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Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique: GIEC, modèles et paradigme du forçage climatique (Dr Roy Spencer)

Posted in actualité, écologie & climat, documentaire, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 3 novembre 2019 by Résistance 71

 

 

Le système climatique a t’il un état moyen de préférence ? Le chaos et le paradigme du forçage climatique*

 

Dr. Roy Spencer

 

25 octobre 2019

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2019/10/does-the-climate-system-have-a-preferred-average-state-chaos-and-the-forcing-feedback-paradigm/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Note de Résistance 71: Nous avons traduit par “ paradigme de feedback du forçage climatique” ce que le professeur Spencer appelle en anglais: “forcing-feedback paradigm” ou F-F dans son texte original.

NOTE: J’ai déjà écrit à ce sujet auparavant, mais il est suffisamment important pour qu’on continue d’y penser. Ceci a également trait au paradigme du forçage climatique, que je défends de manière générale, mais sur lequel je vais ici prendre une position sceptique dans le contexte d’un changement climatique à long terme.

Les scientifiques de GIEC de l’ONU qui écrivent le rapport guidant la politique énergétique sur l’utilisation des hydrocarbures opèrent sous l’assertion que le système climatique a un état moyen préféré, naturel et constant dont il ne dévie que sous l’influence des actions humaines. Ils construisent leurs modèles climatiques de façon à ce que ceux-ci ne produisent pas de réchauffement ou de refroidissement sauf sous l’influence croissante d’un forçage climatique en provenance de gaz à effet de serre anthropiques, des aérosols ou des éruptions volcaniques.

L’attitude imposée de leurs “mesures de contrôle” est de manière admise, nécessaire, parce que beaucoup de processus physiques dans les modèles ne sont pas connus suffisamment bien depuis l’observation et les principes premiers et ainsi les modèles doivent-ils être ajustés jusqu’à ce qu’ils produisent ce qui pourrait être considéré comme le comportement de “l’hypothèse nulle”, ce qui veut dire dans leur façon de voir le monde qu’il n’y a pas de réchauffement ni de refroidissement sur le long terme.

Ce que je veux discuter ici N’EST PAS de savoir s’il y a d’autres agents de forçage du changement climatique, comme le soleil et son activité. Ceci est une discussion tout à fait valide, mais je ne vais pas y référer ici. Par contre, je désire aborder la question s’il y a vraiment un état moyen sur lequel le système climatique de la planète est constamment en train de se réajuster, même s’il est constamment perturbé dans différentes directions par le soleil.

S’il y a un tel état moyen préféré du climat, alors le paradigme du forçage du changement climatique est valide. Dans ce système de pensée, toute anomalie de la température globale moyenne de cet état préféré de nature est résisté par un “feedback” radiatif, c’est à dire, des changements dans l’équilibre radiatif énergétique de la planète en réponse aux conditions trop chaudes ou trop froides. Ces changements radiatifs pousseraient constamment le sytème vers son état moyen naturellement préféré.

Mais qu’en est-il s’il n’y a pas qu’un seul état préféré ?

Je pense que le paradigme  de feedback du forçage s’applique au moins aux fluctuations d’une année sur l’autre, parce que les diagrammes d’espace de phase des co-variations entre la température et le flux radiatif apparaissent juste comme ce qu’on pourrait en attendre depuis la perspective F-F. J’en ai parlé dans mon post d’hier.

Là où le paradigme de F-F paraît ne pas pouvoir être applicable est dans le contexte des changements climatiques de long terme qui sont le résultat de fluctuations internes.

Chaos dans le système climatique

Tout le monde reconnaît que les flots de fluide océan-atmosphère représentent un système dynamique non linéaire. De tels systèmes, bien que déterministes (pouvant être décrits avec des équations physiques connues), sont difficiles à prédire pour leur comportement futur à cause de leur dépendance sensitive de l’état courant. Ceci s’appelle “la dépendance sensitive des conditions initiales” et c’est pourquoi la météo ne peut pas être prédite plus d’une semaine environ à l’avance.

La raison pour laquelle la plupart des chercheurs sur le climat ne pensent pas que ceci est important pour la prévision du climat est parce qu’ils gèrent la situation depuis la perspective de comment le climat futur pourrait être différent du climat d’aujourd’hui dans un sens de moyenne temporelle… dû non pas aux changements des conditions initiales, mais des “conditions contingentes” c’est à dire de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.

Les humains changent légèrement les règles par lesquelles le climat s’opère, c’est à dire les 1-2% estimés de changement du ratio de refroidissement du système climatique via l’espace, à cause de l’augmentation [anthropique] du CO2.

Il y a toujours des variations chaotiques dans le système climatique, c’est pourquoi n’importe quel modèle climatique forcé avec la même augmentation de CO2 mais au départ avec des conditions initiales différentes en 1760, va produire une température moyenne globale différente en disons 2050 ou 2060.

Mais que dire si le système climatique entreprend ses propres changements chaotiques substantiels sur le long terme, disons sur une échelle de 100 à 1000 ans ? Le GIEC assume que ceci ne se produit pas. Mais les océans ont une échelle de temps très longue de manière inhérente, qui va de quelques dizaines d’années à un millénaire. Une quantité inhabituellement grande d’eau froide des profondeurs, qui s’est formée à la surface de l’océan arctique sur un siècle peut prendre des siècles voire même des millénaires avant de refaire surface disons sous les tropiques. Ce laps de temps peut introduire une très grande variété de comportements complexes dans le système climatique et est capable de produire un changement climatique juste par lui-même.

Même le soleil, que nous percevons comme une boule de gaz en combustion permanente, produit un cycle d’activité solaire (les fameuses “tâches solaires”) sur une duré de 11 ans, ce cycle lui-même change d’intensité sur des centaines d’années. Il semblerait que chaque processus de la nature s’organise sur des échelles de temps préférées, que certains qualifient de comportement cyclique.

Ce comportement chaotique de changement climatique aurait un impact sur la validité du paradigme de feedback du forçage aussi bien que sur notre capacité à déterminer les futurs états du climat et la sensibilité du système climatique à l’augmentation du CO2. Si le système climatique possède des états différents mais stables et énergétiquement équilibrés, cela pourrait vouloir dire que le changement climatique est trop complexe pour être prédit avec un niveau utile de précision.

El Nino / La Nina comme exemple de cycle chaotique

La plupart des chercheurs sur le climat voient le chaud El Niño et la fraîche La Niña comme des épisodes d’anomalies d’un état climatique moyen. Mais je pense qu’ils sont vus de manière plus précise sous la forme d’une bifurcation dans le système climatique chaotique. En d’autres termes, pendant l’hiver dans l’hémisphère nord, il y a deux différents états de climat (El Nino ou La Nina) vers lesquels le système tend. Chacun possède sa propre configuration relativement stable sur les mouvements des vents du Pacifique, des cycles de température de l’eau de surface, des nuages et de la température globale moyenne. Donc dans un sens, El Nino et La Nina sont deux états différents du climat entre lesquels la Terre a du mal à choisir chaque année. L’un est un état global chaud, l’autre froid. Ce comportement de bifurcation “chaotique” a été décrit dans le contexte même de système extrêmement simples d’équations non-linéaires, bien plus simples que les équations décrivant le véritable système climatique évoluant sur la base du temps.

La période chaude médiévale (PCM) et le petit âge glaciaire (PAG)

La plupart des archives historiques et preuves par procuration des températures montrent que la période chaude médiévale et le Petit Age Glaciaire sont bien des évènements historiques réels. Je sais que pas mal de personnes essaient d’expliquer ces évènements comme étant une réponse à une sorte d’agent de forçage extérieur, disons des effets indirects solaires dûs à des changements à long terme de l’activité des taches solaire. Ceci est une tendance humaine naturelle… Nous voyons un changement et nous assumons qu’il doit y avoir une cause externe pour ce changement.

Mais un système dynamique non-linéaire n’a pas besoin de forçage extérieur pour faire l’expérience d’un changement. Je ne dis pas que la PCM et le PAG ne furent pas soumises à un forçage extérieur, mais seulement que leur explication ne demande pas nécessairement de prendre en compte un forçage extérieur.

Il pourrait y avoir des modes internes de fluctuations chaotiques dans la circulation océanique qui produisent leur propre état climatique stable qui diffère dans la température moyenne globale de disons 1 degré Celsius. Une possibilité serait qu’ils aient des cycles de température de surface légèrement différents ou aussi bien la vitesse des vents océaniques, qui peut provoquer une différence dans la quantité de nuages qui pourrait altérer la réflexion planétaire de la lumière et donc la quantité de lumière disponible pour le système climatique. Ou, les systèmes de précipitations produits par les différents états climatiques pourraient avoir des efficacité différentes ce qui influerait sur la quantité moyenne du principal gaz à effet de serre de l’atmosphère terrestre: la vapeur d’eau.

Le changement climatique chaotique et le paradigme de Feedback du Forçage

Si le sytème climatique a des états multiples et stables, chacun avec sa propre fluidité énergétique légèrement différente des autres qui produisent toujours un équilibre énergétique global et des températures relativement constantes (qu’elles soient plus chaudes ou plus froides…), alors le “cadre du feedback de forçage” ne s’appliquerait pas à ces variations climatiques, parce qu’il n’y a pas d’état climatique moyen normal sur lequel le “feedback” pousse constamment le système à retourner.

Une partie de la raison de ce post est la discussion permanente que j’ai eue toutes ces années avec Christopher [Game] sur ces problèmes et je veux qu’il sache que je ne suis pas totalement sourd à ses préoccupations sur le FFF. Comme je l’ai déjà dit, nous voyons le type de comportement de feedback de forçage dans les fluctuations climatiques à court-terme, mais je suis d’accord pour dire que le FFF ne serait pas applicable sur les fluctuations à long-terme. En ce sens, je pense que Christopher Game a raison.

Le GIEC de l’ONU ne veut rien avoir à faire avec cette affaire

Il est clair que le GIEC de l’ONU, par sa charte même, est essentiellement préoccupé par le changement climatique humain. En résultat d’influence politique (en relation avec le désir de réglementation gouvernementales sur le secteur privé), il ne s’occupera jamais sérieusement  de la possibilité du fait que le changement climatique de long-terme pourrait bien être une partie intégrante de la nature. Seuls ces scientifiques qui soutiennent cette vision anthropique du changement climatique sont autorisés à jouer dans le bac à sable du GIEC.

Un chaos substantiel dans le système climatique injecte un grand composant d’incertitude dans toutes les prédictions futures sur le changement climatique, incluant notre capacité à déterminer la sensibilité du climat. Cela réduit la valeur pratique des efforts de modelage climatique, qui coûtent des milliards de dollars et soutient les carrières de milliers de chercheurs. Alors que je suis généralement un soutien du modelage du climat, je suis sceptique et de manière appropriée sur la capacité des modèles climatiques courants de fournir une confiance suffisante pour [faire] prendre des décisions politiques onéreuses sur l’énergie.

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Lectures complémentaires:

Notre page « Escroquerie RCA »

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

 

Lubrizol : Scandale d’état et omerta ripoublicaine…

Posted in actualité, écologie & climat, désinformation, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, santé, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 21 octobre 2019 by Résistance 71


Lubrizol: toxique inique…

 

La colère d’un pompier intervenu dès les premiers instants sur l’incendie de Lubrizol à Rouen

 

Paris-Normandie

 

20 octobre 2019

 

url de l’article original:

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/la-colere-d-un-pompier-intervenu-des-les-premiers-instants-sur-l-incendie-de-lubrizol-a-rouen-EF15767333

 

Lubrizol. Alors que la pression s’intensifie sur l’État pour mettre en place un suivi au long cours des victimes potentielles du nuage toxique, un pompier décrit les conditions ubuesques d’intervention le 26 septembre sur le site rouennais en flammes.

« J’ai la sensation d’avoir été inutile sur le terrain. On a laissé brûler de la m…. toute la journée. » Samuel (*) est pompier professionnel. Il fait partie des premiers intervenants, au matin du 26 septembre, qui ont tenté de circonscrire.

Plus de trois semaines après le sinistre, le soldat du feu est amer. Amer et agacé par la façon dont la crise a été gérée, du décalage entre la réalité du terrain et la communication qui a suivi.

« On ne savait pas » ce qu’il y avait dans les fûts

Au matin du 26 septembre, quand Samuel arrive sur les lieux avec ses collègues, il est surpris par l’ampleur de l’incendie. Ils tentent de brancher leurs tuyaux sur une borne d’incendie pourtant répertoriée. « Il n’y avait pas d’eau. On a appris plus tard que le réseau était en travaux, qu’elle n’était pas alimentée. » Ils trouvent une seconde borne, « un poteau » dans le jargon des pompiers. « Là, il n’y avait pas beaucoup de pression. »

Ils parviennent tout de même à mettre en service deux lances-canons qui arrosent le fameux hangar de stockage en feu. « Il y avait des fûts partout, des fûts de 200 litres et de 1 000 litres. On ne savait pas ce qu’il y avait dedans. Il y avait juste un code-barre pour les identifier. Personne sur place ne savait non plus que la toiture était en amiante. »

« On a perdu la maîtrise du feu »

Samuel et ses collègues ne portent pas leur ARI (Appareil respiratoire isolant). « Nous n’étions pas sous les fumées. » Une chance car « nous n’avons que 35 à 40 minutes d’autonomie » et aucune cellule d’assistance respiratoire sur place, un équipement qui permet de recharger les bouteilles d’air lors d’une intervention de longue durée.

« Les lances-canons ont été mises en place en vingt minutes, mais rapidement, nous n’avons rien pu faire d’autre. On a perdu la maîtrise du feu. À ce moment-là, nous avons manqué d’un engin capable de fabriquer de la mousse, la seule solution pour éteindre un feu d’hydrocarbure. On ne pouvait que reculer. » Selon Samuel, il a fallu attendre plusieurs heures pour qu’un fourgon mousse arrive sur les lieux, venu d’un autre département.

Puis c’est l’heure de la relève. « On a fait si peu de choses pendant l’intervention, on s’est sentis démunis. Avec plus de moyens humains et techniques, ce ne serait peut-être pas parti en sucette ! On avait l’impression de n’être que des spectateurs, de regarder un film catastrophe en 3 D, » se désole Samuel. « De retour à la caserne, quand on a vu les images à la télé, on a constaté l’ampleur des dégâts. »

« Une fierté ? Une honte, oui ! »

Un dépit partagé par une partie de ses collègues qui se transforme en colère quand il découvre quelques jours plus tard le courrier du colonel des pompiers affiché dans sa caserne. « Vous avez fait ce qu’il fallait, je suis fier de vous », écrit notamment alors le directeur départemental du Sdis 76.

« Une honte oui ! C’est la première fois de ma carrière de pompier que je quitte les lieux d’un incendie en les laissant dans un pire état que celui où je les ai trouvés. La première fois de toute ma carrière que je me replie. Le feu, dans la nuit, il a fini par mourir par manque de combustible », assène le pompier.

Nous avons tenté sans succès vendredi d’interroger le président du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis de Seine-Maritime), et vice-président du Conseil départemental, André Gautier.

(*) Le prénom a été modifié

Il a encore un sparadrap blanc à l’avant-bras. Celui de la prise de sang qu’il a effectuée le matin même dans un laboratoire d’analyses. 

« Cela fait trois semaines que j’ai l’ordonnance. J’ai toujours cru en ma bonne étoile. Mais bon, il y a des premiers résultats qui sont arrivés il y a quelques jours et il commence à y avoir des retours inquiétants. À la caserne, c’est un peu la sinistrose. Ma femme m’a poussé à aller faire la prise de sang. »

Samuel sort de sa poche l’ordonnance à en-tête des sapeurs-pompiers signé par le médecin du 3SM, le service de santé et de secours médical. Le courrier est daté du 30 septembre, quatre jours après l’incendie. Il invite tous ceux qui sont intervenus sur le sinistre de Lubrizol à effectuer la prise de sang. Dans le courrier qui accompagne l’ordonnance, le médecin explique notamment que « le passage dans la circulation sanguine est possible et peut à moyen terme avoir des conséquences sur la formule sanguine, le foie, les reins ».

Pourtant l’ordonnance ne comporte que quelques lignes : NFS, Créatinine, DFG, TGO, TGP. « Pourquoi ne recherche-t-on pas la présence de métaux lourds ? » s’étonne le pompier. Pas de plombémie (recherche de plomb dans l’organisme), pas de dosage urinaire pour déceler la présence de benzène, de toluène ou de sulfate comme certains médecins généralistes le prescrivent à Rouen. « Pourquoi n’a-t-on pas été soumis à une analyse d’urines dans les 48 h, » se demande également Samuel. Et comme pour les autres soldats du feu, les résultats seront envoyés sous pli confidentiel directement au Sdis. « Les laboratoires ne sont pas censés le faire, mais la plupart donneront aussi les résultats en direct à ceux qui leur demanderont. »

Pendant une dizaine de jours après l’incendie, Samuel constate des troubles intestinaux, des migraines et un mal de gorge. « Certains de mes collègues, sous les fumées, ont été pris de nausées et de vomissements sur place. Comme certains policiers chargés d’assurer la sécurité aux abords du site. » Qui continuent sûrement eux-aussi à se poser des questions.

 

Escroquerie Réchauffement Climatique Anthropique, Greta Thunberg et capitalisme, fascisme transnational verts (F. William Engdahl)

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, crise mondiale, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 8 octobre 2019 by Résistance 71


Greta Thunberg et la filière Al Gore, Soros, Goldman Sachs

 

Le climat et la piste du fric

 

F. William Engdahl

New Eastern Outlook

 

28 septembre 2019

 

Source:

http://landdestroyer.blogspot.com/2019/09/climate-and-money-trail.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le climat. Qui aurait pu penser ? Les mêmes mega-entreprises et mega-milliardaires qui sont derrière le mondialisme, la mondialisation de l’économie ces dernières décennies, dont la poursuite de la valeur et du profit d’actionnaire et la réduction des coûts, qui ont tant et tant ruiné notre environnement à la fois dans le monde industrialisé et dans les économies sous-développées d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine, sont les soutiens les plus importants du mouvement  de la “décarbonisation par la base” qui va de la Suède à l’Allemagne en passant par les Etats-Unis et au-delà. Est-ce le remords ou serait-ce en accord avec un agenda plus profond de la monétarisation de l’air même que nous respirons ?…

Indépendamment de ce qu’on peut penser des dangers représentés par le CO2 et les risques que le réchauffement global crée une catastrophe planétaire avec une augmentation moyenne de température de 1,5 à 2 degré Celsius dans les prochaines douze années, il convient néanmoins de noter qui fait la promotion de ce flot actuel de propagande et d’activisme climatique.


Suivez le fric…

La finance verte

Plusieurs années avant qu’Al Gore et d’autres ne décident d’utiliser une jeune écolière suédoise pour être l’égérie de l’urgence climatique, ou aux Etats-Unis d’appeler une Alexandria Ocasio-Cortez (AOC) pour une réorganisation complète de l’économie autour de la Nouvelle Donne Verte, les géants de la finance ont commencé à cogiter sur des plans efficaces pour diriger les centaines et milliers de milliards de dollars des futurs fonds d’investissement dans des entreprises “climatiques” souvent sans valeur et inutiles.

En 2013, après des années de préparation attentive, une entreprise immobilière suédoise, Vasakronan, a émis la première obligation entrepreneuriale “l’obligation verte”. Elle fut suivie par bien d’autres comme Apple, la SNCF et la banque majeure française du Crédit Agricole. En novembre 2013, Tesla Energy plombée par le problème Elon Musk, a émis la première sécurité basée sur le solaire/photovoltaïque. Aujourd’hui, d’après quelque chose qui est appelé la Climate Bonds Initiative (Initiative sur les Obligations du Climat), plus de 500 milliards de dollars de ces obligations sont disséminées. Les créateurs de l’idée de cette obligation disent que leur but est de gagner une part majeure de 45 000 milliards de dollars en acquisitions globalement sous gestion et qui ont investi nominalement dans des “projets climato-sympathiques” (“climate friendly” projects.)

Bonnie Prince Charles, futur roi d’Angleterre et du Royaume-Uni, avec la Banque d’Angleterre et la finance de la City de Londres, ont promu les “instruments financiers verts”, emmenés par les “obligations vertes”, pour rediriger les plans de retraite et les fonds mutuels vers des projets verts. Un joueur clef dans le lien entre les institutions financières mondiales avec l’Agenda Vert est le patron sortant de la Banque d’Angleterre Mark Carney. En décembre 2015, la Banque des Règlements Internationaux (NdT: Bâle, GQG des banques centrales, toutes privées rappelons-le…) et son comité pour la stabilité financière (CSF), alors présidé par Carney, créa une force spéciale sur la divulgation financière en relation avec le climat afin de “conseiller les investisseurs, prêteurs et assurances au sujet des risques liés au climat”. Ceci fut sans aucun doute un point de focalisation des plus bizarres pour des banquiers centraux.

En 2016, ce comité, avec la Corporation de la City de Londres et le gouvernement britannique, lancèrent l’initiative de la finance verte, visant à engranger des milliers de milliards au gré d’investissements “verts”. Les banquiers nommèrent 31 personnes pour former le comité. Présidé par le milliardaire de la finance Michael Bloomberg, ce comité inclut des personnes clefs en provenance d’institutions telles que la JP Morgan Chase, BlackRock-one, un des plus gros gérants de biens au monde avec un portefeuille de gestion de près de 7000 milliards de dollars, la banque Barclays, la HSBC, la banque londonienne de Hong Kong qui a été mis à l’amende moultes fois pour blanchiment de l’argent de la drogue et autres malversations, Swiss Re, la banque chinoise de l’ICBC, les Aciers Tata, ENI oil le géant italien, Dow Chemical, le géant minier BHP Bellington et David Blood de Generation Investment LLC d’Al Gore… De fait, il semble que les renards écrivent les règles de gestion de ce nouveau poulailler vert.

Carney de la Banque d’Angleterre fut aussi un acteur clef dans les efforts de rendre la City de Londres le centre financier de la finance verte mondiale. Le Chancelor of the Exchequer sortant de GB, Philip Hammond, publia une marche à suivre en juillet 2019 sur “La stratégie de la finance verte : transformer la finance pour un futur plus vert”. L’article dit: “Une des initiatives les plus influentes qui a émergé est la force spéciale sur la divulgation financière en relation avec le climat (TCFD) du comité de stabilité financière, soutenu par Mark Carney et présidé par Michael Bloomberg. Il a été endorsé par des institutions représentant globalement quelques 118 000 miliards de dollars.” On dirait bien qu’il y a un plan derrière tout cela. Le plan est la financiarisation de l’économie mondiale en utilisant la peur d’un scenario de fin du monde (climatique) afin d’atteindre des buts arbitraires tels que “des émissions zéro nettes de gaz à effet de serre”.

Goldman Sachs, acteur clef

La banque omniprésente de Wall Street de la Goldman Sachs, qui a pondu entre autre, le président sortant de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi et le patron de la Banque d’Angleterre Mark Carney, vient juste de dévoiler le premier index mondial des top actions boursières pour l’environnement, fait avec la CDP de Londres, anciennement le Carbon Disclosure Project. Celui-ci est notoirement financé par des investisseurs comme HSBC, JP Morgan Chase, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs, American International Group (AIG) et la State Street Corp.

Ce nouvel index, appelé CDP Environment EW et CDP Eurozone EW, vise à leurrer les fonds d’investissement, les systèmes de retraites des états comme CalPERS (the California Public Employees’ Retirement System) and CalSTRS (the California State Teachers’ Retirement System) qui ont des biens combinés de quelques 600 milliards de dollars, à investir dans leurs cibles choisies avec attention. Des entreprises du haut de cet index incluent Alphabet de Google, Microsoft, ING Group, Diageo, Philips, Danone et de manière fort à propos… Goldman Sachs.

Entre Greta, AOC and Co.

A ce point, les évènements prennent une tournure des plus cyniques alors que nous sommes confrontés avec des activistes climatiques des plus populaires et très bien promus comme par exemple la suédoise Greta Thunberg ou la New-Yorkaise de 29 ans Alexandria Ocasio-Cortez et la Nouvelle Donne Verte. Quelque soit le niveau de sincérité de ces activistes, il y a derrière eux, une très belle machine financière bien huilée, qui les promeut afin d’y gagner et d’y gagner gros.

Greta Thunberg fait partie d’un réseau très bien connecté lié à l’organisation de Al Gore, qui est professionnellement et cyniquement promue et utilisé par des agences comme l’ONU, la Commission Européenne et les intérêts financiers se trouvant derrière l’agenda climatique actuel. Comme le documente très bien le chercheur et activiste climatique canadien, Cory Morningstar dans une excellente série d’articles, la jeune Greta travaille avec un réseau bien tricoté qui est lié à l’investisseur  climatique américain et grand profiteur de la “crise climatique”, Al Gore, président du Generation Investment Group. L’associé de Gore, l’ex-Goldman Sachs David Blood, est un membre du TCFD créé par la BRI de Bâle. Greta Thunberg et son ami de 17 ans américain, Jamie Margolin, furent tous deux listés comme “special youth advisor and trustee” par la NGO suédoise “We Don’t Have Time”, fondée par son CEO Ingmar Rentzhog, qui est un membre de la Climate Reality Organization Leaders, de Al Gore et fait partie de la European Climate Policy Task Force. Il fut formé par Al Gore en mars 2017 à Denver, Colorado, puis en juin 2018 à Berlin. Le Climate Reality Project d’Al Gore est un associé de l’ONG “We Don’t Have Time”.

La membre du congrès américain (députée) Alexandria Ocasio-Cortez (AOC), qui fit l’effet d’une bombe lors de ses premiers jours en fonction en dévoilant la “Nouvelle Donne Verte” pour réorganiser complètement l’économie américaine à un coût qui sera probablement de l’ordre de 100 000 milliards de dollars, n’est pas non plus sans guide avisé. elle a ouvertement admis qu’elle s’est présentée aux élections à l’instance d’un groupe appelé Justice Democrats. elle a dit à un journaliste dans un entretien: “Je ne participerai pas à cette élection si ce nétait pour le soutien de Justice Democrats et de Brand New Congress. Euh, en fait ce furent ces organisations, JD et BNC, toutes deux qui m’ont demandé de me présenter. Ce sont elles qui m’ont appelé il y a un an et demi…” Maintenant, en tant que députée, les conseillers d’AOC incluent le co-fondateur de JD, Zack Exley, qui fut un Open Society Fellow (NdT: George Soros) et fut financé par, entra autre, l’Open Society Foundation de Soros et la Ford Foundation (NdT: gestion et intérêt Rockefeller) qui créèrent un prédécessur à JD pour recruter des candidats triés sur le volet pour participer aux campagnes électorale et être élus députés.

Le véritable agenda est économique

Les liens entre les plus grands groupes financiers au monde, les banques centrales et les entreprises transnationales avec la poussée actuelle pour une stratégie climatique extrémiste d’abandon de l’économie fondée sur les hydrocarbures en faveur d’une vague économie verte largement inexpliquée, est semble t’il, moins au sujet de la véritable préoccupation de rendre notre planète plus propre et plus saine à vivre, mais ceci serait plutôt un agenda, intimement lié à l’Agenda 2030 de l’ONU pour une économie “durable” et pour développer littéralement des milliers de milliards de dollars en nouvelle richesse pour les banques transnationales et les géants de la finance qui constituent le véritable pouvoir en place.

En février 2019, après un discours à la Commission Européenne de Bruxelles par Greta Thunberg, le président de la CE, Jean-Claude Juncker, après avoir élégamment embrassé la main de Greta, est apparu passer aux véritables actes. Il a dit à Greta et à la presse que l’UE devrait dépenser des milliards d’Euros pour combattre la changement climatique ces 10 prochaines années. Juncker a proposé qu’entre 2021 et 2027, “un euro sur quatre dépensé au sein de l’UE et de son budget le sera pour une action envers la limitation du changement climatique.” Ce que le rusé Juncker n’a pas dit, est que cette décision n’a absolument rien à voir avec la plaidoirie de la jeune suédoise. Ceci avait été décidé en conjonction avec la Banque Mondiale une année complète avant le 26 septembre 2018 au sommet One Planet et impliquant la BM, les fondations Bloomberg le World Economic Forum et autres. Juncker a intelligemment utilisé l’attention des médias donnée à la jeune Greta pour promouvoir son agenda climatique.

Le 17 octobre 2018, quelques jours après l’accord de l’UE au One Planet Summit, l’UE de Juncker signa un Memmorandum de Compréhension avec Breakthrough Energy-Europe dans lequel des membres associés de Breakthrough Energy-Europe auront un accès préférentiel à tout financement à ce sujet.

Les membres de Breakthrough Energy incluent: Virgin Air’s Richard Branson, Bill Gates, Alibaba’s Jack Ma, Facebook’s Mark Zuckerberg, HRH Prince Al-waleed bin Talal (NdT: Qatar), Bridgewater Associates’ Ray Dalio; Julian Robertson of hedge fund giant, Tiger Management; David Rubenstein, founder Carlyle Group; George Soros, Chairman Soros Fund Management LLC; Masayoshi Son, fondateur Softbank, Japon. 

Ne vous y trompez pas. Lorsque des entreprises multinationales des plus influentes, des investisseurs du plus haut niveau mondial incluant BlackRock et la Goldman Sachs, l’ONU, la Banque Mondiale, la Banque d’Angleterre (NdT: et la City de Londres derrière) et autres banques centrales, leur GQG de la BRI de Bâle, s’alignent derrière le financement d’un soi-disant “agenda vert”, appelez-le Nouvelle Donne Verte ou ce que vous voulez, il est grand temps de regarder sous la surface publique de ces campagnes d’activistes climatiques et l’image qui en émerge est celle d’une tentative de réorganisation financière de l’économie mondiale en utilisant la “crise climatique”, quelque chose sur quoi le soleil et son énergie naturelle auront toujours par ordre de magnitude, beaucoup plus à voir que l’humanité ne l’aura jamais, pour essayer de nous convaincre, nous les gens ordinaires, de faire des sacrifices incommensurables pour “sauver notre planète”.

En 2010, le patron du Working Group 3 du GIEC, le Dr Otmar Edenhofer a dit à un journaliste qui l’interviewait: “… on doit dire clairement que nous redistribuons de facto la richesse mondiale par la politique climatique. On doit se libérer de l’illusion que la politique internationale sur le climat est une politique pour l’environnement. Ceci n’a plus rien à voir avec l’environnement, avec des problèmes comme la déforestation ou le trou dans la couche d’ozone.” Depuis, la stratégie de la politique économique s’est développée bien plus avant.

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Lectures complémentaires:

F. William Engdahl sur Résistance 71

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Notre page « Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique »

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

 

Lubrizol… La tache toujours grandissante du capitalisme noir !

Posted in actualité, écologie & climat, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 7 octobre 2019 by Résistance 71

 

Contre le nuage noir de la merde du capital

 

Guerre de Classe

 

Octobre 2019

 

Source: http://guerredeclasse.fr/2019/10/05/contre-le-nuage-noir-de-la-merde-du-capital/

 

« La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur. »
~ Marx, Livre I du Capital ~

Après l’incendie de Lubrizol, usine poubelle classée Seveso II de la pétrochimie pourrie du Capital, implantée dans la zone industrielle et portuaire au sud-ouest de la ville de Rouen, un épais panache de fumée noire s’est formé, atteignant plus de 20 km. Le panache a touché le pays de Bray en s’atténuant et se dispersant peu à peu en traversant la région des Hauts-de-France vers la Belgique. Des dépôt noirs huileux et riches en suies sont observés au sol, sur les constructions et la végétation. 5 253 tonnes de produits chimiques ont été détruits dans l’incendie dégageant des matières dangereuses complètement incontrôlables et encore non reconnues…

Ce sont l’air, l’eau et les cultures qui vont puer, noircir et mourir un peu plus…

La pollution des nappes phréatiques et de l’humus de l’être n’est pas un accident… C’est le produit de la logique de la pétrochimie industrielle de la loi despotique du profit et de la crise généralisée du système de la concurrence marchande…

A l’heure où tous les clowns réformistes écolos bobos vont nous appeler au cul de tous les gangs politiques et syndicaux de toutes les droites et de toutes les gauches de l’aliénation afin de réformer, améliorer les mécanismes d’exploitation de la nature et de l’humanité asservie pour que la déchetterie capitaliste universelle soit plus belle et moins sale et davantage sécurisée, nous entendons réaffirmer que c’est cette société toute entière qui, par essence, est cancérigène, pourrie, meurtrière et anti-humaine et que nous n’en voulons plus…

Contre tous les gangs officiels et officieux du Capital… Contre toutes les maffias étatiques, médiatiques, politiciennes, universitaires, artistiques, commerciales, industrielles et bancaires qui sont du même monde que toutes les pègres qui spéculent sur le marché de l’industrie chimique…Nous n’avons rien à négocier… ni avec le larbin commercial Macron, ni avec aucune des chapelles de réaménagement de la pourriture marchande…

Vive la colère de la terre et de l’air pour un monde sans argent !

NOUS VOULONS VIVRE ET NOUS IMPOSERONS L’ÉMANCIPATION HUMAINE CONTRE LA DICTATURE DU PROFIT TOTALITAIRE !

 


L’horreur marchande en marche…

Gilets Jaunes: Témoignage sur une journée de lutte, Paris 21 septembre 2019

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Organisation: Réseau de Résistance et Rébellion International

 

Témoignage: Journée de lutte, Paris 21 septembre 2019

 

Maya

 

Septembre 2019

 

Source:

https://www.lavoiedujaguar.net/Journee-de-lutte-Paris-21-septembre-2019 

 

Hier nous étions quatre de chez nous à Paris. Partis de bon matin pour éviter les contrôles au péage de Paris, lorsque nous sommes arrivés à ce péage, pas un condé ! on se dit que toutes les infos reçues sont des fausses infos ! ça commence bien ! on continue notre route pour nous garer dans la capitale et nous rendre à la Madeleine au rendez-vous fixé. La lune vue le matin de chez nous en pleine nuit est encore là présente en plein jour à Paris ! joli et rassurant clin d’œil de la nature imperturbable…

On avance, des gens se promènent, discutent, pas besoin de gilet pour nous reconnaître, en deux temps trois mouvements les sourires se font sur les visages et les rencontres achoppent, comme on dit. Chacun·e y va de son vécu et de sa pensée. Attendre le bon moment, s’approcher, faire la masse. On nous dit que la Madeleine est bloquée, déjà nassée. En effet on s’approche et on voit les camions blancs bien rangés et la marée chaussée prête à défendre ou plutôt prête à l’attaque. Les voltigeurs d’un seul coup surgissent dans la rue et font des allers et retours pétaradants ! c’est du grand n’importe quoi ! Cette bande de motards invisibles sous leurs costumes pensent peut-être nous impressionner, nous faire peur, ils ne font que du bruit ! Les petits groupes se dispersent et cherchent une voie pour éviter la nasse. Nous sommes contrôlés trois fois, en nous disant que ce qui est cherché ce sont plutôt des armes, nous n’avons que casse-croûte pour la journée pas de gilet pas de couleur jaune voyante. Je cache vite fait mon foulard ma craie et deux crayons avec lesquels j’ai bien envie de m’exprimer sur les murs ou cartons trouvés sur place. On décide d’aller aux Champs, plusieurs voies sont proposées. Mais les rues sont fermées là et là et encore là ! On rencontre des gens dans la même difficulté que nous, et chacun·e y va de son explication de là où il elle en est dans ses infos, et du coup c’est plein de contradictions et de confusion. Nos explications à nous qui avons vu que la Madeleine était nassée ne conviennent pas à ceux et celles qui en ont cru d’autres. C’est un premier problème qui se lève, qui croire ? quelle est la bonne info ? comment savoir qui a la bonne info ? On garde notre idée d’aller aux Champs en avançant dans diverses rues adjacentes, une station de métro, pour enfin atteindre les fameux. On se sépare en individuel et en couple, discutant de la pluie et du beau temps, on passe les barrages sans un contrôle, on entre sur les Champs sans aucun problème, même pas une fouille. On se dit quand même que quelque chose ne tourne pas rond, un peu comme si on était dirigés à nous y rendre. Des touristes, des lambda, des GJ, des autres s’y baladent. On se reconnaît sans se connaître, c’est si simple de se reconnaître, comme si de nous émergeaient la même douleur, la même détermination, le même espoir. Je ne sais pas à quoi m’attendre, cette ouverture des Champs est peut-être un piège, on avance vers l’Arc de triomphe. Nous sommes de plus en plus nombreux sur le trottoir. Les bleus sont nombreux aussi dans les rues adjacentes. Nous nous arrêtons car un mur de flics bloquent le trottoir, ils n’ont pas l’air violents mais bon on les connaît on sait comment ils changent d’attitude d’une seconde à l’autre dès que l’ordre est reçu. D’autres, planqués dans des bureaux, appuient sur le bouton et les machines s’exécutent, obéissantes à souhait ! On s’assied sur un banc en face d’un café. J’hallucine ! le café s’appelle « Le Café des Champs, café populaire » ! Et d’un seul coup sans aucune raison apparente, une charge de CRS descend l’avenue, bien serrée et au pas cadencé ! vu de ma place je vois ce troupeau bleu casqué et je ne peux que penser aux Romains et à nous les Gaulois, la fumeuse histoire contée encore de nos jours dans les livres d’histoire des écoles. On en est encore là ! une deuxième compagnie les suit de près, les mêmes ! Je me dis que ça va être chaud. Ça sent le gaz en bas, des affrontements ont lieu, les condés remontent s’éparpillent çà et là sur l’avenue, sur les trottoirs. On ne sait rien de rien, on voit juste un éparpillement des condés, comme déstabilisés et on ne sait pas par quoi exactement. Je pense provocation. Des GJ se mettent à chanter, ils sont suivis comme une vague qui clapote ici et là par endroits. Puis du haut de l’avenue descend un important groupe de GJ qui scandent les slogans avec ferveur. Slogans repris par d’autres sur les trottoirs. Mes camarades et moi restons en lien visuel, tout le monde est à cran ! les GJ sont éparpillés par les casqués, puis se retrouvent remontent les Champs et redescendent, les bleus font pareil ! à un moment ils remontent en frappant sur leur bouclier tels des guerriers qu’ils ne sont pas ! les cafetiers ferment boutiques rentrent chaises et tables et se planquent dans l’entrée de leur estaminets en préventif. Est-ce un signe la frappe sur les boucliers ? et ça gaze ça gaze ! Je me planque dans l’entrée d’un bar avec les barmans et avec des collègues de lutte. Je suis étonnée du peu de commentaires des cafetiers, comme si une habitude était prise de participer malgré soi aux affrontements. Ces cafetiers sont des ouvriers, des exploités, des gens qui travaillent pour leur paye comme la plupart de nous et il y a un patron ou une patronne, une seule personne qui est embêtée pour son gain du jour, sa recette… Je perds mes covoitureurs. Je retrouve la rue qu’ils me donnent en texto et là, alors que j’atteins, la rue gazage à fond au moment où je passe. On est tous interloqués, suffoquant, ça gueule de tous côtés, nos yeux pleurent, ça pique grave, ça pue, il y a du gaz blanc partout, on ne sait plus où aller, on court sachant qu’il faut marcher, j’utilise ma méthode je mets mon foulard en prenant une très grande respiration par la bouche je bloque et je marche vite en baissant un peu la tête, en cherchant une issue et en étant attentive aux autres en cas de problème. Ça gaze, j’expire en crachant, j’inspire à nouveau un peu moins fortement à travers mon foulard et garde encore ma respiration jusqu’à atteindre la porte ouverte d’un bar où plusieurs de nous nous engouffrons rapidement. Des cris je n’entends que des cris, une femme à l’intérieur du bar hurle de colère. J’essaie de la calmer en lui soutenant le bras, elle met beaucoup de temps à se remettre. On ne voit que des gaz à l’extérieur. Je me questionne, mais comment faire pour vaincre cela ? Qu’est-ce qu’on doit faire pour que toute cette violence s’arrête ? C’est quoi ce bordel ? Ce monde de merde, cette pourriture face à la beauté que devrait être l’existence ? Qu’est-ce que je n’ai pas compris ? C’est quoi ma place là-dedans ? Je m’assieds au fond du bar où un couple qui déjeunait tranquillement a les yeux rouges de gaz et larmoyants. D’autres personnes en sont aussi au déjeuner. Une femme GJ me demande avec des gestes d’appeler son amie avec son téléphone, elle explique qu’elle est malentendante. Les barmans nous servent des boissons et sont un peu débordés entre nous et les consommateurs habituels. Ils sont sympas, compatissants, les yeux rouges aussi. J’écoute les conversations sans y participer car il faut nous remettre, et chacun sa méthode, la mienne est le silence ou la rage exprimée violemment. Je choisis le silence. Un homme GJ explique fortement qu’il votera RN la prochaine fois, pour virer Macron, point final. Je ne peux me retenir, j’interviens en disant que les un·e·s ou les autres de droite comme de gauche, extrême ou non, centristes, sont les mêmes, des pions qui sont manipulés et qui manipulent pour que les gens votent pour le capital, car c’est le capital que tous défendent. Je prône le non-vote, pour une fois, qu’ensemble et nombreux nous ne votions pas ! Un silence se fait. Je retourne au fond du bar et j’entame calmement une conversation écrite avec la femme malentendante. Et le hasard fait qu’elle écrit sur San Cristóbal de Las Casas, le soin par les plantes, les Indiens, et je réponds le soin plantes, ma participation à la Petite École zapatiste. Cela me calme mais ne me réjouit pas sur notre avenir et ne me remonte pas du tout le moral. La charge est terminée, nous sortons du bar et là franchement pas de bol, je tombe net sur un condé décasqué à qui je demande pourquoi il n’a pas de casque, est-ce que tout est terminé ? Il me répond : C’est la pause-déjeuner, je vais boire une bière, j’en ai besoin ! Alors là je rage je lui dis deux trois mots dont j’ai peu de souvenirs et je m’en vais colère colère colère. Je marche pour retrouver mes camarades qui sont un peu plus loin assis sur un banc, ma rage n’est pas retombée. Nous sommes dans un film ou quoi ? Nous sommes des acteurs actrices de ce bordel ? C’est un jeu ? C’est la pause-déjeuner et on reprend les combats le ventre plein ? Les baqueux sont là, écoutent notre conversation à bord de leur voiture banalisée mais si visible. Y en a marre, on va boire un coup dans une brasserie où les gens mangent de la merde bien agencée comme si rien ne s’était passé, comme si tout ce qui s’est passé n’avait pas existé. Je suis perdue dans ces mondes, je ne sais plus où j’en suis.

Bon qu’est-ce qu’on fait on a du temps avant ce soir ? On décide de rejoindre les verts et la manif climat. Et là c’est encore une autre histoire… Notre avis à nous quatre sur cette manif est le même, cela fait du bien d’être en accord de temps en temps : trop mou, trop gentil, trop propre, pas assez revendicatif, baignant dans le capital vert… on arrive sur la place, le maréchal Ney sabre de sa main droite la foule de sa hauteur figée. Le troupeau de CRS est là à ses bottes ou à ses pieds, as you want. On s’assied sur le bout de trottoir. Les militants familles poussettes enfants baba-cools bobos vieux vieilles jeunes théâtreux et autres sont là, semblant calmes et souriant·e·s. Batucada. Je fais tout pour ne pas être entraînée par la danse, car la danse est pour moi moléculaire, le son me rentre dedans et mes cellules vibrent et dansent au rythme des sons reçus. L’expression est intérieure et extérieure. Mais je ne veux pas danser, car ma colère est grande et je refuse de me réjouir et oublier l’importance de la lutte. J’écris sur le sol la phrase qui me vient : on ne peut pas lutter contre le climat on peut s’organiser pour faire face aux difficultés… Ma craie se termine là. La manif avance, colorée, joyeuse, confiante. Nous on attend, on se dit que peut-être il y aura des gens comme nous à un moment. Les gens avancent, étirement… c’est long cela dure. On ne sait pas s’ils sont nombreux ou non, c’est un peu clairsemé. Puis à un moment, enfin, des slogans plus furieux. Ah ! des Nous ! On s’intègre, c’est notre couleur, la couleur des pas content·e·s ! Ah ! cela fait du bien on est quand même un bon paquet mais qu’est-ce qu’on est sage ! ah oui il y a une organisation il y a un parcours il y a il y a il y a et on doit obéir. Et on ne peut être que d’accord avec cela. On s’intègre dans un groupe qui a tout prévu qui ne veut pas de débordement qui veut juste tranquillement s’exprimer un samedi en se baladant. Et pourtant le sujet est grave ! Qu’est-ce qu’on va prendre dans la gueule avec ce climat déréglé ? Qu’est-ce qu’on prend déjà dans la gueule ? Qui est responsable ? Comment on peut faire pour changer les choses ? Est-ce possible ? Est-ce impossible ? Est-ce que le gouv’ a des solutions ? Est-ce qu’il n’en a pas ? Est-ce que le climat se dérègle vraiment ? Est-ce la fin du monde ? Est-ce la fin d’un monde ? Est-ce que l’humanité va crever ? Avons-nous quelque chance de survivre ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? Qu’est-ce qu’on doit faire ? Comme les autres je hurle les slogans, cela me fait du bien de les entendre de les crier, de danser un peu légèrement à leur son, de voir la couleur noire les masques les visages cachés, les regards sûrs et mécontents, le pas assuré confiant. Je me retrouve un peu dans mon monde, cela m’apaise. Et voilà que ça recommence à gazer. Gazage avant poubelle cramée, ça c’est sûr. La couleur blanche des gaz avant la couleur noire de la fumée. Ils attaquent, on répond ! et avec ce qu’on trouve sur notre chemin. D’ailleurs les poubelles sont pleines à craquer prêtes pour le feu, comme posées là sur notre route pour que nous les brûlions. Des gens bien organisés les auraient rangées la veille d’une manif, sachant l’ambiance actuelle et nous connaissant. C’est de la provocation de les laisser si accessibles mais cela nous rend bien service. Nombreux nous sommes, c’est chaud ! Sur un carton j’écris une phrase pour finir mes deux crayons usés : ON NE PEUT PAS LUTTER CONTRE LE CLIMAT ON PEUT S’ORGANISER POUR FAIRE FACE À CE QUI VIENT. Je pense réellement cela. Ça gaze, ça gaze, on s’engouffre dans un café, le gaz entre dans le bar, les yeux rouges les barmans servent. Pas un reproche, pas un mécontentement exprimé, comme une normalité ! je n’en reviens pas ! on boit un coup, on regarde la blancheur enfumée de la rue et on cause, on cause… Puis l’air s’éclaircit, on ressort on marche jusqu’en haut de la rue, on s’assied encore sur un trottoir, beaucoup de peau et yeux rouges, on est là on est là et on ne peut rien faire qui déstabilise le système ! en tout cas ce n’est pas le jour ! ce sera peut-être la nuit, il est prévu une nuit des barricades. Mais nous on doit partir, alors on part.

On rencontre des gens connus en partant, sans se connaître en vrai et sans savoir pourquoi on se sert la pince. Je mets ma main à la bouche par hasard et cela me brûle les lèvres, je dis que j’ai du toucher quelque chose d’hyperpimenté au pied de l’arbre où nous sommes, Maxime répond que ça vient de lui, il vient de se faire gazer la face à bout portant et en effet son visage, qu’il a touché avec ses mains pour se protéger sûrement, est rouge et gonflé. La réflexion qui me vient porte sur le leader, et de plus charismatique, qui selon la définition est une personnalité qui jouit d’un grand prestige et d’un charme irrésistible. Et qui est manipulable à souhait, en tout cas qui peut l’être. Il faut être solide pour être leader et nous avons travaillé le sujet pendant la lutte contre les OGM. Le leader charismatique qui a adoré se faire manipuler et qui a manipulé de la même manière les gens des groupes, tout le monde le connaît et comme je n’ai pas pardonné son attitude je ne le nommerai pas. Nous avons à l’époque cherché à savoir ce qu’est un leader ou une leadeuse, parce que nous étions devant pour quelques-un·e·s sans nous en rendre compte vraiment mais constatant que nous emmenions les troupes avec joie et détermination. Mais nous refusions de parler devant les caméras et avec les journalistes à la botte du capital. Alors celui qui a pris la place on la lui a laissée et il en a profité jusqu’à son dernier mandat européen. Mes ami·e·s et moi avons fait un stage avec le Man de Lyon (Mouvement Alternative Non-Violence) pour connaître qui était leader dans notre groupe d’affinité et ce qu’est un leader. Nous sommes deux à avoir été reconnus porter cette qualité. Pour nous cela a été une confirmation de ce que nous ressentions intimement. Si je remets cela à la lutte d’aujourd’hui, je ne veux pas prendre la place de devant, car le leader qui est devant prend des coups, et beaucoup. Des coups des jaloux qui n’ont pas la qualité du poste et qui aspire à le prendre pourtant, des coups de ceux et celles qui veulent les manipuler et qui font tout pour cela, des coups des journalistes payés par le capital, des coups par les condés qui se lâchent facilement ou qui reçoivent l’ordre de toucher le leader, des coups de celles et ceux qui protègent le capital, des coups des coups des coups. Alors l’idée qui m’est venue est de prendre ma place dans le groupe et non devant. C’est beaucoup plus intéressant, cela permet de parler avec tout le monde et n’importe quelle personne et de tout sujet. Les conversations sont riches d’enseignement je peux vous l’assurer. Ce qui dans cette lutte a l’air de gêner est que la médiatisation est mensongère et que la lutte ne se coordonne pas en un grand groupe uni. J’y réfléchis je ne fais que cela ! Je me rapproche des sept principes zapatistes. Le premier est « Obéir et non commander » et c’est ce principe qui touche le leader. Le leader est un représentant du groupe, il obéit aux décisions du groupe, quand il parle aux médias il transmet les décisions du groupe, puis retourne dans le groupe comme un individu du groupe et non comme un chef de groupe. Le fait d’être plusieurs leaders est intéressant car ce n’est jamais le·la même qui est devant, ce qui déstabilise les médias qui ont beaucoup plus de difficultés à jouer la carte manipulation. Cela concerne aussi la rotation des tâches, à laquelle je suis très attachée. Chez les GJ il y a diverses opinions, le groupe n’est pas en total accord, on suit plus un mouvement qui avance qu’un groupe qui s’autodécide ou s’autodétermine. C’est très compliqué de poser une place de leader. Les autres principes sont : « Servir et non se servir. Représenter et non supplanter. Construire et non détruire. Proposer et non imposer. Convaincre et non vaincre. Descendre et non monter. » Et pour tout dire, une pensée m’est venue il y a peu concernant les mots « ordre, ordonner ». Ordonner ce n’est pas que donner des ordres, c’est aussi mettre de l’ordre et je pense que j’en suis là aujourd’hui dans ma réflexion. Mettre de l’ordre dans mes idées, dans mes possibilités, pour que ma participation à ce groupe soit ce que je suis réellement et non ce que je parais être. Si chacun chacune mettons de l’ordre dans notre vie, dans notre réflexion, dans nos possibilités, dans notre volonté d’avancer ensemble, non pas comme un troupeau mais avec notre propre détermination en accord avec le sens du groupe dans lequel nous sommes, en connaissance que ce groupe est constitué de chacun·e là où il·elle en est et qu’il se construit pas à pas, nous serons plus solides, plus créatifs, plus solidaires, plus crédibles et plus joyeux aussi.

On marche jusqu’à Bercy. Par exemple je me mets à la place d’une toute jeune qui s’intéresse à la politique, écoute les infos, essaie de comprendre. Les médias parlent de Bercy. Mais qu’est-ce que c’est Bercy ? un lieu de concerts ? un hôtel ? un quartier de Paris ? ah c’est aussi le lieu politique politicienne de la finance ! pourquoi les médias parlent ainsi d’un lieu politique avec juste le nom d’un quartier ? Est-on tous censés savoir que Bercy c’est le lieu des magouilles financières ? Bref on arrive à Bercy après avoir discuté pendant tout le chemin du travail, du concept travail, et de comment ne pas être en difficulté avec le fait de travailler pour le système du lundi au vendredi et de lutter les samedis contre ce même système. Pas facile d’être en accord intérieur extérieur avec ça ! Bercy est fermé, c’est samedi, Bercy est bien gardé par les p… du capital, p… à M… (nouveau slogan qui fuse bien !). Je pose mon carton au coin de la rue et cette fois on s’en va vraiment.

Métro : on est comme on est, on est tellement normaux, tellement naturels, que dans le métro on est comme ça, on se cause normalement, à voix haute, on s’exprime et du coup d’autres GJ dans la rame entrent dans la conversation, parler de ceci ou cela fait venir le sourire sur un visage fermé, et la joie revient un peu par le fait d’être dans cette foule qui semble si moutonnière et qui peut-être ne l’est pas…

Le retour se passe en discussions, les thèmes ne manquent pas ! Samedi prochain on recommence ailleurs, il va falloir s’organiser vraiment, se comprendre, se mettre en accord, se faire confiance, et vouloir un peu plus je pense…

22 septembre 2019,

il pleut…

Maya

= = =

Lectures complémentaires:

Charles-Macdonald_Anthropologie_de_l’anarchie

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Paulo_Freire_Extension ou Communication

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 

 

Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique: La part de foi dans les prédictions des modèles… (Dr Roy Spencer)

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Le composant de foi dans les prédictions du réchauffement climatique anthropique

 

Dr. Roy Spencer

 

8 septembre 2019

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2019/09/the-faith-component-of-global-warming-predictions/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a déjà 10 ans que j’ai abordé ce problème dans un billet de blog spécifique (NdT: voir le lien sous l’article), j’ai donc pensé que cela en valait la peine de le revisiter. Je le mentionne de temps en temps, mais ce qu’il dit est si important, qu’il faut toujours le répéter, encore et toujours.

Je continue d’appliquer simplement ces concepts, nouvelle tentative donc.

Ce qui suit est le plus concis que je puisse faire.

  1. Le changement de température en tout, y compris le système climatique, est le résultat d’un déséquilibre entre le taux de gain et de perte en énergie. Ce raisonnement provient de la 1ère loi de la thermodynamique. Un truc de base.
  2. 2 Le réchauffement global est supposé être dû à un petit déséquilibre (de l’ordre de 1%) entre la lumière solaire absorbée et l’énergie infrarouge perdue dans l’espace, ce en moyenne sur la Terre, causé par une augmentation du CO2 atmosphérique résultant de la combustion de sources d’énergie, de carburant fossile.
  3. 3 Mais nous ne savons pas si le système climatique, sans l’influence humaine, est dans un état de déséquilibre naturel quoi qu’il en soit. Nous ne connaissons pas la quantité moyenne de lumière solaire absorbée ni l’énergie infrarouge émise au travers de la planète, que ce soit par observation ou par des principes physiques premiers, nous ne le savons pas de manière si précise afin de blâmer le plus récent réchauffement sur les humains plutôt que sur la nature elle-même. Les meilleures estimations actuelles, fondées sur une variété de données, est d’environ 239-240 Watts par m2 pour ce flot d’énergie. Mais nous n’en savons en fait vraiment rien.

Lorsque les premiers modèles climatiques informatiques sont construits, ce flot d’énergie globale moyenne entrant et sortant du système climatique ne s’équilibre pas. Donc, les modeleurs ajustent tout chiffre des processus incertains dans les modèles (par exemple, la paramétisation des nuages) jusqu’à équilibre. Ils déroulent le modèle pour disons, 100 ans et s’assurent qu’il n’y a pas ou peu de variation de température sur la longue durée pour vérifier qu’il y a équilibre.

Puis, ils ajoutent l’effet de radiation des infrarouges de l’augmentation du CO2, qui crée un déséquilibre énergétique. Le réchauffement se produit. Puis ils disent quelque chose comme: “Vous voyez ? Le modèle prouve que le CO2 est responsable du réchauffement que nous avons depuis les années 1950.

Mais ils n’ont fait que démontrer ce qu’ils assument depuis le départ. C’est un raisonnement circulaire. Une tautologie. La preuve est abondante que la nature crée également un déséquilibre dans l’énergie totale, par exemple le grand réchauffement avant les années 1940 ; le petit âge de glace ; la période chaude médiévale. C’est pourquoi beaucoup de climatologues essaient de purger ces évènements des archives historiques, pour faire croire que seuls les humains causent un changement climatique.

Je ne dit pas que l’augmentation du CO2 ne provoque pas de réchauffement, je dis que nous n’avons aucune idée de la quantité de réchauffement qu’il provoque parce que nous n’avons aucune idée des déséquilibres énergétiques naturels existant dans le système climatique pour disons, les derniers 50 ans. On assume simplement que ces déséquilibres n’existent pas.

(et non, il n’y a aucune empreinte humaine sur le réchauffement. Tout réchauffement global, qu’il soit naturel ou causé par l’Homme, se ressemble. Si un déclin naturel des nuages marins était responsable, ou un déclin de renversement océanique, tous deux possibles dans un système chaotique, le réchauffement serait toujours plus grand au dessus de la terre qu’au dessus des océans, plus important dans les couches d’eau moins profondes que dans les couches d’eau profondes et plus important dans les grandes latitudes nord et moindre dans les grandes latitudes sud).

Ainsi, les projections faites concernant le réchauffement climatique comportent un grand élément de croyance, de foi programmée en elles.

Article mentionné par Spencer dans le 1er paragraphe:

http://www.drroyspencer.com/2010/01/a-demonstration-that-global-warming-predictions-are-based-more-on-faith-than-on-science/ 

Lectures complémentaires:

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

 

Escroquerie du Réchauffement / Changement Climatique Anthropique : Redécouvrir le travail du climatologue Marcel Leroux

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“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”
~ George Orwell ~

« La preuve que le CO2 ne dirige pas le climat est démontrée par les glaciations antérieures. Les glaciations ordovicienne-silurienne (-450~420 millions d’années) et du jurassique-crétacé (-151~132 Ma) se produisirent lorsque le CO2 atmosphérique était à plus de 4000ppmv et à 2000ppmv respectivement. La glaciation du carbonifère-permien (-360~260 Ma) avait une atmosphère contenant 400ppmv… Clairement, une atmosphère à haute teneur en CO2 ne dirige en rien un réchauffement global et il n’y a aucune corrélation entre les températures globales et le taux de CO2 dans l’atmosphère… »
~ Pr. Ian Plimer (Ph.D), directeur de l’Institut des Sciences Environnementales, université Adélaïde, Australie ~

 

 

Marcel Leroux: Le réchauffement climatique est un mythe !

 

AGRICULTURE & ENVIRONNEMENT

N° 18 – OCTOBRE 2004

 

Source:

http://guerredeclasse.fr/2019/08/07/marcel-leroux-le-rechauffement-climatique-est-un-mythe/

 

Août 2019

 

Aujourd’hui, il n’est presque plus possible de participer à un colloque consacré à l’agriculture sans que soient évoqués le réchauffement climatique et l’effet de serre. Préoccupation majeure de l’agriculteur, la question du climat suscite un intérêt évident car ses aléas ont des répercussions immédiates sur les résultats des exploitations. Marcel Leroux, professeur en climatologie à l’université Jean Moulin de Lyon III et directeur depuis 1986 du Laboratoire de Climatologie, Risques, Environnement (CNRS), est l’auteur du premier livre de climatologie en français traduit en anglais, La Dynamique du temps et du climat (éditions Dunod, 1996). Après la parution de The Meteorology and Climate of tropical Africa, aux Editions Springer en 2001, il achève son troisième ouvrage, Global Warning, myth or reality, qui sera disponible en décembre. Pour ce climatologue iconoclaste, qui conteste la validité des modèles informatiques actuels, les variations climatiques s’expliquent tout naturellement, lorsque l’on prend en compte ce qu’il appelle les anticyclones mobiles polaires (AMP), vastes lentilles d’air glacial de 1500 mètres d’épaisseur et de 2.000 à 3.000 km de diamètre, générées quotidiennement par les pôles et se déplaçant vers l’équateur.

Tout le monde s’accorde à dire que la planète se réchauffe.
Qu’en pensez-vous ?

En me parlant de réchauffement, vous voulez sûrement me faire peur, moi qui ai vécu 40 ans en Afrique ! Personnellement, je souhaite que la terre se réchauffe. C’est d’ailleurs la position de la Russie, qui considère qu’un réchauffement serait bénéfique. En effet, cela nous ferait faire d’immenses économies de chauffage, et donc de matières premières comme le pétrole. En outre, nous gagnerions de larges étendues de terres cultivables en direction des régions subpolaires, comme cela fut le cas dans les années 1930 à 60. A l’époque, les exploitations agricoles du nord du Canada et de la Scandinavie s’étaient en effet déplacées vers le nord. Dans les années 1970, lorsqu’il était plutôt à la mode de parler du retour du petit « âge de glace », elles ont rétrogradé vers le sud. La même chose s’est d’ailleurs produite en Afrique subsaharienne, où les éleveurs se sont d’abord déplacés vers le nord, puis sont redescendus vers le sud, lorsque la sécheresse a commencé dans les années 1970. Car lors de toute période chaude, à l’échelle paléoclimatique comme à l’échelle récente, les pluies tropicales sont plus abondantes. Ce qui veut dire que paradoxalement, si le réchauffement était effectif, la sécheresse cesserait dans le Sahel ! Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Pourquoi parle-t-on alors de réchauffement climatique ?

Pourquoi parle-t-on alors de réchauffement climatique ?

Parce ce que tout le monde accorde foi à la courbe de température globale publiée tous les ans par l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et le GIEC (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique). Or, cette courbe n’est autre qu’une moyenne des températures mesurées dans 7.000 stations de la planète, traitées à l’Université d’East Anglia, à Londres, sous la direction de Philipp Jones. L’augmentation serait de 0,6° de 1860 à nos jours, soit la différence de température qu’on observe à l’échelle moyenne annuelle entre Nice et Marseille. Quel extraordinaire bouleversement ! Une telle valeur, donnée avec une fourchette de précision de plus ou moins 0,2° sur un siècle et demi, est ridicule, car elle est de l’ordre de la précision de la mesure. Cette courbe n’est d’ailleurs pas validée par les mesures récentes effectuées par les capteurs de satellites qui, depuis 1978, ne montrent au contraire aucune évolution notoire, pas plus que les mesures issues de millions de radio-sondages. En outre, comment parler de moyenne à l’échelle globale en mélangeant des températures marines, continentales, urbaines et surtout des températures de régions qui se refroidissent alors que d’autres se réchauffent ? Par exemple, l’Arctique occidental (au nord du Canada) se refroidit, alors que l’Arctique au nord de la mer de Norvège se réchauffe. Que fait-donc alors vraiment l’Arctique ? On ne peut pas du tout dire avec certitude que la terre se réchauffe.

Les modèles ne prévoient-ils pas pourtant une augmentation de la température de 2 à 6°C d’ici l’an 2100 ?

On n’a pas besoin de modèle pour faire une telle prédiction. Le chimiste suédois Svante Arrhénius (1859-1927) avait déjà « prédit » exactement la même chose en 1903 ! Il avait appliqué une règle de trois entre le taux de CO2 de son époque, celui du futur et la température correspondante. C’est exactement ce que font les modèles informatiques en insistant sur l’effet de serre. Un modèle n’est qu’un super calculateur qui dépend entièrement des données qu’on lui fournit et de la démarche qu’on lui impose pour traiter ces données. Il ne faut pas prêter aux modèles des vertus « magiques », d’autant plus qu’ils ne donnent qu’une vision très incomplète et déformée de la réalité météorologique. En particulier, ils ne tiennent pas compte de la circulation générale de l’atmosphère, de son organisation et de son mouvement. Pour ces modèles, les discontinuités, pourtant présentes partout dans la nature, ne sont tout simplement pas prises en considération. Les modèles utilisés pour la prédiction climatique sont fondés sur les mêmes principes que ceux utilisés pour la prévision météorologique. Or, ces derniers se trompent constamment : ils n’ont pas été capables de prévoir les tempêtes de 1999, les inondations de Nîmes ou Vaison la Romaine, la canicule de 2003 et l’été pourri de 2004. Comment pourraient-ils être fiables à l’horizon de 2100 ? D’ailleurs, comme le rappelle l’océanographe Robert Stevenson, ces modèles prévoyaient une augmentation de la température de 1,5° pour l’an 2000 ; or, c’est six fois plus que ce que l’on a observé.

Pourtant, il y a unanimité chez les climatologues pour dire que le réchauffement est une réalité …

Non, on insiste sur un prétendu consensus chez les climatologues, alors que celui-ci n’existe pas. Ensuite, il y a plusieurs sortes de« climatologues ». Prenons le GIEC, présenté comme l’autorité en la matière. En réalité, il s’agit d’un groupement intergouvernemental, c’est-à-dire que la nomination de ses membres est politique, et ne répond pas à des critères scientifiques. D’ailleurs, la grande majorité de ses membres ne sont pas climatologues, à l’instar de Michel Petit, ingénieur en télécommunications, ou bien Jean Jouzel, qui est un excellent chimiste glaciologue, mais dont les connaissances scientifiques sur le climat sont limitées. Depuis l’avènement de l’informatique, nombre de ceux qui s’autoproclament « climatologues » sont en réalité des informaticiens-modélisateurs, qui accordent de très loin la préférence à la statistique et aux téléconnexions, sans se préoccuper des liens physiques réels. Il existe toutefois des climatologues météorologues, comme le spécialiste suédois de l’élévation du niveau de la mer Nils-Axel Mörner, ou encore le météorologiste canadien Madhav Khandekar, qui en revanche se préoccupent en priorité de l’observation des phénomènes réels et des principes physiques qui les relient. C’est aussi, naturellement, le souci premier de notre laboratoire. Ces derniers sont loin d’être convaincus par les résultats des modèles. Même parmi les modélisateurs, certains, comme l’Américain Richard Lindzen, restent très sceptiques concernant l’hypothèse du réchauffement climatique. Le problème du GIEC, comme d’ailleurs de Météo France, c’est que depuis les années 1980, ces organismes sont dominés par les modélisateurs, vedettes des médias. Les climatologues réellement soucieux de l’analyse du temps se sont d’ailleurs regroupés en association, dont l’une particulièrement active est intitulée « climat sceptics ».

Le rôle nocif sur le climat des gaz à effet de serre est quand même une donnée objective ?

Il n’y a rien de moins objectif qu’une telle affirmation ! Mettre l’accent sur les gaz à effet de serre donne une vision très simpliste du climat, alors que d’autres facteurs sont beaucoup plus importants ; en particulier, ceux qui déterminent la dynamique de l’atmosphère, les transferts méridiens d’air et d’énergie, et pour faire simple, les transferts d’air froid et d’air chaud. Chacun est capable d’observer que la température est fonction de ces brusques changements, et qu’elle n’évolue pas de façon linéaire. L’important, c’est d’abord de savoir pourquoi et comment des masses d’air froid se forment et se déplacent ; pourquoi elles remplacent ou sont remplacées par de l’air chaud – autrement dit de préciser le mécanisme de la machine atmosphérique. Le temps dépend au jour le jour de ces changements de masses d’air ; en revanche, sur le long terme, la variation dépend de l’activité solaire (tâche, magnétisme, éruption et vent solaires), des projections volcaniques, de la turbidité de l’air, des paramètres astronomiques, etc… Comment voulez-vous que leur responsabilité dans le climat puisse être mise en évidence dans des modèles qui ne prennent tout simplement pas en compte l’ensemble de ces paramètres ? L’effet de serre est donc totalement marginal, sinon même insignifiant, d’autant plus que le principal effet de serre n’est pas réalisé par le CO2 ou le CH4, mais par la vapeur d’eau. Or, même la part réelle de la vapeur d’eau dans l’effet de serre n’est pas considérée à sa juste valeur dans les modèles.

Qu’observe-t-on alors à l’échelle globale ?

On n’observe rien, car il n’y a pas de « climat global ». En revanche, on connaît parfaitement l’évolution des climats régionaux qui suivent des évolutions fort dissemblables. D’ailleurs, il est très révélateur de constater que, de l’aveu même du GIEC, leurs modèles sont incapables de restituer ces variations régionales ! Dans son deuxième rapport de 1996, le GIEC écrit : « Les valeurs régionales des températures pourraient être sensiblement différentes de la moyenne globale, mais il n’est pas encore possible de déterminer avec précision ces fluctuations. » Cela signifie que les modèles du GIEC seraient capables de donner une valeur moyenne sans connaître les valeurs régionales qui permettent d’établir précisément cette moyenne ! Ce n’est pas très sérieux !

Dans l’Atlantique Nord, on observe un refroidissement de la façade ouest (Canada, Etats-Unis à l’est des Rocheuses), alors que l’Europe occidentale se réchauffe, notamment la Scandinavie. L’Europe centrale, elle, se refroidit, comme la Méditerranée orientale, ou comme la Chine. Ces différences de comportement résultent de la dynamique aérologique. Cela dépend en effet des trajectoires des anti-cyclones mobiles polaires (AMP). Ceux-ci sont de vastes lentilles d’air glacial de 1500 km de rayon, générées quotidiennement par les pôles. Ces lentilles glissent au ras du sol, sous les couches d’air chaud plus légères, contournant les reliefs pour se diriger vers l’équateur. Sur leurs faces avant, elles provoquent le retour vers leur pôle respectif de l’air réchauffé sous les tropiques. Les AMP représentent l’exemple même de discontinuité que les modèles informatiques refusent d’incorporer. En outre, ils pointent du doigt le comportement particulier et l’importance des régions polaires qui, contrairement aux prédictions des modèles, ne se réchauffent pas, mais au contraire se refroidissent.

Vous voulez dire qu’il n’y a pas de fonte des calottes glaciaires ?

C’est un fait inconstestable ! Cependant, évitons de généraliser : dans le détail, la glace de mer fond au nord de la mer de Norvège ou dans la région des Aléoutiennes dans le Pacifique nord, où arrivent de l’eau marine et de l’air chauds. En revanche, la banquise ne varie pas au Nord du Canada. Comme l’écrit correctement M. Postel-Vinay, rédacteur de la revue La Recherche, «le gros de la calotte antarctique n’a pas fondu depuis sa formation, voici 60 millions d’années.» L’observation satellitale montre même qu’au cours de la période 1979-1999, qui est celle de la plus forte hausse supposée de la température, la surface de la banquise a globalement augmenté autour du continent antarctique. Au Groenland, certaines régions fondent, notamment sur les pourtours, mais la masse de glace augmente au centre de l’île, comme la masse de la plupart des glaciers scandinaves. Le refroidissement des pôles a atteint 4 à 5°C pendant la période 1940-90 – c’est-à-dire plus de la moitié, mais en négatif, de la valeur prévue pour 2100 ! C’est le démenti le plus flagrant apporté aux prévisions des modèles. Il est d’ailleurs surprenant que ceux-ci aient pu concevoir un tel réchauffement alors qu’il n’y a aucune raison physique qui puisse le justifier ! Est-ce seulement pour faire peur aux gens avec une prétendue montée des eaux qui en résulterait ?

En revanche, ce qui est sûr, c’est que comme les pôles se refroidissent, la puissance et la fréquence des AMP augmentent, les contrastes de températures s’élèvent, les confrontations entre l’air froid et l’air chaud sont plus vigoureuses et le temps devient de plus en plus violent et de plus en plus contrasté dans nos latitudes. Il devient aussi toujours plus irrégulier, avec des périodes étendues de froid puis de chaud, des pluies abondantes et des sécheresses. Des records de chaleur comme de fraîcheur sont d’ailleurs constamment dépassés. Par exemple, le Canada a subi la pire tempête de verglas de son histoire en 1998, et la Mongolie a connu deux hivers successifs tellement rigoureux que l’Etat a dû faire appel à l’aide internationale. Il serait donc plus judicieux de tenir compte de cette évolution réelle, plutôt que d’un hypothétique scénario à l’horizon 2100, pour assurer, par exemple, une meilleure gestion de l’eau, notamment dans le domaine agricole. La France n’est pas plus épargnée qu’une autre région du monde. Nous avons déjà eu des chutes de neige sur la forêt méditerranéenne, en 2002. La canicule de l’été 2003 est encore un autre exemple, bien qu’elle ait été présentée comme la preuve du réchauffement climatique par M. Besson, Président de Météo France. Cette erreur de jugement est à la base de la mise en place du plan anti canicule pour l’été 2004, canicule qui n’a bien sûr pas eu lieu. J’avais pourtant adressé, en août 2003, une note rectificative aux principaux médias écrits et audiovisuels pour expliquer les causes de la canicule. Il s’agissait tout simplement d’une hausse de pression, elle-même conséquence d’une augmentation de fréquence des AMP, visibles sur les images satellitales, mais dont les modélisateurs ne veulent pas entendre parler !

Un article paru dans le quotidien Le Monde du 18 septembre explique que la violence du cyclone Ivan constitue précisément une preuve du réchauffement climatique.

C’est très ironique car Ivan a connu des prédécesseurs plus redoutables que lui, comme Hugo, ou Andrews. En outre, le GIEC, dans les années 1990, prétendait que les modèles sont incapables de prévoir l’évolution de la cyclogenèse, qui ne montre aucune tendance à la hausse sur l’Atlantique Nord depuis un siècle. Les modèles annonçaient alors que le réchauffement allait nous apporter une plus grande clémence climatique : « Les tempêtes aux latitudes moyennes (…) résultent de l’écart de température entre le pôle et l’équateur (…). Comme cet écart s’affaiblira avec le réchauffement (…), les tempêtes aux latitudes moyennes seront plus faibles », écrivait le GIEC en 1990. Mais aujourd’hui, puisque le temps n’est pas conforme aux prévisions, le même GIEC oublie ses propres dires et récupère la violence – plus médiatique – du temps, en annonçant qu’il est précisément dû au réchauffement.

Comment expliquez-vous une telle désinformation sur ce sujet ?

Prédire le temps a toujours été une passion. Or, prédire que rien d’alarmant ne va se produire n’est pas très intéressant. Au début du XXe siècle, les prédictions alarmistes étaient déjà très à la mode. Cependant, elles n’ont jamais réussi à s’imposer, car tous les faits les contredisaient. C’est seulement à partir des années 1985 que sont réapparus, lorsque la climatologie a été monopolisée par les informaticiens, les scénarios les plus catastrophistes. Oubliant tout simplement la météorologie, les modélistes ont appliqué des calculs en vérité extrêmement simplistes dans des modèles super sophistiqués pour imposer leurs concepts. Mais les hypothèses sur le réchauffement climatique n’ont jamais été vérifiées par l’observation, pas plus au début du XXe siècle qu’au début du XXIe. La fameuse courbe du GIEC n’est qu’un artefact, constamment démenti par les mesures et les observations satellitaires. En réalité, le problème dit du climat est en permanence confondu avec celui de la pollution, deux domaines pourtant bien séparés, qui ne seront bien traités l’un et l’autre que lorsqu’ils seront dissociés. Il sert également de prétexte pour imposer une restriction à l’activité humaine, considérée à tort comme à l’origine du réchauffement climatique. La connexion d’intérêt qui s’est établie entre certains laboratoires, plusieurs institutions internationales et certains hommes politiques, a imposé la notion de réchauffement global. Suivre aveuglément les « recommandations pour décideurs » du GIEC fait passer à côté des phénomènes réels, dépenser vainement des sommes colossales pour des réunions par définition inutiles, et n’autorise pas des mesures de prévention efficaces contre les véritables aléas climatiques que nous allons connaître. A quoi sert de préparer l’économie d’un pays à un réchauffement, alors que tous ses thermomètres signalent un refroidissement ? Finalement, le réchauffement climatique revêt de plus en plus un caractère de manipulation, qui ressemble vraiment à une imposture « scientifique », et dont les premières victimes sont les climatologues qui ne perçoivent de financements que lorsque leurs travaux vont dans le sens du GIEC.

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La fable du réchauffement climatique

La Nouvelle Revue d’Histoire n°31, Juillet/août 2007

Publié par La Nouvelle Revue d’Histoire n°31, Juillet/août 2007, pp. 15-18 le 26/9/2007 (Paru dans le dernier numéro de la revue NRH) : 

L’exploitation excessive de la nature ou encore les nuisances provoquées par la société industrielle et l’économie de gaspillage sont des réalités évidentes. Certains de leurs effets sont visibles, d’autres moins. En marge de ces réalités préoccupantes naissent cependant des modes ou des phobies qui s’apparentent à des mystifications. L’une d’entre elles est la question du “réchauffement global” de la planète, tarte à la crème d’habiles charlatans qui rapportent gros, misant sur la crédulité et la peur du public. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Marcel Leroux, professeur émérite de climatologie, ancien directeur du LCRE (Laboratoire de climatologie, risques, environnement) du CNRS, membre de l’American Meteorological Society et de la Société météorologique de France.

NRH : Le propre du climat est de changer. Or, il existe un discours actuel qui prétend que les changements actuels vont dans le sens d’un réchauffement inéluctable de la planète. L’étude du passé permet-elle de confirmer cette interprétation?

Marcel Leroux : Non, car, à l’échelle paléoclimatique, les bouleversements ont été beaucoup plus importants que ceux que l’on nous annonce. Ainsi, en Afrique, lors du DMG (dernier maximum glaciaire), c’est-à-dire entre 18 000 et 15 000 par rapport à nos jours, les températures moyennes étaient inférieures de 5°C à celles que nous connaissons aujourd’hui et le désert s’étendait considérablement vers le sud, tandis que la forêt avait quasiment disparu.Au contraire, lors de l’OCH (optimum climatique holocène), entre 9000 et 6000 par rapport à nos jours, les températures étaient supérieures de 2°C à celles d’aujourd’hui et la forêt dépassait très largement son étendue actuelle. Quant au Sahara, il recevait des pluies relativement abondantes, d’origine à la fois méditerranéenne et tropicale. Parsemé de lacs et de marécages, il était parcouru par des éleveurs, comme l’attestent les nombreux dessins rupestres.

NRH : Après avoir perdu la longue mémoire paléoclimatique, ne perdons-nous pas également notre mémoire immédiate en matière climatique ?

ML : Aujourd’hui, la mémoire est très sélective, car on omet de rappeler l’automnale fraîcheur du surprenant mois d’août 2006, et on s’empresse d’oublier l’hiver 2005-2006 qui a battu des records de froid ou de chutes de neige, ou bien encore l’hiver 2000, lorsque la Sibérie a enregistré ses plus basses températures et que la Mongolie a fait appel à l’aide internationale. Sans parler de l’Afrique qui, au cours des années soixante, bénéficia d’une pluviométrie supérieure à la normale. Elle avait fait remonter la zone sahélienne vers le nord, avec recul du désert. Á la même époque, en Eurasie du Nord et au Canada, la forêt boréale et l’exploitation agricole gagnaient vers le nord. Puis, à partir de 1972, renversement de tendance, la pluviométrie a dramatiquement décru, et le Sahel a progressivement glissé une nouvelle fois vers le sud.

NRH : Les hommes doivent-ils avoir peur du réchauffement annoncé par certains ” experts” ?

ML : Historiquement, nous pouvons constater que les périodes chaudes ont toujours été des périodes fastes, comme par exemple au début de notre ère lors des années triomphantes de la République romaine et de l’Empire. Lors de l’épopée des Vikings vers le Groenland et l’Amérique du Nord, entre 1150 et 1300, un optimum climatique régnait sur l’Europe centrale et occidentale, déplaçant les cultures et en particulier celle de la vigne de 4 à 5 degrés de latitude vers le nord. Le ” doux douzième (gentle twelfth century) représente dans la tradition écossaise un “âge d’or” avec ses hivers doux et ses étés secs. Ensuite, après une chute de températures, s’est produit le retour d’une période “chaude” connue par les spécialistes sous le nom d’optimum climatique médiéval (OCM) qui a notamment favorisé les grands voyages de découvertes. Par opposition, les épisodes froids ont été considérés comme des “périodes sombres” (dark ages), comme celle qui, après 1410, a coupé les relations avec le Groenland ou celle du “petit âge de glace” entre 1600 et 1850, qui a atteint sa plus grande rigueur vers 1708-1709 dénommée par Réaumur “l’année du grand hiver”, période au cours de laquelle les glaciers alpins ont atteint une grande extension, comme en témoignent en 1789 les Cahiers de doléances des paysans chamoniards dont les prairies étaient envahies par la glace. Il est donc ridicule de la part des médias de prétendre que la chaleur est synonyme de calamité, en particulier à des gens qui, au cours de l’hiver, ne pensent qu’à l’été, rêvant pour leur retraite de résider dans le Midi ou en Espagne, voire au Maroc, c’est-à-dire au soleil ! De cette façon, ” l’invraisemblable douceur ” du mois de décembre 2006 et la facture de chauffage allégée ont pu être présentées par les médias comme des catastrophes !

NRH : Vous soutenez que si le désert du Sahara “avance”, ce n’est pas pour les raisons habituellement invoquées. Mais si un réchauffement climatique durable se produisait, ne serait-il pas à craindre en Afrique où l’on nous prédit des catastrophes terrifiantes dues à l’élévation des températures ?

ML : L’histoire nous montre que toutes les périodes “chaudes” ont été en Afrique des périodes pluvieuses, notamment le Moyen-Âge qui a permis la prospérité (entre 1200 et 1500) des grands empires sahélo-soudaniens. Quant à la diminution actuelle de la pluie au sud du Sahara, c’est tout le contraire d’un scénario de “réchauffement”, ce qui apporte un démenti flagrant à ce que prétend le GIEC (Groupement intergouvernemental pour l’étude du climat). Il faut en effet souligner que sous les tropiques les précipitations tombent majoritairement en saison chaude. Si un réchauffement devait réellement se produire, il se traduirait par une amélioration pluviométrique, or ce n’est pas le cas actuellement. Le glissement actuel vers le Sud de la zone sahélienne, donc du Sahara, est de l’ordre de 200 à 300 km et le phénomène, qui a débuté dans les années 1970, s’inscrit comme au DMG, entre 18000 et 15000 avant nos jours, lorsque le Sahara s’était déplacé de 1000 km vers le sud, non pas dans un contexte de réchauffement des pôles mais au contraire dans un schéma d’accentuation du refroidissement des pôles, ce qui contredit encore une fois le scénario infondé du GIEC, des écologistes et des médias.

NRH : Sur quoi repose alors ce que vous qualifiez de “myhe du réchauffement global” planétaire ?

ML : En 1988, les États-Unis vécurent dramatiquement une sécheresse accompagnée de vents de poussière, qui évoquaient les années 1930, celles du dust-bowl, illustré par John Steinbeck dans Les Raisins de la colère. En juin 1988, J. Hansen (de la Nasa) présenta devant le Congrès une courbe sur laquelle il ajouta, à des moyennes annuelles, une moyenne établie sur les cinq derniers mois, ce qui eut pour effet de faire grimper artificiellement la courbe thermique des États-Unis. Ce procédé malhonnête déclencha alors la ” panique climatique ” déjà préparée de longue date par les mouvements écologistes, ce qui conduisit en 1989 à la création du GIEC. Á partir de cette date, le nombre de prétendus climatologues, le plus souvent auto-proclamés ou désignés par les gouvernements, augmenta d’une façon vertigineuse. Le climat devint l’affaire des organisations écologistes, de journalistes dits scientifiques, des médias et des politiques. Dans le même temps, tout fut hyper-simplifié par des délégués désignés par les gouvernements et dénommés “experts” (donc des politiques ou des scientifiques politisés) qui établissent, comme à Paris en février 2007, le ” Résumé pour Décideurs” (Summary for Policymakers). C’est à l’occasion de ces réunions que sont orchestrés, avec force simplifications et marchandages, voire mensonges éhontés, les “coups” médiatiques destinés à impressionner l’opinion. De cette façon, en 1995, avait été introduite, hors débat scientifique, la formule, toujours non prouvée, de ” la responsabilité de l’homme dans le changement climatique”. On est alors très loin du climat lui-même ! Mais c’est de cette façon que les politiques et les médias surenchérissent dans la catastrophisme du réchauffement…avec la même assurance et la même vigueur que dans les années 1970 lorsqu’ils annonçaient le retour d’un ” nouvel âge de glace” !

NRH : Venons-en, si vous le voulez bien, à l’effet de serre. Doit-on croire les “experts” et les médias quand ils soutiennent que le CO2 est le facteur “unique” du changement climatique et de tous les phénomènes météorologiques ?

ML : Pour 95%, l’effet de serre est dû à la vapeur d’eau. Le dioxyde de carbone, ou CO2 , ne représente, quant à lui, que 3,62% de l’effet de serre, soit 26 fois moins que la vapeur d’eau. La vapeur d’eau étant à presque 100% d’origine naturelle, comme la majeure partie des autres gaz émissifs ( CO2 et CH4 ou méthane), l’effet de serre est donc essentiellement un phénomène naturel. Seule une faible proportion (effet de serre dit anthropique) peut être attribuée aux activités humaines et cela pour une valeur totale de 0,28% de l’effet de serre total, dont 0,12% pour le seul CO2 , c’est-à-dire une proportion insignifiante, voire tout à fait négligeable. Il est donc stupide de prétendre que les taux actuels n’ont jamais été aussi élevés depuis…650 000 ans selon la dernière affabulation. D’autant plus que les études paléo-climatiques n’ont révélé aucune relation entre le CO2 et la température ! En résumé, aucune relation causale, physiquement fondée, prouvée et quantifiée, n’a été établie entre l’évolution de la température (hausse, mais aussi baisse) et la variation de l’effet de serre par le CO2. A fortiori, aucune relation n’est démontrée entre les activités humaines et le climat : l’homme n’est en aucune façon responsable du changement climatique.

NRH : Pardonnez cette question brutale : la terre se réchauffe-t-elle, oui ou non ?

ML : La température moyenne dite “globale” a augmenté de 0,74° au cours de la période 1906-2005 (GIEC, 2007). Mais, surtout, les données d’observation montrent que des régions se réchauffent tandis que d’autres se refroidissent. Certaines régions se sont ainsi refroidies comme l’Arctique occidental et le Groenland, tandis que d’autres se sont réchauffées comme la mer de Norvège et ses pourtours, à l’échelle annuelle de ±1°C et en hiver de l’ordre de ±2°C, au cours de la période 1954-2003. L’espace Pacifique nord connaît une évolution comparable avec un refroidissement sur la Sibérie orientale, particulièrement en hiver, et un fort réchauffement sur l’Alaska et le détroit de Béring. Il est donc absolument inexact de prétendre que la planète se réchauffe. Le “changement climatique” n’est pas synonyme de “réchauffement global” car il n’existe pas de “climat global”. De plus, et comme je viens de vous le dire, l’évolution du climat ne dépend en aucune façon du CO2, et l’homme n’est en aucun cas responsable de ce dernier, sauf dans le cadre limité des villes.

NRH : Que répondre à ceux qui annoncent de fortes menaces sur l’Arctique et sur l’Antarctique ?

ML : On mélange tout : climat, pollution, écologie et écologisme, développement durable, scoops médiatiques, propagande et faits réels, souvent déformés d’ailleurs, politique et intérêts économiques (avoués et inavoués). Ainsi les incohérences, les affirmations gratuites, les impossibilités physiques et les mensonges éhontés sont multiples.

NRH : Pourtant, le ” Groenland fond ” et l’Antarctique se disloque.

ML : C’est vrai que la glace fond dans les basses couches, sur les pourtours du Groenland baignés par l’air chaud venu du sud. Mais, en 1816 et 1817, par exemple, on avait pu atteindre le Pôle en longeant les côtes groenlandaises. En revanche, le satellite prouve que la partie sommitale du Groenland se refroidit et s’élève de 6 cm par an en raison des chutes de neige abondantes. Quant à l’Antarctique, il est particulièrement stable et bénéficie même d’un gain de masse glaciaire dans sa partie orientale. La péninsule antarctique constitue une exception bien connue des climatologues. En raison de sa latitude et de la proximité des Andes qui canalisent vigoureusement vers le sud le flux cyclonique chaud et humide (M.Leroux, 2005), les dépressions australes connaissent ici une évolution remarquable. Elles sont de plus en plus creusées, tandis que leur trajectoire est de plus en plus méridionale, et la température de l’air est croissante (A. Pommier, 2006). Ainsi, comme dans le voisinage de la mer de Norvège (ou encore dans la région Alaska-détroit de Béring), le réchauffement de la péninsule antarctique, faussement attribué par le GIEC à l’effet de serre, est commandé par une intensification vers le Pôle de la circulation d’air chaud et humide de lointaine origine tropicale.

NRH : Comment expliquez-vous alors les changements que l’on observe en Europe ?

ML : Afin de répondre à votre question de façon à être compris par des non-spécialistes, disons que dans l’espace de l’Atlantique Nord, tandis que l’Artique occidental se refroidit et que les anticyclones qui quittent le Pôle sont plus puissants, les remontées d’air cyclonique associé aux dépressions transportent davantage d’air chaud et humide d’origine subtropicale, voire tropicale, vers la mer de Norvège et au-delà. En conséquence, la température s’élève et les précipitations (neigeuses en altitude, sur le Groenland et la Scandinavie) augmentent. Tandis que la pression baisse, la tempêtuosité s’accroît, avec des dépressions plus nombreuses atteignant des latitudes plus septentrionales (A. Pommier, 2005). Comme l’Europe occidentale est située sur la trajectoire des remontées cycloniques du sud, elle bénéficie aussi d’un réchauffement, voire localement d’un excès de pluie.

Il faut bien voir que sur l’Atlantique, l’agglutination anticyclonique (AA), couramment appelée anticyclone des Açores, est plus puissante et plus étendue vers le sud et c’est pourquoi le Sahel atlantique et notamment l’archipel du Cap-Vert, subit une sécheresse plus prononcée que sur le continent voisin. La Méditerranée qui prolonge cet espace atlantique est plus froide et donc plus sèche sur son bassin oriental (comme sur l’Europe centrale), tandis que la pression de surface est également croissante. C’est en particulier cette hausse de pression, et non le CO2, qui est responsable dans nos régions à la fois de longues séquences sans pluie (ou sans neige en montagne) lorsque la situation reste longtemps anticyclonique, ou des périodes de chaleur, voire de canicule comme en août 2003.

NRH : Mais pourtant, comme on le dit souvent, ” les glaciers disparaissent…”

ML : Pourquoi ne pas dire qu’ils ont été plus réduits encore dans les Alpes au Moyen Âge et que la longueur aujourd’hui observable de leur langue glaciaire dépend de leur alimentation en neige antérieure à la période actuelle ? C’est d’autant plus vrai à l’altitude des neiges du Kilimandjaro, autre exemple hyper médiatisé, proche de 6000 mètres, où ce n’est pas la température (ici inférieure à 0°C) qui a varié mais, comme ailleurs, les conditions de la pluviosité (M.Leroux, 1983,2001).

NRH : On dit également que les cyclones vont être de plus en plus nombreux et de plus en plus violents.

ML : Les spécialistes de météorologie tropicale ne sont pas de cet avis, mais ils ne sont pas écoutés… Ils affirment même qu’aucune tendance à la hausse n’est observée. Quant au colloque sur les cyclones tropicaux tenu au Costa Rica sous l’égide de l’OMM (Organisation météorologique mondiale) en décembre 2006, il a même conclu que ” aucun cyclone ne peut être directement attribué au changement climatique”. Chris Landsea, spécialiste incontesté des cyclones, a préféré démissionner du GIEC pour ” ne pas contribuer à un processus motivé par des objectifs préconçus et scientifiquement non fondés “. Mais les dégâts provoqués par les cyclones offrent de si ” belles images” aux revues et aux journaux télévisés… L’exemple de “Katrina” est exploité sans vergogne, alors que la rupture des digues de La Nouvelle-Orléans était une catastrophe annoncée depuis déjà fort longtemps…

NRH : Dans le registre catastrophique, certains médias prétendent même que le Gulf Stream va s’arrêter…

ML : Il faudrait pour cela que le vent, qui est le moteur des courants marins superficiels, cesse de souffler, c’est-à-dire que toute la circulation aérienne comme océanique soit bloquée, ce qui est naturellement invraisemblable ! On dit aussi que ” la mer monte”…mais aucune courbe ne le prouve, sauf pour quelques hypothétiques centimètres (12 cm en 140 ans), et aucune terre n’a encore disparu. Les prédictions, souvent de caractère “hollywoodien”, sont issues de modèles climatiques dont l’efficacité est fortement discutée. En premier lieu, et c’est le comble pour des modèles numériques, par les mathématiciens eux-mêmes qui jugent que “les modèles employés sont à ce point sommaires, grossiers, empiriques, fallacieux que les conclusions qui en sont tirées sont dépourvues de toute valeur prédictive” (B. Beauzamy 2006).

NRH : Quel est l’avenir de la climatologie dans l’actuel politiquement correct climatique ?

ML : Au lieu de tirer des plans très hypothétiques sur la comète 2100, la climatologie, dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d’années, devrait plutôt chercher à contribuer efficacement à déterminer les mesures idoines de prévention et d’adaptation au climat du futur proche. Car le changement climatique -c’est le propre du climat d’évoluer constamment- est bien réel, mais antinomique du scénario ” chaud ” qui nous est actuellement imposé, comme le prouve la hausse continue de la pression atmosphérique au-dessus de nombreuses régions dont la France. Ce changement du climat n’est pas celui qui est prédit par le GIEC. Mais les théoriciens et les modélisateurs se soucient peu de l’observation des phénomènes réels. Ce sont les raisons et les mécanismes de ce changement permanent qu’il convient à la climatologie de définir sérieusement. Dans le même temps, les autres disciplines, desservies par le mélange des genres et qui n’ont pas besoin de l’illusoire épouvantail climatique, pourront elles-mêmes se consacrer efficacement à la lutte contre la pollution ou s’investir dans le développement durable.

Entretien avec Marcel Leroux:

 

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Lectures complémentaires:

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

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