Archives de décembre, 2012

Merci à toutes et tous et… Meilleurs Vœux 2013 !!…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, résistance politique, société libertaire with tags , , , on 31 décembre 2012 by Résistance 71

Nos vœux  pour 2013…

 

Résistance 71

 

Le 1er Janvier 2013

 

Les quatre dernières années ont été des années de chaos économique, politique et social. Chaos qui est le fondement même de la poussée pour la gouvernance mondiale oligarchique, la poussée ultime pour la métamorphose du capitalisme monopoliste en État fasciste supranational contrôlant tout et tous. Le plan oligarchique fonctionne à quelques hoquets près, mais suivant la règle classique “action-réaction”, l’éveil des populations occidentales (les populations des nations émergentes étant bien plus ouvertes et alertes, et pour cause, aux turpitudes impérialistes de l’occident…) s’effectue à un point tel que des portes-parole de l’oligarchie comme Brzezinski et Clinton ont dû monter au créneau pour avertir leurs arrogants complices suprémacistes que “la population mondiale n’a jamais autant été politiquement éveillée”, ceci faisant suite à la déclaration de Clinton devant le sénat où elle a dit: “Il y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre”. Elle se réferrait à la guerre entre les médias traditionnels de la pressetituée, outil propagandiste de l’oligarchie et les médias alternatifs audio-visuels et de l’internet, qui luttent pour que la vérité soit dite en toute chose et luttent également contre l’établissement du Nouvel Ordre Mondial. Si 2012 a été une année sombre, la résistance a marqué quelques points décisifs contre l’oligarchie et met donc 2013 dans une bonne perspective. Cette toile de fond prise en compte…

Nos vœux pour 2013:

  • Continuation de l’éveil politico-social des populations
  • Réflexion sur les actions directes à prendre
  • Reconnaissance des méfaits du colonialisme occidental passé et présent par les populations occidentales
  • Action de réconciliation des peuples sans leurs leaders criminels et amorce de la symbiose socio-culturelle, terreau fondamental pour un changement profond de société
  • Début des actions de désobéissance civile des peuples comme par exemple un refus de l’imposition des mesures criminelles d’austérité, un refus de l’impôt, refus d’obéissance aux diktats criminels des complexes militaro-industriels
  • Début des actions d’autogestion et de regroupements d’associations libres établissant ainsi un contre-pouvoir de poids qui devra être reconnu devant son effet boule-de-neige
  • Récupération des économies locales pour un mode d’existence durable et fédération de celles-ci pour atteindre une plus grande échelle autogestionnaire

Il est temps de joindre l’action à la parole, le temps des barricades et de la lutte armée est révolu (en grande partie), l’oligarchie nous attend de pieds fermes sur ce terrain et si les peuples doivent s’y aventurer, ce ne doit être qu’après une sérieuse préparation d’incapacitation des institutions. De plus la militarisation forcenée des forces de répression et d’oppression d’état rend la confrontation quasiment futile. Il y a mieux à faire. C’est sur le terrain politique (et économique) que les peuples peuvent vaincre et instaurer enfin une société égalitaire et libre: Information, éveil, solidarité, entre aide mutuelle, actions de désobéissance civile et autogestionnaire, refus de l’agenda criminel des états-nations dont le seul but est l’oppression du grand nombre par la minorité sociopathe et criminelle usuelle. Il nous faut nous débarrasser du paradigme de division sur lequel est fondé le succès oligarchique. L’ère de la symbiose culturelle arrive. Nous avons énormément à apprendre des nations natives des Amériques, d’Afrique, d’Asie et c’est en alliant nos idées et notre créativité les plus progressistes avec la sagesse, la créativité et le savoir-faire des peuples colonisés, que nous bâtirons enfin une société égalitaire, libre, durable et respectueuse de notre planète nourricière.

Adoptons contre l’idéologie mortifère ethnocentriste occidentale actuelle, la notion amérindienne d’unité, symbolisée par la formule Lakota (Sioux) “Mitakuye Oyasin”, dont une traduction pourrait être: “Nous sommes tous inter-reliés” et pensons en toute circonstance à la manière préconisée par ce proverbe aborigène d’Amérique du Nord: “Avant d’agir, nous devons penser à ce que seront les résultats de nos actions sur les sept prochaines générations”.

Tout cela est possible. Il suffit de dire non aux dogmes qui nous sont imposés de force. Mais pour dire NON !… Il faut le vouloir et surtout, cesser d’avoir peur ! Nous vivons dans une culture de la peur (la violence n’en est qu’une de ses manifestations), culture induite, artificielle, mortifère et totalement négative, qui se doit d’être éradiquée.

Il en va de notre évolution en tant qu’espèce sur cette planète, il est temps de prouver que nous sommes vraiment ces êtres intelligents que nous prétendons être, de sortir de l’enfantillage et d’enfin mûrir politiquement… Que les 99% de l’humanité asservis suivent les diktats du 1% artificiellement dominants est tout ce qu’on veut sauf une marque d’intelligence. Il est grand temps d’y remédier.

Dans cette optique:

Meilleurs vœux à toutes et à tous, merci de votre fidélité à nous lire et de relayer nos informations et nos traductions.

Unis dans la résistance au Nouvel Ordre Mondial !

 

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A cet effet, suivez notre première série 2013:

 

“Petits précis sur la société, l’état, la désobéissance civile et la commune libre”, long article qui sera publié en plusieurs “épisodes”, à très bientôt donc…

 

 

Résistance politique: Solidarité, entre aide mutuelle et désobéissance civile… De l’expérience à un certain modèle…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, démocratie participative, documentaire, militantisme alternatif, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 29 décembre 2012 by Résistance 71

Notre Dame des Luttes

Excellent documentaire qui prouve, si besoin était encore, que la solidarité et la désobéissance civile fonctionnent. Il suffit de transporter le modèle qui dans un village, qui dans une ville, qui dans une région, qui dans une confédération de régions autonomes.

A voir et à diffuser sans modération !

http://www.youtube.com/watch?v=Ipy01M4Bci4

 

— Résistance 71 —

Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 3ème partie ~

Posted in actualité, santé, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , on 28 décembre 2012 by Résistance 71

“Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin. Les faits dévoilés dans les pages qui suivent ne le sont que pour information seulement et ne sont pas des avis médicaux. Leur but est de créer la base d’un consentement informé. Bien qu’il y ait certaines chose que l’on puisse faire dans le domaine de la prévention, le traitement clinique du cancer ne doit pas se pratiquer seul. L’administration de quelque thérapie anti-cancéreuse que ce soit, incluant les thérapies nutritionnelles, doit être pratiquée sous la supervison directe de personnels médicaux professionnels, spécialistes en leur domaine.” (G. Edward Griffin)

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Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17, Livre II 3ème partie

 

G. Edward Griffin

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Introduction

Livre I, 1ère partie

Livre I, 2ème partie

Livre I, 3ème partie

Livre I, 4ème partie

Livre II, 1ère partie

Livre II, 2ème partie

Livre II, 4ème partie

Livre II, 5ème et dernière partie

 

Chapitre 18

L’ordonnance de la charité

Comme nous l’avons vu, le groupe Rockefeller, en conjonction avec la main cachée d’IG Farben, est devenu une force dominante dans l’industrie pharmaceutique américaine. Une des conséquences de cet état de fait est que très rarement trouve t’on une concurrence de prix de consommation parmi les médicaments patentés…

Une des raisons pour cette non-concurrence est que la vaste majorité de ces médicaments sont patentés et ne sont accessibles qu’auprès d’un seul laboratoire. Une autre raison est que le médicament est prescrit par un médecin qui est plus concerné de l’efficacité du médicament que de son prix. De plus, les laboratoires pharmaceutiques bombardent le marché avec tant de nouveaux médicaments chaque année, que le médecin le plus souvent ne connait pas l’efficacité réelle des médicaments qu’il prescrit. Tout ce qu’il sait c’est qu’il les a vu représenté dans des pages du journal de l’American Medical Association (AMA), qu’un(e) visiteur(se) médical du labo représentant le médicament lui a donné un descriptif et qu’il a peut-être eu un succès avec ce médicament avec quelques patients. Parce qu’il est un praticien et non pas un chercheur, il ne peut pas effectuer des expériences contrôlées pour déterminer l’efficacité relative du nouveau médicament en comparaison avec d’autres similaires, vendus par d’autres laboratoires.

