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Stopper le rouleau compresseur mondialiste : Analyse critique, savoir dire NON !.. et garder le cap

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 9 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

Stopper le rouleau compresseur mondialiste

 

Claude Janvier

 

Juillet 2020

 

Grève civique aux municipales. Vague verdâtre, PS qui se maintient, LR qui pavoise et le RN qui gagne Perpignan. LREM en queue de peloton, mais n’oubliez pas que ce parti est composé de gens de gauche, de droite, du centre  et des écolos. Le fondu politique vaseux par excellence.  Rien de neuf sous le soleil républicain. L’uniformité est bien présente et risque de perdurer longtemps. En effet, ce cirque mielleux vient d’être corroboré par la nomination de Jean Castex (LR) au poste de 1er Ministre et par un sondage récent qui donne Macron et Le Pen au second tour des présidentielles de 2022, loin devant la droite, Mélenchon et les écolos. (1)

Une énorme lassitude m’envahit. Comment se sortir de ce sempiternel maelström, de ce sempiternel guêpier que la plupart des votants achètent aveuglément ?

Car, depuis 50 ans, nous assistons au bal des faux-culs qui est l’alternance droite/gauche ou inversement. 50 ans d’allégeance made in USA, 50 ans où la quasi-totalité des politiciens de notre pays et des pays européens œuvre afin d’établir un gouvernement mondial au mépris du peuple.  

Un peu d’histoire :

Dès 1940, bien avant leur entrée en guerre en décembre 1941, Washington s’était préparé à administrer la France comme un protectorat. L’affaire est peu connue, mais n’ayant pas la place pour tout développer dans ce billet, je laisse les lecteurs lire cet excellent article à propos de l’A.M.G.O.T – Allied Military Government of the Occupated Territories – (2). Washington avait aussi imprimé une monnaie, – le franc A.M.G.O.T., ou billet drapeau.

Tout était en place pour administrer la France à la libération comme une province dépendante. Le reste de l’Europe était aussi dans le collimateur américain.

Grâce au général de Gaulle et à quelques commissaires, le projet A.M.G.O.T. a capoté. Puis, le 7 mars 1966, le général sortait la France de l’OTAN. Il faut rappeler que de Gaulle a été le seul président non-atlantiste de notre pays. Le 11 mars 2009, Nicolas Sarkozy décidait de réintégrer notre pays dans l’organisation du traité de l’Atlantique nord. Nous sommes donc encore et toujours à la botte des USA.

Cela montre que les politiciens et financiers américains mondialistes sont tenaces. Porte fermée, ils rentreront par la fenêtre. Le travail de sape est économique, religieux, culturel, linguistique, et passe par la destruction systématique des valeurs familiales, sociétales et ethniques.

Le leitmotiv principal des mondialistes est une planète entièrement régie par un seul gouvernement. Si les nations n’existent plus, les guerres non plus. Dans l’absolu, ça peut sembler humaniste. Mais pour ça, il faudrait que le gouvernement mondial soit composé de gens éclairés et altruistes. Et c’est sur ce point précis que ça déraille. Les buts de l’élite mondialiste sont d’accroître leur pouvoir, leur puissance, et de contrôler la population mondiale. Argent, pouvoir et, finalement, immortalité. David Rockefeller a reçu 7 transplantations cardiaques, dont la dernière à 101 ans… Sans commentaires.

NdR71: Un commentaire quand même… Nous nous sommes entretenus avec l’auteur au sujet de cette information difficilement vérifiable et quelque peu sensationnaliste. Nous sommes d’accord pour dire qu’il faille la prendre avec les pincettes d’usage.

Revenons aux élections présidentielles. On nous a déjà fait le coup du duel du second tour, le candidat « propre » face au Front National. 2002 Chirac/Le Pen et 2017 Macron/Le Pen. Le reste des élections présidentielles françaises se résume aux sempiternels duels gauche/droite qui, au final, sont un mélange inepte d’idéologie politique, uniquement bénéfique pour les intéressés, qui a fini par donner naissance à la LREM.

Destruction de nos valeurs, destruction des fondements de la démocratie, destruction de notre économie, de notre savoir-faire et de notre culture.

– 7 mars 1966. Charles De Gaulle sort la France de l’OTAN.

– Mai 1968, coup d’état des gauchistes/trotskistes prenant le pouvoir pour se faire des places au soleil dans les sphères gouvernementales et médiatiques.

– 1973. La loi Pompidou est entérinée. Elle interdit à l’État de se financer gratuitement (ou quasi-gratuitement) auprès de la Banque de France. Dès lors, l’État n’a eu d’autre choix que de se financer sur les marchés financiers (ou auprès des banques) et donc de payer des intérêts.

– 1974-1981. Septennat de Valérie Giscard d’Estaing. Spécialiste de la Françafrique, il définit une politique étrangère fondée sur le mondialisme et la conciliation. (3)

– 1981-1995. Double septennat de François Mitterrand qui, avant de virer socialiste, avait été décoré de la Francisque sous Pétain – parrainé par deux anciens « cagoulards » (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du Maréchal Pétain, et Simon Arbellot. Pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire indiquant : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France. » Après la guerre, devenu socialiste et européiste convaincu, il œuvre pour la vocation européenne, persuadé que l’Europe devait s’unir pour survivre et que l’avenir de la France s’inscrivait dans cette direction. (4) À noter que Michel Rocard, lorsqu’il était Premier Ministre, a utilisé 28 fois le 49-3. Un record.

– 1995-2007. Septennat et quinquennat de Jacques Chirac. Tour à tour thatchérien puis travailliste, productiviste puis écologiste, mondialiste puis protectionniste, libéral puis dirigiste, gaulliste, rad-soc, réformateur, conservateur, droitier, centriste, anti puis pro-immigration. (5)

– 2007-2012 : Quinquennat de Nicolas Sarkozy. Trahison du peuple français le 4 février 2008, en entérinant le Traité de Lisbonne contre l’avis majoritaire du peuple français. Le 11 mars 2009, il réintègre la France dans l’OTAN (6)

– 2012-2017 : Quinquennat de François Hollande, prétendument grand ennemi de la finance internationale et de la finance spéculative. Il devait interdire aux banques d’exercer dans les paradis fiscaux et augmenter de 15 % la taxe sur les bénéfices des banques. Promesses non tenues.  Citons aussi le grand bradage fin 2014 d’Alstom au profit de Général Electric grâce à Emmanuel Macron, ministre de l’économie à l’époque. Impossible également de ne pas évoquer sa trahison dans l’affaire d’ArcelorMittal – 30 novembre 2012 – et de ne pas  mentionner sa boutade impayable sur les « sans dents ». (7)

– 2017-2020 : Quinquennat en cours d’Emmanuel Macron. Déjà six grandes promesses brisées ou rabotées. Détricotage méthodique constant de nos institutions. Répression sauvage des Gilets Jaunes. Privatisation honteuse de la FDJ le 7 novembre 2019. Réforme des retraites adoptée sans vote le 2 mars 2020. Beaucoup de lois sont votées la nuit à la va-vite ou l’ont été pendant le confinement. Par exemple, en cas d’urgence décrétée par l’état, les salariés pourraient travailler jusqu’à 60 heures par semaine. – 25 mars 2020 -. La privatisation des forêts et de l’ONF a été enclenchée le 23 janvier 2020. Les privatisations des barrages sont prévues et vont suivre. Impossible également de ne pas mentionner l’annulation de l’ISF. (8) et (9)

La régression est palpable. La France, 6e puissance mondiale, mais toujours championne du monde de la taxation et de l’imposition, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Déclin des valeurs familiales :

À partir de mai 1968, les valeurs familiales se sont effondrées. Le mot d’ordre de mai 68 était de « jouir sans entraves » comme disait l’ancien député européen aux penchants pédophiles, Daniel Cohn Bendit *, toujours invité par les médias. (10)

Depuis les années soixante-dix, un courant venu des Etats-Unis, la théorie du genre, affirme que le sexe est une orientation choisie. Le but est de casser la catégorisation masculin et féminin définie depuis la nuit des temps. Mais, pourquoi mettre en avant une théorie aussi tarabiscotée  ? Car, en effet, on peut se demander comment, sans théorie du genre, Amelia Mary Earhart (1897-1937) a réussi à être une aviatrice hors pair, comment Marie Curie (1867-1934) a pu recevoir le prix Nobel, comment Marilyn Monroe a pu avoir une relation lesbienne avec Joan Crawford et comment Rachel Carson (1907-1964) a pu être spécialiste en sciences environnementales.

À chacun d’assumer ses propres orientations sexuelles et familiales, à condition de respecter les choix d’autrui. C’est aussi simple que ça.

La dernière trouvaille en date : Parent 1 et parent 2. Plus poétique que ça, tu meurs. Soi-disant pour une égalité sociale, plutôt que père et mère. Là encore, le libre choix devrait être autorisé pour tous.

Déclin du travail :

Les travailleurs peuvent de moins en moins accéder à un confort de vie décent. Avec un SMIC à 1279 € net par mois, c’est plutôt rillettes et mousseux que foie gras et champagne. Nous sommes de plus en plus dans une stratégie qui privilégie les bénéfices immédiats au détriment d’un résultat à long terme. Exit la valeur d’une entreprise. Seuls les actionnaires font la pluie et le beau temps avec un seul but envers et contre tous : amasser de l’argent.

Chaque pays européen est dirigé par une oligarchie affichant l’image d’une « démocratie irréprochable » où le droit de manifester est tellement réprimé qu’exprimer des revendications légitimes vous expose aujourd’hui à des jugements à la va-vite, à des amendes, à des peines de prison, à des  blessures graves et à des mutilations.

Déclin de l’éducation : (11)

Collège unique, méthode globale, contenus allégés, mathématiques modernes, goûters éducatifs, évaluations des compétences…

Résultat : écriture le plus souvent illisible, difficultés à lire, orthographe à la ramasse, Baccalauréat donné, élèves de plus en plus incultes. 30 % des élèves ne comprennent pas ce qu’ils lisent.

Le certificat d’études primaires, dont les intellos se gaussaient comme étant de la gnognotte, avait jadis plus de valeur que le Bac d’aujourd’hui.

De jeunes étrangers, ne parlant pas le français et pétris d’interdits religieux et de traditions très éloignées de la nôtre, ont indirectement contribué à tirer l’enseignement vers le bas. L’immigration peut être positive, mais pas avec des gens incultes comme trop souvent aujourd’hui. Certains sont laissés à l’abandon au bord du Périf sous une tente Quechua, d’autres sont employés clandestinement et sous-payés – Chronopost **. Ces laissés pour compte construisent un communautarisme qui, au lieu de rassembler le peuple, le divise de plus en plus.

Déclin de l’économie : (12)

Abandon de l’industrie, dévalorisation du travail, allocations à outrance, abandon des valeurs de la production en faveur d’un commerce mondial fabriquant des produits bon marché qui tombent en rade une fois sur deux ou trois. Abandon des centres-villes au profit de zones commerciales démesurées hébergeant les mêmes enseignes. Pour le dépaysement, faudra repasser. Notre beau pays n’est plus qu’une vaste enseigne Mac Do ou Gifi.

Déclin de la culture :

L’art dit contemporain ou l’art dit comptant pour rien. Exit l’Art déco des années 1920. Depuis 40 ans, l’art vient des « States » et plus c’est laid, plus ça cote.

Une des toiles de Jean-Michel Basquiat vendue 110 millions de dollars en mai 2019 avait été acquise pour 9 000 dollars en 1984, soit un bond de 5 800 fois sa valeur en 33 ans », indique RFI. Vous ne connaissez pas l’artiste contemporain new-yorkais Basquiat ? Quelle chance !

Après la crotte de chien géante (Complex Shit), structure gonflable de quinze mètres de haut de l’Étasunien Paul McCarthy, après le sextoy gonflable de 24 mètres de haut érigé place Vendôme par le même Paul McCarthy (2014), ou après le « Dirty Corner » (également appelé « Vagin de la Reine »), monumentale trompe d’acier de 60 mètres de long du Britannique Anish Kapoor posée dans les jardins du château de Versailles (2015), la couillonnade atteint des sommets lorsque le plasticien Claude Lévêque apporte sa touche personnelle à la création bobo avec le soutien du ministère de la Culture dirigé par Franck Liester (LREM) : deux énormes pneus de tracteur couverts de feuilles d’or qui ornent pour un an les départs de rampe du double escalier intérieur du palais Garnier à l’occasion des 350 ans de l’Opéra de Paris.

Ces mochetés et leurs créateurs sont glorifiés quasi-religieusement dans tous les FRAC (fonds régionaux d’art contemporain) et autres galeries subventionnées par le ministère de la Culture. Ces artistes ringards qui, hier encore, n’auraient jamais osé exposer leurs grotesques bricolages en place publique occupent désormais le haut du pavé et se voient offrir une légitimité ridicule par les gestionnaires de la culture. L’anesthésie générale du public, dûment endormi par les médias, fait le reste. ***

L’art dit contemporain est un art hors-sol, artificiellement engraissé, destiné à abrutir les foules et à cultiver l’incompréhension.

Il nous reste encore la gastronomie et les bons vins dans notre pays, mais pour combien de temps ? Le CETA a été ratifié le 23 juillet 2019 – libre échange entre le Canada et l’Union européenne. Le TAFTA menace d’être entériné – Traité Transatlantique – qui vous apportera dans votre assiette le fameux poulet chloré made in USA. Délectable… Sauce Chili ou Ketchup ?

À part un candidat souverainiste ou nationaliste – de gauche ou de droite -, il n’y a aucune autre alternative contre le mondialisme. Rien ne me prédestinait à œuvrer en faveur des souverainistes car je me sens plutôt citoyen du monde, mais force est de constater que c’est le seul rempart qui existe contre le chancre mondialiste. Il est temps d’abandonner les querelles de clochers et de se rendre compte, que seule une alliance souverainiste et pourquoi pas libertaire, peut changer la donne.

Le fait que Jacques Attali déclare, et je cite : Souverainisme = antisémitisme, (Marianne, 4 octobre 2019) -, (13) , prouve que les mondialistes cherchent par tous les moyens, même stupides, à discréditer les souverainistes. BHL, que je ne présente pas, est, vous le devinerez, anti-souverainiste. Il qualifie les souverainistes de populistes, de fachos et d’anti-européens.

La seule façon de s’opposer à l’avancée inexorable d’un gouvernement mondialiste, c’est par les urnes., Que vous le vouliez ou non, vous allez devoir soutenir un candidat souverainiste et voter pour lui.

Existe-t-il des gens de bonne volonté capables de s’unir pour contrer le mondialisme ? Bonne question. Je n’ai pas la réponse, mais je pense que les querelles d’antan et d’aujourd’hui sont surannées et ne vont rien changer dans le futur. Seule une alliance inter-groupes, en dehors de la politique globale existante, peut changer la donne. 

Claude Janvier

(1) https://urlz.fr/dp5P ;  (2) https://urlz.fr/56xi ; (3) https://urlz.fr/dp6v ; (4) https://urlz.fr/dp5U ; (5) https://urlz.fr/dp5X ; (6) https://urlz.fr/dp60 ; (7) https://urlz.fr/dp62 ; (8) https://urlz.fr/dp65 ; (9) https://urlz.fr/dp67 ; (10) https://urlz.fr/dp6q ; (11) https://urlz.fr/dp6f ; (12) https://urlz.fr/dp6i ; (13) https://urlz.fr/dp6k

* Extrait de son livre « Le Grand Bazar » en 1975 : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses ? » Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. […] J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi».

** https://urlz.fr/dp6m

*** L’abandon français, Jean-Loup Izambert et Claude Janvier

= = =

Note de Résistance 71: Nous ne sommes pas forcément d’accord avec tout ce qui est dit dans l’article, mais l’analyse truculente et la conclusion montrant l’ouverture sur la nécessité de passerelles entre les différents bords de la résistance pour nous unir “en dehors de la politique globale existante”, n’ont pu que nous séduire. Sans doute plus à venir de Claude…

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Compilation de nos deux essais spéciale édition 10ème anniversaire :

Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

Résolution de l’ONU : paix mondiale pour 90 jours pour cause de CoV19… si vous croyez pas celle-là ils vous en raconteront une autre… (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2020 by Résistance 71

 


Pause vaccinale: Il est l’or, monseignor

 

Les Nations-Unies déclarent la paix mondiale !

 

James Corbett

 

4 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://hive.blog/news/@corbettreport/un-declares-world-peace

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Kumbaya et ouvrez les bulles ! La paix mondiale a été mise en place ! Quoi, vous ne le saviez pas ? Le Conseil de Sécurité (CS) de l’ONU vient juste de passer une résolution qui appelle pour un cessez-le-feu mondial comme une sorte de “pause humanitaire” alors que le monde doit gérer la pandémie du coronavirus qui décime (nous dit-on) la population mondiale.

Ou, comme le dit si bien l’ONU :

“Le CS mercredi a fait écho à l’appel du SG pour un cessez-le-feu mondial afin de combattre la pandémie du coronavirus qui a déjà tué plus de 500 000 personnes. Le chef de l’ONU a accueilli cette action longtemps attendue, appelant tous les pays à “redoubler d’efforts pour la paix”.”

Ceci nous dit trois choses :

  1. No nobles leaders nous aiment et veulent prendre soin de nous, nous protéger durant cette crise.
  2. La pandémie doit être vraie et doit être super grave, autrement pourquoi le CS de l’ONU agirait-il de la sorte ?
  3. Nous pouvons donc nous attendre à ce que les 90 jours à venir soient un paradis sur terre où toutes les nations du monde vont déposer les armes et commencer à vivre en paix et en harmonie.

Vraiment ?

Hum, pas exactement. Voyez-vous, la résolution demande aux nations membres de cesser toutes leurs opérations militaires sauf “les opérations contre l’EIIL / Daesh, Al Qaïda et le Front Al Nosra et tous les groupes et individus, sous-groupes et entités associés avec AQ ou l’EIIL et autres groupes terroristes désignés par ce même CS de l’ONU Mais à part pour ces cas particuliers, fini la guerre !.. du moins pour trois mois.

Mais attendez, pourquoi l’Arabie Saoudite vient-elle juste de lancer une toute nouvelle campagne militaire contre les Yéménis ! N’a t’elle pas reçu le mémo ? Que diable se passe t’il ?

Commençons par examiner l’idée d’un cessez-le-feu mondial pour 90 jours (sauf si vous combattez les vrais méchants…). Est-ce supposé signaler au monde que bombarder, massacrer et répandre le sang est OK autant que cela ne distrait pas les gens de paniquer au sujet du nouveau croquimitaine officiel, nous avons nommé Bébert Coronavirus (NdT: ou SRAS-COV-2 “Caroline du Nord”) ? Si, dans 90 jours à compter de maintenant, le coronavirus n’est plus promu comme une menace existentielle à l’humanité, alors les guerres et les massacres en règle deviendront-ils une nouvelle fois “humanitaires” ?…

Bien sûr, une telle déclaration n’est sujette à aucune question. Oui, c’est un bon sentiment que tout le monde va saluer et soutenir, mais c’est là tout le truc, il s’agit d’une opération de pub faite pour renverser la vapeur et augmenter la sympathie envers l’ONU pour sa “pause humanitaire” et sa “paix mondiale”, ce qui nous permettra au passage de percevoir qu’il y a une sorte de corps gouvernemental global, une ébauche de gouvernement mondial qui peut arrêter les guerres comme ça, hop d’un claquement de doigts !

(Ai-je mentionné que les Saoudiens viennent juste de bombarder un village yéméni ?)

Comme d’habitude, il y a un chouïa de vérité dans ce sentiment, sans nos guignols de leaders conspirant pour déchaîner la colère publique contre tel ou tel ennemi apparent, construit et achetant pour des milliards et des milliards d’équipement militaire, il est très douteux qu’il y ait même des guerres de grande envergure de niveau international. Pensez-vous vraiment que le Saoudien moyen de la vie de tous les jours serait si motivé de financer à coup de milliards une armée de l’air, puis d’être volontaire pour monter dans un des avions pour aller bombarder des hommes, femmes et enfants dans un petit village yéméni, des gens qu’il n’a jamais vu et qui ne lui causent absolument aucune menace ni problème, tout ça de son propre chef ? Sans un gouvernement ou dans ce cas un prince héritier pourri et corrompu décidant de ce qu’est “l’intérêt du royaume” pour conduire ces raids aériens et ensuite dépensant plein de pognon de ce royaume autoproclamé pour que cela se produise, pensez-vous que de telles aventures militaires se produiraient ?

Alors oui, si les élitistes mondialistes voulaient vraiment la paix mondiale, ce ne serait pas juste possible, ce serait carrément direct. Ils n’auraient qu’à démanteler cette machine de guerre qu’ils ont construit, renoncer à ces pouvoirs belliqueux qu’ils se sont arrogés pour eux-mêmes et se ranger derrière le mouvement de criminalisation de la guerre.

Mais bien entendu, ce n’est pas ce qu’ils font. En lieu et place on nous jette un coup de pub du CS de l’ONU qui passe une résolution appelant à des “pauses humanitaires” dans notre programme guerrier régulier et quotidien… programme qui reprendra bien entendu dans les 90 jours ou moins. On présume aussi que cette cessation temporaire d’activités belliqueuses s’appliquerait aussi à tous Palestiniens pensant défendre leur terre de l’annexion israélienne en cours.

Non, cette dernière résolution ne veut rien dire d’important pour tous ceux qui recherchent vraiment la paix mondiale. Cela ne fait que confirmer une fois de plus que, exactement comme je l’ai dit de nombreuses fois depuis le début de cette crise du coronavirus, la VERITABLE menace à la paix mondiale est la guerre que ces mêmes non-leaders mènent contre leurs propres populations. Les signes de cette guerre sont partout visibles et évidents.

On peut le voir avec la “carte de la vaccination” pondue par la Commission Européenne, visant à mettre en place un passeport / carte de vaccination pour tous les citoyens européens pour 2022.

On peut le voir dans l’initiative « Verified«   de l’ONU, qui menace de “contrer la menace de la mauvaise information sur le CoV19 et partageant un conseil fondé ur les faits avec leurs communautés” (et je pense que nous savons tous ce que cela veut dire…)

On peut le voir dans le ciblage délibéré de nos anciens dans les maisons de santé et de retraite pour faire gonfler artificiellement le taux de mortalité durant la crise CoV19…

On peut le voir dans tous ces projets de vaccination obligatoire, dans les confinements, fermetures des commerces et autres lois, réglementations qui ne font que chercher à restreindre les droits et libertés fondamentaux dans cette aube de l’âge de la bio-sécurité (NdT: que nous appelons aussi dictature technotronique, car cela en fait partie…)

Dans chacun de ces cas, ces actions, prises par les gouvernements du monde contre leurs propres peuples, ne vous en déplaise, sont en elles-mêmes des menaces à la paix et à la stabilité (sans mentionner le mode de vie économique) de la majorité de l’humanité. Loin de délivrer la paix mondiale, ces non-leaders mènent eux-mêmes une guerre contre les peuples qu’ils affirment diriger.

Mais bien entendu, le CS de l’ONU n’est en rien intéressé de mettre fin (ni même de “suspendre pour cause humanitaire”) toutes ces menaces contre l’humanité. Non, la simple idée que les clowns et les marionnettes du CS peuvent fournir une “paix mondiale” (ou une “pause humanitaire” dans les conflits armés) par une simple résolution (avec une date d’expiration de 90 jours) est d’une absurdité sans nom, penser que ces guignols désirent la paix mondiale est encore plus absurde.

Les non-leaders du monde ne sont en rien intéressés dans une véritable paix mondiale. Ils ne veulent pas d’une paix qui viendrait alors que l’humanité serait libre de la poigne des gouvernements qui cherchent à tracer, traquer, contrôler et sanctionner chaque mouvement de tout le monde. C’est une vision de la paix mondiale qui n’est jamais présentée dans ces pubs à 3 balles de l’ONU.

