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Santé et Nouvel Ordre Mondial: Le virus Zika propriété de la Fondation Rockefeller depuis 1947…

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« La priorité absolue du monde développé doit être le contrôle de la population des pays du tiers monde. »
~ Henry Kissinger ~

 

A qui profite le virus Zika ?

Guillaume Kress

5 février 2016

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/a-qui-profite-le-virus-zika/5505787

Ce lundi 1er février, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que les cas récents de microcéphalie et autres troubles neurologiques signalés au Brésil –  symptômes liés au virus Zika – constituent une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). L’organisation n’a pas fourni plus d’informations sur ce virus. En attendant plus de précisions sur le sujet, signalons ici que le virus fut découvert en 1947. Nous savons aujourd’hui qu’il est d’une part transmis sexuellement et d’autre part qu’il est mis sur le marché mondial par deux sociétés: LGC Standards (siège social en Angleterre) et ATCC (siège social aux États-Unis).

Le Groupe LGC est:

“…l’institut désigné en Grande Bretagne comme le National Measurement Institute pour les mesures chimiques et bioanalytiques, leader international dans les services de laboratoire, les normes de mesure, les matériaux de référence, la génomique, et les marchés de tests d’aptitude.”

L’une de ses branches, LGC Standards, se définit comme:

“…un producteur et distributeur mondial des matériaux de référence et des systèmes d’essais d’aptitude. Basée à Teddington, Middlesex, Royaume-Uni, l’entreprise dispose de 30 années d’expérience dans la distribution de matériaux de référence et d’un réseau de bureaux de vente dédiés dans 20 pays, 5 continents. Ces produits et services de haute qualité sont essentiels pour la mesure analytique précise et le contrôle de qualité, ce qui permet d’assurer que les bonnes décisions sont prises en fonction d’une base de données fiables. Nous produisons un nombre inégalé de matériaux de référence accrédités par le Guide ISO 34 dans des installations sur 4 sites à travers le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Allemagne.”

LGC Standards a formé un partenariat avec ATCC, se définissant pour sa part comme:

“…la ressource et l’organisme qui normalise des matériaux biologiques mondiaux de premier plan dont la mission se concentre sur l’acquisition, l’authentification, la production, la conservation, le développement et la distribution de micro-organismes classiques de référence, des lignées cellulaires, et d’autres matériaux. Tout en conservant les matériaux traditionnels de collecte, l’ATCC développe des produits de haute qualité, des normes et des services pour soutenir la recherche et les développements scientifiques qui améliorent la santé des populations mondiales » .

Le partenariat ATCC-LGC vise à faciliter:

“la distribution des cultures d’ATCC et des produits bio à des chercheurs en sciences de la vie à travers l’Europe, l’Afrique et l’Inde et […] à rendre plus facilement accessibles les ressources importantes d’ATCC aux communautés scientifiques européennes, africaines, et indiennes en détenant localement des stocks de plus de 5000 articles de culture particulière soutenus par notre réseau de bureaux locaux qui délivrent le plus haut niveau de service au client et de support technique.”

Cela dit, qui détient le brevet pour le virus? La Fondation Rockefeller!

Pourquoi la question de la propriété des brevets du virus Zika n’a-t-elle pas fait l’objet d’une couverture médiatique?

Rappelons-nous les paroles prononcées par David Rockefeller à une réunion de la Commission Trilatérale en Juin 1991:

“Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et prêt pour un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés”.

L’appropriation du virus Zika par la Fondation Rockefeller, ne ferait-elle pas partie  d’un tel projet de domination, au prétexte de la lutte contre la maladie?

De plus, il est important de noter que le virus Zika est une marchandise qui peut être achetée en ligne via le site de l’ATCC-LGC pour 599.00 euros. Les redevances vont à la Fondation Rockefeller.

 

Nouvel Ordre Mondial: Énième rencontre Poutine Kissinger… Pas de deux pour une danse macabre ?

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S’ensuit ici un article assez lapidaire de RT en anglais, qui n’a pas été repris par RT France a notre connaissance et que nous traduisons ici. Cet article “entrefilet”, lancé entre le fromage et le dessert, fait état de la énième rencontre entre Poutine et son ami de longue date Kissinger.

Il suffit de lire l’auto-portrait de Poutine fait en 2000 sous forme de long entretien par trois journalistes russes: “First Person”, publié en anglais aux éditions Public Affairs(*voir notre commentaire sous l’article), pour savoir les circonstances de la première rencontre entre Poutine et Kissinger (p. 80-81): Dans les années 1990, après la chute de l’URSS, sous Boris Eltsine, Poutine était alors adjoint au maire de Léningrad, redevenue St Pétersbourg. Il fut envoyé à l’aéroport accueillir Henry Kissinger (**voir note sous l’article), qui était en mission en Russie pour la Commission Kissinger-Sobchak, dévouée au “développement” de St Pétersbourg. Les deux hommes sont dans la voiture en chemin vers la ville:

“Nous roulâmes vers la résidence. En chemin, il me demanda d’où je venais et ce que je faisais. C’était un vieux monsieur assez inquisiteur. Il a toujours l’air de s’endormir, mais en fait est très alerte à tout ce qui se passe et se dit autour de lui. Nous communicâmes au travers d’un interprète. Il me demanda: ‘avez-vous travaillé ici depuis longtemps ?’ Je lui répondis environ un an. ‘Où travailliez-vous avant cela ?’ demanda Kissinger. “’A la mairie de Léninegrad’ répondis-je ‘et avant cela ?’ ‘j’étais à l’université”. ‘Et avant l’université ?’ Avant cela j’´étais dans l’armée. ‘Ah bon ? Dans quelle arme ?’ me demanda t’il. Et bien me dis-je je vais vous décevoir Mr Kissinger. J’ai travaillé dans le renseignement dis-je. ‘Avez-vous travaillé à l’étranger ?’ me demanda t’il calmement. Oui lui dis-je en Allemagne. ‘Est ou Ouest ?’ Est répondis-je. “Toutes les presonnes décentes on commencé dans le renseignement ; moi aussi’ me dit Kissinger…”

Depuis, Poutine et Kissinger se voient régulièreemnt et entretiennent des relations jugées amicales. On peut légitimement se poser les questions: Quelle est la nature des entretiens privés poutine/Kissinger? Poutine prend-il sa feuille de route de Kissinger/Rockefeller ? Poutine a t’il été mis en place par l’oligarchie anglo-américaine ? Ou Kissinger, homme de main de Rockefeller, a t’il gardé contact pour pouvoir peut-être influer un jour, fidèle à sa pensée du “Nous n’avons d’amis ou d’ennemis permanents, nous n’avons que des intérêts permanents ?” Par extrapolation: connaissant le pédigré de Kissinger, qu’attend Poutine d’une telle relation ?…

Nous n’avons pas de réponses à ces questions. Mais elles doivent être posées ? Plus de commentaires sous l’article de RT…

~ Résistance 71 ~

 

Poutine rencontre son “vieil ami” Kissinger qui visitait la Russie

 

RT

 

3 Février 2016

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/news/331194-putin-meets-friend-kissinger/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré l’ancien secrétaire d’état américain Henry Kissinger sans sa résidence en dehors de Moscou. Le Kremlin a dit que les deux hommes ont une “relation amicale de longue durée” et qu’ils ont utilisé cette opportunité pour parler.”

La réunion est la continuation d’un “dialogue amical entre le président Poutine et Henry Kissinger, qui sont liés par une longue amité”, a dit le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov.

“Ils communiquent tout le temps, utilisent toute opportunité pour discuter”, a t’il ajouté. Poutine “aprrécie” cette opportunité de discuter des problèmes internationaux aussi bien que d’échanger des opinions sur les perspectives mondiales, a dit Peskov.

Poutine et Kissinger ont eu plus de 10 tête-à-tête ces années écoulées d’après des rapports des médias. Quand Kissinger a visité la Russie en 2013, Poutine a dit que Moscou fait toujours attention à ses opinions et a appelé l’ancien secrétaire d’état “un homme politique de haute volée mondiale”.

Kissinger est un ancien conseiller à la sécurité national (NSA) et patron de la politique étrangère US, il fut un pionnier de la politique de la détente en 1969 menant les relations américano-soviétiques à un relâchement général. Pour sa participation à la négociation d’un cesser le feu au vietnam dans un effort infructueux de mettre fin à la guerre du Vietnam (1955-1975), il reçut le prix Nobel de la paix en 1973.

Dans un interview en décembre dernier au quotidien allemand Handelsblatt, Kissinger a dit qu’il croit que l’occident devrait comprendre qu’il ne pourrait pas y avoir de résolution et d’unité dans la crise syrienne sans la participation de la Russie. Il a aussi dit qu’on ne peut pas battre l’EI/Daesh et ses militants au Moyen-Orient par des moyens diplomatiques.

= = =

Notes:

(*) “First Person, an astonishing frank self-portrait by Russia’s president Vladimir Putin”, fut publié en anglais chez Public Affairs en 2000. Trois journalistes réalisèrent l’entretien avec Poutine, originellement en russe: Nataliya Gervorkian, Natalya Timakova et Andreï Kolesnikov.

Quand on recherche un peu, on trouve que la maison d’éditions “Public Affairs” fut créée en 1997 par un ancien chef de bureau du Washington Post pour l’Indochine et correspondant à Moscou: Peter Osnos. Ancien de la maison Ramdom House Times Book, qui travailla de près avec trois présidents des Etats-Unis: Carter, Clinton et Obama ainsi qu’avec Robert McNamara (ministre de la défense sous Kennedy et Johnson, responsable de l’escalade militaire au Vietnam à partir de 1962) et Boris Eltsine, celui qui fut commandité pour le démantèlement de la Russie et qui demanda à Poutine de “sauver la Russie”, qu’il avait contribué à annihiler..

Peter Osnos est un collaborateur de la revue “Foreign Affairs” du CFR (Rockefeller) et a siégé au comité directeur de Human Rights Watch, l’ONG de la Fondation George Soros (protégé et agent des Rockefeller), responsable de bien des “révolutions colorées” organisées depuis Washington.

Public Affairs est sous la houlette de la Century Foundation, de la famille banquière Oppenheimer (connexion Rothschild).

Voilà donc présentée un peu plus précisément la maison d’édition de la biographie de Poutine en anglais. Intéressant pour le moins…

(**) “Henry” Kissinger, de son vrai nom Heinz Alfred Kissinger, né en Allemagne en 1923 (93 ans).

Émigre aux Etats-Unis avec sa famille en 1938, appelé sous les drapeaux et obtient la citoyeneté américaine ce faisant en 1943. Il est affecté au 970ème détachement du contre-espionnage militaire (d’où sa réflexion dans son premier entretien avec Poutine…).

Après la guerre, entre à Harvard. Obtient une bourse de la fondation Rockefeller pour son Masters et son Ph.D (doctorat) qu’il obtient en 1954. Il est le président du Harvard International Seminar, entité directement affilié à la CIA.

Rockefeller le protège et le fait envoyer au CFR.

Kissinger est un agent des Rockefeller. Il épouse Nancy Maginnes qui travaille pour la Rockefeller Foundation.

Suit une carrière de conseiller politique et devient le Conseiller National à la Sécurité de Nixon. Il est l’instigateur en 1973 du coup d’état au Chili qui élimine le président socialiste élu Salvadore Allende et installe une junte militaire dirigée par le fasciste tortionnaire Augusto Pinochet, qui déchaîne une répression sanglante et instaure le “libéralisme économique”, sous le contrôle des “Chicago Boys” de Milton Friedman. Entre 1969 et 1973 avec Nixon, pilote les guerres secrètes américaines au Cambodge et au Laos durant la guerre du Vietnam. Il instaure les bombardements massifs par tapis de bombes et pour les bombardements de la piste Ho Chi Minh passant par le Cambodge et les bombardements du Laos il déclara: “Balancez-moi tout ce qui vole sur tout ce qui bouge !” Le résultat sera la campagne de bombardement la plus intensive de l’histoire de l’humanité, qui vit les B-52 américains en provenance des bases aériennes US de Thaïlande (U-Tapao, Don Muang, Korat, Udon Thani, Nakhon Phanom) déverser 2,7 millions de tonnes de bombes sur le seul Cambodge en 4 ans, plus que sur tout le Japon réunit pendant la guerre Hiroshima et Nagasaki inclus !… 500 000 civils y trouvèrent la mort.

Kissinger donna aussi le feu vert pour l’utilisation du tristement célèbre défoliant “Agent Orange” (produit par Monsanto et Dow Chemicals) bourré de dioxine et qui fut et est toujours responsable de la mort et de la déformité de milliers de personnes en Asie du Sud-Est. Les derniers stocks de cette saloperie polluent aujourd’hui quelques plages et criques de l’archipel d’Okinawa au sud du Japon où ils ont été (mal) enterrés et fuitent dans l’environnement…

Sous le régime du président Gerald Ford en 1975 (après la démission de Nixon suite au Watergate, qui fut piloté par Kissinger et le général Alexander Haig), Kissinger donne le feu vert pour la répression sanglante et la colonisation du Timor Oriental par le régime indonésien de Suharto.

Depuis son “retrait” de la politique, Kissinger est toujours actif au travers de son entreprise de consultation Kissinger Associates et appuie directement ou indirectement tous les projets foireux pour établir le Nouvel Ordre Mondial.

Avec un ami comme çà… qui a besoin d’ennemis ?…

Poutine/Kissinger… Kissinger/Poutine… Deux pas en avant, deux pas en arrière… Qui fait danser qui ? Nous savons à quoi joue Kissinger depuis plus de 50 ans… Il est aujourd’hui, le plus vieux criminel de guerre toujours vivant et en activité !

