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Nouvel Ordre Mondial et asservissement de la science: De la primauté des gènes juifs (Gilad Atzmon)

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« Je suis venu à terme, de considérer une vision intéressante en ce qui concerne l’antisémitisme. On peut le dire comme ceci: Tandis que dans le passé un antisémite était quelqu’un qui haïssait les juifs, de nos jours, c’est dans l’autre sens que cela fonctionne: un antisémite est quelqu’un que les juifs détestent… »

« Aussi loin que va mon expérience personnelle, ce sont toujours les soi-disants fils , filles et petits-enfants des survivants qui exploitent l’holocauste comme argument politique ou comme une affirmation d’une sorte d’exceptionalisme. L’historien américain Norman Finkelstein a raison lorsqu’il dit qu’Israël a transformé l’Holocauste en un outil politique après 1967, lorsqu’il eut besoin d’une excuse ‘éthique’ en tant qu’occupant immoral d’une terre. »

~ Gilad Atzmon (2011) ~

 

La primauté des gènes juifs

 

Gilad Atzmon

 

25 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/2015/8/25/the-primacy-of-jewish-genes

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le quotidien britannique “The Guardian” a rapporté cette semaine qu’une étude sur les survivants de l’holocauste a révélé que le traumatisme juif est communiqué aux enfants juifs par les gènes. La conclusion d’une recherche par une équipe menée par Rachel Yehuda du Mount Sinai Hospital de New York émane de l’étude génétique de 32 hommes et femmes juifs qui ont été internés dans un camp de concentration nazi, qui ont été les témoins ou ont fait l’expérience eux-mêmes de torture ou qui ont dû se cacher pendant la seconde guerre mondiale.

A l’encontre du Guardian qui n’a fait que publier un rapport très sec et austère de cette “révélation scientifique”, je suis très troublé. Quelle est la signification de cette nouvelle scientifique ? Cela suggère t’il que les enfants des survivants de l’holocauste nazi sont mieux adaptés pour le prochain holocauste ou cela suggère t’il alternativement que les héritiers des survivants de la Shoah ont hérité du traumatisme et sont en droit de recevoir les réparations allemandes en espèces sonnantes et trébuchantes jusqu’à la fin des temps ?

D’un autre côté, si les sionistes nous disent la vérité et que les juifs ont été persécutés au travers de leurs histoire et que le passé juif est constellé d’holocaustes, alors on pourrait s’attendre à ce que le “gène traumatique” soit largement diffusé parmi les juifs de toute façon. Je ne comprends pas bien.

Il est évident que Rachel Yehuda, son équipe juive et l’hôpital juif pour lequel ils travaillent étaient particulièrement intéressés en les gènes juifs et la souffrance juive, mais cette nouvelle découverte est-elle universelle ? Qu’en est-il des Africains-Américains qui ont survécus à l’esclavage et qui sont toujours sujets à la discrimination institutionnelle et à des abus constants, passent-ils aussi leur traumatisme génétiquement à leur descendance ou bien ne serait-ce qu’une capacité physiologique seulement possédée par les juifs ? Quid des gens qui ont souffert au main du nationalisme juif et de la terreur israélienne ? Yehuda s’est-elle préoccuppée de savoir si les Palestiniens passent aussi cette information génétique à leur descendance ? (NdT: nous mentionnerons ici les nations et peuples originels des Amériques et d’Océanie) Non de manière évidente et ceci pour une bonne raison. A l’encontre du judéocide nazi qui a eu un commencement et a eu une fin temporels, ce qui échoit aux Palestiniens n’a pas de fin anticipable. Les bébés nés à Gaza aujourd’hui n’ont pas besoin d’hériter d’un traumatisme génétique de leurs parents, le traumatisme leur sera délivré directement par l’armée et l’aviation israéliennes.

Dans les années qui ont suivi la Shoah, quelques psychologues et écrivains juifs ont décortiqué le sujet de la signification du désordre de stress post-traumatique (DSPT). J’ai toujours eu de la peine à comprendre le terme. J’ai grandi en Israël et j’étais entouré de beaucoup de survivants de l’holocauste, de gens qui avaient des numéros tatoués sur leurs bras. Certains d’entre eux avaient énormément souffert durant la guerre et pourtant ils étaient en fait des gens ordinaires. Certains étaient très gentils, d’autres beaucoup moins, certains étaient charmants et intelligents, d’autres pas tellement. L’holocauste n’était pas tellement un problème pour eux aussi loin que je pouvais le dire. Ils voulaient sortir de cette vie. S’il y a une chose qu’ils essayaient de faire, c’était d’oublier. Mais souvent leurs enfants étaient un peu différents. Un bon nombre d’entre eux étaient possédés de manière débordante par la Shoah et en firent une nouvelle religion. Mon étude personnelle de la religion de l’holocauste m’a amené à définir la notion de “désordre de stress PRÉ-traumatique”, qui est cette capacité unique d’être traumatisé et tourmenté par un évènement fictif imaginaire prenant place dans un futur fantasmagorique. C’est cette condition pré-traumatique qui rend la politique juive contemporaine une affaire dangereuse à la fois pour les juifs et pour le reste d’entre nous. C’est ce pré-traumatisme qui permet à ceux qui souffrent de voir une menace potentielle partout et en tout.. Si j’ai raison au sujet de la condition pré-traumatique, nous pourrions bien même apprendre que dans le contexte particulier du traumatisme juif, ce serait les enfants qui passent le gène pré-traumatique à leurs parents survivants. Je suis certain que Rachel Yehuda et le Mont Sinai Hospital pourraient trouver au moins 32 sujets de cette communauté qui soutiendraient de telles trouvailles post-épigénétique.

Dans le même temps, nous allons clairement vers une nouvelle phase dans l’étude de la phobie collective juive. Le traumatisme juif réside maintenant dans les gènes rapporte le Guardian. Si c’est vrai, la religion de l’holocauste est maintenant et à tout jamais, gravée dans la physiologie juive. Ceci est une très mauvaise nouvelle pour les antisémites et les porteurs de la haine des juifs, en effet, il n’y a plus besoin désormais de tourmenter les juifs, car ceux-ci sont nés tourmentés.

Guerre impérialiste financière: Le Shanghaï Stock Exchange (SSE) attaqué de l’extérieur… Guerre économique et géopolitique…

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Déstabilisation économique, effondrement financier et le bidouillage de la bourse de Shanghaï ?

 

Michel Chossudovsky

 

26 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/economic-destabilization-financial-meltdown-and-the-rigging-of-the-shanghai-stock-market/5471533

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’effondrement spectaculaire de la bourse de Shanghaï a été présenté à l’opinion publique comme étant le résultat d’un “mécanisme de marché” spontané, déclenché par la faiblesse de l’économie chinoise.

Le chœur consensuel des médias occidentaux (WSJ, Bloomberg, FT etc…) prétend que les actions chinoises se sont effondrées à cause de “l’incertitude” en réponse à des données récentes “suggérant une baisse dans la seconde économie mondiale”.

Cette interprétation est erronée. Elle déforme le fonctionnement des marchés boursiers qui est l’objet d’opérations spéculatives absolument routinières. Un déclin programmé de l’indice Dow Jones par exemple, peut-être accompli de plusieurs façons: ventes à court terme, paris sur le déclin du Dow Jones Industrial Average dans le marché des options etc… [1]

De manière amplement documentée, les marchés financiers sont pipés par les méga-banques. Des institutions financières très puissantes incluant la JP Morgan Chase, HSBC, Goldman Sachs, Citigroup et toute la fine équipe habituelle, suivie de leurs hedge funds affiliés, à la capacité de “pousser à la hausse” le marché boursier, puis de le “tirer vers le bas”. Elles engrangent à la fois sur la spéculation à la hausse et sur la spéculation à la baisse. Cette procédure s’applique également au marché des commodités en général et du pétrole et des métaux en particulier.

