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Nouvel Ordre Mondial: Wahabbisme et sionisme… jus vert et vert jus pour un contrôle oligarchique moyen-oriental…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 31 mai 2016 by Résistance 71

Une chose est de plus en plus certaine: les masques tombent et vont continuer à tomber au fur et à mesure de l’accélération de la mise en place de la grille de contrôle totalitaire mondiale. On sait au moins øù se tient l’Arabie sur l’affaire palestinienne… La seule question valable aujourd’hui est: quand assez est-il assez pour les peuples ?

— Résistance 71 —

 

L’Arabie Saoudite construit une ambassade en Israël

 

Réseau Voltaire

 

29 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192002.html

 

Le Royaume d’Arabie saoudite a débuté la construction d’une gigantesque ambassade en Israël, probablement la plus importante à Tel-Aviv.

Officiellement, les deux États n’entretiennent pas de relations diplomatiques du fait de l’expulsion par Israël de la majorité de sa population palestinienne, en 1948 (la Nakba).

Cependant le Pacte du Quincy, signé entre le président Roosevelt et le roi Abdelaziz, en 1945, et renouvelé par le président Bush et le roi Fahd en 2005, prévoit entre autres que le Royaume ne s’opposera pas au foyer juif de Palestine (futur État d’Israël) [1].

Le roi Abdallah finança à la place des États-Unis l’opération israélienne « Plomb durci » contre la bande de Gaza, en 2008-09 [2]. Ce rapprochement mettait fin à la « doctrine de la périphérie » selon laquelle Tel-Aviv cherchait à unifier les acteurs non-arabes de la région (Iran, Turquie, Éthiopie) contre les pays arabes.

Le président Shimon Peres s’exprima par vidéo devant le Conseil de sécurité du Golfe, en novembre 2013. Les membres du Conseils purent lui poser des questions non pas directement, mais par l’intermédiaire de Terje Rød-Larsen [3].

Actuellement, les deux pays mènent ensemble une guerre au Yémen depuis un état-major commun installé dans l’État non-reconnu du Somaliland [4]. La Force « arabe » de Défense commune reproduit le concept du Pacte de Bagdad qui était identiquement militairement commandé par un État qui n’en était pas membre (les États-Unis en l’occurrence).

Ils projettent ensemble plusieurs opérations d’exploitation pétrolière au Yémen et dans la Corne de l’Afrique [5].

Le roi Salmane a désigné le prince Walid Ben Talal (5ème fortune mondiale avec Citigroup, Mövenpick, Four Seasons) comme prochain ambassadeur du royaume à Tel-Aviv.

[1] Les termes exacts du pacte sont toujours secrets.

[2] « La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 janvier 2009.

[3] « Shimon Peres s’est exprimé devant le Conseil de sécurité du Golfe, fin novembre », Réseau Voltaire, 3 décembre 2013.

[4] « La Force « arabe » de Défense commune », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

[5] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

France: La guerre des gauches

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La France paralysée par la guerre des gauches

 

Pepe Escobar

 

27 Mai 2016

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/344608-france-reform-hollande-protests/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Paris brûle sur un air de pipeau de Hollande. Prenez çà comme un résumé des manifestations dans la nation contre une proposition de “réforme” du travail, tandis que le président fait le beau au G-7 du Japon comme s’il était un des maîtres de l’univers.
La France est à demie-paralysée, des dockers du Havre (un transit clé du commerce) aux ouvriers des rafineries de pétrole, des dépôts de carburants, des centrales nucléaires (qui fournissent 75% de l’électricité du pays), aux employés des aéroports et de la RATP et chemins de fer de Paris et région parisienne. Ceci s’est traduit par une véritable panique dans une myriade de stations essence, que la plupart du système de transport français en grève a amené à l’immobilité totale.

Tout cela parce le gouvernement soi-disant “socialiste” de Hollande qui est cataclysmiquement impopulaire, a introduit un projet de loi qui modifie drastiquement le code du travail français et adopte essentiellement le mode anglo-saxon néolibéral du “j’embauche, je vire” au sein d’une nation profondément régulée, régimentée où les droits des travailleurs et leurs protections sont pris extrêmement sérieusement. Hollande et son incroyablement médiocre premier ministre Manuel Valls, défendent cette réforme comme le meilleur moyen de lutter contre le chômage chronique.

Virez la loi pour débloquer la nation

Mai 2016 en France n’est certainement pas un remake de Mai 1968. Il met en scène un vortex de facteurs aggravant, comme la psychose du “terra, terra, terra” (Paris est en état de siège semi-déguisé) ; la continuité du mouvement social Nuit Debout sur la place de la République à Paris, la version française d’Occupy Wall Street; la police sur les nerfs qui se plaint de ne pas être suffisamment aimée de la population.

Mai 2016 est essentiellement la configuration de la bataille entre le gouvernement socialiste et les syndicats. Et çà ne va pas aller en s’améliorant. La police a annoncé quelques 153 000 manifestants jeudi dernier, gros jour de mobilisation qui a touché les services publics et les transports; les syndicats eux affirment qu’il y avait plus de 300 000 manifestants. Le pouvoir exécutif commence à utiliser la force pour débloquer les rafineries clés. Les longues files d’attente dans les stations essence commencent à devenir la norme.

Le duo Hollande-Valls s’est durci ; la loi de réforme du travail doit-être approuvée ou alors c’est la fin de leur gouvernement (NdT: d’où bien évidemment le passage en force à coup de 49.3). La ligne rouge de Valls est que si la loi tombe, lui aussi. Pourtant, il est déjà forcé de (légèrement) rétropédaler. Il permet maintenant des “modifications” et des “améliorations” à la loi.

Donc, ceci se résume essentiellemet à une bataille des gauches françaises: une classe ouvrière radicale contre une autre gauche sociale-démocrate au pouvoir, en fait totalement néolibérale. C’est aussi un dialogue de sourds. Le premier ministre n’est pas exactement un fier à bras du dialogue social ; pour lui ces deux gauches sont irréconciliables. On ne doit pas être un lecteur de Barthes ou de Deleuze pour piger que la France court le risque d’atteindre le degré zéro de la social-démocratie.

Après le 8ème jour de manifestations, le secrétaire général du puissant syndicat de la CGT, Philippe Martinez, demande maintenant d’être reçu directement par le président Hollande seulement, jetant ainsi Valls à la poubelle. Depuis le Japon, Hollande a émis un laconique: “On me tient au courant”.

On pourrait parfaitement dire que le duo Hollande-Valls est si déconnecté de la rue qu’ils nous eu aucune idée que cette loi allait recevoir tant d’hostilité. Ils auraient dû ratisser plus large et auraient dû investir dans bien plus de dialogue, sans mentionner ces joyeusetés sémantiques réservées aux syndicats.

Alors, que pensent les Français de ce merdier ? Essentiellement, les ¾ de la population sont contre la loi. Et vous ne pouvez pas “moderniser” la France sans les Français. Pourtant ceci étant la France, les nuances subtiles sont importantes. D’après un des derniers sondages, 69% sont en faveur que la loi soit virée afin d’éviter la paralysie de la nation. Un autre sondage montre que 62% considèrent les grèves “justifiées” malgré les parties du pays qui sont paralysées. Ainsi une pollinisation croisée de ces deux sondages nous dit que les mouvement sociaux sont bien légitimes même si la plupart des gens ne veulent pas que la nation soit paralysée.

Sur une note plus légère, les discussions de bistrot tournent autour maintenant du fait que le Parti Socialiste (PS) n’essaie même pas de monter une campagne pour les élections présidentielles à venir, ce qui se passe est la preuve organique que la classe laborieuse ne peut plus le saquer. C’est un fait avéré que l’état d’urgence proclamé actuellement, une version française du Patriot Act yankee, augmenté de la dérive néolibérale ont fait que le Parti Socialiste perd les votes des artistes et des intellectuels tout aussi bien que ceux des “Bobos” (bourgeois bohême) qui étaient le cœur de leur base électorale. Tout cela tandis que les PDG d’entreprises si courtisés par ce même PS, continueront de voter et de faire voter à droite.

Le temps est venu de devenir un “indignado” avec une cause

Bon et après ? L’argent d’un pari sûr est sur une sorte de compromis ; le texte de la loi va être amendé par le sénat le mois prochain avant de faire son retour à l’assemblée nationale. Ceci veut dire que le texte sera “retouché” comme l’admet maintenant le gouvernement et ceci voudra dire victoire pour les mouvements sociaux, mais quoi qu’il arrive, la guerre des gauches françaises n’en sera pas terminée pour autant. Le résultat final pourrait même bien venir sous la forme d’un suicide collectif au grand bénéfice de la droite.

Dans le même temps, la croissance en France demeure bien faible, au mieux. L’Euro de Foot commence dans seulement deux semaines, le 10 Juin. La France peut s’attendre à recevoir quelques 1,5 millions de touristes pour l’occasion et générer un bénéfice de l’ordre de 1,3 milliard d’euros. La zone pour les supporteurs qui est en cours de construction devant la Tour Eiffel attirera quelques 100 000 visiteurs par jour.

S’il n’y a pas de solution dans les jours à venir, le duo Hollande-Valls devra faire marche arrière. Le système de sécurité français ne pourra pas faire face, simultanément, sous une alerte au terrorisme maximum et la gestion d’une myriade de manifestations (une énorme manif’ étant prévue le 14 Juin), Bien des choses dépendent en fait du succès que remportera l’Euro, de foot pas la monnaie. Le football dans ce cas précis, est loin d’être politiquement neutre, si le spectacle est un gros succès, c’est Hollande qui en tirera les bénéfices.

Les socialistes de France pourraient faire bien pire que de regarder à l’Espagne voisine. En Espagne sous Franco, communistes et socialistes étaient l’avant-garde de la résistance démocratique, incorporant dans leur lutte ceux qui avaient créé les commissions ouvrières et quelques uns des meilleurs intellectuejs de l’époque.

Mais est venu la récente dérive néolibérale des partis socialistes européens (NdT: noyautés par le mouvement trotkiste nouveau con yankee, dont par exemple sont issus des traîtres comme Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis, l’actuel SG du PS, tous deux en provenance directe du mouvement “lambertiste” trotsko-nouveau con pro yankee…), qui les a amené à perdre leur hégémonie historique. Ils ne se sont pas adaptés pour maintenir leur base sociale et l’état providence et dans le même temps satisfaire les dures demandes du système financier casino, ni la politique économique d’austérité fiscale prôné par la Commission Européenne en accord avec la demande de l’Allemagne et la financiarisation de la bulle d’influence britannique (NdT: City de Londres…)

Durant la période de Franco et de la guerre froide, il était courant d’utiliser les mots “socialiste” ou “communiste” comme moyen de disqualifier tout argument politique. Il règnait alors une politique de la peur. France pour sa part, était bien plus politiquement sophistiquée (et pas sous un régime fasciste…)

Ce qu’il reste aux “gauches” européennes est de faire plus attention à la voie émergente ouverte par les mouvements sociaux, motivés a reconstruire l’état providence et à créer des formes valables d’emploi, tout ce qui a été nié et refusé par le fondamentalisme de la religion des marchés et l’’état d’esprit du TINA (Le There Is No Alternative de l’ère Thatcher…) de l’austérité.

On trouve parmi les “indignados” espagnols des anarchistes, des communistes, des socialistes, un microcosme de l’histoire moderne en Espagne enraciné dans l’indignation contre une dictature et l’injustice sociale, le tout essayant de se réinventer tandis que le néolibéralisme pédale grave dans la semoule. Si seulement les gauches françaises voulaient faire un peu attention.

France lutte sociale et changement de paradigme politique… Petite mise au point sur les « casseurs » des manifs…

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Mise au point nécessaire sur les “casseurs” par la CNT et dénonciation des manipulations propagandistes étatiques devenues des classiques du genre. Au sujet des soi-disants “casseurs”, nous ajouterons que dans la vaste majorité des cas, il s’agit soit directement de flics agissant en provoc’, afin de justifier répression et arrestations, soit il s’agit de groupes “autononomes” infiltrés, manipulés. Leur manipulation leur esti connue ou pas c’est selon, toujours est-il que leur “leadership” se fond souvent dans la nébuleuse étatico-répressive du mauvais gouvernement d’en-haut et de son bras armé policier.

Nous avons ajouter en dessous de l’article une liste d’articles pour mieux comprendre et analyser les enjeux politic-sociaux de la “loi travail” faisant actuellement la une de l’action sociale en France.

— Résistance 71 —

 

Qui sont les vrais casseurs ?

 

Confédération National du Travail (CNT)

 

Source: http://www.cnt-f.org/qui-sont-les-vrais-casseurs.html

 

Ouverture du JT de TF1, sujet sur les “casseurs” et la police. Derrière le présentateur, une photo avec un drapeau CNT. Si seulement ce grossier montage n’était qu’un cas isolé… Depuis le début du mouvement social sur la loi travail, comme lors de chaque lutte, les “grands” médias ne cessent de pointer du doigt les “casseurs”, évitant d’aborder les questions de fond : le contenu de la loi travail et les raisons de ce mouvement. En agissant ainsi, ils se comportent comme un relais du discours gouvernemental et patronal : “Notre loi est nécessaire, tous ceux qui la combattent sont d’infâmes casseurs.” Ou bien : “La population est prise en otage par les grévistes.” Ah bon ? Une analyse s’impose, pour remettre les pendules à l’heure.

La CNT, c’est quoi ?

La CNT est un syndicat où s’organisent les travailleurs, au sens large (salariés, chômeurs, précaires, retraités, étudiants et lycéens). Un travailleur est un producteur qui ne possède pas les moyens de production. Donc ça n’est ni un patron ni un actionnaire, qui tirent leurs revenus du travail des autres.

à la CNT, il n’y a pas de permanent syndical. Personne ne reçoit de salaire pour militer. Et nous n’avons ni chef ni bureaucratie, car nous refusons toute hiérarchie entre militants.

Tout ce que nous faisons, nous le faisons pour l’émancipation des travailleurs. Nous n’acceptons aucune subvention de l’état et des patrons, pour garantir notre indépendance et notre liberté d’action. Nous ne fonctionnons qu’avec les cotisations de nos adhérents.

Nous sommes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires. Nos bases sont la lutte des classes et le communisme libertaire. Nous sommes pour l’abolition de l’état, en tant que bras armé du patronat. C’est pourquoi nous ne syndiquons pas leurs forces répressives (police, armée, vigiles, etc.). Enfin, nous sommes une organisation horizontale et autogestionnaire. Tous les mandats sont tournants et révocables. Chacun participe au fonctionnement et aux prises de décision au niveau local, régional, fédéral et confédéral. Nous sommes tout cela, mais nous ne sommes pas des “casseurs”, au sens où certains aimeraient le faire croire.

Un casseur, c’est quoi ?

Il est légitime de s’interroger sur le véritable sens de ce terme, matraqué à longueur de journée à la télé ou dans les journaux. Qui sont les vrais casseurs ? Ne serait-ce pas plutôt les patrons, l’État et leur bras armé, la police ?
Qui casse le code du travail et met des millions de gens au chômage ou dans la précarité ?
Où est la véritable “insécurité” ? N’est-elle pas sociale ?
Qui nous met en “danger”, exerçant sur nous une violence sociale profonde et durable ?
Qui détruit notre présent et massacre notre avenir ?
Où est le véritable “état d’urgence” ? N’est-il pas social ?
Qui saccage des outils syndicaux (local CNT à Lille, camionnette de Solidaires, etc.) ?
Qui veut mettre des syndicalistes derrière des barreaux ?
Qui frappe des mineurs et les jette en prison ?
Qui contrôle au faciès et discrimine les populations des quartiers populaires ?
Qui instaure des politiques toujours plus répressives (Patriot Act aux États-Unis, état d’urgence et loi Urvoas en France) ?
Qui exerce une justice de classe défendant les intérêts d’une minorité au détriment des travailleurs, des pauvres, des migrants ?
Qui nous ment afin de recueillir des voix puis trahit les promesses qui ont été faites ?
Qui vole des milliards sous la forme d’exonérations et d’évasions fiscales ?
Qui attaque les prestations sociales, rendant leurs bénéficiaires “coupables” de tous les maux de la société ?
Qui pille et tue en menant des guerres dites “propres” mais toujours aussi sales, puis refoule des migrants qui n’ont d’autre choix que de s’enfuir ? 
Qui s’empare des ressources de la planète et s’accapare les territoires à tel point que la survie des espèces humaines, animales et végétales n’est plus garantie ?

Les vrais casseurs, ce sont eux !

Pour mieux régner, il faut diviser : l’État et ses forces répressives laissent entendre que les “méchants” sont certains syndicats, organisations politiques ou individus. Il s’agit surtout de provoquer des violences et de ternir “l’image” du mouvement social en attirant l’attention sur les “casseurs”, alors que ce sont eux qui cassent à tour de bras. Il s’agit aussi de justifier la violence des forces répressives.

La stratégie ? Présence policière massive lors des manifs, opérations au cœur des cortèges, matraquage des lycéens à l’entrée des établissements, évacuation des universités, etc. Et comme par hasard, quand il n’y a pas de “forces de l’ordre” aux abords des manifestations, tout se passe bien…

D’ailleurs, à quoi s’attaquent ces prétendus “casseurs” ? à des banques, des publicités, des enseignes de grandes entreprises. Ces multinationales n’ont-elles donc pas les moyens de s’acheter des rideaux pour protéger leurs vitrines plutôt que de spéculer sur les marchés (Panama Papers), provoquer des crises économiques (subprimes en 2007), détruire des millions de vies ? Ce que l’état défend physiquement, légalement et politiquement, c’est bien le capital.

Quant aux attaques physiques, elles sont exercées par l’armée et la police : Flash-Ball, grenades, matraques et lacrymos utilisés sans discernement, tirs tendus sur des manifestants ou sur des journalistes pour les empêcher de filmer. Mais aucun chiffre sur les victimes des violences policières. Les médias officiels ne prendraient-ils leurs infos qu’à la préfecture ? En invitant sur leurs plateaux télé des “experts” issus de syndicats de police comme Alliance, de tendance droite dure ? Tout est affaire de communication et de mensonges.

Mais nous ne sommes pas dupes et ne tomberons dans aucun de ces pièges grossiers !

Les vrais casseurs sont ceux qui utilisent la force brute et destructrice pour arriver à leurs fins, y compris sur des mineurs et des enfants, ceux qui imposent l’esclavage salarié au quotidien pour faire du profit. Puis se servent des moyens de communication “modernes”, possédés en majorité par de riches industriels, pour faire oublier la réalité : la violence ne vient pas de nous, le camp du travail, qui sommes des milliards, mais d’eux, le camp du capital, qui sont si peu mais qui possèdent tout et veulent nous exploiter encore plus !

Aucune de leurs manipulations ne nous fera reculer. Notre détermination et notre solidarité sont sans faille.

Notre arme, c’est la grève générale et reconductible !

 

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Site de la CNT France:

http://www.cnt-f.org/

33, rue des Vignoles, Paris 75020

 

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Autres articles sur la loi El Khomri:

Ton droit du travail vaut bien une grève générale !

Colonialisme, génocide et apartheid… La face cachée de l’Australie (John Pilger)

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Utopia

Documentaire de John Pilger (2013)

Source: http://johnpilger.com/videos/utopia 

En 1985, Pilger sort son premier grand documentaire sur son pays natal l’Australie, il y relate les conditions coloniales génocidaires décimant les communautés aborigènes.

2012-13, 27 ans plus tard, Pilger refait un documentaire sur le même sujet: rien n’a changé.

De la « guerre oubliée » au tourisme de luxe dans un camps de la mort reconverti en hôtel en passant par l’hypocrisie criminelle et génocidaire politicarde à la botte des intérêts miniers et du gros business transnational, Pilger nous invite à découvrir l’Australie, la vraie, celle de l’apartheid, du génocide, de l’ethnocide et du racisme colonial institutionnalisé. L’auteur de ces lignes a vécu en Australie et a été témoin en bien des occasions de la perversion coloniale noyée dans l’insouciance consumériste affligeante.

A voir donc en section commentaire: « Utopia » (version anglaise), remarquable documentaire coup de poing de John Pilger, un des tous derniers grands reporters héroïques.

Résistance 71

27 Mai 2016

Pays du goulag levant, OTAN, Russie et 3ème guerre mondiale: La déconfiture occidentale annoncée (Pepe Escobar)

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Ne souhaitez pas trop fort: la Russie est prête à la guerre

Pepe Escobar

23 Mai 2016

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article44725.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ainsi donc les ministres des affaires étrangères des 28 pays membres de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours, alors que la formidable puissance militaire du Montenegro était adoubée comme nouveau membre.

Le Robocop mondial que se veut être l’OTAN a discuté de manière tout à fait prévisible de l’Afghanistan (une guerre que l’OTAN a ignoblement perdu), de l’Irak ( une guerre que le Pentagone a ignoblement perdu), la Libye (une nation que l’OTAN a transformé en un état décrépi, dévasté par un enfer de guerres miliciennes), la Syrie (une nation que l’OTAN, via la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà dans un enfer de guerre miliciennes).
Les Afghan doivent maintenant demeurer persuadés que la mission de soutien résolu de l’OTAN, plus le “soutien financier des forces afghanes”, assureront finalement le succès de l’Opération Enduring Freedom pour toujours.

Les Libyens doivent demeurer convaincus, des mots mêmes de la figure de proue de l’OTAN Jens Stoltenberg, que nous “devrons être prêts à soutenir le nouveau gouvernement d’accord national en Libye”.

Stoltenberg a dûment confirmé: “Nous avons déjà décidé d’améliorer notre présence dans la partie orientale de l’alliance. Nos planificateurs militaires ont émis des propositions pour que plusieurs bataillons soient déployés dans plusieurs pays de la région. Aucune décision n’a encore été prise quant au nombre et aux endroits de déploiement.

Ces “quelques bataillons” pathétiques ne vont pas faire perdre le sommeil aux planificateurs russes. La véritable mesure est le déploiement du système Aegis Ashore en Roumanie la semaine dernière, plus un autre à venir en Pologne en 2018. Ceci a été véhémentement opposé par Moscou depuis le début des années 2000. L’argument de l’OTAN que l’Aegis représente une protection contre la “menace” des missiles ballistiques de l’Iran, n’est pas même digne d’un jeu de cour de récrée de maternelle.

Tous les planificateurs russes savent pertinemment que le système Aegis n’est pas un système défensif. Ceci est un changement de règle dangereux, comme dé-localiser la capacité nucléaire américaine en Europe de l’Est. Rien d’étonnant donc à ce que le président Poutine ait dû clarifier que la Russie répondrait “adéquatement” à toute menace envers sa sécurité.

Ainsi, la guerre froide 2.0 vient de se redéclencher.

Un ancien adjoint commandant de l’OTAN a grimpé aux rideaux lorsque des têtes plus saines se demandèrent si Moscou tôt ou tard, n’en aurait pas assez de toutes ces salades et se préparerait pour la guerre.

Ce patriote inutile

On pourrait dire que les isolés du pouvoir néocons et conservateurs néolibéraux de Washington, dans un même élan, ne veulent pas d’une guerre ouverte avec la Russie. Ce qu’ils veulent, à part engranger toujours plus de fric pour le Pentagone, est faire monter la sauce de telle façon que Moscou plie les gaules, argument basé sur une analyse rationnelle du coût. Pourtant le prix du pétrole va inévitableent augmenter en 2016 et sous ce scenario, Washington est grand perdant.. Alors on verra peut-être une augmentation des taux d’intérêts de la Fed (avec bien sûr tout le pognon continuant à aller directement à Wall Street) pour tenter de renverser le scenario.

Des comparaisons de la préparation de l’OTAN actuelle aux préparations de la seconde guerre mondiale ou même de l’OTAN en opposition au Pacte de Varsovie, sont amateures. Le THAAD et les missiles Patriots sont inutiles et ne valent pas un pet de lapin et ce dixit la force de défense israélienne elle-même, c’est pourquoi ils ont essayé de l’améliorer avec le soi-disant “Dôme de Fer”.

Dans le même temps, ces nouveaux “bataillons” militaires de l’OTAN sont sans substance. La poussée de base derrière l’action du Pentagone sous l’égide du nouveau con Ash Carter, continue à vouloir pousser la Russie toujours plus loin en Syrie et en Ukraine (comme si Moscou était réellement militairement impliqué dans un bourbier ukrainien et voudrait même l’être…) ; piéger la Russie dans des guerres par procuration, et la saigner économiquement en incapacitant ses gros revenus sur les exportations de gaz et de pétrole.

La Russie ne veut pas et n’a aucun besoin de la guerre. Et pourtant, le narratif occidental de “l’agression russe” n’arrête jamais. Ainsi, il est toujours très instructif de revenir à cette étude de la RAND Corporation, qui a examiné ce qui se passerait si une guerre éclatait effectivement. RAND a atteint la conclusion “non ambigüe”, après une série de simulations effectuée en 2015, que la Russie pourrait battre à plate couture l’OTAN en juste 60 heures, si pas moins, si jamais il y avait une guerre active sur le sol européen.
Note de Résistance 71: Ah quel progrès avec des armées de métiers !!… Pour ceux de nos lecteurs qui sont assez âgés pour avoir connu l’armée de conscription, il y a plus de 30 ans, il était dit aux trouffions de base appelés et basés en Allemagne dans les régiments français, que la “mission” était de tenir 48 heures contre les hordes bolchéviques pour que çà puisse se réorganiser “à l’arrière” et retarder Ivan Ilitch Tovaritch d’accéder à l’océan Atlantique !… En 30 ans, on est passé de 48 heures d’espérance de vie à 60 (en comptant large)… Les poilus doivent gigoter grave dans leurs tombes… Ces conscrits qui tinrent plus de 4 ans contre les hordes teutonnes du moment…

La RAND Corporation est essentiellement un poste avancé de la CIA, et donc une machine de propagande bien huilée. Pourtant ce n’est pas de la propagande que de dire que les états baltes et l’Ukraine tomberaient en moins de trois jours face à l’armée russe. Quoi qu’il en soit, la suggestion faite que quelques divisions blindées et plus de puissance aérienne supplémentaires de l’OTAN feraient une différence matérielle est une vaste fumisterie.

Le système Aegis change la donne dans la mesure où il qualifie une zone de lancement pour la défense US anti-missiles. Pensez à des missiles américains ayant un temps de vol minimum, de l’ordre de 30 minutes, de Moscou, ceci est une menace certifiée pour la nation russe. L’armée russe a aussi été “sans ambiguité” dans sa réponse, s’il est reconnu que l’OTAN, via la Pentagone, essaie un truc marrant, il y aura des raisons valables pour une frappe préventive au moyen des missiles Iskander-M depuis la Transnitrie, comme pour la destruction des missiles US par des armes de précision placées de manière bien utile.

Dans le même temps, Moscou a été couronnée de succès en Syrie, même si bien entendu les jeux ne sont pas faits. Alors ce qu’il reste au Pentagone, via l’OTAN, est essentiellement de jouer la carte de la tactique de la trouille. Ils savent que la Russie est préparée à la guerre, certainement bien mieux que l’OTAN du reste. Ils savent que ni Poutine, ni l’armée russe ne vont plier à cause de cette terreur de cour de récrée de maternelle. Quant au ton un peut trop conciliant du Kremlin envers Washington, tout çà risque de changer très bientôt.

Dites bonjour à mes S-500

L’armée russe est en phase de tester ses premiers prototypes de défense anti-aérienne et anti-missiles S-500 Prométée alias les 55R6M Triomphateur M, capables de détruire des missiles ballistiques inter-continentaux (MBIC), des missiles de croisière hypersoniques et des avions à une vitesse de plus de Mach 5, aussi capables de détecter et d’attaquer simultanément jusqu’à 10 têtes de missiles à une distance utile de 1300km. Ceci veut dire que les S-500 peuvent pulvériser des missiles balliistiques avant même que leurs têtes nucléaires ne repénètrent dans l’atmosphère terrestre.

Donc dans le cas de l’OTAN patte de velours style RAND Corporation, les S-500 élimineraient complètement toute la puisance aérienne de l’OTAN au-dessus des états baltes, tandis que les missiles ultra avancés de type Kornet détruiraient tous les véhicules blindés de l’OTAN et ceci ne considère même pas l’enfer déchaîné par les armes conventionnelles.

Si çà en vient aux mains de manière nucléaire, les missiles anti-missiles S-400 et spécifiquement les S-500 bloqueraient tous les MBIC américains, les missiles de croisière et les avions furtifs. Les drones offensifs seraient bloqués par des défenses anti-drones. Le S-500 consigne pour ainsi dire les avions furtifs style F-22, F-35 et le B-2 dans les poubelles de la technologie militaire.

La réalité est que la Russie, en termes de développement de missile hypersonique, est en avance d’à peu près quatre générations sur les Etats-Unis si on le mesure par le développement progressif des systèmes S-300, S-400 et S-500. Hypothétiquement, on pourrait décrire le prochain système, déjà sur plan, comme le S-600. Cela prendrait aux Etats-Unis au moins 10 ans pour développer et sortir un nouveau système d’armement efficace, ce qui en termes militaires représente… une génération. Tout planificateur du Pentagone qui vaut son plan de retraite devrait savoir cela.

Les missiles russes – et chinois – sont déjà capables de mettre hors d’état de nuire les systèmes de guidage par satellite des MBIC nucléaires et des missiles de croisière américains. Ils pourraient aussi incapaciter les systèmes d’alerte et de détection rapides que les constellations de satellites donneraient. Le temps de vol d’un MBIC nucléaire lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d’engins russe jusqu•à disons la côte Est-Américaine est de moins de 20 minutes. Ainsi un système de détection et d’alerte très rapide est absolument critique. Ne comptez pas sur la daube des THAAD et des missiles patriots pour faire le boulot. Une fois encore, la technologie hypersonique russe a déjà rendu la totalité du système de défense américain aux Etats-Unis et en Europe complètement obsolète.

Alors pourquoi Moscou est si préoccupée par le placement par le Pentagone de son système Aegis si près des frontières russes ? Une réponse crédible serait de dire que Moscou est toujours concernée par le fait que le complexe militaro-indistriel américian pourrait développer un système de défense anti-missiles vraiment efficace même s’ils ont quatre générations de retard.

En même temps, les planificateurs du Pentagone ont des raisons d’être très inquiets par ce qu’ils savent ou supputent. Aussi, l’armée russe, de manière très asiatique, ne révèle jamais toutes ses cartes. Le point clef doit être répété encore et toujours: le système de défense S-500 est impénétrable et permet à la Russie, pour la première fois dans l’histoire, de lancer une première attaque nucléaire préventive efficacement si elle le désire et si elle choisit de le faire en étant dans le même temps immunisée contre toute rétaliation.

Le reste n’est que blablatage. Et pourtant, attendez-vous à ce que le discours du Pentagone et de l’OTAN demeure le même. Après tout, le complexe militaro-indiustriel et de la sécurité est une hydre dévoreuse de fric et avoir un ennemi puissant en face est une obligation (le “califat” islamiste bidon de Daesh compte pour du beurre…)

Le narratif de la menace demande que la Russie doive accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN. La Russie n’a pas le droit de répondre en quelque circonstance que ce soit, toute réponse de sa part sera marquée du sceau de “l’agression russe”. Si la Russie se défend, ceci sera “exposé” comme étant une provocation inacceptable et pourrait même servir de prétexte pour une attaque préemptive de l’OTAN contre la Russie.

Maintenant, laissons les planificateurs du Pentagone/OTAN retourner jouer dans la cour de récrée de leur école maternelle de luxe.

Progrès en France: Le nouveau code du travail simplifié à venir…

Posted in actualité, économie, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 26 mai 2016 by Résistance 71

Le nouveau code du travail à peine imaginé par l’oligarchie

 

Résistance 71

 

Mai 2016

 

Voici le nouveau code du travail simplifié bientôt mis en vigueur en France:

 

Article 1: BOSSEZ !

 

Article 2: FERMEZ VOS GUEULES !

 

Article 3: CREVEZ EN SILENCE !

 

=*=*=*

Le changement organisationnel politique passe par balayer les vieux poncifs…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 25 mai 2016 by Résistance 71

Ceci fut écrit par Bookchin en 1971… Une lucidité commandant le respect sachant qu’il fut lui-même un marxiste sclérosé…

— Résistance 71 —

 

Les limites historiques du marxisme

Murray Bookchin

De “Post Scarcity Anarchism” (1971)

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Mai 2016

L’idée qu’un homme, dont les plus grandes contributions théoriques furent faites entre 1840 et 1880, puisse “prévoir” la dialectique complète du capitalisme est, quand on y réfléchit bien, absolument irraisonnée. Si nous pouvons toujours apprendre certaines choses des analyses de Marx, on peut apprendre encore plus des erreurs inévitables d’un homme qui fut limité dans une ère de scarcité matérielle et une technologique qui utilisa à peine l’électricité. Nous pouvons apprendre comment notre propre époque est différente de celle de l’histoire passée, comment les potentialités que nous confrontons sont qualitativement nouvelles, comment uniques sont les problèmes, les analyses et la praxis auxquels nous devons faire face si nous voulons réellement faire une révolution et non pas un nouvel avortement historique.

Le problème ne réside pas dans le fait que le marxisme est une “méthode” qui doit être réappliquée à de “nouvelles situations” ou que le “néo-marxisme” doit se développer pour dépasser les limites du “marxisme classique”. La tentative de sauver le pédigré du marxisme en insistant sur la méthode plutôt que sur le système ou en ajoutant le préfixe “néo” à un mot sacré, est une véritable mystification si toutes les conclusions pratiques du système contredisent platement ces efforts. Et pourtant, ceci est exactement la situation dans laquelle l’exégèse marxienne se trouve aujourd’hui. Les marxistes s’appuient sur le fait que le système fournit une brillante interprétation du passé tout en ignorant volontairement ses caractéristiques menant finalement à faire fausse route en ce qui concerne à la fois le présent et le futur.

Ils citent la cohérence que le matérialisme historique et l’analyse de classe donnent à l’interprétation de l’histoire, la vision économique du capital amène au développement industriel du capitalisme et la brillance de Marx dans son analyse des révolutions précédentes, couplée aux conclusions tactiques qu’il a établies, le tout sans jamais reconnaître que qualitativement, de nouveaux problèmes sont apparus qui n’ont jamais existé jusqu’à ce jour. Est-ce bien concevable que les problèmes historiques et les méthodes d’analyse de classe fondés entièrement sur une rareté/scarcité inévitable puissent être transposés dans une nouvelle ère d’abondance potentielle ? Est-ce concevable qu’une analyse économique focalisée principalement sur un système de “concurrence libre” du capitalisme industriel puisse être transféré à un système de capitalisme géré, où l’État et les monopoles se combinent pour manipuler la vie économique ? Est-il concevable qu’un répertoire stratégique et tactique formulé dans une période où le charbon et l’acier constituaient la base fondamentale de la technologie industrielle, puisse être transféré dans un âge basé sur des sources d’énergie radicalement nouvelles, sur l’électronique, sur la cybernétique ?

En résultat de ce transfert, un corps théorique qui était libérateur il y a un siècle, devient une camisole de nos jours. On nous demande de nous concentrer sur la classe ouvrière comme étant “l’agent” du changement révolutionnaire dans une époque où le capitalisme est visiblement en train d’antagoniser et virtuellement produit des révolutionnaires depuis toutes les strates de la société, particulièrement dans la jeunesse. On nous demande de guider nos méthodes tactiques par la vision d’une “crise économique chronique” malgré le fait qu’aucune crise de la sorte ne s’est produite ces trente dernières années. On nous demande d’accepter une “dictature du prolétariat”, cette longue “période de transition” dont la fonction n’est pas de se débarrasser de la contre-révolution, mais avant tout de développer une technologie de l’abondance, dans une période où une technologie de l’abondace se présente quoi qu’il en soit. On nous demande d’orienter nos “stratégies” et nos “tactiques” autour de la pauvreté et de l’appauvrissement économique dans une période où le sentiment révolutionnaire est généré par la banalité de la vie dans des conditions d’abondance matérielle. On nous demande d’établir des partis politiques, des organisations centralisées, des “hiérarchies révolutionnairs” et des “élites” ainsi qu’un nouvel état dans une période où les institutions politiques en tant que telles pourissent et alors que le centralisme, l’élitisme et l’État lui-même sont sévèrement questionnés et remis en cause et ce à une échelle encore jamais vue dans l’histoire des sociétés hiérarchisées.

En bref, on nous demande de retourner dans le passé, de nous contracter au lieu de nous étendre, de forcer la réalité probante de notre époque avec ses espoirs et ses promesses, dans les préconceptions mortifères d’un âge révolu.

On nous demande de fonctionner avec des principes qui ont été transcendés pas seulement théoriquement mais aussi par le développement de la société elle-même. L’histoire ne s’est pas arrêtée depuis Marx, Engels, Lénine et Trotski ; elle n’a pas non plus suivi la direction simpliste qui fut programmée par des penseurs, aussi brillants soient-ils et dont les esprits étaient toujours enracinés dans le XIXème siècle ou au début du XXème. Nous avons vu le capitalisme lui-même faire bien des taches (incluant le développement d’une technologie d’abondance) qui furent considérées comme socialistes, nous l’avons vu nationaliser la propriété, fusioner l’économie avec l’État à chaque fois que c’était nécessaire. Nous avons été les témoins de la neutralisation de la “classe ouvrière” comme “agent du changement révolutionnaire”, bien que luttant toujours contre le cadre bourgeois pour l’augmentation des salaires, la diminution de la journée de travail et des bénéfices périphériques. La lutte des classes dans son sens classique n’a pas disparu ; elle a subi un destin bien plus mortifère en étant cooptée, phagocytée par le capitalisme pour en devenir une partie intégrante.

La lutte révolutionnaire au sein des pays capitalistes avancés a glissé sur un nouveau terrain historique : elle est devenue une lutte entre la génération de la jeunesse qui n’a connu aucune crise économique chronique et la culture, les valeurs et les institutions d’une génération plus âgée, plus conservatrice dont la perspective sur la vie a été façonnée par la rareté, la culpabilité, la renonciation, le travail éthique et la poursuite incessante de la sécurité matérielle. Nos ennemis ne sont pas seulement la bourgeoisie visiblement retranchée et l’appareil d’état, mais aussi un résultat trouvant son soutien parmi les libéraux, les socio-démocrates, les mignons des médias corrompus, de partis politiques “révolutionnaires” appartenant au passé et aussi douloureux que cela soit pour les acolytes du marxisme, l’ouvrier dominé par la hiérarchie de l’usine, par la routine industrielle et par l’éthique du travail. Le point important est que les divisions se situent maintenant à travers virtuellement toutes les lignes de classes traditionnelles et qu’elles soulèvent un vaste spectre de problèmes qu’aucun des marxistes, se reposant sur des analogies dans des sociétés basée sur la rareté, n’ont pu prévoir.

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A lire sur Résistance 71: Murray Bookchin et le municipalisme libertaire (2 parties)

https://resistance71.wordpress.com/2013/02/15/vision-politique-pour-demain-entretien-sur-le-municipalisme-libertaire-1ere-partie/

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