Savons-nous à quoi joue Poutine ?…

 

~ Résistance 71 ~

Enjeux géopolitiques aux Moyen-Orient: Iran contre Arabie Saoudite et le pétrole de Qatif… Une analyse de l’analyse…

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Bon article de Jalife-Rahme, qui cadre l’affaire géopolitiquement, mais tout cela ne fait, à notre sens, qu’analyser la surface, les acteurs, les pions, les marionnettes. Tous les personnages politique mentionnés dans l’article ne sont que des devantures d’un enjeu économico-politique de domination totale. Tombons les masques, regardons un peu derrière le rideau…

La National Iranian Oil Company (NIOC) et sa succursale du gaz était gérée du tant du criminel Shah Palavi par les intérêts Rockefeller et Rothschild. La Chase Manhattan Bank des Rockefeller (qui a fusionné avec la JP Morgan en 2000), gérait le fric et la fortune pétro-gazière du Shah, tandis que la JP Morgan Bank recyclait elle les énormes profits d’ARAMCO, l’entreprise géante pétrolière arabo-anglo-américaine ; parce que quand on parle de l’Arabie Saoudite, de quoi parle t’on ? D’une dynastie factice mise en place après des accords anglo-américains pour gérer la manne pétrolière après la chute de l’Empire Ottoman en 1918.

ARAMCO, si elle est officiellement entreprise de « l’état saoudien », est gérée et pilotée par deux des géants du pétrole: Exxon-Mobil (Rockefeller), qui possède aussi le Qatar, état Exxon-Mobil et la Shell (Rothschild). Sur un plan financier ARAMCO est contrôlée par la banque JP Morgan Chase suite à la fusion de 2000 (fusion Morgan-Rockefeller). Les véritables propriétaires, les « majoritaires » qui contrôlent ARAMCO sont de fait: Exxon-Mobil avec Chevron Texaco (Rockefeller) et la Morgan Chase Bank.

L’industrie pétrolière mondiale est contrôlée par les « 4 cavaliers » que sont pour les Etats-Unis: l’ex-Standard Oil des Rockefeller devenue Exxon-Mobil + Chevron Texaco et Caltex pour la partie marketing et pour l’Europe: La BP (à parts majoritaires des Rothschild) et la Royal Dutch Shell (intérêts Rothschild).

Depuis la chute du Shah en Iran en 1978, la NIOC reprend du poil de la bête, même si on l’a cantonné sur la production de gaz naturel. La chute de l’URSS a vu une tentative de pillage et de récupération des majors, mais cela a échoué (de justesse), les oligarques devenus milliardaires du jour au lendemain furent stoppés et les deux grandes entreprises russes furent « sauvées »: Rosneft (pétrole) et Gazprom (gaz). Elles sont aujourd’hui rivales des « 4 cavaliers ». Est-ce bien le cas ? Sont-elles rivales ou partie de la même opération ? La question est celle-ci: le théâtre des opérations de terrain qui fait souffrir tant d’êtres humains n’est-il pas la conséquence directe d’une redistribution des cartes des hydrocarbures au plus haut niveau de l’oligarchie planétaire ? Y a t’il collusion plus que rivalité ? Assistons-nous à l’élimination d’une faction devenue plus que gênante (la maison des Al Saoud) ?… L’empire se débarrasse des alliés inconséquents d’hier. L’empire anglo-américain jette le pion saoudien usé, comme il jettera dans le futur (peut-être pas si lointain…) son pion israélien une fois les services rendus. Tout cela n’est qu’arrangement de salon feutré et nous dans tout cela ? Nous les peuples ? De la chair à canon, de la marchandise périssable qui n’entre aucunement en considération.

Quand dirons-nous: Stop, halte au sketch !?! Quand reprendrons-nous notre pouvoir de décider pour nous-mêmes, sans laisser une clique de criminels milliardaires gérer nos vies ? Il suffit simplement de leur retirer notre consentement et leur paradigme s’écroulera, sans armes, ni haine, ni violence…

— Résistance 71 —

 

Arabie Saoudite contre Iran: la plaque tectonique du pétrole de Qatif

 

Alfredo Jalife-Rahme (“La Jordana”, Mexique)

 

4 février 2016

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article190165.html

 

Il est d’usage dans la presse occidentale de prendre un air savant et d’expliquer la rivalité entre l’Arabie saoudite et l’Iran sur la base de rivalités religieuses (sunnites contre chiites) ou ethniques (arabes contre perses). Pourtant l’Histoire contredit cette interprétation, tandis qu’un coup d’œil sur la carte des hydrocarbures rend ce conflit limpide.

L’escalade entre l’Arabie saoudite (première puissance pétrolière mondiale, 27,7 millions d’habitants, dont 80 % de sunnites et 20 % de chiites concentrés à Qatif et dans la province orientale) et l’Iran (81,1 millions d’habitants dans un pays indo-européen à grande majorité chiite et puissance gazière mondiale) découle d’une rivalité géo-politique bien plus que d’un conflit religieux ou ethnique, n’en déplaise à ceux qui s’en tiennent au prisme israélo-anglosaxon, qui déforme pour balkaniser.

À l’époque où régnait le Shah Reza Pahlevi, l’Arabie saoudite était le grand allié de l’Iran, sous la férule US. L’escalade actuelle, complexe, est un reflet de la fracture globale, comportant la mise à feu du « Moyen-Orient élargi », la rivalité pour le pouvoir sur le monde islamique et celle sur l’OPEP.

La fracture géostratégique entre les USA d’un côté, et la Russie et la Chine de l’autre, a pour fond le piège démographique ourdi par Zbigniew Brzeziński/Stratfor avec leur « carte islamique » [1] destinée à déstabiliser en profondeur le bloc RIC (Russie, Inde, Chine).

La Russie compte 20 % de Tatars sunnites ; quant à l’Inde, puissance nucléaire, elle est la première puissance islamique au monde en nombre, avec 20 % de musulmans ; et la Chine à son tour compte 10 millions d’Ouigours et de Mongols sunnites, et une part de peuplement turc dans la province autonome du Xinjiang, éminemment stratégique, car riche en gaz et en uranium.

L’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon avait dessiné le Moyen-Orient selon une ligne horizontale allant du Maroc jusqu’au Cachemire (les protestations contre l’Arabie saoudite ont atteint ces deux extrêmes) et une ligne verticale depuis le Caucase, le bas-ventre de la Russie, jusqu’à la corne de l’Afrique.

L’Organisation de coopération islamique (57 États) comprend 600 millions de fidèles, soit 22 % du genre humain, dont 80 % de sunnites —un univers qui est loin d’être homogène, les écoles juridiques d’interprétation du Coran étant diverses— et presque 20 % de chiites, eux aussi divisés par la présence de multiples sectes (Alaouites de Syrie, Houthis/Zéyidies au Yémen, Alévis en Turquie, Ismaélites en Inde, etc).

Les minorités chiites se distinguent en Inde, au Pakistan et en Afghanistan, pays déstabilisé par le grand jeu géostratégique US contre les RIC. En Irak, les chiites sont majoritaires (85 %), au Bahreïn également (85 %) ; au Liban ils sont 50 %, et les minorités chiites en Inde, au Pakistan et en Afghanistan sont pléthoriques. Enfin, les 400 millions de chiites environ sont répartis dans une centaine de pays, mais 80 % sont concentrés en Iran (81,8 millions), en Inde (45,4 millions), au Pakistan (42,5 millions), en Irak (24,5 millions) et en Turquie (20 milllions).

Au-delà de la rivalité pour la direction religieuse du monde musulman, entre l’Iran et l’Arabie saoudite, avec l’enjeu de la garde des lieux saints de La Mecque et de Médine, Riyad a perdu deux alliés privilégiés parmi les sunnites : Saddam Hussein, qui gouvernait la majorité chiite en Irak (situation symétrique de la Syrie, où Bachar el-Assad est issu des 15 % de population alaouite face aux 80 % de sunnites) et Hosni Moubarak en Égypte, balayé par le « printemps arabe » artificiel, à l’instigation des US et du Royaume-Uni ; au même moment, l’Iran étendait son influence au Liban avec le Hezbollah, et en Syrie avec les Alaouites en guerre contre l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie ; au Yémen, l’Arabie saoudite livre une guerre contre les Houthis ; au Bahreïn, Riyad est intervenu militairement pour étouffer la rébellion de la majorité chiite [2].

L’escalade a atteint un paroxysme avec la mort en masse de pèlerins iraniens à La Mecque, un simple accident, selon Riyad, l’assassinat délibéré de 500 personnes pour l’Iran, parmi lesquels l’ex-ambassadeur de l’Iran au Liban [3].

Outre les plans de multi-balkanisation de l’Iran et de l’Arabie saoudite annoncés par le Pentagone [4] et le New York Times  [5], il convient de signaler trois pistes éminemment radioactives : 
 les réserves en devises des six pétromonarchies arabes du Golfe persique : ces pays ont envisagé de lancer la monnaie unique du golfe [6] ; 
 la parité fixe du rial, divise saoudienne, avec le dollar [7], 
 et le pétrole de Qatif.

L’Arabie saoudite et l’Iran n’ont pas intérêt à poursuivre l’escalade, tandis que Riyad en est à consolider la succession du roi Salmane, et l’Iran retient son souffle en attendant l’imminente levée des sanctions, qui lui permettra de récupérer ses 150 milliards de dollars séquestrés par Washington, en échange de la désactivation de son projet nucléaire. Rappelons que l’Iran n’a que 109 milliards de dollars de réserve, face aux 650 milliards de dollars de l’Arabie saoudite.

47 exécutions, pour 43 sunnites terroristes et djihadistes, se réclamant d’Al Qaïda, qui cherchaient à renverser la maison royale des Saoud, plus 4 chiites, dont le cheikh Nimr al-Nimr, originaire de Qatif, vénéré par la jeunesse, et qui menaçait de faire sécession, et trois autres membres du clergé : cela a déclenché la fureur du chiisme universel, lorsque le Hezbollah a accusé les USA d’être derrière ces décapitations.

Stratfor, le centre israélo-texan qui se fait connaître comme la main de la CIA dans l’ombre, estime que la controverse sur le prélat al-Nimr bouillonne depuis des années [8] en effet, il avait été arrêté en juillet 2012 pour avoir incité les militants chiites de la région pétrolière qui constitue la province orientale, alors que durant le « printemps arabe », Riyad était déjà intervenu au Bahreïn, son petit voisin à majorité chiite, pour renforcer l’ordre sunnite dans toute la péninsule arabe.

Comme lors de la guerre Irak/Iran visant à épuiser tant Saddam Hussein que la révolution islamique chiite de l’ayatollah Khomeiny, les USA ont vendu des armes aux deux parties pour les saigner. S’agit-il à nouveau pour Washington d’appliquer son programme hémorragique, cette fois-ci tant à l’Arabie saoudite qu’à l’Iran ?

Ambrose Evans-Pritchard, le féroce porte-parole de la maison royale britannique, estime pour sa part que la collision entre les deux pays se rapproche dangereusement du cœur du marché pétrolier mondial. Il affirme que la minorité chiite offensée, soit 15 % de la population saoudienne d’après lui, « réside sur les gigantesques champs pétroliers saoudiens, en particulier dans la ville de Qatif » [9].

Il cite Ali al-Ahmed, directeur de l’Institut des Affaires du Golfe, dont le siège est à Washington, d’après lequel Qatif est le centre névralgique de l’industrie pétrolière saoudienne, la grande station centrale où débouchent 12 oléoducs, pour fournir les immenses terminaux pétroliers de Ras Tanura et Dharan, fort vulnérables au demeurant, en cas d’attaque surprise.

Evans-Pritchard insiste : la plus grosse part des 10,3 millions de barils journaliers produits par l’Arabie saoudite, surveillée par 30 000 gardes, traverse le cœur du chiisme, en pleine ébullition ; une interruption de quelques jours peut provoquer un pic pétrolier, atteignant 200 dollars ou plus le baril, et nourrir une crise économique globale. C’est la manne géopolitique dont rêvent les spéculateurs des fonds spéculatifs de Wall Street et de la City de Londres…

Il convient de suivre au microscope électronique les positions turques (la seule puissance sunnite de l’Otan), et celles du Pakistan (la plus grande puissance militaire musulmane), qui a jusqu’à présent adopté une prudente attitude neutre, mais cela surtout pour les liens tissés récemment avec la Russie et la Chine, et par répulsion pour les Frères musulmans (qu’encouragent Turquie et Qatar), et certainement pas par amour de l’Iran.

 

[1] « Otra trampa de Brzezinski y Stratfor contra Rusia : « guerra demográfica » con Turquía », Alfredo Jalife Rhame, La Jordana, 3 de enero de año 2016.

[2] « Why the King’s Sunni Supporters are Moving Abroad », Justin Gengler, Foreign Affairs, January 6, 2016.

[3] « L’Arabie saoudite a bien enlevé des collaborateurs de l’ayatollah Khamenei », Réseau Voltaire, 13 novembre 2015.

[4] “We’re going to take out 7 countries in 5 years : Iraq, Syria, Lebanon, Libya, Somalia, Sudan & Iran..”, Video Interview with General Wesley Clark, Democracy Now, March 2, 2007.

[5] “Imagining a Remapped Middle East”, Robin Wright, The New York Times Sunday Review, September 28, 2013.

[6] « Hacia el nuevo orden geofinanciero : yuan chino entra al FMI y Rusia prepara su « rublo-oro » », Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 13 de de diciembre de 2015.

[7] “Saudi riyal in danger as oil war escalates”, Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, December 28, 2015.

[8] “The Saudi-Iranian Spat Is Emblematic of the Region’s Power Struggle”, Stratfor, January 4, 2016.

[9] “Saudi showdown with Iran nears danger point for world oil markets”, Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, January 4, 2016.

Résistance au colonialisme: Colons canadiens, états-uniens ! Émancipez-vous de l’esclavage mental !…

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« Vous, les hommes blancs, êtes extrêmement arrogants. Vous pensez être responsables de l’extinction de différentes formes de vie sur Terre. Avez-vous jamais considéré le fait que peut-être ces formes de vie ne voulaient simplement pas vivre avec vous ?.. »

~ Membre du conseil des anciens de la nation Déné vers 1960 ~

 

Fainéant d’Indien !

 

Mohawk Nation News

 

2 février 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/02/lazy-indian/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les colons canadiens se sont précipités vers l’ouest pour ce qui fut une des pires saisies/vols de terre de l’histoire mondiale. Ils expulsèrent les métis hors de leurs terres qu’ils cultivaient déjà. Les nations des grandes plaines furent affamées avec le massacre de millions de bisons. D’autres victimes furent menées vers des prisons timbres-poste de verdure sur des terres peu arables et avec du matériel inadéquat, espérant que nous y mourions. Les Européens des bidonvilles eurent promis de la terre gratuite, du travail de bûcheron et de puisatier.

