Archive pour terrorisme d’état

Résistance politique: Contre la sélection à l’université et la phagocytose en règle de l’éducation « supérieure »…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Nous avons reçu cette compilation/analyse par courriel d’un de nos lecteurs assidus. Il y a effectivement grand péril en la demeure, ceci ne fait que reprendre le schéma régressif que l’empire a déjà appliqué à son propre système éducatif outre-Atlantique. On va droit dans le mur à Mach 12.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut pas y en avoir, donc il importe de mieux comprendre avant d’agir. Nous proposons depuis Octobre 2017 quelques fragments dans ce manifeste:

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Poursuivre la mobilisation contre la sélection à l’université, contre le site Parcours Sup, contre la réforme du Bac le 14 février 2018, le 15 février 2018 et le 17 février 2018

 

Auteur anonyme (article/compilation reçu par courriel)

 

16 Février 2018

 

Les chercheurs doctorants sont contre la sélection à l’université et dénoncent l’arnaque de la loi Vidal et Blanquer. Résultat, le gouvernement a fait censurer leur site https://precairesesr.fr/

Vous pouvez les connaître en allant sur leur compte twitter

https://twitter.com/PrecairESRLille

https://twitter.com/PrecairesESR

et voir comment travaillent ces précaires doctorants de l’enseignement supérieur qui dénoncent les contrats à bas tarif de l’heure et voir pourquoi ils sont contre la sélection, ce piège à cons qui va faire supprimer des filières, des postes d’enseignants chercheurs

Et pour les étudiants faire augmenter les tarifs d’inscriptions

Le patron du Medef Pierre Gattaz a publié un article pour soutenir la réforme du Bac de Blanquer et la sélection à l’Université

Le patron du MEDEF veut la fin de l’université pour tous

sources

https://www.capital.fr/economie-politique/ces-idees-deroutantes-selectionnees-par-pierre-gattaz-pour-emmanuel-macron-1241685

Macron veut instaurer le service militaire obligatoire pour les jeunes qui coûtera à la France, 23 milliards d’euros par an

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/instaurer-un-service-militaire-obligatoire-d-un-mois-cinq-questions-sur-la-promesse-d-emmanuel-macron_2166052.html

Service militaire obligatoire pour les jeunes lancé par Macron

Nous, citoyens français, refusons de devenir chairs à canon

les multinationales tous partenaires des universités lancent la sélection pour faire que les universités se privatisent

Le gouvernement continue à disloquer l’éducation nationale et ses diplômes à sa guise

Car voir la masse des 99% prolétaire acquérir la connaissance universitaire est la hantise de l’élite pour qui la connaissance est la clé du pouvoir. Ils ne peuvent laisser aux 99% de la population, l’universel savoir,

Dans les universités, ils préparent des OGM et virus dans les laboratoires

Afin de les rejeter dans la nature, pour causer chez l’homme ignorant contaminé, le désespoir.

Voilà pourquoi ils ferment les universités qui deviennent comme les sociétés secrètes.

Voilà pourquoi après la sélection des universités, ils voudront la censure d’internet.

Pour garder toujours la connaissance universelle à l’écart des masses populaires et de pouvoir les embrigader dans les armés en les laissant ignorantes pour les faire taire.

L’élite veut emprisonner les masses populaires ignorantes dans un smart grid planétaire.

Sans que personne ne pourra apprendre de ses chaînes à s’en défaire car l’intelligence artificielle est la prochaine menace de l’humanité et seul une élite choisi par l’université en aura le contrôle privilégié.

On a toujours de l’argent pour abrutir, mais on en trouve jamais pour instruire.

Laissez les jeunes le soin de décider leur avenir.

Allez vous, faire de leurs vies un martyr ?

Pour satisfaire vos colonialistes désirs?

Jeunes, ne devenez ni soldat ni ne vous laissez gouverner par leurs tirs,

Avec le service militaire obligatoire, on a plus le droit d’étudier, mais de mourir.

Sous les coups d’ordonnance des maitres du monde qui élaborent un sinistre avenir.

il est temps que les universités s’ouvrent à tous bacheliers pour permettre la connaissance universelle.

Si on veut des citoyens éclairés, ne pouvant être manipulés par aucun cupide industriel aimant l’artificiel.

Les 1er et 6 février 2018 , des milliers de lycéen-ne-s, étudiant-e-s, de personnels du 2nd degré et du supérieur se sont mobilisé-e-s contre la sélection à l’université. Assemblées générales, manifestations et grèves ont marqué ces journées et enclenché un début de mobilisation qu’il faut maintenant poursuivre et développer.

Contre la sélection à l’université

Le rouleau compresseur médiatique du gouvernement a tenté de faire passer la mise en place de la sélection pour l’accès au supérieur comme une réforme technique limitée à un changement de plateforme informatique. Il contestait jusqu’à la notion même de sélection. Le débat s’est maintenant déplacé et il est acquis qu’il s’agit bien de sélectionner les étudiant-e-s. C’est d’ailleurs à cette aune qu’il faut lire le rapport Mathiot qui prépare la future réforme du lycée et du bac qui sera présentée le 14 février en conseil des ministres. Elle semble entièrement pensée pour faire des économies (réduction des horaires disciplinaires, recours aux « MOOC », attaques contre le statut) et pour enrôler pleinement le lycée dans le processus de sélection en intégrant largement dans « ParcourSup » les résultats des épreuves anticipées ou les appréciations des conseils de classe du lycée.

Pour le service public

Laisser mettre en place la sélection c’est accepter une dégradation radicale du service public. L’enseignement supérieur est déjà fortement touché par la loi LRU de 2007 de Sarkozy et on voit d’ores et déjà que des officines privées ont flairé le filon et vendent leurs services de conseil en orientation contre quelques centaines d’euros. Sans compter les bachelier-e-s recalé-e-s à l’entrée de l’université qui se tourneront vers le privé pour celles et ceux qui en ont les moyens…

Ancrer la mobilisation

Alors que la période des vacances scolaires approche, il importe d’ancrer la mobilisation. Les discussions doivent se poursuivre pour informer sur les projets du gouvernements et convaincre de la nécessité de se mobiliser sans attendre. La période des conseils de classe du deuxième trimestre approche et cela va offrir des occasions de mener des discussions dans les lycées. SUD éducation dénonce la surcharge de travail qui incombe aux personnels et rappelle sa consigne : refuser de remplir les « Fiches avenir » lorsque le rapport de force le permet ou avis les plus favorables pour toutes et tous les élèves. Il est hors de question que les enseignant-e-s décident pour les lycéen-ne-s de leur orientation !

SUD éducation et une large interfédérale (FSU, FO, CGT, syndicats étudiant-e-s et lycéen-ne-s) appellent à la mobilisation le 15 février. Un préavis couvre les personnels de l’éducation (enseignement scolaire comme supérieur).

Il est important d’être aux côtés des lycéen-ne-s et étudiant-e-s qui se mobilisent, notamment devant les lycées pour éviter les violences policières. SUD éducation rappelle également que les lycéen-ne-s disposent d’un droit de réunion et d’expression qui doit être garanti. Les sanctions prises contre des élèves, y compris pour des interventions dans les cours, sont scandaleuses. Les enseignant-e-s doivent veiller à garantir le respect de ces droits élémentaires.

Mobilisations contre la sélection & l’école du tri social

• 12 février 2018 Assemblée Générale à Paris Sorbonne (P4), campus Malesherbes.

• 14 février 2018 Journée de grève et de manifestation en Ile-de- France, à l’appel de plusieurs assemblées générales, en convergence avec le secteur social.

• 14 février 2018 Assemblée Générale à l’université Paris-10 Nanterre, 10h30 salle à déterminer.

• 14 février 2018 3ème Assemblée Générale inter-éducation Idf, 17h00 à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau.

• 15 février 2018 Journée de mobilisation nationale, à l’appel de plusieurs assemblées générales et de l’intersyndicale.

• 15 février 2018 Assemblée Générale à l’Université Paris 8 Saint-Denis, 10h lieu à déterminer.

• 17 février 2018 Troisième Coordination nationale de l’éducation

Manifs & actions:

• 14 février 2018 & 15 février 2018 , blocage de l’université Paris 1 site Tolbiac

• 14 février 2018 Cortège contre la sélection dans la manifestation du travail social en lutte, 12h métro Saint-Jacques.

• 15 février 2018 Manifestation contre la sélection 11h place de la Sorbonne.

Recours en justice commun contre ParcourSup

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes (SESL), et l’Union nationale lycéenne – syndicale & démocratique (UNL-SD), ont déposé le 11 février une requête en référé, préparée par Maître Jérémy Afane-Jacquart, dirigée contre le système ParcourSup.

Nos organisations contestent la légalité de la plateforme mise en place par le gouvernement. Nous estimons, sur l’analyse de Me Jérémy Afane Jacquart, que les bases juridiques qui devraient permettre la mise en place de « ParcourSup » ne sont pas assurées, et qu’elles ne le seraient pas, même si le projet de loi voulu par le ministère venait à aboutir.

Nos organisations sont déterminées, dans nos lieux d’études, dans la rue comme dans les instances, et même en justice, à démontrer que les arguments du gouvernement ainsi que la mise en place dans la précipitation de cette plateforme ne sont ni légales, ni souhaitables et ne répondent pas aux objectifs de l’université qui sont énoncés dans l’article 2 de la loi Savary :

« – le développement de la recherche, support nécessaire des formations dispensées, et à l’élévation du niveau scientifique culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent ; […]

– la réduction des inégalités sociales et culturelles et à la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes en assurant à toutes celles et à tous ceux qui en ont la volonté et la capacité l’accès aux formes les plus élevées de la culture et la recherche ».

Nous appelons le gouvernement à l’arrêt immédiat du site internet et à l’arrêt de toutes les procédures visant instaurer une sélection à l’entrée de l’université. Nos organisations donnent rendez-vous aux lycéen·nes, aux étudiant·es, aux salarié·es, aux enseignant·es le 15 février partout en France, en Assemblées Générales, et selon les modalités d’actions qu’ils et elles auront choisies…

Le secrétariat fédéral de Solidaires Étudiant-e-s :

contact@solidaires-etudiant-e-s.org – 06 86 80 24 45

L’Équipe Nationale de l’UNL-SD :

sg@unl-sd.org – 06 12 15 62 51

Pour les questions juridiques et techniques :

avocat@afane-jacquart.com

https://paris.demosphere.eu/rv/60051

Dégage Parcours Sup avant qu’il ne te dégage

https://paris.demosphere.eu/files/docs/f-360edd3180-empty-filename.pdf

Après la mise en place des diplômes à points (réforme LMD) ouvrant la voie à la destruction de la valeur des diplômes nationaux, favorisant ainsi l’embauche et des salaires à la tête, après la mise en place du financement privé de la recherche et de la possibilité de contraindre les jeunes chercheurs à multiplier les CDD (Pacte de la Recherche), le gouvernement de Sarkozy vote la loi de l’ »autonomie » des universités LRU: cette loi qui permettra la privatisation progressive des universités.

Sarkozy avait aussi tenté à cette époque en même temps que la privatisation des universités de lancer la sélection des universités.

« Alors que depuis près de quarante ans, les principales tentatives des différents gouvernement d’instaurer la sélection à l’université ont été balayées par des grèves et manifestations, la réforme Précresse-Sarkozy sur l’université revient sur le droit à étudier dans la filière de son choix »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

« A cette pré-oreintation musclée s’ajoute un autre type de sélection déguisée : la pluridisciplinarité, mise en place lors d’une réforme précédente. En fin de première année, les étudiants doivent choisir une seule des deux matières qu’ils ont suivies ; ce choix peut être influencé par le biais des notes. Une fois l’autonomie des universités acquises, cette « influence » pourra être exercée selon les besoins de l’université et donc du patronat local.

Pourquoi sélectionner ? Sarkozy donne lui-même la réponse : « Vous avez le droit de faire de la littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. » Si la bourgeoisie a besoin d’étudiants, en sciences dures, elle se moque éperdument d’en avoir en sciences humaines et sociales car ces étudiants ne sont pas rentables, coûtent chers (sur les 1,3 millions d’étudiants en université hors IUT, près de 40% sont en sciences humaines et sociales) et sont dangeureux (pensons simplement au rôle des étudiants dans la mobilisation contre le CPE). En outre, les entreprises devant payer plus cher la main d’oeuvre quand il n’y en a pas assez, la sélection a pour objectif de tenter de gérer les flux d’étudiants dans les filières en fonction des besoins des entreprises, pour faire baisser le coût de la main d’oeuvre.

Cette réforme s’attaque également au statut des enseignants-chercheurs : ceux-ci ne seront plus recrutés par une commission de spécialistes mais par un comité, comprenant des non-spécialistes du domaine et établi par le président et le Conseil d’Administration. Le président peut dorénavant recruter en CDD ou en CDI des agents contractuels pour faire le travail des fonctionnaires de catégorie A (fonctions techniques et administratives) et également des enseignants, des chercheurs et des enseignants-chercheurs…sur les postes de fonctionnaires ouverts au concours ! En outre le président pourra attribuer des primes et le CA créer des dispositifs d’intéressement (modalités à préciser par décret). Enfin le président a le droit de veto sur presque toutes les affectations du personnel au sein de son université.

Cette réforme a donc l’objectif ouvert de casser le statut de fonctionnaire, et ainsi de faire baisser le coût du personnel, d’accroître la concurrence entre enseignants-chercheurs, entre employés de catégorie A. Elle va à l’encontre du principe même de recherche fondamentale (travail le plus souvent en équipe …), à l’encontre d’un enseignement de qualité (comment effectuer un enseignement précis si l’on n’est pas spécialisé et chercheur ?), à l’encontre de la qualité des services techniques, déjà dégradés par le manque de moyens.

L’orientation forcée, la casse du statut des fonctionnaires à l’universités s’inscrivent et sont permises par l’ » autonomie » des universités. Cette autonomie est une autonomie financière : l’Etat ne subventionnera l’université plus que sous forme de contrat pluriannuel, les « fondations universitaires » et « fondations partenariales » permettront le financement privé de (au moins) certaines filières universitaires, les biens mobiliers et immobiliers pourront être obtenus gratuitement par les universités, loués et vendus ! L’autonomie est également administrative : comme une entreprise, à la tête de cette université il y aura un CA dont le nombre de membres est divisé par deux, un président aux pouvoirs accrus. Ainsi, avec l’autonomie il y aura concurrence entre les universités, inégalité des moyens, des financements, des diplômes délivrés et, tôt ou tard, liquidation des diplômes nationaux (amorcée par la réforme LMD) et des statuts des enseignants-chercheurs.

Les universités ne sont ni responsables du chômage ni du manque de moyen qu’elles subissent depuis plusieurs années qui s’ajoutent aux moyens antérieurement retirés en collège et lycées. Ce n’est pas d’une réforme mais de plus de personnel et plus de moyens dont elles ont besoin, distribués nationalement et équitablement entre les universités. Il est déjà prévu que cette loi socle soit complétée par d’autres réformes, qui, il va sans dire accentueront les traits ici présentés, et dont pâtiront personnels et étudiants, avec une baisse du coût et de la qualité de vie pour la plupart du personnel et une augmentation des frais des inscriptions et de la qualité des enseignements pour de nombreux étudiants. Cela fait 20 ans que toute la communauté universitaire attend cette réforme » s’est exclamée Valérie Pécresse ! La dame rappelle par ces mots l’échec cuisant de la bourgeoisie qui avait dû, lors de la grève générale de 1986, reculer sur le projet Devaquet qui visait…à instaurer la sélection et l’autonomie à l’université. Mais, depuis 1986, le paysage politique a bien changé…fort de sa victoire à la présidentielle Sarkozy assène le maximum de coup à nos acquis sociaux et les dirigeants syndicaux acceptent des dîners qu’il leur offrent »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

Quand le Medef pose son cartable à l’université

Merci patron ! Depuis un an et demi, le gouvernement, sous couvert de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants, n’en finit plus de confier les clés des facs aux entreprises. Pas un mois ne passe sans que la ministre de l’Enseignement supérieur, ne célèbre ce « rapprochement » entre les universités et « les acteurs économiques » (les entreprises) .

On le comprend. Le patronat, qui a toujours cherché à peser sur les destinées étudiantes, n’a pas à se plaindre. Sa vision de l’université – le fournisseur d’une main-d’œuvre collant au plus près des besoins du marché – est désormais aussi celle du gouvernement. Avec zèle, ce dernier défend la même vision « adéquationniste » de l’enseignement supérieur. Et assoit chaque jour un peu plus l’influence des milieux économiques

Pris dans sa logique de désengagement de l’État et de réduction de la dépense publique, le gouvernement encourage les établissements à se tourner vers le privé pour qu’il assure les financements. »

« Vers une logique du “qui paie décide” »

Pour les entreprises, c’est l’opportunité d’avancer leurs exigences et de se tailler des formations sur mesure.

Ces dernières années, les universités, en partenariat avec les milieux professionnels, ont mis sur pied une multitude de licences et masters « pro » à l’intitulé évocateur. Un exemple : on peut décrocher une licence manager de rayon, formation cogérée par 18 entreprises de la grande distribution et rebaptisée « licence Carrefour » par les étudiants… Pour Anne Mesliand, c’est clair : « On s’éloigne de la logique de coopération qui a toujours existé entre le monde économique et l’université pour aller vers une logique du “qui paie décide”. » Geneviève Fioraso a annoncé son souhait de voir, d’ici à 2020, le nombre d’étudiants en alternance passer de 7 à 17 %

« On donne de plus en plus les rênes au monde économique », déplore Marc Neveu, cosecrétaire du Snesup-FSU. À ses yeux, l’université, qui a la préoccupation d’articuler savoirs, recherche et insertion professionnelle, perd peu à peu la maîtrise au profit d’acteurs économiques

Une visée dangereuse. Comme le soulignent plusieurs études, l’adéquation entre la spécialité de formation et les premiers emplois est peu élevée. « Selon les cursus, seuls 30 à 60 % des jeunes sont dans un emploi en correspondance avec leur spécialité trois ans après la sortie du système éducatif », relève le Céreq. L’insertion après la fac n’en demeure pas moins correcte (lire notre encadré ci-dessous). « Si c’est le cas, c’est justement parce que l’enseignement universitaire permet de s’adapter et d’évoluer dans les métiers, assure Anne Mesliand. Le réduire à une formation étriquée est une grave erreur. »

https://www.humanite.fr/societe/quand-le-medef-pose-son-cartable-l-universite-555864

Les patrons azuréens aux Universités d’été du Medef

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République, une vague d’optimisme s’est emparé des patrons

Ce mardi et mercredi donc, près de 7.500 chefs d’entreprise sont attendus sur le campus d’HEC à Jouy-en-Josas, près de Paris

*Les ministres présents aux Universités d’été du Medef: Muriel Pénicaud (Travail), Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Budget), Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères), Michel Blanquer (Education), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche).

https://www.lejournaldesentreprises.com/marseille-nice-toulon/article/les-patrons-azureens-aux-universites-dete-du-medef-92357

La sélection à l’université et la réforme du Bac et le site Parcours Sup sont donc bien des réformes voulus par le MEDEF. Vidal et Blanquer assistent aux universités d’été du Medef qui donne ses ordres aux ministres sur comment programmer les futures lois du gouvernement.

Un nouveau partenariat entre BAYER ( le propriétaire de Monsanto) et l’université de Paris Sud

Le lundi 9 mai 2016 a eu lieu une rencontre entre la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud et le groupe BAYER pour célébrer une convention de partenariat.

http://www.pharmacie.u-psud.fr/fr/la_faculte/actu-vie-etudiante/un-nouveau-partenariat-entre-bayer-et-la-faculte.html

Le Medef critique les formations universitaires et réclament qu’elles répondent davantage aux besoins des entreprises

https://www.lesechos.fr/17/04/2001/LesEchos/18385-019-ECH_licences-professionnelles—les-universites-jouent-le-jeu.htm

le Medef signe un partenariat avec l’Université de Bretagne Sud.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/universite-de-bretagne-sud-partenariat-avec-le-medef-19-06-2012-1743141.php#Z7Gg8L49XolgWBft.99

Le Medef signe des partenariats avec les universités de Versailles

http://www.ac-versailles.fr/cid113317/partenariat-avec-medef.html (bizarrement la source a été censurée)

Le Medef signe un partenariat avec L’Université Jean Monnet

https://www.univ-st-etienne.fr/fr/tous-les-faits-marquants/annees-precedentes/annee-2010-2011/signature-d-une-convention-entre-l-universite-jean-monnet-et-le-medef.html

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Lille

http://www.univ-lille1.fr/Accueil/Entreprise/partenaires/

Le Medef signe un partenariat avec l’université Lyon 1

https://www.aderly.fr/2008/04/article-2055-charte-de-partenariat-entre-l-8217-universit-201-lyon-i-et-le-medef/

Le Medef signe un partenariat avec l’université d’Evry

http://alaune.univ-evry.fr/evenement/partenariat-medef-ueve/

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Nanterre

http://www.parisnanterre.fr/presentation/partenaires-552928.kjsp

Le Medef signe un partenariat avec l’université Paris Descartes

http://www.mondedesgrandesecoles.fr/l%e2%80%99action-du-medef-ile-de-france/

http://www.masterirh.org/le-master/notoriete/

Le Medef a signé un partenariat avec l’université Clermont-Auvergne (voir présentation formation)

http://www.uca.fr/formation/nos-formations/catalogue-des-formations/licence-professionnelle-metiers-de-la-gestion-et-de-la-comptabilite-comptabilite-et-paie-10138.kjsp?RH=1396003096371#programContente7b46f2a-a68e-418c-ab4c-f680dd11ac1c-1

Une université de Versailles et son partenaire entreprise industriel Valeo ont été récompensés ensemble par Pierre Gattaz, président du MEDEF dans le cadre des meilleures initiatives partagées universités/entreprises.

http://www.uvsq.fr/l-uvsq-et-son-partenaire-industriel-valeo-ont-ete-recom

l’Université de Lyon fait des partenariats avec BAYER- Monsanto  et le MEDEF et la banque populaire

http://iut.univ-lyon3.fr/partenariats-174193.kjsp?RH=1202810969654&RF=1203588127902

Safran l’industrie militaire française et l’Université Paris-Sud signent une convention de partenariat

http://www.publicnow.com/view/712A83F2EF49DFA1B814ED1112381625E07F4FA5

Thales et Safran s’associent dans l’optronique militaire

M. Sarkozy avait appelé à cette consolidation du secteur de la défense.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/21/thales-et-safran-s-associent-dans-l-optronique-militaire_1621112_3234.html

Bayer- Monsanto fait un partenariat avec l’université de Strasbourg

http://www.industrie.com/chimie/bayer-le-cnrs-et-l-universite-de-strasbourg-collaborent-dans-le-fluor,54087

Le Medef encourage les universités à devenir dépendantes des entreprises industriels pour leur formation.

L’objectif principal du Medef est de mettre en place un Comité d’Orientation Université-Entreprises Régional comprenant des représentants du Medef et d’obtenir une sorte de « label Medef » dans la construction et la réhabilitation de ces diplômes

les licences pro deviennent, progressivement, le modèle des licences en général, c’est progressivement toutes les

formations qui devront être « certifiées Medef » avant l’envoi des maquettes au ministère.

Le Medef souhaite pouvoir délivrer la bonne parole dans les universités. (ça y est, le Medef se prend pour Jésus, «  délivrer la bonne parole »)la demande réelle du Medef est d’intervenir directement sur les formations, en amont même de leur demande d’habilitation, afin de les soumettre aux exigences des entreprises locales des régions. Comment Pouvons-nous accepter une vue aussi étriquée de ce qu’est une formation universitaire ?

https://fsu-nancy2.blogspot.fr/

la Banque de France et le MEDEF Périgord font des accord pour investir dans certaines entreprises

https://www.linkedin.com/pulse/convention-de-partenariat-medef-p%C3%A9rigord-banque-france-perigord

Le Medef est en route pour créer une smart grid planétaire pour l’agenda 2030:

Le Medef lance le premier Forum de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat entre l’Afrique et la France

la déclaration « Africa 2030, manifeste pour entreprendre le futur », en partenariat avec le Club Afrique 2030.

LE MEDEF SIGNE UNE CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC L’ORDRE DES AVOCATS DU BARREAU DE SAINT-PIERRE

https://runconcept.com/2017/11/28/le-medef-reunion-signe-une-convention-de-partenariat-avec-lordre-des-avocats-du-barreau-de-saint-pierre/

Sarkozy a lancé la loi LRU en 2007 pour ruiner les universités et les obliger à se privatiser. Les conséquences de la privatisation c’est la sélection. Pour défendre le service public, nous devons lutter contre la Loi LRU de 2007, contre la sélection pour que les universités dépendent des étudiants et non des entreprises. Car les universités qui font des partenariats avec les entreprises du CETA, du TAFTA ne peuvent plus être humanistes et respecter la nature (tant les êtres humains que les animaux). Ce sera le clonage dans les laboratoires pour servir les intérêts privés des entreprises, etc…

Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur a été la première en tant que directrice de l’université de Sophia Antipolis à lancer la privatisation. Elle a détruit Sophia Antipolis et l’a obligé à faire des partenariats avec des écoles de businness et de commerce. C’est cette association de Sophia Antipolis avec les écoles de commerce qui a donné le jour à une nouvelle université répondant aux critères de l’Union Européenne et du medef. » c’est à Frédérique Vidal que l’on doit la création en mars 2015, de l’Université Côte d’Azur, un ensemble qui réunit outre l’Université Nice Sophia-Antipolis,  les écoles de management Skema Business School et Edhec Business School Une réunion de compétences de bon aloi qui va jouer un rôle non négligeable lorsque s’engage le processus d’obtention de la labellisation Idex la même année.

C’est avec le projet UCA JEDI (pour Joint, Excellence Dynamic Initiative) que Frédérique Vidal va monter au front, s’engageant notamment à convaincre les entreprises azuréennes de participer au projet de l’université Sophia Antipolis. Elle n’hésitera pas à expliquer et réexpliquer pourquoi il était important que les PME comme les grands groupes industriels apportent leurs implications à l’université et leurs projets d’entreprises privés industriels dans le projet université. L’objectif avait alors été de convaincre 150 d’entre elles d’écrire noir sur blanc de quelle façon leurs propres investissements s’inscrivaient en droite ligne dans les axes définis par l’Université Côte d’Azur (l’université côté d’azur est l’association de l’université Sophia Antipolis avec les écoles de commerce) notamment sur le numérique, l’espace, l’environnement, ou le territoire intelligent.

Ce regard bienveillant de Frédérique Vidal, directrice de l’université côte d’azur envers les entreprises c’est aussi ce qui a permis à Frédérique Vidal d’emporter les suffrages du côté du patronat. Philippe Renaudi, le président de l’UPE06, estime que la nomination de Frédérique Vidal est « une excellente nouvelle ». Car justement, « elle a le souci et l’inquiétude des besoins des entrepreneurs, elle sait être à l’écoute ».

Frédérique Vidal s’est aussi fortement engagée auprès de l’entreprise industriel cluster EducAzur- EdTech qui veut devenir le n°1 français

Frédérique Vidal arrive donc au gouvernement, auréolée de ses actions fortes pour le territoire azuréen. Appliquera-t-elle la même méthode du mariage des universités avec les entreprises au niveau national ? Il va sans dire que tous ceux qui militent pour l’abolition de la frontière entre le monde universitaire et le monde économique des entreprises sont désormais tournés vers Paris

https://marseille.latribune.fr/economie/2017-05-17/frederique-vidal-la-scientifique-qui-a-depoussiere-l-universite-nice-sophia-antipolis-715885.html

Pour l’Afrique:

http://club-2030.com/actualites/economie-gouvernance/2137/medef-en-partenariat-avec-club-2030-afrique-organisation-du-forum-de-la-jeunesse-et-de-lentrepreneuriat-afrique-france-les-6-et-7-decembre-2016

http://www.africanewsagency.fr/2017/03/08/africa-2030-une-feuille-de-route-pour-le-medef/

Cela a le mérite d’être clair. Le vrai but de la privatisation des universités, la sélection, et le partenariat des universités avec les entreprises c’est pour lancer le smart grid planétaire (le territoire intelligent). C’est donc à l’université que va se décider la smart grid française. Voilà pourquoi ils ne veulent pas que les 99% de la masse populaire puissent aller à l’université, car ils verront comment le futur camps de concentration smart grid planétaire sera fait.

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Résistance et nouveau paradigme politique: L’esprit zapatiste

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 13 février 2018 by Résistance 71

A lire également complémentarité oblige:

Manifeste de la societe des societes

effondrer le colonialisme

6ème_déclaration_forêt.lacandon

 

El votàn Zapata

 

Georges Lapierre

 

Octobre 2017

 

Source: https://www.lavoiedujaguar.net/El-Votan-Zapata

 

Dans un recoin du Mexique, le peuple zapatiste s’est soulevé en armes le 1er janvier de l’année 1994. Il était animé par un esprit, el votán Zapata. El votán Zapata c’est seulement l’esprit prophétique. Mais cet esprit prophétique n’est pas celui d’un homme, d’un individu, d’un prophète marchant à la tête de son peuple et faisant en sorte que les eaux se retirent devant lui. Le sous-commandant Moisés n’est pas lui-même prophète, ce nom ou ce surnom est seulement le signe de la prophétie, celui d’un monde à venir et à construire : « Votre jour était notre nuit, notre jour sera votre nuit. » Ce n’est pas non plus l’esprit révolutionnaire et religieux. Ce n’est pas annoncer ce qui va nécessairement arriver ; c’est s’engager dans ce qui advient, ne pas annoncer le mouvement, mais devenir mouvement, épouser son propre mouvement, redevenir humain en quelque sorte ; l’esprit prophétique est tout simplement l’esprit pragmatique, il est se réalisant.

Cet esprit pragmatique ou prophétique est celui des Indiens zapatistes, il n’est pas nécessairement le nôtre, nous pouvons même nous sentir exclus. Les zapatistes ne cherchent pas à imposer leur point de vue sur le monde comme point de vue unique sur le monde. Chacun est appelé à s’organiser à sa manière, selon son propre point de vue. C’est une cosmovision à rebrousse-poil de la nôtre (a contrapelo) et, représentant une véritable déflagration de nos certitudes les plus enfouies, elle ébranle notre subjectivité la plus profonde. Ne sommes-nous pas les enfants d’une civilisation qui s’impose comme point de vue unique sur le monde, celui des marchands ? Et faire la révolution ne serait-ce pas imposer un autre point de vue tout aussi unique sur le monde ? La vision que nous proposent les zapatistes, celle d’un monde qui contiendrait plusieurs mondes, prend à rebours la conception marxiste de la révolution à laquelle nous restons encore trop souvent attachés, quoi que nous en disions, dans les profondeurs de notre être, dans les profondeurs de ce que nous sommes. Les zapatistes portent la critique au cœur de notre monde, ils n’opposent pas un point de vue unique à un point de vue unique, un universalisme à un universalisme. Cette idée de pluralité (ou de « pluriversalité ») marque véritablement une rupture, c’est comme une grenade à fragmentations lancée au centre de l’unicité, en plein milieu de l’Un, de l’Unique !

La résistance des peuples face à l’hégémonie capitaliste est bien réelle. Cette résistance est une critique réelle du monde marchand, mais elle reste statique, elle fait du surplace, elle peut bien s’organiser et se construire, mais elle reste bloquée à la défense d’un mode de vie, elle s’attarde seulement à défendre son point de vue, elle n’est pas porteuse de l’idée qui lui permettrait d’aller au-delà de ce qu’elle défend, elle n’est pas animée par l’esprit prophétique, par le souffle qui met en branle le mouvement, l’ollin. El votán Zapata est ce souffle. L’idée de pluriversalité est ce souffle, elle est en porte-à-faux avec celle d’un monde unique et universel, elle offre un véritable changement de perspective : il n’y a pas un point de vue unique et universel sur l’homme et le monde, mais différents points de vue, c’est-à-dire différents modes de vie, qui sont différents modes d’adaptations aux milieux géographiques : l`humain naît de la diversité.

Le cinquième Congrès national indigène s’est ouvert sur un coup de théâtre dont les échos et le bruit vont alimenter la rumeur pendant un certain temps et hanter les têtes fragiles. La pièce a commencé le premier jour de la rencontre, lundi, et à huis clos. Elle se jouait entre les délégués du CNI et la comandancia de l’EZLN au grand complet ; et impossible de s’approcher de l’auditorium pour écouter aux portes !

Pourtant vers cinq heures de l’après-midi, tous ont dû sortir pour aller manger et, malgré un cordon de sécurité qui nous interdisait de les rejoindre, le secret, tout relatif, des délibérations a filtré et notre curiosité a été satisfaite. Enfin nous avons fini par savoir ce qui se tramait et ce qui pouvait bien les retenir pour un débat si long et si intense ! D’ailleurs ce débat, tout particulièrement animé, n’était pas terminé et il allait reprendre après le repas pour se poursuivre jusqu’au soir.

Mais qu’est-ce qui pouvait bien susciter une telle discussion ?

Profitant d’une ouverture de la future élection présidentielle, sous certaines conditions [1], à des candidats indépendants, la comandancia avait proposé aux délégués du CNI de présenter une candidate à l’élection présidentielle de 2018. Une telle proposition, prenant à contre-pied les convictions les plus affirmées concernant le rejet des partis et, plus généralement, de la politique, a dérouté bien des gens et suscité un lever de boucliers, non seulement parmi les délégués, mais aussi parmi les adhérents à la Sexta présents à ce rendez-vous. Les zapatistes seraient-ils retombés dans leur travers et leurs vieux démons, plus exactement, leur vieux démon au singulier : le ou la politique ?

Ce cinquième Congrès national indigène eut lieu au Cideci-Unitierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, du 9 au 14 octobre 2016. Nous sommes maintenant en octobre 2017, un an exactement s’est écoulé, et sans doute beaucoup d’encre, depuis l’annonce de la participation du Congrès national indigène à l’élection de 2018 : le Conseil indigène de gouvernement (CIG) est constitué. Il est formé de couples (une conseillère, un conseiller) nommés par leurs assemblées (communales, régionales ou de quartiers) et en tenant compte de la répartition géographique des peuples indiens dans tout le Mexique. Il y a actuellement environ 141 conseillères et conseillers (de 35 peuples et de 62 régions) et à l’heure où j’écris, ils rendent visite avec d’autres délégués aux cinq caracoles zapatistes. La porte-parole de ce Conseil indigène de gouvernement, et qui sera candidate à l’élection présidentielle de 2018, est désignée, il s’agit d’une jeune femme indienne Maria de Jesús Patricio Martínez, Marichuy, qui fait partie du Congrès national indigène (CNI) depuis 1996. Elle vient de faire enregistrer sa précandidature à l’INE (Institut national électoral). Actuellement elle participe à la tournée et elle est reçue par les conseils de bon gouvernement dans les caracoles des zones zapatistes.

« Considérant que l’offensive contre les peuples ne cessera pas mais qu’elle augmentera jusqu’à ce que la dernière trace de ce que nous sommes en tant que peuples porteurs d’un profond mécontentement, se métamorphosant aussi en de nouvelles et diverses formes de résistances et de rébellions, le cinquième Congrès national indigène a décidé d’initier une consultation ; cette consultation auprès de nos peuples a pour fin d’abattre d’en bas le pouvoir que ceux d’en haut nous imposent, nous apportant un panorama de mort, de violence, de pillage et de destruction. » (Communiqué du CNI suite à ce cinquième Congrès national intitulé « Que retiemble en sus centros la tierra » [2].)

Comment entendre cette initiative zapatiste ? Ou, plus précisément, comment faire entendre cette initiative à des Européens, à des gens qui sont comblés de marchandises et qui vivent dans le royaume merveilleux de Walt Disney ?

El votán Zapata est l’esprit qui ne meurt jamais ou, plus exactement, qui meurt et qui toujours renaît. C’est l’esprit de révolte, l’esprit rebelle, l’esprit du guerrier qui sourd de la montagne et qui s’étend dans la vallée, c’est l’esprit des hautes plaines et des déserts arides, c’est l’esprit sioux, l’esprit apache, l’esprit Zapata. Il touche à l’imaginaire d’un peuple ou des peuples, il se confond donc avec la réalité, une autre réalité que celle que nous connaissons, nous qui nous nous mouvons dans le monde de l’apparence. Les jeunes, parfois la saisissent ou les rêveurs, les poètes, les voyants et les voyous, les suicidés de la société. Les zapatistes nous plongent au cœur de la réalité, au cœur de notre époque, au cœur de notre temps, au cœur du Mexique contemporain, au cœur de la guerre. Pouvons-nous entendre cela ?

Sous le fallacieux prétexte de faire la guerre au narcotrafic, l’État mexicain, appuyé par les États-Unis (cf. plan Mérida) et soutenu par l’Europe des banquiers et des marchands, mène, depuis plus de dix ans, une guerre contre-insurrectionnelle d’une ampleur inouïe [3]. Il s’agit de faire place nette aux multinationales et à leurs projets « extractivistes » (mines, pétrole, monoculture, déforestation) et d’infrastructures (ports, barrages, voies de communication), et d’en finir une bonne fois pour toutes avec la résistance des peuples et, plus généralement, de la population, à cette nouvelle occupation de leur territoire et à cette mainmise sur leur vie. Cette guerre vise principalement les peuples qui vivent encore sous le régime ou sous le modèle communaliste, il s’agit de détruire leur capacité à reproduire leur vie communale, réduisant ainsi à néant leur possibilité d’exister en marge d’un capitalisme triomphant. C’est que, d’une part, leur résistance était, en soi, une critique réelle, effective, du capitalisme, la seule véritable critique du capitalisme, et que, d’autre part, le capitalisme en tant qu’aliénation de la pensée se nourrit de tout ce qui n’est pas aliéné, il se nourrit de toutes les formes de vie qui reposent sur une conception de l’échange autre que celle du marchand.

Plus qu’une offensive étatique, nous sentons bien que nous avons affaire à une offensive d’une tout autre dimension, celle d’un état d’esprit, d’un point de vue totalitaire sur le monde, d’une idéologie, celle d’Ubu roi. Les pataphysiciens pouvaient bien rigoler et faire preuve d’un humour décapant, leur lucidité annonçait l’horreur d’aujourd’hui : le pouvoir sans borne de l’individualisme conquérant et triomphant, s’érigeant sur des monceaux de cadavres. Et nous voyons les militaires, les policiers, les paramilitaires et les parapoliciers des cartels de la drogue unir leurs forces pour faire disparaître les personnes jugées indésirables, assassiner, massacrer, torturer, et semer la terreur dans les villages et les quartiers populaires. Sous la pression « géologique » d’un marché planétaire, nous assistons dans les entrailles du pays à une recomposition de la classe sociale qui gouverne le Mexique. Rien n’arrête ce mouvement aveugle, puissant et obstiné : s’appuyer sur cette complicité occulte de classe pour s’enrichir au plus vite et par tous les moyens. Parfois des scandales éclatent et des gouverneurs trop pressés et trop gourmands se font prendre la main dans le sac, toujours trop tard, entre-temps, ils ont pu, avec l’appui de tout l’appareil d’État et la complicité des bandes criminelles, mettre à feu et à sang toute une région. Cette classe sociale se reconstitue en s’appuyant sur le trafic de l’amapola (opium) ; ce trafic lui apporte des sommes considérables lui permettant d’étendre ses ramifications en profondeur et de prendre peu à peu le contrôle de l’ensemble de l’activité marchande du pays. Telle est la réalité du Mexique aujourd’hui, et cette réalité est celle d’une guerre sociale à outrance. La disparition de 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa et l’assassinat de six personnes à Iguala (Guerrero) dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 montrent à l’évidence cette complicité d’intérêts qui définit une classe sociale : sous le regard de l’armée et avec la participation active des forces fédérales, la police municipale d’Iguala a pu enlever 43 étudiants et les faire disparaître [4], puis un commando a pu assassiner six personnes et se lancer à une chasse à l’homme avant de torturer à mort [5], pour l’exemple, un normalien. Cette même police municipale s’était livrée pendant des années à l’extorsion, la prise d’otages et l’assassinat en toute impunité.

C’est au sein d’un tel contexte social et politique qui s’annonçait dès la fin du XXe siècle, que sont apparus sur la scène publique, en janvier 1994, les zapatistes. Et ils y sont toujours ! Qui sont-ils ? Serait-ce Defensa Zapatista, cette gamine à la langue bien pendue capable même d’en remontrer au fameux sous-commandant Galeano ex-subcomandante Marcos ? Oui, oui, c’est bien possible. Ce sont en premier lieu des Indiens, c’est-à-dire des personnes qui se définissent par une culture qui leur est propre et qui repose sur un vivre ensemble autour d’un bien commun ; cette culture s’oppose en tout point à la civilisation occidentale, chrétienne et capitaliste, qui privilégie l’individualisme marchand au détriment de la communalité et de l’intérêt commun. Ensuite ce sont des Indiens en guerre contre un système, ledit système capitaliste qui repose sur la spéculation concernant les échanges marchands à venir. Dans el votán Zapata, Zapata n’incarne pas l’esprit de la guerre en tant qu’individu, il incarne l’esprit de la lutte en tant qu’être collectif, c’est le peuple en arme, le peuple en guerre, le peuple qui se soulève. Il est véritablement l’être du peuple indien en guerre. Et c’est bien ce que sont actuellement les zapatistes dans ce recoin du Sud-Est mexicain. Ils ne font pas la guerre avec des bombes, des avions, des hélicoptères, ils n’en ont pas les moyens, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas en guerre contre tout un monde et que tout un monde ne leur fait pas la guerre. Dans ce jeu de la guerre, la puissance de feu et de destruction est du côté de l’Empire, qui hésite jusqu’à présent à s’en servir par crainte d’une réaction de la société mexicaine et internationale qu’il ne maîtriserait pas ou qu’il maîtriserait mal [6], mais il reste à l’affût de la moindre provocation qui justifierait un massacre de la population en lutte ; du côté zapatiste, à partir de cette situation en équilibre précaire à laquelle je viens de faire allusion, il leur reste l’intelligence stratégique leur permettant de sortir de l’isolement social dans lequel ils sont maintenus (ou dans lequel on cherche à les maintenir).

L’existence des zapatistes ne tient qu’à leur détermination de guerriers ; que cette détermination se relâche, et ils seront emportés comme fétus de paille. Les États-Unis, la CIA et le gouvernement du Mexique ont surtout cherché à isoler les zapatistes ; cette guerre dite de basse intensité consiste principalement pour ces stratèges à tenter de réduire l’influence zapatiste et à la maintenir dans des limites qu’ils jugent acceptables et surtout contrôlables. Ils ont ainsi mis en œuvre toute une politique d’assistance généralisée qui profite principalement à certains caciques indigènes et métis, et ont favorisé la création de groupes paramilitaires locaux fortement armés et instruits à la lutte antiguérilla par les militaires eux-mêmes. Cette politique a été intense et visible surtout au début avec des conséquences tragiques comme l’assassinat programmé de 45 personnes à Acteal en décembre 1997, elle s’est poursuivie, mais plus discrètement, jusqu’à nos jours. Pour reprendre avec une intensité accrue aujourd’hui en réponse à la dernière initiative zapatiste.

Face à cette situation, les zapatistes ont riposté dans deux directions : ils ont cherché à rompre l’état de siège dans lequel le gouvernement voulait les maintenir, ce fut le sens de l’« autre campagne » en 2006, qui s’est déroulée au moment de l’élection présidentielle marquée par la victoire très contestable de Felipe Calderón, représentant de la droite, sur López Obrador, représentant de la gauche progressiste. L’année 2006 fut aussi marquée par la terrible répression des opposants à l’aéroport à Atenco, où nous pouvons voir comme une menace et comme la violente réaction de l’État mexicain, tous partis confondus, à l’« autre campagne » [7]. Parallèlement à cette direction, les zapatistes ont continué à renforcer intérieurement leur autonomie vis-à-vis de l’État mexicain. Ils ont ainsi abouti à la création de zones autonomes que je qualifierai d’irréductibles, ne laissant aucune prise sur eux, ne laissant pas la moindre ouverture entrebâillée par laquelle l’État mexicain pourrait s’immiscer petit à petit dans leur vie. Ils refusent tout subside de la part du gouvernement. Ce sont véritablement des zones autonomes incorruptibles, absolument imperméables à toute influence, à toute velléité d’influence ou de pression venues de l’extérieur. Ce sont bien les zapatistes qui décident à travers leurs assemblées de base dans un mouvement de va et vient continuel entre le Comité clandestin révolutionnaire et la population zapatiste.

N’importe quel quidam peut déclarer la guerre au capital, cela ne mange pas de pain, mais mener une guerre contre le capital, c’est une autre histoire et arriver à tenir pendant plus de vingt ans, c’est encore une autre histoire ! Nous éprouvons parfois quelques difficultés à saisir cet aspect d’une telle proposition : construire un autre monde. La mollesse d’une vie soumise nous interdit d’en percevoir toute la rigueur.

J’ai tracé d’une façon bien sommaire le cadre dans lequel s’inscrit l’initiative zapatiste de présenter une candidate indienne à l’élection présidentielle de 2018 : reprendre l’offensive là où l’État et l’ensemble des forces contre-insurrectionnelles ne l’attendent pas, l’élection présidentielle ; et mettre cette offensive sous le feu des projecteurs, sous les lumières d’une élection nationale, en plein jour en quelque sorte (alors que l’on pouvait s’attendre que cette offensive soit cachée, occultée, clandestine). Ensuite nous avons affaire à une candidate qui ne cherche pas à être élue, qui refuse l’argent de l’Institut national électoral, qui est la porte-parole d’un gouvernement déjà constitué : le Conseil indigène de gouvernement. On aura beau dire, c’est tout de même une manière de prendre tout le monde dominant, tous ceux d’en haut, à contre-pied et nous en revenons à l’art du football et à Defensa Zapatista. Voilà une femme indienne, qui selon les vues de ceux d’en haut, se trouve tout en bas de l’échelle sociale, qui va parler aux Mexicains, aux gens sans qualité, à ceux qui sont tout en bas, justement, et pour ne rien leur proposer : à eux de s’organiser, à eux de se défendre, à eux de réagir, ils n’ont rien à attendre d’elle, comme ils n’ont rien à attendre des autres candidats !

Comme dans toute initiative de ce genre, la part d’incertitude est grande, cette initiative se présente à la fois comme un pari et un défi. Elle est, dans le sens précis du terme, une provocation. Elle ne provoque pas, comme nous pourrions le croire, le gouvernement, ni les riches, ni cette classe de nouveaux riches qui se constitue, ni l’État mexicain, non, elle provoque la société mexicaine, elle provoque la population mexicaine, elle provoque les Mexicains. Confrontés au mal qui les touche, confrontés à un malheur commun, sauront-ils organiser et construire une réponse collective ou bien vont-ils opter pour un individualisme frileux et « sauve-qui-peut » sous la tutelle des gagnants ? Et nous ignorons comment les Mexicains vont réagir. Les zapatistes l’ignorent, mais le gouvernement aussi l’ignore et il s’inquiète, les riches aussi l’ignorent et ils s’inquiètent, la classe des nouveaux riches aussi, l’État aussi l’ignore. C’est un pari sur l’homme et la femme, c’est un pari sur nous-mêmes et sur notre futur.

¡Viva Zapata !

Notes

[1] Avoir le soutien de 1 % des électeurs (plus de 800 000 signatures de soutien) sur au moins dix-sept États et être majoritaire dans trois États. C’est loin d’être gagné !

[2] « Que tremble en ses centres la terre », paroles de l’hymne national mexicain reprises par le CNI comme titre pour le compte-rendu de ces journées.

[3] En 2014, le Mexique se trouvait en troisième position derrière la Syrie et l’Irak quant aux pertes civiles dues aux conflits armés (International Institute for Strategic Studies, 2015).

[4] Les plus hauts responsables de l’État savent très bien ce que sont devenus les 43 normaliens.

[5] Il fut écorché vif.

[6] En 1994, la société mexicaine avait manifesté massivement contre la guerre et la terrible répression dans laquelle s’était engagé le gouvernement, et des négociations pour la paix eurent lieu.

[7] Cette année allait aussi être marquée par la « commune » d’Oaxaca, vaste mouvement social de rejet du gouverneur et de ce qu’il pouvait bien représenter.

La résistance au colonialisme passe par le refus d’acquiescer…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 9 février 2018 by Résistance 71

… Aux enfumades de l’État parce que de fait, en amont comme en aval, « nous sommes tous des colonisés ! »

~ Résistance 71 ~

Extorsion d’impôts aux autochtones du Canada

 

Mohawk Nation News

 

7 février 2018

 

Url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/07/extorting-taxes-from-natives/

 

~ Traduit de l7anglais par Résistance 71 ~

 

Les entreprises coloniales que sont le Canada et le Québec et leur “comité colonial de la loi sur les Indiens” (colonial Indian Act Committee) connu sous le nom de “conseil de bande” (NdT: conseil de tribu aux Etats-Unis sour la loi fédérale indienne), essaient de pousser plus avant le génocide contre tekentiokwenhoksteh, ou les 49 familles originelles de l’îie de la Grande Tortue. Notre droit de naissance n’est pas à vendre. Toute l’île de la Grande Tortue (NdT: Amérique du Nord) est une zone franche, exempte de tout impôt…

Les traîtres ne sont pas kanion-ke-haka/Mohawks. Ils ne sont que des collecteurs d’impôts et de taxes pour l’entreprise coloniale Canada.

Le comité de la loi sur les Indiens est l’agent du gouvernement canadien, déguisé en kanien-ke-haka-onwe (Mohawk) de la confédération iroquoise. Pour nous avoir vendu, ils n’ont aucun droit de clan, de nom, de famille, de terre et de nation en promettant d’imposer les lois illégales étrangères de nos ennemis par la force sur nous et notre territoire.

Tous les distributeurs de carburant sauf trois ont signé pour permettre au Canada et au Québec et au comité sur la loi indienne de gérer une entreprise privée dans notre communauté pour percevoir des impôts et les transmettre à l’entreprise coloniale “Canada”. Toute l’île de la Grande Tortue est une zone franche, exempte d’impôt !

En aidant l’ennemi, le comité de la loi sur les Indiens s’est aliéné avec la signature de l’accord sur les affaires fiscales en rapport avec le tabac, le pétrole (carburant) et l’alcool en 1999. Les gens ont objecté à cette fraude totale. Ce comité du gouvernement n’a absolument aucune autorité ni aucune juridiction pour faire et imposer des lois, réguler le commerce ou quoi que ce soit d’autre en regard du vrai peuple naturel de la terre.

Le comité prévoit d’administrer par ses entreprises privées toutes les affaires et commerces natifs sous “un système à source unique de distribution” qui sera sous son contrôle. Ils achèteront, distribueront les produits et paieront pleinement les impôts à nos ennemis. Ils mettront en place un système de pénalités pour ceux qui ne sont conforment pas à leurs ordres. Cette conspiration de tout nous voler sera mis en place dans nos communautés. Le BON INDIEN qui obéit pourra faire des affaires. Ceux qui n’obéissent pas seront contraints à fermer boutique. Les quelques traîtres en place ne parlent en aucun cas pour le grand nombre. Chaque onkwehonwe doit être consulté, doit recevoir une information complète et donner son consentement. Le comité de la loi indienne est une entité propriété du gouvernement canadien. Ils décideront de la marge de profit sur leur programme de “solution finale”  afin de nous annihiler. Nous sommes un peuple libre placé sur l’Île de la Grande Tortue par la Nature/création afin d’accomplir nos devoirs envers notre terre-mère et toute la vie terrestre.

Ceux du comité qui ont signé sont: Joe Norton, Martin Leborgne, Kenneth McComber, Rhonda Kirby, Gus Sky-Deer, Carl Horn, Clinton Phillips, William Diabo, Christine Deom,  Robert Patton Jr., Gina Deer and Arlene Jacobs.

Ceux qui ont signé l’accord sont: Derek White of Old Malone Gas, Countryside, OCR Gas Bar, Lee Jacobs of Get N Go, Donna McComber of Khanata’s Gas Bar, Brian Goodleaf of Goodleaf Gas Bar, John Rice of JR’s Gas Bar, Daryl Paul of Central Station, T. Thomas of First Choice, Robert Stacey of Hurricane Fuel,  Sylvia Thomas of Wolfco Rte. 138 & 207, Leah Diome of Big Bear Trading, Sheila Lazare of Gas Bar 207, and Merrick Goodleaf of Country Peddlers.

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Résistance au colonialisme… La lutte du peuple Mapuche en Argentine (documentaire vidéo)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 7 février 2018 by Résistance 71

¡con los rebeldes siempre!

 

Vision politique: marxistes… « Take a walk on the wild side »…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 février 2018 by Résistance 71

« Candy came from out on the Island
In the back room she was everybody’s darling
But she never lost her head
Even when she was giving head
She says, « Hey, babe,
Take a walk on the wild side. »
Said, « Hey, babe,
Take a walk on the wild side. »
And the colored girls go
« Doo do doo do doo do do doo… »
(Walk on the Wild Side)
~ Lou Reed, Transformer, 1972 ~

= = =

Le plus extraordinaire, c’est que ce que dit Ortiz dans cet article est ce que disent les anarchistes depuis toujours… Depuis le grand débat entre Bakounine et Marx lors de la première internationale (AIT), les anarchistes expliquent en long en large et en travers que le marxisme n’est qu’un capitalisme d’état, que Marx soi-même était un social-démocrate qui pensait faire arriver le “parti d’avant-garde” du prolétariat au pouvoir par les urnes… Dans la première section du “Manifeste du Parti Communiste”, K. Marx, F. Engels, 1848, les auteurs disent ceci: “Cette organisation des prolétaires en une classe et conséquemment en un parti politique [le parti communiste] est toujours empêché par la concurrence entre les travailleurs eux-mêmes. Mais elle resurgit toujours plus forte, plus ferme, plus puissante. Elle force une reconnaissance législative des intérêts particuliers des travailleurs en prenant avantage de la division au sein de la bourgeoisie elle-même. C’est ainsi que la loi sur les 10 heures fut passée en Angleterre…

Dans la section 2 ils disent ceci en parlant des mesures à prendre pour le prolétariat une fois sa suprématie politique achevée: “Ces mesures seront bien sûr différentes selon les pays, mais néanmoins dans les pays les plus avancés, ce qui suit sera généralement applicable: [s’en suit ici une liste de 10 points voici ce qui est dit en points 5, 6 et 7…]

5. Centralisation du crédit dans les mains de l’État au moyen d’une banque nationale avec un capital d’État et un monopole exclusif.

6. Centralisation des moyens de communication et des transports aux mains de l’État

7. Extension des usines et des instruments de production propriété de l’État…

Ainsi la “révolution prolétarienne” ne serait qu’un réformisme faisant passer l’État, ses mécanismes et ses institutions de mains d’oppresseurs à de nouvelles mains d’oppresseurs par le truchement de la dictature du “partie d’avant-garde” et de sa nomenclature à terme forcément corrompue si elle ne l’est pas dès le départ.

Certes les deux compères ont pondu une litanie de préfaces aux éditions suivantes de leur manifeste les adaptant aux circonstances historiques, mais ils n’ont jamais corrigé une ligne du texte per se ; Engels y allant même de ses propres préfaces après la mort de Marx. De fait Marx et Engels n’ont jamais résolu la contradiction de deux concepts qu’ils portaient dans leur idéologie: celui de la Commune révolutionnaire et celui fondé sur le suffrage universel… L’ont-ils seulement voulu ? Savaient-ils même que cette contradiction existait dans leur raisonnement ?…

Engels dans une lettre à Kaustsky datée du 29 juin 1891 sur la critique du programme d’Erfurt dit ceci concernant des “points délicats, mais essentiels”: “premièrement, une chose absolument certaine, c’est que notre Parti de la Classe Ouvrière ne peut arriver à la domination que sous la forme de la république démocratique. Cette dernière est même la forme spécifique de la dictature du prolétariat, comme l’a déjà démontré la grande révolution française. […] Deuxièmement: […] A mon avis, le prolétariat ne peut utiliser que la forme de la république une et indivisible. […] Ainsi donc, république unitaire. […] Comment organiser cette autonomie et comment on peut se passer de la bureaucratie, c’est ce que nous ont démontré l’Amérique et la première république française. (sic)…
Ne sont-ils pas beaux les “révolutionnaires” anti-bourgeois ?…

Une question à poser aux marxistes “repentis” est la suivante: pourquoi ne pas admettre l’Idée anarchiste qui prône les associations libres depuis le départ puisqu’elle correspond à ce en quoi ils tendent à penser aujourd’hui en essayant de le dire différemment et en essayant de vendre la salade de Marx et Engels ?

L’État et la fonction économique capitaliste qui l’a phagocyté depuis la première révolution industrielle sont des cellules politico-sociales cancéreuses en phase métastatique et doivent être éradiquées dans un changement radical qui amènera la société des sociétés où la complémentarité remplacera les antagonismes induits nourrissant la division initiale de la société humaine.

Qu’on en finisse avec Marx et la pseudo-révolution ! Qu’on en vienne à la société des sociétés qui aplatira la pyramide de la domination en rediluant le pouvoir dans le peuple, là où il est particulièrement et naturellement soluble.

~ Résistance 71 ~

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Le communisme ou la barbarie, Rosa Luxembourg déjà nous mettait en garde

 

Jean Ortiz

 

1er février 2018

 

url de l’article orignal:

https://www.legrandsoir.info/le-communisme-ou-la-barbarie-rosa-luxembourg-deja-nous-mettait-en-garde.html

 

Depuis, l’idée communiste a pris du plomb dans l’aile. Les sondages en témoignent. Faut-il pour autant céder à l’air du temps, militer en fonction des sondages ?

Le capitalisme fait montre quotidiennement de sa dangerosité, de son obsolescence, même s’il peut durer encore très longtemps. La crise majeure du système permet de vérifier la pertinence des idées de Marx, de décrypter la nouvelle phase de la mondialisation financière, les dégâts de la « sacro-sainte » loi du marché, du capitalisme mondialisé, qui porte les logiques de rentabilité à un niveau inouï. Le partage de la valeur ajoutée entre travail et capital devient de plus en plus vertigineusement inégal. Le système s’avère incapable de répondre aux besoins fondamentaux de l’humanité ; ce n’est d’ailleurs pas son objectif. Il a affaibli, brisé les liens sociaux, brouillé tous les repères, transformé la société en jungle, plongé l’humanité dans un gouffre abyssal…

Si la crise est systémique, elle ne peut donc que s’aggraver. Elle exige de nous, communistes, de mettre en œuvre un processus vers une autre organisation sociale, de caractériser les changements structurels majeurs que nous souhaitons, de donner un contenu nouveau à l’hypothèse communiste. Il convient de dire ce à quoi nous aspirons : la révolution communiste, même si cela est à contre-courant du quasi consensus « libéral » d’aujourd’hui. Ne pas lâcher sur les mots ni sur leurs contenus peut permettre de reconquérir une partie de ceux qui ont renoncé à la conscience et au combat politiques de classe et qui subissent ; ce, sans aucune nostalgie anachronique de ce qui a échoué, mais en réfléchissant à un communisme d’aujourd’hui. Il faut oser dire où nous voulons aller, sans peur des caricatures anti-communistes, persiflées et matraquées par les uns et des autres (le communisme serait par nature criminel…) ; s’il nous faut renouveler les questionnements, on ne saurait renoncer à des marqueurs idéologiques identitaires, aux valeurs communistes originelles, à un mouvement de fond, et permanent, vers une autre organisation sociale, plus horizontale, plus autogérée, plus humaine, pleinement démocratique, plus appuyée sur l’appropriation sociale des secteurs clés, les « communs », la socialisation du pouvoir, et sur une intervention constante (des salariés, des usagers…), un contrôle à tous les niveaux exercé d’en bas par les travailleurs et les citoyens.

L’idée communiste n’est pas invalidée par l’échec du « communisme d’Etat », où le Parti se substituait au peuple et finissait par coloniser l’Etat ; l’autoritarisme, perversion du communisme, n’était pas dans la nature du projet révolutionnaire. Nous, militants, avons trop souvent confondu le commun et la collectivisation. Le communisme reste une grande utopie concrète qui porte une critique radicale du capitalisme, et ouvre la possibilité, révèle la nécessité, de son dépassement. En cette année anniversaire de mai 1968 -j’avais alors 20 ans, et j’étais écartelé par la difficulté extrême de l’essentiel : la convergence, les actions communes entre la classe ouvrière et les étudiants-, en cette année anniversaire de mai 1968, il serait aussi incompréhensible que suicidaire de lâcher l’horizon communiste. Commémorer mai 1968, c’est aussi partir de l’idée communiste pour construire une alternative de rupture avec le capitalisme, c’est également travailler à l’insurrection la plus belle, celle des consciences. La révolution à laquelle je crois encore et toujours peut ouvrir la voie au communisme. Encore et toujours. Serais-je un archaïque qui a de l’avenir ?

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Lectures connexes:

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Manifeste de la societe des societes

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Errico_Malatesta_écrits_choisis

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Appel au Socialisme (PDF)

Contre le marxisme et pour la société anarchiste (G. Landauer)

Les marxistes et leur anthropologie (Pierre Clastres)

 

Résistance au colonialisme: Mise en demeure du Canada, du Québec et du CMK par le conseil des femmes mohawk (Mohawk Nation News)

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Accusations de vol en association pour la Canada, Québec et la Conseil Mohawk de Kahnawake (CMK)

 

Mohawk Nation News

 

1er février 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/01/grand-theft-charges-against-canada-que-mck/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Une mise en demeure d’objection a été envoyée au Canada, à la province du Québec et au Conseil Mohawk de Kahnawake (NdT: comme souvent mentionné ici, ne jamais oublier que les conseils de bandes au Canada ou de tribus aux Etats-Unis, ne sont que des entités gouvernementales, créées par l’état colonial pour gérer sa domination dans les territoires autochtones. Ces “conseils” n’ont absolument aucune légitimité au sein de la gouvernance traditionnelle des nations premières. Ils fonctionnent selon le modèle de représentation étatique, inconnu et refusé par le mode traditionnel ; en l’occurrence pour les Mohawks, les Iroquois et leurs amis et alliés, seule Kaiainerekowa ou la Grande Loi de la Paix fait référence, tout le reste n’est qu’usurpation organisée…), qui ont lancé une attaque afin de forcer la main d’onkwehonweh (peuple de l’île de la Grande Tortue) à payer des impôts illégaux. Ils sautèrent de joie lorsque tous sauf deux abandonnèrent leur droit de naissance.

Par courrier recommandé avec A/R

Notification d’objection – Feb. 1, 2018.
Aux : Entreprises privées du Canada, Québec et leur sous-fifre du CMK
Référence: Saisie illégale de biens et destruction de commerces de skaroniati de la communauté Kanion-ke-haka (mohawk) de Kahnawake au sein de kanien-keh aussi connu sous le nom de rotino-shonni-onwe (peuple de la confédération iroquoise)
De: kenonhontsa-kwenio  (les femmes) sont les véritables progénitrices naturelles du sol de notre peuple. (Chaque onkwehonweh (personne naturelle) a le devoir de soutenir la volonté du peuple, personnalisée dans les 49 familles originales et leurs alliés et amis de l’iile de la Grande Tortue.

Ceci est une tentative de vol et d’extorsion de ressources absolument illégale de la part des entreprises privées coloniales que sont le “Canada” et la “province du Québec”.

Kaianerekowa (la Grande Loi de la Paix) et teioheteh (le wampum deux rangées) qui protègent le droit de naissance original des peuples véritables de l’île de la Grande Tortue sont violés. Ces transgressions criminelles commettent des crimes et essaient de détruire la viabilité des peuples en essayent de les taxer illégalement. Les peuples originels sont exonérés de tout imposition.

Objection: A tout empiètement par des entités entrepreneuriales coloniales sur un quelconque de nos territoires. Les squatteurs corporatistes essaient de manière flagrante de voler nos fonds et produits au travers de menaces, de mensonges et de subterfuges pour nous retirer notre libre utilisation et plaisir d’être sur nos terres, Nous, onkwehonwe avons lutté pour maintenir à flot notre propre économie. Le NAFTA (NdT: traité de libre-échange en Amérique du Nord entre les USA, le Canada et le Mexique) prétend avoir le droit de libre-échange mais nie aux peuples originels notre droit de naissance d’être auto-suffisants et auto-gérés. (NdT: ceci est un arrangement entre les entités coloniales régissant au nom de la “couronne” les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, ces trois états-nations nient et refusent aux peuples autochtones originels tout droit à l’auto-détermination et à la complète souveraineté. La loi coloniale affirme que si souveraineté il y a eu, elle fut automatiquement oblitérée par l’assertion de souveraineté des couronnes britannique et espagnole… Elle est pas belle la vie sous le soleil du christianorum dominorum ??…)

Le CMK ne fait que représenter la volonté des entités coloniales que sont le Canada et le Québec et non pas celle de Kanionkehaka. (NdT: peuple mohawk)

Bases d’action:

Alors que kenonhontsa-kwenio sont les véritables nourrices de la terre, de l’eau et de l’air d’Onowareke (Île de la Grande Tortue) depuis le début.

Alors que la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI) de l’ONU de laquelle le Canada est signataire, affirme que toutes les entreprises coloniales doivent obtenir notre consentement et notre permission pour empiéter sur nos terres, le Canada, le Québec et leurs sbires des conseils ne peuvent pas nous forcer, nous menacer et nier notre existence sur nos terres.

Ainsi Onkwehonwe ordonne à ces entreprises privées de se désister de leur carnage. Cette imposition sur nous n’est en rien une “réconciliation”, ce n’est de fait que la continuation de leur programme de génocide.

NOUS, les kenonhontsa-kwenio des rotino-shonni-onwe, faisons remarquer cette objection comme étant juste et de plein droit et que:

Le Canada, le Québec et leurs sbires sont donc expressément ordonnés de cesser immédiatement et de se désister de leur carnage perpétré sur notre terre-mère et sa progéniture.

Nos droits humains, spirituels, politiques et économiques doivent être respectés. Toutes ces entités doivent communiquer avec nous au travers des voies diplomatiques pour discuter ce qui sera notre arrangement entre nos deux peuples.

Pour les raisons présentées ci-dessus, NOUS, les kenonhontsa-kwenio déclarons ce qui suit:

Si ces entreprises et leurs entités devaient briser notre droit de naissance, des mesures nécessaire devront être prises. Vous êtes prévenus.

Kanion’ke:haka de rotino’shonni:onwe (peuple Mohawk de la confédération Iroquoise):

Peuple passé, présent et futur.

rotiniahton ronathhion-ni rotiskare:wake

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Lectures connexes:

Manifeste de la societe des societes

effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Pause musicale… politique…

Posted in actualité, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 31 janvier 2018 by Résistance 71

American Errorist

 

NoFx (“War on Errorism” 2003)

 

~ Traduction Résistance 71 ~

 

Vidéos des deux chansons en section commentaires…

 

It’s ok, allow yourself a little hate
Hatred is not so bad when directed at injustice
You can turn the other cheek, just don’t turn the other way

C’est bon, permettez-vous un peu de haine
Haïr n’est pas si mal quand dirigé vers l’injustice
Vous pouvez tendre l’autre joue, ne vous tournez juste pas de l’autre côté

Enemy of the planet we finally have a common aim
A reason to forget about our differences
And stand as a united front

Ennemi de la planète, nous avons finalement un but commun
Une raison d’oublier nos différences
Et nous lever en un front unifié

It’s up to us, we must expose
Humiliate American errorists
We’ll start with one
The war has just begun

C’est à nous de jouer, nous devons exposer
Humilier les erroristes américains
Commençons par un
La guerre a juste commencé

The war has just begun!

La guerre a juste commencé !

= = =

Re-gaining Uncousciousness

NoFx (“War on Errorism” 2003)

~ Traduction Résistance 71 ~

First they put away the dealers
Keep our kids safe and off the streets
Then they put away the prostitutes
Keep married men cloistered at home
Then they shooed away the bums
Then they beat and bashed the queers
Turned away asylum-seekers
Fed us suspicions and fears
We didn’t raise our voice
We didn’t make a fuss
It’s funny there was no one left to notice
When they came for us

D’abord ils ont emmené les dealers
Pour garder nos enfants en sécurité et hors de la rue
Puis ils ont emmené les prostituées
Pour garder les hommes mariés cloîtrés à la maison
Puis ils ont fait fuir les clodos
Puis ils ont bastonné les queers
Repoussé les chercheurs d’asile
Nous ont gavé de suspicions et de peurs
Nous n’avons pas élevé la voix
Nous n’avons pas mouffeté
C’est marrant il n’y avait  plus personne pour remarquer
Quand ils sont venus pour nous

Looks like witches are in season
You better fly your flag and be aware
Of anyone who might fit the description
Diversity is now our biggest fear

On dirait que les sorcières sont de saison
Vous avez intérêt à faire flotter votre drapeau et à faire gaffe
A quiconque pourrait ressembler à la description
La diversité est maintenant notre plus grande peur

Now with our conversations tapped
And our differences exposed
How ya supposed to love your neighbor
With our minds and curtains closed?

Maintenant avec nos conversations enregistrées
Et nos différences exposées
Comment pouvez-vous aimer votre voisin ?
Avec nos esprits et rideaux fermés ?

We used to worry ’bout big brother
Now we got a big father and an even bigot mother

On se souciait de Big Brother
Maintenant nous avons a grand père et même une mère bigotte

And still you believe
This aristocracy gives a fuck about you
They put the mock in demockracy
And you swallowed every hook

Et vous croyez toujours
Que cette aristocratie fait une putain d’attention à vous
Ils ont mis “moque” dans démoque-ratie
Et vous avez avalé chaque hameçon

The sad truth is you would rather
Follow the school into the net
Cause swimming alone at sea
Is not the kind of freedom you actually want

La triste vérité est que vous préféreriez
Suivre le banc de poissons dans le filet
Parce que nager tout seul en mer
N’est pas le genre de liberté que vous voulez

So go back to your crib and suck on a tit
Go bask in the warmth of your diaper
You’re sitting in shit and piss
While sucking a giant pacifier
A country of adult infants
A legion of mental midgets

Alors retournez dans votre berceau et sucez un téton
Allez vous vautrer dans la chaleur de votre couche
Vous êtes assis dans la merde et dans la pisse
Tout en suçant une tétine géante
Un pays d’adultes nourrissons
Une légion de nains mentaux

All regaining their unconsciousness

Tous regagnant leur inconscience

= = =