Archive for the politique et lobbyisme Category

Résistance au colonialisme: Toile de fond historique de Standing Rock avant l’assaut militaire prévu du 5 décembre… (Russell Means)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 4 décembre 2016 by Résistance 71

La toile de fond historique de Standing Rock: les traités de Fort Laramie de 1851 et de 1868

 

Depuis l’autobiographie du grand activiste Lakota Oglala Russell Means et le chapitre 43 de son livre “Where White Men Fear to Tread” (éditions St Martin’s Griffin, 1995)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

4 décembre 2016

 

“Après plus d’un siècle de colonisation, nous peuple indien, avons appris à exceller à nous battre entre nous. Nous avons, de manière bien regrettable, appris à refléter la société blanche.”
~ Russell Means ~

 

“Notre présence au camp de Yellow Thunder [en 1981] ramena le traité de Fort Laramie de 1868 au goût du jour. Ce traité fut signé par le Lieutenant Général William Tecumseh Sherman représentant les Etats-Unis d’Amérique et par les leaders des nations Lakota et Cheyenne représentant leurs peuples respectifs. Ce traité reconfirma que le territoire de mes ancêtres s’étendait de la branche nord de la rivière Platte dans ce qui est aujourd’hui l’état du Nébraska, vers l’Est au travers de l’Iowa et jusqu’à la rivière Missouri et au Nord au travers des deux états du Dakota, du Wyoming et du Montana jusqu’au Canada. En son centre se situait les Collines Noires (Paha Sapa). Nos droits sur Paha Sapa furent reconfirmés dans un document écrit en anglais qui stipulait très clairement que le traité ne pouvait être amendé que par le vote des ¾ des Lakota mâles adultes.

Les Etats-Unis avaient désespérément recherché ce traité après avoir été battus bataille après bataille. Il est bien triste de constater que tous ces combats auraient été totalement inutiles si les Etats-Unis n’avaient pas trahi les termes du traité de Fort Laramie de 1851, traité qui garantissait aux Etats-Unis un droit de passage au travers des territoires indiens jusqu’à la côte Ouest. Lorsque des garnisons commencèrent à s’installer le long de la piste Bozeman vers les mines d’or du Montana, mes ancêtres leur demandèrent de les retirer. Notre peuple a attendu jusqu’en 1866, alors que la guerre de sécession (1861-65) avait épuisé l’homme blanc militairement, économiquement et spirituellement. C’est alors que les Lakota défendirent leurs terres, attaquant les armées de l’envahisseur et les chassant.

Tout comme nous avons cru Nixon et ses porte-flingues dans les années 1970, nos ancêtres avaient signé le traité de Fort Laramie en 1868 croyant les mots du président Andrew Johnson et de ses généraux, Sherman, John B. Sanborn, William S. Harney, et Philip Sheridan, connu pour sa déclaration tristement célèbre: “Le seul bon Indien est l’Indien mort.” Quatre ans plus tard, sans aucune permission des Lakota, Sheridan envoie George Armstrong Custer rechercher de l’or dans les Collines Noires. Mes aïeux le laissèrent faire ses tribulations sur nos terres sacrées sans le toucher ni lui ni sa force expéditionnaire. Quand Custer trouva ce qu’il cherchait, le gouvernement du président Ulysse Grant fuita l’information et en quelques mois, notre terre sacrée fut envahit par une armée de prospecteurs. Notre peuple voyageait régulièrement dans ce territoire sacré de Khe Sapa, visite faite pour renouer avec la force spirituelle, mais nous n’avions aucun campement permanent sur ces terres. A l’encontre des mines d’or de Californie où les mineurs massacrèrent tout ce qu’ils trouvaient comme Indiens, il n’y eut aucun massacre, aucune confrontation. Néanmoins, mon peuple avertit alors les chefs militaires US et les agents civils du gouvernement fédéral, que si les mineurs restaient, alors ce serait un retour à la guerre, mais ils laissèrent les premiers chercheurs de fortune tranquilles. Mes aïeux pensaient que lorsque les leaders blancs à Washington apprendraient ce qui se passait, ils se comporteraient en êtres humains, honoreraient leur parole et forceraient les mineurs à partir.

Au lieu de cela, en juin 1876, Sheridan envoya Custer et le 7ème de cavalerie résoudre le “problème indien”, dans ce qui allait devenir une des plus célèbres confrontations entre les blancs et les Indiens du XIXème siècle. Au lieu de rencontrer des femmes, enfants et vieillards sans défense comme ils en avaient l’habitude et qui constituaient la vaste majorité de leurs victimes, les maraudeurs tombèrent sur des groupes d’hommes indigènes armés sur les berges de la rivière Greasy Grass. Ils payèrent un très lourd tribut pour cette erreur. Embarrassés et humiliés, les Etats-Unis commencèrent à chercher d’autres moyens pour pouvoir répudier le traité. Les colons ne pouvaient pas obtenir ces fameux ¾ de la population mâle adulte à signer un nouveau traité et enterrer celui de Fort Laramie, alors ils saoûlèrent des “Indiens de forts” (NdT: des groupes d’Indiens qui restaient près des forts blancs et vivaient aux crochets des colons et de l’armée), mis tous ensemble, ils représentèrent moins d’un neuvième de la population adulte mâle Lakota et après bien des chantages et des menaces, les firent aposer leur marque sur un accord qu’ils ne pouvaient pas lire. Ces nouveaux documents cédaient les Collines Noires au gouvernement fédéral américain. Ce vol en bande organisée fut nommé “l’accord de 1876”.

Lorsque la très vaste majorité de mes ancêtres refusèrent toujours de céder les terres de Paha Sapa, les blancs les menacèrent alors de les déporter en “pays indien”, ce qui est aujourd’hui l’état de l’Oklahoma. En substance les Lakota répondirent ceci à la menace: On vous a déjà botté le cul, on va le refaire, alors allez-y venez… En substance les hauts-fonctionnaires US répondirent: vendez-nous les Collines Noires ou crevez de faim !

Les agents du gouvernement refusèrent de délivrer la nourriture et les vivres que le traité nous alouait ainsi que les munitions pour la chasse. Et notre peuple refusa toujours de vendre. Les blancs prirent notre terre sacrée quoi qu’il en soit en 1876, ils assassinèrent le grand Crazy Horse en 1877 et Sitting Bull en 1890 ainsi que quiconque était une menace à leur fièvre de l’or. A cause de la famine provoquée par les agents du gouvernement et des douzaines d’autres actes de génocide, mes ancêtres devinrent trop faibles pour résister militairement.

Les mineurs blancs dépouillèrent les Collines Noires de plus d’un milliard de dollars d’or et de bien plus de minerais et ce sans aucune tentative ou velléité de compensation de la part du gouvernemnt fédéral.”

=*=

Note de R71: Toute cette zone renferme du charbon, du cobalt et surtout une grande “valeur” moderne: de l’uranium.

 =*=

“Toute la tradition européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel de toutes choses. La terre-mère a été abusée, les pouvoirs ont été abusés et tout ceci ne peut pas continuer indéfiniment. Aucune théorie ne peut venir changer ce simple fait. La terre-mère va riposter, l’environnement va riposter et ceux qui abusent seront éliminés. Les choses reviennent au point de départ. C’est çà la révolution. C’est aussi une prophétie faite par mon peuple, par le peuple Hopi et bien des autres peuples corrects. Les Indiens des Amériques ont essayé d’apprendre cela aux Européens depuis des siècles ; mais, comme je l’ai dit plus tôt, les Européens sont incapables d’écouter. L’ordre naturel des choses gagnera et les abuseurs, les offenseurs mourront, comme les daims meurent lorsqu’ils brisent l’harmonie en surpeuplant une zone donnée. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’une catastrophe naturelle ne se produise, une catastrophe aux proportions planétaires. C’est le rôle des Indiens et de toutes choses naturelles de survivre. Une partie de notre survie consiste à résister. Nous résistons non pas pour renverser un gouvernement ou pour saisir le pouvoir, mais simplement parce qu’il est normal et naturel de résister à l’extermination, de survivre. Nous ne voulons en aucun cas le pouvoir au-delà des institutions des blancs, ce que nous voulons c’est que les institutions des blancs disparaissent. C’est çà la révolution.

Nous, les Indiens des Amériques, sommes toujours en contact avec ces réalités, les prophéties, les traditions de nos ancêtres. Nous apprenons de nos anciens, de la nature, des pouvoirs. Et quand la catastrophe sera passée, nous les Indiens des Amériques, nous serons toujours là pour habiter ces terres et ce continent. Peu importe si ce ne sera qu’une poignée d’entre nous au fin fond des Andes. Le peuple amérindien survivra, l’harmonie sera rétablie. C’est çà la révolution.

~ Extrait du discours de Russell Means durant le Black Hills International Survival Gathering, Dakota du Sud, juillet 1980 ~

(Traduit de l’anglais par Résistance 71)

La « France insoumise » de Mélenchon ou la nouvelle métamorphose du cloporte trotskiste…

Posted in actualité, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 décembre 2016 by Résistance 71

Entre la sortie sans fanfare du clown de l’Elysée du grand Barnum 2017, le cirque trotskiste « à l’américaine » du PG (voir ci-dessous), l’adoubement de Fillon le Bilderberger flanqué du patron du groupe comme pourvoyeur de fonds, à la « primaire de la droite » et la perspective MLP et Valls comme trublions patentés, il devient de plus en plus inutile de dire que voter en 2017 sera, plus que jamais, un acte de complicité aux crimes commis et à commettre de toutes ces ordures du pouvoir corrompu.

Le boycott de l’illusion démocratique commence dès maintenant !

~ Résistance 71 ~

 

Mélenchon, la France insoumise: une structure de parti qui ne dit pas son nom

Témoignage d’Armand Legay

Le nihilisme national des trotskistes au service de l’Union Européenne

Comité Valmy

30 novembre 2016

Source:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7900

Sa structure pluraliste le permettant, certains membres du Comité Valmy ont pu choisir depuis quelques années, de participer à l’expérience politique du Parti de gauche qui généralement, les a déçus. Sauf exceptions, ils n’ont pas persévéré dans ces tentatives qui se sont révélées politiquement et idéologiquement illusoires. Aucun de ces camarades qui nous ont tenus informés, n’a été envoyé(e)s faire de « l’entrisme » dans le parti de Jean-Luc Mélenchon.

Armand Legay membre de notre Bureau national est l’un d’eux. Nous publions sur notre site son témoignage qui ne manque pas d’intérêt.

Dans cette analyse Armand Legay considère que JL Mélenchon est aujourd’hui encore trotskyste ainsi que différents éléments de son collectif dirigeant. Comme Lionel Jospin, il est issu de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI).

Il est utile de se rappeler qu’en 1986, avec l’accord de François Mitterrand, Jean-Christophe Cambadélis, actuel secrétaire du PS, « transvasa » dans celui-ci, environ 400 militants trotskystes, tous « profondément européens » et partisans de l’Europe supranationale, de l’OCI au PS.

L’idéologie trotskyste étant dogmatiquement hostile à la nation, il est naturel de constater que l’ensemble des responsables issus de cette mouvance est partisane de l’Europe fédérale des Länder. C’est conforme à la formation reçue à l’Oci ou dans une organisation concurrente. Lorsqu’il était certain de l’avenir radieux européiste, Jean-Luc Mélenchon annonçait fièrement ses convictions et notamment : « Maastricht est un compromis de gauche ». Il se proclamait « fédéraliste européen ». Une formule résumait bien son credo : « pour une nation européenne, pour une République européenne et pour une souveraineté populaire à l’échelle de l’Europe ». Ce type de franchise ne lui est plus possible et serait aujourd’hui suicidaire.

C’est pourquoi JL Mélenchon joue aujourd’hui avec des ambiguïtés politiques qui ne permettent pas de lui faire confiance. Certains amis espèrent qu’il a peut-être changé…Si c’était le cas, nous en prendrions acte volontiers. Mais c’est à lui d’en faire la démonstration ! CB

=*=

Mélenchon, la France Insoumise,

Une structure de parti qui ne dit pas son nom

En préambule, ma démarche d’analyse ci-dessous n’est pas un acte d’opposition au Mouvement de la France insoumise, mais une démarche critique plus à l’égard de sa forme et structure de fonctionnement, au staff qui guide le projet, qu’ à son contenu et programme, qui est la somme de réflexion de nombre d’adhérents des 150000 inscrits sur le site internet JLM17.

Le 20 juin 2016, j’assistais au Meeting du Havre organisé par le PCF avec Paul Laurent, Pierre Larrouturou, Frédéric Boccara en la présence de Filoche pour la vente d’un de ses livres (1) . J’ai pu vérifier que ce rassemblement était le départ en campagne de Jean Paul Lecoq(2). Je pensais déjà que le PC comprenait qu’il ne sert à rien de se battre avec Mélenchon sur notre ville. Sur la 8ème circonscription, Jean Paul Lecoq va vouloir reprendre la circonscription qu’il a perdue de 80 voix au profit de Catherine Troallic, député PS.

Concernant Mélenchon, je me méfie de sa stratégie de professionnel de la politique et des experts (3) qui l’entourent. Les réunions auxquelles j’ai participé montrent une stratégie issue d’un centralisme semblable, sinon plus, que celui j’ai connu pendant 25 ans au PCF et pendant 10 ans au PS et ceci avec la plateforme internet JLM17.

La France insoumise c’est les cadres dirigeants du parti de gauche qui avancent masqués. Je n’oublie pas que le trotskisme est encore plus centralisateur que le léninisme et le marxisme, et Mélenchon, et ses lieutenants en sont ses adeptes.

D’ailleurs, on trouve pour preuve cette militarisation dans le mouvement pour une constituante MR6 qui a été initiée par Mélenchon dont il ne veut plus faire cas, mais qui reste un vivier de culture pour ses troupes, une lettre qu’il a adressée (4) aux partisans d’une 6éme république. À sa sauce, il propose un fonctionnement pseudo démocratique bizarre en cela : 
« Pour tenir compte de la diversité de notre mouvement naissant, cette assemblée sera désignée de trois manières à la fois :

Ø Un quart par tirage au sort parmi les 80 000 signataires sur m6r.fr. (…)

Ø Un quart par cooptation parmi les initiateurs du mouvement.

Ø La moitié par une élection dans des circonscriptions virtuelles sur la plate-forme « Nous le peuple ». »

Comme si la cooptation et le tirage au sort (il existe des algorithmes de sélection) et une plate forme virtuelle étaient démocratiques, cette « alambication », cette poudre aux yeux, est de la pure manœuvre politique chère à Machiavel dans le Prince pour berner les troupes.

Ailleurs avec ce mouvement MR6 une conférence de presse a eu lieu le 6 juin 2016. Bernard Teper (Président de l’Union des Familles laïques (Ufal)) Co-animateur du Réseau Éducation populaire (REP) y assistait. Dans son compte rendu (5) il note que : 
« On peut retenir que les travaux de la constituante ne pourront durer plus de deux ans (article 2) et que ne pourront y siéger ceux qui ont déjà eu un mandat législatif national ou européen ou ont déjà participé à des fonctions exécutives nationales, européennes ou locales (article 6), ceux qui ont une autre activité rémunérée (article 7), enfin que les membres de la constituante ne pourront pas exercer des fonctions exécutives ou législatives lors des premières élections qui suivront (article 8). »

Si ce n’est pas de la manœuvre qu’est-ce que c’est ? Dès le départ cette constituante sera pipée par des professionnels de la politique qui n’ont plus de mandat. Quid des véritables délégué.e.s du peuple formé.é.s pour cette constituante ? Et je n’oublie pas que Fabius est Président du Conseil Constitutionnel ; nomination qui n’est pas fortuite. D’ailleurs le 29 mars 2012 sur Europe1 en ligne, Laurent Fabius déclare son amitié à Mélenchon dans un entretien diffusé dans le 22 heures de Public Sénat.1 :
« Les propositions traditionnelles du PCF, peut-être un peu rénovées, que porte Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, sont capables de sortir la France de ses difficultés en 2012. Il y a l’homme, il y a les propositions, il y a la stratégie. L’homme, c’est une personnalité tout à fait respectable, un de mes amis d’ailleurs, c’est un homme qui a du talent et voilà » (6)

Enfin, on peut aussi reprendre les propos de Mélenchon dans le magazine Marianne du 20 au 26 mai 2016. S’il dit que le Mouvement du MR6 doit suivre sa propre voie dans sa rhétorique, il précise quand même que la constituante est : « la thérapie douce que je propose (…) sinon, l’effondrement en cours finira dans le chaos et la violence. » Comme s’il était le seul à proposer une autre constituante, quand nombre d’organisations et associations bien avant lui travaillent pour une autre constituante. Il s’agit donc bien de manœuvres politiques que je condamne. Pour autant, c’est peut-être à nous qui ne sommes pas dupes (les véritables insoumis) de dénoncer ces agissements pour éclairer notre peuple.