[…]

Il n’y a rien de mal dans cette procédure du point de vue du médecin. Il fait ce qu’il (elle) peut pour aider ses patients en mettant à leur service ce qu’on lui a dit qu’il se fait de mieux dans le domaine technologique des médicaments. Rappelons-nous toujours que ce n’est pas le médecin qui fait un profit en écrivant l’ordonnance.

Il n’y a aucun doute sur le fait que le médecin fonctionne comme un vendeur VIP pour l’industrie pharmaceutique qui génère des dizaines de milliards de dollars, mais il (elle) n’est pas payé(e) pour ce service vital. Il (elle) a néanmoins été formé(e) pour. Au travers du cursus universitaire des écoles de médecine de la nation, les élèves sont exposés a un tel entrainement extensif dans l’utilisation des médicaments (et pratiquement aucun entrainement dans le domaine de la nutrition), qu’après leur sortie d’université, ils se tournent tout naturellement vers l’utilisation des médicaments comme choix curatif de pratiquement toutes les maladies humaines.

Comment les facultés de médecine de la nation se sont retrouvées à adopter ce cursus de formation uniformisé est ce qui va maintenant être notre point d’attention.

La véritable clef pour ouvrir cette porte très particulière de l’intrigue des cartels est le principe de la fondation exonérée d’impôts.

Le système bancaire de la réserve fédérale, l’impôt sur le revenu et la fondation exonérée d’impôts, ont tous été conçus et imposés au peuple américain par les mêmes financiers-politiciens, dont l’histoire a été retracée dans les pages précédentes. En fait, le système de la réserve fédérale fut introduit en premier lieu en 1913 par le sénateur Nelson Aldrich, et était connu sous le nom de “plan Aldrich”. Aldrich vint à émerger lorsque sa fille épousa John D. Rockefeller Junior. Le fils du sénateur, Winthrop Aldrich, devint le président de la Chase National Bank. Le sénateur Aldrich était vu comme le représentant personnel de Rockefeller au sénat et comme tel, avait bien plus de pouvoir et d’influence à Washington que n’importe quel autre sénateur de cette époque. Une chose est sûre: il n’aurait jamais introduit la loi de l’impôt sur le revenu, s’il y avait eu ne serait-ce qu’une chance infime que cette loi puisse s’appliquer à des revenus comme ceux des Rockefeller, des Morgan, des Carnegie ou des Mellon.

Le plan était à la fois simple et génial. Les milliardaires allaient transférer la vaste majorité de leurs biens dans des entités appelées “fondations”. Ils nommeraient eux-mêmes des personnes de confiance pour administrer ces fondations. Ils demanderaient ensuite qu’une partie de leurs biens soient dispersée sous l’apparence de charité ou d’opérations philanthropiques. Ils feraient en sorte néanmoins que ces “dons” leur profitent, eux et leurs affaires ou pour faire avancer leurs objectifs politiques. Ils demeureraient en contrôle total de leurs biens et avoirs et les utiliseraient de manière aussi libre que s’ils étaient encore sous leur nom propre. Ils éviteraient ainsi le paiement de tout impôt substantiel de succession à la mort du “donateur”, s’assurant ainsi que la fortune demeure intacte et aux mains de la famille ou sous contrôle de l’entreprise à perpétuité. Ils utiliseraient la nature supposée charitable de leur fondation comme moyen d’éviter de payer la vaste majorité sinon la totalité des impôts sur le revenu auxquels ils devraient normalement s’acquitter comme tout à chacun.

Une fois de plus ici, il convient de constater que les projets “socialistes” ou “communistes” de soi-disant tirer vers le bas les riches et élever les pauvres au moyen de chose comme par exemple l’impôt sur le revenu progressif, travaille toujours en fait à éliminer la classe moyenne et ultimement à produire juste l’inverse des objectifs proposés. Ceci est une évidence aux Etats-Unis pour le moins.

[…]

Gardons toujours présent à l’esprit que les fondations sont des outils de précision faits pour continuer plus avant les monopoles et les cartels, il s’ensuit qu’elles seront utilisées non seulement pour consolider et étendre la richesse de ceux qui les contrôlent, mais aussi d’étendre la taille et la portée du gouvernement, car le gouvernement total est le monopole ultime et aussi le but final.

Ceci a été un aspect fondamental des donations financières des fondations depuis leur création. La majorité des projets soutenus par les fondations dans le domaine des sciences et des sciences politiques a résulté en la promotion de l’expansion du pouvoir du gouvernement comme étant la solution des problèmes et des injustices à la nation et du monde. De nombreux financements ont été donnés à des universitaires, des chercheurs, des écoles, des dramaturges, des églises, des troupes de théâtre, des organisations d’actions de masse, des poètes, et les tours d’ivoire des think-tanks. Des fonds ont été donnés à des personnes de l’establishment, des personnes anti-establishment, à d’autres clâmant être au milieu et à ceux qui fomentent des révolutions violentes pour renverser des gouvernements. Ces fonds ont été répartis parmi les démocrates, républicains, les gens du New-Age, des militants, des pacifistes, des socialistes et des communistes. L’apparente divergence de ces groupes mène l’observateur à penser que ces fondations ne sont pas sélectives et qu’elles font la promotion d’une variété d’idées démocratiques, mais sous plus de scrutinité, il y a une chose que tous ces récipiendaires ont en commun est qu’ils promeuvent la croissance du gouvernement et c’est cela en fait, qui a bénéficié des faveurs des forces du monopole. Il y a des milliers d’exemples qui pourraient être cités pour soutenir cette proposition, mais limitons-nous dans le domaine de la médecine, qui est ce qui nous intéresse dans l’immédiat.

[…]

Les médecins tendent à écrire des ordonnances pour des cas marginaux afin de faire passer le patient dans son cabinet le plus vite possible. Le résultat de ceci est que dans les systèmes de santé socialisés, les laboratoires sont automatiquement récompensés par un marché à saturation maximum de leurs produits. Le cartel pharmaceutique qui contrôle les fondations médicalement orientées n’a pas oublié ce fait et nous pouvons être certains que l’historique de la pression des fondations pour une médecine socialisée aux Etats-Unis n’est pas un accident.

