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Une image vaut 1000 mots…

Posted in actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale with tags on 27 janvier 2021 by Résistance 71

SRAS-CoV-2, COVID et vaccination : développement de l’infrastructure technotronique dictatoriale et fin de l’humanité programmée (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 26 janvier 2021 by Résistance 71

 

 


Ayez peur… et faites confiance à Big Brother

 

Bio-sécurité !

 

James Corbett

 

corbettreport.com

 

January 16, 2021

 

url de l’article original:
https://www.minds.com/CorbettReport/blog/the-year-ahead-part-2-biosecurity-1197558914186309632

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je n’ai pas besoin de vous dire que nous vivons en ce moment même des temps historiques. La fréquence de changement des évènements s’accélère alors même que l’impact de ces évènements sur nos vies quotidiennes augmente.

Comme Lénine l’avait fort justement observé : “Il y a des décennies où rien ne se passe et il y a des semaines où se déroulent des décennies.

Il y a peut-être des années où des siècles se déroulent. Avec ceci en tête, je regarde l’année à venir et la sépare en trois parties.

Cette semaine, je vais examiner la crise du COVID (induite) et ce que nous pouvons en attendre sur le plan de la bio-sécurité alors que cette ère continue de se développer.

Quand va s’arrêter cette Plandémie ?

Il y a 5 écoles de pensée à ce sujet.

La première pense que la Plandémie arrêtera le 20 janvier parce que c’est lorsque la nouvelle marionnette Biden sera installée à la Maison Blanche (A moins que Q et son bon vieil état profond ne lancent un coup d’état militaire d’ici là…). Mais il n’y a que les Américains pour croire que les évènements de l’an dernier ne furent que par rapport au grand cirque parallèle des élections américaines.

La seconde dit que l’exagération de la plandémie va graduellement rentrer dans l’ordre au fur et à mesure que le vaccin est déployé. Il y a un mécanisme en place pour les escrocs de la plandémie pour ce faire : le test PCR. Voyez-vous l’OMS vient juste de “découvrir” que les tests RT-PCR avec un haut chiffre de cycles d’amplification (Ct), ont pu donner beaucoup de faux positifs, on peut donc s’attendre bientôt à ce que des consignes de réviser à la baisse ces cycles se fassent jour, et là Oh miracle ! Pouf d’un seul coup d’un seul l’épidémie de “cas” va disparaître. Bien sûr, ils voudront faire coïncider tout ça au meilleur moment de la campagne de “vaccination” de façon à donner l’illusion que tout ça arrive grâce au vaccin…

La troisième école pense que la pandémie va arrêter en juin. Pourquoi ? Parce que c’est quand AstraZeneca (NdT: “vaccin britannique, Oxford) le dira ! De par les arrangements faits entre Big Pharma et les gouvernements à travers le monde dans le plus grand secret, parce que c’est comme ça que se déploie la nouvelle kakitrocratie entepreneuriale fasciste. Mais d’après au moins un de ces “accords” “vu” mais non partagé par cette bonne vieille baderne du Financial Time (FT), le document déclare que la plandémie prendra fin le 1er juillet 2021, à moins “qu’AstraZeneca juge de bonne fois que la menace / pandémie SRAS-CoV-2 n’est par terminée”. Lisez les détails du rapport (the report ) mais brièvement, AstraZeneca a acquiescé de ne pas profiter de son vaccin tant que la pandémie n’est pas finie, ils ont donc fait écrire dans l’accord que la plandémie sera finie en juillet.

La quatrième faction opine que la plandémie ne s’arrêtera jamais. D’après cette ligne de pensée, les gouvernements et ceux qui tirent les ficelles de ceux-ci ne laisseront jamais tomber les pouvoirs acquis une fois en place. Ceux qui soutiennent cette thèse n’ont qu’à se référer à ce qui se passe depuis le début de la “guerre contre le terrorisme”, qui comme nous le savons ne fut jamais planifier pour prendre fin mais pour continuer indéfiniment (même si elle a été mise en veilleuse depuis que les “stratèges” ont mis en place la panique de la plandémie COVID-19). Avec cette vision, nous vivrons dans une constante peur de l’urgence causée par une parade non-stop de “nouveaux variants du virus” et d’autres virus qui mettront l’humanité en confinement perpétuel. Après tout, ils nous disent depuis le départ que tout cela est le “nouveau normal”. Pensiez-vous qu’ils plaisantaient ?… Quelle est donc la cinquième école de pensée ? Celle-ci : La plandémie est finie quand NOUS DISONS QU’ELLE L’EST !… Quand nous arrêtons d’obéir, quand nous désobéissons aux ordres !

Quand nous arrêtons d’observer en spectateurs tandis que des gens sont molestés par la police pour oser jouer au hockey sur glace sur un étang gelé (daring to play pond hockey.). Lorsque nous arrêterons de voir ces horribles vidéos de gens harcelés chez eux par la police parce qu’il “y a trop de monde chez eux”, cesserons de râler devant les faits avant de retourner à notre programme, bien planifié pour nous.

Je sais cette 5ème option être vraie, mais si elle ne se produit pas, alors je pense que nous devons en venir à la 4ème par défaut. A quelle école appartenez-vous ?

Aiguille et dégât

Même dans le plus optimiste de ces scénarios, celui où les gens arrêtent d’obéir aux confinements et où les escrocs de l’OMS / Gavi / Gates, FEM-Davos sont obligé de partir la queue entre les pattes, les dégâts ont déjà été faits. Des précédents ont été établis. Même si les pouvoirs qui ne devraient pas l’être ne poursuivent pas leur bio-terrorisme faux-drapeau pour lequel ils nous ont prévenu il y a longtemps déjà, nous pourrons toujours voir réapparaître des peurs du COVID dans nos vies. Pourquoi ? Parce que ça a marché pendant au moins un an et que cela a établi un précédent pour toutes sortes d’interventions qui auraient juste été impensables il y a encore 12 mois.

Ne me croyez pas sur parole. Prenez la parole du menteur en série Neil Ferguson plutôt. Comme vous le savez tous maintenant, Neil Ferguson est ce scientifique membre du discrédité Scientific Advisory Group for Emergencies (SAGE) britannique et le “maître à penser” derrière le modèle “défectueux” de l’Imperial College que les gouvernements britannique, américain et autres ont utilisé comme partie de leur justification des confinements initiaux de deux semaines pour “aplatir la courbe”. (NdT: le modèle informatique bidouillé de Ferguson a servi à l’OMS de Bill Gates pour déclarer la plandémie… En ce domaine particulier, il est au cœur de la lutte entre la nouvelle science des modèles vs la science de l’observation et des faits. De nos jours l’oligarchie fait de la science par projection informatique interposée, les faits et l’observation naturels ?.. plus rien à foutre !… C’est tellement plus pratique pour la falsification et la propagande)

Un Ferguson qui, malgré ce que vous disent les gouvernements menteurs et les merdias champions de la fausse info vous disent, est toujours en train de conseiller le gouvernement britannique sur la plandémie, vient juste de donner un entretien au “Times” y admettant que le SAGE avait regardé les confinements chinois à Wuhan avec grand intérêt. “Ils ont dit avoir aplati la courbe” a t’il dit au journal. “J’étais sceptique au début, je pensais que c’était une vaste opération de couverture de la part des Chinois ; mais alors que les données affluaient, il apparut que ce fut une politique efficace.” Après avoir décidé que souder les gens chez eux, mettre en place des mesures biométriques de contrôle et utiliser des drones pour harceler les gens dans la rue était une bonne idée pour “aplatir la courbe”, Ferguson admet qu’ensuite le SAGE a tourné son attention sur le fait de savoir si de telles mesures “seraient bien accueillies dans le monde occidental libre et démocratique” : “C’est un pays communiste à un parti politique, avons nous dit. On ne pourra pas le faire en Europe. Et l’Italie l’a fait et on a compris qu’on pouvait.

Vous ne pouviez pas demander plus direct que ça hein ? Ferguson et ses comparses n’ont aucun scrupule à mettre en place des confinements draconiens impliquant des millions de personnes (et éventuellement des milliards) dans le monde. Aucun remord de confiner des millions et des millions de gens dans une pauvreté écrasante, de jeter des familles entières dans une détresse alimentaire ou les priver de leur moyens de subsistance et leur raison de vivre. La seule question qu’ils se sont posés dans cette affaire de confinement fut de savoir s’ils pourraient le faire en toute impunité. Et ils l’ont fait.

Nous en sommes donc là.

Ce dont nous sommes maintenant les témoins n’est pas une saisie de pouvoir temporaire mais il s’agit bel et bien de la naissance d’une ère. Ceci n’a rien à voir avec la COVID-19. Ce ne fut jamais le cas. C’est au sujet de déployer les infrastructures pour le traçage biométrique et tracer chaque moment de la vie de tout individu. C’est au sujet de créer un narratif pour justifier la restriction et le confinement indéfinis en agitant toujours la bonne excuse du fait d’être “porteur sain” du virus. C’est au sujet de la numérisation de l’économie et de la fin de toute transaction en dehors du regard perçant de Big Brother ; finalement, c’est au sujet de la fin de l’humanité.

Oui, le précédent le plus important qui est mis en place maintenant est l’érosion de l’autonomie des corps. Si les choses se déroulent comme prévues cette année et le vaccin expérimental du COVID est forcé sur les populations, que ce soit par obligation directe ou en rendant toute participation à la vie publique difficile sans lui, alors Ferguson et ses comparses de la planification centralisée verront qu’il n’y a pas de limite à ce que le public peut accepter. Et à partir de là ils pourront commencer à réinventer l’humanité dans ses grandes largeurs.

Vous voyez, ce n’est pas seulement au sujet de la thérapie génique expérimentale lancée par Pfizer/BioNTech et Moderna sur le public sous le déguisement des “vaccins ARNm anti-COVID”. Après tout, comme l’a ouvertement admis le conseiller de Trump à la présidence pour le projet militaire Warp Speed pour injecter tous les Américains : “Le vaccin n’est pas l’objectif, l’objectif est la vaccination.” Et pourquoi donc ? Parce qu’ils veulent vaincre la résistance du public à avoir des substances expérimentales injectées en lui dès que le gouvernement le demande, voilà pourquoi.

Non, ce n’est pas au sujet d’un vaccin particulier ARNm. C’est au sujet des “vaccins” auto-assembleurs de nanoparticules protéïniques et des tomates OGM à consommer et des services de médicaments implantables et traçables et de toute nouvelle injection à venir. C’est au sujet des bio-senseurs implantables financés par l’armée qui “pourrait être le futur de la détention pandémique” et de ces nanobots injectables qui vont nous gérer de l’intérieur et injecter des médicaments directement dans notre organisme. C’est au sujet de la poursuite du contrôle des esprits et de notre propre ADN.

Oui, nous sommes bel et bien entrés de plein pied dans l’ère de la bio-sécurité et les technologies de cette âge sont en train d’être dévoilées au public maintenant. Mais elles ne seront pas mises en place d’un coup. En fait, certaines de ces inventions invasives ne verront pas le jour avant quelques années encore. La première étape est d’établir un précédent avec ces “vaccins” COVID. La prochaine étape sera d’utiliser cette technologie vaccinale pour mettre en place l’état de surveillance biométrique (NdT: la 5G sera cruciale puis la 6G… le travail dans l’ombre continu à ce sujet) et cet étape va sans doute se produire cette année si nous laissons faire tous ces escrocs.

Les passeports vaccinaux vont sortir cette année

A moins d’un petit miracle (où est Q quand on a besoin de lui hein ?…), le soi-disant “passeport immunitaire”, pièce du système de bio-sécurité et de sa grille infra-structurelle, sortira cette année.

Pour ceux qui ne le savent pas encore (c’est beau l’innocence !…), les passeports immunitaires sont des certificats qui seront utilisés pour identifier ceux qui ont reçu le vaccin. Leur première utilisation sera littérale : comme passeport pour que les voyageurs puissent voyager d’un pays à l’autre. Mais une fois que le public sera acclimaté au fait que ce passeport est nécessaire pour voyager à l’étranger, ce ne sera plus long pour que des passes soient issus pour la vie quotidienne. Bientôt on vous demandera la preuve de la vaccination pour entrer dans des bâtiments publics, pour avoir accès à des évènements publics et même pour pouvoir entrer dans certains magasins et entreprises.

Bien entendu, tout ça faisait partie de la parfaite panoplie du bon conspirationniste lorsque des gens comme moi avons commencé à parler de ces développements dans les premières étapes de la plandémie, mais c’est devenu maintenant une réalité frappante, enrubannée dans de belles pubs par ces entreprises privées qui travaillent au développement des ces passes COVID et par les gouvernements des nations qui espèrent les forcer sur leurs populations (Oups ! on dirait que le gouvernement irlandais a eu peur de tous les commentaires négatifs sur sa proposition et a décidé de retirer la vidéo…).

Ce passeport sera numérique bien sûr pour permettre aux gens de le transporter sur leurs gadgets électroniques d’esclaves. Alors qui travaille à ces passeports ? Un consortium d’entreprise de haute technologie, de sbires du complexe médico-industriel et des fondations de milliardaires, bien entendu ! Spécifiquement la “Vaccination Credential Initiative” travaille à mettre en place un standard international pour ces certificats de vaccination internationaux, une coalition qui inclut Microsoft (bien sûr, qui d’autre ?), la Fondation Rockefeller (bien évidemment !), MITRE (oui cette that MITRE) et Oracle (oui cet that Oracle). Allez donc lire cette élucubration édulcorée qu’ils ont dégobillé sur le public lors de leur dernier communiqué de presse :

Le but de cette Vaccination Credential Initiative est de fournir aux personnes un accès numérique à leurs archives vaccinales afin qu’elles puissent utiliser des outils comme CommonPass pour pouvoir retourner au voyage en toute sécurité ainsi qu’au travail, à l’école et à la vie tout en protégeant la discrétion de leurs données.” a dit Paul Meer, CEO de The Commons Project Foundation. “Des standards ouverts et une inter-opérabilité sont au cœur des efforts de VCI et nous sommes impatients de soutenir l’OMS et autres agences dans leur mise en place de standards ouverts et globaux pour l’inter-opérabilité des données de santé.

Traduction : Accrochez-vous contribuables vaches-à-lait, vos propriétaires mondialistes vont vous marquer au fer…


Nous y sommes… Déconnecter Hal ou mourir
Quand la réalité dépasse (une fois de plus) la fiction

Sur l’affaire de la Grande Réinitialisation Populaire (ce qui est mon aspiration pour 2021 si vous vous souvenez…), il y a des gens qui y travaillent. Un de ces groupes est le Freedom Airway, qui travaille pour créer des options de voyage qui ne demanderont pas que les voyageurs fournissent des preuves de vaccination, portent des masques ou respectent des périodes de “quarantaine” de ce “nouveau normal”.

J’aurai plus à dire sur eux sous peu, mais ils ont une partie du boulot pré-mâché pour eux. Malheureusement, cette insanité des passeports vaccinaux COVID n’est pas juste disséminée dans les pays des “5 yeux” (GB, USA, Australie, NZ, Canada) ni même seulement chez leurs alliés de l’OTAN, mais tous les faux leaders des BRICS sont montes dans le train de cette mascarade vaccinale.

Prenez Poutine par exemple, qui ne pousse pas seulement pour les bénéfices du vaccin russe anti-COVID, mais qui pousse aussi maintenant pour la mise en place d’un passeport immunitaire.

Comme le note ZeroHedge :

En tirant l’affaire par les cheveux et si ce concept de documentation internationale de vaccination se matérialise (passeport vaccinal), il est plus que probable que les versions “non-occidentales” ne compteront pas aux frontières. Bien qu’avec du temps et de l’argent on pourra toujours avoir les “bons papiers”, pour la vaste majorité des personnes, cela va recréer un nouveau rideau de fer invisible entre les vaccins occidentaux et le/les vaccins russes (et chinois ?) Un nouveau rideau de fer fondé sur la concurrence entre vaccins ? Qu’est-ce que a veut dire ? La guerre ?

Et oui cher lecteur, c’est exactement ce que ça veut dire. Mais ceci sera une guerre comme on n’en a encore jamais vu, ceci est une autre histoire que je vous compterai bientôt…

= = =

Notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

La dictature technotronique

 


« Silence… On tourne !… »

Les chaînes de l’esclavage moderne : syndrome du larbin et syndrome du mouton…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 janvier 2021 by Résistance 71

 


Mieux que le mouton… production des labos Pfizer ?

 

Il y a 11 ans nous publions “Le syndrome du larbin”  ; qu’y a t’il de changé ? Rien, c’est pire !

Ne croyez-vous pas que l’heure de la révolte consciente a sonné ?… Le système étatico-capitaliste est au bout de son rouleau programmé. L’oligarchie qui le sert est en train de le faire muter en cette dictature technotronique planétaire qu’ils l’appellent “Great Reset”, “Grande Réinitialisation” ou Nouvel Ordre Mondial, peu importe, c’est de cela qu’il s’agit. Ce processus inclut une diminution drastique de la population mondiale, car 7,5 milliards de personnes, c’est en gros 7 milliards de trop pour la société partie dystopique pour les quelques 500 millions restant), partie idyllique (pour l’élite auto-proclamée), envisagée. Leur grand nettoyage a commencé avec la “pandémie” fabriqué du COVID-19 et les mesures “sanitaires” mises en place dans le monde entier. L’objectif n’est ni le virus SRAS-CoV-2 créé en laboratoire, ni ses thérapies géniques accessoires, non, l’objectif est LA FABRICATION DU CONSENTEMENT.
L’article ci-dessous envisionne le comment et pourquoi des moutons menés à l’abattoir et ce que ces moutons devraient faire pour sortir de l’hypnose induite.
Il y a des années un dessin humoristique faisait le portrait de deux moutons dans un énorme troupeau qui se dirigeait vers un bâtiment dans le lointain, l’abattoir, que les deux moutons, d’où ils étaient dans la masse en marche vers la mort , ne pouvaient pas voir. L’un disait à son pote : “Mais je te dis qu’ils vont nous tuer et qu’au final,  les hommes vont nous manger…” et son pote de rétorquer “Ah toi encore, avec tes théories du complot !”
Le fait est que dans les grandes lignes, les “théoriciens du complot” (expression inventée par la CIA du reste pour discréditer ceux qui doutaient il y a 58 ans de la version officielle de l’assassinat du président J.F.Kennedy…) ont eu raison, ce depuis le départ.
Il va falloir que la plus vaste majorité l’admette et donc… agisse en conséquence. Le BOYCOTT est une arme prouvée efficace, il est mentionné par P. Koenig ci-dessous, mais ce boycott ne doit pas être uniquement celui des systèmes électroniques (précisons ici qu’aucun d’entre nous à R71 ne possède un de ces soi-disants “smart-phones” et autres gadgets de l’esclavage électronique quotidien…), des GAFAM, mais aussi des institutions, du vote, de la participation aux activités systémiques pré-programmées. Retrouvons notre autonomie, organisons-nous de là où nous sommes, depuis nos voisinages, lieux de travail, communautés, étendons notre coopération en une vaste association de l’entraide hors état, hors institutions, hors marchandise, hors argent, hors salariat (don et partage), qui font partie de la panoplie du contrôle et de la division et de la peur obsolète et sur la voie de l’extinction. Refusons de consentir plus avant et unissons-nous dans la solidarité, ignorant la merdasse systémique ambiante moribonde et construisons la nouvelle société de l’horizontalité et du partage… La société des sociétés de notre diversité complémentaire et en rien antagoniste. Il en va aujourd’hui de notre survie dans un premier temps et de l’avenir des générations non-nées. Laissons-leur quelque chose de constructif et d’évolutif et non pas une vacuité technotronique dictatoriale contre-nature et anti-humaine.

La balle est de fait dans notre camp, c’est à nous de jouer, ce depuis un bon moment, mais bien trop ne le savent pas et attendent, attendent, attendent… et s’endorment devant leurs écrans.

Réveil donc et… “Action !”…

~ Résistance 71 ~

Voir notre page « Coronavirus guerre biologique contre l’humanité »

A lire aussi: « Les chaînes de l’esclavage », Jean-Paul Marat, 1774, réédition de 1792

“Toute révolte sans conscience politique est comme une explosion d’impuissance.”
~ Paulo Freire ~

 


A contre-courant… vers l’émancipation !

 

Le syndrome du mouton

 

Peter Koenig

 

21 janvier 2021

 

Source de l’article en français:
https://www.mondialisation.ca/le-syndrome-du-mouton/5652848

 

Peter Koenig est un analyste géopolitique et un ancien économiste principal à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), où il a travaillé pendant plus de 30 ans sur l’eau et l’environnement dans le monde. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour des revues en ligne et est l’auteur de Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed ; et co-auteur du livre de Cynthia McKinney « When China Sneezes : From the Coronavirus Lockdown to the Global Politico-Economic Crisis » (Clarity Press – 1er novembre 2020).

Aujourd’hui et au cours des derniers jours, de nouvelles « mesures » – des restrictions de liberté imposées par les gouvernements pour des raisons de « sécurité de la santé publique », c’est-à-dire pour empêcher la propagation des infections de la Covid – ont été renforcées dans toute l’Europe. Littéralement, ces gouvernements traîtres disent : « nous devons serrer les vis ». Sérieusement. WTF – pour qui se prennent-ils ? Des serviteurs du peuple qui les ont élus et qui les paient. C’est de la haute trahison. Mais les gens la prennent sans poser trop de questions, certaines plaintes mais pas assez fortes… nous vivons au milieu du syndrome du mouton.

Ils – ces gouvernements soi-disant amis du peuple – les appellent « mesures », un euphémisme pour dire « lockdown » [verrouillage ou confinement]- sonne mieux aux oreilles d’un public fatigué des répressions continues et de plus en plus nombreuses. Cette deuxième, voire troisième mesure de confinement dans certains pays, comprend la fermeture de nouvelles entreprises, un contrôle plus strict du travail à domicile, une plus grande distance sociale de la part de la police, le port de masques, l’interdiction des activités de groupe en intérieur, la possibilité pour cinq personnes seulement de se réunir dans un appartement… et, et, et.

Par exemple, il existe environ 75 études – à quelques exceptions près – sur l’inutilité et même les dangers du port de masque. Elles abordent surtout le danger pour les enfants et les jeunes adultes… c’est-à-dire les étudiants, mais personne, personne dans les médias achetés-compromis et contraints, soudoyés – les gouvernements occidentaux n’y prêtent la moindre attention, ni, bien sûr, la presse mainstream.

Ils imposent également un bureau à domicile, sachant très bien que tout psychologue et sociologue sérieux vous dit à quel point cela est dévastateur pour l’individu – solitude, manque de contact physique, de rencontre et d’interaction avec les collègues – ainsi que pour la société dans son ensemble. Sans contact physique, elle se brise. Tout cela est bien sûr gratuit – ainsi, toute fermeture de restaurant, tout événement où les gens se rassemblent et échangent, est interdit.

Les gens sont malheureux. Oui, mais pas assez pour arrêter cette tyrannie !Eh bien, je ferais mieux de bien me comporter, sinon je vais être puni. – LA PEUR ! – La peur conduit au syndrome du mouton – cette maladie sociale profonde qui nous frappe aujourd’hui – et ce depuis un certain temps. Elle fait beaucoup de mal non seulement à vous, mais aussi à la cohésion de la société. Les gens, nous devons nous en sortir.

Mais, il semble que les gens ne soient pas encore assez fatigués pour se lever à l’unisson, en criant « ça suffit », nous ne continuons pas, c’est de la tyrannie gouvernementale, nous cessons d’obéir.

Et oui, pour donner à la tyrannie plus de poids, plus de crédibilité, elle est renforcée par une soi-disant Task Force (TF), un groupe de « scientifiques » cooptés, spécialement mis en place par les puissances en place, pour les informer de ce qu’il faut faire. Il s’agit d’une ancienne méthode de dualité décisionnelle. Lorsque les gouvernements doivent, ou veulent, prendre des décisions qui ne sont pas populaires, ils demandent conseil à une Task Force spécialement désignée. Cependant, la Task Force a été informée et sait exactement ce qu’elle doit conseiller. C’est un mensonge prémédité, au mieux une manipulation de l’opinion publique.

Au Royaume-Uni et en France, de nouvelles mesures de verrouillage ont été imposées depuis plusieurs jours déjà, l’Autriche et la Suisse les ont annoncées il y a quelques jours – l’UE en tant qu’entité – ne dit rien, ne coordonne pas, ne veut pas voir que ces verrouillages ne détruisent pas seulement l’économie des nations individuelles, mais qu’ils conduisent l’UE entière au suicide économique. L’UE est paralysée par Washington et par l’OTAN.

Les nouveaux confinements – et peut-être d’autres – sont prévus car d’autres vagues d’épidémie COVID-19 sont en cours – jusqu’à ce que tout le monde soit vacciné – et se fasse injecter un gel électromagnétique dans le corps avec une substance modifiant l’ADN. Ainsi, ils sont maintenant totalement contrôlables dans le temps. Et l’horizon temporel fixé pour la numérisation totale de tout est 2030. L’IA et le contrôle des robots sur les humains – les transformer en transhumains – c’est l’objectif de l’Agenda 21-30 des Nations Unies. Et l’instrument pour y parvenir est l’Agenda ID2020 créé par Bill Gates (voir ceci)

Les médicaments traditionnels et très efficaces contre le coronavirus – éprouvés depuis plus de 60 ans pour d’autres infections et qui ont été utilisés avec succès en Chine pour vaincre l’épidémie, et maintenant en Argentine, en Bolivie, dans le sud du Pérou – et ailleurs dans le monde, sont désormais interdits sous peine d’amendes pour les médecins qui les prescrivent et traitent leurs patients avec ces médicaments. – Pouvez-vous imaginer ! – Donc, pas de guérison, seulement quand vous êtes vaccinés. Il est clair que derrière ce travail, qui se propage constamment, au point d’être imposé à la population, il n’y a pas que des milliards de dollars de profits pour les pharmacies, mais aussi des vaccins, en particulier les marques occidentales qui ne sont pas testées mais dont on sait scientifiquement qu’elles interfèrent avec l’ADN humain.

L’augmentation du nombre de fermetures tue plus de petites entreprises, de magasins et de restaurants. Les propriétaires de petites entreprises se retrouvent dans une situation encore plus difficile, les faillites se multiplient, les gens et leurs familles se retrouvent dans la misère et perdent leur emploi.

Imaginez un peu – l’enseignement à domicile, une famille de 4 personnes, les deux parents travaillent, les enfants doivent avoir chacun un ordinateur / portable raisonnablement puissant pour pouvoir se connecter à l’enseignant de l’école – les enfants doivent avoir des compétences informatiques raisonnables pour gérer l’enseignement à domicile, et les parents, même s’ils ont le temps, ont-ils tous des compétences informatiques raisonnables pour aider leurs enfants ? – Chaque famille, dans la société déjà très éprouvée par la maladie, dispose-t-elle des ressources nécessaires pour acheter le matériel électronique dont les enfants ont besoin ?

C’est une catastrophe. Encore une fois, un désastre injustifiée. Parce qu’il en résultera des enfants moins ou pas éduqués en Occident – les enfants non éduqués deviendront des adultes plus faciles à manipuler – eh bien, on s’attend à ce qu’ils tombent – en bloc – dans le syndrome du mouton de leurs parents. – Ou le deviendront-ils ? – C’est là que la dynamique risque de ne pas répondre aux attentes et à la pensée linéaire de l’élite.

C’est ce qui se passe dans le Nord global. Imaginez ce qui se passe dans le Sud, où la pauvreté, la misère et la famine croissantes ravagent des sociétés entières. Souvent, plus des deux tiers de la population d’un pays est pauvre et beaucoup d’entre eux se situent au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté. Comment ces enfants seront-ils formés à distance ? – Ils ne le seront tout simplement pas. Nous avons donc une situation où le Sud produit des enfants sans éducation, parce qu’ils ne vont tout simplement pas à l’école. La plupart d’entre eux resteront pauvres, ils seront des travailleurs parfaits pour l’élite – ou de la chair à canon pour les guerres que les nations riches doivent (ou veulent) mener pour satisfaire leur avidité. N’oubliez jamais que les guerres sont rentables. Mais surtout à cause de la soif sociopathique des mondialistes pour toujours plus de pouvoir et d’argent.

En écoutant et en parlant aux gens dans la rue et aux propriétaires de petites entreprises, ils sont tous bouleversés, et beaucoup d’entre eux disent qu’ils ne survivront peut-être pas, qu’ils ne rouvriront peut-être jamais, malgré les subventions qu’ils reçoivent des gouvernements. En Suisse, le chef de « Gastronomie Suisse » a déclaré qu’avec un nouveau verrouillage, jusqu’à 50 % des restaurants pourraient ne pas survivre. Des chiffres similaires ont été mentionnés en Allemagne, en Autriche et en France – et il est certain que la situation est tout aussi dévastatrice ailleurs aussi.

Nous parlons surtout de l’Occident. La situation à l’Est, en Russie et en Chine et leurs alliés de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) est différente, dans la mesure où ils ont une approche plus humaine de l’éradication de la COVID-19.

En Occident, dans certains cas, toute la vie des gens, leurs réalisations, leurs entreprises familiales, sont détruites au nom d’une règle inutile et purement oppressive. Le but de cette règle n’est pas d’éradiquer une maladie, mais les mesures anti-COVID-19 sont un moyen d’instiller la peur et de nous rendre dociles, pour les temps les plus difficiles à venir. Parce que, laissez-moi vous dire, quoi que vous pensiez, qu’en été 2021 ou l’année prochaine, en 2022, nous ne reviendrons pas à la normale – nous ne le ferons pas. Nous ne le ferons jamais. Ce, si nous les laissons faire ce qu’ils font maintenant.

Cette petite Cabale Mondialiste, via ses manipulateurs ultra-riches – des milliardaires à deux et trois chiffres, de la Silicon Valley – n’a pas seulement le pouvoir de censurer quiconque est contre la Matrice, mais ils censurent tous à l’unisson le président des États-Unis [Donald Trump]. Qu’est-ce que cela signifie pour un pays, ou pour une société dans laquelle nous vivons, une société qui se dit « démocratique » ?

Peu importe à quel point vous aimez ou n’aimez pas votre président, ne vous est-il pas venu à l’esprit que c’est l’incarnation de la liberté d’expression qui vous est retirée ? – Mais encore une fois, nous ne faisons rien. Nous regardons et nous nous plaignons, mais nous ne faisons rien. Nous laissons les choses se faire. Ne serait-ce pas une occasion en or de bloquer et de boycotter toutes les plateformes de médias sociaux ? Point final. – Vivez sans eux, bon sang, il y a 20 ou 30 ans, nous ne savions même pas qu’ils existaient, et encore moins dans quelle mesure nous serions accros à ceux-ci.

Si nous pouvons encore penser de manière indépendante, il est temps maintenant de se détacher de Facebook, Twitter, Instagram et de tous leurs noms – ne les utilisez pas. Revenez à des communications régulières d’homme à homme, à des dialogues, à des rencontres, à des appels téléphoniques, si possible sur une ligne fixe. Oui, je suis sérieux.

Pensez aux conséquences de cette tendance à ne pas parler librement, mais à une augmentation constante de l’IA par des algorithmes qui utilisent précisément les données que vous leur donnez sur la plateforme sociale pour vous asservir davantage ; par une robotisation et une numérisation toujours plus poussées – au point que nous ne réalisons même pas que nos cerveaux ont été branchés et « piratés » par des super-ordinateurs développés par la DARPA. Nous allons croire et suivre les ordres qui nous sont directement implantés par ces super-ordinateurs, gérés, devinez par qui – par la Cabale Mondialiste – à ce point que nous sommes devenus irréversiblement la personnification du Syndrome du Mouton. La DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) est une branche de recherche et de technologie avancée du Pentagone.

Quelqu’un veut-il cela ?

J’en doute.

Nous devons trouver un moyen d’agir maintenant. Je n’ai pas la solution. Mais peut-être qu’en nous connectant collectivement les uns aux autres spirituellement, peut-être en méditant – nous trouverons une solution – ou nous ferons émerger une solution.

Ce serait la voie noble – changer un environnement totalement abusif avec notre conscience et notre pensée spirituelle ; émettre des vibrations qui influencent notre destin collectif. Mais nous devons y croire et croire en nous-mêmes en tant que collectivité solide et solidaire.

Si nous ne parvenons pas, en tant qu’êtres humains, à revendiquer nos droits humains et civils et à les préserver, la planète finira par se désintoxiquer. Elle se débarrassera du chaos qui est tellement inhumain. Peut-être lui faut-il un ou deux cataclysmes énormes et durables : un tremblement de terre massif avec un tsunami désastreux, une éruption gigantesque d’un ou plusieurs volcans, assombrissant le ciel pendant des semaines, ou un ouragan ou une tempête de verglas monstrueux qui détruit et paralyse des parties de la civilisation, ou encore une énorme explosion solaire, mettant hors service le réseau électrique et électronique mondial – mettant fin à la numérisation de tout sur le champ. – Tout cela pourrait être bien pire que ce que la COVID-19, ou ses inventeurs, n’ont jamais fait.

Après un tel cataclysme, une grande partie de l’humanité pourrait devoir repartir de zéro – de près de zéro, et certainement sans numérisation – mais avec la liberté désormais perdue, pour repartir à zéro et se développer librement et souverainement en fonction de nos besoins.

Pendant des décennies, la « Cabale mondiale » nous a inondés de mensonges flagrants, de promesses de confort et de bien-être, mais avec l’idée que la concurrence plutôt que la coopération sera le véritable moyen de salut. Ces mensonges bien pensés ont conduit à une société de psychopathes égocentriques – non seulement, mais suffisamment pour influencer la nature même de la société, de nos vies dystopiques. Nous avons progressivement accepté, dans le LOCKSTEP, un mouvement de destruction de la société, voire de la civilisation, où on constate qu’il n’y a pas de véritable retour en arrière.

