Archive for the écologie & climat Category

De la nouvelle patate Frankenstein aux apprentis sorciers du génome… Le cauchemar transgénique dont personne ne parle… ou presque

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Cette saloperie du cauchemar des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) est un outil eugéniste du Nouvel Ordre Mondial mis en place pour un empoisonnement planifié lent des populations. Les OGM ne sont ni plus ni moins que les agents artificiels de la mort programmée par les « élites » eugénistes psychopathes de quelques 6,5 milliards de personnes sur cette planète.
Pensez que les mêmes ordures qui mettent les OGM en place ont leurs mains et leur fric dans l’industrie chimique et pharmaceutique. Pour eux l’affaire est simple: rendre malades les populations avec leur merde agro-alimentaire transgénique et fournir les « médicaments » qui maintiendront en vie un certain temps ces gens (générant plus de profit) avant de les achever « pour le bien de l’humanité » bien entendu…
Les gourous de la pseudo-science ont écrit des bouquins expliquant le modus operandi. Tout est pas à pas mis en place pour nous éliminer. Ce que l’on appelle la « génétique » n’est que le nouveau nom de ce qui s’appelait auparavant l’eugénisme, conséquence mortifère du dogme pseudo-scientifique malthusien et du darwinisme-social.
La solution ? Comme pour tout: il suffit de dire NON !.. en masse
Le mouvement des Gilets Jaunes est un bon début mais ne sera pas suffisant… Il nous faut pousser la conscientisation plus loin, ensemble !

~ Résistance 71 ~

 


OGM = Eugénisme

 

Du nouveau sur les méfaits des OGMs

 

Santé Nature Innovation

 

18 janvier 2019

 

Texte reçu par courriel le 19 janvier 2019
Résistance 71

 

Chère lectrice, cher lecteur, 

La première génération de pommes de terre OGM a été approuvée par le Département de l’Agriculture des États-Unis en 2014 et est arrivée dans les magasins l’année suivante. En 2016, elle a été approuvée au Canada [1]. 

Cette pomme de terre s’appelle simplement la « White Russet » (rousse blanche en français) et elle bénéficie d’un superbe site Internet qui vante ses qualités [2]. 

Il y est dit que la White Russet représente « une grande avancée dans l’industrie de la pomme de terre ». 

En effet, la White Russet a été modifiée génétiquement pour rester blanche quand on la pèle ou qu’on la coupe. 

Ces pommes de terre forment moins de taches grisâtres lorsqu’elles reçoivent des chocs au moment des récoltes ou du transport. Selon le fabricant des semences, « cela réduit de 15 % les pertes lors de la récolte, réduisant les émissions de CO2, l’usage de pesticides et la consommation d’eau ». 

Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possible du côté de la patate. 

Sauf que Caius Rommens, l’inventeur de cette pomme de terre géniale et ancien chef d’équipe à Monsanto, vient de publier un livre brûlot, « La patate de Pandore : les pires OGMs », dans lequel il dénonce les dangers de cette pomme de terre et d’autres OGMs. Toutefois, à peine publié, ce livre a été retiré des librairies. Il n’est même plus disponible sur Amazon [3] !!!

« Nous pensions que l’essence de la vie était une molécule morte, l’ADN… »

Les « confessions » de ce chercheur semblent avoir dérangé certains intérêts en haut lieu. Voici quelques extraits que j’ai sélectionnés pour vous :

« Je faisais tester mes pommes de terre en serre ou dans les champs, mais je quittais rarement mon laboratoire pour aller sur place. En effet, je pensais que ma connaissance théorique des pommes de terre était suffisante pour améliorer les pommes de terre. C’était une de mes plus grandes erreurs… », commence-t-il. 

« Nous pensions que l’essence de la vie était une molécule morte, l’ADN, et que nous pouvions améliorer la vie en modifiant cette molécule en laboratoire… et qu’une simple modification génétique n’aurait que l’effet désiré. 

« Nous étions supposés comprendre l’ADN, et faire uniquement des modifications utiles sur le code génétique. Mais le fait est que nous en savions autant sur l’ADN que l’Américain moyen connaît la version en sanskrit du Bhagavad Gita.  

« Nous en savions juste assez pour être dangereux, en particulier si vous combinez notre ignorance avec nos préjugés et notre étroitesse d’esprit. Nous étions obsédés par les progrès de court terme (dans le laboratoire) au détriment des problèmes de long terme (dans les champs). 

« C’était le même type de pensée que celui qui a produit le DDT, les PCBs, l’agent Orange, hormone de croissance bovine recombinante, etc. Je crois qu’il est important que les gens comprennent combien les ingénieurs en génétique peuvent être ignorants, biaisés et se tromper. »

Les problèmes cachés de la pomme de terre OGM

Caius Rommins explique que les plants de ces pommes de terre OGM souffrent de stérilité et de nécrose, parce qu’ils sont dérivés de cellules somatiques, qui sont des cellules qui ne sont censées vivre qu’une saison. 

Ayant une très faible intégrité génétique, elles contiennent des centaines de mutations qui compromettent les rendements et la qualité des récoltes. 

Rommins affirme même qu’il s’est trompé sur la résistance de ces pommes de terre au brunissement. Selon lui, le fait que les pommes de terre s’abîment quand on les pèle ou les coupe est un phénomène naturel. Si on ne voit pas les tâches, c’est uniquement parce que le processus de coloration a été désactivé. 

Or, ce serait un gros problème parce que le composé qui provoque la coloration brune, la mélanine, est en réalité un agent protecteur qui empêche les agents pathogènes de pénétrer dans la chair d’une pomme de terre abimée. 

Ceci est dangereux car cette pomme de terre est justement promue dans les restaurants et les industries agro-alimentaires comme ayant l’avantage de pouvoir être pelée et coupée longtemps en avance, sans brunir. Cela veut dire qu’elles sont conservées très longtemps, augmentant le risque d’arriver contaminées dans les assiettes. 

Il continue en mettant en garde contre les dangers des modifications génétiques.

Les vrais dangers des interventions sur le génome

Vous avez peut-être entendu parler de la technologie CRISPR qui permet de modifier l’ADN. Cette technologie a permis de rendre la vue à des souris aveugles en corrigeant leur code génétique. 

Dans la presse grand public, la technologie CRISPR est présentée comme un système simple : l’ADN serait comme un ruban, et le chercheur utilisant CRISPR aurait comme une paire de ciseaux et du scotch lui permettant de découper ce ruban, ou pour en enlever un morceau, ou ajouter un bout de ruban. 

Mais la science montre que les choses ne fonctionnent tout simplement pas comme ça. Même les modifications mineures du code génétique peuvent provoquer des effets inattendus en cascade. 

Des chercheurs ont été examiner le code génétique complet des souris « guéries » grâce à la technologie CRISPR. 

Et ils ont repéré plus de 100 ajouts et suppressions supplémentaires de matériel génétique, ainsi que plus de 1500 mutations de nucléotides isolés [4]. 

Gènes modifiés, mutations : ces termes indiquent, évidemment, un risque de maladie génétique et de cancer. 

Cela n’empêche pas certains chercheurs de recourir à ces techniques sur l’être humain, avec tous les risques que cela comporte pour les bébés concernés, mais aussi sur tous leurs descendants qui se mélangeront au reste de la population [5]. 

 

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Gilets Jaunes: Ne pas succomber aux chants des sirènes…

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Résistance 71

 

7 janvier 2019

 

8ème round à grand succès pour le mouvement des Gilets Jaunes qui a regagné samedi dernier un gros taux de participation partout dans le pays et la propagande des larbins ne sait plus que faire pour falsifier les estimations ; peu importe, la participation ne peut à partir de maintenant, qu’augmenter à la vue de la seule réponse visible et irrémédiable d’un État aux abois, très proche de KO debout, comme certains cerbères ont pu le ressentir sur un certain pont de Paris: la violence et la surenchère dans la violence.
A ce sujet, il nous faut bien comprendre que tout peuple sous le joug d’un État, donc d’un pouvoir coercitif (à des degrés différents certes selon les endroits, mais coercitif quoi qu’il en soit), est en état de légitime défense permanente devant la violence économique et sociale employée, non-stop, par les institutions de tout poil. Les peuples opprimés, dont le peuple français fait partie, ont un droit naturel à leur défense qui ne peut donc être que légitime.

Néanmoins, les tentatives de cooptation et de récupération du mouvement ne vont faire que redoubler et en cela, le pire ennemi du mouvement des Gilets Jaunes… est lui-même, si une frange de celui-ci, celle qui veut en croquer du système, participer à la classique mascarade et piège étatique sous la forme d’un regroupement bidon en parti politique et/ou de création de listes électorales pour les « européennes », voire les « municipales », prend de l’ampleur grâce à la propagande des merdias qui ne manquent pas de lui donner audience. Le chant des sirènes politiques est mielleux, sirupeux et trompeur à souhait. Comme Ulysse et son équipage, nous devons garder la cap de notre rafiot, nous attacher au mât et ne succomber en aucun cas aux chants de ces sirènes, qui ne veulent que notre destruction.

Gilets Jaunes ! L’émancipation de notre société de la fange étatico-capitaliste vers une société libre et égalitaire ne se fera que par et pour nous-mêmes, rien ni personne d’autre ne le fera pour nous. Méfions-nous en permanence de ces incessants chants tentant de nous hypnotiser, écartons-nous de l’illusion démocratique, de ce miroir aux alouettes proposé qui ne fera, comme toujours, que profiter à termes, une infime portion du mouvement, choisie par le système pour le ruiner de l’intérieur au profit de l’oligarchie au pouvoir.

Rappelons-nous que voter au sein du système, c’est abdiquer, voter c’est se soumettre à la dictature de la division politique induite de la majorité et consolider, renforcer nos chaînes. Voter, c’est pisser dans un violon et céder au muselage universel !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Qu’on se le dise !

Nous, le peuple, devons avancer d’un bloc, ensemble, par-delà les antagonismes induits qu’on nous rappelle sans cesse afin de nous diviser pour mieux faire régner l’oligarchie mortifère. L’heure est venue de court-circuiter le système et ses institutions obsolètes par les Assemblées Populaires de ronds-points, de quartiers, de communes, de lieux de travail. Suivons l’appel des Gilets Jaunes de Commercy dans la Meuse. Prenons les décisions nous-mêmes.

Non à la délégation au sein du système corrompu et moribond… Oui aux communes libres et à la Commune des Communes, outil fonctionnel de la Société des Sociétés.

Ci-dessous quelques textes essentiels pour nous aider à garder le cap et nous prévenir du chant des sirènes..

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Déclaration des Unités de Défenses Féminines du Rojava (décembre 2018)

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Manifeste du Confédéralisme Démocratique

 

Nous défendons le nord syrien et le Rojava parce que nous croyons en un monde sans fascisme et sans patriarcat

 

Déclaration des Unités de Défenses Féminines (YPJ) du Rojava

 

Décembre 2018

 

url de l’article original:

https://www.ypjrojava.org/We-defend-Northern-Syria-and-Rojava-because-we-defend-a-world-without-fascism-and-patriarchy

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Erdogan et les fascistes de l’AKP-MHP ont montré avec les récents bombardements des gens déjà déplacés du camp de Maxmur et des Yazidis au Sengal, leur volonté d’envahir le Rojava / Syrie du Nord et d’introduire le fascisme dans le Kurdistan et au-delà. Depuis longtemps l’état turc a maintenu de fortes connexions avec Daesh / État islamique. Pour nous, il a toujours été clair qu’ils ne sont que les visages différents d’un même ennemi.

Cette unité fasciste de l’état turc, ses mercenaires et Daesh, sont confrontés par les camarades et la société ici en Syrie du Nord et dans tout le Kurdistan. Après l’invasion brutale et sans relâche d’Afrin, l’état turc membre de l’OTAN, menace une fois de plus d’attaquer la zone nord-syrienne, où la révolution sociale fait de grands pas avec ses femmes en première ligne.

Au moment où nos camarades combattent Daesh à Deir ez Zor, avançant et libérant Hajin, d’autres continuant à attaquer les envahisseurs d’Afrin, nous répondons par un cri de liberté à la menace contre la révolution. Ceci est devenu notre révolution, parce qu’en tant qu’internationalistes, nous avons appris, vu et vécu, que le peuple habitant le nord de la Syrie crée la base pour une société communale libre fondée sur la démocratie organique, l’écologie et l’égalité de genre.

L’opposition au fascisme, au féodalisme, au patriarcat et à toutes les formes d’oppression nous unifie nous les femmes de différents endroits, de différentes cultures et traditions. Nous sommes venues ici pour être confrontées à ce que cela veut dire de construire un processus révolutionnaire d’y prendre part, et de développer tout ce dont il a besoin en le défendant si besoin est.

Ce n’est pas seulement une défense physique mais aussi une défense idéologique. C’est aussi une révolution de femmes ! Le front contre l’oppression est partout.

Les relations politiques et économiques que toute organisation ou tout état maintient avec la Turquie sont de la même manière responsables de cette situation et de la guerre à venir. Un seul exemple réside dans l’état allemand qui vend des chars à la Turquie et qui maintient une “bonne diplomatie” avec les fascistes. Tout ceci contribue à ce que la Turquie continue sa tradition de coloniser et de massacrer les gens.

En tant qu’internationalistes, nous prenons les armes contre l’état turc également à cause de la collaboration d’autres états dans cette guerre. C’est pour cette raison que nous nous opposons au fascisme de manière plus forte pour défendre la révolution du Rojava. Nous partageons la même lutte avec les peuples kurdes, arabes, assyriens, turkmènes et une grande variété d’autres contre le système étatique, le patriarcat et le capitalisme. Les graines d’une vie libre sont déjà en train d’être semées dans le monde entier. Nous développerons une résistance partout. Nous avons besoin que tout le monde, camarades, se sente responsable, non pas à juste attendre la guerre mais à l’empêcher maintenant ! Le temps est venu de se dresser contre le fascisme ! Nos endroits sont nombreux tout autant que nos méthodes dans cette bataille. Garder le silence veut dire être complice, montrons du doigt nos ennemis et ciblons-les, rendons la situation visible de toutes et tous, organisons-nous, commencez à partager et à disséminer les belles idées qui sont la base fondamentale de cette révolution.

En tant que combattantes internationalistes nous pensons que nous devenons des femmes libres lorsque nous faisons face aux attaques de l’ennemi épaule contre épaule ; nous rappelant tous les camarades qui ont combattu pour la liberté jusqu’à la fin, parmi eux des milliers de femmes, notre réponse à ces menaces est celle-ci: Résistance illimitée !

Leur courage et amour pour la vie est un exemple pour nous toutes alors que nous leur emboitons le pas.

Nous vaincrons !

Longue vie à la lutte des peuples pour la liberté !

Longue vie à la résistance du Rojava et du nord-syrien !

Statement of YPJ international

= = =

Textes complémentaires:

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique: Les 5 questions qui tuent (Pr. Roy Spencer, climatologue)

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Les cinq questions qui doivent être répondues par la politique sur le réchauffement climatique

 

Pr Roy Spencer (Ph.D Climatologie, ex-NASA)

 

18 décembre 2018

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2018/12/the-five-questions-global-warming-policy-must-answer/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce n’est un secret pour personne que je doute que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère aura suffisamment d’effets négatifs sur l’environnement planétaire pour justifier l’énorme coût pour l’humanité de réduire substantiellement ces effets. Notez bien que cette prise de position possède deux composants, un scientifique et un concernant la politique énergétique. En fait, avec le “verdissement global”, nous devrions considérer la possibilité des bénéfices nets pour l’humanité.

La perception publique des risques du réchauffement climatique a impliqué un mélange de déclarations exagérées en regard à la fois de la science et de la politique énergétique, à l’instigation par une minorité d’activistes scientifiques et amplifiée par des médias en mal de sensationnel. Dans mon e-book Global Warming Skepticism for Busy People, je fais la liste de 5 questions qui je pense doivent être répondues affirmativement avant de s’embarquer dans une large dé-carbonisation de l’économie mondiale:

Les Cinq Grandes Questions

1) Est-ce que le réchauffement et les changements climatiques associés sont principalement anthropiques, c’est à dire causés par l’Homme ?

2) Est-ce que la portion de réchauffement et changements climatiques associés causés par l’Homme est suffisamment importante pour créer des dégâts ?

3) Est-ce que les modèles climatiques que nous utilisons pour proposer des changements de politique énergétique sont justes à prédire ces changements climatiques ?

4) Est-ce que les changements de politique énergétique proposés réduiront substantiellement le changement climatique et ses dégâts résultant ?

5) Est-ce que ces changement de politique produiront plus de bien que de mal à l’humanité ?

Comme je le dis dans mon livre, il n’est pas du tout évident que la réponses à aucune de ces 5 questions soit un oui résonnant, il est encore plus douteux de le prétendre pour les cinq. Les trois premières questions ont à faire avec la science, les deux dernières avec la politique énergétique.

En ce qui concerne la première question, je peux concéder qu’il soit possible que la plupart du réchauffement causé depuis 1950 soit d’origine humaine. Ceci est une conclusion phare du 5ème rapport d’évaluation du GIEC (AR5).

Et alors ?… Ce que cela reconnaît est assez fade et sans intérêt étant donné (comme nous allons le voir), la lente progression de ce réchauffement global. Comme le pose la seconde question, est-ce que le composant humain est suffisamment conséquent pour causer des dégâts ? Il n’y a pas encore eu de fortes preuves produites montrant que les extrêmes météorologiques sont pires dans les décennies les plus récentes que dans les siècles précédents. Le réchauffement lui-même semble avoir commencé dans les siècles précédents, avant même que l’humain ne puisse être blâmé, avec des preuves de récessions précédentes des glaciers et de minima dans les glaces arctiques (et très étendues durant le petit âge glaciaire), ceci ne faisant que poser les questions évidentes de savoir à quel point tout cela n’a pas de causes naturelles en première instance et quel est l’état de prédilection naturel du système climatique quoi qu’il en soit ?

Ceci mène à la troisième question, qui a trait au fait de ce que les derniers modèles climatiques produisent, en moyenne, environ deux fois plus de réchauffement en comparaison des ratios de températures observés pour les températures  de l’air et des océans globales et leur réchauffement, avec la toute dernière étude pour le budget énergétique (qui fait les mêmes suppositions de forçage climatique sur les 100 dernières années + et les modèles informatiques), suggérant une augmentation de 1,6oC de réchauffement éventuel en doublant le CO2 atmosphérique, plutôt qu’un 3,2oC projeté en moyenne par les modèles climatiques informatiques. (Cela assume même que TOUT le réchauffement est de cause HUMAINE !!)

Ces 40 dernières années, l’erreur entre les modèles et l’observation empirique pour la température globale moyenne de l’atmosphère inférieure ressemble à ceci:

[voir les graphiques dans l’article original en anglais]

Comment de tels modèles, qui sont de plus en plus dépeints comme étant imprécis, peuvent-ils être sérieusement défendus afin de prendre des décisions énergétiques valides ? La quantité de réchauffement produite par ces modèles n’est pas basée sur des principes premiers de physique comme cela est souvent affirmé. Dire qu’une certaine quantité de réchauffement se produise est fondé sur des principes solides, mais la quantité de réchauffement due à l’augmentation de CO2 est totalement sujette à débat.

Le sale petit secret résidant derrière tout cela est que les modèles sont fabriqués de telle façon que seule l’augmentation de CO2 induit un réchauffement, car les sources variées incertaines de changement climatique naturel ne sont soit pas connues suffisamment pour les inclure, ou ne sont pas programmées de manière volontaire dans les modèles. (Comment est-ce que je le sais ? Parce qu’AUCUN des flots naturels d’énergie entrant et sortant du système climatique ne sont connus de manière suffisante pour blâmer le réchauffement récent seulement sur l’augmentation du CO2 atmosphérique, plutôt que dame Nature. Ces flots énergétiques naturels sont simplement forcés en équilibre dans les modèles ce qui a pour effet dans les modèles informatiques de ne considérer que la cause anthropique. Ainsi les modèles créé ne sont que des systèmes de raisonnement en boucle ne servant qu’à établir une cause humaine à l’évènement).

Les 4ème et 5ème questions sont au sujet de savoir si nous pouvons vraiment réduire les émissions de CO2 aussi longtemps que l’humanité doit utiliser des produits pétroliers pour réduire la pauvreté et créer de la prospérité. Je n’ai absolument rien contre les sources d’énergies alternatives per se, aussi loin qu’elles soient pratiques, efficaces et économiques. Tout ce que fait l’humanité a besoin d’énergie et aussi longtemps que la Chine et l’Inde réduisent la pauvreté avec une augmentation croissante d’énergie issue des hydrocarbures, les émissions de CO2 mondiales vont continuer d’augmenter et ce indépendamment de ce que font les Etats-Unis. Avec plus d’un milliard de personnes dans le monde toujours sans électricité, je pense que c’est immoral de priver ces gens d’un accès économique à l’électricité.

De ces 5 grosses questions, lesquelles sont les plus importantes ? De manière ultime, les affaires économiques sont celles qui régissent la vie quotidienne des gens. La pauvreté tue et forcer les gens à utiliser des sources d’énergie plus chères renforcera la pauvreté.

En France, nous sommes les témoins du violent rejet populaire de la politique énergétique “verte” (essentiellement des problèmes économiques) et nous n’avons pas encore atteint le stade où les mesures politiques réduiront les futures émissions de CO2 pour en mesurer les effets avant la fin de ce siècle. Alors si vous pensez que les manifestations et émeutes de Paris sont une mauvaise chose, attendez de voir la réponse publique sur les politiques qui vont réduire les émissions de CO2 de disons.. 50%.

Mais nous ne pouvons pas ignorer la science. Et si la science était absolument certaine que nous nous dirigeons vers un réchauffement de 20 degrés celsius avec une montée des eaux des océans de 60m ? Alors l’humanité ferait les sacrifices pour se sauver. Donc la science est importante… la question est: peut-on lui faire confiance ?

Au vu de l’observation du réchauffement global (qui est trop infime pour un individu le ressentir au cours de sa vie) et les échecs des projections des modèles climatiques informatiques, je dois dire que l’état actuel de la science n’est pas encore prêt pour les feux de la rampe.

Maintenant, la science soutient le fait d’un réchauffement modeste et sans conséquence majeure, mais en aucun cas un réchauffement suffisant pour justifier des réductions drastiques d’émissions de CO2 qui détruiraient l’économie, empirerait la pauvreté mondiales et qui n’ont aucun effet mesurable sur les températures globales et n’en auront aucun à la fin de ce siècle quoi qu’il en soit.

= = =

Notre dossier « Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique »

 

Excellente conférence avec Solidarité et Progrès du physicien François Gervais le 13 décembre 2018 (professeur emeritus de physique de l’université de Tours), spécialiste en recherche de thermophysique, sur la réflectivité et l’effet de serre. Il fut un examinateur critique volontaire du GIEC pour son rapport AR5. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont son dernier: « L’urgence climatique est un leurre » ~ vidéo de la conférence :

 

 

 

 

Lectures essentielles pour Gilet Jaune averti…

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Attention aux Foies Jaunes !

 

Résistance 71

 

17 décembre 2018

 

Devant la campagne foie jaune qui semble vouloir se déchaîner contre le mouvement du peuple des Gilets Jaunes, il devient crucial de véritablement comprendre qu’il n’y a pas et ne peut pas y avoir de solutions au sein du système.
Arrêtons la course aux négociations futiles, focalisons-nous sur la reprise du pouvoir décisionnaire pour l’exercer sous sa forme la plus organique et naturelle qui soit: au sein de conseils populaires animant une confédération de communes libres.
Méfiance de tous les instants, car nous sommes en danger d’être happés dans le siphon du tout à l’égout étatico-capitaliste. Empêchons le mouvement d’être scindé (sciemment) en deux par le pouvoir en place entre Gilets Jaunes et Foies Jaunes dans un énième remake du film oligarchique culte « Diviser pour mieux Régner ».
Rappelons nous « L’appel des GJ de Commercy »…

Pour secouer les velléités de se coucher, quelques lectures nécessaires et éclairantes:

Compagnon(e)s Gilets Jaunes, attention aux Foies Jaunes qui courent de plus en plus les rues !

Pas de revendication de la hausse du SMIC => A bas le salariat !
Pas de revendication du RIC dans la constitution => A bas l’État !
Pas de revendication de miettes => A bas la société marchande !

 


A bas la propagande !…


A bas la dictature de la majorité!

 

Gilets Jaunes: Commercy (Meuse), de l’indignation à la conscience politique…

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Nous avions déjà relayé les infos sur Commercy dans la Meuse, pour ces Gilets Jaunes devenus un collectif demandant le confédération des Communes Libres, l’aventure de la démocratie directe ne s’arrête pas en bon chemin…
Les compagnon(e)s de Commercy nous montrent la voie de la solution, des centaines, des milliers de Commercy doivent fleurir, partout !
Voici comment ils s’organisent.

~ Résistance 71 ~

Ce soir là, un air de révolution flottait à Commercy

 

Gilets Jaunes de Commercy (Meuse)

Manif-Est Info

 

15 décembre 2018

 

url de l’article:

https://manif-est.info/Ce-soir-la-un-air-de-revolution-flottait-a-Commercy-878.html

 

Ce vendredi 7 décembre au soir, alors que toute la France se demandait ce que réserverait un acte IV de mobilisation des Gilets Jaunes, présenté comme un seuil critique de menace des institutions étatiques, à Commercy flottait un air de révolution. Venues de plusieurs points de mobilisation en Meuse et même de Meurthe-et-Moselle, près de 150 personnes ont répondu à l’invitation à une « Assemblée extraordinaire des Gilets Jaunes de Commercy ».

À l’origine la salle, réservée par l’association Là Qu’on Vive, pour présenter et débattre d’une initiative de municipalisme libertaire à Commercy, s’est finalement transformée, par la force des choses et la coïncidence heureuse des envies, en une assemblée extraordinaire des Gilets Jaunes.

Une occasion pour sortir de la temporalité au jour le jour du mouvement social, faire une rétrospective des actions locales et de l’évolution nationale de la mouvement au cours des trois semaines passées. Un moment surtout pour ouvrir la parole à tous et toutes sur la perception du mouvement et de ses enjeux et pour se projeter sur des lendemains, au-delà de ce qui pourrait se passer dans les jours et semaines à venir.

Le commun qui s’est créé autour des ronds-points, sur les barrages routiers, au gré des actions et assemblées, des discussions riches et nombreuses qui ont émaillé les dernières semaines, aspire ici et là, un peu partout en France, à s’ancrer dans la durée, s’agglomérer et s’organiser sans se structurer forcément, ouvrir dans tous les cas sur un nouvel avenir de société.

Si pour beaucoup la taxe sur les carburants a été l’étincelle, les causes de frustrations sont innombrables, surtout dans des villes et régions à forte population ouvrière, fort taux de chômage, de pauvreté et avec un important sentiment d’abandon et de mépris institutionnel.

« Pas de chefs, pas de partis, pas de syndicats, pas de récupération politique, le pouvoir par et pour le peuple ! » est un mot d’ordre qui par-delà toutes les différences entre les individus, a fait l’unanimité d’un mouvement de colère et de révolte parti d’une population défiante envers les beaux-parleurs et politiciens en tous genres.

« On est pas bêtes, on comprend qu’on nous enfume » est une phrase récurrente des assemblées qui réunissent chaque soir, qu’il vente, pleuve ou grêle, celles et ceux qui aspirent à réinventer une démocratie directe sans forcément en avoir formalisé les moyens et les outils. Juste une intuition profonde d’une confiscation du pouvoir de décision par la représentativité électorale, qui depuis longtemps à creusé le fossé entre une classe politique élitiste et méprisante des réalités sociales, et une population qui doute, qui vote de moins en moins et qui cherche sa vérité sur les réseaux sociaux, les vidéos de youtube et a appris à se défier des informations médiatiques et des discours politiques.

Une population aussi qui prend chaque jour davantage conscience que la consommation ne fait pas le bonheur, quand bien même le pouvoir d’achat augmenterait. Stress, précarité et détérioration des conditions de travail minent la vie familiale, appauvrissent et souvent réduisent à néant la vie sociale. Si les classes moyennes surnagent, le peuple qui se lève à 5h, qui trime à la chaîne ou dans les petits boulots à la semaine, qui partage sa vie entre la file du pôle emploi et celle de la CAF, entre le turbin et la galère d’assumer une vie de famille à côté, ce peuple-là est éreinté et aspire à du changement, aspire simplement au bien-être mais surtout à la possibilité du bonheur.

Ce vendredi soir à Commercy, ce sont ces voix-là, ces aspirations qui se sont exprimées jusqu’à tard dans la soirée. Entre passion, rires et espoir, les prises de paroles ont égrené les envies de récrire une constitution, ébaucher un référendum citoyen, poursuivre les blocages, mettre en place des cahiers de doléance, construire des assemblées décisionnelles aux ordres desquels seraient les élus.

Lorsqu’on entrait dans la salle avant l’assemblée, on y trouvait des hommes et femmes affublés de gilets, discutant dans une humeur joyeuse, jouant aux cartes, préparant un diaporama pour la rétrospective des actions récentes, servant café et gâteaux apportés par les unes ou les autres, ou encore d’autres installant des instruments pour finir la soirée en musique. Un joyeux brassage de personnes entre lesquelles le fil des semaines entre actions, permanences, assemblées et solidarité, a tissé des amitiés.

On s’engueule, on rigole, on a la larme à l’oeil, mais on s’écoute avec attention, et plus de 3 heures d’assemblée plus tard une centaine de personnes est toujours là, alerte, prête à débattre jusqu’au coeur de la nuit. Un espace de rencontre, de discussion, d’expression inédit qui jusqu’alors existait autour d’une cabane de palettes construite sur la place centrale et devenu le point de ralliement, le lieu des soupes solidaires du samedi et le point d’information qui fait la fierté des Gilets Jaunes de Commercy, un espace qui prend soudain une dimension plus large, celle de l’assemblée du peuple. Maladroite mais sincère, cette dernière a relevé le défi de la proposition faite à travers une vidéo très largement relayée et plébiscitée : construire un commun entre des personnes d’horizons très différents et perdurer en se donnant un nouveau rendez-vous, dans une quasi-unanimité, deux semaines plus tard au même endroit. Et d’ici là on continue à se mobiliser au quotidien à la cabane, sur les péages et partout où ce sera nécessaire pour faire plier le gouvernement et Macron à sa tête.

La soirée s’est finie avec un soutien aux lycéens interpellés, des dizaines de genoux à terre, mains derrière la tête puis le poing levé. Et une reprise en choeur d’un chant des partisans remanié, devenu une sorte d’hymne des Gilets Jaunes de Commercy. Un moment de solidarité beau et vibrant à tous égards.

Et enfin, quelques bribes de ce qu’on a pu entendre ce soir-là à Commercy :

« Le gouvernement les connaît les doléances !

Les Gilets Jaunes sont en COLÈRE. La communication entre le peuple et le gouvernement ne se fait pas. Le gouvernement est sourd ! Le seul moyen de communication qu’on a c’est la coercition ! Il faut les forcer, eux ne connaissent que le bâton. »

« Le gouvernement n’a aucun négociateur, il est obligé de céder ! On fait un mélange entre la casse et l’énervement ! Ils disent « calmez vous calmez vous calmez vous » On fait croire que ça va être la guerre à Paris et qu’il faut rester calme, c’est une façon de détourner l’attention de la colère que les gens ressentent. Il faut continuer à porter des revendications pour dire « on exige maintenant que ça avance, on ne veut plus vivre comme on vit aujourd’hui ». Quand on va à la CAF quand on appelle un opérateur téléphonique on se fait prendre pour des cons, on a jamais un interlocuteur fixe, on se fout de notre gueule partout ! Ça me fait du bien je vois pas tous ces gens tous les jours ! qu’on n’attende pas de tout demander aux politiciens ils feront toujours les choses à moitié ! À chaque fois on se fait entuber, à chaque fois c’est « on se fait une réforme super dure et face à la contestation on applique que la moitié mais on le fait quand même ! ». Faut que ça s’arrête, faut qu’on continue !  »

« Ce qu’on a obtenu c’est bien, ça avance, ils ont peur. On ne peut plus être gouverné par ce gouvernement qui a été élu. On nous a mis dans des petites cases depuis des années, là enfin des gens sont sortis et se sont rencontrés, enfin ! Il faut que ça se termine en évitant des bains de sang. De quel droit on fait ça à nos jeunes ?  »

«  Et faut rester pacifiste après ? Faut tout casser !  »

« Moi si je reste à commercy c’est parce que je n’ai pas peur, parce qu’il y a une cohésion. »

« Tu disais que tes grands parents ils se sont battus mais qu’ont-ils obtenu ? »

« Il ne faut pas attendre quoi que ce soit de ce gouvernement ni d’un autre ! Avec ce mouvement il faut essayer de changer la Constitution ! Reconstruire ensemble des règles voulues par l’ensemble de la population qui garantissent que les volontés du peuple aillent jusqu’en haut. Faire des ateliers constituant. »

« Moi ce qui m’’importe c’est le partage des richesses. Même si on baissait les taxes et rendait l’ISF ça serait comme avant ! Moi ce que je veux c’est faire plier la bourgeoisie, c’est pas Macron qui dirige c’est le MEDEF et la finance derrière ! »

« Moi jsuis pas pacifiste je suis révolutionnaire ! Moi je suis pour que ça brûle ! L’autre solution c’est bloquer Paris, faut bloquer Paris ! Tu t’es battu en mai 68. Y’en a marre du pacifisme ! j’ai 3 enfants je veux pas qu’ils vivent dans ce monde. »

« La France a perdu sa souveraineté en France ! Le problème c’est l’Europe ! »

« Je suis touchée par ce regain de dignité ! Il y a une couleur qui manque dans ce mouvement c’est le vert ! Oui il faut faire une abolition des privilèges, il faut les lister ! Redistribuer les richesses oui, mais si c’est pour polluer plus longtemps. »

« Si on est là ensemble c’est pour le droit à une vie digne pour obtenir satisfaction sur les revendications ! On peut réfléchir à un changement de système mais ce qui compte c’est gagner maintenant. C’est MAINTENANT qu’on veut une vie digne et POUR TOUT LE MONDE !! »

« L’écologie de Macron c’est une écologie punitive injuste inefficace qui s’en prend aux plus faibles ! »

« Je voudrais qu’il y ait de la place pour les femmes et les revendications des femmes ! »

« Moi ce que je ne veux pas c’est la violence c’est inacceptable ! Je suis solidaire du mouvement, mais alors la violence je peux pas »

« Pacifiques ça veut pas dire bisounours ! Je vais pas aller provoquer à Paris. »

« Je pense que le boycott est l’arme citoyenne par excellence. »

« La démocratie c’est une bonne chose au niveau local mais moi je m’estime incompétent au niveau d’un Etat pour prendre des décisions techniques sur les différents secteurs etc. En toute humlilité je pense que le peuple n’est pas capable de prendre toutes les bonnes décisions. Si on avait des gens honnêtes comme ministres, des bons techniciens qui prennent des bonnes décisions, le peuple n’a pas à toujours se prononcer ! »

« Moi je crois que y’a pas mal de compétences un peu partout dans le peuple et je leur confierais beaucoup plus de choses qu’aux énarques qui nous pourrissent la vie ! À l’époque c’était germinal y’avait un grand mouvement ouvrier les mineurs, etc ! La maréchaussée les a fusillés. Au début du mouvement de l’éducation populaire, les ouvriers ont dit « on nous fait passer pour des cons tout le temps, ces gens là décident tout pour nous ! ». Ils ont acheté ou exigé des bâtiments, des Maisons du peuple, et ont fait des cours pour tout le monde, éducation autonome, soin, nourriture, etc. À l’époque on a zigouillé ce mouvement avec la première guerre mondiale qui a tué énormément d’ouvriers. 

Mais à force d’avoir l’autonomie alimentaire, bouffer correctement, avoir des soins, les gens se sont rendus compte à quel points ils étaient manipulés. Il faut se donner les moyens de l’autonomie ! Comme on met rien en commun on est seuls à essayer de s’en sortir chacun pour soi ! En 3 semaines la solidarité a déjà donné beaucoup. »

« En tant que citoyen on se sent dépossédés de plein de choses ! On a tous un degré de compromission fort, faut acheter de l’essence, des vêtements, etc. c’est dur de renoncer à ça. Changer nos modes de consommations en tant qu’écologistes pour faire du mal à la finance. »

« Y’a pleins de sujets compliqués mais on peut parfaitement s’en passer : le nucléaire, la course aux étoiles, l’arme spatiale, etc ! Y’a pas besoin d’avoir fait bac + 10 pour gérer les choses ! »

« Les élus ont leur demande pas d’avoir une expertise, on leur demande de prendre des décisions ! »

« Je suis fier du peuple français ! Je suis tellement nourri par ce qui se passe ! »

« Vous devriez bloquer les autoroutes, embêter les gens riches, ne laisser rentrer personnes sur les autoroutes ! »

« Il faut discuter aux rond-points ! »

« Avant je ne participais pas mais maintenant je vois que c’est bien sensé ! »

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

JP-Marat_Les_chaines_de_lesclavage_Ed_Fr_1792

Manifeste pour la Société des Sociétés

Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Un monde sans argent: le communisme

Que faire ?

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Les_amis_du_peuple_révolution_française

6ème_déclaration_forêt.lacandon

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

 

Gilets Jaunes résistance politique: Les raisons de la colère (Raoul Vaneigem)

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Les raisons de la colère

 

Raoul Vaneigem

 

8 décembre 2018

 

Source: https://www.lavoiedujaguar.net/Les-raisons-de-la-colere

 

On est en droit de s’étonner du temps qu’il a fallu pour que sortent de leur léthargie et de leur résignation un si grand nombre d’hommes et de femmes dont l’existence est un combat quotidien contre la machine du profit, contre une entreprise délibérée de désertification de la vie et de la terre.

Comment a-t-on pu tolérer dans un silence aussi persistant que l’arrogance des puissances financières, de l’État dont elles tirent les ficelles et de ces représentants du peuple, qui ne représentent que leurs intérêts égoïstes, nous fassent la loi et la morale.

Le silence en fait était bien entretenu. On détournait l’attention en faisant beaucoup de bruit autour de querelles politiques où les conflits et les accouplements de la gauche et de la droite ont fini par lasser et sombrer dans le ridicule. On a même, tantôt sournoisement, tantôt ouvertement, incité à la guerre des pauvres contre plus pauvres qu’eux, les migrants chassés par la guerre, la misère, les régimes dictatoriaux. Jusqu’au moment où l’on s’est aperçu que pendant cette inattention parfaitement concertée la machine à broyer le vivant tournait sans discontinuer.

Mais il a bien fallu s’aviser des progrès de la désertification, de la pollution des terres, des océans, de l’air, des progrès de la rapacité capitaliste et de la paupérisation qui désormais menace jusque la simple survie des espèces — dont la nôtre.

Le silence entretenu par le mensonge de nos informateurs est un silence plein de bruit et de fureur.

Voilà qui rectifie bien des choses. On comprend enfin que les vrais casseurs sont les États et les intérêts financiers qui les commanditent, pas les briseurs de ces vitrines de luxe qui narguent les victimes du consumérisme et de la paupérisation croissante avec le même cynisme que les femmes et les hommes politiques, de quelque parti ou faction qu’ils se revendiquent.

Celles et ceux qui prirent la Bastille le 14 juillet 1789 n’avaient guère connaissance, si ce n’est par de vagues lueurs, de cette philosophie des Lumières, dont ils découvriront plus tard qu’ils avaient, sans trop le savoir, mis en pratique la liberté que voulaient éclairer les Diderot, Rousseau, d’Holbach, Voltaire.

Cette liberté, c’était d’abattre la tyrannie. Le refus viscéral des despotismes a résisté à la guillotine des Jacobins, des Thermidoriens, de Bonaparte, de la restauration monarchiste, elle a résisté aux fusilleurs de la Commune de Paris, elle a passé outre à Auschwitz et au goulag.

Certes s’emparer de l’Élysée serait faire trop d’honneur à l’ubuesque palotin que l’Ordre des multinationales a chargé des basses besognes policières. Nous ne pouvons nous contenter de détruire des symboles. Brûler une banque, ce n’est pas foutre en l’air le système bancaire et la dictature de l’argent. Incendier les préfectures et les centres de la paperasserie administrative, ce n’est pas en finir avec l’État (pas plus que destituer ses notables et prébendiers).

Il ne faut jamais casser les hommes (même chez quelques flics, il reste une certaine conscience humaine à sauvegarder). Que les gilets jaunes aient plutôt choisi de casser les machines qui nous font payer partout et de mettre hors d’état de nuire les excavatrices qui creusent à travers nos paysages les tranchées du profit, c’est un signe encourageant du progrès humain des révoltes.

Autre signe rassurant : alors que les foules, les rassemblements grégaires, sont aisément manipulables — comme ne l’ignorent pas les clientélismes qui sévissent de l’extrême gauche à l’extrême droite —, on note ici, au moins pour le moment, l’absence de chefs et de représentants attitrés, ce qui embarrasse bien le pouvoir ; par quel bout saisir cette nébuleuse en mouvement ? On observe çà et là que les individus, habituellement noyés dans la masse, discutent entre eux, font preuve d’un humour créatif, d’initiatives et d’ingéniosité, de générosité humaine (même si des dérapages sont toujours possibles).

Du mouvement des gilets jaunes émane une colère joyeuse. Les instances étatiques et capitalistes aimeraient la traiter d’aveugle. Elle est seulement en quête de clairvoyance. La cécité des gouvernants est toujours à la recherche de lunettes.

Une dame en jaune déclare : « Je voudrais bien qu’il m’explique, Macron qui habite un palais, comment je peux vivre avec 1 500 euros par mois. » Et comment les gens peuvent supporter les restrictions budgétaires qui affectent la santé, l’agriculture non industrielle, l’enseignement, la suppression des lignes de chemin de fer, la destruction des paysages au profit de complexes immobiliers et commerciaux ?

Et la pétrochimie et la pollution industrielle qui menace la survie de la planète et ses populations ? À quoi Palotin Ier répond par une mesure écologique. Il taxe le carburant que doivent acheter les usagers. Cela le dispense de toucher aux bénéfices de Total et consorts. Il avait déjà montré son souci environnemental en envoyant 2 500 gendarmes détruire, à Notre-Dame-des-Landes, les potagers collectifs, la bergerie, les autoconstructions et l’expérience d’une société nouvelle.

Et que dire des taxes et des impôts qui loin de profiter à celles et ceux qui les paient servent à renflouer les malversations bancaires ? Des hôpitaux manquant de personnel médical ? Des agriculteurs renaturant les sols, privés de subventions qui vont à l’industrie agroalimentaire et à la pollution de la terre et de l’eau ? Des lycéennes et des lycéens parqués dans des élevages concentrationnaires où le marché vient choisir ses esclaves ?

« Prolétaires de tous les pays, disait Scutenaire, je n’ai pas de conseils à vous donner. »

À l’évidence, comme le vérifie la vogue du totalitarisme démocratique, tous les modes de gouvernement, du passé à nos jours, n’ont fait qu’aggraver notre effarante inhumanité. Le culte du profit met à mal la solidarité, la générosité, l’hospitalité. Le trou noir de l’efficacité rentable absorbe peu à peu la joie de vivre et ses galaxies. Sans doute est-il temps de reconstruire le monde et notre existence quotidienne. Sans doute est-il temps de « faire nos affaires nous-mêmes », à l’encontre des affaires qui se trament contre nous et qui nous défont.

Si l’on en juge par les libertés du commerce, qui exploitent et tuent le vivant, la liberté est toujours frêle. Un rien suffit pour l’inverser et la changer en son contraire. Un rien la restaure.

Occupons-nous de notre propre vie, elle engage celle du monde.