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Résistance à l’empire: « Les Etats-Unis et le sionisme sont les parrains du terrorisme » (Iran)

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L’Iran a la capacité de punir les Etats-Unis

 

Press TV

 

18 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/18/525662/Iran-US-Israel-Armed-Forces

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un haut responsable de l’armée iranienne dit que l’Iran possède la capacité de punir Washington après le passage d’une volée de nouvelles sanctions au sénat américain, sanctions qui ciblent particulièrement le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (NdT: CGRI ou Pasdarans) sur accusations de terrorisme.

“La classe dirigeante des Etats-Unis est un régime hégémonique, expansionniste, maître-chanteur de petits caïds de cours de récréation et la racine des hostilités à notre encontre est fondée sur ces choses”, a dit l’adjoint du chef-d’état major de l’armée iranienne le Brigadier-General Massoud Jazayeri.

Depuis les toutes premières années de la révolution islamique, la nation iranienne s’est familiarisée avec l’inimitié américaine envers la révolution, son établissement et ses organes efficaces tel que le CGRI”, a t’il ajouté.

Jeudi, les sénateurs américains ont approuvé de vastes sanctions contre l’Iran à cause de son programme de missiles balistiques. La mesure mettrait également en application des sanctions et un embargo sur les armes à destination du CGRI.

La législation sénatoriale, plébiscitée par Israël et ses groupes de lobbying d’influences aux Etats-Unis (NdT: l’AIPAC, l’ADL etc…), doit encore passer la chambre des représentants et être signée par le président Trump afin de devenir une loi.

Les officiels iraniens disent que ce projet de loi viole “la lettre et l’esprit” de l’accord passé sur le nucléaire, duquel les USA sont partie prenante. Ils ont demandé une forte réponse en retour et le parlement iranien travaille sur des mesures à cet effet, d’après un député du Majli.

Si les Américains et les sionistes ne changent pas leurs manières, nous prendrons des mesures bien plus drastiques, et nous annonçons donc ici que nous avons les moyens de punition à notre disposition,” a dit sans élaborer plus avant le général Jazayeri.

Bien sûr que l’Amérique doit changer sa façon de se comporter, ou alors nous forcerons les Américains à le faire”, a t’il dit au service central de presse affilié avec l’slamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB).

Jazayeri a dit que l’opinion publique mondiale voit “Les Etats-Unis et le sionisme international comme les parrains du terrorisme.”

“Bien des preuves suggèrent que Daesh et d’autres groupes terroristes ont été élevés sur les genoux de l’Oncle Sam et des régimes réactionnaires de la région”, a t’il dit.

Le commandant a dit que des mesures américaines et des sanctions s’intensifiant sur l’Iran en accusant la CGRI de soutenir le terrorisme “nous ferons combattre le Grand Satan d’un esprit encore plus déterminé.

“Le Grand Satan” est la description de l’Amérique donnée par feu le fondateur de la RII l’imam Khomeini, qui mena une révolution contre le régime du Shah Palavi, grand allié des Etats-Unis.

C’est une ironie de l’histoire que les terroristes américains appellent le très populaire CGRI (Pasdarans), dont la mission a été de combattre le terrorisme depuis sa création et de soutenir la cause palestinienne, les peuples irakien et syrien, tout en confrontant le terrorisme domestique à l’Iran, sponsors du terrorisme,” a dit Jazayeri.

Une autre chose bien étrange et que les peuples du monde n’ont pas oublié l’admission de l’actuel président des Etats-Unis quant à la création de Daesh et de toute l’assistance qui lui est apporté.” a t’il ajouté.

S’adressant à ses supporteurs lors de sa campagne électorale à Fort Lauderdale en Floride en août l’an dernier, Donald Trump a dit que le président américain d’alors Barack Obama et l’ex-ministre des AE Hillary Clinton “avaient fondé” Daesh au Moyen-Orient.

Nouvel Ordre Mondial: Djihad 3.0 la CIA, l’UE et l’OTAN transforment l’Albanie en base avancée d’attaque sur l’Iran… (Pepe Escobar)

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L’armée mercenaire de l’empire du djihad 1.0 s’est créée au Pakistan pour combattre en Afghanistan (Brzezinski et Robert Gates, CIA et création des moudjahidines et d’Al Qaïda avec financement saoudien), le djihad impérialiste 2.0 fut l’aventure libyenne en 2011 est la Syrie depuis 2011 (avec financement saoudo-qatari). Le mercenariat du djihad impérialiste 3.0 se trouve donc maintenant en attente en Albanie et rend les Balkans de nouveau une zone chaude. Excellente info du Pepe Escobar ci-dessous.

~ Résistance 71 ~

 

Djihad 2.0 ou la fabrication du prochain cauchemar

 

Pepe Escobar

 

4 juin 2017

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/47184.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Commençons avec 28 leaders de l’UE discutant des Balkans occidentaux dans un récent sommet et blâmant, qui d’autre bien entendu, “l’agression russe” dans la cour de récré de l’UE. Signal à un procureur monténégrin enrageant que des “corps de l’état russe” ont mis en scène une tentative de coup d’état pendant les élections d’octobre 2016 pour empêcher le pays de rejoindre l’OTAN.

Et aussi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avertissant que la rhétorique anti-UE de Trump pourrait bien mener à une guerre dans les Balkans. Juncker, toujours aussi con-descendant, maintient que “si on les laisse livrés à eux-mêmes, la Bosnie Herzégovine, la Macédoine, l’Albanie et tous ces autres pays… nous aurons encore une guerre.”

