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Escroquerie du réchauffement climatique anthropique: Bidouillage et falsification des données… La grande saga du mensonge climatique continue !

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , on 26 janvier 2016 by Résistance 71

Dites au monde que 2015 est l’année la plus chaude depuis… 2010 !

 

JoAnne Nova

 

22 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://joannenova.com.au/2016/01/hottest-shattering-year-since-the-last-one-five-reasons-it-was-not-hot-and-not-relevant/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de R71: Chaque point mentionné dans l’article ci-dessous a ses graphes propres. Consultez-les sur l’article original en anglais.

Tout le cinéma fait au sujet de points décimaux contestés dans des sets de données de températures hautememt ajustés de facteurs inutiles ne fait que montrer Ô combien non-scientifique est le débat public. Ce n’était probablement pas l’année la plus chaude de ces 150 dernières et même si cela était, quelle importance ? Cela ne nous dit rien sur la cause. (vous rappelez-vous lorsque la corrélation de cause à effet avait encore une importance pour un scientifique ?). Les forces naturelles comme le soleil et les nuages peuvent provoquer également des années chaudes. Même si elle était la “plus chaude” d’un court segment à bruits de fond, le monde a été plus chaud auparavant (et la vie sur terre resplendissait…) et les modèles (informatiques) du climat sont toujours faux. Si le CO2 était un gros facteur d’influence du climat, 2015 aurait dû être bien plus chaude.

  1. Ce n’était pas l’année la plus chaude. Les satellites ont une bien meilleure et plus vaste couverture de données, pratiquement sur la planète entière (au lieu de parkings, de pistes de décollages et comme les thermomètres de surface dûment sélectionnés). Les satellites disent que 1998 et 2010 furent plus chaudes. En tout cas, ces pinaillements sur des différences de “bruits de fond” ne sont juste que les signes que la route ne mène plus nulle part, ce qui est important est la tendance sur le long terme et les prédictions des modèles climatiques informatiques. (si les modèles fonctionnaient, les “scientifiques” n’auraient pas besoin d’aller faire un futile gala pour la galerie eh ?)
  2. 2015 fut un échec pour les alarmistes – pas assez chaude… Comparé à 1998, les modèles climatiques reconnus et utilisés par le GIEC disent tous que ce devrait être bien plus chaud que cela ne le fut. Nous avons eu un autre El Niño en 2015 et depuis 1998, les humains ont émis plus d’un tiers de toutes les émissions de CO2 de leur histoire dans l’atmosphère et pourtant 2015 fut plus fraîche que 1998 et 2010. Le CO2 ne pilote pas le climat.
  3. Il a fait bien plus chaud avant et pendant des milliers d’années, C’est normal. Même si 2015 avait été l’année la plus chaude des archives modernes (qui ont commencé en 1850), le monde a été plus chaud à plusieurs reprises ces 10 000 dernières années. L’Antarctique n’a pas fondu. La Grande Barrière de Corail a survécu ainsi que les ours polaires et les pingouins. Un climat chaud n’est pas une apocalypse et ce ne fut pas causé par le CO2.

Comprenez la façon dont les températures ont augmenté et ont chuté au Gröenland (voir le graphique sur l’article original). Les températures actuelles sont probablement similaires à la période chaude médiévale. Les pointes ici ne représentent que le Groënland, pas le monde entier, et ce qui se passe maintenant n’est pas du tout inhabituel.

  1. Où sont la cause et l’effet ? La dernière fournée de réchauffement climatique a commencé bien avant que le CO2 ait commencé à augmenter. Aucun des scientifiques ne peut expliquer pourquoi le réchauffement climatique a commencé près de 200 ans avant la première centrale électrique à charbon. Soit le charbon affecte le continuum de l’espace-temps, ou peut-être lisent-ils mal dans le marc de café ?
  2. Comme nous sommes dans une projection de réchauffement de 300 ans, il est inévitable que les données “les plus chaudes” en archives seront battues. Durant la seconde guerre mondiale nous aurions pu avoir les mêmes manchettes. Si vous étiez au monde de 1938 à 1948, vous auriez pu entendre parler d’environ cinq de ces records battus.
  3. Brisés? Quel sorte de scientifique est brisé parce que ce fut 1/10 de degré plus chaud que le dernier record ajusté, homogénéisé de zone moyenne ? Ils devraient être brisés de ne toujours pas pouvoir expliquer la pause dans le réchauffement, la période chaude médiévale (NdT: celle qui fut éliminée du fameux graphe tronqué de la “crosse de hockey”…), le petit âge glacier ou le hot spot manquant (inexistant).

Le professeur du MIT Richard Linzen dit que ces affirmations d’”année la plus chaude” sont une “pirouette sur du vent”

Thanks to Climate Depot:

“Et la preuve que l’incertitude est de l’ordre de 1/10 de degré est les ajustements qui sont en train d’être effectués. Si vous pouvez ajuster la température de 2/10 de degré, cela veut dire qu’il n’y avait pas de certitude à 2/10 de degré”, a t’il ajouté.

“Les 70% de la surface de la planète sont constitués d’océans, nous ne pouvons pas mesurer très bien ces températures. Elles peuvent être fausses de la moitié d’un degré, d’un quart de degré. Même 2/10 de degré de changement serait peu mais 2/100 est ridicule. Quiconque commence à croasser au sujet de ces chiffres montre qu’ils pirouettent le truc sur rien du tout.”

Les choses que les médias ne nous dirons pas

 Joe Bast, Heartland Institute

Bast:

“La grande nouvelle ne dit rien de l’enquête en cours du congrès sur la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), prouvant que la NOAA a falsifié ses données de températures. Aucune mention que les données de station de surface ne sont actuellement pas globales et sont connues pour exagérer la tendance au réchauffement. Elle sont contredites par les véritables données satellites globales, qui sont à leur tout validée par les données recueillies par les ballon sondes. Dire que “l’archivage des données fiables globales a commencé en 1880”, met le début de la collection des données juste à la fin du petit âge glaciaire, n’est-ce pas bien utile ? James Taylor de Heartland Institute a essayé d’immuniser la presse du virus en provenance de la NOAA avec un article la semaine dernière dans le magazine Forbes.com “2015 n’était même pas de près la plus chaude année en archive.”

Prise de position politique en faveur des nations amérindiennes et indigènes à Hollywood… Leonardo DiCaprio est-il sur les traces de Marlon Brando ?

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Revenant… L’esprit Brando pour la cause amérindienne et indigène revient-il à Hollywood ?

 

Résistance 71

 

13 Janvier 2016

 

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux libérés de l’idéologie colonialiste et se tenant côte à côte avec les peuples indigènes des autres continents pour un changement de paradigme politique global et la réalisation de la société des sociétés non étatique, anti-autoritaire et égalitaire.

Voici la traduction par nos soins de la transcription de la fin du discours de remerciement de l’acteur Leonardo DiCaprio après qu’il ait reçu le Golden Globe pour sa performance dans le film “Revenant”. Les nations amérindiennes et indigènes du monde ont-elles trouvé un nouveau porte-parole à Hollywood ? La place laissée vacante par le regretté Marlon Brando en ce domaine activiste est toujours chaude mais il est vrai que les chaussures à enfiler sont toujours bien trop grandes pour les petites pointures étriquées et narcissiques de ce monde du grand Barnum de la fiction cinématographique… DiCaprio a le talent, aura t’il l’aura d’un porte-flambeau, pourrait-il mieux faire que Brando ?

L’avenir le dira… Surtout: pourra t’il agir sans ruiner sa carrière ? Et si le choix se pose: que choisira t’il, l’altruisme et la justice ou l’égocentrisme narcissique ?

Alors… Courage et conviction politique ou posture de relation publique ? Il en coûte de vouloir défier le grand business, Brando l’avait fait avec talent, sarcasme et truculence. Mr DiCaprio, faites-nous l’honneur de faire souffler le vent de la contestation sur l’insipidité d’un star system décadent. DiCaprio (ou celui/celle qui lui écrit ses discours) a placé cette remarque politique à la fin de sa déclaration, c’est à dire là où elle sera le mieux remémorée en suivant la règle pédagogique fondamentale qui dit que l’on se rappelle toujours mieux de ce qu’on a appris (ou entendu) en dernier… Une question intéressante: Les discours sont-ils soumis a priori, les organisateurs étaient-ils au courant qu’il allait faire cette remarque de fin ? Ont-ils mis la musique de transition pour noyer le message ? Allez savoir… En tous les cas, bel effort de DiCaprio devant des millions de téléspectateurs… Merci à lui de l’avoir dit.

“Finalement, je désire partager cette récompense avec le peuple des premières nations représentées dans ce film et toutes les communautés indigènes du monde. Il est termps que nous reconnaissions votre histoire et que nous protégions vos terres indigènes des intérêts entrepreneuriaux et des gens qui veulent les exploiter. Il est temps que nous entendions votre voix et que nous protégions cette planète pour les générations futures.”

 Leonardo DiCaprio

Vidéo du discours: Le remerciement et la posture politique de DiCaprio se produit à la fin (à 3’25, traduction ci-dessus par nos soins):

http://www.youtube.com/watch?v=g6XaypWjMpY

Résistance politique: Puissant message d’union de l’EZLN (Chiapas, Mexique)

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Ceci constitue un des textes les plus politiquement puissants que nous ayons traduit ces derniers mois, il rassemble quasiment point par point ce que nous pensons sur la méthodologie du changement de paradigme politique. Les Zapatistes du sud-est mexicain l’ont fait. Ils nous appellent, nous les peuples du monde, à faire de même et à nous unir, ce que nous avons dit sans relâche ici même.

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste, se tenant côte à côte avec leurs frères des peuples et nations originels des cinq continents, pour lancer et façonner la société des sociétés, les confédérations d’associations libres autonomes, hors état et hors capitalisme, entités criminelles, parasites et totalement obsolètes.

Il suffit de dire NON ! ASSEZ !… ¡YA BASTA!

Imprimez ce texte, passez-le sous word, pdf, diffusez-le sans aucune modération. Rares sont les déclaration d’une telle puissance politique aujourd’hui. Merci de diffuser.

— Résistance 71–

 

Paroles de l’EZLN en ce 22ème anniversaire du commencement de la guerre contre l’oubli

1er janvier 2016

url de l’article original:

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2016/01/01/palabras-del-ezln-en-el-22-aniversario-del-inicio-de-la-guerra-contra-el-olvido/

~ Traduit de l’espagnol par Résistance 71 ~

Bonne soirée, bonjour compañero et compañera bases de soutien de l’Armée Zapatiste de Liberation Nationale (EZLN), compañero/as miliciens et miliciennes, rebelles, responsables régionaux et locaux, autorités des trois niveaux de gouvernement autonome, compañero/as promoteurs des différentes zones de travail, compañeros et compañeras du sixième (appel) international et à tous ceux présents.

Compañeras et compañeros, nous sommes ici pour célébrer aujourd’hui le 22ème anniversaire du commencement de la guerre contre l’oubli.

Depuis plus de 500 ans, nous avons enduré la guerre que les puissants de différentes nations, de différentes langues, couleurs et croyances, ont mené contre nous afin de nous annihiler.

Ils voulaient nous tuer, que ce soit en tuant nos corps ou en tuant nos idées.

Mais nous résistons.

En tant que peuples originels, en tant que gardiens de la terre-mère, nous résistons.

Pas seulement ici et pas seulement notre couleur, qui est la couleur de la terre.

De tous les coins de la terre qui ont souffert dans le passé et qui souffrent toujours maintenant, il y a eu et il y a toujours des peuples rebelles et dignes qui ont résisté, qui résistent contre la mort imposée d’en haut.

Le 1er janvier 1994, il y a 22 ans, nous avons rendu public notre “¡Ya Basta!”, “Assez !” que nous avions préparé dans un digne silence pendant une décennie.

En réduisant au silence notre douleur, nous préparions son cri.

Notre parole, à cette époque, vint du feu.

Afin de réveiller ceux qui dormaient.

De faire se lever les morts.

Pour faire revenir à la raison ceux qui s’étaient conformés et qui avaient abandonné.

Pour se rebeller contre l’histoire.

Pour la forcer à dire ce qu’elle avait réduit au silence.

Pour révéler l’histoire de l’exploitation, des meurtres, des dépossessions, du manque de respect en oubliant que cela se cachait derrière l’histoire d’en haut.

Cette histoire de musées, de statues, de livres et de monuments au mensonge.

Avec la mort de notre peuple, avec notre sang, nous avons stupéfié un monde résigné à la défaite.

Ce ne fut pas seulement des mots. Le sang de nos compañeros tombés dans ces 22 années fut ajouté au sang de ceux des années précédentes, des décennies et des siècles.

Nous avons alors dû choisir et nous avons choisi la vie.

C’est pourquoi, alors et maintenant, afin de vivre, nous mourrons.

Notre parole d’alors était aussi simple que notre sang repeignant les murs des rues des villes où ils nous manquent de respect aujourd’hui comme alors.

Et cela continue:

L’étendard de notre lutte fut nos 11 demandes: terre, travail, nourriture, santé, éducation, logement décent, indépendance, démocratie, liberté, justice et paix.

Ces demandes constituèrent ce qui nous fit nous révolter en armes car ce furent ces choses que nous, le peuple originel et la vaste majorité du peuple de ce pays et du monde entier, ont besoin.

De cette manière, nous avons commencé notre lutte contre l’exploitation, contre la marginalisation, l’humiliation, le manque de respect, l’oubli et toutes les injustices que nous avons vécu et qui furent causées par le mauvais système (colonial).

Parce que nous ne sommes utiles aux riches et aux puissants que comme leurs eslcaves afin qu’ils deviennent de plus en plus riches et que nous devenions de plus en plus pauvres.

Après avoir vécu pendant si longtemps sous cette domination et pillage perpétuel nous avons dit:

ASSEZ ! ICI S’ARRETE NOTRE PATIENCE !

Et nous avons vu que nous n’avions pas d’autre choix que de prendre les armes pour tuer ou pour mourir pour une juste cause.

Mais nous ne fûmes pas seuls.

Nous ne le sommes pas non plus maintenant.

Au Mexique et dans le monde, la dignité est descendue dans les rues et a demandé un espace pour la parole.

Nous comprîmes.

Dès ce moment, nous avons changé la forme de notre lutte. Nous étions et sommes toujours une oreille attentive et ouverte sur le monde, parce que depuis le départ nous savions qu’une lutte juste du peuple est pour la vie et non pas pour la mort.

Mais nous avons nos armes à nos côtés, nous ne nous en sommes pas débarrassés, elles seront avec nous jusqu’à la fin.

Parce que nous voyons que là où notre oreille fut un cœur ouvert, le dirigeant a utilisé sa parole mensongère ainsi que son cœur fourbe et ambitieux contre nous.

Nous avons vu que la guerre d’en haut continuait.

Leur plan et objectif furent et est toujours de nous faire la guerre jusqu’à ce qu’ils puissent nous exterminer. C’est pourquoi au lieu de répondre à nos justes demandes, ils préparèrent et préparent, firent et font la guerre avec leurs armes modernes, entraînent et financent les escadrons paramilitaires, donnent et distribuent des miettes de leur butin prenant avantage de la pauvreté et de l’ignorance de certains.

Ces dirigeants d’en haut sont stupides. Ils pensent que ceux qui étaient d’accord pour écouter seraient aussi d’accord pour se vendre, se rendre et abandonner.

Ils ont eu tort alors.

Ils ont tort maintenant.

Parce que, nous, les Zapatistes savons très bien que nous ne sommes pas des mendiants ou des bons-à-rien qui espèrent que tout va simplement s’arranger de soi-même.

Nous sommes un peuple qui a de la dignité, de la détermination et la conscience de combattre pour la véritable liberté et la justice pour tous et ce quelque soit la couleur, la race, le genre, la croyance, le calendrier ou la géographie.

C’est pourquoi notre lutte n’est pas locale, régionale ni même nationale. Elle est universelle.

Parce que les injustices, les crimes, les dépossessions, le manque de respect et l’exploitation sont universels.

Mais aussi telle est la rébellion, la rage, la dignité et le désir profond de toujours faire mieux.

C’est pourquoi nous avons compris qu’il était nécessaire de bâtir notre vie nous-mêmes, avec autonomie.

Sous les menaces majeures, le harcèlement militaire et paramilitaire et les provocations constantes du mauvais gouvernement, nous avons commencé à former notre propre système de gouvernance, notre autonomie, avec notre propre système d’éducation, notre propre système de santé, notre propre communication, notre façon de nous occuper et de travailler avec notre terre-mère, notre propre politique en tant que peuple et notre propre idéologie sur le comment nous voulons vivre en communautés, avec une autre culture.

Là où d’autres espèrent que ceux d’en haut vont résoudre les problèmes de ceux d’en bas, nous les Zapatistes ont commencé à construire notre liberté comme elle est semée, construite, là où elle pousse, c’est à dire, d’ici, d’en bas…

Mais le mauvais gouvernement essaie de détruire et de mettre fin à notre lutte et notre résistance avec une guerre qui change en intensité comme elle change de politique mensongère, avec ses mauvaises idées, ses mensonges, utilisant les médias pour les propager et en donnant des miettes aux communautés indigènes où les zapatistes vivent afin de les diviser et d’acheter la conscience des gens à très bon marché, mettant ainsi en place leur plan de contre-insurrection.

Mais la guerre qui vient d’en haut, compañeras et compañeros, frères et sœurs, est toujours la même: elle n’amène que mort et destruction.

Les idées et les drapeaux peuvent bien changer avec qui est en charge, mais les guerres d’en haut détruisent toujours, tuent toujours, ne sèment jamais rien d’autre que la terreur et le désespoir.

Au milieu de cette guerre, nous avons dû marcher vers ce que nous voulions.

Nous ne pouvions pas nous assoir et attendre la compréhension de ceux qui ne comprennent même pas qu’ils ne comprennent pas.

Nous ne pouvions pas nous assoir et attendre pour que le criminel d’en haut se répudie lui-même et son histoire et se convertisse, repentant, en une bonne personne.

Nous ne pouvions pas nous assoir et attendre pour qu’une très grande liste de promesses qui seront oubliées quelques minutes après avoir été faites, ne se réalisent jamais.

Nous ne pouvions pas attendre pour l’autre, différent, mais avec la même douleur et la même colère, de nous regarder et en nous regardant, de voir.

Nous ne savions pas comment le faire.

Il n’y avait pas de livre, pas de manuel ou de doctrine qui nous ont dit que faire afin de résister et simultanément, de construire quelque chose de nouveau, de meilleur.

Peut-être pas parfait bien sûr, peut-être différent, mais toujours à nous, à notre peuple, les femmes, les hommes, les enfants, les anciens qui, dans leur cœur collectif, couvrent le drapeau noir avec une étoile rouge à cinq branches et les lettres qui leur donnent non seulement un nom, mais aussi un but, une destinée: EZLN.

Alors nous avons recherché dans notre histoire ancestrale, dans notre cœur collectif et au travers des hoquets, des faiblesses et des erreurs, nous avons construit ce que nous sommes et ce qui non seulement nous fait continuer à vivre et à résister, mais aussi nous élève dignifiés et rebelles.

Pendant ces 22 années de lutte et de résistance, de rébellion, nous avons continué à construire une autre forme de vie, nous nous sommes gouvernés nous-mêmes en tant que peuple, que collectif que nous sommes, en accord avec les sept principes de diriger en obéissant, construisant un nouveau système et une autre forme de vie en tant que peuples originels.

Un système où le peuple commande et le gouvernement obéit.

Et nous voyons, depuis notre cœur simple, que ceci correspond à la manière la plus saine, parce qu’elle est née et grandit du peuple lui-même. C’est le peuple qui donne ses opinions, discute, pense, analyse, fait des propositions et décide ce qui est le mieux pour tout le monde, suivant en cela l’exemple de nos ancêtres.

Comme nous l’expliquerons plus en détail plus tard, nous voyons bien que la négligence et la pauvreté règnent dans les communautés partidista (les suiveurs de partis politiques) ; elles sont gérées par la fainéantise et le crime, brisant la vie communautaire, déchirée fatalement et irrémédiablement.

Se vendre au mauvais gouvernement n’a non seulement pas résolu leurs problèmes de base, mais leur a donné encore plus d’horreurs à gérer. Là où avant il y avait la faim et la pauvreté, il y avait maintenant la faim, la pauvreté et le désespoir. Les communautés partistada sont devenues des foules de mendiants qui ne travaillent pas, qui ne font qu’attendre le prochain programme d’aide du gouvernement (mexicain), c’est à dire, la prochaine saison électorale.

Ceci ne figure bien sûr pas dans quelque rapport d’état fédéral ou de gouvernement municipal que ce soit, mais c’est la vérité de terrain et peut se voir dans les communautés partidista: celles des paysans fermiers qui ne savent plus comment travailler la terre, vivant dans des blocs de ciment avec des toits en tôles d’aluminium, vides parce qu’on ne peut pas manger le ciment ni le métal, des communautés qui n’existent que pour recevoir l’aumône, les miettes du gouvernement.

Peut-être que dans nos communautés il n’y a pas de maisons en ciment ou de télévisions numériques ou des camions tous neufs, mais nos gens savent très bien comment travailler la terre. La nourriture est sur toutes les tables, les habits qu’ils portent, les médicaments qu’ils utilisent, la connaissance qu’ils acquièrent, la vie qu’ils mènent sont LES LEURS, ainsi que leur connaissance et le produit de leur travail. Cela ne provient de personne d’autre.

Nous pouvons dire ceci sans honte aucune: Les communautés zapatistes ne sont pas seulement mieux qu’elles ne l’étaient il y a 22 ans, mais leur qualité de vie est bien meilleure que dans celles qui se sont vendues aux partis politiques de toutes couleurs et rayures possibles.

Avant, afin de savoir si quelqu’un était zapatiste, il suffisait de chercher un grand mouchoir rouge ou une cagoule noire.

Maintenant, il suffit de voir s’ils travaillent la terre, s’ils s’occupent de leurs cultures. S’Ils étudient les sciences et la technologie, s’ils respectent les femmes que nous sommes, si leur regard est direct et clair, s’ils savent que c’est le collectif qui dirige. S’ils voient le travail du gouvernement autonome zapatiste en rébellion comme un service et non pas comme un business ; si vous leur demandez quelque chose qu’ils ne savent pas, ils vous répondent: “je ne sais pas… encore…” Si lorsque quelqu’un se moque d’eux en disanrt que les Zapatistes n’existent plus ou qu’ils sont peu nombreux, ils répondent: “ne vous inquiétez pas, nous serons plus nombreux, cela prendra un peu de temps, mais nous serons bien plus nombreux” ; si leurs regards observent loin dans les calendriers et les géographies ; s’ils savent que demain se plante aujourd’hui.

Nous reconnaissons bien évidemment qu’il y a encore beaucoup à faire, nous devons nous organiser mieux et nous organiser plus.

C’est pourquoi nous devons faire un encore plus grand effort pour nous préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le sytème capitaliste va revenir nous chercher.

Nous devons savoir comment le confronter. Nous avons déjà 32 ans d’expérience dans la lutte de rébellion et la résistance.

Et nous sommes devenus ce que nous sommes.

Nous sommes l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (NdT: EZLN est l’acronyme espagnol pour Ejercito Zapatista de Liberación Nacional).

C’est ce que nous sommes bien qu’ils ne nous nomment pas.

C’est ce que nous sommes même s’ils nous oublient par le silence et la calomnie.

C’est ce que nous sommes bien qu’ils ne nous voient pas.

C’est ce que nous sommes par nos pas, notre chemin, dans notre origine et dans notre destinée.

Nous regardons ce que nous étions auparavant et ce qui est maintenant.

Une nuit sanglante, pire qu’avant si c’est possible, s’étend au monde.

Le dirigeant n’est pas seulement programmé pour continuer à exploiter, à réprimer, à maltraiter et à déposséder, mais il est déterminé à détruire le monde entier si ce faisant il peut en tirer un profit quelconque, de l’argent, un salaire.

Il est clair que le pire est à venir pour nous tous.

Les multimillonnaires de quelques pays continuent leur objectif de piller les ressources naturelles du monde entier, tout ce qui nous donne la vie comme l’eau, la terre, les forêts, les montagnes, les rivières, l’air et tout ce qu’il y a sous le sol: l’or, le pétrole, le gaz, l’uranium, l’ambre, le soufre, le carbone et autres minéraux et minerais.

Ils ne considèrent pas la terre comme une source de vie, mais comme un business par lequel ils peuvent tout transformer en commodités et donc en argent, et en faisant cela ils vont totalement nous détruire tous.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie: c’est le système capitaliste.

Aucune importance de quelle couleur ils le peignent, quel nom ils lui donnent, de quelle religion ils le déguisent, quel drapeau ils lèvent… C’est le système capitaliste.

C’est l’exploitation de l’humanité entière et de la totalité du monde que nous habitons.

C’est le manque de respect et le dénigrement pour tout ce qui est différent et ce qui ne se vend pas, n’abandonne pas, ne se laisse pas corrompre.

C’est le système qui persécute, incarcère, assassine.

Il vole.

A la tête de ce sytème, il y a des figures qui émergent, se reproduisent, grandissent et meurent: les sauveurs, les leaders, les caudillos, les candidats, les gouvernements (d’état), les partis politiques qui offrent leurs solutions toutes prêtes.

Ils offrent des recettes, comme une autre commodité, pour résoudre les problèmes.

Peut-être qu’il y a encore quelqu’un quelque part qui croit toujours que d’en haut, là où les problèmes sont créés, viendront aussi les solutions.

Peut-être y a t’il quelqu’un qui croit en des sauveurs locaux, régionaux, nationaux, mondiaux.

Peut-être y a t’il ceux qui espèrent toujours que quelqu’un va faire ce que nous devons faire nous-même.

Ce serait bien n’est-ce pas ?

Tout serait si facile, si confortable, ne demanderait pas beaucoup d’efforts. Cela voudrait dire de lever la main, remplir un papier, choisir un nom, mettre le papier dans l’urne, applaudir, crier des slogans, s’affilier à un parti politique et voter pour en virer un et le remplacert par un autre.

Peut-être, disons-nous, nous les Zapatistes, nous pensons, nous sommes ce que nous sommes.

Ce serait bien si les choses étaient comme çà, mais elles ne le sont pas.

Ce que nous avons appris en tant que Zapatistes, et sans que personne ou quoi que ce soit ne nous le disent, sauf notre propre voie en tant qu’enseignant, est que personne, absolument personne ne va venir nous sauver, nous aider, résoudre nos problèmes, soulager notre douleur ou nous amener la justice dont nous avons besoin et que nous méritons.

Il n’y a que ce que nous faisons nous-mêmes, tout le monde dans son propre calendrier et agenda et géographie, en nom collectif, de par la pensée et l’action de tout à chacun individuellement et collectivement, en accord avec sa propre origine et destinée, qui compte.

Nous avons aussi appris en tant qe Zapatistes que ceci n’est possible qu’avec organisation.

Nous avons appris qu’il est bon si une personne se mette en colère.

Mais si plusieurs personnes, beaucoup de personnes se mettent en colère, une lumière s’allume dans un coin du monde et sa lueur peut être vue, pour un moment à travers la surface entière de la terre.

Mais nous avons aussi appris que si ces colères s’organisent entre elles… Ah ! Alors nous n’avons pas qu’un flash momentané qui illumine la surface de la terre.

Alors ce que nous avons est un murmure, comme une rumeur, une secousse qui commence gentiment et croît de plus en plus forte.

C’est comme si le monde allait donner naissance à un autre, un meilleur, plus juste, plus démocratique, plus libre, plus humain… ou humana.. ou humanoa.

C’est pourquoi aujourd’hui nous commençons notre parole avec un mot d’un passé déjà lointain, mais qui continue d’être nécessaire, urgent, vital: Nous devons nous organiser, nous préparer à lutter pour changer cette vie, pour créer un autre mode de vie, une autre manière de nous gouvernenr en tant que peuples et êtres humains.

Parce que si nous ne nous organisons pas, nous serons tous réduits en esclavage.

On ne peut rien croire du capitalisme. Absolument rien. Nous avons vécu sous ce système depuis des centaines d’annés et nous avons souffert sous ses quatre roues: l’exploitation, la répression, la dépossession et le mépris. Maintenant, tout ce que nous avons est notre confiance en les uns les autres, en nous-mêmes. Et nous savons comment créer une nouvelle société, un nouveau système de gouvernement, la vie juste et digne que nous désirons tous.

Maintenant plus personne n’est en sécurité de la tempête que l’hydre capitaliste va déchaîner pour détruire nos vies, pas les autochtones, les fermiers paysans, ouvriers, enseignants, femmes au foyer, intellectuels ou travailleurs en général, parce qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent pour survivre leur vie quotidienne, certains avec un patron, d’autres sans, mais tous ceux qui sont pris dans l’étreinte du capitalisme.

En d’autre termes, il n’y a pas de rédemption au sein du capitalisme.

Personne ne va nous mener, nous devons nous mener nous-mêmes, penser ensemble au comment nous allons résoudre chaque situation.

Parce que si nous pensons qu’il va y avoir quelqu’un qui va nous guider, et bien nous avons déjà vu comment ils nous mènent ces derniers siècles passés sous le système capitaliste ; cela n’a pas marché pour nous, les pauvres, pas du tout. Cela a marché pour eux, oui, parce qu’ils sont juste là assis et attendent que l’argent leur tombe dans le bec.

Ils ont dit à tout le monde “votez pour moi”, “je vais me battre pour mettre fin à l’exploitation” et dès qu’ils s’installent derrière le burlingue où ils peuvent engranger du fric sans rien faire, ils oublient automatiquement tout ce qu’ils ont dit et commencent à créer encore plus d’exploitation, pour vendre le peu qui reste des richesses de leurs pays. Ces vendus sont des hypocrites parasites et inutiles, des bons à rien.

Voilà pourquoi, compañeros et compañeras, la lutte n’est pas finie, on ne vient juste que de commencer. On ne s’y est mis que seulement depuis 32 ans, 22 ans publiquement.

C’est pourquoi nous devons mieux nous unir, mieux nous organiser afin de construire notre bateau, note maison, c’est à dire notre autonomie. C’est ce qui nous sauvera de la grande tempête capitaliste qui pointe à l’horizon. Nous devons renforcer nos différentes zones de travail et nos tâches collectives.

Nous n’avons pas d’autre chemin possible que celui de nous unir et de nous organiser pour lutter et nous défendre de la grande menace qu’est le système capitaliste. Parce que le capitalisme criminel qui menace toute l’humanité ne respecte absolument personne: il va nous balayer toutes et tous indépendamment de notre race, religion, ou parti politique. Ceci nous a été démontré par bien des années de mauvais gouvernement, de menaces, de persécutions, d’incarcérations, de torture, de “disparitions” et d’assassinats de gens des peuples des campagnes et des villes du monde entier.

Voilà pourquoi nous disons, compañeros, compañeras, enfants, jeunes gens, vous la nouvelle génération êtes le futur de notre peuple, de notre lutte et de notre histoire ; mais vous devez comprendre que vous avez à la fois une tâche et une obligation: celles de suivre les traces de nos premiers compañeros, de nos anciens, de nos parents, grands-parents et de tous ceux qui ont commencé cette lutte.

Ils ont déjà tracé un bout de chemin, maintenant c’est votre travail de le suivre et de garder le cap. Mais nous ne pourrons faire cela qu’en nous organisant génération après génération, en comprenant cette tâche à effectuer et en nous organisant en conséquence pour y parvenir et en continuant tout ceci jusqu’à la fin de notre lutte.

Vous, les jeunes, êtes une part très importante de nos communautés, c’est pour cela que vous devez participer à tous les niveraux de travail de notre organisation et dans tous les domaines de notre autonomie. Laissons chaque génération continuer de nous mener vers notre destinée de démocratie, de liberté et de justice, tout comme nos premiers compañeros et compañeras nous enseignent maintenant.

Compañeros et compañeras, tous, nous sommes sûrs qu’un jour vous parviendrez à ce que nous voulons: tout pour chacun et rien pour nous, c’est à dire notre liberté. Aujhourd’hui, notre lutte est d’avancer pas à pas. Nos armes de lutte sont notre résistance, notre rébellion et notre parole honnête, qu’aucune montagne ni frontière ne peuvent bloquer. Elles vont atteindre les oreilles et les cœurs des frères et des sœurs partout dans le monde !

Chaque jour qui passe, il y a plus de gens qui comprennent que la cause de notre lutte contre la grave situation d’injustice que nous vivons est le système capitaliste dans notre pays et dans le monde entier.

Nous savons également qu’au travers de notre lutte il y a eu et il y aura des menaces, de la répression, des persécutions, de la dépossession, des contradictions et de la moquerie des trois niveaux du mauvais gouvernement. Mais nous devons savoir que le mauvais gouvernement nous hait parce que nous sommes sur la bonne voie, s’il commençait à nous applaudir alors nous saurions que nous avons dévié de notre lutte.

Nous ne devons pas oublier que nous sommes les héritiers de plus de 500 ans de lutte et de résistance, le sang de nos ancêtres coulent dans nos veines, ce sont eux qui nous ont donné l’exemple de la lutte et de la rébellion, le rôle de gardien de notre terre-mère, de laquelle nous sommes nés, sur laquelle nous vivons et à laquelle nous retournerons.

_*_

Compañeros et compañeras Zapatistas

Compañeros et compañeras, compañeroas de la Sixième:

Frères et sœurs:

Ce sont nos premiers mots en ce tout début de nouvelle année.

Plus de paroles et de pensées viendront vers vous.

Petit à petit nous vous montrerons une fois de plus notre regard, notre cœur collectif.

Pour l’heure nous terminerons en vous disant que pour respecter le sang et l’honneur de nos compañeros, il n’est pas suffisant de se souvenir, d’être en deuil, de pleurer, de prier, nous devons plutôt continuer de travailler aux tâches qu’ils nous ont laissé, de créer en pratique le changement que nous voulons tous.

Il n’est pas temps maintenant de battre en retraite, d’être découragés ou fatigués ; nous devons être encore plus fermes dans notre lutte, pour maintenir la parole et l’exemple que nos premiers compañeros nous ont laissés: n’abandonnez pas, ne vous laissez pas acheter, ne pliez pas !

C’est pourquoi, compañeros et compañeras, ce jour important est le temps pour nous de réaffirmer notre volonté dans la lutte, d’aller de l’avant quoi qu’il en coûte et quoi qu’il arrive, sans laisser le système capitalisre détruire ce que nous avons gagné et le peu que nous avons été capables de construire en travaillant pendant ces 22 années: notre liberté !

DEMOCRATIE!

LIBERTE!

JUSTICE!

Depuis les montagnes du sud-est mexicain

Pour le comité clandestin révolutionnaire indigène – Commandement Général de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale

Subcomandante Insurgente Moisés

Subcomandante Insurgente Galeano.

Mexique, le 1er Janvier 2016.

France et état d’urgence: Objectif bâillonage de la dissidence…

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Appel du mouvement anti-aéroport 
État d’urgence : ne nous laissons pas bâilloner !

 

samedi 12 décembre 2015, par ZAD

 

Source: http://www.lavoiedujaguar.net/Appel-du-mouvement-anti-aeroport

 

Texte cosigné par diverses composantes du mouvement de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à propos de la situation inquiétante d’« état d’urgence » en France

Face aux attentats meurtriers du 13 novembre, la réponse immédiate de l’État français a été la proclamation de l’état d’urgence, d’abord pour douze jours, puis pour trois mois (vote à la quasi-unanimité du Congrès). Censé faciliter ou permettre, par des mesures d’exception, l’arrêt des attentats et la mise hors d’état de nuire de leurs auteurs, cet état d’urgence multiplie les mesures liberticides et, dans la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, nous nous confrontons à certaines de ses conséquences

Les fichages réalisés par la police dans les mouvements de lutte servent désormais à des mesures répressives sans contrôle d’un juge ou sans procès. Des personnes ont été perquisitionnées à leur domicile et assignées à résidence pour avoir participé à une manifestation, distribué des tracts liés à la lutte de Notre-Dame-des-Landes, ou participé à l’accueil du convoi Cap sur la COP à Paris. D’autres se voient bloquées aux frontières ou reçoivent des obligations de quitter le territoire. Au-delà, c’est l’ensemble des manifestations de rue prévues lors de la COP21 qui a été interdit et de nombreuses autres assignations à résidence ont été délivrées à des personnes ayant bravé l’interdiction.

Sous prétexte de protéger la population, l’État cherche à juguler et à dissuader toute contestation (interdiction des rassemblements et manifestations, liberté de s’exprimer)… mais n’annule pas les marchés de Noël ou les rencontres sportives dans de grands stades. On nous somme d’adhérer à l’union sacrée de gré ou de force : les « bons Français » tous unis avec leurs politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition.

Cette volonté d’enterrer des libertés fondamentales au nom de la sécurité ne concerne pas que les personnes en lutte mais touche de plein fouet les populations les plus discriminées, comme les personnes de confession musulmane ou les migrants qui fuient les fondamentalismes religieux et les conséquences de l’exploitation des pays du Sud par les États occidentaux.

Ce régime pourrait bien ne pas être que passager. Tout comme nous avons dû nous « habituer » à Vigipirate, ou à la généralisation du fichage ADN , il est maintenant quasi certain que nous allons voir les mesures soi-disant exceptionnelles de l’état d’urgence se pérenniser et s’inscrire dans la Constitution.

Malgré l’état d’urgence, le convoi tracto-vélo du mouvement anti-aéroport s’est rendu jusqu’en Île-de-France, faisant jour à après jour reculer les frontières de l’interdiction qui lui était faite.

Il nous semble crucial de continuer à faire vivre et partager l’espoir politique qui se construit depuis Notre-Dame-des-Landes : celui qu’il soit possible d’arrêter ici et maintenant les projets nuisibles et imposés, celui qu’il soit possible d’inventer ici et maintenant d’autres manières de vivre, d’habiter, de produire ou de cultiver.

En ces temps sombres, il nous semble plus nécessaire que jamais de partager notre force collective. Ne nous laissons pas bâillonner, continuons à manifester et à contester dans l’espace public.

Des occupant·e·s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes
ACIPA, COPAIN 44, ATTAC 44, EELV

Source : zad.nadir.org

 

COP21: Réveil anarchiste sur le capitalisme vert (de gris)… Hourra !

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Très bonne analyse de l’affaire du « changement climatique anthropique » publiée dans le numéro spécial COP21 du Monde Libertaire. Nous nous réjouissons de cette analyse d’autant plus que cela marque une espèce de tournant dans le courant anarchiste. En effet, depuis bien des années, les compagnes et compagnons ont toujours eu une tendance à sauter les yeux fermés dans le train écolo en marche, or tout ce qui est vert n’est pas pré bio, c’est bien connu… Il est bon de voir les yeux s’ouvrir et la fumée se dissiper pour qu’enfin l’agenda politico-économique se dévoile au grand jour. L’analyse ci-dessous descend profond dans le terrier du lièvre et lève un coin du voile jeté depuis bien longtemps sur cette supercherie climatique anthropique.

— Résistance 71 —

 

La géopolitique de la COP21 et le capitalisme vert

 

Philippe Pelletier

Groupe Makhno de la Fédération Anarchiste

 

Décembre 2015

 

Source: Le Monde Libertaire, Numéro Spécial COP21

http://www.mediafire.com/view/ftgewnkyo938z0a/Anti+cop+21.pdf

 

L’objectif proclamé de la COP 21 est de

« lutter contre le réchauffement clima-

tique ». Mais qu’en est-il réellement ?

Du « refroidissement global »

au « réchauffement global »

La COP 21 s’appuie sur le GIEC qui,

comme son nom l’indique (Groupe

Intergouvernemental sur l’Evolution du

Climat), est un organisme politique, lequel

demande des expertises à des savants de

son choix. Or, contrairement à ce qui est

régulièrement avancé, il n’y a pas consen-

sus scientifique sur la question climatique.

Et les désaccords ne se situent pas sur les

mêmes plans, ce qui rend le dossier d’au-

tant plus complexe.

Le seul constat partagé par tous les

savants est l’augmentation du CO2 dans

l’atmosphère depuis un siècle. Tout le

reste n’est qu’hypothèses et difficultés

d’interprétation. Le rapport entre CO2 et

effet de serre additionnel n’est pas simple.

Dans les années 70, des scientifiques

(Stephen Schneider, John Holdren, l’Aca-

démie nationale des sciences améri-

caine…) annonçaient qu’un nouvel âge

glaciaire était proche  : le global coo-

ling. A l’époque, on observait en effet

un refroidissement des températures dans

certaines régions de l’hémisphère boréal

(de 1940 à 1973, en gros). Holdren, qui

deviendra le « conseiller scientifique et

technologique en chef » du président

Obama, admet désormais le global war-

ming, mais il n’a pas varié sur un point :

son soutien à l’électro-nucléaire.

Pas d’uniformité et des situations

géographiques contrastées

La réalité de ce « réchauffement global »

est complexe. Même l’élévation du niveau

des océans est sujette à interrogation.

Au-delà des problèmes de mesure et

d’interprétations, il ne faut pas perdre de

vue que nous sommes dans un système

concurrentiel – le capitalisme – et que la

compétition (pour les budgets, la noto-

riété, l’oreille du politique…) est égale-

ment vive entre savants, lesquels sont

réciproquement instrumentalisés par la

politique et la géopolitique.

L’avant-garde du capitalisme vert :

le Club de Rome

À la fin des Trente Glorieuses, l’avant-

garde de la bourgeoisie comprend qu’il

ne faut pas scier la branche écologique

sur laquelle sont assis ses profits. Elle

mène dès lors une campagne active

pour influer sur les politiques de gestion

des ressources, en appuyant l’idée d’une

gouvernance mondiale – dont elle serait

évidemment le principal prescripteur –, et

via une sensibilisation des masses à coups

de catastrophisme.

Le Club de Rome deviendra une de ses

plateformes d’action privilégiées. Fondé

en 1968, ses membres ne sont pas de

doux écologistes, de gentils natura-

listes ou de farouches révolutionnaires,

mais des dirigeants de haute volée. On y

compte des industriels, des diplomates, le

secrétaire de la Communauté Européenne

Charbon-Acier, l’un des fondateurs de la

Trilatérale, le responsable français de la

Commission des Opérations de bourse…

Oligarchie cooptée et non démocra-

tique, le Club de Rome fonctionne avec

d’autres clubs du même genre (Trilatérale,

Groupe Bilderberg, Forum de Davos…). Ils

agissent, très ouvertement, dans le sens

de leurs seuls intérêts  : ce sont tous de

farouches partisans de l’électro-nucléaire.

Et comme le nucléaire est faiblement

producteur de gaz à effet de serre, si on

promeut la théorie d’un réchauffement

global – en médiatisant les travaux des

scientifiques qui soutiennent cette

thèse ou, comme le GIEC, en finançant

leurs travaux.. –, on peut légitimer et pro-

mouvoir le nucléaire…

Bert Bolin, météorologue suédois, premier

président du GIEC fondé en 1988 grâce

au G7 était un défenseur acharné du

nucléaire. Avec son ami Maurice Strong,

premier président du PNUE (Programme

des Nations-Unies pour l’Environnement),

comme lui membre du Club de Rome,

il participe à la Commission Brundtland

(1987) qui, outre le « développement

durable », entérine le global warming.

La bataille pour les énergies

et la puissance industrielle

La problématique du secteur nucléaire

et celle du secteur pétrolier ne se super-

posent pas, ni géographiquement, ni

politiquement, ni géopolitiquement, en

fonction des gisements, des stratégies

techno-industrielles et des enjeux milita-

ro-diplomatiques. Cela rend sa géogra-

phie complexe, et nous éloigne de toute

explication simpliste (théories du com-

plot, les Américains contre les Chinois,

les méchantes multinationales contre les

gentils écologistes, etc.).

Les États-Unis constituent le grand ter-

rain d’affrontement entre les compagnies

pétrolières historiques et les nouveaux

venus de l’électro-nucléaire, d’où les hési-

tations analytiques aussi bien chez les

scientifiques que chez les dirigeants poli-

tiques. Mais la situation change déjà avec

l’exploitation des gaz de schiste. La Chine

productrice de charbon et importatrice de

pétrole ne fait pas du nucléaire une prio-

rité et investit massivement dans les éner-

gies renouvelables

Des trois grandes puissances ancienne-

ment industrielles de l’Union européenne,

deux sont pro-nucléaires (la France et le

Royaume-Uni), l’autre non (l’Allemagne).

Des pays ont renoncé au nucléaire (outre

l’Allemagne : la Suède, la Confédération

helvétique, l’Autriche, l’Italie). Un cherche

son chemin de Damas (le Japon)…

Autrement dit, l’enjeu climatique qui

oppose l’industrie nucléaire et l’industrie

pétrolière, les anciens pays industrialisés

et le pays « émergents » fait s’affronter des

firmes multinationales entre elles (parfois

provenant du même pays), des secteurs

politiques à l’intérieur d’un même pays ou

entre États rivaux.

L’entrée en bourse du marché du car-

bone et les échanges géopolitiques de

quotas de gaz à effet de serre alimentent

la machine du  capitalisme vert. Le pro-

metteur secteur des énergies renouve-

lables qui s’y ajoute est traversé par les

batailles technologiques et les conquêtes

de marché.

Le succès ou l’échec des sommets inter-

nationaux consacrés au climat comme

la COP  21 doit être jugé à l’aune de ce

contexte.

À bas le capitalisme vert

Le Club de Rome, le GIEC et la COP 21

prônent le principe d’une gouvernance

mondiale appuyée sur des experts, non

démocratiquement élus, sinon indirec-

tement par des systèmes pyramidaux de

délégations de pouvoir, et fonctionnant

en réseaux consanguins.

Cette gouvernance constitue ce qu’il faut

bien appeler « l’écolocratie » ou « l’écolo-

crature ». Elle ne vit que grâce aux sub-

sides et aux ambitions de pouvoir, poli-

tique ou symbolique. Ses armes sont bien

connues : simplification démagogique et

abêtissante des faits, rhétorique de peur

et de culpabilisation, mélange de vraies

problématiques et de faux diagnostics,

catastrophisme.

Il serait pour le moins curieux que les

libertaires marchent dans cette vaste com-

bine… Il ne s’agit pas de se battre pour le

climat, mais contre ce système, de rompre

avec le capitalisme et son monde.

 

Philippe Pelletier

Groupe Makhno

Fédération anarchiste

Auteur de Climat et capitalisme vert (Nada éditions)

« L’Arnaque du Climat »… Un documentaire en première à Paris durant la COP21 au cinéma du Panthéon…

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Un documentaire climato-sceptique qui verra sa première à Paris va faire tanguer la bateau du débat sur le climat

 

Climate Depot

 

30 Novembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.climatedepot.com/2015/11/29/skeptical-climate-documentary-set-to-rock-un-climate-summit-film-to-have-red-carpet-premiere-in-paris/

 

Le président Obama et les leaders du monde seront accueillis par un nouveau documentaire sur le climat qui fera sa première à Paris.

Le gala de la première et son tapis rouge pour le nouveau documentaire “Climate Hustle” (“L’Arnaque du Climat”) se fera au:

Cinéma du Panthéon, 7 décembre à 19h30

(Sorbonne, Paris) CFACT va tenir la première diffusion mondiale de son documentaire tant attendu du “Climate Hustle” durant un évènement sur invitation qui se tiendra à Paris durant la conférence, sommet international de l’ONU sur le changement climatique (anthropique) du COP21.

Ce documentaire donne la parole à plus de 30 experts et scientifiques mondiaux sur le climat, “Climate Hustle” étale toutes les preuves nécessaires qui dévastent totalement la grande peur orchestrée du réchauffement climatique (anthropique). Un invité du film, Marc Morano et fondateur de Climate Depot, une agence d’information sur l’affaire du climat, mène les spectateurs dans un voyage débusquant les faits, souvent sérieux, parfois hilarant, voyage empruntant le chemin du monde bercé de propagande des affirmations tenus sur le “changement climatique anthropique”.

Ce film est le tout premier documentaire sur le climat qui met en valeur les recherches et les avis de scientifiques qui ont changé de bord, passant du soutien au soi-disant “consensus” scientifique en faveur de réchauffement climatique anthropique, à une position sceptique sur la question. Le film donne aussi la parole à des scientifiques réputés “de gauche” et qui se sont également déclarés sceptiques à l’idée d’un réchauffement climatique dont les humains seraient les responsables, ainsi que des scientifiques travaillant avec l’ONU et qui se sont retournés contre la “science climatique tordue et déformée” de l’ONU.

Le président de CFACT, David Rothbart, producteur exécutif du documentaire déclare: “ClimaTe Hustle est le documentaire sur le climat le plus important depuis celui d’Al Gore “Une vérité inconvéniente”. Le film de Gore a déclenché une décennie de science bidon visant à faire peur. Le documentaire de CFACT désamorce les peurs engendrées et libère la voie pour un retour à une science carrée et un débat rationnel sur le sujet.”

Le journaliste d’audience nationale Cal Thomas dit de Climate Hustle que le documentaire est “géant” et ajoute: “quiconque croit encore au ‘changement climatique anthropique’ après avoir visionné ce documentaire a besoin du même type d’attention psychologique que l’on donne aux membres sortant des sectes.”

La climatologue de réputation mondiale, la Dr. Judith Curry du Georgia Institute of Technology, qui participe au documentaire, ajoute: “Le documentaire Climate Hustle est un antidote rafraîchissant et amusant aux pires affirmations alarmistes et des plus stupides au sujet du changement climatique et de l’impact que les gens entendent souvent en provenance des politiciens et des médias.”

La première du documentaire “Climate Hustle” se fera au cinéma du Panthéon, à côté de la Sorbonne, le Lundi 7 décembre 2015. Une cérémonie de “tapis rouge” avec réception et champagne s’y tiendra à partie de 19h30 avant le visionnage du documentaire. Le film est prévu de sortir dans les salles et en home video courant 2016.

A cause des places limitées, les médias acrédités qui souhaiteraient assister à l’événement doivent contacter par avance Mme Christina Norman de CFACT (contact ci-dessous avec numéro de tel en France). Marc Morano et quelques scientifiques clef du documentaire seront à la disposition du public peu de temps avant la projection à 19h00 et sont aussi à la disposition des médias pour tout entretien et commentaires avec la presse.

Le documentaire “Climate Hustle”, une production de CFACT, a été totalement financé par le soutien financier de quelques 1500 supporteurs de CFACT.

Pour plus d’information: www.ClimateHustle.com/press

CONTACT: Christina Norman (651) 724-4228 or +33 0641484842; cwilson@cfact.org

 

Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique: COP21… Message et retour en arrière sur le ClimateGate 2009

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A lire sur Résistance 71: « Le mythe du réchauffement climatique anthropique ».

 

Un message pour le mouvement écologiste

 

James Corbett

 

Originellement délivré le 25 Novembre 2009 durant le ClimateGate

 

url de l’article (et vidéo) original:

http://www.corbettreport.com/a-message-to-the-environmental-movement-hd/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A la veille de la conférence Cop21 de l’ONU à Paris, ce message, 6 ans plus tard, est toujours d’une vibrante et brûlante actualité et s’il l’est c’est parce que l’humanité ne s’est pas encore débarrassée de l’escroquerie du dogme du réchauffement climatique anthropique, depuis le ClimateGate de 2009, muté en “changement climatique” (l’anthropique étant maintenant sous-entendu…), ni n’est venue à bout du détournement du mouvement écologiste à des fins propagandistes et mercantiles. Rappelons-nous qu’à chacune des ces réunions sur le climat, il y a toujours cette étiquette “d’urgence, de fin du monde”… toujours depuis toutes ces années, on nous dit que “c’est la réunion de la DERNIERE CHANCE” pour la planète. La peur, encore la peur manipulatrice… Cela ne vous rappelle rien dans le contexte actuel ?… Le fonctionnement est toujours identique et suit la bonne vieille recette dialectique hégelienne: Action-Réaction-Solution (déjà toute prête, puisque les phases action et réaction ont été pilotées de l’intérieur…)

~ Résistance 71 ~

 

Je suis James Corbett du corbettreport.com et je viens aujourd’hui vous délivrer un message.

A vous les écologistes, à vous les activistes de l’environnement.

A vous qui avez regardé avec anxiété les façons dont le monde autour de nous a été ravagé dans la poursuite du dollar tout puissant.

Vous qui êtes préoccupés de l’état de la planète que nous allons laissée à nos enfants et à nos petits-enfants et à ces générations encore non –nées.

Ceci n’est pas un message de division, mais un message de coopération.

Ceci est un mesage d’espoir et de pouvoir décisionnaire, mais il nous demande de regarder en face une vérité difficile et inconfortable:

Votre mouvement écologiste a été détourné, usurpé par ces mêmes intérêts commerciaux et financiers que vous pensiez combattre.

Vous vous en doutiez un peu sans doute depuis des années.

Vous avez d’abord observé avec espoir et enthousiasme alors que votre mouvement, votre cause, votre message commençaient à se répandre, qu’ils commençaient à être repris par les médias et qu’on lui donnait de plus en plus d’attention, alors que de plus en plus de conférences étaient organisées et que les idées pour lesquelles vous vous étiez tant battues commencèrent à émerger nationalement, puis internationalement.

Vous avez observé avec un certain malaise grandissant alors que le message était simplifié. D’abord il devint un slogan. Puis il devint une marque. Bientôt il ne fut plus qu’une étiquette attachée aux produits. Les idées pour lesquelles vous vous étiez battues vous revenaient sous forme de produits, pour un bénéfice financier.

Vous avez continué à observer avec un malaise grandissant alors que le message devenait une litanie et non plus un argument, qu’il était porté comme une mode plutôt que de provenir de quelque chiose émanant de la conviction d’une compréhension.

Puis vous n’avez plus été d’accord pour certains d’entre-vous, lorsque les slogans puis la science, furent imbécilisés. Lorsque le gaz carbonique devint le point de focalisation ultime et que ce CO2 fut mené jusqu’à une cause politique. Bientôt, il n’en fut plus que la seule cause.

Vous saviez qu’Al Gore n’était pas un scientifique, que ses preuves étaient factuellement incorrectes, que le mouvement avait été pris en charge par une cause qui n’était pas la votre, une cause qui se fondait sur des croyances que vous ne partagiez pas et proposait des solutions que vous ne vouliez pas. Cela atteignit un point de non retour lorsque vous vîtes que les solutions proposées n’étaient pas du tout des solutions, lorsqu’ils proposèrent de nouveaux impôts et de nouveaux marchés qui ne serviraient à terme qu’à remplir leurs poches.

Vous saviez que quelque chose clochait lorsque vous les vîtes argumenter pour un plan de “plafond et d’échange” (de crédits carbones), “cap and trade” proposé par Ken Lay (NdT: l’escroc criminel du scandale d’Enron aux USA), quand vous vîtes Goldman Sachs se positionner pour chevaucher la nouvelle bulle financière du commerce du carbone (NdT: dont Al Gore et l’escroc patron du GIEC Patchauri avaient investi dans la “bourse du carbone” le fameux CCX ou “Chicago Carbon Exchange”…), lorsque la poussée du mouvement devint une manière de faire du fric, d’en dépenser ou d’en trouver de cet état de panique.

Votre mouvement a été complètement détourné.

Vous avez dû comprendre la première fois que vous avez lu le livre de 1991 du Club de Rome: “The First Global Revolution”, qui disait:

En cherchant un ennemi commun contre lequel nous pourrions nous unifier, nous en sommes venus à l’idée de la pollution, de la menace d’un réchauffement climatique, de pénuries d’eau, de famines et de catastrophes de cet acabi. Dans leur totalité et interactions, ces phénomènes constituent une sorte de menace commune qui doit être confrontée collectivement. Mais en désignant ces dangers comme ennemis, nous tombons dans le piège dont nous avons déjà parlé à nos lecteurs, c’est à dire celui de prendre les symptomes pour les causes. Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine dans les processus naturels et ce n’est que par le changement d’attitude et de comportement que nous pourrons les circonvenir. Le véritable ennemi devient alors l’humanité elle-même.

Et quand vous avez regardé la liste des membres de ce Club de Rome (NdT: fondé par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski…) , que vous avez appris au sujet de l’eugénisme, des liens des Rockefeller avec le Kaiser Wilhelm Institute et la pratique d’un crypto-eugénisme et de la montée de la peur de la surpopulation (malthusianisme) ainsi que de l’appel élitiste après élitiste après élitiste, pour limiter la population mondiale ; vous avez pourtant toujours voulu croire qu’il y avait quelque vérité là-dedans, quelque chose de véritable dans cette obsession à sens unique habitant ce mouvement écologique détourné par le dogme du réchauffement climatique anthropique.

Maintenant en ce mois de novembre 2009, les derniers doutes que vous pouviez avoir sont tombés.

La semaine dernière, quelqu’un de l’intérieur a fuité des documents internes et des courriels du Climate Research Unit (CRU) de l’université d’East Anglia (NdT: le nid des cadors du GIEC) et a mis les mensonges au grand jour, ainsi que la manipulation et la fraude se cachant derrière les études qui ont démontré de manière supposée un réchauffement de 0,6°C de réchauffement ces dernières 130 années, ainsi que le graphique dit de la “crosse de hockey” qui devait montrer un soi-disant réchauffement sans précédent dans notre époque (NdT: graphe qui a été prouvé manipulé puisqu’élimant sciemment la période chaude médiévale) et l’avertissement alarmiste d’un désastre climatique imminent.

Nous savons maintenant que ces scientiffiques avaient écrit des notes de programmation dans le code source de leurs propres modèles climatiques admettant que les résultats avaient été manuellement ajustés.

Nous savons maintenant que les valeurs furent ajustées pour se conformer aux désirs des scientifiques et ne représentaient pas la réalité.

Nous savons maintenant que le processus de révision par les pairs (peer review process) a été perverti jusqu’à exclure ces scientifiques dont les travaux critiquaient les résultats (du CRU).

Nous savons maintenant que ces scientifiques exprimaient des doutes en privé au sujet de la science qu’ils clâmaient publiquement être établie et sans discussion possible. Nous savons maintenant en bref, qu’ils mentaient. On ne sait pas ce qui résultera de tout cela, mais il est évident que les retombées seront substantielles (NdT: ce scandale est passé à la trappe, aucun merdia n’a bien sûr relayé, l’omerta a prévalu.. même si cela a eu un impact dans la communauté scientifique, bien mois sur les opinions publiques. Voir nos archives sur le ClimateGate remontant à 2010: https://resistance71.wordpress.com/?s=climategate )

Néanmoins avec cette crise vient une opportunité, celle de recapturer le mouvement écologiste que les financiers ont volé aux peuples.

Ensemble, nous pouvons demander une enquête complète et indépendante sur tous les chercheurs dont le travail a été impliqué dans l’affaire du CRU. Nous pouvons demander une réévaluation complète de toutes ces études et de leurs conclusions qui ont été mises en question par ces révélations ainsi que la révision de toutes les politiques publiques qui furent fondées sur ces études frauduleuses.

Nous pouvons établir de nouveaux standards de transparence pour les scientifiques dont le travail est financé par les contribuables et dont les résultats affectent les politiques publiques environnementales, de façon à ce que tout le monde ait accès de manière égale à toutes les données utilisées pour calculer ainsi que tous les codes source utilisés par tous les programmes informatiques utilisés pour nodeler ces données.

En d’autres termes, nous pouvons réaffirmer qu’aucune cause ne vaut la peine d’être soutenue si elle implique le mensonge et la falsification pour sa propagation.

De manière encore plus importante, nous pouvont reprendre le contrôle du mouvement écologique.

Nous pouvons commencer à nous concentrer sur des questions sérieuses qui doivent être posées au sujet par exemple de l’ingénierie génétique et la technologie des espèces hybrides, des organismes génétiquement modifiés et de ces nouvelles encore jamais vues protéines, qui sont làchées dans notre biosphère dans le cadfre d’une expérience géante qui menace le génome même de toute vie sur cette planète.

Nous pourrons nous tourner vers les causes environnementales de l’explosion de cancers et de la baisse dramatique de la fertilité et de la fécondité humaines ces 50 dernières années, incluant l’influence des BPA dans nos plastiques et des anti-androgènes dans l’eau potable. Nous pouvons examiner les agences régulatrices qui sont contrôlées par les mêmes corporations qu’elles sont supposées observer et contrôler.

Nous pourrons commencer à nous préoccuper sérieusement de l’uranium appauvri (utilisé sur les champs de batailles) et du largage de déchets toxiques dans nos rivières et à tous ces problèmes que nous savions être une grande partie du mandat aloué au véritable mouvement environnementaliste et écologiste.

Ou nous pouvons, comme certains l’ont fait, nous avilir dans la politique politicienne. Nous pouvons décider que les mensonges sont OK pourvu qu’ils soutiennent “notre côté”. Nous pouvons défendre les actions répréhensibles des chercheurs du CRU et nous rassembler autour du drapeau vert qui a été capturé par l’ennemi depuis bien longtemps.

C’est une décision simple à faire, mais une qui doit-être faite rapidement, avant que l’argument puisse être pirouetté et que l’environnementalisme retourne à son business habituel.

Nous sommes à un carrefour de l’histoire et ne vous y trompez pas, l’histoire sera le juge final de nos actions. Je vous laisserai aujourd’hui avec une simple question: De quel côté de l’histoire voulez-vous vraiment être ?

Pour le Corbett Report, je suis James Corbett émettant depuis le Japon occidental.

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