Archives de juin, 2013

La France en voie de totalitarisme suivant la grille du pays du goulag levant (ex-USA)

Posted in actualité, économie, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique française, résistance politique, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , , on 30 juin 2013 by Résistance 71

Ah çà pour les coupes budgétaires et l’allongement du temps de vie active et toutes les foutaises de la politique de l’austérité façon FMI allons-y gaiement, mais en revanche pour aller dépenser plus d’un milliard d’Euros pour acheter 16 drones aux yankees, là y a pas de problèmes, le pognon il est bien là !

En lisant des trucs pareils, on se dit aussi que ces drones armés, sur qui tireront-ils ? Les barbus au fin fond du Mali ? çà c’est la poudre aux yeux, les drones font partie de l’arsenal de la grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial fasciste qui vérouille sa grille pas à pas. Ces drones en fin de compte, serviront contre nous, le peuple, sans que cela fasse sourciller un bidasse d’état-major.

Attention danger ! La prochaine étape sera des mercenaires pour remplacer trouffions et flicards comme cela se fait déjà en Grèce… Cela fait un moment que nous le disons. En pays satellite de l’empire la France doit être à la botte des ses maîtres.

— Résistance 71 —

 

La France achètera au moins 16 drones américains pour 1,1 milliards d’Euros

 

Journal du Siècle

 

28 Juin 2013

 

url de l’article:

http://lejournaldusiecle.com/2013/06/28/la-france-achetera-au-moins-16-drones-americains-pour-11-milliard-de/

 

Ce sera donc au moins 16 drones MQ9 Reaper, la version armable du Predator, que la France va acheter aux Etats-Unis, et non pas 12 comme l’avait annoncé le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, le 11 juin dernier.

Selon le communiqué de l’Agence de coopération de sécurité et de défense américaine (DSCA), publié jeudi 27 juin, le  Congrès a été saisi de la demande française d’un achat d’au moins 16 drones américain de moyenne altitude et de longue endurance (MALE) pour 1,5 milliard de dollars (soit 1,1 milliard d’euros).

La DSCA justifie la vente par le fait que « la France est l’une des puissances politiques et économiques majeures en Europe et dans l’OTAN et un allié des Etats-Unis « . Ainsi, selon le communiqué, « il est vital pour l’intérêt national américain d’aider la France à développer et maintenir une capacité de défense forte et réactive ». De plus, se satisfait l’agence, cela permettra « d’accroître l’interopérabilité entre les forces américaines et françaises ».

Le contrat se fait sous la procédure des Foreign military sales (FMS), les ventes d’Etat à Etat, qui doivent être validées par le Congrès. Les montants sont le plus souvent surestimés, notamment afin d’éviter plusieurs passages devant le Congrès.

Il faudra ensuite conclure la vente avec General Atomics Aeronautical Systems, selon les conditions souhaitées par la France, c’est-à-dire en disposant d’un accès aux « codes sources », codes informatiques de ce matériel militaire soumis à de strictes règles d’exportation.

Société contre l’État: Le matriarcat contre le patriarcat…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes with tags , , , , , on 29 juin 2013 by Résistance 71

Elle n’a plus la parole

 

Mohawk Nation News

 

24 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/06/24/she-no-speak/

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Pourquoi le pouvoir de Kanienkehaka/Mohawk s’est-il brisé ? Nos hommes ont été affaiblis par la cassure politique et sociale délibérée, l’alcoolisme, la guerre, une mauvaise santé physique et mentale, les enseignements du pacifisme, les mouvements de restriction, les pertes de territoires et des droits économiques. Traditionnellement, les femmes Haudenosaunee (iroquoises) parlent et questionnent tout. Nous sommes les légataires inhérentes de la terre pour les générations futures. Nous créons la paix en régulant les guerres. Aucune guerre ne peut être faite tant que les femmes n’ont pas essayé par trois fois de trouver une solution pacifique. Quand les nouveaux arrivants ont vu que les chefs Haudenosaunee agissaient sur les recommandations des femmes fondées sur le consensus des peuples, ils ont décidé de briser ce lien coûte que coûte. Une politique fut établie de ne négocier qu’avec les hommes sur les questions de territoires, politique et de commerce.

Le lien à la terre se fait par les femmes. Les hommes protègent ces connexions. Le rôle prépondérant de la femme comme fondation même de la société iroquoise a été déraciné. Le système hiérarchique dominé par l’homme (patriarcat) a pris le pas et a marqué les gens. Les envahisseurs sont éduqués pour ne pas nous entendre ou nous écouter. Les femmes progénitrices de la terre furent politiquement forcées de devenir soumises aux hommes.

Les hommes européens n’étaient pas à l’aise de devoir gérer les situations avec les femmes, spécifiquement dans la relation ayant trait à la terre et aux ressources.

Les liens des femmes avec le pouvoir étaient un obstacle majeur. Le système de détention de la terre communale matrilocale fut programmé pour la destruction. Un nouveau régime immobilier de répartitions des terres tenu par des banquiers étrangers et des entités entrepreneuriales fut mis en place de façon à être conforme à une vision du monde du point de vue hiérarchique européen.

Opprimer nos femmes est nous opprimer tous. Le système colonial du “elle n’a pas la parole” est rigide, punitif, avilissant et auto-dégradant vis à vis des femmes. Nous ne sommes pas supposées questionner l’autorité masculine.

Les Européens ont brisé le pouvoir des femmes au moyen d’une influence religieuse non-native et des lois de l’Indian Act et de la Federal Indian Law passées par les colons. Ces violations de la règle de la loi nous ont forcé à une position de soumission par rapport aux hommes et dans nos relations avec les colons. Les souches majeures de la souveraineté Kanienkahaka furent bafouées.

Nous avons survécu un holocauste. Nos vues, devoirs et responsabilités n’ont pas besoin d’être validés par leurs conseils tribaux étrangers et leurs complices des conseils de bandes indiens vendus. L’équilibre entre les hommes et les femmes est la seule raison pour laquelle nous sommes toujours là et demeurons un peuple d’importance aujourd’hui.

Comme Aretha Franklin le dit si bien: “Je me fatigue (juste un petit peu), j’essaie toujours (juste un petit peu) alors même que tout le monde sait qui nous sommes!” “Respect”

 

Indian Country Today article.

Attentats du 11 Septembre: Quand Israël revient sur le devant de la scène…

Posted in 11 septembre, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 29 juin 2013 by Résistance 71

Point de vue très intéressant sur les attentats du 11 Septembre. Si « l’anecdote », car cela est toujours resté au stade de « l’anecdote », des « Israéliens dansant », est connue, jamais elle n’a été analysée de cette façon. 

Analyse digne d’intérêt, d’autant plus qu’il est également vrai comme le souligne l’auteur, que même les mouvements pour la vérité sur le 11 Septembre n’abordent jamais une relation possible des évènements avec l’état sioniste.

— Résistance 71 —

 

11 Septembre: Inside job ou Mossad job ?

 

Laurent Guyénot

 

28 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article179106.html

 

Le rôle d’Israël dans les événements du 11 Septembre 2001 — qui déterminent le 21ème siècle — fait l’objet d’âpres controverses, ou plutôt d’un véritable tabou au sein même du « Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre » (9/11 Truth Movement) provoquant la mise à l’écart de l’homme par qui le scandale arriva, Thierry Meyssan. La plupart des associations militantes, mobilisées derrière le slogan « 9/11 was an Inside Job » (Le 11-Septembre était une opération intérieure), restent discrètes sur les pièces à conviction mettant en cause les services secrets de l’État hébreux. Laurent Guyénot fait le point sur quelques données aussi incontestables que méconnues, et analyse les mécanismes du déni.

Tandis que le rôle d’Israël dans la déstabilisation du monde post-11-Septembre devient de plus en plus évident, l’idée qu’une factions de likoudniks, aidés par leurs alliés infiltrés dans l’appareil d’Etat US, sont responsables de l’opération sous fausse bannière du 11-Septembre devient plus difficile à refouler, et quelques personnalités ont le courage de l’énoncer publiquement. Francesco Cossiga, président d’Italie entre 1985 et 1992, déclara le 30 novembre 2007 au quotidien Corriere della Sera  : « On nous fait croire que Ben Laden aurait avoué l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours à New York — alors qu’en fait les services secrets américains et européens savent parfaitement que cette attaque désastreuse fut planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad, dans le but d’accuser les pays arabes de terrorisme et de pouvoir ainsi attaquer l’Irak et l’Afghanistan [1]. » Alan Sabrosky, ancien professeur du U.S. Army War College et à la U.S. Military Academy, n’hésite pas à clamer sa conviction que le 11-Septembre est « une opération classiquement orchestrée par le Mossad » réalisée avec des complicités au sein du gouvernement états-unien, et sa voix est relayée avec force par quelques sites de vétérans de l’armée U.S., dégoutés par les guerres ignobles qu’on leur a fait faire au nom du mensonge du 11-Septembre ou de celui des armes de destruction massives de Saddam Hussein [2].

Les arguments en faveur de l’hypothèse du Mossad ne tiennent pas seulement à la réputation du service secret le plus puissant du monde, qu’un rapport de la U.S. Army School for Advanced Military Studies (cité par le Washington Times la veille du 11-Septembre), décrit comme : « Sournois. impitoyabe et rusé. Capable de commettre une attaque sur les forces américaines et de les déguiser en un acte commis par les Palestiniens/Arabes [3]. » L’implication du Mossad, associé à d’autres unités d’élite israéliennes, est rendue évidente par un certain nombre de faits peu connus.

 Les Israéliens dansants

Sait-on par exemple que les seules personnes arrêtées le jour même et en relation avec les attaques terroristes du 11-Septembre sont des Israéliens [4] ? L’information a été rapportée dès le lendemain par le journaliste Paulo Lima dans The Record, quotidien du comté de Bergen dans le New Jersey, d’après des sources policières. Immédiatement après le premier impact sur la tour Nord, trois individus furent aperçus par divers témoins sur le toit d’un van stationné à Liberty State Park dans Jersey City, « en train d’exulter » (celebrating), de « sauter de joie » (jumping up and down), et de se photographier avec les tours jumelles en arrière-plan. Ils déplacèrent ensuite leur van sur un autre parking de Jersey City, où d’autres témoins les virent se livrer aux mêmes réjouissances ostentatoires. La police émit aussitôt une alerte BOLO (be-on-the-look-out) : « Véhicule possiblement lié à l’attaque terroriste de New York. Van blanc Chevrolet 2000 avec une plaque du New Jersey et un signe ‘Urban Moving Systems’ à l’arrière, a été vu au Liberty State Park, Jersey City, NJ, au moment du premier impact d’avion de ligne dans le World Trade Center. Trois individus avec le van ont été vus se réjouissant après l’impact initial et l’explosion qui s’en suivit [5]. » Le van fut intercepté par la police quelques heures plus tard, avec à son bord cinq jeunes Israéliens : Sivan et Paul Kurzberg, Yaron Shmuel, Oded Ellner et Omer Marmari. Contraint physiquement de sortir du véhicule et plaqué à terre, le conducteur, Sivan Kurzberg, lança cette phrase étrange : « On est Israéliens. On n’est pas votre problème. Vos problèmes sont nos problèmes. Les Palestiniens sont le problème [6]. » Les sources policières qui informèrent Paulo Lima étaient convaincues de l’implication de ces Israéliens dans les attentats de la matinée : « Il y avait des cartes de la ville dans le van avec certains points surlignés. On aurait dit qu’ils étaient au courant, […] qu’ils savaient ce qui allait se passer lorsqu’ils étaient à Liberty State Park [7]. » On trouva également sur eux des passeports de nationalités diverses, près de 6 000 dollars en espèces et des billets d’avion open pour l’étranger. Les frères Kurzberg furent formellement identifiés comme agents du Mossad. Les cinq Israéliens travaillaient officiellement pour une compagnie de déménagement nommée Urban Moving Systems, dont les employés étaient majoritairement israéliens. « J’étais en pleurs. Ces types blaguaient et ça me perturbait [8], » révéla au Record un des rares employés non-israéliens. Le 14 septembre, après avoir reçu la visite de la police, le propriétaire de l’entreprise, Dominik Otto Suter, quittait le pays pour Tel-Aviv.

L’information divulguée par le Record, confirmée par le rapport de police, a été reprise par des sites d’investigation comme le Wayne Madsen Report (14 septembre 2005) et Counterpunch (7 février 2007). Elle fut aussi rapportée dans quelques grands médias comme mais d’une façon qui minimisait sa portée : le New York Times (21 novembre 2001) omettait de préciser la nationalité des individus, tout comme Fox News et l’agence Associated Press. Le Washington Post (23 novembre 2001) disait bien qu’ils étaient Israéliens, mais passa sous silence leur apparente préconnaissance de l’événement. En revanche, The Forward (15 mars 2002), magazine de la communauté juive new-yorkaise, révéla, d’après une source anonyme du renseignement états-unien, qu’Urban Moving Systems était une antenne sous couverture du Mossad (ce qui ne l’empécha pas de bénéficier d’un prêt fédéral de 498 750 dollars, comme le révèlent les archives du fisc [9].

Le FBI diligenta sur cette affaire une enquête consignée dans un rapport de 579 pages, partiellement déclassifié en 2005 (il le sera totalement en 2035). Le journaliste indépendant Hicham Hamza a analysé ce rapport en détail dans son livre : Israël et le le 11-Septembre : le Grand Tabou. Il en ressort plusieurs éléments accablants. Tout d’abord, les photos prises par ces jeunes Israéliens les montrent effectivement dans des attitudes de célébration devant la tour Nord en feu : « Ils souriaient, ils s’embrassaient et ils se tappaient mutuellement dans les mains. » Pour expliquer cette attitude, les intéressés dirent qu’ils s’étaient simplement réjoui « que les États-Unis auraient maintenant à prendre des mesures pour arrêter le terrorisme dans le monde » (alors que, à ce point, une majorité de gens pensait à un accident plutôt qu’à un acte terroriste). Plus grâve, un témoin au moins les a vus positionnés dès 8 heures, soit avant qu’un avion ne percute la première tour, tandis que d’autres certifient qu’ils prenaient déjà des photos cinq minutes après, ce que confirment leurs photos. Un ancien employé confirma au FBI l’ambiance fanatiquement pro-israélienne et anti-américaine qui régnait dans l’entreprise, prêtant même à son directeur Dominik Otto Suter ces paroles : « Donnez-nous vingt ans et nous nous emparerons de vos médias et détruirons votre pays. » Les cinq Israéliens arrêtés étaient en contact avec une autre entreprise de déménagement dénommée Classic International Movers, dont quatre employés avaient été interrogés indépendamment pour leur liens avec les dix-neufs pirates de l’air présumés. L’un d’eux avait téléphoné à « un individu en Amérique du Sud possédant des liens authentiques avec les militants islamiques au Moyen Orient. » Enfin, « un chien renifleur donna un résultat positif pour la présence de traces d’explosifs dans le véhicule [10]. »

Comme le remarque Hamza, la conclusion du rapport laisse sonjeur : le FBI informe la police locale, qui détient les suspects, « que le FBI n’a plus aucun intérêt à enquêter sur les détenus et qu’il convient d’entamer les procédures d’immigration appropriées [11]. » Une lettre du Service fédéral de l’immigration et de la naturalisation prouve qu’en fait la direction du FBI avait recommandé la clôture de l’enquête dès le 24 septembre 2001. Les cinq Israéliens passèrent cependant 71 jours dans une prison de Brooklyn, au cours desquels ils refusèrent puis échouèrent plusieurs fois au détecteur de mensonge. Puis ils furent rapatriés sous la simple charge de visa violations.

Omer Marmari, Oded Ellner et Yaron Shmuel, trois des cinq « Israéliens dansants », sont invités à témoigner dans une émission israélienne dès leur retour en novembre 2001. Niant être membres du Mossad, l’un d’eux déclara candidement : « Notre but était d’enregistrer l’événement. »

On doit, pour finir, évoquer un détail essentiel de cette affaire, qui apporte peut-être une explication supplémentaire au comportement exhubérant de ces jeunes Isréaliens : certains témoins précisent, dans leurs appels à la police, que les individus se réjouissant sur le toit de leur van semblaient « arabes » ou « Palestiniens ». En particulier, peu après l’effondrement des tours, un appel anonyme à la police de Jersey City, rapporté le jour même par NBC News, signale « un van blanc, avec deux ou trois types à l’intérieur, ils ressemblent à des Palestiniens et ils tournent autour d’un bâtiment » ; l’un d’eux « mélange des choses et il a cet uniforme ‘sheikh’. […] Il est habillé comme un arabe [12]. » Tout porte à croire que ces individus étaient précisément les cinq Israéliens arrêtés plus tard. Deux hypothèses viennent à l’esprit : ou bien nos faux déménageurs se sont effectivement livrés à une mise en scène pour apparaître comme arabes/Palestiniens, ou bien le ou les témoins les ayant décrits comme tels étaient des complices. Dans un cas comme dans l’autre, il ressort que leur but était d’initier la rumeur médiatique qu’on avait repéré des musulmans qui non seulement se réjouissaient des attentats, mais en avaient préconnaissance. L’information fut effectivement diffusée sur certaines radios dès midi, et sur NBC News dans l’après-midi. Je penche personnellement pour la seconde hypothèse (les informateurs complices plutôt que de vrais déguisement arabes), car le rapport de police ne signale pas de vêtement exotique trouvé dans le van, mais surtout parce que l’informateur cité plus haut, qui insiste sur ce détail vestimentaire, semble avoir voulu induire en erreur la police sur la localisation exacte du van ; ce dernier ne fut intercepté que parce que la police, au lieu de se contenter de cette localisation, barra tous les ponts et souterrains entre New Jersey et New York. Mais l’important est ceci : Si les Israéliens n’avaient pas été interpelés en fin d’après-midi, l’histoire aurait probablement fait la une des journaux sous le titre : The Dancing Arabs. Au lieu de ça, elle fut totalement étouffée et ne circula que confidentiellement, sous le titre the dancing Israelis, ou the highfivers.

[Ehud Barak, ancien chef du Renseignement militaire israélien (Sayeret Matkal), était premier ministre de juillet 1999 à mars 2001. Remplacé par Ariel Sharon, il s’installe aux États-Unis comme conseiller pour Electronic Data Systems et pour SCP Partners, une compagnie écran du Mossad spécialisée dans les questions de sécurité qui, avec ses partenaires Metallurg Holdings et Advanced Metallurgical, avait la capacité de produire de la nano-thermite. SCP Partners disposait d’un bureau à moins de dix kilomètres d’Urban Moving Systems. Une heure après la désintégration des tours, Ehud Barak est sur le plateau de BBC World pour désigner Ben Laden comme principal suspect(Bollyn, Solving 9-11, p. 278-280).]

200 espions experts en explosifs

Peu de gens, même parmi les 9/11 Truthers, connaissent cette histoire d’ « Israéliens dansants » (on attend toujours, par exemple, que l’association Reopen 9/11 en parle sur son site francophone, pourtant très pointus sur tous les autres aspects du dossier). Peu de gens également savent qu’à la date des attentats, les polices fédérales US étaient occupées à démanteler le plus vaste réseau d’espionnage israélien jamais identifié sur le sol états-unien. En mars 2001, le National CounterIntelligence Center (NCIC) avait posté ce message sur son site web : « Durant les dernières six semaines, des employés des bureaux fédéraux situés dans tout les États-Unis ont signalé des activitées suspectes liées à des individus se présentant comme des étudiants étrangers vendant ou livrant des œuvres d’art. » Le NCIC précise que ces individus, de nationalité israélienne, « se sont également rendus aux domiciles privés d’officiers fédéraux sous le prétexte de vendre des objets artistiques [13]. »

Puis dans l’été, la Drug Enforcement Agency (DEA), après avoir été visée par un grand nombre d’incidents de ce type, compila un rapport qui sera révélé au public par le Washington Post le 23 novembre 2001, puis dans Le Monde le 14 mars 2002, avant d’être rendu entièrement accessible par le magazine français Intelligence Online. Ce rapport liste 140 Israéliens appréhendés depuis mars 2001. Âgés entre 20 et 30 ans et organisés en équipes de 4 à 8 membres, ils ont visité au moins « 36 sites sensibles du Département de la Défense ». Nombres d’entre eux furent identifiés comme membres du Mossad ou du Aman (renseignement militaire israélien), et six étaient en possession de téléphones payés par un ancien vice-consul israélien. Soixante arrestations eurent encore lieu après le 11-Septembre, ce qui porte à 200 le nombre d’espions Israéliens arrêtés. Tous furent finalement relâchés.

[Michael Chertoff, citoyen israélien, fils d’un rabbin orthodoxe et d’une pionnière du Mossad, dirigeait la Criminal Division du Department of Justice en 2001, et fut à ce titre responsable de la rétention et destruction de toutes les preuves concernant le 11-Septembre — des caméras du Pentagone aux poutres du World Trade Center. C’est à lui également que les « Israéliens dansants » doivent leur discret rapatriement. En 2003, il fut nommé à la tête du nouveau Department of Homeland Security, chargé du contre-terrorisme sur le territoire états-unien, ce qui lui permet de contrôler la dissidence tout en continuant à restreindre l’accès au dossier du 11-Septembre à travers la loi Sensitive Security Information.]

Le rapport de la DEA conclut que « la nature des comportements des individus […] nous conduit à penser que les incidents constituent peut-être une activité de collecte de renseignement [14]. » Mais la nature des renseignements collectés reste inconnue. Il se pourrait qu’en fait l’espionnage n’ait été qu’une couverture secondaire — un sous-vêtement — de ces Israeli art students, si l’on considère les formations militaires reçues par certains comme demolition/explosive ordnance expert, combat engineer, bomb disposal expert, electronic signal intercept operator, selon la DEA. L’un des agents arrêtés, Peer Segalovitz, « a reconnu qu’il était capable de faire exploser des bâtiments, des ponts, des voitures, et tout ce qu’il voulait [15]. » Pourquoi ces agents israéliens auraient-ils fait diversion sur leur véritable mission par une campagne d’espionnage aussi ostentatoire qu’improductive, curieusement concentrée sur la Drug Enforcement Agency ? La réponse à cette question est suggérée par un lien troublant, de nature géographique, entre ce réseau et les attentats du 11-Septembre.

Selon le rapport de la DEA, « La localité d’Hollywood en Floride semble être le point focal de ces individus [16]. » En effet, plus d’une trentaine des faux étudiants-espions israéliens arrêtés peu avant le 11 septembre vivaient dans ou près de la ville d’Hollywood en Floride, où s’étaient précisément regroupés 15 des 19 prétendus pirates de l’air islamistes (9 à Hollywood même, 6 à proximité). L’un d’eux, Hanan Serfaty, par qui transita au moins 100 000 dollars en trois mois, avait loué deux appartements à Hollywood à proximité immédiate de l’appartement et de la boite postale loués par Mohamed Atta, qu’on nous présentera comme le chef de la bande des pirates de l’air. Quels étaient les rapports entre les « espions israéliens » et les « terroristes islamistes » ? Selon l’explication embarrassée des médias alignés, les premiers ne faisaient que surveiller les seconds. Écoutons par exemple David Pujadas introduisant l’article d’Intelligence Online au journal télévisé du 5 mars 2002 sur France 2 : « Toujours à propos d’Israël, mais concernant l’Afghanistan maintenant, cette affaire d’espionnage, qui sème le trouble : un réseau israélien a été démantelé aux États-Unis, notamment en Floride : l’une de ses missions aurait été de pister les hommes d’Al-Qaïda (c’était avant le 11 septembre). Certaines sources vont même plus loin : elles indiquent que le Mossad n’aurait pas livré toutes les informations en sa possession. » Cette explication euphémique est un bel exemple de damage control. Israël en ressort à peine entachée, puisqu’on ne peut raisonnablement blâmer un service d’espionnage de ne pas partager ses informations. Tout au plus Israël pourra-t-il être accusé d’avoir « laissé faire », ce qui lui garantit l’impunité. Ainsi s’explique, à mon avis, la sous-couverture d’espions des faux étudiants israéliens, en réalité experts en attentats sous fausse bannière. En fait, leur couverture volontairement grossière d’étudiants était faite pour attirer l’attention sur leur couverture secondaire, celle d’espions, qui servirait d’alibi à leur proximité avec les pirates supposés.

Pourquoi Pujadas (propulsé au journal télévisé de France 2 tout juste une semaine avant le 11-Septembre) évoque-t-il l’Afghanistan, qui n’a aucun rapport avec l’information qu’il introduit ? Le lapsus ne peut être que volontaire et illustre « le grand tabou » dont parle Hicham Hamza : ne jamais mentionner le 11-Septembre et Israël dans la même phrase.

La vérité est probablement qu’ils n’espionnaient pas ces pirates, mais qu’ils les manipulaient, les finançaient, et probablement les ont éliminés peu avant le 11-Septembre. Un article du New York Times du 18 février 2009 a établi qu’Ali al-Jarrah, cousin d’un pirate présumé du vol UA93, Ziad al-Jarrah, avait été pendant 25 ans espion pour le Mossad, infiltré dans la résistance palestinienne et dans le Hezbollah depuis 1983. Il est actuellement en prison au Liban. Rappelons également que le Mohamed Atta de Floride était un faux. Le vrai Mohamed Atta, qui téléphona à son père au lendemain des attentats (comme ce dernier le confirma au magazine allemand Bild am Sonntag fin 2002), est décrit par sa famille comme réservé, pieux, évitant les femmes et ayant la phobie des avions. Il s’était fait voler son passeport en 1999 alors qu’il étudiait l’architecture à Hambourg. Le faux Mohamed Atta de Floride vivait avec une strip-teaseuse, mangeait du porc, aimait les voitures rapides, les casinos et la cocaïne. Comme l’a rapporté le South Florida Sun-Sentinel dès le 16 septembre (sous le titre « Suspects’ Actions Don’t Add Up » (« Les comportements des suspects ne collent pas »), suivi par de nombreux quotidiens nationaux, ce Atta s’est saoulé, drogué et a payé les services de plusieurs prostituées dans les semaines et les jours précédant le 11-Septembre, et quatre autres des terroristes suicidaires ont eu des comportements similaires peu compatibles avec des islamistes se préparant à la mort [17].

Le réseau new-yorkais

Selon l’agent renégat Victor Ostrovsky (By Way of Deception, 1990), le Mossad tire son efficacité de son réseau international de sayanim (« collaborateurs »), terme hébreu désignant des juifs vivant hors d’Israël et prêts à accomplir sur demande des actions illégales, sans nécessairement connaître leur finalité. Ils se comptent par milliers aux États-Unis, et particulièrement à New York, où se concentre la communauté juive US. Larry Silverstein, titulaire du bail des tours jumelles depuis avril 2001, apparaît comme l’archétype du sayan du 11-Septembre. Il est membre dirigeant de la United Jewish Appeal Federation of Jewish Philanthropies of New York, le plus grand leveur de fonds américains pour Israël (après l’État US, qui verse chaque année trois milliards d’aide à Israël). Silverstein était aussi, au moment des attentats, l’ami intime d’Ariel Sharon et de Benjamin Netanyahou, avec qui il est en conversation téléphonique chaque dimanche, selon le journal israélien Haaretz. Le partenaire de Silverstein dans le bail du WTC était, pour le centre commercial du sous-sol, Frank Lowy, un autre « philanthrope » sioniste proche d’Ehud Barak et Ehud Olmert, ancien membre de la Haganah. Le chef de la New York Port Authority, qui privatisa le WTC en concédant le bail à Silverstein et Lowy, était Lewis Eisenberg, également membre de la United Jewish Appeal Federation et ancien vice-président de l’AIPAC. Silverstein, Lowy et Eisenberg furent sans aucun doute trois hommes clés dans la planification des attentats contre les tours jumelles.

Lucky Larry ! Chaque matin, sans exception, Larry Silverstein prenait son petit-déjeuner au Windows on the World au sommet de la tour Nord du WTC. Jusqu’au matin du 11 septembre, où il avait rendez-vous chez le dermatologue.

D’autres membres du réseau new-yorkais peuvent être identifiés. Selon le rapport du NIST, le Boeing qui s’encastra dans la tour Nord « a fait une entaille de plus de la moitié de la largeur du bâtiment et qui s’étendait du 93ème au 99ème étage. Tous ces étages étaient occupés par Marsh & McLennan, une compagnie d’assurance internationale qui occupait également le 100ème étage [18]. » Le PDG de Marsh & McLennan est alors Jeffrey Greenberg, membre d’une richissime famille juive qui contribua massivement à la campagne de George W. Bush. Les Greenberg étaient aussi les assureurs des tours jumelles et, le 24 juillet 2001, ils avaient pris la précaution de réassurer leur contrat auprès de concurrents, qui durent indemniser Silverstein et Lowy. Et comme le monde des néoconservateurs est petit, en novembre 2000, le conseil d’administration de Marsh & McLennan accueille Paul Bremer, président de la National Commission on Terrorism au moment des attentats, et nommé en 2003 à la la tête de la Coalition Provisional Authority (CPA) en 2003.

Paul Bremer intervient le 11 septembre 2001 sur le plateau de NBC, calme et détendu, tandis que 400 employés de sa compagnie sont portés disparus (au final, 295 employés et plus de 60 collaborateurs du groupe seront officiellement dénombrés parmi les victimes).

Des complicités devront aussi être cherchées dans les aéroports et les compagnies aériennes impliquées dans les attentats. Les deux aéroports d’où sont partis les vols AA11, UA175 et UA93 (l’aéroport Logan à Boston et l’aéroport Newark Liberty près de New York) sous-traitaient leur sécurité à la compagnie International Consultants on Targeted Security (ICTS), une firme à capital israélien présidée par Menahem Atzmon, un des trésoriers du Likoud. Une enquête approfondie permettrait certainement de remonter à d’autres complicités. Elle devrait par exemple s’intéresser à Zim Israel Navigational, un géant du transport maritime détenu à 48 % par l’État hébreu (connu pour servir occasionnellement de couverture aux services secrets israéliens), dont l’antenne états-unienne quitta ses bureaux du WTC avec ses 200 employés le 4 septembre 2001, une semaine avant les attentats — « comme par un acte de Dieu [19] », commente le PDG Shaul Cohen-Mintz.

It’s the oil, stupid !

Tous ces faits donnent un sens nouveau aux propos du membre de la Commission sur le 11-Septembre Bob Graham, qui citait dans son interview à PBS en décembre 2002, « des preuves que des gouvernements étrangers ont contribué à faciliter les activités d’au moins certains des terroristes aux États-Unis [20]. » Graham, bien sûr, voulait parler de l’Arabie saoudite. Pourquoi la famille Saoud aurait-elle aidé Oussama Ben Laden, après l’avoir déchu de sa nationalité saoudienne et avoir mis sa tête à prix pour ses attentats sur leur sol ? La réponse de Graham, formulée en juillet 2011, est : « la menace de soulèvements sociaux contre la monarchie, conduits par Al-Qaïda [21]. » Les Saoud auraient aidé Ben Laden sous sa menace de fomenter une révolution. Cette théorie ridicule (que Graham, à court d’argument, développa dans un roman) [22] n’a qu’un seul but : détourner les soupçons loin du seul « gouvernement étranger » dont les liens avec les terroristes présumés sont démontrés, Israël, vers son ennemi l’Arabie Saoudite. On sourit pareillement en lisant, dans le résumé du livre La Guerre d’après (2003) de l’anti-saoudien Laurent Murawiec, que « Le pouvoir royal [saoudien] a réussi au fil des ans à infiltrer des agents d’influence au plus haut niveau de l’administration américaine et à organiser un efficace lobby intellectuel qui contrôle désormais plusieurs universités du pays parmi les plus prestigieuses [23]. »

En affirmant en outre que la piste saoudienne a été étouffée en raison de l’amitié entre les Bush et les Saoud, Graham et ses amis néconservateurs se servent de George W. Bush comme fusible ou paratonnerre. La stratégie paye, puisque le 9/11 Truth movement, dans son ensemble, s’acharne contre lui et renacle à prononcer le nom d’Israël. On reconnaît l’art de Machiavel : faire accomplir le sale boulot par un autre, puis diriger la vindicte populaire contre lui.

[Comme je l’ai montré ailleurs, une dénomination plus appropriée pour les « néo-conservateurs » serait « machiavelo-sionistes ». Michael Ledeen en donne la preuve dans un article de la {Jewish World Review} du 7 juin 1999, où il défend la thèse que Machiavel était « secrètement juif » comme l’étaient à l’époque des milliers de familles nominalement converties au catholicisme sous menace d’expulsion (principalement les Marranes issus de la péninsule ibérique). « Écoutez sa philosophie politique et vous entendrez la musique juive » Par définition, le machiavélisme avance masqué par un discours vertueux (c.a.d. droit-de-l’hommiste), mais un nombre croissant de sionistes s’en réclament ouvertement : un autre exemple avec le livre d’Obadiah Shoher, « Samson Blinded : A Machiavellian Perspective on the Middle East Conflict ».]

Le jour où, sous la pression de l’opinion publique, les grands médias seront forcés d’abandonner la thèse officielle, le mouvement constestataire aura déjà été soigneusement infiltré, et le slogan 9/11 is an inside job aura préparé les esprits à un déchaînement contre Bush, Cheney et quelques autres, tandis que les néonconservateurs resteront hors d’atteinte de toute Justice. Et si, par malheur, le jour du grand déballage, les médias sionisés ne parvenaient pas à maintenir Israël hors d’atteinte, l’État hébreu pourra toujours jouer la carte chomskienne : America made me do it. Noam Chomsky [24], qui campe à l’extrême gauche depuis que le trotskiste Irving Kristol virait à l’extrême droite pour former le mouvement néoconservateur, continue en effet d’asséner sans relâche la thèse éculée qu’Israël ne fait qu’exécuter la volonté des États-Unis, dont elle ne serait que le 51ème État et le gendarme au Proche-Orient.

Selon Chomsky et les figures médiatisées de la gauche radicale états-unienne comme Michael Moore, la déstabilisation du Proche-Orient serait la volonté de Washington avant d’être celle de Tel-Aviv. La guerre d’Irak ? Pour le pétrole évidemment : « Bien sûr que c’était les ressources énergétiques de l’Irak. La question ne se pose même pas [25]. » Signe des temps, voilà Chomsky rejoint dans ce refrain par Alan Greenspan, directeur de la Réserve Fédérale, qui dans son livre Le Temps des turbulences (2007) fait mine de concéder « ce que tout le monde sait : l’un des grands enjeux de la guerre d’Irak était le pétrole de la région ».

« Je crois personnellement qu’il y a une relation profonde entre les événements du 11-Septembre et le pic pétrolier, mais ce n’est pas quelque-chose que je peux prouver, » énonce déjà Richard Heinberg, spécialiste de la déplétion énergétique, dans le documentaire {Oil, Smoke and Mirrors}{.} Autant dire que la thèse relève de la foi irrationnelle.

À cela il faut répondre, avec James Petras (Zionism, Militarism and the Decline of US Power), Stephen Sniegoski (The Transparent Cabal) ou Jonathan Cook (Israel and the Clash of Civilizations) : « Big Oil non seulement n’a pas encouragé l’invasion, mais n’a même pas réussi à contrôler un seul puits de pétrole, malgré la présence de 160 000 soldats états-uniens, 127 000 mercenaires payés par le Pentagone et le Département d’ État, et un gouvernement fantoche corrompu [26] ». Non, le pétrole n’explique pas la guerre en Irak, pas plus qu’il n’explique la guerre en Afghanistan, pas plus qu’il n’explique l’agression de la Syrie par mercenaires interposés, pas plus qu’il n’explique la guerre programmée contre l’Iran. Et ce n’est certainement pas le lobby du pétrole qui a le pouvoir d’imposer le « grand tabou » sur toute la sphère médiatique (de Marianne aux Échos, pour ce qui concerne la France).

La culture israélienne de la terreur sous fausse bannière

Un petit rappel s’impose ici, pour mieux situer le 11-Septembre dans l’histoire. Les Etats-uniens ont une longue pratique dans la fabrication des faux prétextes de guerre. On pourrait remonter à 1845 avec la guerre expansionniste contre le Mexique, déclenchée par des provocations américaines sur la zone contestée de la frontière avec le Texas (la rivière Nueces selon le Mexique, le Rio Grande selon les Texans) jusqu’à ce que des affrontements donnent au président James Polk (un Texan) l’occasion de déclarer que les Mexicains « ont versé le sang américain sur le sol américain. » Après la guerre, un député du nom d’Abraham Lincoln fit reconnaître par le Congrès le caractère mensonger de ce casus belli. Par la suite, toutes les guerres entreprises par les États-Unis l’ont été sous de faux prétextes : l’explosion du USS Maine pour la guerre contre l’Espagne à Cuba, le torpillage du Lusitania pour l’entrée dans la Première Guerre mondiale, Pearl Harbor pour la seconde, et le Golfe du Tonkin pour l’embrasement du Nord-Vietnam. Cependant, seule l’explosion du USS Maine, qui fit peu de morts, relève à proprement parler du stratagème de fausse bannière  ; encore n’est-ce pas certain.

Le paquebot transatlantique {RMS Lusitania} fut torpillé le 7 mai 1915 par les Allemands, alors qu’il naviguait dans une zone de guerre. C’est par le slogan {Remember the Lusitania} que le président Woodrow Wilson mobilisa ensuite l’opinion US en faveur de l’entrée en guerre. Le fait qu’une seule torpille ait suffi à couler le navire en quinze minutes suscite des questions. Dans son journal, le colonel Mendel Edward House, conseiller de Wilson, rapporte une conversation qu’il eut peu avant avec le ministre des Affaires étrangères britannique Edward Grey (qui deviendra en 1919 ambassadeur aux États-Unis). « Que feraient les Américains si les Allemands coulait un transatlantique avec des passagers américains à bord ? » demanda Grey. House lui répondit : « Je pense qu’un feu d’indignation balaierait les États-Unis et que cela suffirait à nous entraîner dans la guerre »

En revanche, c’est un fait qu’Israël a un passé chargé et une grande expertise des attaques et attentats sous faux drapeaux. Une histoire mondiale de ce stratagème devrait sans doute consacrer la moitié de ses pages à Israël, pourtant la plus jeune des nations modernes. Le pli a été pris avant même la création d’Israël, avec l’attentat du King David Hotel, quartier-général des autorités britanniques à Jérusalem. Le 22 juillet 1946 au matin, six terroristes de l’Irgun (la milice terroriste commandée par Menahem Begin, futur premier ministre) habillés en Arabes pénètrent dans le bâtiment et déposent autour du pillier central du bâtiment 225 kg d’explosif TNT cachés dans des bidons de lait, tandis que d’autres miliciens de l’Irgun répandent des explosifs le long des routes d’accès à l’hôtel pour empêcher l’arrivée des secours. Quand un officier britannique se montre suspicieux, une fusillade éclate dans l’hôtel et les membres du commando s’enfuient en allumant les explosifs. L’explosion tua 91 personnes, majoritairement des Britanniques, mais aussi 15 juifs.

Le stratagème fut répété en Égypte durant l’été 1954, avec l’Opération Susannah, dont le but était de compromettre le retrait des Britanniques du Canal de Suez exigé par le colonel Abdul Gamal Nasser avec le soutien du président Eisenhower. Cette opération fut également éventée et reste connu comme « l’Affaire Lavon », du nom du ministre israélien qui fut porté responsable. La plus célèbre et la plus calamiteuse des attaques israéliennes sous fausse bannière est celle du navire américain de la NSA USS Liberty, le 8 juin 1967 au large de l’Égypte, deux jours avant la fin de guerre des Six Jours ; on y voit déjà à l’œuvre une collaboration profonde entre Israël et les USA, l’administration Johnson ayant couvert et peut-être même incité ce crime contre ses propres ingénieurs et soldats. J’ai évoqué ces deux affaires dans un précédent article et n’y reviens pas [27].

En 1986, le Mossad a tenté de faire croire qu’une série d’ordres terroristes était transmise depuis la Libye à diverses ambassades libyennes dans le monde. Selon l’ancien agent Victor Ostrovsky (By Way of Deception, 1990), le Mossad utilisa un système spécial de communication nommé « Cheval de Troie » implanté par des commandos à l’intérieur du territoire ennemi. Le système agit comme station relais pour de fausses transmissions émises depuis un navire israélien et réémises instantanément sur une fréquence utilisée par l’État libyen. Ainsi que le Mossad l’avait espéré, la NSA capta et déchiffra les transmissions, qui furent interprétées comme une preuve que les Libyens soutenaient le terrorisme, ce que des rapports du Mossad venaient opportunément confirmer. Israël comptait sur la promesse de Reagan de représailles contre tout pays surpris en flagrant délit de soutien au terrorisme. Les États-uniens tombèrent dans le piège et entraînèrent avec eux les Britanniques et les Allemands : le 14 avril 1986, cent soixante avions US lâchèrent plus de soixante tonnes de bombes sur la Libye, ciblant principalement les aéroports et les bases militaires. Parmi les victimes civiles du coté libyen se trouvait la fille adoptive de Kadhafi, âgée de quatre ans. La frappe fit capoter un accord pour la libération des otages états-uniens détenus au Liban, ce qui permettait de conserver le Hezbollah comme ennemi numéro un aux yeux de l’Occident.

Isser Harel, fondateur des services secrets israéliens, aurait prédit au chrétien sioniste Michael Evans en 1980 que le terrorisme islamique finirait par frapper les USA. « Dans la théologie islamique, le symbole phallique est très important. Votre plus gros symbole phallique est New York City et le plus haut bâtiment sera le symbole phallique qu’ils frapperont » En rapportant cet entretien dans une interview en 2004, Evans, auteur de « The American Prophecies, Terrorism and Mid-East Conflict Reveal a Nation’s Destiny », espère faire passer Harel pour un prophète. Les esprits rationnels y verront plutôt l’indice que le 11-Septembre mûrissait depuis 30 ans au sein de l’État profond israélien.

La capacité de manipulation du Mossad à cette époque peut encore être illustrée par deux histoires analysées par Thomas Gordon. Le 17 avril 1986, une jeune irlandaise du nom d’Ann-Marie Murphy embarque, à son insue, 1,5 kilos de Semtex dans un vol Londres-Tel-Aviv. Son fiancé, un Pakistanais du nom de Nezar Hindaoui, est arrêté alors qu’il tente de se réfugier à l’ambassade de Syrie. Tous deux ont en fait été manipulés par le Mossad, qui obtient ainsi le résultat souhaité : le gouvernement Thatcher rompt ses relations diplomatiques avec la Syrie. Mais la manipulation est éventée en haut lieu (comme Jacques Chirac le confiera au Washington Times) [28].

En janvier 1987, le Palestinien Ismaïl Sowan, une taupe du Mossad ayant infiltré l’OLP à Londres, se voit confier, par un inconnu soit-disant envoyé par son chef à l’OLP, deux valises bourrées d’armes et d’explosifs. Ismaïl en fait part à ses contacts au Mossad, qui lui font faire un aller-retour à Tel-Aviv, puis le dénonce à Scotland Yard comme suspect dans un projet d’attentat islamiste à Londres. Ismaïl est cueilli à son retour à l’aéroport d’Heathrow et inculpé sur la base des armes trouvées chez lui. Résultat : le Mossad rentre dans les faveurs du gouvernement Thatcher [29]. Après l’attentat du 26 février 1993 contre le WTC, le FBI arrêta le Palestinien Ahmed Ajaj et l’identifia comme un terroriste lié au Hamas, mais le journal israélien Kol Ha’ir démontra qu’Ajaj n’avait jamais été mêlé au Hamas ou à l’OLP. Selon le journaliste Robert Friedman, auteur d’un article dans The Village Voice le 3 août 1993, Ajaj n’était en réalité qu’un petit escroc arrêté en 1988 pour fabrication de faux dollars, condamné à deux ans et demi de prison et libéré au bout d’un an après un marché avec le Mossad, pour le compte duquel il devait infiltrer les groupes palestiniens. À sa libération, Ajaj subit un sheep-dipping classique en étant à nouveau brièvement emprisonné, cette fois pour avoir tenté de passer des armes en Cisjordanie pour le Fatah. On a donc, avec l’attentat de 1993 contre le WTC, un précédent et prototype du 11-Septembre, dans lequel sont démontrées la responsabilité d’Israël dans le terrorisme et sa volonté de faire accuser les Palestiniens.

 L’attentat contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en 1992, qui fit 29 morts et 242 blessés, fut instantanément mis sur le compte de kamikazes du Hezbollah ayant utilisé un camion piégé. Mais le juge chargé de l’instruction révéla des pressions exercées par des délégués états-uniens et israéliens, ainsi que des manipulations de preuves et un faux témoignage destinés à orienter l’enquête vers l’hypothèse d’un camion piégé, alors que les faits indiquaient que l’explosion provenait de l’intérieur du bâtiment. Lorsque la Cour Suprême argentine confirma cette thèse, le porte-parole de l’ambassade d’Israël accusa les juges d’antisémitisme.

Il est intéressant de rappeler ce qu’écrivit Philip Zelikow avec John Deutch en décembre 1998 dans un article de Foreign Affairs intitulé « Catastrophic Terrorism », imaginant à propos de cet attentat de 1993 que la bombe fût nucléaire, et évoquant déjà un nouveau Pearl Harbor : « Un tel acte de ‘terrorisme catastrophique’ qui tuerait des milliers ou des dizaines de milliers et affecteraient les nécessités vitales de centaines de milliers, peut-être de millions, serait un point de non-retour dans l’histoire des États-Unis. Il pourrait provoquer des pertes humaines et matérielles sans précédent en temps de paix et réduirait à néant le sentiment de sécurité de l’Amérique à l’intérieur de ses frontières, d’une manière similaire au test atomique des Soviétique en 1949, ou peut-être pire. […]. Comme Pearl Harbor, cet événement diviserait notre histoire entre un avant et un après. Les États-Unis pourraient répondre par des mesures draconniennes, en réduisant les libertés individuelles, en autorisant une surveillance plus étroite des citoyens, l’arrestation des suspects et l’emploi de la force létale [30]. »

Le 12 janvier 2000, selon l’hebdomadaire indien The Week, des officiers des Renseignements indiens ont arrêté à l’aéroport de Calcutta onze prêcheurs islamistes qui s’apprêtaient à embarquer sur un vol à destination du Bengladesh. Ils étaient soupçonnés d’appartenir à Al-Qaïda et de vouloir détourner l’avion. Ils se présentèrent comme des Afghans ayant séjourné en Iran avant de passer deux mois en Inde pour prêcher l’islam. Mais on découvrit qu’ils possédaient tous des passeports israéliens. L’officier des services de Renseignement indien déclara à The Week que Tel Aviv « exerted considerable pressure » sur New Delhi pour les faire libérer.

Le 12 octobre 2000, dans les dernières semaines du mandat de Clinton, le destroyer USS Cole, en route vers le Golfe persique, reçoit l’ordre depuis son port d’attache de Norfolk de faire le plein dans le port d’Aden au Yémen, une procédure inhabituelle puisque ces destroyers sont généralement approvisionnés en mer par un pétrolier de la Navy. Le commandant du navire exprima sa surprise et son inquiétude : le USS Cole avait fait récemment le plein à l’entrée du Canal de Suez, et le Yémen est une zone hostile. Le USS Cole était en manœuvre d’amarrage lorsqu’il fut abordé par un dinghy destiné apparemment à l’évacuation des poubelles, qui explosa contre sa coque, tuant 17 marins et en blessant 50. Les deux « kamikazes » pilotant l’embarcation périrent aussi dans cet « attentat-suicide ». L’attaque fut aussitôt attribuée à Al-Qaïda, bien que Ben Laden ne l’ait pas revendiquée et que les Talibans nièrent que leur « hôte » ait pu être impliqué. L’accusation donna aux États-Unis un prétexte pour forcer le président yéménite Ali Abdullah Saleh à coopérer à la lutte contre l’islamisme anti-impérialiste, en fermant pour commencer treize camps paramilitaires sur son territoire. En plus de cela, quelques semaines avant les élections, l’attentat fut l’October Surprise qui porta Bush au pouvoir.

John O’Neill fut chargé de l’enquête. Au FBI depuis vingt ans, spécialiste expérimenté du contre-terrorisme, il avait déjà enquêté en 1993 sur l’attentat à la bombe au WTC. Son équipe en vint à soupçonner Israël d’avoir tiré un missile depuis un sous-marin : le trou était en effet indicatif d’une charge perforante et inexplicable par la seule explosion du dinghy. Les soupçons étaient partagés par le président Saleh, qui évoqua dans une interview à Newsweek la possibilité que l’attaque soit due à Israël, « essayant de nuire aux relations USA-Yémen [31]. » O’Neill et son équipe subirent l’hostilité de l’ambassadrice US, Barbara Bodine. Ils se virent interdire de plonger pour inspecter les dégâts. Finalement, profitant de leur retour à New York pour Thanksgiving, Bodine leur refusa l’entrée au Yémen. Les membres de l’équipage du Cole se virent ordonner de ne parler de l’attentat qu’au Naval Criminal Investigative Service (NCIS). En juillet 2001, O’Neill démissionna du FBI. Il se vit peu après offrir un poste de responsable de la sécurité au WTC, qu’il devait assurer à partir du 11 septembre 2001. Son corps fut retrouvé dans les décombres du WTC, après qu’il ait disparu depuis deux jours. Quant à Barbara Bodine, elle intégrera en 2003 l’équipe corrompue de la Coalition Provisional Authority (CPA) de Baghdad.

Où s’arrête la liste du faux terrorisme islamique de conception sioniste ? Le « New York Times » et d’autres journaux rapportèrent que le 19 septembre 2005, deux agents des forces spéciales britanniques (SAS) furent arrêtés après avoir forcé un barrage à bord d’une voiture remplie d’armes, munitions, explosifs et détonateurs, qu’ils conduisaient déguisés en Arabes. On soupçonne qu’ils planifiaient de commettre des attentats meurtriers dans le centre de Bassora durant un événement religieux, pour attiser les conflits entre shiites et sunnites. Le soir même, une unité du SAS libéra les deux agents en détruisant la prison à l’aide d’une dizaine de tanks assistés par des hélicoptères. Le capitaine Masters, chargé de l’enquête sur cette affaire embarrassante, mourut à Bassora le 15 octobre.

 

 

[1] Article original en italien : « Demystifying 9/11 : Israel and the Tactics of Mistake »,

[2] “Wildcard. Ruthless and cunning. Has capability to target U.S. forces and make it look like a Palestinian/Arab act” (Rowan Scarborough, « U.S. troops would enforce peace Under Army study », The Washington Times, 10 septembre 2001, ).

[3] Outre le livre de Hicham Hamza et celui de Christopher Bollyn, on consultera sur ce dossier : Justin Raimondo, The Terror Enigma : 9/11 and the Israeli Connection, iUniversal, 2003 ainsi qu’à un article de Christopher Ketcham, « What Did Israel Know in Advance of the 9/11 Attacks ? » CounterPunch, 2007, vol. 14, p. 1-10, ).

[4] « Vehicle possibly related to New York terrorist attack. White, 2000 Chevrolet van with New Jersey registration with ’Urban Moving Systems’ sign on back seen at Liberty State Park, Jersey City, NJ, at the time of first impact of jetliner into World Trade Center. Three individuals with van were seen celebrating after initial impact and subsequent explosion » (Raimondo, The Terror Enigma, p. xi).

[5] « We are Israelis. We are not your problem. Your problems are our problems. The Palestinians are your problem » (Hicham Hamza, Le Grand Tabou, ch. 2).

[6] « There are maps of the city in the car with certain places highlighted. It looked like they’re hooked in with this. It looked like they knew what was going to happen when they were at Liberty State Park » (Raimondo, The Terror Enigma, p. xi).

[7] « I was in tears. These guys were joking and that bothered me » (Raimondo, The Terror Enigma, p. 19 ). Hamza, Le Grand Tabou, ch. 2.

[8] « They smiled, they hugged each other and they appeared to ‘high five’ one another » ; « the United States will take steps to stop terrorism in the world » ; « Give us twenty years and we’ll take over your media and destroy your country » ; « an individual in South America with authentic ties to Islamic militants in the middle east » ; « The vehicule was also searched by a trained bomb-sniffing dog which yielded a positive result for the presence of explosive traces » (Hamza, Le Grand Tabou, ch. 2).

[9] « that the FBI no longer has any investigative interests in the detainees and they should proceed with the appropriate immigration proceedings » (Hamza, Le Grand Tabou, ch. 2).

[10] “Our purpose was to document the event” (voir sur Youtube, « Dancing Israelis Our purpose was to document the event »).

[11] « Yes, we have a white van, 2 or 3 guys in there, they look like Palestinians and going around a building. […] I see the guy by Newark Airport mixing some junk and he has those sheikh uniforms. […] He’s dressed like an Arab » (Bollyn, Solving 9-11, p. 278-80).

[12] « Yes, we have a white van, 2 or 3 guys in there, they look like Palestinians and going around a building. […] I see the guy by Newark Airport mixing some junk and he has those sheikh uniforms. […] He’s dressed like an Arab » (Bollyn, Solving 9-11, p. 278-80).

[13] “In the past six weeks, employees in federal office buildings located throughout the United States have reported suspicious activities connected with individuals representing themselves as foreign students selling or delivering artwork.” “these individuals have also gone to the private residences of senior federal officials under the guise of selling art.” Le rapport comlet de la DEA est sur

[14] “The nature of the individuals’ conducts […] leads us to believe the incidents may well be an organized intelligence gathering activity” (Raimondo, The Terror Enigma, p. x).

[15] “acknowledged he could blow up buildings, bridges, cars, and anything else that he needed to” (Bollyn, Solving 9/11, p. 159).

[16] The Hollywood, Florida, area seems to be a central point for these individuals” (Raimondo, The Terror Enigma, p. 3).

[17] David Ray Griffin, 9/11 Contradictions, Arris Books, 2008, p. 142-156, citant le Daily Mail, le Boston Herald, le San Francisco Chronicle et le Wall Street Journal.

[18] « The aircraft cut a gash that was over half the width of the building and extended from the 93rd floor to the 99th floor. All but the lowest of these floors were occupied by Marsh & McLennan, a worldwide insurance company, which also occupied the 100th floor » (p. 20). Ces éléments ont été analysés par Lalo Vespera dans La Parenthèse enchantée, chapitre 10.

[19] « Like an act of God, we moved » (USA Today, 17 septembre 2001).

[20] “evidence that there were foreign governments involved in facilitating the activities of at least some of the terrorists in the United States” (Raimondo, The Terror Enigma, p. 64).

[21] « the threat of civil unrest against the monarchy, led by al Qaeda » » (« Saudi Arabia : Friend or Foe ? », The Daily Beast, 11 juillet 2011).

[22] The Keys to the Kingdom, Vanguard Press, 2011.

[23] Résumé d’Amazon.ca

[24] « Le contrôle des dégâts : Noam Chomsky et le conflit israélo-israélien » et « Contrairement aux théories de Chomsky, les États-Unis n’ont aucun intérêt à soutenir Israël », par Jeffrey Blankfort, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 30 juillet et 21 août 2006,

[25] “Of course it was Iraq’s energy resources. It’s not even a question” (cité dans Stephen Sniegoski, The Transparent Cabal : The Neoconservative Agenda, War in the Middle East, and the National Interest of Israel, Enigma Edition, 2008, p. 333).

[26] « ‘Big Oil’ not only did not promote the invasion, but has failed to secure a single oil field, despite the presence of 160,000 US troops, 127,000 Pentagon/State Department paid mercenaries and a corrupt puppet régime » (James Petras, Zionism, Militarism and the Decline of US Power, Clarity Press, 2008, p. 18).

[27] http://www.voltairenet.org/article1…

[28] Gordon Thomas, Histoire secrète du Mossad : de 1951 à nos jours, Nouveau Monde éditions, 2006, p. 384-5.

[29] Thomas, Histoire secrète du Mossad, p. 410-41.

[30] “An act of catastrophic terrorism that killed thousands or tens of thousands of people and/or disrupted the necessities of life for hundreds of thousands, or even millions, would be a watershed event in America’s history. It could involve loss of life and property unprecedented for peacetime and undermine Americans’ fundamental sense of security within their own borders in a manner akin to the 1949 Soviet atomic bomb test, or perhaps even worse. […] Like Pearl Harbor, the event would divide our past and future into a before and after. The United States might respond with draconian measures scaling back civil liberties, allowing wider surveillance of citizens, detention of suspects and use of deadly force” (Griffin, 9/11 Contradictions, p. 295-6).

[31] “trying to spoil the U.S.-Yemeni Relationship

Imbroglio en Syrie: Le Hamas tombe dans le piège sectaire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 29 juin 2013 by Résistance 71

Sachant qu’à l’origine le Hamas est une création israélienne (Mossad + Shin Beth) pour diviser la résistance palestinienne et donner une concurrence religieuse à l’OLP et au FPLP, cette information est-elle vraiment surprenante ?

Le plus surprenant est sûrement la confiance accordée par le Hezbollah a une entité politico-religieuse à l’origine fumeuse. Ceci ne veut pas dire que le Hamas dans sa totalité est un « agent d’Israël », non. Mais il y a des éléments toujours sous contrôle, c’est l’évidence même. On se rappelle du reste que la QG du Hamas avait dû bouger de Damas au début des évènements… Y a t’il une relation directe de cause à effet ? Cette situation est une fois de plus provoquée par les sionistes qui cherchent la guerre confessionnelle au Moyen-Oreint, guerre qu’ils contrôleront sans y participer directement. Toutes ces provocations les unes après les autres font parties d’un piège tendu aux musulmans.

— Résistance 71 —

 

Syrie: Mechaal (Hamas) est tombé dans le piège du sectarisme

 

Abdel Bari Arwan

 

28 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/component/k2/item/263317-syrie-mesha’al-est-tombé-dans-le-piège-du-sectarisme,-par-abdel-bari-atwan

 

 

Le basculement de Khalid Mesha’al, le dirigeant du Hamas, dans le camp sunnite, non seulement coupe le mouvement de ce qui était ses sources de financement et d’armement depuis 20 ans, mais place aussi le groupe dans une situation des plus inconfortables puisqu’il se retrouve dans le même camp que les États-Unis, écrit Abdel Bari Atwan.

Le Hamas se retrouve de plus en plus divisé sur la question syrienne, ce qui conduit certains de ses dirigeants à s’interroger pour savoir si l’organisation peut continuer, dans son état actuel de division, à remplir la fonction pour laquelle elle a été créée, c’est-à-dire résister à l’occupation israélienne de la Palestine.

Ayant bénéficié de l’appui financier et matériel de la Syrie – comme de l’Iran et du Hezbollah – pendant au moins 20 ans, Khalid Mesha’al a prématurément quitté le navire quand il a retiré de Damas le bureau politique du groupe en janvier 2012 et qu’il a déménagé à Doha. Depuis, le Qatar joue un rôle phare dans le soi-disant « Axe modéré », et il est l’un des principaux financiers de l’opposition syrienne. Le mouvement du Hamas a clairement fait un renversement d’alliance.

Mesha’al, qui a été réélu pour un cinquième mandat à la tête du bureau politique du Hamas en avril dernier, a fait un mauvais calcul en supposant que le président syrien Bachar Al Assad serait renversé aussi rapidement que ses homologues en Tunisie, en Égypte et en Libye. Il s’est aussi aliéné « l’Axe de résistance » avec ses anciens alliés, l’Iran et le Hezbollah.

Les questions sérieuses sont apparues après la bataille de Qusayr plus tôt ce mois-ci, dans laquelle les forces de l’opposition ont été défaites par l’armée syrienne, aidée en cela par les combattants du Hezbollah. Dans les ruines de cette malheureuse ville, les hommes du Hezbollah ont découvert que l’opposition avait été en possession de mines que le Hezbollah avait lui-même fournies au Hamas.

En outre, les rebelles (un mélange de groupes djihadistes et de combattants de l’Armée syrienne libre) avaient creusé de vastes systèmes de tunnels sous Qusayr en utilisant le savoir-faire technique que le Hamas avait auparavant acquis auprès du Hezbollah. Les implications étaient évidentes, et le Hezbollah a accusé le Hamas d’offrir un soutien matériel aux rebelles, devenant de ce fait indirectement responsable de la mort d’un grand nombre de combattants du Hezbollah.

Comme l’aspect sectaire de la guerre civile syrienne s’est intensifié et étendu au-delà des frontières de la Syrie, il est logique que le Hamas, sunnite, se sentirait mal à l’aise de rester aux côtés du régime chiite (alaouite), soutenu par l’Iran et le Hezbollah chiites. Et c’est la logique suivie par Mesha’al.

Il y a deux jours, Mesha’al a encore durci sa position à l’égard de la Syrie et lors d’une visite en Égypte, il s’est ouvertement opposé au Hezbollah, l’exhortant à quitter la Syrie et à se concentrer plutôt sur la résistance contre Israël – des conseils que des secteurs plus radicaux dans le Hamas voudraient bien voir appliqués par Mesha’al lui-même.

L’aile militaire du Hamas – les Brigades Izz ad-Din Al Qassam – et un autre secteur dirigé par Mahmoud Al Zahar, ont été prompts à souligner que les pays arabes « modérés » ont peu fait pour aider la cause palestinienne, alors que le Hezbollah a de tout temps été un allié important, non seulement en résistant lui-même à Israël, mais aussi en formant les combattants du Hamas et en faisant entrer des armes dans Gaza depuis l’Iran (et auparavant, depuis la Syrie) via le Soudan.

Le basculement dans le camp sunnite de Khalid Mesha’al, le dirigeant du Hamas, non seulement coupe le mouvement de ce qui était ses sources de financement et d’armement depuis 20 ans, mais place le groupe dans une situation des plus inconfortables puisqu’il se retrouve dans le même camp que les États-Unis.

Paradoxalement, le Fatah, le rival du Hamas dirigé par l’ex-président de l’Autorité nationale palestinienne, Mahmoud Abbas, est aussi dans le camp dirigé par les États-Unis. Le Fatah n’hésitera pas à tirer un profit politique des luttes internes du Hamas et de l’apparent discrédit de sa direction.

Ce n’est pas un hasard si Mesha’al a lancé ses critiques les plus féroces à l’égard du Hezbollah lors de sa récente visite au Caire, le Hamas étant à l’origine une émanation des Frères musulmans. Lorsque j’ai rencontré le président égyptien Mohammad Mursi il y a deux semaines, il était encore très mesurée à propos de la Syrie et en faveur d’une solution négociée.

Mais cette semaine, Mursi a effectué un demi-tour spectaculaire, en annonçant son soutien à une fatwa – émise par un groupe de savants sunnites, dirigée par Youssouf Al Qaradawi – appelant au jihad contre Al Assad.

Mesha’al était au Caire lorsque Mursi a le 15 juin, rompu toute relation diplomatique avec le régime d’Al-Assad et appelé le Hezbollah à se retirer de Syrie. Le lendemain, Mesha’al lui emboîtait le pas, accusant paradoxalement le Hezbollah d’inciter au sectarisme, mettant ainsi fin à la relation privilégiée entre le Hamas et l’alliance chiite.

Cela pourrait bien être une autre erreur de calcul. L’emprise des Frères musulmans au pouvoir en Égypte est fragile, des millions de personnes étant attendues dans la marche contre Mursi, le 30 Juin, date du premier anniversaire de sa présidence. Mais le passage de Rafah dans la bande de Gaza est contrôlé par l’armée égyptienne et les services de sécurité qui le tiennent donc en leur pouvoir, pouvant à tout moment étouffer le Hamas.

En outre, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont ouvertement hostiles aux Frères musulmans. Si Mursi tombe, le Hamas risque un isolement presque total, le Qatar étant le seul allié qui lui restera.

Contrairement à l’approche de Mesha’al, le leader du Jihad islamique palestinien, Ramadan Abdullah Mohammad Shallah (qui a également son siège à Damas), a quitté la Syrie sans fanfare et a discrètement maintenu des contacts avec l’Iran et le Hezbollah, se déplaçant librement entre Doha, Le Caire et Téhéran.

Mesha’al, selon ses détracteurs, aurait pu procéder de même sans se laisser impliquer dans la politique arabe et le sectarisme au détriment des intérêts du Hamas.

En effet, il y a eu ici une véritable occasion manquée. Au lieu d’approfondir le fossé sectaire, le Hamas aurait pu tenter de le combler il, en rappelant à tous les musulmans, sunnites et chiites, que la justice et la liberté pour la Palestine sont des objectifs que nous partageons tous.

Résistance politique: Hommage de l’EZLN du Chiapas à ses « maîtres » indiens des Amériques…

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Les condisciples IV 
Nos maîtres ne seront pas là

 

SCI Marcos

 

Juin 2013,

 

url de l’article original en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Les-condisciples-IV-Nos-maitres-ne

 

Aux adhérent•e•s à la Sexta au Mexique et dans le monde, 
Aux étudiant•e•s de la petite école zapatiste,

Compañeros, compañeroas, compañeras,

Eh bien oui, vraiment, je crois que vous allez avoir comme camarades d’école un peu du meilleur de ce monde.

Mais certainement, puisque vous vous trouverez sur ces terres en résistance, que vous regretterez que ne soient pas là aussi ceux qui ont été, et sont, très importants pour nous, hommes et femmes zapatistes. Ceux qui nous ont toujours accompagnés, qui nous ont guidés et enseigné par leur exemple. Ceux qui, comme beaucoup d’autres dans tous les coins du monde, ne sont pas de l’EZLN. Quelques-uns sont de la Sexta, d’autres du Congrès national indigène, beaucoup plus ont construit leurs propres maisons et, cependant, marchent sur le même chemin que nous. Eux tous, d’une façon ou d’une autre, sont coparticipants à nos réussites, si grandes ou modestes qu’elles soient.

De nos erreurs et nos échecs, qui ne sont ni peu ni petits, c’est nous les seuls responsables.

Parce que peut-être que vous vous demandez qui nous a appris à résister, à lutter, à persévérer, et comment.

Et, surtout, que vous vous demandez pourquoi ne sont pas présents, assis à vos côtés et comme des étudiants parmi les autres, les peuples originaires du Mexique et du monde, en particulier d’Amérique latine.

La réponse est simple : parce que c’est eux qui ont été, et qui sont, nos maîtres.

De sorte que ne seront pas là les premiers des premiers, ceux sur le sang et la douleur de qui s’est bâti le monde moderne : les peuples originaires.

Ils ne seront pas vos condisciples, les peuples indigènes et leurs organisations les plus représentatives.

Nous ne les avons pas invités à la petite école.

Peut-être que vous vous demandez si nous ne sommes pas en train de devenir fous, ou si c’est une basse manœuvre, à la façon des politiciens d’en haut, pour supplanter les peuples indiens et nous présenter nous-mêmes comme LE peuple indigène par excellence.

Mais non, nous ne les invitons pas tout simplement parce que nous n’avons rien à leur apprendre.

Pourrions-nous apprendre aux peuples indiens ce que signifie être traité comme un étranger sur les terres qui ont été les nôtres, avant même que le monde ne commence le compte faussé de l’histoire d’en haut, et que dans notre ciel ne s’imposent des drapeaux étrangers ?

Nous leur apprendrions ce qu’on ressent à être objet de moquerie à cause du costume, de la langue, de la culture ?

Nous leur apprendrions ce que signifie être exploités, dépouillés, réprimés, méprisés, pendant des siècles entiers ?

Que pourrions-nous apprendre, nous, aux frères de la tribu yaqui et au Mayo Yoreme sur ce que représente le vol des ressources naturelles et sur la nécessaire résistance face à cette spoliation ?

Et au Kumiai, au Cucapá, au Kikapú, au Pame, sur ce que c’est que de se voir poursuivi presque jusqu’à l’extermination et, malgré tout, de persister ?

Et au Nahua, dont les terres sont envahies par des compagnies minières et des fonctionnaires corrompus, et qui, dédaignant la persécution et la mort, continuent la lutte pour virer les étrangers au drapeau de pognon ?

Et au Mazahua et au Ñahñú sur ce qu’on ressent à être ridiculisé pour ses vêtements, sa couleur, sa façon de parler, et, au lieu d’en avoir honte, peindre le vent de couleurs et de sons ?

Qu’apprendrions-nous aux Wixaritari sur la destruction et la spoliation de la culture avec l’alibi du « progrès », et la résistance, guidée par les anciens ?

Apprendrions-nous au Coca, au Me’phaa, au Teneke, à ne pas se rendre ?

À l’Amuzgo à lutter pour ses droits ?

Aux Mayas, nous leur apprendrions ce qu’est l’imposition par la force, le vol et la criminalisation d’une culture extérieure subjuguant l’originale ?

Au Purhépecha, nous lui parlerions sur la valeur de vie de la culture indigène ?

Et au Popoluca, au Zapotèque, au Mixtèque, au Cuicatèque, au Chinantèque, au Chatino sur ce que représente continuer à lutter alors que tout est contre vous ?

Au Rarámuri sur la faim mal dissimulée et la dignité imbattable ?

Et dans la douloureuse Amérique latine :

Pourrions-nous enseigner quoi que ce soit à l’un de nos frères aînés, le peuple mapuche, sur ce que c’est que de résister à la guerre continuelle de spoliation et d’extermination ? De survivre à une longue liste de mensonges, d’outrages et de raillerie, peints de toutes les couleurs politiques d’en haut ?

Et à n’importe lequel des peuples originaires du Mexique, d’Amérique et du monde, que pourrions-nous lui enseigner, nous, les femmes et les hommes zapatistes, les plus petits ?

Qu’ont-ils à apprendre de nous ?

À résister ?

Leur seule existence démontre déjà qu’ils peuvent donner des cours dans la grande école du monde, pas les recevoir.

Non, nous n’invitons pas les peuples originaires à la petite école pour la simple raison que, dans notre histoire, c’est nous qui avons été les élèves malhabiles de ces géants.

Bien sûr que nous allons leur envoyer les documents. Mais…

Nous allons leur apprendre ce que c’est que de vivre dans une communauté, leur apprendre à ressentir ce que c’est que d’avoir une autre culture, une autre langue, d’autres manières ?

À lutter ?

À imaginer et à créer des résistances ?

N’y pensons même pas.

Des peuples indiens, en tout cas, les hommes et femmes zapatistes ont encore beaucoup à apprendre.

Alors ils viendront plus tard, et nous irons chez eux, nous, pour continuer à apprendre.

Et quand ils viendront à la rencontre spéciale que nous tiendrons avec eux, résonneront nos meilleures notes, les couleurs les plus vives et les plus diverses orneront leur pas, et notre cœur s’ouvrira à nouveau pour accueillir ceux qui sont nos frères aînés, les plus grands, les meilleurs.

Parce que honorer qui enseigne, c’est aussi honorer la terre.

Ils viendront dans nos maisons, nous partagerons avec eux nourritures et mémoires.

Nous les élèverons au-dessus de nous.

Et, dressés sur nos épaules, ils se lèveront plus encore.

Et nous les interrogerons sur ce qu’ils voient.

Nous leur demanderons qu’avec leurs yeux, ils nous apprennent à regarder plus loin, plus large, plus profond, plus haut.

Que leur parole nous reçoive et qu’en elle nous buvions.

Qu’ils nous aident à grandir et à être meilleurs.

C’est pour eux qu’a été, qu’est et que sera toujours notre meilleure embrassade.

Alors nos maîtres ne seront pas là.

Mais n’en ayez pas de peine. Il est sûr que ces peuples, qui ont réussi à résister jusqu’ici à toute sorte d’attaques, sauront être généreux et, le moment venu, vous ouvriront leur cœur comme nous le faisons à présent.

Parce que c’est eux qui nous ont appris à ne pas regarder les bruits qui assourdissent et aveuglent. 
Parce que c’est eux qui nous ont appris à ne pas écouter les couleurs de la tromperie et de l’argent. 
Parce que c’est eux qui nous ont appris à les regarder et à nous regarder, à les écouter et à nous écouter. 
Parce que c’est eux qui nous ont appris qu’être indigène, c’est avoir la dignité pour demeure et pour destin. 
Parce que c’est eux qui nous ont appris non pas à tomber, mais à nous relever. 
Parce que c’est eux qui nous ont appris la valeur qu’il y a à être la couleur que nous sommes, celle de la terre. 
Parce que c’est eux qui nous ont appris à ne pas avoir peur. 
Parce que c’est eux qui nous ont appris que pour vivre, nous mourons.

Allez. Salut et silence pour écouter le pas qui vient du plus profond des mondes qui dans le monde sont et ont été.

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain, 
SupMarcos 
Mexique, juin 2013.

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: Le roitelet du Qatar passe à la trappe…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 28 juin 2013 by Résistance 71

La fin sans gloire du “deus ex machina” de la révolution arabe

 

René Naba

 

24 Juin 2013

 

url de l’article:

http://www.renenaba.com/la-fin-sans-gloire-du-deus-ex-machina-de-la-revolution-arabe/

 

Sauf retournement de dernière minute, le dégagement politique de l’Emir du Qatar, par voie de l’évacuation sanitaire, a été programmé, contraignant le souverain à céder son trône, en pleine gloire, en pleine force de l’âge, à son fils cadet, le prince Tamim, une transmission de pouvoir inédite dans les annales des pétromonarchies gérontocratiques du Golfe.

L’Emir, né en 1952, a réuni lundi 24 juin 2013 la famille régnante au lendemain de la «conférence des amis de la Syrie», en compagnie des «sages» de la principauté, pour une mise au point final du dispositif d’abdication.
Présentée par ses nombreux communicants comme répondant au souci du souverain de procéder à un rajeunissement du pouvoir dans les gérontocraties du Golfe, cette transition inhabituelle du pouvoir au Qatar, dans un pays théâtre de deux coups d’états dynastiques au cours de ses 40 ans d’indépendance, devrait, dans la foulée du «printemps arabe», servir d’exemple pour les générations futures en matière de transfert de pouvoir dans les monarchies arabes.

Une destitution comparable à celle décrétée par les Anglais dans la décennie 1950 à l’encontre du Roi Talal de Jordanie, en faveur de son fils Hussein, plus sensible aux intérêts de la couronne britannique; comparable à celle décrétée par les Anglais en 1970 à l’encontre du Sultan Saïd d’Oman oncle du Sultan Qabous.

Une opération d’exfiltration perçue dans de larges couches de l’opinion internationale, quoiqu’on en dise, comme un dommage collatéral majeur du conflit de Syrie. Plus précisément, la sanction de l’échec d’un trublion qui aura plus que quiconque assuré la promotion du djihadisme erratique, exacerbé l’antagonisme religieux inter musulman (sunnite-chiite), accentué la défragmentation du Monde arabe et sa soumission à l’impérium atlantiste, tout en plaçant le monde au bord d‘une conflagration régionale.
Au même titre que l’Arabie saoudite, sauf que la dynastie wahhabite dispose d’un coupe-feu absolu, La Mecque et Médine, à valeur dissuasive absolue qui explique le fait que l’Irak, -et non le royaume saoudien-, a payé le prix de la participation de quinze saoudiens au raid contre l’hyperpuissance américaine, le 11 septembre 2011.

Selon les indiscrétions de la presse arabe, l’éviction de l’Emir constituerait la sanction de ses trop graves dérives tant en ce qui concerne son ferme soutien au djihadisme que sa boulimie affairiste dans ses investissements occidentaux. Le souverain se serait en effet vu notifier son ordre d’évacuation du pouvoir par un haut responsable de la CIA, dépêché spécialement par Barack Obama pour lui signifier l’ordre présidentiel américain après la découverte dans la cache d’Oussama Ben Laden de documents attestant que le financier du chef d’Al Qaida serait un citoyen du Qatar, cousin du ministre de la culture, Hamad Al Kawari (1).
Sous la plume de son directeur Oussama Fawzi, ancien haut fonctionnaire du ministère de l’information du Qatar, Arab Times en date du 24 juin, précise que «la cellule qataritote proche de Ben Laden était composée de Salim Hassan Khalifa Rached al Kawari, qui a déjà été livré aux Américains, ainsi que du koweitien Hasan Ali Ajami, un djihadiste combattant en Syrie, du syrien Ezzdine Abdel Aziz Khalil ainsi que d’Omid Mohamad Abdallah. Les transferts d’argent se faisaient via des institutions financières qatariotes. Les soupçons sur le Qatar pesaient depuis l’invasion de l’Irak au point que le président Georges Bush jr n’a pas hésité à bombarder le siège d’Al Jazira à Bagdad et s’apprêtait à en faire de même sur le siège central de la chaine transfrontière arabe à Doha».

L’Oukaze américain, «non négociable», aurait prescrit un dégagement simultané de l’Emir et de son premier ministre, Hamad Ben Jassem. Le processus de transition devrait commencer l’été 2013 de manière à coïncider avec le début de la période du jeûne du mois de Ramadan et s’achever fin Août, date de la reprise des activités du calendrier diplomatique international. Selon la version de la presse arabe, le délégué de la CIA aurait offert le choix suivant à l‘Emir, soit le gel des avoirs financiers de l’Emirat dans le monde, soit sa destitution. Autrement dit, la mort financière de l’Emirat ou la mort politique de l’Emir, motivant cette sanction par le fait que le tandem avait «outrepassé son rôle en Syrie et dans son soutien au djihadisme», de même que son soutien tonitruant aux néo islamistes au pouvoir en Tunisie et en Egypte.

Sans surprise, la manœuvre d’étranglement de l’Emir avait été engagée, dès l’été 2012, avec les indiscrétions fuitées dans la presse française sur le rôle déstabilisateur du Qatar dans le pré carré africain de la France, particulièrement le Mali, via la filière caritative du djihadisme qatariote «Ansar Eddine», contraignant Paris, en pleine tourmente financière, à engager une couteuse opération de reconquête du septentrion malien en janvier 2013. Qui explique l’absence de visite officielle de François Hollande au Qatar, pendant la première année de sa mandature, en dépit du volumineux portefeuille financier qatariote en France.

Le président français a programmé sa visite pour coïncider avec la conférence des «amis de la Syrie», en un pâle remake de la cérémonie d’adieu de Fontainebleau, sauf que le «Field and Air Marshall» du Qatar ne dispose pas, loin s’en faut, du génie militaire du vainqueur d’Austerlitz et de son prestige. Un enterrement en grande pompe, un égard que l’Otan réserve généralement à ses plus fidèles serviteurs (2).
Groupant onze membres, dont les trois membres permanents occidentaux du conseil de sécurité (Etats-Unis, Royaume Uni, France) et l’Allemagne, les six pétromonarchies du golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Koweït, Qatar et Oman) ainsi que les puissances régionales sunnites, la conférence a annoncé avoir décidé « une aide urgente en matériel et en équipements » à la rébellion afin de lui permettre de faire face aux « attaques brutales du régime, indiquant que « toute aide militaire sera canalisée » par le Haut Conseil militaire syrien relevant de l’Armée syrienne libre (ASL), principale faction de l’opposition armée. Selon l’AFP, le chef de la diplomatie du Qatar, Cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, soutenant activement l’opposition, a en outre affirmé que les participants avaient pris « des décisions secrètes » pour renverser l’équilibre sur le terrain.

En d’autres termes, remettre en selle l’opposition syrienne après ses revers militaires et la propulser à une posture crédible en prévision d’éventuelles négociations de paix. Quoi qu’il en soit, selon toute vraisemblance, le chef de la diplomatie qatariote ne serait plus en poste «le jour de gloire arrivé».
Par sa présence au Qatar, le 22 juin 2013, François Hollande aura ainsi scellé, dans l’ordre symbolique, un discret passage de témoin entre l’Emir et son fils, au cours d’un diner privé dont il espère, à terme, des retombées en matière commerciale à l’effet de compenser les coûts de l’opération Serval au Mali.
Le coup de semonce contre le duo du Qatar avait précédé ces péripéties protocolaires destinées à sauver la face. Intervenu très exactement, en avril 2013, en plein débat de l’opposition syrienne atlantiste en Turquie, visant à la constitution d’une délégation commune de l’opposition à la conférence de Genève II. Ulcérée par la cacophonie qui régnait au sein des diverses factions de l’opposition, l’Arabie Saoudite, chef de file de la confédération des pétromonarchies arabes, se serait livrée à une action d’éclat contre les opposants islamistes émargeant sur le budget du Qatar, en les plaçant sous la coupe du grand wahhabite.
Un acte d’autorité qui est apparu comme un geste d’exaspération à l’égard des turbulences qatariotes et de l’impuissance de l’opposition pro atlantiste. Il s’est accompagné d’une surprenante déclaration du prédicateur de l’Otan, le milliardaire égypto-qatariote, Youssef al Qaradawi, sur la chaîne saoudienne «Al Arabyia» reconnaissant la prééminence de la hiérarchie cléricale saoudienne, dans une démarche qui a retenti comme une forme d’allégeance déguisée.
Une reprise en main accompagnée de l’annonce de la fourniture par l’Arabie saoudite de missiles anti aériens à l’opposition islamiste syrienne; une annonce faite le 18 juin en plein sommet des G8 en Irlande consacré à la possibilité d’instaurer une zone d’exclusion aérienne à la Syrie.

Le coup de grâce a été porté en juin avec la succession des fuites dans la presse occidentale et arabe. Arab Times, le plus important site arabophone d’Amérique du Nord, de même que le journal libanais As Safir, le 11 juin 2013, révélaient dans les détails la démarche américaine.

Son successeur, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, né en 1980, prince héritier depuis 2003, soit depuis dix ans, est diplômé de Sandhurst (1997-1998), la célèbre académie militaire britannique qui compte parmi ses prestigieux pensionnaires le Roi Abdallah II de Jordanie, le prince William, 2me dans l’ordre de succession au trône britannique, et son frère le prince Harry ou encore le chanteur James Blunt. Le prince de 33 ans est crédité d’une maitrise parfaite de l’anglais, de l’allemand et du français. Tennisman à ses heures perdues, commandant en chef des forces armées du Qatar, Président du Fonds d’investissement du Qatar et président du Comité Olympique, Tamim passe pour être proche des Frères Musulmans.
Son frère puiné, Jouhane, qui signifie l’affamé en arabe, est, quant à lui, diplômé de l’Ecole militaire française de Saint Cyr, avec comme interface l’islamologue Mathieu Guidère. Jouhane s’est signalé à l’attention de l’opinion mondiale dans la rubrique des gazettes mondaines en s’offrant une luxueuse voiture d’une valeur de 3,4 millions de dollars avec des diamants sertis sur les phares et de l’or dans l’habitacle,
Pour la voiture du prince Jouhane (l’affamé) de Qatar, cliquez sur ce lien : http://oumma.com/15996/fils-de-lemir-qatar-soffre-voiture-plus-chere-monde

Evacuation sanitaire ou purge politique?

Certes, une lourde pathologie peut entraver le libre exercice du pouvoir. Diabétique, l’Emir l’est depuis longtemps qui explique partiellement son embonpoint. Son désir de départ pourrait se justifier dans ce contexte. Mais pourquoi alors avoir demandé le dégagement du tandem responsable des campagnes atlantistes de Libye et de Syrie? Pourquoi ne pas avoir maintenu en poste le premier ministre durant une période intermédiaire, permettant la transition en douceur du pouvoir? L’évacuation sanitaire masque-t-elle une purge politique?

Le premier ministre HBJ qui siège au sein de la Brookings Institution, aux côtés de Tzipi Livni, ancien agent du Mossad et ministre des Affaires étrangères au moment de l’offensive israélienne contre Gaza (décembre 2008), a tenté de faire de la résistance arguant de ses sympathies pro israéliennes.
Mais l’homme le plus riche du Qatar, le célèbre HBJ de sinistre mémoire, qui en pleine crise de mégalocéphalite aigue, avait menacé l’Algérie de connaitre le même sort que la Syrie pour son opposition à l’exclusion de la Ligue arabe de cet ultime pays du champ de la bataille face à Israël, ne parait pas avoir trouvé grâce auprès de son Maître américain. Sa destination finale devrait être Londres, l’ancien tuteur de son pays du temps où le Qatar relevait de la côté des pirates.
Ce dégagement sans ménagement constitue une claire démonstration du statut mineur des souverains du Golfe par rapport à leur tuteur américain. Par ricochet, il parait devoir constituer un signal adressé à la dynastie wahhabite lui enjoignant implicitement d’emprunter le chemin de son cadet du Qatar et d’opter pour un saut générationnel dans la transition du pouvoir aux petits fils du fondateur du Royaume.

L’élection d’un modéré à la tête de l’Iran, Hassan Rohani, le 15 juin, tranchant avec l’hermétisme des pétro monarchies, a constitué un camouflet majeur au camp atlantiste en ce que la désignation d’un dirigeant par voie électorale dans un pays théocratique, a frappé d’obsolescence le discours occidental sur son combat pour l’avènement de la démocratie dans le Monde arabe, le contraignant à reconsidérer ses positions. Une modulation sur fond de contestation populaire Place Taqsim du premier ministre turc Reccep Tayyeb Erdogan, des dérives mortifères du djihadisme en Syrie à coups de cannibalisme et de prédation sexuelle des pubères syriennes, enfin des incertitudes politiques au Maghreb avec la convalescence prolongée de l’algérien Abdel Aziz Bouteflika et du Roi de Maroc.

Bête noire d’une bonne fraction de la communauté diplomatique internationale pour sa morgue et sa suffisance, le leadership du Qatar a pu servir de fusible en guise de solde de tout compte pour un épisode peu glorieux de la diplomatie occidentale en ce que son alliance avec la frange la plus obscurantiste de l’Islam contre des républiques à régime séculier a révélé au grand jour, aux yeux de l’opinion internationale, sa duplicité en même temps que son opportunisme.
Le fusible Qatar pourrait ainsi apparaitre rétrospectivement comme un geste de bonne volonté à l’égard des autres protagonistes du conflit syrien, particulièrement le groupe BRICS, avec lequel le camp atlantiste se doit impérativement de procéder à une redistribution des cartes sur la scène internationale en vue de sa stabilisation, alors que les Etats-Unis opèrent un redéploiement vers le Pacifique, leur terrain de compétition majeur du XXI me siècle, avec leur grand rival chinois. Avec l’espoir de demander à la Russie un geste équivalent concernant le président syrien. Un renvoi dos à dos Khalifa-Bachar, un jeu à somme nulle… en somme, sauf pour ses victimes de ce jeu de massacre transrégional.

Quoiqu’il en soit, force est de constater qu’un claquement de doigt américain a mis un terme à la lévitation du «Air and Field Marshall du Monde arabe», l’incubateur des prédicateurs islamistes, l’égyptien Youssef Al Qaradawi et le tunisien Rached Ghanouchi, le prescripteur d’Al Jazira.
Renvoyé dans ses pénates, le «Deus ex Machina» de la révolution arabe est désormais réduit au rôle de Pater familias d’une Smalla de trois épouses et de vingt-quatre enfants, dont 11 garçons et 13 filles (4), premier Haroun Poussah du Monde arabe à bénéficier des joies de la RTT (réduction du temps de travail) et de la civilisation des loisirs, subissant à son tour les effets corrosifs du mot d’ordre du soulèvement populaire arabe «Erhal, dégage», qu’il a détourné des rives inflammables du Golfe (Bahreïn, Yémen) vers le versant républicain et séculier de la Méditerranée (Libye, Syrie).
So long Hamad et ses qatarologues de circonstance, ses intellectuels médiatiques et ses universitaires cathodiques, toute cette cohorte d’orientalistes de pacotille et de ses arabes de service, orphelins d’une courte euphorie, orphelins de sa manne financière, en ce que la destitution de l’Emir du Qatar devrait sonner le glas des expéditions post coloniales occidentales en terre arabe, dont la bataille de Syrie aura marqué la fin de l’unilatéralisme atlantiste dans la détermination de la politique internationale.
Particulièrement la France, dont les contreperformances en Libye avec la talibanisation du Nord Mali et en Syrie, avec sa mise sur pied d‘un attelage claudicant de bi nationaux franco syriens à la tête d’une opposition off-shore, auront marqué le début du compte à rebours de son déclassement dans l’ordre des puissances planétaires.

Sur l’échec de la diplomatie française en Syrie, Cf. notamment

http://www.liberation.fr/monde/2013/05/29/syrie-donner-une-chance-a-geneve-ii-ou-se-taire_906682

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2013/05/le-spectaculaire-revirement-fr.html

La Syrie a été la première révolution au Monde déclenchée en talon aiguille et costumes cravates à coups de cartes de crédits, depuis les salons feutrés des cénacles diplomatiques occidentaux sans le moindre coût pour Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, ou pour les Etats unis, son protecteur. Et le printemps arabe, amorcé en 2011 avec la chute du tunisien Ben Ali et de l’égyptien Moubarak, figurera dans les annales de l’histoire, comme la première révolution arabe à jouir du plein appui des pétromonarchies du Golfe, parmi les plus répressives et les plus régressives au Monde. Une impulsion à relent post colonial qui a considérablement contrarié le déclenchement d’un véritable soulèvement populaire matérialisé par un mouvement généralisé de désobéissance civile jusqu’à la chute du régime syrien.

Initiatrice du feu initial, la France atlantiste dans ses deux versions sarkozyste et hollandiste, dans ses deux variantes les plus capées, Alain Jupé et Laurent Fabius, de même que le Qatar et la Turquie auront sans doute à répondre de ce gâchis devant l’histoire. Pour qu’une stabilisation intervienne au Moyen orient, il importe de bannir le double standard: Armer les rebelles syriens, soit, mais symétriquement à l’armement des Palestiniens en vue d’améliorer leurs conditions de négociations face à Israël. Exiger le retour des émigrés syriens dans leurs foyers, soit, mais symétriquement au retour des réfugiés palestiniens expulsés, eux, de leur patrie depuis un demi-siècle.

Depuis le début du conflit de Syrie, le 16 mars 2011, une trentaine de personnalités de premier plan sont passés à la trappe de l’Histoire, l’Emir du Qatar et son premier ministre, pour leur piteuse prestation politique, de même que le noyau originel français, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ainsi que leur faux nez au sein de l’opposition off-shore, les franco syriens Bourhane Ghalioune et Basma Kodmani, enfin le clan Tlass, particulièrement Manaf, l’héritier, pour la pitoyable prestation de la Brigade Al Farouk dans la bataille de Bab Amro, février 2012 et de ses dérives successives jusqu’au cannibalisme. L’officier libanais Wissam Al Hassan, la dague sécuritaire absolue du clan islamo atlantiste au Moyen orient, a, quant lui, été expédié ad patres, en représailles à la décapitation de la hiérarchie militaire syrienne, notamment Assef Chawkat, le beau-frère du président syrien Bachar Al-Assad.

Un chiffre auquel il convient d’ajouter une vingtaine de journalistes, témoins de ce jeu de massacre qui aura généré 93.000 morts en trente mois de conflit, un million de réfugiés, autant de déplacés ainsi que des destructions de l’ordre de cent milliards de dollars, sur fond d’un double veto russo-chinois au Conseil de sécurité, signant par là même, un nouveau rapport de forces régional.

Dix ans après l’installation de la base du Centcom à Doha, deux ans après le début du printemps arabe, auquel il aura grandement contribué en le détournant de son cours initial, le Bibendum du Qatar emprunte le chemin de la sortie à lui indiqué par son cerbère américain.
En signe de remerciements pour services rendus. Fin de clap.
Sic Transit Gloria Mundi. Ainsi passe la gloire de ce monde.

Référence:

1-Le journal libanais As-Safir en date du 11 juin 2013 et du site en ligne Arab Times en date du 15 et du 24 Juin 2013 http://www.arabtimes.com, le plus important site arabophone d’Amérique du Nord. Le directeur du site Arab times, Oussama Fawzi, ancien haut fonctionnaire du ministère de l’Information du Qatar, est de nationalité syrienne. Réfugié aux Etats Unis, il plaide pour l’Union entre la Syrie et l’Irak afin de muscler le ventre mou du Monde arabe face à Israël, la Turquie et les pétromonarchies atlantistes.
2-Tamim, l’héritier. Né le 3 juin 1980, il a été marié à deux reprises, dont une avec un de ses cousines. Il est père de trois filles et d’un garçon: Nayla, Aisha et Almayasa. Son fils, Hamad Bin Tamim Al Thani est appelé à lui succéder en tant que futur émir du Qatar
3-Les Adieux de Fontainebleau: Le texte de la proclamation, le 20 avril 1814
«Soldats de ma vieille garde, dit Napoléon, dont les paroles retentissent dans un silence religieux, je vous fais mes adieux !
«Depuis vingt ans je vous ai trouvés constamment sur le chemin de l’honneur et de la gloire.
«Dans ces derniers temps, comme dans ceux de ma prospérité, vous n’avez cessé d’être des modèles de bravoure et de fidélité.
«Toutes les puissances de l’Europe se sont armées contre moi, quelques-uns de mes généraux ont trahi leur devoir, et la France elle-même a voulu d’autres destinées.
«Avec des hommes tels que vous, notre cause n’était pas perdue; mais la guerre eût été interminable.
«C’eût été la guerre civile, et la France eût été malheureuse; j’ai donc sacrifié tous nos intérêts à ceux de notre chère patrie: je pars.
«Vous, mes amis, continuez de servir la France. Son bonheur était mon unique pensée, il sera toujours l’objet de mes vœux! Ne plaignez pas mon sort. Si j’ai consenti à me survivre, c’est pour servir encore à votre gloire; je veux écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble. Adieu, mes enfants; je voudrais vous presser tous sur mon cœur, que j’embrasse au moins votre drapeau! »
Le général Petit s’approche alors, Napoléon le serre dans ses bras; puis, saisissant l’immortel étendard de la garde, il baise avec émotion le drapeau tricolore, déjà proscrit en France.
Enfin Napoléon surmonte son émotion: « Ha, chère aigle! Puisse le baiser que je te donne retentir dans la postérité! Adieu encore une fois, mes vieux compagnons! Que ce dernier baiser passe dans vos cœurs.

De ses trois épouses, Cheikh Hamad a vingt-quatre enfants, dont 11 garçons et 13 filles.

C’est la princesse Moza qui l’accompagne le plus souvent dans les actes officiels, faisant ainsi figure de princesse consort. Moza qui signifie en arabe banane est désignée par dérision de «Banana Princess ».

Avec sa première épouse Mariam Bint Mohammed Al Thani, il a 2 fils et 6 filles :

  • Mishaal Ben Hamad Al Thani
  • Fahd Ben Hamad Al Thani
  • Hussah Bint Hamad Al Thani
  • Sara Bint Hamad Al Thani
  • Rawdah Bint Hamad Al Thani
  • Fatima Bint Hamad Al Thani
  • Mashael Bint Hamad Al Thani

Avec sa deuxième épouse Mozah bint Nasser al-Missned, il a 5 fils et 2 filles :

  • Jassim Ben Hamad Al Thani (prince héritier de 1996 à 2003)
  • Tamim Ben Hamad Al Thani (prince héritier depuis 2003)
  • Joaan Ben Hamad Al Thani
  • Khalifa Ben Hamad Al Thani
  • Mohammed Ben Hamad Al Thani
  • Al-Mayassa Bint Hamad Al Thani
  • Hind Bint Hamad Al Thani

Avec sa troisième épouse Noora ben Khalid Al Thani, il a 4 fils et 5 filles :

  • Khalid ben Hamad Al Thani
  • Abdullah Ben Hamad Al Thani
  • Thani Ben Hamad Al Thani
  • Al-Qaqa Ben Hamad Al Thani
  • Lulwaa Bint Hamad Al Thani
  • Maha Bint Hamad Al Thani
  • Dana Bint Hamad Al Thani
  • Al-Anood bint Hamad Al Thani
  • Mariam Bint Hamad Al Thani

Pour aller plus loin

1-Syrie-Controverse: A propos de François Burgat, son dépit amoureux de Oumma.com et de René Naba, ses vapeurs et ses humeurs.

http://www.renenaba.com/syrie-controverse/

2-Portrait de l’Emir du Qatar, Khalifa Ben Hamad, «Air and Field Marshall du Monde arabe» http://www.renenaba.com/lhomme-de-lannee-2011/
3-Portrait du premier ministre des affaires étrangères Jassem Ben Hamad http://www.renenaba.com/hbj-le-symptome-de-la-megalocephalite/
4-Le rôle d’Al Jazira http://www.renenaba.com/al-jazeera-la-fin-dune-legende/
5- Les connexions entre la France et le Qatar

http://www.renenaba.com/qatar-un-rebut-de-luxe-pour-recyclage-haut-de-gamme/

http://www.renenaba.com/le-qatar-une-metaphore-de-la-france-en-phase-de-collapsus/

6-Les dégâts du Qatar en terre arabe et en Afrique

http://www.renenaba.com/lettre-ouverte-aux-djihadistes-de-tous-les-pays

Guerre impérialiste en Syrie: La CIA prépare une offensive d’envergure pour le mois d’Août

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 juin 2013 by Résistance 71

Le plan de la CIA pour une offensive en Syrie au mois d’Août

 

Kurt Nimmo


 

27 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/cia-plans-august-offensive-in-syria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

The Wall Street Journal rapporte aujourd’hui que la CIA est en train  de transférer des armes depuis des caches secrètes en Jordanie et ce en anticipation d’une grande offensive en Syrie au mois d’Août. Le plan secret a été autorisé par Obama plus tôt ce mois-ci, nous dit le journal. Des nations arabes et européennes sont aussi impliquées dans cet effort.

L’Arabie Saoudite prévoit de fournir des missiles d’épaule sol-air Manpads à un nombre sélectionné de mercenaires terroristes spécialement entraînés, d’après des officiels américains. Le journal rapporte que “Les Etats-Unis vont superviser cet effort afin d’essayer de réduire le risque que ces missile Manpads ne tombent entre les mains des islamistes”. (NdT: Islamistes d’AL CIAda de la légion mercenaire arabe de la CIA… quelle vaste foutaise ! Ces missiles sont déjà entre leurs mains…)

En fait, les Etats-Unis et leurs collaborateurs arabes et européens ne peuvent compter quasi-exclusivement que sur des mercenaires salafistes. La CIA planifie de passer environ deux semaines à entraîner un groupe initial de combattants salafistes et de les entraîner à l’utilisation des armements lourds et de missiles.

Les mercenaires les plus efficaces sponsorisés par la CIA sont les terroristes d’Al Qaïda, un fait qui vient juste d’être souligné lorsque le Sheikh Nabil Naiim, qui fut le leader d’un camp d’entraînement d’Al Qaïda en Egypte, a dit que le front Al-Nousra est contrôlé par la CIA (NdT: Excellente vidéo dans le lien précédent, interview en arabe avec sous-titres anglais…)

“Je pense personnellement que le leader du front armé Al-Nousra qui a déclaré son soutien à Ayman al-Zawahiri, est un agent de la CIA au sein d’Al-Nousra”, a dit Naiim. Il a également dit que le patron d’Al Qaïda Ayman al-Zawahiri est un agent-double travaillant pour les Etats-Unis (NdT: dans la lignée d’Oussama Ben Laden qui fut toute sa carrière un agent de la CIA… visité par le chef d’antenne de la CIA de Dubaï en Juillet 2001 alors que Ben Laden était hospitalisé pour des soins rénaux à l’hôpital américain de Dubaï et la liste est longue…). Le front Al-Nousra et ses groupes affiliés salafistes sont financés par la CIA et le gouvernement sunnite du Qatar. Ils sont la force de frappe derrière l’effort de battre militairement le leader syrien Bachar Al-Assad. “Ces groupes extrémistes sont devenus les mieux équipés, les mieux organisés, les mieux financés et de manière importante, ceux ayant le plus de succès sur le terrain”, écrit Phil Greaves. “Alors que les Etats-Unis et leurs alliés du Golfe clâment n’avoir armé, entraîné et supporté que des ‘rebelles modérés’, la réalité en Syrie ne ressemble en rien à ce qu’ils disent.”

Malgré le fait avéré que le gouvernement de Bachar al-Assad ne peut pas être délogé sans Al-Nousra et Al Qaïda en Syrie, les Etats-Unis insistent que l’offensive d’Août va favoriser le général Salim Idriss et son commandement militaire. Idriss a admis que l’ASL et les autres forces séculières en Syrie ne peuvent pas être comparées en matière de puissance de combat avec les mercenaires salafistes soutenus par les régimes wahabites d’Arabie Saoudite et du Qatar.

Le gouvernement Obama n’a pas publié d’autres détails sur cette offensive soutenue par la CIA. Bernadette Meehan, la porte-parole du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche a refusé de commenter sur ce plan.