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Nouvel Ordre Mondial et idéologie: La longue campagne de l’OTAN contre l’histoire… Suite…

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L’OTAN fait arrêter le leader d’opposition politique polonais Mateusz Piskorzki

 

Réseau Voltaire

 

21 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191847.html

 

Le 18 mai 2016, les domiciles de notre collaborateur Mateusz Piskorski et ceux des cadres de son parti (Konrad Rękas, Tomasz Jankowski et Nabil Malazii) ont été perquisitionnés par la police polonaise. Lui-même a été arrêté, suspecté d’« espionnage », et jeté en prison.

L’Europe centrale est profondément divisée entre partisans d’un rapprochement avec l’Europe occidentale (l’Union européenne) et partisans d’un rapprochement avec l’Europe orientale (la Fédération de Russie).

Ancien député et directeur de presse, Mateusz Piskorski a créé le European Centre for Geopolitical Analysis et plus récemment le parti Zmiana (Changement). Il milite pour une union des peuples slaves au sein d’une Europe incluant la Russie.

Aux côtés de 150 leaders politiques et militaires du monde entier, il participa en 2005 au congrès Axis for Peace, organisé par Thierry Meyssan à Bruxelles. Au cours des 10 dernières années, il a effectué de nombreux voyages avec Thierry Meyssan, notamment en Chine, en Iran, au Kirghizistan, au Liban, en Russie, en Syrie et dans l’Union européenne.

Il s’est impliqué dans la lutte contre l’impérialisme anglo-saxon dans de nombreux pays, principalement en Europe, en Afrique et en Asie. Il est devenu un des principaux porte-voix de la cause de la Crimée contre le gouvernement incluant d’authentiques nazis à Kiev.

Depuis quatre ans, une campagne de presse internationale le présentait tour à tour comme « un ancien nazi » ou comme l’« ami des dictateurs ». Il était diffamé et harcelé par le gouvernement de Beata Szydło qui ne cessait de le dénoncer, en conférences de presse, comme un « agent de l’étranger ».

Son arrestation au motif loufoque d’espionnage « au profit de la Russie et de la Chine » (sic) marque le début de la reprise en main de la Pologne par l’Otan. Dans un article que nous avons publié la vielle de son arrestation [1], Mateusz Piskorski annonçait une opération de l’Otan pour « nettoyer » la scène politique polonaise avant le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance, les 8 et 9 juillet prochains à Varsovie.

Il est désormais le premier prisonnier politique en Pologne.

[1] “The war against historical memory is NATO’s long-term campaign”, by Mateusz Piskorski, Translation J. Arnoldski, Voltaire Network, 17 May 2016.

France… L’état policier et le nouvel ordre mondial en marche…

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Le 11 juillet 2010, un an avant le chaos provoqué par l’occident au Moyen-Orient dont nous subissons toujours les conséquences aujourd’hui, nous avions publié cette analyse/synthèse “Scenario noir pour un fascisme global” et aussi “Que faire?… La marche vers la tyrannie globale” (en juin 2010) ; nous y avions insisté sur les outils utilisés par l’oligarchie pour nous soumettre à la société totalitaire dystopique de demain. Rien de “visionnaire” dans notre démarche de l’époque, il suffisait, comme aujourd’hui, d’analyser les données disponibles en comprenant le cheminement psychopathique de “l’élite” autoproclamée pour aboutir aux mêmes conclusions. L’excellent article de Jean-Claude Paye ci-dessous fait le point sur la dictature pas à pas mise en place en France et qui ne constitue qu’un maillon de la chaîne d’évènements visant à mettre les peuples sous le joug du Nouvel Ordre Mondial oligarchque plannifié de longue date…

De la même manière que nous avions analysé les faits, nous réitérons notre avis de sortie du marasme: il n’y a pas de solutions au sein du système. IL FAUT EN SORTIR et fonder la société des sociétés, celles des peuples libres, confédérés en associations libres gérant collectivement leur cheminement politique, économique et social. Il est plus que temps de comprendre enfin que nous n’avons AUCUNEMENT BESOIN d’eux, ni des institutions pour élaborer une société véritablement digne de ce nom. Que l’État n’est certainement pas la panacée du développement social et politique, mais un joug et une entrave mortifères dont les peuples doivent se débarrasser s’ils veulent parvenir au meilleur de l’humanité. Celui-ci ne s’est pas encore manifesté et ne le fera que lorsque nous serons véritablement libres et volontairement associés pour le bien commun de toutes et tous.

Une fois ceci bien compris, ce n’est plus qu’une affaire de choix…

~ Résistance 71 ~

 

État d’exception avec état d’urgence

 

Jean-Claude Paye

 

18 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191815.html

 

Alors que le gouvernement autorise certaines manifestations et pas d’autres, il apparaît que l’état d’urgence ne répond pas à une nécessité, mais à une volonté d’imposer un régime autoritaire. L’analyse des textes et de leur application ne laisse aucun doute.

Première partie : « Procédure d’exception sans état d’urgence », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 26 mars 2016.

Le 10 mai, le Sénat a voté, à une large majorité, le projet de loi augmentant de deux mois la durée de l’état d’urgence. Au lendemain des attentats de Paris, celui-ci avait déjà été prolongé de trois mois par la loi du 20 novembre 2015 [1]. Depuis, une nouvelle période de trois mois s’est ajoutée et vient à échéance ce 26 mai. Ainsi, le gouvernement a beaucoup de mal de sortir de l’état d’urgence malgré le vote, ce 5 avril 2016 par le Sénat, de la loi de réforme pénale « renforçant la lutte contre le terrorisme et le crime organisé ». Cette législation donne un débouché pénal aux dispositifs légaux d’espionnage des ressortissants français, contenus dans les différentes réformes mettant fin à la vie privée des Français, dont la dernière loi sur le renseignement [2]. Elle inscrit, dans la norme, des mesures liberticides normalement autorisées par l’état d’urgence : espionnage des citoyens et limitation de la liberté d’aller et venir des « retours de Syrie ».

État d’urgence ou État de droit ?

Le projet de loi, prolongeant l’état d’urgence, maintient les mesures existantes concernant les restrictions des libertés publiques et de l’Habeas Corpus des citoyens. Il comprend des « mesures de restriction de la circulation des personnes ou des véhicules », ainsi que « l’interdiction de séjour dans certains lieux ». Il permettra aussi de « maintenir les assignés à résidence qui le sont actuellement » [3].

Cependant, le texte ne contient plus les dispositions concernant les perquisitions administratives, des mesures relevant de la vie privée des Français. Cette mise à jour de l’état d’urgence nous indique que son objet spécifique est bien la restriction des libertés publiques et du droit de disposer de son propre corps. Quant à la limitation des libertés privées, elle résulte d’une inflation de lois « antiterroristes » installant une surveillance généralisée des populations. La France n’a donc pas attendu la promulgation de l’état d’urgence pour s’attaquer aux libertés privées de ses ressortissants. Ces mesures prises depuis une dizaine d’années, l’ont été à chaque fois sans limite temporelle. Il est donc surprenant de voir le Premier ministre Manuel Valls faire référence à un État de droit qui, dans les faits, n’existe plus pour justifier l’état d’urgence. Sa déclaration à la radio publique France Inter : « l’état d’urgence c’est l’État de droit » contraste avec celle d’un policier qui, lors une intervention musclée, dit à la personne traumatisée par l’action policière : « De toute façon, on est en état d’urgence, on fait ce qu’on veut » [4].

La considération de la hiérarchie pourrait nous amener à conclure que le chef du gouvernement a raison et que le policier a tort. Pourtant, l’observation du nombre de portes défoncées, de perquisitions, d’arrestations et d’arrêts domiciliaires, sans que les personnes concernées présentent un quelconque caractère de dangerosité, nous indique que la déclaration du policier n’est pas sans fondement.

État d’urgence et maintien de l’ordre

Remarquons d’abord qu’il est paradoxal d’invoquer l’État de droit pour justifier la prorogation de 3 mois d’un état d’urgence qui n’a d’autre objectif que de s’affranchir du principe de séparation des pouvoirs, de liquider le pouvoir judiciaire et de concentrer l’ensemble des prérogatives aux mains de l’Exécutif et de sa police.

Le texte de la loi du 20 décembre, prolongeant l’état d’urgence, s’oppose à ce que préconise la Cour européenne des Droits de l’homme. Cette dernière stipule que toute ingérence dans le droit, veillant au respect des libertés, ne peut se faire que sur la base d’une « loi d’une précision particulière », c’est à dire sur base de règles claires et détaillées. La loi sur l’état d’urgence est tout le contraire. Les articles sont particulièrement flous et laissent une marge d’interprétation quasiment illimitée.

Depuis le début de l’état d’urgence, la plupart des perquisitions administratives ont été conduites, non pas pour des matières touchant au terrorisme, mais pour des affaires relevant du maintient de l’ordre, par exemple, à l’encontre de militants écologistes, ou de droit commun, sans aucun lien avec la lutte contre « le terrorisme de guerre », confirmant ainsi quel la « guerre contre le terrorisme » est avant tout un conflit entre le gouvernement et ses populations.

Des militants écologistes avaient déjà été assignés à domicile, afin de les empêcher de rejoindre la manifestation interdite du 29 novembre 2015. Toujours dans le cadre de l’état d’urgence, les interdictions d’exercer ce droit constitutionnel continuent. Après avoir interdit à des activistes « antifascistes et anticapitalistes » de participer à la manifestation unitaire du 17 mai 2016 contre la loi travail, la préfecture de police de Paris a également décidé d’interdire à un journaliste, titulaire d’une carte de presse, de couvrir la mobilisation [5]. L’interdiction de manifester est cohérente avec la procédure utilisée pour faire passer en force le projet de loi de réforme du code du travail, l’article 49-3 de la Constitution de 1958 permettant, en engageant la responsabilité du gouvernement, de se passer du vote parlementaire.

Rappelons aussi que le premier mois de l’état d’urgence se solde par le bilan de 2 700 perquisitions administratives, de 360 assignations à résidence et de 287 personnes placées à vue [6]. Six mois après les attentats, le bilan se monte à 3 549 perquisitions administratives et près de 400 personnes ont été frappées d’une assignation à résidence [7].

Perquisitions étendues

Les perquisitions de nuit, sans autorisation judiciaire, peuvent avoir lieu s’il existe « des raisons sérieuses de penser que ce lieu est fréquenté par une personne dont le comportement constitue une menace. » Elles remettent en cause l’inviolabilité du domicile et peuvent se dérouler pour des raisons vagues et détachées de tout élément matériel.

Les ordinateurs et les téléphones peuvent être perquisitionnés et les données copiées. Il n’est pas prévu qu’elles soient détruites si elles ne révèlent pas d’infractions et elles peuvent être transférées dans une banque générale de données. La perquisition administrative ne se limite pas à la copie des éléments trouvés sur les appareils, elle permet également la saisie de l’ensemble des éléments et documents « accessibles à partir du système initial ou disponibles pour le système initial. » Elle pourrait concerner les relations de la personne concernée. La perquisition s’inscrit ainsi dans un système global de mise sous contrôle des populations.

Internet, toujours considéré comme l’instrument principal de « radicalisation » et de « provocation au terrorisme », est aussi dans la ligne des autorités françaises. Dans le cadre de l’état d’urgence, le ministre de l’Intérieur peut « prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication public en ligne », site internet, réseau social « provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ». Cependant, la mesure n’est pas nouvelle, car la possibilité de blocage administratif d’un site existe déjà dans la loi antiterroriste de novembre 2014 [8].

Limitation du droit d’association

La possibilité d’empêcher toute réunion sur la voie publique, pour « raisons de sécurité » durant l’état d’urgence, a déjà permis d’interdire la grande manifestation qui devait se tenir à Paris, le 29 novembre, veille de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21). L’interdiction des rassemblements inquiète aussi les organisations syndicales, elles font remarquer que : « Ni l’ouverture des centres commerciaux, ni le maintien d’événements sportifs dans des stades accueillant des dizaines de milliers de personnes ne font l’objet de mesures similaires » [9].

Grâce à la notion d’atteinte à l’ordre public, le texte donne une grande marge d’appréciation pour dissoudre les associations ou groupements qui s’opposeraient à la politique gouvernementale, des groupes « qui participent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent ». La dissolution de ces associations n’est pas limitée par la durée de l’état d’urgence, elle est définitive. Elle était déjà autorisée par le Code de la sécurité intérieure, mais uniquement pour les personnes « qui se livrent à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l’étranger ». La possibilité de dissolution est largement étendue par la notion d’atteinte à l’ordre public et pourrait potentiellement concerner tout groupe d’opposition à la politique gouvernementale.

Durcissement du régime des assignations à résidence

La nouvelle loi reprend des dispositions de la loi de 1955 sur l’état d’urgence [10], en permettant d’interdire « la circulation des personnes ou des véhicules » dans des lieux et à des heures fixées, en instituant « des zones de protection » où le séjour est réglementé et à interdire de séjour « toute personne cherchant à entraver l’action des pouvoirs publics ».

Quant aux conditions de l’assignation à résidence décidée sans intervention d’un juge, elles sont durcies. La loi de 1955 s’appliquait à toute personne « dont l’activité s’avère dangereuse », elle s’applique désormais à toute personne « à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace ». La formulation est beaucoup plus large et floue, car les « raisons sérieuses » ne sont pas spécifiées. En passant de « l’activité » au « comportement » et à la « présomption », la nouvelle loi abandonne la matérialité des faits pour se rapprocher d’un délit d’intention. La personne assignée, à qui on a retiré ses papiers, doit se présenter trois fois par jour à la police ou à la gendarmerie. Il lui est interdit d’entrer en contact avec certaines personnes « nommément désignées. » Un bracelet électronique peut lui être imposé, s’il a déjà été condamné pour terrorisme. Les assignations à résidence se fondent en grand partie sur les « notes blanches » des services de renseignement, des documents non signés, non datés et sans en-tête de service.

Le parfum des « lettres de cachet »

Les mesures attentatoires aux libertés privées, contenues dans les différentes lois installant une surveillance des populations, ont immédiatement été prises pour une durée indéterminée. Elles ne relevaient donc pas d’un état d’urgence, mais étaient l’expression d’un changement de régime juridique et politique, de la mise en place progressive d’un régime autoritaire. Il en est de même en ce qui concerne les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de l’état d’urgence. Alors que les dispositions justifiées par un état d’urgence, sont normalement limitées dans le temps, presque tous les arrêtés d’assignation à résidence ne mentionnaient aucune durée. Ils sont bâtis sur un modèle, avec le même article premier : « À compter de la notification du présent arrêté, M.… est astreint à résider sur le territoire de la commune de… » [11]. Seules les quelques assignations décidées à l’encontre d’activistes pendant la COP21 comportaient une date de fin. L’assigné à résidence dépend ainsi totalement du bon vouloir et des caprices de l’administration, non seulement en ce qui concerne les motivations (les raisons sérieuses de penser) de la mesure à laquelle il est soumis, mais aussi pour sa durée. Le 28 novembre 2015, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, donne chair à ces raisons sérieuses en déclarant : « Nous avons assigné 24 personnes parce qu’elles avaient témoigné d’actes violents par le passé à l’occasion de manifestations et qu’elles avaient exprimé le souhait de ne pas respecter les principes de l’état d’urgence. […] J’assume totalement cette fermeté. » En bref, les raisons sérieuses de penser que les personnes iront manifester justifie les mesures devant les empêcher d’exercer leurs droits politiques et constitutionnels.

L’alibi du juge administratif

Le gouvernement présente le juge administratif, comme gardien de la légalité de la procédure : il lui « appartient de contrôler l’exactitude des motifs donnés par l’administration comme étant ceux de sa décision et de prononcer l’annulation de celle-ci lorsque le motif invoqué repose sur des faits matériellement inexacts » [12]. Le problème est que le juge administratif n’a pas les moyens d’exercer ce contrôle, puisque, généralement, il doit fonder son appréciation sur des notes banches des services de renseignement. Comme le tribunal administratif n’a pas les moyens de juger la pertinence de la mesure, il ne peut que faire respecter les procédures, telle la fixation de la durée. Ce faisant, malgré le caractère limité de leurs interventions, les juges administratifs ont remis en cause l’assignation à résidence pour une période indéterminée.

Saisis en référé par des assignés, quelques juridictions, par exemples celles de Pau et de Dijon, ont obligé l’administration à préciser la durée des assignations à résidence. Les juges administratifs ont constaté que l’arrêté du ministère de l’Intérieur ne comporte « aucune précision formelle, conditionnelle ou implicite quant à son application dans le temps ». Quant au tribunal administratif de Pau, il a souligné qu’« être informé, dès la notification d’une mesure portant restriction de la liberté d’aller et venir, de la durée pendant laquelle cette mesure est susceptible d’être mise en œuvre » [13]. Dans son jugement du 22 décembre le Conseil constitutionnel a été dans le même sens que le tribunal administratif, en rappelant que « le juge administratif est chargé de s’assurer que cette mesure est adaptée, nécessaire et proportionnée à la finalité qu’elle poursuit ». Il a précisé qu’outre la mesure elle-même « sa durée, ses conditions d’application et les obligations complémentaires dont elle peut être assortie doivent être justifiées et proportionnées ».

Les assignations à résidence : une attaque contre l’Habeas Corpus

Malgré son caractère ouvertement liberticide, le Conseil constitutionnel a jugé, le 22 décembre 2015, que le régime d’assignation à résidence, fixé par l’état d’urgence après les attentats du 13 novembre, « est une mesure qui relève de la seule police administrative et qui ne peut donc avoir d’autre but que de préserver l’ordre public et de prévenir les infractions » et que, ainsi, « ces dispositions ne comportent pas de privation de la liberté individuelle au sens de l’article 66 de la Constitution » [14].

La haute juridiction avait été saisie le 11 décembre, à la suite du recours déposé par un des sept militants écologistes, visés préventivement, avant la tenue de la tenue de la COP21 [15]. Le Conseil constitutionnel s’aligne ainsi sur la l’utilisation gouvernementale de l’assignation à résidence pour renforcer le confort de la police, des mesures justifiées par le fait que les forces de l’ordre, en période de lutte contre le terrorisme » auraient autre chose à faire que d’assurer la sécurité des manifestations. Il vaut donc mieux empêcher les individus de manifester.

Le Conseil constitutionnel a estimé que la législation répondait à un motif d’intérêt général et ne contrevenait pas aux droits et libertés garantis par la Constitution [16], notamment au droit de manifester, car l’assignation à résidence ne pouvait être confondue avec un confinement domiciliaire, puisque la personne est assignée pendant une plage horaire qui est limitée à douze heures sur vingt-quatre. Ce que contestaient les avocats des requérants lors de l’audience qui s’est tenue le jeudi 17 décembre 2015. Les militants assignés à résidence étaient en effet tenus de pointer trois fois par jour au commissariat et de rester chez eux de 20 heures à 8 heures. Pour leurs défenseurs, ce régime était clairement destiné à les empêcher d’exercer leur droit de manifester et constituait une mesure privative de liberté. Ils soulignaient que ces décisions d’assignation à résidence avaient été prises sur la seule base de « notes blanches » des services de renseignement, non datées et non signées, faisant état de leur « appartenance à une mouvance radicale » et de leur possible participation aux manifestations prévues contre la COP21.

De l’assignation à résidence au camp de détention

L’assignation à résidence s’applique dans un lieu qui n’est pas forcément le domicile. Le suspect peut y être conduit manu militari. Le projet de loi ouvrait ainsi la porte à la formation de camps. L’enfermement administratif pourrait concerner environ 10 000 individus fichés « S » qui n’ont jamais été condamnées, ni inculpées.

La formation de camps est une volonté du gouvernement qui a envoyé, en ce sens, une demande d’avis au Conseil d’État. Elle portait sur la « constitutionnalité et la compatibilité avec les engagements internationaux » d’un internement administratif, à titre préventif, de personnes fichées [17].

Le juge administratif suprême s’est cependant opposé au désir du gouvernement en répondant qu’une telle mesure pourrait seulement être envisagée pour des personnes ayant déjà fait l’objet d’une condamnation pour des actes de terrorisme [18].

Comme l’avis du Conseil d’État n’est pas contraignant pour le gouvernement, le Conseil constitutionnel a tranché la question. Dans sa décision n° 2015-527 QPC du 22 décembre 2015, relative aux assignations à résidence dans le cadre de l’état d’urgence, le Conseil constitutionnel a stipulé que : « En aucun cas, l’assignation à résidence ne pourra avoir pour effet la création de camps où seraient détenues les personnes mentionnées au premier alinéa » [19]. Il s’agit là du seul point de désaccord avec le gouvernement, puisque le Conseil a déclaré conformes à la Constitution toutes les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence.

Cependant, même si le gouvernement a été contré à la fois par le Conseil d’État et par le Conseil constitutionnel, le camp d’internement pourrait prendre la forme d’un « centre de déradicalisation ». Il pourrait d’abord accueillir des « repentis mis à l’épreuve afin de mesurer leur volonté de réinsertion », puis des jeunes « repérés pour leur radicalisation ».

Une nouvelle étape dans l’installation d’un État policier

Pour instaurer un « régime civil de crise », afin d’agir « contre le terrorisme de guerre » [20], comme l’a déclaré le président François Hollande, le gouvernement veut inscrire l’état d’urgence dans la Constitution. Cependant, si les pouvoirs exceptionnels y sont inscrits, alors ils ne peuvent plus véritablement être considérés comme des pouvoirs d’exception. Ils feront partie du régime mis en place par le texte constitutionnel. On doit parler d’un changement de régime politique, le passage d’un régime démocratique à un état d’exception permanent, un oxymore servant de cache sexe à un État policier.

Finalement, François Hollande a renoncé provisoirement à constitutionnaliser l’état d’urgence, suite à l’impossibilité de mettre d’accord les parlementaires sur la procédure de retrait de la nationalité aux Français condamnés pour terrorisme. Cette volonté gouvernementale d’opérer un changement de régime politique est confirmée par un projet, aujourd’hui abandonné, de régler la « sortie » de l’état d’urgence en prolongeant les pouvoirs de la police et du parquet pendant une période indéterminée, pendant laquelle les pouvoirs d’exception, selon l’évolution de la situation seraient progressivement abandonnés, selon la propre évaluation de l’Exécutif. Le second projet gouvernemental a abouti à la loi sur la procédure pénale « renforçant la lutte contre le terrorisme et le crime organisé ». Cependant, le gouvernement pensait aller encore plus loin en créant un délit « d’obstruction à la perquisition ». Il s’agissait bien d’indiquer aux citoyens qu’ils n’ont aucun droit face à la police. En outre, il était aussi envisagé que les policiers pourraient saisir tout objet ou document sans en référer au procureur [21]. La police aurait été libérée du dernier élément du contrôle judiciaire, celui du procureur, d’un magistrat pourtant directement soumis au pouvoir exécutif.

[1] « Loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015 prorogeant l’application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence et renforçant l’efficacité de ses dispositions », Légifrance.

[2] Jean-Claude Paye, « Loi française sur le Renseignement : société de surveillance ou société surmoïque ? », Réseau Voltaire, 28 novembre 2015.

[3] « Etat d’urgence : le gouvernement propose une prolongation sans perquisitions administratives », La Libre Belgique avec AFP, 4 mai 2016.

[4] Laurent Borredon, « Etat d’urgence : « Le serrurier nous l’a bien dit : ‘En ce moment, on n’arrête pas !’ », Le Monde.fr Blog, 9 décembre 2015.

[5] Pierre Alonso et Alexandre Léchenet, « Etat d’urgence : un journaliste également interdit de couvrir la manif contre la loi travail », Libération.fr, 15 mai 2016.

[6] Juliette Deborde et Frantz Durupt, « L’état d’urgence, un mois après », Libération, 14 décembre 2015.

[7] « Etat d’urgence : le bilan après six mois », Itele.fr, 24 avril 2016.

[8] « Loi n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme », Journal officiel n° 263 du 14 novembre 2014.

[9] Sylvain Mouillard , Lilian Alemagna et Amaelle Guiton, « Les sept mesures sécuritaires qui interpellent », Libération, 19 novembre 2015.

[10] « Loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence, Version consolidée au 10 mai 2016 », Légifrance.

[11] Jean-Baptiste Jacquin, « Etat d’urgence : le réveil des tribunaux administratifs », Le Monde, 1er janvier 2016.

[12] Jean-Baptiste Jacquin, « Etat d’urgence : les assignations à résidence devant le Conseil constitutionnel », Le Monde.fr, 17 décembre 2015.

[13] Jean-Baptiste Jacquin, « Etat d’urgence : le réveil des tribunaux administratifs », Op. Cit.

[14] Conseil Constitutionnel, « Décision n° 2015-527 QPC du 22 décembre 2015 ».

[15] Patrick Roger, « Le Conseil constitutionnel conforte les assignations à résidence », Le Monde.fr, 22 décembre 2015.

[16] Conseil constitutionnel, « Décision n° 2015-527 QPC du 22 décembre 2015« , Op. Cit.

[17] « Pour prévenir la commission d’actions violentes de la part de personnes radicalisées, présentant des indices de dangerosité et connues comme telles par les services de police, sans pour autant avoir déjà fait l’objet d’une condamnation pour des faits de terrorisme, la loi peut-elle autoriser une privation de liberté des intéressés à titre préventif et prévoir leur rétention dans des centres prévus à cet effet ? », in Robin Panfili, « Le gouvernement saisit le Conseil d’État sur la mise en place de centres d’internement préventif », Slate.fr, 9 décembre 2015.

[18] « Mesures de prévention du risque de terrorisme », Avis consultatif, Conseil d’État, 23 décembre 2015.

[19] Conseil Constitutionnel, « Décision n° 2015-527 QPC du 22 décembre 2015 ».

[20] « Etat d’urgence : ce que prévoit le projet de réforme constitutionnelle de Hollande », FranceTVinfo.fr, 3 décembre 2015.

[21] Sylvain Rolland, « Sécurité : l’inquiétante dérive vers la surveillance de masse », La Tribune.fr, 04 décembre 2015.

Mise en place de la grille totalitaire de contrôle européenne… Avec EuroGendFor çà va fort !

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Nous l’avons dit depuis des années, le visage du Nouvel Ordre Mondial c’est çà, les forces de répression se mettent en place avant le passage en catimini du traité transatlantique qui va laminer les libertés et donner le pouvoir aux corporations. Ceci fait partie du plan de fusion des états avec les méga-corporations transnationales. La force mercenaire mise en place en Europe, contrôlée par les services de renseignement tous inféodés et bras armés de la City de Londres et de Wall Street, servira de force de répression transnationale puisque l’oligarchie ne pourra plus compter sur les forces locales pour réprimer les peuples. Viendront donc en France des mercenaires réprimer le peuple… Nouvelle force coloniale de l’empire.

— Résistance 71 —

 

EuroGendFor l’armée privée de l’UE prête au départ pour la Grèce

Comité Valmy

17 Mai 2016

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2445

Note: EuroGendFor veut dire European Gendarmerie Forces ou Forces de Gendarmerie Européennes / FGE.

Il y a des articles après lecture desquels le lecteur se dit : « Ce n’est pas possible, je m’informe régulièrement et je pense être au courant des actualités la plupart du temps, pourquoi je ne sais rien de cela ? » Le présent article est un tel article. Ceux qui pensent qu’il s’agit dans le contexte d’Euro-Gend-For d’un terme lié à la notion anglaise « gender » ­– définition artificielle et très à la mode du « genre », du « sexe social » – se trompent. Le nom est un morceau de magnificence issu du pouvoir d’innovation intellectuelle des Français : au lieu d’une troupe de l’UE de malfrats violents à la Rambo, ou des Bodyguards à la paie de Goldman-Sachs selon le modèle Blackwater, est née une armée privée dénommée « Force de gendarmerie européenne » (FGE). Les Allemands du camp d’Angela Merkel pourraient ainsi détourner sur les Français le « mécontentement » que l’Europe de l’euro, prétendument si amoureuse de la liberté, déclenche dans les pays où elle intervient. Mais cette mascarade se terminera au plus tard à l’arrivée en Grèce.

Cela fermente en Espagne, les protestations publiques augmentent de jour en jour. Tandis que les Allemands recommandent aux Méditerranéens de se lever plus tôt, de prendre moins de vacances et de travailler plus, la colère du peuple grec se décharge dans les rues du pays. Cela fermente et bouillonne partout, les hommes craignent des situations semblables à des guerres civiles déclenchées par la crise dans toute l’Europe. On s’en rend compte au bureau central de l’Union européenne, et depuis longtemps, l’on a pris des mesures correspondantes.

On prépare maintenant pour la première fois l’engagement de l’armée privée de l’UE qui s’apprête à partir pour la Grèce. A peine un Européen connaît cette unité secrète qui répond au nom d’« EuroGendFor ». Le quartier général de cette unité d’intervention spéciale de 3000 hommes se trouve à Vicence en Italie. L’ancienne ministre française de la Défense Alliot-Marie a initié la fondation de cette troupe, après des troubles de plus en plus fréquents sous formes de batailles de rue et de pillages suscités par des adolescents musulmans immigrés en France. « EuroGendFor » est à la fois police, police judiciaire, armée et services secrets. Les compétences de cette unité sont pratiquement illimitées. Elle doit, en coopération étroite avec les militaires européens, garantir la « sécurité en territoires de crise européens ». Sa tâche consiste surtout à réprimer des révoltes. De plus en plus d’Etats membres de l’UE adhèrent à « EuroGendFor ».

Les gouvernements européens savent exactement ce qui les attend. Pour ne pas devoir utiliser leurs propres armées contre les citoyens du pays, la troupe paramilitaire « Force de gendarmerie européenne » a été fondée en secret – ni vu, ni connu. En théorie, on peut faire appel à la FGE partout où l’Union européenne voit une crise. C’est fixé ainsi dans le Traité de Velsen qui règle les interventions d’EuroGendFor. La devise dans les armoiries est la suivante : « Lex paciferat » – ce qui peut être traduit par : « Le droit apportera la paix ». Il souligne « le principe du rapport étroit entre l’imposition des principes de droit et le rétablissement d’alentours sûrs et protégés ». Un « conseil de guerre », sous forme de comité interministériel composé des ministres de la Défense et de la Sécurité des pays membres de l’UE participants, décide de la stratégie d’intervention. La troupe peut être mise en marche soit sur demande, soit après décision de l’UE.

Dans l’article 4 du Traité constitutif concernant les missions et les engagements on peut lire : « On peut recourir aux FGE pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics. » Les soldats de cette unité paramilitaire de l’Union européenne doivent certes respecter le droit en vigueur de l’Etat dans lequel ils interviennent et où ils sont déployés, mais : tous les bâtiments et tous les terrains qui sont pris par les troupes sont exterritorialisés et ne sont plus accessibles mêmes pour les autorités de l’Etat dans lequel la troupe intervient. Le monstre de l’Union européenne abroge ainsi le droit national aussi en cas de lutte anti-émeute.

« EuroGendFor » est une troupe policière paramilitaire et des services secrets qui peut être rapidement mise en place. Elle unit tous les pouvoirs et moyens militaires, policiers et de services secrets qu’elle peut exercer en collaboration avec des troupes nationales de police et d’armée, après être mandatée par une cellule de crise interministériel dans chaque lieu pour la lutte contre des troubles, contre des révoltes et contre de grandes manifestations. Le ministère fédéral de la Défense fait l’éloge de l’EuroGendFor sur ses sites Internet en disant : « Police ou Armée : Une gendarmerie européenne promet la solution. »

L’EuroGendFor est encore presque complètement inconnue et dans l’ombre. Cela ne restera pas ainsi. Plus les gens sont poussés dans la misère par la politique de gestion désespérée et erronée de la crise, plus cette troupe nantie de pouvoirs illimités devra « régler » la situation. Les chefs d’Etats européens se rendront compte avec gratitude qu’ils ne seront pas dans l’obligation d’utiliser leurs propres corps de police et d’armée contre leurs citoyens.

 

Source : http://uhupardo.wordpress.com/2012/03/16eurogendfor-die-privatarmee-der-eu-bereit-zum-abmarsch-nach-griechenland du 16/3/12 (Traduction Horizons et débats)

Traité entre le Royaume d’Espagne, la République française, la République italienne, le Royaume des Pays-Bas et la République portugaise [ci-après dénommés parties contractuelles] établissant la European Gendarmerie Force « EuroGendFor », [Force de gendarmerie européenne]

Chapitre I

Dispositions générales

Article 1

Objet
1. L’objet du présent Traité est d’instaurer une force de gendarmerie européenne opérationnelle, pré-organisée, robuste et disponible immédiatement. Elle est exclusivement constituée d’éléments des forces de police des parties, dotées du statut militaire, destinées à des missions de police dans le cadre d’opérations de gestion de crise.

[…]

Article 3

Définitions
[…] b. QUARTIER GENERAL PERMANENT [désigne] le quartier général permanent multinational et modulaire basé à Vicence (Italie). Son rôle, sa structure et sa participation à des opérations doivent être approuvés par le CIMIN (cf. g.)

[…] g. CIMIN signifie Comité interministériel de haut niveau. C’est l’organe décisionnel qui dirige les FGE. […]

Chapitre II

Missions, engagements et déploiement

Article 4

Missions et tâches

1. Conformément au mandat de chaque opération et en opérant indépendamment ou conjointement avec d’autres troupes, l’EuroGendFor doit être en mesure d’effectuer tout l’éventail des missions de police en se substituant à elles ou en les renforçant durant toutes les phases d’une opération de gestion de crise.

2. Les FGE peuvent être subordonnées soit à des autorités civiles soit à un commandement militaire.

3. On peut recourir aux FGE :

a) pour des missions de sécurité et d’ordre public ;

b) pour surveiller, conseiller, encadrer et superviser les polices locales dans leur travail quotidien, notamment dans les enquêtes criminelles ;

c) pour surveiller l’espace public, régler la circulation, contrôler les frontières et effectuer des missions générales de renseignement ;

d) pour effectuer des enquêtes criminelles, notamment découvrir des délits, retrouver les délinquants et les livrer aux autorités judiciaires compétentes ;

e) pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics ;
[…]

 

Chapitre III

Aspects institutionnels et juridiques

Article 7

CIMIN (Comité interministériel)
[…]

3. Les missions du CIMIN sont les suivantes : […]
h) élaborer le cadre des opérations menées par les FGE ou à la demande de l’UE, de l’ONU, de l’OSCE, de l’OTAN, d’autres organisations internationales ou d’une coalition ad hoc ; 
[…]

Source : http://www.eurogendfor.eu
> (Traduction Horizons et débats)

Membres fondateurs

France (Gendarmerie nationale)
Espagne (Guardia Civil)
Portugal (Guarda Nacional Republicana)
Italie (Carabinieri)
Pays-Bas (Royal Marechaussee)

Autre membre :

Roumanie (Jandarmeria Romana)

Pays partenaires

Pologne (Military Gendarmerie)
Lituanie (Viesojo Saugumo Tarnyba)

Statut d’observateur

Turquie (Jandarma)

Les banques veulent de l’argent

Créanciers étrangers d’emprunts d’Etat grecs ; situation en juin 2011, en milliards d’euros :

Créanciers étrangers

Valeur (en euro)

Banque centrale européenne

49 Mrd.

FMS (Deutsche Hypo Real Estate)

6,3 Mrd.

BNP Paribas (France)

5 Mrd.

Dexia (Benelux, France)

3,5 Mrd.

Generali (Italie)

3,0 Mrd.

Commerzbank (Allemagne)

2,9 Mrd.

Societe Generale (France)

2,9 Mrd.

Groupama (France)

2 Mrd.

CNP (France)

2 Mrd.

AXA (France)

1,9 Mrd.

Deutsche Bank/ Deutsche Postbank

1,6 Mrd.

Landesbank Baden-Württemberg

1,4 Mrd.

(cf. Spiegel Online, « Wer die grössten 
Griechen-Risiken trägt », 26/6/11)

Par les assurances-crédit qu’elles ont émises, les banques américaines et britanniques seraient sérieusement concernées par une insolvabilité de la Grèce.

 

(cf. Frankfurter Allgemeine Zeitung, « Kurseinbruch der griechischen Bankaktien », 24/10/11)

  1. Suite à la conversion de dette négociée fin mars et accompagnée par de nouveaux emprunts d’Etat, l’insolvabilité de la Grèce a été repoussée. Les grandes banques vont à l’avenir mieux assurer leurs créances et recouvrer leurs intérêts.

Mise en ligne CV le 30 avril 2012

Maison des Saoud… Drogue, criminalité et trafic selon que vous soyez riche et puissant…

Posted in actualité, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 10 mai 2016 by Résistance 71

et les même ordures enverront à la décapitation en place publique un pauvre type en possession d’un joint ! L’hypocrisie n’a ni bornes ni frontières… et l’occident continue ses affaires fructueuses avec ce ramassis de sectaires schnouffés… Le pathétisme n’a ni bornes ni frontières…

— Résistance 71 —

 

Le prince héritier saoudien Ben Nayef est toxicomane: l’Arabie Saoudite plateforme de la drogue (Moujtahed)

 

Al Manar

 

10 mai 2016

 

url de l’article original:

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=302147&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=141&s1=1

 

Encore une fois, le fameux tweeter Moujtahed dénonce les dessous scandaleux du régime des Saoud. Cette fois, il a révélé sur so compte Tweere que « les plus grands trafiquants de drogue en Arabie Saoudite sont des personnalités influentes de la famille royale Saoud », ajoutant que « le prince héritier Mohammed ben Nayef est un toxicomane qui a  subi plus d’une fois en Europe un traitement contre la drogue », a rapporté la chaine satellitaire iranienne alAlam.

Il a précisé :  » ce qui est déclaré par les autorités saoudiennes concernant les saisies de drogues ne représent que 10% de ce qui est distribué dans le royaume en raison de l’immunité dont jouissent  ceux qui entrent et distribuent la drogue sans compter qu;ils sont couverts par  le pouvoir judiciaire et les médias .  »

Il a indiqué que  » les plus grands trafiquants de drogue sont des personnalités influentes de la famille Saoud et ils  utilisent leur immunité dans le trafic et la distribution de la drogue  en tant que  commerce rentable qui leur assurent des  revenus énormes , peu importe si le peuple va en enfer « .

Il a ajouté que les »statistiques secrètes concernant l’utilisation et le trafic des drogues dans les écoles, les universités, l’armée,la  Garde interne,  les villes et les villages est terrifiant . »

Commentant l’arrestation du dénommé  » le légionnaire turc », un des officiers de la lutte contre les drogues en Arabie, Moujtahed a affirmé :   » le légionnaire turc a parlé d’une mafia de la drogue , insinuant un groupe de personnalités influentes , occupant les plus hauts postes au sein du ministère de l’Intérieur, soit  trois proches de Mohammed bin Nayef ».

Il a écrit: « Ben Nayef est non seulement au courant de leurs activités et d’autres , à travers lesquelles ces trois personnalités usent de leur influence pour coordonner le trafic et assurer la distribution, mais en plus il est  directement bénéficiaire  et probablement assurer sa part et pour atteindre ses objectifs. »

Il a ajouté: « il n’est pas étonnant que Ben Nayef couvre les sultans de la drogue puisqu’il en consomme lui-même de manière abusive.

Nous avons des informations détaillées de sa méthode de leur concommation mais nous nous  excusons de ne pas la mentionner en raison de sa laideur.  Ben Nayef s’est plusieurs fois rendu en Europe pour se faire désintoxicer dans un institut médical  et à chaque fois il replonge dans la drogue ,  il semble qu’il aurait besoin de traitement  bientôt. « 

Il a conclu:

“La Cour Royale est au courant des activités de Ben Nayef mais l’ignore parce que la Cour, à son tour, couvre les  princes des régions qui ont recouru leur influence dans le trafic de la drogue. »

Guerre psy et lavage de cerveau: CIA, programme MK Ultra, Canada et université McGill de Montréal…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 5 mai 2016 by Résistance 71

Pour mieux comprendre ce qui suit, nous avons traduit quelques extraits du livre “The Shock Doctrine” de Naomi Klein qui adresse superbement le sujet du Dr Cameron et des ses expériences MKUltra à l’université McGill de Montréal dans les années 1950 et jusqu’en 1963, date où le projet fut officiellement stoppé. Voici ce que dit Klein à ce sujet:

“Un memorandum déclassifié de la CIA a expliqué que le programme [MKUltra] ‘a examiné et évalué un nombre de techniques inhabituelles d’interrogatoire incluant le harcèlement psychologique et des sujets tel que la mise en isolement sensoriel et l’utilisation de produits chimiques et de drogues.’ D’abord appelé ‘Projet Bluebird’, puis ‘Projet Artichaud’, il fut finalement renommé ‘Projet MKUltra’ en 1953. Durant la décennie suivante de 1953 à 1963, le projet MKUltra dépensera plus de 25 millions de dollars sur des recherches impliquant des méthodes pour briser la résistance psychologique des prisonniers suspectés d’être des communistes ou des agents doubles. 80 institutions furent impliquées dans le programme, incluant 44 universités [dont McGill] et 12 hôpitaux.”

“… Bien qu’il fut en contact avec la CIA depuis des années, le Dr Cameron reçut en 1957 ses premiers fonds de la CIA via sa filiale de façade de la Society for the Investigation oh Human Ecology. Alors que l’argent de la CIA ruisselait dans l’Allan Memorial Institute de l’université McGill, l’institut ressemblait de plus en plus à une prison macabre et de moins en moins à un hôpital… Dans un article publié en 1960, le professeur Cameron a dit qu’il y a deux facteurs majeurs qui nous permettent de maintenir une imagerie dans l’espace-temps, qui nous permettent en bref de savoir où nous sommes et qui nous sommes. Ces deux forces sont a) notre perception sensorielle continue et b) notre mémoire. Au moyen d’électrochocs, Cameron annihilait la mémoire chez ses patients et avec ses boîtes d’isolation sensorielle il leur faisait perdre le sens complet de leurs sens et de la notion d’espace-temps..”

“Le travail de Cameron fut financé par la CIA jusqu’en 1961 et il ne fut pas du tout clair pendant des années ce que le gouvernement américain fit des résultats de ces recherches…. La CIA produisit un manuel appelé le ‘Kubark Counterintelligence Interrogation’ ou simplement ‘Kubark’, c’est un manuel secret de 128 pages sur ‘l’interrogatoire de sources résistantes’ qui est lourdement imprégné des résultats des recherches du projet MKUltra et des expériences de Ewen Cameron et de Donald Hebb. Les méthodes vont de la privation sensorielle, aux positions de stress, de l’encapuchonage à la douleur (le manuel reconnaît dès le début que les techniques employées sont illégales et demande aux interrogateurs d’obtenir l’aval de leur hiérarchie. Le manuel est daté de 1963, l’année de la fin des subventions de la CIA au projet MKUltra et 2 ans après l’arrêt des expériences de Cameron. Le manuel affirme que si les techniques sont bien utilisées, elle briseront la résistance de la source d’information et détruiront toute capacité de résister. Ainsi. Il s’avéra que le véritable objectif du projet MKUltra n’était pas un programme de recherche sur le lavage de cerveau, mais de mettre au point et d’entretenir un système scientifiquement étudié d’extraction d’information depuis des ‘sources résistantes’. En d’autres termes: un programme de torture scientifique…”

“Les théories du Dr Cameron étaient fondées sur l’idée que si on choquait électriquement le patient dans un état de régression psychologique chaotique, ceci créerait pour lui les préconditions pour une ‘renaissance’ en tant que citoyen modèle… De ce côté là Cameron fut un monumental échec. Quelque soit le degré où il fit régresser ses patients, ils n’absorbèrent ou n’acceptèrent jamais les messages sans fin répétés au moyen de bandes magnétiques. Bien qu’il fut un génie du comment détruire psychologiquement une personne, il n’a jamais pu les reconstruire.

Le problème si évident avec le recul, fut que tout était basé sur l’entière théorie de dire qu’avant qu’une guérison ne soit possible, tout ce qui avait existé auparavant devait être effacé. Cameron était convaincu que s’il pulvérisait les habitudes, les schémas de comportement et les mémoires, les souvenirs de ses patients, il arriverait à un moment donné à une ardoise psychologique vierge sur laquelle il pourrait réécrire à sa guise. Mais quelques furent les électrochocs, les drogues et la désorientation induits, il n’y parvint jamais. Pire, l’opposé s’avéra: plus il pulvérisait et plus fracassés devenaient ses patients. Leurs esprits n’étaient pas ‘nettoyés’, mais devenaient chaotiques, dérangés, leurs mémoires se fracturaient, leur confiance était trahie…”

~ Naomi Klein, 2007 ~

Le Canada la CIA et le programme MKUltra

 

Dan Dicks

 

19 avril 2016

 

url de l’article original:

https://pressfortruth.ca/top-stories/canada-cia-and-mkultra/

 

Press for Truth vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=slMn2nqgitA#t=674

 

Note de Résistance 71: Bien des gens connaissent l’acronyme du programme MKUltra mais ne savent pas que les lettres “MK” viennent de “Mind Kontrol” ou contrôle de l’esprit. Le mot “Ultra” parle de lui-même…

Le projet MKUltra fut le nom de code d’un projet illégal de contrôle des esprits qui fut mis en place par la CIA. Ceux qui furent impliqués dans ce programme furent continuellement soumis à des traitements comme l’administration de puissante drogues (LSD, amphétamines etc…), de thérapies à l’électrochoc, de comas induits par voie médicamenteuse. Quelques milliers de personnes furent soumises à des expériences immorales et cruelles, expériences scientifiques qui eurent lieu jusqu’à ce que le programme soit officiellement arrêté [en 1963]. Ces expériences ne prirent pas seulement place aux Etats-Unis, quelques-unes furent délocalisées et exportées au Canada.

Il a été découvert plus tard que le gouvernement canadien a été plus que certainement au courant que la CIA avait financé le psychiâtre écossais Donald Ewen Cameron pour être celui qui conduirait l’initiative au nord de la frontière. Cameron a sévi à l’Allan Memorial Institute de l’université McGill de Montréal et il fut payé des dizaines de milliers de dollars afin de piloter un programme totalement illégal et non éthique d’expériences psychologiques sur des humains. Il est dit que le professeur Cameron ne savait pas que les fonds provenaient de la CIA parce qu’il les recevait d’une organisation de façade appelée la société pour l’ Investigation of Human Ecology.

Le Dr Cameron a aussi été un membre du tribunal médical de Nüremberg dans les années 1940 et fut à la tête des associations psychiâtriques du Canada et des Etats-Unis et il fut le tout premier président de l’association Psychiatrique mondiale. Une de ses plus importantes expériences était de plonger un patient dans un coma induit pendant des semaines. La plupart des gens qui entrèrent à l’Institut le firent pour des problèmes mineurs comme des désordres anxiogènes ou des dépressions postpartum pour les femmes. Beaucoup de ces sujets furent alors abusés mentalement et physquement, torturés, bon nombre souffrant de manière permanente après les expériences. La plupart des documents concernant le projet MKUltra furent détruits dans les années 1970 et pour les quelques documents qui furent découverts, on laissa le soin à la Commission Rockefeller et autres d’enquêter sur les activités domestiques de la CIA et autres parties impliquées.

Une artiste de Winnipeg, Sarah Ann Johnson a récemment créé une expérience artistique MKUltra qui fut inspirée par sa propre grand-mère qui fut une des victimes des recherches psychologiques de la CIA. La grand-mère d’Anne, Velma Orlikow, entra à l’Allan Memorial Institute en 1956 suite à une dépression postpartum et fut une des nombreuses patientes qui furent traitées par le Dr Cameron. Elle fut soumise à des comas induits par de puissantes drogues et à une thérapie d’électrochocs. Anne dit que sa grand-mère voulut quitter le traitement à plusieurs reprises, mais que sa famille lui disait sans cesse qu’elle devait faire confiance au médecin et qu’elle devait suivre ses recommandations. Elle finit alors toujours par y retourner alors même qu’elle ne le désirait plus. Elle fit plusieurs tentative de suicide et décéda alors qu’Anne n’avait que 14 ans. Avant de mourir, elle se décida à mener une action en justice et attaqua à la fois l’hôpital et la CIA. L’affaire fint par trouver une résolution hors des tribunaux. (NdT: ce qui veut dire en termes juridiques anglo-saxons, que des dommages et intérêts furent proposés et acceptés… en échange de la fin des poursuites, ceci est une procédure légale anglo-saxonne classique…)

Dans ses récentes créations artistiques inspirées du programme MKUltra, Johnson a utilisé la sculture, la photographie, la performance d’acteur et la vidéo afin de démontrer comment la torture physique et psychologique a affecté sa famille. “Je ne peux aucunement savoir ce que ma grand-mère a ressenti. Ceci est ma tentative d’essayer de comprendre et d’essayer aussi d’accepter pourquoi elle fut ce qu’elle fut, pourquoi ma mère est ce qu’elle est et pourquoi je suis ce que je suis.” a dit Johnson. Ses deux plus récentes créations Hospital Hallway (2015) and The Kitchen (2016), sont montrées au le festival de l’image de Toronto.

= * = * =

Note de Résistance 71 : De fait il est aussi parfaitement envisageable de concevoir que le programme secret de rendition de la CIA qui a suivi le 11 Septembre 2001, l’invasion de l’Irak et le scandale de la tristement célèbre prison d’Abou Ghraïb et l’horreur de Falloujah (voir ici la confession d’un tortionnaire américain de l’entreprise privée CACI: http://www.agenceinfolibre.fr/confessions-dun-tortionnaire-dabou-ghraib/ ), les prisons secrètes de la CIA en Afghanistan et dans des pays qui sous-traitèrent la torture pour les Etats-Unis comme la Pologne, la Lithuanie, la Thaïlande, la… Syrie (et oui…) et d’autres, furent des extensions pratiques du projet MKUltra.

En fait, quand on lit Naomi Klein et l’article de Dan Dicks ci-dessus et qu’on écoute le tortionnaire yankee, on se rend compte que tout ceci a toujours des implications bien réelles et actuelles dans le monde d’aujourd’hui, dans la bulle crypto-fasciste de l’impérialisme occidental piloté par le monstrueux empire anglo-américain.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’à terme cette sauvagerie sans nom est faite pour se refermer sur nous, les peuples…

Orwell disait: “… vous voulez connaître la société du futur ? Imaginez une botte écrasant un visage… pour toujours…” La question a toujours été: les laisserons-nous faire ?… Il n’y a pas d’autre véritable question dans l’immédiat.

Grand Barnum électoral yankee: La face cachée et le candidat « Eisenhower »…

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Cet analyse intéressante de Meyssan ne reflète évidemment pas notre position, elle est un constat de ce qui se trame en coulisse et si cela se confirmait, le monde irait de mal en pis. Nous réitérons ici  notre position politique: fi de toute cette fange étatico-criminelle, que les peuples reprennent l’initiative, réabsorbe le pouvoir en eux et que les sociétés redeviennent organiques, librement associatives et confédérées depuis la base. Nous devons reprendre l’initiative politique du choix et de la décision. Pour ce faire nous devons démanteler à tout jamais la pyramide de contrôle oligarchique n’offrant qu’une illusion désormais clairement pathétique et mortifère aux yeux de tous. Il est nécessaire néanmoins de savoir ce qui se trame dans notre dos en France comme ailleurs, afin de prendre les décisions informées qui s’imposent d’elles-mêmes…

~ Résistance 71 ~

 

Mattis contre Trump

 

3 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191558.html

 

Alors que les médias traitent les primaires US comme une compétition entre Trump et Cruz d’un côté, Clinton et Sanders de l’autre, toute une machine est en train de se former pour faire barrage au promoteur immobilier qui menace les intérêts de la classe dirigeante WASP. Thierry Meyssan expose ici ce qui est en jeu et dont personne ne parle publiquement pour le moment. 
Cet article s’adresse à un lectorat averti.

Les primaires états-uniennes qui devaient être la préparation d’un affrontement entre Républicains et Démocrates ont progressivement dérivé pour devenir une compétition pour le contrôle du Parti républicain.

Alors que, chez les Démocrates, le duel entre Hillary Clinton et Bernie Sanders se résume à celui de l’expérience au service des riches contre l’idéalisme au service du plus grand nombre, toute l’attention s’est focalisée sur le combat opposant chez les Républicains Donald Trump et Ted Cruz.

Cruz est un pur produit d’une agence militaire privée d’« opérations psychologiques ». En matière de politique étrangère, il s’est entouré d’une équipe composée de personnes formées durant la Guerre froide autour du sénateur Henry Scoop Jackson, hystériquement anti-soviétiques. Il a pris des positions contre toute forme de limitation juridique de la puissance états-unienne, donc contre le principe même du droit international.

Jusqu’à la semaine dernière, on ignorait les positions de Donald Trump. Tout au plus l’avait-on vu tenir des propos contradictoires sur la question israélienne. Il a vivement dénoncé le parti pris pro-israélien des administrations successives, s’est déclaré neutre face au conflit israélo-palestinien, puis est allé tenir une profession de foi ultra-sioniste devant l’AIPAC.

En définitive, Trump a été invité la semaine dernière par The National Interest à prononcer son premier discours de politique étrangère. Cette revue est issue du Nixon Center regroupant les survivants de l’équipe d’Henry Kissinger. À la surprise générale —mais probablement pas à celle des organisateurs—, « le » Donald n’a pas égrené de positions sur divers sujets, visant à satisfaire tel ou tel lobby, mais a décliné une véritable analyse de la politique états-unienne et décrit sa complète refonte.

Selon lui, c’est une erreur fondamentale que d’avoir tenté d’exporter par la force le modèle démocratique occidental à des peuples qui n’y avaient aucun intérêt. Il s’est donc livré à une critique de l’idéologie néo-conservatrice, au pouvoir depuis le coup d’État du 11 septembre 2001. Dès lors, on comprend mieux pourquoi la scène avait été organisée par les amis d’Henry Kissinger, partisans du « réalisme » politique (realpolitik) et boucs-émissaires des néo-conservateurs.

Après avoir dénoncé les gigantesques dégâts humains et économiques, pour les pays concernés autant que pour les États-Unis eux-mêmes, il a embrayé sur une attaque indirecte du « complexe militaro-industriel », mettant en cause le trop d’armes en général dans le monde. Personne ne s’y est trompé : pour la première fois depuis l’assassinat de John Kennedy, un candidat à la présidence dénonçait la toute-puissance des fabricants d’armes qui ont phagocyté la presque totalité de l’industrie US.

Il peut paraître surprenant de prendre ainsi le taureau par les cornes devant les amis d’Henry Kissinger qui contribua plus que d’autres au développement de ce complexe. Cependant, l’histoire récente des États-Unis explique ce retournement. Tous ceux qui ont combattu le complexe militaro-industriel ont été bridés ou éliminés : John Kennedy fut assassiné lorsqu’il s’opposa à la guerre contre Cuba ; Richard Nixon fut éliminé par l’affaire du Watergate lorsqu’il conclut la paix au Vietnam et mena la détente avec la Chine ; Bill Clinton fut paralysé par l’affaire Lewinsky lorsqu’il tenta de s’opposer au réarmement et à la guerre au Kosovo.

Avec un certains sens de la provocation, Donald Trump a placé son projet de nouvelle politique étrangère sous le slogan « America First », par référence à l’association homonyme d’avant la Seconde Guerre mondiale. Ce groupe est resté dans les mémoires comme un lobby nazi tentant d’empêcher le « pays de la liberté » de voler au secours des Britanniques attaqués par les génocidaires des juifs. En réalité, « America First », qui a effectivement été détourné de sa mission par l’extrême droite US, était originellement une vaste association, créée par des Quakers, dénonçant la Guerre mondiale comme un affrontement entre puissances impérialistes et refusant à ce titre de s’y impliquer.

C’est de manière mensongère que ses adversaires présentent donc Donald Trump. Celui-ci n’est absolument pas un isolationniste comme Ron Paul, mais bien un réaliste.

Donald Trump n’était pas jusqu’ici un politicien, mais un promoteur immobilier, un commerçant et un présentateur de télévision. Cette absence de passé politique lui permet d’envisager l’avenir de manière complètement nouvelle sans être lié par aucun engagement antérieur. C’est un dealmaker comme l’Europe en a connu avec Bernard Tapie en France et Silvio Berlusconi en Italie. Deux hommes qui, non sans défaut, ont renouvelé l’exercice du pouvoir dans leur propre pays en bousculant les classes dirigeantes.

Pour faire barrage à Donald Trump, le Parti républicain a organisé une alliance entre Ted Cruz et le dernier autre candidat en lice, l’ancien présentateur de télévision John Kasich. Tous deux ont accepté de renoncer à la présidence et de s’allier pour empêcher Trump d’obtenir la majorité absolue des délégués à la Convention. De la sorte, le Parti pourra proposer lors de sa convention un nouveau candidat, jusqu’ici inconnu du public.

D’ores et déjà des sondages d’opinions confidentiels sont réalisés, des fonds sont collectés, une équipe de campagne a été constituée autour du général James Mattis, bien que celui-ci jure la main sur le cœur ne pas envisager de carrière politique. Cependant, à l’évidence, l’ancien patron du CentCom se verrait bien en nouvel Eisenhower. En effet, en 1952, le vainqueur de la Seconde Guerre mondiale n’avait pas participé aux primaires car il était encore commandant des Forces en Europe. Il s’était glissé dans la compétition presque à la fin et avait été massivement désigné par la Convention du Parti républicain pour le représenter.

Le général Mattis est réputé être un intellectuel. Il a collectionné une vaste et célèbre bibliothèque privée de stratégie militaire, mais semble ne s’être intéressé à l’Histoire uniquement sous cet angle. Aujourd’hui chercheur à la Hoover Institution (université de Stanford), il est venu à Washington mener des consultations et a donné une conférence au CSIS. Ce think-tank, traditionnellement proche de l’industrie pétrolière est aujourd’hui principalement financé par l’Arabie saoudite.

Après avoir annoncé un avenir « horrible » pour le Proche-Orient, le « moine-soldat » (selon le surnom que lui ont donné ses subordonnés) s’est appliqué à dénoncer le péril de la Révolution iranienne et à appeler à la guerre contre elle. Ce faisant, il reprenait à son compte le programme auquel George W. Bush et Dick Cheney furent contraints de renoncer devant la fronde de leurs autres généraux.

De facto, l’affrontement qui se dessine oppose d’un côté les partisans de la realpolitik d’Henry Kissinger, attachés aux principes de la Paix de Westphalie, c’est-à-dire à un ordre international fondé sur des États-Nations, aux partisans de la démocratisation globale des néo-conservateurs, c’est-à-dire à la destruction des identités nationales et à l’imposition d’un régime universel de gouvernance. En un mot, c’est la vision de Richard Nixon contre celle des putchistes du 11-Septembre.

À retenir :

-Donald Trump, candidat à la présidence US, veut limiter la puissance du complexe militaro-industriel. Il reprend le flambeau de John Kennedy (assassiné), de Richard Nixon (Watergate) et de Bill Clinton (Lewinsky).

-Selon Trump, il est néfaste pour les États-Unis et pour les peuples étrangers de tenter d’exporter par la force le modèle démocratique occidental qui ne correspond pas à leurs aspirations.

-Le complexe militaro-industriel prépare la candidature du général James Mattis et une guerre contre la Révolution iranienne.

Colonialisme aux Amériques: génocide et stérilisation forcée des amérindiennes hier et aujourd’hui…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, santé, santé et vaccins, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 21 avril 2016 by Résistance 71

« La mise en esclavage d’enfants pour des travaux pénibles et comme  objets sexuels fut une caractéristique structurelle des pensionnats pour Indiens. Leur trafic fournissait une source de jeunes corps pour les cercles pédophiles et l’expérimentation médicale… »

« Le gouvernement avait une politique officieuse de stériliser les femmes Inuit après un certain nombre de naissance… Le volume croissant de littérature concernant la stérilisation des gens ‘du tiers monde’ indique que depuis 1980, environ un tiers des femmes aborigènes des états de l’ouest américain ont été chimiquement stérilisées par des vaccins dans une partie de programme de ‘santé publique’ tribale. Des études indépendantes ont aussi montrées l’utilisation d’agents stérilisants dans les sérums fournis par l’OMS et utilisés pour l’immunisation de femmes asiatiques, africaines et aborigènes contre la polio et autres maladies.. »
~ Murder by Decree, International Tribunal for the Disappeared of Canada, Mars 2016 ~

La perspective d’une femme Lakota Sioux sur la stérilisation forcée des femmes autochtones au pays du goulag levant (ex-USA) et ailleurs…

— Résistance 71 —

 

Peindre mes jambes en rouge

 

Ruth Hopkins

 

20 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/04/19/painting-my-legs-red

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant les années 1970, des récits de femmes autochtones étant stérilisées de force ont commencé à émerger. Dans ces cas, le consentement était inexistant. Certaines furent manipulées et trompées afin que le gouvernement puisse les stériliser. Les jeunes femmes amérindiennes vivant dans la pauvreté étaient menacées de la perte de leurs maigres avantages sociaux si elles refusaient de se faire stériliser, ainsi elles acceptaient de le faire. Dans d’autres cas, des femmes autochtones ne furent jamais questionnées pour savoir si elles autorisaient la procédure lorsque les médecins violaient leurs utérus à coup de scalpel. D’autres refusèrent la stérilisation, mais leurs organes reproducteurs furent sectionnés ou enlevés quoi qu’il en soit.

Le gouvernent fédéral n’a commencé à admettre la stérilisation de force des femmes autochtones qu’en 1976. Durant cette période, les femmes indigènes pauvres étaient le plus souvent dépendantes de l’Indian Health Service (IHS) pour les soins médicaux.

Une étude faite par le General Accounting Office des Etats-Unis a trouvé que des 12 régions de l’Indian Health Service, quatre d’entre elles ont stérilisé 3406 femmes autochtones sans leur permission entre 1973 et 1976 (NdT: cela représente environ 1100 femmes par an, près de 100 par mois ou plus de 3 par jour pendant 3 ans !!..), alors même qu’il y avait un moratoire judiciaire sur la stérilisation des femmes de moins de 21 ans, cela s’est malgré tout produit 36 fois en 3 ans.

Une étude plus approfondie a indiqué que les femmes autochtones avec une purité sanguine plus importante était plus ciblée pour la stérilisation forcée et à cette époque 1 femme autochtone sur 4 fut stérilisée par L’Indian Health Service sans aucune permission.

La vaste majorité des gens, y compris autochtones, semble totalement ignorante de ce chapitre macabre de l’histoire des Etats-Unis. La stérilisation forcée est ignoble, sans aucun doute. Comme tout le reste de ses sales petits secrets, l’état colonial impérialiste qui clâme le pouvoir absolu sur les nations et peuples indigènes et nous appelle ses “pupilles” n’admet que très très rarement tous les maux qu’il a commis (et commet toujours) contre nous. Le faire voudrait dire rectifier le fait que la toute dernière super-puissance est construite sur une terre volée et s’est formée sur le sang et les os de nos ancêtres assassinés. Vous ne trouvez absolument rien de tout cela dans les livres d’histoire d’écoles.

Certains disent que nous devrions oublier, aller de l’avant. Oui, nous sommes en 2016, mais tandis que nous nous tordons le bras pour des bienfaits de l’état fédéral, la dure et froide réalité de l’affaire est que le génocide n’est pas fini, qu’il continue, pas seulement au travers de la pauvreté et de la maladie (NdT: les populations amérindiennes modernes sont victimes de la malbouffe bon marché et sont décimées par le diabète, l’obésité et les maladies chroniques dûes à une pauvre alimentation, entre autre…) mais toujours de la stérilisation forcée.

Ces dernières décennies, les femmes indigènes du monde entier ont aussi été le point de focalisation de la stérilisation forcée. A Lima, au Pérou, juste la semaine dernière, des femmes se sont peintes les jambes en rouge et ont défilé dans les rues comme un troupeau pour protester la stérilisation forcée de 300 000 femmes péruviennes dans les années 1990. La plupart de ces femmes étaient pauvres et indigènes. Ces abus furent supervisés par l’ancien président péruvien Alberto Fujimori. Sa fille Keiko est maintenant la favorite des prochaines élections péruviennes. Elle affirme que seulement quelques milliers furent stérilisées de force. Ces femmes n’ont jamais reçu une quelconque compensation de la part du gouvernement péruvien.

Je sais pertinemment que la conquête des corps des femmes autochtones continue jusqu’à ce jour aux Etats-Unis aussi, non seulement les statistiques montrent qu’une sur trois d’entre nous sont violées de leur vivant ou que nous sommes sexuellement trafiquées vers les zones d’exploitation pétrolière, mais je le sais parce que j’ai moi-même aussi été stérilisé de force.

J’étais une jeune mère adolescente. J’ai utilisé la contraception, mais je suis quand même tombée enceinte juste après avoir mis au monde mon premier enfant. J’ai bossé pour que nous nous en sortions, j’ai travaillé comme femme de ménage et comme croupière de Black-Jack dans un casino de tribu. Mais j’étais toujours pauvre. Je vivais sur la rez (NdT: argaud, franc-parler pour le mot “réserve” [indienne] ), dans la cave aménagée d’une maison à deux chambres à coucher avec 13 autres personnes. Je mangeais une fois par jour si tout allait bien. Les couches pour enfants sont tellement chères. Après la naissance de mon second fils, l’Indian Health Service m’a dit que je devrai considérer une ligature des trompes.

Les infirmières utilisaient des mots comme “hyper-fertile” et bien que je ne fus pas certaine de ce que cela voulait dire, je savais que cela avait quelque chose à voir avec le fait que j’avais eu deux enfants si jeune et que ma grand-mère maternelle avait eu 11 enfants et ma grand-mère paternelle 8. On m’a amené à me faire sentir mal à l’aise vis à vis de moi-même, comme si j’étais un boulet pour la société. Des gens en blouse blanche et en costard-cravate me disaient que j’avais de la chance de recevoir une assistance médicale gratuite et même demander une coupe de glace post-natale me valait des regards de dédain. Remplie de doute et de méfiance, juste 24 heures après avoir donné naissance, je me suis soumise à la procédure. J’avais 20 ans. J’ai toujours avec moi la facture des frais médicaux de Medicaid détaillant chaque article jusqu’au point se suture, et montrant combien cela coûtait de me faire cela.

Ce qui s’est passé ensuite relève du miracle. Un an après l’opération, je suis de nouveau tombée enceinte. Epoustoufflé, le personnel de l’hôpital a examiné avec attention et émerveillement l’image ultrasonique, alors que mes trompes de fallopes, qui avaient été coupés, cautérisés et ligaturés, s’étaient apparemment reconnectées. J’ai donné naissance à une fille et je suis toujours fertile aujourd’hui. La très grande majorité des femmes autochtones qui ont été stérilisées de force n’ont pas été aussi chanceuses.

A chaque fois que les indigènes se plaignent des terribles problèmes auxquels nous devons faire sans cesse face, on nous dit invariablement “REMETTEZ-VOUS EN !” Ce que les gens de l’extérieur ne peuvent pas réaliser est que nous ne pouvons pas nous EN REMETTRE alors que ces problèmes sont récurrents, que personne ne les résoud et qu’ils persistent jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes toujours là, luttant. On nous assassine toujours. Ils nous violent toujours. On nous attaque toujours, que ce soit au moyen des drogues, de l’alcool, des oléoducs ou des lois qui empêchent tout développement économique de nos communautés. Les guerres contre les Indiens n’ont jamais pris fin.

Ruth Hopkins (Sisseton Wahpeton & Mdewakanton Dakota, Hunkpapa Lakota) est écrivain, biologiste, bloggueuse, activiste et juge.

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