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Résistance au colonialisme: La planification génocidaire au Canada (et au pays du goulag levant)

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Abolir l’empire: Mouvement pour la répudiation de la doctrine chrétienne de la découverte

 

Dix étapes d’un changement de régime

 

Mohawk Nation News

 

18 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/05/18/ten-steps-to-regime-change/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les lois sur les Indiens et la terre de 1924 établirent les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves indiennes” ou RI à travers le Canada. Le projet de loi liberticide actuel C-51 est la dernière tentative en date du Canada pour légaliser le génocide. Voici les 10 étapes illégales pour démanteler Ongwe’hon:we (peuples et nations indigènes) au moyen d’un changement de régime corporatiste, de relocation ou de procédures létales sans témoins.

  1. L’unité de réponse militaire est située dans la “salle d’état-major” hi-tech au ministère des Affaires Indiennes, dirigée par un chef de surveillance, enquêteur très bien informé. Il rapporte à un officier de l’armée. Les entitités fédérales, d’état et des provinces travaillent ensemble pour le bénéfice de l’élimination d’Ongwe’hon:we. Les pontes de l’armée, toutes les unités du détail et les conseils de bandes locaux travaillent ensemble. Des équipes d’intervention militaires encerclent toutes les RI. Les opérations sont planifiées des années par avance.
  2. Tous les incidents sont rapportés en détail, incluant les rumeurs et les histoires inventées. La surveillance est constante. Des agents infiltrent les communautés sous des déguisements variés. Une liste de “ceux à éliminer” est établie.
  3. Des militaires et des agents des services de renseignement de la CSIS/CIA sont intégrés dans les médias afin de contrôler l’information (NdT: extension de l’opération “Mockingbird” aux Etats-Unis…), de retourner le public contre la cible, de filmer les opérations à des fins d’étude et d’identification.
  4. Les médias instillent la peur dans les communautés (blanches) environnantes faisant la promotion de la peur, de la colère vers tout autochtone Ongwe’hon:we. En 1990, les communautés environnantes firent la requête pour que l’armée attaque les Mohawks. Des postes de commandement sont établis en un instant pour pénétrer les RI une fois que le conflit a été créé. Alors une “nouvelle gestion” ou une force létale est demandé. Ce cycle historique se perpétue.
  5. “L’assassin économique” soudoie le conseil de bande (au Canada) ou de tribu (aux Etats-Unis) pour leur coopération. Les chefs (élus du système corporatiste et colonial) sont en liaison constante avec l’armée. Des réunions secrètes se déroulent sur les parcours de golf locaux. Le commandant est impliqué au cours de l’opération “réelle”.
  6. Les professions indépendantes, les anciens, les femmes et les enfants sont ciblés pour les réduire au silence. Certains sont bannis. Les commerces sont mis sous contrôle ou brûlés, détruits.
  7. Des provocateurs, des indics, des espions, des cerbères surveillent et font leur rapport à l’enquêteur. Ils sont formés pour être amicaux, faire les liens sociaux, créer de la discorde, disséminer des rumeurs, pacifier ou perpétrer des attaques locales ou entrer en conflit pour diviser les gens et ce en toute impunité.
  8. Les conseils de bandes signent des mandats d’arrêt en blanc. Les flics locaux attendent tandis que les habitants ciblés sont menacés. Certains incidents se déroulent sous fausse-bannière afin de tromper les gens et de faire monter la tension. Le chaos qui s’ensuit éventuellement discrédite les flics et les conseils de bandes. L’armée entre pour contrôler la situation.
  9. Les conseils de bandes et de tribus acceptent de se retrouver sous le contrôle d’une corporation économique et politique pour créer la “paix”. La loi martiale est déclarée. Les routes sont fermées. Les maisons sont fouillées. Le couvre-feu est institué. Les droits civiques et la liberté individuelle sont levés. Les fauteurs de trouble sont évacués. Une combinaison de théâtre, de coercition et de menaces de contrôler tout le monde et d’établir un régime corporatiste désiré, est mise en place. Les perpétrateurs rapportent ultimement qu’ils ne faisaient que “suivre les ordres” et ne peuvent pas se rappeler avoir fait quoi que ce soit de répréhensible, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent accusés d’abus des droits de l’Homme et de génocide !
  10. La loi de la terre sur l’Île de la Grande Tortue est Kaianereko:wa et elle prévaudra.

2001 interrogation of Dennis Blythe, BCI Bureau of Criminal Investigation on the INDIAN Detail conducted May 18, 1997, by the Onondaga Council of Chiefs Inc. and New York State against the Rotinoshonni. US District Court, Northern District of NY. [Ronald Jones vs. NYS 98 CV 374.]  

Pays du goulag levant: « Bienvenue dans la réserve » (Russell Means)

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Présentation de la vidéo entretien avec Russell Means “Bienvenue dans la réserve”

 

Source:

http://www.youtube.com/watch?v=-LA-S64QY3o

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: La vidéo sera affichée pour visionnage dans la partie commentaire de ce billet. Elle est en anglais, activez le sous-titrage français.

Les Etats-Unis sont une grande réserve indienne et nous sommes tous dedans. Ainsi pense Russell Means, acteur légendaire, activiste politique et leader de l’American Indian Movement (AIM). Means a menee la saisie et l’occupation du QG du Bureau des Affaires Indiennes à Washington D..C en 1972, en 1973, il fut un des meneurs de la rébellion de Wounded Knee dans le Dakota du Sud, sur la réserve Lakota (Sioux) de Pine Ridge. Ceci fut une réponse au massacre d’au moins 150 hommes, femmes, enfants, vieillards par le 7ème de cavalerie dans un camp près de Wounded Knee en 1890.

Russell Means nous donne un entretien de 90 minutes qui ouvre l’esprit, dans lequel il explique comment les premières nations et les colons américains en général sont tous de fait emprisonnés dans cette énorme réserve que sont les Etats-Unis. Means est un des leaders de la République des Lakota, un mouvement qui a déclaré son indépendance des Etats-Unis et a refusé de reconnaître l’autorité des présidents ou des gouvernements des Etats-Unis, se retirant unilatéralement de tous les traités établis avec le gouvernement fédéral et définissant ses frontières sur un territoire qui couvre des milliers et des milliers de Km2 s’étendant sur les territoires occupés de Dakota du Nord, du sud, du Nebraska, du Wyoming et du Montana.

Means y explique comment les Amérindiens ont été réduit en esclavage virtuel dans des de facto camps de prisonniers de guerre en résultat de la restriction du gouvernement fédéral sur les ressources alimentaires et l’application de tactiques coloniales, un processus qui a aussi maintenant été appliqué au reste des Etats-Unis qui ont été transformés en une “gigantesque réserve indienne”, d’après Means.

Means met en garde les Américains du fait que ceux-ci ont perdu leur capacité de pensée critique et deviennent de plus en plus irresponsables au fil des générations qui passent. Ils deviennent par conséquent moins libres, négligents de l’observation d’un document presque parfait qu’est la constitution, qui est elle-même dérivée de la loi native indienne. Means chronique les pertes de libertés depuis les années 1840 jusqu’à ce jour, de la naissance de la corporation et la déclaration de Lincoln de la loi martiale, en passant par la fin du XIXème siècle et le XXème siècle lorsque le Congrès des Etats-Unis “commença à donner aux banques le droit de régner”, et du jour où les intérêts banquiers privés commencèrent à imprimer l’argent pour le gouvernement et à lui prêter avec intérêt (NdT: 1913 et le vote de la loi sur la réserve fédérale, votée en catimini un soir de Noël 1913 alors qu’une poignée d’élus siégeaient à l’assemblée… cela devrait vous rappeler un évènement très récent en France… Les modus operandi se suivent et se ressemblent, puisqu’ils émanent des mêmes criminels…)

Source: 
‪http://www.prisonplanet.tv/

Nouvel Ordre Mondial: La Chine est-elle le cheval de Troie du néo-colonialisme mondial ?… Il y a de quoi se poser des questions !…

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Une pierre de plus dans la confirmation du fait que la Chine est partie prenante dans le Nouvel Ordre Mondial que les banquiers et industriels transnationaux mettent en place. Le sous-titre de cet article pourrait bien être “La Chine, cheval de Troie du Nouvel Ordre Mondial” dans un effet “tiroir” sans doute pertinent…

Il suffit de se référer au fait que le milliardaire et criminel canadien Maurice Strong, fondateur de Petro Canada et impliqué dans les fraudes onusiennes du programme “pétrole contre nourriture” qui affligea l’Irak durant l’embargo lors de la fin de l’ère Saddam Hussein (lui-même agent de terrain de la CIA), se trouve en Chine depuis plus de 10 ans pour piloter le projet, afin d’être convaincu que toute cette affaire pue l’embrouille à plein nez. Strong est un agent des Rockefeller, dont le patriarche David admirait ouvertement et se languissait de la méthode politique et du contrôle du pays que Mao utilisait dans les années 60-70… La Chine, le modèle chinois est le modèle de gouvernance du Nouvel Ordre Mondial. Les “élites” auto-proclamées ne s’en sont jamais cachées…

Les Premières Nations du Canada en lutte contre le colonialisme l’ont dit depuis longtemps: Le Canada, entreprise commerciale de la City de Londres déguisée en pays pour la circonstance, est à vendre. Il sera racheté et ses nouveaux “propriétaires”, ignorants des affaires de souveraineté et de territorialité ancestrales, gèreront toujours plus coercitivement la chose. Grande différence néanmoins: les colons européens, jusqu’ici à l’abri et privilégiés du système, qui n’auront pas les moyens de vendre et de prendre une retraite dorée comme leurs banquiers et industriels, seront eux-aussi colonisés, d’abord subrepticement, puis de manière plus ouverte.

L’évidence n’en est que plus criante: Le véritable salut du Canada passe par l’alliance du peuple colon avec les peuples et nations premiers. Faute de quoi, la seconde colonisation en marche mettra tout le monde sous le joug étatico-capitaliste, parce que c’est de cela qu’il s’agit ne nous leurrons pas: le Nouvel Ordre Mondial est la mise en place d’une grille de contrôle supranationale, qui verra la fusion globale de la haute finance et haute industrie transnationales avec un super état planétaire dans le plus pur style mussolinien. La Chine en est le modèle, elle est obligée de passer par le stade impérialiste car elle est le premier créditeur de l’empire ! La Chine est complice et le système banquier international, les charognards en chef, y compris les grands banquiers chinois, se sont ligués contre le reste du monde. Cela devient de plus en plus évident.

L’article ci-dessous ne fait qu’apporter une brique de plus dans le mur de certitudes se construisant pas à pas… Il suffit de dire non… en masse !

~ Résistance 71 ~

 

Le Canada, cheval de Troie de la Chine

 

Ariel Noyola Rodriguez

 

15 Mai 2015

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article187605.html

 

Dans son processus d’internationalisation, la monnaie chinoise gagne de plus en plus d’adeptes. Après avoir reçu des soutiens venant de la région Asie-Pacifique et de l’Europe via l’installation de centres d’imputation directe, et après avoir permis les investissements en actifs financiers libellés en yuans, elle brise désormais les résistances du Canada, vieil allié des États-Unis appelé à devenir la plateforme de « yuanisation » du continent américain.

Le yuan est devenu un des composants du « soft power » (moyens idéologiques, culturels et diplomatiques utilisés par une nation pour influer sur les actions des acteurs du système international) de la Chine pour recevoir l’appui des pays les plus alignés sur la politique étrangère des États-Unis.

Chaque fois que son taux de croissance annuel tourne autour de 7 % et que les attentes en matière de rentabilité dans les Zones économiques spéciales se réduisent précipitamment, la Chine tente de changer les termes de sa relation économique avec les pays industrialisés.

Alors que la demande, de la part du consommateur chinois, en produits à haute valeur ajoutée progresse, des centaines d’entrepreneurs occidentaux se montrent très intéressés pour augmenter leur commerce avec le géant asiatique.

Le rôle croissant de la Chine dans les flux de capital (investissements directs étrangers, investissements de portefeuille, etc.) et le commerce mondial élargissent en parallèle la sphère d’influence du yuan comme moyen de paiement, instrument d’investissement et monnaie de réserve dans de plus en plus d’espaces de l’économie mondiale.

Il en est ainsi avec le Canada, pays faisant partie avec le Mexique et les États-Unis de l’Accord de libre-échange nord-américain (désigné en anglais par le sigle NAFTA). De façon surprenante, le Premier ministre, Stephen Harper, ne s’oppose pas à l’internationalisation du yuan mais, bien au contraire, il ne ménage pas ses efforts pour transformer la ville de Toronto en la plateforme la plus importante de la monnaie chinoise au-delà de la région Asie-Pacifique.

En fait, bien que le gouvernement chinois ait commencé par privilégier l’utilisation de la « monnaie du peuple » (renminbi) uniquement sur le territoire asiatique, le yuan a ensuite dépassé les frontières continentales et est arrivé en Amérique latine, en Afrique, au Proche-Orient et en Europe.

Dans le cas du continent américain, jusqu’à la fin de l’année dernière, l’internationalisation du yuan n’allait pas au-delà de la signature d’accords bilatéraux swap (échange de devises) avec les banques centrales du Brésil et d’Argentine (les deux économies les plus puissantes de l’Amérique du Sud).

S’il est bien vrai que depuis plusieurs mois, la Chine a engagé des discussions avec de hauts fonctionnaires du gouvernement uruguayen pour faire de Montevideo la « capitale latino-américaine du yuan » [1], il n’existe pas encore de projets destinés à promouvoir l’utilisation de la monnaie chinoise dans les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes.

En revanche, dans les six derniers mois, le gouvernement du Canada a réussi à concrétiser trois accords importants. Premièrement, les deux pays ont accepté l’installation du premier centre d’imputation directe pour faciliter l’utilisation du yuan sur le continent américain. Auparavant, cela n’avait été fait que dans la région asiatique et en Europe.

Sous le contrôle de la Banque industrielle et commercial de Chine (désignée en français par le sigle BICC), située à Toronto, le centre d’imputation directe permet de mener des opérations de convertibilité entre le dollar canadien et la monnaie chinoise sans prendre en compte le cours du dollar américain. Cela permet ensuite de diminuer les coûts de transaction et de resserrer les liens entre les entreprises de chaque pays en augmentant les échanges de marchandises et services [2].

Selon les estimations faites par la Chambre de Commerce du Canada, grâce à la mise en place du centre d’imputation en yuan, les entreprises canadiennes pourront économiser environ 6,2 milliards de dollars dans la prochaine décennie, et par conséquent, les exportations atteindront un montant inédit d’entre 21 et 32 milliards de dollars.

Deuxièmement, la Banque populaire de Chine et la Banque centrale du Canada ont conclu un swap de change à échéance au bout de trois ans pour un total de 30 milliards de dollars canadiens (200 milliards de yuans).

Une fois que la Réserve fédérale (Fed) eût conclu ses programmes d’assouplissement quantitatif (Quantitative Easing), plusieurs pays ont souffert de la dévalorisation de leur monnaie face à la devise états-unienne : il en fut de même avec le Japon et les membres de la zone euro, mais aussi avec des pays développés exportateurs de matières premières (commodities) comme l’Australie et le Canada, sans bien entendu laisser pour compte les économies périphériques en situation de plus grande fragilité financière.

Cependant, le gouvernement états-unien refuse de plus en plus de tolérer l’appréciation du dollar à cause de ses effets secondaires sur la croissance économique. Il suffit de se rappeler qu’il y a quelques semaines, la Fed a renforcé ses critiques contre la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon.

Par conséquent, tous les signaux paraissent indiquer que les tensions entre les devises devraient augmenter dans les prochains mois [3]. En fin de compte, par le biais de l’accord swap, la Chine et le Canada abandonnent l’utilisation du dollar et ainsi, diminuent les effets de la volatilité de type de change sur les flux de commerce et les investissements bilatéraux.

Troisièmement, le gouvernement chinois a octroyé un quota d’investissement aux entrepreneurs canadiens dont la limite est de 50 milliards de yuans (8 milliards de dollars) pour participer au Programme chinois d’investisseurs étrangers agréés en Renminbi (désigné en anglais par le sigle RQFII) [4].

De cette manière, comme c’était déjà le cas avec les entrepreneurs de Londres, Paris, Francfort et Luxembourg, maintenant les investisseurs canadiens ont l’aval des autorités de régulation chinoises pour acheter des actifs financiers libellés en yuans.

Il ne fait aucun doute que les accords de coopération entre le Chine et le Canada ont donné d’excellents résultats, tant pour les perspectives de commerce et d’investissement des entreprises canadiennes, que pour initier l’internationalisation du yuan avec l’appui du Canada en Amérique du Nord.

Inévitablement, en conséquence l’importance croissante de la région Asie-Pacifique en Amérique du Nord, le yuan occupe actuellement la 2ème position (10,2 %) dans le « classement » des devises les plus utilisées par le Canada dans ses transactions avec la Chine et Hong Kong : il est 8,5 fois plus utilisé que le dollar états-unien (1,2 %) et est dépassé uniquement par le dollar canadien (75,4 %).

En accord avec la société pour les communications interbancaires et financières internationales (désignée en anglais par le sigle SWIFT), en mars 2015, et par rapport à 2013, les entreprises canadiennes ont augmenté leurs opérations en yuans de 213% [5].

L’enthousiasme suscité par la monnaie chinoise au Canada est si grand que le 16 juin prochain se déroulera pour la première fois le Sommet Asie-Pacifique sur les finances, au centre de conférence de Vancouver, sous l’égide de CityAgeMedia, AdvantageBC et la province de la Colombie-Britannique [6].

La rencontre entre des universitaires et l’élite du monde de l’entreprise aura pour but de construire de nouveaux schémas de collaboration avec la Chine pour mettre en place l’utilisation du yuan dans plus de villes canadiennes que Toronto (Vancouver, Montréal et Calgary, entre autres) et en même temps, donner des cours de de formation a des exportateurs et importateurs pour ainsi tirer le meilleur profit des accords conclus en novembre 2014 [7].

En conclusion, alors que le Président Barack Obama échoue dans sa tentative de détruire les victoires diplomatiques du gouvernement de Xi Jinping à l’échelle mondiale. Armés du « cheval de Troie » du Canada, les Chinois consolident le processus de « yuanisation » au « nez et à la barbe » de la Maison-Blanche.

 

[1] « ¿Montevideo, la capital latinoamericana del yuan ? », por Ariel Noyola Rodríguez, Red Voltaire, 7 de octubre de 2014.

[2] “China Names ICBC for Yuan Clearing in Canada. Industrial & Commercial Bank of China Becomes the First Yuan-Clearing Bank in North America”, by William Kazer, The Wall Street Journal, November 9, 2014.

[3] « The Dollar Joins the Currency Wars », Nouriel Roubini, Project Syndicate, May 1, 2015.

[4] « China Awards $8.2 Billion RQFII Quota, Swap Deal to Canada », Nicholas Wadhams, Bloomberg, November 8, 2014.

[5] « Canada takes off as official RMB clearing centre », SWIFT, April 30, 2015.

[6] « Yuan’s role highlights Summit », Talia Beckett & Hatty Liu, China Daily, April 18, 2015.

[7] « Canada steps up efforts to become hub for yuan trade settlement », Jeanny Yu, The South China Morning Post, April 24, 2015.

Réalisme politique: L’oligarchie en guerre contre les peuples, un état des lieux…

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Excellente analyse stratégique des forces en présence dans cet article de Brandon Smith. La froideur de l’argumentation peut générer une certaine gêne voire peur à sa lecture, mais il est vital aujourd’hui de comprendre où l’oligarchie nous emmène. Le constat est simple et nous y adhérons: les “élites” occidentales auto-proclamées sont en guerre contre nous, les peuples, c’est l’évidence même depuis une bonne décennie. Pour ceux qui en doute encore, regardez et analysez l’ensemble des évènements et des “lois” liberticides votées partout en occident pour resserrer l’étau coercitif et la main mise sur le système le tout au profit du petit nombre et à nos dépends.

L’heure n’est plus à se voiler la face, mais à comprendre et à agir afin d’anticiper ce qui est prorammé pour nous tous. Union et organisation, anticipation et création du contre-pouvoir autogestionnaire local puis fédéré. Toujours croire aujourd’hui que ce système est “réformable” n’est plus naïf, mais irresponsable. L’article ci-dessous se réfère au pays du goulag levant (ex-USA), mais la transposition de la situation à la France, au Canada ou tout autre pays occidental est tout aussi facile qu’évident.

Nous l’avons dit et le répétons: Nous sommes tous des colonisés ! L’avantage de le savoir est de pouvoir s’orgsaniser et agir en conséquence…

Union, solidarité, organisation décentralisée et action directe !

— Résistance 71 —

 

Quand les élites déclareront la guerre aux Etats-Unis, voilà leur plan de bataille

Brandon Smith

6 mai 20156

url de l’article en français:
http://lesakerfrancophone.net/quand-les-elites-declareront-la-guerre-a-lamerique-voila-leur-plan-de-bataille/

Les conséquences et les motifs de la guerre, que ce soit par une nation contre une autre ou par un gouvernement contre ses citoyens, changent rarement. Cependant, les méthodes de la guerre ont largement évolué avec les temps modernes. Les guerres par les élites contre les populations sont souvent si subtiles que beaucoup de gens pourraient même ne pas reconnaître qu’ils sont l’objet d’attaques jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Chaque fois que j’examine les conceptions de guerre potentielle entre des individus et l’oligarchie, invariablement une personne bien têtue crie: «Que voulez-vous dire avec quand? Nous sommes en guerre en ce moment!» Dans ce cas, je ne parle pas de traces subtiles de la guerre. Je ne parle pas de guerre de l’information, de guerre de propagande, de guerre économique, de guerre psychologique ou la guerre biologique. Je parle de la guerre pure et simple, et quiconque pense que nous avons déjà atteint ce point n’a aucune idée de ce à quoi la vraie guerre ressemble.

La récente découverte de l’exercice Jade Helm 15 à l’échelle nationale a rendu beaucoup de gens soupçonneux, et avec raison. Les exercices fédéraux de crise ont une tendance historique étrange à coïncider soudainement avec des événements de crise très réels. Nous ne pouvons en savoir que très peu sur Jade Helm au delà des communications du gouvernement, des objectifs revendiqués et des fausses pistes. Mais à tout le moins, nous savons que Jade est un acronyme pour: aide conjointe pour le déploiement et l’exécution, un programme conçu pour créer des plans d’action et de déploiement à l’aide de modèles informatiques destinés à accélérer les temps de réaction pour les planificateurs militaires au cours d’un scénario de crise. Il est lié avec un autre programme appelé ACOA (Adaptive Course of Action), la base de ce qui est essentiellement l’utilisation du succès de missions passées et des modèles informatiques pour planifier les missions futures. Les deux sont des produits de l’Agence DARPA.

Pour autant que je sache, personne n’a présenté aucune preuve tangible de ce que HELM signifie vraiment, mais la partie JADE de l’exercice se concentre explicitement sur une planification d’un déploiement rapide de forces dans les situations de crise, selon le livre blanc du gouvernement (voir le lien ci-dessus). Ce seul fait remet en question les déclarations du ministère de la Défense que Jade Helm n’est rien de plus que d’un programme de formation pour préparer les unités militaires au déploiement à l’étranger. Ceci est clairement un mensonge si Jade Helm tourne autour de situations de crise (qui dénote des menaces intérieures), plutôt que des opérations à l’étranger.

Bien sûr, si vous considérez aussi le fait que les forces des opérations spéciales s’entraînent toujours comme elles se battent, et dans des environnements similaires à l’endroit où elles vont se battre, la rhétorique de Jade Helm évoquant une préparation pour les théâtres étrangers, ne tient pas debout. Si les forces des opérations spéciales vont se battre en Irak, Iran ou en Syrie, elles vont sur des terrains d’entraînement dans des endroits comme le Koweït. Si elles sont formées dans des endroits comme Fort Lauderdale, en Floride (y compris à la formation d’infiltration), il n’y a pas moyen d’éviter de penser qu’elles s’entraînent pour combattre dans un lieu similaire à Fort Lauderdale avec une culture et population similaire.

Les exercices militaires au centre ville de Fort Lauderdale ont provoqué une certaine émotion

Je note en outre que les exercices Jade Helm sont aussi des exercices conjoints avec des organismes de l’État comme le FBI et la DEA. Encore une fois, pourquoi inclure ces organismes nationaux d’application de la loi à un exercice militaire simplement destiné à préparer les troupes pour les opérations à l’étranger? J’entends souvent l’argument que l’armée ne serait jamais associée avec un tel programme, mais les gens qui prennent cette position plutôt présomptueuse ne comprennent pas la psychologie de crise. Dans le cas d’une catastrophe nationale, de nombreux militaires et les employés du gouvernement peuvent déterminer qu’ils vont faire ce qui est le mieux pour eux et leurs familles. Et si obéir aux ordres garantit la sécurité de leurs familles (sécurité alimentaire, logement, etc.), ils peuvent très bien suivre un ordre, peu importe les doutes. En outre, une crise de grande ampleur pourrait être utilisée comme une justification de la loi martiale ; autrement dit des militaires hommes et femmes, bien intentionnés, pourrait être convaincus que la perte des libertés constitutionnelles pourrait être nécessaire pour le plus grand bien du plus grand nombre. Je crois que certains militaires vont en effet résister à ces efforts, mais bien sûr, Jade Helm peut également être une méthode permettant de repérer ces personnes indélicates avant de mettre en œuvre une opération réelle.

Donc, si Jade est en fait un système de planification de crise pour l’armée et que l’armée s’entraîne pour des opérations nationales, quelle est la crise pour laquelle cette formation est planifiée? Il est difficile de le dire. Je crois que cela va découler d’un désastre économique, car nos structures économiques et sociales sont si faibles que presque tout événement majeur pourrait déclencher cet effondrement. Les attaques terroristes, les cyberattaques, un cas de pandémie, un vent un peu fort, trouvez vous-même. Il est clair que le gouvernement s’attend à une crise. Et avec l’avènement de cette crise, la guerre ultime contre le peuple américain va commencer.

Pourquoi s’attendre une situation de crise? Avec la couverture d’un événement de crise, l’opposition au pouvoir est plus facilement ciblée. Pour mon point de départ de la stratégie de guerre de l’élite, je voudrais utiliser la présentation suivante sur la guérilla par Max Boot qui est  un membre expérimenté du CFR, (Council on Foreign Relations) et un conseiller militaire à l’élitiste World Affairs Council.

Max Boot : Leçons de l’histoire au sujet des luttes de guérillas

Je voudrais d’abord souligner que Boot affirme que son travail est simplement une étude à caractère historique de personnages intéressants du domaine de l’insurrection et de la contre-insurrection, et n’est pas polémique. Je crains devoir sortir mon joker sur cela. Boot est conseiller direct du ministre de la Défense. Son travail et cette présentation étaient de toute évidence une étude sur la tactique de guérilla dans la perspective de la contre-insurrection et une tentative d’explorer des méthodes stratégiques pour contrôler et éradiquer la guérilla et les terroristes.

Toute défense que le peuple américain pourrait mobiliser contre le démantèlement, par les élites, des libertés constitutionnelles tournerait inévitablement à une insurrection. Donc, en utilisant les points de vue de Boot, membre du CFR, en matière de contre-insurrection comme ligne directrice, les élites feront très probablement une guerre ouverte aux personnes au sein de la population américaine qui ont la volonté de se battre.

Contrôle de l’opinion publique

Boot insiste sur la nécessité absolue du contrôle de l’opinion publique pour vaincre une insurrection. Une grande partie de son analyse est en fait tout à fait exacte, à mon avis, en termes de succès par rapport aux échecs des mouvements de guérilla. Cependant, son obsession sur l’opinion publique est, en partie, maladive. Boot suppose que la Révolution américaine est un excellent exemple de l’action de l’opinion publique contre les puissances dominantes, affirmant que l’opinion publique britannique avait forcé le parlement et le roi George III à arrêter toute nouvelle opération dans les colonies.

Maintenant, il est important de reconnaître que les élites ont une tendance récurrente à marginaliser le succès de la Révolution américaine, en particulier comme étant un coup de chance dans l’histoire. Boot, bien sûr, néglige complètement le fait que la guerre avait duré bien plus longtemps que prévu et que la direction britannique a souffert sous le poids des dettes considérables. Il néglige également le fait que les colons pro-indépendantistes étaient beaucoup moins nombreux que les conservateurs loyaux à la couronne jusqu’à la fin de la guerre. La révolution n’a jamais été en position majoritaire, et l’opinion publique n’était pas du côté des révolutionnaires.

L’idée même de la Révolution américaine est un peu une blessure sur l’ego collectif des élites, et leur biais les amène à faire des études inexactes de l’événement. La réalité est que la plupart des révolutions, même celles qui ont réussi, restent l’affaire de minorités durant une bonne partie, sinon la totalité, de leur déroulement. La majorité des gens ne participent pas à l’histoire. Ils ont plutôt tendance à flotter, impuissants, dans les marées, en attendant de s’accrocher à quelque mouvement minoritaire semblant être en position de l’emporter.

Boot suggère que si les Pères fondateurs avaient fait face à l’Empire romain plutôt qu’à l’Empire britannique, ils auraient été crucifiés et la rébellion aurait immédiatement flanché, parce que les Romains n’avaient aucune préoccupation pour l’opinion publique. Voilà où nous entrons dans l’esprit réel des élitiste.

Pour l’instant, l’establishment choisit d’influencer l’opinion publique avec une désinformation soigneusement élaborée. Mais quelle est la meilleure façon de traiter avec l’opinion publique, quand il s’agit de combats d’une révolution moderne? Il faut sortir l’opinion publique de l’équation, de sorte que l’élite au pouvoir soit libre d’agir aussi vicieusement qu’elle le souhaite. Une crise préfabriquée, et la crise économique en particulier, occulte d’autres menaces potentielles, y compris les taux de criminalité élevés, les pillages, les émeutes, la famine, les conflits internationaux, etc. Dans un tel environnement, l’opinion publique a très peu de poids, si tant est que les gens fassent même attention à quelque chose au-delà de leur propre désespoir. Une fois cet objectif atteint, l’oligarchie a le champ libre pour mener des actions moralement discutables, sans crainte de futurs retours de flamme.

Contrôler le public

Un autre principe essentiel que Boot décrit comme essentiel dans la défaite de l’insurrection est le contrôle du gros de la population afin de prévenir le recrutement de nouveaux membres par la révolution, et lui interdire d’utiliser la foule comme couverture. Il précise que le contrôle du public ne signifie pas gagner les cœurs et les esprits dans un sens diplomatique, mais de dominer par des moyens tactiques et psychologiques.

Il présente d’abord l’exemple de la contre-insurrection française en Algérie, en déclarant que la stratégie française de la torture généralisée, alors qu’elle était moralement répréhensible, a réussi dans les faits à débusquer et à détruire la les meneurs de l’insurrection. Là ou les Français ont échoué, c’est qu’ils n’ont pas réussi à brider et à occulter la campagne de torture. Boot utilise une fois de plus l’argument de l’opinion publique comme la raison de la perte éventuelle de l’Algérie par les Français.

Ce que Boot semble suggérer, c’est que la torture systématique est viable, au moins comme une stratégie hypothétique, tant qu’elle reste inaperçue du public en général. Il réitère également cela indirectement dans sa liste définitive des articles sur l’insurrection et la contre-insurrection quand il affirme que «quelques contre-insurrections (gouvernements) ont réussi, en infligeant une terreur de masse, au moins dans des pays étrangers», ce qui suggère que la terreur de masse peut être une option contre une rébellion domestique.

Boot va ensuite décrire un scénario plus efficace, le succès des Britanniques contre les insurgés en Malaisie. Il attribue la victoire britannique contre la rébellion à trois facteurs :

1) Les Britanniques ont séparé de grandes parties de la population, des villages entiers, dans des camps de concentration, entourés par des clôtures et des gardes armés. Cela empêche ces insurgés de recruter dans les classes plus opprimées ou les insatisfaits. Et cela les isole dans des zones où ils peuvent être plus facilement matés.

2) Les Britanniques ont utilisé les forces d’opérations spéciales en ciblant des groupes rebelles spécifiques et des leaders plutôt que de tenter de manœuvrer à travers de vastes régions dans une attaque vaine du style du Vietnam.

3) Les Britanniques ont fait des promesses qui ont séduit le grand public, y compris la promesse de l’indépendance. Cela a rendu le public plus souple et plus disposés à coopérer.

Maintenant, je n’ai aucun espoir que les élites puissent offrir l’indépendance au public américain pour leur coopération dans la lutte contre une insurrection de patriotes, mais je pense qu’ils vont offrir quelque chose peut-être de plus séduisant : la sécurité.

Je crois que l’exemple britannique/malaisien donné par Boot sera la principale méthode pour les élites et le gouvernement fédéral dans le cas où une rébellion aux États-Unis s’opposerait aux atteintes à la République constitutionnelle, ou à l’instauration de la loi martiale à la suite d’une urgence nationale.

Isoler les centres de population

Il y a une raison pour laquelle certaines villes américaines sont ensevelies sous des réseaux de surveillance biométriques technologiquement sophistiqués, et je pense que l’exemple malaisien en donne la clé. Certaines villes (pas toutes) peuvent être transformées en énormes camps isolés, ou zones vertes. Elles seraient étroitement contrôlées, et les voyages seraient très limités. L’alimentation, le logement et la sécurité seraient probablement offerts, après qu’une période de catastrophe aurait été expérimentée. Quelques mois de famine et le manque de médicaments pour les dépendants aux médicaments pourraient sans doute tuer des millions de personnes. Les survivants non préparés afflueraient vers ces zones dans l’espoir de recevoir de l’aide. Les forces gouvernementales pourraient confisquer les fournitures vitales dans les zones rurales à chaque fois que cela serait possible afin de forcer encore plus de gens à se concentrer dans les régions contrôlées.

J’ai vu la stratégie d’isolement en action en partie, lors du sommet du G20 à Pittsburgh. Plus de 4 000 policiers et soldats de la Garde nationale ont verrouillé le centre-ville, ne laissant qu’une seule voie pour circuler. Le premier jour, il n’y avait presque pas de manifestants ; la plupart des militants étaient si effrayés par le spectacle de cette force en mode shock-and-awe – qu’ils n’ont pas osé quitter leurs maisons. Ceci est l’exemple le plus proche que j’ai personnellement vécu lors de la mise en place de la loi martiale en paysage urbain.

Décapiter les leaders

Le mouvement de la liberté a toujours été un mouvement sans leader, ce qui rend l’approche style nuit des longs couteaux légèrement moins efficace. Je ne vois pas d’avantages immédiat pour les élites dans l’enlèvement ou le meurtre de membres éminents du mouvement, même si cela ne signifie pas qu’ils ne vont pas essayer quand même. Les partisans de la liberté les plus connus sont les enseignants, et non des généraux ou des politiciens charismatiques. Les enseignants laissent tous leurs enseignements derrière, et personne n’a besoin de généraux ou des politiciens. Le mouvement ne serait pas nécessairement perdu sans nous.

Cela dit, il y a un facteur de peur impliqué dans un tel événement. Le black-bagging [étouffement, NdT] des voix de la liberté populaire pourrait terroriser tous les autres et leur imposer la soumission ou l’inaction. Voilà pourquoi je soutiens sans cesse le besoin de leadership individuel ; chaque personne doit être capable et disposée à prendre des mesures individuelles sans être commandée pour la défense de ses propres libertés, si le besoin s’en fait sentir. Les groupes devraient garder une direction locale, et la centralisation nationale du leadership doit être évitée à tout prix.

Selon les promoteurs mêmes des exercices Jade-Helm, la formation sera axée sur des équipes de réaction rapide frappant une zone avec le soutien d’hélicoptères, puis un retrait dans les 30 minutes ou moins. Presque tous les anciens combattants de la guérilla avec lesquels je me suis entretenu concernant ce style d’action ont dit qu’elle est utilisée pour saisir et arracher, c’est à dire capturer ou tuer des cibles de grande valeur, puis se retirer avant que l’ennemi ne puisse riposter.

La guerre de quatrième génération

La méthode finale pour la guerre contre le peuple américain est celle dont Boot ne parle pas : l’utilisation de la guerre de quatrième génération. Certains appellent cela la guerre psychologique, mais c’est beaucoup plus que cela. La guerre de quatrième génération est une stratégie par laquelle une partie de la population que vous souhaitez contrôler est tournée contre une autre partie de la population que vous souhaitez contrôler également [Triangle de Karpman ou Conflit triangulé, NdT]. C’est la guerre sans l’utilisation immédiate des armées. Au contraire, les élites tournent la population ennemie contre elle-même et encouragent une guerre interne pour leur laisser faire le gros du boulot. Nous pouvons voir cette stratégie en développement déjà aux États-Unis dans la manipulation des questions raciales et la militarisation de la police.[et surtout dans tout le Moyen-Orient, NdT]

L’utilisation de provocateurs lors de troubles dans des endroits comme Ferguson, Missouri, et Baltimore suggère que la course à la guerre  fait partie d’un plan plus vaste. Je crois que les responsables de l’application des lois se sont également donné un faux sentiment d’invincibilité. Avec des jouets militaires et le financement fédéral, mais des philosophies tactiques pauvres et une formation dépassée, les LEO [argot : flics de base, NdT] sont utilisés comme chair à canon lorsque SHTF [argot : ça commence à chauffer sérieusement, NdT]. Leur échec inévitable sera utilisé comme une raison pour une plus grande participation militaire locale ; mais en attendant, les Américains seront incités à se battre et à se tuer les uns les autres, tandis que les élites pourront s’asseoir et regarder le spectacle.

La guerre de quatrième génération consiste également à tromper la population cible en l’incitant à soutenir des mesures qui sont secrètement destructrices pour elle. Par exemple, le support des mouvements pour la liberté en soutien à une opposition contrôlée par l’élite [Révolutions de couleur, NdT] comme en Russie ou en Chine, ou le soutien des mêmes mouvements pour un coup d’État militaire dans lequel les hauts gradés sont des marionnettes de l’élite, comme l’est l’administration Obama. Vous pensez que cela semble tiré par les cheveux? C’est déjà arrivé dans notre histoire récente! Le Major général Smedley Butler du corps des Marines a été embauché par des grands dirigeants d’entreprise pour mener une armée professionnelle dans un coup d’État contre Franklin D. Roosevelt (également un fantoche élitiste) en 1933. Butler heureusement a exposé le complot avant qu’il n’ait pris son essor. Les deux parties sont restées sous contrôle, mais le coup, en cas de succès, aurait pu apporter un soutien populaire à un coup de rabot expéditif contre la Constitution, plutôt que la lente érosion qui a eu lieu. Ceci est la quintessence de la guerre de quatrième génération – faire penser aux gens qu’ils sont en train de gagner, quand ils sont réellement en train de vous aider à les vaincre.

Connaître son ennemi

J’ai indiqué ci-dessus les tactiques non pas parce que je pense qu’elles prévaudront nécessairement, mais parce qu’il est important que nous sachions exactement à qui nous avons affaire afin de mieux nous défendre. Ces méthodes peuvent être contrées par la préparation des communautés, en évitant une direction centrale, l’application de mesures aléatoires plutôt que d’actions prévisibles, etc. La plupart d’entre nous, champions de la liberté, devront fournir un certain niveau de sûreté et de sécurité pour les gens autour de nous s’ils veulent perturber les efforts de l’establishment pour attirer par ruse ou de force la population dans des régions contrôlées. La crise est la meilleure arme que les élites ont à leur disposition, et des exercices comme Jade Helm montrent qu’ils peuvent utiliser cette arme à court terme. La meilleur défense est la préparation – et pas seulement pour vous-même, mais pour les autres autour de vous. La guerre est à venir, et alors que nous ne pouvons pas en connaître la date exacte, nous pouvons supposer le pire et faire de notre mieux pour y être prêt le plus rapidement possible.

Note du Saker Francophone

En France, on peut voir en temps réel, et en accéléré par rapport au USA, le même processus enclenché après le 11 Septembre. On vote ces jours-ci des lois liberticides censées nous protéger d’un terrorisme islamique, mais avec des éléments de langage du gouvernement ciblant les mouvements identitaires (Cazeneuve à l’Assemblée nationale) et surtout le complotisme sur internet qui est en voie de criminalisation dans l’esprit de l’opinion publique, voire même de médicalisation comme au plus beau temps des procès soviétiques. La France n’étant pas construite autour du nationalisme, comme les États-Unis, prompts à brandir la bannière étoilée mais prônant la liberté d’expression comme horizon indépassable, cela nous promet des contradictions proprement hallucinantes de la part des élites et donc une approche de plus en plus totalitaire de l’exercice du pouvoir.

Liens : http://www.entrefilets.com/infestation.html

A savourer, cette autre analyse du site entrefilets qui analyse aussi la G4G et les tests grandeur nature en Palestine ou sur Internet.

La réalité politique et coloniale du Canada hier et aujourd’hui…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, démocratie participative, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 mai 2015 by Résistance 71

A lire:

« Kaiane’reko:wa, la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise » et le « Traité Wampum Deux Rangées ».

— Résistance 71 —

 

Débranchons les politiciens et le système… C’est possible au Canada avec i-ACUSE et le retour au traité Wampum Deux Rangées

 

Nous pouvons le faire avec l’ Indigenous And Civil Unified Sovereign Enactment (i-ACUSE) en:

  • Mettant un terme aux “élections de partis politiques” et à la “monarchie” (présence de la reine canadienne et des tribunaux militaires/du Vatican), ce qui aurait pour effet d’éliminer une bonne fois pour toute la prétention d’acquisition par la “doctrine de la découverte “ et de celle de “Terra Nullius” de la Couronne et du Vatican, en signant la “convention de consentement à l’auto-détermination et à l’autogestion”.
  • Révoquant “l’autorité de décision finale” à tous les niveaux de gouvernance au Canada par la mise en place de la participation directe citoyenne.
  • Créant une nouvelle “démocratie directe” qui sera en harmonie avec les racines du pin blanc de la Grande Loi de la Paix pour les Canadiens.
  • Instillant une “gouvernance du Canada à 50/50” entre les nations indigènes et les citoyens de part et d’autre d’une nouvelle constitution vivante en harmonie elle-même avec la ceinture du traité Wampum Deux Rangées” et ses principes.

Barb Garlow  – Cayuga Nation

Barbara Henry – Cayuga Nation

Nicole Lebrasseur – Canadian Citizen

et

Les équipes d’ i-ACUSE de chaque côté des Deux Rangées

Pourquoi les Canadiens devraient-Ils changer le système politique entier et la gouvernance du Canada ?

Parce qu’une réforme constitutionnelle serait des plus bénéfiques aux peuples des nations premières et aux citoyens du Canada, travaillant côte à côte respectueusement et en reprenant nos voix, qui ont en fait été éliminées par le système actuel de “fausse démocratie” et sa représentation par le sytème électoral de “partis politiques”. De fait, les politiiciens actuels ne sont capables que de tirer en politique la ligne de leur parti établi lors des caucus (réunions des partis où se décident les lignes à suivre…), au lieu d’écouter leurs constituants électeurs.

De manière évidente…

Presque tous les partis politiques soutiennent le financement par le Canada des actes génocidaires du gouvernement d’Israël et autres atrocités une fois élus et ce sans notre consentement express, comme par exemples:

  • Le financement des génocides silencieux ici sous bien des formes.
  • Le financement d’autres génocides présents violents en Palestine et dans d’autres pays avec l’argent des contribuables.
  • La mise en place de tactiques de police militarisées contre les manifestants qui osent protester pour protéger l’environnement, les terres et les ressources, tactiques que maintenant soutiennent les entreprises transnationales louant les services de milices privées.

Il est plus que temps pour les Canadiens de se dresser véhémentement conrre ces pratiques en retirant “l’autorité finale de décision” à tous les niveaux de gouvernance du pays.

Nous devons réécrire une “Nouvelle Constitution pour et par le peuple” et finalement donner le pouvoir à tous les peuples existant au sein de ce pays et ce afin d’obtenir une véritable prospérité pour toutes et tous.

Autrement…

La “globalisation et la corporatisation” des nations-unies continuera de retirer au Canada toute souveraineté et libertés personnelles et nationales. Notre indépendance sera réévaluée par de petits groupes d’autres pays ayant un droit de veto.

Saviez-vous que:

 

  • Notre gouvernement canadien est un gouvernement “de facto” incluant la reine Elizabeth II ?
  • Le Canada est en fait la “Corporation Canada de la Couronne” (NdT: comprendre ici par “couronne”, la City de Londres et sa Banque d’Angleterre…), n’est pas un véritable pays mais une entreprise commerciale incorporée ?
  • Que le BNA ou British North America est une loi/Act (BNAA) et n’a jamais été une véritable constitution ?
  • Qu’une véritable copie signée du British North American Act ou BNAA n’a jamais été trouvée, ni ici au Canada ni en Angleterre et que ce document n’a jamais existé aussi loin que nos recherches aient abouti mis à part un exemplaire en provenance de Grande-Bretagne, qui a été utilisé par les pères de la confédération pour créer la leur en 1867 ?
  • Que le gouvernement canadien et la couronne impériale ont échoué quant à produire la copie originale ou une copie certifiée conforme à l’original depuis apparemment 1867, simplement parce qu’un tel document n’a en fait jamais existé mis à part l’exemple à suivre envoyé par la Grande-Bretagne ?
  • Que les Canadiens ont été sans véritable constitution et sont devenus indépendants en 1931, mais que nous n’avons jamais été véritablement décolonisés ?
  • Que le gouvervement fédéral et les gouvernements provinciaux cachent bien des faits à leurs citoyens de manière délibérée de façon à ce que le peuple ne puisse pas participer au processus de décision en ce qui concerne le futur du Canada dans les années 1930 et ce jusqu’à aujourd’hui parce que ceux que le peuple a élu avaient peur de perdre le contrôle à la fois du peuple mais aussi des ressources du Canada ?

Que s’ils avaient laissé le peuple canadien tenir de “véritables referendums constitutionnels”, les nations indigènes auraient eu le droit de s’assoir à la table de négociation avec le peuple et le gouvernement afin de négocier leurs accords sur les problèmes de propriétés territoriales ?

  • Qu’une attention toute particulière au secret fut délibérément donnée afin de s’assurer que le peuple canadien ne sache jamais qu’il avait le droit de s’assoir à la table des négociations en 1931 afin d’assurer son futur et celui du Canada ?
  • Que les provinces refusèrent de suivre les plans du gouvernement fédéral mais furent apparememnt d’accord de maintenir le peuple canadien et les nations premières dans l’obscurité au sujet de ce qui transpirait dans les années 1920 et 1930 ? Cette information fut divulguée par leurs propres archives au cours d’une enquête ?
  • Que le peuple canadien ne paie pas et n’a jamais payé aucun sou de ses impôts aux nations indigènes ?
  • Que les nations premières du Canada sont toujours les “tenants du titre de la terre” au niveau international de par le processus de décolonisation politique international ?
  • Que les terres furent volées en “donnant aux nations premières le droit de chasser, de pêcher et de récolter les fourrures sur leurs territoires NON-CEDES (ce qui représente la vaste majorité des territoires de chaque province canadienne)”, par la cour suprême du Canada. Ceci représente un vol par les mots (voir la preuve dans la vidéo commise par les juges de la cour suprême)
  • Que presque 16 millions d’adultes dans une fourchette d’âge de 18 à 36 ans n’ont JAMAIS eu la chance de dire ce qu’ils veulent pour ce pays, car aucun de ces gens n’a eu la chance de pouvoir voter dans un referendum constitutionnel que ce soit au niveau de leur province ou au niveau fédéral ?

Et que jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement canadien continue inlassablement de mentir à tous les Canadiens et aux premières nations ?

Source: http://www.i-acuse.com/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 

De l’origine scélérate et abusive de la loi…

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Texte d’une actualité brûlante pourtant écrit par Pierre Kropotkine en 1892. Nous publions souvent des textes dits « anciens », mais qui frappent par leur modernité et leur actualité. Si ces textes nous paraissent toujours tant d’actualité aujourd’hui, c’est tout simplement parce que bien que le temps passe inéluctablement, rien ne change vraiment, nous en sommes toujours au statu quo du pouvoir oligarchique. Les changements ne sont que « cosmétiques » et au fond tout demeure inchangé, voire empire au fil de l’avancée technologique permettant toujours plus de répression, de surveillance, de coercition et d’oppression organisées.

Deux grands penseurs allemands disaient ceci de l’État et de ses lois:

« Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiômes du bien et du mal et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède, il l’a volé. » (Friedrich Nietzsche, 1881)

« Par le ciel ! celui-là qui vient faire de l’État une école des mœurs ne sait pas quel pêché il commet. Car ce qui a fait de l’Etat un enfer, c’est que l’Homme en ait voulu faire un paradis. » (Friedrich Hölderlin, 1795)

Les lois liberticides et scélérates entrant en vigueur partout en occident, dont la dernière ignominie en date: la « Loi sur le Renseignement » du gouvernement fasciste Valls, ne feront certainement pas mentir ni Nietzsche, ni Hölderlin ni encore moins Kropotkine…

— Résistance 71 —

 

La loi et l’autorité

 

Pierre Kropotkine

 

1ère partie

2ème partie

 

(Brochure publiée en 6e édition, en 1892, à sept mille exemplaires, conformément au désir de notre camarade Lucien Massé, coiffeur à Ars en Ré, qui en mourant, avait légué à la RÉVOLTE la somme nécessaire à cette publication. Publications des Temps Nouveaux n°65)

I

« Quand l’ignorance est au sein des sociétés et de désordre dans les esprits, les lois deviennent nombreuses. Les hommes attendent tout de la législation, et chaque loi nouvelle étant un nouveau mécompte, ils sont portés à lui demander sans cesse ce qui ne peut venir que d’eux-mêmes, de leur éducation, de l’état de leurs mœurs. » — Ce n’est pourtant pas un révolutionnaire qui dit cela, pas même un réformateur. C’est un jurisconsulte, Dalloz, l’auteur du recueil des lois françaises, connu sous le nom de Répertoire de la Législation. Et cependant ces lignes, quoique écrites par un homme qui était lui-même un législateur et un admirateur des lois, représentent parfaitement l’état anormal de nos sociétés.

Dans les États actuels une loi nouvelle est considérée comme un remède à tous les maux. Au lieu de changer soi-même ce qui est mauvais, on commence par demander une loi qui le change. La route entre deux villages est-elle impraticable, le paysan dit qu’il faudrait une loi sur les routes vicinales. Le garde-champêtre a-t-il insulté quelqu’un, en profitant de la platitude de ceux qui l’entourent de leur respect : — « Il faudrait une loi, dit l’insulté, qui prescrivît aux gardes-champêtres d’être un peu plus polis. » Le commerce, l’agriculture ne marchent pas ? — « C’est une loi protectrice qu’il nous faut ! » ainsi raisonnent le laboureur, l’éleveur de bétail, le spéculateur en blés, il n’y a pas jusqu’au revendeur de loques qui ne demande une loi pour son petit commerce. Le patron baisse-t-il les salaires ou augmente-t-il la journée de travail : — « Il faut une loi qui mette ordre à cela ! » — s’écrient les députés en herbe, au lieu de dire aux ouvriers qu’il y a un autre moyen, bien plus efficace « de mettre ordre à cela » : reprendre au patron ce dont il a dépouillé des générations d’ouvriers. Bref, partout une loi ! une loi sur les rentes, une loi sur les modes, une loi sur les chiens enragés, une loi sur la vertu, une loi pour opposer une digue à tous les vices, à tous les maux qui ne sont que le résultat de l’indolence et de la lâcheté humaine.

Nous sommes tous tellement pervertis par une éducation qui dès le bas-âge cherche à tuer en nous l’esprit de révolte et développe celui de soumission à l’autorité ; nous sommes tellement pervertis par cette existence sous la férule de la loi qui régente tout : notre naissance, notre éducation, notre développement, notre amour, nos amitiés, que, si cela continue, nous perdrons toute initiative, toute habitude de raisonner par nous-mêmes. Nos sociétés semblent ne plus comprendre que l’on puisse vivre autrement que sous le régime de la loi, élaborée par un gouvernement représentatif et appliquée par une poignée de gouvernants ; et lors même qu’elles parviennent à s’émanciper de ce joug, leur premier soin est de le reconstituer immédiatement. « L’an I de la Liberté » n’a jamais duré plus d’un jour, car après l’avoir proclamé, le lendemain même on se remettait sous le joug de la Loi, de l’Autorité.

En effet, voilà des milliers d’années que ceux qui nous gouvernent ne font que répéter sur tous les tons : Respect à la loi, obéissance à l’autorité ! Le père et la mère élèvent les enfants dans ce sentiment. L’école les raffermit, elle en prouve la nécessité en inculquant aux enfants des bribes de fausse science, habilement assorties : de l’obéissance à la loi elle fait un culte ; elle marie le dieu et la loi des maîtres en une seule et même divinité. Le héros de l’histoire qu’elle fabriquée, c’est celui qui obéit à la loi, qui la protège contre les révoltés.

Plus tard, lorsque l’enfant entre dans la vie publique, la société et la littérature, frappant chaque jour, à chaque instant, comme la goutte d’eau creusant la pierre, continuent à nous inculquer le même préjugé. Les livres d’histoire, de science politique, d’économie sociale regorgent de ce respect à la loi ; on a même mis les sciences physiques à contribution et, en introduisant dans ces sciences d’observation un langage faux, emprunté à la théologie et à l’autoritarisme, on parvient habilement à nous brouiller l’intelligence, toujours pour maintenir le respect de la loi. Le journal fait la même besogne : il n’y a pas d’article dans les journaux qui ne prêche l’obéissance à la loi, lors même qu’à la troisième page, ils constatent chaque jour l’imbécillité de la loi et montrent comment elle est traînée dans toutes les boues, dans toutes les fanges par ceux qui sont préposés à son maintien. Le servilisme devant la loi est devenu une vertu et je doute même qu’il y ait eu un seul révolutionnaire qui n’ait débuté dans son jeune âge par être défenseur de la loi contre ce qu’on nomme généralement les abus, conséquence inévitable de la loi même.

L’art fait chorus avec la soi-disant science. Le héros du sculpteur, du peintre et du musicien couvre la Loi de son bouclier et, les yeux enflammés et les narines ouvertes, il est prêt à frapper de son glaive quiconque oserait y toucher. On lui élève des temples, on lui nomme des grands prêtres, auxquels les révolutionnaires hésitent à toucher, et si la Révolution elle-même vient balayer une ancienne institution, c’est encore par une loi qu’elle essaie de consacrer son œuvre.

Ce ramassis de règles de conduite, que nous ont légué l’esclavage, le servage, le féodalisme, la royauté et qu’on appelle Loi, a remplacé ces monstres de pierre devant lesquels on immolait les victimes humaines, et que n’osait même effleurer l’homme asservi, de peur d’être tué par les foudres du ciel.

C’est depuis l’avènement de la bourgeoisie, — depuis la grande révolution française, — qu’on a surtout réussi à établir ce culte. Sous l’ancien régime, lorsqu’on était tenu d’obéir au bon plaisir du roi et de ses valets, on parlait peu de lois, si ce n’est Montesquieu, Rousseau, Voltaire, pour les opposer au caprice royal. Mais pendant et après la révolution, les avocats, arrivés au pouvoir, ont fait de leur mieux pour affermir ce principe, sur lequel ils devaient établir leur règne. La bourgeoisie l’accepta d’emblée comme son ancre de salut, pour mettre une digue au torrent populaire. La prêtraille s’empressa de la sanctifier, pour sauver la barque qui sombrait dans les vagues du torrent. Le peuple enfin l’accepta comme un progrès sur l’arbitraire et la violence du passé.

Il faut se transposer en imagination au XVIIIe siècle pour le comprendre. Il faut avoir saigné le sang de son cœur au récit des atrocités qui se commettaient à cette époque par les nobles tout-puissants sur les hommes et les femmes du peuple, pour comprendre quelle influence magique ces mots : « Égalité devant la loi, obéissance à la loi, sans distinction de naissance ou de fortune » devaient exercer, il y a un siècle, sur l’esprit du manant. Lui, qu’on avait traité jusqu’alors plus cruellement qu’un animal, lui qui n’avait jamais eu aucun droit et n’avait jamais obtenu la justice contre les actes les plus révoltants du noble, à moins de se venger en le tuant et en se faisant pendre, — il se voyait reconnu par cette maxime, du moins en théorie, du moins quant à ses droits personnels, l’égal de son seigneur. Quelle que fût cette loi, elle promettait d’atteindre également le seigneur et le manant, elle proclamait l’égalité, devant le juge, du pauvre et du riche.

Cette promesse était un mensonge, nous le savons aujourd’hui : mais à cette époque, elle était un progrès, un hommage rendu à la justice, comme « l’hypocrisie est un hommage rendu à la vérité ». C’est pourquoi, lorsque les sauveurs de la bourgeoisie menacée, les Robespierre et les Danton, se basant sur les écrits des philosophes de la bourgeoisie, les Rousseau et les Voltaire, proclamèrent « le respect de la loi égal pour tous » — le peuple, dont l’élan révolutionnaire s’épuisait déjà en face d’un ennemi de plus en plus solidement organisé, accepta le compromis. Il plia le cou sous le joug de la Loi, pour se sauver de l’arbitraire du seigneur.

Depuis, la bourgeoisie n’a cessé d’exploiter cette maxime qui, avec cet autre principe, le gouvernement représentatif, résume la philosophie du siècle de la bourgeoisie, le dix-neuvième siècle. Elle l’a prêché dans les écoles, elle l’a propagé dans ses écrits, elle a créé sa science et ses arts avec cet objectif, elle l’a fourré partout, comme la dévote anglaise qui vous glisse sous la porte ses bouquins religieux. Et elle a si bien fait, qu’aujourd’hui, nous voyons se produire ce fait exécrable : au jour même du réveil de l’esprit frondeur, les hommes, voulant être libres, commencent par demander à leurs maîtres, de vouloir bien les protéger en modifiant les lois crées par ces mêmes maîtres.

— Mais les temps et les esprits ont cependant changé depuis un siècle. On trouve partout des révoltés qui ne veulent plus obéir à la loi, sans savoir d’où elle vient, quelle en est l’utilité, d’où vient l’obligation de lui obéir et le respect dont on l’entoure. La révolution qui s’approche est une révolution et non une simple émeute, par cela même que les révoltés de nos jours soumettent à leur critique toutes les bases de la société, vénérées jusqu’à présent, et avant tout, ce fétiche, — la Loi.

Ils analysent son origine et il y trouvent, soit un dieu, — produit des terreurs du sauvage, stupide, mesquin et méchant comme les prêtres qui se réclament de son origine surnaturelle, — soit le sang, la conquête par le fer et le feu. Ils étudient son caractère et il y trouvent pour trait distinctif l’immobilité, remplaçant le développement continu de l’humanité, la tendance à immobiliser ce qui devrait se développer et se modifier chaque jour. Ils demandent comment la loi se maintient, et ils voient les atrocités du byzantinisme et les cruautés de l’inquisition, les tortures du moyen-âge, les chairs vivantes coupées en lanières par le fouet du bourreau, les chaînes, la massue, la hache au service de la loi ; les sombres souterrains des prisons, les souffrances, les pleurs et les malédictions. Aujourd’hui — toujours la hache, la corde, le chassepot, et les prisons ; d’une part, l’abrutissement du prisonnier, réduit à l’état de bête en cage, l’avilissement de son être moral, et, d’autre part, le juge dépouillé de tous les sentiments qui font la meilleure partie de la nature humaine, vivant comme un visionnaire dans un monde de fictions juridiques, appliquant avec volupté la guillotine, sanglante ou sèche, sans que lui, ce fou froidement méchant, se doute seulement de l’abîme de dégradation dans lequel il est tombé vis-à-vis de ceux qu’il condamne.

Nous voyons une race de faiseurs de lois légiférant sans savoir sur quoi ils légifèrent, votant aujourd’hui une loi sur l’assainissement des villes, sans avoir la moindre notion d’hygiène, demain, réglementant l’armement des troupes, sans même connaître un fusil, faisant des lois sur l’enseignement et l’éducation sans avoir jamais su donner un enseignement quelconque ou une éducation honnête à leurs enfants, légiférant à tort et à travers, mais n’oubliant jamais l’amende qui frappera les va-nu-pieds, la prison, les galères qui frapperont des hommes mille fois moins immoraux qu’ils ne le sont eux-mêmes, ces législateurs ! — Nous voyons enfin le geôlier qui marche vers la perte de tout sentiment humain, le gendarme dressé en chien de piste, le mouchard se méprisant lui-même, la délation transformée en vertu, la corruption érigée en système ; tous les vices, tous les mauvais côtés de la nature humaine, favorisés, cultivés pour le triomphe de la Loi.

Nous voyons cela, et c’est pour cela qu’au lieu de répéter niaisement la vieille formule : « Respect à la loi ! », nous crions : « Mépris de la loi et de ses attributs ! » Ce mot lâche : « Obéissance à la loi ! » nous le remplaçons par : « Révolte contre toutes les lois ! » Que l’on compare seulement les méfaits accomplis au nom de chaque loi, avec ce qu’elle a pu produire de bon, qu’on pèse le bien et le mal, — et l’on verra si nous avons raison.

II

La loi est un produit relativement moderne ; car l’humanité a vécu des siècles et des siècles sans avoir aucune loi écrite, ni même simplement gravée en symboles, sur des pierres, à l’entrée des temples. A cette époque, les relations des hommes entre eux étaient réglées par de simples coutumes, par des habitudes, des usages, que la constante répétition rendait vénérables et que chacun acquérait dès son enfance, comme il apprenait à se procurer sa nourriture par la chasse, l’élevage de bestiaux ou l’agriculture.

Toutes les sociétés humaines ont passé par cette phase primitive, et jusqu’à présent encore une grande partie de l’humanité n’a point de lois écrites. Les peuplades ont des mœurs, des coutumes, — un « droit coutumier », comme disent les juristes, — elles ont des habitudes sociables, et cela suffit pour maintenir les bons rapports entre les membres du village, de la tribu, de la communauté. Même chez nous, civilisés, lorsque, sortant de nos grandes villes, nous allons dans les campagnes, nous y voyons encore que les relations mutuelles des habitants sont réglées, non d’après la loi écrite des législateurs, mais d’après les coutumes anciennes, généralement acceptées. Les paysans de la Russie, de l’Italie, de l’Espagne, et même d’une bonne partie de la France et de l’Angleterre, n’ont aucune idée de la loi écrite. Celle-ci vient s’immiscer dans leur vie seulement pour régler leurs rapports avec l’État ; quant aux rapports entre eux, quelquefois très compliqués, ils les règlent simplement d’après les anciennes coutumes. Autrefois, c’était le cas pour toute l’humanité.

Lorsqu’on analyse les coutumes des peuples primitifs, on y remarque deux courants bien distincts.

Puisque l’homme ne vit pas solitaire, il s’élabore en lui des sentiments, des habitudes utiles à la conservation de la société et à la propagation de la race. Sans les sentiments sociables, sans les pratiques de solidarité, la vie en commun eût été absolument impossible. Ce n’est pas la loi qui les établit, ils sont antérieurs à toutes lois. Ce n’est pas non plus la religion qui les prescrit, ils sont antérieurs à toute religion, ils se retrouvent chez tous les animaux qui vivent en société. ils se développent d’eux-mêmes, par la force même des choses, comme ces habitudes que l’homme a nommé instincts chez les animaux : ils proviennent d’une évolution utile, nécessaire même pour maintenir la société dans la lutte pour l’existence qu’elle doit soutenir. Les sauvages finissent par ne plus se manger entre eux, parce qu’ils trouvent qu’il est beaucoup plus avantageux de s’adonner à une culture quelconque, au lieu de se procurer une fois par an le plaisir de se nourrir de la chair d’un vieux parent. Au sein des tribus absolument indépendantes et ne connaissant ni lois, ni chefs, dont maint voyageur nous a dépeint les mœurs, les membres d’une même tribu cessent de se donner des coups de couteau à chaque dispute, parce que l’habitude de vivre en société a fini par développer en eux un certain sentiment de fraternité et de solidarité ; ils préfèrent s’adresser à des tiers pour vider leurs différents. L’hospitalité des peuples primitifs, le respect de la vie humaine, le sentiment de réciprocité, la compassion pour les faibles, la bravoure, juqu’au sacrifice de soi-même dans l’intérêt d’autrui, que l’on apprend d’abord à pratiquer envers les enfants et les amis, et plus tard à l’égard des membres de la communauté, — toutes ces qualités se développent chez l’homme antérieurement aux lois, indépendamment de toute religion, comme chez tous les animaux sociables. Ces sentiments et ces pratiques sont le résultat inévitable de la vie en société. Sans être inhérentes à l’homme (ainsi que disent les prêtres et les métaphysiciens), ces qualités sont la conséquence de la vie en commun.

Mais, à côté de ces coutumes, nécessaires pour la vie des sociétés et pour la conservation de la race, il se produit, dans les associations humaines, d’autres désirs, d’autres passions, et partant, d’autres habitudes, d’autres coutumes. Le désir de dominer les autres et de leur imposer sa volonté ; le désir de s’emparer des produits du travail d’une tribu voisine ; le désir de subjuguer d’autres hommes, afin de s’entourer des jouissances sans rien produire soi-même, tandis que des esclaves produisent le nécessaire et procurent à leur maître tous les plaisirs et toutes les voluptés, — ces désirs personnels, égoïstes, produisent un autre courant d’habitudes et de coutumes. Le prêtre, d’une part, ce charlatan qui exploite la superstition et qui, après s’être affranchi lui-même de la peur du diable, la propage parmi les autres ; le guerrier, d’autre part, ce rodomont qui pousse à l’invasion et au pillage du voisin pour en revenir chargé de butin et suivi d’esclaves, — tous deux, la main dans la main, parviennent à imposer aux sociétés primitives des coutumes avantageuses pour eux, et qui tendent à perpétuer leur domination sur les masses. Profitant de l’indolence, de la peur, de l’inertie des foules, et grâce à la répétition constante des mêmes actes, ils arrivent à établir le point d’appui de leur domination.

Pour cela, ils exploitent d’abord l’esprit de routine qui est si développé chez l’homme et qui atteint un degré si frappant chez les enfants, les peuples sauvages, aussi bien que chez les animaux. L’homme, surtout lorsqu’il est superstitieux, a toujours peur de changer quoi que ce soit à ce qui existe ; généralement il vénère ce qui est antique. — « Nos pères ont fait ainsi ; ils ont vécu tant bien que mal, ils vous ont élevé, ils n’ont pas été malheureux, faites de même ! » disent les vieillards aux jeunes gens, dès que ceux-ci veulent changer quelque chose. L’inconnu les effraie, ils préfèrent se cramponner au passé, lors même que ce passé représente la misère, l’oppression, l’esclavage. On peut même dire que plus l’homme est malheureux, plus il craint de changer quoi que ce soit, de peur de devenir encore plus malheureux ; il faut qu’un rayon d’espoir et quelque peu de bien-être pénètrent dans sa triste cabane, pour qu’il commence à vouloir mieux, à critiquer son ancienne manière de vivre, à désirer un changement. Tant que cet espoir ne l’a pas pénétré, tant qu’il ne s’est pas affranchi de la tutelle de ceux qui utilisent ses superstitions et ses craintes, il préfère rester dans la même situation. Si les jeunes veulent changer quelque chose, les vieux poussent un cri d’alarme contre les novateurs ; tel sauvage se fera plutôt tuer que de transgresser la coutume de son pays, car dès l’enfance on lui a dit que la moindre infraction aux coutumes établies lui porterait malheur, causerait la ruine de toute la tribu. Et aujourd’hui encore, combien de politiciens, d’économistes et de soi-disant révolutionnaires agissent sous la même impression, en se cramponnant à un passé qui s’en va ! Combien n’ont d’autre souci que de chercher des précédents ! Combien de fougueux novateurs sont les simples copistes des révolutions antérieures !

Cet esprit de routine qui puise son origine dans la superstition, dans l’indolence et dans la lâcheté, fit de tout temps la force des oppresseurs ; dans les sociétés humaines primitives, il fut habilement exploité par les prêtres et les chefs militaires, perpétuant les coutumes avantageuses pour eux seuls, qu’ils réussissent à imposer aux tribus.

Tant que cet esprit de conservation, habilement exploité, suffisait pour assurer l’empiétement des chefs sur la liberté des individus ; tant que les seules inégalités entre les hommes étaient les inégalités naturelles et qu’elles n’étaient pas encore décuplées et centuplées par la concentration du pouvoir et des richesses, il n’y avait aucun besoin de loi et de l’appareil formidable des tribunaux et des peines toujours croissantes pour l’imposer.

Mais lorsque la société eut commencé à se scinder de plus en plus en deux classes hostiles, — l’une qui cherche à établir sa domination et l’autre qui s’efforce de s’y soustraire, la lutte s’engagea. Le vainqueur d’aujourd’hui s’empresse d’immobiliser le fait accompli, il cherche à le rendre indiscutable, à le transformer en institution sainte et vénérable, par tout ce que les vaincus peuvent respecter. La loi fait son apparition, sanctionnée par le prêtre et ayant à son service la massue du guerrier. Elle travaille à immobiliser les coutumes avantageuses à la minorité dominatrice, et l’Autorité militaire se charge de lui assurer l’obéissance. Le guerrier trouve en même temps dans cette nouvelle fonction un nouvel instrument pour assurer son pouvoir ; il n’a plus à son service une simple force brutale : il est le défenseur de la Loi.

Mais, si la Loi ne présentait qu’un assemblage de prescriptions avantageuses aux seuls dominateurs, elle aurait de la peine à se faire accepter, à se faire obéir. Eh bien, le législateur confond dans un seul et même code les deux courants de coutumes dont nous venons de parler : les maximes qui représentent les principes de moralité et de solidarité élaborés par la vie en commun, et les ordres qui doivent à jamais consacrer l’inégalité. Les coutumes qui sont absolument nécessaires à l’existence même de la société, sont habilement mêlées dans le Code aux pratiques imposées par les dominateurs, et prétendent au même respect de la foule. — « Ne tue pas ! » dit le Code et « Paye la dîme au prêtre ! » s’empresse-t-il d’ajouter. « Ne vole pas ! » dit le Code et aussitôt après : « Celui qui ne paiera pas l’impôt aura le bras coupé ! ».

Voilà la Loi, et ce double caractère, elle l’a conservé jusqu’aujourd’hui. Son origine, — c’est le désir des dominateurs d’immobiliser les coutumes qu’ils avaient imposées à leur avantage. Son caractère, c’est le mélange habile des coutumes utiles à la société, — coutumes qui n’ont pas besoin de lois pour être respectées, — avec ces autres coutumes qui ne présentent d’avantages que pour les dominateurs, qui sont nuisibles aux masses et ne sont maintenues que par la crainte des supplices.

Pas plus que le capital individuel, né de la fraude et de la violence et développé sous l’auspice de l’autorité, la Loi n’a donc aucun titre au respect des hommes. Née de la violence et de la superstition, établie dans l’intérêt du prêtre, du conquérant et du riche exploiteur, elle devra être abolie en entier le jour où le peuple voudra briser ses chaînes.

Nous nous en convaincrons encore mieux, en analysant dans le chapitre suivant le développement ultérieur de la Loi sous les auspices de la religion, de l’autorité et du régime parlementaire actuel.

A suivre…

OTAN sans frontières ou le terrorisme universel…

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L’offensive globale de l’OTAN

 

Manlio Dinucci

 

6 Mai 2015

 

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=235255&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=381&s1=1

 

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord n’a plus de frontières.

En Europe -après s’être étendue à sept pays de l’ex Pacte de Varsovie, trois de l’ex URSS et deux de l’ex Yougoslavie (démolie par la guerre de 1999)- elle est en train d’incorporer l’Ukraine. Les forces armées de Kiev, qui depuis des années participent aux opérations Otan dans diverses aires (Balkans, Afghanistan, Irak, Méditerranée et Océan Indien), sont de plus en plus intégrées dans celles de l’Alliance sous commandement USA. Le 24 avril a été signé un accord qui les insère de fait dans le réseau de commandement, contrôle et communication Otan.

Au moment même où le parlement de Kiev approuve à l’unanimité une loi qui exalte comme « héroïque » le passé nazi de l’Ukraine et, alors qu’il déclare « criminelle » toute référence au communisme en mettant hors la loi le PC, il qualifie de « combattants pour l’indépendance ukrainienne » les nazis qui massacrèrent des dizaines de milliers de juifs.

En Lituanie et en Pologne, l’Otan a déployé des chasseurs-bombardiers qui «patrouillent» dans les cieux des trois républiques baltes, aux limites de l’espace aérien russe : l’Italie, après avoir conduit la «mission» dans le premier quadrimestre 2015, y reste au moins jusqu’en août avec 4 chasseurs-bombardiers Eurofighter Typhoon.

En Asie centrale, «région stratégiquement importante », l’Otan est en train d’incorporer la Géorgie qui, déjà intégrée dans ses opérations, «aspire à devenir membre de l’Alliance ». Elle continue en outre à «approfondir la coopération » avec le Kazakstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkmenistan et l’Ouzbékistan, pour contrecarrer l’Union économique eurasiatique (comprenant la Russie, la Biélorussie, le Kazakstan, l’Arménie et, depuis mai, le Kirghizistan).

Elle reste « profondément engagée en Afghanistan » (considéré, dans la géographie impériale, comme partie de l’ « Atlantique Nord »), pays de grande importance géostratégique face à la Russie et Chine, où la guerre Otan continue avec des forces spéciales, drones et chasseurs-bombardiers (52 attaques aériennes rien qu’en mars).

En Asie occidentale, l’Otan poursuit l’opération militaire couverte contre la Syrie et en prépare d’autres (l’Iran est toujours dans le viseur), comme le montre le déplacement à Izmir (Turquie) du Landcom, le commandement de toutes les forces terrestres de l’Alliance. En même temps l’Otan renforce le partenariat (expérimenté dans la « campagne de Libye ») avec quatre monarchies du Golfe -Bahrein, Emirats Arabes Unis, Koweit, Qatar- et la coopération militaire avec l’Arabie Saoudite qui, dénonce « Human Rights Watch », massacre au Yémen avec des bombes à fragmentation fournies par les USA.

En Asie orientale, l’Otan a conclu avec le Japon un accord stratégique qui « élargit et approfondit le long partenariat », à quoi se joint un accord analogue avec l’Australie, en fonction antichinoise et antirusse.

Dans la même finalité les plus grands pays de l’Otan participent tous les deux ans, dans le Pacifique, à ce qui est défini par le commandement de la Flotte USA comme « la plus grande manœuvre maritime du monde».

En Afrique, après avoir démoli la Libye, l’Otan est en train de potentialiser son assistance militaire à l’Union Africaine, à qui elle fournit aussi « planification et transport aéronaval », dans le cadre stratégique du Commandement Africa des Etats-Unis

En Amérique Latine, l’Otan a stipulé un « Accord sur la sécurité » avec la Colombie qui, déjà engagée dans des programmes militaires de l’Alliance (parmi lesquels la formation de forces spéciales), peut en devenir rapidement le partenaire.

On ne devra pas s’étonner si, sans trop attendre, l’Italie enverra ses chasseurs-bombardiers « patrouiller » les cieux de la Colombie dans une « mission » Otan contre le Venezuela.

Manlio Dinucci : est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto.

Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

 

Source : IlMaifesto ; traduit par Mondialisation.ca

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