organisé la réunion militaire secrète en Allemagne il y a une dizaine de jours, avec la participation du chef d’état-major de l’armée israélienne Eyal Zamir ainsi que des chefs d’état-major et commandants des armées d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït, de Jordanie et d’Égypte.

Les discussions à huis clos se sont concentrées sur la confrontation et les évolutions militaires avec l’Iran, tout en abordant l’escalade continue au Yémen.

En apparence, cette réunion ressemblait à une évaluation entre puissances aux intérêts convergents pour analyser les résultats de la confrontation précédente.

Les données indiquent pourtant l’inverse : l’Arabie saoudite fait pression sur les Américains et ‘Israël’ pour les pousser à engager une action d’envergure afin de « finir une fois pour toutes avec l’Iran ».

Ce choix se traduit sur le terrain par des mouvements, des activités et des préparatifs. C’est ce qui a motivé le communiqué inédit publié dimanche par le QG Khatam al-Anbiya en Iran, indiquant disposer « d’informations selon lesquelles les États-Unis, afin de couvrir leurs échecs et de fabriquer de faux succès, ont décidé à nouveau, avec le feu vert de certains pays de la région lors d’une réunion conjointe dans un pays européen [en référence à la réunion d’Allemagne], de reprendre leurs actions contre l’Iran ».

Le quartier général a ensuite adressé un avertissement très ferme : « Si les États-Unis commettent une erreur contre l’Iran, l’ensemble de leurs points de regroupement et de leurs intérêts dans la région feront l’objet, sans aucune restriction ni retenue, d’attaques continues, effectives et douloureuses. De plus, le fait que des pays de la région se rangent du côté de l’agression contre l’Iran en fait des partenaires de cet acte, et ils ne pourront plus compter sur la retenue des forces iraniennes. »

Face aux nombreuses fuites révélant l’agacement saoudien devant l’absence de protection américaine suffisante, certains ont avancé que Mohammed ben Salmane pourrait préférer s’orienter vers un règlement rapide avec l’Iran.

Cette évaluation n’est toutefois pas tout à fait exacte. Il convient de rappeler les déclarations de l’ancien responsable du Mossad, Oded Eilam, qui avait participé à la rédaction de la préface d’une biographie de Ben Salmane qu’il décrivait comme « un éloge plaçant Ben Salmane un cran au-dessus de Churchill et un demi-cran sous Dieu ».

Eilam a toutefois ajouté que « la réalité est totalement différente : Ben Salmane a essuyé un échec retentissant et l’on commence à entendre des voix énumérer les fissures de son trône ».

En contrepartie, le journal Israel Hayom a rapporté les propos d’un responsable saoudien sous couvert d’anonymat : « Nous sommes en état de guerre avec l’Iran, bien qu’elle ne soit pas officiellement déclarée », accusant Téhéran de chercher à saper le Royaume et à semer le chaos dans le Golfe, avant d’ajouter que « le renversement du régime à Téhéran est un intérêt régional et mondial ».

Ce même responsable a affirmé qu’Israël était en mesure d’apporter son aide, soulignant qu’il avait « allumé la mèche de la guerre en Iran » et qu’il était, selon lui, « le seul à avoir prouvé son efficacité dans la guerre contre Ansarullah ».

L’idée centrale est que la direction saoudienne montre une inclination très nette — qui mérite toute l’attention — à réouvrir les discussions avec les parties américaine et israélienne au sujet de l’Iran. Elle est prête à payer le prix du renversement du régime à Téhéran et de l’élimination d’Ansarullah, mais Ben Salmane exige des garanties que cet objectif sera atteint. Il redoute, à l’instar des autres dirigeants de la région, l’échec d’une nouvelle campagne, fût-elle plus violente, car il sait pertinemment que l’Iran ne tolérera pas une action d’une telle ampleur.

Ce qui accroît les incitations à l’engagement de Ben Salmane dans une telle guerre, c’est l’échec d’obtenir un soutien concret de la part de la Turquie, de l’Égypte et du Pakistan pour lancer une campagne contre Ansarullah.

Cela l’a ramené à ses méthodes habituelles : le recours aux éléments de Daech dans sa guerre contre le Yémen. Tout comme Riyad l’avait fait en Irak en y dépêchant 5 000 kamikazes saoudiens pour se faire exploser au milieu des civils irakiens, le pouvoir saoudien semble aujourd’hui prêt à pactiser avec le diable pour briser Ansarullah.

Il est désormais connu que la violente campagne aérienne menée il y a deux jours contre 12 villes saoudiennes constituait une riposte à un plan préparé par les Saoudiens.

Ce plan prévoyait d’équiper un groupe de kamikazes munis de motos piégées et de ceintures d’explosifs afin de les envoyer faire exploser la foule yéménite sur la place Al-Sabeen, où des millions de Yéménites se rassemblent chaque vendredi en soutien à Ansarallah.

Pour Sanaa, le recours de Ben Salmane à ce type d’arme constitue une ligne rouge franchie. Ansarullah a transmis des messages clairs au prince héritier saoudien, lui signifiant qu’il devait s’apprêter à payer un prix considérablement plus élevé pour une telle implication.

En pratique, la région vit au rythme d’une vive tension. De majeures échéances politiques profilent à l’horizon en Israël et aux États-Unis, mais des facteurs encore plus destructeurs pèsent sur la situation : les retombées économiques de la guerre en cours sur les pays de la région, doublées d’une inquiétude grandissante au sein des capitales majeures, Arabie saoudite en tête, quant à la nature de la période à venir.

Tout cela mène à une conclusion évidente : la voie des apaisements est verrouillée de toutes parts. La réunion de demain entre Trump, les dirigeants et les hauts responsables des pays du Golfe posera les bases qui permettront d’anticiper soit un retrait total de la bataille, soit la préparation d’une nouvelle vague de violence — qui se fera cette fois sans limites et sans règles.

Source : Traduit à partir d’AlAkhbar

MBS-Trump-Al Joulani => Al CIAda

Guerre impérialiste en Asie Occidentale : Pourquoi « Israël » est terrifié d’un Yémen libéré (Robert Inlakesh)

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Casse-tête arabe

Pourquoi “Israël” est terrifié d’un Yémen libéré

Robert Inlakesh

12 septembre 2026

Url de l’article original :

https://english.almayadeen.net/articles/why-the-israelis-are-so-afraid-of-a-liberated-yemen

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La libération du Yémen par un mouvement fortement pro-palestinien est un scénario cauchemar pour le projet sioniste sur la région, car cela assure que la cause de la libération d’Al Quds (Jérusalem) demeurera vivant et qu’une nouvelle puissance émergera pour en être le champion. Pour les Israéliens, ce qu’ils contemplent est comme la naissance d’un nouvel Iran dans le monde arabe.

Depuis longtemps, le gouvernement du Yémen mené par le mouvement Ansarallah a été sous-estimé et traité comme si ce n’était qu’une nuisance locale, une nuisance qui fut confiée à l’Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis (EAU) de “traiter”. En 2022, la dynamique commença à changer, alors que les Forces Armées Yéménites (FAY) démontraient leur capacité en missiles et drones technologiquement avancés, qui firent trembler des cibles vitales en Arabie saoudite même, allant même jusqu’à atteindre les EAU.

Le match nul de l’offensive de Marib en 2021 a aussi sans doute travaillé à tromper l’alliance americano-israélienne de la région, qui avait de manière évidente sous-estimé les forces armées du gouvernement mené par Ansarallah à Sanaa. Quoi qu’il en soit, Riad finit tout de même par les prendre sérieusement début 2022, comme le fit aussi Abou Dhabi ce qui mena à leur décision d’acquiescement à un cessez-le-feu temporaire sous l’égide de l’ONU.

Depuis lors, le leadership du Yémen est devenu le seul gouvernement sur terre à donner l’ordre direct à son armée d’ouvrir le feu sur l’entité sioniste afin de soutenir le peuple palestinien de Gaza. Dès e début du génocide, les FAY ont commencé à tirer des missiles sur les Israéliens, avant même de leur imposer un blocus naval sur la Mer Rouge.

Ces mesures auraient été notoires si elles provenaient de toute nation, sans parler d’une nation qui a souffert de la mort de 400 000 personnes dans un conflit brutal et un siège [mené par les saoudiens] illégal et inhumain. Il n’y avait rien en gain matériel recherché par le gouvernement Ansarallah pour son soutien ferme, ouvert et sans fioriture à la Résistance Palestinienne dans la bande de Gaza, c’est ce qui du reste le rendit encore plus imprévisible aux yeux de l’alliance americano-israélienne.

Parce que Sanaa avait été tant sous-estimée, les sionistes et les Américains étaient essentiellement aveugles au Yémen, n’ayant aucun renseignement tangible pour frapper sérieusement Ansarallah. Ainsi, le régime sioniste fit la chose la plus prévisible : il bombarda des cibles civiles puis en appela à son allié américain pour lancer trois opérations militaires séparées dans une tentative de briser le blocus établi par Ansarallah en soutien de Gaza.

Le Yémen est une nation qui, si totalement libérée des forces proxy saoudiennes et émiraties, dédierait sans aucune doute sa politique étrangère à s’opposer à l’entité sioniste et à supporter la résistance palestinienne. Rien que ceci est une menace directe et majeure pour le régime israélien.

Pourtant, cela voudrait aussi dire quelque chose d’autre. Ce serait le seul pays arabe ayant un gouvernement indépendant et non allié avec les Etats-Unis. En d’autres termes, il servirait d’exemple pour la région entière et représenterait l’esprit arabe. Pour Riad, Damas, Amman, Le Caire et au-delà, ceci est un problème majeur, parce qu’une fois l’exemple donné, leurs propres populations pourraient bien avoir des idées au sujet d’un futur à envisager bien plus désirable.