Travaillons à nous sortir du syndrome du mouton – MAINTENANT.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Le grand cirque de la « vaccination » des ordures qui nous gouvernent… On nous prend de plus en plus pour des cons ! (vidéo)

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Resistance 71

23 janvier 2021

Le grand cirque de la « vaccination » Pfizer/BioNTech des zélites qui nous gouvernent…
Un coup y a pas d’aiguille, un coup le piston est déjà enfoncé sur une seringue vide, un coup le capuchon de sécurité est toujours sur l’aiguille, un coup l’aiguille est escamotable avec une infirmière qui la remet en position après la soi-disante « injection » sur le bras d’un fauteuil.

Admirez cette gigantesque escroquerie ! Toutes ces ordures savent-ils quelque chose que nous sommes supposés ignorer ?

Quand on voit tout ça, on se dit que ce sera dur d’échapper aux tribunaux révolutionnaires quand les peuples auront fait valser tous ces pitres…

Le grand cirque de la « vaccination » des zélites (vidéo) :

« Voir comme un état » de l’anthropologue James C. Scott enfin traduit en français après… 23 ans. Présentation du livre « L’œil de l’état » aux éditions La Découverte

Posted in actualité, altermondialisme, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , on 23 janvier 2021 by Résistance 71

« Les conclusions qui peuvent être tirées des échecs des projets modernes d’ingénierie sociale sont aussi applicables à la standardisation du marché qu’à l’homogénéité bureaucratique. »
~ James C. Scott, « Seeing like a State », 1998 ~

L’Œil de l’État
Moderniser, uniformiser, détruire

mardi 19 janvier 2021, par Ernest London

James C. Scott

L’Œil de l’État
Moderniser, uniformiser, détruire
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Ruchet
La Découverte, 2021, 546 pages

Note de R71 : Ce livre présenté et publié en 2021 est la traduction du livre de James C. Scott “Seeing like a State” datant de 1998 chez Yale University Press en anglais.

Nos publications de James C. Scott en français :

Dans son soucis d’accroître la lisibilité et la simplification de manière à faciliter la levée de l’impôt, la conscription et la prévention des révoltes, l’État, dans l’Europe du début de l’ère moderne, s’est appliqué « à rationaliser et standardiser ce qui n’était auparavant qu’une sorte de hiéroglyphe social » (la langue, les noms de famille, les unités de mesure, les villes et les transports, les propriétés, les registres de population et les cadastres, etc.). James C. Scott étudie les logiques bureaucratiques et scientifiques de projets « haut-modernistes » choisis parmi un vaste champ d’exemple de cette « ingénierie sociale », de la foresterie scientifique à l’urbanisme planifié de Le Corbusier, en passant par la planification autoritaire en Tanzanie et la collectivisation de l’agriculture soviétique. Tous ont échoué. À l’encontre de ces « approches autoritaires centralisées et surplombantes », il défend le rôle de formes de savoirs pratiques qu’il nomme « mētis ».

Il présente l’invention de la sylviculture en Prusse et Saxe à la fin du XVIIIe siècle, « comme métaphore de formes de savoir et de manipulation caractéristiques d’institutions puissantes et aux intérêts bien définis, parmi lesquelles les bureaucraties d’État et les grandes entreprises commerciales sont peut-être les exemples les plus significatifs ». En réduisant la forêt à son rendement des recettes de bois pouvant être extraites chaque année était occulté tout ce qui ne rapportait pas un revenu : le feuillage employé comme fourrage, les fruits, les branches utilisées pour fabriquer des pieux, par exemple, ou les brindilles pour allumer le feu, l’écorce ou les racines utilisées pour préparer des médicaments, la sève qui servait à fabriquer de la résine, etc., mais aussi la flore et la faune, et toutes les interactions humaines avec la forêt (chasse, cueillette, fabrication du charbon de bois, rituel magique, refuge…). « L’arbre réel et ses multiples usages possibles étaient remplacé par un arbre abstrait », considéré comme ressources économiques qu’il convient de gérer de manière efficace et profitable. À cette fin, les sous-bois furent dégagés, le nombre d’essence réduit jusqu’à une forme de monoculture, les plants furent mis en terre simultanément et en ligne droite. « Les forêts allemandes devinrent l’archétype de l’imposition des conceptions soigneusement organisées de la science sur une nature désordonnée », qui se répandit de façon hégémonique à la fin du XIXe siècle. Cependant, comme toutes les conceptions utopiques, celle-ci n’atteint pas son but de fournir un revenu uniforme et continu, du fait des tempêtes, des maladies, de la topographie du paysage, des changements climatiques, du feu, des insectes. La forêt monoculturale constitua un désastre pour les paysans, même s’ils continuaient à y chasser et ramasser du petit bois. De plus cette simplification radicale eut des conséquences biologiques et commerciales tangibles dès la seconde rotation, avec une perte de production de vingt à trente pour cent. Une « foresterie réparatrice » tenta de créer une écologie virtuelle, avec des résultats inégaux, tout en niant la principale condition de sa soutenabilité : la diversité !

De la même façon, certaines pratiques sociales sont « impossibles à digérer bureaucratiquement » à moins de recourir à des formes d’abstraction et de simplification poussées et hautement schématisées. Ainsi dans la France absolutiste du XVIIe siècle, l’État ne disposait pas d’informations ni du quadrillage administratif qui lui aurait permis de percevoir de ses sujets un revenu régulier en phase avec leur capacité à payer. James C. Scott raconte la mise en place des unités de poids et de mesures communes afin d’établir un plan cadastral, ainsi que la résistance farouche que celle-ci dut affronter. Parallèlement, il met en évidence la diversité et la variété déconcertantes des pratiques locales qui s’appliquaient à l’échelle humaine, liées à des activités particulières. « Les mesures sont résolument locales, intéressées, contextuelles et historiquement spécifiques. » Finalement la croissance des échanges marchands poussa à l’uniformisation des mesures, défendue par la philosophie des Lumières. « La Révolution, puis le renforcement de l’État sous Napoléon imposèrent le système métrique en France et dans le reste de l’Empire. »

La complexité des rapports de propriété et d’occupation des sols, processus vivant impossible à geler dans un code rural, a été largement simplifiée et drastiquement uniformisée par l’État moderne : chaque parcelle est désormais détenue par un individu légal, identifié comme propriétaire et donc comme contribuable. Le cadastre a été institué pour référencer tous les biens fonciers, associé à un registre de propriété. L’auteur montre aussi comment les « formules abrégées au moyen desquels les percepteurs doivent approcher la réalité » ont aussi « le pouvoir de transformer les faits qu’elles relèvent », mais aussi comment les pratiques locales résistent à se conformer à la théorie de l’État.

Il explique ensuite comment les villes se sont construites sans plan d’ensemble ni logique géométrique propre, illisibles à la fois pour ses visiteurs et pour les élites extérieures. L’historien de l’urbanisme Lewis Mumford situe l’origine moderne européenne de la symbiose entre un État fort et une ville construite selon un plan uniforme au cœur du style baroque, ouvert et lisible, de la cité-État italienne. Les villes construites à partir de rien, Chicago par exemple, suivent un plan presque utopique. Cet ordre géométrique de l’habitat humain apparaît de façon évidente de l’extérieur plutôt qu’au niveau du sol et son organisation n’est pas forcément répercutée sur le quotidien des habitants. Le vaste projet parisien d’Hausmann et de Napoléon III visait avant tout à protéger la citée réaménagée contre les insurrections populaires. Il constituait également une mesure de salubrité publique et imposa une forte ségrégation sociale de la population, reléguant les pauvres vers les quartiers de la périphérie.

De la même façon, le remplacement des pratiques coutumières particulièrement riches d’attribution de noms à travers le monde, dont l’invention de patronymes permanents et transmis des parents aux enfants fut le dernier épisode, fut initié par l’État, dans le but de permettre aux autorités d’identifier sans ambiguïté la majorité de ses citoyens. L’imposition d’une langue officielle et unique constitue « un phénomène de colonisation intérieure ». Un schéma non centralisé des transports correspondrait « aux mouvements réels des biens et des personnes selon des routes non créées par le fiat administratif », non pas au hasard mais reflétant la plus grande facilité à voyager. L’Étoile Legrand, du nom du directeur des Ponts et Chaussées, véritable esthétique centralisatrice, défiait la logique commerciale et la rentabilité, en reliant à Paris sept destinations, pour permettre le contrôle militaire de la nation dans son ensemble, depuis la capitale.

Un grand nombre d’épisodes tragiques de constructions étatiques de la fin du XIXe et du XXe siècle trouvent leur source dans l’association pernicieuse de « l’aspiration à ordonner administrativement la nature et la société », de « l’usage sans limite du pouvoir instrumental de l’État moderne » et d’« une société civile affaiblie ou prostrée et incapable de s’opposer à ces plans ». S’il existe une « forme d’utopiste haut-moderniste de droite », la majeure partie de l’ingénierie sociale massive par l’État a été le fait d’élites progressistes, voire révolutionnaires, puisque celles-ci arrivaient souvent au pouvoir en portant une critique globale de la société en place et en s’appuyant sur un mandat populaire pour la transformer. James C. Scott définie le haut-modernisme comme une version forte de la foi dans le progrès scientifique et technique associé à l’industrialisation, incarnant une vision notoirement exubérante de la manière dont les bénéfices de ce progrès peuvent être investis dans tous les champs de l’activité humaine. À cette époque, « il devint possible d’imaginer une société artificielle, fabriquée, conçue non par la force des coutumes et des accidents de l’histoire, mais suivant des critères scientifiques conscients et rationnels ». Le haut-modernisme implique une rupture radicale avec le passé, assimilé aux superstitions, aux mythes et aux croyances religieuses, incompatibles avec des modes de production et de vie sociale conçus scientifiquement. Il considère que le destin de l’homme est de dompter la nature selon ses intérêts et sa sécurité. L’auteur date sa « naissance » à la mobilisation allemande durant la Première Guerre mondiale. En s’appuyant sur l’organisation minutieuse du travail en mouvements isolables, précis et répétitifs par Frederick Taylor et la rationalisation du corps humain par le Kaiser Institut fur Arbeitsphysiologie, l’Allemagne mit en place une « économie de guerre », planification étape par étape de la production industrielle, de l’approvisionnement, du transport, du contrôle des prix et du rationnement.

Les projets d’urbanisme de Le Corbusier, réalisés ou non, sont conçus pour « produire un impact visuel puissant en tant que forme » et n’accordent aucun compromis avec le passé : « mariage lyrique entre les formes pures cartésiennes et les besoins implacables de la machine ». Ils appliquent le principe de séparation fonctionnelle dans tous les domaines, y compris dans la circulation puisqu’ils supprimaient jusqu’au mélange des piétons et des véhicules. Ils imposèrent la ligne droite et l’angle droit dans les standards de construction internationaux. « Lorsque deux fonctions doivent être remplies par une même infrastructure ou un plan unique, les compromis deviennent vite des affaires épineuses. (…) La ségrégation des fonctions devait ainsi permettre au planificateur de penser avec plus de clarté et d’efficacité. » La ville de Le Corbusier obéit aux « principes d’urbanisme » de la « mort de la rue » et du « Plan dictateur ». Se considérant comme génie technique exigeant le pouvoir au nom des vérités qu’il détenait, il proposa des plans pour la Société des nations, pour Moscou, auprès de l’élite soviétique, pour le centre de Paris, « La Ville radieuse », et l’ensemble du territoire français, pour un nouvel Alger, pour la capitale de province à Chandigarh. « La ville de Le Corbusier était conçue en premier lieu comme un atelier de production. Les besoins humains y étaient scientifiquement définis par le planificateur. »

Brasilia, construite plus ou moins selon les directives de Le Corbusier et du CIAM (Congrès international d’architecture moderne), se rapproche pratiquement de la ville haut-moderniste. Habitat, travail, loisirs, circulation et administrations y sont spatialement segmentés, sans aucune référence aux habitudes, pratiques et traditions du passé du Brésil ni à ses villes. La rue et les places y sont éliminées comme lieu de la vie publique. En comparaison avec la monumentale place des Trois Pouvoirs, la place Rouge et la place Tiananmen paraissent conviviales et intimistes. La première génération de résidents a témoigné d’un rejet de la standardisation et de l’anonymat de la vie dans la capitale brésilienne. Scott raconte aussi comment, dès le départ, rien ne s’est déroulé comme prévu. La population des sites de constructions dépassant les capacités des logements temporaires prévus, les travailleurs fabriquèrent des baraquements de fortune sur des terrains alentour, puis construisirent de véritables maisons lorsque leur famille les rejoignait. En 1980, 75 pour cent de la population de Brasilia habitait dans ces logements non prévus, tandis que la ville planifiée n’accueillait qu’à peine la moitié des 557 000 habitants envisagés. Un grand nombre de riches ont également fait bâtir leurs propres résidences individuelles fermées. Ces « Brasilia imprévus » ne sont pas accidentelles, mais symbiotiques de la Brasilia planifiée. Chandigarh, conçue également pour transformer le pays, déboucha tout autant sur une ville imprévue, contredisant à la périphérie et dans les marges l’ordre austère régnant au centre.

Jane Jacobs a contribué à une critique solide et étayée de l’urbanisme haut-moderne, abordant la ville depuis le niveau de la rue. Elle soutint que « l’idée que les urbanistes se faisaient d’une ville ne correspondait ni à ses fonctions sociales et économiques réelles ni aux besoins individuels des habitants (les deux étant liés). Leur plus grande erreur tenait à la conception purement esthétique de l’ordre » alors qu’il n’y a pas concordance entre l’aspect bien ordonné de l’ordre géométrique et les systèmes qui répondent effectivement aux besoins quotidiens. Selon elle, la ville pensée comme un organisme social est une structure vivante, en changement constant et pleine de surprises, que la planification encourt toujours le risque de trancher sans le savoir. L’urbaniste est incapable de créer de toutes pièces une communauté fonctionnant convenablement, alors qu’un quartier, dans un contexte démocratique, peut se battre pour créer ou maintenir des écoles, des parcs, des services urbains fondamentaux, un habitat décent.

Lénine, haut-moderniste convaincu, concevait la révolution comme un projet complexe qui devait être confié « au professionnalisme et au savoir scientifique de cadres hautement formés disposant des pleins pouvoirs pour les mener à bien », un parti d’avant-garde qui devait former les prolétaires afin de les intégrer dans une armée révolutionnaire disciplinée. « Lénine croyait que la science du matérialisme dialectique donnait au parti accès à une perspective unique sur le processus révolutionnaire et lui permettait de s’ériger en leader d’une classe ouvrière qui, en son absence, était condamnée à demeurer désorganisée et bernée idéologiquement. » James C. Scott montre comment « le plan haut-moderniste de la révolution ne fonctionna pas mieux en pratique que les plans haut-modernistes de Brasilia et Chandigarh ». En effet, la révolution russe ne fut pas initiée par les bolcheviks mais par la spontanéité des masses dont Lénine se méfiait tant. Ils ne firent que de s’en emparer, une fois celle-ci accomplie. Les ouvriers prirent le contrôle des usines et le pouvoir municipal, les paysans se saisirent des terres, les soldats jetèrent leurs armes et s’en retournèrent chez eux, tous sans la moindre coordination centralisée. Les bolcheviks durent autant faire la guerre contre les « Blancs » que contre ces forces autonomes. Il s’emparèrent des soviets, imposèrent le contrôle du travail et l’abrogation du droit de grève, la collectivisation des campagnes. Le parti d’avant-garde assura l’exercice de l’autorité de l’État après la prise du pouvoir et se représenta, réécrivant l’histoire de façon à ce qu’elle corresponde aux orientations utopiques décrites dans Que faire ?, comme l’instigateur du processus.

Rosa Luxembourg avait perçu la complexité et l’imprévisibilité du processus révolutionnaire et réfuté les arguments de Lénine, lui opposant la créativité autonome de la classe ouvrière. Elle considérait l’ultracentralisme défendu par celui-ci comme stérile et immoral : « Les erreurs commises par un mouvement ouvrier vraiment révolutionnaire sont historiquement infiniment plus fécondes et plus précieuses que l’infaillibilité du meilleur “Comité central”. » Alexandra Kollontaï porta une critique similaire depuis l’intérieur, plaidant pour une forme de gestion partagée de l’industrie avec les syndicats et leur longue expérience pratique.

