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Gilets Jaunes 19ème round: Temps de penser à l’avenir sous forme de vision…. commune (avec Pierre Kropotkine version PDF)

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Résistance 71

 

22 mars 2019

 

Les rounds s’enchaînent et se durcissent. Quel avenir pour le mouvement des Gilets Jaunes ? Au-delà quelle avenir pour notre société ?

Depuis le 17 novembre 2018, et bien avant pour certains, il est devenu absolument évident que solutions il n’y a point dans le système étatico-capitaliste, résultante de l’oppression mise en place par la minorité sur la majorité quelque part au cours du néolithique, pour plus d’infos là-dessu, voir ici et

Alors que faire ? Connaître l’histoire, l’analyser, en tirer les leçons et aller de l’avant pour l’émancipation de la société humaine à l’échelle PLANETAIRE.
Nous vous proposons ici une présentation et une analyse d’un concept et son application pratique: celui de la Commune. Si celle de 1871 a échoué dans un contexte historique particulier, l’idée n’en est pas moins valide et fut mise en place en d’autres lieux, d’autres temps: les premiers soviets russes de 1905 à 1917, les conseils ouvriers italiens de 1920, l’Espagne révolutionnaire de 1936, les conseils ouvriers de Budapest en 1956, une certaine partie de mai 1968, ces brouillons ont tous échoué non pas parce qu’ils n’étaient pas viables , mais parce que la conjoncture politico-historico-économique ne s’y prêtait pas et aussi parce que des forces étatiques parfois antinomiques se liguèrent pour les défaire.

Plus près de nous, le concept de Commune, certes adaptés aux besoins culturels des endroits, existe et perdure depuis 1994 au Chiapas zapatiste et depuis 2011 au Rojava kurde avec le Confédéralisme Démocratique.
Ceci n’enlève rien à la force et à la justesse de l’idée de la commune libre, du peuple s’organisant solidairement pour retrouver son essence organique, son être noyé depuis des millénaires dans l’avoir.

A cet effet, Gilets Jaunes et sympathisants, nous vous proposons cette (re)lecture de Pierre Kropotkine sur le concept de la « Commune » et son analyse de la « Commune de Paris de 1871 », textes parus en 1880 et 1881 dans une mise en page de Jo de JBL1960.

Texte à lire et diffuser sans aucune modération ! Bonne lecture !

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris (PDF)

 

 

Note de R71: de manière tout à fait coïncidentelle, cette présentation du PDF de Kropotkine sur la Commune constitue le 5000ème article publié sur Résistance 71 depuis Juin 2010…

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Le jour d’après le 18ème round des Gilets Jaunes, quelle suite logique pour le peuple ?…

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… La Commune et la Commune des communes, analysées ici par Pierre Kropotkine.
Dans un texte ultérieur, Kropotkine fera un compte-rendu analytique de la Commune de Paris, ce texte publié dans les pages de son journal “Le révolté” ,
dix ans après la Commune de Paris, ne parle pas de celle-ci per se, mais du principe de la “Commune” en tant qu’entité politico-sociale émancipée. Il pose là certaines bases objectives sur la méthode organisationnelle des individus dans une société redevenue organique et émancipée des obstacles oligarchiques et répressifs par essence que sont l’État, ses institutions et toute la mécanique artificielle de la société marchande imposant son diktat du privilège et de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Un texte vieux de 138 ans que tout Gilet Jaune et sympathisant devrait lire, relire et diffuser sans aucune modération, texte qui résonne du son de la fraîcheur et de l’évidence.

Nous joindrons et publierons bientôt ce texte avec celui sur la Commune de Paris dans un PDF commun.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! Ceci devient une évidence incontournable. 

Qu’on se le dise !…

~ Résistance 71 ~
17 mars 2019

 

 

La Commune

 

Pierre Kropotkine (“Le révolté”, 1881)

I

Quand nous disons que la révolution sociale doit se faire par l’affranchissement des Communes, et que ce sont les Communes, absolument indépendantes, affranchies de la tutelle de l’État, qui pourront seules nous donner le milieu nécessaire à la révolution et le moyen de l’accomplir, on nous reproche de vouloir rappeler à la vie une forme de la société qui s’est déjà survécue, qui a fait son temps. « Mais, la Commune – nous dit-on – est un fait d’autrefois ! En cherchant à détruire l’État et à mettre à sa place les Communes libres, vous tournez vos regards vers le passé : vous voulez nous ramener en plein moyen-âge, rallumer les guerres antiques entre elles, et détruire les unités nationales, si péniblement conquises dans le cours de l’histoire ! »

Eh bien, examinons cette critique,

Constatons d’abord que cette comparaison avec le passé n’a qu’une valeur relative. Si, en effet, la Commune voulue par nous n’était réellement qu’un retour vers la Commune du moyen-âge, ne faudrait-il pas reconnaître que la Commune, aujourd’hui, ne peut revêtir les formes qu’elle prenait il y a sept siècles ? Or, n’est-il pas évident que, s’établissant de nos jours, dans notre siècle de chemins de fer et de télégraphes, de science cosmopolite et de recherche de la vérité pure, la Commune aurait eu une organisation si différente de celle qu’elle a eue au douzième siècle, que nous serions en présence d’un fait absolument nouveau, placé dans des conditions nouvelles et qui nécessairement amènerait des conséquences absolument différentes ?

En outre, nos adversaires, les défenseurs de l’État, sous des formes diverses, devraient bien se souvenir que nous pouvons leur faire une objection absolument semblable à la leur.

Nous aussi, nous pouvons leur dire, et à plus forte raison, que ce sont eux qui ont leur regard tourné vers le passé, puisque l’État est une forme tout aussi ancienne que la Commune. Seulement il y a cette différence : tandis que l’État nous représente dans l’histoire la négation de toute liberté, l’absolutisme et l’arbitraire, la ruine de ses sujets, l’échafaud et la torture, c’est précisément dans l’affranchissement des Communes contre les États que nous retrouvons les plus belles pages de l’histoire. Certes, en nous transportant vers le passé, ce ne sera pas vers un Louis XI, vers un Louis XV, ou vers Catherine II que nous porterons nos regards : ce sera plutôt sur les communes ou républiques d’Amalfi et de Florence, vers celles de Toulouse et de Laon, vers Liège et Courtray, Augsbourg et Nuremberg, vers Pskov et Novgorod.

Il ne s’agit donc pas de se payer de mots et de sophisme : il importe d’étudier, d’analyser de près et de ne pas imiter M. de Laveleye et ses élèves zélés qui se bornent à nous dire : « Mais la commune, c’est le moyen âge ! En conséquence elle est condamnée. » – « L’État, c’est tout un passé de méfaits, répondrions-nous ; donc, il est condamné à plus forte raison ! »

Entre la commune du moyen âge et celle qui peut s’établir aujourd’hui, et probablement s’établira bientôt, il y aura des différences essentielles : tout un abîme creusé par cinq ou six siècles de développement de l’humanité et de rudes expériences. Examinons les principales.

Quel est le but capital de cette « conjuration » ou « communion » que font au douzième siècle les bourgeois de telle cité ? – Certes, il est bien restreint. Le but est de s’affranchir du seigneur. Les habitants, marchands et artisans, se réunissent et jurent de ne pas permettre à « qui que ce soit de faire tort à l’un d’entre eux et de le traiter désormais en serf. » ; c’est contre ses anciens maîtres que la Commune se lève en armes. – « Commune, – dit un auteur du douzième siècle, cité par Aug. Thierry, – est un mot nouveau et détestable, et voici ce qu’on entend par ce mot : les gens taillables ne payent plus qu’une fois par an à leur seigneur la rente qu’ils lui doivent. S’ils commettent quelque délit, ils en sont quittes pour une amende légalement fixée ; et quant aux levées d’argent qu’on a coutume d’infliger aux serfs, ils en sont entièrement exempts. »

C’est donc bien réellement contre le seigneur que se soulève la Commune du moyen-âge. C’est de l’État que la Commune d’aujourd’hui cherchera à s’affranchir. Différence essentielle, puisque souvenons-nous en – ce fut bien l’État, représenté par le roi, qui, plus tard, s’apercevant que les Communes voulaient faire acte d’indépendance vis-à-vis du seigneur, envoya ses armées pour « châtier », comme dit la chronique, « la forsennerie de ces musards qui, pour la raison de la Commune, faisaient mine de rebeller et dresser contre la couronne. »

La Commune de demain saura qu’elle ne peut admettre de supérieur ; qu’au-dessus d’elle il ne peut y avoir que les intérêts de la Fédération, librement consentie par elle-même avec d’autres Communes. Elle sait qu’il ne peut y avoir de terme moyen : ou bien la Commune sera absolument libre de se donner toutes les institutions qu’elle voudra et de faire toutes les réformes et révolutions qu’elle trouvera nécessaires, ou bien elle restera ce qu’elle a été jusqu’aujourd’hui une simple succursale de l’État, enchaînée dans tous ses mouvements, toujours sur le point d’entrer en conflit avec l’État, et sûre de succomber dans la lutte qui s’en suivrait. Elle sait qu’elle doit briser l’État et le remplacer par la Fédération, et elle agira en conséquence. Plus que cela, – elle en aura les moyens. Aujourd’hui ce ne sont plus de petites villes seulement qui lèvent le drapeau de l’insurrection communale. C’est Paris, c’est Lyon, c’est Marseille, c’est Carthagène, et bientôt ce seront toutes les grandes cités qui arboreront le même drapeau. Différence essentielle, s’il en fût.

En s’affranchissant du seigneur, la Commune du moyen âge ne s’affranchissait-elle aussi de ces riches bourgeois, qui, par la vente des marchandises et des capitaux, s’étaient conquis des richesses privées au sein de la cité ? – Point du tout ! Après avoir démoli les tours de son seigneur, l’habitant de la ville vit bientôt se dresser, dans la Commune même, des citadelles de riches marchands cherchant à le subjuguer, et l’histoire intérieure des Communes du moyen âge est celle d’une lutte acharnée entre les riches et les pauvres, lutte qui nécessairement finit par l’intervention du roi. L’aristocratie se développant de plus en plus au sein même de la Commune, le peuple, retombé vis-à-vis du riche seigneur de la ville haute dans la servitude qu’il subissait déjà de la part du seigneur du dehors, comprit qu’il n’avait plus rien à défendre dans la Commune ; il déserta les remparts qu’il avait dressés, et qui, par l’effet du régime individualiste, étaient devenus les boulevards d’un nouveau servage. N’ayant rien à perdre, il laissa les riches marchands se défendre eux-mêmes, et ceux-ci furent vaincus : efféminés par le luxe et les vices, sans soutien dans le peuple, ils durent bientôt céder aux sommations des hérauts du roi et leur remirent les clefs de leurs cités. En d’autres communes, ce furent les riches eux-mêmes qui ouvrirent les portes de leurs villes aux armées impériales, royales ou ducales, pour fuir la vengeance populaire, prête à tomber sur eux.

Mais la première préoccupation de la Commune du dix-neuvième siècle ne sera-t-elle pas de mettre fin à ces inégalités sociales ? de s’emparer de tout le capital social accumulé dans son sein et de le mettre à la disposition de ceux qui veulent s’en servir pour produire et pour augmenter le bien-être général ? Son premier soin ne sera-t-il pas de briser la force du capital et de rendre à jamais impossible la création de l’aristocratie qui causa la chute des Communes du moyen âge ? Ira-t-elle prendre pour alliés l’évêque et le moine ? Enfin, imitera-t-elle des ancêtres qui ne cherchaient dans la Commune que la création d’un État dans l’État ? qui, abolissant le pouvoir du seigneur et du roi, ne savaient faire mieux que de reconstituer, jusque dans ses minimes détails, toujours le même pouvoir, oubliant que ce pouvoir, pour être limité par les murs de la ville, n’en conserverait pas moins tous les vices de son modèle ? Les prolétaires de notre siècle imiteront-ils ces Florentins qui, tout en abolissant les titres de noblesse ou en les faisant porter comme une flétrissure, laissaient naître une nouvelle aristocratie, celle de la grosse bourse ? Feront-ils enfin comme ces artisans qui, arrivés à l’Hôtel-de-ville, imitaient dévotement leurs devanciers, et reconstituaient toute cette échelle de pouvoirs qu’ils venaient de renverser ? Changeront-ils seulement les hommes, sans toucher aux institutions ?

Certainement non. La Commune du dix-neuvième siècle, forte de son expérience, fera mieux. Elle sera commune autrement que par le nom. Elle ne sera pas uniquement communaliste, elle sera communiste, révolutionnaire en politique, elle le sera aussi dans les questions de production et d’échange. Elle ne supprimera pas l’État pour le reconstituer, et bien des communes sauront prêcher d’exemple, en abolissant le gouvernement de procuration, en se gardant de confier leur souveraineté aux hasards du scrutin.

II

La commune du moyen âge, après avoir secoué le joug de son seigneur, chercha-t-elle à le frapper dans ce qui faisait sa force ? chercha-t-elle à venir en aide à la population agricole qui l’entourait et, pourvue d’armes que le serf des campagnes n’avait pas, mit-elle ces armes au service des malheureux qu’elle regardait orgueilleuse du haut de ses murs ? – Loin de là ! Guidée par un sentiment purement égoïste, la Commune du moyen âge s’enferma dans ses remparts. Que de fois n’a-t-elle pas jalousement fermé ses portes et levé ses ponts devant les esclaves qui venaient lui demander refuge, et ne les a-t-elle pas laissé massacrer par le seigneur, sous ses yeux, à la portée de ses arquebuses ? Fière de ses libertés, elle ne cherchait pas à les étendre sur ceux qui gémissaient au dehors. C’est à ce prix même, au prix de la conservation du servage chez ses voisins, que mainte commune a reçu son indépendance. Et puis, n’était-il pas aussi de l’intérêts des gros bourgeois communiers, de voir les serfs de la plaine rester toujours attachés à la glèbe, sans connaître ni l’industrie, ni le commerce, toujours forcés de recourir à la ville pour s’approvisionner de fer, de métaux et de produits industriels ? Et lorsque l’artisan voulait tendre la main par-dessus la muraille qui le séparait du serf, que pouvait-il faire contre la volonté du bourgeois qui tenait le haut du pavé, qui seul connaissait l’art de la guerre et qui payait les mercenaires aguerris ?

Maintenant, quelle différence ! La Commune de Paris victorieuse se serait-elle bornée à donner des institutions municipales plus ou moins libres ? Le prolétariat parisien brisant ses chaînes, c’eut été la révolution sociale dans Paris d’abord, puis dans les communes rurales. La Commune de Paris, lors-même qu’elle soutenait la lutte à son corps défendant, a néanmoins dit au paysan : Prends ta terre, toute la terre ! Elle ne se serait pas bornée à des paroles, et l’eût-il fallu, ses vaillants fils seraient allés en armes dans les villages lointains aider le paysan à faire sa révolution : chasser les accapareurs du sol, et s’en emparer pour la rendre à tous ceux qui veulent et qui savent en tirer les moissons.

La Commune du moyen âge cherchait à se circonscrire dans ses murs ; celle du dix-neuvième siècle* cherche à s’étendre, à s’universaliser. A la place des privilèges communaux, elle a mis la solidarité humaine.

Note de R71 (*): et a fortiori la Commune du XXIème siècle !

La Commune du moyen âge pouvait se parquer dans ses murs et, jusqu’à un certain point, s’isoler de ses voisins. Lorsqu’elle entrait en relations avec d’autres communes, ces relations se bornaient le plus souvent à un traité pour la défense des droits urbains contre les seigneurs, ou bien à un pacte de solidarité pour la protection mutuelle des ressortissants des communes dans leurs voyages lointains. Et quand de véritables ligues se formaient entre les villes, comme en Lombardie, en Espagne, en Belgique, ces ligues, trop peu homogènes, trop fragiles à cause de la diversité des privilèges, se scindaient bientôt en groupes isolés ou succombaient sous les attaques des États voisins.

Quelle différence avec les groupes qui se formeraient aujourd’hui ! Une petite Commune ne pourrait vivre huit jours sans être obligée par la force des choses de se mettre en relations suivies avec les centres industriels, commerciaux, artistiques, et ces centres, à leur tour, sentiraient le besoin d’ouvrir leurs portes toute grandes aux habitants des villages voisins, des communes environnantes et des cités lointaines.

Que telle grande ville proclame demain « la Commune », qu’elle abolisse dans son sein la propriété individuelle, qu’elle introduise chez soi le communisme complet, c’est-à-dire la jouissance collective du capital social, des instruments de travail et des produits du travail accompli, et, pourvu que la ville ne soit pas cernée par des armées ennemies, au bout de quelques jours déjà, les convois de chars arriveront aux Halles, les fournisseurs lui expédieront des ports lointains leurs cargaisons de matières premières ; les produits de l’industrie de la cité, après avoir satisfait aux besoins de la population, iront chercher des acheteurs aux quatre coins du monde ; les étrangers viendront en foule, et tous, paysans, citoyens, des villes voisines, étrangers, iront conter à leurs foyers la vie merveilleuse de la libre cité où tous travaillent, où il n’y a plus ni pauvres ni opprimés, où tous jouissent des fruits de leur labeur, sans que personne mette la main sur la part du lion. L’isolement n’est pas à craindre : si les communes des États-Unis ont à se plaindre dans leurs communautés, ce n’est pas de l’isolement, c’est plutôt de l’intrusion du monde bourgeois des alentours dans leurs affaires communales.

C’est qu’aujourd’hui le commerce et l’échange, renversant les bornes des frontières, ont détruit les murailles des anciennes cités. Ils ont déjà établi la cohésion qui manquait au moyen âge. Tous les points habités de l’Europe occidentale sont si intimement liés entre eux que l’isolement est devenu impossible pour aucun d’eux ; il n’y a pas de village si haut perché qu’il soit sur la corniche d’une montagne, qui n’ait son centre industriel et commercial vers lequel il gravite, avec lequel il ne peut plus rompre.

Le développement de grands centres industriels a fait plus.

De nos jours, l’esprit de clocher pourrait exciter bien des jalousies entre deux communes voisines, empêcher leur alliance directe, et même allumer des luttes fratricides. Mais si ces jalousies peuvent empêcher effectivement la fédération directe de ces deux communes, c’est par l’intermédiaire des grands centres que cette fédération s’établira. aujourd’hui, deux petits municipes voisins n’ont souvent rien qui les relie directement : le peu de relations qu’ils entretiennent serviraient plutôt à faire naître des conflits qu’à nouer des liens de solidarité. Mais tous deux ont déjà un centre commun avec lequel ils sont en relations fréquentes, sans lequel ils ne peuvent subsister ; et quelles que soient les jalousies de clocher, ils se verront obligés de s’unir par l’intermédiaire de la grande ville où ils s’approvisionnent, où ils portent leurs produits ; chacun d’eux devra faire partie de la même fédération, pour maintenir leurs relations avec ce foyer d’appel et se grouper autour de lui.

Et pourtant ce centre ne pourrait pas lui-même prendre une prépondérance fâcheuse sur les Communes qui l’environnent. Grâce à la variété infinie des besoins de l’industrie, du commerce, tous les lieux habités ont déjà plusieurs centres auxquels ils se rattachent, et à mesure que leurs besoins se développeront, ils se rattacheront à de nouveaux centres qui pourront subvenir à des nécessités nouvelles. Nos besoins sont si variés, ils naissent avec une telle rapidité, que bientôt une seule fédération ne suffira plus à les satisfaire tous. La Commune se sentira donc la nécessité de contracter d’autres alliances, d’entrer dans une autre fédération. Membre d’un groupe pour l’acquisition de ses denrées alimentaires, la Commune devra se faire membre d’un deuxième groupe pour obtenir d’autres objets qui lui sont nécessaires, les métaux, par exemple, et puis encore d’un troisième et d’un quatrième groupe pour les étoffes et les œuvres d’art. Prenez un atlas économique de n’importe quel pays, et vous verrez qu’il n’existe pas de frontières économiques : les zones de production et d’échange de divers produits se pénètrent mutuellement, s’enchevêtrent, se superposent. De même les fédérations de Communes, si elles suivaient leur libre développement, viendraient bientôt s’enchevêtrer, se croiser, se superposer et former ainsi un réseau bien autrement compact, « un et indivisible » que ces groupements étatistes qui ne sont que juxtaposés, comme les verges en faisceau autour de la hache du licteur.

Ainsi, répétons-le, ceux qui viennent nous dire que les Communes, une fois débarrassées de la tutelle de l’État, vont se heurter et s’entre-détruire en guerres intestines, oublient une chose : c’est la liaison intime qui existe déjà entre les diverses localités, grâce aux centres de gravitation industrielle et commerciale, grâce à la multitude de ces centres, grâce aux incessantes relations. Ils ne se rendent pas compte de ce qu’était le moyen âge avec ses cités closes et ses caravanes se traînant lentement sur des routes difficiles, surveillées par des seigneurs-brigands ; ils oublient ces courants d’hommes, de marchandises, de lettres, de télégrammes, d’idées et d’affections, qui circulent entre nos cités comme les eaux d’un fleuve qui ne tarissent jamais : ils n’ont pas l’idée nette de la différence entre deux époques qu’ils cherchent à comparer.

D’ailleurs, l’histoire n’est-elle pas là pour nous prouver que l’instinct de fédération est déjà devenu un des besoins les plus pressants de l’humanité ? Il suffit qu’un jour l’État se trouve désorganisé pour une raison ou pour une autre ; que la machine oppressive faiblisse dans ses fonctions, pour que les alliances libres naissent d’elles-mêmes. Souvenons-nous des fédérations spontanées de la bourgeoisie armée pendant la grande révolution. Souvenons-nous de ces fédérations qui surgirent spontanément en Espagne et sauvèrent l’indépendance du pays, lorsque l’État était ébranlé jusque dans ses fondements par les armées conquérantes de Napoléon. Dès que l’État n’est plus à même d’imposer l’union forcée, l’union surgit d’elle-même, selon les besoins naturels. Renversez l’État, la société fédérée surgira de ses ruines, vraiment une, vraiment indivisible, mais libre et grandissant en solidarité par sa liberté même.

Mais il y a encore autre chose. Pour le bourgeois du moyen âge la Commune était un État isolé, nettement séparé des autres par ses frontières. Pour nous, « Commune » n’est plus une agglomération territoriale ; c’est plutôt un nom générique, un synonyme de groupements d’égaux, ne connaissant ni frontières ni murailles. La Commune sociale cessera bien vite d’être un tout nettement défini. Chaque groupe de la Commune sera nécessairement attiré vers d’autres groupes similaires des autres Communes ; il se groupera, se fédérera avec eux par des liens tout au moins aussi solides que ceux qui le rattachent à ses concitadins, constituera une Commune d’intérêts dont les membres sont disséminés dans mille cités et villages. Tel individu ne trouvera la satisfaction de ses besoins qu’en se groupant avec d’autres individus ayant les mêmes goûts et habitant cent autres communes.

Aujourd’hui déjà les Sociétés libres commencent à couvrir tout l’immense champ de l’activité humaine. Ce n’est plus seulement pour satisfaire ses goûts scientifiques, littéraires ou artistiques, que l’homme ayant des loisirs constitue des sociétés. Ce n’est plus seulement pour une lutte de classe que l’on se ligue.

On trouverait difficilement une seule des manifestations multiples et variées de l’activité humaine, qui ne soit déjà représentée par des sociétés librement constituées et leur nombre augmente sans cesse, envahissant chaque jour de nouveaux champs d’action, jusqu’à ceux même qui jadis étaient considérés comme une attribution spéciale de l’État. Littérature, arts, sciences, enseignement, commerce, industrie ; trafic ; amusements, hygiène, musées, entreprises lointaines ; expéditions polaires, voire même défense du territoire, secours aux blessés, défense contre les agresseurs et les tribunaux eux-mêmes…, partout nous voyons l’initiative privée se faire jour et revêtir la forme de sociétés libres. C’est la tendance, le trait distinctif de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle.

Cette tendance prenant son libre essor, et trouvant un nouveau champ immense d’application, servira de base à la société future. C’est par libres groupements que s’organisera la Commune sociale et ces groupements mêmes bouleverseront les murailles, les frontières. Ce seront des millions de communes non plus territoriales, mais se tendant la main à travers les fleuves, les chaînes de montagnes, les océans, unissant les individus disséminés aux quatre coins du globe et les peuples en une seule et même famille d’égaux.

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 17ème round: Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

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Résistance 71

 

9 mars 2019

 

Maintenons le cap du Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Généralisons les assemblées populaires des ronds-points aux lieux de travail en passant par les voisinages

Redonnons un sens à nos communes par une activité politique collective, court-circuitons les institutions

Boycott de la grande distribution et des entreprises du CAC40, retour au commerce local, redéveloppons nos campagnes collectivement en liaison de réseau avec les centres urbains

Réapproprions-nous le politico-économique, recréons une France des sections communales

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !

Vive les communes libres ! Vive la Commune !

Vive la société des sociétés !

 

Mythes, mites, antisémites et règlement de compte avec Xochipelli

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Los Cantos de Xochi: A chacun Ses Mythes et Ses Mites Anti-Sémites!

 

Dominique Guillet

 

Publié le 23 février 2019

 

url de l’article original:

http://xochipelli.fr/2019/02/los-cantos-de-xochi-a-chacun-ses-mythes-et-ses-mites/

 

Au grand plaisir de l’Education des Peuples et de la Correction de notre ADN Païen qui ne fut pas imaginé, originellement, pour être Sionisé: l’intégralité de mes essais, et de mes traductions, est libre de droits sur la Toile. J’invite tous les révolutionnaires sincères, et non psychopathes, à les disséminer à leur bon gré et à leur bonne humeur.

Je souhaite préciser, également, qu’il n’est pas dans mes habitudes de m’épancher sur des épisodes de ma vie qui n’intéressent, à priori, que moi-même – ou que nous-mêmes, dirais-je, car comme tout un chacun devrait le faire, je tente, quotidiennement, de me soigner ma nature contaminée, par la culture génocidaire Sioniste – car même s’il est aisé de se libérer des virus Sionistes mentaux, il l’est moins de se décontaminer du génocide ambiant à la mode Fukushima. L’une de ces corrections fondamentales, et quotidiennes, consiste, par conséquent, à éradiquer, de notre ADN humain, tous ces engramnes et autres virus Sionistes qui y ont été imprégnés par l’Etat, la Religion, la Culture, l’Educastration, les Langues, les Organisations Internationales, etc.

Il m’a fallu, par exemple, quelques dizaines d’années pour appréhender que l’histoire des trois dernières boucheries Franco-Allemandes n’était qu’une falsification totale: la Guerre des Tranchées Mentales. Vers l’âge de 18 ans, la lecture de certains ouvrages théologiques – ou prétendument théologiques – (ceux du grand Yogi Sri Aurobindo, du Pasteur Protestant Allemand Dietrich Bonhoeffer, du demi-rebelle Jésuite et Panthéiste Pierre Teilhard de Chardin, du Lama Tibétain Anagarika Govinda ou encore du Théosophe Dane Rudhyar) me fascinèrent et me firent comprendre que rien n’était aussi simple, et divinement inspiré, quant à la nature réelle des trois monothéismes qui constituaient, même, à mes jeunes yeux, une soupe peu ragoutante dont les concepts théologiques étaient d’un tel creux de la vague que cela ne risquait pas de générer un tsunami existentiel modifiant l’ADN de toute l’humanité  – originellement programmée, pour une question de survie, avec un ADN Païen.

Quelques années, plus tard, les enseignements de Carlos Castañeda, de Jiddu Krishnamurti et, même, de l’Anthroposophe Rudolf Steiner – dans ses essais et ouvrages extrêmement Païens et non contaminés par ses inclinations dépressives de tendance christocentrique – me firent prendre conscience que les trois monothéismes (Judaïsme, Christianisme, Islam) sont fondés sur la même Falsification de l’Histoire et qu’il sont, tous les trois, des religions de l’enfant supplicié. 

J’invite tous mes dé/tracteurs, qui ne me feront pas bouger d’un pouce, et tous mes dif/famateurs, qui me font une promotion fantastique, à aller se faire voir chez les Grecs. Vu l’état de la Grèce, une colonie de vacances de l’Allemagne, ils se feront parler de la Vie de Gueux. Je les invite, également, à aller se faire voir au Moyen-Orient (le coeur de la civilisation “Occidentale”): ils y seront sûrement, par contre, accueillis avec plaisir car l’Etat d’Israël, quotidiennement, détruit l’espace du camp de concentration des Sémites Palestiniens pour agrandir ses propres colonies de “vacance” épuratrice. Tout va bien?

J’invite tous les minauds qui trainent devant leur ordinateur, et sur les prétendus forums, plutôt que d’aller bêcher leur jardin – en succombant au syndrome du flipper – d’aller s’éduquer. Le jardin constitue un magnifique, et fertile, espace d’apprentissage de la vraie vie organique: les prétentions sont irrecevables.

Chez tous les Fakebookés, le cerveau est bouchonné à force d’inséminations chimériques: il est Fakebouché. Chez tous les Fakebookés, le cerveau est grillé par une overdose constante de stimuli sensoriels – insensés: il est Fakeboucané. Chez tous les Fakebookés, le cerveau sur mode “like” est plongé dans une auto-flagellation constante – j’aime, je te hais: il est Fakeboukémissaire. Tous les Fakebookés savent, intuitivement, qu’un oeuf qui roule n’amasse pas mousse – un reliquat de la nature sauvage qui perdure chez tous les individus normaux à l’exception des psychopathes invétérés.

C’est pour cela que tous les Fakeboulonnés ont les nerfs en pelote et en boule: ils savent qu’un oeuf qui roule ne mousse pas masse! C’est pour cela, aussi, qu’un certain nombre de Fakebookés déprimés, et flippés du ciboulot, se vengent – sur les réseaux sociaux qui ne leur font pas toujours des risettes – en tapant au hasard sur un clavier. C’est le syndrome du billard électrique – dénommé “flipper” – et des jeux vidéo: à force de taper au hasard sur des touches, le flippé arrive parfois à percuter une cible – dans un cycle tellement bienheureux, et confortable, de collusion victime-perpétrateur.

Je suis bien trop impliqué, présentement, dans la Pharmacie (aux sens nobles, du terme, de remède et de poison) que je ne puis honorer l’un de mes rêves de jeunesse: monter sur la scène – sur un mode Gaïadonné – afin de soutenir, dans son entreprise de déconstruction, l’un de mes humoristes préférés – qui se comptent sur les doigts d’un seul pouce – du moins, tant qu’il ne s’enlourdit pas, outre mesure, dans sa Quenelle de Lourdes!

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Suite à la dissémination d’un publi-rédactionnel, orchestrée par les Antifas de la Maison de Soros, me concernant – et je remercie sincèrement l’auteur/faker pour cette promotion généreuse et très circonstanciée de liens vers mes sites web – je présume que l’internaute, qui ne me connaîtrait pas encore, va venir enquêter, dans les prochaines semaines, sur le web encerclé, pour vérifier la nature éventuelle des propos “Anti-Sémites” du fondateur de Kokopelli, le Rebelle de la Semence. Quand on veut noyer un Xochi, on le qualifie d’anti-Sémite – du moins, cela fonctionnait encore un peu, jusqu’à ces derniers temps.

Ce publi-rédactionnel est bâclé parce que, sans doute, rédigé dans la précipitation d’une commande participant du vaste enfumage, orchestré par les Autorités Psychopathiques et Criminelles de la France, visant à occulter les vraies problématiques soulevées par les Gilets Jaunes. Témoin la valse des guignols Sionistes, tous plus pathétiques et pleurnichards les uns que les autres, tentant, désespérément, de contenir les vagues du Tsunami de dénonciation et de déconstruction Populaires qui les subjuguent.

L’Empire Sioniste s’écroule, devant nos yeux, sous le poids de ses propres mensonges car il n’arrive plus a générer assez d’énergie pour faire perdurer la gangue d’envoûtement mental qu’il a fait subir aux Peuples de la Planète depuis une telle pléthore de siècles que l’on peut même parler de millénaires. L’Empire Sioniste – dans tous ses Etats, ses Eglises, ses Religions, ses Partis Politiques, ses Télévisions, ses Hollywood, ses Syndicats, ses Europes et ses Euros – s’écroule comme les sept Tours du WTC en septembre 2001

Il semblerait que les Peuples de la Terre commencent à s’organiser pour orchestrer, à leur tour, une dynamique de démolition contrôlée de l’Empire Sioniste.

Et comme le disait le chat noir de mon Tertön bien-aimé, il n’y pas de coïncidence dans ce monde non-linéaire: hier même, j’expliquais, à Ananda, que ma Dakini était, “justement”, en processus de m’insuffler, dans les neurones, un essai intitulé “l’Anti-Sionisme pour les Nuls”. C’est donc promis, je vais m’y atteler – très prochainement – car le petit Peuple, dépourvu des valises intellectuelles des “philosophes” qui encombrent les déserts existentiels des “émissions” (très “missionnées”) des Télévisions d’Etat et d’Israël, a besoin d’un langage simple qui puisse lui expliquer les valeurs de survie de l’Anti-Sionisme.

En toute transparence, et sous une identité publiquement reconnue, je m’appelle Xochi et je vais parler. Je suis Anti-Sioniste depuis l’âge de 18 ans – sinon, génétiquement, depuis le berceau. Je vécus toute mon enfance et adolescence à Saint-Nazaire – un clin d’oeil de ma destinée de pourfendeur des monothéismes. Je n’ai jamais connu mon grand-père paternel qui était tellement sourd, de ferronnerie au fond des cales, qu’un soir il n’entendit pas le train passer. La Vie des Gueux! A l’âge de huit ans, en allant quérir des baguettes de pain blanc déminéralisant chez le boulanger du quartier, j’ai vu les CRS charger militairement, à la grenade et pas juste à la baguette, les ouvriers des chantiers navals, dont certains étaient sûrement des cousines ou des oncles, qui n’appréciaient plus leurs conditions d’esclaves  ferrailleurs hyper-alcoolisés – au petit Muscadet. Le Voyou Castaner n’a rien inventé sur le plan des castagnes à l’encontre du Peuple Révolté.

A quinze ans, en mai 1968, j’étais sur les barricades en compagnie du frère de celui qui allait devenir l’un des chefs de file du Sionisme Vert, Cohn-Bendit – un grand soutien éternel du looser Macron. On chantait à gorge déployée les pleurnicheries officialisées par le Gang: « Je suis tombé par terre, c’est la faute à Nanterre… nous sommes tous des Juifs Allemands, etc, etc». Trois années plus tard, je me suis réveillé à la réalité de leurs fadaises.

Je fus le premier objecteur de conscience, insoumis à l’ONF, et au Décret de Brégancon – pondu par le Sioniste Pompidou qui donna la France aux Banques en 1972 – à passer au Tribunal de l’Injustice Française pour Insoumission. Je n’ai de leçons à recevoir de nul prétendu anarchiste ou libertaire de salon financé par le Gang.

Je suis Insoumis à toutes les Religions, à tous les Etats et à toutes les Religions d’Etat.

Aujourd’hui, et 50 années plus tard, les Gilets Jaunes pourraient, à juste titre satirique – et pour célébrer leur libération du syndrome d’inversion accusatoire – chanter:

« Je suis tombé par terre, la faute à Castaner

Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Griveaux,

La proie de ces bandits, la faute à Cohn-Bendit »

J’affirme qu’un animal humain qui n’a pas le courage de s’opposer au Sionisme n’est pas digne de survivre – et ne va pas survivre. Pouvons-nous nous déformater le mental, aujourd’hui même, de sorte à prendre conscience que toutes les religions ont pollué l’Atmosphère Vivante de notre Mère, la Terre – depuis 2700 années, pour le moins? Ces religions constituent, fondamentalement, des systèmes de contrôle social, au mieux, et des systèmes de persécution et de génocide systématiques, au pire. Et il n’est que d’ouvrir les yeux – si tant est qu’ils ne soient pas colmatés par des siècles d’oppression idéologique – afin de valider l’assertion selon laquelle les trois religions monothéistes de l’enfant supplicié – le fruit toxique des Tzaddiks – possèdent la palme de l’annihilation de la Biosphère.

Aujourd’hui, l’Agence Européenne de l’Espace annonce sa toute nouvelle découverte de ce que les Shamans affirment depuis des lustres, sinon des millions d’années : à savoir que l’Atmosphère de la Terre s’étend à 630 000 kms, bien au-delà de la Lune – ce qui signifie que la contamination biocidaire, de notre Biosphère Terrestre, dépasse l’espace propre à la Lune.

En attendant ce prochain essai sur mon Anti-Sionisme – génétiquement programmé en tant qu’animal humain cherchant à survivre – voici un bref synopsis de mes “oeuvres” car l’âge implique, parfois, une certaine pléthore de contributions! Du moins, lorsque la passion de l’arrogation, et de l’innovation, est toujours présente chez les animaux humains qui, plutôt que de sortir un numéro de diffamateur anonyme, à la Grande Loterie de Gaïa, ont eu la “chance” d’émaner une identité unique d’innovateur passionné et enthousiaste.

Je précise, une nouvelle fois, pour tous les diffamateurs professionnels – antifas et autres Wekstein de l’Amos – soudoyés par le CRIF, et toutes ses filiales incrustées dans les Institutions d’Etat, que tous mes sites et blogs sont strictement gratuits et au plaisir de l’éducation des Tribus du Futur.

Pourrait-on proposer, en apéritif, pour être éducatif, la définition par l’organe de désinformation par excellence, à savoir Wikipedia, du vocable “Sémite”? Ainsi, selon ce qu’il en est dit, les langues Sémitiques, éteintes et actuelles, seraient au nombre de 18, incluant: l’Arabe, l’Hébreu, l’Araméen, l’Amharique (en Ethiopie), le Maltais (à Malte), le Mandéen (en Irak et en Iran), le Syriaque (au Proche-Orient), etc, etc. Est-il bien, donc, bien clair que toutes les ethnies Arabes soient des Peuples Sémites?

Wikipedia, d’ailleurs, ne fait que reprendre ce que proposait l’orientaliste Allemand A. L. Schlozel qui créa le vocable “Sémitique”, vers 1781, afin de désigner des langues dont la parenté était perçue, dès le Moyen-Age, par les Docteurs Juifs: l’Hébreu, l’Arabe et l’Araméen – selon la définition de l’Encyclopédie Universelle Larousse. En voilà un bon extrait, pour le hors d’oeuvre:

« Les langues sémitiques, groupe le plus important de la famille chamito-sémitique, sont parlées actuellement au Moyen-Orient et dans le nord du continent africain. Elles se divisent en 3 sous-groupes : le sémitique oriental (akkadien), le sémitique occidental du Nord (ougaritique, phénicien, moabite, hébreu et araméen), le sémitique occidental du Sud (arabe, sudarabique et langues éthiopiennes). »

Quelle devrait-être, alors, la définition “encyclopédique et universelle” de “l’Anti-Sémitisme”? Parce que si nous faisons confiance à la définition actuelle de l’Encyclopédie Universelle Larousse, cela signifie que l’Etat d’Israël, qui persécute des Sémites Palestiniens depuis 1947, est non seulement un Etat Terroriste (une forme de pléonasme) mais, aussi, un Etat extrêmement Anti-Sémite. D’autant plus qu’Israël persécute tout autant la Syrie depuis mars 2011, lorsque BH Lévy et Sarkozy orchestrèrent la destruction de la Libye de Kadhafi – pour la Libérer, bien sûr – avec la complicité de tous les partis politiques, y compris les écologistes (ou surtout les Ecologistes vu la manière dont je me suis fait insulter par une de leurs lumières Sionistes, Alain Lipietz?)

Et si l’Encyclopédie Universelle Larousse propage des fake-news quant à l’identité Sémitique réelle et historique, il est peut-être nécessaire, très vite, de la dénoncer à la clique des petits voyous au pouvoir qui prétendent justement légiférer à l’encontre des informations mensongères contaminant la Toile, et l’espace civil, afin de protéger le très fragile Peuple Français, qui a les nerfs en pelote et en boule, de se faire du mal à l’âme.

Et pour un intermezzo de récréation, voici un Pré en Bulles Carrées, ou un Pré Carré de Bulles, selon la capacité de chacun de pouvoir, en profondeur et sans picorer, analyser le lisier des nouvelles fécales – les fakenews – qui ne sont bien souvent, d’ailleurs, que de vieux fèces mal compostés, mal faisselés, mal fesselés et resservis à peine épissés, par les emboueurs du Sinistère de l’Educastration, du Sinistère de l’Aculturation et du Sinistère de la Promotion de la Terreur. Ces intox sur-fakées ne sont pas vraiment du noeuf sur le plat mais, cependant, elles sont gobées – non crues ou crues – sur scène de peurs paniques. La farce du gobage, et donc le gavage de la farce terroriste, est facilité par le Brouillage d’Oeuf Deep – du célèbre Sigmund Schlomo de Galicie – qui hypnotise les poulettes dans un mental concentrationnaire et enchêné, le Deep State ou le Syndrome de la Galle. Et ron et ron, petit poulet pond; et rond, et rond, les petits macarons!

D’autant que l’âme du Peuple Français risque de saigner encore plus lorsqu’il va prendre conscience que la destruction programmée, et très saignante de vrai sang humain, par la Coalition “Occidentale” – France, Angleterre, USA, Israël, Arabie Saoudite, etc, ad nauseam – de la Libye, de la Syrie, de l’Irak, du Yemen, etc, est une vaste campagne Anti-Sémite visant à détruire tous les Pays Arabes qui ne sont pas sous la coupe des Frères Musulmans et autres groupuscules extrémistes – financés et organisés par la dite Coalition.

Qu’attendent Castaner, Macron, la LICRA et le CRIF, pour attaquer le Groupe Lagardère, propriétaire de l’Encyclopédie Universelle Larousse? N’est-il pas révélateur que le Mouvement des Gilets Jaunes soit assimilé à de l’Anti-Sémitisme, par toutes les serpillères Sionistes, alors que le Groupe Lagardère clame, haut et fort, que l’Anti-Sémitisme est un racisme à l’encontre des Ethnies parlant les langues Akkadienne, Arabes, Sudarabique, Ethiopiennes, Ougaritique, Phénicienne, Moabite, Hébraïque et Araméenne. Tout va bien?

Dans quelle choucroute, trop fermentée, va t-elle pédaler, l’incontournable télé-visante, et archi-contaminante, Ruth Elkrief – qui donne rarement dans le Grivois Gaulois et très généreusement dans les Griefs du Gang – si tant est qu’elle souhaite continuer à proférer ses litanies télévisées, et Anti-Anti-Sémites, afin de pouvoir raccommoder, ensemble, la définition Sioniste officielle et celle du Groupe Lagardère?  Si elle prétend, en effet, qu’une dénomination multi-ethnique (celle de l’Encyclopédie Larousse) se métamorphose, dans son contraire, en une dénomination mono-ethnique (les “Juifs”), il va s’avérer urgent de modifier l’intégralité de la structure de l’Edu-castration Française – ce qui ne serait pas dramatique quant au fond et quant à la forme. Du moins, la modifier dans l’expression d’une langue, que l’on appelle le Français, si tant est que l’on veuille encore accorder aux termes une signification qui ne vogue pas aux grés des vents Sionistes et, bien sûr, si tant est que cette langue représente encore un intérêt quelconque pour tous ceux qui souhaitent transformer l’intégralité des Peuples en vaste melting-pot, ou autre soupe à la grimace. Et les guerres d’extermination sont, pour le moins, de très amples vecteurs de soupe indifférenciée de chair humaine à canon.

Allons, Poulettes de la Batterie,

Dansez, dansez la Vaccinade

Qui mollira vos chairs à la douce marinade.

En Marque, En Marque

En cadence de francisque Gallique

Vers la Loterie Génocidaire

– le Rut de l’EmPire –

Et, pour le Grand Bonheur de tous les Réfractaires Gaulois, et pour être encore plus éducatif et innovateur…

… pourrait-on proposer, en plat de Résistance, que le premier acte de Salubrité Populaire, de la Première Démocratie Française, soit de dissoudre le CRIF – le Conseil des Représentants Israéliens en France – et tous ses pseudopodes?

Car, franchement, pouvons-nous être audacieux au point d’imaginer, en toute satire, le Président du CRBF, le Conseil des Représentants du Bénin en France – un Africain, digne de ce nom, qui n’aurait pas sa langue dans sa Kippah, par exemple Kémi Séba – saisir le bras, de la Première Marionnette de la République de France, pour lui faire, en public, une prise” de Judo Sioniste? – pour ne pas dire une “crise” de Judéo-Sioniste!

Sous des couverts d’hégémonie Torahriste, le Conseil des Représentants Israéliens en France est, fondamentalement, une organisation Terroriste qui terrorise le Peuple Français, “Juifs” inclus. Et qui terrorise même ses obligés: il n’est que d’analyser le visage pétrifié d’Emmanuel Macron dont le bras est saisi par Jakubowicz – le grand expert en inversion jaccusatoire.

Le Peuple Français est pris en otage par trois organisations Terroristes: en pinces de crabes par le CRIF et l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) et sous le couvert de la marmite de technocrates corrompus et non élus par les Peuples – à savoir l’Europe Soviétique. A savoir, encore mieux, ce que le Judéo-Bolchévisme n’a pas réussi à faire totalement en Russie – après avoir exterminé des dizaines de millions d’humains appartenant à des centaines de Peuples et d’Ethnies diverses sur ce territoire. Et ce qu’il ne réussira pas à réaliser, non plus, en Europe, car les Peuples sont en Marche.

J’informe également, par courtoisie, tous mes détracteurs et diffamateurs, qu’il n’est pas productif de tenter de m’épingler comme “Anti-Juif”: cette carte est strictement périmée – pour ne pas dire très mitée. Depuis un quart de siècle, mes plus intimes partenaires, et compagnons de route, en Amérique du nord, dans le commerce des semences bios et dans la lutte pour la Libération du Domaine Public, sont “Juifs”, du moins Juifs de persécution et d’éducastration… Je pressens, de suite, quelques rires provocateurs émanant du fond de la salle qui seraient enclins à insinuer que, de toutes façons, je n’avais que peu d’alternatives… dans mes amitiés/inimitiés de commerce. Je le concède volontiers mais c’est un autre sujet… Nonobstant, tous mes amis “Juifs” sont, bien évidemment, “Anti-Sionistes” – tout comme la famille de Yehudi Menuhin et tout comme le célèbre joueur de jazz Anglais, Gilad Atzmon. Il ne me viendrait pas à l’esprit, ou à l’âme, de fréquenter des Psychopathes Juifs, pas plus que des Psychopathes de toutes races, couleurs et ethnies. Maintenant, il est vrai, qu’il serait sage de parler de pourcentages… mais ce sera pour un autre Canto.

L’un de mes amis “Juifs” me confiait, d’ailleurs, la semaine passée, qu’il haïssait les Rabbins: «I hate the Rabbis». Ce pourrait être le titre d’un “Heat Parade” – pour ne pas dire un “Hate Parade” – en ces temps sociaux surchauffés et en cette période glaciale de réchauffement climatique à croissance négative.

 

Au grand plaisir de l’Education des Peuples

et de la Correction de notre ADN Païen:

Mon site “Magie Tantrique Gaïenne” constitue mon oeuvre la plus transgressive : c’est l’équivalent d’une vingtaine de gros ouvrages de traductions de toute l’oeuvre écrite, et en partie orale, de John Lash – entreprise dès 2006. Je conseille à tous ceux qui voudraient me chercher des mites, et autres poux “Anti-Sionistes”, sur la tête de ma Mère, de plonger la leur, s’ils en ont le courage, dans ce bain de transgression. Cela ne risque en rien de les contaminer, spirituellement parlant, car les Psychopathes ont développé une immunité spéciale à l’encontre de tout ce qui n’est pas mensonges – et, surtout, à l’encontre de l’Authenticité de la Vie.

“Magie Tantrique Gaïenne” : C’est de l’artillerie lourde, d’un point de vue arrogation, mais l’heure est venue d’innover dans la confection de grenades de désencerclement idéologique anti-BHL!

J’invite, d’ailleurs, tous mes détracteurs et diffamateurs – très souvent amateurs dans le mauvais sens du terme – à plonger d’autant plus la tête dans mon bouillon de transgression Païenne et Gaïenne qu’ils souhaiteraient, réellement, tenter de me classer – ou de me certifier. En effet, on ne peut classer que des entités qui se soumettent aux critères de classification du classificateur – qui n’est, que trop souvent, un falsificateur.

Je me suis auto-certifié non-conforme, depuis mes tendres années”, et surtout même depuis l’adolescence, lorsque j’abandonnai, à son triste sort, la soupe mitée de l’anarcho-ouvriérisme de St-Nazaire, la mal nommée, teinté de christo-centrisme et déconnecté de l’authentique Source – Celtique, en l’occurence.

En apéritif, ma “Perle Jaune”, à savoir un Appel à l’Insurrection Jaune d’Oeuf – qui date du mois de janvier 2018, donc huit mois avant le début de la Grande Correction Sociale en France – et qui m’encourage à fortifier mes inclinations à l’auto-gratification, et à encourager tout un chacun de même, car il est difficile de devenir intuitif si on ne s’imagine pas l’être, soi-même, en premier lieu. “Dansez la Vaccinade, vers la Grande Hommelette Finale” est un Pamphlet anti-vaccinaliste pour les grands amoureux de la satire. Je convie tous les Antifas – et autres Anti-Faits – à produire un pareil chef d’oeuvre sémantique. Le mien est tellement excellent qu’il est, d’office, hors concours.

Un Nouveau Mac Rond pour 2019

La société Apple, dans un souci légitime d’arrondir les angles d’une hyper-censure médiatique pouvant inviter la popoulation à la contre-carrer, va introduire sur le marché un tout nouvel ordinateur aux formes rondes et sensuelles du Macaron de la Pomme croquée – un Mac Rond. Ses formes organiques vont, ainsi, résonner idéalement avec la politique de gestion de l’inconscience publique fondée sur la perception qu’un oeuf qui roule n’amasse pas mousse, si ce n’est la mousse fugitive, très dopaminergique, des faits d’ovaires pondus à la va vite par des journalistes sous-protéinés parce que nourris à la botte de foin. Des journalistes qui sont aussi à la botte des Disséminateurs/Encodeurs, pour ne pas dire sur rebootage permanent, en fonction des Inséminations Oeufficielles du psychisme collectif. Co, Co and Co: le Codage Collectif des Coquelets. Le croqué symbolise la première becquée fatidique pour le Coq Originel, le Coq Adam, dans la pomme de la connaissance que lui tendit sa coquette Eve, incarnée en Serpent de Sagesse, l’ancêtre du worm paralysant, contre-fakant, l’Intelligence Artificielle – une allégorie du dilemme éternel entre la Nature et l’AviCulture, entre l’Aigle et la poule pondeuse. C’est à cause de cette insurrection avortée que, châtié, le Coq Adam les perdit – les dents.

Mes monographies concernant des plantes médicinales puissantes sont toutes dans la rubrique “monographies” sur “Xochipelli.fr” ou sur le blog de Kokopelli. Je mets au défi tous les Antifas – qui, à l’image de l’anonyme Romain, se font les avocats de la vaccination génocidaire – de sortir un quelconque texte qui ait du sens, médicinalement parlant, alors que l’humanité est en train de sombrer dans une catastrophe sanitaire et dans une obligation vaccinale archi-criminelle.

Pour tous les amoureux des plantes, médicinales ou non, mes trois sites botaniques sont ici, en Anglais:

Mon site web “Eriogoneae.com” présente 150 espèces d’Eriogonum, à savoir de Sarrasins sauvages. C’est le seul site web, sur la planète, présentant le quatrième genre botanique aux USA avec 400 espèces et sous-espèces. Merci Xochi.

Mon site web “Liberterre.fr” présente une Flore de l’Oregon.

Mon site web “Gaianethnobotany.com” présente une pléthore de plantes sauvages et médicinales  de la côte ouest des USA, dont une collection unique au monde de Lomatiums, un genre très médicinal dans la Famille des Apiacées. Merci Xochi.

Pour des biscuits très compacts – de type “aliment pour chair à canon dans les tranchées destinées à éliminer des millions de paysans inutiles, Français et Allemands” – à servir à tous les impatients de découvrir des perles “Anti-Sionistes” dans mes oeuvres écrites, voici une sélection de mes derniers essais les plus transgressifs. Je conseille, nonobstant, à tous les illettrés antifas de se munir de très gros dictionnaires car ils risquent d’être linguistiquement “dépaysés” – si tant est que la notion de “pays” et de “paysans” évoque encore, pour eux, une quelconque signification. Tout en sachant qu’il n’est aucun dictionnaire, sur la Planète, qui puisse sauver l’âme asséchée d’un Antifa professionnel – à savoir, expert en manipulation sociale et salarié par le gang de George Soros pour semer le Chaos dans les Peuples.

Los Cantos de Xochi: Au Festival des Quenelles de l’Humour: Macron dégage!

C’est à Dieudonné M’bala-M’bala que je dédie, bien sûr, ce pamphlet de Quenelles de Gueux. Tout d’abord, au titre de la libre expression car cet artiste a été persécuté, durant de trop nombreuses années, par les Autorités Israéliennes de la France et par toutes les serpillères en charge de la Ripoublique. Secondement, parce qu’il est l’un des plus courageux trésors d’humour et dons de l’amer, que la Mère Noire ait fait fertiliser dans les Terres Païennes d’Europa.

Los Cantos de Xochi: Paroles de Réfractaire gaulois.

Dans ce Canto, je précise en avant-propos: Ce n’est pas mon sujet de développer des fixations à l’encontre d’Emmanuel Macron qui n’est qu’une marionnette au service des Prédateurs et sur siège éjectable, à court ou moyen terme, comme toutes les personnalités politiques chargées de maintenir le cap des criminels du complexe militaro-industriel alors que leur Titanic Sioniste est en train de s’enfoncer dans l’océan de ses exactions, de ses turpitudes et de ses mensonges – sous les vagues du Tsunami de dénonciation et de déconstruction Populaires. Dans l’ambiance bon enfant de ce Canto, Macron ne représente que la cerise sur le gâteau intégralement toxique de la gente politique corrompue jusqu’à la moelle et, fondamentalement, constituée de serpillères sur lesquelles leurs Maîtres, les Banksters, s’essuient quotidiennement leurs pieds ensanglantés par des guerres permanentes d’extermination.

J’ajouterai, également, que le jour ou Emmanuel Macron fut “élu” par le Peuple Français, j’ai informé mes proches que les Banksters venaient de placer, sur le siège éjectable de Premier Larbin de la Ripoublique, un jeune morveux prétentieux dans le rôle bien connu de “l’Agneau Sacrificiel” qui allait se faire immoler sur l’autel de la Vindicte Populaire.

A la vitesse où le jeune Macron est en train de se faire prendre, lui-même, en pinces de crabe, sa “France en Marche” risque de dégénérer, très rapidement, en eau de boudin pour ne pas dire en “Macron à Méchoui”.

Los Cantos de Xochi: Les Tambours de Xochipelli se sont libérés.

Il semblerait que les Tambours se soient, en effet, bien libérés car j’y évoque… les victimes de la chasse aux troubadours et aux troubadouresses car l’amour courtois, sensuel et orgasmique, constitue l’antithèse même du Sanguinolent percé de tous membres – une Poupée de Vaudou Juif  – qui hante et envoûte toutes les croisées de chemins, de la France prétendument “laïque”, et qui contamine l’atmosphère psychique de multiples Peuples, Ethnies et Nations. C’est le syndrome du cercle vicieux de collusion victime-perpétrateur – par la glorification de la souffrance –  et le fondement du tissu social Européen depuis près de vingt siècles. Le supplicié cloué sur le Bois mort est une image inversée de l’initiation du Shaman à l’Arbre Pendu, un arbre vivant, dans les mythologies Nordiques.

Los Cantos de Xochi: Les Tambours de Xochipelli se sont réveillés. 

Los Cantos de Xochi: Chroniques de l’Oregon.

Pour Prévenir et Guérir la Malaria: les Armoises d’Artémis ou les vaccins chimériques de la Pharmacratie? Dossier 02.

Pour Prévenir et Guérir la Malaria: les Armoises d’Artémis ou les vaccins chimériques de la Pharmacratie? Dossier 01.

Les Insectes Chimériques sont-ils le dernier radeau de l’Agriculture Chimérique?

Tulsis et autres Vérités Basilico-moléculaires pour se libérer de la Terreur Pharmacratique.

Mes articles sur le Cannabis, chanvre et ganja, sont sur mon site Gaianethnobotany.com. Et ils font, carrément, dans l’énorme dénonciation à la fois de la prohibition et de la pseudo-légalisation.

Mes articles sur les Enthéogènes, sont sur mon site Liberterre.fr.

Mes traductions de Stephen Harod Buhner, mon principal guide en thérapeutique de plantes médicinales, sont sur mon site “Xochipelli.fr” ou sur le blog de Kokopelli.

Une grosse partie technique de mon ouvrage “Semences de Kokopelli” est en ligne, gratuitement, sur le blog de Kokopelli.

Mes très nombreux et anciens articles en Français, en Anglais et en Espagnol sont placés sur mon site “Gaianethnobotany.com” et sur mon site “Liberterre.fr”, ainsi que mes traductions d’autres auteurs, tels que Terence McKenna, Paul Shepard, Paul Stamets, etc, etc.

Mes articles dénonçant l’arnaque du Réchauffement Climatique Anthropique sont placés sur deux de mes sites, 10 ans avant la prise de conscience par les Peuples que nous sommes effectivement partis vers un nouveau cycle de froid qui va durer de 400 à 600 ans – comme d’habitude. Je dois avouer que j’ai pris un pied d’acier – et deux mois de travail – à rédiger ces quatre articles d’une soixantaine de pages sur les Arnaqueurs de la Mouvance Verte – et on se bouche le nez: Greenpeace, les Verts, Jadot, Cohn-Bendit, Duflot, etc, ad nauseam – tous des handicapés mentaux issus du Judéo-Bolchévisme verdâtre. Ces serpillères Sionistes sont encore plus glissantes que les autres car elles opèrent à couvert et entraînent des millions de jeunes dans des campagnes pour sauver les phoques, les ours blancs, le climat, les transgenres – en bref, la Planète des dupes.

J’invite tous les réchauffistes débiles à consulter des ouvrages de géologie et à se demander pourquoi, il y a 12 000 ans de cela, des communautés humaines vivaient sur des sites qui sont, aujourd’hui, à 80 mètres sous l’eau, à l’abord des côtes. Sans plaisanter, le niveau de médiocrité de notre époque est proprement hallucinant. S’ils n’ont pas le temps, au cas où ils sachent lire, je leur conseille l’ouvrage très court, et rédigé en 1950, d’Edouard Le Danois, un zoologiste marin: les Rythmes du Climat.

Est-il possible de s’éveiller au fait que depuis 1950, les Rythmes du Climat n’ont pas changé juste parce que le Prophète Al Gore – celui qui a imposé les Chimères Génétiques à l’Europe entière avec la complicité de Jospin et de Voynet – a réalisé un film de science-fiction, en omettant de parler de ses propres jets privés?

« Cette diversion est, présentement, orchestrée par tous les idiots utiles du Système, les pseudo activistes et autres fats antifas tels que le nombriliste “alter-mondialiste” Cyril Dion – dont la capacité de parler pour ne rien dire n’a d’égale que sa crasse ignorance à pouvoir exprimer ce qu’il entend par “Climat” et n’a d’égale que sa très forte inclination à se pavaner dans la Presse aux Bottes des Autorités. L’arrogance dénuée de capacité d’arrogation est tout simplement détestable. Je mets au défi Cyril Dion, l’aspirateur Macroniste – ou tout autre guignol climatique à la mode Foucart – de produire une définition cohérente, holistique, vivante et sensible du concept “Climat” avant d’en évoquer le réchauffement, le changement, le sauvetage, les crimes, le négationnisme… – ou avant de proférer ses incantations de Rédempteur de Climat se voyant déjà sur le perchoir suprême en tant que pape du Sionisme Vert».  Pourrais-je suggérer, de plus, comme règle d’or – pour toute illumination sociale digne de ce nom – que toute “Croisade” promue par les Autorités criminelles, psychopathiques et génocidaires, soit suspectée, d’emblée, d’être un vaste mensonge, et une vaste arnaque, au service de cette même dynamique sociale en 3 D? Cyril Dion, et toute la mouvance qu’il incarne pour “sauver le climat”, constitue, à son insu ou non, l’une des peu nombreuses dernières cartes, sous nuances verdâtres, du Sionisme. Il n’existe aucune urgence climatique. L’unique urgence est d’éliminer l’Ennemi Unique de l’Humanité et de la Biosphère.

Sur la Stérilisation Vaccinale des Femmes dans le Tiers-Monde

Je ne vais, évidemment, pas reprendre le catalogue de mes “perles” déclinées, par le dernier Antifa anonyme sus-cité, avec tous les liens à l’appui pointant, très gracieusement, vers mes divers sites web. En effet, l’auteur de cette “diffamation” se disqualifie, de suite, lorsqu’il reprend les arguments éculés et mités, des Décodeurs Menteurs de l’ImMonde et autre Fakebookers, pour invalider mes informations portant sur des vaccins stérilisateurs de jeunes femmes. Je reproduis, plus avant, l’intégralité de mon passage sur les vaccins stérilisateurs et j’invite tous les lecteurs attentifs, et sincères – même s’ils ne disposent pas du “quotient intellectuel” des Lumières, à la mode BHL, qui contrôlent les marionettes de  l’Etat – à consulter mes essais, dénonçant ces abominations, et à aller enquêter, directement, par eux-mêmes sur les pages officielles du site web de l’OMS – que l’on peut taxer de Mafieux arrogants mais pas de complotistes vis à vis d’eux-mêmes – ainsi que dans les articles des revues médicales ou scientifiques très “conformistes”, comme la revue Lancet.

Ceux qui répandent, comme Romain l’Antifa, des fake-news sur l’authenticité de la relation vaccins/stérilité sont, au mieux, des idiots utiles et, au pire, des criminels qui soutiennent les Organisations Internationales, et la Mafia Pharmacratique, dans leurs campagnes génocidaires de stérilisation des femmes pauvres dans les pays du Tiers-Monde.

Qu’attendent tous les mouvements anti-racistes pour dénoncer la stérilisation des Femmes dans le Tiers-Monde? Sont-ils, aussi, tous financés par George Soros?

De toutes manières, au-delà du drame de la stérilisation vaccinale de millions de Femmes, dans les pays du Tiers-Monde, c’est toute la Mafia Vaccinale qu’il est essentiel de porter devant les Tribunaux des Peuples. Car elle génocide en permanence tous les bébés et les enfants de la planète.

Romain, l’illettré et le fat antifa, est bien sûr inconscient qu’aujourd’hui aux USA, ce sont 25 millions de personnes qui se sont fait vacciner avec des vaccins porteurs de vecteurs leucémiques issus de souris. Faut-il vous l’envelopper ou est-ce pour génocider de suite?

Voici donc ce que j’ai écrit à ce sujet dans l’un de mes Cantos:

L’une des contre-intox annoncée par les Décodeurs du gang Décodex/Fakebook concerne le prétendu hoax ainsi libellé « On retrouve notamment toute une galaxie d’opposants à la vaccination… d’autres ont partagé des contenus conspirationnistes présentant par exemple les vaccins comme une manière de contrôler les naissances » ou encore « Les vaccins envoyés en Afrique contiennent-ils des agents anti-fertilité?». Malheureusement, oui, pour les très nombreux millions de femmes vaccinées/stérilisées au Mexique, au Nicaragua, en Tanzanie, aux Philippines… – par l’OMS. Malheureusement, oui, pour le demi-million de femmes vaccinées contre le tétanos au Kenya en 2014/2015 par l’OMS avec des vaccins à haute teneur en une hormone stérilisante dénommée la gonadotrophine chorionique – ou hCG. Et ce n’est que la petite partie immergée de l’iceberg d’un programme de vaccination génocidaire lancé par l’OMS dès 1972. Contrairement à ce que prétend la contre-intox intoxicante des Décodeurs, il existe des valises de dossiers concernant ce scandale eugéniste dont des articles dans la revue médicale le Lancet du 4 juin 1988 (pages 1273 et 1296) et du 11 juin 1988 (pages 1295 à 1298) – dont un article intitulé “Phase 1 Clinical Trials of a World Health Organisation Birth Control Vaccine”. Les décodeurs criminels peuvent également se référer au rapport de l’OMS, l’Organisation des Massacreurs de la Santé, intitulé “Vaccines for Fertility Regulation, » Chapter 11, pages 177-198, Research in Human Reproduction, Biennial Report (1986-1987), WHO Special Programme of Research, Development and Research Training in Human Reproduction. WHO, Geneva 1988.”

Il existe, par ailleurs, une multitude d’études publiées sur le site web du Ministère US de la Santé, et émanant du monde entier, quant aux vaccins anti-fertilité. Peut-être les Décodeurs ne sont-ils pas conscients que toutes les études publiées sur les vaccins ne sont pas manipulées par la Mafia Pharmacratique et qu’il existe, encore sur la planète, un Domaine Public de chercheurs non vérolés – et en quête de vérités.

Xochi. 22/25 février de l’An 01 des Gilets Jaunes

 

Illusion démocratique: aux origines du pouvoir

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Aux origines du pouvoir 

Mythe, nationalisme et politique : analyse de quelques outils de domination

Aviv Etrebilal

2011

Ce que l’on nomme État est comme un tissage et un tressage fait de dépendances et d’adhésion, une appartenance commune, où tous ceux qui font cause commune s’accommodent les uns des autres, dépendent les uns des autres. Il est l’ordonnancement de cette dépendance mutuelle. Vienne à disparaître le roi, qui confère l’autorité à tous, de haut en bas, jusqu’au valet du bourreau, l’ordre n’en serait pas moins maintenu, contre le désordre des instincts bestiaux, par tous ceux qui ont le sens de l’ordre bien ancré dans leur conscience. Que l’emporte le désordre, ce serait la fin de l’État.

Mais cette idée sentimentale de s’accommoder les uns des autres, de faire cause commune et de dépendre les uns des autres, peut-elle vraiment nous convaincre ? À ce compte, l’État serait la réalisation même de l’amour, où chacun serait pour autrui et vivrait pour autrui. Mais le sens de l’ordre ne va-t-il pas mettre en péril l’individualité ? Ne va-t-on pas se contenter d’assurer l’ordre par la force, de telle sorte que nul « ne marche sur les pieds du voisin », que le troupeau soit judicieusement parqué ou ordonné ? Tout est alors pour le mieux dans le meilleur des ordres et cet ordre idéal, mais c’est l’État.

Nos sociétés et nos États existent, sans que nous les fassions, ils sont réunis sans notre assentiment, ils sont prédestinés, ils ont une existence propre, indépendante, ils sont contre nous, les individualistes, ce qui existe de façon indissoluble. Le monde d’aujourd’hui est, comme on dit, en lutte contre l’ « état des choses existant ». Cependant, on se méprend, en général, sur le sens de cette lutte, comme s’il ne s’agissait que de troquer ce qui existe actuellement contre un nouvel ordre qui serait meilleur. C’est bien plutôt à tout ordre existant, c’est-à-dire à l’État, que la guerre devrait être déclarée, non pas à un État en particulier, encore moins à la forme actuelle de l’État. L’objectif à atteindre n’est pas un autre État (« l’État populaire » par exemple), mais l’association, association toujours changeante et renouvelée, de tout ce qui existe.

L’État est présent même sans mon entremise. J’y nais, j’y suis élevé, j’ai envers lui mes devoirs, je lui dois « foi et hommage ». Il me prend sous son aile tutélaire et je vis de sa grâce. L’existence indépendante de l’État est le fondement de mon manque d’indépendance. Sa croissance naturelle, sa vie comme organisme exigent que ma nature à moi ne croisse pas librement, mais soit découpée à sa taille. Pour qu’il puisse s’épanouir naturellement, il me passe aux ciseaux de la « culture ». L’éducation, l’instruction qu’il me donne sont à sa mesure, non à la mienne. Il m’apprend, par exemple, à respecter les lois, à m’abstenir de porter atteinte à la propriété de l’État (c’est-à-dire à la propriété privée), à vénérer une majesté divine et terrestre, etc. En un mot, il m’apprend à être irréprochable, en sacrifiant mon individualité sur l’autel de la « sainteté » (est saint n’importe quoi, par exemple, la propriété, la vie d’autrui, etc.). Telle est la sorte de culture et d’instruction que l’État est apte à me donner. Il me dresse à devenir un « instrument utile », un « membre utile de la société ».

C’est ce que doit faire tout État, qu’il soit « État populaire », absolu ou constitutionnel. Il le sera tant que nous serons plongés dans l’erreur de croire qu’il est « moi », et, comme tel, une « personne » morale, mystique ou publique.

— Max Stirner, L’unique et sa propriété, 1845.

« Je n’aime pas les peuples, je n’aime que mes amis. »

— Hannah Arendt.

Un mythe est un récit qui se veut explicatif et surtout fondateur d’une pratique sociale commune. Il peut être porté à l’origine par une tradition orale, qui propose une explication pour certains aspects fondamentaux du monde et de la société qui a forgé ou qui véhicule ces mythes, il peut aussi être fabriqué de toutes pièces par des groupes qui ont la ferme intention de s’en servir à leurs fins. Le mythe est fondateur par définition. Il fonde les religions, les nations, les peuples, les identités. Nous partons ici de l’évidence que le mythe, comme la religion, est un instrument d’oppression et d’auto-oppression, de servitude à de fausses utopies ne servant qu’à des minorités — ou bien des majorités dans le cadre du démocratisme utopique — à asseoir leur domination sur un socle d’adhésion bienvenue. Le fait de gouverner est inséparable du mythe et de la création d’un imaginaire, et l’analyse matérialiste de l’histoire d’un Marx par exemple, qui ne veut voir dans l’histoire humaine que des rapports économiques là où se trouvent des rêves, des croyances, des mythes et des idéologies paraît bien légère si l’on considère plus l’histoire des idées et des relations entre les individus et les groupes d’individus que les cours du blé.

On peut citer de nombreux exemples. Les systèmes totalitaires modernes les plus brutaux et absolus, tels ceux qui ont parsemé la première moitié du siècle dernier (nazisme, fascismes etc.), étaient tous basés sur un imaginaire et un socle de croyances communes différentes : l’existence de divisions raciales au sein de l’humanité accompagnée d’une hiérarchie entre elles, la nécessité d’un surhomme pour guider le troupeau des faibles, la volonté d’un retour à une forme mythique n’ayant aucune trace d’existence réelle (la romanité, la Magna Germania etc.) ou encore la négation des différences entre les individus menant à l’unité forcée sous la forme d’une masse imaginée comme tendant vers la totalité et autres mythes fondateurs.

La nation elle-même, pour laquelle le sang n’a jamais cessé d’être versé au nom d’intérêts qui ne sont pas ceux des individus, n’est rien d’autre que le produit d’un imaginaire utilitaire et un assemblage de mythes épars. Les créateurs de nationalismes sont parfois prêts à l’admettre d’eux-mêmes, jusqu’à en faire leur force. En effet, il est indéniable qu’aucun nationalisme ne se fonde sur autre chose que sur des mythes et des visions erronées de l’histoire. La Nation est un concept proche de celui de Peuple, qui est lui-même un concept mobilisateur basé sur des interprétations simplistes de l’histoire. La nation comme le peuple sont censés recouvrir la pseudo-réalité d’une communauté humaine identifiée dans des limites géographiques (parfois fluctuantes au cours de l’histoire), mais dont le trait commun supposé est la conscience d’une appartenance à un même groupe. Mais au fond, quelle appartenance commune entre picards, celtes et germains des siècles passés, intégrés de force ou non dans le carcan de la très conceptuelle nation française et de son Etat ? Aucune, sinon une humanité non moins différente de celle de l’aborigène d’Australie. C’est donc à partir du mythe que l’on peut forger dans les rêves des concepts comme Nation ou Peuple. De fait nous appartenons à une nation comme nous appartenons à une religion, on est français ou allemand comme on est catholique ou musulman, c’est-à-dire par le biais de la domestication civilisatrice. Rien dans nos gènes ne nous rattache à un peuple, une terre ou une nation. Comme le décrivait Rocker en 1937 dans son Nationalisme et culture, il n’y a pas d’État qui ne consiste pas en un groupe de populations différentes qui étaient à l’origine de différentes descendances et de différentes langues, forgées ensemble en nation unique seulement par des intérêts dynastiques, économiques et politiques.

Ce besoin du mythe est constant dans l’histoire de l’humanité, il est intrinsèque à toutes les dynamiques de pouvoir et de gestion des populations, autrement dit, à la politique. Il n’y aurait nul besoin de politique si l’homme ne ressentait pas le besoin universel et tellurique de se regrouper, mais comment gouverner des hommes sans décider soi-même des critères de regroupement de ceux-ci ? De fait, les individus dans ce monde ne se choisissent pas les uns les autres, ils ne s’associent pas, mais sont associés. C’est-à-dire qu’ils n’ont aucun pouvoir sur les critères qui sont censés les rassembler entre eux et les regrouper autour d’une nation, d’un pays, d’un peuple ou entre les frontières préétablies d’un État. Et si en tant qu’individu je peux me sentir plus proche d’un individu « Quechua » du Pérou que de mon frère biologique, ce n’est de toute façon pas moi qui choisis ce que je suis aux yeux du pouvoir : ma carte d’identité affiche que je suis français, que mes yeux sont de telle couleur et que ma mère a perdu les eaux à tel endroit du globe, et c’est cela qui me définit, pas ma créativité, pas mes idées, pas ma façon de vivre et d’aimer. Lorsque l’on expulse une personne qui a traversé une frontière sans les autorisations nécessaires, si les accords diplomatiques entre États le permettent, il est renvoyé dans son pays. Les policiers, juges et autres préfets qui effectuent cette tâche aux divers maillons de la chaîne de commandement ne se posent pas la question de savoir si l’individu en question (qui n’est en fait pas un individu, mais une parcelle d’une unité plus large, comme un pays) identifie ce pays comme le sien. S’il y a même déjà vécu autre chose qu’une naissance ou un coup de tampon dans un bureau n’est pas la question, si son cœur habite aux côtés d’un être cher qui est ici ou encore ailleurs ne rentre pas dans l’équation non plus, puisque son identité géographique est forgée par un coup de tampon et non pas par l’endroit où son cœur a choisi de jeter l’ancre.

Le regroupement dans un monde où la vie en commun est basée sur le principe d’autorité c’est justement cela : l’absence de choix, la prédominance de la raison d’Etat sur les raisons du cœur. La liberté est donc bannie des formes d’associations qui nous sont imposées avant même que nous ne soyons capables de faire nos propres choix. Et si je ne possède pas le carburant de la vie sous domination, l’argent, je ne pourrai jamais me départir entièrement de ce système de domination, lui-même en partie basé sur l’argent.

« Lorsqu’une association s’est cristallisée en société, elle a cessé d’être une association, vu que l’association est un acte continuel de réassociation. Elle est devenue une association à l’état d’arrêt, elle s’est figée. […] Elle n’est plus que le cadavre de l’association ; en un mot, elle est devenue société communauté. »

— Max Stirner, L’Unique et sa propriété, 1845.

Pourquoi donc sommes nous regroupés, parqués à l’intérieur de catégories imaginaires comme la nation, l’Etat, le peuple ou l’ethnie ? Parce qu’il faut, pour gouverner, savoir qui l’on gouverne, il faut délimiter les contours d’un dominion à gouverner, et il faut bien trouver des critères géographiques pour délimiter, et créer une mythologie pour assurer la cohésion de ces critères géographiques forcément irrationnels. Là, le mythe joue son rôle mobilisateur en créant de l’adhésion, car il est plus facile d’adhérer à une forme de domination lorsqu’elle se travestit du voile mythique que lorsque le fer rutilant de son épée apparaît tel qu’il est. La force métaphysique du mythe tient dans le fait qu’elle provoque bien plus que la simple acceptation, elle provoque l’adhésion et même l’enthousiasme jusqu’au sacrifice, les guerres entre nations, ethnies et religions à travers le monde et l’histoire en témoignent.

Nous avons donc vu que pour dominer, il faut pouvoir regrouper, et que pour regrouper il faut du mythe. Les dictatures les plus froides qui ne se sont pas mêmes parées du moindre voile mythique n’ont jamais duré. Il faut à toute forme d’État une forme de religiosité pour perdurer, une justification ontologique spiritualisée, car la violence pure ne peut être efficace qu’un temps, jusqu’à ce que l’insupportable de cette vie éclate à la face du pouvoir, le mythe sert justement à rendre la vie sous domination supportable. Avoir une religion, une communauté, une idéologie et autres artefacts pour nous rendre communs plutôt qu’uniques permet de donner un sens facile et confortable à sa vie, il permet de la laver de toute singularité, comme une façon lâche de conjurer l’absurdité du monde et de la vie, que nous préférons balisée et sécurisée à libre et risquée. De tous les côtés du spectre de la domination, de la gauche à la droite du pouvoir, les dominants trouvent donc leur intérêt au développement de ces mécanismes d’appartenance imaginaires, parfois même jusqu’à ce qu’ils deviennent dangereux pour le pouvoir en place. Il s’agit de réduire les effets destructeurs et démobilisateurs de la guerre permanente qu’impose nécessairement la forme étatique.

George Sorel, grand théoricien du syndicalisme révolutionnaire, principal introducteur du marxisme en France et proto-fasciste notoire, théorisera l’importance du mythe en politique et son rôle mobilisateur, sans lequel aucune prise de pouvoir durable n’est possible. Lui fera le choix de développer le mythe de la grève générale, bien conscient (de son propre aveu) que celle-ci n’adviendra pas, car peu importe au fond que celle-ci advienne ou non, elle n’est pas le but, la fin réelle de cette stratégie n’est en réalité pas la grève générale, mais la mobilisation d’une masse acritique de croyants prêts à se sacrifier pour atteindre ses objectifs à lui.

Cela n’est rien d’autre que la forme la plus basique de manipulation des foules, autrement dit, la politique. Dit encore autrement, cela s’appelle prendre les gens pour des cons, chose efficace si l’on en croit l’histoire. Le rôle mobilisateur du mythe chez Sorel — en particulier celui de la grève générale — et la fonction anti-intégratrice et régénératrice de la violence n’avaient en fait pour but que la prise de pouvoir à la place du pouvoir en place.

Le fascisme français, tel qu’il fut nommé par Sternhell et qui inspirera bientôt le diffèrent fascisme italien, qui accédera, lui, au pouvoir, fut l’une des premières théories modernes à admettre froidement que la création du mythe n’est en fait qu’un enjeu tactique dans lequel on peut certes finir par croire soi-même, mais dont le seul but est de mobiliser des troupes pour la prise de pouvoir, et le maintien de celui-ci. On incarcère, on tue, on mutile, on ment, on domine, mais cela est acceptable, car c’est pour une raison qui nous dépasse, cette raison même qui fait de cette vie de chien une vie acceptable ; du moins, plus acceptable que l’absurdité de la créativité totale et de l’abandon de tout modèle prédéfini. C’est ainsi que, par le biais d’un « contrat social », on finit par confier le contrôle de sa vie à un Etat, son corps à un patron, sa santé à un médecin, sa responsabilité individuelle à un juge qui nous jugera mieux que nous-mêmes.

Il n’y a pas de Contrat Social sans mythe fondateur, et il n’y a pas un seul système politique qui n’ait perduré sans une mythologie sacrificielle pour assurer sa subsistance et l’adhésion des masses à son calendrier mortel. Sans unité, pas de cohésion sociale et sans mythe, pas de cohésion entre des personnes qui a priori n’ont aucun intérêt en commun. En effet, quel fut l’intérêt commun entre le troufion faisant office de chair à canon dans les tranchées de la grande boucherie de 14–18 et le grand industriel sinon celui, basé sur de la poussière de mythe, de la nation française en danger ? Comment expliquer L’Union Sacrée sinon par la force métaphysique et la capacité mobilisatrice miraculeuse du mythe ? L’Union Sacrée fut le nom donné au mouvement de rapprochement politique qui a soudé les Français de toutes tendances politiques ou religieuses et de toutes classes lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Le terme fut utilisé pour la première fois à la Chambre des députés le 4 août 1914, par le président Poincaré, dans son message aux Assemblées. L’union fut éprouvée dans les faits immédiatement car l’ensemble des organisations syndicales et politiques de gauches, essentiellement la CGT et la SFIO, se rallièrent au gouvernement. Cette unanimité nationale persista jusqu’à la fin du conflit, mis à part quelques dissidences de gauche ou anarchistes ainsi que de trop rares mais très belles mutineries de soldats des deux côtés. Un mouvement analogue se produisit chez l’ensemble des belligérants comme en Angleterre, en Russie ou en Allemagne, lorsque le Parti socialiste d’Allemagne, le SPD, votera l’entrée en guerre en août 1914, lançant le mouvement qui prit le nom de Burgfrieden. L’Union Sacrée confirmera les thèses fascistes de Sorel sur le rôle mobilisateur du mythe, en l’occurrence celui de la nation menacée ; et sur la fonction régénératrice de la violence, en l’occurrence la guerre et ses effets régénérateurs sur l’économie et l’union de diverses franges contre d’autres.

« Soyons terribles pour dispenser le peuple de l’être »

— Danton, discours du 10 mars 1793.

Intéressons nous donc à cette fameuse idéologie du contrat social, appelée contractualisme. Le contractualisme est un courant moderne de philosophie politique qui pense l’origine de la société et de l’État comme un contrat originaire entre les hommes, par lequel ceux-ci acceptent une limitation de leur liberté en échange de lois garantissant la perpétuation d’une société donnée. Le contrat social présuppose un état de nature avec lequel il rompt, état préexistant à toute société organisée. Cet état de nature ne correspond nullement à une réalité qui aurait précédé l’instauration des lois, mais à l’état théorique et hypothétique de l’humanité soustraite à toute loi dans la tête des quelques théoriciens à l’origine des modes de gouvernement modernes. Quitter cet état de nature pourtant si hypothétique, voire même farfelu, est la raison invoquée pour justifier le transfert du contrôle de chaque individu sur sa propre vie à celui d’une entité large et structurée par un pouvoir et des lois, autrement dit, un Etat.

La théorie du contrat social, en rompant avec le naturalisme politique des philosophes classiques (platoniciens et aristotéliciens), a provoqué l’émergence de la notion d’égalité politique, formelle et matérielle, mythe fondateur de nombreuses formes d’Etat à travers ces derniers siècles, de l’URSS aux démocraties parlementaires et capitalistes d’aujourd’hui, sans ne jamais garantir en réalité une quelconque égalité, même une égalité dans la misère.

Se situant au tout premier rang des penseurs de la « science » juridique et de la philosophie de l’État, le penseur Grotius fut le premier dans l’histoire de la philosophie politique, au XVIIe siècle, à théoriser le contrat social moderne. Le contractualisme sera repris et discuté par Kant, Fichte et Hegel, lesquels tenteront de réconcilier la « liberté originaire et radicale de l’homme » (Hegel) avec l’Etat et la reconnaissance sociale. Mais les penseurs que l’on peut identifier aujourd’hui comme les principaux théoriciens du contractualisme, à l’origine de notre mode de vie actuel, sont très certainement Hobbes et Rousseau (mais aussi Locke de façon moins importante).

Pourquoi cette société ? Pourquoi la société ? Pourquoi vivre avec des hommes et des femmes avec qui l’on ne veut pas nécessairement vivre, et pourquoi se soumettre à des règles auxquelles on n’a pas choisi de se soumettre ? Tant de questions qui commencent à peine à tourmenter un XVIIe siècle en pleine crise de sens. Mais face à ces questions auxquelles il est factuellement impossible de répondre si l’on évacue consciemment la possibilité d’un autre monde bâti sur la libre-association des individus selon leurs propres critères et sans aucune autorité au-dessus de leurs têtes ; face à ces questions qui auraient pu faire surgir des réponses incendiaires, qui auraient pu laisser place à une explosion de créativité iconoclaste et à l’abandon de tous les modèles du vieux monde, ces philosophes ont construit des cadres rigides, des structures idéologiques dans lesquelles il fut impossible d’imaginer autre chose sans être immédiatement taxé d’antimodernisme et d’aller contre le sens de la marche de l’inévitable Progrès. Par ces structures de pensée, ceux-là mêmes ont véhiculé ce qu’ils pensaient devoir placer au centre de la société. Rousseau, qui pour schématiser, se détachera en créant après lui une sorte d’aile gauche du contractualisme, placera au centre de ce contrat social l’égalité, tandis que Hobbes, lui précurseur de la droite moderne, privilégiera la sécurité. Pour arriver à leurs fins, les deux préconiseront quoi qu’il en soit de troquer une partie de la liberté contre un peu d’égalité pour l’un ou de sécurité pour l’autre.

Les deux partent donc du principe que la liberté est divisible, qu’elle peut se fragmenter en petits morceaux et que l’on peut donc, comme avec un marchand de tapis sur l’agora, troquer un petit morceau de liberté contre un petit morceau d’autre chose. La liberté est donc vue comme quelque chose de quantifiable, mesurable, sécable, partiel.

Cette vision de la liberté est aujourd’hui au pouvoir, dans les hémicycles comme dans les têtes de chacun, qu’il soit parlementariste, extra-parlementariste ou même révolutionnaire, l’humain moderne fragmente la liberté en petits bouts et la conjugue au pluriel plutôt qu’au singulier. Liberté d’expression, liberté d’installation, liberté de circulation, liberté de travailler, liberté de ne pas travailler et les diverses déclinaisons judiciaristes : droits de l’homme, droit à la vie, droits des enfants, droit au logement, droit au travail, droit du travail, droits des animaux, droits des femmes etc. Et ainsi, on donne aux opposants, qu’ils soient ou non révolutionnaires, un os à ronger, des marottes à défendre qui garantissent au pouvoir que ceux-ci restent bien dans les contours prédéfinis par le pouvoir et par la légalité, dans les contours d’une lutte délimitée par la bourgeoisie et convenue avec l’Etat.

Quel pouvoir aimerait voir naître des mouvements insurrectionnels massifs qui ne revendiquent rien, qui ne lui demandent rien, pas même une miette de liberté, qui ne veulent même plus reconnaître son existence et cessant de dialoguer avec lui autrement que par la destruction ?

Selon moi, la lutte contre toute autorité commence par l’affirmation de l’individu comme un être indivisible et insécable, comme une unité et non comme une parcelle d’unité que l’on peut ranger dans des catégories du pouvoir. Elle nécessite une pensée et une pratique iconoclaste en ce qu’elle doit avoir pour but de détruire tous les mythes mobilisateurs qui permettent aux pouvoirs de diviser l’humanité, d’effectuer des regroupements autoritaires selon des critères qui ne sont pas ceux de l’individu comme les Etats, les Nations, les ethnies, les religions, les idéologies. Cette lutte ne doit pas accepter que l’on puisse diviser la liberté en catégories séparées et marchandisées, la liberté ne se conjugue pas, ne se négocie pas, ne s’achète pas ni ne se troque, elle est totale et indivisible ou elle n’est pas, comme l’individu. Citons encore Stirner : « La liberté ne peut être que toute la liberté ; un morceau de liberté n’est pas la liberté ».

La lutte contre l’autorité, c’est le refus total de toute forme de gestion de l’humain, et donc de toute forme de politique. Il faudra se débarrasser de tous les mythes fondateurs pour détruire les fondations sociales et retrouver une liberté qui ne pourra se conjuguer qu’au singulier.

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 15ème round et petit bilan dans la France « périphérique » (Le Monde Libertaire)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 février 2019 by Résistance 71


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

Progrès et régrès

 

Le Monde Libertaire

 

19 février 2019

 

Source: https://monde-libertaire.fr/?article=Progres_et_regres

 

Ce texte a été inspiré par le compte-rendu de 7 heures de manifestation sauvage et libre à Limoges le 8 décembre, paru sur le site La Bogue*, qui s’inscrit dans le mouvement anti-autoritaire local. Des participants à la « journée mondiale du climat » s’y sont mêlés à des Gilets Jaunes et à des usagers venus sauvegarder une ligne régionale. L’évolution des transports, mais aussi des moyens de vivre ensemble, comporte des progrès, mais aussi des régrès, ainsi que l’expliquait Élisée Reclus. 

A pied

François Béranger dans « Tranches de vie » chantait : « Je suis né dans un petit village qui a un nom pas du tout commun, c’est le village de Saint-Martin…« . Le mien c’est Léon le Franc, 12 petites fermes en polyculture-élevage dans la Creuse. Avant ma naissance, mon arrière grand-mère allait à pied au marché à Aubusson (8 km à travers bois) vendre lait, œufs et fromages, tandis que mon père allait à pied à l’école du bourg (4 km à travers bois), bûche sous le bras pour le poêle de sa classe primaire. 

En âne

Enfant, c’était super : j’accompagnais ma grand-mère au marché dans une carriole tirée par une ânesse ravie de recevoir caresses et carottes des amateurs de produits de la ferme. C’était très vivant, beaucoup d’échanges, générations mêlées. Les paysans étaient contents de faire déguster la qualité aux acheteurs, sans passer par un label bio défini par l’État comme aujourd’hui. 

Avec Paulette…

Plus tard j’ai hérité d’une bicyclette. Le facteur, parcourait aussi les villages en vélo. Très content de son métier, partout bien accueilli, il en profitait pour s’entraîner en vue des courses cyclistes du coin. Encouragé à le rejoindre, j’ai eu l’occasion de participer à un critérium dans lequel figurait Poulidor, encore inconnu, qui nous a gentiment mis un tour dans la vue : les parcours très vallonnés de la Creuse expliquent ses qualités de grimpeur.

En train et car

Parti en région parisienne, je retournais régulièrement dans mon village par le train, pour participer aux foins, moissons et batteuses. La mécanisation ayant encore peu touché les campagnes, cela nécessitait un travail collectif (une quarantaine de personnes pour la batteuse). Dans les champs étaient associés humains, nature et animaux, mais aussi humains entre eux, pratiquant l’entraide, d’autant qu’il existait des « communaux » à la disposition de tous.

Bien que située au centre de la France, la Creuse était considérée par l’État comme une zone « périphérique » : loin des premiers de cordée, les paysans étaient mal vus par les dominants depuis leur participation à la Commune de Paris : les « maçons de la Creuse » montés à pied dans la capitale, y résidaient une partie de l’année, travaillant dans le bâtiment. Cet isolement géographique expliquait que, pour revenir au pays, il fallait changer de train en attendant 4 heures la « correspondance », puis prendre un car à Aubusson. Mais je le vivais comme un voyage agréable ne se réduisant pas, comme aujourd’hui, à aller de plus en plus vite du départ à l’arrivée, effaçant rencontres, échanges, paysages changeants, imprévus.

Puis en voiture

Qu’en est-il aujourd’hui ? Aucun train de voyageurs ne circule en Creuse, un seul éleveur reste au village, sur le marché d’Aubusson quelques agriculteurs, survivent de quelques foires annuelles où se croisent les derniers paysans et animaux. Cependant, des couples revenus vivre au pays, des néo-ruraux quittant les villes, s’installent en retapant une ferme bon marché. Ils redonnent vie à ces petits villages dont la démographie était déclinante.L’État considère ces bouseux, ces tout derniers de cordée, comme incapables de traverser la rue du village pour se faire exploiter. De toute façon, GM&S, dernière « grosse » entreprise (270 salariés), est en voie de fermeture : même les exploiteurs quittent la Creuse, préférant faire des profits dans des banlieues déshéritées, voire en Afrique ou en Asie.

Maintenant : Gilet Jaune et colère noire !

Dans des zones rurales ou semi-rurales, dans lesquelles tous les services publics ont disparu, où il faut prendre la voiture, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres, pour faire ses courses, amener les enfants à l’école, faire les démarches administratives, la notion de « progrès » est à relativiser. 

Le mouvement des Gilets Jaunes y a quelquefois aménagé un lieu permanent, pour y recréer du lien, échanger sur leur colère noire et sur la société qui l’a instillée à petit feu dans leur corps et leur esprit. Il est intéressant de constater qu’ils y ont parfois choisi un mode de fonctionnement qui est celui que les anarchistes proposent (AG, mandats, démocratie directe, absence de « chef » ou de porte-parole officiel). Bien sûr, ce mouvement est très diversifié : dans les manifestations, dans les zones urbaines, les manœuvres, venant particulièrement de l’extrême-droite, sont facilitées. Mais quand il s’agit de rester sur place 24 H sur 24, des chômeurs, des précaires en forment le noyau et, dans cette vie collective et solidaire, certains redonnent un sens à leur propre vie.

C’est peut-être ça le progrès ?

* https://labogue.info/spip.php?article325

 

Après 3 mois de rébellion, le mouvement Gilets Jaunes à une croisée des chemins et donc… sur un nouveau rond-point à occuper fermement ! (tract en PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 19 février 2019 by Résistance 71

 

Les dernières manifestations du mouvement des Gilets Jaunes et les évènements récents menant à une tentative de diabolisation accrue du peuple de France en rébellion par les instances politiques et médiatiques tout autant corrompues qu’obsolètes, nous amènent à réfléchir sur le devenir du mouvement.
Nous pensons que le temps est venu de généraliser un retour aux fondamentaux et de suivre l’exemple des Gilets Jaunes de Commercy dans la Meuse et de ceux de St Nazaire ainsi que d’autres groupes plus anonymes, qui ont mis en place les assemblées populaires, seules garantes d’un pouvoir exercé par et pour le peuple.
A cet effet, nous avons résumé notre position politique sur ce sujet sous la forme d’un pamphlet que nous soumettons aux groupes des Gilets Jaunes et à qui veut entendre. Prenez-en connaissance, réfléchissez-y, débattez, utilisez le éventuellement sous cette forme ou une autre, ou ignorez-le si telle est votre décision.
Nous arrivons à un carrefour dans la jeune histoire du mouvement et donc vers un autre rond-point, de taille, à occuper… Il devient impératif de focaliser sur les modes d’action au niveau local, de réappropriation du pouvoir par la base, localement et de son rayonnement par association libre.

Ceci représente à notre sens, la seule voie de succès possible pour une société exclusivement concernée par le bien commun, hors des rapports marchands de pouvoir et donc sur la voie de l’émancipation.
Vous trouverez ci-dessous sous forme de tract en version PDF (réalisé par Jo de JBL1960) le texte que nous vous invitons à analyser, reflétant notre vision politique de l’affaire. Nous espérons que ceci puisse contribuer à la continuation de notre marche sur le chemin de la société des sociétés.
Fraternellement à toutes et tous
Résistance 71
Février 2019

Gilets Jaunes !

Les trois mois de lutte écoulés nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

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Le texte en version tract PDF à imprimer et diffuser:

Tract_Gilets_Jaunes

 


L’orde naturel de la société des sociétés