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Solution politique pour demain: Un exemple de commune fondée sur les associations libres…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, démocratie participative, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 juillet 2016 by Résistance 71

germinal

 

Germinal de la Sierra ville anarchiste

 

Colonne Kropotkine

 

Espagne, libertaire

 

Note de Résistance 71: Nous tenons à préciser que cette description correspond à une expérience espagnole qui a réellement eut lieu dans les années 1930. Ceci néanmoins n’est qu’un exemple de ce qui peut se faire collectivement et n’est en rien un modèle à suivre à la lettre, mais une expérience qui peut être adaptée à notre vie plus moderne. L’argent et le salariat ayant été abolis, nous sommes en présence d’un modèle communal tel que le préconisait Pierre Kropotkine. Tout modèle se doit d’être adaptable et flexible pour être viable.

Le numérotage corespond à celui de la carte sur la photo du dessus.

A lire: Juillet 1936-Juillet 2016, 80ème anniversaire de la révolutions sociale espagnole

=*=

Nous voulons avec cette carte que ton esprit cesse de penser pour un moment au système où nous vivons et entame ainsi avec nous un beau voyage vers cette petite ville anarchiste appelée Germinal de la Sierra. Cette commune libre se forme après avoir fait triompher la Révolution Sociale, menée à bien par le peuple contre l’État, avec toute sa logique. Nous voulons dire que l’émancipation populaire n’est pas arrivée au moyen de la violence, bien qu’il y eut des cas où on est arrivé à la confrontation directe avec la bourgeoisie et ses défenseurs (policier, armée, église, etc….), qui n’ont pas voulu restituer les biens et les terres qu’ils ont volés, et qu’ont sués avec sang et larmes un millier de travailleurs ; cette émancipation n’a eu lieu que parce que le peuple est enfin  préparé, conscientisé et instruit pour mener à bien une nouvelle vie dans laquelle règne la plus haute expression de l’ordre naturel des choses: l’Anarchie. Nous nous fonderons sur le fonctionnement de Germinal de la Sierra, composé  de 5.000 habitants et où on a proclamé le Communisme Libertaire.

Les principes de cette ville sont la solidarité, l’appui mutuel, l’égalité et le respect.

Dans Germinal de la Sierra l’argent a été aboli. Ses habitants ont tous les mêmes droits et les mêmes devoirs, on travaille selon ses forces et on reçoit selon ses besoins. La propriété privée et tout privilège ont été abolis. Nous sommes tous des êtres humains qui ont le droit de jouir de la vie. Nous voulons souligner que les habitants de cette ville sont anarchistes, c’est-à-dire préparées à aimer leurs tâches quotidiennes et sont conscients que tout est pour le bien commun. Toutes les décisions sur le fonctionnement de la commune sont prises en assemblée et chaque habitant depuis sa branche d’activité.

Après avoir lu ce prologue, parcourons Germinal de la Sierra.

1 FÉDÉRATION LOCALE

C’est le siège où se réunissent les délégué-e-s des différentes branches pour voir de façon plénière les affaires qui concernent la commune, ou en séance plénière traiter les accords pris dans leurs assemblées respectives de branche. Les délégué-e-s sont choisi-e-s par chaque assemblée et leur mission est d’expliquer et de défendre les accords pris par leurs compagnons. Les délégué-e-s sont seulement une liaison entre la séance plénière et l’assemblée. Ils ne peuvent décider d’aucun changement dans les accords ; pour cela doivent les communiquer à leur branche et celle-ci, si l’accord est très urgent, convoquera rapidement une assemblée extraordinaire pour ne pas entraver le bon fonctionnement de la commune. La Fédération Locale est aussi le siège du Comité Local.

Celui-ci est nommé par toute la commune, sa fonction est administrative, non exécutive. Sa durée est à temporaire, remplaçé ensuite par un nouveau Comité. Le Comité Local se charge de mener à bien les fonctions confiées par les assemblées de branche et d’être en contact avec les Fédérations Locales des autres communes.

NOTE : Les Comités, sont de tout type (de branche, locaux, régionaux, etc….), ils ne peuvent pas décider par eux-mêmes ni prendre des accords. Leur durée est à court terme et peuvent être révoqués  à tout moment. Les Comités sont seulement un instrument administratif qui exerce les fonctions confiées par leur branche ou par la commune. Tous leurs membres, comme les autres habitants, sont consommateurs-producteurs et accomplissent quotidiennement leurs tâches dans la branche à à laquelle ils appartiennent.

2 HÔPITAL ISAAC PUENTE

Dans toutes les communes libres il y a un hôpital pour donner assistance sanitaire au peuple.

L’hôpital de Germinal de la Sierra est proportionné à l’importance démographique de la commune. Tous les habitants ont droit à l’assistance médicale, à n’importe quelle specialité. Les tâches de l’hôpital sont distribuées en sections. Chaque section a son assemblée propre, les sections marquent le fonctionnement de l’hôpital.

Tout est coordonné depuis l’assemblée générale, où chaque section envoie à ses délégué-e-s avec les propositions de leur section ou pour traiter tout problème qui est apparu. Il y a un Comité d’Administration dans l’hôpital nommé par toutes les sections, lequel se charge d’être en contact avec les autres hôpitaux et d’exercer les fonctions que leur confient les sections (voir note point n. 1).

3 THÉÂTRE/CINÉMA ELISÉE RECLUS

Les représentant-e-s du fonctionnement et du maintien du théâtre et du cinéma appartiennent à une section de la Branche de Spectacles (voir point n. 6 Branche de Spectacles).

4 ÉCOLE RATIONALISTE FRANCISCO FERRER Y GUARDIA

La base de la formation de l’être humain est l’éducation. Dans l’École Rationaliste ce qui est principal, en plus d’enseigner à lire, écrire, mathématiques, littérature, etc., est d’apprendre les principes de la commune nommés dans le  prologue. Les élèves préparent des débats sur différents sujets. Ils décident avec les professeurs de la façon dont ils veulent donner les classes. Les Écoles Rationalistes ou Libres sont mixtes.

Un des sujets très important dans l’école est l’éducation sexuelle. Dans l’École Rationaliste il n’y a pas d’examens, ni de prix, ni da punition. On essaie d’en faire sortir des jeunes gens totalement libres, parce qu’il connaissent la liberté absolue comme tu découvres le respect.

NOTE : Pour avoir plus d’information sur le fonctionnement d’une École Rationaliste vous pouvez lire l’oeuvre de Francisco Ferrer y Guardia «l’École Moderne» ou le livre «Paideia École Libre», écrit par Josefa Martín Luengo, appartenant au Paideia collectif.

5 SIÈGE DE LA BRANCHE CONSTRUCTION, MÉTAL ET BOIS

C’est le siège où les branches mentionnées se réunissent en assemblée et aussi leurs sections respectives.

Nous avons déjà nommé le mot section, mais, qu’est-ce qu’une section de branche ? Les sections sont les différents offices qui composent une branche, par exemple : la Branche du Métal est composée  de la section d’électriciens, la section plombiers et égouts, la section de forgerons, etc..

Ceci est un exemple, puisqu’elles sont au service de leur assemblée de section ou branche, qui décident de la manière de fonctionner, toujours en vue d’un meilleur rendement dans la tâche commune. La même chose se produit avec toutes les autres branches.

NOTE : Ce siège est partagé par ces trois branches. Au siège sont les archives et les différents secrétariats de chaque branche, où les comités exercent leurs fonctions et s’occupent des demandes de chaque section. Le siège, peu à peu, est devenu petit pour loger les trois branches et c’est pour cela on a convoqué une assemblée où, assistaient des délégué-e-s de toutes les sections appartenant à ces trois branches, chaque délégué-e apportant l’accord pris par sa section. À la fin de l’assemblée, l’accord pris par toutes les sections concernées a été le suivant : la construction d’un nouveau local où on transférerait la Branche de la Construction et le Métal, en laissant dans l’ancien siège la Branche du Bois. Cet accord a été communiqué à la Fédération Locale, où le Comité Local à son tour l’a envoyé à toutes les branches qui composent la commune et ceux-ci à leurs sections.  Dans la dernière séance plénière locale a été approuvé cet accord par toutes les branches de la commune, lequel est mis en pratique de nos jours (voir point n 41).

6 SIÈGE DE LA BRANCHE HÔTELLERIE ET ALIMENTATION, ET DE LA BRANCHE DE SPECTACLES

Ces deux branches se réunissent dans ce siège. La Branche Hôtellerie et Alimentation a la rôle suivante: il se charge du fonctionnement de l’hyper-magasin, de la cuisine de l’hôpital, du bar-restaurant, du magasin de grains, de la cafeteria de la salle de festivités, et de la cafeteria de l’Auditoire. Un groupe appartenant à une section se charge de l’agriculture écologique.

La Branche de Spectacles se charge de préparer et de coordonner les festivités populaires, les concerts, les pièces de théâtre, les projections de cinéma, etc..

Les heures de travail et les tours sont décidées dans leurs assemblées respectives, on fait de la même façon dans les autres branches.

NOTE : Un groupe appartenant aux Branches de Transports Publics et Sanitaires a formé une compagnie de théâtre et interprète différentes oeuvres. Dans l’école atelier on a formé différents groupes de musique, dans la Branche de l’Enseignement il y a quelques poètes, dans la Branche Paysan-ne-s ,il y a des personnes consacrées à la sculpture, peinture, chant, etc..

Tous ces gens sont consommateurs- producteurs et remplissent quotidiennement les tâches de leur branche, en se consacrant à ces penchants pendant son temps libre. Nous devons tenir compte que le capitalisme a disparu, aboli par la Révolution Sociale. Il n’y a déjà pas d’exploiteurs qui oppriment au peuple pour augmenter leur pouvoir et leur capital, en distribuant seulement de la misère entre les familles ouvrières. Tu vis maintenant dans une nouvelle société où il n’y a de maîtres auxquels obéir, personne n’est propriétaire de personne, mais les gens sont organisées entre eux et travaillent dans l’ensemble pour le bien de tous les êtres humains et de la nature qui nous entoure.

Le chômage, la faim, la misère, le racisme et la xénophobie créés par la propriété privée et par les frontières qui divisent les pays, ont été abolis dans cette société. Ici, dans les ateliers, dans les usines, dans les champs travaillent un maximum travailleur-se-s, chacun selon sa branche, en partageant le travail. Les machines, entre les mains des travailleur-se-s, se chargent des tâches les plus dures et plus risquées.  On travaille ainsi un minimum d’heures et en ayant du temps pour le repos, pour penser, pour lire, écrire, développer ses penchants décrits plus haut, enfin pour jouir des plaisirs de la vie en paix.

7 ATHÉNÉE LIBERTAIRE LOUISE MICHEL

L’Athénée, avec la bibliothèque-librairie et les écoles rationalistes est la principale source de culture. Dans l’Athénée on organise colloques, débats, conférences, etc.. On invite auteurs, philosophes, scientifiques, agriculteurs, constructeurs, écoles rationalistes, etc.., de différents endroits de la Terre appartenant à d’autres communes, lesquels montrent leur façon de fonctionner, en découvrant nouvelles méthodes pour faire avancer et améliorer les moyens d’éducation et de production.

L’Athénée organise des journées culturelles où on invite d’autres communes. Dans ces journées tu peux trouver des expositions et des excursions. L’Athénée est ouvert à toutes les personnes de la commune qui le souhaitent. On s’organise, on a ses assemblées, on a son groupe de travail, etc..

NOTE : L’imagination et le désir d’apprendre sont toujours présents dans Germinal de la Sierra.

8 RIVIÈRE LE SOLEIL

Il naît dans la Montagne d’Esperanto et aboutit la commune de Luz de Mar.

9 BAR – RESTAURANT

La Branche Hôtellerie et Alimentation en a la charge. Deux sections y exercent leur activité : serveurs et cuisiniers.

10 HYPER-MAGASIN

C’est ici où l’on stocke les produits alimentaires et autres ustensiles variés dont les habitants de la commune ont besoin pour leur vie quotidienne.

Tous les aliments et ustensiles sont bien organisés en rangs pour leur meilleure localisation. Les sections qui ont leur tâche dans l’hyper-magasin appartiennent à la Branche Hôtellerie et Alimentation. Ces sections sont les suivantes : fournisseurs, grossistes, boulangers, caissier-ère-s, et un Comité d’Administration.

Les habitants se fournissent à l’hyper-magasin selon leurs besoins. Au passage de ses caisses il est pris note des aliments et des produits qui sortent au moyen d’ordinateurs. Un rapport est établi pour le Comité d’Administration. Celui-ci se charge se réapprovisonner le magasin.

NOTE : Après avoir lu ce dernier texte, tu auras sans doute pensé avec ton éducation capitaliste: «Il y a pas de flics, et je peux  prendre tout ce que je 
veux. Alors, je prends tout.»  Les habitants de de Germinal de la Sierra te repondent : «Et pour quoi faire ?, si tu as besoin d’un kilo de tomates, pourquoi en prendre six ?. Ça va s’abimer a la maison. L’hyper-magasin ouvre tous les jours.»

11 ATELIERS DE MENUISERIE ET DÉRIVÉS

12 ATELIERS de FORGE, GALVANISÉS ET DÉRIVÉS

13 ATELIERS ÉLECTRICITÉ, MÉCANICIEN, PLOMBERIE ET DÉRIVÉS

Fonction des ateliers : C’est là où on effectue les tâches quotidiennes des différentes branches.

Certaines groupes réparent les pièces ou les fabriquent à l’atelier, d’autres, s’activent dans la commune, selon ce qui est décidé par leurs assemblées (par exemple : à la construction de bâtiments, à la réparation d’un pont dans la rivière ou à la réfection de câble téléphonique ou d’éclairage public). Il y a aussi des groupes qui travaillent dehors dans d’autres communes, en aidant à d’autres sections de leur même branche (ceci se produit quand la tâche est très importante et la branche qui doit l’effectuer insuffisante. Alors, des communes les plus proches arrivent des compagnons de la même branche. Voila un bon exemple d’appui mutuel).

Les branches sont toutes connectées entre elles et entièrement coordonnées. Quand elles doivent effectuer une certaine tâche qui incombe à un secteur, à une province ou à une région (par exemple, faire des routes, reboiser des montagnes, faire des ponts, etc..) celles-ci-ci ont leurs séances plénières où chaque délégation porte ses accords et ont le même fonctionnement, comme expliqué dans des points précédents.

14 ÉCOLE ATELIER

Les jeunes, à la fin de l’École Rationaliste, vont à l’École Atelier, où chacun choisit le métier qu’il aime. On peut même en choisir plus d’un. On enseigne ici théorie et pratique. Pour commencer à exercer leur art, on les charge de tâches simples, où peu à peu ils acquièrent de l’expérience. Au fur et à mesure que les jeunes deviennent plus expérimentés, ils sont incorporés aux branches qu’ils ont choisies, où ils terminent totalement l’apprentissage de leur métier.

NOTE : Il y a des métiers qu’on peut pas trouver dans cette commune, ce pourquoi beaucoup de jeunes choisissent d’aller dans d’autres communes où ils peuvent apprendre le métier qu’ils aiment. Certains entre eux restent à vivre là où ils ont été transférés et d’autres, s’ils sont dans une commune proche, font l’aller-retour tous les jours. Ils sont libres de choisir.

15 LOGEMENTS INDÉPENDANTS

Les logements indépendants sont destinées aux habitants plus jeunes ou à ceux qui n’ont pas de compagnon ou de compagne stable, ou n’ont pas formée une famille. Tous les habitants consommateurs-producteurs ont droit à un logement (on inclut ici aussi aux vieux qui, bien qu’ils soient maintenant seulement consommateurs, pendant toute sa vie ont été producteurs). A Germinal de la Sierra, les logements indépendants sont divisés en logements pour deux personnes et en logements pour quatre personnes.

Chaque habitant est libre de choisir où il veut vivre. Les logements de deux habitants sont préparés pour les personnes qui aiment la tranquillité. Les logements pour quatre personnes sont habités, la plupart, par des jeunes. Les logements sont partagés par les deux sexes, ils partagent les tâches : propreté, cuisine, etc..

NOTE : Les jeunes de Germinal de la Sierra, ayant passé les 16 /17 ans, sont libérés de leurs parents, en pouvant partager un logement indépendant. Ainsi le jeune, avec l’éducation reçue et son travail, se forme comme personne responsable, saine et indépendante.

16 LOGEMENTS FAMILIAUX

Dans ces logements, comme son nom l’indique bien, vivent les couples avec leurs enfants. Les citoyens qui habitent dans les logements indépendants, si en formant un couple stable, arrivent à former une famille, déménagent automatiquement vers les logements familiaux.  Les vides qu’ils ont laissés dans ces logements indépendants sont occupés par de nouveaux jeunes qui viennent d’être libérés ou qui viennent d’une autre commune vivre à Germinal. Dans chaque zone urbaine, il y a un Comité d’Administration qui se charge de constater les changements effectués, les logements libres, etc..

NOTE : Dans Germinal de la Sierra les couples sont libres de s’unir comme ils sont libres de se séparer.

17 EXPLOITATION AGRICOLE ÉCOLOGIQUE

Coexistent ici des êtres humains et animaux domestiques. Le traitement que reçoivent les animaux dans ta société est sauvage et irrationnel, on les exploite de la même façon que les êtres humains pour gagner de l’argent et du pouvoir, sans souci de la tristesse, la souffrance, l’agonie et la mort.  A Germinal de la 
Sierra les animaux sont traités avec grande affection, la Nature aussi. D’elle on prend seulement le nécessaire pour l’approvisionnement de la commune. A Germinal de la Sierra leurs habitants ont un régime végétarien, se nourrissant de leurs cultures et des fruits que donne la terre, même si on  ajoute quelques aliments que donnent les animaux, comme le lait, les oeufs, le miel, etc., toujours sans exploiter les animaux, ni leur faire de mal.

18 CHAMPS CULTIVÉS

La Branche Paysans se charge des champs. Ils y ont leurs locaux où ils gardent les machines et leurs outils de travail.

De là on approvisionne le magasin à grains, l’hyper-magasin. On exporte aussi les types d’aliments qui ne sont pas cultivés dans d’autres communes.

19 SERRES

Une section de la Branche Paysans et Paysans se charge de son entretien.

20 SIÈGE DE LA BRANCHE PAYSANS ET PAYSANNES

C’est le siège où se réunit cette branche. C’est celui qui comprend le plus de sections de toute la commune. Les bases de leur fonctionnement sont identiques à celles des autres branches. Dans le siège tu pourras trouver les différents secrétariats et le Comité d’Administration.

21 BIBLIOTHEQUE-LIBRAIRIE FEDERICA MONTSENY

De la bibliothèque-librairie se charge un groupe nommé par l’Athénée. Il est chargé de son organisation et de son entretien.

22 DÉPOT

Une section de la Branche de la Construction se charge de son fonctionnement.

On stocke ici les matériels qui manquent pour mener à bien les tâches des différentes branches.

23 MAGASIN de GRAINS. (Voir les N6)

24 GARAGES (CAMIONS ORDURES ET RECYCLAGE) (Voir les N35)

25 CONTAINERS DE RECYCLAGE

26 PROMENADE FRANCISCO ASCASO

27 PARCS (B. DURRUTI, M. BAKOUNINE, P. KROPOTKINE)

28 PLACE DU 1ER MAI

29 FONTAINES

30 AUDITORIUM ENRICO MALATESTA

Est chargée de son maintien une section de la Branche de Spectacles.

31 CIMETIÈRE- CRÉMATOIRE

Dans Germinal de la Sierra on pratique aucune religion. Ses habitants peuvent librement choisir s’ils veulent être enterrés, incinerés ou tout autre système.

32 JARDINS-POTAGERS

Les jardins fonctionnent de la même façon que les champs cultivés, coordonnés par la Branche Paysans et Paysanes.

33 PISCINES PUBLIQUES Et VILLE SPORTIVE

Ces installations sont au bénéfice de tous les habitants de la commune. À cinq kilomètres de la commune il y a aussi un lac avec une zone verte où beaucoup d’habitants passent leurs heures libres.

34 PÂTURES POUR le BÉTAIL (Branche Paysans et Paysans)

35 SIÈGE TRANSPORTS PUBLICS ET PROPRETÉ PUBLIQUE

C’est le siège où se réunissent en assemblée ces deux branches. La Branche du Transport se charge de coordonner les transferts à d’autres communes, soient personnes, d’aliments ou autres marchandises. Etc. se charge aussi des véhicules pour les excursions, séances plénières, congrès. La Branche de Propreté se charge la propreté urbaine, de containers d’ordures, recyclage, ville sportive et piscines publiques.

36 GARAGES DES TRANSPORTS PUBLICS

Dans les garages sont garés les véhicules de cinq à quatre-vingt passagers, ainsi que ceux de l’hôpital.

NOTE: En ce moment on construit une voie ferrée qui passera par Germinal de la Sierra.

37 SALLE DES FÊTES

C’est l’un des nombreux emplacements où se réunissent les habitants de la commune leurs heures de loisir pour écouter de la musique ou pour danser.

38 DÉLÉGATION ANTI-INCENDIES

Cette branche se charge de coordonner l’extinction d’un feu ainsi que les actions de sauvetage dans toute catastrophe naturelle. Ils donnent aussi des stages où les habitants apprennent à faire face à ces dangers et en cas d’urgence se soutenir les uns les autres pour aider à lutter contre ces fléaux.

39 ATELIERS VÊTEMENT ET CHAUSSURES

Son siège se trouve dans le plus haut étage des ateliers. Dans l’Avenue Teresa Claramunt, qui fait l’angle entre les ateliers vêtement et chaussures et l’hyper-magasin, on trouve divers locaux où les habitants sont approvisionnés des différents types chaussures et vêtements.

40 SALON DE COIFFURE

Comme dans les ateliers vêtement et chaussures, le siège trouve aussi sa place dans le même local, qui est assez vaste.

Par ce local passent les habitants chaque fois qu’ils veuillent une coupe cheveux, coiffure, rasage et autres prestations capillaires. De la même façon que dans les autres branches, les coiffeurs et les coiffeuses marquent leurs tours et leurs heures de travail.

41 BÂTIMENTS EN CONSTRUCTION

Logements et bâtiments de services.

42 STATION-SERVICE

L’entretien et le fonctionnement de la pompe à essence sont du ressort d’une section de la Branche de Transports Publics.

NOTE : Les énergies et les combustibles ne nuisent pas à notre santé ni à notre environnement.

43 USINE DE RECYCLAGE

L’usine n’est pas marquée sur le plan parce qu’elle est aux alentours de la ville, et est coordonnée par toutes les communes de cette region.

Escroquerie du changement climatique anthropique: Escroquerie d’un marché « vert » de 5 à 7000 milliards de dollars !

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Pour les banquiers l’escroquerie du changement climatique anthropique représente un marché potentiel de 7000 milliards de dollars

La marée du fric, le flot des conflits d’intérêts

 

JoNova

 

17 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://joannenova.com.au/2016/07/climate-change-is-potentially-a-7-trillion-dollar-money-making-venture-for-bankers/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’industrie “verte” actuelle représente déjà environ la somme de 1500 milliards de dollars par an. Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a dit qu’il s’attendait à ce que ce marché croisse juqu’à 5 ou 7000 milliards de dollars.

Financial Post: Climate change a $7 trillion funding opportunity

Il a déclaré qu’étant donnés les énormes besoins de financement pour une infrastructure propre, il estime le rebond des opportunités d’investissements quelque part entre 5000 et 7000 milliards de dollars par an.

Si l’énergie verte propre était efficace, bon marché et viable il n’y aurait aucun “besoins de financement” car le marché bondirait pour exploiter cette opportunité. Au lieu de cela, la plupart des investisseurs agissent comme de véritables sceptiques (climatiques). Le fait même que les banquiers centraux vendent si agressivement en dit suffisamment long sur l’affaire. Peut-être que les banquiers centraux veulent aider les pauvres et sauver le monde, ou bien se pourrait-il que l’industrie de la finance dans sa totalité profiterait d’un faux marché forcé et d’une autre monnaie de singe ? Quelles sont les commissions de change sur un marché de 7000 milliards de dollars ?…

Une fois de plus on nous fait le coup de ce mythe du “marché libre”:

“Mettre un prix sur le carbone est le moyen le plus sûr pour que les marchés jugent une exposition tangible au changement climatique”, a dit Carney.

Etiqueter le carbone a été un gros échec pour changer le temps qu’il fait partout dans le monde. Le libre-échange et le libre-marché ne fonctionnent pas quand il ne sont pas libres et quand ils s’appliquent à une molécule qu’on trouve partout (C) et qui est impliquée dans quasiment toute forme de vie sur la planète. De plus, que veut dire “prix propre” de toute façon ? L’évaluation du coût de l’utilisation de panneaux solaires pour réduire votre exposition aux dégiats occasionnés par les inondations en 2100 est un sale calcul, peut pas faire plus sale en fait. Les calculs ne peuvent pas devenir plus bordéliques, plus sombres ou plus inutiles que çà. Pulvérisez ces chiffres et enterrez-les 6 pieds sous la cendre volcanique.

L’idée de coller un marché sur un produit qui est essentiellement produit et consommé par la nature est bizarre, bizarre à l’extrême même. Pratiquement aucun des joueurs dans un marché global du carbone ne répondra aux avantages offerts. L’Océan Pacifique ne va pas acheter de crédit carbone, ni le phytoplancton, les vaches, les moutons et encore moins la levure. Même dans le pauvre marché des 4% contrôlé par les humains, la demande n’est pas élastique, ce qui veut dire que les coûts de l’énergie forcent déjà la majorité du marché à être efficace. Les gains demeurant sont mineurs et pathétiques. Donc de larges mesures balayant tout le secteur économique sont inefficaces, et ce même si les modèles du GIEC n’étaient pas à la ramasse.

Bien que ce ne soit pas à 100% sûr que Carney voulait dire “annuellement” ou sur les 20 prochaines années ; Bloomberg implique cette dernière possibilité. Mais hé, 1000 milliards par-ci, 1000 milliards par-là hein ?…

“En termes des ordres de magnitude de l’énergie propre ou d’une infrastructure basse d’énergie carbone, de purification de l’eau etc, ceci serait mis en place dans le courant des prochaines 15 ou 20 années,” a dit Carney. “Étant donné la croissance de l’urbanisation, des champs, étant donnés les cadres politiques qui sont mis en place, cela représenterait de l’ordre de 5 à 7000 milliards de dollars.”

Étant donné que l’investissement est déjà de l’ordre de 1500 milliards de dollars, je présume qu’il voulait dire 7000 milliards de dollars dans 10-20 ans. Comme on essaie de changer le climat global avec des moulins à vent et des douches froides, un feu de joie de cette amplitude est auss “réaliste” que de créer un financement pour capturer la petite souris collectrice des dents de lait, ceci pourrait réalistiquement coûter à peu près autant.

Quelqu’un peut-il en trouver une transcription ?

Nouvel Ordre Mondial: Chine, OGM, Syngenta… Syngenta/Chine + Monsanto/USA contre nous, les peuples du monde…

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le Monstre Syngenta de la Chine soutenu par la Russie est aussi dangereux que le Monstre Monsanto des Etats-Unis

par Vive les semences libres et bio

18 juillet 2016

En réponse aux appels sur les sites révolutionnaires altermondialistes qui appelle à construire une nouvelle europe avec la russie pour se sauver des OGMS et des brevets des semences des lobbys. Non cela ne va rien changer pour les peuples! C’est juste tomber de Charybde en Scylla!

Pourquoi ?
Parce que vous aurez juste du TAFTA Chinois OGM à la place du TAFTA US OGM !

Syngenta acheté par la Chine est devenu plus fort que Monsanto!
Maintenant Monsanto fait monter les enchères à Bayer pour se faire acheter aussi!

La Russie est soumise à la Chine, l’empire du milieu.
Et cet article russe validé par le Kremlin le prouve !
https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

À Enregistrer et à faire partager massivement!

Le fait que le KREMLIN lui-même qui valide tous les articles de sputnik news autorise des articles russes pro-OGM montrent que la Russie n’a pas une position 100 % contre les OGMS.

Le Kremlin ne s’est-il pas donné pour mission de contre-informer les fausses informations des USA sur les OGMS ? Alors pourquoi autoriser des articles le représentant qui vantent les OGMS ?

le grand titre choisi pour l’article est https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/: Comment nourrir 1.7milliards habitants ?

Et la réponse est quoi dans l’article russe? La Chine a résolu son problème grâce aux OGMS et en achetant la multinationale Syngenta Suisse pour 43 milliards d’euros, le frère jumeau de Monsanto américain qui fait du lobbying à Bruxelles pour imposer ses pesticides néonicotinoides qui tuent les abeilles, ses brevets sur toutes les semences du vivant, les plantes transgéniques,etc.

Syngenta est connu pour faire la loi à Bruxelles et à Washington pour imposer ses pesticides néonicotinoides néfastes pour les abeilles et privatiser les semences.

Le sénat du gouvernement Français sous sa pression a accepté les pesticides néonicotinoides

http://www.natura-sciences.com/agriculture/neonicotinoides-senat819.html

ET Washington aussi :
https://www.organicconsumers.org/old_articles/foodsafety/syngenta110104.php

la Chine a fait de nombreux partenariat avec Monsanto, Bayer, et Dupont Corporation.
http://www.novethic.fr/empreinte-terre/agriculture/isr-rse/la-chine-controle-t-elle-ses-ogm-135819.html

« Le lobby des producteurs de pesticides néonicotinoïdes (tueurs d’abeilles), qui compte parmi ses membres Bayer, Monsanto, BASF, Dow, DuPont et Syngenta. »
http://www.journaldelenvironnement.net/article/comment-le-lobby-des-pesticides-se-bat-pour-les-neonicotinoides,34147

« Pékin espère que les projets de Syngenta permettront d’augmenter la productivité de l’agriculture nationale, appelée à nourrir la population croissante en plus des importations alimentaires. »
source russe https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

Pourquoi l’article russe ne dit-il pas, Pékin, tu espères pour rien, les OGMS ne sont pas la solution pour nourrir ton peuple?

Ainsi Cela montre que la position de la Russie ne sera pas éternellement anti-OGM.
Si la Russie était anti-OGM, elle aurait uniquement reporté l’achat de Syngenta et des OGMS, sans faire aucun commentaire du pourquoi ni comment Pékin l’a acheté.

Pourquoi ajouter dans votre article russe validé par le Kremlin, parce que c’est la solution que Pékin a trouvé pour nourrir sa gigantesque population?

Pourquoi ajouter cela?

Parce que vous essayez d’influencer le peuple russe ou plus tard le peuple eurasiatique en disant, voyez Pékin l’a fait, il a résolu à nourrir sa population de 1.7 milliards d’habitants avec les OGMS de Syngenta, alors pourquoi pas nous, on pourrait aussi essayer les OGMS de Syngenta?

« La Chine vient d’acquérir la société suisse Syngenta, l’un des leaders mondiaux des pesticides et des plantes génétiquement modifiées, pour la somme astronomique de 46 milliards de dollars. Cet achat, réalisé via l’entreprise publique China National Chemical Corp est le plus grand de toute l’histoire de la Chine. »https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

Donc, l’article russe, Loin de critiquer la Chine sur le fait qu’elle compte éduquer de force son peuple à bouffer des OGMS, l’article russe au contraire, remet sans cesse un parallèle suggestif sur la population qu’elle a à nourrir, et sur l’avancée de la Chine sur les OGMS grâce à son achat du monstre Syngenta qui fait trembler tous les paysans de la Terre.

« Par ailleurs, les Chinois se méfient beaucoup des produits OGM. La Chine achète ce type de cultures à l’étranger (la grande majorité du maïs et du soja en provenance des USA est génétiquement modifié). Pour dissiper les craintes, les autorités ont même organisé une campagne de soutien aux OGM: le président Xi Jinping a appelé à développer activement ces technologies en Chine pour « empêcher la domination de compagnies étrangères sur ce marché ». Selon les informations disponibles, Pékin investira près de 3 milliards de dollars dans la recherche OGM entre 2006 et 2020. »
https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

Si la Russie était vraiment 100 % anti-OGM, elle aurait condamné l’achat de Syngenta par la Chine, vu que la Russie elle-même a bannit les entreprises d’OGMs sur son territoire et le fait que celle-ci se lance sur les OGMS pour nourrir sa population grandissante.

Hors il n’en est rien. Et le titre lui-même indique que la Russie est d’accord sur la Chine que les OGMS sont nécessaires pour nourrir une population trop nombreuse.

Le fait que le peuple Russe ait gagné sur son gouvernement à bannir les OGMS, n’est donc que provisoire.

Pékin laisse pour l’instant la Russie libre de bannir les OGMS.

Et cela dans l’unique but d’attirer tous les européens qui ont peur des OGMS et du TAFTA en Europe !

Une stratégie de maître ! Et tout le monde n’y voit que du feu !

Le but de Pékin est que la Russie et l’Europe s’unissent pour faire un marché encore plus grand pour Syngenta, le roi du brevets de semences et des OGMS qui flique les paysans du monde entier, et leurs réclament des droits sur chaque semence qu’ils utilisent même bio !

Cet article est donc un clin d’oeil à Pékin pour lui dire :

J’ai peut-être interdit les OGMS sur mon territoire pour l’instant, mais dès que j’aurai attrapé le marché européen, et que le marché europe-Russe aura un marché libre (comme le TAFTA) avec la Chine, on autorisera les OGMS, pour que votre multinationale Syngenta continue à faire des profits.

L’ambition de la Chine en achetant Syngenta est d’être le banquier des semences agricoles mondiales.

Tous les agriculteurs devront payer des taxes à la Chine via Syngenta pour cultiver leurs légumes et fruits bio dans leur jardin privé ou public.

Il est donc important que les peuples Russe et Européens se réveillent.

Ce n’est pas en joignant leurs gouvernements qu’ils arriveront à combattre contre la dictature des OGMS.

C’est ce que le Nouvel Ordre Mondial veut.
Réunir tout, pour tout mieux contrôler.

Georges Soros l’a dit : C’est la Chine qui prendra la place des Etats-Unis dans le Nouvel Ordre Mondial. Les Etats-Unis ne servent plus à rien avec leur dollar défaillant, maintenant, ils doivent laisser leur place à la Chine.
https://fonzibrain.wordpress.com/2010/11/18/soros-la-chine-dirigera-le-nouvel-ordre-mondial/

« Adoubement de la Chine au sein du Nouvel Ordre Mondial par le FMI »
https://resistance71.wordpress.com/2015/12/04/adoubement-de-la-chine-au-sein-du-nouvel-ordre-mondial-par-le-fmi/

La Russie sera comme l’Europe, une sous-nation obéissant à la Chine !
Le but est que seule la Chine ait un droit de veto à l’ONU !

La Chine occupe déjà des postes de clé dans toutes les institutions mondiales!
http://reinformation.tv/nouvel-ordre-mondial-domine-chine-communiste/

L’Eurasie des nations sera soumise à l’ONU de la Chine, comme l’Europe est soumise à Bruxelles des Etats-Unis actuellement.

Les sous-nations de l’Eurasie seront obligés de tous se mettre d’accord pour s’opposer à une proposition de l’ONU.
Et cela est impossible !

Nous nous dirigeons vers une dictature complète de l’ONU qui aura le même pouvoir que Bruxelles a actuellement sur nos vies !

Nous devons sortir de l’Europe, et les nations doivent rester indépendantes les unes des autres, avec avec chacun un pouvoir de veto à l’ONU.

Nous ne devons nous laisser avoir ni par une Europe américaine, ni par une Europe Russe.
Les deux nous conduiront à la même dictature totalitaire.

Pour l’instant, la Chine-Russie essaye d’attirer tous les mécontents de l’Europe américaine, et leur faire miroiter le rêve eurasiatique. C’est pour cela que la Russie a banni provisoirement les OGMS de son territoire.

Comme dans la souricière, un fromage moelleux pour attirer la souris !

Mais la Chine qui commande tout est pro-OGM. Son achat du monstre Syngenta en lui-même le prouve. Et elle ne laissera pas longtemps la Russie être anti-OGM.
Elle attend juste que son partenaire Russe s’aggrandisse avec l’annexion de l’Europe, comme cela
elle va pouvoir aggrandir son marché économique.

Ne pas oublier que les multinationales dirigent les gouvernements !
Syngenta, acheté par l’élite chinoise qui occupe les plus hauts postes du gouvernement en Chine, ne laissera jamais l’Eurasie bannir les OGMS et les brevets des semences !

Faut pas rêver. Empêcher le TAFTA c’est dans le refus populaire du peuple qu’il se fera.

Jamais un pays capitaliste à genoux devant ses intérêts privés et multinationales ne pourra vous sauver !

Un autre article validé par le Kremlin montre que la Russie a des scientifiques qui pourraient faire valider les OGMS :
« Sergueï Kiselev, biologiste, professeur et chercheur principal à l’Institut de la génétique générale de l’Académie russe des sciences, dans un entretien accordé à Sputnik.

Selon l’interlocuteur de Sputnik, les OGM représentent un moyen accéléré et dirigé de modification génétique pour résoudre certaines tâches. Dans le même temps, ce moyen est capable de garantir une certaine sécurité. Dans cette situation, il est très important que cela se passe de façon contrôlée.

« Quand nous insérons un gène précis dans un organisme génétiquement modifié, un gène qui rend une tomate ou une pastèque carrée, mieux une pastèque carrée, le gène la rend non ronde, mais carrée, c’est-à-dire, économise du temps, de la place pour l’emballage, et ainsi baisse les coûts de transport. (…) De même pour les tomates, quand nous insérons un gène spécifique qui ne les laisse pas pourrir. Qu’est-ce qu’il y a de mal à cela? Rien », souligne le biologiste. »
source russe https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201606231026107520-ogm-polemique-commentaire/

Un centre de recherche d’OGM d’international qui comprend des scientifiques Russes et une entreprise de recherche collaboratrice chinoise entre autres veulent tester leur riz OGM en Asie du Sud-Est
l’article est lui aussi validé par le Kremlin donc de source russe, pas une seule condamnation des OGMS dans l’article ! :

Comment un article russe peut reporter une telle news sans y émettre aucune critique ?
Encore une preuve que la Russie n’est pas 100 % anti-OGM !

l’institut internationale de recherche sur le riz (IRRI) est fondé par Rockfeller et est investit par Bill Gates.
Il comprend des rechercheurs scientifiques russes, chinois, indiens, et les bases de cet institut se situe dans l’Asie du Sud Est.
https://en.wikipedia.org/wiki/International_Rice_Research_Institute
« Les chercheurs espèrent que les nouvelles variétés sauront résister à tous ces problèmes. « On va pouvoir obtenir les propriétés qu’on veut dans le riz, en termes de résistance à la sécheresse et aux maladies, de rendement », dit Nikolaï Alexandrov, bio-analyste russe de l’IRRI.
Les scientifiques évoquent une seconde « révolution verte ». »
source russe https://fr.sputniknews.com/societe/201602151021758301-riz-recherche-genetique/

A noter que le gouvernement Russe a banni pour l’instant les OGMS et Monsanto et compagnie, ce qui ne l’empêche pas de faire des articles de louanges sur le fait que la Chine ait acheté Syngenta jumeau de Monsanto et ne l’empêche pas d’autoriser la recherche scientifique sur les OGMS, ce qui peut permettre à des tas de pro-OGMs d’en profiter pour créer de nouvelles études scientifiques qui pourraient permettre l’utilisation à nouveau d’OGM en disant qu’ils ont réussi à créer une plante ou un fruit transgénique non nuisible à l’être humain.
« Seules les recherches scientifiques sur les OGM seront autorisées »
https://fr.sputniknews.com/russie/201607041026393059-ogm-russie-poutine/

Tout comme ce chercheur Russe ici qui essaye déjà de faire accepter les OGMS par le gouvernement russe et dont l’article est validé par le Kremlin.
Encore une preuve que le Kremlin essaye progressivement de faire changer d’avis sa population sur les OGMS en rapportant ces propos de scientifiques russes pro-OGMS dans ses articles.
https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201606231026107520-ogm-polemique-commentaire/

signé Vive les semences libres et bio

Canada et colonialisme: Chine et police canadienne impliquées dans la disparition de familles autochtones en Colombie Britannique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2016 by Résistance 71

Mise à jour du 8 juillet: Info à connecter avec cet article: Le Brexit a été piloté par la City de Londres /Couronne en connexion avec la finance chinoise, voir ici.

Une enquête indépendante sur la disparition de personnes découvre de nouvelles et surprenantes preuves, un tribunal de droit coutumier va se réunir à Vancouver

TIDC

1er juillet 2016

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/07/01/a-special-mid-year-update-july-1-2016/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de Résistance 71: Ceci est une traduction partielle de l’article original partagé en plusieurs rapports d’information.

A lire pour plus d’information: « Meurtre par décret: crime de génocide au Canada »

Vancouver: Après trois mois d’investigations, l’enquête indépendante connue sous le nom de Tribunal International pour les Disparus du Canada ou TIDC a publié un impressionnant rapport intérimaire. Basé sur plus de 100 entretiens/témoignages, le rapport du TIDC affirme que le nombre de femmes et d’enfants disparus sur la côte ouest du Canada est “bien plus important que préalablement suspecté… C’est un très grand nombre, probablement de plusieurs milliers.

Voici un extrait du résumé du rapport:

“Des enquêtes de police ayant eu lieu préalablement ont été délibérément redirigées pour focaliser seulement sur certaines femmes aborigènes de localités définies rapportées disparues au cours des mois, et souvent des années. Mais lorsqu’on fait le total des gens disparus sans se préoccuper de temps écoulé ou de l’endroit où ces personnes ont disparu, alors la vision que l’on a est celle de centaines et de centaines de familles essentiellement aborigènes qui ont disparu, se sont littéralement vaporisées sans laisser de traces et ce à un ratio constant au travers de toute la province de la Colombie Britannique et spécifiquement des villes côtières et dans le nord de la province.”

L’implication active de gendarmes de la GRC (police montée canadienne), des polices locales, d’officiels du gouvernement et de juges dans ces disparitions est aussi confirmé dans le rapport du TIDC.

“Tous les niveaux de gouvernement et de l’infrastructure légale en Colombie Britannique sont impliqués dans ces disparitions, des assistants sociaux locaux et médecins qui ciblent, criminalisent, mettent abusivement sous médicaments (NdT: psychotropes) et transportent les enfants autochtones hors de leur famille et foyer, aux juges qui ordonnent les arrestations a posteriori des parents de ces enfants, ordres exécutés par des équipes de choc (NdT: de nettoyage…) de la GRC et de leurs contractants privés, qui disposent, “s’occupent”, des familles aborigènes ciblées. La nomination récente d’Ed John, un trafiquant d’enfants déjà condamné, au poste de conseiller spécial du gouvernement provincial pour l’adoption des natifs, est un exemple supplémentaire de l’institutionnalisation de ce système criminel intra muros… Il devient de plus en plus évident que Mr John a été placé à ce poste afin de fournir une protection gouvernementale au commerce croissant des enfants autochtones au travers du réseau d’adoption dans des familles d’acceuil blanches et aussi afin de minimiser officiellement le nombre d’acheteurs d’enfants depuis l’étranger.”

Une équipe d’enquête spéciale du TIDC opérant dans la région de Terrace et de Powell River en Colombie Britannique, a aussi découvert que des entreprises chinoises ayant des connexions avec l’armée sont impliquées dans les disparitions aborigènes, ceci faisant partie intégrante d’un “programme de nettoyage ethnique” en liaison avec la colonisation par des (nouveaux) colons chinois de la côte ouest du Canada.

Sino Bright, une entreprise chinoise qui sponsorise des écoles privées off shore en Chine et au Canada et qui est une grande promotrice de l’escalade d’une immigration chinoise au Canada, est en train d’établir une vaste opération commerciale dans la ville côtière de Powell River, ville qui a été et est toujours historiquement, un point chaud sur la carte des disparitions de personnes autochtones, du trafic d’enfants et de l’importation de drogues en provenance d’Asie.

(lire ici le témoignange de Dagmar Stephens, http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/ ; voir aussi: http://www.theglobeandmail.com/news/british-columbia/chinese-private-school-could-open-campus-in-bc/article29795750/ )

Le chef de l’exécutif de Sino Bright, Quan Ouyang, est lié à des généraux chinois impliqués dans le commerce d’organes humains en Chine, commerce géré par l’armée, ainsi que des disparitions de masse dans les groupes minoritaires ciblés en Chine comme les musulmans Ouïghours. Le leader militaire chinois Xi Jin Ping et plusieurs “généraux hauts-placés” sont des associés d’affaires de Quan Ouyang.

D’après un témoin membre de la GRC interrogé par l’équipe du TIDC:

“Juste l’année dernière, une équipe du FBI fouinait aux alentours de Powell River, à la recherche d’une équipe de tueurs en série qui avait frappé autour de la ville de Seattle (NdT: état de Washington aux USA, limitrophe à la Colombie Britannique) et qui était liée à des gangs asiatiques. Alors, d’un seul coup, le FBI a fait machine arrière toute. L’un d’entre eux à fait la remarque à mon officier qu’il y avait une pression diplomatique sur eux pour qu’ils arrêtent de trop regarder dans la zone de Powell River. Le dernier groupe de flics qui a essayé de fouiller dans ce qui se passe dans cette ville ont tous été retrouvés morts dans une chambre de motel. La drogue est un motif, c’est sûr, les triades chinoises et les yakuzas japonais utilisent l’endroit pour faire venir leurs cargos par mer, tout le monde le sait. Mais il y a quelque chose de plus gros que çà qui a même fait reculer le FBI.”

Les investissements chinois au Canada et spécifiquement en Colombie Britannique, ont augmenté 15 fois entre 2004 et 2014, la somme investie est maintenant de plus de 13 milliards de dollars. La vaste majorité de ces investissements est concentrée dans l’extraction minière, l’industrie du bois et les industries énergétiques ; les matières premières sont très souvent situées sur des terres ancestrales aborigènes, occupées par des bandes autochtones. L’influence chinoise se développe dans bien d’autres secteurs.

(http://www.bcbusiness.ca/finance/how-chinese-investment-is-changing-in-bc)

D’après le résumé du rapport du TIDC:

“Notre recherche indique que des forces globales économiques et politiques très puissantes sont en train d’éliminer les populations indigènes locales en Colombie Britannique et ce avec la même intensité que durant le génocide historique ayant eut lieu au Canada au faîte de l’installation coloniale entre 1880 et 1920. La seule différence aujourd’hui est que le colonialisme trans-pacifique est maintenant derrière le génocide, aidé en cela par les gouvernements canadiens (provinciaux et fédéral) et leurs polices.”

Sur la base du rapport du TIDC un tribunal de droit coutumier va se réunir à Vancouver à l’automne 2016, celui-ci cherchera à mettre en accusation des officiels de haut-niveau de l’état, hauts-fonctionnaires, de la police, de l’armée et des officiels entrepreneuriaux à la fois au Canada et en Chine pour des crimes contre l’humanité qui sont continuellement découverts et documentés par le TIDC.

Le travail du TIDC continue. Le tribunal peut être contacté à: disappearedofcanada@gmail.com . Pour plus d’information sur les preuves du tribunal : Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada (2016), at www.murderbydecree.com .

Réflexion politique sur un nouveau paradigme avec Cornelius Castoriadis et Murray Bookchin

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 juillet 2016 by Résistance 71

La démocratie directe et l’écologie: Bookchin et Castoriadis

 

Yavor Tarinski

 

url de l’article

https://robertgraham.wordpress.com/2016/06/25/direct-democracy-ecology-castoriadis-and-bookchin/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire également: « L’appel au socialisme » de Gustav Landauer, un raisonnement pour l’avènement de la Société des sociétés.

La charte de la Fédération Socialiste (Gustav Landauer 1908)

 

“La menace principale pour la nature et les Hommes aujourd’hui provient de la centralisation et de la monopolisation du pouvoir et des moyens de contrôle.” ~Vandana Shiva ~

De nos jours on nous rabâche constamment depuis le haut de la pyramide que nous n’avons pas le choix, que nous devons nous conformer au statu quo. Les institutions dominantes du pouvoir font tout ce qu’elles peuvent pour nous convaincre que la solution à nos problèmes sociaux et environnmentaux se trouvent dans les mêmes politiques qui les ont créé en première instance. Le fameux “TINA” (There Is No Alternative thatchérien) continue de dominer le narratif et le discours de masse ; la culture consumériste généralisée, en combinaison avec la crise de représentation de longue date, infectent l’imaginaire des gens et le contaminent avec un certain cynisme, un conformisme généralisé et une grande apathie.

Mais des sens d’une autre façon de penser et de vivre essaient de percer la passivité du moment et sa logique. Un nouveau sens qui va bien au-delà du discours capitaliste bureaucratique contemporain, offrant de nouvelles raisons et valeurs pour naviguer la vie sociétale et nous diriger hors de la destruction générée par une croissance économique constante et une apathie des plus cyniques.

Avec la disastisfaction populaire grandissante concernant l’ordre actuel des choses, nous pouvons distinguer deux sens qui offrent une cassure radicale avec la norme actuelle:

D’un côté, il y a un intérêt croissant pour la participation politique et la démocratie directe. De nos jours, il est devenue presqu’impensable de penser à des troubles populaires en dehors du cadre général de la démocratie: d’abord, la demande réside presque toujours dans l’implication toujours plus citoyenne d’une forme ou d’une autre, puis la façon d’organiser la lutte populaire depuis longtemps a surpassé le centralisme des organisations politiques traditionnelles, insistant au contraire sur la collaboration et l’auto-organisation.

D’un autre côté, l’écologie émerge comme une préoccupation majeure et comme une réponse au modèle politico-économique fondé sur la croissance qui est responsable d’une crise tangible de l’environnemnt. Ceci s’exprime sous la forme de luttes populaires contre les projets capitalistes extra-activistes, dangereux pour l’environnement, la santé publique et l’autonomie locale. Ceci prend aussi la forme d’une résistance à la culture consumériste, ce qui pousse de nouvelles théories inovatives comme celle impliquant la décroissance.

Parmi le spectre divers de penseurs qui dévelopent de nos jours ces nouveaux sens, on peut distinguer Cornelius Castoriadis et Murray Bookchin comme deux des plus influents. Tous deux ont émergé de la gauche et par leur pensée tout autant que par leur militantisme , ont réussi à dépasser les dogmes idéologiques et à développer leurs propres projets politiques , incorporant et avançant plus avant sur le chemin de la démocratie directe et de l’écologie. Il n’est pas du tout surprenant qu’ils aient tous deux collaboré avec le journal “Society & Nature”, puis plus tard avec son successeur “Democracy & Nature”, et ce jusqu’en 1996, lorsqu’un conflit érupta entre les deux penseurs. [http://www.democracynature.org/vol3/biehl_bookchin.htm].

De nos jours, leurs héritages respectifs sont portés par les mouvements sociaux et par les luttes qui placent ces deux sens au cœur de leur politique et de leurs activités. La pensée de Castoriadis a été revitalisée par le soulèvement populaire en Europe de ces dernières années, spécifiquement avec ce qui fut appeléle “mouvement des places” (alias mouvement des “Indignados”), qui fut piloté non pas par des idéologies “pures” mais par la passion pour l’action politique et l’esprit critique, tandis que le projet de Bookchin est de nouveau partiellement mis en application au travers du mouvement de libération kurde au cœur du Moyen-Orient, ce le plus notoirement dans la province syrienne du Rojava, influençant le mouvement à un tel degré que celui-ci (le PKK) a complètement abandonné son orientation de départ marxiste-léniniste.

On doit noter que la cible de ce texte n’est pas d’établir une comparaison analytique profonde entre les travaux de Castoriadis et de Bookchin, mais plutôt est un effort de souligner ces deux éléments de leur pensée qui sont si spécifiquement actuels dans notre conjoncture et qui sont chargés d’un énorme potentiel de changement.

La démocratie directe

Castoriadis et Bookchin ont tous deux vu un grand potentiel libérateur dans la démocratie directe et l’ont placé au cœur même de leurs projets politiques respectifs. Ils ont développé une grande partie de leur pensée et de leurs écrits à ce sujet, développant cette notion au-delà des cadres conventionnels des idéologies traditionnelles. En contraste définitif avec les visions de la gauche autoritaire (étatique), ne faisant pas confiance à la société et appelant ainsi à son assujettissement à des mécanismes hiérarchiques et extra-sociaux d’un côté, et de l’autre, avec de telles visions rejetant toute forme de lois, de droit ou d’institutions, les deux penseurs ont proposé l’établissement de structures et d’institutions qui permettraient l’interaction publique directe tout en maintenant la cohésion sociale au travers du flot horizontal du pouvoir.

D’après Castoriadis, la majorité des sociétés humaines furent établies sur une base d’hétéronomie, qu’il décrit comme une situation dans laquelle les règles de la société sont établies par une source extra-sociale (comme un parti politique, un dieu, une nécessité historique, etc…). Les institutions des société hétéronomes sont conçues comme évidentes par elles-mêmes et en cela ne peuvent pas être remises en cause, elles sont en l’occurence incompatibles avec une interaction populaire. Pour lui, l’organisation structurelle du monde occidental, tout en étant généralement caractérisé comme étant “démocratique”, est en fait une oligarchie libérale comportant quelques libertés pour les peuples, mais dont la gestion générale de la vie sociale se trouve entre les mains d’une toute petite élite (Castoriadis, 1989).

Pour Castoriadis, la démocratie est un élément essentiel de l’autonomie individuelle et sociale (le peuple doit établir ses propres règles et institutions), ce qui est à l’opposé de l‘hétéronomie. Ce qu’il appelle le projet autonome implique un style de démocratie directe et d’auto-institutionalisation par la société, qui consiste en un amalgame de citoyens conscients, qui comprennent qu’ils sont en charge de leur propre destinée et que celle-ci ne dépend en rien d’une quelconque force extra-sociale ou métaphysique (Castoriadis, 1992). Ainsi, c’est dans les mains de la société même que repose le plus grand pouvoir qui soit: celui de se donner les lois et les institutions sous lesquelles vivre.

Castoriadis dérive sa compréhension de la démocratie du sens classique du terme, originaire de l’Athène antique (demos/peuple, kratos/pouvoir). Sur cette base, il constate que les régimes libéraux actuels ne sont pas démocratiques car ils sont fondés sur l’élection de représentants et non pas sur la participation directe des citoyens. D’après lui, la démocratie ne peut être que directe et elle est ainsi incompatible avec la bureaucratie, l’expertisme en tout genre, l’inégalité économique et autres caractéristiques de notre système politique moderne (Castoriadis, 1989).

A un niveau plus concret, il suggéra l’établissement d’unités territoriales ayant des populations de l’ordre de 100 000 personnes qui s’auto-géreraient au travers d’assemblées générales (AG). Pour la coordination entre les différentes unités, il a proposé la formation de conseils et de comités auxquels les corps décisionnaires locaux enverraient des délégués temporaires et révocables (Castoriadis 2013: pages 42-43) ; de façon à ce que le pouvoir demeure dans les mains des peuples, permettant la coordination non-étatique sur une bien plus grande échelle.

Note de Résistance 71: Nous sommes très proche de cette approche organisationnelle de la société, que nous pensons être la seule solution viable sur le long terme. Resterait à résoudre en pratique le problème de l’égalité économique qui passe à notre avis par l’abolition de l’argent et du salariat ainsi que de la propriété privée à but lucratif (chacun garde ses possessions pourvu que cela ne puisse pas exploiter autrui). Tout comme l’État ne dusparaîtra pas “dans le temps”, la propriété privée et l’échange monnétaire ne le feront pas non plus, il faut s’en débarrasser dans la foulée des institutions étatiques et ce non pas par un processus violent de mis à bas (révolution), mais par la constitution et la croissance d’une société parallèle rendant obsolète toutes les lois et institutions actuelles étatiques et corporatistes, un progressisme sociétal menant à l’avènement de la société des sociétés organique…

Pour Bookchin aussi, la caractérisation du système politique actuel comme étant une démocratie fut une erreur, un oxymore. Il nous rappelle qu’il y a juste deux cents ans, le terme de “démocratie” était étiqueté par les dirigeants comme étant un système de la “règle de la foule”, un prélude au chaos, tandis que de nos jours il est utilisé pour masquer un régime représentatif, qui dans son essence même est une oligarchie républicaine depuis qu’une petite clique de personnes choisies dirige la très vaste majorité sans pouvoir (Bookchin, 1996).

Tout comme Castoriadis, Bookchin a fondé sa compréhension de la démocratie sur l’expérience politique de l’Athène antique ; c’est une des raisons pour lesquelles il plaça tant d’attention sur le rôle de la ville (Bookchin, 1964). Il décrit le comment avec la montée de l’étatisme, les citoyens actifs, profondément et moralement impliqués dans leurs villes, furent remplacés par des consommateurs passifs assujettis à la règle parlementaire, dont le temps libre est utilisé à errer dans les galeries marchandes et les grands magazins.

Après bien des années d’implication dans différents mouvements politiques (NdT: Bookchin fut membre des jeunesses communistes américaines, il fut un marxiste-léniniste militant, avant de prendre une orientation anarchiste devant la réalité des choses…) avant de développer son propre projet olitique qu’il appela le communalisme. Fondé sur la démocratie directe, il tourne essentiellement autour de la question du pouvoir, rejetant les pratiques de fuite en avant. Le Communalisme se focalise au contraire sur un centre de pouvoir qui pourrait être soumis à la volonté du peuple, le conseil municipal, au travers duquel on peut créer et coordonner les assemblées locales. Il a insisté sur le caractère antagoniste envers l’appareil d’état que possèdent ces institutions et la possibilité pour celles-ci de devenir les sources exclusives de pouvoir dans leurs villages, leurs villes et leurs agglomérations.

Les municipalités démocratisées, suggéra Bookchin, se confédéreraient les unes les autres et enverraient des délégués révocables aux assemblées populaires et aux conseils confédéraux, défiant ainsi le besoin d’un pouvoir centralisé étatique. Ce modèle tout à fait concret que Bookchin nomma le Municipalisme Libertaire (Bookchin 1996), a influencé grandement le leader kurde de la lutte sociale de libération Abdullah Ocalan et son PKK (NdT: qui depuis la fin des années 1990 a abandonné sa ligne politique marxiste, pour une ligne politique de Confédéralisme Démocratique inspiré de Bookchin, ce système est en place au Rojava syrien depuis 2005)

Une caractéristique remarquable de la vision de Bookchin sur la démocratie directe dans son communalisme, fut l’élément du vote majoritaire qu’il considérait comme étant le seul moyen équitable pour un grand nombre de personnes de prendre des décisions (Bookchin 2002). D’après lui, le consensus, par lequel une simple personne peut mettre un veto sur chaque décision prise, représente un danger pour le démantèlement de la société. Mais, d’après lui, tous les membres de la société possèdent la connaissance et la mémoire, donc la collectivité sociale n’a aucun intérêt à brimer des “minorités” du moment et de les priver de leurs droits. Pour lui, les vues de la minorité sont une source potentielle de nouvelles visions et de vérités, qui sont de grandes sources de créativité et de progrès pour la société dans son ensemble. (NdT: Nous ne sommes ici pas d’accord avec Bookchin, considérant la “règle de la majorité” comme une règle dictatoriale d’imposition imposant de facto une division de la société. Nous pensons que sur un très grand nombre de points politiques et sociaux, il y aurait un consensus décisionaire unanime et que seuls quelques points nécessiteraient plus de débat mais finiraient le plus souvent par enporter à terme une unanimité consensuelle. La règle de la majorité triomphante est la recette qui entretient la division de la société sur laquelle surfe les “leaders” d’une oligarchie en place ou à venir…)

Ecologie

L’écologie a joué un rôle majeur dans la pensée de ces deux grands philosophes. Les deux ayant une vision en contraste marqué avec celle des environnementalistes de leur époque (et d’aujourd’hui…). A l’encontre de la compréhension généralisée de la nature comme étant une commodité, comme quelque chose de séparé de la société, Castoriadis et Bookchin la percevait comme en relation directe avec la vie sociale, les relations et les valeurs, l’incorporant ainsi dans leurs projets politiques respectifs.

Castoriadis argumente que l’écologie est, par essence, une affaire politique. C’est au sujet de choix politiques de mettre en place certaines limites et objectifs dans la relation entre l’humanité et la nature (Castoriadis, 1993). Cela n’a rien à voir avec la science, car cette dernière est au sujet de l’exploration des possibilités et de fournir des réponses à des questions spécifiques, elle n’est pas concernée par l’auto-limitation. Quoi qu’il en soit, Castoriadis insiste grandement sur le fait que les ressources de la science soient mobilisées pour explorer la nature et notre impact sur elle, néanmoins il reste ferme sur ce que le choix à faire au bout du compte est par essence un choix politique.

Ainsi, les solutions qui devraient être données à toute crise environnementale et écologique devraient être politiques. Castoriadis demeure très critique en ce qui concerne les partis politiques verts et le système parlemantaire en général, dans la mesure où au travers des processus électoraux, cela pousse à “libérer” le peuple de la politique, l’incite en fait à quitter la politique, pour laisser le décisionnaire entre les mains de “représentants” professionnels. Ceci a pour résultat que les gens voient la nature de manière dépolitisée, seulement en tant que commodité et c’est pour cela que la plupart des mouvements écologiques contemporains ne traitent quasiment exclusivement ces questions au sujet de l’environnement que de manière détachée des affaires politiques et sociales.

Suivant cette ligne de pensée, ce n’est donc pas une surprise de savoir que Castoriadis demeure très critique envers les rares occasions où les partis politiques écolos/verts en viennent à des propositions politiques pour résoudre la crise de l’environnement (Castoriadis 1981). C’est ainsi parce que dans la plupart des cas, bien que leurs propositions politiques tournent autour de plus de participation populaire, par exemple des partis écolos qui ont proposé une rotation de leurs députés, plus de referendums, etc… sont toujours engoncés dans les âffres du régime parlementaire (NdT: et donc du lobbyisme rampant..). En tant qu’avocat de la démocratie directe, Castoriadis croit que de simples éléments, intégrés dans un système représentatif, y perdront leur sens.

De manière similaire, Bookchin relie également la sphère écologique avec celle du politico-social en général. Pour lui, pratiquement tous les problèmes écologiques actuels résultent de problèmes profondément enracinés dans l’ordre social, c’est pour cela qu’il parla d’écologie sociale (Bookchin, 1993). Les crises écologiques ne peuvent pas être comprises et encore moins résolues si elles ne sont pas reliées à la société, car de fait, les conflits économiques, culturels et autres en son sein, ont été la source de sérieuses disfonctionnements écologiques.

Bookchin, tout comme Castoriadis, est fortment en désaccord avec les environnementalistes qui ont recherché à déconnecter l’écologie de la politique et de la société, l’identifiant au lieu de cela à la préservation de la vie sauvage, de la nature ou d’une écologie profondément marquée par la malthusianisme, etc (Bookchin, 1988). Il a insisté sur l’impact sur la nature qu’a eu et a toujours notre société capitaliste hiérarchisée par ses grands projets extra-activistes à grande échelle motivés par le seul profit, ainsi rendant la chose très claire: on ne peut pas sauver la planète sans résoudre nos problèmes politico-sociaux.

Pour Murray Bookchin la mentalité hiérarchique et l’inégalité économique qui ont pénétré notre société sont les sources principales de l’idée même que l’Homme devrait dominer la nature. Partant, la lutte écologique ne peut avoir aucun espoir de succès à moins qu’elle ne s’intègre dans un projet politique holistique qui mette au défi la source même de la crise socio-environnementale actuelle, c’est à dire de défier la hiérarchie et l’inégalité (Bookchin, 1993).

Conclusion

Malgré les différences et les désaccords entre les deux hommes, Castoriadis et Bookchin ont bien des points en commun, spécifiquement la façon dont ils envisionnaient la démocratie directe et l’écologie. Leurs contributions dans ces domaines a fourni un sol très fertile pour une avancée théorique et pratique. Ce n’est pas par hasard que dans une période où les questions de démocratie et d’écologie attirent une attention accrue, que nous entendons encore plus parler de ces deux philosophes.

Ces concepts prouvent être d’un grand intérêt pour un nombre croissant de gens dans un âge de privations continues de nos droits, du remplacement féroce du citoyen par le consommateur décérébré, les inégalités économiques croissantes et la dévastation sans précédent de notre monde naturel. La démocratie directe et l’écologie contiennent les germes d’un autre monde possible. Elles paraissent être les deux meilleures significations que la base de la société a pu créer et articuler comme un substitut potentiel à celles complètement pourries de la hiérarchie et de la commodification des choses qui continuent à dominer et à détruire notre monde aujourd’hui plus que jamais.

Résistance politico-économique: Anarchie et vision économique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique française, résistance politique, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 juin 2016 by Résistance 71

L’économie de l’anarchie

Robert Graham

15 juin 2016

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2016/06/15/the-economics-of-anarchy/

~ Traduit de l’angais par Résistance 71 ~

Dans la “sphère” économique, Murray Bookchin est devenu l’avocat du “contrôle municipal” de l’économie par des assemblées de communauté, abolissant ainsi “l’économie” en tant que sphère sociale distincte en l’absorbant dans la sphère politique, une inversion de l’argument préalable de Proudhon disant que “les institutions politiques doivent se perdre dans l’organisation industrielle”. Afin d’éviter qu’un tel contrôle au niveau de la communauté ne dégénère en un système de villes-états en concurrence les unes avec les autres, il se fit l’avocat de l’anarcho-communisme au sein de chaque communauté par l’abolition de la propriété privée et la distribution en accord avec les besoins de chacun et le fédéralisme entre les communautés. Bookchin affirmait que “L’alternative syndicaliste” du contrôle ouvrier “re-privatise l’économie en des collectifs autogérés”, ouvrant ainsi la voie “de leur dégénérescence en des formes traditionnelles de propriété privée.”

A cela, la plupart des anarcho-syndicalistes répondraient que l’autogestion ouvrière ne serait pas basée sur un modèle de simple conseil ouvrier d’usine, mais inclurait également une autogestion communale, de consommateurs, de commerce (ou vocationnelle) et des organisations d’industrie et de service formant un réseau complexe de groupes imbriqués les uns dans les autres et au sein duquel les conseils d’usines seraient incapables de se reconstruire comme firmes autonomes privées opérant pour leur seul profit, particulièrement quand l’économie dans son entièreté serait organisée le longs de lignes anarcho-communistes.

Note de Résistance 71: Il est une fois de plus stupéfiant de constater qu’à la fois Bookchin, mais aussi ici l’auteur de ces lignes Robert Graham, éludent un concept fondamental: celui du monde agricole ! Ceci est en phase avec le vieux réflexe marxiste du “prolétariat, de la classe ouvrière, seule classe révolutionnaire”, cataloguant de facto les paysans sous le label de “réactionnaires”, sans comprendre que sans la terre et ceux qui la cultivent, personne ne bouffe, pas même les révolutionaires à terme… En observant la situation politico-économique actuelle, il est évident que la classe agricole occidentale, brimée et ruinée par la dette, est entrée dans un stade pré-révolutionnaire avancé. Les paysans sont les alliés naturels des ouvriers, ils sont, nous sommes tous, le peuple ! Ils sont et représentent la terre nourricière! Même si le système capitaliste et ses modes de gestion mortifères les a obligé à détruire le patrimoine nourricier, il est encore bien temps d’en sortir…

John Crump et Adam Buick ont insisté sur le fait que vendre “en tant qu’acte d’échange… ne peut se faire qu’entre deux propriétaires distincts. Pourtant des propriétaires séparés de parties du produit social sont précisément ce qui ne voudrait et ne pourrait pas exister dans une société anarchiste. Avec le remplacement de l’échange par la propriété commune ce qui se passerait est que la richesse cesserait de prendre la forme de la valeur d’échange, de façon à ce que toutes les expressions de cette relation sociale péculière à une économie d’échange, caractérisée par l’argent et le prix, disparaîtrait automatiquement.” Les anarchistes continuent de débattre quel type d’économie serait compatible avec leur vision d’une société libre.

Kevin Carson, mettant à jour les idées “mutualistes” de Proudhon et de Benjamin Tucker, argumente lui pour une transition graduelle vers une société sans État au travers de la création “d’une infrastructure sociale alternative”, comme par exemple “des coopératives de producteurs et de consommateurs, des Systèmes d’Echange et de Commerce Locaux (SECL), des banques mutualistes, des syndicats ouvriers, des associations de propriétaires/locataires, des associations de voisinages (non affiliées à toute forme de police que ce soit), des programmes de surveillance anti-crime et anti-flic, des tribunaux volontaires pour un arbitrage de litiges civils, une agriculture soutenue par la communauté (NdT: Ah! Enfin!…), etc..Pour Carson, “le mutualisme veut dire construire le genre de société que nous voulons ici et maintenant, fondée sur l’organisation depuis sa base pour la coopération et l’association volontaires par l’entre aide mutuelle, plutôt que d’attendre la révolution.”

A l’encontre de la plupart des anarchistes, Carson se fait l’avocat de la rétention des relations de marché parce que quand “des firmes et des gens s’auto-employant échangent par le moyen du marché plutôt que par des relations fédérales, il n’y a pas d’organisation qui leur soit supérieure. Plutôt que des décisions prises par des organisations permanentes, qui serviront immanquablement de bases de pouvoir pour les managers et les “experts”, des décisions seront prises par la ‘main invisible’ du marché.” (NdT: ceci correspond à l’idéologie de ce que les anglo-saxons ont appelé le “libertarianisme”, les “libertariens” ne sont pas des libertaires/anarchistes, ils croient en cette ‘main invisible du marché’, sorte de nouvelle religion économique qu’on retrouve dans l’école économique de Vienne et de Von Hayek, en fait branche ultra-libérale du capitalisme, qui n’a rien d’anarchiste, mais qui a infiltré les milieux tendance libertaires anglo-saxons depuis plusieurs années. Certains se sont affublés du sobriquet antinomique, accrochez-vous… “d’anarcho-capitaliste”… jusqu’où ira t’on ?…)

John Crump et Adam Buick argumentent ainsi contre la dépendance aux mécanismes du marché et nient qu’il puisse y avoir une transition graduelle du capitalisme à l’anarcho-communisme. Dans une société anarchiste communiste, “les ressources et le travail seraient aloués… par décisions conscientes, et non pas au travers d’opération de lois économiques agissant avec la même force coercitive que les lois, comme celle de “la main invisivle du marché’. Une évolution graduelle d’une société de classes à une société sans classes est impossible parce qu’à un moment donné il devra y avoir une rupture qui privera la classe dirigeante de l’état capitaliste, qu’elle soit ou non bien intentionnée, du contrôle exclusif sur les moyens de production.”

Luciano Lanza argumente qu’il y a des façons de tempérer la dépendance aux mécanismes de marché, par exemple en faisant partager les bénéfices entre les entreprises. Mais pour lui le point essentiel est de bouger au-delà de la “logique de marché”, de cette société où “le marché capitaliste définit chaque aspect de la coexistence sociale”, et vers une société où pour citer Cornelius Castoriadis “l’économie a été restaurée à sa place d’auxiliaire de la vie humaine plutôt que son but ultime.” Comme le dit aussi George Benello: “le but est une société organisée de telle manière que les activités de base pour vivre sont faites par des organisations dont le style et la structure sont le miroir des valeurs que l’on recherche.”

Parce que “cette vision est une vision totale plutôt que centrée sur des problèmes spécifiques, des projets différents et multiples renforceront cette vision: écoles coopératrices, crèches, unions de communautés, journaux, médias et plus tard l’entreprise.” Alors que ces projets prolifèrent, la société devient plus “densément et intensément organisée dans un mode intégrateur au sein duquel les activités de base de la vie s’imbriquent entre elles”, de façon à ce qui “se défend n’est pas simplement un set de but politiques discrets, mais un mode de vie dans sa totalité.” Ceci est un autre exemple de la “politique préfigurative” que les anarchistes ont soutenu et pratiqué deuis au moins le temps de Proudhon et qui est une fois de plus venue à l’avant dans la foulée des mouvements pour une “justice globale” contre le néo-libéralisme vers la fin du XXème siècle.

= = =

A lire en complément: notre dossier Gustav Landauer sur la société des sociétés organique

Pétrole et géopolitique: Dégonflage de la théorie propagandiste du « pic pétrolier »…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, écologie & climat, économie, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 juin 2016 by Résistance 71

Thierry Meyssan revient ici sur un point important de l’équation géopolitique pétrolière, celui de la fameuse théorie fumeuse du “pic pétrolier de Hubbert”. Il impute la chute de cette “croyance” fabriquée à la chute du prix du pétrole alors qu’en fait la raison de l’idiotie de cette théorie propagandiste est purememt scientifique à la base, même si une exploitation géopolitique en a émergé: le véritable nœud de l’affaire réside, comme nous l’avons dit ici il y a bien des années (juin 2011), dans le fait que le pétrole (tout hydrocarbure plus lourd que le méthane de fait…) n’est pas une substance “fossile”, mais une substance abiotique, non biologique, créée depuis les matériaux primordiaux de la planète dans le manteau terrestre. Le pétrole et le gaz naturel sont abiotiques et sont inépuisables à l’échelle humaine. En fait nous nageons littéralement de cette saloperie responsable de tant de pertes en vies humaines. Le “pic pétrolier” est une théorie de contrôle par la scarcité et l’outil d’une politique spéculative, qui vraisemblablement touche à sa fin. Que va sortir l’oligarchie de son chapeau en remplacement ?…

Encore un petit effort Thierry, tu y es presque…

A lire pour mieux comprendre: « L’origine abiotique profonde du pétrole: le pic pétrolier est un dogme spéculatif »

« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… »

— Résistance 71 —

 

La baisse des prix du pétrole renverse l’échiquier géopolitique

 

Thierry Meyssan

 

13 juin 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192232.html

 

La baisse des prix du pétrole a démenti la théorie du « pic de Hubbert ». Il ne devrait pas y avoir de pénurie énergétique dans le siècle à venir. La baisse des prix a probablement aussi commencé le démantèlement de la théorie de « l’origine humaine du réchauffement climatique ». Elle a privé de toute rentabilité les sources d’énergie alternatives et les investissements dans les hydrocarbures de schistes et les forages en eaux profondes. Renversant l’échiquier géo-politique, elle est susceptible de rappeler les militaires US au Proche-Orient et de contraindre le Pentagone à abandonner définitivement la théorie du « chaos constructeur ».

En deux ans, le marché mondial des sources d’énergie a été bouleversé. D’abord, l’offre et la demande ont considérablement changé, puis les flux commerciaux, enfin les prix qui se sont écroulés. Ces changements radicaux remettent en cause tous les principes de la géo-politique du pétrole.

Le mythe de la pénurie

Le ralentissement de l’économie des pays occidentaux et celui de certains pays émergents s’est traduit par une baisse de la demande, tandis que la croissance continue en Asie l’a, au contraire, augmentée. En définitive, la demande globale poursuit son lent développement. Côté offre, non seulement aucun État producteur n’a vu ses capacités s’effondrer, mais certains ont pu l’augmenter comme la Chine, qui amasse désormais d’importantes réserves stratégiques. De sorte qu’au total, le marché est très excédentaire.

Ce premier constat contredit ce qui était la doxa des milieux scientifiques et professionnels durant les années 2000 : la production mondiale s’approchait de son pic, le monde allait connaître une période de pénurie au cours de laquelle certains États allaient s’effondrer et des guerres de ressources éclater. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2001, le vice-président Dick Cheney avait formé un groupe de travail sur le développement de la politique nationale de l’énergie (National Energy Policy Development — NEPD), qualifié de « société secrète » par le Washington Post [1]. Dans une ambiance ultra-sécurisée, les conseillers de la présidence auditionnèrent les patrons des grandes entreprises du secteur, les scientifiques les plus reconnus, et les patrons des services de Renseignement. Ils arrivèrent à la conclusion que le temps pressait et que le Pentagone devait garantir la survie de l’économie états-unienne en s’emparant sans attendre des ressources du « Moyen-Orient élargi ». On ignore qui participa exactement à ce groupe de travail, sur quelles données il travailla, et les étapes de sa réflexion. Tous ses documents internes ont été détruits afin que nul ne connaisse les statistiques auxquelles il avait eu accès.

C’est ce groupe qui conseilla de mener des guerres contre l’Afghanistan, l’Iran l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie et le Soudan ; un programme qui fut officiellement adopté par le président George W. Bush lors d’une réunion, le 15 septembre 2001, à Camp David.

Je me souviens d’avoir rencontré à Lisbonne, lors d’un congrès de l’AFPO, le secrétaire général du groupe de travail de la Maison-Blanche. Il avait présenté un exposé sur l’étude des réserves annoncées, l’imminence du « pic de Hubbert » et les mesures à prendre pour limiter la consommation d’énergie aux USA. J’avais alors été convaincu —à tort— par son raisonnement et son assurance.

Nous avons constaté avec le temps que cette analyse est complétement fausse et que les cinq premières guerres (contre l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, la Libye et la Syrie) ont été de ce point de vue inutiles, même si ce programme se poursuit aujourd’hui. Cette énorme erreur de prospective ne doit pas nous surprendre. Elle est la conséquence de la « pensée de groupe ». Progressivement une idée s’impose au sein d’un groupe que nul n’ose remettre en question au risque de se voir exclure du « cercle de la raison ». C’est la « pensée unique ». Dans ce cas, les conseillers de la Maison-Blanche sont partis et sont restés dans la théorie malthusienne qui domina la culture anglicane du XIXe siècle. Selon elle, la population augmente à un rythme exponentiel, tandis que les ressources ne le font qu’à un rythme arithmétique. À terme, il ne peut pas y avoir de ressources pour tous.

Thomas Malthus entendait s’opposer à la théorie d’Adam Smith selon laquelle, lorsqu’il est libre de toute réglementation, le marché se régule de lui-même. En réalité, le pasteur Malthus trouvait dans sa théorie —non démontrée— la justification de son refus de subvenir aux besoins des innombrables pauvres de sa paroisse. À quoi bon nourrir ces gens si, demain, leurs nombreux enfants mourront de faim ? Le gouvernement de George W. Bush était alors largement WASP et comprenait de nombreuses personnes issues de l’industrie pétrolière, à commencer par le vice-président Cheney, ancien patron de l’équipementier Halliburton.

Si le pétrole est une ressource non renouvelable et qu’il aura donc une fin, rien ne permet de penser que celle-ci est proche. En 2001, on raisonnait en fonction du pétrole de type saoudien que l’on savait raffiner. On ne pensait pas exploitables les réserves du Venezuela par exemple, dont on admet aujourd’hui qu’elles suffisent à pourvoir à l’ensemble des besoins mondiaux pour au moins un siècle.

On observera que la théorie de l’« origine humaine du réchauffement climatique » n’est probablement pas plus sérieuse que celle du pic pétrolier. Elle procède de la même origine malthusienne et a en outre l’avantage d’enrichir ses promoteurs à travers la Bourse des droits d’émission de Chicago [2]. Elle a été popularisée dans le but d’apprendre aux Occidentaux à diminuer leur consommation d’énergie d’origine fossile, donc de se préparer à un monde où le pétrole serait devenu rare et cher.

La fin des prix artificiels

La hausse du prix du baril à 110 dollars a semblé conforter la théorie de l’équipe de Dick Cheney, mais sa chute brutale à 35 dollars montre qu’il n’en est rien. Comme en 2008, cette chute a débuté avec les sanctions européennes contre la Russie qui ont désorganisé les échanges mondiaux, déplacé les capitaux et en définitive crevé la bulle spéculative du pétrole. Cette fois, les prix bas ont été encouragés par les États-Unis qui y ont vu un moyen supplémentaire de couler l’économie russe.

La chute s’est aggravée lorsque l’Arabie saoudite y a trouvé son intérêt. En inondant le marché de ses produits, Riyad maintenait le cours du baril d’Arabian light entre 20 et 30 dollars. De la sorte, il détruisait la rentabilité des investissements dans les sources alternatives d’énergie et garantissait son pouvoir et ses revenus à long terme. Il est parvenu à convaincre ses partenaires de l’OPEC de soutenir cette politique. Les membres du cartel ont pris la décision de sauver leur autorité à long terme quitte à gagner beaucoup moins d’argent durant quelques années.

Par conséquent, la baisse des prix, encouragée par Washington contre Moscou, a fini par l’atteindre lui aussi. Si plus de 250 000 emplois ont été détruits dans les industries de l’énergie en deux ans dans le monde, environ la moitié l’ont été aux États-Unis. 78 % des plateformes pétrolières US ont été fermées. Même si le recul de la production n’est pas aussi spectaculaire, il n’en reste pas moins que les États-Unis ne sont probablement plus indépendants énergétiquement ou ne vont pas tarder à le devenir.

Et ce ne sont pas que les États-Unis : tout le système capitaliste occidental est impacté. En 2015, Total a perdu 2,3 milliards de dollars, ConocoPhillips 4,4 milliards, BP 5,2 milliards, Shell 13 milliards, Exxon 16,2 miliards, Chevron près de 23 milliards.

Cette situation nous renvoie à la « Doctrine Carter » de 1980. À l’époque, Washington s’était donné le droit d’intervenir militairement au Proche-Orient pour garantir son accès au pétrole. Par la suite, le président Reagan avait créé le CentCom pour appliquer cette doctrine. Aujourd’hui on exploite du pétrole un peu partout dans le monde et sous des formes assez différentes. Le fantasme du « pic de Hubbert » s’est dissipé. De sorte que le président Obama a pu ordonner de déplacer les troupes du CentCom vers le PaCom (théorie du « pivot vers l’Asie »). On a pu observer que ce plan a été modifié avec l’accumulation de forces en Europe orientale (EuCom), mais il devra l’être encore si les prix stagnent entre 20 et 30 dollars le baril. Dans ce cas, on cessera d’exploiter certaines formes de pétrole et l’on reviendra vers l’Arabian light. La question du repositionnement des forces au Proche-Orient se pose donc dès à présent.

Si Washington s’engage dans cette voie, il devra probablement également modifier les méthodes du Pentagone. La théorie straussienne du « chaos constructeur », si elle permet de gouverner des territoires immenses avec très peu d’hommes sur le terrain, exige beaucoup de temps pour permettre l’exploitation de vastes ressources, comme on le voit en Afghanistan, en Irak et en Libye. Peut-être faudra-t-il revenir à une politique plus sage, cesser d’organiser le terrorisme, admettre la paix, pour pouvoir commercer avec les États ou ce qu’il en reste.

 

[1] “Energy Task Force Works in Secret”, Dana Milbank & Eric Pianin, Washington Post, April 16th, 2001.

[2] « 1997-2010 : L’écologie financière », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 26 avril 2010.

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