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Changement de paradigme politique : lâcher-prise des macrostructures, plaidoirie pour les structures minuscules d’une société des sociétés

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Excellente analyse ci-dessous, qui nous rapproche du concept abordé sur ce blog de la société des sociétés. Tout en revient à comprendre qu’il y a une alternative organique et naturelle à la destruction méthodique de la société humaine entreprise il y a quelques 5000 ans par la société se centralisant en états, puis en états-nations capitalistes, pourvu que nous comprenions les rouages et la nécessité de lâcher enfin prise d’avec les macrostructures mortifères pour embrasser les microstructures de la vie, tout simplement. Refusons l’artificiel fabriqué (état, marchandise, argent et salariat) et revenons au cycle de la vie pour enfin être qui nous sommes dans notre humanité organique collective réalisée.
Le texte ci-dessous, dans sa clairvoyance, nous ouvre une porte supplémentaire de perception authentique.
~ Résistance 71 ~

 

Structures minuscules

 

Yasnaya Elena Aguilar Gil

 

14 juin 2020

 

Source de l’article en français:

https://www.lavoiedujaguar.net/Structures-minuscules

 

Quel serait le niveau de mortalité du coronavirus dans un monde où il n’existerait pas de macrostructures comme le capitalisme ?

De paroles attribuées à Démocrite, le biologiste français Jacques Monod a tiré le titre principal de son extraordinaire livre Le Hasard et la Nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. La citation complète attribuée au philosophe du sourire est la suivante : « Tout ce qui existe est le fruit du hasard et de la nécessité. » Plutôt que de discuter la pertinence de cette citation dans la situation actuelle, j’aimerais revenir sur les passages les plus troublants du livre de Monod qui m’ont initiée à la passionnante question de savoir si les virus sont ou non des êtres vivants. On sait qu’il s’agit d’entités biologiques constituées de matériel génétique qui infectent des cellules où se reproduisent de multiples copies de ces entités. Les virus sont si petits que la plupart d’entre eux ne peuvent pas être observés par les microscopes optiques courants. Ce sont de minuscules structures qui transitent entre le monde de l’inerte et celui du vivant. Au cours de l’histoire de l’humanité, et même avant leur découverte, elles ont mis en crise et révélé le fonctionnement de macrostructures d’une autre nature. Le nouveau coronavirus qui a provoqué la pandémie du Covid-19 dans le monde montre la radiographie d’une gigantesque structure socio-économique comme le capitalisme, dans laquelle les segments opprimés de la population sont terriblement vulnérables aux ravages de cette maladie : les communautés ayant peu accès au système de santé, les personnes qui ne peuvent suivre les consignes de prévention en raison de leur situation économique ou les migrants aux frontières où la violation de leurs droits humains fondamentaux est courante. Par ailleurs, les rapports officiels indiquent qu’en plus des personnes âgées les personnes souffrant de diabète, d’hypertension ou d’obésité sont particulièrement vulnérables à cette nouvelle entité minuscule. Un pourcentage considérable des décès dus au Covid-19 au Mexique sont liés à ces maladies. En 2015, on estimait qu’environ 415 millions de personnes dans le monde souffraient de diabète, et sa croissance rapide le situe parmi les dix maladies qui ont causé le plus de décès au cours des dernières décennies, ce qui est en rapport direct avec la consommation de produits alimentaires industrialisés. Le capitalisme en tant que macrostructure a donc créé ses propres segments vulnérables à la microstructure du nouveau virus qui menace nos systèmes immunitaires affaiblis, préalablement minés par la consommation d’aliments industrialisés que la publicité vend comme désirables. Parallèlement, dans les grandes villes, la prétendue nourriture biologique devient un article de luxe auquel les personnes en situation de pauvreté ne peuvent accéder. Un tout petit virus se niche dans les structures déjà corrodées par les mégasystèmes sociaux qui ordonnent le monde ; dans de très nombreux cas, le virus se multiplie, infecte et détruit les corps qui ont été précédemment exposés, affaiblis et paupérisés par le macrosystème capitaliste.

Séduits par les macrostructures, nous avons cru aussi en l’impossibilité de leur disparition, nous les avons déclarées indispensables. Les récits sur l’histoire du monde, et en particulier celle des États nationaux, ont mis l’emphase sur les étapes qui expliquent la création des macrosystèmes sociaux : le passage des sociétés nomades aux sociétés agricoles est souvent expliqué comme une condition importante de l’existence de la stratification sociale qui se décantera plus tard en cités-États qui pourront alors donner naissance à des empires ou à des sociétés esclavagistes disposant de la main-d’œuvre nécessaire pour faire de grandes pyramides dont nous soyons fiers, de grandes civilisations qui érigent des constructions colossales très souvent décrites comme un antécédent historique des macrostructures socio-politiques actuelles par excellence : les États nationaux. L’empire mexica, ses gloires et ses monuments sont ainsi relatés comme s’ils faisaient partie de l’histoire du Mexique. Le développement d’une classe gouvernante est interprété comme un signe de développement dans cette évolution positiviste de l’histoire qu’on nous a appris à souhaiter ; la stratification sociale est présentée comme une condition nécessaire pour que, dans différentes parties du monde, les sociétés passent du simple village à la ville-État à l’aube de l’histoire. Nous célébrons le cheminement vers la construction des macrostructures sociales. Cependant, à côté des larges avenues où défilent les grands épisodes de l’histoire des sociétés mégastructurées, il a toujours existé des structures sociales minuscules : des communautés, des hameaux, des villages qui ont renoncé à la stratification sociale sur le chemin du développement linéaire des civilisations, des peuples nomades qui n’ont pas renoncé à l’être, des systèmes sociaux qui ont géré la vie en commun loin des grands centres de civilisation et dont l’existence n’a parfois même pas été enregistrée par l’histoire.

Cette passion pour le macro nous empêche d’entrevoir d’autres possibilités, cette passion pour le macro nous amène à penser qu’une mégastructure dotée d’un pouvoir central comme l’État mexicain ne peut cesser d’exister. Cette fascination pour le macro explique que, lorsque je parle des possibilités d’autogestion et de sociétés fondées sur le soutien mutuel et la réciprocité, je reçois souvent des réponses qui affirment que cela peut fonctionner dans de petits villages comme celui où je vis, dans de petites communautés indigènes ou des agglomérations rurales, mais que cela ne fonctionnerait jamais pour une grande ville comme Mexico. Alors, je réponds en invitant à faire un exercice d’imagination : pensons à la ville de Mexico comme un conglomérat de minuscules structures autorégulatrices fondées sur l’autogestion et la réciprocité qui établissent des alliances avec de multiples autres structures minuscules pour répondre, le cas échéant, à des besoins et à des problèmes concrets. Supposons, par exemple, que les assemblées de quartier qui régissent la vie commune des familles voisines collaborent, quand besoin est, avec d’autres quartiers autonomes. De ce point de vue, Mexico ne se présenterait pas comme une grande structure inévitable, mais comme un réseau de petites structures qui configurent leurs alliances selon leur nécessité (par exemple, pour produire ou échanger des fournitures médicales en pleine pandémie) mais qui gèrent aussi la vie en commun dans des unités quartiers, des unités banlieues et des unités autonomes. Nous pouvons aller plus loin et penser le monde non pas comme la somme d’États nationaux, mégastructures sociopolitiques qui ont morcelé le monde et établi des frontières et des pouvoirs centraux, mais comme un conglomérat changeant, collaborateur et adaptable de structures sociales minuscules, telles que ma communauté, où le fonctionnement de l’assemblée est constitué en une force qui agit contre la création d’une classe gouvernante et qui permet à un professionnel, un paysan, un enseignant d’école maternelle ou un menuisier de participer en tant que membre du gouvernement communal pendant une période déterminée, au terme de laquelle ils seront remplacés.

Face aux systèmes d’oppression, ce sont les petites structures qui ont le mieux résisté et rendu la vie possible. Avec la destruction des macrostructures des grandes seigneuries méso-américaines après l’établissement de l’ordre colonial espagnol, ceux qui ont survécu ont créé, dans de nombreuses régions de ce territoire, des microstructures relativement autonomes fondées sur le fonctionnement de l’entraide, de l’autogestion et de ce que l’anthropologue mixe Floriberto Díaz et l’anthropologue zapotèque Jaime Luna ont appelé la « communalité ». Loin des grands moments et monuments historiques de ces cinq cents ans, nos microstructures ont résisté à l’oppression des macrosystèmes comme le colonialisme ou la création de l’État mexicain, nos microstructures ont défendu le territoire et les biens communs, dans nos minuscules structures nous avons rendu possible la vie bien que les macrosystèmes, leurs pouvoirs centralisés et leurs classes dominantes nous aient apporté la mort et, dans un presque silence que l’histoire n’enregistre pas, nous avons reproduit nos cultures et nos peuples envers et contre tout. Je vois une relation entre ce processus et la phrase qui apparaît au post-scriptum du texte créé par Indigenous Action Media, Rethinking the Apocalypse : An Indigenous Anti-Futurist Manifesto : « Notre organisation était cellulaire, elle n’avait pas besoin de mouvements formels. » Désertons donc la formalité du macro et organisons le monde en structures cellulaires.

Malgré la fascination pour les macrostructures qui nous a été inoculée, il nous faut admettre que leur fonctionnement est peu compatible avec la construction de sociétés plus équitables fondées sur l’autogestion et le soutien mutuel. L’État-nation en tant que macrostructure entre en crise et a de la peine à réagir quand il s’agit de protéger notre vie au milieu d’une pandémie car il ne peut, par définition, personnaliser les soins. Je pense en revanche aux effets qu’une minuscule structure biologique telle que le nouveau coronavirus aurait dans un monde où les macrostructures comme le capitalisme et les États-nations n’auraient pas créé de segments vulnérables comme les migrants aux frontières meurtrières et les personnes qui ne peuvent pas suivre les recommandations en matière de santé vu leur extrême pauvreté, où le capitalisme n’aurait pas vendu aux gens des aliments industriels qui se sont transformés en diabète sucré. Je pense à un monde de minuscules structures solidaires où la nourriture et la qualité des aliments auraient été gérées de manière plus juste et plus organique, où les soins aux personnes âgées auraient été plus collectivisés, où le nationalisme qui réquisitionne les fournitures médicales nécessaires pour faire face à la pandémie et les refuse aux autres en raison de leur appartenance à un autre État-nation et qui ferme les frontières aux migrants n’existerait tout simplement pas. Quel serait le niveau de mortalité de la microstructure du virus dans un monde où n’existeraient pas de macrostructures comme le capitalisme ? Face à la pandémie, les soins et les problèmes auxquels nous sommes confrontés peuvent être gérés en commun dans de minuscules structures qui entretiennent des relations de solidarité et de coopération avec d’autres microstructures selon le mot d’ordre que j’ai entendu pour première fois dans la bouche de l’écoféministe indienne Vandana Shiva, mais qui lui est parvenue d’époques antérieures : pense globalement, agis localement. Et notre locus est le minuscule.

Dans le Livre de Daniel, le roi Nabuchodonosor, monarque d’un grand empire, raconte un rêve troublant : apparaît une grande statue faite de différents matériaux, la tête est en or, le torse est en argent, les hanches en bronze, les jambes sont en fer et les pieds en argile ; une pierre tombe et roule vers les pieds de la statue qui, étant faits d’un matériau faible, entraînent la chute de toute la statue bien que le reste soit fait de matériaux plus solides. Les États nationaux sont des idoles aux pieds d’argile qui vacillent lorsqu’ils entrent en collision avec une petite pierre, une petite structure qui habite entre le vivant et le mort. Une pierre qui s’amplifie en pandémie dans la chambre d’écho qu’est le capitalisme. La résistance sera minuscule. Certains regretteront peut-être la tête dorée de l’idole ou les grands bâtiments construits par le travail des esclaves, mais il nous restera la vie car, comme le dit un vers du poème d’Isabel Zapata Una ballena es un país : ce qui est minuscule résiste toujours.

Yásnaya Elena Aguilar Gil

Texte d’origine :

Estructuras minúsculas 

5 avril 2020.

Traduit de l’espagnol (Mexique)

pour les éditions Rue des Cascades

par Joani Hocquenghem

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Lectures complémentaires :

Manifeste pour la société des sociétés (Résistance 71)

Paulo Freire:
« La pédagogie des opprimés »
« L’éducation comme pratique de la liberté »
« Extension ou communication »

Pierre Clastres:
« Société contre l’État, échange, pouvoir et philosophie de la chefferie indienne »

James C. Scott:
« L’art de ne pas être gouverné »
« Contre le grain, une histoire profonde des premiers états »

Pierre Kropotkine:
« L’entraide, un facteur de l’évolution »

Gustav Landauer:
« Appel au socialisme » (Plaidoirie pour la société des sociétés)

 

 

Seattle, quand une Zone Autonome Temporaire investit l’espace politique tout autant que géographique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, canada USA états coloniaux, coronavirus CoV19, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 juin 2020 by Résistance 71

 

Il est assez incroyable de trouver cette info sur le site d’information Al Manar en français alors que cela est occulté par tous les médias et que même les médias dits de « gauche » ou « d’ultra-gauche » font l’impasse sur l’affaire…
~ Résistance 71 ~

A lire aussi: « La CHAZ dans sa seconde semaine »

Reclâmons-le haut et fort: TOUT LE POUVOIR AUX RONDS-POINTS !

 


CHAZ-Gilets Jaunes même combat :
Tout le pouvoir aux ronds-points ! (GJ 10ème round)

 

La ville de Seattle livrée aux “anarchistes” ? Passe d’arme entre Trump et les élus locaux

 

Al Manar

 

12 juin 2020

 

url de l’article en français: https://french.almanar.com.lb/1783124

 

Une passe d’armes sur Twitter a opposé, jeudi 11 juin, des élus de Seattle, dans l’Etat de Washington, au président Donald Trump qui a accusé ces derniers d’avoir abandonné la ville à d’ »affreux anarchistes » et « terroristes intérieurs » sur fond de manifestations contre les brutalités policières.

Au coeur de la polémique, une « zone autonome » auto-proclamée qui s’est organisée depuis quelques jours autour d’un commissariat de police fermé temporairement après des manifestations parfois violentes.

La chef de la police de Seattle, Carmen Best, a déploré cette décision, accusant la municipalité d’avoir « cédé à la forte pression publique » dans une vidéo destinée à ces policiers.

« Reprenez notre ville MAINTENANT. Si vous ne le faites pas, je le ferai », avait écrit mercredi soir sur Twitter le président Trump, apostrophant directement le gouverneur de l’Etat de Washington Jay Inslee et la maire démocrate de Seattle, Jenny Durkan.

« Ce n’est pas un jeu. Ces affreux anarchistes doivent être stoppés IMMEDIATEMENT. AGISSEZ VITE! », a ajouté le président républicain.

« Des terroristes de l’intérieur ont pris Seattle, dirigée par des démocrates de la gauche radicale, bien sûr. LOI & ORDRE! », a-t-il écrit un peu plus tard dans un autre message, sur le même ton autoritaire qu’il adopte depuis les manifestations massives dénonçant la mort de George Floyd et d’autres personnes noires arrêtées par la police.

Jay Inslee a répondu par un message railleur moquant les coquilles du président dans son tweet, corrigé depuis.

Jeudi, Jenny Durkan s’est élevée lors d’une conférence de presse contre cette « menace d’envahir Seattle » lancée par le président Trump, assurant que la majorité des manifestations dans sa ville ont été pacifiques.

Donald Trump n’avait pas explicitement fait référence à la « zone autonome de Capitol Hill » proclamée cette semaine par des manifestants mais ses tweets ont suivi de peu la diffusion d’un reportage réalisé sur le sujet par la chaîne Fox News, très suivie par le président conservateur.

Le reportage décrivait ainsi « la prise totale d’une zone de sept pâtés de maisons dans un quartier de Seattle », affirmant que des manifestants armés patrouillaient dans la zone.

Des manifestants ont effectivement investi les rues entourant un commissariat de police laissé temporairement vacant par les forces de l’ordre mais aucun incident n’a été signalé dans cette zone, où l’ambiance oscille entre fête de quartier et mouvements contestataires.

Dans ces rues barrées à la circulation, des familles avec enfants déambulaient jeudi après-midi, au milieu de bénévoles proposant des soins médicaux gratuits, de même que nourriture et boissons données par des commerces locaux.

« La situation ici est aussi paisible que possible », assure à une correspondante de l’AFP Jahtia, femme noire qui travaille à l’hôpital pour enfants de Seattle et vient de participer à une manifestation à vélo contre les brutalités policières avec une cinquantaine de personnes.

« J’ai lu ces choses sur internet qui ne sont manifestement pas vraies », déclare de son côté Tom Hobson, enseignant blanc venu se promener dans la « zone autonome ». « C’est mieux que n’importe quelle fête de quartier. Je vois des gens de tous horizons. Ca ne va peut-être pas durer longtemps mais c’est vraiment un bel instant », juge-t-il.

Les policiers ne sont toutefois pas les bienvenus à la fête. Deux d’entre eux ont en vain tenté de passer les barrières bloquant la circulation mais ont dû y renoncer sous les huées des manifestants leur refusant l’entrée dans cette « zone autonome ».

La police de Seattle a assuré qu’elle répondait toujours aux appels d’urgence dans le périmètre mais s’est inquiétée de la présence d’individus armés à certains points de contrôle, tout en reconnaissant leur droit légal à porter une arme de manière apparente dans cet Etat.

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Lectures complémentaires :

Réseau de Résistance et de Rébellion International

T.A.Z / Z.A.T ou Zone Autonome Temporaire

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


¡Ya Basta!… à l’échelle planétaire !

Coronavirus et autre… La peur comme institution systémique, comment en sortir

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 mai 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

5 mai 2020

 

Il est aujourd’hui, sans doute plus que jamais, vital de bien comprendre que le système étatico-capitaliste ne fonctionne et ne peut survivre que grâce à la peur qu’il engendre, cette peur qui est essentielle à sa perpétuation depuis le départ de cette gigantesque escroquerie sociale que sont l’État et les rouages socio-économiques de domination et de contrôle.
Depuis sa création, comme outil de maintien de la division politique initiale, l’État génère la peur a des degrés divers. La classique politique de la carotte et du bâton étant sa forme la plus « douce ». Toujours il y a eu cette peur entretenue de la colère du système de domination, la peur de l’inquisition et de la colère « divine », la peur du gendarme de manière générale, la peur du contrôleur fiscal, la peur du patron, la peur de la misère, la peur de la précarité, la peur du chômage, la peur de ne plus pouvoir simplement exister. Cette peur est sciemment maintenue du haut vers le bas de la pyramide et tous les moyens sont bons pour garder la masse dominée sous son emprise afin de toujours mieux la contrôler. La peur a toujours été un outil du contrôle oligarchie et a été institutionnalisée comme tel.
Avec le temps, certaines peurs ne fonctionnent plus: comme celle de la peur de la colère « divine » par exemple, mais elle a été remplacée dans l’ère moderne par la peur du déchaînement de la Nature contre une humanité débridée en quête de son contrôle absolu. Les institutions jouent activement sur ces peurs et si elles ne suffisent pas ou plus, elles en inventent d’autres si nécessaire (le réchauffement climatique anthropique par exemple). Ainsi entre en jeu les nouvelles manipulations de la peur systémique touchant à ce que nous craignons viscéralement le plus depuis le néolithique : les épidémies, qui au cours de l’histoire de l’État, ont périodiquement décimé les populations essentiellement de concentrations urbaines vouées à la promiscuité et à l’insalubrité durant des siècles. Depuis une vingtaine d’années, sévissent de soi-disantes nouvelles « pandémies » (SRAS 2002, MERS 2006, H1N1 2009 et maintenant nCoV 2019) dont les origines douteuses n’ont d’égal que le gonflage statistique systémique dont elles ont fait et font l’objet, profitant de la complicité entre différentes branches du contrôle sanitaire planétaire comme l’OMS, les gouvernements, les médias et l’industrie pharmaceutique corrompue et criminelle. En 2009, la « pandémie » déclarée de l’OMS pour la grippe H1N1 fit long feu et produisit un « vaccin » qui fut le degré zéro du pathétisme en recherche médicale, mais qui engrangea les milliards dans les coffres de Big Pharma. Aujourd’hui, un nouveau virus à l’origine plus que vraisemblablement synthétique, le SRAS-COV-2, a non seulement de nouveau forcé une déclaration de pandémie de l’OMS après un taux d’infection réel de l’ordre de 0,03% de l’humanité et un taux de mortalité réel (hors facteurs de co-mortalité) de l’ordre de 0,2% des personnes infectées en 6 mois, mais aussi forcé l’assignation à résidence, certainement abusive comme l’avenir le confirmera, de près d’un tiers de la population mondiale durant des semaines, générant stress psychologique et économique pour des milliards de personnes sur terre.
Ces mesures de contrôle ne peuvent être menées à bien et acceptées par le public que dans un climat de peur constamment renouvelée, ce qui est le rôle assigné aux merdias à la botte : relayer chiffres et stats manipulés 7/7 et ne donner la parole qu’exclusivement aux « experts » alarmistes sous contrôle comme le sont les « experts médiatiques » déblatérant au sujet du réchauffement climatique anthropique sur les ondes. Le schéma est toujours le même et jusqu’ici fonctionne toujours, même si l’on peut constater quelques fissures dans le processus.
La prochaine peur générée est celle de l’effondrement économique qui bien qu’inévitable, le système étatico-capitaliste étant au bout du rouleau, sera bien entendu blâmé sur la pandémie du CoV19, détournant ainsi l’attention des véritables responsables. Au delà de considérations eugénistes propres à l’élite auto-proclamée aux commandes, le but de cette « pandémie » est sans doute de trouver un bouc-émissaire à l’effondrement économique programmé tout en instaurant de force des mesures de contrôle toutes plus liberticides les unes que les autres afin de verrouiller leur grille technotronique dictatoriale. Le tout ne fonctionnant que dans un climat de peur.

Il est vital pour nous, les peuples de sortir de ce cercle vicieux de la peur, outil de notre contrôle par une minorité artificiellement « dominante ». Ce n’est pas un hasard si les voix de la raison sont systématiquement censurées en tout domaine. Nous devons comprendre que nous sommes les seuls maîtres de notre destin. Nous devons cesser de faire confiance à un système dont la vocation est le mensonge et la falsification à outrance afin de masquer sa réalité et de vendre son illusion démocratique marchande. Depuis le départ, il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Il n’y a absolument aucune réforme possible, il n’y en a jamais eu. Il convient de détruire la pyramide factice du pouvoir coercitif, ressaisir ce pouvoir et l’intégrer de nouveau dans le corps social afin que le pouvoir retourne à son état initial, celui de pouvoir non-coercitif, responsabilité décisionnaire de toutes et tous sans aucun intermédiaire affirmant un contrôle social abusif. Précisons que cette idée est le résultat d’une recherche approfondie de notre part qui culmina dans notre publication en 2017 de notre « Manifeste pour la société des sociétés » (voir le lien sous cet article).
A cet égard, la solution au CoV19 et à la crise du tsunami économique qui s’en vient, n’est pas avec ce système et ne saurait en rien y être. La solution réside EXCLUSIVEMENT hors du système, dans sa destruction et son remplacement immédiat par la coopération planétaire des associations libres agissant pour le bien commun au niveau local et se confédérant avec les mêmes entités politiques et sociales environnantes pour former un gigantesque réseau intégré de notre humanité profonde enfin réalisée par delà les cultures. Il en incombera aux associations libres de déterminer leur mode de fonctionnement tout en maintenant le pouvoir (la capacité de décision et d’action) en mode non-coercitif. Nous postons quelques textes essentiels pour comprendre le processus sous ce billet.
Quoi qu’il en soit, le mode de fonctionnement futur doit se faire et se fera sans état, sans marchandise, sans argent (donc sans étiquette de prix sur tout et en tout) et sans salariat. Nous pensons que malgré l’apparence plus que négative des circonstances actuelles, celles-ci nous offre une énorme opportunité de comprendre sans ambages notre réalité profonde pour mieux agir sur elle et la transformer positivement dans l’intérêt général de l’humanité. Nous vivons le début d’une ère de transformation radicale de notre société et arrivons à une croisée des chemins des plus vitales: deux choix de route se dessinent:

  • Le choix imposé par l’oligarchie: La dictature technotronique de son Nouvel Ordre Mondial dit elle parle depuis plus d’un siècle… Ce modèle sera imposé comme d’habitude par la peur et la coercition.
  • Le choix des peuples, celui d’une nouvelle ère de société des sociétés qui verra l’humanité achever sa nature profonde dans la poursuite de l’intérêt général au moyen d’un régime politique planétaire au pouvoir égalitaire puisque non-coercitif. Ce modèle sera choisi de manière raisonnée par au moins 10 ou 15% des populations convaincues et incorruptibles et deviendra un modèle de fonctionnement universel.

L’essentiel aujourd’hui est de faire en sorte que le plus de personnes possibles se rendent effectivement compte qu’ils arrivent et vont se tenir sur cette croisée des chemins de l’histoire ce qui aidera grandement à l’heure du choix. Il est donc important de communaliser cette relation :

Réflexion critique (individuelle et collective) => Action => Changement radical de paradigme politique

Pour y parvenir, il faut avant tout cesser d’avoir peur, analyser critiquement notre réalité objective et agir pour la transformer positivement pour le bien de tous. Ceci nous mettra sur le chemin de notre réalisation ultime, celle de notre humanité vraie hors de toutes les falsifications et impostures de la dictature marchande entrant dans sa énième hideuse métamorphose.
Ceci nous permettra aussi de comprendre collectivement la nécessité de lâcher prise des turpitudes qui nous gouvernent tout en nous rendant cette confiance en nous-mêmes qui nous a été escamotée, usurpée, depuis quelques siècles maintenant.
Comprenons une bonne fois pour toute que l’avenir de l’humanité réside en nous, collectivement, planétairement, en tant qu’entité sociale entrant de nouveau en harmonie avec la nature et non pas dans un système totalitaire élitiste de la domination du plus grand nombre par une entité dominatrice sectaire servant l’agenda de contrôle marchand des êtres et des choses pour le profit du plus petit nombre.

Il ne tient qu’à nous de dire NON ! Tant que nous ne l’aurons pas fait de manière durable, rien ne changera, tout ira en empirant.

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Lectures complémentaires :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Résistance politique : Guerre contre la domination militaro-médiatico-capitalo-impérialo-colonialo-patriarco-policière

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Nous ne voulons plus de vos images

 

Paris-Luttes Info

 

25 avril 2020

 

url de l’article original:

https://paris-luttes.info/nous-ne-voulons-plus-de-vos-images-13868?lang=fr

 

Lettre ouverte à ceux qui capturent. Sur la nécessité de filmer et de diffuser un feu d’artifice. Sur la nécessité de filmer et diffuser un feu d’artifice quand celui-ci est tiré sur la police. Sur la nécessité de soutenir les insurgés sans les mettre en difficulté.

“J’étais venu en Espagne dans l’intention d’écrire quelques articles pour les journaux, mais à peine arrivé je m’engageai dans les milices, car à cette date, et dans cette atmosphère, il paraissait inconcevable de pouvoir agir autrement.”

George Orwell, Hommage à la Catalogne, 1938

Nous ne voulons plus de vos images. Nous voudrions nous les procurer nous-mêmes aux côtés de ceux que vous filmez.

Vous êtes-vous posé la question de l’utilisation de vos images ? 

Détrompez-vous, on ne parle pas ici d’un débat qui semble clos et dont les conclusions semblent être évidentes. On ne parle pas des images de manifs où l’on peut discerner aisément les protagonistes d’une action jusqu’à la couleur de leur caleçon ou de la semelle de leurs chaussures (toute ressemblance avec des personnes ou des évènements passés n’est que fortuite). 

Non. Objectivement, ces images-là, on ne peut pas les prendre. Et, quand individuellement (comprendre par là, en se dissociant du groupe), on prend le risque de les capturer, on ne peut pas les diffuser. Ceux qui le font s’associent objectivement aux preneurs d’images ayant les plus mauvaises intentions : s’associer au maintien de l’ordre et se dissocier par là du groupe qu’ils médiatisent.

« Médiatiser » définition : rendre média. Constituer un intermédiaire.

Quel objectif donc pour ceux qui médiatisent ? 

A priori, constituer un intermédiaire entre ce qu’ils voient et le plus grand nombre (et chacun peut voir sa propre réalité dans les images).

Quel objectif pour ceux qui se révoltent ? 

Exprimer leur colère ou la médiatiser ? Gagner une guerre ou livrer une bataille ?

Dans son livre La Domination policière, paru en 2012, Mathieu Rigouste aborde très largement la question du rôle que jouent les médias dans le maintien de l’ordre militaro-policier. On pourrait même dire : maintien de l’ordre militaro-médiatico-capitalo-impérialo-colonialo-patriarco-policier.

En effet. Les médias jouent un rôle central dans le maintien de cet ordre-là.

L’aspiration sans doute la plus partagée par les humains en ce moment doit être « pour un autre futur » (parce que dire « plus jamais comme avant », c’est nier que parmi nous actuellement, certain·e·s ne distinguent pas d’avant / de pendant / d’après, mais bien la continuité d’un monde et d’une domination).

Alors cet ordre-là pour le renverser, il faudra que nous soyons nombreux·euses. Inutile de compter sur les médias pour jouer les intermédiaires entre les insurgé·e·s et les gouvernant·e·s. Lorsqu’on est renversé.es, on le constate. On ne l’apprend pas par un intermédiaire.

Cet ordre-là. Beaucoup le contestent. Chacun·e selon ses possibilités, depuis des décennies. Aujourd’hui, c’est ce que font les émeutier·ère·s partout dans nos banlieues qui s’embrasent et sont réprimées suite à la tentative d’homicide d’un flic de la Bac de Villeneuve-la-Garenne sur un homme à deux roues.

Ils s’insurgent et nous voudrions les rejoindre plutôt que les voir de loin. Nous voudrions être avec eux par nos corps en mouvement plutôt que de les voir de loin derrière nos écrans, nos corps confinés.

Pour Mathieu Rigouste, une véritable ingénierie de la tension est à l’œuvre dans les quartiers populaires français. Elle se restructure en permanence. Chaque jour, chaque émeute, chaque insurrection est l’occasion d’expérimenter une contre-insurrection médiatique et policière. 

Les doctrines de contre-insurrection sont organisées autour de l’articulation d’un versant de propagande (des structures « d’action psychologique » et de « conquête des cœurs et des esprits ») et d’un versant de coercition combinant des forces d’occupation et de quadrillage militaro-policier avec des techniques de contre-guérilla et d’extrême brutalisation.

C’est dans cette doctrine du « Heart and Mind » (« cœur et esprit ») que les médias et la médiatisation ont leur rôle à jouer. C’est dans ce cadre-là qu’ils le jouent actuellement.

Que nous (« nous » au sens de tous ceux qui ont de l’empathie pour les insurgés) recevions les images prises à la volée ici ou là d’un feu d’artifice (à ne pas confondre avec du mortier) ou d’une voiture qui brûle avec bonheur et bienveillance (il faut bien le dire) c’est une chose. Mais ces images sont rendues publiques. Elles sont mises à disposition de toutes et tous : y compris ceux qui n’ont pas d’empathie ni de bonnes intentions. Ceux qui mènent la contre-insurrection endocoloniale (voir Mathieu Rigouste encore) et ceux qui la soutiennent (consciemment ou non).

Alors, s’il vous plait, cessez de nous proposer vos images qui nous informent si peu et nous inquiètent tant pour les insurgés. 

Cessez de proposez vos images en toute connaissance de cause qu’elles seront récupérées et diffusées par la police elle-même. Sans intermédiaire.

Prenez votre part de l’émeute, goutez-y, et si, comme nous, vous n’y avez pas le corps (le cœur, le courage, la témérité, etc.) d’être avec les insurgés, prenez la plume, et racontez-nous en n’oubliant pas de manquer d’objectivité. Car ne l’oublions pas, dans cette guerre contre la domination militaro-médiatico-capitalo-impérialo-colonialo-patriarco-policière nous avons besoin d’une soigneuse contre-propagande.

Vive les insurgés qui partout en France et dans le monde font vivre la flamme d’un objectif éternel et vital : la Révolution !

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

« Pour l’EZLN, la chose qui a le plus de valeur est la vie et
la dignité ; paradoxalement, c’est pour cette raison

que nous voulons de mourir. »
~ SCI Marcos ~

Coronavirus et tyrannie capitaliste… S’emparer et jeter les clefs du Nouvel Ordre Mondial (Mohawk Nation News)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, gilets jaunes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 avril 2020 by Résistance 71

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”

~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 


Oka 1990… armée coloniale contre guerriers mohawks

 

Evolution du système de contrôle pyramidal

 

Mohawk Nation News

 

9 avril 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/04/09/evolution-of-the-top-down-system-of-control/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous devons attraper et jeter les clefs du nouveau royaume (NdT: le Nouvel Ordre Mondial)

Les gens éveillés, comme les peuples natifs, peuvent mener une révolte contre cette guerre contre l’humanité. Noam Chomsky a dit: “Il est ironique de constater que les peuples les plus opprimés des Amériques, les Amérindiens natifs, sont ceux qui vont sauver cette terre appelée “Amérique” et le monde n’en sera alors qu’un bien meilleur endroit.Le concept même de la Grande Loi de la Paix (Kaianerekowa) va s’étendre au monde.

Onkwehonweh (peuples natifs de l’Île de la Grande Tortue) a versé son sang pour lutter contre la tyrannie et la destructions de l’Île de la Grande Tortue, ce durant cinq siècles. Les envahisseurs venus d’Europe ont vu qu’il y avait un paradis sur terre ici où les gens vivaient en harmonie absolue avec la nature. Nous voulons notre paradis de retour. Les envahisseurs ont voulu ce paradis pour eux-mêmes. C’est pour cela qu’ils ont perpétré leur premier faux-drapeau appelé “la révolution / indépendance américaine”, guerre entre les Britanniques du Royaume-Uni et ceux de l’Amérique du Nord afin de détruire la Grande Loi de la Paix et l’harmonie pour qu’ils puissent créer la première “république de la guerre”.

Il y a eu beaucoup d’attaques biologiques sur nous depuis l’arrivée des Jésuites au tout début du XVIIème siècle, ce qui provoqua le génocide de quelques 90% d’entre nous ; tout cela de concert avec le pire de tous les virus, celui de la veulerie et de la violence. La couverture pour ce programme matérialiste fasciste fut créée. La vérité de leur histoire et de leur attitude présente a été totalement cachée. Les gens sont hypnotisés et conditionnés pour préférer le confort dans leur pensée plutôt que les faits tels qu’ils sont. Leurs esprits sont remplis de mythes totalement fictifs au sujet de leur “grandeur”. Une société d’aveuglement à la vérité et d’abrutissement dans la non-pensée a été créée.

Nous, les survivants du plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité, sommes prudents et intrépides, sans peur, l’Île de la Grande Tortue nous appartient, à nous, à notre terre, à la création et à nos enfants non-nés.

Le gang de voyous criminels a saisi notre terre et a imposé sa volonté au monde par la guerre. Ils affirment que nous ne les comprenons pas, mais nous ne les comprenons que trop bien. Comme nos ancêtres avant nous, nous avons survécu pour continuer de porter le message et de le diffuser. Nous sommes montés dans les collines pour y cicatriser (NdT: selon la prophétie…). le serpent noir dira qu’ils n’ont aucune querelle avec nous.

Nous ne baisserons jamais les bras. Nous récupérons, cicatrisons et continuons nos devoirs pour un autre jour, un jour à la fois. Nous sommes les agresseurs pour la paix. Nous devons étendre Kaianerekowa sur le monde entier. Lorsqu’on nous amène devant un tribunal de l’amirauté pour des “infractions”, on nous demande si nous comprenons ce qui se passe. Nous disons invariablement : “Je ne comprends rein de tout cela. Tout ce que je sais c’est que ceci est ma terre ancestrale.”

Le coronavirus CoV19 est en train de balayer le monde. Le système immunitaire des gens est compromis par la technologie. L’agenda 21 de l’ONU, cet agenda de peur, est en train de se dérouler. Le CoV19 est en train de devenir un exercice militaire pour mettre en place la loi martiale. Bientôt, les gens vont demander une solution. C’est alors que nous verrons qui est derrière tout cela. Il s’agit de cette ONU fasciste et de son OMS, partie incestueuse de l’ONU. Les personnes âgées semblent être les cibles de ce virus car ce sont aussi les personnes de la connaissance. Elles meurent esseulées ainsi on ne peut jamais savoir de quoi elles meurent vraiment. Nous assumons que leurs pensions de retraite sont redirigées. Les tyrans promettent la liberté si on respecte leur pouvoir et qu’on ferme notre gueule !

Les tyrans utilisent leurs boniches serviles pour donner naissance à leur Nouvel Ordre Mondial. Nous, véritable peuple naturel de l’Île de la Grande Tortue, n’avancerons pas les mains vides face à leurs armes. Ils paieront très chers pour ce qu’ils nous ont fait.

Préparez-vous ! L’économie va s’effondrer. le monde a changé depuis notre blocage des trains. Ils ont entraperçu le pouvoir de la nature/création.

En février 2020, le monde nous a vu, nous et nos alliés, bloquer les trains allant d’Est en Ouest du Canada. Nous n’avons utilisé aucune arme. Ils ot vu le pouvoir de la terre-mère et la passion de nos peuples. Nous nous sommes tenus et avons bloqué les voies de chemin de fer et le monde s’est tenu à nos côtés. Le Canada voulait que nous tirions les premiers pour qu’il puisse nous bombarder.


