Archive pour guerres imperialistes

La guerre nucléaire est déjà en marche… L’AIEA confirme l’utilisation d’armes nucléaires tactiques (VT)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 2 décembre 2019 by Résistance 71


Arme Nucléaire Tactique Yémen

 

Histoire nucléaire : L’AIEA confirme l’utilisation continuelle d’armes nucléaires contre la Syrie (et les Etats-Unis)

 

Ian Greenhalgh et James Smith (ex-inspecteur de l’AIEA)

 

27 novembre 2019

 

url de l’article original (avec vidéos, photos et graphiques):

https://www.veteranstoday.com/2019/11/27/nuclear-history-iaea-confirms-israels-continual-use-of-nukes-against-syria-and-the-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tard dans la soirée du 28 avril, la Syrie a été touchée par une série de raids aériens vers 22:30 heure locale environ deux heures après le coucher du soleil. D’un intérêt particulier est l’attaque qui toucha une zone près de Hama, ce qui est supposé avoir été un dépôt d’armes. Cette attaque a produit une explosion d’une telle amplitude, qu’elle a fait trembler la terre violemment, suffisamment en tout cas pour que des ondes sismiques aient été enregistrées par des stations de contrôle en Europe avec une amplitude de 2,6 sur l’échelle de Richter.

Une explosion à la surface de la terre, afin d’être enregistrée dans la zone des 2 et 3 sur l’échelle de Richter par des sismographes, doit être d’une force se situant entre 1,5 et 3 Kt (kilotonnes) équivalent TNT. Clairement, ceci fut la détonation d’une arme nucléaire tactique et le narratif du dépôt d’armes est la couverture habituelle utilisée lorsqu’on a affaire à un gros bang de la sorte.

Bien qu’il n’y ait eu aucune déclaration officielle en provenance de Tel Aviv ou de Damas, il est clair que l’attaque fut perpétrée par les Israéliens. Ils ont le plus probablement utilisé une bombe planante de modèle GBU-28 transportée par un avion F-15, bombe qui fut larguée sur la cible après une approche au dessus du Liban en rase-motte, puis en remontant sur les montagnes frontalières, larguant la bombe au sommet de l’ascension avant de faire rapidement demi-tour pour un retour à la base. Comme vous pouvez le voir sur les photos publiées par Al-Masdar (voir l’article original pour les croquis de l’approche et les photos du site après l’attaque), la cible a été totalement détruite, ceci ressemble à l’après explosion d’une arme nucléaire tactique, tout est réduit en ruines. Notez les containers de transport disséminés alentour comme de vulgaires jouets, les arbres couchés et un très grand cratère peu profond.

Ce cratère est bien trop important pour un engin explosif standard de 500kg. Il apparaît que cet engin fut un engin explosif à détonation à basse altitude, ce qui causa l’amplitude de 2,6 sur l’échelle de Richter. Tout fut vaporisé, pas de cendres, ni du suie, c’est à dire de carbone, présents sur le sol. Seulement des morceaux d’acier demeurés intacts de véhicules, fondus à haute température. Pas d’aluminium, ce qui veut dire que la chaleur dégagée fut au-delà de 3000oC afin de le vaporiser. Une grosse explosion telle que celle-ci est au-dessus de 10 t d’explosif, donc pas un explosif conventionnel. Les munitions des petites armes et les obus d’artillerie pètent comme du pop-corn dans un four à micro-ondes. Des explosions d’engins conventionnels ont une petite boule de feu et font monter beaucoup de terre et de poussière en l’air.

Ces explosions avec grosse boule de feu plasmique et nuage en forme de champignon sont celles de bombes à neutron utilisant beaucoup de lithium 6 avec une fine couche extérieure de matériau fissile. Grosse chaleur combustion intense avec très peu de retombées radioactives. Après quelques heures, les radiations sont presque indétectables à la surface du sol.

Ces bombes à neutron tactique sont le plus sûrement basé sur une charge d’uranium afin de masquer leur utilisation. Le combustible nucléaire provient soit de surplus de missiles nucléaires ukrainiens ou russes SS-21 ou un matériau plus récent israélien utilisant des surplus de stocks américains transférés en Israël par papa Bush. C’est pourquoi les deux parties sont très silencieux sur leur utilisation. La plupart de ce marché noir de la prolifération nucléaire s’est produit sous la direction de Hillary Clinton et de Tom Countryman sous la section T du ministère des affaires étrangères des Etats-Unis. C’est pourquoi Trump a viré Countryman et a assaini la section T du département, ils ont laissé les trucs “tomber du camion”…

Il n’y a eu jusqu’ici aucune déclaration officielle sur ce raid aérien que ce soit de la part de Damas, de Moscou ou de Téhéran, il n’y aura vraisemblablement jamais aucune déclaration publique pour reconnaître qu’une arme nucléaire a été utilisée, tout comme il n’y en a jamais eu dans toutes les autres occasions où ces armes ont été utilisées.

[plus à lire sur l’article original en anglais]

= = =

Lecture complémentaire:

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

 

Leçon pour Gilets Jaunes : l’empire dans son jardin sud-américain: Evo Morales parle du coup d’état qui l’a forcé à l’exil au Mexique

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 30 novembre 2019 by Résistance 71

Au delà de ce que peut dire Morales et de la malfaisance avérée de l’empire tout azimut, nous lui faisons, tout comme à Chavez en son temps le même reproche: s’être accroché au système comme un morpion. Si ces gars étaient de véritables révolutionnaires, ils seraient parfaitement conscient que l’État ne peut pas être révolutionnaire… il est l’outil de la contre-révolution, du consensus du statu quo.
Morales comme Chavez auraient dû dès leur élection commencer le processus de remise du pouvoir à leur peuple. L’État, ici se voulant progressiste (ne pouvant pas être révolutionnaire) par l’action de ceux qui le dirigent, organise de lui-même les assemblées locales, la confédération de communes libres et dans le même temps se dissout pas à pas dans cette nouvelle réalité politico-économique. Ne pas comprendre ça ne fait de ces personnes que des réformistes qui à terme se font botter le cul. L’État est par essence contre-révolutionnaire, c’est inscrit dans son mode opératoire puisqu’il n’existe que par la fait de la division politique créée dans la société initiale et perpétrée au nom de privilèges inhérents à la relation dominant/dominé créée.
Il n’y a pas de solution au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !
Gilets Jaunes ! Il est important de bien comprendre ceci à l’aube des journées du 5 décembre et suivant. Le changement radical de société ne peut en aucun cas intervenir au travers de l’État, des institutions, de la marchandise et de sa dictature en marche.
Toute action politique de reprise du pouvoir décisionnaire doit avoir en toile de fond: A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent et à bas le salariat ! Il n’y a rien de négociable dans cette fange de la domination et de l’exploitation, RIC ou pas. Il nous faut changer notre réalité profonde, pour ce faire, nous devons en être avant tout ben conscient et agir en conséquence de manière efficace, ainsi comme le disait le vieux slogan percutant: « Soyons réalistes… Demandons l’impossible ! »
Morales et Chavez avant lui, bien qu’ayant amené quelques améliorations que l’on voit maintenant passagères à leur peuple respectif, n’ont en fait été que de bon petits soldats du système de « l’alternance » au sommet de l’État, mais en aucun cas des révolutionnaires, leur attachement à l’État et aux institutions fut leur perte. La révolution sociale reste à faire et c’est aux peuples de la faire, personne ne la fera à leur place. Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

 


Morales ne fut qu’un « Indien de fort »

 

Entretien avec Evo Morales: “Je me suis fait piéger ; le coup d’état a été tramé à l’ambassade des Etats-Unis”

Entretien avec le quotidien mexicain de La Jordana

 

16 novembre 2019

 

Source de l’article en français:

https://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=27552

 

Le coup d’État contre Evo Morales a été « préparé »  à l’ambassade des USA en Bolivie. Le regard sombre, l’ex-président en exil le reconnait : « Je me suis fait piéger ».

Il est très tôt. Le thermomètre indique à peine 10 degrés. Evo Morales est abrité dans un petit salon, d’où il fait appel à sa mémoire récente : « Je me souviens parfaitement qu’il y a eu une rencontre avec les mouvements sociaux connus sous le nom de Conalcam (Coordination nationale pour le changement), où il y a une quarantaine de dirigeants nationaux ou d’ organisations nationales représentées par leurs présidents ou dirigeants qui ont proposé comment modifier la Constitution pour une nouvelle réélection. J’ai dit : ce n’est pas ma proposition ; discutez-en, la meilleure chose que je puisse faire est d’accompagner avec des juristes pour voir si c’est viable, et ils ont acquiescé, et il y a eu ce référendum pour modifier la Constitution, c’est alors qu’une sale guerre a commencé,  basée sur le mensonge, dirigée par l’ambassade des USA ».

La possibilité d’une quatrième réélection a également ouvert la porte aux USA pour qu’ils mettent la main sur la Bolivie ?

Près de deux mois avant les élections, j’ai convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade US et je lui ai montré comment, avec des employés de l’ambassade, ils se rendaient dans certaines régions pour faire chanter les camarades sur le terrain. Ils leur disaient : « Ne votez pas pour Evo, ne le soutenez pas, si vous ne le soutenez pas, si vous ne votez pas ou ne soutenez pas Evo, nous allons vous faire des rues pavées « . Cette fois-là, le chargé d’affaires m’a promis qu’ils n’allaient pas se mêler de politique.

« Tout le monde est surpris que j’aie passé presque 14 ans au pouvoir et voilà le coup d’État. C’était bien organisé, bien planifié, bien financé par des groupes violents. Ils ont payé des membres de gangs et des toxicomanes. Je ne sais pas d’où vient tant d’argent pour les financer.

« Ils ont même embauché les maçons. En tant que travailleurs de la construction, ils gagnent environ 100 ou 120 bolivianos par jour, mais ils ont été payés 300 pour participer à la violence. Dans les universités, ils ont fait du chantage aux bonnes notes aux étudiants. J’ai des officiers des forces armées, de mon équipe de sécurité, qui vont à l’université, et on leur a dit que s’ils allaient aux barrages routiers, à la conspiration, à l’agression, ils auraient leurs examens. Que s’ils avaient trois sujets avec violence contre le gouvernement, contre Evo, contre la lutte de la révolution démocratique, ils passeraient l’examen. Et ils se sont joints à cette conspiration pour des petites notes et pour de la menue monnaie.

« Nous avons démontré avec des documents les nouvelles capacités des USA. Il n’y a pas de DEA [Drug Enforcement Agency], nous l’avons expulsée, et il n’y a pas d’autres organismes d’intervention et d’espionnage, mais ils ont d’autres formes d’intervention. Je te raconte un souvenir: j’ai rencontré des filles du Corps de la Paix (Peace Corps) dans la Vallée bolivienne, à Cochabamba : je pense qu’elles réalisaient un programme social intéressant. Je leur ai demandé pourquoi elles ne l’avaient pas appliqué ailleurs, par exemple sur l’Altiplano. Elles m’ont dit : « Evo, là-bas, il y a la DEA, on ne peut pas être là », et c’est parce que la DEA était avec ce Corps de la paix, sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue.

« Avant, nous les expulsions ; maintenant ils se déguisent et ils ne se voient pas en face; en ce moment ils sont organisés par groupes. Évidemment, les anciens gouvernants – il semble se référer à Carlos Mesa, son opposant aux élections et l’un des chefs visibles du coup d’État -, la police, les forces armées, ont fait partie de ces agences d’espionnage, de répression, d’application des politiques liées aux projets des USA, et ainsi leur base pour pouvoir conspirer a été formée.»

Ensuite, Evo Morales explique la raison de l’ambition, ou du moins celle qui est la plus importante pour le moment. Si le nom du coup d’État est à l’ambassade des USA, le nom de famille est lithium.

Peu avant l’élection présidentielle, Ivanka Trump s’est rendue dans la ville de Purmamarca, dans le nord-ouest de l’Argentine, à la frontière avec la Bolivie, dans le triangle du lithium, qui englobe également le Chili. Le triangle de l’ « or blanc » concentre 75 pour cent des gisements de cet élément dans le monde.

Cependant, la Bolivie concentre presque tout le métal qui semble être l’un des éléments les plus importants pour l’avenir du monde. « Nous avons commencé à développer l’industrie du lithium, mais il y a des politiques de privatisation », dit-il. Il y a aussi les complots des grands monopoles qui veulent s’emparer du métal.

Alors, il y avait des signes d’alarme sur les menaces contre la présidence d’Evo Morales : n’était-ce pas trop risqué d’essayer de rester au pouvoir ? Les avertissements semblaient clairs.

La mâchoire serrée, le président en exil souligne : « Ils ont préparé ce coup d’État à l’avance. C’était un coup totalement différent. J’espère vraiment que ce ne sont pas toutes les forces armées qui ont participé, mais les commandants. Ils utilisent les forces armées pour tirer sur le peuple. Quand je suis arrivé au gouvernement, les forces armées avaient à peine un hélicoptère. Sous notre gestion, il y a eu 25 hélicoptères. Nous avons équipé les forces armées, mais pas pour qu’elles soient contre la population ».

Les armées d’aujourd’hui sont-elles garantes de la démocratie ? Il semble qu’aujourd’hui, comme dans les années 70 du siècle dernier, l’armée va à l’encontre des gouvernements élus….

-Je suis convaincu qu’ils ne sont pas garants. Ils appuient les politiques néolibérales. Ils sont avec les secteurs oligarchiques. C’est surprenant. Les forces armées avaient une bonne image. Malheureusement, ces bonnes images partent à la poubelle.

Ponchos rouges

-Vous avez les ponchos rouges. C’est un groupe intéressant et belliqueux. Aujourd’hui, ils sont dans la rue en chantant le slogan « Maintenant, oui,  guerre civile ! »

-Le comportement des policiers conduit le peuple à s’organiser lui aussi. Je suis surpris par l’approche de guerre civile, parce que si des institutions comme les forces armées ne garantissent pas la démocratie, cela signifie que le peuple va être obligé de s’armer lui-même. Nous ne voudrions pas cela. Je ne le veux pas personnellement, mais si ces groupes naissent, qui proposent la guerre civile, ce sera la faute, premièrement, de la droite-droite et, deuxièmement, de ces commandants qui ne garantissent pas la démocratie. Bien sûr, les peuples ont le droit de se libérer eux-mêmes.

« Après mon arrivée au Mexique, j’ai tout écouté à travers des messages, des vidéos, des réseaux sociaux. J’ai vu comment le peuple s’organise, et pour les ponchos rouges, leur trajectoire de lutte contre le colonialisme, contre l’interventionnisme, contre le militarisme, est historique. À mon époque contre le néolibéralisme. Ce sont des acteurs avec les habitants d’El Alto, avec le mouvement paysan. Ils sont mobilisés par des barrages routiers contre ce coup d’État, jusqu’à la fin de cette dictature ».

-Je faisais référence à tout cela lorsque je vous ai demandé s’il y avait un message, un enseignement de ce coup d’État pour l’Amérique latine.

-En Bolivie, ce que nous avons vu, ce que nous avons vécu, c’est que des institutions comme la police ne sont au service que de groupes oligarchiques. Hugo Chávez avait sa police, ses forces armées et a organisé les milices armées. Quand vous me parlez des ponchos rouges, qui sait si certaines forces sociales sont la base pour créer des milices, ou si le peuple a aussi son groupe organisé, armé, légal. Le peuple ne veut pas des forces armées dans la ville, parce qu’elles sont complices du coup d’État ».

Evo Morales souligne qu’il y aura un débat important au Forum de Sao Paulo. « Des événements anti-impérialistes, des événements de solidarité, d’autodétermination des peuples. Cela va provoquer un débat : comment le peuple doit s’organiser sur deux plans. Celui de la communication, des réseaux sociaux, mais aussi le plan de la sécurité des gouvernements progressistes ou de gauche, ou anti-impérialistes ».

Maintenant que Morales sirote du jus d’orange, il a l’air plus détendu. Il parle de ce qu’il appelle ses péchés : « Vous savez, nos politiques économiques, sociales et programmatiques, pour nous libérer des politiques imposées par le Fonds monétaire international, sans la Banque mondiale, ne sont pas acceptées. Ils n’acceptent pas cela. Mon pire crime a été de nous libérer, non seulement dans la partie sociale et culturelle, non seulement dans la partie idéologique et politique, mais aussi dans la partie économique. La croissance de la Bolivie surprend tout le monde. On a mis en place des programmes sociaux, des politiques économiques dont les USA ne veulent pas, car ils aiment l’impérialisme et le capitalisme. C’est le péché d’Evo, le président de la campagne.

« Nous sommes passés d’un État colonial à un État plurinational à économie plurielle, où l’État dirige l’investissement, accompagné par le secteur privé, mais aussi par des secteurs associatifs tels que les coopératives, les entreprises communautaires, familiales. Dans les premières années de notre gestion, le secteur privé ne l’a pas acceptée. Nous avons été expulsés, mais au fur et à mesure que notre modèle économique commençait à se développer, ils ont dû le reconnaître eux-mêmes. Des hommes d’affaires m’ont dit : « Monsieur le Président, grâce à votre processus, nous avons amélioré notre économie, nous avons grandi, mieux qu’avec beaucoup de partis de droite ».

« Certains secteurs privés ne sont pas d’accord, c’est pourquoi je dis que c’est une question de classe. Comment est-il possible – se demande-t-il – que cet Indien, que les indigènes puissent démontrer que la Bolivie est meilleure aujourd’hui ? »

Vous avez, avec vos programmes sociaux, sorti de la pauvreté beaucoup de Boliviens qui sont devenus une classe moyenne qui rejette maintenant votre forme de gouvernement. Que pensez-vous de cela ?

-C’est mon autre péché. Nous avons mis en place des programmes sociaux pour les familles les plus modestes. En quoi consistent ces programmes ? Une famille, une personne fait un projet productif. Par exemple, il coûte mille dollars. L’État donne 70 pour cent. Ce sont des programmes visant à libérer la pauvreté. Environ 3 millions de Boliviens sont passés de la classe pauvre à la classe moyenne, et maintenant ils ont d’autres attentes. Le péché d’Evo est que ce soit un Indien qui libère la croissance économique. Comment un Indien va savoir ça ! Ils se sentent déjà comme une classe moyenne, maintenant ils se rendent compte qu’ils sont vraiment une classe moyenne, mais beaucoup de gens des classes moyennes le sont à contrecoeur. Ils n’acceptent pas que nous syndicalistes et indigènes puissions montrer que la Bolivie a beaucoup d’avenir. Je viens des luttes sociales, des familles les plus humbles. Je ne viens pas de l’Altiplano bolivien à l’est du Chapare pour faire de la politique, ni pour être syndicaliste, mais pour améliorer l’économie.

« Alors je me demande : Pourquoi suis-je arrivé à la Présidence sans formation universitaire ? C’est grâce à la vérité et à l’honnêteté. Personne ne peut m’accuser d’être corrompu. Voler, jamais ».

Apprendre

J’ai l’idée que le grand problème de la gauche, c’est qu’elle ne sait pas comment éduquer sa population, qu’elle a laissé l’éducation aux médias électroniques, par exemple, est-ce vrai ?

-Oui, vous avez raison. Parfois, il s’agit de problèmes de gestion qui négligent l’idéologisation des nouveaux dirigeants. Je ne viens pas d’ateliers ou de séminaires d’idéologisation, mais de marches, de congrès, de réunions permanentes. Pour moi, c’est une autre façon d’apprendre. J’ai écouté, par exemple, le Parti communiste de Bolivie. Si vous ne passez pas par la jeunesse communiste, vous n’êtes pas un militant. Nous avons négligé l’idéologisation en passant en revue le passé, ce qui a été une autre faiblesse.

-Quelle contradiction ! En fin de compte, votre projet a nourri la droite.

-Oui, c’est compréhensible. Maintenant, je me rends compte, avec les réflexions, avec les questions que vous me posez, qu’avec nos politiques économiques, nous avons nourri le secteur privé pour que certains d’entre eux conspirent. Je ne pense pas que ce soit tous. Les nouvelles générations doivent réaliser qui sont les ennemis. Le capitalisme et l’impérialisme ne leur garantissent pas l’avenir.

Et en parlant de l’avenir, ne voyez-vous pas beaucoup de sang dans les rues de Bolivie ?

-C’est ce que je veux éviter. C’est pour ça que je suis parti. Du Mexique, je demande la pacification. Je demande l’intervention des Nations Unies, l’intervention de l’Église catholique.

-Mais vous y croyez encore ?

-D’une façon ou d’une autre, pour baisser la tension. Toute l’Église catholique n’est pas mauvaise. Nous avons été surpris par le comportement de certaines églises évangéliques, mais il y en a aussi de bonnes, comme les méthodistes. Enfin, il doit y avoir un dialogue national, il doit y avoir la participation des organisations. Le peuple se mobilise pour qu’Evo puisse terminer son administration.

« Maintenant que l’OEA est aussi putschiste, qui devrions-nous appeler à la médiation ? Ce seront les Nations Unies. Il faut un garant qu’il y aura un dialogue, que la démocratie reviendra et que mon administration ira à son terme et s’ils ne veulent pas que j’aie une relation, je n’en ai pas, mais ils doivent comprendre que la première tâche est de pacifier ».

Evo Morales porte une veste en flanelle à carreaux. L’interview est terminée, mais il dit que le gouvernement du Mexique, de López Obrador, est un gouvernement d’espoir et répète qu’il lui a sauvé la vie.

Puis il se hâte de sourire pour les caméras, avant de prendre un air préoccupé quand les objectifs ne sont plus braqués sur lui. « Je voyageais beaucoup, tout le temps, maintenant je me sens enfermé », et avec une poignée de main il nous dit au revoir, avec en tête l’idée de retourner très bientôt dans sa Bolivie.

= = =

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Zapatistes et révolution sociale en marche…


Comprendre et changer notre réalité
« La pédagogie des opprimés »

 

 

Guerre de pillage française au Mali… Quand le braquage tourne mal

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2019 by Résistance 71


Général Smedley Butler USMC
« La guerre est un racket »

 

« Les peuples, les gouvernements et les économies de toutes les nations doivent servir les besoins des banques et des entreprises multinationales.. »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

MAJ 1/12/19 : La soi-disante « revendication » de la mise au tas des deux hélicoptères français au Mali par un groupe djihadiste provient d’une agence de désinformation du Mossad SITE IntelGroup géré par Rita Katz qui est à l’origine de la diffusion des fausses vidéos d’OBL… c’est tout dire le crédit à donner à cette information.

 

Résistance 71

 

27 novembre 2019

 

Une fois de plus, ce qui vient de se passer au Mali impliquant la mort de 13 militaires français dans une « opération de combat », valide ce que disait il y a 80 ans le général du corps des Marines des Etats-Unis Smedley Butler (photo ci-dessus) dans son livre témoignage fondamental: « La guerre est un racket »:

« Je me doutais bien que j’étais partie prenante d’un racket à l’époque. Maintenant, j’en suis sûr. Comme tous les membres de la profession militaire, je n’ai jamais eu une pensée originale tant que je n’ai pas quitté le service. Mes facultés mentales demeuraient en suspension tandis que j’obéissais à ma hiérarchie. Ceci est typique de quelqu’un qui œuvre au sein de l’armée. […] J’ai passé 33 ans dans les Marines ; la plupart de mon temps comme garde du corps du gros business de Wall Street et des banquiers. En bref, j’étais un racketteur pour le capitalisme… »

Et bien nos trouffions « Mort pour la France »… au Mali, c’te bonne blague, n’étaient que des racketteurs, certes inconscients de leur rôle, mais se posèrent-ils jamais la question ?… pour de grandes multinationales et essentiellement, dans ce coin du monde si riche et particulier, pour AREVA et les mines d’uranium.
De la même manière la bidasserie de l’OTAN, vous savez cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ne fait que garder les champs de pavots (matière première de l’héroïne) en Afghanistan, devenu producteur #1 mondial depuis l’invasion de l’OTAN post-11 septembre 2001 sous direction yankee.
Nos trouffions dans ces coins de la planète ne sont que des braqueurs qui participent au vol en bande organisée des ressources naturelles de pays réduits à un esclavage moderne, au Mali ou ailleurs.

Que foutaient ces soldats français dans une zone de combat au Mali ? Ils chassaient le djihadiste, nous explique la version officielle encensant ces « héros ». Questions si banales de nos jours: d’où proviennent ces djihadistes ? Qui les finance ? AQ / AQMI / DAESH and co sortent de où ? Et les « djihadisres » n’ont-ils pas bon dos ? Quid des populations locales harcelées et emmerdées jusqu’à la gauche pour que les multinationales aient le champ libre pour leur exploitation / pillage en règle ? Quid des peuples en rébellion contre ce qui est une nouvelle forme de colonialisme ?

Familles des soldats tués au cours de cette minable expédition néo-coloniale, demandez des comptes à l’État, à cette « grande muette », grande pute du capital qu’il soit privé ou d’état ! Assignez en justice cette pourriture qui envoie au casse-pipe une jeunesse totalement détournée de tout idéal fusse t’il « républicain » !

Jeunesse de France ! Arrête de servir de chair à canon pour la dictature marchande planétaire et ses gardes-chiourme étatiques.
Écoute ces sages paroles de Gustav Landauer:
« La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et précise de l’État. »

Mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ?…

 


La guerre est un racket


Soldats, Gendarmes, Policiers…
votre hiérarchie bafoue votre dignité…
et celle de ce que vous prétendez défendre !

 

 

Guerre impérialiste et colonialisme au Moyen-Orient… De l’avenir de l’entité sioniste (entretien avec Hassan Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 26 novembre 2019 by Résistance 71

 

Hassan Nasrallah : La destruction d’Israël ne nécessitera pas forcément une guerre…

 

Le Cri des Peuples

 

24 novembre 2019

 

url de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/11/24/hassan-nasrallah-la-destruction-disrael-ne-necessitera-pas-forcement-une-guerre/

 

Extrait d’un entretien de Sayed Hassan Nasrallah avec des journalistes du site internet khamenei.ir, publié le 1er octobre 2019, et ayant duré près de cinq heures. Voir ci-dessous trois autres prédictions de Sayed Khamenei.

Source : english.khamenei.ir

Traduction : lecridespeuples.fr

 

Transcription :

Journaliste : […] Je voulais vous poser une question au sujet de la déclaration de l’Ayatollah Khamenei il y a quelques années, selon laquelle dans 25 ans, il n’y aura plus d’Etat d’Israël. Cette phrase a été interprétée de diverses manières. Certaines personnes ont pensé que c’était une prédiction inéluctable, et ont commencé à compter les jours jusqu’à ce que cela devienne réalité. Mais d’un autre côté, le front de l’Arrogance (impérialisme) a commencé à se moquer de certaines des interprétations de cette déclaration.

Vous vous êtes opposés au régime sioniste à différentes époques et avez mené plusieurs batailles contre ce régime. Compte tenu de votre expérience, lorsque vous avez entendu cette déclaration de l’Ayatollah Khamenei, comment l’avez-vous perçue et qu’avez-vous ressenti ?

Hassan Nasrallah : Premièrement, à titre personnel, je n’ai pas été surpris par les propos de Son Eminence le Guide Suprême, car nous avons entendu des déclarations similaires lors de nos réunions privées les années précédentes, notamment en 2000, après la victoire (contre l’entité sioniste). Nous avons rendu visite à Son Eminence le Guide Suprême, que Dieu le préserve, quelques mois après la débâcle israélienne, et il était très heureux de notre victoire (qu’il nous avait annoncée comme imminente à peine quelques mois avant qu’elle se produise).

Nous avons parlé de l’avenir. À ce moment-là, il a déclaré: « Si le peuple palestinien, la Résistance au Liban et les peuples de la région s’acquittent de leurs responsabilités comme il se doit, et que nous continuions sur cette voie, alors Israël ne pourra certainement pas survivre longtemps dans notre région. » A cette époque, il a parlé de (la possibilité d’une telle disparition en) moins de 25 ans. Donc, quand j’ai entendu la remarque du Guide concernant l’espérance de vie de 25 ans, j’ai conclu qu’il avait accordé un répit à Israël. [Rires] C’est pourquoi je n’ai pas été surpris. Voila pour le premier aspect.

D’autre part, il convient de mentionner que la prédiction du Guide sur Israël est tout à fait sérieuse et réaliste. Certaines personnes… Il ne fait aucun doute à nos yeux, à la lumière de nos expériences dont je viens de mentionner certains exemples, que Son Eminence le Guide Suprême est une personne approuvée par Dieu, le Tout-Puissant, et que beaucoup des choses qu’il dit proviennent parfois d’une source suprasensible, comme ce fut le cas lors de la guerre de 33 jours (quand il nous a annoncé une bataille de laquelle nous sortirions victorieux après les plus grandes difficultés, devenant une véritable puissance régionale).

A cet égard, il convient de noter que toutes les données du terrain, les enquêtes et les informations objectives démontrent qu’un tel événement (l’éradication d’Israël) se produira, mais la réalisation de cet événement n’est pas inconditionnelle, et se produira sous certaines conditions. Par conséquent, si les mouvements de Résistance poursuivent sur cette voie dans la région et ne se soumettent pas face à Israël, si la République Islamique et l’Axe de la Résistance persévèrent, oui, si nous résistons et poursuivons nos actions de Résistance, les conditions objectives et factuelles sur le terrain indiquent qu’Israël ne pourra pas survivre dans la région durant 25 autres années.

Je vais vous donner quelques exemples pour clarifier ce point.

Par le passé, nous avons fait beaucoup de recherches et d’études sur l’entité israélienne, en essayant de trouver des réponses aux questions suivantes : quels sont les fondements de cette entité ? Quelles sont ses bases, quels sont les piliers fondamentaux sur lesquels elle repose ? Quels sont les facteurs cachés qui ont conduit à l’existence, le maintien et la longévité de cette entité ? Quelles sont les forces et les faiblesses de cette entité ?

Je dis tout cela pour confirmer que toutes les actions de la Résistance se basaient précisément sur des études, sur l’exercice de la logique et de la réflexion appliqués aux faits et réalités objectifs. Bien que les émotions, l’esprit révolutionnaire et la confiance en Dieu aient été présents dans notre lutte contre Israël, la recherche, la réflexion, la rationalité, les calculs et les examens précis étaient omniprésents : nous avons appris à connaître les points forts et les points faibles de notre ennemi, à choisir le moment voulu, l’endroit le plus propice et les moyens les plus adéquats (pour toutes nos opérations), etc.

A nos yeux, et si vous voulez que nous entrions dans ces détails, cela ne me pose pas de problème, si nous considérons les fondements sur lesquels repose l’entité ennemie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, si nous considérons ses points de force et ses points de faiblesse, je déclare que même si je ne connais pas les dimensions gnostiques des déclarations du Guide et sa perspective sur la question, à la lumière de nos études, de nos recherches et de notre expérience, et des réalités du terrain, nous pouvons clairement affirmer qu’Israël ne peut pas survivre, car son existence dans la région n’est pas une existence naturelle, mais artificielle ; c’est un corps étranger implanté dans notre région. Cette entité a été imposée à la région par la force, et elle ne peut donc pas devenir quelque chose de normal. Même si certains monarques, émirs et dirigeants arabes souhaitent l’existence d’Israël, tous les peuples de la région s’y opposent et rejettent catégoriquement cette présence illégitime. Les éléments de faiblesse sont nombreux dans l’entité israélienne, de sorte que le risque d’effondrement y est très élevé.

Je me contenterai de deux exemples de la faiblesse structurelle d’Israël.

Premièrement, la puissance d’Israël dépend essentiellement de celle des États-Unis. Par conséquent, si quelque chose arrive aux États-Unis – comme ce qui est arrivé à l’URSS, par exemple un effondrement de son économie, des problèmes et discordes internes, des catastrophes naturelles ou tout autre incident susceptible d’amener les États-Unis à se consacrer à leurs problèmes internes et à réduire leur présence et influence dans la région, je vous assure que les Israéliens plieront bagage d’eux-mêmes et évacueront dans les plus brefs délais. Par conséquent, leur destruction ne nécessite pas forcément une guerre.

Car le maintien des Israéliens en Palestine dépend du soutien moral, psychologique, militaire et économique des États-Unis. Si les États-Unis sont accaparés par leurs propres problèmes, Israël n’aura aucune chance de survivre, sans qu’il y ait besoin de recourir à la guerre (pour que cette entité disparaisse). C’est un exemple tout à fait envisageable et plausible, ce n’est pas une vaine prédiction.

Tout le monde sait que les États-Unis allouent un montant annuel de 3 milliards de dollars d’aide à Israël. Dans le même temps, les Israéliens bénéficient de services bancaires américains d’une valeur de 10 milliards de dollars par an. Et une partie de l’argent des contribuables étasuniens va en Israël. De plus, les technologies les plus avancées sont transférées en Israël. Le soutien inconditionnel et absolu de Washington à Israël est bien connu.

Une des raisons les plus importantes derrière les positions serviles prises par les régimes arabes envers Israël est leur peur des États-Unis, et non d’Israël. Si un jour vient où certains régimes et armées arabes se libèrent des pressions exercées par les États-Unis, leurs positions vis-à-vis d’Israël seront très différentes. Même les armées et les régimes les plus soumis.

Permettez-moi de donner un autre exemple : Israël est un Etat… Israël est un Etat… Partout dans le monde, des Etats ont formé des armées. En règle générale, ce sont les Etats qui bâtissent des armées. Mais en ce qui concerne Israël, on considère que c’est une armée qui s’est créé un Etat (et non l’inverse). Dans tous les pays du monde, l’armée peut s’effondrer, mais ce pays restera debout. Ce pays subsistera. Par exemple, après la guerre des États-Unis contre l’Irak, les Américains ont dissout l’armée irakienne, mais l’Irak est resté et n’a pas disparu. Il y a des pays dans le monde qui n’ont pas d’armée ou une armée très faible. Cependant, Israël est un Etat qui ne peut pas survivre sans une armée forte. Si son armée est vaincue, ou si le peuple israélien perd confiance en son armée, si la vérité de l’armée israélienne leur est révélée, à savoir que c’est une armée faible et pitoyable, incapable de les défendre, vous verrez que les Israéliens plieront bagages et fuiront à toutes jambes.

Mes chers frères ! Israël a de nombreuses faiblesses, et ce sont des faiblesses mortelles. C’est la raison pour laquelle j’estime que, la volonté arabo-musulmane de mettre fin à cette entité, conjuguée à des événements régionaux et internationaux, conduiront inéluctablement à la disparition d’Israël. Je fais partie de ceux qui ont la certitude qu’avec la Grâce de Dieu, notre génération entrera en Palestine et effectuera des prières à Al-Qods (Jérusalem), et il n’y aura plus d’Israël. […]

Voici trois prédictions détaillées de Sayed Khamenei qui se sont réalisées, telles que les a relatées Hassan Nasrallah durant cette interview. Quoi qu’on puisse en penser, elles apportent un éclairage précieux sur la relation du Hezbollah avec l’Iran en général et le Guide Suprême en particulier.

1/ L’échec de l’accord de paix israélo-syrien

Hassan Nasrallah : […] La conférence de Madrid était antérieure aux accords d’Oslo. C’est alors que les pourparlers (israélo-syriens) ont commencé. Le point important ici est que le Guide a une vision profonde et une compréhension exacte de l’avenir. Je crois que sa perception exacte de l’avenir fait partie de ses capacités uniques, tirées de sa profonde foi, de sa soumission totale à Dieu le Très-Haut, et de sa relation intime avec lui, plutôt que d’avoir un seul aspect rationnel.

A cette époque, certaines négociations ont débuté, appelées négociations israélo-syriennes. Le Président syrien de l’époque était Hafez al-Assad et le Premier ministre israélien était Yitzhak Rabin. Les discussions entre eux étaient initialement secrètes et ont ensuite été rendues publiques. Ils se sont rencontrés aux États-Unis et sous la supervision de Clinton. Des représentants du cabinet du Président Assad et du cabinet Rabin se sont rencontrés aux États-Unis et étaient sur le point de parvenir à un accord. À ce moment-là, il a été annoncé qu’Yitzhak Rabin avait accepté de restituer le Golan occupé à Hafez al-Assad.

En conséquence, dans la région, on considérait qu’Israël et la Syrie étaient en train de parvenir à un accord. Cette atmosphère existait en Syrie, au Liban, en Palestine et dans toute la région. Je me souviens qu’à cette époque, certains nous demandaient : « Si un accord israélo-syrien est conclu, que ferez-vous, au Hezbollah ? Si un accord entre la Syrie et Israël est conclu, quelle position le Hezbollah adoptera-t-il ? Quel sera le sort du Hezbollah et des groupes de la Résistance islamique? » Nous avons organisé plusieurs réunions pour débattre de la question et planifier l’avenir. Nous pensions alors qu’un accord avait déjà été conclu entre Assad et Rabin. Ce n’était pas seulement le Hezbollah mais tous les Libanais, Syriens et Palestiniens qui présumaient que l’accord était finalisé. Nous avons organisé des réunions internes pour débattre de l’avenir. Nous avons discuté de questions politiques, militaires et d’artillerie, et même du nom de notre groupe. Certains se sont demandé si on devait garder le nom « Hezbollah », ou si nous devions adopter un nouveau nom pour nous adapter à la nouvelle phase. Certains de nos frères étaient sur la liste noire des États-Unis et il y avait ce débat pour savoir si nous devions les garder au Liban ou les faire partir. Par exemple, le martyr Hajj Imad Mughniyeh figurait sur cette liste. Nous avons donc compilé un ensemble de suggestions diverses.

Journaliste : Le Hezbollah n’avait-il pas un canal de communication avec Hafez al-Assad pour être informé de sa décision ?

Hassan Nasrallah : Le fait est que toutes les données et informations disponibles nous assuraient que les négociations israélo-syriennes aboutiraient à un accord. À cette époque, la principale revendication de Hafez al-Assad était de récupérer le Golan, ce qui équivaudrait à un retrait aux frontières du 4 juin 1967 ; et Rabin avait accepté de satisfaire ces demandes. Finalement, nous sommes allés voir le Guide. Il a été très patient avec nous, car lors de cette visite, nous avons évoqué toutes les questions soulevées et les suggestions proposées par différentes personnes. Il a écouté toutes nos paroles lors de cette réunion, qui a eu lieu en présence de responsables iraniens. Et tous ces responsables iraniens, à l’unanimité et sans exception, considéraient eux aussi que les pourparlers israélo-syriens étaient terminés. Son Eminence le Guide a alors déclaré : « Il est bon que vous envisagiez les pires scénarios et probabilités et que vous devisiez de la meilleure manière de les affronter, mais je vous affirme que cela ne se produira pas et qu’il n’y aura pas de traité de paix entre la Syrie et Israël. Aussi, oubliez ce que vous avez écrit et préparé. Vous devez continuer à résister et redoubler d’efforts pour augmenter vos armes, vos installations et vos ressources humaines. Ne vous inquiétez pas, car il n’y aura pas de traité de paix entre la Syrie et Israël. » Tous les participants à la réunion, y compris les Iraniens et les Libanais, ont été stupéfaits par les remarques catégoriques de Son Eminence le Guide. Il n’a pas dit qu’il considérait cela peu probable, ou qu’il pourrait y avoir d’autres possibilités. Pas du tout. Il a résolument déclaré que cela n’arriverait pas. Il a dit fermement et distinctement : «Oubliez ces discussions et continuez à faire ce que vous faites d’une manière plus vigoureuse encore ».

Nous avons été très surpris. Nous sommes rentrés au Liban et nous avons redoublé d’efforts dans la résistance, conformément au point de vue du Guide. Deux semaines seulement après notre visite chez le Guide, une grande cérémonie réunissant plus de 100 000 personnes a eu lieu à Tel-Aviv. Yitzhak Rabin prononçait un discours. L’un des Juifs extrémistes a ouvert le feu sur lui et l’a assassiné. Après Rabin, Shimon Peres a été élu Premier ministre de l’entité sioniste. Il avait une personnalité faible, car il n’était pas perçu par les Israéliens, aussi bien sur le plan historique et militaire que sur le plan de la fiabilité, comme quelqu’un d’aussi compétent que Rabin.

Par la suite, de vastes opérations ont été menées à l’intérieur des territoires occupés, notamment à Tel-Aviv et à Al-Qods (Jérusalem) occupée, ce qui a ébranlé les bases de la puissance de l’entité sioniste. Après cela, le sommet de Charm el-Cheikh – que j’ai mentionné – s’est tenu. Puis, en 1996, Israël a attaqué le Liban dans le cadre de l’opération Raisins de la Colère, et a perpétré le massacre sans précédent de Qana – une tragédie connue plus tard sous le nom de Massacre de Qana. En réponse, nous avons résisté contre les Israéliens et avons été victorieux. Peu de temps après, c’est-à-dire deux ou trois semaines plus tard, des élections se sont tenues dans l’entité sioniste, au cours desquelles Shimon Peres a été battu et le parti Likoud a remplacé le parti travailliste en tant que parti dominant, et Benjamin Netanyahu est devenu le Premier ministre d’Israël. Après son arrivée au pouvoir, il a déclaré : « Je ne respecterai aucun des engagements d’Yitzhak Rabin et de Shimon Peres concernant la Syrie et les négociations avec Hafez al-Assad ». Les négociations israélo-syriennes ont donc pris fin. Nous parlons de l’année 1996. Aujourd’hui, en 2019, où en est le processus de paix ? Il n’a jamais paru plus impossible. […]

2/ La victoire du 25 mai 2000

Hassan Nasrallah : […] Au sujet de la victoire de 2000, je me souviens d’un souvenir très important avec Son Eminence le Guide. Vous vous souvenez que j’ai dit qu’en 1996, Son Eminence avait déclaré qu’aucun traité de paix ne serait conclu entre la Syrie et Israël. En 2000, quelques mois avant le retrait d’Israël du sud du Liban et conformément à nos plans, nous nous sommes rendus à Téhéran pour rencontrer le Guide et les responsables iraniens. Nous — c’est-)-dire le Conseil dirigeant du Hezbollah — sommes allés en Iran. Lors de ce voyage, nous étions également accompagnés pour la première fois par les commandants militaires de la Résistance. Près de 50 commandants de la Résistance ont voyagé avec nous.

À ce moment-là, nous pensions qu’Israël ne se retirerait pas du Liban en 2000. Nous n’étions pas sûrs, mais nous estimions improbable qu’Israël se retire en 2000, car nous pensions qu’Israël n’accepterait pas de se retirer sans imposer certaines conditions préalables. Nous avons dit au Guide : « Il est peu probable qu’Israël se retire du sud du Liban. Il semble qu’Israël restera plus longtemps au Liban, et nous aurons besoin de plus de temps et d’opérations pour le faire se retirer sans conditions préalables ». Il nous a demandé : « Pourquoi pensez-vous que c’est peu probable? » Nous avons répondu : « Parce que cette mesure constituerait une menace majeure pour Israël. Se retirer du Sud-Liban sans conditions préalables constituerait un triomphe sans précédent pour la Résistance, et sera considéré comme la première victoire évidente des Arabes face à Israël, affectant naturellement les développements internes de la Palestine et de la nation palestinienne ; cela représenterait une menace stratégique pour Israël et ferait comprendre aux Palestiniens que la voie principale est celle de la Résistance et non des négociations. Un message qui leur dit : les négociations vous ont enlevé vos terres et vos lieux saints, mais la Résistance a libéré le Liban et le Sud-Liban. »

C’est alors que le Guide a déclaré : « Je vous recommande de présumer sérieusement qu’Israël quittera le Liban prochainement et que vous serez victorieux. Poursuivez vos activités et planifiez l’avenir en vous fondant sur cette hypothèse. Planifiez et anticipez bien les choses, de manière à faire face au retrait d’Israël du Liban sur les aspects militaire, de terrain, médiatique et politique ». Nous avons été surpris d’entendre ces paroles, car nous pensions tous qu’Ehud Barak, qui venait de remporter les élections, ne donnerait pas suite à sa promesse de retrait, car ses conditions n’étaient pas remplies et, en particulier, il n’avait pas obtenu de garanties en matière de sécurité. Autrement dit, ni le gouvernement libanais, ni le gouvernement syrien, ni le Hezbollah au Liban n’ont pris d’engagement de sécurité envers Israël. La question était donc : comment serait-il possible qu’Israël se retire ? Cela semblait mal avisé et illogique.

Plus important encore, après la réunion, dans la soirée, nous sommes allés chez le Guide avec nos frères de la Résistance, y compris le défunt martyr Hajj Imad Mughniyah. Nos frères étaient ceux de la Résistance, combattant sur les lignes de front de la bataille, et pouvant trouver le martyre à tout moment. Après être entrés dans la maison du Guide, nous et nos frères sommes allés dans une grande salle où les prières étaient réalisées en congrégation. À l’époque, nos frères portaient des uniformes militaires, avec des keffiehs autour du cou, et ressemblaient beaucoup aux Basijis sur les fronts iraniens (durant la guerre Iran-Irak). Nous étions censés réaliser les prières en congrégation avec le Guide et lui offrir nos salutations, rien d’autre, puis la cérémonie aurait pris fin. Le Guide a dirigé les prières et après avoir terminé la prière du soir, il s’est levé pour dire au revoir à ses frères libanais.

Puis le Guide a dit à ses compagnons (iraniens) de s’éloigner. Puis il m’a dit : « Je suis disposé à t’écouter ». A ce moment, un de nos frères est venu et a embrassé la main du Guide. Certains des frères ont commencé à pleurer, et certains d’entre eux étaient tellement impressionnés qu’ils ne pouvaient plus se tenir debout. Ils se sont lentement avancés. Un des frères a embrassé la main du Guide, et quand un autre s’est penché pour embrasser ses pieds, il ne l’a pas permis. Il est rentré et m’a dit : « Dis-leur de s’asseoir et de se calmer pour que nous puissions parler. » Un discours n’était pas prévu pour cette cérémonie. J’ai demandé à mes frères de rester calmes et j’ai commencé à traduire le propos du Guide à leur intention. Parmi les choses qu’il a dites, et qui, à mes yeux, sont issues de sa vision suprasensible et non pas simplement d’une analyse politique, mais de quelque chose de plus profond, il a déclaré : « Vous serez victorieux par la grâce de Dieu. Votre victoire est bien plus proche que ce que certains pensent. » Il m’a pointé du doigt en disant cela, parce que j’avais dit qu’il était improbable que le retrait d’Israël se fasse de cette manière. En nous désignant tous de sa main gauche, comme cela, il a dit : « Chacun d’entre vous va voir de ses propres yeux que vous serez victorieux. »

Après cela, nous sommes rentrés au Liban. À cette époque, nous avons mené de grandes opérations et, bien sûr, de nombreux combattants et cadres de la Résistance ont trouvé le martyre. Le 25 mai est arrivé, et la retraite surprenante, inattendue et indigne d’Israël du Sud-Liban a commencé. Plusieurs autres combattants ont également été tués lors de notre progression vers la frontière. C’est ici que les deux prédictions du Guide Suprême de la Révolution Islamique se sont réalisées. Premièrement, la victoire de la Résistance a eu lieu très rapidement, quelques mois seulement après cette réunion que je viens d’évoquer ; et deuxièmement, toutes les personnes présentes à la réunion avec le Guide, et qui participaient directement aux opérations de première ligne, ont survécu pour assister à la grande victoire de leurs propres yeux. On peut de mettre la prévision de cette grande victoire imminente sur le compte de la sagacité du Guide. Mais le fait de prédire que parmi 50 commandants de première ligne, qui pouvaient trouver le martyre à chaque instant, aucun ne serait tué, relève à mes yeux du miracle. […]

3/ La victoire de 2006

Hassan Nasrallah : […] Je vais clore cette partie de mon propos par un souvenir avec le Guide Suprême, que Dieu le préserve. Au cours de la guerre de 33 jours (juillet-août 2006), le peuple libanais était naturellement très inquiet, au début de la guerre, quant à ce qui allait se passer. Qu’est-il arrivé ? Même des responsables libanais ont pris contact avec les autorités saoudiennes, demandant à Riyad d’intervenir en tant que médiateur et de mettre fin à la guerre au sud du Liban. Les Saoudiens ont répondu aux responsables libanais en déclarant : « Personne ne va intervenir. Il existe un consensus américain, international et régional selon lequel le Hezbollah doit être éradiqué et écrasé. Le Hezbollah n’a qu’une alternative : la reddition ou l’annihilation. » De toute évidence, notre décision était de riposter, et il y avait parmi nous une forte volonté de combattre et un esprit de Karbala dans tout le Hezbollah. Cette citation de l’Imam Hussain, la paix soit sur lui, a toujours été devant nos yeux : « L’usurpateur (Yazid) fils d’un usurpateur (Mu’awiya) nous a placé devant une alternative funeste : le tranchant de l’épée ou l’humiliation de l’allégeance. Mais jamais nous n’accepterons l’humiliation (plutôt mourir) ! »

Nous avons été confrontés à deux options : la guerre ou une reddition humiliante. Nous avons choisi la guerre. Au début de la guerre, notre cher ami et frère, Hajj Qasim Soleimani, le commandant des Forces extérieures des Gardiens de la Révolution Islamique, nous a contactés. Il est venu à Damas, a contacté Beyrouth et a déclaré qu’il devait nous rencontrer. Nous lui avons demandé comment il comptait s’y prendre. Car les Israéliens bombardent tous les ponts, routes et voitures, et il est impossible de nous rejoindre (sans braver de grands dangers). »

Ce cher frère nous a dit qu’il devait absolument nous rejoindre, car il avait un message important de Son Eminence le Guide, Sayed Khamenei, à nous transmettre. Nous avons arrangé cela, et Hajj Qasim est finalement parvenu dans la banlieue sud de Beyrouth, au tout début de la guerre. Il a dit que lorsque le Guide, que Dieu le protège, se trouvait à Mashhad, il avait convoqué tous les responsables de la République Islamique – y compris les anciens et actuels Présidents, les ministres des Affaires étrangères, ministres de la Défense, et commandants des Gardiens de la Révolution, et d’autres officiels, à se réunir avec lui.

Hajj Qasim m’a expliqué que lors de la réunion, la guerre contre le Liban et ses objectifs ainsi que la question de savoir à quoi elle conduirait, ont été examinés. Dès le début, la République Islamique d’Iran a estimé que la guerre contre le Liban faisait partie du plan des États-Unis dans la région et ne constituait pas une question distincte de ce complot. Hajj Qasim a déclaré que tous les participants à la réunion avaient convenu à l’unanimité que la République Islamique devait se tenir aux côtés de la Résistance libanaise, du gouvernement et du peuple libanais, ainsi que de la Syrie, étant donné que la guerre menaçait de se propager en Syrie. L’Iran devait donc utiliser toutes ses capacités politiques, financières et militaires pour aider le front de la Résistance à l’emporter. Hajj Qasim a ajouté qu’une fois la réunion terminée et les prières du soir exécutées, les personnalités présentes étaient sur le point de partir lorsque le Guide leur a demandé de rester plus longtemps car il avait encore quelques mots à leur dire. Cela s’est passé après la première réunion ; c’est-à-dire la première réunion formelle.

Ensuite, Son Eminence le Guide s’est tourné vers Hajj Qasim et lui a demandé d’écrire une lettre sous sa dictée et de me la porter personnellement à Beyrouth pour que je puisse en évoquer le contenu avec mes frères. Après m’avoir rapporté tout cela, le Hajj Qasim a commencé à lire les mots que m’avait adressés le Guide. Il déclarait notamment : « La capture des soldats israéliens par la Résistance libanaise est une grâce divine cachée ; l’opération a forcé Israël à entrer au Liban en réponse à votre action. Les Israéliens et les Américains se préparaient à attaquer Le Liban et le Hezbollah à la fin de l’été ou au début de l’automne 2006, et vous auriez donc été pris au dépourvu, alors que vous n’étiez pas prêts pour une guerre. La guerre n’a donc pas eu lieu lorsque les États-Unis et Israël l’avaient planifiée ; elle s’est produite alors qu’ils n’étaient pas prêts et qu’ils étaient encore en train de s’y préparer, tandis que vous y étiez déjà préparés. Car vous n’avez pas été pris par surprise.

Cette déclaration du Guide a ensuite été confirmée par d’éminentes personnalités. Par exemple, lorsque j’en ai parlé dans les médias, l’éminent Professeur et analyste politique Mohamed Hassanein Heikal l’a établi dans des programmes distincts de la chaîne Al Jazeera. De même, l’un des grands écrivains américains, Seymour Hersh, a confirmé cela. Je dois souligner que lorsque j’ai soulevé la question dans les médias, je ne l’ai pas attribuée au Guide.

Son Eminence le Guide a également mentionné dans son message que « Cette guerre est très similaire à la Bataille des Confédérés, qui s’est déroulée du vivant du Messager de Dieu, que les salutations de Dieu soit sur lui et sur sa famille. Cette guerre sera très difficile et menacera votre existence ; vous êtes obligés d’être patients dans cette guerre. » Dans cette partie de son message, il a cité les versets coraniques de la sourate Les Coalisés : « Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas [de toutes parts], et que les regards étaient troublés, et les cœurs remontaient aux gorges, et vous faisiez sur Allah toutes sortes de suppositions… / Les croyants furent alors éprouvés et secoués d’une dure secousse. » [Coran, 33, 10-11] Le Guide a également dit : « Vous devez placer votre confiance complètement en Dieu. » En outre, la troisième partie de son message disait : « Vous serez victorieux dans cette guerre. » J’avais déjà entendu une phrase similaire — je ne me souviens pas exactement si c’était avant ou après — mais quelqu’un m’a rapporté que Son Eminence Cheikh Behjat, que Dieu lui fasse miséricorde, nous a dit d’être assurés que nous serions victorieux dans cette guerre, par la Grâce de Dieu.

Mais le point le plus important du message du Guide était celui-ci :

« Vous remporterez la guerre, et vous deviendrez ensuite une puissance régionale au point qu’aucune autre puissance ne pourra vous affronter ». À ce moment-là, j’ai ri et j’ai dit à Hajj Qasim : « Nous allons nous transformer en puissance régionale ?! Si nous parvenons seulement à survivre à la bataille actuelle et à maintenir notre existence, nous aurons déjà accompli un grand exploit ! » Puis, j’ai commenté en plaisantant : « Mon cher frère ! Nous ne voulons pas devenir une puissance régionale. » Quoi qu’il en soit, la lettre de Son Eminence le Guide ce jour-là m’a donné une sorte d’assurance totale. À partir de ce jour, j’étais certain que nous allions gagner la guerre et que, par la suite, nous deviendrions une puissance régionale. Ce qui est réellement advenu. […]

= = =

Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Message Mohawk: Arrêtons les squatters de nos vies et leur culte de la mort… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2019 by Résistance 71

“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, chef de guerre Oglala, Sioux ~

“Toute la tradition européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel de toutes choses. La terre-mère a été abusée, les pouvoirs ont été abusés et tout ceci ne peut pas continuer indéfiniment. Aucune théorie ne peut venir changer ce simple fait. La terre-mère va riposter, l’environnement va riposter et ceux qui abusent seront éliminés. Les choses reviennent au point de départ. C’est çà la révolution. C’est aussi une prophétie faite par mon peuple, par le peuple Hopi et bien des autres peuples corrects. Les Indiens des Amériques ont essayé d’apprendre cela aux Européens depuis des siècles ; mais, comme je l’ai dit plus tôt, les Européens sont incapables d’écouter. L’ordre naturel des choses gagnera et les abuseurs, les offenseurs mourront, comme les daims meurent lorsqu’ils brisent l’harmonie en surpeuplant une zone donnée. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’une catastrophe naturelle ne se produise, une catastrophe aux proportions planétaires. C’est le rôle des Indiens et de toutes choses naturelles de survivre. Une partie de notre survie consiste à résister. Nous résistons non pas pour renverser un gouvernement ou pour saisir le pouvoir, mais simplement parce qu’il est normal et naturel de résister à l’extermination, de survivre. Nous ne voulons en aucun cas le pouvoir au-delà des institutions des blancs, ce que nous voulons c’est que les institutions des blancs disparaissent. C’est çà la révolution.
Nous, les Indiens des Amériques, sommes toujours en contact avec ces réalités, les prophéties, les traditions de nos ancêtres. Nous apprenons de nos anciens, de la nature, des pouvoirs. Et quand la catastrophe est passée, nous les Indiens des Amériques, nous serons toujours là pour habiter ces terres et ce continent. Peu importe si ce ne sera qu’une poignée d’entre nous au fin fond des Andes. Le peuple amérindien survivra, l’harmonie sera rétablie. C’est çà la révolution.”
~ Extrait du discours de Russell Means durant le Black Hills International Survival Gathering, Dakota du Sud, juillet 1980 ~
(traduit de l’anglais par Résistance 71)

 


La Grande Loi de la Paix

 

Le culte de la mort des “Canajon” (squatters)

 

Mohawk Nation News

 

24 novembre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/11/24/canajon-death-cult-draft-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le culte de la mort pré-planifié canajon fut mis en place par les squatters sur instructions des banquiers dès qu’ils mirent les pied sur Onowarekeh (l’Île de la Grande Tortue). [Canajon est le mot mohawk qui veut dire “squatter”, dérivé par la suite en “kanatien” => “canadien”…] Wahatinatsoten, ils se sont incrustés sur notre terre.

Les maisons sont détruites ou tombent en ruine. La conscience de la terre se manifeste graduellement. Les squatters font ce que leur ont dit de faire les banquiers, ne sachant pas qu’ils sont eux-mêmes la propriété des mêmes banquiers. Enkiyaseteh (génocide), on se tient hors de vue, récupérant dans les collines. Dans un futur proche, s’ils ne volent pas, les squatters n’auront plus rien à manger et plus de refuge.

Les enfants qui questionnent leur endoctrination sont appelés “parias” ou “désaxés” et sont faussement diagnostiqués par des médecins pour qu’ils soient mis sous anxiolytiques. Les banquiers sont terrifiés de ce qu’ils ne peuvent pas contrôler. La loi bancaire ou “loi de l’amirauté” est artificielle. Seule la loi naturelle est permanente. La création/nature et notre terre-mère voient la dévastation. Bientôt viendra une grande lumière. Asontewekowa, nos esprits se déplacent sur l’Île de la Grande Tortue.

Ils nous veulent morts ! Mais nous sommes bel et bien vivants. Nous faisons partie de ce monde naturel créé par la nature et mis sur notre terre-mère. Quand nous tendons l’oreille, nous écoutons la Nature. Ils ne le peuvent pas. Les messages nous parviennent de Karennah, le ton de la terre-mère.

Les banquiers sont maintenant en train de vivre un cauchemar. Ils sont agités. La Nature va fixer les choses comme elles doivent l’être. Ils le savent. Les feux s’allument. L’eau gronde. De forts vents renversent les choses. A cause de Waonkinatakari, ils nous ont attaqués ainsi que nos villages comme des chiens enragés. Sasewatenti. Nous leur disons de rentrer chez eux.

Les banquiers ont une haine aveugle de notre chaleur simple et de notre humanité. Ils sentent bien que l’Île de la Grande Tortue est hantée. Elle l’est ! Par nos esprits qui vagabondent sur Onowarekeh ! Les banquiers se persuadent qu’ils ont toutes les clefs de toutes les barrières qu’ils ont mis en place, des bâtiments, des ponts, des villes, des murs, de l’économie, de la politique, de la finance, des médias, des classes et castes de gens etc… Certains d’entre eux savent qu’il y a quelque chose au delà de ce qu’ils peuvent voir et cela les préoccupe.

Ils ne vaincrons pas la création/nature. Ils argumentent, disputent, accusent, arrêtent, attaquent et jettent en prison. Ils appellent le monde naturel “paranormal”.

Nous représentons la connexion avec la nature, qu’ils ne peuvent pas voir ni ne peuvent expérimenter, ni ne peuvent aimer. Maintenant la nature et la terre  hurlent pour qu’ils retournent là d’où ils viennent, pour qu’ils disparaissent, que nous ne les voyons plus jamais. quelques anciens et quelques jeunes sentent et perçoivent les vibrations de la nature.

Pour se sauvegarder, ils ont mis en place une tripotée de réparation d’infrastructure pour eux-mêmes. Ce n’est que cataplasme sur jambe de bois. Par la peur, ils ont créé une augmentation du terrorisme, des impôts, de la consommation de drogue et d’alcool, du pillage, des suicides, des assassinats, des faux-drapeaux et des faux espoirs. Tout le monde souffre de brokeitis parce qu’ils ne peuvent pas vivre sans leurs béquilles et infrastructure. Le mal est leur béquille.

“Les Indiens de bois” prennent vie. Les banquiers ont créé une image par laquelle ils veulent que nous vivions. Tout change maintenant. Nous sommes ceux que nous sommes réellement.

Nous les voyons comme les assassins stupides qu’ils sont et qui laissent les banques, les politiciens et les entités entrepreneuriales les contrôler parce qu’ils obtiennent un petit bénéfice de ces crimes dirigés contre nous et Onowaregeh.

Pour eux tout a une valeur marchande traduisible en dollars, la terre, la nature, les peuples originels, l’eau, toute belle chose et l’ordre naturel. Leur plan génocidaire continue. Les crimes commis ont rendu possible pour les squatters d’avoir du boulot, une maison, une vie, d’envoyer leurs enfants dans des écoles et d’obtenir une pseudo-liberté alors qu’ils vivent dans un quasi état policier ne fonctionnant que dans et par la peur.

La véritable peur des banquiers est que les squatters apprennent qu’on leur a menti tout le long, qu’ils se rebellent et qu’ils les décapitent comme les Français le firent lors de leur révolution. Ils veulent l’Île de la Grande Tortue dépeuplée et revitalisée pour le “Nouvel Ordre Mondial” de l’ONU. Lorsqu’ils n’auront plus de clients pour acheter ce qu’ils ont volé, ils n’auront plus besoin d’être ici.

Les squatters sont persuadés que leur dieu va les mener à la sécurité, mais le véritable dieu des banquiers est l’argent.

Leur propre mère (terre) hurle qu’il est temps pour eux de rentrer à la maison.

= = =

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

= = =

Lectures complémentaires:

Mohawk Nation News sur R71

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin


Harmonie dans la complémentarité…
La société des sociétés

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Après une énième agression à Gaza, Israël croule sous la riposte… (Press TV)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 15 novembre 2019 by Résistance 71

 

Israël quémande un trêve au second jour des frappes de missiles

 

Press TV

 

14 novembre 2019

 

url de l’article original en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/11/14/611154/Gazamissile-israel-colons-treve

 

Toutes les sept minutes un missile : voici pourquoi près de 30% des colons israéliens, vivant dans des colonies à proximité de la bande de Gaza ont été amenés à fuir les colonies de peur des missiles de la Résistance. Plus de 400, selon des chiffres publiés par les Israéliens qui toute la journée de mercredi n’ont pas cessé d’appeler leurs émissaires égyptiens et onusiens à Gaza, pour les pousser à quémander une trêve avec le Jihad islamique et ce, sur fond des annonces de Netanyahu et Cie comme quoi « Israël ne veut pas d’une escalade ».

La situation n’allait guère mieux à Beersheba à l’est et même Gush Dan, la zone qui comprend la ville de Tel Aviv et qui est considérée comme le centre névralgique. Sur une bande large de 80 kilomètres, Bennett avait décrété l’état d’urgence. Tel-Aviv que l’armée israélienne croyait pouvoir garder intact face au Jihad islamique a aussi reçu une salve de missiles dès les premières heures de mardi, ce qui a poussé Tel-Aviv à mettre des verrous à la porte des écoles, une première depuis la seconde guerre du golfe Persique. Dans la soirée de mercredi, le Jihad islamique a mis en garde contre une nouvelle vague de frappes au missile visant Haïfa, plus au nord. L’avertissement n’a pas du tout pris à la légère puisque Bennett, nouveau ministre de la Guerre qui a fait son baptême de feu dans le sang de quelques 32 Palestiniens tués depuis mardi, a tenu une réunion d’urgence pour examiner les conditions posées le soir même par le secrétaire général du Jihad islamique de la Palestine, Ziyad al-Nakhalah.

Car la situation a littéralement pris de court Israël : interrogé par Al-Mayadeen, le secrétaire général du Jihad islamique de la Palestine a déclaré que dès le deuxième jour du combat contre le régime israélien, d’autres groupes de la Résistance palestinienne avaient rejoint les combattants des brigades al-Qods, ce qui a totalement surpris Tel-Aviv qui comptait sur une riposte « isolée » du Jihad islamique. Or les rafales de missiles ont bien prouvé que la Résistance agit en bloc. Puis le commandant al-Nakhalah est allé encore plus loin : « Les Brigades al-Qods ont la capacité de mener le combat selon des plans préétablis pour une très longue durée et leur aptitude à réagir au quart de tour à l’assassinat du martyr Atta devrait l’avoir fait comprendre au régime de Tel-Aviv. » Dans leur communiqué publié mardi, les Brigades al-Qods avait évoqué une  » terrible riposte sans frontière à Israël », ce à quoi s’est ajouté un terme largement alarmant pour Tel-Aviv : « plan préétabli ».

Les appels à la trêve du côté d’Israël se multiplie, a affirmé Al-Nakhalah, mais le Jihad islamique ne fera pas de trêve sans que ses conditions ne soient remplies au préalable. : « Le régime israélien voudrait obtenir tout de suite un cessez-le-feu, mais que le Jihad islamique exige la réalisation de ses conditions avant d’accepter une trêve. Le régime israélien doit cesser l’assassinat des commandants de la Résistance et mettre fin à ses attaques contre les participants aux manifestations palestiniennes du Grand retour et au blocus de la bande de Gaza. Voici nos trois conditions. »

Le ministre Bennett a du avoir bien compris le message surtout que l’ambassade US a décidé mercredi d’interdire à son personnel tout déplacement dans le sud d’Israël : « Les roquettes continuent de toucher la périphérie de Gaza, les villes d’Ashdod et d’Ashkelon et des régions du sud d’Israël. Les employés du gouvernement des États-Unis et les membres de leur famille sont temporairement empêchés de se déplacer personnellement dans les zones des sirènes d’alerte rouge ou des tirs de roquettes, car la situation reste imprévisible. Le communiqué a ajouté que le personnel américain vivant ou travaillant actuellement dans ces zones devaient rester à proximité des espaces protégés. »

L’appel est catégorique, les USA n’iraient pas intervenir: on apprend ce jeudi que la trêve vient d’entrer en vigueur suivant les conditions posées par le Jihad islamique, signe encore une fois que l’armée israélienne n’a de l’armée que son nom. Le porte-parole du Jihad islamique de la Palestine, Musab al-Braim vient d’annoncer : « La trêve a été instaurée à 5.30 heures locales suivant les trois conditions que nous avons imposées à Israël à savoir la fin des assassinats ciblés, la fin de l’attaque contre la marche du Grand retour et des mesures pour briser le blocus contre Gaza. La Résistance a eu le dernier mot. Elle a brisé Netanyahu et a défendu son peuple. » 

Quelques 32 morts côté palestinienne et 111 blessés, et un Dôme de fer israélien qui n’a intercepté que 70 roquettes et missiles sur un totale de 400 en deux jours. Mais le combat est loin de s’achever. La presse israélienne qui a reconnu mercredi la mort d’un premier israélien, n’irait évidemment pas affirmer qu’en 48 heures « d’escalade », deux bases israéliennes ont été visées et que la quasi totalité d’Israël a été mise hors « fonction ». Les Grad et les Qassam du Jihad islamique de la Palestine dont chacun coûte quelques centaines de dollars ne s’avèrent donc pas aussi inefficaces que le prétend la presse sioniste : ces missiles ne visaient pas à ce stade à provoquer un grand bilan de pertes du coté israélien mais à « provoquer le chaos au cœur de l’ennemi ». La profondeur stratégique d’Israël est désormais un terrain d’essai pour la Résistance. Selon Raî al-Youm qui commente ces deux jours de combat, le Jihad s’apprêtait à frapper non seulement l’aéroport de Tel-Aviv mais  encore d’autres sites vitaux israéliens.Un scénario similaire comme l’a promis le Jihad islamique dans son premier communiqué après la mort du commandant Atta ne serait plus à écarter ni au Golan ni au sud du Liban. Pour le reste, même au seuil de son départ pour la prison, l’agonisant homme politique qu’est Netanyahu ne cesse de nuire : en nominant Bennett à la tête du ministère de la Guerre, c’est lui qui devra payer le prix de ce fiasco…. lui et bien sûr quelques millions de Sionistes…

 

Dictature technotronique en marche… l’apocalypse 5G et grille de contrôle eugéniste planétaire (Vidéo)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 novembre 2019 by Résistance 71


Il suffit de dire NON !… En masse…

 

Résistance 71

 

13 novembre 2019

 

Éteignons les écrans et rallumons les cerveaux… MAINTENANT !
Éducation, connaissance, diffusion, intégration, action => BOYCOTT


Apocalypse…
documentaire de Sacha Stone – VOSTF –

 

 

 

 

Lectures complémentaires:

Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

Dossier-complet–pour-stopper-net-la-dictature-technotronique

Alerte_scientifiques_medecins_5G

Naval-Medical-Research-Institute-1972-Full-Bibliography

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

la-tele-medecine-cest-pas-bon-pour-la-sante

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

Agenda-oligarchique-de-depopulation-sarkozy-et-les-compteurs-intelligents

stop-linky-gazpar-5G

 


Non à la dictature technotronique !