Archive pour terrorisme d’état

Fable de la tyrannie (pause estivale)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 6 août 2022 by Résistance 71

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Un homme entend frapper à sa porte,
Il va ouvrir…
Devant lui se tient dame Tyrannie toute en armes,
Elle lui demande : « Te soumettras-tu ? »
L’homme la laisse entrer et ensemble,
ils commencent leur vie commune forcée.
Bientôt, dame tyrannie devient bien malade…
Du poison que l’homme lui administre quotidiennement…
Elle finit par mourir.
L’homme alors se saisit du corps encore chaud,
Ouvre sa porte, jette le cadavre dehors et dit :
NON !

=*=*=*

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Lire, analyser, comprendre pour un changement faste de notre société, 8ème partie : Anarchie et société des sociétés et pause estivale 2022 (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 août 2022 by Résistance 71

lecture1

« C’est notre conviction et notre mode de pratique que pour se rebeller et lutter, aucun leader, patron, messie ou sauveur n’est nécessaire. Pour lutter, les gens ont besoin d’un sens de la honte, d’un peu de dignité et de beaucoup d’organisation. Pour le reste… Cela sert le collectif… ou pas. »
~ SCI Marcos ~

Résistance 71

2 août 2022

1ère partie : introduction
2ème partie : Histoire, anthropologie et archéologie
3ème partie : Science
4ème partie : religion et philosophie
5ème partie : spirituel et arts
6ème partie : analyse politique
7ème partie : colonialisme
8ème partie : anarchie et société des sociétés

Nous vous laissons avec une saine lecture pour les semaines à venir, Résistance 71 se met en veilleuse, pause estivale jusqu’à la première semaine de septembre. Dans ce dernier segment de lecture, nous récapitulons nos pages sur la pensée et la pratique anarchistes menant vers l’avenir de notre société humaine, celui de la société des sociétés émancipée de toutes les escroqueries et impostures étatico-marchandes.
Nous le disons et répétons sans cesse : il n’y a a et ne saurait  avoir de solution au sein du système, la seule option viable pour l’humanité est de se départir du paradigme de contrôle tyrannique et mortifère mis en place depuis des siècles et arrivant au bout du bout du banc et ayant la volonté de se métamorphoser une énième fois en ce monstre froid au nouveau visage, celui de la dictature technotronique, déjà en phase avancée. Il suffit de dire NON ! et de reprendre notre liberté individuellement et collectivement, liberté usurpée il y a bien longtemps, au point que plus personne ne se rappelle de quoi il s’agit vraiment.
Quelques lectures pour vous en rappeler, et comprendre pourquoi et comment agir !…
Solidarité Union Persévérance Réflexion Action (directe), devenons S.U.P.R.A résistants au Nouvel Ordre Mondial qui pense et met en place notre extermination et esclavagisme post-modernes.
A la rentrée, nous publierons quelques textes essentiels sur la reconquête de la spiritualité pour une société équilibrée avec les pensées lumineuses de Gustav Landauer et de Simone Weil, pour que le « souffle du dragon » revigore notre société décadente et sans esprit aucun et la mène enfin vers sa réalité universelle de diversité, de complémentarité et de bien-être doucereux pour toutes et tous.

A lire et diffuser sans aucune modération pour mieux comprendre anarchie et société des sociétés :

Les pages ci-dessus contiennent déjà un grand nombre de lectures en format PDF, ci-dessous, 10 textes à notre sens vitaux pour aider à la facilitation d’un changement radical de paradigme politique et notre émancipation finale :

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Le pape reconnaît le génocide dans les pensionnats pour Indiens du « Canada » (Mohawk Nation News)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 1 août 2022 by Résistance 71

papepfizer
Georges… comme tous les autres ensoutanés en chef,
tu as le sang de millions de personnes sur les mains !
Expie !!

Le pape reconnaît que les écoles pensionnats religieux ont commis un génocide

Mohawk Nation News

31 juillet 2022

Url de l’article original :
https://mohawknationnews.com/blog/2022/07/31/pope-acknowledges-church-schools-committed-genocide-audio/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le samedi 30 juillet 2022, le pape François 1er a admis les atrocités qui furent perpétrées contre les peuples indigènes. “Oui, c’est un génocide, oui, oui, clairement. Vous pouvez dire que j’ai dit que c’était un génocide”, a dit le pape. Khanisensera, les mères de clans de la nation mohawk, ont ajouté que “la culpabilité retombe aussi sur le gouvernement canadien qui a financé et a minutieusement  planifié le génocide.

Tout contrôle de l’Île de la Grande Tortue occupée en tant que “terre de la couronne” doit maintenant retourner immédiatement à ses propriétaires originaux. Le Canada qui se situe sur Onowaregeh, l’île de la tortue, ne fait que squatter notre terre. Il a admis le crime, de la même manière que le Canada admet ses abus sur les élèves pensionnaires indiens dans ses écoles, qui furent aussi gérées et administrées par les églises (NdT : catholique, anglicane et unifiée du canada), pour le gouvernement fédéral canadien.

On dirait que le serpent noir s’en est allé dans l’océan pour ne plus revenir, d’après les anciennes histoires des peuples indigènes.

Le Vatican est la toute première entreprise au monde, créée en l’an 902 au moment de la rupture, du schisme du grand empire romain entre ses branches orientale et occidentale. La reine d’Angleterre est actionnaire de l’entreprise connue sous le nom de “la Couronne”, les citoyens canadiens sont ses sujets. Les entreprises reçoivent leur numéro IPO du Vatican, là où est localisée la couronne. Toute entreprise au Canada est une sous-entreprise de la Couronne et tout cela va maintenant être dissout. Tout a toujours appartenu aux peuples indigènes originels.

Les envahisseurs appellent l’île de la tortue, “terre de la couronne”. Notre souveraineté n’a JAMAIS été rendue, vendue à qui que ce soit… JAMAIS ! Tous les documents que présentent les envahisseurs concernant leurs titres de propriétés sont des faux. Aucun ne montre de véritable titre de propriété de quoi que ce soit, où que ce soit sur Onowaregeh.

Ainsi maintenant, le chef de l’entreprise a admis le crime de génocide sur Onowaregeh. La Croix qui est sur le Mont Royal (tekanontaki) est le symbole de ce génocide et doit être immédiatement retirée. Elle représente pour les peuples indigènes la même chose que la svatiska représente pour le reste du monde.

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Le Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE) sur Résistance 71

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la sécouverte », Steven Newcomb

« Nous sommes tous des colonisés », Résistance 71

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Souillé à tout jamais !…

Huron
A bas la « couronne »… et donc, à bas l’état,
à bas la marchandise et l’argent !…

Le pape François reconnaît le crime de génocide de l’église catholique dans les pensionnats pour Indiens du Canada !! Action immédiate en justice mise en branle (TICEE / Kevin Annett)

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Auparavant : « Stop au pape : les dessous de la visites pontificale au Canada du 23 juillet 2022 »

L’admission par le pape du crime de génocide au Canada déclenche un mouvement de mise en arrestation aux Nations-Unies

Le pape peut être détenu et la richesse et biens du Vatican saisis sous les termes de la convention internationale de l’ONU sur le génocide

Les accords financiers de la Chine avec le Vatican maintenant sur la sellette et remis en question

https://youtu.be/wer1-iS-BdI

Iqaluit, Canada:

Le pape François 1er (Jorge Bergoglio) a admis aujourd’hui qu’un génocide fut commis dans les écoles pensionnats pour Indiens su Canada dont la majorité étalent gérés et administrés par son église catholique romaine. (Pope says genocide took place at Canada’s residential schools for Indigenous children | CBC News)

Bergoglio a fait l’admission publique à des journalistes après s’être empressé de quitter le Canada afin d’éviter des manifestants.

L’admission de Bergoglio a déclenché une action immédiate auprès de l’ONU afin de mettre en application la Convention de l’ONU contre le génocide et mettre Bergoglio en état d’arrestation immédiate en tant qu’officier fiduciaire d’un corps constitué criminel.

D’après des sources diplomatiques, plusieurs pays se préparent à mettre en place une motion afin d’inculper Bergoglio et d’autres officiels du Vatican devant l’assemblée générale de l’ONU et la Cour Pénale Internationale (CPI).

Sous les termes de la Convention, les régimes qui admettent le génocide doivent être traduits en justice et punis et peuvent avoir leurs biens saisis en avoir pour les crimes commis.” A dit un conseiller juridique à un des pays.

“Cela ne fait aucune différence si le régime est séculier ou religieux. Leurs hauts-fonctionnaires doivent être traduits en justice par la CPI et les tribunaux locaux.”

Encore plus cataclysmique pour l’église de Rome, est que l’accord financier signé entre Bergoglio et les officiels chinois à Prince Rupert le 23 juillet est maintenant en danger, tout comme l’est la Banque du Vatican et son soutien de l’économie globale chinoise.

“Pékin ne peut plus dépendre de l’IOR (la Banque du Vatican) si ses biens sont soumis et sont la cible à une enquête criminelle”, a dit le conseiller légal. “Ceci ébranle toute l’alliance Pékin-Rome.”

Kevin Annett (secrétaire exécutif du TICEE), qui a mené la campagne pour exposer et mettre en accusation le crime de génocide au Canada commis et géré par l’église, a salué l’action à l’ONU mais a aussi appelé à la saisie immédiate des terres et bâtiments de l’église catholique comme réparations pour “des siècles d’assassinat de masse par une église qui a admis le génocide”.

“Ce n’est pas un accident si Jorge Bergoglio s’est dépêché hors du Canada peu de temps après que la mairie de la ville d’Iqaluit ait annulé l’exonération d’impôt de l’église dans leur communauté.” a dit Annett.

“Le monde s’éveille à ce monstre paré de l’aparat religieux. Chaque niveau du gouvernement doit faire comme Iqaluit et arrêter de soutenir les tueurs d’enfants. S’ils ne le font pas, ils sont complices d’un énorme crime.”

Annett a aussi annoncé que la prochaine étape de la campagne pour stopper le financement et déstabiliser l’église de Rome au Canada et mondialement, commencera cette semaine.

Cette confession de culpabilité donne à tout le monde le feu vert pour cesser le financement et abattre le pouvoir de Rome et pour reconquérir l’énorme richesse accumulée, que l’église catholique nous a volée à tous. Nous et nos alliés des peuples indigènes, allons occuper les églises catholiques et réclamer le retour des territoires volés.

“Nous allons aussi présenter publiquement une facture de plus de 1 milliard de dollars au gouvernement canadien et demander le retour du transfert secret et illégal de l’argent des contribuables canadiens dans les coffres de la Banque du Vatican, rien que sur ces deux dernières années. Et comme ils ne rendront sans doute pas cet argent volé, nous le reprendrons nous-mêmes en saisissant l’argent des offrandes et des deniers du culte.

Pour plus d’information et pour rejoindre cette campagne, contactez republicnationalcouncil@protonmail.com ou angelfire101@protonmail.com .

Voir www.murderbydecree.com et www.republicofkanata.org

https://youtu.be/wer1-iS-BdI

Publié le 30 juillet 2022 comme communiqué joint du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat et la souveraine république du Kanata.

(Traduction Résistance 71, 31 juillet 2022)

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MaJ du 1er août 2022 : Jo a compilé une foule d’info que nous avons conjointement publiées depuis des années sur un très bon billet récapitulatif à lire et diffuser sans aucune modération. Notre émancipation de la tyrannie étatico-marchande passe par la mise à bas du colonialisme et du système qui en est responsable. Qu’on se le dise et agisse en conséquence…

Lire la traduction de Résistance 71 du contre-rapport à la CVR du Canada :

“Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (PDF)

Et aussi, lire et diffuser :

“Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte” de Steven Newcomb

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

“Comprendre la loi coloniale pour mieux la démonter1ère partie / 2ème partie

“Nous sommes tous des colonisés”, Résistance 71

« Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective », JBL1960

« L’antéchrist », Friedrich Nietzsche

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Christianisme et Nouveau Monde…

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Lire, analyser, comprendre, pour un changement faste de notre société, 7ème partie : le colonialisme (Résistance 71)

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lecture1

Résistance 71

21 juillet 2022

1ère partie : introduction
2ème partie : Histoire, anthropologie et archéologie
3ème partie : Science
4ème partie : religion et philosophie
5ème partie : spirituel et arts
6ème partie : analyse politique
7ème partie : colonialisme
8ème partie : anarchie et société des sociétés

Penser aujourd’hui, comme veut nous le faire croire l’idéologie dominante, que nous vivons dans un monde « post-colonial » est une illusion et une foutaise totale. L’empire anglo-americano-sioniste dont c’est le tour d’imposer la dictature marchande et les rouages idéologiques et institutionnels allant de paire, est fondé sur la prévalence coloniale d’états-nations toujours totalement dépendants de la City de Londres et de son 1,6km2 le plus riche du monde.
Depuis sa création, Wall Street n’est qu’une succursale de la City, certes devenue au fil du temps la plus importante, mais une branche néanmoins de la maison mère… Depuis la fin du XVème siècle, l’occident judéo-chrétien pille le monde et a mis en place la plus grosse machine marchande de l’histoire de l’humanité afin d’acquérir le monopole et d’assujettir le pouvoir aux diktats marchands.

Le colonialisme est le fléau qui s’est abattu sur l’humanité à des fins de contrôle total par une caste de parasites pour l’heure dominante, nous devons reconnaître son omniprésence et nous en défaire avec l’ensemble du système étatico-marchand. Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Penser que l’État et la marchandise peuvent être rendus plus « vertueux », qu’on peut réformer le capital pour le rendre plus « compatissant » et « juste » envers tous est non seulement faire preuve d’une imbécilité optimale et ne rien comprendre au film, mais c’est surtout être complice du génocide planétaire qui se met en place au nom du « progrès » et de « l’humanisme ».

La seule ligne de direction viable est celle-ci :
A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! et A bas le salariat ! Tout le reste n’est que pisser dans un violon !
L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés du carcan étatico-marchand, main dans la main avec les peuples opprimés depuis des siècles, pour ensemble marcher sur le chemin de la société des sociétés, celle de notre humanité enfin réalisée.

Lire pour mieux comprendre :

Nos pages sur Résistance 71 :

Les PDF sur le colonialisme, bibliothèque Résistance 71 :

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Faire tomber les mythes historico-anthropologiques sur l’État pour finir par… « N’être plus gouvernés »…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 26 juillet 2022 by Résistance 71

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Pour un ¡Ya Basta! mondial…

N’être pas gouvernés

Roméo Bondon

Mai 2018

Source: https://www.revue-ballast.fr/netre-pas-gouvernes/

L’attention des anthropologues s’est bien souvent restreinte au « sauvage », à l’ailleurs, cette altérité en apparence si franche qu’elle semble parfaitement objectivable. La géographie, elle, bien qu’elle ait des racines libertaires certaines1, s’est aussi largement constituée comme science coloniale et étatique2. Peu nombreuses sont les recherches portant sur les « autres » d’ici, souvent présentés, du reste, comme d’archaïques ruraux déjà dépassés par l’avancée de l’Histoire3. Peu nombreuses aussi sont les études géographiques s’arrachant du cadre des États-nations4. Et si l’étrange, dont la différence fait aussi l’intérêt, n’était pas nécessairement lointain dans le temps et l’espace, ni aussi marginal qu’on pourrait le penser ? Et si l’Histoire s’était faite en majeure partie à l’écart de l’État, ou en tout cas contre ses premières formes (États rizicoles en Asie, proto-États dans l’Europe médiévale, jusqu’à leur consolidation progressive à l’époque moderne5) ? L’expérience en cours dans le bocage nantais, à « la ZAD », peut s’inscrire dans ce que le politologue James C. Scott a défini comme des « Zomia Studies », domaine de recherche ouvert avec son ouvrage Zomia, au sous-titre éloquent en ce contexte de lutte(s) : « ou l’art de ne pas être gouverné ».

« La Zomia est la dernière région du monde dont les peuples n’ont pas été intégrés à des États-nations6 ». Zone de deux millions et demi de kilomètres carrés en Asie du Sud-Est, la Zomia est avant tout une construction géographique dont les caractéristiques politiques et culturelles s’opposent fondamentalement à tout type d’État — en l’occurrence celui fondé sur la riziculture sédentaire autour des collines et montagnes de cette partie de l’Asie. « Zone refuge » formée de multiples « zones de morcellement7 », la Zomia n’obéit pas à des frontières fixes ; plus précisément, elle s’inscrit contre ces dernières, les fuyant à mesure qu’elles se sont étendues. Bien que la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes se soit inscrite dans la délimitation stricte d’une ZAD (Zone d’aménagement différé) créée dans les années 1970, c’est sa pluralité d’identités, fédérées contre un projet et le monde qui le porte, qui la caractérise. Si l’on remplace dans le texte de James C. Scott le terme de « colline », propre à son terrain d’étude, par celui de « bocage », la ZAD apparaît comme un lieu exemplaire illustrant ce qu’est une Zomia. « Les collines ne sont pas seulement un espace de résistance politique : elles sont une zone de refus culturel8 ». C’est justement cet ajout que ne veulent pas voir les pourfendeurs de la ZAD, et qui les empêche d’en comprendre la portée.

Certes, le combat politique le plus visible a été gagné avec l’abandon du projet d’aéroport. Mais la lutte s’est toujours inscrite aussi contre une normalisation des comportements, dans la revendication d’une altérité qui se décline politiquement — des naturalistes en lutte aux autonomes, en passant par des paysans reconvertis — aussi bien que dans les pratiques — une agriculture à la marge des impératifs productivistes imposés par les subventions, des projets s’ancrant sur un territoire réduit mais en interdépendance avec celui-ci (là où la mondialisation implique une déterritorialisation des produits). Dans la région d’Asie qui occupe l’auteur, « “Habitants des forêts” ou “personnes des collines” est synonyme de non-civilisé9 » : n’est-ce pas comme tel que sont traités les opposants, traqués par une troupe de CRS détruisant toute habitation considérée comme précaire sur son passage ? Pour James C. Scott, « plus vous laissez de traces, plus grande est votre place dans l’histoire10 » : les archives sont matérielles ; l’Histoire qui en résulte est nécessairement partielle. De même qu’il ne reste plus rien du centre universitaire de Vincennes aujourd’hui, si ce n’est une clairière11, les autorités souhaitent que la lutte, victorieuse une fois, ne le soit pas de manière pérenne à travers une installation permanente. Les constructions collectives sont détruites pour cette même raison : elles symbolisent ce dont l’État ne veut pas, à savoir la mutualisation, la mise en commun, à rebours d’une jeune tradition propriétaire qui se veut originelle12. Le refus par l’État de tout projet collectif va dans ce sens ; la destruction d’un lieu au nom aussi symbolique que « La Ferme des Cent Noms » également. Car « même les structures sociales et les types d’habitats dans les collines pourraient être utilement envisagées comme des choix politiques13 ». L’utilisation de matériaux de récupération et légers sur la ZAD, comme dans les arbres à Bure ou à l’Amassada à deux pas des Causses, est une décision dictée par la nécessité de construire vite, mais est surtout la traduction d’une volonté de montrer qu’autre chose est possible : des chantiers collectifs pour des cabanes, des hangars, un phare, des habitations aussi diverses qu’il y a d’habitants, comme autant de pieds de nez à l’imposition de chantier décrétés « d’utilité publique ».

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Se fédérer contre, se diviser pour

Sur la ZAD peut-être plus que sur les autres sites en lutte, la diversité dans les profils d’habitants est la règle. Cette multiplicité s’est unie contre un projet, alors même que les installations sont diverses et les raisons de continuer la lutte aussi. Là où le cauteleux Nicolas Hulot a appelé à « ne pas confondre écologie et anarchie », les habitants de la ZAD prouvent que les deux sont indissociables dans leur combat. Une fois de plus, l’anarchie souffre de son image défigurée par ceux qui ont le pouvoir de le faire depuis plus d’un siècle. Qui mieux que le géographe libertaire Élisée Reclus pour rappeler que l’attention au milieu comme à la terre et l’anarchie s’associent bien plus qu’ils ne s’opposent ? Lui qui déplore les conséquences de l’industrialisation de son époque sur les montagnes et cours d’eau14 a également œuvré toute sa vie pour la réalisation de ses principes : « Notre destinée, c’est d’arriver à cet état de perfection idéale où les nations n’auront plus besoin d’être sous la tutelle ou d’un gouvernement ou d’une autre nation ; c’est l’absence de gouvernement, c’est l’anarchie, la plus haute expression de l’ordre15. » Les occupants de la ZAD l’avaient depuis le début annoncé : ils luttaient « contre l’aéroport et son monde » — Hulot n’a retenu que le premier de ces combats. L’aéroport étant abandonné, place au monde qui l’a porté : « Nous savons tous que ce que nous aurons à arracher demain sera le maintien de l’usage commun d’un territoire insoumis et ouvert, qui en inspire d’autres. Et que pour ce faire, nous devons construire des formes inédites16. »

Même si ce sont les barricades qui sont les plus visibles, la lutte est avant tout idéologique ; elle dessine un nouveau front entre les tenants de la propriété, l’État, et ceux qui souhaitent bâtir une vie hors d’un cadre uniformisé, dans un ensemble de projets collectifs. James C. Scott oppose une « agriculture d’évasion », qu’il perçoit comme faisant partie de « formes de culture destinées à se soustraire à l’appropriation étatique17 », à une agriculture sédentaire, pratiquée dans les plaines asiatiques et promue par les États pour fixer les populations. Les propositions d’installation sur la ZAD se veulent à la marge des cadres réglementaires habituellement mobilisés mais n’excluent pas d’être intégrées à un territoire dépassant la zone. Le grand écart avec l’État se situe dans la manière dont ces installations souhaitent durer. La « Ferme des Cent Noms » en est l’exemple le plus frappant : ce sont des projets collectifs qui étaient jusqu’à peu proposés, sans titre de propriété individuel. Le collectif des Cent Noms regroupait une vingtaine de personnes travaillant aux alentours de la ferme éponyme ; les chantiers collectifs, comme ceux menés au Très Petit Jardin en dépit des nuages de lacrymo, participent à la réalisation par tous d’un projet qui ne s’arrête pas à une personne. Étendre cette communalisation serait rendre les occupants invisibles pour les instances de régularisation agricoles (MSA et chambres d’agriculture) ; c’est cela même qui gêne tant l’État. « Les dirigeants étatiques considèrent comme presque impossible d’instaurer une souveraineté effective sur une population constamment en mouvement, qui n’a pas de forme permanente d’organisation, qui ne se sédentarise pas, dont le gouvernement est éphémère, dont les formes de subsistance sont flexibles et peuvent changer18».

L’impossible souveraineté, et dès lors l’improbable autorité étatique sur ces projets, implique un emploi de la force pour les détruire. La seule alternative proposée passe par la propriété individuelle. À cela, les habitants de la ZAD pourraient opposer l’histoire coloniale de l’État français et ceux qui lui ont résisté. C’est cette même altérité qui a été combattue dans une Algérie colonisée par la loi Warnier (1873), interdisant toute indivision des terres et permettant l’accaparement de plus de terres encore par les colons. S’appuyant sur d’autres exemples historiques, situés pour leur part en forêt, Jean-Baptiste Vidalou a rappelé la connivence entre la colonisation et l’aménagement du territoire, la colonisation et l’action violente de l’État, là où ce dernier peine à se faire « respecter »19. La propriété en indivision décrétée par les opposants au transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, village où s’est bâti l’Amassada, est une manière de lutter contre une confrontation par trop déséquilibrée entre un propriétaire et l’État. Celui-ci trouve face à lui une pluralité d’habitants, qu’il ne sait dès lors comment traiter autrement que par la force.

rité qui a été combattue dans une Algérie colonisée par la loi Warnier (1873), interdisant toute indivision des terres et permettant l’accaparement de plus de terres encore par les colons. S’appuyant sur d’autres exemples historiques, situés pour leur part en forêt, Jean-Baptiste Vidalou a rappelé la connivence entre la colonisation et l’aménagement du territoire, la colonisation et l’action violente de l’État, là où ce dernier peine à se faire « respecter »19. La propriété en indivision décrétée par les opposants au transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, village où s’est bâti l’Amassada, est une manière de lutter contre une confrontation par trop déséquilibrée entre un propriétaire et l’État. Celui-ci trouve face à lui une pluralité d’habitants, qu’il ne sait dès lors comment traiter autrement que par la force.

Palresistance

Se diviser contre, se fédérer pour

On pourrait appliquer à chaque territoire en lutte ce que l’anthropologue Pierre Clastres relevait de ses observations chez les Guarani et dans ses lectures ethnographiques : une Zomia, la ZAD ou le Chiapas, ces espaces se définissent comme un « tout fini » parce qu’ils sont « un Nous indivisé ». Pour Clastres, « la communauté primitive peut se poser comme totalité parce qu’elle s’institue comme unité20 ». En dépit d’un essentialisme problématique chez l’auteur, on peut néanmoins souligner que ce même processus est visible à Notre-Dame-des-Landes et sur nombre de territoires en lutte : un combat fédère et englobe dès lors, sous un seul nom, une multitude de choix. Ce « Nous indivisé » que forment les « zadistes » peut également s’atomiser pour contraindre au mieux l’avancée des forces de l’ordre, en utilisant leur terrain. Cette connaissance de l’espace, les habitants de la ZAD la partagent avec les Ariégeois lors de la guerre des Demoiselles au XIXe siècle ou les Cévenols au XVIIe lors de la guerre des Camisards, chacun des deux territoires s’étant opposé à l’avancée de la puissance étatique. Comme le rappelle Jean-Baptiste Vidalou, la pratique quotidienne de la forêt était un atout dans la dispersion des habitants ou le regroupement opportun. Au sein de la ZAD, s’il y a division, c’est avec bienveillance — du moins, tant que faire se peut —, entre les différents choix de vie expérimentés : « Il y avait dans l’air comme un esprit joyeux de jacquerie et de partage : “On se côtoyait aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade”. Gilles s’anime : “Au cours de ces moments intenses, les étiquettes disparaissent”, les identités deviennent poreuses, “de l’anarcho-communiste au paysan, du punk au naturaliste, on ne sait plus qui est qui”21. »

S’il y a division, c’est aussi sous la contrainte, comme outil stratégique pour éviter de s’enfoncer dans un conflit sans fin — c’est la « stratégie d’autodéfense administrative », soit l’acceptation, par une délégation, de proposer des projets d’installation individuels va dans ce sens. Mais il ne fait aucun doute que ces derniers n’auront d’individuel que le nom : le nom de celui ou celle qui subira les obligations imposées par l’UE et l’État à toute exploitation agricole. La multifonctionnalité des paysans, réclamée par l’OCDE dès les années 1990 et décrétée dans les années 2000 avec la réforme de la PAC, est pourtant au principe de ce qu’est la paysannerie. L’impératif « post-productif » lancé aux campagnes aujourd’hui croit être novateur en mêlant travail sur la terre et préservation du paysage : c’était pourtant un processus à l’œuvre bien avant que l’agriculture industrielle ne s’immisce au cœur des pratiques paysannes. Seulement, alors que l’accroissement normatif est avant tout dirigé vers les monocultures céréalières, chacun y est sujet comme s’il était aussi néfaste sur le plan environnemental — et les projets portés à Notre-Dame-des-Landes n’y feront peut-être pas exception. Bien que l’étude soit datée, les affirmations du sociologue rural Henri Mendras prophétisant La Fin des paysans (1967) peuvent encore être lues avec profit : « c’est le passage de la logique paysanne à la rationalité économique dans la gestion des exploitations qui résume et symbolise le conflit de civilisation et la transformation du paysan en producteur agricole22 ». C’est aujourd’hui le mouvement inverse qui effraie l’État et déclenche sa logique répressive.

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L’indivision est un principe fondamental de ces luttes, laissant à la diversité des projets la possibilité de s’étendre sans entrave. Mais la fédération de chacun autour d’un combat ne s’opère pas seulement contre un monde ou une agression ; elle se construit également pour un avenir commun. Des expérimentations similaires se retrouvent sur chacun des territoires en lutte ou en passe de l’être : des projets agricoles ayant à cœur de revenir à l’autonomie paysanne, des lieux de vie communs où échanger et partager comme à l’Amassada de Saint-Victor-et-Melvieu, des bibliothèques comme celle du Taslu à la ZAD, communes elles-aussi… L’importance des moyens mis en œuvre pour déloger les habitants de la ZAD indique la crainte de l’État de voir son autorité remise en cause. Mais, peut-être plus encore, c’est de voir émerger un contre-pouvoir qui, au lieu de combattre frontalement, ne souhaite que rester à l’écart et prouver que ce qu’il fait est possible, qui effraie. Ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes prouve que se poser à la marge n’est pas une attitude si absurde que ça ; que c’est plutôt encourager l’inacceptable — de l’agriculture industrielle à la financiarisation de la culture, de la précarisation des travailleurs au délaissement des plus démunis — qui est inimaginable.

Notes :

Élisée Reclus et Pierre Kropotkine ont tous deux appliqué leur raisonnement géographique à leur anarchisme, et inversement. Le premier a écrit une Nouvelle Géographie Universelle (1876–1894) aussi bien que L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique (1902) ; le second appuie sa théorisation de l’entraide sur les observations qu’il a pu mener en Sibérie. Sur leurs travaux et parcours respectifs, voir Philippe Pelletier, Géographie et anarchie : Reclus, Kropotkine, Metchnikoff, Éditions du Monde libertaire, 2013.↑

L’Institut Géographique National (IGN) est issu du Service Géographique de l’Armée (SGA) ; les colonies françaises ont servi de terrain à de nombreux géographes, constituant un courant à part entière — la géographie coloniale — dont la géographie tropicale puis du développement sont issues.↑

Pour des approches hétérodoxes, voir Jeanne Favret-Saada, Les Mots, la Mort, les Sorts, Gallimard, 1977 et Yvonne Verdier, Façons de dire, façons de faire, Gallimard, 1979.↑

Le géographe libertaire canadien Simon Springer revient sur cette connivence dans son ouvrage Pour une géographie anarchiste (2018) : les géographes ont d’abord été mobilisés dans des contextes belliqueux — Emmanuel De Martone a par exemple été convoqué pour la modification des frontières européennes suite à la Première Guerre mondiale — puis pour l’aménagement du territoire. Par ailleurs, si le marxisme, à la suite de David Harvey, est bien représenté dans la discipline, l’anarchisme était jusqu’à peu quasiment inexistant.↑

Voir Philippe Contamine (dir.), Guerre et concurrence entre les États européens du XIVe au XVIIIe siècle, PUF, 1998.↑

James C. Scott, Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, Seuil, 2013, p. 9.↑

Ibid., p. 29.↑

Ibid., p. 44.↑

Ibid., p. 54.↑

Ibid., p. 61.↑

Voir Virginie Linhart, Vincenne, l’université perdue, coproduction Arte France, Agat films & Cie, 2016.↑

Le droit de propriété est défini comme droit naturel et imprescriptible dans l’article deux de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ; la Loi du partage du 5 juin 1793 réduit la possibilité d’user de biens communaux. Tout comme le mouvement des enclosures en Angleterre, l’avènement de la propriété privée comme droit est historique, datable donc, et non naturel.↑

James C. Scott, op. cit., p. 59.↑

« Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes », Revue des Deux Mondes, 1864, réédité aux éditions Barthillat, 2019.↑

Élisée Reclus, « Développement de la liberté dans le monde » (1851), dans Écrits sociaux, Héros-Limite, 2012.↑

Collectif Mauvaise Troupe, Saisons – nouvelles de la zad, éditions de l’Éclat, 2017.↑

James C. Scott, op.cit., p. 47.↑

Ibid., p. 67.↑

Voir Jean-Baptiste Vidalou, Être forêts, habiter des territoires en lutte, La Découverte, 2017.↑

Pierre Clastres, Archéologie de la violence, la guerre dans les sociétés primitives, éditions de l’Aube, 2013, p. 43.↑

Gaspard d’Allens et Lucile Leclair, Les Néo-paysans, Seuil / Reporterre, 2016, p. 62.↑

Henri Mendras, La Fin des paysans, Acte Sud, 1992, p. 24.↑

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Lectures anthropologiques complémentaires sur Résistance 71 :

Notre page “Anthropologie politique”

Notre page “Pierre Clastres”

Zomia et le travail de James C Scott, nos traductions :

“L’art de ne pas être gouvernés” et “Contre le grain, une histoire profonde des premiers états”

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Dr Bones, écrits choisis (format PDF)

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Résistance 71

25 juillet 2022

Jo a réalisé une très belle compilation de nos traductions des textes du Dr Bones, à lire et diffuser sans aucune modération…

Cette compilation comprend des réflexions sur l’insurrection et l’utopie, le peuple en arme, commencer sa propre guerre contre le système dans un soucis d’émancipation universelle, sur le fait que seuls nous-mêmes pourrons nous sauver, sur le culte de la mort capitaliste et la prostitution / corruption totale de la science en une religion de la pensée unique, du formatage propagandiste de la dictature marchande à tous les étages… Des réflexions, percutantes, décapantes, sans langue de bois, qui devraient agir comme un coup de pied au cul au bon moment. Il est plus que grand temps de foutre toute cette merdasse étatico-marchande par dessus bord et de reprendre la barre du bateau ivre de notre société subissant les aléas de la trajectoire auto-destructrice de la dictature de la marchandise en mouvement.

Dr Bones, écrits choisis (PDF)
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Changement de paradigme politique : simple introduction à l’anarchisme communiste

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Un petit texte simple et clair écrit en 1919, histoire de mettre simplement les choses en perspective et de choisir en commençant par refuser le jeu truqué qu’on nous fait jouer depuis des siècles. Rien n’est inéluctable… Qu’on se le dise !
~ Résistance 71 ~

L’anarchisme communiste en termes simples et clairs

Leonard Augustine Motler

1919

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Ceci est un vieil argument qui ne s’applique plus maintenant. La très vaste majorité des assassinats et des actes forcenés récents n’ont pas été perpétrés par des anarchistes. Il n’y a absolument rien dans l’anarchisme qui incite à poser des bombes ou tuer des gens.

Il est bien sûr vrai que certains anarchistes ont choisi de lancer des bombes, tout comme il y a eu des catholiques qui coupèrent leurs femmes en morceaux. Si vous pensez que le meurtre commis par le Dr Crippen n’est pas un argument contre le pape, alors une action violente commise par un anarchiste ne prouve rien contre l’anarchisme. (NdT : allusion faite ici à l’assassinat de la femme du Dr Crippen en Angleterre par son mari en 1910, qui l’empoisonna, la découpa en morceau pour l’enterrer dans sa cave avant de fuir au Canada avec sa maîtresse, il fut arrêté, jugé, condamné à mort et pendu…)

Si vous donnez un coup de pied à un chien. Il va sans doute vous mordre, mais cela ne prouve en rien que le chien est anarchiste, weslayien ou mormon. La même chose se passe dans la vie : des tyrans se retrouvent avec une lame plantée dans leur corps. Mais les gens qui coupèrent la tête du roi Charles n’étaient pas des anarchistes. Ils étaient considérés comme très pieux.

Maintenant, l’anarchisme…

Le mot veut dire “sans règle” ou “sans gouvernement”. Que dites-vous, sans gouvernement ? Comment le pays pourrait-il être géré ? Ce serait simplement le chaos total.

Si vous dites “ce sera le chaos”, alors vous dites peut-être la chose la plus méchante jamais dite contre un gouvernement. Que diriez-vous d’un homme qui dirait que s’il quittait sa famille pendant une semaine, ils s’entre-tueraient ? Vous diriez que cette personne est un ignorant en affaire familiale.

C’est exactement ce que vous suggérez au sujet du gouvernement. Un gouvernement qui ne peut pas être jeté, sans que les gens se tombent dessus avec des matraques ou autre est assez pathétique.

En premier lieu, pourquoi les gens devraient-ils commencer à se battre les uns contre les autres ? Parce que certains ont trop et d’autres pas assez, voire rien du tout. Ce sont le même type de personnes.

Pourquoi certaines personnes devraient avoir des chaussures toutes rafistolées tandis que les autres auraient des dizaines de paires de chaussures dont ils ne se servent même pas ?

Pourquoi est-ce que les magasins sont bourrés de nouveaux vêtements et que vous ne pouvez même pas vous en payer des neufs et que vos vêtements sont rapiécés ?

Pourquoi ? Parce que nous avons un gouvernement tellement intelligent, géré par des gens si intelligents. Voilà pourquoi.

Je ne veux pas en rajouter inutilement, mais regardez par exemple la guerre. Dès que les Allemands se sont retirés en deçà du Rhin, on a eu plus d’un million de personnes sans travail. Pensez-vous vraiment que nous aurions pu faire pire que ça ?

Bien sûr que non.

Si vous voulez que quelque chose soit fait, alors il faut le faire vous-même.

Où en est-on ? On en est au fait que 46 millions de personnes ont besoin de nourriture, de vêtements, de maisons, de travail. Je ne veux pas dire la classe travailleuse seulement. Nous voulons nous débarrasser de ce joli nom. Un branleur est un branleur que ce soit un clodo ou un duc. Quand tout le monde se mettra au travail, alors nous aurons bien plus pour tout le monde. Le principe n’est pas de partager pour qu’on ait tous pareil, mais de produire et d’avoir ce qui est bon pour vous, pour tous. Est-ce qu’un duc peut, doit manger plus qu’un quidam ?

Ces questions vont survenir :

Qui va faire le sale boulot ?

Qui aura une voiture et qui marchera ?

Qui mangea le saumon et qui mangera la petite friture ?

Etc, etc…

Le gars qui pose ce genre de q uestions semble penser que sans un gouvernement décérébré pour lui botter le cul, la nation britannique est une nation d’abrutis (NdT : ceci vaut bien entendu pour TOUT gouvernement…). QUE PENSEZ-VOUS DE ÇA ?…

Les gens ne peuvent-ils pas reprendre la terre et y faire pousser des choses dessus ? Ne peuvent-ils pas reprendre les usines et les faire tourner pour et par eux-mêmes ?

Il est bien évident que je ne veux pas ici dire “Est-ce que des gugusses quelconques peuvent prendre la place des ex-patron et vous dire comment gérer si vous les laisser faire…”

Non, non, non. Une fois foutu dehors gouvernement et capitalistes, allons-nous de nouveau nous laisser diriger par une nouvelle clique de ce grand cirque ?

Anarchisme veut dire, sans règle. C’est à dire “foutez-nous la paix !” Et quand les gens commencent à mettre ça en pratique, il n’y a aucun besoin de tyrans, petits ou grands, simples ou colorés.

Communisme, veut dire “commun”, travailler ensemble pour le bien de tous. En conséquence, les gens seront préparés à accepter les ex-capitalistes comme leurs pairs dans le travail aussi loin que ces gens soient utiles dans ce qu’ils font. Et en travaillant ensemble en coopération étroite, les gens seront bien moins en danger qu’un tyran ne résuscite ainsi que ses sbires comme dans leur “bon vieux temps”…

Tout ça c’est très bien dites-vous, mais révolution veut dire bain de sang !

Terrible n’est-ce pas !

Quand le gouvernement a dit (NdT : ceci est écrit juste après la 1ère guerre mondiale…) : “Allez les garçons, en rang et donnez une leçon à ces Allemands, comme ça nous pourrons saisir leurs colonies et tout ce qu’on pourra accaparer. A mort la bête berlinoise !” Est-ce que quelqu’un a dit : Mais cela veut dire bain de sang ? Hum… (NdT : en fait, si, les anarchistes signataires du “Manifeste des 35” de février 1915 contre l’alliance et l’entente cordiale contre l’Allemagne, disant que les anarchistes ne pouvaient en aucun cas soutenir le bain de sang étatico-capitaliste et appelaient à la désobéissance civile. Ce manifeste fut signé entre autres par Errico Malatesta, Emma Goldman, Alexandre Berkman, Alexandre Schapiro…)

On ne peut pas apprendre à nager sans se mouiller. Mais parce que la révolution peut vouloir dire bain de sang, il n’y a aucune raison qu’elle le soit effectivement.

Combien de gens sont armés ? Pourquoi n’y a t’il pas assez d’armes arme les travailleurs pour donner un spectacle de Far-West ?

Les soldats et la police feront le sale boulot, s’ils sont d’accord, pour leurs bons maîtres.

Qui sont les soldats et la police ?

Ils sont pris depuis la classe travailleuse. Ce pourrait être des boulangers, des tailleurs ou des cordonniers. Ils pourraient bien être des maçons et des charpentiers. Est-ce suffisant pour les capitalistes ?

Non, non, non…

Après avoir volé l’essentiel de ce que les gens gagnent, et posséder toutes les terres, ils veulent que quelqu’un les protège du peuple, alors ils ont la police. Ils veulent aussi quelqu’un pour les protéger de ces étrangers dégénérés, alors ils ont l’armée et la marine. 

Quand la révolution survient, les capitalistes vont être si entichés du VIEUX PAYS, qu’ils vont collecter tout le butin qu’ils peuvent et se barrer avec la caisse en Amérique du Sud.

Et ils laisseront derrière eux la police et l’armée se battre contre la classe travailleuse.

Si c’est pas bizarre ça hein ?

On ne peut pas être naturellement du côté des capitalistes, que vous soyez n’importe quelle sorte de travailleur, policier, soldat, marin ou aviateur.

On ne peut pas être du côté du gouvernement, qui ne fait que gérer le pays pour le compte et les bénéfices exclusifs des capitalistes.

Rejoignez les rangs des anarchistes communistes…

DÈS MAINTENANT !

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Lectures complémentaires :

Petit précis sur la société et l’État (Résistance 71)

L’anarchie pour la jeunesse (révisé 2022)

Le monde nouveau Pierre Besnard

Errico Malatesta, écrits choisis

L’anarchisme, Daniel Guérin

Anarchisme, de la théorie à la pratique Rudolph Rocker

De la Commune à la pratique anarchiste, Louise Michel 

Du chemin de la société vers son humanité réalisée, Résistance 71

Astyle

Lire, analyser, comprendre pour un changement faste de notre société, 6ème partie – Analyse politique (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 21 juillet 2022 by Résistance 71

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Résistance 71

21 juillet 2022

1ère partie : introduction
2ème partie : Histoire, anthropologie et archéologie
3ème partie : Science
4ème partie : religion et philosophie
5ème partie : spirituel et arts
6ème partie : analyse politique
7ème partie : colonialisme
8ème partie : anarchie et société des sociétés

Ce chapitre se passe de commentaires superflus, nous ne pourrons nous unir efficacement que si une masse critique d’entre nous comprend et agit en conséquence sur la futilité réformiste et met en place ici et maintenant les prémices de la société des sociétés organiques, émancipée et révélatrice de notre humanité enfin réalisée.
Sortir du marasme actuel ne peut se faire qu’en maturant politiquement, qu’en cessant de jouer le jeu inique et criminel des oligarques et du système de contrôle, L’outil pour ce faire est notre capacité de refus et d’analyse, essentielle à notre émancipation. Celle-ci passe par un éveil des connaissances, par la lecture, les rencontres, les discussions  ouvertes et critiques, le regroupement, pa prise de décision commune et l’action directe politique.
Pour nous aider dans cette démarche, quelques échantillons de lecture, d’analyse et de discussions ouvertes et critiques possibles… Retrouvons par la communion de pensée l’Esprit perdu de notre société humaine, perte comblée dans la pratique par l’État et ses rouages institutionnels coercitifs. L’heure est venue de nous en séparer.. de faire SÉCESSION une fois pour toute…
Dans l’esprit de Cheval Fou !

Pages d’analyse politique sur Résistance 71, PDF inclus sur quasiment toutes les pages :

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Etat_revolution_anarchiste

A bas l’État ! A bas la marchandise !
A bas l’argent ! A bas le salariat !

BPKM

Stop au pape : les dessous de la visite pontificale au Canada le 23 juillet 2022 (Kevin Annett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 20 juillet 2022 by Résistance 71

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Double effet Jorge… 
Bergoglio absout Videla…

Jorge Mario Bergoglio non seulement soutenait la dictature militaire Argentine, mais il a aussi joué un rôle direct et complice dans la ‘sale guerre’ (la guerra sucia), en liaison avec le chef de la junte militaire Argentine le général Jorge Videla, menant à l’arrestation, la torture, l’emprisonnement et la disparition de prêtres catholiques progressistes et de citoyens opposés à la règle militaire sévissant en Argentine.”
~ Michel Chossudovsky ~

Il (le général Videla) informait la hiérarchie catholique du pays au sujet de la politique de “disparition” des opposants politiques de son régime et que les hauts dignitaires catholiques le conseillaient sur la façon de “gérer” cette politique.”
~ Général Jorge Videla dans un entretien avec le journal El Sur ~

Sous les jupes : qui est Jorge Mario Bergoglio alias le pape François 1er, notes sur un pape du Nouvel Ordre Mondial 

Kevin Annett

19 juillet 2022

Texte reçu par courriel

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

MaJ 26 juillet 2022 : « J’accuse », lettre ouverte à Mary Simon GG du Canada (Kevin Annett)

MaJ 1er août 2022 : « Le pape admet le génocide au Canada ! » (TICEE / Kevin Annett)

On doit se poser des questions au sujet d’un type qui se promène tout le temps en robe blanche…

Le grand romancier de série noire et magnat du pétrole raté Raymond Chandler, qui savait de quoi il retournait sur la nature sordide du pouvoir, avait observé que vous pouvez toujours remarquer le plus gros gangster de la ville de la façon dont “il s’habille pour plaire.” L’évêque de Rome actuel semble être un très bon élève de Chandler.

Jorge Bergoglio a toujours été quelqu’un qui projette une très bonne image publique, sans aucun doute à cause du sillage de meurtre et de corruption qu’il laisse derrière lui. Depuis l’époque de ses salades comme grand ami et homme de paille de relation publique de la junte militaire assassine argentine, Bergoglio s’est fié à son visage souriant et débonnaire pour distraire de tous les squelettes entassés dans son placard. Ceci est peut-être pourquoi son surnom parmi les évêques d’Amérique latine est “El Cameleon” ou “le caméléon”

Changer d’image est une spécialité de l’homme aujourd’hui appelé “pape François”. Son ascension rapide de petit prêtre à la tête des jésuites et archevêque de Buenos Aires est due à son amitié avec des bouchers comme Jose Lopez Rega, fondateur des escadrons de la mort qui torturèrent et tuèrent des milliers d’Argentins, y compris les propres prêtres de Bergoglio, durant la “sale guerre” des années 1970-80. Bergoglio fut si souvent vu en la “bonne” compagnie du dictateur général Jorge Videla, qu’ils furent surnommés “los gamelos Jorges” ou “les jumeaux Jorge / Georges”. Pourtant ces associations bien sanglantes, n’ont pas empêché Bergoglio de poser simultanément, comme il le fait maintenant, comme réformateur de l’église et défenseur politiquement correct des droits de l’Homme.

Clairement, un magouilleur comme  ce curieux Georges était destiné pour une encore plus grande criminalité au sein de l’église de Rome, spécifiquement avec le pape Benoît XVI tombé en disgrâce et déposé début 2013 et le besoin impérieux de contrôle des dégâts. Jorge Bergoglio fut juste ce dont une papauté chancelante et affaiblie avait besoin et demandait.

Et bien, El Chameleon remet le couvert la semaine prochaine dans une autre performance théâtrale publique. Bergoglio arrive au Canada le 24 juillet, soi-disant pour faire couler quelques larmes de crocodile sur les légions d’enfants indigène que son église a massacré pour leur bien bien entendu. Hypocrisie et pirouette mises à part, il est très curieux pour Bergoglio de le faire dans la mesure où il ne voit absolument rien de mal dans l’assassinat “d’infidèles païens”. La dernière fois que le pape François est venu en Amérique du Nord, en 2017, il a “béatifié” Junipero Serra, un missionnaire catholique qui a réduit en esclavage et épuisé au travail plus de 100 000 Indiens dans les plantations californiennes. Bergoglio avait fait remarquer en cette occasion : “Nous sommes inspirés par son zèle…

Alors pourquoi le génocide est-il un fait béni en Californie mais sujet à de soi-disantes “excuses” au Canada ? Bizarre Georges, vraiment bizarre…

Nonobstant tous les dupes suiveurs de Bergoglio qui avalent les couleuvres comme ce deux poids deux mesures de la même manière qu’ils croient qu’on trouve dieu dans une espèce de gaufrette de communion, le reste d’entre nous doit se demander le véritable but de cette visite du pape ce mois-ci au Canada.

La réponse tient en deux mots : Chine et fric, plein de fric…

Vous vous rappelez comment le président Joe Biden a rampé récemment à Rome pour cirer les pompes de Bergy. Joe n’était pas la seulement pour obtenir des voix catholiques ou pour pourrir le premier amendement de la constitution des États-Unis sur la séparation de l’église et de l’État. Son véritable but était de mettre un coup d’arrêt au transfert de très grosses réserves d’or du Vatican des Etats-Unis et d’Italie vers Pékin. Car sous Bergoglio, la papauté est en train de passer d’un bateau à un autre et de passer sur l’embarcation chinoise et de favoriser financièrement la mise sous tutelle de l’économie nord-américaine.

Ce qui nous amène à Prince Rupert, Colombie Britannique.

D’après des sources vaticanes, un jour avant l’apparition programmée de Bergoglio à Edmonton le 24 juillet, l’entourage pontifical va rencontrer sur la côte ouest canadienne des hauts fonctionnaires chinois et signer un accord de crédit. Cet accord va fournir 700 milliards de dollars des fonds du Vatican pour financer l’expansion du contrôle chinois sur le pétrole, le gaz naturel et l’infrastructure de transport canadiens et états-uniens. Bergoglio sera accompagné dans sa mission par le secrétaire d’état du Vatican Pietro Parolin, qui est le plus puissant soutien de l’alliance de Rome et de Pékin et qui a fait se réaliser l’accord de Prince Rupert.

Une autre indication de ce mouvement est le très curieux arrêt de Bergoglio pendant trois heures à Iqaluit, Nunavut (territoire Inuit), à la fin de son itinéraire canadien. Il n’y a pas grand chose dans cette région des îles Baffin à part des glaces flottantes et des ours polaires, sauf que ceci est placé au dessus de plus d’un quart des réserves pétrolières non exploitées du Canada. De la même manière, la première étape officielle de Bergoglio est au cœur de la région des sables bitumeux en Alberta juste à côté d’Edmonton.

Rien de tout cela ne vient vraiment par surprise, quand on considère  que le Vatican est la plus grande banque, la plus secrète au monde et la plus grande blanchisserie d’argent sale. Mais l’apparition personnelle de Bergoglio pour finaliser cet accord n’est pas juste à propos de gros sous. C’est un signe de l’importance stratégique de la nouvelle alliance politique entre Rome et Pékin afin de consolider la nouvelle tyrannie globale connue sous le vocable de corporatocratie.

Après tout, l’église de Rome est la plus vieille corporation au monde. Elle est aussi l’architecte historique du fascisme et de son système corporatiste, entrepreneurial totalitaire, qui fut le pionnier de ce qui est aujourd’hui le Nouvel Ordre Mondial. Le Vatican est un allié naturel de la Chine et son système maoïste-mandarin d’adoration d’empereur et de règle de parti unique qui reflètent le système de la papauté. Ceci fut rendu évident lorsque, dans un coup sans précédent en septembre 2018, le pape François signa un accord avec le gouvernement chinois permettant à ce dernier de nommer des évêques catholiques chinois : un tel pouvoir décisionnaire généralement est l’apanage exclusif de Rome.

Cette action fut immédiatement suivie par une série de transferts de fonds entre le Vatican et Pékin pour un total de 2 milliards de dollars par an, d’après l’ex-haut fonctionnaire chinois Guo Wengui.

Les banquiers ne sont pas le type de personnes à faire confiance pour leurs largesses à des leaders douteux, spécifiquement lorsque cela touche une opération majeure comme la Banque du Vatican qui détient et gère une majorité des dépôts financiers mondiaux. Le dernier pape qui n’a pas joué le jeu des gnomes de Zurich a terminé mort après un mois de pontificat (NdT : Jean-Paul 1er, cardinal Albino Luciani, élu en août 1978, décédé au Vatican en septembre 1978)…

Mais le pape François n’est pas Jean-Paul I. Le simple fait que le fourbe argentin est toujours perché sur le “trône” pontifical après une décennie est qu’il va siéger personnellement avec les Chinois le 23 juillet, veut simplement dire qu’il est juste ce que les banquiers ont aussi ordonné.

Il n’y a rien de plus traître que la politique romaine, vaticane, spécifiquement pour quelqu’un si personnellement compromis que Jorge Bergoglio. Son passé entaché de sang en Argentine, incluant son rôle déterminant dans le trafic des enfants des prisonniers politiques et l’obtention du financement du Vatican pour soutenir la junte militaire et l’achat des missiles Exocet français pour l’Argentine contre l’Angleterre dans la guerre des Malouines de 1982, est bien exploité par ses adversaires du collège des cardinaux.

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Bergoglio fait face à une opposition renforcée parmi les cardinaux traditionnellement pro-occident autour de l’ex-pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger, dont les alliés parmi les évêques canadiens ont bloqué la tentative de visite de Bergoglio au Canada l’an dernier, apparemment avec l’aide des Etats-Unis. Son voyage à venir a été menacé par les conseils des anciens des nations premières avec le lancement d’une campagne “Stop au pape” qui planifie de bloquer et de perturber les évènements pontificaux.

En plus de ça, il y a aussi cette petite affaire de la très curieuse relation entre Georges et Maxima Zorreguieta, la reine de Hollande. Il semble que Maxima, citoyenne argentine, qui connaît Bergoglio depuis qu’elle est enfant, lui a fait des versements de fonds réguliers depuis 2008 de l’ordre de 12 000 à 15 000 euros chaque mois ! Lorsqu’il devint pape en 2013, Maxima lui donna en plus 128 000 euros ou quelques 160 000 US$(Source: Dutch journalist Ella Ster and others)

Lorsqu’il fut confronté à ce fait en juin 2019, le bureau de presse du Vatican a d’abord nié, puis confirmé la relation financière entre le pape et la reine hollandaise ; mais il a refusé de commenter sur la documentation montrant que Bergoglio l’a aidé à purger un casier judiciaire qu’elle avait contracté en Argentine, ce afin de lui permettre de se marier à un membre de la famille royale hollandaise. Mais la gangrène est plus profonde.

Le père de Maxima Zorreguieta est Jorge Zorreguieta, qui fut membre du cabinet ministériel dans la junte militaire de Videla pendant la sale guerre et était un ami proche du présent pape François. Zorreguieta fut forcé de démissionner de la junte en 1981 lorsque des allégations firent surface comme quoi il était personnellement impliqué dans le rapt et la torture de citoyens argentins, incluant une femme journaliste qui fut très critique à la fois de la junte militaire et de Bergoglio et qui fut assassinée en prison.

Quoi qu’il en soit, d’après une sœur en retraite qui servit à Buenos Aires au bureau du diocèse sous les ordres de l’archevêque d’alors, Jorge Bergoglio, Zorreguieta était un participant régulier avec son ami Bergoglio, “d’étranges cérémonies” dans les sous-bassements de la cathédrale de la Plaza del Mayo, impliquant le viol rituel, la torture et le meurtre d’enfants. Et apparemment, Maxima Zorreguieta fut utilisées dans ces rites lorsqu’elle était enfant, dans ce qui fut découvert être un réseau sacrificiel inter-générationnel au sein de l’église catholique romaine et connu sous le nom du Neuvième Cercle.

Toos Nijenhuis est une Hollandaise qui a été élevée au sein d’une famille catholique du Neuvième Cercle à Utrecht et elle fut rituellement violée et torturée dès l’âge de quatre ans. Lorsqu’elle eut 9 ans, elle fut témoin d’un viol et d’un meurtre perpétré par l’archevêque Jorge Bergoglio sur une petite fille du Neuvième Cercle dans la crypte d’un château en dehors d’Utrecht. Elle témoigne aussi avoir vu le cardinal Alfrink et l’ex-reine de Hollande Beatrix, la mère du mari actuel de Maxima Zorreguieta et roi de Hollande Guillaume-Alexandre, participer à ce rituel. ((481) ITCCS – Testimony of Toos Nijenhuis – Ritual Child Sacrifice in the Vatican – YouTube)

Ces faits placent la réunion du pape François à Prince Rupert sous une nouvelle lumière bien glaciale. Car la route allant de là à sa prochaine destination circule justement au travers de ce qui est appelé “la route des larmes”, région où des familles entières natives sont portées disparues de manière routinière.

D’après l’ex-gendarme de la police montée du Canada (GRC), George Brown, qui a travaillé avec moi dans une enquête citoyenne sur des femmes portées disparues, beaucoup de cadavres de natifs retrouvés le long de la route des larmes entre Prince Rupert et Prince George, avaient des organes qui manquaient et présentaient des signes de dépeçage rituel. Mais ces faits ont été effacés des rapports de police et légistes et totalement censurés par les médias.

De la même importance est le fait que les rituels du Neuvième Cercle tendent à se produire les 23ème ou 24ème jour de certains mois, d’après les arcanes de dates rituelles romaines. Jorge Bergoglio va arriver au Canada et rencontrer les officiels chinois associés, précisément durant ces jours du mois de juillet ; car les macabres cérémonies du Neuvième Cercle sont faites pour coïncider avec des évènements importants dans l’ancienne croyance que le sang des innocents assure et sanctifie leur succès.

Après tout, une telle croyance en le pouvoir rédempteur du sacrifice d’enfants est le fondement même de la foi catholique et est personnifiée dans sa “messe” où il est cru que le corps et le sang du fils sacrifié, Jésus, sont consommés pour donner la vie éternelle. La ligne séparant une telle pratique de celle du cannibalisme d’enfants qui se produit lors des messes sataniques du Neuvième Cercle est si ténue, qu’elle est quasiment non-existante.

Je suis toujours très perplexe concernant le fait que quiconque ayant une connaissance du génocide religieux ou de la politique officielle de l’église catholique qui assume et protège le viol d’enfants et leur torture, trouverait difficile de croire que des hommes “saints” en robes blanches sont couverts du sang des autres. Jorge Bergoglio a trempé dans des affaires de meurtre depuis des années et sous ses jupes se trouvent la preuve à peine voilé, comme Jésus le décrit :

“Que la malédiction soit sur vous, prêtres et pharisiens, hypocrites ! Car vous êtes tels les tombes qui paraissent si belles du dehors, mais qui sont emplies des os des hommes morts et de toutes les impuretés !”

Que Bergoglio et ses complices de l’église et de l’état soient arrêtés et menées devant la justice ou pas, va déterminer combien encore d’enfants vont mourir aux mains de l’église qui a mené au massacre officiel de 60 000 enfants natifs dans les “pensionnats pour Indiens” du Canada. Quoi qu’il en soit, la justice du ciel a prononcé son propre verdict contre la plus vieille conspiration criminelle de notre planète et sur le tueur nommé Jorge Mario Bergoglio, dont le titre officiel est celui de “vicaire du Christ”, Vicari Christi ou : “Celui qui remplace le Christ”…

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Lectures complémentaires :

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