Archive for the police politique et totalitarisme Category

Émeutes à Baltimore… bienvenue dans la grande réserve indienne appelée Etats-Unis…

Posted in actualité, économie, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 1 mai 2015 by Résistance 71

“Bienvenue dans la grande réserve indienne”

~ Russell Means ~

 

Baltimore ville réserve (indienne)

 

Mohawk Nation News

 

29 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/29/baltimore-reservation-city/

 

~Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Baltimore n’est pas une émeute, c’est une révolution”. Les Etats-Unis agitent toujours le bon vieux “faux-drapeau” et sa formule développée sur Ongwe:honwe (peuples indigènes), afin de légaliser le génocide commis à notre encontre. Chaque ville est une réserve indienne entourée et encadrée par des “équipes de police de réponse opérationnelle” militairement organisées. Ce sont des prisons, tout comme les réserves indiennes. Les villes corporatistes ont toujours une base militaire à proximité.

La COURONNE/Vatican a affirmé la propriété sur toutes nos terres et nos peuples à cause d’une vieille histoire mythologique juive à laquelle ils croient (NdT: cf l’analyse sur “peuple élu sur terre promise” de Steven Newcomb que nous avons récemment traduit…). Ils sont impliqués dans tout ce qui se passe dans les “villes réserves”: Camps FEMA, loi martiale, couvres-feu, brutalité policière avérée, ciblage et réduction de la population, massacre des peuples par leur maîtres blancs. Les camps de la FEMA ne demandent maintenant qu’à être remplis, grillagés, gardes en place. Il y a trois ans, les camps de la FEMA ont reçu livraison de milliers de guillotines et de millions de cercueils en plastique.

Le contrôle des esprits s’effectue au travers de la télévision, leur outil principal d’abrutissement et d’hypnose des masses. Les médias sont une part intégrée de cette opération militaire, dont le but principale est de protéger la trésorerie (de la COURONNE). Les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Israël ne sont que des entreprises commerciales déguisées en pays. Tous les pays gérés par les corporations de guerre qui utilisent une langue étrangère sont des colonies du Vatican.

Les évènements de Baltimore nous montrent qui sont les véritables terroristes, ceux qui attaquent leur propre peuple. Les soldats prêtent serment de défendre la constitution des Etats-Unis contre tous les ennemis, étrangers ou domestiques. Les colons installés bénéficient du pillage généralisé jusqu’à aujourd’hui, ce qui les rend complices. La ville est le piège de la réserve. Regardez-nous bien, parce que c’est leur plan pour vous tous (NdT: Un autre angle de notre affirmation de “Nous sommes tous colonisés !”)

Lorsque les gens reprennent le contrôle de leur esprit, de leur politique et économie, ils deviennent libres de toute religion et superstition. Le meilleur des mondes est le vrai monde. L’ici et maintenant sur cette Terre ! Avec un esprit fort et faisant face aux réalités de la vie, les gens n’auront pas besoin de croire en des rêves et des visions d’un dieu dont ils ont peur. Au lieu de cela, ils utiliseront leurs esprits et se libèreront enfin. Colons, Dekanawida a conseillé et anticipé qu’avec un bon esprit, vous trouverez les racines du pin blanc, arbre de la paix .

Trail of Tears Genocide.

Baltimore poverty.

Messy Baltimore revolution.

Russia horrified sonic wave weapons used in Baltimore.

A l’origine du 1er Mai: L’attentat faux-drapeau du Haymarket de Chicago, Albert et Lucy Parsons, anarchistes dans la tourmente de l’histoire…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 1 mai 2015 by Résistance 71

Très bon article sur Lucy Parsons, l’épouse d’Albert Parsons, un des anarchistes accusés à tort, avec sept autres anarchistes, de l’attentat faux-drapeau du Haymarket de Chicago en 1886. Ce qui est intéressant de noter au passage, est la difficulté pour les marxistes de reconnaître les anarchistes et leurs actions de lutte sociale, même quand ils les idolâtres quelque peu. Ici, aucune mention n’est faite qu’Abert Parsons était avec August Spies, le leader du mouvement anarchiste de l’International Working People’s Association (IWPA), l’Association International des Travailleurs ou “l’internationale noire” et que son épouse Lucy soutenait la cause sans restriction. Albert Parsons fut exécuté avec August Spies et Adolph Fisher ainsi que George Engel. Le procès fut une farce.

L’historien Howard Zinn dit ceci au sujet du procès: “La seule preuve contre les huit anarchistes était leurs idées, leur littérature, aucun de ceux qui furent traduits en justice n’était au Haymarket ce jour-là sauf Fielden, qui parlait publiquement au moment de l’explosion. Leur appel fut rejeté, la cour suprême des Etats-Unis déclarant par la suite ne pas avoir jurisdiction…”

Howard Zinn ajoute: “De fortes évidences survinrent pour montrer qu’un homme répondant au nom de Rudolph Schnaubelt, soi-disant un anarchiste, était un agent provocateur de la police, payé pour lancer la bombe, permettant ainsi l’arrestation de centaines de personnes et la destruction du leadership révolutionnaire à Chicago. Mais il ne fut officiellement jamais découvert qui lança la bombe…” (source: “A People’s History of the United States” p.270-272)

Toujours marrant de constater que depuis tant d’années, çà arrache la gueule des marxistes de mentionner les anarchistes. Faire l’éloge d’anarchistes ne peut pas-être, omettons le fait ; en l’occurence que Lucy Parsons était anarchiste comme son mari Albert.

Comme le disait si bien l’anthropologue politique Pierre Clastres (anar lui aussi…): “Ces mecs ne se compliquent pas la vie, cela doit-être très relaxant d’être marxiste.”

A part cela, très bon portrait-hommage de Lucy Gonzàles Parsons.

— Résistance 71 —

 

A l’origine du 1er Mai: Lucy Parsons la veuve des martyrs de Chicago

 

Hernando Calvo Ospina

 

30 Avril 2015

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/A-l-origine-du-1er-mai-Lucy.html?lang=fr

 

Peu avant sa pendaison, Albert écrivit à Lucy : « Tu es une femme du peuple, et je te confie au peuple… ». Le Congrès des Ouvriers Socialistes qui se tenait à Paris en 1889 déclara le 1er mai comme la journée internationale des Travailleurs et des Travailleuses. C’était en hommage aux cinq martyrs de Chicago. L’année suivante, cette journée fut commémorée pour la première fois. Lucy était déjà connue comme « La veuve mexicaine des martyrs de Chicago ».

Encore, en 1920, la police de Chicago considérait Lucy Gonzàles comme « plus dangereuse que mille révolutionnaires ». 

Elle naquit esclave en 1853, dans un hameau du Texas, un territoire qui cinq ans auparavant faisait partie du Mexique. Elle était la fille d’une mexicaine noire et d’un indien de l’Alabama. A trois ans, elle devint orpheline. Et, à peine put elle travailler qu’on l’envoya dans les champs de coton. 

Elle se maria à 19 ans avec Albert Parsons, jeune vétéran de la guerre de sécession (1860-1864). Ils étaient, pour ainsi dire, considérés comme un couple illégal. La mixité raciale était pratiquement interdite dans les états du sud. La participation à la vie sociale ne leur était pas facile, compte tenu qu’ils faisaient partie du petit nombre d’activistes autour de la question des noirs en terres racistes ». Les menaces de mort à leur encontre les obligèrent de partir à Chicago en 1873. 

A peine posés leurs pauvres effets que déjà ils participaient à la vie politique. Pour assurer leur subsistance, Lucy décida de confectionner à domicile des vêtements pour les femmes. Ce travail était couplé avec sa participation au travail à l’imprimerie. Elle commença à écrire des articles dans le journal The Socialist . Puis ils participèrent à la création de The Alarm, organe de l’Association Internationale des Travailleurs, connu comme étant « l’Internationale Anarchiste ». Elle écrivait des articles sur le chômage, le racisme, ou sur le rôle des femmes dans les organisations politiques. Lucy rencontra un bon accueil au sein des organisations ouvrières, principalement dans les fabriques de textiles.

C’est là que l’exploitation était la plus féroce. 

Ses deux grossesses ne l’empêchèrent pas de poursuivre ses activités : mais, souvent, elle quittait les réunions dans les ateliers presque au bord de l’accouchement. Avec le soutien d’Albert elle se décida à participer à la création de L’union des Femmes Ouvrières de Chicago. En 1862, cette organisation fut reconnue par « l’Ordre des Nobles Chevaliers du Travail », une sorte de fédération. Une grande avancée : jusqu’alors, le militantisme féminin n’était pas admis. 

Elle pouvait toujours compter sur Albert et lui-même pouvait compter sur elle. De lui, non seulement elle avait l’appui politique mais ils partageaient le soin apporté à leurs fils et au foyer.

La lutte pour la journée de huit heures devint la principale revendication nationale. Il faut dire que les petites filles et les femmes devaient travailler entre quinze ou dix-huit heures par jour pour gagner à peine de quoi se nourrir. 

Le président Andrew Johnson avait décrété une loi qui promulguait la journée de huit heures mais quasiment aucun Etat ne l’appliqua. 

Les travailleurs appelèrent à une journée de grève pour le 1er mai 1886. Aussitôt, la presse se déchaîna. Le 29 avril l’Indianapolis Journal parla « des violentes diatribes de truands et démagogues qui vivent sur le dos des impôts versés par les hommes honnêtes ». 

Comme en d’autres occasions Lucy et Albert marchèrent avec leurs enfants.

Les Parsons étaient tendus et prudents parce que le Chicago Mail, dans son éditorial, avait traité Albert et d’autres compagnons de lutte de « voyous dangereux restés en liberté ». Et exigeait de «  les dénoncer dès aujourd’hui. Les montrer du doigt. Les considérants comme des fauteurs de trouble, les rendre responsables de toutes les difficultés qui pourraient survenir ». 

A Chicago où les conditions de travail étaient pires que dans d’autres villes, les grèves et les mobilisations se poursuivirent. Pour le 4, un rassemblement fut organisé au Haymarket square. Albert fut l’un des orateurs. 

Le rassemblement se termina sans incident. A peu près 20 000 personnes y participèrent. Au moment de la dispersion, il commençait à pleuvoir. Les Parsons décidèrent d’aller prendre un chocolat au Salon Zept’s. Il restait Quelques 200 manifestants sur la place. Un gros contingent de policiers chargea. Une bombe de fabrication artisanale explosa tuant un officier. La troupe ouvrit le feu. On ne connut jamais le nombre exact de morts. L’état d’urgence et le couvre-feu furent déclarés. Les jours suivants des centaines d’ouvriers furent jetés en prison. Certains furent torturés.

31 personnes furent accusées dont 8 resteront incriminés. Le 21 juin le procès débuta. Après s’être entretenu avec Lucy, Albert se présenta face à la cour déclarant : « Nos honneurs, je suis venu afin que vous me jugiez avec tous mes compagnons innocents ». Le procès fut une mascarade faisant fi des normes élémentaires de la justice. La presse se lança dans une campagne de dénonciation. Ce fut un procès politique car rien ne pouvait être prouvé quant aux responsabilités des accusés. Un véritable lynchage. Le jury déclara les huit accusés coupables. Parmi eux, trois furent condamnés à la prison et cinq à la pendaison. Parsons faisait partie des condamnés à mort. 

José Marti, le futur apôtre de l’indépendance de Cuba était présent dans la salle. Le 21 octobre le quotidien argentin La Nation publia un article. Il y décrivait le comportement de Lucy lorsque la sentence fut prononcée : «  La mulâtre de Parsons, inflexible et intelligente comme lui, qui parle avec une vibrante énergie dans les rassemblements publics, qui ne se décourage pas comme souvent les autres, là, elle resta fière et ne fit apparaître aucun mouvement sur son visage lorsqu’elle entendit la condamnation. […]. Elle appuya une joue contre son poing fermé, regarda dans le vide, ne proféra aucune parole ; on put noter un tremblement de son poing, allant croissant… » 

Lucy, accompagnée de ses fils commença à parcourir le pays pendant presque une année en informant sur le procès. Elle parlait la nuit et voyageait le jour, envoyait des centaines de lettres aux syndicats et à diverses organisations politiques, aussi bien aux Etats-Unis que dans le reste du monde. La solidarité qui se leva, alors, fut immense. 

Le 11 novembre 1887 la sentence s’exécuta. Des années plus tard, Lucy se rappelait le matin où elle conduisit ses fils sur le lieu où se tenaient les condamnés. Elle demanda «  laissez ces enfants dire leur dernier adieu à leur père ». La réponse fut immédiate. « Nous restâmes enfermés dans le local de la police, pendant que s’exécutait le délit monstrueux ». 

Peu avant sa pendaison, Albert écrivit à Lucy : «  Tu es une femme du peuple, et je te confie au peuple… »

Le Congrès des Ouvriers Socialistes qui se tenait à Paris en 1889 déclara le 1er mai comme la journée internationale des Travailleurs et des Travailleuses. C’était en hommage aux cinq martyrs de Chicago. L’année suivante, cette journée fut commémorée pour la première fois. 

Lucy était déjà connue comme « La veuve mexicaine des martyrs de Chicago ». 

Les patrons appliquèrent la journée de Huit heures. Le sacrifice des martyrs ne fut pas vain. 

Après la mort de son époux, Lucy continua à parcourir le pays en organisant les ouvrières et en écrivant dans les journaux syndicaux.

En juin 1905, elle fut présente lors de la création de l’Organisation des « Travailleurs Ouvriers du Monde », à Chicago. Seulement 12 femmes y participèrent et Lucy y fut la seule à y prendre la parole. «  Nous autres les femmes de ce pays, nous n’avons aucun droit de vote. La seule manière est de prendre un homme pour nous représenter […] et cela me paraitrait étrange de demander à un homme de me représenter […]. Nous sommes les esclaves des esclaves…  » Elle termina son discours déclarant : « Il n’y a pas de pouvoir humain que les hommes et les femmes puissent obtenir s’ils ne sont pas décidés à être libre ! » 

En ceci, elle fut toujours en opposition avec les féministes. Elle les supportait peu. Elle voyait dans le féminisme un mouvement typique de la classe moyenne. Elle soutenait que ce mouvement servait davantage à une confrontation des femmes contre les hommes. Elle répétait que la libération de la femme ne se ferait qu’avec l’émancipation de la classe ouvrière libérée de l’exploitation capitaliste. 

A 80 ans, Lucy faisait encore des discours sur la place Bughouse de Chicago. Elle continuait à conseiller, à former les ouvriers et les ouvrières. En février 1941, à 88 ans, elle fit sa dernière apparition publique. L’année suivante, le 7 mars, et déjà aveugle, elle mourut dans l’incendie de sa maison. Même morte la police la poursuivit de sa hargne, la considérant toujours comme une menace. Ainsi, des milliers de ses documents et de ses livres furent saisis.

Résistance politique: Exposer les « réserves indiennes » comme camps de prisonniers de guerre…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 1 mai 2015 by Résistance 71

Nous mettons en commentaire la super interview de Russell Means: « Welcome to the Reservation » / « Bienvenue dans la réserve » dans laquelle il expliquait en 2011, peu de temps avant son décès, que le colonialisme de l’oligarchie tait en train de boucler la boucle et que les Etats-Unis étaient devenus une gigantesque réserve indienne/camp de prisonniers de guerre et que les citoyens américains allaient commencer à subir le sort des nations premières. Means était un infatigable activiste et un visionnaire qui manque beaucoup au mouvement de lutte.

— Résistance 71 —

 

Nous sommes des prisonniers de guerre

 

Mohawk Nation News

 

28 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/28/we-are-prisoners-of-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a 4 jours un site internet Napanee Gun Chatter a appelé criminels les Kanionkehaka/Mohawks, “ils tuent la pêche. Nous devrions faire quelque chose a ce sujet.” Chaque printemps lorsque les brochetons (petits brochets) reviennent à tyendinaga, nous devons gérer cette folie des colons et de leur colonialisme. Des inconnus à moto sont arrivés dans le jardin de quelqu’un à Tyendinaga (NdT: territoire Mohawk de la Baie de Quinte sur le lac Ontario à environ 100km à l’Est de Toronto). Ils ont frappé deux personnes et ont roulé sur une autre. Il y a deux jours, deux hommes Mohawk ont disparu alors qu’ils étaient partis pêcher au petit matin dans la Baie de Quinte, il s’agit de Tyler Maracle, 21 ans et de Matt Fairman, 26 ans.

La police de la province de l’Ontario fut appelée pour aider à les rechercher. Des centaines de gens ont cherché les berges. Une rame brisée fut retrouvée dans l’eau. Leurs vestes, téléphones portables furent retrouvés de l’autre côté de la baie. Auncun corps ni bateau n’ont encore été retrouvés. Les flics n’ont pas fait grand chose. L’hélico est venu une heure puis est reparti sur Barry.

Comme Onondaga, cette communauté est gérée par l’armée avec l’aide du conseil de bande Inc. et les maires des villes environnantes. Le boulot du conseil est de tout savoir au sujet de chaque INDIEN de la communauté et de nous maintenir tous dans les ténèbres.

Le 25 Octobre 1924, des lois coloniales sur les terres indiennes furent illégalement votées au Canada, une colonie de la Grande-Bretagne. L’entreprise commerciale Canada a mis en place des camps de prisonniers de guerre appelés “réserves indiennes” et a a mis le département des affaires indiennes sous contrôle direct de l’armée. Le numéro de Réserve Indienne est le numéro du camp de prisonnier. Des officiers et sous-officiers sont les gérants et les planificateurs.

Des clotures et des grillages furent érigés. Des agents des affaires indiennes et des gardes se trouvèrent aux portes d’accès. Des soldats enseignaient dans nos écoles. Des papiers et des permissions étaient de rigueur pour quitter la réserve et circuler. Nous avons perdu toute notre terre et avons dû travailler pour ceux qui nous l’avaient volé. Les agents indiens étaient les chiens de berger jusque dans les années 1960. Maintenant les INDIENS peuvent se garder eux-mêmes, supervisés par les conseils de bande (Canada) et de tribus (USA) sous l’œil attentif de l’armée. Les chiens de garde sont partis. On atteint la forme parfaite d’esclavage lorsque les moutons/esclaves se contrôlent eux-mêmes sans avoir recours aux chiens de garde.

La “salle de guerre” du 14ème étage du ministère des affaires indiennes (à Ottawa) fait partie du ministère de la défense. Chaque zone entourant nos communautés Ongwe:honwe (indigènes) possède une planification de Réponse Opérationnelle de Police multi-phasée, qui a été créée par l’armée. (NdT: dans sa jeunesse, l’auteure de l’article a travaillé au ministère d’Ottawa et a vu la dite “salle de guerre” ou “salle de commandement” du 14ème étage du ministère de ses propres yeux…) L’armée est impliquée dans tout ce qui se passe dans les camps de prisonniers. La police est en attente. L’enquêteur en charge est en contact quotidien avec les conseils de bande (NdT: entité coloniale élue suivant les principes du gouvernement colonial et réfutés par la société traditionnelle et la gouvernance ancestrale native)

Le site internet Napanee Gun Chatter est probablement un site de la police ou militaire piloté depuis la base aérienne toute proche de Trenton. Le projet de loi canadien C-51 anti-terroriste et liberticide rend criminelle la contestation contre le gouvernement et les corporations.

La convention de Genève de 1929 stipule que les camps de prisonniers de guerre sont faits pour contenir des combattants ennemis ou des belligérents captifs, C-51 nous regarde comme l’ennemi principal de l’entreprise commerciale Canada, une corporation militaire, gérée au Canada depuis les Affaires Indiennes. Ces camps de prisonniers sont en train d’être privatisés, d’être vendus et nous devons être déplacés. Dans son plan sur cent ans pour se débarasser du “problème indien”, Duncan Campbell Scott avait dit: “Nous allons absorber tous les Indiens dans le corps politique corporatiste”. Israël et les autres colonies britanniques veulent légaliser le génocide afin de maintenir leur empire totalement illégal.

Nos hommes sont vitaux. Ils sont en charge de la protection, de la défense et du bien-être du peuple. Ils sont multi-dimensionnels comme gardiens de la paix, enseignants, communicateurs avec le peuple, repossesseurs des terres perdues, gardiens des droits humains et des relations diplomatiques. Nous chérissons nos hommes.

Ingérence occidentale et soutient de l’Ukraine nazie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 26 avril 2015 by Résistance 71

Depuis le départ, depuis Maïdan l’UE, les US, l’OTAN soutiennent les nazis ukrainiens. Wall Street avait soutenu Hitler des années 1930 jusqu’à au moins 1944… Rien de nouveau sous le soleil… Mais il faut que cela se sache, parce que c’est le programme qui nous est réservé à terme.

— Résistance 71 —

 

Quand l’Ukraine devient officiellement nazie

 

Giulietto Chiesa

 

15 Avril 2015

 

url de l’article en français:

http://ilfattoquotidiano.fr/quand-lukraine-devient-officiellement-nazie/

 

Par décision de son Parlement (la rada) du jeudi 9 avril 2015, l’Ukraine qualifie d’héroïque son passé nazi. Ce n’est pas la première fois, mais cette fois-ci elle le fait de façon solennelle, c’est-à-dire qu’elle « refonde » l’État ukrainien en mettant hors-la-loi le parti communiste, en déclarant comme « criminelle » toute référence au communisme, à ses fondateurs et à ses dirigeants, aux mots et aux symboles de son passé communiste, ainsi qu’à ses décisions politiques.

Il y a également dans cette loi, en guise de feuille de vigne, la mise au même niveau du communisme et du nazisme. Parfaitement stupide, cette mise sur le même plan a été rapidement effacée en déclarant comme « héros officiels » tous les membres des formations paramilitaires, et des organisations politiques nationalistes. En somme, toutes ces personnes sont officiellement reconnues comme « combattants pour l’indépendance ukrainienne. » Même ceux qui massacrèrent des dizaines de milliers de juifs en Galice. Sans parler des fusiliers, démolisseurs, membres de la rada centrale, de l’armée de la République populaire ukrainienne, des forces armées du Hetmanat, de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), de l’organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), et des membres du Mouvement populaire (Rukh) jusqu’en 1991.

Autrement dit, tout ce qui s’est passé depuis octobre 1914 : « au cours des 100 dernières années – s’est écrié devant la Parlement Jurij Shukevic, digne héritier de Roman, son père nazi – où nous avons été en guerre contre l’impérialisme russe, contre l’occupation russe. »

La loi a été présentée devant le parlement ukrainien par ce même Shukevic, accompagné du directeur de l’Institut de la Mémoire nationale, Vladimir Vjatrovic. S’en est fait également écho le porte-parole adjoint de la Rada, Andrej Parubij, celui qui mena le pogrom anti-russe le 2 mai 2014 à Odessa. « Le moment est venu de reconnaitre tous ceux qui ont combattu sous le drapeau bleu et jaune au trident comme des combattants pour l’existence de l’État ukrainien. »

Un autre député, Igor Moijsichuk, a exalté le « moment historique » du rétablissement de la vérité historique, « celle qui a été piétinée le 30 juillet 1941 et jusqu’à aujourd’hui. » Autrement dit, celle de la République populaire d’Ukraine qui s’était alliée aux nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Et on a pu entendre les vociférations du député Oleg Medunitsa : « Celui qui ne vote pas est un ennemi de l’Ukraine, et travaille pour l’ennemi. »

On comprend mieux dans quel climat s’est déroulé ce « vote historique. » En fait, tout le monde s’est levé, y compris la soi-disant opposition, les représentants d’une population qui est pratiquement russe pour moitié, tandis qu’on qualifiait la Russie et les Russes d’ennemis éternels. Le vote a fait l’unanimité : 254 favorables, aucun contre, aucune abstention.

J’aurais deux commentaires assez banals. Il sera intéressant maintenant de voir comment Bruxelles va soutenir l’idée d’une prochaine entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et dans l’Union européenne. En fait, il s’agit d’inclure dans l’Europe un pays qui efface, par une loi, toute l’histoire de l’Ukraine unie et de ses racines antinazies. Deuxième chose, il conviendra de rappeler aux nazis ukrainiens que, si l’on devait les prendre au mot, l’Ukraine actuelle n’existerait plus. La Crimée, par exemple, serait russe, puisque ce qui l’a fait devenir ukrainienne fut un acte « délictueux » du « criminel » Nikita Khrouchtchev . Et toutes les régions de l’Ouest des Carpates, dont une grande partie de la Galice, ne pourraient pas faire partie de l’Ukraine, puisque ce fut Staline – un criminel communiste bien connu – qui, par une décision tout aussi « délictueuse », les inclut (pacte Molotov – Ribbentrop), au sein des frontières de l’Ukraine. Et l’Ukraine devrait aussi abandonner son titre de pays fondateur des Nations Unies (et sa place comme membre de l’ONU) : ces deux titres et ce rôle ont été obtenus suite à une décision de l’ex-URSS, encore une fois « criminelle », et donc à effacer.

En somme, l’Ukraine d’aujourd’hui, en se reconnaissant nazie, a cessé d’être l’État qu’elle était quand Euromaïdan a commencé.

Colonialisme au XXIème siècle: Le cas « oublié » du grand silence australien… (John Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 avril 2015 by Résistance 71

Le pays secret fait une nouvelle fois la guerre à son propre peuple

 

John Pilger

 

22 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/the-secret-country-again-wages-war-on-its-own-people

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Australie a une nouvelle fois déclaré la guerre à son peuple indigène, ce qui nous rappelle la brutalité qui amena une condamnation universelle de l’apartheid en Afrique du Sud. Les peuples aborigènes doivent être expulsés de leurs terres ancestrales où leurs communautés ont vécu des millénaires. En Australie de l’Ouest, là où les compagnies minières font des milliards de dollars de bénéfices en exploitant la terre aborigène, le gouvernement de cet état dit qu’il ne peut plus “soutenir” plus longtemps les terres ancestrales aborigènes.

Des populations vulnérables, à qui on refuse déjà les services de base que la très vaste majorité des Australiens considèrent comme acquis, ont été mises en demeure et averties qu’elles allaient être dépossédées sans aucune consultation préalable et qu’elles seraient virées de leurs terres à la pointe du fusil. Et une fois de plus, les leaders aborigènes ont averti d’une “nouvelle génération de personnes déplacées” et d’un “génocide culturel” (NdT: appelé ethnocide par l’anthropologue politique français Robert Jaulin).

Le mot génocide est un mpt que les Australiens détestent entendre. Le génocide se passe dans d’autres pays, pas dans ce pays si “chanceux” où la richesse par habitant est la seconde de cette planète. Lorsque l’expression “acte de génocide” fut utilisée en 1997 dans le rapport qui fit date “Bringing Them Home”, rapport qui révéla que des milliers d’enfants aborigènes furent enlevés de leurs communautés par des institutions blanches et furent systématiquement violentés ; une campagne massive de déni fut lancée par une clique de l’extrême droite se regroupant autour du premier ministre d’alors John Howard. Cela incluait ceux qui s’appelaient eux-mêmes le groupe des Galatiens, puis Quadrant, puis la Bennelong Society ; la presse de Rupert Murdoch fut leur porte-voix.

La Génération Volée est quelque chose de bien exagéré, disaient-ils, si tant est que cela se soit même produit. L’Australie coloniale était un endroit bénin, il n’y a pas eu de massacres. Les premiers Australiens soit furent victimes de leur propre infériorité culturelle ou ils étaient les nobles sauvages. Des euphémismes utiles furent utilisés.

Le gouvernement du premier ministre actuel Tony Abbott, un conservateur zélé, a ranimé cet assaut sur un peuple qui représente l’unicité singulière de l’Australie. Peu de temps arès être arrivé en fonction, le gouvernement Abbott a coupé 534 millions de dollars des programmes sociaux indigènes, incluant 160 millions du budget de la santé aborigène et 13,4 millions de l’aide légale indigène.

Dans le rapport publié en 2014 ‘Overcoming Indigenous Disadvantage Key Indicators‘, la dévastation est rendue claire et nette. Le nombre de personnes aborigènes hospitalisées pour tentatives de suicide a grandement augmenté, tout comme le nombre de suicides perpétrés de plus en plus jeune dans cette population, parfois touchant des enfants aussi jeunes que 11 ans. Les indicateurs montrent un peuple considérablement appauvri, traumatisé et abandonné. Lisez l’exposé classique sur l’apartheid sud-africain, “The disgarded People” de Cosmas Desmond, qui m’a dit qu’il pourrait en écrire un semblable sur l’Australie.

Ayant insulté les indigènes australiens en déclarant lors d’un petit-déjeuner au G20 en compagnie du premier britannique David Cameron, qu’il “n’y avait rien sur ce continent si ce n’est des buissons” avant l’arrivée de l’homme blanc, Abbott annonça que son gouvernement n’allait plus honorer l’engagement pris il y a longtemps, au sujet des terres ancestrales aborigènes. Il fit remarquer sarcatisquement que “ce n’est pas le boulot des contribuables que de financer les choix de style de vie.

L’arme utilisée par Abbott et son état raciste ainsi que ses contre-parties territoriales est la dépossession par l’abus de pouvoir et la propagande, la coercition et le chantage, comme leur demande de location pour 99 ans de terres indigènes dans les Territoires du Nord (Darwin) en échange des services de base: un vol de terre qui ne dit pas son nom. Le ministre des affaires indigènes, Nigel Scullion, refute cela en clâmant que “ceci est au sujet de communautés et de ce que les communautés veulent.” En fait, il n’y a eu aucune véritable consultation, seulement la co-option de quelques-unes.

Les gouvernements conservateur et travailliste ont déjà retiré le programme national pour l’emploi, le CDEP, des terres natives, mettant ainsi fin à toute opportunité d’emploi et ils ont fait interdire tout investissement dans l’infrastructure des territoires comme pour le logement, les groupes électrogènes, l’assainissement. Les économies faites sont infimes.

La raison en est une doctrime extrême qui évoque les campagnes punitives du début du XXème siècle, celles de la “protection en chef des Aborigènes”, avec le fanatique A.O. Neville qui décréta que les premiers Australiens “s’assimilent” jusqu’à l’extinction. Influencé par le même mouvement eugéniste qui inspira les nazis, les “lois de protection” de la province du Queensland furent un modèle pour l’apartheid sud-africain. Aujourd’hui, les mêmes dogme et racisme sont tissés dans l’anthropologie, la politique, la bureaucratie et les médias. “Nous sommes civilisés, ils ne le sont pas”, écrivit l’historien australien acclamé de tous Russel Ward, il y a de cela deux générations. L’esprit demeure identique.

J’ai fait des reportages sur les communautés aborigènes depuis les années 1960, j’ai observé une routine saisonnière qui veut que l’élite australienne interrompt ses mauvais traitements et sa négligence “normaux” sur les peuples des nations premières pour les attaquer de manière directe. Ceci se produit généralement à l’approche des élections ou si les sondages d’opinion d’un premier ministre sont bas. Botter le cul des noirs est populaire, bien que saisir des terres riches en minerais ait un objectif plus prosaïque. Engorger les gens dans les bidonvilles des centres économiques de la nation satisfait le besoin d’ingénierie sociale des racistes.

La dernière attaque frontale subie fut en 2007 lorsque le premier ministre Howard envoya l’armée dans des communautés aborigènes des Territoires du Nord pour “sauver des enfants” qui, avait alors dit le ministre des affaires aborigènes, Mal Brough, étaient victimes de gangs pédophiles en “nombre impensable”.

Connue sous le vocable de “L’intervention”, les médias y prirent une part prépondérante. En 2006, le programme des affaires courantes de la TV nationale, l’émission “Lateline” de la chaîne ABC (NdT: Australian Broadcasting Corporation, l’équivalent australienne de la BBC) diffuse un entretien sensationnel avec un homme dont le visage est caché. Décrit comme étant un “jeune travailleur” qui a vécu dans la communauté aborigène de Mutitjulu, il fit une série d’allégations évocatrices. Exposé par la suite comme un officiel expérimenté du gouvernement qui rapportait directement auprès du ministre, ses affirmations furent discréditées par l’Australian Crime Commission, la poiice de l’état des Territoires du Nord et un rapport sans appel de pédiâtres commissionnés. La communauté n’a jamais reçu quelque excuse que ce soit.

L’intervention” de 2007 a permis au gouvernement fédéral de détruire bien des vestiges d’auto-détermination des Territoires du Nord, la seule partie d’Australie où le peuple aborigène a gagné des droits à la terre régis par la loi fédérale. Ici, ils administrèrent leurs terres ancestrales avec la dignité de l’auto-détermination et une connexion avec la terre et la culture menant comme Amnesty le rapporta, à une diminution de 40% du taux de mortalité.

C’est cette “vie traditionnelle” qui est anathème à une industrie parasite de fonctionnaires, de contractants, d’avocats, de consultants qui contrôlent et le plus souvent profitent de l’Australie aborigène, même indirectement au travers les structures corporatrices imposées aux organisations aborigènes (NdT: comme cela l’est également en Amérique du Nord et du Sud). Les terres ancestrales sont vues comme une menace, car elles expriment un communalisme en total porte-à-faux avec le néo-conservatisme qui régit l’Australie. C’est comme si l’existence continue d’un peuple qui a survécu et résisté à plus de deux siècles de colonialisme massacrant et de vol, demeurait un spectre errant sur l’Australie blanche: une réminiscence d’à qui appartient vraiment la terre.

L’attaque politique courante a été lancée par l’état/province le plus riche, l’Australie de l’Ouest. En Octobre dernier, le premier ministre de l’état, Colin Barnett, a annoncé que son gouvernement n’avait plus les moyens du budget de 90 millions de dollars pour assurer les services municipaux de base des 282 territoires aborigènes répertoriés, services incluant la distribution d’eau, d’électricité, l’assainissement, les écoles, l’entretien des routes, la collecte des ordures ménagères. Ceci est l’équivalent d’informer les banlieues blanches de Perth que leurs arroseurs de pelouse et leurs chasses d’eau ne pourraient plus fonctionner et qu’ils devaient déménager et que s’ils refusaient, la police les expulserait manu-militari.

Où devront aller les dépossédés ? Où devront-ils vivre ? En six ans, le gouvernement de Barnett a construit très peu de logement pour les indigènes dans les zones reculées. Dans la région de Kimberley, les SDF aborigènes, mis à part les cas de catastrophes naturelles, sont plus nombreux que partout ailleurs, et ceci dans un état réputé pour sa richesse indécente, ses parcours de golf et ses prisons regorgeant de noirs appauvris. L’Australie de l’Ouest met en prison les Aborigènes en moyenne huit fois plus que ne le faisait l’Afrique du Sud de l’apartheid. Cet état a un des taux d’incarcération juvénile le plus haut au monde, pratiquement tous des indigènes, ceci incluant des enfants maintenus en isolement (QHS) dans des prisons pour adultes, avec leurs mères montant la garde dehors.

En 2013, l’ancien ministre des prisons, Margaret Quirk, m’a dit que l’état “ratissait et entreposait” les prisonniers aborigènes. Lorsque je lui ai demandé ce que cela voulait dire, elle répondit. “On les entrepose”.

En Mars, Barnett a changé de refrain. Il y avait des “preuves émergentes” a t’il dit, “de mauvais traitements aux enfants” dans les territoires. Quelle preuve ? Barnett a dit que des gonorrhées ont été trouvées chez des enfants de moins de 14 ans, puis dit qu’il ne savait pas si cela venait des communautés. Son chef de la police, Karl O’Callaghan y alla aussi de son couplet disant que l’abus sexuel d’enfants était omniprésent. Il cita une étude vieille de 15 ans de l’Australian Institute of Family Studies. Ce qu’il oublia de dire était que ce rapport mettait en évidence la pauvreté comme cause primordiale de la “négligence” et que les cas d’abus sexuels comptaient pour moins de 10% de l’ensemble des cas étudiés.

L’ Australian Institute of Health and Welfare, une agence fédérale, a récemment publié un rapport sur ce qu’il appelle le “Fardeau Fatal” de maladie du tiers monde et de traumatisme, portés par le peuple indigène “résultant de près de 100 000 ans de mortalité dûe à des morts prématurées.” Ce “fardeau fatal” est le produit de la pauvreté extrême imposé par l’Australie de l’Ouest, comme dans le reste de l’Australie et du déni des droits de l’Homme.

Dans la vaste et très riche Australie de l’Ouest de Barnett, une toute petite fraction des revenus générés par l’exploitation minière, du pétrole, du gaz naturel, bénéficie aux communautés aborigènes desquelles le gouvernement a la responsabilité de s’occuper. Dans la ville de Roeburne, au milieu de la région riche en minerais et en plein développement de Pibara, 80% des enfants aborigènes souffrent d’une infection de l’oreille appelée otitis media qui peut causer à terme la surdité.

En 2011, le gouvernement de Barnett a fait preuve de brutalité dans une des communautés d’Oombulgurri ce que les autres communautés peuvent s’attendre a subir. “D’abord le gouvernement a mis un terme aux services”, écrit Tammy Solonec d’Amnesty International, “il ferma les magazins, ainsi les gens ne pouvaient plus acheter de nourriture et de choses essentielles. Il ferma la clinique, pour forcer les malades et les personnes âgées à bouger puis l’école, de façon à ce que les familles avec des enfants soient forcées de partir ou de devoir faire face à ce que leurs enfants leur soient retirés par la force. Le commissariat de police fut le dernier service à être fermé, puis finalement ils coupèrent l’eau et l’éectricité. Finalement les 10 résidents qui restèrent contre vents et marées furent expulsés manu-militari sans pouvoir prendre leurs affaires. Puis les bulldozers sont entrées dans la communauté. Le gouvernement de l’Australie de l’Ouest a littéralement creusé un trou dans le sol et y a enterré les ruines des maisons des gens qui vivaient là ainsi que leurs affaires personnelles.”

En Australie du sud, les gouvernements d’état et fédéral ont lancé une attaque similaire sur 60 communautés indigènes reculées. L’Australie du sud a un Aboriginal Lands Trust établit de longue date, ainsi les gens purent défendre leurs droits, jusqu’à un certain point… Le 12 Avril, le gouvernement fédéral a offert 15 millions de dollars sur 5 ans. Qu’une somme si pathétique soit considérée comme suffisante pour financer de bons services aux dépends des territoires aborigènes de l’état est une indication de la valeur placée sur les vies aborigènes par les politiciens blancs qui dépensent annuellement et sans sourciller quelques 28 milliards de dollars en armement et en budget militaire. Haydn Bromley, directeur de l’ Aboriginal Lands Trust m’a dit: “les 15 millions n’incluent pas la majorité des territoires et cela ne couvrira que le strict minimum, électricité, eau, développement des collectivités, infrastructure ? Oubliez !”

La distraction actuelle de ces sales secrets nationaux est l’approche de la “célébration” du centenaire de ce désastre militaire edwardien à Gallipoli en 1915 lorsque 8 709 Australiens et 2 779 Néo-Zélandais, les ANZAC, furent envoyées à une mort certaine dans un assaut futile sur une plage de Turquie. Ces dernières années, les gouvernements de Canberra ont promu ce gâchis impérialiste en vies humaines comme une déité historique afin de masquer le militarisme sous-jacent au rôle de l’Australie en tant qu’assistant du shériff américain dans le Pacifique.

Dans les librairies, les rayons “histoire australienne” foisonnent de bouquins opportunistes sur les faits d’arme, les héros et le patriotisme va t’en guerre. D’un seul coup d’un seul, les Aborigènes qui se sont battus pour les hommes blancs sont à la mode, tandis que ceux qui se sont battus contre l’homme blanc en défense de leur terre et nation, l’Australie, tombent en disgrâce. De fait, ils sont officiellement non-humains. Le monument aux morts national, l’Australian War Memorial, refuse de reconnaître leur remarquable résistance à l’invasion britannique. Dans un pays submergé de monuments à la gloire des ANZAC, il n’y a pas un seul monument érigé pour les milliers d’Australiens natifs originels qui se sont battus et sont tombés pour défendre leur terre ancestrale.

Ceci fait partie de ce “grand silence australien”, comme W.E.H Stanner intitula son discours de 1968 dans lequel il décrivait “un culte de l’oubli à l’échelle nationale”. Il y faisait référence au peuple aborigène. Aujourd’hui le silence est omniprésent. A Sydney en ce moment, il y a une exposition à l’Art Gallery of New South Wales: “Le photographe et l’Australie”, dans laquelle le début de l’histoire de ce très ancient continent démarre incroyablement avec le capitaine Cook.

Le même silence couvre une autre résistence de longue haleine et toute aussi épique. Les extraordinaires manifestations des femmes indigènes protestant contre l’enlèvement de leurs enfants et petits-enfants par l’État, pour certains d’entre eux à la pointe du fusil ; ignorées des journalistes et traitées avec condescendance par les politiciens. Toujours plus d’enfants indigènes sont arrachés de leurs communautés et foyers aujourd’hui que durant les pires années de l’époque de la Génération Volée. Un record établi présente 15 000 enfants maintenant détenus et “pris en charge” ; beaucoup sont donnés à des familles blanches et ne retourneront jamais dans leurs communautés.

L’an dernier, le ministre de l’intérieur de l’état de l’Australie de l’Ouest, Liza Harvey, a participé à la représentation de mon film documentaire “Utopia” à Perth, film qui documentait le racisme et la voyouterie de la police à l’encontre des Australiens noirs ainsi que les nombreuses morts de jeunes Aborigènes en détention dans les locaux de police. La ministre a pleuré durant la projection.

Durant ses fonctions au ministère, 50 policiers armés de la ville de Perth ont attaqué un camp de sans abris à Matagarup et en ont expulsé essentiellement de jeunes mère et des grand-mères avec leurs enfants. Les gens de ce camp se décrivant eux-mêmes comme des “réfugiés… cherchant la sécurité dans leur propre pays.” Ils ont demandé l’aide du Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés.

Les politiciens australiens sont très nerveux avec les Nations-Unies. La réponse d’Abbott a été l’abus verbal. Lorsque le professeur James Anaya, le rapporteur spécial de l’ONU sur les peuples indigènes, a décrit le racisme de “l’Intervention”, Abbott lui a dit “d’aller se faire voir” et “de ne pas écouter la brigade des vieilles victimes”.

La planification de la fermeture des territoires indigènes enfreint l’article 5 de la Convention Internationale pour l’Élimination de la Discrimination Raciale (CIEDR) et la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI) de l’ONU. L’Australie s’est engagée à “fournir des mécanismes efficaces pour la prévention de ou la remédiation… pour toute action qui a ou aurait pour but de déposséder les peuples indigènes de leurs terres, de leurs territoires ou de leurs ressources.” Les accords sur les droits économiques, sociaux et culturels sont sans appel. “L’éviction forcée” est contre la loi.

Un mouvement international est en cours. En 2013, la pape François 1er a demandé au monde d’agir contre le racisme et pour “les peuples indigènes qui sont de plus en plus isolés et abandonnés.” (NdT: Comme si le Vatican avait quelque leçon d’anti-racisme à donner alors même que les bulles papales Romanus Pontifex et Inter Caetera de 1455 et 1493, continuent d’être le fondement légal de la loi coloniale sur le sous-continent nord-américain, bulles papales qui instaurèrent la doctrine chrétienne de la “découverte”, l’extermination, la mise en esclavage des “païens et infidèles” et la saisie de leurs terres et biens au nom du pape, vicaire du christ et dictateur en chef… Quelle hypocrisie sans nom, abusant de l’ignorance des gens à ce sujet…)

Ce fut la défiance de l’Afrique du Sud d’un tel principe de base des droits de l’Homme qui déclancha une opprobe internationale et une campagne qui mit alors un terme à l’apartheid.

Prend garde Australie !

Résistance politique: Temps de se lever contre les lois liberticides… L’Occident se fascise à vu d’œil…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 avril 2015 by Résistance 71

“Ceux qui sont prêts à sacrifier leur liberté pour plus de sécurité n’auront, ni ne méritent, ni l’un, ni l’autre.”
~ Benjamin Franklin ~

Ne trouvez-vous pas bizarre que d’un seul coup le Canada ait cette loi en stock, que la France ait passé en catimini la “loi sur le renseignement”, que les yanks aient leur Patriot Act et toutes leurs lois liberticides depuis 2001, idem au Royaume-Uni et dans le monde occidental ? Le durcicement vers la dictature occidentale est évident… L’oligarchie est passée en phase finale de mise en place de sa grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial.

N’oubliez jamais: NOUS SOMMES TOUS DES COLONISÉS !

C’est la main dans la main avec les peuples et nations indigènes colonisés et opprimés que nous en sortirons, ensemble et pas autrement ! Union et désobéissance civile !…

~ Résistance 71 ~

 

Le projet de loi canadienne liberticide C-51* est au sujet du contrôle de la population et pas du tout au sujet du terrorisme

 

Association des Iroquois et des Indiens Alliés (AIIA ou AIAI en anglais)

 

24 Mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.aiai.on.ca/newsroom/opinion/bill-c-51-is-about-control-not-terrorism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note* du traducteur: Le projet de loi C-51 est une loi liberticide estampillée comme le “Patriot Act” canadien, de la même façon que l’est la loi récemment passée en France, en catimini dans une assemblée ne contenant que 30 députés votant pour la “loi sur le renseignement”, autre ignominie liberticide occidentale.

En tant que peuples indigènes nous avons fait l’expérience de l’oppression et du contrôle par le gouvernement colonial canadien ces derniers 150 ans. Nous avons souffert de politiques et de lois qui ont été faites pour nous éliminer, nous assimiler, nous opprimer et nous réduire au silence total. Ceci corespond à notre expérience, notre vécu sur nos propres terres et ceci continue jusqu’à aujourd’hui.

Nos peuples sont devenus des sujets de recherche rapides lorsqu’il convient d’évaluer les dangers sous-jacents qui sont cachés dans des morceaux de législation (liberticides). Nous sommes, et à juste titre, souvent très suspicieux et critiques des politiques et des lois qui sont empaquetées pour nous être vendues comme étant dans notre “meilleur intérêt” ou faites pour nous “protéger”. C’est du point de vue de cette vision sous loupe binoculaire que nous pouvons partager un appel de danger fort et clair à la fois pour les Canadiens et les peuples indigènes. La loi C-51, la loi anti-terrorisme, est au sujet du contrôle de la population et non pas au sujet du terrorisme.

La loi C-51 est faite pour nous maintenir dans la peur de quelque chose, le tout au nom de réduire au silence les citoyens et de contrôler la désobéissance civile. Le langage de terrorisme n’est que rhétorique utilisée pour vous vendre toujours plus de guerre et pour que vous achetiez toujours plus de ces mesures de sécurité économiques et autres. C’est le monstre de dessous le lit, celui du placard, monté en épingle par la propagande et la prise de position politique. Vous avez bien plus de chance de mourir dans un accident avec votre tondeuse à gazon que de mourir dans un “attentat terroriste” (NdT: qui dans la quasi totalité des cas sont perpétrés par les services d’état ou leurs mercenaires privés…)

Au travers du Canada ces dernières trois années, nous avons vu à maintes reprises le mouvement indigène et ses alliés canadiens Idle No More descendre dans les rues pour manifester contre les législations qui enfreignent sur les droits indigènes et qui affaiblissent la protection de l’environnement. Les peuples indigènes ont résisté au gouvernement pour notre futur collectif. Nous avons bloqué des voies de chemin de fer, des autoroutes, nous avons marché sur le parlement à Ottawa, nous avons fait des grèves de la faim et de manière générale, nous avons fait de notre mieux pour perturber le Canada et avoir nos voix entendues et nos droits inhérents de nations reconnus.

Il est déplorable que nous en soyons réduits à la désobéissance civile juste pour faire entendre nos voix, mais cela constitue la seule arme à notre disposition (et celle des peuples) lorsque le gouvernement fédéral n’a absolument aucune préoccupation pour honorer la couronne qui possède une responsabilité à la fois légale et constitutionnelle. La loi C-51 va nous retirer la seule arme que nous ayons et va nous étiqueter en tant que terroristes pour le simple fait de nous battre pour nos droits inhérents.

Cette loi C-51 donne au gouvernement les pouvoirs d’une force de police secrète, de conrôler ce qui se dit dans l’espace cybernétique et lui donne la possibilité de punir des citoyens pour le simple fait de protester ou de manifester.

Cette loi protège certaines choses, comme le capitalisme par exemple et elle met en priorité l’économie au dessus des droits civils. Elle protège le gouvernement d’un retour de bâton du public, lui permettant de prendre des décisions sans aucune juste supervision. Elle protège les idéologies impérialistes qui continuent de supprimer, d’opprimer et de contrôler les populations indigènes ainsi que nos terres et nos ressources.

Les Canadiens ont besoin de prendre et de lire une page des livres des peuples indigènes au travers du Canada et d’approcher cette loi C-51 avec toute la méfiance et le cynisme qui lui sont dûs. Faites-nous confiance, comme tant de législations avec celle-là qui ont œuvrées pour nous opprimer, cette loi est une loi pour vous contrôler et non pas pour vous protéger. Nous devons NOUS DRESSER COLLECTIVEMENT ET LA COMBATTRE.

Nous avons besoin d’un dialogue public ouvert entre tous les peuples et nations indigènes et tous les Canadiens. C’est ensemble que nous devons stopper ce projet maléfique avant qu’il ne devienne une loi applicable.

Terrorisme d’État: La réalité historique des attentats fausse-bannière…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 18 avril 2015 by Résistance 71

« Heureusement, la propagande offre au politicien habile et sincère un instrument de choix pour modeler et façonner la volonté du peuple… L’important pour les hommes d’état contemporains n’est pas tant de savoir plaire à l’opinion que de savoir l’amener à partager leurs vues. »
~ Edward Bernays, 1928 ~

Cette citation du neveu de Sigmund Freud et père de la propagande moderne (il fut étudié de près par tous les régimes totalitaires de son temps et après, de Mussolini à Hitler en passant par Staline puis Mao) est issue de son livre « Propagande, comment manipuler l’opinion en démocratie », qu’il écrivit en 1928.

Ce qui laisse pantois est la toute dernière phrase du livre qui dit ceci:  » La propagande ne cessera jamais d’exister. Les esprits intelligents doivent comprendre qu’elle leur offre l’outil moderne dont ils doivent se saisir à des fins productives, pour créer de l’ordre à partir du chaos. »

ORDO AB CHAO ou l’ordre du chaos est la devise du Nouvel Ordre Mondial et quoi de mieux pour créer le « chaos constructeur de la gouvernance mondiale » que le terrorisme faux-drapeau couvert par les couches superposées de la propagande étatiste idoine ?…

— Résistance 71 —

 

Le grand secret de l’Histoire: le terrorisme des opérations sous fausse bannière.

 

Tyler Durden

 

6 avril 2015

 

url de l’article:

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/04/17/attentats-sous-fausse-banniere-mythe-ou-realite/#more-80346

 

Ce vieil adage est bien vrai: si l’on ne retient pas l’Histoire, on est condamné à la répéter.

Le plus grand secret de l’Histoire que les gens n’ont donc pas encore intégré, puisque c’est un secret, est le terrorisme sous fausse bannière.

Il existe de nombreuses attaques sous fausse bannière bien documentées dans lesquelles un gouvernement est l’instigateur et qui, pour des raisons politiques, en reporte la faute sur son ennemi.

Les opérations sous fausse bannière ont, sans arrêt, changé le cours de l’Histoire, dans le monde entier. Sauf si le peuple prend conscience de ce style d’opération, les gouvernements continueront à les utiliser pour provoquer de plus en plus de guerres désastreuses.

Dans les exemples suivants, les officiels gouvernementaux qui ont participé à ces attaques (ou en ont sérieusement proposé) l’ont avoué, oralement ou par écrit :

  1. – En 1931, les troupes japonaises ont déclenché une petite explosion dans un train et ont accusé la Chine pour justifier l’invasion de la Mandchourie. C’est une histoire connue sous le nom de  l’incident de Munkenou l’incident de Mandchourie. Le tribunal militaire international de Tokyo a trouvé que «plusieurs des participants à ce plan, dont Hashimoto (un officier supérieur de l’armée japonaise) ont plusieurs fois admis leur participation à ce complot et ont déclaré que le but de cet incident était de donner une excuse à l’occupation de la Mandchourie par l’armée du Kwantun ». Voyez ici.
  2. – Un haut officier de la SS nazi a avoué au tribunal de Nuremberg que, sous les ordres du chef de la Gestapo, lui et d’autres militaires nazis ont attaqué leur propre peuple et des infrastructures pour en rejeter la faute sur les Polonais afin de justifier l’invasion de la Pologne.
  3. – Le général nazi Franz Halder a aussi témoigné au tribunal de Nuremberg que le dirigeant nazi Goering avait admis avoir donné l’ordre de mettre le feu au parlement allemand (le Reichstag) en 1933 et avait accusé à tort les communistes de cet acte criminel.
  4. – Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a admis par écrit que l’Armée rouge soviétique avait bombardé le village russe de Mainila en 1939, tout en accusant la Finlande de cette attaque, et s’en est servi comme prétexte pour lancer la guerre d’hivercontre la Finlande. Le président russe Boris Eltsine a admis que la Russie avait été l’agresseur dans la guerre d’hiver.
  5. – Le parlement russe, l’actuel président russe Poutine et l’ancien dirigeant soviétique Gorbatchev ont tous reconnu que Joseph Staline avait ordonné à sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers de l’armée polonaise à Katyn, en 1940, et en a fait porter la faute aux nazis.
  6. – Le gouvernement britannique a admis avoir bombardé, entre 1946 et 1948,  cinq bateaux transportant des juifs cherchant à fuir l’holocauste pour se réfugier en Israël et avoir créé un faux groupe appelé Défenseurs de la Palestine arabe, qu’il a accusé d’avoir bombardé ces bateaux. (Voir ici, ici et ici)
  7. – Israël a reconnu qu’en 1954 une cellule terroriste israélienne opérant en Égypte avait placé des bombes dans plusieurs bâtiments, dont des bureaux diplomatiques américains, et avait laissé des preuvesimpliquant les Arabes. (Une des bombes s’est déclenchée prématurément, permettant aux Égyptiens d’identifier les coupables et plusieurs Israéliens impliqués ont avoué.) (Voir ici et ici)
  8. – La CIA a admis qu’elle avait employé des Iraniens dans les années 1950 pour se faire passer pour des communistes cherchant à commettre des attentats, tout cela pour essayer de retourner la population contre le premier ministre élu démocratiquement.
  9. – Le premier ministre turc a reconnu que le gouvernement turc avait organisé les attentats de 1955 contre le consulat turc en Grèce, endommageant par la même occasion le lieu de naissance, situé a proximité, du fondateur de la Turquie moderne, tout en faisant porter la responsabilité à la Grèce et justifier les violences anti-grecques.
  10. – Le premier ministre britannique a avoué à son secrétaire de la défense que le président américain Dwight Eisenhower et lui avaient approuvé un plan en 1957 pour lancer des attaques sur la Syrie et en reporter la faute sur le gouvernement syrien comme moyen de parvenir à un changement de régime
  11. – Un ancien premier ministre italien, un juge italien et un ancien chef du contre-espionnage italien ont admis que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA, ont organisé des attentats en Italie et d’autres pays européens pour que la population se joigne aux gouvernements dans leur lutte contre le communisme. Comme l’a fait remarquer un participant à ce programme secret: «Vous devez attaquer des civils, des gens, des femmes et des enfants, des innocents et des inconnus totalement éloignés de la sphère politique. La raison en est très simple. Tout cela pour pousser les gens, le peuple italien, à se tourner vers l’État pour demander plus de sécurité.» (Voir aussi ici) (L’Italie et d’autres pays européens avaient déjà rejoint l’OTAN avant que ces attentats ne soient perpétrés.) Et regardez cette émission spéciale de la BBC. Ils ont aussi exécuté des attentats en France, en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Grèce, en Hollande, en Norvège, au Portugal, au Royaume Uni et encore dans d’autres pays.

Les attentats sous fausse bannière exécutés sous ce programme OTAN/CIA comportent entre autres :

L’assassinat du premier ministre turc (1960)

Des attentats à la bombe au Portugal (1966)

Le massacre de la Piazza Fontana en Italie (1969)

Des attaques terroristes en Turquie (1971)

Les attentats à la bombe de Peteano (1972)

Les fusillades de Brescia en Italie et un attentat à la bombe dans un train (1974)

Des fusillades à Istanbul (1977)

Le massacre d’Atocha à Madrid (1977)

L’enlèvement et le meurtre d’un Premier ministre italien (1978)

Les attentats de la gare de Bologne en Italie (1980)

La fusillade et l’assassinat de 28 passants à Brabant en Belgique (1985)

  1. – En 1960, le sénateur américain George Smathers propose que les États Unis lancent «une fausse attaque sur la baie de Guantanamo qui nous donnerait l’excuse pour déclencher une bataille puis d’aller renverser Castro
  2. – Des documents du département d’État montrent que, en 1961, le chef de l’armée et d’autres fonctionnaires de haut niveau discutaient de l’opportunité de faire exploser un consulat en République dominicaine pour avoir le prétexte d’envahir le pays. Le plan ne fut jamais exécuté mais tout ce beau monde l’envisageait comme une sérieuse possibilité.
  3. – Comme le gouvernement américain l’a reconnu, des documents de 1962 récemment déclassifiés montrent que le chef des armées a donné son accord à un plan pour faire exploser des avions AMÉRICAINS (sous un plan très élaboré d’échange d’avions) et pour commettre aussi des actes terroristes sur le sol américain, en accuser des Cubains et justifier ainsi une invasion de Cuba. Regardez l’article de ABC, les documents officiels et l’interview par Peter Jennings de l’ancien journaliste d’investigation d’ABC world news.
  4. – En 1963, le département de la Défense américain a écrit un mémo poussant à des attaques à l’intérieur de l’Organisation des États d’Amérique, dans des pays comme la Jamaïque ou Trinité et Tobago, pour ensuite en accuser le gouvernement cubain.
  5. – Le département de la Défense américain a même été jusqu’à proposer de secrètement payer quelqu’un dans le gouvernement Castro pour attaquer les États-Unis: «La seule solution restante à envisager serait alors de corrompre un des subordonnés militaire de Castro pour qu’il lance une attaque sur Guantanamo.»
  6. – La NSA a avoué qu’elle avait menti à propos de ce qu’il s’était réellement passé dans le golfe du Tonkin en 1964, manipulant les données pour qu’elles montrent des bateaux vietnamiens tirer sur un navire américain, justifiant ainsi le déclenchement de la guerre du Vietnam.
  7. – Un comité d’enquête du Congrès américain a montré que, dans le cours de sa campagne «Cointelpro», le FBI avait utilisé de nombreux provocateurs, des années 1950 jusqu’aux années 1970, pour perpétrer des violences et les utiliser pour faussement accuser des activistes politiques.
  8. – Un haut général turc a admis que les forces turques avaient incendié une mosquée à Chypre dans les années 1970 pour en faire porter la responsabilité sur leurs ennemis. Il expliqua: «Au cours de certaines guerres on accuse l’ennemi d’actes de sabotage pour augmenter la résistance populaire. On l’a fait à Chypre, on a même brûlé une mosquée.» En réponse à l’air incrédule de son interlocuteur, le général a ajouté «C’est juste un exemple
  9. – Un document déclassifié de la CIA, datant de 1973, a révélé un programme pour entraîner des forces de police et militaires étrangères à la manière de fabriquer des dispositifs piégés, en faisant croire qu’ils les entraînaient seulement à la façon d’enquêter sur les actes terroristes:

Voici le programme:

  1. Enseigner aux stagiaires les techniques de base pour utiliser des explosifs de démolition, commerciaux ou militaires, et la manière de les utiliser dans des opérations de terrorisme ou de sabotage industriel.
  2. Présenter aux stagiaires le matériel et l’équipement disponibles sur le marché, ceux qui sont susceptible d’être utilisés par des terroristes ou des saboteurs pour fabriquer des explosifs.
  3. Familiariser les stagiaires avec les concepts d’analyse de la cible et de planification des opérations utiles à un terroriste ou un saboteur.
  4. Présenter aux stagiaires les moyens et techniques concernant les dispositifs piégés avec des travaux pratiques sur des dispositifs déjà fabriqués ou à fabriquer eux même.

Le programme fournit aux stagiaires de bonnes opportunités de familiarisation et d’entrainement en manipulant, préparant et utilisant les diverses charges explosives, agents incendiaires, outils de terrorisme et techniques de sabotage.

  1. – Le gouvernement a admis (et ici) qu’en 1978 les services secrets allemands ont fait exploser une bombe contre le mur extérieur d’une prison et placé des outils d’évasion pour qu’un prisonnier, un membre de la Faction armée rouge, puisse s’évader et qu’on lui fasse porter la responsabilité d’un attentat.
  2. – Un agent du Mossad a reconnu qu’en 1984 le Mossad avait placé un émetteur radio dans la résidence de Kadhafi à Tripoli pour transmettre de fausses émissions enregistrées par le Mossad, dans le but de faire croire que Kadhafi soutenait le terrorisme.
  3. – Le Conseil sud-africain pour la vérité et la réconciliation a trouvé qu’en 1989, le Bureau de coopération civile (une branche secrète des forces de défense sud-africaines) avait proposé à un expert en explosifs de «participer à une opération destinée à discréditer l’ANC en faisant exploser le véhicule de police de l’officier chargé de l’enquête sur le meurtre», faisant ainsi croire que l’ANC était responsable de l’opération.
  4. – Un diplomate algérien ainsi que plusieurs officiers de l’armée algérienne ont reconnu que, dans les années 1990, l’armée algérienne massacrait fréquemment des civils et en accusait les militants islamiques. (Voir la vidéo)
  5. – Une publication de 1994 de l’armée américaine, les Tactiques techniques et procédures de défense internes pour les Forces spéciales, rééditée en 2004, recommande ouvertement d’employer des terroristes et d’utiliser des opérations sous fausses bannières pour déstabiliser les régimes de gauche en Amérique latine. Des attaques sous fausse bannière ont donc été exécutées en Amérique du sud et d’autres régions du monde dans le cadre de la guerre salede la CIA. (Voir ici)
  6. – Dans le même genre, un manuel d’opérations psychologiquesrédigé par un contractant de la CIA pour le compte des rebelles contras du Nicaragua fait remarquer l’intérêt d’assassiner quelqu’un de son bord pour créer un martyr pour la cause. Le manuel a été authentifié par le gouvernement américain. Le Washington Post, l’AP et d’autre médias ont fait un tel remue-ménage autour de cette affaire que, durant la campagne présidentielle de 1984, le président Reagan, a été confronté à cette question à la télévision nationale:

«En ce moment, nous faisons face à cette extraordinaire histoire de manuel de guérilla de la CIA distribué aux anti-sandinistes que nous soutenons, manuel qui professe non seulement le meurtres de sandinistes, mais aussi l’utilisation de criminels pour tuer des membres de la guérilla que nous soutenons, afin d’en faire des martyrs.»

  1. – Une équipe indonésienne enquêtant sur les violents pillages qui se sont déroulés en 1998 a déterminé que «des membres de l’armée ont été impliqués dans les pillages, certains dans le but délibéré de les provoquer
  2. – Des officiers supérieurs du renseignement et de l’armée russe ont reconnu que le KGB avait, en 1999, fait exploser des appartements occupés par des Russes pour en accuser les Tchétchènes et justifier l’invasion de la Tchétchénie. (Voir ce rapport et cette discussion)
  3. – Comme le rapportent la BBC, le New York Times, et l’AP, des officiels de Macédoine ont admis que le gouvernement avait tué de sang-froid sept immigrants innocents et prétendu que c’étaient des soldats d’al-Qaïda qui tentaient de tuer des policiers macédoniens, ceci pour essayer de se joindre à la guerre contre la terreur
  4. – Des officiers supérieurs de la police de Gènes, en Italie, ont avoué que, en juillet 2001, au G8 de Gènes, la police avait placé des cocktails Molotov et simulé le poignardage d’un officier de police pour justifier une violente répression contre les manifestants.
  5. – Les États-Unis ont lancé de fausses accusations contre l’Irak en disant qu’il avait joué un rôle dans les attaques du 11 septembre, comme le montre un mémo du secrétariat à la Défense, et ces accusations ont été la justification principale pour déclencher la guerre contre ce pays. Même après que la Commission sur le 11 septembre n’a reconnu aucune relation entre les deux, Dick Cheney a dit avoir des preuves accablantesde relations entre al-Qaida et le régime de Saddam Hussein, que Cheney avait probablementdes informations inaccessibles à la commission du 11 septembre et que les médias ne faisaient pas leur devoir en rapportant de tels liens. Les hauts fonctionnaires américains reconnaissent maintenant que la guerre d’Irak a été lancée pour le pétrole, pas pour le 11 septembre ou les armes de destruction massive. A la suite des déclarations de quelques loups solitaires, de nombreux officiels américains disent maintenant que le 11 septembre a été du terrorisme d’état, mais que ce n’était pas l’Irak qui était derrière les terroristes. (De nombreux officiels ont aussi supposé que le 11 septembre était une opération sous fausse bannière organisée par quelques voyous dans le gouvernement américain, mais une telle affirmation sort du sujet de notre discussion. Le point actuel est que les États-Unis ont accusé l’Irak tout en sachant que l’Irak n’avait rien à voir la dedans.)
  6. – Même si le FBI reconnait maintenant que les attaques à l’anthrax ont été lancées par un ou plusieurs scientifiques travaillant pour le gouvernement, un haut dirigeant du FBI a dit que des officiels de la Maison Blanche leur avaient ordonné d’accuser al-Qaida pour ces attaques à l’anthrax (rappelez vous à quoi les lettres ressemblaient). Des officiels du gouvernement confirment aussi que la Maison Blanche avait essayé de lier ces attaques à l’Irak pour justifier un changement de régime dans ce pays.
  7. – Selon le Washington Post, la police indonésienne a reconnu que les militaires avaient tué des professeurs américains à Papua en 2002 et accusé le groupe séparatiste papou pour qu’il soit placé sur la liste des organisations terroristes.
  8. – Le très respecté ancien président indonésien Gus Dur a aussi reconnu que le gouvernement avait probablement joué un rôle dans les attentats de Bali en 2002.
  9. – La police gardant le sommet de l’Union européenne de 2003 en Grèce a été filmée en train de donner des cocktails Molotovà un manifestant pacifique.
  10. – L’ancien avocat du département de la Justice, John Yoo a suggéré en 2005 que les Américains devraient lancer l’offensive contre al-Qaida en «créant une fausse organisation terroriste. Elle pourrait avoir ses propres sites web, centres de recrutement et d’entrainement et opérations de financement. Elle pourrait lancer de fausses opérations terroristes et se donner le crédit pour les vrais, semant la confusion dans les rangs d’al-Qaida, semant le doute entre ses rangs et remettant en question la validité de ces communications
  11. – Dans le même genre, le professeur John Arquilla de la Naval Postgraduate School, un analyste stratégique réputé pour avoir développé le concept de guerre du net, a poussé les services de renseignement occidentaux à créer de nouveaux pseudo gangsde terroristes comme moyen de perturber les vraisréseaux terroristes. Selon Seymour Hersh, un journaliste ayant été honoré d’un prix Pulitzer, la stratégie des pseudo gangs est déjà utilisée par le Pentagone:

«Selon la nouvelle méthode de Rumsfeld, m’a-t-on-dit, les stratèges militaires américains auront l’autorisation, à l’étranger, de se faire passer pour des hommes d’affaires corrompus cherchant à acheter de la contrebande pouvant être utilisée à la fabrication de systèmes nucléaires. Selon des conseillers du Pentagone, des citoyens locaux pourront être recrutés et envoyés rejoindre des guérillas ou des terroristes…»

«Ces nouvelles règles permettront à la communauté des Forces spéciales de mettre en place ce qu’ils appellent des groupes d’action dans le pays cible et qui pourront être utilisés pour infiltrer et éliminer des organisations terroristes. « Vous souvenez-vous de ces groupes paramilitaires d’extrême droite du Salvador?», me demanda l’ancien officiel du renseignement, en se référant à ces gangs ayant commis des atrocités au début des années 1990. «Nous les avons créés et financés. L’objectif maintenant est d’embaucher des gens locaux partout où nous en avons besoin. Et nous ne dirons rien au congrès à ce sujet.» Un ancien officier militaire, au courant des actions commandos du Pentagone a dit: «Nous allons marcher côte à côte avec les voyous.»

  1. – En juin 2005, United Press Internationala publié ce rapport :

«Des officiers des renseignements américains nous ont fait savoir que quelques rebelles en Irak utilisent des pistolets Beretta 92, tous récents mais avec leurs numéros de série non visibles. Ces numéros ne semblent pas avoir été physiquement enlevés. On dirait plutôt qu’ils sont sortis de la chaine de production sans numéro de série. Ce qui indiquerait que ces armes étaient destinées à des groupes de terrain ou des cellules terroristes avec l’accord du gouvernement. Des analystes soupçonnent que ces armes ont été fournies par le Mossad ou la CIA et qu’elles sont utilisées par des agents provocateurs, car les autorités américaines montrent ces attaques de rebelles contres de civils pour délégitimer la résistance

  1. – En 2005, des soldats israéliens déguisés ont avoué avoir jeté des cailloux sur d’autres soldats israéliens pour pouvoir accuser les Palestiniens et utiliser cette excuse pour réprimer les manifestations pacifiques palestiniennes.
  2. – En 2007, la police du Québec a reconnu que les voyous qui portaient des cailloux au milieu d’une manifestation pacifique étaient en réalité des policiers déguisés (voir ca aussi).
  3. – En 2008 un manuel sur les opérations spéciales de terrain recommande que l’armée américaine manipule à ses fins des organisations non étatiques telles que groupes paramilitaires, individus, chefs d’entreprises, organisations politiques étrangères, organisations de résistance, expatriés, terroristes transnationaux, terroristes désillusionnés, contrebandiers ou tout autre groupe d’indésirables. Le manuel indique ouvertement que les opérations spéciales américaines peuvent utiliser autant le terrorisme que le contre-terrorisme (mais aussi des activités criminelles transnationales comme le trafic de drogue, d’armes et des transactions financières illégales.)
  4. – Aux manifestations du G20 de 2009, à Londres, un membre du parlement britannique a vu des policiers en civil en train d’inciter la foule à la violence.
  5. – En 2011, des politiciens égyptiens ont reconnu (ici aussi) que des fonctionnaires avaient pillé les musées de leurs objets de grande valeur et mis cela sur le dos des manifestants pour les discréditer.
  6. – Un colonel de l’armée colombienne a avoué que son unité avait tué 57 civils puis leur avait mis des uniformes pour faire croire qu’ils étaient des rebelles tués au combat.
  7. – Embrose Evans-Pritchard, le très respecté journaliste du Telegraph, a dit que l’ancien chef des renseignements saoudien, le prince Bandar, avait récemment reconnu que le gouvernement saoudien contrôlait les terroristes tchétchènes.
  8. – Des sources américaines de haut niveau ont admis que le gouvernement turc, membre de l’OTAN, avait organisé l’attaque chimique dont on avait accusé le gouvernement syrien. Un membre haut placé du gouvernement turc a reconnu que des plans était prévus pour perpétrer des attaques et accuser le gouvernement syrien de celles-ci.
  9. – Le chef de la sécurité ukrainienne a reconnu que les tirs de snipers qui ont déclenché le coup d’État ont été réalisés dans ce but. Des officiels ukrainiens ont précisé que les snipers ukrainiens avaient tiré sur les deux camps afin de provoquer le maximum de désordre.
  10. – L’agence d’espionnage britannique a admis (voir ici) qu’elle exécute des cyber attaques sous fausse bannièresur des cibles, piégeant ces cibles en écrivant des propos offensifs ou illégaux… pour ensuite prétendre que ce sont elles qui les ont écrites.
  11. – Des soldats américains ont avoué que s’ils tuaient des innocents en Irak ou en Afghanistan, alors ils abandonnaient des armes près des corps pour faire croire qu’ils étaient des militants.
  12. – De la même manière, la police piège des innocents pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Cette pratique est si connue que le New York Timesécrit en 1981: «Dans le jargon policier américain, un throwdown est une arme que l’on place intentionnellement près de la victime

En 1999, Newsweekrapporte:

Perez, un ancien policier de Los Angeles, fut surpris en train de voler huit livres de cocaïne du casier à preuves de la police. Après avoir plaidé coupable, il demanda un allègement de sentence en racontant une étonnante histoire de tentative de meurtre et de throwdown, mot d’argot pour une arme déposée par des policiers pour justifier légalement une fusillade. Perez a dit que son partenaire, l’officier Nino Durden, et lui avaient tué un membre désarmé du Gang de la 18e Rue, puis placé un fusil semi automatique près du suspect inconscient pour déclarer que celui-ci avait essayé de leur tirer dessus.

Wikipedia note:

«Dans le cadre de son allègement de peine, Perez impliqua des dizaines d’officiers de la division antigang, en racontant qu’ils battaient régulièrement les membres des gangs, plaçait des preuves sur les suspects, falsifiaient les rapports et provoquaient eux mêmes des fusillades.»

(En aparté, même si ce ne sont techniquement pas des attaques sous fausse bannière, la police a été prise piégeant des innocents par de nombreux autres moyens, aussi)

C’est tellement commun qu’il y a un nom pour cela.

Un ancien officier des renseignements a récemment soutenu que: «La plupart des terroristes sont des terroristes sous fausse bannière ou sont créés par nos propres services de sécurité

Cela pourrait être une exagération (et, comme on a vu dans les exemples ci-dessus, les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir employé cette méthode). Le fait est que c’est une stratégie largement utilisée.

Cette forme de tromperie est si commune qu’on lui a donné un nom il y a des centaines d’années.

Le terrorisme sous fausse bannière est défini comme un gouvernement qui attaque son propre peuple, pour reporter l’accusation sur d’autres et justifier la guerre qu’ils vont leur faire.

Ou, comme le définit Wikipédia :

«Une opération sous fausse bannière est une opération secrète conduite par des gouvernements, des corporations ou autres organisations, qui est planifiée pour faire croire qu’elle a été perpétrée par une autre entité. Le terme vient du concept militaire d’utiliser un faux drapeau, c’est à dire utiliser un drapeau d’un pays qui n’est pas le sien. Les opérations sous fausse bannière ne se limitent pas aux temps de guerre ou de contre-révolution et ont aussi été utilisée en temps de paix, par exemple durant la stratégie de la tension en Italie.» (NdT : Voir exemple N 11)

Le mot vient de l’époque des bateaux en bois, lorsqu’un bateau hissait le pavillon de son ennemi avant de l’attaquer. De cette inversion de bannière vient le terme attaque sous fausse bannière.

En fait, ce concept est si bien accepté que les règles d’engagement naval, aérien ou terrestre interdisent toutes les attaques sous fausse bannière. Plus précisément, les règles d’engagement statuent qu’une force militaire peut porter le drapeau de l’ennemi, imiter leurs insignes ou en porter les vêtements… mais que la ruse doit être révélée avant l’attaque.

Pourquoi les règles d’engagement sont elles si spécifiques? Surement parce que les nations ont utilisé les attaques sous fausse bannière depuis des siècles. Et les règles de guerre ont au moins essayé que les attaques sous fausses bannière ne soient pas utilisées comme justificatif au déclenchement d’une guerre.

En d’autres mots, ces règles d’engagement montrent que les attaques sous fausse bannière sont des tactiques récurrentes.

Tout au long de l’histoire les dirigeants ont reconnu le danger d’une attaque sous fausse bannière:

«Le terrorisme est la meilleure arme politique car rien ne permet de mieux diriger les gens que la peur d’une mort soudaine.» – Adolf Hitler

«Bien sur que le peuple ne veut pas la guerre… Mais, après tout, c’est aux dirigeants d’un pays d’en choisir la politique, et c’est assez simple d’y rattacher les gens, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, une régime parlementaire ou une dictature communiste… Avec ou sans voix, le peuple peut toujours être amené à suivre la volonté des dirigeants, C’est facile. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et exposer le pays à un danger. Cela marche de la même façon dans tous les pays.» – Hermann Goering

«La manière la plus simple de contrôler le peuple est de perpétuer des actes de terreur. Le peuple réclamera de telles lois si sa sécurité est mise en jeu.» – Joseph Staline

Allez-vous rester silencieux alors que votre gouvernement utilise les méthodes d’Hitler, de Goering ou de Staline? Ou allez-vous répandre le message et montrer aux autres cette pièce manquante cruciale du puzzle de l’histoire… Le terrorisme sous fausse bannière.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 469 autres abonnés