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Communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et des juifs antisionistes

Posted in actualité, colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 février 2019 by Résistance 71

« Le lobby juif américain l’AIPAC n’est pas non plus réticent au sujet de son agenda, de ses pratiques et de ses succès. L’AIPAC, le CFI au Royaume-Uni et le CRIF en France opèrent ouvertement et se vantent très souvent de leurs succès.
Nous nous sommes accoutumés à voir nos leaders démocratiquement élus faire la queue sans honte pour s’agenouiller devant leurs maîtres-payeurs. Les néo-conservateurs n’ont jamais fait tentative de masquer leurs étroites affiliations sionistes… Mais bien qu’elles soient omniprésentes, ces entités de l’AIPAC, CFI, CRIF, ADL etc ne sont que des symptômes du pouvoir juif. Le véritable pouvoir juif réside en fait dans le pouvoir, la capacité de réduire au silence toute critique du pouvoir juif. »

~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Halte à l’amalgame ! Une position antisioniste est une position POLITIQUE. Y a t’il des anti-sionistes antisémites ? Probablement, ne nous voilons pas la face, mais comme les poissons volants « ils ne constituent pas la majorité du genre » dans ce domaine… Nous sommes ici dans le cas par cas et il est HORS DE QUESTION d’accepter tout amalgame. Quand on pond une loi, c’est ce qu’on fait: de l’amalgame en l’occurence ciblé et biaisé en faveur d’un intérêt particulier, mais doit-on encore prouver que l’État n’est que ça: le perpétuation et la protection des intérêts du plus petit nombre… L’État n’est bon qu’à réprimer, en général à sens unique.
Prenez la citation ci-dessus: Gilad Atzmon, grand artiste israélien, né en Israël dans une famille sioniste, lui-même longtemps sioniste, puis réflexion, révélation, exil au Royaume-Uni et devenu grande voix anti-sioniste s’il en est une. Qui accuserait Atzmon d’antisémitisme ? Il en va de même avec les grands critiques juifs du sionisme, les Schlomo Sand, Illan Pappe, Norman Finkelstein, Uri Avreny et bien d’autres.
Gilets Jaunes ! Ne nous laissons pas embarquer dans cette manipulation qui ne vise qu’à enterrer le mouvement. Si des propos racistes sont tenus, les auteurs en subiront les conséquences d’une manière ou d’une autre, mais refusons la grande salade de l’amalgame qui ne vise qu’à enterrer et étouffer toute critique.

Merci à l’UJFP d’avoir publié ce communiqué ci-dessous… A lire et diffuser sans aucune modération !

~ Résistance 71 ~

 

Nous sommes juifs et nous sommes antisionistes

 

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

18 février 2019

 

url de l’article: https://www.ujfp.org/spip.php?article6938&lang=fr

 

Nous sommes juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité.

Nous sommes antisionistes parce que nous refusons la séparation des Juifs du reste de l’humanité.

Nous sommes antisionistes parce la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité de la majorité des Palestiniens en 1948-49 est un crime qu’il faut réparer.

Nous sommes antisionistes parce que nous sommes anticolonialistes.

Nous sommes antisionistes par ce que nous sommes antiracistes et parce que nous refusons l’apartheid qui vient d’être officialisé en Israël.

Nous sommes antisionistes parce que nous défendons partout le « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

Au moment où ceux qui défendent inconditionnellement la politique israélienne malgré l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, les enfants arrêtés, les emprisonnements massifs, la torture officialisée dans la loi …

préparent une loi liberticide assimilant l’antisémitisme qui est notre histoire intime à l’antisionisme,

Nous ne nous tairons pas.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 18 février 2019

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Gilets Jaunes 14ème round: État, répression et manipulation… La vieille trilogie toujours à l’œuvre !

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 16 février 2019 by Résistance 71

 

Gilets jaunes et manipulations étatiques de la violence : une vieille histoire

 

Régis de Castelnau

 

11 février 2019

 

url de l’article: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10908

 

L’époque est à la dénonciation du « complotisme » concept élastique et désormais complètement galvaudé. Aidé par quelques supplétifs zélés comme le démontre la nouvelle « étude » réalisée par la socialiste « Fondation Jean-Jaurès  », et par les éditocrates habituels, le bloc élitaire au pouvoir en fait deux usages. Tout d’abord disqualifier toute critique de la politique visant à adapter la France à la mondialisation financière et néolibérale, ensuite justifier toutes les atteintes à la liberté d’expression, celles déjà mises en place et celles projetées. Gare à celui qui prête des intentions et des actions au pouvoir, l’anathème tombera sur lui telle la foudre : « complotiste ! ». Depuis le début du mouvement « gilets jaunes » tous les observateurs honnêtes ont été amenés à se poser de beaucoup de questions concernant le comportement des forces de l’ordre dans les manifestations. Certains ont été jusqu’à accuser le ministère de l’intérieur de laisser faire les casseurs dans le but évident de disqualifier le mouvement et de faire peur. Malgré certaines évidences que la multiplication des vidéos a pu établir, ils ont immédiatement été foudroyés, hérétiques et relaps, par l’accusation majeure : «  complotistes ! Comment pouvez-vous imaginer que le pouvoir puisse user de ce genre de comportement contre un mouvement social ? »

Eh bien justement il peut. Et c’est de cela que je peux témoigner.

23 mars 1979, la grande provocation

J’ai constaté la présence dans les manifestations de policiers ( ?) sans uniforme, habillés comme des Black blocks, et munis de marteaux sur l’usage desquels on pouvait légitimement s’interroger. Lorsque l’on sait que sous le régime d’Emmanuel Macron n’importe qui peut s’affubler d’un brassard et tabasser des manifestants, sans que la justice ne s’en émeuve beaucoup. J’ai lu force témoignages parlant de la passivité de la police au moment des déprédations et des pillages. J’ai vu que le profil des personnes arrêtées en masse et condamnées lourdement pour des infractions fantaisistes, démontrait qu’il ne s’agissait absolument pas des casseurs habituels qu’en général la police connaît. Alors, j’ai fini par me dire « tiens cela me rappelle quelque chose ».

C’était il y a longtemps, 40 ans précisément au moment des grandes luttes ouvrières qui sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, s’opposaient au démantèlement commencé de la sidérurgie française. La Lorraine et notamment la ville de longwy vivaient une situation de mobilisation populaire intense bénéficiant d’un large soutien dans l’opinion publique. Pour la première fois le monopole d’État de radiodiffusion était battu en brèche par la création de la toute première et illégale «  radio libre » nommée : « Lorraine Cœur d’Acier ». Les organisations syndicales décidèrent d’organiser une grande manifestation à Paris le 23 mars 1979. Celle-ci aurait dû être un grand succès, mais elle fut complètement dévoyée par des violences considérables dont furent accusés les membres d’un groupuscule anarchisant appelé « les autonomes ». Naturellement, les médias ne s’intéressèrent qu’aux violences, pillages et déprédations. Et le pouvoir giscardien par l’intermédiaire du ministre de l’intérieur Christian Bonnet ne se gêna pas pour enfoncer le clou afin de disqualifier le mouvement des sidérurgistes. Sollicité pour défendre des personnes arrêtées à cette occasion, ce fut une totale surprise de constater que parmi elles ne figurait aucun des fameux autonomes que l’on avait pu voir sur les photos de presse. Étaient poursuivis des manifestants paisibles, parfois de simples passants, sur la base de dossiers manifestement fabriqués, ou sur des incriminations fantaisistes, mais en aucun cas des casseurs. Ce qui n’empêcha pas une justice zélée de distribuer des peines considérables qui furent confirmées en appel. Malgré la mobilisation d’un barreau de gauche ou les avocats socialistes avaient encore le souci des libertés publiques. Un autre épisode exactement de même nature eut lieu cette fois-ci à longwy avec la prise d’assaut et la fermeture par la police de la radio libre, provoquant ainsi une manifestation de protestation. Celle-ci fut brutalement réprimée et quelques participants arrêtés. Pour être poursuivis sur la base de dossiers, j’en témoigne, là aussi rigoureusement vides. Les médias, quoique très différents de ceux d’aujourd’hui, en profitèrent à nouveau pour prétendre à la disqualification du mouvement des sidérurgistes.

Quand la CGT enquête

La CGT, prise par surprise par ce dévoiement et saisie de nombreux témoignages entreprit alors un minutieux travail d’enquête à base d’investigations de recueil de photographies et de témoignages qui faisaient apparaître de façon criante les manipulations de la police et la volonté gouvernementale de cette provocation. Le service d’ordre de la CGT procéda d’ailleurs au moment de la manifestation, lui-même à l’interpellation de deux soi-disant « autonomes » pour constater qu’il s’agissait de policiers déguisés. Utilisant ce travail et le complétant avec celui que nous avions nous-mêmes effectués dans la défense des personnes poursuivies, Daniel Voguet, François Salvaing et moi-même avons publié un livre à ce moment-là intitulé : « La Provocation  » qui relatait la façon dont les choses s’étaient déroulées. C’était il y a 40 ans, l’ouvrage a un peu vieilli ainsi que ses auteurs mais d’une certaine façon il reste de d’actualité car il témoigne comment un pouvoir politique confronté à un mouvement social populaire n’a aucun problème pour utiliser manipulations et provocations policières dans le but de le disqualifier. À cela s’ajoute la complaisance de la justice pour jouer sa partition dans l’opération. Si celle-ci fut déjà fort zélée à l’époque, ce qui vient de se produire avec l’incroyable répression de masse des gilets jaunes montre qu’on pouvait faire pire. Je me suis replongé dans la lecture de ce que j’avais écrit il y a 40 ans, ce qui m’a confronté à des bouffées de nostalgie mais aussi à des rappels qui trouvent quand même un drôle d’écho aujourd’hui. Volonté du pouvoir de l’époque d’affaiblir, isoler, et disqualifier la lutte des sidérurgistes, s’attaquer de front à des libertés fondamentales et d’abord au droit de manifestation. Les députés de la majorité refusèrent une commission d’enquête parlementaire, la presse de prendre en compte les preuves fournies par la CGT, et les magistrats acceptèrent de compléter le spectacle policier par un spectacle judiciaire tout aussi dévoyé. À la lumière de ce parallèle avec aujourd’hui, je peux rassurer ceux qui pensent que les gens du pouvoir Macronien n’auraient aucun scrupule à utiliser ce genre de méthodes : ils ne sont pas complotistes ! Pas plus que je ne l’étais il y 40 ans en faisant la démonstration de l’implication du pouvoir étatique de l’époque.

Être réaliste, pas complotiste

J’ajoute pour conclure que dans l’histoire du mouvement ouvrier et social, les provocations policières et judiciaires ont toujours été là. On rappellera que la date du 1er mai fête internationale des travailleurs, a été choisie à cause de ce qui s’est passé le 1er mai 1886 à Chicago. Une grève générale fut lancée pour obtenir la journée de huit heures. Dans une des manifestations qui se déroulaient une bombe sera jetée dans la foule. Sans la moindre preuve quatre dirigeants syndicaux seront condamnés à mort et pendus le 11 novembre 1887. Ils montèrent à l’échafaud en chantant la Marseillaise. En 1893, la révision du procès reconnaîtra l’innocence des inculpés ainsi que la machination policière et judiciaire destinée à briser le mouvement.

Emmanuel Macron et Christophe Castaner n’en sont pas encore là, heureusement. Mais penser, devant certains événements évidents ou troublants, que la brutale répression qu’ils ont décidée contre le mouvement des gilets jaunes peut faire l’objet de dévoiements et de manipulations, c’est être réaliste, pas complotiste.

Gilets Jaunes et répression étatique… Des experts de l’ONU dénoncent les restrictions à manifester en France…

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Tournure intéressante quand on sait ce que sont l’ONU et l’UE en regard du Nouvel Ordre Mondial oligarchique… D’un autre côté cela peut aussi être un coup de « pub » désespéré à la veille d’élections européennes qui s’annoncent, fort heureusement, désastreuses…
~ Résistance 71 ~

 


L’État… le plus froid des monstres froids

 

Des experts de l’ONU dénoncent les restrictions des droits des manifestants en France

 

Al Manar

 

15 février 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1254684

 

Dans la foulée de la condamnation par les députés européens, jeudi 14 février, de l’usage disproportionné de la force par la police pendant les manifestations, sans cependant cibler un État membre, les restrictions «disproportionnées» des droits des manifestants lors des mobilisations des Gilets jaunes ont été dénoncées par des experts de l’ONU.

Le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée lors des mobilisations des Gilets jaunes, et Paris devrait revenir sur ses politiques de maintien de l’ordre pour garantir l’exercice des libertés, a indiqué un groupe d’experts des droits de l’homme de l’Onu, dans un communiqué de presse diffusé jeudi 14 février.

Le communiqué déplore des cas graves d’usage excessif de la force depuis le début du mouvement de contestation en novembre 2018.

Selon ses auteurs, «les restrictions imposées aux droits ont également entraîné un nombre élevé d’interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d’armes dites « non-létales » telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou flashballs».

Les experts affirment que garantir l’ordre public et la sécurité dans le cadre de mesures de gestion de foule ou d’encadrement des manifestations implique la nécessité de respecter et de protéger les manifestants qui se rendent pacifiquement à une manifestation pour s’exprimer.

«Il est très inquiétant de constater qu’après des semaines de manifestations, les restrictions et tactiques de gestion des rassemblements et du recours à la force ne se soient pas améliorées», ont-ils ajouté.

«La proposition d’interdiction administrative de manifester, l’établissement de mesures de contrôle supplémentaire et l’imposition de lourdes sanctions constituent de sévères restrictions à la liberté de manifester. Ces dispositions pourraient être appliquées de manière arbitraire et conduire à des dérives extrêmement graves», ont souligné les experts à propos de la loi «anti-casseurs» estimant qu’elle ne serait pas conforme avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont la France est signataire.

Ils trouvent que la France devrait «repenser ses politiques en matière de maintien de l’ordre».

«Nous encourageons les autorités françaises à ouvrir des voies de dialogue afin d’atténuer le niveau de tension et de reconnaître le rôle important et légitime que les mouvements sociaux jouent dans la gouvernance», ont conclu les experts de l’Onu.

Le même jour, les députés européens ont adopté une résolution condamnant l’usage «disproportionné» de la force par la police dans les manifestations, sans cependant cibler un État membre.

Celle-ci, votée par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions, dénonce «le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques».

= = =

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…
L’Église ? répondis-je, c’est une espèce d’État et c’en est l’espèce la plus mensongère. Cependant, tais-toi donc, chien hypocrite, mieux que personne tu connais ta propre espèce !
Tout comme toi, l’État est un chien hypocrite ; tout comme toi il aime à parler par fumée et hurlement afin de faire croire, tout comme toi, qu’en lui parle le ventre des choses. Car il veut à toute force, l’État, être l’animal le plus important sur terre ; et on le croit.”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

 

Gilets Jaunes 14ème round: restons In-con-trô-la-bles !…

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La solution à 10%

 

 

Nos désirs font désordre

 

Cerveaux Non Disponibles

 

11 février 2019

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/nos-desirs-font-desordres-11651?lang=fr

 

Il n’y a qu’une chose que les puissants ne supportent pas : ne pas pouvoir tout contrôler. Soyons donc incontrôlables.

Avouons-le : l’acte 13 nous a agréablement surpris et rassuré dans l’avenir du mouvement. En plus de leur détermination, nous savons désormais que les Gilets Jaunes sont en grande partie opposés à jouer le jeu de rassemblement déclaré et encadré.

À Paris, si la plupart des GJ se sont rassemblés sur le lieu de l’unique manifestation déclarée, c’était surtout dans l’optique d’être avec le plus de monde possible, pour rapidement se détourner du parcours prévu par la préfecture. Non pas pour tout casser mais pour reprendre le contrôle de notre mouvement. Pour se retrouver entre nous et décider de façon autonome et collective des actions à mener. Chose devenue impossible dans une manifestation totalement encadrée par la police et par un service d’ordre.

C’est en début d’après midi qu’une dizaine de manifestants initie le mouvement d’une manif sauvage. Passé les quelques secondes d’hésitation, des centaines de GJ se sont engouffrés dans la petite rue en criant « Grève, blocage, manif sauvage ». A notre grande surprise, la quasi-totalité du cortège décide alors de suivre la sauvage. Pendant plus d’une heure, la manif sauvage se retrouve totalement libérée de toute police ou service d’ordre. Les médias et le pouvoir retiendront les voitures brûlées et les vitres cassées de banques/assurances. Mais la puissance du moment était ailleurs, au delà.

Sans trop comprendre comment/pourquoi (le charme de l’auto gestion), le cortège sauvage s’est finalement retrouvé sur le tracé de fin de manif déclarée. Forcément, les forces de l’ordre ont alors pu reprendre en partie le contrôle de la situation.

Mais l’essentiel est ailleurs. L’esprit de révolte, de subversion et d’insoumission a traversé cette journée. Et reste bien dans l’ADN du mouvement (il l’était dès les premiers actes d’ailleurs).

Pour les partisans de manif déclarée, on remarquera que le drame de la main arrachée par la grenade de desencerclement a eu lieu pendant la partie « déclarée » de la manif parisienne. Jouer le jeu du pouvoir ne protège donc en rien les manifestants. Au contraire.

Désormais, la question est de savoir comment prolonger et dynamiser cet esprit subversif : comment ne pas l’enfermer dans un rituel hebdomadaire, comment le massifier et comment le rendre dangereux pour le pouvoir.

Nous n’avons pas la réponse. Mais nous savons que cela passe par une conquête de liberté, par un refus de canaliser notre colère dans les règles imposées par un pouvoir qui nous méprise et nous meurtrit. Cela passe aussi par l’occupation, même temporaire, des espaces de vie des puissants : faire de leurs rues, de leurs commerces, de leurs voitures, des espaces de reconquête et de lutte. Pour le reste, tout est à écrire. Et la détermination du mouvement, alliée à son ingéniosité, ne peut que déboucher sur des actions surprenantes et offensives.

Il n’y a qu’une chose que les puissants ne supportent pas : ne pas pouvoir tout contrôler. Soyons donc incontrôlables.

Cerveaux Non Disponibles

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !…

Gilets Jaunes 13ème round… Plus de déclaration de manifs !

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« Le problème n’est pas la désobéissance civile
… mais l’obéissance civile »
~ Howard Zinn ~

 

Pour les actes à venir, ne déclarons plus nos manifs

 

Paris-Luttes Info

 

5 février 2019

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/pour-les-actes-a-venir-ne-11605?lang=fr

 

Qu’on se le dise, le mouvement des Gilets Jaunes ne sortira pas vainqueur face au pouvoir s’il continue dans la direction actuelle. Nous ne doutons pas des bonnes intentions des personnes ayant décidé depuis quelques semaines de déclarer les manifestations, notamment sur Paris. Mais nous constatons que cela conduit à rendre le mouvement des Gilets Jaunes totalement inoffensif.

Et c’est ce que souhaitent le gouvernement et la préfecture. En effet, avec ces manifs déclarées, avec des interlocuteurs devant se porter « responsables », avec un trajet connu à l’avance (et une nasse géante préparée par les force de l’ordre), le pouvoir reprend la main sur le mouvement social et peut tranquillement le canaliser. Des manifs comme l’acte 12 à Paris, il pourrait y en avoir 50 encore sans que cela n’inquiète le pouvoir. Alors que les 5 premiers actes, bien plus spontanés et indisciplinés, ont fait trembler le gouvernement.

Enfin, nous ne pensons pas que ces manifs déclarées empêchent les violences (et donc les blessés). Samedi, le pouvoir a eu toute la violence qu’il espérait : celle contre la police. Celle qui leur permet de justifier la violence de la répression. A se demander s’ils ne l’ont pas cherché en envoyant des petits groupes de 15 policiers traverser la place de la République remplie de Gilets Jaunes. Ils ont ainsi eu des images de GJ envoyant des projectiles sur les forces de l’ordre. Mais dans les faits, la préfecture n’a jamais été inquiète puisque tous ces GJ étaient dans une nasse géante (la place de la République), avec tous les axes bouchés par des centaines de CRS.

Le pouvoir peut donc se targuer d’une journée sans débordements (en dehors des affrontements directs avec les forces de l’ordre) : pas de barricade, pas de bâtiment occupé, pas de route bloquée, pas de gare envahie…

La question n’est pas de savoir s’il faut être violent ou pas. De nombreux actes violents n’ont aucune utilité pour la suite du mouvement. Et de nombreux actes non violents sont profondément subversifs et utiles. En revanche, accepter les règles d’un pouvoir que l’on cherche à renverser n’a aucun sens stratégique.

Gardons la force de ce mouvement, soyons spontanés, sans leader, indisciplinés, joyeux, offensifs. N’ayons pas peur d’être hors-la-loi quand nous savons que celle-ci est injuste et ne sert que les puissants.

Pas de leader. Pas de représentants. Pas de déclarations. Juste des citoyens qui se retrouvent, qui se rencontrent, et qui décident collectivement de ce qu’ils vont réaliser l’espace de quelques heures (voir plus).

Les Gilets Jaunes ne doivent pas singer les syndicats en organisant des grandes manif Bastille/République où tout est écrit à l’avance, où les « leaders » discutent avec les autorités pour organiser « au mieux » la manif. Car il s’agit d’un « au mieux » pour le pouvoir, non pas pour le peuple.

Nous appelons donc tous les GJ à se rendre à l’avenir sur des rassemblements non déclarés. Dans les semaines à venir, nous essaierons de relayer un maximum d’initiatives et d’appels allant dans ce sens.

 

Enfin officiellement en dictature !…

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C’est officiel !
La France est en dictature…

 

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

 

Résistance 71

 

31 janvier 2019

 

Enfin! Enfin !… C’est officiel ! Plus besoin de spéculer, plus besoin de tergiverser, plus besoin de passer pour des « complotistes »… Merci à tous les larbins et les serpillières de la finance oligarchique transnationale que sont les traîtres de députés qui ont voté cette « loi anti-casseurs », qui de facto met un terme au droit de manifester en France et va générer du prisonnier politique à pleins fourgons. A quand le stade de france et le parc des princes en centres de détention « à la Pinochet » où officieront les gestapistes de service ? Gageons que ça ne saurait plus tarder !

La France est officiellement estampillée république bananière, plus besoin de se cacher, la dictature s’affiche au grand jour ! Ouf ! On respire ! Y en avait marre des théories du complot.
Qu’attendre de l’État si ce n’est toujours plus de violence et de répression ? L’État est incapable de compassion, il n’est de par sa fonction même et celle des gens qui l’animent, ces marionnettes du pouvoir coercitif, qu’une fonction policière et répressive. Il n’y a aucune surprise à attendre… En situation de stress, l’État ne sait et ne peut que frapper. Au moins il est fini le temps où les marioles se pliaient en quatre pour donner somme toute le change aux gueux quant à l’illusion démocratique de cette mascarade qui se joue 7/7 et 24/24.

Nous avons dit depuis des années déjà qu’il n’y a de fait aucune différence fondamentale entre la république française, les états fédéraux yankee, canadien ou allemand et les régimes hitlérien, mussolinien, stalinien, maoïste ou des républiques bannières sud et centrales américaines, TOUT N’EST QU’UNE QUESTION DE DEGRE ! Tout n’est qu’une simple question de curseur sur le thermostat de la violence étatique. Ce curseur est déplacé du plus froid au plus chaud selon les besoins de l’oligarchie aux commandes du grand cirque étatico-capitaliste réputée si frileuse. Le thermostat (métaphorique) principal se trouve dans un endroit unique sous contrôle, à la City de Londres.
Ainsi les gueux en révolte font peur aux margoulins de service, il a donc fallu remonter d’un bon coup le curseur du thermostat « violence », ce qui est d’autant plus facile à faire que l’outil répressif qu’est l’État, a le monopole de la violence devenue par usurpation, soi-disant « légitime ».

Reste maintenant à savoir ce que nous, les gueux, les Gilets Jaunes, ferons…
Le temps est sans doute venu d’un bottage de cul façon Gaulois Réfractaires… Tout le pouvoir aux Ronds-Points et… potion magique pour tous !

Dérive sécuritaire

Loi anticasseurs et interdictions administratives de manifester

Gilets Jaunes: Le Service Central de Renseignement du Territoire (SCRT) fiche les leaders Gilets Jaunes (Rt France et Canard Enchaîné)

Posted in actualité, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2019 by Résistance 71

Comme préciser dans cet article, le but essentiel au-delà du simple fichage est le suivant: trouver  quelque casserole au cul des “meneurs” pour les faire chanter, les retourner au profit du système. Savoir si la personne a un ego affirmé susceptible de vouloir lui faire atteindre les feux de la rampe, ce que le système lui fournira… pour un temps… avant de le rejeter dans l’oubli et sa misère non sans avoir participé au torpillage du mouvement de l’intérieur. Grand classique du système s’il en est.

Nous l’avons dit et le répéterons sans cesse: il n’y a pas de solutions au sein du système et ne saurait y en avoir. Il faut le comprendre et refuser de jouer son jeu de la division par la corruption systématique.

Le mouvement des Gilets Jaunes est un mouvement acéphale et décentralisé par essence puisqu’organique et doit le demeurer. L’État cherche en permanence à ne dialoguer qu’avec des gens qu’il peut contrôler et corrompre. Ceci s’est produit avec les syndicats, les “partis politiques” qui bouffent tous au râtelier du système. Celui-ci est totalement INCAPABLE de gérer des situations où il n’y a qu’une masse informe devant lui, pas de “chefs”, de leaders distincts qu’il peut approcher et corrompre ou dont il peut à terme corrompre ou apeurer l’entourage.

Le MGJ est acéphale, sans “tête” et doit le demeurer, en revanche il ne peut rester sans pouvoir décisionnaire… C’est pourquoi les appels des GJ de Commercy dans la Meuse et de Montreuil (93) doivent être entendus et élargis. L’avenir est dans les Assemblées Populaires, la gestion par la commune libre, librement associée aux autres.

A bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour que vive la Commune des communes dans une Société des Sociétés

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Un service de renseignement aurait été chargé de ficher des meneurs Gilets Jaunes

 

RT France

 

23 janvier 2019

 

url de l’article original:

https://francais.rt.com/france/58293-service-renseignement-charge-ficher-gilets-ministere-interieur

 

Etat civil, antécédents judiciaires, implication associative : le ministère de l’Intérieur veut tout savoir sur les meneurs des Gilets jaunes et a mandaté le Service central du renseignement territorial pour y parvenir, selon le Canard enchaîné.

Dans son édition du 23 janvier, le Canard enchaîné révèle la teneur d’une note secrète transmise par le ministère de l’Intérieur à l’attention des policiers du Service central du renseignement territorial (SCRT ex-RG) au début du mois. Dans ce document, que s’est procuré l’hebdomadaire, le SCRT se voit invité à repérer les «leaders des Gilets jaunes», ceux qui exercent «une réelle influence sur le mouvement» autour des ronds-points et ailleurs, et qui ont «un potentiel pour être les interlocuteurs des pouvoirs publics».

Après les avoir identifié, selon Canard enchaîné, les policiers doivent se conformer à un fichage en règle de ces meneurs. Photo, état civil complet et pseudonymes, adresse, téléphone, véhicule et son immatriculation, ne sont qu’une petite partie des informations que doit se procurer le service de renseignement. S’y ajoutent les «antécédents et procédures judiciaires» de la personne en question, «son implication associative», «son influence et son activité sur les réseaux sociaux», «son implication médiatique», «ses liens avec des éléments ou mouvements radicaux» et enfin les sources de «financement» du mouvement. Une collecte massive d’information qui interpelle jusqu’à un gradé du renseignement, cité par le Canard : «A la rubrique implication associative on indique quoi ? « Franc-maçon ? » « Va à la messe ? »»

Selon l’hebdomadaire, cette initiative sert divers objectifs : mieux surveiller les Gilets jaunes et identifier ceux qui pourraient basculer dans la violence, mais aussi interpeller les têtes fortes du mouvement pour essayer de leur faire retourner leur gilet. Le Canard note ainsi qu’au chapitre «observation», le ministère veut savoir si «l’intéressé a fait l’objet d’un contact avec le services des administrations» et si «un contact est envisageable».

Tous les renseignements récupérés atterrissent en effet Place Beauvau, selon l’hebdomadaire, qui explique que ce fichier n’a pas fait l’objet de déclaration auprès de Commission nationale de l’information et des libertés (CNIL). Interrogé à ce propos, le ministère de l’Intérieur s’est contenté d’assurer que «les services [faisaient] leur travail avec les moyens juridiques autorisés par la loi».