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Google Nouvel Ordre Mondial et état policier: divorce de VT et de Google sur fond d’Israël…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 16 février 2018 by Résistance 71

Plus on avance et plus les masques tombent… Nous n’utilisons plus aucun service de Google depuis plus de 4 ans maintenant, nos recherches en ligne sont effectuées au moyen de StartPage et de DuckDuckGo, qu’a choisi VT. Il est quand même étonnant que VT n’ait pas opéré le changement avant d7avoir la gueule dans le mur.. Comme quoi cela semble être une constante établie et qu’il faut briser: tant que tout va bien, personne ne bouge. Les gens bougent quand ils ont la tronche dans le mur. Qu’on ne vienne pas dire que tout cela n’était pas prévisible… Donc pourquoi attendre ?

Le changement de paradigme sera plus douloureux après que nous nous soyons fracassés dans le mur à Mach 12. On s’éviterait bien des soucis à changer AVANT. On appelle cela de l’anticipation et c’est valable pour tout…

~ Résistance 71 ~

 

VT et Google divorcent officiellement

 

John Allen

 

VT General Manager

 

19 janvier 2018

 

url de l’article: https://www.veteranstodaynetwork.com/2018/01/vt-google/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien que les déonthologies de Google et de VT se soient éloignées l’une de l’autre depuis des années, les derniers douze mois ont été particulièrement troublés et emplis d’une telle animosité que finalement le Rubicon a été traversé causant un divorce final d’où aucune machine arrière n’est possible.

Tout a vraiment commencé en avril 2017 lorsque Google a décidé que certaines de nos photos n’étaient PAS dans leur ligne de standard et violaient leur réglementation. Le censeur de Google NE NOUS A PAS DIT de quelles photos il s’agissait les ayant froissés. Ils nous donnèrent une idée générale de ce sur quoi ils objectaient en nous envoyant une notice standard de violation de réglementation. Nous avons donc recherché dans notre stock de photos archivées (des milliers) en essayant de savoir qu’elles photos étaient problématiques. Cela nous a pris 3 semaines pleines. Eventuellement, nous fûmes capables de les convaincre que nous étions en accord avec leur réglementation.

Pensant que cette épisode était terminé, VT continua ses fonctions usuelles pendant 9 mois. Puis, d’un seul coup d’un seul,  sans avertissement ni raison donnée, Google nous notifia que tout compte commercial que nous avions avec eux était annulé et qu’il n’y avait pas de recours possible. Comme vous pouvez l’imaginer nous fûmes pris à contre-pied et très perplexes. Que se passait-il ?

Comme beaucoup d’entre vous le savent, il n’y a personne à appeler chez Google, pas de contact physique possible. Il n’y a pas de “service clientèle” ni aucun service de soutien que des gens “normaux” puissent appeler en cas de pépin. Donc VT a contacté certains “amis” ayant accès au ventre de la bête au sein de l’empire Google. Après quelques jours d’enquête, ils nous envoyèrent une liste de ce que Google en réalité nous reprochait dans notre travail. Et de cela résultait le fait que ce qui les perturbait le plus était NOTRE CRITIQUE DE L’ETAT D’ISRAEL Et il y avait une mention de nos articles sur la Russie également ; mais ce qui les préoccupait le plus était ISRAEL et notre critique claire et affirmée de sa politique d’état.

De manière évidente, il n’y a RIEN que nous puissions faire à ce sujet parce que cela irait complètement contre notre déontologie. Donc comme dit le vieil adage “le meilleur accord est pas d’accord du tout”. Le temps d’un divorce officiel sans effort de réconciliation est arrivé. Notre relation ou plutôt ce qui en restait, avec Google est maintenant officiellement terminée.

Loin sont les jours où la petite startup Google déclarait son mantra de “Ne soyez pas malveillant”

Ceci a été bien tristement remplacé par quelque chose de plus sinistre, moins pour les gens et bien plus pour ce quelque chose qui de toute évidence n’inclut ni VT ni les valeurs qui nous animent. Bien triste en effet, temps de bouger en bloc. Donc, voilà c’est fait… Bye bye Google !!…

= = =

VT remplace la recherche avec Google par Duck Duck Go (DDG)

 

John Allen

 

VT General Manager

 

23 janvier 2018

 

Source: https://www.veteranstodaynetwork.com/2018/01/vt-replaces-google-custom-search-duck-duck-go/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour commencer notre nouveau chemin en cette nouvelle année 2018, nous avons remplacé la Google Custom Search de tous nos sites par Duck Duck Go !

DuckDuckGo (DDG) est un moteur de recherche internet qui met l’accent sur la protection de la sécurité et du droit à l’anonymat dans la recherche internet et évite la bulle de filtrage des résultats de recherches personnalisées. DDG se distingue des autres moteurs de recherche en ne faisant pas de profil de ses utilisateurs et en montrant de manière délibérée à tous les utilisateurs les mêmes résultats de recherche pour des mots clef donnés. DDG insiste sur le fait de fournir les meilleurs résultats de recherche possible, la meilleure qualité en rapport aux mots clef à l’encontre du volume d’information trouvé, DDG génère les résultats de recherche depuis plus de 400 sources individuelles, incluant des sites clef crowdsourced comme wikipedia et autres moteurs de recherche comme Bing (NdT: Microsoft, un autre démon quand même), Yahoo! (NdT: autre merde à ne pas présenter), Yandex, Yummly. L’entreprise est basée à Paoli en Pennsylvanie, dans la grande banlieue de Philadelphie et a 40 employés. Le nom de l’entreprise a pour origine le nom d’un jeu pour enfant appelé “duck, duck, goose” ou canard, canard, oie.

Une partie du code source de DuckduckGo est un logiciel libre hébergé sur GitHub sous license Apache 2.0, mais le cœur de l’affaire est privé. Le 21 mai 2014, DDG a lancé une version revampée qui focalisait sur des résultats de recherches plus intelligents et une interface plus sympathique et agréable. La nouvelle version ajouta souvent des caractéristiques demandées comme des recherches photos, recherches locales, des auto-suggestions et bien plus.

Le 18 septembre 2014, Apple inclua DDG dans son navigateur Safari comme un moteur de recherche optionnel. Le 10 novembre 2014, ce fit le tour de Mozilla de l’intégrer comme option de recherche dans son Firefox 33.1. Le 30 mai 2014, le Tor Project (NdT: créé et utilisé par la Marine des Etats-Unis qui incidemment héberge le QG du Cybercommand de l’armée américaine…) a fait de DDG son moteur de recherche par défaut sur le navigateur Tor 6.0

Notre utilisation de DDG a plus de sens que le Google de Rollerball qui nous a traité comme des chiens sans aucun soutien clientèle et ce MR est de fait bien plus en accord avec nos valeurs.

Ainsi soit-il !

Après 14 années de vieille déontologie positive et d’effervescence Google, il est grand temps de dire adieu à sa nouvelle version façon état policier et de dire hello à DuckDuckGo.

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L’empire continue son passage en force: Trump signe une loi de renforcement de l’espionnage des citoyens par la NSA et le FBI… L’occident devient l’archipel du Goulag !

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 29 janvier 2018 by Résistance 71

Ceci est une preuve de plus s’il en fallait toujours une, que le système étatico-capitaliste qu’il soit américain, français, ou tout autre, est au-delà de toute rédemption et qu’il n’y a de fait absolument aucune solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et ne peut pas y en avoir.
L’auteur de cet article, le juge Napolitano est une star du droit constitutionnel outre-atlantique et a sa propre émission de télé. C’est un homme intègre, qui croit en la “république”, c’est un fervent constitutionnaliste qui ne désire que réformer le système pour que le peuple retrouve la “république” qui soi-disant lui échut en 1776, date de l’indépendance concrétisée de manière bien illusoire par la constitution des Etats-Unis d’Amérique en 1788.
Ses illusions sont en train de s’effriter une à une, ils sot des millions dans ce cas à Yankland et en occident… Puissent ces gens au bon fond réaliser qu’il est temps de lâcher-prise et que la solution est de fait non pas dans l’État et toute structure de la division et de la marchandisation, mais dans la société des sociétés, seule capable de nous réunifier dans l’Un… Planétairement…
Qu’on se le dise !
~ Résistance 71 ~

 

Trump signe une loi autorisant l’espionnage de masse sur les citoyens américains

 

Andrew Napolitano

 

25 janvier 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/48656.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ces dernières trois semaines, le congrès a passé et le président Trump a signé en loi de nouveaux très grands pouvoirs pour que la National Security Agency (NSA) et le FBI puissent mieux espionner les citoyens américains innocents de tout et sélectivement passer sous forme de loi d’application les fruits de cet espionnage en règle.

Les fruits de cette moisson d’information peuvent maintenant inclure toutes les donnés par fibre-optique transmises depuis ou vers les Etats-Unis, comme les enregistrements numériques de tous messages téléphoniques qu’ils soient de postes fixes ou mobiles, les copies en temps réel de tous les messages de messagerie internet, les courriels et toutes les archives bancaires, médicales ou légales qui ont été stockées numériquement ou transmises.

Toute cette histoire de surveillance de masse a pu voir le jour parce que la NSA a convaincu des juges fédéraux en réunion secrète que ceux-ci devaient l’autoriser. Maintenant le congrès et le président ont fait de tout cela la loi de la terre.

