Archive for the écologie & climat Category

Pierre Kropotkine: « Le prince de l’évolution », version pdf

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de l’excellent petit ouvrage du professeur de biochimie Lee Alan Dugatkin de l’université de Louisville dans le Kentucky publié en 2011, sur la vie et l’œuvre du scientifique et grand penseur anarchiste Pierre Kropotkine et dont nous avions traduit de large extraits en 3 partie sur ce blog en juin 2012.
Très belle version pdf réalisée par Jo de JBL1960.

Voici donc la version PDF de notre traduction, bonne lecture !

~ Résistance 71 ~

le-prince-de-levolution-Dugatkin

(version française en pdf)

 

Résistance au colonialisme: Standing Rock et la nième trahison par l’état colonial yankee des édits de ses propres lois… (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 janvier 2017 by Résistance 71

La méthodologie coloniale, même si perfectionnée sous la dictature chrétienne, existe depuis l’antiquité. Voici ce que nous en dit l’anthropologue politique (Yale) James C. Scott dans son remarquable ouvrage “The Art of not Being Governed”, Yale University Press, 2009:
“Où que possible les Romains créèrent des territoires, promulguèrent plus ou moins arbitrairement des distinctions ethniques et nommèrent ou reconnurent un chef unique qui était de fait le vecteur local de l’autorité romaine et répondait pour le ‘bien de son peuple’… Les barbares administrés dans les provinces gérées par les Romains perdirent leur désignation éthnique et devinrent tout comme les aysans, redevables de l’impôt et de la conscription. Tous ceux au-delà de cette sphere étaient invariablement étiquetés ethniquement, on leur donnait des chefs, et furent rendus responsables de payer le tribut (obsequium) distinctement des impôts, spécifiquement lorsqu’ils étaient perçus commes des peuples non agriculteurs.”
~ James C. Scott ~

Toutes les administrations coloniales de l’histoire n’ont pas fait autre chose. C’est ce que font toujours aujourd’hui les états coloniaux états-unien et canadien…

~ Résistance 71 ~

L’ordonnance du Nord-Ouest et les brutales actions de police du Nord-Dakota à Standing Rock

Un dédain flagrant du système légal organique des Etats-Unis est placardé à la vue de tous

 

Steven Newcomb

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/northwest-ordinance-north-dakotas-brutal-standing-rock/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est enrageant de voir les photos des gens blessés par les actions d’une brutalité inouïe de la police du Dakota du Nord à Standing Rock. La police a utilisé des canons à eau sur les protecteurs de l’eau de Standing Rock et ce dans des conditions climatiques sub-zéro, les soumettant ainsi à un stress physique d’hypothermie mettant en danger la sécurité et la vie des manifestants. Ils ont tiré dans la foule avec des balles de caoutchouc et les ont aspergé de mace, un agent chimique irritant. 167 personnes ont été blessées en une nuit, plusieurs gravement. Une jeune-femme de 21 ans, Sophia Wilansky a été horriblement blessée et a perdu un bras après avoir été touchée par une grenade à concussion tirée par les forces de police. Les médecins disent qu’elle va avoir besoin de 20 opérations chirurgicales et qu’elle pourrait perdre complètement son bras malgré cela. Un jeune cheval fut également tué.

Plusieurs personnes ont reçu de sévères blessures à la tête à cause des actions de police protégeant les intérêts corporatistes liés au projet du Dakota Access Pipeline. Une chose est sûre: de telles actions de police déshumanisantes ne suivent pas la promesse de “la plus sincère bonne foi” que les congrès continental et fédéral ont fait aux nations natives en 1787, 1789 et 1861.

Le vendredi 13 juillet 1787, le congrès continental des Etats-Unis a adopté l’ordonnance du nord-ouest. Le 3ème article de cette ordonnance stipile: “La meilleure des bonne fois devra toujours être observée envers les Indiens et leurs terres, leurs propriétés ne devront jamais leur être enlevée sans leur consentement préalable et dans leurs droits, propriétés et liberté, ils ne devront jamais être envahis, perturbés, à moins que ce ne soit sous le coup de guerres justes et légales autorisées par le Congrès…

Quelqu’un devrait informer le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota, qui, de manière très rusée a fait détourner la route de l’oléoduc de son propre voisinage, que le Congrès des Etats-Unis n’a pas autorisé une guerre légale et juste contre l’Oceti Sakowin (le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux). Ses actions inconsidérées dans un territoire oceti Sakowin reconnu par les traités constituent de fait la plus grande des mauvaises fois et sont entièrement injustes et illégales.

Assurez-vous de bien (re)penser à la promesse “d’ultime bonne foi” du Congrès envers les Indiens quand vous regardez les photos ou vidéos de la police blessant physiquement les protecteurs de l’eau autochtones et non-autochtones et lorsqu’elle s’engage dans des actes oppresseurs et terroristes.

Lorsque vous voyez les corps meurtris et les visages tuméfiés des protecteurs de l’eau, faisant du mieux qu’ils peuvent pacifiquement pour défendre les eaux de la rivière Missouri qui suppléent des millions de personnes non-autochtones, de la malfaisance et des dégâts d’un oléoduc, pensez à cette “ultime bonne foi” professée dans l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest. Lorsque vous voyez ces ingaes très perturbantes, pensez à la promesse du congrès des Etats-Unis de ce que “les Indiens dans leurs droits, propriétees et liberté, ne devront jamais être envahis ni perturbés.”

Le tout premier acte du nouveau congrès des Etats-Unis sous sa nouvelle constitution de 1789 a réaffirmé l’ordonnance du nord-ouest de 1787. Cette ordonnance fait partie intégrante de la fondation même des Etats-Unis d’Amérique. L’ordonnance du nord-ouest sert de constitution pour tous les nouveaux territoires ou colonies US, incluant la promesse que les “Indiens, leurs terres et propriétés ne leur seront jamais retirés sans leur consentement.” Soixante-quatorze ans après l’adoption initiale de l(ordonnance du nord-ouest, le Congrès inclua la promesse “de bonne foi ultime” de la loi de 1861 pour établir le territoire du Dakota.

Une provision clef de la loi territoriale du Dakota de 1861 suit l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest de 1787. C’est la clause disant qu’aucune terre indienne ne deviendra partie du territoire de l’état du Dakota avant que les Indiens n’aient donné leur consentement dans un traité avec les Etats-Unis. Les Oceti Sakowin n’ont JAMAIS consenti pour que ceci ne se produise.

L’oceti Sakowin, le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux a eu les deux traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 avec les Etats-Unis. Ces documents de traités reconnaissent le territoire oceti sakowin qui n’a pas été abandonné, donné ou cédé aux Etats-Unis.

Laissez-moi répéter cela clairement:
La loi organique des Etats-Unis requiert que l’oceti sakowin donne d’abord sa permission afin que son territoire ne devienne partie du territoire fédéral et de l’état du Dakota. Une telle permission des Indiens (nations natives originelles) est requise avant que toute partie ou totalité du territoire oceti sakowin ne devienne partie intégrante du Nord-Dakota et du Sud-Dakota. De fait, jusqu’à aujourd’hui, le territoire traditionnel de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin n’est JAMAIS devenu quelconque partie des états du nord ou sud-Dakota !!

En conséquence, la violence et la brutalité pratiquées par la police du Nord-Dakota contre les protecteurs de l’eau pacifiques à Standing Rock rappelle l’article 6, section 2 de la constitution des Etats-Unis. Ce langage nous dit que “les traités établis et ceux qui seront établis par les Etats-Unis, sont la loi suprême de la terre du pays, les juges des états y étant liés de droit”. Il est ici important de noter que les traités des nations indiennes avec les Etats-Unis sont des traités établis entre des nations indépendantes. (NdT: ceci est d’autant plus évident avec les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, tous deux résultants de défaites militaires des Etats-Unis face aux nations d’Oceti Sakowin et de leurs alliés Cheyennes et Arapaho, aucune concession ne fut faite aux Etats-Unis, absolument aucune bien au contraire…)

Résumons maintenant les éléments mentionnés ci-dessus:

1) Le territoire d’Oceti Sakowin n’est jamais devenu partie du territoire fédéral du Dakota ou partie des états du nord et dus-Dakota. Pourquoi ? Parce qu’Oceti Sakowin n’a pas donné son consentement sur un traité ratifié pour que ceci se produise.

2) Les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 reconnaissent la nation libre, indépendante et de plein droit d’Oceti Sakowin ; ces traités constituent la loi suprême de la terre pour les Etats-Unis et les juges des états du nord et sud-Dakota sont de ce fait liés à ces traités pour toutes leurs décisions.

3) Sans le consentement d’Oceti Sakowin, le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota et les forces de police de cet état n’ont absolument aucune juridiction légale au sein des territoires délimités par les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, qui jusqu’à ce jour et pour les raisons citées ci-dessus, sont toujours le territoire de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin.

Qu’est-ce que le système judiciaire des Etats-Unis a  employé dans un effort de détourner l’attention de l’ordonnance du nord-ouest, de la clause de suprémacie territoriale et de la loi d’établissement du territoire de l’état du Dakota ? Voici un argument exprimé par un juge fédéral des Etats-Unis en 1975:

“Il est indéniable que la politique officielle des Etats-Unis jusqu’à au moins la fin du XIXème siècle, fut motivée par une volonté résolue de contrôler tout territoire substantiel pour ses gens s’établissant vers l’Ouest. Tout ce qui pouvait empêcher ce mouvement migratoire, incluant les Indiens, devait être balayé, dominé ou détruit. Des guerres, maladies, des traités tissés de emnsonges et de duplicité et la décimation des bisons par les blancs, poussèrent les Sioux vers les réserves, firent décliner leur population et ont éviscéré leurs corps constitués. Ils devinrent [par force] un peuple involontairement dépendant et de fait, dominé par les Etats-Unis.”

(United States v. Consolidated Wounded Knee Cases, Judge Warren Urbom, 1975)

Avec ces mots, le juge Urbom a montré, tout comme le gouverneur Darymple aujourd’hui, le plus grand dédain pour le système légal organique des Etats-Unis, la provision de “bonne foi ultime” de l’ordonnance du nord-ouest et de la loi établissant le territoire du Sakota. Ce qui fut et continue d’être démontré contre les peuples Lakota et Dakota et leurs supporteurs est la “pire, l’ultime mauvaise foi” contre le peuple autochtone et ses alliés non-autochtones.

La décision d’Urbom et ce qui se passe maintenant à Standing Rock sont fondés sur le principe que “sur leurs droits, propriétés et liberté, les Indiens seront TOUJOURS envahis et perturbés, même quand il n’y a aucune guerre juste et légale déclarée par le congrès. Les abus policiers sur les protecteurs de l’eau à Standing Rock est le type d’attitude qui suit parfaitement les documents du Vatican datant du XVème siècle qui stipulent d’aller de l’avant, de localiser et de dominer, subjuguer toutes les nations non-chrétiennes.

=*=*=*=

En rapport avec les bulles pontificales Romanus Pontifex et surtout Inter Caetera de 1455 et 1493, qui devinrent le fondement, la base “légale” de la colonisation du monde “païen”, l’auteur de l’article a publié un livre en 2008 que nous avons traduit en très grande partie en 2015 et que nous avons republié en version pdf suite à la réalisation de Jo de JBL1960

Ce livre: “Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte” est disponible en version PDF gratuite en cliquant sur le lien du titre.

A lire et diffuser sans modération pour mieux comprendre l’empire et comment le détruire.

~ Résistance 71 ~

Résistance politique pour une societé des sociétés: le Conseil National Indigène et l’heure des peuples…

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Voilà une source de départ de la société des sociétés… Que 2017 soit fructueuse ! Les nations indigènes nous montrent la voie (du jaguar… 😉 )

~ Résistance 71 ~

 

Es la hora de los pueblos

C’est l’heure des peuples

 

Georges Lapierre

 

6 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Es-la-hora-de-los-pueblos

 

Es el momento de los pueblos, de sembrarnos y reconstruirnos.
 Es el momento de pasar a la ofensiva…

Le moment des peuples est venu, celui de semer ce que nous sommes et de nous reconstruire.
 C’est le moment de passer à l’offensive [1].

C’est l’heure des peuples ou de nos peuples, affirme le Congrès national indigène, c’est vite dit et pourtant… Comme si nous nous trouvions au début d’une aventure, sur la ligne d’un départ, nous ne savons pas encore où cela va nous mener, cette entrée dans l’action, ce commencement à être, cette affirmation de ce que nous sommes, de ce que nous aimons, de ce que nous voulons, de nos désirs, de nos souhaits : se mettre en mouvement, les premiers pas, la première parole, dans le sens où l’entendent les Kanak, le premier acte d’une aventure qui consiste à construire un autre monde, une alternative au capitalisme, un monde qui contiendrait d’autres mondes, d’autres vies, d’autres modes de vie. Il faut bien commencer, sans doute allons-nous trébucher au premier pas, pour nous relever ou pour ne pas nous relever. Nous n’avons pas une idée bien définie de ce que nous cherchons, ce n’est pas une idéologie qui nous anime, mais le refus d’être emportés par cette tourmente dévastatrice de toute forme de vie sociale qu’est devenu notre présent. Nous ne partons pas de rien, nous ne partons pas du vide, de cette apesanteur sociale dans laquelle tournent les individus du premier monde, nous ne sommes pas des individus isolés, nous partons de ce que nous sommes encore, de ce qui nous constitue encore : un vivre ensemble, un savoir-vivre, une communauté de pensée. Nous partons de notre mémoire, de notre histoire, de nos nostalgies, de nos usages, de nos coutumes, ce que l’on appelle couramment la tradition. Nous nous appuyons sur quelques fondamentaux qui rendent possible un vivre ensemble : la prise en commun des décisions touchant la collectivité, c’est le rôle de l’assemblée, elle est souveraine, incontournable. Aucune décision nous concernant ne peut venir d’ailleurs, d’en haut, pour nous être imposée contre notre volonté. À cela, nous pouvons ajouter un autre élément, le dialogue, le va-et-vient incessant entre les institutions collectives et l’assemblée ou les différentes assemblées communautaires. Le Conseil indigène de gouvernement reposera sur ce va-et-vient, sur un continuel dialogue entre les déléguées et délégués qui composent ce Conseil de gouvernement et les différentes assemblées communautaires qui les ont désignés.

Du 29 décembre au 1er janvier 2017 eut lieu la deuxième étape du Congrès national indigène. Cette rencontre s’est tenue au Cideci de San Cristóbal de Las Casas. Y étaient invités les délégués des peuples consultés au sujet de la constitution d’un Conseil indigène et de la participation d’une candidate indienne à l’élection présidentielle de 2018. Le Congrès National Indigène s’est ainsi trouvé subitement grossi de tous ces délégués issus des 43 peuples et des 523 communautés qui ont pu être consultés dans 25 États de la République mexicaine — ce qui n’a pas été sans poser quelques problèmes de préséance, mal réglés, à mon sens, par la distinction entre délégués participants et délégués observateurs. Tous ces mandataires ont bien précisé qu’ils ne voulaient pas de partis politiques ni de programmes de gouvernement sur leurs territoires, mais qu’ils retenaient la proposition de l’EZLN et du CNI de former un Conseil indigène de gouvernement, dont le porte-parole serait une candidate indienne à la présidence de la République. « Il n’est pas dans nos intentions de batailler avec les partis politiques et toute la classe politique… Nous ne prétendons pas rivaliser avec eux. Nous ne sommes pas du même monde… Nous ne sommes pas leurs paroles mensongères et perverses. Nous sommes la parole collective venue d’en bas, à gauche, celle qui secoue le monde…
Pretendemos sacudir la conciencia de la nación, que en efecto pretendemos que la indignación, la resistencia y la rebeldía figuren en las boletas electorales de 2018. Nous prétendons secouer la conscience de la nation, nous prétendons, en effet, que l’indignation, la résistance et la rébellion figurent dans les bulletins électoraux de 2018. » Il fut aussi précisé le premier jour, au cours de la lecture des accords, qu’il ne fut pas toujours possible de réaliser cette consultation à cause de l’insécurité due à la présence des narcotrafiquants. Il y eut tout de même 430 actes signés par les communautés approuvant l’initiative de l’EZLN et du CNI. Entre janvier et mai, d’autres actes d’approbation devraient parvenir au CNI.

Il devait y avoir entre 700 et 1 000 délégués, qui ont fait le voyage depuis le Nord désertique du Mexique jusqu’aux montagnes pleines de brouillard du Sud-Est mexicain ; aussi bien ceux qui, comme les Yaquis du Sonora, les Wixáritari de Jalisco, les Purhépechas de Cherán ou les Nahua d’Ostula dans le Michoacán, ont marqué l’histoire récente des luttes indiennes pour l’autonomie que tous ceux qui s’organisent et qui résistent obstinément, au quotidien, pour défendre leur territoire, leur coin de vie, face aux grands projets multinationaux, des chauffeurs indigènes des taxis de Xochimilco ou des vendeurs ambulants de la capitale aux déléguées et délégués des villages perdus dans les montagnes de la Sierra Sur de l’Oaxaca. Tous sont appelés à désigner les membres, femmes et hommes, qui formeront le Conseil national indigène de gouvernement ainsi que la future candidate, qui sera la voix de ce Conseil lors de la compétition électorale de 2018. Cette prochaine étape du cinquième Congrès national indigène aura lieu le 27 et 28 mai.

Au cours de cette rencontre, un contraste a pu se faire jour entre différentes attitudes, entre l’éthique qui préside aux rapports entre les gens dans les petites communautés campagnardes, marquée par le respect mutuel, l’attention, la patience et l’écoute, et l’individualisme caractérisé par le machisme, l’irrespect et le goût pour le pouvoir, avec ce qu’il suppose de petits secrets, de commandements et de passe-droits. Sans aucun doute, les peuples indigènes sauront se garder de l’intrusion dans leur projet d’attitudes et de comportements contraires à l’éthique dont ils sont porteurs. Au-delà de présenter un mode de gouvernement respectueux des vœux de la population, ils proposent aussi, et surtout, une éthique de vie, une manière d’être ensemble reposant sur un certain nombre de règles acquises dès l’enfance, reconnues et assimilées par tous — pour former ainsi une communauté de pensée. L’art du bon gouvernement repose d’ailleurs sur cet art de vivre en collectivité, il en est l’émanation. Cette éthique sourd de la vie communautaire, de la réciprocité des échanges et de la reconnaissance mutuelle (en tant que sujet social).

Le samedi 31 fut consacré à une discussion en groupes réduits (trois tables de discussion) sur deux sujets : les chemins du Congrès national indigène face à la spoliation, au dédain, à l’exploitation capitaliste, et le renforcement de nos résistances et de nos rébellions. C’est le premier thème de discussion, le second portant sur les étapes pour la constitution du Conseil indigène de gouvernement pour le Mexique et la nomination de la candidate pour 2018. La fin de la journée fut consacrée à la synthèse des réponses apportées à ces deux questions. Deux phénomènes préoccupent au plus haut point les peuples indiens : l’activité minière et les projets de mines à ciel ouvert des entreprises transnationales, soutenus et imposés par le gouvernement ; et, dans ce domaine, la militarisation du pays, reconnue tout dernièrement par une loi votée par le Parlement, est des plus inquiétantes (l’armée mexicaine aura désormais pour tâche de protéger et de défendre les intérêts des multinationales et les capitaux engagés au Mexique). L’autre phénomène particulièrement préoccupant est l’extension de la culture et du trafic de la drogue, qui, si elle offre des débouchés commerciaux aux petits paysans, favorise, avec la complicité du pouvoir politique (des pouvoirs politiques, devrai-je dire), la constitution de bandes armées à caractère paramilitaire.

Il est encore trop tôt pour entreprendre une analyse critique des courants souterrains qui parcourent ce mouvement naissant, lui conférant force ou faiblesse. Cependant je me permettrai deux remarques, l’une concernant son implication dans la société mexicaine, l’autre touchant le pragmatisme du mouvement zapatiste. La société mexicaine se trouve dans une position des plus ambiguës : elle est emportée par un mouvement général de décomposition sociale accompagné d’une ouverture sur le monde prestigieux et enchanteur de la marchandise, cet accès soudain à la marchandise venant compenser dans une certaine mesure la perte des valeurs sociales. Le temps passé à gagner de l’argent, à travailler, donc, devient du temps perdu pour le plaisir de se retrouver. Je sens la société mexicaine hésitante, comme assise entre deux options : le goût pour la fête, la dépense somptuaire, la rencontre, la musique, la poésie, la danse, entraînant dans son sillage une activité effrénée, c’est un versant ; l’autre versant consiste à trouver de l’argent, travailler, s’exiler, ou survivre dans un état de manque permanent, frôlant la pauvreté et la misère, la cigale devant se faire fourmi si elle veut continuer à chanter. La société mexicaine peut avoir le sentiment, justifié, de se trouver coincée entre le chant de sirènes des marchandises, pour beaucoup inaccessibles, et le désenchantement permanent d’une vie sociale de plus en plus appauvrie. L’appel du CNI pourrait, non seulement, « secouer la conscience nationale », comme il est dit dans le communiqué, mais, plus fondamentalement, l’état de torpeur hypnotique dans lequel se trouve la société mexicaine.

Le mouvement zapatiste, quant à lui, semble avoir laissé de côté toute idéologie, il n’a pas abandonné pour autant la critique de ce qu’il appelle le système capitaliste, c’est toujours l’idée, ou, plutôt, le souhait qui l’anime, mais cette critique se fait pragmatique, elle s’accroche à ce qui existe, aux autres mondes, aux autres modes de vie, aux autres réalités sociales qui existent encore et qui, du simple fait de leur existence, sont une critique du « système-monde » capitaliste. Il ne s’agit pas de proposer ou d’imposer un modèle abstrait de gouvernement selon l’idée que l’on peut se faire d’un bon gouvernement, mais de partir d’un modèle existant, qui a fait ses preuves et qui a donné satisfaction. Les zapatistes partent de ce qu’ils ont construit à partir de ce qui existait déjà : la forme d’autogouvernement des communautés indiennes tzotziles, tzeltales, choles, tojolabales, mames et métisses du Chiapas. Ils ne proposent pas l’inconnu mais le déjà connu de la société autochtone, dont est en grande partie issue la société mexicaine, un retour aux sources vives de la société mexicaine, en quelque sorte. Ce pragmatisme les conduit à avoir une intelligence stratégique de la réalité ; ils ne se présentent pas comme une avant-garde révolutionnaire mais comme des hommes et des femmes engagés dans une guerre sociale terrible opposant, sur toute la planète, l’humain aux forces d’extermination représentées par le « système-monde » capitaliste.

Oaxaca, le 4 janvier 2017,

Georges Lapierre, avec la collaboration de Luna,
 déléguée de l’assemblée régionale chontale.

Notes

[1] Se reporter aux dernières déclarations du CNI, ¡Y retembló ! Informe desde el epicentro, diffusées par le CSPCL

Résistance au colonialisme: Décoloniser l’entreprise coloniale sadique (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 22 décembre 2016 by Résistance 71

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensitivités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

 

Désincorporer

 

Mohawk Nation News

 

16 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/16/discorporate/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Au lieu d’une réconciliation, pourquoi pas une rectification ? Virez le conseil de bande/tribu maton qui aide l’armée à gérer les camps de prisonniers que sont les “réserves indiennes” sur l’Île de la Grande Tortue. Ces entreprises privées ne nous représentent aucunement. Elles usurpent notre terre, prorpiétés et biens, le travail et nos revenus pour le seul profit de l’entreprise coloniale. Elles ne nous ont jamais représenté. Elles ne font que perpétrer le génocide. Les “présidents corpos” signent illégalement la vente de nos terres et de nos ressources et tentent de réprimer nos voix pour que seul le silence complice règne.

Lakota Inc. a reçu plus de 6 000 000 US$ en dons. Le PDG Archie [Archambaut II] prévoit de s’alouer les services d’un cabinet d’avocats pour le protéger. Chaque centime devrait aller au peuple Lakota pour le fuel domestique, santé, couvertures, nourriture et tout ce dont ils ont besoin, la télécommunicarion et plus.
Le Mohawk Council Kahnawake Inc. est une entreprise privée sise au 601 South 2nd Street, Arlington, Virginie, 22202 USA.. La même adresse que la TSA (NdT: Transport Security Authority… les barbouzes de la sécurité des aéroports aux USA) ! (NdT: Kahnawake est un territoire mohawk géographiquement situé au sud de Montréal, au Canada donc, mais possède une raison sociale aux Etats-Unis, Vous avez dit bizarre ?…)

MCK Inc est ue entreprise privé qui possède une charte d’exploitation, une liste d’actionnaires et un plan de marketing et d’affaire. Aucun kanion’ke:haka (Mohawk) n’a jamais reçu quelque action de l’entreprise que ce soit. Nos possessions sont les avoirs qu’ils utilisent à des fins personnelles pour l’emprunt, l’achat et le commerce.

C’est une escroquerie d’entreprise. Nous faisons le lien entre les banquiers et notre terre et ressources qu’ils veulent voler pour maintenir leur existence.
La loi fédérale indienne corporatrice/entrepreneuriale sur l’Île de la Grande Tortue nous fait croire que nous possédons nos biens sur nos territoires. En fait, les actionnaires de toutes les réserves indiennes sont membres de la Couronne/Vatican. Le public est en train de se réveiller propmptement à cette fraude.

La charte d’incorporation montrera l’implication de chaque actionnaire. Le peuple doit virer ces criminels et rallumer nos systèmes traditionnels fondés sur le clan et le matriarcat et ce à travers toute l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord).

Le Dakota Access Pipeline dit que Trump va ordonner la réalisation de l’oléoduc.

Des lois externes vont essayer de surclasser nos instructions originelles.

Quiconque vote pour le système a voté et vote pour que celui-ci continue.

Nous savons ce que nous devons faire dans l’intérêt de nos enfants. Archie Archambaut et le gang habituel montrent pour qui ils travaillent vraiment, ceux qui séquestrent le fric et les provisions des véritables guerriers (NdT: allusion directe ici aux dons et colis envoyés par des milliers de gens du monde entier à Standing Rock et qui ont été entreposés, séquestrés par Archambaut, son entreprise et l’armée qui sous-contracte l’entreprise localement…)

=*=

Sadisme entrepreneurial

 

Mohawk Nation News

 

19 décembre 2016

 

Url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/19/corporate-sadism/

 

La compagnie de théâtre corporatrice sadique continue de torturer dans sa saga violente contre onkwe’hon:weh (habitants de l’Île de la Grande Tortue), le peuple originel, devant le monde entier comme audience. Ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent ! Regardez ces Injuns (indiens de forts) souffrir, utilisant les armes et l’entrainement fournis par les conseils de bandes et de tribus pour accomplir le génocide.
Le peuple originel ne doit jamais baisser la garde. L’entreprise se comporte de pire en pire et plus elle est brutale et plus elle est immunisée contre la loi. Ils sont obnubilés à nous capturer pour continuer à nous torturer.

Nous, les invisibles, pouvons maintenant être vus. Le monde regarde alors que le serpent noir furieux, continue de ramper à travers l’Île de la Grande Tortue.

L’entreprise/corporation est un mensonge. Tout ce qui est fondé sur un mensonge est et sera toujours un mensonge. Ils vendent leurs mensonges quotidiennement et seul le vendeur change. Nous nous fondons sur la réalité parfaite, sur la loi naturelle. Ceux qui critiquent l’entreprise/corporation ne sont pas des terroristes, ce sont des diseurs de vérités.

Les chefs triibaux corporatistes qui empêchent les vivres, logistique, propane et autres neecessités d’arriver à Standing Rock pour la survie des protecteurs de l’eau sont des violeurs patentés des droits humains.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, dit que son gouvernement va mener une révision de toutes les lois et politiques fédérales [coloniales, entrepreneuriales] afin de “décoloniser” le Canada. Le Canada est une entreprise, une corporation privée qui est la propriété des actionnaires de la Couronne (NdT: la City de Londres et sa banque d’Angleterre/Vatican), actionnaires qui ont tous des noms et des adresses. La résolution 1514 de l’ONU, que le Canada a signé en 1961 pour décoloniser n’a jamais été appliquée. La véritable décolonisation veut dire que le vrai peuple originel sur l’Île de la Grande Tortue devra prendre sa juste place et notre siège à la table des nations. “Canada” est un mot mohawk qui veut dire “communauté” et qui a été détourné par l’entreprise coloniale. La solution au problème de la guerre sur terre est de retirer la clause d’impunité aux actionnaires de chaque corporation de façon à les rendre responsables des crimes commis par leur entreprise. Le PDG Archie de Lakota Inc doit répondre de chaque donation reçue du monde entier pour les protecteurs de l’eau. Mettons un terme définitif au corporatisme [fascisme] sévissant dans le monde entier. Nous devons arrêter tous les oléoducs. Les femmes du monde entier doivent se dresser avec et pour chaque communauté comme le prescrit leur droit naturel en accord avec la création afin de mettre fin à la profanation de notre terre-mère.

Résistance au colonialisme: Le pouvoir consensuel ancestral des femmes dans la lutte pour toute souveraineté est vital…

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La décolonisation passe aussi par un retour à la voie des conseils de femmes dans toutes nos sociétés. Pour mieux l’illustrer, cet article de MNN mais aussi en dessous, une excellente vidéo de 15 minutes d’explication d’une autre lutte indigène contre le colonialisme et sa dictature marchande, pour la protection de l’Arctic Refuge en Alaska par la Nation Gwich’in (Alaska et Nord du Canada), en lutte depuis des années contre Big Oil, à l’instar aujourd’hui des Sioux de Standing Rock.  Dans cette vidéo, les femmes Gwich’in, gardiennes de la terre ont la parole et dirige les opérations, tout comme l’ont fait les femmes Mik’maq au Nouveau Brunswick en 2015 et les femmes Mohawk à Oka en 1990, de fait toutes les luttes autochtones passent par le pouvoir des femmes, ce qui explique en grande partie pourquoi les femmes des clans traditionnels disparaissent par centaines/milliers à travers le Canada et les Etats-Unis, le Mexique et l’Amérique du sud. A voir et à diffuser sans modération.

~ Résistance 71 ~

 

Rester sur le chemin

 

Mohawk Nation News

 

10 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/10/stay-on-the-path/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Notre peuple, ses amis et alliés ont besoin d’assistance avant qu’il ne soit trop tard. Anonymous et autres, pouvez-vous nous aider à collecter les noms et adresses des actionnaires du DAPL, les politiciens et les agences militaires dans les gouvernements américain et canadien ainsi que les entreprises qui sont impliqués dans ces acres criminels contre les protecteurs de l’eau et notre terre-mère.

Réunir également les noms et adresses des stratèges du Corps du Génie de l’armée américaine, des forces de police du Dakota du Nord et de quiconque impliqué dans les actes criminels contre les protecteurs de l’eau. Ceux qui sont familiers avec la matrice légale, faites nous savoir.

Il devrait y avoir une comptabilité complète des fonds et des matériels que les braves gens du monde ont envoyé à notre noble cause. Tout ce qu’ils ont fait est grandement apprécié, tout ceci n’aurait pas pu se produire sans votre participation. Niawen (merci) à vous tous.

Nous, onkwe’hon:weh, peuple originel, avec notre système naturel de base fondé sur le clan, connaissons le pouvoir des femmes et que celui-ci est toujours la voie à suivre. Le conseil des femmes dans tous les systèmes de clan protège la terre et les enfants arrivant dans les communautés.

Nous provenons tous des femmes. Lorsque les femmes du monde prendront leur juste place dans la société pour s’occuper des enfants et de la terre qu’elles ont amenés dans leurs communautés, alors le problème de la guerre sera très très vite résolu. Les communautés seront viables et équilibrées entre le peuple et toute la création en accord avec les insructions (naturelles) originales.

La force du peuple provient des femmes, là où l’homme et leurs enfants acquièrent leur identité, leur pouvoir et la relation avec l’univers. Les femmes sont la connexion avec la terre et les hommes dépendent de cette connexion pour leur donner l’énergie et le courage de protéger le peuple et le territoire. Les femmes décident qui de leurs fils sont aptes à devenir des leaders (NdT: chef sans pouvoir, des porte-paroles). Ceci constitue le tout début de la paix sur terre.

Lorsque les femmes prendront leur juste place dans chacune de nos communautés autour des feux de leurs peuples, alors nous gèrerons tous les mauvais fonctionnements de société qui nous ont été imposés (NdT: par la force, la ruse ou la trahison).

Nous sommes fiers de tous ces jeunes gens de toutes nationalités qui se dressent d’un bloc pour notre terre-mère. N’ayez pas peur de confronter notre ennemi et de dire la vérité. Nous sommes reconnaissants du fait que tant de personnes ne se laissent aucunement intimider. Ces anciens qui sont là avec nous ou qui ne sont plus là, sont avec nous aujourd’hui et contribuent grandement.

=*=

Vidéo: Lutte de la Nation Gwich’in (Alaska) pour l’Arctic Refuge et contre les compagnies pétrolières qui ne pensent qu’à forer partout !… A voir et à diffuser sans aucune modération.

Durée: 15 minutes

 

 

La résistance au colonialisme passe par balayer son pas de porte… (Mohawk Nation News)

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Nous devons réparer notre maison

 

Mohawk Nation News

 

8 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/08/we-have-to-fix-it/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tous les oléoducs doivent être stoppés.

Les agents de la répression sont parmi nous à Standing Rock. Apparemment, Oren Lyons, le Seneca qui se fait passer pour un Onondaga est arrivé. En tant que “gardien de la foi”, un titre religieux chrétien inventé pour entretenir le “diviser pour mieux règner” (NdT: du dogme chrétien/iroquois (seneca) de Handsome Lake ou « gaiwiio », la « bonne parole », créé en 1803 et publié par écrit en 1850) par les traîtres et leurs marionnettistes. Il est envoyé à Standing Rock par le Bureau of Indian Affairs (BIA) colonial pour lequel il travaille. Il convaincra le président du conseil tribal (colonial) Lakota de faire un arrangement quelconque afin d’autoriser l’oléoduc.

A cause de ses actes de trahison contre la nation Onondaga et autres rotino’shonni (iroquois), sa parole n’a aucune valeur au sein de la confédération.

Pendant le siège de Wounded Knee en 1973, Lyons brisa les relations entre la Confédération Iroquoise, les peuples de l’Ouest et l’American Indian Movement (AIM). L’AIM invita des guerriers respectés pour venir les aider à combattre et riposter à l’oppression. Durant une réunion, l’AIM demanda à la nation Onondaga: “Que faites-vous lorsque vous êtes attaqués ?” Les chefs tribaux Onondaga répondirent qu’ils tendaient l’autre joue, comme préconisé dans la bible qu’ils appellent le “livre noir”. Depuis cette époque, le soutien populaire pour les chefs Onondaga s’est bien amenuisé.

Les peuples Tuscarora (NdT: adopté dans la confédération qui date du XIIIème siècle en 1715), Seneca, Oneida et Mohawk auront toujours résisté du mieux qu’ils pouvaient.
Le Wampum Noir est la dernière offre de paix en accord avec kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix. Quand cette chance n’est pas saisie, le wampum est lâché et lorsqu’il touche le sol, il n’y a alors plus de palabres.
Archambaut ne représente que lui-même et ceux qui ont voté pour lui (NdT: les “chefs” des conseils de tribus aux USA ou de bandes au Canada, résultant de la loi fédérale indienne, ne sont élus que par 15 à 20% des gens de leurs nations respectives, mais bien que totalement délégitimés, ils représentent officiellement le lien entre les gouvernements fédéraux coloniaux et les peuples autochtones… Une totale mascarade bien entendue passée sous silence et validée comme représentation officielle). Il ne suit en rien la loi du peuple Lakota. C’est un assimilé, un de ces “Indiens de forts”.

Les conseils corporatistes parlent de la souveraineté américaine et canadienne dont ils font partie. Les seuls souverains sur l’Île de la Grande Tortue sont les peuples autochtones originels. Nous devons choisir. Nous ne pouvons pas avoir un pied dans notre canoë et l’autre dans le bateau de l’homme blanc. Au premier coup de vent, c’est le bouillon assuré et la mort par noyade.
Trop de gens de nos peuples veulent des bénéfices et du confort mais aucune responsabilité. Ils veulent que tout leur soit donné afin de pouvoir justifier de leur irresponsabilité et ne pas être blâmés.

Nous devons chasser le renard du poulailler par tous les moyens nécessaires.

Nous pouvons toujours blâmer dieu, le rififi dans nos communautés ou l’économie pour ne pas faire attention et prendre soin de nos enfants et de notre terre-mère.

Retroussons nos manches et faisons un bon ménage.

Standing Rock: La victoire sur DAPL est loin d’être acquise, mesure et vigilance que diable !…

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Aujourd’hui n’est pas une victoire pour les protecteurs de l’eau

Johnny Dangers

We Are the Media,

December 5, 2016

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Les manchettes de canards n’arrêtent pas un oléoduc ! Aujourd’hui n’est pas un jour de victoire ! Je veux que ceci soit clair comme de l’eau de roche…

Ne vous laissez pas berner par les manchettes des merdias ou la propagande. Je ne quitte pas Standing Rock et j’intime tous les protecteurs de l’eau d’écouter leur cœur et vos prières pour rester ici jusqu’à ce que le serpent noir soit mort et enterré. Vous faites confiance en mes informations parce que je vous transmet la dure vérité, alors je vais vous la donner maintenant.

Je n’ai absolument aucune confiance dans le fait que DAPL ne va pas forer sous la rivière Missouri à cause de ces mots ! L’amende est minime et ils ne respectent en rien la loi ni les droits humains. Je vous ai montrè dans bien des photos et des vidéos plus tôt cette année la continuité du travail du DAPL pendant l’injonction. Les gens célébrèrent également à la vue des manchettes, mais cela ne les a pas arrêté…

Je n’ai absolument aucune confiance dans le nouveau président élu Trump. Il fera tout ce qui est en son pouvoir et celui de son gouvernement pour que cet oléoduc soit construit. Il abrogera ou changera tout ce qui sera nécessaire pour que ceci se produise. Toutes les règles passeront par la fenêtre lorsque Trump prendra ses fonctions en Janvier prochain. Il y a toujours un ordre d’expulsion militaire valide et ceci pourrait très bien être utilisé pour faire pression sur le camp pour forcer les protecteurs hors de la terre des traités. Si un nombre suffisant de protecteurs s’en va du camp maintenant, ce que je suspecte va se produire suite à la lecture de ces manchettes propagandistes et de la déclaration de “victoire” de Greenpeace, il sera bien plus facile de virer par la force les quelques protecteurs qui resteront en place.

Je peux voir maintenant les forces de Morton County Sheriff et la sécurité privée barbouze du DAPL sur les collines de l’autre côté de la rivière Cannonball tourner autour. Les grandes barricades monstrueuses en béton bloquant la voie d’accès où la police se gaussait de nous alors qu’elle pointait ses canons à eau sur des manifestants innocents et les arrosait dans des températures sub-zéro, sont toujours en place. Le fil de fer constantine sur l’Île de la Grande Tortue et les collines est toujours là.

L’armée a suspendu la décision à cause du défaut d’évaluation de l’impact sur l’environnement mais N’A PAS REFUSÉ le permis de construire pour traverser la rivière Missouri. Ceci est une distintion légale très très importante qui n’est aucunement rapportée par quelques merdias que ce soit qui ne comprennent pas la nuance légale (NdT: ou font semblant de l’ignorer…). Dérouter l’oléoduc 15km plus au nord est totalement inacceptable car cela continue de mettre l’eau potable de la nation Standing Rock et celle de millions de personnes alentours en danger direct. […]

Je vous conjure de continuer de soutenir la lutte.

Je vous aime tous et vous remercie de votre solidarité.

Jusqu’à ce que nous nous rencontrions en défense de l’eau.

Source:

http://wearethemedia.tv/opinion/2016/today-is-not-a-victory-for-water-protectors/