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Résistance politique: quoi de neuf sur le front… national ?

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 novembre 2017 by Résistance 71

La seule grève valide et efficace dont la simple perspective fait trembler l’oligarchie dans ses loques: La grève générale illimitée et expropriatrice… Tout le reste n’est que pisser dans un violon. Le but de cette grève doit être le changement radical de société pour parvenir enfin à la société des sociétés, finalité émancipatrice de l’humanité.

~ Résistance 71 ~

A lire et diffuser sans modération:

Manifeste de la societe des societes

L’anarchie pour la jeunesse

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Exemple_de_charte_confederale_Bakounine

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme (PDF)

 

Le capital décide, l’État exécute

 

Groupe Anarchiste Salvador Ségui

 

14 novembre 2017

 

Source: https://salvador-segui.org/2017/11/14/16-novembre-loi-travail/ 

 

 

Si d’aucuns n’y ont pas cru pendant les élections, il est aujourd’hui plus difficile de nier que la politique de ce gouvernement est une politique de classe. De la bourgeoisie, par la bourgeoisie, pour la bourgeoisie. Depuis cet été, les mesures proposées et votées s’attaquent aux plus fragiles (hausse de la CSG et baisse des APL, facilitation des licenciements, précarisation des relations de travail) et sont favorables aux plus riches (baisse de l’ISF). De plus, la systématisation du gouvernement par ordonnance, parfaitement légale, émaille quelque peu le vernis démocratique de la République.

Non content de creuser les inégalités et d’étaler son mépris – sous le principe très paternaliste que ceux qui ont le pouvoir l’auraient acquis de par leurs qualités naturellement supérieures, ce qui leur donnerait à la fois le droit de le garder au détriment des autres, mais également le devoir de l’exercer (au détriment des autres) –, Macron se moque ouvertement de ses administrés, « qui ne sont rien », sinon « des fainéants et des cyniques », ceux qui « foutent le bordel ».

Mais ce qui est encore plus caractéristique de cette dynamique de fond, c’est l’attaque simultanée et intraitable de toutes les solidarités, sur la lancée des politiques des gouvernements précédents.

C’est l’individualisation et la mise en concurrence des carrières professionnelles et des droits des travailleurs à travers la casse du Code du travail, laissant le salarié seul dans un un rapport très inégal face à son employeur. C’est l’affaiblissement des derniers garde-fous contre la délinquance patronale (conseils de prud’hommes, DS, DP, CHSCT, etc.). C’est l’attaque financière et morale des services publics (éducation, santé, transports). C’est une vision élitiste de l’éducation, au service des intérêts capitalistes. C’est la baisse des prestations sociales et la culpabilisation de ceux qui en bénéficient, quand ce n’est pas leur suppression pure et simple. C’est la mise en péril des associations, par la baisse des financements publics et la fin des contrats aidés, alors même que l’action sociale de proximité se décharge de l’État vers les associations. C’est la remise en question du droit syndical, en réduisant les possibilités de contestation et en ne laissant la place qu’à des structures d’accompagnement. C’est l’exacerbation d’un patriotisme nationaliste et militariste.

C’est, enfin, la criminalisation des mouvements sociaux de protestation, que ce soient les grèves, les manifestations ou les dénonciations de violences policières, où des militants sont jugés et condamnés très lourdement sous des prétextes mis en scène. Par ailleurs, la récente loi « sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme » vient appuyer la répression policière, dont les exactions jouissent au contraire d’une relative impunité.

La seule réponse que nous pouvons opposer est de renforcer nos liens, à la base, et sans attendre une aide providentielle de l’État ou du sort.

Si la confédération syndicale semble aujourd’hui l’organisation de classe la plus indiquée pour parvenir à un rapport de force susceptible de défendre les acquis sociaux et en obtenir de nouveaux, par la construction d’une grève généralisée et reconductible, encore faut-il que les syndicats se ressaisissent des principes de la charte d’Amiens : d’une part l’indépendance vis-à-vis des organisations politiques, d’autre part le double objectif d’amélioration immédiate des conditions de travail et d’ouverture à des perspectives révolutionnaires d’expropriation capitaliste et d’autogestion, sans quoi nous nous condamnerions à subir sans fin les attaques d’une classe dirigeante.

Par ailleurs, les axes et les collectifs de luttes sont multiples. La faiblesse dont ils font preuve à cause de leur éclatement, ainsi que la force dont ils font preuve malgré cet éclatement, doit nous pousser aujourd’hui à reconsidérer et confronter nos pratiques militantes pour œuvrer ensemble à la construction d’un mouvement social conséquent et cohérent, pour l’émancipation de toutes et tous.

Groupe anarchiste Salvador-Seguí

Paris, le 14 novembre 2017

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Résistance politique: Le discours du barbier (Charlie Chaplin 1940)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 novembre 2017 by Résistance 71

En ces temps de plus en plus troubles, que ces paroles universelles d’un des génies artistiques de l’humanité, portent aux confins les plus reculés de notre planète. Il est grand temps pour nous, les peuples, comme l’avait déjà si bien senti et exprimé Chaplin dans cette scène finale de son chef-d’œuvre « Le Dictateur » (1940), de reprendre la barre du bateau ivre et de nous ramener à la bonne destination, terminus bonheur.

Chaque paragraphe doit être lu lentement et analysé. Chaplin glisse dans ce discours sa vision du monde, une vision de pouvoir retourné au peuple et s’exerçant de manière non coercitive. Il avait tout compris. Nous le rejoignons dans le grand tout universel.

~ Résistance 71 ~

 

 

Le discours du barbier

 

Charlie Chaplin

 

Transcription du discours final du film “Le dictateur” (1940)

voir la vidéo du discours sous la traduction

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Source:

https://www.charliechaplin.com/en/articles/29-The-Final-Speech-from-The-Great-Dictator- 

 

Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur. Ce ne sont en rien mes affaires. Je ne veux ni régner sur ni conquérir quiconque. J’aimerais si possible aider tout le monde, juif, gentil, homme noir, homme blanc. Nous voulons tous nous aider les uns les autres. L’humain est fait de la sorte. Nous voulons vivre avec le bonheur de l’un l’autre et non pas de la misère de chacun. Nous ne voulons pas nous haïr et nous mépriser les uns les autres. Dans ce monde, il y a de la place pour tous. Et la bonne terre est riche et peut fournir abondamment pour tous. Le mode de vie peut être libre et merveilleux, mais nous avons perdu le chemin.

La veulerie a empoisonné les âmes des humains, a barricadé le monde dans la haine, nous a fait marcher au pas de l’oie dans la misère et l’effusion de sang. Nous avons développé la vitesse, mais nous nous sommes bridés. La machinerie qui nous donne l’abondance nous a laissé en plan. Notre connaissance nous a rendu cyniques. Notre intelligence durs et méchants. Nous pensons trop et n’éprouvons pas assez. Plus que de la machinerie, nous avons besoin d’humanité. Plus que d’intelligence, nous avons besoin de gentillesse et de douceur. Sans ces qualités, la vie sera violente et tout sera perdu…

L’avion et la radio nous ont rapproché. La nature profonde de ces inventions demande la bonté de l’Homme, implore notre fraternité universelle, pour l’unité de tous. Ma voix en ce moment parvient à des millions de personnes à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes et de petits enfants désespérés, victimes d’un système qui fait que l’Homme torture et emprisonne des innocents.

A tous ceux qui peuvent m’entendre, je dis: Ne désespérez pas. La misère qui nous enveloppe n’est que le passage de la veulerie, l’amertume des Hommes qui ont peur du progrès humain. La haine des Hommes passera, les dictateurs meurent et le pouvoir qu’ils ont dérobé aux peuples retournera aux peuples. Et tant que les Hommes meurent, la liberté ne périra jamais…

Soldats ! Ne vous livrez pas aux brutes, à ces gens qui vous méprisent, qui vous réduisent en esclavage, qui régimentent vos vies, vous disent ce qu’il faut faire, ce que penser et ce que ressentir ! Qui vous dressent, vous restreignent, vous traitent comme du bétail, vous utilisent comme de la chair à canon. Ne vous livrez pas à ces hommes anti-naturels, hommes machine dotés d’esprits de machine et aux cœurs de machine ! Vous n’êtes pas des machines ! Vous n’êtes pas du bétail ! Vous êtes des humains ! Vous avez l’amour de l’humanité dans vos cœurs ! Vous ne haïssez pas ! Seuls ceux qui ne sont pas aimés haïssent, les sans amour et les soldats anti-nature ! Ne vous battez pas pour l’esclavage ! Battez-vous pour la liberté !

Au psaume 17 de l’évangile de St Luc il est dit: “Le royaume de dieu est en l’Homme”, pas en un seul homme, pas en un groupe d’humains, mais dans tous les Hommes ! En vous-mêmes ! Vous les gens du peuple avez le pouvoir, le pouvoir de créer des machines. Le pouvoir de créer le bonheur ! Vous, le peuple, avez le pouvoir de rendre cette vie libre et merveilleuse, de faire de cette vie une superbe aventure. Alors, au nom de la démocratie, utilisons ce pouvoir, Unissons-nous. Combattons pour un monde nouveau, un monde décent qui donnera aux hommes une chance de travailler, qui donnera à la jeunesse un futur et aux anciens une sécurité. Par la promesse de ces choses, des brutes sont arrivées au pouvoir. Mais ils mentent ! Ils ne tiennent aucunement cette promesse. Ils ne la tiendront jamais.

Les dictateurs se libèrent mais réduisent en esclavage le peuple ! Maintenant, battons-nous pour que se réalise cette promesse ! Combattons pour libérer le monde, pour abattre les barrières nationales, pour éradiquer la veulerie, la haine et l’intolérance. Battons-nous pour un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront les Hommes vers le bonheur. Soldats ! au nom de la démocratie, unissons-nous !

= = =

Vidéo du discours du barbier (Le Dictateur, Charlie Chaplin, 1940)

 

Piqûre de rappel antiétatique pour la société des sociétés…

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Résistance 71

5 novembre 2017

Devant la folie vaccinale qui s’empare de la France en particulier, nous proposons une inoculation indolore, naturelle, sans adjuvants et prouvée efficace contre l’épidémie d’étatisme capitalisto-oppressif dont souffre l’humanité depuis plus de 5000 ans au moyen du:

Manifeste de la societe des sociétés

Version PDF gratuite

 

A lire et diffuser sans aucune modération !…

Effondrer le colonialisme… (pdf gratuit à télécharger)

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Résistance 71

28 octobre 2017

 

Sur une très belle mise en page pdf de Jo, deux de nos article datant de 2013 et 2014 sur la lutte anticoloniale: le premier sur effondrer le colonialisme en corrigeant l’E.R.R.R.E.U.R faite et le second sur le colonialisme en Nouvelle-France à partir du XVIème siècle. En 3ème partie, l’avant propos de notre Manifeste de la société des sociétés récemment publié. A lire et diffuser sans aucune modération.

effondrer le colonialisme

 

Résistance au colonialisme: De l’assassinat de masse à la résurgence (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, démocratie participative, documentaire, France et colonialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2017 by Résistance 71

Lectures complémentaires:

Manifeste de la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

 

Assassiner est un boulot

 

Mohawk Nation News

 

23 ocobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/22/murder-is-work/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique du Nord est un état humilié d’immigrants. Eux et leurs complices se battent pour voler notre terre et nos ressources, engendrant une matrix de haine et d’assassinat. Ils fabriquent des règlements corporatistes qui nous disent: “Arrêtez de résister et circulez y a rien à voir. Oubliez ce génocide que nous avons commis.”

Il y a quelque chose d’autre dans l’immigrant (européen). De l’extérieur, ils disent avoir peur de dieu et nous sourient, essayant de paraître des anges ne pouvant faire de mal à une mouche ; de l’intérieur, ce sont des monstres qui ont vicieusement massacré nos ancêtres, fait disparaître leurs corps et développé une amnésie générale à ce sujet. On ne peut pas croire que de tels personnes existent vraiment. Leur malfaisance est contagieuse. Ce sont des psychopathes qui tuent pour voler sans aucun remord.

La voie de la création/nature est sken-nen, kari-wiio, kasa-stensera et atonwa-kowa (paix, rectitude, force, liées ensemble). Elles sont les instructions originelles de la création de toute vie, la formule de la paix.

Le massacre de masse de 100 millions de personnes de nos peuples (NdT: chiffre avancé par les anthropologues pour le nombre total de morts autochtones sur le continent des Amériques du fait de l’invasion occidentale depuis 1492) a été méticuleusement plannifé par ces créatures grotesques. Le cercle indien géré par l’armée émet les droits de tuer aux représentants des intérêts des colons et leurs familles, ce qui est de nos jours appelé “programmes sociaux”. Le meurtre de nouveaux nés, d’enfants, de femmes et d’hommes doit être final, sans laisser de traces.

Maintenant, les rats qu’ils ont entretenus les mordent en retour, leurs plaies purulentes et gangrénées sont apparentes. Nos tombes se trouvent sous leurs villages et leurs villes, partout. Ils sont formatés à l’obéissance et pour ne voir que ce que les oligarques décident. La dévastation économique, météorologique et sociale devient désespérée. Leurs défenses artificielles s’effondrent. Le monde les voit pour ceux qu’ils sont, des va t’en guerre ; leurs peurs les rongent. Ils se souviennent de ce que leurs ancêtres immigrants ont volé et que le véritable peuple naturel de l’endroit fut massacré afin de pouvoir leur donner ce qu’ils ont aujourd’hui.

La vérité à notre sujet est leur pire ennemi. Toujours plus de meurtres, de disparitions, de viols et d’abus en tout genre continuent de se produire. Les victimes observent.

Notre résistance est étiquetée “terrorisme”. Nous sommes forcés de vivre sous des conditions tiers-mondistes sur nos terres. Les gouvernements entrepreneuriaux sont basés sur des escroqueries mortifères. Notre mère observe. Notre terre doit être débarrassée et nettoyée d’eux et de leurs détritus, de leur folie et de leurs mensonges au sujet de leur cruauté. Déverser du béton ou construire des oléoducs sur leur horrible vérité ne cachera pas leurs crimes.

Aucun des immigrants ne s’est mis en travers des flingues qui nous visaient. Ils ont commis le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, orchestré par les oligarques européens. Les immigrants (NdT: colons établis) et leurs marionnettistes n’appuient plus sur la gâchette mais profitent grassement des fruits de ce crime.

Le fait qu’ils ne fassent pas face à leur crime est la preuve de leur couardise et de leur fuite. Nous devons sauver notre race coûte que coûte et par tous les moyens.

= = =

Immigrants en voie de disparition !

 

Mohawk Nation News

 

23 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/22/vanishing-immigrants/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1946, au premier jour d’école à Kahnawake, les missionnaires nous dirent que bientôt les INDIENS allaient disparaître. Un livret bleu imprimé de lettres blanches fut distribué, livret intitulé “L’Américain en voie de disparition”, livret que nous devions emmener à la maison pour que nos familles le lisent également. Un de nos pères s’écria: “C’est un mensonge ! Mais vous devez aller à l’école sinon je vais aller en prison. Passez les tests mais n’apprenez pas.” Ils nous racontaient au sujet de ce faux dieu qu’ils avaient inventé. Il disait: “Toute vie est dieu en accord avec la création.”

Le système patriarcal est une escroquerie cruelle fondée sur la croyance en une entité assoiffée de sang appelée “dieu”. Le temps passa, et nous apprîmes que les oppresseurs contrôlaient en fait les deux côtés des disputes.

Les femmes sont les kohti-hontia-kwennio, les détentrices du titre, les gardiennes de la terre comme mis en place par la nature. Les immigrants doivent donc tuer ou faire disparaître les femmes pour prendre le contrôle d’onowa’regeh ou l’Île de la Grande Tortue.

Ces envahisseurs blancs (NdT: chrétiens et européens) ont inventé des histoires pour masquer le génocide à leur propre peuple. Notre manière d’apprendre à notre sujet est fondée sur les images mentales invoquées par nos langues. La vérité de notre existence y est décrite et inscrite, ainsi nous pouvons nous en faire une représentation.

La fausse histoire a supprimé notre existence même.

Ainsi les Etats-Unis et le Canada pouvaient continuer en toute quiétude leur braquage de la terre et le véritable peuple naturel de cette terre devait être totalement éliminé. Le plus grand assassinat de masse de l’histoire de l’humanité fur minutieusement préparé et mis en œuvre.

Des sociétés secrètes maintiennent ces mensonges en réseaux du mensonge et de la falsification. Les Etats-Unis dirigent les guerres dans le monde entier. Des groupes sont entrainés et payés pour nous tuer. Leurs grotesques actions ont mené à terme, à la mort de plus de 100 millions de personnes.

L’occupation de nos terres viole la loi internationale. Nous sommes parqués dans des camps de prisonniers de guerre appelés des “réserves” et ce sur nos propres terres. Les entités entrepreneuriales coloniales contrôlent tous les côtés des guerres et l’ONU est leur arbitre.

Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) entrepreneuriaux, créés par les états colonisateurs et oppresseurs, ainsi que leurs flics militairement et lourdement armés sont les croquemitaines et les porte-flingues qui font le sale boulot. Ils sont équipés afin de pouvoir mettre en application la loi martiale dès que celle-ci sera ordonnée. Les colons ne peuvent en aucun cas mener des négociations légitimes parce qu’ils n’ont de fait absolument rien a négocier. Les produits qu’ils veulent sont tous possessions du véritable peuple naturel de la terre, qu’ils appellent des terroristes.

Avec le taux de fertilité de la race blanche en perte de vitesse de 60%, qui est en train de disparaître ? Nous sommes encore loin de notre nombre originel. Attendez un peu…

Résistance politique: Naissance et répression de l’anarchie dans le Japon post-féodal 1/2

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2017 by Résistance 71

Bien qu’inspiré de l’anarchisme européen, l’anarchisme japonais a aussi été influencé par la pensée d’Ando Shoeki (1703-1762) et son Shinzen Shinaido ou la « voie de la nature et du travail », qui préconisait une société fondée sur la loi naturelle, le respect de ceux qui travaillent la terre et qui se devait de mettre en avant le travail de la terre comme fonction sociale primordiale, à l’encontre de la caste guerrière (Daimyo, samouraï) toute puissante mais parasite. Shoeki refusait l’imposition de quelque autorité que ce soit comme étant contraire à la loi naturelle et menant immanquablement à la suppression de la liberté. Shoeki critiquait le patriarcat et demandait déjà au XVIIIème siècle féodal nippon, l’égalité des femmes et se faisait le chantre de la destruction des castes et classes de toute sorte. Shoeki fut influencé par Lao Tseu, le taoïsme et l’harmonie naturelle, l’esprit japonais (Nihon no kokoro) et une forme d’enseignement hollandais de l’époque appelé « rangaku ».

Shoeki fondamentalement opposait le « hosei » ou monde des lois humaines au « shinzen sei » ou monde de la nature. Pour lui, les humains et tous les êtres vivants sont gouvernés par des principes naturels issus du shineido et non pas par le droit « positif » et ses lois inventés par l’humain.

Il est étonnant de constater qu’en cela, cette approche est très très similaire à celle de la société des nations amérindiennes pré-colombiennes et perdurant dans leur tradition certes étouffée de nos jours. Ando Shoeki méprise le monde marchand qu’il voit à terme comme le parasite ultime de la société. En cela Shoeki fut un visionnaire sur la société capitaliste à venir et ce près d’un demi siècle avant la 1ère révolution industrielle et à l’autre bout du monde !… (A lire: « Ando Shoeki et l’anatomie du féodalisme japonais », E. Herbert Norman, 1949)

~ Résistance 71 ~

 

Shûsui Kôtoku ou l’appel au bonheur

 

Emile Carme

 

Novembre 2016

 

Source: https://www.revue-ballast.fr/shusui-kotoku-appel/

 

1ère partie

2ème partie

Comment devient-on communiste anarchiste ? Après avoir été l’un puis l’autre pour mieux en produire la synthèse : redoutable alliage tenant autant à l’égalité qu’à la liberté, au collectif qu’à l’individu. Notre homme mourut pendu à trente-neuf ans, peu avant la Première Guerre mondiale, accusé d’avoir voulu attenter à la vie de l’empereur d’un Japon belliciste. Les militants nippons continuent de le tenir pour l’une des figures de proue de la tradition libertaire : portrait d’un journaliste séditieux, à l’heure où le Premier ministre, Shinzo Abe, aspire à revoir la constitution pacifiste du pays.

Quelque part au milieu des deux bras du fleuve Shimanto — entre un sanctuaire et un centre hospitalier. Les rues sont calmes, étroites, d’une propreté qui se passe de poubelles. Un distributeur, rouge Coca-Cola, fend l’équilibre des façades claires. Des vêtements sèchent à l’intérieur d’une courette. Une haie de fleurs fuchsia. Le ciel se tâte, d’un pigment l’autre, du bleu au vert. Les arbres d’un mont casquent un toit kirizuma à double pente — le cimetière attend au sommet.

Il est huit heures du matin et Shûsui Kôtoku fume calmement sa dernière cigarette au pied de l’échafaud. « La mort est pareille à un nuage sur une lointaine et haute colline. Vu de loin, il ressemble à un grand spectre, mais lorsque l’on s’en approche, cela n’est plus rien du tout. Pour un matérialiste, cela signifie simplement que les aiguilles d’une horloge ont cessé de bouger1 », écrivait-il quelques jours auparavant, du fond de sa cellule. La trappe s’ouvre. Son corps se balance, le cou d’une corde ceint. Il est un peu plus de huit heures, ce 24 janvier 1911. L’archipel est gouverné — pour un an encore — par le 122e empereur, Meiji, dit Mutsuhito en Occident, descendant de la déesse du soleil, elle-même née, paraît-il, de l’œil gauche de son père. Ère d’ouverture à la « modernité » et fin de l’isolationnisme : l’île a fait sa mue, délaissant le féodalisme pour ouvrir les bras au doux commerce, au parlementarisme, à l’industrie et à l’enseignement obligatoire. Le pays est entré dans l’économie capitaliste et dans le  si prisé « Concert des nations », au point d’incarner, après la Chine, le terrible « péril jaune ». Cette ère, connue sous le nom de l’empereur, recoupe à peu d’années près l’existence de Kôtoku.

Sa tombe — quatre blocs rectangulaires empilés — est en pierre grise. Une inscription en caractère japonais y fut gravée, à la verticale. Le temps retourne les passions comme un gant : le traître fait désormais l’affaire des curieux et la ville célèbre sa mémoire une fois l’an — on peut même, sur Internet, noter l’attraction touristique (moyenne de 3,14 sur 5) : grotesque. Parlons du passé s’il peut, flammèche ou fanal, débroussailler notre présent avenir. Ayons le goût des archives qui éclairent, des fonds de tiroirs que l’on ouvre comme un chemin. Oui, la social-démocratie s’est pliée, avec force zèle, aux oukases du marché dérégulé ; oui, les partis communistes se sont effondrés et ne croient plus à la dictature du prolétariat ; oui, les héritiers du trotskysme se disputent les trois miettes de la Révolution ; oui, les libertaires se comptent sur les doigts d’une main qu’ils ont perdue en Espagne et ailleurs. Oui, mais. Notre défaite ne rend pas leur victoire plus légitime.

En crue

Et si nous racontions le monde du fond de ses poubelles ? Nos « grands » hommes durent payer pareil adjectif : toute gloire a l’âme gâtée, chiffonnée sous les compromis et les manœuvres — les illustres noms propres ont les mains sales, en somme. Oui, il en a fallu, des défections et des méfaits, pour qu’une naissance se fasse postérité. Il en a fallu, des dos courbés et des poignées de main, pour qu’une date vaille un jour ligne en fronton. Il en a fallu, des pièces d’argent dans la paume d’Iscariote, pour qu’un quidam prétende au trône. Il est à croire que les hommes aiment le clinquant : l’anonymat et l’ombre manquent d’éclat, coton mouillé, pâle destin — passons chemin.

Notre méconnu vit le jour au sud du Japon, à Nukamara, l’année où Paris enduit ses pavés des tripes des communards, où le fils du cheikh Ahaddad exhorte au jihâd contre l’occupant français en Algérie — l’année 1871. Le jeune Shôsui Kôtoku se prénomme encore Denjirô. Le corps faible mais l’esprit précoce, solitaire et sensible. Il consignera dans son journal intime qu’il fut un enfant timide et rejeté par nombre de ses camarades de classe. Un ancien élève raconte que ce fils sans père — puisque ce dernier, roturier, maire et commerçant, mourut l’année qui suivit celle de sa naissance — possédait un coup d’avance : à onze ou douze ans (les mois n’y changent rien) le petit tuberculeux parlait déjà « liberté » et « droits du peuple ». Il est élevé par une mère qui n’entend pas se remarier et le sou manque pour élever les quatre enfants. L’adolescent organise une manifestation, arborant le drapeau du Mouvement pour les libertés et les droits du peuple (une formation sociale et démocratique partisane de l’élection d’un parlement), et se lance dans la publication d’un périodique, Le Journal des enfants : précoce, assurément. Il n’apprécie guère son tuteur d’oncle et ne désire qu’une chose : partir pour étudier. Sa famille cède, et le voilà à Kôchi, au nord d’une vingtaine d’heures de marche, dans une école privée. L’enseignement, structuré autour de la morale confucéenne, est à ce point strict que le jeune homme écrira : « Nous étions comme prisonniers. »

Seul, souffrant, il vit cloîtré dans sa chambre puis part pour Tôkyô avec, rêve d’éternité, chimère déjouant le temps, l’espoir d’une vie meilleure : la grand-ville luit au loin de toute son énergie, les dents blanches, roulant des épaules, richesse culturelle, débats, bibliothèques et bonheurs des avant-gardes… Il apprend l’anglais mais une mesure gouvernementale l’exclut de « la capitale de l’est » : le pouvoir redoute les agitateurs et les dissidents et peut, foi et fierté de la loi, expulser à loisir quiconque serait en mesure de troubler le palais impérial dans un rayon de douze kilomètres. Un demi-millier de nuisibles potentiels sont poussés, manu militari, à l’extérieur de Tôkyô — retour à la case départ, pour Kôtoku, celle de sa naissance comme de ce cimetière sous ce ciel bleu ou vert. Revenu du Japon, l’officier de marine Pierre Loti connaît alors un grand succès hexagonal avec la parution de son récit romanesque Madame Chrysanthème, entre carnet de voyage et exotisme colonial — le Français loue l’Eden de verdure japonais tout en pestant ailleurs contre « cette triste race jaune2 ».

Un ami conseille Kôtoku d’aller à la rencontre de Nakae Chômin, militant et penseur âgé d’une petite quarantaine d’années. Chômin, barbiche et fines lunettes en fer, a voyagé en France et en maîtrise la langue : il a lu celui que Voltaire traitait de « petit singe ingrat3 », nous parlons de Rousseau, lu et tant aimé qu’il a traduit pour l’Asie lettrée son Contrat social (paru en 1762, l’ouvrage vantait, entre autres choses, la souveraineté du peuple dans une perspective républicaine). Il s’intéresse également de près à la laïcité telle que la France la défend. Leader du Mouvement pour la liberté et les droits du peuple, Chômin aura une influence « fondamentale4 » sur Kôtoku, comme le rapporte Philippe Pelletier, biographe français du futur martyr. Père, guide, maître, sensei, l’héritier de Rousseau, défenseur des burakumin — parias ghettoïsés de la société japonaise —, prend Denjirô sous son aile pour en faire un disciple et lui offre un nom, comme une renaissance ; le voilà Shôsui, ou « crue d’automne » (« flots », selon les traductions). Le nom d’une épée mythique et d’un chapitre de Zhuangzi, ouvrage allégorique chinois composé quelques siècles avant la naissance d’un certain Jésus-Christ. Le maître a songé à « brume », en lieu et place de « crue », mais le disciple préfère le tranchant rapide et franc de l’eau à sa condensation vaporeuse. Le jeune homme a vingt-deux ans ; il lui en reste dix-sept à vivre.

Contre la guerre

Nous compulsons quelques photographies en noir et blanc. Belle allure altière, tenue, résolue. Raie à gauche, fissure des yeux, long nez au trait adroit, pommettes cambrées que l’ombre souligne plus encore. Une moustache coiffe des lèvres pleines. Col cassé et cravate ou habit traditionnel — l’homme paraît, à le voir entouré, de courte taille. Et résonnent à notre table les percussions d’un hymne à sa mémoire, jadis interdit, qu’un poète japonais aurait composé. Kôtoku, devenu traducteur et journaliste après avoir suivi Chômin à Tôkyô, vivote comme il le peut, c’est-à-dire mal, et s’immerge dans la presse au quotidien. Son sensei lui reproche son pessimisme, sa nature sombre, d’autant que Kôtoku boit plus que de raison, jusqu’à se montrer violent. Il publie, sous le nom de Iroha-an, son premier roman, La Mantille, l’année où son pays, du moins son armée, renverse le roi de Corée. Roman familial et social : l’un des personnages centraux est burakumin. Il écrit dans la lancée deux nouvelles ayant pour décor la Russie nihiliste, entendre ce courant politique et littéraire, né dans les années 1850, qui aspirait à renverser l’autocratie tsariste et la terreur étatique par tous les moyens possibles (Camus écrira, un siècle plus tard, dans les pages de L’Homme révolté : « Dans l’univers de la négation totale, par la bombe et le revolver, par le courage aussi avec lequel ils marchaient à la potence, ces jeunes gens essayaient de sortir de la contradiction et de créer les valeurs dont ils manquaient. »).

Kôtoku lit et, confiera-t-il, comme tant d’autres avant et après lui, c’est dans les lignes de ce qu’il lit que sa vie s’en va grandir : Progrès et pauvreté, de l’économiste américain Henry George, est l’un de ces textes qui, selon ses propres mots, contribuent à faire de lui « un ardent démocrate5 ». Les mots, animaux fouisseurs, creusent leurs galeries sous la peau : ces ingénieurs du sol, comme il est dit des vers, prodiguent à l’ombre leurs lumières. Son lectorat s’élargit, au point de devenir l’une des voix que l’on attend ; sa plume effilée fait mouche, maniant la satire et la critique. Mais s’il n’hésite pas à railler les puissants, ceux du gouvernement, l’empereur demeure à ses yeux figure sacrée : on ne se déleste pas ainsi du poids des traditions. Meiji est « le grand prêtre de tout son peuple6 », un demi-dieu, un dieu vivant. Le jeune démocrate salue la belle-mère du Grand roi, à sa mort, et va jusqu’à le louer dans les pages de L’Impérialisme, le spectre du XXe siècle, paru en 1901 ; il y a loin entre l’élogiste du souverain et le pendu coupable, dix ans plus tard, de crime de lèse-majesté…

Kôtoku n’est alors pas un révolutionnaire. Pas même un socialiste. Seulement un réformiste désireux d’améliorer le cours des choses sans toucher à l’intégralité de la structure sociale. Le Japon dénombre plus de 400 000 ouvriers et le suffrage censitaire ne permet qu’à une minorité — infime — de sujets de voter (entre 1 et 4 %). Le Mouvement, pris dans l’engrenage des sièges à remporter, fait profil bas face à la répression de l’appareil d’État : tensions, scission de l’aile gauche. Chômin, sceptique, sans doute déçu, prend du recul. Convié à s’exprimer au sein d’un collectif « socialiste », c’est-à-dire rompu à la pensée européenne, Kôtoku ne tarde pas à devenir l’un de ses membres — et à faire sien cet épithète, socialiste, vieux d’environ soixante-dix ans. Que dit, à grands traits, L’Impérialisme, le spectre du XXe siècle ? Que le militarisme et le patriotisme (entendu par l’auteur non pas tant comme l’amour que l’on peut porter à son pays natal mais comme la haine que l’on voue à celui d’autrui) sont les notions structurantes de toute velléité expansionniste et que l’impérialisme sera le danger du vingtième siècle — l’antidote ? Le « grand nettoyage révolutionnaire », c’est-à-dire la restitution de la société, accaparée par la minorité capitaliste, à la communauté des travailleurs, sur la base de la justice, de la fraternité et du socialisme scientifique.

Son humanisme, nourri de la philosophie de Confucius et porté sur la probité, les valeurs, la morale, le sens du sacrifice et la droiture, doit à présent se confronter aux concepts matérialistes de la lutte des classes : le natif de Nukamara articule l’identité nationale et la souveraineté culturelle du Japon (le kotukai) avec le socialisme pour mieux contester leur prétendue incompatibilité. Le jeune homme propose une acception populaire de cette notion institutionnelle : la souveraineté n’est pas tant celle de l’État ni du pouvoir que celle du peuple. Sa fidélité à l’empereur le contraint à l’acrobatie théorique… Ses reportages dans la presse donnent à lire l’exploitation des travailleurs du textile et ses articles ciblent les politiciens « spéculateurs » et le « jeu » politique : une foire, le lieu privilégié de l’offre et de la demande, un lupanar pour ambitieux. Il tance le libéralisme et la libre concurrence, dénonce l’individualisme, en appelle à « la moralité publique » et déplore l’inertie et l’indifférence des masses populaires : il cherche, tâtonne idéologiquement.

Kôtoku démissionne du Mouvement, avec fracas, puis cofonde le Parti social-démocrate en 1901, sur le modèle allemand, né deux décennies auparavant. Autrement dit : œuvrer au socialisme par la voie démocratique et institutionnelle, via un parti de masse capable d’imposer ses réformes, sans toutefois, comme ledit Mouvement, se perdre en arrangements et combines. Huit points au programme, de l’éducation gratuite pour tous à l’abolition des disparités économiques. Bien qu’inscrit dans le champ parlementaire et légaliste, le pouvoir l’interdit aussitôt. La répression frappe derechef démocrates et rétifs. Deux ans plus tard, le journaliste japonais publie La Quintessence du socialisme — Jaurès s’adresse au même moment à la jeunesse du Tarn : « Le prolétariat dans son ensemble commence à affirmer que ce n’est pas seulement dans les relations politiques des hommes, c’est aussi dans leurs relations économiques et sociales qu’il faut faire entrer la liberté vraie, l’égalité, la justice7. » Kôtoku emprunte son titre à un ouvrage du sociologue et économiste allemand Albert Schäffle, paru quelques décennies par avant, grâce auquel il explique être « devenu socialiste ».

8 février 1904 : sous les ordres d’un général, borgne et fils de samouraï, le Japon attaque l’escadre navale chinoise (sous domination russe) de Port-Arthur. Puis envahit la Corée. Chômin approuve la guerre, que son pays gagnera ; Kôtoku la condamne — elle fera 85 000 morts, côté japonais, 71 000, côté russe. Par voie de presse, le socialiste nippon interpelle ses homologues russes : « Nous, socialistes, nous n’établissons aucune barrière de race, de pays ou de nationalité. Vous et nous sommes des camarades, frères et sœurs8. » L’ennemi doit être commun : les autorités militaires et nationalistes respectives, non point les peuples. L’internationalisme, en somme — « le genre humain », comme l’écrivit un poète communard réfugié dans quelque mansarde de Montmartre. La question n’est pas de vaincre ou de perdre ce conflit mais de se battre de part et d’autre pour la paix. Rappelons ici que le pays du Soleil-Levant a force appétit depuis qu’il a rompu avec ses desseins isolationnistes : il envoya plus de trois mille hommes frapper Taïwan (1874), annexa le Royaume de Ryûkyû (1879), déclara la guerre à la Chine (1895) puis, donc, à la Russie (1904) et transformera la Corée en protectorat (1905). Le monde est l’aire de jeux des grandes puissances, et l’on y joue au sabre et à la poudre : la Grande-Bretagne a fait main basse sur la Jamaïque, l’Inde, le Koweït ou le Nigeria ; l’Allemagne a posé ses pions au Togo comme aux îles Marshall ; la France parade en Tunisie, au Niger ou au Laos ; le Portugal a installé ses conquistadores en Angola et au Mozambique. « L’impérialisme est une immense accumulation de capital-argent9 », notera Lénine lors de la Première Guerre mondiale. La Terre roule de mains en mains et le sang se charge du reste. Le Japon se rêve en chef de file de l’Asie, front haut dans l’ordre international, résolu à tenir tête à l’Occident et à entrer sans rougir dans la « modernité » : il ne faut plus redouter la puissance de feu des nations industrialisées mais l’égaler. L’empereur attaque pour mieux intimer le respect ; ses soldats morts au combat sont sanctifiés.

L’attitude du gouvernement pousse Shûsui Kôtoku à aiguiser ses positions ; il traduit, avec un camarade, le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels : ce petit livre, que les « démocraties populaires » du XXe siècle feront objet de chevet, exhorte à la constitution du prolétariat en classe et à la prise du pouvoir de cette dernière, c’est-à-dire le renversement de la bourgeoisie. Et les théoriciens allemands de préciser : l’abolition des classes, au sein des nations, aboutira naturellement à la fin de l’hostilité entre les nations elles-mêmes. Communiste et non pas socialiste : Engels fit savoir, dans l’une de ses préfaces, que le socialisme était à leurs yeux l’idéologie sociale des bourgeois et des gens cultivés, contrairement au communisme — scientifique et matérialiste —, profondément ancré dans le monde ouvrier. Le gouvernement arrête Kôtoku et interdit le journal à succès qu’il anime (Heimin Shimbun, ou Le Populaire, dont la ligne pluraliste aspire à fédérer les divers mouvements contestataires, des réformistes critiques aux révolutionnaires anarchistes et communistes, en passant par les chrétiens sociaux amateurs de ce Tolstoï que Kôtoku conteste publiquement, persuadé que le mal est économique et non spirituel : le journal, expliquera l’un des contributeurs, n’avait pas vocation à systématiser une pensée mais à offrir un espace volontiers hétéroclite, à même de susciter débats et créativité — lutter contre la guerre suffisait à les unir). Cinq mois de prison. L’humaniste, devenu socialiste et communiste marxiste, peut à présent se former à l’anarchisme — pour mieux le devenir.

A suivre…

Discussion au sujet du Manifeste de la Société des Sociétés (suite avec mises à jour)

Posted in actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 octobre 2017 by Résistance 71

Discussion avec Robert Bibeau des 7 du Québec au sujet du Manifeste de la société des sociétés (suite)

 

~ Résistance 71 et Robert Bibeau ~

 

Voir les premiers échanges ici

 

Manifeste de la societe des societes

 

Le 22 octobre 2017, Robert répond à notre dernière intervention:

MANIFESTE

Mais nous sommes d’accord là-dessus, simplement la rareté est induite, artificielle, gérée par une classe qui ne disparaîtra pas économiquement ou en changeant de mode de production… mais qui disparaîtra en faisant disparaître la cause originelle de leur capacité à agir de la sorte: l’exercice du pouvoir hors du corps social, qui en l’occurence ne peut être que coercitif, car personne ne peut y adhérer sciemment. Cette disparition ne peut-être que POLITIQUE en rediluant le pouvoir dans le(s) peuple(s).

En cela, on le dit et on le répète: la solution ne peut pas être ECONOMIQUE, militer pour des réformes économiques ce n’est que pisser dans un violon et l’oligarchie se marre.

Voilà notre différence sans doute irréductible.

Merci des échanges.

P.S: une question qui a un rapport avec ce qu’on dit: pourquoi n’aborde-tu jamais le sujet du génocide autochtone et de l’occupation coloniale de la terre occupée appelée « Canada » ? Y a matière là à argumenter « lutte des classes » non ?…

Fraternellement

@ manifeste

Nous entrons dans du très sérieux du solide.

1) Vous écrivez :  » Mais nous sommes d’accord là-dessus, simplement la rareté est induite, artificielle, gérée par une classe qui ne disparaîtra pas économiquement ou en changeant de mode de production… mais qui disparaîtra en faisant disparaître la cause originelle de leur capacité à agir de la sorte: l’exercice du pouvoir hors du corps social »

2) Je comprends que vous voulez dire que la rareté des marchandises (un concept lourd de sens que ce mot marchandise) dans certaines parties du monde ou dans certains quartiers de la ville est une conséquence des rapports de production dont la propriété des biens. Ainsi il y a suffisamment d’aliments mais plusieurs ne peuvent s’en procurer en Somalie par exemple et dans le quartier Hochelaga à Montréal. NOUS SOMMES D’ACCORD

3) La capacité de ces propriétaires de magasins, de chaine d’alimentation, de terre fermière à agir hors du corps social viendrait du pouvoir politique dites-vous. et tout ce qui l’entoure (État, police, justice, prison, armée, etc) une machine colossale qui fonctionne avec du capital que l’État extirpe à l’ensemble du corp social afin de lui faire payer l’entretien de ses gardes chiournes. Dans ce domaine celui qui possède le plus de biens semble celui qui paie le plus et bénéficie de la plus grande protection pour que rien ne change = le pauvre sans nourriture = et le riche avec des surplus de nourriture

4) Passons en mode supérieure Vous concluez par ceci : « l’exercice du pouvoir hors du corps social, qui en l’occurence ne peut être que coercitif, car personne ne peut y adhérer sciemment. Cette disparition ne peut-être que POLITIQUE en rediluant le pouvoir dans le(s) peuple(s).

5) Nonobstant le fait qu’il est faux « que personne ne peut y adhérer sciemment » (vous me faites pensé au curé de ma paroisse qui ne pouvait imaginer le plaisir du mal) je me pose une question : Quelle force – quelle puissance – parviendra à arracher le pouvoir politique – pacifiquement – à ceux qui bénéficient des largesses du système et qui possèdent les aliments afin de les obliger à donner – distribuer à tous le fruit de leur larcin ou de leur travail, ou de leur exploitation, BIENS qu’ils croient sincèrement leur appartenir ???? Qui? Quand? Comment? cette révolution du pouvoir ARRACHÉS AUX UNS ET REDILUER DANS LA COMMUNAUTÉ

6) Je ne ferai pas de commentaire sur votre concept de peuple gardons en pour plus tard.

7) Étape suivante Vous écrivez ceci : « En cela, on le dit et on le répète: la solution ne peut pas être ECONOMIQUE, militer pour des réformes économiques ce n’est que pisser dans un violon et l’oligarchie se marre. »

8) L’amorce – le commencement – le début de la SOLUTION sera ÉCONOMIQUE ET IL NE PEUT en être autrement. Je vous explique LISEZ attentivement A) Avez-vous remarquer que l’agitation sociale et populaire, de la classe laborieuse, des petits-bourgeois, des peuples comme vous dites s’atténue énormément en temps de prospérité économique, de hausse de salaire, d’abondance ce qui ne signifie pas qu’il n’y a plus de pauvres mais on les soigne mieux et ils sont moins nombreux, on leur donne même des services qu’ensuite l’État (notre bête noire à tous qu’il faudra éradiquer) leur retire quand la crise s’étire et que s’impose pour des motifs ÉCONOMIQUES des POLITIQUES d’austérité

B) Quand la crise ÉCONOMIQUE s’intensifie comme maintenant avez-vous remarquer que les guerres éclates beaucoup plu nombreuses longues et meurtrières, l’agitation sociale s’intensifie, les classes sociales s’agitent, perdent toute éthique, se désagrège moralement, socialement, le banditisme se répand, le terrorisme et la déliquescence du pouvoir politique où on voit des partis engloutis d’autres apparaitre puis disparaitre tout aussi rapidement. La croisière POLITIQUE est en folie parce que le PAQUEBOT ÉCONOMIQUE (moteur, services, essence, etc) est à la dérive

9) Apparemment vous ne me lisez pas souvent si vous me faites le reproche de soutenir les RÉFORMES et les batailles féministes et pour les droits des animaux et autres sornettes. Il y a deux choses que je déteste dans la vie les intellectuels petits-bourgeois pédants et ignorants et les RÉFORMISTES qui voudraient sauver le régime que je veux voir éclater pour le remplaceré

10) Terminons à propos des luttes de résistance de la classe ouvrière pour la défense de ses conditions de vie et de travail. J’APPUIE À 100%. Pourtant je sais que la plupart de ces batailles seront perdues et que celles qui seront gagnés apporteront tout juste un baume temporaire. MAIS c »est à travers cette guerre de tranchée quotidienne que notre classe sociale s’endurcit, prend la mesure de son adversaire, développe des tactiques, reconnait ses leaders écarte les vendus et les traitres et se prépare aux vrais grands affrontement qui sera mondial quand les conditions ÉCONOMIQUES auront fait maturés les conditions POLITIQUES (subjectives) de l’insurrection puis de la RÉVOLUTION.

ps: jE N’ÉCRIS PAS SUR LES AUTOCHTONES parce que JBL 1960 le fait déjà ici avec constance et compétence

Notre réponse à Robert le 23 octobre:

1 & 2: Bon

3- Non, on ne dit pas ça… On dit que la division initiale de la société humaine provient de la sortie du pouvoir et de sa capacité à l’exercer, hors du corps social, de la société constitutée qui jusque là exerçait ce pouvoir de manière consensuelle et de manière non coercitive. Tu nous fais dire par amalgame ce que nous n’avons dit nulle part, désolé. Ce que tu dis en seconde partie de cette argument est juste une fois que préalablement: a) la société se soit divisée politiquement et b) que l’économique existe puis emboîte le pas.

4 et 5: Tu vis dans l’instant. Il est évident qu’aujourd’hui une foule de gens adhère “sciemment” à l’organisation étatique parce que: a) cela fait partie des meubles b) ils n’ont pas le temps de réfléchir à une alternative c) ils sont ignorants et maintenus dans l’ignorance de ce qu’il s’est passé auparavant dans la société humaine au sens large.

Ce que nous disons, c’est que lors de la division politique initiale de la société puis du développement du rapport dominant/dominé, cette nouvelle relation entre les individus a été imposée et maintenue coercitivement… Personne n’y a adhéré sciemment. L’État et les institutions, leur bureaucratie sont imposés depuis le haut de la pyramide, aucune personne n’y a adhéré volontairement, c’est induit et forcé, voilà notre propos.

Nous ne voyons en fait pas un “arrachement” du pouvoir politique à la caste dominante, nous voyons un changement de relation des gens vis à vis des institutions, qu’ils laisseront tomber pour s’associer volontairement et pour agir collectivement selon une relation de complémentarité qui existe déjà mais qui est étouffée et ignorée parce les institutions en place parviennent encore à “convaincre” qu’elles sont la seule alternative au genre humain.

Quant à toi ne vois-tu qu’une alternative violente ? Penses-tu que la seule façon de reprendre le pouvoir est par l’insurrection violente ? et une fois fait… tu préconises quoi ? Comment la société s’organise t’elle ? La dictature du prolétariat ?…

6- à suivre

7, 8 Ce ne sont que des fluctuations effectivement cycliques, dont les cycles sont pilotés par l’oligarchie de la haute finance et tout cela fonctionne dans les cycles d’évolution de T2 (cf  notre métaphore du “big bang antisocial”…). Pour sortir du cercle vicieux il suffit qu’un nombre conséquent de personnes s’organisent et refusent simplement de jouer le jeu truqué depuis le départ. Tout ceci est une création systémique humaine, totalement réversible. Il faut pour cela évidemment, comprendre les rouages et où est la racine réelle de l’affaire. Donc refus d’obéissance aux forces illégitimes du pouvoir, glissement relationnelle vers l’association libre complémentaire, refonte du pouvoir dans le corps social des sociétés menant à un retour à la société égalitaire à pouvoir consensuel non coercitif. L’économique n’aura aucun autre choix que de suivre la nouvelle relation, car l’anomalie anti-naturelle de la “propriété privée” (et non pas la possession), deviendra de facto impossible dans le nouveau paradigme relationnel qui embrassera la complémentarité en lieu et place de l’antagonisme, ans une société du renouveau égalitaire. Nous avons explicitement expliqué cela dans le manifeste. Il ne nous appartient pas d’en énumérer les détails, ce sera aux gens sur le terrain, en fonction de divers facteurs d’établir leur modus operandi.

Il est juste de dire que le “paquebot” économique a pris le pas sur le politique depuis a 1ère révolution industrielle.grâce (ou à cause plutôt) du capitalisme. Comme nous l’avons déjà dit en phase T2, l’analyse économique de Marx est valide, pour en sortir, il faut initier un clone de To soit T’o, où le pouvoir décisionnaire retourne dans le corps social, de là… voir plus haut.

9- parce que toute solution économique n’est que cataplasme sur jambe de bois et donc réformisme futile. C’est sur cette base que nous disons que tu es un réformiste. L’économie est une invention humaine, elle est anti-naturelle par excellence, elle ne peut en aucun cas être la solution. L’économique est à la remorque du politique et non pas l’inverse, même s’il est vrai que l’économique a phagocyté le politique dans une logique interne une fois le système mis en place. Mais toute l’affaire repose sur la compréhension que ce système (l’économie) n’a pas à être mis en place en première instance, on n’en a absolument pas besoin, ce n’est qu’une escroquerie rendue possible par la relation dominant/dominé qui ne provient que de la division politique de la société la faisant passer par erreur de To à T1 dans notre schéma de la “théorie du big bang antisocial”. C’est une anomalie, une métastase du cancer social qui a démarré dès la sortie initiale du pouvoir du corps social.

Vouloir y trouver une solution “économique” c’est traiter le symptôme et non pas la maladie, il faut remonter en amont. C’est toute la finalité de notre manifeste.

10- “défendre ses conditions de vie et de travail” dis-tu, c’est transformer, réformer un système sans le remettre profondément en cause. C’est ce qu’a fait le marxisme depuis le départ. Il bouffe au ratelier du capital et soutient la division de la société. Les batailles seront en majorité perdues parce que lutter pour améliorer son salaire, améliorer ses conditions de travail, c’est toujours acquiescer au dogme de la relation dominant/dominé. On ne s’aguerrit pas en s’épuisant à se cogner la tête contre un mur, on s’abrutit.

Le seul moyen est le refus de jouer le jeu, de mettre à bas toutes les institutions en embrassant les associations libres court-circuitant les rouages étatico-capitalistes (marxistes compris) qui ne font  que maintenir division et rapport dominant/dominé.

Les manifs, les grèves ne servent à rien. Si des syndicalistes veulent être efficaces et faire trembler le système, il faut adopter la tactique des conseils ouvriers italiens de 1920: Grève générale illimitée et expropriatrice. Ceci a fonctionné et aurait pu avoir un sérieux effet boule de neige en Europe et qui les a cassés ? qui les a trahis ? Le PCI et la bourgeoisie italienne amenèrent Mussolini au pouvoir en résultante directe. Cette même alliance s’est retrouvée en Espagne 1936…

La seule ligne insurrectionnelle valide est celle du “A bas l’État, à bas l’argent, à bas l’économie de marché, à bas le salariat !”

Ceci peut-être achevé sans barricades… En refusant de jouer le jeu plus avant et en changeant de relations avec l’institutionnel en le mettant devant le fait accompli de la société des associations libres. La fange tombera comme un fruit trop mûr, seules peut-être quelques poches de morpions seront à sulfater… mais rien de bien méchant… 😉

P.S: Jo fait un super boulot, depuis peu sur les 7 du Québec mais avant elle ?… et après elle ?… Quelle est ta position sur l’entité coloniale de la “couronne” (City de Londres) appelée “Canada” ? Les sociétés autochtones étant par nature “anti-capitalistes”, anti-économiques en fait, elles devraient être une  “priorité” marxiste non ? Ou parce qu’elles sont “précapitalistes” n’existent-elles pas en tant que telles et peuvent-elles être colonisées, assimilées ?…

Fraternellement

Robert Bibeau 23 octobre 2017:

@ Résistance 71

J’ai vraiment l’impression que vous ne lisez pas les commentaires sinon en partant d’un préjugé vous vous dites « TOUS LES MARXISTES DISENT CECI ALORS ROBERT BIBEAU MARXISTE DIT CECI  » et vous enclenchez votre machine préprogrammer de critique passant totalement à côté de mon propos.

EXEMPLE : Vous écrivez « Vouloir y trouver une solution “économique” c’est traiter le symptome et non pas la maladie, il faut remonter en amont. C’est toute la finalité de notre manifeste. »

1) NON je ne cherche pas une SOLUTION ÉCONOMIQUE À LA CRISE ÉCONOMIQUE. Je dis que cette crise économique (que vous la voyez ou non – si vous ne la voyez pas sortez et enqueter dans les quartiers pauvres des villes – chez les amérindiens également) est irréversible – inéluctable et pas du tout le fruit de conspirations des riches qui contrairement à ce que vous pensez aiment la prospérité et la tranquillité et la paix sociale avec eux au sommet de la pyramide politique. La crise économique est inexorable et aucune RÉFORME = JE REDIS AUCUNE RÉFORME – MODIFICATION – DÉCISION POLITIQUE FINANCIÈRE NE PEUT LA STOPPER – L’INVERSER SAUF LA GUERRE NUCLÉAIRE qui remettra le compteur à zéro.

2) Voila pour l’instance économique (je vous ai déjà souligné que vous aviez peu de notions d’économie et que votre définition du concept d’économie diffère énormément du miens d’où les incompréhensions) = Conclusion l’instance économique = l’infrastructure de production des biens et des services) fonctionne selon sa logique propre dont les hommes sont les manoeuvres.

3) J’introduis maintenant l’instance POLITIQUE qui existe effectivement et qui entretient des rapports dialectique avec l’instance économique. Lisez bien CE N’EST QU’AU NIVEAU POLITIQUE QUE LES SOCIÉTÉS HUMAINES POURRONT RENVERSER L’ÉTAT OPPRESSEUR DICTATORIAL BRISER LA SUPERSTRUCTURE CAPITALISTE ET ÉDIFIER UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION QUE MOI J’APPELLE PROLÉTARIEN parce que c’est cette classe sociale qui batira le nouveau et que le mot COMMUNISTE utilisée par Marx est aujourd’hui tellement discrédité que l’on fait fuir les ouvriers juste à dire COMMUNISTE ce mot n’a pas d’importance pour moi RÉVOLUTIONNAIRE A TOUJOURS DE L’IMPORTANCE.

4) pOUR QUE la classe prolétarienne et son fer de lance la classe ouvrière arrache le pouvoir violemment à la classe bourgeoise capitaliste dominante (qui est LE GESTE LE PLUS ÉMINEMMENT POLITIQUE QUI SOIT) et détruire l’État bourgeois des conditions ÉCONOMIQUES SOCIALES ET POLITIQUES ET IDÉOLOGIQUES devront être réunies sinon tout restera en l’État malgré votre manifeste.

5) Inutile de dire que je croit pas du tout à la possibilité que des milliards d’individus (vous rappelez toujours que les premières nations étaient quelques dizaines de millions en Amérique – un milliard d’individus aujourd’hui) délaissent le système et s’auto- organisent en commune hippies ou une communauté de sociétés de sociétés autogérés. Votre foi vaut la mienne. Je base la mienne sur l’observation de l’histoire et de la réalité présente

6) UNE fois la RÉVOLUTION POLITIQUE JE LE RÉÉCRIS POLITIQUE victorieuse tout restera à faire et je n’ai pas l’intelligence ni les connaissances suffisantes pour dire ce que sera cette prochaine société – peut-être la société des communautés de société. Oui, possiblement après la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE APRÈS LA GUERRE NUCLÉAIRE.

7) MA POSITION SUR LE CANADA et les autochtones ???? La Confédération canadienne et ses traités – lois – y compris les provinces qui sont des répliques du fédéral sont toutes appelées à disparaître à être détruites par la révolution prolétarienne internationaliste et je n’ai pas une seconde de mon temps à perdre pour demander des aménagements – réformes – changements aux traités accords et lois et je chies sur la démocratie bourgeoise dictatoriale au gant de fer.

Je méprise profondément les chefs autochtones qui font leurs mascarades sur la colline parlementaire et viennent quémander l’aumone et des terres et la restitution de droits ou que le gouvernement des riches respecte les traités qu’il ne respectera jamais

Je ne crois qu’au barrage ‘sauvage » que les communautés dressent sur les routes pour exiger tel ou tel chose. Je ne crois qu’au Warrior qui ont bloqué un pont pour stopper les buldozers qui voulaient raser une pinède où reposait le corps de leurs ancêtres etc. Je ne crois qu’a ces communautés qui stoppent par la force les coupeurs d’arbres en Colombie Britannique

Je ne sais pas ce que la Révolution prolétarienne signifiera pour ces communautés pour leur avenir mais normalement le prolétariat (S,IL CONSERVE LA MAINMISE ET LA DIRECTION DE SA RÉVOLUTION) et s’il sait empêcher les intellectuels petits bourgeois de l’usurper – le prolétariat dis-je ne peut qu’être uni au prolétariat autochtone mais pas avec les chefs de clans véreux

Notre réponse du 24 octobre:

1- On te retourne la critique Robert: on ne parle pas de la crise économique présente, on n’en a jamais parlé, elle n’est qu’un avatar de plus dans la supercherie ambiante même si elle affecte des millions de gens, nous compris. Quand on parle de “solution”, ce n’est pas une solution conjoncturelle, mais une solution définitive au marasme que subit la société humaine depuis T1…

On a l’impression d’être dans un dialogue de sourd parfois, tu suis ton idée sans comprendre ou essayer de comprendre ce qu’on dit, mais pour toi, c’est nous qui avons des “idées préconçues”… Fatiguant Robert, fatiguant…

2- Ta notion économique est marxiste, on sait… On ne perd pas de temps sur l’économique (la base est suffisante), car c’est un artifice inutile à la société humaine. La seule façon de voir les choses est sans étiquette de prix, vouloir bouger les choses sans changer cela ne sert à rien du tout.

3- Là on semble très proche l’un de l’autre… câlin ?…

4- mais le prolétariat peut participer à ces conditions en ignorant les institutions et embrassant les associations libres rendant le système caduque et incapable d’exercer sa force de coercition, il suffit de 10 à 15% d’une population, des gens décidés et incorruptibles pour faire basculer une situation. Tu sembles ne considérer que la violence comme moyen d’en finir, nous disons qu’il y en a un autre qui limiterait grandement la violence.

5- Il n’est pas question d’avoir une unanimité de départ, on ne l’aura jamais nous sommes bien d’accord, mais des îlots conséquents s’associant et dont l’organisation modèle fera boule de neige. C’est en cela que les expériences zapatiste (que tu dénigres de manière surprenante pour un “révolutionnaire”), kurdes du Rojava, et sociétés traditionnelles natives de partout et autres sont importantes à soutenir.

6- Donc pour toi, destruction physique d’abord et reconstruction possible après s’il reste des combattants… bien noté. On ne pense pas de cette manière. Question: quelle forme prendra la révolution prolétarienne ? Comment vois-tu les choses se dérouler ? On ne te demande pas quelle société en résultera, mais quelle forme prendra la “révolution prolétarienne” selon toi ?

7- Ok, merci de ces précisions. Nous sommes proches sur ce sujet aussi semble t’il (re-câlin ?..), simplement nous pensons que les populations autochtones de tous les continents colonisés, dans leur organisation organique primordiale qui a perduré jusqu’à nos jours, ont bien des choses à nous apprendre et en cela il serait bon d’intégrer leur vision et certains concepts dans la “révolution prolétarienne”… Elle prendrait une toute autre dimension.

On est comme toi, nous ne savons pas quelle forme celle-ci prendra dans le détail, mais nous pensons qu’elle ne pourra réussir que dans la complémentarité transcendant l’antagonisme, faute de quoi, elle échouera comme toutes les autres tentatives préalables. Nous pensons également que le tsunami de la révolution sociale, une fois enclenché, sera au-delà de la notion de violence, celle-ci sera quasiment inutile.

Fraternellement

Robert Bibeau 28 octobre 2017:

1) Vous écrivez ceci : Quand on parle de “solution”, ce n’est pas une solution conjoncturelle, mais une solution définitive au marasme que subit la société humaine depuis T1…

Mais nous sommes d’accord parfaitement d’accord je ne cherche pas de solution conjoncturelle moi non plus = je dis simplement que la conjoncture nous est rendu favorable pour bouter dehors le vieux mode de production = la vielle société à détruire.

2) Vous écrivez : « il suffit de 10 à 15% d’une population, des gens décidés et incorruptibles pour faire basculer une situation. Tu sembles ne considérer que la violence comme moyen d’en finir, nous disons qu’il y en a un autre qui limiterait grandement la violence. » Je ne souhaite pas la violence je suis contre la violence (sauf la violence révolutionnaire si nécessaire) Je constate simplement que dans l’histoire le passage d’un mode de production à un autre s’est toujours fait dans la violence car la classe dominante ne se laisse pas écarter sans résister avec ses armées jusqu’a ce que leur armée elle-même cesse de leur obéir. Comment mobiliserez-vous vos 15% dans une même direction (15% de 8 milliards d’individus) ????

3) Vous écrivez ceci : « Vexpériences zapatiste (que tu dénigres de manière surprenante pour un révolutionnaire), kurdes du Rojava, » Je dénigre car DANGEREUSES TRÈS DANGEREUSES CES EXPÉRIENCES paysannes et petites bourgeoises que vous identifiez. Vous savez comment elles vont finir ces expériences nationalistes chauvines ??? Dans des bains de sang où les paysans ou les travailleurs qui y auront crus se retrouveront dans des fosses communes comme c’est arrivé toutes les fois précédentes. EXEMPLE. Le prolétariat égyptien lors des émeutes du Caire n’a pas provoqué la révolution – une vraie – car ils savaient d’instinct que la Révolution mondiale ne suivrait pas alors ils auraient sacrifier inutilement. SAGE LE PROLÉTARIAT ÉGYPTIEN ET TUNISIEN. La révolution mondiale ne partira pas du Ycatan ou des fermes hippies ou des kurdes au service d’Israel l’État NAZI mais des prolétaires américains, européens ou chinois les centaines de millions ou c’est l’écrasement et l’holocauste assuré pour les insurgés.

4) VOUS demandez « Question: quelle forme prendra la révolution prolétarienne ? Comment vois-tu les choses se dérouler ?  » Me basant sur l’étude des révolutions antérieures pas simplement prolétariennes mais toutes révolutions sociales antérieures dont la Révolution francaise et russe et chinoise et cubaine A) Crise économique et sociale colossale où la classe dominante se déchire et s’affaiblit en vient à ne plus savoir gouverner – soulèvement populaire en vague successive POPULAIRE où la petite bourgeoisie prend les leadership et mais de l’avant ses demandes de réformes pour sauver le système et réformer le capitalisme et les féministes sont aux premières loges et les assistés sociaux, les pauvres, les aigris, les malheureux, des sections de la bourgeoisie même tout le monde = POPULAIRE CITOYENNE COMME DISENT LES PETITS BOURGEOIS ÉCOSOCIALISTE ET ALTERMONDIALISTES ET LES AUTRES. Les ouvriers suivent et ne dirigent rien on leur a tellement dit qu’ils n’existaient plus et qu’ils ne savent rien. B) C’est l’anarchie totale la guerre pire qu’en 1917, 1789, 1941, 1949, 1959, etc Comme on aura jamais vu et peu à peu le monde entier s’enflamme et ce ne sont pas les ouvriers qui prennent le lead et l’anarchie s’amplifie et se répand et s’éternise (voir en IRAK-SYRIE- Yemen- Liban actuellement) c) Puis le mode détruit demande des solutions dans le sens d’une reprise de la vie – d’un nouveau mode de production et la go-gauche s’avance pour proposer le capitalisme d’État à la soviétique à la chinoise , à la kurde israélien les kibboutz et n’importe quoi = C’est l’heure de la classe ouvrière qui vient de sonner

J’usque la on était en période insurrectionnelle ( 5 – 10 ans je ne sais pas) alors s’ouvre la période RÉVOLUTIONNAIRE = DE CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU MONDE. La RÉVOLUTION n’est pas destruction ca c’est l’insurrection = la RÉVOLUTION C’EST LA CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION = proposez le votre camarade ce sera vraiment le temps alors de même pour les sociétés tribales d’avant le capitalisme Zapatiste – autochtones et les autres

5) Une immense différence alors par rapport à aujourd’hui ALORS la classe capitaliste qui n’existe que pour perpétuer le mode de production capitaliste ne sera plus au pouvoir aura été éliminé (pas nécessairement par la mort mais par la perte de ses propriétés et de son pouvoir coercitif et de ses armées) alors sous la protection bienveillante du prolétariat urbain – industriel moderne que cent fleurs éclatent que cents écoles rivalisent disaient Mao (je ne suis surtout pas maoiste mais elle se place bien ici cette phrase) La protection libertaire – démocratique de dictature du prolétariat (pas la

dictature du parti communiste à la Lénine ou Staline mais des milliards de prolétaires associés assurera toute la liberté au peuple et aucune aux restes de l’ex classe dominante ILS SERA ALORS INTERDIT D’INTERDIRE (le contraire des pays soi-disant socialistes disparus). Seront brimés ceux qui voudront brimés

Merci de votre immense patience

Notre réponse du 29 octobre:

1 & 2- Les gens se mobiliseront d’eux-mêmes. Il sera devenu évident que l’association libre est la solution pour revenir à la forme de communisme primordial qui est ancré dans la nature humaine. Il n’y aura pas besoin de “leaders”, qui sait le mieux s’occuper d’une communauté si ce n’est la communauté elle-même. C’est comme faire du vélo… ça ne s’oublie pas !

La révolution sociale n’est pas, ne sera pas un “passage à un autre mode de production”… Une fois de plus c’est là où nous divergeons essentiellement. La révolution est un changement de paradigme POLITIQUE, le mode de production adopté n’en sera que le reflet et non pas l’inverse.

3- wow ! Où as-tu vu une “expérience nationaliste chauviniste” dans le zapatisme toi ? ça fait plus de 20 ans qu’ils ont changé leur paradigme politique et çà marche très bien pour eux. On ne dit pas: “tous zapatistes!” on dit “adaptons leurs méthodes à chaque société”. La Tunisie, l’Egypte, ça n’a absolument rien à voir, faut pas tout mélanger. La Tunisie et l’Egypte furent des révolutions colorées pilotées par l’empire et ses sbires spécialistes, Soros and co. Le “printemps arabe” est une fumisterie géopolitique de l’occident ! Jamais il n’a été prévu de “faire la révolution”.

4- Là quand tu écris: “B) C’est l’anarchie totale la guerre pire qu’en 1917, 1789, 1941, 1949, 1959, etc”, il est très clair que tu utilises le mot “anarchie” dans le sens systémique péjoratif de “chaos”, on peut se demander sur cette simple phrase à quel jeu joues-tu dans la mesure où tout bon marxiste sait parfaitement ce qu’est l’anarchie et ne va pas la confondre (volontairement ou non) avec un vocable de dénigrement impérialiste. Intéressant, on avoue avoir été très surpris par ta terminologie que nous ne pouvons penser qu’être utilisée à dessein et non par erreur.

La suite est à l’avenant.

Disons que nous n’avons absolument pas la même vision de ce que sera la révolution sociale.

Merci des échanges Robert