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L’État est terroriste par nature, les Etats-Unis et l’empire actuel n’en sont qu’une extension historique de plus… Comprendre pour en sortir (R71 et VT)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 29 juin 2022 by Résistance 71

R71 ON NE SE SOUMETTRA PAS

Point de vue des plus intéressants de Richard Cook relayé par le toujours excellent Kevin Barrett de VT. Rajoutons-y la vision non moins excellente du décapant George Carlin qui disait en parlant des Etats-Unis :

“Ce pays a été créé par une fine équipe d’esclavagistes qui voulurent être libres…”

Il disait aussi:

“Je pense que le fait d’être nés sur cette planète nous a donné un ticket d’entrée à la foire aux monstres, le fait d’être nés aux Etats-Unis nous donne une place au 1er rang…”

Tout état est terroriste par ESSENCE, parler de terrorisme d’état est un pléonasme, l’État n’existe que par la coercition et la terreur si non, il ne serait pas. Personne n’acquiesce volontairement à l’État et sa soi-disant “raison”, on y est forcé. La coercition a des degrés variés bien entendu, mais elle est coercition quoi qu’il en soit. Tout empire a sa maison mère institutionnelle historique étatique, mais en pratique ne rend compte qu’à son commanditaire marchand, qui au fil du temps, a phagocyté toute chose, y compris le politique. Les deux font la paire. L’État et ses rouages sont le verrou qui empêche un retour à une société non-coercitive et horizontale, émancipée, où toute exploitation et oppression sont impossibles, celle qu’il faudra retrouver en nous et remettre en place si nous voulons en sortir.

La véritable question n’est pas de savoir si l’État est terroriste, la réponse va de soi en simplement étudiant un peu l’histoire, la véritable question est : comment en sortir ?

Nous avons détaillé tout cela dans deux essais en 2017 et 2019, compilés par Jo dans ce PDF à lire et diffuser au grand large pour comprendre et assimiler le fait qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir :

“Du chemin de la société vers son humanité réalisée”

~ Résistance 71 ~

AmAzNazflag

Les Etats-Unis sont-ils un état terroriste ?

Kevin Barrett & Richard Cook

21 juin 2022

Url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/06/21/is-us-terrorist/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Podcast : Listen to former US government analyst and celebrated whistleblower Richard Cook discuss the neocons and their orchestration of the war in Ukraine on my radio show.  -Kevin Barrett, Veterans Today Editor

par Richard C. Cook

La conclusion est devenue inévitable : Les Etats-Unis SONT un état terroriste.

Le plus communément, le mot “terrorisme” se réfère à de violentes attaques contre des populations civiles afin d’influencer des gouvernements, des sociétés ou des individus d’arrêter de combattre ou de résister, de les punir pour être du mauvais côté d’un conflit, de saisir leurs terres ou leurs propriétés, ou de les forcer autrement à acquiescer à leur subjugation au profit d’un agresseur. Le terrorisme est généralement soutenu par le système étatique ou permis de se dérouler lorsque l’État regarde de l’autre côté dans ses propres intérêts.

Les Etats-Unis ont une inclination au terrorisme depuis bien longtemps. (NdT : depuis leur création même en tant qu’entité coloniale de la “couronne” / City de Londres, devenue soi-disant “indépendante” en 1776 pour être recolonisée par le spectacle marchand au point d’en devenir son pinacle et modèle planétaire…) Sa plus longue campagne de terrorisme a été la destruction systématique des peuples et cultures natifs, commençant avec la colonisation de l’Amérique par des Européens (NdT : chrétiens conquérants, colonisateurs et esclavagistes) et continuant jusqu’à ce jour.

Ceci inclut les campagnes d’extermination des Indiens menées par les “justes” et pieux de la Nouvelle-Angleterre et les citoyens légaux de Virginie au XVIIème siècle, les attaques et politique de la terre brûlée de Washington sur les nations de la confédération iroquoise pendant la guerre révolutionnaire, la saisie subséquente du vieux Nord-Ouest et des terres Shawnee et nations reliées, durant une guerre qui dura jusqu’en 1812, lorsque les Indiens combattirent aux côtés des Anglais lors de l’invasion du Canada par les Etats-Unis, l’expulsion des Indiens du sud-est américain sous la politique coloniale promulguée par le président Andrew Jackson et bien sûr, la campagne génocidaire contre les Indiens des plaines de l’ouest après la guerre de sécession, campagne menée par le général William Tecumseh Sherman, l’officier dont les soldats incendièrent la ville d’Atlanta en 1864 avant sa tristement célèbre marche vers la mer.

Un des pires actes de terrorisme contre les Indiens fut le sponsorship par le gouvernement américain de l’abattage délibéré de millions de bisons dans les années 1870 et 1880 afin de priver les Indiens de leur source primordiale de matière première de vie. Le sud américain fut aussi très efficace dans l’application de tactiques terroristes pour contrôler les esclaves africains. Même après la guerre de sécession, le terrorisme continua au travers de la culture sudiste d’intimidation, de discrimnation et de lynchage.

Les esclaves indiens et africains ne furent bien sûr pas les seules victimes. Le terrorisme fut le choix principal des Européens dans leur conquête de territoires au travers des continents américain, africain, asiatique et océanique, sur une période de plus de quatre siècles. Même les Etats-Unis se plièrent à la règle avec leur attaque sur les natifs des Philippines après avoir saisi leur archipel des mains de la couronne espagnole dans la guerre hispano-américaine.

En Europe, le terrorisme et la tactique de la terre brûlée furent la méthode favorite des guerres médiévales entre armées féodales rivales, entre les dénominations religieuses de la guerre de trente ans durant laquelle un tiers de la populations de l’Allemagne mourut de famine et des effets de la guerre du gouvernement français contre les Huguenots et par les Anglais sous Cromwell dans leur génocide contre les Irlandais. Parmi les plus efficaces des terroristes de l’histoire furent les hordes cavalières des steppes eurasiennes comme les Mongols de Gengis Khan et les Huns d’Attila.

Partout dans le monde, des gangs criminels ont toujours pratiqué le terrorisme contre des populations civiles parmi lesquelles ils vivaient et volaient. Aux Etats-Unis, le terrorisme de gangs a vu une nette augmentation durant la période dite de la “prohibition”, lorsque la mafia et autres groupes géraient les rackets de la contrebande d’alcool, ainsi que les casinos clandestins et la drogue, le trafic d’êtres humains et autres vices affiliés. De tels gangs sont partout aujourd’hui, avec des politiciens le plus souvent impliqués pour couvrir et blanchir les activités.

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« Rendez vos armes, le gouvernement va s’occuper de vous. »

Mais ce fut avec l’arrivée de la guerre mécanisée moderne à la fin du XIXème et début du XXème siècle que le terrorisme commença vraiment à trouver sa cadence. Ce n’était pas suffisant que des millions de personnes se tuent et s’estropient les uns les autres dans les tranchées du front occidental durant la guerre de 1914-18, les chars et les gaz toxiques entrant maintenant en lice. Ce fut en fait avec la guerre aérienne que le terrorisme trouva son futur. Et avec la seconde guerre mondiale, ce furent les anglo-saxons qui devinrent les véritables experts de l’anihilation totale de villes, d’infrastructure civile et de vies de non-combattants. Bien sûr, dès ce moment, le terrorisme contre des nations entières et leurs peuples était devenu partie intégrante du répertoire commun de pratique de régimes comme celui d’Hitler et des communistes qui prirent la Russie puis plus tard, la Chine.

Aujourd’hui, le miracle par lequel l’Allemagne a reconstruit ses villes totalement détruites par les bombardements américains et alliés durant la seconde guerre mondiale, obscurcit l’impact des horribles dégâts infligés par cette illusion de “savoir-faire” américain. Ceci inclut les bombardements incendiaires en 1945 des villes de Dresde, Tokyo ou des dizaines de milliers de civils périrent en une nuit. Dans le Pacifique, les Américains ont bombardé les Japonais jusqu’à leur soumission totale, incluant des attaques majeurs sur Tokyo et les Etats-Unis devinrent bien entendu la seule nation à avoir jamais largué des bombes atomiques, de surcroit sur des populations civiles, avec le rayage de la carte d’Hiroshima et de Nagasaki en août 1945. Alors que la guerre contre le Japon avait déjà été gagnée, ces actions américaines demeurent dans l’histoire comme les pires actes de terrorisme jamais perpétrés. Après la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont continué à faire pleuvoir les bombes sur la Corée, puis plus tard, sur le Vietnam, le Cambodge et le Laos durant les guerres d’Indochine des années 1960-70.

Mais ceci ne fut pas ce qui constitua exclusivement l’arsenal terroriste. De la fin de la seconde guerre mondiale à maintenant, les Etats-Uns se sont engagés dans un nombre incalculable de campagnes de terreur dans leurs efforts d’assurer l’attitude pro-américaine des pays et des gouvernements à travers le monde. Souvent ces campagnes furent exécutées sur le terrain par des juntes militaires d’extrême-droite, comme en Amérique Latine, au Moyen-Orient et en Afrique. L’Argentine, le Brésil, le Chili, l’Amérique Centrale, l’Angola, le Congo, l’Indonésie, tous ces pays et bien d’autres, ont tous connu le terrorisme sponsorisé ou financé par les Etats-Unis, perpétré par les militaires et la police de ces pays contre leurs propres populations. Aucune de celles-ci ne furent des guerres dûment déclarées par le congrès des Etats-Unis comme requis par la constitution. Mais les Etats-Unis s’engagèrent dans ces guerres quoi qu’il en soit. Une campagne de terreur particulièrement odieuse fut celle de l’Opération Phœnix conduite contre des civils au Vietnam et qui vit des dizaines de milliers de personnes sommairement arrêtées, assassinées et “disparaître”…

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Les bombes ont plu une fois de plus lorsque les Etats-Unis entrèrent en guerre contre l’Irak en 1990. De fait, maintenant, le mode préféré américain de mener une guerre est d’oblitérer de manière routinière un pays sous des tapis de bombes, puis d’y envoyer les troupes nettoyer ce qui reste. Malheureusement, ce “nettoyage” au sol peut bien durer des dizaines d’années contre des populations récalcitrantes au “progrès” et résistantes. Il y eut aussi les campagnes de bombardement seules. Le plus parfait exemple étant sans doute de l’assaut de l’OTAN (c’est à dire des Etats-Unis et de l’Angleterre) sur la Serbie en 1999, qui déclencha la destruction de la Yougoslavie. Cette campagne eut pour chef le commandant suprême des forces alliées de l’OTAN de l’époque, le général américain Wesley Clarke. Les Etats-Unis n’ont jamais envoyé de troupes et n’ont jamais occupé la région, laissant aux fragments de l’ex-Yougoslavie le soin de gérer l’affaire induite par l’OTAN, ceci doit toujours se produire. Le démembrement de la Yougoslavie fut rendu possible par l’effondrement de l’URSS en 1991, son alliée et sa protectrice.

Puis vint la “guerre contre la terreur” dont le coup d’envoi sonna après les attentats du 11 septembre 2001 de New York, qui furent des attaques sous faux-drapeau perpétrées par l’appareil de sécurité nationale profond afin de créer l’excuse pour une prise en compte massive du Moyen-Orient par l’empire. Les bombes tombèrent drues en Afghanistan, en Irak une nouvelle fois, en Libye, en Syrie, en Somalie et ailleurs. Dans le même temps, les Etats-Unis ont vendu un grand nombre d’avions de combat et autre armement à Israël, l’Arabie Saoudite et autres alliés pour qu’ils fassent la même chose à leurs propres ennemis. Les fabricants d’armes américains ont fait des fortunes en vendant des armes dans le monde entier, incluant des membres de l’OTAN.

Nous devrions aussi considérer pousser pour un armement de l’espace, ceci  avait levé la tête de façon magistrale avec ce fantasme de la “guerre des étoiles” du président Reagan, incluant les plans pour un laser rayon X, un canon électronique sur rail, des stations de combat nucléaires orbitales et des puissants rayons laser capables d’incinérer des villes entières en quelques secondes. Comme quelqu’un qui a travaillé comme analyste pour le programme de la navette spatiale de la NASA en 1985 et 1986, je peux confirmer qu’un objectif non dit du système de guerre des étoiles de Reagan, était de commencer à utiliser le programme de la navette spatiale pour protéger les Etats-Unis contre toute riposte si une première frappe nucléaire contre l’URSS venait à être décidée et lancée. De similaires considérations sont sans nul doute impliquées dans l’expansion des activités spatiales militaires ces dernières années, ceci incluant la création d’une force spatiale sous le président Trump.

[Lecture complémentaire sur R71 : « Le meilleur ennemi qu’on puisse acheter », Pr. Anthony C. Sutton]

Ce qui nous amène au présent et à l’intervention militaire spéciale russe en Ukraine. Comme nous l’avons vu, ce n’est pas la méthode de choix des Russes que de s’engager dans des bombardements indiscriminés de civils. Malgré la propagande occidentale, les Russes font tout pour minimiser les pertes civiles potentielles. Les Russes ne mènent pas une guerre de la terreur. Les Russes se fient plutôt à des tirs d’artillerie pour amenuiser la résistance des positions militaires ennemies avant de bouger au sol avec des troupes d’assaut. Ce faisant, ils sont en train de détruire de manière très méthodique l’armée Ukrainienne.

Ceci a été particulièrement frustrant pour les Etats-Unis. Le directorat de l’OTAN sous Jens Stoltenberg ronge son frein d’envoyer des combattants et des bombardiers dans les cieux de l’Ukraine pour pulvériser les Russes. Les bases aériennes de l’OTAN à travers l’Europe ont beaucoup d’avions qui pourraient faire le boulot. Le président ukrainien Zelensky a constamment appelé l’OTAN en renfort, mais rien ne s’est fait. Même le général en retraite Wesley Clarke a clarifié récemment que seulement si l’OTAN s’embarque dans une campagne de bombardement massive sur l’Ukraine, la Russie pourra être vaincue.

Au lieu de la traditionnelle campagne de bombardements aériens, les Etats-Unis et leurs alliés européens n’ont fait qu’envoyer des armes légères de combat sol-sol et quelques vieilleries d’artillerie qui n’ont fait aucune différence sur le terrain. Maintenant, nous assistons à la litanie des lamentations des merdias disant que l’Ukraine manque de puissance de feu. Comme il est logistiquement impossible de faire parvenir suffisamment d’armement à longue portée sur le champ de bataille pour faire la différence, ce qui peut être une tentative déguisée d’avoir les Etats-Unis à commencer à utiliser leur formidable puissance de feu aérienne.

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Mais nous savons tous bien entendu, que les Etats-Unis ne se sont pas engagés dans leur habituelle campagne aérienne de terreur simplement parce que la Russie a été très claire sur un point : ce sera la troisième guerre mondiale ! Et les Etats-Unis ne sont pas chauds, du moins pour le moment, d’entrer en 3ème GM. On en est là.

En aparté, je vais juste mentionner une autre alternative à une attaque terroriste américaine, les armes biologiques. Peut-être comprenant la futilité de s’engager dans une guerre ouverte contre la Russie, les USA semblent avoir pas mal investi dans la recherche sur les armes biologiques, incluant les labos en Ukraine. Le Pentagone admet maintenant qu’avant le conflit actuel, il avait mis en place quelques 40 laboratoires d’armement biologique en Ukraine, mais “à des fins pacifiques”. Franchement, je suis estomaqué à l’idée que les autorités américaines puissent croire un seul instant que quiconque pourrait croire une pareille fumisterie.

“Connaissant le gouvernement américain comme je le connais, je crois que la pandémie fut créée délibérément avec l’intention de mettre à bas la Chine, la Russie, l’Iran et autres nations non préparées.” Lire : the articles by Ron Unz.”

Nous venons de passer une pandémie au coronavirus. Connaissant le gouvernement américain comme je le connais, je pense que cette pandémie a été délibérément créée par lui avec pour intention de faire tomber la Russie, l’Iran et la Chine, allez lire l’article de Ron Unz. Bien sûr le gouvernement US doit comprendre que ce pathogène allait affecter aussi les Etats-Unis, mais pensait que peut-être il serait prêt avec les vaccins.

Bien entendu, l’Ukraine n’est pas le seul pays au monde où les Etats-Unis développent des armes biologiques. Ceci se produit aussi en Géorgie par exemple. Je pense que ce n’est qu’une question de temps avant que la prochaine pandémie ne soit lâchée dans la nature, une éventualité qui est particulièrement appréciée par toute cette clique de “l’élite occidentale” si intéressée dans la réduction de la population mondiale.

Ce qui est reliée en un sens à la guerre biologique est d’inonder une nation de drogues illicites avec pour but de réduire sa population au travers de l’addiction. La Grande-Bretagne l’a fait avec la Chine et l’opium au XIXème siècle. La CIA l’a fait avec plusieurs nations d’Asie centrale ainsi que la Russie, au travers de la production d’opium et d’héroïne en Afghanistan et possiblement à sa propre population aux Etats-Unis avec la production et la diffusion de LSD et de cocaïne et maintenant avec cet opiacé appelé le fentanyl (NdT : sans oublier le fléau du “crack” bien entendu). Tout ceci est du terrorisme à l’état pur.

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Une autre forme de terrorisme est celle des “sanctions”. Nous en avons pas mal appris sur les sanctions ces dernières semaines au cours de cette opération spéciale militaire russe en Ukraine, L’UE ayant maintenant servi sa 6ème bordée de sanctions contre la Russie avec cette intention de détruire l’économie russe et de créer un tel désastre économique que ses citoyens se soulèveront de manière supposée pour déposer Poutine. Toutes ces sanctions ont échoué et se retournent maintenant contre les instigateurs, les pays européens étant en marche pour détruire leurs propres économies et plonger le monde dans une dépression économique généralisée.

Les sanctions ont une longue histoire. Un des cas les plus fameux demeure celui des sanctions US contre l’Irak dans les années 1990, politique présidée par la ministre des affaires étrangères de Bill Clinton : Madeleine Albright. Ces sanctions furent la cause directe et indirecte de la mort de plus de 500 000 enfants irakiens, mortalité due à la faim, la malnutrition, la maladie, le manque de soin et de médicaments. Après coup, Albright déclara scandaleusement sur une chaîne de télé nationale que “cela en valait la peine…”

Le système de sanctions est inventé par des bureaucrates agissant sur ordre politique mais sans être responsables, dans un vide légal total et sans un gramme d’humanité. Les sanctions actuelles contre la Russie sont des actes de guerre, mais quand le congrès des Etats-Unis a t’il déclaré la guerre ou même, quand une résolution de l’ONU a t’elle été votée en la matière ? En toute conséquence, ces sanctions sont des crimes et des actes de terrorisme.

La liste des actions terroristes est infinie. Je vais ici mentionner une forme supplémentaire de terrorisme, mais j’en ferai la discussion approfondie une autre fois. Cet acte terroriste consiste en la destruction de la monnaie d’un pays par l’inflation. Ceci a été fait à plusieurs reprises au cours de l’histoire et peut même être fait contre le peuple d’une nation par son gouvernement. Je pense à l’heure actuelle, que l’administration Biden est en train de détruire délibérément le dollar US afin de pouvoir payer une partie de la dette (NdT : des intérêts en fait de la dette…) qui n’est pas remboursable, avec un dollar dévalué. Les gouvernements occidentaux ayant un establishment bancaire parasite adorent l’inflation pour cette raison.

Le terrorisme a une longue histoire et ce n’est pas fini. Les Etats-Unis, en tant que sponsor en chef du terrorisme dans le monde aujourd’hui, porte une grande partie de la responsabilité et doivent répondre de leurs actions. Mais les jours fastes du terrorisme américain ne sont pas encore finis.

Au gré de mes années de service auprès du gouvernement des Etats-Unis et avec mon expérience d’observateur, je pense que maintenant, alors même que nous parlons, l’armée américaine planifie une première frappe nucléaire contre la Russie.

Il est bien évident que vu la taille de l’arsenal nucléaire américain, il serait impossible pour les Etats-Unis de ne pas envisager des jeux de guerre et des scénarios impliquant leur utilisation. De plus les Etats-Unis n’ont jamais promis qu’ils ne frapperaient pas les premiers. 

La possibilité de lancer la première attaque nucléaire contre la Russie n’est en rien nouvelle. Ceci fut déjà discuté par le président J.F. Kennedy et son état-major et conseillers militaires durant la crise des missiles de Cuba en 1962.

Aujourd’hui, au moment de cette opération spéciale militaire russe en Ukraine, nous pourrions faire face à un danger du même niveau ou plus grand que dans le passé. Alors que les Etats-Unis mirent en place les attentats du 11 septembre comme prétexte à lancer la “guerre contre la terreur”, un faux-drapeau, une détonation nucléaire attribuée à la Russie pourrait bien être conduite par des personnels militaires américains ou leurs proxies, suppléants étrangers, ce qui deviendrait une belle opportunité pour une escalade guerrière menant à une frappe nucléaire ou conventionnelle contre la Russie.

Les Etats-Unis ont manifestement fait un très mauvais calcul avec leurs actions en Ukraine. Il y a maintenant peu de doute que les Etats-Unis aient délibérément attiré et incité la Russie à lancer son attaque en février 2022. Les Etats-Unis et leurs alliés européens avaient clairement un bon nombre de sanctions économiques prêtes à l’emploi ayant pour but de détruire l’économie russe et d’amener un changement de régime en Russie.

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Mais la stratégie américaine a fait long feu. La Russie est en train de gagner la guerre à la fois militairement et économiquement. Les Etats-Unis, avec la GB, l’UE et l’OTAN sont dans le processus d’absorber une très humiliante défaite. Ne voulant pas se lancer dans une guerre ouverte contre la Russie, les Etats-Unis n’ont pas fourni de soutien aérien à l’armée ukrainienne qui est en train de se faire laminer, ils n’ont pas non plus envoyé de troupes, qu’elles soient américaines ou d’autres pays de l’OTAN.

Les Etats-Unis ont dit qu’ils ne voulaient pas entrer en guerre contre la Russie à cause de l’Ukraine. La seule nation qui a mentionné les armes nucléaires a été la Russie. Ce fut en réponse à la déclaration très belliqueuse de la ministre de la défense britannique Liz Truss, que Poutine annonça qu’il faisait mettre les forces nucléaires russes en alerte maximum. Une chaîne de télévision russe fit se dresser les poils avec une animation de ce qui se passerait si la Russie bombardait la GB avec ses armes à haute puissance.

Avec la victoire anticipée de la Russie dans une guerre hybride, ou guerre par procuration ou quoi que ce soit que vous vouliez l’appeler, la Russie, avec la Chine si alliée avec la Russie sur de multiples fronts, les Etats-Unis et l’occident font face à une massive restructuration de la dynamique du pouvoir dans le monde aujourd’hui. Le modèle financier mondialiste occidental fondé sur la domination sans partage du capitalisme financier fait face à un défi existentiel de la part des économies collectivistes russe, chinoise et de leurs associés.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Union Européenne et le reste du monde occidental ont sans doute déjà perdu la guerre. Une fois de plus, face à cette possibilité, nous pouvons être certains que certaines personnes parmi les forces pilotant la politique américaine, certains parient sur une première attaque nucléaire américaine. Ceci serait un niveau terroriste encore jamais atteint jusqu’ici. Il y a aussi certaines forces au sein de la Russie qui parient et planifient les moyens d’arrêter cela.

Tout ce que je fais ici est de donner un avertissement. Je ne prédit absolument rien. Mon espoir est que les forces en occident qui ont toujours un certain degré de santé mentale vont se dresser ces prochaines semaines et prochains mois et comprendre qu’une majeure conférence mondiale de paix qui fasse des compromis à mi-chemin avec la Russie et la Chine sot de fait, notre seul espoir.

Richard C. Cook est un analyste du gouvernement fédéral américain à la retraite.

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Voir notre dossier sur “La guerre en Ukraine”

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

eye

cerveau_gratuit

Guerre en Ukraine : Le Nouvel Ordre Mondial mis en place (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , on 3 avril 2022 by Résistance 71

Comme souvent une vision géopolitique intéressante et réfléchie de Thierry Meyssan. Nous ne partageons pas son optimisme quant à la Chine que nous pensons être partie prenante du Nouvel Ordre Mondial car inféodée à la City de Londres depuis les guerres de l’opium et contrôlée depuis par l’empire anglo-américain qui a largué Chang Kaï Chek en rase campagne et a misé sur et mis Mao au pouvoir pour refaire le coup de la Russie 1917 et en faire un “marché captif”. De plus depuis 1971 et l’éloge de David Rockefeller du grand timonier dans un éditorial du New York Times qui prépara l’envoi de son sbire Kissinger en Chine pour mettre en place et en scène la “reconnaissance officielle”, la Chine est le “modèle” avérée pour un contrôle mondial des populations. Des pitres comme Trudeau au Canada ne s’en sont même plus cachés.
Quel jeu joue la Russie ? Est-elle une véritable entrave au N.O.M ? Poutine met-il un coup d’arrêt à la tyrannie occidentale planétaire ou n’est-il qu’un pion supplémentaire pour la mettre en place ? Nous ne le savons pas pour sûr. Ce que nous pensons ici, est que Poutine n’est pas contre le N.O.M / Great Reset, mais que celui-ci ne peut se produire qu’avec une Russie souveraine ayant une place égale dans l’ordre nouveau fasciste supra-national, fasciste prit ici au sens mussolinien à savoir de la fusion de l’État et de la Grande Entreprise (industrielle, agricole et financière). Le capitalisme dans sa phase terminale d’existence est fondamentalement fasciste.
Les peuples se laisseront-ils embarquer dans cette nouvelle aventure tyrannique marchande en mutation ou se soulèveront-ils de concert pour mettre en place la Commune Universelle planétaire de notre humanité enfin réalisée hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat ? C’est ce que l’avenir nous dira. Ce qui est sûr c’est que nous vivons une époque “formidable” dans l’amplitude historique que cela engendre et va engendrer…
~ Résistance 71 ~

aiglevsour

Le Nouvel Ordre Mondial que l’on nous prépare sous prétexte de la guerre en Ukraine

Thierry Meyssan

30 mars 2022

Url de l’article : https://www.voltairenet.org/article216256.html

Le conflit en Ukraine n’a pas été ouvert par la Russie le 24 février, mais par l’Ukraine une semaine avant. L’OSCE en est témoin. Ce conflit périphérique avait été planifié par Washington pour imposer un Nouvel Ordre Mondial dont la Russie, puis la Chine, devaient être exclues. Ne vous laissez pas berner !

Les opérations militaires de la Russie en Ukraine se déroulent depuis plus d’un mois et les opérations de propagande de l’Otan depuis un mois et demi.

Comme à chaque fois, la propagande de guerre des Anglo-Saxons est coordonnée depuis Londres. Les Britanniques ont acquis depuis la Première Guerre mondiale un savoir-faire sans équivalent. En 1914, ils étaient parvenus à convaincre leur propre population que l’armée allemande avait pratiqué des viols de masse en Belgique et qu’il était du devoir de chaque Britannique de venir au secours de ces pauvres femmes. C’était une version plus propre que d’évoquer la tentative du Kaiser Wilhelm II de rivaliser avec l’Empire colonial anglais. À la fin du conflit, la population britannique exigea que l’on indemnise les victimes. On chercha à les recenser et l’on se rendit compte que les faits avaient été extraordinairement exagérés.

Cette fois, en 2022, les Britanniques sont parvenus à convaincre les Européens que, le 24 février, les Russes ont attaqué l’Ukraine pour l’envahir et l’annexer. Moscou tenterait de reconstituer l’Union soviétique et s’apprêterait à attaquer successivement toutes ses anciennes possessions. Cette version est plus honorable pour les Occidentaux que d’évoquer le « piège de Thucydide » —j’y reviendrai—. Dans la réalité, les troupes de Kiev ont attaqué leur propre population du Donbass, le 17 février après-midi. Puis l’Ukraine a agité un chiffon rouge devant le taureau russe avec le discours du président Zelenski face aux dirigeants politiques et militaires de l’Otan réunis à Munich, au cours duquel il a annoncé que son pays allait se doter de l’arme atomique pour se protéger de la Russie.

Vous ne me croyez pas ? Voici les relevés de l’OSCE à la frontière du Donbass. Il n’y avait plus de combats depuis des mois, mais les observateurs de l’Organisation neutre ont observé, à partir du 17 février après-midi, 1 400 explosions par jour. Immédiatement, les provinces rebelles de Donetsk et de Lougansk, qui se considéraient toujours comme ukrainiennes, mais prétendaient à l’autonomie au sein de l’Ukraine, ont déplacé plus de 100 000 civils pour les protéger. La plupart se sont repliés à l’intérieur du Donbass, d’autres ont fui vers la Russie.

En 2014 et 2015, lorsqu’une guerre civile avait opposé Kiev à Donestk et à Lougansk, les dégâts matériels et humains ne ressortaient que des affaires intérieures de l’Ukraine. Cependant, au cours du temps, la presque totalité de la population ukrainienne du Donbass a envisagé d’émigrer et a acquis la double nationalité russe. Par conséquent l’attaque de Kiev contre la population du Donbass, le 17 février, était une attaque contre des citoyens ukraino-russes. Moscou leur a porté secours, en urgence, à partir du 24 février.

La chronologie est indiscutable. Ce n’est pas Moscou qui a voulu cette guerre, mais bien Kiev, malgré le prix prévisible qu’il devrait en payer. Le président Zelensky a délibérément mis son peuple en danger et porte seul la responsabilité de ce qu’il endure aujourd’hui.

Pourquoi a-t-il agi ainsi ? Depuis le début de son mandat, Volodymyr Zelensky a poursuivi le soutien de l’État ukrainien, qui avait commencé avec son prédécesseur Petro Porochenko, aux détournements de fonds perpétrés par ses sponsors états-uniens et aux extrémistes de son pays, les bandéristes. Le président Poutine a qualifié les premiers de « bande de drogués » et les seconds de « bande de néo-nazis » [1]. Non seulement Volodymyr Zelensky a publiquement déclaré qu’il ne voulait pas résoudre le conflit du Donbass en appliquant les Accords de Minsk, mais il a interdit à ses concitoyens de parler le russe à l’école et dans les administrations et, pire, a signé une loi raciale le 1er juillet 2021, excluant de facto les Ukrainiens revendiquant leur origine slave de la jouissance des Droits de l’homme et des Libertés fondamentales.

L’armée russe a d’abord envahi le territoire ukrainien, non pas depuis le Donbass, mais depuis la Biélorussie et la Crimée. Elle a détruit l’ensemble des installations militaires ukrainiennes utilisées par l’Otan depuis des années et a combattu les régiments bandéristes. Elle se consacre désormais à les anéantir à l’Est du pays. Les propagandistes de Londres et leurs presque 150 agences de communication un peu partout dans le monde nous assurent que, repoussée par la glorieuse Résistance ukrainienne, l’armée russe défaite a abandonné son objectif initial de prendre Kiev. Or, jamais, absolument jamais, le président Poutine n’a dit que la Russie prendrait Kiev, renverserait le président élu Zelensky et occuperait son pays. Au contraire, il a toujours dit que ses objectifs de guerre étaient de dénazifier l’Ukraine et d’éliminer les stocks d’armes étrangères (celles de l’Otan). C’est très exactement ce qu’il fait.

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Zelensky : de clown à marionnette khazare

La population ukrainienne souffre. Nous découvrons que la guerre est cruelle, qu’elle tue toujours des innocents. Nous sommes submergés aujourd’hui par nos émotions et, comme nous ignorons l’attaque ukrainienne du 17 février, nous en voulons aux Russes que nous qualifions à tort d’« agresseurs ». Nous n’éprouvons pas la même compassion pour les victimes de la guerre simultanée au Yémen, ses 200 000 morts, dont 85 000 enfants, morts de faim. Mais il est vrai que les Yéménites ne sont aux yeux des Occidentaux « que des arabes ».

Le fait de souffrir ne doit pas a priori être interprété comme la preuve que l’on a raison. Les criminels souffrent comme les innocents.

La Cour internationale de Justice (CIJ), c’est-à-dire le tribunal interne de l’Onu, a été saisie par l’Ukraine et a ordonné à titre conservatoire, le 16 mars, à la Russie de cesser la guerre et de retirer ses troupes [2]. Or, ainsi que je viens de le montrer le Droit donne raison à la Russie.

Comment une telle manipulation de la Cour est-elle possible ? L’Ukraine a évoqué le fait que le président Poutine a déclaré, lors de son discours sur l’opération militaire russe, que les populations du Donbass étaient victimes d’un « génocide ». Elle a donc nié ce « génocide » et accusé la Russie d’avoir indûment utilisé cet argument. En droit international, le mot « génocide » ne désigne plus l’éradication d’une ethnie, mais un massacre ordonné par un gouvernement. Au cours des huit dernières années, 13 000 à 22 000 civils ont été tués dans le Donbass selon que l’on se réfère aux statistiques du gouvernement ukrainien ou à celles du gouvernement russe. La Russie, qui avait envoyé sa plaidoirie par écrit, fait valoir qu’elle ne se fonde pas sur la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, mais sur l’article 51 de la Charte des Nations unies autorisant la guerre en légitime défense —ce que le président Poutine avait explicitement déclaré lors de son discours—. Le Tribunal n’a pas cherché à vérifier quoi que ce soit. Il s’en est tenu au démenti ukrainien. Il a donc conclu que la Russie avait indûment utilisé la Convention comme argument. En outre, la Russie n’ayant pas jugé nécessaire de se faire représenter physiquement à la Cour, celle-ci a utilisé son absence pour lui imposer une mesure conservatoire aberrante. La Russie, sûre de son bon droit, a refusé d’obtempérer et réclame un jugement sur le fond qui ne sera pas rendu avant la fin septembre.

Tout ceci étant posé, nous ne pouvons comprendre la duplicité des Occidentaux qu’en replaçant les évènements dans leur contexte. Depuis une dizaine d’année, les politologues états-uniens nous assurent que la montée en puissance de la Russie et de la Chine conduiront à une inévitable guerre. Le politologue Graham Allison a créé pour cela le concept de « piège de Thucydide » [3]. Il faisait référence aux guerres du Péloponnèse qui opposèrent au IVème siècle avant J.C. Sparte à Athènes. Le stratège et historien Thucydide analysa que les guerres étaient devenues inévitables lorsque Sparte, qui dominait la Grèce, réalisa qu’Athènes conquérait un empire et pourrait se substituer à son hégémonie. L’analogie est parlante, mais fausse : si Sparte et Athènes étaient des cités grecques voisines, les États-Unis, la Russie et la Chine n’ont pas la même culture.

À titre d’exemple, la Chine récuse la proposition de compétition commerciale formulée par le président Biden. Elle lui oppose sa tradition de « gagnant-gagnant ». Ce faisant, elle ne fait pas référence à des contrats commerciaux profitables aux deux parties, mais à son Histoire. L’« Empire du milieu » a une population extrêmement nombreuse. L’empereur était contraint de déléguer son autorité au maximum. Aujourd’hui encore la Chine est le pays le plus décentralisé au monde. Lorsqu’il prenait un décret, celui-ci avait des conséquences pratiques dans certaines provinces, mais pas dans toutes. L’empereur devait donc s’assurer que chaque gouverneur local ne considérerait pas son décret comme sans objet et n’oublierait pas son autorité. Il offrait alors une compensation à ceux qui n’étaient pas concernés par le décret pour qu’ils se sentent toujours soumis à son autorité.

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Dictature mon amour…

Depuis le début de la crise ukrainienne, la Chine, non seulement adopte une position non-alignée, mais protège son allié russe au conseil de Sécurité des Nations unies. À tort, les États-Unis ont craint que Beijing n’envoie des armes à Moscou. Cela n’a jamais été le cas, même s’il y a une aide logistique en repas préparés pour les soldats par exemple. La Chine observe comment les choses se passent et en déduit comment elles se passeront lorsqu’elle tentera de récupérer la province rebelle de Taïwan. Beijing a gentiment décliné les offres de Washington. Il pense sur la longue durée et sait par expérience que s’il laisse détruire la Russie, il sera une nouvelle fois pillé par les Occidentaux. Son salut n’est possible qu’avec la Russie, même s’il doit un jour la contester en Sibérie.

Revenons au piège de Thucydide. La Russie sait que les États-Unis veulent l’effacer de la scène. Elle anticipe une possible invasion/destruction. Or, son territoire est immense et sa population insuffisamment nombreuse. Elle ne peut défendre ses frontières trop grandes. Elle a, depuis le XIXème siècle, imaginé de se défendre en se dérobant à ses adversaires. Lorsque Napoléon, puis Hitler, l’ont attaquée, elle a déplacé sa population toujours plus à l’Est. Et elle a brûlé elle-même ses propres villes avant l’arrivée de l’envahisseur. Celui-ci s’est trouvé dans l’incapacité d’approvisionner ses troupes. Il a dû affronter l’hiver sans moyens et, en définitive, battre en retraite. Cette stratégie de la « terre brûlée » n’a fonctionné que parce que ni Napoléon, ni Hitler n’avaient de bases logistiques à proximité. Aussi la Russie moderne sait qu’elle ne pourra pas survivre si des armes états-uniennes sont entreposées en Europe centrale et orientale. C’est pourquoi, à la fin de l’Union soviétique, la Russie a demandé que jamais l’Otan ne s’étende à l’Est. Le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Köhl, qui connaissaient l’Histoire, exigèrent donc que les Occidentaux prennent cet engagement. Lors de la réunification allemande, ils rédigèrent et signèrent un traité garantissant que jamais l’Otan ne franchirait la ligne Oder-Neisse, c’est-à-dire la frontière germano-polonaise.

La Russie a fait inscrire cet engagement dans le marbre en 1999 et en 2010 avec les déclarations de l’OSCE d’Istanbul et d’Astana. Mais les États-Unis l’ont violé en 1999 (adhésion de la Tchéquie, de la Hongrie et de la Pologne à l’Otan), en 2004 (Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie et Slovénie), en 2009 (Albanie et Croatie), en 2017 (Monténégro), et encore en 2020 (Macédoine du Nord). Le problème n’est pas que tous ces États se soient alliés avec Washington, mais qu’ils aient entreposé des armes états-uniennes chez eux. Personne ne critique que ces États aient choisis leurs alliés, mais Moscou leur reproche de servir de base arrière au Pentagone en préparation d’une attaque de la Russie.

En octobre 2021, la straussienne [4] Victoria Nuland, la numéro 2 du département d’État est venue à Moscou pour sommer la Russie d’accepter le déploiement d’armes US en Europe centrale et orientale. Elle a promis que Washington investirait en contrepartie en Russie. Puis elle a menacé la Russie si celle-ci n’acceptait pas son offre et elle a conclu qu’il ferait juger le président Poutine devant un Tribunal international. Moscou a répondu en adressant, le 17 décembre, une proposition de Traité garantissant la paix sur la base du respect de la Charte des Nations unies. C’est ce qui a provoqué l’orage actuel. Car respecter la Charte, fondée sur le principe de l’égalité et de la souveraineté des États, suppose de réformer l’Otan dont le fonctionnement est au contraire fondé sur une hiérarchie entre ses membres. Pris dans le « piège de Thucydide », les États-Unis ont alors fomenté la guerre actuelle en Ukraine.

Si nous admettons que leur but est de rayer la Russie de la scène internationale, la manière dont les Anglo-Saxons réagissent à la crise ukrainienne devient limpide. Ils ne cherchent pas à repousser militairement l’armée russe, ni à gêner le gouvernement russe, mais à faire disparaître toute trace de la culture russe en Occident. Et subsidiairement, ils tentent d’affaiblir l’Union européenne.

Ils ont commencé avec le gel des avoirs des oligarques russes en Occident ; une mesure qui a été applaudie par la population russe qui les considère comme d’illégitimes bénéficiaires du pillage de l’URSS. Puis ils ont imposé aux entreprises occidentales de cesser leurs activités avec la Russie. Enfin, ils ont continué en coupant les banques russes d’accès aux banques occidentales (le système SWIFT). Or, si ces mesures financières ont été désastreuses pour les banques russes (mais par pour le gouvernement russe), les mesures contre les entreprises travaillant en Russie sont au contraire favorables à la Russie qui récupère leurs investissements à moindre frais. D’ailleurs, la Bourse de Moscou, qui avait été fermée du 25 février (lendemain de la riposte russe) au 24 mars, a enregistré une progression dès sa réouverture. Certes l’indice RTS a reculé le premier jour de 4,26 %, mais il mesure surtout des valeurs spéculatives, au contraire l’indice IMOEX, qui mesure l’activité économique nationale, a augmenté de 4,43 %. Les vrais perdants des mesures occidentales sont les membres de l’Union européenne qui ont eu la bêtise de les prendre.

Déjà, en 1991, le straussien Paul Wolfowitz écrivait dans un rapport officiel que les États-Unis devaient empêcher qu’une puissance puisse se développer au point de rivaliser avec eux. À l’époque, l’URSS était en miettes. Aussi désigna-t-il l’Union européenne comme le rival potentiel à abattre [5]. C’est très exactement ce qu’il fit en 2003, lorsque devenu numéro 2 du Pentagone, il interdit à l’Allemagne et à la France de participer à la reconstruction de l’Iraq [6]. C’est aussi ce dont parla Victoria Nuland, en 2014, lorsqu’elle donna comme consigne à son ambassadeur US à Kiev d’« enculer l’Union européenne » (sic) [7].

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L’Union européenne est aujourd’hui sommée de stopper ses importations d’hydrocarbures russes. Si elle obtempère à cette injonction, l’Allemagne sera ruinée et avec elle toute l’Union. Ce ne sera pas un dommage collatéral, mais le fruit d’une pensée structurée, clairement exprimée depuis trente ans.

Le plus important pour Washington est d’exclure la Russie de toutes les organisations internationales. Il est déjà parvenu, en 2014, à l’exclure du G8. Le prétexte était non pas l’indépendance de la Crimée (que celle-ci réclamait depuis la dissolution de l’URSS, plusieurs mois avant que l’Ukraine ne songe à sa propre indépendance), mais son adhésion à la Fédération de Russie. La prétendue agression de l’Ukraine fournit un prétexte pour l’exclure du G20. La Chine a immédiatement fait remarquer que personne ne pouvait être exclu d’un forum informel ne disposant pas de statuts. Peu importe, le président Biden est revenu à la charge les 24 et 25 mars en Europe.

Washington multiplie les contacts pour exclure la Russie de l’Organisation mondiale du Commerce. De toute manière, les principes de l’OMC sont battus en brèche par les « sanctions » unilatérales mises en œuvre par les Occidentaux. Une telle décision serait préjudiciable aux deux camps. C’est là qu’il convient de se reporter aux écrits de Paul Wolfowitz. Il écrivait en effet en 1991 que Washington ne doit pas chercher à être le meilleur dans ce qu’il fait, mais à être le premier par rapport aux autres. Cela implique, notait-il, que pour maintenir leur hégémonie, les États-Unis ne doivent pas hésiter à se faire du mal, s’ils en font beaucoup plus aux autres. Nous allons tous faire les frais de cette manière de raisonner.

Le plus important pour les Straussiens est d’exclure la Russie des Nations unies. Ce n’est pas possible si l’on respecte la Charte des Nations unies, mais Washington ne s’en encombrera pas plus là qu’ailleurs. D’ores et déjà, il a pris contact avec chaque État-membre de l’Onu à quelques exceptions près. La propagande anglo-saxonne étant déjà parvenue à leur faire prendre des vessies pour des lanternes, tous sont convaincus qu’un membre du Conseil de sécurité s’est lancé dans une guerre de conquête contre un de ses voisins. Si Washington parvient à convoquer une Assemblée générale extraordinaire de l’Onu et à en modifier les statuts, il parviendra à ses fins.

Une sorte d’hystérie s’est emparée de l’Occident. On fait la chasse à tout ce qui est russe sans réfléchir à ses liens avec la crise ukrainienne. On interdit aux artistes russes de se produire même s’ils sont réputés opposés au président Poutine. Ici une université interdit l’étude du héros anti-soviétique Soljenitsyne de leur cursus, là-bas une autre interdit l’écrivain du débat et du libre-arbitre Dostoïevski (1821-1881) qui s’opposa au régime tsariste. Ici on déprogramme un chef d’orchestre parce qu’il est russe et là-bas on supprime Tchaïkovski (1840-1893) du répertoire. Tout ce qui est russe doit disparaître de notre conscience comme jadis l’Empire romain a rasé Carthage et méthodiquement détruit toute trace de son existence, au point qu’aujourd’hui nous ne savons pas grand-chose de cette civilisation.

Le 21 mars, le président Biden ne s’en est pas caché. Devant un parterre de chefs d’entreprises, il a déclaré « C’est le moment où les choses changent. Il va y avoir un Nouvel Ordre Mondial et nous devons le diriger. Et nous devons unir le reste du monde libre pour le faire » [8]. Ce nouvel ordre [9] devrait couper le monde en deux blocs hermétiques ; une coupure telle que nous n’en avons jamais connue, sans comparaison possible avec le rideau de fer de la Guerre froide. Certains États, comme la Pologne, pensent pouvoir y perdre beaucoup comme les autres, mais aussi gagner un peu. Ainsi, le général Waldemar Skrzypczak vient-il de réclamer que l’enclave russe de Kaliningrad devienne polonaise [10]. En effet, après la coupure du monde, comment Moscou pourra-t-il communiquer avec ce territoire ?

Notes :

[1] Voir le neuvième article de cette série : « Une bande de drogués et de néo-nazis », 5 mars 2022.

[2] « Allégation de génocide au titre de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide », Ordonnance, Cour internationale de Justice, 16 mars 2022.

[3] « The Thucydides Trap : Are the U.S. and China Headed for War ?« , Graham T. Alllison, The Atlantic, September 24, 2005. Destined For War : Can America and China Escape Thucydides’s Trap ?, Graham T. Allison, Mariner Books ; (2017).

[4] Pour ce que sont les Straussiens, voir le huitième article de cette série « Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens », 5 mars 2022.

[5] Ce document a été révélé dans « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop », Patrick E. Tyler, New York Times, March 8, 1992. Voir aussi les extraits publiés en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : « Prevent the Re-Emergence of a New Rival » ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.

[6] « Instructions et conclusions sur les marchés de reconstruction et d’aide en Irak », par Paul Wolfowitz, Réseau Voltaire, 10 décembre 2003.

[7] « Conversation entre l’assistante du secrétaire d’État et l’ambassadeur US en Ukraine », par Andrey Fomin, Oriental Review (Russie) , Réseau Voltaire, 7 février 2014.

[8] « Remarks by President Biden Before Business Roundtable’s CEO Quarterly Meeting », White House, March 21, 2022.

[9] « Histoire du « Nouvel ordre mondial » », par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 21 février 2010. « Le projet de Nouvel Ordre Mondial trébuche sur les réalités géopolitiques », par Imad Fawzi Shueibi, Traduction Said Hilal Alcharifi, Réseau Voltaire, 14 août 2012.

[10] « La Pologne revendique Kaliningrad », Réseau Voltaire, 26 mars 2022.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

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Philosophie néo-conservatrice, Leo Strauss, Nouvel Ordre Mondial, Poutine et la guerre en Ukraine (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , on 2 mars 2022 by Résistance 71

leostrauss
Leo Strauss (1899-1973) père de la philosophie
néo-conservatrice et du principe du « noble mensonge »

Une analyse essentielle et fort à propos de Thierry Meyssan pour comprendre et suivre les véritables dessous de l’affaire ukrainienne, qui n’est qu’un maillon de plus à la chaîne évènementielle de l’imposture et du mensonge étatique poussés à leur extrême depuis le fatidique 11 septembre 2001... Pour comprendre vraiment, il faut descendre au fond du terrier du lapin blanc… et immanquablement sortir de sa zone de confort. Une fois au fond, il n’y a plus de retour en arrière possible, on ne voit plus le monde et son écume des jours de la même manière.
Qui ose gagne ! Savoir c’est gagner !
~ Résistance 71 ~

Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens

Thierry Meyssan

1er mars 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article215843.html

La Russie ne livre pas de guerre au peuple ukrainien, mais à un petit groupe de personnes au sein du pouvoir états-unien qui a transformé l’Ukraine à son insu, les Straussiens. Il s’est formé il y a un demi-siècle et a déjà commis une quantité incroyable de crimes en Amérique latine et au Moyen-Orient à l’insu des États-uniens. Voici leur histoire.

Le 24 février à l’aube, les forces russes sont entrées massivement en Ukraine. Selon le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait alors à la télévision, cette opération spéciale était le début de la réponse de son pays à « ceux qui aspirent à la domination du monde » et qui font avancer les infrastructures de l’Otan aux portes de son pays. Durant cette longue intervention, il a résumé la manière dont l’Otan a détruit la Yougoslavie sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations-Unies, allant jusqu’à bombarder Belgrade en 1999. Puis il a parcouru les destructions des États-Unis au Moyen-Orient, en Iraq, en Libye et en Syrie. Ce n’est qu’après ce long exposé qu’il a annoncé avoir envoyé ses troupes en Ukraine avec la double mission de détruire les forces armées liées à l’Otan et d’en finir avec les groupes néo-nazis armés par l’Otan.

Immédiatement tous les États membres de l’Alliance atlantique dénonçaient une occupation de l’Ukraine comparable à celle de la Tchécoslovaquie lors du « Printemps de Prague » (1968). Selon eux, la Russie de Vladimir Poutine aurait adopté la « doctrine Brejnev » de l’Union soviétique. C’est pourquoi le monde libre doit punir l’« Empire du Mal » ressuscité en lui imposant des « coûts dévastateurs ».

L’interprétation de l’Alliance atlantique vise avant tout à priver la Russie de son argument majeur : certes, l’Otan n’est pas une confédération d’égaux, mais une fédération hiérarchisée sous commandement anglo-saxon, cependant la Russie agit de même. Elle refuse à l’Ukraine la possibilité de choisir son destin comme les Soviétiques l’ont refusé aux Tchécoslovaques. Certes, l’Otan, par son fonctionnement, viole les principes de souveraineté et d’égalité des États stipulés par la Charte des Nations unies, mais elle ne doit pas être dissoute, sauf à dissoudre aussi la Russie.

Peut-être, mais probablement pas.

Le discours du président Poutine n’était pas dirigé contre l’Ukraine, ni même contre les États-Unis, mais explicitement contre « ceux qui aspirent à la domination du monde », c’est-à-dire contre les « Straussiens » au sein du pouvoir états-unien. C’était une véritable déclaration de guerre à leur égard.

Le 25 février, le président Vladimir Poutine qualifiait le pouvoir de Kiev de « clique de drogués et de néonazis ». Pour les médias atlantistes, ces propos étaient ceux d’un malade mental.

Dans la nuit du 25 au 26 février, le président Volodymyr Zelensky adressait à la Russie, via l’ambassade de Chine à Kiev, une proposition de cessez-le-feu. Le Kremlin lui répondait immédiatement en posant ses conditions :
arrestation de tous les nazis (Dmitro Yarosh et le Bataillon Azov, etc.),
dépôt de tous les noms de rue et destruction des monuments glorifiant les collaborateurs des nazis durant la Seconde Guerre mondiale (Stepan Bandera, etc.),
dépôt des armes.

La presse atlantique ignorait cet événement, tandis que le reste du monde, qui le connaissait, retenait son souffle. La négociation échouera quelques heures plus tard après intervention de Washington. Ce n’est qu’à ce moment-là que les opinions publique occidentales en seront informées, mais les conditions russes leur seront toujours cachées.

De quoi le président Poutine parle-t-il ? Contre qui se bat-il ? Et quelles sont les raisons qui ont rendu aveugle et muette la presse atlantiste ?

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BRÈVE HISTOIRE DES STRAUSSIENS

Arrêtons-nous un instant sur ce groupe, les Straussiens, à propos duquel les Occidentaux savent peu de choses. Il s’agit d’individus, tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde. Ils ont été formés par le philosophe allemand, Leo Strauss, réfugié aux États-Unis lors de la montée du nazisme et devenu professeur de philosophie à l’université de Chicago. Selon de nombreux témoignages, il avait constitué un petit groupe d’élèves fidèles auxquels il dispensait un enseignement oral. Il n’y a donc pas d’écrits à ce sujet. Il leur expliquait que le seul moyen pour les juifs de ne pas être victimes d’un nouveau génocide était de constituer leur propre dictature. Il les désignait sous le nom d’Hoplites (les soldats de Sparte) et les envoyait perturber les cours de ses rivaux. Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». Bien qu’il soit mort en 1973, sa fraternité étudiante s’est perpétuée.

Les Straussiens ont commencé à former un groupe politique il y a un demi-siècle, en 1972. Ils étaient tous membres de l’équipe du sénateur démocrate Henry « Scoop » Jackson, notamment Elliott Abrams, Richard Perle et Paul Wolfowitz. Ils travaillaient étroitement avec un groupe de journalistes trotskistes également juifs, qui s’étaient connus au City College of New York et éditaient la revue Commentary. on les appelait les « Intellectuels new-yorkais » (New York Intellectuals). L’ensemble de ces deux groupes était très lié à la CIA, mais aussi grâce au beau-père de Perle, Albert Wohlstetter (le stratège militaire US), à la Rand Corporation (le think tank du complexe militaro-industriel). Beaucoup de ces jeunes gens se marièrent entre eux jusqu’à former un groupe compact d’une centaine de personnes.

Ensemble, ils rédigèrent et firent adopter, en pleine crise du Watergate (1974), l’« amendement Jackson–Vanik » qui contraignit l’Union soviétique à autoriser l’émigration de sa population juive vers Israël sous peine de sanctions économiques. C’est leur acte fondateur.

En 1976, Paul Wolfowitz [1] fut un des artisans de l’« équipe B » (Team B) chargée par le président Gerald Ford d’évaluer la menace soviétique [2]. Il rendit un rapport délirant accusant l’Union soviétique de se préparer à prendre une « hégémonie globale ». La Guerre froide changeait de nature : il ne s’agissait plus d’isoler (containment) l’URSS, il fallait l’arrêter pour sauver le « monde libre ».

Les Straussiens et les Intellectuels new-yorkais, tous de gauche, se mirent au service du président de droite Ronald Reagan. Il faut bien comprendre que ces groupes ne sont ni vraiment de gauche, ni de droite. Certains membres ont d’ailleurs basculé cinq fois du Parti démocrate au Parti républicain et inversement. Ce qui est important pour eux, c’est de s’infiltrer au pouvoir, de quelque idéologie qu’il soit. Elliott Abrams devint assistant du secrétaire d’État. Il conduisit une opération au Guatemala où il plaça un dictateur au pouvoir et expérimenta, avec des officiers du Mossad israélien, la manière de créer des réserves pour les Indiens Mayas afin, à terme, de faire la même chose en Israël avec les Arabes palestiniens (la Résistance maya a valu à Rigoberta Menchú son prix Nobel de la paix). Puis Elliott Abrams continua ses exactions au Salvador et enfin au Nicaragua contre les Sandinistes avec l’affaire Iran-Contras. De leur côté les Intellectuels new-yorkais, désormais dénommés « Néoconservateurs » créèrent le Fonds national pour la Démocratie (National Endowment for Democratie — NED) et l’Institut des États-Unis pour la paix (U.S. Institute of Peace) ; un dispositif qui organisa de très nombreuses révolutions colorées, à commencer par la Chine avec la tentative de coup d’État du Premier ministre Zhao Ziyang et la répression qui s’en suivit sur la place Tienanmen.

À la fin du mandat de George H. Bush (le père), Paul Wolfowitz, alors numéro 3 du secrétariat à la Défense, élabora un document [3] autour d’une idée forte : après la décomposition de l’URSS, les États-Unis devaient prévenir l’émergence de nouveaux rivaux, à commencer par l’Union européenne. Il concluait en préconisant la possibilité de prendre des actions unilatérales, c’est-à-dire de mettre fin à la concertation des Nations unies. Wolfowitz est sans aucun doute le concepteur de « Tempête du désert », l’opération de destruction de l’Iraq qui a permis aux États-Unis de changer les règles du jeu et d’organiser un monde unilatéral. C’est à cette époque que les Straussiens ont valorisé les concepts de « changements de régime » et de « promotion de la démocratie ».

Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz ont pénétré la communauté du Renseignement US grâce au Groupe de travail sur la réforme du Renseignement (Consortium for the Study of Intelligence’s Working Group on Intelligence Reform). Ils critiquèrent l’a priori selon lequel les autres gouvernements raisonnent de la même manière que celui des États-Unis [4]. Puis, ils critiquèrent l’absence de conduite politique du Renseignement, le laissant errer dans des sujets sans importance au lieu de se concentrer sur ceux essentiels. Politiser le Renseignement, c’est ce que Wolfowitz avait déjà fait avec l’équipe B et qu’il recommencera avec succès, en 2002, avec le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans) ; inventant des arguments pour de nouvelles guerres contre l’Iraq et contre l’Iran (le « noble mensonge » de Leo Strauss).

Les Straussiens furent écartés du pouvoir durant le mandat de Bill Clinton. Ils s’introduisirent alors dans les think tanks de Washington. En 1992, William Kristol et Robert Kagan (l’époux de Victoria Nuland, largement citée dans les articles précédents) publièrent un article dans Foreign Affairs déplorant la timide politique étrangère du président Clinton et appelant à un renouveau de « l’hégémonie bénévolente des États-Unis » (benevolent global hegemony) [5]. L’année suivante ils fondèrent le Projet pour un nouveau siècle américain (Projet for a New American Century — PNAC) dans les locaux de l’Institut américain de l’entreprise (American Enterprise Institute). Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz en étaient membres. Tous les admirateurs non-juifs de Leo Strauss, dont le protestant Francis Fukuyama (l’auteur de La Fin de l’Histoire), les rejoignirent immédiatement.

En 1994, désormais trafiquant d’armes, Richard Perle (alias « le prince des ténèbres ») devient conseiller du président et ex-nazi Alija Izetbegović en Bosnie Herzégovine. C’est lui qui fait venir d’Afghanistan Oussama Ben Laden et sa Légion arabe (ancêtre d’Al-Qaïda) pour défendre le pays. Perle sera même membre de la délégation bosniaque lors de la signature à Paris des Accords de Dayton.

En 1996, des membres du PNAC (dont Richard Perle, Douglas Feith et David Wurmser) rédigèrent une étude au sein de l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies — IASPS), pour le compte du nouveau Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce rapport [6] préconise l’élimination de Yasser Arafat, l’annexion des territoires palestiniens, une guerre contre l’Iraq et le transfert des Palestiniens là-bas. Il s’inspire non seulement des théories politiques de Leo Strauss, mais aussi de celles de son ami, Ze’ev Jabotinsky, le fondateur du « sionisme révisionniste » dont le père de Netanyahu était le secrétaire particulier.

Le PNAC récolta des fonds pour la candidature de George W. Bush (le fils) et publia avant son élection son célèbre rapport « Rebâtir les défenses de l’Amérique » (Rebuilding America’s Defenses). Il y appelle de ses vœux une catastrophe comparable à celle de Pearl Harbor qui permette de jeter le peuple états-unien dans une guerre pour l’hégémonie globale. Ce sont exactement les termes que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, membre du PNAC, utilisa le 11 septembre 2001.

Grâce aux attentats du 11-Septembre, Richard Perle et Paul Wolfowitz installèrent l’amiral Arthur Cebrowski dans l’ombre de Donald Rumsfeld. Il y tint un rôle comparable à celui qu’avait eu Albert Wohlstetter durant la Guerre froide. Il imposa la stratégie de la « guerre sans fin » : les forces armées états-uniennes ne devraient plus gagner de guerre, mais en démarrer un grand nombre et les faire durer le plus longtemps possible. Il s’agirait de détruire toutes les structures politiques des États ciblés afin de ruiner ces populations et de les priver de tout moyen de se défendre face aux USA [7] ; une stratégie mise en œuvre depuis vingt ans en Afghanistan, en Iraq, en Libye, en Syrie, au Yémen…

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L’alliance des Straussiens et des sionistes révisionnistes a été scellée lors d’une grande conférence à Jérusalem, en 2003, à laquelle des personnalités politiques israéliennes de tous bords crurent malheureusement devoir assister [8]. Il n’est donc pas étonnant que Victoria Nuland (l’épouse de Robert Kagan, alors ambassadrice à l’Otan) soit intervenue pour proclamer un cessez-le-feu, en 2006 au Liban, permettant à l’armée israélienne vaincue de ne pas être poursuivie par le Hezbollah.

Certains individus, comme Bernard Lewis, ont travaillé avec les trois groupes, les Straussiens, les Néoconservateurs et les Sionistes révisionnistes. Ancien agent de Renseignement britannique, il acquit les nationalités états-uniennes et israéliennes, fut conseiller de Benjamin Netanyahu et membre du Conseil de sécurité nationale des États-Unis. Lewis qui assurait à la moitié de sa carrière que l’islam est incompatible avec le terrorisme et que les terroristes arabes sont en réalité des agents soviétiques, changea d’avis par la suite et assura avec le même aplomb que cette religion prêche le terrorisme. Il inventa pour le Conseil de sécurité national US la stratégie du « choc des civilisations ». Il s’agissait d’instrumenter les différences culturelles pour mobiliser les musulmans contre les orthodoxes ; un concept qui fut popularisé par son assistant au Conseil, Samuel Huntington, sauf que celui-ci ne le présenta pas comme une stratégie, mais comme une fatalité contre la laquelle il fallait agir. Huntington avait débuté sa carrière comme conseiller des services secrets sud-africains de l’apartheid, puis il avait écrit un livre, The Soldier and the State [9], assurant que les militaires (réguliers et mercenaires) forment une caste à part, seule capable de comprendre les besoins de sécurité nationale.

Après la destruction de l’Iraq, les Straussiens font l’objet de toutes sortes de polémiques [10]. Chacun s’étonne qu’un si petit groupe, appuyé par les journalistes néoconservateurs, ait pu acquérir une telle autorité sans avoir fait l’objet d’un débat public. Le Congrès des États-Unis désigne un Groupe d’études sur l’Iraq (dit « Commission Baker-Hamilton ») pour évaluer leur politique. Il condamne, sans la nommer, la stratégie Rumsfeld/Cebrowski et déplore les centaines de milliers de morts qu’elle a provoquées. Mais Rumsfeld démissionne et le Pentagone poursuit inexorablement cette stratégie qu’il n’a jamais officiellement adoptée.

Dans l’administration Obama, les Straussiens se retrouvèrent dans le cabinet du vice-président Joe Biden. Son conseiller pour la Sécurité nationale, Jacob Sullivan, joua un rôle central dans l’organisation des opérations contre la Libye, contre la Syrie et contre le Myanmar, tandis qu’un de ses autres conseillers, Antony Blinken, se concentra sur l’Afghanistan, le Pakistan et l’Iran. C’est lui qui pilota les négociations avec le Guide suprême Ali Khamenei qui aboutirent à l’arrestation et à l’emprisonnement des principaux membres de l’équipe du président Mahmoud Ahmadinejad en échange de l’accord sur le nucléaire.

Le changement de régime à Kiev, en 2014, est organisé par les Straussiens. Le vice-président Biden s’y engage résolument. Victoria Nuland vient soutenir les éléments néo-nazis du Secteur droit et superviser le commando israélien de « Delta » [11] sur la place Maïdan. Une interception téléphonique révèle son souhait d’« enculer l’Union européenne » (sic) dans la tradition du rapport Wolfowitz de 1992. Mais les dirigeants de l’Union européenne ne comprennent pas et ne protestent que mollement [12].

« Jake » Sullivan et Antony Blinken placent le fils du vice-président Biden, Hunter, au conseil d’administration d’une des principales sociétés gazières, Burisma Holdings, malgré l’opposition du secrétaire d’État John Kerry. Hunter Biden n’est malheureusement qu’un junkie, il servira de paravent à une gigantesque escroquerie au détriment du peuple ukrainien. Il désignera, sous la surveillance d’Amos Hochstein, plusieurs de ses amis de défonce pour devenir d’autres hommes de paille à la tête de diverses sociétés et piller le gaz ukrainien. Ce sont ces gens là que le président Vladimir Poutine a qualifié de « clique de drogués ».

Sullivan et Blinken s’appuient sur le parrain mafieux Ihor Kolomoïsky, la troisième fortune du pays. Bien que juif, il finance les gros bras du Secteur droit, une organisation néo-nazie qui travaille pour l’Otan et se bat sur la place Maïdan lors du « changement de régime ». Kolomoïsky profite de ses accointances pour prendre le pouvoir au sein de la communauté juive européenne, mais ses coreligionnaires se rebiffent et l’éjectent des associations internationales. Il parvient cependant à faire nommer le chef de Secteur droit, Dmytro Yarosh, secrétaire adjoint du Conseil national de Sécurité et de Défense ukrainien et à se faire nommer lui-même gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk. Les deux hommes seront rapidement écartés de toute fonction politique. C’est leur groupe que le président Vladimir Poutine a qualifié de « clique de néo-nazis ».

En 2017, Antony Blinken fonde WestExec Advisors, une société de conseil qui réunit d’anciens hauts fonctionnaires de l’administration Obama et beaucoup de Straussiens. L’activité de cette société est extrêmement discrète. Elle utilise les relations politiques de ses employés pour faire de l’argent ; ce que partout ailleurs, on appellerait de la corruption.

LES STRAUSSIENS TOUJOURS PAREILS À EUX-MÊMES

Depuis le retour de Joe Biden à la Maison-Blanche, cette fois en tant que président des États-Unis, les Straussiens tiennent l’ensemble du système. « Jake » Sullivan est conseiller national de Sécurité, tandis qu’Antony Blinken est secrétaire d’État avec Victoria Nuland à ses côtés. Ainsi que je l’ai rapporté dans les articles précédents, elle se rend à Moscou en octobre 2021 et menace d’écraser l’économie de la Russie si celle-ci n’obtempère pas. C’est le début de la crise actuelle.

La sous-secrétaire d’État Nuland fait ressurgir Dmitro Yarosh et l’impose au président Zelinsky, un acteur de télévision protégé par Ihor Kolomoïsky. Le 2 novembre 2021, il le nomme conseiller spécial du chef des armées, le général Valerii Zaluzhnyi. Celui-ci, un authentique démocrate, se rebiffe d’abord et finalement accepte. Interrogé par la presse sur cet étonnant duo, il refuse de répondre et évoque une question de Sécurité nationale. Yarosh apporte tout son concours au « führer blanc », le colonel Andrey Biletsky, et à son Bataillon Azov. Cette copie de la division SS Das Reich est encadrée depuis l’été 2021 par des mercenaires états-uniens anciens de Blackwater [13].

Cette longue digression ayant permis d’identifier les Straussiens, force est d’admettre que l’ambition de la Russie est compréhensible, voire souhaitable. Débarrasser le monde des Straussiens serait rendre justice au million de morts et plus qu’ils ont provoqués et sauver ceux qu’ils s’apprêtent à tuer. Reste à savoir si cette intervention en Ukraine est le bon moyen.

Quoi qu’il en soit, si la responsabilité des événements actuels incombe aux Straussiens, tous ceux qui les ont laissé agir sans broncher ont aussi une responsabilité. À commencer par l’Allemagne et la France qui ont signé les Accords de Minsk il y a sept ans et n’ont rien fait pour qu’ils soient appliqués, puis par la cinquantaine d’États qui ont signé les déclarations de l’OSCE interdisant l’extension de l’Otan à l’Est de la ligne Oder-Neisse et n’ont rien fait. Seul Israël, qui vient de se débarrasser des sionistes révisionnistes, vient d’exprimer une position nuancée sur ces événements.

C’est une des leçons de cette crise : les peuples gouvernés démocratiquement sont responsables des décisions longuement prises par leurs dirigeants et maintenues après des alternances au pouvoir.

Notes :

[1] « Paul Wolfowitz, l’âme du Pentagone », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 4 octobre 2004.

[2] Killing Detente : The Right Attacks the CIA, Anne H. Cahn, Pennsylvania State University Press (1998).

[3] Ce document a été révélé dans « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop », Patrick E. Tyler, New York Times, March 8, 1992. Voir aussi les extraits publiés en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : « Prevent the Re-Emergence of a New Rival » ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.

[4] Silent Warfare : Understanding the World of Intelligence, Abram N. Shulsky & Gary J. Schmitt, Potomac Books (1999).

[5] « Toward a neo-Reaganite Foreign Policy », Robert Kagan & William Kristol, Foreign Affairs, july-august 1996, vol. 75 (4), p. 18-32.

[6] « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm », Institute for Advanced Strategic and Political Studies (1996).

[7] « La doctrine Rumsfeld/Cebrowski », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2021.

[8] « Sommet historique pour sceller l’Alliance des guerriers de Dieu », Réseau Voltaire, 17 octobre 2003.

[9] The Soldier and the State : The Theory and Politics of Civil-Military Relations, Samuel Huntington, Samuel Huntington, Belknap Press (1981).

[10] Cette polémique se poursuit toujours. Pour écrire cet article j’ai surtout consulté ces huit livres : The Political Ideas of Leo Strauss, Shadia B. Drury, Palgrave Macmillan (1988). Leo Strauss and the Politics of American Empire, Anne Norton, Yale University Press (2005). The Truth About Leo Strauss : Political Philosophy and American Democracy, Catherine H. Zuckert & Michael P. Zuckert, University of Chicago Press (2008). Straussophobia : Defending Leo Strauss and Straussians Against Shadia Drury and Other Accusers, Peter Minowitz, Lexington Books (2009). Leo Strauss and the Conservative Movement in America, Paul E. Gottfried, Cambridge University Press (2011). Crisis of the Strauss Divided : Essays on Leo Strauss and Straussianism, East and West, Harry V. Jaffa, Rowman & Littlefield (2012). Leo Strauss, The Straussians, and the Study of the American Regime, Kenneth L. Deutsch, Rowman & Littlefield (2013). Leo Strauss and the Invasion of Iraq : Encountering the Abyss, Aggie Hirst, Routledge (2013).

[11] « Qui sont ces anciens soldats israéliens parmi les combattants de rue dans la ville de Kiev ? », AlyaExpress-News.com, 2 mars 2014. « Le nouveau Gladio en Ukraine », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 18 mars 2014.

[12] « Conversation entre l’assistante du secrétaire d’État et l’ambassadeur US en Ukraine », par Andrey Fomin, Oriental Review (Russie) , Réseau Voltaire, 7 février 2014.

[13] « Exclusive : Documents Reveal Erik Prince’s $10 Billion Plan to Make Weapons and Create a Private Army in Ukraine », Simon Shuster, Time, July 7, 2021.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Lion_eveil

Affaire Epstein / Maxwell : chantage à la pédophilie au sein d’un réseau d’espionnage israélien à Yankland et ailleurs…

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 4 décembre 2021 by Résistance 71

Epstein_Maxwell

Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell est finalement traduite en justice !

Jonas Alexis et Philip Girardi

1er décembre 2021

url de l’article original: https://www.veteranstoday.com/2021/12/01/ghislaine-maxwell-is-finally-on-trial/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La suspicion qu’Epstein travaillait pour l’agence de renseignement extérieur d’Israël, le Mossad, ou sa contre-partie du renseignement militaire est fondé sur de nombreuses preuves et le fait qu’il ait été “protégé” a aussi été vraisemblablement confirmé par des sources américaines et israéliennes.

Jonas E Alexis: Ghislaine Maxwell, l’entremetteuse sociale qui aurait recruté des jeunes-filles mineures pour Jeffrey Epstein et des oligarques comme le prince Andrew, voit finalement son procès s’ouvrir. Nous sommes impatients de voir ce qui va sortir de cette affaire. L’évaluation de Philip Girardi ci-dessous est intéressante.

de Philip Giraldi

La rabatteuse de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, est finalement au tribunal, dans le processus de la sélection des jurés et des déclarations d’ouverture de procès après avoir passé 17 mois au Centre de Détention Métropolitain de Brooklyn. Etant donnant le départ quelque peu suspicieux d’Epstein de cette terre dans ce qui aurait plus été un assassinat qu’un suicide (NdT : ou une mascarade, l’intéressé ayant été exfiltré vers Israël, ce qui est aussi plausible…), Maxwell a été emprisonnée selon un régime pénitencier plus intrusif demandant une surveillance constante et ne pouvant pas faire grand chose d’autre que de s’assoir sur le banc en ciment de sa cellule et contempler son futur.

Maxwell s’est souvent plainte de son isolation, de l’abus de ses geôliers et de la terrible bouffe. Il ne fait aucun doute qu’elle a raison sur la bouffe. Sa proposition de donner 28 millions de dollars de caution pour sortir en attendant son procès a été refusée par le juge qui observa que Maxwell avait plus de quinze comptes en banque d’investissement différents ainsi que de multiples passeports. Elle suggéra que Ghislaine pourrait bien avoir plus d’argent et autres biens épargnés hors des Etats-Unis, ce qui faisait d’elle un haut risque d’évasion et de disparition, de manière présumée vers Israël qui n’a aucun accord d’extradition avec les Etats-Unis.

Il y a une toile de fond conséquente à considérer lorsqu’on examine la saga Ghislaine Maxwell / Jeffrey Epstein. La suspicion que Jeffrey Epstein travaillait pour l’agence de renseignement extérieur d’Israël, le Mossad ou sa contre-partie du renseignement militaire est fondée sur une considérable série de preuves et qu’il était “protégé” est aussi semble t’il confirmé par des sources israéliennes et américaines.

De fait, il existe déjà des preuves qu’Epstein a été le bénéficiaire inhabituel d’un laxisme lorsqu’il fut condamné en Floride en 2008 pour crimes sexuels impliquant 19 jeunes filles mineures ; il ne reçut qu’une peine s’apparentant plus à une tape sur la main qu’autre chose. Après l’affaire, le procureur de Miami Alexander Acosta, qui était impliqué dans l’affaire, a rapporté que l’arrestation et la condamnation venait de plus haut que sa position, qu’on lui avait dit qu’Epstein “appartenant aux services de renseignement” et de “le laisser tranquille”, un commentaire qui n’a jamais été pris en compte par les enquêteurs.

Aussi dans un livre récent d’Ari Ben-Menashe “Epstein : Dead Men Tell No Tales”, l’ancien officier du renseignement israélien qui affirme avoir mené l’opération Epstein, a décrit comment Epstein faisait chanter des politiciens connus pour les services israéliens. Epstein a commencé à travailler pour le gouvernement israélien dans les années 80 et son opération, qui était financée par Israël et des juifs américains influents, était une classique opération de piège à la séduction (honey trap), qui utilisait des mineures d’âge pour appâter des politiciens du monde entier, une liste de gens piégés incluant Bill Clinton et le prince Andrew. Clinton a été rapporté avoir volé au moins 26 fois dans le jet privé Boeing 727 d’Epstein, le “Lolita Express”, vers une propriété privée en Floride ainsi que sur une île privée, propriété d’Epstein, dans les Caraïbes. L’île était connue des locaux du vocable de “l’île aux pédophiles”. Les politiciens y étaient photographiés et filmés dans leurs ébats avec les jeunes filles. Ils étaient plus tard approchés pour “rendre quelques services et faveurs” à Israël.

Ghislaine Maxwell est en fait la fille du super espion d’Israël Robert Maxwell, qui a reçu des funérailles d’état en Israël après sa mort mystérieuse en 1991, funérailles où figuraient le premier ministre ainsi que tous les anciens patrons des services de renseignement du pays. Ghislaine est présumée avoir été une participante active dans l’opération d’Epstein, agissant en rabatteuse et gérante des jeunes filles (NDT : mère maquerelle quoi…) et qui a laissé entendre en au moins une occasion, qu’elle savait où étaient les enregistrements des ébats de Bill Clinton et de Donald Trump avec les mineures.

Cela ne prend pas grand chose pour tirer ce qui est déjà connu et poser la question “qui parmi les célébrités et les politiciens de haut-niveau cultivés par Epstein furent et sont encore des espions d’Israël ?” Et bien sûr il y a  un complot sous-jacent : assumant qu’Epstein était de fait bien impliqué dans le recrutement et/ou la gestion d’agents de haut niveau américains dans une “opération d’influence” (NdT: en clair, de chantage à la pédophilie…) qui aurait utilisé des manœuvres de chantage, il devient alors plausible qu’il ait été tué en prison et que l’histoire du suicide ne fut q’une opération de couverture de l’assassinat. L’affaire Epstein demeure officiellement ouverte et non résolue, toujours sous le coup d’une enquête, bien qu’il ne semble pas que grand chose ne se passe, le signe certain que quelqu’un de puissant au sein de l’establishment s’assure que rien de compromettant ne puisse faire surface. Ceci est parfois appelé une couverture gouvernementale.

Donc dans tout ce fatras de drame et de possibilités, on pourrait légitimement se demander pourquoi la couverture médiatique du procès Maxwell est bien moins sous les feux de la rampe que ne le furent récemment les procès Rittenhouse et Arbery ? Bien moins même que le procès en cours d’Elisabeth Holmes. Et bien la réponse est en fait assez simple, même en ignorant les médias libéraux et leur désir d’enflammer la passion raciale dès que possible ; nous sommes dans une ère de contrôle de l’information par le gouvernement (NdT : faudra nous expliquer quand le gouvernement n’aurait-il pas contrôlé l’information d’une manière ou d’une autre ?… La théorie de la presse libre “4ème pouvoir” est un vaste leurre qui ne fait plus recette aujourd’hui…) et nous sommes les témoins de la gestion sélective de ce que Maxwell sera accusée d’avoir fait afin d’éliminer tout dégât possible à des politiciens américains connus ou à Israël.

Nonobstant les drames juridiques télévisuels, le fait est que les gens ne sont traduis devant un tribunal une fois que des chefs d’accusation sont émis pour un ou des crimes spécifiques. Le résultat passe ensuite devant un procureur généralement politiquement orienté, qui s’il est d’accord qu’il y a effectivement une affaire judiciaire, la fait ensuite passer devant un juge élu ou politiquement nommé pour passage devant un tribunal. Ceci veut dire en pratique que les procès devant un jury de pairs sont sujets à un processus d’effeuillage minutieux avant qu’ils n’arrivent devant un cour de justice et ce qui en sort à la fin n’est souvent que ce que le système de justice criminelle voit comme “gagnable” ou désirable en termes de politiquement correct.

Pour le dire autrement plus à propos des cas Maxwell et Epstein, malgré de considérables preuves suggérant l’espionnage, il n’y a absolument aucune suggestion qu’à la fois le NYPD et le FBI n’aient jamais interrogé sérieusement quelque partie que ce soit sur leur relation avec Israël ou toute forme de renseignement lié à Israël. Il n’y a pas non plus la moindre indication que des “célébrités” qui auraient pu être ciblées comme par exemple Bill Clinton, n’aient jamais même été questionnées. Ceci n’est en rien une coïncidence dans la mesure où Israël évite presque toujours toute forme d’attention trop poussée.

De fait, Israël, malgré son historique démontré et très bien documenté d’espionnage massif aux Etats-Unis, a très peu de chances de se retrouver confronté judiciairement parce qu’il y a un consensus bipartite qu’un tel embarras à la plus formidable amitié du monde entre Washington et Tel Aviv ne devrait jamais être sujet à un examen sérieux et poussé (NdT: suffit aussi de voir l’enfouissement total de la “piste Israël” concernant les attentats du 11 septembre…). Voilà pourquoi Maxwell n’a été officiellement accusée que de complicité avec le prédateur sexuel condamné Epstein dans le traffic et l’abus sexuel de quatre femmes, dont trois mineures, ainsi que de mensonge et parjure dans une affaire de droit civil. Elle a refusé les accusations, elle est puissamment entourée d’avocats et sa défense va sans aucun doute impliquer le bris du narratif de la nature et de l’intimité de sa relation avec Epstein. Un compromis sera sans doute atteint après plusieurs semaines de joutes judiciaires et tout cela finalement accouchera d’une souris.

L’acte d’accusation de Maxwell portant sur huit chefs d’accusation a été publié le 29 mars courant. Si sa défense échoue de convaincre et qu’elle est condamnée pour les huit chefs d’accusation liés au traffic sexuel et conspiration de traffic sexuel, Maxwell est passible de 80 ans de prison. De la même manière, Epstein ne fut arrêté et accusé que de traffic sexuel et d’abus sexuel sur mineurs lorsqu’il mourut en attente de son procès et pas d’avoir été engagé dans le renseignement avec une puissance étrangère impliquée dans l’espionnage dirigé contre les Etats-Unis et autres nations.

Au fait, il existe des lois contre ces activités incluant la loi contre l’espionnage de 1918 et le Foreign Agents Registration Act (FARA) de 1938, ce dernier ayant été récemment invoqué et appliqué contre des médias russes. Si quiconque s’attend à ce que l’angle de l’espionnage ne fasse surface au cours du procès Maxwell, il y aura une bien grosse déception parce qu’Alison Nathan, la juge du district sud de New York nommée par Obama et de manière appropriée, lesbienne, ne le permettra pas, le procureur n’ira pas sur ce terrain et les avocats de la défense n’y feront aucunement allusion dans leurs plaidoiries et arguments de défense.

Ne vous attendez donc à rien de bien dramatique en provenance de ce tribunal de New York. Nous devons suspecter qu’une affaire impliquant le Mossad gérant un gros cercle d’espionnage aux Etats-Unis utilisant un pédophile et des jeunes filles mineures pourrait bien être bien trop grosse à tolérer pour certaines personnes du pouvoir et ces personnes se sont assurées que cet angle de l’affaire ne verra jamais le jour. Ceci est la véritable histoire qui est maquillée. Une fois de plus, Israël espionne et Washington nie l’évidence.

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Grande réinitialisation, guerre, génocide, dictature technotronique… Demandez le programme ! (Veterans Today)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 7 octobre 2021 by Résistance 71

Il est important de ne pas perdre de vue l’ensemble de la scène du spectacle politico-marchand. Ci-dessous, Duff résume et recentre le débat sur ce qui est à venir. Nous ajouterions ceci. Tout comme pour les deux grandes guerres mondiales auparavant, l’ensemble de la clique usuelle financière et (post) industrielle est au manettes pour celle qui vient. La petite différence est que la Chine, de par le sommet de sa pyramide, est partie intégrante de la cabale. Le monde de la finance a complètement intégré la haute finance chinoise et son capitalisme d’état, qui n’échappe en rien au système des banques centrales pilotées depuis la City de Londres et la Banque des Règlements Internationaux, la BRI de Bâle, le GQG des banques centrales et des rouages du système de contrôle marchand et financier, puisqu’il ne s’agit plus que de cela. L’enfumage et la division des peuples continuent alors que les oligarques transnationaux gueuletonnent ensemble et façonnent leur Nouvel Ordre Mondial, mutation en devenir nécessaire du système étatico-capitaliste du spectacle marchand vers une dictature technotronique eugéniste, transhumaniste et génocidaire.
Rien ne change, simplement le cercle s’agrandit un peu pour accommoder le changement et la métamorphose de l’État-Capital en dictature technotronique néo-féodale, ce que Duff qualifie en fin d’article de “new internet driven dark ages”, sauce 5G et nanotech… Dans ce grand chambard, la crise COVID19 n’est qu’un outil, un épisode nécessaire, une préparation psychologique et technocratique à ce qui arrive. une fois encore répétons-le, rien n’est inéluctable, tout cela ne va pas se produire nécessairement… sauf si nous les laissons faire, si nous continuons à accepter leurs règles du jeu, leur narratif et leur volonté de nous opprimer et nous détruire. Nous avons le pouvoir de dire NON ! Une fois fait, tout s’arrête, fin de partie pour les criminels psychopathes et le système qui les génère et les perpétue, se perpétuant lui-même de la sorte.
Depuis bien longtemps, c’est à nous de jouer, selon nos règles, suffit de le vouloir, de le faire, de s’y tenir et de faire face contre vents et marées, ensemble, unis.
~ Résistance 71 ~

death-and-life

La 3ème guerre mondiale est en marche et les Etats-Unis l’ont déjà perdue

Gordon Duff avec New Eastern Outlook, magazine de l’académie des sciences russe depuis 1816

Octobre 2021

url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2021/10/05/blockbuster-world-war-iii-is-coming-and-america-already-lost/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de l’éditeur :

Ceci est un morceau de l’univers alternatif, un de ces morceaux que beaucoup auront du mal à lire et je peux vous assurer que bon nombre arrêteront leur lecture avant la fin car ne voulant pas en “savoir” plus (NdT: phénomène de la dissonance cognitive…)

Gordon publie cet article avec NEO, car le magazine est lu par toutes les agences de renseignement, qui pour leur propre sécurité, désirent rester à jour sur leur connaissance de qui peut bien s’intéresser au grand jeu (NdT : cirque ?) Un avertissement précoce peut être une situation de vie ou de mort dans bien des cas.

Le but ici est d’allumer la lumière pour que les masses refocalisent leur pensée ce sur quoi les salopards ne veulent pas qu’ils se focalisent, d’où la suite sans fin de feintes et de diversions afin de s’assurer que nous ne puissions pas nous concentrer et ne jamais comprendre ce qu’ils font, encore moins donc nous y opposer. Le succès de Google à établir un profil de tout le monde avec pratiquement 100% de la coopération de tout à chacun, fut un coup de génie créatif pour une société néo-esclavagiste, que les gens acceptent simplement pour obtenir quelques trucs gratuitement, mais qui en réalité viennent à un coût dévastateur.

Les trumpistes sont le parfait exemple du succès des méthodes mafieuses Uber et je veux dire par là les trumpistes de rue. Nous avons eu une bonne démonstration de la facilité avec laquelle leurs manipulateurs les façonnent.

Quant aux “régulateurs républicains”, à commencer avec ceux siégeant au congrès des Etats-Unis, la plupart d’entre eux suivent le mouvement, ayant montré depuis l’insurrection du capitole que leur plus grand devoir est envers eux-mêmes afin de maintenir leur position coûte que coûte au sommet de la pyramide.

Qu’ils puissent continuer de soutenir Trump après tout ce qu’il a fait et essayé de faire, montre l’échec total de notre système politique, de notre société soi-disant “libre”. Nous sommes pourris de l’intérieur et pourtant le sempiternel jeu d’offrir constamment des boucs émissaires à la vindicte populaire continue de plus belle.

Il n’y a plus qu’une seule question à ce niveau du jeu, est-il trop tard pour renverser la vapeur même si nous le voulions vraiment. Personnellement, je ne prendrai pas ce pari… Jim W. Dean 

NdT: Jim, la réponse est simple : oui, c’est réversible… mais il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Il faut avoir la clairvoyance nécessaire pour le comprendre et ensuite avoir la volonté d’agir en conséquence.

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Si la crise COVID19 a fait une chose par dessus tout, c’est d’avoir “préparé le terrain” des Etats-Unis pour la prochaine pandémie. Les Etats-Unis ne seront plus capables d’y faire face. La confiance dans la politique de bien publique a été pulvérisée et une strate a été créée de manière délibérée, celle d’un mouvement anti-gouvernement violent permanent, afin de s’assurer de la destruction des Etats-Unis.

Derrière tout cela se trouve un nouveau niveau d’analyse et de contrôle de l’humanité qui utilise les données (big data) ayant son commencement dans le mariage entre la CIA et la corporation Google (NdT: qui au départ rappelons-le fut aidé et financé par la branche technologique de la CIA : InQTel).

Le véritable “gain de fonction” s’est effectué dans la zone du contrôle de la pensée, des peurs et des haines fabriquées avec de super ordinateurs contrôlant des milliards de personnes au travers “d’influenceurs” et de milliards de personnes qui ont perdu la capacité de raisonner, la capacité de contrôler quelque aspect de leur vie que ce soit, ceci est une analogie de la Matrix pour sûr.

Il n’y a pas besoin de guerre nucléaire. Ceux qui vont détruire les Etats-Unis ne seront jamais pourchassés car la plupart d’entre eux contrôlent déjà le système, les Etats-Unis et les dirigent.

La 3ème guerre mondiale arrive, ce sera une attaque biologique sur les Etats-Unis. Ce sera un virus SRAS, une infection des voies respiratoires supérieures augmentée de plusieurs capacités de “gain de fonction”. Le monde va devenir un tout autre endroit avec la destruction de l’OTAN et des Etats-Unis et l’empire américain en ruine qui en découlera.

L’histoire qui ne peut pas être enseignée, qui sera télévisée ou discutée dans les universités du monde, aurait prévu une nouvelle division des nations fondée sur des principes mis en avant au siècle dernier par des élites adorant l’eugénisme et le totalitarisme, qui construisirent le Japon impérialiste et l’Allemagne nazie.

Les nations cette fois-ci ? Le Brésil ? Pourquoi pas regarder en Europe ou l’ex-URSS, certainement l’Ukraine, la Georgie, peut-être l’Azerbaïdjan mais combien de plus ?

L’Inde ? Est-ce que le ciblage de l’Iran vise à amener une telle nation au sein de la Cabale ? Où seraient Israël, l’Arabie Saoudite et les états du Golfe sans leur pouvoir financier ?

La Pologne ? Les états baltes ? La Grande-Bretagne ? Ah, la GB, tout modèle qui marche sur les Etats-Unis marchera plus que probablement sur la GB également. L’histoire d’amour de la GB et du nazisme fut forte et bien fière dans les années 1930 et elle est mûre pour être restaurée.

Ceux qui planifient de mettre cette attaque à exécution, ce nouveau 11 septembre, comme avec la dernière attaque en date de 2001, ne seront pas des joueurs représentant des états-nations mais plutôt une cabale de l’ombre, sans nom, que quelqu’un peut bien effleurer du doigt en enquêtant sur la liste de personnes graciées par Trump et ceux avec qui Trump et sa famille, ainsi que ses associés clef, firent “la fête”.

Comment savons-nous qu’une guerre arrive est simple, des experts ont tracé les mouvements aux Etats-Unis de ce qui a intentionnellement totalement détruit la capacité des Etats-Unis à répondre à une urgence nationale de ces organisations, agences de renseignement, think tanks, cabale bancaire, sociétés secrètes et cultes élitistes.

Ces efforts ont été puissamment financés, soutenus par les leaders politiques américains, des figures prominentes du sport et du spectacle et, derrière tout cela, comme d’habitude, Google, Facebook, Twitter et Instagram.

Clef aussi sont les attaques orchestrées sur Fauci ou Bill Gates et tant d’autres, bizarrement liées à des attaques su Dominion Voting Systems. En suivant des individualités comme Steve Bannon, Roger Stone ou Paul Manafort, on peut aussi faire de fortes suppositions indiquant une très haute probabilité.

Les Etats-Unis, en accord avec les résultats d’une analyse avancée, seront attaqués avec une arme qui fera ce qui suit :

  • Détruira le système sanitaire et de sécurité sociale, achevant ce que la crise COVID laissa blessé et affaibli
  • Produira des symptômes inexplicables avec un énorme taux de mortalité dans certains groupes ethniques ou régions, nourrissant ainsi l’excitation conspirationniste comme pour le COVID
  • Affaiblira suffisamment le gouvernement central afin de permettre à des états à bas niveau d’éducation mais aux grosses ressources de se retirer de l’Union avec succès

Nous commençons avec une hypothèse fondée sur l’analyse. Dans le monde “post vérité” il faudra non seulement des méthodes efficaces mais une “audience” ou un “client” sain et suffisamment intelligent pour comprendre l’effort.

Invariablement, des experts du renseignement à un certain niveau, un petit nombre ayant des noms que vous ne connaîtriez pas, ont des réponses mais personne qui en veut.

Une de ces réponses, peut-être la plus importante pour les Etats-Unis est celle-ci :

Une guerre biologique utilisant des armes existantes créées par la recherche sur le “gain de fonction” peut cibler et détruire les Etats-Unis se fera certainement avec facilité.

Un avertissement néanmoins, jamais la différence entre ce qui nous est raconté par les médias être des perceptions publiques et les préoccupations de la communauté du renseignement n’a été si loin l’une de l’autre. La raison pour laquelle ceci est préoccupant est simple, les états-nations admettent maintenant, du moins de manière privée, qu’ils ne sont plus en contrôle de leurs propres affaires.

Définir l’état-nation a toujours été quelque chose de difficile et complexe. Il y a presque 100 ans, le général du corps des Marines des Etats-Unis, Smedley Butler, a admis que l’armée américaine avait été, ce depuis le XIXème siècle, ni plus ni moins que le garde du corps et le bras armé du crime organisé. Il donna pour preuve ses propres efforts dans les Caraïbes et en Amérique Centrale ainsi que le rôle de l’Amérique en Chine sous la supposée politique de la “porte ouverte”.

Qu’affirme Butler ? “Je fus un gangster pour Wall Street.”

Mais qu’en est-il d’aujourd’hui ? Les gouvernements ont toujours eu le pouvoir pour mettre en place des évènements favorisant les cultes du pouvoir de l’ombre que les conspirationistes ne reconnaissent que très rarement. Si vous pensez que la CIA, le MI6 etc ne truquent des élections qu’à l’étranger, rien ne peut être plus faux.

Mais qui alors est la CIA ? Qu’est-ce que le MI6 ou autres agences du style ? Existent-elles en dehors de la question de la supervision de la protection de l’occident des intrigues de supposés dirigeant super-vilains de nations comme la Corée du Nord ou Cuba ?

Les racines de telles agences, pour la Grande-Bretagne, remontent à des siècles du temps de Guillaume III d’Orange, le Hollandais qui mit en place et renforça ce qui deviendra l’empire bancaire Rothschild et son étreinte sur les monnaies européennes (NdT: création de la Banque d’Angleterre au sein de la City de Londres en 1694…)

L’Allemagne de Bismarck et du Kaiser résista et nous avons vu ce qui leur est arrivé. Les Etats-Unis ont aussi résisté, jusqu’à ce que Jacob Schiff et Paul Warburg “vendent” le concept (NdT : de banque centrale privée) au président Woodrow Wilson (NdT: en 1913, création de la “Fed” américaine, suite à la réunion ultra-secrète des banquiers sur l’Île de Jekyll dans l’état de Georgie en 1910, qui en décida ; ça ne peut pas s’inventer des trucs pareils…), sous le masque du système de la “Banque Fédérale des Etats-Unis” (NdT: qui est aussi “fédérale” que “Federal Express”…)

Ils lui vendirent aussi [à Wilson] une guerre mondiale. Avant cela, Jacob Schiff supervisa lui-même la guerre russo-japonaise de 1905 et fut le “tireur de ficelles, marionnettiste” qui amena la guerre américano-espagnole également.

Voyez-vous, certains groupes financiers européens à la très longue histoire, non seulement créèrent la Grande-Bretagne en tant que super-puissance maritime et comme “caïd des 7 mers”, mais ils le firent des Etats-Unis également.

Détruire la Russie fut toujours au top de leur liste et alors que le XXème siècle commençait son effusion de sang, la famille Warburg, agents de la famille Schiff, agents de l’empire banquier sur un axe Francfort-Amsterdam-Londres des Rothschild, joua un rôle clef.

Tiré du livre “The Warburgs: The Twentieth Century Odyssey of a Remarkable Family”, de Ron Chernow:

Paul Warburg était la seule personne aux Etats-Unis à comprendre comment fonctionnait une banque centrale. En 1912 et 1913, il dessina un plan de base pour la création du système bancaire de la Réserve Fédérale et il fit le brouillon de la loi sur la Fed, le Federal Reserve Act. En décembre 1913, le président Wilson signa la loi établissant la nouvelle banque centrale américaine. Si quelqu’un peut bien être appelé le père de la Fed, nota le New York Times, c’est bien Paul Warbug.

Le nouveau comité des gouverneurs de cette banque centrale, qui inclût pendant plusieurs années Paul Warburg lui-même, devint très lourd en appointés politiques dont la politique très laxiste du crédit fit le terrain de la grande dépression de 1929. L’effondrement économique des Etats-Unis dans les années 30 peut-être remonté à la gestion de la Réserve Fédérale par des taupes incompétentes ne rendant de comptes qu’à elles-mêmes.

Retour en Allemagne

Alors que Paul Warbug rendait l’Amérique bien plus sûre pour les financiers, son frère aîné Max, était occupé à Hambourg à aider à la construction financière de la nouvelle flotte marchande allemande via l’entreprise HAPAG.

Parce que la fortune de la famille Warbug était fondée sur le financement du commerce international, Max Warburg rechercha tout naturellement à encourager un tel commerce. Pour les mêmes raisons, les banquiers internationaux encouragèrent le retrait des barrières douanières et autres barrières commerciales.

Pourquoi disons-nous cela ? Pour dire que les États-Nations sont un concept très éthéré au mieux et que les leaders nationaux n’étant guère plus que des “acteurs de crise” ont toujours existé.

Au lieu de développer les outils pour que l’humanité se développe politiquement et culturellement, l’histoire a été retournée, avec toujours plus de religions et de superstitions primitives gagnant une main mise sur des populations grandissantes assurant maintenant un nouvel “âge sombre” dirigé par internet.

Conclusion

Il y a peu de question sur ce qui nous attend en magasin. Ceux qui prédisent une invasion extra-terrestre parle d’une humanité qui serait “élevée” dans des fermes prévues à cet effet par des envahisseurs de la planète Mars.. Mais n’avons-nous pas déjà été “cultivés” et “récoltés” dans une économie mondiale fondé sur de fausses monnaies, une dette débordante, un pathétique et inutile militarisme et une consommation gargantuesque d’énergie et de ressources qui n’a rien fait pour promouvoir la condition humaine ?…

Ceux qui blâment les “vaccins” comme tous les maux de l’humanité ne doivent pas bien regarder alentour ce qui se passe…

= = =

Lectures complémentaires :

La solution à la crise COVID19 fabriquée n’est pas médicale mais POLITIQUE (Résistance 71)

Fraude et crime COVID en bande organisée : résumé et perspective hors système (Résistance 71)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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11/9/01 – 11/9/21, 20 ans de mensonge et perspective d’avenir (PDF JBL1960)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 30 septembre 2021 by Résistance 71

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et un mensonge capitaliste de l’État…

Résistance 71

30 septembre 2021

Superbe PDF de compilation de Jo sur le mensonge institutionnalisé des attentats du 11 septembre 2001. A lire et diffuser sans aucune modération.

11/9/01 – 11/9/21 20 ans de mensonge (PDF) :
11-09-2001-11-09-2021-20-ans-de-mensonges-et-dimpostures-du-plus-grand-empire-failli

La fraude COVID19 se produit parce que le mensonge du 11 septembre a creusé les fondations pour un enfumage généralisé. Le combat pour la vérité sur le 11 septembre 2001 c’est aussi le combat pour la vérité sur le SRAS-CoV-2 / COVID de novembre 2019 ! Nous vivons dans un monde de l’illusion et du mensonge ayant atteint un niveau absolument stratosphérique et nous devons en sortir sachant qu’il n’y a pas et ne saurait y avoir de solution au sein du système, ceci devrait maintenant être une évidence pour la très vaste majorité d’entre nous.

Il est temps de le comprendre et d’agir ENSEMBLE en conséquence. La révolte contre la tyrannie technotronique de la dictature marchande est en marche ! Les peuples vaincront et s’émanciperont !

Vive la Résistance ! Rébellion ! Boycott ! pour que surgisse la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée hors système, hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat…

Dans l’esprit de Cheval Fou

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Voyage personnel au fin fond du terrier du lapin blanc du 11 septembre avec Gordon Duff (New Eastern Outlook, Veterans Today)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2021 by Résistance 71

Gordon Duff raconte pas mal de conneries au sujet du COVID et des soi-disant vaccins, injections OGM depuis un moment, mais sur les affaires d’état profond, de renseignement et du 11 septembre, il est des plus pointus…
Un article comme celui que nous avons traduit ci-dessous ne passerait pas / plus en France, il y aborde à un moment donné la question qui “tue” ces derniers temps : “Qui ?”, “qui ?” est derrière toutes les turpitudes géopolitiques et guerres planétaires et il y répond en toute franchise et connaissance. Pourquoi Duff n’a t’il pas encore fait la connexion entre le 11 septembre, la fausse guerre contre le terrorisme, leurs commanditaires et toute cette affaire fabriquée et manipulée de toute pièce du COVID19 alors que ce sont les mêmes oligarques aux manettes ? En mars 2020, VT et Duff publient un article que nous avons traduit et publié (voir ici), montrant que le SRAS-CoV-2 responsable de la COVID19 a été créé dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015 avant d’être récupéré et conditionné en arme biologique par le Pentagone et quelques mois plus tard, il soutient cette arnaque criminelle totale de la “vaccination généralisée” sous injection OGM mortifère ? Qui croit-il a travaillé à ces “vaccins”, injections OGM ? Alors sa femme est infirmière, y a t’il eu des pressions ? possible, probable. Cependant, Duff nous montre encore de quoi il est capable dans l’article ci-dessous. Il y a à boire et à manger chez VT, on le sait, il faut faire le tri. Nous ne pensons pas nous tromper… et faisons le tri attendu. La question demeure néanmoins : pourquoi Duff et sa femme divulguent-ils et soutiennent la propagande pro-injection OGM anti-COVID ? Mystère…
~ Résistance 71 ~

Notre page : « Au sujet d’un 11 septembre nucléaire »

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NEO : Un voyage personnel au fin fond du terrier du lapin blanc du 11 septembre

Gordon Duff

12 septembre 2021

Publié sur New Eastern Outlook (NEO), journal de l’académie des sciences russe depuis 1816

Source:
https://www.veteranstoday.com/2021/09/12/neo-9-11-a-personal-journey-down-the-rabbit-hole/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Nous nous rappelons tous de cette journée du 11 septembre 2001, comme nous nous rappelons de bien d’autres jours marquants, comme le désastre de la navette spatiale Challenger, les assassinats des Kennedy et pour moi, la chute de Saïgon.

En ce qui me concerne, le 11 septembre 2001 fut le commencement d’un tout nouveau voyage. J’avais essayé quelques années auparavant de changer ma carrière de ces affaires de défenses et de renseignement vers le monde sain, réel avec des gens réels. Le boulot dans le système de la défense et du renseignement n’a que très peu à voir avec le réel, cela implique plateforme sur plateforme de mensonges et d’affabulations. Toute l’affaire est une illusion ; les espions, les guerres, le terrorisme, tout le monde multi-polaire n’est que pur théâtre.

Faisons un retour en arrière en ce jour fatidique. Cela commença avec des avions détournés. Il y a eu des détournements d’avions depuis des décennies, mais il y a aussi eu des efforts pour y mettre (techniquement) fin. Des marshals de l’air furent mis dans les vols pour rassurer le public, mais bien d’autres choses furent également entreprises, incluant des procédures d’”abattage des avions en vol” de tout appareil survolant les Etats-Unis et l’Amérique du Nord et ayant été pris sous contrôle terroriste.

Cette décision fut prise et mise en place il y a bien des années fondée sur un scénario à la “Black Sunday” d’un avion s’écrasant sur la finale Super Bowl de football américain ou cible similaire, tuant 100 000 personnes.

Les Etats-Unis maintiennent des avions supersoniques en état d’alerte permanente sur les aérodromes militaires un peu partout sur le territoire national, avions qui peuvent selon leur lieu de décollage atteindre un avion détourné, en vitesse supersonique, où que ce soit dans le ciel américain en quelques minutes et il n’y a aucune échappatoire pour que le ou les appareils détournés ne soient abattus. C’est pourquoi le 11 septembre n’est pas ancré dans le réel. Puis il y a cette autre petite chose technologique appelée le “fly by wire” ou télécommande des avions à distance. Ceci est en fait une procédure de prise en charge électronique externe des commandes de tout appareil commercial volant. Ceci fait partie du système de contrôle de la gestion motrice, qui permet de faire atterrir les avions de manière télécommandée en cas de besoin. Ce système est géré à distance par la CIA. Des communications satellites peuvent prendre en compte les systèmes de vol des appareils et permettre l’atterrissage contrôlé de tout appareil technologiquement pourvu. Le vol MH370 avait un de ces systèmes tout comme les autres appareils “détournés” en ce 11 septembre 2001. Tous les personnels militaires et du renseignement savent cela. Partout dans le monde. On se demande bien pourquoi ceci ne fut jamais mentionné ?

Puis le Pentagone et cette idée qu’il y ait eu un avion de ligne commercial volant juste au dessus de la rivière Potomac à quelques 750 km/h. Problème ici : sous les 25 000 pieds ou 7500m, tout avion avec des ailes remplis de carburant, comme celles d’un avion de ligne commerciale, tomberait en morceaux. Tous les avions ayant participé aux attentats du 11 septembre ont violé les lois de la physique.

Ils ne peuvent pas voler si vite et si bas et s’ils le pouvaient, les surfaces de contrôle auraient été mise hors service ce qui veut dire que les avions se seraient simplement écrasés au sol, hors de contrôle.

Bien sûr, je sais tout cela grâce à de vieux amis, pilotes de longue date, dont un pilote de ligne aujourd’hui chef de la sécurité d’une compagne aérienne importante. Deux de mes amis proches sont des ingénieurs chez Boeing.

Puis un groupe d’architectes et d’ingénieurs ont affirmé que même des avions volant à des vitesses incroyables percutant les tours n’auraient pas pu endommager sérieusement les bâtiments, plus de cent d’entre eux, des personnes hautement qualifiées.

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atomisation de la structure d’acier… effarant !

Mais ensuite, même eux ont commencé à donner des solutions bien étranges affirmant que les démolitions furent le fait pour certains d’armes à énergie dirigée qui n’existent pas ou pour d’autres d’une poudre de (nano)thermite. Leur point le plus important étant que le WTC7, la 3ème tour effondrée qui ne fut pas touchée par un avion et n’était que très peu endommagée, s’effondra à son tour. Leurs autres affirmations, comme celle de la poudre de thermite ne sont pas seulement improbables, elles sont tout simplement fausses. Il y a toujours le problème du “mais comment ont-ils fait ?” qui montre que l’hypothèse ne peut être correcte.

Alors que tout ceci se passe, de manière prévisible, le monde est immergé dans la guerre. Les Etats-Unis ont mis en place des prisons secrètes et un gros programme d’enlèvement et de torture de “suspects de terrorisme” voit le jour. (NdT: Dans cette sombre histoire, le programme de rendition de la CIA a utilisé des services par procuration pour effectuer la sale besogne de séquestration et de torture de “suspects de terrorisme”, ces pays ont participé à ce programme et ont torturé essentiellement des innocents enlevés contre des sommes d’argent : les pays baltes, la Pologne, le Kosovo, la Syrie, la Thaïlande et certains pays d’Amérique centrale et du Sud…)

Pour ceux travaillant dans la sphère de la défense et du renseignement, la guerre mondiale contre le terrorisme a mené tout le monde vers un effort unique, non pas celui de battre le terrorisme mais plutôt de faire la queue pour engranger une portion des milliards de dollars dépensés pour quiconque voulant bien rejoindre ce cirque de folie furieuse, à savoir une guerre contre un terrorisme imaginaire. (NdT: ou plutôt, un terrorisme contrôlé par ceux-là même qui paient pour le “combattre”, la sempiternelle histoire du pompier pyromane toujours recommencée…)

Voyez-vous, certains d’entre nous étaient dans le système au moment de la guerre en Afghanistan qui commença il y a bien des années. Les Etats-Unis alors aidés par le Pakistan, créèrent des groupes terroristes pour renverser le gouvernement pro-soviétique de Kaboul et entrer en guerre par procuration contre l’URSS.

Presque dans le même temps, les Etats-Unis mirent aussi en place une capacité similaire, secrètement hébergée en Libye, pour mener une guerre terroriste en Europe au cas où l’URSS mènerait une offensive réussie et une invasion contre l’Europe occidentale. Cet effort particulier fut appelé “L’opération Gladio” (NdT: l’armée “Stay Behind” de l’OTAN), qui vit alors l’armement de groupes terroristes qui reçurent une formation d’artificiers poseurs de bombe et furent mis au frais en cas de nécessité.

Ceux-ci sortirent de la glacière où ils avaient été mis. Ils avaient pour noms “Septembre Noir”, “Les Brigades Rouges”, ainsi que d’autres organisations crées par la CIA comme Al Qaïda et plus tard l’EIIL / Daesh.

Durant les 20 années qui suivirent, ils kidnappèrent, posèrent des bombes et terrorisèrent l’Europe. Ils firent de même en Amérique Centrale et du Sud. Ceci nous ramène aux questions habituelles : Pourquoi les Etats-Unis feraient-ils cela ? Quelles capacités rendent tout ceci possible ? Ce genre d’opération ou série d’opérations demanderaient une très grande corruption au sein à la fois de l’armée et du renseignement.

Ce qui est évident est que quel que soit le niveau de corruption et de mauvaise gestion des Etats-Unis dans le passé, et la guerre du Vietnam est la preuve d’une corruption massive et de contrôle du gouvernement par ceux qui profitent grassement des guerres, ce cas de figure est pire.

A un moment donné, la presse stoppa de soutenir la guerre du Vietnam et, alors que des anciens combattants activistes, groupe que je rejoignit à mon retour de la guerre, commencèrent à mener les manifestations de rues contre la guerre, et celle-ci fut exposée au grand jour pour ce qu’elle était. Alors qu’y a t’il de changé ? Pourquoi n’y a t’il plus de manifestations dans les rues ? Pourquoi n’y a t’il plus de presse indépendante ? Où est donc partie la “gauche” américaine ?

Il est facile de répondre à cette dernière question. C’est Benjamin Netanyahou qui nous a dit que les attentats du 11 septembre étaient très bon pour Israël. Et bien, les juifs américains, avec quelques 1 million d’entre eux disposant d’un passeport israélien, constituent la “gauche” américaine.

Ce qui s’est passé en Amérique est qu’après la présidence Reagan, le dernier américain suffisamment fort pour tenir tête à Israël, chaque président depuis lors a dû rendre des comptes aux milliardaires qui contrôlent les deux partis politiques aux Etats-Unis, des milliardaires qui sont dans la plupart des cas, également des citoyens israéliens.

S’opposer à la volonté de ces milliardaires et aux organisations qu’ils gèrent, Google, Facebook, Wikipedia ainsi que le Congrès des Etats-Unis, la Cour Suprême, n’oublions pas non plus qu’ils gèrent la bourse, n’est que suicide.

Voyez-vous, ils contrôlent aussi la presse, ils en sont propriétaires et ceci n’est en rien une supputation, ce sont des faits avérés et vérifiables.

Ainsi donc, quiconque s’oppose à l’islamophobie ou à la russophobie ou qui remet en question qui gère vraiment les groupes terroristes comme l’EIIL / Daesh ou ceux qui ont vraiment mis en place les attentats du 11 septembre 2001, sera accusé systématiquement d’antisémitisme.

Personne ne peut survivre politiquement à ce genre de campagne de diffamation. Demandez à Jeremy Corbyn ce qu’il en pense.

Conclusion

Depuis 20 ans, le réalité même a été attaquée. Nous avons une dualité mondiale, les ignorants et ceux qui se font “mener” contre ceux qui comprennent mais choisissent de rester silencieux et de survivre.

Des avions ne peuvent pas faire s’effondrer des bâtiments constitués de larges poutres en acier.

L’acier ne fond pas des suites de la combustion de kérosène et d’ethylene glycol, ni de feux de kérosène, de carburant d’avions.

On ne peut pas détourner un avion aux Etats-Unis, il serait soit abattu en l’air ou, depuis les années 1990, il serait simplement amené au sol gentiment par contrôle robotisé.

On voit ces choses à la télé tout le temps et ce n’est pas nouveau. Si une voiture Tesla robotisée peut traverser New York aux heures de pointes sans problème, un avion de ligne commercial peut être amené au sol en utilisant la télécommande “fly by wire”, qui existe depuis… “toujours” en tout cas depuis un bon moment.

De Wikipedia:

Les surfaces de contrôle servo-commandées furent en premier lieu testés dans les années 1930 sur un Tupolev soviétique ANT-20. Les connexions mécanico-hydrauliques furent remplacés par des câbles et des commandes servo-électriques. En 1941, un ingénieur de Siemens, Karl Otto Altvater, développa et testa le tout premier système de “fly-by-wire” pour l’avion Heinkel He-111, qui voyait l’avion totalement contrôlé par des impulsions électroniques.

En 1934, Karl Otto Altvater breveta un système électronique automatique qui “allumait” l’avion lorsqu’il était proche du sol.

Le premier engin équipé du système fly-by-wire purement électronique sans aucun support ou soutien mécanique ni hydraulique fut le Véhicule d’Entraînement à l’Alunissage Apollo qui vola en 1968.

Le premier appareil non expérimental qui fut conçu et vola en 1958 avec le système de contrôle électronique fly-by-wire fut le Avro Canada CF-105 Arrow, ce qui ne se reproduisit plus sur un avion de production en série jusqu’au Concorde en 1969, qui devint le tout premier avion de ligne capable de voler avec le système fly-by-wire.

[…]

Aujourd’hui, la dernière fausse controverse est au sujet du rôle de l’Arabie Saoudite dans le financement et l’organisation des attentats du 11 septembre. Ceci, bien entendu, est une imposture tout aussi fondée sur la fausse croyance que la famille royale saoudienne, qui est “L’Arabie Saoudite”, soit “l’ennemi de sang” d’Israël.

Depuis toutes ces années, l’association, le partenariat entre les deux pays est ouvert et ne se cache même plus, ce par exemple dans leur alliance contre la Syrie, contre l’Irak, contre le Liban, tout ceci est factuel depuis bien longtemps, bien que non “histoire officielle”. (NdT: Des pilotes israéliens font des missions contre le Yémen aux commandes de F-16 saoudiens. Les armes nucléaires tactiques qui ont été utilisées au Yémen ont été larguées par des avions saoudiens pilotés par des Israéliens…)

Lorsqu’on retourne dans le temps, sachant ce que nous savons, regardant les vidéos des avions volant à 700km/h près du niveau de la mer et les explosions massives qui ont fait s’effondrer les trois tours du WTC de New York, l’effroi que certains d’entre nous ont ressenti ce jour là ne fut pas au sujet de ceux qui périrent.

Non, ce fut au sujet de ceux qui allaient mourir, peut-être même par millions et cet assaut sur l’ordre mondial, les droits de l’Homme et la raison elle-même, qui allait s’ensuivre.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

sionismepyromane

gladio1

11 septembre 2001-11 septembre 2021, 20 ans de continuité de l’imposture absolue : Du 11 septembre au COVID19… la mascarade continue ! (Résistance 71)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2021 by Résistance 71

nuclear911
Un 11 septembre nucléaire…

“Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre les personnes, médiatisé par des images.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle”, 1967

“L’anarchisme a réellement conduit, en 1936, une révolution sociale et l’ébauche de la plus grande avancée qui fut jamais, d’un pouvoir prolétarien.”
~ Ibid. ~

“Quand l’idéologie, devenue absolue par la possession du pouvoir absolu, s’est changée d’une connaissance parcellaire en un mensonge totalitaire, la pensée de l’histoire a été si parfaitement anéantie que l’histoire elle-même, au niveau de la connaissance empirique ne peut plus exister.”
~ Ibid. ~

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Du 11 septembre 2001 au Coronavirus 2019… La continuité de l’imposture absolue et criminelle de la société marchande et du spectacle étatique

Résistance 71

10 septembre 2021

20 ans !… 20 ans de mensonge, de supercherie, de mascarade qui ont débouché sur une imposture de guerre planétaire contre un terrorisme qui ne sait qu’être d’État et donc qui ne peut être combattu par son propre créateur, si ce n’est que dans une grande mascarade contrôlée, un grand cirque de l’intoxication des masses pour toujours plus de contrôle, d’exploitation et d’oppression de la clique oligarchique sur les peuples anesthésiés et KO debout.

Une mascarade réussie en mène toujours à une autre, on ne change pas une recette qui marche et les faux-drapeaux pseudo-terroristes ont fleuri pour justifier l’expansionnisme impérialiste occidental au moyen de son bras armé, le bras armé de la haute finance et du gros business transnationaux, L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ou OTAN, celle la même qui nous avait donné déjà l’”Opération Gladio” dans les années 70-80 dites “années de plomb” et qui en a mené une extension avec Al CIAda dans un premier temps puis son clone plus virulent de l’EIIL ou Daesh, sous contrôle des “frères musulmans” wahabbo-sionistes du MI6 britannique.

Ainsi, de mensonges assénés aux attentats faux-drapeaux et en agression par procuration de hordes mercenaires “djihadistes” interposées (Al CIAda, et autre  EIIL / Daesh), sont tombées l’Irak, la Libye, le Soudan et sont toujours en guerre la Syrie et le Yémen… La cerise sur le gâteau étant l’Iran. Ceci est une autre histoire…

Mais tout cela ne suffit pas, le contrôle doit être absolu et l’occident doit se plier aux diktats d’un Nouvel Ordre Mondial néo-malthusien mis en marche pour sauver l’oligarchie du marasme inhérent du capitalisme et de son outil étatique, marasme lui aussi inévitablement en marche. A grand renfort d’escroquerie pseudo-scientifique menant à des politiques sciemment désastreuses comme celle de la gestion d’un soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et celle d’une menace croissante, parce que créée de toute pièce, concernant des “pandémies” de tout poil, voici venu le temps du nouveau croquemitaine aussi invisible et insaisissable que les barbus d’Al CIAda, nous avons nommé: l’horrible virus “tueur” issu des labos universitaires yankees et du Pentagone : le SRAS-CoV-2, alias Bébert Corona. Virus gentillet mais sous stéroïde propagandiste, qui ne tue que 0,03% des gens qu’il infecte (en moyenne ayant 80 ans et plus de 2 facteurs de co-mortalité..), personnes infectées qui constituent à ce jour quelque 0,4% de la population mondiale ; ce qui dans un élan humaniste “sans précédent”, a incité l’oligarchie et ses sbires politiques à la botte, à proposer sa solution à la “menace Bébert” ne connaissant soi-disant pas de cure : l’injection de la planète entière au moyen d’une soupe vénéneuse à base d’OGM, de nanoparticules et d’oxyde de graphène. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes piloté par une “science” inféodée à des milliardaires psychopathes et mégalomanes arrosant la “recherche” d’un fric puant l’eugénisme dégoulinant des années 1930…

Le 11 septembre est passé, la “crise sanitaire” devenue dictature planétaire est actuelle et en marche, nous sommes dedans et en subissons les conséquences génocidaires directes et indirectes quotidiennement. Mais cette mascarade COVID19, cette imposture visant à imposer la dictature technotronique sans laquelle l’oligarchie ne peut plus survivre, ne peut exister aujourd’hui que parce qu’il y a eu le 11 septembre, parce que cet évènement fondateur est à l’origine de la 3ème guerre mondiale : celle de l’oligarchie néo-malthusienne à velléité transhumaniste contre les peuples du monde, le 0,0001% contre le reste de l’humanité. Les attentats nucléaires du 11 septembre 2001 à New York, organisé par ce qui est appelé “l’état profond”, sont l’origine de tout ce qui s’est produit depuis, menant à ce glissement inexorable vers le Nouvel Ordre Mondial dystopique salvateur d’une oligarchie consciente de la fin proche du système étatico-capitaliste qui les maintient en haut de cette pyramide factice du pouvoir usurpé.

Les attentats du 11 septembre ont été perpétrés par une faction de l’élite politique de l’empire sous contrôle d’une cabale financière puisant sa source au cœur même de l’empire financier impérialiste : la City de Londres dont Wall Street n’est qu’une succursale de luxe.

Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre est une des clefs de notre libération, du chemin vers notre émancipation définitive et de la mise à bas de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat. Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre, c’est faire comprendre à des millions de gens à travers la planète de la supercherie, de l’illusion et du niveau de malfaisance dans lesquels une petite clique d’initiés est étroitement impliquée et comment finalement elle nous contrôle et contrôle nos sociétés, sans qu’elle même n’en ait le choix en définitive, car l’engrenage systémique crée les circonstances et demande un flot incessant de crimes et de mensonges pour les couvrir.

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Cela fera comprendre une fois pour toute à des millions, des milliards de gens sur la planète qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il ne saurait y en avoir, tout n’est qu’illusion et poudre aux yeux sous le plus grand chapiteau criminel du monde. Aussi nous vous engageons à lire et diffuser toutes les informations que vous pourrez collecter afin d’exposer au grand large ces crimes contre l’humanité et inciter le plus de gens possible à anticiper ceux à venir, car ne vous y trompez pas… Ils n’en ont pas fini avec nous. Ils ne s’arrêteront qu’une fois la population mondiale réduite à moins de 500 millions d’individus et que seront établies leurs “zones vertes” de villégiature trans-humaniste.

Si vous pensez toujours 20 ans plus tard, que les responsables des attentats du 11 septembre sont Ben Laden et ses barbus planqués dans les grottes de Tora Bora en Afghanistan, il ne fait aucun doute que vous vous êtes faits injecter de cette merde OGM “anti-COVID” avec le sourire béat du mouton en route pour l’abattoir.

Il est important de bien comprendre que sans le 11 septembre, ce cirque criminel COVID19 ne serait sans aucun doute pas possible. La crise fabriquée de toute pièce de ce “COVID19” est la résultante directe de l’attentat faux-drapeau du 11 septembre qui a amené monde et peuples là où les marionnettes du système veulent qu’ils soient…

Qui avale des couleuvres peut sans aucun doute avaler des virus et les conditions fabriquées qui les mettent en place n’est-il pas ?

Entre la réflexion critique et l’action directe, il ne doit pas y avoir l’épaisseur d’un cheveu.

L’heure est venue ! 

Dans l’esprit de Cheval Fou…

rEVOLUTION

Lectures complémentaires :

“Un 11 septembre nucléaire”

Notre dossier “11 septembre”

Notre page : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”

Et n’oublions jamais :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

QU’ON SE LE DISE !

“Dans le pouvoir des Conseils [ouvriers], qui doit supplanter internationalement tout autre pouvoir, le mouvement prolétarien est son propre produit, et ce produit est le producteur même. Il est à lui-même son propre but. Là seulement la négation spectaculaire de la vie est niée à son tour.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle” ~

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État. Elle est donc éducative.”
~ Guy Debord, “Commentaires sur la société du spectacle”, 1988 ~

“On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique, cela a toujours été vrai. Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit rendue à faire ouvertement la guerre aux humains. ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais aussi à celles de leur survie.”
~ Ibid. ~

“La désinformation se déploie maintenant dans un monde où il n’y a plus de place pour aucune vérification.”
~ Ibid. ~

“Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir et pour assurer ce qu’elle seule pourra appeler la bonne marche des choses. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même.”
~ Ibid. ~

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Cirque géopolitique impérialiste : 7 mensonges à propos de l’Afghanistan (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 27 août 2021 by Résistance 71

 

 

ZB-OBL-Pakistan
B.B Brzezinski-Ben Laden, couple de l’année 1980

 

Et comme par hasard, 5 jours avant la fin de l’ultimatum du retrait, un attentat à la bombe à l’aéroport de Kaboul revendiqué par nul autre que Daesh, la légion mercenaire de l’empire, ce après que la Turquie du voyou frère musulman Erdogan, membre de l’OTAN, vous savez cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ait transféré des “djihadistes” de Syrie en Afghanistan.
Ils continuent à prendre les gens pour des cons… on ne change pas une recette qui marche (de moins en moins quand même fort heureusement…)
~ Résistance 71 ~

 

7 mensonges à propos de l’Afghanistan

 

Thierry Meyssan

 

18 août 2021

 

Source: https://www.voltairenet.org/article213760.html

 

En couvrant la chute de Kaboul, les médias occidentaux répètent sans réfléchir sept mensonges de la propagande occidentale. En se trompant sur l’histoire de l’Afghanistan, ils masquent les crimes commis dans ce pays et rendent impossible de prévoir le destin que Washington lui a écrit. Et si les Talibans n’étaient pas les plus méchants…

Les présidents français, Emmanuel Macron, et états-unien, Joe Biden, se sont adressés solennellement à leurs nations à propos de la prise de Kaboul par les Talibans, le 15 août 2021.

1— LA GUERRE D’AFGHANISTAN N’EST PAS UNE RÉPONSE AU 11-SEPTEMBRE, ELLE AVAIT ÉTÉ PLANIFIÉE AVANT LES ATTENTATS

Selon ces deux responsables politiques, l’invasion de l’Afghanistan par les États-Unis en 2001 aurait eu pour seul objet de « poursuivre ceux qui nous ont attaqués le 11 septembre 2001 et faire en sorte qu’Al-Qaïda ne puisse pas se servir de l’Afghanistan comme base pour perpétrer de nouvelles attaques » [1].

Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du IIIème Reich, aurait dit qu’« Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois, il devient la vérité ». Mais les faits sont têtus et n’en déplaise à MM. Macron et Biden, la guerre de 2001 a été décidée à la mi-juillet 2001, lors de l’échec des négociations de Berlin entre d’un côté les États-Unis, le Royaume-Uni et de l’autre non pas le gouvernement afghan, mais les Talibans. Le Pakistan et la Russie assistaient en observateurs à ces discussions secrètes. La délégation talibane est entrée en Allemagne en violation de l’interdiction de voyager édictée à son égard par le Conseil de sécurité des Nations unies. Après l’échec de ces négociations, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Naiz Naik, revenant dans son pays, a sonné l’alarme. Le Pakistan s’est alors cherché de nouveaux alliés. Il a proposé à la Chine de lui ouvrir une porte sur l’océan Indien (ce que nous voyons aujourd’hui avec la « route de la Soie »). Les États-Unis et le Royaume-Uni ont commencé à amasser leurs troupes sur zone : 40 000 hommes en Égypte et presque toute la flotte britannique en mer d’Oman. Ce n’est qu’après la mise en place de ce dispositif qu’eurent lieu les attentats du 11-Septembre.

2— AL-QAIDA N’EST PAS UNE MENACE POUR LES ANGLO-SAXONS, MAIS UN INSTRUMENT

Selon le président Biden : « Notre mission de réduire la menace terroriste d’Al-Qaïda en Afghanistan et de tuer Oussama ben Laden a été un succès ».

Or, c’est le directeur des services secrets extérieurs de la France, Alexandre de Marenches, qui a proposé à son homologue US dans le cadre du Cercle Pinay [2] de provoquer une intervention soviétique en Afghanistan afin de les y piéger [3]. Le conseiller de Sécurité nationale du président Carter, Zbigniew Brzeziński, alla chercher à Beyrouth le milliardaire anticommuniste Oussama Ben Laden et lui demanda de prendre la tête de mercenaires arabes pour livrer une campagne terroriste contre le gouvernement communiste afghan [4]. Ben Laden était à Beyrouth pour rencontrer l’ancien président libanais Camille Chamoun, membre de la Ligue anticommuniste mondiale [5]. Washington avait choisi Ben Laden pour deux raisons : Premièrement, c’était un membre d’une société secrète, la Confrérie des Frères musulmans, ce qui lui permettait de recruter des combattants ; deuxièmement, il était l’un des héritiers de la plus grande société de BTP du monde arabe. À ce titre, il disposait des hommes et du savoir-faire nécessaire pour transformer les rivières souterraines de l’Hindou Koush en voies de communication militaires.

Par la suite, ce même Oussama Ben Laden servit de conseiller militaire au président bosniaque, Alija Izetbegović, en 1992-94. Ses combattants le suivirent là-bas. Ils abandonnèrent le nom de « Moudjahidines » pour celui de « Légion arabe ». Son campement fut visité par des commandos russes, qui y furent fait prisonniers. Cependant avant d’être arrêtés, ils avaient eu le temps de fouiller sa salle de commandement et de constater que tous les documents militaires étaient rédigés en anglais et non pas en arabe [6].

Plus tard encore, Oussama Ben Laden a utilisé ses combattants pour des opérations ponctuelles. Il les sollicitait en les choisissant selon ses besoins dans son « fichier », en arabe « Al-Qaïda » (القاعدة‎).

Il est donc indiscutable qu’Oussama Ben Laden a été durant de longues années un agent des États-Unis. Cependant ceux-ci affirment qu’il se seraient retourné contre eux ce que rien, absolument rien, n’atteste. Quoi qu’il en soit, Oussama ben Laden était gravement malade. Il avait besoin de soins quotidiens dans une chambre stérile. Il fut donc pris en charge à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, ainsi que l’a révélé Le Figaro [7]. Cette information a été démentie par le dit hôpital, mais m’a été confirmée par cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane (l’actuel président des Émirats arabes unis) qui m’assura l’y avoir visité en présence du chef de poste local de la CIA. Enfin Oussama ben Laden fut traité à l’hôpital militaire de Rawalpindi (Pakistan) [8] où il mourut en décembre 2001. Ses obsèques eurent lieu en Afghanistan, en présence de deux représentants du MI6 britannique qui rédigèrent un rapport à ce sujet.

S’opposant aussi et de manière indiscutable à la théorie du retournement d’Oussama ben Laden contre ses employeurs de la CIA, le fait que jusqu’en 1999 —c’est-à-dire après les attentats qui lui furent attribués contre les Tours Khobar en Arabie saoudite et contre les ambassades US de Nairobi (Kenya) et de Dar-es-Salam (Tanzanie)— il disposait d’un bureau de relations publiques à Londres. C’est depuis ce bureau qu’il a lancé son Appel au Jihad contre les juifs et les croisés.

Le fait que durant dix ans, on ait entendu et vu des enregistrements de personnes se déclarant être Oussama Ben Laden ne trompe que ceux qui veulent y croire : les experts suisses de l’Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perceptive, qu’à l’époque les grandes banques utilisaient dans des affaires délicates, étaient formels. Ces enregistrements sont des faux (y compris celui diffusé par le Pentagone où il revendique les attentats du 11-Septembre) et ne correspondent pas au vrai Ben Laden. Si la reconnaissance faciale et vocale était alors une spécialité, c’est aujourd’hui une technique courante. Vous pouvez vous-même vérifier avec des logiciels que l’on trouve un peu partout qu’il n’y a pas un Ben Laden, mais plusieurs personnes qui ont joué ce rôle.

Après la mort de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri devint l’émir d’Al-Qaïda. Il exerce toujours cette fonction. Ce dernier —qui avait supervisé l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate— vécut plusieurs années après 2001 à l’ambassade US de Bakou (Azerbaïdjan) [9]. Il était, au moins dans cette période, protégé par les Marines US. On ignore où il réside actuellement, mais rien ne permet de penser qu’il ne soit plus sous protection états-unienne.

3— LES ÉTATS-UNIS NE SE CONCENTRENT PAS SUR LA « LUTTE ANTITERRORISTE », MAIS FINANCENT ET ARMENT LE TERRORISME

Le président Biden a longuement expliqué, lors de son allocution sur la chute de Kaboul, que les États-Unis n’étaient pas là pour construire des États, mais uniquement pour lutter contre le terrorisme.

On répète cette expression de « lutte contre le terrorisme » depuis vingt ans, mais cela ne la rend pas plus signifiante. Le terrorisme n’est pas un adversaire en chair et en os. C’est une méthode de combat. Toutes les armées du monde peuvent y recourir dans certaines circonstances. Durant la Guerre froide, les deux blocs l’ont largement utilisé l’un contre l’autre.

Depuis que le président George W. Bush (le fils) a déclaré la « guerre au terrorisme » (c’est-à-dire la « guerre à la guerre »), le recours à cette technique militaire n’a cessé d’augmenter. Les Occidentaux pensent d’abord aux attentats dans quelques grandes villes, mais le pire a été atteint avec la création de petits États terroristes au Moyen-Orient élargi jusqu’au sinistre « État islamique du Levant » (Daesh) et aujourd’hui l’Émirat islamique d’Afghanistan.

Les Afghans, les Iraquiens, les Libyens et les Syriens ont d’abord cru à la narration états-unienne des événements, mais ils ne se font plus d’illusion. Après 20 ans de guerre, ils ont compris que les États-Unis ne leur veulent aucun bien. Washington ne combat pas le terrorisme, mais crée, finance et arme des groupes qui pratiquent le terrorisme.

4— LES TALIBANS N’ONT PAS LIVRÉ DE GUERRE, ILS ONT PRIS CE QUE LES ÉTATS-UNIS LEUR ONT DONNÉ

Les présidents Macron et Biden jouent l’étonnement face à la « prise de Kaboul » par les Talibans. Selon eux, « Les dirigeants politiques afghans ont abandonné et ont fui le pays. L’armée afghane s’est effondrée, parfois sans chercher à se battre ». Mais comment ont-ils fui, sinon avec des avions militaires occidentaux ? Et l’armée afghane n’a pas « cherché parfois à se battre », c’est l’inverse : elle n’a cherché que « parfois » à se battre. Il faut savoir que les frontières afghanes étaient parmi les plus sûres au monde. Des soldats US y enregistraient l’identité de chacun avec des moyens électroniques, notamment une reconnaissance de l’iris.

L’armée afghane était composée de 300 000 hommes —c’est-à-dire plus que les armées françaises— très bien entraînés par les États-Unis, la France et d’autres. Elle était suréquipée avec du matériel sophistiqué. Toute son infanterie disposait de gilets pare-balles et de systèmes de vision nocturne. Elle avait une aviation très compétente. Au contraire, les Talibans n’ont pas plus de 100 000 hommes, c’est-à-dire trois fois moins. Ce sont des gueux en sandales et armés de Kalachnikovs. Ils n’avaient pas d’aviation —Ils en ont soudainement une aujourd’hui avec des pilotes entraînés sortis d’on ne sait où—. S’il y avait eu des combats, ils auraient été vaincus à coup sûr.

Le changement de régime avait été décidé sous la présidence de Donald Trump. Il devait intervenir le 1er mai. Mais le président Joe Biden a modifié ce calendrier pour changer l’Histoire. Il a utilisé ce délai pour installer des bases militaires dans les pays riverains et y acheminer au moins 10 000 mercenaires. Il a mobilisé l’armée turque qui est déjà présente dans le pays, mais dont personne ne parle. Celle-ci a déjà recruté au moins 2 000 jihadistes vivant à Idleb (Syrie) et continue à en engager.

Il importe de se souvenir que durant la guerre contre les Soviétiques, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, était déjà membre de la Confrérie des Frères musulmans et le chef d’une milice, la Millî Görüş (celle qui ouvre aujourd’hui des mosquées en Allemagne et en France). C’est à ce double titre qu’il était venu s’agenouiller devant Gulbuddin Hekmatyar, le leader afghan des Frères musulmans et futur Premier ministre. Par la suite, ce dernier a fait allégeance à Al-Qaïda ce qui ne l’a pas empêché de se présenter à l’élection présidentielle afghane de 2019 sous protection états-unienne.

Les alliés ont commencé il y a plusieurs mois à rapatrier leurs ressortissants. Ils pensaient en avoir le temps avant le 11 septembre, voire au pire avant le 30 août minuit. Mais Washington en a décidé autrement en choisissant le 15 août, date de la fête nationale indienne. Un avertissement lancé à New Dehli qui n’apprécie pas que les Pachtous du président Ghani soient remplacés par ceux de l’émir Akhundzada alors qu’ils soutiennent d’autres ethnies.

Les scènes de panique que nous avons vues aux aéroports de Kaboul nous ont rappelé celles de Saïgon lors de la défaite US au Vietnam. C’est effectivement tout à fait identique. Les Afghans qui s’accrochent aux aéronefs ne sont pas pour la plupart des traducteurs des ambassades occidentales, mais des agents de l’« Opération Oméga » mise en place sous la présidence Obama [10]. Ce sont des membres de la Khost Protection Force (KPF) et de la Direction nationale de la Sécurité (NDS), des supplétifs de la contre-insurrection, comme les Vietnamiens de l’« Opération Phoenix ». Ils étaient chargés de torturer et d’assassiner des Afghans opposés à l’occupation étrangère. Ils ont commis tant de crimes que face à eux les Talibans sont des enfants de chœur [11].

Bientôt c’est un tout autre paysage que nous verrons en Afghanistan.

5— LES ÉTATS-UNIS N’ONT PAS PERDU L’AFGHANISTAN AU PROFIT DE LA CHINE, MAIS CONTRAINT LES SOCIÉTÉS CHINOISES À ACCEPTER LEUR PROTECTION

Les États-Unis n’ont rien perdus en Afghanistan parce qu’ils ne veulent pas y installer la paix. Ils n’ont rien à faire du million de morts qu’ils y ont occasionnés en 20 ans. Ils veulent juste que cette région soit instable, qu’aucun gouvernement ne puisse y contrôler l’exploitation des richesses naturelles. Ils entendent que les sociétés, de quels pays développés qu’elles viennent, ne puissent les exploiter qu’en acceptant leur protection.

C’est le schéma popularisé par Hollywood du monde globalisé, protégé par une enceinte, dont des forces spéciales vont surveiller à l’étranger des sites d’exploitation dans des régions sauvages.

Cette stratégie a été élaborée par Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense de George W. Bush, et par l’amiral Arthur Cebrowski, qui avait déjà informatisé les armées US. Elle est devenue, le 11 septembre 2001, la manière de penser de l’état-major US. Elle a été vulgarisée par l’adjoint de Cebrowski, Thomas Barnett, avec son livre The Pentagon’s New Map [12].

C’est ce changement de paradigme que le président Bush a qualifié de « Guerre sans fin ». Par ces mots, il voulait dire que les États-Unis lutteraient éternellement contre le terrorisme, ou plutôt qu’ils instrumenteraient éternellement des groupes terroristes pour empêcher toute organisation politique de ces régions.

Oui, des sociétés chinoises exploitent déjà des mines en Afghanistan, mais désormais, elles devront payer un tribut aux États-Unis ou feront l’objet d’attentats terroristes. C’est du racket, et alors ?

6— LES OCCIDENTAUX NE DÉFENDENT PAS LES LUMIÈRES FACE À L’OBSCURANTISME, MAIS LES INSTRUMENTENT SANS COMPLEXE

La première dame des États-Unis, Laura Bush, nous a tous fait pleurer en nous racontant l’histoire de petites filles massacrées par les Talibans parce qu’elles avaient osé se mettre du rouge à ongle. Mais la vérité est tout autre.

Lorsque le président Carter, Zbigniew Brzeziński et Alexandre de Marenches ont soutenu les islamistes afghans, en 1978, ils combattaient les communistes qui ouvraient des écoles pour les filles. Parce que pour eux la lutte contre les alliés de l’URSS passait avant les droits de l’Homme. De même aujourd’hui, le président Biden et son secrétaire d’État Antony Blinken soutiennent les Talibans parce que, pour eux, le contrôle de l’accès aux richesses naturelles du Moyen-Orient élargi passe avant les Droits de l’homme. Et ils font la même chose en Iraq, en Libye et en Syrie.

Les États-Unis n’ont pas seulement soutenu les islamistes dans les pays en guerre. Ainsi, ils ont mis en pouvoir au Pakistan le général Muhammad Zia-ul-Haq, un membre de la Confrérie des Frères musulmans, pour que son pays serve de base arrière aux combattants anti-Soviétiques. Il renversa la démocratie, pendit le président Zulfikar Ali Bhutto et rétablit la charia. La fille du président Bhutto, Benazir Bhutto, qui fut Premier ministre pakistanais dans les années 90, fut assassinée à son tour par les Talibans.

Inutile de revenir sur les crimes de la contre-insurrection occidentale, la panique de leurs Collaborateurs aux aéroports de Kaboul suffit.

Si l’islamisme et la laïcité ont été utilisés pour manipuler les Afghans et pour enfumer les Occidentaux, la vie politique en Afghanistan ne repose pas sur ces concepts, mais d’abord sur les divisions ethniques. Il y en a une quinzaine, dont la plus nombreuse, les Pachtouns, sont également fortement implantés au Pakistan. Ce pays reste tribal et n’est pas encore une Nation. D’autres ethnies sont soutenues par d’autres pays de la région parce qu’elles sont aussi présentes chez eux.

7— LA FRANCE N’A PAS TOUJOURS SOUTENU LES CRIMES DES ÉTATS-UNIS EN AFGHANISTAN, MAIS UNIQUEMENT DEPUIS LE PRÉSIDENT SARKOZY

Selon le président Emmanuel Macron : « Le Président Jacques Chirac, dès octobre 2001 a décidé la participation de la France à l’action internationale, par solidarité avec nos amis et alliés américains qui venaient de subir une attaque effroyable sur leur sol. Avec un objectif clair : combattre une menace terroriste qui visait directement notre territoire et celui de nos alliés depuis l’Afghanistan, devenu le sanctuaire du terrorisme islamiste » [13].

C’est une manière distrayante de gommer un conflit caractéristique de la France. En octobre 2001, le président Chirac s’est violemment opposé à ce que l’armée française participe à l’occupation anglo-saxonne de l’Afghanistan. Il n’a autorisé de déploiement que dans le cadre de la résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les soldats français étaient certes placés sous les ordres de l’Otan, mais dans le cadre de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS). Ils ne participaient qu’à l’assistance à la reconstruction. Ils ne faisaient pas de prisonniers, mais arrêtaient éventuellement des combattants qu’ils remettaient immédiatement au gouvernement afghan. C’est le président Nicolas Sarkozy qui changea ce statut et rendit la France complice des crimes des États-Unis. C’est à cause de ce changement que la France exfiltre actuellement des membres de la « Khost Protection Force (KPF) et de la Direction nationale de la Sécurité (NDS). Et elle en paiera probablement le prix.

[1] « Allocution de Joe Biden sur l’Afghanistan », par Joseph R. Biden Jr., Réseau Voltaire, 16 août 2021.

[2] « Les gentlemen du Cercle Pinay », Réseau Voltaire, 11 mars 2004.

[3] Dans le secret des princes, Christine Ockrent & Alexandre de Marenches, Stock (1986).

[4] « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … », par Zbigniew Brzeziński, Le Nouvel Observateur (France), Réseau Voltaire, 15 janvier 1998.

[5] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[6] Conversation de l’auteur, en 2003, avec un officier du KGB ayant participé à cette opération.

[7] La CIA a rencontré Ben Laden à Dubaï en juillet », par Alexandra Richard, Le Figaro, 31 octobre 2001.

[8] « Hospital Worker : I Saw Osama », CBS Evening News, 28 janvier 2002.

[9] Classified Woman : The Sibel Edmonds Story : A Memoir, Sibel Edmonds (2012).

[10] Obama’s Wars, Bob Woodward, Simon & Schuster (2010.

[11] « Armed Governance : the Case of the CIA-Supported Afghan Militias », Antonio De Lauri & Astri Suhrke, in Afghanistan : Militias Governance and their Disputed Leadership. Taliban, ISIS, US Proxy Militais, Extrajudicial Killings, War Crimes and Enforced Disappearances, Musa Khan Jalalzai, Vij Books India Pvt Ltd (2020).

[12] « La doctrine Rumsfeld/Cebrowski », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2021.

[13] « Allocution d’Emmanuel Macron sur l’Afghanistan », par Emmanuel Macron, Réseau Voltaire, 16 août 2021.

 

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Le grand cirque continue : Entre Talibans et COVID (Gilad Atzmon)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 26 août 2021 by Résistance 71

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“Tandis qu’Athènes est associée à l’idée que la vérité est découverte par la raison, Jérusalem prétend que la vision de la vérité est délivrée par la révélation. Athènes est donc le lieu de la philosophie, du “logos” et de la science ; Jérusalem d’un autre côté, est la capitale de la loi et de l’obéissance. D’une perspective philosophique, Jérusalem et Athènes ne partagent aucune méthodologie commune. La soumission à un régime de la correction, du politiquement correct, c’est se soumettre à Jérusalem. Ceci constitue une stricte divergence d’avec Athènes et son esprit.”

~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Article très complémentaire de notre article du 23 août :  “Du COVID aux Talibans… De la diversion au parachèvement du règne de la peur”

Entre Talibans et COVID

Gilad Atzmon

Août 2021

url de l’article original:
https://gilad.online/writings/2021/8/4/in-between-taliban-and-covid

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Faut-il être un génie pour comprendre que le colossal échec de la guerre américaine en Afghanistan est identique à cette désastreuse “guerre contre le COVID” ? Il est sans doute très clair que ce sont pratiquement les mêmes personnes qui ont mis au point les stratégies fatales qui menèrent à une défaite grandiose dans ces deux conflits absolument non nécessaires. Nous avons ici à faire avec des gens qui adhèrent complètement au concept de guerre et de destruction. Ce sont des gens qui ne cherchent en rien la paix, l’harmonie ou la réconciliation ni avec la nature ni même avec d’autres segments de l’humanité.

Nos “stratèges” de la pandémie ont cru que cela était en leur pouvoir d’éliminer le SRAS-CoV-2 de la surface de la terre. Ils étaient convaincus de la même manière que les Talibans pouvaient être éradiqués. Ils avaient bien entendu complètement tort.

Mais les progressistes et la soi-disant gauche ont aussi une responsabilité impardonnable dans ces affaires catastrophiques. La gauche ne fut pas responsable de la planification des “stratégies”. Elle ne fut que pas vraiment participante dans les think tanks néoconservateurs, elle ne fut pas impliquée dans la promesse de Pfizer d’arranger le génome humain. Elle ne conseilla pas Netanyahou, Trump ou Johnson en 2020 comme elle ne fut pas parmi les conseillers de Bush et consorts en 2001. Mais elle fut la première à soutenir la “guerre contre la terreur” des conservateurs sionistes (NdT: parce qu’il y a autant de sionistes de “gauche” que de sionistes de “droite”, la peste sioniste n’a pas de couleur politique, elle est une doctrine coloniale “obligée”, forcée sur la base d’une “culpabilité” collective fabriquée…), essentiellement au nom de “l’interventionnisme moral”. Elle a pareillement été parmi les plus enthousiastes de l’expérience courante de masse sur la population humaine.

On n’a pas besoin de gratter la surface pour constater que l’état juif a aussi eu un rôle central dans ces deux énormes bourdes. Les think tanks néo-cons qui poussèrent pour une intervention des Etats-Unis en Afghanistan étaient bien entendu constitués d’ardents juifs sionistes. En 2003, Ari Shavit écrivit dans le journal “Haaretz” : “La guerre en Irak a été conçue par 25 intellectuels néo-conservateurs, la plupart juifs, qui poussent le président Bush à changer le cours de l’histoire.” Le peuple qui s’est porté volontaire pour être les cobayes dans l’expérience Pfizer du COVID fut bien entendu les Israéliens. L’Israël de Netanyahou n’a pas tenté de vivre avec le COVID, elle a au contraire traité le virus comme un Amalek contemporain, une peste antisémite qui devait être éradiquée : le Mossad et la FDI ont joint leurs forces dans la guerre contre le covid. Lorsque le nombre de cas covid sembla diminuer grandement, Israël fut prompte à déclarer victoire dans la guerre contre le virus.

Mais la réalité est bien plus embarrassante. En Afghanistan, les Talibans sont plus forts que jamais. L’Amérique a quitté le pays qu’elle avait promis de “libérer” avec la queue entre les pattes. Dans la lutte contre le COVID, l’Amérique est pareillement défaite. Aux Etats-Unis, une étude du CDC a montré que les gens vaccinés constituent quelques 74% des cas covid d’une ville balnéaire de l’état du Massachussetts. Et en Israël, le variant Delta a fait son aliya avec grand succès. Les gens vaccinés sont maintenant sur-représentés dans les cas de variants Delta et pareillement représentés dans les cas critiques de la maladie. Il y a quelques jours, un médecin israélien admettait que 90% de ses patients étaient vaccinés.Le vaccin se désintègre devant nos yeux.” a t’il dit.

Le théoricien moderniste et stratège militaire du XIXème siècle Carl von Clausewitz avait défini la guerre comme “la continuation de la politique par d’autres moyens”. Mais dans l’univers globalisé sioniste dans lequel nous vivons, la politique n’est que la continuation de la guerre. Maintenir le monde dans un conflit permanent est le mantra globaliste principal alors que les gens se soumettent plus facilement lorsqu’ils ont peur. Cette philosophie a maintenu le sionisme a top depuis des décennies. Elle a maintenu les juifs unis pendant deux millénaires mais cela a eu un prix. L’histoire juive n’est pas exactement une histoire tranquille.

Ce ne devrait en fait pas être à moi de rappeler à mes compagnons, frères et sœurs en amour qu’aimer son prochain peut aussi vouloir dire de rechercher la paix et l’harmonie avec l’univers dans sa totalité (tous les virus compris…)

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“Depuis quelque temps déjà, nous, les gens qui errons sur cette planète, avons été réduits à n’être qu’une audience de ce drame dévastateur qui raconte l’histoire de notre propre destruction. Malgré toutes les promesses démocratiques libérales, nous ne sommes plus des acteurs, mais des sujets oubliés et sans voix. Le temps de s’exprimer haut et clair est venu…
L’être et le temps sont comme le bout de notre nez, si près que nous ne pouvons les voir. La vérité est là, à tout moment, tout ce que nous avons à faire est d’ouvrir les yeux et de la contempler… Je parle ici d’un retour vers Athènes.”
~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Traduction Résistance 71 de son livre “Being in Time”, 2017

Gilad Atzmon sur Résistance 71

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