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Nucléaire, environnement et eugénisme: Fukushima ou la contamination à dessein de la planète…

Posted in actualité, écologie & climat, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie with tags , , , on 30 avril 2011 by Résistance 71

Fukushima 2012: Contamination radioactive de la chaîne alimentaire planétaire

 

Par Dominique Guillet, Association Kokopelli, 29 Avril 2011

 

url de l’article original:

http://www.kokopelli-blog.org/?p=375

 

En août 1945, alors que le Japon s’était militairement effondré, la mafia globaliste des prédateurs militaro-industriels initia la 3 ème guerre mondiale en détruisant les vies de centaines de milliers de civils Japonais en l’espace de quelques secondes. Les deux bombes atomiques, lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, annonçaient une guerre totale et génocidaire à l’encontre de l’humanité entière avec la radioactivité comme arme de destruction massive. Le désastre nucléaire de Fukushima-Daiichi constitue une crise aiguë dans cet empoisonnement radioactif chronique de l’espèce humaine, et de toute la biosphère, qui perdure depuis 66 ans.

Aujourd’hui, sept semaines après le tsunami du 11 mars 2011, la situation des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi se dégrade inexorablement. Le 28 avril, TEPCO annonçait que la radioactivité ambiante était de l’ordre de 1220 millisievert/heure, ce qui correspond à quasiment 10 millions de fois la dose radioactive artificielle admissible en France (1millisievert / année). TEPCO, réputé pour ses mensonges outranciers depuis le début de la crise, commence à préparer le monde entier à l’éventualité, plus que probable, de son incapacité à contrôler cette catastrophe nucléaire en 9 mois, ainsi que son carnet de route le stipulait. Certains réacteurs sont en fusion totale (et ce, depuis le premier jour), les fuites sont permanentes, les risques d’explosion sont plus que plausibles, etc, etc. Alors que les émissions d’isotopes de césium 137, de strontium 90, d’iode 131, de plutonium 239… contaminent en permanence l’atmosphère et l’océan, la presse Occidentale, aux ordres de la mafia globaliste, qualifie la situation de stable, ou d’ailleurs ne la qualifie plutôt pas, afin de ne pas paniquer les foules et surtout de ne pas courroucer le gang nucléaire. La situation est effectivement stable: la pollution radioactive de Fukushima pourrait durer de longues années à moins que de nouvelles explosions catastrophiques lui confèrent une tournure beaucoup plus abrupte. Le nord du Japon aurait déjà dû être évacué. A quand l’évacuation de Tokyo et de la totalité du Japon?

Aux USA, le plutonium 238 et le plutonium 239 sont apparus à partir du 18 mars: en Californie et à Hawaï, ils furent respectivement 43 fois et 11 fois plus élevés que le niveau maximal répertorié durant les 20 dernières années. En mars, l’eau de boisson de San Francisco contenait 181 fois la dose admissible d’iode 131. Le 4 avril, l’eau de pluie de Boise dans l’Idaho contenait 80 fois la dose admissible d’iode 131 ainsi que du césium 137. En début avril, le taux de césium 137 dans les sols, près de Reno dans le Nevada, était 30 fois supérieur à la dose admissible. Egalement en avril, on a retrouvé dans de très nombreuses régions des USA, du césium 134, du strontium 89, du strontium 90 et même de l’américium et du curium. Tous ces isotopes radioactifs se sont également déposés en Europe et si on ne les trouve pas, c’est qu’on ne les cherche pas.

Avant la fin de l’année 2011, tous les sols de la planète seront inexorablement contaminés par l’irradiation quotidienne et permanente des réacteurs de Fukushima. Il en sera de même pour les océans et les nappes phréatiques. C’est alors que les isotopes radioactifs de Fukushima vont entamer un long processus de bioaccumulation en remontant les divers échelons de la chaîne alimentaire.

En 2012, la totalité de la chaîne alimentaire planétaire sera radioactive et donc hyper-toxique pour la santé humaine.

Mais pas de panique! L’alimentation humaine est déjà issue d’un environnement éminemment toxique et l’agriculture chimique moderne constitue, intrinsèquement, une arme de destruction massive de par sa capacité à produire, en masse, des aliments hautement empoisonnés. La mafia globaliste adore la diversité, surtout la nécro-diversité des stratégies d’empoisonnement de l’humanité et de la biosphère. La sainte trinité de leur théologie de l’annihilation se décline comme suit: Cancer, Mutation, Stérilité ou, selon la terminologie usitée dans les nombreux ouvrages du Professeur cancérologue – et lanceur d’alerte – Dominique Belpomme, des pathologies CMR, à savoir Cancérigènes, Mutagènes et Repro-toxiques.

La troisième guerre mondiale nucléaire, lancée en 1945, s’est dotée de tout un arsenal d’armes génocidaires:

– Des réacteurs nucléaires. Ils sont au nombre de 1450 443 et leur finalité première n’est pas de produire de l’énergie “civile” mais bien plutôt de produire du plutonium à usage militaire. On sait pertinemment, depuis les années 70, que la filière nucléaire n’est pas rentable: elle consomme plus d’énergie qu’elle n’en produit et la facture n’inclut évidemment pas les centaines de milliards de dollars, ou d’euros, liés à la gestion des accidents et des pathologies permanentes qu’elle génère. La finalité primordiale des centrales nucléaires, dans le monde entier, est de produire du plutonium et de l’uranium appauvri à des fins de destruction humaine. (Nous renvoyons les lecteurs à un rapport de la CIA, récemment présenté sur le site de Next-up, qui met parfaitement en exergue les triangulations “au plutonium” entre la France (EDF, Cogema/Areva, CEA), le Japon et les USA. Toutes les centrales nucléaires émettent en permanence de la radioactivité: en termes techniques, elles fuient. De nombreuses études le prouvent. Il n’est que d’étudier la carte des régions où le cancer du sein et le diabète prévalent aux USA: ces régions se situent toutes dans un rayon de 150 km autour d’une centrale nucléaire. Une telle étude comparative serait impossible en France pour la bonne raison qu’il n’existe pas de région qui ne soit pas sous les fuites (et donc sous la déflagration-détonation potentielle) d’une centrale nucléaire! La France est le pays le plus nucléarisé au monde grâce à une entente parfaite entre tous les gouvernements qui se sont succédés (de toutes couleurs politiques confondues) depuis 1956 et le gang nucléaire (EDF, Cogema/Areva, CEA).

– Des déchets radioactifs. Jusqu’en 1982, ce sont “officiellement” 100 000 tonnes environ qui furent plongées, dans des containers en béton, au plus profond des océans. Mais, en fait, pas si profondément dans la mesure où certains réapparurent, au gré du tsunami de 2006 en Indonésie, pour venir s’échouer sur les côtes de la Somalie, provoquant la mort rapide des pécheurs de ce pays. Quel est l’impact des déchets radioactifs sur la vie marine de la planète Terre? Ni vu, ni connu. Depuis une trentaine d’années, les déchets radioactifs sont “retraités”: mais que l’on se rassure, les fonds de pension nucléaires n’ont pas été engloutis dans le plus grand hold-up financier de l’histoire humaine qui prévaut depuis 2008. Les déchets radioactifs jouissent d’une retraite prospère et paisible dans des ogives nucléaires (il en existe encore quelques dizaines de milliers dans l’air, dans les mers et sur terre), dans le combustible MOX (contenant 7 % de plutonium) des centrales nucléaires de France et du Japon; parfois, ils se baladent sur les routes de l’Europe et parfois même encore ils se prélassent dans des piscines sur les terrasses de certains réacteurs nucléaires. En attendant la Vague!

– Les bombes à “uranium appauvri”. Elles sont qualifiées de “bombes sales des riches” par Paolo Scampa. Contrairement à ce que la sémantique pourrait laisser entendre, elles constituent des armes terrifiantes de destruction massive. L’opération “humanitaire” en Libye, orchestrée par l’OTAN et les USA – et dont la finalité est de voler le pétrole, l’or et les ressources financières du peuple Libyen (et de déstabiliser la zone) – a déjà lâché des milliers de bombes à uranium appauvri, dites de quatrième génération, sur le territoire Libyen. Les bombes à uranium appauvri ont été utilisées pour la première fois par Israël dans la guerre du Kippour (octobre 1973) contre l’Egypte. Elles furent ensuite utilisées au Liban, par Israël, et en ex-Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan et en Libye par les USA et diverses “coalitions” Occidentales. Elles furent également utilisées par Israël à Gaza (enquête de l’association ACDN). Les bombes à uranium appauvri génèrent cancers, mutations et stérilités dans ces pays-mêmes ou chez les militaires participant aux opérations humanitaires. Ainsi, aux USA, une étude a porté sur 631 174 militaires vétérans de l’Irak: 87 590 souffrent de pathologies musculaires et osseuses, 73 154 souffrent de pathologies mentales, 67 743 souffrent de pathologies indéfinissables, 63 002 souffrent de pathologies gastro-intestinales, 61 524 souffrent de pathologies neuronales, etc, etc. Nous convions tous les promoteurs de l’atome civil et nucléaire à consulter les sites internet présentant des photos d’enfants difformes (et c’est un euphémisme) nés en Irak, en Afghanistan, à la suite des guerres humanitaires et libératrices, ou en Ukraine, à la suite de Tchernobyl. Les bombes à “uranium appauvri” libèrent des isotopes dont la demie-durée de vie est de 2,5 milliards d’années, c’est à dire qu’il en subsistera encore dans 24 milliards d’années.

– Les “essais” nucléaires. Contrairement à ce que la sémantique pourrait laisser entendre, ce sont des explosions en bonne et due forme. Depuis 1945, il y en a eu plus de 2050 dans l’atmosphère et dans le sol. La plus grosse fut de création Russe et sa puissance fut de plus de 3000 fois celle d’Hiroshima. En 1963, voyant que le Président John Kennedy souhaitait faire voter une loi interdisant ces essais atomiques dans la Nature, la clique militariste US en fit exploser 250 en une seule année, à savoir presqu’un par jour.

– L’agriculture moderne chimique. Cette agriculture recouvre la quasi totalité des pays Occidentaux et une grande partie des pays dits émergents ou en voie d’occidentalisation. Elle utilise des fertilisants de synthèse et toute une panoplie d’armes de guerre – les pesticides – destinées à lutter contre les champignons, les herbes, les insectes, les nématodes, etc, et qui sont qualifiées de fongicides, d’herbicides, d’insecticides, de nématocides, etc. Cette agriculture de guerre, ou agriculture mortifère, produit des aliments-poisons qui génèrent une pléthore de pathologies cancérigènes, mutagènes et repro-toxiques. D’ailleurs, un agronome a autrefois comparé les fertilisants agricoles, de la chimie de synthèse, à des mini bombes atomiques à usage agricole – ou plutôt, sous couvert d’usage agricole, à but génocidaire. L’agriculture moderne chimique a également recours à des semences modifiées génétiquement par Monsanto, et autres multinationales criminelles. Ces semences chimériques, et les récoltes qui en sont issues, peuvent également être considérées comme de mini-bombes qui sèment le chaos dans l’organisme humain et animal ainsi que de nombreuses études récentes l’ont prouvé.

– L’industrie chimique. En sus de produire des cocktails de poisons pour la “paysannerie”, cette industrie a créé des dizaines et des dizaines de milliers de produits chimiques dont la majorité, pour employer l’expression consacrée, sont de véritables bombes. Certains de ces produits chimiques possèdent des appellations diverses et variées: vaccins, remèdes allopathiques, adjuvants alimentaires, sucres de synthèse, etc, etc.

– Les technologies de la communication, de la prévention médicale et de la “lutte anti-terroriste”. Dans ce fourre-tout high-tech, nous pourrions mentionner la téléphonie mobile de troisième et de quatrième générations, les systèmes WIFI, les radioscopies à usage médical, les body-scanners dans les aéroports, etc. Nous renvoyons le lecteur à une étude récente du Suisse Daniel Favre sur les pathologies des abeilles issues des interférences électromagnétiques de la téléphonie.

