Archive pour terrorisme d’état

Quand pensées « marxienne » et « anarchiste » convergent vers une conclusion commune contre la dictature marchande…

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état, Uncategorized with tags , , , , , , , , , , on 6 novembre 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

6 novembre 2019

 

Réflexions et conclusions convergentes en provenance de deux modes de pensée rendus « antagonistes » et qui pourtant convergent vers une solution commune pour l’émancipation de la société humaine: les pensées « marxienne » et « anarchiste » dans une forme moderne complémentaire.

Par delà les guerres de clocher factices et futiles de la dictature marchande…

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Révolution sociale: La bourse du travail comme outil de solidarité et d’éducation…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 1 novembre 2019 by Résistance 71

 

“Éduquer pour révolter.”
(Fernand Pelloutier)

 

Les bourses du travail, une expression de l’autonomie ouvrière

 

Paris-Luttes Info

 

25 octobre 2019

 

source: 

https://paris-luttes.info/les-bourses-du-travail-une-1898?lang=fr

 

On peut considérer que les Bourses du travail sont la première marque de maturité du syndicalisme révolutionnaire naissant en France en 1892. C’est la spécificité du mouvement ouvrier et syndical français qui se réorganise suite au massacre de la Commune de Paris, achevée par la Semaine sanglante (du 21 au 28 mai 1871).

C’est en parallèle la réaction au syndicalisme corporatiste (contraire de interprofessionnel) de la Fédération Nationale des Syndicats, contrôlée par le Parti Ouvrier Français de Jules Guesde, premier propagandiste du marxisme dans l’hexagone en y apportant néanmoins une vision social-démocrate et avant-gardiste : contrôle du syndicat par le parti politique formé en élite. La Bourse du travail, apparu en 1887 à Paris, était en premier lieu une structure ancêtre à ce que l’on pourrait nommer aujourd’hui Pôle Emploi. C’était un bureau de placement pour les ouvriers et également un lieu qui permettait d’informer et relayer les demandes d’emplois et les formations professionnelles selon une zone géographique donnée. Comme ces bâtiment, étaient fréquentés et gérés que par des ouvriers, les Bourses du travail devinrent vite des lieux d’échanges, de communications puis de coordination avec petit à petit une conscience de classe qui émergea et qui transforma la Bourse du Travail en lieu de contre-pouvoir.

Devant ce nouvel outil et son efficacité populaire, d’autres Bourses du Travail voient le jour sur le territoire jusqu’à la création en 1892 d’une Fédération des Bourses du travail.

Le syndicalisme révolutionnaire apparaît en corollaire avec l’entrée massive dans ces structures de militants ouvriers anarchistes qui abandonnent à cette période leur stratégie « illégaliste » de la « propagande par le fait » (attentats, braquages) en proie à une terrible répression et des militants ouvriers blanquistes et allemanistes (socialistes révolutionnaires) abandonnant leur stratégie « insurrectionaliste » (insurrections spontanée et continues), les Bourses du Travail se transforment en véritable arme prolétarienne de contre-culture, formation, contre-pouvoir et sociabilité ouvrière.

Avec cette dynamique de fusion de ces trois courants révolutionnaires prolétariens, elles portent alors une solidarité dépassant les diversités de professions et de corporations pour s’inscrire dans une solidarité de proximité géographique, d’aspiration à la transformation sociale, car les militants ouvriers l’ont compris, c’est bien à travers la solidarité interprofessionnelle que l’éveil révolutionnaire vers le socialisme est le plus apte à s’affirmer et se développer. En effet, la finalité du projet des Bourses du Travail était d’être à la fois un outil d’émancipation intégrale des travailleurs-euses et un instrument d’organisation de la société future, en assurant la formation d’une classe ouvrière autonome grâce aux multiples services qu’elles proposaient. L’efficacité est telle qu’en 1896 on dénombre 46 Bourses du travail qui ont fédérés 862 syndicats.On estime à 48% le nombre de syndiqués en 1900 rattachés à une Bourse du Travail via l’adhésion de leur syndicat.

La Bourse du Travail ne se limitait pas à une lutte de classe quotidienne, les militants ouvriers révolutionnaires et syndicalistes ont formé la structure pour qu’elle soit en capacité de se substituer aux institutions bourgeoises. Concrètement, dans le processus révolutionnaire la Bourse du travail devait prendre le pouvoir sur la municipalité, le conseil général ou le département, mais aussi et surtout réorganiser la production, la circulation et la répartition des services locaux et des produits matériels. Elle apparaît alors comme étant la seule structure capable d’assurer une socialisation réelle sur l’échelon local/départemental/régional.

En 1902, la Fédération des Bourses du travail fusionne avec la Confédération Général du Travail crée en 1895 sur les cendres de l’ancienne fédération corporative des syndicats en perte de vitesse. Cela va permettre d’incorporer les Bourses du Travail dans ce qu’on appelle les Unions Locales ou Union Départementale de la Confédération et ainsi donner une vision nationale voir internationale de la révolution sociale car l’Union Locale, la Bourse du travail, pouvait alors assurer le lien sur de plus grosses échelles via la structure confédérale.

Bref, les Bourses du travail, après le premier rôle institutionnel d’en faire des bureaux de placement et des locaux de réunions, deviennent très vite des centres d’éducation populaire – comme disait Fernand Pelloutier : « Éduquer pour révolter » – et des foyers d’agitation constante d’autonomie ouvrière où les militants ouvriers se forgent leur propre expérience. L’action syndicale que les Bourses mènent se définit par le rôle solidaire envers les grèves locales, voire nationales, même si elle n’avait pas vocation à être actrices premières, l’instrument de lutte étant alors le syndicat groupant les travailleurs-euses concerné-es. La Bourse jouait bien souvent un rôle déterminant en raison de l’expérience et des conseils qu’elle pouvait donner, de la capacité d’intervention et d’organisation de ses militants ou encore de la solidarité financière et morale qu’elle entraînait. Mais elle se définit aussi dans une implication dynamique lors de journées comme le 1er mai, par la diffusion et la formation des idées, par des revendications du syndicalisme d’époque comme la journée de huit heures, par la grève générale ou encore l’antimilitarisme et anti-guerre à la veille du premier conflit mondial.

En étant une structure d’entente, de regroupement et de coordination au niveau local, le but principal des Bourses en cas de mouvement de grève était la solidarité à tous les niveaux, auprès de toutes les corporations de la ville, de la localité : par exemple, l’organisation d’une caisse de grève afin de pouvoir soutenir financièrement toutes les corporations engagées dans un conflit social, et l’envoi de militants sur les lieux afin de servir de conseillers et d’orateurs. Bien souvent, l’intervention de militants expérimentés des Bourses dans un conflit fut déterminante pour la réussite de celui-ci.

Les militants syndicalistes des Bourses du Travail de cette époque étaient convaincus que pour arriver à l’émancipation du prolétariat, il fallait lui donner les moyens de s’émanciper, de pouvoir porter et assumer un projet de transformation sociale dont les bases sont posées dans le monde capitaliste par les organisations de classe et d’autonomie ouvrière : les syndicats d’industries, les Unions Locales et les Bourses du Travail.

L’objectif des Bourses du travail était donc de rendre le socialisme plus attrayant en privilégiant cette autonomie, en organisant des fêtes, des conférences et soirées musicales ou théâtrales qui débouchaient sur des causeries, des débats autour de thèmes politiques, culturels et du travail, tout en gardant une pratique de classe, c’est-à-dire que, contrairement aux partis et organisations politiques, tout était organisé par la classe et pour la classe suivant la devise de la Première Internationale (association de travailleurs créée en 1864 par des militants révolutionnaires essentiellement français et anglais) : « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

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4 textes modernes pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Nouvel Ordre Mondial et détournement de la science: la fraude du darwinisme social (Dean Henderson)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 14 octobre 2019 by Résistance 71

 

La fraude du darwinisme social

 

Dean Henderson

 

6 octobre 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/10/05/the-social-darwinism-fraud-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est important de comprendre la transition historique de la méthodologie employée par les “élites” dans leur quête sans fin du contrôle des gens et des ressources de la planète.

Très important est le glissement de la confrontation ouverte avec une suppression violente des mouvements de libération, vers des formes plus masquées de guerre psychologique et de déformation de l’information au travers des médias de masse.

La gestion de la perception est le nom de ce petit jeu.

Cette bataille engagée pour nos esprits peut prendre bien des formes, mais elle commence par l’insertion de pré-requis philosophiques clefs dans le consensus public. Une des formes les plus insidieuses est le darwinisme social, qui prêche “la loi, la survie du plus fort, du plus apte” et renforce le paradigme de la domination du haut vers le bas. Cette vision du monde frauduleuse, “luciférienne”, renforcée par des “recherches scientifiques” financées par de grandes entreprises, doit être démontée et discréditée si nous désirons vraiment progresser en tant qu’espèce.

L’expédition de Charles Darwin fut financée par la noblesse d’Europe. Il était lui-même franc-maçon. Malgré ce pédigré élitiste, sa recherche le mena à une conclusion des plus importantes et ce ne fut pas celle de la “survie du plus apte”, mantra que l’élite globaliste a déployé depuis pour tout justifier, du colonialisme à l’esclavage en passant par le système des banques centrales et du capitalisme monopoliste. Plutôt, la thèse centrale de Darwin fut que la survie d’une espèce était plus dépendante d’un haut degré de coopération au sein de cette espèce.

J’ai grandi dans un ranch de quelques 800 hectares et j’ai vécu à la campagne le plus clair de ma vie. J’ai chassé, pris au piège, pêché, élevé du bétail et eu des animaux domestiques. J’ai arpenté un nombre incalculable de kilomètres des pistes du Montana où j’ai rencontré des grizzlys, des bouquetins, des élans et des loups. Nous avons récemment visité avec ma femme le parc naturel de Krüger en Afrique du Sud. De toutes ces expériences, je n’ai jamais, jamais rencontré deux animaux sauvages s’affrontant dans un combat à mort. Ce que j’ai vu en revanche, c’est la coopération et ce à bien des niveaux différents, non seulement au sein de la même espèce, mais aussi entre les espèces. Et pourtant, si vous regardez un documentaire sur la vie sauvage de la Royal Geographic Society, le thème du conflit (NdT: et de la prédation, qui ne représente qu’une infime partie de la vie sauvage…) est omniprésent.

Allez marcher en forêt et vous entendrez le chants des oiseaux avertissant le renard que vous marchez dans sa direction. Observez des daims et vous verrez les membres en bonne santé sur le qui vive et attendre les jeunes, les vieux et les malades. Visitez Krüger et vous y verrez des phacochères rester près des zèbres. Les zèbres peuvent voir au dessus des herbes hautes de la savane et voir les lions approcher, tandis que le phacochère plus trapu et aux défenses acérées peut donner du fil à retordre suffisamment longtemps à un lion pour que les zèbres puissent se sauver d’une embuscade.

J’ai eu deux chiens pendant près de 15 ans. Buck , le plus grand, pliait à Milo, plus petit mais plus vieux et il le fit toute sa vie. Ils n’eurent jamais de confrontation physique. bien que Buck fut le plus physique et le plus fort des deux, il ne vit jamais un quelconque intérêt à “jouer à l’alpha”. Buck savait que la coopération était un chemin bien plus sécure et facile. A son tour, Milo n’a jamais poussé sa position respectée “d’ancien”.

Plus tard, j’ai adopté une famille de trois chats, mâles. Quand Bob attrapait une souris, il la donnait souvent à Loris. Quand Loris en attrapait une, il la donnait à Harvey. Nous avions pris l’habitude d’observer pour anticiper le fait qu’il pourrait se battre pour la souris, mais ils ne le firent jamais. Souvent ils opéraient en triangulation pour chasser, tout en demeurant très attentif au fait qu’il puisse y avoir d’autres prédateurs plus gros dans la zone.

Bien que se produisent des confrontations dans la communauté animale, le plus souvent durant les périodes de rut et de chaleur et quand la nourriture devient plus rare. Les garçons sont et seront des garçons. Tout être vivant doit manger. Mais pourquoi donc le média de gestion de la perception Tavistok se focalise t’il tant sur ces rares incidents et si peu sur la coopération bien plus prévalente au sein de la communauté naturelle ? Parce que le faire détruirait le mythe que le capitalisme monopoliste est un système économique suivant la loi naturelle.

La veulerie, la gourmandise ne sont en rien naturelles. La coopération en revanche l’est. Nous sommes de manière inhérente des êtres d’amour et de compassion.

L’élite globale a utilisé cette même fausse version du néo-darwinisme dans leur portrait des peuples indigènes. On nous raconte, souvent pour justifier une quelconque guerre du pétrole menée par Exxon-Mobil ou la City Bank, que “les Indiens étaient constamment en guerre entre eux (bla bla bla bla).” Pourtant, n’importe lequel anthropologue culturel honnête vous dira que les peuples amérindiens ne s’engageaient que très rarement dans des guerres inter-tribales/nations pendant les plus de 100 000 ans qu’ils ont passés avant tout contact avec les Européens.

Les nations pré-colombiennes n’avaient pas non de “chef alpha”. Ils avaient des conseils de clans et de tribus, qui consistaient en des assemblées d’anciens et d’anciennes, dont l’expérience de la vie était hautement respectée. Les jeunes chasseurs / guerriers (NdT: les mêmes, pas d’armées professionnelles chez les Indiens, la défense est prise en main par la communauté) étaient toujours attendus de respecter et de montrer de la déférence envers ces anciens. Parmi les Indiens Lakota (NdT: une des nations de la grande nation Sioux des grandes plaines), le chasseur qui avait tué l’animal mangeait toujours le dernier, renforçant ainsi la vertu d’humilité et décourageant toute arrogance. La force n’était en aucun cas le droit dans la société tribale. Le concept même de “chef” fut imposé aux peuples natifs par les colonisateurs de la “couronne” (City de Londres).

La noblesse européenne luciférienne a vu ce modèle tribal communiste comme une menace à son empire commercial et industriel grandissant. Alors elle s’alloua les services mercenaires de gens comme Albert Pike, fondateur de rite franc-maçon écossais aux Etats-Unis et du Ku Klux Klan, pour lancer les guerres indiennes.

Ces mercenaires ont aussi enseigné aux Indiens de scalper, leur payèrent des récompenses avant d’envoyer les scalps à leurs dégénérés européens pour en faire dieu sait quoi. La société secrète d’agents de la couronne Skull & Bones (NdT: dont le QG est à l’université de Yale, toujours aujourd’hui…) a été rapportée conserver le crâne de Geronimo après sa mort dans leur maison des horreurs à Yale.

Les sbires de Pike choisirent ensuite des “chefs” de tribus, ceux suffisamment veules pour pouvoir être achetés, souvent avec des armes et du whisky. Ces “chefs” pas à pas, remplacèrent les conseils traditionnels de tribus, signèrent des traités abandonnant de vastes territoires ancestralement tribaux et furent soudoyés pour attaquer d’autres tribus pour créer la division nécessaire aux élites afin de pouvoir détruire le modèle d’existence et de gestion des peuples originels fondé sur la nature et l’harmonie avec la terre, pour pouvoir mieux la voler et la piller.

Pike était un franc-maçon du 33ème degré et un agent de la “couronne” (City de Londres). Il amena la franc-maçonnerie aux Etats-Unis dans la ville de Charleston en Caroline du Sud dans les années 1870. Son livre “Morals and Dogma” sert toujours de bible aux franc-maçons américains aujourd’hui.. Dans son livre, Pike proclame le tournant satanique de la franc-maçonnerie épousant “La religion maçonnique qui par chacun d’entre nous initiés dans ses plus hauts degrés, devra être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne.

Le néodarwinisme est un mode de penser le monde luciférien chargé de peur. C’est une réalité antinomique à la nature. Le paradigme de la domination qu’il justifie est une construction humaine industrielle occidentale mis en place pour donner une certaine logique à la subjugation passée, présente et à venir de la planète et des gens qui l’habitent par une “élite de sang” auto-proclamée “Illuminati”.

Dernière pensée: Si le contrôle de l’économie (et du pouvoir) mondial est aussi simple que le prétend la thèse de la “survie du plus apte/fort” et celle de la “domination du mâle alpha”, alors ne serait-ce donc pas Evander Holyfield (NdT: grand champion de boxe poids lourd) qui devrait être le proprio de la Bank of America, alors que le chétif gringalet CEO de la Goldman Sachs Lloyd Blankfein serait le locataire d’une baraque de Harlem infestée de cafards ?…

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Charles_Mcdonald_Anthropologie_Conferences-Causerie-et-Analyses

 

Des anarchistes aux Gilets Jaunes… Retour aux lois scélérates, entretien avec l’avocat Raphaël Kempf (vidéo)

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Résistance 71

 

6 octobre 2019

 

Excellent entretien de l’avocat des Gilets Jaunes (entre autre) Raphaël Kempf avec la journaliste Aude Lancelin pour Quartier Libre (vidéo ci-dessous), une des toutes dernières de cette profession qui pose encore des questions pertinentes mais surtout, surtout, qui laisse parler ses interlocuteurs sans les couper et sans réduire le débat à une bouillie inculte pré-digérée pour public infantilisé et dépolitisé de la société marchande.

Kempf, dans son dernier livre « Ennemis d’État, les lois scélérates des anarchistes aux terroristes » (La Fabrique, 2019) fait un juste parallèle entre ces lois anti-anarchistes de 1893 et 1894 et la dérive liberticide prise par les gouvernements français successifs depuis au moins Sarkozy. Sachons que la dernière de ces lois scélérates du 28 juillet 1894, interdisant tout prosélytisme anarchiste, ne fut officiellement abrogée qu’en décembre 1992, dans le second septennat de Mitterrand.

Il est grand temps de nous organiser pour mettre un terme à la dictature en marche qui se durcit semaine après semaine et ce n’est pas le dernier évènement sanglant récent de la préfecture de police de Paris qui va nous faire sortir de l’engrenage totalitaire pris depuis déjà un bon moment, c’est l’évidence même. Gageons que quelques projets de lois liberticides sont même déjà sous le coude, prêts à être passés par la fine équipe de clampins inutiles siégeant dans cette parodie, cette insulte, au concept même de démocratie, qu’est l’Assemblée Nationale, nid de parasites à la solde des intérêts particuliers du plus petit nombre.

Plus que jamais il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! Qu’on se le dise !

A voir et à diffuser sans modération…

 

 

La 4ème de couverture du livre de R. Kempf:

« Le 9 décembre 1893, l’anarchiste Auguste Vaillant lance une bombe dans la Chambre des députés en pleine séance parlementaire, faisant quelques blessés légers. Deux jours plus tard, la même Chambre vote à la hâte la première des « lois scélérates » réprimant la presse et les opinions anarchistes, dont certaines dispositions – le délit d’apologie par exemple – sont promises à un long avenir. On doit à La Revue blanche d’avoir mené la bataille contre les lois scélérates de 1893-1894 en rassemblant dans une brochure éponyme les plumes de Francis de Pressensé (fondateur de la Ligue des droits de l’homme), d’Émile Pouget et d’un jeune juriste, Léon Blum.
Lecteur averti de ces textes, Raphaël Kempf revient sur l’élaboration et l’application de ces lois d’exception et nous en livre la formule : votées dans l’émotion, elles donnent un pouvoir extraordinaire à l’État, à la police et au ministère public pour réprimer des adversaires politiques, avant de cibler peu à peu tous les citoyens. De la loi « contre les menées anarchistes » au XIXe siècle, aux lois « anticasseurs » et « antiterroristes » d’aujourd’hui, ce sont là autant d’indices des scélératesses législatives. »

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Entrevoir une solution et sortir de la dictature marchande:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

 

 

 

 

Société libre et égalitaire: Réflexions critiques chinoises avec Ba Jin

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 septembre 2019 by Résistance 71

Ce texte a été écrit et publié en 1921 en Chine… Il y a 98 ans ! Il pourrait tout aussi bien être écrit par un Gilet Jaune ou un Zapatiste du Chiapas aujourd’hui.

Comme nous le disons toujours, quand un ancien texte paraît tant d’actualité, c’est parce que rien n’a changé depuis tout ce temps de règne de la dictature marchande et de son garde-chiourme: l’État…

Il ne tient qu’à nous de changer tout cela: ici et maintenant et entrer dans la société des sociétés… Comprenons et transformons notre réalité pour finalement réaliser notre humanité, ensemble ! C’est unis dans le lâcher-prise de tous les antagonismes que nous triompherons, que l’humanité triomphera dans sa diversité naturelle et rayonnante sans haine, ni armes, ni violence !

~ Résistance 71 ~

 


Il suffit de dire… NON !

 

Comment allons-nous établir une société véritablement libre et égalitaire ?

 

Ba Jin*

1921

 

Source:

https://robertgraham.wordpress.com/2019/08/16/ba-jin-toward-a-free-society-1921/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Ba Jin (1904-2005). Romancier essayiste anarchiste chinois, auteur du roman “La famille” publié en 1933. Influencé par Kropotkine, il entretint une correspondance avec Emma Goldman qu’il considérait comme sa mère spirituelle. Le mouvement anarchiste chinois, très actif dans la gauche radicale entama un déclin sous le Kuomintang de Chang Kaï Chek et fut éliminé sous le régime maoïste. Ba Jin et son épouse furent persécutés durant la “révolution culturelle” dans les années 1960. Ba Jin est décédé en 2005 à l’âge de 101 ans.

En ce moment, ces mots “liberté et égalité” font partie du vocabulaire du tout à chacun d’entre nous. Mais posez quelques questions, demandez: “Qu’est-ce que la liberté ? et on vous dira: “liberté veut dire liberté d’opinion, liberté de la presse, liberté d’association et d’assemblée, liberté d’une correspondance privée.” Demandez: Qu’est-ce que l’égalité ? et on vous répondra: “tous les citoyens sont égaux devant la loi sans aucune différence entre les biens et les mal-nés.” ces définitions si étriquées n’ont rien à voir avec la véritable signification de liberté et d’égalité. Vous ne me croyez pas ? Lisez un peu ce qui suit…

La peste de la liberté des Hommes est l’État. 

Dès que l’État en est venu à exister, nous avons arrêté d’être libres. Peu importe ce que nous faisons ou disons, l’État vient fourrer son nez dans toutes nos affaires. Tout ce que nous demandons est de vivre en paix avec nos frères des autres nations, mais l’État veut faire de nous des “patriotes” à tout prix, nous enrôler dans ses armées et nous forcer à guerroyer et tuer nos voisins. Et ici en Chine, la situation est même pire: ici nous avons des Chinois assassinant d’autres Chinois. Depuis des années maintenant, dans les provinces du Hunan, de Shaanxi et du Sichuan, “la marée de sang humain est toujours haute et les piles de cadavres ne s’amenuisent pas.”


Laissez l’État dans les WC dans lequel
Vous l’avez trouvé en entrant…

Quelle horreur ! Autant donc pour les bénéfices que l’État nous a amené. S’arrogeant les ressources qui sont le bien commun de cette planète, les capitalistes nous ont meulé dans la pauvreté, une de celle qui nous refuse le droit de vivre. Non pas que l’État les punit pour cela: pis encore, il les protège au moyen de toute une batterie de lois.

Les gens n’ont plus rien à manger et non pas d’autre option que de voler la nourriture: le peuple va nu et n’a pas d’autre option que de voler des vêtements, il n’a pas d’autre option que de voler tout ce dont il a besoin. Le peuple est poussé, forcé à cela par les capitalistes. Et voilà l’État, dans toute sa “grandeur” (NdT: en français dans le texte original), nous remisant au rang de brigands et décrétant que nous sommes bons à rien et ne valons que pour le poteau d’exécution. On nous fauche à la mitraille pour avoir récupéré juste une petite fraction de ce que nous avons perdu, tandis que les capitalistes qui pillent allègrement le bien commun de notre planète, sont autorisés à vivre en paix.

Si on nous refuse le droit de voler, il ne nous reste plus rien d’autre à faire que de devenir des mendiants. l’attention des capitalistes, offensés par le spectacle, est d’instaurer une forme de charité. Certains d’entre eux nous insultent parce que nous mendions au lieu de travailler pour cette pitance minable.

Messieurs ! êtes-vous certains que nous ne voulons pas travailler ? C’est plus le cas pour nous qu’on nous refuse le travail et pourtant on nous insulte profusément. A y regarder sous cet angle, nous pouvons voir et constater que la “liberté et l’égalité” dont nous venons de parler, ne sont que concepts des plus étrangers aux gens ! De fait, peut-on parler ici de “liberté” et d’”égalité” ?  Je refuse de donner quelque crédit que ce soit au fait qu’il pourrait y avoir une telle sorte de liberté ! Mais que sont alors les véritables “liberté” et “égalité” ?

Voici ma réponse: l’anarchie. Voilà la véritable liberté. Et le communisme est la véritable égalité. Seule une révolution sociale peut nous permettre de construire une société réellement libre et égalitaire.

Mais qu’est-ce que l’Anarchie ?

L’anarchie est la mise à l’index de l’État et de toutes les institutions accessoires et leur remplacement par la propriété collective des moyens de production et des biens et services produits. Chaque individu contribuant selon sa capacité et recevant en accord avec ses besoins. Le travail étant partagé selon les capacités de chacun: quiconque a la capacité d’être médecin le sera et quiconque a la capacité d’être un mineur fait le boulot de la mine ; avec plus de temps dévoué aux taches directes et utiles et moins de temps gaspillé en des taches futiles et exténuantes. L’anarchie est un agencement qui vous donne de la nourriture quand vous avez faim, des vêtements à porter et un toit au dessus de votre tête. Tout le monde reçoit la même éducation sans distinction entre les plus intelligents et les plus lents.

Un anarchiste français a rappelé que “chaque individu se doit de travailler environ deux heures par jours pour que tous les besoins de la société soient satisfaits.” Kropotkine a rajouté: “Si tout le monde travaillait 4 heures par jour, ce serait suffisant, en fait plus que suffisant pour satisfaire tous les besoins de la société.

J’imagine qu’une telle proposition, couper la durée de travail au strict minimum, rallierait un soutien universel. Sans l’État et ses “lois”, nous aurions la véritable liberté: sans la classe capitaliste, nous aurions la véritable égalité.

Amis du monde du travail, pouvez-vous voir ce que serait une société libéré de tout pouvoir autoritaire (NdT: coercitif) ? Pouvez-vous voir comment égalitaire elle serait ? Avez-vous le désir de construire une telle société ? Alors faites la révolution sociale et débarrassez-vous de ces viles politiques en application.

Pour que soit enfin une société de liberté et d’égalité, espérons que vous et vos amis vous unirez très bientôt ! Tant que vous endurez tout cela avec résignation, vous ne serez que de la chair à canon pour les capitalistes !

Si vous ne me croyez pas, vous verrez par vous-mêmes !…

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Lectures complémentaires:

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Un-autre-regard-anarchiste-sur-la-vie-avec-emma-goldman

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

Ecrits-choisis-anarchistes-sebastien-faure-mai-2018

Manifeste pour la Société des Sociétés

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Inevitable_anarchie_Kropotkine

L’anarchie pour la jeunesse

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le succès de l’opération « Avivim » efface la « ligne rouge » de l’entité sioniste (Al Manar)

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 4 septembre 2019 by Résistance 71

 

Après l’opération d’Avivim, le Hezbollah a brisé la plus grande ligne rouge d’Israël

 

Al Manar

 

2 septembre 2019

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/1483341

 

article complémentaire:

https://lecridespeuples.fr/2019/09/01/terreur-a-la-frontiere-israelo-libanaise-des-mannequins-de-bois-remplacent-les-soldats-israeliens/

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah a appelé les Israéliens à retenir la date du 1er septembre 2019, qui marque le début d’une nouvelle phase le long de la frontalière au Moyen-Orient:mère libanaise avec la Palestine occupée, dans la défense du Liban, sa souveraineté, sa dignité, sa sécurité et son peuple. Il a également expliqué que l’opération de la résistance contre une cible militaire israélienne à Avivim (nord des territoires occupés) a brisé les lignes rouges israéliennes.

‘Dans le passé, quand la résistance voulait riposter aux agressions israéliennes, elle le faisait à partir des territoires libanais occupés. Ce qui n’est pas le cas dans l’opération d’Avivim, qui a été réalisé à partir du Liban et contre une cible israélienne à l’intérieur des territoires occupés en 1948. Cette opération a imposé une nouvelle force de dissuasion et brisé la plus grande ligne rouge d’Israël qui interdisait de s’approcher de la barrière frontalière ou même d’y ouvrir le feu en l’air’, a noté le numéro un du Hezbollah.

‘Le Hezbollah n’a plus de ligne rouge dans sa confrontation avec l’entité sioniste’, a-t-il assuré.

« Le message est clair: si vous agressez, toutes les frontières, vos soldats, vos colonies, à la frontière, en profondeur (du territoire) ou à son coeur, pourront être menacés et ciblés », a-t-il encore martelé.

S’agissant des drones israéliens qui violent la souveraineté du Liban, Sayed Nasrallah a affirmé que cette question est désormais entre les mains des combattants de la Résistance sur le terrain.

Voici les principaux points de son discours :

Je voudrais aborder les derniers développements liés à l’opération de la Résistance et aux réactions qui ont surgi.

Tout d’abord, nous remercions Dieu le Tout Puissant, les dirigeants et membres de la Résistance, qui depuis 8 jours étaient prêts 24 heures sur 24 le long des frontières avec la Palestine occupée. Grâce à leur engagement, courage, professionnalisme, nous sommes parvenus à protéger notre pays et dissuader l’ennemi.

Nous remercions également l’armée libanaise, notre peuple surtout ceux qui sont restés dans les régions frontalières, en dépit des tensions. Un merci aux dirigeants de l’Etat pour leurs fermes positions ainsi qu’à la couverture des médias qui ont dévoilé les mensonges de l’ennemi.

Dans une évaluation des faits sur le terrain, il y a eu d’abord un raid israélien sur le village syrien d’Akraba, causant le martyre de deux de nos résistants. Quelques heures après, l’ennemi a envoyé de deux drones piégés vers la banlieue sud de Beyrouth: le premier est tombé et le 2ème a échoué dans sa mission. L’ennemi sait bien de quoi je parle. Le drone a échoué à atteindre sa cible, grâce à Dieu.

Après cela, nous avons affirmé notre refus à tout changement des règles d’engagement entrés en vigueur, depuis la guerre de 2006.

Nous avons dit haut et fort que nous allons riposter à partir du Liban, et nous avons appelé les Israéliens à attendre notre riposte. On aurait pu garder le silence, et les surprendre. Mais un de nos principaux objectifs est d’ordre psychologique. Il s’agit d’un défi de la part de la Résistance.

Depuis mon discours de dimanche dernier jusqu’à la réalisation de cette opération complexe, l’ennemi israélien a évacué le long des frontières, déserté les postes militaires et les casernes à une distance de 5 à 7 km.

La correspondante d’une télévision (RT) a dans ce contexte montré l’évacuation totale par les soldats de la caserne d’Avivim, qui renferme un centre de commandement.

Même son de cloche dans les colonies : absence de tout mouvement. De plus, l’état d’alerte a été renforcé, les systèmes de défense anti-aérienne ont été actionnés.

En général, telle a été l’image incarnant la faiblesse de cette entité arrogante qui se présente comme celle qui possède l’armée la plus forte dans la région. Tout cela faisait partie du châtiment administré par la Résistance.

Par contre, l’armée libanaise n’a pas évacué ses positions le long des frontières, les résistants eux étaient déployés où ils étaient censés l’être, les habitants du sud se déplaçaient avec liberté. La confiance, la tranquillité régnaient dans la partie libanaise.

La Résistance a pris la décision d’agir en plein jour et sous les yeux des drones qui survolaient le ciel, et non pas dans la nuit. En dépit des objectifs fictifs qu’ils (israéliens) tendaient à la résistance, pour solliciter notre frappe et en finir, les combattants de la résistance ont patienté pour atteindre leur objectif avec précision.

Le plus important dans cette opération, c’est qu’elle a été réalisée en plein jour et en dépit des menaces israéliennes, selon lesquelles ils riposteront avec fermeté à tout tir.

S’ajoutent à cela, des messages diplomatiques durs menaçant de renvoyer le Liban à l’âge de pierre.

Or, ni la résistance, ni les responsables libanais n’ont reculé face à ces intimidations.

Dans le passé, quand les Israéliens nous agressaient, le Hezbollah ripostait dans les fermes de Chebaa, c’est-à-dire dans les territoires libanais occupés.

Avant, il était interdit de s’approcher des territoires palestiniens occupés depuis 1948, ou même d’y ouvrir le feu dans l’air. Ceci constituait une ligne rouge pour Israël.

Or après cette opération, la résistance a brisé la grande ligne rouge d’Israël.

De plus, l’Israélien s’est efforcé, hier, à contenir la riposte de la résistance et bombardé des terrains vides, craignant d’autres opérations de la résistance.

Nous avons imposé une nouvelle équation de dissuasion. La riposte se faisait dans les territoires libanais occupés, mais à partir de maintenant elle aura lieu dans les territoires palestiniens occupés.

C’est là l’importance de notre message : si vous nous agressez, ce seront toutes vos frontières, soldats, colonies, à la frontière, en profondeur (du territoire) ou à son coeur, et villes seront dans la ligne de mire de la résistance.

Je dis aux Israéliens: retenez la date du 1er septembre 2019 qui marque le début d’une nouvelle ère le long de la frontière libanaise avec la Palestine occupée, dans la défense du Liban, sa souveraineté, sa dignité, sa sécurité et son peuple. Il n’y a plus de lignes rouges.

Dans le second titre de mon discours, je voudrais dire que nous sommes en face d’une étape qui, nous pouvons le dire, est terminée et le Hezbollah est prêt à confronter les drones israéliens dans le ciel du Liban.

Nous avons auparavant appelé en vain à mettre fin à la violation du ciel libanais.

Cette question est désormais entre les mains les combattants sur le terrain, après la confirmation du droit du Liban à défendre l’espace aérien libanais.

Quand nous allons abattre le 1er  drone, certains se plaindront que cet acte créera des tensions au Liban. A ces gens je leur dis clairement: dites aux Israéliens de mettre fin à la violation de notre souveraineté. Cette étape est révolue.

Nous avons imposé une nouvelle équation en renforçant la force de dissuasion.

Je dis aux Israéliens que ces évolutions sont le résultat de la stupidité de Netanyahu qui ne cherche qu’à échapper à la justice face aux dossiers de corruption dans lesquels il est impliqué.

Toute agression contre le Liban ne passera plus sans riposte.

= = =

A lire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Révolution sociale: la parole aux anarchistes iraniens et afghans (CNT)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2 septembre 2019 by Résistance 71

Nous avions dit que nous republierions cet article entretien avec des compagnons anarchistes iraniens et afghans. Le voici ci-dessous. Il est important car c’est une des premières fois que la parole leur est donnée pour diffusion internationale.

Nous sommes bien entendu d’accord avec pratiquement tout ce qui y est dit, même si nous serions plus nuancé sur certains points mais là n’est pas la question.

Nous profitons de cette opportunité pour réitérer ce que nous avons déjà dit au fil des ans: En ce qui nous concerne, il n’y a pas et ne peut pas y avoir de solutions au sein du système, donc le mot d’ordre est et demeure: “A bas l’État (quel qu’il soit), à bas la marchandise, à bas l’argent et à bas le salariat” dans la mise en place de la société des sociétés réconciliée des antagonismes diviseurs induits qui bloquent l’évolution de la société humaine dans un infantilisme politique programmé toujours pour le profit du plus petit nombre.

Ceci dit, toute analyse géopolitique des évènements passés, actuels et futurs (si tant est qu’ils demeurent de nature étatico-capitaliste) ne peut se faire que dans le contexte des états en conflit permanent au service de la dictature marchande. Toute analyse ou tentative d’analyse ne peut se faire que dans ce cadre jusqu’au démantèlement de cette fumisterie criminelle planétaire.

Ce que dit le compagnon anarchiste iranien de Chomsky, pourrait par extension s’appliquer à nous, bien que notre position soit bien plus claire que celle de ce dernier. Entendons-nous bien, nous ne sommes ni “pro-iranien”, ni “pro-russe” ou autre, nous ne défendons aucun état ni aucune politique à terme oppressive et mortifère envers les peuples, nous nous contentons d’observer et d’analyser dans un contexte étatique pour l’heure incontournable mais définitivement sur le déclin, les faits, les mouvements impérialistes occidentaux (les agresseurs depuis des siècles) et contre-mouvements défensifs du reste du monde (les agressés et opprimés depuis des siècles) dans un contexte géopolitique planétaire de la dictature marchande en perpétuel mouvement. Nous essayons de rétablir un certain équilibre contre la propagande quotidienne émise par les merdias occidentaux pour faire valoir la position de l’empire dominant dans son entreprise de conquête perpétuelle.

Ce qui est de plus en plus clair est que l’empire est en phase de métamorphose pour sa survie et qu’il est en train d’intégrer la Chine pour parvenir à étendre la dictature totale à l’échelle planétaire et doit absorber tout le Moyen-Orient dans son giron pour la maîtrise énergétique des hydrocarbures. En cela l’Iran est un obstacle, comme l’est le Venezuela en Amérique du Sud, leurs peuples pris dans le tourbillon des évènements. La réalité profonde que nous devons atteindre pour parachever notre humanité est l’union des peuples en lâchant-prise des antagonismes diviseurs dont les religions, les institutions, les états en sont les catalyseurs pour e triomphe (et la chute) du grand capital. Ce qui nous ramène à notre formule plus-haut:

“Il n’y a pas de solutions au sein du système, ne saurait y en avoir… A bas l’État, la marchandise, l’argent et le salariat ! Vive les communes libres confédérées au sein d’une société des sociétés !… » Pour comprendre cela il faut lâcher prise des préjugés et cesser de se laisser manipuler…

~ Résistance 71 ~

Les Anarchistes d’Iran et d’Afghanistan à propos de la menace de guerre entre les USA et l’Iran

 

Par CNT le mercredi 31 juillet 2019, 18:05 – IRAN/AFGHANISTANLien permanent

 

En tant qu’anarchistes, quelle analyse faites-vous de la menace de guerre entre les États-Unis et l’Etat Iranien ?

Au moment où nous écrivons cette réponse, un drone américain a été ciblé par la République islamique. Il est donc très difficile pour nous tous, anarchistes, de fournir une analyse uniforme. Nous ne pouvons que prédire ce qui se passera, car nous ne pouvons pas observer ce qui se passe en coulisse entre les États et de nombreuses autres questions.

Seules des hypothèses différentes peuvent être considérées et évaluées. Votre question est la suivante: en tant qu’anarchiste, quelle est notre analyse de la menace de guerre entre ces deux États? Pour commencer, les anarchistes sont naturellement opposés aux guerres d’État, mais l’effet de cette opposition sur les guerres d’État est un autre problème. Nous resterons toujours anti-guerre. La guerre des gouvernements est au service des gouvernements et du capitalisme, et le peuple iranien doit s’efforcer de se débarrasser de cette guerre et de ces conflits destructeurs, d’avoir sa propre armée noire et son infanterie en guerre et sa propre ligne de conduite indépendante.

Il ne faut pas oublier qu’une grande partie du peuple iranien attend l’affaiblissement de la République islamique pour dissoudre la dictature et la théocratie au pouvoir en Iran. Nous, les anarchistes, serons aux côtés du peuple et dans la rue et ferons tout ce que nous pourrons faire pour la révolution et la chute de la République islamique. La population iranienne a vécu la guerre dévastatrice de 8 ans entre l’Iran et l’Irak.

Malheureusement de nombreuses personnes consentent à la guerre menée par les États-Unis contre le gouvernement iranien, car elles pensent que c’est le seul moyen possible de se débarrasser de la République islamique perverse. Bien qu’ils sachent que la guerre détruira toutes les infrastructures, ils affirment que le bilan de la République islamique au cours des quarante dernières années n’a été rien de moins qu’une guerre: elle a pillé les richesses du pays, détruit son environnement, ses lacs et ses zones humides et a plongé le peuple iranien dans la pauvreté et la misère. Elle a exécuté plus de 100 000 personnes et il y a plus de 8 millions de réfugiés iraniens à travers le monde.

Vous avez critiqué la défense du régime iranien par certains gauchistes occidentaux au nom de l’«anti-impérialiste». Comment les révolutionnaires peuvent-ils s’opposer efficacement à la fois au fascisme de l’État iranien et à l’intervention impérialiste ?

La critique anti-impérialiste de gauche étatiste et absolutiste cible uniquement l’impérialisme américain. En ce qui nous concerne nous sommes plus ouverts que certains soi-disant anarchistes ou communistes tels que Noam Chomsky ou Slavoj Zizek, qui défendent la République islamique d’Iran.

Le silence de ces intellectuels sur les crimes de la République islamique qui répriment le peuple iranien et la répression sévère contre les anarchistes, sur les crimes de la République islamique contre les immigrés, en particulier les immigrés afghans (qui sont privés de leurs droits fondamentaux et ont été envoyer se faire massacrer pendant la guerre en Syrie contre la promesse d’obtenir des permis de résidence temporaire en Iran) et la répression des femmes, des travailleurs et des étudiants, ce silence est inacceptable. En fait, Chomsky et ses semblables ne disent rien sur la République islamique parce que c’est un État qui semble s’opposer à l’impérialisme américain. Si on leur présente le choix entre le gouvernement au pouvoir en Iran et le peuple iranien, ils choisiront le pouvoir.

C’est une tragédie, car le pouvoir et l’autorité qui se sont cristallisés au sein du gouvernement iranien les a conquis et fascinés, et le sort du peuple iranien n’a aucune importance pour eux. Au lieu de toujours s’opposer au pouvoir et de défendre la liberté individuelle et la liberté collective, ils sont fascinés par le pouvoir et oublient tant la liberté que à l’opposition à la domination exercée par le gouvernement iranien. Au lieu de cela, ils examinent cette contradiction majeure à travers la théorie marxiste et non sur la base de la liberté et de l’anarchisme libertaire.

Quels mouvements et personnalités révolutionnaires historiques sont particulièrement inspirants ou pertinents pour votre mouvement actuel en Iran et en Afghanistan?

L’échec du communisme d’État à l’échelle mondiale, d’une part, et les développements politiques infructueux en Iran et en Afghanistan, d’autre part, ont amené les jeunes à s’orienter vers des alternatives libérales et libertaires qui leur étaient nouvelles. L’internet, des artistes anarchistes et des activistes anarchistes à l’étranger ont contribué à ce processus. Puisque nous sommes des militants anarchistes, les individus et les mouvements révolutionnaires proches de notre tendance nous intéressent le plus. Mais si nous devions en nommer quelques-uns, nous inclurions la Commune de Paris de 1871, la guerre civile espagnole, les ouvriers anarchistes de Chicago, les marins de Kronstadt, l’Armée noire et Nestor Makhno, Emiliano Zapata, Dorothy Day, l’AANES (Administration Autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (1)) et Abdullah Öcalan, les zapatistes du Chiapas, des anarchistes japonais, Bakounine, Emma Goldman, Louise Michel et Camillo Berneri.

Votre site Web a publié des articles sur la mort de Lorenzo Orsetti et la répression des anarchistes indonésiens le 1er mai. Souhaitez-vous commenter ces deux moments importants pour le mouvement anarchiste au niveau international ?

Jusqu’à présent,de nombreux combattants internationaux ont été tués en Syrie alors qu’ils combattaient pour l’AANES et principalement dans la guerre avec l’Etat Islamique. Beaucoup d’entre eux étaient nos compagnons anarchistes internationaux, dont Lorenzo Orsetti. Nous avons toujours essayé d’identifier les combattants internationaux qui étaient des anarchistes, qui se battaient pour nos idéaux en commémorant ces camarades, en les présentant à notre public.

Nous soulignons que les anarchistes sont des idéalistes sans prétentions et qu’ils sont pour la plupart anonymes et uniquement connus sous l’appelation de Combattants internationaux. Les plates-formes dominantes d’information utilisent cela pour dissimuler délibérément la présence anarchiste et n’annonce cette présence que par inadvertance.

Bien sûr, cela n’a aucune importance pour les anarchistes car ils ne se sont pas battus pour le pouvoir ou la renommée, mais pour l’action révolutionnaire. Comme vous le mentionnez, les combattants anarchistes au Rojava et la présence d’anarchistes en Indonésie sont deux moments historiques importants. Il est très important de noter ces moments historiques et notre responsabilité est de les mettre en valeur. Nous soulignons la nature révolutionnaire des anarchistes en attirant l’attention sur nos camarades tombés au combat et en encourageant les plus jeunes à se radicaliser.

Quelle est l’évolution de la situation du prisonnier anarchiste Soheil Arabi ?

Le prisonnier anarchiste Soheil Arabi a été emprisonné dans le quartier 9 du quartier 1, dans la prison de Grand Téhéran. Il purge actuellement sa peine de onze ans d’emprisonnement. Il a entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions déplorables régnant dans la prison, notamment le comportement violent des autorités pénitentiaires, la propagation de la toxicomanie chez les prisonniers, le manque d’entretien et d’approvisionnement des prisons, les aveux forcés à l’aide de matraques et de tazers,la non séparation des prisonniers selon les crimes, l’absence d’hébergement adéquat et d’installations sanitaires, le déni du droit aux traitements médicaux et les infestations de punaises et de poux.

La grève de la faim s’est produite parce que les autorités pénitentiaires ont ignoré les demandes répétées de Soheil de remédier aux conditions de détention dans les prisons. Pendant sa grève de la faim, Soheil Arabi a été transféré au dispensaire de la prison du Grand Téhéran le 20 juin 2019, après que son état de santé se soit gravement détérioré.

Farangis Mazloum, la courageuse mère de Soheil Arabi, a été arrêtée à son domicile à Téhéran le lundi 22 juillet 2019 par huit membres des forces de sécurité. Elle a été transférée dans un lieu inconnu. depuis on sait qu’elle a été en… Le camarade anarchiste Soheil Arabi aurait dû être libéré l’année dernière, mais il a de nouveau été jugé l’année dernière en octobre et condamné à une nouvelle peine de trois ans. Après avoir été torturé et battu, il n’a pas été envoyé à l’hôpital malgré une blessure à l’aine et un nez cassé.

Récemment, un prisonnier politique de 21 ans, Alireza Shir Mohammad Ali, qui était fils unique, a été délibérément assassiné par deux autres prisonniers avec un couteau dans la même prison. C’est l’une des méthodes utilisées par l’État iranien pour éliminer physiquement les prisonniers. Nous sommes inquiets pour le compagnon Soheil, car il n’y a pas de sécurité dans les prisons de la République islamique.

Bien sûr, outre Soheil, il y a plusieurs prisonniers anarchistes dans les prisons iraniennes. Le 1er mai 2019, cinquante participantes à une manifestation du 1er mai, parmi lesquelles des militantes, Neda Naji, Marzieh Amiri, Anisha Asadollahi et Atefeh Rangriz, ont été arrêtées et arrêtées par les forces de sécurité et n’ont pas été libérées. Il y en a d’autres que nous ne pouvons pas nommer pour des raisons de sécurité

Comment êtes vous organisés, quelles sont vos activités ?

Les anarchistes d’Iran et d’Afghanistan ont des activités clandestines qui ne peuvent pas être partagées à l’extérieur en raison des conditions de sécurité très dangereuses, de sorte que la police secrète iranienne ne sait pas comment combattre les organisations anarchistes et ne sait pas où nous opérons. Si nous rendons publiques notre organisation, nos campagnes et nos secteurs d’activité, alors l’État iranien concentrera ses institutions de sécurité sur nous et essaiera de nous attirer dans des pièges.

Le 28 décembre 2017, il y a eu une vague de manifestations pendant dix jours dans plus de 100 villes d’Iran (Tazāhorāt-e Hezār-e Sisad-e Navad-e Shesh-e Irān). Les agences de sécurité ont compris que les personnes s’organisaient sans leadership. De fait elles se trouvaient débordées et se sont senties en danger. Bien sûr, lorsque nous avons commencé nos activités il y a 10 ans 5 ans ?, les institutions de sécurité se sentaient également en danger car , car depuis 1979, elles avaient su réprimer toute l’opposition en Iran et la faire taire aux yeux de la population. Pendant ces trois décennies de répression continue de 1979 à 2009, il est compréhensible qu’aucune politique n’attirait plus les jeunes et les femmes. Les courants politiques des partis d’opposition traditionne… n’attirent pas les jeunes et les femmes, qui connaissent bien leurs idées et leurs structures.

Le régime a donc été choqué par l’émergence de ce nouveaux courant jeune et inédit, l’anarchisme. D’une part ce courants inédit dans la culture politique iranienne a été accueilli favorablement par les jeunes, les femmes et les travailleurs, et d’autre part, le régime lui-même n’avait aucune connaissance de cette nouvelle pensée politique, de ses principaux objectifs, et comment elle se propage.

Pour cette raison, nous et d’autres militants politiques avons posé les questions suivantes: que ferait le régime pour contrer la propagation de l’anarchisme dans la société? Et quelles méthodes d’oppression vont-ils utiliser pour réprimer les anarchistes? Le temps que les réponses à ces questions émergent et se révèlent au fil du temps, les agences de sécurité avaient créé un faux mouvement anarchiste, de fausses pages internet pour chercher à détruire le mouvement anarchiste et à pousser les adolescents et les jeunes dans la direction souhaitée par l’État.

Selon vous, quelles questions pourraient percoler dans les sociétés en Iran et en Afghanistan qui pourraient rendre les gens plus réceptifs et intéressés par l’anarchisme ?

En Iran et en Afghanistan, les sujets sensibles sont le patriarcat, la religion, la liberté individuelle limitée, le manque de justice sociale, l’effondrement écologique et l’extinction de nombreuses espèces animales et végétales, la théocratie et le manque d’opposition révolutionnaire alternative. L’anarchisme est attrayant parce qu’il met l’accent sur l’importance de la liberté individuelle et anti-religieuse radicale, de l’émancipation des femmes, de la protection des animaux et de l’environnement, de l’opposition à toute hiérarchie et de l’opposition à l’autorité, qui sont des éléments essentiels pour la société iranienne. et attirent fortement l’attention des gens.

Comment les anarchistes d’autres régions du monde peuvent-ils agir de manière solidaire avec le mouvement iranien et afghan ?

Nous pouvons dire que jusqu’à présent, les anarchistes d’autres régions du monde ont très bien soutenu le mouvement anarchiste en Iran et en Afghanistan et ont partagé nos luttes à travers des entretiens et des traductions volontaires d’entretiens sur leurs propres sites Web dans différentes langues. Nos camarades anarchistes ont soutenu Soheil Arabi et d’autres actions que nous ne pouvons pas mentionner pour des raisons de sécurité. Parce que nous sommes tous anarchistes, nous avons un intérêt profond pour le mouvement anarchiste mondial et dans l’immensité du monde. Notre éventail de luttes est vaste et tous les anarchistes sont confrontés à de nombreuses luttes anarchistes. Cependant, ils font tout ce qu’ils peuvent pour le mouvement anarchiste en Iran et en Afghanistan. En tout état de cause, la lutte se poursuit et toutes les formes de soutien anarchiste du mouvement anarchiste international continueront.

À long terme, comment pensez-vous que les anarchistes peuvent établir des liens plus forts au niveau international pour soutenir les mouvements révolutionnaires d’une manière qui ne soit pas simplement réactive aux crises ou à la répression?

Aujourd’hui, le mouvement de gauche et le mouvement communiste sont confrontés à une crise existentielle, ils ne sont pas fortement présents au niveau international ni dans les luttes internationales, ils ont largement perdu leur caractère révolutionnaire et militant. Même la gauche parlementaire et même les libéraux sont confrontée à cette crise existentielle. Mais les anarchistes ne sont pas confrontés à cette situation et n’ont pas perdu leur caractère révolutionnaire tout en sachant rester pragmatiques.

Partout le monde, le moindre petit groupe anarchiste reçoit le soutien de l’ensemble du mouvement anarchiste international, comme par exemple en Syrie, où plusieurs centaines d’anarchistes internationaux sont tombés dans la lutte contre l’Etat islamique aux côtés des FDS.

Oui, nous pensons aussi qu’à long terme, les anarchistes peuvent créer des liens internationaux plus solides pour soutenir les mouvements révolutionnaires à l’étranger. Ils ne devraient pas seulement être impliqués dans les luttes quotidiennes et devraient se confronter, comme nous, beaucoup d’autres tendances et mouvements politiques populaires. Telle est la nature même révolutionnaire et honnêtes des anarchistes : leur pragmatisme et l’importance qu’ils investissent dans les luttes internationales constituent le fondement du soutien pratique des mouvements révolutionnaires.

Le point important suivant est que les anarchistes de différentes régions du monde communiquent les uns avec les autres par le biais de leurs sites Web et de leurs courriels pour partager des nouvelles les uns sur les autres, ce qui signifie qu’ils ont une vision du monde politique plus large et plus réelle, et qu’ils apprennent vite les problèmes des luttes afin de pouvoir soutenir rapidement leurs pairs internationaux.

Enfin, nous pensons que l’alternative anarchiste a plus de chance de survenir dans des sociétés telles que l’Iran et l’Afghanistan, qui sont des dictatures religieuses ou des gouvernements religieux avec une dictature patriarcale, que dans les sociétés dans lesquelles l’anarchisme a une histoire vieille de plusieurs siècles.

(d’après un interview des anarchistes d’Iran et d’Afghanistan pour l’AMW)