Les Balkans peuvent bien exploser une fois de plus ; mais cette fois-ci avec une variante: pas comme en 1999, car l’OTAN ne pourra plus s’en sortir en bombardant un Belgrade sans défense pendant 78 jours. Une nouvelle génération de missiles russes l’en empêcheraient. La tragédie des Balkans de 1999 a été essentiellement fabriquée par de faux massacres au Kosovo, mis en scène par le BND, les services secrets allemands, utilisant des Alabanais locaux et des agents provocateurs du BND, qui ont tiré sur les deux côtés pour déclencher la guerre et fragmenter la Yougoslavie.

Tous les yeux sont tournés vers l’Albanie

Ce qui se trame dans cette conjoncture géopolitique particulière est encore plus glauque.

Les suspects habituels font ce qu’ils ont l’habitude de faire, ils blâment la Russie et au diable les preuves !

Laissons donc un gars de l’intérieur, le Dr. Olsi Jazexhi, directeur du Free Media Institute de Tirana en Albanie être notre guide.

En décembre 2016, John Brennan de la CIA a été en Albanie et a émis une fatwa de “guerre contre la Russie” (NdT: comme l’ordure Brzezinski au Pakistan avec les moudjahidines de Ben Laden en 1980 pour combattre en Afghanistan contre… les Russes…), spécifiquement en Macédoine.

Comme l’explique le Dr Jazexhi: “Après que Brennan eut quitté Edi Rama, le premier ministre albanais, un ami intime de George Soros, a rassemblé tous les partis politiques albanais en Macédoine et leur a ordonné de soutenir Zoran Zaev contre Nikola Gruevski. Gruevski est vu comme un pro-russe et un anti-OTAN, tandis que Zaev est un toutou de Soros. Ainsi, Gruevski fut boycotté par les Albanais et Zaev eut leur soutien pour former un gouvernement. La promesse de Zaev aux Albanais est que la Macédoine adoptera l’albanais comme langue officielle et créera un troisième (demi) état albanais dans les Balkans. Les Macédoniens résistent, mais Tirana et Edi Rama orchestrent les partis politiques albanais contre Gruevski. Le but de la manœuvre est de faire de la Macédoine un état membre de l’OTAN.

Dans le même temps, au Kosovo, qui est essentiellement une supercherie et une saloperie narco-mafieuse posant comme un état et abritant le tristement célèbre camp américain Bondsteele (NdT: plus grand camp yankee d’Europe et plaque tournante de l’importation de la drogue importée d’Afghanistan via les avions militaires yankees et de la CIA…), la plus grande base militaire US de la planète, et où Hachim Thaci, le président et ancien porte-flingue de l’Armée de Libération du Kosovo (ALK), “construit une armée pour le Kosovo. Le but final étant d’intégrer le Kosovo à l’OTAN, alors même que la Serbie rejette ceci de son ancienne province autonome.”

Jazexhi détaille également le comment “en Albanie, nous avons deux organisations terroristes majeures qui sont protégées par les Etats-Unis et l’UE.

La première est ce qu’Ankara décrit comme l’organisation terroriste de Fetullah Gulen (FETO), qui est supposément instrumentalisée par les services allemands du BND ; “la Turquie proteste sur le pourquoi l’Albanie abrite le groupe FETO, mais les Américains les hébergent contre Erdogan.

La seconde organisation est le Mojahedin-e Khalq (MKO), qui se bat contre Téhéran (NdT: protégée et financée par les USA depuis les années 1980). “L’Albanie est en train d’être transformée en centre pour le MKO. John Bolton (NdT: va t’en guerre nouveau con yankee) s’est rendu récemment à Tirana avec d’autres soutiens internationaux du MKO alors qu’ils attaquaient l’Iran et demandaient un changement de régime à Téhéran.

Le barjot du MKO Marjam Rajavi a aussi visité Tirana, développant des plans pour “renverser les ayatollahs” en Iran.

Le problème clef comme le souligne Jazexhi, est “qu’après avoir tourné les Balkans en centre de recrutement pour l’EIIL/Daesh pendant la guerre en Syrie, maintenant les Américains sont en train de transformer l’Albanie en un état du Djihad 2.0”

Ce qui est en train de se développer est “la même erreur historique faite par les Albanais au Kosovo, qui ont lié leur futur à 100% avec camp Bondsteele et seraient instantanément ré-envahis par la Serbie dans la cas ou l’OTAN ou les Etats-Unis partiraient (ce qu’ils feront tôt ou tard, c’est inévitable..).

Dans le même temps, l’UE et les Américains, qui veulent dé-radicaliser les musulmans wahabbites d’Europe, ne pipent mot au sujet des djihadistes iraniens.”

L’ennemi “invisible”

Donc, la pièce la plus important de ce puzzle est la configuration de l’Albanie au centre du Djihad 2.0, contre les Slaves en Macédoine, contre Téhéran et aussi contre Ankara. Pas étonnant donc que le chef-conseiller du gouvernement albanais fut, jusqu’à encore il y a quelques mois, une certain Tony Blair… (NdT: criminel de guerre notoire courant toujours les rues avec son acolyte Deubeuliou Bush…)

Bilderberg 2017: les invités français… et autres…

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Bilderberg 2017 Chantilly USA les invités français… et autres

Résistance 71

2 juin 2017

Source: Réseau Voltaire

Cette année, la liste des participants a tardé à être publiée. La réunion secrète de l’élite du Nouvel Ordre Mondial se tient cette année et pour la 4 ème fois à Chantilly dans l’état de Virginie aux Etats-Unis du 1er au 4 juin.

