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Nouvel Ordre Mondial: La Chine investit 20% dans la nouvelle entreprise de sécurité d’Erik Prince, Mr Blackwater, à Hong Kong

Posted in actualité, chine colonialisme, CIA et traffic de drogue, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 12 janvier 2018 by Résistance 71

Erik Prince (Blackwater/Academi) a chaud aux plumes… Vraiment?

(Extrait d’un article de Jim Dean sur VT, traduction de Résistance 71)

 

11 janvier 2018

 

Source: 

https://www.veteranstoday.com/2018/01/11/neo-syria-fights-for-peace-while-china-invites-the-cia-into-the-silk-road-project/

Erik Prince, le fondateur de l’organisation mercenaire Blackwater, qui a commis nombres de crimes de guerre en Irak et ailleurs, qui a changé plusieurs fois de nom, d’abord en Xe puis maintenant en Academi, a été soi-disant investigué pour des affaires de blanchiment d’argent, d’intelligence avec une puissance étrangère (la Chine) et de fournir illégalement des services d’opérations mercenaires.
Tout ceci n’est qu’un enfumage de plus tant il est absolument évident que Prince est en service commandé en tant qu’ex-militaire, pour la création d’une vaste entreprise privée paramilitaire et de renseignement transnationale: Le Frontière Services Group ou FSG, entreprise enregistrée à Hong Kong et ayant en associé le CITIC Group chinois. Il est un protégé du système et est en fait le maître d’œuvre pour la mise en place, en coopération avec la Chine, d’une armée privée n’obéissant qu’à ses patrons banquiers et corporatistes transnationaux. Nous l’avons dit à maintes reprises et le répèterons sans cesse, le but de l’oligarchie, dont Macron en France est le plus servile des larbiins, est de rendre les forces de “sécurité étatique” si obsolètes, qu’elles seront remplacées par des forces mercenaires ne répondant qu’au fric, suppléées par un essaimage de drones et d’IA qui verrouilleront le goulag des zones désignées à cet effet.
Le jour où les mercenaires de Blackwater/Academi et leurs drones patrouilleront les rues de France (et des satellites de l’empire) n’est plus bien loin. Quand ce sera devenu une réalité, il sera bien plus difficile d’en sortir…

Ce qui nous étonne le plus, c’est le pourquoi Jim Dean, un des pontes de VT semble en être étonné… Pourquoi Dean invective les Chinois, leur demandant s’ils comprennent l’étendue de leurs actions ? S’ils savent qu’ils ont laissé entrer le renard dans le poulailler ? La réponse est évidente, comme nous l’avons toujours dit ici: La Chine le fait sciemment, c’est un plan organisé au plus haut niveau par l’oligarchie financière, mafieuse, le cartel qui va régir le nouvel empire, le nouveau Bernard qui aura changé de coquille. Le but est ce créer une entité mercenaire qui n’agira que pour l’avènement du nouvel empire dont les “routes de la soie” ne sont que les manifestations commerciales gentillettes, tout ce qui s’y opposera sera écrasé, éliminé, disparaîtra dans le vortex du nouveau goulag naissant. La CIA (et son prédécesseur de l’OSS) ont aidé la Chine a devenir ce qu’elle est devenue en aidant et finançant Sun-Yat Sen et son Kuomintang (KMT) puis son successeur Chang kaï Chek, pour le larguer en rase campagne et le laisser gérer la came pour l’oligarchie avec son armée, pour soutenir et mettre au pouvoir Mao Zedong. La CIA est le bras armé de Wall Street, elle -même une succursale de la City de Londres, qui s’est engraissée avec les guerres de l’opium et ouvert le chemin du contrôle du trafic mondial de la drogue par l’empire.

Nous y sommes, au cœur même de la fusion des deux empires et nous assistons en direct à la création de son système de sécurité privée planétaire, dont le but est d’écraser toute résistance en toute impunité. Nous assistons à la création de la nouvelle inquisition, gardienne du dogme marchant en dernière phase de mutation.

~ Résistance 71 ~

Veterans Today a mis en garde de manière consistante que ceci est devenu un monstre ne cessant de croître et qui va se métamorphoser en plusieurs formes, comme une cible mouvante, comme une attaque de drones en essaim. Nous voyons de nos jours une explosion de la croissance des contractants militaires privés, avec Erik Prince ayant actuellement une proposition au sein de l’administration Trump pour créer “une CIA privée hors du système”.

Il n’y a pas eu de pleurniche ni de cris d’orfraie à la nouvelle de la part du congrès, des démocrates, des anciens combattants, des religieux ni des institutions académiques au sujet de ce que ce serait une subversion du devoir de notre gouvernement d’être en fait tenu pour responsable de ses actions.

Nous ne voyons plus jamais l’expression “exécutions extra-judiciaires” utilisée dans les médias. J’ai été choqué d’apprendre la participation de la Chine comme associée à concurrence de 20% dans l’entreprise de sécurité d’Erik Prince à Hong Kong, entreprise qui est amenée comme consultante en sécurité et en logistique pour le projet chinois de ses routes de la soie, il semble évident que les Chinois auraient ainsi laissé le renard entrer dans le poulailler.

Mon message au Politburo chinois serait de leur demander s’ils sont devenus fous, ou si la CIA a trouvé un moyen de tous les hypnotiser afin qu’ils acceptent un tel manque à leur propre sécurité en amenant une “CIA privée” (NdT: ce qui n’est pas très juste, car la CIA elle-même est une antenne de Wall Street et n’a de “fédéral”, “gouvernemental” que le nom et la façade…) en plein milieu de la salle de contrôle des opérations de la route de la soie. Des trucs pareils ça ne peut pas s’inventer…

Jim Dean

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Pour lâcher-prise de l’idéologie coloniale…

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« Nous sommes tous
des colonisés »

 

Anarchistes autochtones, anarchistes blancs

 

Andrew Pedro, Akimel O’odham

 

2 octobre 2017

 

Interview, enregistrement, traduction Christine Prat

 

Version anglaise publiée sur Censored News

 

Source de l’article en français:

http://www.chrisp.lautre.net/wpblog/?p=4311 

 

“Les Révolutionnaires et les Anarchistes, les gens qui se définissent comme Anarchistes, ont toujours une mentalité très coloniale. En particulier ici, car beaucoup d’entre eux ne se rendent pas compte de ce qu’ils disent et comment ça touche les Autochtones. C’est en grande partie parce qu’ils n’ont pas de valeurs culturelles, spirituelles ou religieuses, et ce n’est pas à moi de résoudre le problème, formulez-le comme vous voulez, nous avons une vision différente. Pour moi, qui me considère Anarchiste, l’Anarchisme est une couche à la surface de ce que notre mode de vie traditionnel signifie pour nous. Parce que pour moi, l’Anarchisme est l’idée d’être libéré de toutes ces formes d’oppression, et c’est comme ça que nous vivions il y a longtemps. D’après ce que j’en sais, en tant que peuple O’odham, nous étions libres de nous déplacer dans notre territoire. Il y avait des Tohono O’odham, des Akimel O’odham, des Hia C-ed O’odham, mais il n’y avait pas vraiment de frontière, ça ne voulait pas dire que nous n’étions pas autorisés à aller dans certaines zones pour faire ce que nous avions à y faire, il y avait seulement du respect pour les gens qui y vivaient. Pour moi, beaucoup d’Anarchistes Blancs, y compris ceux d’origine Latino, ce genre d’Anarchistes et beaucoup d’autres gens à Phoenix, et dans toute l’Arizona, ne reconnaissent pas vraiment cela. Nous sommes toujours là, nous avons toujours ces valeurs culturelles et spirituelles, mais pour eux, c’est un obstacle. Ils voient surtout le fait que ce n’est pas de l’athéisme. Je n’ai pas de problèmes avec l’athéisme, mais c’est leur choix, et, nous O’odham, n’imposons pas nos croyances à qui que ce soit, nous n’obligeons pas le gens à les comprendre, parce qu’elles sont seulement pour les O’odham. C’est comme certains lieux où nous allons, certaines de nos cérémonies, dont nous ne parlons même pas aux autres Tribus, parce que c’est pour nous, les O’odham. Et je suis sûr que c’est la même chose pour les autres Tribus.

Les O’odham ont toujours été très ouverts aux autres peuples. Certains disent que si nous avons tenu jusqu’à aujourd’hui, c’est pour avoir été amicaux avec les autres peuples, avec la Chrétienté elle-même, avec les Blancs, avec les Espagnols. Cette bonté a toujours existé et nous a amenés à la situation où nous sommes maintenant. Je crois que c’est grâce à la foi solide et aux fortes valeurs culturelles que nous avions. C’est la raison pour laquelle nous sommes toujours en vie.

Il y a eu des temps où les O’odham se sont révoltés contre l’Eglise et ont brûlé toutes les églises. Des choses comme ça ont eu lieu. Personne ne s’en souvient vraiment, et les Anarchistes étant presque totalement athées, et leurs croyances et leurs valeurs y étant intrinsèques, ils voient n’importe quelle religion comme oppressive. Mais ce n’est pas toujours le cas. D’abord, les Autochtones et l’Anarchisme sont des idées très nouvelles. Pour nous, nous sommes des Autochtones, et je pense qu’également ceux qui se définissent comme Anarchistes du point de vue politique, voient l’indigénéité comme venant toujours d’abord.

Pour moi, l’Anarchisme est la couche supérieure, le niveau de surface de ce que Himdag [mode de vie traditionnel] signifie pour moi, parce toutes ces choses se recoupent. Nos idées et nos façons de faire les choses se recoupent dans différentes cultures, de différentes manières. Ce que je ressens, la société O’odham, comment elle m’a été expliquée, les temps passés et le monde tel qu’il est maintenant, tout cela est similaire à ce que l’Anarchisme veut être, mais il n’y est pas encore tout à fait. Spécialement dans la façon dont l’Anarchisme fonctionne, ces lieux où ils vont qui n’autorisent pas les objets religieux, et d’autres choses comme ça. Ils ne veulent pas vraiment discuter de ce que ça signifie pour certains peuples. A beaucoup d’égards, il y a une perte. Il y a une perte, parce qu’au départ, ils ne sont pas chez eux ici. Ils n’ont pas de connexion avec la terre, ils n’ont pas de connexion avec toutes ces choses.

Mon plus grand espoir pour les Anarchistes Blancs, surtout en Arizona, c’est qu’ils comprennent qu’ils peuvent nous aider dans les luttes Autochtones, mais ça n’a pas à être au sens spirituel. Ils n’ont pas besoin de comprendre le caractère sacré de ce que Moadag Do’ag [la Montagne du Sud] signifie pour nous. Il y a le Capitalisme, allez le combattre, allez combattre ce que vous connaissez! Ils n’ont pas besoin de comprendre ce que ça signifie pour nous, parce que ces enseignements sont pour nous, pour un certain groupe de gens. Et ce n’est pas la même chose qu’être ouverts ou repousser les gens.

Ça fait des centaines d’années, certains disent des milliers, que nous avons suivi ces idées et cette culture, et nous les suivons toujours. Tandis que les gens, les ancêtres – appelez-les comme vous voulez – de ces Anarchistes Blancs ne viennent probablement même pas d’Arizona, si on remonte à quelques générations. Mais nous, nous avons toujours été ici, donc nous avons ces connexions et une compréhension plus profonde de ce que ça signifie, de ce que ce désert signifie pour nous. La vie de toutes ces plantes, tous ces animaux, ça signifie quelque chose pour nous. Ils n’ont pas ça, et ils ne savent quoi penser parce qu’ils ne comprennent pas. Beaucoup de problèmes Autochtones – le colonialisme en est un à la base – font partie de ce qui pousse ces Anarchistes Blancs à se battre, au départ. Le Capitalisme en est une des racines principales. Et si vous ne combattez pas vraiment les deux, qu’êtes-vous en train de faire? Vous n’aidez personne, en fait, vous allez avoir un comportement colonial vis-à-vis de ces combats, et vous ne penserez pas aux Autochtones. Je ne veux pas d’un Sauveur Blanc pour sauver la mise, et je ne vais pas rester là à tenir la main d’un Anarchiste Blanc pour leur montrer la voie tout le temps. Ils doivent juste comprendre que certaines choses sont pour eux et d’autres ne le sont pas, et il n’y a rien de mal à ça! Souvent, les Anarchistes Blancs se sentent floués quand nous leur disons “nous n’allons pas participer, parce que nous avons nos vies, nous avons un tout autre monde dont nous devons nous occuper. La Réserve est un autre monde. Ça ne va pas si vite, on y fait les choses différemment, ce sont des valeurs culturelles différentes qui y ont cours. Même si les gens n’ont pas de culture particulière, ils ne peuvent pas avoir la compréhension de tout ce qui y est différent. La façon dont nous analysons les choses dans notre tête n’est pas la même que celle des gens des villes…

Ainsi, c’est assez difficile d’avoir des conversations utiles avec beaucoup d’Anarchistes Blancs, parce qu’ils sont coincés dans leur monde, dans le genre “j’ai raison”, et c’est en quelque sorte une mentalité coloniale. Ces gens ne savent pas de quoi on parle, ils ne vivent pas ici, cependant, c’est notre territoire!

Par le passé, il y a environ 5 ans, nous avons eu pas mal de problèmes avec un nouveau groupe anarchiste, ils venaient plus ou moins du mouvement “Occupy”. Ils sont toujours très “de gauche” dans leur façon de s’organiser, et ils s’allient souvent aux groupes “de gauche” de Phoenix. Je suppose que ce n’est pas vraiment compris, peut-être même pas par eux, peut-être qu’ils ne savent pas bien ce qu’Anarchisme veut dire pour eux. Ce qui cause des encore plus de problèmes, de ne pas savoir ce qu’on fait ni pourquoi on le fait. Même certains groupes Antifa, maintenant, commencent à faire la même chose, et ne sont donc pas très ouverts envers les Autochtones. Ils sont mal à l’aise, parce qu’ils nous voient d’une manière très “Blanche”. Il y a eu un groupe, qui n’existe plus vraiment maintenant, qui se définissait comme Anarchiste, “combattons le Capitalisme”, “Combattons ceci, cela”, mais ce n’étaient que des mots. Le plus grand projet capitaliste d’Arizona, c’est le périphérique 202, le Sun Corridor, et personne ne sait de quoi on parle, quand on essaie d’en parler avec eux. C’est une partie du problème. Ils devraient d’eux-mêmes apprendre ce qui se passe dans la région où ils habitent. Et savoir qu’il y a une connexion avec les Autochtones. Mais pour cela il n’est pas nécessaire de comprendre complètement qu’il y a des choses sacrées, qu’il faut une vie entière pour comprendre, que cela prend toute la vie, que c’est quelque chose que nous ne pouvons pas expliquer simplement, dans une vidéo ou un email. Ces choses prennent toute notre vie et une connaissance complète de ce qui arrive. En ce qui les concerne, nous disons qu’ils ne comprendront pas, à cause de ce qu’ils sont, ce sont des Blancs, ce sont des Latinos, et ils ne le comprendront pas comme nous le comprenons.

Ces choses les touchent différemment de nous, parce que nous avons la ferme croyance que ça ira bien pour nous, en fin de compte. Même si dans 20 ans – et j’espère que ça n’arrivera pas – mais dans 20 ans, si ces autoroutes sont là, certains d’entre nous seront toujours en vie et pratiquerons notre culture, et nous les ferons payer, d’une façon ou d’une autre. Avec les Anarchistes, ce n’est pas comme cela. Je vois souvent l’Anarchisme Blanc comme une histoire de victoires à très court terme, c’est intrinsèque à leur croyance qu’ils peuvent occuper le terrain, mais qu’est-ce que ça veut dire “occuper le terrain” en territoire occupé? Avoir une librairie anar quelque part, si vous ne reconnaissez pas les Autochtones, pour moi c’est colonial. C’est une partie du problème. Je pense que vous êtes Anarchiste si vous êtes anticapitaliste dans tous les sens du terme, antifasciste, etc., mais si vous n’avez pas une position politique anticoloniale, vous ne valez pas mieux que n’importe quel autre.

= = =

A lire de manière complémentaire:

Manifeste de la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Appel au Socialisme (PDF)

L’empire du goulag levant passe par l’entité sioniste…

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Tout ceci est un modèle. Le temps où les flics français iront aussi s’entraîner chez l’entité sioniste fasciste arrive à grands pas. Les tortionnaires français des années 1950 (Aussaresse and Co…) donnèrent des cours à « L’école des Amériques » qui forma le gros des cadres tortionnaires des Pinochet, Videla et autres « humanistes » sud-américains, kapos du système néolibéral des Chicago Boys et de la doxa économique capitaliste  La France en ces années là, étaient considérées comme la maîtresse de la « contre-insurrection » et les « corvées de bois » franchouillardes firent école, c’est le cas de le dire ; de nos jours, les maîtres de l’oppression et de la contre-insurrection pour mâter les résistances populaires légitimes, sont ceux qui comptèrent parmi les plus opprimés. Du ghetto à kapo, d’opprimé à oppresseur en chef… Signe des temps ou logique mortifère d’une humanité trompée ?…

~ Résistance 71 ~

 

Comment Israël exporte ses pratiques criminelles aux Etats-Unis

 

Ramzy Baroud

 

7 novembre 2017

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/israel-exporte-pratiques-criminelles-etats-unis/ 

 

Les empreintes israéliennes sont de plus en plus apparentes dans l’appareil sécuritaire américain. Cela n’augure rien de bon pour les Américains.

Le projet de loi S.720 du Sénat américain aurait dû avoir l’effet d’un avertissement. Ce projet de loi, rédigé par le groupe de pression israélien, American Public Affairs Committee (AIPAC), dans le cadre de son « 2017 lobbying agenda » doit punir toute personne ou entreprise qui boycotte Israël en raison de ses violations des droits de l’homme et des Palestiniens.

La punition extrêmement dure pourrait atteindre un million de dollars d’amende, et aller jusqu’à 20 ans de prison. Bien que le boycott politique ait été certifié comme un droit par la Cour suprême des États-Unis, le Congrès veut faire du boycott d’Israël l’exception, même si cela revient à nier les principes de la démocratie américaine.

Pourtant, les protestations sont en grande partie étouffées. Les principaux médias américains n’ont toujours pas questionné à ce propos les législateurs américains, alors que des centaines de ces élus ont déjà approuvé cette initiative inacceptable.

Critiquer Israël est toujours un tabou aux États-Unis, où le Congrès se soumet aux pressions et pots-de-vin des lobbies, et où le discours des médias sur l’occupation militaire israélienne illégale de la Palestine est encore moins critique que celui des médias israéliens eux-mêmes.

Cependant, l’infiltration du gouvernement américain n’est pas nouvelle. Elle ne fait que se renforcer, en raison de l’absence de suffisamment de voix critiques capables de créer un semblant d’équilibre ou au moins un débat sérieux sur la question.

Pendant des années, les citoyens américains ordinaires ont été tenus éloignés de toute discussion sur Israël et la Palestine. Le sujet paraissait étranger, pollué par la propagande hollywoodienne, les préjugés sur la religion et le manque de compréhension de l’Histoire.

Mais ces dernières années, Israël est devenu partie intégrante de la vie américaine, même si la plupart des gens n’ont pas conscience de l’influence israélienne.

« Au lendemain du 11 septembre 2001, Israël a mis à profit son expérience de plusieurs décennies en tant que force d’occupation pour se positionner comme un leader mondial de la lutte contre le terrorisme », a rapporté Alice Speri dans l’Intercept.

L’image de marque à succès a valu en retour aux entreprises de sécurité israéliennes des milliards de dollars. Ces gains massifs sont le résultat de l’exploitation de la peur américaine du terrorisme, tout en présentant Israël comme un modèle de lutte contre le terrorisme.

Au cours des deux dernières décennies, des centaines de hauts fonctionnaires fédéraux et des milliers d’officiers de police ont à ce jour reçu une formation en Israël ou par le biais de séminaires et d’ateliers organisés par les compagnies israéliennes.

Des groupes comme l’AIPAC, l’Anti-Defamation League (ADL) et l’Institut juif pour les affaires de sécurité nationale sont, à divers degrés, impliqués dans la transformation de la force de police américaine en unités militarisées similaires à la structure de la police israélienne.

En tant que puissance occupante, Israël a brouillé les frontières entre la police et l’armée. Dans des zones comme Jérusalem-Est en Palestine occupée, les deux appareils se comportent de la même manière. Ils « tirent pour tuer » à la suite de la moindre provocation ou de la moindre suspicion. Souvent, sans aucune raison du tout.

Alex Vitale, auteur et professeur de sociologie à Brooklyn College, parle de la nature des voyages réguliers effectués par les agents fédéraux et les policiers américains en Israël.

« Une grande partie du maintien de l’ordre que les gens observent et dont on parle pendant ces voyages est le maintien de l’ordre dans un contexte non démocratique. »

Ce « contexte non démocratique » implique le maintien de l’ordre, l’humiliation et souvent le meurtre pur et simple des Palestiniens sous occupation. Au lieu de faire pression sur Israël pour qu’il cesse d’occuper les Palestiniens, le gouvernement américain importe l’expertise israélienne dans ses propres villes.

En effet, le phénomène de mimétisme avec l’armée américaine fait ressembler les flics locaux à une « force d’occupation » plus qu’à des individus dont la mission serait de protéger le public.

Israël exporte ses tactiques d’occupation vers les États-Unis, avec des sous-traitants militaires israéliens ouvrant des filiales à travers le pays, faisant la promotion de leurs technologies de surveillance, de leurs murs, de leur matériel de surveillance des frontières et de leurs pratiques violentes.

Les Américains devraient s’inquiéter, mais la plupart d’entre eux sont inconscients de cette tendance plutôt effrayante car les médias mettent rarement en lumière l’influence militaire israélienne croissante sur la vie américaine.

Une société israélienne, Elta North America, (une filiale de l’industrie aérospatiale israélienne) a été l’une des huit sociétés à avoir reçu une somme très importante d’argent pour produire un prototype de mur que les États-Unis ont l’intention de construire le long de la frontière américano-mexicaine.

Le mur était l’une des principales promesses faites par Trump au cours de sa campagne pour la Maison Blanche. Israël a été le premier pays à se précipiter pour soutenir les propos ségrégationnistes de Trump.

« Le président Trump a raison, j’ai construit un mur le long de la frontière sud d’Israël, il a stoppé toute immigration clandestine, un grand succès, une excellente idée », a alors tweeté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Bien que son soutien à Trump ait irrité le Mexique et de nombreux Américains, Netanyahu avait une trop bonne idée des possibles investissements lucratifs pour les années à venir.

En effet, la sécurité aux frontières des États-Unis a été une source majeure de revenus pour les entreprises israéliennes.

L’un de ces contrats juteux était celui accordé par l’administration Obama à la société israélienne Elbit Systems. Pour un projet évalué à 145 millions de dollars, l’entreprise a fourni du matériel de surveillance et construit des tours le long de la frontière des États-Unis au sud de l’Arizona, avec l’état de Sonora au Mexique.

Elbit a également été grassement rétribué par Boeing en 2006 pour son rôle dans l’initiative « DHS Strategic Border Initiative« .

Magal Security System, la firme israélienne qui a aidé l’armée israélienne à renforcer le siège de Gaza, est activement impliquée dans l’industrie américaine de la sécurité et a été l’une des premières entreprises à construire le mur pour couper le Mexique des États-Unis.

Les pratiques illégales d’Israël sont maintenant le modèle sur lequel les États-Unis prévoient de s’appuyer pour surveiller les villes, les frontières et définir ses relations avec ses voisins.

Mais le fait est que les murs israéliens ne sont pas destinés à la défense, mais plutôt à annexer les terres palestiniennes et arabes, tout en alimentant ses propres phobies nationales sur les menaces qui l’entoureraient.

Alors que la réaction imprudente et violente des États-Unis aux attentats du 11 septembre 2001 ont nourri les craintes américaines par rapport au reste du monde, les politiques isolationnistes de Trump ouvrent la voie à d’autres infiltrations israéliennes du gouvernement et de la société américaines.

La preuve de tout ceci peut maintenant être découvert dans les grandes villes américaines, ses différentes frontières et le système de surveillance qui potentiellement peut surveiller chaque citoyen américain.

OTAN, Opération Gladio et terrorisme d’état… Les tueurs du Brabant au fil du glaive ?…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 octobre 2017 by Résistance 71

Que ces tueurs firent partie intégrante de l’opération Gladio de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…) des années de plombs était déjà hautement suspecté et admis, la preuve est sûrement en train de se dévoiler. La question est et sera toujours: que va t’on faire de cette information ? Qui a été inculpé, puni pour les opérations Gladio de l’assassinat d’Aldo Moro, de l’attentat de la gare de Bologne etc, etc…  qui va enquêter sérieusement sur ces évènements ? Les états qui en sont responsables ? Qui va enquêter sur l’EIIL/Daesh ? Les états qui en sont responsables et perpétuent le terrorisme d’état généralisé pour maintenir les peuples dans la peur et la division ?

Seul un retour du pouvoir au sein des peuples permettra de faire toute la lumière sur ces sales affaires impliquant l’État terroriste… et à terme aidera à mettre en place un nouveau paradigme politique.

~ Résistance 71 ~

 

Du nouveau sur les tueurs du Brabant

 

Réseau Voltaire

 

23 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article198476.html 

 

L’affaire des Tueurs du Brabant a été relancée cette semaine par des articles des Het Laatste Nieuws [1] et une émission de télévision de la télévision flamande. Le frère d’un gendarme d’élite, Christian Bonkoffsky, a déclaré que celui-ci lui avait révélé sur son lit de mort être l’un des mystérieux tueurs. Tandis qu’un avocat de victimes a dénoncé les ratées de l’enquête judiciaire.

Entre 1982 et 1985, en Belgique et dans le Nord de la France, des inconnus réalisèrent une série de braquages sans mobile financier, tuant 28 personnes. Ils sont connus comme les « Tueurs du Brabant » ou la « Bande de Nivelles » (Bende van Nijvel). Les magistrats instructeurs, le ministre de la Défense et une commission d’enquête de la Chambre des représentants se heurtèrent au Secret-Défense de l’Otan [2].

Durant les années 80, l’Otan organisa une série d’attentats en Europe sur le modèle de ce qu’elle fit ces dernières années avec des jihadistes.

Les autorités, qui prennent ces révélations très au sérieux, considèrent que cet ancien gendarme de l’unité d’élite Diane correspond au portraits robots de l’époque. Des vérifications attestent qu’il n’était pas physiquement présent à son travail durant les nombreuses attaques. La Justice belge interroge tous les anciens collègues du suspect décédé. Le témoin a également révélé que deux autres ex-membres du groupe Diane étaient venus visiter le suspect à son domicile.

Fusillade de Las Vegas: Que pensez-vous de cette photo ?…

Posted in actualité, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, police politique et totalitarisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 4 octobre 2017 by Résistance 71

Résistance 71

4 octobre 2017

 

Voici une photo du flinguage de masse qui a eu lieu dimanche soir à Las Vegas lors d’un concert de Country Music en plein air. bilan: 59 morts et plus de 400 blessés nous dit-on.

Nous demandons à nos lecteurs de commenter, s’ils le désirent, sur cette photo, que voyez-vous ? Que pensez-vous de ce cliché ? Que vous inspire t’il ? Merci de commenter en section commentaire… Nous donnerons notre analyse dans deux jours… si nécessaire…

Commentaires

Attentats en série: L’axe Marseille-Las Vegas-Edmonton pour toujours plus de lois liberticides…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 3 octobre 2017 by Résistance 71

Résistance 71

3 octobre 2017

Votre avis nous intéresse… Que pensez-vous de cette photo prise peu de temps après la fusillade de Las Vegas ?

Un voleur à la tire relâché de garde à vue poignarde deux personnes sur le parvis d’une garde de Marseille et est abattu par des militaires, un africain agresse un policier à un barrage et tente par la suite d’écraser des gens avec un camion de location à Edmonton en arborant le drapeau de l’EI. Il a été interpelé. A Las Vegas, un retraité de 64 ans de l’entreprise Lockheed Martin (complexe militaro-industriel) ouvre le feu, nous dit-on, à l’arme automatique depuis le 32ème étage d’un hôtel sur une foule assistant à un concert de Country Music en contrebas, faisant 58 morts et quelques 400 blessés. Il décède sur place.

Bon, pour Marseille et Edmonton, les perpétrateurs sont musulmans, l’un crie « Allah Akbar », l’autre a le drapeau idoine en sa possession… Tout va bien. Le cas de Las Vegas est plus intéressant et puis… plus de 500 victimes, on est dans une autre dimension spectaculaire. Ce qui est sûr, c’est que ces trois crises simultanées, qu’elles soient réelles et spontanées ou fabriquées, vont être politiquement récupérées (ou ont été fabriquées…) par les instances oligarchiques pour essentiellement faire passer toujours plus de lois liberticides. A cet égard, le cas des Etats-Unis est emblématique.

Si ce pays n’est pas encore sous le joug du goulag pleinement déployé, c’est parce que son peuple est armé. Il l’est, dans les textes, essentiellement pour se protéger de la tyrannie potentielle, mais depuis longtemps avérée, de son gouvernement et des entités qui le pilotent de derrière le rideau. Depuis des années, toutes les crises, attentats qui ont eu lieu impliquant des armes à feu dans des flinguages de masse n’ont eu qu’un seul but: pas à pas, faire passer à la trappe le droit constitutionnel du peuple américain à être armé, car ce fait empêche le déroulement de la mise en place de l’état/corporation fasciste total. Voyons comment la clique Trump va négocier cette opportunité…

Qu’en savons-nous ? Qu’un retraité de 64 ans de l’entreprise Loockheed Martin (avions de combat, missiles, ingénierie militaire haute technologie), très aisé, Steven Paddock, possédant une maison de 400 000 US$, pilote privé au demeurant sans licence, allant en vacance sur des yachts, jouant au poker pour des sommes conséquentes, choses que nous savons par l’intermédiaire de l’entretien que des médias ont immédiatement eu avec son frère Eric, qu’il était l’occupant, nous affirme t’on, d’une chambre au 32ème étage de l’hôtel/resort du Mandalay Bay de Las Vegas. Paddock avait entassé une dizaine d’armes automatiques dans sa chambre (comment ? en provenance de où ? quels types d’armes ? Comment passer ces armes avec la sécurité ambiante ?…) ; qu’il a attendu le moment d’un concert de Country Music en soirée et en plein-air en contrebas de son hôtel, pour tirer dans la foule avec les résultats dramatiques que l’on connaît. Quelques minutes après l’attaque, il a été dit que Paddock s’était suicidé, on sait depuis qu’il a été abattu par une équipe du FBI intervenue (si rapidement ?) sur les lieux. Le narratif commence à se fissurer.

Les médias prompts à lier l’affaire aux terrorisme international, passent l’info que Paddock « se serait converti récemment à l’Islam », ben voyons… Le FBI ne confirme pas. On donne alors un second narratif: Les enquêteurs auraient retrouvé dans sa chambre en sus des multiples armes automatiques, de la littérature Antifa (donc « d’extrême gauche »…), ce qui le lierait à un « terrorisme domestique » et d’où la cible de la foule d’un concert de Country, pas vraiment « gauchisante ».

Les vidéos prisent par smartphones sur place montrent des scènes de chaos, mais circule aussi sur la toile une (ou plusieurs) vidéo montrant que des coups de feu ont été tirés du 4ème ou 5ème étage de l’hôtel, c’est à dire bien plus bas que l’endroit de la chambre de Paddock. On espère donc que seront comparés ballistiquement, les angles de pénétration des munitions dans les corps des victimes, parce que la thèse du « loup solitaire », tireur isolé situé sur un point fixe à 80m du sol tirant sur une foule à quelques 400m de là, va, doit, éliminer toute autre possibilité d’angle de pénétration des balles. Tout ceci se calcule simplement par trigonométrie. Des experts militaires ont aussi déjà témoigné disant que les longues rafales de 10 secondes et plus et le rythme des détonations, indiquent que l’arme utilisée était un fusil mitrailleur ou une mitrailleuse, arme de guerre de calibre .30 ou 7.62, approvisionnée par bande ou par chargeur circulaire de plus de 50 cartouches.

Comme on peut déjà le constater, cette affaire de Las Vegas pose énormément de question. Une chose est certaine… Attendons-nous dans les pays concernés à une volée de lois liberticides à venir et gardons présent à l’esprit que jamais on ne gagne plus de sécurité en abandonnant ses libertés. Les mâchoires totalitaires se resserrent sur nous, les peuples. Soyons des plus vigilants et interactifs. La dissidence de la gauche radicale va sans doute se retrouver sous les feux de la rampe du « terrorisme domestique », toujours complètement fabriqué ou piloté de l’extérieur.

« l’histoire du terrorisme est écrite par l’État, en cela elle est éducative. » (Guy Debord)

Source d’info pour ce billet: divers médias de masse, VT, Press for Truth

Résistance au colonialisme: Le droit de résister à tout envahisseur, en Palestine ou ailleurs, est reconnu de tous

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« Resister, c’est ne pas consentit au mensonge. »
« Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux. »
~ Albert Camus ~

« Le conflit est la sage-femme de la conscience critique. »
~ Paolo Freire ~

 

Les Palestiniens ont un droit legal à la résistance armée

 

Stanley L. Cohen*

 

24 juillet 2017

 

Source: http://chroniquepalestine.com/palestiniens-droit-legal-resistance-armee/

 

* Stanley L Cohen est un avocat et militant des droits de l’homme, spécialisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique.

l est temps pour Israël d’accepter le fait suivant : en tant que peuple occupé, les Palestiniens ont le droit de résister – de toutes les manières possibles.

Il y a longtemps de cela, il avait été convenu que la résistance et même la lutte armée contre une force d’occupation coloniale n’étaient pas seulement reconnues par le droit international, mais précisément approuvées.

Conformément au droit international humanitaire, les guerres de libération nationale ont été expressément reconnues en tant que telles par l’adoption du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 (pdf), en tant que droit protégé et essentiel des peuples occupées à travers le monde.

Dans une évolution pleine de vitalité dans le droit humanitaire, il y a des décennies, l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) – une fois présentée comme la conscience collective du monde – a noté le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance et aux droits de l’homme.

En effet, dès 1974, la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] a interdit aux États-membres « toute occupation militaire, même temporaire ».

Dans la partie la plus lourde de signification, la résolution a non seulement affirmé le droit « à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance […] des peuples privés de ce droit, […] en particulier les peuples sous régimes coloniaux et racistes ou autres formes de domination étrangère », mais a noté le droit des peuples occupés « à lutter … et à chercher et obtenir un soutien » dans cet effort.

Le terme « lutte armée » a été intégré dans cette résolution sans définition précise, comme beaucoup d’autres qui ont précédé et qui ont maintenu le droit des populations indigènes à expulser un occupant.

Cette imprécision devait disparaître le 3 décembre 1982. Ce jour-là, la résolution 37/43 de l’Assemblée générale des Nations Unies a supprimé tout doute ou débat sur le droit légal des peuples occupés à résister aux forces d’occupation par tous les moyens reconnus. La résolution réaffirma « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ».

Israël se berce d’illusions

Bien qu’Israël ait tenté, à maintes reprises, de faire supprimer le sens dépourvu d’ambiguïté de cette résolution précise – et de placer ainsi son occupation d’un demi-siècle en Cisjordanie et à Gaza au-delà de son champ application – c’est un effort voué à l’échec et une illusion si on s’en tient au vocabulaire exigeant de la déclaration elle-même.

Dans la partie la plus significative, l’article 21 de la résolution condamne fermement « les activités expansionnistes d’Israël au Moyen-Orient et le bombardement permanent des civils palestiniens, qui constituent un obstacle sérieux à la réalisation de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple palestinien ».

N’hésitant jamais à réécrire l’histoire, et cela bien avant la création des Nations Unies, les sionistes européens se considéraient comme un peuple sous occupation tandis qu’ils émigraient en Palestine.

En effet, 50 ans avant que l’ONU ne parle du droit à la lutte armée comme moyen de libération des peuples indigènes, les sionistes européens se sont attribués frauduleusement le même concept alors que l’Irgun, Lehi et d’autres groupes terroristes imposaient toute une décennie de chaos mortel.

Au cours de cette période, ils ont massacré non seulement des milliers de Palestiniens indigènes, mais ils se sont attaqués aussi à la police et au personnel militaire britanniques qui avaient longtemps maintenu une présence coloniale sur place.

Une histoire des attaques sionistes

Peut-être, alors que les Israéliens s’assoient pour pleurer la perte de deux de leurs soldats qui ont été abattus la semaine dernière à Jérusalem – dans ce que beaucoup considèrent comme un acte de résistance légitime – un retour d’un minimum de mémoire pourrait simplement replacer les événements dans leur contexte historique.

Il y a longtemps, traitant les Britanniques de force d’occupation dans « leur patrie », les sionistes ont ciblé la police britannique et les unités militaires sans la moindre pitié dans toute la Palestine et ailleurs.

Le 12 avril 1938, l’Irgun a assassiné deux policiers britanniques dans un attentat à la bombe dans un train à Haïfa. Le 26 août 1939, deux officiers britanniques ont été tués par une mine placée par Irgun à Jérusalem. Le 14 février 1944, deux agents de police britanniques ont été abattus lorsqu’ils ont tenté d’arrêter des gens qui avaient collé des affiches sur les murs de la ville d’Haïfa. Le 27 septembre 1944, plus de 100 membres de l’Irgun ont attaqué quatre postes de police britanniques, blessant des centaines d’officiers. Deux jours plus tard, un agent de police britannique de haut rang du Service du renseignement a été assassiné à Jérusalem.

Le 1er novembre 1945, un autre policier a été tué alors que cinq trains ont été l’objet d’attaques à la bombe. Le 27 décembre 1945, sept officiers britanniques ont perdu la vie dans une attaque à la bombe au siège de la police à Jérusalem. Entre le 9 et le 13 novembre 1946, les membres juifs « souterrains » ont lancé une série d’attentats à la bombe et aux mines antipersonnel dans les gares ferroviaires, dans les trains et les tramways, tuant 11 soldats et policiers britanniques et huit soldats arabes.

Quatre autres officiers ont été assassinés lors d’une autre attaque sur un quartier général de la police le 12 janvier 1947. Neuf mois plus tard, quatre policiers britanniques ont été assassinés lors d’une attaque de banque commise par l’Irgun et, trois jours plus tard, le 26 septembre 1947, 13 autres agents étaient tués dans une autre attaque terroriste sur un poste de police britannique.

Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses attaques dirigées par des terroristes sionistes contre la police britannique, considérés par la plupart des Juifs européens comme des cibles légitimes d’une campagne qu’ils ont qualifiée de « libération » contre une force d’occupation.

Tout au long de cette période, les terroristes juifs ont également entrepris d’innombrables attaques qui n’ont épargné aucune partie de l’infrastructure britannique et palestinienne. Ils ont frappé les installations militaires et policières britanniques, les bureaux du gouvernement et les navires, souvent avec des bombes. Ils ont également saboté les chemins de fer, les ponts et les installations pétrolières.

Des dizaines de cibles économiques ont été attaquées, dont 20 trains endommagés ou faits dérailler, et cinq stations ferroviaires. De nombreuses attaques ont été menées contre l’industrie pétrolière, dont une, en mars 1947, sur une raffinerie de la Shell à Haifa qui a détruit quelque 16 000 tonnes de pétrole.

Des terroristes sionistes ont tué des soldats britanniques dans toute la Palestine, en utilisant tout type de pièges, des embuscades, des tireurs d’élite et des véhicules bourrés d’explosifs.

Une attaque, en particulier, résume le terrorisme de ceux qui – sans aucun support dans le droit international – n’ont vu aucune limitation à leurs efforts pour « libérer » un terrain sur lequel ils avaient en grande partie récemment émigré.

En 1947, l’Irgun a enlevé deux sous-officiers du Corps d’intelligence de l’armée britannique et menacé de les pendre si la condamnation à mort de trois de ses membres était maintenus. Lorsque les trois membres de l’Irgun ont été exécutés par pendaison, les deux sergents britanniques ont été pendus en représailles, et leurs corps remplis d’explosifs ont été laissés dans un bosquet d’eucalyptus.

En annonçant leur exécution, l’Irgun a déclaré que les deux soldats britanniques avaient été pendus après leur condamnation pour « activités criminelles anti-hébraïques » qui comprenaient : l’entrée illégale dans la patrie hébraïque et l’appartenance à une organisation terroriste criminelle britannique – connue sous le nom d’armée d’occupation – qui était « responsable de la torture, du meurtre, de la déportation et du refus du droit à la vie pour le peuple hébreu ». Les soldats ont également été accusés de possession illégale d’armes, d’espionnage anti-juif en civil et de projets hostiles prémédités contre les forces clandestines.

Bien au-delà des limites territoriales de la Palestine, à la fin des années 1946-1947, une campagne continue de terrorisme a visé les Britanniques. Des actes de sabotage ont été effectués sur les routes de transport militaires britanniques en Allemagne. Le Lehi a également essayé, sans succès, de lancer une bombe sur la Chambre des communes à partir d’un avion affrété en provenance de France et, en octobre 1946, il a attaqué à la bombe l’ambassade britannique à Rome.

Un certain nombre d’autres engins explosifs ont été désamorcés dans et autour des cibles stratégiques à Londres. Quelque 21 lettres piégées ont été adressées, à plusieurs reprises, à des personnalités politiques britanniques de premier plan. Beaucoup de ces missives ont été interceptées, tandis que d’autres ont atteint leurs destinataires mais en étant identifiées comme tel avant qu’elles n’explosent.

Le prix élevé de l’autodétermination

L’autodétermination est une voie difficile et coûteuse pour les occupés. En Palestine, quelle que soit l’arme choisie – qu’il s’agisse de la parole, du stylo ou de l’arme à feu – il y a un prix très lourd à payer pour son utilisation.

Aujourd’hui, « dire la vérité face au pouvoir » est devenu un incantation magique de résistance populaire dans les cercles et les sociétés néolibérales. En Palestine, cependant, pour les occupés et les opprimés, c’est un chemin absolument sûr vers la prison ou la mort. Pourtant, pour des générations de Palestiniens dépouillés du moindre souffle d’air pouvant évoquer un sentiment de liberté, l’histoire enseigne qu’il n’y a tout simplement aucun autre choix.

Le silence est une capitulation. Se taire, c’est trahir tous ceux qui sont venus avant et tous ceux qui viendront après.

Pour ceux qui n’ont jamais ressenti le joug constant de l’oppression, ni l’ont vu de près, c’est une vision au-delà de la raison. L’occupation est lourde pour l’occupé, chaque jour, de toutes les manières, en limitant ce que vous êtes et ce que vous pouvez oser devenir.

La présence constante des barrages militaires, des armes à feu, des ordres, de la prison et de la mort sont des compagnons de voyage pour les occupés, que ce soit des nourrissons, des adolescents au printemps de la vie, des personnes âgées ou ceux piégés dans des limites artificielles de frontières sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle.

Aux familles des deux policiers druzes israéliens qui ont perdu la vie en essayant de contrôler un lieu qui ne leur appartenait pas, je transmets mes condoléances. Ces jeunes hommes, cependant, n’ont pas été perdus pour le bien d’une « résistance », mais volontairement sacrifiés pour une vicieuse occupation qui n’a aucune légitimité.

En fin de compte, s’il y a un deuil, ce doit être pour les 11 millions d’occupés, en Palestine ou à l’extérieur, en tant que réfugiés apatrides, dépouillés d’une voix et de la moindre chance dans la vie, alors que le monde présente des excuses motivées en grande partie par les paquets cadeaux en retour qui portent l’étoile de David.

Il n’y a pas un jour sans que la gargouille sioniste ne surplombe un nourrisson palestinien enveloppé dans un linceul funèbre, privé de vie parce que l’électricité ou la liberté de mouvement sont devenus un privilège pervers qui soumet des millions d’otages aux caprices politiques de quelques-uns. Qu’ils soient israéliens, égyptiens, ou qu’il s’agisse de ceux qui osent se prétendre la direction politique palestinienne, la responsabilité des infanticides à Gaza est la leur, et à eux seuls.

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès »

Les trois jeunes hommes, cousins, qui ont volontairement sacrifié leur vie dans l’attaque contre les deux officiers israéliens à Jérusalem, ne l’ont pas fait comme un geste sans signification né du désespoir, mais plutôt comme une déclaration personnelle de leur fierté nationale, dans la lignée de beaucoup d’autres qui avaient compris que le prix de la liberté peut parfois signifier tout perdre.

Pendant 70 ans, il n’y a pas eu un jour sans la mort de jeunes femmes et hommes palestiniens qui, tragiquement, ont trouvé plus de dignité et de liberté dans le martyre que dans une vie soumise et passive contrôlée par ceux qui ont osé définir les paramètres de ce que serait leur vie.

Des millions d’entre nous dans le monde entier rêvons d’un meilleur temps et d’un meilleur lieu pour les Palestiniens … [pour qu’ils soient] libres de déployer leurs ailes, de se lever, de découvrir qui ils sont et ce qu’ils souhaitent devenir. Jusque-là, je ne pleurerai pas la perte de ceux qui arrêtent leur vol. Au lieu de cela, j’applaudis ceux qui osent lutter, osent gagner par tous les moyens nécessaires.

Il n’y a pas de magie à la résistance et à la lutte. Celles-ci transcendent le temps et le lieu et tirent leur sens et leur ardeur dans l’inclinaison naturelle qui nous conduit tous à vouloir être libres – libres de déterminer le déroulement de nos propres vies.

En Palestine, il n’existe pas une telle liberté. En Palestine, le droit international reconnaît les droits fondamentaux à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance des occupés. En Palestine, cela inclut le droit à la lutte armée, si nécessaire.

Il y a longtemps, le célèbre abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, écrivait sur ce qu’est la lutte. Ces mots ne résonnent pas moins aujourd’hui, en Palestine, qu’ils ne l’ont fait il y a 150 ans au cœur des plantations du sud des États-Unis :

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté, et pourtant critiquent l’action, sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer le sol. Ils veulent de la pluie sans tonnerre et sans foudre. Ils veulent l’océan sans la peur du rugissement de ses eaux immenses. Cette lutte peut être morale, ou elle peut être physique, ou être à la fois morale et physique, mais elle doit être une lutte. Le pouvoir ne concède rien sans une exigence. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »