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Lire, analyser, comprendre pour un changement faste de notre société, 1ère partie (Résistance 71)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 4 juillet 2022 by Résistance 71

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Résistance 71

4 juillet 2022

Changer de paradigme politico-social et marcher sur le chemin de l’émancipation de notre société ne se produiront pas par une opération magique ou miraculeuse. Personne ne viendra nous sauver. La solution est en nous et nulle part ailleurs.
Pour comprendre qu’il n’y a pas de solution à notre oppression et notre exploitation au sein du système étatico-marchand, il faut déjà bien comprendre ses rouages et comment la tyrannie de la société pyramidale opère pour perdurer depuis des siècles et des siècles.
Au fil des années, nous avons écrit, traduit, publié bon nombre de textes essentiels à une compréhension optimale de quoi il retourne dans notre société, mettant en point d’orgue les effets néfastes et pervers de la société tyrannique étatico-marchande prévalente dans sa forme la plus décadente depuis plus d’un siècle et de la solution potentielle à y apporter. La plupart de ces textes importants ont été publiés en format PDF pour une plus grande facilitation à la lecture et à leur diffusion au grand large. Ils sont ici réunis dans notre bibliothèque PDF qui regroupe quelques 300 publications sous ce format depuis 2016.
Dans les semaines estivales à venir, nous allons suggérer quelques lectures vitales par thèmes.
Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, voici pour commencer, notre analyse et notre testament politique à Résistance 71, en deux essais publiés en 2017 et 2019 et compilés en 2020 dans ce PDF et qui constitue la synthèse de quelques deux décennies de réflexion et d’analyse politique des membres de notre collectif, à (re)lire et diffuser sans aucune modération :

« Du chemin de la société vers son humanité réalisée »
PDF

Plus de lectures choisies dans les semaines à venir, bonne lecture à toutes et à tous !

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L’État est terroriste par nature, les Etats-Unis et l’empire actuel n’en sont qu’une extension historique de plus… Comprendre pour en sortir (R71 et VT)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 29 juin 2022 by Résistance 71

R71 ON NE SE SOUMETTRA PAS

Point de vue des plus intéressants de Richard Cook relayé par le toujours excellent Kevin Barrett de VT. Rajoutons-y la vision non moins excellente du décapant George Carlin qui disait en parlant des Etats-Unis :

“Ce pays a été créé par une fine équipe d’esclavagistes qui voulurent être libres…”

Il disait aussi:

“Je pense que le fait d’être nés sur cette planète nous a donné un ticket d’entrée à la foire aux monstres, le fait d’être nés aux Etats-Unis nous donne une place au 1er rang…”

Tout état est terroriste par ESSENCE, parler de terrorisme d’état est un pléonasme, l’État n’existe que par la coercition et la terreur si non, il ne serait pas. Personne n’acquiesce volontairement à l’État et sa soi-disant “raison”, on y est forcé. La coercition a des degrés variés bien entendu, mais elle est coercition quoi qu’il en soit. Tout empire a sa maison mère institutionnelle historique étatique, mais en pratique ne rend compte qu’à son commanditaire marchand, qui au fil du temps, a phagocyté toute chose, y compris le politique. Les deux font la paire. L’État et ses rouages sont le verrou qui empêche un retour à une société non-coercitive et horizontale, émancipée, où toute exploitation et oppression sont impossibles, celle qu’il faudra retrouver en nous et remettre en place si nous voulons en sortir.

La véritable question n’est pas de savoir si l’État est terroriste, la réponse va de soi en simplement étudiant un peu l’histoire, la véritable question est : comment en sortir ?

Nous avons détaillé tout cela dans deux essais en 2017 et 2019, compilés par Jo dans ce PDF à lire et diffuser au grand large pour comprendre et assimiler le fait qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir :

“Du chemin de la société vers son humanité réalisée”

~ Résistance 71 ~

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Les Etats-Unis sont-ils un état terroriste ?

Kevin Barrett & Richard Cook

21 juin 2022

Url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/06/21/is-us-terrorist/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Podcast : Listen to former US government analyst and celebrated whistleblower Richard Cook discuss the neocons and their orchestration of the war in Ukraine on my radio show.  -Kevin Barrett, Veterans Today Editor

par Richard C. Cook

La conclusion est devenue inévitable : Les Etats-Unis SONT un état terroriste.

Le plus communément, le mot “terrorisme” se réfère à de violentes attaques contre des populations civiles afin d’influencer des gouvernements, des sociétés ou des individus d’arrêter de combattre ou de résister, de les punir pour être du mauvais côté d’un conflit, de saisir leurs terres ou leurs propriétés, ou de les forcer autrement à acquiescer à leur subjugation au profit d’un agresseur. Le terrorisme est généralement soutenu par le système étatique ou permis de se dérouler lorsque l’État regarde de l’autre côté dans ses propres intérêts.

Les Etats-Unis ont une inclination au terrorisme depuis bien longtemps. (NdT : depuis leur création même en tant qu’entité coloniale de la “couronne” / City de Londres, devenue soi-disant “indépendante” en 1776 pour être recolonisée par le spectacle marchand au point d’en devenir son pinacle et modèle planétaire…) Sa plus longue campagne de terrorisme a été la destruction systématique des peuples et cultures natifs, commençant avec la colonisation de l’Amérique par des Européens (NdT : chrétiens conquérants, colonisateurs et esclavagistes) et continuant jusqu’à ce jour.

Ceci inclut les campagnes d’extermination des Indiens menées par les “justes” et pieux de la Nouvelle-Angleterre et les citoyens légaux de Virginie au XVIIème siècle, les attaques et politique de la terre brûlée de Washington sur les nations de la confédération iroquoise pendant la guerre révolutionnaire, la saisie subséquente du vieux Nord-Ouest et des terres Shawnee et nations reliées, durant une guerre qui dura jusqu’en 1812, lorsque les Indiens combattirent aux côtés des Anglais lors de l’invasion du Canada par les Etats-Unis, l’expulsion des Indiens du sud-est américain sous la politique coloniale promulguée par le président Andrew Jackson et bien sûr, la campagne génocidaire contre les Indiens des plaines de l’ouest après la guerre de sécession, campagne menée par le général William Tecumseh Sherman, l’officier dont les soldats incendièrent la ville d’Atlanta en 1864 avant sa tristement célèbre marche vers la mer.

Un des pires actes de terrorisme contre les Indiens fut le sponsorship par le gouvernement américain de l’abattage délibéré de millions de bisons dans les années 1870 et 1880 afin de priver les Indiens de leur source primordiale de matière première de vie. Le sud américain fut aussi très efficace dans l’application de tactiques terroristes pour contrôler les esclaves africains. Même après la guerre de sécession, le terrorisme continua au travers de la culture sudiste d’intimidation, de discrimnation et de lynchage.

Les esclaves indiens et africains ne furent bien sûr pas les seules victimes. Le terrorisme fut le choix principal des Européens dans leur conquête de territoires au travers des continents américain, africain, asiatique et océanique, sur une période de plus de quatre siècles. Même les Etats-Unis se plièrent à la règle avec leur attaque sur les natifs des Philippines après avoir saisi leur archipel des mains de la couronne espagnole dans la guerre hispano-américaine.

En Europe, le terrorisme et la tactique de la terre brûlée furent la méthode favorite des guerres médiévales entre armées féodales rivales, entre les dénominations religieuses de la guerre de trente ans durant laquelle un tiers de la populations de l’Allemagne mourut de famine et des effets de la guerre du gouvernement français contre les Huguenots et par les Anglais sous Cromwell dans leur génocide contre les Irlandais. Parmi les plus efficaces des terroristes de l’histoire furent les hordes cavalières des steppes eurasiennes comme les Mongols de Gengis Khan et les Huns d’Attila.

Partout dans le monde, des gangs criminels ont toujours pratiqué le terrorisme contre des populations civiles parmi lesquelles ils vivaient et volaient. Aux Etats-Unis, le terrorisme de gangs a vu une nette augmentation durant la période dite de la “prohibition”, lorsque la mafia et autres groupes géraient les rackets de la contrebande d’alcool, ainsi que les casinos clandestins et la drogue, le trafic d’êtres humains et autres vices affiliés. De tels gangs sont partout aujourd’hui, avec des politiciens le plus souvent impliqués pour couvrir et blanchir les activités.

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« Rendez vos armes, le gouvernement va s’occuper de vous. »

Mais ce fut avec l’arrivée de la guerre mécanisée moderne à la fin du XIXème et début du XXème siècle que le terrorisme commença vraiment à trouver sa cadence. Ce n’était pas suffisant que des millions de personnes se tuent et s’estropient les uns les autres dans les tranchées du front occidental durant la guerre de 1914-18, les chars et les gaz toxiques entrant maintenant en lice. Ce fut en fait avec la guerre aérienne que le terrorisme trouva son futur. Et avec la seconde guerre mondiale, ce furent les anglo-saxons qui devinrent les véritables experts de l’anihilation totale de villes, d’infrastructure civile et de vies de non-combattants. Bien sûr, dès ce moment, le terrorisme contre des nations entières et leurs peuples était devenu partie intégrante du répertoire commun de pratique de régimes comme celui d’Hitler et des communistes qui prirent la Russie puis plus tard, la Chine.

Aujourd’hui, le miracle par lequel l’Allemagne a reconstruit ses villes totalement détruites par les bombardements américains et alliés durant la seconde guerre mondiale, obscurcit l’impact des horribles dégâts infligés par cette illusion de “savoir-faire” américain. Ceci inclut les bombardements incendiaires en 1945 des villes de Dresde, Tokyo ou des dizaines de milliers de civils périrent en une nuit. Dans le Pacifique, les Américains ont bombardé les Japonais jusqu’à leur soumission totale, incluant des attaques majeurs sur Tokyo et les Etats-Unis devinrent bien entendu la seule nation à avoir jamais largué des bombes atomiques, de surcroit sur des populations civiles, avec le rayage de la carte d’Hiroshima et de Nagasaki en août 1945. Alors que la guerre contre le Japon avait déjà été gagnée, ces actions américaines demeurent dans l’histoire comme les pires actes de terrorisme jamais perpétrés. Après la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont continué à faire pleuvoir les bombes sur la Corée, puis plus tard, sur le Vietnam, le Cambodge et le Laos durant les guerres d’Indochine des années 1960-70.

Mais ceci ne fut pas ce qui constitua exclusivement l’arsenal terroriste. De la fin de la seconde guerre mondiale à maintenant, les Etats-Uns se sont engagés dans un nombre incalculable de campagnes de terreur dans leurs efforts d’assurer l’attitude pro-américaine des pays et des gouvernements à travers le monde. Souvent ces campagnes furent exécutées sur le terrain par des juntes militaires d’extrême-droite, comme en Amérique Latine, au Moyen-Orient et en Afrique. L’Argentine, le Brésil, le Chili, l’Amérique Centrale, l’Angola, le Congo, l’Indonésie, tous ces pays et bien d’autres, ont tous connu le terrorisme sponsorisé ou financé par les Etats-Unis, perpétré par les militaires et la police de ces pays contre leurs propres populations. Aucune de celles-ci ne furent des guerres dûment déclarées par le congrès des Etats-Unis comme requis par la constitution. Mais les Etats-Unis s’engagèrent dans ces guerres quoi qu’il en soit. Une campagne de terreur particulièrement odieuse fut celle de l’Opération Phœnix conduite contre des civils au Vietnam et qui vit des dizaines de milliers de personnes sommairement arrêtées, assassinées et “disparaître”…

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Les bombes ont plu une fois de plus lorsque les Etats-Unis entrèrent en guerre contre l’Irak en 1990. De fait, maintenant, le mode préféré américain de mener une guerre est d’oblitérer de manière routinière un pays sous des tapis de bombes, puis d’y envoyer les troupes nettoyer ce qui reste. Malheureusement, ce “nettoyage” au sol peut bien durer des dizaines d’années contre des populations récalcitrantes au “progrès” et résistantes. Il y eut aussi les campagnes de bombardement seules. Le plus parfait exemple étant sans doute de l’assaut de l’OTAN (c’est à dire des Etats-Unis et de l’Angleterre) sur la Serbie en 1999, qui déclencha la destruction de la Yougoslavie. Cette campagne eut pour chef le commandant suprême des forces alliées de l’OTAN de l’époque, le général américain Wesley Clarke. Les Etats-Unis n’ont jamais envoyé de troupes et n’ont jamais occupé la région, laissant aux fragments de l’ex-Yougoslavie le soin de gérer l’affaire induite par l’OTAN, ceci doit toujours se produire. Le démembrement de la Yougoslavie fut rendu possible par l’effondrement de l’URSS en 1991, son alliée et sa protectrice.

Puis vint la “guerre contre la terreur” dont le coup d’envoi sonna après les attentats du 11 septembre 2001 de New York, qui furent des attaques sous faux-drapeau perpétrées par l’appareil de sécurité nationale profond afin de créer l’excuse pour une prise en compte massive du Moyen-Orient par l’empire. Les bombes tombèrent drues en Afghanistan, en Irak une nouvelle fois, en Libye, en Syrie, en Somalie et ailleurs. Dans le même temps, les Etats-Unis ont vendu un grand nombre d’avions de combat et autre armement à Israël, l’Arabie Saoudite et autres alliés pour qu’ils fassent la même chose à leurs propres ennemis. Les fabricants d’armes américains ont fait des fortunes en vendant des armes dans le monde entier, incluant des membres de l’OTAN.

Nous devrions aussi considérer pousser pour un armement de l’espace, ceci  avait levé la tête de façon magistrale avec ce fantasme de la “guerre des étoiles” du président Reagan, incluant les plans pour un laser rayon X, un canon électronique sur rail, des stations de combat nucléaires orbitales et des puissants rayons laser capables d’incinérer des villes entières en quelques secondes. Comme quelqu’un qui a travaillé comme analyste pour le programme de la navette spatiale de la NASA en 1985 et 1986, je peux confirmer qu’un objectif non dit du système de guerre des étoiles de Reagan, était de commencer à utiliser le programme de la navette spatiale pour protéger les Etats-Unis contre toute riposte si une première frappe nucléaire contre l’URSS venait à être décidée et lancée. De similaires considérations sont sans nul doute impliquées dans l’expansion des activités spatiales militaires ces dernières années, ceci incluant la création d’une force spatiale sous le président Trump.

[Lecture complémentaire sur R71 : « Le meilleur ennemi qu’on puisse acheter », Pr. Anthony C. Sutton]

Ce qui nous amène au présent et à l’intervention militaire spéciale russe en Ukraine. Comme nous l’avons vu, ce n’est pas la méthode de choix des Russes que de s’engager dans des bombardements indiscriminés de civils. Malgré la propagande occidentale, les Russes font tout pour minimiser les pertes civiles potentielles. Les Russes ne mènent pas une guerre de la terreur. Les Russes se fient plutôt à des tirs d’artillerie pour amenuiser la résistance des positions militaires ennemies avant de bouger au sol avec des troupes d’assaut. Ce faisant, ils sont en train de détruire de manière très méthodique l’armée Ukrainienne.

Ceci a été particulièrement frustrant pour les Etats-Unis. Le directorat de l’OTAN sous Jens Stoltenberg ronge son frein d’envoyer des combattants et des bombardiers dans les cieux de l’Ukraine pour pulvériser les Russes. Les bases aériennes de l’OTAN à travers l’Europe ont beaucoup d’avions qui pourraient faire le boulot. Le président ukrainien Zelensky a constamment appelé l’OTAN en renfort, mais rien ne s’est fait. Même le général en retraite Wesley Clarke a clarifié récemment que seulement si l’OTAN s’embarque dans une campagne de bombardement massive sur l’Ukraine, la Russie pourra être vaincue.

Au lieu de la traditionnelle campagne de bombardements aériens, les Etats-Unis et leurs alliés européens n’ont fait qu’envoyer des armes légères de combat sol-sol et quelques vieilleries d’artillerie qui n’ont fait aucune différence sur le terrain. Maintenant, nous assistons à la litanie des lamentations des merdias disant que l’Ukraine manque de puissance de feu. Comme il est logistiquement impossible de faire parvenir suffisamment d’armement à longue portée sur le champ de bataille pour faire la différence, ce qui peut être une tentative déguisée d’avoir les Etats-Unis à commencer à utiliser leur formidable puissance de feu aérienne.

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Mais nous savons tous bien entendu, que les Etats-Unis ne se sont pas engagés dans leur habituelle campagne aérienne de terreur simplement parce que la Russie a été très claire sur un point : ce sera la troisième guerre mondiale ! Et les Etats-Unis ne sont pas chauds, du moins pour le moment, d’entrer en 3ème GM. On en est là.

En aparté, je vais juste mentionner une autre alternative à une attaque terroriste américaine, les armes biologiques. Peut-être comprenant la futilité de s’engager dans une guerre ouverte contre la Russie, les USA semblent avoir pas mal investi dans la recherche sur les armes biologiques, incluant les labos en Ukraine. Le Pentagone admet maintenant qu’avant le conflit actuel, il avait mis en place quelques 40 laboratoires d’armement biologique en Ukraine, mais “à des fins pacifiques”. Franchement, je suis estomaqué à l’idée que les autorités américaines puissent croire un seul instant que quiconque pourrait croire une pareille fumisterie.

“Connaissant le gouvernement américain comme je le connais, je crois que la pandémie fut créée délibérément avec l’intention de mettre à bas la Chine, la Russie, l’Iran et autres nations non préparées.” Lire : the articles by Ron Unz.”

Nous venons de passer une pandémie au coronavirus. Connaissant le gouvernement américain comme je le connais, je pense que cette pandémie a été délibérément créée par lui avec pour intention de faire tomber la Russie, l’Iran et la Chine, allez lire l’article de Ron Unz. Bien sûr le gouvernement US doit comprendre que ce pathogène allait affecter aussi les Etats-Unis, mais pensait que peut-être il serait prêt avec les vaccins.

Bien entendu, l’Ukraine n’est pas le seul pays au monde où les Etats-Unis développent des armes biologiques. Ceci se produit aussi en Géorgie par exemple. Je pense que ce n’est qu’une question de temps avant que la prochaine pandémie ne soit lâchée dans la nature, une éventualité qui est particulièrement appréciée par toute cette clique de “l’élite occidentale” si intéressée dans la réduction de la population mondiale.

Ce qui est reliée en un sens à la guerre biologique est d’inonder une nation de drogues illicites avec pour but de réduire sa population au travers de l’addiction. La Grande-Bretagne l’a fait avec la Chine et l’opium au XIXème siècle. La CIA l’a fait avec plusieurs nations d’Asie centrale ainsi que la Russie, au travers de la production d’opium et d’héroïne en Afghanistan et possiblement à sa propre population aux Etats-Unis avec la production et la diffusion de LSD et de cocaïne et maintenant avec cet opiacé appelé le fentanyl (NdT : sans oublier le fléau du “crack” bien entendu). Tout ceci est du terrorisme à l’état pur.

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Une autre forme de terrorisme est celle des “sanctions”. Nous en avons pas mal appris sur les sanctions ces dernières semaines au cours de cette opération spéciale militaire russe en Ukraine, L’UE ayant maintenant servi sa 6ème bordée de sanctions contre la Russie avec cette intention de détruire l’économie russe et de créer un tel désastre économique que ses citoyens se soulèveront de manière supposée pour déposer Poutine. Toutes ces sanctions ont échoué et se retournent maintenant contre les instigateurs, les pays européens étant en marche pour détruire leurs propres économies et plonger le monde dans une dépression économique généralisée.

Les sanctions ont une longue histoire. Un des cas les plus fameux demeure celui des sanctions US contre l’Irak dans les années 1990, politique présidée par la ministre des affaires étrangères de Bill Clinton : Madeleine Albright. Ces sanctions furent la cause directe et indirecte de la mort de plus de 500 000 enfants irakiens, mortalité due à la faim, la malnutrition, la maladie, le manque de soin et de médicaments. Après coup, Albright déclara scandaleusement sur une chaîne de télé nationale que “cela en valait la peine…”

Le système de sanctions est inventé par des bureaucrates agissant sur ordre politique mais sans être responsables, dans un vide légal total et sans un gramme d’humanité. Les sanctions actuelles contre la Russie sont des actes de guerre, mais quand le congrès des Etats-Unis a t’il déclaré la guerre ou même, quand une résolution de l’ONU a t’elle été votée en la matière ? En toute conséquence, ces sanctions sont des crimes et des actes de terrorisme.

La liste des actions terroristes est infinie. Je vais ici mentionner une forme supplémentaire de terrorisme, mais j’en ferai la discussion approfondie une autre fois. Cet acte terroriste consiste en la destruction de la monnaie d’un pays par l’inflation. Ceci a été fait à plusieurs reprises au cours de l’histoire et peut même être fait contre le peuple d’une nation par son gouvernement. Je pense à l’heure actuelle, que l’administration Biden est en train de détruire délibérément le dollar US afin de pouvoir payer une partie de la dette (NdT : des intérêts en fait de la dette…) qui n’est pas remboursable, avec un dollar dévalué. Les gouvernements occidentaux ayant un establishment bancaire parasite adorent l’inflation pour cette raison.

Le terrorisme a une longue histoire et ce n’est pas fini. Les Etats-Unis, en tant que sponsor en chef du terrorisme dans le monde aujourd’hui, porte une grande partie de la responsabilité et doivent répondre de leurs actions. Mais les jours fastes du terrorisme américain ne sont pas encore finis.

Au gré de mes années de service auprès du gouvernement des Etats-Unis et avec mon expérience d’observateur, je pense que maintenant, alors même que nous parlons, l’armée américaine planifie une première frappe nucléaire contre la Russie.

Il est bien évident que vu la taille de l’arsenal nucléaire américain, il serait impossible pour les Etats-Unis de ne pas envisager des jeux de guerre et des scénarios impliquant leur utilisation. De plus les Etats-Unis n’ont jamais promis qu’ils ne frapperaient pas les premiers. 

La possibilité de lancer la première attaque nucléaire contre la Russie n’est en rien nouvelle. Ceci fut déjà discuté par le président J.F. Kennedy et son état-major et conseillers militaires durant la crise des missiles de Cuba en 1962.

Aujourd’hui, au moment de cette opération spéciale militaire russe en Ukraine, nous pourrions faire face à un danger du même niveau ou plus grand que dans le passé. Alors que les Etats-Unis mirent en place les attentats du 11 septembre comme prétexte à lancer la “guerre contre la terreur”, un faux-drapeau, une détonation nucléaire attribuée à la Russie pourrait bien être conduite par des personnels militaires américains ou leurs proxies, suppléants étrangers, ce qui deviendrait une belle opportunité pour une escalade guerrière menant à une frappe nucléaire ou conventionnelle contre la Russie.

Les Etats-Unis ont manifestement fait un très mauvais calcul avec leurs actions en Ukraine. Il y a maintenant peu de doute que les Etats-Unis aient délibérément attiré et incité la Russie à lancer son attaque en février 2022. Les Etats-Unis et leurs alliés européens avaient clairement un bon nombre de sanctions économiques prêtes à l’emploi ayant pour but de détruire l’économie russe et d’amener un changement de régime en Russie.

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Mais la stratégie américaine a fait long feu. La Russie est en train de gagner la guerre à la fois militairement et économiquement. Les Etats-Unis, avec la GB, l’UE et l’OTAN sont dans le processus d’absorber une très humiliante défaite. Ne voulant pas se lancer dans une guerre ouverte contre la Russie, les Etats-Unis n’ont pas fourni de soutien aérien à l’armée ukrainienne qui est en train de se faire laminer, ils n’ont pas non plus envoyé de troupes, qu’elles soient américaines ou d’autres pays de l’OTAN.

Les Etats-Unis ont dit qu’ils ne voulaient pas entrer en guerre contre la Russie à cause de l’Ukraine. La seule nation qui a mentionné les armes nucléaires a été la Russie. Ce fut en réponse à la déclaration très belliqueuse de la ministre de la défense britannique Liz Truss, que Poutine annonça qu’il faisait mettre les forces nucléaires russes en alerte maximum. Une chaîne de télévision russe fit se dresser les poils avec une animation de ce qui se passerait si la Russie bombardait la GB avec ses armes à haute puissance.

Avec la victoire anticipée de la Russie dans une guerre hybride, ou guerre par procuration ou quoi que ce soit que vous vouliez l’appeler, la Russie, avec la Chine si alliée avec la Russie sur de multiples fronts, les Etats-Unis et l’occident font face à une massive restructuration de la dynamique du pouvoir dans le monde aujourd’hui. Le modèle financier mondialiste occidental fondé sur la domination sans partage du capitalisme financier fait face à un défi existentiel de la part des économies collectivistes russe, chinoise et de leurs associés.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Union Européenne et le reste du monde occidental ont sans doute déjà perdu la guerre. Une fois de plus, face à cette possibilité, nous pouvons être certains que certaines personnes parmi les forces pilotant la politique américaine, certains parient sur une première attaque nucléaire américaine. Ceci serait un niveau terroriste encore jamais atteint jusqu’ici. Il y a aussi certaines forces au sein de la Russie qui parient et planifient les moyens d’arrêter cela.

Tout ce que je fais ici est de donner un avertissement. Je ne prédit absolument rien. Mon espoir est que les forces en occident qui ont toujours un certain degré de santé mentale vont se dresser ces prochaines semaines et prochains mois et comprendre qu’une majeure conférence mondiale de paix qui fasse des compromis à mi-chemin avec la Russie et la Chine sot de fait, notre seul espoir.

Richard C. Cook est un analyste du gouvernement fédéral américain à la retraite.

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Voir notre dossier sur “La guerre en Ukraine”

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

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Guerre contre la Fédération de Russie : en marche! (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, crise mondiale, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 26 juin 2022 by Résistance 71

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Nous n’avons plus traduit Paul Craig Roberts (PCR) depuis bien longtemps. Nous fûmes des pionniers dans la traduction de ses textes il y a plus de 10 ans. PCR est un insider, il a travaillé au plus haut sommet du gouvernement américain sous l’ère Reagan et les reaganomics. Il connaît bien le système de l’intérieur et c’est tout à son honneur qu’il ait décidé à un moment donné, de dire la vérité et de participer à une critique et un éveil massifs concernant la turpitude et le mensonge ambiant. A Résistance 71, nous sommes les pionniers de la traduction de ses analyses en français depuis 2010 et le respectons pour le chemin qu’il a pris. Depuis quelques années, nous avons cessé de le traduire pour une raison simple : nous donnons depuis un bon moment la priorité aux solutions en plus de la critique du système étatico-marchand. Roberts, comme Pepe Escobar, John Pilger, Thierry Meyssan et tant d’autres, sont de bons analystes, mais ne savent faire que cela : analyser pour mieux faire comprendre. C’est bien, mais pas, ou plus suffisant, nous devons maintenant penser aux solutions… Comment radicalement sortir de cette merde systémique dont l’aboutissement implosif final est programmé dans sa propre “mécanique” ? Comment reprendre la barre du bateau ivre et mener la société humaine sur la voie émancipatrice de l’exploitation, de la répression, du mensonge perpétuel et de la division politico-sociale qui entretient le système dans sa dérive et décadence permanentes, sachant qu’il n’y a pas de solution en son sein, ce que Roberts et autres critiques ne voient pas ou ne veulent pas voir… Ceci dit, PCR est correct dans son évaluation de la croisée des chemins à laquelle mène cette énième crise politico-marchande résolue dans la guerre. Les stratèges yankees l’ont dit depuis des lustres : le seul ennemi dangereux de l’empire anglo-américano-sioniste n’est ni la Russie, ni la Chine… mais l’Europe, qui seule a la capacité économique et technologique de rivaliser avec l’empire et si l’Europe s’alliait avec la Russie dans un élan unificateur politico-économique, ce serait très vite la fin de l’hégémonie anglo-saxonne et de ses vassaux. Elle doit donc être détruite. Ainsi donc, cette guerre en Ukraine est un piège qui se referme sur la Russie et l’Europe, qui a terme, verra le triomphe de la marchandise mondialisée et de sa dictature planétaire achevée… si, une fois de plus, nous les laissons faire !
La solution est hors système, dans la reprise en main des affaires politiques, économiques et sociales par les peuples du monde, unis en une vaste Commune Universelle, une société des sociétés horizontale, non-hiérarchique et non coercitive. Roberts et consort sont incapables de comprendre cela parce que ce sont d’indécrottables réformistes, des sbires du système, critiques certes, mais sbires quand même puisque pour eux, rien n’existe et ne saurait exister hors du moule, ce qui les rend invalides et obsolètes… Nous ne devons rien attendre d’eux, la solution est en nous et nous seuls. Personne ne viendra nous aider. C’est à nous de (re)prendre nos affaires en main comme les Zapatistes l’ont fait il y a 28 ans et continuent de montrer la marche à suivre à un monde aveuglé et distrait par l’illusion marchande et son spectacle perpétuel.
~ Résistance 71 ~

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Reprendre la barre et foutre le système par dessus bord !…

Guerre contre la Fédération de Russie

Paul Craig Roberts

24 juin 2022

Url de l’article original :
https://www.paulcraigroberts.org/2022/06/24/war-with-the-russian-federation/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Je me souviens lorsque l’on félicitait mes analyses et dires. Le gouvernement français de François Mitterrand m’a décerné la légion d’honneur pour la restauration de la science économique. Le président Reagan envoya son directeur du budget, Jim Miller, à la cérémonie de remise de la médaille avec une lettre de Reagan me donnant crédit pour la politique économique réussie de Reagan qui aida à résoudre la stagflation. Le ministère de l’économie américain m’a donné sa médaille d’argent pour “une remarquable contribution à la politique économique des Etats-Unis.” Le Who’s Who des Etats-Unis me donna son Lifetime Achievement Award. Le Club de la Presse du Mexique m’a donné sa palme du journalisme international. Lorsque mes enfants sont nés, des lettres de félicitations s’amassèrent en provenance de personnalités telles que le chef des opérations de la marine américaine et le chef d’état-major des armées, etc, etc.

Aujourd’hui, on ne me félicite plus, je dois le faire moi-même, ce que je n’ai jamais fait, mais vais le faire. Je me suis ruiné à dire la vérité et on ne me donne même pas le crédit de cela.

Hier (23 juin), The Saker (Andrei Raevsky) a écrit que cela devenait indéniable que ce qui avait commencé comme une opération militaire russe limitée en Ukraine avait tourné en une guerre ouverte et totale entre la Russie et l’occident.

Je fus la première personne qui écrivit que l’aspect “limité” de l’intervention russe au Donbass n’était qu’une illusion. Washington, avais-je dit, ne permettrait jamais que cela soit limité. Pour cette analyse correcte, Andrei m’a dénoncé comme un anti-russe. Dmitry Orlov m’a traité de barjot qui voulait une guerre nucléaire. En d’autres termes, le fait que je pointais du doigt un mauvais calcul du Kremlin qui résulterait en une guerre plus large n’était pas le bienvenu, ce malgré la vérité évidente que cela annonçait.

Et bien, alors qu’Andrei maintenant le reconnaît, la guerre plus large que j’avais prédite est sur nous. La réceptivité du Kremlin aux provocations les a amené à la situation où un pays insignifiant, du moins militairement, a bloqué les provisions russes vers une partie de la Russie, Kaliningrad. Si le Kremlin, toujours tolérant envers les provocations, tolère ceci, La Russie est finie. Si le Kremlin ne l’accepte pas, la Lithuanie est finie.

Comme la Lithuanie est un membre de l’OTAN, l’OTAN et ses mauvaises décisions devra entrer en guerre ou reculer. Les néo-conservateurs juifs qui contrôlent la politique étrangère américaine ne les laisseront pas reculer. Washington paienbeaucoup pour l’obéissance et s’attend à ce que l’OTAN acquiesce et obéisse.

En d’autres termes, Les “leaders” européens vont certainement très bientôt devoir prendre une décision : détruisons-nous l’Europe ou abandonnons-nous notre pognon américain ?

Ils vont prendre l’oseille et se tirer, mais où ?

En tant qu’ancien guerrier de la guerre froide, en tant qu’ex-membre d’un comité d’enquête présidentiel (NdT : dans l’ère Reagan) pour évaluer les vues de la CIA sur la capacité militaire et économique de l’URSS, je peux dire en toute confiance, qu’il n’y a nulle part où aller, nulle part où se planquer.

A moins que l’emprise hégémonique sur la politique étrangère des Etats-Unis et donc de l’occident, tenue par les juifs néo-conservateurs ne soit brisée, l’Occident et la Russie sont en marche pour une guerre nucléaire.

La guerre sera nucléaire, parce que l’occident est trop faible pour gagner une confrontation conventionnelle contre la Russie. L’occident ne le sait pas, parce que l’intervention russe dans le Donbass n’implique que peu de troupes russes et celles-ci bougent lentement dans des manœuvres d’encerclement. Normalement, une force d’invasion table sur une supériorité numérique de 3 pour 1, mais dans le conflit du Donbass, les Ukrainiens étaient probablement bien plus nombreux que les Russes, la masse de l’armée russe elle, attendant en renfort dans l’éventualité d’une intervention des troupes de l’OTAN.

Il n’y a absolument aucun doute que la Russie va nettoyer le Donbass de toutes forces militaires ukrainiennes. Le boulot est presque fini du reste ; mais pas le conflit plus large.

“L’UE et l’OTAN forment une coalition pour une guerre contre la Russie” – Lavrov

Le ministre des affaires étrangères russe a dit aujourd’hui : “Hitler a rallié une portion significative si pas la plupart des nations européennes sous sa bannière pour mener une guerre contre l’Union Soviétique,” ajoutant “maintenant, L’UE avec l’OTAN sont en train de former une autre coalition, moderne, pour un défi, plus ultimement, une guerre contre la Fédération de Russie.

https://www.rt.com/russia/557741-nato-europe-coalition-war-moscow/

AmAzNazflag

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ne-pas-abandonner-cest-la-vie

Réflexion critique : de l’aliénation capitaliste (OSRE)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 juin 2022 by Résistance 71

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Qu’est-ce que l’aliénation capitaliste ?

Rébellion organe de l’OSRE

Mai 2022

Source: https://rebellion-sre.fr/quest-lalienation-capitaliste/

Le capitalisme n’est pas seulement un système économique, il est la matrice qui a engendré le monde moderne et aussi un type humain, que certains ont appelé Homo Oeconomicus, fruit d’une véritable transformation anthropologique. Il a réalisé ce que les régimes totalitaires du XX° siècle avaient rêvé de faire sans pouvoir le réaliser: donner naissance à un homme nouveau et cela à l’échelle mondiale. Armé de sa technique et de son dieu unique, l’Argent, il a conquis le monde, c’est-à-dire qu’il l’a transformé en désert. Désert autour des hommes mais désert aussi en l’homme. Pour comprendre ce nouveau monde et ce nouvel homme, pour savoir comment une telle chose a pu se produire, il faut revenir à un concept fondamental mis en lumière par Karl Marx dans son analyse du capitalisme: l’aliénation.

L’aliénation comme une dépossession

La définition que l’on trouve dans le dictionnaire du mot aliénation nous dit que c’est «l’état de l’individu qui, par suite des conditions extérieures (économiques, politiques, religieuses) cesse de s’appartenir, est traité comme une chose, devient esclave des choses et des conquêtes même de l’humanité qui se retournent contre lui». Le seul mot français aliénation traduit deux termes allemands utilisés par Marx: Entäusserung (v. entäussern: se défaire de; adj. äusser: extérieur, externe) et Entfremdung (v. entfremden: éloigner, détacher, détourner; adj. fremd: étranger). Ce terme traduit donc un sentiment d’extériorisation, de dépossession de soi et d’étrangeté face au monde et à soi-même. Mais pour Marx il ne peut se comprendre qu’au sein du processus de domination du capital qui passe par l’exploitation, l’aliénation, la réification.

Car cette dépossession est le résultat de l’exploitation capitaliste, c’est-à-dire du fait que dans l’entreprise capitaliste les salariés produisent une valeur équivalente à celle de la force de travail (travail concret qui leur est versé sous forme de salaire) mais aussi une valeur additionnelle (travail abstrait qui donne la plus-value, la valeur, que gardent les capitalistes). Le travail vivant (concret) est transformé en abstraction (la valeur), c’est-à-dire en argent. Dans le monde capitaliste l’immense majorité des individus ne possèdent pas leur outil de travail, ils sont obligés de rejoindre des entreprises qui leur fournissent les moyens de travailler. Ils en sont réduits à vendre leur seul bien, leur force de travail, c’est-à-dire eux-mêmes, pour fabriquer des marchandises. Dés lors leur travail n’est plus qu’une marchandise parmi d’autres et ils doivent agir comme des capitalistes: pour survivre ils doivent impérativement vendre leur marchandise-force de travail sur un marché du travail où les salariés du monde entier sont mis en concurrence. Le salarié est celui qui extériorise sa propre puissance subjective (sa force de travail) en lui donnant, sous la forme d’une marchandise, une existence objective et cela dans le but de gagner un salaire lui permettant d’acquérir d’autres marchandises.

rebellion

Elle n’est pas une fatalité

Ce que Marx a critiqué ce n’est pas le travail en lui-même mais la forme spécifique qu’il a pris dans le monde capitaliste, la forme-marchandise. Le travail n’était pas aliéné, il l’est devenu à la suite d’une transformation sociale dont on peut faire l’histoire (ce que Marx a fait dans le livre I du Capital). Cette forme d’aliénation n’est pas une conséquence inéluctable de l’histoire humaine et elle n’a pas toujours existé comme voudraient nous le faire croire les idéologues du système. Alors que le travail avait permis à l’individu de s’affirmer en tant qu’homme, de dépasser l’animalité, la seule nécessité, pour agir sur son milieu et le maîtriser, il est devenu une forme de servitude. Il n’est plus un but en lui-même, il est devenu un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Ce qui devrait permettre l’affirmation de soi est devenu l’instrument de la négation de soi. Le travail qui était liberté et indépendance devient servitude et enfermement dans un processus abstrait et technique que personne ne maîtrise plus. L’individu aliéné perd toute conscience de sa force, de son pouvoir d’agir et de transformer le monde. Il est dépossédé de la maîtrise du monde qu’il habite et de son destin. De la naissance à la mort, en passant par l’enfance, l’école, le travail, la sexualité, la politique, les loisirs, la vieillesse, tout est laissé aux mains des experts, des techniciens, des gestionnaires. Tout ce qui reste à l’homme, c’est vendre et acheter, c’est se vendre et consommer. La loi du commerce a remplacé les valeurs du travail. Et cette servitude est appelée à ne pas connaître de fin car dans le système capitaliste la production, rebaptisée croissance, est un moyen qui n’a d’autre fin qu’elle même.

L’aliénation capitaliste ne touche pas seulement ceux qui travaillent, elle s’est étendue à tous les humains et au monde entier à travers la domination absolue de l’argent. L’argent est la marchandise- reine, celle qui permet d’avoir toutes les marchandises, celle qui est là pour remplacer tous les liens traditionnels que le développement du capitalisme et l’atomisation des individus ont détruits. L’argent, comme le travail dans le système capitaliste, réduit l’individu à n’être qu’une abstraction. On ne travaille que pour en gagner car il est le signe de la puissance, qui s’appelle aujourd’hui «le pouvoir d’achat». Celui qui en possède n’a aucun pouvoir mais il offre tous les moyens d’en obtenir. L’argent est l’objet absolu de tous désirs, le Désir objectivé, matérialisé. En posséder permet de consommer, d’acquérir tous les objets techniques qui s’offrent comme le moyen d’échapper à cette solitude, à cette angoisse face à un mode devenu étranger et incompréhensible. Mais le sentiment de puissance que procurent ces objets n’est qu’éphémère et, tout comme la production de marchandises, il ne peut avoir de fin car il renforce ce qu’il est censé combattre: l’aliénation et la réification. Ce qui se présente comme un remède n’est que le renforcement du mal et ceux qui le possèdent sont tout autant aliénés que ceux qui n’en ont pas.

BPKM

Une marchandisation de l’humain

Ainsi la particularité de l’aliénation et de la réification capitalistes ne peuvent se comprendre qu’au sein de l’exploitation. D’un travail qui dans les sociétés traditionnelles était intégré dans la vie, le capitalisme a fait quelque chose d’extérieur, une marchandise comme une autre. L’individu aliéné en arrive à considérer le monde, les choses, les autres comme il considère son travail: un moyen pour autre chose. Le monde, la nature ne sont plus que «l’environnement», le décor plus ou moins naturel dans lequel il évolue; les choses ont acquis une vie propre: les objets techniques et les machines qui devaient le servir et l’aider l’emprisonnent toujours davantage en se transformant en prothèses indispensables entre lui et la réalité; les autres sont au mieux des amis virtuels avec qui on n’a de lien que par écran ou téléphone portable interposés mais le plus souvent ils ne sont que des objets vivants mais insignifiants pour lesquels on ne ressent ni haine, ni amour, ni aucune sorte d’empathie, juste de l’indifférence. Enfin «libéré» des devoirs et des obligations traditionnels perçus comme des liens entravant sa liberté, persuadé de n’avoir aucun pouvoir sur ce monde où de toute façon il se sent étranger et qu’il accepte passivement tel qu’il est, il ne reste à l’individu aliéné que lui, que cet ego que la publicité flatte pour mieux l’exploiter. Il cultive sa différence et son originalité, qui ne sont rien d’autre que le produit de l’aliénation. Il ne se préoccupe que de son «développement personnel» en exploitant de son mieux son entreprise: lui-même. Il considère son corps, ses capacités, ses sentiments, ses relations comme des investissements qu’il pense pouvoir gérer rationnellement, en bon manager. Il n’est plus soumis à la dictature de la marchandise, il est devenu marchandise. Il a fait siennes les lois du système capitaliste dont il n’est que le produit et il reproduit à son échelle, envers lui-même et les autres, les mécanismes de domination: exploitation, aliénation, réification. Dés lors le monde ne peut avoir comme seul sens que celui d’un grand marché où tout se vend, où tout s’achète, où tout le monde est en concurrence avec tout le monde, où rien n’est vrai et où tout est permis.

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Retour à l’essentiel

On rejoint alors la deuxième définition du mot aliénation donnée par le dictionnaire: «trouble mental passager ou permanent qui rend l’individu comme étranger à lui-même et à la société où il est incapable de se conduire normalement».

Dans le système capitaliste les hommes ne contrôlent pas leur propre activité productive mais sont dominés par les résultats de cette activité. Cette forme de domination prend l’aspect d’une opposition entre les individus et la société, qui se constitue en tant que structure abstraite. Cette domination abstraite est exercée sur les individus par des structures de rapports sociaux quasiment indépendantes, médiatisées par le travail déterminé par la marchandise. Le système capitaliste c’est cette société individualiste où se sont constitués des rapports sociaux tellement objectivés qu’ils ont pris une indépendance complète à l’égard des individus. C’est cette domination abstraite qui amène à la domination de classe et non le contraire. Dénoncer les banques et les oligarchies financières, prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres, ne changeront en rien les structures du système de domination capitaliste et ne mettront donc pas fin à l’aliénation. Comprendre l’aliénation ce n’est pas en sortir car personne n’est en dehors de ce système et ne peut s’en faire le critique en prenant une position extérieure. Mais la comprendre c’est déjà faire un effort pour en prendre conscience, comprendre que cette domination a une histoire et chercher les voies permettant de la dépasser. Car il ne s’agit pas de revenir à «un bon vieux temps» d’avant l’aliénation, il s’agit de s’approprier ou de se réapproprier ce qui s’est constitué sous une forme aliénée.

Paru initialement dans le numéro 54 dans la revue Rébellion

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ÉTEIGNONS LES ÉCRANS RALLUMONS NOS VIES

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L’imposture de la « transition énergétique »

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 juin 2022 by Résistance 71

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Pas convaincus comme l’auteur que les avions qui épandent les chemtrails tournent à « l’énergie libre », mais les sujets abordés ont le mérite de faire partie des questions et préoccupations que tout le monde devrait se poser avant même de considérer se déplacer pour aller (re)mettre un papelard dans la boîte à suggestions des esclaves (urne). Si nous voulons sortir de ce cauchemar technotronique et dystopique qui s’amplifie à vue d’œil, il est plus que grand temps de se poser les bonnes questions et surtout, surtout… d’agir, ensemble, en conséquence. Une fois compris qu’on se fout de vous à Mach 12… Que comptez-vous faire ? Tout est là.
~ Résistance 71 ~

Panneau solaire et éolienne, les 2 arnaques du NOM qui causent des incendies et autres, pendant que le NMO a des brevets d’énergie libre!

Anonyme

4 juin 2022

les panneaux solaires peuvent causer des incendies car leurs composants sont inflammables

et en plus ils sont installés en même temps que le compteur linky, qui peut causer des incendies aussi

https://www.ouest-france.fr/europe/france/panneaux-solaires-attention-aux-risques-dincendie-362591

ainsi que les éoliennes qui possèdent dans leur construction , un espace fermé de fluide inflammable pour l’électronique à côté de l’électronique

https://www.forema.fr/protection-oliennes

https://www.lardennais.fr/id363279/article/2022-04-20/une-eolienne-en-feu-saint-germainmont

et surtout les éoliennes émettent des infrasons qui peuvent causer des acouphènes, tachycardies sur plusieurs kilomètres ainsi que des bruits audibles qui causent des insomnies, stress, maux de tête, donc fièvre car le stress cause la fièvre

Il est ironique de voir le gouvernement implanter des radars anti bruits 74dB (coupés avec des caméras de reconnaissance faciale pour en faire des radars méduses) dans les villes soit disant pour lutter contre le bruit urbain pour motif sanitaire et infliger des amendes aux voitures bruyantes, alors que les éoliennes qu’ils veulent mettre partout dans les villes,  dépassent largement le seuil des radars anti bruits avec leur 120dB émise sur 300 kilomètres !

https://gkpressbook.wordpress.com/2011/08/03/tachycardie-nausee-le-bruit-des-eoliennes-nocif-pour-la-sante/

avec les éoliennes, on deviendra sourd, pas de possibilité de communiquer donc

ils semblent que nos 5 sens soient un danger pour le NWO puisque en plus des vaccins qui rendent aveugles, sourds, muets, ils nous implantent des éoliennes qui rendent sourds et cardiaques et provoquent des saignements de nez, affectant l’odorat et autres trucs!

https://www.uneoreilleavertie.com/quoi-de-neuf/eolienne-acouphenes-et-troubles-auditifs

voir plus en détail sur l’affaire belge où ils ont mené une attaque judiciaire sur 6 ans sur une éolienne planté à 700 mètres de chez eux qui a détruit leur santé.

On rappelle qu’en France, ils implantent des éoliennes à 500 mètres de distance uniquement !

Et ils sont allumés avec des signaux lumineux jour et nuit,  ce qui veut dire qu’ils sont aussi une pollution visuelle

ATE

https://www.francebleu.fr/infos/environnement/les-eoliennes-peuvent-etre-nocives-pour-la-sante-un-exploitant-condamne-dans-le-tarn-1636103746

le but de leurs radars anti bruits qu’ils plantent partout cette année, c’est d’avoir une excuse pour à la fois filmer les gens, les voitures, faire de la reconnaissance faciale partout, tout en enregistrant leurs voix biométriques et faire du fichage biométrique pour le blockchain

https://resistance71.wordpress.com/2022/04/15/dictature-technotronique-la-blockchain-comme-outil-de-la-tyrannie-a-venir/

rien ne vaut l’énergie libre qui existe puisqu’elle a été brevetée en secret par plusieurs gouvernements

tapez WO patent free energy (pour les brevets internationaux)

ex : https://patents.google.com/patent/WO2012017261A1/en

ou tapez US patent free energy

Ex 1 générateur d’énergie libre américain ici en 2 liens :https://appft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO1&Sect2=HITOFF&p=1&u=/netahtml/PTO/srchnum.html&r=1&f=G&l=50&d=PG01&s1=20110108362.PGNR.

https://pdfaiw.uspto.gov/.aiw?Docid=20110108362&homeurl=http%3A%2F%2Fappft.uspto.gov%2Fnetacgi%2Fnph-Parser%3FSect1%3DPTO1%2526Sect2%3DHITOFF%2526p%3D1%2526u%3D%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsrchnum.html%2526r%3D1%2526f%3DG%2526l%3D50%2526d%3DPG01%2526s1%3D20110108362.PGNR.%2526OS%3D%2526RS%3D&PageNum=&Rtype=&SectionNum=&idkey=020873B2A413

Ex autres générateurs d’énergie libre : https://www.apparentlyapparel.com/news/us-patent-office-has-two-free-energy-devices-on-file-decades-of-suppression

Ou tapez CN patent free energy

Ex 1 générateur d’énergie libre chinois en 2 liens : https://worldwide.espacenet.com/patent/search/family/050252653/publication/CN103647476A?q=pn%3DCN103647476A 

https://globaldossier.uspto.gov/#/result/publication/CN/103647476/

Comme vous pouvez le voir, les USA, la Chine (et les autres gouvernements bien sûr) ont tous en secret des brevets d’énergie libre, alors qu’ils imposent des crises énergétiques ou de fausses alternatives énergétiques comme l’éolienne et les panneaux solaires peu rentables et dangereux 

S’il y a des  bricoleurs qui me lisent, vous pouvez cliquez sur ces liens de patents, allez sur les PDF et les plans et voir si vous pouvez les fabriquer en masse pour l’humanité pour faire bénéficier l’énergie libre en masse pour l’humanité

maintenant vous comprenez pourquoi malgré « la crise énergétique « , vous continuerez à voir des avions  dans chaque ville du monde déverser leurs chemtrails, (pour ma part, je ne peux jamais me lever le matin sans voir chaque jour une bonne dizaine d’avions faire des tracés dans le ciel dès 6 heures du matin et je sais que cela ne finira jamais même avec leur « crise énergétique »…)

https://www.7sky.life/fr/le-giec-avertit-de-ne-pas-arreter-les-chemtrails-autrement-dit-la-gestion-du-rayonnement-solaire/

un des avantages de la crise énergétique, c’est qu’elle prouve l’existence de l’énergie libre avec la présence des avions de chemtrails qu’il suffit de voir en levant la tête dans le ciel tous les jours, d’où le fait qu’ils veulent imposer le confinement, pour empêcher les gens de regarder le ciel et voir l’arnaque qu’ils nous imposent!

parce que les avions de chemtrails pour la géoingénierie volant  tous les jours en groupes de dizaines dans chaque ville du monde pendant notre monde de « crise énergétique » fonctionnent  avec l’énergie libre qu’ils cachent au public!

Lire notre page « Escroquerie du réchauffement climatique anthropique » (avec les deux tomes du « Manuel du climatologies-sceptique » en PDF)

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Arnaque de la « révolution verte »…

Insurrection, destruction, création, utopie… parce qu’il n’y a pas de solution au sein du système (Dr Bones)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 30 mai 2022 by Résistance 71

Druillet_trone-du-dieu-noir

“Un trône de pierre Iotaï, Celui qui cherche. Il est là, face à lui, flottant dans l’éther, sombre messager de ceux qui ne sont pas des Hommes, qui ne l’ont jamais été. Ce siège maudit a voyagé pendant des siècles à la recherche de sa proie. Il a franchi des univers et des distances que l’imagination ne peut concevoir, son but : ramener à ses maîtres, L’Être Vivant. Or dans cette contrée du cosmos, Sloane était passé là. Celui qui cherche, alors, a rempli sa mission…”
~ Philippe Druillet, “Les 6 voyages de Lone Sloane”, 1972 ~

“Le prolétariat doit travailler assidûment à sa mission historique universelle, renforcer la puissance de son organisation, la clarté de ses principes. L’heure historique trouvera la classe ouvrière prête et le tout est d’être prêt.”
~ Tract officiel de parti spartakiste “Impérialisme ou Socialisme”, cité par Rosa Luxembourg dans “La crise de la sociale-démocratie”, 1915 ~

“L’organisation révolutionnaire ne peut être que la critique unitaire de la société, c’est à dire une critique qui ne pactise pas avec aucune forme de pouvoir séparé, en aucun point du monde, et une critique prononcée globalement contre tous les aspects de la vie sociale aliénée.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle”, 121, 1967 ~

« La destruction est création »
~ Michel Bakounine ~

Insurrection et utopie

Dr Bones

2015

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Mai 2022

“Nous mangeons d’une poubelle et cette poubelle est l’idéologie.”

Tout ça a commencé de manière plutôt innocente. Un ami me posa une question sur FB :

“Comment peux-tu te faire l’avocat d’une révolution anarchique quand ta vision politique est si minoritaire ?”

Le présupposé sous-jacent était bon : dans un pays de plus de 300 millions d’habitants (NdT: en l’occurence les Etats-Unis), comment peut-on appeler pour un soulèvement de la société, le bris des liens sociaux et politiques, alors que si peu de personnes voudraient s’identifier comme anarchistes / socialistes / communistes / gauchistes / anti-capitalistes / ou tout ce que vous voulez dans cette veine ? C’est une question qui est souvent lancée à la gauche et malheureusement beaucoup n’en ont pas encore saisi la dimension.

Dans un sens ceci est un signe. Pour une idéologie ou une vision politique, passer de sa négation et de sa mise en dérision à la demande de donner de véritables exemples concrets dans le monde de ce qui pourrait être fait si elle se mettait en place, est un signe de croissance, c’est un signal, un signe du destin, que le vent est en train de changer et de tourner quelque part en notre faveur et de plus en plus de gens désirent savoir ce qui pourrait bien y avoir plus avant sur ce chemin. C’est une chose que de parler de la maxime : “A chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins”, c’en est une autre que de discuter comment les restaurants seraient gérés de manière démocratique, sans profit et qu’est-ce que les gens feront au quotidien dans une société sans état et sans classe.

La question n’est toujours pas facile. On pourrait bien dire même que c’est la question qui a de tout temps incapacité la gauche : “Ok, tout ça est très bien, mais comment comptez-vous mettre tout ça en pratique ? Comment une telle société, un tel monde, naissent-ils ?” Les marxistes purs et durs se fondent sur une croyance religieuse de la marche en avant inévitable de l’histoire, les syndicalistes ne jurent que par le développement de toujours plus de syndicats, les neo-bolchéviques estampillés planifient simplement de saisir le pouvoir et de liquider les ennemis de classe, tandis que les nouveaux venus de la fausse gauche dite “socialiste démocrate” toussottent en faisant passer des lois qui devraient magiquement changer l’équilibre du pouvoir.

Toutes ces options présentent des problèmes difficiles à résoudre. L’histoire a montré être tout sauf inévitable (chaque année depuis 1914 a été “capitalisme tardif”), un MacDonalds propriété des travailleurs est toujours un lieu d’exploitation, personne ne prend la peine d’expliquer d’où vont venir tous ces gens prêts à tuer pour la révolution et la doctrine ridicule des Sandernistas disant que les riches et puissants vont simplement se plier à des impôts plus élevés et à la règle de la loi est si invraisemblable que la seule façon d’y répondre est d’en rire profusément.

Alors, où en sommes-nous ? Où allons-nous d’où nous sommes ? Comment pouvons-nous changer le monde ? Je commencerai avec une question : le monde de qui ?

On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces

La société, la technologie, la langue et la culture portent toutes les marques et formes de naissance des idéologies sous-jacentes du système duquel elles ont émergé. Marx note :

Les idées de la classe dirigeante sont dans chaque époque, les idées dominantes et dirigeantes, c’est à dire la classe qui dirige la force matérielle de la société et elle est dans le même temps sa force intellectuelle dirigeante. La classe qui a les moyens de la production matérielle, de façon à ce que de manière générale, les idées de ceux qui n’ont pas les moyens de production mentale y soient soumises. Les idées dirigeantes ne sont rien d’autre que l’expression idéale des relations matérielles dominantes, ces relations comprises comme idées ; ainsi avons-nous les relations qui fait d’une classe la classe dirigeante et donc les idées de sa domination.

La classe dirigeante, qu’elle soit capitaliste ou socialiste d’état, informe de et projette sa volonté et sa vision des choses sur le reste de la société par la simple nature des choses d’être la force dominante de cette société.”

Bien sûr nous pouvons politiquement voir cela, mais Marx note que ceci s’étend aussi aux idées, à la culture, à tout ce qui pourrait être identifié à un résultat de l’interaction humaine et de sa pensée.

La volonté d’acier et le mépris profond de la vie humaine, si typiques d’un commissaire politique bolchévique ne furent pas tant des traits de caractères naturels que socialement induits ; des idéaux pris au sein des individus et digérés. Ces traits de caractères cultivés sont venus en provenance directe de l’appel idéologique des jeunes révolutionnaires bolchéviques de s’identifier eux-mêmes comme “durs”, comme étant sans pitié et ne faisant aucun compromis dans leurs objectifs à réaliser. Lorsqu’ils prirent le pouvoir, cela s’étendit à un niveau culturel. Cette caricature, ce trait de caractère politique, est passé hors de contrôle et est devenu une créature, une position, une figure symbolique à adorer, craindre en elle-même. Cela transcenda son existence en tant que simple idée ou sentiment du comment les membres du parti devraient se comporter.

Uber, le service taxi à la mode de l’internet, aurait tout aussi bien pu se manifester dans le monde comme une coopérative en propriété collective et auto-gérée. La plateforme internet en elle-même n’est pas si révolutionnaire que ça, les gens et les outils pour créer ce business existaient depuis un bon moment et pourtant… elle ne prit pas cette forme. Uber émergea et fut formée au travers d’un prisme idéologique qui était parfaitement dans la logique de la classe dominante et dirigeante et d’un CEO qui est quasiment le parfait modèle du capitalisme moderne : 

“Considérons comment Kalanick a traité ses chauffeurs de taxi à New York. Lorsqu’il essaya de les convaincre d’enfreindre la loi pour pousser l’empreinte d’Uber dans la ville, Kalanick offrit alors aux chauffeurs de taxis jaunes (NdT: les taxis officiels de la ville de New York) des iPhones gratuits et leur promit de “s’occuper de tout problème légal surgissant” avec l’entreprise TLC de New York. Quelques mois plus tard, lorsque le service fut forcé de fermer, ces mêmes chauffeurs de taxis reçurent un message de venir au QG d’Uber. Le mag Verge rapporte “Un bon nombre de chauffeurs furent appelés à se rendre au QG d’Uber, disant qu’ils devaient venir pour être payés et qu’ils recevraient un bonus en cash pour se présenter. Lorsque les chauffeurs de taxi se présentèrent, Uber les surprit alors en leur demandant de rendre leur iPhone, les informant que le service taxi Uber n’était plus disponible dans la ville de New York.”

Voilà comment Uber évolue, voilà comment des entreprises entières vont construire et construisent leur système évolutif : par des actions faites sous le diktat et la logique d’une idéologie particulière. Prise comme paroles d’évangile ou rejetées comme étant trop dures par les entreprises, les nouvelles entreprises ne vont différer que dans la nuance apportée à cette idéologie, ce premier “business plan” et vont façonner leurs propres arrangements sociaux et économiques au sein de ce paramètre idéologique. Même les technologies, autrefois considérées comme ´´étant “pures” et non affectées par la politique, se développent le long de ces lignes idéologiques politiques.

“Dans un sens plus profond, beaucoup de technologies peut-on dire, possèdent des qualités politiques inhérentes, dans lesquelles un système technologique donné demande en lui-même ou du moins fortement encourage des schémas spécifiques de relations humaines. Winner (1985) suggère qu’une arme nucléaire par sa simple existence, demande l’introduction d’une chaîne de commandement centralisée et rigidement hiérarchique afin de hautement réguler qui pourra même venir à proximité d’elle, dans quelles conditions et dans quels buts. Il serait simplement insensé de procéder de manière différente. Plus banalement, dans les infrastructures quotidiennes de nos grandes économies, des chemins de fer aux raffineries ce pétrole en passant par l’agriculture de masse et la production de microprocesseurs, la centralisation et la gestion hiérarchique sont plus efficaces pour la mise en place, la production et l’entretien. Ainsi donc la création et persistance de certaines conditions sociales peuvent se produire dans l’environnement opérationnel d’un système technologique tout aussi bien que dans la société au grand large.”

Ce qui est intéressant, c’est le retour que cela crée : la technologie est façonnée par la société (et donc l’idéologie dominante) alors que dans le même temps, la société devient elle-même façonnée par la technologie.

NdR71 : pour nos lecteurs, cela nous ramène à ce que nous avons souvent répété, à savoir que si l’humain crée le système, à un moment donné, le système lui-même crée (idéologiquement et idéalement) aussi les humains pour se perpétuer et fonctionner…C’est pour cela qu’il ne peut en aucun cas y avoir de solution au sein du système.

Alors que les technologies sont construites et mises en pratique, des altérations significatives dans les schémas d’activité humaine et ses institutions prennent déjà forme… la construction d’un système technique qui demande à ce que les êtres humains soient des rouages de ce système, amène une reconstruction des rôles sociaux et des relations. Souvent, ceci est un résultat des requis de fonctionnement du nouveau système : cela ne marchera simplement pas sauf si les attitudes humaines changent afin d’épouser sa forme et son processus. Ainsi, l’acte même d’utiliser les types de machines, de techniques et de systèmes qui nous sont disponibles, génère des schémas d’activités et des attentes qui deviennent bientôt “seconde nature”…

Winner donne plusieurs exemples de technologies employées avec l’intention de dominer, incluant le plan urbain parisien post-1848 fait pour rendre inefficace la guérilla urbaine, les moules de forges hydrauliques introduits dans l’industrie afin de briser les syndicats des ouvriers spécialisés à Chicago et une politique ségrégationniste de passerelles d’autoroutes dans les années 1950 à Long Island, qui rendit intentionnellement des endroits comme la station balnéaire de Jones Beach, inaccessibles par bus, ce qui ferma la porte de ces endroits aux pauvres. Dans tous ces cas de figure, bien que le plan ait été politiquement intentionnel, nous pouvons voir que les arrangements techniques mis en place déterminent les résultats sociaux de façon que cela précède logiquement et temporalement leur déploiement. Il y a des conséquences sociales prévisibles au déploiement d’une technologie ou d’un ensemble de technologies.”

NdR71 : prenons par exemple plus près de nous, l’internet et surtout ce que la pourriture globaliste veut imposer au monde : l’internet des choses, la 5G puis 6G, tout ceci façonne et façonnera les attitudes à venir et conditionnera les gens, de manière forcée, coercitivement, parce qu’il n’y aura plus de choix au nom du “progrès”, à changer leur attitude individuelle et collective…

De fait, nous sommes pris dans une toile d’araignée : nous existons dans un monde non seulement façonné par une mentalité hiérarchique et capitaliste, mais les outils que nous utilisons, incluant notre être social, maintiennent et renforcent cet artifice construit (cette construction artificielle…). L’idéologie façonne le monde qui façonne les gens qui façonnent la technologie et le système qui façonnent le monde, qui façonne les gens etc, etc… Comme l’a fait remarquer justement Slajov Zizek, même ceux qui veulent se rebeller contre le système semblent déjà condamnés à y rester (comme par design ?…)

“Si aujourd’hui, on suit un appel direct à l’action, cette action ne sera pas effectuée dans un espace vide, ceci sera un acte perpétré AU SEIN des coordonnées idéologiques hégémoniques : ceux qui veulent “vraiment faire quelque chose pour aider les gens” sont impliqués dans des exploits (sans aucun doute honorable pour la plupart) comme Médecins sans Frontières, Greenpeace, les campagnes féministes et anti-racistes, qui ne sont pas seulement tolérées par les médias, mais aussi soutenues, même si cela entre en apparence sur le territoire économique (comme par exemple dénoncer et boycotter des entreprises qui ne respectent pas l’écologie ou le travail des enfants), elles sont tolérées et soutenues aussi longtemps qu’elles ne s’approchent pas d’une certaine limite. (NdT : prenons par exemple le mouvement BDS de boycott de l’entité sioniste et de ses activités économiques au nom des droits du peuple palestinien… pas beaucoup de soutien des médias sur ce sujet hein ?…). Ce genre d’activité fournit le parfait exemple d’inter-passivité : de faire des choses afin de ne rien faire, mais d’empêcher que quelque chose ne se passe vraiment, qu’un changement ne s’opère vraiment.”

NdT : C’est le principe de tout RÉFORMISME : tenter de changer quelque chose pour qu’en fait rien ne change fondamentalement, que le système demeure et se perpétue. Le principe du “changer pour que rien ne change !…” qui fait d’autant plus les affaires du système étatico-marchand en place.

Même si le pouvoir d’état est saisi, si les vieux maîtres sont virés, le trône lui-même agit comme un objet maudit qui corrompt ceux qui cherchaient à le détruire. Les gens qui ont lutté pour l’émancipation des travailleurs ont fini par écraser des grèves. Les écolos finissent par discuter de la quantité d’uranium appauvri que l’on peut enterrer dans un endroit et combien peut-on en tirer depuis les chars d’assaut ; des gauchistes anti-austérité finissent par faire envoyer les CRS pour briser les manifs et la liste est sans fin au travers de l’histoire. La simple vérité est que vous pouvez prendre un pauvre bougre et en faire un roi, il sera peut-être un bon roi, mais il devra conserver une certaine position, certaines conditions d’existence, aussi injustes soient-elles, pour simplement être roi. Plus il deviendra attaché à cette position et plus le “pragmatisme” prendra le dessus, excusant des actions qui autrefois lui auraient paru impardonnables, afin de continuer l’action présente de “continuer à œuvrer pour le bien”. Hugo Chavez et Fidel Castro peuvent parler toute la journée durant de la “libération du peuple”, mais le fait est que le peuple n’est pas libéré si soutenir une opinion différente envoie des gens en prison. Ainsi va le système et son trône. Le parti peut changer de couleur et le roi de forme, le trône de l’État et du Capital lui, demeure, continue de propager des schémas exploiteurs et de domination culturelle, de conditions sociales, et d’appareil technologique.

Mais il y a un espoir, même dans les sous-bassements de l’activisme si populaire de nos jours, en cette attitude bizarre démontrée par l’État lorsque les gens, les manifestations et les organisations rencontrent une force par trop excessive. pourquoi donc des millions de personnes peuvent marcher dans les rues, librement, “pourvu qu’ils ne s’approchent pas d’une certaine limite” de comportement ? Quelle est cette ligne, limite à ne pas franchir ? Quelle est cette ligne si jalousement gardée ?…

champignon

Pousser le bouchon le plus loin possible

Vous vous rappelez la crise des missiles cubains ? Quand la grande méchante Union Soviétique nous amena à un poil de la 3ème guerre mondiale, prête à pointer des missiles nucléaires stationnés à Cuba sur nous ? Et comment une diplomatie dure et la bravade américaines leur firent faire volte-face ? Non ? Très bien, parce que ça ne s’est pas passé du tout comme ça. Les soviétiques, armant un allié après une invasion soutenue par les Américains, ont conclu le marché, pas nous : retirez les missiles américains stationnés en Turquie (un pays qui partageait une frontière avec l’URSS) et pointés sur Moscou et nous ferons la même chose. Kennedy a bien aimé l’accord et le fit sien. Ceci révulsa d’horreur l’establishment militaro-industriel, il le prit comme une génuflexion devant les Soviétiques. Vous vous souvenez de l’idéologie n’est-ce pas ? Ils ne le virent pas comme deux individus évitant une guerre nucléaire, leur prisme idéologique ne le permettait pas. Ils voyaient tout cela en fait de manière très hiérarchique, dans une dialectique de la domination : nous nous sommes soumis à une autre puissance. Mais les Soviétiques ne le voyaient pas de cette façon, ni non plus la vaste majorité du monde et c’est là que réside le véritable danger : une nouvelle façon de penser, un glissement de vision fut mis en place et en pratique. Et ceci ne pouvait pas être.

D’autres ont rapporté comment Kennedy avança contre le courant et comment souvent ceux qui étaient contre lui avaient hurler à la guerre. Je pourrais aussi dire que juste lorsque le prix Nobel de la paix Martin Luther King Jr commença à parler de “justice économique” et planifiait l’occupation de Washington D.C jusqu’à la fin de la guerre du Vietnam, a fini lui aussi, mort. De manière intéressante, sa famille gagna un procès pour négligence ayant entraîné la mort (transcription intégrale du procès disponible), laissant entendre que le gouvernement américain le tua. Mais je vais plutôt demeurer avec des faits “acceptés” comme cette longue histoire du programme de contre-espionnage (COINTELPRO), un programme du FBI spécialisé dans l’infiltration, la calomnie, la ruine de réputation et l’estropie des organisations politiques domestiques. Ceci ne fut en rien un jeu d’enfants.

“Infiltration : les agents et informateurs n’ont pas fait qu’espionner les activistes politiques. Leur but principal était de discréditer et de perturber les mouvements politiques. Leur présence même servait à faire perdre la confiance et à éloigner les supporteurs potentiels. Le FBI et la police ont exploité cette peur pour diffamer de véritables activistes comme étant des agents infiltrés.

Guerre psychologique : Le FBI et la police ont utilisé une myriade de “coups foireux” pour handicaper les mouvements progressistes. Ils ont planté de fausses histoires dans les médias et ont publié de faux tracts et autres publications au nom des groupes ciblés. Ils ont falsifié la correspondance, envoyé des lettres anonymes et fait de nombreux coups de téléphone anonymes. Ils ont diffusé de la désinformation au sujet de réunions et d’évènements, ont crée des pseudo-groupes gérés par des agents du gouvernement et ont manipulé ou tordu le bras aux parents, employeurs, propriétaires, administrateurs scolaires et universitaires et autres pour causer bien des problèmes aux activistes, etc…

Harcèlement légal : Le FBI et la police ont abusé et abusent encore du système légal pour harceler les dissidents et les faire passer pour des criminels. des officiers de police se sont parjurés dans leurs témoignages en cour de justice et ont présenté des preuves fabriquées de toute pièce comme prétexte à des arrestations ou des emprisonnements illégaux. Ils ont mis en application les lois fiscales de manière discriminatoire ainsi que d’autres réglementations gouvernementales ; ils ont utilisé une surveillance secrète, des entretiens “d’enquête” et des mises en demeure, convocations devant des grands jurys dans un effort d’intimidation des activistes et de réduire au silence leurs supporteurs.

Emploi illégal de la force : Il y a eu conspiration du FBI et des forces de police locales pour menacer des dissidents ; pour perpétrer des cambriolages et des fouilles / perquisitions illégales afin de fouiller les domiciles des dissidents. Ils ont commis des actes de vandalisme, d’agression, de passage à tabac et d’assassinats. L’objectif était de terroriser ou d’éliminer les dissidents et de perturber leur mouvement et leurs actions…

Le FBI a aussi conspiré avec les départements de police de bien des villes américaines (San Diego, Los Angeles, San Francisco, Oakland, Philadelphie, Chicago) pour encourager à pratiquer plus de raids sur les domiciles des membres du parti des Black Panthers, le plus souvent sans preuve aucune de quelque violation que ce soit de lois fédérales, d’état ou municipales, ce qui eut pour résultat le meurtre par la police de bon nombre de membres du parti des Black Panthers… Afin d’éliminer les leaders des militants noirs qu’ils considéraient dangereux, Le FBI a travaillé avec les polices locales pour cibler des individus en particulier, les accusant de crimes qu’ils n’avaient pas commis, supprimant les faits et choses les disculpant et en les incarcérant sous de faux prétextes et de fausses accusations.”

Quiconque pense que ceci a cessé de nos jours se trompe lourdement, vraiment vraiment lourdement.

“Des participants furent mis en charge d’identifier les résolveurs de problèmes et les ‘causeurs de problème’ et le reste de la population qui serait la cible des opérations de renseignement, de bouger son centre de gravité vers ce qui a pour valeurs et vision des choses ‘l’état final des choses’ selon la stratégie militaire mise en place.”

Laissez-moi vous traduire tout ça : “Nous étudions de manière active les mouvements politiques, identifiant les personnes qui pourraient éventuellement faire changer les choses et qui usent de techniques de propagande pour changer les conversations qu’elles ont ainsi que leurs visions des choses pour mieux cadrer avec la stratégie militaire domestique.” Laissons cela bien décanter.

Pour dire vrai, nous ne connaîtrons probablement jamais la profondeur du terrier du lapin blanc. Mais il y a ici un facteur unificateur : le système se durcit dès que le narratif officiel, l’idéologie elle-même sont démontrés ne pas être les seuls possibles. Ils sont terrifiées par les idées, parce que ce sont elles qui déclenchent les actions. La plus grande menace pour le système n’est pas de seulement d’apprendre que les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent être, mais de commencer à imaginer un monde où les choses seront différentes. Si quelque chose se situe en dehors “des paramètres du tolérable” pour l’idéologie dominante, cela présuppose qu’il y a des limites au système et s’il y a des limites, il peut vieillir, s’émousser, devenir inutile et finalement… être remplacé.

Ainsi la classe dirigeante va défendre violemment ses doctrines quel qu’en soit le prix. Peut-on vaincre un tel ennemi invincible, un ennemi qui nous a façonné durant toutes nos vies ? Comment pouvons-nous le faire ? Pourrons-nous jamais nous libérer et arrêter de bouffer dans la poubelle de l’idéologie capitaliste ?…

Suivez-moi au fin fond du terrier du lapin blanc, celui que nous fabriquons… Trouvons-nous les uns les autres !

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“Vous dites que vous voulez une révolution ?” “Pas exactement…”

La magie est la science et l’art de provoquer un changement en conformité avec la volonté.” N’est-ce pas ce qu’ils disent ?

Si le monde entier, de la culture humaine à la technologie, est le résultat de l’idéologie dirigeante et est littéralement façonné par celle-ci, alors nous ne devons rien faire d’autre que de tout changer. La réforme n’est en aucun cas une option parce que le simple fait de fonctionner au sein du système ne fait que renforcer les idéologies existantes. Ceci a été la clef de toute chose : chaque génération règle et adapte l’expérience idéologique existante, la rendant supportable et à son goût du moment, la préservant ainsi. C’est la raison pour laquelle la politique identitaire et les révolutions sociales sont si soutenues. Les gens du haut de la pyramide ne se souvient guère si la définition du mariage par exemple, est élargie ou restreinte, tant que nous continuons de dépendre d’eux pour faire quoi que ce soit. Ils se foutent de savoir si le président est blanc ou noir, tant que nous continuons à les élire, à participer au système. Mais dès que nous commençons à rêver d’une vie en dehors de l’espace mental encadré par les rangers de la bidasserie, celles-ci viennent nous écraser, parce qu’à la minute même où nous pensons le faire, nous créons un espace mental nouveau pour nous-mêmes et pour les autres afin d’y vivre. Vous n’y croyez pas ? C’est à travers ce processus que nous avons abouti au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui :

Ce monde n’est en rien un élément naturel ou intentionnel de la vie humaine, mais plutôt un arrangement artificiel, construit par ceux qui veulent posséder le monde. “Une chose néanmoins est claire, la Nature ne produit pas d’un côté des propriétaires d’argent, de bien et de commodités et de l’autre des humains ne possédant rien d’autre que leur force de travail”, explique Marx. “Cette relation n’a aucun fondement naturel, ni sa base sociale commune à toutes les périodes de l’histoire. Ceci est clairement le résultat d’un développement historique passé, le produit de bien des révolutions économiques, de l’extinction de toute une série de vieilles formes de production sociale.

Ce champ de bataille idéologique est clef. C’est la raison pour laquelle ils se sont gaussés du mouvement Occupy Wall Street et puis soudainement lui ont cassé les reins, c’est la raison pur lequel un mouvement comme “Food Not Bombs” (De la nourriture pas des bombes) et traité bien plus agressivement que tous les rallies et toutes les manifestations néo-nazies. C’est la raison pour laquelle l’autorité d’un flic ne doit jamais être questionnée ; c’est la raison pour laquelle les sans-abris ne sont pas autorisés à construire des structures semi-permanentes et s’en remettre à une aide sociale stigmatisée. Nous nous confrontons à des structures virtuelles, des symboles vivants qui donnent son pouvoir à tout cet artifice.

L’argent fait tout tourner. Ne pas avoir d’argent n’est pas bon. Obéissez à ce qui se veut être l’Autorité. Brisez ces symboles et vous brisez le mauvais sort qu’on nous a jeté. Brisez ce mauvais sort et vous pourriez bien commencer à en jeter vous même.

Parce que voyez-vous, des choses comme le capitalisme, la hiérarchie, ne sont pas que des choses se produisant dans le monde mais qui vivent également dans nos têtes. Ce sont des idées, des constructions, des “fantômes” comme les appelaient Max Stirner. aussi longtemps qu’ils existent dans nos têtes, ils continueront à exister dans le monde extérieur et s’ils existent là, ils façonneront nos pensées et nos actions en ce monde.

L’idéologie est un processus qui est accompli par le soi-disant penseur conscient, certes, mais doté d’une fausse conscience. Les véritables motifs qui le conduisent lui sont inconnus, autrement, ce ne serait pas un processus idéologique du tout. Ainsi donc, il imagine des motifs faux ou apparents. Parce que ceci est un processus de la pensée, il dérive à la fois sa forme et son contenu de la pensée pure, la sienne ou celle de ses prédécesseurs. Il travaille avec un simple matériel de pensée qu’il accepte sans aucun examen comme le produit de la pensée, il ne fait pas de recherche supplémentaire pour un processus plus retiré indépendant de la pensée ; de fait son origine lui semble évidente, parce que toute action se produit au travers de la pensée, donc cela lui apparaît être ultimement fondé sur la pensée.” (Engels)

Combien de fois avez-vous entendu que “c’est le mieux qu’on puisse faire” ?ou bien “ceci est le seul monde possible” ? Est-ce la même espèce qui est passée de chariot à l’alunissage en l’espace de juste 70 ans ? Imaginer que nous aurions atteint une sorte de mur infranchissable dans le développement humain est une folie pure et simple. Ceci, camarades, est le sort jeté par l’idéologie. Bien sûr “on ne peut pas faire mieux” si les structures mentales de votre tête vous disent que c’est le cas. Vous construirez littéralement ce monde dans lequel vous vivrez, parce que votre esprit est convaincu que c’est ce que vous, dans le sens nietzschéen du terme, allez créer. Nous sommes coincés à quémander des petits bouts de ce gâteau parce que nous ne pouvons même pas nous représenter le fait de l’avoir en totalité.

Joseph McMoneagle parle dans son livre “Voyage de l’esprit” de comment avant une session d’analyse et de vision à distance l’enquêteur passe environ une heure à parler avec le sujet de considérations psychiques et paranormales. La raison ? Cela prépare l’esprit des sujets à la possibilité que cette expérience soit possible. S’ils pensaient que cela ´´tait réel et possible, alors, comme par magie, ils étaient capables de le faire. Les débutants en général avaient plus de chance que les gens expérimentés en la matière car ils n’avaient pas les données mentales pour rejeter ou douter de l’expérience.

Les sorciers, sorcières et magiciens parmi vous devraient avoir des cloches et des sifflets en branle dans la tête…

Nous parlons ici de gens déplaçant leur conscience en dehors de l’espace-temps pour observer des évènements, des endroits, des gens, au travers d’un léger glissement d’idéologie ; en croyant qu’une telle chose était non seulement possible mais probable. Si cette reconnaissance de probabilité de possibilité peut faire CELA, quel genre de monde peut-on créer avec ?

Vers une nouvelle utopie

“Ainsi donc le paradoxe est le suivant : il est plus facile d’imaginer la fin de toute vie sur Terre qu’un bien plus modeste changement radical dans le capitalisme, ce qui veut dire que nous devons réinventer l’Utopie, mais de quelle manière ? Il y a deux faux sens en ce qui concerne l’Utopie. L’un est cette vieille notion d’imaginer une société idéale dont nous savons pertinemment qu’elle ne se réalisera jamais. L’autre est l’Utopie capitaliste dans le sens de nouveaux désirs pervers qui ne vous sont pas seulement permis de réaliser mais surtout incités à réaliser. La véritable Utopie se situe lorsque la situation est tellement sans issue, sans façon de résoudre les problèmes au sein des coordonnées du possible, qu’émerge de la pure nécessité de survivre, l’invention d’un nouvel espace. L’Utopie n’est pas une sorte d’imagination libre ; elle est un sujet de la plus fondamentale des urgences. Vous êtes forcés de l’imaginer comme la seule porte de sortie, et c’est de cela dont nous avons besoin aujourd’hui.” (Slajov Zizek)

Laissez-moi vous donner un exemple du comment ce rêve fonctionne. Des voitures sans conducteurs sont en train d’être développées et testés. Les coûts de fonctionnement d’Uber sont essentiellement les salaires des chauffeurs. Plus de chauffeur et le coût va grandement baisser, ce sera si bas qu’en fait ce sera mins cher de simplement se faire trimballer par une voiture sans chauffeur que de posséder sa propre voiture.

Donc, nous avons deux futurs potentiels :

A) Les voitures autonomes rentables deviennent la vague du futur, éliminant le processus de propriété de véhicule. Vous ne pouvez aller nulle part sans payer quelque chose, les entreprises peuvent charger ce qu’elles veulent et au moment où un gros accident se produira, elles mettront la pression sur les véhicules conduits par des humains comme étant “dangereuses” et mettront la pression sur l’État pour les faire interdire sur les routes principales, “pour notre sécurité” bien entendu, créant ainsi un monopole technologique privé. Tout transit routier deviendra transaction commerciale.

B) Nous créons un système de transport social gratuit pour tous.

Les deux options sont totalement possibles, toutes deux étant dans un monde nébuleux de possibilité si fréquemment ajoutées et soustraites par ceux magiquement favorables. Laquelle de ces deux options naîtra ? Celle qui sera ordonnée de surgir par l’idéologie prévalante. Il y a littéralement des milliers de ces questions qui trouvent leurs réponses quotidiennement à des micro et macro niveaux, des questions que nous n’aurions même peut-être pas pensé de demander : le monde se crée à chaque seconde, il en va de même pour le futur.

Ainsi nous devons commencer à rêver de nouveau, è évoquer et invoquer un monde encore non-né ; nous devons refaire notre utopie. Nous devons imaginer et désirer un monde au delà du capital et de la hiérarchie aberrante, aussi impossible cela semble t’il être, parce qu’en le rêvant, nous nous nous en rapprochons inconsciemment. Et ceci a été réalisé avec succès auparavant. Laissez le grand Murray Bookchin vous rappeler votre histoire oubliée.

La Commune de Paris de 1871 a géré une entière grande ville sur la base de conseils de voisinage ayant une vitesse de communication proche du cheval au galop ; L’Ukraine de Makhno a créé des communes et des écoles anarchistes, sans police, sans prisons, sans frontières ; des zones anarchistes d’Espagne ont complètement aboli l’argent, vivant quotidiennement dans a pratique du “à chacun selon sa capacité, à chacun selon ses besoins”. Ceci représente des choses qu’on  nous a sans cesse répétées n’étaient pas possibles, qu’elles étaient “contre la nature humaine” et pourtant, elles furent mises en place avec succès et ne furent renversées que parce que tout le poids du monde les écrasa… ils savaient, tout comme les puissances qui ne devraient pas être aujourd’hui, qu’admettre leur victoire, leur succès, remettrait entièrement cet axiome de ce “qui est impossible” en question.

Les cantons autonomes zapatistes du Chiapas et du Rojava dans le nord de la Syrie prouvent le pouvoir du rêve, que sommer l’inconscient sorcier de nouveaux mondes est toujours aussi dangereux et efficace qu’il ne le fut.

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Partisans d’un monde non encore né

Donc nous rêvons de nouveaux mondes… Est-ce suffisant ? Vous pouvez souhaiter un nouveau boulot toute la journée, vous devrez toujours physiquement le chercher. La révolution est-elle la réponse ? Max Stirner ne le pensait pas .

La révolution avait pour but de nouveaux arrangements ; l’insurrection nous mène à ne plus se laisser arranger, mais à nous arranger nous-mêmes et de ne plus avoir d’espoirs béats sur des “institutions”. Ce n’est pas un combat contre l’établi […]  ce n’est que la projection d’un moi travailleur hors de ce qui est établi.

Qu’est-ce que la “révolution” ? C’est un rêve sans jambe pour marcher, un combat que nous aurons, toujours dans le futur. Le rêve se trahit. En la voyant toujours dans le futur, nous la condamnons à y rester, ce sera donc un futur brumeux au loin, une utopie d’un conflit futur pour peut–être changer les choses. Une pensée dangereuse là ! Nous rêvons d’une possibilité future, une petite chance de changer les choses plutôt que de les changer maintenant. “Ho Ho attendez un peu, quand la révolution va arriver, les choses seront différentes. Oui monsieur, et maintenant, puis-je prendre votre commande ?…

Et si nous en avons l’opportunité, que faire après ? Nous héritons d’un monde noyé dans un conflit idéologique, une machine armée à l’opposé du type de vie que nous voulons créer. Et comme LA révolution s’est produite, nous devenons immédiatement des conservateurs ; plus de place pour adapter les choses, pour changer, pour croître, parce que “l’évènement” dans les termes de Zizek, s’est déjà produit. Nous devenons les rois, reines et gardiens de la chose que nous cherchions à détruire. La carte physique peut bien changer, mas la coordination mentale demeure. Tiré d’Anarchopedia :

“Stirner reconnait l’importance de l’auto-libération et la manière dont souvent l’autorité existe purement au travers de son acceptation par les gouvernés. Comme il l’explique: “…Rien n’est sacré en soi, mais je le déclare sacré par mon acquiescement, mon appréciation, ma génuflexion, en bref, par ma conscience.” C’est de cette adoration de ce que la société voit comme “sacré”, que les individus doivent se libérer afin de se découvrir eux-mêmes dans leur réalité. Et de manière plus que signifiante, une bonne partie du processus de libération implique la destruction de la hiérarchie. Pour Stirner, “la hiérarchie est la domination de la pensée, la domination de l’esprit !”, ce qui veut dire que “nous sommes maintenus le plus bas possible par ceux qui sont soutenus par des idées.” Par notre propre volonté de ne pas questionner, de ne pas remettre en question, l’autorité et les sources mêmes de cette autorité, comme la propriété privée et l’État.”

Nous ne pouvons obtenir aucun changement, aucune “révolution”, si le vieil ordre et le vieux système du monde que nous cherchons à détruire agissent toujours comme les “fantômes” de notre esprit. Tout changement dans la relation au pouvoir doit d’abord être gagné dans le monde des idées : une révolution intérieure alchimique et jungienne. Libéré des “fantômes” du capitalisme et de la hiérarchie, l’individu nouvellement éveillé recrée le monde autour de lui sur la base d’une nouvelle idée. Makhno écrit :

“L’homme libre, d’un autre côté, a jeté les vestiges du passé ainsi que ses mensonges et sa brutalité. Il a enterré le corps pourri de l’esclavage et la notion que le passé est mieux. L’Homme s’est déjà partiellement libéré du brouillard du mensonge et de la brutalité, qui l’avait mis en esclavage depuis le jour de sa naissance, de cette adoration des baïonnettes, de l’argent, de la légalité et de la science hypocrite. Alors que l’humain se libère de cette insulte, il se comprend mieux lui-même et une fois qu’il s’est bien compris, le livre de sa vie s’est ouvert à lui. Il y voit de suite que son ancienne vie n’était rien d’autre qu’un vil esclavage et que ce cadre esclavagiste a conspiré pour rendre inefficaces toutes ses bonnes qualités innées. Il voit et comprend que cette vie l’a transformé en une bête de somme, un esclave pour certains ou un maître pour d’autres ou un dupe qui piétine et détruit tout ce qui est noble en l’humain, lorsqu’on lui ordonne de le faire. Mais lorsque la liberté éveille un Homme, il jette tous les artifices dans la poussière et tout ce qui se met en travers du chemin de la créativité indépendante. C’est ainsi que l’Homme avance dans son processus de développement…

“L’homme révolté, qui a parfaitement saisi son identité et qui voit maintenant avec ses yeux grands ouverts, qui a maintenant grand soif de liberté et de totalité, va maintenant créer des groupes d’Hommes libres soudés les uns aux autres par l’idée et l’action. Quiconque entre en contact avec ces groupes va jeter son statut de laquais du système et va se libérer de la domination idiote que les autres ont sur lui. Tout humain ordinaire venant de la charrue, de l’usine, du banc de l’université ou du monde académique reconnaîtra la dégradation de l’esclavage. Alors que l’humain découvre sa véritable personnalité, il jettera aux orties toutes les idées artificielles qui vont contre le droit même de sa personnalité, cette relation maître / esclave de la société moderne. Dès que l’Homme met en avant les éléments purs de sa personnalité au travers de laquelle une nouvelle communauté humaine libre est née, il deviendra un anarchiste et un révolutionnaire. Voilà comment l’idéal de l’anarchisme est assimilé et disséminé par les humains ; l’homme libre reconnaît sa profonde vérité, sa clarté et sa pureté, son message de liberté et de créativité.”

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« N’oubliez pas que si nous pouvons construire,
nous ne sommes en rien effrayés par les ruines… »

Utopistes de l’insurrection

Alors pour résumer, que devons-nous faire ?…

Nous devons être des créateurs, des rêveurs, des penseurs, des constructeurs. Nous devons apprendre à identifier l’idéologie prévalante et ce en quoi elle nous infecte, nous et les autres, même les objets et les concepts. 

NdR71 : A ce sujet lire et diffuser ce texte essentiel de Paulo Freire que nous avons traduit en français dans son intégralité : “La pédagogie des opprimés” (1970) dans une superbe mise en page PDF de Jo.

Puis nous devons briser tous les liens avec cet espace mental toxique, nous devons finalement tuer notre fasciste intérieur. Et lorsque nous ferons cela et que les symboles du capitalisme, de l’État et de la hiérarchie auront été démythifiés, alors nous pourrons simultanément évoquer notre Utopie et inclure nos rêves dans la réalité. Nous pouvons converser et agir pour défier ces idées prévalantes et montrer ce qui est possible ; nous pouvons nous battre pour et créer des espaces libérés où ce nouveau monde pourra commencer à se manifester.

Il y a des façons de faire ceci aujourd’hui. En voici 42. Nous pouvons commencer l’insurrection dès maintenant.

Plutôt que de s’en tenir dogmatiquement à une méthode ou tactique, nous devrions suivre le conseil de Stirner et de “n’avoir aucun désir de devenir esclaves de mes maximes, mais plutôt de les soumettre à ma constante critique”, alors que la lutte ne cesse d’évoluer. Nous ne savons pas à quel point les choses peuvent changer ou de quelle façon les choses peuvent se manifester, quand les situations peuvent devenir plus chaudes ou plus froides. Rosa Luxembourg nous a expliqué qu’il n’y a pas de temps “parfait” ou “objectif” pour quelque condition historique que ce soit, cela ne se perçoit que lorsqu’elle est vue comme quelque chose de passé ; que chaque tentative “prématurée” des travailleurs à saisir le pouvoir a existé pour continuer d’entrainer les gens, qui ne peuvent atteindre “les conditions de maturité” nécessaires pour un large changement sociétal que par l’éducation reçue par ces luttes passées “prématurées”. Nous devons reconquérir cette vieille patience révolutionnaire, lutter pour un monde que peut-être nous ne verrons jamais ; mais de notre vivant, plutôt que de simplement “réagir” aux choses ou essayer d’”arranger” le monde, nous devons construire le notre.

Chaque action qui fait bouger vers une nouvelle manière de penser, de par sa simple existence, force les autres à avoir une discussion intérieure avec eux-mêmes. Cette descente au “pays des fantômes” provoque le questionnement d’idées prévalantes longuement admises ou jetées en masse. L’idéologie informe et moule la réalité. Changez un de ces éléments et vous changez l’autre. Victor Serge dans “La naissance de notre pouvoir” a décrit la situation dans une conversation entre ses personnages :

Plutôt que d’attendre qu’un conflit futur puisse amener l’opportunité de changer, nous devons agir et lutter comme si le monde de nos rêves n’est éloigné de nous que par l’épaisseur d’un cheveu.

Parce que si nous le faisons, alors un jour, nous nous réveillerons dedans.

-[]-

Le texte dans un superbe PDF de Jo, inspirée par le souffle qui en émane :

DrBones_Insurrection et Utopie

“Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir !”
~ Résistance 71 ~

“L’idéologie est la base de la pensée d’une société de classes, dans le cours conflictuel de l’histoire. Les faits idéologiques n’ont jamais été de simples chimères, mais la conscience déformée des réalités, et en tant que tels des facteurs réels exerçant en retour une réelle action déformante.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle”, 212, 1967 ~

Dr Bones Sur Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

citationBelgarrigue

reflexionaborigene

Communiqué des 7 du Québec du 14 mai 2022 : vers un saut qualitatif de la conscience politique propice à une (r)évolution…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 15 mai 2022 by Résistance 71

masquecarte

Nous ne pouvons qu’approuver ce communiqué des 7 du Québec (reçu par courriel) en ces temps de crises profondes. L’oligarchie a décidé de nous mener à une nouvelle grande boucherie dans sa soif de contrôle absolu et de dépopulation mondiale au nom de pseudos-sciences ancrées dans un neo-malthusianisme et darwinisme-social tout aussi nauséabonds que moribonds dans leur idéologie. La capacité de nuisance et de destruction de la pourriture étatico-marchande est gigantesque certes, mais elle ne peut se mettre en œuvre qu’avec notre consentement. Nous l’avons dit de très longue date : il suffit de dire NON ! et leur vaste fumisterie s’arrête de facto.
La voie / voix prolétarienne mentionnée ci-dessous par Robert, passe avant tout par la compréhension radicale et définitive qu’il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. A bas tous les réformismes stériles et futiles voués à l’échec avant même de commencer ! A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat, pour que surgisse la voie de la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée au travers des associations libres.
Résistance 71 s’associe au communiqué des 7 du Québec et au chemin entrepris, ainsi que celui du collectif Guerre de Classe. L’heure de l’union et de la rébellion, du pouvoir de dire NON ! a sonné. Qu’on se le dise !
~ Résistance 71 ~

Communiqué des 7 du Québec, mai 2022

Aux lecteurs de Les7duquebec.net  https://les7duquebec.net/archives/272766 

Robert Bibeau

14 mai 2022

Chers lecteurs voici quelques précisions sur notre orientation politique prolétarienne. 

1) Nous ne sommes ni de gauche – ni de droite – deux catégories politiques crées par la bourgeoisie afin de structurer et de pacifier les conflits qui opposaient divers segments du capital national ancestral.

2) Gauche et droite sont les deux faces de la même pièce de monnaie capitaliste.

3) Le grand capital multinational ne voit plus l’intérêt de maintenir ces différents clans opportunistes souverainistes – nationalistes chauvins dans ce monde mondialisé-globalisé ou le capital apatride circule sans frontière…(paradis fiscaux y compris). Voilà pourquoi surgissent de-ci de-là des petits godillots qui se prétendent sans attache politique…avant d’entreprendre leur petit tour de piste.

4) Voici que surgit du fond de la nuit de la lutte des classes une troisième option – la vis-a-vis des deux premières – qui n’en font qu’une comme nous le disions – la voie – la voix prolétarienne internationaliste révolutionnaire…face à face contre la voie du Grand capital mondialiste.

5) Encore très faible – à peine audible – sans moyens financiers – si ce n’est la force du nombre et du désespoir – la voix-la voie prolétarienne rétablit d’abord les principes de l’analyse matérialiste dialectique – scientifique – dans l’étude concrète d’une situation concrète afin de pister la classe dans la bonne direction de lutte et démasquer les fourberies du Grand capital mondialiste.

6) Dans l’article qui précède nous traitons des préparatifs de la Troisième guerre mondiale dans laquelle le grand capital s’engouffre et nous entraîne comme esclave salarié et chair à canon du sacrifice…à la suite du prolétariat ukrainien – russe – etc…

7) Voilà le niveau de conscience de classe sociale auquel je vous convie chers lecteurs. L’analyse socio-politico-économique de classe ne souffre pas de se laisser tromper par le «culte de la personnalité» qui a si souvent berner les ouvriers à l’époque des « gauches » et des « droites » populistes utopistes et opportunistes.

8) En terme clair : Poutine – Xi-Jinping – Biden – Trump – Macron – Trudeau et les autres polichinelles – godillots et larbins politiciens, ne sont que les symptômes du mal – de la maladie qui a pour nom « Le système capitaliste »… Tant que nous n’aurons pas renverser – annihiler – détruit ce mode de production moribond d’autres épouvantails nous seront proposés dont nous n’avons que faire.

9) L’étape présente des préparatifs de l’insurrection populaire est de nous opposer par tous les moyens à la Troisième guerre mondiale en préparation – une guerre sanitaire (virale) et nucléaire.

Robert Bibeau pour Les7duquebec.net

= = =

A voir : Excellente intervention de F. Cousin dans l’émission Zoom sur TVL le 14 mai 2022, un résumé magistral de la situation passée et présente en moins de 30 minutes… « La grande explosion sociale arrive ! »

http://guerredeclasse.fr/2022/05/14/la-grande-explosion-sociale-arrive-le-zoom-francis-cousin/

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Chapas1
Coopération Réflexion Interaction…
Le C.R.I des peuples !…

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Réseau de Résistance et de Rébellion International

Ukraine, partie prenante de la bataille mondiale du lithium

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 6 mai 2022 by Résistance 71

lithiumBolivie

La bataille du Lithium

VT

Avril 2022

Url de l’article original:
https://www.veteranstoday.com/2022/04/22/the-battle-for-lithium/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

De la part de l’unité spéciale du Pentagone pour la stabilité commerciale…

“La bataille du lithium”, un article sous ce titre fut publié par le journal italien “Giornale”, décrivant le conflit qui a éclaté en Espagne, où a été découvert le plus grand gisement de lithium d’Europe dans la vallée Valdeflores. L’entreprise multinationale australienne Infinity Lithium devait y construire une mine d’extraction du métal, mais le projet a été bloqué en justice grâce à l’action de protestation de résidents locaux.

Le lithium est un métal léger et assez rare ayant de profondes propriétés ressemblant au plastique. On l’appelle le métal du futur. Le lithium est utilisé dans l’ingénierie de la production d’énergie nucléaire (une source de production de tritium), dans la fabrication des batteries et piles à ion-lithium de la téléphonie cellulaire 8la plus grande part de la production de ce métal y est consommée), Dans l’aviation et l’aéronautique, dans la fabrication de matériaux pour laser, en médecine, dans l’industrie métallurgique et autres industries. (NdT : les batteries pour voitures et véhicules électriques, les compteurs dits “intelligents”…)

Les réserves totales mondiales connues de lithium sont de moins de 50 millions de tonnes. De cette réserve, 10 millions de tonnes sont en Argentine, 9 en Bolivie, 8,5 au Chili, 7 en Chine, 6,5 aux Etats-Unis, 5 en Australie. La Russie est dépendante d’importations de lithium. En 2019, la Russie a acheté 61 tonnes de ce métal, dont 41 tonnes du Chili, 14 tonnes d’Argentine et 6 tonnes de Chine. Comme expliqué par le conseil de la fédération russe, le Chili et l’Argentine (NdT: vassaux serpillères des USA) ont arrêté leurs livraisons de lithium brut vers la Russie.

Oui, il y a d’autres sources de lithium disponibles pour la Russie et son industrie. “Voulez-vous savoir pourquoi nous sommes toujours coincés en Afghanistan ?” A demandé il y a quelque temps le publicitaire J. Ventura dans l’émission de TV “Tonight with Pierce Morgan”, expliquant les raisons de l’invasion américaine de ce pays. Il répondit : “Nous sommes là-bas pour le lithium afin de continuer à vivre comme nous le faisons… maintenant vous pouvez raconter toutes les fables que vous voulez au sujet d’apporter la “démocratie” au monde…

Il y a de grandes réserves de lithium en Afghanistan (NdT: et sans aucun doute au Congo et autres pays africains aux sous-sols si riches, mais jusqu’ici personne n’en parle…). En 2014, Centar American a commencé l’exploration pour le lithium dans la province du sud-est de Ghazni. La recherche afghane fut commissionnée par la Task Force for Business Stability Operations (TFBSO) du Pentagone. Celle-ci a estimé a valeur des réserves de lithium en Afghanistan de l’ordre de 60 milliards de dollars. Après le retrait en hâte des forces d’occupation américaines de ce pays, la Chine s’est empressée de devenir le principal concurrent pour le développement des ressources minérales d’Afghanistan. La Russie est aussi en train d’établir une coopération avec le gouvernement afghan.

Il  y a aussi de larges réserves de lithium en Ukraine, où trois dépôts naturels explorés sont localisés ayant une capacité d’exploitation de 5 millions de tonnes. Il y a le gisement de Polokhovskoye près de Kirovograd, Shevchenkovskoye (Donetsk region) et la mine de Krutaya Balka en trente Marioupol et Berdyansk, le gisement de Shevchenkovskoye est à 10km de Vugledar (57 km au sud-ouest de Donetsk). En 2017, ces gisements furent transférés pour 20 ans à des personnes associées à Petro Porochenko. La famille Biden est aussi intéressée dans le lithium ukrainien avec le fils Hunter et le père Joseph “Joe le dormeur”.

Dans le même temps, la Russie possède sa propre réserve de lithium, jusqu’ici de l’ordre de 5 millions de tonnes. Elles ne furent jamais exploitées par la fédération de Russie qui préfère acheter les matières premières critiques de l’étranger (NdT : pour préserver ses propres ressource pour les moments difficiles…). Il y a au moins trois entreprises dans le pays capables d’organiser la production de lithium et de ses composants. Nous parlons des usines de Krasnoyarsk, Novosibirsk et de la région de Tula. Un gisement se situe dans la région de Mourmansk, le lithium est aussi exploré dans la région des champs gaziers de Kovykta dans l’Est de la Sibérie. Néanmoins, la production demeure très faible. Ce n’est qu’en octobre 2021 que le patron de l’agence fédérale russe Subsoil Use, Evgueny Petrov, a promis que 17 sites ayant des gisements de lithium seraient immédiatement mis sous licence d’exploitation.

En Russie, en plus de la Sibérie orientale, il  a d’autres gisements de grande importance dans la région de Mourmansk. D’après le magazine “Expert”, les prospectives pour la Russie de cesser d’être dépendante en terme de lithium ne sont pas mauvaises du tout.

= = =

En novembre 2019, nous avions publié « Chine et Etats-Unis, la géopolitique du lithium » de F. William Engdahl

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Crise et tyrannie alimentaires : Refuser les fermes verticales citadines pour un retour à une agriculture traditionnelle…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, écologie & climat, économie, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 mai 2022 by Résistance 71

Le sujet de l’alimentation devient particulièrement pertinent au fil du temps tyrannique qui s’écoule. L’information présentée ci-dessous est une partie du problème auquel nous devons faire face en tant que population mondiale, où une solution logique, naturelle et saine est apportée.
Les mêmes ordures qui nous ont amené le SRAS-CoV-2 et sa COVID19 et autre “plandémies” précédentes comme banc d’essai, les Bill Gates, Bezos et consort, sont en tain de mettre en place une crise alimentaire planétaire afin de parfaire leur contrôle de la population mondiale, en accord avec la doctrine Kissinger du contrôle absolu de l’énergie et de la nourriture (voir NSSM 200 de 1974). Gates a investi des milliards chez Monsanto et toute la fine équipe oligarchique se retrouve dans le plan de mise en place des “fermes verticales” hors sol et à OGM qui seront implantées dans les villes et les ceintures de villes pour soi-disant, “palier à la pénurie alimentaire”, qu’ils ont eux-même déclenchée dans la bonne logique dialectique du “problème-réaction-solution” en contrôlant tous les éléments de la chaîne.
Nous engageons nos lecteurs à en apprendre plus sur ce futur dystopique alimentaire qui se met en place et qui verra par exemple, notre énième injection COVID destructrice de notre système immunitaire, remplacée par la consommation d’une laitue OGM de ferme verticale citadine, qui produira dans ses feuilles, les substances “vaccinales” synthétiques nécessaires pour notre dose pathogène quotidienne. La technologie existe, suffit de la mettre sur le marché et quoi de mieux qu’une crise alimentaire de grande amplitude pour que la masse des gens accepte la “Frankenbouffe” OGM que les ordures ne nous voulant que du bien vont nous forcer à ingurgiter en nous supprimant le choix.
Tout ceci n’est pas de la science-fiction, c’est en train de se mettre en place, la technologie existe, bouffe OGM et de substitution synthétique… On est plus bien loin de “Soleil Vert”, ce film de Science-fiction qui marqua les année ’70. La réalité le plus souvent dépasse la fiction. Les psychoses en charge nous le rappelle chaque jour un peu plus. Pour arrêter tout ça : Compréhension Réflexion Intervention
~ Résistance 71 ~

« Nous ne faisons plus de l’agriculture, nous ne faisons que de la gestion de pathologie… »
~ Claude Bourguignon, agronome spécialiste des sols vivants ~

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Tyrannie alimentaire technotronique : les fermes verticales OGM
… bientôt dans votre voisinage !

L’ignorance des peuples citadins sur comment faire des potagers et biocomposts est le pouvoir de l’élite

Anonyme

2 mai 2022

Comment les peuples peuvent reconquérir l’autonomie alimentaire dans les villes et dans les campagnes. Les peuples citadins peuvent donner en masse leur biocompost aux agriculteurs pour leurs grands champs

si les gens des villes apprenaient à fabriquer du biocompost et le donnaient aux associations des jardins partagés et agriculteurs, on résoudrait le problème de manque d’engrais posé le nouvel ordre mondial

https://tous-au-potager.fr/le-rapport-carbone-azote-pour-composter/

d’où le fait que notre ignorance est leur pouvoir

1) vous pouvez planter des pots de légumes ou fruits sur les bétons, ou cultivez dans les mini espaces verts des villes,  c’est l’idée du mouvement « Incroyables Comestibles  » en Angleterre de planter des fruits et légumes partout dans les villes:

Bienvenue dans mon potager lancé par le mouvement « Incroyables Comestibles » en Angleterre et repris en France par le mouvement Colibris

Cultiver des salades ou des plants de tomates devant chez soi, dans des jardinières à disposition des passants, et y planter une pancarte « Food to share » (nourriture à partager)…

L’idée, née à Todmorden, près de Manchester, a pris racine dans de nombreuses villes du Royaume-Uni et dans le monde sous le joli nom d’ « Incroyables Comestibles«  

En 2008, afin de recréer du lien social dans leur cité industrielle sinistrée, Mary et Pam plantent des pieds de rhubarbe près d’un arrêt de bus. Une soixantaine d’habitants jouent le jeu et installent des bacs de fruits et légumes partout dans la ville. Aujourd’hui, le Festival des récoltes accueille des visiteurs venus de tous horizons.  

Des groupes d’ Incroyables Comestibles entretiennent le buzz et font pousser menthe, aubergines et salades sur les trottoirs d’Ile-de-France (Essonne, Seine-et-Marne, Paris, notamment devant le Moulin à café, bar associatif du XIVe arrondissement), encouragés par le mouvement Colibris fondé par Pierre Rabhi. « Planter partout, même dans de tout petits bacs, note Cyril Dion, directeur de Colibris, est un moyen de sensibiliser le plus grand nombre à cette nécessité de se relier par un acte fort à la terre qui nous nourrit. »

https://www.cotemaison.fr/plantes-fleurs/troc-de-plantes-nourriture-a-partager-jardin-a-cultiver_19298.html

Ce mouvement dérange le NWO puisque même poser des pots de fruits et légumes sur du béton faut demander un permis de planter…

2) essayer de cultiver un jardin via une association ou prêté par un particulier pour cultiver dans un jardin vous pouvez adhérer à une association locale propriétaire de jardins, appelée communément « association jardins partagés » (en gros, un jardin coupé en plusieurs mini jardins chacun cultivé par un membre de l’association) et qui est géré nationalement par l’association national « Le jardin dans tous ses états »

http://jardins-partages.org/spip.php?page=presentation

Voici un site qui recense les jardins partagés sur Paris 19 arrondissement

https://www.cheminsdejardins.com/

Pour connaitre les jardins partagés dans votre ville, tapez jardin partagé en mot clé plus le nom de votre ville sur le moteur de recherche internet

Sinon vous pouvez repérer un espace vert proche de votre immeuble et demander à votre bailleur d’immeuble la permission de le cultiver avec l’accord de vos voisins

« Le jardin partagé est créé à l’initiative d’habitants qui désirent jardiner ensemble dans un lieu convivial. Pour aider les porteurs de projet, le Centre ressource pour les jardiniers urbains anime des rencontres et des ateliers d’information. »

https://www.paris.fr/pages/les-jardins-partages-203/

Le nouvel ordre mondial a peur vu qu’il oblige les gens qui veulent cultiver des espaces verts en ville de lui demander l’autorisation et de se regrouper en associations, bref des tas de paperasse compliqués.

Sinon il y a des propriétaires qui vous prêtent leur jardin gratuitement  sur les sites leboncoin.fr (en tapant jardin et prix 0 euros), https://www.pretersonjardin.com/, https://www.plantezcheznous.com/, mais faut là aussi faire gaffe au  prêt gratuit ou payant car le contrat peut être bourré de pièges comme ici

https://www.pretersonjardin.com/images/stories/contrat-psj.pdf

Si par exemple le propriétaire vous donne oralement la permission pour planter des tomates, mais plus tard dit qu’il n’a jamais dit cela, et qu’il dit que  vous avez gâché son terrain avec les tomates, que les tomates ont attrapé une maladie mildiou ou autre,  il pourra vous demander une compensation financière…

ou même ne pas vous laisser récolter le nombre de fruits et légumes que vous avez espéré avoir le droit de récolter

Sur le bon coin.fr et d’autres sites, ils prêtent leur jardin gratuitement, mais faut jamais faire sans un contrat bien défini sinon ils peuvent vous demander des compensations financières pour chaque culture ratée sur leur terrain…

3) soutenir les associations ou agriculteurs sur le point d’être expropriés par les multinationales:

Le NWO attaque directement les jardins des associations avec des engins de chantier pour les voler de leurs jardins avec la bénédiction de l’état expropriateur pour les empêcher de distribuer gratuitement à plein de monde des fruits et des légumes bio gratuits comme ici

https://www.papayoux.com/fr/cagnotte/collectif-de-defense-des-jardins-ouvriers-d-aubervilliers

billgates_monsanto

Bill Gates : « Je veux juste que le monde soit sain,
c’est pourquoi j’ai acheté 500 000 actions de Monsanto… »

Apparemment cela passe mieux si l’association fait passer le jardin pour un lieu pédagogique d’apprentissage pour les enfants, vu que les enfants font des erreurs, ils peuvent gâcher les plantations ce qui explique pourquoi le NWO n’a pas attaqué ces jardins ci

https://www.papayoux.com/fr/cagnotte/jardins-partages-millery

https://www.colibris-lafabrique.org/les-projets/lecovillage-de-pourgues

4) échanger les graines et les pots de fruits et légumes ou vos biocomposts contre les graines, pots de fruits, légumes dont vous avez besoin.

L’échange des graines dérange le NWO vu qu’il a censuré 2 liens

https://www.trocvert.fr/ (source censuré)

https://seeddating.grainesdetroc.fr/ (source censuré)

Troc de plantes ou de pots de fruits ou de légumes ou de graines ou semis ou boutures

vous pouvez organiser des évènements trocs de plante sur ce site ou voir ceux organisés par les autres associations sur ces sites

https://www.troc-aux-plantes.com/

https://labouture.fr/FETE-DES-JARDINS-MOROGUES-10202.html

https://www.jardinature.net/page_echanges.htm

https://www.pretersonjardin.com/reseau.html

https://www.letrocjardins.fr/Les-annonces-du-troc-jardins#forum479

N’allez pas dans les évènements qui demandent votre inscription pour se rendre au troc  et font du fichage (voilà pourquoi sur les sites en même temps qu’ils parlent de troc de plantes, ils parlent aussi de bourses de plantes et disent que c’est la même chose).

Certains évènements sont organisés dans les mairies pour ficher les propriétaires restants et ensuite les exproprier dans le plan de Klaus Schwab.

Vous pouvez par contre aller dans des petits évènements organisés dans les rues sans inscription par des petites associations non big brother.

Un troc de plantes, comment ça marche ?

Un troc de plantes est une manifestation des amoureux des jardins et des plantes. Ce type d’événement a lieu, le plus souvent, deux fois par an, en début de printemps et d’automne. L’objectif est de réunir des jardiniers au même endroit et de faciliter ainsi les échanges entre les passionnés et les amateurs.

Participer à un troc aux plantes, c’est l’occasion :

  • d’échanger des plantes, des graines, des semis, des boutures, des bulbes et bulbilles, des rejets, des drageons… mais aussi des plantes dont vous ne voulez plus. Il est possible d’échanger des plantes contre des savoir-faire, concernant des techniques de jardinage par exemple. Parfois, on peut vendre ou acheter mais ce n’est pas dans la philosophie de la bourse aux plantes.
  • de rencontrer d’autres jardiniers passionnés et de passer un moment convivial,
  • de revenir avec des nouvelles plantes à moindre frais,
  • de partager des connaissances, des expériences de jardinage,
  • de découvrir de plantes inconnues ou oubliées,
  • de dénicher des plantes introuvables dans le commerce.

Ces événements sont organisés par des associations, des collectivités ou des particuliers et le plus souvent, c’est gratuit.

Voici quelques conseils pour bien échanger vos plantes et être prêt pour le jour J

Pour proposer des plantes à l’échange :

  • Prévoyez plusieurs types de plantes : des vivaces ou arbustes de culture facile, à la portée des débutants mais aussi des plantes moins courantes qui raviront les jardiniers expérimentés et constitueront une bonne monnaie d’échange avec les passionnés. Évincez celles qui, trop dynamiques, posent problème dans votre jardin (celles qui drageonnent beaucoup ou se ressèment à outrance), ce serait un cadeau empoisonné !
  • Anticipez et préparez les plantes à échanger plusieurs semaines voir plusieurs mois à l’avance pour que les plantes soient bien enracinées et offrent une bonne reprise. Pour ce faire, pensez à garder tous vos surplus, vos excédents de semis ou les semis spontanés, divisions, etc. Par contre, si vous voulez proposer des plantes en racines nues en automne, attendez le dernier moment pour les prélever.
  • Fournissez le maximum d’information : essayez de mettre les noms, en français et si possible en latin, avec le nom du genre, de l’espèce et de la variété, si vous la connaissez (cherchez sur Internet ou demandez de l’aide sur les réseaux sociaux ou les forums jardins) sur chaque godet ou pot (si vous n’avez pas d’étiquettes, découpez-en dans des bouteilles de lait et utilisez un marqueur à pointe fine indélébile pour écrire le nom). Pour échanger des graines, récoltez puis mettez en sachets étiquetés avec le nom et si possible la date et le lieu de récolte. Vous pouvez noter quelques informations sur la plante et quelques conseils pour le semis afin d’aider les jardiniers débutants. Si vous n’avez pas de sachets, vous pouvez les fabriquer en papier, très facilement, vous trouverez des tutoriels sur Internet. S’il s’agit de plantules issues de semis, notez la date du semis et la couleur si vous la connaissez.
  • Soignez le conditionnement et le transport : pour transporter des plantes en racines nues, des boutures racinées sans dommage, disposez-les dans du papier journal ou de l’essuie-tout, sans trop serrer et manipulez-les avec délicatesse. Si vous n’avez pas de godet ou de pot, recyclez des pots de yaourts ou de fromage blanc, le cul de bouteilles plastiques, des boîtes de conserve (tout cela percés pour que vos plantules ne s’y noient pas), des rouleaux de papier toilette, des barquettes ou des boîtes à œufs pour les semis. Arrosez vos godets avant de partir et prévoyez un petit pulvérisateur si la journée s’annonce très chaude (utile pour les boutures et les jeunes semis). Enfin, prévoyez des cagettes ou des cartons pour le transport à l’aller et au retour !
  • Pour adopter de nouvelles plantes en toute sérénité :
  • Prenez le temps de discuter avec les participants pour en savoir plus sur les besoins de la plante, son comportement… C’est souvent la meilleure façon de savoir si elle se plaira dans votre jardin mais aussi de se faire de nouveaux amis jardiniers !
  • Soyez vigilant et n’échangez pas de plantes maladives ou de mauvaises qualités  
  • Prévoyez un stylo, un bloc-note et des étiquettes à remplir sur place ! C’est toujours utile pour noter des noms de plantes ou des conseils.

https://www.promessedefleurs.com/conseil-plantes-jardin/ficheconseil/troc-ou-bourse-aux-plantes-nos-conseils-pour-sorganiser

NdR71 : des graines saines, naturelles et des idées sur le site de l’association Kokopelli :

https://kokopelli-semences.fr/fr/

Le blog Kokopelli :

https://blog.kokopelli-semences.fr

Nous avons relayé les écrits et informations du fondateur de Kokopelli Dominique Guillet depuis 2011 sur le blog Résistance 71. A lire ici 

MaJ 3 mai 2022 : Vidéo Greg Reese
« Big Pharma va contrôler l’alimentaire » :

fermes-verticales_GMO
Fermes verticales hors sols…

IA_agriculture
et IA : le cauchemar alimentaire dystopique de demain…

Empire anglo-americano-sioniste, Chine, Russie, guerre de contrôle sous influence… La fin de la domination occidentale ? Points de vues contrastés (avec Thierry Meyssan et Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 26 avril 2022 by Résistance 71

Analyse intéressante bien entendu, mais nous pensons que c’est beau l’optimisme. La mise en place du Nouvel Ordre Mondial continue, les banquiers n’ont plus besoin de la mondialisation. Maintenant ils sont passés à l’étape finale : réduction de la population mondiale de plus de 90%, mise en place de la grille de contrôle pour la dictature technotronique du reste de l’humanité. Les psychopathes sont aux manettes et seuls les peuples pourront les déloger. La Chine est le modèle de contrôle, Rockefeller l’avait annoncé en 1971 avant d’envoyer son larbin Kissinger préparer le terrain pour la “normalisation” des relations USA-Chine qui eut lieu en 1973. La Russie est rebelle, mais pas opposée, simplement les banquiers utilisent la Chine pour la contrôler, car oui sa puissance militaire est devenue relativement indomptable. Des milliards de dollars ont été transfusés dans la nouvelle Banque Asiatique d’Infrastructure et d’Investissement (BAII) basée à Shanghaï, tous les grands financiers du monde s’y donnent joyeusement la main… Voir à ce sujet notre article datant d’avril 2015 « Une nouvelle banque pour le Nouvel Ordre Mondial ? »  et sa suite en juillet 2016 : « L’empire chinois en devenir sort du placard ». Le reste n’est que poudre aux yeux, un leurre de plus. Si nous voulons sortir de ce piège qui se referme, c’est à nous de reprendre le pouvoir, personne ne le fera pour nous, certainement pas l’occident, mais pas non plus Poutine et encore moins Xi Jinping… Réveille-toi Thierry, la géopolitique est un leurre, une autre fadaise du système pour mieux nous maintenir divisés et donc asservis pendant que la même clique de privilégiés continue de contrôler le pouvoir toujours plus avant et accessoirement de se barrer avec la caisse, ça mange pas de pain !
~ Résistance 71 ~

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La fin de la domination occidentale

Thierry Meyssan

20 avril 2022

Url de l’article : https://www.voltairenet.org/article216522.html

Les États-Unis, qui ne participèrent que tardivement aux Guerres mondiales et ne subirent aucune perte sur leur territoire, sont sortis vainqueurs des conflits mondiaux. Héritant des empires européens, ils ont élaboré un système de domination faisant d’eux le « gendarme du monde ». Cependant, leur hégémonie était fragile et ne pouvait résister au développement de grandes nations. Dès 2012, des politologues commencèrent à décrire le « piège de Thucydide » par analogie avec l’explication que le stratège grec avait donné des guerres opposant Sparte à Athènes. Selon eux, la montée en puissance de la Chine rendait aussi inévitable l’affrontement avec les États-Unis. Constatant que, si la Chine est devenue la première puissance économique mondiale, la Russie est devenue la première puissance militaire, Washington décida de les combattre l’une après l’autre.

C’est dans ce contexte qu’intervient la guerre en Ukraine. Washington la présente comme « agression russe », adopte des sanctions et contraint ses alliés à les prendre aussi. La première remarque qui vient à l’esprit, c’est que les Etats-Unis, se sachant inférieurs militairement, mais supérieurs économiquement, ont décidé de choisir leur champ de bataille. Cependant l’analyse des forces en présence et des mesures prises dément cette lecture des événements.

LE SYSTÈME ÉCONOMIQUE MONDIAL

Le système économique mondial a été créé par les Accords de Bretton Woods, en 1944. Ils visaient à instaurer un cadre pour le capitalisme au-delà de la crise de 1929, dont le nazisme n’avait pas été la solution. Les États-Unis imposèrent leur monnaie comme référence convertible en or. Ni l’Union soviétique, ni la Chine ne participèrent à cette conférence.

En 1971, le président Richard Nixon décida d’en finir officieusement avec la parité de dollar en or. Il peut ainsi financer la guerre du Vietnam. Concrètement, il n’y avait plus de taux de change fixes. La mesure ne fut officialisée qu’une fois la guerre finie, en 1976. C’est aussi à ce moment-là que la Chine fit alliance avec les multinationales anglo-saxonnes. La Communauté européenne (ancêtre de l’Union) s’adapta en encadrant les taux de change désormais flottants, en 1972 (le « serpent monétaire »), puis en créant l’euro.

À partir de 1981, les États-Unis commencent à laisser filer leur dette. Elle passa de 40 % de leur PIB à aujourd’hui 130 %. Ils tentèrent de globaliser l’économie mondiale, c’est-à-dire d’imposer leurs règles aux pays solvables et de détruire les structures étatiques des pays restants (la stratégie Rumsfeld/Cebrowski). Pour payer leur créance, ils imprimèrent des dollars, espionnèrent les sociétés de leurs alliés et volèrent toutes les réserves de deux gros États pétroliers, l’Iraq et la Libye. Personne n’osa rien dire, mais à partir de 2003, le système économique des États-Unis n’était plus celui qu’il prétendait être. Officiellement ils étaient toujours libéraux, mais chacun pouvait constater qu’ils ne produisaient plus ni leur nourriture, ni leurs marchandises de première nécessité, et qu’ils ne se nourrissaient plus que de rapines.

L’économie états-unienne, qui représentait un tiers de l’économie mondiale lors de la dissolution de l’URSS, n’en est plus qu’un sixième.

De nombreux États anticipent la fin des règles de Bretton Woods et réfléchirent à une nouvelle donne. En 2009, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, bientôt rejoints par l’Afrique du Sud pour l’Afrique, créent les BRICS. Ces pays se sont dotés d’institutions financières qui, à la différence du FMI et de la Banque mondiale, ne conditionnent pas leurs prêts à des réformes structurelles ou à des engagements politiques d’alignement sur Washington. Ils préfèrent investir en leasing, le pays hôte devenant propriétaire de l’investissement lorsque celui-ci est rentabilisé.

En 2010, la Biélorussie, le Kazakhstan et la Russie, bientôt rejoints par l’Arménie, fondèrent l’Union économique eurasiatique. Ces pays frontaliers instaurèrent une zone de libre échange avec l’Égypte, la Chine, l’Iran, la Serbie, Singapour et le Viêt Nam. Ils pourraient être rejoints par la Corée du Sud, l’Inde, la Turquie et la Syrie.

En 2013, la Chine débuta son vaste projet de « Nouvelles routes de la soie ». L’année suivante, lorsque son PIB dépasse celui des États-Unis en parité de pouvoir d’achat, Beijing créa la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), puis en 2020, il encadra les capitaux étrangers.

En 2021, l’Union européenne imagina sa Passerelle mondiale (Global Gateway) pour concurrencer la Chine et imposer son modèle politique. Mais cette exigence fut vécue comme un sursaut colonial par de nombreux pays et fit l’objet d’un rejet massif.

Progressivement le bloc russe et le bloc chinois se sont rapprochés grâce au projet commun de Grand Partenariat Eurasiatique Global (2016) dans le cadre de l’Organisation de coopération de Shanghai. Il s’agit de développer l’ensemble de cet espace en y créant des voies de communication équilibrées sur les bases idéologiques définies par le Kazakh Sultan Nazerbayev : l’inclusivité, l’égalité souveraine, le respect de l’identité culturelle et socio-politique, l’ouverture et la disponibilité à intégrer d’autres ensembles.

La tentative de Washington de détruire cet ensemble en formation n’a aucune chance d’aboutir. Il est frappant de constater que :
l’attaque économique a débuté non pas avec l’invasion de l’Ukraine, mais deux jours avant.
elle se porte avant tout contre les banques russes, les milliardaires russes et l’industrie gazière russe et pas du tout sur le nouveau système de communication eurasiatique.
enfin elle vise à exclure la Russie des organisations internationales, mais ne concerne pas les Etats qui refusent de condamner la Russie. Par conséquent elle va la pousser dans les bras de Beijing.

En d’autres termes, les États-Unis n’isolent pas la Russie, mais ils isolent l’Occident (10 % de l’humanité) du reste du monde (90 % de l’humanité).

LE PROCESSUS DE SÉPARATION DE L’OCCIDENT DU RESTE DU MONDE

– 0. Le lendemain même de la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des Républiques populaires de Donestsk et de Lougansk (21 février 2022), les États-Unis attaquaient économiquement la Russie (22 février). L’Union européenne leur emboitait le pas le surlendemain (23 février). Vnesheconombank et Promsvyazbank étaient exclues du système financier mondial.

Vnesheconombank (VEB.RF) est une banque de développement régional. Elle aurait pu aider celui du Donbass. Promsvyazbank (PSB) investit principalement dans le secteur de la Défense. Elle aurait pu jouer un rôle en application du traité d’Assistance mutuelle.

-1. La Russie ayant débuté une opération militaire spéciale en Ukraine (24 février), les États-Unis étendirent l’exclusion des deux premières banques du système financier mondial, à toutes les banques russes (25 février). L’Union européenne lui emboîta le pas (25 février).

-2. Afin de prévenir le maximum d’États de se rallier à la Russie, Washington étendit les interdictions commerciales à la Biélorussie. L’Union européenne commença à priver les banques russes d’accès au système SWIFTn selon les instructions états-uniennes précédentes, étendit à son tour les sanctions au Belarus et censura les médias publics russes, Russia Today et Sputnik (2 mars)

-3. Washington commença à s’en prendre à des citoyens russes fortunés (appelés à tort « oligarques ») ayant de mauvais rapports avec le Kremlin (3 mars) et à interdire les importations de sources d’énergie russes (8 mars). L’Union européenne lui emboîta le pas, mais résista en ce qui concerne l’interdiction d’importer le gaz russe qui lui est indispensable (9 mars).

-4. Washington étend les sanctions financières au sein du FMI et de la Banque mondiale, en outre, il élargit la liste des oligarques et interdit l’exportation de produits de luxe en Russie (11mars). L’Union européenne lui emboite le pas (15 mars).

– 5. Washington s’assure que les membres de la Douma et les oligarques n’ont plus aucun droit en Occident ; que la Russie ne pourra plus utiliser ses avoirs aux USA pour payer ses dettes aux USA ; et qu’elle ne pourra plus utiliser son or pour payer ses dettes à l’étranger (24 mars). L’Union européenne la suit dans ces interdictions. Elle prononce l’interdiction d’importer du charbon et du pétrole russe, mais toujours pas d’interdiction du gaz.

LA RÉPONSE DU RESTE DU MONDE

C’est un phénomène extrêmement surprenant à observer : les États-Unis sont parvenus à faire basculer une majorité d’États de leur côté, mais ces États sont les moins peuplés du monde. Tout se passe comme s’ils n’avaient pas de moyens de pression sur des pays capables d’indépendance.

Du fait des actions unilatérales des Anglo-Saxons et de l’Union européenne, le monde est en train de se diviser en deux espaces hétérogènes. L’ère de la globalisation économique est terminée. Les ponts économiques et financiers sont brisés un à un.

Réagissant avec rapidité, la Russie a convaincu ses partenaires du BRICS de stopper leurs échanges en dollars et de créer à terme une monnaie virtuelle commune pour leurs échanges. D’ici là, ils procéderont en or. Cette monnaie devrait être basée sur un panier des monnaies du BRICS, pondérées en fonction du PIB de chaque État membre, et sur un panier de matières premières cotées en bourse. Ce système devrait être beaucoup plus stable que l’actuel.

Surtout, la Russie et la Chine apparaissent comme beaucoup plus respectueux de leur partenaires que les Occidentaux. Jamais ils n’exigent de réformes structurelles, ni économiques, ni politiques. L’affaire ukrainienne montre aux yeux de tous que Moscou ne cherche pas à prendre le pouvoir à Kiev et à occuper l’Ukraine, mais à repousser l’Otan et à combattre les bandéristes (les « néo-nazis » selon la terminologie du Kremlin). Rien que de très légitime, même si la méthode est brutale.

Dans la pratique, on assiste à la fin de quatre siècles de domination des Occidentaux et de leurs empires. C’est un affrontement entre des manières de penser différentes.
Les Occidentaux ne pensent plus qu’en termes de semaines. Avec cette courte vue, ils peuvent avoir l’impression que les États-Unis ont raison et les Russes tort. Au contraire, le reste du monde pense en décennies, voire en siècles. Dans ce cas, il ne fait pas de doute que les Russes ont raison et les Occidentaux dans leur ensemble ont tort.
Par ailleurs, les Occidentaux rejettent le Droit international. Ils ont attaqué la Yougoslavie et la Libye sans autorisation du Conseil de sécurité et ont menti pour attaquer l’Afghanistan et l’Iraq. Ils n’acceptent que les règles qu’ils édictent. Au contraire, les autres États aspirent à un monde multipolaire dans lequel chaque acteur penserait en fonction de sa propre culture. Ils ont conscience que seul le Droit international permettrait de préserver la paix dans le monde tel qu’ils le rêvent.

Plutôt que d’affronter la Russie et la Chine, les États-Unis ont choisis de se replier sur leur empire : d’isoler l’Occident afin d’y maintenir leur hégémonie.

Depuis 2001, tous les dirigeants mondiaux considèrent les Occidentaux et particulièrement les États-Unis, comme des prédateurs blessés. Ils n’osent pas les affronter et cherchent comment les accompagner gentiment au cimetière. Nul n’avait envisagé qu’ils s’isoleraient pour mourir.

Chine_modele
Notre hypothèse est la suivante : La Chine, modèle du N.O.M
et inféodée à la City de Londres depuis le XIXème siècle et
les deux guerres de l’opium, est utilisée par l’empire pour piéger la Russie rebelle.
Nous sommes dans une partie de billard à trois bandes…

A suivre donc…