Nous ne sommes pas morts ! Les colons américains et canadiens se plaignent maintenant que les “INDIENS” sont fainéants. Nous ne sommes pas dressés pour être des serviteurs de l’empire. Nous détestons faire des choses qui ne reflètent pas qui nous sommes. Nous aimons nous réveiller chaque matin pour faire quelque chose que nous aimons faire. Dans notre réalité, nous n’avons pas de leader dominant, de gouvernement, de corporation/entreprise ou de professeur pour nous entraîner à être soumis à la force de travail entrepreneurial. Tout le monde est notre égal.

Comment les Européens ont-ils été virés de leurs patries ? Pourquoi n’étaient-ils pas capables de subvenir à leurs propres besoins arrivant ici ? Pourquoi voulaient-ils nos terres ? Notre eau ? Tout ce que nous avions ?

Si la technologie occidentale est si incroyable, pourquoi les Euro-Américains vont-ils continuellement partout pour voler les trésors des peuples modestes, conservateurs et qui veulent vivre en harmonie avec leur terre ?

Ils préféreraient tout nous escroquer, autrement ils sortent leurs flingues et leurs mercenaires pour nous forcer à nous soumettre par la violence.

Maintenant, les élites se barricadent ainsi ils ne peuvent pas entendre nos voix et peuvent s’assurer que nous n’ayons aucun futur et rien à dire non plus pour notre avenir.

Pour connaître le futur, observez notre expérience. Les envahisseurs ont pris contrôle total de nos vies. Nous ne pouvions pas quitter nos maisons ou aller travailler. Nos terres et nos ressources furent et sont toujours pillés ; nos enfants furent kidnappés et assassinés. Notre argent (NdT: sous forme de compte fiduciaire géré par… l’état colonial…) et nos ressources naturels sont toujours systématiquement volés. Nous fûmes punis pour parler nos langues ou pour essayer de faire des affaires afin de nourrir notre peuple.

Qui est le fainéant dans l’histoire ? L’élite n’a jamais travaillé ! Ils ont toujours fait travailler les autres pour eux et ont engrangé les bénéfices. Les colons qui se sont établis sur cette terre sont des esclaves mentaux.

Nous refusons qu’on nous mente, d’être dominés, manipulés, patronisés ou forcés à faire quoi que ce soit. Assez ! Nous ne sommes pas des fainéants. Nous ne cesserons jamais de travailler à notre émancipation. Bob Marley disait: “Emancipez-vous de l’esclavage mental. Personne d’autre que vous ne peut libérer votre esprit.”

Empire et fourberie: La Royal Dutch Shell (Rothschild) décide de rembourser sa dette à l’Iran…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social with tags , , , , , , , , , , on 3 février 2016 by Résistance 71

… pour mieux le piéger plus tard ? Quand les oligarques font des ronds de jambe: double méfiance ! A moins que tout cela ne soit bien entendu programmé d’avance entre les protagonistes de l’empire, l’Iran (tout comme la Russie du reste…) a intérêt à faire sérieusement gaffe. 

— Résistance 71 ~

 

La Royal Dutch Shell remboursera sa dette pétrolière à l’Iran

 

Sahar TV

 

2 Février 2016

 

url de l’article original:

http://francophone.sahartv.ir/infos/iran-i22858-royal_dutch_shell_remboursera_sa_dette_pétrolière_à_l’iran

 

« La compagnie « Royal Dutch Shell » envisage de rembourser sa dette pétrolière à l’Iran », a annoncé le vice-ministre iranien du Pétrole, pour les affaires internationales et commerciales, Amir Hossein Zamani Niya.

Interviewé par la chaîne d’information du Pétrole et de l’énergie, Shana, le vice-ministre iranien du Pétrole a déclaré que la compagnie internationale anglo-néerlandaise, Royal Dutch Shell, était prête à rembourser sa dette pétrolière, sans aucun problème, et une fois que les conditions bancaires seront rendues favorables.

Le vice-ministre iranien du Pétrole a ajouté que les préparatifs, pour le remboursement de cette dette à l’Iran, sont en cours, compte tenu de la levée des sanctions internationales anti-iraniennes

Rappelant que des négociations, sur ce sujet, sont en cours entre la compagnie Shell et la Banque centrale et le ministère du Pétrole de l’Iran, il a déclaré: « Cette société est prête à rembourser sa dette, à la première occasion, et une fois que les conditions bancaires le permettront.

Le vice-ministre iranien du Pétrole, chargé des affaires internationales et commerciales, a, de même, fait état de la prochaine visite d’Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, en Iran.

« Simultanément à cette visite, des négociations pétrolières entre les deux pays seront finalisées », a-t-il dit.

« Royal Dutch Shell » remboursera sa dette de 2 milliards de dollars à la Société nationale de pétrole iranienne », a affirmé le vice-Président de Shell, pour le développement commercial, Edward Daniels, dans une interview avec l’agence Reuters. «La compagnie « Royal Dutch Shell » envisage, également, d’investir, dans le secteur de l’énergie iranienne, mais les prises de décision, sur l’investissement, dans ce secteur, dépendra, dans une large mesure, de la teneur des accords, proposés par Téhéran», a ajouté le vice-président de Shell. Au cours de leur visite, à Téhéran, les responsables de Shell se sont entretenus avec le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zangeneh, ainsi qu’avec le Président de la Banque Centrale de la RII, Valiyollah Seyf.

Résistance au colonialisme: Mise au point sur antisionisme et antisémitisme…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 février 2016 by Résistance 71

« L’occupation sioniste de la Palestine devint un droit internatonal affirmé, tandis que les demandes palestiniennes de réinstauration de leurs pleins droits sur leur terre furent perçues comme une agression inacceptable… La première Conférence Sioniste Mondiale s7est tenus à Bâle du 19 au 31 Août 1897, sous la presidence de Theodore Herzl. La conférence appela pour ‘une patrie pour les juifs en Palestine par la promotion des moyens appropriés de l’établissement de colonies en Palestine… la création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste sur le peuple palestinien pacifique et remplace une population par une autre… Ceci n’est as un conflit au sujet de frontières entre deux pays voisins. C’est le déracinement d’une nation et d’un peuple, la substitution d’un état par un autre…
La paix mondiale ne pourra se stabiliser que si les nations et les populations peuvent exprimer leur existence et réaffirmer la liberté et l’indépendance de leur peuple. »
~ Naïm Qassem ~

Cette citation du SG adjoint du Hezbollah en 2005 est parfaitement en ligne non seulement avec ce que dit l’excellent Daniel Vanhove ci-dessous, mais aussi avec ce que disent tous les mouvements de libération anti-coloniaux de par le monde. La lutte contre le colonialisme n’est pas quelque chose d’un passé distant et nébuleux, c’est une lutte quotidienne pour les Palestiniens, les Amérindiens, les Aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle-Zélande et tous les peuples des nations originelles de tous les continents opprimés par la volonté de suprématie impérialiste de l’occident sur le monde. Nous ne vivons pas du tout dans un monde post-colonial comme la propagande étatiste passe son temps à insuffler, mais dans un monde hyper-colonial, qui a muté en un colonialisme planétaire géré depuis la City de Londres et Wall Street.

Nous devons le reconnaître et agir en conséquence hors du système qui n’est pas partie de la solution mais bel et bien le cœur même du problème.

— Résistance 71 —

 

Mise au point sur l’antisionisme et l’antisémitisme

 

Daniel Vanhove

 

27 janvier 2016

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/antisionisme-etou-antisemitisme-mise-au-point/5504814

 

« (…) De mon histoire personnelle, en tant qu’enfant ‘administrativement juif’ dans une France occupée, en tant qu’adolescent dans une France engagée dans ses guerres coloniales, puis en tant ‘qu’Oriental’ en Israël, et finalement en tant que Palestinien, certes par le choix, mais aussi, depuis plus de trente ans par l’expérience acquise, je retiens que le Mal absolu, le crime contre l’Esprit humain et contre l’humanité par excellence, c’est le racisme ».*

Depuis quelques années, et singulièrement après chaque agression de l’Etat israélien à l’encontre de la population palestinienne, un glissement insidieux semble s’opérer au niveau de certains militants de la cause palestinienne. Celui de confondre la lutte contre l’occupant israélien animé par la mortifère idéologie sioniste, et la détestation de tout ce qui représente de près ou de loin, la judéité. Cette attitude est inacceptable et il faut la dénoncer haut et fort, sans la moindre ambiguïté. Et au passage, remonter les bretelles du 1er Ministre Valls !

Résister et militer contre l’occupation de la Palestine par l’Etat israélien ne peut servir à entretenir cette confusion. Même si certaines personnalités politiques de premier plan semblent grossièrement  tomber dans le panneau. En effet, quand irresponsable, Manuel Valls déclare le 16 janvier dernier sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » de L. Ruquier que « l’antisionisme et l’antisémitisme c’est la même chose », il se trompe lourdement. Tragiquement, même. Au point que l’on pourrait se demander s’il a lui-même vraiment réglé la question comme il aime le claironner partout, en référence à son « lien éternel à la communauté juive et à Israël » de par son mariage.

Une telle affirmation est des plus inquiétantes et doit nous inviter à prendre de la distance avec son auteur, le laissant à ses fixations et aux déclarations péremptoires qu’il semble affectionner sur le sujet, comme s’il devait se justifier sans cesse. Et à ce propos, je veux lui relayer ce que revendique Ilan Halevi, tellement mieux placé que lui pour parler de ce qu’il connaît de l’intérieur :

« (…) Aucune exception, aucun privilège, aucune impunité, aucune vénération particulière, pas de mise à part. Le philosémitisme des chrétiens repentis et des antisémites d’hier, tout comme l’ethno-nombrilisme des juifs professionnels d’aujourd’hui, me semblent aussi pervers et aussi porteurs de dangers pour les juifs eux-mêmes que les accusations et invectives dont les couvrent les judéophobes de type classique. Car si les droits des uns ne sont pas garantis par le droit des autres, dans un système de droit pour tous, ils ne sont plus que des privilèges réversibles dès lors que tourne le vent du rapport de forces ou le caprice du prince ». Et d’insister un peu plus loin : « (…) L’axiome du caractère incomparable du destin des juifs (ou de n’importe quel groupe humain) dans l’histoire, l’idée qu’ils constitueraient l’exception à toute règle est à mes yeux une erreur théorique, mais surtout éthique, dont les conséquences politiques sont lourdes de dangers (…) ».

Il faudrait souffler à l’oreille de M. Valls que les citoyens n’attendent pas de leur 1er Ministre des propos musclés en toutes circonstances. En ces temps troublés, un minimum de nuance et de discernement seraient bienvenus. Un peu de pédagogie ne serait pas un luxe. D’autant qu’à bien y regarder, c’est tout l’inverse de ce qu’assène M. Valls : le sionisme est par essence, raciste et antisémite ! Parce qu’il est discriminant, créant une division irréversible entre les juifs et les autres qui ne le sont pas. Le sionisme est une idéologie de type messianique, porteuse d’une foi, d’une croyance au retour du Messie à Jérusalem, précisément par la Porte Dorée de l’enceinte qui entoure la vieille ville. Et dès lors, tout ce qui ne s’apparente pas à cette perspective judéo-centrée est considéré comme traître à la cause et ne mérite aucune considération de la part de ses adulateurs. Ce sont ces mêmes illuminés qui n’ont de cesse de vouloir faire d’Israël un Etat réservé aux seuls juifs. Tout à l’inverse d’une démocratie laïque et moderne ouverte à tous les citoyens qui la composent. Aux yeux de ces zélés, les juifs qui ne se reconnaissent pas dans ce (funeste) projet sont considérés comme suspects, voire comme ennemis. Une société multiculturelle composée de ses croyances ou non, d’origines variées n’est pas au programme de ce racisme d’Etat. Nouvelle illustration par Ilan : « …le mépris culturel qui frappe les juifs d’Afrique et d’Asie est une conséquence inévitable du racisme colonial qui sous-tend l’entreprise sioniste en Palestine depuis ses premiers pas »*. Heureusement, nombre de citoyens juifs d’Israël ne se reconnaissent aucunement dans cette dérive et la condamnent fermement. Ce qui leur vaut en retour d’être traités par les sionistes comme des individus ayant la haine de soi. Et comme le dit encore Ilan :

« Le concept de haine de soi est systématiquement brandi par les sionistes dès qu’un juif refuse de participer à l’autoglorification du groupe ou tout simplement critique la politique israélienne. De la même façon que quiconque critique Israël est un antisémite, tout juif qui critique Israël est un juif antisémite, c’est à dire un juif qui se hait lui-même ».*

En cette période où le gouvernement Hollande – seul dans la communauté internationale à criminaliser les militants non-violents qui soutiennent la cause palestinienne à travers le mouvement BDS – n’a de cesse de promouvoir les formations en tous genres pour tenter d’endiguer le chômage, un stage d’immersion de certain(e)s ministres auprès de cette population plus posée et lucide leur ferait sans doute le plus grand bien, tout particulièrement au 1er Ministre… En lui demandant au passage, qu’il nous explique comment le Ministre d’un Etat qui se revendique « laïc » à la moindre occasion, peut-il défendre avec tant d’acharnement un tel projet messianique… à moins de se tromper de gouvernement et/ou de nous annoncer son « alyah » prochainement ?! Ilan à nouveau :

« Ainsi est-il parfaitement légitime, c’est-à-dire conforme à la réalité des faits, de souligner le caractère raciste et discriminatoire du sionisme, comme les institutions de l’Etat d’Israël, et on ne voit pas par quel tour de passe-passe rhétorique une telle affirmation représenterait une manifestation de racisme à l’encontre des juifs. (…) Mais il est vrai que les ruses du langage sont ici particulièrement perverses (…) ».

On voit combien la question est grave pour ne pas être clair et précis sur le fond. Et risquer par-là, de jouer un très mauvais tour à la Palestine et sa population qui n’ont vraiment pas besoin de cela. Celles et ceux qui ont pu se rendre sur le terrain, à la rencontre de la population palestinienne directement impactée par cette colonisation meurtrière, savent d’ailleurs que les Palestiniens ne font pas cet amalgame. Celui-ci n’est pas au programme de la lutte contre l’occupant sioniste. Du résistant de base jusqu’aux responsables politiques palestiniens toutes tendances confondues – et hormis quelques illuminés qui se rencontrent partout – la lutte de libération de la Palestine ne comporte pas de ressentiment raciste à l’encontre des juifs. Même si l’on peut craindre que l’inverse ne soit pas vrai, au vu de la politique d’apartheid menée par les autorités israéliennes à l’encontre de la population arabe, sans parler des conditions infrahumaines imposées aux habitants de Gaza, depuis 10 ans que dure son infâme blocus. Pour preuve encore, le piège sournois tendu par le Mossad pour attraper celles et ceux qui seraient tentés par l’antisémitisme : http://www.pourlapalestine.be/une-officine-liee-au-mossad-cree-sur-facebook-une-page-antisemite/

La résistance aux côtés du peuple palestinien ne peut tolérer aucun doute sur le sujet. La moindre tentation d’antisémitisme doit être exclue et condamnée. Celles ou ceux qui sont tentés par de telles dérives ne se rendent pas compte qu’en lieu et place de servir la cause qu’ils imaginent défendre, ils la desservent copieusement. Et s’ils étaient dans les rangs palestiniens, ils en seraient chassés aussitôt. Ces derniers ont une culture historique bien plus aiguisée et claire que d’aucuns qui semblent confondre les plans. Le combat du peuple palestinien est un combat politique. Il faut le dire et le répéter inlassablement. Et les militants et autres qui ne le comprennent pas seraient bien inspirés de prendre quelques leçons d’histoire au lieu de croire que cette lutte relève d’une quelconque question religieuse. Le sionisme étant un projet messianique, il y a lieu de le combattre au profit de la seule lutte qui a toujours prévalu dans les rangs de la résistance palestinienne : la lutte de décolonisation, la lutte de libération nationale. Et le droit à l’autodétermination.

Tout ce qui voudrait ramener cette lutte sur un autre terrain que celui-là n’appartient ni de près ni de loin à la résistance palestinienne historique. Cette notion doit être rappelée régulièrement par les responsables d’associations qui prétendent soutenir le peuple palestinien. Mais aussi par les responsables politiques. Aucune dérive ne peut être admise, parce qu’elle sera de suite récupérée par les sionistes qui s’empresseront de hurler à « l’antisémitisme atavique » des militants. Et parce que, fondamentalement, les choses doivent être claires, à l’image de ce que nous dit encore Ilan Halevi : « (…) Le racisme, c’est quand l’Autre est perçu comme moins humain, sous-humain, anti-humain, non humain. Ça commence dans le langage et au bout de la déshumanisation de l’Autre, il y a légitimation de sa mise à part, de son asservissement, de son oppression et, finalement, de son assassinat. »*

Dès lors, il faut répéter que non, l’antisionisme et l’antisémitisme ne sont vraiment pas la même chose !

 

* Islamophobie et judéophobie – L’effet miroir – extraits – Ilan Halevi – Ed. Syllepse – 2015. Toutes les citations reprises dans cet article sont tirées de ce dernier ouvrage d’Ilan Halevi.

* Islamophobie et judéophobie – L’effet miroir – extraits – Ilan Halevi – Ed. Syllepse – 2015. Toutes les citations reprises dans cet article sont tirées de ce dernier ouvrage d’Ilan Halevi.

Résistance politique: Échec et effondrement attendent la civilisation occidentale (Paul Craig Roberts)

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L’occident en est réduit à se piller lui-même

 

Paul Craig Roberts

 

30 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/01/30/the-west-is-reduced-to-looting-itself-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Michael Hudson, John Perkins et moi-même ainsi que quelques autres avons rapporté le pillage multi-facettes des peuples par les institutions économiques occidentales, principalement les grandes banques de New York avec l’aide de FMI.

Les pays du tiers monde ont été et sont toujours pillés en étant incités et forcés à suivre des plans de développement pour l’électrification ou autres objectifs. Les gouvernements de ces pays, naïfs et confiants, sont endoctrinés à croire qu’ils peuvent faire de leurs pays des nations riches en prenant les prêts bancaires présentés pour mettre en place les plans de développement préparés par l’occident, ayant pour résultat de suffisants revenus fiscaux du développement économique pour rembourser les emprunts étrangers.

Cela bien sûr n’arrive jamais ou pratiquement jamais. Ce qu’il se passe est que le plan a pour résultat que le pays devient endetté bien au-delà de ses revenus en devises étrangères et lorsque le pays ne peut plus honorer le remboursement de sa dette pour développement. Les créditeurs envoient alors le FMI dire au gouvernement endetté que le FMI protègera son crédit en lui prêtant de l’argent pour rembourser ses banquiers créditeurs. Mais les conditions font que ce gouvernement prenne les mesures d’austérité nécessaires de façon à ce qu’il puisse aussi rembourser le FMI (NdT: le piège classique d’emprunter pour rembourser un emprunt, quand on en est là, c’est la fin des haricots…). Ces mesures d’austérité doivent museler les dépenses des services publics et du secteur gouvernemental, réduire les retraites publiques, et vendre les ressources nationales aux étrangers acheteurs. L’argent économisé en réduisant les fonds sociaux et récolté en vendant les biens nationaux à des étrangers sert à rembourser le FMI. (NdT: exemples typiques, l’Argentine et en Europe bien sûr la Grèce…)

Ceci est la manière dont l’occident a historiquement pillé les pays du tiers monde. Si un président de pays est reluctant à entrer dans une telle plateforme économico-financière, il est simplement acheté, comme le fut le gouvernement grec, afin qu’ils suivent le schéma du pillage du pays que ce président/gouvernement est censé et prétend représenter.

Lorsque cette méthode de pillage s’est épuisée, l’occident acheta les terres arables et poussa une politique sur les pays du tiers monde pour qu’ils abandonnent l’auto-suffisance alimentaire et produisent une ou deux récoltes pour gains à l’exportation. Ceci rend les populations du tiers monde dépendantes des importations de nourriture de l’occident. Typiquement les revenus d’exportation sont pompés par les gouvernements corrompus ou par des acheteurs étrangers qui paient peu alors que les étrangers vendant la nourriture chargent bien plus. Ainsi, l’auto-suffisance est transformée en dette.

Avec la totalité du tiers monde maintenant exploité jusqu’à la limite du possible, l’occident a retourné le pillage sur lui-même. L’Irlande a été pillée (NdT: n’oublions pas que le peuple irlandais est un grand résistant à la City de Londres et qu’il fut trahi à maintes reprises par sa classe dirigeante corrompue et vendue à la City…) et le pillage de la Grèce et du Portugal est si sévère qu’il a forcé un grand nombre de jeunes femmes à la prostitution. Ceci ne dérange en rien la conscience occidentale.

Auparavant, lorsqu’un pays souverain se retrouvait plus endetté qu’il ne pouvait payer, ses créditeurs devaient rajuster le montant de la dette sur ce que le pays pouvait payer. Au XXIème siècle, comme je l’explique dans mon livre The Failure of Laissez Faire Capitalism, cette règle traditionnelle a été abandonnée.

La nouvelle règle est que le peuple d’un pays, même un pays dont les dirigeants ont accepté des pots-de-vin afin de permettre l’endettement de leur pays envers l’étranger, doit avoir ses retraites, l’emploi, et les services sociaux laminés ainsi que les ressources de valeur de la nation telles que les sytèmes de disrribution des eaux municipales, les ports, la lotterie nationale et les parcs nationaux, comme les îles grecques protégées, vendues aux étrangers, qui ont ainsi toute la liberté d’augmenter les prix de l’eau et des services, refuser au gouvernement grec par exemple les revenus de sa lotterie nationale, et vendre l’héritage national protégé de la Grèce à des requins du foncier.

Ce qu’il s’est produit en Grèce et au Portugal est en cours de réalisation en Espagne et en Italie. Les peuples sont impuissants parce que leurs gouvernements ne les représentent aucunement. Non seulement ceux-ci sont corrompus et arrosés de pots-de-vin, mais les membres des gouvernements sont endoctrinés pour maintenir leurs pays au sein de l’Union Européenne. Autrement, ils sont dépassés par l’histoire. Les peuples opprimés et qui souffent sont eux-mêmes endoctrinés de la même manière. Par exemple en Grèce, le gouvernement élu pour empêcher le pillage du pays a été impuissant, parce que le peuple grec a subi un lavage de cerveau leur disant que quoi qu’il arrive, il devait rester dans l’UE.

La combinaison de la propagande, du pouvoir financier, de la stupidité et des pots-de-vin veut dire qu’il n’y a aucun espoir pour les peuples européens.

La même chose vaut pour les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni. Aux Etats-Unis des dizaines de millions de citoyens ont tranquillement acceptés l’absence de quelque intérêt que ce soit sur les revenus de leurs économies pendant maintenant plus de sept ans. Au lieu de poser des questions et de protester, les Américains ont accepté sans restriction la propagande avancée que leur exisence dépend du succès d’une poignée de méga-banques artificiellement crées (NdT: comme absolument tout dans le “système de marché” du reste, qui n’est qu’une invention dont on pourrait parfaitement se passer…), qui sont “trop grosses pour échouer”. Des millions d’Américains sont convaincus qu’il est mieux pour eux que leurs économies soient dévalorisées plutôt qu’une ou plusieurs banques corrompues passent à la trappe.

Pour maintenir les peuples occidentaux dans la confusion au sujet de la véritable menace à laquelle ils font face, les peuples sont convaincus à grand renfort de propagande qu’il y a un terroriste derrière chaque arbre, chaque passeport, sous chaque lit et que tout le monde sera tué à moins que le pouvoir surgonflé du gouvernement ne soit pas questionné. Jusqu’ici tout cela a fonctionné parfaitement, avec une attaque fausse-bannière après l’autre renforçant les fausses attaques terroristes qui servent à empêcher toute prise de conscience que tout cela n’est qu’une vaste escroquerie pour en fait accumuler toute la richesse dans le plus petit nombre de mains.

Non content de sa suprématie sur les “peuples démocratiques”, le 1% avance d’autres pions avec ses “traités” Trans-Antlantique et Trans-Pacifique. Ceux-ci sont supposés être des “accords de libre-échange” qui bénéficieront à tout le monde. En vérité, ce sont des accords secrets, particulièrement bien gardés qui donnent le contrôle des lois des gouvernements souverains aux entreprises privées.

Il est par exemple venu au grand jour que sous le partenariat trans-atlantique, la sécurité sociale britannique serait gérée depuis des tribunaux privés mis en place sous le partenariat comme un obstacle à l’assurance médicale privée et attaqué en justice pour dommages et intérêts par des firmes privées et même, à terme, être forcée à disparaître.

Le gouvernement britannique totalement corrompu géré par le vassal de Washington David Cameron a bloqué tout accès aux documents légaux qui montrent l’impact qu’aura le traité trans-atlantique sur la sécurité sociale britannique.

http://www.globalresearch.ca/cameron-desperate-to-stop-scandal-as-secret-plans-to-sell-the-national-health-service-are-discovered/5504306

Pour ceux des citoyens des pays occidentaux qui sont assez stupides ou endoctrinés pour ne pas avoir encore compris, la poussée actuelle de “leur” gouvernement et de sa politique est d’offrir chaque aspect de leur vie à des intérêts privés prédateurs.

Au Royaume-Uni, la poste a été vendue pour un prix des plus modiques à des intérêts privés connectés. Aux Etats-Unis, les républicains et peut-être les démocrates, ont l’intention de privatiser le Medicare (assurance maladie) et la sécurité sociale, tout comme ils ont privatisé bien des aspects des systèmes militaire et carcéral. Les fonctions publiques sont des cibles privilégiées pour faire des bénéfices.

Une des raisons pour l’escalade des prix sur le budget militaire US est sa privatisation. La privatisation du système carcéral américain a résulté en un énorme nombre de personnes innocentes qui ont été incarcérées où elles sont forcées de travailer pour Apple, IT services, des compagnies de textiles et d’habillement qui produisent pour l’armée américaine et un tas d’autres entreprises privées. Les ouvriers prisonniers sont payés 69 cents de l’heure, bien plus vas que le salaire d’un ouvrier chinois.

C’est çà l’Amérique aujourd’hui: une police corrompue, des procureurs corrompus, des juges corrompus, mais un max de bénéfices pour le capitalisme made in USA avec ce travail très bon marché carcéral. Les économistes têtes pensantes du libre-marché glorifient les prisons privées, affirmant qu’elles seraient plus efficaces et elles le sont de fait… à fournir un travail d’esclave aux capitalistes.

Voila l’info sur le premier ministre David Cameron niant l’information au sujet de l’effet du traité de partenariat trans-atlantique sur la santé nationale britannique.

http://www.theguardian.com/business/2016/jan/26/anger-government-blocks-ttip-legal-documents-nhs-health-service

Le quotidien du Guardian de Londres, qui doit souvent se prostituer pour essayer de maintenir un minimum d’indépendance, décrit la colère que ressentent les britanniques envers le secret gardé par le gouvernement au sujet d’un problème si fondamental au bien-être des Britanniques et pourtant ceux-ci continuent de voter pour les partis politiques qui les ont trahi et les trahissent.

Partout en Europe les gouvernements corrompus contrôlés par Washington ont distrait leur peuple de ce que ceux-ci ont été trahis par “leurs” gouvernements en focalisant l’attention sur l’affaire des immigrants, dont la présence est une conséquence directe des gouvernemnts européens représentant les intérêts de Washington et non pas les intérêts de leurs peuples.

Quelque chose de grave s’est produit contre l’intelligence et l’attention des peuples occidentaux qui semblent ne plus être capables de comprendre les machinations de “leurs” gouvernements.

Une pratique de gouvernement responsable en occident est finie. Rien d’autre que l’échec et l’effondrement attend la civilisation occidentale.

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