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Vatican et colonialisme: Introduction au mouvement de la Longue Marche sur Rome (printemps 2016)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 mai 2015 by Résistance 71

Nous sommes en train de traduire de la documentation afin de présenter au public francophone une initiative sous l’égide de l’Assemblée des Nations Premières du Canada: La Longue Marche sur Rome (Mai 2016). Cette longue marche verra des membres des peuples indigènes du monde entier (USA, Canada, Mexique, Amérique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande et plus encore…) et des non-indigènes, marcher sur Rome depuis Paris. Arrivés sur la place St Pierre, une délégation sera reçue (on l’espère..) par le pape François 1er pour lui remettre en mains propres une demande officielle de répudiation des bulles pontificales Dum Diversas (1452), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), qui servirent de décrets à la doctrine chrétienne de la découverte, dont les effets sont toujours dévastateurs aujourd’hui.

A bientôt donc sur ce sujet…

— Résistance 71 —

 

La “découverte de l’Amérique” fut-elle une mission chrétienne “sainte et louable” ?

 

Sandra JTM Evers & David MacKinnon

 

3 Mai 2015

 

url de l’article original:
http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/05/03/was-discovery-america-holy-and-praiseworthy-christian-mission

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Est-ce que la découverte et l’acquisition de terres européennes en Amérique, intentionnelles ou par exécution, peuvent-être proprement caractérisées comme un projet de poursuite d’une tâche “sainte et louable” d’encouragement de la divulgation et de la propagation de la foi catholique ? Réfléchissons-y un moment et regardons plus attentivement à l’architecte principal de cette mission “sainte et louable” et à l’homme qui choisît de cadrer cette mission en de tels termes, le pape Alexandre VI.

Qui était le pape Alexandre VI?

Avant son élection, le pape Alexandre VI était le cardinal Borgia et en tant que tel il était membre d’une des plus puissantes familles espagnoles de la Renaissance. Il était un véritable Borgia, de nom et de sang et se caractérisait par une ambition sans borne, une grande avarice, sensualité et la réputation d’être “sans aucun scrupule”. Son élection au saint siège ne fit rien pour limiter ses désirs et ses ambitions. Lorsque le pape, avec le temps, tomba sous l’influence de son fils Cesare Borgia, ses violentes mesures assumèrent cette scélératesse démoniaque qui réagit nécessairement au gré des buts poursuivis. En termes de fomentation et de conspiration, son élection comme pape et représentant de dieu demeure un des points d’honneur des réalisations politiques de son clan sans pitié. Le pape Alexandre VI fut le père de 11 enfants et sa cour est demeurée célèbe pour son népotisme avéré. On dit qu’il mourut empoisonné de sa propre main avec son fils Cesare, après qu’ils eurent mangé par erreurs des brioches destinées à un riche cardinal dont les biens étaient convoités par les deux Espagnols. Le conseiller politique de Cesare Borgia n’était autre que le célèbre Machiavelli, dont le livre “Le Prince” se servit de Cesare Borgia comme d’une inspiration. Le contexte était certes différent, mais à cette époque, le pape Alexandre VI avait un rôle essentiel dans le “grand jeu” naissant de l’expansionnisme chrétien dans le monde au XVème siècle. Si l’on devait donner un équivalent dans le monde moderne au pape Alexandre VI, ce ne serait pas le pape François 1er, mais plutôt un président ou un premier ministre siégeant au plus haut niveau d’un conseil d’administration d’une grande entreprise transnationale.

L’objectif du Vatican était-il de poursuivre le travail “saint et louable” d’évangélisation du monde ?

Le pape Alexandre VI fut aussi l’homme qui proclama la bulle Inter Caetera en 1493, le décret pontifical qui divisa le monde en deux parties et qui altéra la destinée du continent des Amériques. Il parvint au siège suprême de “vicaire du christ, successeur du prince des apôtres, souverain pontif de l’église universelle, souverain de l’état de la ville du Vatican, serviteur des serviteurs de dieu, etc…”, parmi des rumeurs de corruption et sur toile de fond d’un collège des cardinaux bien disposé à de telles pratiques. Le collège des cardinaux n’était plus, loin s’en faut, ce qu’il était au début de l’église romaine et “était devenu un corps représentant des monarques et princes européens et un corps dans lequel les papes pouvaient perpétuer et perpétuaient l’influence de leurs familles dans les affaires de l’église.” Des 27 cardinaux en vie à la mort de son prédécesseur, la pape Innocent VIII, une dizaine étaient des neveux-cardinaux, huit étaient des princes de couronne, quatre étaient des noble romains et un des cardinaux avait obtenu sa fonction en remerciement des services rendus par sa famille au saint siège. Seulement quatre d’entre eux étaient des membres de carrière du clergé montés du rang.

Dépeindre le Vatican pendant l’âge de la découverte comme étant une mission chrétienne bien intentionnée ne reflète en rien la réalité d’un corps servis par des représentants très chevronnés dans l’art des accords et encore moins les inclinaisons du souverain pontif lui-même. Bien qu’il n’y ait aucune mention d’amener les “nations barbares” à la foi catholique (NdT: ceci fut fait dans la bulle Romanus Pontifex du pape Nicolas V en 1455), l’intention sous-jacente de la bulle Inter Caetera et principalement des deux bulles la précédant Romanus Pontifex (1455) et Dum Diversas (1452), était de légitimiser l’engagement de la monarchie portugaise dans le commerce des esclaves et par la suite, de justifier les prises de terres du nouveau monde par d’autres monarques chrétiens.

Le prétexte moral/légal invoqué par le Vatican pour ratifier le projet de la couronne d’Espagne pour découvrir et saisir des terres aux Amériques, invite à la comparaison avec certaines entités modernes para-publiques qui justifient d’énormes acquisition de terres et de ressources en Afrique sur la base de causes supérieures, comme le développement durable, la sécurité alimentaire et même la protection de la nature. Cette technique vaut la peine d’être enquêtée plus avant.

Les bulles pontificales étaient-elles des vœux naïfs de partage des évangiles de Jésus Christ avec les païens ?

Toute suggestion que la destruction et l’oppression des peuples indigènes sont des résultats non intentionnels d’une mission altruiste qui aurait dérapée apparaîtrait en contradiction directe avec les termes mêmes des bulles pontificales. L’existence même du Nouveau Monde au temps de ces bulles était sujet à controverse au XVème siècle. Mais l’intention d’exploration était sans équivoque dès le départ. Le but et objectif final étaient l’acquisition (des terres) et sa motivation la veulerie. Romanus Pontifex autorise le roi du Portugal à “envahir, traquer, capturer, vaincre, subjuguer quelques païens et sarrazins que ce soient et tout autres ennemis du christ… et de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel.” Les lettres de patente données aux explorateurs père et fils Cabot (par le roi d’Angleterre), qui souligne le titre de propriété radical de tout le territoire d’Amérique du Nord, autorisent les explorateurs à “subjuguer, occuper et posséder toutes les villes, villages, châteaux et îles.. des païens et des infidèles, pourvu que ces terres soient inconnus de rois chrétiens.

