Archive for the colonialisme Category

Escroquerie Réchauffement Climatique Anthropique: la décrépitude du processus de révision des articles scientifiques publiés (Dr Roy Spencer)

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Dossier: « Escroquerie RCA »

 

Pour apporter de l’eau au moulin des « Gilets Jaunes » en ce 17 novembre 2018… Pas plus de Réchauffement Climatique Anthropique que de beurre en branche !…
~ Résistance 71 ~

 

L’état déplorable du processus de révision (peer review) de la science climatique et félicitations à Nic Lewis

 

Dr. Roy Spencer, Ph.D climatologie (ex-NASA)

 

14 novembre 2018

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2018/11/the-sorry-state-of-climate-science-peer-review-and-kudos-to-nic-lewis/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis maintenant quelques décennies, ceux d’entre nous essayant de faire publier des articles scientifiques non alignés avec le narratif apocalyptique officiel sur le climat, ont remarqué une nette tendance à la révision approximative et partiale dans le domaine des articles de recherche soumis à publication dans des journaux et/ou revues scientifiques.

Une partie du problème est l’augmentation de la spécialisation de la science climatique (et des autres sciences de manière plus générale), de façon à ce qu’il y ait relativement très peu de pairs ayant suffisamment de connaissance du sujet qu’ils révisent et corrigent avant publication, pour donner un avis d’expert compétent sur le sujet présenté. En lieu et place, ils donnent simplement au(x) rédacteur(s) de l’article le bénéfice du doute. Je me suis retrouvé moi-même dans cette situation à plusieurs reprises alors que je lisais et révisais un article pour sa publication. Ceci mène à la pensée de groupe, alors que le nombre d’experts dans les sous-discplines fond comme beurre au soleil.


Pompe à fric climatique

Si les conclusions d’un article de recherche soutiennent un narratif plus alarmiste sur la sériosité du réchauffement climatique anthropique (RCA), sa révision par les pairs sera bien moins stricte. Je suis maintenant totalement convaincu de ce fait. Si l’article a un ton plus sceptique, il endure des niveaux de critiques que les articles alarmistes ne voient jamais. J’ai eu au moins un de mes articles rejeté, sur la base d’un simple analyste qui manifestement n’avait pas lu l’article et critiquait des affirmations qui n’étaient aucunement dans celui-ci.

Un article récent (NdT: lien vers l’article en anglais dans l’article original de Spencer) publié dans la revue “Nature”, qui est possiblement la meilleure revue scientifique au monde, a affirmé que les océans se sont considérablement réchauffés et de manière plus rapide que les estimations faites par les actuels relevés de températures par thermomètres, qui demeurent toujours très rares même dans la zone de bouée Argo.

Entre en matière Nic Lewis, qui avec Judith Curry a publié parmi les plus strictes estimations de la sensibilité du climat basées sur des données d’observation empiriques et les forçages climatiques anthropiques assumés (essentiellement l’augmentation de CO2). Malgré le fait que Mr Lewis ne soit pas un scientifique du climat agréé, il a immédiatement identifié une erreur signifiante dans l’artocle publié, erreur qui altère de manière substantielle les conclusions, ce que les auteurs de l’article reconnaissent maintenant (NdT: lien dans l’article original en anglais)

La bonne nouvelle réside dans le fait que ceci est en fait une erreur qui a été identifiée et finalement reconnue comme telle.

La mauvaise nouvelle est que le processus de révision de l’article scientifiques par les “pairs”, qui impliqua de manière présumée des scientifiques du climat accrédités, aurait dû intercepter cette erreur avant publication.

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Résistance au colonialisme: Terre brûlée (MNN)

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En lutte contre le terrorisme depuis 1492

 

Terre brûlée

 

Mohawk Nation News

 

11 novembre 2018

 

url de l’article original: http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/12/scorched-earth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Personne ne parle des “pogroms de la terre brûlée” que les envahisseurs ont perpétré sur l’Île de la Grande Tortue pour nous tuer, pour nous expulser et prendre nos possessions. En 1779, le général George Washington a écrit un ordre exécutif, toujours en vigueur aujourd’hui, par lequel il envoya la Major General John Sullivan en territoires iroquois pour dévaster et détruire nos terres du nord au sud.

Des milliers de soldats déferlèrent, prirent, brûlèrent et détruisirent chaque village et chaque ferme. Les natifs, hommes, femmes et enfants furent massacrés. Ranatakalas (le destructeur de villages enragé, comme nous appelions Washington) était en état d’orgasme permanent de voir notre terre dominée, détruite, nos peuples oblitérés et de savoir que beaucoup d’autres des nations natives mourraient de faim l’hiver suivant.

Les Américains se moquent de ce qu’ils nous ont fait. Leur livre noir (NdT: la bible) dit qu’ils paieront pour les pêchés de leurs pères. Aujourd’hui ils célèbrent l’assassinat de leurs jeunes dans les guerres commerciales, celles appelées première et seconde guerres mondiales. Dans les feux de forêt en Californie, ils ne retrouvent plus au moins 100 personnes, mais ils ne veulent pas reconnaître les plus de 100 millions d’entre nous qu’ils ont assassinés. Ils font l’expérience de leur héritage.

Les Américains ont tendu la main pour accepter ce qu’ils nous avaient volé. La saloperie de plastique brûlé toxique, déchet des gens, se mélange dans les nuages puis retombe sous forme de pluie et tue ce qu’il reste d’entre nous. Les gens respirent du poison, deviennent malades et meurent.

La force de travail a été éradiquée. Les riches pensent que seul l’argent peut résoudre leurs problèmes.

Les envahisseurs étaient en extase quand nos peuples et villages furent brûlés et détruits. Les envahisseurs pleurnichent quand ils perdent ce qu’ils nous ont volé.

Nos soi-disants “leaders” entrepreneuriaux, qui nous ont été imposés par les lois coloniales [les chefs de bandes (Canada) et de tribus (USA) et les “leaders” nationaux] devraient faire des recherches sur les bulles pontificales du Vatican, la fondation du soi-disant droit international (NdT: bulles Dum Versitas, 1452, Romanus Pontifex, 1455 et Inter Caetera, 1493) :

Vidéo: conférence du professeur Robert J. Miller en 2013 à l’université d’Arizona:

“Dismantling the [Christian] Doctrine of Discovery” / “Démanteler la doctrine [chrétienne] de la découverte”

Lectures complémentaires:

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Effondrer le colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Manifeste pour la Société des Sociétés

Résistance au colonialisme sioniste : Appel au soutien de Gaza (Front Populaire de Libération de la Palestine / FPLP)

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Nous relayons aussi cette information dans le cadre de l’appel pour la création d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International des peuples opprimés émanant du Chiapas (Mexique) depuis octobre 2018.

~ Résistance 71 ~

Lectures complémentaires:

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

 

Appel urgent : Gaza sous attaque !
Soutien à la Palestine, Soutien à la Résistance

 

Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP)

 

12 novembre 2018

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10604

 

Le Front populaire de libération de la Palestine appelle à une action urgente les amis de la Palestine, les mouvements pour la justice et la libération et les communautés arabes et palestiniens partout dans le monde pour se tenir aux côtés de Gaza sous l’attaque en ce moment critique. Nous lançons cet appel en l’honneur et dans le deuil de nos deux héroïques camarades, Mohammed al-Tatari et Mohammed Odeh, martyrisés aujourd’hui par les forces d’occupation sionistes qui les ont attaqués alors qu’ils combattaient pour la liberté de leur terre, la Palestine et tout son peuple.

Ce meurtre aux mains des forces coloniales intervient après une attaque hier, dans laquelle les forces sionistes cherchaient à envahir la bande de Gaza dans une opération secrète pour enlever ou assassiner des dirigeants de la résistance palestinienne. Les sionistes ont tué 7 palestiniens qui sont morts en combattant pour défendre leurs terres – mais la résistance palestinienne n’ a pas laissé ces crimes impunis. La résistance a tenu bon, en luttant héroïquement contre une des puissances les plus lourdement armées du monde et en portant des puissants coups aux assassins et meurtriers.

Ce soir, les bombes sont une fois de plus en train de frapper Gaza. Les forces sionistes canonnent et bombardent les stations de télévision et les universités, et menacent de commencer à attaquer une fois de plus des hôpitaux. C’est là le dernier assaut militaire vicieux dirigé contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, après les guerres de 2009, 2012 et 2014 et les innombrables bombardements et assassinats, au milieu de 11 ans d’un siège brutal et impitoyable.

Cette attaque est une tentative pour réprimer les réalisations de la Grande Marche du Retour, dans laquelle des milliers de Palestiniens de Gaza ont exigé leur droit fondamental au retour et la rupture du siège. Contre ce mouvement populaire, les forces sionistes ont laché leurs tireurs d’élite, causant la mort de plus de 200 manifestants palestiniens. Malgré toutes ces agressions, les Palestinien de Gaza restent engagé dans la résistance, ils refusent d’abandonner leurs défenseurs et restent inébranlables dans la lutte pour le retour et la libération.

Les Palestiniens de Gaza ne sont pas seuls ! Et ils ne doivent pas être laissés seuls. Cette attaque n’a pas été effectuée par l’occupation israélienne seule, mais par les puissances impérialistes, comme les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne qui arment et soutiennent autant qu’elles peuvent l’État colonial raciste. Les régimes arabes réactionnaires qui complotent comment démanteler les droits et l’existence des Palestiniens tout en faisant pleuvoir la destruction et la mort sur le Yémen sont aussi complices de cette attaque.

Maintenant est le temps d’agir. Envahissez les rues et les places, organisez-vous, manifestez, protestez et mobilisez pour vous montrer du côté du peuple palestinien de Gaza sous l’attaque, qui continue de résister malgré tous les obstacles. Renforçons le boycott d’Israël et faisons face à l’impérialisme partout où il existe. Soutenons le peuple palestinien, la résistance palestinienne et la cause palestinienne – la lutte pour le retour et la lutte de libération, du fleuve jusqu’ à la mer !

Front populaire de libération de la Palestine 

12 novembre 2018

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Palestine colonisation sioniste

Resistance politique: De la nécessité d’une mémoire collective

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Réseau Résistance Rébellion International

 

Mexique 2018 De l’idéologie et de la réalité I

 

Georges Lapierre

 

8 novembre 2018

 

url de l’article: https://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXV

 

Il est grand temps de distinguer l’idéologie de la réalité, et vice versa ! La fin visée par une autre anthropologie est d’arriver après un voyage mouvementé à la vaste plage de la réalité. Le plus souvent nous parlons idéologiquement de la réalité. Tous ceux qui prétendent décrire ou analyser la réalité dans laquelle nous nous trouvons sont des idéologues et, bien souvent, les idéologues sont aussi des militants qui cherchent à imposer leur vision ou une certaine vision de la réalité. Ces idéologues sont en général payés par l’État et leur vision de la réalité ne s’éloigne pas de celle voulue par la pensée dominante, leur appréhension ne s’écarte guère d’un convenu plus ou moins implicite et ce qu’ils présentent comme des nouveautés a la saveur du bon sens et du bon goût reconnaissable entre mille, et dans laquelle tous se reconnaissent avec une certaine satisfaction. Quand ils ne sont pas directement payés par l’État, les idéologues portent en eux l’idée de l’État, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent. L’idéologie est le propre d’une pensée séparée. Les idéologues ne sont pas poètes, la réalité se chante, elle ne se décrit pas. Dans cet essai, dans cette réflexion à caractère idéologique (fatalement), je cherche seulement à m’approcher d’une réalité qui m’échappera toujours.

Heureusement, la réalité est une anguille et si elle se laisse parfois deviner, elle ne se laisse pas si facilement surprendre et confondre par le premier idéologue venu, et par les autres aussi. Nous pouvons seulement tenter de réduire la distance entre l’idée que nous nous faisons de la réalité et la réalité elle-même. La société mexicaine, par exemple, est une réalité dans la seule mesure où les Mexicains vivent ensemble plus ou moins bien, avec de nombreuses difficultés. Pour l’instant, ils arrivent à vivre ensemble, il n’y a pas encore de rupture nette, la guerre sociale n’est pas déclarée, elle n’a pas éclaté de manière frontale, elle reste larvée. Cependant nous n’en sommes pas loin : dans les années 1970, elle a été conjurée par l’intervention de l’armée fidèle à une certaine idée de la paix sociale, fidèle, donc, à une certaine idéologie. Aujourd’hui encore, l’armée continue à jouer un rôle non négligeable même s’il peut paraître plus ambigu. Notre époque appelle ce flou et joue sur la confusion des valeurs pour imposer une vision du monde unique et totalitaire. Les tueurs des cartels de la drogue ou des mafias locales épousent le rôle qui, autrefois, revenait aux paramilitaires pour semer la terreur parmi la population et mettre fin par le meurtre ou par des menaces à peine voilées aux velléités de résistance et d’opposition à des projets non désirés. On ne sait plus si les « escadrons de la mort » mis en place par certains hommes d’État et encadrés par l’armée ou la marine sont l’instrument de la guerre contre les cartels ou un instrument de guerre dirigé contre la population des barrios [1]. C’est le règne de la confusion la plus totale, s’y perdent toutes les valeurs et tous les points de repères qui existaient autrefois, la boussole est devenue folle. Cette confusion généralisée profite au pouvoir, elle le rend fuyant et insaisissable.

Les interventions « clandestines » des forces de l’ordre ne sont pas sans évoquer le rôle joué par l’armée en Argentine et au Chili du temps de la dictature militaire, fin des années 1970, début des années 1980 : arrestation des suspects à leur domicile, sur leur lieu de travail, dans la rue, séquestration, torture, assassinat et disparition. Des bataillons de la marine mexicaines ont été mis en cause récemment dans un rapport de l’ONU, mais ce n’est là qu’une partie immergée de l’iceberg — d’ailleurs on n’en parle plus, un pays si exemplaire ! Le chiffre des disparus, que ce soit par les forces de l’ordre (armée et police) ou par les cartels de la drogue, atteint des proportions considérables et l’on est en droit de se demander s’il ne dépasse pas très largement le chiffre des disparus en Argentine ou au Chili sous dictature militaire. Avec une différence, le suspect en Argentine (ou au Chili, etc.) était relativement ciblé par son appartenance politique (communiste, socialiste, syndicaliste ou péroniste), au Mexique, il est moins défini, ce n’est pas son appartenance ou son engagement politique qui le rend suspect, c’est autre chose, tout un chacun peut devenir suspect : jeune, pauvre, témoin involontaire mais gênant, journaliste, accusateur… L’engagement politique en lui-même compte peu sauf s’il vient faire obstacle au désir irrépressible d’enrichissement d’une certaine catégorie de la population.

Cette réalité mexicaine, vécue au présent dans ces années de transition, marquant le passage du parti unique à la démocratie, ou de l’État providence à la société marchande, apparaîtra dans toute sa crudité seulement dans quelques années. Cette dictature militaire, qui n’est pas dite, clairement appuyée par les États-Unis, a été mise en place du temps de Felipe Calderón ; elle reste implicite, elle n’est pas idéologique, du moins en apparence, comme elle a pu l’être en Argentine ou dans d’autres pays d’Amérique latine. Elle est plus pragmatique, elle déblaie le chemin afin que les multinationales et les investissements de capitaux ne se heurtent pas à un mouvement social trop ample et trop fort, et qui leur serait contraire. Elle fait place nette à un autre pouvoir, à une pensée pratique qui s’érige comme pouvoir absolu, et qu’il n’est plus possible de contester ouvertement.

J’ajouterai que l’arrivée à la tête de l’État d’Andrés Manuel Lopez Obrador en décembre de l’année 2018 pourrait bien annoncer la fin de cette période de transition marquée par une dictature militaire en sourdine, disfrazada de civil, dont le Mexique a le secret. Après les bruits de bottes d’une présence militaire accablante, le retour d’Andrés Manuel Lopez Obrador annonce dans la liesse et le consentement général l’arrivée tant espérée de la démocratie dans le ciel glorieux d’une paix sociale enfin recouvrée sur des amoncellements de morts et de disparus. Un nouveau pouvoir se reconstitue, il s’appuie sur des formes anciennes pour muer, changer de peau, acquérir plus de puissance. Et il n’est plus contesté désormais : les Mexicains semblent vaincus, ils renoncent à une lutte trop inégale. La victoire d’Andrés Manuel Lopez Obrador scelle la défaite des Mexicains. Tout entre dans l’ordre. Cette période dite de transition fut une période délicate comme toutes les périodes de transition. Elle accompagnait une transformation profonde du pouvoir, un travail d’accouchement d’une puissance nouvelle, une mue qui risquait de laisser le pouvoir à la merci de ceux qui le contestent. Cette formation d’un monde nouveau devait être accompagnée et protégée. Le soulèvement des peuples indiens du Sud-Est en 1994, deux ans après la signature d’un traité de libre commerce entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, a pu être perçu comme un avertissement. Toutes les instances du pouvoir se sont alors employées à réduire cette menace latente que pouvait représenter la population mexicaine lors de ce passage d’une forme de pouvoir à une autre forme de pouvoir se confondant avec la montée en puissance de l’argent. Cette période de transition marquée par la montée en puissance de l’argent fut accompagnée par des résistances sourdes, des oppositions passives et des rébellions. On peut penser que la voie de l’argent est désormais libre et que ce nouveau pouvoir qui s’est constitué dans la douleur des Mexicains n’a plus à craindre une opposition qui mettrait en péril sa puissance et son hégémonie.

Notre temps serait-il marqué par la fin des idéologies et le retour à une sorte de réalisme (ou présentisme) ? Je ne le pense pas car il y aura toujours une réflexion plus ou moins tendancieuse sur la réalité que nous sommes amenés à vivre ; cependant il est fort possible que la société marchande n’ait plus besoin de propagande idéologique comme dans le siècle passé ; l’idéologie du progrès, par exemple, semble avoir fait son temps. Certains philosophes ou historiens philosophes parlent de « présentisme » pour fustiger notre époque [2]. Ce présent perpétuel qu’ils dénoncent ne serait-il pas la marque de la réalité ? La réalité se conjugue au présent, dans la mesure même où elle est directement vécue (ce qui ne veut pas dire qu’elle soit consciemment vécue). La mémoire est l’histoire au présent. La mémoire d’un peuple, la mémoire collective, est l’histoire de ce peuple vécue au présent. Ce qui est à déplorer ce n’est pas le présent mais l’absence de mémoire et surtout l’absence de mémoire collective, cette mémoire collective qui fleurit chez les peuples zapatistes comme chez bien d’autres peuples, qui fleurit aussi, fragile et délicate, parmi les occupants de Notre-Dame-des-Landes. Cette mémoire collective était comme le levain de la vie communale, elle disparaît avec l’effacement et la disparition de la vie communale. Au lieu de vivre directement notre histoire, nous avons fait de l’histoire une idéologie, nous l’avons coupée du présent pour en faire soit un objet d’étude, soit un développement idéologique pour en invoquer le sens comme argument irréfutable d’une propagande.

Une collectivité se constitue et se construit à travers son histoire, qui reste toujours une histoire singulière directement vécue par les membres de cette collectivité ; et cette histoire singulière constitue l’héritage, pour ainsi dire génétique, des membres de la communauté (au point d’être la mémoire génétique de la communauté ainsi constituée ?), elle est à la fois un facteur de reconnaissance et matière à revendication. Cette histoire « réelle » n’a rien à voir et s’oppose à l’« histoire officielle » qui reste l’expression du point de vue de l’État sur le passé, d’un point de vue séparé sur le passé, idéologique, donc, faisant la promotion de ce qui existe ; elle s’oppose aussi, plus fondamentalement à l’idéologie de l’Histoire.

Quant au devenir, il est le mouvement du présent, il est sa propre pensée en mouvement, la pensée spéculative se projetant dans le futur : la pensée spéculative générant l’activité sociale, faisant en sorte que la vie commune se reproduise. Nous avons bien une relation immédiate avec le futur, mais toute société se trouve dans une relation proche, pour ne pas dire immédiate, avec son futur. C’est l’idéologie qui apporte une distance, qui marque une rupture entre présent et futur, quand le futur s’oppose au présent, quand le futur n’est plus perçu comme le prolongement du présent mais fait apparaître une autre réalité, qui n’existe pas encore, qui n’existe pas encore comme présent. Le futur des communautés zapatistes se vit au présent dans les communautés zapatistes, si je puis dire. Leur reproduction future en tant que communautés humaines, en tant que communautés de pensée, en tant que communautés zapatistes se joue au présent. C’est ainsi que le futur est aussi présent dans les communautés ayuuk ou chontales, comme il est présent dans les collectivités qui se trouvent sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes. Le futur n’est pas un au-delà de la vie collective, il est son présent, il est son développement et sa reproduction, il ne se détache pas du présent.

C’est l’idéologie qui apporte une séparation et qui détache le futur du présent. Le futur devient alors un projet à venir, qui ne se trouve plus dans la continuité du présent. La proposition zapatiste de mettre fin au système capitaliste et d’œuvrer à la construction d’un monde non capitaliste dans un futur plus ou moins lointain est une proposition idéologique. Cette proposition n’est pas abstraite de la réalité, elle trouve bien une certaine consistance dans le mode de vie des peuples indiens, mais elle est en décalage avec la société mexicaine, elle est en porte-à-faux avec la société mexicaine. Elle n’est sans doute pas idéologique pour les peuples indiens, elle le devient pour tous ceux qui, dans la société mexicaine, ne sont pas indiens — dans le sens où ils n’appartiennent pas à un peuple héritier d’une culture qui lui est propre, ni à une communauté reposant sur un mode d’être ensemble.

L’idéologie apporte un point de vue, une réflexion, séparée de la réalité, séparée du présent qui reste le sceau, la marque indélébile de la réalité, aussi ne peut-elle échapper par la force des choses ou de par sa propre nature à sa fonction de propagande : soit de propagande pour ce qui existe, cette fameuse séparation ; soit de propagande pour ce qui pourrait exister. Faire l’éloge de l’histoire comme passé ou comme référence, ou faire l’éloge du futur comme projet à venir revient à se détourner du présent et de la réalité, à rendre la réalité évanescente pour la remplacer par une simple idée de la réalité. Il se trouve que nous vivons dans le présent, il se trouve que nous vivons au sein de la réalité aussi bien quand nous faisons nos courses à Bonneveine ou quand nous regardons la télévision. Et cette réalité nous emporte, nous pétrit et nous nourrit, nous ne lui échappons pas. Nous ne lui échappons pas, par contre, elle, elle nous échappe, elle nous échappe de plus en plus, elle ne nous appartient plus. Elle est la réalité mise en place, créée au jour le jour, inventée sans cesse par une pensée générant le réel et cette pensée n’est pas la nôtre, elle nous échappe bel et bien, elle nous est bel et bien étrangère. Il ne s’agit pas seulement de critiquer idéologiquement la réalité que nous connaissons, il s’agit, plus fondamentalement, d’inventer notre propre réalité.

Il est bien possible que la société marchande se trouve à ce point aboutie qu’elle n’ait plus besoin d’idéologie, qu’elle n’ait plus besoin de se présenter comme un idéal à atteindre à travers une propagande tout azimut. Elle est désormais une réalité qui se vit au présent : fin de l’Histoire. Ce soudain ancrage dans le réel, que nous pouvons aussi déceler dans d’autres civilisations passées ou présentes, reste, à mon sens, une donnée de notre temps, et elle concerne notre monde, occidental, chrétien et capitaliste. Cependant cette fin de l’idéologie et cet ancrage dans le présent ne touchent pas seulement notre « civilisation » marchande, elle se fait générale et se répercute sur les autres idéologies, qui, elles, s’opposaient à l’idéologie portée par la société capitaliste, un peu comme si l’idéologie majuscule, portée par notre monde, avait entraîné dans son sillage et son dépérissement les idéologies qui lui étaient contraires comme le socialisme, le communisme, l’anarchisme, et que l’aboutissement ou la réalisation d’un projet civilisateur devait entraîner avec lui, dans son engloutissement dans la mer de la réalité, toutes les idéologies contraires qui accompagnaient son mouvement vers sa réalisation. Il me semble que nous nous retrouvons tous avec les pieds sur terre, mais ce n’est peut-être qu’une impression personnelle.

Autrement dit, le devenir marchand de notre civilisation, qui a commencé à prendre forme et tournure à la fin du Moyen Âge, s’est accompagné d’une propagande à la fois critique et élogieuse : critique de la société féodale, de la réalité sociale qui prévalait alors reposant sur le pouvoir d’une classe sociale théocratique et guerrière ; élogieuse d’un mode d’être ensemble reposant sur l’initiative individuelle et l’activité marchande perçue comme activité sociale et générique s’émancipant des cadres imposés par la féodalité et reposant sur la liberté de l’individu (du bourgeois) face aux obligations de la vie collective. En même temps que s’exprimait cette idéologie portée par les bourgeois se formulait l’idéologie contraire, qui, elle, marquait son attachement aux valeurs communautaires et sociales de la chrétienté pour s’opposer à l’argent et à l’activité égoïste que l’argent encourageait et incitait. Ces deux aspects concurrents et opposés sont liés entre eux comme les deux faces opposées d’une pièce de monnaie. La victoire d’un courant de pensée et sa réalisation entraînent dans le même temps la fin de la propagande contraire qui l’accompagnait comme son ombre. J’ajouterai que cette fin de l’idéologie majuscule accompagnée de ses ombres et son engloutissement dans le réel ne signifient pas la fin des idéologies bien au contraire, celles-ci poussent et prolifèrent désormais comme des champignons sur un cadavre, elles font florès, pure logorrhée, pure diarrhée verbale, mais elles n’ont plus véritablement de sens, ou, du moins, elles ont perdu le sens qui prévalait encore il y a peu quand elles se trouvaient liées solidairement au devenir capitaliste du monde.

Notes

[1] À lire le recueil de textes de Javier Valdez Cárdenas : Periodismo escrito con sangre. Antología periodística. Textos que ninguna bala podrá callar, Grijalbo, 2018. Javier Valdez Cárdenas fut journaliste et écrivain, il a vécu à Culiacán, au nord du Mexique, il a été assassiné, il y a un peu plus d’un an, par qui ? Il a écrit sur les narcos, son livre est magnifique et pourrait être traduit en français.

[2] Je renvoie le lecteur au livre de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent (Baschet, Jérôme, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, La Découverte, 2018). C’est un livre qui présente un grand intérêt dans la mesure même où il met en exergue ce qui, à mon sens, apparaît comme un des caractères définissant le mieux notre époque : cet attachement au présent, cette vision limitée à un futur immédiat, cet effacement et occultation du passé et de l’histoire. Il s’en désole. Je ne m’en désolerais pas car cette prédilection pour le présent pourrait bien marquer la fin de l’idéologie et le retour à la réalité. Certes la réalité que nous sommes amenés à vivre est critiquable : une société marchande et individualiste. Mais la critique de cette réalité doit-elle être seulement idéologique ? Cette confrontation brutale à la réalité d’une société capitaliste, à son présent, ne nous contraint-elle pas à saisir sa critique sur un autre plan que celui de l’idéologie ? N’avons-nous pas à opposer à cette réalité une autre réalité ? Par sa référence au mouvement zapatiste, c’est bien cette question qu’aborde de biais le livre de Jérôme Baschet (et c’est là un des mérites du livre), mais sans la poser directement en ces termes.

Illusion démocratique: Le criminel c’est l’électeur ! (Albert Libertad)

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Lumineux !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir !
~ Résistance 71 ~

Notre dossier “Illusion démocratique”

Explication et esquisse de solutions

Manifeste pour la Société des Sociétés

Réseau de Résistance et de Rébellion International

Le criminel c’est l’électeur !

 

Albert Libertad

1906

 

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, – par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, – par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien. Tout est par toi et tu n’es rien.

Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, – et que tu nous imposes par ton imbécillité.

C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.

Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action.

Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement tu pourras vivre pleinement.

LE CRIMINEL, c’est l’Électeur !

 

Migration et manipulation… Continuité de la stratégie du « diviser pour mieux régner » de la City de Londres (Dean Henderson)

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Une fois de plus après la lecture de cette bonne analyse de Dean Henderson, il n’y a pas et ne saurait y avoir de solutions au sein du système ! Une preuve de plus s’il en fallait encore une… Il est plus que grand temps que plus de gens réalisent ce fait et agissent en conséquence. Cette analyse offre un angle différent d’approche de la situation de celui que nous avons relayé en provenance de MNN. Ces deux approches ne sont en rien antinomiques mais complémentaires.

Analyse et fragments de solutions dans notre “Manifeste pour la Société des Sociétés”, à lire, diffuser et surtout, discuter sans aucune modération.

~ Résistance 71 ~

 

Caravanes, narco-oligarques et la pseudo-gauche de George Soros

 

Dean Henderson

 

5 novembre 2018

 

Url de l’article original: 

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/11/05/caravans-narco-oligarchs-the-soros-left/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une marée de réfugiés laisser-pour-compte économiques continue sa marche vers le nord au travers de Mexico City, en direction de la frontière avec les Etats-Unis, où Trump a promis leur rencontre avec l’armée américaine renforcée de quelques 220 millions de dollars et une volée de balles contre une volée de pierres. (NdT: Gaza 2.0 quelqu’un ??…)

Ce dernier drame en date pour le diviser afin de mieux régner est parfaitement consistant avec le script écrit par la City de Londres, celui de développer les oligarchies d’extrême-droite au Honduras, au Guatémala et au Salvador pour protéger les intérêts de Chiquita et de Folgers, de priver les paysans locaux de leur gagne pain et mode de vie, d’amener la fausse aile humanitaire financée par George Soros et payer quelques sbires pour organiser un exode de masse vers les Etats-Unis et tout cela juste à temps pour la cloche des élections de la mi-mandat.

Dans l’acte II, l’administration Trump estampille Cuba, le Nicaragua et le Vénézuéla de “Troïka de la tyrannie” et impose des sanctions sur chacun de ces pays. Peu importe qu’aucun des migrants désespérés en marche ne provient de ces pays. Ceux-ci fuient plutôt les meilleurs alliés que les Etats-Unis ont pu acheter dans la région. Mais la fausse gauche Soros ne veut pas parler de tout ça. Le président nicaraguéen Daniel Ortega a gagné une élection très surveillée en 2016 avec 72,5% des suffrages puis a fait échouer de violentes tentatives de la CIA de le renverser… une fois de plus.

Le 26 novembre 2017, des élections au Honduras ont vu celui qui fut initialement déclaré vainqueur, comme rapporté par les agences Reuters et AP et autres services de presse, Salvador Nasralla, écarté le jour d’après en faveur du riche oligarque Juan Orlando Hernandez. Des émeutes s’en suivirent, comme après le coup d’état militaire du 29 juin 2009 contre le candidat de gauche populaire élu Manuel Zelaya.

La ministre des AE d’Obama d’alors, Hillary Clinton, éminente membre de la fausse gauche Soros, a joué un rôle majeur dans le coup qui sortit Zelaya. Son patron fut instrumental dans l’assassinat du président socialiste maintes fois réélu au Vénézuéla, Hugo Chavez.

Les récentes élections en Argentine, au Brésil, en Colombie ont amené des victoires de l’extrême-droite. La victoire de Bolsonaro au Brésil est particulièrement troublante, considérant les avancées faites par le Parti des Travailleurs dans ce pays ces deux dernière décennies.

La victoire en 2017 de Mauricio Macri en 2017 a amené une crise économique en Argentine, tandis que l’élection en 2018 de Duque en Colombie représente le contrôle établi continu du pays par la narco-oligarchie directement liée au MI6 britannique. (NdT: bras armé de la City de Londres, tout comme la CIA est celui de Wall Street, elle-même succursale de la City…)

Il est clair que la CIA et ses patrons banquiers ont été très occupés à renverser les gains révolutionnaires faits dans bien des pays d’Amérique Latine sous les leaderships de gens comme Chavez, les frères Castro à Cuba, Ortega au Nicaragua, Correa en Équateur et Morales en Bolivie. Il n’est pas surprenant de constater que la politique étrangère aidée par la caravane en marche de Trump est une continuation du colonialisme de la Couronne (City de Londres) depuis les croisades. Bien plus révélateur est la réaction des récemment fabriqués démocrates de George Soros, qui continuent leur voyage réactionnaire vers la droite où l’immigration, les droits des trans-genres et la légalisation du pétard ont plus d’intérêt que les mouvements anti-guerre, les syndicats ou le colonialisme américain en Amérique Latine, qui a créé ces pions désespérés recrutés pour cette nouvelle saga du diviser pour mieux régner.

Colons !… Arrêtez de nous emmerder !… (Mohawk Nation News)

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“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, Cheval Fou, chef de guerre Oglala ~

Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
Pour un Réseau de Résistance et de Rébellion International !
~ Résistance 71 ~

Arrêtez de nous emmerder !

 

Mohawk Nation News

 

6 novembre 2018

 

url de l’article: http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/06/stop-messing-with-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les peuples naturels de l’Île de la Grande Tortue suivent les instructions de la Nature afin de nourrir et de prendre soin de leurs familles, de vivre en paix où que ce soit. Ces frontières corporato-coloniales mises en place par les envahisseurs sont faites pour empêcher les envahisseurs de circuler librement, pas nous. Ils sont venus ici d’autres parties du monde.

Nous, les véritables peuples natifs naturels de l’île de la Grande Tortue ne sommes pas des immigrants ! Notre famille qui voyage du sud vers le nord traverse notre terre [à tous]. Ils peuvent venir de la façon qui leur plaît, par avion, par train, bateau, voiture ou en mettant un pied devant l’autre.

Ces entreprises coloniales nous veulent comme main d’œuvre à très bon marché et travailler pour l’immigrant [NdT: chrétien-européen aujourd’hui sous domination sioniste autre grand projet colonial en une autre partie du monde sous domination…]. Ces intrus immigrants n’ont absolument aucun droit de les renvoyer, de les empêcher de passer, de les accuser faussement d’être natifs ou de les chasser pour faire ce que nous avons parfaitement le droit de faire. Les immigrants européens sont les criminels et n’ont aucun droit de nous stopper ni d’interférer avec nous et notre libre usage de nos territoires.

Peuples natifs vous êtes famille. Chaque chose sur l’Île de la Grande Tortue, du pôle nord à la pointe sud du continent est notre maison. En tant que membres de la même famille nous devons nous soutenir les uns les autres ainsi notre famille peut continuer de vivre sur notre terre-mère.

Repoussons la propagande colonialiste qui a maintenu notre grande famille séparée, une fois de plus, nous sommes un peuple et nous nous préoccupons les uns des autres.

Lectures complémentaires:

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Manifeste pour la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

la-sixta

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte