Archives de guerres imperialistes

La résistance au colonialisme passe par la résistance à la sémantique de l’oppression… (Steven Newcomb)

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“Les vrais proprios de ce pays savent la vérité, appelée le rêve américain… parce que vous devez être bien endormis pour y croire.”

~ George Carlin ~

 

Les mots, la réalité et l’empire américain dans l’ère Trump

 

Steven Newcomb

 

18 juin 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/words-reality-american-empire-age-trump/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous, nations originelles pré-américaines de ce continent, avons le pouvoir de la transformation. C’est un pouvoir appelé vocabulaire. Les mots sont la chose la plus simple avec lesquels nous faisons et façonnons la réalité. Comment emploierons-nous donc notre pouvoir des mots ? Développons d’abord un contexte afin de répondre à cette question.

Nous pouvons observer des siècles d’histoire ce qui inclut des colonisateurs envahisseurs venus ici d’un endroit appelé la chrétienté. Ils utilisèrent la violence génocidaire et la terreur avec leurs mots étrangers et leurs idées, dans un effort de forcer chaque nation libre et indépendante à vivre sous leur système-réalité de domination. La philosophe politique Hanah Arendt dit dans son livre “Origines du totalitarisme”:

La terreur sanglante extraordinaire se tenant durant les étapes initiales de la domination totalitaire est faite pour vaincre l’opposition et rendre toute opposition subséquente impossible…” Au travers des siècles, l’extermination des peuples natifs alla la main dans la main avec la colonisation des Amériques, de l’Australie, de l’Afrique.

Le système de colonisation des Etats-Unis a créé au moins trois noms pour son système de domination de nos nations: “la relation de confiance”, “le pouvoir plénier” et “la loi”. Si et lorsque nous contestons fondamentalement les concepts qui cimentent le système idéologique de domination américain, on nous considère comme étant contre le système “légal” des Etats-Unis, c’est à dire la force de l’habitude d’obéir et contre la “sécurité nationale du pays”. Ceci est mis en évidence par le rapport de l’Intercept sur la TigerSwan Corporation et son traitement des protecteurs de l’eau indigènes, les étiquetant comme des rebelles “insurgés” qui assument-ils, menacent ce que je préfère appeler la “sécurité nationale” du système de domination de l’empire américain.

Il y a une notion derrière l’expression de “la relation de confiance” qui est celle-ci: Nous avons le droit de “faire confiance” à nos “maîtres”, nos “oppresseurs” de “bien nous traiter”. Une simple définition du mot justice est de “donner à quelqu’un ce qui lui est dû” ou de “donner à quelqu’un ce qu’il peut avoir de plein droit.” Il y a néanmoins un problème majeur. Les colons se sont persuadés qu’ils étaient des “êtres supérieurs” qui méritent de plein droit le tribut et l’obéissance de nos nations originelles. Tribut sous la forme de la terre et l’obéissance à leurs idées imposées qu’ils appellent “la loi”.

Ils ont cru, se sont de fait auto-persuadés de mériter de plein droit le “dominion” ou droit de domination sur la terre et ses ressources au sein des limites de nos territoires traditionnels. Les premiers colons se pensaient même être des “élus de dieu” pour être les seigneurs de ces lieux. Pendant des siècles ces “seigneurs” auto-proclamés ont imposé leur système d’oppression sur nos nations, tout cela au nom du “don de la civilisation” qu’ils nous faisaient, ainsi que celui de la “liberté”. Ils ont utilisé ces mot mêmes pour nous enfumer et nous tromper. Le système de réalité que les envahisseurs ont éventuellement créé est le résultat de leurs mots, de leur vocabulaire, combiné avec leur profond désir de manifester un style de vie qu’ils appelèrent “américain” (NdT: pour l’expression de l’American Way of Life…)

Le style de vie américain est fondé sur un “rêve américain” impérialiste fait de richesses et de fortune obtenues au moyen d’un système de domination qui est utilisé pour abuser et profiter de la terre, des territoires et des eaux de nos nations originelles. Richesse et fortune ont pour résultat la puissance et le pouvoir et ce pouvoir mène au désir d’obtenir toujours plus de pouvoir pour avoir toujours plus de richesses et de fortune. Plus de pouvoir, combiné avec un système idéologique de domination, veut dire meilleur accès à la terre et aux ressources et une meilleure capacité de nous empêcher d’arrêter les projets comme celui du DAPL et ce même si le pétrole transporté est une sérieuse menace pour la santé de millions de personnes au travers de la pollution de l’eau.

Le cycle d’annihilation et d’exploitation de nos nations vieux de quelques siècles et la prise en compte de nos terres et territoires ancestraux est le moyen principal et central par lequel les Etats-Unis sont parvenus à leur “rêve américain”. La vie, la liberté et la poursuite du bonheur (cad des richesses et de la fortune) qui sont directement dérivés de l’exploitation des terres, des ressources et des eaux de nos nations. Il y a un sens caché dans la phrase de la campagne de Trump qui disait: “Faire de l’Amérique de nouveau une grande nation !” C’est en fait pour poursuivre plus avant l’amour américain pour les richesses et la fortune. Le slogan est un feu vert pour l’exploitation débridée de tout et n’importe quoi qui puisse être extrait et converti en fric. Maintenant il y a des “pourparlers” de “ventes” des soi-disantes “terres publiques, terres fédérales”, qui sont les terres et territoires traditionnels de nos nations originelles assujettis par les Etats-Unis sur la base de la Doctrine Chrétienne de la Domination.

L’aboutissement du “rêve américain” de richesses et de fortune est avalisé sur une affirmation de droit sur le sol et sur le pétrole. Des forces très puissantes au sein du systèmes des Etats-Unis ont affirmé un droit sur le sol, un droit de propriété, fondés sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte et de la Domination, qui s’est étendue à l’affirmation d’un droit sur le pétrole et le sous-sol de nos territoires. Bien entendu le pétrole est une substance hautement cancérigène fait d’hydrocarbures qui sont convertis en carburants et qui conduisent l’économie américaine, sans presque un regard sur la toxicité, la destruction de la santé humaine, des voies d’eau, des nappes phréatiques et des écosystèmes qui en résultent.

Donc, comment devons-nous appliquer notre pouvoir des mots pour libérer et renforcer nos nations pré-américaines ? Standing Rock et Oceti Sakowin ( le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux) ont bien démontré le modèle avec l’enseignement du “Mni Wiconi” ou “L’eau c’est la vie”. Cette simple phrase communique à un niveau où la plupart des êtres humains peuvent s’identifier. Il n’y a personne que nous connaissions qui puisse boire du pétrole pour survivre. Mon épouse Paige m’a fait astucieusement remarquer récemment que l’économie globale est fondée sur une addiction à une substance hautement toxique, un poison: le pétrole. La fragmentation et de massifs projets d’extraction comme celui de l’exploitation toxique des sables bitumeux, empoisonnent l’eau sur de très vastes étendues, tout en empoisonnant les gens et d’autres formes de vie.

Vers la fin de sa longue vie, le politologue Chalmers Johnson fit remarquer dans un classique sous-entendu: “Les empires ne durent pas et leurs fin est en général assez déplaisante.” Il l’écrivait bien évidemment en référence à l’empire américain. Il a aussi dit:

A cette heure tardive, il est difficile d’imaginer comment le congrès [des Etats-Unis], tout comme le sénat romain dans les derniers jours de la République, pourrait être ramené à la vie et nettoyé de sa corruption endémique. échouant en une telle réforme, Némésis, la déesse de la rétribution et de la vengeance, bourreau de l’arrogance, attend patiemment de nous rencontrer.

Le monde observe la paralysie et la panne totale de l’administration Trump de l’empire américain, noyée dans son arrogance malsaine. Il est possible que l’ère Trump mène à une reconnaissance plus avant  de l’importance vitale de nos enseignements traditionnels, tel que Mni Wiconi (l’eau c’est la vie).

= = =

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008, traduit de l’anglais par Résistance 71 )

Guerre impérialiste: La City de Londres à la manœuvre au Moyen-Orient

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Analyse intéressante de Thierry Meyssan ci-dessous.

Question: Le Qatar est une de facto propriété d’Exxon-Mobil (dont le ministre des AE actuel yankee fut CEO) et il est difficile d’imaginer que XMO laisse le Qatar, donc quel est le véritable (en)jeu derrière le rideau entre les véritables acteurs que sont donc XMO (Rockefeller), Royal Dutch Shell (Rothschild), ARAMCO (Saoud + Rockefeller + Rothschild), la compagnie iranienne du pétrole et du gaz, Gazprom et Rosneft les russes ? C’est là que se situe le nœud gordien de l’affaire aussi en rapport avec la Chine et les nouvelles routes de la soie… Tout ceci, quelqu’en soit les détails secrets, ressemble à s’y méprendre à un ajustement structurel non pas du Moyen-Orient, qui n’est qu’un pion, mais de l’empire. Bernard accélère le processus de son changement de coquille, le temps presse parce qu’au vu des dernières élections un peu partout, les peuples commencent à avoir une sérieuse puce à l’oreille…

~ Résistance 71 ~

 

Ajustement au Moyen-Orient

 

Thierry Meyssan

 

20 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article196878.html 

 

Alors que les États du Moyen-Orient élargi se divisent entre partisans et adversaires du cléricalisme, Washington, Moscou et Pékin négocient une nouvelle donne. Thierry Meyssan évalue l’impact de ce tremblement de terre sur les conflits palestinien, irako-syrien et yéménite.

La crise diplomatique autour du Qatar a gelé divers conflits régionaux et a masqué des tentatives de règlements de quelques autres. Nul ne sait quand aura lieu le lever de rideau, mais il devrait faire apparaître une région profondément transformée.

1— Le conflit palestinien

Depuis l’expulsion de la majorité des Palestiniens hors de chez eux (la Nakhba, le 15 mai 1948) et le refus par les peuples arabes de ce nettoyage ethnique, seules la paix séparée israélo-égyptienne des accords de Camp David (1978) et la promesse d’une solution à deux États des accords d’Oslo (1993) ont partiellement modifié la donne.

Cependant lorsque l’on révéla les négociations secrètes entre l’Iran et les États-Unis, l’Arabie saoudite et Israël décidèrent à leur tour de discuter. À l’issue de 17 mois de rencontres secrètes, un accord fut conclu entre le Gardien des deux mosquées et l’État juif [1]. Celui-ci se concrétisa à travers la participation de Tsahal à la guerre du Yémen [2] et le transfert de bombes atomiques tactiques [3].

Rappelons que cet accord prévoyait également de faire évoluer l’Arabie saoudite de sorte que sa société reste salafiste et que ses institutions deviennent laïques. Il prévoyait aussi l’indépendance du Kurdistan irakien (qui tiendra un référendum en septembre) et l’exploitation à la fois des champs gaziers du « quart vide » (qui sont à cheval sur l’Arabie et le Yémen, d’où la guerre actuelle) et de ceux de l’Ogaden (d’où le retrait cette semaine des troupes qataries de la frontière djiboutienne).

En définitive, l’Égypte a décidé de céder les îles de Tiran et de Sanafir à l’Arabie saoudite, comme elle s’y était engagée il y a un an. Ce faisant, Riyad a reconnu de facto les accords de Camp David qui gèrent notamment le statut de ces territoires. Israël a confirmé avoir obtenu des garanties saoudiennes.

Observons que la décision égyptienne n’a pas été prise sous la pression saoudienne (Riyad avait vainement bloqué ses livraisons de pétroles, puis un prêt de 12 milliards de dollars), mais en raison de la crise du Golfe. Les Séoud ont officialisé leur rupture avec les Frères musulmans qui couvait depuis la transmission par le président al-Sissi de documents attestant d’un projet de coup d’État de certains membres de la Confrérie contre eux. Dans un premier temps, l’Arabie avait cru pouvoir discerner entre de bons et de mauvais Frères musulmans. Elle avait déjà accusé le Qatar de soutenir les putschistes, mais les choses avaient évolué pacifiquement cette fois. Désormais Riyad entend combattre toute la Confrérie ce qui le conduit à revoir sa position à propos de la Syrie.

La cession de ces îles, égyptiennes depuis la Convention de Londres de 1840, n’a d’autre sens que de permettre à l’Arabie saoudite de reconnaître implicitement, 39 ans plus tard, les accords de paix égypto-israéliens de Camp David.

De son côté, Téhéran a accueilli la direction politique du Hamas (laquelle est principalement composée de Frères musulmans) à la fois au nom de la solidarité avec la cause palestinienne et parce qu’il partage la même conception de l’islam politique.

La prochaine étape sera l’établissement de relations commerciales publiques entre Riyad et Tel-Aviv ainsi que l’expose The Times du 17 juin (des sociétés israéliennes seraient autorisées en Arabie et la compagnie d’aviation El-Al pourrait utiliser l’espace aérien saoudien) [4], puis la reconnaissance de l’initiative de paix du prince Abdallah (Ligue arabe, 2002) et l’établissement de relations diplomatiques (le prince Walid ben Talal deviendrait ambassadeur) [5].

Ce projet pourrait amener à la paix en Palestine (reconnaissance d’un État palestinien et indemnisation des réfugiés), au Liban (retrait des fermes de Shebaa) et en Syrie (arrêt du soutien aux jihadistes et retrait du Golan).

La question du Golan sera particulièrement difficile car l’administration Netanyahu a affirmé —non sans provocation— son annexion tandis que les États-Unis et la Russie ont violemment réagi à l’expulsion de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) et à sa substitution par al-Qaïda [6]. Il n’est cependant pas impossible qu’au cours de la guerre de Syrie, Washington ou Moscou ait pris l’engagement auprès de Tel-Aviv de ne pas modifier le statu quo du Golan.

Ce projet de règlement général reflète la méthode des hommes d’affaire Donald Trump et Jared Kushner : créer une situation économique qui impose un changement politique. Il se heurtera nécessairement à l’opposition des Frères musulmans (Hamas), et du triangle de l’islam politique : l’Iran, le Qatar et la Turquie.

2— Le conflit irako-syrien

La totalité des acteurs de la région s’accordent à considérer qu’aujourd’hui l’Irak et la Syrie forment un unique champ de bataille. Toutefois les Occidentaux, qui s’accrochent aux mensonges de l’administration Bush Jr. (même s’ils admettent l’inanité des armes de destruction massives imputées à Saddam Hussein) et à la narration romantique des « printemps arabes » (même s’ils reconnaissent que ce mouvement n’a jamais tenté d’apporter de liberté mais au contraire d’imposer l’islam politique), s’entêtent à les considérer comme distincts.

Nous renvoyons nos lecteurs à mon livre Sous nos yeux pour ce qui concerne la manière dont la guerre a débuté [7]. Toujours est-il que depuis le début de la crise autour du Qatar, la guerre se limite en Irak et en Syrie à

(1) la lutte contre Daesh (Mossoul et Rakka) et à

(2) celle contre la Turquie (Baachiqa et Al-Bab) [8].

Ce qui est évident pour tous dans la région, c’est que depuis l’accession au pouvoir à Pékin du président Xi Jinping porteur du projet des deux routes de la soie, Washington a poussé à la création d’un « Sunnistan » à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour ce faire, il a financé, armé et encadré Daesh afin de couper l’axe de communication Beyrouth-Damas-Bagdad-Téhéran-Pékin.

Depuis quatre mois, l’administration Trump étudie et négocie la manière dont elle pourrait modifier cette politique et conclure un partenariat avec Pékin au lieu de la confrontation actuelle [9].

Alors que sur le terrain, s’enchaînent des événements contradictoires, les armées irakienne et syrienne ont subitement avancé depuis le début de la crise autour du Qatar. Elles ont libéré de Daesh leurs territoires frontaliers et sont aujourd’hui sur le point d’établir leur jonction (c’est-à-dire de rétablir la route de la soie). Les deux armées ne sont plus séparées que par deux cent mètres de terrain contrôlés illégalement par l’armée US [10].

Quant aux combats au Sud de la Syrie, ils ont miraculeusement cessé. Un cessez-le-feu a été proclamé unilatéralement par Damas à Deraa. En réalité, Moscou et Washington ont donné l’assurance à Tel-Aviv que la Syrie ne laisserait se déployer à sa frontière que des troupes russes et non pas iraniennes, pas plus que celles du Hezbollah libanais.

Bref, si le Pentagone suit les ordres de la Maison-Blanche, le conflit devrait largement cesser. Il ne resterait que l’occupation turque de l’Irak et de la Syrie, sur le modèle de l’occupation turque de Chypre dont l’Union européenne s’est lâchement accommodée. Les États-Unis et l’Arabie saoudite qui étaient des ennemis de l’Irak et de la Syrie redeviendraient à nouveau leurs alliés.

3— Le conflit yéménite

Les Yéménites pourraient faire les frais de l’évolution actuelle. S’il est clair que l’Arabie saoudite est entrée en guerre pour installer un gouvernement favorable à l’exploitation jointe des champs pétroliers du « Quart vide » et pour la gloire personnelle du prince Mohamed Ben Salman, il semble que l’aide apportée par l’Iran aux Houthis et à l’ancien président Saleh détourne les yeux des pays arabes et de la « communauté internationale » des crimes qui s’y commettent.

Il faut en effet choisir son camp et presque tous ont opté pour l’Arabie saoudite contre le Qatar et ses alliés turc et iranien. Ce qui était positif en Palestine, en Irak et en Syrie, s’avère négatif au Yémen.

Conclusion

Depuis le 5 juin et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Doha, les chancelleries se préparent toutes à une possible guerre, même si seule l’Allemagne l’a évoquée publiquement. Cette situation est d’autant plus surprenante que c’est le Qatar et non l’Arabie saoudite qui est observateur à l’Otan [11].

Des démissions s’enchaînent à Doha, de l’ambassadrice des États-Unis Dana Shell Smith, au sélectionneur de l’équipe nationale de football Jorge Fossati. Non seulement les États alignés sur Riyad ont coupé leurs relations commerciales avec l’émirat, mais de nombreuses sociétés sans liens particulier avec le Golfe en ont fait de même au vu du risque de guerre. C’est le cas par exemple de COSCO, la plus grande compagnie maritime chinoise.

Quoi qu’il en soit, malgré ses revendications historiques justifiées, il semble impossible que l’Arabie saoudite annexe le Qatar alors qu’elle s’était opposée à l’annexion du Koweït par l’Irak pour les mêmes raisons. Une règle s’est imposée dans le monde depuis la décolonisation britannique : nul n’a le droit de toucher à des frontières conçues par Londres, dans le seul et unique but de maintenir des problèmes insolubles pour les nouveaux États indépendants. De cette manière Londres maintient de facto leur dépendance perpétuelle à son égard. Au demeurant l’arrivée prochaine de 43 000 soldats pakistanais et turcs venus défendre le Qatar devrait renforcer sa position.

[1] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[2] « La Force « arabe » de Défense commune », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

[3] « Le Proche-Orient nucléarisé ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 mars 2016.

[4] “Saudi trade talks with Israel are historic first”, Michael Binyon & Gregg Carlstrom, The Times, June 17th, 2017.

[5] « Exclusif : L’Arabie saoudite construit une ambassade en Israël », Réseau Voltaire, 29 mai 2016.

[6] « Le Conseil de sécurité s’apprête à enjoindre à Israël de rompre avec al-Qaïda », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 juillet 2016.

[7] Sous nos Yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, éditions Demi-Lune, 2017.

[8] « Invasion militaire turque de l’Irak », par Ibrahim Al-Jaafari, Réseau Voltaire, 19 octobre 2016.

[9] « Trump : le business contre la guerre », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2017.

[10] « Les USA empêcheront-ils la réouverture de la route de la soie ? », Réseau Voltaire, 17 juin 2017.

[11] « Israël et des émirs dans l’Otan », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 13 mai 2016.

Résistance à l’empire: « Les Etats-Unis et le sionisme sont les parrains du terrorisme » (Iran)

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L’Iran a la capacité de punir les Etats-Unis

 

Press TV

 

18 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/18/525662/Iran-US-Israel-Armed-Forces

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un haut responsable de l’armée iranienne dit que l’Iran possède la capacité de punir Washington après le passage d’une volée de nouvelles sanctions au sénat américain, sanctions qui ciblent particulièrement le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (NdT: CGRI ou Pasdarans) sur accusations de terrorisme.

“La classe dirigeante des Etats-Unis est un régime hégémonique, expansionniste, maître-chanteur de petits caïds de cours de récréation et la racine des hostilités à notre encontre est fondée sur ces choses”, a dit l’adjoint du chef-d’état major de l’armée iranienne le Brigadier-General Massoud Jazayeri.

Depuis les toutes premières années de la révolution islamique, la nation iranienne s’est familiarisée avec l’inimitié américaine envers la révolution, son établissement et ses organes efficaces tel que le CGRI”, a t’il ajouté.

Jeudi, les sénateurs américains ont approuvé de vastes sanctions contre l’Iran à cause de son programme de missiles balistiques. La mesure mettrait également en application des sanctions et un embargo sur les armes à destination du CGRI.

La législation sénatoriale, plébiscitée par Israël et ses groupes de lobbying d’influences aux Etats-Unis (NdT: l’AIPAC, l’ADL etc…), doit encore passer la chambre des représentants et être signée par le président Trump afin de devenir une loi.

Les officiels iraniens disent que ce projet de loi viole “la lettre et l’esprit” de l’accord passé sur le nucléaire, duquel les USA sont partie prenante. Ils ont demandé une forte réponse en retour et le parlement iranien travaille sur des mesures à cet effet, d’après un député du Majli.

Si les Américains et les sionistes ne changent pas leurs manières, nous prendrons des mesures bien plus drastiques, et nous annonçons donc ici que nous avons les moyens de punition à notre disposition,” a dit sans élaborer plus avant le général Jazayeri.

Bien sûr que l’Amérique doit changer sa façon de se comporter, ou alors nous forcerons les Américains à le faire”, a t’il dit au service central de presse affilié avec l’slamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB).

Jazayeri a dit que l’opinion publique mondiale voit “Les Etats-Unis et le sionisme international comme les parrains du terrorisme.”

“Bien des preuves suggèrent que Daesh et d’autres groupes terroristes ont été élevés sur les genoux de l’Oncle Sam et des régimes réactionnaires de la région”, a t’il dit.

Le commandant a dit que des mesures américaines et des sanctions s’intensifiant sur l’Iran en accusant la CGRI de soutenir le terrorisme “nous ferons combattre le Grand Satan d’un esprit encore plus déterminé.

“Le Grand Satan” est la description de l’Amérique donnée par feu le fondateur de la RII l’imam Khomeini, qui mena une révolution contre le régime du Shah Palavi, grand allié des Etats-Unis.

C’est une ironie de l’histoire que les terroristes américains appellent le très populaire CGRI (Pasdarans), dont la mission a été de combattre le terrorisme depuis sa création et de soutenir la cause palestinienne, les peuples irakien et syrien, tout en confrontant le terrorisme domestique à l’Iran, sponsors du terrorisme,” a dit Jazayeri.

Une autre chose bien étrange et que les peuples du monde n’ont pas oublié l’admission de l’actuel président des Etats-Unis quant à la création de Daesh et de toute l’assistance qui lui est apporté.” a t’il ajouté.

S’adressant à ses supporteurs lors de sa campagne électorale à Fort Lauderdale en Floride en août l’an dernier, Donald Trump a dit que le président américain d’alors Barack Obama et l’ex-ministre des AE Hillary Clinton “avaient fondé” Daesh au Moyen-Orient.

56,8 le matin…

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Résistance 71

19 juin 2017

 

Les abstentionnistes appellent les abstentionnistes … pom pom pom pom… L’appel du 18 juin 2017 a été mieux entendu au second tour qu’au premier avec 56,83% d’abstention pour 52,3% au premier tour. Une moyenne en arrondissant un peu de 55% d’abstention pour ces législatives 2017, faut aller chercher les européennes de 2009 avec ses 59% d’abstention pour faire mieux. De fait on peut toujours faire mieux… Ne plus se déplacer du tout pour cette mascarade, on y vient, on y vient…

Le fait politique essentiel est le suivant et il est irrévocable: la nouvelle assemblée nationale franchouillarde, cette pitrerie obsolète et corrompue d’une société du spectacle et de la marchandise à l’agonie, va se constituer pour soutenir le nouveau président banquier, marionnette de l’oligarchie, de manière illégitime, sans l’aval du peuple, en étant d’emblée entièrement discréditée puisque 55% des électeurs potentiels ne se sont pas déplacés pour participer à cette mascarade et que sur les 45% d’opinions de veautards exprimées, auxquelles il faut retrancher les votes nuls et blancs, seule une petite portion du peuple de France soutien la nouvelle présidence et que bien moins d’un Français sur 2 soutient le système politique en général. Bref, les guignols sont à poil !

C’est maintenant qu’il faut cesser d’écouter les ânes politiques qui braient à tout va et commencer à sérieusement s’organiser entre nous afin de reprendre le pouvoir de la décision politique et de le re-dissoudre dans le peuple là où il est particulièrement soluble. L’abstention politique demande une action politique: celle des associations libres au sein de communes libres. L’heure arrive de l’avènement de la société des sociétés qui sauvera l’humanité du marasme étatisé-financier qui nous oppresse, arrive. Il est de notre devoir de participer à l’émancipation par les associations libres confédérées. Désavouer le système politique est bien, mais il faut agir pour son remplacement par le véritable pouvoir du peuple. La voie est ouverte, à nous de la suivre.

A lire aussi:

Notre dossier sur l’illusion démocratique

Quelques textes politiques fondamentaux pour un changement de paradigme politique

Notre CR du 1er tout des législatives 2017: « 52,3 »

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La déclaration de guerre yankee aux gardiens de la révolution iranienne…

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Pour l’empire anglo-americano-christo-sioniste, la destination finale a toujours été Téhéran. Tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis plus de 30 ans a deux raisons d’être fondamentales:

1) Protéger l’entité sioniste, garde-chiourme de l’empire dans la région et

2) Briser l’Iran pour s’accaparer ses richesses naturelles

Les dernières manœuvres moyen-orientales impérialistes ne font que confirmer ce plan de longue haleine.

Cela confirme une fois de plus si besoin était, que tout accord avec les Yankees est voué à être trahi à plus ou mins long terme par ceux-ci… C’est inscrit dans leur génome politique !

Lisez ci-dessous ce que disait déjà il y a 12 ans, le SG adjoint du Hezbollah N. Qassem dans son remarquable ouvrage “Hizbullah, the story from within”, livre traduit en français et publié aux éditions Farouq et qui doit être lu par quiconque veut comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe au MO depuis 1948 et la Nakba. Incontournable !

~ Résistance 71 ~

“L’intense campagne lancée par l’occident et plus spécifiquement les médias américains, pilotés en cela par Israël et les cercles hégémoniques établis contre la relation entre l’Iran et le Hezbollah, n’est qu’une partie de la politique coloniale visant à démanteler les forces de terrains variées existantes par le moyen du diviser pour mieux régner. […] C’est à la lumière de ce fait que nous en venons à comprendre l’importance et la nécessité de la relation entre le Hezbollah et l’Iran, le Hezbollah et la Syrie, le Liban et la Syrie, la résistance palestinienne et la Syrie et la Syrie et l’Iran…”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah , 2005 ~

 

Washington déclare la guerre aux Gardiens de la Révolution Iranienne

 

Al Manar (avec Press TV)

 

17 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/455090 

 

The Countering Iran’s Destabilizing Activities (Loi pour la lutte contre les activités déstabilisatrices de l’Iran en 2017) ou S.722 est le nom du plan élargi que le sénat US vient de voter contre l’Iran. Il s’agit d’un arsenal législatif sans précédent que les sénateurs US ont voté à la majorité des voix (98 voix pour et seulement 2 contre) en violation flagrante de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1.

Contenu du plan

Le paquet de nouvelles sanctions voté contre l’Iran s’ajoute aux mesures déjà existantes, mais il se distingue d’elles dans la mesure où il vise l’une des composantes des forces armées iraniennes à savoir le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, au moment où ce dernier est impliqué à fond dans la lutte contre Daech à l’intérieur et hors des frontières nationales.

Mais que dit le plan?

Composé de douze parties, le texte ressuscite en effet les sanctions déjà levées dans le cadre de l’accord nucléaire tout en incitant le président américain à « identifier toute action iranienne susceptible d’être sanctionnée » aussi bien dans le domaine des armements qu’au niveau de la politique régionale ou même en matière de soi-disant droits de l’homme. À regarder de plus près, le sénat déclare la guerre au CGRI et ses capacités balistiques et ses activités de lutte contre le terrorisme takfiriste.

Le plan cible surtout la présence iranienne en Syrie et en Irak où l’Iran combat contre Daech et ses tentacules. Le texte demande à ce que les avions et les bateaux iraniens soient systématiquement inspectés pour empêcher toute assistance armée de l’Iran aux pays en proie à la guerre contre le terrorisme. Mais ce n’est pas tout : pour la première fois depuis la victoire de la Révolution islamique, le CGRI est placé sur la liste des  » organisations terroristes », alors même qu’il combat le terrorisme à l’intérieur et hors des frontières iraniennes.

Une quatrième partie du plan s’en prend aux missiles iraniens et déterre sous une autre forme les sanctions que l’accord nucléaire de 2015 avait partiellement levées. La banque centrale iranienne pourrait ainsi figurer de nouveau sur la liste des sanctions sous prétexte d’aide et d’assistance au programme balistique iranien.

L’accord nucléaire va-t-il survivre au tir de S-722?

Mais est-ce la fin de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1?

De nombreux analystes voient à travers ce plan l’expression de la colère et du désespoir de l’administration américaine de voir l’Iran refuser de négocier  » autre chose que le nucléaire avec les Américains”.

Certaines sources américaines laissent entendre que le président US, un homme d’affaires avant tout, veut par ce plan, pousser Téhéran à négocier.

Mais quelle sera la réaction iranienne?

Les officiels Iraniens se sont refusés pour le moment de réagir. Mais le succès de ce nouveau paquet des sanctions dépend en grande partie de l’Europe. Fortement réticente vis-à-vis de la nouvelle administration américaine, les Européens seront-ils à même de renoncer à des milliards de dollars de contrats signés depuis 2015 avec l’Iran? Et puis la présence iranienne en Syrie, puisqu’elle est au cœur du plan américain, n’a jamais fait l’objet d’une quelconque résolution à l’ONU pour que Trump puisse en faire un levier de pression contre la Chine et la Russie.

Les Américains ont-ils à nouveau choisi un chemin de détour pour faire pression sur l’Iran?

Nouvel Ordre Mondial, OTAN et néo-nazisme…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 17 juin 2017 by Résistance 71

Ne jamais oublier la véritable signification du sigle OTAN: Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Des années de plomb du Gladio jusqu’au Gladio 2.0 « djihadiste » actuel, l’histoire donne raison à Guy Debord lorsqu’il disait déjà en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, en cela elle est éducative. »

~ Résistance 71 ~

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manilio Dinucci

 

13 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8681

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie – a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

1867-2017: Le cent cinquantenaire de la colonie « dominion » du Canada, usurpatrice entrepreneuriale de la terre au nom de la « couronne » (Introduction)

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Plus à suivre sur le sujet de cet anniversaire colonial à venir au 1er juillet… L’apéro ici avec Mohawk Nation News !…

A lire: Kaianerekowa, la « Grande Loi de la Paix » de la confédération des 6 nations iroquoises (XIIème siècle)

et « La Grande Loi du Changement » (professeur Taiaiake Alfred, université de Victoria, CB)

et aussi: « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » (TIDC)

~ Résistance 71 ~

 

Canadiens, vous vous tenez prêts pour çà ?

 

Mohawk Nation News

 

12 juin 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/06/12/canadians-you-stand-on-guard-for-this/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La colonie du Canada a été enregistrée en tant qu’entreprise corporatrice à Washington DC, elle est propriété des actionnaires du Vatican. Le 1er juillet, vous célébrez le corporatisme, connu aussi sous le nom de fascisme, alors que le Canada est un des premiers au monde à être accepté sans les tenir responsables pour meurtre, enlèvement et vol de terres.

1867 a créé la fiction entrepreneuriale qui nous a emprisonné. C’était et demeure toujours la “colonie” de dominion du Canada. La “famille compacte” et la “clique du château” ont formé une union entre leurs municipalités du haut-Canada, du bas-Canada, de la Nouvelle-Ecosse et le l’Île du Prince Edouard.

La Clique du Château représente les familles du Québec qui remontent au sang royal français. La famille compacte représente les familles d’Ontario et de Nouvelle-Ecosse qui remontent au sang royal anglais. Aujourd’hui ce sont les banquiers. Avant 1867, ils payèrent un loyer aux nations indiennes dans un fond fiduciaire, qui devint à terme le plus gros fond fiduciaire au monde.

Le 1er juillet 1867, la toute première action de l’entreprise Canada fut de voler notre argent, l”’Indian Trust Fund”, afin de construire le Canada, qu’ils avaient acquis frauduleusement.

Ils nous déclarèrent alors “non-humains” et de fait émirent des licences de chasse pour nous abattre comme pour les ours ou les daims et chevreuils. Tous les statuts judiciaires canadiens qui furent passés en 1867 sont toujours en vigueur aujourd’hui. Ces lois génocidaires qu’ils créèrent ne furent jamais abrogées. Elles peuvent être parfaitement ressorties et remises en application aujourd’hui en l’état. Les colons établis qui ne se tiennent pas à nos côtés sont complices de ces crimes.

L’attaque du G20 militaire sur les citoyens de Toronto et d’ailleurs ont mis 2600 Canadiens temporairement en prison dans un hangar qui est devenu connu sous le vocable de “Torontonimo Bay”.

Le Canada est toujours le Dominion of Canada, une corporation coloniale privée, dont les propriétaires résident à la City de Londres, au Vatican et à Washington DC, le tout propriété de “la Couronne” (NdT: la Banque d’Angleterre/Vatican sise à la City de Londres et dont le patrimoine est géré par la famille Rothschild).