Ceci constitue une fraude financière ou ce que l’ex-membre de haut niveau de Wall Street et ancienne assistante secrétaire fédérale de la HUD Catherine Austin Fitts appelle “pomper et larguer” et définit comme: “Gonfler artificiellement le prix d’une action ou autre sécurité par la promotion, afin de vendre à ce prix surgonflé, puis profiter encore plus à la baisse avec l’achat-vente à très court terme”. Cette pratique est illégale sous les lois boursières et pourtant ceci se pratique très couramment.”  (See Stephen Lendman, Manipulation: How Financial Markets Really Work, Global Research, March 20, 2009

L’effondrement de la bourse de Shanghaï (SSE)

Le SSE Composite Index a progressé cette dernière année de 2209 en Août 2014 à plus de 5166 au 21 Juin 2015 (environ 140% d’augmentation); puis à partie du 21 Juillet, il s’est effondré de plus de 30% en environ deux semaines à 3507 (le 8 Juillet)

Un effondrement supplémentaire s’est produit le 10 Août, dans la semaine qui a suivi l’explosion de Tianjin (le 12 Août 2015), culminant avec le Lundi noir du 24 Août (avec à la clef une baisse spectaculaire de 7,63% en une journée…) NdT: l’explosion de Tianjin serait-elle un acte criminel servant à masquer l’attaque financière sur le SSE ?…

L’explosion de Tianjin a t’elle contribué à exacerber cette “incertitude” en regard du marché des équités chinois ? L’évolution de l’index du SSE sur cette période d’un an n’a rien à voir avec les forces spontanées du marché ou des marqueurs de l’économie réelle. Ceci présente toutes les apparences d’un massacre spéculatif savamment planifié, une poussée vers le haut puis une forte secousse vers le bas.

La possibilité d’une fraude a été l’objet d’une enquête des autorités chinoises en Juillet 2015 suivant l‘effondrement du 21 Juin du SSE (voir le graphe dans l’article original en anglais).

Le régulateur a dit dans son rapport du 3 Juillet qu’il allait étudier si des acteurs avaient fraudé dans les ventes de produits financiers… La China Securities Regulatory Commission (CSRC) a dit qu’elle baserait son enquête sur des rapports de mouvements anormaux du marché en provenance de la bourse et des futures exchanges.

Certains rapports ont accusé des investisseurs étrangers d’avoir tiré les prix vers le bas en vendant des actions sur le très court terme dans les bourses chinoises, ce qui veut dire qu’ils pariaient sur la chute des cours.

Tout fait criminel sera transféré à la police a dit le régulateur.

Le China Financial Futures Exchange (CFFEX) a suspendu 19 comptes pour avoir vendu dans le très court terme (short-selling) pour un mois, rapporte l’agence de presse Reuters, citant des sources anonymes (BBC, August 25, 2015, emphasis added)

Le consensus médiatique (ainsi que les déclarations venant des autorités chinoises) était que des acteurs financiers chinois plutôt que des banques étrangères seraient derrière ce processus de fraude du marché boursier: “les investisseurs étrangers n’ont qu’un accès très limité aux marchés chinois”. La manipulation du marché ne provient pas de sources étrangères d’après le Global Times

Cette analyse ne prend néanmoins pas en considération le fait que de grands acteurs financiers comme la Goldman Sachs, JP Morgan Chase, HSBC et autres sont très actifs en Chine, opérant depuis Shanghaï au travers de banques paravents chinoises associées dans leurs aventures financières.

De plus, ces institutions financières occidentales sont bien connues pour avoir eu un rôle déterminant dans la manipulation des marchés boursiers ainsi que des marchés des changes :

Des régulateurs ont mis à l’amende six banques majeures pour un total de 4,3 millliards de dollars pour ne pas avoir empêcher des courtiers d’essayer de manipuler le marché des changes (Forex), à la suite d’une enquête mondiale sur un an.

HSBC Holdings Plc, Royal Bank of Scotland Group Plc, JP Morgan Chase & Co, Citigroup Inc, UBS AG et la Bank of America Corp ont toutes été mises à l’amende à la suite de cette enquête, qui a bridé ce marché auparavant largement non régulé de 5000 milliards de dollars quotidiens, accélérant ainsi la poussée vers le marchandage automatisé et piégea la Banque d’Angleterre (NdT: cœur de la matrice financière de la City de Londres, la véritable “couronne” britannique…)

Les courtiers utilisaient des noms de code pour identifier les clients sans les nommer et échangeaient l’information dans des chatrooms en ligne en utilisant des pseudonymes comme “les joueurs”, “les 3 mousquetaires” ou “1 équipe, 1 rêve”. Ceux qui n’étaient impliqués étaient ridiculisés et les courtiers utilisaient un langage obscène pour se féliciter des gains rapides faits grâce à leurs escroqueries ont dit les autorités.

La Goldman Sachs, de toutes ces institutions financières majeures, opère de Shanghaï depuis 2004 sous un arrangement de partenariat avec la Beijing Gao Hua Securities Company.

Goldman est connue pour utiliser des soi-disants “programmes d’échanges à haute fréquence” dans les transactions boursières:

“Les marchés peuvent être falsifiés avec des High-Frequency Trading Programs ou HFT, qui composent maintenant 70% des échanges boursiers. Goldman Sachs est le champion indiscuté de cette nouvelle technique de jeu. (Voir Ellen Brown,  Stock Market Collapse: More Goldman Market Rigging, Global Research, May 8, 2010)

Un autre facteur qui a facilité les opérations spéculatives sur le SSE a été l’intégration des marchés boursiers de Hong-Kong et de Shanghaï en 2014 sous l’égide du soi-disant lien de “Stock Connect”. La procédure permet aux étrangers d’acheter des actions A chinoises listées sur le SSE depuis Hong-Kong avec des “restrictions limitées”, à savoir un accès complet au marché des équités de la Chine.

Guerre financière

Ces mouvements de balancier vers le haut et vers le bas du Shanghai Composite Index ont pour résultat ultime la confication de milliards de dollars de richesse monétaire incluant des capitaux de fonds d’état chinois fournis par la Banque Populaire de Chine pour renflouer le marché boursier de Shanghaï. Où va ce fric ? Qui sont les récipiendaires de ces échanges d’une valeur de multi-milliards de dollars ?

En réponse à l’effondrement du mois d’Août, la Banque Populaire de Chine a “offert 150 milliards de Yuan (23,43 milliards de dollars) en avoir pour 7 jours d’accord de rachats de renverse, une forme de prêts à court-terme pour les prêteurs commerciaux.” Cet argent fut gaspillé. Cela n’a pas renversé la tendance de l’effondrement du SSE.

Geopolitique

Des considérations géopolitiques sont aussi pertinentes. Tandis que le Pentagone et l’OTAN coordonnent des opérations militaires contre des pays étrangers souverains, Wall Street perpétue des actions de déstabilisation sur les marchés financiers incluant le trucage des marchés du pétrole, de l’or et des changes et ce directement contre la Russie et la Chine.

Est-ce que la falsification du SSE fait partie d’un package plus large d’actions des Etats-Unis contre la Chine consistant en affaiblissant son système économique et financier ?

Est-ce que l’effondrement financier de la Chine sert de plus grand intérêts concernant la politique étrangère états-unienne incluant des menaces régulières contre elle, sans même mentionner les déploiements militaires américains dans la Mer de Chine du Sud ?

Sommes-nous en face d’une “guerre financière” dirigée contre une puissance économique mondiale concurrente ?

Cela vaut-il la peine d’être noté que des procédures spéculatives (fraudes) ont aussi été utilisées dans les marchés du pétrole et des changes contre la Fédération de Russie. Combinées avec le régime des sanctions économiques, l’objectif était de tirer vers le bas le prix du pétrole brut (ainsi que la valeur du rouble russe), ceci devant affaiblir l’économie russe.

Le ‘Pivot Asiatique’ d’Obama contre la Chine est renforcé par des actions de déstabilisation concommitantes sur le SSE. Le but ultime est d’affaiblir, au moyen de méthode non-militaire, l’économie nationale de la République Populaire de Chine”. (Michel Chossudovsky, US-NATO Military Deployments, Economic Warfare, Goldman Sachs and the Next Financial Meltdown, Global Research, August 8, 2015

 

Note 

  1. The latter is one among several instruments used by speculators. There is no buy sell transaction of shares of company listed on the stock exchange: a bet is placed on an upward or downward movement of the DJIA. It’s an index fund:  ask and put options.

Santé et Nouvel Ordre Mondial: Nous sommes ce que nous mangeons…

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L’agriculteur, le premier acteur de notre santé

La Lettre du Professeur Henri Joyeux

 

25 Août 2015

 

(par distribution courrier électronique)

 

C’est gravissime, les agriculteurs ne parviennent plus à vivre de leur travail. Chaque été, on voit ainsi se développer un mécontentement qui se traduit par des manifestations bruyantes sur les routes ou les lieux de vacances.

Cette année le ras le bol est à son comble. Producteurs de lait, de viande, céréaliers, viticulteurs, arboriculteurs… sont en colère. Alors, tel un emplâtre sur une jambe de bois, le Président tout puissant débloque 600 millions d’euros pour calmer le monde agricole. L’Etat démuni en est à recommander que les cantines scolaires s’approvisionnent en viande fraîche « française » (20 % des débouchés de la filière) et pas en Argentine, comme le font certains restaurants étoilés. Pour apaiser les esprits, on annonce aussi que la viande française sera choisie en priorité dans les restaurations collectives de l’Etat.

La confiance n’existe plus. Les promesses du ministre de l’Agriculture comme celles du Président ne sont que du vent. Personne n’est dupe : les réunions ministérielles ne servent à rien.

Et en attendant, la concurrence continue de faire rage entre les pays de la zone euro, la Pologne, l’Allemagne, l’Angleterre… La viande française est trop chère pour les budgets serrés des hôpitaux où l’on mange si mal, des écoles et même de l’armée. C’est la grande distribution, lobby puissant, protégé des politiques, qui fait ses choux gras sur le dos des agriculteurs.

Pendant ce temps-là, à Milan…

En pleine crise agricole, on fanfaronne à Milan où les visiteurs de l’exposition universelle ont découvert dans le Pavillon France un grand jardin potager, vitrine d’une agriculture écologiquement intensive. Ont-ils été convaincus ? J’en doute, vu les retours que j’ai eus d’amis qui ont passé du temps à Milan pour les vacances. Ils ont surtout le souvenir de leur porte-monnaie qui a bien fondu à cette occasion.

Face à la situation actuelle de l’agriculture française, comment peut-on ainsi se vanter de nourrir la planète ? Oser écrire : « La capacité de production française et sa contribution pour l’équilibre des marchés mondiaux, ses modèles agricoles et alimentaires, sa capacité d’innovation et de transfert technologique, ses établissements d’enseignement et son ouverture internationale, sans oublier la dimension gastronomique »…

Oui, oser écrire cela, c’est se moquer du monde… Car le modèle français est aujourd’hui obsolète. Il a fait son temps. Seuls les agriculteurs et les consommateurs peuvent, ensemble, l’orienter autrement.

Le slogan international des lobbies de l’agro-alimentaire

On connaît bien Monsanto et autres semenciers internationaux, leurs OGM et PGM (organismes et plantes génétiquement modifiés) que veulent implanter les ingénieurs agro et les experts des ministères. Leur credo, qui a été choisi pour slogan de l’exposition universelle de Milan, c’est cela : « Nourrir la planète, Énergie pour la vie ». Ils croient nourrir la planète en arguant de leur (fausse) générosité, le cœur sur la main, produisant des produits de moindre qualité pour un plus grand nombre, nous faisant croire que leur agriculture productiviste est la solution pour supprimer la famine dans les pays très pauvres.

En réalité, ces semenciers s’enrichissent sur le dos des paysans qu’ils ont dépossédés de leur droit de produire et d’utiliser leurs propres semences en leur vendant des grains incapables de se reproduire.

Nous oublions d’où provient ce qui arrive dans notre assiette…

S’enrichir, ce n’est pas ce que cherchent les agriculteurs de terrain. Ils veulent vivre dignement de leur travail. Ils ont les mains dans la terre, sont au plus près des animaux, les nettoient, les aident à mettre bas, les nourrissent, suivent leur croissance et décident de leur avenir pour nous, les humains consommateurs. Nous oublions souvent d’où provient ce qui arrive dans notre assiette, où a poussé et où a été élevé ce qui arrive dans notre « palais des saveurs ». De quel travail admirable, de quelles sueurs d’hommes et de femmes sont issus ces légumes et fruits, ces morceaux de viandes savoureuses, ces poissons des mers qui nous entourent…

Le gaspillage alimentaire doit être réduit car il traduit le non-respect des aliments que la Terre nous procure. Il traduit aussi la surproduction et donc la qualité incertaine de certains aliments préparés par les industriels qui n’hésitent pas à ajouter conservateurs, colorants, exhausteurs de goûts, arômes artificiels qui nous éloignent de la nature et sont souvent responsables d’allergies, d’intolérance, de maladies auto-immunes de plus en plus nombreuses.

Notre santé dépend largement de ce que nous mangeons

Qui est à l’origine de tout ce que nous apportons à notre organisme pour le faire croître, le maintenir dans le meilleur état de santé ? C’est l’agriculteur ! Il peut être le premier acteur de notre bonne ou de notre mauvaise santé.

C’est démontré aujourd‘hui, les perturbateurs endocriniens, les pesticides et insecticides abiment la construction de l’enfant dans sa vie intra-utérine. Anomalies congénitales, infertilité, cancers des enfants mais aussi perturbations immunitaires conduisant à des lymphomes trouvent leur source dans l’agriculture productiviste.

Les OGM et PGM n’apportent rien de plus à notre santé, contrairement à ce qu’on nous chante, comme nous le verrons dans une prochaine pétition. Nous demanderons la transparence totale sur les produits issus de ce type d’agriculture, afin que les consommateurs ne soient pas trompés et puissent choisir en connaissance de cause.

On vient de démontrer que les moustiques résistent par simple sélection naturelle aux insecticides, ce qui permet de voir apparaître en métropole des cas de Dengue ou de Chikungunya, et bientôt de fièvre jaune. L’avenir est aux bio-insecticides qui seraient des toxines bactériennes inoffensives pour l’homme et très toxiques pour les larves de moustiques. À voir. Car on doit maintenant penser à protéger les abeilles. Elles souffrent tellement de l’agriculture productiviste que certains en viennent à évoquer leur disparition et, bien au-delà, en raison des difficultés de pollinisation, la fin de notre humanité.

La révolution agro-écologique est en marche !

Face à ces menaces, ce sont les agriculteurs et les consommateurs qui peuvent ensemble développer les solutions : la révolution agro-écologique est en marche !

D’ailleurs, les rares agriculteurs qui s’en sortent aujourd’hui vendent à la ferme, savent fidéliser leur clientèle avec des produits du terroir, issus d’une agriculture raisonnée ou raisonnable, mieux encore biologique ou biodynamique.

Nous ne pouvons mieux dire que résumer les 8 propositions de notre très cher ami Pierre Rabhi pour vivre en prenant soin de la vie. Elles peuvent paraître utopiques à certains. Je ne le crois pas, car elles rejoignent la dernière lettre du Pape François « Loué sois-tu… », que je conseille de lire et méditer. Elles proposent aussi la vraie écologie, celle qui n’a pas de bannière idéologique, celle qui croit en l’homme et se bat pour son avenir : cet avenir a un sens tant pour les croyants que pour les incroyants.

es propositions qui suivent sont extraites de La Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme, écrite par Pierre Rabhi pour le mouvement Colibris, issue de son livre « Vers la Sobriété Heureuse », paru en 2010 aux éditions Actes Sud.

Ces propositions réinventent « un modèle de société pour proposer une alternative au monde d’aujourd’hui. Pour que le temps arrête de n’être que de l’argent, pour que le silence redevienne merveilleux, pour que la logique du profit sans limites cède face à celle du vivant, pour que les battements de nos cœurs ne sonnent pas comme des moteurs à explosion, et enfin pour vivre et prendre soin de la vie. »

1 – L’agro-écologie, pour une agriculture biologique et éthique

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agro-écologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaires, tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

2 – Relocaliser l’économie pour lui redonner un sens

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces…, devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

3 – Le féminin au cœur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

4 – La sobriété heureuse contre le « toujours plus »

Face au « toujours plus » indéfini qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

5 – Une autre éducation pour apprendre en s’émerveillant

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

6 – Incarner l’utopie

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non-lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes, car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

7 – La terre et l’humanisme

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

8 – La logique du vivant comme base de raisonnement

Nous considérons que le modèle dominant actuel n’est pas aménageable et qu’un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

J’ajoute à ces propositions humanistes que nous devons revisiter nos comportements alimentaires et les distancier des produits industriels : nous devons choisir plus de végétal que de produits animaux, sans les excès des végétaliens (végans), le plus possible bio, de saison et de proximité.

Ainsi, contrairement à ce que pensent et disent les semenciers internationaux, l’agriculture biologique peut nourrir le monde.

Escroquerie du réchauffement climatique anthropique… La preuve par 9…

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Réchauffement climatique anthropique une perspective différente vue de l’Australie

 

par le Professeur Robert (Bob) Carter 
Géologue et spécialiste de l’environnement

 

04 Février 2013

 

Source: http://www.pensee-unique.fr/paroles.html

 

Les caractères engraissés ainsi que les phrases en italique dans le texte traduit ci-dessous (encadré en jaune) sont de Bob Carter.

Note préliminaire : Dans la suite, Bob Carter utilise le sigle DAGW qui signifie « Dangerous Anthropogenic Global Warming » en lieu et place du traditionnel AGW. En effet, comme le rappelle Carter, le climat pourrait modérément se réchauffer, comme il l’a fait dans le passé, sans que cela n’entraine nécessairement des catastrophes. Ce qui est en cause, selon Carter, c’est le caractère « dangereux » du réchauffement mis en avant par les émules du GIEC.

« Katharine Hayhoe, Ph.D (NdT : photo ci-contre ajoutée par l’auteur de PU), qui a écrit l’article AITSE du mois de Décembre « Changement climatique : d’origine anthropique ou non ?  » est une spécialiste des sciences atmosphériques et directeur du Centre des sciences du climat à la Texas Tech University. Elle est l’auteur principal de l’ouvrage «A Climate for Change: Global Warming Facts for Faith-Based décisions ». 
Pour ma part, je suis un chercheur géologue expérimenté qui a publié plus de 100 articles revus par des pairs sur des sujets paléo-environnementaux et paléo-climatiques et également l’auteur d’un livre « Le climat: le Contre-Consensus« . 

De toute évidence, le Dr Hayhoe et moi-même sommes tous deux des scientifiques professionnels crédibles. Compte tenu de notre formation et de nos spécialisations dans le domaine de la recherche, nous sommes donc compétents pour évaluer les éléments de preuve concernant le réchauffement planétaire dangereux dont le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) affirme qu’il est causé par les émissions industrielles de dioxyde de carbone. 
Pourtant, à la fin de son article, le Dr Hayhoe recommande, en complément, la lecture des sites RealClimate.org et SkepticalScience.com, alors que pour ma part, au début de mon propre article je vous renvoie à la lecture des sites wattsupwiththat.com et http://www.thegwpf.org (Global Warming Policy Foundation). Pour les lecteurs avertis, cela indique immédiatement que  le Dr Hayhoe et moi avons des avis diamétralement opposés sur la question du réchauffement climatique. 

Le public, au sens large, à généralement beaucoup de mal à comprendre qu’un tel désaccord puisse exister entre deux personnes aussi qualifiées sur un sujet scientifique, un désaccord qui se manifeste également de manière plus générale par l’existence de groupes équivalents de scientifiques qui soutiennent ou s’opposent aux points de vue du GIEC sur le réchauffement climatique (d’origine humaine) dangereux (DAGW) .

Dans cet article je vais essayer de résumer quels sont les points de désaccord essentiels qui existent entre ces deux groupes de scientifiques, et de montrer comment sa représentation dans le domaine public a été déformée..

Un terrain d’entente entre les protagonistes du DAGW

Bien que vous ne puissiez pas le savoir au vu de la nature antagoniste des discussions publiques sur le réchauffement climatique, un large accord scientifique et une interprétation partagée existe entre presque tous les scientifiques qui s’occupent de la question. Le terrain d’entente, dont une grande partie a été mentionnée par le Dr Hayhoe dans son article, inclut : · Que le climat a toujours changé et changera toujours,
· Que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre qui réchauffe la partie inférieure de l’atmosphère,
· Que les émissions humaines s’accumulent dans l’atmosphère,
· Que le réchauffement de la planète d’environ 0,5° C s’est produite dans le courant du XXe siècle, mais
· Que le réchauffement climatique a cessé au cours des 15 dernières années. 

La controverse scientifique sur le DAGW ne concerne donc en rien ce qui est mentionné ci-dessus. En revanche, elle relève, dans sa quasi-totalité, de trois questions différentes, quoique connexes, qui sont les suivantes :
· La quantité de réchauffement net qui est, ou sera, produit par les émissions anthropiques,
· La question de savoir s’il existe une preuve réelle qui démontre l’existence d’un réchauffement anthropique dangereux au cours des 50 dernières années, et,
· La question de savoir si les modèles informatiques du GIEC peuvent fournir des prévisions climatiques précises pour les 100 prochaines années.
Les réponses du Dr Hayhoe à ces questions seraient probablement du genre : substantielle, beaucoup, oui. Mes réponses seraient: insignifiante, aucune et aucune. 
Qu’est ce qui peut expliquer des réponses aussi différentes alors qu’on est confronté à un ensemble d’observations climatiques sur lesquelles on est massivement d’accord ?

Comment fonctionne la science ?

Les controverses sur le réchauffement climatique, ou plus généralement sur le changement climatique, sont une affaire qui relève de la science. La science traite de faits, d’expériences et de représentations numériques du monde naturel qui nous entoure. La science ne prend pas en compte les émotions, les croyances ou la politique, mais elle s’efforce plutôt d’analyser les questions sans parti pris et de façon objective, de sorte que dans l’examen d’un ensemble de faits donnés, deux praticiens différents peuvent aboutir à la même interprétation : Oui, je suis conscient de l’ironie de cette déclaration dans le contexte actuel.
Ce qui nous amène à la question du rasoir d’Occam et à l’hypothèse zéro (NdT : « Null hypothesis » en anglais. Expliqué ci-dessous). Guillaume d’Occam (1285-1347) était un moine franciscain anglais et philosophe à qui est attribué le dicton «Pluralitas non est ponenda sine necessitate», qui signifie «La pluralité ne doit pas être invoquée sans nécessité». Ceci est un rappel succinct du principe de simplicité ou de parcimonie, qui a d’abord été développé par Aristote et qui en est venu, aujourd’hui, à sous-tendre toute la démarche scientifique. 

L’expression «Rasoir d’Occam» est généralement utilisée comme raccourci pour représenter l’hypothèse scientifique fondamentale de la simplicité. Pour expliquer un ensemble donné d’observations du monde naturel, la méthode scientifique procède par la mise en oeuvre, en tout premier, de l’explication la plus simple possible (hypothèse) qui peut expliquer les faits connus. Cette explication simple, appelée hypothèse zéro, devient alors l’interprétation hypothétique jusqu’à ce que d’autres faits apparaissent qui nécessitent une modification de l’hypothèse initiale, ou qui, peut-être, peuvent même l’invalider complètement. 
Compte tenu de la grande variabilité naturelle manifestée par les données climatiques, et de l’incapacité à ce jour d’y sélectionner ou d’y identifier un signal anthropique, la bonne hypothèse est l’hypothèse zéro – parce qu’elle est la plus simple qui soit compatible avec les faits connus – qui est que les changements climatiques globaux sont présumés être d’origine naturelle, au moins jusqu’à ce que des preuves spécifiques parviennent à démontrer la causalité anthropique. 

C’est une des caractéristiques les plus extraordinaires du GIEC que les études qui y sont en faveur, procèdent d’une inversion (injustifiée) de l’hypothèse zéro – à savoir que les changements climatiques globaux sont présumés résulter des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, au moins jusqu’à ce qu’une preuve spécifique indique le contraire.

Quelle hypothèse voulons-nous tester ?

Bien que la science du climat soit globalement complexe, l’hypothèse de l’effet de serre, elle-même, est simple, et il est relativement aisé de la tester, elle ou ses conséquences, en comparant avec les données disponibles. Mais tout d’abord, il est impératif être très clair sur ce que nous entendons précisément par ce terme. 
Dans la communication en général, et dans les médias, les termes d’effet de serre et de l’hypothèse de l’effet de serre en sont venus à avoir un sens vernaculaire propre – presque indépendant de leur approche scientifique. Quand un sondage d’opinion ou un journaliste sollicite des informations sur ce que pense le public de ces affaires, ils pose des questions telles que «Croyez-vous au réchauffement climatique », « Croyez- vous au changement climatique» ou «Croyez-vous à l’effet de serre « . En passant sous silence le fait que la science n’est jamais sujet de croyance, toutes ces questions sont, en fait, codées, et destinées à être comprises par le public comme «le réchauffement de la planète causé par des émissions anthropiques de dioxyde de carbone est dangereux ». Inutile de dire qu’il s’agit d’une question différente, bien que liée. Ces pratiques et d’autres ambiguïtés boiteuses (« carbone » pour « dioxyde de carbone », par exemple) sont utilisés quotidiennement dans les médias et elles conduisent à une grande confusion dans le débat public sur le changement climatique. Elles sapent aussi en profondeur la valeur des résultats de la quasi-totalité des sondages d’opinion.

L’hypothèse DAGW que je veux tester ici, c’est précisément et uniquement de savoir si « un réchauffement climatique dangereux est causé, ou sera causé, par des émissions anthropiques de dioxyde de carbone ». Pour être «dangereux», à tout le moins, le changement climatique doit dépasser l’amplitude ou la fréquence des réchauffements qui sont connus pour être associés à la météorologie normale et à la variabilité climatique.

Quels éléments de preuve pouvons nous utiliser pour tester l’hypothèse du DAGW ?

Beaucoup de différents éléments de preuve peuvent être utilisés pour tester l’hypothèse du DAGW. Ici, je ne dispose que de l’espace pour vous en présenter seulement cinq qui sont tous basés sur des données empiriques du monde réel. Pour plus d’informations, veuillez lire les livres du Dr Hayhoe et le mien.

Considérons les tests suivants:

  • (i) Au cours des 16 dernières années, la température moyenne mondiale mesurée aussi bien par les capteurs thermométriques que par les capteurs satellitaires, n’a pas montré de réchauffement statistiquement significatif. Au cours de la même période, le dioxyde de carbone atmosphérique a augmenté de 10%. 
Non seulement les augmentations importantes de dioxyde de carbone n’ont donc pas induit de réchauffement dangereux, mais elles n’ont pas induit de réchauffement du tout. L’hypothèse est mise en défaut.
  • (ii) (ii) Au cours du XXe siècle, un réchauffement de la planète compris entre 0,4 et 0,7°C a eu lieu, à une vitesse d’augmentation maximale durant les premières décennies du siècle, d’environ 1,7°C par siècle. Par comparaison, nos meilleurs enregistrements climatiques régionaux montrent qu’au cours des 10.000 dernières années, les variations naturelles et cycliques du climat ont donné lieu à des maxima de température d’au moins 1°C plus élevés qu’aujourd’hui avec des taux de réchauffement de 2,5°C par siècle. 

En d’autres termes, la vitesse de hausse tout comme l’amplitude du réchauffement du XXe siècle se situe bien à l’intérieur de l’enveloppe du changement climatique naturel. L’hypothèse est mise en défaut, une deuxième fois.

(iii) Si la température globale est contrôlée principalement par les concentrations atmosphériques en dioxyde de carbone, alors les variations de concentrations de dioxyde de carbone doivent précéder les changements parallèles de la température. 

En fait, c’est l’inverse qui se produit à toutes les échelles de temps. Les changements de température précèdent les changements de dioxyde de carbone d’environ 5 mois au cours du cycle saisonnier annuel, et d’environ 700-1000 ans au cours des cycles des périodes glaciaires. L’hypothèse est mise en défaut.

(iv) Les modèles informatiques de circulation générale du GIEC qui prennent en compte l’augmentation du dioxyde de carbone, prévoient que le réchauffement climatique devrait se produire à un rythme de +2,0°C par siècle.

En réalité, il n’y a pas eu de réchauffement du tout durant une période plus longue que la dernière décennie, aussi bien dans l’atmosphère que dans les océans. Les modèles sont clairement défectueux. Ils attribuent un réchauffement, résultant du dioxyde de carbone ajouté, trop important (en langage technique on dit qu’ils surestiment la sensibilité climatique). L’hypothèse est mise en défaut. 


(v) Les mêmes modèles informatiques prédisent que des empreintes du réchauffement induit par les gaz à effet de serre seraient constituées par la création d’une zone atmosphérique plus chaude située à des altitudes de 8 à 10 km dans les régions équatoriales et aussi par une augmentation du réchauffement dans les régions des deux pôles. 

Étant donné que nous savons déjà que les modèles sont défectueux, cela ne devrait pas nous surprendre d’apprendre que les mesures directes effectuées aussi bien par les radiosondes des ballons météorologiques que par les capteurs satellitaires montrent l’absence de réchauffement de la surface de l’Antarctique ainsi que l’absence totale d’une zone atmosphérique qui, selon les prédictions, devrait être plus chaude (NdT : le hotspot) aux basses latitudes. L’hypothèse est mise en défaut, une deuxième fois.

L’un des plus grands physiciens du XXe siècle, Richard Feynman, a énoncé ces considérations, à propos de la science : 

En général, nous cherchons une nouvelle loi en utilisant le procédé suivant. Nous devons d’abord la deviner. Ensuite, nous calculons les conséquences de la conjecture pour voir ce qui est prévu si cette loi que nous avons devinée est juste. Puis nous comparons le résultat des calculs avec la Nature ou avec les résultats des expériences. C’est à dire que nous comparons directement avec l’observation, pour voir si ça marche. C’est cette affirmation simple qui est la clef de la science. Cela ne fait aucune différence que votre proposition soit belle. Cela ne fait aucune différence que vous soyez très intelligent, ni qui a fait la supposition, ni quel est son nom. Si la proposition n’est pas d’accord avec l’expérience, c’est qu’elle est fausse.

(NdT : J’ai déjà cité, dans un billet précédent, ce célèbre extrait d’un cours de Richard Feynman à Cornell (1964), en l’accompagnant de la vidéo correspondante sous-titrée en Français) 

Aucun des cinq tests précédents n’est en accord ou vient à l’appui des prédictions implicites de l’hypothèse de l’effet de serre comme cela est indiqué ci-dessus. A juste titre, Richard Feynman nous avise que, par conséquent, l’hypothèse n’est pas valide, et ceci de manière répétée.

En résumé,

La réalité scientifique actuelle est que l’hypothèse du GIEC sur le réchauffement climatique dangereux a été testée à de nombreuses reprises, et que les tests ont échoué. Malgré l’investissement d’importantes sommes d’argent au cours des 25 dernières années (plus de 100 milliards de dollars), et l’immense effort de recherche effectué par les scientifiques liés au GIEC et par les scientifiques indépendants, à ce jour, aucune étude scientifique n’a établi un lien avéré entre les changements d’un quelconque paramètre environnemental significatif et l’origine humaine des émissions de dioxyde de carbone. 

Par contre, l’hypothèse zéro que les changements climatiques globaux que nous avons observés au cours des 150 dernières années (et continuons d’observer aujourd’hui) sont d’origine naturelle, n’a toujours pas été réfutée. Comme cela a été résumé dans les rapports du Groupe international non gouvernemental sur les changements climatiques (NIPCC), des milliers d’articles publiés dans des revues à comité de lecture contiennent des faits ou des textes en accord avec l’hypothèse zéro et des explications plausibles et naturelles existent pour tous les changements climatiques globaux post-1850 qui ont été décrits jusqu’à ce jour.

Pourquoi cette conclusion n’est-elle généralement pas comprise ?

J’ai dit plus tôt que la science ne relève pas de l’émotion ou de la politique. Malgré ceci, il est dérangeant de constater que la discussion publique de la question du réchauffement climatique repose beaucoup plus sur ces dernières que sur la science. Comme on le verra plus longuement dans mon livre, il y a trois raisons principales à cela. 

Tout d’abord, en tant que branche de l’Organisation des Nations Unies, le GIEC est, lui-même, une structure fortement politisée et non pas un organisme scientifique. Dès ses débuts, la charte du GIEC n’exigeait pas de mener une enquête exhaustive sur les changements climatiques mais uniquement sur le réchauffement planétaire causé par les émissions des gaz à effet de serre produits par l’activité humaine. 

Ensuite, sous l’impulsion de groupes locaux d’activistes verts et d’ONG géantes comme Greenpeace et le WWF, au cours des 20 dernières années, le mouvement écologiste a adopté comme leitmotiv l’idée de sauver la planète du réchauffement climatique. Cela a eu deux conséquences dévastatrices. La première est que les écologistes radicaux ont travaillé sans relâche à semer la désinformation sur le réchauffement climatique à la fois dans le domaine public et dans le système éducatif. Et l’autre, c’est que, face à cette propagande généralisée exercée sur l’opinion publique et sur les jeunes, accompagnée par les fortes pressions exercées par de puissants groupes d’intérêt tels que les chercheurs gouvernementaux, les fournisseurs d’énergie alternatives et les professionnels du marketing financier, les politiciens n’ont pas eu d’autre choix que de s’inscrire dans le mouvement. Quelle que soit leur philosophie politique de base, tous les politiciens en activité sont, au quotidien, dans la nécessité d’apaiser les actes d’intimidation et de brimades des verts, auxquelles eux-mêmes et leurs électeurs sont soumis en permanence.

Troisièmement, et c’est ce qui est probablement déterminant, les principaux médias, à quelques exceptions près, ont apporté un soutien sans faille aux mesures destinées à « arrêter le réchauffement climatique ». Ce comportement semble être motivé par une combinaison des convictions personnelles libérales (NdT : C’est à dire, chez les anglo-saxons, « de gauche ») et favorables à l’écologie de la plupart des journalistes, et par l’intérêt bien compris des éditeurs avertis qui ont compris que les rapports alarmistes sur l’environnement permettent de mieux vendre leurs produits ainsi que de l’espace publicitaire.

Mais étant donné que la science reste incertaine, ne devrions-nous pas donner à la terre le bénéfice du doute ?

Ce slogan bien connu (notez son phrasé volontairement émotif) est attribué aux News Corporation de Rupert Murdoch. Il présente tous les caractéristiques d’un produit lancé par un groupe de réflexion vert ou par une agence de publicité. Ce slogan accrocheur révèle également une profonde incompréhension des véritables risques climatiques auxquels sont confrontées nos sociétés, car il présuppose que le réchauffement climatique serait plus dangereux ou plus à craindre que le refroidissement global. Alors qu’en réalité, c’est probablement l’inverse qui est vrai.

Nous devons accepter l’idée que le risque théorique d’un réchauffement global dangereux causé par l’homme ne constitue qu’une petite fraction des aléas climatiques beaucoup plus considérables que reconnaissent tous les scientifiques et qui résultent des événements climatiques dangereux que la Nature nous impose de temps à autre, comme elle le fera toujours. Il est absolument évident, en se basant, par exemple, sur l’ouragan Katrina de 2005, sur l’ouragan catastrophique Sandy en 2012 aux États-Unis, sur les inondations de 2007 au Royaume-Uni et sur les feux de brousse tragiques en Australie en 2003 (Canberra), 2009 (Victoria) et sur ceux de grande extension en Janvier de cette année, que même les gouvernements des pays riches le plus avancés sont souvent mal préparés aux catastrophes liées aux aléas climatiques d’origine naturelle. 

Nous devons faire mieux et gaspiller de l’argent pour donner à la terre le bénéfice d’un doute fondé sur une hypothèse invérifiable que le réchauffement dangereux va bientôt reprendre, constitue précisément la plus mauvaise approche pour « choisir le gagnant ». 

De nombreux scientifiques, y compris d’éminents physiciens du soleil, affirment actuellement que la situation actuelle de la Terre relativement aux cycles solaires indique que la tendance climatique la plus probable au cours des prochaines décennies est un refroidissement significatif plutôt qu’un réchauffement. Pendant ce temps, les modélisateurs informatiques du GIEC nous assurent avec toute l’autorité dont ils disposent que le réchauffement climatique va bientôt reprendre – il suffit d’attendre et voir. 

Ainsi, en réalité, aucun scientifique sur la planète ne peut vous dire avec une probabilité crédible si le climat en 2030 sera plus froid ou plus chaud qu’aujourd’hui. Dans de telles circonstances, la seule conclusion rationnelle à en tirer est que nous devons être prêts à réagir au cours des prochaines décennies à chaque épisode de réchauffement ou de refroidissement, en fonction de ce que la Nature a décidé de nous offrir.

[…] NdT: Suivent quelques considérations sur la politique à suivre, selon Carter, dont plusieurs concernent plus spécifiquement l’Australie.

Robert (Bob) Carter est un géologue des océans et un spécialiste de l’environnement. Il a plus de 40 ans d’expérience professionnelle et il a occupé des postes universitaires à l’Université d’Otago (Dunedin) et à l’Université James Cook (Townsville) où il a été professeur et directeur de l’enseignement des Sciences de la Terre entre 1981 et 1999. Durant sa carrière, il a aussi obtenu une bourse du Commonwealth (Université de Cambridge), une bourse Nuffield (Université d’Oxford) et un poste d’enquêteur spécial auprès du Conseil de la Recherche Australienne.. Bob a agi comme témoin expert sur le changement climatique auprès du Comité du Sénat américain des Travaux publics et de l’Environnement, et auprès des commissions parlementaires australienne et néo-zélandaise pour le commerce des émissions. Il a aussi été premier témoin scientifique dans le procès Dimmock contre le Secrétaire d’Etat à L’Education de Sa Majesté britannique, devant la Haute Cour UK dont le jugement, en 2007, a identifié neuf erreurs scientifiques majeures dans le film de M. Al Gore «Une vérité qui dérange». Carter est l’auteur du livre, Climat: le Contre-Consensus (2010, Stacey International Ltd, Londres). »

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: L’univers espion de Microsoft Windows 10… Une dimension jamais atteinte !

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 20 août 2015 by Résistance 71

Une seule solution: Boycott total du merdier Microsoft !…

–Résistance 71 —

Une analyse de trafic réseau de Windows 10 dévoile l’incroyable étendue de l’espionnage mis en place par Microsoft

Nikopik

13 Août 2015

url de l’article:

http://www.nikopik.com/2015/08/une-analyse-de-trafic-reseau-de-windows-10-devoile-lincroyable-etendue-de-lespionnage-mis-en-place-par-microsoft.html

On savait déjà que Windows 10 était un système d’exploitation pouvant collecter de nombreuses informations sur vos habitudes devant votre ordinateur. On savait aussi qu’il était possible de supprimer une partie de cette collecte en utilisant un logiciel Open Source plutôt bien conçu pour cet usage.

Mais il est maintenant clair que cela ne suffit pas du tout à réduire de manière significative l’étendue de l’espionnage mis en place par Microsoft quand on se penche sur l’analyse réseau qui a été faite par un spécialiste tchèque : les résultats sont bien au-delà de tout ce qui avait été annoncé et par Microsoft, et par les plus paranoïaques des geeks anti-Windows !

Il apparaît que l’étendue de l’utilisation du fameux Cloud au sein de Windows 10 transforme un peu plus cet OS en une sorte de terminal communiquant constamment avec les serveurs de Microsoft. Et le contenu des informations envoyées à ces fameux serveurs est parfois véritablement inquiétant, même si vous n’êtes aucunement paranoïaque.

Voici les informations collectées qui ont pu être identifiées en analysant le trafic réseau d’un ordinateur sous Windows 10 :

Tout le texte que vous tapez au clavier : tout ce que vous tapez sur votre clavier est en effet stocké dans des fichiers temporaires, envoyés toutes les 30 minutes à ces serveurs :

oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net

pre.footprintpredict.com

reports.wes.df.telemetry.microsoft.com

Nous sommes ici en présence de ce qui nous semble être un véritable Keylogger, un enregistreur de frappe stockant absolument tout ce que vous tapez sur votre clavier : informations confidentielles, mots de passe, identifiants bancaires, etc… Imaginez maintenant que ces informations sont envoyées et stockées sur les serveurs de Microsoft, où il pourrait leur arriver à peu près n’importe quoi ! Au-delà du risque qu’un gouvernement quelque peu orwellien puisse y piocher allègrement ce qu’il souhaite, les risques de piratage de ces données sont loin d’être inexistants… Et vous aurez beau utiliser le clavier virtuel de Windows 10 en espérant passer à travers pour certaines informations sensibles, mais les touches utilisées seront aussi collectées.

Les numéros de téléphone que vous tapez dans votre navigateur : une simple recherche sur un numéro de téléphone sur Internet déclenche un processus spécifique, transmettant le numéro tapé à une liste particulière de serveurs :

vortex.data.microsoft.com

vortex-win.data.microsoft.com

telecommand.telemetry.microsoft.com

telecommand.telemetry.microsoft.com.nsatc.net

oca.telemetry.microsoft.com

oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net

sqm.telemetry.microsoft.com

sqm.telemetry.microsoft.com.nsatc.net

La liste des fichiers vidéos et audio que vous possédez : effectuez une recherche locale (donc sur votre ordinateur, et non pas sur Internet) d’un nom de film populaire, et un processus se chargera de lister tous vos fichiers médias pour transmettre cette liste aux serveurs suivants :

df.telemetry.microsoft.com

reports.wes.df.telemetry.microsoft.com

cs1.wpc.v0cdn.net

vortex-sandbox.data.microsoft.com

pre.footprintpredict.com

A côté d’une telle arme de détection massive de piratage, la Hadopi fait bien pâle figure…

Un extrait de vos sessions Webcam : 35 Mo de données sont systématiquement envoyées aux serveurs suivant lorsque vous activez votre Webcam :

oca.telemetry.microsoft.com

oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net

vortex-sandbox.data.microsoft.com

i1.services.social.microsoft.com

i1.services.social.microsoft.com.nsatc.net

Une raison de plus pour ne pas considérer Windows 10 comme étant un système d’exploitation sûr pour faire vos sextapes privées, et ce même si vous n’avez jamais eu l’intention d’en partager le contenu sur Internet…

Tout ce que vous dites au micro est transmis à Microsoft, et ce même si Cortana, l’assistant à reconnaissance vocale de Microsoft, est entièrement désactivée et désinstallée. Imaginez combien il pourrait être facile d’identifier une personne à partir des échantillons de millions de voix collectées et envoyées aux serveurs suivants :

oca.telemetry.microsoft.com

oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net

vortex-sandbox.data.microsoft.com

pre.footprintpredict.com

i1.services.social.microsoft.com

i1.services.social.microsoft.com.nsatc.net

telemetry.appex.bing.net

telemetry.urs.microsoft.com

cs1.wpc.v0cdn.net

statsfe1.ws.microsoft.com

Il est aussi intéressant de noter que ce que Cortana collecte lorsqu’elle est activée est aussi retranscrit sous une forme textuelle et envoyé aux serveurs Microsoft suivants :

pre.footprintpredict.com

reports.wes.df.telemetry.microsoft.com

df.telemetry.microsoft.com

Si Windows est laissé sans activité pendant plus de 15 minutes, de larges volumes de données sont alors transmis à de nombreux serveurs MS, sans que l’on ne connaisse le contenu de ces données.

Il est intéressant aussi de noter que les blocages de ces serveurs via des modifications du fichiers HOSTS ne fonctionnent pas du tout pour éviter que les données collectées ne soient transmises à Microsoft. Le plus insidieux est que Microsoft affiche des messages d’erreurs lorsque la liste de ses serveurs est bloquée au niveau du fichier HOSTS, mais que les données sont toujours envoyées grâce au fait que Microsoft ait directement enregistré dans le code de Windows 10 les adresses IP de ses serveurs. Le blocage des serveurs via le fichiers HOSTS n’influence en rien le volume, la fréquence ou le taux des données qui sont transmises aux serveurs de Microsoft. L’affichage d’erreurs n’est ici qu’un trompe-l’oeil !

L’étendue des données collectées ici me laisse pantois. Je ne vais pas pouvoir continuer d’utiliser un système d’exploitation Microsoft pour mon usage personnel quand je constate à quel point ce dernier se permet de violer ma vie privée, il va donc falloir que je passe sous Linux. En espérant que la transition se fera en douceur…

Nouvel Ordre Mondial: Guerre du pétrole… Triomphe du capitalisme monopoliste transnational…

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N’oublions pas non plus que le pétrole n’est pas une « substance fossile » comme la propagande le rabâche sans cesse, mais est d’origine abiotique, non-organique et n’est pas épuisable à l’échelle humaine (voir notre dossier sur le pétrole abiotique), de fait l’humanité nage littéralement dans la substance, les pétroliers en découvrent ainsi que du gaz naturel en veux-tu en voilà dans tous les coins du monde.

La théorie dogmatique dite du « pic pétrolier » (de l’ingénieur de la Shell Hubbert en 1956) n’est qu’un subterfuge économique afin de contrôler le prix car il est bien connu que « tout ce qui est ‘rare’ est cher »… Les « experts » pétrolier de John D. Rockefeller de la Standard Oil (aujourd’hui Exxon-Mobil et grand pourvoyeur financier et technologique de l’Allemagne nazie, voir notre dossier Antony Sutton) disaient déjà en 1905 qu’il n’y avait encore de pétrole que « pour 5 à 10 ans »… Ils nous prennent pour des cons depuis… Le fait est que la valeur réelle d’un baril de brut est de l’ordre de 10US$, à ce prix et dans l’abondance… plus moyen de spéculer, plus de milliards pour les majors pétroliers, plus de guerres pour se l’approprier… La supercherie est époustouflante !

— Résistance 71 —

 

Les quatre cavaliers du pétrole et le barril à 44 US$

 

Dean Henderson

 

08 Août 2015

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2015/08/07/four-horsemen-44-oil/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Article connexe sur le sujet: Les huit familles du cartel de la réserve fédérale

 

J’avais prédis l’hiver dernier, alors que le pétrole était à 110 US$ le barril, qu’on le verrait à 50 US$ très bientôt. Aujourd’hui, avec les obligations au travers du plafond et une déflation douchant le gang de Wall Street, le barril de brut pour l’automne devrait aller chercher dans les 44 US$.

La bulle pétrolière se devait d’être percée. La Fed compte sur les gens friqués supplémentaires pour qu’ils trouvent dans leurs fonds de poche des économies faites à la pompe de quoi nous sortir de ce délire économique de longue durée. Le dollar a été désenchaîné du pétrole et ces salauds de Russes, d’Iraniens et de Vénézuéliens doivent être remis à leur place.

Mais le plus grand bénéficiaire de ce dernier éclatement en date de bulle sera de toute évidence les quatre cavaliers de l’apocalypse pétrolière: Exxon-Mobil (NdT: intérêts Rockefeller), Chevron Texaco, BP Amoco et Royal Dutch/Shell (intérêts Rothschild). Les acquisitions de l’industrie ont commencé dare dare alors que les petites entreprises de forage et les compagnies de charbon font banqueroute ou sont forcées de vendre aux géants de l’industrie pour des queues de cerises.

Le 17 Juillet dernier, Milagro Energy, qui possède 1200 puits de pétrole dans le sud du Texas et en Louisiane, fut la dernière en date des entreprises pétrolières à s’enregistrer au chapitre 11 des entregistrements de faillite. Shell (Rothschild) a annoncé en Avril qu’elle achèterait le groupe britannique BG pour 70 milliards de dollars. La rumeur dit que BP lorgne sur Penn Virginia tandis qu’Exxon a ses yeux rivés sur Anardako Petroleum.

Dans le secteur du service de l’industrie pétrolière, Halliburton (NdT: dont Dick Cheney est un important actionnaire et ancien directeur exécutif) tente d’acheter Baker Hughes, mais cette tentative est pour l’heure vérouillée par la justice en la forme d’un audit de la part du ministère de la justice.

Big Oil va aussi soudainement avaler tout rond les droits bon marché de forage dans l’ouest du Texas et ailleurs. Juste hier, Exxon-Mobil a signé deux accords pour étendre son contrôle sur le bassin perminien via sa succursale XTO Energy Inc.

Il y a même plus de pourparler pour des méga-fusions, le plus commun étant celui disant qu’Exxon-Mobil pourrait bien acheter BP Amoco.

Donc, tandis que les consommateurs ont un léger répis lorsqu’ils vont à la pompe, les quatre cavaliers de l’apocalypse, qui contrôlent verticalement le secteur pétrolier du forage, à la pompe en passant par l’extraction et le raffinement ; ils contrôlent aussi ce secteur horizontalement au travers de leurs possessions et avoirs dans le charbon, la gaz naturel et le nucléaire, ces gens vont devenir encore plus puissants.

Un gouvernement sensible ne pourrait qu’entraver toutes extras acquisitions des entreprises de Big Oil et il briserait les quatre cavaliers en utilisant les lois existantes, comme par exemple les lois anti-trusts (anti-monopole) Clayton & Sherman, mais bon… ne nous emballons pas…

Résistance politique: société et mode de production

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Production: industrie contre écologie ?

 

Jacques Dubart (AL Agen)

 

5 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.alternativelibertaire.org/?Production-Industrie-contre

 

La montée de la crise écologique appelle à une remise en cause de la place de l’industrie. La rupture nécessaire à l’endiguement de cette crise conduira-t-elle pour autant à l’élimination de toute forme de production industrielle et à la renaissance d’une société fondée sur l’artisanat ?

L’industrialisation de la production se caractérise par une productivité élevée, l’usage de machines, l’organisation centralisée de la production et parfois du travail à la chaîne. Elle utilise des techniques résultant du développement de la recherche et de la science, mais parmi elles ne sont choisies que celles qui servent les intérêts des capitalistes.

Elle incarne une économie du gaspillage et de la destruction du vivant. Elle ne fournit même pas les moyens de subvenir aux besoins élémentaires de chacun et la production est souvent de mauvaise qualité. Les conditions de vie au travail sont destructrices pour la santé des travailleurs, l’organisation du travail est déshumanisée, et la dichotomie producteur/consommateur est un des moteurs de l’aliénation.

Vivre et travailler autrement

Face aux « dégâts du progrès », plus qu’à une alternative entre industrialisme aveugle et abandon de toute forme d’industrialisation et de science, nous sommes confrontés à deux questions posées depuis l’émergence du capitalisme : Que produire ? Comment produire ? Que produire ? Pour éviter la saturation des marchés, les produits sont programmés pour tomber rapidement en panne ; il en résulte un gaspillage et une production de mauvaise qualité. L’explosion de l’industrie de luxe se réalise au détriment des besoins élémentaires de tous, ce qui n’est qu’une manifestation du mépris de classe. Les pollutions sont la conjugaison du choix des techniques mises en œuvres et des économies réalisées au détriment de la sécurité industrielle.

En bref, les « décideurs », la classe capitaliste, imposent leurs choix pour éviter la chute des profits et maintenir leur position dominante. La pression à la rentabilité exercée par la concurrence bride la science, la technique et l’industrie, rendues incapables de mettre en œuvre les solutions nécessaires.

Un abandon des processus industriels n’apporterait aucune réponse réelle à ces questions. Au contraire d’autres problèmes émergeraient : régressions sur le plan matériel, social et sanitaire ; gâchis de travail humain, de ressources naturelles et d’énergie ; difficultés techniques dans le contrôle des pollutions ; impossibilité technique de fabriquer des biens complexes, pourtant nécessaires socialement, etc.

Autolimiter démocratiquement les besoins de consommation

Des pistes existent pour s’attaquer à la crise écologique : 
 remettre en cause l’organisation mondialisée de la production et en relocaliser la plus grande part, avec l’utilisation de ressources locales et la fabrication de produits adaptées aux conditions naturelles et sociales ; 
 choisir les productions nécessaires aux besoins des populations au détriment des produits de luxe réservés à la bourgeoisie ; 
 fabriquer des biens d’équipement durables, facilement réparables et conçus pour être recyclés ; donner la priorité aux équipements collectifs ; réduire drastiquement, voire abandonner certains secteurs productifs : emballage, usage unique, publicité, armements, matériaux non durables, industrie automobile, etc. ; mettre en œuvre des économies d’énergie et de matières premières et un recyclage généralisé ; etc. 
 autolimiter démocratiquement les besoins de consommation pour maintenir l’activité humaine en deçà du seuil de soutenabilité ; etc.

Des secteurs industriels comme l’agroalimentaire seraient sans doute appelés à très fortement régresser au profit d’une multitude de petits établissements productifs locaux, tandis que d’autres industries seraient appelées à se développer : celles qui représenteront un avantage en terme de gain de travail humain, de qualité des produits, de nécessité technique, de limitation des dépenses énergétiques et de matières premières et/ou de contrôle des pollutions à l’environnement.

Bien sûr il est possible d’agir dès aujourd’hui en convainquant des franges de la population de vivre et de travailler autrement, voire en popularisant les recherches sur l’écologie industrielle  [1], c’est-à-dire l’ensemble des pratiques destinées à réduire la pollution industrielle.

Mais une solution globale est incompatible avec le maintien d’une économie de marché. Elle nécessitera d’attaquer le capitalisme au cœur, de remettre en cause les modalités de production de la valeur et des rapports d’échanges, d’abolir la propriété privée des moyens de production et d’instaurer une égalité économique entre toutes et tous.

Participation collective, solidaire, égalitaire

Et comment produire ? L’autoritarisme, la hiérarchisation, la séparation entre commandement et exécution, entre production et consommation font aujourd’hui partie intégrante de ce qu’est l’industrie. Mais ces phénomènes sociaux sont antérieurs à l’industrialisation, la société industrielle n’a fait que les amplifier.

Imaginer une société où l’industrie serait remplacée par une multitude d’ateliers artisanaux n’apporterait aucune solution aux conditions sanitaires et à l’insatisfaction dans le travail qui prévalent dans la société d’aujourd’hui. Face à la concurrence, l’artisan propriétaire qui ne pousserait pas à l’intensification du travail serait menacé de faillite et ses salariés n’y seraient pas moins aliénés que dans l’industrie. Notre dénonciation de la forme d’organisation sociale où le sujet n’est plus acteur de sa production sociale, et n’a plus de prise sur le monde qui l’entoure, nous renvoie là encore à la société de classes.

Dès les premiers jours de la révolution, l’organisation du travail pourra être métamorphosée. Personne ne doit plus être en situation d’être un simple exécutant. Tous se verront confier pour partie des tâches d’exécution, pour partie des fonctions de responsabilité. La spécialisation au travail sera réduite ne serait-ce que parce qu’il sera indispensable que toutes et tous soient formé-e-s pour participer aux grandes décisions de l’entreprise.

La possibilité d’une autre société industrielle

Le contrôle des travailleurs sur les conditions de travail changera la vie dans l’entreprise. La participation à l’autogestion généralisée de la société – dans la cité pour décider des besoins, dans « l’atelier » pour gérer les conditions de travail – fera disparaître les mécanismes d’aliénation à l’œuvre aujourd’hui.

La fin du capitalisme ouvrira la possibilité d’une autre société industrielle : la production serait organisée à partir des besoins de tous et non pour permettre l’accumulation capitaliste ; le gaspillage matériel et énergétique sera abandonné.

Une telle société sera fondée sur une participation collective, solidaire, égalitaire. Elle sera une véritable démocratie permettant aux hommes et aux femmes de gérer la contradiction entre diminution nécessaire de l’empreinte écologique de l’humanité et satisfaction des besoins de tous les humains, permettant également de privilégier la dimension collective des besoins et de respecter les aspirations de chacun. La solidarité retrouvée créera une société conviviale, débarrassée du consumérisme, et où il fera bon vivre.

 

[1] Arnaud Diemer et Sylvère Labrune, L’Ecologie industrielle : quand l’écosystème industriel devient un vecteur du développement durable, Développement durable et territoires, 2007.

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