Archive for the société libertaire Category

Gilets Jaunes… 9ème round et terrorisme d’état

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 12 janvier 2019 by Résistance 71

“Il faut sinon se moquer, en tout cas se méfier des bâtisseurs d’avenir. Surtout quand pour bâtir l’avenir des hommes à naître, ils ont besoin de faire mourir les hommes vivants. L’homme n’est la matière première que de sa propre vie. Je refuse d’obéir.”

~ Jean Giono ~

 

 

“Aucun État centralisé, bureaucratique et par là même militaire, s’appela-t-il même république, ne pourra entrer sérieusement et sincèrement dans une confédération internationale. Par sa constitution, qui sera toujours une négation ouverte ou masquée de la liberté à l’intérieur, il serait nécessairement une déclaration de guerre permanente, une menace contre l’existence des pays voisins. Fondé essentiellement sur un acte ultérieur de violence, la conquête, ou ce que dans la vie privée on appelle le vol avec effraction, — acte béni par l’Église d’une religion quelconque, consacré par le temps et par là même transformé en droit historique, — et s’appuyant sur cette divine consécration de la violence triomphante comme sur un droit exclusif et suprême, chaque État centraliste se pose par là même comme une négation absolue du droit de tous les autres États, ne les reconnaissant jamais, dans les traités qu’il conclut avec eux, que dans un intérêt politique ou par impuissance.”

~ Michel Bakounine, 1895 ~

 

Gilets Jaunes… De Commercy à Montreuil pour une France des Assemblées Populaires !

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« Pourquoi suis-je anarchiste ? » (Zénon l’ailé)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 11 janvier 2019 by Résistance 71

Ô homme ! Prends garde !
Que dit le profond minuit ?
“Je donnais, je dormais,
Je me suis éveillé d’un rêve profond :
Le monde est profond.
Et plus profond que ne le pensait le jour.
Profonde est sa douleur, —
Et la joie, — plus profonde encore que la peine du cœur.
La douleur dit : Péris !
Cependant la joie veut l’éternité,
— elle veut une éternité profonde, profonde !”

~ Friedrich Nietzsche, “La ronde de Zarathoustra” ~

 

Pourquoi suis-je anarchiste ?

Parfois, les questions les plus simples révèlent davantage que le peu de certitudes auxquelles nous tenions. Celle-ci m’apporte trop de réponses différentes pour les laisser se perdre au vent.

Il y a d’abord, bien sûr, l’idéal de l’Homme enfin libéré de toute servitude. Là où certains n’y verraient qu’une inatteignable utopie, je trouve au contraire primordial de garder pour cap l’émancipation de chacun vis-à-vis de tous les pouvoirs. Sans la visibilité du ciel ni des étoiles, pas plus la boussole que le sextant ne sont utiles au marin à se repérer.

Il y a aussi la lutte spirituelle, exigeant la pleine et entière souveraineté de chaque être, sa plus pure liberté de conscience, afin que sa révélation de l’universel prenne source dans l’Amour et non dans l’ego.

Il y a le deuil nécessaire d’institutions à l’agonie. À celles et ceux qui croiraient que l’État serait le dernier rempart contre l’ogre insatiable de la finance, qu’il suffise d’observer la porosité du haut-fonctionnariat et du politique, les renvois d’ascenseurs public/privé, ou bien le comportement des flics en manifs, et nous constaterons que nous n’avons rien à envier aux « républiques bananières » dont les dirigeants ont pour beaucoup fait leurs classes ici.

Il y a encore la dimension stratégique. Au-dessus des États-Nations et de leurs marionnettes exhibées aux peuples, trône un cartel bancaire international jouant des idéologies et des écoles de pensée comme d’autant d’instruments de discorde et d’antagonismes factices. Les magnats de la finance ne s’embarrassent pas de questions dogmatiques pour affamer les individus ni pour piller la planète. À la liberté de prédation totale qu’ils exercent, celle positive d’union, de complémentarité des talents est la seule attitude en retour susceptible de les défaire.

Il y a, enfin, l’intuition presque enfantine que l’anarchie est l’autre nom de ce que certains nomment le Tao, d’autres Dieu, d’autres encore la voie naturelle, et que sous ces diverses appellations se cache un plan de réalité où nous ne sommes pas unis, mais où nous sommes un, par le cœur et par l’esprit. Il nous appartient de cultiver hors de toute contrainte cette lumière intérieure pour vivre en paix et en harmonie.

Zénon (8 janvier 2019)

 


zenon_pourquoi suis je anarchiste ? (PDF)

Résistance politique et illusion démocratique: L’État comme construction de l’oppression organisée

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 10 janvier 2019 by Résistance 71

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !… Union dans notre complémentarité, halte à l’antagonisme fabriqué et à la division qui a mené au pouvoir coercitif ; halte à l’illusion démocratique.
A bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat, pour que vive la Société des Sociétés…

~ Résistance 71 ~

 


Gilets Jaune, sortons de l‘illusion démocratique

 

L’État est une construction théorique

 

Le Monde Libertaire

 

0ctobre 2018

 

url de l’article:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=LEtat_est_une_construction_theorique

Concrètement, l’État n’a aucune légitimité, ce n’est qu’une construction théorique pour les besoins politiques des différents régimes politiques qui ont détenu le pouvoir. En France, l’État est le résultat d’un assemblage de comtés qui, à l’origine, n’avaient aucun lien entre eux. Pour fabriquer la « France », il a fallu unifier le pays et lui donner des frontières. Cela s’est réalisé dans la douleur et à coup de guerres ou de trahisons de la part des potentats locaux. Une fois le but atteint, et pour préserver cette unité artificielle, les politicards aidés par les cléricafards, ont imposé leur autorité. Pour fonctionner, ils ont créé une administration, des services, des organismes divers et variés (police, justice, armée et Église…) qu’ils ont nommé État.

Cette escroquerie s’appelle la délégation perpétuelle

L’existence de ce pouvoir « politique » et de celui de l’Église joueront au fil des siècles un rôle important au nom de l’ordre social, militaire et religieux. Il s’agissait de créer de toute pièce un pays, un État et de lui donner des frontières, par l’unification des comtés (souvent forcée) et l’établissement d’une langue commune au détriment des langues comme le breton, le basque, le catalan, le corse, l’alsacien… L’État deviendra alors le siège de la puissance souveraine, ainsi, il usurpera la souveraineté du peuple. Les tenants du pouvoir, lui donneront un os à ronger en lui faisant croire que la démocratie c’est le vote, qui lui permet de choisir, de décider et d’être représenté ! Dans la réalité ce n’est qu’une vaste supercherie qui également au fil des siècles s’est ancrée dans les têtes. Cette escroquerie s’appelle la délégation ! D’autant qu’il n’est dit nulle part que par son vote le peuple délègue…

Au XVIIIe siècle, la constitution d’un État/Nation, d’un pays enchaîne le peuple et le prive de sa souveraineté et fait que c’est l’État qui détient la souveraineté. L’État et la Nation apparaissent dès lors comme deux réalités étroitement liées, au point qu’à partir du XIXe siècle la notion État/Nation s’impose pour justifier l’unité d’un pays et sa puissance… L’État se caractérise alors, par la superposition d’une entité politique souveraine, d’une administration qui lui sera toujours dévouée, quelle que soit sa couleur politique avec un ensemble culturel unifié du point de vue linguistique et religieux.

L’État un outil créé de toute pièce

Autrement dit, l’État n’est surtout pas le gouvernement, ni même la présidence de la République, pas plus qu’une nation. C’est un outil créé de toute pièce pour asseoir le pouvoir des représentants des partis politiques afin d’usurper aux peuples toutes possibilités de gérer eux-mêmes leur destin (économique, social et professionnel) et de s’approprier illégalement le droit de pondre des lois pour maintenir les peuples sous leur domination et de les punir s’ils enfreignent « leurs » lois ou s’ils remettent en cause « leur » pouvoir. Avec le développement du capitalisme industriel, commercial et financier, les représentants des partis politiques qui se succèdent au pouvoir ne sont là que pour gérer et protéger les affaires des capitalistes.

Un autre outil a été mis en place pour justifier ce hold-up, c’est le système électoral et, ce, au nom de la démocratie. Or, le système électoral qu’il soit censitaire, représentatif, majoritaire, uninominal à un tour ou deux tours, proportionnel, de liste à un ou deux tours… est une vaste escroquerie intellectuelle destinée à donner l’illusion que l’électeur décide et choisit… Or, une fois que cet acte inconscient est effectué, l’électeur se trouve pieds et poings liés. Il n’a plus aucune possibilité de réagir ni d’agir puisqu’il a donné quitus, souvent à un inconnu pour, qu’il croit, défendre ses intérêts. Rapidement, il se rend compte que ce ne sont pas ses intérêts que son représentant défend, mais bien les siens, ceux de son parti et du grand capital dont cet individu est le serviteur.

L’État est intimement lié et a évolué en fonction des besoins du système capitaliste et de son développement. Il va permettre et renforcer les rapports d’exploitation par le vote de lois scélérates et répressives, afin de maintenir les travailleurs sous la férule du patronat et sous la domination du pouvoir politique. L’État est donc avant tout un appareil de violence et d’oppression au service de la classe dominante et non comme les politicards voudraient nous faire avaler, au service du peuple.

Les faquins ont associé État/Nation, en sous-entendant que la Nation c’est le peuple. Il s’agit pour les politicards de taire l’existence des classes sociales. Il faut à tout prix masquer les conflits d’intérêts qui opposent les classes sociales, selon leur position dans le processus de production et nier la nécessaire lutte des classes. Ces luttes des classes sont un danger pour les dominants, elles peuvent à tout moment mettre en danger le système. Il faut donc que les tenants du pouvoir donnent l’illusion que nous sommes tous égaux en droits, alors que les inégalités existent de fait entre les prolétaires, les capitalistes et les bourgeois. Elles sont inhérentes au système qui les génère et les creuse.

Comme l’écrit si justement Victor Considerant, en 1851, dans Le Gouvernement direct du peuple :

« Ce que veulent les homme de la délégation, c’est-à-dire ces hommes qui, vaincus par la puissance de l’idée politique moderne, reconnaissant l’impossibilité de ressusciter le droit divin, de nier le dogme de la souveraineté du Peuple, s’y attachent et l’embrassent, mais à la manière des serpents, pour l’étouffer ; ce que veulent ces vaincus, c’est bien la Souveraineté du Peuple effectivement, seulement c’est la Souveraineté du Peuple mort sur le Peuple vivant. Écoutons-les : La nation, (vous remarquerez qu’ils disent la Souveraineté nationale et non la Souveraineté du peuple) ; d’abord ils n’aiment pas le mot Peuple ; et puis, le Peuple, c’est quelque chose de trop actuel, de trop vivant pour que le mot se prête avec quelque chance de succès à la jonglerie de leur argumentation), la nation, disent-ils donc, fait acte de souveraineté en se donnant un roi, en déléguant son pouvoir sur elle-même à un homme, à une famille, ou à des corps constitués. Cette famille ou ces corps deviennent les pouvoirs légaux. Si nous avons ainsi un roi, c’est un roi par délégation, un roi du vœu et consentement de la nation. Le principe de la souveraineté nationale est sauf et nous nous tenons notre monarchie. C’est toujours la même mystification que confond toujours la même réponse : « Ou la Souveraineté du Peuple subsiste, et votre prétendu roi n’est qu’un chef amovible du pouvoir national, un chef à chaque instant révocable par la volonté nationale ; ou bien la Souveraineté du Peuple ne subsiste plus , et alors n’en parlez pas.…

S’il était nécessaire d’éclairer la lumière pour qu’elle fût visible, j’ajouterais, à l’adresse de ces gens-là, ceci : je leur dirais : « Vous avez compris et revendiqué pour vous-mêmes la liberté civile. Il en est résulté que vous avez déclaré et dû, de toute nécessité, déclarer nul le contrat par lequel un homme se ferait, librement, volontairement, l’esclave d’un autre homme. Vous ne reconnaissez point l’aliénation, pour un motif quelconque, de la liberté, de la personnalité d’un homme. Cette imprescriptibilité de la personnalité, de l’autonomie humaine, elle est à la base de votre droit civil. Et vous voudriez faire, de l’aliénation de la liberté et de la personnalité d’un Peuple, de l’hétéronomie d’une nation, la base de son droit politique ? Bonnes gens, réveillez-vous, vous rêvez creux. » Non, les vivants ne sauraient aliéner leur liberté, fût-elle faite en bonne forme, elle est nulle de plein droit. »

Cette analyse de Victor Considerant a aujourd’hui 167 ans. Elle garde toute sa fraîcheur, sa pertinence. Il serait bien que les citoyens et les citoyennes les plus conscients(es) se l’approprient et que collectivement, ils mettent tout en œuvre pour mettre à bas ce système castrateur. En jetant les bases d’une société égalitaire et autogestionnaire, en remplaçant l’État et le gouvernement par le fédéralisme autogestionnaire et le système électoral par le mandatement (le mandat impératif). Sous le contrôle des diverses composantes de la société qui, en libre association, prendront possession de la gestion économique et sociale des entreprises et des communes et ce, sans intermédiaire, sans dirigeant, sans institution décisionnaire. Pour que personne ne décide à notre place.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Club des Gilets Jaunes de Montreuil (93): Discussion sur la France des sections et des communes, clubs dans le révolution française…

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 5 janvier 2019 by Résistance 71

En amuse-gueule pour celles et ceux qui pourront participer à cette assemblée et aussi pour tous ceux qui désirent en savoir plus sur le sujet, nous avons compilé et republié certains textes ayant trait à cette période de la révolution française (1791-1794), qui fut sans doute la seule période où le peuple organisé influa sur les destinées internes du pays avant d’être écrasé dans le sang par les jacobins et leur révolution bourgeoise capitaliste. La France des sections, auto-organisée depuis les communes a fait trembler le pouvoir bourgeois installé aux commandes depuis 1789. Cette France représentant le souffle révolutionnaire réel, qui fut étouffée par le pouvoir coercitif de l’argent personnifié dans l’état-nation bourgeois pour nous donner ce que nous vivons au quotidien, ne demande qu’à ressurgir aujourd’hui… Aidons-là!

A (re)lire et diffuser sans modération:

JP-Marat_Les_chaines_de_lesclavage_Ed_Fr_1792 (ce texte fut initialement publié par Marat en 1774 soit 15 ans avant la révolution, le texte présenté ici en PDF est la version de la réédition de 1792)

Les_amis_du_peuple_révolution_française

JP_Marat_625numéros_de_L’ami_du_peuple

~ Résistance 71 ~

 


La France des Sections

 

1ère séance du club des GJ de Montreuil (93), Sophie Wahnich sur la révolution française et la France des sections, des clubs et des communes

 

Paris-Luttes Info

 

3 janvier 2019

 

Source: 

https://paris-luttes.info/1ere-seance-du-club-gj-montreuil-11403?lang=fr

 

Pour entamer son cycle de rencontres, le Club des Gilets jaunes de Montreuil accueillera l’historienne de la Révolution française Sophie Wahnich qui reviendra sur l’histoire des sociétés populaires au cours de la Révolution française (sections, communes, clubs, etc).

« Société populaire, réinvention, acte I »

– RDV le vendredi 11 Janvier 2019 à la Parole errante 9, rue François Debergue M°Croix de chavaux

Pour entamer son cycle de rencontres, le Club des Gilets jaunes de Montreuil accueillera l’historienne de la Révolution française Sophie Wahnich qui reviendra sur l’histoire des sociétés populaires au cours de la Révolution française (sections, communes, clubs, etc).

Il s’agira par là d’arracher cette histoire insurrectionnelle à la contre-révolution libérale et nationaliste qui l’a tronquée, démoralisée et capturée en la mettant au service du grand récit de l’ordre. L’occasion de réveiller les imaginaires, de travailler les écarts avec la situation présente, et peut-être de concevoir des formes de traduction entre hier et aujourd’hui.

L’exposé de Sophie Wahnich devrait graviter autour des questions suivantes : quelles étaient les dynamiques et les tensions qui travaillaient ces sociétés populaires ? Comment le pouvoir en leur sein a-t-il été confisqué par quelques-uns ? De quelle manière les femmes ont-elles fait irruption sur la scène publique ? Que recouvrirent les termes d’« étranger » et de « français », au gré des évènements et des positionnements ? Quel rôle a joué la déclaration des droits dans l’action populaire ? Comment l’usage nécessaire de la violence a-t-elle été tout à la fois encouragée et limitée ?


En deçà du contenu des discussions, l’enjeu de ce club est de parvenir à tenir dans la durée une double exigence :

1° Affirmer et vérifier la capacité de n’importe qui à prendre part à la formulation des problèmes et à l’expérimentation des solutions.

2° Tenir ensemble, à distance de toute exercice scolaire, l’intelligence du moment politique présent, et les logiques d’organisation et d’action collectives.

Ce qui appelle tout un chacun.e à la plus grande attention pour que cette double exigence soit respectée et maintenue vivante.

En préparation de la venue de Sophie Wahnich, une séance d’arpentage se déroulera vendredi 4 Janvier, à 19h30 à la librairie Michèle Firk (9, rue François Debergue) à Montreuil.

Elle consistera à lire et échanger par petits groupes sur des extraits du livre « L’intelligence politique de la révolution française » de Sophie Wahnich (Éditions Textuel), puis à partager ce que les uns et les autres ont compris lors d’un échange en plénière.

Manière de mettre au travail en amont la pensée de Sophie Wahnich tout autant que de mettre chacun en situation de réfléchir, de s’exprimer et de construire un espace commun.

D’autres rendez-vous du club devraient être prochainement annoncés…

Gilets Jaunes: Appel pour un 8ème round massif sur Paris…

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Gilets Jaunes: Pour un acte VIII massif sur Paris

 

Paris-Luttes Infos

 

3 janvier 2019

 

La nouvelle manifestation parisienne des GJ revêt une importance toute particulière dans l’avenir du mouvement

 

url de l’article:
https://paris-luttes.info/pour-un-acte-8-massif-sur-paris-11406?lang=fr

 

C’est désormais une certitude : le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas été stoppé par les vacances, noël et le jour de l’an. N’en déplaise au pouvoir, les GJ n’ont pas voulu être les dindons de la grande farce du gouvernement. Et ils redescendrons dans la rue dès samedi.

L’un des enjeux de cet Acte VIII sera de réussir la mobilisation parisienne. Nous savons que Paris n’est pas la France. Que le mouvement est né dans les territoires ruraux et que c’est encore là qu’il y trouve sa vitalité (en témoigne la force du mouvement des GJ de Commercy).

Mais nous savons aussi que les rdv du samedi dans les grandes villes de France constituent des temps forts et structurants. Notamment dans une logique de rapport de force avec un gouvernement de plus en plus prompt à répondre par le mépris et la matraque.

À cet égard, ce qui se passe à Paris joue un rôle important dans ce rapport de force. C’est dans la capitale que se concentrent les lieux de pouvoirs et la plupart des attentions politiques et médiatiques.

Ce n’est pas un hasard si le moment où le pouvoir a semblé le plus fragilisé, où certains ont évoqué une démission du ministre de l’intérieur et/ou du premier ministre, voir même une dissolution de l’assemblée, ce moment correspond aux jours suivants les actes II, III et IV, ceux qui furent les plus importants en terme de nombre de GJ présents dans Paris mais aussi d’intensité.

Le pouvoir a, depuis, tout fait pour invisibiliser les rassemblements parisiens : des milliers de GAV avant même de pouvoir arriver en manif, des interdictions de porter des gilets jaunes ou encore l’usage excessif et systématique de lacrymo et de charges de CRS. Très vite, les GJ parisiens ont tenté de répliquer avec une stratégie de dispersion dans tout Paris, et de rassemblement par petits groupes. Si cela a permis quelques jolis coups et a surpris les forces de l’ordre, nous devons également constater que cela a en partie invisibilisé leur présence.

Les GJ parisiens semblent l’avoir compris. Pour samedi, un rdv unique devrait être donné au dernier moment. Nous pensons que c’est la meilleure des solutions. Quelques pistes supplémentaires pour réussir ce nouveau test :

  • Rester dans une même zone mais de façon très mobile.
  • Ne pas donner un lieu de rdv qui pourrait faire l’objet d’une nasse trop facile.
  • Donner une heure assez précise de rassemblement pour être les plus nombreux possible dès le début.
  • Assumer de porter le Gilet Jaune dès qu’on est arrivé sur le lieu du rassemblement.
  • Filmer toute demande des forces de l’ordre de retirer ses gilets. Et les diffuser massivement

Enfin, et surtout, nous appelons tous les GJ mobilisés depuis le début à considérer cet acte 8 comme essentiel et tout faire pour y participer sur Paris. A en parler à ses amis, à sa famille. Essayer de convaincre certains hésitants à franchir le pas et à nous rejoindre. En gros, à massifier encore plus le mouvement.

Il nous appartient de questionner les personnes présentes sur Paris lors des actes II, III et IV et n’ayant pas rejoint la capitale sur les actes suivant. Comprendre les raisons (forcément légitimes) de cette absence nous permettra peut être de renouer avec des actes parisiens puissants et imposants.

Nous savons à quel point il est contraignant de « sacrifier » tout son samedi, notamment pour ceux présent depuis un mois et demi. Nous savons à quel point il est difficile (et couteux) de se rendre à Paris pour ceux vivant en banlieue (et encore plus en régions).

Mais cet Acte VIII va être structurant pour la suite du mouvement. La vie est souvent affaire de symbole. Et nous ne pouvons nous permettre que le premier rdv de 2019 puisse être en demi teinte et donner au pouvoir l’occasion d’en faire un symbole de la fin du mouvement. Au contraire, nous devons utiliser ce premier rdv de l’année comme le symbole d’une lutte qui n’est qu’à son début et de Gilets Jaunes plus que jamais mobilisés et déterminés.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes: Le meilleur entretien d’Etienne Chouard depuis bien longtemps !… (Sputnik)

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Resistance 71

 

4 décembre 2019

 

Cet entretien d’Etienne Chouard de 56 minutes sur la chaîne d’information russe Sputnik (ex-RIA Novosti) est un des tous meilleurs qu’il ait donné depuis longtemps. Pourquoi ? Parce que pour la première fois (à notre connaissance, on n’a pas tout vu de lui…), au fil de la discussion, on arrive enfin à percevoir que ce qu’il propose peut parfaitement être réalisé en DEHORS de l’État, en dehors du système. Est-ce volontaire de sa part ? Possible, mais la discussion s’enchaîne sur la théorie et la méthodologie de la prise de décision populaire sans qu’on soit systématiquement en train de connecter ce qu’il dit à une transformation systémique des institutions étatiques. Il devient apparent que cela peut parfaitement se faire au niveau des communes (s’émancipant) pour s’étendre à plus grande échelle.
Très bon entretien dans lequel il perd aussi de son flegme habituel pour devenir au fil de la discussion plus mordant et « agressif » dans le bon sens du terme. Il devient aussi un combattant.

Étienne… Lâche-prise de l’État, fait glisser ton raisonnement et ta méthodologie valide, non pas pour consolider un énième réformisme étatique, mais pour mettre en place depuis la base, les fondements de la Société des Sociétés du grand Tout politico-social 100% organique.

Entretien à voir et à diffuser sans modération !

 

 

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

 

Déclaration des Unités de Défenses Féminines du Rojava (décembre 2018)

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Manifeste du Confédéralisme Démocratique

 

Nous défendons le nord syrien et le Rojava parce que nous croyons en un monde sans fascisme et sans patriarcat

 

Déclaration des Unités de Défenses Féminines (YPJ) du Rojava

 

Décembre 2018

 

url de l’article original:

https://www.ypjrojava.org/We-defend-Northern-Syria-and-Rojava-because-we-defend-a-world-without-fascism-and-patriarchy

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Erdogan et les fascistes de l’AKP-MHP ont montré avec les récents bombardements des gens déjà déplacés du camp de Maxmur et des Yazidis au Sengal, leur volonté d’envahir le Rojava / Syrie du Nord et d’introduire le fascisme dans le Kurdistan et au-delà. Depuis longtemps l’état turc a maintenu de fortes connexions avec Daesh / État islamique. Pour nous, il a toujours été clair qu’ils ne sont que les visages différents d’un même ennemi.

Cette unité fasciste de l’état turc, ses mercenaires et Daesh, sont confrontés par les camarades et la société ici en Syrie du Nord et dans tout le Kurdistan. Après l’invasion brutale et sans relâche d’Afrin, l’état turc membre de l’OTAN, menace une fois de plus d’attaquer la zone nord-syrienne, où la révolution sociale fait de grands pas avec ses femmes en première ligne.

Au moment où nos camarades combattent Daesh à Deir ez Zor, avançant et libérant Hajin, d’autres continuant à attaquer les envahisseurs d’Afrin, nous répondons par un cri de liberté à la menace contre la révolution. Ceci est devenu notre révolution, parce qu’en tant qu’internationalistes, nous avons appris, vu et vécu, que le peuple habitant le nord de la Syrie crée la base pour une société communale libre fondée sur la démocratie organique, l’écologie et l’égalité de genre.

L’opposition au fascisme, au féodalisme, au patriarcat et à toutes les formes d’oppression nous unifie nous les femmes de différents endroits, de différentes cultures et traditions. Nous sommes venues ici pour être confrontées à ce que cela veut dire de construire un processus révolutionnaire d’y prendre part, et de développer tout ce dont il a besoin en le défendant si besoin est.

Ce n’est pas seulement une défense physique mais aussi une défense idéologique. C’est aussi une révolution de femmes ! Le front contre l’oppression est partout.

Les relations politiques et économiques que toute organisation ou tout état maintient avec la Turquie sont de la même manière responsables de cette situation et de la guerre à venir. Un seul exemple réside dans l’état allemand qui vend des chars à la Turquie et qui maintient une “bonne diplomatie” avec les fascistes. Tout ceci contribue à ce que la Turquie continue sa tradition de coloniser et de massacrer les gens.

En tant qu’internationalistes, nous prenons les armes contre l’état turc également à cause de la collaboration d’autres états dans cette guerre. C’est pour cette raison que nous nous opposons au fascisme de manière plus forte pour défendre la révolution du Rojava. Nous partageons la même lutte avec les peuples kurdes, arabes, assyriens, turkmènes et une grande variété d’autres contre le système étatique, le patriarcat et le capitalisme. Les graines d’une vie libre sont déjà en train d’être semées dans le monde entier. Nous développerons une résistance partout. Nous avons besoin que tout le monde, camarades, se sente responsable, non pas à juste attendre la guerre mais à l’empêcher maintenant ! Le temps est venu de se dresser contre le fascisme ! Nos endroits sont nombreux tout autant que nos méthodes dans cette bataille. Garder le silence veut dire être complice, montrons du doigt nos ennemis et ciblons-les, rendons la situation visible de toutes et tous, organisons-nous, commencez à partager et à disséminer les belles idées qui sont la base fondamentale de cette révolution.

En tant que combattantes internationalistes nous pensons que nous devenons des femmes libres lorsque nous faisons face aux attaques de l’ennemi épaule contre épaule ; nous rappelant tous les camarades qui ont combattu pour la liberté jusqu’à la fin, parmi eux des milliers de femmes, notre réponse à ces menaces est celle-ci: Résistance illimitée !

Leur courage et amour pour la vie est un exemple pour nous toutes alors que nous leur emboitons le pas.

Nous vaincrons !

Longue vie à la lutte des peuples pour la liberté !

Longue vie à la résistance du Rojava et du nord-syrien !

Statement of YPJ international

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Textes complémentaires:

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération: