Archive pour guerres imperialistes

Réflexions politiques de convergence et esprit Gilet Jaune : l’anarcho-indigénisme avec le Pr. Taiaiake Alfred et Gordon Hill

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L’anarcho-indigénisme, entretien avec Gerald Taiaiake Alfred et Gord Hill

 

La Voie du Jaguar

 

26 mars 2020

 

url de l’article:

https://www.lavoiedujaguar.net/L-anarcho-indigenisme-Entrevues-avec-Gerald-Taiaiake-Alfred-et-Gord-Hill

 

Au moins depuis la publication du livre L’Entraide de Pierre Kropotkine [1], au début du XXe siècle, les anarchistes s’intéressent aux sociétés autochtones qui offrent des exemples de sociétés plus égalitaires et moins autoritaires. En 2005, le Mohawk Gerald Taiaiake Alfred, originaire de Kahnawá:ke, a proposé le terme « anarcho-indigénisme » pour désigner cette dynamique de convergence entre les idées et les pratiques des autochtones traditionalistes et des anarchistes altermondialistes. Nous avons lancé, voilà quelques mois, un projet de livre sur ce thème, dont chaque chapitre sera une entrevue avec un ou une autochtone qui livrera ses réflexions au sujet de la politique, du pouvoir, de l’égalité et de la liberté, en se référant à ses expériences et à celles de sa communauté. Nous vous présentons ici des extraits de deux des entrevues déjà réalisées.

Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

Possibles, Montréal, hiver 2016

Le livre L’Anarcho-Indigénisme, entretiens réunis et présentés par Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet, a été publié en 2019 par les éditions Lux dans la collection « Instinct de liberté ».

Gerald Taiaiake Alfred

Membre de la nation mohawk, Gerald Taiaiake Alfred est originaire de Kahnawá:ke, en banlieue de la ville de Montréal (Québec). Il est professeur au programme de gouvernance autochtone et au département de science politique de l’Université de Victoria, et il est l’auteur de trois livres, Heeding the Voices of Our Ancestors : Kahnawake Mohawk Politics, and the Rise of Native Nationalism (1995), Wasáse : Indigenous Pathways of Action and Freedom (2005) et Peace, Power, Righteousness (2008).
NdR71: Les deux liens précédents mènent sur nos traductions (larges extraits) de ces deux livres du professeur T. Alfred
En français, il a signé l’article « Sur le rétablissement du respect entre les peuples kanien’kehaka et québécois », dans la revue Argument, en 2000. En 2008, il organisait une rencontre avec des universitaires et des activistes anarchistes et autochtones, pour réfléchir à l’idée de l’« anarcho-indigénisme ».

Vous semblez être le premier à avoir proposé l’expression « anarcho-indigénisme » ?

Je crois bien, en effet.

Comment cette idée vous est-elle venue ?

J’écrivais mon livre Wasáse : Indigenous Pathways of Action and Freedom vers 2005, et cette notion d’« anarcho-indigénisme » m’est apparue comme une façon évidente d’évoquer la collaboration qui se développait alors entre des activistes anarchistes et des gens comme Glen Coulthard, auteur de Red Skin, White Masks ; Richard Day, auteur de Gramsci Is Dead : Anarchist Currents in the Newest Social Movements ; et moi-même. C’était une manière d’attribuer un label à la pensée qui a émergé de cette rencontre. Cette expression a émergé dans un contexte où nous tentions de construire un mouvement. On nous posait alors plusieurs questions : « Quelle est votre relation à la philosophie autochtone traditionnelle ? » « Quelle est votre relation au progressisme ? » « Êtes-vous socialistes ? » Il s’agissait donc d’offrir aux gens un label, une étiquette politique, pour les attirer dans nos discussions. J’ai pensé qu’« anarcho-indigénisme » représentait correctement ce que nous tentions de faire, soit de faire converger les principes philosophiques de l’anarchisme et de l’indigénisme. C’était aussi cohérent avec le vocabulaire disponible, puisqu’il y a toutes sortes d’anarchisme-à-trait-d’union : anarcho-féminisme, anarcho-syndicalisme, anarcho-communisme, etc.

L’expression cherche à attirer l’attention des anarchistes, des autochtones, ou des deux à la fois ?

Celle des philosophes politiques ! C’était surtout orienté vers les gens non autochtones, mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’était uniquement pour les « anarchistes ». Il s’agissait aussi de nous différencier d’autres individus ou groupes qui privilégiaient surtout une approche politique fondée sur les « droits » et la « reconnaissance ».

Comment définissez-vous l’« anarcho-indigénisme » ?

C’est difficile à définir, mais cela évoque clairement une approche à la politique qui n’est pas institutionnelle. L’anarchisme rejette fondamentalement tout projet de réformer l’État. Il s’agit plutôt d’être contestataire, de s’opposer à l’institutionnalisation de la vie des individus, et cela représente aussi ma conception de la philosophie indigène. Il s’agit surtout de l’aspiration d’un mouvement qui représente les principes de l’anarchisme et de la philosophie indigène. Tel est mon espoir.

Dans la tradition anarchiste, il est courant d’écrire au sujet des modèles traditionnels des sociétés dites « sans État », en partant du livre L’Entraide de Pierre Kropotkine vers 1900 jusqu’aux travaux de James C. Scott et de David Graeber (ainsi que de Pierre Clastres, dans les années 1970). Ces auteurs avancent que ces peuples offrent des modèles intéressants dont peuvent s’inspirer les anarchistes.

Il s’agit d’une sorte de primitivisme marqué par le respect à l’égard du passé, qu’on ne retrouve pas seulement chez les anthropologues, mais aussi chez les indigènes. Ces histoires offrent, en effet, des modèles pour réfléchir à la manière d’organiser la gouvernance, la société et les relations interindividuelles. Or je ne crois pas qu’on puisse retourner dans le passé. Le fondement de l’indigénisme, sans parler de l’anarcho-indigénisme, consiste à considérer que vos conceptions du monde et vos valeurs sont toutes inspirées de ce cadre philosophique qui prend racine dans les traditions indigènes. Voilà qui est fondamental pour fonder notre compréhension du monde et les traités, les cérémonies, les langues sont des incarnations de cette posture. Mais il s’agit d’un point de départ, et de là, il faut se dire : « Bon, je connais tout cela, je le comprends du mieux que je peux, mais je dois maintenant avancer et confronter le monde moderne, car je ne peux simplement respecter le passé en déclarant “Il faut que tout soit exactement comme avant”. Je dois avancer et respecter le passé et y référer en tant que fondement, mais je dois en même temps penser de manière créative tout en avançant. Je me réfère donc au passé comme source de motivation et d’inspiration, dans la mesure où c’est utile pour faire face aux défis d’aujourd’hui, par exemple la civilisation industrielle, le désastre écologique, le pouvoir et le contrôle qu’exerce l’État. Voilà les principaux défis d’aujourd’hui. Nous devons nous inspirer de la sagesse traditionnelle, mais nous devons y ajouter notre propre créativité.

Cette réflexion fait écho au mythe du « bon sauvage ».

Oui, et le « bon sauvage » n’a jamais été une représentation de la réalité des peuples autochtones. Il s’agit plutôt d’une création de pseudo-anthropologie venant d’Europe et de philosophes en Europe. Il est donc très dangereux de tenter de mimer le bon sauvage, surtout dans une perspective autochtone. Au mieux, vous tentez d’être le bon sauvage et donc, de correspondre à des standards impossibles à satisfaire. Au pire, ce bon sauvage a toujours eu la mort comme destin. Il était là pour être conquis, pour montrer que la personne qui le conquiert est puissante. En le conquérant, vous obtenez le droit à la terre de ce personnage exceptionnel.

Pensez-vous que les anarchistes cherchent dans la tradition autochtone ce bon sauvage qui serait, en quelque sorte, un anarchiste ou un proto-anarchiste ? 

Ce qui intéresserait donc les anarchistes dans l’anarcho-indigénisme est simplement de s’y retrouver à l’identique, plutôt que de s’intéresser aux autochtones pour ce qu’ils ou elles sont réellement.

Pour le colon (settler person) qui reconnaît que sa propre position est illégitime et qui se sent coupable de cette situation, il y aura toujours la tentation d’évoquer la représentation du bon sauvage et de s’identifier à elle pour se sentir plus légitime. Cela a toujours été une tentation, même si je perçois moins souvent ce problème maintenant. Les anarchistes plus jeunes que je côtoie s’orientent surtout vers des actions transformatives. L’idée d’« anarcho-indigénisme » les attire en tant que potentiel de pouvoir transformateur.

Les plus jeunes anarchistes qui s’engagent aujourd’hui dans la discussion sont plus sensibles à l’égard de leur propre position dans le colonialisme, plus sincères dans leurs efforts de vouloir apprendre.

Les anthropologues sympathiques à l’anarchisme et qui ont effectué des recherches sur l’histoire des « peuples sans État » présentent beaucoup d’informations au sujet de la chefferie non coercitive et de la politique délibérative ; les peuples autochtones étant dépeints comme très doués pour la délibération et les assemblées. Voilà des exemples concrets de ce qui peut être stimulant pour les anarchistes, à tout le moins pour expliquer aux gens : « Vous voyez, l’anarchie est quelque chose de possible, puisque c’est en quelque sorte la manière dont les peuples autochtones vivaient politiquement. »

Il s’agit là du lien le plus fort entre la politique indigène et l’anarchisme. Dans le monde actuel, plusieurs personnes peuvent être à la recherche d’une alternative politique offrant le choix entre le régime actuel et une vraie démocratie. Les modèles politiques indigènes historiques offrent d’intéressants exemples dont on peut apprendre, qu’on peut vouloir reproduire ou adapter.

Dans votre livre Wasáse, vous présentez le débat au sujet de la violence militante, et vous prenez position en faveur d’« un militantisme non violent, ce qui signifie de rester ferme face à la peur, de faire ce qui est nécessaire pour ce qui est juste, mais sans laisser des pensées et des émotions négatives vous contrôler » [p. 55]. 

Il y a dans le milieu anarchiste un débat sans fin au sujet de la violence politique, et même au sujet de la définition de la violence. Pour certaines et certains, dont les black blocs et leurs proches, bloquer une route ou fracasser une vitrine n’est pas violent.

Pour moi, il y a violence quand vous causez une blessure à une autre personne. Il ne s’agit pas seulement de violence physique, puisque la violence psychologique peut être blessante. Cela dit, je ne considère pas que bloquer une route soit violent. Fracasser une vitrine n’est pas violent. C’est de la destruction, mais pas de la violence. En conséquence, la non-violence signifie pour moi de ne pas chercher intentionnellement à causer une blessure à une autre personne, ou à d’autres êtres, car je ne veux pas limiter le débat aux êtres humains. Il existe aussi une violence envers les animaux et le monde naturel.

Cela dit, nous devons vivre avec un certain niveau de violence au quotidien. Ainsi en est-il de la condition humaine. Nous ne pourrions survivre et vivre sans violence. Nous violentons le monde naturel pour chauffer nos demeures, pour nous transporter, pour notre nourriture. La plupart d’entre nous mangeons des animaux. Même si vous ne mangez que des plantes, c’est encore de la violence envers le monde végétal.

Il faut réfléchir à cette question en contexte. Il s’agit de déterminer quel degré de violence nous sommes disposés à accepter et quelle forme de violence nous pouvons justifier dans nos vies, dans nos communautés. Pour moi, cette question ne devrait pas se réduire à savoir si ceci ou cela est violent ou non. C’est trop simpliste. Et cela renforce des positions conservatrices, alors que la société industrielle moderne est considérée comme non violente.

La question de la violence n’est pas si centrale dans Wasáse, mais vous insistez sur l’importance du courage chez le guerrier que vous appelez de vos vœux. Pouvez-vous expliquer pourquoi le courage vous apparaît à ce point politiquement important en politique ?

La psychologie des autochtones est fondée sur la peur, en raison de l’histoire de la colonisation, du racisme, des pensionnats, où tant d’enfants ont été placés après avoir été enlevés à leurs parents, etc. Nous avons peur des Blancs, mais nous avons aussi peur d’agir en accord avec ce que nous sommes réellement, d’agir de manière à faire ce qui est juste. Voilà d’où vient l’idée du courage. Il s’agit d’avoir le courage d’être sincère à l’égard de qui nous sommes réellement. Pour cela, nous devons dévoiler la vérité, nous tenir debout pour défendre la vérité et faire le nécessaire pour défendre cette vérité face à tous ces mensonges qui apparaissent comme la norme dans la société.

Parfois, comme en 1990, à Kanesatake et à Kahnawá:ke, le courage apparaît dans sa forme qui nous est très familière : « Ah ! Les gens vont affronter les militaires. » Voilà de la bravoure. Mais très souvent, ce n’est pas ainsi que s’exprime le courage. Sans doute ne reconnaîtrez-vous pas le courage de l’autochtone qui assiste à une cérémonie traditionnelle alors qu’elle a été élevée en bonne catholique et forcée de croire que la cérémonie était une affaire du diable, et qu’elle brûlerait en enfer si elle y participait. C’est vraiment courageux de mettre la peur de côté et d’avancer pour devenir à nouveau un membre participant de cette culture traditionnelle. Voilà un exemple que j’ai à l’esprit lorsque je parle de courage. Un autre exemple de courage ? Cette femme autochtone en Colombie-Britannique qui est allée pêcher et qui a pratiqué sa culture traditionnelle alors que tout le monde, en particulier le gouvernement, lui disait de ne pas le faire et la menaçait d’arrestation. Elle a subi les conséquences de son choix. C’est très courageux.


Rébellion indigène…

Être courageux, c’est donc avancer sur notre voie malgré les peurs qui nous contrôlent.

Et cela donne de la puissance…

Oui, réellement, et vous prenez conscience alors que d’autres gens sont sous le contrôle de cette peur qui vous contrôlait, et vous êtes plus à même de les aider et de devenir un leader ou un mentor qui leur explique le problème et qui les amène à leur tour à surmonter cette peur.

Que pensez-vous de l’État ?

J’avais l’habitude d’y penser souvent, et même tout le temps, en tant qu’étudiant puis professeur en science politique. De plus, l’État est central dans les politiques des Premières nations en ce qui concerne les revendications territoriales, l’autonomie gouvernementale, etc. Je n’avais jamais été capable de penser à la politique autrement qu’en référence à l’État et à ses diverses manifestations dans la vie de nos communautés. Mais cela a changé récemment, en grande partie grâce à ma rencontre avec l’anarchisme à travers des conversations et des lectures. J’ai alors compris que la politique va bien au-delà de l’État et qu’il est possible de vivre hors de l’État.

Du coup, j’essaie maintenant d’échapper à l’État ou de créer des occasions pour les peuples indigènes de vivre hors de l’État, ou à tout le moins, en réduisant au minimum leurs interactions avec l’État. Cela signifie donc de ne pas limiter nos luttes à vouloir réformer l’État, le transformer ou même le détruire. Même si l’État existe, ce n’est pas cette grande entité monolithique qui occupe tout l’espace de la vie sociale et politique. En fait, l’État est très fracturé et incomplet.

Voilà le projet que j’ai tenté de développer ces dernières années. J’étais alors en partie inspiré de l’anarchisme ainsi que de mon expérience avec les gens des communautés de Kahnawá:ke, d’Akwesasne et de la côte Ouest qui ont toujours fonctionné à partir de cette prémisse. Il y a beaucoup de gens dans nos communautés qui luttent contre l’État et qui ne se sont jamais réellement laissé intégrer dans l’État.

De l’extérieur des communautés autochtones, la situation semble vraiment déprimante. On n’entend parler que de pauvreté, de violence… 

Que pensez-vous de votre propre communauté ? Êtes-vous optimiste ou pessimiste ? Est-ce possible d’être les deux à la fois ?

Bien sûr !

Je ne suis pas pessimiste, car je ne pense pas que notre peuple soit en voie d’extinction. Mais je ressens un pessimisme psychologique et spirituel. Je suis pessimiste, car je vois que les autochtones les plus éduqués et dotés de potentiel sont aspirés par l’assimilation.

Mais mon optimisme me vient du fait qu’il y a des occasions aujourd’hui pour les peuples autochtones qui n’existaient pas avant, y compris de vivre une vie qui n’est pas totalement minée par le racisme qui nous hanterait comme individu. Le « bon sauvage » ou « l’Indien alcoolique », ces représentations existent encore, mais elles ne nous définissent plus. Mes garçons sont plus libres de créer leur propre identité en tant qu’autochtones.

= = =

Gord Hill

Membre de la nation Kwakwaka’wakw, sur le territoire connu sous le nom de Colombie-Britannique, sur la côte pacifique du Canada, Gord Hill est un militant anticapitaliste et anticolonialiste, un artiste et un auteur de bandes dessinées, qui signe souvent des textes sous le pseudonyme Zig Zag. Il a publié deux bandes dessinées, 500 Years of Indigenous Resistance et The Anticapitalist Resistance Comic Book, dans lesquelles il rend hommage aux luttes de résistance des militants autochtones et anticapitalistes.

Quelle fut ta première rencontre avec l’anarchisme et le militantisme autochtone ?

Je me suis d’abord politisé à Vancouver dans les années 1980, en participant à un groupe de solidarité avec le mouvement de guérilla Farabundo Marti, qui résistait au Salvador au régime en place, soutenu par les États-Unis. Je me suis ensuite intéressé de plus en plus à la pensée anarchiste et j’ai intégré le mouvement anarcho-punk. Je vivais à Vancouver à l’époque et la scène anarcho-punk y était encore plutôt dynamique. Je ne me suis pas réellement intéressé aux luttes anticoloniales avant 1990. Ce n’est qu’après la crise d’Oka que j’ai commencé à m’engager plus sérieusement dans les mouvements de résistance autochtone. Avec le temps, j’ai tâché que mon engagement politique soit lié à la fois à la résistance anticoloniale et à l’anticapitalisme.

Si tu devais donner une définition simple de l’anarchisme et de l’indigénisme, comment présenterais-tu ces deux notions ?

L’anarchisme, c’est la conviction que les gens n’ont besoin ni de dirigeants ni d’autorité qui les gouvernent en étant en quelque sorte au-dessus d’eux. C’est aussi une notion qui encourage l’auto-organisation décentralisée et autonome des mouvements et des communautés. Si je n’utilise pas moi-même l’expression « indigénisme », je dirais néanmoins qu’elle fait référence aux éléments issus des cultures autochtones telles qu’elles existaient avant la colonisation, et donc qu’elle inspire une approche populaire et traditionnelle de gestion et d’organisation.

Tu as prononcé une conférence sur l’anarchisme et la résistance autochtone, en mai 2013 à La Déferle, un espace anarchiste dans Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal (Québec). Tu as alors expliqué qu’il y a eu plusieurs types d’organisations autochtones sociales et politiques en Amérique avant le début de la colonisation européenne, et que celles qu’on pourrait qualifier de plus anarchistes — car plus égalitaires et décentralisées — ont résisté plus longuement que les autres à la colonisation. Peux-tu préciser cette idée ?

Il y avait différentes formes d’organisation, certaines plus centralisées que d’autres. Pensons aux Incas, ou encore aux Aztèques du Mexique, qui avaient développé une grande civilisation comptant des millions d’individus et nombre de guerriers, mais ils ont été très rapidement vaincus par quelques centaines de conquistadors espagnols qui s’étaient alliés à des milliers d’individus qui avaient subi la domination aztèque. Les dirigeants ont été capturés et l’empire s’est effondré, sans oublier une épidémie massive qui a décimé le Mexique. À l’inverse, il y avait des sociétés autonomes et décentralisées, entre autres dans les grandes plaines d’Amérique du Nord, dont les Lakota, les Cheyenne, etc. Elles ont mené une guérilla pendant de longues décennies contre l’armée des États-Unis. 

Pensons aussi aux Mapuches en Amérique du Sud, également autonomes et décentralisés et que les Espagnols n’ont jamais réussi à vaincre pendant trois cents ans. On peut donc en tirer la leçon que les structures autoritaires et centralisées peuvent aisément être vaincues par une simple décapitation du pouvoir au sommet, alors que les mouvements autonomes de résistance sont bien plus difficiles à détruire parce qu’il n’est pas possible de simplement attaquer le sommet.

Tu as participé activement au mouvement contre les Olympiques à Vancouver, en février 2010 (No Olympics On Stolen Land — Pas de Jeux olympiques sur des terres volées). On a alors beaucoup parlé de solidarité entre les activistes anarchistes et les guerriers autochtones. Quelle était la réalité sur le terrain ?

Une campagne contre les Olympiques plus militante et radicale que d’ordinaire a été lancée au début de l’année 2007, regroupant à la fois des militants autochtones et des militants anti-pauvreté à Vancouver. Pendant ce temps, les anarchistes ont également commencé à mener des attaques contre des cibles gouvernementales et des entreprises privées, telles que des véhicules militaires, des banques, etc. C’est à peu près le modèle qu’a suivi la campagne lors des trois années qui ont suivi, avec d’un côté, l’organisation de la plupart des actions directes menées par les militants autochtones et anti-pauvreté, et en parallèle, des actions de sabotage et de vandalisme menées par les anarchistes.

L’exemple le plus marquant de coordination est survenu le jour des cérémonies d’ouverture. Le 12 février 2010, une manifestation d’environ cinq mille personnes contre les Olympiques a atteint le site des cérémonies, Place BC, et la police anti-émeute a affronté les aînés·e·s autochtones qui ouvraient la marche et qui ont demandé aux anarchistes formant un black bloc de venir les soutenir à l’avant de la manifestation, ce qu’ont fait les anarchistes pendant plusieurs heures, en affrontant physiquement la police.

Le lendemain, soit le jour d’ouverture des Jeux, le « Rassemblement crise cardiaque » (Heart Attack Rally) a été l’occasion pour un black bloc anarchiste d’endommager plusieurs bâtiments du quartier des affaires, dont un grand magasin de détail de la Compagnie de la Baie d’Hudson dont les vitrines ont été fracassées. Cette compagnie a été prise pour cible non seulement parce qu’elle était une partenaire importante dans l’organisation des Jeux de 2010, mais aussi en tant qu’agent historique très influent dans la colonisation du Canada [2].

En militant dans le mouvement anarchiste québécois, nous avons pu constater qu’il existe certains conflits entre les conceptions anarchistes et indigénistes, sur la question de la nation par exemple. Est-ce que c’est quelque chose que tu as également remarqué dans l’Ouest ?

Il est possible de comparer d’une part l’idéal anarchiste d’auto-organisation autonome et décentralisée et de l’autre, les formes d’organisation sociale traditionnelles en vigueur chez la majeure partie des peuples autochtones, au sein desquels les dirigeants officiels et l’autorité centralisée brillaient surtout par leur absence. Pour ce qui est des anarchistes, je les ai également comparés aux guerriers autochtones puisque ces deux figures politiques font usage de l’action militante à la fois pour mener des attaques et pour défendre la population. Il existe évidemment des conflits ou des divergences entre ces mouvements en Colombie-Britannique comme au Québec, sans doute principalement du fait de différences culturelles et tactiques. Par exemple, lorsque arrivent des confrontations, les autochtones ont tendance à être beaucoup plus prudents, en premier lieu parce que les actions menées peuvent avoir des conséquences démesurées sur leur communauté, leurs familles, etc.

Quelles sont les causes du rejet de l’anarchisme par beaucoup de communautés autochtones, et même par des activistes autochtones ?

Il existe d’importantes différences culturelles entre les anarchistes et les peuples autochtones. Les anarchistes ont tendance à se montrer beaucoup plus individualistes et adhèrent souvent à des modes de vie qui sont étranges ou « bizarres » aux yeux de plusieurs autochtones, comme le dumpster-diving (récupérer des aliments dans les poubelles), ou un certain rejet de l’hygiène corporelle. Évidemment, l’ensemble des anarchistes ne se reconnaît pas nécessairement dans ces pratiques, mais il s’agit néanmoins d’une réalité chez les anarchistes, avec pour conséquence que cela apparaît comme l’identité culturelle la plus visible et stéréotypée pour les observateurs extérieurs. Conséquemment, beaucoup de militants autochtones considèrent les anarchistes comme une variation des « hippies » et des punks. Un Aîné a dit un jour que lorsque l’on commence le processus de décolonisation, on se différencie de son groupe d’appartenance, de son peuple, et c’est une très bonne chose. Mais si notre décolonisation personnelle va trop loin, on risque également d’apparaître étranger aux yeux de notre propre communauté et de se l’aliéner. Voilà qui risque de limiter de manière draconienne notre capacité à s’y engager et à participer à ses luttes. C’est un peu le problème de beaucoup d’anarchistes qui transgressent d’une manière radicale différentes normes de leurs propres communautés, ce qui a pour conséquence de transformer l’anarchisme en un mouvement isolé qui finit par se replier sur lui-même, sur ses modes de vie et sur ses propres activités… Ce problème est d’autant plus important que le mouvement anarchiste nord-américain est en quelque sorte « antisocial », puisque beaucoup d’anarchistes détestent et rejettent leur société. À l’inverse, les militants autochtones ont plutôt tendance à se concentrer sur le travail à effectuer au sein de leur communauté, à établir des liens de solidarité avec d’autres mouvements, sans partager une telle perspective antisociale.

Qu’en est-il par exemple du végétalisme, présent dans beaucoup de milieux et communautés anarchistes ?

Le végétalisme fait partie de ces différences culturelles, bien que personnellement, je ne connaisse pas beaucoup de vegans au sein du mouvement anarchiste en Colombie-Britannique. C’est de toute manière un concept assez étranger aux peuples autochtones qui, traditionnellement, pêchaient et chassaient et qui, en plus, continuent à pratiquer ces activités de manière régulière.

Comment réagis-tu au fait que les anarchistes euro-américains sont eux-mêmes des colons, qui plus est, blancs, la plupart du temps ?

C’est un résultat inévitable de la colonisation européenne des Amériques. Je m’en accommode en essayant de comprendre l’histoire de cette colonisation et les dynamiques qu’elle engendre au sein des mouvements de résistance ; mais je le fais tout en reconnaissant la nécessité d’une résistance plurinationale et d’une solidarité entre mouvements sociaux, tout particulièrement en Amérique du Nord.

On peut constater que, dans les communautés autochtones, beaucoup acceptent et jouent le jeu capitaliste de l’État colonial. C’est le cas notamment de beaucoup de conseils de bande, ainsi que des chefs d’entreprises autochtones, qui tirent souvent une certaine fierté de leur « succès » politique ou financier. En extrapolant un peu, peut-on dire que même les anarchistes et les militants autochtones traditionalistes ont assimilé les idéaux capitalistes ? Et dans ce cas, que faire ?

C’est effectivement le cas, parce que toute personne qui vit dans une société capitaliste assimile l’idéologie capitaliste, à tout le moins partiellement. Un des problèmes auquel j’ai fait face est la promotion, par des militants autochtones, d’une décolonisation capitaliste, suivant la logique « il faut que nous ayons nos propres entreprises, il faut que nous soyons financièrement autonomes… », ce qui, au final, ne fait que donner lieu à un peu plus de merde capitaliste. Un processus de décolonisation imprégné d’une conscience anticapitaliste me semble être la meilleure façon de contrer l’idéologie capitaliste, sachant que la culture et les modes d’organisation traditionnels font généralement la promotion de modes de vie et d’organisation collectifs ou communaux, durables, horizontaux, autonomes, etc.

Quel avenir envisages-tu en ce qui concerne les anarchistes, les guerriers autochtones, et les possibles solidarités entre les deux groupes ?

De manière générale, je défends l’idée d’un mouvement plurinational de résistance qui serait à la fois anticolonial et anticapitaliste et je rappelle que la solidarité entre un grand nombre de secteurs de la société est globalement nécessaire. Je crois aussi que plus les conditions socio-économiques vont se détériorer, plus les gens vont devenir conscients et déterminés, et plus nous aurons un potentiel pouvant permettre l’expansion des mouvements de résistance.

Entretiens publiés
dans la revue Possibles
Montréal (Québec), hiver 2016.

Notes

[1] Note de la revue Possibles. Après son voyage au Canada en 1897, dans ses livres Journal canadien et Le Canada et les Canadiens, Kropotkine s’inspire de l’organisation de petites exploitations rurales autonomes de l’Ouest canadien comme modèle pour l’organisation de la ruralité sibérienne sans autorité centrale. Ces petites fermes de l’Ouest, compte tenu de l’époque de ce voyage et du lieu géographique, étaient vraisemblablement occupées notamment par des métis francophones, des autochtones vivant en commune et des doukhobores. Les doukhobores sont une secte de chrétiens russes, fondée au XVIIIe siècle, dont un grand nombre ont émigré au Canada dans les années 1897-1899, pour échapper à des persécutions par les autorités. Environ le tiers des fermes doukhobores étaient vraiment communistes (aucune propriété privée, partage total des biens). Ces Sibériens radicalement pacifistes se sont établis initialement en Saskatchewan (comme fermiers) puis, à la suite des conflits avec le gouvernement canadien, en Colombie-Britannique.

Dans ses études canadiennes, Kropotkine s’intéresse particulièrement aux questions de l’autodétermination locale (« self-government »), de l’agriculture, du régionalisme et du fédéralisme décentralisé, des autochtones et des doukhobores. Il prône, notamment comme modèle pour la Sibérie, une fédération libre d’associations agricoles et artisanales/industrielles, fonctionnant sur la base de l’entraide et de la solidarité.

[2] La Compagnie de la Baie d’Hudson a été fondée à Londres en 1670 pour pratiquer la traite des fourrures au Canada.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coin lecture spécial confinement coronavirus 4ème fournée : « Propagande, comment manipuler l’opinion en démocratie » d’Edward Bernays (texte intégral en format PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 5 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

5 avril 2020

 

1ère fournée

2ème fournée

 

En ces temps de confinement forcé CoV19, nous vous proposons la lecture quasi obligatoire de la « bible » des propagandistes écrite en 1928 par Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud et un des pères fondateurs des « relations publiques », nouveau nom, plus moderne, plus « positif » du mot « propagande ». C’est Bernays qui a dénaturé le mot de « propagande » par ce livre. Auparavant, la « propagande » était juste la propagation d’une information ou d’une idée, d’un concept. Il n’y avait rien de péjoratif ni de négatif dans ce mot. Après Bernays, des gens comme Beria, garde-chiourme stalinien et Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazi et bien d’autres, utilisèrent les idées et les conseils de Bernays. Au début des années 1950, il organisa des campagnes de déstabilisation politique dans des pays d’Amérique Latine et aida au renversement du gouvernement du Guatemala en conseillant la CIA. C’est en mettant au point les techniques de relations publiques / publicitaires modernes que Bernays a contribué à l’accélération sans précédent de la dictature marchande dans le monde.

Lisez ce livre et analysez sous ce prisme le monde dans lequel nous vivons depuis des décennies, depuis les attentats faux-drapeau du 11 septembre 2001 et aujourd’hui sous la loi martiale médicale imposée au nom du SRAS-COV-2 ou Coronavirus CoV19… Puis posez-vous les bonnes questions…

 

Bernays_Propaganda ou comment manipuler l’opinion en democratie_fr
Format PDF
La version de Jo:
Propaganda-Edward-Bernays-1928-version-Jo

 

Bonne lecture !

 

“La propagande ne cessera jamais d’exister. Les esprits intelligents doivent comprendre qu’elle leur offre l’outil moderne dont ils doivent se saisir à des fins productives, pour créer de l’ordre à partir du chaos.”

(dernier paragraphe du livre d’Edward Bernays “Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie”, 1928)

Coronavirus, avatar du génocide planétaire… Vision et sagesse native amérindienne (Mohawk Nation News)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 avril 2020 by Résistance 71

 


Cérémonie de purification…

 

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, UniVic, Mohawk ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action étatique coloniale , se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 

Planète Terre purge la bulle capitaliste

 

Mohawk Nation News

 

30 mars 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/03/30/earth-cleansing-the-capitalist-bubble/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’holocauste des peuples natifs et le déni du monde occidental ont commencé avant l’arrivée de Colomb en 1492 et continue jusqu’à aujourd’hui. Au XVIIème siècle, les Européens [chrétiens] ont affirmé être propriétaire des terres riches en ressources habitées par Onkwehonweh (peuples natifs) d’Amérique du nord et du sud. Ils organisèrent des savants fous qui développèrent des façons de perpétrer le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité. Quelques 150 millions d’Onkwehonweh, 95% des gens natifs de l’Île de la Grande Tortue furent annihilés. Aujourd’hui les dominants ne prêtent aucune attention à la rage sans fond qu’ils ont créée en nous. Nous sommes un peuple en colère et très déçu.

Les capitalistes ont pompé le sang des gens et de la terre. Le dernier chapitre de l’histoire de ce capitalisme vient de s’ouvrir. La bulle est bien trop grande, elle doit éclater.

L’esprit des colons est faible. Ils ont été conditionnés, endoctrinés depuis des siècles à suivre les ordres de leurs leaders.

Il est de notre devoir de mettre en garde les gens de tous dangers, comme l’aigle posé au sommet de l’arbre de la paix. Leurs religions les ont programmés par des codes que leurs leaders utilisent quand ils les veulent en guerre, quand ils veulent une effusion de sang et le chaos total. Les soi-disants leaders d’aujourd’hui sont des dictateurs et non pas les serviteurs des peuples.

Prière, foi et menaces réduisent au silence les gens, ainsi ils peuvent nous réduire jusqu’à un niveau gérable. Leur horreur passée et présente ne peut jamais être réconciliée ou oubliée. C’est notre terre-mère qui aura finalement le dernier mot et non pas tous ces manipulateurs scientifiques et médiatiques de l’attitude humaine. Nous sommes privés de 150 millions d’Onkwehonweh qui ne naquirent jamais. Nos ancêtres nous ont parlé du génocide.

Aujourd’hui, les couvertures contaminées à la variole sont remplacées par le CoVD19. Le vaccin est centralisé afin que les entrepreneurs capitalistes puissent une fois de plus s’engraisser. Les scientifiques mettent des déclencheurs dans l’esprit des gens pour que ceux-ci commettent des atrocités à la demande. Pour nous, notre terre-mère crée en nous, l’esprit de reconnaissance du fait que nous sommes tous partie d’un tout, nous appartenons ensemble. Elle agit et vit en nous et nous rappelle comment nous avons toujours essayé de l’aider. Les plans des colons pour nous tuer et nous supprimer ont toujours été maintenus dans l’ombre. Maintenant nous les voyons.

Le Coronavirus CoVD19 danse autour des colons prêts à tourmenter, provoquer et frapper. Ils sont terrifiées. Ce qu’ils nous ont fait est en train de se produire pour eux.

Le génocide est connu sous le nom d’AIONTATHENIENTHO’SHERON, ou “la torture continuelle”. Les psychopathes ne paniquent pas. Le président Trump n’a aucune empathie. Il voit son peuple souffrir, malade, hystérique et devenu fou alors qu’ils meurent. Les anticorps qu’ils possèdent sont pour les virus et les maladies qu’ils nous ont apportés afin de nous annihiler. Ils n’ont pas d’anticorps pour le CoVD19. Ils pensent toujours qu’ils sont plus forts que la nature. C’est leur plus grosse erreur. Les remarques de Trump ne sont que des bravades et des autosuggestions induisant l’idée que les personnes âgées devraient être volontaires à mourir pour sauver la bourse et que d’autres devraient se suicider pour l’équipe.

Le jour où notre voix a été muselée fut le jour où nous sommes supposément morts. Ils ont toujours tenu des comptes sur combien d’entre nous mouraient et combien existent toujours. Nous nous sommes cachés. Ils ont caché la vérité. Il continue de vouloir nous réduire au silence. Ils sont en train de perdre pied. Ils hurlent pour que nous les entendions. “Tenez, un peut de fric pour vos arts, vos films, vos spectacles, vos pow-wows, pour l’éducation, pour des livres etc… Dites nous-en un peut plus sur vous qu’on puisse planifier correctement la suite du génocide.” Les dominants veulent nous endormir en nous jetant du fric et des potions. Leurs conseils de bandes sont des putes. Ils sont cana’jon, squatters. La Grande Loi de la Paix s’occupera des traîtres. Ils vont tomber eux-mêmes dans les pièges qu’ils nous tendent.

La vérité est notre arme majeure… Leurs mensonges à notre sujet ont été martelés dans nos têtes. Maintenant, ils font l’expérience de leurs propres souvenirs falsifiés et inventés. Les dominants hypnotisent les gens avec des promesses, du fric et le “rêve américain”. Leurs mains sont toujours couvertes du sang du massacre de nos peuples. Ils nous ont assassinés, nous ont donné des couvertures infestées de variole pour nous tuer. Puis ils ont inventé des lois pour décriminaliser leurs actions et s’exonérer. Il est toujours immoral, mal et particulièrement odieux de réduire à dessein la population des peuples. Ils voulaient le champ libre pour piller et violer notre terre-mère.

Quand leur soif de notre sang sera t’elle étanchée ? Ils ne veulent pas que leur véritables désirs soient exposés au grand jour. Notre existence les perturbe grandement. Ils ont créé des psychologues, des neurologues, des psychiatres, des conseillers, des drogues et autres médicaments, des diversions pour couvrir et anesthésier leur hystérie.

Le ministre [canadien] des affaires indiennes nous a été envoyé pour nous hypnotiser avec ses “suivez-moi”, “n’ayez pas peur”, “je vais arrêter cette folie, ça n’arrivera plus”, “faites-moi confiance”. Les dominants dirigeants veulent qu’il nous parle en mohawk pour nous pacifier pour qu’ils puissent nous disséquer plus avant. S’ils devaient admettre ce qu’ils font, ils auraient des crises d’hystérie. Ils se précipiteraient sur leurs médicaments et sur leur “eau de feu” pour être temporairement aveuglés. Quand l’effet s’estompe, ils en reprennent. Les magasins d’alcool ne sont pas fermés durant cette pandémie et ce pour une bonne raison. Rien ne les réveille et les fait respecter la nature.

Nous étions absolument libres comme les oiseaux avant l’arrivée des Européens [chrétiens] occidentaux. Ils ne purent jamais emprisonner nos esprits. Avec Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, nous devrions présider à la grande table des Nations-Unies, leur enseigner comment faire pour coexister avec autrui et avec notre terre-mère. Notre mentor karonhiaktajeh disait “J’ai attendu toute ma vie ce qu’ils appelaient civilisation”. Il ne la vit jamais. Comme le charismatique Jim Jones qui mène ses suiveurs en Guyane, Trump dira aux siens de “boire du kool aid”, ou de se faire piquer avec le vaccin qui existe sans doute déjà.

Les colons sont conditionnés pour écouter ou poster des suggestions hypnotiques ou des messages codés créés par des scientifiques influencés par Freud et [son neveu] Bernays qui contrôle toute la propagande, les médias et les systèmes d’ “éducation”. Le public est pré-moulé. Leurs systèmes de contrôle des esprits leur dit ce qu’ils doivent penser et que ce qu’ils pensent est leur plus profond désir. Ils ne comprennent pas qu’en fait il s’agit des désirs fabriqués des dominants qui ont été placés dans leurs esprits afin de contrôler tous les aspects de leurs vies. C’est tout ce qu’ils sont supposés savoir.

Nous voulons la liberté pour nous-mêmes et pour notre terre-mère. Ceci est le cadeau qui nous a été fait par la nature/création. Les dominants et leur système de pouvoir artificiel sont en ce moment en charge des affaires planétaires, mais plus pour longtemps. Leur système rend tout le monde soumis et obéissant, fait perdre le jugement et la confiance en soi. Les envahisseurs ne sont en rien des gens d’honneur. Ils n’ont pas traité directement avec nous, à part pour nous tirer dans le dos. Ils n’ont pas pu nous battre dans une confrontation directe.

Les dirigeants ne peuvent pas vaincre le virus qui provient d’eux. Le virus les a mis à genoux. S’il le pouvait, il n’y aurait plus de virus. Ils sont très frustrés de leurs échecs. Ils ont stocké quantité d’armes de destruction massive pour annihiler les gens au lieu d’utiliser leur énergie pour les sauver. Même les masques et les respirateurs sont inexistants à moins que les capitalistes puissent en tirer un profit spéculatif. Ceci ne peut mener qu’à une hystérie de masse.

Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, ramènera les gens ensemble ainsi nous pourrons à la fois partager les fardeaux et les succès.

Le soi-disant “cadre d’accord” (“Framework Agreement” canadien) est leur plan du “je vais m’assurer que vous mourrez” pour nous. Seul Kaianerekowa clarifiera leur conscience. Les survivants essaieront de se sauver de l’Île de la Grande Tortue. Ils nous ont enfermé dans des camps de prisonniers de guerre comme des animaux, camps appelés “réserves indiennes”. Ils ont affirmé que nous étions “gardés en sécurité” !! Si nous sortions, on nous classait comme “criminels” et étions jetés en prison, nos familles détruites ou nous étions tués. Cette persécution continue toujours. Les envahisseurs essaient de détruire notre âme, notre esprit, d’y jeter l’obscurité. Cela a fonctionné avec les conseillers de bandes, les “Indiens de forts”. La meilleure arme que nous ayons est celle-ci: confrontons-les tout azimut avec la vérité. Ils ne basent aucune de leurs actions sur la loi naturelle.

En fin de compte ils s’entretueront et s’enterreront. Ils quitteront l’Île de la Grande Tortue et on les y verra plus jamais. Nous serons enfin libérés des serpents rouge, blanc et noir.

Onkwehonweh, les peuples de l’Île de la Grande Tortue vont renaître de leurs cendres et le monde se trouvera en bien meilleure posture par ce fait même. Kaianerekowa va rayonner à travers le monde. Une nouvelle ère va commencer. L’existence des envahisseurs va refouler jusqu’à la plus lointaine obscurité.

Nous ferons toujours partie du monde naturel. Notre conscience est en nous et nous connecte avec le monde, avec la terre.

Si les colons ne suivent pas Kaianerekowa, ils ne peuvent pas rester ici. Chacun a le choix car chacun à la capacité de la raison. Nous n’avons besoin que de nous-mêmes pour nous occuper de notre terre-mère.

La première guerre mondiale, 1918 et ce qui a suivi continuent, la grippe, la dépression, le crack boursier de 1929, la seconde guerre mondiale et la continuation et la célébration de la guerre encore et toujours.

La force naturelle en notre sein doit être relâchée afin que le grand pouvoir de la Grande Paix soit. Ce pouvoir fut constaté lorsque les trains furent récemment bloqués en soutien de notre famille de l’ouest des Wetsuweten qui ont résisté à Coastal Gas Link et son oléoduc qui est maintenant en construction totalement illégale. Nous, les peuples naturels, sommes ici pour survivre et pour coexister en tant que frères, sœurs et avec toute vie sur notre terre-mère.

Les dirigeants des colons envahisseurs musèlent la liberté et la connaissance. Leur empire sera renversé par une poignée. Leur argent fictif et volé sera inefficace.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix (XIIème siècle)

Wasase, Professeur Taiaiake Alfred, UniVic

Un manifeste indigène, Professeur Taiaiake Alfred, UniVic

Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada, Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC)

 


En langue iroquoise, le mot « guerrier »
n’existe pas. Le mot utilisé se traduit par
« Ceux qui portent le fardeau de la paix »…

Coronavirus : Fiasco (planifié ?) de la réponse yankee à la pandémie et la sale vérité au sujet du CoV19

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, crise mondiale, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, presse et média, résistance politique, santé, santé et vaccins, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2020 by Résistance 71

 

A lire également: « L’oligarchie lance une guerre biologique contre les peuples »

 

La sale vérité au sujet du CoVD19

 

Gordon Duff

 

26 mars 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/03/26/neo-the-nasty-truth-about-covid-19/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Durant les deux dernières semaines du mois de mars, une bonne douzaine de gros transporteurs aériens russes (Antonov) ont atterri en Italie afin de sauver cette nation d’une vraie pandémie dévastatrice. Nous notons également que les avions ont dû faire 2500km de plus parce que la Pologne, membre de l’OTAN a bloqué son espace aérien même pour l’objectif d’une mission humanitaire au bénéfice d’une autre nation de l’OTAN.

Commençons avec quelques dures vérités. Le CoVD19 est pire que la grippe saisonnière malgré les faux rapports disant le contraire émis [dans un premier temps] par les médias sous contrôle. Ceux qui disent le contraire le font soit par ignorance, soit parce qu’ils sont payés pour mentir au public. Ceci est une maladie très sérieuse traitée à la légère par les médias et sur laquelle on a menti dès le premier jour. Nous allons parler de ces mensonges, il y en a tant et comment ils nous menacent tous. […]

Commençons avec les mensonges

Il semble jusqu’ici que l’origine du COvD19 soit les Etats-Unis. La preuve est tangente mais significative et vient sous deux formes.

  • La Chine affirme qu’une équipe sportive militaire américaine a amené la maladie à Wuhan fin octobre 2019. Le timing est correct et est soutenu par des sources haut-placées russes qui ne peuvent néanmoins pas être considérée comme totalement objectives.
  • Les Etats-Unis ont commencé la recherche sur la modification du virus SRAS/COVID en 2006, ce qui culmina sur un article très bien référencé qui lie de manière supposée la Chine à la création du CoVD19, article intitulé:

“A SARS-like cluster of circulating bat coronaviruses shows potential for human emergence”

Pourquoi cet article est si vital ? Il y a plusieurs raisons, mais avant tout, il est la source de l’affirmation publique de Trump que la maladie a ses origines en Chine et pour ses affirmations privées que la maladie a été créée au Key Laboratory of Special Pathogens and Biosafety, Wuhan Institute of Virology, Chinese Academy of Sciences, Wuhan, China by Xing-Yi Ge and Zhengli-Li Shi

La vérité est loin de tout ça. Le véritable travail de fabrication du CoVD19 est décrit ci-dessous et fut fait à l’université de Caroline du Nord, à Harvard et FDC. Extrait du résumé:

“Ici nous examinons le potentiel pathogène d’un virus ressemblant au SRAS, le SHCO14-CoV qui circule actuellement dans des populations de chauve-souris fer à cheval chinoise. En utilisant le système génétique inversé du SRAS-CoV, nous avons créé et caractérisé un virus chimérique exprimant l’intensité et la concentration du cornavirus de la chauve-souris SHCO14 dans une structure adaptée pour la souris du SRAS-COV.”

Afin d’effectuer l’étude controversive de 2015, il y avait besoin de financement. La plupart de celui-ci vint d’une source secrète, l’USAID, le financier lié à la CIA des laboratoires de recherche sur les armes biologiques dans le monde.

La CIA ne finance pas la prévention des maladies et n’est certainement pas une ONG. La CIA mène une guerre clandestine. Quand les universitaires qui publièrent l7article réalisèrent que cette source de financement était omise, ils firent les corrections nécessaires exprimées comme suit:

“Changement d’histoire

20 novembre 2015

Dans la version internet de cet article, les auteurs ont omis de reconnaître une source de financement, l’USAID-EPT-PREDICT, financement d’EcoHealth Allicance à Z.-L.S. cette erreur a été corrigée dans les versions imprimées, PDF et HTML de cet article.”

L’implication chinoise, comme assumée par Trump, fut celle de fournir un virus valide de forme SRAS aux labos américains, dans ce cas précis un virus émanant de la population de chauve-souris fer à cheval de Wuhan sous prétexte de recherche universitaire.

La totalité de cette recherche fut bien entendu conduite aux Etats-Unis, principalement à l’université de Caroline du Nord où, comme le précise le résumé de l’article, fut “généré” un virus “chimérique”

Par le terme “chimérique”, ils veulent dire qu’ils l’ont fabriqué eux-mêmes, qu’ils ont créé quelque chose qui n’existe pas dans la nature.

Lorsqu’on recherche l’historique de tous les universitaires impliqués dans la recherche, il devient clair qu’il y avait un intérêt signifiant, incluant le soutien et le financement, de l’establishment du ministère de la défense américain, en des années de travail qui, bien qu’orienté vers une “méthode de guérison”, dévouées à la capacité de créer et de militariser des coronaviruses chimériques.

Voyez-vous, dès la période de l’après 11 septembre, les vice président Dick Cheney et ministre de la défense Donald Rumsfeld d’alors,  firent la promotion de la recherche intensive sur les armes biologiques et chimiques, sur les virus ressemblant au SRAS et gaz de combat comme la sarin ou le VX.

Des programmes parallèles pour investiguer les capacités de déploiement cette forme d’armement secrètement contre les ennemis de l’Amérique furent une priorité non seulement pour les agences de la défense mais aussi des universités américaines, toujours “à la chasse” de financement du gouvernement quelque soit l’aspect foireux de la source.

Il n’y a pas d’évidence que les dernières étapes nécessaires à la création d’armes biologiques ou de production de méthodes d’acquisition pandémique furent partie intégrante de cette étude.

Néanmoins, il est aussi clair que cette étude a fourni de grands pas en avant vers ce but et que les labos sous contrôle de la défense, incluant mais n’étant pas limité à Fort Detrick dans le Maryland, existent et possèdent cette capacité.

Ainsi, nous pouvons fortement argumenter sur le CoVD19 comme étant une arme biologique, mais avec encore plus de clarté que les accusations d’une implication chinoise dans un virus chimérique sont totalement infondées.

Il est aussi très clair que ceux qui ont accédé à cette étude et ont volontairement induit les gens en erreur dans le rôle de la Chine, l’ont aussi fait dans l’intention de blâmer la Chine pour quelque chose perpétré par les Etats-Unis. Ceci nous laisse avec la considération de rebaptiser le CoVD19 comme étant en fait le “CoVD Caroline du Nord”.

Retournons sur l’Italie où l’aide aérienne russe continue de parvenir, semblable à celle sous Staline mais cette fois-ci contournant la défense de l’OTAN et sa tentative d’interférer avec l’effort humanitaire pour soulager une population meurtrie. […]

Le pire est une capamgne de désinformation secondaire, largement orchestrée par Trump et des gens comme Sean Hannity de Fox News ainsi qu’un bon nombre de leaders religieux américains. Trump et son conseiller Sean Hannity, un théoricien du complot sans aucune éducation formelle,  a souvent mentionné le CoVD19 comme étant bidon.

De plus, l’étroite relation entre Trump et la frange de frapadingue de la bible de l’extrême droite religieuse a troublé encore plus l’affaire, voyant des leaders religieux pro-Trump offrir des traitements bidons pour le CoVD19, faisant des affirmations délirantes d’intervention divine, toujours pour de grosses sommes d’argent, ou simplement en entretenant le déni comme c’est le cas avec Jerry Falwell Jr.

Falwell est le patron de liberty university et d’une église revivaliste de guérison du “priez et payez” qui a des millions d’adeptes. Il dit que le CoVD19 simplement n’existe pas et il fait rouvrir les écoles et les églises, ce malgré les interdictions par les autorités ; il le fait avec le soutien de Trump, lui-même en porte à faux avec les autorités.

En ce moment, il y a des dizaines de millions d’Américains à qui ont dit d’ignorer les procédures de quarantaine, un message qu’ils reçoivent avec l’accord tacite du président des Etats-Unis.

Les intérêts personnels de Trump sont toujours financiers. Dans ce cas-ci, Trump est loin derrière dans les sondages de la présidentielle 2020 pour laquelle Joe Biden est de loin le favori. Trump ressent que ceci est dû à l’effondrement de l’économie et à la hausse du chômage dûe au fait que l’Amérique n’est pas préparée et aux grosses bourdes de Trump dans sa gestion de la pandémie mondiale.

Quoi qu’il en soit, quand on regarde les propositions de solutions rapides que font Trump et ses soutiens politiques, imprimer toujours plus de cette monnaie de singe sans aucune valeur et sans fin, fric qui sera donné aux soutiens entrepreneuriaux de Trump et suivre le concept de corriger une économie pourrie de dette avec encore plus de dette semble bien fallacieux.

Ceci a mené à une controverse politique sur les packages de sauvetage des entreprises impliquant un problème sous-jacent qui est celui de constater que bien des entreprises recherchant un “sauvetage CoVD19” sont elles-mêmes insolvables et ce depuis au moins septembre 2019…

Ainsi, l’idée de contrôler la pandémie en l’ignorant, en ridiculisant la science et pire encore, en ne soutenant pas les efforts de brider la maladie avec toujours plus de déni, toujours plus d’incompétence et une foule de jeux politiques minables seront très difficiles à cacher à l’électorat déjà bien aigri du “trumpisme”.

Au début, on a commencé avec le déni, appelant la pandémie une supercherie. Puis Trump a mis son beau-fils, Jared Kushner, un seigneur des bidonvilles du New Jersey, en charge des efforts de la Maison Blanche.

On attend toujours de l’entendre alors que la pandémie s’étend. Malgré une grosse augmentation des infections et des morts aux Etats-Unis, Trump pousse pour toujours plus de déni, proposant de rouvrir les affaires commerciales alors que des millions de personnes diffusent le virus.

Alors bien sûr, ce problème existe parce que les Etats-Unis, par les croyances politiques et les paris de Trump, ne testent personne. très très peu d’Américains mis à part quelques riches et les membres de la classe gouvernante, ont été testés pour le CoVD19.

En fait, la plupart des hôpitaux rationnent sévèrement les kits de test ou sont en rupture de stock depuis un bon moment ; de plus les tests américains prennent des jours pour avoir les résultats, alors que les kits chinois sont disponibles par dizaines de millions et offrent un résultat (NdT: à 98% fiable) en 10 minutes. et ne coût quasiment rien, mais ils ne peuvent pas être utilisés aux Etats-Unis.

Si un Américain veut être testé pour le CoVD19, même si c’est un professionnel de la santé exposé au virus, il n’y a pas de tests disponibles quelque soit le prix.

Voyez-vous, Trump a mis des sanctions contre la communauté médicale aux Etats-Unis, l’empêchant de sourcer les kits de test, les masques, les chasubles médicales, les respirateurs etc, et tous les équipements normalement achetés en Chine, équipement généralement pas du tout fabriqués aux Etats-Unis et ce pour des raisons politiques.

Maintenant, il est forcer de réviser sa politique, pratiquement “sous la menace du fusil” et il est certainement bien trop tard pour faire de la prévention d’épidémie que tester les gens aurait limiter, comme en Afrique.

Il y a pire, avec la Russie prenant le taureau par les cornes, ainsi que la Chine bien entendu, pour gérer la pandémie mondiale, Trump vient juste de renouveler une interdiction de toute aide russe aux Etats-Unis.

Le cœur du problème est une malhonnêteté criminelle et la spéculation. 

[…]

De CNN:

Le président Trump a dû faire face à de nouvelles questions troublantes jeudi au sujet de sa réponse à la pandémie du coronavirus alors qu’il devint clair qu’il y a une pénurie nationale de respirateurs, de masques et autre équipement médical crucial.

Pendant une conférence de presse de la Maison Blanche, on a demandé à Trump au sujet de la pénurie et il a répondu en faussement suggérant que le problème ne pouvait pas être anticipé. Il a aussi balayé de la main toute responsabilité dans cette crise et a encouragé les états à trouver leurs propres solutions et ressources. “Où vous avez un problème de respirateurs, nous faisons de notre mieux pour en trouver”, a dit le président. “Personne n’aurait pu imaginer une telle situation dans ses rêves les plus fous, que nous aurions besoin de dizaines de milliers de respirateurs. Ceci est unique à cette situation précise.”

Les faits en premier : Trump a tout faux. Les experts médicaux et les fonctionnaires de la santé publique ont dit depuyis des années que les Etats-Unis feraient face à une pénurie de respirateurs si une pandémie survenait, comme celle du CoVD19. Même durant la présidence de Trump, il y a eu des alarmes en provenance des hôpitaux disant que ceux-ci seraient à cours de matériel et de ressources parce que les Etats-Unis n’étaient absolument pas préparés à une pandémie

Depuis le début de la crise très tôt cette année, Trump et son équipe ont répondu par des douzaines d’affirmations malhonnêtes et trompeuses et la prise du position du président concernant la pénurie de respirateurs est en parfaite concordance avec ses tentatives d’éviter toute responsabilité en affirmant faussement que personne ne pouvait prévoir une pandémie comme celle-ci. Il a affirmé ceka à plusieurs reprises même après avoir été prouvé qu’il ait tort.”

La réponse de Trump à tout ceci est de demander au ministère des affaires étrangères d’ouvrir “un obscur programme” pour avoir accès “hors système” à du matériel et de l’équipement médicaux afin de couvrir l’énorme échec des Etats-Unis en ce domaine.

De Press TV :

“Les Etats-Unis ont lancé une campagne diplomatique désespérée pour subvenir à leur échec massif et à la pénurie de leur système médical alors que les fatalités grimpent à cause du coronavirus.

Le ministère des affaires étrangères a donné ses instructions à ses diplomates de haut niveau pour que ceux-ci poussent les pays de l’Est et les gouvernements d’Eurasie de booster leurs exportations de matériel médical d’urgence vers les Etats-Unis afin de palier à la pénurie alors que la crise du coronavirus empire de jour en jour.

The email came from an official at the Office of US Assistance to Europe, Eurasia, and Central Asia—an office that under normal circumstances coordinates delivering US aid and assistance to countries in Eurasia and Europe.

Le sous-secrétaire d’état aux affaires politique de Trump, David Hale, a demandé à tous les officiels des ambassades à travers l’Europe et l’Eurasie de rapporter sur ce que les pays étrangers seraient capables de vendre comme “équipements d’urgence médicale critique” aux Etats-Unis.

En fonction des besoins critiques, Les Etats-Unis pourraient envisager d’acheter ces articles pour une valeur de centaines de millions de dollars ainsi que l’achat d’équipement de pointe comme les respirateurs par centaines de milliers”, a dit David Hale dans un courriel. Il a dit que la requête s’applique à des pays hôtes “moins Moscou”.

La requête mine les demandes de Trump qui a insisté répétitivement que les Etats-Unis pouvaient suffire à la demande pour les tests coronavirus et l’équipement médical par eux-mêmes, a noté FP.

’Nous avons beaucoup d’entreprises qui fabriquent de tels produits, chaque produit que vous avez mentionné, plus les respirateurs et tout le reste. Nous avons des usines automobiles, sans avoir à utiliser la loi (loi sur la production de la défense). Nous n’avons pas à l’utiliser mais elle existe au cas où nous en aurions besoin. Mais nous avons tant de choses maintenant fabriquées par le grand nombre, ils ont augmenté la production, a dit Trump le 21 mars.”

A Washington, le résultat du “gouvernement par des amateurs”, inattendu pour beaucoup, a été un formidable désastre. (NdT: partout en occident du reste, car le capitlaisme ne peut plus produire qu’une seule chose à outrance et indéfiniment : l’ineptie et la connerie universelle …) Lorsque les outsiders bidons à la Bolton, qui a passé des décennies à l’intérieur de la fange systémique, ont rejoint l’administration Trump, tuer la réponse de l’Amérique à la pandémie fut la priorité #1 sur la liste.

Agence après département gouvernementaux, les véritables scientifiques et experts ont été remplacés par des publicitaires, des clowns des relations publiques et des avocats véreux.

Il n’y aura aucun avion d’aide américaine qui atterrira en Italie, pas tout de suite. Quand ils viendront, ce sera pour acheter de l’équipement médical d’occasion pour les Etats-Unis et on recouvrira les étiquettes de fabrication russe…

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Notre dossier « Coronavirus, CoV19 »

 

Coin lecture spécial confinement coronavirus 3ème fournée : colonialisme, fléau d’hier et d’aujourd’hui

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 31 mars 2020 by Résistance 71

 


La connexion profonde de l’humanité
est avec la terre…

 

« Cinq siècles plus tard cette résistance demeure, sous des formes variées, en Amérique du nord, du sud et centrale, comme cela se passe aussi chez tous les peuples indigènes sur d’autres terres qui ont souffert de la furie occidentale. En comparaison de ce qu’ils furent, les peuples natifs de la plupart de ces endroits ne sont plus maintenant que des reliques ; mais aussi dans chacun de ces endroits, la lutte pour la survie physique et culturelle et pour la renaissance d’une autonomie et d’une fierté bien méritées, continue sans discontinuer… »
~ David E. Stannard, Ph.D, dans l’introduction de son livre « American Holocaust », Oxford University Press, 1992 ~

 

Résistance 71

 

31 mars 2020

 

1ère fournée

2ème fournée

 

Pour la doxa étatico-capitaliste nous vivons dans un monde « post-colonial »… Vraiment ?… Réfléchissons-y ensemble si vous le voulez bien avec ces 15 textes de pensée critique à lire et partager sans aucune modération.

Bonne lecture !…


… même combat !

Coronavirus… Nous sommes dans la 3ème guerre mondiale (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 mars 2020 by Résistance 71

 


Croquemitaine au rapport !

 

La troisième guerre mondiale a commencé

 

James Corbett

 

21 mars 2020

 

url de l’article original:

https://theinternationalforecaster.com/topic/international_forecaster_weekly/wwiii_has_begun

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une question pour vous : Comment savez-vous quand on est en guerre ?

Quand il y a des soldats dans les rues ? Quand il y a une panique de masse ? Quand on est sous loi martiale et que le public est forcé de se terrer pendant un siège de mois ou d’années ? quand les “leaders” et autres petits chefs du monde disent à leurs populations que c’est la faute de l’ennemi si on a tout ce carnage ?

Bon alors la troupe dans les rues ? affirmatif

Panique de masse ? affirmatif

Loi martiale et public forcé de se terrer ? affirmatif et affirmatif

Les leaders du monde disant à leurs populations que ce carnage est la faute de l’ennemi ? affirmatif

Donc, par tous ces paramètres, oui, nous sommes en guerre. Mais personne ne l’appelle guerre. Pourquoi pas ? Parce que dans l’esprit du public, il n’y a qu’un seul paramètre pour juger du statut de guerre : les troupes sont-elles sur le champ de bataille en train de s’entretuer ? C’est ça la guerre non ?

Mais alors, pourquoi Merkel invoque t’elle la seconde guerre mondiale dans sa tentative d’expliquer la crise actuelle aux Allemands ? Pourquoi nous raconte t’on que les temps que nous vivons sont pires que la guerre ? Pourquoi y a t’il, trompeur après trompeur de Trump à Trudeau et apparemment tout le monde, une invocation des mesures d’urgence datant de la guerre tout en préparant le déploiement total d’une loi martiale ?

Pas encore assez pour vous convaincre que le monde est maintenant en guerre ? Alors pourquoi Trump a t’il déclaré a guerre au coronavirus tout en s’adoubant “président de temps de guerre” ? Pourquoi Macron a t’il déclaré avec un regard froid face caméra “Nous sommes en guerre !” (NdT: en français dans le texte original) Pourquoi Boris Johnson, Moon Jae-In et tous les soi-disants “leaders” du monde en rajoutent-ils tous sur leurs déclarations de guerre ?

La vérité est que le monde est en guerre maintenant. Cette guerre.. c’est la 3ème guerre mondiale. La différence c’est que personne jusqu’à présent ne comprend la nature de cette guerre, qui sont ses combattants et quels sont les objectifs de ceux qui la font. Je vous sens quelque peu incrédule, permettez-moi donc d’expliquer.

Depuis quelques décennies maintenant, la métaphore de guerre a été utilisée par les politiciens pour battre les tambours du soutien à leurs propositions politiques. A chaque fois qu’un président américain veut déclarer la guerre à un nom abstrait, comme “la guerre contre la pauvreté” de Johnson ou celle de Nixon sur “la guerre contre la drogue”, ou celle de Bush sur “la guerre contre le terrorisme”, nous savons à quoi nous attendre : des miliiards de dollars seront dépensés, la bureaucratie va augmenter, les droits du citoyen lambda vont décroître et ah oui, la chose contre laquelle cette guerre est menée va en général se renforcer exponentiellement.

Mais cette “guerre contre le coronavirus” est différente. Cette “guerre” particulière pourrait très bien devenir la première bataille de ce que les historiens du futur pourrait bien appeler la 3ème guerre mondiale.

Tout comme la première guerre mondiale avec ses no man’s lands, ses mitrailleuses et ses pertes humaines jamais vues auparavant, fut également une guerre comme jamais vue, tout comme la seconde avec ses batailles de chars, ses bombardiers et sa guerre sous-marine puis l’arme nucléaire ciblant des civils, fut comme aucune guerre jamais vue auparavant. Ainsi donc, elle aussi, la 3ème guerre mondiale sera sans aucun doute comme quelque chose jamais vu auparavant.

Cette fois-ci, la guerre mondiale prend la forme d’une guerre hybride. “Guerre hybride” est un terme devenu en vogue chez les stratèges militaires ces dernières décennies pour décrire un type de guerre irrégulier qui combine la guerre conventionnelle avec ses armes, ses bombes et ses champs de batailles avec d’autres nombreuses méthodes d’attaques: guerre cybernétique, opérations de désinformation, campagnes de déstabilisation politique, guerre du droit et tout ce qui peut diminuer ou déstabiliser un ennemi en temps de conflit.

En premier ordre d’analyse, ce ne serait pas difficile de caractériser les relations actuelles entre les Etats-Unis et la Chine comme une guerre hybride. En fait, c’est ce que fait le journaliste Pepe Escobar dans sa toujours perceptive analyse des derniers mouvements sur l’échiquier géopolitique : « China Locked in Hybrid War with US. » Comme il le note:

“Parmi la myriade d’effets dévastateurs du coronavirus, l’un d’entre eux est particulièrement évident de manière graphique. La Chine s’est repositionée. Pour la première fois depuis les grandes réformes de Deng Xiao Ping de 1978, Pékin regarde officiellement les Etats-Unis comme une menace, comme l’a dit il y a un mois le ministre des affaires étrangères chinois Wang Yi à la conférence sur la sécurité de Munich au faîte de la lutte contre le coronavirus en Chine. Pékin est en train de graduellement et prudemment façonner le narratif disant que depuis le début de l’attaque du coronavirus, le leadership du pays savait qu’il était sous le coup d’une attaque de guerre hybride. La terminologie employé par Xi est un indice majeur. Il a dit officiellement que ceci était une guerre et qu’en contre-attaque, une “guerre populaire” doit être lancée.

Escobar poursuit en faisant remarquer que le porte-parole du ministère des AE chinois Zhao Lijian a insinué publiquement que ce fut “l’armée américaine qui amena l’épidémie à Wuhan” (NdT: comme ce fut l’armée américaine qui apporta la “grippe espagnole” en Europe fin 1917…), ceci représentant  non seulement une entorse au protocole diplomatique, mais aussi le langage d’un belligérant en temps de guerre. Etant donné le gigantesque point d’interrogation planant sur chaque aspect de cette pandémie actuelle, la suggestion que ce nouveau coronavirus provienne de Fort Detrick n’est en rien farfelue. Gardez aussi présent à l’esprit que ceci ne reflète pas une théorie de la conspiration flottant sur la toile, mais que cela provient d’un représentant bien réel du gouvernement chinois. Ceci n’est pas une accusation à la légère. Mais il n’y a pas que la Chine qui montre du doigt l’oncle Sam.

Alors que des porte-paroles du gouvernement chinois lèvent le spectre que le coronavirus CoVD19 est en fait “made in USA”, l’administration Trump fait des pieds et des mains pour faire renommer le SRAS-CoV-2 comme le “Virus Chinois”. Aussi mesquine qu’elle puisse paraître, cette sémantique est importante. Quiconque a passé un peu de temps en ligne ces dernières semaines a pu remarquer, la portion du public américain abrutie au fluor et accroc aux merdias de masse, a été excitée par cette rhétorique anti-chinoise et les Chinois ont remplacé les Russes comme croquemitaine du jour dans les esprits de ces “gens normaux” facilement manipulables.

Escobar conclut son rapport en prévoyant la possibilité que cette entière crise du coronavirus ne soit en fait “qu’une opération psychologique de grande envergure façonnant l’environnement social et géopolitique parfait pour la mise en place d’une domination totale.” La question qui brûle alors les lèvres est celle-ci : “Est-ce que les élites impérialistes vont toujours choisir de mener cette guerre hybride de domination totale contre la Chine lorsque tout ceci sera fini ?” D’après le contexte plus large du conflit américano-chinois que, comme je l’ai dit à maintes reprises, est en train d’être mis en place pour définir le champ de lutte du XXIème siècle, l’analyse d’Escobar est de fait bien plausible.

Mais, comme je l’ai tout aussi bien répété, cette grande lutte entre la Chine et les Etats-Unis qui devrait définir ce siècle (tout comme la guerre froide du XXème siècle…) est en fait une scène de théâtre, un conflit manipulé et à terme.. bidon. La véritable bataille ne va pas être entre “la Chine” et “les Etats-Unis”, comme veut le prétendre cette étiquette apposée pour le XXIème siècle. Non, la véritable bataille sera entre les banksters et leurs cohortes d’ingénieurs sociaux en herbe et la masse de l’humanité.

[à ce sujet, lire notre article du 6 juillet 2016 : « Brexit… L’allégorie du bernard l’ermite » nous en parlons depuis un moment de ce théâtre géopolitique…]

Si cette guerre hybride est bien la 3ème guerre mondiale, alors nous devons faire un constat fondamental ; qui sont les combattants et pourquoi se battent-ils ? N’est-ce pas la chose a plus facile à déterminer dans toute guerre ? Regardez vers qui les troupes pointent leurs armes et vous y trouverez l’ennemi non ?… Regardons-y de plus près.

Les troupes sont en train d’être déployées pays après pays au moment même où je tape ces lignes. Et sur qui pointent-elles leurs armes ?

Leurs compatriotes.

Des opérations de guerre cybernétique sont en train d’être menées maintenant pour éliminer les systèmes de communication de l’ennemi et pour étiqueter les transmissions de l’ennemi comme étant de la “désinformation”. Mais qui est la cible de tout cela ? Les citoyens journalistes et les réalistes de la conspiration.

Des campagnes de déstabilisation politique sont mises en place… mais c’est le parti démocrate qui est pris la main dans le sac à plomber ses propres élections de primaire et la presse de l’establishment qui essaie de minimiser les décisions politiques prisent par referenda et l’intelligentsia de l’opposition qui se ligue contre des gouvernements “démocratiquement élus” dans ce supposé “monde libre”. Et là où les manifestations et mouvements de lutte étaient si subversifs dans le monde il y a juste quelques mois, maintenant tous les pays déclarent les uns après les autres illégal le rassemblement de plus de 10 personnes.

Encore et toujours nous réalisons que la guerre qui est menée est une guerre par les gouvernements, l’armée, le pouvoir financier et entrepreneurial contre les masses de l’humanité qui les opposent de plus en plus violemment.

Ceci est la véritable nature de la 3ème guerre mondiale. Elle est menée en ce moment même et aux yeux des autoritaires de tout poil… NOUS sommes l’ennemi.

bien sûr il y a la manifestation de tout ceci en 2D, le tumulte géopolitique et l’état de guerre des états-nations se jouant en même temps. Mais celles-ci ne sont juste que des batailles de diversion faites pour nous distraire de l’évènement majeur : la bataille menée contre l’humanité libre.

Voilà pourquoi le modèle chinois, celui d’une société Big Brother de surveillance totale et de verrouillage technocrate est “dénoncé”par les “leaders du monde libre”, dans le même temps où ils œuvrent pour que ceci se produise dans leurs pays.

Oui les gars, que vous le sachiez ou non, la 3ème guerre mondiale a déjà commencé et aux yeux de ceux qui mènent cette guerre, vous êtes l’ennemi combattant. La seule question qui a de l’importance est celle-ci : Allons-nous nous réveiller à temps pour riposter ou allons-nous nous coucher et laisser les autoritaires de tout poil gagner et nous piétiner ?

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Notre dossier « Coronavirus, CoV19 »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coin lecture spécial confinement coronavirus 2ème fournée : Histoire et analyse critique

Posted in actualité, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, Internet et liberté, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 26 mars 2020 by Résistance 71

 

« Ignorer l’histoire, c’est comme être né hier »

« On ne peut pas être neutre dans un train en marche. »

~ Howard Zinn ~

 

Résistance 71

 

26 mars 2020

 

1ère fournée

3ème fournée

 

Aujourd’hui dans notre coin lecture spécial confinement CoVD19...

Notre sélection PDF « Histoire et analyse critique »:

 

Bonne lecture !…