Archive pour guerre contre le terrorisme d’état

Trump, Jerusalem et Nouvel Ordre Mondial…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 décembre 2017 by Résistance 71

“C’est pourquoi c’est fini: l’encouragement progressif dicté par la tactique des Etats-Unis dû à la diplomatie, la politique de (pseudo) négociations, de mesure et d’équilibre entre les positions de l’entité sioniste et des pays arabes et musulmans, tout ceci s’est effondré hier, coulé par un coup fatal. [la déclaration de Trump sur Jérusalem]”
~ Hassan Nasrallah ~

 

 

Trump, Jérusalem et Nouvel Ordre Mondial

 

Résistance 71 

 

12 décembre 2017

 

Assistons-nous à la touche finale de la doctrine bidon du “choc des civilisations” si chère aux criminels nouveaux cons(ervateurs) par delà les frontières?

Si ce n’est pas le cas, ça s’en rapproche bien quand même, du moins dans la volonté de mettre le feu aux poudres pour un grand chaos générateur du Nouvel Ordre Mondial (ordo ab chao étant la devise des grands prêtres de cette religion post-moderne).

Revoyons un peu brièvement le fil des évènements:

Depuis 2011, l’empire s’est criminellement attaqué à la Libye et à la Syrie. Succès total sur le front libyen, tuant des dizaines de milliers de personnes et créant au passage un état brisé générateur de toujours plus de chaos dans la région en plus d’être un réservoir de mercenaires “djihadistes” pour l’empire. Succès en revanche mitigé en Syrie, qui n’est pas tombée, mais où la guerre par procuration imposée au peuple syrien a ruiné le pays sur un grand pourcentage de sa superficie.

Le fin des mercenaires takfiristes de l’empire étant proche sur le front irako-syrien, il fallait pour l’empire, recréer un tumulte au Moyen-Orient de façon à ne laisser aucun répit et aucune chance à la paix de s’installer.

L’oligarchie impérialiste a besoin d’une grosse guerre, sinon mondiale, du moins suffisamment conséquente pour générer chaos et remettre quelques compteurs économiques dans le vert. La cible, à terme, est connue depuis des lustres: l’Iran, seul pays à ne pas être du cercle des “banques centrales” et donc peu endetté, ce qui est inacceptable pour la clique véreuse et criminelle de la haute finance impérialiste. Mais l’oligarchie est coincée par la dissuasion nucléaire et le jeu des alliances des deux côtés.

Que faire ? Utiliser le bon vieux ressort rouillé mais toujours actif: celui du conflit en Palestine occupée. Comment faire ? Reconnaître Jerusalem comme capitale d’Israël… Ouch ! qui va s’y frotter pour le dire ? Le concombre masqué dit “Donnie mains d’enfants”, nouveau larbin aux ordres et zident de l’entité coloniale que sont les Etats-Unis, met les pieds dans le plat. Vlan ! Passez lui l’éponge…

Que se passe t’il depuis lors ?

L’entité sioniste est ravie de la performance de Donnie “mains d’enfants”, mais en apparence du moins, les alliés et satellites de l’empire marchent sur des œufs depuis.

Côté palestinien et musulman, c’est le tollé général (à quelques exceptions wahhabites près…) et un regroupement semble s’opérer pour garantir qu’une telle destiné n’échoit point à Al Qods / Jerusalem. Dans la foulée de la déclaration de Donnie, véritable seconde déclaration Balfour, le Hezbollah libanais et l’Iran ont promis un soutien inconditionnel à la résistance palestinienne et un recentrage de l’intérêt sur la cause palestinienne laissée quelque peu de côté depuis le début des tumultes libyen et syrien en 2011.

Le Hezbollah, fort de son aura de la victoire contre l’EIIL en Syrie (et en Irak), appelle à une 3ème Intifada palestinienne, soutenue à 100% par l’axe de la résistance anti-sioniste de la région (Iran-Hezbollah-Syrie).

Il y a fort à parier que l’animation régionale qui va s’en suivre repositionnera malheureusement les alliances dans le sens de ce que le cercle nouveau con des va t’en guerre appelle “le choc des civilisations”, doctrine imbécile, créée de toute pièce à des fins conflictuelles, de contrôle et d’invasion de toujours plus de terre pour toujours plus de ressources naturelles ; de division du monde pour toujours mieux le contrôler.

Nous assistons vraisemblablement à la dernière poussée en date pour un grand chaos moyen-oriental, duquel l’oligarchie pense tirer les marrons du feu et à terme, pétrole et gaz naturel des sols.

Nonobstant le fait que Jerusalem ne peut en aucun cas être la capitale historique d’un état juif, il est important de réaliser que nous avons ici à faire à une nouvelle supercherie d’usurpation coloniale et d’accaparement, comme le sont depuis des siècles les soi-disants “états souverains” des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de tous les pays d’Amérique Latine de fait, tous membres ou sous contrôle de l’empire moderne anglo-américain, sis sur des terres volées sur lesquelles il n’a aucun “droit”, si ce n’est celui qu’il s’est arrogé au moyen d’une législation pseudo-légale, fondée sur la doctrine chrétienne de la découverte et quelques bulles pontificales datant du XVème siècle.

Là réside la racine coloniale de l’occident et de son hégémonie sur le monde actuelle, fait réel mais non inéluctable et encore moins irréversible : la racine religieuse et donc mythologique “d’une terre promise”, qui fut transformée en substrat politico-économique afin de pouvoir être gravée dans les tables du “droit positif” de nations fictivement constituées.

C’est parce que finalement, nous les 99,9% de la population mondiale, sommes tous des colonisés, que nous devons soutenir sans réserve la cause des nations ancestrales opprimées sur tous les continents. C’est parce que nous nous tiendrons debout, main dans la main avec les peuples autochtones des continents, en soutien de leur lutte anti-coloniale, que nous ferons émerger à terme, la seule société humaine qui pourra survivre au marasme de l’usurpation chronique du pouvoir: la société des associations libres, la société de l’esprit unificateur retrouvé dans l’universalité de la complémentarité.

Trump n’est pas un imbécile, il n’est qu’un des nombreux bras armés aux ordres, œuvrant pour la mise en place d’un fascisme planétaire transnational géré par les corporations ayant fusionné avec l’État. La mise en échec du Nouvel Ordre Mondial ne peut se faire que par les peuples qui, dans le processus même de la révolution sociale planétaire, éradiqueront la malfaisance régnante.

Il nous faut donc comprendre qu’il n’y a pas de solution au sein du système, que ce ne sont pas les luttes de souveraineté qui nous sauveront du marasme, mais la Révolution Sociale qui balaiera tout de l’ancien monde pour y substituer la société des sociétés organique, complémentaire dans sa diversité acceptée de tous. Ne nous trompons pas de combat, nous n’en avons plus les moyens.

Qu’on se le dise !

Fraternellement à toutes et tous

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Voici ce que dit l’Iran le 12 décembre 2017 par la voix de son top général, Souleimani (source Press TV):

Le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a déclaré que l’Iran était prêt à apporter son soutien total aux forces de la Résistance islamique de la Palestine.

Lors d’un contact avec les commandants des brigades Ezzeddine al-Qassam et du Jihad islamique de la Palestine, le général Soleimani a réaffirmé le soutien de l’Iran à la Résistance palestinienne dans son combat contre l’occupation israélienne.

Cet entretien du général Soleimani avec les commandants des Brigades Ezzeddine al-Qassam et ceux des brigades du Jihad islamique, les Brigades de la Paix (Saraya al-Salam), a eu lieu mardi 11 décembre dans la soirée.

Le général Soleimani a également annoncé que les autres groupes du front de la Résistance dans la région étaient disposés à défendre la mosquée al-Aqsa.

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Lectures connexes:

Manifeste de la societe des societes

effondrer le colonialisme

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme (PDF)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

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Dr Ashraf Ezzat: Entité sioniste et colonisation de la Palestine… Pour que Trump et la ligue mafieuse comprennent que…

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Jerusalem n’est pas la capitale de l’Israel biblique

 

Dr Ashraf Ezzat

 

8 décembre 2017

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2017/12/08/mr-trump-jerusalem-is-not-the-capital-of-biblical-israel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si historiquement Jerusalem était bien la ville du roi David, la décision idiote de Trump d’y faire transférer l’ambassade des Etats-Unis ne m’aurait pas irrité outre mesure et je n’aurais pas écrit l’article que vous êtes en train de lire. Mais la vérité est que la Jerusalem moderne n’a jamais été la capitale du royaume de David.

Bien des gens ont pensé que l’idée de construire un mur à la frontière américano-mexicaine fut la promesse électorale la plus stupide de Trump. Mais en fait ça ne l’était pas, transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jerusalem le fut. La décision de Trump a ravivé l’idéologie sioniste de l’occupation illégale et d’apartheid et quelques sionistes fanatiques ont perçu l’affaire comme étant “plus grosse que Balfour” et tant pis pour ces analystes qui ont soutenu Trump en le voyant comme le candidat qui allait devenir le président anti-establishment. Ils ne semblaient pas vouloir comprendre que le seul establishment auquel Trump est attaché, c’est le sien.

Bouger l’ambassade vient-il vraiment comme une surprise ? En fait non, car contrairement à ses prédécesseurs, Trump veut être le premier président des Etats-Unis à remplir ses promesses électorales (aussi stupides furent-elles…). Peut-être veut-il que cela soit mémorisé comme son héritage présidentiel.

Mais ceci ne peut pas être le seul but de cette action si mal avisée, car relocaliser l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jerusalem va sûrement accordé à Trump le soutien (si nécessaire) du lobby juif et de ses organisations pleines de fric ainsi que le droit religieux sionistes et des évangélistes chrétiens (NdT: les plus sionistes de tous les chrétiens…)

Sans mentionner que cette pitrerie d’ambassade servira de diversion car un paquet de scandales sont en train de menacer la présidence de Trump et de transformer la Maison Blanche en un cirque.

Il semble que rien ne peut sauver Trump sauf de rendre Israël “encore plus grand”…

L’action de Trump, bien que stupide, va sans doute soulever de séreuses répercussions politiques et possiblement de la violence (et toujours plus d’extrémisme et de terrorisme) au Moyen-Orient et au-delà. Dans le même temps, peut-être pas, considérant que l’UE et le monde arabo-islamique s’opposent à cette décision scandaleuse.

Mais ce que ne réalise pas vraiment Trump, c’est que sa décision est extraordinairement ignorante du point de vue historique et c’est pourquoi je pense qu’elle est en même temps dangereuse. Ignorante parce que ni lui ni sont entourage de conseillers n’ont été éduqués, informés par des érudits et/ou universitaires impartiaux sur l’histoire ancienne du Proche Orient pour comprendre que Jerusalem n’est pas la ville historique de l’ancien Israël biblique. Décision dangereuse parce que cette décision inconsidérée va aider à consolider ce concept totalement falsifié au sujet de Jerusalem dans l’inconscient collectif des masses non informées dans le monde.

Le narratif/prétexte classique et déformé pour la justification de l’occupation de la ville palestinienne de Jerusalem (ainsi que du reste de la Palestine…) est qu’elle fut la capitale de ce magnifique royaume du roi David et de son fils Salomon.

Ce prétexte apparemment indiscutable parmi les pères du mouvement sioniste est que la Palestine est leur terre historique, terre sur laquelle eut lieu les histoires des patriarches. Ils voient aussi Jerusalem de manière non équivoque comme la ville établie par le roi David au 10ème siècle avant notre ère.

La construction de ce faux prétexte par le mouvement sioniste (aidé en cela par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis dans la première moitié du XXème siècle) ont encouragé les Européens convertis au judaïsme de voir la terre arabe de Palestine comme leur ancienne terre perdue qui fut promise à Abraham et ses descendants israélites. Le plus marrant qui a échappé à des milliers de juifs européens qui se sont ensuite installés en Palestine est qu’ils ne sont en rien les descendants d’Abraham ou de sa tribu israélite, mais qu’ils sont les descendants du royaume khazar.

Si les musulmans de Chine et des Philippines ne peuvent affirmer aucun droit historique sur la ville de La Mecque comme étant leur ancienne capitale, il en va ainsi de même pour les juifs européens et la ville de Jerusalem. La même logique s’applique.

La ville sainte de Jerusalem apparaît d’abord dans les descriptions de la bible pendant l’époque d’Abraham (vers 1850 avant notre ère). Ce fut dans cette ville qu’Abraham fut reçu par un mystérieux prêtre/prophète de dieu nominé comme le plus haut gradé Melchizedek (roi honnête dans l’ancienne langue arabe/hébraïque) et qui fut aussi le roi d’Ur-Salem. Salem en arabe veut dire paix et Ur-Salem / Jerusalem signifie la cité de la paix. Voyez-vous, tout le vocabulaire des histoires du patriarche israélite est véritablement arabe.

Un autre détail édifiant que nous donne la bible est qu’avant que David ne conquît la ville biblique de Jerusalem, celle-ci était habitée par une tribu appelée les Jebusites (2 Samuel 5:6-7) et que Jerusalem était sécurisée, placée au sommet d’une montagne, comme une forteresse.

Mais ce qui laisse perplexe, est que durant à la fois le temps d’Abraham (19ème siècle AEC) jusqu’au temps de la conquête de la ville par David (10ème siècle AEC), Jerusalem n’a pas existé comme une entité territoriale sur la carte de l’ancien Proche Orient et spécifiquement du Levant. Simplement la ville n’y existait pas encore.

Il n’y a pas eu de Jerusalem pouvant accommoder l’histoire d’Abraham datant du 19ème siècle AEC ni de David et de son fils Salomon aux 10ème – 9ème siècles avant notre ère.

Sans même mentionner que l’histoire antique de la Palestine n’a jamais été témoin d’un peuple ou d’une tribu répondant au nom des Jebusites et desquels on ne peut trouver de trace historique que dans l’Arabie et le Yémen antiques avec leurs terrains montagneux et leurs villages cadrant parfaitement avec le narratif géographique biblique.

““La montée des états territoriaux au Levant fut le résultat de l’expansion vers l’ouest de l’empire assyrien vers le 9ème siècle avant notre ère. De plus, ni les archives assyriennes, ni les archives égyptiennes ne font une quelconque référence au soi-disant royaume de David et Salomon. En fait, des sources extra-bibliques laissent peu de doute sur le fait que tous les états majeurs de la région comme par exemple Damas, Moab et bien sûr Jerusalem, émergèrent après le 9ème siècle AEC. Il est très difficile de concevoir un royaume unifié israélite qui aurait gouverné depuis Jerusalem plus d’un siècle avant ce processus. Le plus ennuyeux de tout après un siècle de recherches et d’excavations à Jerusalem, la (supposée) capitale de la monarchie unifiée d’israël si glamour, c’est que celles-ci ont échoué à montrer des preuves de toute construction notoire sur place au 10ème siècle. Il n’y a aucune trace de palais magnifiques ou de grands états, rien ne fut archéologiquement trouvé sur place concernant cette période. Bref, Jerusalem au 10ème siècle AEC, période de David et Salomon n’était rien de plus qu’un village perché et non pas cette capitale exquise et décorée d’un grand empire”, a éciri le professeur Israël Finkelstein, l’archéologue israélien de l’université de Tel Aviv et de l’académie des sciences israélienne dans son livre “The Bible Unearthed” (2001).

Quant à l’endroit de la Jerusalem biblique, d’autres universitaires de l’antiquité nous donnent certaines indications sur là où nous devrions regarder pour la trouver: sur la carte ancienne/antique de l’Arabie et du Yémen. La ville de Jérusalem d’après la Torah est située sur une montagne, c’est pour cela que le site le plus saint du judaïsme est nommé “Le Mont du Temple”. Mais lorsque nous regardons la carte de la Jerusalem actuelle, nous sommes surpris de découvrir qu’elle n’est pas située sur une montagne mais plutôt entre deux collines. N’est-ce pas un peu étrange ?

La mosquée Al-Aqsa et le dôme de la pierre (Le Mont du Temple pour les juifs) sont situés au point le plus bas de la topographie de Jérusalem. La question est: où est la montagne qui est mentionnée dans la bible ? Va t’elle venir avec l’ambassade de Trump ? Aucune intention de sarcasme ici.

Jerusalem pourrait être l’endroit où le temple d’Hérode (37 AEC ~ 70 EC) se situa mais elle n’est définitivement pas la terre du premier temple ou de la ville qui aurait été témoin des histoires des patriarches israélites.

Jerusalem n’est pas la ville historique du roi David ni la capitale de l’Israël biblique. Voilà pourquoi elle ne devrait jamais être reconnue ou acceptée comme la capitale de l’Israël moderne.

L’endroit réel du Mont du Temple et de la totalité de “l’état d’Israël” est basé sur une idéologie, à la fois fausse, mensongère et trompeuse. La décision fondée sur une ignorance crasse de Donald Trump, de transférer l’ambassade des Etats-Unis à Jerusalem ne fait que rendre l’affaire encore plus trompeuse.

Palestine et colonialisme: Qods, l’étau se resserre sur Israël

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Qods… Le piège se referme sur Israël

 

Press TV

 

8 décembre 2017

 

Source: 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/08/544929/Le-pige-se-referme-sur-Isral

 

D’une évolution à l’autre, pas un jour ne passe sans qu’un nouveau fait ne se produise au Moyen-Orient avec son cortège de surprises et d’inattendus. Or, ce tourbillon stratégique renvoie à une crainte profonde : les plans concoctés depuis plusieurs décennies au Moyen-Orient n’ont pas abouti ; pis, ce sont des effets inverses qui se sont produits à tous les coups.

On veut piéger la Résistance, on tombe dans le piège. Mais pourquoi cette panique généralisée dans le camp américain ? Primo, l’axe de la Résistance a repris le contrôle de régions entières en Syrie et en Irak, régions que contrôlaient auparavant Daech et d’autres groupes terroristes. Et par malheur pour les adversaires de la Résistance, ces régions englobent les zones frontalières syro-irakiennes. Ce sont là des corridors géostratégiques qui offrent une vaste liberté d’action aux combattants de la Résistance au moment voulu.

De plus, les forces qui se réclament de l’axe précité sont placées désormais sous un commandement uni, et suivent une stratégie aux contours bien précis et agissent suivant un modus operandi homogène. C’est là l’émergence d’une « armée transfrontalière » qui sait non seulement s’engager dans des missions à caractère supranational, mais aussi à les accomplir dûment. Au bout de sept ans de guerre en Syrie et en Irak contre Daech et ses commanditaires, l’axe de la Résistance a réussi à s’imposer sur un double plan militaire et politique. Il faut compter avec sa puissance militaire et son poids géopolitique à l’échelle de la région.

Tous ces constats, les Américains, les Israéliens et leurs alliés arabes sont les premiers à s’en inquiéter. D’où leurs agissements précipités qui génèrent erreur sur erreur : une première erreur a été commise au Liban où les Saoudiens croyaient pouvoir affaiblir le Hezbollah en effaçant Saad Hariri de l’équation des forces. Et c’est justement l’inverse qui s’est produit. Sorti largement renforcé de sa guerre contre le terrorisme en Syrie et au Liban, le Hezbollah a défendu Hariri, comme se doit de le faire une force politique de dimension nationale. Mais l’erreur encore plus grande, Riyad l’a commise au Yémen : militairement parlant, l’Arabie saoudite a perdu la guerre contre les forces yéménites, dont la capacité balistique s’est transformée en un véritable cauchemar pour les Saoud. Seul un homme politique né de la dernière pluie, comme l’est ben Salmane, aurait pu croire pouvoir mettre au pas tout un peuple qui résiste depuis trois ans au prix de son sang en jouant la carte « Saleh ».

Au Yémen, Riyad a commis la même erreur qu’au Liban. Désormais le pion Saleh n’est plus et le Yémen est entièrement acquis à la cause de la Résistance. Mais le feuilleton des faux pas de l’axe Riyad–Washington–Tel-Aviv vient de franchir un nouveau palier avec l’annonce par Trump de la ville éternellement palestinienne de Qods comme capitale d’Israël.

En allumant ainsi la mèche des décennies de colères et de ressentiments anti-israéliens du monde musulman, Trump a crevé un abcès à la figure d’Israël : le périmètre de sécurité que Tel-Aviv croyait s’être offert sur les ruines de la Syrie risque à tout instant de voler en éclats. Sa sécurité à jamais remise en cause, Israël aura à faire avec l’armée de la Résistance qui l’attend de pied ferme au tournant…

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: L’entité sioniste morfle… On lui donne un sucre d’orge… empoisonné ?…

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Les sionistes perdent du terrain et vite, la manœuvre de Donnie « mains d’enfants » pour reconnaître Jérusalem comme « capitale d’Israël » est-elle un enfumage de plus pour compenser la perte de vitesse croissante de l’empire ?…. Possible, probable… A suivre.

~ Résistance 71 ~

 

Syrie: Israël le mauvais perdant

 

Press TV

 

5 décembre 2017

 

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/05/544530/Syrie-Isral-le-mauvais-perdant

 

Pour la deuxième fois en l’espace de trois jours, Israël fait profil bas: trois des six missiles tirés cette fois contre Jamraya à l’ouest de Damas ont été interceptés. Samedi, une autre localité dans la périphérie de la capitale avait été prise pour cible et là aussi, deux des cinq missiles tirés, avaient été détruits.

Alors que le journal israélien Yediot Aharonot présentait dans un récent article « ces tirs de missiles » illégaux comme étant « un carton rouge » brandi à l’adresse de l’Iran, les analystes y voient surtout « une alerte »: les batteries de défense anti-aériennes Pantsir S1 qui protègent la capitale, fonctionnent visiblement de mieux en mieux au grand dam d’Israël qui devrait sans doute revoir son système de feu.

Car il ne s’agissait pas de n’importe quel missile israélien! Tel-Aviv a utilisé les  » LORA », un système de missiles tactiques sol-sol qui « atteignent leurs cibles à plus de 400 kilomètres, avec une précision de 10 mètres » ! Les israéliens disent que le système peut se camoufler sur des navires commerciaux, et peut tirer jusqu’à 16 missiles avant détection. Or les Pantsir syriens ont eu raison de trois des six LORA.

Rai al-Youm revient d’ailleurs sur cet énorme progrès à portée à la fois politique et militaire qui prouve que « la stratégie de Damas reste toujours la même, et ce, après sept ans de guerre: l’État repoussera toute agression étrangère même s’il vient de sortir de sept années de guerre acharnée contre les terroristes et leurs sponsors.

Dans ces attaques hystériques qu’Israël lance contre la Syrie, un point retient particulièrement l’attention: qu’elles visent ou non les cibles syriennes, iraniennes ou le Hezbollah, aucune partie proche de Tel-Aviv ne réagit : pas un seul mot n’est prononcé par Washington pourtant si prompt à soutenir Israël à chaque fois qu’il commet un crime. Idem du côté des Européens qui ne soufflent mot comme si de rien n’était. Et à ce silence, il y a une raison: Israël est parfaitement seul dans ce nouvel aventurisme qui vise à provoquer l’Iran et le Hezbollah voire la Russie. Ni les Américains ni les Européens ne croient au discours maladivement alarmiste de Netanyahu quant à l’existence d’un danger iranien en Syrie, un discours qui, tout compte fait, est tenu dans l’objectif entre autres d’édulcorer les effets des problèmes domestiques de Netanyahu, le corrompu.

Et puis, les Américains et leurs alliés occidentaux n’ont nullement envie d’avoir à faire face à un Hezbollah particulièrement aguerri à la sortie de son expérience guerrière en Syrie. Les seules parties qui soutiennent à demi-mot Tel Aviv restent les régimes arabes du golfe Persique, eux-mêmes bien empêtrés dans des crises multiples.

S’il y a une chose que les Israéliens ont intérêt à ne pas commettre, c’est de vouloir mettre à l’épreuve la patience de l’axe de la Résistance: après sa victoire quasi acquise en Syrie et en Irak, cet axe, bien revigoré, ne souhaite vraisemblablement pas ouvrir un nouveau front. En d’autres termes, des « feux d’artifices » que Netanyahu fait tirer au dessus de Damas, ne l’impressionne guère. Maintenant cela dépend d’Israël: s’il veut réellement aller jusqu’au bout et provoquer une confrontation, qu’il le fasse, au risque évidemment de voir, comme le disait le défunt commandant Al Kuntar (tué en 2015 en Syrie, NDLR), débarquer par centaine les commandos du Hezbollah dans la Galilée. Ce jour là, Israël sera encore plus seul. Il ne peut compter ni sur les Américains ni sur les Saoudiens, encore moins sur les Russes dont les officiers ont été bien à l’œuvre au QG des unités de la DCA syrienne, ces trois derniers jours.

Société occidentale en phase terminale de cancer: Le capitalisme de pillage et la mort annoncée du système (Paul Craig Roberts)

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L’analyse de PCR est bonne, mais une fois de plus, pas de solution apportée si ce n’est le cynisme. Pour entrevoir la porte de sortie…

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Le capitalisme de pillage

 

Paul Craig Roberts

 

4 décembre 2017

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/48341.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je fustige l’exonération d’impôts qu’a passée le congrès. Ce n’est pas une politique économique de coupe dans les impôts et cela n’a absolument rien à voir avec une économie dite du ruissellement (NdT: l’idiotie qui dit que si on taxe moins les riches… le fric disponible va redescendre vers le bas… cette imposture était un des piliers des “Reaganomics” dont PCR fut un des chantres dans les années 1980, il revient de loin…). Le but est de faire croître le prix des équités boursières (equity) en offrant à leurs propriétaires plus de gains sur capital et plus de dividendes. En d’autres termes, c’est une législation qui va rendre les propriétaires d’équités plus riches, polarisant toujours plus avant la société vers une vaste zone de pauvreté et de quasi-pauvreté pour la masse tandis qu’une fraction des 1% va se gorger de milliards de dollars… A moins que nos maîtres ne puissent continuer à contrôler le narratif explicatif, cette (nouvelle) exonération d’impôts pour les plus riches nous rapproche encore plus d’une révolution qui résultera du rejet et du manque total de confiance dans le gouvernement.

La nouvelle législation fait chuter le taux d’imposition sur les entreprises à 20%. Ceci veut dire que les entreprises/corporations mondialistes, transnationales enregistrées aux Etats-Unis vont payer moins d’impôts sur le revenu qu’une infirmière diplômée qui fait 50 000 US$ par an. L’Infirmière, si elle est célibataire, va payer en 2017, à un taux marginal de 25% pour tout revenu supérieur à 37 950 US$ par an.

Un(e) célibataire est imposé(e) à un taux de 33% sur tous les revenus s’ils dépassent 191 651 US$ par an. 33% était la tranche maxime d’imposition tirée des serfs médiévaux et approche la taxe sur les esclaves aux Etats-Unis au XIXème siècle. Un tel revenu de classe moyenne supérieurs de 191 651 US$ paraît extraordinaire pour la plupart des Américains qui sont loin de gagner cela, mais c’est toujours très très loin des multi-millions annuels des riches. En Amérique (NdT: et pas seulement…), c’est la classe moyenne, fondant comme beurre au soleil, qui porte le fardeau de l’impôt. Les riches avec leurs gains sur capital réalisés sur leur détention d’equity ne sont taxés eux, qu’à 15%.

Même les personnes célibataires qui gagnent entre 1 et 9325 US$ par an sont imposés à 10% sur leur pitance.

Les économistes néo-libéraux qui sont les faire-valoir des riches, de Wall Street et des banques “trop importantes pour se planter”, affirment de manière totalement erronée qu’en diminuant l’impôt d’entreprise à 20%, plein de bénéfices maintenus offshore (NdT: à l’étranger ou dans des paradis fiscaux) seront ramenés aux Etats-Unis et que cela aura pour résultat un boum économique et une augmentation des salaires. Ceci est un non-sens total. L’argent ne reviendra pas, parce qu’il est investi à l’étranger où le coût du travail est moindre, s’il est même investi au lieu de racheter les actions de l’entreprise ou d’acheter celles d’autres entreprises. Après 20 ans de délocalisation de l’industrie et des techniques professionnelles vendables ainsi que les revenus à l’avenant, qui va investir aux Etats-Unis ? La population américaine n’a absolument aucun revenu avec lequel acheter les biens et les services en provenance d’un nouvel investissement, de plus les cartes de crédit de la population sont à leur maximum d’endettement.

Il va se produire la chose suivante: Wall Street va calculer le plus bas taux d’imposition au plus haut prix d’équité (equity). Wall Street peut le faire sans avoir à rapatrier un sou du fric investi ou planqué à l’étranger. Ainsi d’un seul coup, ceux qui possèdent ces titres vont faire l’expérience d’une croissance de leur richesse, à moins que cette croissance n’ait déjà eu lieu en anticipation de la manne à venir.

Les républicains, concernés par le déficit, ont mis dans cette loi du Enhancement of the Rich’s Wealth, des coupes drastiques dans les services sociaux afin de “protéger les travailleurs de plus hauts taux d’intérêt émanant des déficits budgétaires”. Ceci représente toujours plus de malhonnêteté. Si la Fed laisse les vrais taux d’intérêt augmenter de manière signifiante, les dérivatifs vont dévisser et la Fed va devoir créer, de l’air du temps, des milliers de milliards de dollars juste pour maintenir leur escroquerie en place. Le déficit qui résulte de la coupe d’imposition sera couvert par la Fed qui va acheter de la trésorerie et non pas augmenter les taux d’intérêt.

Ce à quoi nous assistons aux Etats-Unis et en fait dans tout le monde occidental est ni plus ni moins que l’échec total du capitalisme. Celui-ci n’est plus maintenant qu’exclusivement une machine à piller. Le secteur financier ne fournit plus de capital pour la production depuis belle lurette. Ce que le secteur de la finance fait est de transformer le revenu du consommateur à discrétion en intérêt et en frais bancaires.. La demande générale ne peut augmenter que par l’expansion de la dette et les consommateurs atteignent un point où ils ne peuvent plus étendre leur dette. (Ndt: comme nous l’avons dit à maintes reprises, le capitalisme arrive au bout du bout du banc…)

Le capitalisme, se cachant derrière le “mondialisme”, qui est mal représenté comme étant une bonne chose alors qu’il ne représente que la mort elle-même, localise la production là où le travail est le meilleur marché, privant ainsi le monde industrialisé des bons salaires et des opportunités de carrière, le mettant ainsi sur la voie de la tiers-mondisation. Les hauts bénéfices à court terme et les dividendes à payer aux CEOs et autres membres des conseils d’administration des entreprises ainsi que les récompenses en stock options, sont maximisés au prix de la destruction du marché de la consommation domestique.

Le capitalisme de pillage privatise aussi le plus possible le secteur public, comme l’armée, si possible, ce qui a pour effet de booster le budget du Pentagone. Les travaux qui étaient accomplis par les soldats eux-mêmes, sont donnes à des entreprises privées connectées au système. Ce qui était connu avant sous le vocable de la Patrouille de Cuisine (KP pour “Kitchen Patrol”, la bonne vieille cantine) est maintenant sous-traité à une firme privée. Les services de mercenaires sont loués par le Pentagone, ceux-ci collectent plus en un mois de service qu’un soldat sur un an. Je ne suis pas sûr que l’armée possède encore ses régiments de logistique (NdT: l’équivalent des régiments de commandement et de soutien de l’armée française) ou une organisation privée de soutien logistique en contrat avec le Pentagone (NdT: genre Halliburton, chère à Dick Cheney et Donald Rumsfeld… et autres). La sécurité sociale du Medicare et du Medicaid sont les prochains à être privatisés. La coupe dans l’imposition aura pour conséquence un déficit et une course aux plus hauts taux d’intérêt et ces mensonges seront utilisés pour sauver les travailleurs d’un plus haut taux d’intérêt sur leurs emprunts fonciers, sur la dette de leur carte de crédit et des emprunts étudiants en réajustant ou en privatisant la sécurité sociale et assurances maladies.

L’environnement et les terres publiques seront sacrifiés pour les profits privés dans les domaine du bois, de l’exploitation minière et des entreprises d’énergie. Les ours grizzly et les loups sont en train de perdre leur protection en tant qu’espèces en voie de disparition afin que les états puissent vendre des licences de chasse à trophée à des hommes qui doivent prouver leur “virilité” en tuant un animal avec un puissant fusil depuis une distance garantissant toute la sécurité nécessaire a ces grands courageux.

Ce à quoi nous assistons est le pillage total de l’Amérique et du monde occidental dans son entièreté. Tandis que le monde occidental s’effondre, le peuple soumis et insouciant est assis à sucer son pouce tandis que sa ruine est en cours.

Il n’y a plus rien en occident si ce n’est le pillage à l’œuvre.

Cette loi sur l’impôt des entreprises est une abomination, un acte de pillage brutal et sans vergogne. Ses promoteurs devraient être sur le champ passés au goudron et aux plumes et expulsés des villes à cheval sur un rail (NdT: merde !… PCR a lu Lucky Luke…), sinon pendu haut et court au premier réverbère venu.

Escalade en Syrie ? Les Russes auraient abattu des missiles israéliens…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 4 décembre 2017 by Résistance 71

Si cette info se vérifie, on est entré dans l’escalade finale au Moyen-Orient… A noter que l’article de Press TV n’est pas écrit au conditionnel…
~ Résistance 71 ~

 

Israël pris de cours par les missiles russes Pantsir

 

Press TV

 

3 décembre 2017

 

url article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/03/544302/Syrie-Pantsir-russe-contre-Isral

 

Israël a tiré dans la nuit de vendredi à samedi cinq missiles contre une localité située à Al-Kiswah, à 14 kilomètres de la capitale syrienne, Damas.

Rare confession, le Premier ministre israélien a revendiqué samedi dans une courte vidéo cette attaque qu’il a justifiée au nom de sa « lutte contre la présence iranienne en Syrie ». Evidemment, sans preuve ni justificatif, le régime de Tel-Aviv prétend avoir visé « une base iranienne ».

Mais ce que Netanyahu ne reconnait pas, c’est l’interception de deux des cinq missiles tirés par l’armée israélienne dans le ciel de Damas. Ce sont des batteries de missiles « Pantsir S-1 » russes qui ont intercepté les missiles israéliens.

Ces batteries antimissiles sont placées sur l’ordre direct des officiers russes largement présents dans les bases de DCA syriennes. Les sources syriennes affirment que les forces russes ont reçu l’ordre strict de Moscou de «  tirer » contre toute attaque visant les « bases russes » ou des régions qui se trouvent à leur proximité.

Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, Yougoslavie, Irak, Libye et chaos organisé…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 décembre 2017 by Résistance 71

Les marchés aux esclaves dans la Libye “libérée” et le silence assourdissant des faucons humanistes

 

Neil Clark for RT

 

1er décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/411562-libya-slave-markets-nato/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les rapports nous parvenant établissant la vente d’Africains noirs pour 400 US$ sur des marchés aux esclaves se tenant dans la Libye “libérée” est une mise en accusation sans conteste de la soi-disante “intervention humanitaire” menée par l’OTAN pour renverser le gouvernement de Mouammar Kadhafi en 2011.

En mars 2011 des gravures de mode “libérales” occidentales donneurs de leçon de vertu firent équipes avec des va t’en guerre nouveaux cons de la pire espèce pour demander une action afin de “sauver” le peuple libyen du leader despote qui dirigeait le pays depuis la fin des années 1960. “On doit faire quelque chose !” crièrent-ils tous à l’unisson. Et quelque chose fut fait. La Libye fut transformée par l’OTAN d’un pays ayant le plus haut index de développement humanitaire du continent africain en 2009 en un enfer chaotique ayant des gouvernements rivaux, des chefs de guerre et des groupes terroristes se battant pour le contrôle du pays.

Sous l’ère Kadhafi, les Libyens avaient un système de santé et d’éducation gratuit. Le taux d’alphabétisation passa de 25% à 90%. Un rapport du Conseil pour les Droits de l’Homme de l’ONU félicita la Libye pour son système social en janvier 2011 (NdT: soit 2 mois avant sa destruction par l’OTAN bras armé de l’empire…). Bien entendu ce n’était pas parfait et il y avait encore des choses à améliorer et le pays s’y attelait dans bien des domaines.

Dans le Daily Telegraph, journal qui ne peut pas être accusé d’être une groupie de la Jamahiriya libyenne, la Libye fut encensée comme une des six meilleures destinations de croisière nautique en juin 2010.

Les paquebots n’ont plus la Libye sur leurs itinéraires aujourd’hui, bien trop dangereux.

La seule chose de surprenante au sujet des marchés d’esclaves (cela vaut la peine aussi de noter qu’avant le rapport de CNN, l’agence de l’ONU l’IOM avait rapporté également leur existence plus tôt cette année) est que cela surprenne encore quelqu’un. Les droits de l’Homme et le progrès social reculent en général de plusieurs centaines d’années après une “intervention humanitaire” de l’OTAN et ceci n’est pas du tout accidentel. Les “interventions” qui impliquent à dessein de gros bombardements des infrastructure du pays et le démantèlement subséquent de l’appareil d’état sont planifiés pour annihiler des décennies de progrès sociaux. “L’échec du plan” est en fait la partie la plus importante du plan comme le détaille très bien mon collègue Dan Glazebrook dans son livre “Diviser et détruire ou la statégie impérialisre de l’occident dans un âge de crise”.

La Libye fut ciblée, comme la Yougoslavie et l’Irak avant elle, non pas à cause d’une véritable préoccupation qu’un “nouveau Srebrenica” allait se produire mais parce qu’elle est un pays riche en ressources naturelles ayant un gouvernement indépendant d’esprit qui opérait dans un système économique d’état de manière prédominante et ce dans une partie des plus géostratégiques au monde.

Ni la Libye, ni l’Irak ni la Yougoslavie ne répondirent aux ordres du lobby guerrier occidental, lobby de la guerre sans fin, c’est pour cela qu’elle fut programmée pour la destruction. Le chaos qui suit routinièrement la destruction délivrée par l’OTAN est une cruelle expérience pour les locaux qui voient leurs standards de vie plonger et les risques de mourir dans une attaque terroriste violente augmenter dramatiquement, mais cette état de fait est excellent pour les entreprises coloniales occidentales lorsqu’elles entrent en masse dans le “pays libéré”, prenant avantage d’un manque d’autorité centrale.

Bien entendu, tout cela n’est jamais mentionné dans les médias amis de l’OTAN. Le rôle des élites occidentales dans la transformation d’états providence fonctionnant et états à la dérive n’est jamais mentionné dans les rapports des merdias sur ces pays après leur “libération”.

Dans son article récent pour le magazine FAIR, le journaliste Ben Norton a noté comment des rapports “parlaient à profusion de l’esclavage en Libye comme d’un problème de droits humains intemporel et non pas comme un problème politique enraciné dans une histoire très récente.”

Le narratif dominant est que les marchés aux esclaves ont ré-émergé en Libye “comme par magie”. L’”instabilité” est mentionnée mais pas sa cause, à savoir le renversement de régime en 2011 et le soutien de l’occident à des extrémistes dans dans certains cas, à des escadrons de la mort ouvertement racistes. Tout le monde est blâmé pour le chaos en place sauf les lobbyistes et les personnes protégées qui sont en fait responsables.

Le gouvernement français a joué un rôle primordial dans la destruction de la Libye en 2011 et pourtant aujourd’hui, le président français “progressiste” Macron blâme des “Africains” pour le problème de l’esclavage dans le pays. “Qui sont les trafiquants ? Posez-vous cette question, jeunes Africains. Vous êtes incroyables. Qui sont les trafiquants ? Ils sont Africains mes amis, ils sont africains.” Macron, comme d’autres leaders occidentaux, veut nous faire observer cette préoccupation de l’esclavage en mode macro et non pas en mode panoramique. Pourquoi ? Parce que si nous le faisons, automatiquement l’OTAN vient dans le champ, à la vue de tous.

Il y a le même type de blanchiment au sujet de l’Irak et sur la montée de l’EIIL/Daesh. Une fois de plus, nous sommes supposés regarder l’émergence du groupe comme “un truc qui arrive”. Mais l’EIIL n’était en rien une force lorsque le Baathiste séculier Saddam Hussein régnait sur l’Irak, il ne s’est développé que seulement après l’éviction de Saddam du pouvoir et du chaos qui s’ensuivit le démantèlement de l’appareil d’état par les occupants.

Six ans et demi plus tard, il est révélateur de prendre du recul et de regarder ce que les groupies de “l’intervention humanitaire” en Libye disaient au début de 2011 et ce qu’il s’est de facto produit après les 26 500 sorties aériennes de l’OTAN.

Le prix de l’inaction est trop élevé” était le titre d’un article de David Aaronovitch dans The Times du 18 mars 2011. “Si nous ne bombardons pas les chars de Kadhafi, l’Europe devra faire face à une marée de réfugiés et à une nouvelle génération de djihadistes”, en fut le résumé.

Devinez ? L’alliance militaire occidentale bombarda les chars de Kadhafi (et bien plus sur le côté…) et nous avons eu une vague de réfugiés de dimension biblique, incluant le poseur de bombe de Manchester Salman Abedi.

Il n’y a pas eu de mea culpa de la part d’Aaronovitch, ni de son collègue du Times Oliver Kamm qui m’attaqua après que j’eusse écrit un article dans le Daily Express appelant l’OTAN à tout arrêter.

En fait, l’expérience irakienne aurait dû mener tous les véritables humanitaires à s’opposer à l’assaut en règle de l’OTAN. Dans bien des cas, la Libye fut un crime encore plus grave que l’invasion de l’Irak, parce qu’elle est venue après Il n’y avait plus aucune excuse pour ne pas voir comment l’aventure de 2003 s’était transformée, pour soutenir une pareille affaire en Afrique du Nord.

Sans surprise, les politiciens et les experts qui ne pouvaient pas s’arrêter de parler de la Libye en 2011 et de la responsabilité de “protéger” les civils qui incombait à l’occident, semblent bien moins enclins à parler de ce pays aujourd’hui. La Libye et ses problèmes ont complètement disparu des pages des journaux. C’est la même chose après chaque intervention occidentale Toujours la même chose: saturation des médias avant et pendant la “libération”, appels belliqueux irresponsables de l’expertocratie nouveau con/libérale pour une action militaire afin de “sauver le peuple” du tout dernier Hitler en date, puis retour au silence dans l’après attaque alors que le pays concerné est de retour au moyen-âge.

Les “libérateurs” de la Libye ont bougé sur quelque chose de plus important en 2017, la Russophobie pour obsession courante. Tout en fait, pour nous distraire des conséquences des plus désastreuses de leurs actions.