« La plupart des États (…) sont plus “jeunes” que les sociétés qu’ils entendent administrer. » Pour rendre les zones rurales, leurs productions, leurs habitants, plus identifiables et accessibles par le centre, de nombreux projets de « simplification agraire » ont été entrepris. Après être revenu sur l’exemple de l’Asie du Sud-Est précoloniale qu’il connait bien et a déjà longuement étudié dans Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, James C. Scott examine la collectivisation en Union soviétique et les villages ujamaa en Tanzanie. Il rappelle ce paradoxe de la politique coloniale agraire en Asie du Sud-Est : à l’exception de la canne à sucre, le rendement des petites exploitations dépassait toujours celui des grandes unités de production. Les plantations, malgré un meilleur suivi scientifique et une main-d’œuvre plus abondante, ne donnaient pas de meilleur rendement que les petits producteurs aux coûts fixes bas et à la main-d’œuvre familiale. En revanche, elles étaient plus faciles à surveiller et constituaient des unités fiscales plus pratiques. Il montre aussi que la volonté de rationaliser l’agriculture à grande échelle participait d’une foi partagée à travers le monde, autant aux États-Unis qu’en Union soviétique. Il relate différentes expériences qui toutes se sont révélées désastreuses, de la ferme Campbell en 1918, dont s’inspirèrent pourtant les agronomes russes, très impressionnés par la mécanisation avancée. De leur côté, les Américains admiraient la collectivisation soviétique et enviaient leur absence de contraintes. « À la différence du plan, la ferme n’était pas hypothétique, générique ou abstraite, mais singulière, complexe et imprévisible, avec sa combinaison unique de sols, sa structure sociale, sa culture administrative, son climat, ses structures politiques, ses machines, ses routes et les pratiques et compétences professionnelle de ses employés. »

Entre 1930 et 1934, Staline, voyant qu’il ne pourrait « liquider les koulaks » ni collectiviser à l’aide des soviets ruraux, envoya 25 000 communistes et prolétaires urbains, leur donnant les pleins pouvoirs pour réquisitionner les récoltes, réprimer et collectiviser. L’État « gagna » cette « guerre » contre la paysannerie en faisant des millions de morts. Les sovkhozes et les kolkhozes n’atteignirent aucun objectif si ce n’est celui du contrôle politique, ne réussirent pas à augmenter la production ni à devenir des exploitations technologiquement efficaces. L’agriculture collectivisée persista cependant longtemps, grâce aux improvisations, au marché gris, au troc et à l’ingéniosité qui ont en partie compensé ses échecs.

De la même façon, la « villagisation » en Tanzanie, entre 1973 et 1976, fut un échec économique et écologique, mais garantit le contrôle de la population rurale par le pouvoir central. N’ayant aucunement tenu compte des savoirs locaux, des pratiques des cultivateurs et des bergers, ses concepteurs ne purent s’assurer de la coopération de ceux-ci. Sous la bannière du développement, ce programme ressemblait à une vaste plantation d’État. Toutefois, là encore, les avantages tactiques dont jouissaient les paysans tanzaniens, leurs stratégies de fuite, leur production et leurs échanges non officiels, la contrebande et leur peu d’empressement, évitèrent d’aboutir en pratique à la catastrophe qui s’annonçait.

En Éthiopie, la réimplantation fut plus brutale et mit fin à un héritage précieux d’agriculture locale et de savoir pastoral. Combinée à la sécheresse, elle déboucha sur la famine que les liens sociaux détruits avaient jusqu’à présent su éviter.

La logique à l’œuvre dans l’agriculture haut-moderniste est la même. La simplification radicale conduit à la seule recherche de la maximisation du rendement des récoltes et du profit. Exportée au tiers-monde, la planification agricole a échoué en raison de sa « myopie systématique et cyclopéenne ». L’incapacité à reconnaître ou à incorporer les savoirs produits en dehors de son paradigme ont fortement limité l’utilité des prétentions de la science agronomique.

L’éternelle inquiétude des cultivateurs de ne pas mourir de faim, les a incités à créer une grande variété de cultivars, de « variétés de pays », dont l’étendue correspondait à l’immense diversité des finalités humaines. « L’agriculture moderne et scientifique — caractérisée par la monoculture, la mécanisation, les semences hybrides, l’emploi d’engrais et de pesticides et la forte intensité capitalistique — a engendré un niveau de standardisation sans précédent. » La photo-ingénierie permit d’adapter, par sélection naturelle, le monde naturel au traitement mécanique, au détriment du goût et des qualités nutritionnelles. Cependant, la monoculture et l’uniformité génétique favorisent les épidémies, tandis que la diversité est une barrière contre leur propagation. L’utilisation massive de pesticides représente moins un progrès scientifique qu’« une dimension intégrante de la vulnérabilité génétique ».

Contrairement aux idées reçues, il s’avère que nombre de pratiques locales contrevenant aux « dogmes du catéchisme de l’agriculture haut-moderniste », étaient scientifiquement fondées et même dans certains cas préférables aux prescriptions : polyculture, culture itinérante, entretien de la fertilité des sols plutôt que l’apport d’engrais, plasticité des innovations, constamment ajustées et modifiées, dans les pratiques indigènes. Scott prend plaisir — qu’il sait parfaitement faire partager — à cette démonstration, puis s’attaque aux « hypothèses simplificatrices des sciences agricoles » : de même que les formules des lois de Newton rendent le calcul des orbites de deux corps fort simple, tandis que la réalité est toujours bien plus complexe, l’isolation des variables par la science expérimentale, appliquée à l’agronomie, ne tient pas compte des multiples interactions extra-expérimentales. Il prend l’exemple du DDT, qui permit effectivement de tuer les moustiques, mais dont l’épandage avait d’autres conséquences imprévues puisqu’en dehors du champ de vision de la recherche.

« Si la logique de l’agriculture réelle s’apparente à une réponse pratique et pleine d’inventivité à un environnement hautement instable, la logique de l’agriculture scientifique consiste quant à elle à plier autant que possible l’environnement à ses formules centralisatrices et normalisatrices. » Les dogmes du haut-modernisme, comme autant de « talismans de la vraie foi », dénués de distance critique, et donc fondamentalement non scientifiques, portent la responsabilité de leurs échecs. « La prétention impérialiste du modernisme scientifique n’admet le savoir que s’il lui parvient par la voie de la méthode expérimentale. Les pratiques traditionnelles, telles qu’elles sont codifiées sous forme d’usages et d’adages populaires, sont présumées ne mériter aucune attention ni processus de vérification. »

« Par elles-mêmes, les règles simplifiées ne peuvent en effet jamais générer de communauté, de ville ou d’économie florissantes. De façon plus explicite, on peut avancer que l’ordre formel se comporte toujours dans une très grande mesure comme un parasite aux dépens des processus informels, dont il ne reconnaît pas la présence mais sans lesquels il ne pourrait pas exister, et qu’il ne peut ni créer ni maintenir par lui-même. »

Dans un ultime chapitre, James C. Scott explore ces savoirs locaux capable d’évolution constante, qu’il appelle mētis. « D’une manière générale, la mētis représente un large éventail de savoir-faire pratiques et d’intelligence développés en s’adaptant sans cesse à un environnement naturel et humain en perpétuel changement. » En présentant l’étendue et les résultats possibles de la mētis, la puissance du savoir pratique reposant sur l’observation extrêmement fine et attentive de l’environnement, il montre de quelles connaissances se sont privés les projets haut-modernistes en imposant leurs plans sans concertation. « Le tempérament expérimental des peuples “préscientifiques“, souvent motivés par des menaces mortelles, a mené à de nombreuses découvertes importantes et utiles. » Les Indiens d’Amérique du Sud consommaient l’écorce des arbustes quinquinas pour soigner la malaria, par exemple. Et la variolisation était largement pratiquée bien avant le développement de la vaccination. Les trois quart de la pharmacopée moderne pourraient dériver de traitements traditionnels. Ainsi, « le haut-modernisme a eu rhétoriquement besoin de cet “autre”, de ce jumeau de l’ombre, afin de pouvoir se présenter lui-même comme l’antidote à ce sous-développement ». La destruction de la mētis n’est pas un effet secondaire du progrès économique, mais fait partie du « projet », jamais entièrement couronné de succès, des activités de l’État et du capitalisme bureaucratique à grande échelle. « La logique qui anime ce projet de substitution, néanmoins, est une logique de contrôle et d’appropriation. »

James C. Scott se défend pourtant de faire le procès du haut-modernisme ou des simplifications étatiques, leur reconnaissant des mérites en matière de santé publique, de sécurité sociale, d’éducation publique universelle, de citoyenneté notamment. Il met en garde « contre le danger de l’association des prétentions universalistes du savoir épidémique et de l’ingénierie sociale autoritaire ».

En conclusion, il préconise de procéder à petits pas, de préférer la réversibilité, de s’attendre à des surprises et de compter sur l’inventivité humaine. Les environnements complexes, divers et animés contribuent « à produire une population compétente, flexible et résiliente jouissant d’une plus grande expérience pour faire face aux défis et prendre des initiatives », au contraire des environnements étriqués et planifiés. « La logique de l’ingénierie sociale à cette échelle consiste à produire les sujets que ses plans avaient présumés au départ. » Il plaide aussi « en faveur d’institutions qui seraient multifonctionnelles, d’une grande plasticité, diverses et assez souples pour pouvoir s’adapter — en d’autres termes, des institutions profondément façonnées par la mētis ».

Impressionnant par l’ampleur des champs étudiés, cet ouvrage est un réquisitoire implacable contre « l’impérialisme » de la planification étatique, bureaucratique et capitaliste, un vibrant hommage à l’intelligence collective, une preuve de confiance en ceux qui pensent que « le chemin se créé en marchant », comme dit le poète.

Ernest London,

le bibliothécaire-armurier

Bibliothèque Fahrenheit 451

18 janvier 2021.

La fin d’une ère et la nécessité d’un changement radical : Les origines répressives du capitalisme, prélude de la dictature marchande actuelle

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Les origines répressives du capitalisme

 

François Jarrige

 

Avril 2019

 

Source:
https://laviedesidees.fr/Les-origines-repressives-du-capitalisme.html

L’ouvrage classique de Peter Linebaugh sur les pendus de Londres est enfin traduit en français. Il montre comment au XVIIIe siècle le capitalisme industriel s’est adossé à la justice répressive pour criminaliser un prolétariat attaché à des coutumes jugées dangereuses pour le nouvel ordre social.

Historien états-unien et marxiste engagé, Peter Linebaugh n’a cessé de militer contre la peine de mort et les ravages du capitalisme, tout en défendant les biens communs comme alternatives au néo-libéralisme. Sa trajectoire et son œuvre restent pourtant assez mal connues en France. Traduit une première fois via son travail avec Marcus Rediker sur l’histoire de l’Atlantique révolutionnaire, la publication en français de son premier livre constitue un évènement éditorial.

Fruit d’une collaboration entre deux éditeurs indépendants, Lux éditeur basé au Canada, et le CMDE (collectif des métiers de l’édition) à Toulouse, l’ouvrage éclaire trois questions majeures de l’historiographie du XVIIIe siècle : l’histoire sociale et populaire de Londres, devenue une grande métropole commerciale qui atteint le million d’habitants à la fin du XVIIIe siècle ; l’histoire du crime et de la justice et de ses reconfigurations à l’heure de la répression des communs ; mais aussi celle de l’avènement du capitalisme industriel au moyen d’un arsenal normatif qui remodèle en profondeur les rapports sociaux au travail. Mêlant érudition historique et récits hauts en couleur, à la manière d’Edward Thompson, l’auteur nous plonge au cœur du quotidien des travailleurs londoniens. Il fait revivre ces pendus de Londres, dont il montre qu’ils n’étaient pas des criminels endurcis, mais des travailleurs ordinaires dont les us et coutumes apparaissaient comme une menace pour les élites au pouvoir et les nouvelles logiques d’accumulation.

Un classique de l’histoire sociale

À l’origine, ce livre est une thèse de doctorat soutenue en 1975 à l’université de Warwick en Grande-Bretagne, où E. P. Thompson a créé en 1968 le « Center for the study of social history ». En pleine vague contestataire, ce centre est rapidement devenu un espace de ralliement pour de jeunes historiens soucieux de repenser l’histoire « par en bas ». Après ses travaux sur la formation de la classe ouvrière et le radicalisme politique – ce courant politique anglais revendiquant la démocratisation des institutions et la souveraineté populaire, l’égalité religieuse, l’abolition de l’esclavage, et la réforme sociale – Thompson accompagne toute une série de travaux sur le crime et le fonctionnement de la justice en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle. Il attire alors une nouvelle génération d’historiens séduits par une histoire engagée et écrite du côté des classes dominées. Il lance notamment une longue enquête sur les braconniers dans laquelle il propose de repenser le rôle du droit dans la société. Dans la perspective de l’histoire sociale, les illégalismes populaires sont d’abord des révélateurs susceptibles d’éclairer des pratiques oubliées ou rendues invisibles. Les émeutes et le vol, le braconnage dans les forêts et la contrebande voyaient en effet s’affronter deux visions du monde : celle du prolétariat urbain et rural d’un côté, celle des grands propriétaires, entrepreneurs manufacturiers et négociants de l’autre. Qu’il s’agisse de son travail sur « l’économie morale de la foule » ou sur le Black Act qui réprimait le braconnage dans les forêts royales, Thompson n’a cessé de tenter de reconstruire les logiques qui présidaient aux actions populaires, en s’efforçant d’aller au-delà de ce qu’il appelait « l’immense condescendance de la postérité ».

La thèse de Linebaugh est présentée dans ce contexte, avant de paraître dans une version révisée en 1991. Réédité à plusieurs reprises et abondamment discutée comme le rappelle l’historien Philippe Minard dans la précieuse introduction qu’il a rédigée pour la version française, l’ouvrage est depuis devenu un classique de l’historiographie anglo-américaine, alors que les relations de travail et l’invention du salariat moderne ne cessent d’occuper les recherches historiques, mêlant histoire du droit, de l’économie, et des pratiques sociales informelles. De Thompson on retrouve la fougue engagée, même si Linebaugh s’en écarte sur plusieurs points cruciaux.

L’histoire économique et sociale britannique a maintes fois montré comment Londres est devenu un gigantesque entrepôt où s’échangent et se transforment des matières importées du monde entier. Un vaste « prolétariat » s’affaire dans les ateliers, sur les quais ou les chantiers navals. Dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, le mot « prolétaire » désigne « les plus pauvres des pauvres » (p. 146), ceux qui effraient les élites. Les coutumes et pratiques de ce peuple travailleur apparaissent en effet de plus en plus contraires à la nouvelle éthique de la propriété, ainsi qu’au besoin d’ordre et de contrôle qui l’accompagne. D’où le durcissement de la répression qui s’observe dans la capitale britannique et que l’auteur étudie en suivant l’essor du capitalisme : d’abord le capitalisme monétaire ou financier, puis « le mercantilisme » fondé sur le commerce, auquel succède le temps des manufactures qui s’achève à « l’ère de la Révolution » avec l’industrialisation et la montée en puissance de la production mécanisée, qui vient parachever le processus, ouvrant le chemin au grand capitalisme industriel du XIXe siècle.

Répressions

À chaque étape de l’expansion du capitalisme mondial, dont la Grande-Bretagne est un pilier, la répression se durcit contre des pratiques ouvrières et populaires perçues comme autant de freins. Ce sont d’abord les troubles révolutionnaires du XVIIe siècle : de nombreuses revendications sociales et la quête de nouvelles formes de liberté de la part des travailleurs sont combattues par des offensives moralisatrices et religieuses, mais aussi une justice criminelle qui durcit son arsenal répressif. La législation criminelle se renforce, tout comme les lois sur les pauvres, alors que les workhouses, où ils sont enfermés et contraints à un travail forcé, tendent à se généraliser.

L’étude de Linebaugh repose sur le dépouillement des comptes rendus des procès ayant eu lieu à l’Old Bailey, le principal tribunal de la capitale britannique où sont jugés les crimes passibles de la peine de mort. L’auteur y a associé de nombreuses autres sources imprimées et manuscrites, comme les récits de vie publiés par l’aumônier de la prison de Newgate où sont enfermés les condamnés. Grâce à ses recherches, il a reconstitué la biographie de 1242 hommes et femmes pendus entre 1703 et 1772. Même si ce chiffre n’est pas exhaustif, il est assez large pour proposer un portrait-robot des pendus de Londres condamnés pour vols et atteintes à la propriété.

Une part importante des victimes de la potence est composée d’Irlandais et de gens nés hors de Londres : le monde des pendus est plus international que le reste de la population, et beaucoup ont déjà fait l’expérience de la domination dans d’autres territoires. Ces pendus ne sont par ailleurs ni des bandits professionnels, ni des criminels endurcis, mais des travailleurs humbles et ordinaires, des tisserands, cordonniers, charpentiers, qui formaient une « partie intégrante du prolétariat » (p. 133). L’ouvrage propose dès lors une plongée particulièrement vivante et originale dans les mondes du travail de l’une des villes les plus peuplées et actives du monde au XVIIIe siècle.

Rémunérations et avantages en nature

L’arsenal répressif a criminalisé et peu à peu éliminé les rémunérations coutumières en nature et les prélèvements opérés par les travailleurs sur certaines marchandises comme la soie, le bois, le tabac ou le sucre, remplacés par un salaire monétaire après l’adoption de normes redéfinissant en profondeur l’organisation du travail. Linebaugh montre comment cette substitution s’opère grâce à un contrôle accru de la main-d’œuvre et de ses déplacements, des rythmes et des sociabilités de travail, mais aussi des savoir-faire professionnels que les ingénieurs et inventeurs encadrent de plus en plus strictement au moyen de multiples outils. La thèse fondamentale du livre est que l’essor du capitalisme industriel n’est pas seulement le résultat du développement pacifique du commerce, ou le fruit direct d’une révolution technologique, mais aussi le produit d’une politique de terreur via l’utilisation de la peine capitale comme « instrument de la destruction de l’économie domestique » (p. 497) et des coutumes qui réglaient les relations de travail avant l’essor du salariat.

La question des rémunérations et modes de rétribution de la main-d’œuvre est centrale. Si les quantités et les types de matériaux transportés et transformés dans la capitale britannique peuvent varier selon la conjoncture, dans tous les cas, les chapardages, déchets ou fraudes révèlent l’extraordinaire capacité de résistance du peuple, ses multiples ruses pour subsister en profitant des faiblesses de la surveillance et de l’encadrement. Son approche par les matières transportées et travaillées est particulièrement originale, car elle permet de faire revivre des mondes sociaux disparus, comme ces porteurs de charbon – une matière essentielle à Londres au XVIIIe siècle – qui déploient mille ruses pour détourner le combustible. Linebaugh rappelle aussi le rôle fondamental de la soie, dont les ouvriers forment une part significative des pendus. Chaque phase – le dévidage, le moulinage, le montage puis le tissage final – donne lieu à des chutes de matière qui peuvent faire l’objet de réutilisations ou être réinjectées dans le circuit des matières soyeuses. L’organisation dispersée du travail à travers des chaînes opératoires complexes et les solidarités de métier sont propices au détournement par les producteurs d’une partie de la précieuse matière soyeuse, au grand dam des négociants qui œuvrent à partir du milieu du XVIIIe siècle à requalifier en vol ce qui n’était auparavant qu’une juste rémunération en nature.

La grande originalité de l’étude est donc de lier les transformations du droit et de la justice au développement du capitalisme. Les coutumes du peuple – déjà au cœur du travail d’E. P. Thompson – sont ici au centre de l’analyse, et la richesse des archives judiciaires permet à l’auteur une plongée rare dans des pratiques et des univers sociaux qui laissent généralement peu de traces. Ainsi apparaît la diversité des coutumes et des tarifs qui réglaient l’organisation du travail avant l’imposition du salariat et de la subordination croissante de la main-d’œuvre. Linebaugh montre les multiples pratiques informelles qui permettaient la survie quotidienne des classes populaires via des rétributions en nature et des négociations incessantes sur les frontières du licite. Il propose ainsi l’une des études d’histoire sociale les plus riches sur les mondes du travail londonien, confirmant une fois de plus l’importance des sources judiciaires pour penser les pratiques sociales.

Londres et le Monde

L’historien propose également une histoire globale des formes de criminalités à partir de l’observatoire londonien. Bien plus que l’œuvre d’E. P. Thompson qui demeurait centrée sur l’Angleterre, celle de Linebaugh se déploie d’emblée à l’échelle globale. La vie économique de la capitale britannique dépend en effet des circulations d’hommes et de matières à grande distance, qu’il s’agisse de la soie déjà mentionnée, du coton, du tabac, du bois, ou du sucre. Une grande part des matières chapardées circule via des navires entre plusieurs continents. C’est pourquoi les matelots, marins et ouvriers des arsenaux et des ports, occupent une place décisive dans une histoire qu’on appellerait peut-être aujourd’hui globale ou transnationale, tant les incessants jeux d’échelle sont importants dans l’analyse. L’auteur montre notamment comment les expériences lointaines des rébellions d’esclaves et des insurrections coloniales, mais aussi les souffrances des marins au long cours, ont pu façonner le prolétariat londonien. Une grande partie de la population londonienne entretient en effet des liens étroits et quotidiens avec ce monde des marins, comme avec d’anciens esclaves. Linebaugh rappelle ainsi l’importance de la communauté afro-américaine de Londres, généralement négligée lorsqu’il s’agit d’étudier l’histoire du radicalisme et du mouvement ouvrier outre-Manche. Citons le cas d’Olaudah Equiano, natif du Nigéria, esclave dans une plantation de sucre à la Barbade puis dans une plantation de tabac de Virginie, avant de devenir « l’un des principaux militants de Londres » (p. 462).

L’ouvrage de Linebaugh a aussi ouvert la voie à de nombreux travaux reliant criminalité, essor de l’État répressif et nouveau capitalisme commercial mondial, à l’image de l’étude récente de Michael Kwass sur la figure du criminel Mandrin au XVIIIe siècle. Kwass prête une grande attention aux circulations globales d’hommes et de matière et aux pratiques contrebandières auxquelles elles ont donné naissance. L’« économie morale » des contrebandiers, les stratégies qu’ils inventent – comme les « ventes forcées » et l’émission de reçus – témoignent d’une économie souterraine, certes illégale, mais aussi capable de susciter la compréhension voire le soutien des populations. Face à l’État militaro-fiscal qui tente de contrôler la consommation via des taxes, des monopoles et des prohibitions, Mandrin incarnerait un « capitalisme commercial souterrain » façonné par des pratiques morales et une certaine conception du juste et du licite. La répression de la contrebande, l’un des crimes les plus fortement réprimés dans la France moderne, a ainsi joué un rôle majeur dans l’émergence d’un impitoyable arsenal juridique, comme cette commission extraordinaire de Valence qui condamna finalement Mandrin à être roué en place publique puis exposé à l’entrée de la ville.

Infrastructures et technologies de normalisation

L’ouvrage de Linebaugh propose enfin des éclairages originaux sur les débuts du capitalisme industriel et les nouvelles formes de concentration et d’organisation du travail au moyen d’infrastructures techniques. L’auteur observe que si les premières usines sont d’abord installées loin de Londres, c’est notamment « parce que le refus de la subordination était un trait caractéristique de la main-d’œuvre londonienne » (p. 40), contraignant les capitalistes à s’installer loin de la capitale. Ce type de corrélation s’observe ailleurs et mériterait une enquête approfondie, même si bien d’autres facteurs ont pu jouer dans la localisation des activités productives. En tout cas, c’est bien cette population prolétaire insubordonnée qu’il a fallu contrôler et domestiquer en réorganisant les modes de rémunération, les modalités de surveillance, mais aussi l’équipement productif.

Peter Linebaugh accorde une attention particulière au nouveau contrôle technologique qui se met en place entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle alors que s’engage une nouvelle étape de l’industrialisation. Il rappelle à ce propos l’existence des soulèvements contre les machines dans le milieu populaire londonien, comme en 1768 lorsqu’une scierie à vapeur est détruite près de Deptford. Selon Linebaugh, la mécanisation du travail n’intervient toutefois qu’au terme d’un lent processus de domestication et de redéfinition des opérations productives : « pour introduire la mécanisation de manière satisfaisante, une révolution dans le processus de production devait d’abord avoir lieu » (p. 445). Enquêtant sur le travail dans les arsenaux, il montre ainsi comment l’apparition de grandes scieries à vapeur joue un rôle déterminant dans la suppression des copeaux et la disparition de l’ancienne « république du Bois », avec ses mystères, ses modes d’existence originaux et ses circuits d’échange. Plus généralement, face à « l’oisiveté », à « l’insubordination » et à la « malhonnêteté » endémique des classes laborieuses, les « solutions technologiques » (p. 205) s’affirment comme une réponse adéquate, qui contribue à orienter les investissements productifs.

L’invention du salariat et de modes d’organisation du travail standardisés a donc constitué un prélude au déploiement du capitalisme industriel via son appareillage technologique. Cette analyse centrée sur les débuts de l’âge industriel rappelle les enquêtes menées à la même époque aux États-Unis par David Noble, lorsque les discours managériaux, la mondialisation économique et les mutations technologiques remodèlent à nouveau les mondes du travail. Noble proposait une ambitieuse histoire de l’industrie des machines-outils à commande numérique dans l’après-guerre et les enjeux sociopolitiques que soulevait ce qu’on appelait alors l’automatisation. Il montrait notamment son rôle dans l’affaiblissement des syndicats après 1945, et comment les nouveaux procédés visaient moins à améliorer l’efficacité de la production qu’à normaliser le travail en transférant le pouvoir des ouvriers qualifiés aux employés en col blanc.

À l’heure où un nouveau « libéralisme autoritaire » apparaît dans la foulée de la « crise de gouvernabilité » des années 1970, qui a vu renaître comme l’a montré Grégoire Chamayou le spectre d’une société ingouvernable, l’étude de Peter Linebaugh permet de replonger dans les origines répressives et autoritaires du capitalisme moderne. Tandis que le salariat se redéfinit aujourd’hui à la faveur des crises des régulations et des anciennes institutions protectrices, qu’un nouveau milieu technologique s’installe avec le numérique, parallèlement à la circulation toujours plus poussée des marchandises, l’auteur offre un jalon essentiel pour penser les liens entre les luttes et pratiques populaires et la genèse d’un nouvel ordre économique qui fut aussi un nouvel ordre disciplinaire.

Peter Linebaugh, Les pendus de Londres. Crime et société civile au XVIIIe siècle. Édition préfacée et annotée par Philippe Minard. Trad. de l’anglais par Frédéric Cotton et Elsa Queré. CMDE/Lux, 2018 [1re édition : The London Hanged : Crime and Civil Society in the Eighteenth Century, Allen Lane, The Penguin Press, 1991].

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Passation de pouvoir à Yankland, une analyse anarchiste de l’intérieur de la situation politique au sein de l’empire et de la répression à venir… (CrimethInc)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

Une analyse anarchiste de la situation américaine de l’intérieur en cette fin de pouvoir de Bozo Trump qui sera remplacé par Kiri Biden, deux clowns de la mascarade politique et la fin d’un système qui ne survit que par le chaos induit, la coercition, la violence et l’extrême concentration du pouvoir en quelques mains. 
Peu de voix anarchistes d’outre-Atlantique s’expriment, il est intéressant de noter quand une analyse non partisane et anti-système sort. Nous ne surenchérirons ici que pour dire une chose simple, claire et qu’il ne faut jamais perdre de vue : Le but n’est pas de vaincre le “fascisme” ou les forces fascisantes du système pour établir la révolution sociale, mais au contraire, c’est parce que nous établirons la révolution sociale, la défendrons et consoliderons cette commune universelle de notre humanité enfin réalisée, que nous vaincrons tous les “fascismes” de “droite” comme de “gauche”.
La ligne de conduite doit demeurer : A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! et à bas le salariat !
Le reste n’est que diversion et poudre aux yeux…
~ Résistance 71 ~

“Certaines personnes n’ont aucune idée de ce qu’ils font et un grand nombre y excelle.”
“C’est pour ça qu’ils l’appellent ‘le rêve américain’, parce que vous devez être endormi pour y croire.”
~ George Carlin ~

“Les anarchistes sont tant épris d’ordre qu’ils n’en supportent aucune caricature.”
~ Antonin Artaud ~

 

 

Pourquoi nous avons besoin de la véritable anarchie

Ne laissons pas les mignons de Trump catégoriser la révolte

 

CrimethInc*

 

12 janvier 2021

 

url de l’article original:

https://crimethinc.com/2021/01/12/why-we-need-real-anarchy-dont-let-trumps-minions-gentrify-revolt

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) CrimethInc…

Depuis leur site internet (traduit par R71) : 

Émerge du programme radiophonique / podcast d’Ex-Worker, alliance rebelle, porte-drapeau pour une action collective anarchiste. Quiconque le désire est CrimethInc. Réseau international pour aspirant révolutionnaires du Kansas à Kuala Lumpur. A produit gratuitement de l’information, des journaux, des livres, de l’analyse depuis plus de 20 ans. Incarne l’esprit de rébellion sans lequel la liberté ne peut être ni pensée ni même envisagée.

Les politiciens ont crié “haro” sur le baudet de la prise du capitole américain du 6 janvier 2021 comme étant “hors-la-loi”, “antidémocratique” et  “extrémiste”, allant jusqu’à le représenter faussement du terme “d’anarchie”. Le problème de cette prise du capitole ne fut pas qu’elle ait été hors-la-loi ou extrémiste, mais plutôt qu’elle visait à donner le pouvoir à un autocrate, concentrer toujours plus le pouvoir oppresseur en ses mains, ce qui est précisément diamétralement opposé au principe anarchiste. L’action directe, militante et une critique de toute politique électorale demeureront essentielles aux mouvements contre le fascisme (NdT: rouge ou brun) et la violence d’état. Nous ne devons pas laisser l’extrême droite l’identifier avec la tyrannie, ni laisser le centre et la gauche bobo maintenir la confusion.

La façon dont le disent les politiciens et les médias du système, il y a presque eu une révolution anarchiste aux Etats-Unis le 6 janvier 2021 lorsque les supporteurs de Trump ont envahi le capitole à Washington D.C ! La députée démocrate Elaine Luria a qualifié les manifestants “d’anarchistes du président”, condamnant les membres du congrès qui ont “soutenu cette anarchie”. Le sénateur républicain loyaliste à Trump Tom Cotton a fait écho disant : “La violence et l’anarchie sont inacceptables !” tandis que Marco Rubio ne peut s’empêcher d’y ajouter sa note racialiste et nationaliste : “Ceci est une anarchie anti-américaine de niveau du tiers-monde.” Pour un double langage orwellien, rien ne peut battre le titre de Fox News : “L’attaque du capitole par des anarchistes anti-américains est un acte terroriste et dessert grandement Trump.

Ailleurs dans le monde, les titres ont fanfaronné “l’anarchie” qui a éclaté au capitole, les tabloïdes britanniques décriant “Anarchie aux Etats-Unis”.

Ajoutant à la confusion, les loyalistes à Trump de l’émission de radio de Rush Limbaugh au républicain Matt Gaetz du congrès clamèrent que des “infiltrés antifas” étaient responsables de l’émeute, alors même que les enthousiastes QAnon et des Proud Boys étaient identifiés et arrêtés ou virés pour le rôle qu’ils avaient joué dans la mêlée.

Pour ce qui est des véritables anarchistes, qui se sont opposés à Trump et son agenda dès le premier jour à sévère coût, c’est une cruelle ironie. Dans les derniers soubresauts de son administration, alors que le dernier acte de son ignoble règne unit finalement tout le spectre politique contre lui, ses derniers supporteurs fanatiques sont frappés du sceau d’infamie de ceux qui ont lutté le plus courageusement contre tout ce qu’il représentait.

Rappelez-vous bien ce que nous disons, au bout du compte, les mesures répressives déclenchées par nos profonds ennemis qui ont envahi et saccagé le capitole seront dirigées contre nous. Biden a déjà annoncé qu’il allait donner la priorité à faire passer une loi anti-terrorisme domestique et créer une fonction fédérale “supervisant la lutte contre les extrémistes idéologiquement violemment inspirés.” Depuis le 11 septembre 2001, les priorités principales contre le “terrorisme intérieur” ont réprimé l’activisme pour la Terre et la libération des animaux tout autant que les mouvements anarchistes et antifascistes ; nous pouvons dores et déjà anticiper une nouvelle vague répressive à notre encontre sous le déguisement d’une répression de l’extrême-droite.

Mais cet effort de renommer le trumpisme déviant comme l’anarchie pourrait bien avoir des conséquences encore plus funestes. Le mouvement pour la vie des noirs (Black Lives Matter ou BLM) qui a d’abord émergé de Ferguson en 2014 et a explosé en 2020 avec l’affaire George Floyd, a représenté un grand bond en avant pour les mouvements sociaux. Comme nous l’avons dit l’été dernier, ces manifestations ont réfléchi des idées anarchistes en action en ce qu’elles personnalisaient la décentralisation, l’entraide, la résistance à la suprématie blanche et autre valeurs essentielles. Pendant un court moment, des approches anarchistes pour des changements sociaux se mettaient en branle et étaient suivies, faisant battre en retraite policiers et politiciens de tout bord.

Une répression sauvage contre ces mouvements a en conséquence focalisé sur la diabolisation des anarchistes et des anti-fascistes (NdT: notons au passage ici qu’il est fait distinction des deux… à juste titre…), alors qu’une panique fabriquée au sujet des élections a détourné le momentum des luttes basées sur l’action directe vers le fait de voter pour un moindre mal. Maintenant, la colère contre l’invasion du capitole pourrait équiper les politiciens centristes à présenter les approches anarchistes clefs pour un changement social comme étant fadasses, confinant les mouvements dans un réformisme inefficace pour les années à venir.

Alors que le monde repousse Trump et son spectacle autoritaire qui s’effondre, l’extrême-droite paraît être sur la défensive et on se prend à oser espérer que les années à venir puissent offrir aux mouvements populaires pour la liberté une chance de regagner l’initiative. Il faudra encore voir si les évènements du 6 janvier déclenchent un retour de bâton qui paralyse l’univers MAGA (NdT: acronyme du slogan trumpiste: Make America Great Again ou MAGA) ou crée la base pour une massive fondation pour permettre au fascisme d’émerger, ou les deux. Mais notre capacité à répondre à la fois défensivement et offensivement dépend du fait de notre capacité à remettre en place des idées et des pratiques anarchistes fondamentales pour les mettre en application sur ce terrain politique émergent au lendemain de cet affaire du capitole.

Aujourd’hui est plus important que jamais pour les anarchistes d’être vocaux, les vrais anarchistes, ceux qui luttent pour un monde sans hiérarchie et sans domination et non pas les clowns du capitole agitant des drapeaux confédérés et arborant des badges “Fuck Antifa”. Nous devons défendre et étendre nos approches et visions du changement social, montrer ce qui les distingue fondamentalement à la fois de ces fascistes qui tentèrent un coup d’état et de ces politiciens qu’il tentèrent de bousculer. Nous devons clarifier que l’action directe n’est en rien l’apanage de l’extrême-droite, que Trump et ses mignons n’ont en rien le monopole de la critique électoraliste, que la protestation militante demeure au centre même de nos mouvements de libération et d’émancipation.

Action Directe

Que faut-il pour changer le monde ? Depuis bien longtemps les anarchistes ont insisté sur le fait que si on veut que les choses soient faites et bien faites, il faut prendre les affaires entre nos mains plutôt que d’attendre que des politiciens passent des lois ou que la police nous en donne la permission. Nous appelons cela l’Action Directe. Nous approuvons l’action directe non seulement parce qu’elle est efficace, mais aussi parce qu’elle est un moyen d’auto-détermination, un moyen de réaliser et de mettre en pratique nos propres désirs plutôt que ceux de leaders ou de représentants. Dans ce modèle chacun prend la responsabilité de la poursuite des objectifs tout en cherchant à cohabiter et coopérer avec les autres de manière égale et en respect de l’autonomie de chacun.

Mais comme nous l’avons constaté au capitole en ce 6 janvier, défier la loi et agir directement contre les politiciens peut servir d’autres fins également. Étendre la portée de tactiques permises pour concentrer le pouvoir dans les mains d’autorités au sommet de la hiérarchie a toujours été une caractéristique typique de la politique fasciste ce, des chemises noires de Mussolini à la Kristallnacht des nazis. Même lorsque cela implique de bafouer la loi, de mettre en pratique des ordres de marche de notre “leader bien-aimé” comme l’ont fait les drones du MAGA au capitole, n’est en rien de l’action directe anarchiste. Tout l’objectif de l’action directe anarchiste et de garder le pouvoir dans son horizontalité et d’éviter la structure pyramidale du pouvoir.

Dans le narratif qui émerge de Washington, les héros du 6 janvier sont les politiciens et les flics de garde, les mêmes personnes qui nous exploitent et nous brutalisent quotidiennement et dont le boulot est de nous empêcher de nous engager dans une véritable auto-détermination. Les salauds dans ce narratif sont ceux qui ont défié la loi, combattu la police et ont viré les politiciens de leurs sièges si confortables, pas parce qu’ils tentaient de maintenir Trump dans la fonction que la démocratie avait mis là en première instance, mais parce que cette fois-ci, ils le faisaient à l’encontre de la démocratie, de l’ordre et de la loi.

D’après cette logique, si Trump avait gagné les élections en recevant quelques milliers de voix supplémentaires, tout degré de tyrannie qu’il aurait pu introduire aurait été absolument légitime, aussi loin qu’il l’ait fait avec des moyens légaux (NdT: comme le fera le guignol de remplacement…)

Si la version de cette histoire gagne du terrain, la réaction à la tentative de coup va devenir une profonde défaite pour tous ceux qui recherchent la libération, car c’est précisément cette séparation des fins de l’action politique d’avec leurs moyens qui caractérise à la fois les politiciens et les hordes insurgées de Trump.

Pour les politiciens, aucune action n’est légitime à moins qu’elle ne passe par le chemin approprié de leurs réseaux, suit leurs procédures et affirme leur pouvoir sur nous. La liberté et la démocratie affirment-ils, ne fonctionnent que si le reste d’entre nous nous contentons d’aller voter tous les quatre ans, puis de retourner à notre rôle de spectateurs passifs.

Ce qui est important n’est pas le résultat, que nous ayons accès à la sécurité sociale, que nous soyons capables de survivre au COVID19 ou que nous puissions nous protéger de la police raciste, pour ne donner que quelques exemples, mais que nous restions obéissants et laissions les mains libres à nos “représentants” dûment désignés (élus) et advienne que pourra. Pour les supporteurs de Trump, les fins sont aussi séparées des moyens, mais de manière opposée. Leur but est de préserver le pouvoir autoritaire coercitif par tous les moyens possibles et de subjuguer et de punir tous ceux qui s’y opposent. En “défense” de cette fin sacrée, ils pensent que les gens sont justifiés de prendre les affaires dans leurs propres mains, sans regard sur ce que la police et les politiciens en disent.

Seuls les anarchistes insistent à la fois sur la liberté pour tous et l’unité des fins et des moyens. La liberté est futile si elle n’est pas pour tout le monde, sans exception ; et le seul moyen d’obtenir la liberté est… par la liberté. Quelques soient les réformes progressistes que Biden clame haut et fort qu’il mettra en place, nous sommes supposés de nous soumettre et d’obéir alors que nous les attendons, de déléguer encore et toujours notre pouvoir.

Une telle “liberté” ne peut être qu’une coquille vide, vulnérable au prochain revirement des sièges du pouvoir. Mais les moyens insurrectionnels des émeutiers du capitole, bien qu’habillées de la rhétorique de la liberté, ne peut que nous affaiblir toujours plus avant quand son but est de mettre en avant la suprématie blanche et de maintenir un tyran au pouvoir.

C’est pourquoi nous devons défendre l’action directe comme une voie du changement social plutôt que de laisser les groupies de la loi et de l’ordre nous réduire aux fins mortes du lobbying des députés et de mendier aux intermédiaires du pouvoir.

Rappelez-vous : si leur coup fébrile avait réussi, l’action directe aurait été a seule solution pour résister au gouvernement qu’ils auraient mis en place. En même temps, nous insistons sur le fait que la valeur de l’action directe réside dans la restauration du pouvoir là où il appartient, le distribuer à toutes et tous sur une base totalement décentralisée, plutôt que de le maintenir concentré dans les mains de quelques “leaders”.

La critique de la politique électoraliste

En envahissant le capitole de D.C dans une furie encline à maintenir la règle autoritaire, les émeutiers de Trump ont fait une faveur au collège électoral. Les critiques à travers tout le spectre politique ont critiqué ce système des plus bizarroïdes, même les plus fervents loyalistes à la votation ont émis des critiques à son encontre et ses faiblesses. Pourtant soudainement, malgré le fait qu’il fut créé explicitement comme un coin pour disjoindre la souveraineté populaire, l’incursion du 6 janvier l’a transformé en un symbole sanctifié de la volonté populaire, réunifiant le pays derrière sa procédure des plus archaïques.

Plus important, cela a intensifié un phénomène que la campagne de Trump de plusieurs mois contre la validité de l’élection, a catalysé : la défense incriticable de la démocratie électorale américaine comme le seul garant, la seule digue contre le fascisme.. L’hostilité fascisante de Trump a été du pain béni pour les défenseurs du statu quo (oligarchique), dirigeant la peur pour renforcer un système qui avait perdu sa légitimité au fil du temps aux yeux du public et en associant toute critique de la démocratie américaine avec des ambitions autoritaires.

Dans la rhétorique solennelle des politiciens qui furent chassés de leurs burlingues feutrés, la seule alternative au fascisme ou à la loi de la foule est leur modèle de démocratie. Mais ce système électoral majoritaire centralisé du “vainqueur prend tout” a enfanté une désillusion populaire très étendue, tout en propageant l’idée qu’il est parfaitement légitime d’employer une coercition systématique pour gouverner ses adversaires politiques. Pris ensemble, ces effets rendent plus enjolivées les approches autoritaires dangereuses en période de crise, spécifiquement aux mains d’un leader charismatique qui glorifie le pouvoir tout en se présentant lui-même comme une victime, un outsider et un superman en même temps.

Un des coups de génie de Trump fut de façonner un langage qui déploie le ressentiment populaire contre Washington, le “marécage”, le pouvoir fédéral, les élites pour étendre cet élitisme et ce pouvoir tout en le concentrant en ses seules mains. Voilà comment il a réussi à inciter une bande de “révolutionnaires” auto-proclamés, à tenter un coup de jarnac pour renforcer ce même état qu’ils défiaient.

Trump a récupéré le ressentiment et l’aliénation que la démocratie [parlementaire] a généré pour mener une rébellion contre la démocratie au nom de la défendre ; une rébellion qui, si elle avait réussi, n’aurait fait qu’exacerber les pires choses de la démocratie. Beaucoup de libéraux se grattent la tête devant les masses soutenant Trump, trompées, qui continuent à insister sur le fait, sans aucune preuve, que l’élection fut “volée” et que quelque part, Trump devait l’avoir gagnée.

Alors que la mécanique précise du comment cela a pu se produire varie d’une théorie conspi à une autre, il est plus utile de regarder au-delà des théories, dans le contexte émotionnel de ces élections et de ses conséquences politiques.

Près de 75 millions de personnes ont voté pour Trump. Dans le système tout-au-vainqueur de la démocratie américaine, comme ces votes ne furent pas distribués pour capturer une majorité du Collège Electoral, elles eurent un impact zéro sur le résultat. Après avoir été fouettés dans une sorte de transe par la rhétorique démagogique et encouragés de croire que voter pour Trump était la seule chose qu’ils pouvaient faire pour préserver leur liberté, ces votards se retrouvaient soudainement confrontés par des médias qui leur disaient que leurs votes comptaient pour du beurre.

Face à ce résultat et encouragés par Trump et autres acteurs de la suprématie blanche et/ou du dogmatisme chrétien à ressentir qu’ils étaient les seuls méritant le pouvoir, il n’est pas surprenant que bon nombre choisirent d’embrasser le narratif dramatique voulant que les méchants libéraux avaient volé les élections.

Si vous aviez cru ce narratif, alors vous aussi auriez pu venir à Washington, rêvant de prendre part à ce drame de roman de gare, imaginant une histoire dans laquelle vos actions n’auraient pas été limitées à futilement voter et où vous auriez pu vous mettre en danger afin de faire valser ces élites corrompues des arcanes du pouvoirs et vous propulsez dans le millénaire.

Bien entendu, le rêve est devenu un cauchemar. Qu’ils aient été piétinés par leurs camarades de foule MAGA, flingués ou battus par la police, virés de leurs boulots ou arrêtés pour crime fédéral, ou simplement qu’ils soient retournés chez eux avec l’étiquette de traîtres séditieux apposée par le reste du monde, leurs efforts de se venger pour le profond sentiment de vacuité politique électorale en empêchant les autres de régner, a échoué, pour l’instant. Mais si le centre politique pense que cela veut dire que la démocratie [parlementaire] est sauvée, il se met le doigt dans l’œil.

La leçon ici n’est pas simplement que la démagogie menace la “démocratie”, c’est celle-ci qui a octroyé à Trump la démagogie en première instance. C’est plutôt que cette démocratie croule sous ses propres contradictions, son propre échec à fournir la capacité de pouvoir et d’auto-détermination qu’elle promet. Les libéraux prétentieux pourront condamner l’ignorance des suiveurs de Trump qui chargent les machines électroniques de vote comme les moulins à vent et éructent les absurdités des réseaux conspirationnistes QAnon ; mais ils oublient de voir que les griefs exprimés par les supporteurs de Trump sont causés par de véritables problèmes, même si leur réponse est mal dirigée.

Tandis que ceux qui refusent la victoire de Biden emploient la rhétorique de la trahison de la démocratie, il serait plus précis de dire qu’en fait leur démocratie les a trahis et en un sens ils ont raison à ce sujet.

Quel type de système présente le vote, l’élection de représentants comme l’expression suprême de la participation politique, le décrivant comme notre seule et sacro-sainte “voix” politique, allez expliquer aux 75 millions de votards que leurs votes n’a servi à rien, qu’ils doivent accepter et retourner dans la passivité pour les 4 prochaines années, obéissant aux diktats d’un régime auquel ils s’opposent et n’ont eu aucune responsabilité à choisir ? Un système démocratique ?

C’est dans ce contexte que nous devons voir le refus de la victoire de Biden. Les marques clefs de la politique fascisante incluent la mobilisation populaire, l’investissement émotionnel des masses avec l’État et la sanctification de la politique. La machine Trump a superbement produit tout ça, générant un grand nombre de votards et une intense réaction de refus catégorique lorsqu’ils ont perdu. Pourtant ceci ne pourrait pas avoir un impact si puissant si ce n’était pour le sentiment de désillusion déjà existant entre les douces promesses de la démocratie comparées avec la réalité du spectacle électoral aliénant.

Nous le voyons dans ce dédain populaire pour Washington, l’isolation de l’endroit de la vie de tous les jours et des préoccupations des gens ordinaires et son air d’irresponsabilité et de corruption.

Bien des choses ici résonnent avec la sensibilité d’un anarchiste. La différence est que nous menons cette frustration à sa conclusion logique en regardant à la racine de la cause. Le problème bien entendu, est le système lui-même, cette façon d’organiser la société et de prendre des décisions qui limitent notre participation à de futiles rituels de délégation de pouvoir à des icônes distantes tout en nous forçant d’accepter les décisions prises sans notre consentement aucun et qui nous sont imposées depuis le haut.

Au mieux, nous pouvons choisir qui manie le pouvoir coercitif sur les autres, mas on ne peut jamais y échapper nous-mêmes. Lorsque cette hiérarchie aliénante de la sphère politique est reprise en copie carbone dans les autres sphères de nos vies, au travail, à l’école et dans bien d’autres contextes de la vie quotidienne où quelqu’un d’autre prend des décisions, ce n’est pas étonnant que les gens se sentent impuissants et vindicatifs. Sans une bonne analyse du comment ce pouvoir opère, ils peuvent déplacer cette vindicte sur des gens qui ne sont pas de fait responsables de leur aliénation, s’aligner avec des bénéficiaires du système contre ceux qui sont dans une situation encore pires que la leur.

Contrairement au centre politique et la gauche bobo à l’américaine qui insistent sur la légitimité des résultats de l’élection et de l’extrême-droite qui insiste qu’elle a été volée, les anarchistes clament haut et fort que toute élection est un vol ! Les représentants politiques volent notre agence, notre capacité décisionnaire collaborative et de déterminer nos propres vies directement, sans intermédiaires. Le problème des élections de 2020 n’est pas que Trump aurait du gagner à la place de Biden, ce qui aurait mené à encore plus de gens ayant le sentiment d’impuissance et opprimés ; le problème est que : peu importe quel politicien gagne ces élections, nous perdons toutes et tous !

Alors que les 81 millions de votards qui ont voté pour Biden ont émergé de l’élection avec un grand sentiment de satisfaction ou au moins le sentiment que leur vote a servi à quelque chose, ils n’ont en fait absolument aucun contrôle sur ce que Biden va faire dès à présent avec ce pouvoir et bien peu de moyens de le rendre responsable s’il manie le pouvoir contrairement à leurs attentes. Quant aux 77 millions qui ont voté pour quelqu’un d’autre, sans mentionner même les 175 millions qui n’ont pas voté ou qui ne purent pas voter, la vraie majorité de ce système (NdT: quelques 60% en fait…). comme à chaque fois dans le système électoral américain, ils n’ont pas la consolation d’être dans “l’équipe gagnante”. Rien d’étonnant que tout cela laisse les gens cyniques et aliénés, devenant friands d’explications conspirationnistes, aussi farfelues qu’elles puissent être…

Les anarchistes proposent que nous n’avons besoin ni des fausses promesses de la démocratie parlementaire ni des fausses suggestions de théories conspi diverses pour organiser nos propres vies. Nous rejetons la légitimité de tout système, parlementaire ou autre, qui nous aliène de notre capacité partagée à l’auto-détermination et la coordination collective.

Ce dont nous avons besoin  est plutôt une auto-organisation collective partant de la base, une solidarité et une défense mutuelle ainsi que d’une compréhension partagée de ce que nous avons tous à gagner d’une coexistence pacifique au lieu de lutter pour une quelconque suprématie.

Comme nous en avions discuté autour des élections, si Trump avait été élu en accord avec le protocole et certifié estampillé par le collège électoral, ceci n’aurait pas été plus éthique d’accepter la légitimité de cette règle. Il n’y a aucun processus démocratique qui pourrait justifier la déportation de masse, l’incarcération de masse, le nombre de morts du COVID19, les évictions de masse, les gens sans logis, sans abris, la faim, la dévastation écologique ou toute autre conséquence de l’autorité de Trump. Ces choses sont mauvaises, non pas parce qu’elles sont “non-démocratiques”, mais parce qu’elles sont incompatibles avec une société libre, juste et égalitaire.

Même ou spécifiquement, si c’est impopulaire après ces élections contestées, nous devons articuler ces critiques et démontrer les formes alternatives d’auto-détermination populaire. Nous pouvons les mettre en pratique de manières innombrables dans nos vies quotidiennes sans avoir nécessairement besoin d’envahir le capitole. Nous pouvons participer à des prises de décisions chez nous, dans nos voisinages, nos lieux de travail, nos écoles et nos mouvements sociaux. Nous pouvons organiser des projets d’entraide, des assemblées de voisinages et autres rassemblements comme des espaces de rencontre pour forger des relations les uns avec les autres en dehors du modèle antagoniste des partis politiques.

Nous pouvons être inspirés des expériences radicales se produisant dans le monde, qui organisent le pouvoir depuis la base de la société, des Caracoles du territoire autonome zapatiste au système des conseils du Rojava. Nous pouvons affaiblir l’autorité des patrons, des gérants et des politiciens qui affirment parler en notre nom, en défiant leurs ordres et en nous organisant pour satisfaire nos besoins sans eux, ou du moins nous organiser pour résister à leurs efforts de nous empêcher d’essayer de le faire.

Dans un moment où la totalité de ce qui passe en Amérique pour la “gauche” semble n’avoir pas d’autre programme visionnaire que celui de défendre le système électoral en place, les anarchistes ont la responsabilité de montrer au plus grand nombre que le roi est nu, d’affirmer toutes les bonnes raisons du pourquoi ce processus électoral ne devrait en rien être adoré comme l’expression la plus haute de la liberté et de la responsabilité politique. Si nous échouons en cela, cela laissera la seule extrême droite capable d’articuler les problèmes du système courant, tout comme elle a réussi à se positionner comme la critique principale des médias de masse entrepreneuriaux.

Ceci serait un énorme avantage pour elle et une opportunité manquée bien coûteuse pour nous.

La “révolution” qu’ont en tête ces patriotes auto-proclamés est à l’opposé du monde libre que nous voulons créer. Là où les anarchistes proposent coexistence et respect mutuel au delà des lignes de différences, ils ne pensent qu’à utiliser la force pour dominer le reste des gens. Pour toute leur rhétorique du “Don’t Tread on me “ (NdT: slogan de la droite patriote yankee, proche du mouvement du “Tea Party”, symbolisé par un serpent à sonnette noir sur fond jaune avec la phrase sus-mentionnée qui dans ce contexte pourrait se traduire par “Ne ne marchez pas dessus” donc “Venez pas m’emmerder”…), les évènements du 6 janvier montrent bien leur volonté de piétiner, littéralement et figurativement, sur les corps et les libertés de quiconque se trouve sur leur chemin, même leurs alliés. Les anarchistes par contraste, se font les portes-parole de l’égalité raciale, de l’entraide et de l’organisation horizontale depuis la base de la société comme antidote à la mixture toxique de la suprématie blanche, de l’individualisme hyper-capitaliste (libertarien, ultra-libéral) et l’autoritarisme forcené que prône et personnalise la foule aux casquettes rouges MAGA.

Même si certains supporteurs de Trump répondent à de vraies frustrations de cette démocratie américaine, nous devons faire la distinction de leur confusion et de nos critiques. Comme toute rhétorique binaire, la supposée opposition absolue entre la “liberté” autoritaire des hordes de Trump et la “démocratie” aliénée du Congrès qu’ils ont envahi se désintègre quand on l’examine de plus près. Là où nous visons à décentraliser le pouvoir de façon à ce qu’aucune majorité ni aucune minorité ne puissent nous imposer quoi que ce soit par la force coercitive, ceux qui ont envahi le capitole veulent le centraliser dans leur pouvoir exécutif préféré plutôt que dans la législature laxe.

Il est donc bien critique de nous distancier à la fois des “défenseurs centristes de la démocratie” et de ceux qui l’attaquent depuis la droite, nous affirmons que ni des caïds fascistes ni des élites élues de Washington ne méritent de décider de nos vies.

Alors que les experts se lamentent de la division partisane, il y a toujours une chose qui réunit tous les politiciens, démocrates comme républicains : ils sont tous et toutes d’accord pour dire péremptoirement que ce sont eux qui doivent décider pour nous. Voilà ce qui a réunit Nancy Pelosi (D.) et Mitch McConnell (R.) très très rapidement en ce 6 janvier. Si les supporteurs de Trump et Biden rejoignaient la majorité de fait, c’est à dire les quelques 60% de gens qui n’ont pas voté en novembre dernier et décidaient qu’ensemble nous pourrions prendre de bien meilleures décisions que tous les clowns de Washington, alors nous pourrions réorganiser la société depuis sa véritable base.

Manifestation militante

Après les émeutes du 6 janvier, Joe Biden rejoignit bien des commentateurs en faisant remarquer le profond contraste entre la répression militarisée qui se produisit lors des évènements BLM de l’été dernier et la bienveillance montrée par les policiers qui laissèrent envahir le capitole par une foule armée. D’une perspective de la gogoche libérale, cela illustre comment le phénomène de race plus qu’une préoccupation pour la loi et l’ordre, façonne la réponse policière à une manifestation ; d’un point de vue radical, cela ne fait que montrer à quel point le suprématisme blanc fait partie intégrante de la loi et de l’ordre.

Mais l’agenda que poursuivait Biden lorsqu’il fit cette remarque comparative mit en lumière comment ces manifestations de l’an dernier sont stratégiquement rappelées à mauvais escient pour recadrer quels types de tactiques de manifestation seront publiquement affirmés être légitimes dans les années à venir.

En contrastant les manifestations de BLM pour une justice dans l’affaire George Floyd avec l’invasion du capitole, la plupart des médias libéraux estampillent la révolte anti-police comme étant “pacifique” ou “essentiellement pacifique” tout en estampillant les hordes de Trump comme “violentes”. Avons-nous oublié qu’un des moments catalytiques de 2020 se produisit lorsque des rebelles capturèrent et brûlèrent le bâtiment du 3ème district de police de Minneapolis ?

Avons-nous oublié le pillage qui éclata de New York à Los Angeles en passant par Philadelphie ? Avons-nous oublié les mois de combats de nuit avec la police et la police fédérale à Portland, Oregon ? Les médias conservateurs quant à eux ne l’ont certainement pas oublié, même s’ils choisissent leur estampillage de la même manière quand ils essaient d’étiqueter les émeutiers pro-Trump comme les vraies victimes.

Ceci n’est que la dernière tendance en date de définir des actions de groupes comme “violentes” ou “non violentes” en accord avec l’impression que veut donner le présentateur et cadrer ces évènements comme légitimes ou illégitimes.

Obama avait notoirement félicité la révolution égyptienne, une révolte de masse dans laquelle des centaines de commissariats de police furent incendiés durant quelques semaines de violents combats, comme “la force morale de la non-violence qui fit plier l’arc de l’histoire une fois de plus vers la justice.” Il utilisa cette rhétorique afin de reconnaître la légitimité du résultat, le reversement d’un dictateur (soutenu par les Etats-Unis), sans reconnaître l’efficacité ni même l’existence d’approches de changement social qui excédèrent les limites de la “non violence”.

Nous avons déjà vu cette sorte d’amnésie sélective et de double langage en regard de la rébellion pour obtenir justice pour George Floyd. La gogoche fait le portrait les actions de l’été dernier comme légitimes en insistant sur le fait qu’elles étaient non violentes. Ce sont des stratégies en concurrence pour maintenir les gens pacifiés et pour caler la menace du changement révolutionnaire.

Alors que la stratégie de l’extrême droite fait la promotion de la répression agressive en montrant les images de violence pour justifier une mise au pas policière interne. Les buts sont les mêmes : tous deux cherchent à maintenir les gens en ligne et sous contrôle, protéger les riches et les puissants contre les vraies menaces à leur pouvoir.

Si les révoltes anti-police de 2020 furent légitimes, ce n’est pas parce qu’elles étaient non-violentes ; elles l’étaient parce qu’elles répondaient à des menaces et un danger immédiats sur la vie de gens et de communautés. Elles étaient légitimes parce qu’elles ont mobilisé des millions de gens pour repousser le racisme et la brutalité, étendant la conscience publique sur la suprématie blanche, son idéologie et ramenèrent l’équilibre de pouvoir aux Etats-Unis.

Il fut stratégique que quelques unes des manifestations demeurèrent non confrontationnelles, spécialement dans les endroits où les forces alignées contre elles auraient facilement les malmener et les brutaliser ; tout comme il fut stratégique que certaines manifs furent confrontationnelles spécifiquement où cela donna du pouvoir aux participants et repoussa la police tout en envoyant un puissant message de résistance qui résonna à travers le monde.

Donc ceux qui envahirent la capitole ne devraient pas être condamnés simplement pour leur “violence”. Nous ne voulons certes pas vivre dans une société gouvernée par la force coercitive ; ni la force des preneurs du capitole ni celle de la police anti-émeute qui les ont repoussé, ne doivent modeler le monde que nous voulons créer. Ce qui est significatif dans ces évènements du 6 janvier n’est pas la violence entreprise par les émeutiers dans la poursuite de leur message ou celui de la police en réponse, mais la grande souffrance qui aurait résulté s’ils avaient réussi.

Les supporteurs de Trump méritent d’être fustigés parce qu’ils essayèrent d’aider un tyran à se maintenir au pouvoir afin de préserver une administration et un gouvernement qui inflige la misère à des millions de personnes vulnérables et opprimées. Le problème ne fut pas que les envahisseurs adoptèrent des tactiques militantes, mais qu’ils le firent afin d’intimider et de dominer.

Dans la mesure où Biden va gouverner par les mêmes moyens et préserver un grand nombre des mêmes politiques, il sera nécessaire de lui résister, à lui, son gouvernement ainsi qu’aux fascistes qui le menacent.

En tant qu’anarchistes, nous avons toujours insisté sur la valeur d’une diversité de tactiques et sur l’importance de faire plus que de demander poliment aux puissants de faire des concessions. Dans l’après 6 janvier, nous pouvons nous attendre de voir les politiciens et “experts” de tout poil faire glisser le point de focale de l’agenda de ceux qui envahirent le capitole vers les tactiques qu’ils utilisèrent et qui excédèrent les limites de la loi et de l’ordre [étatique].

Un exemple crâne et hypocrite de ceci se produisit juste quelques heures après l’incursion au capitole, lorsque le gouverneur de Floride et loyal à Trump Ron DeSantis utilisa ce qui venait de se produire au capitole comme excuse pour raviver sa poussée pour des lois anti-manifestations des plus draconiennes dans le pays. Ceci fait écho à l’effort notoire de Trump de faire une fausse équivalence entre les assassins fascistes de Charlottesville et les anti-fascistes qui ne faisaient que se défendre contre eux, ou le glissement du Southern Poverty Law Center de cibler les groupes de haine pour se focaliser sur “l’extrémisme”, une catégorie qui inclut les mouvements militants de libération bien entendu.

Face à de telles manœuvres, nous devrions rediriger le point de focale sur ce pour quoi nous nous battons et sur ce ce qu’il faudra faire pour y parvenir. Nous pouvons défier l’amnésie libérale bobo sur les évènements de l’été dernier en faisant remarquer que l’unique raison pour laquelle le nom de George Floyd est connu, par contraste aux milliers d’autres que la police a tué, c’est parce que de courageux rebelles de Minneapolis n’ont payé aucune attention aux limites entre la violence et la non violence.

Nous pouvons aussi faire remarquer que pour toute l’invective au sujet de la violence supposée des “terroristes anti-fascistes” et des émeutiers de BLM, la foule aux casquettes rouges MAGA a tué plus de flic en une après-midi que tout la violence du mouvement anti-police et anti-suprématie blanche ne l’a fait en 2020. Nous pouvons en référer à l’histoire révolutionnaire et à des exemples de luttes similaires dans le monde pour montrer que les tactiques militantes sont nécessaires pour accomplir des changements durables et pour nous défendre contre une extrême droite motivée qui n’a aucun scrupule à faire usage de la force et de la violence.

Finalement, nous pouvons organiser nos communautés pour descendre dans la rue en défi de quelques efforts que ce soit intentés par les politiciens pour museler la protestation en réponse aux évènements du 6 janvier, insistant que le fascisme ne peut-être vaincu que par une auto-organisation de la base sociale. Renforcer l’État ne va pas nous protéger du fascisme, cela ne fait qu’aiguiser une arme qui, tôt ou tard, tombera dans les mains des fascistes.

Faire face

Après ce 6 janvier, nous devons debunker les campagnes de diffamation qui font le portrait des supporteurs de Trump comme étant des anarchistes, réfuter les efforts de délégitimiser nos idées et nos tactiques en les associant à celles de nos ennemis, et nous préparer pour la répression qui pourrait bien nous ramasser en même temps qu’eux. Le travail nous est tout préparé.

Mais nous avons aussi bien des avantages. Cette année passée, des millions de personnes ont vu comment l’action directe peut-être puissante et comment des manifestations militantes peuvent être organisées. Elles peuvent catalyser des millions de gens à agir, ce qui induira de profonds changements durables. Nous savons que nos critiques de la démocratie électorale [parlementaire] parlent à une aliénation profondément ressentie dans cette société.

Pour les anarchistes, la révolution [sociale] n’est pas centrée sur la prise de citadelles symboliques, mais de réorganiser la société depuis sa base, ainsi, même si le capitole est occupé, ses occupants ne pourront en rien nous imposer leur volonté. En fin de compte, ceci est la seule véritable défense efficace contre des aspirants caïds de l’accabi de Trump et des foules qui ont tenté de saisir le pouvoir pour lui. La politique électorale peut juste les amener au pouvoir et les démettre ; les lois et la police mettre en pratique leur saisie du pouvoir tout comme les renverser. La résistance horizontale de la base de la société anti-étatique et non hiérarchique est la seule chose qui peut sécuriser notre liberté une fois pour toute.

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“A l’attention de tous ces mâles en tenue camouflée : Durant la révolution américaine, les milices se sont dissoutes et se sont enfuies des batailles. Les mecs se sont barrés chez eux. Seule l’armée régulière a tenu pied.”
~ George Carlin ~

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Rojava : Confédéralisme Démocratique vs Contrat Social à la sauce yankee sur fond de guerre impérialiste… En savoir plus avec le livre de Pierre Bance « La fascinante démocratie du Rojava »

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 20 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Nous rappellerons ici la position de Résistance 71 sur le Rojava : Oui au Confédéralisme Démocratique originel… Non au compromis réformiste du Contrat Social du Rojava à la sauce yankee. Pour comprendre cela, il suffit de lire les deux textes, ils parlent d’eux-mêmes.
Nous y reviendrons…
~ Résistance 71 ~

 

Présentation du livre “La fascinante démocratie du Rojava” de Pierre Bance

 

Éditions Noir & Rouge

 

Janvier 2021

Le Rojava n’est pas seulement une épopée militaire des Kurdes de Syrie contre  l’État islamique, un havre d’émancipation pour les femmes, un imbroglio diplomatique digne de l’histoire moyen-orientale, un destin que l’on craint tragique,  c’est aussi et d’abord une expérience politique et sociale inédite et fascinante.
PIERRE BANCE

Inédite, car elle lie, dans un même contrat social, la démocratie directe et le parlementarisme. Alliage improbable de communes autonomes, d’assemblées législatives et de conseils exécutifs fédérés. Fascinante, parce que fondée sur les droits de  l’homme, les libertés fondamentales et l’écologie sociale, elle s’exprime au cœur  d’un Proche-Orient pétri de dictatures, de démocraties chaotiques, d’États-nations  aux visées hégémoniques, au milieu de sociétés aux coutumes patriarcales et aux pratiques religieuses conservatrices. Fascinante encore quand elle réussit à unir dans une même auto-administration, à égalité de droits et de devoirs, les peuples kurde, arabe, assyrien, chaldéen, turkmène, arménien, tchéchène, tcherkesse… de diverses confessions musulmanes, chrétiennes et yézidie, là où dominait la loi du plus fort.

Sans doute, tout ne fonctionne pas à merveille au nord de la Syrie. Comment  pourrait-il en aller autrement avec la guerre impérialiste ottomane d’Erdoğan, la pression des obscurantistes du djihad, les menaces d’Assad de réinvestir le territoire et les trahisons des alliés russes et occidentaux. Néanmoins, tant les avancées en matière de droits et libertés que les expériences institutionnelles originales menées au Rojava intéresseront tous les démocrates qui cherchent à refonder un système de représentation déconsidéré. Comme ceux qui, de par le monde, aspirent à une société libérée de toute domination, car l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est soulève la question de fond: comment se passer de l’État et dépasser le capitalisme?

L’auteur

Pierre Bance, docteur d’État en droit, ancien directeur des Éditions Droit et Société, est l’auteur d’Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique (Noir et Rouge, 2017). Ses travaux sont publiés sur le site Autre futur (http://www.autrefutur.net/).

Commander le livre :

https://editionsnoiretrouge.com/index.php?route=product/product&product_id=87

 

Les virus mutent… les confinements sont prévus pour durer ad vitam aeternam… Si nous les laissons faire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 janvier 2021 by Résistance 71

 

 


Le Pinocchiorona-21…22…23…24…25…26…27…x+1

 

« Des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche ! »
~ Coluche ~

 

Les histoires de “mutations” de la COVID19 montrent que les confinements sont prévus pour durer éternellement

 

Brandon Smith

 

Décembre 2020

 

Source de l’article en français:
https://lesakerfrancophone.fr/les-histoires-de-mutations-de-la-covid-19-montrent-que-les-confinements-sont-concus-pour-durer-eternellement

 

Depuis de nombreux mois maintenant, j’avertis que la conception des mesures de confinement de la pandémie est perpétuelle, ce qui signifie que les mesures de confinement sont censées durer éternellement. Nous pouvons le constater dans les commentaires des élites de l’establishment qui font pression pour obtenir ces contraintes ; leur argument le plus fréquent étant que les restrictions liées à la pandémie sont la « nouvelle normalité ». Cette affirmation est soulignée par des globalistes comme Gideon Lichfield du MIT dans son article « On ne va pas revenir à la normale« .

Dans cet article, il déclare :

En fin de compte, cependant, je prédis que nous allons rétablir la capacité de socialiser en toute sécurité en développant des moyens plus sophistiqués pour identifier qui est à risque de maladie et qui ne l’est pas, et en discriminant – légalement – ceux qui le sont.

… on peut imaginer un monde dans lequel, pour prendre un vol, il faudra peut-être être inscrit à un service qui suit vos déplacements via votre téléphone. La compagnie aérienne ne pourrait pas voir où vous êtes allé, mais elle recevrait une alerte si vous avez été à proximité de personnes infectées connues ou de points chauds de la maladie. Les mêmes exigences s’appliquent à l’entrée des grandes salles de spectacles, des bâtiments gouvernementaux ou des centres de transport public. Il y aurait des scanners de température partout, et votre lieu de travail pourrait exiger que vous portiez un moniteur qui surveille votre température ou d’autres signes vitaux. Si les boîtes de nuit demandent une preuve d’âge, elles pourraient à l’avenir exiger une preuve d’immunité – une carte d’identité ou une sorte de vérification numérique via votre téléphone, montrant que vous vous êtes déjà remis ou que vous avez été vacciné contre les dernières souches de virus.

Dans mon article « Vagues de mutilation : La tyrannie médicale et la société sans cash« , j’ai démantelé les arguments de Lichfield et expliqué pourquoi les contrôles que l’establishment tente de mettre en place ont été planifiés longtemps à l’avance. Le « grand reset » et la « quatrième révolution industrielle » sont en cours de développement depuis au moins 2014, date à laquelle ces termes ont été injectés pour la première fois dans les principaux médias économiques. Les idées de société sans cash, d’« économie de partage », de surveillance biométrique des masses, de scores de crédit social, etc. font toutes partie du programme globaliste depuis des décennies. Le coronavirus n’est pour eux qu’une crise utile à exploiter pour justifier les mesures draconiennes qu’ils ont toujours voulues.

Le plan était si prévisible que j’ai même souligné, au début de l’épidémie de coronavirus, que les confinements ne prendraient pas fin même si une vaccination efficace était mise au point, car il leur suffirait de déclarer qu’une « nouvelle mutation » du virus résistante aux traitements existants a été trouvée. Ou bien, ils pourraient concevoir un tout nouveau virus et le diffuser dans la population afin de maintenir la machine à reset en marche.

Il n’est pas surprenant qu’au moment où la nouvelle a été diffusée que les vaccins Pfizer et Moderna, à peine testés et très suspects, étaient mis à la disposition du public, des rapports ont commencé à faire état de mutations du coronavirus, « plus infectieuses« , trouvées dans des endroits comme le Royaume-Uni, l’Inde et l’Afrique du Sud.

Je ne suis pas sûr que les élites puissent être plus transparentes.

Prenez le vaccin Pfizer maintenant et vous pourriez recevoir un passeport d’immunité pendant quelques mois, puis il sera annulé à chaque nouvelle mutation du virus. Vous devez donc vous soumettre à des vaccinations sans fin, dont beaucoup n’ont pas encore été testées et sont potentiellement dangereuses. Comme l’ancien vice-président de Pfizer et d’autres professionnels de la santé l’ont mis en garde, ces vaccins sont comme la roulette russe et pourraient provoquer une réaction auto-immune qui conduirait à la stérilité ou à d’autres réactions nocives.

Les vaccins eux-mêmes sont une solution à court terme, même s’ils sont efficaces. Ils nécessitent plusieurs doses au cours d’un mois, et les vaccinations doivent être renouvelées éventuellement tous les quelques mois. Fondamentalement, cela ne s’arrête jamais. Avec les mutations et les anticorps limités des vaccins, les élites pourraient maintenir les confinements et les contraintes en place pendant de nombreuses années.

L’Organisation Mondiale de la Santé indique clairement que la vaccination ne sera pas nécessairement considérée comme une solution à la propagation du virus. Cela signifie que même si vous êtes vacciné, vous serez toujours considéré comme un porteur et un transmetteur potentiel de la Covid-19, ce qui signifie que les mesures de confinement et les obligations de port de masques ne cesseront pas. Cela soulève la question suivante : quel est l’intérêt du vaccin ?

Le responsable scientifique de l’OMS cite le fait qu’il n’y a pas suffisamment de preuves pour établir que les vaccins empêchent la transmission. Selon cette logique, nous pourrions également soutenir qu’il n’y a pas de preuve que les vaccins sont efficaces à 95%, ou qu’ils sont sûrs à tout le moins.

En attendant, l’OMS et notre sympathique voisin fasciste, le Dr Anthony Fauci, répandent constamment l’histoire selon laquelle la « pire épidémie«  est encore à venir. Il faut que ce train de la peur continue à avancer sur la voie du « Grand Reset », n’est-ce pas ?

Pour les personnes qui croient réellement que la crise de la pandémie de Covid-19 prendra fin après les vaccinations de masse, je suis désolé de le dire, mais vous avez été dupés. Chaque élément de la réponse de l’establishment et chaque déclaration publique qu’ils font indique qu’ils prévoient de violer vos libertés civiles pendant longtemps. Ces promesses d’aide au coin de la rue ? Des mensonges. L’affirmation selon laquelle si vous suivez leur programme, tout reviendra à la normale ? C’est une arnaque. C’est une rhétorique creuse conçue pour vous faire taire et vous soumettre à la tyrannie médicale juste assez longtemps pour que cela devienne irréversible.

Je soupçonne qu’ils espèrent pouvoir conditionner le public au cours des prochaines années à s’adapter simplement aux contrôles jusqu’à ce que nous oubliions ce qu’était la vie avant la pandémie et le reset. Il semble cependant que le plan de reset des globalistes ne se déroule pas très bien.

Les vaccins et les nouvelles sur les mutations semblent précipités, c’est le moins qu’on puisse dire. Au départ, l’establishment a déclaré qu’il faudrait au moins 18 mois rien que pour mettre au point un vaccin à des fins d’essais et de tests, et que les confinements se poursuivraient bien au-delà de ce délai jusqu’à ce qu’une majorité de la population soit immunisée. Au lieu de cela, ils ont lancé plusieurs vaccins en six mois et le récit de la mutation fait déjà la une des journaux.

Je pense que cela est dû au fait que la résistance aux mesures de confinement face à la pandémie s’accroît et que le nombre de personnes refusant de se faire vacciner semble élevé. Comme on le dit, la révolution ne sera pas télévisée, mais il est encore impossible de la cacher complètement.

En Europe, un pourcentage énorme de la population (environ 50 % ou plus selon les pays) hésite à se faire vacciner. Aux États-Unis, les sondages montrent qu’au moins 30 % de la population refusera catégoriquement, tandis que 60 % des gens hésiteront selon l’efficacité du vaccin.

Même un grand nombre d’agents de santé refusent le vaccin, et ce sont ces personnes qui subissent le plus de pression pour se soumettre ou faire face aux conséquences.

Hilarant, les médias affirment que bien qu’il y ait eu « quelques réactions allergiques » au vaccin, il n’y a « aucune preuve d’effets secondaires graves à long terme ». Peut-être est-ce parce qu’il n’y a aucune étude des effets à long terme et qu’il y a eu un minimum d’essais avant que les vaccins ne soient mis sur le marché ? N’est-ce pas là une logique de base ? Pensent-ils vraiment que nous sommes aussi stupides ?

Jusqu’à présent, il semble que des centaines de millions de personnes ne soient pas aussi bêtes. Étonnamment, même des shérifs et des policiers dans tout le pays refusent ouvertement d’appliquer les mandats et d’infliger des sanctions au nom de la loi aux citoyens qui ne se soumettent pas. C’est vraiment un énorme obstacle pour les globalistes et leur reset.

Le virus a produit un IFR (Taux de létalité) de 0,26% chez toute personne ne se trouvant pas dans une maison de retraite avec des conditions préexistantes. Plus de 40 % des décès dus au Covid sont attribués à des personnes âgées qui souffraient déjà de nombreuses affections. Seulement 10 % environ des personnes qui finissent par être hospitalisées à cause de la Covid-19 souffrent de problèmes de santé à long terme (plus de trois mois). De plus, seuls 15 % environ des lits de soins intensifs sont utilisés aux États-Unis, ce qui signifie que les allégations de surcapacité et d’hôpitaux pleins n’étaient rien de plus que de la peur pour susciter des craintes, depuis le début.

Considérez le fait que des centaines de milliers de personnes meurent déjà chaque année de maladies infectieuses comme la grippe et la pneumonie et la Covid-19 commence à sembler beaucoup moins menaçant. Ce n’est certainement pas une excuse pour les confinements médicaux et les mesures orwelliennes de recherche des contacts.

En outre, de nombreuses études révèlent que les mesures de confinement et les masques sont totalement inefficaces pour arrêter la propagation du virus. Les États et les pays dont les contraintes sont parmi les plus strictement appliqués ont également tendance à être les endroits où les pics d’infection sont les plus élevés.

C’est pourquoi il est logique que de nombreuses personnes refusent de se conformer à ces contraintes. Les médias prétendent que nous sommes des théoriciens de la conspiration qui croient que le virus « n’existe pas » ; ce n’est pas le cas. En fait, je soupçonne depuis longtemps que le récit selon lequel le virus « n’existe pas » était une psy-op ou un homme de paille qui serait utilisé contre le mouvement de la liberté plus tard pour discréditer notre résistance aux confinements médicaux.

La plupart d’entre nous sont bien conscients de l’existence du virus. Certains d’entre nous l’ont déjà combattu et s’en sont remis. Ce que nous disons, c’est que le CDC, l’OMS et les propres statistiques de la communauté médicale montrent que la Covid-19 n’est pas une menace pour plus de 99% de la population. Si nous devons accepter leurs statistiques comme étant même très peu précises, alors la Covid-19 devient un non-problème pour la plupart des gens.

Une fois de plus, je poserai la question que les médias dominant refusent de poser :

Pourquoi dit-on à 99 % de la population qu’elle doit sacrifier son emploi, ses entreprises et ses libertés au nom de la sécurité de moins de 1 % de la population ? Pourquoi ne pas demander aux 0,26% de personnes menacées par le virus de se porter volontaires pour rester chez elles afin que le reste d’entre nous puisse reprendre une vie normale ? Pourquoi faisons-nous le contraire de ce qui est le plus logique ?

La réponse est que la réponse à la pandémie est une question de domination, et non de santé publique. Les gens commencent à s’en rendre compte et ils sont sur le point de se révolter.

Donc, la prochaine étape logique pour l’establishment, s’il veut vraiment mettre en place son programme de reset, est d’introduire une nouvelle menace. Cela signifie qu’ils ont besoin d’une « mutation » du virus ou d’un tout nouveau virus afin de créer le genre de peur nécessaire pour manipuler le public et l’amener à accepter un contrôle plus poussé.

Un nouveau virus plus mortel sera-t-il découvert ? Peut-être. Dans la plupart des cas, les virus ont tendance à évoluer vers des souches moins mortelles que l’original. Ils ont également tendance à équilibrer leur taux de propagation et leur taux de mortalité. En d’autres termes, comme toute autre créature, les virus évoluent pour survivre, et un virus ne peut pas survivre s’il tue la majorité de ses hôtes potentiels. Ainsi, ils mutent pour devenir plus infectieux, mais invariablement moins mortels.

Si une « mutation » plus mortelle que la forme actuelle de la Covid-19 apparaît sur la scène, je serais très méfiant quant à ses origines. Le plus probable est que les élites sont en panique et qu’elles utilisent le récit de la mutation comme un outil de propagande pour semer la terreur et le conformisme dans le public. Il se peut qu’il n’y ait pas de mutation du tout, ou que les mutations n’aient aucune incidence significative sur le taux de mortalité.

Ironiquement, en lançant à la hâte les vaccins et les histoires de mutation, les élites se sont sabotées elles-mêmes. Elles ont voulu faire un blitzkrieg du public avec les confinements et elles ont rencontré une résistance plus forte que prévu. Ils ont donc mis le programme de vaccination sur un train fou et maintenant le public se méfie de se faire injecter un modèle de vaccin à peine testé. Maintenant, ils font la promotion du croque-mitaine de la mutation et cela ne fait que faire se demander pourquoi les gens devraient prendre n’importe quel vaccin ? Si le virus va continuellement muter, alors pourquoi prendre un vaccin douteux qui pourrait être inutile en quelques mois ?

Le récit de la mutation ne fait qu’exposer davantage ce qui est vraiment à l’ordre du jour : ce que les élites veulent, c’est un enfermement sans fin. Il n’y a pas de programme pour sauver des vies ou aplatir la courbe. Tout l’argument de la santé est une absurdité totale. Rien de ce qui a été fait jusqu’à présent ne soutient l’idée que la santé publique est la priorité. Au lieu de cela, nous assistons à une course folle vers le totalitarisme en utilisant la Covid-19 comme excuse, et l’effort échoue.

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Voir notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

 

Lutter contre la confusion régnante, garder le cap et réinventer l’engagement (OSRE)

Posted in actualité, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 janvier 2021 by Résistance 71

 


L’émancipation est à contre-courant

 

“La révolte sans conscience politique est comme une explosion d’impuissance.”
“L’activité humaine se compose de réflexion et d’action. Ceci est la praxis, la transformation du monde.”
~ Paulo Freire ~

 

Sortir de la confusion, réinventer l’engagement

 

OSRE

 

Décembre 2020

 

Source :
http://rebellion-sre.fr/edito-du-rebellion-90-sortir-de-la-confusion-reinventer-lengagement/

 

La pratique contemporaine de redéfinir pour mieux brouiller le sens des mots touche particulièrement les milieux contestataires. Le sens du mot militant par exemple a beaucoup évolué. Hier encore associé à une idée quasiment sacrée, chevaleresque et idéaliste, il n’est devenu qu’une coquille vide. Il ne s’incarne désormais que très rarement, et les gens qui se disent « militants » ne sont souvent que des zappeurs sans constance, des profils psychologiques fragiles ou des cyber « militants ». Les quelques personnes qui cultivent encore la constance des anciens militants, se retrouvent bien seuls face à cette vaste scène « militante ». Ils font vivre l’idéal pour assurer un décor pour les poseurs et alimenter les bêtises des malins parasites qui jugent tout engagement inutile (eux-mêmes étant totalement inutiles et inféconds).

Le militantisme étant la forme structurée et coordonnée de l’engagement dans la pratique du XXème siècle, il est normal qu’il ne réponde plus aux enjeux du XXI siècle. On ne fait vivre un idéal qu’en l’incarnant et en lui donnant une orientation positive. Le militantisme était au centre de nos vies, mais il est devenu inutile dans le contexte actuel, comme un escalier d’honneur dans un château en ruines. Un changement radical de perspective s’impose pour sortir de la confusion qui nous touche.

D’abord misons sur la qualité. Travaillons uniquement avec des gens qui nous ressemblent et qui partagent notre goût sauvage pour la liberté. Nous n’avons pas besoin des clones ou d’esclaves de leurs lubies. Les personnes qui viennent à la politique par besoin de reconnaissance ou par envie de pouvoir finissent par repartir. Ce qui est une bonne chose, et nous ne devons pas les retenir. Nous voulons un collectif qui élève et permette de s’épanouir dans l’action. L’émulation dans la créativité, la solidarité réelle et la camaraderie authentique doit être le cœur de notre pratique.

La constance de Rébellion est le souci principal, quoi qu’il arrive, de maintenir notre faculté d’intervenir dans le réel. Nous voulons donner à notre communauté les moyens de dominer le chaos, de se réaliser individuellement et collectivement, loin des faux-semblants. Au moment où il faut douter le plus de la légitimité du système dominant, on ne doit plus douter de soi. On doit se construire de manière forte, stable et durable. Cela passe par la formation, la diffusion et l’action ! Faire émerger des individus de qualité est l’urgence révolutionnaire de notre temps.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie