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Mise en place du nouveau clown Donald à la tête de la plantation USA SARL

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 janvier 2017 by Résistance 71

Voici ce que nous avons lu de plus intelligent et de loin, sur l’inauguration du clown Donald à la tête de la “nation indispensable”, de cette plantation USA Inc/SARL.

Lucide, aiguisée comme un bon couteau, une pensée vérité coup de poing comme on les aime et qui maintient le cap de sortie de la supercherie politique que représente la forme étatique d’agencement de la société humaine…

Nous l’avons et le répèterons sans cesse, à plus forte raison dans la perspective du grand cirque électoral obsolète franchouillard à venir de 2017: Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! Il faut en sortir en créant pas à pas la société parallèle des sociétés, celle de la confédération des associations libres de producteurs et consommateurs, au sein d’une société égalitaire et non-coercitive, qui rendra de facto obsolète État et institution.

 ~ Résistance 71 ~

 

Un autre jour dans la même plantation

 

Mohawk Nation News

 

20 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/20/same-plantation-different-day/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, pour les néoconservateurs malfaisants, fut inauguré Donald Trump comme le nouveau CEO de l’occupation militaire “temporaire” que sont les “Etats-Unis d’Amérique Inc.” C’était le 45ème concours de beauté. Les esclaves de maison étaient assis derrière lui sur le podium et les esclaves des champs se tenaient devant lui, attendant leur pitance.

Cette plantation se tient de manière illégale sur notre terre-mère, sur Ono’ware:keh ou Île de la Grande Tortue. Celle-ci ne fut jamais reconnue par la colonie USA qui a été construite sur le génocide et le vol qui continuent à ce jour. Trump a rassuré les esclaves coloniaux sur le fait que nos ressources naturelles seront toujours volées et notre terre détruite.

Trump a fait un discours de “guerre perpétuelle”, basé sur une fausse histoire, une économie en échec, des marchés financiers frauduleux, une culture populaire ouvertement immorale poir dire que les Américains ne seront plus des couards. L’armée et la police vont s’assurer que tout le monde obéisse. L’État va essayer d’améliorer les valeurs familiales et religieuses. “Le carnage américain s’arrête ici” a t’il dit, ce qui veut dire pour nous qu’ils débarassent le plancher de la Grande Tortue !…

Provocations et sanctions iront en augmentant contre ceux qui seront jugés être désagréables aux intérêts américains. Il a annoncé quer la guerre allait continuer. Comme il l’a dit dans sa campagne électorale, il est un politicien menteur, et alors ?… Il admet être un tyran pour gagner et d’être sans pitié s’il perd. Il a choisi minutieusement des militaires va t’en guerre et des hommes d’affaire blancs pour gouverner.

Trump a prêté serment à la constitution/charte de l’entreprise coloniale que sont les Etats-Unis d’Amérique Inc.

En fait, les mots les plus emprunts de sens qu’ils pourraient nous dire seraient: “Good-bye !!”
Le grand activiste Lakota Russel Means nous rappelle que si tout le monde vivait en accord avec kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix iroquoise, nous aurions la paix sur terre.

Note de R71: De fait les nations iroquoises confédérées par kaia’nere:kowa n’ont fait aucune expérience de guerre entre elles depuis le XIIème siècle. A un moment donné, avant l’invasion européenne du XVIème siècle, il y a eu jusqu’à 58 nations autochtones, libres et indépendantes, vivant en accord avec la Grande Loi de la Paix, ceci représentait déjà quelques millions de personnes…

Les smart-phones, iPads, médias sociaux (facebook, twitter etc), la pop culture et autres diversions ludiques sont l’opium des masses.

Résistance au colonialisme: Masque et fierté ancestrale

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Sans visage

 

Ancestral Pride

 

18 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://ancestralpride.org/faceless/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce que je sais du fait que je porte un masque. Il y a des fois, lorsque les gens sont en actions “politiques” ou regardent des photos, des vidéos d’actions directes se rapportant à la défense de la terre indigène ou toute forme de résistance au gouvernement ou aux entreprises, nous sommes masqués. Il y a alors toujours des personnes pour vous questionner comme si elles étaient ces grands arbitres, sur le pourquoi, comment et si vous pouvez participer à la résistance.

Ils ont l’audace de vous demander de la manière la plus abrupte “pourquoi portez-vous un masque ?” “Avez-vous honte de vous-mêmes ?” ou bien “Nos ancêtres ne portaient pas de masques” ou encore “Si vous ne faites rien de mal pourquoi vous cacher ?” et toute la litanie de commentaires usuels relevant de l’ignorance et faite pour nous faire honte, nous diaboliser ou nous tourner en dérision en tant que guerriers. Malgré le fait que cela ne soit en rien leurs affaires et le fait que personne n’a à se justifier envers personne sur les raisons du pourquoi on s’engage dans le combat contre le colonialisme, l’oppression, les extractions minières et de ressources naturelles etc, la façon dont ces personnes le font leur font penser qu’elles ont toujours le droit de recevoir une explication. Ce qui est rageant est que lorsque vous prenez le temps d’expliquer le pourquoi du comment, pourquoi les gens portent des masques, vous vous rendez vite compte qu’en fait leur problème n’est pas l’affaire du masque, mais de ce que vous faites en termes de résistance.

Ceux d’entre nous qui portent un masque n’ont en aucun cas honte de quoi que ce soit, porter un masque signale notre intention, cela ne veut pas dire que nous avons peur, bien au contraire. Le masque est notre vrai visage, le visage du guerrier (NdT: en terme amérindien au travers des difféentes nations, le mot “guerrier” n’existe pas, c’est une invention sémantique occidentale. Le “guerrier” amérindien est “celui qui porte la responsabilité de la paix”…) qui est pleinement éveillé et attentif, qui sait que ce qu’ils font est bien au-delà de leur ego et de tout gain personnel. Le masque montre notre totale engagement, que nous sommes parfaitement conscients du sérieux de la tâche qui nous incombe de protéger la sacralité ancestrale de nos terres, de protéger nos enfants et leur futur.
Je ne peux parler que pour moi-même, mais je pense grandement que ceci peut bien être un sentiment tout à fait partagé par ma famille de la résistance. Je porte un masque parce que lorsque je suis sur la ligne de front, non seulement dois-je me protéger de la guerre chimique en cours, mais je dois aussi me protéger et par extension protéger ma famille d’être reconnus, parce que dans l’état policier fasciste dans lequel nous vivons qui se révèle absolument dans son système judiciaire totalement corrompu et obsolète, miné par un racisme rampant, ils nous détiendront comme prisonnier de guerre simplement pour défendre nos droits inhérents et ceux de défendre la terre et l’eau. Trop de personnes de nos peuples sont déjà en prison et nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir toujours plus des nôtres incarcérés et intégrés dans ce complexe militaro-industriel et de la sécurité, créant les esclaves modernes.
Les statistiques montrent clairement que les autochtones constituent une très grande majorité de la population carcérale. (NdT: chiffre encore plus énorme lorsqu’on le rapporte sous forme de ratio par rapport à la population incriminée)

Plus important encore dans mon esprit est que porter un masque est un acte d’amour pour la terre-mère, c’est une façon de montrer notre profond respect d’avoir l’honneur de la protéger. Lorsque vous vous engagez comme guerrier de la terre mère, vous laissez votre identité et votre ego derrière vous. Vous êtes sans nom et sans visage et n’avez besoin d’aucune gloire à rattacher à vos faits d’armes, après tout, vous êtes un guerrier, vous ne faires pas cela pour les selfies et la reconnaissance, en tout cas vous ne le devriez pas. La raison du combat est la protection de la terre ancestrale, l’eau et votre mère, vous combattez pour le futur de votre peuple et non pas pour être reconnu pour que les gens viennent vous lècher les bottes lorsqu’ils vous voient. Ce genre d’arrogance et de prétention n’a aucune place sur les lignes de front des sociétés des guerriers.

Le devoir qui vous incombe en tant que Protecteur est celui d’assurer la continuité de votre culture, de vos traditions et de votre façon de vivre en tant que membre de votre nation ; lorsque vous combattez le colonialisme, l’oppression, le racisme, le néocolonialisme, l’extraction minière et des ressources, le gouvernement illégal (colonial) et parfois votre propre peuple dans sa partie corrompue, cela vous oblige à montrer un front uni avec vos frères et sœurs guerriers qui se tiennennt à côté de vous, quelle est la meilleure façon de montrer au monde, à l’ennemi que vous êtes seul, mais connecté d’une façon qu’ils ne comprendront jamais. Sur le front, où que ce soit, vous devez faire face à des racistes, une police raciste, et d’autres agences dont le seul agenda est de continuer le génocide et de protéger les entreprises, les corporations qui veulent ruiner notre planète avec leur veulerie. Ainsi afin de vous sauvegarder vous et vos camarades de lutte, se masquer est une protection pour tous,

La résistance indigène n’est pas au sujet de l’identité personnelle, de ma propre expérience, ceux qui veulent être le visage de la résistance ou veulent toujours être sous les feux de la rampe sont en général impliqués dans une forme passive de résistance rattachée à de quelconques ONG et ils reçoivent en général une forme de paiement compensatoire pour leur “action de porte-parole natif” et pour délivrer un narratif qui est sûr et bien politiquement correct, dans le moule des paramètres d’une désobéissance civile ou d’une justice sociale acceptables si vous voulez. Ils ou elles ont un bon fond mais ces personnes sont lourdement investies dans le statu quo (oligarchique) et maintiennent de bonnes relations avec les envahisseurs colonisateurs.

La différence entre ce type de natifs et ceux d’entre nous qui se sont dédiés à l’abolition du colonialisme est que nous savons parfaitement que nous sommes un seul guerrier, nous n’essaypns pas de maintenir des relations avec les gens qui gèrent et dirigent les institutions coloniales ou autres, parce que nous savons pertinemment que ces gens ne nous respectent pas, ni nos tactiques et nous ne voulons pas nous inscrire en faux avec des gens qui pensent qu’ils peuvent continuer à nous écraser, parce qu’en réalité nous savons qu’ils ne sont pas d’accord avec une complète décolonisation et qu’ils ne sont en fait engagés que dans ce vieux jeu des conflits d’intérêts et de gains de pouvoir et de contrôle sur autrui. Lorsque nous nous masquons, nous nous protégeons les uns les autres dans les grandes largeurs et nous avons une vision panoramique des choses. Nous sommes une voix et un corps collectifs ayant un but commun. Nos identités n’ont plus aucune importance et n’influent pas sur le résultat et objectif finaux: la libération totale de nos peuples et de nos terres.

Construire une communauté et une culture de résistance n’est pas chose aisée et il y aura toujours des personnes négatives qui questionneront et remettront en cause ce que nous faisons, disons, pourquoi nous masquons-nous, nos actions directes, comment nous créons une économie durable et viable. Ce genre de personnes essaiera même de vous lancer les lois en pleine figure afin de masquer leur propre peur de ce à quoi ressemble un monde en changement. Les lois anti-masques qui ont été passées par le parlement colonial du KKKanada en juin 2013, condamnent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement si prouvé coupable ; tout ceci n’est qu’une tactique et une tentative de nous empêcher de faire notre boulot de protecteur et de créer des espaces de sécurité souverains pour nous tous coexister librement de toute forme de surveillance de la part de l’occupation militaire illégale de la terre communément appelée Canaduh…

Ils peuvent bien faire toutes les lois qu’ils veulent pour tenter de nous contrôler, mais le fait est que NOUS N’AVONS PAS PEUR des gouvernements (coloniaux) et des tentatives citoyennes de toujours plus nous opprimer et de nous supprimer en tant que peuple indigène de la terre. Nous ne nous sommes jamais rendus ni n’avons jamais céder nos droits d’exister en tant que Nations. Malgré leurs meileures tentatives de nous éradiquer de la surface de la Terre, de nous contrôler par le programme génodidaire des pensionnats pour Indiens ou de nous briser au moyen de lois scélérates telle la loi sur les Indiens (Indian Act pour la Canada) et ses politiques racistes, nous sommes toujours là, nous avons fleuri et nous ripostons. Nous sommes des prières de chair et de sang.

Nous nous masquons pour être libres, nous nous masquons pour être nous-même de la manière la plus authentique, nous nous masquons pour nous protéger, nous nous masquons pour protéger les êtres qui nous sont chers, nous nous masquons par amour et par respect l’un envers l’autre et envers notre terre-mère, nous nous masquons pour honorer nos ancêtres qui portaient des masques et des peintures de guerre, ainsi le ferons-nous également.

Ne pas avoir peur du masque, mais le respecter.

Avec amour et rage

Ancestral Pride

Red Warrior Society

http://ancestralpride.org/faceless/

Pierre Kropotkine: « Le prince de l’évolution », version pdf

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de l’excellent petit ouvrage du professeur de biochimie Lee Alan Dugatkin de l’université de Louisville dans le Kentucky publié en 2011, sur la vie et l’œuvre du scientifique et grand penseur anarchiste Pierre Kropotkine et dont nous avions traduit de large extraits en 3 partie sur ce blog en juin 2012.
Très belle version pdf réalisée par Jo de JBL1960.

Voici donc la version PDF de notre traduction, bonne lecture !

~ Résistance 71 ~

le-prince-de-levolution-Dugatkin

(version française en pdf)

 

Résistance politique: État sioniste et ingérence politique, une dénonciation israélienne…

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Les opérations noires d’Israël contre les gouvernements étrangers sont immorales et paranoïaques

 

Yossi Melman

 

10 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://arretsurinfo.ch/les-operations-noires-disrael-contre-les-gouvernements-etrangers-sont-immorales-et-paranoiaques/

 

L’état d’esprit dominant au sein du gouvernement israélien est que le « monde est contre nous ». Mais laisser des gens comme Shai Masot calomnier des politiques étrangers ne peut que mal tourner.

Lorsqu’on a appris qu’un responsable d’ambassade israélienne conspirait pour « faire partir » des députés, le principal suspect fut le ministère israélien des Affaires stratégiques. Ces derniers mois, ce ministère a été chargé de combattre ce que le gouvernement israélien de droite considère comme des responsables et des politiques « anti-Israéliens » dans le monde entier.

Toutefois, il s’est avéré que le responsable qui a été filmé, Shai Masot, était en fait employé par le ministère israélien des Affaires étrangères.

C’est d’autant plus embarrassant : le ministère des Affaires étrangères est considéré comme un îlot de valeurs libérales, de modération et de raison dans la mer en pleine expansion des gens de droite contrôlant la bureaucratie israélienne.

Masot n’est pas un diplomate. Il a servi en tant que major dans la marine israélienne puis a été transféré dans l’unité de liaison de l’armée israélienne avec l’Autorité palestinienne.

Là-bas, il était chargé d’un département international, responsable des fonctionnaires et des diplomates étrangers visitant Gaza et les postes-frontières israéliens qui y conduisaient.

Il y a sept ans, il a quitté l’armée et a commencé à travailler pour Miri Regev, alors députée de droite et aujourd’hui véhémente et provocante ministre de la Culture et des Sports.

Il y a trois ans, Masot a déménagé à Londres et fut embauché à titre non diplomatique comme assistant d’Ethan Naeh, chargé d’affaires et numéro deux de l’ambassade. Dans le langage bureaucratique israélien, un tel poste est connu sous le nom de « travailleur local israélien ».

Toutes les missions diplomatiques israéliennes dans le monde emploient des centaines de travailleurs ayant un statut similaire en plus du millier de diplomates qualifiés et formés qui jouissent d’une immunité diplomatique complète.

Masot a été surpris en train de parler en octobre dernier à Maria Strizzolo, une fonctionnaire qui fut l’assistante d’un ministre conservateur. La conversation ciblait spécifiquement Alan Duncan, le ministre adjoint aux Affaires étrangères britannique, en raison de son opposition à la construction de colonies israéliennes.

L’ambassadeur israélien, Mark Regev, s’est excusé auprès de Duncan vendredi et a précisé que « l’ambassade considérait ces propos totalement inacceptables ».

Cependant, on ne sait pas précisément si Masot était à l’initiative de cette réunion et si les idées qu’il a exprimées étaient les siennes ou si son patron était au courant et approuvait.

En raison de la violation du protocole diplomatique, le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé de mettre fin à son contrat de travail.

Néanmoins, la réaction rapide et chirurgicale ne peut cacher le fait que le comportement de Masot semble représenter quelque chose qui pénètre de plus en plus profondément dans de nombreuses parties du gouvernement et de la fonction publique israéliens.

« Travail secret, sous les radars »

Il existe un état d’esprit dominant qui répand largement l’idée paranoïaque que « le monde entier est contre nous » et la tendance à assimiler l’opposition à l’occupation israélienne de la Cisjordanie palestinienne et sa politique de colonisation à de l’« antisémitisme ».

Ces notions sont particulièrement exprimées par Netanyahou, qui a récemment riposté contre les Nations unies qui ont soutenu une résolution du Conseil de sécurité dénonçant les colonies.

Netanyahou a ordonné le rappel des ambassadeurs israéliens de certains de ces États, a annulé une visite du Premier ministre ukrainien et a arrêté le financement israélien partiel de l’ONU ainsi qu’un projet d’irrigation en Afrique.

La même attitude préside la décision de Netanyahou de confier au ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, la direction du ministère des Affaires stratégiques et la lutte contre les « anti-Israéliens ».

À cette fin, le gouvernement a alloué un budget de près de 50 millions de dollars – dont la moitié consacrée aux « opérations ».

Pour remplir sa mission, le ministère des Affaires stratégiques a désigné comme directrice générale l’ancien général de brigade Sima Vaknin-Gil, ancienne directrice de la censure de l’establishment de la défense. Elle a recruté d’anciens agents des renseignements pour travailler pour le ministère et a déclaré à la Knesset que « notre travail doit être secret et sous les radars ».

L’objectif principal du ministère des Affaires stratégiques est le BDS – la campagne internationale lancée il y a dix ans par un activiste palestinien pour le « boycott, [le] désinvestissement et [la] sanction » d’Israël mais, au vu de l’incident diplomatique londonien, il semble qu’il agit plus largement contre quiconque serait défini par le gouvernement israélien comme un « anti-Israélien ».

Certains Israéliens, moi y compris, ont mise en garde il y a plusieurs mois le gouvernement contre l’idée même de mener « opérations noires », ce qui inclurait des campagnes de diffamation contre des fonctionnaires, des diplomates, des politiques ou des militants étrangers.

De telles actions ne sont pas seulement immorales et opposées à l’étiquette diplomatique, elles portent également atteinte à la souveraineté des gouvernements étrangers et elles peuvent aussi se retourner contre Israël et lui causer plus d’ennuis vis-à-vis de la communauté internationale.

 

Yossi Melman | 9 janvier 2017

Yossi Melman est un commentateur spécialiste de la sécurité et du renseignement israéliens. Il est co–auteur de Spies Against Armageddon.

Résistance au colonialisme: Red-X et la fin de l’entreprise coloniale USA/Canada (Mohawk Nation News)

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“L’histoire serait une belle chose, si seulement elle était vraie.”
~ Léon Tolstoï ~

“Savons-nous où nous allons ? Oui.
Savons-nous ce qui nous attend ? Oui.
Cela en vaut-il la peine ? Oui.”

“Planter l’arbre de demain, voilà ce que nous voulons.
L’arbre de demain est un espace où chacun se trouve, où tout le monde respecte tout le monde et où la fausse lumière perd sa dernière bataille. Si vous insistez, je vous dirais donc que c’est un endroit ayant la démocratie, la justice et la liberté, voilà ce qu’est cet arbre de demain…”
~ Subcommandante Insurgente Marcos, EZLN ~

 

Red X prédit le dernier président des Etats Unis

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/15/red-x-last-u-s-president/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Red-X, le grand visionnaire de la 5ème dimension est apparu pour illuminer les gardiens de la porte orientale (NdT: en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix, la nation Mohawk, qui est la gardienne de la porte orientale des territoires de la confédération iroquoise, la nation Seneca étant la gardienne de la porte occidentale, ces deux nations ont donc des prérogatives spéciales au sein de la confédération).

Red-X a dit que la grande confusion et le désordre qui sont en cours aux Etats-Unis, sont dûs à la décision de qui sera le nouveau PDG de la corporation coloniale USA ou America Inc. un empire criminel propriété des banquiers de la “couronne” / City de Londres. Nous connaissons les dangers et les faiblesses de cet ennemi qui essaie de flotter autour de nous comme un fantôme.
Red-X prévoit qu’Obama ou Trump sera le tout dernier président de cette entité coloniale. Les Etats-Unis ne remplissent pas les qualifications pour être appelés “un pays”. Ils n’ont pas de terre (NdT: Nous l’avons dit ici même à maintes reprises: Un empire sans terre est un empire à terre! Pour la toute première fois dans l’histoire de l’humanité, un empire est sis sur une terre totalement usurpée, volée à grand renfort d’ethnocide et de génocide, depuis le XVIème siècle en ce qui concerne le sous-continent nord-américain, mieux connu sous son nom natif d’île de la Grande Tortue ou Onowa’regeh et qui englobe ce que sont aujourd’hui par usurpation totale, les USA, le Canada et le Mexique…), celle-ci appartient dans sa totalité aux peuples et nations originelles de la terre ; ils n’ont de plus aucun langage si ce n’est la langue étrangère qu’ils parlent, et en provenance d’Europe.

Le président/PDG de l’entrprise coloniale est élu tous les 4 ans. La corporation USA est enregistrée au Vatican, avec des actionnaires et des investisseurs parties prenantes pour engranger des bénéfices. Cette entité fait frauduleusement du commerce et de l’échange sur le marché des commodités en utilisant des terres et des ressources naturelles volées en garanties de ses transactions.
Ce pseudo-état criminel a mis en place une occupation militaire totalement illégale de la terre.

Les actionnaires veulent un autre PDG. Pour en changer, une corporation doit se dissoudre et tous ses biens et ressources volés doivent retourner à leurs propriétaires légitimes, Onk’we:onweh ou le peuple natif d’Ono’ware:geh.

Red-X s’est gratté le menton et a dit: “espèce de menteurs, tricheurs, voleurs, déguerpissez de notre terre ou vous allez mourir.”

L’empire du crime des Etats-Unis, ses escadrons de la mort et ses portes-flingues seront arrêtés. Ils ne veulent pas vivre en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix. Ils nient l’ordre naturel des choses. Ils n’ont cure de l’intérêt général de tout le monde.

Red-X nous a rappelé: “les guerriers de la 5ème dimension accélèrent leurs actions pour assister le peuple originel à mettre en pratique ses instrictions originelles. Ils ne permettront plus d’autre destruction.”

Nous devons mettre un terme à la guerre contre la vérité.

Le peuple est Kaia’ner:kowa, la Grande Loi de la Paix. Le serpent sera tué. Pas par la violence ; mais par la transformation des esprits, de façon à ce que la vérité absolue pénètre tous les esprits et toutes les consciences (NdT: mettons cette dernière phrase en parallèle avec ce qu disait Gustav Landauer lorsqu’il disait que l’État changera pour disparaître lorsque les gens changeront d’attitude à son égard et entrerons en confédération des associations libres, formant librement la société des sociétés… Au-delà des différences culturo-géographiques, ce principe est universel à l’humain et à sa société…).

L’ennemi déposera ses armes de destruction massive et partira.
Red-X a dit qu’une fis que le gouvernement colonial, les commandants militaires, les oligarques et tous leus mignons seront partis, il n’y aura plus de chaos, de fausse histoire ou de fausses nouvelles. Tous ceux qui demeureront en cette contrée vivront “sur le chemin rouge” (NdT: en accord avec le Wampum Deux Rangées, guswenta, accepté puis bafoué fin XVIIème siècle par les Hollandais puis par les Français et les Anglais en 1701 suite à la “Grande Paix de Montréal”)

Puis, le profond Red-X chevaucha son grand aigle argenté, salua et s’en alla vers l’Ouest, vers là où le soleil ne se couche jamais.

L’empire colonial d’Amérique du Nord est-il fondé sur un génocide ou un holocauste ?…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 13 janvier 2017 by Résistance 71

Alors pour les Amérindiens génocide ou holocauste ?

Une fois de plus l’Allemagne fait face à son passé alors que les Etats-Unis sont incapables de se regarder dans le miroir de l’histoire

 

Peter d’Errico

 

10 janvier 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/native-american-genocide-holocaust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une fois de plus, l’Allemagne va de l’avant pour confronter et compenser ses crimes historiques, cette fois-ci, il s’agit du génocide colonial en Afrique.

L’Allemagne a commencé le processus d’auto-critique nationale après la seconde guerre mondiale, enquêtant sur les atrocités de son passé nazi et créant des programmes éducatifs à très grande échelle. Confronter l’histoire fut compris comme une part nécessaire de l’avancée du pays.

Beaucoup d’autres pays ont fait les efforts de récupérer des traumatismes causés par la violence officielle. L’United States Institute of Peace Truth Commissions Digital Collection contient des profiles de corps d’enquêtes de nations du monde entier, avec des liens référant aux textes législatifs établissant de telles commissions et les rapports de conclusion de chacune d’entre elles ainsi que leurs recommandations.

Une grande mais très notable omission de la liste de ces pays: Les Etats-Unis d’Amérique. Aucune “commission pour la vérité” ni de “mémorial de l’holocauste” n’ont jamais été entrepris par les USA pour reconnaître, sans parler de “dédommager”, la violence historique contre les peuples autochtones de ce qui est autrement connu (anthropologiquement et historiquement) comme le génocide des autochtones américains.

En fait, le gouvernement des Etats-Unis a fait bien plus pour reconnaître son rôle dans les génocides des autres pays, que de reconnaître son propre génocide intra muros. Par exemple, lorsque le Brésil a mis en place sa Commission Nationale sur la Vérité pour enquêter sur la répression menée par les forces de sécurité de l’État entre 1964 et 1985, les US ont été d’accord pour déclassifier tout spécialememt des documents sur le Brésil, identifiant, centralisant et analysant des centaines de documents de la CIA, de la défense et du ministère des AE, toujours frappés du sceau du secret, documents s’étalant sur une période allant de 1960 aux années 1980, et ce lorsque les agences de renseignement et militaires américaines assistèrent le Brésil sur son programe de terrorisme d’état.

L’analyse du rapport final brésilien en 2014 par la National Security Archive (une ONG à but non-lucratif rassemblant des journalistes et des universitaires, basée à Washington D.C) a montré qu’il montrait bien plus d’information au sujet du système de répression étatique brésilien, incluant les noms de ceux ayant commis des atrocités, que les Etats-Unis ne fournirent dans leur rapport sénatorial de 2014 sur la torture officielle des Etats-Unis

En 2009, le président Obama a signé une soi-disant “lettre d’excuses” aux nations indiennes des Etats-Unis, dans une déclaration qui fut enfouie dans le fatras de ce que fut la loi d’autorisation de défense ou Defense Authorization Act (NdT: le DAA qui est le Patriot Act 2.0). Peut-être que cela fut approprié, étant donné que le budget de la “défense” fut ponctionné pendant des années afin que ces fonds servent à perpétrer le génocide des Amérindiens et de confiner ceux qui restaient dans des “réserves” (que les nazis citèrent comme modèles pour leurs propres “camps”) . La cérémonie de la signature d’Obama du document était fermée à la presse ; ceci fut en fait bien plus fait pour enterrer plus avant le passé que pour le confronter. La possibilité de dédommagement ne fut même jamais considérée.

Dans le même temps, depuis 1980, le gouvernement des Etats-Unis a soutenu le Musée Mémorial de l’Holocauste aux Etats-Unis sis au National Mall. Malgré son nom générique, le musée ne focalise pas du tout sur l’holocauste américain, le génocide des peuples et nations autochtones aux Etats-Unis, mais sur les efforts d’extermination des juifs par les nazis…

Les collections de la section recherche du musée contiennent des matériels documentant le génocide des peuples autochtones, comme le livre de Benjamin Madley sur le massacre des peuples natifs de ce que nous appelons la Californie, mais le musée ne possède aucune exhibition de l’holocauste des peuples indigènes par les forces gouvernementales des Etats-Unis. En fait, le musée utilise le mot “holocauste” comme un nom, désignant un évènement historique singulier, plutôt que comme un verbe, désignant une action, un évènement répété, un processus qui s’est produit dans maints endroits et qui continue de se produire. (NdT: Ici d’Errico devrait dire qu’originellement, ceci était prévu, mais que l’AIPAC, lobby sioniste américain, mit d’énormes pressions pour que cela ne se produise pas clâmant que cela “dénaturerait l’holocauste des juifs qui doit demeurer unique”, toujours dans ce souci ultime de gagner la compétition victimaire et justifier en permanence la création de l’état juif, génocidaire à son tour, d’Israël…)

Bizarrement, la restriction mise sur le mot “holocauste” pour préserver l’unicité d’un évènement historique menace de minimiser l’intention avouée du musée de “prévenir le génocide”, parce qu’au plus loin dans l’histoire cet évènement se situe et se situera, et toujours moins de sens il aura pour les générations futures. La meileure chose que ce musée pourrait faire pour l’éducation des citoyens et les leaders du monde, serait de refuser de voir “l’holocauste” être circonscrit à un évènement historique “unique”, et de regarder le processus comme étant en perpétuelle action, un phénomène récurrent dans un monde piloté par de vicieux conflits politiques et religieux et dans lequel les gouvernements le plus souvent ne font qu’agraver la violence.

La convention de l’ONU sur le génocide établie en 1948 stipule:

“Génocide veut dire un des actes suivants commis avec l’intention de détruire, en partie ou en totalité, un groupe national, ethnique, racial ou religieux en:

  • Tuant les membres du groupe
  • Causant de sérieux dommages physiques ou mentaux aux membres du groupe
  • En infligeant délibérément au groupe des conditions de vie calculées pour qu’il en résulte une destruction physique partielle ou totale
  • Imposant des mesures visant à empêcher les naissances au sein du groupe
  • Transférant de force les enfants du groupe vers un autre groupe

Jusqu’à ce jour, certaines personnes ne sont pas d’accord sur le fait d’appeler “génocide” le génocide par les Etats-Unis des peuples amérindiens. Même les universitaires ont des problèmes à reconnaître les archives historiques (NdT: ceci s’appelle de la dissonance cognitive, c’est à dire de refuser de croire une chose même preuves à l’appui, parce que cela dérange le confort social et intellectuel auquel l’individu est habitué ; aussi lié au fait de reconnaître qu’on a pu se tromper durant toutes ces années et ainsi promouvoir un faux narratif…). Par exemple, Gary Anderson a écrit “Le nettoyage etnique et les Indiens”, un livre publié en 2014 constitué de plus de 400 pages, remplies de détails au sujet des principaux acteurs de l’effort états-unien d’éliminer les Indiens et argumentant qu’il ne s’agissait pas d’un génocide !…

Le 29 décembre 1890, les Lakota Miniconjou, campaient avec leur chef Big Foot à Wounded Knee Creek. Ils y furent attaqués par plus de 500 soldats du 7ème de cavalerie (NdT: régiment de Custer), armés de canons Hotchkiss tirant 50 obus à la minute. Le rapport de l’armée fit état de 290 Indiens tués, 90 guerriers et 200 femmes et enfants.

Les archives démontrent sans l’ombre d’un doute que Wounded Knee ne fut en aucun cas un évènement isolé. Si nous ajoutons aux actes de violences la stérilisation forcée des femmes indiennes et le transfert des enfants indiens dans des familles non-autochtones par les agences d’état, alors nous devons en conclure que non seulement l’holocauste américain a bel et bien eu lieu, mais que certains aspects de celui-ci continuent toujours aujourd’hui.

En 2013, Le National Congress of American Indians (NCAI) a passé une résolution en assemblée générale appelant pour l’Institution Smithsonienne américaine de créer un espace au sein du National Museum of the American Indian (NMAI) pour y établir un National American Indian Holocaust Museum (NAIHM)

Cela ne s’est pas produit et devant la susceptibilité des egos américains ainsi que la notion fallacieuse de “l’exceptionnalisme américain”, le NMAI restera sans aucun doute un endroit n’ayant que l’ombre d’une mémoire de l’holocauste. Des plans ont été néanmoins établis, comme ce fut rapporté en janvier 2016 dans le journal du Herald Tribune, qu’un musée de l’Holocauste Nord-Américain serait créé à… Moscou et ce en réponse à la demande du mouvement Idle No More.

Pendant ce temps, l’Allemagne et son ancienne colonie que fut la Namibie, s’empoignent au sujet des conséquences des efforts allemands entre 1904 et 1908 d’exterminer les peuples Herero et Nama dans ce qui était alors appelé la colonie de “L’Allemagne de l’Afrique du Sud-Ouest”. Les leaders Herero et Nama demandent à avoir un rôle dans les négociations car ils ne font aucunement confiance au gouvernement namibien pour les représenter…

Le but des négociations est de déterminer comment l’Allemagne pourra s’excuser et dédommager les peuples pour ses actions. Une chose a dores et déjà été clarifiée par l’envoyé spécial de l’Allemagne: “Ceci sera dûment décrit comme étant un génocide”.

Colonisation des esprits: Infiltration d’agents sionistes dans le mouvement étudiant britannique…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 13 janvier 2017 by Résistance 71

Et partout en occident. Le colonialisme est aussi une pollution mentale, intellectuelle et culturelle.
~ Résistance 71 ~

 

Comment le lobby sioniste a infiltré des agents dans le mouvement étudiant au Royaume Uni

 

Al Jazeera

 

11 janvier 2017

 

url de l’article en français:

 

http://chroniquepalestine.com/lobby-sioniste-agents-mouvement-etudiant-royaume-uni/

 

L’ambassade d’Israël au Royaume-Uni influence les étudiants et les groupes de jeunesse des principaux partis, révèle l’Unité d’enquête d’Al Jazeera.

Israël influence des groupes d’étudiants, de militants et parlementaires au Royaume-Uni, offrant une assistance financière et stratégique afin de gagner le soutien des jeunes organisateurs et pouvoir ainsi façonner la politique britannique, révèle l’Unité d’enquête d’Al Jazeera.

Pendant six mois, le journaliste Robin (un pseudonyme) a infiltré des groupes pro-israéliens qui tentent de freiner le mouvement puissant et en constant renforcement contre l’occupation illégale des terres palestiniennes.

Il a découvert un lien étroit entre Shai Masot, dont la carte de visite le présente comme un haut responsable politique à l’ambassade israélienne à Londres, et un réseau d’hommes politiques, de militants et de commentateurs en Grande-Bretagne qui manifestent leur sympathie à l’égard d’Israël.

Cet agressif lobbying s’est développé alors que le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) ne cesse de se renforcer et que le Parti travailliste (ou « Labour », aujourd’hui dans l’opposition) est conduit par Jeremy Corbyn, un défenseur reconnu des droits des Palestiniens.

Le mouvement BDS bénéficie d’un large soutien dans les universités britanniques. En juin 2015, le Syndicat national des étudiants (NUS) a voté pour le boycott.

Un an plus tard, le NUS a élu sa première présidente féminine, qui est aussi d’origine africaine et musulmane : Malia Bouattia, défenseur des droits des Palestiniens.

Contrairement à la NUS, l’Union des étudiants juifs (UJS) qui dispose de 64 représentations dans les universités britanniques, s’oppose fermement au mouvement BDS.

Complot contre la présidente du NUS

L’unité d’enquête d’Al Jazeera a découvert que l’UJS non seulement a reçu de l’argent de l’ambassade d’Israël, mais a également tenté d’influencer les élections pour désigner la présidence du NUS, et même évincer Bouattia après sa victoire.

Michael Rubin, jeune parlementaire et militant pro-israélien qui s’est vanté de travailler « beaucoup avec l’ambassadeur et l’ambassade », a déclaré à Robin que Bouattia était « vraiment mauvaise » et « horrible ».

« Nous faisions campagne pour la personne qui se présentait contre elle parce que nous ne voulions pas qu’elle gagne », a déclaré Rubin, qui était au moment des élections le président du groupe des étudiants du Labour.

Durant la campagne électorale, Richard Brooks, vice-président de NUS, a tenu des réunions « secrètes » avec Russell Langer, directeur de campagne de l’UJS, et Rubin.

« L’objet de nos réunions secrètes était de planifier ce qu’il fallait pour placer des personnes modérées, avec la bonne vision politique, à certains endroits, » a-t-il dit, ajoutant que le groupe travaillait « de façon très soudée ».

Robin a discuté avec Brooks la possibilité d’évincer Bouattia.

« Vous pouvez m’en parler parce que je suis en train de les organiser », a déclaré Brooks, qui avait déjà pris l’initiative inhabituelle de critiquer le président du NUS à la radio nationale.

L’enquête révèle également que l’UJS a offert à Brooks un voyage tous frais payés en Israël, quelque chose qu’il omis de mentionner dans son interview radio.

Le NUS représente plus de quatre millions d’étudiants.

Parmi les hommes politiques les plus connus qui ont servi comme responsable du NUS se trouvent les travaillistes Jack Straw, ancien secrétaire des Affaires étrangères, et Charles Clarke, un ancien secrétaire du Home Office.

Par ailleurs, Adam Schapira, qui a posé une candidature sans succès à la présidence de l’UJS, a déclaré à notre journaliste infiltré : « L’ambassade d’Israël au Royaume-Uni donne de l’argent à l’UJS. »

Schapira a travaillé auparavant avec le Centre Pinsker, un groupe de réflexion dont le siège est au campus et qui vise à « éduquer intelligemment sur le sionisme et le conflit israélo-arabe ».

Schapira a confirmé à notre journaliste que le puissant lobby américain pro-israélien, l’AIPAC, canalise de l’argent vers les campus britanniques par le biais du Centre Pinsker.

« Des groupes comme l’AIPAC ont donné de l’argent », a-t-il fait savoir.

Ces groupes s’activent durement pour contrer le mouvement BDS qui a pris son modèle sur la campagne de masse pour isoler l’Afrique du Sud pendant l’ère de l’apartheid, et qui vise à faire pression sur Israël par des tactiques d’isolement économique et culturel.

Le Labour en ligne de mire

Tout au long de l’enquête, Robin s’est présenté comme un militant diplômé avec de fortes sympathies pour Israël et désireux d’aider à combattre le mouvement BDS.

Masot, le diplomate de l’ambassade israélienne, a insisté auprès de Robin qu’il était particulièrement important pour lui de construire un réseau de soutien à Israël à tous les niveaux du Parti travailliste, qui, selon lui, était dirigé par le leader « fou » de l’opposition, Jeremy Corbyn.

À un moment donné, il a offert à Robin un emploi de dirigeant dans l’organisation de jeunesse des « Travaillistes amis d’Israël » (LFI).

Dans une discussion à une station de métro, Robin a demandé à Masot : « Avez-vous déjà construit quelque chose, comme un groupe ? »

Masot a répondu: « En Israël et ici … Rien dont je puisse parler, mais oui. C’est bon de laisser ces organisations indépendantes, mais nous les aidons à [se construire] ».

Masot a conseillé à Robin de procéder étape par étape sur la façon de mettre en place un nouveau groupe pro-Israël, et il a offert l’appui de l’ambassade dans la fourniture d’un « orateur intéressant » lors d’événements.

Le diplomate israélien se vante d’avoir eu l’idée de constituer une organisation de jeunesse des « Conservateurs amis d’Israël » (FCI), un groupe fort de 2000 membres mis en place l’an dernier.

LFI et CFI ont été fondées dans les années 1950 et 1970 respectivement.

« [Mais] il n’y a personne qui éduque les gens de la base du parti … En particulier dans le Parti travailliste, tandis que les Conservateurs n’en ont pas besoin », a déclaré Masot à Robin.

Influencer l’opinion

Dans une nouvelle tentative pour influencer l’opposition, Masot a déclaré qu’il était impliqué dans le groupe de la jeunesse de la « Fabian Society », un influent groupe de réflexion du Parti travailliste, et qu’il a « emmené un groupe de ‘Fabians’ en Israël ».

Un « Fabian », Martin Edobor, a plus tard dit à Robin dans un pub de Londres que Masot était « un gars super ».

Edobor a ajouté qu’il avait fait partie d’une délégation en Israël, et a il nié comme « faux » et de la « propagande » un récent article publié dans Haaretz au sujet d’Israël coupant l’approvisionnement en eau dans la Cisjordanie occupée.

Sur son site Internet, la Fabian Society affirme être « un mouvement pluraliste pour créer un espace de débat ouvert » qui croit « dans la lutte contre l’inégalité ».

Plus tard, lors d’une réunion privée dans un hôtel de Londres avec le personnel de l’ambassade israélienne et des partisans britanniques, Masot a présenté Robin à Michael Freeman, responsable des affaires civiles à l’ambassade.

Freeman a expliqué à Robin que l’ambassade était à la recherche de quelqu’un pour « étudier les différents mouvements BDS, sur qui ils sont et ce qu’ils sont », avant que Gilad Erdan, ministre israélien des affaires stratégiques, ait pris la scène comme invité d’honneur.

La tâche principale du ministère d’Erdan est de lutter contre le mouvement BDS dans le monde entier

Selon Yossi Melman, journaliste et écrivain israélien spécialisé dans les affaires de sécurité et de renseignement, le ministère recrute « principalement d’anciens officiers de renseignement ».

Masot, qui est bien impliqué, a ensuite suggéré que Robin contacte Rubin, l’officier parlementaire, pour recueillir des conseils sur la construction d’un nouveau groupe. Rubin a déclaré à notre journaliste infiltré que Joan Ryan, député du Labour et président du LFI, s’entretenait avec Masot « presque tous les jours ».

« Le Parti travailliste n’est pas un bon endroit, pour dire le moins… », a déclaré Rubin, alors qu’il conseillait à Robin de se lier d’amitié avec « des jeunes de par-ci par-là … qui ont de bonnes vues sur Israël ».

En ce qui concerne l’organisation de jeunesse du LFI, Rubin a déclaré: « Je pense que nous devons faire attention à ne pas être considérés comme une ‘sorte d’ambassade israélienne pour la jeunesse’… Nous travaillons très étroitement ensemble, mais c’est juste que nous essayons de conserver au LFI une identité distincte de l’ambassade. Le LFI nous permet de contacter des gens qui ne voudraient pas s’impliquer directement avec l’ambassade. En fin de compte, nous voulons le même objectif qui est d’amener plus de gens à être pro-Israël et à mieux comprendre le conflit. »

Ben White, un chercheur et journaliste qui a écrit sur le conflit israélo-palestinien, a déclaré à Al Jazeera qu’Israël cherche de plus en plus à influencer les hommes politiques britanniques au fur et à mesure que ses craintes à propos du mouvement BDS se renforcent.

« Nous savons que le ministère israélien des Affaires étrangères, et aussi – un fait intéressant – le ministère israélien des affaires stratégiques par lequel cet individu [Masot] parait être employé, sont très concentrés sur la lutte contre ce qu’ils considèrent comme dangereux, avec un accent particulier sur la volonté de contrecarrer et de saper les campagne du mouvement BDS », a déclaré White.

11 janvier 2017 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine