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1er Mai: Pas d’autogestion sans VRAI socialisme…

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Retour sur “l’autogestion” yougoslave (1950-1965) ~ Extraits ~

 

Guillaume Davranche

AL, 1983

 

Résumé de l’historique communiste yougoslave:

La Yougoslavie lutta avec acharnement contre les nazis durant la seconde guerre mondiale avec à la tête de la résistance le maréchal Tito. Après la victoire en 1945, la Yougoslavie embrasse le modèle du “grand-frère” soviétique.

En 1948, Tito rompt avec Staline et le modèle économique soviétique. Comme la Yougoslavie s’est libérée quasiment seule du joug allemand, elle ne doit rien à personne. A partir de 1950, la Yougoslavie se lance dans une forme de socalisme “autogestionnaire” néanmoins dirigé par l’état. Ce sera à partir de 1965 que le titisme inventera, avant les Chinois des années 1990, le nouveau concept de “socialisme de marché”. Celui-ci sous la houlette étatique ne fit que creuser des écarts sociaux et des inégalités entre les salariés et les régions yougoslaves. A la mort de Tito, le pays sombrera avec les montées des nationalismes entretenues par l’Europe et l’OTAN ne désirant que briser et morceler le pays pour mieux le contrôler, ce qui fut fait à terme.

~ Résistance 71 ~

[…]

Conclusion de Davranche sur l’expérience “autogestionnaire” yougoslave:

Pas d’autogestion sans un vrai socialisme

L’échec du socialisme yougoslave est riche en enseignements. Il conclut à l’inanité d’un projet autogestionnaire déconnecté de l’abolition du salariat. Comme en URSS, en Yougoslavie, les rapports de production sont restés des rapports salariaux: la force de travail a continué à faire l’objet d’un échange, les travailleuses et les travailleurs n’ayant pas de maîtrise sur les moyens de production et pas de pouvoir sur la répartition de la plus-value créée par leur travail. Les choix de société en matière de développement n’appartenaient pas aux travailleurs en tant que citoyens, mais à la planification bureaucratique, comme dans le capitalisme ces choix appartiennent en théorie au “marché”. Au sein même de l’entreprise, aucun programme ne fut mis en œuvre pour refondre les métiers et les tâches dans le sens d’égalisation des compétences intellectuelles et manuelles.

Un socialisme authentique impliquera d’articuler l’autogestion dans “l’entreprise” (les citoyens en tant que travailleurs) à l’autogestion politique (les travailleurs en tant que citoyens). Les modèles marxiste-léniniste ou autogestionnaire réformiste, qui supposent une séparation entre gouvernants et gouvernés, sont incompatibles avec la démocratie directe. Leur prétention de bâtir un socialisme de la liberté est caduque. Du côté anarchiste libertaire, la prise en compte d’une expérience telle que “l’autogestion yougoslave” nous aide à penser la transformation sociale au-delà du mythe et avec la rigueur intellectuelle indispensable à un courant révolutionnaire.

 

 

Résistance politique: Lutte sociale et gestion directe…

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Qu’est-ce que la gestion directe ?

 

Fédération Anarchiste

 

10 Avril 2015

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/autogestion/17719-quest-ce-que-la-gestion-directe#comment-1272

 

En 1981, la « gauche » porteuse d’espoir d’amélioration des conditions d’existence s’emparait des commandes de l’État. Cette expérience a fait la preuve de l’efficacité du clan des politiciens à laisser le chômage et les inégalités se développer. Belles promesses et projets généreux ont été rangés aux oubliettes du « réalisme » socialiste.
Face à la déception et à la grogne, tous les gouvernements tentent de nous faire croire que notre avenir de travailleurs est lié au sauvetage de l’économie des profiteurs. Mais qui peut avaler cela ?
Les dirigeants syndicaux peut-être, qui bradent leur indépendance, trompent leurs mandataires, dévoient leurs syndicats au nom de la « solidarité nationale » entre exploiteurs et exploités, et tous ceux qui prêchent encore les bienfaits de l’austérité aux travailleurs désabusés.
Le revirement brutal de ceux qui, hier encore, mangeaient à la gamelle gouvernementale n’y changera rien. Le monde politique traditionnel est à bout de souffle.

Attention

Plus vite que nous le pensons, nous aurons à choisir. Dans la plupart des pays occidentaux, nous assistons au même phénomène. Au gré des élections, gauche et droite se succèdent sans que de véritables solutions soient apportées. Partout, le patronat durcit ses positions, les travailleurs paient la « crise » de leurs maîtres. Combien de temps encore ce jeu d’alternance durera-t-il avant qu’une droite totalitaire ou une gauche « musclée » balaie les derniers semblants de démocratie ?
Oublier l’histoire, c’est se condamner à la revivre. Devrons-nous attendre, en moutons résignés, l’avènement d’une dictature souhaitée par certains aujourd’hui, ou choisirons-nous la voie de la responsabilité et de l’égalité ?

La lutte pour la gestion directe

Que personne ne décide à notre place ! Organisons la solidarité et l’entraide entre les travailleurs contre les patrons et bureaucrates.
Préparons-nous à remplacer l’État, institution parasite et étouffante, par une organisation fédéraliste des différents secteurs de la société.
Demain, gérons nous-mêmes, directement, notre travail et nos cités. Supprimons les inégalités économiques et sociales.
Après l’échec à l’Ouest et à l’Est de toutes les doctrines autoritaires (démocratiques ou dictatoriales), luttons pour une société libertaire ; débarrassons-nous des patrons et des politiciens.

Les principes

Les principes de l’économie libertaire tels que les anarchistes les conçoivent sont clairs. Ils supposent : le fédéralisme, agent de coordination en remplacement de l’État, agent de coercition du système capitaliste ; l’abolition d’un système économique basé sur le profit, la plus-value et l’accumulation du capital ; la collectivisation des moyens de production et d’échanges ; l’égalité économique et sociale.
La limitation de l’autorité aux accords librement passés entre les participants à l’élaboration d’une économie directement gérée par les travailleurs.
Nous nous démarquons de cette autogestion mise à la mode par les chrétiens progressistes et les marxistes modernistes dont les thèses débouchent toujours sur des projets clairement cogestionnaires.
L’utilisation du terme gestion directe, pour définir notre proposition, semble plus appropriée.

La gestion directe, pour quoi faire ?

La participation à la gestion d’une entreprise n’a d’intérêt, pour un travailleur, que si elle transforme ses conditions d’existence. Gérer une entreprise en commun, alors que cette entreprise conserve ses structures de classes, consisterait, pour les travailleurs, à gérer leur propre misère, leur propre exploitation. Ce qui confère à l’entreprise ses structures de classes, ce sont : la propriété privée de l’entreprise ; l’appropriation par le capital d’une plus-value que le travail de tous a créée ; les différences de rémunérations ; le maintien d’une autorité qui excède le cadre de la tâche à accomplir ; les privilèges de l’encadrement.
Demain, si dans l’entreprise autogérée, il reste des différences économiques, il se reconstituera une nouvelle classe dirigeante qui défendra, par tous les moyens, ses privilèges.
Les anarchistes pensent contrairement aux marxistes avec leur période intermédiaire, qu’il faut supprimer immédiatement tous les privilèges de classe sans exception.
Les travailleurs se demandent ce qu’ils peuvent gagner à la gestion de l’outil de production. Ils pèsent les avantages et les inconvénients qui en résulteront pour eux, et dont le principal est la responsabilité : c’est celui qui le fait le plus réfléchir, car celle qu’ils assureront sur le lieu de travail engagera celle de leur condition économique.
Nous touchons ici au problème humain, celui de l’homme devant la responsabilité, celui de la quiétude qui résulte d’une certaine servilité, surtout lorsqu’elle s’assortit de conditions d’existence économiques et morales acceptables. Mais une autre série de questions se pose au monde du travail. Elles ont trait à la maîtrise des moyens technologiques et des modalités de gestion. Quelles seront les conditions de production et de distribution ? Il est possible d’avancer deux raisons solides qui peuvent nous convaincre que les salariés auraient avantage à gérer la production. La première, c’est qu’ils répartiraient mieux le fruit de leur travail, ce qui est une raison purement économique, matérielle. La deuxième raison est que cette prise en main concourt à l’épanouissement individuel. Mais pour que la gestion directe se traduise en actes, il faut que l’homme se débarrasse des coutumes consacrées par les siècles, il faut qu’il s’émancipe des préjugés.
La production devra être conditionnée par les besoins et non par le profit. La gestion directe implique, de fait, l’abolition du salariat et reste sous-tendue par une gestion globale et rigoureuse du système productif.
Il est important de souligner que si l’égalité économique est une condition nécessaire à la suppression des classes, elle n’est pas suffisante ; la suppression de l’État doit l’accompagner sous peine de voir se recréer une classe dominante.
Cette société sans classe et sans État que nous proposons justifie la prise en main, par les travailleurs, des moyens de production et d’échange, par la population entière la prise en main de la distribution des affaires communales, régionales nationales et internationales par une organisation fédérale adaptée à toutes les situations. Bien évidemment, la gestion directe dépasse ici le cadre strict de l’économie et se généralise à tous les domaines de la vie (cadre et conditions de vie, culture, etc.). Le but du fédéralisme libertaire est de coordonner, d’organiser la vie en société en supprimant tout pouvoir. C’est pour cela que les théoriciens anarchistes, et, à leur suite ceux qui se réclament de l’anarchisme, ont toujours justifié la nécessité de l’organisation.

La coordination sans État

C’est souvent le manque d’organisation structurée qui permet au premier quidam venu d’imposer son autorité et d’être proclamé, suivant les époques : roi, ayatollah ou président. Le fédéralisme libertaire reconnaît, dans toute société, une multitude d’individus et collectivités ayant chacun des aspirations particulières et un rôle propre. C’est pourquoi, l’autonomie la plus large doit être reconnue à chacun, ainsi que la possibilité de s’organiser, de se gérer et de s’administrer comme bon lui semble sans qu’un organe supérieur lui dicte ce qui est bon ou juste. L’autonomie a, bien sûr, ses limites, qui sont le respect de la cohésion de l’ensemble de la société et le non-exercice du pouvoir d’un groupe sur un autre.
Nous voyons donc que contrairement à l’organisation étatique, l’autonomie ou la liberté d’autrui n’est nullement une borne. Mais cette autonomie n’est pas suffisante ; l’entraide est nécessaire. Elle exige de chacun que le contrat librement consenti d’égal à égal remplace la loi édictée et imposée par un seul. Elle exige également que chacun (collectivité et individualité) participe aux décisions communes. Ces différents facteurs combinés transformeraient notre vie de façon radicale en remplaçant le pouvoir de quelques-unes sur tous par une organisation qui, seule, est à même de composer la société sans la paralyser.

La grève expropriatrice gestionnaire

C’est pendant la période où l’État, les directions syndicales et politiques, sont désemparés par un mouvement social de grande ampleur, que l’action décisive est possible. C’est l’instant où, d’une grève revendicatrice, de refus, la grève doit devenir expropriatrice et gestionnaire. Expropriatrice, en refusant de céder les profits aux patrons. Gestionnaire : une fois le patron mis à la porte, il faut continuer la production, trouver les débouchés, repenser une économie dont le moteur n’est plus le profit, mais la satisfaction des besoins.
C’est l’instant de la chance révolutionnaire ; ce qui est rejeté et le but à atteindre doivent être clairement définis. Entre ces deux pôles de la réflexion, quelques idées-forces qui s’inspirent de la conjoncture, et qui varieront avec elle, détermineront les choix. Parce que nous sommes pour la maîtrise totale de l’économie par les travailleurs, nous refusons les systèmes capitalistes, libéral et étatique. Nous voulons établir l’égalité économique et bâtir une organisation de la société débarrassée de l’État.
La grève gestionnaire nous semble, dans l’état de complexité de l’économie moderne, un des moyens les plus efficaces pour arracher aux classes dirigeantes et à l’État les instruments de production et d’échange. C’est donc, à partir des réalités de notre temps que nous poursuivrons notre œuvre de libération sociale, ce qui confère à l’anarchisme son originalité, car, contraire à tous les dogmes, il est une adaptation constante de la proposition théorique aux conditions sociales d’aujourd’hui.

Hommage a un grand résistant à l’oppression coloniale: Malcom X…

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« Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux. »
~ Albert Camus ~

« Lorsque tu es né, tu as pleuré et le monde s’est réjoui. Vis ta vie de telle façon que lorsque tu meurs, le monde pleure et tu te réjouis. »
~ Proverbe Cherokee ~

 

Malcom X avait raison sur les Etats-Unis

 

Chris Hedges

 

16 février 2015

 

url de l’article en français:

http://www.legrandsoir.info/malcolm-x-avait-raison-sur-les-etats-unis-truthdig.html

 

Malcolm X, contrairement à Martin Luther King, ne pensait pas que l’Amérique ait une conscience. Pour lui, il n’y avait pas de grande contradiction entre les nobles idéaux de la nation — une imposture à ses yeux — et l’échec de garantie de justice à l’égard des noirs. Il avait compris, peut-être mieux que King, les mécanismes inhérents à l’empire. Il n’espérait pas des dirigeants de l’empire qu’ils se reconnectent à la bonté en eux afin de construire un pays débarrassé de l’injustice et de l’exploitation. Il expliquait que depuis l’arrivée du premier bateau d’esclaves jusqu’à l’apparition de notre vaste archipel de prisons et de nos sordides colonies intérieures (NdT : Les réserves d’amérindiens), où les pauvres étaient piégés et exploités, l’empire Américain était inexorablement hostile à ceux que Frantz Fanon appelait les « damnés de la Terre ». Cela, et Malcolm en était conscient, ne changerait pas avant la destruction de l’empire.

« Il est impossible que le capitalisme survive, premièrement parce que le système capitaliste a un besoin perpétuel de sang à sucer », disait Malcolm. « Le capitalisme était un aigle, c’est maintenant un vautour. Il était assez puissant pour sucer le sang de n’importe qui, des forts comme des faibles. Mais aujourd’hui il devient plus couard, comme le vautour, et il ne suce plus que le sang des faibles. A mesure que les nations du monde se libèrent, le capitalisme a moins de victimes potentielles à sucer, et il s’affaiblit. Ce n’est qu’une question de temps avant l’effondrement complet. »

King obtint une victoire législative à travers le mouvement des droits civiques, comme le montre le nouveau film « Selma ». Mais il échoua à faire naitre la justice économique, et à détourner l’appétit vorace de la machine de guerre qu’il savait pertinemment responsable des abus de l’empire sur les opprimés à l’étranger comme à domicile. Et 50 ans après l’assassinat de Malcolm X à l’Audubon Ballroom de Harlem par des tueurs professionnels de la Nation de L’Islam, il apparait clairement qu’il avait raison lui, et pas Martin Luther King. Nous sommes la nation que Malcolm savait déjà que nous étions. Les humains peuvent changer. Pas les empires. Notre refus de regarder en face la vérité sur l’empire, de nous attaquer à la multitude de ses crimes et de ses atrocités, a fait naitre le cauchemar que Malcolm avait prédit. Et à mesure que l’ère digitale et que la société post-littéraire implante une amnésie historique terrifiante, ces crimes sont effacés aussi facilement qu’ils sont commis.

« Parfois, j’ai osé rêver… qu’un jour l’histoire puisse dire que ma voix — dérangeant la suffisance de l’homme blanc, son arrogance et sa complaisance — que ma voix aurait aidé à sauver l’Amérique d’une catastrophe grave, voire possiblement fatale’, avait écrit Malcolm.

L’intégration d’élites de couleur, dont Barack Obama, dans les échelons les plus élevés des structures institutionnelles et politiques n’a rien changé à la nature prédatrice de l’empire. Les politiques identitaires et de genre — nous sommes sur le point de nous faire vendre une femme présidente en forme d’Hillary Clinton — ont encouragé, comme l’avait compris Malcolm, les fraudes et les vols de Wall Street, l’éviscération de nos libertés individuelles, la misère d’une sous-classe dans laquelle la moitié des enfants en école publique vivent dans la pauvreté, l’expansion de nos guerres impériales et l’exploitation intensive et peut-être fatale de nos écosystèmes. Et tant que l’on se refuse à écouter la voix de Malcolm X, tant que l’on ne lutte pas contre l’auto-destruction inhérente au fonctionnement de l’empire, les victimes, à domicile comme à l’étranger, ne cesseront de s’accumuler. Malcolm, à l’instar de James Baldwin, avait compris qu’il n’y a qu’en se confrontant à la réalité de qui nous sommes, en tant que membres d’une puissance impériale, que les gens de couleur, ainsi que les blancs, peuvent se libérer. Cette vérité est dure et amère. Elle requiert une reconnaissance de notre capacité à faire le mal, à engendrer l’injustice et l’exploitation, et elle exige une repentance. Mais on s’accroche comme des enfants frivoles aux mensonges qu’on se raconte sur nous-mêmes. Nous refusons de grandir. Et à cause de ces mensonges, propagés à travers le spectre culturel et politique, la libération n’a pas lieu. L’empire nous dévore tous.

« Nous sommes contre la diabolisation, contre l’oppression, contre le lynchage » a dit Malcolm. « Vous ne pouvez être contre ces choses sans être contre l’oppresseur et le lyncheur. Vous ne pouvez être anti-esclavage et pro-esclavagiste ; vous ne pouvez être anti-crime et pro-criminel. D’ailleurs, Mr Muhammad explique que si l’actuelle génération de blancs étudiait sa propre race à la lumière de la véritable histoire, ils seraient eux-mêmes anti-blancs. »

Malcolm a dit un jour, que s’il avait été un noir de la classe moyenne, encouragé à aller en école de droit, plutôt qu’un pauvre enfant en foyer, abandonnant l’école à 15 ans, « Je ferais aujourd’hui probablement partie de la bourgeoisie noire de quelque ville, sirotant des cocktails en me vantant d’être moi-même un porte-parole et un leader des masses noires souffrantes, alors que ma préoccupation majeure serait de ramasser quelques miettes d’un conseil de faux-culs blancs acariâtres que j’aurais supplié pour mon « intégration ». »

La famille de Malcolm, pauvre et en difficulté, fut brutalement déchirée par des agences d’état selon un schéma inchangé aujourd’hui. Les tribunaux, une éducation médiocre, un appartement insalubre, la peur, l’humiliation, le désespoir, la pauvreté, l’avidité des banquiers, les employeurs abusifs, la police, les prisons, les agents de probation, remplirent leur fonction comme ils le font encore aujourd’hui. Malcolm voyait l’intégration raciale comme un jeu politique stérile, élaboré par une classe moyenne noire anxieuse de vendre son âme pour participer elle aussi à l’empire et au capitalisme. « L’homme qui jette des vers dans la rivière », disait Malcolm, « n’est pas nécessairement l’ami des poissons. Tous les poissons qui le prennent pour un ami, qui ne pensent pas que les vers soient hameçonnés, finissent généralement dans une poêle à frire ». […]

« Martin [Luther King Jr.] n’a pas eu le feu révolutionnaire que Malcolm avait, avant la toute fin de sa vie », explique Cornel West dans son livre coécrit avec Christa Buschendorf, « le feu noir prophétique ». »Et par feu révolutionnaire j’entends la compréhension du système dans lequel nous vivons, le système capitaliste, les tentacules impérialistes, l’empire Américain, le mépris pour la vie, la volonté de violer la loi, qu’elle soit internationale ou domestique. Malcolm avait compris ça dès le départ, et cela a frappé Martin si fort qu’il est devenu révolutionnaire à sa propre façon, selon sa morale, plus tard dans sa courte vie, tandis que Malcolm a eu ce feu révolutionnaire très tôt dans sa vie ».

Il y a trois excellents livres sur Malcolm X : « L’autobiographie de Malcolm X : raconté à Alex Haley« , « La mort de Malcolm X » par Peter Goldman et « Martin & Malcolm & L’Amérique : Un rêve ou un cauchemar » de James H. Cone.

J’ai rencontré Goldman — qui, en tant que reporter pour un journal de St Louis et plus tard pour Newsweek a rencontré et écrit sur Malcolm — ce vendredi, dans un café de New York. Goldman faisait partie d’un cercle restreint de reporters que Malcolm respectait, et dont faisaient partie Charles Silberman de « Fortune » et M.S. « Mike » Handler du New York Times, dont Malcolm a un jour dit qu’il n’avait « aucun des préjugés habituels ou des sensibleries vis à vis des noirs ».

Goldman et sa femme, Helen Dudar, qui était aussi reporter, ont rencontré Malcolm pour la première fois en 1962 au Shabazz Frosti Kreem, un snack-bar de musulmans noirs du ghetto nord de St. Louis. Lors de cette entrevue, Malcolm versa un peu de crème dans son café. « Le café est la seule chose dont je sois content de l’intégration », commenta-t-il. Il continua : « Le négro moyen ne laisse même pas un autre négro savoir ce qu’il pense, il est si méfiant. C’est un acrobate. Il y a été forcé pour survivre dans cette civilisation. Mais parce que je suis musulman, bien que je sois noir d’abord — ma sympathie est noire, mon allégeance est noire, tous mes objectifs sont noirs. Parce que je suis un musulman, je ne suis pas intéressé par être américain, parce que l’Amérique ne s’est jamais intéressée à moi’.

Il dit à Goldman et Dudar : « Nous ne haïssons pas. L’homme blanc a un complexe de culpabilité — il sait qu’il a commis quelque chose de mal. Il sait que s’il avait subi de nos mains ce que nous avons subi des siennes, il nous haïrait ». Quand Goldman dit à Malcolm qu’il croyait en une société où les races n’importeraient pas, Malcolm répondit rapidement : « Vous raisonnez en terme de fantaisie. Il faut raisonner avec des faits ».

Goldman se souvient, « il était le messager nous apportant la mauvaise nouvelle, celle que personne ne voulait entendre ». Malgré la « mauvaise nouvelle » dès cette première rencontre, Goldman allait le rencontrer plusieurs fois pour d’autres interviews, des interviews qui duraient souvent 2 ou 3 heures. L’écrivain rend aujourd’hui hommage à Malcolm pour sa « ré-éducation’.

Goldman fut dès le début frappé par la courtoisie indéfectible de Malcolm, son éblouissant sourire, sa probité morale, son courage, et , étonnamment, sa douceur. Goldman rappelle le jour ou le psychologue et écrivain Kenneth B. Clark et sa femme escortèrent un groupe d’étudiants de lycée, des blancs pour la plupart, pour voir Malcolm. Ils arrivèrent et l’aperçurent entouré de reporters. Ms. Clark, pensant que le meeting avec les reporters était plus important, dit à Malcolm que les adolescents attendraient. « L’important ce sont ces enfants », dit Malcolm à Mrs Clark en appelant les étudiants à lui. « Il ne voyait pas de différence entre les enfants blancs et les enfants », écrit Goldman dans son livre, en rapportant les propos de Kenneth Clark.

James Baldwin lui aussi, a écrit sur la profonde sensibilité de Malcolm. Malcolm et lui participaient à une émission de radio en 1961 avec un jeune activiste du mouvement des droits civiques qui revenait du Sud. « Si tu es un citoyen américain », rapporte Baldwin en se remémorant une question de Malcolm au jeune homme, « pourquoi dois-tu te battre pour tes droits de citoyen ? Être un citoyen c’est avoir les droits d’un citoyen. Si tu n’as pas les droits d’un citoyen, alors tu n’es pas citoyen ». « ça n’est pas aussi simple que ça », répondit le jeune homme. « Pourquoi donc ? » demanda Malcolm.

Durant cet échange, écrit Baldwin, « Malcolm comprit cet enfant et lui parla comme s’il parlait à un jeune frère, avec une attention bienveillante. Ce qui m’a le plus marqué c’est qu’il n’essayait pas de persuader l’enfant : il voulait le pousser à réfléchir… Je n’oublierai jamais Malcolm et cet enfant face à face, et l’extraordinaire douceur de Malcolm. Et c’est ça la vérité sur Malcolm : il était l’une des personnes les plus douces que j’aie jamais rencontrées. »

« L’une des répliques préférées de Malcolm était « Je suis l’homme que tu penses être », me dit Goldman. « Ce qu’il entendant par ça, c’était, si tu me frappes, je te frapperai en retour. Mais après avoir fait plus ample connaissance avec lui j’en suis venu à penser que cela signifiait aussi, si tu me respectes je te respecterai en retour ».

Cone souligne ce point dans « Martin & Malcolm & L’Amérique » :

Malcolm X est le meilleur remède contre tout génocide. Il nous a montré par l’exemple et en prêchant prophétiquement que personne n’est obligé de rester dans la boue. Il est possible de se réveiller ; il est possible de se relever, et d’entamer la longue marche pour la liberté. La liberté est avant tout et surtout une reconnaissance intérieure, un respect de soi, c’est comprendre que personne n’a été mis sur terre pour être quelconque. Les drogues et la violence sont les pires formes d’auto-dépréciation. Nos ancêtres ont lutté alors que l’espoir était mince (esclavage, lynchage, ségrégation), mais ils ne se sont pas auto-détruits. Certains sont morts en se battant, d’autres, inspirés par ces exemples, ont continué à progresser vers cette terre promise qu’est la liberté, en chantant « nous ne laisserons personne nous détourner ». Les afro-américains peuvent faire la même choses aujourd’hui. Nous pouvons nous battre pour la dignité et le respect de soi. Être fier d’être noir ne signifie pas être contre les blancs à moins que les blancs soient contre le respect de l’humanité des noirs. Malcolm n’avait rien contre les blancs ; il était pour les noirs et contre leur exploitation.

Goldman déplore la disparition de voix comme celle de Malcolm, ces voix imprégnées d’une compréhension des vérités historiques et culturelles et dotées du courage de les exprimer en public.

« Nous ne lisons plus » dis Goldman. « Nous n’apprenons plus désormais. L’histoire disparaît. Les gens parlent de vivre dans l’instant comme si c’était une vertu. C’est un horrible vice. Entre la Twittosphère et les chaines d’infos en continu 24h/24 notre histoire disparait. L’histoire devient quelque chose d’ennuyeux que l’on doit endurer au lycée, puis dont nous sommes débarrassés. Ensuite vous allez à l’université, vous étudiez la finance, la comptabilité, le business, le management ou la science informatique. Il reste bien peu de spécialisation en arts progressistes. Et cela a effacé notre histoire. La personnalité la plus connue des années 60 est, bien entendu, Martin Luther King. Mais ce que la majorité des américains connait de MLK c’est qu’il a fait un discours où il a dit « J’ai fait un rêve » et qu’il a son nom attaché à un jour férié. »

Malcolm, comme MLK, comprirent le prix à payer pour être un prophète. Les deux hommes payèrent ce prix au quotidien.

Malcolm, comme l’écrit Goldman, rencontra le reporter Claude Lewis un peu avant son assassinat le 21 février 1965. Il avait déjà fait face à plusieurs tentatives d’assassinat.

« Nous vivons une ère d’hypocrisie », dit-il à Lewis. « Quand les blancs prétendent vouloir que les nègres soient libres, et que les nègres prétendent croire les blancs quand ils disent vouloir qu’ils soient libres, c’est une ère d’hypocrisie, frère. Tu me mens et je te mens. Tu prétends être mon frère, et je prétends croire que tu crois être mon frère »

Il dit à Lewis qu’il ne vivrait pas vieux. « Si vous lisez, vous vous rendez compte que peu nombreux sont ceux qui, pensant comme je pense, vivent assez longtemps pour commencer à vieillir. Quand je dis par tous les moyens nécessaires, j’y crois de tout cœur, corps et âme. Un homme noir devrait donner sa vie pour être libre, et il devrait aussi être capable, être prêt à ôter la vie de celui qui veut la lui prendre. Quand vous pensez ainsi, vous ne vivez pas longtemps ».

Lewis lui demanda comment il souhaitait qu’on se souvienne de lui. « Sincère », répondit Malcolm. « Dans tout ce que j’ai fait ou dit. Même si j’ai commis des erreurs, ce fut en toute sincérité. Si je me trompe, je me trompe sincèrement. Je pense que la meilleure chose que l’on puisse être, c’est être sincère ».

« Le prix de la liberté », déclara Malcolm peu avant sa mort, « est la mort ».

Néolibéralisme capitalisme monopoliste et paupérisation généralisée…

Posted in actualité, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, Social & Retraite, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 novembre 2014 by Résistance 71

Au Canada les banques alimentaires sont débordées

 

La Presse.ca

 

5 Novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-16758.html

 

Les banques alimentaires canadiennes sont utilisées à 25 % plus qu’avant la récession de 2008, et 37 % des demandes sont pour des enfants de moins de 18 ans, selon des enquêtes annuelles sur l’utilisation des organismes d’aide alimentaire.

Au Québec, ce sont plus de 1,6 million de demandes par mois que reçoit l’ensemble des banques alimentaires de la province. Selon le rapport Bilan-Faim 2014, les demandes ont augmenté en moyenne de près de 40 000 par mois depuis l’an dernier, pour un total mensuel de 1 601 115 demandes. De cet impressionnant total, 342 568 paniers ont été distribués à des familles québécoises d’une à six personnes en situation de pauvreté.

Devant la demande grandissante, plus de la moitié des banques alimentaires n’arrivaient pas à répondre à toutes les demandes, en mars 2014. C’était 22 % de plus qu’en mars 2013. Au cours de l’année 2014, rapporte l’enquête, 12,1 % des organismes ont dû fermer leurs portes, comparativement à 3 % l’année précédente.

Au Québec, le rapport Bilan-Faim propose d’offrir un crédit d’impôt destiné aux agriculteurs et transformateurs d’aliments qui font des dons de produits aux banques alimentaires, ce qui permet de lutter contre le gaspillage alimentaire tout en augmentant et en assurant l’approvisionnement de ces banques.

Il recommande aussi «un élargissement du soutien aux enfants au-delà du soutien à l’école actuellement disponible sous la forme d’un petit déjeuner durant les journées d’école. Plusieurs organismes et comptoirs alimentaires du réseau offrent ce type de soutien, et il y a lieu ici de réviser le support et le financement gouvernemental à ce niveau.» Rappelons que les compressions budgétaires du gouvernement Couillard dans les commissions scolaires ont forcé les responsables à couper dans le service d’aide alimentaire de certaines écoles.

Au niveau canadien, le rapport Bilan-Faim révèle que près de la moitié des ménages qui ont fait appel à l’aide alimentaire sont des familles avec enfants. Près de la moitié d’entre elles sont des familles biparentales.

Entre autres recommandations, le rapport conseille le gouvernement fédéral de remplacer les différentes mesures fiscales pour enfants par une nouvelle prestation de bien-être pour enfants qui ciblerait particulièrement les familles plus vulnérables. Il presse aussi les gouvernements fédéral et provinciaux de financer de manière stable des garderies abordables et réglementées pour permettre aux parents de rester à l’emploi.

À Ottawa, le rapport Bilan-Faim tombe tout juste quelques jours après l’annonce par le premier ministre Stephen Harper de nouvelles mesures fiscales pour les familles, notamment le fractionnement du revenu, une mesure qui, selon les économistes, aidera d’abord et surtout les familles riches avec des enfants.

Selon l’enquête Bilan-Faim, le nombre de personnes ayant reçu l’aide alimentaire a augmenté de 1 % en mars 2014, comparativement à mars 2013, pour un total de 841 191 personnes.

Fait nouveau, la proportion de bénéficiaires seuls et sans enfants a explosé, passant de 39 % en 2001 à 43 % cette année.

Les responsables du rapport attribuent ce phénomène à la disparition d’emplois bien payés dans le secteur manufacturier, qui offrait de bons salaires notamment aux hommes non diplômés. Le rapport recommande au gouvernement de remplacer les programmes d’aide sociale existants par un revenu minimum garanti.

Résistance politique: Bilberberg 2014… Les deux options pour le monde…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologies, Social & Retraite with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2 juin 2014 by Résistance 71

L’occident alarmé par l’arc Russie-Iran-Chine

 

Press TV

 

1er Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/06/01/365080/iranrussiachina-arc-lays-waste-to-west/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les gouvernements occidentaux, emmenés par les Bilderbergers, sont inquiets au sujet de l’alliance croissante entre l’Iran, la Chine et la Russie, écrit un analyste pour Press TV.

“La première priorité des “Bilderbergers”… est la montée de l’Iran, de la Russie et de la Chine”, écrit Kevin Barrett dans un article pour Press TV et se référant à la conférence Bilderberg de cette année, se tenant au Danmark jusqu’au 1er Juin.

Il a mis en exergue un accord gazier important juste signé entre la Russie et la Chine ainsi que “la défense efficace de la Syrie par la Russie et l’Iran contre l’agression menée par l’OTAN”, comme des facteurs ayant “levé des questions graves au sujet de savoir si l’occident emmené par le Bilderberg peut continuer son plan de domination mondiale.

Barrett a aussi dit que d’autres développements causant des préoccupations pour les membres du groupe Bilderberg, incluent l’initiative de la Russie de former une union économique eurasienne avec la biélorussie et le Kazakhstan ainsi que l’appel de la Chine pour une “alliance asiatique pour la sécurité” avec la Russie et l’Iran.

Tout ceci, en plus de l’accord de gazoduc russo-chinois, suggère que le monde est en train de virer hors du contrôle des Bilderbergers”, a écrit Barrett.
Le mois dernier, le président chinois Xi Jinping a appelé pour la création d’une nouvelle organisation asiatique pour la coopération sur la sécurité avec la participation de l’Iran et de la Russie.

Jeudi dernier, le président russe Vladimir Poutine a signé un traité d’établissement d’une union économique eurasienne avec le président biélorusse Alexandre Loukatchenko et le président kazakh Noursultan Nazarbaïev.

Barrett dit que les Bilderbergers vont peut-être maintenant chercher à “opter pour une transition pacifique mais graduelle vers un monde multi-polaire en faisant la paix avec l’Iran et en se réfrénant d’une agression excessive envers la Russie et la Chine”.

Ou alors donneront-ils le feu vert aux néoconservateurs qui déclencheront alors une énorme attaque fausse-bannière du style du 11 Septembre afin de lancer la prochaine étape de conquêtes impérialistes ?” a t’il ajouté.

Crise économique: Le pays du goulag levant économie du tiers-monde (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, économie, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, Social & Retraite, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2013 by Résistance 71

Comprenons bien une chose qu’il est bon de toujours rappeler:

L’oligarchie financière transnationale utilise son arme de destruction massive économique: l’état et la pathétique fraude internationale qu’est « l’économie de marché », pour éviscérer les sociétés, créer le plus de chaos possible duquel surgira leur solution toute prête de gouvernance mondiale.

Tout ceci est planifiée de longue date. Seul salut: Refuser de jouer leur jeu, en masse et renverser la table où repose l’échiquier du jeu truqué… Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais, c’est pourtant simple à comprendre…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis sont déjà une économie du tiers monde (Paul Craig Roberts)

 

Press TV

 

24 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/24/331063/us-already-third-world-economy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un économiste américain très connu dit que les Etats-Unis sont déjà devenus une économie du tiers-monde alors que la super-puissance mondiale continue inlassablement à délocaliser son PIB.

“Si la délocalisation du travail continue, les Etats-Unis seront une économie du tiers-monde déclarée dans moins de 20 ans”, a écrit Paul Craig Roberts dans une colonne pour Press TV Jeudi.

“L’Amérique est dans les toilettes et le reste du monde est au courant”, a t’il écrit, notant au passage que “toujours plus de petites entreprises disparaissent, que les cartes de membres diminuent dans les clubs de golf, que de plus en plus de diplômés des universités retournent vivre chez leurs parents, qui utilisent leurs économies pour vivre.”

“Avec le monde qui se détache du dollar afin de règler les dépenses internationales, alors que la réserve fédérale en imprime toujours plus, la vitesse à laquelle les détendeurs d’avoirs en dollars vont vendre leurs porte-feuille va s’accélérer,” a écrit Roberts.

L’économiste a ajouté que les néo-conservateurs américains qui dirigent à Washington et leurs alliés israéliens sont néanmoins déterminés à ce que “Washington commence encore plus de guerres afin de créer un Lebensraum (espace vital) pour Israël.”

Un nouveau rapport d’activité publié Mardi, montre que l’économie américaine ne récupère pas et que bon nombre d’économistes avertissent que les luttes fiscales constantes de Washington ne font que rendre la situation bien pire.

L’économie américaine a ajouté 148 000 emplois en Septembre tandis que le taux (NdT: bidouillé comme tous les chiffes du chômage, partout…) est retombé à 7,2% (NdT: le chiffre officieux étant de 21% quand on inclut tout le monde sans emplois, Roberts l’avait expliqué dans un article précédent…), ont rapporté les économistes fédéraux Mardi. Le rapport ne remplit pas les attentes alors que les estimations des économistes étaient de 185 000 emplois créés (NdT: qui ne sont pour la plupart que des petits boulots, souvent temporaires et mal payés, comme l’avait aussi expliqué Roberts ultérieurement).

“Le déclin dans la valeur marchande du dollar et l’inflation domestique qui en résulte forceront la Fed à arrêter la planche à billets. Qu’est-ce qui couvrira alors le trou béant entre les rentrées et les dépenses ? La réponse plus que probable est: les fonds de pension et tout ce sur quoi Washington pourra mettre la main.” A noté Roberts dans son article.

Des analystes disent que le récent “shutdown” du gouvernement américain pourrait brouiller la valeur des rapports des deux prochains mois, ce qui veut dire qu’une image plus claire du marché du travail n’appaîtra pas avant le rapport de Décembre qui sera publié en Janvier (NdT: c’est à dire après la sacro-sainte orgie de dépenses des fêtes de fin d’année pour laquelle les yankees iraient en guerre si on leur supprimait, pour acheter des tonnes de conneries inutiles pour lesquelles ils paieront des 25-30% d’intérêt par an le reste de leurs vies pathétiques de consommateurs décérébrés…).

(pseudo) résistance politique… Syndicats foie jaune, demandez le programme…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, Social & Retraite, société libertaire with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 17 septembre 2013 by Résistance 71

Les falsificateurs

 

Le Monde Libertaire

 

12 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/16578-les-falsificateurs

 

C’est reparti le mauvais feuilleton sur une énième réforme pourrie qu’on essaie de nous vendre. Gouvernement, patronat, direction de la CFDT et médias vont, comme en 2010, utiliser tous les subterfuges, tous les mensonges, toutes les falsifications pour faire passer la réforme des retraites du premier sinistre Ayrault.

Certes, comme c’est un gouvernement de gauche, on nous fait le coup du dialogue social, de la concertation, en l’occurrence de la conférence sociale qui dure tout l’été. Le principe est simple : on dit aux syndicats, les fameux partenaires sociaux, à quoi on veut aboutir et à eux de trouver les moyens de faire avaler la couleuvre. Les ficelles sont connues. On fait fuiter à droite à gauche quelques informations laissant croire que les coups seront particulièrement rudes (44, voire 45 annuités, remise en cause du Code des pensions.) et au final c’est un peu moins brutal, ce qui permet de dire à certaines directions syndicales qu’on s’en tire bien. On ajoute un petit couplet antifonctionnaires qui seraient des nantis, ça peut pas faire de mal pour entretenir la division. Le procédé est breveté.

Si l’on ajoute une propagande médiatique quotidienne pour reprendre les propos des tenants du pouvoir sur l’espérance de vie, blabla, le coût du travail, blabla, la compétitivité, blabla… Vous vous rendez pas compte mon bon monsieur comme on a du mal quand on est patron…

Bien évidemment, la direction de la CFDT est à la pointe de ce dispositif de truands, tout comme elle l’était il y a quelques mois pour signer l’accord de la honte qui détruisait une partie du Code du travail, transposé depuis en loi.

Face à cette falsification organisée, il importe d’abord de rétablir les faits et la réalité de ce que vivent les salariés du privé comme du public, les chômeurs, les jeunes et les retraités.

Certes, l’espérance de vie augmente (quelle honte ces pauvres qui veulent profiter un peu de leur retraite) mais l’espérance de vie en bonne santé diminue (attaque contre le système de santé, déremboursement, conditions de travail dégradées) pour se situer aujourd’hui autour de 63 ans. Augmenter les annuités nécessaires jusqu’à 43 ans pour la génération 1973, c’est pousser inéluctablement soit à une retraite de misère, soit à une retraite à 67 ans, compte tenu de l’âge moyen du premier boulot. Bref, le rêve des exploiteurs, mettre en place la retraite des morts !

Certes, le nombre de retraités a augmenté mais la productivité a été multipliée par cinq depuis 1960, ce qui signifie qu’un « actif », comme l’on dit, produit cinq fois plus de richesse en 2013. Richesse accaparée de plus en plus par les actionnaires et spéculateurs de tous poils.

Les patrons, avec leur nouveau chefaillon, Gattaz junior, pleurnichent tous les matins sur les salariés français qui ne travaillent pas assez longtemps et sur le «coût exorbitant des charges» qui leur incombent. Ils oublient de dire que les entreprises sont les premières à se débarrasser des « seniors » lors des plans sociaux qui se multiplient et qu’elles bénéficient chaque année de 30 milliards d’exonérations (ce qui correspond à véritable hold-up de notre salaire différé), exonérations qui permettraient à elles seules de revenir aux 37,5 annuités !

Ce devoir de vérité établi, le problème ensuite est de construire un véritable rapport de force susceptible de les faire reculer. De ce point de vue, la situation a tout de même changé depuis 2010. L’axe CFDT-CGT qui avait à l’époque programmé l’échec du mouvement, malgré des millions de manifestants, s’est fissuré. Non pas que l’appareil CGT ait changé et que Thierry Le Paon ait découvert les vertus de la lutte de classe, mais la base CGTiste a fait bouger les lignes et la toute dernière trahison de la CFDT concernant le droit du travail a conforté la rupture actuelle. L’appel national unitaire du 8 juillet (CGT-FO- FSU- Solidaires) pour une « journée de grèves et de manifestations » plus clair que d’habitude est un point d’appui. De même les déclarations de Jean-Claude Mailly – « Nous ferons tout pour les faire reculer » – donnent un ton déterminé. Cela dit, pas d’illusion, nous n’obtiendrons que ce que nous irons chercher par la grève et le blocage du pays. Et c’est pas gagné. Outre tous les ennemis déjà identifiés (État, patronat, direction de la CFDT), les appareils risquent d’opposer aux salariés la « machine à perdre » que constitue le dispositif de journées saute-mouton. Ainsi une partie de la direction de la FSU n’aurait pas été contre une journée «éducation nationale» à la mi-septembre et cela manœuvre aussi du côté des fédérations de fonctionnaires pour organiser une journée qui réintégrerait des thèmes «consensuels» de l’Unsa et de la CFDT fidèles et zélés serviteurs du gouvernement. Division, diversion, confusion.

Bref, soit on se résigne, ce qui ne sera jamais le cas des militants anarchistes et anarcho-syndicalistes, soit on fait tout pour que boîte par boîte, administration par administration, on construise la grève interprofessionnelle, celle qui tape à la caisse du patronat, celle qui bloque le système, celle qui rassemble tous les exploités, celle qui décide elle-même hors des bureaucraties et des partis de la conduite du mouvement.

Fabrice (groupe La Sociale)

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