L’excommunication de Léon Tolstoï par la clique ensoutanée de l’église orthodoxe (Tolstoï, 1901)

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Le texte ci-dessous est extrait de notre récent PDF: « Léon Tolstoï, textes choisi »

 

Réponse au Synode*

 

Léon Tolstoï

 

1901

 

(*) R71 : Le synode dans l’église orthodoxe est un conseil permanent des évêques sous la direction d’un prima patriarche ou archevêque.

Suite à la publication de son livre “Le royaume de dieu est en vous, le christianisme non comme une religion mystique mais comme une nouvelle théorie de la vie” en 1893, Tolstoï a été “excommunié” (ou son équivalent) par l’église chrétienne orthodoxe d’Orient. Ce qui suit est la réponse de Tolstoï au Synode qui l’excommunia le 20 janvier 1901. Il est à noter qu’aujourd’hui, 120 ans plus tard, Tolstoï n’a toujours pas été réinstauré par la dite église, la mesure étant irréversible. Ce qui en dit suffisamment long donc sur l’imbécilité totale de ces guignols ensoutanés et ne fait que donner 1000 fois raison au vieux Léon, qui de toute façon ne voudrait pas être réintégré dans cette supercherie, comme le sont toutes les églises.

Nous joignons ci-dessous le PDF de l’original de la 1ère traduction française de ce texte de 1901, qui est en possession et nous a été communiqué par “Parabellum 666” qui en a fait le PDF et que nous remercions de nous l’avoir communiqué. Un document à préserver des dommages du temps et de l’ère “Fahrenheit 451” qui s’annonce pour nous et les générations futures…

Tolstoi_Reponse_au_Synode_original (PDF)

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Je ne me proposais pas, tout d’abord, de répondre à l’arrêté synodal qui me concerne. Mais il m’a valu, de la part de correspondants inconnus, de nombreuses lettres, où les uns me blâment vivement de nier ce que je ne nie pas, où d’autres m’exhortent à croire ce que je n’ai pas cessé de croire, où d’autres enfin, affirment entre eux et moi un accord de pensée, qui n’est probablement qu’une illusion, et m’assurent d’une sympathie à laquelle je n’ai probablement aucun droit. Je me suis alors décidé à répondre à l’arrêté lui-même, en dénonçant son injustice, et aux opinions exprimées à mon égard par tant de correspondants inconnus.

L’arrêté du Synode est entaché de vices nombreux. Il est illégal ou intentionnellement équivoque, il est arbitraire, injustifié, mensonger ; en outre, il contient une calomnie et constitue une excitation à des sentiments et à des actes mauvais.

Il est illégal ou intentionnellement équivoque. Car, s’il veut être un acte d’excommunication, il ne satisfait pas aux règlements ecclésiastiques, suivant lesquels peut être prononcée une sentence de ce genre, et s’il est simplement une façon de déclarer que quiconque ne croit pas à l’Église et à ses dogmes n’appartient pas à l’Église, personne ne s’avisant d’en douter, il n’a aucune raison d’être. Quel but pouvait-il donc avoir, si ce n’est, bien que n’étant pas en réalité une sentence d’excommunication, de paraître tel cependant ? Et, en effet, c’est bien comme une excommunication qu’on l’a compris. 

Il est arbitraire parce qu’il n’accuse que moi de ne pas croire aux points de doctrine qu’il énumère, alors que presque tous les hommes cultivés professent une incroyance égale à la mienne, et qu’ils l’ont exprimée, comme ils l’expriment encore, à toute occasion, dans leurs conversations, leurs conférences publiques, leurs brochures et leurs livres.

Il est injustifié, car le principal argument sur lequel il s’appuie est la propagation de ma doctrine mensongère et corruptrice. Or, je sais parfaitement que le nombre des personnes qui partagent mes opinions est, tout au plus, d’une centaine, et la censure a rendu si difficile la circulation de mes ouvrages que la plupart des gens qui ont lu l’arrêté du Synode n’ont pas la moindre idée de ce que j’ai écrit sur la religion. Les lettres que j’ai reçues en font foi.

Il contient une assertion manifestement inexacte, car il parle de tentatives, demeurées infructueuses, que l’Église aurait faites pour me ramener à elle. Or, je n’ai jamais été l’objet d’une semblable démarche.

Il représente ce qu’en langage juridique on appelle une calomnie, car on y a volontairement déguisé la vérité sous des affirmations qui tendent à me nuire.

Enfin, il constitue une excitation à des sentiments et à des actes mauvais, car il a provoqué contre moi, comme il fallait s’y attendre, la colère et la haine de ceux dont l’intelligence est obscure et incapable de raisonnement. Quelques-uns m’ont écrit des lettres où leur fureur s’emporte jusqu’à me menacer de mort. « Te voilà maintenant voué à l’anathème, tu seras précipité, après la mort, dans les tourments éternels et tu crèveras comme un chien… Anathème sur toi, vieux démon… Sois maudit. » Ainsi me parle un de ces hommes. Un autre reproche au gouvernement de ne pas m’avoir encore enfermé dans un monastère et remplit sa lettre d’injures grossières. Un troisième écrit : « Si le gouvernement ne te fait pas disparaître nous saurons bien, nous-mêmes, t’obliger à te taire. » La lettre se termine par des malédictions. « Pour t’anéantir, scélérat, me dit un quatrième, je me charge de trouver les bons moyens… » Suivent des invectives que la décence m’interdit de reproduire. Chez quelques personnes que j’avais rencontrées, depuis que s’était répandue la nouvelle de l’arrêté synodal, j’avais déjà remarqué les signes de cette violente colère. Le 25 février, le jour même où il fut publié, j’entendis en passant sur une place, les paroles suivantes : « Voilà le diable sous la forme d’un homme ». Et si la composition de la foule eût été différente, il se peut bien que l’on m’eût roué de coups, comme ce malheureux que l’on assomma, il y a quelques années, près de la chapelle Panteleïmonovskaïa.

Ainsi, dans son ensemble, l’arrêté du Synode est mauvais. Les quelques lignes de la fin, où les signataires annoncent qu’ils prient Dieu de faire de moi un de leurs semblables, ne sont pas propres à le rendre meilleur.

Il n’est pas moins injuste dans les détails que dans l’ensemble. On y peut lire : « Un écrivain célèbre dans le monde, russe par la naissance, orthodoxe par le baptême et l’éducation, le comte Tolstoï, obéissant aux séductions de son esprit orgueilleux s’est audacieusement révolté contre le Seigneur, contre Son Christ et Ses saintes institutions, et, a clairement renié devant tous sa Mère, l’Église orthodoxe, qui l’a nourri et élevé. »

J’ai renié l’Église qui se dit orthodoxe.

Mais je n’ai pas renié l’Église parce que je m’étais révolté contre le Seigneur. Je l’ai reniée, au contraire, parce que j’ai voulu, de toutes les forces de mon âme, servir Dieu.

Cela est absolument exact.

Ayant conçu certains doutes sur la vérité de l’Église, j’ai cru devoir consacrer plusieurs années à l’étude théorique et pratique de son enseignement, avant de la renier et de rompre avec un peuple auquel me liait un indicible amour. D’une part, je me suis efforcé de lire tout ce qui se rapporte à cet enseignement, je me suis attaché à l’étude et à l’examen critique de la théologie dogmatique ; d’autre part, je me suis scrupuleusement conformé, pendant plus d’un an, à toutes les prescriptions de l’Église, observant tous les jeûnes, assistant à tous les offices. Et je me suis convaincu que renseignement de l’Église est, théoriquement, un mensonge astucieux et nuisible, pratiquement, un composé de superstitions grossières et de sorcellerie, sous lequel disparaît absolument le sens de la doctrine chrétienne[1]. 

C’est alors que j’ai renié réellement l’Église. J’ai cessé d’accomplir ses rites et, dans mon testament, j’ai recommandé à mes proches de ne donner accès auprès de moi quand je mourrai, à aucun représentant de l’Église, mais de faire disparaître au plus vite mon cadavre, comme l’on fait d’une chose repoussante et inutile, afin qu’il ne soit pas une cause de gêne pour les vivants.

On m’accuse de consacrer toute mon activité littéraire et le talent que Dieu m’a donné à faire pénétrer dans le peuple des théories hostiles au Christ et à l’Église. On prétend que par mes écrits, répandus à profusion, par ceux, aussi, des disciples que je puis avoir dans le monde et en particulier dans les limites de notre chère patrie, je travaille avec une rage fanatique à ruiner tous dogmes de l’Église orthodoxe et le fond même de la foi chrétienne. Tout cela est faux. Je ne me suis jamais soucié de la propagation de ma doctrine. Il est vrai que j’ai composé des ouvrages, où j’ai tâché de formuler pour moi-même mon interprétation de l’enseignement du Christ, il est vrai que je n’ai pas caché ces ouvrages à ceux qui m’ont exprimé le désir de les connaître. Mais jamais je ne me suis occupé personnellement de les faire imprimer. Je n’ai dit ma façon de comprendre l’enseignement du Christ qu’à ceux qui m’ont interrogé à ce sujet. À ceux-là j’ai exposé mes pensées de vive voix et j’ai donné mes écrits, quand ils sont venus me trouver chez moi.

Il est dit dans l’arrêté du Synode, que je nie l’existence d’un Dieu en trois personnes, Créateur et Providence de l’univers ; que je nie Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dieu fait homme, Rédempteur et Sauveur du monde, qui a souffert pour tous les hommes et pour leur salut, et qui est ressuscité d’entre les morts ; que je nie la conception miraculeuse de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; que je nie la virginité, avant et après la naissance de son fils, de la Très Sainte Mère de Dieu. Oui, c’est vrai je nie une trinité incompréhensible et la fable, absurde en notre temps, de la chute du premier homme, je nie l’histoire sacrilège d’un Dieu né d’une vierge pour racheter la race humaine, je nie tout cela, c’est vrai. Mais Dieu-esprit, Dieu-amour, Dieu unique principe de toutes choses, je ne le nie pas. Bien plus, je ne reconnais qu’en lui d’existence réelle, et je vois le sens de la vie dans l’accomplissement de sa volonté dont la doctrine chrétienne est l’expression.

On dit encore que je ne crois pas à une autre vie de l’idée du « Jugement dernier », l’éternité des peines et des châtiments.

Si l’on ne sépare pas la conception d’une autre vie de l’idée du « Jugement dernier », d’un enfer peuplé de démons où les damnés souffrent des tourments éternels et d’un paradis où les élus goûtent une perpétuelle félicité, il est très vrai que je ne crois pas à cette vie de l’au-delà. Mais je crois à la vie éternelle et je crois que l’homme est récompensé suivant ses actes ici et partout, maintenant et toujours. Je crois tout cela si fermement qu’à mon âge, me voyant sur le bord de la tombe, je dois souvent faire un effort pour ne pas appeler de mes vœux la mort de mon corps, c’est-à-dire ma naissance à une vie nouvelle. Et je suis convaincu que toute bonne action augmente le bonheur de ma vie éternelle, comme toute mauvaise action le diminue.

On dit que je nie tous les sacrements. Cela est parfaitement exact. Je considère tous les sacrements comme des sortilèges vils et grossiers, inconciliables avec l’idée de Dieu et l’enseignement du Christ, et, de plus, comme des transgressions des préceptes formels de l’Évangile. Dans le baptême des nouveau-nés, je vois une corruption du sens même que peut avoir le baptême pour des adultes qui embrassent consciemment le christianisme. Dans le sacrement de mariage administré à deux êtres qui se sont à l’avance volontairement unis, dans l’admission de cas de divorce et dans la consécration donnée au second mariage de personnes divorcées, je vois des contradictions formelles à l’esprit comme à la lettre de l’enseignement évangélique.

Dans le pardon périodique des péchés, acheté par la confession, je vois une dangereuse illusion, qui ne peut qu’encourager l’immoralité et faire disparaître toute hésitation devant la faute. Dans l’extrême onction et le sacre des souverains, dans le culte des icônes et des reliques, dans toutes les cérémonies, prières et incantations fixées par le rituel, je vois des pratiques de grossière sorcellerie. Dans la communion je vois une divinisation de la chair contraire à la doctrine chrétienne. Dans la canonisation je vois le premier acte d’une série d’impostures et de plus une transgression de l’enseignement du Christ qui a défendu à qui que ce fût de se faire appeler maître, père ou docteur (Matthieu XXIII, 8-10).

On dit enfin, comme pour mettre le comble à mon indignité, qu’après avoir insulté aux objets les plus sacrés de la foi je n’ai pas craint de diriger mes railleries contre le plus saint de tous les sacrements — l’Eucharistie. Il est très vrai que je n’ai pas craint de décrire simplement et objectivement tous les actes qu’accomplit le prêtre pour la préparation de ce prétendu sacrement. Mais que cette cérémonie constitue quelque chose de sacré et qu’il y ait sacrilège à la décrire, simplement telle qu’elle est célébrée, cela est absolument faux. Il n’y a pas sacrilège à appeler une cloison une cloison, et non un iconostase, à nommer une coupe une coupe, et non un calice. Mais on commet un sacrilège, et le plus horrible, le plus révoltant des sacrilèges, en se servant de tous les moyens dont on dispose pour tromper et hypnotiser les gens, en profitant de la simplicité des enfants et des hommes du peuple pour leur persuader que, si l’on rompt un morceau de pain d’une certaine façon, en prononçant certaines paroles, et qu’on le mette ensuite dans du vin, la nature divine se communique à ce morceau de pain, que le prêtre, suivant qu’il élève ce morceau de pain au nom d’un vivant ou d’un mort, assure à celui-là la santé, à celui-ci une amélioration de son sort dans l’autre monde, enfin que quiconque mange ce morceau de pain reçoit dans son corps Dieu lui-même.

Ne voit-on pas que tout cela est horrible ? L’enseignement du Christ est défiguré, transformé en une suite de grossiers sortilèges : bains, onctions, mouvements de corps, incantations, déglutition de morceaux de pain, si bien qu’il ne reste plus rien de cet enseignement. Et si quelqu’un s’avise de rappeler que toute cette sorcellerie, toutes ces prières, toutes ces messes, tous ces cierges, toutes ces icônes n’ont aucun rapport avec l’enseignement du Christ, que celui-ci commande seulement aux hommes de s’aimer les uns les autres, de ne pas rendre le mal pour le mal, de ne pas juger, de ne pas tuer leur semblable, tous ceux qui profitent du mensonge éclatent en protestations indignées et, avec une audace incroyable, proclament publiquement dans leurs églises, impriment dans leurs livres, leurs journaux, leurs catéchismes, que le Christ n’a jamais défendu le jurement (serment), qu’il n’a jamais défendu le meurtre (exécutions capitales, guerres), et que la doctrine de la non-résistance au mal est une invention, une ruse satanique des ennemis du Christ (1).

Le plus horrible est que les hommes qui profitent du mensonge ne trompent pas seulement les adultes, mais que, profitant du pouvoir qui leur est donné, ils induisent en erreur les enfants eux-mêmes, les enfants dont le Christ a dit que celui-là serait maudit qui voudrait les tromper. Il est horrible que pour servir leurs intérêts mesquins, ces gens consentent à faire une œuvre aussi mauvaise, et qu’ils cachent aux hommes la vérité révélée par le Christ, bien qu’elle dispense un bien mille fois plus précieux que le prix de leur triste besogne. Ils agissent comme ce brigand qui tua toute une famille de cinq ou six personnes pour voler une vieille souquenille et quarante kopeks. Les victimes lui auraient volontiers donné tous les vêtements et tout l’argent qu’elles possédaient pour qu’il leur laissât la vie sauve. Mais il ne pouvait pas agir autrement. Il en est de même des imposteurs en matière religieuse. Nous leur assurerions avec joie des revenus dix fois plus considérables, un luxe plus magnifique que ceux dont ils jouissent aujourd’hui, s’ils voulaient renoncer à perdre des hommes par leurs mensonges. Mais ils ne peuvent pas agir autrement. Voilà ce qui est terrible. Et c’est pourquoi, il n’est pas seulement en notre pouvoir, mais il est encore de notre devoir de dénoncer leur supercherie. S’il existe quelque chose de sacré, ce n’est pas leur prétendus sacrements, mais cette obligation de dénoncer, dès que nous l’avons aperçue, leur imposture religieuse.

Qu’un Tchouvache fouette son idole ou l’enduise de crème aigrie, je puis le regarder faire avec indifférence et sans être tenté de blesser ses croyances, parce qu’il agit ainsi au nom de superstitions qui me sont étrangères et qu’il ne porte pas atteinte à ce que je considère moi-même comme sacré. Mais quand des hommes pratiquent des sortilèges et professent des superstitions grossières, au nom de ce même Dieu par qui je vis et de cette doctrine du Christ qui m’a donné la vie et peut la donner à tous les hommes, je ne puis les considérer avec tranquillité. Et ni leur grand nombre, ni l’ancienneté de leur superstition, ni leur puissance ne sauraient imposer silence à mon indignation.

En donnant à leurs actes le nom qui leur convient, je ne fais que ce que je dois faire, ce que je ne puis pas ne pas faire, du moment que je crois en Dieu et à l’enseignement du Christ. S’ils crient au sacrilège parce qu’on dévoile leur mensonge, cela prouve seulement l’étendue du mal qu’ils ont fait et doit encourager ceux qui croient en Dieu et à l’enseignement du Christ à redoubler d’efforts pour dissiper l’illusion qui cache aux hommes le vrai Dieu.

Du Christ qui chassa du temple les bœufs, les brebis et les marchands, ils devraient dire aussi qu’il fut sacrilège. S’il revenait aujourd’hui et qu’il vît ce qui se fait en son nom, dans leur église, il ne manquerait pas, avec une plus grande et plus légitime colère, de jeter au loin corporaux, bannières, croix, coupes, cierges et icônes, tous les instruments de leurs sortilèges, tout ce qui les aide à détourner les hommes de Dieu et de son enseignement.

Voilà ce qu’il y a de vrai ou de faux dans l’arrêté du Synode qui me vise. Je ne crois pas, il est vrai, tout ce que ses signataires prétendent considérer comme article de foi. Mais je crois à bien des choses, sur lesquelles ils voudraient me faire soupçonner d’incroyance. 

Je crois en Dieu, qui est pour moi l’Esprit, l’Amour, le Principe de toutes choses. Je crois qu’il est en moi comme je suis en lui. Je crois que la volonté de Dieu n’a jamais été plus clairement, plus nettement exprimée que dans la doctrine de l’homme Christ ; mais on ne peut considérer Christ comme Dieu et lui adresser des prières, sans commettre, à mon avis, le plus grand des sacrilèges. Je crois que le vrai bonheur de l’homme consiste à l’accomplissement de la volonté de Dieu ; je crois que la volonté de Dieu est que l’homme aime ses semblables et agisse toujours envers les autres comme il désire qu’ils agissent envers lui, ce qui résume, dit l’Évangile, toute la loi et les prophètes. Je crois que le sens de la vie, pour chacun de nous, est seulement d’accroître l’amour en lui, je crois que ce développement de notre puissance d’aimer nous vaudra, dans cette vie, un bonheur qui grandira chaque jour et, dans l’autre monde, une félicité d’autant plus parfaite que nous aurons appris à aimer davantage ; je crois, on outre, que cet accroissement de l’amour contribuera, plus que toute autre force, à fonder sur la terre le royaume de Dieu, c’est-à-dire à remplacer une organisation de la vie où la division, le mensonge et la violence sont tout-puissants, par un ordre nouveau où régneront la concorde, la vérité et la fraternité, je crois que pour progresser dans l’amour nous n’avons qu’un moyen : la prière. Non pas la prière publique, dans les temples, que le Christ a formellement réprouvée (Matth. VI, 5-13). Mais la prière dont lui-même nous a donné l’exemple, la prière solitaire, qui consiste à rétablir, à raffermir en nous la conscience du sens de notre vie et le sentiment que nous dépendons seulement de la volonté de Dieu.

Il se peut que mes croyances offensent, affligent ou scandalisent les uns on les autres, il se peut qu’elles gênent ou déplaisent. Il n’est pas en mon pouvoir de changer mon corps. Il me faut vivre, il me faudra mourir et ce sera bientôt. Tout cela n’intéresse que moi. Je ne puis croire autre chose que ce que je crois, à l’heure où je me dispose à retourner vers ce Dieu, dont je suis sorti. Je ne dis pas que ma foi ait été la seule incontestablement vraie pour tous les temps, mais je n’en vois pas d’autre plus simple, plus claire, et qui réponde mieux aux exigences de mon esprit et de mon cœur.

Si tout à coup, s’en révélait une autre, qui fût plus propre à me satisfaire, je l’adopterais sur-le-champ, car rien n’importe à Dieu que la vérité. Quant à revenir aux doctrines, dont je me suis émancipé au prix de tant de souffrances, je ne le puis. L’oiseau qui a pris son essor ne rentrera plus dans la coquille d’œuf dont il est sorti.

« Celui qui commence par aimer le christianisme plus que la vérité, en viendra bientôt à aimer sa secte ou son église plus que le christianisme, et finira par aimer sa propre personne (son repos) plus que tout au monde. » J’ai traversé, mais en sens inverse ces phases dont parle Coleridge. J’ai commencé par aimer l’Église orthodoxe plus que mon repos ; puis, j’ai aimé le christianisme plus que l’Eglise orthodoxe ; maintenant, j’aime la vérité plus que tout au monde. Mais, jusqu’à présent, la vérité s’est confondue pour moi avec le christianisme tel que je le comprends. Je confesse donc le christianisme. Et c’est aux efforts que je fais pour conformer mes actes à mes croyances que je dois de vivre dans la paix et la joie, et de pouvoir aussi, dans la paix et la joie, m’acheminer vers la mort.

 

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Voir notre page Tolstoï sur Résistance 71

Nos PDF des textes de Léon Tolstoï, ici et

 

COVID-19 n’est pas le virus… La guerre l’est (John Pilger + R71)

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“Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité, ce n’est du reste plus une minorité ; mais elle devient irresistible quand elle la bloque de tout son poids.”
“L’État ne s’adresse jamais intentionnellement à la raison de l’Homme, intellectuelle ou morale, mais seulement à son corps, à ses sens. Il n’est pas armé d’un esprit ou d’une honnêteté supérieure, mais d’une force physique supérieure. Je ne suis pas né pour être contraint.”
~ Henry David Thoreau ~

“Aujourd’hui, pour les neuro-scientifiques, il n’y a pas de “violence naturelle” en l’Homme. La nature humaine n’est ni bonne, ni mauvaise, des facteurs environnementaux (d’ordre familial ou social) étant la cause du recours à la violence.” […]
“Combattre les comportements violents suscités et légitimés après coup par des idéologies qui tiennent que la violence est inhérente à l’Homme, telle doit être notre ardente obligation.”
~ Marylène Patou-Mathis, paléontologue, directrice de recherche CNRS, 2013 ~

L’affaire COVID-19 est planifiée pour : a) masquer le déclin final du capitalisme et pouvoir blamer la crise sur le virus, b) faire passer la pilule de la dictature technotronique du Nouvel Ordre Mondial planétaire sous couvert de “crise sanitaire” et c) faire passer un projet masqué de dépopulation de masse de la planète… projet qui s’évente au fil des jours tant de plus en plus de gens s’éveillent aux mensonges systémiques vomis à tout va par les politiques et médias à la botte.
Tout ceci est en train de partir en sucette et de péter à la tronche de l’oligarchie, qui, comme on le voit partout en toutes les langues (occidentales), redouble de propagande pour diaboliser la Russie et la Chine (et l’Iran), pour créer un nouveau croquemitaine et un fond guerrier dont les tambours de guerre se font de plus en plus entendre. John Pilger a le même ressentis dans cet article de décembre dernier et nous rappelle certains précédents récents comme celui de la guerre d’Irak de 2003 fondée à 100% sur des mensonges d’état divulgués par des médias trompés au mieux ou complices pour la plupart. Idem pour l’affaire de la destruction de la Libye en 2011 et dans la foulée depuis 2011 également, de la Syrie.
Le Capital a besoin d’une grande guerre. C’est de cette façon qu’il a toujours résolu ses “crises” induites depuis au moins la guerre de 1870 et pour sûr les deux grandes guerres mondiales.
La résistance, la dissidence doit dès maintenant changer de cap et anticiper ce qui se prépare. L’heure ne sera pas à sauter de joie quand toute la supercherie de la “crises SRAS-CoV-2 / COVID-19” sera dévoilée au grand jour, mais d’embrayer direct sur la lutte contre ce qui se prépare: la 3ème guerre mondiale qui elle-même n’est qu’une nécessité systémique de la seule guerre qui soit: la guerre de classe, la guerre du 0,00001% contre les 99,99999% du reste de l’humanité, la guerre d’une infime minorité criminelle et arrogante ayant monopolisé au fil du temps le pouvoir par le fric et nous, les peuples qui ne les voyons grands et puissants que parce que nous sommes à genoux (pour la plupart..) et obéissants. Il suffit de dire NON !… Ils commencent à nous vendre leur projet de guerre, les budgets militaires, comme le souligne Pilger ci-dessous, n’ont jamais été si importants, partout, alors que l’appauvrissement des masses se généralise. Pour la classe parasite, l’heure a de nouveau sonné de faire s’entretuer les pauvres par dizaines de millions, avec ou sans armes nucléaires, pour que leur système et leurs privilèges perdurent. Mais il est au bout du rouleau. L’heure des peuples est venue, enfin !

Debout! Union et Rébellion car, plus que jamais sans doute au vu de ce qui se profile à l’horizon :

“C’est la lutte finale,
Groupons-nous et demain,
L’internationale sera le genre humain…”

~ Résistance 71 ~

Le virus mortel n’est pas le COVID mais la guerre

John Pilger

Décembre 2020

url de l’article original:
http://johnpilger.com/articles/the-most-lethal-virus-is-not-covid-it-is-war-

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

9 avril 2021

John Pilger décrit l’arme invisible des guerres passées et présentes et la menace de la guerre nucléaire sous couvert de la pandémie COVID.

Ceci est une propagande, aidée par la censure et l’omission.

Visionner le film de John Pilger (2010)The War You Don’t See here.

Le mémorial des services armés britanniques est un endroit silencieux et hanté. Établi dans la très belle campagne du Staffordshire, dans un arboterum de quelques 30 000 arbres et superbes pelouses, ses figures sculptées célèbrent la détermination et le sacrifice.

Les noms de plus de 16 000 soldats, hommes et femmes y sont enregistrés. La littérature nous dit qu’ils “sont morts sur les théâtres d’opérations ou furent la cible de terroristes.”

Le jour où j’y suis allé, un sculpteur sur pierre y ajoutait les noms de ceux qui étaient tombés dans quelques 50 opérations s’étant déroulées à travers le monde en ce soi-disant “temps de paix”. En Malaisie, en Irlande, au Kenya, à Hong Kong, en Libye, en Irak, en Palestine et bien d’autres endroits, incluant des opérations secrètes, comme en Indochine.

Pas une année ne s’est passée depuis la déclaration de la paix en 1945 où la Grande-Bretagne n’a pas envoyé des forces militaires pour combattre les guerres de l’empire. (NdT: que Pilger ne nomme pas, on le fera à sa place : l’empire anglo-américano-sioniste)

Pas une année ne s’est écoulée sans que des pays, essentiellement pauvres et rivés de conflits, n’aient acheté ou aient “loué” des armes britanniques pour continuer les guerres, ou les “intérêts”, de l’empire.

L’empire _ Quel empire ? Le journaliste d’enquête Phil Miller a récemment révélé dans Declassified que la GB de Boris Johnson maintenait 145 bases militaires dans 42 pays différents. Johnson a clamé que la GB doit être “la plus grande puissance navale d’Europe”.

Dans le plus grande urgence de santé des temps modernes (NdT: vraiment ?… allons, allons John…) ayant retardé plus de 4 millions de procédures chirurgicales rien qu’en GB (NdT : là on est d’accord…), Johnson a annoncé une augmentation record du budget de la “défense” de 16,5 milliards de Livres, un chiffre , une somme qui rétablirait largement le système de santé public en déficit permanent.

Mais ces milliards ne sont pas pour la défense. La GB n’a pas/plus d’ennemis, si ce n’est ceux qui trahissent la confiance des gens ordinaires, de ses infirmières et médecins, de ceux qui s’occupent des personnes âgées, des sans logis et de la jeunesse, comme tous ces gouvernements néo-libéraux successifs l’ont fait, des deux bords, conservateur ou travailliste / socialiste.

Explorant la sérénité du mémorial national de la guerre, j’ai soudain réalisé qu’il n’y avait pas ici un seul monument, ou plaque, ou rosier, honorant les victimes de la Grande-Bretagne, les civils de ces opérations “de temps de paix”.

Il n’y a aucun souvenir pour les Libyens tués  alors que leur pays était sciemment détruit par le premier ministre David Cameron et ses collaborateurs de Paris et de Washington (NdT: Sarkozy et Obama en 2011)

Il n’y a aucun mot de regret pour les femmes et les enfants serbes tués par les bombes britanniques, larguées depuis une hauteur très respectable et sûre sur des écoles, des usines, des ponts, des villes, sur les ordres de Tony Blair ; ou pour les enfants yéménites appauvris exterminés par les pilotes saoudiens (NdT: et israéliens) avec leurs logistiques et cibles fournis par les Britanniques bien en sécurité dans les burlingues climatisés de Ryadh ; ou pour les Syriens affamés par les “sanctions”.

Il n’y a aucun monument pour les enfants palestiniens assassinés par l’élite britannique et son endurante connivance, comme cette campagne récente qui a détruit un modeste mouvement de réforme au sein du parti travailliste (socialiste) et ses accusations trompeuses d’antisémitisme.

Il y a deux semaines, le chef d’état major israélien et son homologue britannique ont signé un accord pour “formaliser et améliorer” la coopération militaire entre les deux pays. Ceci n’est pas nouveau. Toujours plus d’armement britannique et de soutien logistique vont être acheminés vers le régime hors-la-loi de Tel Aviv, dont les tireurs embusqués ciblent les enfants palestiniens et leurs psychopathes interrogent d’autres enfants palestiniens dans des conditions d’isolement extrême. (Allez consulter le rapport récent et choquant de Defense for Children, Isolated and Alone).

Peut-être bien que l’omission la plus frappante au mémorial de Staffordshire est une reconnaissance des millions d’Irakiens dont les vies et le pays furent détruits par l’invasion illégale de Blair et de Bush en 2003.

ORB, un membre du British Polling Council, a chiffré cela à 1,2 millions. En 2013,  l’organisation ComRes a demandé à un grand échantillon de la société britannique combien d’Irakiens pensaient-ils avaient été tués durant l’invasion de 2003. Une grande majorité des gens interrogés ont répondu : “moins de 10 000”.

Comment un tel silence de mort peut-il être maintenu dans une société sophistiquée ? Ma réponse est que la propagande est bien plus effective dans les sociétés qui se voient comme libres que dans des dictatures et des autocraties. J’inclus la censure par omission.

Nos industries de la propagande, à la fois politique et culturelle, incluant la plupart des médias, sont les plus puissantes, les plus présentes et les plus raffinées de la planète. D’énormes mensonges peuvent-être répétés incessamment, en boucle, par ces voix si confortantes de la BBC. Les omissions ne sont en rien un problème.

Une question similaire se réfère à la guerre nucléaire, dont la menace “n’est d’aucun intérêt”, pour citer un célèbre discours d’Harold Pinter (NdT: son discours d’acceptance du prix nobel de littérature en 2005). La Russie, grande puissance nucléaire, est encerclée par ce groupe va t’en guerre notoire connu sous le vocable d’OTAN (NdT: vous savez… Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…), ayant les troupes britanniques manœuvrant juste à la frontière qu’Hitler avait envahie.

La diffamation constante de tout ce qui est russe, et non des moindres. la vérité historique sur le fait que c’est l’Armée Rouge soviétique qui a gagné la seconde guerre mondiale dans les grandes largeurs, est infusée dans la conscience publique. Les Russes ne sont “d’aucun intérêt”, sauf à être des “démons”.

La Chine, aussi une puissance nucléaire, est la cible d’une provocation incessante, des bombardiers stratégiques et des drones américains constamment fleurtant avec ses frontières et son espace aérien et, hourrah ! le navire de guerre HMS Queen Elisabeth II, un porte-avions britannique de 3 milliards de Livres, va bientôt partir et couvrir quelques 6500 miles nautiques pour renforcer “la liberté de navigation”, ce à une porté de fusil de la côte chinoise.

Il y a quelques 400 bases militaires américaines qui encerclent la Chine, “comme un collet”, m’a confié un planificateur du Pentagone. Ces bases s’étendent de l’Australie, à travers le Pacifique vers le sud et le nord de l’Asie en en Eurasie.

En Corée du Sud, un système de missile connu sous le nom de Terminal High Altitude Air Defense, or THAAD, pointe à bout portant sur la Chine au delà de la toute petite Mer de Chine Orientale. Imaginez un instant des missiles chinois au Mexique ou au Canada ou au large des côtes californiennes. (NdT: il y a quelques années, un sous-marin nucléaire russe d’une classe super furtive, équipé de missiles et torpilles nucléaires, a patrouillé plus d’une semaine aux petit large des côtes ouest américaines sans être détecté. Les Russes l’ont fait savoir aux Yanks, preuve à l’appui…)

Quelques années après l’invasion de l’Irak, j’ai fait un film intitulé “The War You Don’t See”, dans lequel je pose des questions à des journalistes américains et britanniques ainsi qu’à des exécutifs de journaux télévisés, des gens que je connaissais comme collègues, comment et pourquoi Bush et Blair furent autorisés à sortir indemnes de ce grand crime que fut la guerre d’Irak, considérant le fait que les mensonges n’étaient même pas particulièrement intelligents.

Leur réponse m’a surpris. Ils dirent “Si nous avions [les journalistes et les JT] défier les affirmations de la Maison Blanche et de Downing Street, si nous avions enquêté et dénoncé les mensonges au lieu de les amplifier et de nous en faire l’écho, l’invasion de l’Irak en 2003 n’aurait probablement pas eu lieu et un grand nombre de personnes seraient toujours en vie aujourd’hui. 4 millions de réfugiés n’auraient pas fui la guerre. La saloperie Daesh, un produit de l’invasion Bush/Blair n’auraient peut-être pas été conçue.” David Rose, qui était alors avec le London Observer, journal qui soutenait bec et ongles l’invasion, décrivit “le paquet de mensonges dont on m’a gavé par le truchement d’une campagne de désinformation vraiment sophistiquée.”

Rageh Omah, alors l’homme de la BBC en Irak m’a dit : “Nous n’avons pas poussé suffisamment les boutons les plus inconfortables.” Dan Rather, le reporter de terrain de CBS News est d’accord, ainsi que de nombreux autres.

J’ai admiré ces journalistes qui ont brisé le silence. Mais ils sont d’honorables exceptions. Aujourd’hui, les tambours de la guerre ont de nouveaux percussionnistes enthousiastes en GB, en Amérique et en Occident.

Choisissez parmi la légion de critiques de la Russie et de la Chine et les promoteurs de friction comme ceux de la cohorte du Russiagate. Mon oscar personnel va à Peter Hartcher du Sydney Morning Herald, dont la harangue sans relâche au sujet d’une “menace existentielle” (de la Chine et de la Russie mais surtout de la Chine) est sans égal.

Le covid a fourni une couverture pour cette pandémie de la propagande. En Juillet, Morrison a emboité le pas de Trump et a annoncé que l’Australie, qui n’a aucun ennemi, dépenserait 270 millions de dollars pour en provoquer un, incluant des missiles capables d’atteindre la Chine.

Que l’achat par la Chine des minerais et de la production agricole australiens a bel et bien souligné que l’économie australienne “n’avait aucun intérêt” pour le gouvernement de Canberra.

Les médias australiens se sont ralliés en bons petits caniches, délivrant une bordée d’injures à la Chine. Des milliers d’étudiants chinois, qui avaient garanti les gros salaires des vice-chanceliers universitaires australiens, furent conseillés par leur gouvernement d’aller étudier autre part. Les Sino-Australiens ont été insultés et les livreurs chinois ont été agressés. Le racisme colonial n’est jamais bien difficile à raviver.

Il y a quelques années, j’ai interviewé l’ancien patron de la CIA pour l’Amérique Latine, Duane Claridge. En quelques mots honnêtes et rafraîchissants, il résuma la politique étrangère occidentale comme étant directement ordonnée par Washington.

La super-puissance, avait-il dit, pouvait faire ce qu’elle voulait, où que ce soit et quand ses “intérêts stratégiques” le demandaient. Ses mots furent aussi : “Monde, faudra t’y habituer”.

J’ai rapporté depuis le terrain sur de nombreuses guerres. J’ai vu les restes sanguinolents d’enfants et de femmes et de personnes âgées bombardés et brûlés vifs ; leurs villages en ruine, leurs arbres pétrifiés éclaboussés de débris de chair humaine et bien d’autres choses encore.

C’est peut-être pourquoi je réserve un mépris très spécial à ceux qui font la promotion du crime des guerres prédatrices et qui en font l’apologie par leur mauvaise foi et leurs profanités, ne les ayant jamais expérimentées eux-mêmes. Leur monopole doit être brisé.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Terrorisme d’état et application de la règle antiterroriste…

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Il suffit d’un RIEN : de dire… NON !

« Un homme vivant seul répond à une frappe à sa porte. Devant lui se tient Tyrannie, armée et toute puissante qui lui demande: ‘Te soumettras-tu ?’ L’homme ne répond pas et la laisse entrer. L’homme la sert durant des années, puis Tyrannie devient malade par empoisonnement de sa nourriture. Elle finit par mourir. L’homme ouvre alors sa porte, se débarrasse du corps encore chaud, retourne dans sa maison, ferme la porte derrière lui et dit: ‘Non ! »
— Bertold Brecht —

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

“L’État n’a pas plus de réalité que n’en ont les dieux ou les diables. Ce ne sont que des reflets, des créations de l’esprit humain, car l’homme, l’individu est la seule réalité. L’État n’est que l’ombre de l’homme, l’ombre de son obscurantisme, de son ignorance et de sa peur.”
~ Emma Goldman ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

“L’État est une société d’assurance mutuelle entre le propriétaire terrien, le général militaire, le juge, le prêtre et plus tard, le capitaliste, afin de soutenir l’autorité de l’un l’autre sur le peuple et pour exploiter la pauvreté des masses tout en s’enrichissant eux-mêmes.
Telle fut l’origine de l’État, telle fut son histoire et telle est son essence actuelle.”
~ Pierre Kropotkine ~

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

L’après « pandémie », créons notre monde (David Graeber)

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Après la pandémie, ne nous rendormons pas !

 

David Graeber (2020)

 

Note du traducteur pour Résistance 71 :
Peu de temps avant sa mort prématurée en septembre 2020, l’anthropologue anarchiste et figure du mouvement Occupy Wall Street (OWS) David Graeber, que nous avons abondamment traduit et publié sur ce blog, a écrit ce court essai au sujet de la conjoncture pandémique et de ses conséquences sociales. Publié en février 2021, nous le traduisons et publions en tant que premier écrit post-mortem de l’auteur.

A un moment donné dans les prochains mois, la crise [du COVID] sera déclarée terminée et nous pourrons retourner à nos boulots “non-essentiels”. Pour beaucoup, cela sera comme se réveiller d’un rêve.

Les classes médiatique et politique vont définitivement nous encourager à penser de cette manière. C’est ce qu’il s’est passé après le crash financier de 2008. Il y a eu un bref moment de questionnement, de remise en cause. Qu’est-ce que la “finance” de toute façon ? N’est-ce pas juste la dette des autres ? Qu’est-ce que l’argent ? Est-ce juste de la dette aussi ? Quelle dette ? N’est ce pas juste une promesse ? Si l’argent et la dette ne sont qu’une collection de promesses que nous nous faisons les uns les autres, alors ne pourrions pas aussi simplement nous en faire d’autres ? Cette fenêtre fut presque instantanément fermée, arrêtez de penser et retournez au boulot ou du moins commencez par en chercher.

La dernière fois donc, la plupart d’entre nous s’y sont trompés. Cette fois, il est absolument vital que nous ne le soyons pas. Parce qu’en réalité, la crise que nous venons d’expérimenter était de se réveiller d’un rêve, une confrontation avec la réalité vraie de l’être humain et de la vie humaine, qui est que nous sommes une collection d’êtres fragiles s’occupant les uns des autres et tous ceux qui font le plus gros du boulot qui nous permet de rester en vie sont sous-payées et sur-imposés, humiliés quotidiennement et que la vaste majorité de la population ne fait pas grand chose si ce n’est de fantasmer, de soutirer des loyers, des rentes et de manière générale mettre des bâtons dans les roues de ceux qui font, bougent, transportent, fabriquent les choses ou subviennent aux besoins d’autres êtres vivants. Il est important que nous ne retournions pas dans cette réalité où tout cela prend un sens inexplicable, de la façon dont des choses insensées se produisent souvent dans les rêves.

Que pensez-vous de ça : Pourquoi ne cesserions-nous pas de traiter tout cela comme quelque chose de normal le fait que plus quelqu’un travaille pour bénéficier à quelqu’un d’autre, le moins cette personne sera payée en retour ou d’insister que les marchés financiers sont la meilleure façon de diriger les investissements de long terme même si cela nous propulse à la destruction de l’essentiel de la vie sur Terre ?

Pourquoi pas donc au contraire, lorsque toute cette crise est finie, nous rappeler de ce que nous avons appris : que si “l’économie” veut dire quelque chose, c’est de nous procurer les uns les autres ce dont nous avons besoin pour vivre bien dans tous les sens du terme et que ce que nous appelons “le marché” n’est juste qu’une façon de prendre en compte les désirs futiles des riches, dont la plupart est un tant soit peu pathologique et qui étaient en train de planifier leurs bunkers où ils prévoyaient d’aller vivre si nous continuions à être assez fous de croire les sermons de leurs mignons nous disant que nous sommes collectivement trop ignorants et sans sens commun pour faire quoi que ce soit au sujet des catastrophes à venir. Pourrions-nous les oublier cette fois-ci ?

La plupart du boulot que nous faisons n’est que poudre aux yeux, il n’existe que pour lui-même ou pour faire en sorte que les riches se sentent bien dans leurs pompes. Si nous arrêtions simplement ce non-sens, il serait alors possible de nous faire entre nous un autre arrangement de promesses : par exemple de créer une “économie” qui prenne soin des gens qui s’occupent de nous.

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A lire : nos pages « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

« COVID-19 du mythe aux stats et des stats au scandale »

 

Le peuple américain se réveille et défie la dictature sanitaire et les vaccins chimériques

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Les vraies raisons pour lesquelles des millions d’Américains vont défier les obligations autour de la COVID et des vaccins

 

Brandon Smith

 

Mars 2021

 

Source de l’article en français:
https://lesakerfrancophone.fr/les-vraies-raisons-pour-lesquelles-des-millions-damericains-vont-defier-les-obligations-autour-de-la-covid-19-et-des-vaccins

 

Je soupçonne qu’une grande partie du public est au moins partiellement consciente lorsqu’elle est poussée ou attirée dans une façon spécifique de penser. Nous avons certainement eu assez d’expériences avec des institutions qui ont essayé de gérer nos pensées au fil des ans. Les gouvernements et les grands médias en particulier ont fait de la fabrication du consentement du public leur priorité absolue. C’est à cela qu’ils consacrent la majeure partie de leur temps, de leur argent et de leur énergie. Toutes les autres questions sont secondaires.

Les médias ne rapportent pas objectivement les faits et les preuves, ils déforment l’information pour planter un récit élaboré dans l’esprit de leurs téléspectateurs. Mais le public n’est pas aussi stupide qu’il semble le croire. C’est probablement la raison pour laquelle la confiance dans les médias a chuté de 46 % au cours des dix dernières années, atteignant cette année un niveau historiquement bas de 27 %.

À l’exception des pics de la saison pré-électorale, les grands médias, de CNN à Fox, en passant par CBS et MSNBC, sont confrontés à des chiffres d’audience désastreux, avec seulement 2 à 3 millions de téléspectateurs aux heures de grande écoute. Il y a de nombreux commentateurs sur YouTube qui ont une plus grande audience que cela. Et si vous passez au crible les bribes de vidéos des médias « main stream » dit MSM sur YouTube, vous trouverez peu de visites et une majorité de personnes ne visitent leurs chaînes uniquement que pour se moquer d’eux.

Les MSM s’efforcent maintenant d’expliquer l’effondrement de son empire, tout en débattant des moyens de se sauver de l’oubli. Le pouvoir du « quatrième pouvoir » n’est qu’une façade, une illusion créée par la fumée et les miroirs. En résumé : Personne (sauf peut-être les gauchistes extrêmes) n’aime les médias corporatifs ou les journalistes et propagandistes activistes.

On pourrait penser que les magnats des médias et les journalistes l’auraient compris depuis le temps. Je veux dire, s’ils acceptaient cette réalité, ils ne se battraient pas autant avec l’idée que personne ne les écoute lorsqu’il s’agit des obligations autour de la Covid-19 et des vaccins. Pourtant, les journalistes s’en plaignent sans cesse ces derniers temps.

En fait, la moitié des reportages que je vois ces jours-ci ne sont pas des analyses factuelles des événements, mais des journalistes corporatifs qui interviewent d’autres journalistes de ces mêmes médias et se plaignent les uns les autres de ce que les Américains sont « trop ignorants » ou « trop conspirationnistes » pour comprendre que les journalistes sont les grands prêtres oints de l’information.

En fait, je trouve cette situation fascinante en tant qu’observateur de l’oligarchie et bien versé dans les mécanismes de la propagande. Le récit fondamental de la culture de contrôle est qu’il y a des « experts » que l’establishment choisit, et puis il y a tous les autres. Les « experts » sont censés pontifier et dicter leur conduite, tandis que tous les autres sont censés se taire, écouter et obéir.

Les élitistes des médias se voient dans le rôle des « experts » et le public dans celui des acolytes dévoués, un fidèle troupeau de moutons. Mais que se passe-t-il lorsque tout le monde commence à ignorer les bergers ?

L’autre jour, je suis tombé sur cette interview révélatrice diffusée par CBS News, concernant un sondage réalisé auprès des Américains, qui montre qu’au moins 30 % d’entre eux refuseront catégoriquement de se faire vacciner contre la Covid-19. L’interview est, pour une raison ou une autre, réalisée par un autre journaliste de The Atlantic qui ne semble pas avoir de références médicales et qui ne comprend pas les données relatives à la Covid-19.

Il convient de noter tout de suite que la discussion elle-même n’aborde jamais les faits réels concernant le virus, la pandémie, les confinements, les mandats ou les vaccins. L’establishment ne cesse de nous dire « d’écouter la science », mais ensuite ils rejettent la science quand elle n’est pas en accord avec leur agenda. Quand les médias dominants vont-t-ils enfin reconnaître des faits comme ceux-ci :

1) Selon de nombreuses études officielles, dont une étude de l’American College of Physicians, le ratio de fatalité de l’infection (ou taux de mortalité) de la Covid-19 n’est que de 0,26% pour toute personne ne vivant pas dans une maison de retraite. Cela signifie que 99,7 % des personnes qui ne sont pas en maison de retraite survivront au virus si elles le contractent.

2) Les patients des maisons de retraite représentent plus de 40 % de tous les décès dus au Covid aux États-Unis. Il s’agit principalement de personnes qui étaient déjà malades et souffraient de multiples pathologies préexistantes lorsqu’elles ont contracté la Covid-19.

3) Les données hospitalières du gouvernement fédéral provenant du ministère de la santé et des services sociaux indiquent que la capacité des lits d’hôpitaux est amplement suffisante aux États-Unis et que c’est le cas depuis l’année dernière. Les patients Covid n’occupent qu’environ 13% des lits d’hospitalisation au niveau national. Les informations diffusées dans les médias sur la surcapacité des hôpitaux due à la Covid-19 sont donc inexactes ou carrément mensongères.

4) Des études internationales, dont une étude danoise publiée par l’American College of Physicians, ont prouvé que le port de masques ne fait AUCUNE différence significative dans la propagation ou le taux d’infection de la Covid-19. Il est intéressant de noter que les États américains où le port du masque est le plus imposé ont également enregistré les taux d’infection les plus élevés.

5) En mars 2020, le chef du NIAID, le Dr Anthony Fauci, a déclaré ceci à propos du port du masque lors d’une interview dans l’émission 60 Minutes :

« À l’heure actuelle, aux États-Unis, les gens ne devraient pas se promener avec des masques…. il n’y a aucune raison de se promener avec un masque. Lorsque vous êtes au milieu d’une épidémie, porter un masque pourrait faire en sorte que les gens se sentent un peu mieux, et il pourrait même bloquer une gouttelette, mais il ne fournit pas la protection parfaite que les gens imaginent, et souvent il y a des conséquences involontaires – les gens continuent à tripoter les masques et ils se touchent le visage. »

6) Sur Twitter, en février 2020, le Surgeon General américain s’est exprimé sur le port de masque :

« Sérieusement, arrêtez d’acheter des masques ! Ils ne sont PAS efficaces pour empêcher le grand public d’attraper le #Coronavirus, mais si les prestataires de soins de santé ne peuvent pas les obtenir pour soigner les patients malades, cela les met en danger, ainsi que nos communautés ! »

Le Surgeon General et Fauci ont par la suite changé d’avis sur le port du masque lorsqu’il ne convenait plus au récit de contrôle, et sont maintenant de fervents partisans de l’application du port obligatoire du masque. Les données scientifiques continuent de montrer que le port du masque n’empêche en rien la propagation de la Covid-19.

7) Les vaccins Covid de Pfizer et Moderna sont fabriqués à l’aide d’une toute nouvelle technologie qui a fait l’objet de tests limités. Le NIAID a effectué des tests minimaux sur des souris, mais ces souris n’étaient PAS d’un type normalement susceptible de contracter la Covid-19 comme le sont les humains. Ces tests étaient totalement inadéquats, mais les vaccins à ARNm ont tout de même été autorisés à être utilisés par les humains.

8) Les nouveaux vaccins ne contiennent pas le virus qui déclenche la Covid-19, comme le ferait un vaccin classique. Au lieu de cela, les chercheurs de Moderna et de Pfizer ont utilisé une nouvelle technique pour fabriquer de l’ARN messager (ARNm), qui est similaire à l’ARNm présent dans le SARS-Cov-2. En théorie, l’ARNm artificiel agira comme des instructions qui inciteront les cellules humaines à fabriquer une protéine présente à la surface du virus. Cette protéine devrait théoriquement déclencher une réponse immunitaire protectrice. L’ensemble des efforts déployés pour le vaccin de la Covid-19 a été essentiellement un raccourci géant. Ce n’est pas un avantage, car les effets à long terme de tout vaccin, d’un an à cinq ans, puis à dix ans, devraient être compris avant qu’il ne soit injecté à des êtres humains.

9) Plusieurs professionnels de l’industrie médicale, dont l’ancien vice-président de Pfizer, ont signé une pétition mettant en garde contre les nouveaux vaccins à ARNm. Ils affirment que des tests beaucoup plus poussés sont nécessaires avant d’exposer les humains, et ils préviennent que les vaccins peuvent provoquer de graves réactions auto-immunes, voire l’infertilité.

10) De nombreux sondages montrent également qu’au moins 30 à 50 % des professionnels de la santé, y compris les infirmières et les médecins, prévoient également de refuser les vaccins. Ces personnes risquent de perdre leur emploi, mais elles n’accepteront pas pour autant le vaccin. C’est dire à quel point les vaccins à ARNm peuvent être potentiellement dangereux ; la santé à long terme est plus importante que les risques à court terme.

Lorsque tous ces faits sont pris en compte, ainsi que de nombreux autres que je n’ai pas la place de mentionner ici, il n’est pas si farfelu que des millions d’Américains soient sceptiques à l’égard des obligations médicales et de la vaccination par rapport à la Covid-19.

Pourquoi devrions-nous nous inquiéter de nous faire vacciner contre un virus auquel 99,7% de la population survivra sans difficulté ? Pourquoi devrions-nous autoriser les fermetures économiques, les passeports médicaux ou la recherche invasive des contacts, et encore moins une pandémie à laquelle moins de 0,3 % de la population est sensible ? En outre, pourquoi devrions-nous nous porter volontaires pour être les cobayes d’une nouvelle technologie vaccinale sans savoir quelles en seront les conséquences à long terme ?

Même si la Covid-19 représentait un danger légitime, aucune crise ne justifie que l’on abandonne nos libertés civiles pour y répondre.

Le récit de base de l’establishment est le suivant : « La Covid-19 est une menace existentielle pour le public, par conséquent, nous sommes justifiés de priver les gens de leurs libertés, de leur économie et de leur vie privée. C’est pour le plus grand bien du plus grand nombre. La vaccination est infaillible et ne peut être remise en question. Les « experts » sont infaillibles et ne peuvent être remis en question. Ce n’est pas votre corps et ce n’est pas votre choix. Votre corps est la propriété du gouvernement et si vous ne prenez pas volontairement des injections de n’importe quel cocktail expérimental que nous vous donnons, alors nous continuerons à éroder vos libertés jusqu’à ce que vous cédiez et vous soumettiez. Puis, une fois que vous vous serez soumis, vos libertés ne vous seront cependant pas rendues ».