Les élections française étant terminée et leur larbin de remplacement (Macron de chez Rothschild) étant en place, il y a peu de Français cette année à la réunion, Ils sont au nombre de six:

  • Henri de Castries: ex-patron du groupe d’assurance AXA et président de l’Institut Montaigne
  • Nicolas Baverez: éditorialiste au Figaro et au magazine Le Point
  • Thomas Buberl: président du groupe AXA
  • François Lenglet: chef du service économique de France 2 (service public !)
  • Benoît Puga: ancien chef d’état-major particulier de présidents de la république française (Sarkozy et Hollande)
  • Bruno Tertrais: directeur adjoint de la fondation pour la recherche stratégique

Invités intéressants:

Voir la liste sur l’article du Réseau Voltaire, mais à noter que seront présents:

  • Tiankai Cui: ambassadeur de Chine à Washington (quand on vous dit que la Chine fait partie du Nouvel Ordre Mondial… pas d’invités russes chaque année…)
  • Niall Ferguson: historien britannique de la colonisation et chercheur au Hoover Institute de l’université de Standford en Californie. ( même pédigré et même lieu de recherche qu’un autre célèbre historien britannique que nos lecteurs connaissent bien: Antony Sutton, qui lui n’a jamais été invité au Bilderberg ou s’il le fut pour le faire rentrer dans le rang, refusa l’invitation… Gageons que les recherches de ces deux historiens ne débouchent pas sur les mêmes conclusions… Ferguson, historien de la colonisation, tiens donc… une feuille de route à suivre ?…)
  • Pas mal de banquiers de tous les pays occidentaux et de journalistes et responsables de chaînes et éditorialistes

Renaissance de la conscience politique: Redevons le peuple, car celui-ci manque à l’appel…

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Soyons ce peuple qui manque

 

Thomas Moreau

 

9 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.revue-ballast.fr/soyons-peuple-manque/

 

Les pires choses ont une fin, et celle de la campagne présidentielle ne se paie pas, ou si peu, le luxe du soulagement : seulement du sursis — il ne tient qu’aux têtes dures de transformer ce répit en offensive. C’est d’ailleurs l’objet du présent texte aux allures de manifeste : revivifier la démocratie, ancrer l’émancipation, réveiller l’imaginaire, fabriquer des socialistes, renouer pratique et pensée, bref, écrit l’auteur, cesser de « pétrir la matière politique qu’à seules dates fixes ».

Pléthore sont les spécialistes1 à avoir émis, depuis bien longtemps, l’avis de décès du caractère démocratique de nos sociétés libérales et représentatives — ces représentants qu’Étienne de La Boétie qualifiait déjà de « mange peuple ». Cette démocratie n’est qu’un hochet frénétiquement secoué par la bourgeoisie républicaine afin d’asseoir et de perpétuer sa domination économique, politique, sociale et culturelle sur les démunis. La récente élection lève, une fois de plus, le rideau sur la nature post-démocratique de nos institutions : le vrai vainqueur est l’abstention — 21,8 % des inscrits (auxquels il faut ajouter environs 10 % de non inscrits) au premier tour ; 18,02 au second. Ces contempteurs du vote proviennent pour la plupart des quartiers populaires, de la classe ouvrière et employée. Une démocratie post-démocratique ? Oui, car les droits juridiques élémentaires, déjà malmenés par l’État et ses dépositaires, risquent de pâtir plus encore, nouveau mandat oblige. Le régime Hollande a donné le la — état d’urgence continuellement prolongé et mise en place de nouveaux outils pénaux et administratifs —, qu’il suffira d’étendre pour encadrer de plus belle les populations (la répression dans les quartiers populaires et lors des manifestations contre la loi Travail indiquent le chemin). Signe des temps présents : Macron a annoncé publiquement qu’il allait gouverner par ordonnances. Le caractère inégalitaire du débat ou de l’espace dit « public » est intégré : le CSA a ainsi jugé que l’égalité stricte commençait deux semaines avant le premier tour et que le temps de parole devait, en amont, être jaugé sur le seul principe de l’équité (son communiqué ne cache pas les inégalités de temps de parole, patentes, ni son échec dans sa mission d’arbitre). Il a suffi d’un ouvrier — partout moqué — pour déchirer, le temps d’un live, l’entre-soi des belles personnes. Emmanuel Macron a bénéficié de l’alignement des planètes de l’oligarchie : sa légitimité n’est que peau de lapin, l’honorant même du titre de président le moins bien élu de la Ve République.

Revivifier la démocratie

Il n’est pas question de diminuer le signifiant démocratique ; il s’agit de lui donner une substance, et non une forme, à même d’induire une pratique active et régulière. Le peuple ne saurait se plaindre d’être représenté s’il consent au principe représentatif ou borne son propre rôle à quelque vote épisodique. Sa participation à la vie de la Cité est un préalable au statut plein et entier de citoyen — ce que l’on nomme « protagonisme » en Amérique latine. Pour ce faire, une démocratie revivifiée dépend de trois champs, à labourer avec attention : la structure organisationnelle, le processus démocratique et l’implication du citoyen. Comme toute structure, une organisation fabrique de la hiérarchie et du pouvoir — des moyens simples permettent de les sangler : le mandat impératif, la démocratie directe, la rotation des mandats, l’abolition de la différenciation entre tâches manuelles et intellectuelles, un droit de priorité de parole aux minorités… Une démocratie vivifiée se doit de suivre un processus long, dans lequel la parole est distribuée en égalité comme en équité : les femmes, les racisés et les moins dotés en divers capitaux doivent être prioritaires dans l’attribution de la parole, sans toutefois les y contraindre. La démocratie est le dissensus — le référendum de 2005 fut en cela exemplaire, au regard de la durée et de la qualité des échanges organisés par les citoyens eux-mêmes : il permit d’impliquer en éduquant, par le questionnement collectif. L’organisation a tendance à tuer le non-similaire, le questionneur, le pas de côté, quand ces éléments forment l’ensemble des touches qui brossent le portrait d’un intellectuel collectif se nourrissant des singularités. Mettre un bulletin dans une urne ne consiste pas à voter pour tel ou tel candidat de quelque émission de télé-crochet musical. Ne pétrir la matière politique qu’à seules dates fixes, c’est prendre le risque de trop étreindre, donc de mal embrasser. Un citoyen entier ne se pose pas la question de sa capacité d’agir ou de peser ; il fait. L’économiste et fondateur de Socialisme ou Barbarie, Cornélius Castoriadis, avait déjà repéré les signes d’une barbarie soft à venir : « Il n’y a pas seulement la dilapidation inversible du milieu et des ressources non remplaçables. Il y a aussi la destruction anthropologique des êtres-humains transformés en bêtes productrices et consommatrices, en zappeurs abrutis2»

Le ventre mou de la classe moyenne

Le prolétariat — entendu comme la classe sociale opposée à la classe capitaliste — ne cesse de se diversifier, sans néanmoins avoir conscience de sa force : son remplacement par le « précariat » le situe dans un rapport de soumission alors qu’il est le producteur de richesse. Son salaire ne correspond, en valeur absolue, qu’à quelques heures par jour sur la totalité du mois : le reste est capté par un patron et les professions d’encadrement qui pantouflent dans des bullshit jobs3. Prestidigitateur sans pareil, le capital cache cet état de fait en s’attaquant à la construction même de nos individualités. Par la marchandisation du monde, des êtres et des choses, le capital est parvenu à effectuer la jonction entre une fabrique égotique du moi et l’intégration d’un ordo-libéralisme faisant de l’individu le seul responsable de sa réussite ou de sa déchéance sociale. Ce prestidigitateur joue sur le désir d’appartenance à la classe moyenne — ce ventre mou vers lequel tout le monde se projetterait sans vraiment en être. Le tour de magie consiste à développer des modes de consommations au rabais, ressemblant de loin à celui des classes supérieures : le Club Med était une forme de tourisme de nantis camouflés sous les hardes de la consommation de masse ; Uber est un service de taxi réalisé par des défavorisés ; Airbnb transforme votre espace le plus intime en hôtel… Ce ne sont plus des services mais un rang social apparent désirable, car voulu par une supposée majorité de personnes : la dernière décennie se plut à multiplier les besoins superflus. Cette promesse, ce sous-texte, se déploie de la publicité à la promesse-sésame cachée du nouveau président à ses vaillants électeurs. La déconnexion entre le travail et la consommation s’avère de plus en plus prégnante : le revenu universel, porté par Hamon, en constitue la traduction électorale.

Le ressentiment social, le bluff ou l’émancipation

Cette marchandisation du monde se retrouve dans la votation, devenue acte de consommation électorale. Lors des élections, les dominants de tout poil ont, par leur bulletin, comme réflexe premier de maximiser leur rente et leurs divers capitaux : la messe est dite. Les masses déshéritées peuvent se tourner vers des partis du ressentiment social, souvent orienté contre des individus, eux aussi vulnérables, et non contre les structures mêmes de l’ordre économique dominant. Les populations fragilisées peuvent faire le choix de l’abstention — ce qu’elles font majoritairement —, par lassitude, par désintérêt ou par rejet d’un système institutionnel et politique qui, d’alternance en alternance, ne change rien, sinon la couleur de ses cravates. Dans les anciennes citadelles ouvrières — les fameuses « banlieues rouges » —, elles maintiennent cependant quelque horizon émancipateur — a minima (France insoumise), ou plus radicalement (NPA, LO). Enfin, elles peuvent céder à la séduction du mythe du self-made-man, fort des slogans bruyants de l’auto-entrepreneuriat (En marche ! en est le parangon). Contrer, ne serait-ce que partiellement, le saccage de nos conquis sociaux — par un Macron, une Le Pen ou un Fillon — tenait, au premier tour, de la toilette minimale. Gardons-nous de fétichiser l’urne : c’est même le moindre moyen de transformation sociale, par les temps qui courent. Bien plus qu’une vaste recomposition partisane et politicienne (toujours trop intégrée au système et sans grands effets matériels chez les gens ordinaires), il importe de recréer, sans délai, un imaginaire capable de révéler notre force collective.

Insuffler un autre imaginaire 

La critique n’aura bientôt plus d’intérêt — nous hésitons même à recourir au présent. De siècle en siècle, les textes s’accumulent et les théoriciens théorisent. La lutte contre le capitalisme ne saurait se borner à quelque invocation : elle se fait dans la tête, dans nos modes d’êtres, d’échanger et de consommer. Cela passe par le fait de (se) dégager du temps, en cette ère d’accélération constante du quotidien, puis de (se) donner les moyens d’être enfin citoyen. L’heure de cette idée est venue, chacun le sait, le sent : elle flotte dans l’air. Déjà plus que palpable lors du 15-M, d’Occupy Wall Street ou de Nuit debout, la question démocratique fut un thème majeur, bien qu’intrinsèquement biaisé, de la dernière campagne. Déjà effectives, au quotidien, chez les anarchistes, les conseillistes et les communistes libertaires, cette pratique émancipatrice de la démocratie assure la réconciliation entre individu (désormais capable dans la Cité) et souci du commun — il aide, en sus, à croiser pratiques et théories. C’est sur la base des mouvements sociaux existants que doit s’opérer cette démocratisation des structures du pouvoir afin de contrer l’ensemble des hiérarchies institutionnelles à l’œuvre à tous les niveaux territoriaux (local, régional, national, extra-national), et ce dans tous les domaines. Cette prise de conscience de la force des collectifs et des communs est un agent de transformation également individuel : il charrie des modes de vie à impacts sociaux — citons, entre cent, ces formes d’auto-limitation volontaire et d’augmentation des liens et des formes de solidarités et de sociabilités (le convivialisme comme éthique de vie). La création de nouveaux imaginaires passe aussi par l’élaboration de cadres permettant au citoyen d’acquérir un pouvoir sur (la domination, l’exploitation, l’exclusion…), un pouvoir de faire (d’action), un pouvoir avec (dans la diversité des composantes) et un pouvoir dedans (dans un groupe qui diminue les effets de pouvoir).