La libération du Yémen représentera la seule véritable révolution ayant réussi de ce qui est appelé le “printemps arabe” (NdT : qui ne l’oublions pas, fut une fabrication, ou récupération dans certains cas, de l’occident et des réseaux Soros à partir de 2011, au profit d’un agenda de changement de régimes et de reconfiguration néo-coloniale de l’Asie Occidentale…). Dans tous les autres cas, la nation concernée a terminé sa course sous domination américaine, le dernier exemple en date étant celui de la Syrie (NdT : un gros morceau qui prit à l’empire 13 ans à faire tomber de 2011 à décembre 2024…)

Un Yémen qui pourrait avoir accès à ses propres ressources, vivre libre de tout blocus et sanctions et avoir une influence sur le détroit de Bab-el-Mandeb, pourrait devenir une puissance majeure, spécifiquement en tant qu’allié privilégié de l’Iran. C’est un gain majeur pour la résistance régionale à l’impérialisme américain et une énorme perte stratégique pour le régime sioniste, ainsi qu’un gros coup dur pour les dictatures du Golfe soutenues par les Etats-Unis.

Le seul moyen de combattre les gains faits sur le terrain par les FAY, est d’essayer de disséminer le plus de sectarisme possible au travers de la région. Ceci, depuis les régimes du CCG et l’alliance américano-israélienne, pourrait être pensé être un moyen efficace de combattre la ferveur révolutionnaire de l’opinion publique arabe, de la rue arabe qui a été grandement affectée et agitée par le génocide se tenant à Gaza.

De fait, une partie de la raison pour laquelle la vaste majorité des médias de langue arabe, ainsi que la totalité des merdias corporatistes occidentaux, se réfèrent au gouvernement Ansarallah yéménite comme étant le “gouvernement des rebelles Houthis”. Ils espèrent ainsi dépeindre le mouvement comme une simple bande de combattants rebelles chiites qui ne sont que “des proxies, des marionnettes, de l’Iran”. Ceci travaille à à la fois déligitimer les FAY et le gouvernement installé dans la capitale du pays, Sanaa, tout en créant également un faux narratif sectaire.

Pour le très grand malheur du bloc aligné américano-arabo-israélien, leurs tentatives de faire prendre des vessies pour des lanternes au public deviennent de plus en plus transparentes. Le génocide de Gaza est exposé là où tout le monde se tient pour le voir et maintenant, la vérité est claire, limpide, pour que tout le monde puisse véritablement la comprendre.

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Robert Inlakesh sur Résistance 71

Guerre impérialiste contre l’Iran : quand le ministre des AE iranien Araghchi, véritable diplomate, recadre le petit con Jean-Noël Barrot… (Press TV)

Posted in actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 19 septembre 2026 by Résistance 71

Réponse du ministre des affaires étrangères iranien Araghchi aux accusation de J.N Barrot sur les droits de l’Homme : “Arrêtez vos larmes de crocodiles !”

Press TV

19 septembre 2026

Url de l’article original en français :

https://french.presstv.co.uk/Detail/2026/09/19/776579/«-Arrêtez-vos-larmes-de-crocodile-»—Araghchi-répond-à-Barrot

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répondu aux récentes accusations de son homologue français, Jean-Noël Barrot, concernant des violations des droits de l’homme, dénonçant le silence de Paris face à la mort d’écoliers iraniens tués lors de frappes américaines.

S’adressant à Barrot dans une publication sur X, Abbas Araghchi a déclaré : « 1,5 million d’Algériens ont été massacrés par la France durant leur guerre d’indépendance. Pourtant, moins d’un dixième d’entre eux ont été officiellement recensé par Paris, qui refuse de présenter des excuses pour ses crimes coloniaux. »

« Arrêtez vos larmes de crocodile, @jnbarrot. Votre silence lorsque les États-Unis ont massacré nos écoliers était révélateur », a-t-il ajouté.

M. Araghchi faisait référence à la frappe aérienne du 28 février contre l’école Shajareh Tayyebeh, à Minab, dans le sud de l’Iran, survenue au premier jour de l’agression militaire américano-israélienne contre l’Iran.

Cette attaque a fait 168 morts, dont 120 élèves et 26 enseignants. Plus de 110 personnes ont également été blessées.

Les enquêtes révèlent que trois missiles de croisière Tomahawk à guidage de précision ont frappé l’école, tous ayant atteint directement l’établissement.

Jeudi, une mission internationale indépendante d’établissement des faits des Nations unies a conclu qu’il existait des « motifs raisonnables » de croire que les États-Unis avaient commis des crimes de guerre au cours de leur guerre d’agression contre l’Iran, citant des attaques indiscriminées ayant entraîné des pertes civiles massives, notamment la frappe dévastatrice contre l’école Shajareh Tayyebeh.

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Notre dossier “Guerre impérialiste contre l’Iran” depuis février 2026

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