Ce n’est pas vraiment un argument convaincant pour beaucoup de gens.

Les médias comme CBS mentionnent rarement la question générale du contrôle et de l’oppression liés à la réponse à la pandémie, tout comme ils n’abordent jamais les faits qui vont à l’encontre de leur message. Ce qu’ils feront, c’est déformer la situation afin d’obtenir la conformité. Le journaliste de The Atlantic l’admet dans l’interview ci-dessus, affirmant que les médias, en particulier, doivent modifier leur message pour mieux inciter les gens à se faire vacciner. En d’autres termes, les gens sont plus faciles à manipuler lorsqu’ils sont amenés à penser qu’il y a plus à gagner en se soumettant qu’en se rebellant.

Le système de passeport médical est la personnification de la fausse incitation. Les médias présentent l’idée que personne ne sera « forcé » de prendre les vaccins ; mais ce qu’ils ne mentionnent pas, c’est que sans le vaccin, ils n’obtiendront pas de passeport médical, et sans passeport médical, ils seront coupés de l’économie normale. Vous pouvez ne pas être vacciné, mais vous serez puni par la pauvreté et l’absence d’accès jusqu’à ce que vous cédiez.

Ma question est la suivante : pourquoi se soucient-ils tant du fait que les gens ne veulent pas ou ne font pas confiance au vaccin ? Pourquoi sont-ils si obsédés ? Si le cocktail d’ARNm fonctionne réellement et ne constitue pas un danger pour la santé, alors ils devraient être parfaitement à l’abri de l’infection. L’idée que les personnes qui refusent sont un danger pour les autres est absurde.

Si l’on commence à parler de « mutations » potentielles qui contournent les protections vaccinales, alors pourquoi prendre un vaccin ? Si les mutations sont réellement une menace et ne sont pas entravées par les vaccins actuels, alors prendre un vaccin maintenant est inutile.

Et, pourquoi ces tentatives constantes de division du public ? CBS et The Atlantic utilisent un stratagème évident pour affirmer que les Américains noirs et bruns ont des raisons différentes de refuser d’obtempérer par rapport aux conservateurs apparemment blancs. Pourquoi supposent-ils que les noirs et les bruns ne sont pas conservateurs ou que nous n’avons pas de nombreux intérêts en commun ? Cela n’est jamais expliqué ou soutenu.

Enfin, comme toujours, les médias cherchent à faire passer pour des « fous du complot » tous ceux qui ne sont pas d’accord avec l’ordre du jour dominant, présentant des arguments fallacieux tout en ignorant tous les arguments légitimes en faveur de la liberté. La RÉALITÉ de la conspiration existe, et aucun de ces journalistes ne survivrait à un débat sur un pied d’égalité avec ceux d’entre nous qui font partie des médias alternatifs lorsqu’il s’agit de la Covid-19 et des vaccins.

La mentalité de harcèlement des médias et du gouvernement à l’égard des personnes sceptiques sur les restrictions de la Covid-19 et des vaccins est troublante. Ils agissent davantage comme des ex-copines délaissées de psychopathes que comme des personnes soucieuses de sauver des vies. Cela me faire dire qu’ils ont peur. Leur programme est incertain, et ils ont des doutes. C’est une bonne chose.

Au fond, la Covid-19 est un non-sujet qui a été gonflé en une crise aux proportions épiques par le biais de la narration et de la vérification sélective des faits. Des millions de personnes dans le monde meurent chaque année d’une myriade de maladies, dont certaines sont aussi infectieuses que la Covid-19. Nous n’arrêtons pas nos vies, ne portons pas de couches sur nos visages, ne nous injectons pas de cocktails non testés modifiant les cellules et ne sacrifions pas nos libertés pour autant. La vie, la liberté et la poursuite du bonheur continuent. Ceux qui souhaitent nous priver de notre autodétermination dans ces domaines sont la vraie menace pas la Covid-19.

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Lecture complémentaire :

Notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

Notre page « COVID-19 du mythe aux stats et des stats au scandale »

 

Errico Malatesta : Capitalisme et irréconciliable contradiction…

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Nous avons traduit et publié bon nombre de texte d’Errico Malatesta depuis quelques années sur Résistance 71. Ce texte ci-dessous est remarquable dans sa justesse d’analyse et son actualité… 121 ans plus tard. Serait-ce un signe une fois de plus que rien n’a vraiment changé depuis ?…

Malatesta (1853-1932) rejoignit la 1ère Internationale en 1871 à l’âge de 18 ans. En 1872, il rencontra Bakounine et rejoignit l’Internationale Anarchiste du congrès de St Imier. Malatesta fut longtemps un adepte de la “propagande par le fait”, c’est à dire un avocat de l’insurrection armée, mais il changea d’avis avec le temps. Il fut un des leaders anarchistes qui refusa d’accepter la 1ère guerre mondiale, argumentant que tout cela n’était qu’un accord des riches pour faire s’entretuer les pauvres au nom de leur profit et de leur richesse. Mécanicien et électricien de formation, il milita et aida à l’organisation de la lutte ouvrière dans l’optique de l’établissement de la société anarchiste dans bon nombre de pays, en Italie, son pays d’où il dût s’exiler pendant 35 ans, en Belgique, en France, en Suisse, aux Etats-Unis et en Argentine. Il passa 12 années de sa vie en prison et fut condamné 3 fois à mort.

Errico Malatesta est une des grandes figures historiques de l’anarchisme, grand organisateur et fédérateur de volonté. Il maniait le verbe et l’action avec la même efficacité. Ce n’est pas un hasard si nous le sortons du “placard” à intervalles réguliers. Quand on parle de complémentarité osmotique, il est intéressant de lire et de puiser dans les écrits et la pensée de Proudhon, Kropotkine, Bakounine, Landauer et Malatesta, le meilleur de chacun d’entre eux se cristallisera dans la société des sociétés que nous sommes déjà en train de construire, pour beaucoup sans même le savoir…

~ Résistance 71 ~

L’irréconciliable contradiction

Errico Malatesta

Mars 1900

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Avril 2021

Ils écrivent depuis Bari en Italie :

Notre ville subit une bien triste crise. La fabrique de tonneaux, qui fut autrefois une industrie flamboyante, est de plus en plus sur le déclin. La cause de ce déclin réside dans l’introduction de nouveaux tarifs pour le transport ferrovier, qui permet le retour de tonneaux vides à un très bas prix, ce qui occasionne un déclin dans la consommation de tonneaux. Il y a quelques temps, les maîtres d’œuvre de la fabrication des tonneaux demandèrent que les prix de transport des tonneaux vides soient augmentés. Dimanche dernier, devant la préfecture, ils ont rencontré les autorités pour leur demander de les aider. Un comité de 12 membres de la corporations des tonneliers, accompagnés d’un inspecteur de la sécurité publique, fut reçu par le préfet, qui a promis de résoudre cette affaire.

Comment diable le préfet va t’il résoudre cela ?

En donnant l’ordre aux compagnies ferrovières d’augmenter encore le prix de transport des tonneaux vides ? Comment cela se peut-il, si les capitalistes sont ceux qui possèdent les chemins de fer, ceux qui commandent aux préfets et qui sont les maîtres de ceux-ci !

Et puis, augmenter le prix du retour des tonneaux vides fera immanquablement augmenter le prix du vin.

Si les consommateurs de vin en venaient à se retourner contre le préfet, leur promettrait-il ces choses aussi ?

Ce pauvre préfet doit se sentir dans la position de dieu tout puissant à qui une personne demande de la pluie et une autre le beau temps. Et il n’est même pas omnipotent !…

Mais nous nous préoccupons en vain de la position des préfets, qui savent parfaitement bien comment se sortir de tels meli-melos… en faisant des promesses à tout le monde et n’en tenant aucune !

Ce sont ces pauvres travailleurs qui méritent bien plus notre considération car, ignorants de la cause initiale de leurs problèmes, se laissent berner et moquer d’eux au point qu’ils se laissent escorter à la préfecture par un inspecteur de la sécurité publique et espèrent que les autorités vont s’occuper de leur fardeau.

Ce cas des tonneliers de Bari est un cas typique, qui montre on ne peut plus clairement la totale absurdité de la société capitaliste.

Dans ces cas similaires, il ne peut pas y avoir d’autre cure que l’abolition du capitalisme et la transformation radicale du système de production. Et chaque corps de métier, chaque forme d’activité humaine doit, tôt ou tard, se retrouver dans le même dilemme, ce qui est déjà abondamment étendu dû au fait de la surabondance de travail.

Les associations ne sont d’aucun secours, ni ne le sont les grèves, ni les coopératives ni toute autre forme de résistance dans le système.

A chaque fois qu’on n’a pas besoin du travail d’un ouvrier, celui-ci ne peut pas imposer quelque sorte d’accord que ce soit : il doit mourir de faim, plus ou moins lentement, plus ou moins convulsivement, mais il doit mourir de faim… à moins qu’il puisse se libérer du système en cours.

De plus, le progrès a la tendance à rendre le travail de plus en plus de personnes inutile.

Ceci est l’ultime et irréconciliable contradiction entre le capitalisme et le progrès. Tous deux empêchent un véritable progrès, glorifiant les castes actuelles, abolissant la concurrence entre les capitalistes, interdisant tout développement de production, toute nouvelle machine, toute application scientifique nouvelle et réduisant les ouvriers au statut d’animaux domestiques auxquels leurs maîtres donnent une pitance rationnée, en bref, un régime tel que celui mis en place par les jésuites au Paraguay. Pour en sortir, nous devons détruire le capitalisme et organiser la production non pas pour le profit du petit nombre, mais pour le plus grand bien-être de tous.

La requête des tonneliers de Bari pour augmenter le tarif de transport des tonneaux vides afin que les marchands de vin trouvent plus faciles de les brûler après usage plutôt que de les renvoyer, est la même chose que de demander aux tonneliers de n’envoyer que 10 tonneaux sur 100 qu’ils fabriquent sur le marché et de détruire les 90 autres avant qu’ils ne soient utilisés.

Est-il possible de faire cela ? Bien sûr que non, et pourtant la structure actuelle de la société est si absurde que cela rendrait bénéfique une telle mesure.

Quand des gens meurent de faim parce qu’il y a trop de choses ou parce que c’est trop facile de le produire ou parce que c’est trop durable, la destruction peut apparaître et bizarrement être plus utile que la production. Un grand incendie ou un tremblement de terre peuvent être une aubaine, amenant du travail et du pain aux sans emplois. [NdT: à noter que toutes les grandes crises modernes se sont “résolues” au sein du système par de non moins grandes guerres, détruisant beaucoup et tuant des millions de gens. Guerre et reconstruction sont faites par les mêmes entités qui profitent de tout et les banques qui les financent plus encore, le contrôle est mis d’amont en aval de toute crise, le plus souvent planifiée, rien ou si peu n’arrive par hasard…]

Mais la destruction de richesse n’est pas la manière dont les travailleurs pourront s’émanciper. Et par bonheur, le temps est passé, du moins dans les pays les plus avancés, durant lequel les ouvriers pensaient pouvoir arrêter le progrès et mettre autant d’énergie à briser les machines que cela aurait demander pour les contrôler.

Nous ne devons pas nous battre contre le progrès, mais au contraire le diriger pour qu’il profite vraiment à tout le monde.

Pour que cela se produise, il faut que les travailleurs prennent possession du capital, de toute la richesse sociale de façon à ce que ce soit dans leur intérêt de voir une abondance de produits et une production demandant le moins d’effort possible.

Voilà pourquoi il est nécessaire de faire une révolution [sociale]

L’organisation du travail, les syndicats, les grèves et toute sorte de résistance peuvent à un certain point de l’évolution capitaliste améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs ou empêcher que ces conditions ne se détériorent ; elles peuvent bien servir à entraîner les travailleurs à la lutte ; ils sont toujours en de bonnes mains, un bon moyen de promotion des idées ; mais ils sont sans espoir et impuissants à résoudre la question sociale. Tout cela doit donc être utilisé de façon à aider à préparer les esprits et le muscle pour la révolution, pour l’expropriation.

Quiconque ne voit pas et ne comprend pas cela en est réduit à aller mendier devant les préfets… et d’en être la risée.

= = =

Lecture complémentaire : Nous conseillons tout particulièrement cette compilation d’écrits de Malatesta qui sont d’une justesse et d’une actualité (hélas !) sans bornes…

Errico Malatesta, écrits choisis

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie


1ère action directe : dire NON !

Léon Tolstoï, socialisme spirituel et esprit de société, textes choisis (PDF compilation)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 5 avril 2021 by Résistance 71

D’un commun accord avec Jo, nous avons décidé de publier ce PDF compilation de textes choisis par nos soins du grand écrivain, essayiste et philosophe russe de renommée internationale, Léon Tolstoï en ce lundi de Pâques 2021. Nous le faisons comme symbole d’une main tendue vers cette unité de résistance que nous devons maintenant plus que jamais développer si nous voulons sortir de la dictature technotronique planétaire qui nous menace toujours un peu plus de jour en jour et de ses psychopathes aux manettes.
Nous l’avons dit à maintes reprises, nous sommes absolument contre tous les dogmes religieux quels qu’ils soient car n’étant que de la mythologie exploitant la grande faiblesse humaine par excellence : la peur de la finitude, mais sommes aussi convaincus de l’existence spirituelle dans laquelle est ancrée notre humanité en osmose avec la Nature. A ce titre, Léon Tolstoï et Simone Weil sont les deux penseurs et écrivains qui viennent directement à l’esprit pour soutenir cette thèse.
Vous trouvez donc ci-dessous une compilation faite par nos soins de textes d’une actualité frappante écrits par Tolstoï à la toute fin XIXème et début XXème siècles dans une mise en page sobre et incitante de Jo.
L’heure n’est plus à la division mais à l’Union pour notre émancipation finale.
A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !
Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée en sa spiritualité ontologique de l’être organique pensant !
Bonne lecture !
Résistance 71
4 avril 2021

L’introduction de la compilation PDF

Léon Tolstoï: penseur, écrivain, essayiste russe (1828-1910), né comte Lev Nicolaïevitch Tolstoï. Écrivain mondialement célèbre à la fois pour sa littérature épique et profondément réflexive sur la nature humaine, il est l’auteur de deux des romans les plus lus et les plus traduits de l’histoire de la littérature: “Guerre et Paix” et “Anna Karénine”. Tolstoï fut un écrivain prolifique qui écrivit plus de nouvelles et d’essais que de longs romans. Plusieurs fois nominés pour les prix Nobel de littérature et de la paix, il n’en fut jamais honoré. 

Tolstoï fut un fervent avocat de la résistance non-violente à tout système oppresseur, y compris celui de l’église, qu’il analysa comme trahison des enseignements du christ, et eut un impact considérable (et controversé) dans sa relecture et interprétation des évangiles du Nouveau Testament à tel point qu’il fut dit de lui qu’il a établi une forme “d’anarcho-christianisme”. Son écrit : “Le royaume de dieu est en vous” en fut un clair exemple et une grande réussite spirituelle. Nous avons mis quelques uns de ses textes à cet effet ci-dessous. Socialisant par nature, il refusa de reconnaître toute forme de socialisme autoritaire et de parti qui fleurissait de son temps. Tolstoï, à l’instar du prince Pierre Kropotkine, délaissa les fastes de la vie de privilégié qu’il avait de naissance en Russie tsariste, pour se lancer sur le chemin d’un anarchisme spirituel. Il fut en contact par correspondance avec Gandhi et bien d’autres personnalités qui recherchaient ses conseils. Sa correspondance fut très abondante et bien conservée. Il écrivit : “La vérité est que l’État est une conspiration faite non seulement pour exploiter les citoyens, mais aussi pour les corrompre. De la sorte, je ne servirai jamais aucun gouvernement où que ce soit.”

En mars 1861, il visita Pierre-Joseph Proudhon alors en exil à Bruxelles et les deux hommes sympathisèrent grandement. Ils discutèrent longuement d’éducation et de l’importance de la presse et de l’information écrite (Proudhon était typographe de profession). Il rencontra également Victor Hugo en 1860.

Tolstoï, par sa relecture des évangiles, a remis la spiritualité chrétienne sur son chemin de radicalité, celui de la non-violence, de la compassion, de l’entraide et de l’aversion du monde marchand et de la décrépitude matérialiste, chemin et message tant dévoyés par toutes les églises dogmatiques de l’adoration et de la soumission aux “vicaires” du christ sur terre et seuls soi-disants détenteurs de la “vérité”. Un auteur et philosophe à redécouvrir en ces temps de déchéance et d’effondrement total.

~ Résistance 71 ~

Léon Tolstoï, textes choisis par Résistance 71 (PDF)
Leon_Tolstoi_Textes_Choisis

Lectures complémentaires :

Pierre Kropotkine « L’entraide, un facteur de l’évolution »

Pierre Kroptkine « La conquête du pain »

Gustav Landauer « Appel au socialisme »

Résistance 71 « Du chemin de la société vers son humanité réalisée »

Guerre biologique et génétique contre l’humanité… Boycott de l’inoculation mortelle !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, Uncategorized, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 5 avril 2021 by Résistance 71

Boycott de la vaccination génétique !

Résistance 71

5 avril 2021

Stats OMS : taux de mortalité du SRAS-CoV-2 donnant le COVID-19 = 0,03%. De ces gens, la plupart décèdent de nombreux facteurs de co-mortalité et non pas du virus per se. La grippe saisonnière (dont vous remarquerez qu’elle n’existe plus… Hop ! disparue la bougresse, Bébert corona a le monopole…) fait plus de morts chaque année que le COVID-19. Regardez les stats de 2017 par exemple, grand cru classé de la grippe saisonnière par la grande faucheuse.
Donc, 99,97% des gens touchés par le virus survivent et récupèrent. Et les guignols à la solde de Big Pharma et des instances financières qui nous gouvernent veulent vacciner la population mondiale avec une merde génétique de « vaccins » OGM non seulement déjà inefficaces face aux variants (mutants) existants, mais qui auront aussi des conséquences dramatiques dans le futur sur les personnes « vaccinées », sans compter les multiples effets secondaires, parfois mortels, de ces cocktails chimico-génétiques non testés déjà éprouvés par un grand nombre des piquouzés.
Il suffit de regarder les statistiques « des décès COVID » dans les pays les plus vaccinés au monde: le Chili, Israël et les USA pour constater que le nombre de morts « COVID » a drastiquement augmenté après le début des campagnes de « vaccination ». La France est à moins de 10% de vaccination.. C’est encore 10% de trop !

Organisons le BOYCOTT de cette sauvagerie imbécile que sont les mesures de cette dictature sanitaire, PsyOp de la fabrication du consentement et de la mise en esclavage de l’humanité sous contrôle de mesures dictatoriales technotroniques à grand renfort d’OGM, de malnutrition, de nanotechnologie et de bains d’ondes mortifères 5G forcées sur les populations abasourdies et ne sachant plus que faire, oscillant sans cesse d’information en contre-information.

L’humanité est en guerre contre ses « élites » auto-proclamées, la 3ème guerre mondiale est cette guerre qui est en train de passer du stade de guerre larvée à celui de guerre ouverte. Ils sont 0,00001% de l’humanité mais possèdent et noyautent tout par le pouvoir acquis grâce à la corruption inhérente de ce système étatico-capitaliste fabriqué et contre-nature. Nous sommes 99,99999% de l’humanité, dépossédés et fourvoyés, mais nous avons le nombre de notre côté et surtout, plus nous avançons dans le contrôle dictatorial, moins nous avons à perdre et au contraire absolument TOUT à gagner à lâcher prise, foutre ce système et ses commanditaires par dessus bord et nous émanciper totalement de la dictature des institutions du petit nombre et de la marchandise en mouvement.

Qu’on se le dise !…

Simple et percutant, petit PDF de RIEN du tout à diffuser au grand large :
003-pour-cent

Lectures complémentaires :

Notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

En mai 2020, nous publiions ceci: L’affaire du SRAS-CoV-2 virus OGM

COVID-19 du mythe aux statistiques

COVID-19 des statistiques au scandale

COVID-19 et la fraude des tests PCR

COVID-19 5 questions à poser à ceux de votre entourage qui veulent se faire piquouzer

COVID-19 Non à l’inoculation !

COVID-19 Déclaration de responsabilité civile à faire signet au médecin ou personnel piquouzeur

Note d’expertise sur les vaccins ayant recours aux OGM

Dictature sanitaire et technotronique : liste (non exhaustive) de vidéos de médecins et scientifiques anti-vaccination

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 avril 2021 by Résistance 71

Liste non-exhaustive de vidéos de médecins anti-vaccins

Anonyme

4 avril 2021

Note de Résistance 71 : Certaines de ces vidéos ont sans doute déjà été censurées, nous invitons les lecteurs à sauvegarder celles qui peuvent encore l’être pour futur référence, la guerre de l’info et la censure font rage. Ce blog en est une victime parmi des centaines d’autres. Si l’internet permet de toucher une plus vaste audience, rien ne remplace le contact de proximité et la dissémination de l’information de bouche à oreille, sous le manteau ou au grand jour… Il est IMPOSSIBLE de faire taire à 100% une dissidence, tout pouvoir autoritaire, toute coercition la plus soft soit-elle contient en elle-même sa résistance. Il ne fait aucun doute pour nous que la voix de la raison prévaudra en tout et avec elle, l’humanité dans sa forme achevée émancipée de la dictature étatico-marchande et sa énième mutation en cette entité de gouvernance mondiale supranationale nommée « Nouvel Ordre Mondial » par l’oligarchie en place.
Messieurs/dames de la pourriture et de la dégénérescence marchande, rendez-vous, vous êtes cernés !

1. Dr. Nancy Banks – http://bit.ly/1Ip0aIm

2. Dr. Russell Blaylock – http://bit.ly/1BXxQZL

3. Dr. Shiv Chopra – http://bit.ly/1gdgh1s

4. Dr. Sherri Tenpenny – http://bit.ly/1MPVbjx

5. Dr. Suzanne Humphries – http://bit.ly/17sKDbf

6. Dr. Larry Palevsky – http://bit.ly/1LLEjf6

7. Dr. Toni Bark – http://bit.ly/1CYM9RB

8. Dr. Andrew Wakefield – http://bit.ly/1MuyNzo

9. Dr. Meryl Nass – http://bit.ly/1DGzJsc

10. Dr. Raymond Obomsawin – http://bit.ly/1G9ZXYl

11. Dr. Ghislaine Lanctot – http://bit.ly/1MrVeUL

12. Dr. Robert Rowen – http://bit.ly/1SIELeF

13. Dr. David Ayoub – http://bit.ly/1SIELve

14. Dr. Boyd Haley PhD – http://bit.ly/1KsdVby

15. Dr. Rashid Buttar – http://bit.ly/1gWOkL6

16. Dr. Roby Mitchell – http://bit.ly/1gdgEZU

17. Dr. Ken Stoller – http://bit.ly/1MPVqLI

18. Dr. Mayer Eisenstein – http://bit.ly/1LLEqHH

19. Dr. Frank Engley, PhD – http://bit.ly/1OHbLDI

20. Dr. David Davis – http://bit.ly/1gdgJwo

21. Dr Tetyana Obukhanych – http://bit.ly/16Z7k6J

22. Dr. Harold E Buttram – http://bit.ly/1Kru6Df

23. Dr. Kelly Brogan – http://bit.ly/1D31pfQ

24. Dr. RC Tent – http://bit.ly/1MPVwmu

25. Dr. Rebecca Carley – http://bit.ly/K49F4d

26. Dr. Andrew Moulden – http://bit.ly/1fwzKJu

27. Dr. Jack Wolfson – http://bit.ly/1wtPHRA

28. Dr. Michael Elice – http://bit.ly/1KsdpKA

29. Dr. Terry Wahls – http://bit.ly/1gWOBhd

30. Dr. Stephanie Seneff – http://bit.ly/1OtWxAY

31. Dr. Paul Thomas – http://bit.ly/1DpeXPf

32. Many doctors talking at once – http://bit.ly/1MPVHOv

33. Dr. Richard Moskowitz – censored

34. Dr. Jane Orient – http://bit.ly/1MXX7pb

35. Dr. Richard Deth – http://bit.ly/1GQDL10

36. Dr. Lucija Tomljenovic – http://bit.ly/1eqiPr5

37. Dr Chris Shaw – http://bit.ly/1IlGiBp

38. Dr. Susan McCreadie – http://bit.ly/1CqqN83

39. Dr. Mary Ann Block – http://bit.ly/1OHcyU

40. Dr. David Brownstein – http://bit.ly/1EaHl9A

41. Dr. Jayne Donegan – http://bit.ly/1wOk4Zz

42. Dr. Troy Ross – censored

43. Dr. Philip Incao – http://bit.ly/1ghE7sS

44. Dr. Joseph Mercola – http://bit.ly/18dE38I

45. Dr. Jeff Bradstreet – http://bit.ly/1MaX0cC

46. Dr. Robert Mendelson – http://bit.ly/1JpAEQr

47. Dr Theresa Deisher https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=6Bc6WX33SuE

48. Dr. Sam Eggertsen-7a4dd71dafbb1404bfd494dae3fe02fd-b-mail-icon_video-link.gifhttps://m.youtube.com/watch?v=8LB-3xkeDAE

Lire notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

Apprenez plus sur la dictature technotronique sur Résistance 71

Discours de défense de Louise Michel devant la cour d’assise de la Seine le 22 juin 1883 et l’origine du drapeau noir anarchiste…

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Discours de défense prononcé devant la cour d’assise de la Seine

Louise Michel

22 juin 1883

« Il y a quelque chose de plus important, dans ce procès, que l’enlèvement de quelques morceaux de pain. Il s’agit d’une idée qu’on poursuit, il s’agit des théories anarchistes qu’on veut à tout prix condamner.

On insiste sur la fameuse brochure : « A l’armée ! » à laquelle le ministère public semble s’être appliqué à faire une publicité à laquelle on ne s’attendait guère.

On a agi autrement durement envers nous en 1871.

J’ai vu les généraux fusilleurs ; j’ai vu M. de Gallifet faire tuer, sans jugement, deux négociants de Montmartre qui n’avaient jamais été partisans de la Commune ; j’ai vu massacrer des prisonniers, parce qu’ils osaient se plaindre. On a tué les femmes et les enfants ; on a traqué les fédérés comme des bêtes fauves ; j’ai vu des coins de rue remplis de cadavres. Ne vous étonnez pas si vos poursuites nous émeuvent peu.

Ah, certes, monsieur l’avocat général, vous trouvez étrange qu’une femme ose prendre la défense du drapeau noir. Pourquoi avons-nous abrité la manifestation sous le drapeau noir ? Parce que ce drapeau est le drapeau des grèves et qu’il indique que l’ouvrier n’a pas de pain.

Si notre manifestation n’avait pas dû être pacifique, nous aurions pris le drapeau rouge ; il est maintenant cloué au Père-Lachaise, au-dessus de la tombe de nos morts. Quand nous l’arborerons nous saurons nous défendre.

Nous n’avons pas fait appel à l’Internationale morte parce qu’on n’a pu en réunir les tronçons et parce que l’Internationale est un pouvoir occulte et qu’il est temps que le peuple se montre au grand jour.

On parlait tout à l’heure de soldats tirant sur les chefs : Eh bien ! à Sedan, si les soldats avaient tiré sur les chefs, pensez-vous que c’eût été un crime ? L’honneur au moins eût été sauf. Tandis qu’on a observé cette vieille discipline militaire, et on a laissé passer M. Bonaparte, qui allait livrer la France à l’étranger.

Mais je ne poursuis pas Bonaparte ou les Orléans ; je ne poursuis que l’idée.

J’aime mieux voir Gautier, Kropotkine et Bernard dans les prisons qu’au ministère. Là ils servent l’idée socialiste, tandis que dans les grandeurs on est pris par le vertige et on oublie tout.

Quant à moi, ce qui me console, c’est que je vois au-dessus de vous, au-dessus des tribunaux se lever l’aurore de la liberté et de l’égalité humaine.

Nous sommes aujourd’hui en pleine misère et nous sommes en République. Mais ce n’est pas là la République. La République que nous voulons, c’est celle où tout le monde travaille, mais aussi où tout le monde peut consommer ce qui est nécessaire à ses besoins…

On nous parle de liberté : il y a la liberté de la tribune avec cinq ans de bagne au bout. Pour la liberté de réunion c’est la même chose. En Angleterre le meeting aurait eu lieu ; en France, on n’a même pas fait les sommations de la loi pour faire retirer la foule qui serait partie sans résistance. Le peuple meurt de faim, et il n’a pas même le droit de dire qu’il meurt de faim. Eh bien, moi, j’ai pris le drapeau noir et j’ai été dire que le peuple était sans travail et sans pain. Voilà mon crime ; vous le jugerez comme vous voudrez.

Vous dites que nous voulons faire une révolution. Mais ce sont les choses qui font les révolutions : c’est le désastre de Sedan qui a fait tomber l’empire, et quelque crime de notre gouvernement amènera aussi une révolution.

Cela est certain. Et peut-être vous-mêmes, à votre tour, vous serez du côté des indignés si votre intérêt est d’y être. Songez-y bien.

S’il y a tant d’anarchistes c’est qu’il y a beaucoup de gens dégoûtés de la triste comédie que depuis tant d’années nous donnent les gouvernements. Je suis ambitieuse pour l’humanité moi je voudrais que tout le monde fût assez artiste, assez poète pour que la vanité humaine disparût. Pour moi, je n’ai plus d’illusion. Et tenez, quand M. l’avocat général parle de ma vanité. Et bien ! j’ai trop d’orgueil même pour être un chef : il faut qu’un chef à des moments donnés, s’abaisse devant ses soldats, et puis, tout chef devient un despote.

Je ne veux pas discuter l’accusation de pillage que l’on me reproche, cela est trop ridicule. Mais, si vous voulez me punir, je commets tous les jours des délits de presse, de parole, etc. Eh bien ! Poursuivez-moi pour ces délits.

En somme, le peuple n’a ni pain ni travail, et nous n’aurons en perspective que la guerre. Et nous, nous voulons la vie en paix de l’humanité par l’union des peuples.

Voilà les crimes que nous avons commis.

Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l’égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux ».

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« Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions »
~ Louise Michel, 18 mars 1883 ~

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Louise Michel ne devint, de son propre aveu, anarchiste que lors de la traversée vers le bagne de Nouvelle-Calédonie où elle fut déportée avec des milliers d’autres communards, elle ne l’était pas encore lors de la Commune.  Elle brandira ainsi le drapeau noir lors d’une révolte de chômeurs à Paris en mars 1883. 

Historiquement, c’est à la fin de 1882 que les anarchistes renoncèrent définitivement au drapeau rouge pour adopter le drapeau noir du deuil et de la révolte. Le drapeau noir sera d’abord arboré à Lyon lors de la révolte des canuts de 1831 et de 1834, mais la toute première apparition d’un drapeau noir fut lors des Trois Glorieuses de la révolution de 1830 lorsqu’un drapeau noir fut accroché à la façade de l’Hôtel de Ville de Paris. La Commune de Paris de 1871 s’est faite sous le drapeau rouge, celui du prolétariat et de la subversion sociale, apparu sur les barricades de 1848, tandis que le drapeau tricolore de la république était dès lors vu par le prolétariat révolutionnaire comme celui des Versaillais et de la réaction bourgeoise et donc comme étendard de l’exploitation, de la domination et de la répression. 

Au bout du compte, tout cela n’est que symbole et signe de ralliement à une cause et au-delà de la cause à une Idée, celle de vivre ensemble, dans l’harmonie et l’amour, sans État, sans marchandise, sans argent et sans salariat. Quand la Commune Universelle de la société des sociétés sera enfin réalisée et que nous aurons ensemble, parachevé notre humanité, il n’y aura plus jamais besoin de quelque drapeau que ce soit…

(Résistance 71)

Louise Michel sur Résistance 71 :

Louise Michel, de la Commune à la pratique anarchiste

Esprit Communard :

1871-2021 : Esprit communard de la Commune aux gilets Jaunes

1871-2021 : Recherche esprit communard désespérément

Pour tout changer, un appel anarchiste

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie


Louise Michel (1830-1905)