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Grand Barnum électoral yankee: La face cachée et le candidat « Eisenhower »…

Posted in actualité, altermondialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 4 mai 2016 by Résistance 71

Cet analyse intéressante de Meyssan ne reflète évidemment pas notre position, elle est un constat de ce qui se trame en coulisse et si cela se confirmait, le monde irait de mal en pis. Nous réitérons ici  notre position politique: fi de toute cette fange étatico-criminelle, que les peuples reprennent l’initiative, réabsorbe le pouvoir en eux et que les sociétés redeviennent organiques, librement associatives et confédérées depuis la base. Nous devons reprendre l’initiative politique du choix et de la décision. Pour ce faire nous devons démanteler à tout jamais la pyramide de contrôle oligarchique n’offrant qu’une illusion désormais clairement pathétique et mortifère aux yeux de tous. Il est nécessaire néanmoins de savoir ce qui se trame dans notre dos en France comme ailleurs, afin de prendre les décisions informées qui s’imposent d’elles-mêmes…

~ Résistance 71 ~

 

Mattis contre Trump

 

3 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191558.html

 

Alors que les médias traitent les primaires US comme une compétition entre Trump et Cruz d’un côté, Clinton et Sanders de l’autre, toute une machine est en train de se former pour faire barrage au promoteur immobilier qui menace les intérêts de la classe dirigeante WASP. Thierry Meyssan expose ici ce qui est en jeu et dont personne ne parle publiquement pour le moment. 
Cet article s’adresse à un lectorat averti.

Les primaires états-uniennes qui devaient être la préparation d’un affrontement entre Républicains et Démocrates ont progressivement dérivé pour devenir une compétition pour le contrôle du Parti républicain.

Alors que, chez les Démocrates, le duel entre Hillary Clinton et Bernie Sanders se résume à celui de l’expérience au service des riches contre l’idéalisme au service du plus grand nombre, toute l’attention s’est focalisée sur le combat opposant chez les Républicains Donald Trump et Ted Cruz.

Cruz est un pur produit d’une agence militaire privée d’« opérations psychologiques ». En matière de politique étrangère, il s’est entouré d’une équipe composée de personnes formées durant la Guerre froide autour du sénateur Henry Scoop Jackson, hystériquement anti-soviétiques. Il a pris des positions contre toute forme de limitation juridique de la puissance états-unienne, donc contre le principe même du droit international.

Jusqu’à la semaine dernière, on ignorait les positions de Donald Trump. Tout au plus l’avait-on vu tenir des propos contradictoires sur la question israélienne. Il a vivement dénoncé le parti pris pro-israélien des administrations successives, s’est déclaré neutre face au conflit israélo-palestinien, puis est allé tenir une profession de foi ultra-sioniste devant l’AIPAC.

En définitive, Trump a été invité la semaine dernière par The National Interest à prononcer son premier discours de politique étrangère. Cette revue est issue du Nixon Center regroupant les survivants de l’équipe d’Henry Kissinger. À la surprise générale —mais probablement pas à celle des organisateurs—, « le » Donald n’a pas égrené de positions sur divers sujets, visant à satisfaire tel ou tel lobby, mais a décliné une véritable analyse de la politique états-unienne et décrit sa complète refonte.

Selon lui, c’est une erreur fondamentale que d’avoir tenté d’exporter par la force le modèle démocratique occidental à des peuples qui n’y avaient aucun intérêt. Il s’est donc livré à une critique de l’idéologie néo-conservatrice, au pouvoir depuis le coup d’État du 11 septembre 2001. Dès lors, on comprend mieux pourquoi la scène avait été organisée par les amis d’Henry Kissinger, partisans du « réalisme » politique (realpolitik) et boucs-émissaires des néo-conservateurs.

Après avoir dénoncé les gigantesques dégâts humains et économiques, pour les pays concernés autant que pour les États-Unis eux-mêmes, il a embrayé sur une attaque indirecte du « complexe militaro-industriel », mettant en cause le trop d’armes en général dans le monde. Personne ne s’y est trompé : pour la première fois depuis l’assassinat de John Kennedy, un candidat à la présidence dénonçait la toute-puissance des fabricants d’armes qui ont phagocyté la presque totalité de l’industrie US.

Il peut paraître surprenant de prendre ainsi le taureau par les cornes devant les amis d’Henry Kissinger qui contribua plus que d’autres au développement de ce complexe. Cependant, l’histoire récente des États-Unis explique ce retournement. Tous ceux qui ont combattu le complexe militaro-industriel ont été bridés ou éliminés : John Kennedy fut assassiné lorsqu’il s’opposa à la guerre contre Cuba ; Richard Nixon fut éliminé par l’affaire du Watergate lorsqu’il conclut la paix au Vietnam et mena la détente avec la Chine ; Bill Clinton fut paralysé par l’affaire Lewinsky lorsqu’il tenta de s’opposer au réarmement et à la guerre au Kosovo.

Avec un certains sens de la provocation, Donald Trump a placé son projet de nouvelle politique étrangère sous le slogan « America First », par référence à l’association homonyme d’avant la Seconde Guerre mondiale. Ce groupe est resté dans les mémoires comme un lobby nazi tentant d’empêcher le « pays de la liberté » de voler au secours des Britanniques attaqués par les génocidaires des juifs. En réalité, « America First », qui a effectivement été détourné de sa mission par l’extrême droite US, était originellement une vaste association, créée par des Quakers, dénonçant la Guerre mondiale comme un affrontement entre puissances impérialistes et refusant à ce titre de s’y impliquer.

C’est de manière mensongère que ses adversaires présentent donc Donald Trump. Celui-ci n’est absolument pas un isolationniste comme Ron Paul, mais bien un réaliste.

Donald Trump n’était pas jusqu’ici un politicien, mais un promoteur immobilier, un commerçant et un présentateur de télévision. Cette absence de passé politique lui permet d’envisager l’avenir de manière complètement nouvelle sans être lié par aucun engagement antérieur. C’est un dealmaker comme l’Europe en a connu avec Bernard Tapie en France et Silvio Berlusconi en Italie. Deux hommes qui, non sans défaut, ont renouvelé l’exercice du pouvoir dans leur propre pays en bousculant les classes dirigeantes.

Pour faire barrage à Donald Trump, le Parti républicain a organisé une alliance entre Ted Cruz et le dernier autre candidat en lice, l’ancien présentateur de télévision John Kasich. Tous deux ont accepté de renoncer à la présidence et de s’allier pour empêcher Trump d’obtenir la majorité absolue des délégués à la Convention. De la sorte, le Parti pourra proposer lors de sa convention un nouveau candidat, jusqu’ici inconnu du public.

D’ores et déjà des sondages d’opinions confidentiels sont réalisés, des fonds sont collectés, une équipe de campagne a été constituée autour du général James Mattis, bien que celui-ci jure la main sur le cœur ne pas envisager de carrière politique. Cependant, à l’évidence, l’ancien patron du CentCom se verrait bien en nouvel Eisenhower. En effet, en 1952, le vainqueur de la Seconde Guerre mondiale n’avait pas participé aux primaires car il était encore commandant des Forces en Europe. Il s’était glissé dans la compétition presque à la fin et avait été massivement désigné par la Convention du Parti républicain pour le représenter.

Le général Mattis est réputé être un intellectuel. Il a collectionné une vaste et célèbre bibliothèque privée de stratégie militaire, mais semble ne s’être intéressé à l’Histoire uniquement sous cet angle. Aujourd’hui chercheur à la Hoover Institution (université de Stanford), il est venu à Washington mener des consultations et a donné une conférence au CSIS. Ce think-tank, traditionnellement proche de l’industrie pétrolière est aujourd’hui principalement financé par l’Arabie saoudite.

Après avoir annoncé un avenir « horrible » pour le Proche-Orient, le « moine-soldat » (selon le surnom que lui ont donné ses subordonnés) s’est appliqué à dénoncer le péril de la Révolution iranienne et à appeler à la guerre contre elle. Ce faisant, il reprenait à son compte le programme auquel George W. Bush et Dick Cheney furent contraints de renoncer devant la fronde de leurs autres généraux.

De facto, l’affrontement qui se dessine oppose d’un côté les partisans de la realpolitik d’Henry Kissinger, attachés aux principes de la Paix de Westphalie, c’est-à-dire à un ordre international fondé sur des États-Nations, aux partisans de la démocratisation globale des néo-conservateurs, c’est-à-dire à la destruction des identités nationales et à l’imposition d’un régime universel de gouvernance. En un mot, c’est la vision de Richard Nixon contre celle des putchistes du 11-Septembre.

À retenir :

-Donald Trump, candidat à la présidence US, veut limiter la puissance du complexe militaro-industriel. Il reprend le flambeau de John Kennedy (assassiné), de Richard Nixon (Watergate) et de Bill Clinton (Lewinsky).

-Selon Trump, il est néfaste pour les États-Unis et pour les peuples étrangers de tenter d’exporter par la force le modèle démocratique occidental qui ne correspond pas à leurs aspirations.

-Le complexe militaro-industriel prépare la candidature du général James Mattis et une guerre contre la Révolution iranienne.

Résistance au colonialisme: l’hypocrisie totale du Forum Permanent des Affaires Indigènes de l’ONU quand les institutions protègent la Doctrine Chrétienne de la Découverte fondement du colonialisme occidental (Peter d’Errico)

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Le Forum Permanent de l’ONU va t’il prendre position pour les peuples indigènes ?

Peter d’Errico

25 Avril 2016

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/04/26/will-permanent-forum-stand-indigenous-peoples

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

Le Forum Permanent sur les Affaires Indigènes (FPAI) de l’ONU (UNPFII) semble complice dans l’enterrement de ce qui avait été jusqu’ici son action la plus profonde et significative en la matière: la critique de la Doctrine Chrétienne de la Découverte qu’il avait émise dans sa 13ème session de Mai 2014 et intitulée: « Study on the impacts of the Doctrine of Discovery on indigenous peoples, including mechanisms, processes and instruments of redress. » [UN Doc E/C.19/2014/3]

Le Forum Permanent, comme la plupart des corps constitués conventionnels, a évité de nommer la base religieuse de la doctrine ; mais l’étude elle-même a ciblé la racine: “La présomption de supériorité raciale des chrétiens européens.” La Doctrine a pour origine “les bulles pontificales émise durant la soi-disante période de l’âge de la découverte en Europe. Elle était composée de réglementations, comme le Requirimiento, qui émanaient de royauté d’états européens chrétiens.”

L’étude a montré comment la présomption de la supériorité chrétienne incarnée par la doctrine de la découverte alimente les saisies coloniales des terres et le génocide des peuples autochtones. “Dans toutes ses manifestations, la ‘découverte’ a été utilisée comme cadre justificatif pour déshumaniser, exploiter, réduire en esclavage et subjuguer les peuples indigènes ainsi que de les déposséder de leurs droits les plus fondamentaux, de leurs lois, de leur spiritualité, de leur vision du monde et du mode de gouvernance de leurs terres et de leurs ressources. Ce fut en fait la véritable fondation du génocide.

L’étude se concluait avec un diagnostique réaliste et une recommandation:

“On ne peut pas effacer l’histoire. Son cours, quoi qu’il en soit, peut-être changé pour assurer le bien-être présent et futur, la dignité et la survie des peuples indigènes. La diginité et le respect des droits de l’Homme doivent être garantis, spécifiquement à la lumière de vulnérabilités existantes. Il doit y avoir une reconnaissance complète et honnête du passé afin d’assurer que les doctrines coloniales ne continuent pas à se perpétrer. Un changement clair de paradigme et critique des doctrines coloniales vers un cadre de principe axé sur les droits de l’Homme consistant avec la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (DDPI) et autres lois internationales sur les droits de l’Homme.”

Le Forum Permanent a félicité l’auteur de l’étude et a affirmé que toutes les doctrines, incluant celle de le découverte, qui se font les avocates de la supériorité sur une base d’origine nationale ou raciale, religieuse, ethnique ou de différences culturelles sont racistes, scientifiquement fausses, légalement invalides, moralement condamnables et socialement injustes et se doivent d’être répudiées tant en parole qu’en action.

Le rapport final de la 13ème session [UN Doc E/C.19/2014/11] a recommandé que l’étude “soit soumise au président de l’assemblée générale de l’ONU et des états membres en tant que guide de référence dans les discussions concernant la réunion plénière de haut-niveau/Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes programmée pour Septembre 2014.”

La soi-disante Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes, nommée ainsi de manière erronée puisque c’était une conférence de l’AG de l’ONU et non pas des peuples indigènes, s’est déroulée sans même que la Doctrine Chrétienne de la Découverte ne fusse nommée une fois. Malgré la recommandation on ne peut plus explicite du Forum Permanent, l’étude ne fut pas discutée et aucunes recommandation pour futures actions ne fut émise ni même mentionnée.

Malgré tout, bien des observateurs ont déclaré cette réunion de haut-niveau comme étant une “victoire” pour les peuples indigènes. Il apparaît que bien des gens peuvent être embrouillés au sujet de la différence entre parler et agir. Dans ce cas précis, il n’y eut même pas de discussion dans le document de conclusion de la conférence. L’étude sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte fut passée à la trappe.

La base de données des recommandations du FPAI de l’ONU catégorise la 13ème session et sa recommandation comme une “méthode de travail” pour le président de l’AG de l’ONU et les pays membres. Le “statut de mise en application” montre un espace blanc. Le statut de mise en application des recommandations préalables de la 11ème session critiquant la Doctrine et appelant pour sa révocation est montrée comme étant “en cours”.

Avant sa 14ème session de Mai 2015, le FPAI avait requis que ses états membres donnent leurs réponses à la 13ème session. Cinq états ont répondu: l’Australie, le Danemark, le Mexique, le Paraguay et les Etats-Unis. De ceux-ci, seul le Paraguay a rapporté une quelconque action mise en place en ce qui concerne la propriété indigène de la terre, le problème fondamental qui affecte les peuples indigènes au travers de la Doctrine Chrétienne de la Découverte. Les autres états répondant ont discuté de nombreuses affaires sociales et de programmes de services fournis aux personnes indigènes.