L’idée socialiste en quête de relais

Autres temps, autres lieux, mais la militante libertaire Lucy Parsons avait déjà saisi les manquements du tout-urne : « N’allez pas croire que les riches vous autorisent un jour à leur ôter leur richesse par les urnes. » L’aspect spectaculairement ridicule de la dernière séquence électorale démontre combien cette seule voie tient de l’impasse. Il est temps de remettre en cause le fétichisme, hégémonique, au sein de la gauche, du processus électif, perçu comme horizon légitime. Si Podemos s’affiche en perte de vitesse, c’est en partie qu’il a tourné le dos aux luttes. Le continuum entre engagement partisan et les combats de terrain n’existe plus, ou devient l’exception, alors que c’est leur mise en dialectique qui permit justement d’arracher des victoires sur l’organisation capitaliste de nos sociétés : le Front populaire, le programme du Conseil national… Le règne de la séparation organisée entre les mouvements sociaux et les organisations politiques charrie défaites sur défaites. Sous configuration capitaliste, l’organisation des forces économiques et des êtres s’établit par le haut, après conquête de l’appareil d’État via des formations partidaires. Un bloc idéologique nous fait défaut. Ses relais aussi.

Fabriquer des socialistes

Coup d’œil dans le rétroviseur. Nos aïeux possédaient souvent de multiples casquettes. La CGT des premières heures était en partie anarchiste et ses militants animaient des bourses du travail à valeur d’écoles théoriques, pratiques et idéologiques de conscientisation et d’actions. Le militant PCF de l’immédiat après-guerre était souvent syndicaliste CGT. En revendiquant une neutralité politique au nom de la Charte d’Amiens, la CGT s’extirpe des logiques politiciennes mais elle aurait tort de les laisser aux uniques appareils partisans (notamment pour éviter de voir ses membres embrasser le discours du Front national ou afficher des comportements contraires aux valeurs dudit syndicat). Notre incapacité à nous organiser dans plusieurs sphères, par trop imperméables, justifie notre faiblesse : on peut multiplier les déclarations sur le manque de conscience des classes populaires acquises à l’auto-entrepreneuriat ou sur la classe salariée non-abstentionniste, qui verrait dans le voisin immigré l’ennemi, mais ce n’est que la traduction d’une dilution, voire d’une disparition des rapports de force et d’exploitation dans nos sociétés. George Orwell énonçait dans les années 1930 : « Les socialistes ont assez perdu de temps à prêcher des convertis. Il s’agit pour eux, à présent, de fabriquer des socialistes, et vite. » Impératif pareillement impérieux.

À quand un intellectuel collectif et organique ?

Une contre-culture se forme actuellement dans les sphères intellectuelles — des revues4, des chaînes YouTube5, des entretiens filmés6 ou encore des émissions radio7. Elle ne parvient que fort peu à entrer en résonance avec l’ordinaire ou la colère des classes populaires. Ces « gisements culturels », tels qu’évoqués par Castoriadis, tournent le plus souvent en circuit fermé. Si l’intellectuel traditionnel existe et squatte plateaux et tribunes journalistiques, l’organique — lié au peuple — est parti à la pêche avec les abstentionnistes. Ce ne sont pourtant pas les cadres de luttes qui manquent, qu’ils soient citoyens, associatifs, mutualistes, coopératifs, d’entraides, syndicaux, d’organisations politiques non-partisanes (AMAP, SEL, monnaies locales…). Les adeptes du raffinement analytique peuvent invoquer les totems de la réification, de l’aliénation ou du fétichisme, mais allons à l’essentiel : c’est la sujétion, dans son injonction à l’unanimisme et à l’unicité, qu’il s’agit de détruire dès lors qu’elle pointe le bout de son nez. Les moyens diffèrent. Mais l’étincelle est la conscience d’appartenir à une classe : cette conscience garantit la liaison entre praxis et théorie, être et conscience, autonomie individuelle et sociale — autant d’éléments à réunir pour retrouver notre force agissante collective. L’intendance suivra. La conseilliste Rosa Luxemburg nous dressait la voie en déclarant qu’un prolétariat en lutte se dote spontanément de l’organisation dont il a besoin. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les chauffeurs Uber : ils se constituèrent in fine en syndicat, emboîtant le pas aux livreurs Deliveroo. Ces derniers — auto-entrepreneurs, salariés de fait mais sans les garanties minimales d’un travailleur — s’organisent, se syndiquent, rejoignent les cortèges de tête des dernières manifestations. Une fraction de la CGT (la Filière Traitement des Déchets Nettoiement Eau Égouts Assainissement) arbore à Paris les couleurs rouge et noire. Ce sont ces franges — où l’exploitation est la plus implacable et le travail le plus ingrat — qui redonnent de la combativité au mouvement syndical : ils sont à suivre dans la séquence qui vient. À l’instar des identités, les luttes se croisent, s’entre-croisent, se mélangent, se superposent, bref, nous fertilisent en dépit des dissensions et des points de départ respectifs. Le capitalisme s’est mué en fait social total : la lutte doit rivaliser d’ambition — l’exploitation dans les rapports de production, bien sûr, mais aussi le patriarcat, le racisme, le sexisme, l’homophobie, le validisme ou encore l’exploitation animale.

Une sphère militante qui tend la main

Prenons soin d’éviter la création d’un marquisat de la lutte — recherche perpétuelle du plus pur vécu, concours de qui pisse le plus loin, registre sacrificiel. Le militant, tout à son sincère dévouement à ses idées, oublie parfois que son rôle n’est pas de s’imposer mais d’accompagner la marche populaire, de l’aiguiser, de la ravitailler. Les trompettes de la radicalité rebutent : au mieux sans effets, au pire risibles. Si les militants peuvent anticiper la constitution d’un mouvement réel de mobilisation, jamais ils ne doivent chercher à le diriger : l’humilité est le socle de tout engagement activiste. Il faut savoir créer le désir, susciter des affects de joie ; s’impliquer dans les cadres militants n’est pas toujours chose aisée, notamment pour les moins dotés en capitaux économiques, sociaux, culturels, cognitifs… La création de Nuit debout, autour de la contestation de « la loi Travail et son monde », permit, malgré l’absence remarquée d’une banlieue ne se mobilisant pas pour la défense d’un salariat dont elle est exclue, une certaine diversité des profils sociaux et la rencontre, à défaut d’un rapprochement sur la durée, de traditions et de structures politiques diverses. Une esquisse à enforcir.

S’engager pour grandir et faire grandir ce peuple qui manque

Ces lieux d’engagement permettent de remplir des vies souvent aliénées par le travail ou vidées par l’organisation de celui-ci : donner un sens politique à sa vie, c’est tourner le dos à l’ère du vide, c’est se réapproprier en tant qu’être entier capable de faire. Le vide est plein de renoncements — s’impliquer dans une forme ou une autre d’activité militante, c’est commencer à construire des moments ou des espaces d’émancipation lorsque l’on travaille, lorsque l’on se trouve dans son quartier, lorsque l’on se détend ; c’est redonner de la densité à l’espace, une pesanteur au temps, quand tout, partout, « se liquéfie ». Des formes de projection et de conservation sont à façonner par une pratique en continu. Face aux périls économiques et autoritaires, il s’agit de faire bloc pour en créer un autre, en l’état de conquérir plus d’égalité et de justice sociale. Ce bloc ne peut marcher que sur deux jambes : la lutte sociale et la bataille politique. Face à Emmanuel Macron, il est plus que temps de le constituer. Pourquoi rester dans le chacun chez soi quand il y a tant de châteaux à raser ensemble ? Soyons ce peuple qui manque, dans toutes ses textures, pour nous libérer de toutes les formes d’exploitation d’un être vivant sur un autre. Construisons-le pas à pas comme sujet collectif ; il ne sera jamais que le fruit d’un processus politique d’élaboration, par-delà le seul et trop simpliste « eux » contre « nous ». Devenons nos propres maîtres et faisons faux bond à nos sectarismes — luttes et organisations politiques, théories et pratiques, être et conscience ont tout à gagner à savoir se parler et grandir ensemble.

Résistance politique: Quand même les marxistes appellent au boycott électoral…

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Même les léninistes tendance maoïste se mettent à appeler au boycott des élections. Anarchistes nous sommes, anarchistes nous resterons bien entendu, nous relayons cette information pour montrer que la mèche est allumée… Il est évident que la solution ne réside en rien en un « parti d’avant-garde », mais en le peuple lui-même s’organisant en associations libres, organisant les communes libres confédérées pour tisser le réseau de la société des sociétés.

~ Résistance 71 ~

 

Macron nouveau visage de l’impérialisme français !

 

Par OCML-VP*

 

Le 9.05.2017.

 

Sur http://www.vp-partisan.org/article1768.html

 

(*) OCML-VP: Organisation Marxiste Léniniste-Voie Prolétarienne d’obédience maoïste

 

Emmanuel Macron a été élu (20 millions de voix), sans surprise face à Marine Le Pen (11 millions de voix). Le taux d’abstention à 25% est un record depuis 1969 (12 millions d’inscrits), de même que les votes blancs et nuls (4 millions de votants), sans même parler des non-inscrits et de nos camarades immigrés qui n’avaient pas le droit de vote. Beaucoup de gens ne se sont pas résignés à voter Macron pour faire « barrage au FN ». Ce n’est pas faute d’injonctions quotidiennes des médias et des politiciens bourgeois, ceux-là mêmes qui propagent à longueur d’année les idées réactionnaires.

Cette contestation est politique et même les médias bourgeois sont contraints de le reconnaître ! Elle est loin d’être « irresponsable » comme on nous l’a rabâché, au contraire, elle exprime la conscience embryonnaire, notamment des prolétaires et dans les quartiers populaires, de l’impasse que représente la démocratie bourgeoise pour notre avenir. Avec tous ceux et celles qui sont venues discuter et agir avec nous dans notre campagne pour le boycott, nous avons pu le mesurer.

Macron au pouvoir, tout va continuer pire comme avant : exploitation, répression, racisme, militarisme… Car chaque gouvernement, qu’il soit de gauche, de droite ou du milieu, fait toujours pire que le précédent. Le capitalisme c’est la guerre économique. La guerre économique c’est l’exploitation au travail, la pénibilité, la précarité, le chômage, la concurrence entre travailleurs…

Nous sommes déjà dans la rue, ce lundi 8 mai, preuve que des illusions de « renouvellement » n’ont pas fait long feu. Macron c’est vraiment le président de l’opportunisme, un pur « produit » du capitalisme, une étiquette à multiples appartenances, pour mieux se faire élire, aux présidentielles comme aux législatives à venir. C’est un bourgeois, le représentant parfait validé par tous, de Gattaz à Robert Hue en passant par les médias, de cette classe exploiteuse qui gère ce système, et qui va assurer le recyclage tranquille et la continuité des plus vieux requins de la politique bourgeoise du PS comme des LR.

Le Pen battue, c’est un soulagement pour beaucoup. Personne ne savait ce que son élection aurait pu déclencher, au-delà des mesures promises encore plus réactionnaires, islamophobes et rétrogrades. La crainte aussi, que les fascistes, comme après l’élection de Trump se sentent invincibles et que les agressions racistes, sexistes, homophobes se multiplient. Elles sont déjà répétées à l’égard des migrant.e.s, ou de militants dans le Nord ou le Sud-Est où le FN a déjà une assise locale. Mais élue ou pas, le combat continue, dans les quartiers, au travail, contre tous les racismes.

Avec les élections législatives qui arrivent, c’est reparti pour un tour : débats entre politiciens bourgeois, déferlantes de drapeaux bleu-blanc-rouge, rivalités et concurrence y compris chez les Insoumis. Nous le disions dès le début de notre campagne : l’enjeu des élections pour la bourgeoisie, c’est de confisquer notre force collective, nous laisser croire que notre seul choix se résume à voter puis subir notre sort. On ne peut pas changer le système en réformant ses institutions de l’intérieur. Nous refusons de nous ranger derrière une bannière « patriotique » impérialiste quelle quel soit.

Alors aujourd’hui, refusons que tout continue comme avant, refusons à nouveau de nous laisser engluer dans le système parlementaire, prenons nos affaires en main et organisons-nous !

OCML Voie Prolétarienne, 9 mai 2017

Cirque électoral: de Macron à bidon… et réciproquement…

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Analyse tout à fait complémentaire de notre “Clown d’Or 2017, les chiffres dont on ne parle (quasiment) pas”… Nous y mettrons néanmoins un bémol en ce qui concerne la conclusion: si l’analyse est juste, il ne convient pas de baisser les bras (comme le phrasé semble le laisser entendre) mais ajouter à la pensée critique, l’action critique et radicale, celle qui passe par véritablement comprendre « qu’il n’y a pas de solutions au sien du système, qu’il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais », donc abandonner une fois pour toute le chemin fourvoyé du « réformisme » d’un État et d’institutions au-delà de toute rédemption depuis 1794 (le vote fait partie de ce « chemin du réformisme » fourvoyé et définitivement corrompu) et commencer à s’organiser entre nous, en court-circuitant état et institutions, globalement, pour créer la société des sociétés des associations libres / communes émancipées et confédérées.
C’est la seule solution viable et durable pour l’humanité, la solution globale passe par le local et les communes libres.
Rien de ce qui est humain n’est inéluctable sauf la mort… Qu’on se le dise.. et vite !

~ Résistance 71 ~

 

Le résultat final des « fausses élections françaises »

 

Jean-Yves Jézéquel

 

8 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/le-resultat-final-des-fausses-elections-presidentielles-francaises/5589120

 

Selon le site du Ministère de l’Intérieur, il y a finalement, contrairement aux chiffres qui avaient été donnés au premier tour, 47. 581. 118,00 inscrits sur les listes électorales. Ce chiffre du Ministère de l’Intérieur n’est jamais le même à chaque publication : il varie constamment et pour le second tour il a été aussi déclaré à 47.568.588,00 d’inscrits.

L’abstention s’élève à 25,44% des inscrits. Ce qui donne : 12.104.636,00 inscrits.

Les votes blanc et nuls s’élèvent à 12% des votants. Ce qui donne : 4.265.171,00 votants.

Les abstentions ajoutées aux votes blancs et nuls, donnent le chiffre de : 16.369.807,00 voix.

Les voix prises en compte dans l’élection s’élèvent donc au nombre de : 31.211.311,00.

Marine Lepen a fait 33,90% des voix exprimées. Ce qui donne : 10.580.634,00 voix exprimées. Le site du Ministère de l’Intérieur donne le chiffre de : 10.644.118,00 voix pour Marine Le Pen. Ce qui veut dire que les inscrits du point de départ ne sont pas le nombre annoncé par le Ministère de l’Intérieur.

Les voix exprimées restantes pour Emmanuel Macron s’élèvent donc au nombre de : 20.630.677,00 voix exprimées. 66,10% de 31.211.311,00 = 20.630.677,00 voix exprimées. Le site du Ministère de l’Intérieur donne le chiffre de : 20.753.798,00 voix pour Emmanuel Macron. Ce qui confirme une imprécision sur les inscrits du départ.

Le nombre de Français inscrits et ayant le droit de vote et qui n’ont pas choisi Macron pour président, s’élève donc à : 27.013.925,00 citoyens.

De nouveau, une large majorité de Français n’a pas voté Emmanuel Macron. La majorité des Français n’a pas voulu qu’il soit placé à la présidence de la République Française !

C’est une minorité de Français qui a imposé ce président à la majorité des citoyens de ce pays ! On retrouve encore logiquement la perversion du système électoral de la 5ème République et l’injustice qu’elle fait régner dans cette parodie de « démocratie »… Une minorité, comme on le voit dans cette élection, peut, en réalité, s’imposer très facilement à une majorité : en résumé, 20 millions de voix l’emportent sur 27 millions de voix !

 Comment, dès lors, accorder une légitimité quelconque au nouveau Président élu? Où va-t-il trouver une majorité gouvernementale nécessaire pour conduire le pays, selon la Constitution de la 5ème République, puisqu’il n’a pas le projet de réformer celle-ci?

Comme nous l’avions commenté dès le début de cette campagne électorale 2017, le scénario Macron avait été soigneusement écrit d’avance, puis exécuté au détail près, mis scrupuleusement en scène, avec les chiffres des sondages eux aussi prévus déjà très largement en avance, sans oublier le dévouement inconditionnel de l’ensemble des medias collabos, tout cela faisant des élections présidentielles françaises 2017, une fausse élection…

Tout s’est bien déroulé sans le moindre écart des prévisions et des diagnostics du monde médiatique, puisque tout était prévu d’avance, pensé d’avance, voulu d’avance, organisé d’avance, et imposé comme convenu sans le moindre doute sur l’issue finale. Des élections pipées, donne une fausse élection présidentielle.

Les nombreuses irrégularités du premier tour demeurent bien entendu sans réponses…

Les informations sérieuses, confirmées, documentées, prouvées sur les scandales et la corruption concernant certaines personnes dont un appui politique majeur de Macron, François Bayrou, restent muettes…

Que vont dire aujourd’hui, lundi 8 mai, les escrocs du QG Macron sur le sabotage des élections françaises réalisé par Sputnik et RT ? Si les élections présidentielles françaises ont vraiment été sabotées par les médias Russes, comme le QG Macron l’a sérieusement soutenu dans une violente accusation, cela veut-il donc dire que Emmanuel Macron est le candidat favori de Poutine, puisque c’est lui qui apparemment a largement profité du sabotage russe?

L’équipe au pouvoir, largement désavouée par les Français, s’est donc arrangée astucieusement pour rester au pouvoir, malgré une impopularité record. Hollande va survivre à lui-même à travers le candidat qu’il a si habilement placé dans la course à l’Elysée. Il triomphe, jubile et va sans doute désormais se taper sur le ventre en traitant les Français « d’enquenellés » ! Même si Macron n’a convaincu qu’une minorité de Français, peu importe, du moment que la perversion du système électoral aidant, lui permettait d’obtenir le dernier mot sur la volonté du peuple bluffé par ce jeu de dupes !

En 2017, la situation de la France et des Français s’est considérablement dégradée. Ce pays est désormais une authentique colonie des USA, puisque son tout jeune président est l’homme converti aux standards nord-américains par excellence. Il avait annoncé la poursuite assidue de cette vassalité, jusque dans la guerre illégale qu’il allait continuer et intensifier aux côtés des USA. Cette guerre il la ferait sans hésiter, « même sans mandat de l’ONU » ! Il va de soi que si un mandat de l’ONU était le dernier de ses soucis, déjà comme candidat, on peut imaginer ce que peut représenter dans son esprit de président élu, l’aval du Parlement, du Sénat et du peuple : une question qui ne se pose même pas !

La leçon de ces élections :

Un représentant « commercial » envoyé en mission par la Banque Rothschild dirige la France aujourd’hui. On ne peut pas rêver un scénario plus idéal pour exprimer la façon dont le Grand Capital Financier organise son pouvoir absolu sur le monde entier. Ce pouvoir exorbitant montre son visage rayonnant de plaisir : il a gagné, il est le Maître, c’est lui qui décide et qui met en place ses pions disciplinés pour une ère de profits démesurés assurés par des peuples enfin dressés et soumis au dictat de la Loi de l’argent…

Clown d’Or 2017 les chiffres dont on ne parle (quasiment) pas

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Résistance 71

 

8 mai 2017

 

Le Clown d’Or 2017 a donc été remporté haut la main par le candidat marionnette de la banque Rothschild et de l’ultra-libéralisme, doctrine politico-économique de l’annihilation finale par et pour la marchandise en marche. Il a battu à plate couture la harpie nationaliste de service, incapable de sortir de son rôle assigné par l’oligarchie en place, celui de punching ball servile et de circonstance.

La France s’avance donc vers plus de destruction sociale, plus de marchandisation, plus d’injustice, plus de répression et plus de guerre. Les veautards ont endorsé la financiarisation totale de la société et de leur vie qui mènera à la finalisation de la dictature technocratique déjà bien… en marche, à l’instar du Nouvel Ordre Mondial que le récipiendaire du Clown d’Or 2017 élyséen poussera toujours plus loin.

Il convient néanmoins au lendemain de cette bouffonerie patentée et institutionnalisée de se pencher sur quelques chiffres dont personne ne parle vraiment, mais qui valent la peine d’être cités.

Les chiffres officiels donnent un enregistrement sur les listes électorales de l’ordre d’un peu moins de 47 millions de Français. Il y a eu au second tour de l’élection, 12 millions de personnes enregistrées qui se sont abstenues (dont nous bien entendu), c’est à dire 25,5% de l’électorat. A cela viennent s’ajouter 4,2 millions de votes exprimés blancs ou nuls, correspondant, d’après les chiffres officiels, à quelques 12% des votes.

Au second tour de ce cirque électoral donc, quelques 37,5% des électeurs ont manifesté leur désaccord sur non pas le candidat élu mais sur les deux guignols restant en course pour ce second tour ! Cela fait plus d’un Français sur trois refusant de valider ce cirque. Ce n’est bien sûr pas suffisant, mais toujours intéressant de le noter… Ces 37,5% de Français ont le droit et le devoir de se faire entendre. Tout ce qui se fera en France dès maintenant, ne se fera pas en leur nom, qu’ils le disent haut et fort et agissent en conséquence.

Toujours d’après les comptes-rendus officiels, le taux d’abstention de l’ordre de 26% au 2ème tour est le second plus important après celui de 1969, qui … ironie de l’affaire, vit l’élection (déjà), d’un fondé de pouvoir de la banque Rothschild: Georges Pompidou avec un taux d’abstention record de 33% (sans compter les bulletins blancs ou nuls…).

Près de 50 ans plus tard, un goût de déjà vu ?… Milliardaires et banquiers ont sablé le champ’… Quant au peuple, avec encore 67% osant choisir au lieu de boycotter, peut-être n’aura t’il que ce qu’il mérite dans le moment ?

Question subsidiaire: Pourquoi faut-il toujours avoir la tronche dans le mur pour se rendre compte qu’il était là ?