Archive pour guerre contre le terrorisme d’état

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Après une énième agression à Gaza, Israël croule sous la riposte… (Press TV)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 15 novembre 2019 by Résistance 71

 

Israël quémande un trêve au second jour des frappes de missiles

 

Press TV

 

14 novembre 2019

 

url de l’article original en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/11/14/611154/Gazamissile-israel-colons-treve

 

Toutes les sept minutes un missile : voici pourquoi près de 30% des colons israéliens, vivant dans des colonies à proximité de la bande de Gaza ont été amenés à fuir les colonies de peur des missiles de la Résistance. Plus de 400, selon des chiffres publiés par les Israéliens qui toute la journée de mercredi n’ont pas cessé d’appeler leurs émissaires égyptiens et onusiens à Gaza, pour les pousser à quémander une trêve avec le Jihad islamique et ce, sur fond des annonces de Netanyahu et Cie comme quoi « Israël ne veut pas d’une escalade ».

La situation n’allait guère mieux à Beersheba à l’est et même Gush Dan, la zone qui comprend la ville de Tel Aviv et qui est considérée comme le centre névralgique. Sur une bande large de 80 kilomètres, Bennett avait décrété l’état d’urgence. Tel-Aviv que l’armée israélienne croyait pouvoir garder intact face au Jihad islamique a aussi reçu une salve de missiles dès les premières heures de mardi, ce qui a poussé Tel-Aviv à mettre des verrous à la porte des écoles, une première depuis la seconde guerre du golfe Persique. Dans la soirée de mercredi, le Jihad islamique a mis en garde contre une nouvelle vague de frappes au missile visant Haïfa, plus au nord. L’avertissement n’a pas du tout pris à la légère puisque Bennett, nouveau ministre de la Guerre qui a fait son baptême de feu dans le sang de quelques 32 Palestiniens tués depuis mardi, a tenu une réunion d’urgence pour examiner les conditions posées le soir même par le secrétaire général du Jihad islamique de la Palestine, Ziyad al-Nakhalah.

Car la situation a littéralement pris de court Israël : interrogé par Al-Mayadeen, le secrétaire général du Jihad islamique de la Palestine a déclaré que dès le deuxième jour du combat contre le régime israélien, d’autres groupes de la Résistance palestinienne avaient rejoint les combattants des brigades al-Qods, ce qui a totalement surpris Tel-Aviv qui comptait sur une riposte « isolée » du Jihad islamique. Or les rafales de missiles ont bien prouvé que la Résistance agit en bloc. Puis le commandant al-Nakhalah est allé encore plus loin : « Les Brigades al-Qods ont la capacité de mener le combat selon des plans préétablis pour une très longue durée et leur aptitude à réagir au quart de tour à l’assassinat du martyr Atta devrait l’avoir fait comprendre au régime de Tel-Aviv. » Dans leur communiqué publié mardi, les Brigades al-Qods avait évoqué une  » terrible riposte sans frontière à Israël », ce à quoi s’est ajouté un terme largement alarmant pour Tel-Aviv : « plan préétabli ».

Les appels à la trêve du côté d’Israël se multiplie, a affirmé Al-Nakhalah, mais le Jihad islamique ne fera pas de trêve sans que ses conditions ne soient remplies au préalable. : « Le régime israélien voudrait obtenir tout de suite un cessez-le-feu, mais que le Jihad islamique exige la réalisation de ses conditions avant d’accepter une trêve. Le régime israélien doit cesser l’assassinat des commandants de la Résistance et mettre fin à ses attaques contre les participants aux manifestations palestiniennes du Grand retour et au blocus de la bande de Gaza. Voici nos trois conditions. »