Pour cela, dès la création des groupes d’appui pour Mélenchon, par curiosité, j’ai été l’un des premiers au Havre à m’inscrire pour le soutenir, malgré mon scepticisme non sur le contenu, mais sur l’organisation verticale mis en place. Au fils des réunions du groupe, j’ai remarqué que toutes les relations se faisaient uniquement par internet dès la création du site JLM17 (commande d’affiches, autocollans, contacts exclusifs par courriel, remarques et propositions, etc.) Quid des rencontres transversales ou horizontales, locales, régionales et nationales, quid de la démocratie réelle et interne ? Cela n’est pas fait, car certains adhérents du Parti de Gauche nous disent qu’il faut aller vite.

Comment et d’où est né La France insoumise, 
un parti politique qui ne dit pas son nom

Le 20 avril 2016 Raphaêlle Besse Desmoulières journaliste au monde intitule un article sur son blog :

« Quand Mélenchon infiltre la campagne de Sanders »
« Elle précise que « Bernie Sanders est la nouvelle coqueluche de Jean-Luc Mélenchon : « L’élection américaine est super importante, confie-t-il. Pour moi, c’est une découverte. Howard Dean, je n’ai rien vu, mais Bernie Sanders, j’ai vu. Ça a commencé avec Obama – un président afro-américain, c’est énorme. »

  1. Mélenchon a voulu percer ses secrets de fabrication. Il a donc envoyé l’une de ses proches, Sophia Chikirou (7) , qui était son attachée de presse lors de la campagne de 2012, en mission aux États-Unis. Son but : 
participer à la campagne de Bernie Sanders. Partie il y a un mois et demi, elle a d’abord atterri à Miami où elle a pu, explique-t-elle, intégrer le staff du candidat grâce à John Rick Macarthur (8) , un Franco-Américain président de la célèbre revue Harper’ s Magazine. « J’ai dans un premier temps choisi de voir comment la campagne se passait au niveau local, indique celle qui officie désormais comme conseillère de M. Mélenchon. Porte-à-porte, phone banking, texting, facebooking : j’ai participé à toutes les actions militantes de terrain. »

« Vote révolutionnaire »

« Direction ensuite New York afin de voir une autre réalité, notamment celle de Brooklyn où « la population est à la fois bobo et immigrée, ou descendant d’immigrés ». « Je me mêle à toutes les actions militantes, me focalisant sur la base pour comprendre comment on prend la décision de voter pour un candidat ‘radical’, ‘outsider’, ‘donné perdant par les médias’, raconte Sophia Chikirou. Je veux comprendre comment on passe d’un vote social-démocrate à un vote révolutionnaire. Le fractionnement du Parti démocrate dans le fief d’Hillary Clinton, à New York, est particulièrement révélateur de la puissance du discours de vérité de Bernie Sanders. »

La jeune femme se rendra enfin en Pennsylvanie, un État plus rural. « Avec ces trois États, j’aurai une vision très précise des mécanismes à l’œuvre pour que le rejet du système actuel, financiarisé et déshumanisé, se traduise par un vote de changement radical, ajoute-t-elle. C’est ce qui nous avait manqué en 2012, c’est ce que nous devons réussir en 2017 pour passer devant le candidat du gouvernement et être au second tour. »

Communication directe

« Après quelques semaines sur place, elle en retire déjà des enseignements notamment sur la capacité de Bernie Sanders « à rester focalisé sur ses thèmes de campagne et à imposer ses propositions dans le débat ». « Il ne se défait jamais de son programme et évite les polémiques », note-t-elle. Sophia Chikirou compte également s’appuyer sur la façon dont le sénateur du Vermont se sert du numérique. « L’utilisation des mails et des contacts directs avec les sympathisants (via les réseaux sociaux ou le téléphone) est d’une efficacité redoutable, constate la conseillère de M. Mélenchon. Une communication directe qui permet de mobiliser des millions d’activistes isolés pour un même objectif. L’idée est, par exemple, de dire : passons 2 millions d’appels téléphoniques en un week-end à New York. »

« Un point commun relie déjà les campagnes des deux hommes : l’utilisation d’une plateforme Web interactive. Si M. Sanders utilise Blue State Digital, un concurrent de Nation Builder choisi par M. Mélenchon, le principe est le même. Cet outil propose d’« appuyer » la candidature de son champion en laissant ses coordonnées – ce qui permet au staff de campagne de se constituer un fichier de contacts –, de créer des « groupes d’appui » locaux qui sont autant de relais sur le terrain, de laisser des idées pour le programme ou encore de faire des microdons. De quoi amasser un véritable trésor de guerre. Avec jlm2017.fr, celui qui veut incarner la « France insoumise » revendique près de 100 000 soutiens, 900 groupes d’appui et assure avoir récolté, au 31 mars, 200 000 euros ».(9)

Aujourd’hui il y a plus de 1400 groupes d’appui en France et lors de réunions du groupe avec mes co-insoumis au Havre nous nous posions alors la question sur cette organisation anonyme. Encore plus lorsqu’au mois d’août la caravane des insoumis est venue au Havre pour faire œuvre de travail social surtout auprès d’une population démunie et des abstentionnistes (inscription sur les listes électorales, conseils sur démarche sociales, chômage, formation, etc.). Le programme de celle-ci était déjà élaboré de Paris sur des points de visites urbaines et des alentours. Il a fallu plusieurs courriels insistants afin que ce programme soit suivi de notre avis, par exemple de ne pas intervenir à Gonfreville l’Orcher afin de préserver le maire communiste que nous estimons politiquement.

Lors d’autres réunions, nous évoquions souvent le fait que cette organisation des insoumis ressemblait à un centralisme parisien où nous n’avions rien à dire. À aucun moment, nous-mêmes, mais à ce que je sache aussi les autres groupes de la France, par un délégué.es n’ont été sollicités à la participation de cette organisation avec impossibilité de communiquer horizontalement entre les groupes. Nous ne nous connaissons pas !!! Tous les soutiens de JLM17 qui ont donc contribué à la démarche, ne l’ont fait que de façon numérique ; ce qui n’a permis aucun échange et dialogue physique, vivant, base d’un militantisme social, républicain, politique.

La caravane et la convention de Lille du 15 et 16 octobre 2016

Le passage de la caravane au mois d’août fut le seul contact physique avec trois militants, rémunérés par le « staff on Line » de Paris. J’eu un échange presque musclé avec l’un des jeunes, sympathique au demeurant, pensant connaître toute la vérité sur la vie sociale et politique. « Tu m’as l’air bien formaté », lui dis-je. Et effectivement, il l’était non seulement par le staff, mais aussi par sa deuxième année de science Po. En résumé aucun échange physique, aucun débat avec les dirigeants sur l’organisation.

Ce questionnement sur l’organisation numérique du mouvement a eu son apogée lors de la convention du 15 et 16 octobre à st André les Lille à la Halle de la filature. Je m’étais inscrit sur le site à tout hasard sachant que les participants à ce week-end, soit 1000 personnes, seraient tirés au sort, soit un quota de sondage. Je gagnai une pochette surprise, je participai !

Encore content et heureux d’assister à cette manifestation et malgré que du Havre j’étais en vacance à Menton, je réservai un aller/retour avion Nice-Lille et deux nuits d’hôtel pour arriver la veille, le vendredi 14. On m’invite quelques jours auparavant, toujours par courriel à intervenir 5 min maximum lors de cette convention sur un sujet de mon choix. Je propose le thème de la constituante, entre autres, avec en introduction un compte rendu des réflexions de mes amis du groupe. Avec enthousiasme, je rédige alors deux pages en terminant sur ce sujet qui me tient à cœur.

La veille de la convention, je prends l’avion et suis arrivé la veille à Lille. Le lendemain à mon réveil, je consulte mes courriels et à ma grande surprise, un message de JLM17, envoyé à 2 heures 10 du matin m’annonce que je n’interviendrai pas, car « Nous n’avons malheureusement pas pu retenir ton intervention : les contraintes matérielles ne permettant pas de répondre favorablement aux 150 propositions, nous avons du sélectionner les interventions à partir des critères permettant d’assurer le bon équilibre de nos travaux (parité obligatoire, variété des thèmes abordés, motivation exprimée, etc.)

Pour autant, nous sommes très attachés au fait que l’ensemble des insoumis.e.s qui le souhaitent puisse s’exprimer. C’est pourquoi nous avons installé dans le village militant deux cabines de vidéomaton qui permettront à chacun.e d’entre vous d’enregistrer votre intervention en vidéo. Nous vous invitons à vous y rendre dés votre arrivée à la convention.

Certaines de ces vidéos seront diffusées au cours de nos travaux et l’ensemble de celles-ci sera mis en ligne sur le site de la Convention pour contribuer à notre réflexion collective. »

Déçu dès mon arrivée, je demande à un jeune portant un badge « Organisation » quelles sont les causes réelles de ma non-intervention en lui disant les efforts que j’avais faits pour être présents ce jour. Me demandant mon nom, il s’en va voir derrière une porte où se trouvaientt les responsables. Revenant cinq minutes plus tard, il me récite presque mot à mot le texte du courriel reçu de bonne heure le matin.

L’organisation de la convention

Lors de cette arrivée du samedi après-midi, je fus choqué aussi par l’organisation que je trouvai sur place. Après le passage d’office au scanner de sécurité obligatoire à l’entrée du Hall des filatures, l’accueil passe par la remise d’une doc et le tirage au hasard d’une fiche pour son emplacement dans la salle. L’on me remet un badge à accrocher à mon vêtement pour le passage de portes de salles à d’autres. Je le garde dans ma poche, car je n’apprécie pas ce double contrôle. Malgré les injonctions du début d’agrafer cet objet par le service d’ordre bénévole, je le sors de ma poche à chaque franchissement d’endroit. Cela me rappelait, quand j’étais plus jeune, un week-end en 1971, le « meeting » de l’OCI à Paris avec Pierre Broussel, alias Pierre Lambert, où déjà le tout vidéo de surveillance était de vigueur.

Et là en ce début d’après-midi, surprise, la salle avec une scène circulaire au milieu et des tables rondes tout autour pour asseoir les mille insoumis. Avec mon petit papier tiré au hasard, je me retrouvais à une table au bord de la scène. Commence alors un « show » télévisuel et numérique digne des meilleures émissions tv. Un « timing » à la minute près, une organisation et une mise en scène digne d’un P.T. Barnum. Un outil médiatique d’intégration du public présent….., grave ! Tous les insoumis présents sont devenus des spectateurs obligés.

Ils sont tous soumis aux messages et vidéos dont ils sont inondés, qu’ils doivent entendre et voir. Par témoignage vidéo, ils entendent des propos sociaux tire-larmes d’un coté, de l’autre une harangue virulente sur les OGM où il ne manque en fin de discours que la recette d’explosif pour faire tout sauter. Toute l’après-midi est plus ou moins à l’avenant. Le seul petit moment d’échange physique sera, et encore, sur la réflexion demandée de 10 priorités, propositions phares pour la campagne présidentielle issues du préprogramme élaboré à partir des propositions des insoumis sur le site JLM17 ; quoiqu’un sondage est effectué en même temps auprès des internautes du site.

En résumé une mise en scène couplée à un institut de sondage maison et numérique pour capter toutes les propositions avec régie de spectacle numérique et vidéo et tractée par le « staff » de Mélenchon. Aucun débat, pas d’échange d’idées, un « show » médiatique à l’américaine où le contrôle politique est l’affaire d’une direction qui s’approprie le savoir du peuple des insoumis pour faire campagne avec eux ou sans eux. Le dimanche matin Mélenchon faisait une allocution reprenant le tout. Quid de la démocratie interne ? Mais une sublime manipulation professionnelle de l’opinion aux critères de capitalisation des idées du peuple à l’américaine ! Oui !

 

Notes

1) Comment résister aux lois Macron, El Khomri et Cie, édition le vent se lève, avril 2016

2) https://youtu.be/Hd_PIJnDMY8 ?list=PLmvbRi37dHo83pbtzklkykr4xbqhqRDfh

3) https://legayarmand2014.wordpress.com/ ?s=l%27expertisme&submit=Recherche

4) https://www.m6r.fr/2015/02/lettre-de-jean-luc-melenchon-aux-partisans-dune-6e-republique/

5) http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/nous-etions-a-la-conference-de-presse-du-mouvement-pour-la-6e-republique-m6r/7398231

6) http://www.europe1.fr/politique/melenchon-fabius-s-interroge-1013231

7) C’est avec Laurent Fabius qu’elle se forme à la chose publique début des années 2000.

8) http://frenchmorning.com/rick-macarthur-linfluent-ami-du-livre-francais/ « Rick » MacArthur a un arbre généalogique bien fourni. Son père John Roderick était un philanthrope célèbre, son grand-père John un homme d’affaires milliardaire qui a donné son nom à la prestigieuse fondation MacArthur, et son grand-oncle un metteur en scène à succès.

9) http://gauche.blog.lemonde.fr/2016/04/20/quand-melenchon-infiltre-la-campagne-de-sanders/

10) La notion de staff on line, appelée aussi organisation (ou structure) hiérarchico-fonctionnelle, est une théorie sociologique, politique et économique, notamment utilisée en management des organisations, selon laquelle dans toute organisation complexe, il existe la voie du line, système fonctionnel et hiérarchisé sur un modèle pyramidal, et l’existence d’un staff, état-major sous l’autorité d’un chef, qui conseille les cadres du line, supervise et coordonne leur activité et leur impose les décisions stratégiques. Pour obtenir une carrière optimale, selon la théorie, il convient principalement d’accéder au staff avant d’être nommé dans le line, et faire des allers-retours entre ces deux entités. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Staff_and_line)

Texte intégral avec les propositions de l’auteur :

https://legayarmand2014.wordpress.com/2016/11/22/melenchon-la-france-insoumise-une-structure-de-parti-qui-ne-dit-pas-son-nom/ 

Résistance au colonialisme: De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 novembre 2016 by Résistance 71

Par Ziad Medoukh*   Préface du livre « De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne » de Chérif Abdedaïm

 

Novembre 2016

 

Source:

http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/de-la-mythologie-sioniste-a-la-tragedie-palestinienne/

 

La cause palestinienne a toujours été celle du peuple algérien. L’Algérie est presque le seul pays arabe dont le gouvernement et le peuple ont soutenu et soutiennent encore la cause et la lutte du peuple palestinien pour ses droits et sa liberté, et ce, depuis l’indépendance de ce pays en 1962 à nos jours.

Donc, il ne serait pas étonnant qu’un enfant de ce peuple, journaliste, écrivain engagé, militant et historien comme Chérif Abdedaïm écrive ce livre captivant sur l’histoire du sionisme, mouvement colonial, basée sur des mythes, des mensonges et des mystifications.

Je ne veux pas revenir sur ce qu’a offert l’Algérie à la Palestine, mais ce qui m’a attiré dans le livre de Chérif Abdedaïm, c’est son approche singulière de cette question centrale sur la scène internationale, en l’occurrence la question palestinienne.

Outre l’explication historique détaillée du conflit israélopalestinien,l’auteur insiste dans son récit sur la propagande sioniste, persistante, pour continuer à occuper et à coloniser la Palestine historique ; passant en revue les différents crimes et massacres israéliens depuis 1948 jusqu’au dernier massacre de Ghaza en 2014 en transitant par celui de Sabra et Chatila en 1982.

Un livre très passionnant qui nous permet donc de comprendre l’histoire du sionisme comme doctrine politique et toutes les mesures illégales en violation des droits fondamentaux du peuple palestinien et des peuples arabes.

Pour comprendre la réalité et l’actualité dans les territoires palestiniens marquées par la poursuite des agressions israéliennes au quotidien à l’encontre des Palestiniens (le mur de l’apartheid en Cisjordanie, l’accélération de la colonisation et le blocus israélien inhumain contre Ghaza et les différentes offensives militaires contre les civils palestiniens), nous devrions lire plusieurs fois ce livre très intéressant qui retrace l’histoire du sionisme depuis 1896 avec la tenue du premier congrès sioniste à Bâle (en 1897) en passant par la déclaration Balfour en 1917 et la déportation des Palestiniens en 1948.

La politique israélienne a toujours été une politique d’instrumentalisation des mythes et de la manipulation de la religion pour continuer à écraser les Palestiniens et les chasser de leur terre d’origine avec la complicité des Nations unies et des pays occidentaux. Le livre de Chérif Abdedaïm nous dévoile cette histoire noire de ce mouvement colonial et raciste.

Dans sa présentation accompagnée des dates, des déclarations et des évènements, Chérif Abdedaïm montre que le mythe sioniste « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » a toujours été d’actualité pour tous les gouvernements israéliens de gauche comme de droite.

Le sionisme sous toutes ses formes (sionisme politique, économique, culturel et religieux) n’a pas réussi à faire partir les Palestiniens de leur terre, ni à faire de la Palestine historique une terre promise pour les juifs du monde ; et ce, malgré la conjugaison de plusieurs facteurs : toutes les mesures répressives israéliennes, la pression du lobby sioniste notamment en Europe et aux États-Unis et les pressions exercées sur les défenseurs et les sympathisants de la cause palestinienne en les accusant d’antisémitisme. Si cette politique sioniste n’a pas réussi, selon l’auteur, c’est parce qu’elle fait face à la détermination d’un peuple qui se bat, un peuple qui résiste, qui existe, qui persiste, un peuple qui a décidé de rester digne sur sa terre.

Pour moi, Palestinien de Ghaza, je place ce livre de Chérif Abdedaïm dans la catégorie des meilleurs écrits sur l’histoire du sionisme. Un livre historique, non seulement fourmillant de détails et de précisions, mais aussi un livre d’analyse, objectif, pour toutes les générations afin qu’elles comprennent que la soi-disant paix israélienne n’est qu’un grand mensonge, une grande mystification comme toute l’histoire du sionisme et que la liberté des Palestiniens ne pourrait être arrachée qu’avec leurs sacrifices et leur combat pour leur indépendance, et ce, avec l’appui de tous ceux qui soutiennent cette juste cause à l’instar de mon ami et frère algérien Chérif Abdedaïm.

*Ziad Medoukh, poète et écrivain palestinien d’expression française.   Citoyen de Ghaza.  Février 2016

Fonder la société des sociétés sur les principes de la loi naturelle et du droit coutumier… (atelier radiophonique)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29 novembre 2016 by Résistance 71

“La loi est la conscience commune.”
~ Définition du droit coutumier, Angleterre, 1622 ~

 

La liberté naturelle et les bases des tribunaux de droit coutumier: premiers principes

 

Par le Tribunal International de Droit Coutumier affilié au Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

 

29 Novembre 2016

 

Compilé et traduit par Résistance 71

 

Les trois principes de la loi naturelle sur lesquels est fondée le droit coutumier depuis des temps immémoriaux sont:

  • Personne ne peut avoir une quelconque autorité naturelle sur quelqu’un d’autre.
  • Personne n’a le droit d’avoir un bout de la planète Terre.
  • Tout le monde a une obligation d’être en paix avec les autres.

Tout le reste n’est que blablatage.

 

Principes premiers:

 

  1.   Chaque homme, femme et enfant est né et demeure par nature libre, égal et souverain ; et possède une connaissance inhérente de ce qui est vrai et juste.
    Ainsi de cette façon, personne ne peut être subordonné à quelqu’un d’autre ou à une autorité externe, car la sagesse et la liberté inhérentes de chaque personne en font une création complète et suffisante en soi, au sein d’une plus large communauté d’égaux. C’est la loi divine de la création que ces libertés permanentes et inaliénables ne puissent pas être abolies ou diminuées par quelque autorité, loi, gouvernement ou religion que ce soit. Tout pouvoir qui tente de le faire est tyrannique et illégitime, même s’il opère en accord avec ses propres lois, car une telle tyrannie est un déni de l’ordre naturel des choses et une attaque du divin et de l’humanité.
  2.     Cette souveraineté personnelle est une réflexion de la Loi Naturelle au sens large, où toute vie par nature est indivisible et placée en commun pour la survie et le bonheur de tous. Dans toute société juste, cette communalité affirme à toute personne le droit inaliénable d’établir sa propre gouvernance au sein de son groupe et de se défendre contre toute tyrannie ou violence, incluant celles qui seraient infligées par des autorités extérieures. Toute autorité qui dirige injustement et arbitrairement, sans le consentement libre et non contraint des gens a perdu tout droit de diriger et peut être légalement renversée. “Le gouvernement injuste n’est pas gouvernement mais tyrannie.” — Platon
  3.     Cette loi naturelle induit la loi du droit coutumier dont le but est de protéger les libertés inhérentes et la souveraineté des hommes et des femmes dans une communauté en maintenant l’égalité et la paix entre eux. Le droit coutumier dérive son autorité des gens eux-mêmes et de la capacité du peuple de savoir ce qui est juste et de juger le bien du mal par et pour lui-même. Cette capacité est exprimée dans un système de jury composé de douze personnes librement choisies qui est le juge et l’autorité ultimes sous le droit coutumier et ses tribunaux.
  4.     Historiquement, le droit coutumier s’est développé en Angleterre apès la conquête normande du XIème siècle et s’est instauré en rampart de défense du peuple contre la règle arbitraire des élites auto-proclamées, spécifiquement les monarques et les papes. L’autorité de ces “élites” n’était en aucun cas naturelle, provenait de la guerre, de la conquête violente et du vol de terres plutôt que du consentement concerté de la communauté et de sa base, la loi divine de la paix et de l’égalité. Cette règle de l’élite se propagea le plus fortement dans l’empire romain et son héritière: l’église de Rome, sous les croyances de laquelle “dieu” est un dominateur et un conquérant (“domine”) et où tout le monde est “sujet” du pape.
  5.     Une telle règle fondée sur la conquête par les papes et royautés donna le jour à un système connu sous le vocable de loi civil ou romaine et sur la croyance que les hommes et les femmes n’ont pas la capacité ni la sagesse de s’auto-réguler. Toutes lois et autorité sont de ce fait dérivées de facteurs extérieurs, de statuts pensés et imposés par un dirigeant, qu’il soit un pape, un monarque ou un gouvernement. Ce système développé de la philosophie aristotélicenne et de la loi de propriété romaine dans laquelle la création est divisée et les êtres humains sont traités comme biens et possessions par autrui et sont de ce fait dénués de toutes libertés inhérentes. Les gens sont donc par essence réduits en esclavage, coupés du monde donné gratuitement et communément à tous et à toutes. Ce système esclavagiste classifie et catégorise les gens et leur donne des “libertés” restreintes (ou des privilèges d’esclave) qui sont bien définies et limitées en rapport aux statuts émis par les dirigeants.
  6.     Les lois coutumières et civiles (romaines) sont de ce fait fondamentalement opposées et sont en guerre l’une contre l’autre. Elles ne peuvent pas être réconciliées, car elles émergent de deux notions complètement différentes de l’humanité et de la justice : la loi coutumière reconnait la vie comme un don donné également à tous, tandis que sous la loi civile (romaine), la vie est un privilège sous condition, l’humanité est une populace esclave gérée. Ainsi, les gouvernements opèrent en pratique en accord avec les statuts civils et dénigrent ou ignorent la loi coutumière dans son ensemble au travers de la règle et de la direction de tribunaux dominés par des juges n’ayant pas de comptes à rendre.
  7.     La forme la plus extrême de loi civile/romaine est ce qui est appelé la loi pontificale ou la loi canonnique, qui définit l’église de Rome comme la seule autorité légitime sur terre et à laquelle toutes les autres lois, peuples et gouvernements sont subordonnés. La loi canonnique est auto-gouvernante et n’a de compte à rendre qu’à elle-même. Derrière sa façade rhétorique chrétienne, le catholicisme romain est un culte néo-païen fondé sur le système d’adoration de l’empereur remontant à la fin du IIIème siècle de notre ère et connu sous le nom de Sol Invictus, dans lequel un souverain titré “dieu et maître” (Deus et Dominus) règne sur la terre et le ciel; plus spécifiquement: le pape. Ce culte tyrannique a causé de manière peu surprenante, plus de guerre, de génocide, de conquête et de meurtre que n’importe quel pouvoir dans l’histoire de l’humanité et continue d’être la plus grande de toutes les menaces à la loi coutumière et à la liberté humaine.
  8.     L’église de Rome fut la première et est la plus vieille corporation sur notre planète : une entité légale créée pour la protection des tyrans, qui annihile la responsabilité individuelle de l’élite pour tout crime ou conquête que celle-ci perpétue. Depuis Rome et le Vatican Inc., s’est répandue la contagion qui menace maintenant de détruire notre planète et nos vies, l’oligarchie corporatiste ne rendant de comptes à personne et qui partout subvertit la liberté et la santé de notre planète en subordonnant toute vie au profit et au pouvoir.
  9.     En ce moment de conquête entrepreneuriale et de subjugation de l’humanité, un contre mouvement se lève pour réaffirmer le but divin et son fonctionnement au travers de la loi et du droit coutumier afin de restaurer la terre et l’humanité dans leur être naturel et dans un corps commun. Ce mouvement a été bibliquement prévu et est apparu dans des prophéties comme étant le temps où tout le monde retourne vers l’égalité naturelle, dénuée de divisions, de privilèges et d’oppression, afin de vivre en harmonie avec la création et les uns avec les autres.
  10.  Cette restauration de l’humanité est un objectif divin et commence par activement désactiver l’autorité corporatrice existante et ses institutions dérivées de la loi civile romaine et de les remplacer par une nouvelle gouvernance fondée sur la juridiction du droit coutumier. La création de cette nouvelle autorité fondée sur la loi naturelle au sein d’une humanité libérée est le but fondamental des tribunaux de droit coutumier.

=*=

 

La révolution du droit coutumier

 

Atelier de droit coutumier sur Radio Free Kanata avec Kevin Annett et Ryan Gable.

 

28 novembre 2016

 

Le Canada, l’Angleterre et toutes les autres nations de la “Couronne” sont des régimes criminels condamnés dont l’autorité légale est nulle et non avenue. Les Etats-Unis sont sous la coupe d’une oligarchie corporatrice. Chaque homme et femme nés libres de ces pays sont maintenant obligés de se libérer de telles tyrannies et d’établir une nouvelle juridiction souveraine de nations auto-gérées et auto-gouvernées sous l’égide du droit coutumier.

Comment peut-on réaliser cette révolution aujourd’hui dans nos communautés locales ? Quelle est la procédure pour convoquer et réunir des tribunaux de droit coutumier et établir des républiques souveraines d’égaux ? Comment pouvons-nous protéger nos libertés et nos communautés de la corporatocratie criminelle ?

Vos hôtes Kevin Annett et Ryan Gable répondent à ces questions dans ce programme radio et conduisent un atlelier sur le “comment faire” partie du mouvement de la république de droit coutumier ?

Le débat radio sur Radio Free Kanata (BBS Radio): durée 54min (en anglais)

http://bbsradio.com/sites/default/files/audio_dirs/radiofreekanata/Radio_Free_Kanata_2016-11-20.mp3

Résistance au colonialisme: L’armée yankee publie un avis d’expulsion des indigènes et alliés de leur terre à Standing Rock!…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 28 novembre 2016 by Résistance 71

Déclaration de la coalition des protecteurs de l’eau

 

Standing Rock

 

27 novembre 2016

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le vendredi 25 novembre 2016, après que la dinde fut pardonnée, le gouvernement Obama a fait publier une notice d’expulsion des camps actuellement sis en terre Oceti Sakowin (Grande Nation Sioux) à Standing Rock. Nous sommes une coalition de groupes de la base populaire, vivant et travaillant dans les camps et nous ne serons pas expulsés. Nous nous dressons unis devant le serpent noir et nous sommes décidés à défendre notre eau, notre terre-mère et nos droits en tant que peuples indigènes. Nous en appelons à toutes les personnes de conscience, de toutes les nations, de nous rejoindre aux camps et de nous soutenir tandis que nous faisons rampart de nos corps contre ce projet.

La notification d’expulsion est venue du corps du génie de l’armée américaine pour la tribu Sioux Standing Rock, l’informant que le 5 décembre, il allait “fermer” à l’accès public toutes les terres au nord de la rivière Cannonball, là où les camps d’øceti Sakowin se trouvent. Ce n’est pas une coïncidence si le corps du génie de l’armée a choisi la date du 5 décembre, il s’agit de la date de naissance du général George Armstrong Custer. Celui-ci a bafoué le traité pour prospecter l’or, le corps du génie de l’armée le bafoue pour le pétrole.

Le corps du génie dit que sa décision de nettoyer la zone est nécessaire pour protéger les gens de confrontations violentes avec les forces de l’ordre et pour maintenir les locations de ces terres à des individus privés à des fins de pâturages et de culture de foin. Il a désigné une “zone de libre parole” au sud de la rivière Cannonball et tous ceux qui se trouveront en dehors de cette zone seront considérés comme des intrus et sujets à être dégagés par la force et à des poursuites judiciaires. Quiconque choisit de demeurer dans les camps le fait “à ses risques et périls et assume pleine responsabilité des conséquences dûes à sa présence hors-la-loi.”

Le corps du génie de l’armée n’a absolument aucune autorité pour évincer quiconque de cette terre. Le camp d’Oceti Sakowin est situé sur la terre ancestrale des Lakota, Mandan, Arikara et des Cheyennes du Nord, un territoire qui n’a jamais été cédé au gouvernement fédéral des Etats-Unis et qui est affiirmé comme tel dans le traité de Fort Laramie de 1851, terre souveraine appartenant à la Grande Nation Sioux. Le camp est en bien des aspects, une réclamation de ce territoire volé et celui du droit à l’autodétermination garanti par les traités. Nos protecteurs de l’eau ne sont pas des intrus et ne peuvent en aucun cas être des intrus. Le corps du génie n’a de surcroit aucune autorité pour museler notre droit de parole, où est-il écrit dans la constitution que sont établies des zones de libre-parole ? Est-ce que les entreprises commerciales décident maintenant où et quand la constitution s’applique ? Nous ne bougerons pas et nous ne serons pas réduit au silence.

Comme l’a si bien noté la tribu Sioux de la rivière Cheyenne dans sa réponse au corps du génie militaire, cette décision “continue le cycle du racisme et de l’oppression imposé à notre peuple et à nos terres au travers de l’histoire.” Ce n’est pas la première fois que ces terres ont été détruites sur les ordres du corps du génie des Etats-Unis. Le meilleur de cette terre fut inondé par ce même corps dans les années 1950 et 1960, un nombre incalculable de sites sacrés furent profanés, la grande majorité du bois et de la vie sauvage détruite et des miliers de personnes furent déplacées. Nous n’allons pas rester à ne rien faire tandis que le gouvernement fédéral continue ce narratif destructeur.

La notification d’expulsion du corps du génie militaire  est une menace agressive envers les peuples indigènes. Elle renforce les pouvoirs et motive d’autant plus une force de police militarisée qui a déjà blessé des centaines de protecteurs de l’eau pacifiques et désarmés et qui continue l’escalade des tactiques brutales contre nous. Ceci ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu d’une situation de crise humanitaire déjà bien avancée.
L’escalade extrême de la violence sous les coups des forces de l’ordre ces dernières semaines demande une action immédiate du gouvernement Obama afin d’apaiser et de démilitatiser la réponse des forces de l’ordre et de ne pas nous criminaliser. Comme la tribu Sioux Standing Rock l’a stipulé dans sa réponse au corps du génie, la seule façon de protéger les gens et de refuser la dernière facilitation requise pour que l’oléoduc traverse la rivière Missouri.

NOUS APPELONS LA MAISON BLANCHE A REFUSER LA FACILITATION D’ACCES DES MAINTENANT, DE REVOQUER LES PERMIS, DE RETIRER DES SITES LES OUVRIERS DE CONSTRUCTION DU DAPL ET D’ORDONNER UNE DECLARATION DE CONSULTATION SUR L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL EN COLLABORATION FORMELLE AVEC LES GOUVERNEMENTS TRIBAUX SUBISSANT L’IMPACT DE CE PROJET. METTEZ UN TERME A LA VIOLENCE.

Dans le même temps, nous ne bougerons pas et ce en défense de l’eau et des générations non-nées. Notre combat n’est pas seulement dû à ce projet d’oléoduc ; il est tout autant en rapport avec plus de 500 ans de colonisation et d’oppression. C’est notre moment, une grande chance de demander un futur pour notre peuple et pour tous les peuples.

Nous vous demandons de nous rejoindre !

=*=

Source:

http://sacredstonecamp.org/blog/2016/11/27/the-us-army-cannot-evict-us-from-treaty-lands

SOUTENEZ LE MOUVEMENT POUR LE MONDE A STANDING ROCK !

http://sacredstonecamp.org/donate/

http://sacredstonecamp.org/supply-list/

 

Escroquerie réchauffement climatique anthropique: Fumisterie politique et science bidouillée…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2016 by Résistance 71

“Le processus du GIEC est lié à l’activisme environnementaliste, à la politique et à l’opportunisme. Il n’est en rien lié ou connecté à la science.”

“La preuve que le CO2 ne dirige aucunement le climat est démontré par les glaciations précédentes. Les grandes glaciations silurienne et du jurassique-crétacé se produisirent avec des contenus atmosphériques de CO2 d’environ 2000 ppm… Ceci n’a jamais été expliqué par ceux qui argumentent que les additions humaines de CO2 dans l’atmosphère provoquent ou provoqueront un réchauffement climatique global.”

~ Ian Plimer, professeur de sciences environnementales, université d’Adélaïde, 2009 ~

Toute cette fumisterie est passée du “Refroidissement Global” des années 1970, au “Réchauffement Climatique Anthropique” (RCA) dans les années 1980 (Thatcher commença cette escroquerie planétaire), au “Changement Climatique” (le mot “anthropique” étant maintenant sous-entendu pour mieux faire passer la pilule sur un plan sémantique, en effet qui peut nier que le climat change ?…), depuis l’affaire du ClimateGate de novembre 2009 qui vit des milliers de courriels et de correspondances intranet de l’université d’East Anglia en Angleterre (le nid du RCA) être fuités, démontrant la collusion entre scientifiques et politiciens dans la falsification et le bidouillage des données fournies pour fabriquer les modèles climatique informatiques bidons utilisés par le GIEC et les agences politiques idoines. L’affaire du “Hide the decline” ou le “Cachez ce déclin [du réchauffement] que je ne saurais voir”, signa l’arrêt de mort du RCA et les débuts du “changement climatique”, fondé sur la même escroquerie scientifique, engraissant sur le marché des échanges carbones les Al Gore, Patchauri (alors grand gourou du GIEC) et consorts, associés comme larrons en foire dans le CCX ou la bourse du carbone basée à Chicago et ayant le monopole du boursicotage du CO2. CCX (Chicago Carbon Exchange) qui a fermé depuis, mais les escrocs Gore et Patchauri courent toujours. Nous avons couvert ces affaires depuis des années et nos fidèles lecteurs en savent autant que nous à ce sujet.
Le professeur Roy Spencer est un expert en la matière et ses analyses pesées sont toujours rafraîchissantes.
Pour les quelques ceux ayant manqué des épisodes ou prenant le train en marche…

Lire nos dossiers:

“Escroquerie du RCA” et aussi le dossier connecté au RCA sur “Le pétrole abiotique”, sachant que le bidouillage scientifique est rampant toujours pour le profit du plus petit nombre.

~ Résistance 71 ~

 

Réchauffement climatique anthropique: la fumisterie politique contre la science bidouillée

 

Pr. Roy Spencer (Ph.D météorologie, ex-NASA)

 

17 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2016/11/global-warming-policy-hoax-versus-dodgy-science/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Au début des années 1990, je rendis visite au conseiller scientifique de la Maison Blanche, le professeur Robert Watson, qui pontifiait sur le succès acquis de la réglementation du gaz fréon pour résoudre le problème du “trou dans la couche d’ozone” et que maintenant le nouvel objectif était de réglementer le gaz carbonique, qui à cette époque était pensé être la seule raison du réchauffement climatique.

J’étais alors un peu stupéfié de cette approche de la “charrue avant les bœufs”. Il me semblait vraiment que l’objectif de cette politique était bien trop gravé dans le marbre pour être honnête et dès lors le nouvellement formé GIEC avait la tâche des plus obscures de fabriquer la science qui soutiendrait une telle politique…

Maintenant, 25 ans plus tard, la préoccupation du public pour le réchauffement climatique anthropique (alias “changement climatique”, NdT: l’”anthropique” étant maintenant sous-entendu depuis le ClimateGate de novembre 2009…), demeure tout en bas de la liste des préoccupations environnementales.

Et pourquoi donc cela ?

Peut-être parce que les gens n’en voient pas les effets dans leurs vies quotidiennes….

1) En considérant toutes mesures objectives, le mauvais temps n’a en aucun cas empiré.

2) Le réchauffement ne s’est produit qu’à la moitié de ce que prédisait les modèles climatiques informatiques (NdT: fondées sur une “science” que nous savons totalement bidonnée depuis le ClimateGate de 2009 : “Cachez ce déclin que je ne saurais voir”…) et de ce que prédisait et affirmait le GIEC.

3) Le CO2 est nécessaire à la vie sur Terre. Il a fallu à l’humanité 100 ans d’utilisation intensive d’hydrocarbures pour augmenter le contenu de CO2 atmosphérique de 3 à 4 parts pour 10 000.

4) Le CO2 en excès est maintenant crédité pour causer un “verdissement” mondial.

5) Malgré les contorsions nerveuses au sujet des impacts du changement climatique sur l’agriculture, les rendements actuels de blé, de maïs, de soja sont records (NdT: dans le contexte de l’agro-business, certainement pas dans un contexte d’agriculture traditionnelle qui voyait des rendements bien supérieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui et de manière naturelle et non chimique…)

Comme exemple de la déconnexion entre la réalité et les modèles climatiques qui font foi pour guider la politique énergétique, voici une compilation graphique représentant les températures moyennes annuelles dans les 12 états américains de la “ceinture du blé” (données officielles de la NOAA), comparées avec les projections des modèles climatiques utilisés par le GIEC (voir le graphique sur l’article original en anglais)

Oui, il y a eu un petit réchauffement récent. Et alors ? Quelle en est la cause ? Cela est-il inhabituel en comparaison des siècles précédents ? Est-ce nécessairement une mauvaise chose ?

Et, ce qui est plus important de la perspective politique, que pouvons-nous y faire de toute façon ?

La supercherie politique du réchauffement climatique (anthropique)

Rush Limbaugh et moi avons eu un désaccord de bonne nature sur sa caractérisation du réchauffement climatique (anthropique) comme supercherie. Le président élu Donald Trump a aussi utilisé le terme de “supercherie”.

Je voudrais offrir ici ma perspective sur les manières dont le réchauffement climatique est en fait une supercherie, mais aussi un sujet légitime de recherche scientifique.

Bien que cela puisse paraître cynique de le dire, le réchauffement climatique a été utilisé politiquement afin que les gouvernements puissent gagner le contrôle sur le secteur privé. La vision de Bob Watson n’était qu’une indication de cela. En tant qu’ancien fonctionnaire, je peux confirmer l’angoisse et la pression que les fonctionnaires subissent afin de demeurer utile et efficace aux yeux des contribuables qui paient leurs salaires, il y a donc un désir continu d’augmenter le rôle de l’État et des gouvernements dans nos vies quotidiennes afin de simplifier leur existence.

En 1970, l’ Environmental Protection Agency (EPA) reçût un mandat légitime de nettoyage de notre air et de notre eau. Je me rappelle des crises de pollution auxquelles nous faisions face dans les années 1960. Mais tous ces problèmes furent (en partie) résolus, alors l’EPA se retrouva dans la situation précaire de ne simplement plus être d’aucune utilité.

Donc. L’EPA s’est embarquée dans une mission de toujours remonter les niveaux de réglementations gouvernementales. Toute substance faite par l’Homme et qui montre la plus petite preuve d’être dangereuse en larges concentrations a été la cible de réglementation. J’ai été dans une réunion de la Carolina Air Pollution Control Association (CAPCA) il y a quelques années où un employé de l’EPA déclara au groupe que “nous ne devons jamais cesser de rendre l’environnement plus propre” (ou quelque chose d’avoisinant).

Il y eut des hoquets dans l’assistance.

Voyez-vous, il y a un rôle tout à fait légitime pour l’EPA, celui de réguler les niveaux de pollution humaine clairement dangereux.

Mais ce n’est physiquement pas possible de faire que notre environnement soir à 100% propre.

En essayant de rendre notre environnement de plus en plus propre, le coût pour ce faire augmente dramatiquement. Vous pouvez nettoyer et assainir votre maison dans la zone de 90% et ce de manière assez facile, mais la rendre propre à 99% demandera d’énormes efforts et en augmentera le coût.

Comme tout économiste vous le dira, l’argent dépensé pour une chose n’est plus disponible pour une autre, comme la santé par exemple. Ainsi, le risque encouru en sur-régulant la pollution est que vous vous retrouvez à tuer plus de gens que vous n’en sauvez, parce qu’il y a une chose que nous savons et qui tue des millions de personnes par an et c’est la pauvreté. (NdT: Ici, le Dr. Spencer met le doigt sur un aspect très sensible sans peut-être même s’en rendre compte: le fait est que l’oligarchie planifie la mort de millions et millions de personnes, l’eugénisme est une grande partie de l’agenda oligarchique planétaire ne l’oublions jamais et le RCA est une des tactiques pour remplir cette tâche, Spencer le sait-il ou pas ? Nous ne le savons pas…)

Le réchauffement climatique (anthropique) est devenu une raison pour que le gouvernement mette en place des politiques, que ce soit celle de la taxe carbone ou quoi que ce soit d’autre, utilisant un mécanisme régulatoire que le public refuserait en masse s’il savait: (1) combien cela leur coûte en terme de réduction de prospérité et (2) le très peu d’effet que cela a et aura sur notre système climatique.

Ainsi, la prescription politique devient de fait une supercherie, parce que le public est trompé et on le force à croire que ses actions vont “améliorer” le climat.

Même en utilisant les chiffres du GIEC (et donc ceux de l’EPA), il n’y a rien que nous puissions faire sur le plan de la politique énergétique qui aurait un effet mesurable à terme sur les températures globales.

A cet égard, Les politiciens qui utilisent le réchauffement climatique (anthropique) comme outil politique pour résoudre un soi-disant problème ayant été identifié, sont de fait des fraudeurs et des enfumeurs. Les besoins énergétiques de l’humanité sont si importants, que dans les décennies à venir, il a été estimé par Bjorn Lomborg qu’il est fort peu probabe que 20% de ces besoins énergétiques soient satisfaits avec des sources d’énergie renouvelables.

Que cela vous plaise ou non, nous sommes coincés avec les hydrocarbures comme source primordiale d’énergie pour les décennies à venir. Gérez et intégrez cela. Et dans la mesure où nous avons besoin éventuelleemnt de plus d’énergie renouvelables, alors laissez le secteur privé s’en charger. (NdT: Il est bien évident que nous ne sommes pas d’accord sur ce point avec Spencer. La seule solution est de sortir du carcan capitalisto-étatique et entrer dans une ère de l’autogestion du bien commun, sans étiquette de prix, les choses même les plus complexes se simplifient grandement…). Les entreprises de l’énergie sont dans les affaires de fournir de l’énergie et elles se moquent d’où cette énergie provient (NdT: là réside aussi un des problèmes majeurs, le tout lié au PROFIT et aux conflits d’intérêts, impensable dans une société égalitaire sortie de l’exploitation et de la valeur ajoutée spéculative…)

La malhonnêteté de la science du réchauffement climatique

Le directeur de la NASA/GISS, Gavin Schmidt, vient juste de poser un défi au président nouvellement élu Donald Trump de ne pas interférer avec leur recherche sur le réchauffement climatique anthropique.

Les gars, il est temps de sortir le popcorn pour le spectacle!

Gavin joue la même carte que l’ancien directeur du GISS, James Hansen, celle qu’il avait joué il y a quelques années lorsque l’administration Bush avait essayé de “brider” Hansen de parler sans retenue à la presse et au Congrès.

A cette époque, j’étais le directeur scientifique pour les recherches sur le climat à la NASA/MSFC et la NASA avait de très strictes règlementations en ce qui concerne la presse et le Congrès des Etats-Unis. J’ai suivi ces règlements à la lettre; Hansen ne le fit pas. Lorsque j’en ai eu marre que l’administration bride mes libertés, j’ai exercé ma liberté et mon libre-arbitre et j’ai démissionné de la NASA pour trouver un boulot de recherche universitaire.

Hansen lui décida de jouer “le scientifique éternellement persécuté”. Après tout, lui (et ses supporteurs dans la communauté de l’environnement) avaient pour mission de “sauver la planète” et Gavin emprunte maintenant également ce chemin.

Je peux néanmoins sympathiser avec Gavin sur ce que le “changement climatique” est en fait un sujet légitime d’étude. Mais ils doit comprendre que le zèle de style EPA utilisée par par les agences de financement (NASA, NOAA, DoE, NSF) pour caractériser TOUT changement climatique comme étant de cause humaine ET aussi dangereux causeraient eventuellement un retour de flamme de ceux qui paient les factures.

Nous, les peuple, ne sommes pas si stupides.

Donc maintenant la recherche sur le climat se trouve à un carrefour des plus importants. Les scientifiques doivent arrêter de mal représenter le réchauffement climatique comme étant une science sûre, définie et admise.

Je veux aussi dire que la recherche sur le réchauffement climatique n’est pas de l’ingénierie spatiale, elle est en fait bien plus compliquée. Au mieux c’est une science malhonnête, parce qu’il y a tellement d’incertitudes que vous pouvez juste obtenir toute réponse que vous désirez des modèles climatiques simplement en utilisant à souhait ces incertitudes comme boutons de réglage.

La seule partie de cette science qui est relativement définie et admise est qu’ajouter du CO2 dans l’atmosphère de la planète a probablement contribué au réchauffement récent. Mais cela ne veut en rien dire que c’est dangereux.

Et cela ne veut certainement pas dire que nous pouvons y faire quoi que ce soit… et ce même si nous le voulions.

Guerre impérialiste en Syrie: Le Liban sera t’il encore muselé par l’Arabie Saoudite au sujet de l’EIIL ?…

Posted in actualité, colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 27 novembre 2016 by Résistance 71

L’armée libanaise détient un émir de Daesh

 

Réseau Voltaire

 

26 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194259.html

 

L’armée libanaise a, de sa propre initiative, profité de la situation politique locale pour attaquer le QG de Daesh à Ersal. À l’issue d’une opération coup de poing, elle est parvenue à arrêter vivants l’émir Ahmad Youssef Amoun (photo) et 10 de ses hommes.

C’est la première fois, au plan mondial, qu’un émir de Daesh est arrêté. Blessé lors de l’assaut, il a été hospitalisé, mais devrait rapidement être interrogé.

Fin décembre 2013, l’armée libanaise était identiquement parvenue à arrêter un émir d’Al-Qaïda, Majed al-Majed. Celui-ci avait déposé devant un magistrat militaire révélant les liens entre le prince Bandar ben Sultan et de nombreux responsables politiques arabes. Cependant, un accord était intervenu entre le gouvernement libanais et l’Arabie saoudite. Cette dernière avait alors promis d’offrir 3 milliards de dollar d’armement en échange de la destruction de cette déposition. Majed al-Majed était alors opportunément mort de ses blessures et sa déposition égarée [1]. La promesse saoudienne n’ayant pas été tenue —mais de nombreux bakchichs ayant été versés—, certains responsables politiques libanais cherchent à profiter de l’arrestation d’Ahmad Youssef Amoun pour la relancer.

Dans le cas où l’armée libanaise parviendrait à garder son prisonnier, il pourrait révéler les liens entre l’organisation terroriste, la famille royale saoudienne, celle du président turc Erdoğan et l’ancien directeur de la CIA David Petraeus.

[1] « Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.