Le rapport final de la 14ème session [UN Doc E/2015/43] n’a pas attiré l’attention sur ce manque évident de réponse et de suivi de l’étude et de ses recommandations. En fait, le rapport a “encensé le document de clôture” de la réunion plénière de haut-niveau, sans même faire allusion au fait que la réunion n’avait aucunement adressé la Doctrine Chrétienne de la Découverte. Le rapport a néanmoins réitéré le droit des peuples indigènes à avoir leur mot à dire dans le développement de leurs terres.

Peut-être de manière édifiante, la 14ème session a aussi reconnu “le besoin de réduire le nombre de recommandations tout en renforçant le suivi et la mise en place des recommandations les plus remarquables.” Le Forum a promis de prendre une “initiative de réforme”.

L’urgence du problème du titre de propriété indigène a été accru par la reconnaissance que, comme l’a rapporté la 14ème session, le suicide au sein des peuples indigènes “est lié à la perte par les peuples indigènes de leurs droits à la terre et à leurs territoires ancestraux, leurs ressources naturelles, leurs modes de vie traditionnels et l’utilisation traditionnelle des ressources naturelles.

Bien que le rapport ait fait suivre ces trouvailles d’une volée de propositions pour des actions sur la santé, il a aussi appelé “l’envoyé du SG de l’ONU pour la jeunesse… d’informer le Forum sur les progrès en ce domaine dans la 15ème session.”

Celle-ci aura lieu en Mai 2016. L’agenda publié s’ouvre avec “Un suivi des recommandations du Forum Permanent: a) Mise à jour sur la mise en place des recommandations du FP.” Après une subséquente “réunion d’expert internationale sur le thème “Langues indigènes: préservation et revitalisation”, l’agenda continue sur deux “études préparées par des membres du FP.” La liste n’inclut pas d’étude sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte.

Dans quelques semaines, nous saurons si le FP de l’ONU a oublié la Doctrine Chrétienne de la Découverte ou s’il va insister sur la question de la terre pour les peuples indigènes et leurs droits devant inclure une révocation de la Doctrine et des bulles pontificales desquelles les schémas de domination de la doctrine ont émergé.

L’ONU, tout comme ses états membres, fait fonctionner une énorme bureaucratie ce qui augmente la possibilité pour bien des sujets de passer à la trappe. Les états membres ne regardent pas les peuples indigènes comme des participants à part entière de l’organisation. De plus, quelques états membres, particulièrement les Etats-Unis, ont pris des mesures pour mettre une limite entre les droits des peuples indigènes et les droits des peuples. En fait, l’effort parallèle pour définir un “nouveau statut” pour les peuples indigènes à l’ONU indique autant un effort de les enterrer et de les mettre au placard que de les élever à être membre à part entière du corps général de l’organisation.

Le ministère des affaires étrangères des Etats-Unis, au moment où ceux-ci changeaient leur vote sur la DDPI d’un non à un oui, avait dit que la déclaration crée une catégorie spéciale de droits qui n’est pas équivalente à une participation complète au concert des nations. Le ministère a poussé le bouchon aussi loin que de déclarer que le système de “loi fédérale indienne”, basé sur la doctrine Chrétienne de la Découverte, est identique au système de droit mis en place dans la déclaraton de l’ONU.

En mettant ces développements bout à bout, l’étude du FPAI de l’ONU sur le Doctrine Chrétienne de la Découverte passant à la trappe et l’effort de maintenir les peuples indigènes dans un statut subordonné en rapport avec les états, peut faire facilement conclure que les droits des peuples indigènes sont non seulement sous attaque des états coloniaux, mais que les termes de l’attaque n’ont pas même changé. Les peuples indigènes ont un “forum permanent” pour leurs “affaires”, mais leurs affaires sont toujours subordonnées aux préoccupations des états qui clâment une supériorité sur eux.

Dans la tragédie de Shakespeare “Jules César”, Marc Antoine cache son amour de César: “Je suis venu pour enterrer César et non pas pour l’encenser”. L’inverse marche tout aussi bien: un ennemi peut bien dire: “Je viens pour encenser et pas pour enterrer”. Attention aux manifestations d’amitié aux peuples indigènes… à moins que ce ne soit confirmé par des actions.

11 septembre nucléaire… 28 pages manquantes… Arabie Saoudite, Israël et la connexion allemande du terrorisme international…

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A lire:

« La bombe de la vérité sur le 11 Septembre »

« Le 11 septembre nucléaire, rapport du ministère de l’énergie »

 

Les Etats-Unis entrent en mode panique

Gordon Duff

26 avril 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/04/26/neo-us-is-entering-the-panic-mode/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

[ Editor’s Note:  Voilà une autre envolée pas très positive de Gordon, mais faire dans l’acidulé n’a jamais été un objectif éditorial.

Les 28 pages manquantes du rapport sur le 11 septembre et l’implication de l’Arabie Saoudite nous donne une opportunité de ressortir du placard nos rapports sur l’implication israélo-saoudienne au moyen d’informations que VT a obtenu des enquêteurs mêmes qui placèrent les agents sous surveillance à Fort Lee dans le New Jersey.

Quand nous avons divulgué ce matériel informatif comme partie de notre série sur le 11 septembre, ce qui incluait le rapport du laboratoire Sandia au sujet des bâtiments du WTC qui furent démolis de manière contrôlée au moyen de mines nucléaires placées dans les sous-sols, on ne nous a jamais contredit, nous n’avons jamais non plus reçu de coup de téléphone de quelque officiel que ce soit désirant en savoir plus. Tout et tout le monde est passé en mode sourd-muet, instantanément.

Toute cette info est dans nos archives et a été copiée (traduite) dans le monde entier, ainsi on ne pourra jamais la faire disparaître.

Le public américain va t’il se réveiller et en faire une affaire électorale et par cela je veux dire mener une vie d’enfer au gouvernement Obama pour qu’il ne quitte pas l’administration en couvrant toujours ce qu’il s’est passé en ce 11 septembre 2001 et laisser une autre administration révéler cela laissant à Obama un héritage de maquillage de la vérité ?

Personne ne semble avoir fait la connexion avec le decorum des tribunaux américains essayant maintenant de lier l’argent iranien gelé et rendant l’Iran responsable des attaques terroristes dans le monde et de recommencer à geler plus des milliards de leurs investissements.

Pourquoi les Etats-Unis n’ont-ils pas peur de subir un traitement similaire en faisant cela, alors même qu’un chauffeur de taxi pourrait écrire une liste d’attentats terroristes auxquels les Etats-Unis ont été impliqués et ce en quelques minutes ?

Les gens qui mènent la guerre terroriste ont jusqu’ici survécu en utilisant la diversion de la guerre contre le terrorisme. La preuve de tout ceci s’exprime au centuple dans les deux cas judiciaires récents qui furent utilisés pour clouer l’Iran en tant qu’accessoire. De manière surprenante, Obama a mentionné, à sa décharge de ne pas avoir divulgué les 28 pages, qu’attaquer les Saoudiens en justice rendrait les Etats-Unis vulnérables à être eux-mêmes traînés devant les tribunaux.

J’ai été très surpris qu’il touche à cette affaire même avec une perche de 4m de long. Y a t’il quelque chose que je n’ai pas pigé ? Jim W. Dean ]

– Première publication  …  April 26,  2016

La politique présidentielle aux Etats-Unis mène à un futur potentiellement très sombre, pas seulement pour les USA, mais aussi en vue d’un effondrement de l’OTAN et de l’Union Européenne tout aussi bien.

La machine est en mouvement de ce lobbying ultra-puissant qu’est la nouvelle alliance anti-américaine constituée d’Israël, de la Turquie et de l’Arabie Saoudite, renforcée par l’Ukraine, la Georgie, l’Azerbaïdjan et la Pologne, afin de contrôler encore la présidence américaine.

Il y a un risque en particulier qui fait monter la barre et ce sont les fameuses 28 pages manquantes du rapport sur le 11 septembre, reliant le service de renseignement saoudien aux attaques sur le WTC, le pont George Washington et les tunnels Lincoln et Holland. (NdT: ce que bien peu de gens savent est qu’un bombe a été désamorcée le 11 septembre 2001 dans les structures du pont G. Washington à New York et des camionnettes chargées d’explosifs ont été saisies…)

Les pages sont supposées faire référence aux réunions entre Mohamed Atta, le supposé cerveau des attentats et des équipes d’”étudiants en art” israéliens avant les attaques. Tous vivaient à Fort Lee dans l’état du New Jersey, à très courte distance les uns des autres et ils furent observés se rencontrer par une équipe du FBI opérant sous le “Project Able Danger” mené par l’agent spécial du FBI Mike Dick, qui a survécu plus tard à une tentative d’assassinat lorsqu’il a menacé de rendre l’affaire publique.

Ces pages et peut-être d’autres toujours retenues, contiennent non seulement des archives de surveillance incluant des enregistrements audios de la planification du 11 septembre, mais aussi la documentation archivée des arrestations des agents israéliens qui travaillaient avec Mohamed Atta.

Maintenant que le partenariat de longue durée israélo-saoudien est une affaire publique, ce matériel d’information est considéré comme étant une menace, une valant la peine de truquer une élection présidentielle et si jugé nécessaire, d’assassiner tout candidat ne pouvant être contrôlé.

Il y a une certitude que le président Obama ne fut jamais mis au courant d’autre information cachée et enfouie sous l’administration Bush incluant, non seulement l’affaire “Able Danger” qui, croit-on maintenant, pourrait aussi bien lier le renseignement turc aux attentats du 11 septembre également.

Puis il y a le rapport préliminaire sur le 11 septembre de 2003 qui aurait été emmené en Russie par Snowden et en toute probabilité, continuellement utilisé comme levier par les services de renseignement russes.

Ceux qui sont familiers avec ce rapport, incluant ceux qui ont aidé à le rédiger, disent qu’il présente une vision drastiquement différente du 11 septembre, une vision qui place maintenant les dissentions et les démissions de la commission publique bidon ultérieure sous une nouvelle lumière.

Ce qui est clair est que la visite d’Obama en Arabie Saoudite durant laquelle il a quelque peu sermoné publiquement celle-ci pour son soutien de l’EIIL, d’Al Nosra (AQ en Syrie) et autres organisations terroristes, pourrait bien signaler une action militaire américaine “sans gants” à la fois sur le champ de bataille en Syrie et en Irak, une bataille qui impliquerait des milliers de soldats américains et une confrontation militaire ouverte totale avec Israël, la Turquie et l’Arabie Saoudite.

Ce qui doit être rendu clair est qui sont les véritables joueurs ici ? Si vous avez les Turcs, les Saoudiens et les Israéliens d’un côté et de l’autre l’Irak, la Syrie et l’Iran, où tout cela va t’il mener ?

Considérant l’expansion militaire turque en Ukraine et maintenant en Macédoine, où elle prend part à des opérations de déstabilisation, probablement aidée par Israël, comment devons-nous voir la visite de Netanyahou à Moscou cette semaine ?

On a aussi la crise croissante de Nagorno-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, où nous pouvons maintenant confirmer que des milliers de djihadistes de l’EIIL ont convergé, combattant côte à côte avec l’armée azerbaïdjanaise formée et soutenue militairement par Israël.

Nous avons aussi maintenant un conflit kurde secondaire qui n’est plus simplement la Turquie massacrant une minorité ethnique comme elle le fit des Arméniens, mais quelque chose de bien plus sinistre. Avec l’Allemagne armant les Peshmergas (kurdes d’Irak), pour ne pas combattre l’EIIL soutenu par la Turquie, mais pour rejoindre celle-ci contre d’autres factions kurdes (NdT: celles du Rojava syrien par exemple, du PKK et YPG), ainsi le conflit non seulement s’étend, mais la mosaïque devient aussi bien plus claire.

Puis une autre question survient: Est-ce que ce “triumvirat” qui semble orchestrer ce chaos organisé, incluant la fabrication d’une crise des réfugiés pour déstabiliser l’UE, travaille seul ?

L’Allemagne est-elle une victime ou, comme la plupart des Allemands le pensent, Merkel est-elle partie prenante dans tout cela et si oui, pourquoi ?

Ceci nous amène à explorer une hypothèse, qui il y a encore quelques années semblait être à la limite du conspirationaisme, peut-être même un peu plus. Une réévaluation est peut-être à l’ordre du jour.

L’Allemagne a commencé à apparaître sur les radars avec des rapports concernant une organisation de renseignement secrète et la complicité de ses membres dans la prolifération nucléaire. De Veterans Today:

“En Mai 2014, un informateur de haut niveau lié au ministère de la justice des Etats-Unis (NDT: le FBI dépend du ministère de la justice US…) nous a contacté avec cette histoire.

Il nous a dit que l’Allemagne a un long protocole secret avec Israël depuis des décennies, qui voit l’Allemagne financer la recherche et le production israélienne d’armement et lui fournit des sous-marins spécifiquement configurés pour le lancement de missile de croisière nucléaires, en retour Israël donne à l’Allemagne des armes nucléaires.

A ce moment là, le “pourquoi” de l’Allemagne, un membre de l’OTAN, voulait des armes nucléaires n’était pas clair. Il devait y avoir plus à cette histoire, bien plus.. et bien oui, c’est le cas.

Ce qui fut apporté fut cette bizarre histoire de la “démocratie libérale” la plus forte d’Europe, qui est en fait quelque chose de bien différent, une nation dirigée par un gouvernement de l’ombre (NdT: elle n’est pas la seule..), infiltré du “réchauffé” de l’Allemagne nazie, qui ont juré de mettre à bas “l’occident corrompu et de ses démocraties élimées.”

L’article mystérieux

Hier, VT a reçu un article publié il y a un an par le quotidien allemand Die Welt, écrit par le colonel Hans Rühle, ancien chef de la planification au ministère de la défense allemand.

Cet article nous a été envoyé par un ancien enquêteur de l’IAEA ((International Atomic Energy Agency), physicien nucléaire. Ce qu’il avait à dire était à la fois stupéfiant et imbibé d’implications dramatiques.

Le titre de l’article en allemand est : Hat Deutschland Israels Atomwaffen finanziert? (PDF) (NdT: “L’Allemagne a t’elle financé les armes nucléaires d’Israël ?”)

Un exposé si détaillé et si vivide écrit par un haut-fonctionnaire allemand retraité ayant travaillé avec l’OTAN, exposé qui non seulement prouve la véracité du programme nucléaire israélien et son existence effective, mais qui détaille une large complicité criminelle du gouvernement allemand, aurait dû résonner fortement autour du monde.

Au lieu de cela, ce fut immédiatement oublié, jamais traduit en anglais (NdT: ni en français à notre connaissance…) et jamais cité par quiconque, incluant spécifiquement ceux dont le travail est de renforcer les traités de non-prolofération nucléaire.

L’article est, en fait, une confession générale de la complicité du gouvernement allemand dans un complot bizarre et sinistre aux proportion épiques.”

Une chose est claire, l’Allemagne aide l’EIIL avec des milliards d’aide, en argent liquide, beaucoup en équipement militaire, le tout envoyé par la Turquie.

Il est aussi très clair que l’Allemagne, ou cette Merkel et le DVD sur lequel nous reviendrons dans une minute, sont au cœur même du coup qui a renversé le gouvernement en Pologne et sont aussi impliqués jusqu’au cou dans la préparation de la junte de Kiev pour qu’elle mène une plus large guerre.

L’Allemagne est en train d’importer des bus entiers de “touristes” ukrainiens, qui remplissent des hôtels touristiques en hors-saison près des centres d’entrainement de l’OTAN. Des “hommes de main” britanniques travaillant pour des contractants de la CIA les y amènent, tandis qu’ils se cachent à la vue de tous, coupe de cheveu bidasse, des physiques hors de conditions et qui sont vus tous les matins faisant des calisthéniques sous les yeux ébahis des touristes.

Cette nouvelle et tranquille Wehrmacht de l’ersatz d’armée en cours de formation de Merkel retire toute crédibilité à l’histoire que l’Allemagne a fait fuiter à ceux qui voulaient l’entendre, à savoir que la Turquie fait chanter l’Allemagne en la menaçant d’utiliser ses réseaux de renseignement de Münich pour massacrer des écoliers allemands.

Ceci amène aussi une autre question, tout aussi sinistre et pas si saugrenue qu’elle en a l’air. Est-ce l’Allemagne du “DVD” de Merkel et non pas la Belgique qui serait le véritable HQ du terrorisme européen ?

From Veterans Today 2014:

Le “Deutsche Verteidigungs Dienst” allemand

(NdT: Dienst est le “service”, “Verteidigung” est la défense, “Deutsche” est l’adjectif allemande. Traduction qui serait “Service de la Défense Allemande”)

Plus tôt cette année, un analyste des services de renseignement britannique et écrivain du nom de Michael Shrimpton a été emprisonné.

Il fut condamné pour avoir informé le gouvernement britannique qu’une arme nucléaire fut passée en contrebande depuis Bremerhaven en Allemagne et qui qu’elle fut placée stratégiquement dans un rayon de portée efficace de stade olympique juste en dehors de Londres durant les JO de 2012.

Shrimpton a affirmé devant le tribunal que l’organisation allemande du nom de DVD ou Deutsche Verteidigungs Dienst (une agence de continuité de gouvernement nazie super-secrète), un “vestige” nazi de la seconde guerre mondiale et ayant des “franchises” dans le monde entier, était responsable.

Shrimpton fut envoyé en examen psychiatrique, fut mis au pilori par les médias et fut clairement envoyé en prison en procédure accélérée sur ce qui ne peut être considéré que comme une bizarre accusation fabriquée.

Il fut condamné sur la base d’avoir édicté la menace lui-même. Ainsi, l’auteur de “Spy Hunter” et de “NSA asset” réside dans une cellule en prison, réduit au silence, n’est permis aucune visite, aucun coup de téléphone, aucune correspondance et aucun privilège d’écriture durant son incarcération. (NdT: bref il est au secret total…)

Shrimpton affirme qu’il a été poussé en accéléré en prison parce qu’il a exposé le DVD ; il dit que le groupe terroriste nazi pilote l’Allemagne en sous-main mais aussi les Etats-Unis au travers de la famille Bush.”

___________

Le DVD et Christopher Story

En 2010, Christopher Story, connu par bon nombre sous le nom de Edward Harle, est mort mystérieusement. Des gens de l’intérieur des services de renseignement pensent qu’il a été assassiné par le DVD.

De Wikipedia:

“Christopher Edward Harle Story, Fellow of the Royal Society (1938~2010) était un écrivain britannique, éditeur et conseiller gouvernemental spécialisé en renseignement et en affaires économiques, il est peut-être plus connu pour sa collaboration avec le transfuge du KGB, le commandant Anatolly Golitsyne pour leur livre en 1995 “The Perestroïka Deception” .

Christopher Story, fils du colonel Henry Harle Story, éduqué à l’Eton College et Christ Church, Oxford, a travaillé comme écrivain industriel au Canada.

En 1963, il établit sa propre maison d’édition (edward harle) se spécialisant dans le renseignement et fonda le “World Reports Limited” la même année.

Depuis 1970, Story a édité et publié l’International Currency Review, qui a inclus parmi ses abonnés la Banque Mondiale, le Réserve Fédérale et la Banque d’Angleterre.

Story est devenu conseiller économique de Margaret Thatcher et en 1991, un an après sa démission, il a publié la revue “Soviet Analyst” à cause de son scepticisme continuel au sujet de Mikhaïl Gorbatchev, de la perestroïka et de la version officielle des évènements qui se sont déroulés en URSS.

Le journal du Soviet Analyst fut une publication très respectée dont les précédents rédacteurs en chef incluaient Robert Conquest et Tobor Szamuely.”

____________

Christopher Story, un partenaire de longue date de mon excellent ami Leo Wanta, fut un agent des services de renseignement britanniques, bien que ceci ne soit pas inclus dans sa biographie, cela n’en est pas moins vrai.

Story, un conférencier respecté sur les questions de change international et de renseignement, a parlé d’une organisation formée à la fin des années 1920, d’une coalition entre le famille Bush aux Etats-Unis, alors partie intégrante (NdT: par le truchement du grand-père Prescott Bush) du cartel banquier Harriman/Rothschild de New York et de la City de Londres et du “Project Hitler”, dont l’historien Webster Tarpley a si bien parlé dans son livre: Unauthorized Biography of George H.W. Bush.

D’après Story, ce groupe, qui contrôlait la Réserve Fédérale aux Etats-Unis et la vaste majorité des banques centrales mondiales, a servi un agenda de conquête du monde, à la fois de manière ouverte et secrète. Story citait Hitler comme étant une “marionnette” de l’organisation qui prendrait plus tard le nom de DVD.

Le premier ministre britannique Edward Heath était un agent du DVD, tout comme le fut le premier ministre Tony Blair et un bon nombre de politiciens britanniques de haut rang.”

Bizarre nouvelle action

Ceci n’est peut-être rien ou pas grand chose, mais il y a juste quelques jours, un ancien général du corps des US Marines, James Mattis a été activé comme un “cheval noir” (un candidat ou concurrent au sujet duquel très peu est connu, mais qui gagne de manière inattendue, d’où l’expression un candidat “cheval noir”…) durant la convention de parti républicain qui s’annonce.

Le plus étrange à ce propos est que Mattis est soutneu par à la fois la gauche et la droite ou par des factions clef de chaque qui sont alignées sur et très proche du lobby israélien (AIPAC), dont on peut maintenant parfaitement assumer qu’il représente aussi la Turquie et l’Arabie Saoudite.

Est-ce que Mattis, un général inconnu de tout le monde, va être capable de mettre KO Donald Trump et de défaire Hillary Clinton ? Cela veut-il dire que malgré leurs déclarations publiques indiquant du contraire, Trump et Clinton ne sont pas des candidats acceptables pour Israël et susceptibles de suivre la politique d’Obama ?

Ce à quoi nous assistons est un mouvement vers un Nouvel Ordre Mondial où les Etats-Unis tels que nous les connaissons, n’auront plus de rôle actif dans les affaires mondiales. Que savent-ils que nous ne savons pas ?…

Leçon politique: De la démocratie à la liberté en société organique égalitaire…

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De la démocratie à la liberté

CrimethInc

24 Avril 2016

url de l’article:

https://robertgraham.wordpress.com/2016/04/24/crimethinc-from-democracy-to-freedom/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Critiques anarchistes de la démocratie

La démocratie est l’idéal politique le plus universel de notre temps. George Bush l’a invoqué pour justifier son invasion de l’Irak ; Obama a félicité les rebelles de la place Tahir pour l’amener en Egypte ; Occupy Wall Street a clâmé avoir distillé sa forme la plus pure. De la République Populaire Démocratique de Corée du Nord à la région autonome du Rojava en Syrie, pratiquement tous les gouvernements ou mouvements populaires se qualifient eux-mêmes de “démocratiques”.

Et quelle est le mode de guérison pour les problèmes de démocratie ? Tout le monde s’accorde: plus de démocratie… Depuis le début de ce siècle, nous avons été les témoins d’une floppée de nouveaux mouvements promettant de délivrer la vraie démocratie, en contraste avec des institutions démocratiques ostentatoires qu’ils décrivent comme exclusives, coercitives et aliénantes.

Y a t’il un fil commun reliant toutes ces différentes sortes de démocratie ? Laquelle est la “vraie” ? Chacune d’entre elles peut-elle délivrer l’inclusivité et la liberté que nous associons avec ce mot ?

Forcés que nous sommes par nos propres expériences dans des mouvements de démocratie directe, nous sommes retournés à ces questions. Notre conclusion est que les déséquilibres dramatiques dans le pouvoir politique et économique qui ont amené les gens dans la rue à New York ou à Sarajevo ne sont pas des défauts incidentels de démocraties spécifiques, mais de caractéristiques structurelles remontant aux origines de la démocratie elle-même ; elles apparaissent dans quasiment tous les exemples de gouvernements démocratiques au fil des âges. La démocratie représentative a préservé tout l’appareil bureaucratique qui fut originellement inventé pour servir les rois, la démocratie directe tend à le reproduire à une plus petite échelle, même en dehors des structures formelles de l’État. La démocratie n’est pas la même chose que l’auto-détermination.

Bien des bonnes choses sont régulièrement décrites comme démocratiques. Ceci n’est pas une dispute contre les discussions, les collectifs, les assemblées, les réseaux, les fédérations ou travailler avec des gens avec lesquels vous n’êtes pas toujours d’accord. L’argument est en fait que lorsque nous nous engageons dans ces pratiques, si nous comprenons ce que nous faisons comme étant la “démocratie”, comme une forme de gouvernement participatoire plutôt qu’une pratique collective de la liberté, alors tôt ou tard, nous recréerons tous les problèmes associés avec les formes moins démocratiques de gouvernement. Ceci vaut pour la démocratie représentative tout comme pour la démocratie directe et même pour le processus du consensus.

Plutôt que de se faire les champions des procédures démocratiques en tant que fins en elles-mêmes, alors retournons aux valeurs qui nous ont attiré vers la démocratie en première instance comme l’égalitarisme, l’inclusivité, l’idée que chaque personne devrait contrôler sa propre destinée. Si la démocratie n’est pas le meilleur moyen d’actualiser tout ceci alors qu’est-ce qu’il l’est ?

Alors que des luttes de plus en plus farouches secouent aujourd’hui les “démocraties”, les enjeux de cette discussion deviennent de plus en plus importants. Si nous allons de l’avant pour essayer de remplacer l’ordre prévalent avec une version plus participatrice de la même chose, nous allons passer notre temps à revenir au point de départ et d’autres qui partagent notre désillusion vont commencer à graviter vers des laternatives bien plus autoritaires. Nous avons besoin d’un cadre qui puisse remplir les promesses que la “démocratie” a trahi…

Créer des espaces de rencontre

A la place de sites formels de prise de décision centralisés, nous proposons une variété d’espaces de rencontre où les gens peuvent s’ouvrir les uns aux autres, aux influences et trouver d’autres personnes qui partagent leurs priorités. Rencontre veut dire transformation mutuelle: établir des points de référence communs, des préoccupations communes. L’espace de rencontre n’est pas un corps représentatif possédant l’autorité de prendre des décisions pour les autres, ni non plus un corps gouvernant employant la règle majoritaire ou de consensus. C’est une opportunité pour les gens d’expérimenter dans des configurations d’action différentes sur une base d’association volontaire.

Le conseil de prise de parole qui a immédiatement précédé les manifestations de 2001 contre la zone de libre-échange au sommet des Amériques de la ville de Québec fut un espace classique de ce type de rencontre. La réunion a mis en contact un grande variété de groupes autonomes qui avaient convergé du monde entier pour manifester contre le FTAA (Free Trade Agreement Act). Plutôt que de tenter de prendre des décisions à suivre, les participants introduisirent les initiatives que leurs groupes avaient déjà préparées et coordonnées pour le bénéfice mutuelle de tous à chaque fois que possible.

La plupart de la prise de décision se produisit après, dans des discussions formelles inter-groupes. De cette façon, des milliers de personnes purent synchroniser leur action sans avoir besoin d’un leadership central(isé), sans avoir à donner à la police beaucoup de vues sur la grande variété de plans qui se déroulèrent par la suite. Si le conseil avait employé un modèle organisationnel ayant eu l’intention de produire une unité et la centralisation, les participants auraient tout aussi bien passer la nuit entière en des disputes sans fin et sans résultat probant au sujet de leurs objectifs, stratégies et de quelles tactiques suivre.

Note de Résistance 71: Ceci correspond tout à fait à la façon dont les choses se passent dans bon nombre de sociétés traditionnelles amérindiennes et autres. Prenons l’exemple de la Confédération Iroquoise que nous connaissons le mieux, parce qu’explicitement structurée et divulguée aux profanes que nous sommes. Imaginons que la confédération des 6 nations désire prendre une décision sur un sujet particulier parce que cela touche l’ensemble de la confédération. En apparence, la décision est prise par le conseil des chefs de la confédération. Mais en fait, ce qu’il se passe est similaire à ce qui vient d’être décrit. Les clans de chaque nation vont en décider et prendre une décision unanime qui sera représentée par le chef de clan, les chefs de clans de réunissent en conseil de nation et prennent un décision pour chaque nation de la confédération, qui reflète le consensus atteint par les gens de chaque clan représentés par leur chef (qui n’a aucun pouvoir) et qui ne sont que les portes-parole de leurs gens. Ainsi, lorsque les chefs des nations s’assoient dans le grand conseil de la confédération (assistés des “mères de clans” qui désignent les chefs sans pouvoir…), ceux-ci ont déjà un avis de consensus de leur peuple qu’il représente. La décision sera prise par consensus… ou pas. Une décision est prise à l’unanimité et est toujours le reflet de la décision des gens qui décident et demandent à leur “chef” de les représenter formellement. Si la décision n’est pas prise, alors chacun repart retrouver un consensus. Imaginons qu’une des nations soit pour une chose et les autres pas. Le consensus sur ce point est impossible ? alors la nation en question pourra agir comme bon lui semble POURVU QUE ses actions n’interfèrent en rien au déroulement de la Grande Loi de la Paix, kaiane’re:kowa. Ceci s’est déjà produit dans l’histoire de la Confédération Iroquoise.

La plupart des mouvements sociaux de ces deux dernières décennies ont été des modèles hybrides juxtaposant des espaces de rencontre avec une certaine forme de démocratie. Dans le mouvement Occupy (Wall Street) par exemple, les camps d’occupation servaient d’espaces de rencontre ouverts à toute idée, tandis que les Assemblées Générales (AG) se tenaient pour fonctionner formellement comme corps de prise de décisions en démocratie directe. La plupart de ces mouvements parvinrent à un maximum d’efficacité parce que les rencontres qu’elles facilitaient ouvraient des opportunités pour l’action autonome, pas parce qu’elles centralisaient les activités des groupes au travers de la démocratie directe.

Beaucoup des décisions prises qui donnèrent au mouvement Occupy Oakland un plus grand impact sur d’autres campements du mouvement Occupy, incluant le refus de négocier avec la mairie et la réaction militante à la première expulsion, furent le résultat d’initiatives autonomes et non pas d’un processus de consensus.

Pendant ce temps là, quelques occupants interprétèrent le processus de consensus comme une sorte de cadre légal décentralisé dans lequel toute action prise par quelque participant que ce soit dans l’occupation, devrait demander le consentement de tous les participants.

Comme le rappelle un participant: “Une des premières fois où la police a essayé de pénétrer dans le camp d’Occupy Oakland, ils furent immédiatememt encerclés et invectivés par un groupe d’environ une vingtaine de personnes. D’autres personnes n’étaient pas contents de ce qui se passait et de la réaction . Une des personnes les plus vocales de ces pacifistes se positionna devant ceux qui confrontaient la police, croisa ses avants-bras en forme de “X”, symbole d’un grand désaccord dans le langage de signes du processus consensuel et dit: “vous ne pouvez pas faire çà ! Je vous bloque !” Pour lui, le consensus était un outil de contrôle horizontal, donnant à chacun le droit de supprimer quelque action des autres trouvée désagréable.” Si nous approchons la rencontre comme la force motrice de ces mouvements plutôt qu’une matière première devant être façonnée au travers du processus démocratique, cela pourrait nous aider à mettre la priorité sur ce que nous faisons le mieux.

Les anarchistes, frustrés par les contradictions du discours démocratique se sont parfois retirés pour s’organiser eux-mêmes en accord avec une seule affinité préexistante. Pourtant la ségrégation mène à la stagnation et à la fractionalité. Il est mieux de s’organiser sur la base de nos conditions et de nos besoins ainsi nous venons en contact avec tous les autres qui les partagent. Seulement lorsque nous nous comprenons comme des nodes au sein de collectivités dynamiques, pouvons-nous comprendre des métamorphoses rapides auxquelles le peuple est sujet dans le processus d’expériences politiques telles celle du mouvement Occupy ; et l’énorme puissance de la rencontre nous transforme si nous nous ouvrons à elle.

« Nuit Debout » et promotion médiatique… Taranis News, Empire et Soros…

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La phagocytose de Nuit Debout par les requins de l’impérialisme devient de plus en plus évidente de jour en jour… Pour que « Nuit Debout » ne devienne pas la Foire aux Dupes…

— Résistance 71 —

 

Article connexe: « Quelques réflexions sur l’actualité Nuit Debout »

 

Nuit Debout et Taranis News

 

Réseau Voltaire

 

25 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191470.html

 

La promotion de « Nuit debout » est assurée par une agence de presse alternative, Taranis News. Celle-ci est liée à un réseau soutenant la politique étrangère états-unienne et Israël.

Deux médias en particulier ont couvert le mouvement de contestation du projet de loi El Khomri sur la réforme du Code du Travail français (« Nuit debout »), dès son origine et au plus près de l’action : Russia Today et la petite agence de presse alternative Taranis News.

Pendant un temps, à la suite de menaces, le correspondant de RT a été contraint de suspendre sa couverture des événements, laissant un quasi-monopole à Taranis News.

Pratiquant un journalisme très engagé Taranis News (ex-Rennes TV) s’inscrit clairement dans la mouvance anti-fasciste et de l’extrême gauche.

Son fondateur et gérant Gaspar Glanz, 29 ans, a travaillé pour des organes d’information aussi divers qu’Antenne 2, Rue 89, Canal+, l’AFP et l’agence de presse russe Ruptly. Gérard Glanz a couvert en particulier les affrontements autour du sommet de l’Otan à Strasbourg et du camp de réfugiés de Calais ainsi que ceux de Notre-Dame des Landes et de Sivens.

Il est à noter que Gaspard Glanz rédige régulièrement des articles pour la très atlantiste agence de presse Vice France spécialisée dans la production de contenus à destination des jeunes.

Vice France est une émanation de Vice News, chaîne d’information mondiale produisant des articles et des documentaires. Cette chaîne s’est notamment distinguée pour sa couverture de la contestation des régimes vénézuélien et ukrainien où elle épouse les orientations de la politique extérieure états-unienne.

Cette ligne éditoriale n’a rien de surprenant : Vice News appartient à Vice Media dont les propriétaires sont notamment The Walt Disney Company, Time Warner et 21st Century (Robert Murdoch).

Gaspar Glanz est propulsé « journaliste préféré de la génération Nuit debout » par le site français d’information en ligne StreetPress qui lui consacre un portrait hagiographique. Il est à noter que comme ses confrères de Vice News, StreetPress épouse les orientations de la politique étrangère US avec une très nette inclination pro-israélienne.

Le directeur de la rédaction de StreetPress n’est autre que Johann Weisz, ancien journaliste dans les très sionistes Proche-orient.info (site aujourd’hui disparu qui était financé par l’État d’Israël) et Radio Shalom. À ses débuts StreetPress, partageait en outre les locaux de l’ONG Bibliothèques sans frontières, financée en partie par Alexander Soros, fils de l’omniprésent George Soros, et par la Ford Foundation. À l’initiative de l’ambassade d’Israël à Paris, Proche-orient.info et StreetPress ont participé par le passé avec beaucoup de mauvaise foi à une campagne de presse contre le Réseau Voltaire.

Ainsi il apparaît que l’une des figures de proue du journalisme alternatif français est indirectement financée par Mickey, tandis que la famille Soros lui tresse des louanges. Décidément le logo de Taranis News — la face noire d’un requin — n’est pas usurpé.

Démocratie directe: Société organique et assemblées de communauté…

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Assemblées de communauté

Robert Graham

19 Avril 2016

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2016/04/19/community-assemblies/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

L’idéal contractuel cherche à réduire toute relation à des relations contractuelles, éliminant à terme le besoin de tout processus politique public. Murray Bookchin a argumenté du contraire, qu’il y a, ou devrait y avoir, une véritable sphère publique dans laquelle tous les membres d’une communauté sont libres de participer et capables de prendre des décisions collectives en regard de la politique qui devra ietre suivie par la communauté. Les assemblées de communauté en contraste avec les conseils ouvriers, donnent une voix à tout le monde dans le processus de prise de décision collectif et non pas seulement à ceux qui sont directement onmpliqués dans le processus de production. De telles assemblées fonctionneraient de la même manière peu ou prou que les “collectifs anarchistes” durant le révolution espagnole de 1936-39 comme documenté par Gaston Leval.

Quoi qu’il en soit, des questions se posent en regard de la relation entre les assemblées de communautee et les autres formes d’organisaton, que ce soit les conseils ouvriers d’usine, les syndicats ou les assemblées de communauté dans d’autres domaines ou même des associations volontaires en général. En plus de rejeter la règle de la majorité, les anarchistes ont historiquement non seulement soutenus le droit des individus et des groupes de s’associer, de former des réseaux et de se fédérer avec d’autres individus ou groupes, mais également de faire sécession ou de se désassocier d’eux. On ne peut pas avoir d’associations volontaires fondées sur une appartenance obligatoire.

Ne considérant pas les difficultés à déterminer la “volonté” d’une assemblée (que ce soit par le vote à la majorité simple de ceux présents, comme Bookchin le préconisait, ou par des moyens plus sophistiqués), sauf dans de rares cas d’unanimité, on s’attendrait à ce que des désaccords sincères et réels sur des décisions publiques continuent à se produire et ce même après l’abolition des intérêts de classe. La mise en application (forcée) des décisions des assemblées n’exacerberait pas seulement le conflit, mais encouragerait aussi le factionalisme, avec des gens partageant le même type d’idées et d’intérêts se réunissant pour s’assurer que leurs vues et positions prédominent dans les assemblées. En de telles circonstances, “l’altruisme positif et l’attitude de coopération volontaire” tendent à s’atrophier, tandis que le point de focalisation de l’action collective devient la réalisation de moyens de coercition légaux pour faire prévaloir une vision au lieu de solliciter la coopération des autres.

= = =

Note de Résistance 71: C’est pour cela que nous pensons que les décisions prises en assemblée ne doivent pas être prise “à la majorité”, ce qui crée automatiquement une division du groupe entre ceux qui sont “majoritaires” sur tel point et les autres ; mais que les décisions doivent être prise à l’unanimité. Le collectif doit parvenir à un consensus décisionnaire. C’est en fait bien plus facile qu’on le croit pourvu qu’une chose essentielle soit réalisée: qu’il n’y ait plus de raison de faire triompher des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général. Comment ? En supprimant d’emblée la possibilité de l’exploitation de quiconque par autrui, c’est à dire en supprimant la possibilité de propriété privée et de l’accumulation de pouvoir comme de richesses.

Nouvel Ordre Mondial: La 3ème guerre mondiale a commencé (Paul Craig Roberts)

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La troisième guerre mondiale a commencé

Paul Craig Roberts

25 Avril 2016

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/04/25/world-war-iii-has-begun-paul-craig-roberts/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La troisième guerre mondiale est en train d’être combattue dès maintenant. Encore combien de temps avant qu’elle ne passe à l’étape violente ?…

Washington est en train de mener une guerre économique et de propagande contre quatre des membres de l’association des BRICS, Brésil-Russie-Inde-Chine et Af’Sud. Le Brésil et l’Af’sud sont en ce moment même déstabilisés au moyen de scandales politiques fabriqués. Les deux pays sont remplis de politiciens financés et contrôlés par Washington et d’une cohorte d’ONG du même acabi. Washington concocte un scandale, envoie leurs ordres de marche à ses agents politiques leur demandant de prendre action contre le gouvernement en place et envoie ses ONG marionnettes dans les rues pour manifester.

Washington a essayé cela contre la Chine avec la “manifestation estudiantine” orchestrée de Hong Kong, espérant que les manifestations débordent sur la Chine, mais cela a échoué. Washington a aussi essayé cela contre la Russie avec une manifestation orchestrée contre la réélection de Poutine et cela a encore échoué.

Pour déstabiliser la Russie, Washington a besoin d’avoir plus d’emprise à l’intérieur du pays. Afin de gagner plus d’emprise, Washington a travaillé avec les méga-banques de New York et les Saoudiens pour faire chuter les prix du pétrole de son niveau à plus de 100 US$ le baril à sous les 30 US$. Ceci a mis une certaine pression sur les finances russes et sur sa monnaie le Rouble. En réponse aux besoins budgétaires russes, les alliés de Washington en Russie ont poussé le président Poutine à privatiser des secteurs importants de l’économie russe afin de lever les capitaux étrangers suffisants pour couvrir le déficit budgétaire et soutenir le Rouble. Si Poutine craque, d’importants biens vont bouger du contrôle russe vers le contrôle de Washington.

A mon avis, ceux qui poussent pour la privatisation sont soit des traîtres ou alors complètement stupides. Quoi qu’il en soit, ils sont un danger immédiat à l’indépendance de la Russie.

Eric Draitser fournit quelques détails au sujet de l’assaut américain sur la Russie: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-western-banks-governments-launch-full-spectrum-assault-russia-part/215761/

sur l’attaque de Washington contre l’Afrique du sud: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-empires-destabilizing-hand-reaches-south-africa/215126/

et de Washington contre le Brésil: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-empire-strikes-back-brazil/214943/

Pour mon article sur l’attaque de Washington sur l’indépendance latino-américaine voir: http://www.paulcraigroberts.org/2016/04/22/washington-launches-its-attack-against-brics-paul-craig-roberts/

Comme je l’ai souvent fait remarquer, les néoconservateurs sont devenus complètement fous, menés qu’ils sont par leur arrogance et mépris total. Dans leur délire de poursuite de l’hégémonie américaine sur le monde, ils ont fait fi de toute précaution dans leur détermination à déstabiliser la Russie et la Chine.

En mettant en place des politiques économiques néo-libérales qui leur sont imposées par leurs économistes entraînés et formatés dans la tradition néo-libérale occidentale, les gouvernements chinois et russe sont en train de sucomber aux desideratas de Washington. En avalant tout rond la ligne du “mondialisme” avec bouchon et hameçon, en utilisant le dollar US, en participant au système de paiements occidental (NdT: SWIFT), en s’ouvrant aux possibilités de déstabilisation par les flux et reflux de capitaux étrangers, en hébergeant des banques américaines, en permettant une propriété étrangère dans leur pays respectif, les gouvernements russe et chinois se sont mis eux-mêmes en position d’être déstabilisés.

Si la Russie et la Chine ne se désengagent pas du système occidental et n’expulsent pas leurs économistes néo-libéraux, elles devront entrer en guerre afin de défendre leur souveraineté.

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