Archive pour guerres imperialistes

Réflexions sur les affaires « -stein »: Courage la fin est proche !…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 17 août 2019 by Résistance 71

“La société modernisée jusqu’au stade du spectaculaire intégré se caractérise par l’effet combiné de cinq traits principaux, qui sont: le renouvellement technologique incessant, la fusion économico-étatique, le secret généralisé, le faux sans réplique et un présent perpétuel. […] Partout où règne le spectacle, les seules forces organisées sont celles qui veulent le spectacle. Aucune ne peut donc plus être ennemie de ce qui existe, ni transgresser l’omerta qui concerne tout.”
~ Guy Debord, “Commentaires sur la société du spectacle”, 1988 ~

 

 

Epstein… Weinstein… Frankenstein… Guerres impérialistes globales ou la décadence programmée d’un système criminel génocidaire et inepte

 

Résistance 71

 

17 août 2019

 

La décadence ultime du système étatico-capitaliste ne peut plus être contenue, elle s’expose tous les jours un peu plus ; de la fange pédo-criminelle, à la guerre de contrôle et de conquête généralisée, l’empire, comme tous ceux avant lui, sombre dans l’arrogance et la psychopathie de ses “élites” auto-proclamées.

L’affaire Epstein, celle de Weinstein avant elle, ne sont que des épiphénomènes d’une dégénérescence systémique qui n’est pas que programmée, mais initialement induite, moulée dans le système même. La mise en place et la domination de la division capitaliste de la société contient en elle-même sa propre destruction générée par la dictature de la marchandise qui détruit absolument tout sur son passage y compris, à terme, elle-même. A ce titre, le capitalisme et son outil de contrôle, l’État, peuvent et doivent être vus comme le summum du nihilisme humain, ceci ne voulant pas dire que l’humanité entière y adhère bien au contraire, puisque toute cette affaire nous est imposée depuis le départ par la force coercitive contre-nature de la division de la société, entretenue pour le bénéfice du seul petit nombre. Le système étatico-capitaliste n’étant qu’un système de gestion de la division et des antagonismes par et pour une minorité se maintenant artificiellement au “pouvoir”, il est non seulement nécessaire mais tout à fait possible de s’en débarrasser une bonne fois pour toute. Avec lui disparaîtra toute cette fange de la dépravation induite. L’Homme n’est ni bon ni mauvais, il est, tout simplement. C’est cet être originel en harmonie qu’il nous faut mettre à jour et embrasser au delà du bien et du mal, au delà de tous les antagonismes factices… Si Epstein, Weinstein et leurs sbires ont fait un choix de vie au service de l’ignominie marchande consommée, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils sont des fabrications du système, de pauvres papillons de nuit aveuglés par la lumière factice du pouvoir et utilisés, pressés par un système implacable. On ne naît pas ordure… On le devient !

L’histoire de tous les empires depuis plus de 5000 ans est jalonnée d’anecdotes de décadence de la jouissance élitiste, de ceux qui ont tout au détriment de ceux qui n’ont rien: orgies, partouzes, festivités, dérives sexuelles en tous genres et des plus abracadabrantes, répondant à l’adoration du stupre et de la luxure des oisifs privilégiés, ne sont que lieux communs dans le marécage de la turpitude marchande, le tout dans une atmosphère délétère de “normalité” pas à pas imposée aux masses anesthésiées de “pain et de jeux”… jusqu’à ce que le pain manque et que les jeux ne masquent plus la réalité abominable ; alors sur toile de fond d’effondrement, les peuples se révoltent pour remettre en place une énième mouture de la fange marchande qu’ils espèrent apprivoisée, se jurant mordicus qu’on ne les y reprendrait plus. 

Ceci constitue le cycle des révolutions, qui ramène toujours au point de départ par définition, remettant aux calendes grecques, la seule voie de l’évolution pourtant tant de fois aperçues au fil de l’histoire, celle de la société émancipée de la marchandise et de ses gardes-chiourme. Ainsi, si ignobles et si écœurantes que soient les affaires Epstein et Weinstein, elles ne sont que la resucée moderne de tant et tant d’ignominies avant elles. Ceci ne tient que d’une grande logique qui ne pourra disparaître qu’avec le système lui-même. Penser que justice sera faite relève de la pure utopie, car le système se protège lui-même du mieux qu’il le peut encore. Comme le disait Debord et nous le rappelons ci-dessus en exergue: “… rien ne peut transgresser l’omerta qui concerne tout.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Le temps est venu d’un changement radical (depuis la racine politique des choses) de paradigme pour mettre l’humanité sur le chemin et la réalisation de l’émancipation définitive. Cette évolution par intégration de la réalité en vue de son changement radical, nous mènera vers la société des sociétés, par delà tous les antagonismes, une société unie, finalement réconciliée avec la Nature et son harmonie du grand Tout, parce que nous sommes tous inter-reliés. Il suffit de lâcher prise et la lumière sera… enfin…

“On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’État: ils ne sont jamais en rivalité.”
~ Guy Debord, “Commentaires sur la société du spectacle”, 1988 ~

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Sur une note plus sympathique…

PDF les plus lus jusqu’ici durant cette pause estivale:

1er et de loin est la page de nos 123 PDF !
Merci aux lecteurs de ne pas vous contenter des suggestions…

Pour les PDF à proprement parler:

1- 20-juillet-1969-20-juillet-2019-50-ans-pour-passer-de-heros-a-zero

2- Un Monde sans Cancer, l’histoire de la vitamine B17

3- Manifeste pour la Société des Sociétés

4- La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

5- Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

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La guerre est la paix ?… Arrêtons la guerre sans fin… arrêtons le sionisme… (Kurt Nimmo)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 juillet 2019 by Résistance 71


ConstituSION ?…

 

Mettre un terme à la guerre sans fin ?… Mettons un terme au pouvoir du sionisme

 

Kurt Nimmo

 

24 juillet 2019

 

url de l’article original:

https://kurtnimmo.blog/2019/07/24/end-forever-war-divest-zionism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mercredi dernier, la chambre des “représentants” américaine a passé une résolution qui viole à la fois la constitution et le droit naturel.

Les serviteurs de l’AIPAC (NdT: lobby israélien très puissant aux Etats-Unis) croient que la capacité de confronter et de s’opposer à la politique d’apartheid d’Israël doit être criminalisée, et ce même aux dépends de la constitution qu’ils ont supposément juré de préserver (ceci est une vaste fumisterie depuis un bon moment).

Mais peu importe la constitution, qui est si proche d’être lettre morte. En tant qu’être humain libre, vous avez parfaitement le droit naturel de vous opposer et de refuser de faire quelque affaire que ce soit avec n’importe quel individu ou entité que ce soit et vous pouvez aussi encourager les autres à faire de même, aussi loin que cette opposition et sa manifestation ne sont ni violentes ni coercitives.

Le congrès des Etats-Unis ne croit pas que ce droit naturel soit légal, du moins pas tant que cela touche à Israël. D’après nos soi-disants “représentants”, la critique de l’état sioniste décrite sans exception comme “tropisme raciste”, est ipso facto antisémite et ne doit donc pas être acceptée et doit être vigoureusement condamnée, non seulement cela, mais elle doit aussi être maintenant criminalisée.

La criminalisation du mouvement de boycott d’Israël BDS (Boycott, Divestment, Sanction) est le dernier effort en date d’Israël et de ses groupes de pressions non enregistrés aux Etats-Unis, pour détruire tout activisme politique lié à la cause palestinienne. C’est un effort concerté pour maintenir le système d’apartheid en Israël, un système qui à terme nettoiera ethniquement tous les Palestiniens de cet état artificiel mis en place pour les juifs par la Grande-Bretagne et la France il y a un siècle.

L’attaque du mouvement BDS n’est pas le seul effort d’expulsion des non-juifs d’Israël (ou au mieux en faire des citoyens de seconde voire troisième zone) et de destruction des états qui soutiennent les Palestiniens, essentiellement l’Iran, la Syrie et le Liban (ce dernier ayant été envahi par Israël en maintes occasions). Il est tout à fait possible de dire que les guerres sans fin qui ont miné les Etats-Unis depuis plus de 15 ans, ont été menées au bénéfice et au service d’Israël.

Ceci est indiscutable. Il est bien connu, ou du moins il devrait être connu que Saddam Hussein n’était en aucun cas une menace pour les Etats-Unis. Il soutenait les Palestiniens non seulement rhétoriquement mais aussi financièrement, l’Iraq se devait donc d’être envahi d’abord par Bush père, qui imposa avec l’ONU des sanctions draconiennes qui virent la mort de 500 000 enfants Iraquiens, puis par Bush fils et son administration infestée de nouveaux-cons.

Les attentats du 11 septembre et l’invasion de l’Afghanistan furent perpétrés pour mettre en place la “guerre contre le terrorisme” et de dépeindre les musulmans comme les ennemis des Etats-Unis, donnant ainsi un prétexte d’attaquer les ennemis d’Israël, l’Iraq, la Libye, la Syrie et le Liban. Tant qu’il y aura une résistance à la politique raciste d’Israël et sa violente domination et nettoyage ethnique des Palestiniens arabes, il y aura une “guerre contre le terrorisme”.

Ces dernières années, le point de focale de cette série d’invasions sans fins et hautement lucrative pour le complexe militaro-industriel a basculé directement ou indirectement sur ce que les Etats-Unis voient comme l’ennemi: le peuple américain, à commencer avec les “suprémacistes blancs” qu’on nous dépeint comme l’avant-garde d’une nouvelle vague mondiale de l’antisémitisme. En fait, ce supposé antisémitisme est une attaque sur des nationalistes qui en ont ras le bol de l’état et de son parasitisme.

Il est fort peu probable que l’Iran soit envahi avant les élections à moins que l’Iran ne provoque les Etats-Unis et leurs partenaires européens à l’attaquer. Souffrant de la maladie mentale de l’hubris et de l’exceptionnalisme (et dans le cas d’Israël, de racisme ouvertement affirmé), les ennemis de l’Iran sont incapables de comprendre que toute attaque sur ce pays résultera en un énorme carnage, spécifiquement en Israël et dans toutes les bases militaires américaines encerclant l’Iran. Les nouveaux-cons et les soutiens “d’Israel #1” qui infestent l’administration/gouvernement Trump croient sincèrement qu’ils peuvent s’en tirer sans aucune conséquence  ou si peu, en bombardant l’Iran, proclamant une fois de plus à qui veut entendre que c’est du gâteau.

A l’encontre de l’Iraq, l’Iran n’a pas souffert d’un démantèlement complet sous un régime de sanctions médiéval punitif, bien que si les sanctions continuent d’empirer, l’Iran pourrait bien finir aussi brisé que l’Iraq avant l’invasion de Bush le minus. Mais les leaders de l’Iran ne laisseront jamais cela se produire.

De plus, l’Iran montre maintenant de la détermination et refuse de jouer le jeu dans les termes imposés par la clique des globalistes  et des nouveaux-cons , adorateurs d’Israel #1. Pour chaque coup américain, il y a un contre-coup iranien. Il est si évident maintenant que Trump est frustré avec l’Iran et son manque de volonté bornée de se plier à l’effort néolibérale et sioniste pour détruire le pays et le balkaniser. L’Iran contre-attaquera.

Et ce combat pourrait être emmené jusqu’en Amérique et pas seulement aux militaires stationnés autour de l’Iran. Si ceci se produit, bien entendu, l’outrance et la colère rallieront les Américains à soutenir une guerre finale. Les Américains sont de fait très peu différents des Allemands sous le joug nazi, trompés à marcher en guerre par la rhétorique et des opérations sous faux-drapeau. La propagande est bien plus efficace maintenant, bien plus qu’il y a 80 ans. (NdT: là, nous ne sommes pas d’accord avec KN. La propagande marche de moins en moins bien et de plus en plus de monde est au courant des politiques de faux-drapeaux passées et présentes…en cela, monter une opération faux-drapeau est plus compliquée maintenant car le système en a usé et abusé, plus grand monde est dupe. Il suffit de voir a quelle vitesse les attaques chimiques faux-drapeau en Syrie furent exposées et dévoilées, quasiment en temps réel !…)

Je n’ai pas grand espoir que le virus sioniste qui infecte le gouvernement américain soit éliminé avant que la guerre finale n’éclate, une annihilation nucléaire de toute vie sur terre.

Les tentacules de la menace sont profondément enterrées et ancrées dans les centres du pouvoir et du contrôle. Si la guerre contre le mouvement BDS nous montre quoi que ce soit, c’est que nos soi-disants “représentants” et la marionnette pro-sioniste de la Maison Blanche, réagiront inlassablement à toute menace contre l’état sioniste aussi minime soit-elle.

Une loi est passée dans l’état de Floride et fut célébrée à Jérusalem, loi qui fait de la critique d’Israël un crime, dénotant un antisémitisme. Cette loi définit aussi le BDS de la manière la plus sérieuse en l’assimilant à une menace identique à celle de l’Etat Islamique:

Dans cette loi. le mouvement BDS est définie comme un groupe terroriste qui n’est pas en cela différent du Ku Klux Klan (KKK) ou de l’EIIL, ce qui a déclenché toute une série de questions si la critique de l’état juif pouvait-être mal caractérisée comme étant une critique anti-sémite du peuple juif.

D’après un député démocrate qui a voté pour cette loi, son adoption est une “mitzvah”, c’est à dire en hébreu, un devoir moral, un ordre de foi.

Si cette folie continue, des blogs comme celui-ci ne pourront plus être permis sur internet. Toute critique d’Israël et du sionisme va devenir illégale, punissable comme crime, comme ça l’est maintenant en France et dans la plupart des pays d’Europe et une fois de plus, la constitution et le 1er amendement (sur la liberté d’expression) seront lettre morte… une fois pour toute.

 

Analyses et réflexions politiques: La guerre civile en France, entretien de Francis Cousin avec le collectif Guerre de Classe (vidéo)

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 juillet 2019 by Résistance 71

 

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche ~

Résistance 71

 

21 juillet 2019

 

Nous vous invitons à visionner avec attention cette vidéo / entretien ci-dessous de Francis Cousin avec le collectif Guerre de Classe du 18 juillet courant sur « La guerre civile en France ».
L’entretien fait 2heures et 17 minutes où on ne s’ennuie pas une seconde. Cousin répond à quelques questions pour couvrir la situation politique de notre société humaine en France et à l’échelle mondiale. Tout y passe, sur fond bien entendu du mouvement des Gilets Jaunes, véritable mouvement révolutionnaire n’obéissant à aucun diktat exogène: la crise finale du capitalisme et de l’État, les luttes sociales, les gilets jaunes, la géopolitique impérialiste et le rôle de la France, la différence social / sociétal, les antagonismes induits, les leurres et mascarades mis en place par la société du spectacle et sa logique d’expansion et d’implosion programmée et une superbe conclusion sur les 10-12 dernières minutes ; œuf, jambon, fromage, Cousin nous fait ici la totale dans une analyse radicale (touchant aux racines profondes de la réalité sociale aliénée) que nous partageons pleinement.
Alors oui, c’est long, mais il y a tant à dire. Visionnez par épisodes si nécessaires, mais ce type d’entretien, si rare de nos jours doit à notre sens être visionné et partagé sans aucune modération.

Francis Cousin se réfère toujours à l’histoire, et l’analyse en rapport avec l’histoire des luttes sociales, par les analyses de Marx/Engels, Rosa Luxembourg et Guy Debord. Il y a, à notre sens, une plus vaste littérature analytique sur le sujet de la question et de la révolution sociales, ce qui nous amène à vous proposer quelques lectures complémentaires sous la vidéo de l’entretien… Tous les chemins de la véritable pensée radicale mènent à la même conclusion:

A bas l’État, l’argent, la marchandise et le salariat pour que vive la Commune des communes libres et émancipées. Pourquoi et comment ?
Cela débute sur l’air du « temps des cerises » et de flashes de la lutte de rues des Gilets Jaunes de Novembre 2018  à Janvier 2019 et puis…

 

 

 

 

Lectures complémentaires

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Il y a 50 ans… Mai 68

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Faire passer le proletariat pour fascisant_Francis_Cousin

Manifeste pour la Société des Sociétés

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Paulo_Freire_Extension ou Communication

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat

L’essentiel-et-l’indispensable-de-Raoul_Vaneigem

La_Conquête_du_Pain_Kropotkine

James_C_Scott_Lart_de_ne_pas_etre_gouverne

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

champs-usines-et-ateliers-par-pierre-kropotkine-1910

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Dieu et lEtat_Bakounine

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 

Résistance au colonialisme: Mise en demeure du gouvernement canadien par le Tribunal International des Disparus du Canada

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 juillet 2019 by Résistance 71

The International Tribunal for the Disappeared of Canada
Established on January 1, 2016 under the Law of Nations

Lettre ouverte à Justin Trudeau, premier ministre du Canada du directoire du Tribunal international pour les Disparus du Canada (TIDC)

 

9 juillet 2019

 

Monsieur le premier ministre,

Le mois dernier vous avez publiquement admis que le crime de génocide des peuples aborigènes a été perpétré au Canada. Votre manque à ajouter “… par l’état et l’église du Canada” ne minimise en rien la responsabilité et la culpabilité de votre gouvernement et de ses associées les églises, dans ce crime contre l’humanité et pour la mort d’innombrables hommes, femmes et enfants aborigènes.

En vérité, votre admission du crime de génocide amène ses inévitables conséquences en regard de la loi internationale et de la loi canadienne. La convention de l’ONU sur le crime et la prévention du génocide, ratifiée par le Canada en 1952, requiert maintenant que le Canada soit “mis en accusation et puni” pour ce crime. Cette poursuite judiciaire et cette punition doivent être mises en œuvre par des états signataires de la convention et membre de l’ONU, mais aussi par les citoyens canadiens en accord avec les principes légaux de Nüremberg et la convention de la Cour Pénale Internationale, qui demandent que les citoyens ne soient pas les accessoires des crimes de leur propre gouvernement.

Le temps des paroles vides et des “enquêtes” de complaisance menées par les perpétrateurs même du crime est révolu. L’état canadien et ses complices dans le crime doivent maintenant être traduits en justice par la communauté internationale et par le peuple canadien lui-même. Et vous, Justin Trudeau, devez vous tenir comme premier accusé sur le banc de ce procès pour crime. Chose que vous savez pertinemment bien, puisque vous avez été publiquement inculpé le 7 juin courant et avez reçu une demande de comparution devant le tribunal international, qui se réunira à Vancouver le 16 septembre de cette année.

En tant que co-conspirateur inculpé pour crimes contre l’humanité, vous et votre gouvernement devez vous réfréner de toute action supplémentaire qui aide et sert le génocide continuel des peuples aborigènes, ou qui le masque. Par exemple, votre gouvernement doit immédiatement arrêter de distribuer des statuts d’exonération d’impôt et des privilèges à vos co-conspirateurs dans le génocide, à savoir: l’église catholique romaine, les églises anglicane et unifiée du Canada et vous devez abroger le Concordat Financier du Canada avec l’église de Rome ; car fournir à ces églises de tels privilèges incite les Canadiens à financer des entités criminelles et ainsi à violer la loi internationale et domestique.

De plus, votre gouvernement et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) font une obstruction active à la justice en réduisant au silence des témoins du génocide et en détruisant des archives vitales, des sites de charniers et des preuves documentaires du génocide par l’état canadien et les églises. Vous devez immédiatement cesser et vous désister de ces actions illégales et remettre toutes ces preuves à notre tribunal afin de permettre une totale transparence publique.

Finalement et comme corollaire à ces requis émergeant de votre statut en tant que co-conspirateur cité dans des crimes contre l’humanité, ni vous, ni aucun autre élu du gouvernement canadien ne doivent rechercher un autre mandat électoral dans les élections à venir du 21 octobre courant. Le faire, serait demander aux Canadiens de cautionner et de devenir des complices continuels de l’attitude criminelle de l’état canadien.

Monsieur le premier ministre, nous attendons dûment que vous-même et tous les membres de votre gouvernement obéissiez à ces demandes et aux diktats de la loi internationale et de la moralité.

A cette fin, une délégation du directoire de notre tribunal, escortée par des gardiens de la paix et des observateurs internationaux, se rendra à Ottawa le lundi 15 juillet 2019 afin de rendre public ces faits lors d’une conférence de presse et durant d’autres évènements publics. Nous requérons une réunion en votre compagnie ainsi que celle de votre cabinet à cette date ou autre proche de cette date afin de discuter de ces affaires et de nous assurer que vous obéirez aux requis de la loi internationale.

Nous avons demandé à notre secrétaire de terrain canadien, le révérend Kevin Annett, d’être présent durant ces évènements et la réunion avec vous. Ce dernier quart de siècle, le révérend Annett a mené une campagne de documentation et de mise en accusation pour crime de génocide au Canada. Il a fait ceci a grand risque et coût personnels et contre une campagne concertée de l’état canadien, des églises et de la GRC qui ont perturbé son travail, traîné son nom dans la boue et lui ont retiré toute possibilité de vie décente, le privant de sa famille et de libertés civiles. Nous pensons très approprié qu’il soit présent.

Veuillez noter que tout manque de votre part ou de vos représentants de répondre à cette lettre ouverte et de notification sera pris en compte par les juges présidant au tribunal du 16 septembre devant lequel vous et vingt autres officiels, avez été légalement requis de comparaître.

Salutations,

Ellen Bradbury-Dufort, LL.B., M.A. (signed in the original)

Secretary and on behalf of The Directorate of the International Tribunal for the Disappeared of Canada 

disappearedofcanada@gmail.com , www.murderbydecree.com 

cc: Reverend Kevin Annett, federal politicians, Cabinet Ministers, United Nations affiliates and the world media

 

https://www.youtube.com/watch?v=jfKiOhcN1I0&feature=youtu.be

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

le 13 juillet 2019

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Lectures complémentaires:

« Sur l’imposture du droit à l’existence de l’état d’Israël »

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance au colonialisme: Sur l’imposture du « droit à l’existence d’Israël »… (Jeremy Hammond)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 juillet 2019 by Résistance 71

“Aucun État centralisé, bureaucratique et par là même militaire, s’appela-t-il même république, ne pourra entrer sérieusement et sincèrement dans une confédération internationale. Par sa constitution, qui sera toujours une négation ouverte ou masquée de la liberté à l’intérieur, il serait nécessairement une déclaration de guerre permanente, une menace contre l’existence des pays voisins. Fondé essentiellement sur un acte ultérieur de violence, la conquête, ou ce que dans la vie privée on appelle le vol avec effraction, — acte béni par l’Église d’une religion quelconque, consacré par le temps et par là même transformé en droit historique, — et s’appuyant sur cette divine consécration de la violence triomphante comme sur un droit exclusif et suprême, chaque État centraliste se pose par là même comme une négation absolue du droit de tous les autres États, ne les reconnaissant jamais, dans les traités qu’il conclut avec eux, que dans un intérêt politique ou par impuissance.”
~ Michel Bakounine, 1895 ~


Gaza crie !…

Excellente analyse dont les ramifications vont bien au-delà de ce cas d’école de l’illégalité et de l’illégitimité qu’est cet “état d’Israël”, colonial par sa nature même. Cette analyse peut de fait être étendue à tous les états coloniaux demeurant sur cette planète et dont l’existence n’est qu’une fiction imposée par la clique oligarchique du pouvoir marchand. Voir nos notes émaillant l’article… Nous irons même, en ce sens, plus loin que Jeremy Hammond en disant, et l’analyse le prouve (cf nos liens de lectures complémentaires sous l’article), que l’état sioniste d’Israël existe parce qu’il y a eu précédent et que des états racistes, suprémacistes et génocidaires prévalent toujours directement sur cette planète à l’instar des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, de tous les états d’Amérique centrale et latine, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, entités coloniales fictives ayant assujettis par la violence et le nettoyage ethnique les terres qu’elles occupent et sur lesquelles elles n’ont aucun droit et n’ont fait qu’imposer la puissance de la force, toujours en vigueur de nos jours.
Cet article de Hammond est une invitation à repenser le mode de fonctionnement total de notre système inique et génocidaire qe nous avons étendu (que nous avons laissé étendre est sans doute plus approprié) de fait à la planète entière. C’est la seule façon que nous ayons de nous émanciper et de réaliser notre humanité. Tenons-nous debout, main dans la main avec les nombreux peuples colonisés de cette planète, afin de réaliser ensemble notre émancipation de la dictature étatico-marchande pour finalement devenir ce que nous sommes: des humains adultes dans le véritable acceptation du terme, parce que finalement… Nous sommes tous des colonisés !.

~ Résistance 71 ~

 

La Résolution 2621 XXV, du 12 octobre 1970 des Nations Unies affirme « le droit inhérent des peuples colonisés à lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance.»

Résolution 37-43 des Nations Unies : « Tout peuple a le droit de résister à l’oppression, l’occupation, l’annexion ou colonisation par une force étrangère. Cette opposition légitime est la résistance armée « .

 

 

Sur l’imposture du “droit à l’existence de l’état d’Israël”

 

Par Jeremy R. Hammond

 

Source : Foreign Policy Journal

Traduction : lecridespeuples.fr  

 

Article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/07/09/sur-limposture-du-droit-a-lexistence-de-letat-disrael/

 

Les apologistes des crimes d’Israël contre les Palestiniens prétendent que cet État a le « droit d’exister », dans un effort visant à légitimer le nettoyage ethnique de la Palestine.

Les sionistes qui s’évertuent à défendre les crimes d’Israël contre le peuple palestinien portent souvent l’accusation que les détracteurs de l’ « Etat juif » autoproclamé tentent de le « délégitimer ». Israël, rétorquent-ils, a le « droit d’exister ». Mais ils se trompent.

Il ne s’agit pas de faire une exception pour Israël. Il n’existe pas de « droit à l’existence » pour les États, point final. Aucun « droit à l’existence » n’est reconnu pour les Etats par le droit international. Un tel droit serait totalement insensé. Le concept même est absurde. Ce sont les individus, et non les entités politiques abstraites, qui ont des droits.

Les droits individuels peuvent bien sûr être exercés collectivement, mais à la condition que cela se fasse sans préjudice pour les droits des individus. Le droit pertinent dans ce contexte est plutôt le droit à l’autodétermination, qui fait référence au droit d’un peuple à exercer collectivement ses droits individuels par le biais de l’autonomie politique. L’exercice collectif de ce droit ne peut porter atteinte à l’exercice individuel de ce droit. Le seul but légitime du gouvernement est de protéger les droits individuels, et un gouvernement n’a aucune légitimité sans le consentement des gouvernés. Ce n’est qu’en ce sens que le droit à l’autodétermination peut être exercé collectivement, par un peuple qui choisit pour lui-même son mode de gouvernement et qui y consent.

Le droit à l’autodétermination, contrairement au concept absurde de « droit à l’existence » d’un État, est reconnu par le droit international. C’est un droit qui est explicitement garanti, par exemple, par la Charte des Nations Unies, que l’État d’Israël a ratifiée.

Le cadre approprié pour la discussion est donc le droit à l’autodétermination, et c’est précisément pour obscurcir cette vérité que la propagande revendique fréquemment pour Israël le « droit d’exister ». Les apologistes d’Israël sont contraints de déplacer ainsi le cadre de la discussion, car dans le cadre du droit à l’autodétermination, c’est évidemment Israël qui rejette les droits des Palestiniens et non le contraire.

Et ce n’est pas seulement dans la perpétuation de l’occupation des territoires palestiniens que le rejet d’Israël se manifeste. Ce rejet des droits des Palestiniens s’est également manifesté dans les moyens mêmes par lesquels Israël a été créé.

Il existe une croyance populaire selon laquelle Israël a été fondé par une sorte de processus politique légitime. C’est faux. Ce mythe est fondé sur l’idée que la fameuse résolution sur le « plan de partition » de l’Assemblée Générale des Nations Unies – résolution 181 du 29 novembre 1947 – a légalement partitionné la Palestine et ainsi conféré une autorité légale aux dirigeants sionistes pour leur déclaration unilatérale de l’existence d’Israël le 14 mai 1948.

En effet, dans cette déclaration, le document fondateur d’Israël, les dirigeants sionistes se sont appuyés sur la Résolution 181 pour revendiquer une légitimité juridique. Cependant, la vérité est que la Résolution 181 ne lui a rien conféré de tel. L’Assemblée Générale de l’ONU n’avait aucune autorité pour partitionner la Palestine contre la volonté de la majorité de ses habitants. Et elle n’a pas non plus eu la prétention de faire une telle chose. Au contraire, l’Assemblée s’est contentée de recommander la partition de la Palestine en Etats juif et arabe séparés, ce qui devrait être accepté par les deux peuples pour prendre effet sur le plan juridique. L’Assemblée a transmis la question au Conseil de sécurité, où le plan est devenu caduc du fait de la reconnaissance explicite que l’ONU n’avait aucune autorité pour mettre en œuvre – c’est-à-dire imposer – une telle partition.

La déclaration unilatérale des sionistes est souvent décrite comme une « Déclaration d’indépendance ». Mais ce n’était rien de tel. Une déclaration d’indépendance suppose que le peuple qui déclare son indépendance soit souverain sur le territoire sur lequel il souhaite exercer son droit à l’autodétermination. Mais les sionistes n’étaient pas souverains sur la terre qui est devenue le territoire de l’État d’Israël.*

(*) Note de R71: Voit-on ici émerger une similitude avec l’imposture coloniale que sont les Etats-Unis, le Canada, de fait tous les pays du continent américain, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et autres nations toujours sous emprise coloniale ? Si les sionistes n’étaient et ne sont en rien “souverains” sur la terre de Palestine, les colons / immigrants chrétiens européens ne l’étaient et ne le sont en rien également sur les terres qu’ils ont envahies, colonisées et martyrisées et qu’ils continent d’occuper sur deux continents… L’imposture criminelle d’Israël existe parce qu’existe et perdure les impostures coloniales des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, de tous les pays d’Amérique Latine et des deux terres majeures d’Océanie…

Au contraire, lorsqu’ils ont déclaré l’existence d’Israël, les Juifs possédaient moins de 7% de la terre en Palestine. Les Palestiniens possédaient plus de terres que les Juifs dans chacun des districts de la Palestine. Les Palestiniens constituaient également une majorité numérique en Palestine. Malgré l’immigration massive [et illégale], les Juifs restaient une minorité représentant environ un tiers de la population.

Même à l’intérieur du territoire proposé par l’ONU pour l’Etat juif, lorsque la population bédouine a été recensée, les Arabes constituaient une majorité. Même à l’intérieur de ce territoire, les Arabes possédaient plus de terres que les Juifs.

En clair, les dirigeants sionistes n’avaient absolument aucune légitimité [sinon celle de leurs textes religieux, qui ne font autorité nulle part] à revendiquer une souveraineté sur le territoire qu’ils ont finalement acquis par la guerre.

D’autant plus que l’acquisition de territoire par la guerre – ou droit de conquête – est interdite par le droit international. (NdR71: ceci est valable bien entendu pour toute autre nation conquise et assujettie par la force et la puissance coloniale. Voir notre note un peu plus haut…)

Loin d’être le fruit d’un processus politique légitime, Israël a été créé par la violence. Les sionistes ont acquis la majeure partie du territoire de leur État par le nettoyage ethnique de la majeure partie de la population arabe, soit plus de 700 000 personnes, exclues de leurs demeures et de leurs terres en Palestine. Des centaines de villages arabes ont été littéralement détruits et rayés de la carte.

Ainsi, quand les sionistes prétendent qu’Israël a un « droit à l’existence », ce qu’ils disent en réalité, c’est que les sionistes avaient le « droit » de procéder à un nettoyage ethnique de la Palestine afin d’établir leur « Etat juif ».

Évidemment, un tel droit n’existe pas. Au contraire, une fois de plus, en droit international, le nettoyage ethnique est reconnu comme un crime contre l’humanité.

Les sionistes accusent ceux qui dénoncent les crimes d’Israël contre les Palestiniens de vouloir « délégitimer » l’ « Etat juif », mais il importe de souligner que la déclaration unilatérale du 14 mai 1948 proclamant l’Etat d’Israël n’avait aucune légitimité. Il importe de souligner que le crime de nettoyage ethnique ne peut aucunement être justifié ou légitimé. Cela neutralise complètement les accusations des thuriféraires d’Israël.

Lorsque cette accusation est portée contre les détracteurs d’Israël, ce qui se passe réellement, c’est que ce sont les apologistes d’Israël qui tentent de délégitimer le droit des Palestiniens à l’autodétermination, ainsi que le droit internationalement reconnu des réfugiés de guerre à retourner dans leur patrie.

Indépendamment de l’illégitimité des moyens par lesquels Israël a été créé, il existe. Telle est la réalité actuelle. (NdR71: tout comme l’est l’existence des états colons des Amériques et d’Océanie, mais cela n’est en rien inéluctable…) Cependant, l’exigence de l’Etat d’Israël que les Palestiniens reconnaissent son « droit » non seulement d’exister, mais d’exister « en tant qu’Etat juif », est simplement une exigence que les Palestiniens renoncent à leurs droits et adhèrent à la déclaration unilatérale des sionistes et au nettoyage ethnique de la Palestine en les reconnaissant comme légitimes.

Et c’est pourquoi il n’y a pas eu de paix. Il n’y aura pas de paix tant que les droits des Palestiniens ne seront pas reconnus et respectés. Le problème pour les sionistes est que si les Palestiniens exercent leurs droits, cela signifierait la fin de l’existence d’Israël en tant qu’ « Etat juif ».

Mais qu’y aurait-il de mal à mettre fin à un régime fondamentalement raciste qui viole perpétuellement le droit international et les droits de l’homme des Palestiniens ? Qu’y aurait-il de mal à le remplacer par un gouvernement qui respecte l’égalité des droits de tous les habitants du territoire sur lequel il exerce sa souveraineté politique et gouverne avec le consentement des gouvernés ?

Pour quiconque est capable de faire preuve d’un minimum d’honnêteté et d’intégrité morale, la réponse claire aux deux questions est : rien. Il n’y aurait aucun mal à cela, bien au contraire.

Pour tous ceux qui jouent un rôle actif dans la recherche de la paix et de la justice, c’est donc sur ce but que nous devons concentrer nos efforts collectifs. Il faut commencer par acquérir une bonne compréhension de la véritable nature du conflit et par ouvrir les yeux de tous ceux qui sont intègres, mais qui ont été trompés par les mensonges et la propagande qui ont perpétué la violence et l’injustice pendant si longtemps.

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Lectures complémentaires en PDF:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

la-peste-religieuse-par-johann-most-1892

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Mise en demeure du gouvernement canadien par le Tribunal International pour les Disparus du Canada

 

 

Comprendre pour agir juste… « Nous sommes tous des colonisés ! » (version pdf)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2019 by Résistance 71

 


¡Ya Basta!

 

Résistance 71

 

8 juillet 2019

 

En mai 2013, nous publiions cet article « Nous sommes tous des colonisés ! », une analyse sur le colonialisme et l’importance de ce qui nous aida à formuler cette pensée cruciale à notre sens pour quiconque pense à l’émancipation définitive de nos sociétés de la sclérose criminelle étatico-capitaliste pour enfin parachever notre humanité vraie, profonde et organique dans une société des sociétés affirmant notre être en lâchant prise de la tyrannie de l’avoir et de ses antagonismes factices inhérents:

« L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! »

L’article eut une suite en juillet 2013 et est devenu un des articles les plus lus et téléchargés sur Résistance 71. Jo nous en a fait un superbe PDF de compilation que nous vous invitons à (re)lire et à diffuser sans aucune modération. Ce PDF a réactualisé les articles dans leur bibliographie car depuis toutes ces années, la bibliothèque s’est considérablement étoffée. Bonne lecture !…

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

 


Le Fléau de l’Occident


La solution: Dignité, Terre et Liberté !
Mouvement zapatiste 1994-2019

Empire et géopolitique: Les Frères Musulmans comme supplétifs du Pentagone (thierry Meyssan)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2019 by Résistance 71

Article intéressant mais entaché d’une remarque qui nous a forcé à mettre une note en aparté. Ceci fait toujours poser la question: malgré les apparences, pour qui Meyssan pédale t’il vraiment ?… Fragment de réponse plus bas, car commence à se dégager subrepticement un certain canevas…

~ Résistance 71 ~

 


Daesh = Gladio 2.0

 

Les Frères Musulmans comme supplétifs du Pentagone

 

Thierry Meyssan

 

5 juillet 2029

 

url de l’article: https://www.voltairenet.org/article206726.html

 

Nous poursuivons la publication du livre de Thierry Meyssan, « Sous nos yeux ». Dans cet épisode, il décrit comment l’organisation terroriste des Frères musulmans a été intégrée au Pentagone. Elle a été rattachée aux réseaux anti-Soviétiques constitués avec les anciens nazis durant la Guerre froide.

5— Les islamistes pris en main par le Pentagone

Au début des années 1990, le Pentagone décide d’incorporer les islamistes — qui jusque-là dépendaient de la seule CIA — dans ses activités. C’est l’opération Gladio B, en référence aux services secrets de l’Otan en Europe (Gladio A [1]).

Durant une décennie, tous les chefs islamistes — y compris Oussama Ben Laden et Ayman Al-Zawahiri — se déplacent à bord des avions de l’US Air Force. Le Royaume-Uni, la Turquie et l’Azerbaïdjan participent à l’opération [2]. Par voie de conséquence, les islamistes — qui jusqu’ici étaient des combattants de l’ombre — sont «  publiquement  » intégrés aux forces de l’Otan.

L’Arabie saoudite — à la fois État et propriété privée des Saoud — devient officiellement la société chargée de gérer l’islamisme mondial. Le roi proclame une Loi fondamentale, en 1992, selon laquelle «  L’État protège la foi islamique et applique la charia. Il impose le Bien et combat le Mal. Il accomplit les devoirs de l’islam. (…) La défense de l’islamisme, de la société et de la patrie musulmane est le devoir de chaque sujet du roi.  »

En 1993, Charles, le prince de Galles, place l’Oxford Centre for Islamic Studies sous son patronage, tandis que le chef des services secrets saoudiens, le prince Turki, en prend la direction.

Londres devient ouvertement le centre névralgique du Gladio B, au point que l’on parle de «  Londonistan  » [3]. Sous le parapluie de la Ligue islamique mondiale, les Frères musulmans arabes et la Jamaat-i-Islami pakistanaise créent quantité d’associations culturelles et cultuelles autour de la mosquée de Finsbury Park. Ce dispositif permettra de recruter de nombreux kamikazes, de ceux qui attaqueront l’école russe de Beslan à Richard Reid, le Shoe bomber. Le Londonistan comprend surtout de nombreux médias, maisons d’édition, journaux (Al-Hayat et Asharq Al-Awsat — tous deux dirigés par des enfants de l’actuel roi Salmane d’Arabie —) et télévisions (le groupe MBC du prince Walid ben Talal émet une vingtaine de chaînes), qui ne sont pas destinés à la diaspora musulmane au Royaume-Uni, mais diffusés dans le monde arabe  ; l’accord entre les islamistes et l’Arabie saoudite ayant été étendu au Royaume-Uni — totale liberté d’action, mais interdiction de s’ingérer dans la politique intérieure. Cet ensemble emploie plusieurs milliers de personnes et brasse des quantités d’argent gigantesques. Il restera publiquement en place jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001 où il deviendra impossible aux Britanniques de continuer à le justifier.

Abou Moussab «  Le Syrien  » — un rescapé du coup d’État avorté de Hama devenu agent de liaison entre Ben Laden et le Groupe islamique armé (GIA) algérien — théorise le «  jihad décentralisé  ». Dans son Appel à la résistance islamique mondiale, il pose en termes islamiques la doctrine déjà bien connue de la «  stratégie de la tension  ». Il s’agit de provoquer les autorités pour susciter une terrible répression qui conduira le peuple à se soulever contre elles. Cette théorie a déjà été utilisée par les réseaux Gladio de la CIA/Otan en manipulant l’extrême gauche européenne dans les années 1970-80 (Bande à Baader, Brigades rouges, Action directe). Bien sûr il n’était pas question que cette stratégie aboutisse et la CIA/Otan savait qu’elle n’avait aucune chance d’y parvenir — elle n’a jamais été victorieuse, nulle part —, mais elle entendait utiliser la réaction répressive de l’État pour placer ses hommes au pouvoir. «  Le Syrien  » désigne l’Europe — et surtout pas les États-Unis — comme le prochain champ de bataille des islamistes. Il fuit la France après les attentats de 1995. Deux ans plus tard, il créé à Madrid et au Londonistan l’Islamic Conflict Studies Bureau, sur le modèle d’Aginter Press, que la CIA avait créé à Lisbonne durant les années 1960-70. Les deux structures excellent dans l’organisation d’attentats sous faux drapeaux (de celui attribué à l’extrême gauche Piazza Fontana, en 1969, à ceux attribués aux musulmans à Londres, en 2005).

Simultanément, les Frères élaborent un vaste programme de formation des leaders arabes pro-US. Le Libyen Mahmoud Jibril el-Warfally, professeur à l’université de Pittsburg, leur apprend à parler le «  politiquement correct  ». Il forme ainsi des émirs et des généraux d’Arabie saoudite, du Bahreïn, d’Égypte, des Émirats, de Jordanie, du Koweït, du Maroc et de Tunisie (mais aussi de Singapour). Mêlant principes de Relations publiques et étude des rapports de la Banque mondiale, les pires dictateurs sont désormais capables de disserter sans s’esclaffer de leur idéal démocratique aussi bien que de leur profond respect des Droits de l’Homme.

La guerre contre l’Algérie déborde en France. Jacques Chirac et son ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, interrompent le soutien de Paris aux Frères musulmans et font même interdire les livres de Youssef Al-Qaradâwî (le prêcheur de la Confrérie). Il s’agit pour eux de maintenir la présence française au Maghreb que les Britanniques veulent éradiquer. Le Groupe islamique armé (GIA) prend en otage les passagers du vol Air France Alger/Paris (1994), fait exploser des bombes dans le RER et en divers points de la capitale (1995) et planifie un gigantesque attentat — qui sera déjoué — lors de la Coupe du monde de football (1998), incluant la chute d’un avion sur une centrale électrique nucléaire. Chaque fois, les suspects qui parviennent à fuir trouvent asile au Londonistan.

La guerre de Bosnie-Herzégovine débute en 1992 [4]. Sur instruction de Washington, les services secrets pakistanais (ISI), toujours soutenus financièrement par l’Arabie saoudite, envoient 90 000 hommes y participer contre les Serbes (soutenus par Moscou). Oussama Ben Laden reçoit un passeport diplomatique bosniaque et devient conseiller militaire du président Alija Izetbegovic (dont l’États-unien Richard Perle est conseiller diplomatique et le Français Bernard-Henri Lévy, conseiller médiatique). Il constitue la Légion arabe avec d’anciens combattants d’Afghanistan et distribue le financement de la Ligue islamique mondiale. Par réflexe communautaire ou en compétition avec l’Arabie saoudite, la République islamique d’Iran se porte également au secours des musulmans de Bosnie. En bonne intelligence avec le Pentagone, elle envoie plusieurs centaines de Gardiens de la Révolution et une unité du Hezbollah libanais. Surtout, elle livre l’essentiel des armes utilisées par l’armée bosniaque.

Les services secrets russes, qui pénètrent dans le camp de Ben Laden, constatent que la totalité de la bureaucratie de la Légion arabe est rédigée en anglais et qu’elle reçoit directement ses ordres de l’Otan. Après la guerre, un Tribunal international spécial est créé. Il poursuit de nombreux combattants pour crimes de guerre, mais aucun membre de la Légion arabe.

Après trois ans de calme, la guerre entre musulmans et orthodoxes reprend en ex-Yougoslavie, au Kosovo cette fois. L’armée de libération du Kosovo (UÇK) est composée à partir de groupes mafieux formés au combat par les Forces spéciales allemandes (KSK) sur la base turque d’Incirlik. Les Albanais et les Yougoslaves musulmans ont une culture Naqchbandie. Hakan Fidan, le futur chef des services secrets turcs, est officier de liaison entre l’Otan et la Turquie. Les anciens de la Légion arabe intègrent l’UÇK, dont une brigade est commandée par un des frères d’Ayman Al-Zawahiri. Celle-ci détruit systématiquement les églises et monastères orthodoxes et chasse les chrétiens.

En 1995, renouant avec la tradition des assassinats politiques, Oussama Ben Laden tente d’éliminer le président égyptien, Hosni Moubarak. Il remet cela l’année suivante contre le Guide libyen, Mouammar Kadhafi. Ce deuxième attentat est financé à hauteur de 100 000 livres par les services secrets britanniques qui veulent sanctionner le soutien libyen à la Résistance irlandaise [5]. Toutefois l’opération échoue. Plusieurs officiers libyens fuient au Royaume-Uni. Parmi eux, Ramadan Abidi, dont le fils sera chargé des années plus tard, toujours par les services britanniques, de réaliser un attentat à Manchester. La Libye transmet des preuves à Interpol et émet le premier mandat d’arrêt international contre Oussama Ben Laden en personne, lequel dispose toujours d’un bureau de relations publiques au Londonistan.

En 1998, la Commission arabe des Droits humains est fondée à Paris. Elle est financée par la NED. Son président est le Tunisien Moncef Marzouki, et son porte-parole le Syrien Haytham Manna. Son objectif est de défendre les Frères musulmans arrêtés dans différents pays arabes en raison de leurs activités terroristes. Marzouki est un médecin de gauche travaillant avec eux depuis longtemps et Manna un écrivain qui gère les placements d’Hassan el-Tourabi et des Frères soudanais en Europe. Lorsque Manna se retire, sa compagne reste la directrice de l’association. Il est remplacé par l’Algérien Rachid Mesli, qui lui est avocat, notamment d’Abassi Madani et des Frères algériens.

En 1999 (c’est-à-dire après la guerre du Kosovo et la prise du pouvoir par les islamistes à Grozny), Zbigniew Brzezinski fonde avec une cohorte de néoconservateurs l’American Committee for Peace in Chechnya (Comité américain pour la paix en Tchétchénie). Si la première guerre de Tchétchénie était une affaire intérieure russe dans laquelle quelques islamistes s’étaient immiscés, la seconde vise la création de l’Émirat islamique d’Itchkérie. Brzezinski, qui préparait cette opération depuis plusieurs années, tente de reproduire l’expérience afghane. Les jihadistes tchétchènes, comme Chamil Bassaïev, n’ont pas été formés au Soudan par Ben Laden, mais en Afghanistan par les Talibans. Durant toute la guerre, ils bénéficient du soutien «  humanitaire  » de la Millî Görüs turque de Necmettin Erbakan et de Recep Tayyip Erdogan et de l’«  IHH – Droits de l’Homme et Libertés  ». Cette dernière association turque a été créée en Allemagne sous le nom d’Internationale Humanitäre Hilfe (IHH). Par la suite, ces jihadistes organiseront plusieurs grandes opérations  : notamment contre le Théâtre de Moscou (2002, 170 morts, 700 blessés), contre une école de Beslan (2004, 385 morts, 783 blessés) et contre la ville de Naltchik (2005, 128 morts et 115 blessés). Après le massacre de Beslan et la mort du leader jihadiste Chamil Bassaïev, la Millî Görüs et l’IHH organisent à la mosquée Fatih d’Istanbul de grandes funérailles, sans le corps mais avec des dizaines de milliers de militants.

Durant cette période, trois grands attentats sont attribués à Al-Qaïda. Cependant, aussi importantes que soient ces opérations, elles représentent une déchéance pour les islamistes qui sont intégrés au sein de l’Otan et se voient simultanément ravalés au niveau de terroristes « anti-américains ». 

  • En 1996, un camion piégé fait exploser une tour de huit étages à Khobar en Arabie saoudite, tuant 19 soldats US. D’abord attribué à Al-Qaïda, la responsabilité de l’attentat est reportée sur l’Iran, puis finalement sur personne. 
  • En 1998, deux bombes explosent devant les ambassades états-uniennes à Nairobi (Kenya) et Dar-es-Salam (Tanzanie), tuant 298 Africains – mais aucun États-unien – et blessant plus de 4 500 personnes. Ces attentats sont revendiqués par une mystérieuse Armée islamique de libération des lieux saints. Selon les autorités US, ils auraient été commis par des membres du Jihad islamique égyptien en rétorsion à l’extradition de quatre de leurs membres. Pourtant, les mêmes autorités accusent Oussama Ben Laden d’être le commanditaire et le FBI émet — enfin — un mandat d’arrêt international contre lui. 
  • En 2000, une embarcation suicide vient exploser contre la coque du destroyer USS Cole en rade d’Aden (Yémen). L’attentat est revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), mais un tribunal états-unien en rendra responsable le Soudan.

Ces attentats surviennent alors que la collaboration entre Washington et les islamistes se poursuit. Ainsi, Oussama Ben Laden a conservé son bureau au Londonistan jusqu’en 1999. Situé dans le quartier de Wembley, l’Advice and Reformation Committee (ARC), vise à la fois à diffuser les déclarations de Ben Laden et à couvrir les activités logistiques d’Al-Qaïda, y compris en matière de recrutement, de paiements, et d’acquisition de matériels. Parmi ses collaborateurs à Londres, on trouve le Saoudien Khaled Al-Fawwaz et les Égyptiens Adel Abdel Bary et Ibrahim Eidarous, trois hommes qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, mais ont pourtant reçu l’asile politique au Royaume-Uni. C’est en parfaite légalité à Londres que le bureau de Ben Laden publiera en février 1998 son célèbre Appel au Jihad contre les juifs et les croisés. Gravement malade des reins, Ben Laden est hospitalisé, en août 2001, à l’hôpital américain de Dubaï. Un chef d’État du Golfe m’a confirmé lui avoir rendu visite dans sa chambre où sa sécurité était assurée par la CIA.

6— La fusion des deux « Gladio » et la préparation de Daesh

Dans la même logique, l’administration Bush rend les islamistes responsables des gigantesques attentats qui surviennent le 11 septembre 2001 aux États-Unis. La version officielle s’impose bien qu’elle comprenne d’innombrables incohérences. Le secrétaire à la Justice assure que des avions ont été détournés par des islamistes, même si selon les compagnies aériennes, aucun des suspects ne s’est trouvé à bord. Le département de la Défense publiera une vidéo dans laquelle Ben Laden revendique les attentats, alors même qu’il les avait publiquement rejetés et que les experts en reconnaissance faciale et vocale affirment que l’homme de la vidéo n’est pas Ben Laden. Quoi qu’il en soit, ces événements servent de prétexte à Washington et à Londres pour lancer la « Guerre sans fin » et attaquer leurs anciens alliés, les Talibans en Afghanistan, et l’Irak de Saddam Hussein.

Bien qu’il ait souffert d’insuffisance rénale chronique, Oussama Ben Laden succombe à sa maladie le 15 décembre 2001 des suites d’un syndrome de Marfan. Un représentant du MI6 assiste à ses obsèques en Afghanistan. Par la suite, plusieurs sosies plus ou moins ressemblants vont maintenir sa fable en vie, dont un sera lui-même assassiné par Omar Sheikh, en 2005, selon la Première ministre pakistanaise Benazir Bhuto.

En août 2002, le MI6 organise à Londres une conférence des Frères musulmans sur le thème «  La Syrie pour tous  ». Les orateurs y développent l’idée que la Syrie serait opprimée par la secte des alaouites et que seuls les Frères musulmans offriraient une véritable liberté.

Après Sayyed Qutb et Abou Moussab «  Le Syrien  », les islamistes se dotent d’un nouveau stratège, Abou Bakr Naji. En 2004, ce personnage, qui semble n’avoir jamais existé, publie un ouvrage sur Internet, La Gestion de la barbarie, une théorie du chaos [6]. Bien que certains aient cru reconnaître le style d’un auteur égyptien, il semble que l’ouvrage ait été écrit en anglais, puis enrichi de citations coraniques superfétatoires et traduit en arabe. La «  Barbarie  » dans le titre du livre, ne désigne pas le recours à la terreur, mais le retour à l’état de nature avant que la civilisation ne crée l’État. Il s’agit de renvoyer l’Humanité au moment où «  L’homme est un loup pour l’homme  ». La stratégie du chaos tient en trois phases  : 

  • Premièrement, démoraliser et épuiser l’État en l’attaquant sur ses flancs les moins bien protégés. On choisira donc des cibles secondaires, souvent sans intérêt, mais faciles à détruire et dispersées. Il s’agira de donner l’impression d’un soulèvement généralisé, d’une révolution. 
  • Deuxièmement, lorsque l’État se sera retiré des banlieues et des campagnes, conquérir certaines zones et les administrer. On s’appuiera sur la charia pour marquer le passage à une nouvelle forme d’État. Durant cette période, on nouera des alliances avec tous ceux qui s’opposent au Pouvoir et que l’on ne manquera pas d’armer. On mènera alors une guerre de position. 
  • Troisièmement, proclamer l’État islamique.

Ce traité ressort de la science militaire contemporaine. Il accorde une grande place aux opérations psychologiques, notamment à l’usage de la violence spectaculaire. Dans la pratique, cette stratégie n’a rien à voir avec une révolution, mais avec la conquête d’un pays par des puissances extérieures, car elle suppose un investissement massif. Comme toujours dans la littérature subversive, le plus intéressant réside dans ce qui n’est pas dit ou juste cité incidemment  : 

  • la préparation des populations pour qu’elles accueillent les jihadistes suppose la construction préalable d’un réseau de mosquées et d’œuvres sociales, comme cela a été fait en Algérie avant la guerre «  civile  »  ; 
  • pour être menées, les premières opérations militaires nécessitent des armes qu’il faudra importer au préalable. Surtout, par la suite, les jihadistes n’auront aucun moyen de se fournir en armes et encore moins en munitions. Ils devront donc être appuyés de l’extérieur  ; 
  •  l’administration des zones conquises suppose que l’on dispose de hauts fonctionnaires formés à l’avance, comme ceux des armées régulières chargées de «  reconstruire des États  »  ;
  • enfin la guerre de position suppose la construction de très vastes infrastructures qui nécessiteront quantité de matériaux, d’ingénieurs et d’architectes.

De facto, le fait de se réclamer de cet ouvrage atteste que les islamistes entendent continuer à jouer un rôle militaire pour le compte de puissances extérieures, mais cette fois à très grande échelle.

En 2006, les Britanniques demandent à l’émir Hamad du Qatar de placer sa chaîne de télévision panarabe, Al-Jazeera, au service des Frères musulmans [7]. Le Libyen Mahmoud Jibril, qui a formé la famille royale à parler en langage démocratique, est chargé d’introduire pas à pas ses Frères dans la chaîne et de créer des canaux en langues étrangères (anglais, et par la suite bosniaque et turc), ainsi qu’une chaîne pour les enfants. Le prédicateur Youssef Al-Qaradâwî devient «  conseiller religieux  » d’Al-Jazeera. Bien sûr, la chaîne diffusera et validera les enregistrements audio ou vidéo des «  Oussama Ben Laden  ».

Dans la même période, les troupes US en Irak doivent faire face à un soulèvement qui se généralise. Après avoir été abattus par la soudaineté et la brutalité de l’invasion (technique «  du choc et de la stupeur  »), les Irakiens organisent leur résistance. L’ambassadeur états-unien à Bagdad, puis directeur du Renseignement national, John Negroponte, propose de les vaincre en les divisant et en retournant leur colère contre eux-mêmes, c’est-à-dire de transformer la Résistance à l’occupation en guerre civile. Expert en opérations secrètes, il a notamment participé à l’opération Phoenix au Vietnam, puis a organisé la guerre civile au Salvador et l’Iran-Contras au Nicaragua, et a conduit à l’effondrement de la rébellion au Chiapas mexicain*. Negroponte appelle un des hommes sur lesquels il s’est appuyé au Salvador, le colonel James Steele. Il lui confie la charge de créer des milices irakiennes chiites contre les sunnites et sunnites contre les chiites. Pour ce qui est de la milice sunnite, Steele recourt aux islamistes. À partir d’Al-Qaïda en Irak, il arme une coalition tribale, l’Émirat islamique en Irak (futur Daech), sous couvert de la Police spéciale («  Brigade des Loups  »). Pour terrifier les victimes et leurs familles, il forme l’Émirat à la torture selon les méthodes de l’École des Amériques (School of America) et de la Political Warfare Cadres Academy de Taïwan, où il a enseigné. En quelques mois, une nouvelle horreur s’abat sur les Irakiens et les divise selon leur appartenance religieuse. Par la suite, lorsque le général David Petraeus prendra le commandement des troupes états-uniennes dans le pays, il désignera le colonel James H. Coffman pour travailler avec Steele et lui rendre des rapports sur l’opération, tandis que Brett H. McGurk rendra directement compte au président. Les principaux chefs de l’Émirat islamique sont recrutés au camp d’internement de Bucca, mais font l’objet d’une mise en condition à la prison d’Abou Ghraib selon les méthodes de «  lavage de cerveau  » des professeurs Albert D. Biderman et Martin Seligman [8]. Le tout est supervisé depuis Washington par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, dont Steele dépend directement.

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(*) Question et note de R71: D’où Meyssan tient-il que la rébellion zapatiste au Chiapas s’est effondrée ? Elle tient et est plus fortement organisée que jamais 25 ans après sa sortie au grand jour le 1er janvier 1994 ? C’est par ce genre de remarque non fondée, une affirmation sans aucun fondement, que Meyssan discrédite son propos… Il est malheureusement assez coutumier du fait (cf ses tirades sur le Rojava où il fait un amalgame systématique menant à une confusion qu’on peut supposer voulue…). Dommage… Mais on peut aussi se poser légitimement la question: pourquoi fait-il ce genre de réflexions, facilement qualifiables de désinformation ?… Quel est le but ?… Pour qui pédale t’il vraiment ?… Il est intéressant de noter qu’après le Rojava, il s’en prend ici sans aucun fondement et manifestement sans aucune connaissance approfondie du sujet, au Chiapas zapatiste, c’est à dire contre des mouvements anti-étatistes déclarés et avérés. Coïncidence?… On ne le pense pas. Il est de plus en plus clair que Meyssan suit une ligne directrice propagandiste de maintenance de tout mouvement dissident dans le consensus du statu quo oligarchique. Meyssan est et demeure malgré tout un agent du système même s’il s’est rebellée contre sa branche extrémiste des nouveaux cons yankee et ses ramifications planétaires…

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En 2007, Washington informe la Confrérie qu’il va renverser les régimes laïcs du Moyen-Orient élargi, y compris ceux des États alliés, et qu’elle doit se préparer à exercer le pouvoir. La CIA organise des alliances entre les Frères et des personnalités ou des partis laïcs, de tous les États de la région. Simultanément, elle relie les deux branches du «  Gladio  » en tissant des liens entre les groupes nazis occidentaux et les groupes islamistes orientaux.

Ces alliances sont parfois bancales, par exemple lors de la «  Conférence nationale de l’opposition libyenne  », à Londres, les Frères ne parviennent à fédérer autour d’eux que le Groupe islamique combattant en Libye (Al-Qaïda en Libye) et la Confrérie wahhabite sénoussie. La plateforme programmatique prévoit de rétablir la monarchie et de faire de l’islam la religion d’État. Plus convaincante est la constitution du Front de salut national, à Berlin, qui officialise l’union des Frères et de l’ancien vice-président baasiste syrien Abdel Halim Khaddam.

Le 8 mai 2007, à Ternopol (dans l’ouest de l’Ukraine), des groupuscules nazis et islamistes créent un Front anti-impérialiste afin de lutter contre la Russie. Des organisations de Lituanie, de Pologne, d’Ukraine et de Russie y participent, dont les séparatistes islamistes de Crimée, d’Adyguée, du Dagestan, d’Ingouchie, du Kabardino-Balkarie, du Karatchaïévo-Tcherkessie, d’Ossétie, de Tchétchénie. Ne pouvant s’y rendre du fait des sanctions internationales prises contre lui, Dokou Oumarov — qui a aboli la République de Tchétchénie et proclamé l’Émirat islamique d’Itchkérie —, y fait lire sa contribution. Le Front est présidé par le nazi Dmytro Iarosh, qui deviendra lors du coup d’État de Kiev, en février 2014, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale d’Ukraine.

Au Liban, en mai/juin 2007, l’armée nationale entreprend le siège du camp palestinien de Nahr el-Bared, après que des membres du Fatah el-Islam s’y sont retranchés. Les combats durent 32 jours et coûtent la vie à 76 soldats dont une trentaine sont décapités.

En 2010, la Confrérie organise la Flottille de la Liberté via l’IHH. Il s’agit officiellement de braver l’embargo israélien et d’apporter de l’aide humanitaire aux Gazaouis [9]. En réalité, le principal bâtiment de cette équipée change de pavillon durant la traversée et poursuit sous les couleurs turques. De nombreux espions se mêlent aux militants non violents participant à l’expédition, dont un agent irlandais de la CIA, Mahdi Al-Harati. Tombant dans le piège que lui tendent les États-Unis, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, donne l’assaut aux bateaux dans les eaux internationales, faisant 10 morts et 54 blessés. Le monde entier condamne cet acte de piraterie sous l’œil narquois de la Maison-Blanche. Israël, qui fournissait leurs armes aux jihadistes en Afghanistan et a soutenu la création du Hamas contre l’OLP de Yasser Arafat, s’est retourné contre les islamistes en 2008 et les a bombardés, ainsi que la population gazaouie. Nétanyahou paye de cette manière l’opération «  Plomb durci  » qu’il a menée avec l’Arabie saoudite contre l’avis de la Maison-Blanche. En définitive, les passagers de la Flottille sont libérés par Israël. La presse turque montre alors le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan rendant visite dans un hôpital à Mahdi Al-Harati.

[1] NATO’s secret armies : operation Gladio and terrorism in Western Europe, Daniele Ganser, Foreword by Dr. John Prados, Frank Cass/Routledge (2005). Version française : Les armées secrètes de l’Otan, Demi-Lune (2017).

[2] Classified Woman : The Sibel Edmonds Story : A Memoir, Sibel Edmonds (2012).

[3] Londonistan, Melanie Phillips, Encounter Books (2006).

[4] Wie der Dschihad nach Europa kam, Jürgen Elsässer, NP Verlag (2005) ; version française : Comment le Djihad est arrivé en Europe, préface de Jean-Pierre Chevénement, Xenia (2006). Intelligence and the war in Bosnia 1992-1995 : The role of the intelligence and security services, Nederlands Instituut voor Oologsdocumentatie (2010). Al-Qaida’s Jihad in Europe : The Afghan-Bosnian Network, Evan Kohlmann, Berg (2011).

[5] « David Shayler : « J’ai quitté les services secrets britanniques lorsque le MI6 a décidé de financer des associés d’Oussama Ben Laden » », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005.

[6] The Management of Savagery : The Most Critical Stage Through Which the Umma Will Pass, Abu Bakr Naji, Harvard University (2006). Version française : Gestion de la barbarie, éd de Paris (2007).

[7] « Wadah Khanfar, Al-Jazeera et le triomphe de la propagande télévisuelle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 septembre 2011.

[8] « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 28 octobre 2009.

[9] « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 juin 2010.

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord