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Castro, castrisme et la répression des anarchistes cubains…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 29 novembre 2016 by Résistance 71

Castro non merci !

A l’heure où ce qui reste de fidèles staliniens et d’idolâtres marxisants pleure la mort du dictateur cubain, il est bon de se souvenir que dès le lendemain de la prise de pouvoir de Castro à La Havane, certains observateurs libertaires faisaient montre d’une solide lucidité. C’est cet écrit de Gaston Leval que je me fais un plaisir de reproduire ici.

~ Groupe Proudhon ~

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A lire sur Résistance 71:
« Camilo Cienfuegos, du rouge et du noir à Cuba »

 

Au secours des libertaires cubains.

 

Gaston Leval, 1963

 

Source:

http://groupe.proudhon-fa.over-blog.com/2016/11/castro-non-merci.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

 

28 novembre 2016

 

La répression à  l’égard  de  libertaires  cubains ne se ralentit pas. Voici quelques nouvelles concernant  certains  d’entre  eux  :

Luis Miguel  Linsuain , purge sa peine de 30 ans à  la prison  de  Bonatio,  Santiago-de-Cuba.
Sandalio Torres et Isidro Moscu (30 ans) à la prison  de Pinar-del-Rio.
Placide Mendez et José  Acena,  à  la  Prison Modèle  de  Isla-de-Pinos.
Antonio   Dagas,  à la  forteresse de La Cabana.
Prometeo Iglesias   a  été   récemment   transféré à l’île de Pinos pour accomplir  sa  longue  déten­tion  à  la  Prison  Modèle.

On a appris, d’autre part, l’exécution du vieux libertaire  Ventura   Suarez,   fusillé   en   compagnie de soixante-deux de ses camarades et du jeune libertaire  Augusto   Sanchez   (17  ans).

Des informations concernant l’arrestation et la détention récente de nombreux militants et militantes, sont parvenues sans que le  motif  nous  ait été précisé et sans que nous sachions exactement quelle est leur situation  exacte, ce qui nous inter­dit  d’en  publier  les  noms.
Le Mouvement Libertaire Cubain, lequel ne dispose que  des  cotisations  de  ses  membres exilés et de l’aide que lui fournit la solidarité internationale ouvrière, pour soutenir les  familles des emprisonnés et des  militants  traqués,  se trouve dans une situation plus que précaire. Les fonds – quel qu’en soit le montant – qui pour­ raient  être  réunis   pour   les   aider   à   poursuivre le  combat  pour  la  liberté,  doivent  être  envoyés à : Domingo Rojas . Apartado postal 10596 Mexico DF (Mexique) ou à Yvernel Georges, 16, rue du Commerce,  Pans-XVe.  C.C.P.  724369   Paris.

Ces fonds sont gérés et contrôlés par  une Commission de militants espagnols de la C.N .T. résidant au Mexique, par décision du Mouvement Libertaire  Cubain  en  exil,   ratifiée   expressément par  le M.I.C.  de  l’intérieur.

La Révolution prolétarienne juin 1963, p. 10

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Il est aussi une affaire demeurant très obscure qui vit la disparition du compagnon d’arme anarchiste et charismatique de Castro et du Che: Camilo Cienfuegos, héros de la révolution cubaine et le seul des “commandante” cubains qui pouvait faire de l’ombre à Castro et avait une aura suffisamment exceptionnelle pour être perçue comme dangereuse par Castro à l´époque. La version officielle castriste dit que son avion (déglingué) s’est abîmé en mer et n’a jamais été retrouvé. Une version officieuse (celle de Carlos Franqui qui écrivit le seul bouquin de référence sur Cienfuegos et qui fut un ami de Castro…) dit que Cienfuegos fut abattu par Castro lui-même devant son frère Raul et d’autres témoins. La répression contre les anarchistes s’en suivit.

~ Résistance 71 ~

 

Escroquerie réchauffement climatique anthropique: Fumisterie politique et science bidouillée…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2016 by Résistance 71

“Le processus du GIEC est lié à l’activisme environnementaliste, à la politique et à l’opportunisme. Il n’est en rien lié ou connecté à la science.”

“La preuve que le CO2 ne dirige aucunement le climat est démontré par les glaciations précédentes. Les grandes glaciations silurienne et du jurassique-crétacé se produisirent avec des contenus atmosphériques de CO2 d’environ 2000 ppm… Ceci n’a jamais été expliqué par ceux qui argumentent que les additions humaines de CO2 dans l’atmosphère provoquent ou provoqueront un réchauffement climatique global.”

~ Ian Plimer, professeur de sciences environnementales, université d’Adélaïde, 2009 ~

Toute cette fumisterie est passée du “Refroidissement Global” des années 1970, au “Réchauffement Climatique Anthropique” (RCA) dans les années 1980 (Thatcher commença cette escroquerie planétaire), au “Changement Climatique” (le mot “anthropique” étant maintenant sous-entendu pour mieux faire passer la pilule sur un plan sémantique, en effet qui peut nier que le climat change ?…), depuis l’affaire du ClimateGate de novembre 2009 qui vit des milliers de courriels et de correspondances intranet de l’université d’East Anglia en Angleterre (le nid du RCA) être fuités, démontrant la collusion entre scientifiques et politiciens dans la falsification et le bidouillage des données fournies pour fabriquer les modèles climatique informatiques bidons utilisés par le GIEC et les agences politiques idoines. L’affaire du “Hide the decline” ou le “Cachez ce déclin [du réchauffement] que je ne saurais voir”, signa l’arrêt de mort du RCA et les débuts du “changement climatique”, fondé sur la même escroquerie scientifique, engraissant sur le marché des échanges carbones les Al Gore, Patchauri (alors grand gourou du GIEC) et consorts, associés comme larrons en foire dans le CCX ou la bourse du carbone basée à Chicago et ayant le monopole du boursicotage du CO2. CCX (Chicago Carbon Exchange) qui a fermé depuis, mais les escrocs Gore et Patchauri courent toujours. Nous avons couvert ces affaires depuis des années et nos fidèles lecteurs en savent autant que nous à ce sujet.
Le professeur Roy Spencer est un expert en la matière et ses analyses pesées sont toujours rafraîchissantes.
Pour les quelques ceux ayant manqué des épisodes ou prenant le train en marche…

Lire nos dossiers:

“Escroquerie du RCA” et aussi le dossier connecté au RCA sur “Le pétrole abiotique”, sachant que le bidouillage scientifique est rampant toujours pour le profit du plus petit nombre.

~ Résistance 71 ~

 

Réchauffement climatique anthropique: la fumisterie politique contre la science bidouillée

 

Pr. Roy Spencer (Ph.D météorologie, ex-NASA)

 

17 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2016/11/global-warming-policy-hoax-versus-dodgy-science/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Au début des années 1990, je rendis visite au conseiller scientifique de la Maison Blanche, le professeur Robert Watson, qui pontifiait sur le succès acquis de la réglementation du gaz fréon pour résoudre le problème du “trou dans la couche d’ozone” et que maintenant le nouvel objectif était de réglementer le gaz carbonique, qui à cette époque était pensé être la seule raison du réchauffement climatique.

J’étais alors un peu stupéfié de cette approche de la “charrue avant les bœufs”. Il me semblait vraiment que l’objectif de cette politique était bien trop gravé dans le marbre pour être honnête et dès lors le nouvellement formé GIEC avait la tâche des plus obscures de fabriquer la science qui soutiendrait une telle politique…

Maintenant, 25 ans plus tard, la préoccupation du public pour le réchauffement climatique anthropique (alias “changement climatique”, NdT: l’”anthropique” étant maintenant sous-entendu depuis le ClimateGate de novembre 2009…), demeure tout en bas de la liste des préoccupations environnementales.

Et pourquoi donc cela ?

Peut-être parce que les gens n’en voient pas les effets dans leurs vies quotidiennes….

1) En considérant toutes mesures objectives, le mauvais temps n’a en aucun cas empiré.

2) Le réchauffement ne s’est produit qu’à la moitié de ce que prédisait les modèles climatiques informatiques (NdT: fondées sur une “science” que nous savons totalement bidonnée depuis le ClimateGate de 2009 : “Cachez ce déclin que je ne saurais voir”…) et de ce que prédisait et affirmait le GIEC.

3) Le CO2 est nécessaire à la vie sur Terre. Il a fallu à l’humanité 100 ans d’utilisation intensive d’hydrocarbures pour augmenter le contenu de CO2 atmosphérique de 3 à 4 parts pour 10 000.

4) Le CO2 en excès est maintenant crédité pour causer un “verdissement” mondial.

5) Malgré les contorsions nerveuses au sujet des impacts du changement climatique sur l’agriculture, les rendements actuels de blé, de maïs, de soja sont records (NdT: dans le contexte de l’agro-business, certainement pas dans un contexte d’agriculture traditionnelle qui voyait des rendements bien supérieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui et de manière naturelle et non chimique…)

Comme exemple de la déconnexion entre la réalité et les modèles climatiques qui font foi pour guider la politique énergétique, voici une compilation graphique représentant les températures moyennes annuelles dans les 12 états américains de la “ceinture du blé” (données officielles de la NOAA), comparées avec les projections des modèles climatiques utilisés par le GIEC (voir le graphique sur l’article original en anglais)

Oui, il y a eu un petit réchauffement récent. Et alors ? Quelle en est la cause ? Cela est-il inhabituel en comparaison des siècles précédents ? Est-ce nécessairement une mauvaise chose ?

Et, ce qui est plus important de la perspective politique, que pouvons-nous y faire de toute façon ?

La supercherie politique du réchauffement climatique (anthropique)

Rush Limbaugh et moi avons eu un désaccord de bonne nature sur sa caractérisation du réchauffement climatique (anthropique) comme supercherie. Le président élu Donald Trump a aussi utilisé le terme de “supercherie”.

Je voudrais offrir ici ma perspective sur les manières dont le réchauffement climatique est en fait une supercherie, mais aussi un sujet légitime de recherche scientifique.

Bien que cela puisse paraître cynique de le dire, le réchauffement climatique a été utilisé politiquement afin que les gouvernements puissent gagner le contrôle sur le secteur privé. La vision de Bob Watson n’était qu’une indication de cela. En tant qu’ancien fonctionnaire, je peux confirmer l’angoisse et la pression que les fonctionnaires subissent afin de demeurer utile et efficace aux yeux des contribuables qui paient leurs salaires, il y a donc un désir continu d’augmenter le rôle de l’État et des gouvernements dans nos vies quotidiennes afin de simplifier leur existence.

En 1970, l’ Environmental Protection Agency (EPA) reçût un mandat légitime de nettoyage de notre air et de notre eau. Je me rappelle des crises de pollution auxquelles nous faisions face dans les années 1960. Mais tous ces problèmes furent (en partie) résolus, alors l’EPA se retrouva dans la situation précaire de ne simplement plus être d’aucune utilité.

Donc. L’EPA s’est embarquée dans une mission de toujours remonter les niveaux de réglementations gouvernementales. Toute substance faite par l’Homme et qui montre la plus petite preuve d’être dangereuse en larges concentrations a été la cible de réglementation. J’ai été dans une réunion de la Carolina Air Pollution Control Association (CAPCA) il y a quelques années où un employé de l’EPA déclara au groupe que “nous ne devons jamais cesser de rendre l’environnement plus propre” (ou quelque chose d’avoisinant).

Il y eut des hoquets dans l’assistance.

Voyez-vous, il y a un rôle tout à fait légitime pour l’EPA, celui de réguler les niveaux de pollution humaine clairement dangereux.

Mais ce n’est physiquement pas possible de faire que notre environnement soir à 100% propre.

En essayant de rendre notre environnement de plus en plus propre, le coût pour ce faire augmente dramatiquement. Vous pouvez nettoyer et assainir votre maison dans la zone de 90% et ce de manière assez facile, mais la rendre propre à 99% demandera d’énormes efforts et en augmentera le coût.

Comme tout économiste vous le dira, l’argent dépensé pour une chose n’est plus disponible pour une autre, comme la santé par exemple. Ainsi, le risque encouru en sur-régulant la pollution est que vous vous retrouvez à tuer plus de gens que vous n’en sauvez, parce qu’il y a une chose que nous savons et qui tue des millions de personnes par an et c’est la pauvreté. (NdT: Ici, le Dr. Spencer met le doigt sur un aspect très sensible sans peut-être même s’en rendre compte: le fait est que l’oligarchie planifie la mort de millions et millions de personnes, l’eugénisme est une grande partie de l’agenda oligarchique planétaire ne l’oublions jamais et le RCA est une des tactiques pour remplir cette tâche, Spencer le sait-il ou pas ? Nous ne le savons pas…)

Le réchauffement climatique (anthropique) est devenu une raison pour que le gouvernement mette en place des politiques, que ce soit celle de la taxe carbone ou quoi que ce soit d’autre, utilisant un mécanisme régulatoire que le public refuserait en masse s’il savait: (1) combien cela leur coûte en terme de réduction de prospérité et (2) le très peu d’effet que cela a et aura sur notre système climatique.

Ainsi, la prescription politique devient de fait une supercherie, parce que le public est trompé et on le force à croire que ses actions vont “améliorer” le climat.

Même en utilisant les chiffres du GIEC (et donc ceux de l’EPA), il n’y a rien que nous puissions faire sur le plan de la politique énergétique qui aurait un effet mesurable à terme sur les températures globales.

A cet égard, Les politiciens qui utilisent le réchauffement climatique (anthropique) comme outil politique pour résoudre un soi-disant problème ayant été identifié, sont de fait des fraudeurs et des enfumeurs. Les besoins énergétiques de l’humanité sont si importants, que dans les décennies à venir, il a été estimé par Bjorn Lomborg qu’il est fort peu probabe que 20% de ces besoins énergétiques soient satisfaits avec des sources d’énergie renouvelables.

Que cela vous plaise ou non, nous sommes coincés avec les hydrocarbures comme source primordiale d’énergie pour les décennies à venir. Gérez et intégrez cela. Et dans la mesure où nous avons besoin éventuelleemnt de plus d’énergie renouvelables, alors laissez le secteur privé s’en charger. (NdT: Il est bien évident que nous ne sommes pas d’accord sur ce point avec Spencer. La seule solution est de sortir du carcan capitalisto-étatique et entrer dans une ère de l’autogestion du bien commun, sans étiquette de prix, les choses même les plus complexes se simplifient grandement…). Les entreprises de l’énergie sont dans les affaires de fournir de l’énergie et elles se moquent d’où cette énergie provient (NdT: là réside aussi un des problèmes majeurs, le tout lié au PROFIT et aux conflits d’intérêts, impensable dans une société égalitaire sortie de l’exploitation et de la valeur ajoutée spéculative…)

La malhonnêteté de la science du réchauffement climatique

Le directeur de la NASA/GISS, Gavin Schmidt, vient juste de poser un défi au président nouvellement élu Donald Trump de ne pas interférer avec leur recherche sur le réchauffement climatique anthropique.

Les gars, il est temps de sortir le popcorn pour le spectacle!

Gavin joue la même carte que l’ancien directeur du GISS, James Hansen, celle qu’il avait joué il y a quelques années lorsque l’administration Bush avait essayé de “brider” Hansen de parler sans retenue à la presse et au Congrès.

A cette époque, j’étais le directeur scientifique pour les recherches sur le climat à la NASA/MSFC et la NASA avait de très strictes règlementations en ce qui concerne la presse et le Congrès des Etats-Unis. J’ai suivi ces règlements à la lettre; Hansen ne le fit pas. Lorsque j’en ai eu marre que l’administration bride mes libertés, j’ai exercé ma liberté et mon libre-arbitre et j’ai démissionné de la NASA pour trouver un boulot de recherche universitaire.

Hansen lui décida de jouer “le scientifique éternellement persécuté”. Après tout, lui (et ses supporteurs dans la communauté de l’environnement) avaient pour mission de “sauver la planète” et Gavin emprunte maintenant également ce chemin.

Je peux néanmoins sympathiser avec Gavin sur ce que le “changement climatique” est en fait un sujet légitime d’étude. Mais ils doit comprendre que le zèle de style EPA utilisée par par les agences de financement (NASA, NOAA, DoE, NSF) pour caractériser TOUT changement climatique comme étant de cause humaine ET aussi dangereux causeraient eventuellement un retour de flamme de ceux qui paient les factures.

Nous, les peuple, ne sommes pas si stupides.

Donc maintenant la recherche sur le climat se trouve à un carrefour des plus importants. Les scientifiques doivent arrêter de mal représenter le réchauffement climatique comme étant une science sûre, définie et admise.

Je veux aussi dire que la recherche sur le réchauffement climatique n’est pas de l’ingénierie spatiale, elle est en fait bien plus compliquée. Au mieux c’est une science malhonnête, parce qu’il y a tellement d’incertitudes que vous pouvez juste obtenir toute réponse que vous désirez des modèles climatiques simplement en utilisant à souhait ces incertitudes comme boutons de réglage.

La seule partie de cette science qui est relativement définie et admise est qu’ajouter du CO2 dans l’atmosphère de la planète a probablement contribué au réchauffement récent. Mais cela ne veut en rien dire que c’est dangereux.

Et cela ne veut certainement pas dire que nous pouvons y faire quoi que ce soit… et ce même si nous le voulions.

Résistance politique au colonialisme: Les associations d’anciens combattants américains se joignent aux protecteurs de l’eau à Standing Rock !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2016 by Résistance 71

Nous l’avons dit et le répétons: une partie de l’avenir de l’humanité se joue en ce moment même à Standing Rock ! Le combat des peuples unis contre l’empire et les forces politico-corporatistes est engagé… Standing Rock n’est que le début, des dizaines de Standing Rock partout sur les terres usurpées par l’empire colonial du Nord au Sud, vont bourgeonner.

Empire… Rend-toi tu es cerné !

~ Résistance 71 ~

 

Les anciens combattants au front dans la guerre de Standing Rock

 

Ian Greenhalgh

 

23 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/11/23/us-veterans-stand-with-standing-rock-call-for-action/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Rejoignez les manifestants pacifiques de Standing Rock contre la police et l’État corrompus.

[Note éditoriale: VT soutient totalement les manifestations se tenant à Standing Rock et l’appel des anciens combattants à se tenir aux côtés des braves manifestants qui font face à une réponse policière des plus brutales et inhumaines qui a vu des manifestants pacifiques et légaux être assaillis par les forces de coercition au moyen de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogène, de canons à eau, de chiens d’attaque et peut-être le pire de tout: avec les bonnes vieilles matraques et massues aux mains de voyous en uniforme.

Ne vous y trompez pas, ceci représente un problème et une affaire très, très sérieuse, pas seulement pour les nations indiennes autochtones mais pour tout le peuple des Etats-Unis, cette bataille doit être combattue et gagnée si nous voulons préserver un semblant de démocratie, de droits humains et de règle de la loi. Ian]

Les anciens combattants (Veterans) des forces armées états-uniennes prennent bonne note des appels pour soutenir les manifestants autochtones (NdT: et non-autochtones de plus en plus nombreux !!…) autant que de lutter contre l’oléoduc en lui-même.

En décembre, les manifestants contre le Dakota Access Pipeline vont très certainement recevoir le soutien de centaines d’anciens combattants des forces armées américaines qui se commettent en toujours plus grand nombre pour la cause, si tout se passe comme prévu.

Un organisateur, Wes Clark Jr, connu comme animateur du programme TV des Young Turks a déclaré que des anciens combattants étaient prêts à prendre une bastos si besoin était. L’ex-officier de l’armée US a appelé sur les ondes le mouvement de résistance à Standing Rock “du plus important évènement jusqu’ici dans l’histoire de l’humanité.”

Titrée “Les anciens combattants se lèvent pour Standing Rock”, la page Facebook annonce que des centaines d’anciens combattants vont rejoindre les manifestations à partir du 4 décembre. La page sonne aussi un lien vers une page de levée de fonds GoFundMe pour aider à financer leur voyage, le projet à jusqu’ici reçu 68 000 des 200 000 US$ fixés pour but.

Le groupe sur Facebook a été formé avec un ordre de mission militaire de 5 paragraphes fixant très clairement qui sont “les forces d’opposition”: “Le bureau du Shériff du county de Morton ainsi que de multiples agences de police d’état et des contractants privés”, a rapporté le magazine Business Insider.

D’après leur page GoFundMe, ils appellent à “une milice pacifique, non armée… afin de défendre les protecteurs de l’eau contre les assauts et l’intimidation aux mains d’une force de police militarisée et la sécurité du DAPL.

“Il devient de plus en plus évident de jour en jour que les défenseurs de l’Amérique doivent se tenir avec les protecteurs de l’eau. Mettons un terme à cette injustice sauvage qui est commise ici et maintenant.” peut-on y lire.

Bien que le groupe planifie de se vêtir de tenues militaires incluant des équipements de protection corporelle, ils insistent sur le fait d’être un groupe pacifiste et qu’ils ne seront en aucun cas armés.

“Amenez des protections pour le corps, des masques à gaz, des bouchons de tir et des casques anti-bruit (nous aurons à faire face à un canon sonique)”, peut-on lire sur leur page Facebook.. “Mais n’amenez ni armes, ni drogues, ni alcool.”

L’empire déglingué…

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“Vous avez des hommes de mains et tout compte fait, c’est vous les vrais coupables: car sans vous, sans votre négligente cécité, de tels hommes ne pourraient poursuivre une action qui vous condamne autant qu’elle les déshonore.”
~ Francis Jeanson ~

“Les Américains sont le seul peuple moderne, à l’exception des Boers [en Afrique du Sud], qui de mémoire d’homme, ont totalement balayé du sol où ils se sont installés la population autochtone.”
~ Frantz Fanon, 1952 ~

 

Regardons les fondements du colonialisme et de sa pratique que ce soit en Afrique, en Amérique, en Océanie et en Europe, la méthodologie est la même. Frantz Fanon nous le rappelle ici dans son livre “Peau noire, masques blancs” (Seuil, 1952) lorsqu’il dit: “Pour l’Africain en particulier, la société blanche a brisé son ancien monde sans lui en donner de nouveau. Elle a détruit les bases tribales traditionnelles de son existence et barre la route de l’avenir après avoir fermé la route du passé…” Remplacez le mot “Africain” par “Indien” ou “Aborigène d’Australie” ou “Maori” ou “Kanak”. Que constate t’on ? Une universalité méthodologique qui s’est aussi produite de manière domestique afin de convertir la population occidentale à l’idéologie colonialiste. Ce n’est, comme déjà dit ici par ailleurs, qu’une question de degré.

~ Résistance 71 ~

 

La corporation se déglingue

 

Mohawk Nation News

 

19 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/11/19/the-corporation-is-unraveling/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Dakota Access Pipeline de Houston et ses baltringues essaient de nous voler nos ressources tout en détruisant la terre des Lakotas. La cabale a parié gros sur cet oléoduc parce qu’elle croit gagner et faire plein de fric. Ils parieront bien moindre lorsqu’elle commencera à perdre la bataille.

Obama a suggéré que cette route du pétrole polluante et toxique pourrait bien être déviée de Standing Rock. De fait, nous ne voulons de ces poisons nulle part ! Voilà la réalité ! Et encore mois que cette saloperie traverse des centaines de nos communautés que ce soit par oléouc, par trains bombes à retardement, bateaux ou transports routiers, tout ceci pouvant nous tuer.

On nous a étudié à mort. Ces gangsters ne savent rien de nous. Leurs stratégies sont basées sur des mensonges, des rumeurs et des commérages. Leurs conseillers d’entreprise ignorant leur disent qu’ils peuvent nous blesser, nous endommager, nous vaincre et même nous tuer nous et notre mère et que leurs tribunaux de l’amirauté légaliseront tout ce qu’ils font.

Les porte-flingues sont entraînés à perpétrer le génocide. Ils prennent plaisir à nous menacer, à se moquer de nous, à nous hurler des ordres, à agiter leurs armes et nous mettre en joue, à nous gazer au lacrymo et au gaz de poivre et tout autre agent de guerre chimique et biologique. Puis ils se réunissent pour discuter de la mise en place de la torture. Ils ne craignent pas de violer la convention de Genève, d’infliger des douleurs affligeantes, de nous persécuter et de nous humilier, nous et notre terre-mère.

Ils nous capturent, nous fouillent à corps, nos bras sont marqués de chiffres comme dans les camps de concentration de prisonniers et on nous détient dans des chenils.

Leurs stratégies sont fondées sur les mensonges qu’ils ont appris à l’école ou sur les histoires insultantes et bidons des “cow-boys et des indiens”, de ces films hollywoodiens qu’ils ont vu à la télé. Et maintenant ils prennent des décisions de vie ou de mort à notre sujet le tout basé sur une vile propagande.

D’abord, les petits caïds furent ordonnés de faire le minimum afin de nous faire peur, de nous faire taire et de nous écarter du chemin. Le corps du génie de l’armée US étend maintenant les guerres indiennes qui ont massacré plus de 100 millions d’entre nous dans ce qui fut le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité.

Nous avons beaucoup d’amis et d’alliés qui se tiennent à nos côtés. En Europe, en Afrique, en Amérique du Sud et beaucoup aussi dans la population des colons d’Amérique du Nord. Certains d’entre nous sont menacés, frappés, torturés, et arrêtés. Nous continuerons à promouvir la paix dans le monde ! Continuez à vous lever pour la création !

Résistance au colonialisme: Les conditions dans le camp de prisonniers de guerre #44: la réserve de Pine Ridge… Du Dakota à Gaza !

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“un régime criminel possède tous les traits de caractère d’un psychopathe non traité: une cruauté permanente et une violence envers les faibles, un besoin inextinguible pour toujours plus de pouvoir et une incapacité à reconnaître ou à corriger sa propre attitude criminelle. Que ces caractéristiques soient celles d’un individu ou d’une nation, elles ne peuvent être traitées qu’en découvrant les torts originels et non exprimès faits au psychopathe dans son enfance qui l’incitent à perpétrer et perpétuer un règne de terreur chez les autres.
La vérité au sujet de notre passé, en tant que nations ou peuple, est stockée dans notre corps, et bien que nous ne pouvons pas l’exprimer, nous ne pouvons pas la changer. Notre intelligence peut être trompée, nos sentiments manipulés et nos conceptions des choses rendues confuses, notre corps peut être trompé par des médicaments ; mais un jour notre corps présentera la facture, car il est aussi incorruptible qu’un enfant, qui, toujours entier en esprit, n’acceptera aucun compromis ou excuses et ne cessera pas de nous tourmenter jusqu’à ce que nous arrêtions de fuir la vérité.”
~ Alice Miller, psychologue (Ph.D), spécialiste de la psychologie traumatique enfantine, auteure de 13 ouvrages traduits en 30 langues ~

Dans la citation qui suit, remplacez le mot “Africain” par le mot “Indien” ou « Palestinien » et observez l’interchangeabilité de la méthodologie colonisatrice. De fait la méthodologie n’est effective que par l’idéologie qui la gouverne…
“Pour l’Africain en particulier, la société blanche a brisé son ancien monde sans lui en donner de nouveau. Elle a détruit les bases tribales traditionnelles de son existence et barre la route de l’avenir après avoir fermé la route du passé…” (Frantz Fanon, 1952).
En 1951, Albert Camus dans son exceptionnel “Homme révolté” clâmait: “L’empire est en même temps guerre, obscurantisme et tyrannie, affirmant désespérément qu’il sera fraternité, vérité et liberté : la logique de ses postulats l’y oblige.”

Rien n’a changé, mais nous entrons dans une ère propice à une mise en phase des concepts et des idées, parce que les écrans de fumée se lèvent et que cœurs et esprits ressurgissent enfin des abîmes léthargiques.

L’article ci-dessous, paru sur Al Jazeera en anglais et traduit en français sur Chroniques de Palestine, est à lire et à diffuser sans aucune modération et tout comme nous avons pu remplacer le mot « Africain » par le mot « Indien » dans la citation de Fanon ci-dessus, remplaçons également le mot de « Pine Ridge » par celui de « Gaza ». Interchangeable on vous dit !… Amérindiens, Palestiniens… même combat ! 

~ Résistance 71 ~

 

La vie dans la réserve indienne de Pine Ridge

 

Patrick O. Strickland

 

18 novembre 2016

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/vie-reserve-indienne-pine-ridge/

 

Article original paru en anglais sur Al Jazeera le 2 novembre 2016

 

La maison d’une pièce de Donald Morrison, cachée derrière une rangée d’arbres, ne peut être jointe que par un chemin de terre d’un demi-kilomètre de long.

Il vit sur les terres ancestrales de sa famille. La remorque où vivaient son oncle et son frère est à proximité. La cour de Donald est parsemée de voitures rouillées – décomposées et à moitié démembrées, fouillées pour les pièces de rechange.

A quelques mètres de l’escalier en bois menant à sa porte d’entrée se trouve la structure décrépite – fabriquée à partir d’une remorque, de ferraille et de bâches – où il a vécu pendant deux décennies avant que les familles ne décident en 2011 de vivre ensemble.

Donald, âgé de 60 ans, a vécu sur la terre de sa famille toute sa vie. Le temps passe lentement dans son coin de la Réserve de Pine Ridge, et à aucun moment dans ces 60 dernières années, les autorités locales n’ont connecté sa minuscule communauté familiale de cabanes et de remorques au réseau électrique de la réserve, ni fourni l’eau courante.

Ils utilisent des batteries de voiture et des générateurs pour quelques heures d’électricité par jour, et Donald chauffe un seau d’eau de cinq gallons sur un poêle à bois pour se baigner et laver ses vêtements quelques fois par semaine.

La Réserve de Pine Ridge dans le Dakota du Sud, qui englobe plus de 2,8 millions d’acres, a été créée en 1889, sous le nom de Camp 334, pour les prisonniers de guerre indigènes que les colons blancs ont poussé vers l’ouest à travers le continent nord-américain.

Elle abrite l’Oglala Lakota, une tribu qui fait partie intégrante du peuple Sioux.

Tout comme les réserves amérindiennes à travers les États-Unis, la communauté autochtone de 38 000 personnes est déconnectée des circuits économique de l’État et n’a pas été touchée par le développement.

Une des plus démunies de ces réserves, Pine Ridge, est affectée par un taux de chômage de 80 à 90%, avec un revenu moyen par personne de 4000 dollars par an d’après l’étude réalisée en 2007 par l’ONG Re-Member.

Le Bureau du recensement des États-Unis a révélé en 2014 que plus de 52% des résidents à Oglala Lakota, le plus grand des trois comtés de Pine Ridge, vivaient en-dessous du seuil de pauvreté.

Dans ce contexte de pauvreté et de chômage, la santé publique a souffert, selon Re-Member. Plus de 80% des résidents souffrent d’alcoolisme. Un quart des enfants sont nés avec un syndrome d’alcoolisme fœtal ou des conditions similaires. L’espérance de vie – 48 ans pour les hommes, 52 ans pour les femmes – est la deuxième plus basse de l’hémisphère occidental, juste derrière Haïti, le pays des Caraïbes.

Les taux de tuberculose et de diabète sont huit fois plus élevés que les moyennes nationales, tandis que le taux de cancer du col de l’utérus est cinq fois plus élevé que la moyenne américaine.

Par cette après-midi lumineuse mais froide de fin octobre, Donald traverse sa cour, passe devant la dépendance, fait le tour de la vieille berline rouillée à laquelle son chien est enchaîné, et arrive au paquet de bois qu’il a coupé plus tôt dans la semaine. Il emporte quelques morceaux de bois à l’intérieur de sa maison et en ressort après un court instant.

Un faisceau de fils relie la batterie de sa camionnette Ford à un générateur électrique grondant sur son porche. Cette source d’électricité lui permet de regarder quelques heures de télévision chaque soir avant de se coucher.

Donald et ses frères et sœurs ne sont jamais allés à l’école. Et bien qu’il comprenne une bonne quantité d’anglais, il n’a jamais appris à parler couramment une autre langue que sa langue maternelle, le Lakota.

Bien que les Channels 5, 9 et 12 ont diffusé les débats présidentiels très médiatisés entre la candidate démocrate Hillary Clinton et son homologue républicain Donald Trump, Donald explique qu’il a seulement été en mesure de regarder les faits les plus marquants dans les nouvelles.

« Cela ne fait pas vraiment une différence pour nous ici », dit-il en parlant des prochaines élections.

Étant donné que ni Trump ni Clinton ne répondent à leurs besoins spécifiques, de nombreux résidents de Pine Ridge disent qu’ils ont été oubliés par la société dominante, abandonnés par les politiciens et négligés par les institutions de l’État.

Après des années de requêtes auprès du gouvernement tribal local – qui administre la réserve sur une base semi-autonome – et les autorités du comté pour l’eau courante et l’électricité, Donald s’est résigné à passer les dernières années de sa vie sans l’une ni l’autre. « J’ai finalement abandonné », se souvient-il.

« Ils disent simplement qu’ils ne peuvent pas m’aider. C’est une perte de temps. »

Donald et son frère Roland, âgé de 67 ans qui vit dans une remorque à cinq minutes de marche sur les collines qui coupent en deux la terre de leur famille, survivent les deux premières semaines de chaque mois grâce aux bons d’alimentation.

Au cours de la deuxième moitié de chaque mois, ils se partagent la viande en conserve et les pâtes offertes par des organismes de bienfaisance et des gens du pays. Lorsque les dons ne suffisent pas et qu’ils disposent d’assez d’argent pour faire le trajet de 48 kilomètres jusqu’à la ville la plus proche, ils reçoivent des boîtes de conserves provenant d’une usine de transformation de la viande.

Roland a quitté la réserve pour la première fois de sa vie en avril, lorsqu’il a été transporté par avion dans un hôpital de Rapid City pour une opération chirurgicale d’urgence après avoir glissé dans la neige et s’être brisé la hanche alors qu’il coupait du bois de chauffage.

Uniquement capable de se déplacer avec un déambulateur, Roland, qui porte une veste couverte de saleté et tire régulièrement sur son jean trop grand qui ne cesse de glisser, dit qu’il ne sera jamais en mesure de payer les 2000 dollars de factures médicales, avec les petites sommes d’argent qu’il obtient avec ses petits boulots pour les voisins et les éleveurs. « Je ne pourrai pas travailler jusqu’au printemps maintenant », dit-il.

Roland s’est rendu à un point d’inscription des électeurs en ville le mois dernier pour avoir un café gratuit, mais lui et ses frères affirment qu’aucun d’entre eux n’a l’intention de voter le 8 novembre.

Le bureau de John Yellowbird Steele, le président des autorités de la tribu sioux Oglala à Pine Ridge, n’a pas répondu aux nombreux appels d’Al Jazeera pour commenter cet article.

Le gouvernement tribal exerce la juridiction sur les crimes commis par les membres tribaux et d’autres peuples autochtones sur la réserve. Au fil des ans, cependant, les autorités fédérales ont réduit la souveraineté tribale sur les réserves des Amérindiens par le biais de diverses lois.

« Les dures conditions du colonialisme »

Plus de 5,1 millions de personnes aux États-Unis se reconnaissent comme totalement ou partiellement Natifs Américains ou Natifs Alaska, selon le US Census Bureau. Jusqu’à 2,5 millions de personnes se sont identifiées comme totalement indigènes ou autochtones de l’Alaska. De ce total, plus de la moitié ne vivent pas dans des réserves.

Malgré des conditions très différentes dans les communautés autochtones, le Groupe de travail international pour les affaires autochtones estime que « le revenu par habitant dans les régions indiennes est environ la moitié de celui de la moyenne américaine, et le taux de pauvreté est environ trois fois plus élevé ».

Les réserves, dont celle de Pine Ridge, exercent également divers degrés de semi-souveraineté sous l’autorité du gouvernement fédéral américain.

Nick Estes, un doctorant de l’Université du Nouveau-Mexique dont les recherches portent sur l’histoire et la décolonisation des autochtones, soutient que les problèmes qui persistent aujourd’hui – et qui découlent de la pauvreté intergénérationnelle de Pine Ridge – sont enracinés dans l’histoire coloniale de l’Amérique.

Clinton, Trump et le reste de l’establishment politique américain sont incapables de fournir des solutions durables pour les Lakota de Pine Ridge ou le reste des 566 entités tribales reconnues au niveau fédéral aux États-Unis, dit-il.

La pauvreté actuelle qui préoccupe de nombreuses communautés autochtones – dans et en dehors des réserves – est fermement enracinée dans la liste historique des massacres, du nettoyage ethnique, du vol de terres et des traités violés dont ont été victimes les autochtones en Amérique du Nord, dit Estes. « Le fait est que les autochtones sont pauvres non pas parce qu’ils n’ont su accéder à la civilisation. Avant que les colonisateurs ne viennent, nous n’étions pas considérés comme pauvres ».

Le 29 décembre 1890, l’armée américaine a commis à Wounded Knee l’un des massacres les plus sanglants infligés aux peuples indigènes en Amérique du Nord, quand des soldats ont massacré entre 150 et 300 indiens Lakota dirigés par le Chef Spotted Elk (également connu sous le nom de Chief Big Foot) qui étaient sortis des frontières de la réserve imposées par les autorités américaines.

Des civils ont ensuite été engagés pour transporter les corps dans une fosse commune.

Plus de 100 000 indigènes ont été contraints d’intégrer des internats chrétiens qui sont apparus à l’époque du Président Ulysse Grant en 1869 et ont continué à exister jusqu’à la fin du 20ème siècle.

Séparés de leur famille, les enfants de ces écoles « ont subi une litanie dévastatrice d’abus, d’assimilation forcée et de travail éreintant, ainsi qu’une violence sexuelle et physique généralisée », rapporte une étude d’Amnesty International publiée en 2007.

En 1973, à Pine Ridge, environ 200 membres du Mouvement des Indiens d’Amérique (AIM), une organisation de défense des droits civils fondée en 1968, et des militants de la communauté d’Oglala Lakota ont occupé Wounded Knee pour protester contre la répression politique du président tribal Dick Wilson.

Wilson, qui avait créé une milice privée pour réprimer les dissidents, était soutenu par les organismes chargés de l’application des lois américaines, dont le Federal Bureau of Investigation. Les militants ont exigé que Wilson démissionne et que le gouvernement américain respecte les traités.

Après un blocage de 71 jours de ces organismes, les militants ont mis fin à l’occupation sans obtenir la démission de Wilson. Des dizaines d’opposants du gouvernement tribal ont été tués dans les années suivantes et le gouvernement américain a refusé de s’impliquer, arguant qu’il ne pouvait pas forcer le chef autocratique à démissionner.

En 1977, Leonard Peltier, militant de l’AIM, a été condamné à deux peines de prison consécutives deux ans plus tôt, accusé d’avoir tué deux agents du FBI à Oglala, une ville de Pine Ridge. Amnesty International et d’autres groupes de défense des droits de l’homme ont fait part de leurs « préoccupations concernant l’équité » de son procès et de sa condamnation, et de nombreux militants considèrent que Peltier est un prisonnier politique.

« Ne pas comprendre pour quelles raisons les autochtones sont pauvres et criminalisés fait qu’il est impossible de comprendre la structure du colonialisme comme une condition préalable à cette pauvreté », dit Estes.

Citant « les conditions intenses du colonialisme », Estes relie cette histoire à la pauvreté actuelle, ainsi qu’à l’augmentation des taux de meurtres et d’incarcérations policières. « Ce n’est pas seulement quelque chose qui s’est produit dans le passé. On ne peut pas guérir d’une blessure qui continue à vous faire souffrir, et le traumatisme est continuellement infligé. »

Les enfants paient le prix de la pauvreté

Cheryl Locke, une enseignante locale, vit dans une petite maison en bois, de couleur bleue et blanche, dans un cul-de-sac au sommet d’une colline dans le quartier Evergreen au nord de Porcupine, à 38 kilomètres de la ville principale de Pine Ridge, du même nom que la réserve. Elle partage deux chambres avec ses quatre enfants adultes et deux petits-enfants.

Cheryl, enseignante depuis plus de 16 ans à Pine Ridge, a été témoin d’une succession d’enfants qui subissent les conséquences de la pauvreté, de l’alcoolisme et de la consommation croissante de drogues.

Pendant qu’elle parle, son petit-fils de six ans, Tyrell, est assis sur le sol de linoléum gris du salon et s’efforce de lacer ses chaussures. Sur le mur derrière lui est accroché un tableau de Sitting Bull, un chef indien qui a uni les tribus Sioux au 19ème siècle.

Née à proximité de Wounded Knee, Cheryl a déménagé de la réserve pour l’université et est ensuite revenue pour tenter d’aider sa communauté par le biais de conseils et de l’enseignement. En expliquant que beaucoup de ses élèves vivent dans des foyers où il y a des familles nombreuses et où la surveillance des parents est faible, elle dit: « Il y a un surpeuplement et aucune fourniture à la maison, même pas de lits, certains d’entre eux dorment sur les planchers ou n’importe où, et ils sont censés être 100% performants… »

Au cours des premières années où elle était enseignante, Cheryl se sentait frustrée lorsque les élèves venaient en classe fatigués et sans avoir fait leurs devoirs. « Après un certain temps, j’ai compris d’où ils venaient et de ce qu’étaient leurs conditions de vie à la maison. »

Pour aggraver les choses, les enseignants comme Cheryl se battent souvent contre le manque d’argent et de fournitures scolaires, se tournant vers les organisations caritatives pour trouver de l’aide.

« Certains d’entre eux – peut-être leurs parents étaient-ils absents et sont-ils restés sans surveillance … doivent se lever seuls et prendre le bus … L’un d’eux a mentionné [récemment] qu’il n’y avait pas assez de place dans leur maison …. Il lui a dit: « Il y a des gens qui dorment sur le plancher de la cuisine ».

Avec de nombreux parents d’élèves dans la Réserve de Pine Ridge souffrant d’alcoolisme et un nombre croissant d’habitant devenus dépendants aux stupéfiants et stimulants, comme les méthamphétamines, Cheryl doit assurer le rôle de travailleuse sociale en même temps que d’enseignante.

La partie la plus difficile de la semaine scolaire, dit-elle, sont les deux premiers jours, lorsque de nombreux écoliers reviennent de week-ends sans s’être reposés.

« Jeudi et vendredi, ils se mettent à redouter de rentrer à la maison, parce que certains d’entre eux vont retrouver des lieux où l’on boit et où ils seront négligés, livrés à eux-mêmes », dit Cheryl, expliquant également que de nombreux élèves n’ont pas d’autre réel repas que celui de la cafétéria de l’école.

Les enseignants de la réserve de Pine Ridge font tout ce qu’ils peuvent pour donner de l’espoir aux jeunes générations, malgré le manque d’opportunités éducatives et professionnelles. Le taux de suicide dans la réserve est deux fois supérieure à la moyenne nationale, toutes les tranches d’âges confondues, et quatre fois la moyenne nationale pour les adolescents selon l’organisation Re-Member.

Cheryl dit aussi avoir éprouvé un sentiment écrasant d’impuissance et de chagrin quand une de ses anciennes élèves s’est suicidée l’année dernière.

L’étudiante, qui était arrivée à la huitième année, a été retrouvée par son frère cadet, qui était dans la classe de Cheryl à l’époque. « L’élève, que je ne vais pas nommer, était une fille très intelligente. Elle était au top de la classe », se souvient-elle avec émotion. « Son frère l’a trouvée … ça l’a vraiment affecté et il a [plus tard] essayé de faire la même chose. »

Entre décembre 2014 et février 2015, cinq jeunes de la réserve, âgés de 12 à 15 ans, se sont suicidés, ont rapporté à l’époque les médias locaux. La série de suicides a incité les fonctionnaires tribaux à déclarer l’état d’urgence.

Mais les suicides ne se limitent pas aux jeunes.

En bas de la route qui mène à la maison de Cheryl, son frère Darrell travaille sur sa voiture tandis qu’une puissante rafale de vent souffle la poussière sur sa pelouse desséchée.

Darrell, qui survit de subsides du gouvernement fédéral en raison d’une blessure à la jambe qui l’a rendu incapable de travailler il y a plus de 10 ans, claudique à travers la cour et s’assied sur une chaise de jardin en plastique.

Il ouvre un journal datant de décembre 2014, montrant la photo de face de son fils de 30 ans Allen, qui a été abattu par la police à sa maison à Rapid City où il avait déménagé 10 ans plus tôt pour trouver du travail.

Debout avec son jeune fils Sincere, Allen porte une casquette de base-ball tournée vers l’arrière, un polo bleu rayé, des jeans noirs et des bottes de travail beige. Il y a un sourire sur le visage de Sincere et une chemise trop grande retombe de ses épaules. « Un autre natif tué par la police à Rapid City, » dit le titre.

« Allen était un homme qui travaillait … il aimait sa famille », dit Darrell.

« Je pensais que j’allais être le premier à mourir – au moins avant mes enfants, je ne pensais pas que cela arriverait, rien de tout cela, c’était un grand choc pour moi. »

La police avait été appelée à la maison par la femme d’Allen, qui était inquiète parce qu’il était ivre, sous l’influence de la drogue et assis sur le plancher de la cuisine avec un couteau.

Une déclaration diffusée plus tard par la police a prétendu qu’Allen tenait un couteau et a attaqué l’officier. Des témoins ont admis que Allen avait un couteau.

« C’est une bonne journée pour mourir », aurait dit Allen, selon le rapport de la police. L’incident était qualifié de « suicide par flic » et l’analyse toxicologique aurait révélé de l’alcool, de la marijuana et les méthamphétamines dans le système sanguin d’Allen.

 « Un génocide liquide »

Le long des routes sinueuses à la périphérie du village d’Oglala, il y a de petits quartiers d’une douzaine de cabanes et de remorques à moitié ruinées. Nombre d’entre elles sont financées par le gouvernement fédéral.

Des voitures s’arrêtent à côté de la route et attendent le passage d’une file de véhicules précédés d’hommes à cheval. Les hommes tiennent des drapeaux de la nation d’Oglala Lakota, du Mouvement indien américain et de l’Île de la Tortue, le nom que beaucoup d’indigènes emploient en parlant de l’Amérique du Nord.

Olowan Martinez est assis sur le porche arrière de la maison de sa tante à Oglala, alors que le soleil couchant disparaît peu à peu derrière les sommets des collines.

Olowan, âgée de 43 ans et la mère de trois enfants, ne prête guère d’attention à l’élection présidentielle en cours.

« Les politiciens emploient de grands mots et font de grandes promesses », dit-elle. « Quand on en vient à ce qui se passe ici, les gens [que vous voyez] sur ces chemins de terre sont oubliés. »

Olowan dit qu’elle a lutté avec l’alcoolisme pendant des années avant de finir par totalement abandonner l’alcool 11 ans après la mort de sa mère.

L’alcool a infligé une série de tragédies dans sa famille et continue de le faire. Ses deux parents sont morts d’une cirrhose du foie due à l’alcool. Son frère a été tué par un homme ivre. Le petit ami de sa fille de 16 ans a été tué par un conducteur ivre lors d’une collision frontale l’an dernier.

En disant que l’alcool est « la pisse de l’homme blanc », elle fait valoir que l’usage répandu de l’alcool et des drogues a été exploité pour empêcher les peuples autochtones de s’organiser politiquement: « L’alcool a été utilisé comme outil de manipulation pour prendre nos terres. Nous buvons et nous sommes floués. »

Depuis la mort de ses parents, Martinez est devenue l’une des militantes Lakota qui mènent le combat contre les magasins d’alcool à Whiteclay, une ville sur la frontière entre le Dakota du Sud et le Nebraska, à seulement trois kilomètres du village de Pine Ridge.

Whiteclay est juste route entre deux rangées de magasins décrépits, la plupart d’entre eux fermés. Parmi les magasins se trouvent quatre petits magasins d’alcool qui vendent une moyenne de 13 000 canettes par jour, soit plus de quatre millions par an selon le groupe de surveillance Alcohol Justice. La plupart de ces ventes se font en contrebande à Pine Ridge, où l’alcool a été interdit par le gouvernement tribal.

Avec une population de 12 âmes, Whiteclay est enregistrée comme une ville, avec quelques petits bâtiments et aucun quartier. Le poste de police le plus proche est situé à plus de 30 kilomètres.

En 2013, Martinez a été arrêtée à Whiteclay car les manifestants avaient bloqué la route pour empêcher les camions de livraison de prendre la bière dans les magasins. On lui a infligé une série d’accusations de vandalisme, de méfait criminel et de menaces. La procédure judiciaire est en cours.

Citant les taux élevés d’alcoolisme et de syndrome d’alcoolisme foetal, elle déclare que les magasins d’alcool de Whiteclay provoquent un « génocide liquide » contre les Lakota de Pine Ridge, en vendant de l’alcool à des personnes souffrant d’alcoolisme intergénérationnel.

« Whiteclay est là depuis plus de 100 ans avec une intention claire : nous vendre de l’alcool, et c’est ce qu’il fait », dit-elle, portant le blâme d’une augmentation de la violence sur les propriétaires des magasins.

En août, Sherry Wounded Foot, une femme Lakota de Pine Ridge, s’est rendue dans Whiteclay. Le lendemain matin, cette femme âgée de 50 ans a été retrouvée battue à mort et agonisante.

La police soupçonne qu’elle ait été attaquée et agressée, même si aucun officier n’était à Whiteclay au moment de l’incident.

Sherry Wounded Foot est morte 12 jours plus tard. Sa famille craint que le mystère entourant sa mort ne soit pas résolu, selon les médias locaux.

Pour aggraver les choses, l’avènement des drogues – à savoir les méthamphétamines – ces dernières années a littéralement horrifié Olowan. Elle raconte qu’au cours de l’été, elle a fait tous les revendeurs dans son quartier et dans les villages voisins pour les avertir de ne pas adresser la parole à ses enfants. « Nous allions dans les maisons et nous nous assurions qu’ils ne parleraient pas à mes enfants », dit-elle.

Le 16 octobre, le neveu d’Olowan, Vinnie Brewer, a été abattu dans ce qui était censé être une dispute au sujet d’un trafic de méthamphétamines. Plusieurs hommes se sont approchés de lui dans le parking d’un centre de jeunesse et ont ouvert le feu, le tuant sur place.

En réponse à la mort de Brewer, la police tribale a mis en vigueur des couvre-feux, pour les moins de 18 ans, à 21 heures les soir d’école et à 22 heures le week-end. Il n’y a que 24 policiers sur la réserve, mais 20 autres agents ont été demandés au Bureau des affaires indiennes, un organisme du gouvernement fédéral des États-Unis.

John Yellowbird Steele, le président de la tribu, a déclaré: « Si une personne prend ici le temps de réfléchir, elle peut relier tous les points. Dans plusieurs incidents, des membres de notre tribu ont été assassinés et tout est lié à la drogue ».

De retour chez elle le lendemain du meurtre de son neveu, Olowan allume une cigarette tandis qu’elle parle de sa mort. « J’ai peur pour mon peuple, j’espère que nous nous réunirons et commencerons à surveiller nos quartiers », dit-elle.

« La question de Whiteclay étant déjà présente, j’espère qu’il y aura assez de conscience pour sauver les jeunes [en ce qui concerne les méthamphétamines] ».

« Que puis-je faire pour améliorer les choses ? »

Jerome High Horse, âgé de 66 ans et habitant le village de Wanblee à Pine Ridge, aide ses voisins âgés à monter la garde à l’extérieur de leurs maisons quand il semble y avoir un pic dans les vols commis par des trafiquants de drogue et des criminels.

C’est un homme de grande taille avec une seule tresse qui déborde de sous son chapeau de cow-boy. Sur son avant-bras gauche, il a un tatouage qu’il a dû faire lui-même, passé du noir au gris au cours des quatre dernières décennies : « Jethro N ‘Theresa », lit-on.

Jérôme est assis sur son porche, fumant un cigare. Derrière lui, une tête de cheval est peinte sur le flanc de sa maison. Ce père de sept enfants estime que monter la garde fait partie de son devoir d’assurer un environnement plus sûr pour toutes ces personnes qui se débattent déjà avec la pauvreté et d’autres problèmes.

Sa vie d’adulte a été divisée entre le travail en tant qu’ingénieur hors de la réserve et le retour chez lui pour de longues périodes afin d’y construire des projets caritatifs.

Avec ses parents et ses neuf frères et sœurs, il a grandi dans une cabane de deux pièces sur un sol de terre battue. Bien qu’il ait pu en partir, il rappelle que le niveau de pauvreté et de négligence des institutions à l’égard de la réserve rend impossible pour la plupart des gens d’être aussi chanceux qu’il l’a été.

Quand Jérôme était adolescent, il a été envoyé dans un pensionnat chrétien. Le premier jour, raconte-t-il, les enseignants et les religieuses ont forcé les enfants à tremper leur tête dans des cuves de produits chimiques. « Ils ont emmené tous les garçons derrière un des bâtiments [de l’école]. Ils ont plongé notre tête dans [les bacs]. Ils pensaient que parce que nous étions des Indiens, nous étions pouilleux et avions de la vermine », se souvient-il en hochant la tête.

Le lendemain matin, les têtes des écoliers ont été rasées. Chaque fois qu’il parlait en Lakota, les religieuses frappaient le dessus de ses mains avec une règle.

« Quand j’avais 14 ans, j’ai décidé qu’il fallait qu’il y ait une meilleure façon de vivre, parce que j’ai vu les luttes, les délabrements. Ce qui nous a tenu ensemble, c’était [de faire des choses comme] couper du bois pour la communauté. »

Après avoir terminé ses études secondaires et quitté la réserve, Jérôme a servi deux ans, de 1970 à 1971, dans l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam.

En 2010, Jérôme et son épouse Theresa prirent leur retraite et retournèrent à Pine Ridge. En deux ans, ils ont fondé Families Working Together, un organisme de bienfaisance pour aider les habitants les plus démunis de la réserve. « Je me suis demandé, ‘Que puis-je faire pour améliorer les choses?’ » se rappelle-t-il.

Cette organisation recueille des dons dans tout le pays, y compris de l’argent, de la nourriture, des matériaux de construction, des médicaments et d’autres nécessités. Une maison est actuellement en construction pour un père et un fils sans abri à Wanblee sur un bout de terre acquis par le gouvernement tribal.

« Nous apportons toujours des camions chargés de nourriture et de tout ce que vous pouvez imaginer. Et nous avons beaucoup de gens qui n’ont ni électricité ni eau », dit Jérôme. Son organisation construit aussi de minuscules maisons et effectue des réparations à domicile pour les personnes vivant dans des maisons en ruine.

« Nous sommes tous les uns avec les autres, j’ai grandi avec ce concept et j’ai toujours été amené à croire qu’en tant qu’Indiens, nous serons traités différemment en raison de qui nous sommes. La valeur que nous avons, c’est de veiller les uns sur les autres. Cette façon de vivre est une bonne façon de vivre. »

De retour chez elle, Olowan Martinez dit que la réserve de Pine Ridge ne devrait pas être un objet de pitié. « Les gens regardent nos communautés ici sur la réserve indienne de Pine Ridge … et tout ce que vous voyez, c’est la pauvreté, la violence et le mal. Mais il y a tellement de bien qui est venu d’ici – non seulement pour notre patrie mais pour toutes les nations autochtones, » dit-elle.

« Ils ont essayé de nous effacer, ils nous ont collés dans cette réserve, ce camp de prisonniers de guerre, et ils ont pensé que nous allions mourir, mais c’est notre terre, nous sommes faits de cette terre. Et aujourd’hui, nous sommes toujours là. »

* Patrick O. Strickland est un journaliste et grand reporter américain indépendant spécialiste des questions de justice sociale et des droits humains au Moyen-Orient et spécialement en Palestine. Il écrit pour de nombreux médias notamment al-Jazira, Alternet, VICE News, Deutsche Welle, Syria Deeply, AlterNet, Electronic intifada, Socialist Worker etc …
Son compte Twitter : @P_Strickland_

Empire !… Rends-toi tu es cerné !…

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“Et la destinée murmure au guerrier: ‘tu ne peux pas résister à la tempête !’ et le guerrier lui murmure en retour: ‘Je suis la tempête…’ “

 

Levez vous pour notre mère Nature

 

Mohawk Nation News

 

16 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/11/16/stand-up-for-creation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Seuls le vrai et le faux existent dans la vie. Nous vivons pour les générations ici, celles du passé et celles à venir. Les faiseurs de fric vivent dans le moment. Tout le monde a le choix, la capacité de raisonner. S’ils ne l’utilisent pas, ils devront faire face aux conséquences de leurs actions.
Plus on utilise de force contre le peuple, et toujours plus de pouvoir et de puissance possède t’il, lui et ses supporteurs. L’unification des gens pour protéger notre terre-mère est en train de se produire de partout. Tout le monde agite le drapeau des guerriers parce qu’ils veulent s’unir pour résister à la corporation.

Après la fin du voyage de Dekanawida, il laissa derrière lui l’accord de paix et de défense de cette paix (Kaiane’re:kowa) pour protéger les innocents. Onkwe’hon:weh (habitants de l’Île de la Grande Tortue) fut chargé de disséminer le message et d’utiliser la force psychique qui vient avec le fait d’avoir le bon esprit.
Les 300 manifestations aujourd’hui aux Etats-Unis montrent que tout le monde désire se tenir avec la création/nature. Ils veulent la liberté et exercer leur pouvoir.

La création/nature nous aide, tout comme l’eau que nous préservons, qui façonne notre action et notre destinée. La police et l’armée élaborent leurs attaques en fonction d’un ennemi qu’elles ne comprennent pas. Pour elles, nous sommes imprévisibles. Nous changeons constamment la situation tandis que leur situation, leur position sont statiques. Lorsque c’est nécessaire, la nature nous fait changer de tactiques.
Nos ennemis seront subjugués sans même les combattre. Leurs villes se tiennent déjà à nos côtés. Elles renversent leur propre royaume.

Nous capturerons notre opposant militarisé sans même combattre ou le détruire.

Nous demeurerons comme une grande rivière qui maintient son cours ou ajuste ses flots. Nous avons une forme mais ils ne peuvent pas la voir.. Nous n’avons pas de leaders à renverser, personne n’est en charge, personne ne nous donne des ordres ou met quiconque en formation pour attaquer.
Nous nous adaptons et n’avons aucune peur des batailles. Nous vaincrons ceux qui ont déjà perdu. Puis, ils viendront nous rejoindre. Nous nous lèverons tous contre leur machine de guerre avec la vérité…

Résistance au colonialisme: Convergence à Standing Rock…

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“Je salue la lumière de tes yeux où réside tout l’univers. Lorsque tu seras en ce centre au sein de toi-même et que je serai en ce même endroit en moi-même, alors nous serons un.”
~ Chef de guerre Lakota, Oglala, Crazy Horse, 1877 ~

“Il faudrait que quelqu’un m’explique pourquoi le fait que je revendique de l’eau non polluée fait de moi une activiste, tandis que proposer de détruire l’eau au moyen d’une guerre chimique ne fait pas d’une entreprise un terroriste ?”

~ Winona Laduke ~

 

Où est Crazy Horse ?

 

Mohawk Nation News

 

15 novembre 2016

 

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http://mohawknationnews.com/blog/2016/11/15/where-is-crazy-horse/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Crazy Horse a dit: “Nous ne vous avons pas demandé vous les hommes blancs de venir ici. Le grand mystère nous a placé ici et nous a donné ces terres pour maison. Vous aviez la votre. Nous n’avons jamais interféré avec vous. Nous ne voulons pas de votre ‘civilisation’”. Nous avons beaucoup de soutien parmi les non-autochtones, bien des gens se tiennent à nos côtés dans ce combat contre la veulerie des entreprises coloniales et leur dévastation de notre terre.

A Standing Rock, nous utilisons l’énergie qui honore notre vie, le son mystérieux qui vient de nos ancêtres et que nous transmettrons à ceux encore non-nés. Nous les honorons en ne violant pas la vérité de la création naturelle. Ceci est une révolution permanente pour ceux d’entre nous ayant du sang onkwe’on:weh (habitants de l’Île de la Grande Tortue) et qui doivent suivre les instructions originelles de survivre et de co-exister. Cette protection de l’environnemnt n’est pas juste pour nous, mais pour tous nos amis et alliés.

Des voleurs se sont emparés de nos possessions et de notre capacité à nous en occuper. Nous ne sommes pas des voleurs. Nous avons le droit de nous défendre et de suivre nos instructions originelles. La peur submerge et noie la capacité des gens à penser. Beaucoup ne veulent pas entendre ce quelque chose contre lequel ils devraient sans doute se rebeller.
Assez de nos ossements ont été jetés dans la poussière de notre terre-mère et piétinés par les envahisseurs. Nous n’allons pas les laisser continuer à désacraliser et à profaner nos corps.

Le déni de notre droit de propriété sur nos possessions, notre liberté de parole et d’association, de communiquer personnellement les uns avec les autres et le fait que nous soyons sous surveillance sont des violations de la loi internationale et de la loi de la terre, Kaia’nere:kowa ou la Grande Loi de la Paix.

Le Patriot Act aux Etats-Unis et au Canada la loi C-51 ont été créés pour permettre à ce que quiconque se dresse contre les entreprises soit envoyé dans des prisons privées, sans autre forme de procès, sans communication légale et pour transformer tout le monde en prisonniers de guerre comme ils l’ont fait d’onkwe’hon:weh (le peuple naturelle de la terre).

Ceux que ne se dressent pas pour leur propre terre-mère sont complices de sa destruction.