Archive pour août, 2011

Résistance politique: Boycott massif citoyen des institutions

Posted in actualité, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 31 août 2011 by Résistance 71

Excellente initiative, nous l’avons dit ici à plusieurs reprises: seul le boycott des institutions étatiques (incluant le vote…) et financières, des multinationales et de la corporatocratie ainsi que la désobéissance civile pourront mettre le système oligarchique sur les rotules afin qu’enfin les peuples reprennent le pouvoir et autogèrent la société, solidairement et égalitairement.

La corporatocratie n’est puissante que parce que nous la cautionnons. Le jour où une masse suffisante de citoyens de tous les pays dit STOP ! C’est fini, la corporatocratie s’effondrera, elle n’est qu’une illusion, la plus belle escroquerie de l’histoire de l’humanité, main dans la main avec le summum de la supercherie: les religions…

Le 15 Septembre… Faisons donc « sauter » la banque ! Solidairement !

— Résistance 71 —

 

Le 15 Septembre, on fait sauter la Banque !

 

par dissidenceresistance

 

15 Septembre 2008 : La Banque américaine Lehman Brothers faisait faillite. Cet évènement marqua le début de la « crise financière » des subprimes qui entraînera d’autres faillites d’institutions financières qui avaient investi leurs actifs dans des « produits financiers toxiques ». La panique qui en résulta entraîna les puissances publiques du monde entier à s’endetter de façon colossale, auprès des banques et marchés financiers, pour sauver d’autres banques de la faillite en les renflouant.

Tout naturellement, les Etats qui se sont endettés pour sauver ces banques se sont rapidement trouvés en situation critique de quasi-défaut de paiement. Incapables de se refinancer en faisant appel à l’émission monétaire (procédé jadis naturel puisque régalien, aujourd’hui interdit depuis 1913 aux Etats-Unis, et depuis 1973 en France), ils ont entrepris des « plans de rigueur budgétaire » asphyxiant encore d’avantage l’économie réelle et livrant les patrimoines publics aux spéculateurs, véritables rapaces dont le cynisme n’a manifestement aucune limite. Ce véritable putsch du cartel bancaire trouve en France sa réalisation ultime dans la « règle d’or », dont j’ai eu l’occasion d’évoquer la nature abjecte dans un article précédent, « Instituer la règle d’or : Abattre l’arbre des possibles« .

Ce rapide résumé de la situation ne peut que révolter les citoyens sincères qui ne peuvent se résoudre à voir la souveraineté de la France ainsi livrée aux spéculateurs apatrides ;  il ne peut qu’exaspérer les millions de travailleurs Français qui sont contraints, quotidiennement, de verser une part grandissante du fruit de leur labeur à l’Etat, Etat qui, dans une posture schizophrène (et coupable), continuera à ponctionner notre Peuple pour enrichir des institutions financières et contribuer de ce fait à pérenniser un système absurde qui détruit l’économie réelle et les patrimoines publics.

Face ce putsch bancaire, nous devons résister. Cette guerre de la Banque, contre les Peuples qu’elle entend mâter, met en lumière la totale inadaptation des moyens classiques de résistance politique. Ce n’est pas par des manifestations ou par de quelconques pétitions que nous ferons plier un pouvoir bancaire aux ramifications nombreuses et aux auxiliaires zélés. Et c’est parce que nous sommes désarmés, et donc désemparés, que l’oligarchie politico-financière peut se livrer à ce pillage abjecte.

Cette analyse, je ne suis pas le premier à la faire, et elle fut notamment exprimée à l’occasion du premier BankRun organisé, le 7 Décembre 2010, qui eu un succès relatif mais qui eu au moins le mérite de poser les jalons d’une nouvelle forme de résistance, en ébauchant ce que pourrait être une dissidence économique organisée.

En ces temps d’imposture politique, où les gouvernements et le pouvoir bancaire travaillent ensemble aux pillages des Nations et à la destruction des souverainetés populaires, il semble urgent d’organiser la riposte populaire, par une dissidence économique et politique organisée et coordonnée, comme nous avons commencé à le faire par le Projet Spartacus.

Le 15 Septembre prochain, 3 ans jour pour jour après la faillite de Lehman Brothers, nous réaliserons un nouveau BankRun. Nous devrons nous mobiliser en masse, mobiliser nos réseaux respectifs, et converger dans cette action commune de dissidence économique : fermer nos comptes et livrets bancaires, retirer un maximum d’argent aux distributeurs de billets, et créer ainsi un « effet boule de neige » susceptible de s’accentuer, de s’autoalimenter, pour menacer véritablement le pouvoir bancaire en le privant de liquidités.

J’espère pouvoir compter sur le soutien des organisations Françaises de résistance, sur celui des sites internets et des blogs, pour relayer cet évènement. Tous les dissidents Français sont invités à y participer activement, à diffuser ce message, par mails ou par les réseaux sociaux. Sur le terrain, les Brigades de la Dissidence vont propager ce message par le biais d’une affiche réalisée spécialement pour l’occasion.

Le BankRun du 15 Septembre devra être une action de grande ampleur, concrétisant notre volonté de dissidence économique et notre résistance à l’hégémonie du pouvoir bancaire.

Le 15 Septembre, on fait sauter la Banque !

/

Vincent Vauclin, le 29 Aout 2011

Média et propagande: Le JT, décorticage d’un lavage de cerveau multi-quotidiens…

Posted in actualité, désinformation, média et propagande, pédagogie libération, presse et média with tags , , , , on 30 août 2011 by Résistance 71

Comment la structure rituelle du journal télévisé formate nos esprits

 

par Pierre Mellet

 

Septembre 2007

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Comment-la-structure-rituelle-du  

 

Si le téléspectateur est de plus en plus attentif au traitement d’informations particulières par les journaux télévisés, il s’interroge rarement sur la structure même de cette émission. Or, pour Pierre Mellet, la forme est ici le fond : conçu comme un rite, le déroulement du journal télévisé est une pédagogie en soi, une propagande à part entière qui nous enseigne la soumission au monde que l’on nous montre et que l’on nous apprend, mais que l’on souhaite nous empêcher de comprendre et de penser.

 

Le journal télévisé est le cœur de l’information contemporaine. Principale source d’information d’une grande partie des Français, il n’était pourtant, à ses débuts, en 1949 en France, que le sous-produit de ce que n’avaient pas voulu diffuser au cinéma la Gaumont et les Actualités Françaises. Défilé d’images sur lesquels était posé un commentaire, le « présentateur » ne s’est installé dans son fauteuil qu’en 1954, quand le journal a été fixé à 20h. Depuis lors, la mise en scène n’a fait qu’aller en s’accroissant, et l’information en a été écartée —si jamais elle était présente au départ— pour faire de ce théâtre non plus un journal, mais un spectacle ritualisé, une cérémonie liturgique. Le « 20h » n’a pas pour fonction d’informer, au sens de dégager une tentative de compréhension du monde, mais bien de divertir les téléspectateurs, tout en leur rappelant toujours ce qu’ils doivent savoir.

L’analyse qui suit se base sur les deux principaux journaux télévisés de 20h français, celui de TF1 et celui de France 2, mais peut, à bien des égards, trouver des correspondances avec les journaux télévisés d’autres pays, principalement en « Occident ».

Le contexte

Fixé à 20h, le journal télévisé est devenu, comme la messe à son époque, le rendez-vous où se retrouve (chacun chez soi) toute la société. C’est un lieu de socialisation essentiel, paradoxalement. Chacun découvre chaque soir le monde dans lequel il vit, et peut dès lors en faire le récit autour de lui, en discuter les thèmes du moment avec l’assurance de leur importance, puisqu’ils ont été montré au « jt ». Tout est mis en place comme dans un rituel religieux : l’horaire fixe, la durée (une quarantaine de minutes), le présentateur-prêtre inamovible, ou presque, qui entre ainsi d’autant mieux dans le quotidien de chacun, le ton emprunté, sérieux, distant, presque objectif, mais jamais véritablement neutre, les images choisies, la hiérarchie de l’information. Comme dans tout rituel, le même revient en permanence, et s’agrège autour d’un semblant d’évolution quotidienne. Les mêmes heures annoncent les mêmes histoires, racontées par les mêmes reportages, lancées et commentées par les mêmes mots, mettant en scène les mêmes personnages, illustrées par les mêmes images. C’est une boucle sans fin et sans fond.

En ouverture, le générique lance une musique abstraite où s’entend le mélange du temps qui passe, la précipitation des événements, et une façon d’intemporel nécessaire à toute cérémonie mystique. Sur la musique, un globe précède l’apparition du présentateur, ou un travelling vers ce dernier le fait passer de l’ombre à la lumière. Tout se passe comme si le monde allait nous être révélé.

Le présentateur y tient rôle de passeur et d’authentifiant. Personnage principale et transcendantal, il se trouve au cœur du dispositif de crédibilité du 20h. C’est par lui que l’information arrive, par lui qu’elle est légitimée, rendue importante et donnée comme « vraie ». Par lui également que le téléspectateur peut être rassuré : si le monde va mal et semble totalement inintelligible, il y a encore quelqu’un qui « sait » et qui peut nous l’expliquer. (Dans d’autre cas, c’est un duo qui présente le journal télévisé. La relation avec le téléspectateur est du coup beaucoup moins professorale et paternaliste, mais plus de l’ordre de la conversation, et peut sembler plus frivole. Bien évidemment, on ne trouvera jamais deux présentateur, ou deux présentatrices, mais toujours un duo hétérosexuel. C’est qu’il s’agit de ne pas choquer la représentation de la famille bourgeoise chrétienne. Ce type de mise en scène étant rare en France, nous ne développerons pas ce point plus avant).

Crédibilité et information

« Madame, Monsieur, bonsoir, voici les titres de l’actualité de ce lundi 6 août », nous dit le présentateur au début de chaque journal. Il ne s’agit donc pas d’un sommaire, d’un tri de la rédaction dans l’information du jour, mais bien des « titres de l’actualité », c’est-à-dire précisément de ce qu’il faut savoir du monde du jour. Il n’y a rien à comprendre, le « journalisme » ne s’applique désormais plus qu’a nous apprendre le monde. Le présentateur ne donne pas de clé, il ne déchiffre rien, il dit ce qui est. Ce n’est pas une « vision » de l’actualité qui nous est présentée, mais bien l’Actualité.

Ce qui importe, dès lors, pour lui, c’est « d’avoir l’air ». Sa crédibilité n’est pas basé sur sa qualité de journaliste, mais sur son charisme, sur l’empathie qu’il sait créer, sa manière d’être rassurant, et sur son apparence d’homme honnête et intelligent.

David Pujadas peut bien annoncer le retrait d’Alain Juppé de la vie politique, et Patrick Poivre d’Arvor montrer une fausse interview de Fidel Castro, ils sont tout de même maintenus à leur poste avec l’appui de leur direction, et n’en perdent pas pour autant leur statut de « journaliste » [1] et leur crédibilité auprès du public. Tout se passe comme si l’information délivrée n’avait finalement pas d’importance. Elle n’est là que pour justifier le rituel, comme la lecture des Évangiles à la messe, mais elle n’en est en aucun cas la raison centrale, le cœur, qui se trouve toujours ailleurs, dans le rappel constant des mots d’ordres moraux, politiques et économiques de l’époque. « Voici le Bien, voici le Mal », nous dit le présentateur.

La hiérarchie de l’information est donc inexistante. Alors que l’un des premiers travail effectués dans tout « journal » est de dégager les sujets qui semblent les plus essentiels pour tenter d’en ressortir un déroulé (propre à chaque rédaction) de l’information en ordre décroissant, de l’important vers l’insignifiant, ici, point. On passe de la dépouille du cardinal Lustiger à l’accident de la Fête des Loges, puis vient le dénouement dans l’affaire de l’enlèvement du petit Alexandre à la Réunion, suivit du suicide d’un agriculteur face aux menées des anti-OGM, à quoi font suite l’allocation de rentrée scolaire, les enfants qui ne partent pas en vacances, la hausse du prix de

l’électricité, la spéléologue belge coincée dans une grotte, la campagne électorale états-unienne chez les démocrates, l’intervention de Reporters sans frontière pour dénoncer l’absence de liberté d’expression en Chine, la Chine comme destination touristique, le licenciement de Laure Manaudou, un accident lors d’une course aux États-Unis, le festival Fiesta de Sète, le décès du journaliste Henri Amouroux et enfin celui du baron Elie de Rothschild [2]. Il n’y a aucune cohérence, à aucun moment. Les sujets ne semblent choisis que pour leur insignifiance quasi- générale, ou leur semblant d’insignifiance. Tout y est mélangé, l’amour et la haine, les rires et les pleurs, l’empathie se mêle au pathos, les images spectaculaires ou risibles aux drames pathétiques, et l’omniprésence de la fatalité nous rappelle toujours la prédominance de la mort sur la vie.

Le reportage

Une fois les « titres » annoncés, le présentateur en vient au lancement du reportage. Le reportage est la démonstration par l’exemple de ce que nous dit le présentateur. En effet, tout ce qui va être dit et montré dans le reportage se trouve déjà dans son lancement. Le présentateur résume toujours au lieu précisément de présenter. Cela crée de la redondance. Ce qui est dit une fois en guise d’introduction est systématiquement répété ensuite dans le reportage. Ce sont les mêmes informations qui sont énoncées, la première fois résumées, et la seconde fois étendues pour l’élaboration de l’histoire contée. Le reportage ajoute très peu de regardant que les images. Il n’y a pas d’interlocuteur, donc pas de chose à ce qu’à déjà dit le présentateur, tout juste développe-t-il les détails anodins qui contrebalancent « l’objectivité » du présentateur en créant de la « proximité ». Aux éléments de départ, trouvé dans le lancement, s’ajoute ensuite à l’histoire les petits détails romanesques nécessaire à son instruction ludique.

Le reportage est constitué de deux choses : l’image et son commentaire. Or, si l’on coupe le son, l’image ne signifie plus rien. Alors même que tout devrait reposer sur elle, c’est l’inverse précisément qui se produit à la télévision : le commentaire raconte ce que l’image ne fait qu’illustrer. Cette dernière n’est là que comme faire-valoir. C’est une succession de paysages semblables, de visages et de gestes interchangeables, collés les uns à côté des autres, et sans lien entre eux. À la télévision, l’image ne sert qu’à justifier le commentaire, à l’authentifier. Elle lui permet d’apparaître comme « vrai ». Et elle le lui permet précisément parce que ne disant rien par elle-même, le commentaire peut alors la transformer en ce qu’il veut, et c’est là le principal danger de ce media. L’image possédant une force de conviction très importante, le consentement est d’autant plus simple à obtenir une fois que vous avez dépouillée l’image de tout son sens et l’avez transformée en preuve authentifiant votre discours. Tout repose donc désormais sur le commentaire, et sur la vraisemblance de l’histoire qui va nous être racontée.

« Dans le reportage, note l’anthropologue Stéphane Breton, le commentaire est soufflé depuis les coulisses, cet arrière-monde interdit au téléspectateur (…) et d’où jaillit, dans le mouvement d’une révélation, un sens imposé à l’image. La signification n’est pas à trouver dans la scène mais hors d’elle, prononcée par quelqu’un qui sait » [3]. Le journaliste n’apparaît que très rarement à la fin de son reportage. Nous entendons donc une voix sans énonciateur. C’est une parole divine qui s’impose à nous pour nous expliquer ce que nous ne pourrions comprendre en ne regardant que les images. Il n’y a pas d’interlocuteur, donc pas de

Tout cela se rapporte à la logique de diffusion de la morale. Le contradiction. Le reportage est un fil qui se déroule suivant une logique propre, celle que le journaliste veut nous donner à apprendre, où les « témoins » ne se succèdent que pour accréditer la parole qui a de toute manière déjà dit ce qu’ils vont nous expliquer. Comme avec le lancement, la redondance est omniprésente dans le reportage. Tout « témoin » est présenté non pas selon sa fonction, ni dans le but de justifier sa place dans ce reportage à ce moment là, mais suivant ce qu’il va nous dire. Et la parole du « témoin » accrédite le commentaire en donnant un point de vue nécessairement « vrai ». « Puisqu’il le dit, c’est que c’est comme ça ». Et bien souvent, le « témoin » n’a strictement rien à dire, mais va le dire tout de même, le journaliste devant faire la preuve de son objectivité et de l’authenticité de son reportage, de son enquête, en démontrant qu’il s’est bien rendu sur place et qu’il peut donc nous donner à voir ce qui est.

Le reportage, au journal télévisé, n’est pas la réalisation d’une enquête qui explore différentes pistes, mais le récit d’un fait quelconque montré comme fondamental. C’est une vision du monde sans alternative, qui tente d’apparaître comme purement objective. Si le présentateur dit ce qui est, le reportage, lui, le montre. Et c’est précisément là que l’image pêche par son non- sens, et que le commentaire semble devenir parole divine. « Voici le monde », nous dit l’un, « et voilà la preuve », poursuit le reportage. Et comment contester la preuve alors qu’elle nous est présentée, là, sous nos yeux ébahis ? La réalité se construit sur l’anecdote, et non plus sur un ensemble de faits plus ou moins contradictoires qui permettent de regarder une situation dans une tentative de vision globale pour pouvoir ensuite en donner une analyse.

Les mots d’ordre

Tout cela se rapporte à la logique de diffusion de la morale. La prison parce qu’il avait droit à une remise de peine, et c’est le journal télévisé, comme la quasi-totalité des médias, est un organe de diffusion des mots d’ordre de l’époque. Il ne discute jamais le système, il ne semble d’ailleurs même pas connaître son existence, mais diffuse à flux tendus les ordres que la classe dominante édicte. Le journal télévisé fait partie de ce « service public », dont parle Guy Debord dans les Commentaires sur la société du spectacle, « qui [gère] avec un impartial « professionnalisme » la nouvelle richesse de la communication de tous par mass media, communication enfin parvenue à la pureté unilatérale, où se fait paisiblement admirer la décision déjà prise. Ce qui est communiqué, ce sont des ordres ; et, fort harmonieusement, ceux qui les ont donnés sont également ceux qui diront ce qu’ils en pensent » [4] .

Le 20h, issu d’une société où la mémoire a été détruite, transmet les mots d’ordre, comme pour tout conditionnement, par la répétition permanente et quotidienne. Les histoires racontées semblent toutes différentes, quand bien même elles sont finalement toutes semblables. Tout y est répété, soir après soir, constamment, et à tous les niveaux. Seuls les noms et les visages changent, mais le film, lui, reste toujours identique. C’est un perpétuel présent qui est montré et qui permet d’occulter tous les mouvements du pouvoir. Les évolutions n’étant plus jamais mises en lumière, c’est bien qu’elles n’ont plus cours. Le journal télévisé diffuse donc la morale bourgeoise (chrétienne et capitaliste) en bloc compact. C’est un vomi long et lent qui s’écoule, dilué et disséminé tout au long du 20h. Ils connaissent plusieurs modes de diffusions :

L’accusation. Elle est constante, et généralement dite par les « témoins », ce qui permet de faire croire au journaliste qu’il a donné à voir un « avis », et qu’il a donc rendu un regard objectif de la situation. Un incendie ravage une maison, et ce sont les pompiers qui auraient dû arriver plus tôt. Un violeur est sorti de

prison parce qu’il avait droit à une remise de peine, et c’est la justice qui dysfonctionne. Un gouvernement refuse de se plier aux injonctions occidentales, et c’est une dictature, un pays sous- développé où la stupidité se mêle à la barbarie, et mieux encore, où la censure bâillonne tous les opposants, qui sont eux nécessairement d’accord avec le point de vue des occidentaux mais ne peuvent pas le dire. Il s’agit toujours de trouver quelqu’un à vouer aux gémonies pour rappeler ce qui est « bien » et ce qui est « mal », et où l’on retrouve toute la sémantique chrétienne du « pardon », de la « déchéance », etc.

L’évidence. Particulièrement utilisée pour régler sans discussions les questions économiques, elle consiste à diffuser les dogmes ou les décisions gouvernementales sans jamais les remettre en question. C’est par exemple le cas de la « croissance », qui est toujours la voie nécessaire à la survie jamais remise en cause et dont le présentateur nous annonce les chiffres avec un air catastrophé : « la croissance ne sera que de 1,2 % cette année selon les experts »…

L’hagiographie. Commme à la messe, le journal télévisé a ses saints à mettre en avant. C’est le portrait de quelqu’un qui a « réussi », soit qu’il vienne de mourir, soit qu’il ait « tout gagné », soit qu’il se soit « fait tout seul », etc. C’est le prisme de l’exception qui édicte le modèle à suivre en suscitant admiration et respect. « Voilà ce que vous n’êtes pas, que vous devriez être, mais ne pourrez jamais devenir, et que vous devez donc adorer », nous répète le journal télévisé en permanence.

Le voisinage. Particulièrement efficace, il s’agit de dire que « la France est le dernier pays en Europe à aborder cette question ». C’est le mécanisme qui régit la sociabilité de base, l’appartenance au groupe par l’imitation, par la reproduction de ce qu’il semble faire ou être. Le présentateur nous dit alors « eux font comme cela, pourquoi faisons nous autrement ? présupposant que notre manière de faire est nécessairement moins bonne. « Travailler après 65 ans, aux États-Unis ça n’est pas un problème ». Aucune analyse n’est jamais donnée des points positifs et négatifs du système voisin, seulement un regard « objectif », qui dit : « voilà comment ça se passe là, et pourquoi c’est mieux que chez nous ».

Le folklore. Ici sont présentés, avec le sourire aux lèvres et l’indulgence pour l’artiste un peu fou mais qui ne fait finalement pas de mal, des gens qui vivent un peu autrement. C’est alors, et seulement dans ce genre de sujet, que le présentateur souligne le caractère « exceptionnel » des personnes qui vont nous être présentées, pour dissuader quiconque de suivre leur exemple.

Ce ne sont là que quelques exemples.

Anecdote et fatalité

Deux modes de représentation du monde bercent principalement le journal télévisé, et sont les deux principaux mouvements de diffusion des mots d’ordre : l’anecdote et la fatalité.

L’anecdote se trouve au début de chaque sujet. Tout part du fait particulier, du fait divers du jour, et s’étend vers le problème plus vaste qu’il semble contenir en lui-même, ou que les journalistes font mine de croire qu’il contient. C’est une rhétorique particulière qui se retrouve aujourd’hui à la base de tous les discours politiques ou journalistiques, un renversement de la logique, du déroulement effectif de la démonstration et de l’analyse du monde : c’est l’exception qui explique désormais la règle, qui la construit. Tout part du fait particulier pour se prolonger, comme si ce dernier détenait en lui toutes les causes et toutes les conséquences qui ont fondé la situation plus générale qu’il est censé démontrer. Le 20h ne se préoccupe jamais de décrire des phénomènes endémiques, ou les sort toujours de la chaîne de nous donner rendez-vous le lendemain à la même heure, puis d’événements qui les a amené à la situation présente. C’est une nécessité dialectique logique pour qui veut transmettre les consignes sans se mettre en devoir de les expliquer, sans quoi il se trouve obligé d’apporter de la complication à sa démonstration et se rend compte que les choses sont moins simples qu’il ne voulait les faire paraître. Pour que les mots d’ordre soient diffusés efficacement, il ne faut pas donner la possibilité d’être contredit, donc il vaut mieux ne rien expliquer. De toute manière, nous l’avons dit, il ne s’agit jamais de donner à comprendre, mais toujours à apprendre.

La fatalité, elle, berce l’ensemble du journal télévisé. Les événements arrivent par un malheurs contingent, un hasard distrait qui touche malencontreusement toujours les mêmes (personnes, pays…). C’est une lamentation constante : « si les pompiers étaient arrivés plus tôt », « si le violeurs n’était pas sorti de prison », « si l’Afrique n’était pas un continent pauvre et corrompu », etc. Elle est la base de toute religion puisqu’elle permet de ne rien avoir jamais à justifier, et rappel le devoir de soumission face à la transcendance, puisque nous sommes toujours « dépassés ». La fatalité revient sonner en permanence comme une condamnation, et ajoute avec dépit (mais pas toujours) : « c’est comme ça ». Le système se régule tout seul et est « le meilleur des systèmes possibles », l’homme est un être « mauvais » et passe son temps à « chuter » et à « rechuter » malgré toutes les tentatives de lui « pardonner », le pauvre est responsable de sa situation parce qu’il est trop fainéant pour chercher des solutions et les mettre en application alors même qu’on les lui donne, etc. C’est un soupir constant, un appel permanent à l’impuissance et à la soumission face à la souffrance. Le monde va et nous n’y pouvons rien…

Une fois les mots d’ordre transmis, le messager divin peut nous donner congé, concluant le sermon du jour en n’omettant jamais de nous donner rendez-vous le lendemain à la même heure, puis disparaît, rangeant les papiers qui font foi de son sérieux, la caméra s’éloignant, l’ombre grandissant, et se fondant progressivement dans cette sorte de musique qui ouvrait déjà la cérémonie.

Pierre Mellet

 

[1] Patrick Poivre d’Arvor, reconnnu comme la star du journalisme français, n’a pas de carte de presse car ses revenus principaux ne proviennent pas du journalisme, mais de ses activités de conseil et d’écriture.

[2] 20h de France 2, lundi 6 août 2007. [3] Stéphane Breton, Télévision, Hachette Littérature, 2005. [4] Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Gallimard, Folio, 1996.

[3] Stéphane Breton, Télévision, Hachette Littérature, 2005.

[4] Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Gallimard, Folio, 1996.

Nouvel Ordre Mondial: La guerre criminelle en Libye est l’ultime trahison d’un système psychopathe et dégénéré

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 30 août 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit ici l’excellent éditorial de Tony Cartalucci. Il est d’autant mieux fait qu’il est très facile pour tout à chacun de remplacer dans le texte le mot « Amérique » ou « Etats-Unis » par celui de « France », « Royaume-Uni », « Italie » et de fait, par toutes les pseudo-démocraties occidentales sous contrôle total de la corporatocratie financière et industrielle.

Facile aussi de remplacer les noms cités par des noms de politiciens français et européens, tant ils sont tous interchangeables. Tous œuvrent pour la cause mortifère, rétrograde et néo-féodale hégémonique de l’oligarchie du Nouvel Ordre Mondial.

Cartalucci signe ici un appel à la révolte du peuple américain et par extension des peuples occidentaux contre l’ineptie criminelle et psychopathe de l’oligarchie qui mène le monde à la destruction totale pour leur seul profit. La révolte se fera par le truchement de la solidarité, du boycott et de la désobéissance civile… Choses que nous prônons sur ce blog depuis bien longtemps tant il est évident que ce sont les seules méthodes possibles pour reprendre le pouvoir et le garder pour les peuples, sans délégation, et autogérer notre société de manière solidaire et égalitaire.

Il est temps, il est grand temps !… Le vent du changement ne peut venir du système lui-même, il ne peut venir que des peuples conscients de leurs droits et de leur destinée, qui n’est en aucun cas de vivre soumis et esclaves d’une clique de parasites inutiles, arrogants et criminels.

— Résistance 71 —

 

 

Libye : la plus grande des trahisons

 

 

En donnant la Libye à Al Qaïda, la règle a été transgressée à tout jamais

 

 

un editorial de Tony Cartalucci

 

 

Url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.com/2011/08/greatest-betrayal.html

 

 

~ Traduit de l’anglais ar Résistance 71 ~

 

 

En premier lieu, ne nous laissons pas berner par de folles idées. Obama, Cameron et Sarkozy ne sont chefs d’état que par le nom. C’est la dépravité et la mégalomanie au sein des banques, corporations et institutions qu’elles ont créée, qui est responsable de la trahison la plus évidente de l’histoire de l’occident. Depuis 10 ans les chefs de l’occident ont agité le spectre de la haine et de la peur parmi leurs populations pour justifier une longue et coûteuse guerre globale qui a envoyée des troupes américaines, britanniques, canadiennes, allemandes, françaises et bien d’autres face au danger dans de nombreuses parties du monde et ultimement dans leur tombe, pour lutter contre “les forces de la terreur”.

Maintenant, savourant presque l’ironie du moment, Le New York Times, admet totalement de la part des oligarques de la finance et de l’industrie qui présument de leur dominance sur le monde occidental, que des terroristes d’Al Qaïda, des hommes qui ont littéralement tués des troupes américaines à la fois en Afghanistan et en Irak, sont maintenant en Libye et sont les récipiendaires de milliards de dollars d’aide financière venant de l’occident, d’une reconnaissance diplomatique, d’entrainement, d’armes, de bénéfices de matériaux de renseignement, le soutien total et inébranlable des “médias” occidentaux, du soutien aérien de l’OTAN, et même la grâce infinie de l’aide des forces spéciales occidentales au sol, luttant côte à côte avec eux. Cette confession arrive également au moment où des révélations sur le commandant militaire rebelle de la place de Tripoli, qui remplit les rues de la capitale avec une horreur indescriptible, affirment qu’il est un leader pur et dur d’Al Qaïda, ce qui fut rapporté en premier lieu par le Telegraph il y a des mois; ainsi que ces derniers jours sur la chaîne de télévision RT, ainsi que couvert en détail par le très respecté analyste géopolitique Dr. Webster Tarpley.

Tandis que les américains toujours naïfs débordent de fièreté alors que leur machine de guerre militaire qui les mène à la banqueroute, écrase encore un autre pays de l’autre côté de l’océan; ils semblent être ignorants ou incapables de comprendre la manière éhontée avec laquelle ils ont été trahis.

Après 10 ans, des milliers de soldats tués, des dizaines de milliers mentalement dévastés ou physiquement handicappés, une économie totalement dérivée de la guerre, les occupations, et les “reconstructions de nations” à l’étranger, tandis que les propres infrastructures de l’Amérique pourissent sous elle, les oligarques de la haute finance et de l’industrie transnationales ont décidé de trahir et d’humilier de manière infinie les forces armées de l’Amérique, et ce de la pire des manières qui soit, avoir ces mêmes forces armées offrir une couverture aérienne, des renseignements et un soutien opérationnel spécial a ces mercenaires assoiffés de sang qui ont chassés et tués leurs frères d’armes durant la dernière décennie.

Des familles entières ont été détruites, des communautés dévastées par la perte de frères, de sœurs, d’amis, de mères, de pères, fils et filles, qui se battaient pour ce qu’ils croyaient être la survie même de leur mode de vie. Aujourd’hui, en Libye, avec Al Qaïda à qui on a littéralement donné le pays, cadeau de ces financiers corporatistes à travers leurs proxies politiques et militaires, les leaders que nous avons élus et ces industries que nous avons aidées à atteindre ces tailles monstrueuses s’accroupissent maintenant sur les tombes de ceux qui sont tombés pour la nation et souillent leur mémoire et les ideaux auxquels ils croyaient au point de donner leur vie; ceci est impardonnable.

Et bien qu’il sera clâmé par certains que ceci est la “guerre d’Obama”, ça ne l’est certainement pas. Les cadres néo-conservateurs qui ont inventés et créés la dernière décennie débilitante de guerre globale aux dépends du sang des Américains et de leur trésorerie, ont discrètement supporté l’expansion de l’intervention de l’OTAN en Libye. Ceci peut-être vu en termes sans équivoque dans une lettre écrite à l’intention des députés républicains, les implorant d’arrêter de s’opposer à la guerre anticonstitutionnelle et en fait de ne pas s’occuper de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU et de donner plus de soutien aux terroristes qui s’emparaient de la Libye en leurs noms. Paul Wolfowitz, Elliott Abrams, Max Boot, Frederick Kagan, Karl Rove, Ellen Bork, Robert Kagan, Liz Cheney, William Kristol, Dan Senor et James Woosley ne sont que quelques noms parmi ceux qui ont signés cette lettre. De manière évidente, ceci n’est pas exclusivement “la guerre d’Obama”, mais plutôt une guerre façonnée et promut par les banques et les industries du Fortune 500, qui incluent à la fois Obama et les néo-conservateurs les plus notoires, comme serviteurs avérés et loyaux.

S’il y eut jamais un temps pour nos militaires, pas seulement les soldats du rang mais aussi leurs officiers qui les mènent et dans les mains desquels les troupes remettent leur vie au combat, de reprendre leur parole de serment donnée à la constitution des Etats-Unis et de leur devoir de défendre et de protéger leur nation et son peuple, ce temps est maintenant. S’il y eut jamais un temps pour reconnaître nos leaders auto-proclamés pour ce qu’ils sont: des traîtres n’agissant que pour leur compte, d’écraser leur légitimité en même temps que la façade de “démocratie”, ce temps est maintenant. Quand la foi des citoyens en leur gouvernement vacille, nous devons rester vigilant à l’encontre des soi-disants réformateurs. Assurons-nous que ces militaires qui s’avancent pour rectifier le glissement de notre nation dans le surréalisme, ne sont pas en fait des fascistes corporatistes, membres de Council on Foreign Relations (CFR) commes les généraux Stanley McChrystal et David Petraeus, tous deux responsables et coupables d’avoir aidé à ériger cette façade devant les citoyens américains et ceux à un coût tragique pour nous tous.

Pour l’homme et la femme de la rue américaine, maintenant est venu le temps de ne plus faire d’affaires avec ces corporations, ces banques et les mener à la banqueroute. Boycottez-les et remplacez-les systématiquement, jour après jour, petit à petit. L’Amérique a misé sur les mauvais chevaux en plaçant sa confiance en ces industries aux ramifications tentaculaires et a échangé son indépendance et son auto-suffisance contre l’illusion de la facilité et de l’utilité. Il est grand temps de reprendre cette indépendance. Il est temps de ne plus voter pour cette clique qui a servi ces agendas, promu ces guerres, maintenant prouvées être des fraudes totales. Des noms comme John McCain, Lindsey Graham et Joe Lieberman viennent particulièrement à l’esprit. Enfin, il est grand temps de commencer à s’organiser en tant que communauté. Donnez la main à vos voisins, commencez à cultiver votre jardin, et commencez à vous soutenir et entr’aider les uns les autres quand ce système corrompu et parasitaire vient chercher la substance même pour continuer à alimenter ses noirs desseins. En appliquant chacun de vos droits constitutionnels, collectivement, comme une communauté, quotidiennement, vous assurez que ces droits restent valides et en vigueur en vous dressant contre toute sorte de tyrannie.

Maintenant est venu le temps, traçons la ligne dans le sable, si ce n’est pas pour nous, au moins pour les milliers d’Américains qui ont donnés leurs vies en croyant qu’ils le faisaient pour une cause noble et dont la mémoire est souillée par les actions abjectes de Wall Street et de la City de Londres et par l’armée de sycophantes dégénérés qui les servent de l’Europe aux Etats-Unis, du leadership d’Israël ax oligarques de l’industrie qui manipulent les citoyens d’Australie. L’empire démoniaque a atteint un sommet intolérable.

=  =  =

Pour une liste des intérêts financiers qui gouvernent réellement le monde occidental, voyez ic « Naming Names. » Pour plus d’information sur l’auto-suffisance voir ici, « The Globalsits’ Worst Nightmare. » Pour apprendre plus sur comment et pourquoi boycotter la finance et l’industrie qui dominent nos vies voir ici, « Destroy the Globalists. »

 

 

Résistance politique: Les journalistes du Réseau Voltaire sont arrivés sains et saufs à Malte…

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, résistance politique with tags , , , , , , , on 30 août 2011 by Résistance 71

Lundi 29 août 2011, 16h GMT –

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Les-journalistes-du-Reseau

 

Les journalistes du Réseau Voltaire sont arrivés au port de La Valette, à Malte, ce lundi 29 août 2011. Thierry Meyssan, Mahdi Darius Nazemroaya, Mathieu Ozanon et Julien Teil sont sains et saufs. La journaliste britannique de Press TV Lizzie Phelan, également en danger, était avec eux, ainsi que l’équipe de TeleSur. Walter E. Fauntroy, ancien membre du Congrès des États-Unis et ancien assistant de Martin Luther King, a eu lui aussi la vie sauve.

Le bateau qui leur a permis de quitter la Libye est une petite embarcation prévue pour 12 personnes. Elle a finalement accueilli 52 réfugiés en plus des membres de l’équipage. Il lui a fallu 36 heures pour rejoindre Malte sur une mer agitée.

Avant le départ, la liste des passagers a fait l’objet d’intenses négociations et a été validée par les différentes autorités qui contrôlent maintenant Tripoli. Jusqu’au dernier moment, les journalistes du Réseau Voltaire et leurs amis ont craint de ne pouvoir embarquer. Au dernier instant, une personne, dont nous ne connaissons pas le nom, a été arrêtée par les rebelles sur le bateau.

52 personnes ont pu fuir et garder la vie sauve. Elles ont laissé derrière elles beaucoup d’amis.

À son arrivée à Malte, Thierry Meyssan a tenu à remercier toutes les personnes qui ont apporté leur soutien : « Merci à tous. Votre mobilisation a été formidable. Nous vous devons la vie. »

Guerre impérialiste en Libye: 7 points capitaux

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis with tags , , , , , on 29 août 2011 by Résistance 71

Sept points sur la Libye

 

 

Par Domenico Losurdo

 

 

Url de l’article original en français:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26226

 

Url de l’article en italien:

http://domenicolosurdo.blogspot.com/2011/08/sette-punti-sulla-guerra-contro-la_27.html

 

 

 

Désormais même les aveugles peuvent être en mesure de voir et de comprendre ce qui est en train d’arriver en Libye :

  1. C’est une guerre promue et déclanchée par l’OTAN qui est en cours. Cette vérité finit par filtrer sur les organes mêmes d’ « information » bourgeoise.  Sur La Stampa  du 25 août, Lucia Annunziata écrit : c’est une guerre « entièrement « extérieure », c’est-à-dire faite par les forces de l’OTAN » ; c’est « le système occidental, qui a promu la guerre contre Kadhafi ». Une vignette de l’International Herald Tribune du 24 août nous montre des « rebelles » qui exultent, mais ils sont commodément installés sur un avion qui porte l’écusson de l’OTAN.
  2. Il s’agit d’une guerre préparée depuis longtemps. Le Sunday Mirror du 20 mars a révélé que déjà « trois semaines » avant la résolution de l’ONU étaient à l’œuvre en Libye des « centaines » de soldats britanniques, encadrés dans un des corps militaires  les plus sophistiqués et les plus redoutés du monde (SAS). Des révélations ou admissions analogues peuvent être lues sur l’International Herald Tribune du 31 mars, à propos de la présence de « petits groupes de la Cia » et d’une « ample force occidentale en action dans l’ombre », toujours « avant l’éclatement des hostilités le 19 mars ».
  3. Cette guerre n’a rien à voir avec la protection des droits humains. Dans l’article déjà cité, Lucia Annunziata observe avec angoisse : « L’OTAN qui a atteint la victoire n’est pas la même entité qui a lancé la guerre ». Entre temps, l’Occident est gravement affaibli par la crise économique ; réussira-t-il à garder le contrôle d’un continent qui, de plus en plus souvent, perçoit l’appel des « nations non occidentales » et en particulier de la Chine ? Par ailleurs, ce même quotidien qui présente l’article d’Annunziata, La Stampa, ouvre le 26 août sur un titre en pleine page : « Nouvelle Libye, défi Italie-France ». Pour ceux qui n’auraient pas encore compris de quel type de défi il s’agit, l’éditorial de Paolo Paroni (Duel de la dernière affaire) est clair : depuis le début des opérations guerrières, caractérisées par l’activisme frénétique de Sarkozy, « on a immédiatement compris que la guerre contre le Colonel allait se transformer en un conflit d’un autre type : guerre économique, avec un nouvel adversaire, l’Italie évidemment ».
  4. Voulue pour des motifs abjects, la guerre est menée de façon criminelle. Je me limite  seulement à quelques détails repris dans un quotidien au-dessus de tout soupçon. L’International Herald Tribune du 26 août, dans un article de K. Fahim et R. Gladstone, rapporte : « Dans un campement au centre de Tripoli ont été retrouvés les corps criblés de balles de plus de 30 combattants pro-Kadhafi.  Deux au moins étaient ligotés avec des liens en plastique, et ceci laisse penser qu’ils ont subi une exécution. Parmi ces morts, cinq ont été trouvés dans un hôpital de fortune ; l’un était sur une ambulance, étendu sur un brancard et ligoté par une ceinture et portant encore une perfusion intraveineuse dans le bras ».
  5.  Barbare comme toutes les guerres coloniales, la guerre actuelle contre la Libye démontre comment l’impérialisme se fait de plus en plus barbare. Dans le passé, innombrables ont été les tentatives de la Cia d’assassiner Fidel Castro, mais ces tentatives étaient conduites en secret, avec un sentiment si ce n’est de honte du moins de crainte des possibles réactions de l’opinion publique internationale. Aujourd’hui, par contre, assassiner Kadhafi ou d’autres  chefs d’Etat non appréciés à l’Occident est un droit ouvertement proclamé. Le Corriere della Sera du 26 août 2011 titre triomphalement : « Chasse à Kadhafi et à ses fils, maison par maison ». Tandis que j’écris, les Tornado britanniques, se prévalant aussi de la collaboration et des informations fournies par la France, s’emploient à bombarder Syrte et à exterminer l’entière famille de Kadhafi.
  6. Non moins barbare que la guerre a été la campagne de désinformation. Sans le moindre sentiment de pudeur, l’OTAN a martelé systématiquement le mensonge selon lequel ses opérations guerrières ne visaient qu’à la protection des civils ! Et la presse, la « libre » presse occidentale ? Elle a, à un moment, publié avec ostentation la « nouvelle » selon laquelle Kadhafi bourrait ses soldats de viagra de façon à ce qu’ils puissent plus facilement commettre des viols de masse. Cette « nouvelle » tombant rapidement dans le ridicule, voici alors une autre « nouvelle » selon laquelle les soldats libyens tirent sur les enfants. Aucune preuve n’est fournie, on ne trouve aucune référence à des dates et des lieux déterminés, aucun renvoi à telle ou telle source : l’important est de criminaliser l’ennemi à anéantir.
  7.   Mussolini en son temps présenta l’agression fasciste contre l’Ethiopie comme une campagne pour libérer ce pays de la plaie de l’esclavage ; aujourd’hui l’OTAN présente son agression contre la Libye comme une campagne pour la diffusion de la démocratie. En son temps Mussolini n’avait de cesse de tonner contre l’empereur éthiopien Hailé Sélassié comme « Négus des négriers » ; aujourd’hui l’OTAN exprime son mépris pour Kadhafi « le dictateur ». De même que la nature belliciste de l’impérialisme ne change pas, ainsi ses techniques de manipulation révèlent de significatifs éléments de continuité. Pour  clarifier qui exerce réellement aujourd’hui la dictature à niveau planétaire, plutôt que de citer Marx ou Lénine, je veux citer Emmanuel Kant. Dans un texte de 1798 (Le conflit des facultés), il écrit : « Qu’est-ce qu’un monarque absolu ? Celui qui, quand il commande : « la guerre doit être », la guerre suit en effet ». En argumentant de la sorte, Kant prenait pour cible, en particulier, l’Angleterre de son époque, sans se laisser tromper par les formes « libérales » de ce pays. C’est une leçon dont nous devons tirer profit : les « monarques absolus » de notre époque, les tyrans et dictateurs planétaires de notre époque siègent à Washington, à Bruxelles et dans les plus importantes capitales occidentales.

 

Guerre impérialiste et criminelle en Libye: La sale guerre de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 28 août 2011 by Résistance 71

L’OTAN et sa sale guerre en Libye

 

 

Par Webster G. Tarpley

Interview sur Press TV le 26 Août 2011

 

 

Url de l’article original:

http://www.presstv.com/detail/195942.html

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Un analyste décrit la campagne massive de propagande et de guerre psychologique de l’OTAN pour faire croire aux Libyens et au monde que Tripoli est tombée.

Press TV parle avec le Dr. Webster Tarpley, historien et écrivain depuis Washington.

Ci-dessous un transcript de l’interview.

Press TV: Vous avez qualifié les évènements se déroulant en Libye comme étant une “opération méthodiquement et cyniquement préparée par l’OTAN et son haut commandement où les Etats-Unis jouent un rôle très important.” Pouvez-vous développer cela pour nous ?

Dr. Webster Tarpley: Et bien si nous regardons juste les évènements qui se sont déroulés au cours du week-end dernier, nous avons l’opération Sirène déclanchée par l’OTAN, d’abord le tapis de bombes qui s’est abattu aux alentours de Tripoli, lancé par la Royal Air Force, ils se ventent maintenant de l’efficacité de leurs missiles, beaucoup de morts civiles là.

Puis nous avons eu les hélicoptères Apaches qui ont été utilisés pour empêcher toute interposition des civils par un feu roulant de mitrailleuses et ce pour protéger l’avance de ces rebelles d’Al Qaïda.

Puis nous avons eu un débarquement depuis la mer et d’une série de navires de guerre, une flotte de l’OTAN qui était en attente au large des côtes libyennes et qui ont fait ressembler cette opération à presque un nouveau débarquement de Normandie, mais plus en fait comme le raid de Dieppe en 1942, ou quelque chose de ressemblant. Les troupes débarquées étaient des combattants d’Al Qaïda sous le commandement d’officiers de l’OTAN et quand je dis Al Qaïda, ceci inclut au sens large le groupe des combattants islamistes libyens.

Il y a eu un signal pré-arrangé, quelques mosquées renégats ont donné ce signal à l’heure de la prière de fin quotidienne de jeûne du ramadan, par le mot d’ordre “à bas Kadhafi”, qui fut le signal pour les escadrons de la mort qui avaient infiltrés la ville, d’entrer en action.

Il y a eu également une série de faux messages SMS ainsi que l’OTAN bombardant la télévision nationale pour la maintenir hors des ondes.

Puis une série de faux rapports disant que Kadhafi avait quitté le pays, que Saif (son fils en commandant de la résistance) avait été capturé, que Mouamar Kadhafi et ses autres fils avaient été capturés, que son fils Khamis avait été capturé après que la brigade qu’il commandait se soit mutinée contre le régime et ait refusé de se battre. Tout ceci n’était que mensonge et falsification.

Et puis, cerise sur la gâteau la plus incroyable, fut cette mise en scène théâtrale que l’OTAN créa avec l’aide du Qatar à Doha, où fut créé l’équivalent d’un décor de cinéma digne d’Hollywood et qui était fait pour représenter l’apparence même de la Place Verte de Tripoli.

Ces buildngs de la place verte sont très vieux, certains d’entr’eux date de l’empire romain, mais ils ont recréé cela à Doha et si vous y regardez de près, il y a une comparaison intéressante sur internet où il est montré à quoi ressemblent vraiment les bâtiments de la Place Verte et en parallèle à quoi ressemblent les décors reconstitués; c’est très similaire, mais il y a pas mal d’imperfection pour conclure que ces scènes furent également truquées.

Donc ceci est une vaste campagne de lavage de cerveau de masse et de guerre psychologique et ceci a eu un effet remarquable.

Mais, comme ils ne peuvent pas aller jusqu’au bout avec cette force rebelle en lambeau qu’ils ont sous la main, il y a une tendance ces derniers jours pour que les forces de Kadhafi se regroupent et contre-attaquent, mais de manière différente, sans tenir de ligne de front fixe, sans essayer de défendre une place forte ou une ville ou quoi que ce soit d’autre, mais de fait en s’engageant dans un combat urbain, une guérilla urbaine où les avantages précédents des gens d’Al Qaïda, les rebelles de Benghazi, ont été grandement diminués.

Je pense que la vraie question est de savoir combien de rebelles ont déjà été tués dans ces opérations de grande envergure ? Leur ressource humaine n’est pas infinie; je pense qu’il y a eu de lourdes pertes dans leurs rangs, infligés par les forces de Kadhafi.

Je me demande même combien de temps encore avant que certains d’entr’eux ne décident de rentrer à la maison. Ils ont pillé et pillent tout ce qu’ils peuvent, peut-être vont-Ils ramener leur butin à la maison ? Je pense que cette force va se dissoudre et que ceux qui resteront vont commencer à s’entre-tuer, parce que ceci est la nature même de cette bête.

Press TV: Au départ, beaucoup de policiens états-Uniens étaient contre l’implication d’Obama en Libye, mais un bon un nombre semble maintenant s’être réchauffé à cette idée. Que voient-ils en retour pour les Etats-Unis de cette “mission humanitaire” en Libye ?

Dr. Webster Tarpley: Ils pensent que nous changeons la façade de l’impérialisme américain, que maintenant nous pouvons nous mettre en avant comme les champions des droits de l’Homme etc. Ceci est d’une démagogie sans bornes.

La victoire a toujours plusieurs pères, mis à part le fait que ceci n’est pas une victoire. Les quelques personnes qui clâment la paternité jusqu’ici vont finir par la renier une fois qu’ils se rendent bien compte de ce qui se passe là-bas.

Comment cela pourrait-il être différent de l’Afghanistan et de l’Irak ? Un étranger venant de l’autre bout du monde, qui vient imposer une loi étrangère, dans ce cas précis sur un peuple fier avec une grande tradition d’Indépendance. Rappellez-vous qu’ils ont donné un million de vies humaines pour sortir les Italiens; ils sont les premiers de l’histoire à recevoir des gaz de combat mortels. Allez demander au maréchal italien Graziani ce que c’est que de pacifier la Libye. Ce n’est pas du tout facile.

Ces prétendus combattants, ce conseil rebelle de Benghazi, ne sont que quelque chose à mettre à la télévision. Le gros du travail de combat est fait par l’OTAN, ceci n’a été que l’OTAN, l’OTAN et l’OTAN avec quelques branquignols de façade pour rendre l’affaire plausible vis à vis de l’opinion pujblique internationale.

Je pense que militairement, ceci va durer pendant très longtemps. Il y a une grande province dans le sud appellée Fazzan. Ces gens sont noirs, ce sont des Libyens, ce sont des arabes, mais noirs et ils ne vont pas accepter les fadaises des racistes de Benghazi et de leur conseil.

Rappelons-nous que les gens de Benghazi se sont distingués dès le début en lynchant et en massacrant des Africains noirs, qu’ils viennent du Mali, du Tchad ou de n’importe où. Ou si vous étiez un Libyen noir, être noir à Benghazi était un crime méritant la peine capitale, car ils diraient que vous êtes un mercenaire de Kadhafi, et ils s’occuperaient de vous.

 

Reference: video de l’interview du Dr. Tarpley:

http://www.presstv.com/detail/195942.html

Guerres impérialiste, médias et propagande: la leçon potentielle du marasme de l’OTAN en Libye…

Posted in actualité, désinformation, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 26 août 2011 by Résistance 71

La leçon du marasme Libyen

 

Par Résistance 71

 

Le 26 Août 2011

 

 

La “bataille de Tripoli” lancée ce week-end dernier s’avère être la plus grosse opération de guerre psychologique et médiatique propagandiste de l’après guerre. De la reconnaissance du trucage des “évènements de liesse de la place verte”, vraisemblablement enregistrés depuis des décors de cinéma au Qatar pour miner le moral libyen, au constat que la “mission humanitaire” de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) n’est qu’une farce cachant un agenda impérialiste et néo-colonialiste, en passant par les assassinats et la terreur infligés à une population tripolitaine tant par les bombardements et mitraillages aériens de l’OTAN, que par les troupes au sol débarquées et héliportées par la coalition des criminels qui les encadres de ses commandos, tout n’est qu’illusion, poudre aux yeux et enfumage total à la fois de la population libyenne mais surtout des opinions publiques occidentales.

Au-delà de cette mascarade impérialiste de reconquête du continent africain par l’occident dissimulée sous un couvert pseudo-humanitaire, il convient de nous poser la question du paragdigme dans lequel nous vivons depuis l’après 11 septembre 2001, soit bientôt 10 ans.

Suite aux attentats au sujet desquels la vérité se doit toujours d’être faite, car ces évènements constituent la clef de toute l’opération impérialiste qui s’ensuivît, les Etats-Unis, non sans avoir au préalable renforcé leur état policier intra-muros par le Patriot Act, et ses alliés de l’OTAN, sur la base des mensonges de la théorie de la conspiration officielle des gouvernements concernant les attentats du 11 Septembre, ont envahi l’Afghanistan.

Il est depuis longtemps établi que la véritable raison de l’invasion de l’Afghanistan par l’empire anglo-américain et ses marionnettes satellisées (dont la France) fut la rupture du contrat de construction d’un pipeline pétrolier devant traverser le pays et amener le pétrole eurasien dans un port pakistanais en contournant la Chine, que les Talibans alors au pouvoir et mis en place par les Etats-Unis, avaient dénoncé.

Il suffit de regarder la carte d’occupation du pays pour s’apercevoir que par sans doute le plus commun des hasards, les bases militaires les plus importantes états-uniennes sont sur la route que devait emprunter ce pipeline.

Dont acte, premier mensonge, première guerre…

Puis, par les effets propagandistes de la vaste machine guerrière américaine, ces toujours fameux attentats du 11 Septembre furent peu à peu liés de manière fallacieuse au régime de Saddam Hussein. L’Irak devint une fois de plus le démon de midi et de minuit. Saddam (dictateur s’il en est, mais mis au pouvoir, financé et aidé, puis complice des Etats-Unis ne l’oublions jamais…Notemment dans la guerre de 10 ans qui opposa l’Irak à l’Iran) abritait Al Qaïda, Saddam avait des armes de destruction massive dont on agitait des “échantillons” en flacon devant les membres de l’ONU appeurés… ou hilares c’est selon… L’Irak, bien que minée et mise hors d’état de nuire par 10 ans d’embargo qui tuèrent plus de 500,000 enfants, que la criminelle de guerre (Yougoslavie) Madeleine Albright, ex-secrétaire d’état d’un autre criminel de guerre: Bill Clinton, balaya d’un revers de la main en déclarant ces morts “utiles” au développement de l’agenda en cours, se vit donc couverte, début 2003, d’un tapis de bombes, massacrants des centaines de milliers de civils, puis envahie par les forces colonialistes de l’empire, au nom de la “démocratie” que l’occident ne manque jamais d’apporter aux peuples “barbares” d’outre-mer, le tout bien sûr toujours à la pointe des fusils et jamais par l’exemple.

Depuis lors: l’Irak est un pays brisé, que les troupes d’occupation n’ont jamais contrôlé, mais qui sert un but bien précis, celui de maintenir chaos et division, savamment entretenu par les services spéciaux et mercenaires de l’empire afin de manipuler le chaos et empêcher l’unification d’un peuple pour virer l’occupant. Il en va de même depuis en Afghanistan.

Dont acte, second mensonge, seconde guerre…

La politique à terme de l’empire est la recolonisation du continent africain. Pourquoi ? Pour contrôler les ressources naturelles; nous avons dit contrôler, ce qui ne veut pas dire forcément exploiter, nuance… La stratégie est de couper la Russie et surtout la Chine des matières premières dont elles ont besoin, surtout au niveau énergétique concernant la Chine.

Pour ce faire, il faut briser les liens commerciaux de ces pays avec les pays non alignés sur la politique hégémonique occidentale. La prospérité de pays comme la Libye et l’Iran, malgré des sanctions et quelques embargos de peu d’effet, est inacceptable. Ces pays (tout comme le Vénézuela en amérique latine) sont capables de resister à l’hégémonie impérialiste, car ils ont une indépendance énergétique dûe à leurs réserves de pétrole et de gaz naturel, qu’ils vendent et dont les revenus servent à développer leur nation et contenter les peuples par une saine redistribution des richesses acquises par la mane pétrolière. Ces pays ont une politique de redistribution des richesses par le biais de programmes sociaux totalement inadmissibles pour les rats de la finance et du monopole industriel occidentaux. Ils contentent leur peuple dans un système progressiste social qui éradique les fléaux qui minent l’occident dont les sociétés sont en vaste majorité fondées sur la disparité sociale et le dogme capitaliste.

Alors oui ces régimes peuvent être autocratiques, selon certains critères, mais les résultats sociaux sont là. La Libye de Kadhafi par exemple, au-delà de ce qu’on peut penser du bonhomme est passée d’une société monarchique féodale et rétrograde au pays le plus développé du continent africain et où il y avait le moins de disparités sociales entre “classes” de la société. Aucun système étatique n’est parfait loin s’en faut, nous sommes même de ceux qui pensent que tout système étatique ne peut pas être juste et équitable car les fonctions de l’état sont justement celles de préserver les avantages des plus nantis. Nos sociétés occidentales en sont les exemples vivants…

Néanmoins, certains états ont résolus plus de problèmes sociaux que d’autres et il est triste de constater (bien que historiquement non surprenant…) que ces états ne sont pas occidentaux.

Le cas de la Libye est un cas particulier, lié à la personnalité de Kadhafi. Depuis 1969 et sa prise de pouvoir, la Libye est devenue la Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Etat  dont le pouvoir a été décentralisé totalement aux conseils de région et qui, s’il ne peut pas être qualifié d’autonome et d’autogéré, est certainement ce qui s’en rapproche le plus dans un système étatique. Le Vénézuela bolivarien fonctionne d’une façon similiare adaptée aux besoins et à la culture vénézuéliens.

Pas étonnant que ces deux pays aient beaucoup en commun et soient vus comme des “dictatures” par l’oligarchie occidentale. La Libye de Kadhafi était très influente dans l’Union Africaine et Kadhafi était en train du reste, de travailler à la création d’une banque centrale africaine, indépendante des banques privées du cartel de la finance internationale, et planifiait le retour à une monnaie basée sur un étalon or, choses totalement hérétiques aux yeux du dogme néo-libéral fasciste monopoliste et ses sbires vampirisant les économies mondialee à l’aide de leurs armes de destructions massives: le FMI et la Banque Mondiale, qui écrasent les pays sous le joug de la dette odieuse dont le paiement des intérêts engraissent les rats de la finance à vue d’œil.

La Libye étant le pays africain ayant les plus vastes réserves pétrolières, sans parler des réserves d’eau sous-terraines, toutes les conditions, en plus de sa position géographique (accès directs à la Méditérannée et au continent africain), font du pays un enjeu géostratégique majeur dans la région. Il fallait se débarasser de Kadhafi, semer le chaos, contrôler les ressources pétrolières et se faisant, implanter des bases militaires géantes sur son sol, comme au Kosovo, de façon à avoir un potentiel de rayonnement mortifère sur le continent africain, ce qui fait défaut à l’empire anglo-américain jusqu’ici, au point que l’AFRICOM états-uniens est obligé d’être basé en Allemagne.

L’exécuteur des basses œuvres du cartel banquier, nous avons nommé l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ou OTAN, sous commandement américain, a donc sur commande, monté un scénario “d’urgence humanitaire” en appuyant, armant et entraînant une frange insurrectionnelle déjà existante en Cyrénaïque. Ceci a mené à une vaste opération de propagande accusant Kadhafi d’avoir bombardé son peuple dans l’Est du pays et d’avoir occasionné plus de 6 000 victimes civiles tuées au cours de bombardements, qui n’eurent en fait jamais lieu.

Le procureur de la CPI saisie de l’affaire au nom des droits de l’Homme, ne peut de son propre aveu, baser son dossier que sur environ 200 victimes (résultant de combats entre force rebelles et loyalistes).

Sur ce mensonge dont personne ne vérifia les sources, le conseil de sécurité de l’ONU fut saisi pour qu’une “zone d’exclusion aérienne” fut établie sur la Libye, comtrôlée par l’OTAN sous mandat de l’ONU. La résolution 1973 fut votée (Chine et Russie s’abstenant, mais ne mettant pas de veto), l’OTAN fut mandaté pour faire respecté la zone d’exclusion avec pour directives de ne pas avoir de troupes au sol, un embargo sur les armes des deux côtés de la belligérence étant mis en vigueur. Cette résolution était une résolution humanitaire afin de protéger les population civiles de l’engrenage du conflit interne.

Depuis lors, nous allons de mensonges propagandistes en violations de la résolution de l’ONU. Pas de militaires de l’OTAN au sol ?… Les forces spéciales commandos françaises, américaines et britanniques y sont depuis avant même le départ de l’opération pour entrainer et diriger les “rebelles” dans leurs actions militaires. Les “manifestants” anti-gouvernement libyens n’ont jamais été pacifiques. Ils ont toujours été armés, lourdement même. Il ne s’agit pas de “manifestations contre le régime” mais bel et bien depuis le départ, d’une guerre civile, fomentée, attisée surtout par les parties de l’OTAN intéressées dans la chute du régime.

Kadhafi a mis son aviation au sol dès les premières heures de la mise en vigueur de l’exclusion aérienne prévue par la résolution 1973. De fait, la mission de l’OTAN était accomplie: plus rien ne volait plus dans le ciel libyen à part les avions de l’OTAN. Fin du boulot ?… Que nenni. Il fallait pousser l’agenda jusqu’au bout: celui du changement de régime; ce qui n’a jamais été le but à en croire les instances politiques otanesques. Encore un mensonge éhonté renforcé par la propagande atlantiste de la presse occidentale à la botte de l’oligarchie.

Les forces aériennes de l’OTAN ont donc commencé à appuyer les attaques au sol des “rebelles” (dont la vaste majorité a été recrutée par les services saoudiens et qataris, au sein de la nébuleuse d’Al Qaïda, créée et alimentée depuis la fin des années 70 par la CIA, le MI6 avec l’aide des services pakistanais et saoudiens. Les saoudiens étant les financiers, recruteurs, tout ceci géré sur le terrain par un certain Ossama Ben Laden et ses lieutenants tous, comme Ben Laden, agents de la CIA…) et ainsi ont pris position directement dans le conflit armé. Encore une violation de la résolution 1973 et un mensonge sur une base “d’assistance humanitaire”.

L’enlisement dure depuis 5 mois, l’échéance de la mi-Septembre et la fin de l’applicabilité de la résolution 1973 approche. Il fallait des résultats. Vient donc l’épisode de la bataille de Tripoli, qui si réelle sur le terrain fut et est toujours couverte par un rideau de propagande et de désinformation rarement atteint dans l’histoire des médias.

Au-delà de ces nouveaux mensonges il résulterait ceci:

  • Les “rebelles” assassins d’Al Qaïda ont été débarqués par la mer ou ont été héliportés dans Tripoli par l’OTAN
  • Ils sont appuyés au sol par des commandos français, britanniques et américains (notamment des unités de tireurs d’élite)
  • Les avances des “rebelles” encadrés par des officiers des forces spéciales de l’OTAN se font de nuit après des bombardements et des mitraillages par Hélicoptères Apaches des zones civiles afin de nettoyer le chemin de progression
  • Les populations civiles de Tripoli ne participent pas à la “liesse” dont la propagande fait part. Elles sont cloîtrées chez elles, pour l’heure terrifiées. De grosses pertes civiles ont été enregistrées
  • La prise et la “liesse” de la Place Verte ont été reconnues comme ne s’étant jamais passées sur le terrain, mais a priori dans un décor de reconstitution se situant au Qatar (ce qui rendît le travail plus facile pour la télé locale Al Jazeera). Ce fait a été publiquement reconnu dans une interview télévisée par le président du conseil transitoire “rebelles” Mustapha Abdul Jalil (vidéo)
  • Les journalistes étaient cloués dans un hôtel par des tirs hostiles rebelles pendant les “opérations”, seuls les journaleux rendant compte du consensus de l’OTAN et de la propagande en vigueur purent et peuvent envoyer des reportages en concordance avec la propagande en vigueur

Il est plus que probable qu’une vaste opération d’occupation de la Libye par les troupes de l’OTAN soit en préparation. Bien sûr, il faudra au préalable provoquer une “crise humanitaire” de plus grande envergure et que le conseil transitoire libyen “appelle au secours pour raisons humanitaires” afin que l’ONU vote une nouvelle résolution entérinant de facto l’occupation du pays par l’OTAN qui sera mandaté par l’ONU.

L’ONU n’est pas neutre, elle n’est que le laquais des banquiers et du gros business international. Les décisions prisent à l’ONU ne sont que des extensions des décisions prises en conseil d’administration des grosses multinationales de la finance et de l’industrie.

Le but est de re-coloniser l’Afrique, d’implanter des bases militaires de l’empire sur le continent, de contrôler les ressources énergétiques et de matières premières (notemment l’Uranium) et de couper la Chine et la Russie de sources commerciales importantes, tout en maintenant les pays africains dans la précarité, le développement économique et technologique ne s’appliquant pas aux yeux des oligarques, aux gens des pays émergents, qui doivent rester émergents de façon à ce que l’hégémonie blanche ne soit jamais contestée.

Le plan de contrôle et de remodelage suit les grandes lignes édictées en 1999 par le think-tank néo-conservateur Project for a New American Century (PNAC). Projet qui a déterminé l’élément catalyseur pour une poussée impérialiste globale et l’instauration d’états policiers en occident: les attentats du 11 Septembre 2001.

Dans son texte “Rebuilding Americas Defense”  le PNAC prévoit un évènement de “l’ampleur d’un nouveau Pearl Harbor” afin de conquérir l’opinion publique américaine à l’idée d’entrer en guerre, d’accepter des lois liberticides intra muros et promulguer la continuité de la doctrine de la “Pax Americana” de manière globale.

Le monde d’aujourd’hui est la résultante de l’ultime poussée globaliste pour l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial fasciste. De la gouvernance mondiale d’une infime faction de l’oligarchie parasitaire qui utilise les états-nations et leurs armées comme les cerbères de la doctrine.

Après le “printemps arabe” des révolutions colorées méthode ex-Europe de l’Est, fomenté ou récupéré par l’oligarchie, nous assistons à l’élargissement de la guerre impérialiste à la Libye, puis viendra le tour de la Syrie, avec ils espèrent l’élimination bonus du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais afin d’isoler plus l’Iran, qui sera le gros morceau de l’opération dans la région; le but ultime étant l’encerclement et l’isolation plus avant de la Russie et de la Chine en prévision du dernier règlement de compte à OK Coral.

Le système propagandiste est en place et continue à déverser ses tonnes de mensonges à la journée. Jusqu’à quand les peuples se laisseront-ils impunément bafouer, mentir, sans jamais rien dire?…

Nous avons été victimes de 4 énormes mensonges en 10 ans qui ont amenés le monde au bord du chaos total tant voulu par les oligarques et renforcé par la crise économique mondiale depuis 2008, elle aussi planifiée par les parasites de la haute finance. Ces 4 mensonges (11 Septembre, guerre d’Afghanistan, guerre d’Irak et maintenant guerre de Libye) doivent être dénoncés. Assez est assez !

Le point positif et la leçon potentielle de ces affaires est, à notre avis, la suivante: Tous ces évènements ont incité une masse grandissante de citoyens de tous pays à contester les dogmes établis, la pensée unique et le bellicisme généralisé. Les médias corrompus et phagocytés depuis bien longtemps par les instances du fric et du pouvoir remplissent leur devoir de mensonge et de propagande envers leurs maîtres. Mais au fil du temps, pas à pas, s’est établi globalement un contre-pouvoir, une force de contestation et de lumière contre laquelle il est très difficile de lutter: la dissidence qui émane de l’internet et aujourd’hui des dizaines de milliers de médias alternatifs et citoyens qui exposent au grand jour, toujours plus chaque jour ce qu’il se passe, les médiamensonges de la clique gouvernante et sa machine au service du dogme du capitalisme fou et criminel.

La crise libyenne et plus particulièrement la “bataille de Tripoli” fut aussi la “bataille de l’information”, celle de la propagande étatique et oligarchique contre la voix de la vérité qui s’est élevée de partout pour contre-carrer les plans des globalistes et de leurs larbins criminels de l’OTAN. Des journalistes dissidents alternatifs présents sur place et qui ont été menacés de mort pour certains, à l’armée de fantassins de l’info citoyenne, qui avec les moyens du bord, a relayé nuit et jour l’info alternative afin de contre-carrer la propagande de masse et la vaste campagne de lavage de cerveau dans laquelle s’est lancée l’OTAN en bonne entreprise terroriste au service de ses maîtres et seigneurs, tous à l’unisson avont relevé le défi du mensonge.

Aujourd’hui 6 jours après “l’invasion de Tripoli” et la victoire annoncée par l’OTAN et ses pantins du conseil transitoire libyen, les combats font toujours rages à Tripoli, l’OTAN bombarde sans cesse (pourquoi bombarder une ville qui est aux mains des rebelles ?…si ce n’est que la ville ne l’est pas et loin s’en faut), Kadhafi et ses fils sont introuvables et les rebelles sont étirés de Misrata à Tropoli et ne peuvent rien faire sans l’appui constant des bombardements de l’OTAN.

C’est plus qu’un début… C’est un résultat ! La mobilisation sur la toile pour obtenir la protection sur place des journalistes menacés de mort fut aussi un grand moment alternatif. Peut-être avons-nous tous contribué un petit peu à leur sécurité. Nous nous plaisons à le penser.

Résultat ? Les commentaires de la blogosphère francophone ont été au delà de toute espérance. L’éveil soudain de milliers de gens aux turpitudes propagandistes et aux mensonges éhontés de nos gouvernements et de nos médias crasses sur ce qu’il se passait à Tripoli est une grande victoire de la presse alternative et citoyenne. Les commentaires dans les blogs et forum n’ont laissé aucun doute sur le fait que de moins en moins de gens gobent les mouches sans questionner l’information présentée.

Quelle avancée !… Quel véritable bonheur que de pouvoir enfin constater cela. Nous sommes également persuadés que le message est passé haut et clair à l’oligarchie: Vos turpitudes sont exposées, la mayonnaise de votre propagande prend de moins en moins ! Gare, les peuples se réveillent et plus dure sera la chute !

Nous devons continuer le momentum. Camarades d’éveil et de lutte, ne vous rendormez pas !… Continuez à chercher et approfondir toute information donnée. Ne faites confiance à aucune source d’information, recherchez par vous-même, faites vous une idée éclairée qui seule pourra vous faire prendre les décisions essentielles.

Le salut de l’Humanité et de nos sociétés est dans l’information et dans l’éducation qui par la pensée critique mènent à l’action directe salvatrice. Les oligarques le savent, c’est pourquoi ils font tout pour la bloquer, de l’enseignement à la diffusion de l’info, tout n’est pour l’essentiel que vaste fumisterie et écran de fumée.

L’internet est notre arme de défense, l’oligarchie fait tout pour le museler. Nous devons nous battre pour le garder en l’état, l’améliorer et non le détruire. La plus grosse bataille pour la survie des peuples, est la bataille de l’information. Cette expérience libyenne doit nous le faire comprendre à tout jamais. Que la multitude de nos frères civils libyens ne soient pas morts en vain. Qu’avec leur mémoire nous fassions tomber le mur de la propagande.

La lutte contre l’oligarchie et le Nouvel Ordre Mondial passe par gagner la bataille de l’information ! Halte à la propagande, halte au fascisme néo-colonialiste d’un occident perverti par ses soi-disant “élites” de pacotille et qui mènent le monde au chaos dont ils se gargarisent.

 

No pasaran !

 

– Résistance 71 –

 

Articles complémentaires: Les articles ci-dessous proviennent tous de sources différentes, soit d’articles en français, soit d’articles que nous avons traduit et publiés

https://resistance71.wordpress.com/2011/08/25/guerre-imperialiste-en-libye-les-mensonges-de-lotan-au-grand-jour-les-commandos-francais-et-de-la-coalition-sont-sur-le-terrain-et-aident-les-rebelles-dal-ciada/

https://resistance71.wordpress.com/2011/08/24/societe-etat-et-democratie-la-dictature-est-la-dissidence-dans-la-novlangue-imperialiste-fasciste/

https://resistance71.wordpress.com/2011/08/24/media-et-propagande-la-farce-des-inconsistances-mediatiques-sur-la-libye/

https://resistance71.wordpress.com/2011/08/23/guerre-imperialiste-en-libye-le-gros-coup-de-propagande-de-lotan-sessouffle-la-bataille-de-tripoli-est-une-psyop-du-commandement-de-lotan-attendons-nous-a-plus-de-crimes-a-venir/

https://resistance71.wordpress.com/2011/08/23/guerre-imperialiste-en-libye-le-carnage-de-lotan-permet-aux-troupes-dal-ciada-encadrees-par-les-officiers-de-lotan-de-progresser/

https://resistance71.wordpress.com/2011/08/19/ingerence-et-guerre-imperialiste-la-nouvelle-guerre-contre-la-syrie-puis-liran-se-prepare/

https://resistance71.wordpress.com/2011/08/06/ingerence-et-imperalisme-contre-la-syrie-lorganisation-terroriste-de-latlantique-nord-prepare-une-operation-militaire-contre-la-syrie-puis-liran-dapres-la-diplomatie-russe/