L’armée coloniale rejoint le peuple…

Les traîtres parmi nous les ont aidé. Notre défense fut nos esprits. Nous n’avons plus de temps à perdre avec les idiots qui veulent savoir la vérité mais qui lui tourne le dos dès qu’on leur montre. Nous ne voulons pas l’égalité. Nous ne pouvons pas être égaux avec des voleurs et des assassins. Nous avons les moyens de construire un monde de justice et d’égalité. Kaianerekowa mettra un terme à leur guerre de 500 ans.. Cela commencera à la porte Est de l’Île de la Grande Tortue (NdT: les gardiens de la porte Est sont la nation Mohawk, elle l’est depuis le XIIème siècle, plus de 900 ans !…) et se répandra à travers le monde.

La volonté du peuple est que ceux qui utilisent leurs cerveaux doivent gérer le monde. Nous nous noyons dans le marécage de la guerre des tyrans. Kaianerekowa va se débarrasser de ceux qui nous ont trahi, ils cesseront d’exister. Les capitalistes auront disparu. Nous pensons à nos enfants et à ce qui nous appartient, qui nous sera rendu afin d’être bien entretenu.

Les gens perdent leur pouvoir lorsqu’ils choisissent des tyrans menteurs et voleurs comme leaders.

l’Île de la Grande Tortue est notre terre-mère. Nous n’avons rien à déclarer ni à admettre ! Les Canadiens et les Américains ont une différente patrie, une où ils retourneront s’ils refusent de vivre selon la Grande Loi de la Paix.

L’agenda de la mise en place planétaire d’un Nouvel Ordre Mondial de l’ONU pour 2030 peut abolir le concept de patrie mais pas pour les peuples indigènes qui sont les enfants de la terre-mère là où la création / nature nous a placé.

Le Canada et les Etats-Unis ne suivent en rien la volonté des gens. Un gribouillage sur un bout de papier appelée selon eux “traité” n’est en rien notre volonté. Cela ne représente que les signatures d’Indiens traîtres qui ont vendu une terre qui n’appartient qu’à nos bébés encore non-nés, une terre qui ne peut être ni vendue ni transférée.

Lorsqu’ils quitteront l’Île de la Grande Tortue métaphoriquement ou littéralement, ils prendront avec eux tous leurs bouts de papiers sans signification et leurs marionnettes des conseils de bandes. Nous nous défendrons, ce qui est un droit pour tout être humain en ce monde. Nous avons été forcés dans ce vortex de massacres et de vols bien des fois. C’est fini ! (NdT: ¡Ya Basta! ont dit d’autres natifs, un peu plus au sud, en 1994…)


Oka 1990

Bientôt, les colons fascistes du Canada déserteront. Beaucoup d’alliées peuvent venir et vivre ici avec nous sous Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix. Nous n’avons jamais été défaits, jamais vaincus. Nous avons toujours pousser pour faire tomber le carcan de la tyrannie capitaliste mondiale.

Nous ne battrons pas en retraite. Nous parlerons toujours pour notre mère. Il n’y aura plus de couards, de traîtres, la Grande Loi de la Paix n’a pas de place pour eux.

Notre résistance va créer beaucoup de responsabilités. Nous devons savoir de quoi sont faits les gens. Nous n’avons jamais souhaiter être des leaders bien que nous ayons Kaianerekowa. La peur va les bouffer de l’intérieur. Nous observons ceux qui vont nous trahir et quand.

Qu’est-ce qui est plus important ? La vérité ou la procédure. Nous avons le choix de vaincre ou mourir. Le génocide fut accompli pour leur besoin historique. Il n’y aura plus une goutte de notre sang qui sera versée. Si c’est le cas, il y aura des rivières du leur. Qui survit, eux ou nous ? Peut-être tous. Nous n’arrêterons pas. Au bout du compte, leur volonté de faire le mal sera brisée.

Dans leur société, ceux qui possèdent les médias contrôlent les esprits. Les journaux et autres ne sont que des instructions de leur monde maléfique fondées sur leur irréalité fictive ne servant qu’à justifier leurs théories inventées de toute pièce. Même un fou n’en douterait pas. Les conspirateurs finissent toujours pas être confondus et éliminés. La peur, la force et la répression ne sont que les outils d’une faible autorité.

Les idées de nos ancêtres sont immortelles. Nous sommes immortels. Nous, les peuples indigènes allons mettre le feu au monde avec des idées de paix. La voie du déviant et du malfaisant est sombre. Ils ne voient pas ou ne comprennent pas sur quoi ils trébuchent.

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La version intégrale des 117 wampums de Kaianerekowa que nous avons intégralement traduite en français, mise en page de Jo :

Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix

Wasase, Taiaiake Alfred (Ph.D)

Manifeste indigène, Taiaiake Alfred (Ph.D)

 

 

Coronavirus : Communiqué de la Fédération Anarchiste sur « l’état d’urgence sanitaire ou pas » et le confinement – mars 2020

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 8 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Nous adhérons à ce communiqué de la Fédération Anarchiste sur le confinement en “état d’urgence sanitaire ou pas” et tenons à relayer la position raisonnée de la FA à ce sujet.
~ Résistance 71 ~

 

Communiqué des relations extérieures de la Fédération Anarchiste
Sanitaire ou pas, non à l’état d’urgence !

 

Le Monde Libertaire

 

Mars 2020

 

Source:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=Sanitaire_ou_pas_non_a_letat_durgence_!

 

Comme toujours, c’est en période de crise, de guerre, de violence ou de pandémie que se révèle le fondement autoritaire des États. Et celui dirigé par Emmanuel Macron ne fait pas exception. 

C’est au moment où la population est sous pression et tente de respecter au mieux les demandes des épidémiologistes pour freiner la progression du coronavirus que le gouvernement français décide de soumettre le pays à un nouvel « état d’urgence ». L’objectif est limpide et avoué : donner plus de pouvoir à l’Exécutif !

Alors qu’il est incapable de venir en aide aux sans-logis, alors qu’il maltraite les personnes enfermées dans les prisons et les CRA [note] , alors qu’il refuse de donner des moyens pour la santé il faudrait octroyer plus de pouvoir à l’État français ? Au fond ce besoin d’autorité n’a-t-il pas pour but de nous imposer de ne pas combattre la machine capitaliste ? Travaille, consomme, confine ?

Le confinement, utile, est une épreuve en soi, isolant souvent encore plus les personnes.

Pour ceux qui se rêvent les tenants de l’ordre et du pouvoir, les mesures nécessaires pour contrer le virus sont opportunes : difficile de manifester contre cet abus de pouvoir en pleine pandémie !

Rien aujourd’hui ne nécessite la mise en place d’un état d’exception sur le territoire. Tout comme rien ne l’imposait après les attentats de 2015. Pourtant, il a duré jusqu’en 2017. Nous, anarchistes, savons pertinemment quel est le but poursuivi : comme le gouvernement l’a fait en 2017, Macron et ses acolytes rêvent de faire entrer dans la loi courante des mesures censées être exceptionnelles…

Encore une fois ils nous font le coup du « c’est pour votre bien et ces mesures seront levées dès que tout sera revenu à la normale ». Et nous devrions les croire ? Promis, juré mais surtout pas craché en ce moment ! Non, nous ne sommes pas dupes !

À la solidarité ils préfèrent la matraque, à la santé ils préfèrent le profit. Rien de neuf, les États sont pourris. Hier comme aujourd’hui, demain comme dans cent ans, mort aux États, mort aux frontières, vive l’entraide et la liberté ! 

Luttons et organisons-nous pour notre idéal !

Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

Pendant le confinement, Le Monde Libertaire est gratuit, lire tous les numéros gratuitement de 2011 à 2020

= = =

Nous rajouterons à la conclusion de la FA :

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !
Vive la Commune dans l’avènement de la Société des Sociétés !
(Résistance 71)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Devenons qui nous sommes…

Réflexions politiques de convergence et esprit Gilet Jaune : l’anarcho-indigénisme avec le Pr. Taiaiake Alfred et Gordon Hill

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L’anarcho-indigénisme, entretien avec Gerald Taiaiake Alfred et Gord Hill

 

La Voie du Jaguar

 

26 mars 2020

 

url de l’article:

https://www.lavoiedujaguar.net/L-anarcho-indigenisme-Entrevues-avec-Gerald-Taiaiake-Alfred-et-Gord-Hill

 

Au moins depuis la publication du livre L’Entraide de Pierre Kropotkine [1], au début du XXe siècle, les anarchistes s’intéressent aux sociétés autochtones qui offrent des exemples de sociétés plus égalitaires et moins autoritaires. En 2005, le Mohawk Gerald Taiaiake Alfred, originaire de Kahnawá:ke, a proposé le terme « anarcho-indigénisme » pour désigner cette dynamique de convergence entre les idées et les pratiques des autochtones traditionalistes et des anarchistes altermondialistes. Nous avons lancé, voilà quelques mois, un projet de livre sur ce thème, dont chaque chapitre sera une entrevue avec un ou une autochtone qui livrera ses réflexions au sujet de la politique, du pouvoir, de l’égalité et de la liberté, en se référant à ses expériences et à celles de sa communauté. Nous vous présentons ici des extraits de deux des entrevues déjà réalisées.

Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

Possibles, Montréal, hiver 2016

Le livre L’Anarcho-Indigénisme, entretiens réunis et présentés par Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet, a été publié en 2019 par les éditions Lux dans la collection « Instinct de liberté ».

Gerald Taiaiake Alfred

Membre de la nation mohawk, Gerald Taiaiake Alfred est originaire de Kahnawá:ke, en banlieue de la ville de Montréal (Québec). Il est professeur au programme de gouvernance autochtone et au département de science politique de l’Université de Victoria, et il est l’auteur de trois livres, Heeding the Voices of Our Ancestors : Kahnawake Mohawk Politics, and the Rise of Native Nationalism (1995), Wasáse : Indigenous Pathways of Action and Freedom (2005) et Peace, Power, Righteousness (2008).
NdR71: Les deux liens précédents mènent sur nos traductions (larges extraits) de ces deux livres du professeur T. Alfred
En français, il a signé l’article « Sur le rétablissement du respect entre les peuples kanien’kehaka et québécois », dans la revue Argument, en 2000. En 2008, il organisait une rencontre avec des universitaires et des activistes anarchistes et autochtones, pour réfléchir à l’idée de l’« anarcho-indigénisme ».

Vous semblez être le premier à avoir proposé l’expression « anarcho-indigénisme » ?

Je crois bien, en effet.

Comment cette idée vous est-elle venue ?

J’écrivais mon livre Wasáse : Indigenous Pathways of Action and Freedom vers 2005, et cette notion d’« anarcho-indigénisme » m’est apparue comme une façon évidente d’évoquer la collaboration qui se développait alors entre des activistes anarchistes et des gens comme Glen Coulthard, auteur de Red Skin, White Masks ; Richard Day, auteur de Gramsci Is Dead : Anarchist Currents in the Newest Social Movements ; et moi-même. C’était une manière d’attribuer un label à la pensée qui a émergé de cette rencontre. Cette expression a émergé dans un contexte où nous tentions de construire un mouvement. On nous posait alors plusieurs questions : « Quelle est votre relation à la philosophie autochtone traditionnelle ? » « Quelle est votre relation au progressisme ? » « Êtes-vous socialistes ? » Il s’agissait donc d’offrir aux gens un label, une étiquette politique, pour les attirer dans nos discussions. J’ai pensé qu’« anarcho-indigénisme » représentait correctement ce que nous tentions de faire, soit de faire converger les principes philosophiques de l’anarchisme et de l’indigénisme. C’était aussi cohérent avec le vocabulaire disponible, puisqu’il y a toutes sortes d’anarchisme-à-trait-d’union : anarcho-féminisme, anarcho-syndicalisme, anarcho-communisme, etc.

L’expression cherche à attirer l’attention des anarchistes, des autochtones, ou des deux à la fois ?

Celle des philosophes politiques ! C’était surtout orienté vers les gens non autochtones, mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’était uniquement pour les « anarchistes ». Il s’agissait aussi de nous différencier d’autres individus ou groupes qui privilégiaient surtout une approche politique fondée sur les « droits » et la « reconnaissance ».

Comment définissez-vous l’« anarcho-indigénisme » ?

C’est difficile à définir, mais cela évoque clairement une approche à la politique qui n’est pas institutionnelle. L’anarchisme rejette fondamentalement tout projet de réformer l’État. Il s’agit plutôt d’être contestataire, de s’opposer à l’institutionnalisation de la vie des individus, et cela représente aussi ma conception de la philosophie indigène. Il s’agit surtout de l’aspiration d’un mouvement qui représente les principes de l’anarchisme et de la philosophie indigène. Tel est mon espoir.

Dans la tradition anarchiste, il est courant d’écrire au sujet des modèles traditionnels des sociétés dites « sans État », en partant du livre L’Entraide de Pierre Kropotkine vers 1900 jusqu’aux travaux de James C. Scott et de David Graeber (ainsi que de Pierre Clastres, dans les années 1970). Ces auteurs avancent que ces peuples offrent des modèles intéressants dont peuvent s’inspirer les anarchistes.

Il s’agit d’une sorte de primitivisme marqué par le respect à l’égard du passé, qu’on ne retrouve pas seulement chez les anthropologues, mais aussi chez les indigènes. Ces histoires offrent, en effet, des modèles pour réfléchir à la manière d’organiser la gouvernance, la société et les relations interindividuelles. Or je ne crois pas qu’on puisse retourner dans le passé. Le fondement de l’indigénisme, sans parler de l’anarcho-indigénisme, consiste à considérer que vos conceptions du monde et vos valeurs sont toutes inspirées de ce cadre philosophique qui prend racine dans les traditions indigènes. Voilà qui est fondamental pour fonder notre compréhension du monde et les traités, les cérémonies, les langues sont des incarnations de cette posture. Mais il s’agit d’un point de départ, et de là, il faut se dire : « Bon, je connais tout cela, je le comprends du mieux que je peux, mais je dois maintenant avancer et confronter le monde moderne, car je ne peux simplement respecter le passé en déclarant “Il faut que tout soit exactement comme avant”. Je dois avancer et respecter le passé et y référer en tant que fondement, mais je dois en même temps penser de manière créative tout en avançant. Je me réfère donc au passé comme source de motivation et d’inspiration, dans la mesure où c’est utile pour faire face aux défis d’aujourd’hui, par exemple la civilisation industrielle, le désastre écologique, le pouvoir et le contrôle qu’exerce l’État. Voilà les principaux défis d’aujourd’hui. Nous devons nous inspirer de la sagesse traditionnelle, mais nous devons y ajouter notre propre créativité.

Cette réflexion fait écho au mythe du « bon sauvage ».

Oui, et le « bon sauvage » n’a jamais été une représentation de la réalité des peuples autochtones. Il s’agit plutôt d’une création de pseudo-anthropologie venant d’Europe et de philosophes en Europe. Il est donc très dangereux de tenter de mimer le bon sauvage, surtout dans une perspective autochtone. Au mieux, vous tentez d’être le bon sauvage et donc, de correspondre à des standards impossibles à satisfaire. Au pire, ce bon sauvage a toujours eu la mort comme destin. Il était là pour être conquis, pour montrer que la personne qui le conquiert est puissante. En le conquérant, vous obtenez le droit à la terre de ce personnage exceptionnel.

Pensez-vous que les anarchistes cherchent dans la tradition autochtone ce bon sauvage qui serait, en quelque sorte, un anarchiste ou un proto-anarchiste ? 

Ce qui intéresserait donc les anarchistes dans l’anarcho-indigénisme est simplement de s’y retrouver à l’identique, plutôt que de s’intéresser aux autochtones pour ce qu’ils ou elles sont réellement.

Pour le colon (settler person) qui reconnaît que sa propre position est illégitime et qui se sent coupable de cette situation, il y aura toujours la tentation d’évoquer la représentation du bon sauvage et de s’identifier à elle pour se sentir plus légitime. Cela a toujours été une tentation, même si je perçois moins souvent ce problème maintenant. Les anarchistes plus jeunes que je côtoie s’orientent surtout vers des actions transformatives. L’idée d’« anarcho-indigénisme » les attire en tant que potentiel de pouvoir transformateur.

Les plus jeunes anarchistes qui s’engagent aujourd’hui dans la discussion sont plus sensibles à l’égard de leur propre position dans le colonialisme, plus sincères dans leurs efforts de vouloir apprendre.

Les anthropologues sympathiques à l’anarchisme et qui ont effectué des recherches sur l’histoire des « peuples sans État » présentent beaucoup d’informations au sujet de la chefferie non coercitive et de la politique délibérative ; les peuples autochtones étant dépeints comme très doués pour la délibération et les assemblées. Voilà des exemples concrets de ce qui peut être stimulant pour les anarchistes, à tout le moins pour expliquer aux gens : « Vous voyez, l’anarchie est quelque chose de possible, puisque c’est en quelque sorte la manière dont les peuples autochtones vivaient politiquement. »

Il s’agit là du lien le plus fort entre la politique indigène et l’anarchisme. Dans le monde actuel, plusieurs personnes peuvent être à la recherche d’une alternative politique offrant le choix entre le régime actuel et une vraie démocratie. Les modèles politiques indigènes historiques offrent d’intéressants exemples dont on peut apprendre, qu’on peut vouloir reproduire ou adapter.

Dans votre livre Wasáse, vous présentez le débat au sujet de la violence militante, et vous prenez position en faveur d’« un militantisme non violent, ce qui signifie de rester ferme face à la peur, de faire ce qui est nécessaire pour ce qui est juste, mais sans laisser des pensées et des émotions négatives vous contrôler » [p. 55]. 

Il y a dans le milieu anarchiste un débat sans fin au sujet de la violence politique, et même au sujet de la définition de la violence. Pour certaines et certains, dont les black blocs et leurs proches, bloquer une route ou fracasser une vitrine n’est pas violent.

Pour moi, il y a violence quand vous causez une blessure à une autre personne. Il ne s’agit pas seulement de violence physique, puisque la violence psychologique peut être blessante. Cela dit, je ne considère pas que bloquer une route soit violent. Fracasser une vitrine n’est pas violent. C’est de la destruction, mais pas de la violence. En conséquence, la non-violence signifie pour moi de ne pas chercher intentionnellement à causer une blessure à une autre personne, ou à d’autres êtres, car je ne veux pas limiter le débat aux êtres humains. Il existe aussi une violence envers les animaux et le monde naturel.

Cela dit, nous devons vivre avec un certain niveau de violence au quotidien. Ainsi en est-il de la condition humaine. Nous ne pourrions survivre et vivre sans violence. Nous violentons le monde naturel pour chauffer nos demeures, pour nous transporter, pour notre nourriture. La plupart d’entre nous mangeons des animaux. Même si vous ne mangez que des plantes, c’est encore de la violence envers le monde végétal.

Il faut réfléchir à cette question en contexte. Il s’agit de déterminer quel degré de violence nous sommes disposés à accepter et quelle forme de violence nous pouvons justifier dans nos vies, dans nos communautés. Pour moi, cette question ne devrait pas se réduire à savoir si ceci ou cela est violent ou non. C’est trop simpliste. Et cela renforce des positions conservatrices, alors que la société industrielle moderne est considérée comme non violente.

La question de la violence n’est pas si centrale dans Wasáse, mais vous insistez sur l’importance du courage chez le guerrier que vous appelez de vos vœux. Pouvez-vous expliquer pourquoi le courage vous apparaît à ce point politiquement important en politique ?

La psychologie des autochtones est fondée sur la peur, en raison de l’histoire de la colonisation, du racisme, des pensionnats, où tant d’enfants ont été placés après avoir été enlevés à leurs parents, etc. Nous avons peur des Blancs, mais nous avons aussi peur d’agir en accord avec ce que nous sommes réellement, d’agir de manière à faire ce qui est juste. Voilà d’où vient l’idée du courage. Il s’agit d’avoir le courage d’être sincère à l’égard de qui nous sommes réellement. Pour cela, nous devons dévoiler la vérité, nous tenir debout pour défendre la vérité et faire le nécessaire pour défendre cette vérité face à tous ces mensonges qui apparaissent comme la norme dans la société.

Parfois, comme en 1990, à Kanesatake et à Kahnawá:ke, le courage apparaît dans sa forme qui nous est très familière : « Ah ! Les gens vont affronter les militaires. » Voilà de la bravoure. Mais très souvent, ce n’est pas ainsi que s’exprime le courage. Sans doute ne reconnaîtrez-vous pas le courage de l’autochtone qui assiste à une cérémonie traditionnelle alors qu’elle a été élevée en bonne catholique et forcée de croire que la cérémonie était une affaire du diable, et qu’elle brûlerait en enfer si elle y participait. C’est vraiment courageux de mettre la peur de côté et d’avancer pour devenir à nouveau un membre participant de cette culture traditionnelle. Voilà un exemple que j’ai à l’esprit lorsque je parle de courage. Un autre exemple de courage ? Cette femme autochtone en Colombie-Britannique qui est allée pêcher et qui a pratiqué sa culture traditionnelle alors que tout le monde, en particulier le gouvernement, lui disait de ne pas le faire et la menaçait d’arrestation. Elle a subi les conséquences de son choix. C’est très courageux.


Rébellion indigène…

Être courageux, c’est donc avancer sur notre voie malgré les peurs qui nous contrôlent.

Et cela donne de la puissance…

Oui, réellement, et vous prenez conscience alors que d’autres gens sont sous le contrôle de cette peur qui vous contrôlait, et vous êtes plus à même de les aider et de devenir un leader ou un mentor qui leur explique le problème et qui les amène à leur tour à surmonter cette peur.

Que pensez-vous de l’État ?

J’avais l’habitude d’y penser souvent, et même tout le temps, en tant qu’étudiant puis professeur en science politique. De plus, l’État est central dans les politiques des Premières nations en ce qui concerne les revendications territoriales, l’autonomie gouvernementale, etc. Je n’avais jamais été capable de penser à la politique autrement qu’en référence à l’État et à ses diverses manifestations dans la vie de nos communautés. Mais cela a changé récemment, en grande partie grâce à ma rencontre avec l’anarchisme à travers des conversations et des lectures. J’ai alors compris que la politique va bien au-delà de l’État et qu’il est possible de vivre hors de l’État.

Du coup, j’essaie maintenant d’échapper à l’État ou de créer des occasions pour les peuples indigènes de vivre hors de l’État, ou à tout le moins, en réduisant au minimum leurs interactions avec l’État. Cela signifie donc de ne pas limiter nos luttes à vouloir réformer l’État, le transformer ou même le détruire. Même si l’État existe, ce n’est pas cette grande entité monolithique qui occupe tout l’espace de la vie sociale et politique. En fait, l’État est très fracturé et incomplet.

Voilà le projet que j’ai tenté de développer ces dernières années. J’étais alors en partie inspiré de l’anarchisme ainsi que de mon expérience avec les gens des communautés de Kahnawá:ke, d’Akwesasne et de la côte Ouest qui ont toujours fonctionné à partir de cette prémisse. Il y a beaucoup de gens dans nos communautés qui luttent contre l’État et qui ne se sont jamais réellement laissé intégrer dans l’État.

De l’extérieur des communautés autochtones, la situation semble vraiment déprimante. On n’entend parler que de pauvreté, de violence… 

Que pensez-vous de votre propre communauté ? Êtes-vous optimiste ou pessimiste ? Est-ce possible d’être les deux à la fois ?

Bien sûr !

Je ne suis pas pessimiste, car je ne pense pas que notre peuple soit en voie d’extinction. Mais je ressens un pessimisme psychologique et spirituel. Je suis pessimiste, car je vois que les autochtones les plus éduqués et dotés de potentiel sont aspirés par l’assimilation.

Mais mon optimisme me vient du fait qu’il y a des occasions aujourd’hui pour les peuples autochtones qui n’existaient pas avant, y compris de vivre une vie qui n’est pas totalement minée par le racisme qui nous hanterait comme individu. Le « bon sauvage » ou « l’Indien alcoolique », ces représentations existent encore, mais elles ne nous définissent plus. Mes garçons sont plus libres de créer leur propre identité en tant qu’autochtones.

= = =

Gord Hill

Membre de la nation Kwakwaka’wakw, sur le territoire connu sous le nom de Colombie-Britannique, sur la côte pacifique du Canada, Gord Hill est un militant anticapitaliste et anticolonialiste, un artiste et un auteur de bandes dessinées, qui signe souvent des textes sous le pseudonyme Zig Zag. Il a publié deux bandes dessinées, 500 Years of Indigenous Resistance et The Anticapitalist Resistance Comic Book, dans lesquelles il rend hommage aux luttes de résistance des militants autochtones et anticapitalistes.

Quelle fut ta première rencontre avec l’anarchisme et le militantisme autochtone ?

Je me suis d’abord politisé à Vancouver dans les années 1980, en participant à un groupe de solidarité avec le mouvement de guérilla Farabundo Marti, qui résistait au Salvador au régime en place, soutenu par les États-Unis. Je me suis ensuite intéressé de plus en plus à la pensée anarchiste et j’ai intégré le mouvement anarcho-punk. Je vivais à Vancouver à l’époque et la scène anarcho-punk y était encore plutôt dynamique. Je ne me suis pas réellement intéressé aux luttes anticoloniales avant 1990. Ce n’est qu’après la crise d’Oka que j’ai commencé à m’engager plus sérieusement dans les mouvements de résistance autochtone. Avec le temps, j’ai tâché que mon engagement politique soit lié à la fois à la résistance anticoloniale et à l’anticapitalisme.

Si tu devais donner une définition simple de l’anarchisme et de l’indigénisme, comment présenterais-tu ces deux notions ?

L’anarchisme, c’est la conviction que les gens n’ont besoin ni de dirigeants ni d’autorité qui les gouvernent en étant en quelque sorte au-dessus d’eux. C’est aussi une notion qui encourage l’auto-organisation décentralisée et autonome des mouvements et des communautés. Si je n’utilise pas moi-même l’expression « indigénisme », je dirais néanmoins qu’elle fait référence aux éléments issus des cultures autochtones telles qu’elles existaient avant la colonisation, et donc qu’elle inspire une approche populaire et traditionnelle de gestion et d’organisation.

Tu as prononcé une conférence sur l’anarchisme et la résistance autochtone, en mai 2013 à La Déferle, un espace anarchiste dans Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal (Québec). Tu as alors expliqué qu’il y a eu plusieurs types d’organisations autochtones sociales et politiques en Amérique avant le début de la colonisation européenne, et que celles qu’on pourrait qualifier de plus anarchistes — car plus égalitaires et décentralisées — ont résisté plus longuement que les autres à la colonisation. Peux-tu préciser cette idée ?

Il y avait différentes formes d’organisation, certaines plus centralisées que d’autres. Pensons aux Incas, ou encore aux Aztèques du Mexique, qui avaient développé une grande civilisation comptant des millions d’individus et nombre de guerriers, mais ils ont été très rapidement vaincus par quelques centaines de conquistadors espagnols qui s’étaient alliés à des milliers d’individus qui avaient subi la domination aztèque. Les dirigeants ont été capturés et l’empire s’est effondré, sans oublier une épidémie massive qui a décimé le Mexique. À l’inverse, il y avait des sociétés autonomes et décentralisées, entre autres dans les grandes plaines d’Amérique du Nord, dont les Lakota, les Cheyenne, etc. Elles ont mené une guérilla pendant de longues décennies contre l’armée des États-Unis. 

Pensons aussi aux Mapuches en Amérique du Sud, également autonomes et décentralisés et que les Espagnols n’ont jamais réussi à vaincre pendant trois cents ans. On peut donc en tirer la leçon que les structures autoritaires et centralisées peuvent aisément être vaincues par une simple décapitation du pouvoir au sommet, alors que les mouvements autonomes de résistance sont bien plus difficiles à détruire parce qu’il n’est pas possible de simplement attaquer le sommet.

Tu as participé activement au mouvement contre les Olympiques à Vancouver, en février 2010 (No Olympics On Stolen Land — Pas de Jeux olympiques sur des terres volées). On a alors beaucoup parlé de solidarité entre les activistes anarchistes et les guerriers autochtones. Quelle était la réalité sur le terrain ?

Une campagne contre les Olympiques plus militante et radicale que d’ordinaire a été lancée au début de l’année 2007, regroupant à la fois des militants autochtones et des militants anti-pauvreté à Vancouver. Pendant ce temps, les anarchistes ont également commencé à mener des attaques contre des cibles gouvernementales et des entreprises privées, telles que des véhicules militaires, des banques, etc. C’est à peu près le modèle qu’a suivi la campagne lors des trois années qui ont suivi, avec d’un côté, l’organisation de la plupart des actions directes menées par les militants autochtones et anti-pauvreté, et en parallèle, des actions de sabotage et de vandalisme menées par les anarchistes.

L’exemple le plus marquant de coordination est survenu le jour des cérémonies d’ouverture. Le 12 février 2010, une manifestation d’environ cinq mille personnes contre les Olympiques a atteint le site des cérémonies, Place BC, et la police anti-émeute a affronté les aînés·e·s autochtones qui ouvraient la marche et qui ont demandé aux anarchistes formant un black bloc de venir les soutenir à l’avant de la manifestation, ce qu’ont fait les anarchistes pendant plusieurs heures, en affrontant physiquement la police.

Le lendemain, soit le jour d’ouverture des Jeux, le « Rassemblement crise cardiaque » (Heart Attack Rally) a été l’occasion pour un black bloc anarchiste d’endommager plusieurs bâtiments du quartier des affaires, dont un grand magasin de détail de la Compagnie de la Baie d’Hudson dont les vitrines ont été fracassées. Cette compagnie a été prise pour cible non seulement parce qu’elle était une partenaire importante dans l’organisation des Jeux de 2010, mais aussi en tant qu’agent historique très influent dans la colonisation du Canada [2].

En militant dans le mouvement anarchiste québécois, nous avons pu constater qu’il existe certains conflits entre les conceptions anarchistes et indigénistes, sur la question de la nation par exemple. Est-ce que c’est quelque chose que tu as également remarqué dans l’Ouest ?

Il est possible de comparer d’une part l’idéal anarchiste d’auto-organisation autonome et décentralisée et de l’autre, les formes d’organisation sociale traditionnelles en vigueur chez la majeure partie des peuples autochtones, au sein desquels les dirigeants officiels et l’autorité centralisée brillaient surtout par leur absence. Pour ce qui est des anarchistes, je les ai également comparés aux guerriers autochtones puisque ces deux figures politiques font usage de l’action militante à la fois pour mener des attaques et pour défendre la population. Il existe évidemment des conflits ou des divergences entre ces mouvements en Colombie-Britannique comme au Québec, sans doute principalement du fait de différences culturelles et tactiques. Par exemple, lorsque arrivent des confrontations, les autochtones ont tendance à être beaucoup plus prudents, en premier lieu parce que les actions menées peuvent avoir des conséquences démesurées sur leur communauté, leurs familles, etc.

Quelles sont les causes du rejet de l’anarchisme par beaucoup de communautés autochtones, et même par des activistes autochtones ?

Il existe d’importantes différences culturelles entre les anarchistes et les peuples autochtones. Les anarchistes ont tendance à se montrer beaucoup plus individualistes et adhèrent souvent à des modes de vie qui sont étranges ou « bizarres » aux yeux de plusieurs autochtones, comme le dumpster-diving (récupérer des aliments dans les poubelles), ou un certain rejet de l’hygiène corporelle. Évidemment, l’ensemble des anarchistes ne se reconnaît pas nécessairement dans ces pratiques, mais il s’agit néanmoins d’une réalité chez les anarchistes, avec pour conséquence que cela apparaît comme l’identité culturelle la plus visible et stéréotypée pour les observateurs extérieurs. Conséquemment, beaucoup de militants autochtones considèrent les anarchistes comme une variation des « hippies » et des punks. Un Aîné a dit un jour que lorsque l’on commence le processus de décolonisation, on se différencie de son groupe d’appartenance, de son peuple, et c’est une très bonne chose. Mais si notre décolonisation personnelle va trop loin, on risque également d’apparaître étranger aux yeux de notre propre communauté et de se l’aliéner. Voilà qui risque de limiter de manière draconienne notre capacité à s’y engager et à participer à ses luttes. C’est un peu le problème de beaucoup d’anarchistes qui transgressent d’une manière radicale différentes normes de leurs propres communautés, ce qui a pour conséquence de transformer l’anarchisme en un mouvement isolé qui finit par se replier sur lui-même, sur ses modes de vie et sur ses propres activités… Ce problème est d’autant plus important que le mouvement anarchiste nord-américain est en quelque sorte « antisocial », puisque beaucoup d’anarchistes détestent et rejettent leur société. À l’inverse, les militants autochtones ont plutôt tendance à se concentrer sur le travail à effectuer au sein de leur communauté, à établir des liens de solidarité avec d’autres mouvements, sans partager une telle perspective antisociale.

Qu’en est-il par exemple du végétalisme, présent dans beaucoup de milieux et communautés anarchistes ?

Le végétalisme fait partie de ces différences culturelles, bien que personnellement, je ne connaisse pas beaucoup de vegans au sein du mouvement anarchiste en Colombie-Britannique. C’est de toute manière un concept assez étranger aux peuples autochtones qui, traditionnellement, pêchaient et chassaient et qui, en plus, continuent à pratiquer ces activités de manière régulière.

Comment réagis-tu au fait que les anarchistes euro-américains sont eux-mêmes des colons, qui plus est, blancs, la plupart du temps ?

C’est un résultat inévitable de la colonisation européenne des Amériques. Je m’en accommode en essayant de comprendre l’histoire de cette colonisation et les dynamiques qu’elle engendre au sein des mouvements de résistance ; mais je le fais tout en reconnaissant la nécessité d’une résistance plurinationale et d’une solidarité entre mouvements sociaux, tout particulièrement en Amérique du Nord.

On peut constater que, dans les communautés autochtones, beaucoup acceptent et jouent le jeu capitaliste de l’État colonial. C’est le cas notamment de beaucoup de conseils de bande, ainsi que des chefs d’entreprises autochtones, qui tirent souvent une certaine fierté de leur « succès » politique ou financier. En extrapolant un peu, peut-on dire que même les anarchistes et les militants autochtones traditionalistes ont assimilé les idéaux capitalistes ? Et dans ce cas, que faire ?

C’est effectivement le cas, parce que toute personne qui vit dans une société capitaliste assimile l’idéologie capitaliste, à tout le moins partiellement. Un des problèmes auquel j’ai fait face est la promotion, par des militants autochtones, d’une décolonisation capitaliste, suivant la logique « il faut que nous ayons nos propres entreprises, il faut que nous soyons financièrement autonomes… », ce qui, au final, ne fait que donner lieu à un peu plus de merde capitaliste. Un processus de décolonisation imprégné d’une conscience anticapitaliste me semble être la meilleure façon de contrer l’idéologie capitaliste, sachant que la culture et les modes d’organisation traditionnels font généralement la promotion de modes de vie et d’organisation collectifs ou communaux, durables, horizontaux, autonomes, etc.

Quel avenir envisages-tu en ce qui concerne les anarchistes, les guerriers autochtones, et les possibles solidarités entre les deux groupes ?

De manière générale, je défends l’idée d’un mouvement plurinational de résistance qui serait à la fois anticolonial et anticapitaliste et je rappelle que la solidarité entre un grand nombre de secteurs de la société est globalement nécessaire. Je crois aussi que plus les conditions socio-économiques vont se détériorer, plus les gens vont devenir conscients et déterminés, et plus nous aurons un potentiel pouvant permettre l’expansion des mouvements de résistance.

Entretiens publiés
dans la revue Possibles
Montréal (Québec), hiver 2016.

Notes

[1] Note de la revue Possibles. Après son voyage au Canada en 1897, dans ses livres Journal canadien et Le Canada et les Canadiens, Kropotkine s’inspire de l’organisation de petites exploitations rurales autonomes de l’Ouest canadien comme modèle pour l’organisation de la ruralité sibérienne sans autorité centrale. Ces petites fermes de l’Ouest, compte tenu de l’époque de ce voyage et du lieu géographique, étaient vraisemblablement occupées notamment par des métis francophones, des autochtones vivant en commune et des doukhobores. Les doukhobores sont une secte de chrétiens russes, fondée au XVIIIe siècle, dont un grand nombre ont émigré au Canada dans les années 1897-1899, pour échapper à des persécutions par les autorités. Environ le tiers des fermes doukhobores étaient vraiment communistes (aucune propriété privée, partage total des biens). Ces Sibériens radicalement pacifistes se sont établis initialement en Saskatchewan (comme fermiers) puis, à la suite des conflits avec le gouvernement canadien, en Colombie-Britannique.

Dans ses études canadiennes, Kropotkine s’intéresse particulièrement aux questions de l’autodétermination locale (« self-government »), de l’agriculture, du régionalisme et du fédéralisme décentralisé, des autochtones et des doukhobores. Il prône, notamment comme modèle pour la Sibérie, une fédération libre d’associations agricoles et artisanales/industrielles, fonctionnant sur la base de l’entraide et de la solidarité.

[2] La Compagnie de la Baie d’Hudson a été fondée à Londres en 1670 pour pratiquer la traite des fourrures au Canada.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coronavirus, avatar du génocide planétaire… Vision et sagesse native amérindienne (Mohawk Nation News)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 avril 2020 by Résistance 71

 


Cérémonie de purification…

 

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, UniVic, Mohawk ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action étatique coloniale , se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 

Planète Terre purge la bulle capitaliste

 

Mohawk Nation News

 

30 mars 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/03/30/earth-cleansing-the-capitalist-bubble/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’holocauste des peuples natifs et le déni du monde occidental ont commencé avant l’arrivée de Colomb en 1492 et continue jusqu’à aujourd’hui. Au XVIIème siècle, les Européens [chrétiens] ont affirmé être propriétaire des terres riches en ressources habitées par Onkwehonweh (peuples natifs) d’Amérique du nord et du sud. Ils organisèrent des savants fous qui développèrent des façons de perpétrer le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité. Quelques 150 millions d’Onkwehonweh, 95% des gens natifs de l’Île de la Grande Tortue furent annihilés. Aujourd’hui les dominants ne prêtent aucune attention à la rage sans fond qu’ils ont créée en nous. Nous sommes un peuple en colère et très déçu.

Les capitalistes ont pompé le sang des gens et de la terre. Le dernier chapitre de l’histoire de ce capitalisme vient de s’ouvrir. La bulle est bien trop grande, elle doit éclater.

L’esprit des colons est faible. Ils ont été conditionnés, endoctrinés depuis des siècles à suivre les ordres de leurs leaders.

Il est de notre devoir de mettre en garde les gens de tous dangers, comme l’aigle posé au sommet de l’arbre de la paix. Leurs religions les ont programmés par des codes que leurs leaders utilisent quand ils les veulent en guerre, quand ils veulent une effusion de sang et le chaos total. Les soi-disants leaders d’aujourd’hui sont des dictateurs et non pas les serviteurs des peuples.

Prière, foi et menaces réduisent au silence les gens, ainsi ils peuvent nous réduire jusqu’à un niveau gérable. Leur horreur passée et présente ne peut jamais être réconciliée ou oubliée. C’est notre terre-mère qui aura finalement le dernier mot et non pas tous ces manipulateurs scientifiques et médiatiques de l’attitude humaine. Nous sommes privés de 150 millions d’Onkwehonweh qui ne naquirent jamais. Nos ancêtres nous ont parlé du génocide.

Aujourd’hui, les couvertures contaminées à la variole sont remplacées par le CoVD19. Le vaccin est centralisé afin que les entrepreneurs capitalistes puissent une fois de plus s’engraisser. Les scientifiques mettent des déclencheurs dans l’esprit des gens pour que ceux-ci commettent des atrocités à la demande. Pour nous, notre terre-mère crée en nous, l’esprit de reconnaissance du fait que nous sommes tous partie d’un tout, nous appartenons ensemble. Elle agit et vit en nous et nous rappelle comment nous avons toujours essayé de l’aider. Les plans des colons pour nous tuer et nous supprimer ont toujours été maintenus dans l’ombre. Maintenant nous les voyons.

Le Coronavirus CoVD19 danse autour des colons prêts à tourmenter, provoquer et frapper. Ils sont terrifiées. Ce qu’ils nous ont fait est en train de se produire pour eux.

Le génocide est connu sous le nom d’AIONTATHENIENTHO’SHERON, ou “la torture continuelle”. Les psychopathes ne paniquent pas. Le président Trump n’a aucune empathie. Il voit son peuple souffrir, malade, hystérique et devenu fou alors qu’ils meurent. Les anticorps qu’ils possèdent sont pour les virus et les maladies qu’ils nous ont apportés afin de nous annihiler. Ils n’ont pas d’anticorps pour le CoVD19. Ils pensent toujours qu’ils sont plus forts que la nature. C’est leur plus grosse erreur. Les remarques de Trump ne sont que des bravades et des autosuggestions induisant l’idée que les personnes âgées devraient être volontaires à mourir pour sauver la bourse et que d’autres devraient se suicider pour l’équipe.

Le jour où notre voix a été muselée fut le jour où nous sommes supposément morts. Ils ont toujours tenu des comptes sur combien d’entre nous mouraient et combien existent toujours. Nous nous sommes cachés. Ils ont caché la vérité. Il continue de vouloir nous réduire au silence. Ils sont en train de perdre pied. Ils hurlent pour que nous les entendions. “Tenez, un peut de fric pour vos arts, vos films, vos spectacles, vos pow-wows, pour l’éducation, pour des livres etc… Dites nous-en un peut plus sur vous qu’on puisse planifier correctement la suite du génocide.” Les dominants veulent nous endormir en nous jetant du fric et des potions. Leurs conseils de bandes sont des putes. Ils sont cana’jon, squatters. La Grande Loi de la Paix s’occupera des traîtres. Ils vont tomber eux-mêmes dans les pièges qu’ils nous tendent.

La vérité est notre arme majeure… Leurs mensonges à notre sujet ont été martelés dans nos têtes. Maintenant, ils font l’expérience de leurs propres souvenirs falsifiés et inventés. Les dominants hypnotisent les gens avec des promesses, du fric et le “rêve américain”. Leurs mains sont toujours couvertes du sang du massacre de nos peuples. Ils nous ont assassinés, nous ont donné des couvertures infestées de variole pour nous tuer. Puis ils ont inventé des lois pour décriminaliser leurs actions et s’exonérer. Il est toujours immoral, mal et particulièrement odieux de réduire à dessein la population des peuples. Ils voulaient le champ libre pour piller et violer notre terre-mère.

Quand leur soif de notre sang sera t’elle étanchée ? Ils ne veulent pas que leur véritables désirs soient exposés au grand jour. Notre existence les perturbe grandement. Ils ont créé des psychologues, des neurologues, des psychiatres, des conseillers, des drogues et autres médicaments, des diversions pour couvrir et anesthésier leur hystérie.

Le ministre [canadien] des affaires indiennes nous a été envoyé pour nous hypnotiser avec ses “suivez-moi”, “n’ayez pas peur”, “je vais arrêter cette folie, ça n’arrivera plus”, “faites-moi confiance”. Les dominants dirigeants veulent qu’il nous parle en mohawk pour nous pacifier pour qu’ils puissent nous disséquer plus avant. S’ils devaient admettre ce qu’ils font, ils auraient des crises d’hystérie. Ils se précipiteraient sur leurs médicaments et sur leur “eau de feu” pour être temporairement aveuglés. Quand l’effet s’estompe, ils en reprennent. Les magasins d’alcool ne sont pas fermés durant cette pandémie et ce pour une bonne raison. Rien ne les réveille et les fait respecter la nature.

Nous étions absolument libres comme les oiseaux avant l’arrivée des Européens [chrétiens] occidentaux. Ils ne purent jamais emprisonner nos esprits. Avec Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, nous devrions présider à la grande table des Nations-Unies, leur enseigner comment faire pour coexister avec autrui et avec notre terre-mère. Notre mentor karonhiaktajeh disait “J’ai attendu toute ma vie ce qu’ils appelaient civilisation”. Il ne la vit jamais. Comme le charismatique Jim Jones qui mène ses suiveurs en Guyane, Trump dira aux siens de “boire du kool aid”, ou de se faire piquer avec le vaccin qui existe sans doute déjà.

Les colons sont conditionnés pour écouter ou poster des suggestions hypnotiques ou des messages codés créés par des scientifiques influencés par Freud et [son neveu] Bernays qui contrôle toute la propagande, les médias et les systèmes d’ “éducation”. Le public est pré-moulé. Leurs systèmes de contrôle des esprits leur dit ce qu’ils doivent penser et que ce qu’ils pensent est leur plus profond désir. Ils ne comprennent pas qu’en fait il s’agit des désirs fabriqués des dominants qui ont été placés dans leurs esprits afin de contrôler tous les aspects de leurs vies. C’est tout ce qu’ils sont supposés savoir.

Nous voulons la liberté pour nous-mêmes et pour notre terre-mère. Ceci est le cadeau qui nous a été fait par la nature/création. Les dominants et leur système de pouvoir artificiel sont en ce moment en charge des affaires planétaires, mais plus pour longtemps. Leur système rend tout le monde soumis et obéissant, fait perdre le jugement et la confiance en soi. Les envahisseurs ne sont en rien des gens d’honneur. Ils n’ont pas traité directement avec nous, à part pour nous tirer dans le dos. Ils n’ont pas pu nous battre dans une confrontation directe.

Les dirigeants ne peuvent pas vaincre le virus qui provient d’eux. Le virus les a mis à genoux. S’il le pouvait, il n’y aurait plus de virus. Ils sont très frustrés de leurs échecs. Ils ont stocké quantité d’armes de destruction massive pour annihiler les gens au lieu d’utiliser leur énergie pour les sauver. Même les masques et les respirateurs sont inexistants à moins que les capitalistes puissent en tirer un profit spéculatif. Ceci ne peut mener qu’à une hystérie de masse.

Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, ramènera les gens ensemble ainsi nous pourrons à la fois partager les fardeaux et les succès.

Le soi-disant “cadre d’accord” (“Framework Agreement” canadien) est leur plan du “je vais m’assurer que vous mourrez” pour nous. Seul Kaianerekowa clarifiera leur conscience. Les survivants essaieront de se sauver de l’Île de la Grande Tortue. Ils nous ont enfermé dans des camps de prisonniers de guerre comme des animaux, camps appelés “réserves indiennes”. Ils ont affirmé que nous étions “gardés en sécurité” !! Si nous sortions, on nous classait comme “criminels” et étions jetés en prison, nos familles détruites ou nous étions tués. Cette persécution continue toujours. Les envahisseurs essaient de détruire notre âme, notre esprit, d’y jeter l’obscurité. Cela a fonctionné avec les conseillers de bandes, les “Indiens de forts”. La meilleure arme que nous ayons est celle-ci: confrontons-les tout azimut avec la vérité. Ils ne basent aucune de leurs actions sur la loi naturelle.

En fin de compte ils s’entretueront et s’enterreront. Ils quitteront l’Île de la Grande Tortue et on les y verra plus jamais. Nous serons enfin libérés des serpents rouge, blanc et noir.

Onkwehonweh, les peuples de l’Île de la Grande Tortue vont renaître de leurs cendres et le monde se trouvera en bien meilleure posture par ce fait même. Kaianerekowa va rayonner à travers le monde. Une nouvelle ère va commencer. L’existence des envahisseurs va refouler jusqu’à la plus lointaine obscurité.

Nous ferons toujours partie du monde naturel. Notre conscience est en nous et nous connecte avec le monde, avec la terre.

Si les colons ne suivent pas Kaianerekowa, ils ne peuvent pas rester ici. Chacun a le choix car chacun à la capacité de la raison. Nous n’avons besoin que de nous-mêmes pour nous occuper de notre terre-mère.

La première guerre mondiale, 1918 et ce qui a suivi continuent, la grippe, la dépression, le crack boursier de 1929, la seconde guerre mondiale et la continuation et la célébration de la guerre encore et toujours.

La force naturelle en notre sein doit être relâchée afin que le grand pouvoir de la Grande Paix soit. Ce pouvoir fut constaté lorsque les trains furent récemment bloqués en soutien de notre famille de l’ouest des Wetsuweten qui ont résisté à Coastal Gas Link et son oléoduc qui est maintenant en construction totalement illégale. Nous, les peuples naturels, sommes ici pour survivre et pour coexister en tant que frères, sœurs et avec toute vie sur notre terre-mère.

Les dirigeants des colons envahisseurs musèlent la liberté et la connaissance. Leur empire sera renversé par une poignée. Leur argent fictif et volé sera inefficace.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix (XIIème siècle)

Wasase, Professeur Taiaiake Alfred, UniVic

Un manifeste indigène, Professeur Taiaiake Alfred, UniVic

Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada, Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC)

 


En langue iroquoise, le mot « guerrier »
n’existe pas. Le mot utilisé se traduit par
« Ceux qui portent le fardeau de la paix »…

Le combat du siècle… Coanarvirus contre paranovirus

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 29 mars 2020 by Résistance 71

 

 

Co-Anarvirus vs Paranovirus… comment survivre

 

Paris Luttes Info

 

24 mars 2020

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/co-anarvirus-vs-paranovirus-13652?lang=fr

 

La pandémie qui frappe la société capitaliste dans laquelle nous vivons a deux faces : celle d’un Co-Anar, terriblement efficace pour saper les fondements du pouvoir, et celle du ParanoVirus, terrible dans sa capacité à nous démobiliser et à déléguer nos actions au saint État. Que faire ?

Ami·e·s, réjouissons-nous ! Après un an et demi de Giletjaunage, après une grève générale historique, alors que les saisons se dérèglent et que le temps social est à la révolte, notre agent secret jaune-noir-rouge-vert, nom de code Coranavirus 19, détruit un à un les leviers du pouvoir qui nous oppressent : chute vertigineuse des Bourses, arrêt de la production de masse, grève générale imposée aux populations, trêve hivernale repoussée, baisse des activités humaines et donc des gaz à effets de serre… Certes, Co-Anar est nihiliste jusqu’à l’extrême : il met sous pression nos collègues de la santé et tue nos proches ; il n’est en aucun cas un ami sincère. Mais cette petite bête aura mis un coup d’arrêt à la machine-Goliath, le capitalisme, une machine qui ne fonctionne que parce qu’elle est en mouvement. Survivra-t-elle à un si long arrêt ?

Néanmoins, l’État propage une terrible maladie : le ParanoVirus ! Cette maladie, animée d’une rationalité faussée et que la peur de la mort alimente, ordonne à ceux qui en sont atteints d’arrêter de vivre pour se préparer à l’avenir – SPOILER la Mort – et de voir dans chaque être humain le présage de sa fin. Alors il faut tout contrôler : contrôler qui, quand, où, comment l’on voit d’autres humains, faire confiance à tous les charlatans – l’État en fait partie – tout désinfecter à outrance parce que le Mal ce seraient toutes les bactéries et tout ce qui est vivant, autre que notre propre corps. À l’ère de la rumeur, le ParanoVirus se diffuse très vite : ce qui a le plus de vues devient vrai, ce qui est validé par des « experts » devient « source ». Conséquence du ParanoVirus : des crises de panique dans les supermarchés et une ambiance anxiogène, une volonté de rester seul, chez soi, pour que les GAFA, les Netflix, les livraisons Amazone & cie nous nourrissent…

Que pouvons-nous faire ? 

Nous poser, vu que dorénavant et « jusqu’à nouvel ordre » nous avons du temps devant nous.

Précisions avant de commencer : 

Certains seront choqué·e·s par le ton léger de ce texte, et d’autres y verront de l’irrespect pour les personnes qui luttent contre cette maladie et ceux qui en ont peur. Personnellement, j’ai peur de cet État et de ce qu’il pourrait profiter d’une telle occasion. J’ai peur du contrôle des populations que nos technologies induisent. J’ai peur du monde dans lequel je vais vivre et par cette contribution je voudrais nous préparer à un potentiel après.

Les pointes d’humour de ce texte, ce sont autant de moyens de lutter contre la dépression qu’induit le ParanoVirus. Les propositions de ce texte, c’est pour que nos collègues de la Santé ne se retrouvent pas seul·e·s pendant 2 mois. 

Je pense également que la peur détruit toute réflexion, et bien que j’ai confiance dans les médecins et leurs conseils, je ne veux pas perdre mon sens critique. Comme qui dirait : le diable se cache dans les détails, noyés dans une brume de peur…

« Et pourtant, Mamie et Papi nous ont bien dit de ne pas boire le sang des chauves-souris ! » Ou l’arbre qui cache la forêt

Tout commence par des vampires très très loin dans l’Est et leurs rituels bizarres… Vous pensez que cette phrase est raciste ? Elle l’est.

Le storytelling du Corona c’est que des gens bizarres mangent des animaux, des vrais tout bizarres, pas des surgelés sous plastique bien aseptisés, et puis POUF cela fait un virus mortel pour l’humanité.

Déjà, bon nombre d’humains voient dans les crises écologiques les signes de la Fin du monde, la Fin de l’humanité. Mais non : à la limite, nous sommes témoins de la fin d’un régime, le capitalisme, voire uniquement d’une forme de ce régime, le néolibéralisme. Nous devons donc préparer la suite, pas nous préparer à être seuls dans un monde qui n’est plus. Cela induit des comportements radicalement différents : soit l’on essaye de se voir, de préparer de la bouffe ensemble, soit l’on dévalise les magasins et l’on s’enferme seul en attendant la Fin… et notre propre Faim !

Disons simplement que l’autoréduction – oui, le vol dans les magasins, manger dans les magasins – c’est plus sympa à plusieurs.

Revenons à la naissance de notre antihéros, le Co-Anar : il est le benjamin d’une fratrie de virus jugulés très vite, dès leurs apparitions. Cela suit à chaque fois le même schéma : des animaux en mauvaise santé issus d’élevages intensifs en contact avec des humains en mauvaise santé dans des territoires où des humains en mauvaise santé, poussés à la migration par le « travail », sont concentrés. Le pays où ces questions atteignent leur paroxysme, c’est la Chine. Mais c’est en réalité nos modèles de villes, concentrationnaires jusqu’à l’absurde, qui sont à remettre en cause : concentration de population, de pouvoir, d’inégalités sociales, de pollution, de mal-être, construites en opposition frontale avec le vivant, etc.

Parce qu’il y a du mal-être, l’État met en place des outils de contrôle de la population. Là aussi, la Chine d’aujourd’hui est une société dystopique qui sert de modèle pour nos démocraties hightech : reconnaissance faciale, utilisation des smartphones pour pister les individus, système de points virtuels de citoyenneté… Dans cette société du tout-contrôle, quand l’épidémie s’est déclarée, à la fois les populations ont eu peur de se faire dépister et à la fois les chefaillons, laissés à eux-mêmes, ont eu peur de faire des vagues et ont étouffé l’affaire trop longtemps. Nous sommes ici aussi dans un modèle comparable : on ne veut pas perdre la face, alors les élections municipales sont maintenues alors que l’on est en phase 3 de l’épidémie. Les organisations étatiques, bien qu’elles se pavanent dans des discours sécuritaires, donnent des consignes internes contradictoires parce qu’elles ne savent pas quoi faire.

Dans cette période, les personnes en poste de pouvoir ont le choix entre nous laisser nous autogérer ou mettre en place des mesures arbitraires. En sachant nos chefs perdus, nous devons tout faire pour favoriser notre autogestion locale et les pousser à l’accepter.

Contre le Co-Anar, j’attaque avec les « gestes barrières » !

Face à ce que l’État ignore, celui-ci sort de son chapeau un pouvoir digne d’un jeu vidéo : des gestes-boucliers dont l’application attentionnée réduiraient la propagation de ce virus pneumonie-super-grippe-pas-mortel-mais-un-peu-quand-même-voire-peut-être-beaucoup.

N’étant pas médecin, je vais ici me concentrer sur la distance d’un ou plusieurs mètres et le confinement généralisé d’une population ; en d’autres termes sur les gestes qui transforment nos liens sociaux et que nous devrions accepter « parce que les experts l’ont dit ».

Ainsi, nous devrions tous être à plusieurs mètres l’un de l’autre, ne plus nous faire la bise, ni nous serrer la main ; l’autre – ses ami·e·s, sa famille, ses collègues, les personnes que l’on ne connaît pas encore – devient alors un ennemi potentiel.

Même s’il y a un fond de vérité, son application sacro-sainte relève de la superstition : c’est la projection pendant que l’on parle ou en cas de toux, ou le contact direct qui est en cause. En soi être à des centaines de mètres c’est efficace, mais excessif. Se couvrir la bouche en revanche, surtout quand l’on pense être malade, est du bon sens, comme se laver les mains, qui n’induit pas de rompre les liens sociaux que l’on a avec d’autres humains.

Ce que nous soulignons ici c’est la transformation que ces mesures engendrent : une société où chaque individu est seul face à lui-même, dépendant de ce que le grand Papa-État lui donnera comme consigne, face à l’ultime peur : celle de mourir.

Pire : nous serions responsables, chacun de nous, de la propagation de la maladie. Si tu vois des gens, tu la propages. Ne respires pas malheureux·euse, ou uniquement dans un masque ! Sortir ?! Tu mets en danger l’humanité, égoïste ! Penses aux autres en ne pensant pas eux, à ceux qui sont déprimé·e·s ou qui se sentent mal… Non vraiment : ferme ta gueule et reste chez toi. Grande messe de la Nation à 20h au balcon. Point.

Sur l’exigence de ne pas sortir, doit-on souligner la différence entre une famille coincée dans 10 mètres carrés et une famille qui se dore au soleil dans son jardin privé ? En tout cas, l’on accuse les premiers de tous les maux parce qu’ils·elle·s sortent.

Le premier responsable, c’est notre société et nos villes : l’organisation du travail qui nous oblige à utiliser des transports en commun bondés pour aller « gagner sa vie » à des heures de chez nous, nos logements petits, confinés et chers, nos concentrations abusives d’animaux d’élevage, la pollution systémique des villes qui nous empoisonne…

Ce régime qui pense à son fric est responsable de la création et de la propagation de ce virus. Nous, on trinque.

« Il vaut mieux couler avec panache que flotter sans grâce » : carpe diem !

Aujourd’hui, tout ou presque est fermé. Cette dictature (oui, nous y sommes légalement, il était temps !) a réussi à faire interdire les rassemblements de plus d’une personne, quel exploit ! Chacun·e est invité·e à rester chez soi et à ne rien faire d’autre mise à part télétravailler, dans la mesure du possible. Certain·e·s sont érigé·e·s comme des héro·ïne·s de la nation, leurs voix sont portées par l’État quand leurs discours vont dans le sens du ParanoVirus, alors que les caissières, les livreur·euse·s sont invisibilisé·e·s, alors que les prisonnier·ère·s, interné·e·s psy, et sans-papiers sont toujours enfermé·e·s. Des mesures sécuritaires sont mises en place pour les personnes qui braveraient l’interdit en sortant dehors : 1 000 balles si tu récidives, voire la prison !

C’est la pire des solutions qu’on nous impose, et au contraire l’on ne doit pas rester seul, et pour plusieurs raisons :

  • Déjà pour ne pas déprimer, parce que cela tue aussi. Et n’oublions pas que le système immunitaire dépend en partie de notre état mental.
  • Aussi pour se protéger des monstres avec qui l’on est enfermé : pensons aux femmes enfermées avec leur mari violent et aux enfants qui le subissent également.
  • Ensuite pour ne pas propager nos psychoses personnelles. Discuter en physique nous permet de confronter nos peurs à d’autres personnes et à d’autres peurs, de faire la part des choses et donc de s’inquiéter quand il faut et ne pas s’inquiéter quand il ne faut pas, de différencier un coup de fatigue d’un symptôme de la maladie. Cela aiderait nos copain·ine·s de la Santé à désengorger les urgences et les lignes téléphoniques des gens psychotés en bonne santé !
  • Pour sortir nos têtes des réseaux sociaux : la peur s’y auto-alimente parce que nos recherches sur internet fonctionnent par occurrence qui se répondent entre elles. L’on se créé une bulle où notre vérité serait dite par « tous » alors que ces « tous » ce sont juste les gens qui pensent comme nous. N’oublions pas aussi que derrière l’algorithme qui gère les moteurs de recherches se cachent des humains qui veulent nous vendre des produits, et des États friands des technologies de surveillance de masse.
  • Pour apprendre, faire tout ce que l’on a rêvé de faire et que le temps donné au « travail » nous a empêchés de faire. D’ailleurs, soyons vigilants : pendant cette période certains d’entre nous ne pourront pas libérer du temps. Il faut très vite trouver des moyens, par nous-même, de les remplacer et de tourner sur leurs postes avant qu’ils elles ne fassent des burn out.
  • Pour mettre en place « jusqu’à nouvel ordre » des alternatives pratiques à notre société. Si nous sommes d’accord que cette maladie est la conséquence de cette société, alors nous devons vite mettre en place d’autres formes de sociétés pour que cela ne se reproduise plus. C’est créer des interdépendances entre la famille, entre voisin·e·s, entre ami·e·s, entre collègues à des petites échelles, pour la nourriture, la garde des enfants, les loisirs, les soirées, etc. C’est s’organiser sans eux·elles – nos hiérarchies déconnectées de la réalité de terrain – qui sont clairement incompétentes à gérer avec rapidité et souplesse une situation de crise.
  • Si l’on est contaminé, de pouvoir traverser la maladie en sachant que des personnes pensent à nous et que l’on n’est pas seul face à la mort.

Aussi, même si nous avons une forte sympathie pour nos collègues de la santé, n’oublions pas que ce sont des êtres humains qui peuvent avoir tort, qu’il·elle·s sont porteur·euse·s d’une médecine occidentale qui crée un rapport de pouvoir entre les médecins qui savent et les patients qui doivent subir, et qui s’est imposée contre les médecines dites traditionnelles. Faisons la part des choses entre les charlatans aux tisanes, ceux à la chloroquine, et ce qui est du bon sens.

Et puis une dernière chose : beaucoup de gens ont peur de mourir, c’est normal… parce que… et bien oui, c’est terrible, on va tous mourir, pas besoin d’un virus pour cela. Nous ne sommes pas immortels et le délire transhumaniste et technologique va s’arrêter là, grâce à Co-Anar, espérons-le… Alors en attendant la fin, profitons-en ! Préparons l’an zéro !

Note

CARPE DIEM !

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Notre dossier « Coronavirus »

 


Il court, il court l’corona…

Coin lecture spécial confinement coronavirus 1ère fournée

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 mars 2020 by Résistance 71

 


Sortir du cercle et prendre la tangente…

 

Résistance 71

 

25 mars 2020

 

2ème fournée

3ème fournée

 

Sur fond de manipulation au CoV19 fabriqué…

A notre demande, Jo nous a fait une mise à jour du pdf de l’essentiel de nos publications du cru de 2010 à non plus 2018 mais 2020.

La voici, à lire et diffuser sans aucune modération…

L’essentiel de Résistance 71 de 2010 à 2020
(format PDF)

Rappelons-nous l’objectif: Sortir du confinement plus informés, éduqués, plus éveillés aux turpitude de la dictature marchande afin de pouvoir passer sans effort de la phase de compréhension / intégration de notre réalité à la phase de sa transformation radicale selon le principe de coopération et d’association libre hors hiérarchie et de toute division sociale.

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat pour que vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

 


Gaulois penseur… donc réfractaire