Archive pour guerre contre le terrorisme d’état

Réflexion critique avant pause estivale : Macron, pion et larron pour une (r)évolution (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 30 juillet 2021 by Résistance 71

macron-joker
le larbin au turbin…

Macron, pion et larron*

ou quand il est malvenu de se tromper d’ennemi

Résistance 71

30 juillet 2021

(*) larron (n.m), voleur de grand chemin, brigand, pillard (Source : CNRTL / CNRS)

Piqure de rappel : Notre communiqué du 14 juillet 2021

“Macron démission !” entendons-nous souvent dans les manifestations de colère et de mécontentement publics, celles du mouvement des Gilets Jaunes (2018-2020) à celles très récentes du mouvement contre le “pass sanitaire” . Cela peut sembler à première vue légitime : un élu d’un système politique de représentation et de délégation ne remplit plus ses fonctions, agit contre le peuple et l’intérêt général, le peuple électeur demande son départ. Implacable logique n’est-il pas ?

Mais pour le remplacer par qui ? Une autre de ces créatures que le système de gouvernance étatico-capitaliste nous pond treize à la douzaine depuis l’avènement de l’illusion démocratique qu’est la “république française” ou tout système étatique dans le monde ? Vraiment ? La vox populi veut virer le clown Kiri pour le remplacer par un clown Bozo, ce par le truchement de la grande mascarade électorale usuelle prévue à cet effet ? On n’a pas mieux en stock ?… Pas encore compris les gars ?…

En parlant d’effet… Macron lui-même n’est qu’un effet, une conséquence contemporaine et (in)signifiante, logique et avérée de la dégénérescence politique enclenchée de très longue date, depuis en fait la sortie et le maintien du pouvoir, de la capacité décisionnaire, hors du corps social il y a quelques 5000 ans sur les 1,8 millions d’années de l’existence humaine sur cette planète (cf les textes en annexe). Macron est un pion de ce système qui l’a créé et qu’il entretient en retour dans une symbiose logique et malgré tout “naturelle” dans les faits de cet  environnement factice, illusoire et synthétique n’ayant jamais fonctionner qu’à sens unique. Il est un pion doublé d’un de ces larrons, voleurs, menteurs, brigand de la pire espèce psychopathe que le système façonne et sélectionne pour être les prêtres de la grand-messe de l’illusion démocratique étatico-capitaliste depuis sa création.

Ainsi donc ne nous trompons pas de cible. Mettre Macron et son gouvernement de criminels fantoches à bas ne résoudra certaines choses brûlantes que très temporairement. On ne guérit pas d’une maladie en attaquant ses symptômes, mais sa racine profonde. Nous sommes entrés de pleins pieds dans la logique finale d’auto-destruction du système qui est incapable de reproduire son modèle et de le perpétuer dans l’espace et dans le temps, il est au bout de son rouleau et il ira jusqu’au bout de sa logique criminelle et mortifère qui est de se métamorphoser une énième fois, cette fois-ci en une entité technotronique transnationale qui n’a plus besoin de la masse des gens comme pourvoyeurs de ressources et de richesse exploitées, et qu’il va sacrifier, à l’aune d’une crise sanitaire fabriquée par exemple. 

La crise COVID19 que nous vivons est une crise synthétique à tout point de vue, menée au nom de la survie du plus petit nombre aspirant à l’extase transhumaniste en devenir : la fusion de l’humain avec la machine pour un petit nombre de prétendants à la quasi-immortalité et la mise en esclavage du relica ayant survécu au génocide de masse planétaire planifié et en marche. Macron a été mis en place pour accélérer le processus de désintégration de l’État et du capital moribonds et la mise en place de la grille de contrôle technotronique qui permettra la dépopulation massive et la mise en esclavage des quelques ceux demeurant sélectivement pour faire tourner les rouages de ce qui restera du système et de son résultat métamorphique en un Nouvel Ordre Mondial ou peu importe le nom qui lui soit donné. Macron a reçu la mission de martyriser le peuple français et de briser ce Gaulois Réfractaire doublé de Communard irréductible, rebelle et meneur historique dans  la tradition ancestrale d’empêcher les choses oligarchiques de tourner en rond…

Ainsi, le véritable ennemi n’est pas Macron ni tous les sbires combinés du système mis en place pour faire avancer le projet de contrôle planétaire de la masse survivante au génocide qui s’engage et du nirvana transhumaniste pour les “élus” auto-sélectionnés, mais bel et bien le système lui-même, ses fonctions, ses institutions, sa fallacie marchande, tout ce qu’il représente et qui ne peut être que négatif, néfaste, coercitif et réducteur pour la réalisation de notre humanité. 

Nous ne sortirons de ce cauchemar dystopique orwellien qu’en comprenant enfin qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir. Le salut de l’humanité passe par cette compréhension individuelle et collective de l’ineptie criminelle de ce qui nous gouverne de manière inéluctable dans sa logique profonde, forcée et illusoire, de comprendre que le pouvoir coercitif doit cesser d’exister et être remplacé par cet amour de soi et des autres embrassant la complémentarité de notre diversité naturelle. Comprendre que nous ne réaliserons enfin notre humanité pleine et épanouie qu’en dehors de tout système coercitif étatique et marchand ; que nous devons nous libérer à tout jamais de la contrainte et de la peur, de la peur de vivre, de la peur de l’inconnu et de la peur de l’autre. Contraintes et peurs savamment distillées et entretenues par le système en place qui ne peut survivre et n’a survécu que par ce subterfuge.

Macron est un pion. Macron est un larron. Lui et tous les sbires du système entretenant la coercition et le mensonge à tous les étages politiques, économiques et sociaux, ne méritent aucun intérêt et doivent être, tout comme le système qu’ils représentent, ignorés et boycottés. La solution à notre marasme et notre misère n’est ni scientifique, ni médicale, ni économique, mais elle est politique, c’est à dire de cette capacité de gestion et de décision de notre société que nous devons impérativement reprendre contre toutes les impostures et mascarades de l’illusion démocratique nous leurrant vers notre annihilation certaine, si toutefois nous continuons à y acquiescer, car tel est le paradoxe, ils ont besoin de notre acquiescement pour nous détruire, parce c’est accepter son sort, se laisser persuader que non seulement “résister est futile”, mais que tout cela est fait pour notre bien, le bien de l’humanité. C’est ce qu’ils s’évertuent à faire depuis des lustres en façonnant la société du spectacle marchand et de l’assujettissement volontaire. Réfléchissez 5 secondes… Pensez-vous que Big Pharma, que le système politico-économique, tous corrompus et vérolés, aient le bien public, notre santé et notre bien-être à cœur ? Allons, allons… Un peu de simple bon sens SVP ! Notre bien-être serait la fin immédiate de leur système qui ne fleurit que sur la misère et l’oppression / exploitation d’autrui. Ces mêmes personnes qui adhèrent et promeuvent la théorie néo-malthusienne erronée de la surpopulation voudraient nous sauver d’une maladie ne tuant que 0,03% des gens infectés en nous “vaccinant” ? Sérieusement, vous y croyez vraiment ?…

Le visage futur de l’humanité devra se décider entre celui d’un visage écrasé par une botte à clous à tout jamais ou celui du visage rayonnant et épanoui de l’être ayant triomphé de l’avoir, de l’Homme ayant enfin franchit les ponts du surhumain, affirmé dans son humanité réalisée. Tout dépendra de qui fera le choix : l’oligarchie pour son système ou nous pour l’humanité ? Faites vos jeux, rien ne va plus !!

Pour ce faire et réaliser ce grand saut qualitatif tant attendu, nous devons nous départir de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat, bref de toutes les conditions artificielles de notre mise en esclavage perpétuel, de notre exploitation et de notre oppression systémiques.

Pour mieux comprendre et y voir plus clair, quelques textes contemporains ci-dessous, vitaux à lire et à diffuser sans aucune modération.

Solidarité, Union, Persévérance, Réflexion, Action, devenons S.U.P.R.A résistants !

Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

Dans l’esprit de Cheval Fou…

Tous les articles de Résistance 71 depuis le début en juin 2010. Les articles sont listés du plus récent au plus ancien, donc plus vous descendez… plus c’est vintage…

Notre page « Anthropologie politique »

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

desobeissance-civile

GJ_vive_la_commune
Pour la Commune des communes dans…
la société des sociétés

Big Pharma et la coercition de la dictature vaccinale à tous les étages…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 30 juillet 2021 by Résistance 71

cobaye
De mouton à cobaye et inversement ?..

Big Pharma n’hésite pas à tuer, emprisonner tous ceux qui fabriquent des remèdes qui marchent, alors qu’elle veut imposer la dictature « vaccinale » pour toutes les maladies et cancers

Anonyme

30 Juillet 2021

Un médecin italien assassiné après avoir annoncé avoir découvert un traitement anti covid.

Sous prétexte d’enquête, le gouvernement Italien lui vole son ordinateur et tous ses possessions électroniques contenant le secret de fabrication de son traitement anti covid.

Ainsi encore une fois un traitement existe, mais qui est volé par l’état, pour empêcher le peuple d’en prendre connaissance, car s’il reconnait l’existence d’un traitement, ils ne pourront plus imposer la piqouze mortifère de Bill Gates

source 

« L’ancien chef du service de pneumologie de l’hôpital Carlo Poma et père d’une thérapie anti-Covid avec plasma hyperimmun s’est suicidé, du moins selon les premières reconstitutions, en se rendant dans sa maison d’Eremo di Curtatone.

Il s’est suicidé cet après-midi, le 27 juillet , Giuseppe De Donno, le médecin devenu célèbre pendant la pandémie pour avoir découvert et proposé la cure du plasma hyperimmun pour vaincre le Covid. Selon la Gazzetta di Mantova, De Donno, 54 ans, a été retrouvé mort cet après-midi à son domicile de Curtatone, dans la région de Mantoue.

Les enquêteurs souhaitent toutefois évaluer une éventuelle responsabilité civile et c’est pour cette raison que le procureur de la République de Mantoue a ouvert une enquête : la famille de De Donno a déjà été entendue et les téléphones portables et ordinateurs du médecin ont été saisis. »

https://www.iltempo.it/attualita/2021/07/28/news/giuseppe-de-donno-suicidio-morte-inchiesta-procura-mantova-responsabilita-complotto-ultime-notizie-28135666/

» la famille de De Donno a déjà été entendue et les téléphones portables et ordinateurs du médecin ont été saisis. »

Les gros connards! non seulement ils l’ont tué, mais sous prétexte d’enquête , ils lui ont confisqué toutes ses méthodes et secrets d’invention de son remède pour empêcher à sa famille de les récupérer pour eux mêmes, vous allez voir, quand la famille va réclamer les biens du défunt, ils vont les envoyer chier!

cela doit être le pape mafia qui fait la croisade contre les non piqouzés qui a fait le coup avec sa mafia italienne payé par le Vatican ultra riche

https://jeminformetv.com/2021/07/27/coronavirus-le-pape-francois-va-en-croisade-contre-les-non-vaccines/

https://jeminformetv.com/2021/01/10/vaccin-anti-covid-le-pape-francois-imposture-et-trahison/

avec un traitement qui marche, le vaccin ne pourra plus être obligatoire et les autorisations temporaires de mise sur le marché retirées !

cela ne fait pas les affaires de notre pape qui a des actions dans la piqouze

https://reseauinternational.net/le-pape-francois-soutient-la-politique-de-lotan-et-de-lonu/

https://reseauinternational.net/le-pape-francois-ecrit-a-la-banque-mondiale-et-au-fonds-monetaire-international-pour-reclamer-une-gouvernance-globale-post-covid-19/

https://reseauinternational.net/lalliance-dangereuse-de-rothschild-et-du-vatican-du-pape-francois/

rappelons que le président de Madagascar a aussi fait l’objet d’une tentative d’assassinat, après avoir inventé un traitement contre le covid

https://reseauinternational.net/loms-ma-offert-20-millions-de-dollars-pour-mettre-des-toxines-dans-mon-remede-covid-19-le-president-de-madagascar-denonce-loms-et-retire-son-pay/

https://reseauinternational.net/madagascar-quand-france-info-se-ridiculise-et-desinforme-le-pays-qui-compte-2-deces-par-jour-face-au-variant-sud-africain-reste-fidele-a-lartemisinine/

https://reseauinternational.net/madagascar-affirme-avoir-dejoue-une-tentative-dassassinat-de-son-president-deux-francais-arretes/

en France, un entrepreneur britannique qui avait fait une équipe de 7 médecins et autres professionels de santé qui a découvert un traitement contre le cancer est toujours en prison à Paris et a du aller à l’hôpital pour traitement, car mal nourri dans sa cellule sans fenêtre étouffante

https://www.cielvoile.fr/2021/01/colis-aux-prisonniers-lynda-thyer-et-david-noakes.html

https://www.cielvoile.fr/2019/12/gcmaf-le-remede-contre-le-cancer-qui-ne-disparaitra-jamais.html

https://www.cielvoile.fr/2021/01/liberation-de-lynda-thyer.html

« Le prétendu médicament n’est pas un produit pharmaceutique synthétique fabriqué. Il est en fait dérivé d’une protéine humaine naturelle. Il est appelé « facteur d’activation des macrophages dérivé de la protéine Gc », ou GcMAf en abrégé. Comment et pourquoi le GcMAF est caché au public, malgré une abondance de preuves scientifiques, révèle un système de contrôle corporatif corrompu conçu pour profiter de notre maladie et de notre mort. »

htps://davidicke.com/2021/01/30/gcmaf-and-the-persecution-of-david-noakes-lyn-thyer-immuno-biotech/

n’oublions que le cancer, tout comme le covid, est soumis à la dictature de la piqouze en France

le vaccin Gardasil censé prévenir le cancer induit par PVH (Papilloma Virus Humain) est recommandé pour les enfants filles et garçons en France en cette année 2021.

https://www.cielvoile.fr/2020/08/gardasil-resultats-cancerologiques-actuels-des-vaccins-anti-hpv.html

Depuis le 1er janvier 2021, le Gardasil 9, vaccin contre les papillomavirus humains (HPV), est remboursé par l’Assurance Maladie pour les garçons. Ce vaccin était déjà recommandé et remboursé en France pour les jeunes filles. Fin décembre 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) a élargi sa recommandation aux jeunes garçons. »

https://www.ameli.fr/assure/actualites/la-vaccination-contre-les-papillomavirus-humains-hpv-etendue-aux-garcons

« La HAS a recommandé en décembre 2019 de vacciner tous les garçons avec le même schéma vaccinal que chez les filles : deux doses de vaccin Gardasil 9 (M0-M6) chez les 11-14 ans révolus et en rattrapage »

https://www.mesvaccins.net/web/vaccines/523-gardasil-9

et le vaccin Gardasil a tué 26 jeunes filles, rendu aveugles d’autres, rendu le syndrome de Guillain Barré à d’autres, paralysies, et toutes sortes de maladies handicapantes à vie

le gouvernement US a du verser 6 millions de dollars d’indemnité pour les familles des victimes du vaccin Gardasil censé prévenir le cancer

https://www.washingtontimes.com/news/2014/dec/31/us-court-pays-6-million-gardasil-victims/ (article à enregistrer avant censure)

en France en 2014, des parents ont accusé le vaccin Gardasil d’avoir tué leur fille de 17 ans mais aucune autopsie n’a été faite par les hôpitaux

https://www.ladepeche.fr/article/2014/04/08/1858904-pour-nous-notre-fille-est-morte-a-cause-du-gardasil.html

« Gardasil® contient un adjuvant à base de sulfate d’hydroxyphosphate d’aluminium amorphe (SHAA). Figurent au nombre des effets indésirables rapportés après la commercialisation du produit, les « Troubles du système nerveux : encéphalomyélite aiguë disséminée, étourdissements, syndrome de Guillain-Barré, céphalées, maladie du motoneurone, paralysie, syncope parfois accompagnée de mouvements tonico-cloniques, myélite transverse ».

et c’est une source officielle qui le dit! article à enregistrer avant censure ici https://www.santelog.com/actualites/gardasil-et-maladies-de-la-myeline-un-risque-evoque-connu-et-documente

« Vaccin HPV Gardasil : des effets indésirables neurologiques connus depuis 2009″

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/gardasil-on-m-a-prise-pour-une-folle-mais_19431 (source à enregistrer avant censure)

« Elle s’appelle Mélanie, et fête ses 23 ans ce mardi 3 décembre. Comme beaucoup de Français, elle a entendu parler de la plainte au tribunal de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, accusant le laboratoire Sanofi Pasteur d’avoir mis sur le marché un vaccin à l’origine de son handicap d’aujourd’hui : une sclérose en plaques (SEP).

Son nom, le Gardasil, préservant contre le papillomavirus humain, est vendu depuis le 23 novembre 2006 en prévention du cancer du col de l’utérus. Marie-Océane ne serait pas la seule, et d’autres plaintes vont être déposées.

Cette histoire ravive de mauvais souvenirs chez Mélanie. En pleine force de l’âge, elle se déplace aujourd’hui à l’aide d’une béquille. Une chance, quand elle se rappelle par où elle est passée : il y a de cela quelques années, elle était presque complètement paralysée. Impossible d’amener un verre d’eau à sa bouche, de manger en autonomie ou de se laver seule.

Encore moins de tenir debout. Et, étrangement, les symptômes ont commencé à se manifester environ deux semaines après la troisième et dernière injection du Gardasil. Elle avait alors 18 ans. »

Pour Mélanie et sa mère, il n’y a pas de place au doute. La concordance temporelle est telle que seul le vaccin a pu être à l’origine de son syndrome de Guillain-Barré chronique, que les médecins ont mis du temps à diagnostiquer. Cette maladie auto-immune apparaît lorsque le système immunitaire détruit l’indispensable gaine de myéline entourant les nerfs dans les régions périphériques. En découlent des difficultés motrices plus ou moins importantes en fonction de l’ampleur des lésions. Le plus souvent, la rémission est totale, car l’épisode est aigu. Mais les médecins n’ont pas pu affirmer à la jeune femme qu’elle retrouverait un jour la pleine possession de ses moyens.

Des études évoquent les effets indésirables du Gardasil…

Avec les démarches lancées par Marie-Océane Bourguignon, Mélanie se rend compte qu’elle n’est pas isolée. Elle compte elle aussi se joindre au combat, au moins pour figurer parmi les personnes recensées. Mais peuvent-elles espérer être dédommagées ?

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-enquete-gardasil-vaccin-vraiment-dangereux-50672/

donc voilà la France a remis sur le tapis en janvier 2021, un vaccin soit disant contre le cancer, qui détruit la vie des gens, et que cela est même reconnu dans la notice du produit, sans indemnités pour les victimes, mais là, veut recommencer avec un nouveau faux vaccin avec des nouvelles technologies ARNm et adénovirus encore plus dangereuses qui transforment les cellules du corps humain en usines à protéines spike mortifère https://resistance71.wordpress.com/2021/05/11/therapies-geniques-la-spike-proteine-du-sras-cov-2-repliquee-par-larnm-des-pseudo-vaccins-est-mortifere/, avec pareil l’immunité juridique total pour les piqouzeurs et Big Pharma

https://resistance71.wordpress.com/2021/05/30/lacademie-de-medecine-francaise-refuse-toute-responsabilite-dans-les-effets-nefastes-des-injections-geniques-anti-covid-en-violation-du-serment-dhippocrate-et-pousse-a-lobligation-vaccinale/

dès juin 2020, avant la fabrication de ces injections OGM à ARN et adénovirus, 

l’UE accordait le droit aux faux vaccins covid de modifier notre génome

https://www.euractiv.fr/section/sante-modes-de-vie/news/eu-goes-easy-on-gmos-in-race-for-covid-19-vaccine/

Sanofi Pasteur défend le faux vaccin Gardasil (Merck) qui a déjà causé des morts et des handicapes à vie tout comme il veut imposer le faux vaccin covid Pfizer qu’il fabrique pour aider son copain Pfizer et avoir sa part d’intérêts et d’actions dans le faux vax Pfizer

https://www.capital.fr/entreprises-marches/sanofi-pourrait-produire-le-vaccin-de-pfizer-biontech-1391874

https://www.nouvelobs.com/societe/20131206.OBS8691/gardasil-le-benefice-est-superieur-au-risque.html

Sanofi a aussi des intérêts dans l’entreprise d’Astrazeneca

https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/sanofi-et-astrazeneca-vont-partager-des-milliers-de-molecules-chimiques-1500922.php

les banques de Rothschild, JP Morgan, Morgan Stanley sont partenaires avec Sanofi

https://investir.lesechos.fr/actions/rumeurs/sanofi-nomme-3-banques-pour-ceder-ses-generiques-en-europe-sces-1658165.php

le directeur de la campagne vaxxassinal du covid est Alain Fisher, président de la fondation de Rothschild

https://www.lanceurdalerte.info/2021/05/23/vaccination-en-anneau-vaccine-ou-enferme/

et le Sénat se base sur les consignes de Sanofi pour rendre les injections OGM de Pfizer, et cie obligatoires à toute la population

https://www.publicsenat.fr/article/societe/covid-19-le-senat-recommande-la-vaccination-obligatoire-pour-les-24-59-ans-189855

Sanofi et ses tests bidons PCR à Madagascar

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/madagascar/coronavirus-polemique-a-madagascar-sur-un-diagnostic-de-faux-positifs-au-virus_3969991.html

Sanofi a demandé l’immunité juridique pour ses vaccins covid:

les labos des vaccins AstraZeneca (NYSE: AZN), GlaxoSmithKline (NYSE: GSK), Janssen (NYSE: JNJ), Merck (NYSE: MRK), Novavax (NASDAQ: NVAX), Pfizer (NYSE: PFE), Sanofi Pasteur (NASDAQ) : SNY), Takeda (NYSE: TAK), Abbott (NYSE: ABT) , Moderna et CureVac (NASDAQ: CVAC) ont tous demandé à être exonérés de toute responsabilité sur les effets secondaires de leurs soit disant vaccins

https://seekingalpha.com/news/3608810-coronavirus-vaccine-makers-seek-eu-liability-protections

https://www.cnbc.com/2020/12/16/covid-vaccine-side-effects-compensation-lawsuit.html

quand le pantin de Bill Gates, Fauci avoue tout

1) Fauci avoue que les vaccins covid n’empêchent pas d’attraper le covid ni de le transmettre:

« Le Dr Fauci avertit que les  vaccins COVID-19 ne bloqueront pas l’infection ».

https://www.dailymail.co.uk/news/article-8884031/Dr-Fauci-warns-early-COVID-19-vaccines-prevent-symptoms-not-block-infection.html (article à enregistrer avant censure)

https://www.thedenverchannel.com/rebound/coronavirus-investigations/moderna-pfizer-vaccines-not-silver-bullet-to-ending-pandemic-according-to-johns-hopkins-scientist (article à enregistrer avant censure)

le but des vaccins covid n’est pas d’empêcher d’avoir le covid

trois des protocoles de vaccination – Moderna, Pfizer et AstraZeneca – n’exigent pas que leur vaccin prévienne une maladie grave du covid, mais seulement qu’il prévienne des symptômes modérés du covid qui peuvent être aussi légers que la toux ou les maux de tête.

https://www.forbes.com/sites/williamhaseltine/2020/09/23/covid-19-vaccine-protocols-reveal-that-trials-are-designed-to-succeed/?sh=11d1410e5247 (article à enregistrer avant censure)

« Le PDG de Pfizer admet qu’il n’est « pas certain » que son vaccin COVID-19 empêchera les personnes vaccinées de propager le virus

Il est donc possible que ce virus hautement contagieux continue à se propager après que nous ayons des vaccins. »

https://www.dailymail.co.uk/health/article-9018547/Pfizer-CEO-not-certain-covid-shot-prevents-transmission.html (article à enregistrer avant censure)

le médecin en chef de Moderna avertit : « Lorsque nous commencerons à déployer ce vaccin, nous n’aurons pas suffisamment de données concrètes pour prouver qu’il réduit la transmission » https://www.businessinsider.fr/le-medecin-en-chef-de-moderna-avertit-que-le-vaccin-nempechera-pas-la-transmission-du-virus-185911?fbclid=IwAR1SJ0xU4QKQ4qKVTsygHKHSUKYqJQOl40Q1zqg0cilAA4Uo

https://resistance71.wordpress.com/2021/04/11/covid-19-alors-vaccins-ou-machines-a-fabriquer-du-virus-mutant/

2) 

Fauci l’avoue, les asymptomatiques ne donnent pas de virus

https://cdn.lbryplayer.xyz/api/v4/streams/free/4012/96d32b61989679965ed33eee9c2705c69812c028/b1fd72

https://odysee.com/@Abracadabra:3/En-aucun-cas-une-e%CC%81pide%CC%81mie-ne-peut-e%CC%82tre-provoque%CC%81e-par-une-personne-asymptomatique:a

Une étude de Wuhan sur 10  millions de personnes asymptomatiques prouve qu’ils ne donnent pas de virus

https://www.presseteam-austria.at/fr/Une-%C3%A9tude-prouve-que-la-quarantaine-asymptomatique-non-contagieuse-n%27est-pas-tenable/

https://resistance71.wordpress.com/2021/06/21/dictature-sanitaire-en-marche-non-au-tracage-aux-injections-geniques-et-aux-centres-de-retention-pseudo-sanitaires-il-suffit-de-dire-non-ensemble/

3) Fauci l’avoue, le vaccin ne marche pas contre les variants, le vacciné peut transmettre le variant

https://t.co/U793KB4o9c

https://twitter.com/darrenplymouth/status/1420386203015208968

le mec qui a bossé chez Fauci va plus loin, le vaccin est cause de variant

https://americanbuddhist.net/2021/07/10/video-geert-vanden-bossche-on-covid-variants-developing-from-selective-pressure-brought-on-by-vaccines/

et explique pourquoi les vaccins ne marchent pas contre les variants 

manque de po, le gouvernement français veut imposer les faux vax sous prétexte de variant de tous les noms

https://www.brighteon.com/08bbfd91-18d4-4f7e-ac49-02a9ca8d3b44

https://resistance71.wordpress.com/2021/07/12/injections-ogm-pour-tous-les-affreux-sales-et-mechants-covidistes-persistent-dans-la-connerie-et-le-crime/

enfin n’oublions pas que le test PCR est bidon à 100% et sera retiré le 31 décembre 2021, car ne fait pas de distingo entre grippe et covid et fait des faux positifs de la grippe

https://reseauinternational.net/le-cdc-americain-retire-le-test-pcr-parce-quil-pourrait-ne-pas-etre-en-mesure-de-distinguer-le-covid-de-la-grippe/

les brevets de la protéine spike existent depuis 2002

http://stateofthenation.co/?p=73327

d’autres brevets de la protéine spike à partir de 2008

https://resistance71.wordpress.com/2021/07/24/la-fraude-pandemique-le-sras-cov-2-et-ses-73-patentes-entre-2008-et-2018-exposer-le-crime-avec-reiner-fuellmish-et-le-dr-david-martin-video/

rappel le vaccin contient la protéine spike breveté par plusieurs labos, donc fabriqués par plusieurs labos différents,  comme c’est breveté par plusieurs labos, ils n’ont pas pu faire tous des protéines spikes identiques à partir de 2002, chaque labo a fait sa propre protéine spike depuis 2002, ce qui veut dire que chaque vaccin contient une protéine spike différente, donc propage un variant différent

(vaccins à protéines spike de Sanofi-GSK et Novavax) ou l’information génétique de la protéine spike (vaccins à adénovirus et ARN) pour pousser les cellules à produire la protéine spike mortifère

https://resistance71.wordpress.com/2021/05/11/therapies-geniques-la-spike-proteine-du-sras-cov-2-repliquee-par-larnm-des-pseudo-vaccins-est-mortifere/,

les vaccins Sanofi-GSK et Novavax vous mettent des protéines spikes dans les poumons

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2713339-vaccin-novavax-covid-19-principe-origine-composition-quand-en-france-europe-technologie-variant/

https://www.sanofi.com/en/our-covid-19-vaccine-candidates/recombinant-vaccine

le dernier vaccin à protéines de Sanofi, était un vaccin contre l’hépatite B et a causé des morts

https://www.mesvaccins.net/web/vaccines/48-genhevac-b-pasteur

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/le-vaccin-de-sanofi-et-gsk-pas-pret-avant-fin-2021-la-reponse-immunitaire-qu-ils-attendaient-est-inferieure-a-ce-qu-ils-esperaient-explique-l-infectiologue-odile-launay_4215707.html

« Dix ans après l’ouverture d’une information judiciaire, les premières mises en examen dans l’affaire du vaccin de l’hépatite B sont tombées jeudi soir. Deux responsables de laboratoires sont accusés de « tromperie aggravée« . Sanofi est soupçonné d' »homicide involontaire« . Une première victoire pour la trentaine de plaignants qui souffrent d’effets secondaires. »

https://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Hepatite-B-Le-vaccin-en-proces-97770-3283787

et c’est justement la protéine spike qui mute https://resistance71.wordpress.com/2021/07/12/injections-ogm-pour-tous-les-affreux-sales-et-mechants-covidistes-persistent-dans-la-connerie-et-le-crime/ et cause la maladie covid

http://stateofthenation.co/?p=68067

voilà pourquoi une journaliste a été censurée quand elle parlait de pandémie par la vaccination

https://www.dailymotion.com/video/x80ksqz

https://guyboulianne.com/2021/03/27/la-video-censuree-de-la-redactrice-en-chef-du-magazine-wochenblick-fait-le-tour-du-monde-lavaccination-est-la-vraie-pandemie

un autre vaccin de Sanofi qui a causé des morts

« c’est le vaccin Dengvaxia, commercialisé par le laboratoire français Sanofi qui est responsable de ces morts. Son équipe de légistes a déjà identifié 103 cas concordants. »

https://www.nouvelobs.com/monde/20181127.OBS6092/dengue-sanofi-au-c-ur-d-une-affaire-de-vaccin-mortel-aux-philippines.html

Sanofi Pasteur régente la campagne piqouze en France et dans les pays du sud

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/le-vaccin-de-sanofi-pourrait-etre-un-atout-pour-arriver-a-un-niveau-de-vaccination-plus-eleve-estime-une-economiste-de-la-sante_4690877.html

le président Madagascar où un labo de sanofi Pasteur est sur l’île et a distribué des faux positifs , a eu une tentative d’assassinat par 2 français, après avoir annoncé qu’il refusait les vaccins et avait découvert un traitement anti covid

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200516-coronavirus-institut-pasteur-reconna%C3%AEt-dysfonctionnements-tests-analyse

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201127-covid-19-%C3%A0-madagascar-le-gouvernement-refuse-les-vaccins-et-pr%C3%A9f%C3%A8re-les-rem%C3%A8des-locaux

https://reseauinternational.net/loms-ma-offert-20-millions-de-dollars-pour-mettre-des-toxines-dans-mon-remede-covid-19-le-president-de-madagascar-denonce-loms-et-retire-son-pay/

https://reseauinternational.net/madagascar-affirme-avoir-dejoue-une-tentative-dassassinat-de-son-president-deux-francais-arretes/

l’ex directeur de Pfizer aussi avait avoué que le test PCR était bidon et donc que le vaccin basé sur le test PCR était bidon aussi

« du manque patent d’études sérieuses quant au test PCR »

https://reseauinternational.net/depeuplement-les-docteurs-wodarg-et-yeadon-demandent-larret-immediat-de-toutes-les-etudes-vaccinales-anti-covid-19-quils-considerent-dangereuses/

cet article dit aussi que Drosten financé par Bill Gates a fait exprès de faire un test PCR bidon qui donne des faux positifs sur la grippe , bref même si la personne n’a pas de grippe, le test PCR fait des faux positifs là dessus

https://reseauinternational.net/une-annee-de-cauchemar-dans-le-contexte-de-la-pandemie-confinement-dement/

https://reseauinternational.net/le-scandale-du-coronavirus-eclate-dans-lallemagne-de-merkel-faux-positifs-et-test-pcr-drosten/

https://reseauinternational.net/christian-drosten-le-monsieur-corona-allemand-lheure-des-comptes/

aucun cas de purification et d’isolement du covid 19 existe

https://reseauinternational.net/87-institutions-sanitaires-scientifiques-du-monde-entier-nont-pas-reussi-a-citer-un-seul-cas-de-purification-du-sars-cov-2-par-qui-que-ce-soit-ou-que-ce-soit-jamais/

https://reseauinternational.net/montrez-nous-le-virus/

https://www.cielvoile.fr/2021/06/le-cdc-admet-maintenant-qu-il-n-y-a-pas-de-norme-d-excellence-pour-l-isolement-de-n-importe-quel-virus.html

être positif de la grippe ne veut pas dire non plus avoir la grippe

à partir d’un cycle d’amplification de 24, le virus ne peut plus être cultivé, et ce sont des faux positifs

https://mattbell.org/the-pcr-test-is-the-key-to-exposing-the-medical-fraud

source Fuellmich et ses 110 scientifiques

or Fauci l’arnaqueur veut des cycles à 35

https://www.youtube.com/watch?v=Z2t6-KHvuIM

https://anti-empire.com/fauci-himself-admits-covid-pcr-test-at-over-35-cycles-is-deceitful-worse-than-useless/

les gouvernements font des cycles supérieurs, voilà pourquoi les labos n’indiquent jamais le nombre de cycles utilisés après un test PCR ou test antigénique

NdR71 : La GB par exemple, teste a Ct = 40, comme la plupart des pays du reste. Ceci donne une marge d’erreur de l’ordre de … 95%

tout en sachant que le test PCR n’identifie pas le covid, car celui ci n’a pas été isolé, mais que la grippe donc donne des faux positifs de la grippe

et sera retiré le 31 décembre 2021 aux Etats Unis à cause de cela

https://reseauinternational.net/le-cdc-americain-retire-le-test-pcr-parce-quil-pourrait-ne-pas-etre-en-mesure-de-distinguer-le-covid-de-la-grippe/

Karry Mullis a  aussi dit que son test PCR ne servait pas à détecter des maladies

https://youtu.be/mLe_M9s_sk0

es fabricants des tests PCR, antigéniques, etc… sont protégés par l’immunité juridique comme les labos des injections OGM

https://www.phe.gov/emergency/events/COVID19/COVIDvaccinators/Pages/PREP-Act-Immunity-from-Liability-for-COVID-19-Vaccinators.aspx

CoVmonde

resistance1
au Nouvel Ordre Mondial et sa dictature technotronique

L’antidote en action : L’État est une relation sociale, qui ne peut être détruit que par l’instauration de nouvelles relations entre les individus (Gustav Landauer)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2021 by Résistance 71

jeanmoulin1

Faibles hommes d’état, plus faible peuple !

Gustav Landauer

“Der Sozialist”, juin 1910

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Un homme pâle, nerveux et malade est assis à son bureau. Il écrit des notes sur une feuille de papier. Il compose une symphonie. Il travaille rapidement, utilisant tous les secrets de son art qu’il a appris. Quand cette symphonie est jouée, cent cinquante musiciens jouent dans l’orchestre ; dans le troisième mouvement, il y a dix timpani, quinze instruments de percussion et un orgue ; dans le mouvement final, un chœur en huit parties de cinq cents choristes est ajouté ainsi qu’un orchestre supplémentaire de fifres et de tambours. L’audience est stupéfaite par l’énorme force et la vigueur imposante de l’œuvre.

Nos hommes d’état et nos politiciens et de plus en plus la totalité de la classe dirigeante, nous rappellent ce compositeur qui ne possède en rien un quelconque pouvoir, mais permet aux masses d’apparaître puissante. Nos politiciens et hommes d’état cachent également leur faiblesse réelle et leur incapacité derrière un orchestre géant désirant obéir à leur commandement. Dans ce cas précis, l’orchestre est le peuple en armes, l’armée.

Les voix coléreuses des partis politiques, les plaintes des citoyens et des travailleurs, les poings fermés dans les poches du peuple, rien de tout cela ne doit être pris au sérieux par le gouvernement. Ces actions manquent de force réelle parce qu’elles ne sont pas soutenues par les éléments qui sont naturellement les plus radicaux en chaque personne : les jeunes hommes de la tranche d’âge des 20-25 ans. ces hommes sont sous les drapeaux dans des régiments sous le commandement de notre gouvernement inepte. Ils suivent chaque ordre sans poser de questions. Ce sont eux qui aident à camoufler les véritables faiblesses du gouvernement, leur permettant de demeurer indétectées, à la fois dans et en dehors de notre pays.

Nous, socialistes, savons comment le socialisme, c’est à dire la communication immédiate des véritables intérêts, a lutté contre la règle des privilégiés et leur politique fictive depuis plus de cent ans. Nous voulons continuer et fortifier cette tendance historique puissante, qui mènera à la liberté et à l’équité. Nous voulons le faire en éveillant l’esprit et en créant des réalités sociales différentes. Nous ne sommes en rien concernés par la politique d’état.

Si les pouvoirs d’une politique de non-esprit et violente gardent suffisamment de force pour créer de grandes personnalités, comme de forts politiciens ayant vision et énergie, alors nous devons respecter ces hommes même s’ils sont dans le camp ennemi. Nous pouvons même concéder que les vieux pouvoirs garderont encore quelque temps la main. Néanmoins, il devient de plus en plus évident que l’État n’est pas fondé sur des hommes à l’esprit fort et sur le pouvoir naturel. Ceci est fondé sur l’ignorance et la passivité du peuple. Ceci vaut également pour les moins heureux d’entre tous, pour les masses prolétariennes. Celles-ci ne comprennent pas encore qu’elles doivent échapper à l’État et le remplacer, qu’elles doivent construire l’alternative. Ceci n’est pas seulement vrai ici en Allemagne, ceci est vrai partout dans n’importe quel pays.

D’un côté nous avons le pouvoir de l’État et l’impuissance politique des masses divisées en individus déconnectés et de l’autre, nous avons l’organisation socialiste, une société des sociétés, une alliance des alliances, en d’autres termes : un peuple et son esprit. La lutte entre les deux côtés doit devenir réelle. Le pouvoir des états, le principe de gouvernement et ceux qui représentent l’ancien ordre vont devenir de plus en plus faibles. Le système entier disparaîtrait sans laisser de trace si le peuple commençait à se constituer en tant que peuple hors de l’État. Mais les gens n’ont pas encore compris cela. Ils n’ont pas encore compris que l’État va remplir certaines fonctions et demeurer une nécessité inévitable aussi longtemps que son alternative, la réalité socialiste, n’existe pas.

On peut retourner une table ou casser une fenêtre. Mais ceux qui croient que l’État est aussi une chose ou un fétiche qui peut être renversé ou cassé sont des sophistes et des croyants en la Parole. L’État est une relation sociale ; une certaine façon par laquelle les gens se mettent en relation les uns avec les autres. Il ne peut être détruit que par la création de nouvelles relations sociales, c’est à dire par le fait que les gens changent leur relation les uns avec les autres.

Le monarque absolu dit : L’État c’est moi. Nous, qui nous sommes emprisonnés dans l’état absolu, devons comprendre la vérité : Nous sommes l’État ! Et nous le serons aussi longtemps que nous ne sommes pas quelque chose de différent ; aussi longtemps que nous n’ayons pas créé les institutions nécessaires à une véritable communauté, à une véritable société d’êtres humains.

resistance1

Dictature technotronique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2021 by Résistance 71

Tintin_en_France

J’accuse ! Les « vaccins » ARNm sont mortels ! Vos gouvernements vous mentent ! (Collectif des Médecins pour l’Ethique COVID)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 27 juillet 2021 by Résistance 71

 

 

vaxxinepoison

 

« Les soi-disants vaccins à ARNm anti-COVID sont des armes biologiques. »
~ Dr Peter McCullough, cardiologue de renommée mondiale ~

A (re)lire et diffuser, notre communiqué du 14 juillet 2021 :
« La solution de la crise fabriquée du COVID n’est en aucun cas médicale mais politique »

-[]-

J’accuse !  Les “vaccins” ARNm sont mortels. Les gouvernements du monde entier vous mentent !

 

Médecins pour l’Ethique COVID

 

22 juillet 2021

 

Source :
https://www.mondialisation.ca/jaccuse-les-vaccins-arnm-sont-mortels-les-gouvernements-du-monde-entier-sont-des-menteurs/5658518

 

Lettre ouverte urgente pour l’information de :

Tous les citoyens de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE) et de la Suisse

Tous les citoyens du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (Royaume-Uni)

Tous les citoyens des États-Unis d’Amérique (USA)

À:

L’Agence européenne des médicaments (EMA)

L’Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA)

La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis

Centres for Disease Control and Prevention (CDC) 

De:

Médecins pour l’éthique Covid (D4CE)

20 juillet 2021

Chers Messieurs/Mesdames,

Les sources officielles, à savoir EudraVigilance (UE, EEE, Suisse), MHRA (Royaume-Uni) et VAERS (États-Unis), ont désormais enregistré plus de blessures et de décès dus au déploiement du vaccin «Covid» que de tous les vaccins précédents combinés depuis le début des enregistrements.

UE/EEE/Suisse jusqu’au 17 juillet 2021 – 18 928 décès liés à l’injection de Covid-19 et plus de 1,8 million de blessures, selon la base de données EudraVigilance.

Royaume-Uni jusqu’au 7 juillet 2021 -1 470 décès liés à l’injection de Covid-19 et plus d’un million de blessures, selon le programme de carte jaune de la MHRA.

États-Unis jusqu’au 9 juillet 2021 – 10 991 décès liés à l’injection de Covid-19 et plus de 2 millions de blessures, selon la base de données VAERS.

TOTAL pour l’UE/Royaume-Uni/USA – 31 389 décès liés à l’injection de Covid-19 et près de 5 millions de blessures signalés à ce jour en juillet 2021.

Nota Bene : Il est important de souligner que les chiffres officiels ci-dessus (rapportés aux autorités sanitaires) ne représentent qu’un faible pourcentage des chiffres réels. De plus, des personnes meurent (et subissent des blessures) de manière quotidienne en raison des injections du vaccin et par conséquent les chiffres officiels sont évidemment plus élevés au moment de la rédaction – c’est-à-dire le 21 juillet 2021 qu’aux dates limites indiquées ci-dessus, à savoir le 7 juillet 2021 (Royaume-Uni), 9 juillet 2021 (États-Unis) et 17 juillet 2021 (UE/EEE/Suisse).

Cette situation catastrophique n’a pas été rapportée par les médias au grand public, bien que les chiffres officiels ci-dessus sont disponibles.

Le préjudice encouru par les victimes du vaccin ARNm est désormais incontestable, et  conformément aux normes éthiques universellement acceptées pour les essais cliniques,  Médecins pour l’éthique Covid (D4CE) exige que le programme de vaccin « Covid » soit immédiatement discontinué.

La poursuite de ce programme en toute connaissance de cause des dommages graves et de la mortalité en cours, tant pour les adultes que pour les enfants, constitue un crime contre l’humanité/génocide dont les personnes reconnues responsables ou complices seront tenues responsables.

MESSAGE AU PEUPLE : Les gouvernements du monde entier mentent à vous les citoyens  qu’ils sont censés servir.

Bien cordialement,

Médecins pour l’éthique Covid

= = =

Notre page : « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

 

responsable

CoVax1

A la croisée des chemins : totalitarisme transnational ou société des sociétés… Vers la Communauté par la séparation avec Gustav Landauer

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 26 juillet 2021 by Résistance 71

“Plus je descend profondément en moi-même et plus je deviens partie du monde.”
“La nature humaine n’est pas indifférente, superficielle, philistine, mais elle est hérédité éternelle, divinité ; elle est consensus et communauté, créée une fois que tous trouvent leur centre vrai et profond et vivent en accord avec lui. En d’autres termes, la véritable individualité que nous trouvons au plus profond de nous-mêmes est communauté, humanité, divinité.”
~ Gustav Landauer ~

GL1

Vers la Communauté par la séparation

Gustav Landauer

1904

Extraits d’un texte annexe de Landauer publié avec d’autres écrits dans le recueil “Die Revolution” — traduit de l’anglais par Résistance 71, juillet 2021

[…] La position sociale de l’individu de la masse dérive d’un héritage qui détermine son être à la fois de l’extérieur et de l’intérieur : il appartient à une certaine famille, une certaine classe, il acquiert une certaine connaissance et suit une certaine foi, il devient part d’une profession, il est protestant ou catholique, un patriote anglais ou allemand, un commerçant ou un éditeur de journal. L’autorité, la coutume, la moralité, le temps et la classe définissent son existence.

De nos jours néanmoins, il y a une jeune génération qui est devenue sceptique de la tradition. Nous pouvons caractériser ses membres si nous le voulons : nous avons des socialistes et des anarchistes, des athées et des gitans, des nihilistes et des romantiques. Certains d’entres eux ont tenté de soulever les masses de manière enthousiaste, de les réveiller, de les purifier, de faire monter leur colère et leur indignation, de leur dire la beauté et la splendeur à venir et de les organiser dans des unions sociales et économiques. D’autres ont choisi une voie différente : ils ont transformé leur vie en un jeu et ont recherché le mieux et le plus exquis pour eux-mêmes ; ils sont devenus de grands solitaires ou de petits hédonistes.

Je fus un de ceux qui allèrent vers les masses. Maintenant, moi et mes camarades en sommes revenus. Nous avons perdu quelques compagnons au long de la route, soit pour un parti politique [marxiste] soit pour le désespoir. Nous en avons ramené d’autres avec nous, nous n’avons pas pu en trouver plus que ceux-là. Nous en sommes venus à une conclusion qui fut très douloureuse à atteindre : nous sommes trop avancés pour pouvoir être compris. Nous avons développé un sens de clarté que les gens ne peuvent pas saisir dans la confusion quotidienne qui les étreint. La conclusion est que nous devons cesser de descendre vers les masses, nous devons au contraire les précéder. Dans un premier temps, il pourrait paraître que nous nous en éloignons ; mais nous ne pouvons trouver la communauté que nous désirons et attendons tant que si nous, la nouvelle génération, nous séparons de l’ancienne communauté. Si nous faisons de cette séparation une séparation radicale et si nous, en tant qu’individus séparés, nous permettons de nous immerger dans les profondeurs de notre être pour y atteindre le cœur même de notre nature la plus cachée, alors nous trouverons la plus ancienne et la plus complète des communautés : une communauté non seulement embrassant toute l’humanité mais aussi tout l’univers. Quiconque découvre cette communauté en lui-même sera éternellement heureux et tout retour aux communautés de l’arbitraire d’aujourd’hui sera impossible.

Je différencie trois formes de communauté : d’abord, il y a un pouvoir héréditaire qui peut être découvert dans les puits insondables de notre moi profond, ces trésors intérieurs paléontologiques de l’univers, deuxièmement, il y a un autre pouvoir héréditaire, un qui veut inhiber les limites et nous emprisonner du dehors et troisièmement, il y a les associations libres momentanées des individus basées sur les intérêts communs.

La première de ces communautés réfère à ce qu’on appelle habituellement l’individu, mais comme je veux le montrer, l’individu est toujours une manifestation de l’univers. La seconde réfère aux communautés forcées des sociétés bourgeoises et étatiques. La troisième réfère à la communauté qui doit encore se produire : celle que nous voulons initier sans attendre.

[…]

Prenons un autre chemin : permettons au monde de passer au travers de nous, apprêtons-nous à ressentir le monde, à en faire l’expérience, de nous permettre d’être saisi agrippé par celui-ci. Jusque maintenant, tout a été divisé en ce pauvre, faible, active “moi” et un monde rigide, inapprochable, passif et sans vie. Devenons le medium du monde, à la fois passif et actif. Jusqu’ici nous nous contentions de transformer le monde dans l’esprit de l’Homme ou dans l’esprit de notre cerveau, maintenant, transformons-nous en l’esprit du monde.

Ceci est parfaitement possible. Le vieux maître Eckhart, ce grand mystique et hérétique (NdT: Gustav Landauer est un spécialiste de maître Eckhart dont il a traduit des textes de l’allemand médiéval en allemand moderne, il est aussi un spécialiste de Nietzsche…), avait bien raison lorsqu’il disait que si nous étions capables de comprendre une toute petite fleur et sa nature profonde, alors nous pourrions comprendre l’ensemble du monde. Il ajouta néanmoins, que nous ne pouvons jamais atteindre une telle compréhension absolue depuis l’extérieur, c’est à dire avec l’aide de nos sens. […]

La manière de créer une communauté qui comprenne l’ensemble du monde mène non pas vers l’extérieur mais vers l’intérieur. Nous devons comprendre que nous ne faisons pas que percevoir le monde, mais que nous sommes le monde. Celui qui peut comprendre la fleur complètement, peut comprendre le monde dans sa totalité. Alors, retournons complètement à nous-mêmes, alors nous pourrons trouver l’univers.

Cependant soyons bien clairs sur un point : aussi loin que nous percevons notre propre nature profonde comme réalité, toute matière est en fait une illusion, imaginée par nos yeux, notre toucher et notre perception de l’espace en tant que monde externe, soyons clairs pour dire que la perception intérieure ne dépend que de l’esprit. Un esprit qui est complexe et demandant. Si nous ne comprenons pas cela, nous ferons l’erreur de prendre notre “moi” étriqué et ridicule pour la chose essentielle. N’oublions pas que la reconnaissance du monde est un postulat de notre pensée ; ceci est aussi vrai pour la reconnaissance du monde spirituel. Nous ne devons pas oublier cela afin d’éviter de transformer une disposition nécessaire en un dogme ou en une soi-disant science. […] Clarifions aussi une chose, créer une disposition nécessaire, que le passé, le présent et le futur tout autant que les notions d’ici et de là-bas ne sont qu’un courant éternel unique et unifié qui coule de l’infini vers l’infini. Il n’y a ni cause, ni effet à ce monde.

Quoi qu’il en soit, ce monde est évident pour nous et il est donc vrai. Les assomptions de cause et d’effet n’existent que dans le petit monde des corps isolés mais pas dans la mer agitée et tumultueuse de l’âme, de l’esprit.

[…] Je ne nie pas que le monde puisse être expliqué matériellement, puisqu’il y a plusieurs explications possibles, un nombre infini de visions du monde. Spinoza a dit plus précisément, un nombre infini d’attributs divins […] L’émergence du spirituel du matériel est inexplicable. Spinoza le savait déjà.

[…] “La nature créative” c’est la natura naturans de Spinoza, un professeur de Goethe, qui reprend le terme des mystiques et des réalistes médiévaux. Encore et encore nous rencontrons la notion que quelqu’un puisse devenir dieu ; qu’on puisse devenir le monde plutôt que de le reconnaître. Peut-être que le plus grand enseignement de Jésus a été atteint lorsque Maître Eckhart dit “Laissons dieu qui est aussi le fils de l’Homme, dire : “Je fus humain pour vous, alors si vous n’êtes pas des dieux pour moi, vous ne me rendez pas justice.”” Voyons donc comment nous pouvons devenir des dieux ! Voyons donc comment nous pouvons trouver le monde en nous-mêmes !

[…] Max Stirner a découvert que l’oppression vient en fait de concepts et d’idées qui sont acceptés comme sacrés. D’une main ferme, décidée, il démonta ces notions de dieu, de sacralité, de moralité, d’état, de société et d’amour et démontra de manière humoristique leur vacuité. D’après sa merveilleuse explication, les notions abstraites n’étaient que du vent et les concepts des mots pour un groupe de singularités. Néanmoins, Stirner remplaça dieu avec l’individu concret…

[…] Si nous faisons une introspection, nous comprenons qu’il n’y a pas d’individus autonomes. Ce que nous sommes, c’est ce que sont nos ancêtres en nous-mêmes. Ils sont actifs et vivants en nous, ils sont avec nous lorsque nous interagissons avec le monde extérieur et ils se transmettrons à nos descendants. Nous faisons partie d’une chaîne incassable qui vient de l’infini et va vers l’infini, même si quelques segments peuvent se déchirer et faire l’expérience de quelques complications. Tout ce que nous faisons de notre vivant nous connecte avec l’univers et même notre cadavre est un pont qui est utilisé pour continuer notre voyage dans l’univers. Comme l’a dit Clemens Brentano : “La vie n’est rien d’autre qu’un morceau d’éternité que nous nous approprions en mourant.” Le dicton “Tout ce qui vit meurt” comporte une certaine vérité, mais c’est une vérité triviale et sans importance. Nous devrions plutôt dire : “Tout ce qui vit, vit à tout jamais.

Nous avons vu que matière et corps sont des expressions archaïques et inadéquates pour le flot d’âme complexe que nous appelons “monde”. Pourtant, notre perspective est si nouvelle que nous n’avons pas la bonne expression pour la décrire. Nous devons donc faire avec les vieilles expressions sous certaines réserves. Notre monde ne peut être compris que si nous comprenons les multiples perspectives parallèles et complémentaires par lesquelles nous l’avons créé.

Si on regarde tout ça d’un point de vue matériel, nous comprenons qu’il n’y a rien de plus certain que le fait que les individus se situent dans une connexion inextricable avec les générations passées.. Bien sûr que le cordon ombilical est coupé entre l’enfant et sa mère dès la naissance, mais les chaînes invisibles qui nous rattachent à nos ancêtres sont bien plus fortes que cela. Qu’est-ce que l’hérédité si ce n’est ce pouvoir et cette domination fantomatique mais pourtant familière que le monde de nos ancêtres exerce sur notre corps et sur notre esprit ?… Que sont ce pouvoir et cette domination si ce n’est présence et communauté ? Si nous, les humains, avons une peau douce au lieu d’une fourrure laineuse, un menton non protubérant et une posture droite, et bien ceci est la conséquence de l’hérédité, c’est à dire de la domination qui est toujours exercée sur nous par les premiers humains qui ont évolué depuis l’état de primate. Pour le dire différemment, puisque ces premiers humains ont toujours un effet sur nous, ils vivent toujours en nous et nous en faisons toujours l’expérience (NdT: comme le principe de la conservation intégrale du passé de Henri Bergson et nous savons aussi depuis des recherches génétiques récentes qu’Homo sapiens sapiens possède environ 4% de gènes de Néanderthal puisque les deux espèces se sont chevauchées au sens propre comme au figuré pendant près de 40 000 ans et se sont génétiquement mélangées… A ce sujet nous conseillons le visionnage de l’excellent film “Ao, le dernier Néanderthal” de Jacques Malaterre, 2010, qui met en scène les dernières trouvailles paléontologiques. L’éminente paléontologue du CNRS, et grande spécialiste mondiale de Néanderthal, Marylène Patou-Mathis fut conseillère scientifique sur le film). Nous devons finalement comprendre que tout effet demande une présence et qu’il n’y a pas de causes mortes mais seulement des causes vivantes.

Si nous voulons nous débarrasser du mot “cause”, nous pourrions dire : “La cause est morte, longue vie à l’effet vivant !” Nous pourrions aussi inverser ce que disait Schopenhauer : que toute réalité est efficacité. Nous pourrions dire en lieu et place que l’efficacité est la réalité, que ce qui est réel sont les connexions et les communautés, et que tout ce qui est réel est aussi présent et dans le moment.

Nous sommes les instants d’une éternelle communauté d’ancêtres.. Cela ne peut qu’aider que de faire remarquer que l’éternité aussi suit les règles du temps.

[…] Les grandes communautés héréditaires sont bien réelles ; le travail des ancêtres se fait toujours sentir aujourd’hui, ils doivent donc être en vie. Bien sûr, nos ancêtres humains et animaux sont morts depuis bien longtemps dans le monde extérieur ; mais en nous-mêmes quoi qu’il en soit ces reliques paléontologiques, ces êtres disparus, sont toujours vivant (NdT: une fois encore Homo sapiens sapiens possède 4% de l’ADN de Néanderthal, Homo neandertalis, selon les découvertes scientifiques de la dernière décennie…). Nous sommes ce qu’il reste d’eux et nos enfants seront autant à eux qu’à nous.

Les corps individuels qui ont vécu sur Terre depuis le commencement ne sont pas juste des individus isolés ; ils forment une énorme communauté bien réelle, un organisme ; un organisme qui change en permanence, qui se manifeste constamment en de nouvelles formes d’individus. […] L’existence de nos ancêtres est indéniable, si nous ne le reconnaissons pas, le sens de la vie et du monde demeureront un mystère pour nous, ils ne seront que matière, perception, illusion.

[…] Nous devons penser à l’arbre qui croît dans un sol appauvri : il fait toucher une de ses branches dans un sol plus riche plus loin et fait mourir le vieil arbre tout en passant son énergie vitale de sève dans l’autre segment qui devient un nouvel arbre. De la même manière, nous mourons en tant qu’êtres humains, mais ne mourons pas en même temps. Dans nos enfants et dans nos actions durables, nous continuons de vivre sous une autre forme et en unité avec les autres êtres humains. On pourrait dire : “Ignorez le matériel et concentrez-vous sur le spirituel !” Celui qui ne ressent le spirituel qu’avec son esprit, son âme tout en percevant son corps comme une entité externe a perdu toute perception naturelle et a souscris à une sorte de dogme sectaire. Le corps et l’esprit ne sont pas séparables de l’intérieur, ils sont tous deux l’expression de l’âme.

[…]

L’individu est la partie de nous-mêmes qui ne peut être changée que de l’extérieur. Plus une personne est autonome et indépendante, plus elle se retranche en elle-même, plus elle se détache des effets de ce qui l’entoure, plus elle va se trouver unifiée avec le passé, avec ce qu’elle est originellement. Qu’est-ce que l’humain est originellement, qu’est-ce qui constitue sa partie la plus intime, la plus cachée ? Qu’est-ce qui est le plus inviolable de lui-même, son sang et sa chair. Le sang est plus épais que l’eau ; la communauté, telle que trouvée par l’individu, est la plus large communauté du vivant lui-même et est plus puissante et plus noble et plus ancienne que les très faibles influences de l’état et de la société. Ce qui constitue notre plus individuelle partie est notre plus universelle. Plus je descend profondément en moi-même et plus je deviens partie du monde. Mais ai-je les moyens d’aller si profondément, de trouver ce sont j’ai besoin ? La perception intérieure que j’ai de moi-même ne serait-elle pas un sentiment général vague et faible comparée aux perceptions claires et sensuelles que je dérive du monde extérieur ?

[…] En de telles circonstances, ce n’est que dans la séparation et en se tournant vers l’intérieur que nous pouvons ressentir et trouver le monde dans notre corps et notre âme. Le monde s’étant désintégré en morceaux et s’étant aliéné, nous devons fuir dans une réclusion mystique afin de redevenir un avec lui de nouveau.

Si nous voulons ramener quelque chose que nous avons oublié à notre conscience, nous nous en rappelons grâce à l’appareil psychologique que nous appelons notre mémoire. Mais notre mémoire est limitée aux quelques expériences limitées de nos vies individuelles. Ce qui veut dire que toute compréhension de l’individualité fondée sur notre mémoire individuelle est superficielle, momentanée et très éphémère. La véritable individualité est profonde, ancienne et perpétuelle. Elle est l’expression des désirs de la communauté dans l’individu lui-même.

Maître Eckhart dit que dieu n’est pas un avec l’individu, mais avec l’humanité. C’est l’humanité que tous les individus ont en commun ; c’est l’humanité qui leur donne une valeur. Elle est le plus haut et le plus raffinée dans toutes les vies individuelles. C’est ce que maître Eckhart appelle “la nature humaine”.

Nous ne devons pas nous méprendre là-dessus : Eckhart ne parle pas de communautés arbitraires contrôlés par une autorité. Les communautés autoritaires sont la superficialité de la mentalité de troupeau. La nature humaine n’est pas indifférente, superficielle, philistine, mais elle est hérédité éternelle, divinité ; elle est consensus et communauté, créée une fois que tous trouvent leur centre vrai et profond et vivent en accord avec lui. En d’autres termes, la véritable individualité que nous trouvons au plus profond de nous-mêmes est communauté, humanité, divinité.

Une fois que les individus se sont transformés en communautés, alors ils sont prêts à former des communautés plus vastes avec des individus comme eux. Celles-ci seront de nouveaux types de communautés, établies par des individus ayant le courage et la nécessité de se séparer de la fadeur de la superficialité.

[…]

Il y a une autre façon de se sentir infini, la plus splendide de toutes. Nous sommes tous familiers avec elle tant que nous ne sommes pas entièrement corrompus par la décadence et la superficialité égoïste de nos communautés arbitraires et disfonctionnelles. Je parle ici de l’amour. L’amour est un tel sentiment merveilleux et universel, un sentiment qui nous retourne et nous élève vers les étoiles, parce que c’est une corde vibrante qui connecte notre enfance avec l’univers. Il y a là une signification plus profonde dans le fait que le nom pour l’expérience de la communauté. le sentiment qui nous connecte avec l’humanité : l’amour, l’amour humain, est le même mot que nous utilisons pour l’amour entre les deux sexes qui nous connecte avec les générations suivantes. Damnés soient les sans âmes qui n’ont pas la chair de poule lorsqu’ils entendent parler d’amour ! Damnés ceux pour qui la satisfaction sexuelle n’est qu’une sensation physique ! L’amour illumine le monde et inonde nos êtres d’étincelles. Il est la façon la plus profonde et la plus puissante de comprendre ce que nous avons de plus précieux.

J’ai parlé du fossé entre nous, les nouveaux humains et les masses et au sujet de la nécessité de nous séparer de ceux unifiés par l’État. Ceci semble contredire ma croyance qu’un amour pour l’humanité fait partie de notre être le plus véritable. Laissez-moi expliquer : d’un côté, il semble clair que tous les humains contemporains, civilisés ou non, sont si reliés à nous qu’il est difficile de ne pas les aimer de la même manière que nous aimons ceux qui sont proches de nous. D’un autre côté, la relation est aussi difficile qu’elle puisse l’être avec nos proches mêmes : ils sont très proches de nous dans leur être et leurs caractéristiques et nous sentons le lien du sang et nous les aimons, mais nous ne pouvons pas vivre avec eux. La plupart de nos contemporains ont déformé leur humanité à cause de leur bassesse étatiste et sociale tout autant que leur stupidité, ils ont aussi déformé leur animalité avec leur hypocrisie, leur fausse moralité, leur couardise et leur manque de naturel. Même durant les occasionnelles heures de lucidité ou de désespoir, ils ne peuvent pas mettre bas le masque. Ils ont bloqué leur liaison avec l’univers, ils ont oublié qu’ils peuvent devenir des dieux ! Nous voulons être complets : humains, animaux et dieux ! Nous voulons être des héros ! Donc pour l’amour de l’humanité qui s’est perdue en chemin, pour l’amour de ceux qui viendront après nous, pour l’amour finalement, tout simplement, du meilleur de nous-mêmes, nous voulons laisser ces gens, nous voulons notre propre compagnie et notre propre vie !

Aussi loin de l’État que nous le puissions ! Aussi loin que possible de la marchandise et du commerce ! Aussi loin que possible de tous les Philistins ! Laissons-nous, qui nous sentons comme les héritiers du millénaire, qui nous sentons simples et éternels, qui sommes des dieux, laissez-nous former une petite communauté de joie et d’activité. Laissez-nous nous créer en tant qu’êtres humains exemplaires. Laissez-nous exprimer nos désirs : désir de tranquillité tout comme le désir d’activisme ; le désir de réflexion tout comme celui de célébration ; le désir du travail tout comme celui de la détente et du loisir. Il n’y a pas d’autre chemin pour nous !

Cette pensée est née du grief : nous voulons ressentir les plus grandes joies de la création parce que nous sommes des désespérés. Ceux qui en ont déjà fait l’expérience savent que la seule façon d’éveiller le peuple est par le génie religieux, c’est à dire par la vie exemplaire de ceux qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour sortir de l’abysse. Ces individus savent que toutes ces questions sont de sérieuses questions existentielles. Nous le petit nombre avancé, nous avons besoin de notre fierté, nous ne pouvons, ne voulons pas attendre plus longtemps ! Alors commençons ! Créons notre vie commune, formons des centres de ces nouveaux êtres, délivrons-nous de la fadeur de nos contemporains !

Notre fierté doit nous inhiber de vivre de leur travail, il ne devrait pas y avoir d’échange de nos meilleures pensées, même pas de nos pires. engageons-nous dans le travail physique, soyons productifs ! De cette façon, nous pourrons présenter le meilleur de notre esprit à l’humanité. Espérons qu’une nouvelle génération, à laquelle j’adresse ces mots fondés sur un profond désespoir, va se trouver et enfin s’unir.

“Par la séparation vers la communauté” veut dire : risquons tout afin que nous puissions vivre en êtres humains complets, achevés, sortons de la superficialité de l’autoritarisme des communautés usuelles ; créons en lieu et place des communautés qui reflètent la communauté du monde que nous sommes en fait ! Nous nous le devons à nous-mêmes et au monde. Cet appel est lancé à tous ceux qui sont capables d’entendre !

Note de R71:

Écrit il y a plus d’un siècle, à quel point ce texte résonne t’il toujours si juste aujourd’hui ? Landauer n’a t’il pas touché en quelques paragraphes simples et directs, l’essentiel de la réflexion critique et vitale de notre humanité et de son organisation sociale ?

Qu’attendons-nous dès lors que nous sommes de plus en plus nombreux à savoir qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir ?

Remarquons également avec les citations du mystique médiéval Eckhart, le rapprochement spirituel avec la pensée orientale, taoïste par exemple et d’autres, témoignant de cette universalité de la pensée au-delà des contingences spatio-temporelles…

Eckhart von Hochheim ou “Maître Eckhart” (env. 1260-1328) était un mystique chrétien de la fin du XIIIème début du XIVème siècle. Il écrivit sous la forme de sermons qui ont été traduit dans toutes les langues occidentales avec plus ou moins de réussite. Landauer est un spécialiste de Maître Eckhart et a traduit les écrits moyen-âgeux de celui-ci en langue allemande moderne. Les citations utilisés dans ce texte sont celles de Landauer lui-même.

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Gustav Landauer sur Résistance 71

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Révision du narratif historique sur la « démocratie » avec David Graeber et David Wengrow, les cas Huron, Iroquois et Tlaxcala

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 22 juillet 2021 by Résistance 71

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« Le sénat de Tlaxcala » de Rodrigo Gutierrez (1875)

“Il semble que l’histoire de la démocratie est prise en étau. Ses fervents adeptes — qui mettent l’accent sur le mérite qu’elle a de canaliser la volonté populaire, tout comme ceux qui n’y voient qu’un moyen de coercition de cette même volonté seront vraisemblablement d’accord pour dire que la démocratie est un produit exclusif de la « civilisation occidentale ». De même, face aux preuves manifestes qu’en Afrique, en Océanie, en Asie ou dans les Amériques, les citoyens participaient à la prise de décisions, les historiens réagissent généralement en les réfutant ou en les ignorant ; dans le meilleur des cas, ils font valoir que quoiqu’il se soit passé, il ne peut s’agir d’une démocratie pour quelque raison technique. (Bien entendu, jamais une telle rigueur n’est appliquée à l’Athènes du Vème siècle av. J.-C. : une société militariste, esclavagiste, fondée sur la répression systématique des femmes.)”
~ David Graeber ~

Une des toutes dernières publications du regretté David Graeber, qui révise ici le narratif historique occidental sur le concept de l’origine de la “démocratie”, en compagnie de David Wengrow, professeur d’archéologie comparative à l’Institut Archéologique de l’Universit College of London (UCL). Dans cet article, ils analysent la relation des conquistadores espagnols de Cortez avec la société du consensus non coercitive de Tlaxcala dans ce qui est aujourd’hui le Mexique, qui avait déjà tenu les Aztèques à distance respectable. Quelques révélations surprenantes d’une histoire enfouie à dessein…
~ Résistance 71 ~

Cachées, à la vue de tous. Les origines autochtones de la démocratie dans les Amériques [1]

David Graeber et David Wengrow

Cet article a paru dans le numéro Democracy de la revue Lapham’s Quarterly (automne 2020). Cette publication a été rendue possible grâce au généreux soutien de la fondation John S. and James L. Knight.

Traduction de Morgane Iserte et Nicolas Haeringer, janvier 2021.

Source de l’article en français :
http://www.journaldumauss.net/?Cachees-a-la-vue-de-tous-Les-origines-autochtones-de-la-democratie-dans-les#nb1

Juillet 2021

On nous apprend à être fiers de vivre en démocratie. Et dans le même temps, on nous enseigne de mille manières subtiles que la démocratie véritable est probablement impossible. Assurément, l’histoire de la démocratie est toujours racontée de manière à nous rappeler qu’elle est extraordinairement difficile à atteindre. Elle n’est jamais enseignée comme une histoire d’habitudes (les citoyens régissant collectivement leurs propres affaires) ou de sensibilité (le sentiment que chaque personne a son mot à dire quant aux décisions qui la concernent), mais plutôt comme l’histoire d’un mot : le grec δημοκρατία, le latin democratia ou le français démocratie. Les plus fervents défenseurs de la démocratie, ainsi que ses détracteurs les plus acharnés, affirment tous qu’elle est le produit unique de « l’Occident », une percée conceptuelle — réalisée pour la première fois dans la Grèce antique par le même peuple qui inventa la science et la philosophie « occidentales » — qui ensuite plana pendant environ deux mille ans sur l’Europe comme une potentialité largement inaboutie, jusqu’à ce qu’une bande de génies la fasse revivre au siècle des Lumières en France.

Ce récit est criblé de tellement de trous conceptuels, il est si manifestement incohérent qu’il faut une volonté à toute épreuve pour en assurer la cohésion. « L’Occident », par exemple, peut-être défini d’une demi-douzaine de façons contradictoires : il s’agit tantôt d’une tradition intellectuelle, tantôt d’une notion géographique, culturelle, raciale, etc. Si l’on se conformait avec constance à un de ces usages, le système tout entier, bâti de pièces disparates, s’effondrerait. Pour ne prendre qu’un exemple, si « l’Occident » est une tradition où les uns lisent les écrits des autres, comment comprendre que jusqu’au 18ème siècle, tous les auteurs inscrits à son patrimoine aient été explicitement antidémocratiques ? Et s’il s’agit plutôt d’une question de sensibilité culturelle, les véritables héritiers des Grecs anciens ne seraient-ils pas les Grecs modernes ? Après tout, ils parlent la même langue 

— mais les partisans de la thèse de ce que Samuel P. Huntington a nommé le « choc des civilisations » considèrent que les Grecs modernes ne sont pas du tout des Occidentaux étant donné qu’ils optèrent au Moyen-Âge pour la forme erronée de christianisme. (Les mêmes honorent David Hume et Adam Smith comme incarnations suprêmes des valeurs occidentales, alors que Platon les aurait sans doute considérés comme des descendants à peine civilisés de sauvages celtes).

Tout cela sent la manœuvre spécieuse, mais au profit de quoi ? Ceux qui racontent cette histoire transmettent, en substance, deux messages implicites. Le premier est que l’histoire de la démocratie est désormais nôtre, tout comme le sont les marbres du Parthénon [2] ; le second est que la démocratie est à la fois tout à fait insolite dans l’histoire mondiale et qu’il est fort difficile d’y parvenir. On nous fait comprendre que la démocratie véritable et directe ne fut possible que pour une race extraordinaire, vivant dans une ville antique dont les dimensions étaient idéales. À l’échelle d’une nation, seule la version la plus atténuée est envisageable et nous ne devrions vraiment pas nous blâmer si nous échouons la moitié du temps ; à l’échelle de la planète, c’est évidemment irréalisable. Jusqu’au 18ème siècle, la plupart des philosophes politiques européens considéraient la démocratie comme une aberration. Les révolutionnaires américains, tel John Adams, s’y opposaient ouvertement. C’est seulement vers 1800 que certains commencèrent à utiliser le terme de démocratie pour rebaptiser les systèmes constitutionnels modernes, élaborés en réalité pour imiter la République romaine. Ce faisant, ils créèrent nombre des casse-têtes auxquels nous nous heurtons aujourd’hui, comme lorsqu’une partie de l’opinion publique assimile la démocratie à la « volonté du peuple » tandis que l’autre l’identifie aux pouvoirs et contre-pouvoirs institutionnels du pouvoir populaire.

Cette situation aurait beaucoup surpris les philosophes des Lumières, qui aimaient à penser que leurs idéaux de liberté et d’égalité devaient beaucoup aux peuples autochtones de ce qu’ils appelaient le « Nouveau Monde ». Bien sûr, ils pouvaient alors être plus ouverts à leurs influences car « l’Occident » n’avait pas encore été inventé, et s’ils considéraient l’Europe occidentale comme héritière d’une longue tradition intellectuelle, c’était à la théologie chrétienne qu’ils pensaient (celle-là même à laquelle ils essayaient d’échapper). Les historiens de demain pourraient peut-être décrire les origines de la gouvernance moderne comme un alliage culturel, assemblé à partir de notions amérindiennes de liberté personnelle, de théorie africaine du contrat social, d’économie de marché inspirée par l’Islam médiéval et des modèles chinois d’État-nation (une fonction publique recrutée par concours sélectif, administrant une population ethnolinguistique uniforme).

D’aucuns pourraient également faire valoir que certains des tout premiers salons des Lumières ne se sont pas tenus en Europe mais à Montréal, dans les années 1690. C’est là qu’un homme d’État autochtone du nom de Kandiaronk, agent de liaison entre la confédération wendat (ou « huronne ») et le régime de Louis XIV, s’entretenait régulièrement avec le gouverneur général français, le comte de Frontenac et de Palluau, et ses adjoints — parmi lesquels, un certain baron de Lahontan — pour débattre des questions de morale économique, de droit, de mœurs sexuelles et de religion révélée. Kandiaronk fut largement encensé par les observateurs français qui voyaient en lui le logicien le plus brillant et le rhéteur le plus spirituel que personne ait jamais rencontré (un jésuite légèrement irrité écrivit : « personne ne l’a sans doute jamais dépassé en intelligence ») ; par la suite, un livre rédigé à partir des notes de ces débats connut un grand succès dans toute l’Europe.

Les Dialogues curieux entre l’auteur et un Sauvage de bon sens qui a voyagé de Lahontan, publiés en 1703, inspirèrent notamment une importante production théâtrale. Presque tous les grands penseurs du Siècle des Lumières en proposèrent leur version, mettant en scène un observateur étranger (généralement amérindien, parfois polynésien, persan ou chinois) qui décortique les absurdités de la société française, en s’inspirant du style si propre à Kandiaronk et à son rationalisme sceptique lorsqu’il déconstruit la doctrine chrétienne, plaide en faveur de la liberté sexuelle et affirme que tous les problèmes sociaux de l’Europe résultent en définitive de la répartition inégale des richesses. Plus tard, les penseurs conservateurs imputèrent les violents excès de la Révolution française aux Relations des jésuites [3] et à d’autres textes tels que ceux de Lahontan qui, selon eux, furent les premiers à introduire des idées aussi contagieuses au sein d’une hiérarchie sociale stable.

Au fil du temps, les termes de ce débat ont viré d’un extrême à l’autre. De nos jours, se risquer à suggérer que les autochtones ont enseigné aux Européens quelque valeur morale ou sociale que ce soit, c’est s’exposer à la dérision et se voir accusé de céder au « mythe du bon sauvage », voire être fustigé de manière quasi hystérique, comme ce fut le cas lors du débat sur la « thèse de l’influence », suscité par l’hypothèse que la confédération Haudenosaunee (les Six-Nations iroquoises) aurait pu servir de modèle à la constitution américaine. [4]

Il semble que l’histoire de la démocratie est prise en étau. Ses fervents adeptes — qui mettent l’accent sur le mérite qu’elle a de canaliser la volonté populaire, tout comme ceux qui n’y voient qu’un moyen de coercition de cette même volonté seront vraisemblablement d’accord pour dire que la démocratie est un produit exclusif de la « civilisation occidentale ». De même, face aux preuves manifestes qu’en Afrique, en Océanie, en Asie ou dans les Amériques, les citoyens participaient à la prise de décisions, les historiens réagissent généralement en les réfutant ou en les ignorant ; dans le meilleur des cas, ils font valoir que quoiqu’il se soit passé, il ne peut s’agir d’une démocratie pour quelque raison technique. (Bien entendu, jamais une telle rigueur n’est appliquée à l’Athènes du Vème siècle av. J.-C. : une société militariste, esclavagiste, fondée sur la répression systématique des femmes.)

Que se passerait-il si nous cessions d’agir ainsi ? Les activités humaines du passé nous apparaîtraient très différentes, tant il est vrai que les preuves de pratiques démocratiques sont bien plus courantes qu’on ne le pense, une fois que l’on se met à les chercher – et celles-ci surgissent même à certains moments étonnamment charnières de l’histoire du monde. La plupart du temps, elles sont cachées à la vue de tous.

Prenez le cas de Tlaxcala, une ville-état jouxtant l’actuel état mexicain de Puebla, qui joua un rôle clé dans la conquête espagnole de la « Triple Alliance », ou Empire aztèque. Voici comment Charles C. Mann, dans son ouvrage 1491 : Nouvelles Révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb, décrit ce qui s’est passé en 1519, lors du passage d’Hernán Cortés :

« S’éloignant du littoral pour explorer l’intérieur des terres, les Espagnols commencèrent par affronter à plusieurs reprises la confédération des Tlaxcalas, quatre petits royaumes qui avaient sauvegardé leur autonomie malgré les agressions récurrentes de l’Alliance. Grâce à leurs fusils, à leurs chevaux et à leurs lames d’acier, les étrangers remportèrent toutes les batailles en dépit de la supériorité numérique des Tlaxcalas. Ceci dit, les effectifs de Cortés diminuaient à chaque affrontement. Il était sur le point de tout perdre lorsque les quatre rois tlaxcalas changèrent brusquement de tactique. Ayant conclu de l’issue des combats qu’ils pouvaient éliminer les Européens, quoiqu’en payant le prix fort, les souverains indiens proposèrent un marché avantageux pour tout le monde : ils cesseraient d’attaquer Cortés, épargneraient sa vie, celles des Espagnols survivants et les vies de nombreux Indiens s’il acceptait en échange de se joindre aux Tlaxcalas pour une offensive contre la Triple Alliance exécrée. [5] »

Cette description pose problème : il n’y avait pas de rois à Tlaxcala. Il suffit de comparer le récit de Mann, établi à partir de sources secondaires, à celui que Cortés adressa lui-même à son roi, le Saint empereur romain Charles Quint. Dans ses Cinq lettres narratives (1519-1526), Cortés rapporte que de nombreuses villes parsemaient la vallée de Puebla ; la plus grande était Cholula, constellée de pyramides. Il poursuit en décrivant Tlaxcala et son arrière-pays, d’une population totale de 150 000 habitants, en notant que « la forme de gouvernement jusqu’à présent rencontrée parmi le peuple ressemble beaucoup aux républiques de Venise, de Gênes et de Pise, car il n’y a pas de souverain suprême ».

Cortés était un petit aristocrate, originaire d’une région d’Espagne où les conseils municipaux relevaient encore de la nouveauté ; on pourrait avancer qu’il n’avait qu’une maigre connaissance des républiques et que donc, il n’était sans doute pas le juge le plus fiable en la matière. Toutefois, il possédait une grande expérience, acquise dès 1519, pour identifier les différents rois mésoaméricains, les recruter ou les neutraliser ; c’était en bonne partie ce qu’il faisait depuis son arrivée sur le continent. Et à Tlaxcala, il n’en trouva aucun. Au contraire, après un premier affrontement avec les guerriers tlaxcalas, il se retrouva impliqué dans des discussions avec les représentants d’un conseil municipal populaire, dont chaque décision devait être ratifiée collectivement. C’est là que les choses prennent une tournure résolument étrange, quant à la manière dont ces événements sont parvenus jusqu’à nous. De nombreux débats eurent lieu dans Tlaxcala sur la nature des relations à nouer avec les nouveaux arrivants espagnols. À leur façon, ces délibérations pourraient être considérées comme des événements charnières de l’histoire mondiale puisque Cortés n’aurait jamais pu conquérir la capitale aztèque Tenochtitlán, qui était alors une ville d’environ un quart de million d’habitants, sans l’aide de ses alliés de Tlaxcala. Pourtant, il est frappant de voir que les historiens ne leur accordent que peu d’attention et ignorent presque entièrement le cadre institutionnel dans lequel ces discussions se déroulèrent. À l’époque, Tlaxcala et la Triple Alliance se livraient fort régulièrement des batailles, que cette dernière aimait à dépeindre comme une sorte de jeu, les « guerres fleuries [6] ». Les élites aztèques affirmèrent aux chroniqueurs espagnols qu’elles avaient accordé à Tlaxcala la possibilité de rester indépendante, afin que leurs soldats aient un lieu où s’entraîner et leurs prêtres suffisamment de victimes humaines à sacrifier, mais c’était pure esbroufe.

En vérité, Tlaxcala et ses unités de guérilla otomis avaient réussi à tenir en échec les Aztèques depuis des générations. Leur résistance n’était pas simplement militaire. Tlaxcala cultivait un éthos civique qui empêchait l’émergence de dirigeants ambitieux, et donc de potentielles querelles — un contre-exemple aux principes de gouvernance aztèques. Politiquement, les villes de Tenochtitlán et de Tlaxcala incarnaient deux idéaux antagonistes. Cette histoire est peu connue car le récit de la conquête des Amériques auquel nous sommes habitués est celui du destin manifeste : une armée invisible de microbes de l’Ancien Monde néolithique marchant aux côtés des Espagnols, transmettant par vagues l’épidémie de variole pour décimer les populations autochtones, et un legs de l’âge du bronze composé d’armes en métal, de fusils et de chevaux, pour frapper de stupeur et de terreur les peuples autochtones sans défense.

Nous aimons nous raconter l’histoire d’Européens n’exposant pas seulement les Amériques à ces agents de destruction mais aussi à la démocratie industrielle moderne, dont les ingrédients — prétend-on — étaient introuvables sur place, même à l’état d’embryon. Tout ceci est censé constituer un ensemble culturel unique : une métallurgie avancée, des véhicules à traction animale, des systèmes d’écriture alphabétique et une certaine disposition à la libre pensée perçue comme nécessaire au progrès technologique. Les « autochtones », au contraire, étaient supposés avoir existé dans une espèce d’univers alternatif, quasi-mystique. Ils étaient par définition incapables de débattre de constitutions politiques, de s’engager dans des processus apaisés de délibération et de prendre des décisions qui changeraient le cours de l’histoire mondiale. Et si des observateurs européens témoignent les avoir vus faire, c’est qu’ils se sont trompés ou qu’ils ont simplement projeté leurs propres idées de gouvernance démocratique sur les « Indiens », alors même que ces notions n’avaient guère cours en Europe.

Dans le cas de Tlaxcala, nous disposons d’une source où sont compilés les débats tels qu’ils ont été menés au sein du conseil : la Crónica de la Nueva España, œuvre inachevée, composée entre 1558 et 1563 par Francisco Cervantes de Salazar, un natif de Tolède devenu l’un des premiers recteurs de l’Université du Mexique. Pendant plus de quatre siècles, la Crónica était cachée à la vue de tous. Condamnée à rester dans l’ombre par une Inquisition qui voulait effacer les traces des « pratiques idolâtres », celle-ci a végété dans des collections privées avant de se retrouver finalement à la Biblioteca Nacional de Madrid, où elle fut mise au jour en 1911 grâce aux efforts de Zelia Nuttall, archéologue et anthropologue avant-gardiste, grande découvreuse de codex perdus. La Crónica fut finalement publiée en 1914. À ce jour, il n’existe toujours aucune introduction ou commentaire critique qui puisse guider les lecteurs dans son décryptage ou les aider à saisir la portée de ces chroniques qui retracent la vie politique d’une ville autochtone de Mésoamérique.

La Crónica porte directement sur le Conseil gouvernant Tlaxcala et ses délibérations sur les envahisseurs espagnols. Cervantes de Salazar rédige son rapport à partir de données historiques recueillies auprès de dirigeants autochtones qui survécurent à la conquête et de leurs descendants immédiats. Nous disposons de témoignages sur les échanges de discours et de cadeaux diplomatiques entre les représentants espagnols et leurs homologues tlaxcalas, dont l’éloquence en séances du conseil suscitait l’admiration. Parmi ceux qui parlèrent au nom de Tlaxcala figurent d’anciens hommes d’État — comme Xicotencatl l’Ancien, père du général du même nom, aujourd’hui encore adulé dans l’état de Tlaxcala — mais aussi des négociants autochtones, des dignitaires religieux et les plus hauts magistrats de l’époque. Ce que l’auteur décrit dans ces passages remarquables n’est évidemment pas le fonctionnement d’une cour royale, mais celui d’un parlement urbain qui recherchait le consensus pour ses décisions, par la mise en discussion d’arguments raisonnés et de longues délibérations, qui pouvaient se poursuivre, si nécessaire, durant des semaines entières.

Les passages clés du texte se trouvent dans le livre trois, alors que Cortés et ses troupes campent encore à l’extérieur de la ville avec ses nouveaux alliés totonaques et de Zempoala [7]. Un seigneur nommé Maxixcatzin — bien connu pour « sa grande prudence et sa conversation affable » — donne le coup d’envoi en lançant un appel éloquent aux Tlaxcalas pour qu’ils suivent les ordres donnés par les dieux et les ancêtres et s’allient à Cortés pour se soulever contre leurs oppresseurs aztèques. Son raisonnement est très bien reçu, jusqu’à ce que Xicotencatl l’Ancien — alors âgé de plus de cent ans et presque aveugle — n’intervienne. Rien n’est plus difficile, rappelle-t-il au conseil, que de résister à un « ennemi intérieur », ce que deviendront sans doute les nouveaux venus s’ils sont accueillis dans la ville. Pourquoi, demande Xicotencatl,

« Maxixcatzin considère-t-il ces gens comme des dieux, alors qu’ils ressemblent plutôt à des monstres voraces, sortis tout droit de la mer démontée pour nous briser, se gavant d’or, d’argent, de pierres et de perles, dormant dans leurs propres vêtements et se comportant d’ordinaire à la manière de ceux qui un jour se changeront en maîtres cruels… Il n’y a pas assez de poulets, de lapins ou de champs de maïs dans tout le pays pour assouvir leurs appétits d’ogres ou ceux de leurs “grands cerfs” [chevaux espagnols]. Pourquoi — alors que nous avons toujours vécu libres, sans roi — devrions-nous verser notre sang, et nous transformer en esclaves ?  »

Nous paraphrasons ici l’espagnol, car il n’existe aucune traduction de la Crónica en anglais [8]. Les paroles de Xicotencatl influencèrent les membres du conseil, apprend-on : « Un murmure commença à se répandre parmi eux, ils se parlaient les uns aux autres, les voix s’élevaient, chacun déclarait ce qu’il ressentait [9]. » Le conseil était divisé. Ce qui advint ensuite sera familier à quiconque a participé à un processus de prise de décision par consensus : lorsque surgissent des désaccords importants, plutôt que de les soumettre au vote, quelqu’un formule généralement une synthèse créative. Temilotecutl, l’un des quatre hauts magistrats de la ville, proposa un plan astucieux. Pour satisfaire les deux camps, Cortés serait invité dans la ville mais dès qu’il aurait pénétré en territoire tlaxcaltèque, le général en chef de la ville, Xicotencatl le Jeune, lui tendrait une embuscade avec un contingent de guerriers otomis. Si l’embuscade réussissait, ces derniers seraient des héros ; si elle échouait, les Tlaxcalas en feraient porter la responsabilité aux impudents et impulsifs Otomis, formuleraient leurs excuses et feraient alliance avec les envahisseurs. Soit dit au passage, Xicotencatl l’Ancien avait vu juste sur ce qui allait se passer. Peu de temps après la conquête de Tenochtitlán, Tlaxcala perdit les privilèges et les exemptions qu’elle avait obtenus pour service rendu à la couronne espagnole, et sa population fut réduite à n’être qu’une source additionnelle de tribut.

De tels récits n’ont pas rencontré un grand succès auprès des historiens modernes. La plupart d’entre eux les récusent, n’y voyant que la projection fantaisiste par l’auteur de quelque scène d’une agora grecque ou d’un sénat romain, ce qui en soi exige un extraordinaire effort d’imagination puisque le Conseil de Tlaxcala continua à siéger pendant longtemps encore durant la période coloniale. Les travaux menés en son sein, et l’habileté de ses caciques à conduire des débats raisonnés, sont consignés dans les Actas de Tlaxcala [10] des 16ème et 17ème siècles. Ces registres constituent une autre source que les historiens modernes ont eu tendance à balayer d’un revers de la main, alléguant que les « Indiens rusés » avaient simplement adopté les mœurs démocratiques européennes (alors qu’à cette époque, celles-ci n’existaient qu’à peine en Europe) afin d’impressionner leurs nouveaux souverains (qui étaient en réalité résolument antidémocratiques et peu susceptibles d’être séduits). Affirmer le contraire vous expose à être accusé de romantisme naïf.

Pourtant, il est possible d’affirmer avec fermeté que les délibérations recueillies dans les archives espagnoles sont exactement ce qu’elles semblent être : un aperçu des mécanismes de gouvernance participative des villes autochtones. Et si celles-ci ressemblent par certains aspects aux débats rapportés par Thucydide ou Xénophon, c’est bien parce qu’il n’existe pas mille façons de conduire un débat politique. Une autre source en fournit la confirmation. En 1541, le frère Toribio de Benavente — surnommé Motolinía (le « malheureux » [11]) par les locaux — rédigea une histoire de la constitution de Tlaxcala, qui explique en partie l’idéologie qui la sous-tend. La ville, écrit-il, était en effet une république, gouvernée par un conseil de dignitaires élus (teuctli), tenu de rendre des comptes à ses citoyens. On ne sait pas exactement combien de personnes siégeaient au conseil supérieur de Tlaxcala — entre cinquante et deux cents selon les sources. Motolinía n’explique pas non plus comment elles étaient sélectionnées ni qui était éligible (dans d’autres villes de la région de Puebla, la rotation des mandats s’opérait entre représentants des différents quartiers, ou calpulli [12]). En revanche, son récit s’anime lorsqu’il évoque les modes de formation et d’instruction politiques tlaxcalas.

Ceux qui aspiraient à jouer un rôle au sein du conseil de Tlaxcala, loin de le faire pour exercer leur charisme personnel ou leur aptitude à surpasser des rivaux, le faisaient dans un esprit d’auto-dépréciation — voire de honte — et devaient se subordonner aux habitants de la ville. Pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une simple parade, chacun d’entre eux était soumis à des épreuves, et pour bien débuter, impérativement exposé à des injures publiques — l’outrage étant considéré comme la juste rétribution de l’ambition. Par la suite, une fois leur ego en lambeaux, ils étaient placés en réclusion et subissaient les épreuves du jeûne, de la privation de sommeil et des saignées, tout en suivant un régime strict d’instruction morale. L’initiation prenait fin avec le « coming out » du nouveau conseiller lors d’agapes et de célébrations. Manifestement, la prise de fonction dans cette démocratie autochtone requérait des traits de caractère fort différents de ceux que nous considérons comme allant de soi dans la politique électorale moderne.

Cortés fit peut-être l’éloge de Tlaxcala comme d’une arcadie agraire et commerçante, mais comme l’explique Motolinía, lorsque ses citoyens réfléchissaient à leurs propres valeurs politiques, ils les concevaient en réalité comme provenant du désert. À l’instar d’autres Nahuas, les Aztèques inclus, les Tlaxcalas se plaisaient à proclamer qu’ils étaient les descendants des Chichimèques [13]. Ces derniers, considérés comme les premiers chasseurs-cueilleurs, menaient une vie ascétique dans les déserts et les forêts ; ils habitaient des huttes primitives, ignoraient tout de la vie de village, refusaient de cultiver du maïs et de cuire leurs aliments ; ils allaient sans vêtements ni religion, à l’état de nature. Les épreuves qu’enduraient les aspirants conseillers parlementaires de Tlaxcala étaient là pour rappeler combien il restait nécessaire de cultiver les qualités chichimèques, même si celles-ci se voyaient au final contrebalancées par les vertus toltèques du guerrier urbain.

Tout cela dut sans doute résonner aux oreilles des Franciscains comme des tropes de la vertu républicaine issus de l’Ancien Monde, ce profond sillon atavique qui court des prophètes bibliques jusqu’à Ibn Khaldoun, sans parler de leur propre éthique du renoncement. Les correspondances sont telles que l’on peut légitimement se demander si les citoyens de Tlaxcala se sont présentés aux Espagnols en des termes dont ils savaient qu’ils seraient instantanément reconnus et appréciés. À l’évidence, ils organisèrent de remarquables représentations théâtrales pour leurs nouveaux seigneurs, dont un spectacle sur le thème des croisades en 1539, La Conquête de Jérusalem, dont le point culminant fut un baptême en masse de (véritables) païens, accoutrés en Maures. Possiblement, les observateurs espagnols apprirent alors des Tlaxcalas ou des Aztèques ce que signifie avoir été un « bon sauvage [14] » — mais nous nous écartons du sujet.

Dans ce contexte de repositionnements réciproques, quelles conclusions pouvons-nous tirer sur la constitution politique de Tlaxcala au moment de la conquête ? S’agissait-il vraiment d’une démocratie urbaine opérationnelle ? Si oui, combien d’autres cités de ce type ont bien pu exister dans les Amériques précolombiennes ? Sommes-nous sinon face à un mirage ou à une conjuration stratégique de « communalisme idéal » offerte à un public réceptif de frères millénaristes ? Des éléments d’histoire et de mimèsis étaient-ils en même temps à l’œuvre ? Il y aurait toujours place pour le doute si ces faits n’étaient corroborés que par des sources écrites. Mais les archéologues confirment qu’au 14ème siècle, l’organisation de la ville de Tlaxcala était complètement différente de celle de Tenochtitlán, par exemple. Il n’existe de fait aucune trace de palais ou de temple central, ni de vaste cour où se pratiquait le jeu de balle (haut lieu de rituel royal dans d’autres villes mésoaméricaines). Au contraire, les fouilles archéologiques mettent au jour un paysage urbain presque entièrement dédié à l’habitat des citoyens, avec des résidences bien aménagées, selon des normes uniformes de construction de qualité supérieure, et réparties autour d’une vingtaine de places de quartier, toutes surélevées sur de grandes terrasses en terre. Les plus grandes assemblées citoyennes étaient hébergées en dehors de la ville dans un complexe municipal appelé Tizatlán, pourvu d’espaces pour les rassemblements publics, auxquels on accédait par de larges portes.

Tlaxcala était-elle unique ? Cela semble peu probable. Les villes-états démocratiques émergent rarement seules. Les preuves archéologiques revêtent ici une importance particulière car elles nous donnent une idée de ce à quoi pourraient ressembler les vestiges d’une forme de gouvernement (polity) démocratique en Mésoamérique, même en l’absence de sources écrites. Une capitale royale est généralement plus simple à identifier. Les rois mésoaméricains, comme la plupart des rois, avaient tendance à s’offrir en spectacle ; on peut donc normalement s’attendre à ne pas seulement y trouver des palais et des temples pyramidaux, mais aussi des terrains de jeu de balle, des images guerrières et des scènes d’assujettissement, des stèles où figurent des souverains soumettant des captifs (souvent sacrifiés par la suite au cours de jeux), des rites calendaires à la gloire des ancêtres et des registres des actes royaux. Dans certaines villes anciennes de Mésoamérique, rien de tout cela n’apparaît, ou du moins n’apparaît plus depuis de nombreux siècles.

Teotihuacán est la plus ancienne et la plus grande de ces cités, qui connut son apogée entre 100 et 600 ans. Peuplée de plus de cent mille habitants à l’époque, elle fut la plus grande ville des Amériques, et sans doute, l’une des plus grandes au monde. Au cours de ses premiers siècles, la ville se développa comme on pouvait s’y attendre autour d’un centre royal florissant où se dressaient les deux grandes pyramides jumelles et le temple du serpent à plumes ; chaque grand projet de construction était sanctifié par des sacrifices humains, dont on retrouve les preuves dans leurs fondations. Puis, vers 300, un changement s’opéra. Le temple fut défiguré et incendié, les sacrifices humains prirent fin et de nouvelles constructions firent leur apparition : quelques centaines d’appartements spacieux en pierre — à mi-chemin entre logements sociaux et petits palais — tous disposés en îlots de forme carrée, construits selon un même schéma. À partir de ce moment-là, plus rien n’indique une autorité centrale ou des signes ostentatoires d’inégalité dans la ville.

Les ruines de Teotihuacán sont-elles le témoignage d’une révolution sociale précoce ? La ville fut-elle administrée démocratiquement dans sa phase tardive ? Nous ne pouvons le dire avec certitude, mais nous pouvons affirmer que le contexte pour de tels débats est en train de changer. Outre des exemples plus tardifs dans les Amériques, la recherche contemporaine en Eurasie commence à montrer que bien avant l’Athènes du Vème siècle, les villes égalitaires et les formes de gouvernement participatif étaient largement répandues, par exemple parmi les premières cultures urbaines de Mésopotamie, d’Ukraine et de la vallée de l’Indus ; et qu’il y eût aussi d’autres révolutions sociales, comme dans la ville chinoise de Taosi, vers 2000 avant J.-C. Là encore, les historiens de demain étudieront probablement la généalogie des États-nations modernes autrement que nous le faisons aujourd’hui. Il nous semble aussi qu’ils devront abandonner la vision d’un passé gravé dans les marbres du Parthénon et faire place à des histoires de démocratie entièrement nouvelles.

Notes :

[1] Quoique « indigène » ait acquis en français une dimension politique qui correspond au propos de D. Graeber et D. Wengrow, « autochtone » reste le terme employé par les acteurs et actrices contemporain·es dans les arènes internationales. C’est donc ainsi que nous avons traduit les termes « native » et « indigenous » – NDT.

[2] En anglais, « the Elgin Marbles  ». Lord Elgin, général et diplomate écossais, démonte en décembre 1801 le Parthénon puis vend ses marbres au British Museum en 1816, notamment la moitié de la grande frise qui décorait le temple. Si les premières demandes de restitution ont été faites par la Grèce au lendemain de son indépendance en 1832, le British Museum s’est toujours refusé à leur donner suite, affirmant que ces illustres antiquités faisaient partie d’un patrimoine commun à tous et que leur acquisition s’était faite en toute légalité. Depuis près de 200 ans, Athènes réclame la restitution de ces marbres, dans l’espoir de les voir prendre place au musée de l’Acropole – NDT.

[3] Les Relations des Jésuites sont le recueil des correspondances entre les missionnaires de la Compagnie de Jésus envoyés en Nouvelle-France et leurs supérieurs religieux de Paris entre 1632 et 1672. Ces documents retracent méthodiquement l’histoire de la colonie depuis ses débuts et comptent parmi les plus importantes sources d’information sur les peuples et l’histoire de la Nouvelle-France – NDT.

[4] Voir Philip A. Levy, « Exemplars of Taking Liberties : The Iroquois Influence Thesis and the Problem of Evidence », William & Mary Quarterly 53(3), 1996, pp. 587-604, in David Graeber, « La sagesse de Kandiaronk : la critique indigène, le mythe du progrès et la naissance de la Gauche », publié le 28 septembre 2019 sur le site journaldumauss.net : http://www.journaldumauss.net/?La-sagesse-de-Kandiaronk-la-critique-indigene-le-mythe-du-progres-et-la

[5] Charles C. Mann, 1491 : Nouvelles Révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb, traduction française de Marina Bosano, Albin Michel, 2007, pp 148-150.

[6] Une « guerre fleurie » (expression traduite du nahuatl Xōchiyāōyōtl) est le nom donné aux batailles opposant les Aztèques (les Mexicas ou un de leurs alliés de la Triple Alliance) aux troupes de Tlaxcala ou d’une autre cité de la vallée voisine de Puebla. Il s’agissait d’un exercice très codifié et ritualisé dans lequel s’affrontaient deux camps, dans le but de procéder à la capture de prisonniers à sacrifier aux divinités – NDT.

[7] Zempoala (ou Cempoala) était une ville mésoaméricaine très importante du royaume totonaque, située dans ce qui est aujourd’hui l’état mexicain de Veracruz.

[8] Ni en français ! NDT – voir Francisco Cervantes de Salazar, Crónica de la Nueva España, Linkgua ediciones S.L, 2008, téléchargeable en ligne : https://es.b-ok.lat/book/1218190/e66b50 « (…) porque no me parecen a mí dioses, sino monstruos salidos de la espuma de la mar, hombres más necesitados que nosotros, pues vienen caballeros sobre ciervos grandes, como he sabido ; no hay quien los harte ; dondequiera que entran, hacen más estragon que cincuenta mil de nosotros ; piérdense por el oro, plata, piedras y perlas (…) ¿qué mayor mal podría venir a nuestra patria que recibir en ella por amigos a tales monstruos, para que quedemos obligados a sustentarlos a tanta costa de nuestras haciendas, que aun para hartar de maíz aquellos mochos venados que traen, no bastarán nuestros campos ? ; pues para ellos, ¿qué gallinas, qué conejos, qué liebres bastarán ? (…) No es, pues, razón que los que derramamos nuestra sangre por defender nuestra patria y vivir sin servidumbre, metamos en ella por nuestra voluntad quien nos haga tributarios. », pp. 240-241.

[9] « comenzó entre ellos un murmurio, hablando los unos con los otros, iban creciendo las voces, declarando cada uno lo que sentía (…) », idem, p.242.

[10] James Lockhart, Arthur J. O Anderson et Frances Berdan, The Tlaxcalan actas : a compendium of the records of the Cabildo of Tlaxcala, 1545-1627, University of Utah Press Salt Lake City, 1986 – NDT.

[11] En nahuatl – NDT.

[12] Le calpulli est l’unité de base à la fois territoriale et sociale des Nahuas. Ce terme signifie littéralement « grande maison » en nahuatl, et se réfère à une « maison communale », un « groupe de maisons », une commune. Il est souvent traduit par « quartier » (« barrio ») chez les chroniqueurs espagnols de l’époque de la conquête, et par « clan » chez les auteurs américains modernes – NDT.

[13] Chichimèques était le nom que les Nahuas du Mexique utilisaient généralement pour désigner un ensemble de peuples semi-nomades qui habitaient le nord de l’actuel Mexique et le Sud-Ouest des États-Unis, et qui avait la même signification que le terme européen « barbares » – NDT.

[14] En anglais, on parle du mythe du « noble sauvage » -NDT.

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Notre page “Anthropologie politique”

David Graeber sur Résistance 71

Sujet connexe sur la civilisation de Tlaxcala et Oaxaca de la revue “Science” (2017):

https://www.sciencemag.org/news/2017/03/it-wasnt-just-greece-archaeologists-find-early-democratic-societies-americas

Cortez_et_Tlaxcala
Hernan Cortez et ses « alliés » Tlaxcala

Communiqué : la guerre sanitaire et sociale commence ! (OSRE)

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dictaturesanitaire

En complément de notre communiqué également du 14 juillet 2021: “La solution de la crise fabriquée du COVID n’est en aucun cas médicale mais POLITIQUE”
~ Résistance 71 ~

Communiqué : La guerre sanitaire et sociale commence !

OSRE

14 juillet 2021

url de l’article original: http://rebellion-sre.fr/communique-la-guerre-sociale-et-sanitaire-commence/

Les temps actuels, inédits de par leur gravité, nécessitent une mobilisation à hauteur du tournant historique qu’amorce le pouvoir dans sa prédation. Nous savions que le système n’avait d’autre but que sa survie. Désormais tout le monde voit son vrai visage, fait de cynisme et de rage de destruction. 

L’allocution présidentielle de hier soir est une déclaration de guerre. Guerre sociale d’abord. Les annonces de « réformes » de l’allocation chomage et des retraites sont clairement une remise en cause des piliers de la solidarité sociale que les travailleurs avaient imposée par leurs luttes tenaces à l’oligarchie capitaliste. Il ne faut pas oublier que le système profite de la situation pour faire pour faire table rase des acquis devenus fragiles qui l’empêchaient de nous asservir totalement.

La stratégie libérale-sécuritaire de la Macronie profite de la situation sanitaire pour faire de la France un laboratoire d’expérimentation pour une domination d’un type nouveau. Biopouvoir, traçage des populations, parcage des dissidents, utilisation de la surveillance de masse : le système ne combat pas un virus, il combat le peuple ! Ne nous faisons pas d’illusion, il n’y aura pas de « retour à la normale » dans le cadre capitaliste.

Nous sommes rentrés dans le règne de l’arbitraire et de la froide logique d’un contrôle de masse par des gens qui n’ont plus de compte à rendre. Il est crucial de refuser et de résister à cela. Il ne faut pas sombrer dans la résignation ou la dépression, nous avons des moyens individuellement et collectivement de combattre cela.

Nous ne voulons pas de leur monde ! Nous voulons notre liberté. Nous n’attendons rien des partis de l’opposition officielle à Macron. RN et France Insoumise ont prouvé leur nullité et doivent être considérés que comme les parasites de notre colère.

Réunissons nous au-delà des anciens clivages pour combattre pour l’essentiel. Ils ne doivent pas nous prendre notre liberté !

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

gilets-jaunes-pouvoir_au_peuple

Changer d’attitude envers le système : L’expropriation (Erinne Vivani)

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abolitionsalariat

L’expropriation

Erinne Vivani

1920

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de Résistance 71 : Vivani est un anarchiste italien dans la veine de Renzo Novatore. Ce texte a été écrit dans le contexte de la révolution des conseils ouvriers du nord de l’Italie en 1920 où les ouvriers exproprièrent les propriétaires d’usines qu’ils remirent en marche pour le bien du peuple selon le principe anarchiste de la grève générale illimité et expropriatrice. Le mouvement fut trahit de l’intérieur (déjà !) par l’alliance d’une poignée avec le PCI et la fange marxiste-léniniste-trotskiste. La trahison se renouvellera en Espagne 1936-39. La leçon est simple  la révolution ne peut avoir de succès qu’en dehors de tout système établi. Elle ne sera viable qu’en dehors de toute institution étatique, marchande, monétaire et salariale.
C’est pourtant simple à comprendre. Agissons donc en conséquence ici et maintenant !

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Des temps les plus reculés, il y eut des hommes, qui, utilisant la force brutale et la ruse, se sont appropriés e patrimoine commun.

S’ils s’étaient limités à cela, ce n’aurait été que moindre mal, car les lésés, adoptant les systèmes de leurs maraudeurs, auraient peut-être pu récupérer leurs biens et les augmenter.

Le pire émergea lorsque ces maraudeurs, afin de consolider et d’augmenter le produit de leurs vols, constituèrent l’autorité et prétendirent de dicter des lois au monde et à précisément ceux qu’ils avaient usurpés et volés.

Ainsi, il y eut des tyrans d’un côté et des esclaves de l’autre.

Les premiers déclarèrent solennellement : “La propriété est le fruit du travail est est sacrée et inviolable.”  Et la défense du principe hypothétique de la propriété sacrée et inviolable fut confiée à trois figures pour le moins nébuleuses : le gendarme, synonyme de brutalité et de férocité, le prêtre et le moraliste, qui personnifient le mensonge.

Contre ce principe se leva les philosophes, qui déclarèrent que “La propriété c’est le vol !” ils furent rejoints par des milliers et des milliers d’esclaves qui espéraient liberté et égalité et qui se divisèrent en écoles de pensée et en partis politiques menés par des bergers, qui répètent, au point d’anesthésier le public par l’ennui incommensurable qu’ils causent, leurs discours sur les droits et les devoirs du travailleur, sur l’humanitarisme, sur l’altruisme, la justice, la solidarité, la fraternité, l’égalité, la liberté etc, etc… et, comme s’ils construisaient un bâtiment, tracent le design de la société future sous les regards incrédules des pauvres et le sourire ironique des riches.

Ces discours sentimentaux sont des jérémiades, qui semblent vouloir convaincre les propriétaires d’abandonner leurs possessions pour le bénéfice de l’humanité. Mais les riches sont sourds, n’ont pas de compassion et, par dessus tout, sont forts, parce qu’ils ont les gendarmes, les prêtres, les moralistes et les réformateurs sociaux enduit du vernis du révolutionnisme. Au contraire, les riches voyant les gens satisfaits de geindre et permettant de se faire duper par les mauvais bergers, deviennent de plus en plus arrogants et agressifs et, comme si la violence des autorités royales ou républicaine n’était pas suffisante, ils louent les services de gros gangs armés pour la défense de leur capital. Je n’aime pas beaucoup les discours, encore moins les discours sentimentaux et rhétoriques ; il m’importe peu que la propriété soit le fruit du travail ou du vol ; je ne prête aucune considération aux lois et à la justice, je ne me soucie pas non plus d’éveiller les sentiments de l’humanité. Je sais que je dois vivre ma vie le plus confortablement et le plus librement que possible et j’essaie de trouver les moyens nécessaires à cet effet.

“Le droit à la vie ne se mendie pas, il se prend” donc je dis à mes camarades : vivons le plus anarchiquement possible, sans attendre un hypothétique futur, ce qui pour nous anarchistes aura toujours une vibration malsaine.

La société nous considère à juste titre comme des ennemis, nous ne recherchons donc aucunement une quelconque réconciliation, nous rejetons les moyens de lutte qu’elle nous offre, ces moyens de lutte politique par les partis et par les syndicats. Nous choisissons les moyens nous-mêmes et pensons qu’ils sont adéquats pour la tache difficile à laquelle nous devons faire face ; nous les pensons supérieurs à ceux proposés par notre ennemi. Nous acceptons le défi et luttons sans répit ni quartier pour parvenir à une victoire immédiate et pas en l’an 2000 (NdT: marrant, ce texte a été écrit il y a 101 ans… et où en sommes nous toujours ?… dans les mêmes pseudo-luttes encadrées par un système oppresseur et dominant et pourtant qui n’a jamais eu autant les pieds en argile qu’en ce moment…)

La force se combat par la force, la violence par la violence, la propriété par l’expropriation. J’attache la plus grande des importances révolutionnaire, la plus haute signification subversive à l’expropriation individuelle. C’est à dire : la rébellion pratique et efficace contre le système d’exploitation perpétré par les invisibles et les chercheurs de jouissance au détriment des travailleurs ; la conquête du droit à la vie, au plaisir et à la liberté, car la société ne fait que piétiner les pauvres, la vengeance contre les propriétaires et les institutions sociales. Au contraire, la multiplication des expropriations individuelles constitue une véritable et profonde désintégration sociale et le révolutionnisme et l’anarchisme, aujourd’hui plus que jamais, face à l’arrogance du parti socialiste qui affirme imposer sa dictature, n’ont aucune raison d’exister si ce n’est de se manifester comme essentiellement des tendances anti-sociales.

La révolution, démolir les organismes d’oppression et d’exploitation présents et futurs, ne se passe pas à date fixe sur les barricades, mais elle se produit à chaque heure, à chaque moment dans des assauts multiples contre la société, par ces individus rebelles et sans scrupules.

Il est nécessaire de renverser et de détruire tous les principes qui soutiennent la soi-disante société civile. L’expropriation des individus qui d’un côté empoisonne l’existence des riches, qui ont le sentiment d’étouffer sous le poids de leur richesse mise en danger, et diminuant d’un autre côté l’édifice moral et social de ses fondations.

L’expropriation individuelle systématique des rebelles et des puissants, le viol irrévérencieux des principes dominants, religieux, autoritaires et moraux ; la profanation iconoclaste de tout ce qui est considéré comme sacré et inviolable, constitue la fondation même de la crique révolutionnaire et anarchiste, la raison d’être de l’anarchisme anti-social.

Donc nous, en tant qu’anarchistes, nous soulevons contre la croisade des humanitaires à la petite semaine, de ces marchands boutiquiers altruistes, qui affirment résoudre l’émeute sociale avec une rustine sur une chambre poreuse.

Ceux qui approuvent la révolution et l’expropriation collective, celle à venir, et répudie l’expropriation individuelle, sont des sacristains monarchistes plus que des révolutionnaires. Qu’ils parlent de réformisme, peut-être anti-parlementaire, mais pas de révolution et encore moins d’anarchisme.

L’exemple de l’action de Jules Bonnot, pour n’en citer qu’un, vaut plus pour moi que tous les prêcheurs révolutionnaires anarchistes socialistes.

Convaincu de cela, je m’adresse non pas à la floppée qui ne veut pas me comprendre, mais à ceux ayant une ferme volonté et je leur dis : en attendant l’Apocalypse, menons notre révolution par l’expropriation pour que règne notre bien-être et notre liberté.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Escroquerie au Coronavirus et dictature sanitaire : Merde à tous les rackets du capital ! (Collectif Guerre de Classe)

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A Résistance 71, nous adhérons sans restriction à ce communiqué de Guerre de Classe. Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Comme nous l’avions dit au moment du mouvement des Gilets Jaunes… Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes (Solidarité Union Persévérance Réflexion Action) !
Dans l’esprit de Cheval Fou
Hoka Hey !
~ Résistance 71 ~

Merde à tous les rackets du Capital !

Collectif Guerre de Classe

Juillet 2021

Source :
http://guerredeclasse.fr/2021/07/07/mobilisation-generale/

Le point le plus fort de l’ennemi devient immédiatement son point le plus faible aussitôt qu’il se trouve en position d’être historiquement dé-masqué

Toute vérité officielle est par essence une mystification gouvernementaliste de l’ordre capitaliste…

Derrière le mensonge étatique sans fin du Coronavirus, un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la pourriture démocratique de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le Kremlin, l’Otan et le forum de Davos, toutes les gauches immigrationnistes de France et toutes les polices écolo-boboïstes de la marchandise mondiale.

La tromperie capitaliste des impostures du variant Delta est la forme supérieure de la crise historique de la baisse du taux de profit…

Par un appel solennel lancé dans le Journal du dimanche du 4 juillet 2021, deux des plus grands dirigeants syndicaux gouvernementaux de la police capitaliste du travail, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, ont décidé de s’engager activement pour une vaccination flicarde massive des salariés dans l’ensemble des entreprises. “Nous appelons solennellement les salariés qui ne sont pas protégés à se faire vacciner sans tarder”, commandent-ils dans la tribune du JDD. Rappelant qu’ils avaient déjà “attiré l’attention de l’opinion publique sur la nécessité d’accélérer la vaccination” au moment où il y avait des retards de livraison, les deux permanents parasitaires syndicaux subventionnés demandent une nouvelle fois – pour retarder le réveil des colères ouvrières – une accélération de l’enfumage médicaliste et du contrôle social numérique de la peur éternelle.

“Si nous reprenons ensemble la parole, c’est pour faire encore bouger les lignes”, insistent les deux contre-révolutionnaires professionnels alors même que la mystification pandémique étatique ne cesse de se renforcer et que le nombre de vaccinés ralentit cependant de plus en plus à mesure qu’une conscience récalcitrante commence son surgissement à proportion de la gigantesque décomposition économique qui se profile. Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger disent observer “un relâchement chez nos concitoyens”. La vaccination est donc pour eux “un acte d’engagement individuel tout autant qu’une démarche de responsabilité”.

Et si ces deux piètres patrons loufoques se disent bien sûr hypocritement attachés aux principes de “volontariat et de secret médical”, la frontière avec la contrainte d’obligation tyrannique risque d’être très fragile en ce qui concerne notamment “les salariés en contact avec du public”. Un appel donc au conditionnement lourdement aggravé selon la chanson habituelle du “réveil du sens civique de chacun” et l’affirmation idolâtre: “La vaccination est la seule manière de retrouver une vie normale, une vie sociale. Se protéger les uns les autres est la seule solution.”

Un appel lancé aux salariés mais également aux chefs d’entreprise afin de quadriller et d’asservir de plus belle en faisant “le maximum de pédagogie auprès des salariés pour les informer”. Selon les deux chargés d’affaires du spectacle totalitaire de la marchandise, la vaccination ne progresse plus assez vite face au mythologique variant Delta “qui menace” et c’est ainsi “que nous pourrons casser le plafond de verre”, alertent-ils. Un “appel au sursaut” et un “devoir de responsable syndical” alors que le pays a payé un “lourd tribut” déjà. Malgré les divergences, les Français doivent faire en sorte de se retrouver sur ce qu’il y a “de plus important” car “la solution est une affaire de volonté” et est “entre les mains de chacun d’entre nous”, terminent les deux crétins, Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger.

Dans le même temps et comme d’habitude, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, relayé par la boutique FO, joue lui la partition de duplicité complémentaire qui consiste à dire la même chose mais selon un langage de fourberie plus visqueuse… Il a donc exprimé toutes ses réticences simulées à l’encontre du principe de la vaccination despotique du prolétariat soignant. “Je ne suis pas favorable à la vaccination obligatoire des soignants”, a indiqué le PDG du syndicat. “Il vaut mieux convaincre plutôt que contraindre, discuter plutôt que d’imposer.”

Tout ce lamentable cirque grotesque autour de la production idéologique de la tyrannie sanitaire étatique mise en place pour dissimuler l’effondrement capitaliste planétaire qui approche est bien normal puisque toutes les formes d’organisation syndicales, des plus grandes aux plus petites, n’ont jamais servi historiquement qu’à encadrer et briser les irruptions ouvrières radicales, de Barcelone 1937 à Paris 1968, ceci afin de museler le combat prolétarien en faisant tout pour saboter ses indisciplines… Tous ces bordels dégueulasses de planqués corrompus au service serviliste de la classe capitaliste et de l’Etat consti­tuent simplement la gauche de l’appareil politique de la tyrannie démocratique du Marché lequel ne sert qu’à endiguer et égarer la lutte du proléta­riat… Toujours et partout, les partis de la gauche du Capital, leurs syndicats financés et leurs larbins gauchistes, du Nouveau Parti Anti-Communiste à l’Union Capitaliste Libertaire, se sont systématiquement montrés comme de simples organes de l’ordre capi­taliste au sein du prolétariat. C’est pourquoi ces derniers aujourd’hui, bien loin de dénoncer les bobards des foutaises de la charlatanerie Coronavirale, s’emploient sans cesse – en pauvres couillons idiots utiles du marché – à faire écho non seulement à tous les dogmes sans-papiéristes des multinationales mais à toutes les directives pharmaceutiques du diktat mondialiste de l’argent en répétant le slogan abruti: Il faut créer les conditions d’une vaccination sûre et réussie !

Dès aujourd’hui et face à l’immense dévastation industrielle, commerciale et bancaire qui se prépare, œuvrons radicalement à préparer l’insoumission sociale… Rassemblons-nous et organisons-nous contre les fabulations épidémiques du Coronavirus étatique qui a artificiellement voilé le blocage de la machinerie capitaliste afin d’empêcher que l’on voie justement que le processus d’exploitation mondiale ne parvient plus à pouvoir reproduire sa production…

Pour commencer à préparer le Futur qui arrive, Anticipons aujourd’hui, la considérable explosion sociale qui approche ! Depuis des années de restructuration hospitalière intensive, l’État s’essaye – sous mille prétextes – à casser la lutte sans relâche des soignants qui persistent à résister… Désormais, la guerre sociale va rebondir… Les premiers tumultes contre la vaccination hystérique de la tromperie étatique généralisée qui vient ne sont qu’un début… Continuons donc sans répit, le combat de la dénonciation subversive de la servitude délirante programmée !

Le pouvoir morbide du Capital ne pourra continuer d’imposer son autorité que si la lutte de classe qui va s’engager ne permet pas au prolétariat d’intervenir de manière autonome, sauvage et maximaliste

MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE LA TROMPERIE CAPITALISTE DU VIRUS INTERMINABLE !

À bas la tyrannie sanitaire des mensonges du spectacle étatique de la crise finale du Capital !

Vive la Guerre de Classe mondiale du Prolétariat contre tous les Partis et Syndicats de la planète-marchandise et pour un monde sans exploitation ni aliénation !

VIVE LA COMMUNE UNIVERSELLE POUR UN MONDE SANS ARGENT NI ÉTAT !

Commune_1871-2021