Pour résumer cette situation génocidaire, les psychopathes déments et criminels ont recours à deux types d’opérations spéciales pour détruire le génome humain et éradiquer une grande partie de l’espèce humaine. La première consiste à générer de la contamination radioactive directe par le biais de technologies nucléaires: essais nucléaires dans l’atmosphère et dans le sol, réacteurs nucléaires civils, réacteurs nucléaires militaires pour la recherche et la production de plutonium, bombes à uranium appauvri et non-gestion des déchets radio-actifs. La seconde consiste à ruiner le système immunitaire par une contamination radioactive indirecte, sournoise et quotidienne: aliments-poisons, vaccins, remèdes allopathiques, téléphonie mobile, etc, etc.

Et pour couronner le tout, le Codex Alimentarius, créé en décembre 1961 sous l’égide de l’OMS et de la FAO, constitue la cerise, haute en couleur mais létale, sur le gros gâteau nucléaire. On ne peut qu’admirer le raffinement de la stratégie de la mafia globaliste: depuis 1945, le complexe militaro-industriel détruit l’humanité et la biosphère tout en mettant en place une organisation internationale, le Codex Alimentarius, qui est supposée protéger les peuples. Et que fait le Codex Alimentarius pour protéger les peuples: il prend ses ordres des multinationales biocidaires pour imposer les semences chimériques, les fertilisants de synthèse, les pesticides, etc, et pour imposer, à terme, “l’irradiation” (radioactive) de tous les aliments!

Répétons, une nouvelle fois, que le Codex Alimentarius dépend de l’OMS, une branche du machin Onusien, qui pourrait tout autant s’appeler l’Organisation pour les Mutations et la Stérilité. Rappelons que les mafieux de l’OMS ont signé un traité secret de non-agressivité, en 1959, avec les mafieux de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique). La capacité de nuire de l’AIEA est grandissime. Ces criminels osent encore parler de quelques dizaines de décès, ou au plus de quelques milliers, à la suite de Tchernobyl, alors que le rapport de l’Académie Nationale des Sciences, paru aux USA en novembre 2009, affirme qu’entre 1986 et 2004, ce sont 950 000 personnes qui sont décédées, dans le monde, des suites de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Et nous sommes en 2011.

L’imposition inexorable du Codex Alimentarius, depuis 1961, va aboutir, à très court terme (c’est demain) à la suppression pure et simple de tous les compléments alimentaires et de toutes les plantes médicinales qui permettent à l’humanité de se protéger, ou de se soigner, des effets destructeurs de la radioactivité ou de toute autre forme de pollution agricole, médicale ou industrielle. L’interdiction de ces substances entraînera, faut-il le préciser, la suppression de la majorité des alternatives médicales, et c’est bien sûr ce que souhaite l’OMS totalitaire qui tente, depuis des dizaines d’années, de criminaliser toutes ces thérapies dites alternatives. L’OMS préfère promouvoir, pour traiter le cancer qui est devenu “épidémique”, la chimiothérapie et la radioactivité: on vit une époque formidable.

La boucle est bouclée. La mafia globaliste empoisonne l’humanité et, par le biais du Nécro-Codex Alimentarius, l’empêche de se soigner avec des thérapies alternatives et naturelles. Cela fait de nombreuses années que nous avons lancé l’alarme mais cela roupille dans les chaumières. Le Canada a déjà fait passer son décret C 51. Deux états des USA viennent de faire passer des lois criminalisant toutes les thérapies alternatives. La semaine passée, dans l’Oregon, la FDA (le Ministère de l’agriculture et de la santé aux USA) a lancé un raid, protégé sur ses arrières par 80 policiers lourdement armés, sur une petite société en activités depuis plus de 20 ans, Maxam Nutraceutics, produisant des “compléments alimentaires” pour soigner l’autisme (devenu endémique aux USA et en Europe grâce à la pollution radioactive et aux vaccins au mercure). Quant à l’Union Européenne, fidèle à ses fondement totalitaires et anti-démocratiques, elle se moque éperdument des peuples et roule pour les multinationales et le gang nucléaire: sous peu, elle aura fait passer à la trappe tous les compléments alimentaires et toutes les plantes médicinales, de même que toutes les préparations naturelles utilisées par les techniques d’agro-écologie. Et c’est cette même Union Européenne qui vient de multiplier les doses admissibles de radioactivité, dans les aliments, de 20 fois sous prétexte qu’il vaut mieux consommer des aliments radioactifs plutôt que de faire face à des pénuries alimentaires.

Le seuil minimal de radioactivité est une vaste escroquerie scientifique. Rappelons que, selon les experts en endocrinologie, il n’existe pas de dose minimale de contamination radioactive et que, de plus, les contaminations provoquées par de faibles doses sont souvent plus destructrices, pour le foetus humain, que les contaminations provoquées par de fortes doses.

Que faire? Dans un premier temps, mettre en place des techniques de décontamination des sols. Après Tchernobyl, il était interdit de vendre des fromages en Autriche; cependant, on s’aperçut rapidement que les fromages produits par des agriculteurs bios utilisant, depuis de nombreuses années, des apports de roches volcaniques (les zéolites) étaient strictement exempts de radioactivité. En effet, toutes les roches volcaniques de la famille des zéolites sont réputées pour leur capacité de bloquer les métaux lourds et les particules radioactives. Le futur de l’humanité passera par l’agriculture écologique. En effet, la première ligne de défense, à l’encontre des métaux lourds et de la radioactivité, c’est une vie microbienne prospère dans les sols et la présence d’humus et d’oligoéléments indispensables à la nutrition harmonieuse des plantes. Cette première ligne de défense est strictement absente dans la majorité des sols Européens qui sont morts, stérilisés, oxydés et dont les produits alimentaires ne font que générer, dans le corps humain, des radicaux libres facteurs de dégénérescence.

Il existe également des techniques de décontamination ayant recours à des champignons ou à des plantes pour “fixer” la radioactivité. Il n’est pas aisé de transformer un jardin ou un champ en champignonnière mais, par contre, il est beaucoup plus facile d’y planter des espèces végétales telles que le tournesol et le chanvre/cannabis. Certaines études ont mis en valeur que ces deux espèces végétales avaient été utilisées avec succès à la suite du désastre de Tchernobyl. La question reste de savoir comment recycler les plantes de décontamination. On pourrait proposer d’en organiser des collectes qui seraient expédiées vers l’Elysée ou vers les sièges d’EDF ou d’Areva. Le grand avantage du chanvre/cannabis, en tant que plante décontaminante, c’est qu’il permet aussi de confectionner des cordages très solides!

Car franchement, les peuples de la Terre en auront bien besoin de ces cordes le jour où ils érigeront des Tribunaux Planétaires pour juger tous les psychopathes et sociopathes, et les crapules en tous genres, qui ont transformé cette belle planète en une poubelle toxique et radioactive.

En effet, la première phase de décontamination serait, en toute logique, une phase de décontamination du tissu social car il ne sert à rien de décontaminer la biosphère si les prédateurs militaro-industriels continuent de l’empoisonner avec entrain. La décontamination du tissu social est un impératif urgent si l’on veut aider l’espèce humaine à passer le cap de cette extinction présente. Les prédateurs militaro-industriels doivent être neutralisés par tous les moyens imaginables. C’est alors qu’il sera possible de stopper toutes les centrales nucléaires, d’interdire l’agriculture chimique, de condamner toutes les multinationales biocidaires, d’éliminer toute la presse globaliste, de mettre fin au hold-up financier…

En bref, il nous faut promouvoir une insoumission totale aux Autorités qui fonctionnent dans un vide intégral d’autorité morale et spirituelle, le Nouvel Ordre Mondial. Lorsque leurs valets d’Etat seront neutralisés, les multinationales s’effondreront car elles ne subsistent que grâce à la corruption généralisée.

C’est cette corruption qui permet à TEPCO, au gouvernement Japonais et aux diverses Autorités Occidentales de mentir effrontément en prétendant que la situation à Fukushima est stabilisée et qu’il n’existe aucun danger radioactif pour les peuples de la planète qui sont maintenus, de force, dans l’ignorance la plus crasse. En France, qu’en est-il des ONGs auto-déclarées anti-nucléaires? Le Réseau Sortir du Nucléaire renvoie ses lecteurs vers le New-York Times pour des infos sur le statut des “réacteurs endommagés” de Fukushima. Soyons sérieux, les réacteurs ne sont pas endommagés, ils sont détruits et il serait plus authentique d’orienter les lecteurs anglophones vers des blogs dédiés à cette problématique plutôt que vers la grande presse US. On en viendrait presque à se demander pour qui roule le Réseau Sortir du Nucléaire depuis qu’ils en ont éjecté Stephan Lhomme qui vient de créer son propre Observatoire du Nucléaire. Quant à Greenpeace, les platitudes, sur son site, concernant Fukushima, sont pathétiques: la transcription des communiqués du gouvernement Japonais ne constitue pas de l’information, c’est de l’intox. Rappelons que Greenpeace, tout autant que le Réseau Sortir du Nucléaire, ont cautionné l’immense farce du Grenelle de l’Environnement, ce qui est déjà tout un non-programme nucléaire!

C’est en fait l’Association Next-up qui tente le plus sérieusement de présenter des informations, au jour le jour, en France. Nous conseillons aux lecteurs, également, le site de Jean-Pierre Petit dont les dossiers techniques et scientifiques sont toujours magnifiquement étayés. Quant à la Criirad, elle n’a pas présenté de nouvelles récentes depuis son communiqué du 12 avril. On conçoit aisément qu’il n’est pas facile pour de petites associations, sans moyens financiers, de tenter de percer le mur opaque du secret qui a été érigé autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi: ce n’est pas un sarcophage de béton qui a été érigé autour des réacteurs de Fukushima, c’est un sarcophage quasi-impénétrable de mensonges et d’intox. Qui a évoqué la forte probabilité qu’une explosion nucléaire, et non pas une explosion à l’hydrogène, a eu lieu dans le réacteur 3? Personne à part quelques physicienss ou ingénieurs nucléaires qui ne pratiquent pas la langue de bois: Leuren Moret, Arnie Gunderson, Chris Busby… Et aujourd’hui, 29 avril, le professeur Toshiso Kosako, mandaté par le gouvernement Japonais le 16 mars en tant que conseiller spécial nucléaire, vient d’annoncer sa démission, les larmes aux yeux, parce que, dit-il, «le premier ministre a ignoré les lois». Mais peut-être ne les connait-il pas lui-même?

La finalité de ce court article n’est pas de fomenter la peur ou la dépression: elle est de promouvoir la mise en place de techniques de dépollution et d’encourager les peuples à déclarer ouverte la chasse aux prédateurs militaro-industriels, la source toxique de tous leurs maux.

La crise de Fukushima, et la contamination subséquente de l’intégralité de la chaîne alimentaire planétaire, constituent une nouvelle invitation à oeuvrer en co-évolution avec la Terre-Mère. Il ne reste que peu de temps.

Dominique Guillet. Le 29 avril 2011.

Depuis 1999, l’Association Kokopelli lutte pour la Libération des Semences et de l’Humus. Nous nous engageons, présentement, à faire des recherches et à établir des protocoles au bénéfice des jardiniers afin de les aider à vivre et àcontinuer de jardiner dans un monde contaminé par la radioactivité. Toutes nos fiches techniques seront présentées sur le site ou sur le blog de l’association.

Résistance et solution politique: l’abstentionnisme libertaire… Autogestion et émancipation sociale.