Maintenant ajustons et coordonnons tous nos pendules avant q ue ce “cessez-le-feu mondial” ne soit violé… Oh attendez, trop tard…

= = =

Lectures complémentaires :

Notre page : « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

GDC_Coronavirus_et_spectacle_marchand

Affaire CoV19 OGM

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique

HistoriqueCartelPharmaceutique

SARS-CoV_UCN

Propaganda-Edward-Bernays-1928-version-Jo

 

 

L’essentiel de Résistance 71 de 2010 à 2020 (PDF mis à jour de juillet 2020)

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Résistance 71

 

7 juillet 2020

 

Jo nous avait fait un très beau PDF de l’essentiel de nos publications depuis 2010, elle vient de nous le mettre à jour en ce mois de juillet 2020, qu7elle en soit présentement remerciée.
Ce PDF sera, avec la compilation de nos deux essais spéciale 10ème anniversaire « Du chemin de la société vers son humanité réalisée », le parfait compagnon de lecture pour vos congés d’été afin de revenir plus aiguisés que jamais pour une rentrée qui devrait être des plus chaudes socialement et politiquement. Si nous voulons reprendre les commandes de nos vies et de notre destinée politico-sociale, nous devons penser et agir de manière critique, radicalement (dans son sens étymologique) et venir de plus en plus nombreux à cette conclusion: Il n’y a pas de solution au sein du système et ne peut y en avoir… Il nous faut donc penser et agir en conséquence et cesser de faire le jeu de grand cirque étatico-capitaliste exploiteur et oppresseur depuis bien trop de siècles maintenant.

Ce PDF de maintenant 158 pages couvre nos publications essentielles depuis le début des publications de Résistance 71 en juin 2010. Par sa lecture, vous développerez plus avant votre connaissance critique sur les sujets suivants:

  • La théorie et la pratique du « diviser pour mieux régner » oligarchique
  • Wikileaks et Julian Assange, qui sont-ils vraiment ?
  • La dissonance cognitive
  • La théorie neo-con du « choc des civilisations »
  • La reconquête de l’histoire
  • Le colonialisme et comment en venir à bout
  • Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial
  • Vaincre les processus artificiels de la domination
  • La guerre par procuration en Syrie (pourquoi ? qui est qui ? et qui y fait quoi ?)
  • La montée de l’empire chinois et son association avec l’empire anglo-américano-sioniste
  • Qui est Nicolas Hulot et où naviguent « les verts » ?
  • Soutien aux Gilets Jaunes
  • Textes de réflexion pour Gilets Jaunes
  • Le CoV19 et la dictature sanitaire provoquée du SRAS-CoV-2 produit de laboratoire
  • CoV19 : la guerre biologique de l’oligarchie contre l’humanité
  • CoV19 Big Pharma et la Fondation Rockefeller
  • CoV19, le déconfinement et l’opération psychologique PsyOp
  • Du chemin de la société vers son humanité achevée

Résistance71 l’essentiel de 2010 à 2020
(version PDF mise à jour de juillet 2020)

Bonne lecture !

 


des sociétés


pour notre humanité réalisée…

 

Sionisme parasite, grand fléau de l’humanité… Un officier de la CIA se lâche (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 6 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

Au sujet du parasite sioniste

 

Robert David Steele (ex-CIA)

 

5 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/07/05/on-the-zionist-parasite-america-first-demands-an-end-to-israel-first-treason-update-on-zionist-funding-control-of-black-lives-matters-pieczenik-video-713/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une personne très érudite et emplie de principes, bien que pauvrement informée sur le parasite sioniste aux Etats-Unis, m’a amené à croire que le président Trump n’acceptera jamais d’aide de Cynthia McKinney (ou de moi), à cause de notre vision très profonde sur le sujet du sionisme que nous voyons comme un parasite qui a vidé de sa substance toute l’économie américaine, capturé à la fois les gouvernements des états et le gouvernement fédéral (et maintenant George Soros se focalise sur les gouvernements locaux des counties) et a minimisé notre société jusqu’à détruire toute notre foi en la famille et en la liberté.

Ci-dessous figure ma réponse à ce collègue de grande valeur.

J’offre cette réponse à votre considération et suggère que vous cherchiez quelques conseils auprès de sa grâce ex-évêque anglican de Jérusalem et du Moyen-Orient, ainsi qu’auprès de notre ami mutuel Sacha Stone. Vous pourriez trouver plus qu’intéressant de vous entretenir avec sa grâce qui est facilement contactable depuis Jérusalem en vidéo-conférence. Son appel récent au président Trump est dans le lien ci-dessous.

Bishop Riah Abu El Assal: Appeal for Peace in Palestine

En tant qu’officier du renseignement et du contre-espionnage qui est plus familier que vous avec les menaces concernant l’intégrité des Etats-Unis, je suis décontenancé par votre message de soumission inconditionnelle au parasite sioniste qui est en train de détruire les Etats-Unis et qui ne doit jamais être confondu avec la foi judaïque.

Je suis particulièrement troublé par le fait que vous avez suggéré que toutes mes préoccupations professionnelles et civiques légitimes au sujet de la menace sioniste, soient de quelque manière que ce soit antisémites. Je ne pense pas que vous soyez parfaitement au courant et mis à jour des dégâts causés aux Etats-Unis, et au monde, par les sionistes et l’état profond pour qui ils sont, aux Etats-Unis (NdT: en France et ailleurs…), une police secrète virtuelle.

Je me réfère ici particulièrement aux agents non enregistrés d’Israël, une puissance étrangère, que sont l’Anti Defamation League (ADL) et l’American Israeli Public Action Committee (AIPAC). L’ADL sponsorise les 1,087 #RESIST Meetups pour qui les charges sont levées et des sionistes comme en particulier Les Wexner, ont financé les opérations de pièges au chantage sexuels sur mineurs / pédophiles du Mossad, pas seulement avec Maxwell-Epstein, mais à travers les Etats-Unis et ils ont aussi financé les attentats du 11 septembre avec le vice-président d’alors Dick Cheney fournissant la couverture interne. (NdT: voir les liens sur l’article original…)

Les sionistes, très pointus à fomenter et provoquer des guerres raciales, ont financé le NAACP (qui a eu un président sioniste pendant les 70 premières années), ils ont financé les mouvements Antifa et Black Lives Matter (BLM) dont le but est la destruction de la famille sans aucune préoccupation pour tous les afro-américains tués par leurs semblables ou les organisations comme Planned Parenthood (NdT: où sévissait le père de Bill Gates, William Gates II…) ou le National Institute of Health (NIH) ou le Center  for Disease Control (CDC), qui ont stérilisé des noirs (NdT: et des Amérindiens) pendant des décennies et qui ont utilisé des méthodes illicites incluant l’espionnage cybernétique, des mariages forcés pour contrôler les mâles et utilisé la corruption et le piège du chantage pédophile pour voler et non pas gagner, le contrôle d’une richesse bien plus conséquente que leur petit nombre.

Ils violent toutes les lois et protocoles des Etats-Unis en toute impunité et sont les éléments dominants du vol de Wall Street sur Mains Street (la rue du commun), du vol de propriété intellectuelle des citoyens américains et du trafic des enfants pour des avantages économiques et politiques.

Les sionistes, avec la City de Londres et le Vatican, sont nos ennemis rapprochés.

Ceci est quelque chose que je ne perdrai jamais de vue. Éradiquer le parasite sioniste est la priorité numéro 1.

Le président ne gagnera pas un déferlement électoral sans reconnaître publiquement cette réalité géopolitique et culturelle et en assurant sa base, qui est bien plus sensible à ce sujet que les médias contrôlés par les sionistes et qui ne le reconnaîtront jamais, et de tous ceux qui ont perdu l’espoir de pouvoir un jour purger le système de sa corruption, et de savoir que America First ne veut pas dire Israel First.

La synagogue de Satan est bien établie parmi les sionistes, dans les rangs jésuites du Vatican et au sein des familles royales de la plupart des pays européens. Elle est particulièrement implantée dans la monde bancaire et au plus haut niveau des services de renseignement mondiaux.

[NdT: la fin de l’article est une liste de livres et documents de références, en anglais, à compulser depuis l’article original de VT]

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Résistance au colonialisme : Annuler le jour du Canada, de « Ô Canada » à « Ô Cana’jon », prise de conscience de la réalité coloniale

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 2 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

 

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”
“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps que l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”
~ Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613 ~

 

1er juillet 2020

 

Résistance 71

 

Nous ne vivons en rien dans un monde « post-colonial » comme l’oligarchie et son histoire falsifiée veulent nous le faire croire. Des territoires entiers, couvrant des continents comme l’Amérique (nord et sud) et l’Océanie sont toujours sous le joug du colonialisme actif de source européenne, remontant aux bulles pontificales du XVème siècle (essentiellement Romanus Pontifex du pape Nicolas V et Inter Caetera du pape Alexandre VI / Rodrigo Borgia) et sur tout un système pseudo-légal de domination fondé sur cette ignominie. Le Canada en est sans doute un des exemples les plus marquants.

Depuis quelques années, la pays s’est lancé dans une vaste campagne propagandiste de nettoyage de son passé sous la forme d’une « Commission Vérité et Réconciliation » qui fut une vaste entreprise de blanchiment d’un passé criminel, employant des méthodes de pression et de manipulation et ne remettant dans le fond rien en cause.
Nous vous invitons à (re)lire le contre-rapport de cette CVR par mesurer l’étendue de la supercherie:
« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

En ce 1er juillet, fête nationale du « Canada », Mohawk Nation News republie l’hymne canadien revisité :

Hymne national canadien révisé: “O Cana’jon”

Mohawk Nation News

Décembre 2019

Note: “cana’jon” en langue mohawk veut dire “squatteur”

 

“o cana’jon, you squat on native land. 

with greedy minds you do the banks command. 

you pay them tax and shop around on onowarekeh. 

on turtle island the land of our birth. 

no more TRAPS TRICKS OR GENOCIDE. 

the great peace is the only way. 

o cana’jon you must fix mother earth. 

o cana’jon you must fix mother earth.”

 

En français, traduction Résistance 71 :

 

O Cana’jon, squatteurs en terre native

De cet esprit veule vous obéissez aux banques

Leur payez des impôts et pillez Onowarekeh

Sur l’Île de la Tortue, terre de notre naissance

Plus de pièges, d’illusions, de génocide

La Grande Paix est la seule solution

O Cana’jon soignez notre terre-mère

O Cana’jon soignez notre terre-mère

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“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

“En se présumant eux-mêmes inconsciemment d’avoir de droit un pouvoir mental de juger les “païens”, les chrétiens furent capables d’affirmer que les Indiens n’avaient pas le droit de continuer de vivre leur mode de vie libre et indépendant. Sur la base biblique que le peuple élu possède la tâche providentielle de soumettre la Terre et d’exercer une domination sur tout être vivant, les chrétiens se considéraient eux-mêmes comme un peuple élu ayant l’obligation divine de “sauver” les païens et leurs nations en les subjuguant, ce qui fut référé par le doux euphémisme de les “civiliser”. Ceci devait être accompli en brisant les nations païennes pour ensuite tourner leurs membres en des individus chrétiens qui deviendraient, par le moyen d’une assimilation graduelle, soit des sujets d’une monarchie chrétienne européenne ou des citoyens d’un état européen chrétien. De ce point de vue, les païens sont destinés par dieu à être sauvés et réduits à la “civilisation” européenne chrétienne.”
~ Steven Newcomb, 2008 ~

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Lectures complémentaires :

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte »

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« L’art de ne pas être gouverné », James C. Scott

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

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CoV19 passeport vaccinal, dictature sanitaire, Commission Européenne et OMS… des documents bien suspicieux dont (presque) personne ne parle…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 1 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

Horizon 2022, un passeport de vaccination… l’UE rase les murs au sujet de documents bien suspicieux

 

Daniele Pozzati

 

28 juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.strategic-culture.org/news/2020/06/28/2022-vaccination-passport-eu-keeps-quiet-over-suspicious-documents/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) merci à Bernardo pour avoir posté le lien de l’article original anglais, l’article valait la peine d’être traduit.

 

Surprise, surprise, la Commission Européenne (CE) avait un “projet cartographié de vaccination” prêt des mois avant que ne se déclenche la pandémie du CoV19 (NdT: en fait le SRAS-COV-2 “Caroline du Nord”…). Ce projet devrait mener à une “proposition de commission pour une carte  / passeport de vaccination commune pour les citoyens de l’UE dès 2022.”

Dernièrement mis à jour dans le 3ème quart de l’année 2019, le document de 10 pages (10-page document) le 12 septembre par un “sommet de la vaccination globale” conjointement organisé par la CE et l’OMS.

Sous le titre “Dix actions vers la vaccination pour tous, tout le monde devrait être capable de bénéficier du pouvoir de la vaccination”, le manifeste du sommet se plaint que:

“Malgré la disponibilité de vaccins efficaces et sans danger, le manque d’accès, la pénurie, la désinformation, le laxisme envers les risques de maladie, diminuant la confiance publique en la valeur des vaccins et augmentant la perte d’intérêt à leur encontre, mine le taux de vaccination dans le monde entier.”

Et avec ça, les bénéfices des compagnies pharmaceutiques sans aucun doute.

En juillet 2017 par exemple, l’Italie a rendu 12 vaccins obligatoires pour les enfants. Il s’ensuivit une augmentation du prix des vaccins de 62%, passant de l’ordre de 14 euros à 23 euros la dose.

La marché mondial de la vaccination pèse aujourd’hui environ 27 milliards de dollars par an. D’après les estimations de l’OMS, il devrait passer la barre des 100 milliards de dollars en 2025.

Comme le sommet mondial sur la vaccination de la CE-OMS a aussi discuté un agenda d’immunisation rénové pour 2030, les actionnaires de Big Pharma ne doivent pas s’inquiéter de la performance de leurs avoirs sur le long terme.

On ne doit vraiment pas “toucher au taux de vaccination mondial”.

Le manifeste de ce sommet de la vaccination mondiale liste “10 leçons et actions nécessaires pour la vaccination de tous.”

Chaque “leçon” est un bijou de ce que le philosophe néo-marxiste italien Diego Fusaro appelle “le capitalisme thérapeutique”.

Le phrasé est péremptoire et ne laisse aucune marge pour la nuance ou le débat. Des adjectifs comme “tous”, “tout le monde”, “indiscutable”, abondent. Les déclarations au mode conditionnel sont absentes.

Plus qu’un plan d’action prudent, inspiré scientifiquement et ouvert au doute et au scepticisme, le ton donné de “protéger tout le monde, partout”, de “ne laisser personne derrière”, est messianique de manière tout à fait inappropriée.

Qu’en est-il de ceux et celles qui ne voudraient pas être “protéger” de cette façon ? Simplement en Allemagne, au moins 10% de la population est strictement contre une vaccination contre le coronavirus, ce qui représente au moins 8 millions de personnes

Mais voyons ce que nous pouvons apprendre si on veut, de ces “leçons”.

La leçon #1 commence par : “Promouvoir le leadership politique mondial et l’implication dans la vaccination”, il semble que c’est ce dont nous sommes témoins maintenant, avec les gouvernements dans le monde suggérant que les masques et la distanciation sociale resteront en place jusqu’à ce qu’on ait trouvé un vaccin contre le SRAS-COV-2.

Quid des politiciens qui sont contre la vaccination ?

Dira t’on aux gens qui votent pour eux, comme le fit tristement le commissaire au budget de la CE Gunther Oettinger avec les électeurs de la Liga italienne en 2018, en leur disant que “les marchés leur enseigneront de voter pour les bonnes choses” ?

Y aura t’il une nouvelle pandémie pour apprendre aux gens à voter pour la bonne chose ?

Leçon 4, “Frapper à la racine de l’hésitation vaccinale, augmenter la confiance dans la vaccination”, ceci a tout l’air d’un modèle pour une campagne de propagande, une qui prévoit, d’après la lecture du programme de vaccination de l’UE, le “développement de modules de formation électronique ciblant les médecins généralistes et les fournisseurs de soin de santé, focalisant sur l’amélioration des techniques pour gérer les populations hésitantes et promouvoir un changement de comportement.

Leçon 5, “Rassembler le pouvoir des technologies numériques afin de renforcer le contrôle de la performance des programmes de vaccination”, ceci soulève en cette période d’ap de traçage et de bracelets électroniques, des préoccupations légitimes sur la main mise toujours plus avant de la technologie sur nos vies et sur nos corps.

De quelles technologies numériques parle t’on ? Peut-être d’une puce électronique sous-cutanée, comme celle qui fut récemment patentée sous le numéro assez satanique de 060606 par la Fondation Bill & Melinda Gates ? (satanic-sounding number 060606 )

Leçon 9, elle est pour le journaliste alternatif et pour la liberté d’expression en général, des plus menaçante :

Donner le pouvoir aux professionnels de la santé à tous les niveaux aussi bien que les médias, pour donner une information transparente, objective et efficace au public et pour lutter contre la fausse information et la désinformation, incluant la lutte contre des plateformes de médias sociaux et d’entreprises technologiques.

Nous y sommes : le combat contre les soi-disantes fake news est de retour. Plus de boulot pour la horde de “fact checkers” auto-proclamés de Facebook.

Le terme Fake News est bien entendu un terme de novlangue orwellienne pour toute information non alignée [sur la pensée unique], quelque soit son contenu, son origine ou le fait qu’elle soit vérifiable.

En fait, le manifeste pour la vaccination globale ne fournit aucune définition de ce que serait une “information objective” ni du reste de ce que serait une “fausse information ou une désinformation.”

Si les vaccins sont aussi sûrs que l’affirment l’UE et l’OMS sans en apporter l’ombre d’une preuve, pourquoi donc le gouvernement américain a t’il créé déjà dans les années 1980, un corps appelé le “Programme National de Compensation pour les Dommages dus aux Vaccins” (National Vaccine Injury Compensation Program (VICP) ) ?

On lit ceci du site internet officiel du VICP : “une alternative sans faille au système légal traditionnel pour résoudre les plaintes résultant des dommages vaccinaux”.

Avec pas mal de succès semble t’il…

Dans la période entre le 1er octobre 1988 (début du paiement de compensations) et le 1er juin 2020 (dernières données disponibles), le VICP a attribué pour un total de quelques 4,4 milliards de dollars en compensations financières.

Ce chiffre exclut toute compensation résultant de poursuites judiciaires abouties, notamment des attaques en justice collectives contre Big Pharma.

Mais, comme l’explique très bien le réalisateur de documentaires Massimo Mazzucco, les autorités américaines ne se sont pas arrêtées là pour protéger Big Pharma des actions en justice. En 2010, une décision importante de la Cour Suprême des Etats-Unis a cité le U.S. Code Title 42 ainsi :

“”La loi élimine la responsabilité des fabricants concernant les effets secondaires adverses inévitables des vaccins”.

La même décision élabore plus loin :

“Aucun fabricant de vaccin ne peut être tenu pour responsable dans une action légale civile pour des dommages étant survenus de dommages liés aux vaccins ou à un décès associé à l’administration d’un vaccin après la date du 1er octobre 1988… Si la blessure ou la mort a résulté d’effets secondaires qui étaient inévitables alors même que le vaccin a été adéquatement préparé et a été accompagné des directions adéquates et des avertissements d’usage.”

1988 fut évidemment l’année où le VIPC commença à attribuer des compensations aux victimes de dommages par vaccins, économisant de graves et violents maux de tête à Big Pharma dans le processus.

Comme la biologiste de système Dr Shiva Ayyadurai le souligne, l’impossibilité d’attaquer en justice les labos pharmaceutiques au sujet des vaccins, combinée avec la perte de bénéfices sur les ventes de médicaments, a fait que les vaccins sont devenus le nouveau modèle d’affaire de Big Pharma. Et maintenant l’UE et l’OMS financée par la Fondation Bill & Melinda Gates emboîtent le pas.

Karl Marx écrivit ceci dans son “Manifeste du Parti Communiste” (1848) :

L’exécutif de l’état moderne n’est rien d’autre qu’un comité de gestion des affaires communes de toute la bourgeoisie.

Si Marx était vivant aujourd’hui, il aurait pu conclure que la gouvernance par une organisation internationale n’est rien d’autre qu’un comité de gestion des affaires communes de l’élite mondialiste.

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Lectures complémentaires :

Affaire CoV19 OGM

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique

Notre dossier « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

Entrevoir la solution au marasme politico-social :

Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

(R)évolution politique : la voie retour aux communs dans la Commune Universelle de notre humanité réalisée…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 29 juin 2020 by Résistance 71

 

 

Pas de communs sans communauté

 

Maria Mies

2014

 

Republié, juin 2020

 

Source: https://www.lavoiedujaguar.net/Pas-de-communs-sans-communaute

 

L’intérêt actuel pour les nouveaux communaux est bienvenu. Cela montre que de plus en plus de gens comprennent que notre système mondial capitaliste actuel ne peut résoudre aucun des problèmes qu’il a lui-même créés. La plupart des gens qui veulent créer de nouveaux communaux recherchent un nouveau paradigme économique et social. Pourtant, je pense qu’il est nécessaire de porter un regard plus critique sur les principaux concepts et arguments utilisés dans le discours sur les biens communs. Aujourd’hui, les « nouveaux biens communs » font l’objet d’un nouveau battage médiatique. Que voulons-nous dire lorsque nous parlons de nouveaux biens communs ? Que pouvons-nous apprendre des anciens communaux ? Qu’est-ce qui doit être changé aujourd’hui ? Y a-t-il une perspective réaliste pour les nouveaux biens communs ?

Tout d’abord, je tiens à souligner qu’aucun bien commun ne peut exister sans une communauté. Les anciens biens communs étaient entretenus par une communauté clairement définie dont les membres s’engageaient à accomplir un travail communautaire pour subvenir à leurs besoins. Ce travail n’était ni imposé ni un passe-temps agréable ou un luxe. Il était nécessaire à l’existence et à la subsistance des gens. Chaque personne adulte était tenue de contribuer à ce travail nécessaire. Chacun était responsable du maintien du bien commun. Cette responsabilité ne devait pas être formellement imposée par des lois. Elle était nécessaire pour maintenir la vie de tous.

Les anciens communs

Je viens d’un petit village de Rhénanie en Allemagne. Il y avait trente-deux ménages de paysans. La plupart étaient des paysans dont le seul revenu régulier provenait de la vente de lait, de céréales et de pommes de terre, et parfois de la vente d’un porc ou d’un veau dont ils n’avaient pas besoin pour eux-mêmes. Le village avait encore une forêt et une terre commune. Les ruisseaux, les étangs, les routes, les arbres qui poussaient le long des ruisseaux étaient communs. Aujourd’hui encore, il y a une forêt communale, mais les gens doivent payer s’ils veulent couper des arbres. Notre forêt villageoise et les autres terrains communs du village ont une limite et il y a des règles sur la façon de les utiliser. Le conseil du village peut les louer, mais ils ne peuvent pas être vendus ou privatisés.

Mais contrairement à ce que Garret Hardin a écrit dans son trop célèbre article « La tragédie des communs » (1968), ces biens communs n’étaient pas seulement libres pour que chacun puisse prendre autant qu’il le pouvait sans tenir compte des besoins des autres ni même se soucier de les préserver pour les générations futures. En fait, tout le monde dans le village comprenait que ces biens communs devaient être entretenus, préservés, réparés et régénérés par le travail bénévole de la communauté villageoise. C’était la responsabilité de toute la communauté de maintenir le patrimoine commun du village. Par exemple, lorsque de nouveaux arbres devaient être plantés dans la forêt du village, un homme ou une femme valide de chaque ménage devait y participer par son travail bénévole. Ou encore, lorsqu’une route devait être réparée ou construite, chaque ménage devait envoyer un homme, une femme ou même un enfant pour marteler les pierres de basalte dures en petits morceaux pour la route de gravier. Après les dévastations de la Seconde Guerre mondiale, ce travail communautaire gratuit a été nécessaire partout en Allemagne pour reconstruire le pays. Le conseil du village devait veiller à ce que les règles communes non écrites soient respectées. Ce travail communal était un travail dur, bien sûr, mais il était aussi plaisant. Je me souviens que ces séances de plantation d’arbres où la plupart des jeunes femmes et des jeunes hommes travaillaient ensemble étaient des moments de plaisanterie, de chant, de repas et de joie de vivre ensemble. Il y a encore des photos où l’on peut voir à quel point les jeunes s’amusaient.

Les grands principes des biens communs étaient et restent : les biens communs ne peuvent exister sans une communauté qui en prend soin. Réciproquement, aucune communauté réelle ne peut exister sans les biens communs. Tous les membres de la communauté sont responsables de l’entretien et de l’usage des biens communs, même les enfants. Cette responsabilité n’est pas imposée par une loi officielle, car il est évident pour tout le monde que la survie et la subsistance des gens dépendent des biens communs et du travail collectif bénévole. Ainsi, les anciennes économies villageoises étaient avant tout des économies morales (Mies, 1992). L’économie villageoise était en quelque sorte une économie domestique élargie, où tout le monde devait participer pour assurer l’existence de toute la maisonnée.

Outre le libre accès aux biens communs et le travail collectif bénévole, la communauté avait l’obligation de s’occuper des indigents, ceux qui ne pouvaient pas s’occuper d’eux-mêmes. Ma mère a raconté l’histoire d’une vieille veuve qui vivait seule dans sa maison et ne pouvait pas subvenir à ses besoins. Mais la communauté villageoise se sentait dans l’obligation de lui donner de la nourriture et de s’occuper d’elle. Tous les ménages devaient lui apporter de la nourriture à tour de rôle. Ainsi, la pauvreté absolue n’existait pas dans ces communautés.

La destruction des anciens biens communs par les enclosures

La destruction des anciens biens communs et des économies morales n’est pas due à l’intérêt personnel, à la cupidité et à la compétitivité des individus, comme le supposait Hardin, mais aux clôtures [enclosures] que les propriétaires capitalistes et l’industrialisation ont imposées aux villages et aux villes pour s’approprier et privatiser les terres communes, les forêts et les ruisseaux. L’enclos des biens communs au XVIIIe siècle était également nécessaire afin que l’industrialisation naissante trouve suffisamment de prolétaires pour travailler dans les usines urbaines. Nous ne pouvons pas parler de biens communs aujourd’hui sans nous souvenir de ces anciennes clôtures, et nous ne pouvons pas parler de nouveaux biens communs sans regarder les nouvelles clôtures qui ont lieu partout dans le monde.

En 1755, Rousseau a été le premier à comprendre ce que l’enclos des biens communs signifiait réellement pour l’humanité. Il a écrit :

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : “Ceci est à moi”, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, que de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : “Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne”. » (Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, 1755)

Cette privatisation signifie piraterie, violence, vol, accaparement de ce qui appartient au peuple : la terre, les forêts, l’eau, les rivières, les espaces ouverts dans les villes et les villages, mais aussi la connaissance, la culture et la langue. Ces voleurs capitalistes ne font que mettre un prix partout où ils peuvent déclarer : « Ceci est ma propriété privée. » Cela signifie qu’ils ont transformé les biens communs en marchandises. Le mot « privé » vient du mot latin privare, qui signifie voler, piller, coloniser. Ce vol n’a pas lieu sans violence ni sans guerre. Guerre contre la nature et guerre contre la subsistance des peuples. Cette méthode est encore utilisée aujourd’hui pour voler, coloniser et marchandiser les biens communs partout, en particulier dans le Sud. Mais aujourd’hui, ces clôtures sont appelés développement et modernisation. En fait, sans ces clôtures, le Sud et le Nord n’auraient pas pu « développer » leur industrie et leur marché mondial capitaliste et ne pourraient pas poursuivre leur manie de la croissance (Shiva et al., 1997).

Les nouvelles enclosures

Mon intérêt pour les biens communs a commencé au début des années 1990. À cette époque, un nouveau discours sur les biens communs se diffusait dans le monde entier. Nous — Veronika Bennholdt-Thomsen et moi-même — avons participé aux débats sur la destruction, la défense et la réinvention des biens communs (Bennholdt-Thomsen et Mies, 1999). Ce nouvel intérêt pour les biens communs était dû au mouvement mondial d’enclosure qui a commencé vers 1990 avec l’introduction de la politique néolibérale de libre-échange. Cette restructuration de l’économie mondiale est fondée sur les principes suivants : mondialisation, libéralisation (déréglementation), privatisation et concurrence universelle.

Les institutions qui ont restructuré le monde entier selon ces principes sont les suivantes : la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI), l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) qui a été transformé en Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces institutions ont travaillé et travaillent dans l’intérêt des sociétés transnationales principalement américaines, européennes et japonaises.

Ces institutions mondiales ont « ouvert » pratiquement toutes les économies du monde au « libre marché », c’est-à-dire au pillage par le capital international. Les pays du Sud ont été les premières victimes de ce nouveau mouvement d’enfermement mondial. Parce qu’elles étaient redevables à la BM et au FMI, ces institutions les ont obligées, par leurs programmes d’ajustement structurel, à ouvrir leurs frontières aux investissements étrangers, à privatiser leurs systèmes nationaux de santé, leurs systèmes d’éducation, leurs systèmes de transport et leurs secteurs de services et autres domaines jusqu’alors sous contrôle national. Leurs connaissances culturelles locales et nationales ont été volées et appropriées par les sociétés transnationales. Cela a été possible grâce à l’accord sur les droits de propriété intellectuelle liés au commerce (ADPIC) de l’OMC. La méthode permettant de voler cette propriété intellectuelle commune est le nouvel Accord sur les brevets de l’OMC. Mais contrairement à l’Occident, les populations des pays pauvres du Sud ont résisté à cette nouvelle vague d’enfermement de leurs biens communs.

Résistance aux enclosures dans le Sud

Dans de nombreuses régions du Sud, les masses populaires ont résisté à cette nouvelle politique d’accaparement de leurs biens communs, souvent avec succès. Voici deux de ces réussites.

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Lorsqu’en 1997 les sociétés transnationales occidentales ont tenté d’accéder aux richesses de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, elles ont été confrontées au fait que toutes les terres étaient encore sous contrôle communal. Elles appartenaient à différents clans qui parlaient des langues différentes et avaient des cultures différentes. Aucune entreprise capitaliste ne peut être rentable dans de telles conditions. Le principal journal local a écrit :

« Dans la plupart des régions du pays, la terre est propriété communautaire. Ce système ôte tout son sens au concept de l’entreprise privée occidentale dans la mesure où il sera difficile à des individus d’immobiliser la terre pendant tout le temps nécessaire à la création d’une plantation ou de toute autre entreprise. De toute manière, la pression communautaire ferait échouer l’affaire. » (The National, 17 juillet 1995)

La Banque mondiale, dont le but était et est toujours de développer le monde pour les intérêts capitalistes, a exigé que le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée adopte une « loi sur la mobilisation des terres » afin de « libérer les terres » pour les investissements étrangers. Mais le peuple a dit NON à ce plan de développement. Ils ne voulaient pas renoncer à leurs biens communs coutumiers : la terre, la langue, la culture, bref leur identité, leur terre natale. Le Premier ministre était désespéré. Il pensait que les crédits de la Banque mondiale pour le « développement » ne pouvaient pas être rejetés par les pauvres. Il a exhorté les gens à respecter la nouvelle loi en déclarant : « les mendiants ne sauraient choisir » [Beggars can’t be choosers, équivalent en anglais de l’adage « Nécessité fait loi » (NdT)]. Cette phrase a déclenché une vague de lettres furieuses de protestation à la presse. En voici un exemple :

« NOUS NE VOULONS PAS ÊTRE DES MENDIANTS DANS UN PAYS RICHE.

Le dictionnaire définit un mendiant comme un personne sans argent ni ressources. Et mendier signifie demander quelque chose poliment, humblement et du fond du cœur. Mais on peut se demander : pourquoi mendions-nous ?

Cette déclaration est une réaction à la manifestation populaire du 18 juillet, dirigée par les étudiants et la Coalition pour la justice socio-économique qui rassemble des ONG, des syndicats, Melsol et les Églises contre l’enregistrement des terres coutumières et tous les autres volets du programme d’ajustement structurel prévus par la Banque mondiale et le FMI.

Nous, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, n’avons jamais été des mendiants et ne souhaitons pas le devenir. Pendant des milliers d’années, nos ancêtres ont parcouru cette terre et ont survécu sans mendier auprès de l’étranger. Ils ont élaboré leur propre système de survie et de soutien de la vie. S’ils avaient vécu comme vous le suggérez, Monsieur le Premier ministre, vous et moi serions inscrits au registre des espèces humaines disparues.

Si nos ancêtres nous ont appris quelque chose, c’est qu’il est possible de vivre sans être excessivement contrôlés et manipulés par des peuples étrangers et des institutions internationales. Le Premier ministre nous réduit à n’être rien alors que nous nous savons abondamment pourvus en ressources. Ce que nous possédons fait de nous un peuple riche. Les gens conscients du lien qui les lie à la terre comprendront. Prenez nos terres et nous serons de véritables mendiants sur notre propre sol…

Le peuple, les ONG, les syndicats étudiants, les Églises et les habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée inquiets sont mis au défi de formuler des alternatives maison…

Nous n’avons pas d’autre projet que la survie de notre personnalité authentique, de notre bien-être et de notre droit à ne point recevoir d’ordres de l’étranger… » (The National, 27 juillet 1995)

Cette lettre montre que la colère du peuple n’a pas été déclenchée uniquement parce que ses biens communs ancestraux allaient être volés par des investisseurs étrangers. Le plus important semble être qu’ils ont eu le sentiment que leur dignité a été bafouée lorsque le Premier ministre les a traités de « mendiants sur leur propre terre ». Ce sentiment de dignité commune trouve son origine dans le fait que les gens savent qu’ils peuvent produire leur propre subsistance sans aucune aide des étrangers. Pourtant, la résistance contre le piratage des biens communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée montre que les préoccupations de subsistance ne sont pas seulement économiques, elles sont intrinsèquement liées à la culture, à la langue, à l’identité et surtout au sentiment de dignité d’une communauté. Sans une communauté qui défend cette dignité, aucune résistance aux enclos ne sera possible.

Inde

Le deuxième exemple de résistance contre les nouvelles enclosures des biens communs est l’histoire de la manière dont le savoir local et communautaire sur l’arbre à neem [le margousier (NdT)] a été volé, breveté et donc privatisé par une entreprise chimique américaine et comment ce bien commun a été restauré par la résistance des gens contre ce piratage.

Le neem pousse à l’état sauvage partout en Inde, dans les campagnes et dans les villes. Tout le monde l’utilise librement. Les gens utilisent ses brindilles comme brosse à dents et les agriculteurs mélangent des feuilles de neem à leur riz parce que le neem protège le grain contre les champignons. Vandana Shiva écrit :

« Le neem est utilisé comme médicament prophylactique, biopesticide, biofertilisant, biofongicide, fixateur d’azote dans le sol. L’arbre à neem trouve une myriade d’utilisations dans chaque foyer et chaque communauté en Inde. » (Shiva et al., 1997)

La substance qui rend le neem si précieux est l’azadirachtine.

Après l’introduction de la nouvelle politique mondiale de libre-échange et de l’accord ADPIC [Agreement on Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights (TRIPS) ou Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC)], une foule de sociétés pharmaceutiques transnationales ont tenu à obtenir des brevets sur le neem. La société chimique américaine W.R. Grace a obtenu un brevet pour l’utilisation du neem dans la production de toutes sortes de produits pesticides et médicinaux. Il s’agissait d’un cas classique de nouvel accaparement d’un arbre et de la connaissance commune de son utilisation qui, depuis des milliers d’années, était gratuite pour tous. Après avoir breveté l’arbre à neem, les gens ont dû acheter des produits à base de neem, car les produits à base de neem étaient désormais la propriété privée de W.R. Grace.

Mais ce piratage et cette privatisation des connaissances séculaires du peuple indien sur le neem ont provoqué un mouvement de protestation massif en Inde. Vandana Shiva écrit :

« L’intérêt agressif de la société Grace pour la production indienne de neem a provoqué un concert de protestations de la part de scientifiques, d’agriculteurs et de militants politiques indiens, qui considèrent que les sociétés transnationales n’ont pas le droit d’exproprier le fruit de siècles d’expérimentation indigène et de plusieurs décennies de recherche indienne. Cela a suscité un débat transcontinental sur l’éthique de la propriété intellectuelle et les droits de brevet. » (Shiva et al., 1997)

Les agriculteurs et les activistes ont organisé d’énormes manifestations contre le brevetage du margousier ; mais cette protestation n’a pas été couronnée de succès au début. Ce n’est qu’après que Vandana Shiva (Inde), Florianne Koechlin (Suisse) et Magda Aalfort (Belgique) eurent déposé une plainte contre le brevetage du neem auprès de l’Office européen des brevets, dans laquelle elles déclaraient que le neem n’était pas une invention de M. W.R. Grace, mais une création de la nature qui avait été utilisée et modifiée par les agriculteurs indiens pendant des milliers d’années, que l’Office européen des brevets a reconnu que le neem n’était pas une « invention ». Il a retiré le brevet de W.R. Grace pour le neem.

Le nouveau discours sur les biens communs : Internet

Aujourd’hui, nous assistons à un nouveau discours sur les biens communs dans le monde entier. Mais contrairement au discours précédent, je ne vois guère de résistance aux enclosures d’aujourd’hui. Je ne comprends pas encore bien pourquoi et comment ce nouveau discours sur les biens communs a commencé. Mais je sais que de nombreuses personnes qui sont critiques par rapport à la destruction de l’environnement, aux crises économiques dans tous les pays et au manque de perspectives dans le monde entier cherchent une alternative. Certains d’entre eux voient le mal dans le principal pilier du capitalisme, à savoir la propriété privée. Ils cherchent une nouvelle façon de sauver un nouveau type de biens communs mondiaux. Et beaucoup d’entre eux considèrent Internet comme le grand sauveur. Ils parlent de biens communs de la connaissance ou de biens communs de la création [creative commons] et leur enthousiasme repose évidemment sur Internet. Tout le monde parle d’Internet comme du créateur de nouveaux biens communs. Même dans les journaux grand public, on trouve des articles sur les « nouveaux biens communs ». Je ne partage pas l’enthousiasme que suscitent ces nouveaux biens communs. En fait, je pense que cet enthousiasme n’est pas seulement fondé sur des illusions mais aussi sur des mythes. Je considère que ce nouveau discours n’est qu’un autre battage publicitaire qui occupe les gens pendant que les nouveaux et les anciens dirigeants du monde enferment et détruisent notre mère la Terre, le seul bien commun mondial que nous ayons tous.

Les mythes sur Internet en tant que bien commun

Le nouveau discours sur les communaux est dans une large mesure inspiré par la conviction qu’Internet est un bien commun mondial. Même les personnes qui critiquaient autrefois les enclosures capitalistes et les politiques de libéralisation, de mondialisation et de privatisation pensent qu’Internet est un nouveau bien commun mondial qui résoudrait tous les problèmes économiques, sociaux, écologiques et politiques du monde. Voici quelques-uns des principaux arguments de cette croyance en l’Internet comme bien commun. Il y en a certainement d’autres, Mais je pense que ce sont les plus importants. Je les considère tous comme des mythes. Dans ce qui suit, je compare l’Internet en tant que nouveau bien commun avec les anciens communaux.

1. L’Internet n’est ni une propriété privée ni la propriété de l’État. Il s’agit donc d’un bien commun mondial. Il peut être utilisé par tout le monde, partout, sans frais.

2. L’Internet fait du savoir un bien commun universel. Tout le savoir dans le monde ne peut plus être la propriété privée ou le privilège d’une seule personne ou d’une élite.

3. En outre, l’Internet a véritablement créé de nouvelles communautés sociales où les gens peuvent se faire des amis partout. Ils peuvent les voir, discuter avec eux, échanger des nouvelles et des points de vue avec eux, dans un salon de discussion privé ou social comme Facebook et Youtube, comme un réseau social mondial. Et ce, gratuitement.

4. L’Internet crée une véritable démocratie parce qu’il offre la possibilité de participer et de faire preuve de transparence. Aucun gouvernement, aucun parti, aucune entreprise, aucune bureaucratie ne peut garder quoi que ce soit secret, car les spécialistes d’Internet peuvent découvrir ces secrets immédiatement et les exposer au public.

5. L’Internet a créé la possibilité pour chaque citoyen d’influencer la politique locale, régionale, nationale et internationale. L’Internet va donc accroître le sens des responsabilités de chaque citoyen.

6. L’Internet mettra fin à la violence dans le monde, car si les gens ne se rencontrent pas face à face, ne s’attaquent pas, ne se tuent pas dans la réalité mais seulement virtuellement, ils ont un exutoire pour leurs agressions et n’ont pas besoin de tuer de « vraies personnes ». Les guerres deviendront une chose du passé. À terme, tous les conflits sur terre pourront être résolus pacifiquement par la « communauté internationale » représentée par les Nations unies, qui est chargée de maintenir la paix sur terre et de résoudre tous les conflits entre les nations.

7. L’Internet dépasse toutes les limites du temps, de l’espace et même du monde réel et matériel. Il est donc une source de liberté pour tous.

8. L’Internet une fois inventé et installé sur notre planète restera. L’Internet est synonyme de progrès. On ne peut pas arrêter le progrès, on ne peut pas revenir à l’âge de pierre. Quoi qu’il en soit, l’Internet est indispensable et notre vie quotidienne n’est plus possible sans lui.

Mes contre-arguments

L’Internet n’est pas un bien commun. Il est en fait la propriété privée d’une poignée d’énormes monopoles mondiaux comme Microsoft, Apple, Google, Amazon, Facebook et quelques autres acteurs mondiaux. Ils contrôlent le matériel et les logiciels de toutes les usines qui produisent et vendent des produits basés sur Internet. Ces produits ont un prix. Dans une économie capitaliste, rien n’est produit gratuitement. Mais qui en paie le prix ?

Tout d’abord, c’est la nature qui paie le prix. La terre est exploitée plus ou moins gratuitement à la recherche de ces « métaux rares » comme l’or, le coltan, le tantale, le platine et d’autres sans lesquels aucun ordinateur ne pourrait fonctionner. Ces « métaux rares » se trouvent par exemple en République du Congo, mais aussi en Chine, en Bolivie et dans d’autres pays. Une fois que les énormes bulldozers ont quitté les sites miniers, ils ne laissent que d’énormes trous dans la terre, des trous comme des blessures dans le corps de la Terre Mère. Apple et les autres géants de l’informatique ne veulent pas et ne peuvent pas soigner ces blessures. Et le résultat de cette violence contre la Terre Mère est une guerre entre les communautés locales, comme c’est le cas en République du Congo. Par conséquent, chaque ordinateur est le produit d’un nouveau processus d’enfermement global.

Mais il y a aussi des coûts humains qui n’apparaissent pas dans les bilans des sociétés informatiques. L’Internet peut paraître « bon marché » ou même gratuit pour les utilisateurs, mais les coûts humains réels sont payés par les travailleurs qui extraient ces « métaux rares » de la terre en Afrique ou ailleurs. Les récentes grèves des mineurs en Afrique du Sud qui extraient le platine de la terre sont la conséquence de leur exploitation par les sociétés informatiques. Les travailleurs réclament de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail et de vie. Ces conditions sont pires aujourd’hui qu’elles ne l’étaient sous le régime de l’apartheid.

L’Internet n’est pas non plus gratuit, même pour ses utilisateurs. Le matériel informatique (ordinateurs, téléphones portables, téléphones intelligents, i-pads, i-phones, etc.) coûte cher, notamment en raison de son obsolescence programmée. Dès qu’un nouveau gadget apparaît sur le marché, il est presque immédiatement rendu obsolète et remplacé par un autre, qui est présenté comme « meilleur ». L’ancien ne peut pas être réparé. Les grandes sociétés informatiques se font concurrence pour obtenir du matériel et des logiciels toujours plus innovants, toujours plus rapides, toujours plus sophistiqués et encore moins chers sur le marché mondial. Mais chaque nouvelle invention tue les anciennes qui deviennent alors des déchets électroniques, qui doivent ensuite être jetés dans des décharges d’ordures quelque part dans le monde. Ce déversement d’ordures électroniques est gratuit pour les entreprises informatiques, mais pas pour l’environnement et les personnes qui vivent à proximité de ces décharges.

Alors, qui paie les véritables coûts de l’Internet si l’on inclut tous ces « coûts externes » ? En fait, si tous ces coûts étaient inclus dans le prix d’un ordinateur ou d’un téléphone portable, la plupart des gens n’auraient pas les moyens de les payer. Et les grandes sociétés informatiques feraient faillite.

Qu’en est-il de l’Internet en tant que « bien commun de la connaissance » ? L’Internet a-t-il vraiment amélioré nos connaissances dans et sur ce monde ? Le psychologue et neurologue allemand Manfred Spitzer (2012) a découvert que les enfants et les jeunes qui restent assis pendant des heures devant leur ordinateur ou leur PlayStation souffrent de « démence numérique ». Leurs résultats scolaires sont très faibles. Beaucoup d’entre eux ne savent ni lire ni écrire. Beaucoup quittent l’école sans avoir passé d’examen. Ils ne connaissent pratiquement rien du monde réel. Ils vivent dans leur monde virtuel et ne sont guère capables de faire face aux exigences de la vie quotidienne. Les images qu’ils voient sur leur écran d’ordinateur sont disponibles dans le monde entier par un simple clic. Mais je pose la question suivante : s’agit-il du bien commun de la connaissance ou du bien commun de la créativité que les gens entendent lorsqu’ils parlent de l’Internet comme d’un bien commun ?

Pour les anciens communs, le savoir signifiait que chacun savait manier un marteau, une bêche et tous les autres outils nécessaires pour produire et reproduire leur vie. Ils savaient également à quelle heure on pouvait planter ou non des jeunes arbres, tout le monde connaissait les chansons chantées lors des rassemblements communs et à la maison, tout le monde connaissait les histoires racontées par les anciens sur la communauté et le monde. Tous partageaient la langue, la culture de leur village, de leur région et de leur pays. Ils connaissaient donc toutes les compétences nécessaires pour vivre leur vie dans le monde réel, dans une vraie communauté où ils se sentaient en sécurité et chez eux. Ils étaient fiers de leur identité et ils se sont battus pour leur propre dignité, comme nous l’avons vu dans l’histoire de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Où est l’identité, où est la dignité des internautes ?

Le mythe suivant est que l’Internet, et surtout Facebook, crée une « communauté mondiale » : tout le monde peut communiquer avec tout le monde dans le monde. On peut bavarder, se faire des amis, échanger des photos, parler de ses hobbies. Facebook est particulièrement populaire auprès des jeunes filles et des jeunes garçons. Ce sont des utilisateurs, pas des personnes, et chaque utilisateur est assis seul devant un ordinateur, utilisant Facebook ou un autre gadget informatique. L’échange entre ces individus atomisés n’a lieu que virtuellement, pas dans la réalité. Ces utilisateurs ne sont qu’une masse d’individus isolés, qui ne peuvent pas se toucher, se sentir et se voir comme des personnes vivantes. Leur communication est totalement désensualisée. Une telle masse d’utilisateurs ne peut pas être une « communauté » au sens propre, où chacun est responsable du bien-être de la communauté tout entière et de tous ses membres, comme nous l’avons vu dans les anciennes communautés de base. Sur Internet, aucun utilisateur ne peut se protéger contre les attaques vicieuses, les insultes ou tout autre cyber-harcèlement [cyber-mobbing]. Le cyber-harcèlement a déjà conduit à des suicides. Personne qui participe à ce « réseau social » ne peut rien faire contre ce cyber-harcèlement. L’anonymat de l’Internet conduit même à des insultes de communautés entières, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un « utilisateur » inconnu a mis sur l’Internet une photo qui insultait le prophète Mahomet. Cette insulte a conduit à des manifestations de masse de personnes vivant dans des pays musulmans dans le monde entier, au cours desquelles même un ambassadeur américain a été tué. L’Internet ne connaît pas l’éthique, il est amoral, ce qui signifie que personne ne se sent responsable des conséquences de ses actes dans le monde réel, même si ces conséquences peuvent conduire à de véritables guerres.

Nous voyons ici une différence importante entre les anciens biens communs et les biens communs dits « virtuels ». Comme nous l’avons vu, dans les anciens biens communs, tout le monde était responsable de l’entretien et de la protection des biens communs. Chacun était également tenu de respecter la communauté et toutes les personnes qui y vivaient. Tout le monde était responsable du maintien de la paix dans la communauté. Cette responsabilité est absolument absente dans les réseaux sociaux mondiaux de l’Internet.

Certaines personnes pensent qu’Internet favorise la démocratie dans le monde entier. Elles disent que le « printemps arabe » et la lutte pour la démocratie en Égypte n’auraient pas eu lieu si l’Internet n’avait pas existé. Il est vrai qu’Internet a facilité l’échange rapide d’informations sur les rassemblements de la place Tahrir au Caire et dans d’autres pays d’Afrique du Nord. Mais la démocratie a besoin d’autre chose qu’une information rapide. Pour établir une véritable démocratie, où tout le monde peut participer pour discuter de ce que signifie la démocratie dans un pays donné, à une période donnée et dans des conditions sociales et économiques particulières — tout cela nécessite du temps et de nombreux débats et dialogues sur la nouvelle perspective sociale et une nouvelle vision. L’Internet ne peut à lui seul créer une telle vision. Il n’est qu’une machine. La démocratie ne peut pas être créée par une machine, par un deus ex machina.

Le fait qu’Internet promeuve la paix est un autre mythe encore plus dangereux. Il favorise plutôt les guerres. Il suffit de regarder les jeux meurtriers auxquels des millions de joueurs — pour la plupart des jeunes garçons ou des hommes — sont accros.

Enfin, les partisans de l’Internet comme bien commun soutiennent que l’Internet libère l’humanité des contraintes du temps, de l’espace et même de la matière. Dans quelle mesure ces affirmations sont-elles vraies ? En effet, l’Internet semble avoir surmonté les limites du temps : les gens peuvent communiquer en une seconde avec d’autres personnes. Tout le système financier mondial est fondé sur cette communication immédiate. Mais les gens normaux communiquent aussi de plus en plus par courrier électronique et par Internet plutôt que par courrier papier ou par téléphone. Ils peuvent également communiquer avec plus de personnes en moins de temps. Mais quel est le prix à payer pour cette communication rapide ? Les gens s’épuisent, se sentent obligés de répondre à tous les courriers stupides. Ou bien ils renoncent tout simplement à regarder le courrier électronique tous les matins. Le temps est la seule chose qui ne peut pas « grandir ». Nous pouvons emballer de plus en plus d’activités en une heure, mais nous ne pouvons pas « gagner » du temps, ni prolonger une heure. Le temps passe sans cesse. Nous ne pouvons pas arrêter le temps.

Il en va de même pour l’espace. L’Internet crée l’illusion que je peux être ici à Cologne et en même temps en Irlande. Mais ce n’est qu’une illusion. En réalité, je suis assise ici devant mon ordinateur et je tape sur le clavier pour terminer cet article. En réalité, je ne peux pas être à deux endroits en même temps. Ces limitations du temps et de l’espace sont dues au fait que nous faisons partie intégrante de la nature, ce qui signifie que nous faisons partie intégrante du monde matériel sans lequel la vie n’existerait pas sur cette planète. Même cette planète n’existerait pas, elle n’existe pas « virtuellement ». La mère matière est importante [Matter matters].

Maria Mies

Community Development Journal,

Volume 49, Issue suppl_1, January 2014.

Traduction Jacques Hardeau, mai 2020.

Et vous n’avez encore rien vu…

21 mai 2020.

Bibliographie

Bennholdt-Thomsen V., Mies M.,

La Perspective de subsistance [1999],

Traduction française à paraître aux éditions La Lenteur.

Hardin G., “The tragedy of the commons”, Science, 1968, vol. 162.

Mies M., Rilling R., Spitzer H., Green O., Hucho F., Pati G.,

“Moral economy-a concept and a perspective”, Science and Peace
in a Changing Environment, 1992, Vol. I, Marburg BdWi :

Schriftenreihe Wissenschaft und Frieden.

Shiva V., Jafri A., Bedi G. & al.,

The Enclosure and Recovery of the Commons,

1997, New Delhi : Research Foundation for Science,

Technology and Ecology.

Spitzer M., Digitale Demenz, 2012, München, Droemer Verlag ;

traduction française Les Ravages des écrans, L’Échappée, 2019.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

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Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

 

 

Le trafic de drogue, pilier de l’impérialisme anglo-saxon : La Compagnie des Indes Orientales, la Chine et les guerres de l’opium

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 28 juin 2020 by Résistance 71

 

La British East India Company Inc. (Compagnie des Indes Orientales Britannique) ou BEIC est une entreprise commerciale incorporée par charte royale du 31 décembre 1600. Établie sous ce nom de 1600 à 1708, elle devint l’United Company of Merchants of England Trading in the East Indies de 1708 à 1873. Elle devient très rapidement un corps commercial monopoliste impliqué très étroitement dans l’impérialisme britannique du début du XVIIIème siècle à  la mi-XIXème. L’entreprise fut instrumentale dans l’expansion coloniale britannique en Chine.
( Source: Encyclopaedia Britannica)

 

Le trafic de drogue colonial et l’empire britannique

 

Michel Chossudovsky

 

25 juin 2020

 

Source de l’article en français:

 

https://www.mondialisation.ca/le-trafic-de-drogue-colonial-et-lempire-britannique/5646882

 

Par sa résolution 42/112 du 7 décembre 1987, l’Assemblée générale des Nations unies a décidé de célébrer le 26 juin la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, afin d’exprimer sa détermination à renforcer l’action et la coopération pour atteindre l’objectif d’une société internationale libérée de la toxicomanie.

Sensibiliser ?

Rarement reconnu, le trafic de drogue (« légal ») a été initié par l’Empire britannique. Il y a une continuité. L’étiquette coloniale a été abandonnée. Aujourd’hui, le commerce (« illicite ») de la drogue est une opération de plusieurs milliards de dollars.

Les deux principaux centres de production sont aujourd’hui :

  • L’Afghanistan qui produit environ 90 % de l’offre mondiale d’opium (transformé en héroïne et en produits dérivés). Un programme d’éradication de la drogue a été lancé avec succès en 2000-2001 (avec le soutien des Nations unies). avant l’invasion menée par les États-Unis et l’OTAN en octobre 2001. Depuis l’invasion et l’occupation militaire, selon l’ONUDC, la production d’opium a été multipliée par 50, pour atteindre 9000 tonnes en 2017.
  • La région andine de l’Amérique du Sud (Colombie, Pérou, Bolivie) qui produit de la cocaïne. La Colombie est un narco-État soutenu par les États-Unis.

L’économie de la drogue fait partie intégrante de la construction d’un Empire. Le trafic de drogue est protégé par l’appareil militaire et de renseignement étasuniens.

(Ce sera l’objet de plusieurs articles de Global Research qui seront publiés dans les prochains jours en réponse à l’ »observance mondiale de sensibilisation » parrainée par l’ONU le 26 juin 2020).

Le rôle de l’Empire britannique

Historiquement, le trafic de drogue a fait partie intégrante du colonialisme britannique. Il était « légal ».

L’opium produit au Bengale par la Compagnie britannique des Indes orientales (British East India Company -BEIC) était expédié vers le port de Canton, au sud de la Chine.

L’exportation d’opium de l’Inde britannique vers la Chine, financée par l’État, a été sans doute la plus grande et l’opération la plus persistante de trafic de drogue de l’histoire. À son apogée, au milieu du XIXe siècle, elle représentait environ 15 % du revenu colonial total de l’Inde et 31 % des exportations indiennes. Pour approvisionner ce commerce, la Compagnie des Indes orientales (EIC) – et plus tard le gouvernement britannique – a développé un système de culture très réglementé dans lequel plus d’un million d’agriculteurs par an étaient sous contrat pour cultiver du pavot à opium. …

Le système des agences a permis de s’assurer que les agriculteurs ne partagent pas les importants bénéfices du commerce de l’opium. Grâce à leur pouvoir de monopsone, les agences de l’opium ont pu « maintenir le prix de l’opium brut juste à la limite de l’économie. » (Jonathan Lehne, 2011)

Si la part des terres agricoles allouée à l’opium était relativement faible, la production d’opium sous le régime colonial n’en a pas moins contribué à appauvrir la population indienne, à déstabiliser le système agricole et à déclencher de nombreuses famines.

Selon un reportage incisif de la BBC:

« La culture de rente [l’opium] occupait entre un quart et la moitié de l’exploitation d’un paysan. À la fin du XIXe siècle, la culture du pavot a eu un impact sur la vie de quelque 10 millions de personnes dans ce qui est aujourd’hui les États de l’Uttar Pradesh et du Bihar.

Le commerce était géré par la Compagnie des Indes orientales, la puissante multinationale établie pour le commerce avec une charte royale qui lui accordait le monopole des affaires avec l’Asie. Ce commerce d’État a été réalisé en grande partie grâce à deux guerres, qui ont forcé la Chine à ouvrir ses portes à l’opium des Indes britanniques. …

Les objectifs de production stricts fixés par l’Agence de l’opium signifiaient également que les agriculteurs – le cultivateur de pavot typique était un petit paysan – ne pouvaient pas décider de produire ou non de l’opium. Ils étaient obligés de soumettre une partie de leurs terres et de leur travail à la stratégie d’exportation du gouvernement colonial ».

La Chine et les guerres de l’opium

Lorsque l’empereur chinois Qing Daoguang a ordonné la destruction des stocks d’opium dans le port de Canton (Guangzhou) en 1838, l’Empire britannique a déclaré la guerre à la Chine sous le motif qu’il entravait la « libre circulation » du commerce des marchandises.

Le terme « trafic » s’applique à la Grande-Bretagne. Il a été toléré et soutenu pendant tout le règne de la reine Victoria (1837-1901). En 1838, 1 400 tonnes d’opium par an étaient exportées de l’Inde vers la Chine. Au lendemain de la première guerre de l’opium, le volume de ces envois (qui s’est prolongé jusqu’en 1915) a augmenté de façon spectaculaire.

La « première guerre de l’opium » (1838-1842), qui a représenté un acte d’agression contre la Chine, a été suivie par le traité de Nankin de 1842, qui non seulement a protégé les importations britanniques d’opium en Chine, mais a également accordé des droits extra-territoriaux à la Grande-Bretagne et à d’autres puissances coloniales, ce qui a conduit à la formation des ports ouverts (« Treaty Ports »).

Les revenus massifs du commerce de l’opium ont ensuite été utilisés par la Grande-Bretagne pour financer ses conquêtes coloniales. Aujourd’hui, on l’appellerait le « blanchiment d’argent de la drogue ». La canalisation des revenus de l’opium a également été utilisée pour financer la Banque de Hong Kong Shanghai (HKSB) créée par le BEIC en 1865 au lendemain de la première guerre de l’opium. [NdeR71: aujourd’hui la HSBC…]

En 1855, Sir John Bowring a négocié, au nom du ministère britannique des affaires étrangères, un traité avec le roi Mongkut (Rama IV) du Siam, intitulé « The Anglo-Siamese Treaty of Friendship and Commerce » (avril 1855), qui permettait l’importation libre et sans restriction de l’opium dans le royaume du Siam (Thaïlande).

Alors que le commerce de l’opium de la Grande-Bretagne avec la Chine a été aboli en 1915, le monopole britannique sur le trafic de drogue a continué jusqu’à l’indépendance de l’Inde en 1947. Les sociétés affiliées à la Compagnie britannique des Indes orientales (BEIC), telles que Jardine Matheson, ont joué un rôle important dans le commerce de la drogue.

Racisme, narcotiques et colonialisme

Les historiens se sont concentrés sur la traite triangulaire des esclaves de l’Atlantique : des esclaves d’Afrique exportés par les puissances coloniales vers les Amériques, suivis de marchandises produites dans des plantations utilisant de la main-d’œuvre esclave et exportées vers l’Europe.

Le commerce colonial de la drogue en Grande-Bretagne avait une structure triangulaire similaire. L’opium produit dans les plantations coloniales par les fermiers pauvres du Bengale était exporté vers la Chine, dont les revenus (payés en pièces d’argent) servaient en grande partie à financer l’expansion impériale de la Grande-Bretagne, y compris l’exploitation minière en Australie et en Afrique du Sud.

Aucune compensation n’a été versée aux victimes du trafic de drogue de l’Empire britannique. Les paysans appauvris du Bengale.

Avec la traite des esclaves de l’Atlantique, le trafic de drogue colonial constitue un crime contre l’humanité.

La traite des esclaves et le trafic de drogue sont tous deux alimentés par le racisme. En 1877, Cecil Rhodes met en avant un « projet secret » qui consiste à intégrer les empires britannique et étasunien en un seul Empire anglo-saxon :

« Je soutiens que nous sommes la plus belle race du monde … Il suffit d’imaginer les régions qui sont actuellement habitées par les plus méprisables spécimens d’êtres humains … Pourquoi ne formerions-nous pas une société secrète … pour faire de la race anglo-saxonne un seul Empire …

L’Afrique est toujours prête pour nous ; il est de notre devoir de la prendre. … Il est de notre devoir de saisir toutes les occasions d’acquérir plus de territoire et nous devrions garder constamment sous les yeux cette seule idée que plus de territoire signifie simplement plus de la race anglo-saxonne, plus de la meilleure, de la plus humaine, de la plus honorable race que le monde possède. »

Il y a une continuité entre la « guerre de la drogue » légitime de style colonial menée par l’Empire britannique et les structures actuelles du trafic de drogue : l’Afghanistan sous occupation militaire étasunienne, le narco-État en Amérique latine.

Aujourd’hui, le trafic de drogue est un commerce de plusieurs billions de dollars. Le bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité estime que le blanchiment de l’argent de la drogue et d’autres activités criminelles est de l’ordre de 2 à 5 % du PIB mondial, soit 800 à 3 000 milliards de dollars. L’argent de la drogue est blanchi par le biais du système bancaire mondial.

Rappelez-vous le scandale du crack, révélé en 1996 par le journaliste Gary Webb. Le crack était vendu aux communautés afro-américaines de Los Angeles.

Depuis 2001, la vente au détail d’héroïne et d’opioïdes est de plus en plus « armée » pour lutter contre le racisme, la pauvreté et les inégalités sociales.

Alors que le commerce de la drogue est aujourd’hui source de richesse et d’enrichissement, la toxicomanie, y compris la consommation d’héroïne, d’opioïdes et d’opioïdes synthétiques, a explosé. En 2001, 1 779 Étasuniens ont été tués à la suite d’une overdose d’héroïne. En 2016, la dépendance à l’héroïne a entraîné 15 446 décès.

Ces vies auraient été sauvées si les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN n’avaient pas envahi et occupé l’Afghanistan en 2001.

 

Lectures complémentaires :

La City de Londres au cœur de l’empire

Effondrer le colonialisme

Nous sommes tous des colonisés !

Résistance politique avec Ricardo Florès Magon, textes choisis

Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

 

Racisme et antiracisme comme outils de la division et de l’ingénierie sociale (Thierry Meyssan)

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“Bref, ni le pouvoir et la puissance de l’État centralisé, ni les enseignements doctrinaires de la haine mutuelle et de la lutte sans merci qui vinrent parés des atours de la science, en provenance de philosophes et sociologues obéissants, n’ont pu se débarrasser du sentiment de solidarité humaine, profondément logé dans la compréhension des hommes et dans leur cœur, parce que ceci a été chéri et cajolé par toute notre évolution précédente.
[…] Et l’Homme est appelé à être guidé dans ses actes, non pas seulement par l’amour qui est toujours personnel, ou au mieux tribal, mais par la perception de son unicité, du sentiment de ne faire qu’un avec chaque être humain.”
~ Pierre Kropotkine, “L’entraide, un facteur de l’évolution” ~

L’ouvrage mentionné et cité ci-dessus est l’antidote absolu à l’idée même de hiérarchie des espèces et des “races”, un antidote au racisme qui n’est qu’une construction sociale, un artifice construit pour maintenir le rapport dominant / dominé sous toutes les coutures possibles. Analyse intéressante de Thierry Meyssan sur le sujet et dont nous adhérons à la conclusion.

~ Résistance 71 ~

 


« Les martyrs, cher ami, doivent choisir d’être oubliés,
raillés ou utilisés ; quant à être compris, jamais. »
~ A. Camus, « La chute », 1956 ~

 

Racisme et antiracisme comme mensonges

 

Thierry Meyssan

 

16 juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.voltairenet.org/article210211.html

 

Les idéologies de l’antiracisme et du racisme se fondent sur la même imposture : il existerait des races humaines distinctes ne pouvant avoir de descendance commune en bonne santé ; postulat stupide dont chacun peut constater l’ineptie. Interrogés à ce sujet, les partisans de ces deux idéologies ne peuvent qu’assurer parler au figuré, mais reprennent peu après leur interprétation raciale de l’humanité et de son histoire. Comme le montre Thierry Meyssan, ce couple passionné n’a jamais servi que les intérêts des puissances dominantes.

Les communautés humaines ont tendance à surestimer leur mode de vie et à se méfier de celui des autres. Pour maintenir la cohésion de leur groupe, certains de ses membres ont un réflexe de rejet des nouveaux arrivants. Cependant, dès qu’ils font leur connaissance, qu’ils comprennent que ce sont des hommes comme eux, les tensions s’apaisent.

À ce fonctionnement ethnologique, des idéologies sont venues s’ajouter au XIXème et XXème siècle : le racisme et l’antiracisme. Dans le contexte de l’impérialisme britannique et du développement de la biologie et de la génétique, ces théories permettaient de justifier la hiérarchie ou l’égalité en droits des populations.

Le racisme scientifique

Suite aux théories de Charles Darwin (1809-1882) sur l’évolution des espèces animales, Herbert Spencer (1820–1903), posa qu’il existait des races humaines distinctes et que la sélection naturelle avait abouti à la supériorité des Blancs. C’était le début du « social-darwinisme ». Un cousin de Darwin, Sir Francis Galton (1822-1911), étalonna les races et relia le taux de fécondité des femmes à la dégénérescence des individus. Il put ainsi non seulement prouver la supériorité des Blancs sur les gens de couleur, mais aussi des riches sur les pauvres.

Un « consensus scientifique » établit que les accouplements interraciaux étaient à l’origine de nombreux handicaps. Dès lors, il devenait indispensable de les interdire au même titre que l’inceste pour préserver chaque race. C’était l’« eugénisme ». La mise en application de ce principe fut d’autant complexe que, quelle que soit la définition de chaque race, aucun individu n’est de race pure, par conséquent chaque situation est sujette à discussion. Aux États-Unis cette logique ne conduisit pas seulement à décourager la formation de couples entre Européens d’un côté et Indiens, Noirs ou Chinois de l’autre, mais aussi à privilégier les Blancs Anglo-Saxons sur les Blancs non-Anglo-Saxons (Italiens, Polonais, Serbes, Grecs etc.) (Immigration Act en vigueur de 1924 à 1965).

L’Institut du Kaiser Wilhelm (équivalent allemand du CNRS français) démontra que non seulement la préservation de la race exigeait de ne pas se reproduire avec des individus de race différente, mais aussi de ne pas s’accoupler du tout. En effet, dans le cas de pénétration anale, les gènes de l’un et de l’autre se mêlaient bien que n’ayant pas de descendance. D’où la prohibition de l’homosexualité par les nazis.

Il fallut attendre la chute du nazisme et la décolonisation pour que le « consensus scientifique » se retourne et que l’on prenne conscience de l’incroyable diversité au sein de chaque race supposée. Ce qui nous ressemble chez certains individus d’autres races supposées est beaucoup plus important que ce qui nous distingue d’individus de notre race supposée.

En juillet 1950, l’Unesco proclame l’inanité du « darwinisme social » et de l’« eugénisme ». Tout simplement, l’humanité est certes issue de plusieurs races d’homo sapiens préhistoriques distinctes, mais ne constitue qu’une seule race dont les individus peuvent s’accoupler sans risques. Évidemment, il n’était pas nécessaire d’être scientifique pour le remarquer, mais les idéologies impérialiste et coloniale avaient provisoirement obscurci l’esprit des « savants ».

Le racisme juridique

Alors que les scientifiques retrouvaient leur unité, les juristes se divisaient en deux manières différentes d’aborder la question. Cette fois ce ne sont pas les idéologies impérialiste et coloniale qui les séparent, mais leurs conceptions de la Nation. Pour les Anglo-Saxons, celle-ci est un rassemblement ethnique (au sens culturel), tandis que pour les Français, elle est un choix politique. Le principal dictionnaire juridique US dispose : « Nation : Un grand groupe de personnes ayant une origine, une langue, une tradition et des coutumes communes constituant une entité politique » (“Nation : A large group of people having a common origin, language, and tradition and usu. constituting a political entity,” Black’s Law Dictionary, 2014). Au contraire la France depuis la Révolution dispose : Nation : « Personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l’État » (Arrêté du roi Louis XVI du 23 juillet 1789).

La vision française est aujourd’hui à peu près universelle, celle des Britanniques n’est défendue que par eux et par leurs créations coloniales : les Frères musulmans et le RSS indien [1].

Ainsi malgré les progrès de la science, les Britanniques vivent aujourd’hui sous le Race Relations Act 1976 (Lois sur les relations raciales de 1976) et sont arbitrés par la Commission for Racial Equality (Commission pour l’égalité raciale), tandis que les textes officiels français parlent de « prétendue race ». Dans la pratique, les deux sociétés n’établissent pas de différences « raciales », mais de classe sociale pour les Britanniques et de niveau social pour les Français.

L’antiracisme

En Occident, l’antiracisme est désormais confondu avec l’antifascisme. Alors même qu’il n’y a plus de racisme faute de races, ni de fascisme, faute des situations économiques auxquelles cette pensée répondait. Les groupes qui se réclament de ces idées ont aujourd’hui la particularité de se réclamer de l’extrême-gauche anticapitaliste, mais d’être subventionnés par le spéculateur George Soros et de travailler pour le compte de l’Otan, champion du capitalisme. Ils disposent donc d’un entraînement militaire.

C’est non sans délectation que le président turc Recep Tayyip Erdoğan n’a pas manqué de souligner, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue US le 8 juin 2020, que l’Otan avait utilisé les Brigades internationales antifascistes à la fois contre la Syrie et contre la Turquie [2] ; les mêmes « Antifas » qui coordonnent les émeutes antiracistes actuelles aux États-Unis.

En réalité, le racisme et l’antiracisme sont les deux faces d’une même pièce. Tous deux se fondent sur le fantasme des races dont nous savons pourtant qu’elles n’existent pas. Dans les deux cas, il s’agit d’un conformisme à l’air du temps. Les racistes correspondaient aux idéologies impérialiste et coloniale, les antiracistes à la globalisation financière. Leur unique utilité politique commune est d’occuper le terrain pour masquer les authentiques luttes sociales.

Notes :

[1] « Histoire mondiale des Frères musulmans » (6 parties), Thierry Meyssan, 21 juin 2019. « Déjà 10 mois de confinement du Jammu-et-Cachemire », par Moin ul Haque, Dawn (Pakistan) , Réseau Voltaire, 10 juin 2020.

[2] « Les Brigades anarchistes de l’Otan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 septembre 2017.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Décolonisons le monde !… Croire que nous vivons
dans un monde « post-colonial »
quand la marchandise a tout colonisé est…
pure utopie ! Le racisme est un dérivé marchand…

CoV19 la baisse drastique de l’économie mondiale n’influe pas sur l’augmentation du CO2 atmosphérique (Dr Roy Spencer)

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La « climatologie », science des modèles informatiques
erronés déteint sur le reste de la science…

 

Entre – 444 millions et -426 millions d’années, soit durant 18 millions d’années, la planète Terre expérimenta un des plus gros âges glaciaires de son histoire avec un taux de gaz carbonique (CO2) atmosphérique se situant entre 12 et 17 fois ce qu’il est aujourd’hui, ce qui indique le peu d’importance de ce gaz comme facteur d’interférence climatique…
(source: « Trends in Global Climate Changes Inferred from Geological Data », N.M Chumakov, Geological Institute, Russian Academy of 
Science , Moscow, July 2003, publié dans « Stratigraphy and Geological Correlation », vol. 12, No. 2, 2004)

 

La grande baisse de l’activité économique due au CoV19 n’affecte pas l’augmentation du CO2 atmosphérique (mise à jour de mai 2020)

 

Dr Roy Spencer

(Climatologue, Ph.D ex-NASA)

 

5 juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.drroyspencer.com/2020/06/covid-19-global-economic-downturn-not-affecting-co2-rise-may-2020-update/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les données de concentration en CO2 atmosphérique de Mauna Loa continuent de montrer qu’il n’y a pas de réduction dans l’augmentation du CO2 à cause de la baisse récente de l’économie mondiale (CoV19). Ceci démontre combien il est difficile de réduire les émissions globales de CO2 sans causer une perturbation majeure de l’économie globale et une grande exacerbation de la pauvreté.

Après le retrait du cycle saisonnier fort des données CO2 Mauna Loa et une estimation de premier ordre de l’influence sur le CO2 de l’activité d’El Niño et de la Niña (ENSO), la mise à jour de mai 2020 ne montre aucune indication de réduction du taux d’augmentation de CO2 ces derniers mois, alors que la grosse réduction de l’activité économique et donc industrielle aurait dû se voir.

J’ai expliqué auparavant pourquoi la baisse économique ne serait pas suffisamment importante pour affecter la mesure des niveaux de CO2 atmosphériques comparée aux variations naturelles des sources et des absorbants du CO2 J’ai calculé que les réductions de 11% estimés d’émissions de CO2 par l’Energy Information Administration pour 2020, devraient être 4 fois plus importantes pour stopper l’augmentation du CO2 atmosphérique au delà des valeurs de 2019 (en assumant aucune variation substantielle des sources et des absorbants  naturels du CO2).

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Lire notre page: « Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique »

 


Escroquerie RCA = pompe à fric