[…]

L’entrée du groupe Rockefeller dans l’arène des fondations est d’une importance capitale pour le sujet de ce traité, pour la simple et bonne raison qu’aucune autre force n’a été aussi influente pour façonner les contours de la médecine moderne aux Etats-Unis. Un des premiers pas dans cette direction fut fait lorsque John D. Rockefeller s’assura les services professionnels d’un expert en relation publique du nom de Ivy Lee. Quand celui-ci fut appelé à témoigner devant un comité du congrès qui enquêtait sur la propagande étrangère et autres activités subversives, il témoigna de manière reluctante sur le fait qu’il fut maintenu chez IG Farben pour donner des conseils professionnels à la plupart des chefs nazis, incluant Goebbels, le ministre de la propagande et Hitler lui-même.

[…]

L’homme qui mérite le plus de crédit pour avoir fait avancer la science profitable de la fondation pour philanthropie médicale, était un pasteur “moderniste” du nom de Fred Gates (NdT: Après recherche, nous n’avons trouvé aucun lien de parenté entre Frederick Taylor Gates et William “Bill” Gates…). Gates était bien plus un homme d’affaires qu’un homme de dieu. […]

Une des toutes premières fondations établie par Rockefeller et Gates fut le General Education Board. Le but de cette “philanthropie” n’était pas d’élever le niveau d’éducation des gens, comme certains purent naïvement le croire à l’époque, mais de convertir la masse des citoyens américains en un troupeau docile et satisfait de travailleurs sans revendications.

[…]

L’association de New York pour la santé et contre la tuberculose fut un autre exemple classique. Originellement établie par un groupe de médecins en croisade contre la tuberculose, elle tomba bientôt captive de la domination financière des Rockefeller. Rockefeller mit aux commandes du programme un éducateur social alors peu connu: Harry Hopkins. Sous sa direction, l’association contre la tuberculose se développa à l’échelle internationale et dès 1920, collectait des millions de dollars par an.

Rockefeller contrôlait l’opération, mais l’essentiel de l’argent provenait du public au travers de contributions et des achats des phoques de Noël. Un des grands scandales de 1932 tourna autour des accusations du commissaire de New York pour la santé publique, Lewis I. Harris, qui écrivit une lettre au New York Times le 8 Juin et par l’aveu qui s’ensuivit des officiers en charge de la trésorerie que “tout l’argent fut dépensé en salaires et frais généraux.” La recette de la philanthropie marchait si bien, qu’il fut décidé de l’étendre. En quelques années, la philanthropie s’étendit à la Heart Association, Social Hygiene Association, Diabetes Association, National Association for the Prevention of Blindness (NdT: association pour le prévention de la cécité), l’American Cancer Association (NdT: nous y sommes…) et bien d’autres.

L’American Cancer Society (ACS) fut fondée de manière coïncidentelle en May 1913 au club Harvard de New York. Quelques années plus tard, son orientation générale fut déterminée par des personnages siégeant au comité directeur tels que: Alfred P. Sloan (General Motors), Charles D. Hilles (AT&T), Monroe Rathbone (Standard Oil),  et Frederich Ecker (Metropolitan Life).

L’ACS tient la moitié de la propriété des droits de patente du 5FU (5 Flourouracil, un des médicaments considéré comme “acceptable” dans le traitement du cancer. Le médicament est fabriqué par le laboratoire Hoffman-Laroche, qui est dans l’orbite d’IG Farben).

Beaucoup de donateurs de l’ACS seraient outragés d’apprendre que cette organisation a des conflits d’intérêts avec la vente de médicaments et des liens fnanciers avec l’industrie pharmaceutique.

L’ACS nie qu’elle n’ait jamais reçu de dividendes de sa patente partagée. Lorsque l’auteur de ce livre a contacté Hoffman-LaRoche suggérant que cela était plutôt étrange dans la mesure où de tels paiements aideraient à financer les “programmes humanitaires” de l’ACS, l’assistant du vice-président et consultant pour la patente Mr Samuel L. Welt, répondit: “Nous ne pensons pas être en position de commenter sur les paiements, si de fait il y en a, reçus par l’ACS au sujet de la patente”.

La première entrée de Rockefeller en philanthropie à grande échelle fut en 1890, lorsque, suivant la formule établie par Gates, il donna 600 000 US$ à l’université Baptiste de Chicago à la condition que les marchands de viande de la ville contribuent également pour 400 000 dollars. […]

Chapitre 19

Celui qui paie l’accordéoniste…

[…] Utilisant les talents uniques de Fred Gates, Rockefeller s’était attelé à la tâche de capturer consciencieusement et méthodiquement le contrôle de l’éducation américaine et plus particulièrement l’éducation médicale. Le processus commença en 1901 avec la création de l’Institut Rockefeller de la Recherche Médicale. Cet Institut avait dans son comité directeur des médecins très politiquement orientés comme les Dr  L. Emmett Holt,  Christian A, Herter, T. Mitchell Pruden, Hermann M. Briggs, William H. Welch, Theobald Smith et Simon Flexner. Christian Herter était destiné à de plus grandes choses bien sûr, et devint ministre des affaires étrangères du président Eisenhower… Abraham Flexner, le frère de Simon, était au comité directeur de la fondation Carnégie pour la promotion de l’enseignement. Comme nous l’avons vu auparavant, les fondation Rockefeller et Carnegie travaillaient traditionnelleemt ensemble, presque comme une entreprise unique pour satisfaire leurs buts communs et ceci ne faisait pas exception. Les frères Flexner furent les objectifs qui permirent à Rockefeller et Carnegie de se focaliser sur une profession médicale vulnérable et insouciante.

Avant 1910, la pratique de la médecine aux Etats-Unis laissaient énormément à désirer. Les diplômes médicaux pouvaient être achetés par correspondance ou s’obtenir au gré d’une formation plus que marginale dans des écoles de médecine inadéquates dont le personnel était insuffisant. La profession avait très mauvaise réputation et une réforme couvait. L’American Medical Association (AMA) commença par prendre un intérêt à faire le ménage dans sa propre maison. Elle créa un Conseil pour l’Education Médicale qui avait pour but de contrôler la formation médicale à travers le pays et de faire des recommandations spécifiques afin d’améliorer la condition de l’éducation médicale. Mais en 1908, le conseil se heurta à des problèmes internes et un manque de financement. Ce fut dans ces conditions que la combinaison Rockefeller-Carnegie se plaça avec une stratégie brillante et un parfait timing. Henry S. Pritchett, le président le la fondation Carnegie approcha l’AMA et lui offrit tout simplement de prendre en compte le projet entier. Les archives minutes par minutes de la réunion entre l’AMA et son Conseil en Education Médicale eut lieu à New York en Décembre 1908, l’histoire est éloquante:

A une heure, une conférence informelle fut tenue avec le président Pritchett et Mr Abraham Flexner de la fondation Carnegie. Mr Pritchett avait déjà exprimé par correspondance la volonté de la fondation de coopérer avec le conseil en éducation médicale en ce qui concerne l’enquête sur les écoles médicales. Il a maintenant expliqué que la fondation allait enquêter sur toutes les professions: droit, médecine, théologie… Il est tombé d’accord avec les opinions exprimées auparavant par les membres du conseil à savoir que bien que la fondation serait guidée très largement par l’enquête du  conseil et pour éviter les accusations usuelles de partialité, plus aucune mention ne devra être faite dans le rapport du conseil sur d’autres sources d’information. Le rapport aura donc le poids d’un corps désintéressé, rapport qui sera ensuite publié extensivement et sera d’utilité pour forger l’opinion publique.”

Ainsi travaillait encore une fois de plus “la formule philanthropique”:

1)   Avoir des tiers pour payer la majeure partie de la facture ‘L’AMA en la circonstance avait déjà payé l’essentiel, le coût pour la fondation Carnegie n’était que de 10 000 dollars)

2)   Recevoir un bonus concernant l’image publique (n’est-ce pas merveileux que ces personnes s’attachent tant à développer les standards d’ensignement médical) et…

3)   Gagner le contrôle sur une sphère vitale de la vie des Américains.

Voilà comment ce contrôle fut instauré.

Le rapport Flexner, comme il fut appelé, fut publié en 1910. Comme prévu, il fut publié extensivement et il forgea l’opinion publique. La rapport fit un état correct des insuffisances et des faiblesses de l’éducation médicale de l’époque. Personne ne pouvait dire le contraire. Il proposait également un vaste protocole de changement, qui pour l’essentiel était très bon. Personne ne pouvait dire le contraire non plus. L’observateur attentif néanmoins, aurait pu noter que le changement suggéré impliquait le renforcement des cours en pharmacologie et l’addition d’un département de la “recherche” pour toute école de médecine qui “qualifierait” pour le programme. (NdT: Il convient de dire ici qu’aux Etats-Unis et en Amérique du Nord en général, la médecine est enseignée dans des “medical schools”, des “écoles de médecines” et non pas dans des “facultés de médecine” rattachées aux universités comme en France…)

Techniquement, la rapport Flexner était au dessus de tout reproche et de toute évidence il proposa un service qui était plus que nécessaire. C’est ce qui s’ensuivit après la publication du rapport qui révèle le véritable but et le plan bien plus large de l’affaire. Rockefeller et Carnegie commencèrent immédiatement à inonder de millions de dollars les écoles de médecine qui étaient  susceptibles d’être contrôlées. Ce qui ne furent pas conformes se virent refuser les fonds et coulèrent financièrement dans le temps et disparurent, forcées hors du marché par leur concurrence très bien financée.

160 écoles de médecine étaient opérationnelles en 1905. En 1927, ce nombre tomba à 80. La plupart de celles qui disparurent étaient certainement sub-standard, mais l’excellence n’était pas le seul critère pour décider qui recevrait les fonds pour se développer. Le test principal pour accorder les fonds était la volonté de l’administration des écoles à accepter un curriculum orienté vers la recherche médicamenteuse. Voilà comment l’argent reviendrait vers les généreux donateurs, plus bien sûr un très beau bénéfice. L’historien Joseph Goulden décrit ce processus ainsi:

“Flexner avait eu l’idée, Rockefeller et Carnegie avaient l’argent et leur mariage fut spectaculaire. L’institut Rockefeller pour la Recherche Médicale et le General Education Board douchèrent des écoles à peine respectable et des professeurs avec des sommes considérables pourvu qu’ils manifestent un intérêt dans la recherche médicamenteuse.”

Depuis 1910, les fondations ont investi bien plus d’un milliard de dollars dans les écoles de médecine des Etats-Unis. Près de la moitié des membres de leur faculté reçoivent maintenant une portion substantielle de leurs revenus des fonds de recherches aloués par les fondations et 16% d’entre ces personnes sont entièrement financées de cette manière. Rockefeller et Carnegie n’ont pas été les seules sources de financement. Une influence financière substantielle vient des fondations Ford, de la fondation Kellog, du fond du Commonwealth (Commonwealth Fund, une interdépendance des Rockefeller créée par Edward Harkness de la Standard Oil), de la fondation Sloan et de la fondation Macy. La fondation Ford a été très active dans le domaine de l’éducation médicale ces dernières années, mais aucune d’elles ne peuvent se comparer avec l’apport financier continu des Rockefeller et des Carnegie et la continuité historique de leur programme de financement.

Joseph C. Hinsey  révise la séquence de cette influence expansive dans son article de référence: “The Role of Private Foundations in the Development of Modern Medicine”:

“En commençant avec la John Hopkins Medical School en 1913, le General Education Board soutint des réorganisations qui amenèrent une instruction à temps plein dans les départements clinique et aussi de sciences de base pour les deux premières années d’enseignement à l’université Washington de St Louis, à Yale et à Chicago. En 1923, un fond fut débloqué pour l’université de l’Iowa pour une valeur de 2,25 millions de dollars par le General Education Board et la Fondation Rockefeller. Des fonds furent aloués également de manière plus ou moins égales à ces écoles de médecine dépendant des universités du Colorado, de l’Oregon, de Virginie, de Georgie,… Howard University et la Meharry Medical School furent renforcées, cette dernière par huit millions de dollars. Le General Board of Education et la fondation Rockefeller firent plus tard des donations plus que substantielles aux écoles de médecine de Harvard, Vanderbilt, Columbia, Cornell, Tulane, Western Reserve, Rochester, Duke, Emory et le Memorial Hospital de New York associé à Cornell U.”

[…]

Après qu’Abraham Flexner ait publié son rapport, il devint un des trois hommes les plus influents dans l’histoire médicale américaine. Les deux autres furent son frère, Dr Simon Flexner de l’Institut Rockefeller et le Dr. William Welch de l’école de médecine John Hopkins et de l’institut Rockefeller.

L’Association of American Medical Colleges (AAMC) a été un des principaux véhicules du contrôle des fondations et des cartels sur l’enseigneent de la médecine aux Etats-Unis et au Canada. Organisée en 1876, elle a servi la fonction de déterminer les standards d’enseignement pour les écoles de médecines. Elle détermine les critères de sélection des étudiants en médecine, de développement des curriculum, de développement des programmes de formation continue après que les étudiants terminent leur formation, la communication au sein de la profession et avec le public. L’AAMC a été depuis le départ, dominée et financée par le Commonwealth Fund (Rockefeller), le China Medical Board (créé en 1914 comme une succursale de la Fondation Rockefeller), la Fondation Kellog, les fondations Macy, Markle, Rockefeller et Sloan.

Par analogie, nous pourrions dire que les fondations ont véritablement capturé le contrôle du sommet de la pyramide de l’enseignement médical lorsqu’elles ont été capables de mettre leur propre personnel au sein des comités directeurs des différentes écoles de médecine et dans les postes administratifs clé. Le mileu de la pyramide est occupé par l’AAMC qui établit les standards et détermine les programmes d’études unifiés. La base de la pyramide ne fut pas totalement sous contrôle, en tout cas pas avant qu’ils aient réussi à contrôler qui enseignerait… les professeurs. Ainsi, traditionnellement, il y a toujours eu un secteur d’activité des fondations appelé “médecine académique”. Depuis 1913, les fondations ont anticipé ce domaine. Le Commonwealth Fund rapporte des dons de plus de 500 000 dollars par an pour ce seul domaine, tandis que la fondation Rockefeller a créé plus de 20 000 bourses d’études pour la formation des instructeurs médicaux.

[…]

Ainsi, il est devenu la norme que le personnel enseignant de nos écoles de médecine est très spécial. Dans le processus de sélection et de formation de celui-ci, une insistance particulière a été mise sur la découverte d’individus qui, à cause de leur tempérament ou par intérêt spécifique, sont attirés par le domaine de la recherche et plus spécifiquement la recherche en pharrmacologie. Ceci a eu pour résultat de surpeupler nos écoles de médecine avec des personnels hommes et femmes, qui par préférence ou par formation, sont les propagateurs idéaux d’une science totalement orientée sur les médicaments, qui est devenue la dominante complète de la médecine américaine. L’ironie absolue est que ces personnes, tout comme leurs élèves, n’ont aucune conscience d’être les produits d’un processus de sélection orienté vers des objectifs commerciaux cachés. Leur isolation de ce fait est si parfaite, que même exposés à une vérité évidente, très peu sont capables de l’accepter, car le faire reviendrait à endommager leur fierté professionnelle. De manière générale, plus quelqu’un est impliqué dans la profession médicale et au plus d’années cette personne a été exposée à ce régime et au plus difficile il est de faire table rase sur tout cela et de briser son isolement. En termes pratiques, cela signifie que votre médecin de famille sera probablement la dernière personne de votre liste à accepter les faits présentés dans cette étude que constitue le livre que vous avec entre les mains !

Voici ce que dit le Dr. David L. Edsall, qui fut un moment le recteur de l’école de médecine de Harvard. Les conditions qu’il décrit concernant Harvard sont les mêmes (par standardisation) que dans toutes les écoles de médecine en Amérique:

Je fus pendant une certaine période, professeur de thérapeutique et de pharmacologie et je savais par expérience que les étudiants en médecine, étaient obligés par moi et d’autres professeurs, d’apprendre un nombre interminable de médicaments, la plupart sans aucune valeur, beaucoup d’entre eux inutiles, et quelques uns probablement dangereux et dommageables pour la santé… Presque tous les sujets étaient pris en même temps et pratiquement de la même manière par tous les étudiants et le volume de connaissance introduit dans chaque cours est tel, que très peu d’étudiants ont le temps et la volonté d’explorer les sujets avec un état d’esprit d’intérêt indépendant. Une simple comparaison montre qu’il y a bien moins de liberté intellectuelle dans les cours de médecine que dans n’importe quelle forme d’enseignement professionnel dans ce pays.” (cité par Morris A. Bealle dans son livre: “The New Drug Story” – “La nouvelle histoire du médicament” – Washington D.C, Colombia Publishing, 1958, pages 19-20)

Et oui… Celui qui paie l’accordéoniste choisit la musique. Il n’est peut-être pas possible à ceux qui financent les écoles de médecine de dicter chaque phrase de ce qui y est enseigné, mais ceci n’est pas nécessaire pour parvenir aux buts des cartels. Ce qui est certain en tout cas, c’est qu’il y a un contrôle total sur ce qui n’y est pas enseigné ! En aucun cas une de ces pièces de monnaie rutilantes de Rockefeller n’ira à une école de médecine, un hôpital, un enseignant, ou un chercheur qui pensent de manière non orthodoxe et qui voient que la meilleure des médecines se trouve avant tout dans la nature. A cause de ses mécènes généreux, l’orthodoxie va toujours sortir une mélodie favorable aux médicaments patentés. Quelque notion de base de nutrition qui soit inculquée dans la formation en restera au strict minimum et la rengaine de la chanson disant que les sources naturelles de vitamines ne sont jamais, au grand jamais aussi bonnes que les sources de médicaments synthétiques, sera jouée encore et encore comme un vieux disque rayé. Le jour où la médecine orthodoxe embrassera les thérapies nutritionnelles pour le traitement des maladies sera le jour où les cartels auront réussi à mettre la main et à monopoliser l’industrie des vitamines, pas un jour avant.

Dans le même temps, alors que les étudiants en médecine sont forcés de passer des années et des années à étudier la pharmacologie des médicaments, ils ont beaucoup de chance s’ils reçoivent un seul cours sur les principes de base de la nutrition. Le résultat de ceci: les épouses (x) de médecins en connaissent plus sur la nutrition que leurs conjoints.

Revenons à notre thème principal, nous voyons que la zone d’influence exercée par les cartels dans le domaine de la médecine orthodoxe (allopathique), se fait sentir bien au delà des écoles de médecine. Après que le médecin ait bataillé 10 ou 12 ans pour apprendre ce que le cartel a décidé pour lui ce qui est le mieux qu’il sache, il (elle) s’en va dans le monde de la pratique médicale et est immédiatement absorbé(e) par un autre bras du contrôle du cartel: L’American Medical Association (NdT: AMA, l’équivalent du conseil de l’ordre des médecins en France).

Analysons donc maintenant cette partie de notre histoire.

A suivre …

Ingérence occidentale en Syrie: Les carottes semblent cuites pour l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 27 décembre 2012 by Résistance 71

L’ASL continue de briller comme une étoile morte

 

Thierry Meyssan

 

Le 26 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article176985.html

 

Alors que la presse française annonce plus que jamais la « chute imminente » de la Syrie et la « fuite de Bachar el-Assad », la réalité sur le terrain s’est complètement retournée. Si le chaos s’est étendu sur la plus grande partie du territoire, les « zones libérées » ont fondu comme neige au soleil. Privée de points d’ancrage l’ASL n’a plus aucune perspective devant elle, tandis que Washington et Moscou se préparent à sonner la fin de la partie.

Le compte à rebours est commencé. Dès que la nouvelle administration Obama sera confirmée par le Sénat, elle présentera un plan de paix pour la Syrie au Conseil de sécurité. Juridiquement, bien que le président Obama se succède à lui-même, son ancienne administration n’est habilitée qu’à expédier les affaires courantes et ne peut prendre d’initiative majeure. Politiquement, Barack Obama n’avait pas réagi lorsque, en pleine campagne électorale, certains de ses collaborateurs avaient fait échouer l’accord de Genève. Mais il a procédé au grand nettoyage dès l’annonce de sa réélection. Comme prévu, le général David Petraeus, architecte de la guerre en Syrie, est tombé dans le piège qui lui a été tendu et a été contraint à la démission. Comme prévu, les patrons de l’OTAN et du Bouclier antimissile, réfractaires à un accord avec la Russie, ont été mis sous enquête pour corruption et contraints au silence. Comme prévu la secrétaire d’État Hillary Clinton a été mise hors jeu. Seule la méthode choisie pour l’éliminer a surpris : un grave accident de santé qui l’a plongée dans le coma.

Côté ONU, les choses ont avancé. Le département des opérations de maintien de la paix a signé un Protocole avec l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) en septembre. Il a supervisé en octobre au Kazakhstan des manœuvres de l’OTSC simulant un déploiement de « chapkas bleues » en Syrie. En décembre, il a réuni les représentants militaires des membres permanents du Conseil de sécurité pour leur présenter la manière dont ce déploiement pourrait avoir lieu. Bien qu’opposés à cette solution, les Français et les Britanniques se sont inclinés devant la volonté états-unienne.

Cependant, la France a tenté d’utiliser le représentant spécial des secrétaires généraux de la Ligue arabe et de l’ONU, Lakdhar Brahimi, pour modifier le plan paix de Genève en fonction des réserves qu’elle avait émises le 30 juin. En définitive, il s’est prudemment abstenu de prendre position, se contentant de transmettre des messages entre les différentes parties au conflit.

C’est que sur le terrain, le gouvernement syrien est en position de force. La situation militaire s’est inversée. Les Français eux-mêmes ont cessé d’évoquer les « zones libérées » qu’ils aspiraient à gouverner via un mandat des Nations Unies. Ces zones n’ont cessé de se réduire, et là où elles persistent, elles sont aux mains de salafistes peu présentables. Les troupes de l’ASL ont reçu instruction d’abandonner leurs positions et de se regrouper autour de la capitale pour un assaut final. Les Contras espéraient soulever les réfugiés palestiniens, majoritairement sunnites, contre le régime pluriconfessionnel, à la manière dont les Hariri tentèrent au Liban de soulever les Palestiniens sunnites du camp de Nahr-el-Bared contre le Hezbollah chiite. Comme au Liban ce projet a échoué parce que les Palestiniens savent très bien qui sont leurs amis, qui se bat vraiment pour la libération de leur terre. Concrètement, dans la récente guerre israélienne de 8 jours contre Gaza, ce sont des armes iraniennes et syriennes qui ont fait la différence, tandis que les monarchies du Golfe ne bougeaient pas le petit doigt.

Quelques éléments du Hamas, fidèles à Khaled Mechaal et financés par le Qatar, ont ouvert les portes du camp de Yarmouk à quelques centaines de combattants du Front de soutien aux combattants du Levant (branche syro-libanaise d’Al-Qaida), également liés au Qatar. Ils se sont battus principalement contre les hommes du FPLP-CG. Le gouvernement syrien a demandé par SMS aux 180 000 habitants du camp de quitter les lieux au plus vite et leur a offert des hébergements provisoires dans des hôtels, des écoles et des gymnases de Damas. Certains ont préféré rejoindre le Liban. Dès le lendemain, l’armée arabe syrienne a attaqué le camp à l’arme lourde et en a repris le contrôle. 14 organisations palestiniennes ont alors signé un accord proclamant le camp « zone neutre ». Les combattants de l’ASL se sont retirés en bon ordre et ont repris leur guerre contre la Syrie dans la campagne environnante, tandis que les civils rejoignaient leurs maisons. Ils ont retrouvé un camp dévasté où les écoles et les hôpitaux ont été systématiquement endommagés.

En termes stratégiques, la guerre est déjà terminée : l’ASL a perdu le soutien populaire dont elle a un moment joui et n’a plus aucune chance de l’emporter. Les Européens pensent toujours qu’ils peuvent changer le régime en corrompant des officiers supérieurs et en provoquant un coup d’État, mais ils savent qu’il ne le pourront pas avec l’ASL. Des Contras continuent à arriver, mais le flux d’argent et d’armes se tarit. Une grande partie du soutien international s’est arrêté bien qu’on n’en voit pas encore les conséquences sur le champ de bataille, un peu comme une étoile peut continuer à briller longtemps après sa mort.

Les États-Unis ont clairement décidé de tourner la page et de sacrifier l’ASL. Ils lui donnent des instructions stupides qui envoient les Contras vers la mort. Plusieurs milliers ont été tués le dernier mois. Simultanément, à Washington, le National Intelligence Council annonce cyniquement que le « jihadisme international » va prochainement disparaître. D’autres alliés des États-Unis devraient maintenant se demander si la nouvelle donne ne suppose pas qu’on les sacrifie aussi.

 

Société et état: Pourfendons les malthusiens…

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… comme le fît Proudhon dans cet excellent pamphlet de 1849 (et oui, les thèses pseudo-scientifiques foireuses de la « surpopulation » humaine existent depuis Malthus et le XVIIème siècle… et nous sont resservies à intervalles réguliers quand cela convient à l’oligarchie commanditaire de ces fadaises).

Haro sur la pseudo-science qui enfume sur commande les peuples à bien trop de niveaux !

Il est temps de balayer cette fange !

En 2013… Chiche ?

— Résistance 71 —

 

Les Malthusiens

 

Pierre Joseph Proudhon (1849)

 

 

Le docteur Malthus, un économiste, un Anglais, a écrit ces propres paroles :

« Un homme qui naît dans un monde déjà occupé, si sa famille n’a pas le moyen de le nourrir, ou si la société n’a pas besoin de son travail, cet homme, dis-je, n’a pas le moindre droit à réclamer une portion quelconque de nourriture : il est réellement de trop sur la terre. Au grand banquet de la nature il n’y a point de couvert mis pour lui. La nature lui commande de s’en aller, et ne tardera pas à mettre elle-même cet ordre à exécution. »

En conséquence de ce grand principe, Malthus recommande, sous les menaces les plus terribles, à tout homme qui n’a pour vivre ni travail ni revenu, de s’en aller, surtout de ne pas faire d’enfants. La famille, c’est-à-dire l’amour, comme le pain, sont, de par Malthus, interdits à cet homme-là.

Le docteur Mathus était, en son vivant, ministre du saint Évangile, de mœurs douces, philanthrope, bon mari, bon père, bon bourgeois, croyant à Dieu autant qu’homme de France. Il mourut, le ciel lui fasse paix ! en 1854.

On peut dire qu’il a le premier, sans s’en douter, réduit à l’absurde toute l’économie politique, et posé la grande question révolutionnaire, la question entre le travail et le capital.

Chez nous, où la foi à la Providence est restée vive, malgré l’indifférence du siècle, le Peuple dit, par manière de proverbe, et c’est en cela que nous nous distinguons de l’Anglais : Il faut que tout le monde vive ! – Et notre Peuple, en disant cela, croit être aussi bon chrétien, aussi conservateur des bonnes mœurs et de la famille, que feu Malthus.

Or, ce que le Peuple dit en France, les économistes le nient ; les gens de loi et les gens de lettres le nient; l’Église, qui se prétend chrétienne, et de plus gallicane, le nie; la presse le nie, la haute bourgeoisie le nie, le gouvernement, qui s’efforce de la représenter, le nie.

La presse, le gouvernement, l’Église, la littérature, les économistes, la grande propriété, tout, en France, s’est fait anglais, tout est malthusien. C’est au nom de Dieu et de sa sainte Providence, au nom de la morale, au nom des intérêts sacrés de la famille, qu’on soutient qu’il n’y a point de place, dans le pays, pour tous les enfans du pays, et qu’on insinue à nos femmes d’être moins fécondes. En France, malgré le vœu du Peuple, malgré la croyance nationale, le boire et le manger sont réputés privilège, le travail privilège, la famille privilège, la patrie privilège.

M. Antony Thouret disait l’autre jour que la propriété, sans laquelle il n’est ni patrie, ni famille, ni travail, ni moralité, serait irréprochable le jour où elle cesserait d’être un privilège. C’était dire assez clairement que pour abolir tous les privilèges, qui mettent, pour ainsi dire, hors la loi, hors l’humanité, une petite partie du Peuple, il fallait, avant tout, supprimer le privilège fondamental et changer la constitution de la propriété.

M. Anthony Thouret s’exprimait en cela comme nous-mêmes, comme le Peuple. L’État, la presse, l’économie politique ne l’entendent pas ainsi : ils s’accordent à vouloir que la propriété, sans laquelle, au dire de M. Thouret, point de travail, point de famille, point de république, demeure ce qu’elle a toujours été, – un privilège.

Tout ce qui se fait, qui se dit, qui s’imprime aujourd’hui et depuis vingt ans, se fait, se dit et s’imprime en conséquence de la théorie de Malthus.

La théorie de Malthus, c’est la théorie de l’assassinat politique, de l’assassinat par philanthropie, par amour de Dieu. Il y a trop de monde au monde : voilà le premier article de foi de tous ceux qui, en ce moment, au nom du Peuple, règnent et gouvernent. C’est pour cela qu’ils travaillent de leur mieux à diminuer le monde. Ceux qui s’acquittent le mieux de ce devoir, qui pratiquent avec piété, courage et fraternité les maximes de Malthus, sont les bons citoyens, les hommes religieux; ceux qui protestent, sont des anarchistes, des socialistes, des athées.

Le crime inexpiable de la révolution de février est d’avoir été le produit de cette protestation. Aussi, on lui apprendra à vivre à cette révolution qui promettait de faire vivre tout le monde. La tache originelle, indélébile de la République, c’est d’avoir été proclamée par le Peuple, anti-malthusien. C’est pour cela que la République est si particulièrement odieuse à ceux qui furent et qui veulent redevenir les complaisans et les complices des rois, grands mangeurs d’hommes, disait Caton. On la monarchisera votre République, on lui fera dévorer ses enfans !

Là est tout le secret des souffrances, des agitations et des contraditions de notre pays.

Les économistes ont les premiers parmi nous, par un inconcevable blasphème, érigé en dogme de Providence la théorie de Malthus. Je ne les accuse pas plus que je ne les calomnie. Les économistes sont en cela de la meilleure foi, comme de la meilleure intention du monde. Ils ne demande- raient pas mieux que de faire le bonheur du genre humain; mais ils ne conçoivent pas comment, sans une organisation quelconque de l’homicide, l’équilibre entre la population et les subsistances pourrait exister.

Demandez à l’Académie des sciences morales. Un de ses membres les plus honorables, que je ne nommerai pas, bien qu’il s’honore de ses opinions, comme doit faire tout honnête homme, étant préfet de je ne sais quel département, s’avisa un jour, dans une proclamation, de recommander à ses administrés de ne plus faire autant d’enfants à leurs femmes. Grand scandale parmi les curés et les commères, qui traitèrent cette morale académique de morale de cochons ! Le savant dont je parle n’en était pas moins, comme tous ses confrères, un défenseur zélé de la famille et de la morale. Mais, observait- il, avec Malthus, au banquet de la nature, il n’y a pas de place pour tout le monde.

M. Thiers, membre aussi de l’Académie des sciences morales, disait dernièrement au comité des finances, que s’il était ministre, il se bornerait à traverser courageusement, stoïquement, la crise, se renfermant dans les dépenses de son budget, faisant respecter l’ordre, et se gardant avec soin de toute innovation financière, de toute idée socialiste, telle que notamment le droit au travail, comme de tout expédient révolutionnaire. Et tout le comité d’applaudir.

En rapportant cette déclaration du célèbre historien et homme d’État, je n’ai nulle envie, on le sent bien, d’incriminer ses intentions. Dans la disposition actuelle des esprits, je ne réussirais qu’à servir l’ambition de M. Thiers, s’il lui en restait. Ce que je veux faire remarquer, c’est que M. Thiers, en s’exprimant de la sorte, témoignait, peut-être sans y penser, de sa foi à Malthus.

Entendez bien ceci, je vous prie. Ce sont deux millions, quatre millions d’hommes qui périront de misère et de faim, si l’on ne trouve moyen de les faire travailler. C’est un grand malheur assurément, et nous en gémissons tous les premiers, vous disent les malthusiens : mais qu’y faire ? Il vaut mieux que quatre millions d’hommes périssent que de compromettre le privilège; ce n’est pas la faute du capital, si le travail chôme : au banquet du crédit, il n’y a pas de place pour tout le monde.

Ils sont courageux, ils sont stoïques, les hommes d’Etat de l’école de Malthus, quand il s’agit de sacrifier les travailleurs par millions. Tu as assassiné le pauvre, disait le prophète Élie au roi d’Israël, et puis tu t’es emparé de son héritage. Occidisti et possedisti. Il faut aujourd’hui renverser la phrase, et dire à ceux qui possèdent et qui gouvernent : – Vous avez le privilège du travail, le privilège du crédit, le privilège de la propriété, comme dit M. Thouret; et c’est parce que vous ne voulez pas vous en dessaisir, que vous répandez comme l’eau la vie du pauvre : Possedisti, et occidisti !

Et le Peuple, sous la pression des baïonnettes, se consume lentement; se meurt sans soupir et sans murmure : le sacrifice s’accomplit dans le silence. Courage ! travailleurs; soutenez-vous les uns les autres : la Providence finira par vaincre la fatalité. Courage ! vos pères, les soldats de la République, étaient encore plus mal que vous aux siéges de Gênes et de Mayence.

M. Léon Faucher, combattant pour le cautionnement des journaux, pour le maintien des douanes sur la presse, raisonnait aussi comme Malthus. Le journal sérieux, disait-il, le journal qui mérite considération et estime, est celui qui s’établit au capital de 4 à 500,000 fr. Le journaliste qui n’a que sa plume est comme l’ouvrier qui n’a que ses bras. S’il ne trouve moyen de faire acheter ses services ou créditer son entreprise, c’est signe que l’opinion le condamne; il n’a pas le moindre droit à prendre la parole devant le pays : au banquet de la publicité, il n’y a pas place pour tout le monde.

Écoutez Lacordaire, ce flambeau de l’Église, ce vase d’élection du catholicisme. Il vous dira que le socialisme est l’Antechrist. Et pourquoi le socialisme est-il l’Antechrist ? Parce que le socialisme est l’ennemi de Malthus, et que le catholicisme, par une transformation dernière, s’est fait malthusien.

L’Évangile nous dit, s’écrie le tonsuré, qu’il y aura toujours des pauvres : Pauperes semper habebitis vobiscum; et qu’en conséquence la propriété, en tant qu’elle est privilège et qu’elle fait des pauvres, est sacrée. Le pauvre est nécessaire à l’exercice de la charité évangélique : au banquet d’ici-bas, il ne saurait y avoir place pour tout le monde.

Il feint d’ignorer, l’infidèle, que pauvreté, dans la langue sainte, signifie toute espèce d’affliction et de peine, et non pas chômage et prolétariat. Et comment celui qui allait partout dans la Judée, criant : Malheur aux riches ! eût-il pu l’entendre autrement ? Malheur aux riches ! dans la pensée de Jésus- Christ, c’était malheur aux malthusiens.

Si le Christ vivait de nos jours, il dirait aux Lacordaire et consorts : «Vous êtes de la race de ceux qui dans tous les temps ont versé le sang des justes, depuis Abel jusqu’à Zacharie. Votre loi n’est pas ma loi ; votre Dieu n’est pas mon Dieu !… » Et les Lacordaire crucifieraient le Christ comme séditieux et comme athée.

Le journalisme presque tout entier est infecté des mêmes idées. Que le National, par exemple, nous dise s’il n’a pas toujours cru, s’il ne croit pas encore que le paupérisme, dans la civilisation, est éternel; que l’asservisse- ment d’une partie de l’humanité est nécessaire à la gloire de l’autre; que ceux qui prétendent le contraire sont de dangereux rêveurs qui méritent d’être fusillés ; que telle est la raison d’état ? Car, si telle n’est pas la pensée secrète du National, si le National veut sincèrement, résolument l’émancipation des travailleurs, pourquoi ces anathèmes, pourquoi cette colère contre les socialistes purs, contre ceux qui, depuis dix et vingt ans, demandent cette émancipation ?

Qu’ils daignent aussi, afin que le Peuple les connaisse, faire leur profession de foi économique, ces bohémiens de la littérature, aujourd’hui sbires du journalisme, calomniateurs à prix fixe, courtisans de tous tes privilèges, panégyristes de tous les vices, parasites vivant aux dépens d’autres parasites, qui ne parlent tant de Dieu que pour dissimuler leur matérialisme, de la famille que pour couvrir leurs adultères, et qu’on verrait, par dégoût du mariage, caresser des guenons, s’ils ne trouvaient plus de malthusiennes.

Faites des filles, nous les aimons, chantent ces infâmes, en parodiant le poète. Mais abstenez-vous de faire des garçons : au banquet de la volupté, il n’y a pas de place pour tout le monde.

Le gouvernement était inspiré de Malthus, lorsqu’ayant cent mille ouvriers disponibles auxquels il donnait un salaire gratuit, il se refusait à les employer en travaux utiles; lorsqu’ensuite, après la guerre civile, il demandait pour eux une loi de transportation. Avec les dépenses des prétendus ateliers nationaux, avec les frais de guerre, de procédure, de prison, de transport, on pouvait donner aux insurgés du travail pour six mois, et changer tout notre régime économique. Mais le travail est un monopole; mais on ne voulait pas que l’industrie révolutionnaire fit concurrence à l’industrie du privilège : au chantier de la nation, il n’y a pas de place pour tout le monde.

La grande industrie ne laisse rien à faire à la petite : c’est la loi du capital, c’est Malthus.

Le commerce en gros s’empare peu à peu du commerce de détail : c’est Malthus.

La grande propriété envahit, s’agglomère les plus pauvres parcelles : c’est Malthus.

Bientôt la moitié du Peuple dira à l’autre : La terre et ses produits sont ma propriété;

L’industrie et ses produits sont ma propriété; Le commerce et les transports sont ma propriété; L’État est ma propriété.

Vous qui ne possédez ni réserve ni propriété : qui n’êtes point fonctionnaire public, et dont le travail nous est inutile, ALLEZ-VOUS-EN ! Vous êtes réellement de trop sur la terre, au soleil de la République, il n’y a pas de place pour tout le monde.

Qui viendra me dire que le droit de travailler et de vivre n’est pas toute la Révolution ?

Qui viendra me dire que le principe de Malthus n’est pas toute la contre- révolution ?

Et c’est pour avoir publié de telles choses, c’est pour avoir énergiquement signalé le mal, et cherché de bonne foi le remède, que la parole m’a été ôtée par ordre du gouvernement, du gouvernement qui représente la révolution !

C’est pour cela que j’ai vu passer sur moi, muet, le déluge des calomnies, des trahisons, des lâchetés, des hypocrisies, des outrages, des désertions et des défaillances de tous ceux qui haïssaient ou qui aimaient le peuple ! C’est pour cela que j’ai été, pendant un mois entier, livré aux chacals de la presse et aux chats-huants de la tribune ! Jamais homme, ni dans le passé, ni dans le présent, ne fut l’objet d’autant d’exécration que je le suis devenu, pour ce seul fait que je fais la guerre aux anthropophages.

Calomnier qui ne pouvait répondre, c’était fusiller un prisonnier. Carnassiers de Malthus, je vous reconnais là ! Poursuivez donc ; nous avons plus d’un compte à régler encore. Et si la calomnie ne vous suffit pas, employez le fer et le plomb. Vous pouvez me tuer : nul ne peut éviter son sort, et je suis à votre discrétion. Mais vous ne me vaincrez pas : vous ne persuaderez pas au Peuple, moi vivant, moi tenant une plume, que, hormis vous, il y ait quelqu’un de trop sur la terre. J’en fais le serment devant le Peuple et devant la République!

 

Texte audio:

http://www.dailymotion.com/video/x8at7c_proudhon-les-malthusiens_news#.UNmaP46JJS8

 

Pour Noël 2012: Chômage, précarité, casse sociale, pauvreté et austérité sous le sapin…

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Editorial Le Monde Libertaire no 1692 du 20 Décembre 2012

 

Qu’est-ce qu’on va trouver sous le sapin ? Des chômeurs. Plein de chômeurs. Enfoncés, les Playmobil ! L’armée des sans-emploi va les submerger inexorablement. On prévoit des records pour 2013, des centaines de milliers d’emplois en moins. 10 % ou 11 % de chômeurs dans la population active. Et tout ça avec une statistique officielle qui masque une bonne moitié des effectifs.

Conséquence : 8,6 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté en France en 2010. Les statistiques arrivent toujours très tard, et on est pris de vertige à l’idée de ce qu’il doit en être maintenant que la crise s’est approfondie. 10 millions ? Allez savoir !

Au bénéfice de la crise, dont ils sont responsables et qu’ils exagèrent à l’envi, les capitalistes restructurent à tout va. Rien qu’à PSA, Varin relance de 1 500. Et le gouvernement du redressement productif leur donne la main, roulant les travailleurs dans la farine et baissant culotte devant les barons de l’argent.

C’est l’effet Mittal : Hollande, Ayrault et le gouvernement se déballonnent devant le patronat arrogant et mondialisé de l’acier, aussitôt les maîtres de forge bien-de-chez-nous relèvent encore la tête. Les 20 milliards de cadeau faits il y peu à ces fauves n’auront été pour eux qu’une mise en bouche. Insatiables, on vous dit !

Du reste, une « bonne » nouvelle sur le front des salaires. Une catégorie, restreinte mais influente, a vu son sort s’améliorer nettement ces dernières années : celles des patrons des grandes entreprises cotées en Bourse. 2010 avait été une année faste (34 % d’augmentation en moyenne). 2011 n’a vu qu’une progression moyenne de 4 %, ce qui correspond à un bonus de 13 000 euros par mois, le total annuel dépassant les 4,2 millions d’euros. On finirait par croire que leur salaire est indexé sur le taux de chômage.

Alors, cette année, le sapin, devinez ce qu’on devrait en faire ?

 

Résistance politique: Communiqué de l’EZLN zapatiste du Chiapas (Mexique)…

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Vous avez entendu ? C’est le bruit de votre monde qui s’écroule

 

par EZLN

Url de l‘article original en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Vous-avez-entendu-C-est-le-bruit

 

Au Chiapas, le 21 décembre 2012 en terre maya, par milliers les zapatistes ont occupé silencieusement — pendant une dizaine d’heures, sous une pluie continue — les villes d’Ocosingo, Las Margaritas, Palenque, Altamirano et San Cristóbal de Las Casas.

COMMUNIQUÉ DU COMITÉ CLANDESTIN RÉVOLUTIONNAIRE INDIGÈNE 
COMMANDEMENT GÉNÉRAL DE L’ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE. 
MEXIQUE.

21 DÉCEMBRE 2012.

AUX PERSONNES CONCERNÉES,

VOUS AVEZ ENTENDU ?

C’est le bruit de votre monde qui s’écroule. 
C’est le son du nôtre qui resurgit. 
Le jour qui a été le jour, était nuit. 
Et nuit sera le jour qui sera le jour.

DÉMOCRATIE ! 
LIBERTÉ ! 
JUSTICE !

Des montagnes du Sud-Est mexicain. 
Pour le Comité clandestin révolutionnaire indigène – commandement général de l’EZLN.

Sous-commandant insurgé Marcos. 
Mexique, décembre 2012.