Posted in actualité, autogestion, démocratie participative, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , on 28 avril 2011 by Résistance 71

L’abstentionnisme libertaire : de la démocratie parlementaire à la gestion sociale directe

Url de l’article original: http://groupe-segui.blogspot.com/2011/04/labstentionnisme-libertaire-de-la.html

Politiser l’abstention

Les récentes élections cantonales et les très prochaines présidentielles (2012) sont l’occasion de remettre au goût du jour l’abstentionnisme que nous, anarchistes, portons depuis des années pour dénoncer l’illusion électorale et proposer une autre façon de prendre les décisions et, de fait, de gérer la société. D’autant que, face à une droite de plus en plus désavouée – y compris par ceux qui l’ont portée à la présidence – et une gauche désunie, qui préfère s’enliser dans des querelles de pouvoir au sein de ses partis et qui, globalement, porte un programme politique très proche de ce que propose la droite, nombre de votants sont tentés par le populisme du Front national ou une abstention apolitique. Il est donc essentiel que les anarchistes fassent valoir à nouveau une autre voie, celle d’une abstention politique, porteuse à la fois d’une critique du système démocratique parlementaire et d’un projet de transformation globale de la société.

Critique de la démocratie parlementaire

Le principe de démocratie parlementaire, en application dans notre pays depuis quelques siècles, est, malgré les discours répétés sur la liberté qu’il serait sensé incarner, une dépossession effective de la souveraineté individuelle et collective (populaire) puisqu’il confie la gestion de la société (autrement dit, de l’ensemble des choses qui nous concernent) à l’Etat, c’est-à-dire à quelques individus renouvelés – ou non – toutes les X années. Certes, ces individus sont au préalable élus par le peuple (c’est-à-dire, en France, par les hommes et les femmes de nationalité française âgés de 18 ans ou plus), mais une fois les élections passées, ils ont carte blanche pour faire ce que bon leur semble, qu’ils aient ou non l’appui (ne serait-ce que de la majorité) de la population qu’ils gouvernent. L’exemple actuel d’un président de la république qui, bien que désavoué par plus de 75 % des Français, tire toujours les ficelles de nos vies, est éloquent. Il en va de même pour la réforme des retraites qui, malgré un mouvement social qui jetait hebdomadairement dans les rues françaises plusieurs millions de personnes, a été adopté dans le mépris le plus total de l’opposition sociale. En réalité, donc, en démocratie parlementaire, le peuple ne dispose pas d’une souveraineté sur la gestion des choses qui le concernent, mais seulement du choix – toujours très réduit – des personnes qui le feront à sa place jusqu’aux prochaines élections où, à nouveau, il pourra recommencer la même mascarade.

Certains me rétorqueront qu’il est possible d’exercer – ou qu’il est possible d’instaurer – un contrôle des élus, de manière à éviter que ces derniers ne se coupent des préoccupations et des volontés du peuple qu’ils sont sensés représenter. Mais, dans une société de classes comme la nôtre – une société capitaliste – dont la démocratie parlementaire est, nous le verrons plus loin, l’un des principaux garants, comment le peuple, qui en grande partie passe son temps à travailler pour gagner sa vie, aurait-il le temps de s’intéresser aux affaires politiques dans les mains de ses représentants ? Et, quand bien même trouverait-il du temps pour y jeter un œil ou une oreille, en aurait-il encore suffisamment pour s’adonner à l’instruction, à la réflexion, à l’analyse et aux discussions nécessaires à la bonne compréhension de ces mêmes affaires ? Il est évident que non, le peuple n’a fondamentalement pas de quoi comprendre les multiples intrigues politiques que fomentent tous les jours ses dirigeants qui, rémunérés pour leur mandat, peuvent s’y adonner quotidiennement. Autrement dit, la démocratie parlementaire, en professionnalisant la politique (au sens de gestion de la société), l’a rendu inaccessible à ceux qui n’en font pas leur « travail » – les travailleurs –, leur enlevant, de fait, la possibilité de gérer eux-mêmes, collectivement, la société. Alors, non, il est clair que le peuple n’est pas en mesure de pouvoir exercer un véritable contrôle sur ses élus. Et, de fait, la démocratie parlementaire n’est pas une « démocratie » au sens propre du terme (pouvoir du peuple), mais une oligarchie, puisque la gestion de la société repose dans les mains d’un groupe d’individus incontrôlables.

Basée sur le vote majoritaire, la démocratie parlementaire implique toujours la soumission et le désaveu des souhaits d’une partie, souvent très large, de la population. Car dans ce système, seule suffit l’obtention de l’accord d’une majorité pour, après une élection, confier à quelques individus la gestion de toute une société ou, après un vote dans les instances décisionnaires gouvernementales, pour valider une loi. La minorité, quelle que soit son importance, n’a rien à dire et ses souhaits ne sauraient être pris en compte. L’exemple des dernières élections présidentielles qui portèrent au pouvoir un individu réprouvé par presque la moitié des votants (46,94 %) suffit à en témoigner largement. Même s’il est toujours préférable que ce soit une majorité qui décide plutôt qu’une minorité, la démocratie parlementaire n’offre cependant aucune possibilité pour que la minorité ne soit pas complètement exclue et rejetée : aucun consensus n’est recherché, ni possible.

En outre, bien que toujours brandie comme le meilleur des systèmes, comme le modèle à suivre mondialement, force est de constater, sans difficulté aucune, que la démocratie parlementaire n’a jamais éliminé les inégalités sociales, l’exploitation économique et les rapports de domination dans la société. Au contraire, non seulement elle ne les a pas supprimés, mais elle les a aussi entretenus. Car, fondamentalement, le principe électoral de la démocratie parlementaire est là pour choisir au fil du temps les individus qui composent l’appareil étatique. Et en renouvelant ainsi systématiquement, à des échelles de temps et de hiérarchie interne différentes, ses forces vives, le principe électoral contribue à pérenniser l’existence de l’Etat. Or, celui-ci étant le principal rempart du capitalisme, puisque créé pour maintenir une « paix sociale » destinée, il va de soi, à préserver les intérêts des puissances économiques qui l’ont construit, on ne peut espérer voir un jour les élections changer en profondeur la société.

De même, ce lien naturel et inévitable entre la démocratie parlementaire et l’existence de l’Etat, outre le fait qu’il condamne les élections à ne pouvoir jamais changer fondamentalement la donne sociale, impose au peuple le principe même de l’existence d’un gouvernement. On ne lui demande jamais, en effet, de se prononcer sur le bienfondé de l’idée gouvernementale, mais sur les gens qui l’incarneront ou, à la rigueur, sur la forme qu’elle prendra (république, monarchie parlementaire, etc.) L’idée de gouvernement étant ainsi admise de fait et non discutable, la démocratie nous condamne à vivre sous l’autorité. Le choix qu’elle nous offre en matière de politique est donc extrêmement réduit et est à relativiser largement.

Si la légitimité du système démocratique parlementaire demeure toujours importante dans l’opinion publique, elle ne l’est plus autant depuis quelques années, un certain nombre d’individus s’étant concrètement rendu compte de ses limites, certains en constatant la dépossession de souveraineté individuelle et collective qu’elle incarnait, d’autres ne croyant désormais plus à sa capacité à répondre au problème social. Les taux d’abstention records obtenus aux échéances électorales de ces dernières années témoignent clairement de cette baisse de confiance dans le bulletin de vote. Sans doute inquiétés par cette désertion des urnes, nos dirigeants et autres politiciens se sont empressés, à grands coups de critiques de l’abstention et de culpabilisation des abstentionnistes, de renverser la donne. Parmi eux, et notamment du côté de la gauche socialiste, certains se sont mis à proposer une « démocratie participative », pensant ainsi répondre, avec des illusions, au problème posé par la mise à l’écart des citoyens des prises de décision. Dans cette logique, on a pu voir fleurir, ces dernières années, des conseils de quartier, des assemblées de citoyens et autres réunions organisées par (ou avec) les autorités municipales et pendant lesquelles on nous agite le hochet de la démocratie participative. Mais, en réalité, les prises de décisions auxquelles peuvent participer les citoyens dans le cadre de ces instances s’inscrivent toujours sur une petite échelle, celle du local, et frôle parfois la superficialité méprisante (comme, par exemple, choisir la peinture des grilles du parc du quartier…). Cette participation ne concerne, et ne concernera jamais dans ce cadre, des décisions importantes, touchant les domaines clés de la vie de la société (comme l’économie, par exemple), sur des échelles plus larges que celle des rues du quartier. Au fond, sous couvert de donner aux citoyens la possibilité de s’exprimer et de participer aux prises de décisions, la démocratie participative telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée par les autorités municipales ressemble davantage à de la com’politique qu’à une volonté d’instaurer une véritable gestion sociale. Ce n’est pas une alternative à la démocratie parlementaire, ce n’est qu’une tentative de lui redonner un peu de légitimité auprès de ceux qui n’y croient plus.

Réflexions autour d’une gestion sociale directe

Beaucoup d’anarchistes ont coutume d’opposer l’autogestion à la société démocratique parlementaire mais, personnellement, et même si cela recouvre les mêmes propositions, je préférerais parler de socialisme libertaire, terme qui me semble plus approprié (les choses ne se gèrent jamais toute seules automatiquement, mais seulement sous l’action humaine, sociale). Le socialisme libertaire – ou, pour ceux qui préfèrent, société autogérée – est un système dans lequel la gestion de la collectivité est sociale, c’est-à-dire qu’elle permet et implique la participation effective de l’ensemble des individus qui y vivent. Pour ma part, cette gestion sociale s’articulerait autour de deux types de structures sociales qui constituent la base de la société : les syndicats – c’est-à-dire les organisations rassemblant les travailleurs – et les municipalités – c’est-à-dire les structures réunissant l’ensemble des individus formant une collectivité, travailleurs ou non. A cela, nous pourrions rajouter la fédération qui permet d’établir un lien permanent entre les collectivités pour une gestion sociale à grande échelle. Prenons le temps de s’attarder un peu sur une telle organisation de la société.

Les syndicats, qui rassemblent les travailleurs d’une même profession, auraient en charge la gestion de l’économie. Ce sont eux qui organiseraient le monde du travail, la production et la distribution. Par leur biais, l’ensemble des travailleurs participeraient à la gestion de leur lieu et de leur outil de travail : organisation du temps, méthode de travail, gestion technique et administrative de l’entreprise, etc. Les travailleurs ne seraient ainsi soumis à aucune autorité patronale, sauf s’ils choisissaient eux-mêmes de se doter d’une hiérarchie (mais c’est peu probable, du moins espérons-le).

Par souci de coordination et d’organisation, et parce que la société de demain ne devra pas fonctionner que sur une petite échelle locale, les syndicats devraient rassembler les travailleurs à plusieurs niveaux, comme c’est le cas, actuellement, dans le syndicalisme de lutte : à l’échelle de l’entreprise, à l’échelle de la profession, et à l’échelle de l’industrie. Prenons, par exemple, la fabrication de jeans : les travailleurs s’organiseraient à l’échelle du lieu dans lequel ils fabriquent ce type de pantalons, à l’échelle de la profession des fabricants de jeans (rassemblant toutes les entreprises donnant dans cette activité), et à l’échelle de l’industrie du textile (rassemblant toutes les entreprises du textile).

Les syndicats seraient donc le cadre d’une gestion sociale du travail, dans laquelle l’ensemble des travailleurs serait pleinement impliqué, tant dans la production que dans le fonctionnement de l’entreprise. Ils ne seraient plus seulement des travailleurs, ils seraient aussi acteurs et décideurs de l’organisation de l’ensemble du secteur professionnel auquel ils appartiennent. De cette manière, ils disposeraient d’un plein contrôle de leur activité : ils ne travailleraient plus pour et sous les ordres d’un patron, mais pour eux-mêmes, pour la société et, surtout, comme ils l’auraient décidé ensemble. Il ne s’agirait même plus de gestion participative du travail, mais de gestion collective : personne n’appellerait les travailleurs à participer à la gestion de quoi que ce soit, ce seraient eux qui, collectivement, organiseraient la vie et l’aménagement de leur travail, tant sur une échelle locale que globale.

La municipalité, quant à elle, réunirait l’ensemble d’une collectivité (c’est-à-dire un ensemble de personnes librement associées entre elles sur des bases géographiques et/ou affinitaires), travailleurs ou non. Ce serait l’élément central et souverain de la gestion sociale. Ce serait elle qui définirait les besoins de la collectivité et qui, selon cette définition, fixerait aux syndicats les quantités et les qualités de biens et de services à produire. Le fait que cette définition de la production revienne aux municipalités et non aux syndicats est essentiel pour s’assurer que ceux qui ne travaillent pas – enfants, vieillards, invalides, etc. – ne soient pas rejetés et qu’ils puissent eux-aussi voir leurs besoins comblés en étant acteurs des décisions prises au sein de l’assemblée. En revanche, du moment que les besoins définis par la collectivité sont remplis, la municipalité n’aurait pas son mot à dire dans l’organisation interne du travail, celle-ci ne relevant que des travailleurs qui en sont les seuls concernés.

La municipalité serait également l’instance à travers laquelle la collectivité gérerait son espace public (aménagement urbain, etc.). C’est aussi à elle que reviendrait l’organisation de la gestion des tâches indispensables qui pourraient être délaissées dans un système qui se refuse d’imposer à qui que ce soit une profession qu’il ne voudrait faire (par exemple l’entretien urbain, la circulation, etc.). Ces tâches seraient confiées par roulement à l’ensemble « capable » de la collectivité.

Tout comme les syndicats, il serait impératif que les municipalités se rassemblent et se fédèrent entre elles sur différentes échelles géographiques, de manière à tisser des liens et des interconnexions permanentes. La fédération, structure nécessaire à la gestion d’une société globale et non pas seulement locale, permettrait d’établir la « centralisation » indispensable à l’exécution de décisions débattues et prises par les structures de base (municipalités, syndicats) au sein des structures fédérales, et concernant des projets collectifs, de grande ampleur, tels les transports (chemins de fer, autoroutes, etc.), les communications (téléphone, internet, etc.), le réseau des institutions sanitaires (hôpitaux), etc.

Evidemment, selon les échelles géographique et démographique sur lesquelles s’organiserait une semblable gestion collective – aussi bien au niveau des syndicats, des municipalités et des fédérations –, la tenue des assemblées nécessiterait inévitablement la mise en place de délégations représentatives : au-delà d’un certain nombre de concernés, les assemblées ne pourraient se tenir qu’avec des délégués. Mais, inscrites dans une démarche libertaire, ces délégations ne devraient reposer que sur des mandats clairs et contrôlés : chaque délégué ne pourrait venir porter et soutenir à l’assemblée que le discours élaboré et validé par ceux qui l’auraient mandaté. Outre la délégation représentative, le mandatement serait aussi essentiel et nécessaire au fonctionnement de la société (notamment administratif) car, là encore, il va de soi qu’il sera impossible que tout un chacun s’occupe de tout tout-le-temps, ne serait-ce que du fait que tout le monde ne dispose pas de l’expérience, de la connaissance et de la disponibilité requises pour mener à bien telle ou telle tâche. Mais, afin que le mandaté ne se transforme pas en « chefaillon » de par ses responsabilités, il serait soumis, tout comme le délégué, au contrôle de son activité par l’assemblée. S’il venait à sortir des cadres de son mandat, ou s’il l’accomplissait d’une piètre façon, il pourrait se voir révoqué dans l’immédiat, qu’il ait ou non fini la période pour laquelle il aurait été nommé. Ainsi les mandatés, choisis pour une tâche définie et une durée limitée, pouvant être contrôlés et congédiés par l’assemblée, seraient dans l’incapacité de transformer le pouvoir temporaire dont ils disposent en instrument de domination.

Pour finir, et afin de rompre avec ce que l’on a appelé la « dictature de la majorité », les prises de décisions au sein des assemblées – que ce soient celles des syndicats, des municipalités ou de la fédération – se feraient après la recherche préalable d’une unanimité, imposant ainsi le débat, la transparence et la mise en place d’un consensus, et évitant les manipulations et autres coups bas si fréquents lorsqu’il s’agit de simplement conquérir à tout prix une majorité. Si toutefois l’unanimité n’était pas obtenue, c’est l’avis majoritaire qui l’emporterait. L’on pourrait ici me rétorquer que ce serait retomber dans les travers de la démocratie parlementaire, mais il n’en est rien. Car ce n’est pas le vote au suffrage universel qui est critiquable en soi, mais son usage au sein d’un système d’exploitation et de domination politico-économique où, comme nous l’avons vu précédemment, il est utilisé comme un moyen de pérenniser l’appareil étatique et les intérêts de la bourgeoisie capitaliste. Mais, dans une société anarchiste, où il n’y a donc plus ni aliénation économique ni oppression politique, le vote au suffrage universel demeure le moyen le plus juste pour prendre des décisions qui ne parviendraient pas à faire consensus. Car il va de soi, que, comme dans toute vie sociale, des décisions devront être prises constamment en société libertaire, et, même si l’unanimité n’est pas obtenue, il faudra tout de même bien choisir et se décider, au risque de tomber dans un immobilisme destructeur. Dans ce cas là, le vote au suffrage universel sera toujours meilleur que, comme le disait Michel Bakounine, « le suffrage restreint [ou] le despotisme d’un seul »[1]. Professer le contraire, s’opposer au principe même de vote comme dernier recours à une prise de décision, reviendrait à, une fois de plus, nous déconnecter de la réalité.

Il va de soi qu’il ne s’agit là que de quelques pistes de réflexion autour d’une gestion sociale de la société, et non d’un quelconque programme politique destiné à diriger le mouvement social. Ce ne sont que quelques orientations nécessaires, mais à creuser davantage, car, comme le disait Pierre Besnard, « il faut, j’en suis absolument certain, laisser à l’improvisation le minimum de travail. On improvisera toujours trop, parce qu’on n’aura pas assez préparé. Trop de défaites viennent de la marge trop large laissée à l’improvisation de bavards ignorants ou gens bien intentionnés mais incapables. Sans vouloir enfermer la vie dans un cadre rigide, il faut savoir, au moins d’une façon générale – et détaillée si possible – ce qu’on veut, où l’on va et comment on veut y aller »[2].

Le dogme abstentionniste

L’abstentionnisme ainsi conçu – l’abstentionnisme libertaire – n’est plus le synonyme d’un désintérêt pour les affaires et la vie de « la Cité », mais la caractérisation d’un rejet et d’un refus de participer à des mécanismes de pouvoir qui non seulement nous dépossèdent de la capacité à gérer nous-mêmes collectivement notre société, mais rendent aussi quasi impossible toute transformation sociale profonde. Et, à partir de cette critique, l’abstentionnisme est également une force de proposition d’un autre type de société dans laquelle tout un chacun serait partie prenante des prises de décisions. Pour autant, gardons-nous d’ériger l’abstentionnisme en dogme « sacro-saint » qui biaiserait la rationalité de nos raisonnements. Car, dans certaines situations, prendre part à la mascarade électorale en allant mettre son bulletin dans l’urne peut s’avérer stratégique. Ce fut le cas, par exemple, en 1936 lorsque la centrale anarcho-syndicaliste CNT appela les ouvriers à se rendre aux urnes pour voter massivement en faveur du Front populaire, et ceci afin de permettre, en cas de victoire, que les 30 000 prisonniers politiques qui croupissaient dans les geôles de la république soient libérés. Devant de telles situations d’urgence pratique, il est évident qu’il faut savoir dépasser ses postulats idéologiques. Les dogmes n’ont jamais rien eu de bon, évitons-donc d’en ériger de nouveaux, fussent-ils libertaires.

Guillaume Goutte

Groupe Salvador-Segui

de la Fédération anarchiste

Article publié dans Le Monde libertaire n°1631

[1] « La situation politique en France », Lyon, le 29 septembre 1870-début octobre 1870.

[2] Pierre Besnard, Les syndicats ouvriers et la révolution sociale, Le Monde nouveau, 1978.

Guerre impérialiste de Libye: Banque Mondiale et FMI, les chiens à la curée…

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme with tags , , , on 27 avril 2011 by Résistance 71

Libye: pas à cause du pétrole, mais à cause de la monnaie et des emprunts

 

par John Perkins | 

le 26 Avril 2011 |  Information Clearing House |  WASHINGTON -(Dow Jones)-

Url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article27967.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le président de la banque mondiale Robert Zoellick a dit Jeudi dernier qu’il espérait que l’institution aurait un rôle dans la reconstruction de la Libye après qu’elle émerge des troubles actuels. Zoellick rappela dans une discussion d’un comité, le rôle déjà primordial de la banque dans la reconstruction de la France, du Japon et des autres nations après la seconde guerre mondiale. “La reconstruction veut dire aujourd’hui la Côte d’Ivoire, le sud Soudan, cela veut dire le Libéria, le Sri Lanka, et j’espère que cela voudra aussi dire la Libye.” A dit Zoellick. A propos de la Côte d’Ivoire, Zoellick a dit qu’il espérait que “dans les semaines à venir, la banque procédrait à un support d’urgence de quelques centaines de millions de dollars.” ( By Jeffrey Sparshott, Of DOW JONES NEWSWIRES –full article here – http://tinyurl.com/3hj8yyp .)

Nous écoutons les portes-parole états-uniens essayer d’expliquer pourqoui nous sommes soudainement empétrés dans une autre guerre au Moyen-Orient. Beaucoup d’entre nous se retrouvent dans la position de vraiment questionner les justifications officielles. Nous sommes parfaitement au courant du fait que les véritables causes de notre engagement militaire sont rarement discutées dans les médias ou par notre gouvernement. Alors que beaucoup optent pour la rationalisation et décrivent les ressources, surtout le pétrole, comme étant les raisons pour lesquelles nous devons être dans ce pays, il y a également un bon nombre de voix dissidentes. Dans son ensemble, tout ceci tourne autour de la relation financière de la Libye avec la Banque Mondiale, le FMI et la Bank for International Settlements (NdT: la BIS, qui est le GQG des banques centrales, basée à Bâle en Suisse) et des multinationales.

Si on se réfère au FMI, la banque centrale libyenne est une banque d’état à 100%. Le FMI estime que la banque a environ 144 tonnes d’or dans ses coffres. Il est de notoriété publique que dans les mois qui ont précédés la résolution de l’ONU qui autorisa les Etats-Unis et ses alliés d’envoyer des troupes en Libye, Muammar Kadhafi supportait ouvertement la création d’une nouvelle monnaie d’échange qui rivaliserait avec le dollar US et l’Euro. De fait, il appela les nations africaines et musulmanes à rejoindre une alliance qui créerait cette monnaie, le dinar or, et qui deviendrait leur monnaie principale d’échange international. Ils ne vendraient le pétrole et autres ressources naturelles aux Etats-Unis et au reste du monde seulement qu’en dinars or.

Les Etats-Unis et les autres pays du G8, la Banque Mondiale, le FMI, la BIS et les multinationales ne regardent pas gentillement les leaders qui menacent leur dominance sur le marché des changes ou qui semblent vouloir sortir du système bancaire international qui favorise la corporatocratie. Saddam Hussein fut l’avocat de politiques similaires de celles exprimées par Kadhafi peu de temps avant que les Etats-Unis n’envoient des troupes en Irak.

J’éprouve souvent le besoin de rappeler à mes audiences un point qui me semble évident, mais qui est souvent mal compris par certains: le fait que la Banque Mondiale n’est pas du tout la Banque “mondiale”; elle est plutôt une banque états-unienne, de la même manière que sa petite soeur du FMI. En fait si on regarde la Banque Mondiale et le FMI du point de vue de leurs comités de direction (exécutif) et les votes que chaque membre des comités directeurs possède, on peut se rendre compte que les Etats-Unis possèdent 16% des votes à la banque mondiale (en comparaison du Japon qui en a 7% comme second membe le plus influent, la Chine en a 4,5%, l’Allemagne 4% et la Grande-Bretagne et la France a 3,8 % chacune), les Etats-Unis possèdent environ 17% des votes au FMI (Japon et Allemagne 6%, France et GB à presque 5%); de plus les Etats-Unis possèdent un droit de véto sur toutes les décisions majeures. Atout non négligeable: le président des Etats-Unis nomme le président de la Banque Mondiale. Ainsi nous pouvons légitimement nous demander ce qu’il se passerait si un pays “renégat” venait à menacer le système bancaire qui bénéficie cette corporatocratie et le mettre a genoux ? Que se passe t’il pour un empire qui ne peut plus ouvertement être impérialiste ?

Une définition du mot “empire” que j’utilise dans mon livre “L’Histoire secrète de l’Empire américain”, stipule qu’un empire est une nation qui domine les autres nations en imposant son propre système monnétaire sur les territoires qu’il contrôle. L’empire maintient une énorme force militaire qui est prête à protéger la monnaie et le système économique intégral dont il dépend, par une violence extrême si nécessaire. La Rome antique le fit. L’Espagne également ainsi que les britanniques pendant leur période de construction impérialiste. Aujourd’hui, ce sont les Etats-Unis, ou plus précisément, la corporatocratie, qui le fait et qui est déterminée à punir tout individu qui essaie de l’arrêter. Kadhafi n’est que le dernier exemple en date. Comprendre la guerre contre Kadhafi comme étant une guerre de défense de l’empire est un autre pas dans la direction de nous demander si nous voulons réellement continuer sur ce chemin de construction impérialiste. Ou voulons-nous au contraire honorer les principes démocratiques qui nous ont été inculqués comme étant la fondation même de ce pays ?

L’Histoire nous enseigne que les empires ne durent pas; ils s’effondrent ou sont renversés. Des guerres s’ensuivent et un autre empire vient prendre la place vacante. Le passé nous envoie un message fort et important. Nous devons changer. Nous ne pouvons plus nous permettre de contempler l’histoire qui se répète.

Ne laissons pas cet empire s’effondrer et être remplacé par un autre. Au lieu de cela, vouons-nous à créer une nouvelle conscience. Laissons les mouvements populaires du Moyen-Orient, emmenés par une jeunesse qui doit vivre pour le futur et qui est animée par un réseau social fort, nous inspirer à demander que notre pays, que nos institutions financières et nos industries qui dépendent de nous pour la vente de leurs produits et services, fassent voeu de façonner le monde pour qu’il devienne juste, paisible, durable et prospère pour tous.

Nous sommes à la croisée des chemins. Il est temps pour vous et moi de passer le seuil, de sortir du vide frigide de l’exploitation brutale et de la rapacité et d’entrer enfin dans la lumière de la compassion et de la coopération.

John Perkins a travaillé de 1971 à 1981 pour la firme internationale Chas T. Main avec laquelle il fut selon ses propres termes “un tueur à gages économique”. Il est l’auteur du livre “Confessions d’un assassin économique”

http://www.informationclearinghouse.info/article8171.htm      

www.johnperkins.org

Syrie, Yémen… Thaïlande: le syndrôme du tireur d’élite symbole des révolutions colorées financées par l’oligarchie occidentale

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique et social with tags , , on 26 avril 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit ici un article de Tony Cartalucci qui éclaire grandement sur les rouages de la violence planifiée des révolutions colorées financées et dirigées par le cartel banquier et industriel occidental et ses marionnettes de circonstance.

Nous encourageons notre lectorat se débrouillant en anglais à lire également l’article original qui foisonne de liens actifs et de vidéos édifiantes).

Notre position est établie et ne changera pas: quelque soit le régime en place dans un état-nation, c’est à son peuple de résoudre ses problèmes qui ne regardent que lui. Non à l’ingérence. Non au néo-colonialisme des parasites de la finance occidentale.

Halte au fascisme globaliste et au Nouvel Ordre Mondial. Auto-gestion des peuples fédérés et abolition totale du système et des institutions parasitaires, pour une émancipation sociale définitive !

— Résistance 71 —

Le syndrôme du tireur d’élite.

Les mystérieux flingueurs des révolutions colorées

A qui profite les crimes?

par Tony Cartalucci

April 23, 2011  —-  Bangkok, Thailande le 24 Avril 2011 –

Url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.com/2011/04/color-revolutions-mystery-gunmen.html

== Traduit de l’anglais par Résistance 71  ==

Imaginez être un régime politique luttant contre une marée de contestaires financés par l’étranger. Le monde entier vous regarde, une nation est déjà sous le coup d’une invasion étrangère pour “avoir fait la guerre à son propre peuple”, votre pays a été prévenu qu’il est le prochain sur la liste et est sur la liste d’attente des changements de régime depuis plus de 20 ans et votre opposition se rassemble pour enterrer les manifestants morts durant un récent clash avec les forces de sécurité. Que faites-vous ?

Mettriez-vous des tireurs d’élite dans de nombreux bâtiments et feriez-vous ouvrir le feu à volonté sur la foule en deuil, assurant en cela un bain de sang public et une animosité internationale contre vous, ce qui provoquera une escalade à la fois des manifestations et de la pression internationale ? Le régime de Bashar Al-Assad n’a pas dirigé la Syrie depuis tout ce temps parce qu’il est stupide et insouciant. Si des régimes pouvaient rester au pouvoir il y a quelques décennies en régnant d’une main de fer, souvent aidés en cela par une complicité tacite de leurs partenaires occidentaux, les régimes politiques aujourd’hui comprennent la valeur d’une certaine finesse et responsabilité dans le nouvel-âge de l’impérialisme à face humanitaire.

L’article d’Al Jazeera “Neuf morts dans une procession mortuaire syrienne”, une fois de plus ne se base que sur des “témoins oculaires”, dont la plupart désirent rester “anonymes”, afin de raconter la répression brutale du gouvernement syrien. Après les mensonges et exagérations avérés d’Al Jazeera durant leur couverture des manifestations égyptiennes, qui n’eurent d’égal que la malhonnêteté intellectuelle de la BBC, ces rapports doivent être pris avec un grain de sel. Quoiqu’il en soit, tout comme avec les récents massacres au Yémen et des processions mortuaires antérieures en Syrie, les manifestants ont toujours rapporté de mystérieux tireurs embusqués, présumés être des forces gouvernementales, placés sur les toits et tirant sans distinction sur les participants en deuil rassemblés. Le gouvernement maintient “qu’un groupe d’hommes armés inconnus, juchés sur les toits, ont tiré sur les manifestants et les forces de sécurité.”

Al Jazeera a aussi inclus dans l’article un rapport d’un de leurs correspondants de terrain déclarant “[des gens marchant sur une passerelle] furent touché par une grêle de balles, beaucoup de gens ont été blessés devant nous, des véhicules ont fait demi-tour et je peux vous dire que cela fut une scène très chaotique; il apparait maintenant que la plupart des gens ici dans le sud du pays soient armés. Il n’est pas clairemement etabli qui tirait sur qui, ceci fait partie de la confusuin ambiante… mais il y a de manière évidente un incident très violent qui se déroule ici dans le sud du pays.” Bien que confus, ceci semble corroborer l’assertion du gouvernement syrien qu’ils ne sont pas les seuls avec des armes.

Un rapport récent de l’agence Reuters cita un “activiste des droits de l’Homme” en Syrie disant à propos de la violence: “Aujhourd’hui nous aurons les funérailles, nous sommes inquiets à l’idée que durant ces funérailles, plus de sang ne coule, ce qui provoquera plus de manifestations et plus de morts. Ceci  a un effet boule de neige et deveint de plus en plus important, semaine après semaine. La colère gronde, la rue bouillonne.” Penadant la prochaine manifestation, les chances de plus de morts sont plus élevées, des funérailles auront lieu, de mystérieux tireurs embusqués vont apparaître et tirer sur la foule en deuil et le cycle continuera à se répéter, avec l’espoir pour certains, que la colère et le momentum créent les conditions pour contraindre le régime Al-Assad à démissionner ou que le temps d’une insurrection armée arrive avec l’aide d’une intervention étrangère comme cela vient de se réaliser en Côte d’Ivoire et en Libye.

Peut-être que ceci est une analyse par trop cynique, mais cela semble être une bizarre coïncidence que deux régimes, la Syrie et le Yémen, furent mis en position difficile et que tous deux fassent le mauvais calcul de déployer des tireurs d’élite pour tirer dans la foule, les agitant plus et invitant par là même plus de pression de la part des globalistes désirant les mettre hors jeu. Les histoires rapportées par les médias semblent également indiquer que ces “massacres” font plus de mal que de bien et ne servent pas du tout les intérêts du régime Al-Assad.

Le titre de l’article du Sydney Morning Herald est on ne peut plus clair: “Le bain de sang est une nouvelle menace pour Al-Assad”. Il explique que la récente répression laisse le régime déconcerté. De plus, ceci provoqua une ferme critique d’Obama qui déclara: “au lieu d’écouter son peuple, le président Al-Assad accuse une intervention extérieure et cherche l’assistance de l’Iran pour réprimer les citoyens syriens par les mêmes tactiques brutales qui ont été utilisées par ses alliés iraniens.” Ironiquement, l’évaluation d’Al-Assad que les mouvements de protestation sont financés par une aide extérieure est fondée et la répression iranienne fut également contre une subversion financée par l’étranger.

Bien sûr ceci n’est pas la première fois que de mystérieux hommes armés apparaissent dans des révolutions colorées financées par l’étranger afin de forcer un régime à quitter le pouvoir ou de provoquer plus de troubles sociaux. Il y a un exemple très instructif à ce sujet, où non seulement des preuves ont étéapportées, mais aussi des confessions. Que cet exemple provienne aussi d’une révolution colorée financée de l’extérieur, apporte de l’eau au moulin de la crédibilité concernant le fait que ces mystérieux tireurs embusqués en Syrie et au Yémen, soient des provocateurs suivant un schéma d’action similaire, cherchant une escalade de la violence et des troubles sociaux jusqu’à ce que le changement de régime s’opère ou une intervention étrangère soit justifiée. En étudiant cet exemple, nous pouvons ainsi avoir un meilleur discernement quant aux rapports confus et non vérifiés en provenance d’un “printemps arabe” de plus en plus violent et ainsi pourrons-nous peut-être retirer cet outil pernicieux des mains des oligarques de la finance et de l’industrie.

Les flingueurs mystérieux révélés

Après avoir essayé pendant des jours de provoquer les forces de sécurité thaïlandaise à commettre une violente répression sur les chemises rouges supportrices du gobaliste Thaksin Shinawatra, les leaders de la contestation ont litéralement appelé leurs manifestants à donner du sang pour badigeonner les bâtiments gouvernementaux de la capitale Bangkok. Ce fait macabre serait un avant-goût des plans des leaders de la contestation, plans qu’ignoraient les manifestants. Le 10 Avril 2010, après que l’armée thaïlandaise eut fermé le réseau de propagande de Thaksin Shinawatra, les chefs de la protestation amenèrent environ 200 personnes aux grilles de la base de la 1ere région militaire de Bangkok et essayèrent de pénétrer en force. Les chefs de terrain de la contestation savaient que vouloir entrer de force dans un complexe militaire augmente énormément les chances de voir employer contre les manifestants une force répressive léthale. L’armée thaïlandaise néanmoins dispersa les manifestants avec des canons a eau et des balles de caoutchouc.

La décision fut prise cette nuit là de disperser les manifestants massés au monument de la démocratie à Bangkok. A la nuit tombée, les forces anti-émeute et les manifestants se retrouvèrent au contact juste avant que les troupes avancent en tirant des munitions à blanc en l’air. Une opération similaire une année auparavant fut menée par le même commandant des forces de l’ordre, le colonel Romklao, et les manifestants furent dispersés sans fatalités (les deux seules morts furent deux civils abattus par des manifestants). Cette fois-ci, avec l’intention d’un bain de sang, un groupe de mystérieux hommes armés intervint dans une combinaison d’attaques au fusil lance-grenades et de tireurs d’élite, qui tua le colonel Romklao et six autres soldats. Les troupes se replièrent immédiatement, choquées, alors qe les manifestants étaient partagés entre la confusiion et l’adulation. Les mystérieux hommes en armes se frayèrent un chemin dans la foule des manifestants, tirant sporadiquement sur les troupes, qui retournèrent le feu. 23 personnes au total furent tuées dans cette attaque.

Les manifestants n’étaient absolument pas au courant de ce qui se tramait, alors que les agents de sécurité au sein de la manifestation semble avoir reçu des ordres compartimentalisés pour maintenir les manifestants groupés avant l’attaque. Il est très peu probable que les agents de sécurité savaient que l’attaque allait survenir dans la mesure où bon nombre d’entr’eux se précipitèrent pour aider et protéger les soldats abattus par les manifestants agressifs et alors que des échanges de coups de feu continuaient par endroit. Des membres du groupe militant étaient sûrement au sein des manifestants dirigeant leur feu vers le colonel Romklao et son unité de commandement, car des marqueiurs laser furent vus sur les soldats juste avant l’ouverture du feu par les tireurs d’élite.

Il était très clair qu’un troisième lot de protagonistes très bien entrainés et préparés était impliqué; contrairement à ce qui se passe en Syrie et au Yémen où peu d’étrangers circulent et où peu de caméras vidéo semble envoyer des documents filmés, là, des vidéos amatrices et professionnelles à la fois domestiques et étrangères, enregistrèrent la mêlée de ce combat de rue. Les démentis initiaux des responsables de la manifestation devinrent bientôt des confessions de premier choix tandis que les vidéos de ces “hommes en noir” commencèrent à filtrer.

Le porte-parole inrternational des manifestants, Sean Boonpracong, déclara à Reuters que des éléments de l’armée thaïlandaise étaient avec leur mouvement et ce incluant les mystérieux hommes en noir armés qui prirent part au bain de sang du 10 Avril. Il dit alors:

“Il y a des unités secrètes dans l’armée qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe. Sans eux, ces hommes en noir, il y aurait eu encore plus de morts et de blessés.” Le chef suspecté de ces commandos armés, le général renégat Khattiya Sawasdipol, aussi connu sous le nom de “Si Daeng” (NdT: qui veut dire “rouge” en thaï), décrédibilisa plus avant les démentis initiaux en admettant qu’il commandait 300 hommes armés, entrainés pour le combat rapproché et équipés de lance-grenades M79. Il retira ce commentaire dans ses interviews suivantes.

A partir de 10 Avril, jusqu’aux actes de vandalisme qui ont marqués la fin des manifestations le 19 Mai, des batailles rangés a l’arme à feu de jour comme de nuit, des attaques a la grenade et des tirs de tireurs embusqués coûtèrent la vie à 91 personnes. Ceci incluant 9 militaires et policiers, une femme tuée par une grenade tirée par un M79 et au moins un manifestant qui décéda suite aux inhalations de gaz alors qu’il pillait un building mis en feu par ses collègues manifestants. Les 80 décès restant incluèrents des journalistes, des passants, des personnels médicaux et para-médicaux et des manifestants pris dans les tirs croisés. Alors que les manifestants tentent jusqu’à ce jour de dresser un portrait de “91 manifestants massacrés”, il est clair aujourd’hui que l’armée thaïlandaise était alors en lutte contre une branche armée qui oeuvrait parmi les manifestants, ceci admis par les membres du leadership de la protestation eux-mêmes.

Pour expliquer pourquoi un tel bain de sang était nécessaire, Sean Boonpracong, admettant plus tard que les mystérieux hommes armés travaillaient pour son mouvement, donna une autre confession stupéfiante le 24 Avril dans une interview (NdT: a voir dans l’article original). Lorsqu’on lui demanda pourquoi les leaders de la protestation refusèrent une offre du gouvernement d’organiser de nouvelles élections dans les 9 mois à venir, il répondit qu’après les incidents du 10 Avril, ils pensaient que les mains du premier ministre Abhisit étaient tâchées de sang et qu’il serait mieux si le parlement thaïlandais était dissous. Il continua en déclarant que les demandes de la contestation avaient changé pour une dissolution immédiate du parlement et le départ immédiat du premier ministre Abhisit hors de Thaïlande.

Si ces demandes résonnent de manière familière, c’est parce que ce sont exactement les mêmes demandes faites par chaque révolution colorée alimentée et financée par les globalistes, à commencer avec les révolutions orange et rose en Europe de l’Est (NdT: Ukraine et Géorgie respectivement), le “printemps arabe” qui se déroule actuellement et bien sûr la révolution des chemises rouges en Thaïlande. Le gournement thaïlandais finalement refusa ces exigences et restaura l’ordre dans le pays.

Conclusion

Très clairement, à travers cet exemple vivide et ses admissions éhontées, nous pouvons comprendre pourquoi de “mystérieux hommes armés” tombent toujours à pic dans une révolution colorée. Leur violence sert deux buts essentiels: créer suffisamment de chaos et d’effusion de sang pour forcer un gouvernement à démissionner, ou pour justifier une colère croissant parmi les manifestants qui ne se doutent de rien. En Syrie, nous voyons ces mystérieux hommes armés remplir ce rôle à merveille. En Thaïlande, les leaders des chemises rouges avaient averti souvent que si le gouvernement refusait de se plier a leurs demandes, une guérilla pourrait bien s’ensuivre. Comme nous l’avons vu en Libye et en Côte d’Ivoire, ceci est l’étape suivante logique, avec une intervention militaire étrangère pas loin derrière.

Les révolutions colorées sont comme des micro-nations par elles-mêmes. Elles ont leur propre leadership, base de support, idéologie et finances. De la même façon qu’un état-nation et son leadership exploitent ses soldats comme des pions pour assurer des gains personnels, il en va de même pour les révolutions colorées. De la même manière que les soldats sont mis en danger, il en va de même pour les manifestants. Suspecteraient-ils leur leadership de les faire tomber dans un piège pour des gains personnels ? Se pourrait-il que ces “activistes des droits de l’Homme”, qui sont documentés être financés et dirigés par des intérêts étrangers en Syrie, mènent leurs ouailles piège après piège vers une augmentation de la violence afin de faire basculer Al-Assad du pouvoir ? Cela en a tout l’air. Comme les mystérieux hommes armés de Bangkok l’ont prouvé, ceci n’est pas unique en son genre.

Bien comprendre les composants de la révolution colorée utilisée par les globalistes rend le processus plus difficile à achever dans les populations locales ainsi que de faire passer la pilule dans les médias internatonaux. Du moins, en en comprenant les rouages, nous nous assurons de ne pas nous laisser berner par cette tactique malfaisante.

Les véritables solutions ne surgissent pas des urnes, de la destruction de nos villes ou des affiches de protestation. Elles sont dérivées de l’éducation, de l’auto-suffisance et de solutions techniques et pragmatiques. Les gens doivent absolument résister à l’élan de se politiser et donc d’être divisé; et au lieu de cela focaliser sur la construction de leurs communautés locales sur les bases d’indépendance politique et économique. Ultimement, en faisant cela, nous pourrons prévenir ces spectacles grotesques auxquels nous assistons de nos jours de la Tunisie à la Thaïlande.

Tony Cartalucci – Land Destroyer

La résistance politique à l’empire s’organise: Le BRICS une alternative multipolaire plausible… si les peuples larguent les amarres d’avec le bateau ivre.

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation with tags , , , , on 24 avril 2011 by Résistance 71

BRICS & Bombes …

par Georges Stanechy

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/article-brics-bombes-72281017.html

Saisissant contraste …


A Doha au Qatar, dans l’ambiance triomphaliste des grandes agapes coloniales des siècles passés, l’Empire et ses vassaux, servilement encensés par les pétromonarchies corrompues et sanguinaires de la région, viennent de se partager les dépouilles de la Libye. Sur fond de bombardements et de carnages.

Accessoirement, intronisant les « marionnettes-révolutionnaires » chargées d’exécuter les directives du dépeçage en tant que “gouvernement officiel et démocratique” de leur nouvelle possession.

Pratique d’une époque révolue, dans l’aveuglement, la violence, l’arrogance d’un Empire finissant…

Au même moment sur un autre continent, le 14 avril 2011, se tenait une réunion beaucoup plus riche de sens pour la planète, porteuse de changement. Dans l’indifférence des médias, politiciens, et financiers occidentaux. Tout au plus, la condescendance lorsqu’il leur arrivait de l’évoquer.

Un mot sur cette splendide île, délicieusement tropicale, au printemps éternel avec une température moyenne de 25°. Magnifiques plages de sable fin au pied de montagnes, sources minérales et forêts. Centres de thalassothérapie réputés et établissements hôteliers d’une qualité de service au niveau exceptionnel. Attirant une clientèle venant de Chine même (notamment Hong Kong), du Japon et autres pays asiatiques (1), mais aussi de Russie et pays européens.

S’y retrouvaient, pour la troisième fois, les chefs d’Etat du “BRIC”. Groupement réunissant de manière informelle : Brésil, Russie, Inde et Chine. Après Iekaterinbourg, en Russie, le 16 juin 2009 ; puis Brasilia, le 16 avril 2010, au Brésil.

Confirmant l’esquisse de l’inéluctable basculement géopolitique en cours, dès 2025 – 2050. Pas seulement l’émergence de l’Asie-Pacifique comme première puissance économique. Celui du monde de demain, affranchi de l’hégémonie de l’Empire. Innovation : l’Afrique du sud, South-Africa, a été admise officiellement dans ce “club”, le BRIC devenant BRICS… D’autres pays se joindront ultérieurement. Le prochain ? Probablement, la Turquie pour représenter le Proche Orient.

Bien sûr, l’avenir de nos collectivités n’en sera pas révolutionné si les pensées restent coincées sur le « libéralisme sauvage », la « mondialisation » du charabia des hypocrites, dans son fonctionnement actuel. Evidemment, les membres du BRICS sont loin d’être des modèles de justice sociale et économique. Ils n’annoncent pas l’instauration du paradis sur Terre, confrontés qu’ils sont à de colossaux enjeux de développement “équilibré”.

Toutefois…

Une population de 3 milliards d’habitants, environ 45 % de la population mondiale. En 2010, les pays du BRICS ont assuré 60 % de la croissance mondiale, et absorbé plus de 50 % des capitaux internationaux. Représentant près de 20 % des échanges commerciaux internationaux et du PNB mondial. PNB qui va progressivement doubler, atteignant 31 % dès 2020, dans moins d’une décennie, alors que les économies occidentales sont en récession.

Pas plus que sur les ricanements et soupirs des sceptiques du BRICS, ne nous focalisons sur les indicateurs économiques, démographiques, et inévitables discours officiels. L’important se trouve aussi dans ce qui ne s’énonce pas, off the record, les non-dits, avant, pendant et après ce sommet de chefs d’Etat : travaux préparatoires, réunions de travail, créations des commissions techniques, études multilatérales et confidentielles, entretiens en aparté. Que retenir ?

Cinq points :



1. Gestion du naufrage de l’Empire

L’idée-force de ce sommet est simple, mais détermine un ensemble de mesures, d’orientations, de choix, qui vont marquer les décennies à venir. L’Humanité se doit de préparer le monde de demain non pas « contre l’Empire », mais devant son incapacité à s’adapter : « sans lui ». Les vingt dernières années démontrent son inaptitude à maîtriser ses propres dysfonctionnements, exerçant leurs ravages sur le reste du monde.

Ce lent et chaotique naufrage de l’Empire, dans la déliquescence de ses institutions et son abyssal endettement, inquiète par le développement accéléré de deux pathologies géopolitiques extrêmement dangereuses :

i)  Idéologie de l’hyperviolence

L’appareil militaro-industriel de l’Empire est devenu ingérable. A lui seul, le budget militaire annuel des USA de 1000 milliards de dollars représente plus de 10 fois celui de la Chine dont la population est quatre fois supérieure. Autant que l’ensemble des budgets militaires des autres pays de la planète. Chiffre qu’il convient de doubler si on ajoute celui de l’Union Européenne et des autres pays occidentaux (Australie, Canada, Corée du Sud, Japon, Nouvelle-Zélande, Taïwan, etc.).

Une telle puissance incontrôlée, fanatisée, constitue une menace permanente pour la paix mondiale, générant, dictant une idéologie fondée sur la résolution armée des conflits d’intérêts, la croyance que seules les « solutions » aux problèmes de nos collectivités et de leur cohabitation sont répressives, sécuritaires et militaires.

ii)  Spéculation mondialisée

Le développement économique, tel que l’impose l’Empire, est perverti par un système financier qui fonctionne non pas en « régulateur »,  mais en « générateur » de crises. La « spéculation-prédation » étant le maître d’œuvre dans la gestion des pays et nations, imposant ses mécanismes aléatoires d’économie-casino aux ressources énergétiques et minières ; de plus en plus, aux produits alimentaires et à l’eau.

Cette volonté de puissance, aberrante dans son fonctionnement et sa finalité, est incompatible avec l’impératif pour le BRICS d’assurer la sécurité alimentaire et sanitaire de ses populations, se chiffrant en dizaines voire en centaines de millions ; de les sortir rapidement d’une pauvreté ou d’une précarité devenues explosives.

2.  Gestion de l’émergence de l’Afrique

La main tendue à l’Afrique s’est concrétisée par l’intégration de l’Afrique du sud, 50 millions d’habitants, dans le BRICS. Normalement d’autres Etats africains, plus peuplés, au potentiel plus large et diversifié, auraient pu précéder ce pays. Le Nigéria riche de son pétrole par exemple, 155 millions d’habitants en 2009, mais rongé par des guerres civiles larvées, récurrentes ; ou encore, le Maghreb s’il avait instauré une union économique.

Acte symbolique, de charité à l’égard de l’Afrique ? Non. La prise en compte lucide d’un fait : le plus fort taux de développement, de croissance, va se produire le siècle prochain sur ce continent immensément riche des prodigieuses ressources de son sous-sol. Auxquelles s’ajoutent les talents inexploités de ses hommes et femmes. Dès que sera mis fin à son pillage. Dès l’écroulement de l’Empire.

L’attitude actuelle de la France dans la sauvagerie d’une extraordinaire régression coloniale en Côte d’Ivoire, rappelant les tueries et manipulations au Cameroun et ailleurs en Afrique, témoigne de la féroce crispation de l’Empire sur ses « possessions » et chasses gardées. Son refus d’accepter l’autodétermination, la pleine indépendance des peuples et nations de ce continent.

En fait, dans cette démarche le BRICS lance une invitation aux groupes miniers internationaux : repenser de nouvelles configurations, relations, partenariats, à la lumière des rapides évolutions et contraintes en cours. Ce sont ces groupes miniers « mondialisés » qui “administrent” l’Afrique du sud, dans la misère de son peuple, et le reste du continent. Qui pillent l’Afrique, à l’abri d’autocraties sélectionnées sous travestissement électoral.

Ce « Business Model » est à revoir. Obsolète. Tout en la formatant en interaction, suivre aveuglément l’idéologie de l’Empire fondée sur la spoliation, l’accaparement, des richesses minières et énergétiques des pays mis sous tutelle armée : terminé. Sont venus les temps de la réflexion et de la remise en cause du schéma d’exploitation coloniale de la planète. Ceux qui l’auront compris seront gagnants. Les autres…

3.  Promotion du dialogue et de la coopération entre nations

Les membres du BRICS estiment qu’il leur revient de jouer un rôle modérateur dans la politique internationale et casser le monopole actuel des pays occidentaux dans l’orientation de cette politique.  Avec, là encore, une réforme inéluctable : celle du Conseil de Sécurité, et autres instances de direction de l’ONU. 

Une volonté, une obligation, communes s’appliquant aux relations internationales ont été fermement rappelées :

« Tout différend doit être résolu par des moyens pacifiques et par le dialogue ». (2)

Martelé, jusque dans la déclaration finale du sommet (Sanya Declaration) :

« Nous partageons le principe que l’usage de la force doit être évité ».

Le représentant de l’Inde, Singh, a tout particulièrement insisté en séance plénière, sur la nécessité, l’urgence d’une “résurrection”, d’un renforcement, d’un « authentique » droit international :

« Nous soutenons un ordre mondial fondé sur des règles claires et partagées par tous. Dans le respect des systèmes politiques et des niveaux de développement de chacun. Notre priorité est le rapide développement socio-économique de notre peuple et de ceux qui partagent le même destin. Notre coopération n’est dirigée ni contre ni au dépens des autres. » (3)

La position du BRICS, sur ce plan, est déjà une réalité entre pays membres.

Il est frappant de voir des pays aux contentieux frontaliers épineux, douloureux, car chargés de guerres et de tensions dans le passé, se respecter, se parler, coopérer, échanger, construire, envisager l’avenir ensemble : Inde et Chine dans l’Himalaya, Russie et Chine sur des tracés entre Sibérie et Manchourie, et autres énormes espaces qu’ils partagent.

Un exemple, pour les autres pays. Tout spécialement, ceux composant le Maghreb empêtrés dans leurs stériles et interminables disputes sahariennes

4.   Promotion du commerce et des investissements entre membres du BRICS

Certainement, le domaine où la coopération se révèle la plus facile et efficace. Le volume du commerce et des échanges, entre pays du BRICS, connaît une progression annuelle de 30 % par an. Il va être démultiplié. La Chine est déjà le premier investisseur étranger au Brésil, le premier partenaire commercial de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du sud.

Reste à contourner le « protectionnisme technologique » des pays occidentaux, refusant d’exporter, de vendre ou de partager, même par la cession de brevets, leurs avancées technologiques. Aucun problème : la R & DResearch & Development (Recherches et Applications) est érigée en priorité du BRICS. Universités, centres de recherche vont être mis progressivement en réseau.

Développer les recherches scientifiques et l’innovation entre membres devient ainsi un objectif majeur. Notamment, dans les secteurs de la santé (“indépendance pharmaceutique”), du développement durable, de l’écologie. Sans oublier les volets éducation et culture.

5.  Réforme du système financier international

Le BRICS est sans illusion sur les manœuvres dilatoires de l’Empire bloquant toute réforme du système financier international. A commencer par la refonte du FMI, Banque Mondiale, OMC, et autres organismes internationaux, afin de prendre en compte les changements en cours dans l’économie mondiale et la voix, ou les aspirations, des puissances économiques émergentes ou des pays moins développés.

Deux priorités sur ce plan :

=> La maîtrise de la volatilité des prix des produits agricoles

La spéculation internationale, avec ses ramifications locales, est considérée comme inacceptable. Des groupes de travail sont mobilisés pour la contourner entre membres du BRICS. Et, pour l’éradiquer sur le plan international. Jusqu’à l’inclure parmi les crimes contre l’Humanité…

=> L’indispensable réforme du système monétaire international

Officiellement, le principe a été rappelé d’une urgente réforme portant sur ces mécanismes, afin d’instaurer un système procurant stabilité et sécurité. En language diplomatique:

« A broad-based international reserve currency system providing stability and certainty. »

En clair : un système monétaire qui ne soit plus fondé sur le monopole du dollar dans les transactions et les réserves monétaires. D’où la création extrêmement stimulante, quant aux perspectives et conséquences, de “groupes de réflexion” sur l’éventualité d’une monnaie commune entre membres du BRICS, différente du dollar et de l’euro… (4)

Finalement…

Le BRICS deviendrait-il le seul espace de rencontres de chefs d’Etat réfléchissant sur l’avenir des communautés humaines d’où serait bannie la rhétorique médiévale, inquisitoriale, diabolisante, des croisades « humanitaires » et « civilisatrices » rythmées par les tambours de guerre : sanctions, embargos, occupations, bombardements ?…

(1)  Curieux, d’y rencontrer des vacanciers Thaïlandais fuyant Phuket, Indonésiens Bali, Indiens Goa, hauts lieux de villégiature progressivement envahis par un tourisme occidental gangréné de beuverie industrielle, drogue et prostitution, dans des rassemblements nocturnes “techno” assourdissants, sur les plages…

(2)  Liu Linlin, BRICS set out global agenda, Global Times, 14 avril 2011,  http://china.globaltimes.cn/diplomacy/2011-04/644817.html

(3)  Wu Jiao & Li Xing, Leaders call for peace and prosperity, China Daily, 15 avril 2011, http://europe.chinadaily.com.cn/china/2011-04/15/content_12330957.htm

(4)  Dmitriy Astakhov, BRICS summit pushes for IMF reform, RT, 14 avril 2011, http://rt.com/politics/brics-summit-imf-reform/

Oligarchie financière: la cabale des banques centrales, cartel privé et arme de destruction économique massive…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, politique et social, politique française with tags , , , , , , , on 24 avril 2011 by Résistance 71

La Tyrannie des Banques Centrales

Dean BAKER

Url de la traduction originale:

http://www.legrandsoir.info/La-Tyrannie-des-Banques-Centrales-Counterpunch.html

La Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé récemment une hausse de son taux directeur d’un quart de point, le portant à 1,25%. C’est une très mauvaise nouvelle pour les habitants de la zone euro et peut-être aussi pour le reste du monde.

Cette initiative montre deux choses. La première, c’est que la BCE se prépare à ralentir l’économie de la zone euro et supprimer des emplois. C’est l’objectif de l’augmentation des taux. La BCE vise un taux d’inflation à 2% alors que le taux actuel est autour de 2,5%. Le taux d’inflation se situe au-dessus de l’objectif de la BCE et ceci est principalement dû à la hausse des prix du pétrole et d’autres biens de consommation. Et ces hausses de prix sont elles-mêmes dues principalement à l’instabilité qui règne au Moyen-orient et à la demande croissante de la Chine, de l’Inde et d’autres pays en rapide voie de développement.

La hausse des taux d’intérêt dans la zone euro ne fera pas grand chose pour ralentir la hausse des prix. Par contre, si la hausse des taux provoque suffisamment de suppressions d’emploi dans la zone euro, la pression sur les salaires serait telle qu’elle pourrait contrebalancer la hausse des prix. Si les prix augmentent de plus de 2%, alors la BCE pourra limiter la hausse des salaires à moins de 2%, et atteindre ainsi son chiffre magique et pouvoir annoncer « mission accomplie ».

Ce qui soulève un autre aspect de cette initiative de la BCE. Celle-ci n’a rien appris des événements de ces trois dernières années. Ceux qui espéraient que la pire crise de ces 70 dernières années changerait le comportement de la Banque vont être déçus. Elle continue de poursuivre son objectif de limiter l’inflation sans la moindre considération quant à ses effets négatifs sur l’emploi.

Malheureusement, la BCE n’est pas seule. La plupart des Banques Centrales sont désormais dirigées par des chasseurs d’inflation qui ignorent ouvertement les effets de leurs actions sur la production, l’emploi et la stabilité financière.

Un déficit de démocratie.

Le pire dans cette histoire est que les décisions fondamentales sur la politique économique sont prises par une petite clique secrète qui agit hors de tout contrôle du public. Les décisions des banques centrales sur les taux auront probablement plus d’impacts sur l’emploi et la croissance que toute autre mesure qui pourrait être débattue à n’en plus finir au sein des parlements d’élus. Et pourtant, leurs décisions sont prises en dehors de tout cadre démocratique.

Pour être honnête, il faut reconnaître que les politiques sont largement responsables de cette situation. C’est eux qui ont crée des institutions qui placent les banques centrales hors de tout contrôle démocratique. Il n’y a probablement aucune banque plus isolée du processus démocratique que la BCE, principalement à cause de sa structure multinationale, mais toutes les banques centrales dans les pays riches jouissent d’un niveau extraordinaire d’indépendance vis-à-vis des gouvernements élus. Dans de nombreux pays, elles sont encore plus indépendantes que la Justice.

Pire encore, les politiques ont mandaté de nombreuses banques centrales, comme la BCE, pour limiter l’inflation à l’exclusion de toute autre considération. Ce qui autorise les banques centrales à supprimer des millions d’emplois pour satisfaire leur obsession vis-à-vis de l’inflation.

Accorder aux banques centrales la liberté de combattre l’inflation pourrait éventuellement se justifier si elles avaient fait preuve d’un savoir-faire, mais ce n’est même pas le cas. L’économie mondiale est sur le point de perdre 10 mille milliards de dollars parce que les banques centrales ont été incapables de freiner la bulle spéculative sur l’immobilier.

Alors que les dirigeants des banques centrales se congratulaient mutuellement pour avoir atteint leurs objectifs en terme d’inflation, les bulles grossissaient de jour en jour, et le système financier devenait de plus en plus spéculatif. Tout ce qu’ils ont trouvé à dire lorsque la bulle a éclaté en 2008 fut « c’est une surprise ».

Dans toute autre profession, ces gens auraient été licenciés pour avoir commis des erreurs d’une telle ampleur. Si un banquier a perdu son emploi à cause de ce désastre, on n’en a pas entendu parler.

La crise économique aurait du apprendre aux banques centrales qu’il ne suffit pas de courir uniquement après l’inflation, et que le chômage et la santé et stabilité économique et financière en général sont aussi importantes. Et à cause de leurs échecs en la matière, nous aurions du assister à des licenciements de banquiers par charrettes entières.

Les banques centrales devraient aussi avoir des comptes à rendre aux gouvernements élus. Leurs choix produisent des effets que l’opinion publique a le droit de connaître, notamment lorsqu’ils décident de sacrifier l’emploi pour lutter contre un risque d’inflation.

Naturellement, différents acteurs de la société adopteront différentes positions sur cette question. Les sociétés financières, qui sont en général très proches des banques centrales, ne se sentent pas vraiment concernées par le chômage. Par contre, elles verront d’un très mauvais œil une inflation qui leur ferait perdre d’énormes sommes d’argent.

Alors que l’opinion publique choisirait probablement le contraire, puisque des taux modérés d’inflation ne font pas courir de gros risques. C’est ce genre de choix qui devrait être soulevé dans toutes les campagnes électorales, parce que son impact est bien plus important que toute mesure fiscale ou budgétaire que les partis politiques pourraient proposer dans leurs programmes.

Cela ne signifie pas que les politiques doivent décider eux-mêmes des taux. Mais les gens qui décident devraient avoir des comptes à rendre aux politiques, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Une banque centrale devrait être soumise aux mêmes contraintes que n’importe quel autre organisme de régulation. (…)

Il s’agit simplement de rétablir la responsabilité des dirigeants des banques centrales sur leur gestion de l’économie. On ne peut plus accepter que les banques centrales se comportent comme des églises qui n’auraient aucun compte à rendre aux communs des mortels.

Dean Baker

Dean Baker is the co-director of the Center for Economic and Policy Research (CEPR). He is the author of Plunder and Blunder : The Rise and Fall of the Bubble Economy and False Profits : Recoverying From the Bubble Economy.

http://www.counterpunch.org/baker04…

Traduction « ni responsables, ni coupables, ni même très doués on dirait » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles

Résistance politique: Solidarité devant l’annihilation des acquis sociaux par le fascisme néolibéral de droite comme de gauche…

Posted in actualité, économie, néo-libéralisme et paupérisation, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , on 23 avril 2011 by Résistance 71
Acquis sociaux : la curée.

Patrick MIGNARD

url de l’article original:

http://www.legrandsoir.info/Acquis-sociaux-la-curee.html

Rien n’est négligeable pour les gestionnaires du capital afin de détruire, dans son intérêt, tous les acquis des luttes passées. Les plus bas instincts sont flattés pour montrer du doigt celles et ceux qui se battent pour sauvegarder les acquis de leurs prédécesseurs, entraîner des réflexes de jalousie et ainsi dresser les uns contre les autres les citoyens.

Les médias serviles sont bien évidemment mis à contribution pour jeter le doute et verser de l’huile sur le feu des polémiques stériles et au grand bénéfice du Capital qui une fois encore « tire les marrons du feu ».

ACQUIS SOCIAUX ET PRIVILEGES

L’amalgame est facile et permet de semer la zizanie et la discorde entre salariés.

Précisons de quoi il s’agit exactement :

Les acquis sociaux – ce sont des conquêtes – obtenues par la lutte – dans la perspective d’un progrès social. Les conquêtes sociales n’ayant pas été toutes faites, au cours de l’Histoire, de manière homogène dans les différentes catégories socio professionnelles, certaines d’entre elles ont bénéficié à certaines catégories, d’autres à d’autres,… entraînant des différences. Ces acquis se sont intégrés à la rémunération et aux conditions de travail,… constituant une amélioration de la condition des salariés.

Les privilèges – ce sont des situations acquises et fondées sur l’inégalité sociale. Ce n’est pas un hasard si une des principales revendications de la Bourgeoisie quand elle prend le pouvoir est « d’abolir les privilèges » (la nuit du 4 août 1789). Privilèges qui fondaient le pouvoir le l’aristocratie.

Résumons nous : ce qui fait la différence entre ces deux notions ce sont l’origine et la finalité. Dans le cas des acquis sociaux il s’agit de mouvements sociaux qui agissent dans la perspective d’un progrès social. Dans le cas des privilèges il s’agit d’une attitude qui fonde l’inégalité sociale… souvent liée au pouvoir.

Il est vrai qu’à rester à un niveau superficiel de l’analyse, la confusion peut s’installer entre ces deux notions. Et c’est de cette confusion que profitent les gestionnaires – économiques et politiques – du Capital pour détruire l’ensemble des conquêtes sociales acquises depuis plus d’un siècle. En période de crise économique et d’affaiblissement de la combativité des salariés,… ils passent à l’offensive. Aujourd’hui ils s’attaquent aux avantages sociaux des salariés de industries électriques et gazières… statut issu de la loi de nationalisation de ces industries de 1946… après avoir détruit ceux des cheminots et aboli en partie le statut de la fonction publique..

TOUJOURS PLUS BAS

C’est en incitant à la jalousie entre salariés que les gestionnaires du capital et leurs politiciens complices entendent définitivement faire régner leur ordre économique et antisocial.

Les acquis sociaux ont été chèrement payés par les salariés et accordés par un Capital qui voulait, et pouvait, se payer la paix sociale en accordant ce qui était pour lui des miettes des richesses produites dont il s’accaparait. Tant qu’il a pu payer, il a accordé des avantages en termes de salaires, de congés et autres aménagement divers… Aplanissant par là même les conflits sociaux et intégrant toujours plus les salariés dans un système qui pouvait satisfaire certaines de leurs revendications.

La mondialisation marchande, à partir des années 70 du siècle précédent a redistribué complètement les cartes des rapports de forces entre salariés et leurs employeurs. La mondialisation de tous les marchés, y compris celui-ci de la force de travail, a placé les salariés des pays développés – ceux là même qui avaient largement bénéficié des acquis sociaux – en situation de faiblesse. N’étant plus indispensables dans un contexte d’hyper mécanisation et de recours possible à une force de travail beaucoup moins chère, les rapports de force entre salariés et propriétairse du Capital, se sont inversés. Les syndicats, instrument de lutte des salariés, ont commencé à perdre de leur vigueur face à un Capital s’affranchissant toujours plus des limites des règles de « droit national » et pouvant jouer sur tout le clavier économique et social offert par la mondialisation de sa valorisation.

Après avoir verrouillé les principales revendications, l’Etat s’attaque désormais aux acquis sociaux. L’entreprise est délicate car ils touche là au cœur de ce qu’a été la culture ouvrière pendant prés d’un siècle. Il y a pour cela deux méthodes : l’anglo saxonne (Reagan/Tatcher), très brutale et expéditive…et celle utilisée dans les autres pays européens jouant sur l’affaiblissement progressif des mouvements sociaux et le dépérissement de ce qui constituait la classe ouvrière. C’est la situation que nous vivons depuis plusieurs années.

Les acquis sociaux sont alors qualifiés de « statuts spéciaux » voire « privilèges corporatistes ». Les salariés concernés sont montrés du doigt, considérés comme des parasites,… sommés de s’expliquer ! Les médias et autres écrivassiers officiels jettent de l’huile sur le feu dénoncent et stigmatisent. L’abolition de ces acquis est qualifiée de « mesure naturelle, juste et équitable »… Ben voyons ! Les autres salariés sont pris à témoins, « caressés dans le sens du poil »,… par des personnages qui sont eux d’authentiques parasites politiques.

Salaires, congés, retraites, protection sociale, tarifs, service public… Tout y passe…. Et cela au nom de l’ « égalité »… On croit rêver ! Depuis les prêches de l’Eglise en faveur de la Fraternité, on n’avait pas vu plus grande escroquerie !

Le sens des « réformes libérales » se fait toujours vers le bas,… jamais vers le haut.

L’élimination des acquis sociaux est un gigantesque retour en arrière, aux premières années du capitalisme au 19e siècle. Le Capitalisme se dépouille des oripeaux d’un pseudo humanisme qui lui avait été imposés par celles et ceux qu’il exploite. Même le Code du Travail ne trouve pas grâce auprès de ces liquidateurs.

UNE LIQUIDATION PROGRAMMEE

Celles et ceux qui croyaient que les acquis sociaux étaient une victoire définitive des salariés peuvent « manger leur chapeau ». Rien n’est jamais définitivement acquis dans l’Histoire… et la liquidation a commencé sous la Gauche,… après 1984.

La « gauche » d’ailleurs, reste particulièrement discrète sur ce sujet. N’ayant pas le courage de poser le problème, comme le font les conservateurs au pouvoir, les socio-libéraux attendent patiemment que les hommes – de droite – actuellement au pouvoir usent leur crédibilité sur ces « réformes » pour ensuite pouvoir en profiter durant les prochaines campagnes électorales,… tout en demeurant particulièrement flous sur la suite… et pour cause ! Elle profite simplement du mécontentement populaire… Le service minimum !

Quand on entend le discours des gestionnaires du capital – quelle que soit leur couleur politique – faire l’amalgame entre privilèges et acquis sociaux, afin d’éradiquer les seconds au nom d’une confusion avec les premiers, et cela sur fond d’un soucis d’ « égalité sociale »,… on a le droit d’être des plus sceptiques.

Nous faisons aujourd’hui l’expérience que le Capital ne s’encombre d’aucune valeur, aucune morale, aucune éthique. Plus le discours est outrancier et mensonger,… mieux il passe !

Enfin, et on atteint là le comble du paradoxe : ce sont justement celles et ceux qui bénéficient le plus de situations privilégiées – acteurs économiques et politiciens – qui oeuvrent pour la destruction des acquis sociaux de celles et ceux qui créent la richesse.

Hurler avec les loups qui s’en prennent aux acquis sociaux, quels qu’ils soient, c’est se rendre complice de la récession sociale qui nous entraîne aujourd’hui à la catastrophe. Aujourd’hui ce sont les autres, demain ce sera nous. Soyons solidaires, leur cause est aussi la notre. C’est tous ensemble que nous perdrons, ou gagnerons, ce qui a été si difficile à nos prédécesseurs de conquérir.

Patrick MIGNARD