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Les dessous de la guerre impérialiste en Syrie: Ciment Lafarge… Le BTP des jihadistes du Gladio 2.0

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 26 mars 2017 by Résistance 71

Thierry Meyssan à son meilleur niveau… Saga à suivre…

~ Résistance 71 ~

 

Révélations: le jihad de Lafarge-Holcim

 

Thierry Meyssan

 

24 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article195719.html

 

À l’occasion de la sortie du livre de Thierry Meyssan, « Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump », nous publions une série d’articles développant quelques-unes des très nombreuses informations qu’il contient.

Suite à l’intervention de Jean-Luc Mélenchon lors du débat de l’élection présidentielle française, nous commençons avec la véritable histoire de Lafarge-Holcim en Syrie.

Le 2 mars 2017, la société Lafarge-Holcim a reconnu que sa filiale syrienne « a remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions, en vue de maintenir l’activité et d’assurer un passage sûr des employés et des approvisionnements vers, et depuis l’usine » [1].

D’ores et déjà, le cimentier fait l’objet de deux enquêtes. La première a été initiée par les associations Sherpa et ECCHR, le 15 novembre 2016, tandis que la seconde a été lancée par le ministère français de l’Économie. Toutes deux réagissaient aux prétendues révélations du Monde, selon qui Lafarge a versé de l’argent à Daesh, en violation des résolution de l’Onu.

Il importe d’observer que les articles parus le 2 mars dans Intelligence Online (lettre confidentielle appartenant au Monde) et dans Le Monde lui-même du 22 juin ont été rédigés par une journaliste extérieure à ces publications, Dorothy Myriam Kellou. Cette jeune femme a étudié à l’université de Georgetown, connue pour ses liens avec la CIA, et a été officier de presse au consulat français de Jérusalem. Ces publications ont été confirmées par un livre de Jacob Waerness, Risikosjef i Syra, dans lequel cet ancien employé décrit la grave situation sécuritaire du personnel de Lafarge en Syrie. L’auteur a poursuivi sa collaboration avec le cimentier après la publication de son livre.

Les pseudos révélations du Monde ont été organisées de mèche avec Lafarge-Holcim pour détourner les regards de l’opinion publique et des juges vers un point de détail : fallait-il ou non accepter de se faire rançonner par Daesh.

La vérité est autrement plus grave.

La préparation de la guerre contre la Syrie

En juin 2008, l’Otan organisait la réunion annuelle du Groupe de Bilderberg [2] à Chantilly (États-Unis) au cours de laquelle Hillary Clinton et Barack Obama se présentèrent aux participants.

Parmi les 120 présents se trouvaient Basma Kodmani (la future porte-parole de la Coalition nationale syrienne) et Volker Perthes (le futur assistant de Jeffrey Feltman à l’Onu pour la Syrie). Lors d’un débat sur la permanence de la politique étrangère états-unienne, ils intervinrent pour présenter l’importance des Frères musulmans et le rôle qu’ils pourraient jouer dans la «  démocratisation  » du monde arabe.

Jean-Pierre Jouyet (le futur secrétaire général de l’Élysée), Manuel Valls (le futur Premier ministre) et Bertrand Collomb (le patron de Lafarge) étaient présents aux côtés de Henry R. Kravis (le futur coordinateur financier de Daech).

Lafarge en Syrie

Lafarge est le leader mondial des cimentiers. L’Otan lui confie la construction des bunkers des jihadistes en Syrie et la reconstruction de la partie sunnite de l’Irak. En échange, Lafarge laisse l’Alliance gérer ses installations dans ces deux pays, notamment l’usine de Jalabiyeh (à la frontière turque, au nord d’Alep). Durant deux ans, la multinationale fournit les matériaux de construction pour de gigantesques fortifications souterraines qui permettent aux jihadistes de défier l’armée arabe syrienne.

Lafarge est désormais dirigé par l’États-unien Eric Olsen qui a intégré dans la compagnie les usines des Frères Sawiris et de Firas Tlass. Ce dernier est le fils du général Moustapha Tlass, ancien ministre de la Défense du président Hafez el-Assad. Il est le frère du général Manaf Tlass dont la France avait songé faire le prochain président syrien. Il est également le frère de Nahed Tlass-Ojjeh, la veuve du négociant en armes saoudien Akram Ojjeh, laquelle travaille avec le journaliste Franz-Olivier Giesbert.

Les liens entre Lafarge et les Forces spéciales françaises sont facilités par l’amitié qui lie Bertrand Collomb (devenu président d’honneur de la multinationale) et le général Benoît Puga (chef d’état-major des présidents Sarkozy et Hollande).

Le mensonge du Monde

Dans un premier temps, le journal en ligne des mercenaires anti-syriens, Zaman Al-Wasl, publie des e-mails montrant que Lafarge verse de l’argent à Daech. Dans un second temps, Le Monde publie ses articles et les documents de Zaman Al-Wasl sont retirés de son site Internet (vous les trouverez cependant ici, sur notre site).

Selon Le Monde, la multinationale se fournissait en pétrole pour faire tourner son usine. Ce qui est faux car cette installation fonctionne principalement au charbon, qui continuait à lui être livré depuis la Turquie. Sans se rendre compte de l’énormité de son aveu, le quotidien admet que Lafarge produisait 2,6 millions de tonnes de ciment annuellement, destinées aux «  zones rebelles  ».

Or, durant cette terrible guerre, rien ne pouvait être construit par des civils dans ces zones.

La construction des bunkers des jihadistes

2,6 millions de tonnes durant plus de deux ans, cela fait au moins 6 millions de tonnes produites pour les « rebelles ». Je place le mot « rebelles » entre guillemets puisque ces combattants ne sont pas des Syriens, mais viennent de tout le monde musulman et même d’Europe.

Cette quantité de ciment est comparable à celle utilisée par le Reich allemand, en 1916-17, pour construire la Ligne Siegfried. Depuis juillet 2012, l’Otan —dont la France— organisait une guerre de position conformément à la stratégie décrite par Abou Moussab «  Le Syrien  » dans son livre de 2004, La Gestion de la barbarie.

On imagine le nombre d’ingénieurs militaires du Génie de l’Otan —dont des Français— qui furent nécessaires pour construire cet ensemble d’ouvrages.

Lafarge, les Clinton et la CIA

Au cours des années 1980, Lafarge fut défendue durant son procès pour pollution dans l’Alabama par une célèbre avocate, Hillary Rodham-Clinton. Elle parvint à réduire l’amende imposée par l’Agence de Protection de l’Environnement à seulement 1,8 million de dollars.

Durant le mandat de George Bush Sr, Lafarge rendit service à la CIA en transportant illégalement en Irak les armes qui devaient servir ultérieurement à la rébellion lorsque l’Irak envahirait le Koweït et que la Coalition internationale viendrait le libérer.

Durant la même période, Hillary Rodham-Clinton devint administratrice de la multinationale, fonction qu’elle quitta lorsque son mari fut élu à la Maison-Blanche. Le Président Bill Clinton réduisit alors à 600 000 dollars l’amende que son épouse n’avait pu éviter à Lafarge. Les bonnes relations continuent puisque la compagnie a versé 100 000 dollars à la Fondation Clinton en 2015 et que son nouveau PDG, Eric Olsen, n’hésite pas à se faire photographier avec Hillary Clinton.

L’intervention militaire russe

Retranchés dans leurs bunkers, les jihadistes ne craignaient pas l’armée arabe syrienne et n’avaient aucune difficulté à tenir leurs positions. Durant deux ans, le pays se trouva coupé en deux, le gouvernement choisissant de protéger la population et donc d’abandonner le terrain.

Lorsque la Russie intervient militairement à la demande du gouvernement syrien, sa mission était de détruire avec des bombes pénétrantes les bunkers des jihadistes. L’opération devait durer trois mois, de septembre 2015 à la Noël orthodoxe (6 janvier 2016). Cependant, l’étendue des constructions de Lafarge-Holcim s’avéra si importante que l’armée russe eut besoin de six mois pour les anéantir.

Conclusion

Lorsque la transnationale Lafarge-Holcim termina sa mission au service du génie militaire de l’Otan, elle ferma son usine et la prêta à l’Alliance. L’usine de Jalabiyeh fut transformée en quartier général des Forces spéciales des États-Unis, de la France, de la Norvège et du Royaume-Uni qui occupaient illégalement le Nord de la Syrie.

Contrairement à l’écran de fumée du Monde, il ne s’agit donc pas de la triste histoire d’une entreprise de construction qui négocia avec des jihadistes pour sauver son personnel. La responsabilité de Lafarge-Holcim, c’est son rôle central dans une vaste opération militaire de destruction de la Syrie ; une guerre secrète qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes.

[1] « Communiqué de Lafarge-Holcim sur ses activités en Syrie », Réseau Voltaire, 2 mars 2017.

[2] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie) , Réseau Voltaire, 9 avril 2011.

Résistance au colonialisme: Botter le cul de l’empire…

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… en disant NON ! et en changeant notre attitude envers l’état et la marchandisation pour développer les confédérations des associations libres qui démonteront le système pyramidal coercitif.

Ce n’est aucunement en votant que nous réaliserons le projet de l’humanité, bien au contraire, voter, c’est acquiescer au pseudo-consensus du statu quo oligarchique. Voter c’est perpétuer le système de l’escroquerie généralisée, sortir du cercle vicieux induit passe par refuser de jouer leur jeu, de prendre la tangente vers une nouvelle linéarité progressiste émancipatrice, d’arrêter d’être le chien qui court après sa queue…

Les peuples indigènes de tous les continents colonisés nous montrent le chemin. L’avenir de l’humanité passe par le peuple occidental émancipé de l’idéologie coloniale, se tenant main dans la main avec ses frères indigènes pour avancer dans la société des sociétés.

Tout le reste n’est que…

Qu’on se le dise !…

Résistance 71

 

La posture guerrière de Trump

 

Mohawk Nation News

 

23 mars 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/03/23/trumps-war-posture/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président américain Trump se positionne pour une guerre avec la Chine au sujet de la Corée du Nord. Il a dit de manière implicite: “Nous devons 1700 milliards de dollars à la Chine et nous ne paierons rien de cela. Nous sommes plus puissants qu’eux et nous allons les forcer à faire ce que nous voulons en rapport avec la Corée du Nord. Ils feront ce qu’on leur dit de faire ou on va les atomiser.” Lorsque les chrétiens européens devenus américains sont venus sur l’Île de la Grande Tortue, ils ont passé un accord avec nos ancêtres pour avoir une relation d’égal à égal et pour vivre sur cette terre en paix perpétuelle, pour toujours avec nous, en suivant les règles de Guswentha, le Wampum Deux Rangées. Ils ont fini par établir un fond fiduciaire pour ong’we:honweh (peuples natifs), qui a une valeur actuelle de plus de 900 000 milliards de dollars. L’entreprise coloniale USA Inc. (NdT ainsi que Canada Inc.) nous a tout volé, argent et ressources et a renié de longue date l’accord passé avec nous. Ce faisant, ils ont massacré quelques 100 millions d’entre nous.
Les Etats-Unis ont renié tous les accords passés avec nous. Ils nous doivent absolument tout ce qu’ils ont fait et achevé sur Ono’ware:geh (l(Île de la Grande Tortue). Ils nous doivent plus d’argent qu’il n’en existe dans le monde. Dans ce processus, ils désirent persévérer dans la guerre et la destruction de la planète.

Le reste du peuple du monde doit se dresser devant ce caïd de cour de récrée appelé USA avant qu’il ne détruise tout sur la terre-mère. Les frontières, gouvernements, pouvoir, argent ne sont qu’illusion totale. Les gens sont nés dans ce système de l’esclavage de la pensée complètement fabriqué.

L’entreprise coloniale privée qui se fait appelée Etats-Unis d’Amérique ne tient son existence que d’une guerre illégale sur l’Île de la Grande Tortue et le génocide de 100 millions de personne afin de saisir la masse terrestre comme base. Elle ne leur appartient aucunement, c’est la terre d’Onk’we:honweh, le peuple naturel et ancestral de la terre. Ce que les banquiers américains (NdT: et de la City de Londres dont ils dépendent) nous ont fait, ils le font maintenant à la Palestine.

Ils continueront à suivre cette stratégie affairiste jusqu’à ce qu’ils paviennent à réduire tout le monde sur terre en esclavage, ou jusqu’à ce que le monde se dresse devant eux !

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël le « chien fou » de l’empire…

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Cette excellente analyse de Tony Cartalucci répond sans doute substantiellement à la question que nous avions posée il y a peu dans notre article précédent sur la Syrie: A quel jeu joue la Russie ? L’escalade en Syrie fait partie d’un plan élargi et on voit qu’une fois de plus la Russie fait tout pour éviter la guerre. N’Oublions pas que la Syrie est l’étape nécessaire pour faire tomber le dernier domino moyen-oriental: l’Iran

~ Résistance 71 ~

 

Israël le chien fou de l’Amérique en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

20 mars 2017

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/03/israel-americas-mad-dog-in-syria.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël a joué un rôle provocateur croissant dans le conflit destructeur se déroulant dans les frontières et autour de la Syrie depuis 2011. A bien des observateurs, il apparaît que la politique d’israël se situe entre l’aggression opportuniste et l’aggression unilatérale. En réalité, le rôle d’Israël dans le conflit syrien épouse un bien plus long schéma figurant les plans anglo-américains non seulement pour la Syrie mais pour la région entière.

Une anicroche supplémentaire récente entre Israël et la Syrie fut l’incursion rapportée d’avions de combat israéliens dans l’espace aérien syrien, incluant des attaques près de la ville orientale de Palmyre. Cette ville est le lieu d’une bataille entre les forces du gouvernement syrien et l’organisation terroriste auto-proclamée “Etat Islamique” (EIIL). Les frappes aériennes israéliennes contre les forces régulières syriennes auront donc favorisé les opérations de l’EIIL dans la région.

Israël est un état sponsor de la terreur et du terrorisme et non pas un champion contre celui-ci

Israël a existé en tant que base d’opérations à l’échelle d’une nation pour les intérêts anglo-américains depuis sa création au XXème siècle. Il a poursuivit des politiques régionales agressives qui ont intentionnellement dressé ses voisins contre elle et ce comme moyen de maintenir un pied-à-terre occidental et un point de levier en Afrique du Nord et au Moyen-Orient depuis des décennies.

Des conflits incessants entre Israël et la Palestine sont attisée par une stratégie de la tension orchestrée entre une population israélienne manipulée et une opposition contrôlée, le Hamas, soutenu, armé, financé par les collaborateurs régionaux d’Israël que sont l’Arabie Saoudite (NdT: ARAMCO c’est à dire: Exxon-Mobil, Royal Dutch Shell, Texaco, même si la famille royale saoudienne possède toujours la majorité des parts pour sauver les apparences) et le Qatar (NdT: petit état du Golfe propriété d’Exxon-Mobil, intérêts Rockefeller…)

Lorsque des opérations militaires par procuration ont commencé contre la Syrie en 2011 sous le couvert du “printemps arabe” créé et généré par les Etats-Unis, Israël et la Jordanie ainsi que la Turquie, ont joué un rôle direct en soutenant les militants de l’intérieur et affaiblissant ainsi Damas.

Tandis que la Jordanie joua un rôle plus passif et la Turquie un rôle plus direct en protégeant les forces militantes par procurations, Israël a joué le rôle de “provocateur unilatéral”. Tandis que les forces américaines, turques et autres de la “coalition” ne peuvent pas attaquer directement les forces syriennes, Israël, posant en joueur régional unilatéral, le peut et l’a fait de manière régulière depuis 2012.

CNN dans son article « Israeli jets strike inside Syria; military site near Palmyra reportedly targeted, » noterait:

“En novembre 2012, Israël a tiré des coups de semonce vers la Syrie après qu’un obus de mortier ait touché un poste militaire israélien. La première fois qu’Israël a tiré sur la Syrie depuis les plateaux du Golan et la guerre du Yom Kippour de 1973.”

“Les avions israéliens ont aussi attaqué des cibles en Syrie depuis au moins 2013, lorsque des hauts-fonctionnaires américains ot dit à CNN qu’ils pensaient que l’aviation de la FDI avaient touché des cibles en Syrie.”

CNN rapporterait aussi:

Les frappes israéliennes ont pu se faire aussi loin en territoire syrien qu’à Damas. En 2014, le gouvernement syrien et un groupe d’oposition ont tous deux dit que la FDI avait touché la banlieue de Damas et l’aéroport.

Et tandis que les officiels israéliens, militaires et civils, affirment que leur agression ne vise qu’à arrêter les transferts d’armes à des organisations terroristes (NdT: pour Israël: le Hezbollah), alors que les seules organisations qu’ils appellent “terroristes” sont en fait les seules forces en Syrie combattant des organisations terroristes internationales comme par exemple Al Qaïda, ses succursales variées, tout comme l’EIIL.

Paradoxalement, ces organisations terroristes bien réelles, elles, ont existé le long des frontières israéliennes, bénéficiant de surcroit d’une protection des forces armées israéliennes contre les opérations militaires syriennes.

Le rôle d’Israël comme le “chien fou” des Etats-Unis n’est pas un secret

Le rôle géopolitique d’israël comme “chien fou unilatéral” est une affaire déclarée de la politique états-unienne depuis au moins les années 1980 et en référence spécifique aux tentatives répétées des Etats-Unis de renverser le régime baathiste et l’état syrien parmi d’autres objectifs visant à terme l’Iran et la région dans sa totalité.

Un document datant de 1983, faisant partie du déluge de documents récemment déclassifiés et rendus public, signé de l’ancien officier de la CIA Graham Fuller et intitulé: « Bringing Real Muscle to Bear Against Syria » (PDF) déclare:

La Syrie en ce moment verrouille les intérêts américains à la fois au Liban et dans le Golfe, au travers de la fermeture de l’oléoduc irakien menaçant ainsi l’internationalisation irakienne de la guerre Iran-Irak. Les Etats-Unis devraient considérer augmenter les pressions contre Assad (père), en orchestrant secrètement des menaces militaires contre la Syrie depuis les trois états voisins qui lui sont hostiles: l’Irak, Israël et la Turquie.

Le rapport déclare également:

“Si Israël augmentait les tensions contre la Syrie simultanément avec une initiative irakienne, les pressions sur Assad monteraient très rapidement. Une action turque le presserait pshycologiquement plus loin.

En 2009, un think-tank politique financé par les banquiers, la Brookings Institution, publiait un long article: « Which Path to Persia?: Options for a New American Strategy toward Iran » (PDF), dans lequel une fois de plus, il est fait état de l’utilisation d’Israël comme d’un apparent “agresseur unilatéral” dont l’action fut détaillée.

Bien entendu, un article de politique américaine décrivant une agression plannifiée israélienne comme faisant partie d’une plus grande conspiration offensive américaine, pour affaiblir puis ultimement renverser l’état iranien, révèle qu’il n’y a rien d’”unilatéral” du tout au sujet de la politique régionale d’Israël ou de ses opérations militaires.

En 2012, la Brookings Institution publierait un autre papier intitulé: «  »Saving Syria: Assessing Options for Regime Change » (PDF), dans lequel il est dit:

“Certaines voix à Washington et à Jérusalem explorent le fait de savoir si Israël pourrait contribuer à forcer les élites syriennes à virer Assad.

Le rapport continue expliquant:

“Israël pourrait poster des forces sur ou près des plateaux du Golan, ce faisant, pourrait créer une diversion envers les forces du régime de Damas de supprimer l’opposition. Ce positionnement pourrait induire la peur dans le régime Assad d’une guerre sur des fronts multiples, et ce particulièrement si la Turquie veut faire la même chose à ses frontières et aussi si l’opposition est nourrie de toujours plus d’armes et d’entrainement. Une telle mobilisation pourrait peut-être persuader le leadership militaire syrien de virer Assad afin de se préserver.”

Une fois de plus, l’utilisation d’Israël comme l’un de plusieurs provocateurs régionaux exécutant une politique d’une conspiration américaine bien plus large y est ouvertement discuté.

Alors que chaque incursion israélienne en Syrie se passe, nonobstant les détails, affirmations et contre-affirmations de ces incursions, tout ceci devrait être analysé dans le contexte des intérêts américains et non pas des intérêts “israéliens”. Quelque soit les détails de chaque incursion, le but ultime est l’escalade dans le conflit de manière continue jusqu’à ce que la Syrie et ses alliés réagissent et provoquent un bien plus grand conflit militaire dans lequel les Etats-Unis et d’autres parmi son axe de l’agression, pourront directement participer.

Il doit aussi être noté que dans l’article de la Brookings de 2009: “Quel chemin vers la Perse ?”, il a été stipulé que des attaques israéliennes seraient utilisées pour provoquer la réponse de l’Iran, justifiant ainsi une intervention militaire directe des Etats-Unis impliquant tous ses moyens de campagnes de bombardements contre Téhéran en passant par une invasion et complète occupation américaine de l’Iran. Ceci fut central dans l’exposé de l’article politique.

Il est clair qu’une politique identique est maintenant appliquée contre la Syrie. Exposer la véritable nature des incursions israéliennes en territoire syrien et résister à la tentation d’une escalade du conflit est une des clefs pour confondre le plan états-unien et de désamorcer par là même le processus d’escalade enclenché par les proxies yankees que sont Israël et la Turquie.

Résistance politique: L’oligarchie nous rejoue le coup des années 1930…

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Très bonne analyse Robert. Maintenant ce que tu proposes en solution mais dont tu ne dis pas le nom ressemble à s’y méprendre à la société anarchiste, même si tu en dis peu… Encore un petit effort, nous avons dit il y a quelques temps que tu suivais les pas de Murray Bookchin… Encore un petit effort, tu y es presque. Le message n’en sera que plus fort ! Boycott du vote, boycott des institutions, pour la mise en place de la société des sociétés.

IL N’Y A PAS DE SOLUTIONS AU SEIN DU SYSTEME !!

~ Résistance 71 ~

 

La gauche ne fera pas au prolétariat « le coup des années trente”

 

Robert Bibeau

 

22 mars 2017

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-gauche-ne-fera-pas-au-proletariat-le-coup-des-annees-trente/

 

Cette semaine notre éditorial jette un regard croisé sur le texte intitulé « Des Croix-de-Feu à Marine Le Pen », dont vous pourrez prendre connaissance en annexe de la présente (1).

« Le coup des années Trente »

Il est très intéressant que l’auteur ait perçu que présentement dans la politique mondiale on nous refait le « coup des années Trente ». Le grand capital international nous rejoue la mise en scène des années de Grande Dépression qui avait préparé la Seconde Guerre mondiale; ceci, en prévision de la Troisième guerre mondiale que les capitalistes anticipent.

Nous allons démontrer le fonctionnement de cette entourloupe historique via un détour par l’analyse des élections américaines, une puissance économique sur le déclin qui est devenue un théâtre prioritaire de la prochaine guerre. Pour ces mises en scène historiques – passée et présente – quatre groupes d’acteurs sont requis : A) la droite classique.  B) La gauche classique. C) Les phalanges de l’extrême-droite fasciste – franquiste – Croix-de-Feu – corporatiste – militariste – nazi – néonazi – populiste, les noms varient, mais pas l’idéologie, qui reflète celle de la cinquième colonne que voici : D) les sectes et groupuscules de l’extrême gauche tonnants forts des mots dénaturés comme « capitalisme, communisme, révolution, classe sociale, pacifisme, révoltée indignée, antiracisme, féminisme, etc. ». Cette faction est chargée de crédibiliser l’ensemble de la mise en scène; de faire paraitre la droite fasciste-populiste pour ce qu’elle n’est pas (une menace à la démocratie bourgeoise, alors qu’elle en est une émanation bancale); et de repousser la populace votante (les masses du peuple affirment-elles) vers l’extrême droite. Voilà ce que le grand capital manigance avec la complicité de ces différents acteurs.

La mise en scène mondiale – l’exemple américain

Reprenons la mise en scène générale pour les États-Unis d’aujourd’hui. Une telle mise en scène demande des années de préparation, elle n’a rien de spontané ni d’improvisé. Toutefois, on ne doit pas imaginer une loge de francs-maçons, une section du Bilderberg Group, ou une bande mafieuse de sionistes comploteurs manipulant les ficelles derrière les rideaux.  Non, les éléments de puzzle se mettent en place mécaniquement – naturellement – une crise dans un secteur boursier, financier, industriel, appelant spontanément les mêmes faux-fuyants qu’auparavant – les acteurs derrière les rideaux se contentant d’assurer le positionnement des pièces, le bon fonctionnement de l’ensemble, vers la catastrophe puisqu’aucune réforme ne peut sauver le système.

Concrètement ça donne ceci : la crise boursière – financière – bancaire – monétaire de 2008, une crise économique majeure que ni Dieu, ni César, ni tribun ne pouvait contrer, une autre crise systémique dont est parsemée l’histoire du vampire capitaliste en décrépitude, les États bourgeois (communiste – socialiste – néolibéral – mondialiste – tiers-mondiste), tous archiendettés, n’avaient que deux choix devant cette crise systémique : A) L’AUSTÉRITÉ que l’on pourrait résumer par « faisons payer le prolétariat » via des mesures fiscales radicales imaginées par les fiscalistes. B) Faisons tourner la PLANCHE À BILLETS, libéralisons le crédit, dispersons la monnaie de pacotille et « faisons payer la prochaine génération du prolétariat » vocifèrent les monétaristes.

Chacun aura compris que les États bourgeois sous la gouvernance des factions de gauche de la bourgeoisie adoptèrent la voie monétariste et ont fait tourner la planche à billets pour maintenir autant de programmes sociaux que possible (afin de maintenir la consommation des ménages) proposant même le Revenu universel et autres chimères dans cette galère en perdition alors que la dette souveraine explosait, que la monnaie de singe s’épandait comme du chiendent, préparant le prochain krach boursier catastrophique, prélude à la prochaine Grande Dépression et à la guerre nucléaire. Ainsi, aux États-Unis, sous le règne des monétaristes et de Barak Obama la dette a plus que doublé au cours de ses mandats (2). Que les bobos et les petits bourgeois, qui vivent aux crochets de l’État, se rassurent cependant, la manne gouvernementale ne fera pas défaut sous Donald et l’indice Dow Jones en liesse est à son apogée depuis l’élection de la faction des fiscalistes. La dette souveraine américaine devrait connaitre de nouveaux sommets avant la fin du mandat du milliardaire.

 

Pendant ce temps dans les pays où l’aile droite de l’échiquier bourgeois assure la gouvernance de l’État providence (sic) la voie fiscaliste fut privilégiée faisant pleuvoir les mesures fiscales d’austérité sur la classe prolétarienne en peine, pourtant à peine plus austère que celles préconisées par la gauche modérée (ceux qui massacre modérément le prolétariat). Les mesures de soutien au capital ont ici la priorité sous le ridicule prétexte de relancer l’emploi alors que plus les milliards de déductions fiscales caracolent plus les taux de chômage s’envolent (pas les taux officiels… les taux réels). Évidemment, plus de subventions et moins de taxation aux corporations entrainent les déficits publics au fond de l’abysse d’où ici aussi la planche à billets de fausses monnaies est appelée à la rescousse d’où on doit conclure que monétariste de gauche à la Keynes-Galbraith ou fiscaliste de droite à la Tea Party c’est du pareil au même.

Pendant ce temps à l’extrême droite de l’échiquier politique bourgeois, les Croix-de-feu, fasciste, Tea-Partiste, néonazies, racistes, islamophobes, le Peniste, et les populistes de tout bord s’agitent comme il leur a été intimé de s’exécuter par leur maitre à penser. Ceux-là, dans les pays à gouvernance de gauche bourgeoise, déclament que tout va mal parce que l’État providence (sic) ne frappe pas assez les déshérités, les ouvriers, les fonctionnaires, les bobos parasitaires, les chômeurs et les désœuvrés, les immigrés chassés de leurs foyers par la guerre imposée à leur bourgeoisie nationale mal « alignée ». Les médias mainstream – « people et de formatage de l’opinion » soutiennent énergiquement cette faction en montant en épingle tout incident ou un homme bronzé ou une femme voilée est impliquée accréditant ainsi toutes suspicions xénophobes alambiquées. Même chose pour les traités de libre-échange, la crise et le chômage viendraient de l’étranger alors que la crise économique systémique sévit partout, nationalement et internationalement. Mais pour qui veut désigner des boucs émissaires de la misère, tout est « bonne affaire ».

Aux États-Unis le régime de Barack Obama a joué ce rôle et tout en expulsant 2,5 millions de « chicanos » vers le Mexique, et en construisant le tiers de la barrière mexicaine-américaine; tout en remplissant les prisons américaines; tout en approfondissant le déficit et en menant de multiples guerres d’agression; tout en faisant exploser la dette souveraine, Barack prêchait hypocritement la bonne entente et la résignation à la souffrance, encensé en cela par la go-gauche qui lui livra le Nobel de la Paix. Cette fourberie ridicule était nécessaire pour crédibiliser la manœuvre de revers qui se préparait par-derrière. En effet, chaque mesure d’encens brulée pour le thuriféraire Barack Obama préparait l’avènement du sous-commandant Donald Trump, mais jusqu’à récemment les médias à la solde ne soupçonnaient pas le « coup monté ».

Pendant ce temps à l’extrême droite de l’échiquier politique bourgeois les Croix-de-feu, les fascistes, les néonazies, les racistes et islamophobes, les le Peniste et les populistes de tout acabit s’agitent comme il leur a été intimé de s’exécuter. Dans les pays à gouvernance de la face droite de Janus ils critiquent le pouvoir de ne pas en faire assez pour mâter les déshérités, les pauvres, les assistés sociaux “profiteurs” (sic), les immigrés « spoliateurs » (sic), les chômeurs « menteurs » (sic), les fonctionnaires et les bobos « parasites », et surtout les ouvriers qui comme chacun sait ne sont pas prêts à se sacrifier pour le salut de la patrie – l’État bourgeois et les profits – (ceci n’est exprimé qu’aux  rencontres privées dans les salons feutrés des banquiers, aux assemblées de l’AIPAQ, du MEDEF et de la Chambre de commerce). Pour mémoire, se  rappeler  les visites à l’AIPAC des candidats aux élections présidentielles américaines, et les déclarations de la candidate Clinton aux rencontres avec les financiers de Wall Street.

Le rôle de la gauche et de l’extrême gauche

Concomitant au précédent mouvement, à l’extrême gauche de l’échiquier politique bourgeois – tapis dans l’ombre – négligé jusque-là par les médias menteurs (people, de formatage ou de gouvernance) la multitude des groupuscules formant la  go-gauche, des trotskistes agités, aux maoïstes enragés, en passant par les communistes disqualifiés, et les marxistes-léninistes empêtrés, toutes engeances confondues, qui n’en finissent plus de se déchirer  – de se diviser – de se segmenter – de se fractionner, de se sectariser – dogmatiser, parce que désœuvrés, inutilisés, puisque la bourgeoisie n’avait pas besoin de les faire chanter au temps de la prospérité et de l’hypocrite État providence déqualifié – la go-gauche est tout à coup rappelée sur le devant de la scène comme aux bonnes années du Front Populaire et du Programme commun pour y jouer exactement le même rôle, accréditer les uns et les autres, les  renforcer et repousser le prolétariat vers l’extrême-droite que tous ces “imbéciles utiles” prétendent pourtant combattre.

Aux États-Unis, où la gauche n’a pas la même importance que sur le vieux  continent, le grand capital l’ayant marginalisée dans les années cinquante (Mac Cartisme), l’extrême gauche vaillante n’en joue pas moins son rôle à la mesure de son importance. D’abord, en tapotant amicalement leur ami Barack pour ne pas en faire assez pour fermer Guantanamo; pour avoir trop utilisé les meurtres extrajudiciaires pour assassiner les opposants; pour avoir trop avantagé les compagnies d’assurance privée avec l’“Obama Care” honni par les ouvriers démunis les forçant ainsi à se replier vers Donald Trump l’imprévisible (sic); critiquant aussi Obama de ne pas fermer assez de mines de charbon jetant des milliers de mineurs sur le pavé, ne faut-il pas sauver l’atmosphère avec la vie de la classe ouvrière ? Les mineurs se voyant ainsi pousser dans les bras de Donald le prévisible. Le critiquant aussi de ne pas fermer assez de puits de pétrole et de pipelines jetant des milliers d’ouvriers dans l’indigence sous le regard indifférent des sectes écologistes petites-bourgeoises davantage préoccupées des droits des animaux que de ceux des prolos. Bien entendu les sectes d’extrême gauche ne manquèrent pas de critiquer du bout des lèvres – sans jamais manifester lors de son intronisation – les désastreuses aventures guerrières de Barak et de Hillary aux quatre coins de la Terre, affichant ainsi leur parti-pris réformiste, ce dont le prolétariat se souviendra. Comme on le voit, la gauche a tissé elle-même la corde pour se pendre, car il y a longtemps qu’elle est devenue le fief de la petite bourgeoisie pléthorique et les prolétaires n’ont rien à faire de cette gauche de parterre.

Il faut comprendre que pour la gauche mondiale, de toute obédience, il s’agissait de remplir son devoir de critique pacifiste afin d’assouvir sa morale de paix béate et permettre à Obama de se défausser de ses crimes de guerre – de ses « crimes contre l’humanité » sur le dos du Congrès, à majorité républicaine, le véritable ennemi de l’extrême gauche. Enfin, pas un mot de la part des sectes gauchistes à propos de la dette souveraine qui demain fera s’effondrer l’économie boursière américaine ce qui jettera sur le pavé des millions d’Américains « moyens » comme ils aiment à le radoter. Vous savez ces moyens riches, ou ces moyens pauvres, c’est selon, que la nouvelle gauche divise en classe sociale d’après leur revenu hebdomadaire – un prolétaire changeant de classe sociale chaque semaine suivant les retenus (fiscales) sur son salaire.

L’extrême gauche joue également un rôle de sous-fifre au service de la fraction de gauche modérée, démocrate en Amérique, socialiste, communiste et sociale-démocrate ou poutiniste en Europe. Ici, il s’agit de dénoncer et de s’indigner des billevesées des candidats de droite (scandale de la main baladeuse de Donald, scandale de ses déclarations dénonçant la pègre, les bandes de rues et le trafic de drogue « chicanos ». Scandale à propos du mur déjà construit. Scandale de la lutte contre le terrorisme et les amalgames. Scandale à propos des femmes, faisant littéralement pâmé les féministes gauchistes) autant d’épiphénomènes qui dissimulent la profonde crise économico -politico – sociale qui bouleverse l’ensemble des sociétés capitalistes dans un monde désemparer. Au lieu de profiter de ces nuages de fumée lancer par l’équipe de la grande criminelle de guerre Hilary Clinton contre le futur grand criminel de guerre Donald Trump, pour bien démontrer que ce n’est pas la droite – les fascistes – les Croix-de-Feu – les populistes – les Tea-Partistes – les Le Penistes (ajoutez le nom de la secte de droite de votre région) qui sont le problème de l’humanité. Cette tactique d’indignation sélective ne vise qu’à mobiliser le prolétariat derrière la faction « libérale-démocrate » du capital lors de la guerre mondiale à venir. C’est le mode de production capitaliste qui est le problème et pour résoudre tous les problèmes secondaires qui en découlent il ne faut surtout pas soutenir les réformes ni l’aile gauche du capital, mais renverser l’État gestionnaire de ce mode de production moribond. La preuve ? Lors des deux guerres mondiales précédentes, la gauche « d’avant-garde » a inféodé au capital la classe prolétarienne sur laquelle elle jouissait d’une ascendance certaine et elle a poussé le prolétariat vers les Croix-de-feu, et voyez où en est la classe prolétarienne aujourd’hui. C’est une trahison que le prolétariat ne leur pardonnera pas.

La classe prolétarienne

 

Voilà la position du prolétariat révolutionnaire au temps des Croix-de-Feu, du fascisme, du franquisme, du corporatisme, du nazisme, du militarisme, et aujourd’hui au temps du « populisme » contre lequel on voudrait mobiliser la classe prolétarienne au secours de l’aile libérale démocratique bourgeoise tout aussi criminelle que la précédente. On ne vote pas – on ne manifeste pas – contre Trump, ni contre Geert Wilders (PVV), ni contre Marine Le Pen (FN), ni pour soutenir Fillon, Hamon, Macron, ou Mélenchon. Le prolétariat révolutionnaire ne vote pour aucun de ces polichinelles et manifeste contre tous – et surtout contre le mode de production capitaliste en décrépitude que nous ne souhaitons pas réformer, mais éliminer. Heureusement, il est apparent que si présentement la classe prolétarienne mondiale ne sait pas vers qui se tourner elle sait parfaitement à qui ne pas se fier et elle refuse de se mobiliser par dizaines de millions derrières les fauteurs de guerre, ce qui on le voit dans les différents États bourgeois embêtent fortement le grand capital dépité. On ne nous refera pas le « coup des années Trente ».

 

NOTES

 

(1)   Titre original « Des croix de feu à Marine ».   Par hugambrules.  Le 8.03.2017  sur http://les-tribulations-de-l-ecocolo-ecoconome.over-blog.com/2017/03/des-croix-de-feu-a-marine.html

(2)   La dette américaine de Reagan à Obama.

Guerre impérialiste en Syrie: les masques tombent… Il semblerait que ce soit maintenant Israël contre la Syrie… Quel jeu joue la Russie ?

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 22 mars 2017 by Résistance 71

Révélations du dernier quart d’heure de la guerre en Syrie: Ben Salmane et Netanyahu
 dirigent ouvertement le Front al-Nosra…

 

Nasser Kandil

 

20 mars 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8387

 

D’une manière générale, l’opinion publique occidentale sait qu’il y a mensonge sur la Syrie, mais ne connaît pas la vérité. [Dr Bachar al-Assad, Président de la République arabe syrienne, ce 20 mars 2017 aux médias russes]

Le 14 mars courant, Donald Trump recevait le vice-prince héritier saoudien Mohamad ben Salmane à Washington. Le lendemain Damas était frappée par deux attentats terroristes extrêmement meurtriers à moins de deux heures d’intervalle, l’un en son palais de justice à une heure de grande affluence, l’autre dans un restaurant populaire très fréquenté dans l’ouest de la ville. Inutile de nous interroger, une fois de plus, sur l’émotion débordante d’indifférence des médias humanitaires occidentaux.

Au même moment se tenait la troisième session des pourparlers d’Astana, boycottée par les chefs des factions armées de ladite opposition syrienne modérée, présents lors des deux sessions précédentes et dont le garant est la Turquie selon l’accord tripartite conclu entre la Russie, l’Iran et la Turquie, lequel accord a abouti au plan de cessation des hostilités entré en vigueur le 29 décembre 2016 à minuit et adopté à l’unanimité par le Conseil de Sécurité sous la résolution 2336 du 31 décembre 2016.

Le 16 mars 2017, M. Nasser kandil commentait ces événements par une brève prémonitoire. [NdT] :

  • La coïncidence de la visite de Mohamad ben Salmane à Washington avec les déflagrations meurtrières à Damas, la tenue des pourparlers d’Astana 3 en l’absence des chefs des factions militaires et les déclarations russes parlant de parties étrangères les influençant parce qu’elles ne veulent pas régler la crise syrienne, n’est pas fortuite.
  • Le ressentiment saoudien devant la monopolisation des groupes armés par le gouvernement turc d’Erdogan, l’Arabie saoudite étant reléguée au rôle de financier et de conseiller, s’ajoute au fait que la Turquie n’est plus intéressante comme alliée depuis le désaccord américano-turc sur la guerre en Syrie et son exploitation de toutes les cartes, à son seul profit, dans le but de se débarrasser des Kurdes, au point d’oser conclure un accord tripartite avec Moscou et Téhéran.
  • En revanche, pour Riyad, l’alliance avec Israël présente l’avantage de proposer à Washington la séparation de la guerre entre le sud et le nord de la Syrie, étant donné que la priorité de cibler l’Axe de la Résistance et l’Armée syrienne, à la fois, répond à la volonté de Donald Trump d’« interdire toute influence iranienne » dans la région.
  • Ben Salmane s’est donc rendu à Washington emportant dans ses bagages ses lettres de créance trempées dans le sang des Syriens suite aux attentats terroristes à Damas, ainsi que la nouvelle du boycottage d’Astana 3 par les factions armées terroristes, pour dire que la priorité en Syrie se situe au sud et n’appartient plus aux Turcs.
  • D’où sa proposition à Trump de se contenter d’ententes concernant la sécurité avec les Russes et de ne surtout pas s’impliquer dans le règlement politique global de la crise syrienne.
  • Le projet de Ben Salmane proposé à Washington se résume donc à dire : « La guerre au nord de la Syrie contre Daech est votre affaire, la guerre au sud de la Syrie contre l’Axe de la résistance est notre affaire et la vôtre ».

Et voilà que le 17 mars un communiqué du Haut commandement des forces armées syriennes faisait savoir qu’alors que l’Armée syrienne poursuivait son offensive contre Daech à l’est de Palmyre :

  • Quatre chasseurs israéliens ont pénétré l’espace aérien syrien vers 02H40 dans la région d’Al-Breij, via le territoire libanais, et ont ciblé une position de l’Armée syrienne en direction de Palmyre à l’ouest de Homs.
  • Notre DCA a riposté et a abattu l’un des avions à l’intérieur des territoires occupés, a touché un deuxième avion et a obligé le reste à prendre la fuite.
  • Cette agression flagrante de l’ennemi sioniste est venue pour continuer à soutenir les gangs terroristes de Daech, tenter désespérément de remonter leur moral effondré, et brouiller les victoires de l’Armée arabe syrienne face aux organisations terroristes.
  • Le Haut commandement de notre Armée est déterminé à contrer toute tentative d’agression sioniste sur n’importe quelle partie du territoire de la République arabe syrienne et y répondra directement par tous les moyens possibles.

Le gouvernement israélien a nié ces faits, mais la réaction de son ministre de la Défense Avigdor Lieberman, deux jours plus tard, suggère le contraire à nombre d’analystes dont M. Nasser Kandil, lequel revient sur cet évènement largement commenté par les médias amis et ennemis, en faisant cependant le lien avec l’attaque massive de plusieurs factions inféodées à Al-Nosra [alias Fateh al-Cham / Tahrir al-Cham] ce 19 mars, attaque stoppée par l’Armée syrienne avec des centaines de terroristes encerclés dans les quartiers périphériques de Jobar, Qaboun et Douma :

Tout au long de ces six dernières années, les Turcs ont été les plus présents sur la scène syrienne parmi les États coalisés contre la Syrie derrière des façades qui se sont écroulées l’une après l’autre pour finir par révéler, en ce dernier quart d’heure de la guerre, les véritables visages de ses commanditaires.

En effet, l’allié américain qui avait retiré sa flotte de Méditerranée afin d’éviter de s’engouffrer dans une guerre sans trop savoir comment la terminer [référence à la fameuse nuit du 30 août 2013, NdT], n’est réapparu sur la scène syrienne qu’une fois que la « Guerre contre le terrorisme » est devenue une couverture commode lui réservant un rôle « calculé » aussi bien dans l’escalade guerrière que dans les éventuelles solutions ou ajustements politiques. Ce faisant, il a laissé le soin de mener cette guerre à ses alliés israéliens et saoudiens conformément à l’équation mettant en jeu leur propre survie, ainsi qu’à l’allié turc jouant sur toutes les cordes à la fois. Se dissimulant ainsi derrière le masque du trio israélo-saoudo-turc, il comptait s’approprier le solde positif des trois comparses, le solde négatif revenant sur le compte de chacun d’entre eux.

Quant au trio israélo-saoudo-turc qui a importé les deux versions de l’organisation Al-Qaïda en Syrie [Daech et Al-Nosra, Ndt], les a distribuées sur tous les fronts, les a financées, armées et dirigées, il s’est dissimulé derrière le masque de l’organisation Al-Qaïda, qu’il a elle-même dissimulée derrière le masque de ladite opposition syrienne. Ceci, en sachant parfaitement que la carte d’Al-Qaïda est inexploitable politiquement et que l’organisation terroriste peut se retourner contre lui, mais c’était son seul atout sur le terrain, vu que la médiocre opposition syrienne est incapable de tenir, ne serait-ce qu’une heure, face à l’Armée syrienne et ses alliés.

L’un des signaux indicateurs de l’entrée dans ce dernier quart d’heure de la guerre est l’implication directe des « grands joueurs », parce que les masques sont épuisés, qu’il n’y a plus de place à l’erreur et qu’il n’est plus possible de parier sur les petits joueurs devant l’énormité des enjeux.

En effet, voici qu’Al-Qaïda se bat ouvertement sur le terrain sans plus se dissimuler derrière une prétendue opposition ; voici que le Front al-Nosra et Faylaq al-Rahman annoncent par communiqués officiels leurs attaques sur Daraa, Al-Qaboun et Jobar à Damas ; et voici qu’Israël mènent tout aussi ouvertement son raid aérien sur des positions de l’Armée syrienne et de ses alliés à l’est de Palmyre sous le prétexte, prouvé mensonger, de détruire des convois de missiles destinés au Hezbollah.

En réalité, l’intervention militaire israélienne cherche à empêcher l’Armée syrienne de tenir la rive sud de l’Euphrate, alors que sa rive nord est à moitié tenue par Daech, lequel tente d’envahir son autre moitié en devançant les Kurdes et l’Armée syrienne du côté de Hassaké et de Deir ez-Zor.

En clair, l’objectif des Israéliens est de retarder l’avancée de l’Armée syrienne vers l’Euphrate, afin que des groupes armés de l’opposition [regroupés au sein de ladite « nouvelle armée syrienne », Ndt], qu’ils ont entraînés à cet effet, puissent atteindre la rive sud du fleuve après avoir franchi les frontières jordanienne et syro-irakienne ; lesquels groupes, déjà utilisés par les Américains dans les batailles d’Al-Tanaf à la frontière syro-irakienne, avaient échoué. Dans ce cas, ils sont supposés traverser le désert syrien jusqu’à l’Euphrate pour être rejoints par les Kurdes descendus de Hassaké, quand les Américains en donneront l’ordre.

C’est ainsi qu’ils espèrent couper la route de Deir ez-zor à l’Armée syrienne par l’introduction de groupes armés dirigés par les Américains et les Israéliens et, du même coup, rompre l’équation du triangle qu’elle a sécurisé entre Tadef [ville du nord de la Syrie située au sud d’Al-Bab, reprise à Daech le 26 février 2017 ; NdT], Palmyre et Deir ez-Zor.

L’échec du raid israélien en raison de la réponse foudroyante syrienne -laquelle a amené la confrontation à un niveau « stratégique » nettement supérieur aux prévisions du gouvernement de Benjamin Netanyahou- et la réaction russe consécutive à ce raid, ont restreint les choix des manœuvres israéliennes, élevé le niveau du défi, et mis la relation américano-russe à l’épreuve dans une situation ôtant toute chance d’un rôle israélien futur dans l’espace aérien syrien.

Car ce sont les Américains qui ont autorisé les Israéliens à mener ce raid et leur ont remis les clés de l’espace aérien syrien en leur permettant de voler dans le sillage de leurs avions au moment où ils menaient, eux-mêmes, un raid aérien sur des positions d’Al-Qaïda à l’ouest d’Alep [Autrement dit, ils ont profité de l’autorisation de survol du territoire syrien accordée par les russes aux avions américains du fait de la coordination établie pour éviter tout risque de collision aérienne ; NdT].

Le résultat est que cette manœuvre américano-israélienne censée rendre un service tactique aux Israéliens afin qu’ils puissent compter dans l’équation syrienne risque de les en écarter.

D’où la nécessité pour les Saoudiens de sauver la mise par l’intermédiaire du Front al-Nosra qui a donc intensifié ses attaques terroristes sur Damas, afin d’éviter que les Israéliens ne soient tentés de reculer et, surtout, convaincre les Américains qu’ils sont encore capables de modifier les équations en complément des actions menées par l’associé israélien.

Par conséquent, les Américains devraient accorder du temps au duo israélo-saoudien afin qu’il puisse mener la guerre du sud syrien, contre l’État syrien et ses alliés, loin de toute équation impliquant la coopération des Russes ou des équations impliquant l’accord ou le désaccord avec les Turcs dans le nord de la Syrie.

D’ailleurs, les principaux médias saoudiens ainsi que les chefs des délégations de la prétendue opposition syrienne du « Groupe de Riyad », à Genève ou Astana, ne condamnent pas ces attentats terroristes, ni ne cachent que les brigades du Front al-Nosra et de Faylaq al-Rahman en sont les auteurs. Ils ne cachent pas, non plus, que le moment choisi pour les mettre à exécution est destiné à empêcher l’Armée syrienne de cueillir les fruits de la « guerre des missiles » avec les Israéliens.

Les joueurs avancent à découvert. Désormais c’est Israël et la Syrie face à face. Tous les autres ne sont que des comparses !

Résistance au colonialisme: L’Australie botte en touche la question de la domination en rapport avec la doctrine chrétienne de la découverte (Steven Newcomb)

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

La réponse de l’Australie à la doctrine de la découverte

Éviter l’affaire de la domination qui réside au sein de la doctrine de la découverte

 

Steven Newcomb

 

17 mars 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/australias-response-doctrine-discovery/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire: le livre de Steven Newcomb (larges extraits traduits par nos soins) en version PDF: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chretienne de la découverte » (2008)

 

En 2012, au Forum Permanent sur les Problèmes Indigènes de l’ONU, Kate Gumley, alors chef de la délégation australienne, avait fait un discours intitulé: ”La doctrine de la découverte”. Le premier paragraphe de ce document illustre très bien comment le gouvernement australien bottait subtilement en touche le problème de la domination. “Le point clef de l’agenda de la discussion de cet après-midi est la doctrine de la découverte, un concept de droit public international qui a reçu l’attention de ce forum parce qu’il adresse directement la question de la conquête légale [de la terre] durant la période de la colonisation [sic].” (NdT: autant d’hypocrisie et d’aplomb mensonger est à peine croyable, mais c’est comme çà qu’ils s’en sortent…)

Les hauts-fonctionnaires du gouvernement australien qui ont écrit cette déclaration n’ont pas identifié la question que les représentants des peuples indigènes soulevaient en appelant à la focalisation sur la soi-disant “doctrine de la découverte”. Ce que l’état australien a cadré comme étant une “conquête légale” n’est, en fait, rien d’autre que l’affirmation par des gouvernements d’état de la possession d’un “droit de domination” sur nos peuples et nations originels.

Si on nous en avait donné l’opportunité, nous aurions pu demander au gouvernement australien: Est-ce que les envahisseurs ont le droit de dominer d’autres nations sur leurs propres terres et territoires ? Sur quel cadre de référence ou standard de jugement pourrions-nous répondre à cette question ? Sommes-nous obligés par une quelconque loyauté que nous aurions contracté envers nos envahisseurs et leurs descendants de répondre à de telles questions uniquement du point de vue de leur façon de voir ou standards de jugement invasifs ?
Malheureusement, le Forum Permanent des Affaires Indigènes de l’ONU ne se prête pas à un dialogue étendu ou spécifique avec les représentants des gouvernements de quelque état que ce soit, comme l’Australie par exemple. Si j’avais pu entrer dans un tel dialogue avec les délégués du gouvernement australien au sujet de leur intervention, je leur aurais demandé dans quel contexte plaçaient-ils les mots de “conquête” et de “légal” et de quel point de vue ?

Prenez par exemple l’idée de “conquête” comme une affirmation de “victoire” dans le contexte d’une invasion illégale des terres et territoires d’une nation originelle donnée, sur le continent de l’Australie. Au moment de l’invasion, la nation originelle de cet endroit vivait son propre mode de vie, dans son propre pays, dans cette partie du monde bien précise, sans déranger personne. Le but des envahisseurs est de se saisir de ce pays, de cette terre et de contrôler ou de tuer la nation envahie en lui faisant la guerre. Les descendants actuels de ces envahisseurs appellent le système de domination qui en a résulté une “conquête légale”.

En réalité, l’invasion étrangère et ce qui en a découlé est illégitime. Les descendants actuels des envahisseurs tentent de cadrer la “domination” comme étant quelque chose de “légal”. Ils font cela dans un effort de rendre l’invasion et tout l’après celle-ci à l’échelle inter-générationnel, acceptable du point du vue des colonisateurs. Une tactique des envahisseurs et de leurs descendants est de ne juger ou d’évaluer les résultats politiques ou autres que de leur propre perspective. Tout comme les chrétiens fondamentalistes considèrent que leur religion est la seule et unique religion qui vaille ; les envahisseurs et leurs descendants considèrent maintenant leur “avis” sur la “légalité” de l’affaire comme étant le seul, unique et valable “avis” sur la “légalité” en question.

Le philosophe du droit Steven I. Winter fait remarquer que chaque catégorie et chaque doctrine, incluant la “doctrine de la découverte”, “repose sur une image mentale des formes d’association humaine qui sont justes ou réalistes” dans une situation donnée. Aussi loin qu’est concerné l’image mentale des descendants des envahisseurs européens, l’invasion européenne chrétienne et son résultat de domination est à la fois juste et réaliste car fondée sur le christianisme et la bible. Les nations originelles envahies sont étiquetées n’avoir aucun droit fondamental de contester ou de défier le système de domination qui en a résulté.

En maintenant à l’écart les cadres d’interprétation des nations originelles, il devient alors possible pour les envahisseurs et leurs descendants de s’adresser aux Nations-Unies, avec l’identité politique d’un état de domination et de prétendre que ce système de domination qui a émergé en tant que résultat de l’invasion génocidaire de cette terre par leurs ancêtres est une “conquête légale”. Ceci est une partie de la façon dont le gouvernement australien (NdT: quelque soit sa couleur politique, c’est toujours la même chose…) déguise et masque cette image de l’invasion et son résultat en utilisant des euphémismes (des mots sonnant bien pour exprimer de terribles actions) comme par exemple “la légalité de l’installation européenne” (c’est à dire l’invasion, la domination, l’extermination et la déshumanisation) et “travailler en vue d’un futur réconcilié.

Parler de “futurr réconcilié” est un futur dans lequel ceux qui ont été envahis et dominés pendant des générations se seront “réconciliés avec eux-mêmes” afin de vivre de manière permanente sous le système de domination imposé, dans ce cas-ci sous ce qui est appelé “L’État australien”. La construction et la manifestation de ce système de domination est ce que le gouverneent australien étiquette du doux euphémisme de “conquête légale”, affirmant et clâmant ainsi le résultat de domination comme étant un résultat valide et légal.

Tant que nous n’exposerons pas de manière explicite le “système de domination des états”, ce système continuera de détruire des écosystèmes entiers et créera les problèmes que nous avons besoin de résoudre une fois pour toute. Reproduire un système destructeur au nom de la “réconciliation” avec ce même système n’est en aucun cas une recette du succès pour une réelle cicatrisation. Ceci ne fait que créer ce que Gregory Bateson appelait “le double lien” (baisés si on le fait, baisés si on le fait pas). Ce n’est pas suffisant de dire ce en quoi nous sommes en faveur. Nous devons mettre en contraste ce pour quoi nous sommes en faveur avec ce pour quoi nous ne sommes pas d’accord. Le contraste crée une vision plus profonde et révèle le double lien.

Dans le bouquin de James C. Scott: “La domination et l’art de la résistance” (1990), l’auteur (NdT: anthropologue de renom auteur de “Zomia”) cite Barrington Moore pour avoir dit: “Une tâche culturelle principale à laquelle doit faire face un groupe opprimé est de fragiliser ou de faire exploser la justification de la strate dominante.” Quelle est la justification pour la domination de nos nations originelles ? Dans la loi fédérale américaine sur les Indiens, comme ceci est graphiquement illustré de nos jours avec l’affaire de Standing Rock et du DAPL, c’est un empire fondé sur le christianisme qui possède(rait) une destinée manifeste de subjuguer la terre et de dominer tous les êtres vivants pour son profit.

Il est grand temps de rejeter ces systèmes de domination comme étant non seulement invalides mais également humainement inadmissibles en refusant d’accepter ce concept, de ne plus les accepter comme “conquête légale”.

Non au DAPL! Mni Wiconi. L’eau est la vie !

Merdia et pressetituée: degré zéro du crétinisme propagandiste marchand atteint avec succès…

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De nuisance à menace: le prix de la vérité

 

Paul Craig Roberts

 

16 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/16/nuisance-threat-high-cost-truth-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je suis convaincu que les Etats-Unis et probablement tout le monde occidental, c’est à dire l’empire américain, sont maintenant entrés dans une ère dans laquelle le respect de la vérité n’existe ni dans les institutions publiques, ni dans les institutions privées. Nous avons pu observer cet avènement depuis déjà un certain temps. Pensez par exemple au 3 août 2002, une époque récente en ce qui nous concerne, mais une période hors de la conscience politique de tous ceux plus jeunes que 33 ans aujourd’hui. A l’été 2002, le monde a été préparé par la propagande américaine à l’invasion de l’Irak. Le 3 août de cette année là, la prestigieuse publication britannique de “The Economist” résuma la pensée consensuelle de l’opinion dominante en deux phrases lapidaires: “Les choix honnêtes sont d’abandonner et d’accepter ou alors de retirer Mr Hussein du pouvoir en Irak avant qu’il n’ait sa bombe atomique. Aussi douloureux que cela nous soit, notre vote va à la guerre.

Comme Lewis Lapham, moi-même et bien d’autres demandions à l’époque: quelle bombe ? La seule preuve de l’existence d’une bombe était fabriquée et tout le monde savait qu’elle l’était. Les inspecteurs du nucléaire de l’ONU avaient conclu que les fameuses armes de destruction massive irakiennes étaient une création de la propagande américaine. Le président George W. Bush reconnut éventuellement que l’Irak n’avait pas de telles armes. Le ministre des AE Colin Powell a dit que les mensonges qui lui furent imposés par déception par le régime Bush pour dire devant l’ONU que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, furent une tâche indélébile sur sa carrière. (NdT: sauf que Powell n’a pas été trompé, il savait pertinemment ce qu’il faisait…)

Bien qu’il fut connu que l’invasion de l’Irak en 2003 par les Etats-Unis avait entièrement été fondée sur des mensonges, les troupes américaines n’en furent pas évacuées pour autant et ce jusqu’en 2011 et qu’elles furent retirées ou pas, elles sont bel et bien de retour maintenant. Rien de ces faits avérés n’eut d’impact sur la bonne opinion que Washington et les médias ont d’eux-mêmes.

Enhardis, Washington et sa horde pressetituée ont menti au sujet de la Libye et ont détruit ce pays prospère. Ils ont menti au sujet de l’utilisation par Assad d’armes chimiques pour “gazer son propre peuple” et auraient détruit aussi la Syrie si la Russie ne s’était pas interposée.

Bloqués par la Russie, Obama, Hillary et Victoria Nuland se sont retournés contre elle, d’abord en renversant le gouvernement démocratiquement élu d’Ukraine et lorsque le peuple de Crimée vota massivement et pratiquement à l’unanimité pour son rattachement à la Russie, le régime Obama et ses putes des médias ont fabriqué une “invasion russe de l’Ukraine”.

Cette fausse accusation, répétée inlassablement jusqu’à aujourd’hui par la pressetituée occidentale, est devenue la justification pour des sanctions économiques contre la Russie que Washington a fait imposer par ses vassaux européens et ce entièrement à leurs dépends, ce qui montrent parfaitement le niveau crasse de couardise des gouvernements impliqués. Si Washington leur ordonne “sautez!”, le premier ministre britannique, le chancelier allemand et le président français demandent en chœur: “de quelle hauteur ?…”

Une des raisons pour laquelle Donald Trump a été élu président fut son implication à normaliser les relations avec la Russie et à reconsidérer la prolongation de l’OTAN, un quart de siècle après que son objectif de départ eut cessé d’exister après l’effondrement de l’URSS. L’implication de Trump constitua une menace directe au pouvoir et aux sources de profit du complexe militaro-industriel et de la sécurité américain, dont les 1000 milliards de dollars de budget annuel demandent l’existence justificative d’une menace majeure que seule la Russie peut fournir.

En conséquence, la Russie et son président ont été diabolisés. La propagande américaine et ses mensonges éhontés, a semé la peur de la Russie et de Poutine au travers de l’empire américain. Le réponse de l’empire à ceux qui confrontent cette propagande avec des faits et la vérité est de les dénoncer comme des “agents russes” ou des “dupes de Poutine”. La haine de la Russie qui a été inculquée par les nouveaux cons et la pressetituée a eu pour résultat de voir le sénateur républicain McCain, représentant l’Arizona (à la grande honte des Arizoniens), étiqueter lors d’une session sénatoriale le sénateur Rand Paul du Kentucky, comme quelqu’un qui “travaille maintenant pour Vladimir Poutine”, parce qu’il objectait qu’un tout petit pays comme le Montenegro devinsse un membre de l’OTAN.

http://news.antiwar.com/2017/03/15/sen-john-mccain-rand-paul-is-working-for-vladimir-putin/

Lorsque mon site internet a été inclus dans la liste de plus de 200 sites soi-disant “agents ou dupes des Russes” par un groupe secret appelé “PropOrNot”, j’ai questionné l’origine du financement d’une telle entreprise aussi bien camouflée qu’une opération de blanchiment d’argent offshore. J’en ai fait une blague qui a beaucoup amusé les Russes.

Comme personne ne sait ce qu’est PropOrNot, le site n’a aucune crédibilité. Alors les forces va t’en guerre ont monté l’affaire de plusieurs crans avec l’affaire de la bibliothèque de l’université d’Harvard. Sur ce site internet, quelqu’un a posté ce qui est essentiellement la liste de PropOrNot. Harvard ne dit rien de cette liste ni n’explique pourquoi quiconque devrait la croire. Cette liste est attribuée à une assistante professeur en média et communication du nom de Melissa Zindars, enseignant dans une institution qui n’est pas citée. C’est une liste, dit-elle, qu’elle utilise dans ses classes pour enseigner aux élèves comment ils peuvent éviter les “mensonges et fausses nouvelles”. En d’autres termes, la liste est un reflet de sa propre ignorance et de ses préjugés.

Comme l’a observé un lecteur, Melissa ne fait que montrer sa propre endoctrination par les médias pressetitués, les médias de masse américains, putes de la CIA: “Je lis, regarde, écoute très largement des sources d’information des médias de masse (New York Times, Washington Post, Boston Globe, Wall Street Journal, Forbes) et aussi de The Atlantic de la NPR et d’autres sources locales et alternatives ayant une perspective différente (Truth Out).”

Donc, nous avons le monde occidental informé par la bibliothèque de l’université de Harvard de qui il peut prendre ses informations sûres, le tout sur la base des préjugés d’une sombre inconnue. Ceux qu’on peut lire et écouter en toute sécurité sont les médias pressetitués qui mentent à tour de bras et qui servent la cause de la guerre et de l’état policier.

Quand on est le témoin d’un tel niveau de corruption de ce qui prétend être la meilleure université des Etats-Unis et qui est au sommet de 24 années de rien d’autres que des mensonges en provenance des trois derniers présidents ayant fait deux tours en fonction et qui entre eux ont massacré et disloqué des millions de personnes dans bien des pays et qui ne sont aucunement tenus pour responsables des millions de vies détruites, on ne peut cesser de réellement comprendre que pour les Etats-Unis et ses états vassaux corrompus, la vérité est quelque chose qui doit être évitée à tout prix.

Lorsque Trump s’est effondré sous la pression et a viré son conseiller à la sécurité, le gén. Flynn, il donna sans le vouloir un certain crédit à l’accusation de dire que quiconque cherche à normaliser les relations avec la Russie est un “agent russe2 et qu’être un “agent russe” veut dire que vous êtes coupable de trahison et méritez d’être destitué si vous êtes le président des Etats-Unis.

La conséquence du départ de Flynn a été de permettre aux forces russophobes de définir comme trahison le simple désir d’une détente avec la Russie. Si ceci avait été imposé aux présidents américains durant la première guerre froide, la vie sur la planète terre n’existerait probablement plus aujourd’hui.

Ce qui fait peur au sujet des Etats-Unis et de l’Europe n’est pas simplement la naïveté et l’insouciance d’un grand pourcentage de leurs populations ; ce qui fait peur est la volonté des médias, des hauts-fonctionnaires, des militaires et des membres des organsiations professionnelles de mentir pour préserver leur carrière. Essayez de trouver un quelconque remord parmi tous ces menteurs au sujet du fait que leurs mensonges exposent l’humanité a l’annihilation thermo-nucléaire. On ne le trouve nulle part. Ils n’en ont rien à cirer. Laissez moi ma Mercédès et ma mansion pour une autre année.

Le Saker, être particulièrement observateur, dit que la révolution colorée menée par les nouveaux cons, le parti démocrate, la pressetituée, la gôche libérale bobo/progressiste et par quelques républicains contre le président Trump ne fait que “délégitimer le processus démocratique complet qui mena Trump au pouvoir et sur lequel les Etats-Unis ont construit leur société.” La conséquence de cela, poursuit le Saker, est que “l’illusion de la démocratie et du pouvoir du peuple” a été détruite à la fois intra muros et à l’étranger. L’image propagandiste de la “démocratie américaine” a perdu sa crédibilité. Alors que la fausse image s’effondre, ainsi s’effondre aussi le pouvoir qui fut fondé sur l’autorité construite par la propagande.

Le Saker demande: “Faisons nous face à une horreur sans fin ou à une fin horrible ?”

Comme l’a dit George Orwell il y a quelques décennies: “Dans une époque de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

C’est comme çà que le voient les criminels qui nous dirigent et c’est aussi la façon dont ces putes des médias le voient. Si vous dites la vérité en Amérique (NdT: et en France et partout dans l’empire du crime occidental), vous êtes le pourvoyeur de fausses nouvelles et possiblement un traître. (NdT: pourquoi Roberts ne dit-il pas ici que ce sont toutes ces ordures du pouvoir et facilitant le pouvoir qui sont les traîtres à leurs peuples et que nous les tiendront pour responsables de leurs crimes…)

Aussi longtemps que vous soutiendrez ce site, je continuerai à faire face aux conséquences évidentes que cela implique. Et qui sait… peut-être que Néo va pointer le bout de son nez ?