Le ministre Bennett a du avoir bien compris le message surtout que l’ambassade US a décidé mercredi d’interdire à son personnel tout déplacement dans le sud d’Israël : « Les roquettes continuent de toucher la périphérie de Gaza, les villes d’Ashdod et d’Ashkelon et des régions du sud d’Israël. Les employés du gouvernement des États-Unis et les membres de leur famille sont temporairement empêchés de se déplacer personnellement dans les zones des sirènes d’alerte rouge ou des tirs de roquettes, car la situation reste imprévisible. Le communiqué a ajouté que le personnel américain vivant ou travaillant actuellement dans ces zones devaient rester à proximité des espaces protégés. »

L’appel est catégorique, les USA n’iraient pas intervenir: on apprend ce jeudi que la trêve vient d’entrer en vigueur suivant les conditions posées par le Jihad islamique, signe encore une fois que l’armée israélienne n’a de l’armée que son nom. Le porte-parole du Jihad islamique de la Palestine, Musab al-Braim vient d’annoncer : « La trêve a été instaurée à 5.30 heures locales suivant les trois conditions que nous avons imposées à Israël à savoir la fin des assassinats ciblés, la fin de l’attaque contre la marche du Grand retour et des mesures pour briser le blocus contre Gaza. La Résistance a eu le dernier mot. Elle a brisé Netanyahu et a défendu son peuple. » 

Quelques 32 morts côté palestinienne et 111 blessés, et un Dôme de fer israélien qui n’a intercepté que 70 roquettes et missiles sur un totale de 400 en deux jours. Mais le combat est loin de s’achever. La presse israélienne qui a reconnu mercredi la mort d’un premier israélien, n’irait évidemment pas affirmer qu’en 48 heures « d’escalade », deux bases israéliennes ont été visées et que la quasi totalité d’Israël a été mise hors « fonction ». Les Grad et les Qassam du Jihad islamique de la Palestine dont chacun coûte quelques centaines de dollars ne s’avèrent donc pas aussi inefficaces que le prétend la presse sioniste : ces missiles ne visaient pas à ce stade à provoquer un grand bilan de pertes du coté israélien mais à « provoquer le chaos au cœur de l’ennemi ». La profondeur stratégique d’Israël est désormais un terrain d’essai pour la Résistance. Selon Raî al-Youm qui commente ces deux jours de combat, le Jihad s’apprêtait à frapper non seulement l’aéroport de Tel-Aviv mais  encore d’autres sites vitaux israéliens.Un scénario similaire comme l’a promis le Jihad islamique dans son premier communiqué après la mort du commandant Atta ne serait plus à écarter ni au Golan ni au sud du Liban. Pour le reste, même au seuil de son départ pour la prison, l’agonisant homme politique qu’est Netanyahu ne cesse de nuire : en nominant Bennett à la tête du ministère de la Guerre, c’est lui qui devra payer le prix de ce fiasco…. lui et bien sûr quelques millions de Sionistes…

 

Un an de Gilets Jaunes… Réflexion stratégique pour le week-end du 16-17 novembre 2019

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 14 novembre 2019 by Résistance 71

 

Essai stratégique sur le week-end parisien des 16 et 17 novembre 2019

 

Des Gilets Jaunes parmi tant d’autres

 

Novembre 2019

 

Source: 

https://paris-luttes.info/nouvel-article-no-10749-10749?lang=fr

 

Quelques pistes de réflexion pour le week-end du 16 et 17 novembre : ne pas retomber encore une fois dans l’immobilisme qui a gagné le mouvement des Gilets jaunes depuis plusieurs mois. Comment dépasser les dispositifs de répression massifs qui seront présents ? Propositions et stratégies.

Les arrêtés préfectoraux sont de nouveau à jour depuis le samedi 9 novembre, les interdictions de manifestations seront sûrement renouvelées dans les périmètres de l’Ouest parisien. Nous sommes face à deux problèmes : la mobilisation des forces de répression et ce qui en découle : contrôles « préventifs », nombreuses interpellations, encadrement du cortège… L’autre problème est celui de la jonction des groupes en un véritable cortège.

Le 21 septembre dernier, plusieurs poches de manifestants ont réussi à atteindre les Champs de manière plus ou moins prononcée, sans réussir à se regrouper en une masse importante. La stratégie ultra-agressive de la préfecture ne nous permet plus de rester dans un lieu statique en attendant l’agrégation de petits groupes pour former un véritable cortège. La mobilité permanente des manifestants se traduit de plus en plus par la fuite face à la machine policière ; phénomène accentué par la variabilité du nombre de manifestants dans la rue.

Le samedi 16 novembre sur Paris, si nous voulons arracher petit à petit les quartiers riches aux dominants, nous devrons prendre en considération la forme que prendra l’occupation policière, c’est-à-dire celle d’un espace bunkerisé. Nous ne pouvons pas les déloger en les attaquant de front, mais seulement en les dispersant.

Partons du principe que la nécessité de retrouver les Champs est devenue une logique défensive. Depuis le nouveau préfet et sa tactique « post-16 mars », il ne faut plus chercher à fortifier ou à défendre une base fixe, ne plus attendre d’être encerclés pour riposter. Face au quadrillage des lieux les plus stratégiques, notre technique doit se baser sur le harcèlement, le découragement, la distraction des forces de l’ordre. Depuis, chaque lieu de rendez-vous annoncé se trouve être totalement maîtrisé par les flics : c’est pourquoi un point de rassemblement dans un secteur non centralisateur serait à notre avantage. Nous devons nous élancer à partir de lieux non interdits afin de concentrer un maximum de force. Pour avoir l’avantage, il faut dès le début de la matinée pouvoir, avec le nombre, décrocher les policiers de leurs fonctions de contrôle statique et les amener au plus vite à leur devoir de maintien de l’ordre actif dans les quartiers interdits. Lorsque l’effet de masse prendra, la stratégie n’est que pratique et se développera selon les circonstances.

Développons au maximum des réflexions sur les contournements possibles de l’occupation policière. Réfléchissons à réduire l’implication des voltigeurs, forcer les compagnies de CRS à ne faire que des allers-retours, avoir comme objectif : la désorganisation. Utilisons les départs de feu pour scinder la vague policière, amenons les camions à eau en première ligne pour rendre difficile l’incursion des unités mobiles dans nos rangs. Nous connaîtrons des moments de faiblesse, de panique dus aux armes de la police et à la dispersion des groupes. Il nous faut trouver le moyen de se regrouper malgré les poursuites incessantes de la police. Pour entretenir le flux et le reflux des manifestants, il faudrait selon l’ampleur des manifestations, proposer d’autres secteurs de rassemblements dans le début de soirée. Ce qui nous permettrait d’alimenter notre motivation à tenir la rue, et voir dans la journée de samedi plusieurs phases, plusieurs batailles. Pour ne pas se sentir écrasé et permettre une prolongation de l’effort. La multiplicité des moments que recouvrira cette journée générera le refus de partir. Pour ne pas se sentir essoufflé et sans horizon au fil de la journée !

– Avoir plusieurs étapes dans la journée de samedi.

– Une phase le matin, l’après-midi, le soir. 

– Se donner des moments de répit, pour résister jusqu’à tard.

Encore une semaine pour réenvisager nos tactiques, du moins prendre en compte une diversification de nos modes d’action en fonction des différentes situations. Une semaine pour ramener le plus de monde possible !

Des Gilets jaunes parmi tant d’autres

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Vive la Commune !

Dictature technotronique en marche… l’apocalypse 5G et grille de contrôle eugéniste planétaire (Vidéo)

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Il suffit de dire NON !… En masse…

 

Résistance 71

 

13 novembre 2019

 

Éteignons les écrans et rallumons les cerveaux… MAINTENANT !
Éducation, connaissance, diffusion, intégration, action => BOYCOTT


Apocalypse…
documentaire de Sacha Stone – VOSTF –

 

 

 

 

Lectures complémentaires:

Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

Dossier-complet–pour-stopper-net-la-dictature-technotronique

Alerte_scientifiques_medecins_5G

Naval-Medical-Research-Institute-1972-Full-Bibliography

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

la-tele-medecine-cest-pas-bon-pour-la-sante

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

Agenda-oligarchique-de-depopulation-sarkozy-et-les-compteurs-intelligents

stop-linky-gazpar-5G

 


Non à la dictature technotronique !

Guerres colonialistes: Déclaration du CNI-EZLN sur les peuples originels en lutte

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CNI-EZLN / Gilets Jaunes : Même combat !
Nous sommes tous des colonisés !

 

Déclaration jointe du Congrès National Indigène CNI-CGI et de l’EZLN sur les agressions récentes des capitalistes, de leurs gouvernements et de leurs cartels contre les peuples originels du Mexique

Aux peuples du monde
Aux réseaux de résistance et de rébellion
Aux membres nationaux et internationaux de la Sixième
A la presse :

Nous les peuples, nations, tribus et barrios du Congrès National Indigène et du Conseil de Gouvernance Indigène ainsi que l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, condamnons les évènements suivants:

Nous dénonçons les attaques sur les communautés natives de Nahua de San Mateo Cuanala San Lucas Nextetelco, San Gabriel Ometoxtla, Santa María Zacatepec, et de José Ángeles voisinage de la municipalité de Juan C. Bonilla. Le 30 octobre courant, la police fédérale mexicaine, la police de l’état de Puebla et la Garde Nationale ont frappé et ont tiré des balles en caoutchouc sur les membres de la communauté, incluant des femmes et des enfants ainsi que des personnes âgées.

Cette répression fut appliquée sur nos compagnons dans un effort de pousser de l’avant l’empoisonnement de la rivière Metlapanapa au sein d’un projet de construction d’égoûts pour la zone industrielle de Huejotzingo, Puebla, connue sous le nom de “cité du textile”. Ceci fait aussi partie d’un projet géant d’infrastructure urbano-industrielle connu sous le nom de “Projet Intégré Morelos”, qui a déjà coûté la vie à notre compañero Samir Flores.

Nous condamnons la lâche attaque du 3 novembre sur Wixarika et Tepehuana de la communauté de San Lorenzo de Azqueltán, municipality of Villa Guerrero, Jalisco, par les propriétaires terriens Fabio Ernesto Flores Sánchez (alias La Polla), Javier Guadalupe Flores Sánchez, et Mario Flores, accompagnés de trois camions pleins d’individus armés agissant en totale impunité. Ils ont monté une embuscade et battu des membres de la communauté et des autorités locales, blessant grièvement nos compañeros Ricardo de la Cruz González, Noé Aguilar Rojas, et Rafael Reyes Márquez, qui sont toujours à l’hôpital.

Ces tentatives d’assassinat qui ont été commises en toute impunité, ont l’intention de mettre un coup d’arrêt à la digne lutte historique de ces communautés à défendre leurs terres. Cette terre est convoitée par ceux qui, parce qu’ils ont de l’argent, pensent qu’ils sont les propriétaires de la région et ils ont de longue date été dépendant de la complicité du gouvernement, qui lui veut offrir ces terres communales pour des millions de dollars de contrats ainsi qu’effacer de l’histoire le peuple Tepecano.

Nous demandons le retour en sécurité de nos compañeros Carmelo Marcelino, Chino et Jaime Raquel Cecilio du Frente Nacional por la Liberación de los Pueblos (Front de Libération Nationale des Peuples) de l’état de Guerrero qui ont disparu le 22 octobre alors qu’ils revenaient d’Acapulco vets Huamuchapa. Ce crime est l’acte le plus récent de la criminalisation, de la persécution, des meurtres et de la disparition de tous ceux de l’état de Guerrero et à travers le Mexique, qui luttent pour la protection des territoires indigènes contre la dévastation capitaliste.

Nous dénonçons également la disparition depuis plusieurs heures entre les mains de la police d’Oaxaca, de notre compagnon Fredy Garcia du Comité de Defensa de Derechos Indígenas après qu’il fut convoqué pour une réunion avec des fonctionnaires du gouvernement. La police a accusé de manière absurde Garcia dans une tentative de le criminaliser ainsi que le comité et leur digne lutte contre la répression et la dépossession capitalistes. Nous demandons la libération immédiate et sans condition de notre compañero Fredy Garcia !

Les capitalistes, leurs cartels et leurs gouvernements utilisent des groupes armés, que ce soit de la police ou de l’armée du mauvais gouvernement, des troupes paramilitaires ou le crime organisé, pour imposer mort et dépossession sur les peuples originels. Pour nos peuples, tout ceci veut dire violence, terreur, et rage ; pour eux, cela veut dire impunité et la garantie que leurs crimes contre des peuples entiers se transformeront en purs profits et bénéfices.

Dans l’attente,

Novembre 2019

Pour la totale reconstituion de nos peuples

Plus jamais un Mexique sans nous !

National Indigenous Congress
Indigenous Governing Council
Zapatista Army for National Liberation

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Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Analyse politique: Sur la Commune avec l’Internationale Situationniste (Guy Debord)

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Sur la Commune

 

Guy Debord, Raoul Vaneigem, Attila Kotanyi

Internationale Situationniste, 1962

1

« Il faut reprendre l’étude du mouvement ouvrier classique d’une manière désabusée, et d’abord désabusée quant à ses diverses sortes d’héritiers politiques ou pseudo-théoriques, car ils ne possèdent que l’héritage de son échec. Les succès apparents de ce mouvement sont ses échecs fondamentaux (le réformisme ou l’installation au pouvoir d’une bureaucratie étatique) et ses échecs (la Commune ou la révolte des Asturies) sont jusqu’ici ses succès ouverts, pour nous et pour l’avenir. » (Notes éditoriales d’I.S. 7)

Note de R71: Les initiales I.S veulent dire: Internationale Situationniste, mouvement artistique et politique créé par Debord en 1957. C’est justement en 1962 que l’I.S prend son ampleur politique dans la critique radicale de la société du spectacle marchand, qui culminera en 1967 avec la publication de “La société du spectacle” et la participation des situationnistes à mai 68. L’I.S s’auto-dissoudra en 1972.

2

La Commune a été la plus grande fête du XIXème siècle. On y trouve, à la base, l’impression des insurgés d’être devenus les maîtres de leur propre histoire, non tant au niveau de la déclaration politique « gouvernementale » qu’au niveau de la vie quotidienne dans ce printemps de 1871 (voir le jeu de tous avec les armes ; ce qui veut dire : jouer avec le pouvoir). C’est aussi en ce sens qu’il faut comprendre Marx : »la plus grande mesure sociale de la Commune était sa propre existence en actes ».

3

Le mot de Engels : « Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat » doit être pris au sérieux, comme base pour faire voir ce que n’est pas la dictature du prolétariat en tant que régime politique (les diverses modalités de dictatures sur le prolétariat, en son nom).

4

Tout le monde a su faire de justes critiques des incohérences de la Commune, du défaut manifeste d’un appareil. Mais comme nous pensons aujourd’hui que le problème des appareils politiques est beaucoup plus complexe que ne le prétendent les héritiers abusifs de l’appareil de type bolchevik, il est temps de considérer la Commune non seulement comme un primitivisme révolutionnaire dépassé dont on surmonte toutes les erreurs, mais comme une expérience positive dont on n’a pas encore retrouvé et accompli toutes les vérités.

5

La Commune n’a pas eu de chefs. Ceci dans une période historique où l’idée qu’il fallait en avoir dominait absolument le mouvement ouvrier. Ainsi s’expliquent d’abord ses échecs et succès paradoxaux. Les guides officiels de la Commune sont incompétents (si on prend comme référence le niveau de Marx ou Lénine, et même Blanqui). Mais en revanche les actes « irresponsables » de ce moment sont précisément à revendiquer pour la suite du mouvement révolutionnaire de notre temps (même si les circonstances les ont presque tous bornés au destructif – l’exemple le plus connu est l’insurgé disant au bourgeois suspect qui affirme qu’il n’a jamais fait de politique : « c’est justement pour cela que je te tue »).

6

L’importance vitale de l’armement général du peuple est manifestée, dans la pratique et dans les signes, d’un bout à l’autre du mouvement. Dans l’ensemble on n’a pas abdiqué en faveur de détachements spécialisés le droit d’imposer par la force une volonté commune. La valeur exemplaire de cette autonomie des groupes armés a son revers dans le manque de coordination : le fait de n’avoir à aucun moment, offensif ou défensif, de la lutte contre Versailles porté la force populaire au degré de l’efficacité militaire ; mais il ne faut pas oublier que la révolution espagnole s’est perdue, et finalement la guerre même, au nom d’une telle transformation en « armée républicaine ». On penser que la contradiction entre autonomie et coordination dépendait grandement du degré technologique de l’époque.

7

La Commune représente jusqu’à nous la seule réalisation d’un urbanisme révolutionnaire, s’attaquant sur le terrain aux signes pétrifiés de l’organisation dominante de la vie, reconnaissant l’espace social en termes politiques, ne croyant pas qu’un monument puisse être innocent. Ceux qui ramènent ceci à un nihilisme de lumpenprolétaire, à l’irresponsabilité des pétroleuses, doivent avouer en contrepartie tout ce qu’ils considèrent comme positif, à conserver, dans la société dominante (on verra que c’est presque tout).

« Tout l’espace est déjà occupé par l’ennemi… Le moment d’apparition de l’urbanisme authentique, ce sera de créer, dans certaines zones, le vide de cette occupation. Ce que nous appelons construction commence là. Elle peut se comprendre à l’aide du concept de trou positif forgé par la physique moderne. » (Programme élémentaire d’urbanisme unitaire, I.S. 6)

8

La Commune de Paris a été vaincue moins par la force des armes que par la force de l’habitude. L’exemple pratique le plus scandaleux est le refus de recourir au canon pour s’emparer de la Banque de France alors que l’argent a tant manqué. Durant tout le pouvoir de la Commune, la Banque est restée une enclave versaillaise dans Paris, défendue par quelques fusils et le mythe de la propriété et du vol. Les autres habitudes idéologiques ont été ruineuses à tous propos (la résurrection du jacobinisme, la stratégie défaitiste des barricades en souvenir de 48, etc.).

9

La Commune montre comment les défenseurs du vieux monde bénéficient toujours, sur un point ou sur un autre, de la complicité des révolutionnaires ; et surtout de ceux qui pensent la révolution. C’est sur le point où les révolutionnaires pensent comme eux. Le vieux monde garde ainsi des bases (l’idéologie, le langage, les moeurs, les goûts) dans le développement de ses ennemis, et s’en sert pour regagner le terrain perdu. (Seule lui échappe à jamais la pensée en actes naturelle au prolétariat révolutionnaire : la Cour des Comptes a brûlé). La véritable « cinquième colonne » est dans l’esprit même des révolutionnaires.

10

L’anecdote des incendiaires, aux derniers jours, venus pour détruire Notre-Dame, et qui s’y heurtent au bataillon armé des artistes de la Commune, est riche de sens : elle est un bon exemple de démocratie directe. Elle montre aussi, plus loin, les problèmes encore à résoudre dans la perspective du pouvoir des conseils. Ces artistes unanimes avaient-ils raison de défendre une cathédrale au nom de valeurs esthétiques permanentes, et finalement de l’esprit des musées, alors que d’autres hommes voulaient justement accéder à l’expression ce jour-là, en traduisant par cette démolition leur défi à une société qui, dans la défaite présente, rejetait toute leur vie au néant et au silence ? Les artistes partisans de la Commune, agissant en spécialistes, se trouvaient déjà en conflit avec une manifestation extrémiste de la lutte contre l’aliénation. Il faut reprocher aux hommes de la Commune de n’avoir pas osé répondre à la terreur totalitaire du pouvoir par la totalité de l’emploi de leurs armes. Tout porte à croire qu’on a fait disparaître les poètes qui ont traduit à ce moment la poésie en suspens de la Commune. La masse des actes inaccomplis de la Commune permet que deviennent « atrocités » les actes ébauchés, et que les souvenirs soient censurés. Le mot « ceux qui ont fait les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau » explique aussi le silence de Saint-Just.

11

Les théoriciens qui restituent l’histoire de ce mouvement en se plaçant du point de vue omniscient de Dieu, qui caractérisait le romancier classique, montrent facilement que la Commune était objectivement condamnée, qu’elle n’avait pas de dépassement possible. Il ne faut pas oublier que, pour ceux qui ont vécu l’évènement, le dépassement était là.

12

L’audace et l’invention de la Commune ne se mesurent évidemment pas par rapport à notre époque mais par rapport aux banalités d’alors dans la vie politique, intellectuelle, morale. Par rapport à la solidarité de toutes les banalités parmi lesquelles la Commune a porté le feu. Ainsi, considérant la solidarité des banalités actuelles (de droite et de gauche) on conçoit la mesure de l’invention que nous pouvons attendre d’une explosion égale.

13

La guerre sociale dont la Commune est un moment dure toujours (quoique ses conditions superficielles aient beaucoup changé). Pour le travail de « rendre conscientes les tendances inconscientes de la Commune » (Engels), le dernier mot n’est pas dit.

14

Depuis près de vingt ans, en France, les chrétiens de gauche et les staliniens s’accordent, en souvenir de leur front national anti-allemand, pour mettre l’accent sur ce qu’il y eut dans la Commune de désarroi national, de patriotisme blessé, et pour tout dire de « peuple français demandant par pétition d’être gouverné » (selon la « politique stalinienne » actuelle), et à la fin poussé au désespoir par la carence de la droite bourgeoise apatride. Il suffirait, pour recracher cette eau bénite, d’étudier le rôle des étrangers venus combattre pour la Commune : elle était bien, avant tout, l’inévitable épreuve de force où devait se mener l’action en Europe depuis 1848 de « notre parti », comme disait Marx.

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Lectures complémentaires:

L’essentiel-et-l’indispensable-de-Raoul_Vaneigem

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Inevitable_anarchie_Kropotkine

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Violence étatico-capitaliste encore et toujours…

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Un étudiant s’immole devant le CROUS de Lyon pour protester contre la précarité

 

PLI & Rebellyon

 

9 novembre 2019

 

Source:

https://paris-luttes.info/un-etudiant-s-immole-devant-le-12865?lang=fr

 

Vendredi 8 novembre, un étudiant s’est immolé devant le bâtiment du CROUS, il dénonce dans ce geste la politique néolibérale, et le fascisme ambiant. Rebellyon publie sa lettre expliquant ce geste ainsi que le communiqué de son syndicat. Toutes nos pensées à ses proches.

  • Appel à des rassemblements devant les CROUS mardi 12 novembre

    Le syndicat Solidaires étudiant-e-s de Lyon, dont est membre l’étudiant qui s’est immolé, appelle à des rassemblements devant les CROUS ou bâtiments universitaires partout en France mardi 12 novembre.

Il a été transféré à l’hôpital dans un état très grave. Selon les pompiers il serait brûlé à 90%.

Texte publié par le camarade avant son acte :

“Bonjour

Aujourd’hui, je vais commettre l’irréparable. si je vise donc le bâtiment du CROUS à Lyon. ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche et par extension, le gouvermement.

Cette année, faisant une troisième l2, je n’avais pas de bourses, et même quand j’en avais, 450€/mois, est ce suffisant pour vivre ? 

J’ai eu de la chance d’avoir des personnes formidables autour de moi, ma famille et mon syndicat, mais doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd’hui ? 

Et après ces études, combien de temps devrons nous travailler, cotiser, pour une retraite décente ? Pourrons nous cotiser avec un chômage de masse ?

Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicats aujourd’hui, avec le salaire étudiant et d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas notre vie à la gagner. 

Passons à 32 heures de travail par semaine, pour ne plus avoir d’incertitudes vis à vis du chômage, qui conduit des centaines de personnes comme moi chaque année à ma situation, et qui meurent dans le silence le plus complet.

Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser et créer , et du libéralisme qui crée des inégalités. 

J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes sur l’avenir de tous-tes, j’accuse aussi le Pen et les éditorialistes d’avoir créé des peurs plus que secondaires.

Mon demier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir définitivement avec tout ça.

Vive le socialisme, vive l’autogestion, vive la secu.

Et désolé pour l’épreuve que c’est.

Au revoir”

Chansonnette anar avec Joseph Déjacque

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 8 novembre 2019 by Résistance 71

 

De quoi vous plaignez-vous ?

 

Joseph Déjacque

Chanson écrite à la Nouvelle-Orléans

Le Libertaire #1, octobre 1857

 

Horreur ! horreur ! disent tout bas les âmes. — Horreur, hélas ! répond la Liberté. — Tout n’est que vols et que meurtres infâmes ; Le Mal est dieu dans la société. — Oui, pour le mal il est un lit de roses, Oui, pour ce maître il n’est rien de trop doux — Nous subissons la logique des choses. — — Conservateurs… de quoi vous plaignez-vous ?

Vous qui voulez des lois, une Justice, Dévots soutiens du temple du Pouvoir, Vous qui versez au trône de la police Plus que n’eût pris l’inquiet Désespoir ; Si dans la rue un watchman vous inspecte, — Lui, l’homme d’ordre, — à l’instar des filous ; S’il vous détrousse à quelque heure suspecte : Gens attardés, … de quoi vous plaignez-vous ?

Bourgeois, pour qui tout est trafic et lucre, Vous dont Mercure assiste les bazars, Agioteurs de coton ou de sucre, Pasteurs d’humains, moissonneurs de dollars ; — Etablissez des banques de commerce, Battez monnaie avec de vieux licous… Au vent du Nord la peur vous bouleverse… Monopoleurs, de quoi vous plaignez-vous ?

Vous qui rêvez de loisirs et de fêtes, Femmes du maître ou femmes de commis, Et gaspillez en de folles toilettes Tout l’or et plus qu’encaissent vos maris ; — Pour satisfaire au luxe de vos jupes, Un check vaut mieux qu’un pauvre billet doux. Vous vous vendez ; vos amants font des dupes… Cœurs sans amours, de quoi vous plaignez-vous ?

Vous dont le bras, ouvriers et manœuvres, Nourrit un monde oisif et corrupteur, Vous qui donnez le produit de vos œuvres Pour, — noirs ou blancs, — enrichir l’exploiteur. — Sujets soumis, —, on vous parque, on vous fouette. — Marrons, —, la faim vous traque dans vos trous. L’esclave-humain ne vit pas, il végète… Déshérités, de quoi vous plaignez-vous ?

Soit république, empire ou monarchie, Nargue du nom : — c’est de l’autorité. — Tant que, courbé sous une hiérarchie, L’on rampera dans la légalité ; Tant qu’on n’aura, — de riche à prolétaire, D’esclave à maître, — aboli tous les jougs, Le Mal-Stateur régnera sur la terre. — Civilisés, de quoi vous plaignez-vous ?

Ah ! ce qu’il faut pour vivre en harmonie, — Vivre du bras, du cœur et du cerveau — Pour nous sevrer d’un monde à l’agonie Et revêtir la puberté du beau, — C’est de jeter à l’égout Code et Bible, C’est de fouler aux pieds sceptres et knouts, — L’ordre anarchique est l’ordre imprescriptible.Esprits obtus, de quoi vous plaignez-vous !

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