Un nombre croissant de chercheurs et écrivains spécialistes des titres de propriété sur les terres indigènes, principalement Steven Newcomb, ont argumenté depuis des années que la base de la notion que le gouvernement des Etats-Unis possèdent le titre des terres en Amérique est fondée sur ces bulles pontificales. Comme Newcomb, Peter d’Errico et Robert Miller l’ont montré à maintes reprises, Le verdict du cas légal de la cour suprème des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre McIntosh, reconnaît implicitement la connexion entre les bulles pontificales de la découverte et l’affirmation des titres supérieurs de propriété par le gouvernement. Cette affaire est en train de gagner une audience mondiale (NdT: aussi grâce à nos traductions en français depuis plusieurs années pour dénoncer ces faits dans le monde francophone…). La Longue Marche sur Rome sera une marche des peuples indigènes sur le Vatican pour officiellement demander la révocation par le pape des bulles pontificales incriminées. Cette marche est programmée pour le mois de Mai 2016. Les peuples indigènes et non-indigènes peuvent tous bénéficier de comprendre comment la Vatican au XVème siècle, a fabriqué un système d’inégalité pour d’abord légitimiser le commerce des esclaves (pour les Portugais) puis l’assertion de souveraineté sur le Nouveau Monde, sans aucune considération sur l’impact qu’aurait une telle politique sur les peuples indigènes du monde entier.

David MacKinnon est un ancien avocat de cour, membre de la Law Society of British Columbia et du Barreau du Québec.

Dr Sandra J.T.M Evers est professeur et chercheuse en anthropologie sociale et culturelle à l’université VU d’Amsterdam au Pays-Bas.

La Longue Marche sur Rome 2016 est un mouvement public de prise de conscience et une marche des peuples indigènes sur le Vatican afin de demander formellement l’abrogation sans réserve des bulles pontificales de la découverte, Dum Diversas, Romanus Pontifex et Inter Caetera.

Note de Résistance 71: Bientôt plus d’info sur la Longue Marche sur Rome, nous sommes en train de traduire une partie de leur doc.

Pour plus d’information, veuillez consulter:

http://longmarchtorome.com/

Article connexe: « Vers le démantèlement de la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, traduction Résistance 71, Novembre 2014 )

L’escroquerie du réchauffement climatique anthropique avatar de l’escroquerie malthusienne de la « surpopulation »…

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Le CO2 est le démon parce que Malthus et Ehrlich ont eu tort sur la surpopulation

 

Opinion invitée: Dr. Tim Ball

 

26 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://wattsupwiththat.com/2015/04/26/opinion-co2-is-the-demon-because-malthus-and-ehrlich-were-wrong-about-overpopulation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La focalisation du monde sur le CO2 est simplement l’objectif final d’un agenda politique bien plus large. Le Club de Rome (CR) et l’agenda 21 du Programme Environnemental des Nations-Unies d’alors (PENU ou UNEP en anglais), régit par Maurice Strong, ont créé un agenda politique fondé sur certaines assomptions toutes reliées à la surpopulation.

  1. Le monde et toutes les nations sont surpeuplés.
  2. La croissance démographique s’effectue à une vitesse intenable.
  3. Toutes les nations utilisent les ressources naturelles à une vitesse insoutenable.
  4. Les nations développées utilisent les ressources à une vitesse bien supérieure que les nations en voie de développement.
  5. Les nations développées sont parvenues à la richesse en utilisant les industries pétrolières
  6. Les nations développées doivent payer des compensations aux nations en voie de développement pour les profits dégagés à leurs dépends et pour les difficultés et coûts d’adaptation impliqués dans la gestion du changement climatique créé par les émissions de CO2.
  7. Réduire les activités des nations développées et ralentir le développement des nations en voie de développement requiert un gouvernement mondial.
  8. Une fois qu’un gouvernement mondial sera en place, le contrôle de la population pourra progresser.

Le réchauffement climatique (anthropique) et le changement climatique (anthropique) sont simplement les menaces émotionnelles utilisées pour confronter la surpopulation. Le problème est le suivant: le monde n’est pas surpeuplé !

L’attaque actuelle sur les nations développées inclut une punition pour leur succès et pour la redistribution de leur richesse mal acquise. Il est ironique qu’ils aient choisi Thomas Malthus (1766-1834) et ses idées comme base de leur agenda parce qu’il argumenta qu’une augmentation de la prospérité était ralentie non pas par une répartition inégale des richesses mais par trop de gens incapables ou n’ayant aucune volonté de créer de la richesse. Il ne voulait pas une réduction de la population dans les grandes largeurs, mais juste une réduction de ceux qui “freinaient” la société. Ses vues et propositions sont très différentes de celles des solutions socialistes de l’agenda 21. Son ouvrage majeur, , An Essay on the Principle of Population, proposait ce que les socialistes d’aujourd’hui considéreraient comme complètement inacceptabe dans le raisonnement et les solutions envisagées. Il voulait que le gouvernement mette fin aux politiques qui encourageraient le peuple à avoir plus d’enfants. Au lieu de réduire la totalité de la population et de prendre aux riches pour donner aux pauvres, il voulait simplement que moins de pauvres naissent.

Le Club de Rome (CR), sous le déguisement de vouloir sauver la planète, adopta et étendit le travail de Malthus en tant qu’agenda de contrôle de la population. Comme l’explique un groupe:

Malthus était un économiste politique qui était concerné par ce qu’il voyait comme le déclin des conditions de vie dans l’Angleterre du XIXème siècle. Il blâma ce déclin sur trois éléments: la surproduction de la jeunesse, l’incapacité des ressources de demeurer à niveau avec l’augmentation de la population humaine et l’irresponsabilité des basses classes de la société. Pour lutter contre cela, Malthus suggéra que la taille des classes les plus basses de la société soient régulée de façon à ce que les familles pauvres ne puissent pas produire plus d’enfants qu’elles ne pouvaient en soutenir.

Ceci est très important pour le débat moderne, parce que la surpopulation est toujours centrale et la force dominante derrière l’utilisation du changement climatique (anthropique) comme véhicule politique.

Malthus blâma la politique sociale du gouvernement et la charité au travers des associations caritatives pour exacerber le problème de la surpopulation (des pauvres) en encourageant les pauvres à avoir toujours plus d’enfants. Comme il l’expliqua:

J’absous totalement Mr Pitt de toute intention sinistre dans cette clause de ce projet de loi sur les pauvres qui aloue un shilling par semaine pour chaque ouvrier et pour chaque enfant qu’il a au dessus de trois. J’ai longtemps pensé, avant même que cette proposition ne voit le jour, qu’une telle possibilité serait bénéficiaire, mais une réflexion plus profonde m’a amené à penser que si l’objectif est de faire mieux pour la condition des pauvres, cela est fait pour en fait détruire l’objectif que la loi s’assigne. Il n’y a aucune tendance que je sache pour augmenter la production du pays et si cela tend à accroître la population sans accroître la production, la conséquence de cela me paraît inévitable, à savoir la production devra être divisée en plus de personnes, ce qui veut dire qu’une journée de travail produira moins de pouvoir d’achat et que donc les pauvres n’en seront que plus stressés.

L’objectif de Malthus était de réformer ou d’éliminer les lois sur les pauvres et de limiter les œuvres caritatives. Malheureusement, son argumentation manquait de preuves tangibles et les exemples qu’il utilisa n’étaient pas d’importance. Par exemple, il utilisa l’augmentation de la population des Etats-Unis en disant qu’elle avait plus que doublée de 2 millions de personnes en 1775 à 4,3 millions en 1800. Il n’identifia cependant pas l’immigration comme étant la raison primordiale de cette augmentation.

Malthus a eu une influence cruciale sur la théorie de l’évolution, comme Darwin l’a reconnu dans son autobiographie de 1876.

“En Octobre 1838, c’est à dire 15 mois après que j’eus commencé ma recherche systémique, j’ai lu pour me divertir les écrits de Malthus sur la surpopulation et étant bien préparé pour apprécier la lutte pour l’existence qui se déroule partout depuis une longue observation continue des habitudes des animaux et des plantes, cela me frappa d’un coup que sous ces circonstances, des variations favorables tendraient à être préservées et des défavorables détruites. Les résultats de tout cela serait la formation d’une nouvelle espèce. J’avais donc enfin une théorie avec laquelle travailler.”

Darwin demandait des preuves pour soutenir toute théorie, mais quelque part, il n’en fit rien pour Malthus. Quoi qu’il en soit, il aimait particulièrement l’idée de caractéristiques “favorables” (désirables) ou “défavorables” (indésirables). Cela cadrait son acceptation et son inclusion dans la 6ème édition de son ouvrage “De l’origine de l’espèce”, de l’expression d’Herbert Spencer “la survie du plus apte”. (NdT: qui est le fondement même de ce qui devint ensuite la pseudo-science du “darwinisme-social” promulguée par Herbert Spencer, Thomas Huxley et consorts) Le problème est Malthus.

Malthus et Darwin ont aussi apparemment ignoré la technologie, parce qu’ils ne se sont intéressés qu’à l’évolution biologique. Ils n’ont pas pris en considération la révolution agricole qui a précédée la révolution industrielle. Cette omission est toujours de mise dans la société d’aujourd’hui dans la mesure où beaucoup de personnes assument que l’évolution s’est arrêtée. Cela est aussi central en tant que thème sous-jacent de l’environnementalisme que de dire que la technologie est une anomalie dangereuse du développement humain. Cela souligne la création de ce terme qui n’a aucun de sens: le développement durable.

L’alarmisme au sujet de la croissance démographique était central aux idées du Club de Rome. Cela reçût un impact au travers du pathétique et incorrect livre de Paul Ehrlich, “The Population Bomb.” Le fait que chaque prédiction unique faite par Paul Ehrlich et John Holdren, aujourd’hui tsar scientifique et conseiller du président Obama pour la science et la technologie, ait été prouvée complèteement fausse, n’arrête pas les extrémistes de voir un besoin pour un contrôle total. Certains pensent même que les gens ne devraient même pas exister. Holdren pense qu’ils devraient être limités et contrôlés comme détaillé dans une liste de ses propostions totalitaires. (http://zombietime.com/john_holdren/ )

 

  • Les femmes pouraient être obligées de mettre un terme à leur grossesse, qu’elles le veuillent ou non ;
  • La population en général pourrait être stérilisée au moyen de produits chimiques mis intetntionnellement dans l’eau potable et la nourriture ;
  • Les mères célibatires et les jeunes mères sous l’âge légal devraient avoir leurs enfants saisi contre leur gré et donné à d’autres couples ;
  • Les personnes contribuant à la “détérioration sociale” (les indésirables) “pourront être requis par la loi d’exercer une responsabilité reproductrice”, en d’autres termes, être forcés à l’avortement ou à la stérilisation.
  • Un “régime planétaire” transnational devrait assumer le contrôle de l’économie mondiale et aussi dicter les détails les plus intimes de la vie des Américains au moyen d’une force de police internationale armée.

Il est crucial pour tous les alarmistes de court-circuiter la résistance du public aux contrôles draconiens, spécifiquement aux Etats-Unis qui offrent des garanties constitutionnelles. Holdren a proposé une méthode pour contourner la constitution en utilisant la constitution. Il a écrit:

“De fait, il a été conclu que les lois de contrôle de la population obligatoires, même des lois incluant l’avortement obligatoire, pourraient être de mise sous la constitution existante si la crise de la population devenait suffisamment grave pour mettre en danger la société.”

Cela paraît-être très officiel, légal et plausible jusqu’à ce que vous réalisiez comment cela donne le contrôle. Il est la personne qui explique comment la constitution pourrait-être utilisée dans ce but précis. Il est celui qui décide quand la crise est suffisamment grave pour mettre en danger la société. Cette technique est applicable à toute menace perçue, incluant bien évidemment le fameux changement climatique (anthropique).

Holdren a dit durant son audition sénatoriale de confirmation à son poste, qu’il ne pense plus de cette façon là et a refusé de répondre aux questions des médias au sujet des points de vue exprimés dans “Human Ecology”. Néanmoins, ses actions et son soutien à la thèse du réchauffement / changement climatique anthropique contredisent cette déclaration. Il est certain que le sous-développement qui est atteint en éliminant les sources d’énergie pétrolières, est un élément central de l’affaire. Dans un entretien en 2010, on lui demanda d’expliquer la pensée derrière les vues exprimées dans Human Ecology.

CNSNews.com a demandé: “Vous avez écrit: ‘une campagne massive doit-être lancée pour restaurer un environnement de haute qualité et pour sous-développer les Etats-Unis, dans votre livre ‘Human Ecology’. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendiez par ‘sous-développer les Etats-Unis’ ?

Holdren répondit: “Ce que nous voulions dire était d’arrêter les types d’activités qui détruisent l’environnement en les remplaçant par des activités qui produiraient à la fois de la prospérité et une qualité de l’environnemnt. Merci beaucoup.”

Sir John Houghton, le premier co-président du GIEC (IPCC) et l’éditeur en chef des trois premiers rapports dudit GIEC, a confronté la surpopulation de manière différente. Dans un article pour la Global Conversation de Lausanne en 2010 il a dit:

Note du traducteur: C’est ce genre de frappé du missel qui ont des postes politiques d’influences comme au GIEC…

“Laissez-moi d’abord écrire quelques mots au sujet de dieu et de la science. Quelques scientifiques d’importance nous disent que dieu n’existe pas et que la science est la seule histoire qui vaille la peine d’être contée. Argumenter de la sorte est démontrer une incompréhension fondamentale de ce qu’est la science. A la base de tout travail scientifique se trouvent les “lois” de la Nature, par exemple, les lois de la gravité, de la thermodynamique et de l’électromagnétisme, ainsi que les concepts troublants et les mathématiques de la mécanique quantique. D’où viennent ces lois ? Les scientifiques ne les inventent pas, elles sont là pour être découvertes. Avec dieu comme créateur, elles sont les lois de dieu et la science que nous faisons est la science de dieu.

(s’ensuivent ici des psaumes de la bible…)

Alors que nous, façonnés à l’image de dieu, explorons la structure de l’univers que dieu a fait avec toute sa fascination, merveille et potentiel, nous nous engageons dans une activité divine. Beaucoup des fondateurs de la science moderne il y a 3 ou 400 ans, étaient des chrétiens qui faisaient de la science pour la gloire de dieu. Moi-même et d’autres scientifiques aujourd’hui sommes privilégiés de pouvoir suivre leurs traces.

Une responsabilité spéciale que dieu a donné aux humains, créés à son image, est de prendre en charge et de protéger la création. Aujourd’hui, les impacts de l’utilisation de ressources finies, l’accroissement rapide de la population humaine et la menace du changement climatique (anthropique) s’ajoutent très certainement au plus grand défi auquel le monde ait jamais eu à faire face et de la sorte, nous sommes tous impliqués dans ce défi, que nous soyons scientifiques, législateurs, chrétiens ou qui que nous soyons.”

Le Club de Rome et ses arguments de la manifestation de l’Agenda 21 sont considérés comme étant néo-malthusiens parce qu’ils étendent son hypothèse pour dire que la population va dépasser toutes les ressources. La menace fut écrite dans le livre du Club de Rome Limits To Growth. Ceci est devenu le format pour toutes affirmations subséquentes, incluant celles faites par le GIEC. Fondée sur des données totalement inadéquates, y compris celles sur la population et les réserves en ressources, elle fut sujette à analyse utilisant des mécanismes de déveloopement très restreints et forcée dans un modèle informatique au résultat prédéterminé. L’économiste Julian Simon mit au défi l’hypothèse avec un pari qui vit pour résultat une étude empirique. Simon gagna la bataille mais perdit la guerre. Simon fit le pari il y a 35 ans de cela et pourtant la plupart des gens continuent de croire que le monde est en train de manquer de ressources.

Ainsi les prédictions sur la population et les ressources sont fausses, ce qui n’est pas du tout surprenant parce que Malthus avait tort sur les deux points. Pourtant, beaucoup veulent toujours contrôler et limiter la population. Un sommaire de leurs proposition est révélateur:

  • Malthus voulait une réduction de la population, mais il décide quel groupe doit décliner, il était prêtre.
  • En tant qu’athée, Darwin dit que la nature va limiter le nombre, mais cela prête à confusion parce que l’humain est naturel.
  • Houghton veut faire décroître mais affirme que dieu lui a donné l’autorité de décider.
  • Holdren veut faire décroître mais parce que lui ou le parti politique qu’il soutient sont supérieurs à tout le monde, ils vont décider.

L’insanité de tout cela est que rien de ce qu’ils pensent tous a une importance quelconque parce qu’il n’y a pas de surpopulation, il n’y a pas de pénurie de ressources et il n’y a aucune connexion entre le CO2 et le changement climatique. C’est une histoire scientifique sans preuve ou au mieux avec des preuves concoctées par Malthus filtrées par le Club de Rome et le GIEC.

Réflexion participative sur le 1er Mai…

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Nous avons traduit ce petit texte court et percutant (a t’elle écrit des textes non percutants ?…) d’Emma Goldman, qui est la retranscription d’une annonce qu’elle fit publiquement à Toronto en 1939. Comme le plus souvent, ce type de texte est toujours d’une actualité brûlante, néanmoins certaines choses essentielles ont changé depuis. Nous lançons ici une petite expérience pédagogique participative: Qu’est-ce qui a changé depuis 1939 et ce texte de Goldman ? Comment (ré)agir aujourd’hui ? Merci de commenter là-dessus en essayant de rester le plus bref possible afin d’encourager lecture et participation. Merci.

— Résistance 71 —

 

1er Mai 1939

 

Emma Goldman, Toronto 1939

 

Source: http://robertgraham.wordpress.com/2015/05/02/emma-goldman-on-may-day/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Une fois de plus nous célébrons le premier jour du mois de Mai, marchant dans les rues, chantant, écoutant les beaux discours des politiciens et des leaders ouvriers. Mais tout cela est-il le but de 1er Mai ?

On nous dit qu’ici, au Canada, la prospérité est de retour. Les barons de l’industrie engrangent des millions de dollars de la sueur et du labeur des travailleurs canadiens.

Oui, nos maîtres vont nous accorder des “droits démocratiques” lorsque vient le jour des élections. Ils savent très bien que tant que nous utilisons notre “puissant” papelard dans les urnes, rien ne viendra menacer leurs privilèges. Mais quand nous utilisons l’action directe, votre force collective, faisons la grève pour de plus hauts salaires, alors nos patrons nous disent que nous avons outrepassé nos “droits démocratiques”.

Notre force réside dans le domaine économique, dans les usines, dans les ateliers, dans les mines et non pas dans les lobbies du parlement ou sur les marches des mairies. Ainsi, compagnons travailleurs, marquons ce premier jour de Mai de la compréhension que l’organisation dans le champ économique est notre seule arme vraiment effective contre la guerre et son créateur qu’est l’État, contre le capitalisme et son rejetons le fascisme.”

Résistance au colonialisme: Identifier et lutter contre le double pouvoir…

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“Si un peuple vit par et obéit à la loi naturelle, il n’y a aucun besoin de lois humaines pour quelque situation que ce soit. La première loi humaine est la mort de la loi naturelle… La loi naturelle est la loi de la vie, la loi humaine est la loi de la mort.”
~ Russell Means, Lakota ~

 

La loi et politique fédérale indienne des Etats-Unis et son double gouvernement

 

Steven Newcomb

 

12 avril 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/04/12/us-federal-indian-law-and-policy-and-us-double-government

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le superbe et très complet livre de Michael Glennon National Security and Double Government (2014, Oxford University Press), fournit un excellent point de vue sur l’état de sécurité nationale que sont les Etats-Unis, qui commença avec la loi sur la Sécurité Nationale passée en 1947 sous la présidence de Harry Truman. Glennon dans son livre utilise l’expression de “réseau trumanien” (trumanite network en anglais) pour discuter de ce réseau très secret de l’appareil de sécurité de l’état qui s’est développé au sein du gouvernement des Etats-Unis pendant les près de soixante-dix ans où les Etats-Unis sont officiellement entrés dans cette période de leur histoire.

Glennon utilise aussi l’expression “institutions madisonniennes” pour discuter la manière typique ce que la plupart des gens pensent du système politique des Etats-Unis et de leurs fondateurs. “Madisonnien” se réfère évidemment au président James Madison qui fut instrumental dans la rédaction de la constitution des Etats-Unis à Philadelphie en 1787, document qui fut ratifié par les états en 1789.

Glennon utilise l’expression “double gouvernement” pour s’intéresser à un point clef. La plupart des gens voient le gouvernement des Etats-Unis comme étant constitué de ceux qui occupent les sièges du pouvoir dans le système madisonnien: le pouvoir exécutif (la Maison Blanche), le Congrès (législatif) et le pouvoir judiciaire. Mais, lorsqu’on parle d’affaires de sécurité nationale américaine, alors on entre dans le monde opaque du réseau trumanien, qui comprend plusieurs centaines de personnes, qui sont en fait en contrôle total, bien qu’on ne les voit jamais sur le devant de la scène. Ce réseau a directement mené à cet état de surveillance nationale sous le regard espion duquel le “pays des hommes libres” vit aujourd’hui.

C’est sans aucun doute en résultat du réseau trumanien que, le 18 Janvier 2001, le conseil national à la sécurité envoya le memorandum: “United States Position on Indigenous Rights Negotiations” au gouvernement sortant du président William ‘Bill” Jefferson Clinton.

Les délégués des Etats-Unis furent instruits de faire progresser la position exprimée dans le memorandum du NSC au cours de discussions internationales sur les affaires des peuples indigènes qui prenaient place dans des endroits comme les Nations-Unies et l’Organization of American States (OAS). La position politique américaine en 2001 sur les peuples indigènes fut réaffirmée à la fois par le gouvernement de G.W Bush et celui de Barak Obama.

Le troisième point de ce document du NSC se réfère au problème de “l’auto-détermination” des peuples indigènes. Voici ce qu’il dit: “ La délégation des Etats-Unis devra soutenir l’expression d’’auto-détermination interne’ pour les déclarations des droits des peuples indigènes à la fois à l’ONU et à l’OAS, qui sera définit comme suit: ‘les peuples indigènes ont le droit à une auto-détermination interne.

Dans le document officiel, le mot “interne” veut dire interne à une nation ou un peuple particulier et “au sein” d’un “état-nation” comme les Etats-Unis. Le troisième point du memorandum poursuit: “En vertu de ce droit (d’auto-détermination interne), ils (les peuples indigènes) peuvent négocier leur statut politique au sein du cadre de l’état-nation existant et sont libres de poursuivre leur développement économique, sociale et culturel.

En droit international, le droit à l’auto-détermination a été exprimé de cette façon: “Tous les peuples ont le droit à l’auto-détermination. En vertu de ce droit, Ils déterminent librement leur statut politique…” Le réseau trumanien américain et le NSC ont changé “ils déterminent leur statut politique” en “ils peuvent négocier leur statut politique au sein du cadre de l’état-nation existant…

Un tel langage en provenance du memorandum du NSC explique la base de la position des Etats-Unis au sujet de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, publiée en 2010 par le ministère des affaires étrangères des Etats-Unis. Le ministère y déclare: “Les Etats-Unis sont donc heureux de soutenir l’appel de la déclaration pour la promotion du développement d’un nouveau concept international distinct d’auto-détermination spécifique aux peuples indigènes. L’appel de la déclaration est de promouvoir le développement d’un concept d’auto-détermination pour les peuples indigènes qui soit différent du droit existant à l’auto-détermination issus du droit international.

Néanmoins, ce n’est pas la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU qui “appelle” à “un concept nouveau et différent spécifique aux peuples indigènes”. C’est au contraire, l’état sécuritaire national et son réseau trumanien qui a appelé cela pour les nations et peuples originels (les “peuples indigènes”) qu’on ne leur accorde que “l’auto-détermination interne” soumise dans le système politique dominant des Etats-Unis. Ceci représente un type de langage particulièrement soigné afin d’empêcher toute réforme fondamentale. Ce langage est mis en avant par les Etats-Unis pour maintenir le statu quo de la captivité des nations premières sous la loi fédérale indienne, de son système politique et sous la doctrine judéo-chrétienne d’un droit de découverte et de domination.

(NdT: Officiellement dans les textes des Etats-Unis, la réserve Lakota/Sioux de Pine Ridge par exemple, est le “camp de prisonniers de guerre #44”… Toujours aujourd’hui.. Le terme de “captivité” employé ici par Newcomb est parfaitement pesé et utilisé…)

Lutte contre les religions, fléaux de l’humanité et source profonde de la division…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , on 2 mai 2015 by Résistance 71

Luttons contre toutes les religions !

 

Edi Nobras
Groupe Puig-Antich (Perpignan)

 

16 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/atheisme/17727-luttons-contre-toutes-les-religions

 

Une nécessaire critique des religions et de la politique

Une des principales dimensions de la critique anarchiste de l’État chez Proudhon et Bakounine porte sur la sa dimension théologique. L’anarchie s’oppose à tout absolu, qu’il soit métaphysique ou politique. En effet, l’absolutisme théocratique se situe dans toutes les constructions qui attribuent un pouvoir absolu, y compris au peuple, pouvoir comparable à ce que d’aucuns nomment la volonté divine.
Ainsi, nous pouvons dégager une homologie entre l’organisation du pouvoir religieux, celle du pouvoir patriarcal et celle du pouvoir de l’État. Il s’agit dans les trois cas d’une soumission à une volonté et à ses représentants : à la volonté de Dieu par l’intermédiaire de ses représentants, les prêtres ; à la volonté du père dont le pouvoir est jugé naturel, à la volonté de Dieu par l’intermédiaire du monarque absolu ou à celle du peuple par la volonté de ses représentants…
L’État génère son propre système de domination, qui ne se réduit pas à la domination capitaliste. Il existe un rapport social de domination propre à l’État, qui oppose les gouvernés et les gouvernants. Le fédéralisme apparaît comme unique moyen de dissoudre la souveraineté et d’assurer une abolition du pouvoir, empêchant toute tentation absolutiste.
Ce qui en découle, c’est que toutes les définitions de l’anarchisme se retrouvent peu ou prou autour d’un même corpus de principes et de valeurs, et en premier lieu : l’anti-autoritarisme.
Beaucoup des révolutionnaires de la seconde moitié du XIXe siècle furent conduits à théoriser un communisme antiautoritaire : l’anarchisme. Ils et elles développèrent dans le même temps une action politique, une praxis révolutionnaire, une méthodologie de lutte, un comportement social et culturel, une éthique, une relation à l’autre… Enfin, ils et elles déployèrent un morceau de chiffon noir pour en faire le drapeau de la révolte, de la rébellion, de la révolution…
La devise « Ni dieu ni maître », même si elle ne fut pas d’origine anarchiste 1, est d’une concision saisissante pour définir l’anarchisme et l’ériger au rang d’un humanisme achevé. Ainsi, rien ne peut, au nom d’une quelconque autorité, révélée, déléguée, usurpée, instituée, être au dessus de l’humain et, plus précisément, de tous les humains.
Si l’anarchisme est de cœur, il est aussi de raison. Il ne peut en effet se satisfaire d’aucune superstition, d’aucune révélation, d’aucun fatalisme, d’aucune prédestination, d’aucun mensonge et, à l’instar des sciences, il se doit, chaque jour, de soumettre sa théorie, ses hypothèses, ses analyses au doute du questionnement, à la rigueur méthodique de la vérification, de la démonstration…
La «spiritualité» religieuse, celle qui se fonde sur des croyances, des dogmes et affirmations non discutables est une spiritualité dégagée de toute matérialité, qui nous éloigne définitivement de la pensée anarchiste. Nous n’avons plus affaire à des « humains libres », mais à un troupeau enrégimenté !
La révolution anarchiste se devra de tuer l’idée même de Dieu en même temps qu’elle abattra l’État.
Bakounine considère que Dieu, en tant qu’invention humaine, peut être un obstacle à l’achèvement de l’humanité, et que, dans ce cas, il conviendra de le supprimer non par la force, comme on supprime un ennemi en le tuant, mais par l’éducation, la propagande par l’action et, in fine, l’instauration de l’anarchisme.
La religion est une aliénation, une superstructure idéologique très utile à la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme, d’où la célèbre formule : « La religion, c’est l’opium du peuple. » La religion obscurcit l’esprit et empêche de voir la réalité en faisant croire qu’il existe un ailleurs où le bonheur est possible.
Au travers de la soumission à Dieu, il n’y a en réalité que la soumission au père et à son autorité. C’est ce qu’a apporté la psychanalyse à la compréhension de la « reproduction du pouvoir ».

Qu’en est-il du concept d’islamophobie ?

Le débat engagé il y a quelques temps de cela par le gouvernement Fillon sur « l’identité nationale », propagande raciste aussi haineuse que sournoise, n’a réussi qu’à polariser les esprits sur le port de tenues vestimentaires à vocation religieuse.
À la suite, la « lutte contre l’islamophobie » est née, en effet miroir. Un discours qui s’autojustifie autour d’un raisonnement affirmant que les capacités de critique seraient différentes suivant les couches sociales ou les zones géographiques dans lesquelles nous évoluons !
Réunis sous la bannière marxiste, voilà que certains ont établi une corrélation entre une situation matérielle ou géographique particulière – les banlieues, être «Arabe» – et l’impossibilité qui s’ensuit à développer toute critique antireligieuse. S’appuyant sur le père du communisme autoritaire, ils et elles peuvent ainsi écrire 2 : « Avant de dire qu’elle est « l’opium du peuple », Marx avait pris soin de préciser dans le même paragraphe : « La misère religieuse est, d’une part, l’expression de la misère réelle et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. » »
Ce que nous disent les nouveaux exégètes de Marx, c’est que le déterminisme social est pratiquement un absolu en matière de religion. La « créature » (terme qui désigne ici l’ouvrière, le chômeur, l’employé, la retraitée…) au moment où elle parviendrait à soupirer ne pourrait qu’exprimer une sottise : un élan religieux.
À ce déterminisme «social» aussi haïssable qu’erroné, nos modernes marxistes en ajoutent un, plus stupide encore s’il était possible : un déterminisme « racial », selon lequel « Arabe » veut nécessairement dire « musulman ». Cette position politique n’est en réalité qu’une expression de la condescendance de ceux et celles qui, s’estimant supérieurs, pensent que les « créatures » de banlieue, ces grandes naïves, ne peuvent faire autrement que de croire en une religion, tout comme les grandes personnes responsables pensent que les petits enfants se doivent de croire au Père Noël.
Malheureusement, ce discours ne contribue pas à convaincre les «créatures» de l’impossibilité où elles se trouveraient à se penser autrement, à devenir autre chose, à gagner en discernement et, par voie de conséquence, à se libérer par elles-mêmes.
Il produirait même l’effet inverse en renforçant des courants plus rétrogrades, plus liberticides, plus oppressifs – en premier lieu pour les femmes, mais aussi pour les hommes et les enfants.

Des courants qui se voient renforcés dans leurs propagandes et leurs pratiques et qui trouvent dans ces supplétifs, d’utiles compagnons de route.
Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, il n’y a pas une manière de penser qui serait spécifiquement occidentale et une autre qui serait spécifiquement orientale. Cette volonté de réduire la culture humaine en morceaux afin d’en attribuer chaque partie à un territoire donné est particulièrement fausse, y compris sur ce point très délicat des croyances.
L’emploi, à tort et à travers, du terme «islamophobe» nous ramène aux préjugés et stratégies de l’idéologie dominante. Selon la signification que lui donnent certains de ceux qui l’utilisent, se battre contre l’islamophobie reviendrait automatiquement à être solidaire des exploités. Cette correspondance invoquée entre un fait social – être exploité – et un fait religieux – être musulman – est évidemment fausse : il y a des musulmans dans les rangs des exploiteurs et tous les exploités – même « Arabes » – ne sont pas musulmans.
En assimilant toute critique de l’islam à de l’islamophobie, ces gens ne parlent plus de critique des religions, mais « des formes d’oppression que peuvent prendre les phénomènes religieux ». Qu’est ce que cela signifie ? Que les religions et les textes sacrés ne seraient plus critiquables en soi, pour ce qu’ils sont et ce qu’ils disent, mais que seules certaines manifestation de cet esprit religieux le seraient ?

Le postmodernisme en question

Le postmodernisme, en la circonstance, tourne autour du refus de toute pensée et toute critique à vocation « universaliste » 3, qui ne se limite pas à un seul ou quelques groupes humains, limités et particuliers.
La domination n’est plus liée à un rapport de possession-dépossession des moyens de production, mais à des normes dominantes : blanc, masculin, hétérosexuel, colonialiste, néocolonialiste.
Jordi Vidal, à propos de la société postmoderne dans Servitude et simulacre écrit : « À l’image de la conception postmoderne de la société, ces mensonges performants sont définitivement détachés du cours réel des choses. Leurs pseudo-conflits sont là pour dissimuler l’existence d’un autre plan de réalité : celui d’une vie quotidienne totalement dégradée. […] Les nouveaux signifiants, aux ordres du système, ont pu commencer à mener une guerre totale contre la pensée critique. Ce que le langage a perdu se répercute socialement dans l’atomisation de la vie quotidienne, dans la perte généralisée de tout sens logique, dans la difficulté croissante à penser de nouvelles formes d’auto-organisation ou, plus tristement, dans l’incapacité à favoriser de simples gestes de solidarité. »
L’idée selon laquelle l’identité et la culture jouent un rôle primordial est d’autant plus pernicieuse et erronée que ces dernières seraient soi-disant figées par l’intermédiaire d’une religion pour certaines minorités.
Cet élément identitaire et culturel, puisqu’il fonde essentiellement la personne et la définit, ne doit pas être critiqué, d’autant plus qu’elle appartient à des minorités.
Chez les postmodernes, la logique identitaire de minorités prend le pas sur toute appartenance de classe, et même généralement sur toute analyse de l’oppression fondamentale résultant des rapports de production capitalistes. À quand un discours sur une classe religieuse ?
En fait, le postmodernisme laisse croire qu’il a dépassé la modernité, tout en courant toujours derrière le capitalisme. La modernité n’existe du reste que dans le cadre du capitalisme. Laisser de côté les conditions économiques, c’est-à-dire capitalistes, c’est se vouer à l’échec, car c’est nier ce que nous subissons en réalité et au quotidien.
La position « pro-islam » déguisée tend d’ailleurs à assimiler Arabes à musulmans, au lieu de critiquer cette assimilation. On essentialise ici un peuple en pratiquant ce déterminisme religieux – identitaire. On ignore totalement les Arabes athées ou ceux qui sont en conflit avec leur univers religieux.
L’islam, malgré la diversité des croyants, occupe une place particulière par ses valeurs, ses pratiques, les communautés et les gens qui l’incarnent. Par exemple, l’islam ne considère pas ses valeurs comme relatives et compatibles avec le mouvement gay, pas plus d’ailleurs que le catholicisme.

L’anarchisme face aux religions, dans le concret…

Si donc l’anarchisme a toujours affirmé son refus de toute religion, théoriquement et pratiquement, cette position antireligieuse du mouvement libertaire se heurte cependant, dans le contexte actuel, à une redoutable difficulté. Là où l’anarchisme est né et où il réunit toujours l’essentiel de ses forces – dans le monde occidental –, le christianisme y est exsangue de nos jours. La seule et véritable menace religieuse à laquelle nous nous trouvons confrontés 4, c’est l’islam.
En nous élevant contre toutes les institutions religieuses et les débordements qui les accompagnent, y compris donc l’islam, nous refusons d’emboîter le pas aux ethnocentristes ainsi qu’aux nostalgiques du colonialisme. Nous nous opposons avec autant de pugnacité à celles et ceux qui, à l’instar des Gollnisch, Debray, Chevènement et autres républicains de tous bords, réaffirment la supériorité d’une civilisation européenne, laquelle civilisation n’a fait, au cours de sa trop longue période de domination, que se vautrer dans des situations particulièrement répugnantes et inhumaines.
Les anarchistes que nous sommes, au moment d’aborder les questions afférentes à la lutte antireligieuse, ne rencontrent aucune difficulté à rejeter en même temps tous les discours haineux, racistes, fascistes, etc.
Nous critiquons toutes les religions de la même manière, à partir des textes sur lesquels elles se fondent et à partir de leur histoire, et non par rapport à de simples critiques circonstancielles sur l’extrémisme que prendrait tel ou tel phénomène religieux.
Critiquer une religion, ce n’est pas affirmer l’infériorité du pratiquant de cette religion, ni établir une hiérarchie entre le croyant et le non-croyant, le musulman et l’athée. Nous dénonçons les opinions racistes déguisées en critique de l’islam là où elles existent. Cependant, nous ne pouvons accepter qu’un tel amalgame, pratiqué par des courants nationalistes et racistes, permette à l’islam d’échapper à la critique que nous portons vis-à-vis de toutes les religions.
Nous pensons également nécessaire de montrer, par exemple, le statut réservé aux femmes selon le Coran, qui sont selon ce texte clairement inférieures aux hommes et se doivent de leur être soumises. Ceci n’est du reste pas réservé au Coran mais y est tout de même très explicite. Car la réalité n’est pas univoque, le fait que les musulmans puissent être opprimés n’empêche pas que des situations d’oppression peuvent exister dans la pratique de cette religion.
Également, il est clair que, sans émettre de jugement dépréciatif sur les individus, une polygamie exclusive n’est possible que dans le contexte de sociétés fortement inégalitaires, où les femmes sont accaparées par les plus riches, les dominants.
Nous pensons nécessaire de montrer le Coran au même titre que les autres religions monothéistes pour ce qu’il est : une religion essentiellement patriarcale, fixant des mœurs et une répression sexuelle propre à ce régime patriarcal.
La question n’est pas de démontrer la supériorité d’un quelconque discours occidental, mais de montrer qu’en soi l’élément identitaire islamique n’est pas et ne saurait en aucun cas être une alternative aux logiques de domination.

Religions, racisme et mouvements sociaux

Par-delà les distinctions entre religions, Églises, sectes, croyances, superstitions, spiritualités, ésotérisme, quête d’un au-delà et autres billevesées d’un autre âge, nous combattons l’aliénation des individus sous toutes les formes qu’elle peut prendre.
Nos analyses et nos actions consistent à lutter contre le rôle politique de la religion et son idéologie, dès lors qu’elle joue un rôle politique réactionnaire. Pour nous il ne s’agit pas de nous occuper des consciences individuelles.
Notre projet de société consiste en un épanouissement et une autonomie réels des individus. Dans notre projet, la place de la liberté individuelle et collective d’expression et d’organisation n’autorise pas pour autant à diffamer, insulter, faire acte de racisme, de sexisme, d’homophobie…
Si nous dénonçons les religions, nous ne stigmatisons pas les croyants individuellement. Mais c’est à coup sûr en prenant leur destin en main, en revendiquant pour aujourd’hui l’amélioration de leur sort, sans attendre un hypothétique paradis, que les travailleurs sont amenés à s’éloigner des superstitions et de croyances archaïques.
C’est de cette façon que le mouvement ouvrier et social a été et continue d’être un puissant vecteur d’émancipation du prolétariat et de la société toute entière. Et il n’y a aucune concession à faire à ce sujet.
Notre militantisme antireligieux nous autorise à stigmatiser toute religion, mais avec notre spécificité. On ne nous retrouvera jamais aux cotés des religieux pour faire reconnaître la légitimité du « foulard islamique » ou pour faire interdire le « blasphème », pas plus qu’on nous trouvera aux côtés des fachos et des autoritaires pour dénigrer les croyances des seuls étrangers parce que d’origine arabe ou maghrébine…
L’affirmation pleine et entière de la supériorité de la démarche, critique scientifique, nous entraîne à rejeter les religions des affaires publiques.
Anarchistes, nous affirmons que c’est d’abord par des actions de solidarité et d’entraide que le racisme peut être battu. Toutes celles et tous ceux qui trouvent aujourd’hui un refuge illusoire dans le communautarisme et la religion doivent trouver les moyens de reprendre leurs vies en main, en nous rejoignant, pourquoi pas ?
Religions, communautarisme, racisme, islamo-gauchisme sont autant d’écrans de fumée qui éloignent les travailleurs de leur propre émancipation.
Ce qui fait peur au pouvoir, ce n’est pas la façon dont on se présente pour « protester contre la misère », ce qui lui fait peur, c’est que nous nous organisions pour lutter contre l’injustice et la violence du capitalisme. Autrement dit, ce qui fait peur au pouvoir, ce n’est pas l’islam – lequel s’accommode fort bien du pouvoir et réciproquement, comme c’est le cas dans de nombreux pays de la planète –, ce sont les pauvres quand ils s’organisent en tant que classe !
Le pouvoir est par essence paupérophobe sous toutes les latitudes, pas islamophobe à proprement parler !

Edi Nobras
Groupe Puig-Antich (Perpignan)

 

1. Devise lancée par Louis Auguste Blanqui, qui ne fut jamais anarchiste, mais qui, a contrario, revendiquait un État populaire, autrement dit… l’autorité du peuple, parent proche de la dictature du prolétariat de Karl Marx et de ses épigones : Lénine, Trotski, Staline, Mao…
2. Assimilée systématiquement à un mode de pensée occidental, blanc, masculin et hétéro-normé, et menant à l’impérialisme…
3. Dans « Forum des marxistes révolutionnaires », dans « CCC Forum » ou bien sur le site de l’OCL…
4. En Europe essentiellement, pour ce qui concerne les anarchistes de cette région du monde.

Émeutes à Baltimore… bienvenue dans la grande réserve indienne appelée Etats-Unis…

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“Bienvenue dans la grande réserve indienne”

~ Russell Means ~

 

Baltimore ville réserve (indienne)

 

Mohawk Nation News

 

29 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/29/baltimore-reservation-city/

 

~Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Baltimore n’est pas une émeute, c’est une révolution”. Les Etats-Unis agitent toujours le bon vieux “faux-drapeau” et sa formule développée sur Ongwe:honwe (peuples indigènes), afin de légaliser le génocide commis à notre encontre. Chaque ville est une réserve indienne entourée et encadrée par des “équipes de police de réponse opérationnelle” militairement organisées. Ce sont des prisons, tout comme les réserves indiennes. Les villes corporatistes ont toujours une base militaire à proximité.

La COURONNE/Vatican a affirmé la propriété sur toutes nos terres et nos peuples à cause d’une vieille histoire mythologique juive à laquelle ils croient (NdT: cf l’analyse sur “peuple élu sur terre promise” de Steven Newcomb que nous avons récemment traduit…). Ils sont impliqués dans tout ce qui se passe dans les “villes réserves”: Camps FEMA, loi martiale, couvres-feu, brutalité policière avérée, ciblage et réduction de la population, massacre des peuples par leur maîtres blancs. Les camps de la FEMA ne demandent maintenant qu’à être remplis, grillagés, gardes en place. Il y a trois ans, les camps de la FEMA ont reçu livraison de milliers de guillotines et de millions de cercueils en plastique.

Le contrôle des esprits s’effectue au travers de la télévision, leur outil principal d’abrutissement et d’hypnose des masses. Les médias sont une part intégrée de cette opération militaire, dont le but principale est de protéger la trésorerie (de la COURONNE). Les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Israël ne sont que des entreprises commerciales déguisées en pays. Tous les pays gérés par les corporations de guerre qui utilisent une langue étrangère sont des colonies du Vatican.

Les évènements de Baltimore nous montrent qui sont les véritables terroristes, ceux qui attaquent leur propre peuple. Les soldats prêtent serment de défendre la constitution des Etats-Unis contre tous les ennemis, étrangers ou domestiques. Les colons installés bénéficient du pillage généralisé jusqu’à aujourd’hui, ce qui les rend complices. La ville est le piège de la réserve. Regardez-nous bien, parce que c’est leur plan pour vous tous (NdT: Un autre angle de notre affirmation de “Nous sommes tous colonisés !”)

Lorsque les gens reprennent le contrôle de leur esprit, de leur politique et économie, ils deviennent libres de toute religion et superstition. Le meilleur des mondes est le vrai monde. L’ici et maintenant sur cette Terre ! Avec un esprit fort et faisant face aux réalités de la vie, les gens n’auront pas besoin de croire en des rêves et des visions d’un dieu dont ils ont peur. Au lieu de cela, ils utiliseront leurs esprits et se libèreront enfin. Colons, Dekanawida a conseillé et anticipé qu’avec un bon esprit, vous trouverez les racines du pin blanc, arbre de la paix .

Trail of Tears Genocide.

Baltimore poverty.

Messy Baltimore revolution.

Russia horrified sonic wave weapons used in Baltimore.

Résistance politique: Exposer les « réserves indiennes » comme camps de prisonniers de guerre…

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Nous mettons en commentaire la super interview de Russell Means: « Welcome to the Reservation » / « Bienvenue dans la réserve » dans laquelle il expliquait en 2011, peu de temps avant son décès, que le colonialisme de l’oligarchie tait en train de boucler la boucle et que les Etats-Unis étaient devenus une gigantesque réserve indienne/camp de prisonniers de guerre et que les citoyens américains allaient commencer à subir le sort des nations premières. Means était un infatigable activiste et un visionnaire qui manque beaucoup au mouvement de lutte.

— Résistance 71 —

 

Nous sommes des prisonniers de guerre

 

Mohawk Nation News

 

28 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/28/we-are-prisoners-of-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a 4 jours un site internet Napanee Gun Chatter a appelé criminels les Kanionkehaka/Mohawks, “ils tuent la pêche. Nous devrions faire quelque chose a ce sujet.” Chaque printemps lorsque les brochetons (petits brochets) reviennent à tyendinaga, nous devons gérer cette folie des colons et de leur colonialisme. Des inconnus à moto sont arrivés dans le jardin de quelqu’un à Tyendinaga (NdT: territoire Mohawk de la Baie de Quinte sur le lac Ontario à environ 100km à l’Est de Toronto). Ils ont frappé deux personnes et ont roulé sur une autre. Il y a deux jours, deux hommes Mohawk ont disparu alors qu’ils étaient partis pêcher au petit matin dans la Baie de Quinte, il s’agit de Tyler Maracle, 21 ans et de Matt Fairman, 26 ans.

La police de la province de l’Ontario fut appelée pour aider à les rechercher. Des centaines de gens ont cherché les berges. Une rame brisée fut retrouvée dans l’eau. Leurs vestes, téléphones portables furent retrouvés de l’autre côté de la baie. Auncun corps ni bateau n’ont encore été retrouvés. Les flics n’ont pas fait grand chose. L’hélico est venu une heure puis est reparti sur Barry.

Comme Onondaga, cette communauté est gérée par l’armée avec l’aide du conseil de bande Inc. et les maires des villes environnantes. Le boulot du conseil est de tout savoir au sujet de chaque INDIEN de la communauté et de nous maintenir tous dans les ténèbres.

Le 25 Octobre 1924, des lois coloniales sur les terres indiennes furent illégalement votées au Canada, une colonie de la Grande-Bretagne. L’entreprise commerciale Canada a mis en place des camps de prisonniers de guerre appelés “réserves indiennes” et a a mis le département des affaires indiennes sous contrôle direct de l’armée. Le numéro de Réserve Indienne est le numéro du camp de prisonnier. Des officiers et sous-officiers sont les gérants et les planificateurs.

Des clotures et des grillages furent érigés. Des agents des affaires indiennes et des gardes se trouvèrent aux portes d’accès. Des soldats enseignaient dans nos écoles. Des papiers et des permissions étaient de rigueur pour quitter la réserve et circuler. Nous avons perdu toute notre terre et avons dû travailler pour ceux qui nous l’avaient volé. Les agents indiens étaient les chiens de berger jusque dans les années 1960. Maintenant les INDIENS peuvent se garder eux-mêmes, supervisés par les conseils de bande (Canada) et de tribus (USA) sous l’œil attentif de l’armée. Les chiens de garde sont partis. On atteint la forme parfaite d’esclavage lorsque les moutons/esclaves se contrôlent eux-mêmes sans avoir recours aux chiens de garde.

La “salle de guerre” du 14ème étage du ministère des affaires indiennes (à Ottawa) fait partie du ministère de la défense. Chaque zone entourant nos communautés Ongwe:honwe (indigènes) possède une planification de Réponse Opérationnelle de Police multi-phasée, qui a été créée par l’armée. (NdT: dans sa jeunesse, l’auteure de l’article a travaillé au ministère d’Ottawa et a vu la dite “salle de guerre” ou “salle de commandement” du 14ème étage du ministère de ses propres yeux…) L’armée est impliquée dans tout ce qui se passe dans les camps de prisonniers. La police est en attente. L’enquêteur en charge est en contact quotidien avec les conseils de bande (NdT: entité coloniale élue suivant les principes du gouvernement colonial et réfutés par la société traditionnelle et la gouvernance ancestrale native)

Le site internet Napanee Gun Chatter est probablement un site de la police ou militaire piloté depuis la base aérienne toute proche de Trenton. Le projet de loi canadien C-51 anti-terroriste et liberticide rend criminelle la contestation contre le gouvernement et les corporations.

La convention de Genève de 1929 stipule que les camps de prisonniers de guerre sont faits pour contenir des combattants ennemis ou des belligérents captifs, C-51 nous regarde comme l’ennemi principal de l’entreprise commerciale Canada, une corporation militaire, gérée au Canada depuis les Affaires Indiennes. Ces camps de prisonniers sont en train d’être privatisés, d’être vendus et nous devons être déplacés. Dans son plan sur cent ans pour se débarasser du “problème indien”, Duncan Campbell Scott avait dit: “Nous allons absorber tous les Indiens dans le corps politique corporatiste”. Israël et les autres colonies britanniques veulent légaliser le génocide afin de maintenir leur empire totalement illégal.

Nos hommes sont vitaux. Ils sont en charge de la protection, de la défense et du bien-être du peuple. Ils sont multi-dimensionnels comme gardiens de la paix, enseignants, communicateurs avec le peuple, repossesseurs des terres perdues, gardiens des droits humains et des relations diplomatiques. Nous chérissons nos hommes.

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