Cette mise en application pratique est arrivée nonobstant la garantie sur la vie privée des personnes, le droit d’être laissé tranquille, articulés autour du 4ème amendement de la constitution des Etats-Unis et ailleurs. Bien que cette expansion de la surveillance n’ait passé le sénat que d’une simple voix, elle marque apparemment une détermination politique publique que la constitution puisse être ignorée ou qu’on puisse ne plus y adhérer juste par la simple règle de la majorité à chaque fois que cela pose un obstacle aux objectifs des gouvernements. Le langage du 4ème amendement est un obstacle intentionnel au gouvernement en défense de la dignité humaine et de la liberté de l’individu. Il dit ceci: “Le droit du peuple d’être sécurisé dans ses personnes, habitations, documents et effets, contre toutes recherches et saisies déraisonnable, ne doit pas être violé et aucun mandat ne peut-être émis, à moins d’une cause de probabilité et ce soutenu par un serment ou une affirmation décrivant en particulier les endroits recherchés et les personnes ou biens à être saisis.

Ce langage très spécifique fur expressément écrit pour empêcher la surveillance de masse sans suspicion raisonnable que le gouvernement britannique avait utilisé contre les colons. Les tribunaux britanniques de Londres émirent des mandats généraux aux soldats britanniques en poste en Amérique, les autorisant à rechercher, fouiller où ils le désiraient et de saisir tout ce qu’ils trouvaient. Ces mandats n’étaient aucunement fondés sur une cause de probabilité évènementielle et ne décrivaient en rien les endroits, les choses ou les personnes à rechercher et à saisir.

La réaction des colons à l’utilisation par les Britanniques de tels mandats fut de prendre les armes et de combattre pour la révolution américaine.

La semaine dernière, le congrès des Etats-Unis et le président ont choisi d’ignorer notre histoire et les valeurs humaines sous-jacentes au droit à la vie et au domaine privés. Ces valeurs reconnaissent que la poursuite individuelle du bonheur est bien mieux effective dans une atmosphère libre de tout espionnage de la part du gouvernement. Pour le dire différemment, les auteurs et ceux qui ont ratifié le 4ème amendement de la constitution ont reconnu qu’une personne ne peut pas être pleinement heureuse lorsqu’elle est sujette à une surveillance constante de la part de son gouvernement.

Pourtant les valeurs constitutionnelles et les leçons universelles de l’histoire furent non seulement rejetées par le congrès mais aussi rejetées par ignorance et cette ignorance fut grandement facilitée par les membres du comité parlementaire du renseignement (NdT: commission du renseignement de l’assemblée nationale américaine)

Voici les dessous de l’affaire.

L’attitude récente du comité parlementaire du renseignement constitue au mieux de l’incompétence et au pire une faute professionnelle criminelle. Le leadership de ce comité était dépositaire de la connaissance sur les abus de surveillance de la NSA et du FBI, fait que quelques membres du comité ont qualifié “d’époustoufflant”, de “punissable de licenciement” et de “style KGB”, alors que les deux chambres du congrès (sénat et chambre basse, parlement), ignorantes de ce que leurs collègues du comité savaient, ont voté pour étendre les autorités de la NSA et du FBI en matière de surveillance des citoyens.

En d’autres termes, les 22 membres de ce comité ont volontairement tenu leurs 500 et quelques collègues à l’écart d’informations incendiaires qui, si elles avaient été révélées en temps et en heure, auraient sans aucun doute affecté l’issue du vote, particulièrement au sénat, où une différence de juste un vote aurait empêché le passage de cette extension de pouvoir pour la surveillance de masse des citoyens. Pourquoi les membres du congrès à l’exception des 22 du comité furent-ils tenus dans l’obscurité totale concernant les activités hors-la-loi de la NSA et du FBI ? Pourquoi le comité n’a t’il pas révélé au congrès ce qu’il trouve trop choquant de discuter en public avant que le congrès ne voter pour le passage de l’extension de capacité pour ces deux entités ? Où est le scandale sur le fait que cette information était en fait connue de quelques personnes au sein du congrès et gardée sous silence pour le reste des membres du congrès des Etats-Unis tandis que celui-ci votait en toute ignorance pour un assaut en règle sur la vie et le domaine privés ?

La nouvelle loi place trop de pouvoir aux mains de gens qui de l’avis même de ceux qui l’ont écrite ne bénéficient pas de suffisamment de confiance pour posséder ces pouvoirs. J’ai argumenté la semaine dernière que le président du comité parlementaire sur le renseignement, Devin Nunes, avait quelque chose en tête lorsqu’il a publiquement attaqué la confiance mise dans la NSA et le FBI et ces gens dont il finit par faire voter les pouvoirs secrets de manière inexplicable. Maintenant nous savons de quoi il parlait.

Que peut-on faire à ce sujet ?

Le CPR devrait publiquement révéler le contenu de son rapport de 4 pages qui résume les abus dans le domaine de la NSA et du FBI. Si cela échoue, un membre courageux de ce comité devrait prendre la parole au parlement comme la sénatrice Dianne Feinstein amena en son temps le rapport sur la torture de la CIA (NdT: certes édulcoré et tronqué) devant le sénat afin de révéler non pas juste le rapport de 4 pages mais aussi les données sous-jacentes sur lesquelles ce rapport est fondé. Les membres du congrès bénéficie de l’immunité totale concernant ce qui est révélé devant le parterre sénatorial, et pourtant, le courage personnel pour ce faire ne court plus les rues…

Mais il y a pire que les membres du comité s’asseyant sur du renseignement de valeur et le plaçant sous le boisseau. Le peuple américain a le droit de savoir comment le gouvernement dans les mains duquel il a placé la garde de la constitution a utilisé et abusé des pouvoirs qui lui ont été délégués. Le peuple américain a aussi le droit de savoir qui a abusé du pouvoir, qui le savait et qui a gardé le silence à ce sujet…

Le gouvernement travaille t’il pour nous ou travaillons-nous pour lui ? En théorie bien entendu, le gouvernement travaille pour nous ; en pratique, il nous traite comme des enfants. Pourquoi acceptons-nous cela d’un gouvernement auquel nous avons consenti ? La démocratie meurt dans l’obscurité tout autant que le liberté individuelle.

Judge Andrew P. Napolitano fut le plus jeune juge de la Cour Suprême du New Jersey. Il est l’auteur du livre à grand succès “Les mensonges que vous a raconté le gouvernement: Mythe, pouvoir et mensonge dans l’histoire américaine”

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: quand un ancien gourou de Facebook dit: « Ma décision est de ne pas utiliser cette merde »…

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L’actualité déconcertante de la pensée de Michel Bakounine, tirée de son texte posthume « Dieu et l’État », recueil d’écrits publié par ses amis Carlo Cafiero et Élisée Reclus en 1882 soient 6 ans après sa mort. Analysez la pensée de Bakounine après la lecture du texte de Henderson que nous avons traduit ci-dessous (et vice versa) et observez ce qu’il se passe autour de vous dans le rapport de l’Homo imbecilus moderne avec ses gadgets électroniques. « Etonnant non ?… » dirait le professeur Cyclopède…
~ Résistance 71 ~

« Un corps scientifique auquel on aurait confié le gouvernement de la société finirait par bientôt ne plus s’occuper du tout de science, mais d’une toute autre affaire, l’affaire de tous les pouvoirs établis serait de s’éterniser en rendant la société confiée à ses soins toujours plus stupide et par conséquent toujours plus nécessiteuse de son gouvernement et de sa direction. »

« Je ne reconnais point d’autorité infaillible, même dans les questions toutes spéciales ; par conséquent, quelque respect que je puisse avoir pour l’honnêteté et la sincérité de tel ou tel autre individu, je n’ai de foi absolue en personne. Une telle foi serait fatale à ma raison, à ma liberté et au succès de mes entreprises ; elle me transformerait immédiatement en un esclave stupide et un instrument de la volonté et des intérêts d’autrui… »
~ Michel Bakounine ~

 

L’addiction technologique et l’agenda du Nouvel Ordre Mondial

 

Dean Henderson

 

8 janvier 2018

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/01/09/tech-addiction-the-illuminati-agenda/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une lettre ouverte récente, les deux plus grands investisseurs d’Apple, Jana Partners et le California State Teacher’s Retirement System ont appelé le géant de la technologie à sérieusement regarder et analyser en quoi l’augmentation du temps passé devant les écrans affectent et enchaînent les enfants à la technologie électronique.

La lettre dit: “Apple peut jouer un rôle important en signalant à l’industrie de prêter particulièrement attention à la santé et au développement de la prochaine génération de nos enfants et que ceci est une bonne pratique affairiste et la chose correcte à faire.”

Tandis qu’une poignée de commentateurs, moi compris (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2016/07/13/the-internet-psyop-the-coming-collapse/) ont averti contre les dangers d’un monde opérant en mode de “réalité accrue”, cette lettre pourrait-elle être une sonnette d’alarme pour un saut quantique de conscience sociétale en ce qui concerne les dangers de l’addiction technologique sur une très grande échelle ?

Espérons-le.

Avec le CERN qui ouvre la boîte de Pandore dans sa quête arrogante de la “particule de dieu” et les antennes émettrices/réceptrices toujours plus puissantes de notre téléphonie mobile émettant la matière noire générée par le CERN et les appareils démoniaques à “reconnaissance faciale” aux mains de presque chaque américain, enfant et adulte de manière indifférenciée, nous sommes maintenant à une croisée des chemins spirituelle sur cette planète Terre.

La programmation illuminati à la fois sur les télévisions et sur internet, sort au grand jour. La fin de la toute dernière publicité pour la chaîne de Fastfood Taco Bell contient l’admission tacite de l’existence des sociétés secrètes.

Le 13 novembre dernier, la Food and Drug Administration (NdT: FDA, l’organisme américain régissant l’agro-alimentaire, la nourriture et les médicaments – “drugs” en anglais…) a approuvé le premier médicament sous prescription contenant un micro-processeur.  Abilify MyCite contient un “système de traçage d’ingestion numérique”, qui va enregistrer si le patient a pris ou non son médicament.

La fin de partie pour les oligarques est proche et la technologie est leur fer de lance. Ironiquement, c’est le disCERNement qui devient très important alors que les médias de l’oligarchie montent d’un cran dans le mensonge et la déception et brouillent les cartes de qui sont les anges et qui sont les démons.

Les médias sociaux sont leur endroit privilégié.

En novembre dernier, l’ancien président de Facebook, Sean Parker, a demandé au sujet des plateformes de médias sociaux: “Quel effet cela a t’il sur les cerveaux de nos enfants ?”

Un ancien top exécutif de Facebook Chamath Palihapitiya a parlé de la solution évidente: “Je peux contrôler ma décision, qui est en fait de na pas utiliser cette merde.” Ceux qui choisissent de rester accrocs à leur portable et autres instruments électroniques, tablettes, agissent comme conducteurs électriques pour un portail démoniaque de foule prône au lynchage et qui ne fait qu’apporter mensonge, haine, division, mort et destruction sur cette planète.

Ceux qui choisissent de retourner parler aux animaux, aux arbres, au ciel et à la terre-mère vont voir le mensonge ambiant et vont chercher à réunifier les gens pour devenir les ennemis de l’état satanique.

C’est assez simple en fait. et c’est précisément là où on peut trouver dieu/la Nature…

= = =

Comprendre et agir:

Manifeste de la societe des societes

Que faire ?

Communiqué du Collectif Anti Linky de l’Ariège…

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Reçu d’un de nos lecteurs nous demandant de relayer. Non seulement ces compteurs sont des nuisances à la santé publique, mais ils constituent une atteinte aux libertés individuelles et ce dès la tentative de leur pose. Il est à noter que ces compteurs sont sous-traités par des entreprises privées qui un jour emploieront des milices privées barbouzes pour forcer les maisons et imposer cette dictature technologique big brother. Il est tant de dire NON ! En tout !
~ Résistance 71 ~

Un membre d’un collectif anti Linky d’Ariège (Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09) attaqué en justice par Enedis qui a cherché à lui imposer le compteur linky demande des dons pour l’aider à couvrir ses frais d’avocat pour son procès qui aura lieu au Tribunal de Foix le 7 Février 2018 à 8h30.

« Message du collectif anti Linky d’Ariège  Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09

6 janvier 2018

Bonjour à tous,

Dans le cadre des actions du Collectif « Touche pas à mon compteur – 09 », nous faisons appel  à votre soutien pour nous aider à couvrir les frais d’avocats qui sont engagés pour la défense de Gérard, membre de notre collectif Touche Pas à Mon Compteur- 09 , indument victime d’une plainte d’Enedis,

qui l’accuse d’avoir porté atteinte à un « bien d’un chargé de mission de service public » lors du barricadage de compteurs (apposition d’une plaque devant des compteurs électriques et percement du coffret),  alors que :

– les coffrets sont des biens privés qui appartiennent aux usagers (ils sont facturés lors du raccordement ou fournis par l’usager),

– et que les compteurs – qui n’appartiennent pas à Enedis dans tous les cas, mais aux collectivités locales – ne sont pas du tout endommagés par l’opération.

Les agents d’Enedis, dans l’incident qui a impliqué le démontage des protections que Gérard avait mises sur des compteurs de particuliers à leur demande, pourraient au contraire être accusés de violation de domicile, de destruction et de rétention de bien privé (les protections mises sur les compteurs) et de dénonciation calomnieuse.

Rappelons enfin que ceci vient à la suite d’un jugement du 20 juin 2017 du Tribunal d’Instance de La Rochelle, qui avait donné raison à un usager qui avait barricadé son compteur pour ne pas qu’on lui change, et qui s’était vu attaqué en justice par un poseur qu’il avait repoussé physiquement, après que celui-ci ait détruit les protections (biens privés de l’usager), pénétré sur sa propriété privée et alors qu’il s’apprêtait à changer son compteur. Le tribunal a estimé que l’usager était en légitime défense de ses biens privés (les protections mises pour empêcher le changement du compteur), et que sa réponse était « proportionnée à l’agression » commise par le poseur.

L’attaque d’Enedis dans notre cas, au delà d’une action contre notre Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09, puisqu’un des objectifs d’Enedis pourrait être de nous mettre en difficulté, a une portée nationale :

1) Elle se se fait au civil, car le procureur leur a précisé que rien dans la loi ne permettait de nous poursuivre au pénal, donc il ‘y a pas de loi qui punisse le fait de barricader son compteur

2) Il s’agit d’une occasion de défendre le droit des usagers ayant le compteur d’accès extérieur  (situé en limite de propriété mais dans leur mur de clôture par exemple, donc sur leur emprise foncière), de le barricader, car actuellement, leur volonté de conserver leur ancien compteur n’est pas respectée. C’est d’ailleurs bien ce qu’Enedis essaye de contrer, en faisant un « exemple », afin de dissuader les usagers de s’opposer à la pose des Linky.

En contribuant, même pour un petit montant, vous nous aidez à financer les frais d’avocats pour défendre cette cause, qui peut avoir des répercussions importantes pour le droit des usagers à protéger leur compteur actuel et à s’opposer à la pose des compteurs Linky. Merci donc de votre contribution. Nous vous tiendrons informés du montant recueilli et des suites données à cette souscription et au procès (le référé a été fixé au Tribunal de Foix le 7 Février 2018 à 8h30.

Pour aider le collectif Touche Pas à Mon Compteur-09  à financer les frais d’avocats, vous pouvez envoyer vos dons :

– soit par CB sur www.lepotcommun.fr/pot/psxt5zwg

– soit par chèque, à l’ordre de Gérard Yon, 11 Rue de la Bouscarre, Hameau de Bourrut 09000 Ganac.

http://www.radio-transparence.org/V2/wordpress/?p=7730

http://www.radio-transparence.org/V2/wordpress/?cat=100

Le Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09 qui a été créé en février 2017 soutient aussi ceux qui sont attaqués par Enedis depuis février 2017 source https://stoplinkynonmerci.org/?La-bataille-juridique-est-lancee:

 » La bataille juridique est lancée !

Un avocat engagé est prêt à défendre les personnes qui souhaiteraient faire déposer leur compteur Linky.

Donc, SI VOUS AVEZ LE NOUVEAU COMPTEUR LINKY …

Etes-vous par exemple dans l’un des cas suivants :

◾ LES INSTALLATEURS ONT-ILS PÉNÉTRÉ SUR VOTRE PROPRIÉTE SANS VOTRE ACCORD EXPRESS ? PAR EXEMPLE EN VOTRE ABSENCE ? (violation de domicile)

◾ LE COMPTEUR VOUS A-T-IL ÉTÉ IMPOSÉ DE QUELQUE MANIÈRE QUE SE SOIT (INSTALLATION MALGRE REFUS) ?

◾ LE COMPTEUR A-T-IL ETE PLACÉ CHEZ VOUS SANS QUE VOUS SOYEZ PLEINEMENT INFORMÉ DES POSSIBLES CONSÉQUENCES ET SOUHAITEZ-VOUS A PRESENT LE FAIRE RETIRER ?

Vous pouvez dans ce cas prendre contact au plus tôt avec nous à l’adresse mail et au numéro de téléphone suivant :

◾ Tel : 06 41 19 16 15 (ce numéro accepte vos appels mais ne peut pas vous appeler !)

◾ Mail : jsiorat [CHEZ] free [POINT] fr (cette adresse a été créée spécifiquement et UNIQUEMENT pour cette action)

Une procédure au pénal (violation de domicile par exemple) ou au civil peut être lancée.

Et si nous sommes nombreux, la procédure sera peu coûteuse. Dans un premier temps, par exemple, le dépôt de plainte auprès du procureur est gratuit.

Pour l’Ariège, votre plainte pourra être directement envoyée au procureur de l’Ariège par notre avocat, ce qui lui donnera plus de poids. Pour les autres départements, contactez-nous pour avoir de conseils de rédaction de la plainte à envoyer au procureur de votre département. Si la plainte est classée sans suite, une saisine d’un juge d’instruction pourra avoir lieu, avec mobilisation de tous les cas au niveau national.

Par ailleurs, nous recueillons les témoignages de personnes qui ont vu des conséquences après la pose de ce compteur sur leur domicile ou lieu de travail :

◾ A LA SUITE DE L’INSTALLATION DE CE NOUVEAU COMPTEUR, RESSENTEZ- VOUS DES MAUX DE TÊTE, DES ACOUPHENES, INSOMNIES, PROBLÈMES CARDIAQUES OU RESPIRATOIRES, DIFFICULTÉS DE MÉMORISATION OU CONCENTRATION, VOUS SENTEZ- VOUS NETTEMENT PLUS FATIGUÉ QU’AUPARAVANT, ETC. ?

◾ AVEZ-VOUS DES SOUCIS DE FONCTIONNEMENT AVEC VOS LAMPES ET APPAREILS ÉLECTRIQUES ?

◾ VOS INDEX DE CONSOMMATION OU MONTANT DE VOS FACTURES SEMBLENT-ILS S’ÊTRE ENVOLÉS ?

Ou si vous avez des témoignages de pose forcée, avec photos ou vidéos éventuellement, ou même dépôt de plainte, merci de nous contacter également à ces coordonnées.

Jacques SIORAT pour la future Association Nationale Anti-Linky

collectif « Touche pas à mon compteur 09″  »

https://stoplinkynonmerci.org/?La-bataille-juridique-est-lancee

Pau : une personne âgée de 88 ans dit avoir été agressée par un installateur de compteur Linky.

La police est intervenue. La cliente âgée de 88 ans, et l’installateur ont déposé plainte l’un contre l’autre

Il l’a poussé à l’intérieur en hurlant dit La fille de la personne âgé de 88 ans

“ J’ai entendu ma voisine dire d’arrêter. Il parlait fort. C’était mi des menaces, mi des provocations— dit la voisine de la personne âgé de 88 ans

De son coté, la société Solution 30 qui fait la pose de ces compteurs pour Enédis, n’a pas du tout la même version. Pour le superviseur palois de Solution 30 Cédric le Glaunec, c’est son agent qui a été agressé.  Lui aussi a d’ailleurs déposé plainte contre la fille de la cliente https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pau-une-personne-agee-dit-avoir-ete-agressee-par-un-installateur-de-compteur-linky-1514572002

Comme on peut le voir, ces fameux compteurs Linky qu’on essaye de nous imposer par la force, à coup d’attaques judiciaires, peuvent causer des incendies et causer notre mort à domicile. Ce n’est pas uniquement à cause des ondes que les compteurs linky sont dangereux pour la santé, mais également pour les risques d’incendie qu’ils causent dans nos chaumières:

« Deux compteurs Linky prennent feu dans une résidence à Toulouse

Les boîtiers ont explosé pour une raison indéterminée. Une Toulousaine a raconté sa mésaventure à nos confrères de La Dépêche.

Les habitants de cette résidence du quartier de la Cépière à Toulouse n’en reviennent toujours pas. Ce sont leurs voisins qui ont sonné l’alerte, vendredi dernier, en voyant de la fumée s’échapper de l’habitation

Une fois sur place, les pompiers ont rapidement localisé l’origine du feu : deux compteurs situés dans les locaux professionnels du bâtiment. Les boîtiers avaient fondu, explosé. Seules de grandes traces noires subsistaient sur les murs.

Une des habitantes, Christelle, ne comprend pas. Elle s’est confiée à nos confrères de La Dépêche : « Ils sont tout neufs, ils n’auraient pas dû prendre feu, ils ont été installés en décembre 2016. Ces compteurs Linky nous ont été imposés. On n’en voulait pas car on n’avait pas de problèmes avec nos anciens compteurs. On a dépensé de l’argent pour cela et aujourd’hui ces nouveaux compteurs nous mettent en danger à cause d’installations défectueuses ».

http://www.midilibre.fr/2017/11/27/deux-compteurs-linky-prennent-feu-dans-une-residence-a-toulouse,1594310.php

« Un compteur Linky prend feu à Louveciennes dans les Yvelines »

https://actu.fr/ile-de-france/louveciennes_78350/un-compteur-linky-prend-feu-louveciennes-dans-yvelines_13573007.html

Enfin une preuve que les compteurs linky, ce n’est pas pour l’écologie, Enedis attaque aussi ceux qui sont autonomes en énergie, ceux qui font des panneaux solaires photovoltaïques chez eux

http://www.stop-linky.fr/stoplinky/index.php/photovoltaique-attention-danger-linky

Résistance politique: Sales types and Co… et après ?…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 5 janvier 2018 by Résistance 71

Une fois de plus, bonne analyse de Duff, mais… quelle solution ? que propose t’il pour en sortir ? Attendre encore 3 ans et voter pour une autre gugusse sous contrôle du système ? Quoi ?…

N’est-il pas grand temps de commencer à pointer vers la solution sachant qu’il n’y en a pas au sein du système ?…

~ Résistance 71 ~

 

Les vrais sales types

 

Gordon Duff

 

27 décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/12/27/neo-the-real-bad-guys/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Après le 11 septembre, l’Amérique est partie en guerre autour du monde. Elle a fabriqué du renseignement et a lâché des milliers de gangsters armés, faisant kidnapper des innocents partout dans le monde, les étiquetant terroristes, les torturant pendant des années puis les relâchant pour la plupart avec de stupides excuses et quelques milliers de dollars de dédommagement.

Ce qui n’est pas dit, ce sont les milliers de ces personnes qui n’ont pas survécu à ce programme d’enlèvement et de torture sous-traité et qui furent enterrées dans des fosses communes en Pologne, en Ethiopie, en Libye, en Roumanie et dans une douzaine d’autres nations, exactement comme ces fosses communes qui furent mises à jour après la seconde guerre mondiale des victimes de ce qui est appelé “l’holocauste”.

Ajoutez à cela environ 2 millions d’Irakiens tués, pour la plupart des enfants, victimes des sanctions économiques ; 30 000 Syriens tués par “erreur” dans des bombardements et les dizaines de milliers de tués aussi par “erreur” au moyen de drones dans 45 nations ainsi que les actions meurtrières de ces Etats-Unis “amoureux de la liberté”, tout cela commence vraiment à rivaliser avec ces histoires de régimes les plus brutaux et sanguinaires.

Nous discuterons ici d’un simple fait, est-ce une assomption raisonnable de dire que les Etats-Unis sont un “mauvais” pays. Est-ce que l’Amérique, comme s’appellent eux-même les Etats-Unis, est une nation néfaste, représentant l’injustice, la guerre de conquête, la discrimination religieuse, raciale et sexuelle et soutenant des activités criminelles dans le monde ?…

Pouvons-nous aller plus loin ? Est-ce que l’Amérique soutient l’injustice économique mondiale, musèle la croissance de gouvernements démocratiques ou interfèrent avec des études scientifiques ou le développement culturel ? Si vous faites partie de la minorité d’Américains mieux éduqués et informés ou d’une majorité de gens ailleurs dans le monde, la réponse est simple, c’est un “oui” fort et clair.

Ce qui est en train de changer est la vision des Américains du quotidien qui ne sont pas obsédés par les tweets de Trump ni par ce que veut instiller CNN. Cette suspicion générale que l’Amérique est en charge du trafic mondial de l’héroïne et a inventé et Al Qaïda et l’EIIL/Daesh est bel et bien là, l’Américain moyen y croit et pas à cause de quelque chose de barjot qu’il aurait entendu sur un podcast ou en lisant un courriel. Ils ont trouvé tout cela par eux-mêmes. Les gens du quotidien sont beaucoup moins cons que les journalistes et les politiciens…

Une des zones clef de la démystification de cette maladie bien américaine de la rectitude arrogante est le résultat de la télévision satellite câblée. Voyez-vous, avec des douzaines de chaînes et de nouveaux réseaux, la recherche documentaire d’habitude sous l’étroit contrôle des universités elles-mêmes contrôlées de longue date par la CIA et/ou le MI6/5, ne publie que des livres ou des articles.

Personne ne les lit. Tout est basé sur une recherche en bibliothèques remplies d’autres livres et d’autres articles de recherche, tous fabriqués et filtrés par des générations antérieures d’universitaires sous contrôle.

Les documentaires vidéo sont quelque chose de complètement différent. Un mélange de recherche innovatrice et funambule, le public peut directement prendre connaissance, de découvertes historiques ou, pire, de réseaux entiers dédiés à mettre au grand jour les mensonges du passé.

Donc, quand quelqu’un dit que “Hitler était un bon mec” ou que “l’holocauste ne s’est jamais produit”, de telles choses qui coûteraient à un professeur d’université non seulement sa carrière mais aussi du temps de prison, les réalisateurs de documentaires engrangent les profits.

Pas seulement ça, poser ce type de questions ouvre des portes. Alors qu’Hitler n’est pas lavé de tout soupçon, bien que certains puissent espérer que cela se produise, il est généralement accepté que la guerre de 1967 fut commencée par Israël et non pas par l’Egypte.

Il est aussi accepté que les Etats-Unis ont commis des crimes horribles contre des nations comme l’Iran ou le Vietnam et tant d’autres et que les excuses données durant la guerre froide faisant part d’une opposition à un “empire du mal”, celui de l’URSS, ne sont plus plausibles aujourd’hui. L’Amérique ou ceux qui pilotent secrètement l’Amérique, enfumaient tout simplement le monde en mettant des gouvernements marionnettes au pouvoir un peu partout.

Les Américains du quotidien, peut-être même la majorité [NdT: là Duff est un peu optimiste, il pousse le bouchon volontairement un peu loin…], le pensent maintenant, bien qu’aucun sondage sérieux ne sera jamais publié à ce sujet.

Juste quelques jours avant que ceci ne soit écrit, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, Nikki Haley, a fustigé le CS pour avoir passé, à l’exception d’un veto américain, des sanctions pour crimes de guerre contre Israël clâmant sa capitale en territoire palestinien occupé. [NdT: nous sommes d’accord là-dessus, mais Duff devrait aussi et par dessus tout se retourner contre son pays qui occupe illégalement des terres volées et usurpées aux populations autochtones depuis des siècles, vols et pillages validés par la loi coloniale dès 1823 avec la décision de la Cour Suprême dans l’affaire Johnson c. M’Intosh, invoquant la doctrine chrétienne de la découverte… L’empire est un empire sans terre légale, si tant est que la possession de la terre le soit, ce qui est encore une autre histoire, il le fait par ailleurs mais devrait le rappeler aussi ici…]

La “relation spéciale” entre l’Amérique et la Grande-Bretagne est morte ce jour là. En réalité, l’OTAN est morte ce jour là également. Le “triumvirat” mis en place par le seigneur des bidonvilles devenu diplomate Jared Kushner, composé de l’Arabie Saoudite, d’Israël et du régime Trump, s’est aliéné chaque allié des Etats-Unis.

Si on devait croire les sondages publiés en Amérique, peu de gens prennent la politique étrangère de ce pays au sérieux, ni ne soutiennent toute action militaire de Trump contre quelque nation que ce soit, la Corée du Nord, le Canada, l’Iran, la Chine ou la Grande-Bretagne. N’importe lequel de ces pays, ou tout autre, pourrait bien et sera probablement, à un moment donné, la victime d’un “tweet” de Trump le menaçant d’un holocauste nucléaire.

Réexaminer l’histoire, que ce soit les guerres napoléoniennes ou l’histoire du Vatican, n’est plus dorénavant consigné comme “révisionnisme” ou “théorie de la conspiration”.

Ceci, bien entendu, explique la floraison de l’insanité sur internet, où, si on gratte la surface, on trouve des agences de sécurité finançant des centaines, des milliers même de faux sites internet d’information et conspirationnistes, espérant par là noyer les vérités nouvellement émergentes dans un gloubiboulga de calomnie toxique et de “controverses” fabriquées mais surtout futiles, afin de détourner l’attention.

Derrière ceci se cache une plus sale réalité, une qui est aussi généralement acceptée dans le monde, qui dit que les gouvernements de manière générale sont tous contrôlés par des groupes d’intérêts qui exploitent les ressources, appauvrissent les nations par la dette forcée et le font sous un vernis de guerre et de faux désaccord mal nommé “terrorisme” ou “extrémisme”.

Ceci laisse quelques nations bien établies qui refusent de se soumettre. Dans la liste: le Vénézuéla, la Syrie, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord et combien d’autres ? Est-ce que la Russie et la Chine appartiennent à cette liste, protégées par leur arsenal nucléaire ?

Derrière tout cela se tient le monde de l’ombre du commerce international, des équités, des bons du trésor, des bons imaginaires, des commodités, réelles ou totalement inventées, le commerce des métaux et le plus barjot de tous: celui des devises. Tout est artifice, rien n’est vrai, tout cela implique la création de “richesses” et de “puissance” sans aucun pouvoir, seulement celui du mensonge, de la tromperie et de la soumission.

En revenant au monde de la nouvelle recherche documentaire, est-ce que des questions comme celles-là et des individus comme Hitler, Staline et même le Kaiser, pourront être jugés pour leurs horribles crimes, qui pourraient bien être spoliés par la fausse histoire ou par leur manque de coopération avec les institutions de l’éternel esclavage humain ? Nous posons la question.

= = =

« Les horreurs de telles philosophies et actions remontent à la ‘Doctrine d cela découverte’ émise par le pape Alexandre VI en 1493. Cette doctrine dans son essence, décrivait les protocoles par lesquels les explorateurs chrétiens devaient se conduire lorsqu’ils arrivaient en terres étrangères. Les règles étaient comme suit:

  1. Si les terres étaient occupées par des autres chrétiens, ils devaient laisser la terre ou la diviser équitablement.
  2. Si la terre n’étaient occupée par personne. elle est au premier venu
  3. Si la terre est occupée par des païens, deux choix: massacrer les habitants ou les réduire en esclavage

La doctrine de la découverte, la destinée manifeste, le colonialisme, nous sommes les ELUS DE DIEU, nous avons trouvé LA VOIE… est la fondation simpliste de laquelle toutes les horreurs sont infligées aux autres de manière justifiable… »
~ Gordon Duff, 4 janvier 2018 ~

Facebook, réseaux sociaux et Nouvel Ordre Mondial… Éteignez vos portables et rallumez vos cerveaux !

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Nous l’avons déjà dit et le répèterons sans cesse: sortir de l’oppression oligarchique généralisée passe inévitablement pas sortir de ces merdes de “réseaux sociaux” qui ne sont que des machines à espionner et manipuler.

La mise en esclavage moderne est subtile, elle consiste à laisser les gens se mettre eux-mêmes les chaînes et les entretenir pour leurs maîtres ; ces chaînes aujourd’hui sont la dette, la dépendance envers la technologie, l’électronique et les gadgets parfaitement inutiles (comme fesse bouc, touiteur et autres inepties du style) et qui quand on analyse bien, comme le fait cet article, sont tous contrôlés en amont par la même clique de despotes et de malfaisants.

Pour ceux qui cherche toujours une résolution à prendre pour 2018, que pensez-vous de ceci: virez toutes ces merdes de votre vie, éteignez TV, portables et autres outils de propagande de masse et… rallumez votre cerveau.

Pensez à ceci: chaque information, chaque moment que vous passez sur ces pseudo-réseaux sociaux renforce vos chaînes ou crée de nouveaux maillons.

Pour résoudre un problème encore faut-il admettre qu’il y en ait un… Ce qui est décrit dans l’article ci-dessous n’est pas propre à l’Inde ou aux Etats-Unis, c’est partout !

Il est temps d’agir et pour bien des choses, l’action passe par un simple NON ! Réfléchissez et agissez !

Qu’on se le dise..

~ Résistance 71 ~

 

Comment une cellule secrète de Facebook manipule les opinions publiques

 

Shelley Kasli

 

28 décembre 2017

 

Source de l’article en français: http://www.voltairenet.org/article199197.html

 

Que peuvent bien avoir en commun : l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), Rodrigo Duterte, Mauricio Macri, Narendra Modi, Barack Obama, le Parti national écossais et Donald Trump ? Ils ont tous basé leur campagne électorale sur les conseils avisés de Mark Zuckerberg. En s’appuyant sur le cas des élections en Inde, Shelley Kasli révèle la manière dont Facebook manipule les processus démocratiques.

Un article récent de Bloomberg a révélé comment une cellule secrète de Facebook a permis la création d’une armée de Trolls [1] à la faveur de nombreux gouvernements de par le monde, y compris en Inde, sous forme de propagande numérique visant à manipuler les élections [2].

Sous les projecteurs, suite au rôle qu’a joué son entreprise Facebook comme plate-forme de propagande politique, son co-fondateur, Mark Zuckerberg, a riposté, déclarant que sa mission transcendait les clivages partisans.

Mais il se trouve, en réalité, que Facebook n’est pas un simple spectateur en matière politique. Ce qu’il ne dit pas, c’est que sa compagnie travaille activement en collaboration avec des partis et des dirigeants incluant ceux qui utilisent la plate-forme pour étouffer leur opposition —parfois avec l’aide de nombreux Trolls qui propagent des contrevérités et des idéologies extrémistes [3].

Cette initiative est menée depuis Washington par une équipe très discrète de Facebook, spécialisée dans les questions de politique globale, avec à sa tête : Katie Harbath, l’ancien stratège numérique du camp Républicain qui a travaillé en 2008 sur la campagne présidentielle de l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, ainsi que sur les élections indiennes de 2014.

Depuis que Facebook a engagé Harbath pour diriger cette cellule secrète, trois années se sont écoulées, durant lesquelles son équipe a voyagé aux quatre coins de la planète (notamment en Inde). Elle a aidé des dirigeants politiques en mettant à leur disposition les puissants outils numériques de la compagnie prenant la forme d’une véritable armée de Trolls à des fins de propagande.

En Inde, et dans de nombreux autres pays, les employés de cette cellule se sont retrouvés de facto agents de campagnes électorales. Et une fois un candidat élu, il arrive à la compagnie de superviser des fonctionnaires ou de fournir une aide technique en matière de diffusion numérique lors de rencontres officielles entre chefs d’États.

Aux États-Unis, des employés de cette cellule ont travaillé sur le terrain durant la campagne de Donald Trump. En Inde, la compagnie a favorisé la présence sur le net du Premier ministre Narendra Modi, qui a aujourd’hui plus de fans sur Facebook que n’importe quel autre dirigeant politique mondial.

Au cours des meetings de campagne, on retrouve des membres de l’équipe de Katie Harbath aux côtés de responsables commerciaux du secteur publicitaire de Facebook ayant pour rôle d’aider la compagnie à profiter financièrement de l’attention particulière suscitée par les élections auprès des masses. Ils forment des politiques et des dirigeants à la création d’une page Facebook pour leur campagne qu’ils authentifient à l’aide d’une encoche bleue, à l’utilisation optimale de la vidéo afin de susciter l’adhésion, ainsi qu’au choix des slogans publicitaires. Une fois ces candidats élus, leur collaboration avec Facebook permet à la compagnie d’étendre de manière conséquente son influence sur le plan politique, comme la possibilité de contourner la loi.

Le problème est exacerbé lorsque Facebook se pose comme pilier de la démocratie de façon anti-démocratique. Freedom House, une pseudo-ONG basée aux États-Unis, militant pour la démocratie dans le monde [4], rapporte en novembre dernier qu’un nombre grandissant d’États « manipulent les réseaux sociaux afin de saper les fondements de la démocratie » [5]. Cela se traduit par des campagnes de diffamation, de harcèlement ou de propagande, discrètement soutenues par le gouvernement, visant à imposer sa version des faits, réduire la dissidence au silence et renforcer le pouvoir.

En 2007, Facebook a ouvert son premier bureau à Washington. L’élection présidentielle qui a eu lieu l’année suivante a vu l’avènement du premier « président Facebook » en la personne de Barack Obama, qui, avec l’aide de la plate-forme a pu atteindre des millions de votants au cours des semaines précédant les élections. Le nombre d’utilisateurs de Facebook a explosé concomitamment aux soulèvements des « printemps arabes » qui ont eu lieu au Moyen-Orient en 2010 et 2011, mettant en évidence l’immense influence qu’exerce la plate-forme sur la démocratie.

Au cours de la période où Facebook a choisi Katie Harbath, l’ancien soutien de Giuliani, pour diriger sa cellule politique, les élections devenaient un sujet incontournable sur les réseaux sociaux. Facebook a commencé progressivement à être impliqué dans des situations d’enjeu électoral partout dans le monde.

Facebook s’est associé à certains partis politiques parmi les plus controversés au monde tout en faisant fi du principe de transparence. Depuis 2011, la compagnie réclame auprès de la Commission électorale fédérale US une dérogation à la loi exigeant la transparence en ce qui concerne la promotion d’un parti politique, ce qui aurait pu l’aider à éviter la crise actuelle concernant des dépenses publicitaires russes en amont des élections de 2016.

Les relations entre la compagnie et les gouvernements restent compliquées. Facebook a été mis en cause par l’Union Européenne pour avoir laissé l’islamisme radical prospérer sur son réseau. La compagnie vient juste de publier son rapport de transparence expliquant qu’elle ne fournira aux gouvernements de données relatives à ses utilisateurs que si cette demande est légalement justifiée ; dans le cas contraire, elle n’hésitera pas à avoir recours à la justice [6].

Des armées de Trolls en Inde

Le marché indien est sans doute le plus porteur aujourd’hui pour Facebook, surpassant celui des États-Unis. Le nombre d’utilisateurs y croît deux fois plus vite ; sans tenir compte des 200 millions d’Indiens qui utilisent le service de messagerie WhatsApp, soit plus que partout ailleurs dans le monde.

À l’époque des élections indiennes de 2014, Facebook avaient déjà travaillé pendant plusieurs mois sur diverses campagnes. Modi a grandement profité du soutien de Facebook et de WhatsApp pour recruter des volontaires qui, à leur tour, ont répandu le message sur les réseaux sociaux. Depuis son élection, son nombre d’abonnés a augmenté de 43 millions ; deux fois plus que celui de Trump.

Dans les semaines qui ont suivi l’élection de Modi, Zuckerberg et son directeur d’exploitation Sheryl Sandberg se sont tous deux déplacés en Inde dans le but de développer un projet controversé concernant un service internet gratuit qui, provoquant de vives protestations, a finalement dû être abandonné. Katie Harbath et son équipe sont aussi venus en Inde animer des cessions de formation auxquelles ont participé plus de 6 000 hauts-fonctionnaires.

À mesure que Modi voyait son influence grandir dans les réseaux sociaux, ses abonnés se sont lancés, sur Facebook et WhatsApp, dans une campagne de harcèlement de ses rivaux politiques. L’Inde est devenu un foyer de désinformation, avec notamment la propagation d’un canular qui a conduit à des émeutes causant la mort de plusieurs personnes. Le pays est aussi devenu un endroit extrêmement dangereux pour les partis d’opposition et les journalistes.

Cependant, il n’y a pas que Modi ou le Parti du peuple indien (BJP) qui ont été amenés à utiliser les services proposés par Facebook. La compagnie prétend mettre à dispositions les mêmes outils et services pour tous les candidats, quelle que soit leur orientation politique, ainsi qu’aux groupes de la société civile plus discrets.

Ce qui est intéressant, c’est que Mark Zukerberg lui-même veut devenir président des États-Unis et s’est ainsi déjà attaché les services de David Plouffe (conseiller de campagne de Barack Obama en 2008) puis de Ken Mehlman (conseiller de campagne de George Bush Jr en 2004). Il travaille actuellement avec Amy Dudley (ancien conseiller du sénateur Tim Kaine), Ben LaBolt (ancien attaché de presse de Barack Obama) et Joel Benenson (ancien conseiller de campagne d’Hillary Clinton en 2016) [7].

La manipulation des émotions par Facebook

Une étude parue en 2014 intitulée : La mise en évidence expérimentale d’un phénomène de contagion émotionnelle de grande ampleur via les réseaux sociaux [8] a étudié le ratio entre les messages positifs et négatifs vus par 689 000 utilisateurs Facebook. Cette expérience, qui s’est déroulée entre le 11 et le 18 janvier 2012, a tenté d’identifier des effets de contagion émotionnelle en modifiant le poids émotionnel des informations diffusées aux utilisateurs ciblés. Les chercheurs concluent avoir mis en évidence pour la première fois « la preuve que les émotions peuvent se propager à travers un réseau informatique, [même si] les effets liés à ces manipulations restent limités ».

Cette étude a été critiquée à la fois pour ses fondements éthiques et méthodologiques. La polémique s’intensifiant, Adam Kramer, un des principaux instigateurs de ces recherches et membre de l’équipe responsable des données de Facebook, a défendu cette étude dans un communiqué de la compagnie [9]. Quelques jours plus tard, Sheryl Sandburg, directrice d’exploitation de Facebook, a prononcé une déclaration [10], lors de son voyage en Inde. Au cours d’un événement organisé par la Chambre de commerce à New Delhi, elle a déclaré : « Cette étude s’est faite dans le cadre des recherches en cours menées par les entreprises pour tester différents produits, ni plus ni moins. La communication à ce sujet a été très mauvaise et nous nous en excusons. Nous n’avons pas voulu vous contrarier ».

Ainsi donc, pour quel nouveau produit révolutionnaire Facebook a-t-il conduit des expérimentations psychologiques visant à manipuler émotionnellement ses utilisateurs ? Ces produits révolutionnaires sont des armées de Trolls numériques à des fins de propagande qui diffusent des informations mensongères comme une trainée de poudre afin d’aider ses clients pendant les élections.

Peu après, le 3 juillet 2014, USA Today rapporte que le groupe EPIC, qui milite pour le respect de la vie privée des citoyens, a déposé une plainte officielle à la Commission fédérale du Commerce stipulant que Facebook a enfreint la loi en menant une recherche sur les émotions de ses utilisateurs sans leur consentement, ni même les informer [11]. Dans sa plainte, l’EPIC prétend que Facebook a trompé ses usagers en conduisant secrètement une expérience psychologique sur leurs émotions : « Au moment de l’expérience, Facebook n’a pas fait état dans sa politique d’utilisation des données que les informations concernant ses utilisateurs seraient amenés à être utilisées à des fins expérimentales. Facebook a aussi omis d’informer ses usagers que ces informations seraient communiquées à des chercheurs ». La majorité des cobayes pour ces expériences de manipulation émotionnelle étaient indiens [12].

La plupart d’entre nous ne prête pas vraiment attention à ce qui est posté sur les réseaux sociaux et la majorité de ce que l’on voit est plutôt inoffensif. Du moins, c’est l’apparence que cela prend à première vue. La vérité est que ce que nous postons sur le net a un impact effrayant. Selon une recherche récente menée conjointement par le Laboratoire national du Nord-Ouest pacifique et l’université de Washington, le contenu que l’on poste sur les réseaux sociaux pourrait être utilisé par un logiciel afin de prédire des événements futurs — peut-être même le prochain Premier ministre indien.

Dans un papier qui vient d’êre publié par ArXiv, une équipe de chercheurs a découvert que les réseaux sociaux peuvent être utilisés dans le but de « repérer et de prédire des événements dans le monde réel » [13]. L’analyse de Twitter peut prédire avec précision des troubles sociaux, par exemple, lorsque des personnes utilisent certain hashtags pour discuter certains problèmes avant que leur colère ne se répande dans le monde réel.

L’exemple le plus connu de ce phénomène est survenu lors des printemps arabes, lorsque des signes évidents de protestations et de soulèvements imminents ont été repérés sur le net les jours précédant la descente des gens dans les rues.

L’inverse est aussi vrai, signifiant que la colère peut aussi être générée par les réseaux sociaux et une fois qu’elle atteint un niveau optimal être déversée sur des événements de la vie réelle comme on peut le voir depuis au moins deux ans déjà en inde avec des cas de lynchages collectifs et autres.

Comment fonctionne l’industrie de la désinformation en Inde

En Inde, une gigantesque industrie de la désinformation a émergé, exerçant une influence bien supérieur au traditionnel discours politique et pouvant potentiellement devenir un problème sécuritaire à l’image des printemps arabes si elle n’est pas maîtrisée. Au moment où le débat sur le lynchage fait rage en Inde, il faut bien comprendre que de tels incidents n’auraient pas eu aussi rapidement un tel impact si la jeunesse n’avait eu accès à Facebook, Twitter, Youtube, et autres réseaux sociaux qui permettent à cette industrie de la désinformation de gérer et partager de faux montages vidéos et de la fausse information. Le phénomène de lynchage apparu depuis quelques années est une conséquence directe de cette industrie de la propagande qui se répand des réseaux sociaux vers le monde réel.

Ceci prend une tout autre ampleur maintenant qu’il a été révélé que Facebook & WhatsApp ont comploté avec l’establishment en créant « une armée de Trolls » à des fins de propagande numérique, engendrant des violences sur le sol indien. C’est un cas typique de terrorisme. Ce dernier est défini comme « l’utilisation systématique de la terreur ou de la violence par un individu ou un groupe à des fins politiques ». Dans le cas présent, ce terrorisme est perpétré par une compagnie étrangère (Facebook) sur le sol indien par le biais d’une guerre numérique de (dés)information. Qu’attendons-nous pour réagir à de tels actes ?

Une campagne de désinformation a été menée au cours des élections présidentielles états-uniennes. Elle fait parti intégrante de la campagne officielle elle-même menée en collaboration avec des entreprises de pointe. Cette même méthode a aussi été utilisée pour orienter le débat sur le Brexit. À l’heure où nous parlons, cette vaste entreprise de désinformation étend ses tentacules en Inde. De nombreux sportifs de renom, des célébrités, des économistes, des politiciens en ont déjà été victimes en disséminant du contenu fallacieux. C’est une dangereuse tendance qui devrait être surveillée de près par nos services de Renseignement afin de prévenir de futurs désastres.

Voici succinctement comment tout cela fonctionne. De nombreux sites et portails web de légitimité et financement divers reçoivent des publicités flottantes. Des contenus bien spécifiques sont créés pour différentes catégories de personne basés sur leur région, leur idéologie, leur âge, leur religion… qui sont mélangés à une vaste quantité de contenu érotique noyant le véritable objectif. Ce contenu fallacieux est ensuite injecté dans le réseau social et des groupes spécifiques sont ciblés par le biais d’outils analytiques développé par des entreprises de pointe. À mesure que cette fausse information se répand, elle acquiert petit à petit sa dynamique propre et finit par être reprise par une personnalité quelconque — célébrité, politicien et même parfois un journaliste. Ce qui advient ensuite est pure folie.

Que ce soit par choix ou par ignorance, les médias dominants commencent à diffuser ce tissu de mensonges, consacrant l’intégralité de leurs revues de presse à l’analyse de ces fausses informations : qui a dit quoi et pourquoi et bla bla bla… au lieu de chercher à vérifier l’authenticité de ces dernières. Du fait du caractère sensationnel de ces canulars et aussi parce qu’ils sont relayés par des personnalités influentes, cette vision faussée du monde va se répandre dans le monde réel, pour témoins les victimes de lynchage. Sans contrôle, ce phénomène de désinformation pourrait contaminer toute l’opinion publique. Nous arriverons à un moment où il sera quasiment impossible de distinguer le vrai du faux, le fait de la fiction, avec la société tout entière se radicalisant en différentes factions opposées sur la base de mensonges.

Facebook et les élections indiennes

À l’époque des élections indiennes de 2014, un article de presse titrait « Facebook peut-il influencer le résultat de l’élection indienne ? ». Sous ce titre figurait un iceberg — Si Facebook est en mesure de modifier de modifier nos émotions et de nous faire voter, de quoi d’autre est-il capable ? [14]

Étonnamment, la Commission électorale indienne elle-même a signé un partenariat avec Facebook portant sur le recensement des votants pendant le processus électoral [15]. Le Dr. Nasim Zaidi, commissaire en chef de la commission électorale (ECI), a déclaré : « Je suis heureux d’annoncer que la Commission électorale indienne va lancer une procédure spéciale destinée à enrôler les non-votants et plus particulièrement ceux qui n’ont jamais voté. Ceci représente un pas en avant vers la réalisation de la devise de l’ECI “Aucun citoyen laissé-pour-compte”. Parti prenant de cette campagne, Facebook diffusera un rappel en différents dialectes indiens visant à rappeler l’échéance électorale à tous les utilisateurs Facebook d’Inde. J’invite tous les citoyens électeurs à s’inscrire et à voter ; c’est à dire reconnaître ses droits et assumer ses devoirs. Je suis convaincu que Facebook va donner une nouvelle ampleur à la campagne de recensement électorale initiée par la Commission et encourager de futurs votants à participer au processus électoral et à devenir des citoyens indiens responsables ».

Les 17 principales agences de Renseignement US ont émis de sérieuses réserves quant à l’impact de ce phénomène de désinformation sur leur processus électoral et leur société. Selon un centre de recherche en statistique, une majorité d’États-uniens (un spectaculaire 88 %) pense que la diffusion de fausses nouvelles porte préjudice à leur perception de la réalité quotidienne [16]. Et nous, en Inde, nous dirigeons vers un scénario encore plus catastrophique que cela. Pourquoi ? Parce qu’à l’inverse de l’Inde, le gouvernement états-unien et la communauté du Renseignement a publiquement fait état du problème et travaillé à une solution face à cette menace. L’Inde peut-elle faire de même avec Facebook ayant le nez dans les affaires internes du pays ?

On met en place toutes sortes de commissions, des auditions sénatoriales sont programmées pour mettre à jour cette affaire et de nouvelles cellules sont créés pour contrer efficacement cette menace envers la société. Pendant qu’une enquête est menée sur le rôle de Facebook dans l’élection présidentielle états-unienne, on porte peu d’attention à la manière dont la cellule secrète de Facebook a influencé les élections indiennes. À la lumière de ces révélations, une investigation rigoureuse devrait être menée quant l’impact de Facebook sur les élections indiennes. Il est évident que pour ce faire, le gouvernement doit tout d’abord reconnaître l’existence de cette industrie de la désinformation afin de pouvoir agir contre elle.

En compagnie de Facebook, American Microchip Inc. et le Japonais Renesas engagés pour pirater le code secret EVM (banque de données utilisateurs) devraient être sous le coup d’une enquête pour interférence avec les élections indiennes ainsi que tous ceux qui ont comploté avec eux. Ce serait une grave erreur de prendre cette menace, liée à l’intrusion d’entreprises étrangères dans le processus électoral indien, à la légère [17].

[1] En argot Internet, un Troll désigne ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s’agir d’un message (par exemple sur un forum), d’un débat conflictuel dans son ensemble ou de la personne qui en est à l’origine.

[2] “How Facebook’s Political Unit Enables the Dark Art of Digital Propaganda”, Lauren Etter, Vernon Silver & Sarah Frier, Bloomberg, December 21, 2017.

[3] “India’s Fake News Industry & Mob Lynchings”, Great Game India News, July 6, 2017.

[4] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[5] “Freedom on the Net 2017. Manipulating Social Media to Undermine Democracy”, Freedom House, November 14, 2017.

[6] “Facebook Transparency Report 2017”, Facebook, January 2017.

[7] « Mark Zuckerberg possible futur président des États-Unis », Réseau Voltaire, 3 août 2017.

[8] “Experimental evidence of massive-scale emotional contagion through social networks”, Adam D. I. Kramer, Jamie E. Guillory & Jeffrey T. Hancock, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNSA), Vol 111, #24, July 17, 2014.

[9] “The Author of a Controversial Facebook Study Says He’s ‘Sorry’”, Stephanie Burnett, Time, June 30, 2014.

[10] “Facebook still won’t say ’sorry’ for mind games experiment”, David Goldman, CNN, July 2, 2014.

[11] “Privacy watchdog files complaint over Facebook study”, Jessica Guynn, USA Today, July 3, 2014.

[12] “Facebook apologises for psychological experiments on users”, Samuel Gibbs, The Guardian, July 2, 2014.

[13] “Using Social Media To Predict the Future : A Systematic Literature Review”, Lawrence Phillips, Chase Dowling, Kyle Shaffer, Nathan Hodas & Svitlana Volkova, ArXiv, June 19, 2017.

[14] “If Facebook can tweak our emotions and make us vote, what else can it do ?”, Charles Arthur, The Guardian, June 30, 2014.

[15] “Election Commission of India partners with Facebook to launch first nationwide voter registration reminder”, Facebook, June 28, 2017.

[16] “Many Americans Believe Fake News Is Sowing Confusion”, Michael Barthel, Amy Mitchell & Jesse Holcomb, Pew Research Center, December 15, 2016.

[17] “Are Indian Elections Hacked By Foreign Companies ?”, Shelley Kasli, Great Game India News, December 17, 2017.

Résistance au colonialisme: En Equateur, le combat du peuple Shuar contre le gouvernement et la Chine pour la sauvegarde de leur terre ancestrale…

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Le problème colonial est fondamentalement posé dans cet article du toujours pertinent Peter d’Errico paru sur Indian Country Media Network en décembre 2016. Nos lecteurs feront un parallèle, du reste établi en fin d’article, avec la lutte anti-coloniale autochtone en Amérique du Nord. Le fondement, la racine de toute cette idéologie d’appropriation et d’exploitation est la doctrine chrétienne de la découverte, chrétienne parce qu’ancrée dans des édits (bulles) pontificaux du XVème siècle tels Dum Diversas (1450), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), qui établirent la domination de l’empire chrétien sur toute terre païenne et sa (pseudo) légalisation moderne au moyen de décisions de Cours Suprêmes des nations concernées, commençant aux Etats-Unis en 1823 avec le verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh, qui fit jurisprudence au Canada et dans les pays d’Amérique Latine.

L’État est expansionniste et colonialiste par construction, l’histoire de l’État depuis 5000 ans se confond avec l’histoire de la guerre et plus particulièrement de la guerre coloniale expansionniste. Il est impossible de rendre l’État juste et vertueux, car il est fondé sur la division politique puis économique de la société. Lutter pour une société juste et égalitaire, c’est lutter contre l’État et lutter contre l’État c’est lutter contre sa raison d’être, la colonisation des esprits, des êtres et des choses.

La seule solution “juridique” à l’exploitation coloniale est la mise à mort de l’État par substitution, et donc de son colonialisme inhérent, des institutions, de l’argent, du salariat et de toute forme d’exploitation induite par la division initiale de la société humaine. Lorsque nous occidentaux, nous serons débarrassés des chaînes idéologiques coloniales qui nous entravent tout autant que les peuples colonisés, simplement à un degré divers et nous tiendrons debout, main dans la main avec les peuples autochtones exploités, brutalisés, ignorés et annihilés, alors pourrons-nous mettre en marche la seule société humaine valide et universelle à terme, la société des sociétés, la société des associations libres, réunis dans l’universalité de leur complémentarité.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura JAMAIS !

Sortir du cercle vicieux où nous avons été enfermés, c’est prendre la tangente de l’antagonisme induit et encouragé à fin divisionnaire et embrasser la complémentarité naturelle qui unifie dans le grand tout. Ce n’est que sur cette voie que nous nous réaliserons en tant qu’humanité, qu’enfin nous SERONS…

~ Résistance 71 ~

 

Les peuples autochtones Shuar ont besoin d’un soutien juridique plus fort dans la lutte contre les sociétés minières chinoises

 

Peter d’Errico

 

31 décembre 2016

 

Source: https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/shuar-people-fight-chinese-mining-company/

 

Traduit de l’anglais par un lecteur anonyme, décembre 2017

 

Le gouvernement équatorien se mobilise contre les Shuar groupe indigène de l’Equateur, qui combattent les plans d’une énorme mine de cuivre chinoise à ciel ouvert sur leurs terres.

Le gouvernement équatorien a déployé des milliers de militaires et de policiers pour imposer un « état d’exception » dans la province amazonienne de Morona Santiago, qui englobe les territoires ancestraux du peuple autochtone Shuar. La mobilisation et l' » état d’exception  » ont été annoncés en réponse à la mort d’un policier lors d’une manifestation de prendre le contrôle d’un camp minier le 14 décembre. Aucune preuve n’ a été fournie pour prouver qu’il s’agissait bien d’un manifestant shuar qui a causé la mort du policier.

Les Shuars protestent contre l’invasion de leur pays par une société minière chinoise, EcuaCobres SA (EXSA), qui créerait la deuxième plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde, dont les bénéfices annuels sont estimés à 1,2 milliard de dollars. La société minière chinoise a déjà entrepris des travaux d’exploration avancés pour l’extraction de l’or et du cuivre dans la zone appartenant aux indigènes shuar. La zone prévue pour la mine se situe dans le cadre d’une « concession » de 41 000 hectares (plus de 100 000 acres) mise en place par le gouvernement équatorien pour convertir le statut juridique des terres autochtones shuar en propriété privée appartenant à l’entreprise minière chinoise. Près de 50 % des « concessions » à l’entreprise minière chinoise se trouvent dans le pays d’origine des Shuars.

La région des Shuar vendu à l’entreprise chinoise est « la Cordillère du Condor, une chaîne de montagnes qui relie les Andes méridionales de l’Équateur à l’Amazonie, et est caractérisée par une biodiversité unique ».

Les Shuar, alliés aux agriculteurs métisses (équatoriens-indigènes shuar) et à des militants écologistes comme l’organisation Accion Ecologica, ont protesté contre le plan minier chinois depuis qu’il a été proposé pour la première fois par une entreprise canadienne dans les années 1990. En 2006, ils ont réussi à expulser l’EXSA de la région et ont ensuite établi des colonies pour maintenir la présence des Shuar et affirmer leur propriété.

Depuis 2006, les dirigeants shuars et leurs familles sont la cible des forces gouvernementales équatoriennes. En août 2016, les troupes gouvernementales ont expulsé de force les Shuars de leurs maisons, affirmant que les indigènes Shuar « occupaient illégalement » les terres de la compagnie minière chinoise. Le gouvernement équatorien a dressé une liste des dirigeants Shuar  » les plus recherchés « , ce qui a amené certains des plus ardents partisans Shuar à se cacher.

Severino Sharupi, un dirigeant de la Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur, a déclaré que le gouvernement équatorien et la compagnie minière chinoise « veulent emprisonner certains des principaux porte-parole de la résistance pour qu’il n’ y ait pas d’opposition à la vente du territoire des Shuar à la compagnie chinoise… L’État équatorien doit avoir une autorité qui donne la permission à la compagnie chinoise et leur permet de… ». Mais Domingo Ankuash, l’un des leaders shuars les plus véhéments, a déclaré que les Shuars ne reculeront pas: « C’est le début d’une lutte pour exterminer le peuple shuar parce que nous sommes la seule nation qui a défendu avec vigueur notre territoire. S’ils doivent nous exterminer, ils peuvent le faire. Peut-être alors pourraient-ils continuer l’exploitation minière. Mais d’ici là, nous continuerons à défendre les terres pour empêcher qu’elles deviennent la propriété des compagnies minières chinoises. »

Les paroles et les actions courageuses de ces dirigeants Shuar indiquent qu’ils comprennent la dynamique de l’invasion coloniale – qu’ils ne sont pas éblouis par l’offre d' » emplois  » de la compagnie minière chinoise ni prêts à accepter les revendications de la  » propriété  » du gouvernement. Face à ce genre de leadership conscient et informé, il semble probable que le conflit se poursuivra. Malheureusement, les avocats du Shuar n’ont pas encore pris position au niveau le plus élémentaire des réclamations juridiques du gouvernement.

Tarquino Cajamarca, l’avocat spécialisé dans les droits des Shuars, a déclaré que le gouvernement selon la loi de l’Etat, n’ a aucune obligation de consulter les propriétaires fonciers pour obtenir des concessions puisque les Shuar sont techniquement propriétaires des terres, mais pas du sous-sol: Une concession est un titre de propriété sur un sous-sol pour des opérations minières « , a dit Cajamarca à Al Jazeera, » et c’est l’État qui possède le sous-sol, ainsi que les rivières, les montagnes, etc.

A ce moment-là, vous vous demandez: si les Shuar possèdent la surface mais pas le sous-sol, n’ont-ils pas le droit légal d’arrêter l’extraction du sous-sol? De nombreuses juridictions – en particulier dans les régions où les minéraux, le gaz et le pétrole sont prédominants – permettent une séparation juridique entre la propriété « de surface » et la propriété des minéraux sous-jacents.

Qu’en pensons-nous ? Nous l’avons trop souvent vu: les avocats représentant les peuples autochtones ne remettent pas en question la question fondamentale – à savoir la revendication de l’Etat équatorien colonisateur selon laquelle il est le  » propriétaire  » des terres autochtones, qu’il s’agisse de la surface ou du sous-sol. Si les courageux dirigeants Shuar doivent être soutenus par leurs avocats, les avocats doivent d’abord aller au-delà des lois « normales » de l’État équatorien colonisateur. Les avocats doivent contester ces lois colonisatrices. Plus précisément, les avocats Shuar ne devraient pas concéder la propriété du sous-sol Shuar à l’État Equatorien.

La revendication équatorienne de « posséder » des terres indigènes – les rivières, les montagnes, etc. – repose sur le même fondement que la doctrine de la domination coloniale appelée « doctrine de la Découverte Chrétienne ». En raison des appels de plus en plus médiatisés à la « révocation » des bulles papales à l’origine de la doctrine colonisatrice chrétienne, tous les avocats des peuples autochtones devraient ouvrir un procès en critiquant la doctrice de la Découverte et en rejetant toutes les revendications étatiques fondées sur cette doctrine de la Découverte.

La contestation juridique nécessaire pour soutenir les dirigeants Shuar implique un rejet de la notion selon laquelle l’État équatorien « possède le sous-sol, ainsi que les rivières, les montagnes, etc. En 2008, l’Équateur a adopté dans sa Constitution un chapitre stipulant que la « Nature » a des droits fondamentaux et que « l’État va… promouvoir le respect de tous les éléments qui forment un écosystème » Nous ne pouvons pas accorder beaucoup de poids à cette disposition, car elle donne à l’État le plein pouvoir sur les terres.

Néanmoins, la situation équatorienne offre une occasion inhabituelle de contester fondamentalement les revendications étatiques de propriété fondées sur les doctrines coloniales de domination sous la doctrine de la découverte chrétienne. Les Shuars eux-mêmes – et d’autres peuples autochtones – doivent affirmer le droit et le pouvoir d’empêcher « un impact environnemental grave ou permanent » sur leurs terres.

L’importance de l’argument de Shuar devient encore plus pressante après que le président équatorien Correa ait publié une déclaration de soutien à la société minière chinoise EXSA, déclarant que  » la chose la plus importante au sujet de la nature demeure l’être humain et que le premier devoir éthique et moral est de vaincre la pauvreté « . Les visions du monde indigènes ne privilégient pas les humains par rapport à la nature, mais considèrent que les humains font partie du monde naturel et qu’ils ont la responsabilité de vivre en équilibre avec la terre plutôt que de la dominer. La ligne supplémentaire du Président Correa sur « vaincre la pauvreté » n’ajoute rien à la relation humaine avec la Création et attise plutôt la confusion basée sur le désespoir économique provoqué par le système d’extraction capitaliste qui endommage la terre et les humains.

L’Équateur a ses propres «protecteurs de l’eau», qui, comme ceux de Standing Rock, assument une tâche de plus en plus importante face aux industries extractives minières. L’Équateur a également une collaboration active d’activistes environnementaux autochtones et non autochtones, dirigée par la Confédération des nationalités autochtones de l’Équateur (CONAIE). L’Equateur a donc les ingrédients pour une position ferme contre la destruction par l’extraction minière. Le leadership local a besoin d’avocats qui soutiendront cette position avec les arguments les plus puissants qui peuvent être faits.

source https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/shuar-people-fight-chinese-mining-company/