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Dictature technotronique…

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Tintin_en_France

Dictature sanitaire technotronique… La France, la Belgique et l’Italie en marche vers le fascisme supranational. Si nous les laissons faire, le goulag est pour demain !…

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monpassanitairedantonq

 

Le site de réinformation alternatif belge Kairos Presse a publié une vidéo, suite au passage le 15 juillet 2021 de la “loi pandémie” en Belgique qui donne des pouvoirs dictatoriaux au régime pour imposer une dictature sanitaire draconienne. Cette loi n’est pas encore appliquée, il y a un délai de 15 jours…
La vidéo est particulièrement bien faite et montre un SCENARIO de ce que pourrait devenir l’apartheid pratiqué dans une société covidienne de contrôle absolu dont nous renons le chemin. La France, la Belgique et l’Italie sont sur ce chemin sans aucun doute. Les auteurs de la video précise (à la fin) que les témoignages sont fictifs et mis en scène, mais le réalisme de l’info/reportage et ses entretiens sont édifiants et en disent long sur la dictature technotronique qui est en train de se mettre en place comme nous le disons depuis bien des années. Un correspondant anonyme a compilé l’essentiel de la “loi pandémie” belge et fait une transcription de la vidéo de Kairos.
A lire, regarder et diffuser sans aucune modération parce que c’est ce qui nous attend, bien sûr et comme toujours… SI NOUS LES LAISSONS FAIRE !… et il n’y a absolument AUCUNE raison que nous les laissions… AUCUNE ! L’heure est venue de foutre toute cette merdasse étatico-capitaliste par dessus bord et de reprendre la barre du navire de notre destinée sur cette planète.
Ajoutons à cela que le 22 juillet l’Italie a voté une loi similaire qui sera mise en application le 6 août, ce qui veut dire que la France, la Belgique et l’Italie sont en mode dictature technotronique avancé… Question simple : Jusqu’à quand allons-nous laisser faire ces ordures au service d’un système étatico-capitaliste moribond qui n’en finit pas de mourir et tente de se métamorphoser une énième fois… ¡Ya Basta! non ?
Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir, c’est l’évidence même, conclusion ?…
Qu’on se le dise !
~ Résistance 71 ~

 

V_QR_esclavage

 

La Monarchie Belge embarque pour la dictature le 15 juillet 2021 avec la “loi pandémie”

 

Anonyme

 

23 juillet 2021

 

https://planetes360.fr/bracelet-electronique-reconnaissance-faciale-donnees-personnelles-un-avant-gout-de-la-loi-pandemie-en-belgique/

 

Loi pandémie Belge voté le 15 juillet 2021:

« le gouvernement pourra adopter, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, les mesures de police administrative nécessaires « en vue de prévenir ou de limiter les conséquences de la situation d’urgence épidémique pour la santé publique. » Lorsque les circonstances locales l’exigent, les gouverneurs et bourgmestres pourront prendre des mesures renforcées. Les mesures de police administratives qui pourront être prises concerneront l’accès au territoire belge, la limitation d’accès ou la fermeture d’une ou plusieurs catégories d’établissements ainsi que des lieux de réunion, la limitation ou l’interdiction des rassemblements, la limitation ou l’interdiction des déplacements, la fixation de conditions d’organisation du travail et la détermination de mesures de protection sanitaire.

Le gouvernement pourra aussi définir des modalités pour des réquisitions.

(commentaire: c’est le gouvernement qui décide des modalités, donc il se donne une marge pour faire des rafles vaccinales à tout moment)

Les infractions constatées aux mesures édictées pourront être sanctionnées d’une amende d’un à 500 euros, d’une peine de travail de 20 à 300 heures, d’une peine de probation autonome de six mois à deux ans, d’une peine de surveillance électronique d’un mois à trois mois ou d’une peine d’emprisonnement de maximum trois mois. Ces condamnations seront retirées du casier judiciaire trois ans après la décision judiciaire. »

https://www.levif.be/actualite/belgique/la-chambre-approuve-la-loi-pandemie-majorite-contre-opposition/article-news-1448421.html?cookie_check=1626893020

Un autre article qui parle de cette loi pandémie du 15 juillet 2021

citation:

« Loi pandémie belge du 15 juillet:

• Accès au territoire belge

• Fermeture des frontières

• Limitation d’accès ou fermeture d’une ou plusieurs catégories d’établissements (Horeca, commerces non essentiels, lieux culturels, etc) ainsi que des lieux de réunion (cultes)

• Limitation ou interdiction des rassemblements (sport, culture, etc)

• Limitation ou interdiction des déplacements (quarantaine, traçage)

• Fixation de conditions d’organisation du travail (télétravail, masque, distanciation sociale, etc)

• Détermination de mesures de protection sanitaire (masque, testing, etc)

• Couvre-feu

• Le gouvernement pourra aussi définir des modalités pour des réquisitions.

Elément notable: le volet « données personnelles », relatif au traitement de données de santé et de sécurité sociale sensibles telles que le testing, le tracing ou les vaccins, a été retiré du projet de loi. Il avait été hautement critiqué car le texte initial manquait de garde-fous et octroyait une marge de manœuvre trop importante au gouvernement.

Quelles sanctions ?

La loi « pandémie » fixe également les sanctions qui pourront être prononcées en cas de non respect des mesures instaurées:

• Amendes d’un à 500 euros

• Peine de travail de 20 à 300 heures

• Peine de probation autonome de six mois à deux ans

• Peine de surveillance électronique d’un à trois mois

• Peine d’emprisonnement de maximum trois mois

Notons que ces condamnations seront retirées du casier judiciaire trois ans après la décision judiciaire.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/politique/pendant-ce-temps-le-parlement-vient-d-approuver-le-projet-de-loi-pand%C3%A9mie/ar-AAMczvq?fbclid=IwAR0qyv6e1lz15DB4SEaJdibd62CKBXTg0W8nK2-3_9SX4h1d7R23VdKLzuk

remarque sur cet article ci dessus:

ils parlent de traçage, donc bracelets électroniques

ils n’osent pas mettre le texte de loi en complet dans l’article, ni de mettre un lien d’accès direct au texte de loi, preuve qu’ils veulent cacher son contenu à la populace, ils mettent des « etcs » au lieu de prononcer le mot « vaccin » dans (masque, testing, etc), pour réduire la fureur de la populace.

Donc à partir de la loi pandémie qui est sortie en Belgique, le 15 juillet 2021, des résistants belges ont fait un scénario concret de ce qui allait se passer avec cette loi, très vague, qui donne tout le pouvoir aux forces de polices, mairies sur leurs administrés, et pourront à tout moment faire le chantage de la vaccination et test PCR bidon pour chaque activité quotidienne. 

voici leur transcription du début de  la vidéo jusqu’à 7min43 https://www.kairospresse.be/video/LoiPandemie.mp4?_t=1626719078:

« BonsoirLe parlement s’est réuni pour voter la loi Pandémie .

Celle-ci modifiera drastiquement et définitivement la vie des 11 millions de belges.

La loi relative aux mesures de police administrative lors de situations d’urgence épidémique dite loi pandémie permet au ministre de l’intérieur d’agir seul en urgence .

Voici les mesures qui entrent en vigueur dès à présent.

Des frontières entre la Flandre , la Wallonie, et Bruxelles sont établies.

Il est impossible d’entrer dans une autre région de résidence sans la preuve d’une vaccination complète et d’un test PCR négatif.

Il est interdit d’entrer ou de sortir du pays.

Les aéroports, les gares sont fermés.

Tout citoyen belge se trouvant à l’étranger et désirant rentrer dans le pays doit fournir la preuve d’une vaccination complète et d’un test PCR négatif .

Dans le cas contraire, il lui est interdit de franchir la frontière.

La Flandre a décidé de laisser ouvert ses musées et l’horeca (Horeca, parfois écrit HORECA ou HoReCa, est un acronyme désignant le secteur d’activités de l’ hôtellerie, de la restauration et des cafés https://fr.wikipedia.org/wiki/Horeca) mais ferme toute structure infantile, camps de vacances, universités, et écoles ainsi que ses lieux culturels.

Les supermarchés peuvent rester ouverts mais tout autre commerce doit fermer.

La Wallonie a décidé de laisser ouvert toute structure infantile , camps de vacances, universités et écoles ainsi que l’horeca mais ferme ses lieux culturels et ses musées.

Les commerces d’alimentation peuvent rester ouverts mais tout autre commerce doit fermer.

A Bruxelles, toute structure amenant à la réflexion, et à l’amusement ferme ce soir, en ce compris toute structure infantile, camps de vacances, universités, écoles , l’horeca , les musées, et les lieux culturels.

Les commerces doivent fermer sauf les supermarchés et uniquement pour ce qui concerne

Les rayons d’alimentation et de nécessité.

Les lieux publics ouverts dans les 3 régions ne peuvent être fréquentés que par des personnes vaccinés complètement et en détention d’un test PCR négatif  aux heures d’ouverture prévues par les régions.

Les autres personnes n’ont droit qu’à un créneau horaire restreint de 19h à 20h sur présentation d’un test PCR négatif et sur rendez vous.

Les lieux de culte et organisations philosophiques non confessionnelles ne peuvent plus être accessibles au public de façon collective ou individuel .

Les rassemblements, les manifestations dans les lieux publics  à l’intérieur ou à l’extérieur sont désormais interdits qu’ils soient d’ordre culturel , cultuel, ou de loisir.

Les rassemblements en ligne peuvent être soumis à un contrôle.

Le télétravail est de nouveau obligatoire partout dans le pays.

Personne ne peut se rendre sur son lieu de travail .

Tous les services qui peuvent rester actifs doivent fonctionner uniquement à distance.

Les régions travaillent actuellement à un financement de fonctionnement à distance pour les infrastructures qui restent ouvertes.

Tous les organismes d’aide , soutien et de parole doivent se tenir uniquement en ligne.

Les personnes souhaitant adopter un enfant ou pratiquer une procréation médicalement assisté telle que la PMA ont l’obligation de se faire vacciner.

Le masque est de nouveau obligatoire sur tout le territoire de la Belgique dans les espaces publics autant à l’intérieur qu’à l’extérieur .

Toute personne ne peut voir que la ou les personnes habitant sous le même toit qu’elle.

Tout rapprochement , contact humain avec d’autres personnes en dehors des communications en ligne est interdite.

Un couvre feu établi sur l’ensemble du territoire de la Belgique de 20h à 6 h du matin.

Il est impossible de se déplacer dans sa région de résidence ou dans une autre région à condition d’une vaccination complète et d’un test PCR négatif  uniquement à pied, en trottinette ou à vélo.

Les voitures ou autre moyen de locomotion sont interdits afin de limiter les déplacements inter régionaux dans le pays.

Les transports en commun sont fermés.

Toute personne résidant en Belgique doit se présenter à sa commune dans les 3 jours à venir pour s’enregistrer dans une banque de données où seront référencées ses données personnelles, son état de vaccination, si elle n’est pas vaccinée, la raison de cette non vaccination, et son casier judiciaire.

Cette banque de données sera accessible à tout service public ou organisme de données ainsi qu’aux services privées s’ils en font la demande avec une motivation circonstancielle.

Au moins 3 hôpitaux par région doivent fermer leur orientation afin de constituer des centres de rééducation qui accueilleront les personnes qui se trouveraient en opposition avec les mesures et les désobéiraient.

Le reste des hôpitaux doivent rester ouverts et réquisitionner tout le personnel nécessaire , même les étudiants en médecine, afin d’assurer les soins urgents.

Tout travailleur du secteur de la santé est réquisitionné pour travailler dans les hôpitaux restants ouverts.

S’ils refusent de se présenter aux convocations de réquisition, des sanctions seront appliqués et ces personnes seront fichés.

Tout soin non urgent est post posé  dont les soins à apporter aux personnes qui se trouveraient malades mais qui ne sont pas vaccinés.

Toute personne refusant la vaccination complète se verra contrainte de quitter son lieu d’habitation .

Elle se verra contrainte de se délocaliser dans un centre de rééducation avant relogement.

Toute personne sans domicile fixe ou sans papier issue de l’immigration ne pouvant pas fournir une preuve de vaccination complète et d’un test PCR négatif est automatiquement placé dans un centre de rééducation  et doit porter un signe distinctif à définir par le centre.

Toute personne désobéissant aux mesures sera punie d’une amende pouvant atteindre de 10 à 80 000 euros accompagnés soit d’une peine de travail de 20 à 300 heures soit d’une peine d’emprisonnement d’un jour 3 mois soit d’une surveillance électronique d’1 mois à 3 mois , soit d’une peine de probation autonome de 6 mois à 2 ans.

Vu le nombre de places limités dans les établissements pénitentiaires, même avec les 9 hôpitaux qui seront consacrés , les peines de travail, de probation autonome et de bracelet électronique seront favorisés.

Les bracelets électroniques sont actuellement en commande, ils devraient arriver de Chine  dans les meilleurs délais. 

Les personnes sanctionnées d’une peine d’emprisonnement , d’une peine de travail ou d’une peine de surveillance électronique perdront leur emploi, se feront retirer leurs droits parentaux, et perdront automatiquement leurs droits civils, politiques,  leur accès à leur compte bancaire, et les éventuelles aides ou allocations qu’ils reçoivent pour des périodes de 2 ans minimum.

Toute personne étant en possession d’information concernant des opposants à l’application de ces mesures est obligée de le transmettre à leur agent de quartier ou d’en avertir les autorités concernées.

S’il s’avère qu’une personne ait eu vent d’information de la sorte et ne les ait pas divulguée , celle-ci sera placée en détention dans les centres de rééducation.

Toute information véhiculée au sujet de ces nouvelles mesures de quelque manière que ce soit peu être analysée.

Seules les presses nationales autorisées peuvent véhiculer les informations liées à ces mesures.

Toute personne non vaccinée doit porter un signe distinctif en permanence lors de ses déplacements autorisés et doit annoncer à voix haute en cas d’interaction avec d’autres personnes.

Les services de police doivent intervenir par tous les moyens nécessaires afin de faire respecter les mesures prévues. Ces mesures sont en vigueur jusqu’à  nouvel ordre.

source De 0 minute à 7 minute 43, (la vidéo dure plus de 18 minutes)

https://www.kairospresse.be/video/LoiPandemie.mp4?_t=1626719078

Après de 7min43  à 8 : 36 de la vidéo https://www.kairospresse.be/video/LoiPandemie.mp4?_t=1626719078, un bref résumé non exhaustif des interviews des citoyens belges mécontents de ces mesures dans ce même scénario qui utilise la loi pandémie du 15 juillet 2021 qui vient de sortir:

-1er citoyen qui est médecin libéral, mais a été réquisitionné par les hôpitaux, et à cause de cela,  ne plus soigner en cachette les gens non vaccinés dans son cabinet privé:

« Je suis réquisitionnable à tout moment, et je suis interdit de soigner les non vaccinés, car les non vaccinés n’ont pas droit d’accès à l’hôpital.

Il y a des gens que je suis depuis longtemps, mais je ne peux plus les soigner, car je ne peux pas les recevoir sur mon nouveau lieu de travail. »

-2ème citoyen médecin d’hôpital dont son hôpital a été réquisitionné pour être transformé en un centre de rééducation pour les réfractaires aux vaccins: «  faut savoir qu’1 des hôpitaux de Bruxelles a été réquisitionné  pour être un centre de conversion pour les personnes réfractaires aux vaccins. Si celles tombent malades dans ces centres, il nous est impossible de les soigner, on ne peut  communiquer avec eux qu’ à travers des visio conférences en ligne

Vous pouvez voir l’intégralité des interviews à partir de 7minutes 43 sur :

 https://www.kairospresse.be/video/LoiPandemie.mp4?_t=1626719078

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Voir notre page « Coronavirus, guerre conte l’humanité »

Notre communiqué du 14 juillet 2021 : « La solution à la crise COVID fabriquée n’est en aucun cas médicale mais politique »

 

antiterrorisme-covidelire
BOYCOTT !!…

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à la dictature sanitaire… ici et maintenant !…

Révision du narratif historique sur la « démocratie » avec David Graeber et David Wengrow, les cas Huron, Iroquois et Tlaxcala

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 22 juillet 2021 by Résistance 71

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« Le sénat de Tlaxcala » de Rodrigo Gutierrez (1875)

“Il semble que l’histoire de la démocratie est prise en étau. Ses fervents adeptes — qui mettent l’accent sur le mérite qu’elle a de canaliser la volonté populaire, tout comme ceux qui n’y voient qu’un moyen de coercition de cette même volonté seront vraisemblablement d’accord pour dire que la démocratie est un produit exclusif de la « civilisation occidentale ». De même, face aux preuves manifestes qu’en Afrique, en Océanie, en Asie ou dans les Amériques, les citoyens participaient à la prise de décisions, les historiens réagissent généralement en les réfutant ou en les ignorant ; dans le meilleur des cas, ils font valoir que quoiqu’il se soit passé, il ne peut s’agir d’une démocratie pour quelque raison technique. (Bien entendu, jamais une telle rigueur n’est appliquée à l’Athènes du Vème siècle av. J.-C. : une société militariste, esclavagiste, fondée sur la répression systématique des femmes.)”
~ David Graeber ~

Une des toutes dernières publications du regretté David Graeber, qui révise ici le narratif historique occidental sur le concept de l’origine de la “démocratie”, en compagnie de David Wengrow, professeur d’archéologie comparative à l’Institut Archéologique de l’Universit College of London (UCL). Dans cet article, ils analysent la relation des conquistadores espagnols de Cortez avec la société du consensus non coercitive de Tlaxcala dans ce qui est aujourd’hui le Mexique, qui avait déjà tenu les Aztèques à distance respectable. Quelques révélations surprenantes d’une histoire enfouie à dessein…
~ Résistance 71 ~

Cachées, à la vue de tous. Les origines autochtones de la démocratie dans les Amériques [1]

David Graeber et David Wengrow

Cet article a paru dans le numéro Democracy de la revue Lapham’s Quarterly (automne 2020). Cette publication a été rendue possible grâce au généreux soutien de la fondation John S. and James L. Knight.

Traduction de Morgane Iserte et Nicolas Haeringer, janvier 2021.

Source de l’article en français :
http://www.journaldumauss.net/?Cachees-a-la-vue-de-tous-Les-origines-autochtones-de-la-democratie-dans-les#nb1

Juillet 2021

On nous apprend à être fiers de vivre en démocratie. Et dans le même temps, on nous enseigne de mille manières subtiles que la démocratie véritable est probablement impossible. Assurément, l’histoire de la démocratie est toujours racontée de manière à nous rappeler qu’elle est extraordinairement difficile à atteindre. Elle n’est jamais enseignée comme une histoire d’habitudes (les citoyens régissant collectivement leurs propres affaires) ou de sensibilité (le sentiment que chaque personne a son mot à dire quant aux décisions qui la concernent), mais plutôt comme l’histoire d’un mot : le grec δημοκρατία, le latin democratia ou le français démocratie. Les plus fervents défenseurs de la démocratie, ainsi que ses détracteurs les plus acharnés, affirment tous qu’elle est le produit unique de « l’Occident », une percée conceptuelle — réalisée pour la première fois dans la Grèce antique par le même peuple qui inventa la science et la philosophie « occidentales » — qui ensuite plana pendant environ deux mille ans sur l’Europe comme une potentialité largement inaboutie, jusqu’à ce qu’une bande de génies la fasse revivre au siècle des Lumières en France.

Ce récit est criblé de tellement de trous conceptuels, il est si manifestement incohérent qu’il faut une volonté à toute épreuve pour en assurer la cohésion. « L’Occident », par exemple, peut-être défini d’une demi-douzaine de façons contradictoires : il s’agit tantôt d’une tradition intellectuelle, tantôt d’une notion géographique, culturelle, raciale, etc. Si l’on se conformait avec constance à un de ces usages, le système tout entier, bâti de pièces disparates, s’effondrerait. Pour ne prendre qu’un exemple, si « l’Occident » est une tradition où les uns lisent les écrits des autres, comment comprendre que jusqu’au 18ème siècle, tous les auteurs inscrits à son patrimoine aient été explicitement antidémocratiques ? Et s’il s’agit plutôt d’une question de sensibilité culturelle, les véritables héritiers des Grecs anciens ne seraient-ils pas les Grecs modernes ? Après tout, ils parlent la même langue 

— mais les partisans de la thèse de ce que Samuel P. Huntington a nommé le « choc des civilisations » considèrent que les Grecs modernes ne sont pas du tout des Occidentaux étant donné qu’ils optèrent au Moyen-Âge pour la forme erronée de christianisme. (Les mêmes honorent David Hume et Adam Smith comme incarnations suprêmes des valeurs occidentales, alors que Platon les aurait sans doute considérés comme des descendants à peine civilisés de sauvages celtes).

Tout cela sent la manœuvre spécieuse, mais au profit de quoi ? Ceux qui racontent cette histoire transmettent, en substance, deux messages implicites. Le premier est que l’histoire de la démocratie est désormais nôtre, tout comme le sont les marbres du Parthénon [2] ; le second est que la démocratie est à la fois tout à fait insolite dans l’histoire mondiale et qu’il est fort difficile d’y parvenir. On nous fait comprendre que la démocratie véritable et directe ne fut possible que pour une race extraordinaire, vivant dans une ville antique dont les dimensions étaient idéales. À l’échelle d’une nation, seule la version la plus atténuée est envisageable et nous ne devrions vraiment pas nous blâmer si nous échouons la moitié du temps ; à l’échelle de la planète, c’est évidemment irréalisable. Jusqu’au 18ème siècle, la plupart des philosophes politiques européens considéraient la démocratie comme une aberration. Les révolutionnaires américains, tel John Adams, s’y opposaient ouvertement. C’est seulement vers 1800 que certains commencèrent à utiliser le terme de démocratie pour rebaptiser les systèmes constitutionnels modernes, élaborés en réalité pour imiter la République romaine. Ce faisant, ils créèrent nombre des casse-têtes auxquels nous nous heurtons aujourd’hui, comme lorsqu’une partie de l’opinion publique assimile la démocratie à la « volonté du peuple » tandis que l’autre l’identifie aux pouvoirs et contre-pouvoirs institutionnels du pouvoir populaire.

Cette situation aurait beaucoup surpris les philosophes des Lumières, qui aimaient à penser que leurs idéaux de liberté et d’égalité devaient beaucoup aux peuples autochtones de ce qu’ils appelaient le « Nouveau Monde ». Bien sûr, ils pouvaient alors être plus ouverts à leurs influences car « l’Occident » n’avait pas encore été inventé, et s’ils considéraient l’Europe occidentale comme héritière d’une longue tradition intellectuelle, c’était à la théologie chrétienne qu’ils pensaient (celle-là même à laquelle ils essayaient d’échapper). Les historiens de demain pourraient peut-être décrire les origines de la gouvernance moderne comme un alliage culturel, assemblé à partir de notions amérindiennes de liberté personnelle, de théorie africaine du contrat social, d’économie de marché inspirée par l’Islam médiéval et des modèles chinois d’État-nation (une fonction publique recrutée par concours sélectif, administrant une population ethnolinguistique uniforme).

D’aucuns pourraient également faire valoir que certains des tout premiers salons des Lumières ne se sont pas tenus en Europe mais à Montréal, dans les années 1690. C’est là qu’un homme d’État autochtone du nom de Kandiaronk, agent de liaison entre la confédération wendat (ou « huronne ») et le régime de Louis XIV, s’entretenait régulièrement avec le gouverneur général français, le comte de Frontenac et de Palluau, et ses adjoints — parmi lesquels, un certain baron de Lahontan — pour débattre des questions de morale économique, de droit, de mœurs sexuelles et de religion révélée. Kandiaronk fut largement encensé par les observateurs français qui voyaient en lui le logicien le plus brillant et le rhéteur le plus spirituel que personne ait jamais rencontré (un jésuite légèrement irrité écrivit : « personne ne l’a sans doute jamais dépassé en intelligence ») ; par la suite, un livre rédigé à partir des notes de ces débats connut un grand succès dans toute l’Europe.

Les Dialogues curieux entre l’auteur et un Sauvage de bon sens qui a voyagé de Lahontan, publiés en 1703, inspirèrent notamment une importante production théâtrale. Presque tous les grands penseurs du Siècle des Lumières en proposèrent leur version, mettant en scène un observateur étranger (généralement amérindien, parfois polynésien, persan ou chinois) qui décortique les absurdités de la société française, en s’inspirant du style si propre à Kandiaronk et à son rationalisme sceptique lorsqu’il déconstruit la doctrine chrétienne, plaide en faveur de la liberté sexuelle et affirme que tous les problèmes sociaux de l’Europe résultent en définitive de la répartition inégale des richesses. Plus tard, les penseurs conservateurs imputèrent les violents excès de la Révolution française aux Relations des jésuites [3] et à d’autres textes tels que ceux de Lahontan qui, selon eux, furent les premiers à introduire des idées aussi contagieuses au sein d’une hiérarchie sociale stable.

Au fil du temps, les termes de ce débat ont viré d’un extrême à l’autre. De nos jours, se risquer à suggérer que les autochtones ont enseigné aux Européens quelque valeur morale ou sociale que ce soit, c’est s’exposer à la dérision et se voir accusé de céder au « mythe du bon sauvage », voire être fustigé de manière quasi hystérique, comme ce fut le cas lors du débat sur la « thèse de l’influence », suscité par l’hypothèse que la confédération Haudenosaunee (les Six-Nations iroquoises) aurait pu servir de modèle à la constitution américaine. [4]

Il semble que l’histoire de la démocratie est prise en étau. Ses fervents adeptes — qui mettent l’accent sur le mérite qu’elle a de canaliser la volonté populaire, tout comme ceux qui n’y voient qu’un moyen de coercition de cette même volonté seront vraisemblablement d’accord pour dire que la démocratie est un produit exclusif de la « civilisation occidentale ». De même, face aux preuves manifestes qu’en Afrique, en Océanie, en Asie ou dans les Amériques, les citoyens participaient à la prise de décisions, les historiens réagissent généralement en les réfutant ou en les ignorant ; dans le meilleur des cas, ils font valoir que quoiqu’il se soit passé, il ne peut s’agir d’une démocratie pour quelque raison technique. (Bien entendu, jamais une telle rigueur n’est appliquée à l’Athènes du Vème siècle av. J.-C. : une société militariste, esclavagiste, fondée sur la répression systématique des femmes.)

Que se passerait-il si nous cessions d’agir ainsi ? Les activités humaines du passé nous apparaîtraient très différentes, tant il est vrai que les preuves de pratiques démocratiques sont bien plus courantes qu’on ne le pense, une fois que l’on se met à les chercher – et celles-ci surgissent même à certains moments étonnamment charnières de l’histoire du monde. La plupart du temps, elles sont cachées à la vue de tous.

Prenez le cas de Tlaxcala, une ville-état jouxtant l’actuel état mexicain de Puebla, qui joua un rôle clé dans la conquête espagnole de la « Triple Alliance », ou Empire aztèque. Voici comment Charles C. Mann, dans son ouvrage 1491 : Nouvelles Révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb, décrit ce qui s’est passé en 1519, lors du passage d’Hernán Cortés :

« S’éloignant du littoral pour explorer l’intérieur des terres, les Espagnols commencèrent par affronter à plusieurs reprises la confédération des Tlaxcalas, quatre petits royaumes qui avaient sauvegardé leur autonomie malgré les agressions récurrentes de l’Alliance. Grâce à leurs fusils, à leurs chevaux et à leurs lames d’acier, les étrangers remportèrent toutes les batailles en dépit de la supériorité numérique des Tlaxcalas. Ceci dit, les effectifs de Cortés diminuaient à chaque affrontement. Il était sur le point de tout perdre lorsque les quatre rois tlaxcalas changèrent brusquement de tactique. Ayant conclu de l’issue des combats qu’ils pouvaient éliminer les Européens, quoiqu’en payant le prix fort, les souverains indiens proposèrent un marché avantageux pour tout le monde : ils cesseraient d’attaquer Cortés, épargneraient sa vie, celles des Espagnols survivants et les vies de nombreux Indiens s’il acceptait en échange de se joindre aux Tlaxcalas pour une offensive contre la Triple Alliance exécrée. [5] »

Cette description pose problème : il n’y avait pas de rois à Tlaxcala. Il suffit de comparer le récit de Mann, établi à partir de sources secondaires, à celui que Cortés adressa lui-même à son roi, le Saint empereur romain Charles Quint. Dans ses Cinq lettres narratives (1519-1526), Cortés rapporte que de nombreuses villes parsemaient la vallée de Puebla ; la plus grande était Cholula, constellée de pyramides. Il poursuit en décrivant Tlaxcala et son arrière-pays, d’une population totale de 150 000 habitants, en notant que « la forme de gouvernement jusqu’à présent rencontrée parmi le peuple ressemble beaucoup aux républiques de Venise, de Gênes et de Pise, car il n’y a pas de souverain suprême ».

Cortés était un petit aristocrate, originaire d’une région d’Espagne où les conseils municipaux relevaient encore de la nouveauté ; on pourrait avancer qu’il n’avait qu’une maigre connaissance des républiques et que donc, il n’était sans doute pas le juge le plus fiable en la matière. Toutefois, il possédait une grande expérience, acquise dès 1519, pour identifier les différents rois mésoaméricains, les recruter ou les neutraliser ; c’était en bonne partie ce qu’il faisait depuis son arrivée sur le continent. Et à Tlaxcala, il n’en trouva aucun. Au contraire, après un premier affrontement avec les guerriers tlaxcalas, il se retrouva impliqué dans des discussions avec les représentants d’un conseil municipal populaire, dont chaque décision devait être ratifiée collectivement. C’est là que les choses prennent une tournure résolument étrange, quant à la manière dont ces événements sont parvenus jusqu’à nous. De nombreux débats eurent lieu dans Tlaxcala sur la nature des relations à nouer avec les nouveaux arrivants espagnols. À leur façon, ces délibérations pourraient être considérées comme des événements charnières de l’histoire mondiale puisque Cortés n’aurait jamais pu conquérir la capitale aztèque Tenochtitlán, qui était alors une ville d’environ un quart de million d’habitants, sans l’aide de ses alliés de Tlaxcala. Pourtant, il est frappant de voir que les historiens ne leur accordent que peu d’attention et ignorent presque entièrement le cadre institutionnel dans lequel ces discussions se déroulèrent. À l’époque, Tlaxcala et la Triple Alliance se livraient fort régulièrement des batailles, que cette dernière aimait à dépeindre comme une sorte de jeu, les « guerres fleuries [6] ». Les élites aztèques affirmèrent aux chroniqueurs espagnols qu’elles avaient accordé à Tlaxcala la possibilité de rester indépendante, afin que leurs soldats aient un lieu où s’entraîner et leurs prêtres suffisamment de victimes humaines à sacrifier, mais c’était pure esbroufe.

En vérité, Tlaxcala et ses unités de guérilla otomis avaient réussi à tenir en échec les Aztèques depuis des générations. Leur résistance n’était pas simplement militaire. Tlaxcala cultivait un éthos civique qui empêchait l’émergence de dirigeants ambitieux, et donc de potentielles querelles — un contre-exemple aux principes de gouvernance aztèques. Politiquement, les villes de Tenochtitlán et de Tlaxcala incarnaient deux idéaux antagonistes. Cette histoire est peu connue car le récit de la conquête des Amériques auquel nous sommes habitués est celui du destin manifeste : une armée invisible de microbes de l’Ancien Monde néolithique marchant aux côtés des Espagnols, transmettant par vagues l’épidémie de variole pour décimer les populations autochtones, et un legs de l’âge du bronze composé d’armes en métal, de fusils et de chevaux, pour frapper de stupeur et de terreur les peuples autochtones sans défense.

Nous aimons nous raconter l’histoire d’Européens n’exposant pas seulement les Amériques à ces agents de destruction mais aussi à la démocratie industrielle moderne, dont les ingrédients — prétend-on — étaient introuvables sur place, même à l’état d’embryon. Tout ceci est censé constituer un ensemble culturel unique : une métallurgie avancée, des véhicules à traction animale, des systèmes d’écriture alphabétique et une certaine disposition à la libre pensée perçue comme nécessaire au progrès technologique. Les « autochtones », au contraire, étaient supposés avoir existé dans une espèce d’univers alternatif, quasi-mystique. Ils étaient par définition incapables de débattre de constitutions politiques, de s’engager dans des processus apaisés de délibération et de prendre des décisions qui changeraient le cours de l’histoire mondiale. Et si des observateurs européens témoignent les avoir vus faire, c’est qu’ils se sont trompés ou qu’ils ont simplement projeté leurs propres idées de gouvernance démocratique sur les « Indiens », alors même que ces notions n’avaient guère cours en Europe.

Dans le cas de Tlaxcala, nous disposons d’une source où sont compilés les débats tels qu’ils ont été menés au sein du conseil : la Crónica de la Nueva España, œuvre inachevée, composée entre 1558 et 1563 par Francisco Cervantes de Salazar, un natif de Tolède devenu l’un des premiers recteurs de l’Université du Mexique. Pendant plus de quatre siècles, la Crónica était cachée à la vue de tous. Condamnée à rester dans l’ombre par une Inquisition qui voulait effacer les traces des « pratiques idolâtres », celle-ci a végété dans des collections privées avant de se retrouver finalement à la Biblioteca Nacional de Madrid, où elle fut mise au jour en 1911 grâce aux efforts de Zelia Nuttall, archéologue et anthropologue avant-gardiste, grande découvreuse de codex perdus. La Crónica fut finalement publiée en 1914. À ce jour, il n’existe toujours aucune introduction ou commentaire critique qui puisse guider les lecteurs dans son décryptage ou les aider à saisir la portée de ces chroniques qui retracent la vie politique d’une ville autochtone de Mésoamérique.

La Crónica porte directement sur le Conseil gouvernant Tlaxcala et ses délibérations sur les envahisseurs espagnols. Cervantes de Salazar rédige son rapport à partir de données historiques recueillies auprès de dirigeants autochtones qui survécurent à la conquête et de leurs descendants immédiats. Nous disposons de témoignages sur les échanges de discours et de cadeaux diplomatiques entre les représentants espagnols et leurs homologues tlaxcalas, dont l’éloquence en séances du conseil suscitait l’admiration. Parmi ceux qui parlèrent au nom de Tlaxcala figurent d’anciens hommes d’État — comme Xicotencatl l’Ancien, père du général du même nom, aujourd’hui encore adulé dans l’état de Tlaxcala — mais aussi des négociants autochtones, des dignitaires religieux et les plus hauts magistrats de l’époque. Ce que l’auteur décrit dans ces passages remarquables n’est évidemment pas le fonctionnement d’une cour royale, mais celui d’un parlement urbain qui recherchait le consensus pour ses décisions, par la mise en discussion d’arguments raisonnés et de longues délibérations, qui pouvaient se poursuivre, si nécessaire, durant des semaines entières.

Les passages clés du texte se trouvent dans le livre trois, alors que Cortés et ses troupes campent encore à l’extérieur de la ville avec ses nouveaux alliés totonaques et de Zempoala [7]. Un seigneur nommé Maxixcatzin — bien connu pour « sa grande prudence et sa conversation affable » — donne le coup d’envoi en lançant un appel éloquent aux Tlaxcalas pour qu’ils suivent les ordres donnés par les dieux et les ancêtres et s’allient à Cortés pour se soulever contre leurs oppresseurs aztèques. Son raisonnement est très bien reçu, jusqu’à ce que Xicotencatl l’Ancien — alors âgé de plus de cent ans et presque aveugle — n’intervienne. Rien n’est plus difficile, rappelle-t-il au conseil, que de résister à un « ennemi intérieur », ce que deviendront sans doute les nouveaux venus s’ils sont accueillis dans la ville. Pourquoi, demande Xicotencatl,

« Maxixcatzin considère-t-il ces gens comme des dieux, alors qu’ils ressemblent plutôt à des monstres voraces, sortis tout droit de la mer démontée pour nous briser, se gavant d’or, d’argent, de pierres et de perles, dormant dans leurs propres vêtements et se comportant d’ordinaire à la manière de ceux qui un jour se changeront en maîtres cruels… Il n’y a pas assez de poulets, de lapins ou de champs de maïs dans tout le pays pour assouvir leurs appétits d’ogres ou ceux de leurs “grands cerfs” [chevaux espagnols]. Pourquoi — alors que nous avons toujours vécu libres, sans roi — devrions-nous verser notre sang, et nous transformer en esclaves ?  »

Nous paraphrasons ici l’espagnol, car il n’existe aucune traduction de la Crónica en anglais [8]. Les paroles de Xicotencatl influencèrent les membres du conseil, apprend-on : « Un murmure commença à se répandre parmi eux, ils se parlaient les uns aux autres, les voix s’élevaient, chacun déclarait ce qu’il ressentait [9]. » Le conseil était divisé. Ce qui advint ensuite sera familier à quiconque a participé à un processus de prise de décision par consensus : lorsque surgissent des désaccords importants, plutôt que de les soumettre au vote, quelqu’un formule généralement une synthèse créative. Temilotecutl, l’un des quatre hauts magistrats de la ville, proposa un plan astucieux. Pour satisfaire les deux camps, Cortés serait invité dans la ville mais dès qu’il aurait pénétré en territoire tlaxcaltèque, le général en chef de la ville, Xicotencatl le Jeune, lui tendrait une embuscade avec un contingent de guerriers otomis. Si l’embuscade réussissait, ces derniers seraient des héros ; si elle échouait, les Tlaxcalas en feraient porter la responsabilité aux impudents et impulsifs Otomis, formuleraient leurs excuses et feraient alliance avec les envahisseurs. Soit dit au passage, Xicotencatl l’Ancien avait vu juste sur ce qui allait se passer. Peu de temps après la conquête de Tenochtitlán, Tlaxcala perdit les privilèges et les exemptions qu’elle avait obtenus pour service rendu à la couronne espagnole, et sa population fut réduite à n’être qu’une source additionnelle de tribut.

De tels récits n’ont pas rencontré un grand succès auprès des historiens modernes. La plupart d’entre eux les récusent, n’y voyant que la projection fantaisiste par l’auteur de quelque scène d’une agora grecque ou d’un sénat romain, ce qui en soi exige un extraordinaire effort d’imagination puisque le Conseil de Tlaxcala continua à siéger pendant longtemps encore durant la période coloniale. Les travaux menés en son sein, et l’habileté de ses caciques à conduire des débats raisonnés, sont consignés dans les Actas de Tlaxcala [10] des 16ème et 17ème siècles. Ces registres constituent une autre source que les historiens modernes ont eu tendance à balayer d’un revers de la main, alléguant que les « Indiens rusés » avaient simplement adopté les mœurs démocratiques européennes (alors qu’à cette époque, celles-ci n’existaient qu’à peine en Europe) afin d’impressionner leurs nouveaux souverains (qui étaient en réalité résolument antidémocratiques et peu susceptibles d’être séduits). Affirmer le contraire vous expose à être accusé de romantisme naïf.

Pourtant, il est possible d’affirmer avec fermeté que les délibérations recueillies dans les archives espagnoles sont exactement ce qu’elles semblent être : un aperçu des mécanismes de gouvernance participative des villes autochtones. Et si celles-ci ressemblent par certains aspects aux débats rapportés par Thucydide ou Xénophon, c’est bien parce qu’il n’existe pas mille façons de conduire un débat politique. Une autre source en fournit la confirmation. En 1541, le frère Toribio de Benavente — surnommé Motolinía (le « malheureux » [11]) par les locaux — rédigea une histoire de la constitution de Tlaxcala, qui explique en partie l’idéologie qui la sous-tend. La ville, écrit-il, était en effet une république, gouvernée par un conseil de dignitaires élus (teuctli), tenu de rendre des comptes à ses citoyens. On ne sait pas exactement combien de personnes siégeaient au conseil supérieur de Tlaxcala — entre cinquante et deux cents selon les sources. Motolinía n’explique pas non plus comment elles étaient sélectionnées ni qui était éligible (dans d’autres villes de la région de Puebla, la rotation des mandats s’opérait entre représentants des différents quartiers, ou calpulli [12]). En revanche, son récit s’anime lorsqu’il évoque les modes de formation et d’instruction politiques tlaxcalas.

Ceux qui aspiraient à jouer un rôle au sein du conseil de Tlaxcala, loin de le faire pour exercer leur charisme personnel ou leur aptitude à surpasser des rivaux, le faisaient dans un esprit d’auto-dépréciation — voire de honte — et devaient se subordonner aux habitants de la ville. Pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une simple parade, chacun d’entre eux était soumis à des épreuves, et pour bien débuter, impérativement exposé à des injures publiques — l’outrage étant considéré comme la juste rétribution de l’ambition. Par la suite, une fois leur ego en lambeaux, ils étaient placés en réclusion et subissaient les épreuves du jeûne, de la privation de sommeil et des saignées, tout en suivant un régime strict d’instruction morale. L’initiation prenait fin avec le « coming out » du nouveau conseiller lors d’agapes et de célébrations. Manifestement, la prise de fonction dans cette démocratie autochtone requérait des traits de caractère fort différents de ceux que nous considérons comme allant de soi dans la politique électorale moderne.

Cortés fit peut-être l’éloge de Tlaxcala comme d’une arcadie agraire et commerçante, mais comme l’explique Motolinía, lorsque ses citoyens réfléchissaient à leurs propres valeurs politiques, ils les concevaient en réalité comme provenant du désert. À l’instar d’autres Nahuas, les Aztèques inclus, les Tlaxcalas se plaisaient à proclamer qu’ils étaient les descendants des Chichimèques [13]. Ces derniers, considérés comme les premiers chasseurs-cueilleurs, menaient une vie ascétique dans les déserts et les forêts ; ils habitaient des huttes primitives, ignoraient tout de la vie de village, refusaient de cultiver du maïs et de cuire leurs aliments ; ils allaient sans vêtements ni religion, à l’état de nature. Les épreuves qu’enduraient les aspirants conseillers parlementaires de Tlaxcala étaient là pour rappeler combien il restait nécessaire de cultiver les qualités chichimèques, même si celles-ci se voyaient au final contrebalancées par les vertus toltèques du guerrier urbain.

Tout cela dut sans doute résonner aux oreilles des Franciscains comme des tropes de la vertu républicaine issus de l’Ancien Monde, ce profond sillon atavique qui court des prophètes bibliques jusqu’à Ibn Khaldoun, sans parler de leur propre éthique du renoncement. Les correspondances sont telles que l’on peut légitimement se demander si les citoyens de Tlaxcala se sont présentés aux Espagnols en des termes dont ils savaient qu’ils seraient instantanément reconnus et appréciés. À l’évidence, ils organisèrent de remarquables représentations théâtrales pour leurs nouveaux seigneurs, dont un spectacle sur le thème des croisades en 1539, La Conquête de Jérusalem, dont le point culminant fut un baptême en masse de (véritables) païens, accoutrés en Maures. Possiblement, les observateurs espagnols apprirent alors des Tlaxcalas ou des Aztèques ce que signifie avoir été un « bon sauvage [14] » — mais nous nous écartons du sujet.

Dans ce contexte de repositionnements réciproques, quelles conclusions pouvons-nous tirer sur la constitution politique de Tlaxcala au moment de la conquête ? S’agissait-il vraiment d’une démocratie urbaine opérationnelle ? Si oui, combien d’autres cités de ce type ont bien pu exister dans les Amériques précolombiennes ? Sommes-nous sinon face à un mirage ou à une conjuration stratégique de « communalisme idéal » offerte à un public réceptif de frères millénaristes ? Des éléments d’histoire et de mimèsis étaient-ils en même temps à l’œuvre ? Il y aurait toujours place pour le doute si ces faits n’étaient corroborés que par des sources écrites. Mais les archéologues confirment qu’au 14ème siècle, l’organisation de la ville de Tlaxcala était complètement différente de celle de Tenochtitlán, par exemple. Il n’existe de fait aucune trace de palais ou de temple central, ni de vaste cour où se pratiquait le jeu de balle (haut lieu de rituel royal dans d’autres villes mésoaméricaines). Au contraire, les fouilles archéologiques mettent au jour un paysage urbain presque entièrement dédié à l’habitat des citoyens, avec des résidences bien aménagées, selon des normes uniformes de construction de qualité supérieure, et réparties autour d’une vingtaine de places de quartier, toutes surélevées sur de grandes terrasses en terre. Les plus grandes assemblées citoyennes étaient hébergées en dehors de la ville dans un complexe municipal appelé Tizatlán, pourvu d’espaces pour les rassemblements publics, auxquels on accédait par de larges portes.

Tlaxcala était-elle unique ? Cela semble peu probable. Les villes-états démocratiques émergent rarement seules. Les preuves archéologiques revêtent ici une importance particulière car elles nous donnent une idée de ce à quoi pourraient ressembler les vestiges d’une forme de gouvernement (polity) démocratique en Mésoamérique, même en l’absence de sources écrites. Une capitale royale est généralement plus simple à identifier. Les rois mésoaméricains, comme la plupart des rois, avaient tendance à s’offrir en spectacle ; on peut donc normalement s’attendre à ne pas seulement y trouver des palais et des temples pyramidaux, mais aussi des terrains de jeu de balle, des images guerrières et des scènes d’assujettissement, des stèles où figurent des souverains soumettant des captifs (souvent sacrifiés par la suite au cours de jeux), des rites calendaires à la gloire des ancêtres et des registres des actes royaux. Dans certaines villes anciennes de Mésoamérique, rien de tout cela n’apparaît, ou du moins n’apparaît plus depuis de nombreux siècles.

Teotihuacán est la plus ancienne et la plus grande de ces cités, qui connut son apogée entre 100 et 600 ans. Peuplée de plus de cent mille habitants à l’époque, elle fut la plus grande ville des Amériques, et sans doute, l’une des plus grandes au monde. Au cours de ses premiers siècles, la ville se développa comme on pouvait s’y attendre autour d’un centre royal florissant où se dressaient les deux grandes pyramides jumelles et le temple du serpent à plumes ; chaque grand projet de construction était sanctifié par des sacrifices humains, dont on retrouve les preuves dans leurs fondations. Puis, vers 300, un changement s’opéra. Le temple fut défiguré et incendié, les sacrifices humains prirent fin et de nouvelles constructions firent leur apparition : quelques centaines d’appartements spacieux en pierre — à mi-chemin entre logements sociaux et petits palais — tous disposés en îlots de forme carrée, construits selon un même schéma. À partir de ce moment-là, plus rien n’indique une autorité centrale ou des signes ostentatoires d’inégalité dans la ville.

Les ruines de Teotihuacán sont-elles le témoignage d’une révolution sociale précoce ? La ville fut-elle administrée démocratiquement dans sa phase tardive ? Nous ne pouvons le dire avec certitude, mais nous pouvons affirmer que le contexte pour de tels débats est en train de changer. Outre des exemples plus tardifs dans les Amériques, la recherche contemporaine en Eurasie commence à montrer que bien avant l’Athènes du Vème siècle, les villes égalitaires et les formes de gouvernement participatif étaient largement répandues, par exemple parmi les premières cultures urbaines de Mésopotamie, d’Ukraine et de la vallée de l’Indus ; et qu’il y eût aussi d’autres révolutions sociales, comme dans la ville chinoise de Taosi, vers 2000 avant J.-C. Là encore, les historiens de demain étudieront probablement la généalogie des États-nations modernes autrement que nous le faisons aujourd’hui. Il nous semble aussi qu’ils devront abandonner la vision d’un passé gravé dans les marbres du Parthénon et faire place à des histoires de démocratie entièrement nouvelles.

Notes :

[1] Quoique « indigène » ait acquis en français une dimension politique qui correspond au propos de D. Graeber et D. Wengrow, « autochtone » reste le terme employé par les acteurs et actrices contemporain·es dans les arènes internationales. C’est donc ainsi que nous avons traduit les termes « native » et « indigenous » – NDT.

[2] En anglais, « the Elgin Marbles  ». Lord Elgin, général et diplomate écossais, démonte en décembre 1801 le Parthénon puis vend ses marbres au British Museum en 1816, notamment la moitié de la grande frise qui décorait le temple. Si les premières demandes de restitution ont été faites par la Grèce au lendemain de son indépendance en 1832, le British Museum s’est toujours refusé à leur donner suite, affirmant que ces illustres antiquités faisaient partie d’un patrimoine commun à tous et que leur acquisition s’était faite en toute légalité. Depuis près de 200 ans, Athènes réclame la restitution de ces marbres, dans l’espoir de les voir prendre place au musée de l’Acropole – NDT.

[3] Les Relations des Jésuites sont le recueil des correspondances entre les missionnaires de la Compagnie de Jésus envoyés en Nouvelle-France et leurs supérieurs religieux de Paris entre 1632 et 1672. Ces documents retracent méthodiquement l’histoire de la colonie depuis ses débuts et comptent parmi les plus importantes sources d’information sur les peuples et l’histoire de la Nouvelle-France – NDT.

[4] Voir Philip A. Levy, « Exemplars of Taking Liberties : The Iroquois Influence Thesis and the Problem of Evidence », William & Mary Quarterly 53(3), 1996, pp. 587-604, in David Graeber, « La sagesse de Kandiaronk : la critique indigène, le mythe du progrès et la naissance de la Gauche », publié le 28 septembre 2019 sur le site journaldumauss.net : http://www.journaldumauss.net/?La-sagesse-de-Kandiaronk-la-critique-indigene-le-mythe-du-progres-et-la

[5] Charles C. Mann, 1491 : Nouvelles Révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb, traduction française de Marina Bosano, Albin Michel, 2007, pp 148-150.

[6] Une « guerre fleurie » (expression traduite du nahuatl Xōchiyāōyōtl) est le nom donné aux batailles opposant les Aztèques (les Mexicas ou un de leurs alliés de la Triple Alliance) aux troupes de Tlaxcala ou d’une autre cité de la vallée voisine de Puebla. Il s’agissait d’un exercice très codifié et ritualisé dans lequel s’affrontaient deux camps, dans le but de procéder à la capture de prisonniers à sacrifier aux divinités – NDT.

[7] Zempoala (ou Cempoala) était une ville mésoaméricaine très importante du royaume totonaque, située dans ce qui est aujourd’hui l’état mexicain de Veracruz.

[8] Ni en français ! NDT – voir Francisco Cervantes de Salazar, Crónica de la Nueva España, Linkgua ediciones S.L, 2008, téléchargeable en ligne : https://es.b-ok.lat/book/1218190/e66b50 « (…) porque no me parecen a mí dioses, sino monstruos salidos de la espuma de la mar, hombres más necesitados que nosotros, pues vienen caballeros sobre ciervos grandes, como he sabido ; no hay quien los harte ; dondequiera que entran, hacen más estragon que cincuenta mil de nosotros ; piérdense por el oro, plata, piedras y perlas (…) ¿qué mayor mal podría venir a nuestra patria que recibir en ella por amigos a tales monstruos, para que quedemos obligados a sustentarlos a tanta costa de nuestras haciendas, que aun para hartar de maíz aquellos mochos venados que traen, no bastarán nuestros campos ? ; pues para ellos, ¿qué gallinas, qué conejos, qué liebres bastarán ? (…) No es, pues, razón que los que derramamos nuestra sangre por defender nuestra patria y vivir sin servidumbre, metamos en ella por nuestra voluntad quien nos haga tributarios. », pp. 240-241.

[9] « comenzó entre ellos un murmurio, hablando los unos con los otros, iban creciendo las voces, declarando cada uno lo que sentía (…) », idem, p.242.

[10] James Lockhart, Arthur J. O Anderson et Frances Berdan, The Tlaxcalan actas : a compendium of the records of the Cabildo of Tlaxcala, 1545-1627, University of Utah Press Salt Lake City, 1986 – NDT.

[11] En nahuatl – NDT.

[12] Le calpulli est l’unité de base à la fois territoriale et sociale des Nahuas. Ce terme signifie littéralement « grande maison » en nahuatl, et se réfère à une « maison communale », un « groupe de maisons », une commune. Il est souvent traduit par « quartier » (« barrio ») chez les chroniqueurs espagnols de l’époque de la conquête, et par « clan » chez les auteurs américains modernes – NDT.

[13] Chichimèques était le nom que les Nahuas du Mexique utilisaient généralement pour désigner un ensemble de peuples semi-nomades qui habitaient le nord de l’actuel Mexique et le Sud-Ouest des États-Unis, et qui avait la même signification que le terme européen « barbares » – NDT.

[14] En anglais, on parle du mythe du « noble sauvage » -NDT.

= = =

Notre page “Anthropologie politique”

David Graeber sur Résistance 71

Sujet connexe sur la civilisation de Tlaxcala et Oaxaca de la revue “Science” (2017):

https://www.sciencemag.org/news/2017/03/it-wasnt-just-greece-archaeologists-find-early-democratic-societies-americas

Cortez_et_Tlaxcala
Hernan Cortez et ses « alliés » Tlaxcala

Dictature sanitaire : Les Gaulois Réfractaires sont dans la rue, que vienne la Commune des communes !

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resistance1

“Qu’est-ce que l’État ? C’est le signe achevé de la division dans la société, en tant qu’il est l’organe séparé du pouvoir politique: la société est désormais divisée entre ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. La société n’est plus un Nous indivisé, une totalité une, mais un corps morcelé, un être social hétérogène… »
~ Pierre Clastres ~

“Dès que l’État n’est plus à même d’imposer l’union forcée, l’union surgit d’elle-même, selon les besoins naturels. Renversez l’État, la société fédérée surgira de ses ruines, vraiment une, vraiment indivisible, mais libre et grandissant en solidarité par sa liberté même.”
~ Pierre Kropotkine ~

Résistance 71

18 juillet 2021

Superbe succès de la grogne et de la résistance française face à la dictature sanitaire, Des centaines de milliers de réfractaires pour ne pas dire des millions partout en France, maintenant, il est important :

  • De ne rien lâcher, de maintenir la pression, de manière décentralisée, de partout à la fois. Attention à la recupération classique d’un mouvement de colère par les rats de la politique politicienne…
  • De se rassembler toujours plus nombreux par delà les divisions factices crées par le système
  • De penser critiquement à la suite des évènements afin de :
    a) ne pas se laisser récupérer par la fange politique habituelle
    b) de ne pas sombrer dans le sempiternel réformisme qui ne peut en aucun cas être satisfaisant, n’oublions pas que les gugusses politicards entrent déjà en « campagne » pour la énième mascarade du cirque électoral de 2022
  • De commencer à penser localement, ensemble à une organisation de notre société hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat qui sont la racine profonde de la division induite et du marasme en cours. Changeons notre relation aux institutions : IGNORONS-LES !! et œuvrons pour et par nous-mêmes ! Dépoussiérons et retrouvons cet esprit communard positif dont nous sommes les dépositaires historiques, enfoui sous le fatras de l’ineptie marchande dont nous avons été inondés depuis bien des lustres…
  • De toujours garder à l’esprit que tout peuple sous le joug étatique est opprimée, réprimée et se trouve donc en état de légitime défense permanente. Nous le sommes à plus forte raison en ce moment même !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

GJ_vive_la_commune

« La seule véritable peur qui puisse affecter l’autorité officielle, n’est pas celle générée par les gens qui vont lui résister, mais celle par ceux qui vont l’ignorer. »
~ George Bernard Shaw ~ 

Tracts pour les manifs de samedi 17 juillet 2021

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 17 juillet 2021 by Résistance 71

responsable

Résistance 71

17 juillet 2021

Merci à Jo et à Rien, deux tracts PDFà imprimer pour les manifs de ce samedi 17 juillet 2021 :

Rien_Souvenir_davenir

Tract-pour-refuser-lobligation-vaccinale-et-le-pass-sanitaire

5 questions à poser à ceux qui veulent se faire vacciner dans votre entourage

Piqure de rappel : La pandémie COVID est une escroquerie politique planifiée ayant des répercussions sur le contrôle oligarchique renforcé de nos vies ; la solution ne peut être que POLITIQUE, RI a mis notre article en format pdf, merci à eux, il n’y a pas de solutions au sein du système et ne saurait y en avoir :

La_solution_crise_COVID_nest_pas_medicale_mais_politique

peur-poubelle

Résistance au colonialisme : Sionisme, Nakba et loi polonaise (Gilad Atzmon)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 10 juillet 2021 by Résistance 71

nakba_1

La Nakba et la loi polonaise

Gilad Atzmon

5 juillet 2021

url de l’article original:
https://gilad.online/writings/2021/7/4/the-nakba-and-the-polish-law

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Israël semble ennuyé par une nouvelle loi polonaise qui met une date butoir de 30 ans pour que les juifs puissent reprendre possession des propriétés qui leur furent saisies. La loi doit toujours être approuvée par le sénat polonais et pourtant les officiels israéliens la nomme déjà la “loi holocauste” insistant sur son “immoralité” et la honte qu’elle génère.

La semaine dernière, le ministre israélien des affaires étrangères Yair Lapid a insisté sur le fait que la loi “est une honte qui n’effacera pas les horreurs ni la mémoire de l’holocauste.” Je ne vois pas en quoi cette loi interfère avec les horreurs ou la mémoire de l’holocauste. Je pense en fait que la vile tentative de presser des milliards de dollars de la Pologne au nom d’une tragédie humaine pourrait avoir un impact négatif sur ce chapitre historique et la façon dont il est mémorisé.

Les Polonais n’ont pas apprécié l’ingérence de “l’état juif” dans leurs affaires intérieures. Vendredi, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a rétorqué à Lapid en insistant “Tout ce que je peux dire, c’est que temps que je suis le premier ministre, la Pologne ne paiera pas pour les crimes allemands : ni en zloty, ni en euro, ni en dollar.” Le ministre polonais des AE s’est fait l’écho de la position de Morawiecki argumentant que les commentaires de Lapid étaient de mauvaise foi “La Pologne n’est en rien responsable de l’holocauste, une atrocité commise par l’occupant allemand, crime également commis sur des citoyens polonais d’origine juive.” La crise a semblé escalader durant le week-end. Dimanche, la Pologne et Israël convoquaient les ambassadeurs respectifs pour des réunions alors que la querelle entre les deux pays ne semblaient pas s’amenuiser.

Je ne suis pas en position de juger ce qui est juste et qui a tort ou raison dans ces affaires de restitution. Supposons que la loi polonaise soit “une horrible injustice et une honte qui nuit aux droits des survivants de l’holocauste et à leurs héritiers”, comme le prétend Lapid. Dans ce cas, on devrait s’attendre à ce que celui-ci soutienne dynamiquement les Palestiniens dans leur droit au retour et leur droit d’être compensés pour le crime colossal commis contre eux à partir de 1948.

En 1948, plus de 700 000 Palestiniens (la très vaste majorité de la population indigène de la Palestine), subirent un nettoyage ethnique en règle aux mains du nouvellement établi état juif. Ce crime racial catastrophique (incluant une longue liste de massacres comme celui de Deir Yassin) est appelé la Nakba. Il s’est produit moins de 4 ans après la libération d’Auschwitz…

Pendant la guerre de 1948 et peu de temps après. le jeune pays d’Israël a rayé de la carte des villes et villages palestiniens. Il a ensuite utilisé des législations pour empêcher les Palestiniens de retourner chez eux et a mis en application tous les moyens possibles pour s’approprier et piller la propriété de ces derniers, dépossédant dans le processus ces quelques Palestiniens qui s’accrochaient à leur terre. Pourtant, Israël n’a jamais admis son pêché originel de nettoyage ethnique.

Se reposant sur une cause morale, Israël affirme représenter les demandes juives de restitution en Pologne. Je me demande : cette même règle ne devrait-elle pas aussi s’appliquer aux Palestiniens ? Israël ne devrait-il pas mettre la même loi morale en avant et reconnaître aux Palestiniens leur droit à la terre, à leurs villages, villes, champs et vergers ?

C’est l’Allemagne nazie, alors occupante de la Pologne qui amena le désastre sur la communauté juive de ce pays. En Palestine, une jeune armée de défense et des groupe paramilitaires juifs commirent des crimes colossaux contre la population indigène (NdT: pas sans rappeler les atrocités commises par les colons du “nouveau monde” sur les populations indigènes du continent des Amériques, dont l’excavation récente de charniers d’enfants au Canada ne représente qu’une petite portion… Nous ne vivons en rien dans un monde “post-colonial” nous vivons en plein dedans, guerre et colonisation étant les marques de fabrique de l’État et des rouages marchands étroitement imbriqués). Alors que l’Allemagne nazie cessa d’exister en 1945, la force de défense israélienne existe toujours quant à elle. Le parti travailliste (qui forma directement le premier gouvernement israélien) est toujours actif et est même un membre de la coalition actuelle de gouvernement en Israël. Le parti du Likoud est une excroissance de l’Irgoun originel et du Stern Gang (tous deux complice de certains des atrocités et massacres commis en Palestine), il est et de loin le plus gros parti politique représenté à la Knesset (parlement israélien). Les institutions israéliennes et sionistes responsables du crime de 1948 n’ont jamais cessé d’exister. Elles n’ont jamais reconnu leurs crimes, et se sont encore moins repenties.

Les survivants de l’holocauste ont été indemnisés de différentes manières pour le crime qui fut commis contre eux par les Européens. Israël a bénéficié de très larges compensations de la part du gouvernement allemand. En revanche, les Palestiniens vivent toujours dans des prisons à ciel ouvert et dans des camps de réfugiés, et sont soumis à des embargos et à des abus incessants.

Le temps est venu pour Israël de reconnaître son horrible passé. Dès maintenant, Israël devrait se rendre à l’évidence que la cause palestinienne ne s’estompe pas et ne disparaît pas dans l’air du temps. Si Israël cherche à se réconcilier avec la région, alors il doit d’abord appliquer à lui-même ce code moral qu’il demande à la Pologne de suivre.

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Communiqué de V

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Notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

1er Juillet 2021 : Fête du Canada avec un ordre d’expulsion des églises catholique, anglicane et unifiée des territoires de 9 nations amérindiennes !

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SCH

Communiqué du Tribunal Canadien contre le Génocide

Ordre d’expulsion et de bannissement des églises catholique, anglicane et unifiée du canada par les anciens des nations indigènes Squamish, Gitxsan, Nuu-Chah-Nulth, Secwepemc, Tsilhqot’in, Cree, Anishinaabeg, Mohawk-Kanien’keha:ka et Mi’kmaq

Le 1er juillet 2021

Nous invoquons par la présente le Grand Esprit et la Loi de la Terre de nos nations en expulsant et bannissant à tout jamais de nos territoires vos églises, leurs officiels et leurs clergés et en saisissant la richesse et les propriétés de vos églises en tant que dédommagements partiels pour les crimes contre l’humanité que vous avez commis contre nos peuples.

En tant qu’envahisseurs étrangers, vos églises ont mené une guerre génocidaire contre nous, ont volé nos terres et nos ressources, kidnappé, torturé et assassiné des générations de nos enfants, détruit nos cultures et maintenu un régime répressif, de trafic sexuel et de génocide sur nos nations avec vos complices dans le crime que sont le gouvernement du Canada, la couronne britannique et le Vatican.

A compter de ce jour, si vous et vos officiels n’obtempèrent pas ou refusent de reconnaître cet ordre, vous ferez face à une arrestation immédiate pour violation criminelle de propriété.

Nous commençons par la présente, la saisie pacifique et la réclamation de vos bâtiments sacerdotaux, de vos terres et autres propriétés et richesse, ce au nom de notre peuple et des membres de nos familles assassinés.

Fait le 1er juillet 2021 avec le Tribunal Canadien contre le Génocide et les citoyens souverains de la république du Kanata

Postée publiquement et inscrite dans les archives du tribunal de nos nations et de la communauté internationale en accord avec le verdict légal et la condamnation issue du Tribunal International de Droit Commun du 25 février 2013 dans l’affaire The People v. Joseph Ratzinger, Elizabeth Windsor et al,

http://murderbydecree.com/the-itccs-org-archive/ )

Contact canadiangenocidetribunal@protonmail.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 le 1er juillet 2021 ~

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

MPD1
« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

Résistance au colonialisme : Condamner et punir le crime de génocide au Canada (Kevin Annett)

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KA1
Kevin « Aigle à la voix profonde » Annett

Traîner en justice et punir le génocide au Canada : Un impératif sous la loi des nations

Une lettre ouverte aux gouvernements, médias et peuples du monde par Kevin Annett, M.A., M.Div.- Canadian Field Secretary, The International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS)

29 juin 2021

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Offert de bonne foi au delà de l’épais mur de la censure

 

“Lorsque la faute est un acte de l’État, il ne peut y avoir aucun regret et aucune justice.”

~ Simon Wiesenthal ~

“Les parties prenantes du contrat confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime qui tombe sous la juridiction du droit international qui les régit pour prévenir et punir… Les personnes qui commettent un génocide doivent être punies, qu’elles soient des dirigeants constitutionnels, des fonctionnaires d’état ou des individus à titre privé.”

~ Convention des Nations-Unies sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide, 1948 ~

Juste avant qu’il ne meure après un violent passage à tabac par la police de la ville de Vancouver, Johny Dawson me parla des enfants qu’ils enterraient de manière si routinière au pensionnat pour Indiens anglican de St Michel à Alert Bay en Colombie Britannique dans les années 1960.

“Ces corps étaient si petits, si diminuées. Je ne l’oublierai jamais. Diminués par le manque de nutrition. Mais nous n’avions plus de place [pour les enterrer], alors nous avons dû mettre les corps de ces enfants dans la grande chaudière du pensionnat. Les gendarmes de la police montée et les prêtres venaient pour nous superviser dans le boulot lorsqu’on les brûlait. Ils avaient pour habitude de rire et d’applaudir alors que nous faisions cette besogne. Le Frère Clancy m’a dit : ‘Il n’y a rien de mal à ça, c’est légal, nous ne faisons que résoudre le problème indien.’ Tout le monde alentour savait ce qu’il se passait, vous pouviez sentir cette odeur putride à des kilomètres à la ronde. Ils prétendent simplement aujourd’hui qu’ils ne savaient pas.”

L’assassinat délibéré de générations d’enfants indiens par l’église canadienne et l’État fut connu et rapporté durant des années, pendant un siècle ; tout comme est connu l’endroit exact de douzaines de charniers contenant les restes de ces pauvres innocents. Il n’y a que peu de temps que le monde a choisi d’en prendre connaissance, comme les membres de la famille d’un tueur en série, qui prétendent ne pas savoir ce qu’il y a sous leur maison. Mais l’ignorance d’un crime n’est pas un système de défense valide selon la loi, pour quiconque d’entre nous.

Durant le quart de siècle écoulé, contre toute attente et la censure, j’ai mené une campagne publique d’exposition au grand jour et de mise en accusation pour les morts de plus de 60 000 enfants aux mains des églises catholique, anglicane et unifiée du canada dans leurs mal-nommés “pensionnats pour Indiens”. Entre 1889 et 1996, toute action définie comme génocide par la Convention des Nations-Unies de 1948 s’est produite dans ces camps d’internement chrétiens, le tout avec la totale bénédiction et le financement de l’état canadien, de ses gouvernements et de la couronne britannique.

Dans ces facilités du meurtre et les hôpitaux indiens affiliés, les enfants étaient affamés de manière routinière, frappés et violés à mort, exposés aux maladies, stérilisés et utilisés comme cobayes humains pour des expériences ; ils étaient petit à petit torturés et menés à la mort par le clergé, les médecins et les personnels des pensionnats. Les preuves montrent que depuis 1910, un quota mensuel de morts était en place en tant que partie d’un plan général de dépopulation des aborigènes dans les régions occidentales du Canada, afin de la rendre “libres de tous païens”. Et pourtant, maintenant, en grave violation du droit international, ces églises criminelles et assassines ainsi que le gouvernement canadien font une entrave active et grave à la justice dans l’enquête sur leurs propres crimes. Ils sont même en train de façonner le narratif officiel sur ces crimes et de se blanchir de leurs atrocités, alors que le monde observe passivement.

Le penseur et écrivain hindou Krishnamurti observa qu’il ne faut que quelques personnes pour commettre un crime mais une communauté entière pour le cacher. Dans notre cas, les criminels furent plus nombreux que “quelques uns”, cela comprenant toute la société canadienne officielle et donc le camouflage se devait d’être absolu et il le fut. Où d’autre que dans un pays intrinsèquement génocidaire un taux de mortalité de quelque 60% dans des pensionnats, puisse faire la une des journaux en 1907 puis de nouveau en 2007 et ne déclenche pas une protestation ni une mise en accusation ? Le meurtre de masse des enfants a été normalisé, trivialisé dans mon pays. Ou des mots mêmes des officiels de l’Eglise Unifiée du Canada qui m’ont expulsé de mon sacerdoce en 1995 pour avoir parlé de notre holocauste domestique:

“Nous sommes au courant de toutes ces morts. Le seul problème, c’est que vous ayez écrit une lettre à ce sujet.”

Malgré tout le tumulte médiatique au sujet de “l’ouverture” des tombes des enfants morts dans les pensionnats, les scènes de crimes sont interdites au public et à la presse et ce par la même agence criminelle qui a fait creuser ces tombes et fosses communes : la police montée / gendarmerie royale du canada (GRC). Le gouvernement a été forcé de reconnaître que “quelques enfants” sont bien morts tout en enfouissant leur propres statistiques qui montrent que la moitié de ces enfants n’en sont jamais sortis vivants. Et les médias gérés par l’état canadien font le portait de générations d’extermination planifiée de ces enfants comme d’un crime sans criminels, bottant en touche le problème inévitable à confronter, à savoir: qui est responsable et comment et quand ils seront traduits en justice pour crimes contre l’humanité.

Le plus grand crime du Canada et son camouflage compte sur les trois secondes de capacité de mémoire de son peuple. En cinq occasions différentes depuis 1998, notre mouvement a mis au grand jour les preuves tangibles de 28 charniers dans les anciens pensionnats pour Indiens à travers la pays et ce dans l’indifférence la plus totale de la presse, de la police et du public en général. En octobre 2011, nous avons conduit une excavation accréditée en pensionnat mohawk de Brantford en Ontario, ce avec l’accord total du conseil local des anciens. L’excavation a produit des ossements qui furent analysés et qui confirmèrent qu’ils appartenaient à de jeunes enfants. Mais une fois de plus, pas un seul média n’a rapporté cette nouvelle pourtant historique.

Alors qu’est-ce qui est différent maintenant ? Pourquoi d’un seul coup d’un seul les charniers de ces enfants aborigènes sont devenus un sujet approuvé et acceptable pour les infos et le gouvernement ? Brièvement, parce qu’il est sécurisant maintenant pour le Canada de laisser ce problème faire surface dans une opération de pirouettage psychologique standard, puisque la plupart de ces charniers ont été détruits par la GRC et les conseils de bandes coloniaux financés par le gouvernement canadien. Le gouvernement a admis que depuis 1960 ses équipes de destruction de documents ont purgé les preuves incriminatoires des archives des pensionnats pour Indiens, ce incluant les archives des certificats de décès et les “journaux de bord” sorte de “main courante” des punitions quotidiennes. De plus, tous les survivants et témoins oculaires  ont été réduits au silence par compensation financière ou par baillonnement légal de confidentialité. Alors n’est-ce pas le meilleur moment pour que le gouvernement Trudeau fasse un grand geste public, miné qu’il est de ce scandale grandissant ne pouvant plus resté sous silence de sa complicité dans la prise en main par la Chine de l’économie canadienne ?

La vérité est que l’annonce récente des charniers d’enfants n’est rien d’autre que l’épisode final d’une longue campagne de l’Église et de L’État canadiens pour cacher leurs crimes. Les preuves sont une fois de plus annihilées par les perpétrateurs du crime. Ceci, bien entendu, constitue le comportement standard de tout régime génocidaire dans l’histoire. Le véritable problème aujourd’hui n’est pas ce qu’un tel régime fait pour se protéger, mais ce que le reste de l’humanité est obligé de faire pour y mettre un terme.

Le droit international est très clair en cette petite chose qu’est le génocide : les coupables qu’il soient petits ou grands, doivent être poursuivis, condamnés et punis. C’est du moins la théorie sur le papier. En pratique, la Convention des Nations-Unies contre le Génocide n’a agi que deux fois depuis sa mise en place en 1948, dans les cas du Rwanda et de la Serbie. Aucune grande puissance majeure, qu’elle soit séculière ou religieuse, n’a jamais été traînée en justice pour génocide et ce pour la très simple raison qui me fut expliquée par un ancien de la diplomatie internationale très expérimenté et siégeant à L’ONU en 2008 :

“Toute nation occidentale a commis ces crimes contre les peuples aborigènes [de leurs colonies], donc personne ne veut ouvrir cette boîte de Pandore. C’est une loi non écrite que les nations ne se jettent jamais la pierre l’une l’autre sur un problème qui peut bien se retourner contre elles.”

Cette évaluation pessimiste a été vérifiée récemment avec la facilité avec laquelle le premier ministre canadien Justin Trudeau a publiquement admis le génocide au Canada le 4 juin 2019, sans provoquer un quelconque procès pour crime contre l’humanité, ni même une simple protestation de la part de la “communauté internationale”. Une législation discriminatoire ciblant la race, la loi sur les Indiens ou Indian Act du Canada, est hors-la-loi sous l’égide du droit international, mais cette loi continue à être effective sans que personne n’y trouve rien à y redire ; la loi subordonne les natifs de la terre en tant que non-humains et permet que soit tué tout Indien ou que ses enfants soient saisis et trafiqués sans aucune conséquence légale. Pourquoi donc le monde est-il si choqué de la découverte de ces charniers dans les pensionnats pour enfants indigènes du Canada ?

Nonobstant les limitations de realpolitik des conventions de l’ONU, il demeure de la responsabilité légale de chaque nation d’aider dans la procédure judiciaire et de punir le Canada et ses églises pour leur génocide vieux de plus d’un siècle et toujours actif aujourd’hui, des peuples indigènes. Cet effort inclut l’imposition de sanctions économiques et commerciales et d’un boycott touristique contre l’état voyou qu’est le Canada. L’effort récent de la Russie et d’autres pays pour faire trainer le Canada devant une cour de justice pour ses crimes commis est le bienvenu, mais les palabres politiquement correctes doivent être aussi accompagnées d’actions politiques. Ceci inclut la reconnaissance diplomatique des nations indigènes souveraines et du mouvement bourgeonnant de démantèlement d’une autorité, celle de la couronne criminelle au Canada et d’y créer une nouvelle république.

Il est également impératif pour les gens de conscience, partout, de mettre en place leurs propres actions pour mettre fin aux crimes continuels contre les enfants par l’église de Rome, de laquelle tant de crimes contre les peuples natifs du Canada ont émergé. Les Canadiens, comme tous les gens partout, sont obligés par le droit international de ne pas aider leur propre gouvernement et les églises dans leurs crimes et le maquillage de ceux-ci, ceci incluant des mesures comme ne plus payer ses impôts et son denier du culte.

Tous ces efforts ne sont pas simplement une bonne idée mais une question de vie ou de mort pour les enfants qui sont toujours victimes de trafic et sont tués à travers le Canada ; pour les peuples natifs du grand nord et leurs communautés qui font face à l’extinction aux mains d’entreprises multinationales étrangères et pour ceux d’entre nous qui ont tout risqué et sont devenus des parias dans notre propre pays pour avoir osé confronter le gouvernement et les églises au sujet de leurs atrocités inter-générationelles.

Ne nous laissez pas tomber. N’oubliez pas, ne négligez pas les enfants assassinés et ceux qui vont disparaître demain si nous n’agissons pas maintenant.

https://youtu.be/IOZ_9rbCqqM

……………………

Kevin Annett est un ancien pasteur de l’Eglise Unifiée du Canada, qui fut défroqué sans raison valable et sans procédure légale après qu’il eut exposé l’assassinat d’enfants au pensionnat pour Indiens de la ville d’Alberni en Colombie Britannique. Il créa et assembla le tout premier tribunal contre le génocide au Canada en conjonction avec une NGO proche de l’ONU l’IHRAAM en juin 1998. Kevin fut l’auteur du premier compte-rendu définitif des crimes de l’Eglise et de l’État qui força une “excuse” officielle du Canada au sujet des pensionnats pour Indiens en juin 2008. Il est le co-fondateur du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE), qui aida à la démission du pape Benoït XVI en 2013 et co-créateur de la republic of Kanata. Il est un membre adoptif de la nation Anishinaabe Ojibwe dont le clan de la grue lui donna le nom d’Aigle à la voix profonde en 2007.

Il est l’auteur de huit livres dont Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada (www.murderbydecree.com) . Il a été nominé deux fois pour le prix Nobel de la Paix et est récipient du prix de la paix de la ville de Prague (Prague Peace Award 2016). On peut le joindre sur angelfire101@protonmail.com . 

https://youtu.be/IOZ_9rbCqqM

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De Kamloops à Rome, arrêtons les assassins d’enfants :

https://resistance71.wordpress.com/2021/06/26/de-kamloops-a-rome-genocide-du-canada-arretons-les-assassins-denfants-juillet-2021-mois-de-recueillement-et-dactions-directes-ticee/ 

Notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (PDF)

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

MPD2
Pensionnats pour Indiens camps de la mort au Canada

De Kamloops à Rome… Génocide du Canada, arrêtons les assassins d’enfants. Juillet 2021, mois de recueillement et d’actions directes (TICEE)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 26 juin 2021 by Résistance 71

 

MPD2

 

Communiqué du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat 

 

TICEE

 

25 juin 2021

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, le gouvernement des Etats-Unis a annoncé que plus de 40 000 enfants des nations natives ont plus que probablement péri dans les pensionnats pour Indiens américains, alors que la Russie et ses alliés ont demandé aux Nations-Unies d’enquêter et de traduire le Canada en justice pour génocide. Notre campagne d’années durant est en train finalement de faire bouger des montagnes !

……………………………………..

De Kamloops à Rome, arrêtons les tueurs d’enfants : un mois de deuil et d’action directe commence le 1er juillet 2021

Un communiqué conjoint en ce vendredi 25 juin 2021 par le Canadian Genocide Tribunal et les Anciens des nations indigènes Squamish, Gitxsan, Nuu-Chah-Nulth, Secwepemc, Tsilhqot’in, Cree, Anishinaabeg-Ojibwe, Mohawk-Kanien’keha:ka and Mi’kmaq

https://youtu.be/pr4HIxcN-mM 

Les églises et le gouvernement s’en sont tirés d’avec l’assassinat de nos enfants, les jetant sous-terre. Maintenant ils mentent sur ce qu’ils ont fait parce qu’ils le font toujours. C’est fou et cela doit cesser ! La seule façon dont nous pouvons honorer ces enfants assassinés est d’empêcher que cela ne se reproduise en mettant leurs assassins derrière les barreaux et en reprenant ce qu’ils nous ont volé.”

~ Cheryl Squire, membre du conseil des anciens mohawk de Grand River le 11 octobre 2011 ~

Tout le monde est obligé par la loi et moralement d’empêcher et de punir le génocide dans ses frontières et de s’opposer à un tel crime commis par leurs gouvernements et dirigeants. Tout manquement à ce principe constitue une complicité en un tel crime et est un crime punissable sous la loi internationale.”

~ Commentaire légal sur la Convention des Nations-Unies sur le génocide, 1960~

 ……….

Pendant des siècles, nous avons vécu la violence et l’horreur de l’empire chrétien et avons vu ses tortures et génocide et le meurtre de nos enfants en Europe et ici sur l’Île de la Tortue. Nous ressentons toujours ses attaques sur nous chaque jour qui passe alors que nos enfants sont trafiqués et détruits physiquement et moralement, que notre terre est volée et détruite par des puissances étrangères et que nos familles et nos traditions se désintègrent. Nous sommes des peuples du grand Esprit mourants et aucun mot ou argent de compensation du sang ne nous sauveront.

Les églises et les gouvernements qui ont commencé ce crime le perpétuent aujourd’hui sous le masque du mensonge. Maintenant il n’en tient qu’à nous, en tant que peuple souverain de déraciner et de mettre un terme définitif à cette maladie une bonne fois pour toute, nous fondant sur la Grande Loi et sur nos ancêtres. Ce déracinement doit commencer avec nous-mêmes, car nous avons tous été complices de ce crime. Nous devons retrouver notre esprit et nos vies en nous nettoyant nous-mêmes des mensonges et des atrocités commis par l’église et l’état entrepreneuriaux / coloniaux.

Dans cet esprit et avec la Grande Loi de la Création, nous déclarons ce qui suit :

1.   Les tombes des enfants assassinés dans les camps de la mort chrétiens faussement appelés pensionnats pour Indiens constituent un sanctuaire qui ne peut pas être ouvert et examiné par quelques agents de l’église et du gouvernement qui les a assassinés, ceci incluant les marionnettes des conseils de bandes coloniaux. Seul un tribunal indépendant au sein de l’autorité traditionnelle de la loi et de la terre et de la loi internationale peut mener les recherches médico-légales et les excavations de ces endroits mortuaires et autres sur nos territoires. Nous autorisons donc ce type de travail et donc, en tant que détenteur du titre souverain de la terre nous ordonnons à tous les agents de la “couronne” et de l’église d’immédiatement mettre un terme à leurs actions sur ces sites ou de devoir faire face au bannissement immédiat et permanent de nos territoires.

 

2.    Pour nous démarquer des crimes et de la culture de notre génocide domestique, nous déclarons une semaine de deuil, de jeûne et de prière à travers les territoires connus sous le nom de Canada, commençant au lever du soleil le jeudi 1er juillet 2021. Nous demandons aux gens de ne pas aller au travail, de suspendre tout paiement, pensées et énergie de la société et de se dissocier au sein du cœur de la création, demandant au Grand Esprit force et conseil pour faire ce qui est juste et bon.

 

3.    Pour sauver nos enfants et récupérer ce qui nous a été volé et en accord avec la loi internationale, nous en appelons à tous de venir nous rejoindre dans des actions directes publiques durant le mois de juillet 2021 et au-delà pour occuper et récupérer les propriétés, les terres et la richesse que les églises criminelles qui ont tué 60 000 de nos enfants dans les camps de la mort des “pensionnats pour Indiens” : les églises catholique, anglicane et unifiée du canada. Nous déclarons par la présente ces églises bannies à tout jamais de nos territoires.

 

4.    Finalement, pour récupérer la terre appelée “Canada” de ce régime criminel repris de justice connu sous le nom de la Couronne d’Angleterre et de son sponsor du Vatican et en tant que détenteurs du titre souverain de la terre appelée “Canada”, nous ordonnons au gouverneur général du Canada (NdT: qui est le représentant officielle de la “couronne”, nommé par la reine d’Angleterre et sans l’aval de qui rien ne peut se faire sur cette terre coloniale…), le premier ministre, les membres du conseil privvy de la reine et du parlement et à tous les officiers fiduciaires du gouvernement du Canada de a) obéir immédiatement à la loi internationale en annulant l’exonération d’impôt, les privilèges et le statut légal de ces églises sus-mentionnées génocidaires du Canada et b) de se rendre ainsi que les officiels de ces églises aux instances de notre tribunal pour comparaître devant cette cour de justice pour crimes contre l’humanité.

 

Que tous se dissocient du mal et se tiennent à nos côtés en tant que nations libres et souveraines !

Fait en ce 25ème jour du mois de juin de l’an 2021 sur les territoires souverains de nos nations et au sein de la république fédérée du Kanata souveraine.

Le Tribunal Canadien contre le Génocide (affilié au Tribunal International des Crimes de l’Eglise et de l’Etat – TICEE / ITCCS)

www.murderbydecree.com , www.republicofkanata.ca , canadiangenocidetribunal@protonmail.com

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Lecture complémentaire :

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », TICEE

Notre page « Meurtre par décret »

 

ITCCS-TICEE