Archive pour guerres imperialistes

Colonialisme et génocide: L’administration de l’université de l’île de Vancouver censure un article d’un journal étudiant sur les atrocités commises au Nanaimo Indian Hospital… (Kevin Annett)

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Les administrateurs d’un campus universitaire canadien saisissent un  journal étudiant à la publication d’un article de Kevin Annett sur les atrocités médicales effectuées sur les Indiens dans une facilité voisine

Nanaimo, Colombie Britannique, Canada

 

12 janvier 2018

 

Source:
http://itccs.org/2018/01/12/you-are-not-permitted-to-read-this/

 

Lectures connexes:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Génocide passé et présent au Canada

 

Kevin Annett rapporte:

Je ne peux pas dire que j’ai été surpris à l’annonce de cette dernière faste de la censure. Après tout, les universités canadiennes n’aiment pas que leurs étudiants pensent trop au sujet de d’affaires “interdites, tabous”, comme le génocide domestique. Une fois de plus, les administrateurs universitaires de ce pays ont étalé leur turpitude morale et intellectuelle en censurant une histoire qui met à jour le linge sale bien trop près de la maison, spécifiquement celui qui concerne un demi-siècle d’atrocités médicales qui se sont déroulées à deux pas de leur campus aux mains de l’armée canadienne et de l’Eglise Unifiée du Canada.

La scène de ce dernier fiasco en date et lieu du crime est l’université de l’Île de Vancouver (UIV) à Nanaimo en Colombie Britannique. L’article censuré en question (NdT: voir sous cet article) a été écrit par votre serviteur et concerne le tristement célèbre Nanaimo Indian Hospital, où des générations d’enfants autochtones furent stérilisés, torturés, affamés, drogués, soumis à des tests médicaux forcés par des médecins de l’armée et de l’église, d’après des témoins oculaires et les preuves intangibles fournies dans l’article.

Début décembre 2017, mon article au sujet de l’hôpital fut publié par le journal étudiant de l’UIV “The Navigator” avec l’aval total de ses éditeurs. Mais à peine un jour plus tard, tous les exemplaires du numéro “insultant” furent saisis par la sécurité du campus de l’université agissant au nom de son administration. Aucune raison ne fut donnée pour la saisie des journaux ; mais le brouillard standard canadien de l’intimidation et du secret a maintenu les bouches closes et la censure de l’article à été maintenue cachée jusque la semaine dernière lorsque des gens se sont mis à parler.

Quelques uns de mes compagnons sur Nanaimo fulminent depuis l’annonce de cette nouvelle. A la vérité, j’adore lorsqu’on peut provoquer le système de cette façon et regarder tout le vernis de civilité de de cette pseudo liberté académique se volatiliser par la répression hystérique et intempestive de ces soi-disants pouvoirs. Car les administrateurs de l’UIV ont prouvé par leur action extrême, toute la véracité contenue dans ce rapport censuré. Si ce qui est dit dans l’article était faux, les parties offensées auraient contre-attaqué avec les véritables faits et j’aurai déjà reçu une demande judiciaire demandant une rétractation publique et des excuses. Mais comme d’habitude, rien de la sorte ne s’est produit. Au lieu de cela, il n’y a eu aucun démenti des crimes et aucune contre-preuve ne fut présentée, juste une très rapide mise sous le boisseau de toute l’affaire.

Bref, nous sommes les témoins une fois de plus du même scenario familier du maquillage et de la censure institutionnalisés des crimes contre l’humanité qui se sont déroulés au Canada. Le plan de jeu ne change jamais car les parties impliquées dans les crimes en sont toujours menacées et doivent effacer toutes les preuves et ceux qui en parlent, Fort heureusement, ce qui ne change pas non plus sont les retombées de cette stupide répression. Quelques anciennes personnes bien bornées de l’UIV ont reçu un avertissement et peuvent s’attendre à être radicalisées par ce dernier bottage en touche en date. Comme l’observa l’ancien combattant de la subversion Saul Alinsky:

“Un système oppresseur sévèrement provoqué, peut-être notre meilleur allié. Sa réaction tyrannique extrême, pas seulement nos efforts, est ce qui va politiser une nouvelle génération.” Déjà, un groupe d’étudiants de l’université manifestent contre cette attaque sur la liberté d’expression déchaînée par les patrons du campus, ils ont déjà défilé et distribué des copies de l’article censuré aux autres étudiants. Ah belle jeunesse, continue !…

Suivez les progrès de cette bataille de l’information en écoutant les programmes radio suivant animés par votre serviteur et bien d’autres:

Here We Stand, Sunday January 21 at 3 pm pacific, 6 pm eastern at www.bbsradio.com/herewestand , and

CHLY 101.7 FM (VIU campus radio) on Saturday January 27 at 11 am , live streamed at https://www.chly.ca/listen/

= = =

L’article censuré de K. Annett paru dans le journal étudiant “the Navigator” en décembre 2017, écrit en novembre 2017

Traduction en français de Résistance 71, 14 janvier 2018

Qu’est-ce et qui est enterré dans le voisinage de l’université de l’île de Vancouver ou génocide dans votre jardin

Kevin Annett

15 novembre 2017

“On m’a utilisé comme cobaye humain au Nanaimo Indian Hospital pendant plus de 7 ans. Beaucoup d’enfants y sont morts et ils sont toujours enterrés quelque part sur ce terrain.”
~ Joan Morris, parlant au Malaspina College (UIV) en mars 2004 ~

Allez voir dans le sud du campus de l’UIV en face de la 5ème rue et vous y verrez un amas de verdure clôturé de fils de fer barbelés. Pendant plus d’un demi-siècle ceci fut le site du Nanaimo Indian Hospital (NIH), un centre expérimental aux conditions pénitencières géré conjointement par l’Eglise Unifiée du Canada et l’armée canadienne Les dires des survivants et les archives confirment que des centaines d’enfants y sont morts des suites d’expériences médicales des plus horribles et autres barbaries.

“C’étaient des enfants aborigènes ramassés dans les réserves ou dans les pensionnats pour Indiens”, décrit Joan Morris, une autochtone de la nation Songhee de Victoria qui fut incarcérée au NIH alors qu’elle n’avait qu’à peine 5 ans.

“Le médecin des affaires indiennes a menti à ma mère et lui disant que j’avais la tuberculose, alors que je ne l’avais pas. Ils m’ont gardé à l’hôpital jusqu’à mon adolescence. Ils m’injectaient toujours et me donnaient des choses à boire qui me rendaient malade. Ils ont pratiqué des interventions chirurgicales sur moi. Is ont brisé tous les os de mes pied afin que je ne puisse pas m’enfuir Bien plus tard j’ai découvert que je ne pourrai pas avoir d’enfant.. Ils stérilisaient beaucoup de filles là-bas.

Joan a dévoilé son histoire pour la première fois il y a une douzaine d’années lors d’une série de forums publics à l’UIV, connu comme la Malaspina College. A ces forums, Joan a nommé les hommes qui ont fait des expériences sur elle comme les médecins locaux Weinrib et Schmidt qui étaient employés par l’armée canadienne dans les années 1960-70. Peu de temps après les conférences de Joan devant de bonnes audiences au College, ce qui restait des bâtiments du NIH fut démoli par la ville de Nanaimo et la zone fut clôturée et bouclée.

“Ils nous disaient toujours de ne jamais parler de ce qui nous était arrivé”, dit Joan. “Quand l’hôpital a fermé, quelques officiers de l’armée sont venus chez nous et ont dit que nous irions en prison si nous en parlions parce que tout cela était classé secret sécurité nationale.”

La censure officielle a été plus loin. Au printemps 1999, peu de temps après que les médias aient rapporté pour la première fois les allégations sur le NIH, le gouvernement canadien “scella officiellement” ses archives sur le NIH et les autres hôpitaux pour Indiens au Canada. Des archives séparées tenues à la bibliothèque Koerner de l’Université de Colombie Britannique (UBC) confirment que le NIH a reçu un important financement à la fois de la Commission de Recherche du Ministère de la Défense et de l’Eglise Unifiée du Canada pour faire une “recherche expérimentale classifiée secrète” sur des générations de femmes et enfants aborigènes.

Après qu’ils se furent emparés de moi, ma mère a fait tout un foin, alors ils l’ont mis avec moi”, décrit Joan. “Ils l’ont fait à beaucoup de familles indiennes de toute l’île (NdT: pour info, l’île de Vancouver est énorme, elle fait à peu près 1/4 de la taille de l’Angleterre pour 32 000 km2…). Beaucoup de gens mouraient là-dedans. Chaque matin, ils emmenaient les petits cadavres hors de l’enceinte sur des brancards à roulettes. Ma cousine Nancy Joe les a vu enterrer ces enfants sur le terrain derrière nous, près de la voie rapide.” Esther Morris, famille lointaine de Joan, fut aussi incarcérée au NHI pendant les années 1960. Elle parla aussi publiquement en 2007.

Ils me gardèrent sanglées dans ce bizarre ustensile qui m’empêchait de m’allonger ou de me lever, juste maintenue dans cette position pendant des mois”, dit Esther. “J’ai perdu l’usage de mes jambes. On m’a dit que cela était en rapport avec la recherche spatiale. C’était marrant parce que quelques uns des docteurs ne parlaient pas anglais et avaient besoin de traducteurs.

Le NIH n’était que la partie émergée de l’iceberg de crimes contre l’humanité au Canada sponsorisés par l’état et l’église qui se sont déroulés sur une période de plus d’un siècle et qui n’ont jamais été traduits en justice. Beaucoup de ces atrocités sont documentées dans le livre “Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada” (2016), une compilation de faits et de documents émanant d’une recherche indépendante de plus de 20 ans sur le sujet. “Meurtre par décret” documente comment les expériences du NIH, incluant les stérilisations forcées étaient conduites de manière routinière parmi les Indiens de la côte ouest du Canada par les missionnaires et les médecins locaux.

(voir sur www.createspace.com/6085632 and www.murderbydecree.com ) en français ici:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Sarah Modeste de la nation Cowichan a été stérilisée à la clinique King’s Daughters dans la ville de Duncan en CB au début des années 1950 par le Dr James Goodbrand. Comme le décrit Sarah dans “Meurtre par décret”:

Dr Goodbrand m’a dit: Si tu maries Freddy, je vais devoir t’opérer car il n’est pas chrétien. Plus tard, lorsque le Dr Goodbrand m’accoucha de mon premier enfant, j’ai eu mal après et j’ai appris ensuite que j’avais été stérilisée… Goodbrand m’a dit qu’il était payé 300 CAD par le gouvernement canadien pour chaque indienne qu’il stérilisait.

Les stérilisations forcées (non volontaires) et les expériences médicales sont illégales sous la loi internationale depuis 1948 et sont définies comme faisant partie des crimes contre l’humanité. Et pourtant, non seulement le Canada et ses églises ont commis ces crimes mais les ont blanchis et se sont absous eux-mêmes de toute responsabilité. Personne n’a jamais été traduit en justice au Canada pour ces méfaits ou pour la mort d’enfants dans ces hôpitaux ou dans les pensionnats pour Indiens, d’où 50% de ces petits prisonniers ne sortirent jamais. 

Tandis que Joan Morris et tous les enfants qui moururent au NIH n’ont jamais eu leur heure dans les tribunaux canadiens, ils l’ont eu dans un procès historique qui s’est tenu à Bruxelles en 2012 et 2013. Se fondant en partie sur le témoignage de Joan et de quelques douzaines d’autres survivants du génocide canadien, le Tribunal International de Droit Coutumier a déclaré le Canada, ses églises, la couronne d’Angleterre et le Vatican, coupables de crimes contre l’humanité.

(voir: http://itccs.org/the-international-common-law-court-of-justice-case-no-1-genocide-in-canada/)

En résultat de ce verdict et sous le coup de la loi internationale, les Canadiens sont obligés de ne plus payer leurs impôts à un régime félon condamné pour crimes comme leur propre gouvernement, ni de financer des corps constitués similairement condamnés comme l’Église Unifiée, sous peine d’être coupables de complicité de leurs crimes.

Quoi qu’il arrive, cela n’enlève rien aux atrocités commises. Les enfants perdus du NIH attendent toujours d’être trouvés et d’être ramenés chez eux pour des funérailles décentes. La communauté de l’UIV doit se demander comment elle peut perdurer de la sorte et demeurer ignorante du génocide ayant eu lieu dans son propre jardin: un crime qui, s’il n’est pas dûment confronté, ne peut que continuer.

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Nouvel Ordre Mondial: La Chine investit 20% dans la nouvelle entreprise de sécurité d’Erik Prince, Mr Blackwater, à Hong Kong

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Erik Prince (Blackwater/Academi) a chaud aux plumes… Vraiment?

(Extrait d’un article de Jim Dean sur VT, traduction de Résistance 71)

 

11 janvier 2018

 

Source: 

https://www.veteranstoday.com/2018/01/11/neo-syria-fights-for-peace-while-china-invites-the-cia-into-the-silk-road-project/

Erik Prince, le fondateur de l’organisation mercenaire Blackwater, qui a commis nombres de crimes de guerre en Irak et ailleurs, qui a changé plusieurs fois de nom, d’abord en Xe puis maintenant en Academi, a été soi-disant investigué pour des affaires de blanchiment d’argent, d’intelligence avec une puissance étrangère (la Chine) et de fournir illégalement des services d’opérations mercenaires.
Tout ceci n’est qu’un enfumage de plus tant il est absolument évident que Prince est en service commandé en tant qu’ex-militaire, pour la création d’une vaste entreprise privée paramilitaire et de renseignement transnationale: Le Frontière Services Group ou FSG, entreprise enregistrée à Hong Kong et ayant en associé le CITIC Group chinois. Il est un protégé du système et est en fait le maître d’œuvre pour la mise en place, en coopération avec la Chine, d’une armée privée n’obéissant qu’à ses patrons banquiers et corporatistes transnationaux. Nous l’avons dit à maintes reprises et le répèterons sans cesse, le but de l’oligarchie, dont Macron en France est le plus servile des larbiins, est de rendre les forces de “sécurité étatique” si obsolètes, qu’elles seront remplacées par des forces mercenaires ne répondant qu’au fric, suppléées par un essaimage de drones et d’IA qui verrouilleront le goulag des zones désignées à cet effet.
Le jour où les mercenaires de Blackwater/Academi et leurs drones patrouilleront les rues de France (et des satellites de l’empire) n’est plus bien loin. Quand ce sera devenu une réalité, il sera bien plus difficile d’en sortir…

Ce qui nous étonne le plus, c’est le pourquoi Jim Dean, un des pontes de VT semble en être étonné… Pourquoi Dean invective les Chinois, leur demandant s’ils comprennent l’étendue de leurs actions ? S’ils savent qu’ils ont laissé entrer le renard dans le poulailler ? La réponse est évidente, comme nous l’avons toujours dit ici: La Chine le fait sciemment, c’est un plan organisé au plus haut niveau par l’oligarchie financière, mafieuse, le cartel qui va régir le nouvel empire, le nouveau Bernard qui aura changé de coquille. Le but est ce créer une entité mercenaire qui n’agira que pour l’avènement du nouvel empire dont les “routes de la soie” ne sont que les manifestations commerciales gentillettes, tout ce qui s’y opposera sera écrasé, éliminé, disparaîtra dans le vortex du nouveau goulag naissant. La CIA (et son prédécesseur de l’OSS) ont aidé la Chine a devenir ce qu’elle est devenue en aidant et finançant Sun-Yat Sen et son Kuomintang (KMT) puis son successeur Chang kaï Chek, pour le larguer en rase campagne et le laisser gérer la came pour l’oligarchie avec son armée, pour soutenir et mettre au pouvoir Mao Zedong. La CIA est le bras armé de Wall Street, elle -même une succursale de la City de Londres, qui s’est engraissée avec les guerres de l’opium et ouvert le chemin du contrôle du trafic mondial de la drogue par l’empire.

Nous y sommes, au cœur même de la fusion des deux empires et nous assistons en direct à la création de son système de sécurité privée planétaire, dont le but est d’écraser toute résistance en toute impunité. Nous assistons à la création de la nouvelle inquisition, gardienne du dogme marchant en dernière phase de mutation.

~ Résistance 71 ~

Veterans Today a mis en garde de manière consistante que ceci est devenu un monstre ne cessant de croître et qui va se métamorphoser en plusieurs formes, comme une cible mouvante, comme une attaque de drones en essaim. Nous voyons de nos jours une explosion de la croissance des contractants militaires privés, avec Erik Prince ayant actuellement une proposition au sein de l’administration Trump pour créer “une CIA privée hors du système”.

Il n’y a pas eu de pleurniche ni de cris d’orfraie à la nouvelle de la part du congrès, des démocrates, des anciens combattants, des religieux ni des institutions académiques au sujet de ce que ce serait une subversion du devoir de notre gouvernement d’être en fait tenu pour responsable de ses actions.

Nous ne voyons plus jamais l’expression “exécutions extra-judiciaires” utilisée dans les médias. J’ai été choqué d’apprendre la participation de la Chine comme associée à concurrence de 20% dans l’entreprise de sécurité d’Erik Prince à Hong Kong, entreprise qui est amenée comme consultante en sécurité et en logistique pour le projet chinois de ses routes de la soie, il semble évident que les Chinois auraient ainsi laissé le renard entrer dans le poulailler.

Mon message au Politburo chinois serait de leur demander s’ils sont devenus fous, ou si la CIA a trouvé un moyen de tous les hypnotiser afin qu’ils acceptent un tel manque à leur propre sécurité en amenant une “CIA privée” (NdT: ce qui n’est pas très juste, car la CIA elle-même est une antenne de Wall Street et n’a de “fédéral”, “gouvernemental” que le nom et la façade…) en plein milieu de la salle de contrôle des opérations de la route de la soie. Des trucs pareils ça ne peut pas s’inventer…

Jim Dean

Résistance politique: Analyse visionnaire sur le syndicalisme (Errico Malatesta)

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Intervention au congrès anarchiste d’Amsterdam au sujet du syndicalisme

Errico Malatesta (1907)

Je tiens à déclarer tout de suite que je ne développerai ici que les parties de ma pensée sur lesquelles je suis en désaccord avec les précédents orateurs, et tout particulièrement avec Monatte. Agir autrement serait vous infliger de ces répétitions oiseuses qu’on peut se permettre dans les meetings, quand on parle pour un public d’adversaires ou d’indifférents. Mais ici nous sommes entres camarades, et certes aucun d’entre vous, en m’entendant critiquer ce qu’il y a de critiquable dans le syndicalisme, ne sera tenté de me prendre pour un ennemi de l’organisation et de l’action des travailleurs ; ou alors celui-là me connaîtrait bien mal !

La conclusion à laquelle en est venu Monatte, c’est que le syndicalisme est un moyen nécessaire et suffisant de révolution sociale. En d’autres termes, Monatte a déclaré que « le syndicalisme se suffit à lui-même ». Et voilà, selon moi, une doctrine radicalement fausse. Combattre cette doctrine sera l’objet de ce discours.

Le syndicalisme, ou plus exactement le mouvement ouvrier (le mouvement ouvrier est un fait que personne ne peut ignorer, tandis que le syndicalisme est une doctrine, un système, et nous devons éviter de les confondre) le mouvement ouvrier, dis-je a toujours trouvé en moi un défenseur résolu, mais non aveugle. C’est que je voyais en lui un terrain particulièrement propice à notre propagande révolutionnaire, en même temps qu’un point de contact entre les masses et nous. Je n’ai pas besoin d’insister là-dessus. On me doit cette justice que je n’ai jamais été de ces anarchistes intellectuels qui, lorsque la vieille Internationale eut été dissoute, se sont bénévolement enfermés dans la tour d’ivoire de la pure spéculation ; que je n’ai cessé de combattre, partout où je la rencontrais, en Italie, en France, en Angleterre et ailleurs, cette attitude d’isolement hautain, ni de pousser de nouveau les compagnons dans cette voie que les syndicalistes, oubliant un passé glorieux, appellent nouvelle, mais qu’avaient déjà entrevue et suivie, dans l’Internationale, les premiers anarchistes.

Je veux, aujourd’hui comme hier, que les anarchistes entrent dans le mouvement ouvrier. Je suis, aujourd’hui comme hier, un syndicaliste, en ce sens que je suis partisan des syndicats. Je ne demande pas des syndicats anarchistes qui légitimeraient, tout aussitôt des syndicats social-démocratiques, républicains, royalistes ou autres et seraient, tout au plus, bons à diviser plus que jamais la classe ouvrière contre elle-même. Je ne veux pas même de syndicats dits rouges, parce que je ne veux pas de syndicats dits jaunes. Je veux au contraire des syndicats largement ouverts à tous les travailleurs sans distinction d’opinions, des syndicats absolument neutres.

Donc je suis pour la participation la plus active possible au mouvement ouvrier. Mais je le suis avant tout dans l’intérêt de notre propagande dont le champ se trouverait ainsi considérablement élargi. Seulement cette participation ne peut équivaloir en rien à une renonciation à nos plus chères idées. Au syndicat, nous devons rester des anarchistes, dans toute la force et toute l’ampleur de ce terme. Le mouvement ouvrier n’est pour moi qu’un moyen, – le meilleur évidemment de tous les moyens qui nous sont offerts. Ce moyen, je me refuse à le prendre pour un but, et même je n’en voudrais plus s’il devait nous faire perdre de vue l’ensemble de nos conceptions anarchistes, ou plus simplement nos autres moyens de propagande et d’agitation.

Les syndicalistes, au rebours, tendent à faire du moyen une fin, à prendre la partie pour le tout. Et c’est ainsi que, dans l’esprit de quelques-uns de nos camarades, le syndicalisme est en train de devenir une doctrine nouvelle et de menacer l’anarchisme dans son existence même. Or, même s’il se corse de l’épithète bien inutile de révolutionnaire, le syndicalisme n’est et ne sera jamais qu’un mouvement légalitaire et conservateur, sans autre but accessible -et encore !- que l’amélioration des conditions de travail. Je n’en chercherai d’autre preuve que celle qui nous est offerte par les grandes unions nord-américaines. Après s’être montrées d’un révolutionnarisme radical, aux temps où elles étaient encore faibles, ces unions sont devenues, à mesure qu’elles croissaient en force et en richesse, des organisations nettement conservatrices, uniquement occupées à faire de leurs membres des privilégiés dans l’usine, l’atelier ou la mine et beaucoup moins hostiles au capitalisme patronal qu’aux ouvriers non organisés, à ce prolétariat en haillons flétri par la social-démocratie ! Or ce prolétariat toujours croissant de sans-travail, qui ne compte pas pour le syndicalisme, ou plutôt qui ne compte pour lui que comme obstacle, nous ne pouvons pas l’oublier, nous autres anarchistes, et nous devons le défendre parce qu’il est le pire des souffrants.

Je le répète : il faut que les anarchistes aillent dans les unions ouvrières. D’abord pour y faire de la propagande anarchiste : ensuite parce que c’est le seul moyen pour nous d’avoir à notre disposition, le jour voulu, des groupes capables de prendre en mains la direction de la production, nous devons y aller enfin pour réagir énergiquement contre cet état d’esprit détestable qui incline les syndicats à ne défendre que des intérêts particuliers.

L’erreur fondamentale de Monatte et de tous les syndicalistes révolutionnaires provient, selon moi, d’une conception beaucoup trop simpliste de la lutte de classe. C’est la conception selon laquelle les intérêts économiques de tous les ouvriers -de la classe ouvrière- seraient solidaires, la conception selon laquelle il suffit que des travailleurs prennent en mains la défense de leurs intérêts propres pour défendre du même coup les intérêts de tout le prolétariat contre le patronat. La réalité est , selon moi, bien différente.

Les ouvriers, comme les bourgeois, comme tout le monde, subissent cette loi de concurrence universelle qui dérive du régime de la propriété privée et qui ne s’éteindra qu’avec celui-ci. Il n’y a donc pas de classes, au sens propre du mot, puisqu’il n’y a pas d’intérêts de classes. Au sein de la « classe » ouvrière elle-même, existent, comme chez les bourgeois, la compétition et la lutte. Les intérêts économiques de telle catégorie ouvrière sont irréductiblement en opposition avec ceux d’une autre catégorie. Et l’on voit parfois qu’économiquement et moralement certains ouvriers sont beaucoup plus près de la bourgeoisie que du prolétariat. Comélissen nous a fourni des exemples de ce fait pris en Hollande même. Il y en a d’autres. Je n’ai pas besoin de vous rappeler que, très souvent, dans les grèves, les ouvriers emploient la violence… contre la police ou les patrons ? Non pas : contre les Kroumirs (note : En Italie et en Suisse, on appelle ainsi les jaunes, ceux qui travaillent en temps de grève.) qui pourtant sont des exploités comme eux et même plus disgraciés encore, tandis que les véritables ennemis de l’ouvrier, les seuls obstacles à l’égalité sociale, ce sont les policiers et les patrons.

Cependant , parmi les prolétaires, la solidarité morale est possible, à défaut de la solidarité économique. Les ouvriers qui se cantonnent dans la défense de leurs intérêts corporatifs ne la connaîtront pas, mais elle naîtra du jour ou une volonté commune de transformation sociale aura fait d’eux des hommes nouveaux. La solidarité, dans la société actuelle, ne peut être que le résultat de la communion au sein d’un même idéal. Or c’est le rôle des anarchistes d’éveiller les syndicats à l’idéal, en les orientant peu à peu vers la révolution sociale, – au risque de nuire à ces  » avantages immédiats  » dont nous les voyons aujourd’hui si friands.

Que l’action syndicale comporte des dangers, c’est ce qu’il ne faut plus songer à nier. Le plus grand de ces dangers est certainement, dans l’acceptation par le militant de fonctions syndicales, surtout quand celles-ci sont rémunérées. Règle générale : l’anarchiste qui accepte d’être le fonctionnaire permanent et salarié d’un syndicat est perdu pour la propagande, perdu pour l’anarchisme ! Il devient désormais l’obligé de ceux qui le rétribuent et, comme ceux-ci ne sont pas anarchistes, le fonctionnaire salarié placé désormais entre sa conscience et son intérêt, ou bien suivra sa conscience et perdra sa son poste, ou bien suivra son intérêt et alors, adieu l’anarchisme !

Le fonctionnaire est dans le mouvement ouvrier un danger qui n’est comparable qu’au parlementarisme : l’un et l’autre mènent à la corruption et de la corruption à la mort, il n’y a pas loin.

Et maintenant, passons à la grève générale.

Pour moi, j’en accepte le principe que je propage tant que je puis depuis des années. La grève générale m’a toujours paru un moyen excellent pour ouvrir la révolution sociale. Toutefois gardons-nous bien de tomber dans l’illusion néfaste qu’avec la grève générale, l’insurrection armée devient une superfétation.

On prétend qu’en arrêtant brutalement la production, les ouvriers en quelques jours affameront la bourgeoisie qui, crevant de faim, sera bien obligée de capituler. Je ne puis concevoir absurdité plus grande. Les premiers à crever la faim, en temps de grève générale, ce ne seraient pas les bourgeois qui disposent de tous les produits accumulés, mais les ouvriers qui n’ont que leur travail pour vivre. La grève générale telle qu’on nous la décrit d’avance est une pure utopie. Ou bien l’ouvrier, crevant de faim après trois jours de grève, rentrera à l’atelier, la tête basse, et nous compterons une défaite de plus. Ou bien, il voudra s’emparer des produits de vive force. Qui trouvera-t-il devant lui pour l’en empêcher ? Des soldats, des gendarmes, sinon les bourgeois eux-mêmes, et alors il faudra bien que la question se résolve à coups de fusils et de bombes. Ce sera l’insurrection, et la victoire restera au plus fort.

Préparons-nous donc à cette insurrection inévitable, au lieu de nous borner à préconiser la grève générale, comme une panacée s’appliquant à tous les maux. Qu’on n’objecte pas que le gouvernement est armé jusqu’aux dents et sera toujours plus fort que les révoltés. A Barcelone, en 1902, la troupe n’était pas nombreuse. Mais on n’était pas préparé à la lutte armée et les ouvriers, ne comprenant pas que le pouvoir politique était le véritable adversaire, envoyaient des délégués au gouverneur pour lui demander de faire céder les patrons.

D’ailleurs la grève générale, même réduite à ce qu’elle est réellement, est encore une de ces armes à double tranchant qu’il ne faut employer qu’avec beaucoup de prudence. Le service des subsistances ne saurait admettre de suspension prolongée. Il faudra donc s’emparer par la force des moyens d’approvisionnement, et cela tout de suite, sans attendre que la grève se soit développée en insurrection.

Ce n’est donc pas tant à cesser le travail qu’il faut inviter les ouvriers, c’est bien plutôt à le continuer pour leur propre compte. Faute de quoi, la grève générale se transformerait vite en famine générale, même si l’on avait été assez énergiques pour s’emparer dès l’abord de tous les produits accumulés dans les magasins. Au fond l’idée de grève générale a sa source dans une croyance entre toutes erronée : c’est la croyance qu’avec les produits accumulés par la bourgeoisie, l’humanité pourrait consommer, sans produire, pendant je ne sais combien de mois ou d’années. Cette croyance a inspiré les auteurs de deux brochures de propagande publiées il y a une vingtaine d’années : Les Produits de la Terre et les Produits de l’Industrie , et ces brochures ont fait, à mon avis, plus de bien que de mal. La société actuelle n’est pas aussi riche qu’on le croit. Kropotkine a montré quelque part qu’à supposer un brusque arrêt de production, l’Angleterre n’aurait que pour un mois de vivres ; Londres n’en aurait que pour trois jours. Je sais bien qu’il y a le phénomène bien connu de surproduction. Mais toute surproduction a son correctif immédiat dans la crise qui ramène bientôt l’ordre dans l’industrie. La surproduction n’est jamais que temporaire et relative.

Il faut maintenant conclure.

Je déplorais jadis que les compagnons s’isolassent du mouvement ouvrier. Aujourd’hui je déplore que beaucoup d’entre nous, tombant dans l’excès contraire, se laissent absorber par ce même mouvement. Encore une fois, l’organisation ouvrière, la grève, la grève générale, l’action directe, le boycottage, le sabotage et l’insurrection armée elle-même, ce ne sont là que des moyens. L’anarchie est le but.

La révolution anarchiste que nous voulons dépasse de beaucoup les intérêts d’une classe : elle se propose la libération complète de l’humanité actuellement asservie, au triple point de vue économique, politique et moral.

Gardons-nous donc de tout moyen d’action unilatéral et simpliste. Le syndicalisme, moyen d’action excellent à raison des forces ouvrières qu’il met à notre disposition, ne peut pas être notre unique moyen. Encore moins doit-il nous faire perdre de vue le seul but qui vaille un effort : l’Anarchie !

Axe de la résistance: Cause commune entre le Hezbollah et la Russie en Syrie

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Lutte contre le terrorisme: La Russie et le Hezbollah font cause commune en Syrie

 

Press TV

 

11 janvier 2018

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/11/548570/La-Russie-dans-le-camp-de-la-Rsistance

 

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth a mis l’accent sur la coopération de Moscou avec le Hezbollah, la Syrie et l’axe de la Résistance dans la lutte contre le terrorisme.

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth, Alexandre Zasypkine, a qualifié de très important le récent discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah. Il a réaffirmé que l’axe de la Résistance devrait être prêt à riposter à toute éventuelle attaque.

Selon le site web libanais el-Nashra, Alexandre Zasypkine a également rendu hommage à la solidarité dont fait preuve Nasrallah envers la nation palestinienne.

« Dans la conjoncture actuelle, il faudrait soutenir la cause palestinienne, ce qui rendra le terrain propice aux négociations de paix », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Nous menons des coopérations avec le Hezbollah, le gouvernement syrien et l’axe de la Résistance concernant la lutte contre le terrorisme. »

Plus loin dans ses propos, il a ajouté qu’il n’existait aucun danger direct contre le Liban pour lancer une nouvelle guerre contre ce pays.

Il a ensuite fait allusion au dossier syrien pour dire : « Les participants aux négociations d’Astana ne partagent pas un même avis. La Turquie soutient les groupes armés opérant en Syrie, mais la Russie et l’Iran se sont entretenus en vue de développer des relations plus étroites avec l’armée syrienne. »

Le diplomate russe a réaffirmé que son pays et le Hezbollah se battent contre le terrorisme en Syrie et qu’ils se trouvent dans le même camp.

« Moscou et Téhéran coordonnent leur action politique en Syrie », a-t-il argué.

Nouvel Ordre Mondial: 11 septembre nucléaire, une perspective européenne… Les recherches de Heinz Pommer

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Résistance 71

11 janvier 2018

En septembre 2014 nous avions traduit et publié la recherche de VT basée sur un rapport du ministère américain de l’énergie et de leur laboratoire Sandia Lab et démontrant que les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire sur les États-Unis nécessitant les plus hautes complicités au sein de l’appareil d’état yankee et que seule une destruction nucléaire avait pu réduire en quasi poussière les 3 gratte-ciels qui s’effondrèrent ce jour là: les WTC 1 et 2 et le WTC 7.

En appui de ce que nous avons déjà publié et qui est résumé dans ce pdf que nous avons republié par la suite avec l’assistance de Jo de JBL1960,

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

nous vous proposons un autre dossier récent compilé par un analyste scientifique allemand, Heinz Pommer. Son rapport est publié en anglais dont nous joignons le pdf ci-dessous. Il est un très bon document complémentaire à notre traduction de VT car il contient un grand nombre de photos et de graphiques expliquant visuellement la destruction nucléaire des tours. Nous avons été averti que Pommer travaillait sur un compte-rendu pour le grand public qu’il publiera vers le printemps 2018, compte-rendu que nous traduirons lorsqu’il sera en notre possession.

Nous remercions notre lecteur assidu « La Cariatide » de nous avoir fourni ces informations afin de continuer sans relâche à exposer la vérité sur ces évènements qui ont mené le monde depuis lors, dans une guerre perpétuelle dont nous ne verrons la fin que lorsque nous aurons changé de paradigme politique pour l’organisation de la société humaine, mais ceci est une autre histoire…

Le CR de Heinz Pommer sur le 11 septembre nucléaire
Version pdf de l’auteur:

11 septembre nucléaire recherche de Heinz Pommer

Médias et propagande: Les soi-disants réseaux sociaux à la botte de l’empire…

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Facebook aux ordres d’Israël

 

Glen Greenwald

 

8 janvier 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/731014

 

The Intercept, magazine d’investigation en ligne, apporte les preuves : Facebook a passé un accord avec la ministre la plus extrémiste et raciste du gouvernement israélien, Ayelet Shaked, en charge du portefeuille de la « justice » et s’est engagé à censurer tous les posts qui ne plaisent pas à Israël.

Comme le révélait The Intercept et le rapportait The Guardian, une délégation de Facebook et le gouvernement israélien se sont rencontrés en septembre 2016. L’objectif de cette entrevue : pousser Facebook à censurer les posts « incitant à la violence », et avant tout ceux des militants palestiniens qui protestent contre l’occupation israélienne.

Suite à cette rencontre, il semble désormais clair que le gouvernement israélien et Facebook ont trouvé un arrangement. En effet, la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, a déclaré que Tel-Aviv avait soumis 158 demandes afin de faire retirer des contenus considérés comme incitant à la haine. Selon elle, Facebook aurait accepté 95 % des demandes.

Des centaines de Palestiniens arrêtés pour leurs posts Facebook

Dans les semaines suivant cet accord, le « collective Palestinian Information Center » a également constaté qu’au moins 10 comptes des administrateurs de leurs pages Facebook en arabe et en anglais — suivies par plus de 2 millions de personnes — ont été suspendus, et sept d’entre eux de façon permanente.

En mars 2017, Facebook a également brièvement fermé la page du Fatah, pour le post d’une ancienne photo de Yasser Arafat tenant un fusil.

L’étendue de cette censure est détaillée dans un rapport publié par le Centre palestinien pour le développement et les libertés des médias (MADA). Celui-ci liste une vingtaine de comptes de journalistes et d’activistes pro-palestiniens suspendus ainsi que la fermeture de pages du même type.

« Israël ne veut pas que le récit des violations commises dans les territoires occupés atteigne une audience mondiale », assure, sur Al Jazeera, Musa Rimawi, le directeur du MADA.

Une branche de l’armée israélienne pour recueillir des renseignements en ligne et surveiller les mots-clés sur les réseaux sociaux

D’ailleurs, parmi les comptes supprimés par Facebook figurent des membres de deux agences qui couvrent l’information quotidienne dans les territoires palestiniens occupés. Quatre éditeurs de l’agence de presse Shehab, qui compte plus de 6,3 millions de « likes » sur Facebook, et trois cadres du Quds News Network, avec environ 5,1 millions de « likes », avaient déclaré en 2016 ne pas avoir accès à leurs comptes personnels.

Dans la longue liste des pages supprimées par Facebook à la demande d’Israël, on peut aussi citer : Palestinian Dialogue Network (PALDF.net) Gaza now, Jerusalem News Network, Radio Bethlehem 2000, Orient Radio Network, page Mesh Heck, Ramallah news, celle du journaliste Huzaifa Jamous d’Abu Dis, celle des militants Qassam Bedier, et Mohammed Ghannam, du journaliste Kamel Jbeil, les comptes de Al Quds Page, ceux de Abdel-Qader al-Titi, des jeunes activistes Hussein Shajaeih, Mohammad Za’anin, Amer Abu Arafa, ou encore Abdulrahman al-Kahlou).

Une censure qui s’étend de façon générale aux citoyens palestiniens. Des centaines d’entre eux ont été arrêtés par Israël pour leurs posts Facebook, même pour de simples messages qui critiquent la domination israélienne mais ne soutiennent pas explicitement la violence. Une branche de l’armée israélienne serait d’ailleurs spécialement chargée de recueillir des renseignements en ligne et de surveiller les mots-clés sur les réseaux sociaux.

Le 11 octobre 2015 par exemple, Dareen Tatour, 34 ans, Palestinienne possédant la citoyenneté israélienne, a été arrêtée pour ses messages sur Facebook. Elle avait, entre autres, publié un poème intitulé « Résistez mon peuple, résistez leur. »

Et le11 juillet 2016, comme le rapporte The Intercept, le centre juridique israélien Shurat HaDin a même poursuivi Facebook devant un tribunal fédéral américain au nom des familles de citoyens américains tués par des assaillants palestiniens en Israël. Pour Shurat HaDin, Facebook aurait « sciemment » apporté un soutien matériel au Hamas parce que le groupe militant palestinien « a utilisé et compté sur la plateforme et les services de communication de Facebook » pour perpétrer des actions terroristes.

Une plainte qu’un porte-parole de Facebook a jugée « sans fondement. » Les militants palestiniens se défendent également. Pour eux, ce n’est pas tant les réseaux sociaux qui incitent à la violence, mais ce sont surtout les discriminations et l’occupation israélienne dont ils sont victimes depuis des décennies.

Un discours de haine envers les Arabes propagé sur les réseaux sociaux :

En revanche les posts israéliens qui appellent à la violence contre les Palestiniens ou les Arabes, ne sont généralement pas mis en cause par Facebook.

Il est pourtant très courant que les Israéliens se servent de Facebook pour inciter à la violence, appeler au meurtre de Palestiniens.

Et le discours de haine contre les Arabes en général a pris de l’ampleur sur Facebook. Des vidéos sur YouTube et Facebook montrent des centaines de foules israéliennes en colère qui chantent, « Mort aux Arabes. » Une autre vidéo montre aussi un juif israélien attaquant un Palestinien dans un bus public et criant : « De sales Arabes, des enfants de sales meurtriers. »

Pourtant, l’état hébreu semble convaincu que seuls les post d’opposants palestiniens sont une réelle menace à la sécurité.

Par Glenn Greenwald

Source : https://theintercept.com/2017/12/30/facebook-says-it-is-deleting-accounts-at-the-direction-of-the-u-s-and-israeli-governments/

CAPJPO-EuroPalestine

Résistance au colonialisme: Les 15 d’Onondaga seuls contre la (in)justice coloniale (Mohawk Nation News)

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“Le rêve américain: construit sur l’assassinat, le viol, l’exploitation et le génocide d’hommes, de femmes et d’enfants innocents depuis 1492.”

Traduction du texte de l’image que nous publions en illustration :

“Le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité ne s’est pas produit en Allemagne nazie mais sur le sol du continent américain.

100 millions de natifs furent massacrés et perdirent leur patrie. Fait historique: la plus grande partie des personnes ayant perpétré ces massacres était chrétienne… Désolés si vous ne pouvez pas supporter la vérité.”

~ Résistance 71 ~

 

 

Le système de justice “regardez-moi dans les yeux”

 

Mohawk Nation News

 

9 janvier 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/01/09/look-me-in-the-eye-justice-system/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le business de justice entrepreneuriale colonial fondé sur la loi de l’amirauté régissant la haute mer est fait pour protéger la propriété volée par une petite élite et réduire en esclavage le reste. Quand nous allons au tribunal, 99,9% d’entre nous devons payer un avocat pour parler en notre nom ou nous devons nous représenter nous-mêmes (pro se, sans avocat). L’élite a créé ce trou noir à fric pour nous mettre à genoux et nous enterrer dans leurs procédures pseudo-légales et leur paperasserie ou nous mettre dans ses prisons. Exxon pourrait nous envoyer 250 000 ou 1 millions de pièces de paperasserie qui nous demanderons des années à lire pour ne jamais les comprendre.

Nous proposons un nouveau système judiciaire, basé sur la règle de renommée mondiale de la “tekarontake rule”  fondée sur la Grande Loi de la Paix, Kaianerekowa, afin de créer un équilibre dans lequel tout le monde est égal et a une voix. Pas de papier ni de crayon dans le tribunal, juste votre esprit. Les partis en litige doivent se regarder droit dans les yeux si on veut. Les avocats et les juges n’auront aucune règle artificielle pour protéger les intérêts entrepreneuriaux. Leur système frauduleux de “clientélisme” disparaîtra. La terre, les arbres, les rivières, l’air, les animaux et toute forme de vie sont créés pro se. Nous sommes tous nés pour vivre et mourir pro se, sans avocats remplissant des paperasses et les envoyant quelque part.

Cette supercherie est finie. Tout le monde passera par la porte d’entrée du tribunal et dans leurs chambres secrètes. L’illusion de cette association du barreau ne nous menacera plus en nous prenant à la gorge, en nous mettant à l’amende et en nous gardant dans les clous tout en se remplissant les poches. Si vous avez besoin de paperasserie, alors c’est que votre affaire n’est pas bonne. Les avocats sont toujours incapables de narrer nos histoires. Pour résoudre un conflit, toutes les parties entrent dans une pièce ensemble et discutent de l’affaire jusqu’à ce qu’elles parviennent à une entente.. Pas de secrets ni de mensonges. L’état de New York a fait attendre les 15 d’Onondaga pendant 20 ans (en espérant que nous mourrions tous…) ; puis ils nous font passer dans des parodies de justice et de procès dans leurs tribunaux de district, puis du second circuit et maintenant de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU).

La CSEU a même une règle qui veut que personne d’autre qu’un avocat ne puisse soutenir l’affaire devant leur “club” ! C’est seulement pour ce 1% qui peuvent se permettre le prix d’acheter un avocat.

Dans les affaires criminelles, le gouvernement entrepreneurial colonial écrit les règles et les règlements pour nous attraper ou nous piéger. Quiconque est accusé devrait avoir accès à un bon avocat gratuitement. Nous sommes présumés innocents. Que l’état paie pour ce fric qui l’engraisse. Les tribunaux et les avocats mènent la danse de ce business et se partagent les bénéfices, le butin, se remplissant les poches sur le dos des conflits d’autrui.

En 1997, les rapaces nous ont offert de nous aider gratuitement. Ils ont largué les 15 d’Onondaga lorsque nous avons décidé que nous n’accepterions pas un arrangement hors tribunal (NdT: la plupart des affaires légales à Yankland ne vont jamais devant les tribunaux jusqu’au bout, la plupart des affaires trouvent un “arrangement à l’amiable moyennant finance”, c’est ce que voulaient les avocats “charitables”, pomper quelques millions de dollars desquels ils prendraient 10%, sans comprendre que l’argent ne fut jamais la racine de l’affaire… Quand ils le comprirent, ils décidèrent de ne plus représenter les natifs) et qu’ils ne gagneraient pas de fric. Nous voulions établir un précédent et inscrire l’attaque que nous avions subie par le NYS I-81 INDIAN DETAIL’ dans le cadastre judiciaire.

Tous ceux ayant des doléances légitimes auront leur temps dans la “chambre de la réconciliation”, sans avocat, sans paperasserie, sans dépositions etc…

Des arbitres entendront rapidement les mérites de chaque partie de l’affaire au lieu d’un juge et tant que cela est encore frais dans les esprits au lieu de laisser au temps le soin de faire oublier les détails et entretenir la confusion. Les livres de référence des tribunaux deviendront des petits pamphlets d’une ou deux pages afin de dégonfler la baudruche de ce qu’est ce soi-disant système ou plutôt business judiciaire.

Le système social en place n’a pas de justice, aucune véritable solution aux problèmes. Il n’est que fondé sur l’argent, toujours plus d’argent. La Grande Loi de la Paix ne recherche en rien une punition, mais de rendre les affaires justes, de redresser les torts, d’arranger les affaires de la façon dont elles doivent l’être.. Tout le monde est responsable de corriger erreur et malfaisance (NdT: le mieux étant la prévention dans un système social égalitaire) et de compenser ceux qui ont été lésés (NdT: jamais le mot “compensation” n’a été synonyme de “dédommagement pécunier”…). Une poignée de personnes ne doit pas décider. Tout le monde doit être au courant et être impliqué dans la solution. Les politiciens disent qu’ils vont jeter cela au peuple pour un referendum mais ne lui donnent pas toutes les informations pour prendre une décision vraiment informée. Ils fournissent une constante propagande, de la rumeur, du commérage et ce jusque dans les tribunaux, afin de tromper juge, jury, peuple et médias.

Comme l’a si bien dit un des plaignants des 15 d’Onondaga, Budgie: “Mes parents m’ont élevé pour dire la vérité et ne pas voler ou alors je pourrais bien finir politicien ou juge…” (Parmley contre Jones)

= = =

“La différence entre les oiseaux et les hommes politiques, c’est que quand même parfois les oiseaux arrêtent de voler.”

~ Coluche ~

Lectures connexes:

Manifeste de la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

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Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte