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Résistance au colonialisme: Le droit de résister à tout envahisseur, en Palestine ou ailleurs, est reconnu de tous

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« Resister, c’est ne pas consentit au mensonge. »
« Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux. »
~ Albert Camus ~

« Le conflit est la sage-femme de la conscience critique. »
~ Paolo Freire ~

 

Les Palestiniens ont un droit legal à la résistance armée

 

Stanley L. Cohen*

 

24 juillet 2017

 

Source: http://chroniquepalestine.com/palestiniens-droit-legal-resistance-armee/

 

* Stanley L Cohen est un avocat et militant des droits de l’homme, spécialisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique.

l est temps pour Israël d’accepter le fait suivant : en tant que peuple occupé, les Palestiniens ont le droit de résister – de toutes les manières possibles.

Il y a longtemps de cela, il avait été convenu que la résistance et même la lutte armée contre une force d’occupation coloniale n’étaient pas seulement reconnues par le droit international, mais précisément approuvées.

Conformément au droit international humanitaire, les guerres de libération nationale ont été expressément reconnues en tant que telles par l’adoption du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 (pdf), en tant que droit protégé et essentiel des peuples occupées à travers le monde.

Dans une évolution pleine de vitalité dans le droit humanitaire, il y a des décennies, l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) – une fois présentée comme la conscience collective du monde – a noté le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance et aux droits de l’homme.

En effet, dès 1974, la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] a interdit aux États-membres « toute occupation militaire, même temporaire ».

Dans la partie la plus lourde de signification, la résolution a non seulement affirmé le droit « à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance […] des peuples privés de ce droit, […] en particulier les peuples sous régimes coloniaux et racistes ou autres formes de domination étrangère », mais a noté le droit des peuples occupés « à lutter … et à chercher et obtenir un soutien » dans cet effort.

Le terme « lutte armée » a été intégré dans cette résolution sans définition précise, comme beaucoup d’autres qui ont précédé et qui ont maintenu le droit des populations indigènes à expulser un occupant.

Cette imprécision devait disparaître le 3 décembre 1982. Ce jour-là, la résolution 37/43 de l’Assemblée générale des Nations Unies a supprimé tout doute ou débat sur le droit légal des peuples occupés à résister aux forces d’occupation par tous les moyens reconnus. La résolution réaffirma « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ».

Israël se berce d’illusions

Bien qu’Israël ait tenté, à maintes reprises, de faire supprimer le sens dépourvu d’ambiguïté de cette résolution précise – et de placer ainsi son occupation d’un demi-siècle en Cisjordanie et à Gaza au-delà de son champ application – c’est un effort voué à l’échec et une illusion si on s’en tient au vocabulaire exigeant de la déclaration elle-même.

Dans la partie la plus significative, l’article 21 de la résolution condamne fermement « les activités expansionnistes d’Israël au Moyen-Orient et le bombardement permanent des civils palestiniens, qui constituent un obstacle sérieux à la réalisation de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple palestinien ».

N’hésitant jamais à réécrire l’histoire, et cela bien avant la création des Nations Unies, les sionistes européens se considéraient comme un peuple sous occupation tandis qu’ils émigraient en Palestine.

En effet, 50 ans avant que l’ONU ne parle du droit à la lutte armée comme moyen de libération des peuples indigènes, les sionistes européens se sont attribués frauduleusement le même concept alors que l’Irgun, Lehi et d’autres groupes terroristes imposaient toute une décennie de chaos mortel.

Au cours de cette période, ils ont massacré non seulement des milliers de Palestiniens indigènes, mais ils se sont attaqués aussi à la police et au personnel militaire britanniques qui avaient longtemps maintenu une présence coloniale sur place.

Une histoire des attaques sionistes

Peut-être, alors que les Israéliens s’assoient pour pleurer la perte de deux de leurs soldats qui ont été abattus la semaine dernière à Jérusalem – dans ce que beaucoup considèrent comme un acte de résistance légitime – un retour d’un minimum de mémoire pourrait simplement replacer les événements dans leur contexte historique.

Il y a longtemps, traitant les Britanniques de force d’occupation dans « leur patrie », les sionistes ont ciblé la police britannique et les unités militaires sans la moindre pitié dans toute la Palestine et ailleurs.

Le 12 avril 1938, l’Irgun a assassiné deux policiers britanniques dans un attentat à la bombe dans un train à Haïfa. Le 26 août 1939, deux officiers britanniques ont été tués par une mine placée par Irgun à Jérusalem. Le 14 février 1944, deux agents de police britanniques ont été abattus lorsqu’ils ont tenté d’arrêter des gens qui avaient collé des affiches sur les murs de la ville d’Haïfa. Le 27 septembre 1944, plus de 100 membres de l’Irgun ont attaqué quatre postes de police britanniques, blessant des centaines d’officiers. Deux jours plus tard, un agent de police britannique de haut rang du Service du renseignement a été assassiné à Jérusalem.

Le 1er novembre 1945, un autre policier a été tué alors que cinq trains ont été l’objet d’attaques à la bombe. Le 27 décembre 1945, sept officiers britanniques ont perdu la vie dans une attaque à la bombe au siège de la police à Jérusalem. Entre le 9 et le 13 novembre 1946, les membres juifs « souterrains » ont lancé une série d’attentats à la bombe et aux mines antipersonnel dans les gares ferroviaires, dans les trains et les tramways, tuant 11 soldats et policiers britanniques et huit soldats arabes.

Quatre autres officiers ont été assassinés lors d’une autre attaque sur un quartier général de la police le 12 janvier 1947. Neuf mois plus tard, quatre policiers britanniques ont été assassinés lors d’une attaque de banque commise par l’Irgun et, trois jours plus tard, le 26 septembre 1947, 13 autres agents étaient tués dans une autre attaque terroriste sur un poste de police britannique.

Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses attaques dirigées par des terroristes sionistes contre la police britannique, considérés par la plupart des Juifs européens comme des cibles légitimes d’une campagne qu’ils ont qualifiée de « libération » contre une force d’occupation.

Tout au long de cette période, les terroristes juifs ont également entrepris d’innombrables attaques qui n’ont épargné aucune partie de l’infrastructure britannique et palestinienne. Ils ont frappé les installations militaires et policières britanniques, les bureaux du gouvernement et les navires, souvent avec des bombes. Ils ont également saboté les chemins de fer, les ponts et les installations pétrolières.

Des dizaines de cibles économiques ont été attaquées, dont 20 trains endommagés ou faits dérailler, et cinq stations ferroviaires. De nombreuses attaques ont été menées contre l’industrie pétrolière, dont une, en mars 1947, sur une raffinerie de la Shell à Haifa qui a détruit quelque 16 000 tonnes de pétrole.

Des terroristes sionistes ont tué des soldats britanniques dans toute la Palestine, en utilisant tout type de pièges, des embuscades, des tireurs d’élite et des véhicules bourrés d’explosifs.

Une attaque, en particulier, résume le terrorisme de ceux qui – sans aucun support dans le droit international – n’ont vu aucune limitation à leurs efforts pour « libérer » un terrain sur lequel ils avaient en grande partie récemment émigré.

En 1947, l’Irgun a enlevé deux sous-officiers du Corps d’intelligence de l’armée britannique et menacé de les pendre si la condamnation à mort de trois de ses membres était maintenus. Lorsque les trois membres de l’Irgun ont été exécutés par pendaison, les deux sergents britanniques ont été pendus en représailles, et leurs corps remplis d’explosifs ont été laissés dans un bosquet d’eucalyptus.

En annonçant leur exécution, l’Irgun a déclaré que les deux soldats britanniques avaient été pendus après leur condamnation pour « activités criminelles anti-hébraïques » qui comprenaient : l’entrée illégale dans la patrie hébraïque et l’appartenance à une organisation terroriste criminelle britannique – connue sous le nom d’armée d’occupation – qui était « responsable de la torture, du meurtre, de la déportation et du refus du droit à la vie pour le peuple hébreu ». Les soldats ont également été accusés de possession illégale d’armes, d’espionnage anti-juif en civil et de projets hostiles prémédités contre les forces clandestines.

Bien au-delà des limites territoriales de la Palestine, à la fin des années 1946-1947, une campagne continue de terrorisme a visé les Britanniques. Des actes de sabotage ont été effectués sur les routes de transport militaires britanniques en Allemagne. Le Lehi a également essayé, sans succès, de lancer une bombe sur la Chambre des communes à partir d’un avion affrété en provenance de France et, en octobre 1946, il a attaqué à la bombe l’ambassade britannique à Rome.

Un certain nombre d’autres engins explosifs ont été désamorcés dans et autour des cibles stratégiques à Londres. Quelque 21 lettres piégées ont été adressées, à plusieurs reprises, à des personnalités politiques britanniques de premier plan. Beaucoup de ces missives ont été interceptées, tandis que d’autres ont atteint leurs destinataires mais en étant identifiées comme tel avant qu’elles n’explosent.

Le prix élevé de l’autodétermination

L’autodétermination est une voie difficile et coûteuse pour les occupés. En Palestine, quelle que soit l’arme choisie – qu’il s’agisse de la parole, du stylo ou de l’arme à feu – il y a un prix très lourd à payer pour son utilisation.

Aujourd’hui, « dire la vérité face au pouvoir » est devenu un incantation magique de résistance populaire dans les cercles et les sociétés néolibérales. En Palestine, cependant, pour les occupés et les opprimés, c’est un chemin absolument sûr vers la prison ou la mort. Pourtant, pour des générations de Palestiniens dépouillés du moindre souffle d’air pouvant évoquer un sentiment de liberté, l’histoire enseigne qu’il n’y a tout simplement aucun autre choix.

Le silence est une capitulation. Se taire, c’est trahir tous ceux qui sont venus avant et tous ceux qui viendront après.

Pour ceux qui n’ont jamais ressenti le joug constant de l’oppression, ni l’ont vu de près, c’est une vision au-delà de la raison. L’occupation est lourde pour l’occupé, chaque jour, de toutes les manières, en limitant ce que vous êtes et ce que vous pouvez oser devenir.

La présence constante des barrages militaires, des armes à feu, des ordres, de la prison et de la mort sont des compagnons de voyage pour les occupés, que ce soit des nourrissons, des adolescents au printemps de la vie, des personnes âgées ou ceux piégés dans des limites artificielles de frontières sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle.

Aux familles des deux policiers druzes israéliens qui ont perdu la vie en essayant de contrôler un lieu qui ne leur appartenait pas, je transmets mes condoléances. Ces jeunes hommes, cependant, n’ont pas été perdus pour le bien d’une « résistance », mais volontairement sacrifiés pour une vicieuse occupation qui n’a aucune légitimité.

En fin de compte, s’il y a un deuil, ce doit être pour les 11 millions d’occupés, en Palestine ou à l’extérieur, en tant que réfugiés apatrides, dépouillés d’une voix et de la moindre chance dans la vie, alors que le monde présente des excuses motivées en grande partie par les paquets cadeaux en retour qui portent l’étoile de David.

Il n’y a pas un jour sans que la gargouille sioniste ne surplombe un nourrisson palestinien enveloppé dans un linceul funèbre, privé de vie parce que l’électricité ou la liberté de mouvement sont devenus un privilège pervers qui soumet des millions d’otages aux caprices politiques de quelques-uns. Qu’ils soient israéliens, égyptiens, ou qu’il s’agisse de ceux qui osent se prétendre la direction politique palestinienne, la responsabilité des infanticides à Gaza est la leur, et à eux seuls.

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès »

Les trois jeunes hommes, cousins, qui ont volontairement sacrifié leur vie dans l’attaque contre les deux officiers israéliens à Jérusalem, ne l’ont pas fait comme un geste sans signification né du désespoir, mais plutôt comme une déclaration personnelle de leur fierté nationale, dans la lignée de beaucoup d’autres qui avaient compris que le prix de la liberté peut parfois signifier tout perdre.

Pendant 70 ans, il n’y a pas eu un jour sans la mort de jeunes femmes et hommes palestiniens qui, tragiquement, ont trouvé plus de dignité et de liberté dans le martyre que dans une vie soumise et passive contrôlée par ceux qui ont osé définir les paramètres de ce que serait leur vie.

Des millions d’entre nous dans le monde entier rêvons d’un meilleur temps et d’un meilleur lieu pour les Palestiniens … [pour qu’ils soient] libres de déployer leurs ailes, de se lever, de découvrir qui ils sont et ce qu’ils souhaitent devenir. Jusque-là, je ne pleurerai pas la perte de ceux qui arrêtent leur vol. Au lieu de cela, j’applaudis ceux qui osent lutter, osent gagner par tous les moyens nécessaires.

Il n’y a pas de magie à la résistance et à la lutte. Celles-ci transcendent le temps et le lieu et tirent leur sens et leur ardeur dans l’inclinaison naturelle qui nous conduit tous à vouloir être libres – libres de déterminer le déroulement de nos propres vies.

En Palestine, il n’existe pas une telle liberté. En Palestine, le droit international reconnaît les droits fondamentaux à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance des occupés. En Palestine, cela inclut le droit à la lutte armée, si nécessaire.

Il y a longtemps, le célèbre abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, écrivait sur ce qu’est la lutte. Ces mots ne résonnent pas moins aujourd’hui, en Palestine, qu’ils ne l’ont fait il y a 150 ans au cœur des plantations du sud des États-Unis :

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté, et pourtant critiquent l’action, sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer le sol. Ils veulent de la pluie sans tonnerre et sans foudre. Ils veulent l’océan sans la peur du rugissement de ses eaux immenses. Cette lutte peut être morale, ou elle peut être physique, ou être à la fois morale et physique, mais elle doit être une lutte. Le pouvoir ne concède rien sans une exigence. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »

Changeons de paradigme politique en changeant d’attitude envers l’État (Gustav Landauer)

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A lire: « Appel au socialisme », pour la société des sociétés, Gustav Landauer (1911, 1919)

 

De faibles hommes d’état, un peuple encore plus faible !

 

Gustav Landauer

 

Der Sozialist, décembre 1910

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un homme pâle, nerveux, malade et faible est assis et écrit à son bureau. Il gribouille des notes sur une feuille de papier. Il compose une symphonie. Il travaille avec diligence, utilisant tous les secrets de son art qu’il a patiemment appris. Lorsque la symphonie est jouée, cent cinquante hommes jouent dans l’orchestre ; dans le troisième mouvement, il y a dix timbales, quinze instruments de percussion et un orgue. Dans le mouvement final, un chant en 8 parties chanté par un chœur de 500 personnes est ajouté ainsi qu’un orchestre annexe de fifres et de tambours. L’audience est fascinée par la puissance et la vigueur imposées.

Nos hommes d’état et politiciens ainsi que de plus en plus notre classe dirigeante, nous rappellent ce compositeur qui ne possède en fait aucun pouvoir, aucune puissance, mais qui permet à la masse d’apparaître puissante. Nos hommes d’états et politiciens cachent également leur faiblesse et leur incompétence derrière un orchestre géant obéissant volontairement à leurs ordres. Dans ce cas-ci, l’orchestre est le peuple en arme, l’armée.

Les voix courroucées des partis politiques, les plaintes des citoyens et des travailleurs, les poings fermés dans les poches des gens, rien de tout cela ne doit être pris sérieusement par le gouvernement. Ces actions manquent de la force habituelle parce qu’elles ne sont pas soutenues par les éléments généralement les plus radicaux de chaque peuple: les jeunes hommes de vingt, vingt-cinq ans. Ces hommes sont dans les régiments militaires sous le commandement de notre gouvernement inepte. Ils appliquent chaque ordre sans questionnement. Ce sont eux qui aident à camoufler les vraies faiblesses du gouvernement, qui permettent de les maintenir indétectées, à la fois dans le pays et à l’extérieur.

Nous les socialistes (NdT: ce terme dans la bouche ou de la plume d’un anarchiste du début du XXème siècle n’a évidemment pas du tout la même signification qu’aujourd’hui, c’est l’évidence même… Il n’y a plus de socialisme aujourd’hui, il n’y a plus que le libéralisme bobo, le réformisme mielleux approbateur et complice des turpitudes étatico-capitalistes ne faisant que maintenir le statu quo oligarchique en place) savons comment le socialisme, la communication immédiate des véritables intérêts, a lutté contre la règle des privilégiés et leur politique fictive depuis plus de cent ans. Nous voulons continuer à renforcer cette puissante tendance historique, qui mènera à la liberté et à la justice sociale. Nous voulons y parvenir en réveillant l’esprit et en créant des réalités sociales différentes. Nous ne sommes en rien concernés par la politique d’État.

Si les pouvoirs dénués d’esprit et la politique violente gardaient suffisamment de force pour créer de grandes personnalités comme des politiciens forts ayant une vision et une énergie, alors nous pourrions avoir du respect pour ces hommes même s’ils étaient dans le camp ennemi. Nous pourrions même concéder que les vieux pouvoirs continueront à s’accrocher au pouvoir pendant quelque temps encore. Mais il devient de plus en plus clair et évident que l’État n’est pas fondé sur des hommes à l’esprit fort et au pouvoir naturel. Il est en revanche de plus en plus fondé sur l’ignorance et la passivité du peuple. Ceci vaut également pour les moins heureux, les masses prolétariennes. Les masses ne comprennent pas encore qu’elles doivent fuir l’État et le remplacer, qu’elles doivent construire une alternative. Ceci n’est pas seulement vrai en Allemagne, c’est aussi le cas dans bien des pays.

D’un côté nous avons le pouvoir de l’État et l’impuissance des masses, qui sont divisées en individus impuissants et de l’autre, nous avons l’organisation socialiste, une société des sociétés, une alliance d’alliances, en d’autres termes: un peuple. La lutte entre ces deux côtés doit devenir réelle. Le pouvoir des États, le principe de gouvernement et ceux qui représentent le vieil ordre politique, vont devenir de plus en plus faible. Le système dans sa totalité disparaîtrait sans laisser de traces si le peuple commençait à se constituer en tant que peuple en dehors de l’État. Quoi qu’il en soit, les gens n’ont pas encore compris cela. Ils n’ont pas encore compris que l’État va remplir une certaine fonction et demeurer une inévitable nécessité aussi longtemps que son alternative, la réalité socialiste, n’existe pas.

On peut retourner une table et casser une vitre ; mais ceux qui croient que l’État est aussi une chose ou un fétiche qui peut être renversé ou brisé sont des sophistes et des croyants en la parole. L’État est une relation sociale. Une certaine façon avec laquelle les gens se relient entre eux. Elle peut-être détruite en créant une autre relation sociale ; c’est à dire en faisant que les gens interagissent différemment entre eux. L’État peut être détruit en créant de nouvelles relations sociales. Le monarque absolu clâme: “L’État c’est moi !” Nous, qui nous sommes enfermés dans l’état absolu, devons réaliser et comprendre la vérité: Nous sommes l’État ! Et nous le resterons aussi longtemps qu’il n’y a rien de différent, aussi longtemps que nous n’ayons pas créé les institutions nécessaires pour une véritable communauté et une société vraie d’êtres humains.

Résister au colonialisme… résister à l’état policier… (Mohawk Nation News)

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“Regardez et comprenez, car quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour !”
~ Membre du conseil des femmes mohawk s’adressant à des Québecois venus aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

« Lorsque je me promène dans l’Amérique profonde et que je vois la masse des blancs, ils ne se sentent pas opprimés, ils se sentent impuissants. C’est là que nous pouvons mesurer l’étendu du génocide psychologique qu’ils ont déjà infligé à leur propre peuple. »
~ John Trudell ~

Kahnasetake, 270 ans de résistance, reportage à voir et diffuser sans modération (VOSTF)

 

 

Mohawk contre état policier

 

Mohawk Nation News

 

14 juillet 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/07/14/mohawk-v-police-state/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire en complément: 

“Un manifeste indigène”, Pr. Taiaiake Alfred (Mohawk, clan de l’ours) et la Grande Loi de la Paix, Kaianerekowa, que nous avons intégralement traduite en français il y a quelques années.

 

Il y a des milliers de communautés onkwe’onweh, les véritables peuples naturels de ce sous-continent nord-américain. Tout cela est notre terre. Les voleurs de terre lorgnent dessus. On nous dépeint comme des sauvages et des terroristes vivant sur des propriétés que nous n’utilisons ni ne développons. Les colons établis veulent nous virer ou nous assassiner afin de nous retirer du chemin du plus grand profit.

Toute véritable vie sur notre terre immémoriale représente notre héritage. La création (nature) a fait cette terre pour nous, nos non-nés et toute la nature. Nous avons accepté en premier la grande loi de la paix et nous avons été d’accord pour la diffuser dans le monde entier.

Il y a 27 ans (NdT: Oka, Kahnasetake,1990), nous avons vu la distance que l’ennemi était prêt à aller pour saisir notre terre. Ils voulaient savoir le niveau de résistance auquel ils auraient à faire face dans cette escroquerie foncière de “développement”.

Ce test fut Oka. Le Canada supposa qu’il pourrait stopper cette révolte au moyen de leurs tactiques militaires. Ils ont vu que nous ne nous serions jamais rendus. Onowa’regeh, l’île de la grande tortue ne peut jamais être volée. elle est soumise à une occupation illégale. Nous n’avons jamais laissé, abandonné un pouce de terrain, jamais.

Ellen Gabriel de Kanehsatake (NdT: qui fut la porte-parole des Mohawks pendant toute la crise d’Oka), a brillamment expliqué que le Canada a peur du Québec, que toujours plus de politiciens et de voleurs de terres ont des penchants séparatistes. Ils ont l’intention de voler frauduleusement chaque pouce de notre terre et nous laisser sans territoires. Les Canadiens français ne peuvent que se séparer de leur contre-partie et corps politique anglais, mais pas de nous, pas de notre terre. Trudeau soutient les séparatistes car ceux-ci l’ont élu.

Tout le véritable peuple originel de l’île de la grande tortue va se tenir ensemble, debout sous la constitution de la paix (kaianerekowa). Les 6 nations (iroquoises) et tous leurs alliés sont prêts à faire leur devoir en accord avec notre loi.

Nous résisterons aux va t’en guerre. Comme l’a dit John Trudell: “Nous ne sommes militants parce que nous n’avons pas inventé le fusil pour tuer les gens… La loi entrepreneuriale (coloniale) est utilisée comme une balle pour nous détruire.”

Résistance au colonialisme: L’Amérique du Nord est vendue par morceaux aux plus offrants (Mohawk Nation News)

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Mise en vente de l’Île de la Grande Tortue

 

Mohawk Nation News

 

3 juillet 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/07/03/turtle-island-put-on-sale/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lorsque le premier ministre Pierre Trudeau (NdT: père de l’actuel PM canadien) nomma Jean Chrétien (NdT: futur PM), ministre des affaires indiennes en 1969, le ministère passa sous le contrôle des nababs de l’immobilier et des banques. Ils mettaient en place une (nouvelle) saisi de terres indiennes.

Notre terre ancestrale n’est pas leur pour vendre. Une propriété volée est vendue pour rembourser leur dette. En 1969, les affaires indiennes furent démantelées, notre terre saisie et vendue. Le plan fut modelé selon la politique de termination des Etats-Unis. Une politique qui fut éliminée par Lyndon Johnson et Nixon parce qu’elle violait les obligations de “traité”. Lisez le discours de Nixon à ce sujet. [http://todayinclh.com/?event=native-american-tribal-termination-is-wrong-president-nixon]

Des entités entrepreneuriales agressives s’emparent de nos terres. Pour parachever leur vol, elles doivent éliminer les liens naturels entre nous et notre terre qui existent depuis des temps immémoriaux et ce par des moyens illégaux.

Depuis son bureau ovale le président Trump a annoncé qu’il abandonnait tous nos titres de propriété pour que ce soit vendu aux plus offrants. Les chefs tribaux (NdT: de conseils élus via la loi fédérale indienne, c’est à dire des usurpateurs, sbires du gouvernement colonial fédéral) et CEOs étaient assis derrière lui afin de valider ce vol. Trump affirma faussement que la souveraineté de nos nations n’existaient pas parce que ce sont les contribuables américaines qui soutiennent les INDIENS..

En 1969, il y eut un petit groupe au sein des communautés natives qui reçurent des positions importantes à travers le Canada. En 1970, la  National Indian Brotherhood (NIB) devint une entreprise. Ils ont aidé à l’établissement d’une commission d’appropriation des terres indiennes avec des avocats très agressifs et devinrent des agents immobiliers qui vendraient les terres indiennes. Bon nombre des intermédiaires dans ces affaires sont toujours en vie aujourd’hui. Ils travaillent toujours de manière rapprochée avec les Jésuites, le clergé et les agents indiens qui contrôlent nos communautés. Toute la terre au Canada appartient aux nations autochtones et est enregistrée aux affaires indiennes de Hull au Québec.

En 1969, le PM Pierre Trudeau proposa un brouillon législatif notoirement appelé le “white paper” (papier blanc) afin de retirer toute protection des terres indiennes à travers le Canada de façon à ce qu’elles puissent être mises en vente sur le marché libre.

Ce white paper fut bloqué par Harold Cardinal de la nation Cree, qui rameuta avec succès les chefs traditionnels pour mettre fin à cette fraude. Les conspirateurs ont continué à organiser notre retrait de nos terres ainsi que toute protection légale.

D’après Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, notre intérêt ne peut jamais être supprimé, Ono’warageh, l’Île de la Grande Tortue est notre droit naturel. Le gouvernement fédéral a une responsabilité fiduciaire au nom de la couronne de protéger ces terres. La protection devait être retirée en utilisant ces corps sociaux qu’ils ont établis comme entreprises dans les années 1960 et 70. Elles ont l’air d’organisations autochtones mais sont en fait des entreprises de l’industrie immobilère et foncière.

Aujourd’hui, la plupart des réserves indiennes sur l’Île de la Grande Tortue sont des entreprises privées des corps municipaux.

La loi de l’Indian Advancement Act fut mise en place en Octobre 1924 pour créer les camps de prisonniers de guerre d’aujourd’hui. D’après la Proclamation Royale de 1763, la terre ne pouvait jamais être la propriété de NON-INDIENS ou de corporation non autochtones. Ainsi, les noms originaux de ces holdings des terres autochtones furent changés. Kahnawake était auparavant “les Iroquois de Caughnawaga”. Awlkwasasne était “les Iroquois de St Régis”. Les nouveaux titres de propriété furent établis aux noms de membres de la communauté qui ensuite signeraient la vente de ces terres à des entités non-indiennes.

Plus tard, Caughnagawa fut changé en  “Mohawks de Kahnawake Inc”, une entreprise privée. Akwasasne fut changé“Conseil Mohawk d’Akwasasne Inc”. HDI Haudenausaunee Development Institute Inc. des 6 nations a été récemment privatisé et est devenu une entreprise afin d’y être agence immobilière sur place.

Les gouvernements dans le monde entier ont été informés qu’ils pouvaient maintenant acheter la terre indienne au Canada parce que la terre n’appartient plus aux autochtones mais à ces entreprises privées.

Il y a quelques années, les Chinois sont venus à St Régis et ont dit qu’ils avaient acheté les îles sur le fleuve St Laurent, qui leur ont été vendu par une entité entrepreneuriale qui était maintenant “propriétaire” de la terre. Les gens n’étaient pas du tout au courant, ils se sont organisés et ont protesté et ont obtenu une annulation temporaire de la transaction.

Le Canada est en ce moment en train de donner des terres disputées comme par exemple le port à Cornwall au moyen de Mohawks Akwasasne Inc. qui a illégalement pris possession de cette terre.

Les Iroquois de St Régis n’ont jamais abandonné, laissé cette terre. La procédure que la couronne avait établi sous le sceau de la Proclamation Royale de 1763, a été violée. Toutes les cessions de terre doivent être faites publiquement avec tous les membres de la nation. Tous ceux qui ont des conflits d’intérêts doivent être présents, comprendre de quoi il retourne et donner leur accord ; autrement la transaction est nulle et sans aucune valeur.

Dans les litiges d’affirmation de propriété des terres, les véritables propriétaires sont court-circuités par ces nouvelle entreprises qui vendent notre terre à ces entités et gouvernements étrangers.

Toutes nos terres sur l’île de la Grande Tortue sont ou ont été incorporées vers un membre de façon à ce qu’ils puissent (illégalement) faire des transactions immobilières avec des étrangers. L’Amérique du Nord dans sa totalité est en train d’être vendue aux plus offrants dans le monde et ce en faisant retirer illégalement le lien que nous, les véritables peuples naturels et originels de ce sous-continent, avons avec l’ensemble de l’Île de la Grande Tortue.

Le président des Etats-Unis et le premier ministre canadien travaillent de concert pour devenir les top agents immobiliers pour vendre frauduleusement toute notre terre aux plus offrants.

Résistance au colonialisme: chemin de la révolution et réCONciliation (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 3 juillet 2017 by Résistance 71

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”

“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps qe l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”

~ Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613  ~

“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, Cheval Fou, chef de guerre Oglala, Sioux ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debouts, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 

Le chemin de la révolution

 

Mohawk Nation News

 

29 juin 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/06/29/revolution-road/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La loi martiale est arrivée ici il y a plus de 500 ans, nous emprisonnant sur notre propre terre. La masse des gens ne peut pas arrêter tout cela en marchant et en priant. La république de la guerre américaine continue de nous voler. Comment préservons-nous nos générations futures de ce génocide continuel ? La peur et la confusion font partie de l’illusion.

Nous n’avons jamais été conquis. Nous sommes un peuple. Ces tortionnaires et ceux qui les aident seront arrêtés et mis en échec. Onowe’regeh, l’Île de la Grande Tortue, sera épurée de ces sales rats. Personne au monde ne devrait mourir de leurs sales mains. Nous chérissons toute vie, des vies innocentes ne seront plus prises ni abusées en utilisant notre terre comme base ou nos ressources afin de faire des armes de destruction massive.

Ceux qui sont tués, affamés et qui sacrifient leurs vies pour survivre sont innocents et ne sont pas des terroristes. Fermer des organes de presse et menacer d’attaquer la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran au moyen de frappes préventives sont des provocations de guerre.

Les Américains sont mentalement préparés à subir la loi martiale. Des assassins payés se livreront à leur génocide.

Un holocauste médical est en cours de préparation afin de réduire la population. Beaucoup mourront par design, de manière planifiée.

Les Américains sont psychologiquement conditionnés pour croire et faire confiance en leurs politiciens et leurs médias, de les croire et de ne rien faire. Les Etats-Unis sont dirigés par une clique de psychopathes sans aucune conscience.

La violence est le moyen d’intimider et de contrôler les gens. Nous nous défendrons. Ils entendent bien ce que nous disons. La république de la guerre tremble devant la Grande Paix. Kainerekowa. Les Américains suivent toujours le leader, celui qui a 51% de majorité. La lame de l’arme de guerre est la dette.

Nous avons toujours résisté à la tyrannie, nous reprendrons ce qui nous appartient, la terre, les ressources, l’air et l’eau. Nous avons toujours testé la lame de l’ennemi. Des millions de nos ancêtres ont vécu et sont morts dans ce vaste programme de meurtre de masse ; nous nous rappelons de leur enseignement. Il ne peut pas y avoir de dialogue entre un tueur et sa victime. L’ennemi doit quitter l’Île de la Grande Tortue ; nous n’en appellerons jamais à ces criminels.

Nous n’acceptons pas la règle entrepreneuriale (coloniale) qui commet le meurtre en plein jour ou n’importe quand. Nous aurons la liberté parce que nous n’avons aucune crainte de nous dresser pour et avec notre terre-mère.

Les dirigeants ont un grand plan, celui de causer une grande crise aux Etats-Unis même et dans le monde afin que les gens deviennent désespérés. Pas de couverture sociale, médicale, les sénateurs en vacances d’été, tout peut arriver.

Trois types de gens rejoignent l’armée: des patriotes eux-mêmes provenant d’une famille militaire, des chômeurs désespérés et des tueurs en série psychopathes, à qui on donne le feu vert pour tuer hommes, femmes et enfants. Comme lorsqu’ils sont arrivés ici. Plein d’opportunités pour les violeurs ; ce commandant en chef (NdT: Trump…) s’attend à avoir une occasion en or en mettant en place la loi martiale.

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RéCONciliation

Mohawk Nation News

1er juilllet 2017

source: http://mohawknationnews.com/blog/2017/07/01/reconsillyation/ 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Il ne peut pas y avoir de réconciliation tant que les criminels ne sont pas jugés pour leurs nombreux crimes horribles. Canada Inc. est une entreprise coloniale privée. Notre terre est frauduleusement saisie par la couronne (NdT: City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) et occupée par ses colons.

Le programme est de nous faire abandonner tout ce qui est notre et de nous faire disparaître. Canada Inc, essaie de maquiller le grand vol, les assassinats et la brutalité perpétrée sur Onkwe’onweh, le véritable peuple naturel de l’Île de la Grande Tortue. Nous devons être absorbés dans le corps politique colonial comme si nous n’avions jamais existé.

Les tribunaux, la police et l’armée veulent continuer à saisir nos enfants et nos bébés pour leurs programmes d’abus systémiques. Le vaste réseau d’aide sociale est formé psychologiquement pour mouler nos enfants dans la matrice de l’abus, de la victimisation et de la mort. Les juges, les enseignants, les avocats, la police sont des figures d’autorité qui nous disent qu’ils nous sauvent de nous-mêmes afin que nous puissions être de “bons INDIENS canadiens”.

Nous sommes englués dès notre plus jeune âge alors que nous sommes jeunes et naïfs. Viols, pédophilie, drogue, problèmes sociaux sont insufflés afin de nous contrôler. de nous troubler et de réduire notre nombre. Les colons ne se sont jamais tenus de notre côté parce qu’ils bénéficient de ce programme. Le seul requis pour émigrer ici sans problème est un gros compte en banque et un plan d’action commerciale.

Les écoles conditionnent les académies déguisées en entité éducative.

Briser notre culture et notre identité continue de faire partie de leur plan d’action commerciale.

La politique canadienne est d’enterrer le passé et de cacher la preuve des atrocités commises, comme par exemple avec la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) qui veut faire disparaître les preuves du meurtre systémique de nos enfants.

Nous ne coopérerons pas sur les cadavres violés et assassinés de nos enfants et familles. Nous ne la fermerons pas.

L’armée et les voyous payés travaillent en ce moment même ensemble pour mettre au point des tactiques et protéger cette colonie perverse.

Le monde doit savoir à propos de ce génocide continuel. Plus de maquillage par la corporation.

Les règles entrepreneuriales sont faites pour que les entreprises gagnent et qu’aucun de ces fascistes ne soit punit pour ses crimes.

Les criminels seront mis en accusation. Ces assassinats prendront fin. Ce qui nous fut fait et notre destinée le furent pour nous détruire et nous faire disparaître à tout jamais. Aujourd’hui, nous sommes toujours sur cette terre, de la même manière que nos ancêtres le furent depuis le début des temps.

La dure et profonde vérité est en chemin. Ecoutez cette chanson vieille de 75 ans par les Mighty Mohawks au sujet du territoire de Kahnawake (NdT: chanson sur l’article original en anglais). La guerre n’est jamais terminée tant que la hache de guerre n’est pas enterrée et que la Grande Loi de la Paix ne triomphe.

Nouvel Ordre Mondial: État policier en surmultipliée… La fin programmée de la vie privée

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Et surtout ne faites pas l’erreur classique de balayer cette info du revers de la main en pensant: « Bah ! C’est chez les yankees, rien à voir avec nous… » Si vus croyez vivre en « démocratie » aujourd’hui, si vous avez cru vivre en « démocratie » hier, et pensez que rien ne changera demain, vous êtes dans le déni total de réalité. La NSA yankee travaille main dans a mains avec Google, Yahoo et Amazon, c’est a dire.. Google.fr, yahoo.fr et amazon.fr… L’entité entrepreneuriale impérialiste planétaire œuvre pour l’avènement dus Nouvel Ordre Mondial et son état corporatif global de contrôle et de répression. Le goulag électronique via les gadgets aussi inutiles que liberticides est déjà sur nous. La grille n’est pas encore verrouillée, ils y travaillent, mais il ne tient qu’à nous de les empêcher de nous la fermer en pleine tronche.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lectures connexes:

« Que faire ? Comment sortir de la marche vers la tyrannie globale ? » (R71, 2010)

« Eugénisme et contrôle de la population » (R71, 2010)

« fascisme global et nouvel ordre mondial » (R71, 2010)

« La révolution des médias alternatifs et le fuselage de la toile » (R71, 2012)

« Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial » (R71, 2014)

 

L’ère de la fin de la vie privée: L’état policier passe la surmultipliée

 

John W. Whitehead

 

27 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/47338.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement est devenu expert pour trouver des moyens d’éviter ce qu’il considère comme des “lois gênantes” faites pour assurer la responsabilité et donc par là-même amener (NdT: un semblant de) transparence et protection à la vie privée des citoyens. En fait, il a maîtrisé l’art de la manœuvre furtive de la magouille autour de la constitution.

Il sait parfaitement bien comment planquer ses activités néfastes et clandestines derrière le langage classifié de la sécurité nationale / raison d’état et du terrorisme. Et quand cela ne suffit pas, il complique, obscurcit  et simplement enfume le public afin de le maintenir dans le noir et l’ignorance.

Point important: L’Agence Nationale de la Sécurité ou NSA a détourné “le trafic internet qui est normalement sous la protection de la constitution, vers l’étranger afin de pouvoir extraire toutes les données informatiques possibles, sans retenues, sur les citoyens américains.”

C’est une nouvelle fois un programme de rendition extraordinaire, sauf que cette fois-ci, ce n’est plus la torture qui est sous-traitée à l’étranger pour l’empire, mais c’est la surveillance des citoyens.

De la même manière que le gouvernement avait transféré son programme de torture hors du pays afin de contourner la loi interdisant cette méthode sur le sol américain, il fait exactement la même chose avec ses programmes de surveillance. Il doit juste pousser les données au-delà de la frontière afin de “contourner les garde-fous statutaires et constitutionnels protégeant la vie privée des citoyens américains.”

Le crédit pour cette chose revient à l’administration Obama, qui a sorti le décret 12333 autorisant la collecte des données informatiques des Américains par des systèmes de surveillance établis en sol étranger.

Utilisant cette logique, le gouvernement a justifié le hacking de données d’environ 180 millions d’utilisateurs depuis les centres de données de Google et de Yahoo chaque mois, simplement parce que les données voyagent internationalement au moyen de câbles de fibre optique. Le programme de la NSA, au nom de code MUSCULAR, est mené de concert avec le renseignement britannique (NdT: MI6, GCHQ).

Pas surprenant que la NSA semble se moquer de la loi sur la liberté des USA (Freedom Act), qui était supposé mettre un terme à la collecte pour le moins controversive par la NSA des meta-données des communications des Américains.

La NSA avait déjà trouvé un moyen de parvenir au même résultat (espionner les communications des Américains) sans être enchaînée par les branches législative ou judiciaire du gouvernement.

Le USA Freedom Act n’était juste qu’un placebo ayant pour fonction d’amadouer les citoyens et de laisser les politiiciens prendre un peu de crédit pour avoir réformer la surveillance de masse qui avait lieu. En d’autres termes, c’était une escroquerie, un bâillon politique appliqué sur un public bien naïf si désespéré de continuer à croire qu’il vivait toujours dans une république constitutionnelle plutôt que dans un trou, une république bananière hors de contrôle, contrôlée par les entités entrepreneuriales, économiquement appauvrie, corrompue, va t’en guerre et militarisée à outrance.

En fait, plus d’un an avant que les politiciens ne tentent de rapiécier nos droits privés déjà mortellement blessés avec ce sparadrap législatif qu’est la loi sur la liberté (Freedom Act), des chercheurs de l’université de Harvard et de celle de Boston avaient documenté les vides juridiques secrets qui permettaient aux agents du gouvernement de contourner, de court-circuiter les protections relatives au 4ème amendement de la constitution et de perpétrer une surveillance domestique de masse sur les citoyens américains.

Parce que, cette collecte de données informatiques qui se déroule maintenant depuis l’étranger, n’est en fait qu’une toute petite pièce du gros gâteau qu’est la surveillance.

Le gouvernement et ses associés privés des entreprises idoines ont un véritable arsenal de programmes de surveillance qui vont continuer à fonctionner essentiellement de manière secrète, continuant la collecte de données et la mise sous surveillance illégale de centaines de millions de coups de téléphones et de communications des Américains, de courriels, de textos etc et ce loin de l’observation du congrès et des contribuables qui eux sont forcés de financer ce vaste business engrangeant des milliards de dollars, ainsi que des budgets d’opérations secrètes.

En d’autres termes, l’état policier de la surveillance est bel et bien en vie et est en train de réduire en miette l’idée même d’avoir une vie privée aux Etats-Unis.

Chaque jour qui passe, le citoyen américain lambda vaquant à ses occupations quotidiennes est surveillé, espionné et tracé de plus de 20 façons différentes à la fois par le gouvernement mais aussi par les yeux et les grandes oreilles du monde de l’entreprise.

Que vous marchiez dans une galerie marchande, conduisiez votre véhicule, lisiez vos courriels ou parliez au téléphone avec des amis ou votre famille, vous pouvez être certain qu’une agence gouvernementale, que ce soit la NSA ou une autre entité du renseignement, vous écoute et traque vos comportements. Ceci ne touche même pas aux traceurs du monde du business qui traquent vos achats, votre comportement sur la toile, vos posts Facebook et Twitter et autres activités qui se déroulent dans la sphère cybernétique.

Nous sommes maintenant parties d’un état policier totalement achevé qui est en train de rapidement sauter des vitesses sous les auspices de l’état de surveillance généralisée.

Non content de transformer la police locale en des extensions de l’armée, le DHS, le ministère de la justice et le FBI travaillent afin de transformer les policiers de la nation en techno-guerriers, à la panoplie complète, possédant des scanners de l’iris de l’œil, des scanners corporels, des engins à imagerie thermique, effet doppler, des programmes de reconnaissance faciale, lecteurs de plaque d’immatriculation “intelligente”, des outils stingray pour les cellulaires et bien plus encore…

Ajoutez à cela les centres de fusion (NdT: gigantesques centres de centralisation de données qui gèrent le territoire américain par zones…), les réseaux de surveillance intégrés des municipalités, les “nuages”/clouds de données stationnés de manière très utile à l’étranger par Amazon et Google, des drones équipés de systèmes d’imagerie thermique et les banques de données biométriques et vous avez là un monde ou la vie privée n’est plus réservée qu’aux agences de gouvernement.

Ainsi, la “techno-tyrannie” de la NSA devient la cadet de nos soucis. Un gouvernement qui ment, triche, vole, contourne la loi et s’absout lui-même de toute faute, ne peut pas/plus être réformé de l’intérieur (NdT: ce qui rejoint ce que nous disons depuis des années déjà: Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…) .

Bien des présidents et des gouvernements sont passés dans le cours des 60 années d’existence de la NSA, mais aucun d’eux n’est parvenu, n’a voulu fermer le système de surveillance sur les communications des Américains.

Même avec des restrictions sur sa capacité à collecter des quantités énormes de meta-données téléphoniques et informatiques, le gouvernement et ses agences de renseignement variées, de la NSA au FBI, peut toujours employer un nombre infini de méthodes pour surveiller illégalement les Américains, toutes étant plus invasives que le programme de collecte de données.

Pratiquement toutes les branches du gouvernement, de la poste au fisc et chaque agence entre eux, possèdent leur propre secteur de surveillance, autorisé à espionner les citoyens américains. On ne touche même pas là à la complicité du secteur privé qui nous achète et nous vend du berceau à la tombe, jusqu’à ce que nous n’ayons plus aucune données valables à collecter. De fait, Facebook, Amazon et Google sont les principaux concurrents du gouvernement en ce qui concerne la surveillance des citoyens, lisant vos courriels, traquant vos achats, exploitant vos commentaires sur les réseaux sociaux et remettant ces informations au gouvernement.

Peu de consommateurs comprennent quelles données sont partagées, avec qui, et comment l’information est utilisée”, rapporte le quotidien du Los Angeles Times. “La plupart des Américains émet un filet d’échappement de données personnelles numériques, ce qu’ils recherchent, ce qu’ils achètent, avec qui ils communiquent, où sont-ils, tout ceci est capturé et exploité de manière pratiquement régulée.”

Ce n’est pas seulement ce que nous disons, où nous allons et ce que nous achetons qui est traqué. On nous surveille jusqu’au plus profond de nos gênes, grâce à une combinaison de logiciels particulièrement efficace avec du hardware et des collecteurs de données qui analysent nos caractéristiques biométriques, nos visages, nos iris, nos voix, notre matériel génétique, même notre corpulence, les passent dans des programmes informatiques qui vont ramener les données à un “identifiant” unique, puis ils vont les offrir au gouvernement et à ses associés en affaire pour utilisation idoine.

Tous ces gadgets électroniques connectés sur internet que nous devons posséder (le magazine Forbes se réfère à ces gizmos comme des “conduits de processus de données corporelles intimes”), les montres intelligentes qui peuvent mesurer votre pression sanguine et les smart phones qui nous laissent payer nos achats avec des scans de l’iris ou de nos empreintes digitales, sont en train de nous enfermer dans un meilleur des mondes duquel on ne peut échapper ni se cacher.

Par exemple, imaginez ce que la NSA pourrait faire (et fait sûrement déjà) avec la technologie de la reconnaissance vocale, qui a été comparée aux empreintes digitales. Décrite comme “le prochaine bataille contre la surveillance publique devenue trop confiante”, la collecte d’empreintes vocales est devenue une industrie porteuse à la fois pour le gouvernement et le secteur privé.

Comme le dit le journal britannique du Guardian “Les données vocales biométriques pourraient être utilisées pour localiser précisément un individu. Il y a déjà des discussions avancées sur le fait de placer des détecteurs et enregistreurs vocaux dans les espaces publics… de multiples récepteurs pourraient trianguler la voix de quelqu’un pour identification et révéler leur position dans de tous petits endroits.”

Soudainement, le programme de collecte de meta-données téléphoniques de la NSA devient de la petite bière comparé à ce qui se profile à l’horizon.

C’est bien entendu, tout le nœud de l’affaire.

La NSA n’est qu’une petite partie ombrageuse de l’état profond qui comprend des bureaucrates non élus qui sont au lit avec des entreprises privées qui gèrent Washington DC et qui travaillent pour nous maintenir tous sous étroite surveillance et donc sous contrôle.

Par exemple, Google travaille et coopère ouvertement avec la NSA, Amazon a construit une énorme base de données valant 600 millions de dollars pour la CIA et les industries de la communication gagnent un paquet de fric sur notre dos en nous espionnant pour le gouvernement. En d’autres termes, Corporate America se remplit les poches en aidant le gouvernement dans ses efforts de surveillance domestique des citoyens.

Nous avons été bloqué à chaque virage dans notre quête de transparence, de responsabilité et de gouvernement représentatif par la culture du secret de nos gouvernements, par les budgets secrets et les décisions de justice secrètes, tout cela existant totalement hors de notre contrôle, fonctionne hors de notre connaissance et ne répond en rien aux demandes de “nous, le peuple.”

De manière incroyable, il y a toujours des individus qui insistent sur le fait de n’avoir rien à craindre de la police, de l’état policier et qu’ils n’ont rien à cacher à la surveillance d’état, parce qu’ils n’ont rien fait de mal. Pour ces quelques ceux, sécurisés dans leurs délires, que ceci soit un avertissement. Il n’y a pas d’endroit sûr ni d’alibi infaillible.

Le danger que pose l’état policier et de surveillance américain s’applique à nous tous de manière égale: hors-la-loi et citoyens tranquilles de la même manière, noirs et blancs, riches et pauvres, libéraux et conservateurs, cols bleus-cols blancs et toute autre différence à laquelle vous pourriez penser.

Comme clarifié dans mon livre: Battlefield America: The War on the American People, dans une ère du trop plein de lois, de trop de prisons, de trop d’espions gouvernementaux et de trop d’entreprises avides de gagner du fric abondamment et rapidement aux dépends des contribuables, nous sommes tous coupables de déroger à quelque chose d’une manière ou d’une autre.

Eventuellement, nous en souffrirons tous les mêmes conséquences dans les camps de concentration électroniques qui nous entourent.

Juriste constitutionnel et écrivain John W. Whitehead est le fondateur et président du Rutherford Institute.

Nouvel Ordre Mondial, OTAN et néo-nazisme…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 17 juin 2017 by Résistance 71

Ne jamais oublier la véritable signification du sigle OTAN: Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Des années de plomb du Gladio jusqu’au Gladio 2.0 « djihadiste » actuel, l’histoire donne raison à Guy Debord lorsqu’il disait déjà en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, en cela elle est éducative. »

~ Résistance 71 ~

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manilio Dinucci

 

13 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8681

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie – a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.