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Nouvel Ordre Mondial: Selon la doctrine sécuritaire israélienne, toute force de police doit être une force d’occupation…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 26 août 2016 by Résistance 71

Ne nous leurrons pas, cette attitude de militarisation et de radicalisation de la police se généralise. En France, police et armée patrouille les rues, nous sommes en état d’urgence, c’est à dire un cran en dessous d’une dictature déclarée. Les contractants privés israéliens sont partout dans le complexe sécuritaire, combien d’aéroports français, de sites touristiques comme la Tour Eiffel, de manifestations culturelles comme le festival de Cannes, ont leur “sécurité” defacto réglée, agencée, planifiée par des entreprises barbouzes israéliennes ?

Prochaine étape: envoyer la flicaille franchouillarde se former aux combats de rue et à la terreur policière urbaine en Israël, les instructeurs venant aussi former en France. Tout ceci fait partie de la grille de sécurité du Nouvel Ordre Mondial en attendant la mère de tous les cocktails sécuritaires mortifères: la fusion de services de sécurité étatique et privés entre la Chine et Israël.
Rappelons-nous toujours que pour l’oligarchie, l’ennemi c’est le peuple, donc les gardes-chiourme doivent être conditionnés pour déshumanier les peuples et les traités en ennemi. Ceci arrive en France, à très grands pas même… Entendez-vous le bruit des bottes martelant l’asphalte dans le lointain ?

~ Résistance 71 ~

 

« Les villageois palestiniens sont déshumanisés afin de les rendre ‘cibles légitimes’ pour la destruction et l’expulsion. »
~ Illan Pappe, chaire d’histoire université d’Exeter ~

 

Une armée d’occupation des Etats-Unis

Des groupes sionistes veulent transformer les flics américains en tueurs entraînés

 

Ronald L. Ray —

 

2 août 2016

 

url de l’article original:

http://americanfreepress.net/an-army-of-u-s-occupation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce n’est plus du tout un secret de savoir que les forces de l’ordre ces récentes décennies ont bien changé aux Etats-Unis (NdT; et partout dans le monde occidental dit “libre”…) L’augmentation de la surveillance et de la violence employées contre des citoyens pacifiques, incluant des femmes et des enfants, est très bien documentée. Fini le brave policier sympathique, remplacé depuis par le robocop vêtu de noir, n’ayant plus de badge d’identification, qui est formé pour tirer d’abord plutôt que de rechercher un désamorçage paisible de conflits sur la voie publique et l’utilisation d’une force des plus minimales. Une des raisons clef (NdT: et ceci devient valide pour bon nombre de forces de police occidentales, incluant la France…) est que la police des Etats-Unis est soit entraînée en Israël ou alors sur le sol américain utilisant les même méthodes israéliennes de “pacification” enployées contre les Palestiniens. Il va sans dire que ce fait est particulièrement occulté par les médias pressetitués à la botte.

Note de Résistance 71: Info d’actualité: comment se fait-il par exemple, que “la sécurité” des JO de Rio soit assuré par une entreprise privée de sécurité israélienne, dirigée par un ancien officier du Mossad ? Comment se fait-il que la sécurité des aéroports européens (oui, oui, en France également) échoit à des entreprises de sécurité israéliennes, le plus souvent créées par des anciens officiers supérieurs de l’armée ou anciens cadres du Mossad, tous criminels de guerre avérés dans une guerre d’occupation sans fin ? Qu’on ne nous dise pas “parce que ce sont les meilleures”, sous peine d’un éclatement de rire sarcatisque au nez…

Les Etats-Unis et les attaques faux drapeau commanditées et sponsorisées par Israël, du 11 septembre 2001, ont ouvert les portes de l’exploitation et du profit pour le veule complexe militaro-industriel et de la sécurité, tant aux Etats-Unis qu’en Israël. Les fabriquants d’armes et les consultants en formation paramilitaire ont recherché toutes les opportunités possibles pour étendre leur clientèle, ceci incluant les forces de police locales et fédérales des différentes agences.

Il est vrai que les Israéliens ne sont pas la seule source d’influence contribuant à l’augmentation de la brutalité policière et les meurtres, assassinats en règle de “suspects”. Le programme Pentagon’s Excess Property Program ou PEPP du Pentagone, ou Programme 1033, qui encourage état, canton et force de police locale d’acheter des surplus militaires et de l’équipement paramilitaire à moindre coût, donne aussi pour résultat la mentalité du “si vous l’avez… utilisez-le”, tout juste ce que l’industrie de la défense a ordonné.

Mais ce n’est pas non plus par accident que la police aux Etats-Unis est de plus en plus équipée et se comporte de manière identique que les forces d’occupation israéliennes en Palestine. Les manufacturiers et les suppléants sont souvent les mêmes. L’entraînement devient de plus en plus identique ; et bien que le nombre de policiers envoyés physiquement en Israël semble être bas, typiquement sous estimé aux alentours de 300 personnes, ceci ne représente que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres clefs sont bien plus élevés. Suffisamment élevés en fait pour que William A. Jacobson sur le site internet “Legal Insurrection” écrive le 18 juillet 2016, un morceau d’hasbara, clâmant que cette affaire n’est juste qu’une autre “théorie de la conspiration” ayant des racines anti-Israël et bien sûr antisémites. Est-il soucieux que la vérité ne soit en train de sortir au grand jour ?

Apparemment l’état d’Israël est préoccupé. Son ambassade a refusé de répondre aux questions d’American Free Press sur le sujet.

Jacobson se concentre sur un lanceur d’alerte clef, Max Blumenthal, en utilisant des techniques classiques sionistes de désinformation et de déroutage pour essayer de minimiser l’exposé dévasteur de l’intéressé sur le 11 septembre et sur “l’israélification de l’appareil de sécurité intérieure américain”.

En 2007, le patron du département à la sécurité de la patrie d’alors, le DHS, et double national israélo-américain Michael Chertoff, avait ordonné une coopération israélo-américaine et un entraînement croisé en matière de sécurité et des efforts de “contre terrorisme”. Mais tout ceci était déjà bien avancé.

Blumenthal cite Karen Greenberg, la directrice du centre Fordham de droit sur la sécurité nationale: “Après le 11 septembre… l’entraînement en Irak et en Afghanistan sur la torture était israélien. Il y a eu de grands désavantages à suivre la méthode des israéliens et maintenant nous allons ventiler tout cela dans la vie quotidienne des Américains ?…”

Immédiatement après les attentats du 11 septembre le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) a encouragé l’entraînement en Israël des principaux leaders de la police des Etats-Unis. La Ligue Anti-Diffamation (ADL) et l’ American Jewish Committee’s Project Interchange ont depuis aussi rejoint la liste des organisations “privées” contribuant, à la fois financièrement et logistiquement, à l’israélification à tous les niveaux des forces de police américaines.

Blumentahl continue: “Au travers de son programme d’éducation des forces de l’ordre le LEEP, JINSA affirme avoir arrangé des sessions d’entraînement menées par Israël pour plus de 9000 personnels de police américains au niveau fédéral, des états et des villes.” Ceci représente un chiffre bien supérieur aux 300 annoncés, et suffisamment pour avoir un impact majeur au niveau national quand ces individus formés passent leurs techniques des plus douteuses à leur département. Bien des violences policères démontrent en fait cette influence (néfaste), comme si les policiers avaient adopté les méthodes douloureuses et violentes des “arts martiaux” israéliens employés par le gouvernement d’occupation sioniste pour subjuguer les Palestiniens. L’entraînement du JINSA israélien était au cœur même de la cruauté de la police envers les manifestants du mouvement Occupy Wall Street.

Sans oublier que “Par le cours de l’ Advanced Training School de l’ADL sur les menaces extrémistes et terroristes, plus de 700 personnels de police de plus de 220 agences fédérales et locales incluant le FBI et la CIA, ont été entraînés par la police israélienne et les commandants du renseignement”, écrit Blumenthal.

Ce n’est pas tout. David C, Friedman de l’ADL a croâssé dans le Jerusalem Post en septembre 2015 que “tous ces personnels retournent et sont sionistes.” Clairement, il se passe une propagande limite lavage de cerveau. L’ADL affirme “Simplement en 2010, nous avons entraîné plus de 10 500 policiers de tout le pays.” Ils ont aussi endoctriné plus de 70 000 personnels policiers sur les “leçons à tirer de l’holocauste”.

D’après ces chiffres, ce ne doit pas être une surprise que des citoyens innocents soient bien trop souvent traités comme des ennemis par la police et les officiels du DHS, soumis à la même brutalisation militaire par les policiers qu’Israël emploie sur des Palestiniens sans défense.

De New York à Los Angelès, de Chicago à Dallas et de Detroit à Atlanta et Miami, ainsi que dans un grand nombre de petits counties (cantons), les sionistes américains et israéliens ont transformé la police en une vaste armée d’occupation prête à opprimer et réprimer les citoyens américains.

Une bonne âme a posté une pétition importante sur le site gouvernemental de la Maison Blanche, faisant la requête d’une interdiction fédérale pour l’entraînement de la police dans l’État criminel de guerre d’Israël. Elle vaut bien un soutien, même si elle n’est que symbolique car étant bien trop peu et bien trop tard.

Nouvel ordre mondial et guerre cybernétique… Le logiciel Tor est-il vraiment ce qu’il dit être ?

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Le Projet Tor (The Onion Router) est un logiciel initialement développé par la marine des Etats-Unis (le cybercommand de la force militaire yankee échoit à la marine…), qu’elle a aussi utilisé. Ce système permet par cryptage et par utilisation de multiples couches de serveurs et de routage de l’information (comme un oignon) de masquer correspondances et provenances des communicants. Du moins est-ce de cette façon qu’est promu Tor.

Question: Peut-on vraiment faire confiance à un système créé par les services cybernétiques de l’armée impérialiste moderne par excellence ? Nous vous laisserons seuls en décider… Quoi qu’il en soit, la controverse sur le projet Tor est toujours bien vivace et des informations fuitent de plus ne plus.

L’information présentée ci-dessous est courte et digne d’un certain intérêt à notre sens… A suivre donc…

— Résistance 71 —

 

A-2016-00041
Le travail de la Communication Security Establishment Canada-CSEC-sur le logiciel Tor

William Chen

21 août 2016

url de l’article:
https://ejanic.com/communications-security-establishment-canadas-csec-work-on-tor/

Via Cryptome: https://cryptome.org/ (23 août)

La Fondation Wubim a récemment fait une requête d’accès à l’information (NdT: via le FOIA ou Freedom of Information Act, loi sur la liberté de l’information) avec la Communications Security Establishment Canada (CSEC), fréquemment considérée comme l’équivalent canadien de la NSA, demandant qu’ils donnent tous les documents de niveau exécutif directorial en relation avec le Projet Tor durant une période relativement récente.

Résumé de la requête:

“Toutes les notes de briefings, de réunions, les memoranda, outils de présentation et rapports fournis au niveau directorial exécutif de la CSE (niveau directeur de service et au dessus) et en relation avec le Projet Tor et sujets liés à Tor, Tor navigateur, Navigateur internet Tor, Tor Network (réseau), the Darknet, the Dark Web, The Onion Router, toute coopération avec des agences étrangères en relation avec le Projet Tor, Operation Onymous et Onion Routing. Période: du 1er janvier 2013 au 20 juin 2016. Exclure suivi médiatique.”

Nous avons reçu une foule de communications lourdement rédigée et des présentations qui confirment très largement ce qui est connu publiquement depuis longtemps. Quoi qu’il en soit, je publie ces documents reçus pour le bénéfice du grand public.

[Le document en anglais en format .pdf est téléchargeable depuis le site source.]

Quelques observations:

  • Il y a eu coopération sur un sujet non divulgué entre la CSEC et le GCHQ* en ce qui concerne le Projet Tor. (de manière évidente, je suis au courant…)
  • La CSEC fait un travail intéressant sur le Projet Tor, travail suffisamment bon pour que des patrons du GCHQ soient intéressés.
  • La NSA et le GCHQ ont des capacités qui pourraient être ultimement avancées avec l’aide de la CSEC.

La CSEC possède une diapo non classifiée portant un Q géant, juste pour les questions.

Note (*):

GCHQ = Governement Communications Head Quarters ou Quartier Général des Communications du Gouvernement (britannique)

=> l’organe central du renseignement britannique, responsable du chiffrage et de l’analyse cryptographique. Créé en 1919, il est localisé dans la banlieu de la ville de Cheltenham.

Des oubliettes de l’histoire ressurgit la dictature argentine soutenue par Kissinger et la CIA (1976-1982)… Relents d’opération Condor dans la campagne électorale yankee…

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Ceci se produit donc au moment ou la harpie du système Clinton, cherche l’adoubement par Henri Kissinger, plus grand criminel de guerre toujours en vie, homme de main de David Rockefeller et porte-flingue d’Exxon-Mobil (ex-Standard Oil) et de la Chase Manhattan Bank (aujourd’hui fusionnée avec la JP Morgan) du même Rockefeller, co-fondateur de la commission trilatérale.

Les crimes contre l’humanité de cette nation fictive que sont les Etats-Unis, cet empire sans terre, génocidaire et voleur de grand chemin, finiront par couler leur navire impérialiste, mais les Kissinger et leurs commanditaires de la haute-finance sont déjà en train de métamorphoser l’empire en sa nouvelle génération impliquant la Chine.

Question: les laisserons-nous faire comme nous leur avons laisser faire absolument tout ce qu’ils ont voulu kusqu’ici ?… En fin de compte c’est notre choix, cela l’a toujours été, simplement il faut arrêter de se faire rouler dans la farine ad vitam aeternam. Rappelons-nous que les dés sont pipés depuis le départ et qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

“Quand je donne de la nourriture aux pauvres, ils m’appellent un saint. Quand je demande pourquoi les pauvres n’ont pas de nourriture, ils m’appellent un communiste.”
~ Archevêque Dom Helder Camara ~

 

Des documents déclassifiés montrent le rôle des Etats Unis dans les horreurs de la sale guerre argentine

 

Ian Greenhalgh

 

10 août 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/08/10/declassified-docs-detail-us-role-in-argentina-dirty-war-horrors/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors qu’Hillary Clinton tente d’obtenir le sceau d’approbation d’Henry Kissinger, des documents révèlent comment il a minimisé et appauvri l’agenda des droits de l’Homme de Carter en Argentine.

L’Argentine, 30 ans plus tard, est toujours traumatisée et divisée sur les évènements de la “sale guerre” lorsqu’une junte militaire des plus brutales géra le pays d’une main de fer et lorsque des dizaines de milliers de dissidents politiques “disparurent”, laissant leurs mères lutter pour une justice et au moins quelques réponses quant à la destinée funeste de leur descendance manquant à l’appel.

Note de Résistance 71: Prenons l’opportunité une fois de plus ici de rappeler que l’actuel pape François 1er, Jorge Bergoglio, fut le grand patron des jésuites en Argentine lors de la “sale guerre”, qu’il entretenait des relations privilégiées avec le chef de la junte militaire, le général Jorge Videla et qu’il fut directement impliqué dans le traffic des enfants des dissidents “disparus”…

Ceci prit fin avec la mésaventure de la guerre des Falklands (Malouines) en 1982, lorsque les Argentins envahirent les îles (toujours annexées par la GB) et les peupla avec des garnisons de jeunes conscrits, les meilleures troupes étant gardées en Argentine pour surveiller la frontière avec le Chili (Note de R71: qu’aurait-il pu arrivé avec le voisin chilien Pinochet, grand pote de Videla et tous deux grands contributeurs de l’opération Condor de la CIA ? voir ci-dessous…). Nous savons tous ce qui se passa ensuite, les Britanniques sous Thatcher prirent avantage de la situation pour reconquérir un sens de fièreté nationale largement perdu et envoyèrent une force rapide pour libérer les quelques 3000 bergers qui se retrouvaient sous la houlette argentine. Les commandos marines et les paras britanniques ne firent qu’une bouchée des petits conscrits argentins affamés et transits de froid et la junte militaire argentine tomba tandis que Thatcher se vautrait dans une popularité reconquise qui lui permît alors de rester au pouvoir pour le reste de la décennie.

Bien sûr, rien de tout ceci ne prit place en isolation complète du long bras de l’interférence américain, qui était en action derrière le rideau, quelque chose que les Argentins savent depuis des décennies mais qui n’est admis officiellement que depuis récemment. Ce cadeau de 1000 pages de documents déclassifiés apparaît au premier abord, être un geste noble de coopération et d’amitié par les gringos yankees, mais quand on considère tout ce qui a été retiré, épuré des documents, tout ce qui a été aseptisé, alors ce “cadeau” revêt une toute autre signification et peut être vu en des termes bien plus cyniques ; les Yankees admettant être coupables tout en couvrant quasiment dans la même inspiration, l’extension de leur culpabilité.

On ne peut qu’espérer que les mères des disparus trouvent leurs réponses tôt ou tard, elles ont lutté si durement et si longtemps pour la justice.

Telesur (Venezuela)

Des documents déclassifiés détaillent le rôle des Etats-Unis dans les horreurs de la sale guerre en Argentine

Dans une étape tant attendue pour la découverte de la vérité historique au sujet de la sale guerre soutenue par les Etats-Unis en Argentine dans les années 1970-80, les USA ont délivré plus de 1000 pages de documents déclassifiés sur le pays sud-américain. Mais les critiquent argumentent qu’il y a d’énormes trous dans les dossiers, incluant l’exclusion de documents de la CIA, ce qui maintient dans l’ombre des détails importants sur les violations des droits de l’Homme et sur le rôle des Etats-Unis dans de tels abus.

Le gouvernement argentin a délivré les nouveaux documents déclassifiés aux journalistes et aux organisations des droits de l’Homme lundi après que le ministre des AE John Kerry ait eu présenté les dossiers au président Mauricio Macri pendant sa visite d’état la semaine dernière.

Les 1078 pages en provenance de 14 agences gouvernementales américaines sont les premières d’une série de mise à jour publique durant les prochains 18 mois, de documents déclassifiés en relation avec l’Argentine et sa dernière dictature militaire en date ; ceci inclut les dossiers du ministère sur l’Argentine, les dossiers du personnel de la Maison blanche, la correspondance câblée et autres archives, d’après une déclaration du bureau du directeur national US du renseignement.

Les dossiers incluent des descriptions atroces de tortures, de viols, d’assassinats et de dispartions forcées, menés par le régime militaire sous les ordre du général Jorge Rafael Videla, installé au pouvoir après le coup d’état de 1976 contre la présidente de gauche Isabel Peron.

Les documents détaillent également les applaudissements de Kissinger pour la dictature argentine et sa stratégie de contre-insurrection, ceci incluant sa visite au général Videla durant la coupe du monde de football en Argentine en 1978. Le membre de la sécurité nationale US Robert Pastor écrivit en 1978 que “les félicitations de Kissinger au gouvernement argentin dans sa campagne contre le “terrorisme” était la musique que le gouvernement argentin rêvait d’entendre depuis un bon moment.

La soi-disante politique anti-terroriste argentine était en réalité une répression brutale des dissidents politiques, des défenseurs des droits de l’Homme, des universitaires, des leaders de l’église (NdT: de certains il est vrai plus politiquement engagés, mais pas de la majorité… Bergoglio collabora avec la junte à de multiples niveaux y compris la répression du clergé social et progressiste…), des étudiants et des autres opposants multiples au régime d’extrême droite. Ceci faisait aussi partie de l’opération américaine régionale dite “Opération Condor”, opération de terreur d’état qui mena une campagne d’assassinats et de diisparitions des oppositions aux régimes dictatoriaux mis en place à travers l’Amérique du Sud. En Argentine, plus de 30 000 personnes “disparurent” lors de la “sale guerre”.

Les documents détaillent également comment le président d’alors Jimmy Carter souleva le problème des droits de l’Homme en Argentine, incluant une lettre adressée au général Videla lui demandant gentiment de faire des progrès sur les droits de l’Homme en Argentine. A cette époque, Kissinger démontre un “désir de dénoncer la politique des droits de l’Homme du gouvernement Carter en Amérique Latine”, d’après un meme de Pastor à la sécurité nationale.

La confirmation plus avant de l’atroce héritage de Kissinger en Amérique du Sud arrive alors que la candidate à la présidentielle démocrate Hillary Clinton brosse la manche de Kissinger pour qu’il l’adoube, ce même Kissinger largement accusé d’être un criminel de guerre par de multiples groupes droit de l’hommistes.

Mais, malgré les détails révélateurs, ces documents n’ont pas les archives clef, fait remarquer la publication d’El Destape. Le package de documents n’incluent aucun dossier de la CIA ni de la DIA (Defense Intelligence Agency), se spécialisant en renseignement militaire.

De plus, bien que les documents soient supposés couvrir la période de 1977 à 1982, les documents les plus récents sont datés de 1981, ce qui veut dire que les câbles en relation avec la guerre des Malouines en 1982 entre l’Argentine et la GB et le rôle des USA dans ce conflit, ne sont pas inclus.

Le gouvernement Macri s’est félicité de cette remise de documents et l’a annoncée comme étant le résultat d’une “nouvelle politique étrangère” qui a mené le pays vers de nouveaux liens avec les Etats-Unis après que les anciens présidents Nestor Kirchner et Cristina Fernandez se firent les champions de politiques anti-impérialistes pendant 12 ans. Mais ce gouvernement qui s’auto-congratule ignore le fait que les organisations des droits de l’Homme argentines avaient demandé depuis des années que soient déclassifiées les archives dans leur combat pour la vérité historique, démarche qui porta ses fruits en 2002 avec la déclassification alors de 4500 documents.

De plus, Macri a été critiqué pour empêcher les investigations sur les crimes de l’ère de la dictature après que sa campagne de vaste austérité ait éliminé les départements en charge de la collecte des preuves historiques concernant l’implication de certaines institutions publiques. Le président argentin a aussi été critiqué pour ses liens indirects avec le régime militaire, qui a prouvé avoir été d’une grande aide pour les affaires de sa famille à l’époque, la Macri Society, connus sous le nom de Socma.

Le président Obama a décrit ceci comme la réponse des Etats-Unis à “sa responsabilité de confronter le passé avec honnêteté et transparence.” Obama a annoncé des plans de rendre public des documents en rapport à la sale guerre argentine lors de sa visite à Macri en Argentine en mars, ce qui coïncidait avec le 40ème anniversaire du couo d’état militaire de 1976.

La visite d’Obama fut largement critiquée par les activistes des droits de l’Homme, surtout pour son insensibilité quant à la date. Bien qu’il annonça les plans des Etats-Unis de “faire leur part” en respect de découvrir la vérité historique au sujet de la période dictatoriale, il ne s’est pas excusé pour l’implication des Etats-Unis dans les abus des droits de l’Homme et les disparitions forcées menées à l’échelle d’un continent.

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La main sanglante de l’Opération Condor de la CIA en Amérique Latine dans les années 1970-1980

 

Résistance 71

 

21 août 2016

 

Dans ces années de plomb sud-américaines, il est aujourd’hui estimé qu’environ 50 000 personnes “disparurent” en Amérique du Sud. L’Opération Condor fut une opération secrète de la CIA qui avait pour objectif d’aider les juntes militaires mises au pouvoir par Washington à éliminer toute opposition politique. Ceci se matérialisa sur le terrain par des enlèvements, séquestrations secrètes arbitraires, tortures, exécutions sommaires, opérations d’escadrons de la mort, dont les cadres furent formés à la tristement célèbre École des Amériques où les tortionnaires français d’Algérie enseignèrent (Aussaresse and co) dans les années 60, la France ayant reçu le titre de “championne de la contre-insurrection”, ses méthodes mises en pratique lors de la bataille d’Alger en 1957 qui vit la pratique systématique de la torture et celle des “disparitions” au cours des tristements célèbres “corvées de bois”.

Le décompte des estimations (les personnes étant toujours officiellement “disparues”, ne peuvent être comptées pour mortes…) est approximativement comme suit: (Sources ONG et indépendantes)

Les chiffres avancés se situent dans une fourchette:

Brésil: 434-1000 disparus

Bolivie: 116-546

Paraguay: 200-400

Uruguay: 123-215

Chili: 3000-10 000

Argentine: 15 000-30 000

De plus, la Colombie, le Pérou et le Vénézuéla soutinrent à l’époque l’opération Condor, pas de chiffres avancés pour ces pays.

Corruption cognitive: Sciences et sciences sociales sous tutelle idéologique… L’histoire abusée (Howard Zinn)

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“Être ignorant de l’histoire, c’est comme être né hier.”

“On ne peut pas être neutre dans un train en marche.”

~ Howard Zinn ~

 

“Des relations nouvelles par leur ampleur, se sont nouées entre historiens professionnels et la grande entreprise, privée ou publique, industrielle ou financière.”

“Quant aux jeunes chercheurs [en histoire], il est urgent que, soustraits à la norme des desiderata des bailleurs de fonds et ainsi mis en mesure de tenir la tête droite, ils puissent aider l’histoire contemporaine française à retrouver la voie de l’indépendance.”

“La discipline historique reflétant fidèlement le cours général des choses, l’histoire indépendante du pouvoir de l’argent finira bien, même ici, par faire reculer l’histoire de connivence.”

~ Annie Lacroix-Riz ~

 

L’utilisation et la spoliation de l’histoire

 

Howard Zinn

 

Ceci correspond à la traduction de larges extraits du chapitre 4 du livre de Zinn, “Declarations of Independence, cross-examining the American ideology”, Harper Perennial, 1990, qui n’a pas été traduit en français à notre connaissance.

Cet ouvrage, de notre point de vue, est le second meilleur ouvrage de Zinn juste après son célébre “Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours” (1980)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Août 2016

 

Avant que je ne devienne un historien de profession, j’ai grandi dans la saleté et l’humidité des bas-fonds de New-York, j’ai été mis KO par un policier alors que je tenais une banderole dans une manif’ ouvrière, j’ai travaillé trois ans sur un chantier naval, et j’ai participé à la violence de la guerre. Ces expériences, parmi d’autres, m’ont fait perdre tout désir “d’objectivité”, que ce soit dans ma vie ou en écrivant l’histoire.

Ce que je viens de dire trouble un certain nombre de personnes et je dois m’en expliquer. Je veux donc dire par là qu’au moment où j’ai commencé à étudier l’histoire de manière formelle via le cursus universitaire, je savais que je ne le faisais pas parce que c’était “intéressant” ou parce que cela représentait une carrière “solide et respectable”. J’avais été touché à bien des égards par la lutte des travailleurs ordinaires pour survivre, par le côté glamour et hideux de la guerre et par mes propres lectures entreprises pour essayer de mieux comprendre le fascisme, le communisme, le capitalisme et le socialisme. Je ne pouvais décemment pas étudier l’histoire d’un point de vue neutre. Pour moi, l’histoire ne pouvait être qu’un outil de compréhension et de changement (et oui, une ambition extravagante) de ce qui n’allait pas dans le monde.

Ceci ne voulait pas dire de rechercher des faits historiques pour soutenir et renforcer les croyances que j’avais déjà. Cela ne voulait pas dire d’ignorer des données qui changeraient ou compliqueraient ma compréhension de la société. Cela voulait dire de poser les questions importantes pour qu’un changement social finisse par s’opérer, des questions au sujet de l’égalité, de la liberté, de la justice, de la paix, mais en demeurant ouvert à toute réponse suggérée en étudiant l’histoire.

J’avais très tôt décidé que je serais biaisé, partial dans le sens de demeurer vrai à certaines valeurs fondamentales comme le droit égal pour tout être humain, quelque soit la race, la religion, la nationalité, le sexe, le droit égal à la vie, la liberté et la poursuite incessante du bonheur sur terre, bref les idéaux décrits par Thomas Jefferson. Il me semblait que dédier sa vie à l’étude de l’histoire en valait la peine seulement si l’objectif était ces idéaux.

[…] Ainsi lorsque les troupes soviétiques envahirent la Hongrie (1956) puis la Tchécoslovaquie (1968) pour écraser des rébellions, il était clair pour moi que l’URSS violait des valeurs marxistes fondamentales, en réalité, un principe universel, celui de la solidarité internationale qui réside bien au-delà du marxisme.

Ma foi dans l’idéal d’une société égalitaire, d’une communauté mondiale coopérante, dans un monde sans frontières nationales, est demeurée saine et sauve ; simplement mon idée que l’URSS puisse représenter ce nouveau monde pouvait être d’emblée mise à l’écart. Je devais appeler un chat un chat alors que je voyais les choses au gré de ma lecture de l’histoire de l’Union Soviétique ; dans le même temps je voulais que ceux qui avaient une vue romantique des Etats-Unis soient aussi capables d’appeler un chat un chat au gré de leur découverte du passé américain. Je savais aussi qu’il était tentant de se raccrocher à de vieilles croyances, d’ignorer les faits inconfortables (NdT: appelée dissonnance cognitive) parce qu’on devait rester attaché à des idéaux et que je devais me préserver de la tentation et faire particulièrement attention aux écrits des autres historiens.

La forte croyance en certaines valeurs d’un historien peut mener à la malhonnêteté ou à la déformation de l’histoire. Mais ceci est évitable si l’historien(ne) comprend la différence entre la solidité de valeurs ultimes et ouverture d’esprit en regard du fait historique.

Il y a une autre forme de malhonnêtete qui souvent n’est pas remarquée, à savoir quand les historiens échouent à reconnaître leurs propres valeurs et prétendent à “l’objectivité”, se trompant ainsi eux-mêmes et leur lectorat.

Tout le monde est partial, biaisé, que vous le sachiez ou pas, par le fait de posséder des buts, objectifs fondamentaux et des fins à réaliser. Si nous comprenons cela, nous pouvons alors être proprement sceptiques de tous les historiens, journalistes et de quiconque rapporte sur le monde et nous pouvons vérifier si leur partialité provoque leur emphase sur certains faits historiques plus que d’autres et s’ils omettent ou donnent moins d’importance à d’autres.

[…] Quiconque lisant de l’histoire devrait comprendre depuis le départ qu’il n’y a pas d’histoire impartiale. Toute histoire écrite est partiale en deux sens. Partiale parce qu’elle ne représente qu’une petite portion de ce qui s’est vraiment passé. Ceci constitue une limite qui ne pourra jamais être dépassée. Et elle est partiale parce qu’elle prend inévitablement partie par le simple fait de ce qu’elle inclut et ce qu’elle omet, ce sur quoi elle insiste et ce sur quoi elle passe. Ceci peut-être fait ouvertement ou subrepticement, consciemment de la part de l’historien(ne) ou inconsciemment.

Le problème majeur en ce qui concerne l’honnêteté historique n’est pas le mensonge de but en blanc. C’est l’omission ou le passage sous silence de données très importantes sur un fait historique. La définition du mot “important”, bien sûr, dépend des valeurs de chacun.

Un excellent exemple dans l’histoire (américaine) est celui d massacre de Ludlow.

J’étais à l’université étudiant en histoire (NdT: après la seconde guerre mondiale donc puisque Zinn fut un des nombreux bénéficiaires de la GI Bill ou loi des “études contre service militaire”..), lorsque j’entendis pour la 1ère fois une chanson Folk de Woody Guthrie appelé “The Ludlow Massacre”, une ballade sombre et intense, accompagnée par les accords lents et hantés de sa guitare. Sa chanson raconte l’histoire de femmes et d’enfants qui périrent brûlés vifs lors de la grève des mineurs contre les mines de charbons des Rockefeller dans le sud-Colorado en 1914.

Je fus très curieux de ce fait. En effet, dans aucune de mes classes d’histoire américaine, aucun de mes livres d’école, ne figurait ne serait-ce qu’une mention de ce massacre de Ludlow dans le Colorado. Ceci me mea à un livre écrit non pas par un historien mais par un prof d’anglais du nom de Samuel Yellen: “American Labor Struggles” ou “Les luttes ouvrières américaines”. Ce livre contient des dizaines de narrations excitantes sur les conflits du travail de l’histoire des Etats-Unis, dont la très vaste majorité ne sont jamais mentionnées dans les livres d’histoire des écoles. Un de ces chapitres détaillait la grève du charbon du Colorado en 1913-14.

Note de Résistance 71: s’ensuit ici une description et résumé de trois pages des évènements de Ludlow, montrant la collusion entre les Rockefeller et le pouvoir politique régional et fédéral dans la sanglante répression ouvrière.

[…] La grève minière du colorado de cette époque ne rentre pas bien dans le moule créé par les livres d’histoire des bahuts vantant la perfection du développement économique américain. Peut-être qu’un compte-rendu des évènements et des dessous de l’affaire de Ludlow feraient poser quelques questions pertinentes aux jeunes élèves tout comme cela se produisit pour moi. Ces questions indibitablement menaceraient le pouvoir dominant de ce pays, ceci rentrerait en conflit avec l’orthodoxie (doxa) dominante. Les questionneurs, les enseignants et les membres des comités éducatifs pourraient faire face à des problèmes majeurs.

[…] Une observation rapprochée de la grève du charbon dans le Colorado révèlerait que non seulement le gouvernement de l’état du Colorado mais aussi le gouvernement fédéral de Washington, sous la présidence d’un présumé “libéral”/homme de gauche Woodrow Wilson, étaient du côté des corporations, des grosses entreprises. Tandis que les mineurs étaient battus, jetés en prison et assassinés par la police privée armée des Rockefeller ou par la Garde Nationale, le gouvernement ne fit absolument rien pour préserver les droits constitutionnels de son peuple. Il y a en effet un statut fédéral, Titre 10, section 333, qui donne le pouvoir au gouvernement fédéral de défendre les droits constitutionnels des citoyens si les autorités locales ne le font pas.

Ce ne fut qu’après le massacre, après que les mineurs ne se soient armés et déferlèrent contre les propriétés minières et leurs gardes que le président Wilson appela la troupe pour mettre fin aux émeutes dans le Colorado.

[…] Il n’y a pas de façon “objective” de gérer le massacre de Ludlow Il y a la décision subjective (biaisée, opinionâtre) de l’omettre du naratif historique, basé sur un système de valeurs qui ne le considère pas comme étant important ni même digne d’intérêt. […] mais c’est aussi une décision subjective, biaisée d’en parler et de narrer les évènements (bien documentés). Ma décision personnelle de couvrir cet évènement historique (NdT: Zinn le couvre en détail dans un des chapitres de son ouvrage séminal: “Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours”…) est fondée sur ma croyance qu’il est important que les gens sachent l’extension et l’implication des conflits de classes dans notre histoire, de savoir quelque chose au sujet du comment les ouvriers et classes laborieuses ont dû lutter iaprement, pied à pied pour changer leurs conditions d’existence et aussi de comprendre le rôle du gouvernement et des médias dans les luttes de classes de notre passé.

On doit inévitablement omettre une large portion de ce qui est disponible en tant qu’information historique ; mais ce qui est omis est critique dans le type d’éducation historique que les gens obtiennent, ceci peut les faire bouger d’un côté ou de l’autre, ce qu’ils semblent accepter par leur passivité. Ma propre intention est de sélectionner des sujets et insister sur des aspects de ceux-ci qui feront bouger les citoyens vers des activités répondant aux besoins de base des droits de l’Homme: égalité, paix, démocratie et un monde sans frontières nationales. Ceci sans leur cacher des faits mais en ajoutant au magazin de l’orthodoxie de la connaissance, en ouvrant plus large le grand marché de la connaissance.

Le problème de la sélection dans les faits historiques est montré de manière confondante avec l’histoire de Christophe Colomb et la “découverte” du nouveau monde. Cette histoire apparaît dans tous les livres d’histoires américains et ce à tous les niveaux, de l’école élémentaire jusqu’à l’université. Elle est toujours narrée comme une histoire de technique, de grand courage, menant à la découverte du continent des Amériques (NdT: que les Etats-Uniens appellent le “Western Hemisphere” ou l’hémisphère occidental.).

Pourtant quelque chose est omi dans cette histoire et ce dans quasiment tous les bouquins d’histoire utilisés dans toutes les écoles au travers des Etats-Unis. Ce qui est omis est la veûlerie, la soif d’or de Colomb, son intérêt bassement matériel et que ce penchant pour la fortune lui a fait commettre des crimes de mutilation, de mise en esclavage et d’assassinats purs et simples sur les Indiens venus à sa rencontre dans une parfaite innocence amicale. Ceci fut fait par lui et ses hommes à une telle échalle que cela mérite le vocable de “génocide”, de la destruction d’un peuple entier.

Cette information était parfaitement à la disposition des historiens. Dans les carnets et journaux de bord de Colomb lui-même, il décrit son attitude dès le départ.

Ils feraient de bons serviteurs… Avec 50 hommes on pourrait tous les subjuguer et faire d’eux ce que nous voulons.

[…] Dans son livre plus succint “Christopher Colombus, Mariner”, l’historien Samuel Eliot Morison dit: “la cruelle politique initiée par Colomb et poursuivie par ses successeurs a résulté en un génocide complet.” Mais cette déclaration se situe sur une page totalement enterrée dans un livre qui n’est presqu’exclusivement qu’une éloge de Colomb.

[…] Est-ce que mon emphase sur Colomb et le traitement qu’il réserva aux Indiens est biaisée ? Sans aucun doute. Je ne nierais pas et concéderais la technique et le courage à Colomb, qu’il fut un excellent marin (NdT: qui s’est quand même paumé pour en arriver aux Caraïbes…), mais je veux révéler quelque chose à son sujet qui fut omis de l’éducation historique de la plupart des Américains.

Mon biais est celui-ci: Je veux que mes lecteurs pensent à deux fois au sujet de nos “héros” traditionnels, qu’ils réexaminent ce que nous chérissons (compétence technique) et ce que nous ignorons (conséquences humaines). Je veux qu’ils pensent à quel point il est facile d’accepter la conquête et le meurtre parce que ces deux choses vont avancer le “progrès”. Le meurtre de masse pour “une bonne cause” est une des sévères maladies de notre temps. Il y a eu ceux qui ont défendu Staline et ses assassinats en disant ‘Bon, il a quand même rendu la Russie au niveau de grande puissance”. Il y a aussi ceux qui justifièrent les bombes sur Hiroshima et Nagasaki en disant: “Il fallait bien qu’on gagne la guerre.”

[…] Si les Américains recevaient une meilleure éducation historique , s’ils apprenaient à regarder et à gratter sous la surface de ces étiquettes faciles qu’on leur met sous les yeux comme “L’ère de la bonne volonté” ou “L’âge de la prospérité” etc ; s’ils comprenaient que notre orthodoxie nationale préfère cacher certains faits perturbants au sujet de notre société, ils pourraient alors dans ces années 1980 et 1990, regarder au-delà de la scintillance factice et du luxe et réagir enfin avec colère à la vue des gens SDF, de la pauvreté galopante et du désespoir qui ronge des millions de personnes dans ce pays.

Les historiens, comme les journalistes, sélectionnent ce qu’ils pensent être important ou ce qu’ils pensent que leur éditeur, maison d’édition vont trouver important ou ce qu’ils pensent ensemble être l’intérêt du public. Parfois ils vont rapporter sur un sujet précis parce que tout le monde avant eux l’a fait, et ils omettront quelque chose de l’histoire simplement parce que cela a toujours été omis dans les narratifs précédents.

En d’autres termes, il y a un bias conservateur à l’histoire et une tendance à insister sur ce que des générations d’historiens ont insisté avant. Le motif de ceci est souvent la sécurité, parce que l’historien qui brise le moule attire les regards et les suspiscions.

[…] Nous avons besoin d’apprendre l’histoire, le type qui ne va pas insister sur savoir qui sont les présidents des républiques et les statuts de la cour suprême des Etats-Unis, mais une histoire qui va inspirer une nouvelle génération à résister à la folie destructrice des gouvernements qui essaient de modeler le monde et nos esprits dans leurs sphères d’influence.

=*=

Nous devons aussi mentionner ce qu’il est convenu d’appeler selon les termes de l’historienne Annie Lacroix-Riz, citée en exergue de cette traduction de Zinn, “l’histoire de connivence” ; c’est à dire cette histoire achetée par les entreprises pour blanchir leur passé douteux dans la collaboration durant la seconde guerre mondiale ou leur relation équivoque quant au colonialisme ou toute autre turpitude avenante jugée nécessaire. Ceci existe dans tous les pays occidentaux impérialistes et correspond à un sévère travers de l’histoire contemporaine et de ses historiens.

L’histoire et ses historiens, ainsi que bien des scientifiques dans d’autres domaines, sont achetés par la mafia des transnationales de la grosses industrie et de la finance qui peut ainsi contrôler quasiment à volonté ce qu’elles désirent inculquer à la masse.

Les exemples sont multiples: de la recherche pétrolière et gazière (pétrole et gaz tous deux abiotiques, non-fossiles) à l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique en passant par les grandes théories classiques de l’anthropologie, de l’ethnologie, sociologie, bien peu de secteurs ne sont pas aujourd’hui touchés par la main-mise financière qui corrompt tout.

Nous pensons comme Lacroix-Riz que nous avons citée ci-dessus, que , “… l’histoire indépendante du pouvoir de l’argent finira bien, même ici, par faire reculer l’histoire de connivence.”

Résistance au colonialisme génocidaire: Les Mohawks cherchent justice devant le système judiciaire colonial sur une affaire de 20 ans…

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Rappel des fait en 2006 sur cette affaire de 1997

et aussi ici

 

Le tribunal véreux de l’état de New York

 

Mohawk Nation News

 

19 août 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/08/19/nys-kangeroo-court/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le juge Frederick J. Scullin de Syracuse dans l’état de New York, juge fédéral nommé à vie par le président des Etats-Unis, entre comme un briseur de gang. Il claque des talons et s’assoit à l’avant de ce navire pirate appelé “Tribunal Fédéral de District”, avec 10 minutes de retard.

“Ceci est mon tribunal et tout le monde doit obéir à mes règles !” Cinq pro se plaignants/victimes de l’assaut par l’escadron de la mort de la police de l’état de New York en date du 18 Mai 1997, appelé le “l-81 DETAIL INDIEN”, avaient quelques minutes de retard. Après avoir retardé le processus judiciaire pendant près de 20 ans, Scullin les jeta promptement hors de l’affaire. La sécurité les retenait en bas ; après bien des objections verbales, ils furent réinstaurés.

Scullin, votre tribunal de pacotille n’a aucune juridiction sur les affaires internationales qui doivent toujours être résolues. Votre tribunal a induit nos avocats Terrance Hoffman, Robert Anello et Jodi Peikin (et quelques autres), à nous abandonner.

Juge Scullin, vous êtes partial, irrespectueux et en aucun cas neutre dans cette affaire qui devrait vous être retirée. Le transcript et l’enregistrement de la session le démontrera parfaitement. Nous ne pouvons pas obtenir un procès juste et équilibré dans un tribunal de l’amirauté parce que ces tribunaux n’ont cours que pour les banques et les entreprises et ne sont toujours qu’au sujet de l’argent.

Nous n’avons pas provoqué, ni causé l’attaque de mai 1997, ni le retard judiciaire. Scullin a demandé si nous voulions toujours un procès par jury ou un jugement de cour devant sa personne. L’assistant avocat général pour l’état de NY, Tim Mulvey, a rapidement sauté sur l’occasion et hurla “oui, oui, oui”. Nous avons dit: “Non ! Nous voulons une audition juste et impartiale devant un jury”, ainsi le jury pourra juger sur preuves.

Mulvey a une motion pour faire retirer 35 flics de l’affaire. Ils faisaient tous partie de l‘escadron de la mort qui a mené la bastonnade qui aurait pu mener à des morts d’hommes, de femmes, d’enfants et de personnes âgées, qui s’étaient paisiblement réunis sur une propriété privée. Nous voulons une audition des évidences et des faits devant un jury dans cette affaire. Chaque flic ayant participé doit passer en jugement et ne peut pas utiliser la sempiternelle phrase du “j’exécutais les ordres” comme défense, puis que cette méthode fut invalidée par le tribunal de Nüremberg en 1946.

Beaucoup des 76 victimes recevant des compensations n’étaiernt pas là. Quelques unes d’entre elles soutiennent le retrait de 35 policiers et de les exempter de toute malversation parce qu’elles ne les ont pas vu faire quelque chose utilisant la force. Quoi ? On nous réduisait en bouillie ! Ils veulent aussi que nous identifions ces flics qui avaient retiré leurs badges et s’étaient déguisés. Ils faisaeint tous partie de la maudite détresse émotionnelle que nous avons tous ressentie ce jour là.

Nous avons refusé d’accepter les compensations achetant notre silence. Après que Scullin eut quitté le tribunal, Mulvey a dit que nous pouvions expliquer notre histoire à un juge et il nous offrit une petite somme compensatoire. Nous avons refusé. Nous voulons que le monde sache que nous luttons pour obtenir justice depuis près de 20 ans maintenant dans ce système de tribunal de l’amirauté (colonial) fait pour les entreprises (coloniales).

Puis Mulvey a remis ses mains dans ses poches et nous a dit qu’il allait faire objection à tout ce que nous allons présenter, spécifiquement les vidéos de police montrant l’attaque. Tout le monde peut voir ces vidéos, elles sont partout sur internet depuis longtemps.

Les flics de l’état de NY James Parmley et George Beach ont plannifié et exécuté cette mission l-81 du détail indien de 1997, qui fut ordonnée depuis le bureau du président Clinton. Parmley a pris sa retraite. Le gouverneur de l’état de NY Cuomo a promu le Lt. Colonel George Beach comme le superintendant de la police de l’état de New York.

Scullin a démontré un irrespect absolu ; il est venu pour intimider. Nous allons rechercher une aide de la communauté internationale afin de mener cette affaire devant un tribunal de résolution ne dépendant de l’amirauté (coloniale) et où nous pourrons obtenir un procès juste. Il n’y avait aucun journaliste durant l’audition à ce tribunal. Eux et les médias sont tous contrôlés par le “Cercle Indien”.

Demandez de quoi il retourne à ces officiels:

Angela C. Winfieldawinfield@barclaydamon.com; Brittany E. Aungier baungier@barclaydamon.com; Carol L. Rhinehart crhinehart@ongov.netdkarle@ongov.net; Devin M. Caindcain@maglaw.com; Elkan AbramowitzEAbramowitz@maglaw.com; Gabriel M. Nugent gnugent@barclaydamon.com Fax 1-315-425-2836; Joanna Gozzi Joannagozzi@ongov.net, denisekarle@ongov.net; Jodi M. Peikin JPeikin@Maglaw.com, CSeel@Maglaw.com, RAnello@Maglaw.com; Robert J. Anello ranello@magislaw.com; Terrance J. Hoffman tjhoffman@cnymail.com; Timothy P. Mulvey timothy.mulvey@ag.ny.gov Fax 1-315-448-4800; Judge Scullin’s assistant Nicole Eallonardo Nicole_eallonardo@nynd.uscourts.gov Fax 1-315-234-8501. Please let us know what you find out.

Attaque de Nice: Le Sous-Directorat Anti-Terroriste (SDAT) demande aux autorités de Nice d’effacer les enregistrements des caméras de vidéo surveillance ayant capturé l’attaque du camion à Nice !..

Posted in actualité, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 23 juillet 2016 by Résistance 71

C’est même le Figaro qui en parle c’est tout dire…

A partir d’ici, les autorités d’état devraient être dessaisies de l’affaire et une enquête citoyenne indépendante émanant de la juridiction d’un tribunal de droit coutumier par exemple, devrait prendre le relai. Il est établi de manière on ne peut plus claire, que l’État et ses institutions ne peuvent plus être crus, en aucune circonstance. A ce titre, il est du devoir des citoyens de reprendre les affaires en main.

Nous sommes entrés de plein pied dans le domaine de la manipulation mafieuse, de la manipulation d’état, celui-ci n’agissant plus dans l’intérêt du peuple, mais l’a t’il jamais fait ? Notre réponse est claire: Non ! Jamais !

Conclusion ?

~ Résistance 71 ~

 

La police anti terroriste française demande la destruction de preuve dans l’affaire de Nice

 

Paul Craig Roberts

 

22 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/07/22/french-anti-terrorist-police-demand-destruction-of-nice-evidence-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le sous-directorat anti-terroriste (SDAT) a demandé que les autorités niçoises effacent les enregistrements des cameras vidéo de surveillance de l’attaque de Nice qui ont capturé l’attaque. https://www.rt.com/news/352631-police-nice-delete-footage/

Je me demande bien pourquoi cet ordre de détruire des preuves visuelles a t’il été donné.

Se pourrait-il que les preuves vidéo montre l’attaque être faux-drapeau, un attaque coup-monté, ou une fausse attaque mise en scène avec des acteurs de “crise” (NdT: comme le furent à Yankland les attaqaues de l’école de Sandy Hook et du marathon de Boston) ?

Comme je l’avais fait remarqué précédemment, les nombreuses photos disponibles sur les médias britanniques ne montrent pas de sang sur la chausée et trottoirs, pas de sang sur le camion, pas de gros dégâts sur le camion qui aurait pourtant percuté 186 personnes (NdT: plus des objets plus ou moins lourds sur le parcours). On nous a montré la police exposée au tir à quelques mètres du camion tirant dans la cabine contenant soi-disant une personne armée. La police ne prend pas ce genre de risque inutile lorsqu’elle est confrontée à un ou des suspects armés.

http://www.paulcraigroberts.org/2016/07/18/nice-brings-to-mind-operation-gladio/

La demande de destruction de ces preuves visuelles est très suspicieuse, c’est le moins que l’on puisse dire. La seule raison évidente pour que cette demande ait eu lieu est la suppression de preuves.

Vous souvenez-vous de toutes les caméras de vidéo-surveillance qui avaient enregistré ce qui était arrivé au Pentagone le 11 Septembre 2001 ? Tous les enregistrements furent immédiatement confisqués. L’histoire officielle nous dit que les enregistrements montrent l’avion de ligne percutant le Pentagone, mais aucune preuve, aucun enregistrement n’a été diffusé montrant la preuve formelle de ce qu’affirme le gouvernement.

A chaque fois que vous voyez que des preuves sont soustraites, détruites et que des demandes, ordres de destruction de preuve, comme celle émise par les autorités anti-terroristes françaises envers les autorités de la ville de Nice, se font jour, la plus sûre des conclusions à émettre est que la ou les preuves (à détruire) est fatale à l’histoire, au narratif officiel.

Notez également qui si RT comprend parfaitement ce que l’affaire qu’il rapporte veut dire, RT a aussi peur de le dire. Au lieu de cela, RT répète les allégations officielles non vérifiées que “des armes et des grenades furent trouvés dans le camion” et que “l’attaquant fut aidé par une équipe d’étroits collaborateurs qui l’ont aidé à mettre en place son plan et lui fournit des armes.

A la décharge de RT, des hauts-fonctionnaires américains ont accusé RT d’être une “organisation terroriste” et ont menacé de mettre fin à la diffusion de ses programmes en anglais [aux Etats-Unis] à moins que le service médiatique ne bride ses chevaux.

 

http://www.paulcraigroberts.org/2015/03/15/truth-country-paul-craig-roberts/ 
See also: https://www.rt.com/news/225543-rt-isis-us-broadcaster/

Meurtre par décret: Des langues se délient… le memo des services secrets canadiens et d’un premier ministre pour réduire au silence les témoins oculaires des crimes dans les pensionnats pour Indiens…

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Cette article fait suite à celui-ci que nous avions publié le 8 juillet au sujet d’un memo du Canadian Security and Intelligence Service (CSIS, services secrets canadiens) datant de 1998, fuité de l’intérieur et faisant nommément part d’un plan secret de corruption ou d’élimination des témoins oculaires  des crimes de l’état et des églises dans les pensionnats pour Indiens. Ce memo impliquait le premier ministre canadien de l’époque Jean Chrétien

Article a (re)lire donc si cela vous avait échappé pour mieux comprendre notre traduction de l’article ci dessous:

« Un programme secret d’opération ‘black op’ identifié par une source du gouvernement canadien »

~ Résistance 71 ~

 

La vérité est elle jamais suffisante au pays du mensonge ?

 

Kevin Annett

 

18 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/07/18/is-the-truth-ever-enough-in-the-land-of-the-lie/

 

Il ne faut qu’un homme pour commettre un crime, mais une communauté entière pour le cacher – Krishnamurti

Le mal n’est pas spectaculaire et est toujours humain, il couche dans notre lit et partage nos repas – W.H. Auden

………….

Dateline: Ottawa, aujourd’hui –Quelque part dans le bureau du premier ministre

Le petit Justin Waterhole arrêta soudainement de se mirer dans la glace après que l’on eut frappé hâtivement à sa porte. C’était un de ses assistants.

“Vous devriez lire ceci Mr le premier ministre”, haleta le rond-de-cuir, agitant un bout de papier vers lui.

Justin le lut.

Pas vraiment le plus malin sur la colline, Justin eut besoin de quelques explications.

“C’est un memo interne des services de renseignement du CSIS datant d’avril 1998, monsieur. Apparemment il a été fuité…”

“Hein ? quoi ?” dit alors Justin d’une expression bovine. L’assistant, répondant au nom de Dick, expliqua.

“Il décrit l’opération de contrôle de Jean Chrétien monsieur… vous savez… celle au sujet des Indiens…”

“Quels Indiens ?” interpela nerveusement Justin.

“Les Indiens des pensionnats, monsieur. Ce memo exposait comment on les a stoppé.”

“Ah ouais…” murmura le premier ministre, regardant de nouveau dans le miroir pour ajuster sa coiffure. “Je me souviens avoir entendu quelque chose à ce sujet. Je pense que papa [ancien premier ministre] en avait parlé une fois…”

Dick parut surpris mais ne pipa mot, espérant que son patron allait continuer sur sa lancée. Mais Justin ne lui fit qu’un sourire triste et vide.

“Mr Trudeau, monsieur, ce memo implique un ancien premier ministre libéral (de “gauche”), Jean Chrétien, un de vos plus proches soutiens politiques, monsieur, impliqué dans un plan de harcèlement, de réduire au silence, par tous les moyens, les témoins des crimes ayant eu lieu dans les pensionnats pour Indiens. On appelle cela un plan d’opérations secrètes de terrorisme d’état, monsieur…”

Justin fronça légèrement des sourcils et fit remarquer: “Qui dit cela ?”

“Je vous l’ai dit monsieur, le memo a été fuité par quelqu’un de l’intérieur du CSIS. Il est sorti le 8 juillet [2016]. La chaîne d’info CBC va y regarder de plus près. Le truc est devenu viral partout sur internet !”

“Hmmm, bizarre. Je ne l’ai jamais vu.” Répliqua Justin.

“Les gugusses de l’internet passent même la nouvelle de ce memo accompagnée d’une photo de Mr Chrétien étranglant un manifestant, monsieur….”

Justin éclata de rire et dit

“Yeah, c’était cool …”

Dick respira un bon coup et continua

“Bon, quoi qu’il en soit monsieur, ceci va très certainement venir dans la période des questions réponses à la chambre [parlement] et vous feriez mieux d’avoir une bonne explication !”

Justin fronça de nouveau des sourcils.

“Ok ouais ? Alors que devrais-je dire ?”

“J’ai déjà écrit quelque chose pour vous monsieur, vous allez tout nier en bloc…”

“Ok pas de problème”, répliqua Justin, se mirant furtivement dans la glace de nouveau.

Dick semblairt quelque peu perturbé, mais Justin ne sembla pas le remarquer.

“Ne voulez-vous pas savoir pourquoi monsieur Trudeau ?” demanda Dick.

“Pourquoi quoi ?”

“Pourquoi vous devez nier l’existence de ce memo ou le plan secret de Chrétien, monsieur”, répliqua Dick, sa patience s’amenuisant.

“Ouais, ok, pourquoi donc ?”

“Nos amis à la corporation de Cameco and Power Corp. seraient vraiment énervés si vous ne le faisiez pas monsieur le premier ministre.”

Justin regarda Dick sans comprendre

“L’uranium monsieur”, explique Dick. “L’hydro-électricité…”

Justin haussa des épaules alors que Dick se demandait pourquoi il avait refusé l’offre d’emploi comme consultant à Bay Street.

“Et bien, ne me laisses pas suspendu là Dick…” s’exclama Justin, harborant le même sourire qu’il réservait aux journalistes.

“Mr Chrétien et plusieurs de ses proches ministres étaient tous de lourds investisseurs dans ces entreprises monsieur ; ils le sont toujours. Leur plan de réduire au silence tous ces Indiens n’était pas seulement une affaire politique urgente…”

Justin ne comprenait toujours pas, Dick continua:

“Les autochtones gênent monsieur le premier ministre. Ils sont encore plus sur le chemin et gênent encore plus lorsqu’ils commencent à geindre auprès des médias au sujet des fosses communes sur les sites des pensionnats pour Indiens. J’assume que votre prédécesseur savait qu’il devait faire quelque chose à ce sujet avant que tout cela ne devienne incontrôlable…”

“Waouh!” dit Justin.

“Oui monsieur” répondit Dick.

…………………………..……..

Ce dialogue est fictif… mais pas l’histoire qu’il raconte.

Le romancier William Styron a écrit que les seules choses qui empêchaient le désespoir absolu dans la vie étaient soit un mariage heureux, soit un bon livre. J’ajouterai: et botter le plus gros cul de la ville…

La première fois que j’ai entendu parler de ce memo du CSIS en question le jour où l’info fuit fuitée depuis l’Europe, où se cache apparemment l’homme opaque de l’intérieur du CSIS sous protection policière et qui a fuité cette information. Je pense qu’il ou elle ne fait pas du tout confiance en la réputation débonnaire du Canada…

Qu’est-ce que cela veut donc dire quand une nation entière et ses églises massacrent un grand nombre d’enfants et puis qui avec la même volonté délibérée, achètent ou éliminent les témoins oculaires du crime ?

Ma réponse naïve est qu’on doit mettre un terme à ce quoi que ce soit étant responsable d’un tel crime. L’arrêter pour de bon. Le démanteler. Le réduire en petits morceaux de façon à ce que jamais il ne puisse nuire de nouveau ; alors quelque chose doit naître pour le remplacer, quelque chose qui n’est ni meurtrier ni criminel.

Cette attitude m’a rendu extrêmement impopulaire ici au Canada. Les gens ne veulent plus me parler, incluant mes amis. Enfer et damnation, même les gens qui sont avec moi politiquement ne vont pas m’écrire directement mais au travers de quelqu’un d’autre, car, vous savez bien, ils pourraient aussi être ciblés non ?…

J’ai beaucoup à dire à notre homme ou femme mystère qui a fuité ce memo du CSIS au sujet du plan du gouvernement canadien d’écrasr les diseurs de vérité au sujet du massacre par l’église et par l’état de petits enfants bronzés. Une chose déjà d’entrée, ami(e), reste en Europe.

Voyez-vous, le Canada est un endroit bien trop plaisant pour lancer des alertes. Les Canadiens n’aiment pas être dérangés. Nous sommes comme les deux personnages grimaçant que j’ai vu une fois décorant une longue maison Haida, montrant des esclaves qui allaient être sacrifiés sur un totem. Souriez tout le monde, tout va bien se passer !

Il y a 20 ans j’ai été assez stupide pour croire qu’en publiant des vérités mortelles qui accusent les puissants, cela changerait les choses. L’imbécilité remplit sa fonction bien sûr, car aucune de mes fouilles dans ces trous mortuaires d’enfants indiens ne se seraient produits si cela avait été en provenance d’un homme plus sage. Mais le monde et le temps réveillent espérons-le même le plus motivé des activistes à ce dans quoi il est en train de nager. Cela a pris un bon nombre de coups de pieds dans ma tête de la part de cette bête appelée Canada pour que je comprenne vraiment de quoi il retournait.

Quand j’étais stupide et approchable et aussi profondément engagé dans la mise à jour des atrocités ayant eu lieu dans les pensionnats pour autochtones, la machine gouvernementale médiatique de la Canadian Broadcating Corporation (CBC) avait pris pour habitude de me téléphoner régulièrement, tous les quelques mois, pour voir ce que j’avais déterré de plus sur le massacre local. Quelque jeune voix nouvelle m’assurait que la CBC plannifiait une “grand reportage” sur les crimes dans les écoles pour Indiens ; puis après avoir pompé toutes les infos du moment, ils disparassaient toujours, aussi rapidement que les promesses d’un politicien ou député élu du public et jamais un mot de ce que j’avais partagé avec eux, des preuves que j’avais collectées ne trouvèrent jamais grâce auprès des JT de la chaîne.

De nos jours, bien enteundu, je ne reçois plus de coups de téléphone des médias. La version officielle a été gravée dans le marbre.

Tout ceci m’a trotté dans la tête cette semaine lorsque quelqu’un m’a passé l’info qu’un journaliste de CBC de Montréal était “intéressé” d’interviewer le pigeon voyageur du memo du CSIS. Hé hé hé…

Cela ne vous énerve t’il pas quand les méchants vous prennent toujours pour des imbéciles ?…

J’ai appris à ne plus rien prendre personnellement. Journalistes, politiciens, papes ou premiers ministres sont tous pareils, spécifiquement au début, dans leur premier terme (pour les politiciens), ils veulent tous faire des vagues pour qu’on se rappelle d’eux. La façon de faire çà ici dans le Grand Nord tout blanc est de maintenir les choses tranquilles, mortes, et le plus important, non controversives. Personne en prison n’aime qu’on pose trop de questions n’est-ce pas ?…

Ce fut une bonne âme néanmoins qui fuita ce memo du CSIS sur le plan de Chrétien de réduire au silence les témoins de notre génocide bien canadien et d’empêcher toute enquête sur le sujet. J’espère seulement que leur valeur rencontre une velléité de réalisme politique que même le plus expériementé des activistes canadiens semble manqué lorsqu’on en vient à parler de la nature de son propre pays.

Réalistiquement, le diseur de vérité en question ne devrait rien attendre de mieux pour sa révélation que l’impasse d’une “enquête officielle” sur le sujet par les mêmes gens qui sont coupables des faits bien entendu… C’est la façon de faire canadienne… (NdT: de tout gouvernement et de tout état en fait, rien d’exceptionnel dans l’attitude canadienne, c’est le moule étatique du crime impuni pour “raison d’état…”)

Ceci dit, j’encourage vivement ce même lanceur d’alerte d’y aller à fond et de botter le plus gros postérieur de la ville avec tout ce qu’il a, tout ce qu’il connaît. Mon seul regret étant que ce faisant il pourrait obtenir l’insigne honneur de devenir quelqu’un d’encore plus détesté que je ne le suis ici au Canada.

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