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11 septembre 2001-11 septembre 2021, 20 ans de continuité de l’imposture absolue : Du 11 septembre au COVID19… la mascarade continue ! (Résistance 71)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2021 by Résistance 71

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Un 11 septembre nucléaire…

“Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre les personnes, médiatisé par des images.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle”, 1967

“L’anarchisme a réellement conduit, en 1936, une révolution sociale et l’ébauche de la plus grande avancée qui fut jamais, d’un pouvoir prolétarien.”
~ Ibid. ~

“Quand l’idéologie, devenue absolue par la possession du pouvoir absolu, s’est changée d’une connaissance parcellaire en un mensonge totalitaire, la pensée de l’histoire a été si parfaitement anéantie que l’histoire elle-même, au niveau de la connaissance empirique ne peut plus exister.”
~ Ibid. ~

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Du 11 septembre 2001 au Coronavirus 2019… La continuité de l’imposture absolue et criminelle de la société marchande et du spectacle étatique

Résistance 71

10 septembre 2021

20 ans !… 20 ans de mensonge, de supercherie, de mascarade qui ont débouché sur une imposture de guerre planétaire contre un terrorisme qui ne sait qu’être d’État et donc qui ne peut être combattu par son propre créateur, si ce n’est que dans une grande mascarade contrôlée, un grand cirque de l’intoxication des masses pour toujours plus de contrôle, d’exploitation et d’oppression de la clique oligarchique sur les peuples anesthésiés et KO debout.

Une mascarade réussie en mène toujours à une autre, on ne change pas une recette qui marche et les faux-drapeaux pseudo-terroristes ont fleuri pour justifier l’expansionnisme impérialiste occidental au moyen de son bras armé, le bras armé de la haute finance et du gros business transnationaux, L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ou OTAN, celle la même qui nous avait donné déjà l’”Opération Gladio” dans les années 70-80 dites “années de plomb” et qui en a mené une extension avec Al CIAda dans un premier temps puis son clone plus virulent de l’EIIL ou Daesh, sous contrôle des “frères musulmans” wahabbo-sionistes du MI6 britannique.

Ainsi, de mensonges assénés aux attentats faux-drapeaux et en agression par procuration de hordes mercenaires “djihadistes” interposées (Al CIAda, et autre  EIIL / Daesh), sont tombées l’Irak, la Libye, le Soudan et sont toujours en guerre la Syrie et le Yémen… La cerise sur le gâteau étant l’Iran. Ceci est une autre histoire…

Mais tout cela ne suffit pas, le contrôle doit être absolu et l’occident doit se plier aux diktats d’un Nouvel Ordre Mondial néo-malthusien mis en marche pour sauver l’oligarchie du marasme inhérent du capitalisme et de son outil étatique, marasme lui aussi inévitablement en marche. A grand renfort d’escroquerie pseudo-scientifique menant à des politiques sciemment désastreuses comme celle de la gestion d’un soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et celle d’une menace croissante, parce que créée de toute pièce, concernant des “pandémies” de tout poil, voici venu le temps du nouveau croquemitaine aussi invisible et insaisissable que les barbus d’Al CIAda, nous avons nommé: l’horrible virus “tueur” issu des labos universitaires yankees et du Pentagone : le SRAS-CoV-2, alias Bébert Corona. Virus gentillet mais sous stéroïde propagandiste, qui ne tue que 0,03% des gens qu’il infecte (en moyenne ayant 80 ans et plus de 2 facteurs de co-mortalité..), personnes infectées qui constituent à ce jour quelque 0,4% de la population mondiale ; ce qui dans un élan humaniste “sans précédent”, a incité l’oligarchie et ses sbires politiques à la botte, à proposer sa solution à la “menace Bébert” ne connaissant soi-disant pas de cure : l’injection de la planète entière au moyen d’une soupe vénéneuse à base d’OGM, de nanoparticules et d’oxyde de graphène. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes piloté par une “science” inféodée à des milliardaires psychopathes et mégalomanes arrosant la “recherche” d’un fric puant l’eugénisme dégoulinant des années 1930…

Le 11 septembre est passé, la “crise sanitaire” devenue dictature planétaire est actuelle et en marche, nous sommes dedans et en subissons les conséquences génocidaires directes et indirectes quotidiennement. Mais cette mascarade COVID19, cette imposture visant à imposer la dictature technotronique sans laquelle l’oligarchie ne peut plus survivre, ne peut exister aujourd’hui que parce qu’il y a eu le 11 septembre, parce que cet évènement fondateur est à l’origine de la 3ème guerre mondiale : celle de l’oligarchie néo-malthusienne à velléité transhumaniste contre les peuples du monde, le 0,0001% contre le reste de l’humanité. Les attentats nucléaires du 11 septembre 2001 à New York, organisé par ce qui est appelé “l’état profond”, sont l’origine de tout ce qui s’est produit depuis, menant à ce glissement inexorable vers le Nouvel Ordre Mondial dystopique salvateur d’une oligarchie consciente de la fin proche du système étatico-capitaliste qui les maintient en haut de cette pyramide factice du pouvoir usurpé.

Les attentats du 11 septembre ont été perpétrés par une faction de l’élite politique de l’empire sous contrôle d’une cabale financière puisant sa source au cœur même de l’empire financier impérialiste : la City de Londres dont Wall Street n’est qu’une succursale de luxe.

Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre est une des clefs de notre libération, du chemin vers notre émancipation définitive et de la mise à bas de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat. Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre, c’est faire comprendre à des millions de gens à travers la planète de la supercherie, de l’illusion et du niveau de malfaisance dans lesquels une petite clique d’initiés est étroitement impliquée et comment finalement elle nous contrôle et contrôle nos sociétés, sans qu’elle même n’en ait le choix en définitive, car l’engrenage systémique crée les circonstances et demande un flot incessant de crimes et de mensonges pour les couvrir.

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Cela fera comprendre une fois pour toute à des millions, des milliards de gens sur la planète qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il ne saurait y en avoir, tout n’est qu’illusion et poudre aux yeux sous le plus grand chapiteau criminel du monde. Aussi nous vous engageons à lire et diffuser toutes les informations que vous pourrez collecter afin d’exposer au grand large ces crimes contre l’humanité et inciter le plus de gens possible à anticiper ceux à venir, car ne vous y trompez pas… Ils n’en ont pas fini avec nous. Ils ne s’arrêteront qu’une fois la population mondiale réduite à moins de 500 millions d’individus et que seront établies leurs “zones vertes” de villégiature trans-humaniste.

Si vous pensez toujours 20 ans plus tard, que les responsables des attentats du 11 septembre sont Ben Laden et ses barbus planqués dans les grottes de Tora Bora en Afghanistan, il ne fait aucun doute que vous vous êtes faits injecter de cette merde OGM “anti-COVID” avec le sourire béat du mouton en route pour l’abattoir.

Il est important de bien comprendre que sans le 11 septembre, ce cirque criminel COVID19 ne serait sans aucun doute pas possible. La crise fabriquée de toute pièce de ce “COVID19” est la résultante directe de l’attentat faux-drapeau du 11 septembre qui a amené monde et peuples là où les marionnettes du système veulent qu’ils soient…

Qui avale des couleuvres peut sans aucun doute avaler des virus et les conditions fabriquées qui les mettent en place n’est-il pas ?

Entre la réflexion critique et l’action directe, il ne doit pas y avoir l’épaisseur d’un cheveu.

L’heure est venue ! 

Dans l’esprit de Cheval Fou…

rEVOLUTION

Lectures complémentaires :

“Un 11 septembre nucléaire”

Notre dossier “11 septembre”

Notre page : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”

Et n’oublions jamais :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

QU’ON SE LE DISE !

“Dans le pouvoir des Conseils [ouvriers], qui doit supplanter internationalement tout autre pouvoir, le mouvement prolétarien est son propre produit, et ce produit est le producteur même. Il est à lui-même son propre but. Là seulement la négation spectaculaire de la vie est niée à son tour.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle” ~

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État. Elle est donc éducative.”
~ Guy Debord, “Commentaires sur la société du spectacle”, 1988 ~

“On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique, cela a toujours été vrai. Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit rendue à faire ouvertement la guerre aux humains. ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais aussi à celles de leur survie.”
~ Ibid. ~

“La désinformation se déploie maintenant dans un monde où il n’y a plus de place pour aucune vérification.”
~ Ibid. ~

“Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir et pour assurer ce qu’elle seule pourra appeler la bonne marche des choses. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même.”
~ Ibid. ~

PD_Saalambo

Colonialisme, sionisme, impérialisme et propagande : les 11 règles de la désinformation des médias occidentaux à la botte (Al Manar)

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gazamedias
L’inversion propagandiste permanente

Les 11 règles de la désinformation dans les médias occidentaux

Al Manar

18 mai 2021

url de l’article original : https://french.almanar.com.lb/2074272

– Règle No. 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

– Règle No. 2 : Les Palestiniens n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

– Règle No. 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

– Règle No. 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

– Règle No. 5 : Les Palestiniens n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

– Règle No. 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 20 000 prisonniers à ce jour dont près de 800 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont pas besoin d’apporter la moindre preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique «terroriste».

– Règle No. 7 : Quand vous dites «Hezbollah», il faut toujours rajouter l’expression «soutenu par la Syrie et l’Iran».

– Règle No. 8 : Quand vous dites «Israël», Il ne faut surtout pas ajouter après «soutenu par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Union Européenne», car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

– Règle No 9 : Ne jamais parler de «Territoires occupés», ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur des chaînes occidentales.

– Règle No. 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

– Règle No. 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ses règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dangereux « antisémite. »

Par Mohamad al-Fadl: journaliste libanais

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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COVID-19 n’est pas le virus… La guerre l’est (John Pilger + R71)

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“Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité, ce n’est du reste plus une minorité ; mais elle devient irresistible quand elle la bloque de tout son poids.”
“L’État ne s’adresse jamais intentionnellement à la raison de l’Homme, intellectuelle ou morale, mais seulement à son corps, à ses sens. Il n’est pas armé d’un esprit ou d’une honnêteté supérieure, mais d’une force physique supérieure. Je ne suis pas né pour être contraint.”
~ Henry David Thoreau ~

“Aujourd’hui, pour les neuro-scientifiques, il n’y a pas de “violence naturelle” en l’Homme. La nature humaine n’est ni bonne, ni mauvaise, des facteurs environnementaux (d’ordre familial ou social) étant la cause du recours à la violence.” […]
“Combattre les comportements violents suscités et légitimés après coup par des idéologies qui tiennent que la violence est inhérente à l’Homme, telle doit être notre ardente obligation.”
~ Marylène Patou-Mathis, paléontologue, directrice de recherche CNRS, 2013 ~

L’affaire COVID-19 est planifiée pour : a) masquer le déclin final du capitalisme et pouvoir blamer la crise sur le virus, b) faire passer la pilule de la dictature technotronique du Nouvel Ordre Mondial planétaire sous couvert de “crise sanitaire” et c) faire passer un projet masqué de dépopulation de masse de la planète… projet qui s’évente au fil des jours tant de plus en plus de gens s’éveillent aux mensonges systémiques vomis à tout va par les politiques et médias à la botte.
Tout ceci est en train de partir en sucette et de péter à la tronche de l’oligarchie, qui, comme on le voit partout en toutes les langues (occidentales), redouble de propagande pour diaboliser la Russie et la Chine (et l’Iran), pour créer un nouveau croquemitaine et un fond guerrier dont les tambours de guerre se font de plus en plus entendre. John Pilger a le même ressentis dans cet article de décembre dernier et nous rappelle certains précédents récents comme celui de la guerre d’Irak de 2003 fondée à 100% sur des mensonges d’état divulgués par des médias trompés au mieux ou complices pour la plupart. Idem pour l’affaire de la destruction de la Libye en 2011 et dans la foulée depuis 2011 également, de la Syrie.
Le Capital a besoin d’une grande guerre. C’est de cette façon qu’il a toujours résolu ses “crises” induites depuis au moins la guerre de 1870 et pour sûr les deux grandes guerres mondiales.
La résistance, la dissidence doit dès maintenant changer de cap et anticiper ce qui se prépare. L’heure ne sera pas à sauter de joie quand toute la supercherie de la “crises SRAS-CoV-2 / COVID-19” sera dévoilée au grand jour, mais d’embrayer direct sur la lutte contre ce qui se prépare: la 3ème guerre mondiale qui elle-même n’est qu’une nécessité systémique de la seule guerre qui soit: la guerre de classe, la guerre du 0,00001% contre les 99,99999% du reste de l’humanité, la guerre d’une infime minorité criminelle et arrogante ayant monopolisé au fil du temps le pouvoir par le fric et nous, les peuples qui ne les voyons grands et puissants que parce que nous sommes à genoux (pour la plupart..) et obéissants. Il suffit de dire NON !… Ils commencent à nous vendre leur projet de guerre, les budgets militaires, comme le souligne Pilger ci-dessous, n’ont jamais été si importants, partout, alors que l’appauvrissement des masses se généralise. Pour la classe parasite, l’heure a de nouveau sonné de faire s’entretuer les pauvres par dizaines de millions, avec ou sans armes nucléaires, pour que leur système et leurs privilèges perdurent. Mais il est au bout du rouleau. L’heure des peuples est venue, enfin !

Debout! Union et Rébellion car, plus que jamais sans doute au vu de ce qui se profile à l’horizon :

“C’est la lutte finale,
Groupons-nous et demain,
L’internationale sera le genre humain…”

~ Résistance 71 ~

Le virus mortel n’est pas le COVID mais la guerre

John Pilger

Décembre 2020

url de l’article original:
http://johnpilger.com/articles/the-most-lethal-virus-is-not-covid-it-is-war-

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

9 avril 2021

John Pilger décrit l’arme invisible des guerres passées et présentes et la menace de la guerre nucléaire sous couvert de la pandémie COVID.

Ceci est une propagande, aidée par la censure et l’omission.

Visionner le film de John Pilger (2010)The War You Don’t See here.

Le mémorial des services armés britanniques est un endroit silencieux et hanté. Établi dans la très belle campagne du Staffordshire, dans un arboterum de quelques 30 000 arbres et superbes pelouses, ses figures sculptées célèbrent la détermination et le sacrifice.

Les noms de plus de 16 000 soldats, hommes et femmes y sont enregistrés. La littérature nous dit qu’ils “sont morts sur les théâtres d’opérations ou furent la cible de terroristes.”

Le jour où j’y suis allé, un sculpteur sur pierre y ajoutait les noms de ceux qui étaient tombés dans quelques 50 opérations s’étant déroulées à travers le monde en ce soi-disant “temps de paix”. En Malaisie, en Irlande, au Kenya, à Hong Kong, en Libye, en Irak, en Palestine et bien d’autres endroits, incluant des opérations secrètes, comme en Indochine.

Pas une année ne s’est passée depuis la déclaration de la paix en 1945 où la Grande-Bretagne n’a pas envoyé des forces militaires pour combattre les guerres de l’empire. (NdT: que Pilger ne nomme pas, on le fera à sa place : l’empire anglo-américano-sioniste)

Pas une année ne s’est écoulée sans que des pays, essentiellement pauvres et rivés de conflits, n’aient acheté ou aient “loué” des armes britanniques pour continuer les guerres, ou les “intérêts”, de l’empire.

L’empire _ Quel empire ? Le journaliste d’enquête Phil Miller a récemment révélé dans Declassified que la GB de Boris Johnson maintenait 145 bases militaires dans 42 pays différents. Johnson a clamé que la GB doit être “la plus grande puissance navale d’Europe”.

Dans le plus grande urgence de santé des temps modernes (NdT: vraiment ?… allons, allons John…) ayant retardé plus de 4 millions de procédures chirurgicales rien qu’en GB (NdT : là on est d’accord…), Johnson a annoncé une augmentation record du budget de la “défense” de 16,5 milliards de Livres, un chiffre , une somme qui rétablirait largement le système de santé public en déficit permanent.

Mais ces milliards ne sont pas pour la défense. La GB n’a pas/plus d’ennemis, si ce n’est ceux qui trahissent la confiance des gens ordinaires, de ses infirmières et médecins, de ceux qui s’occupent des personnes âgées, des sans logis et de la jeunesse, comme tous ces gouvernements néo-libéraux successifs l’ont fait, des deux bords, conservateur ou travailliste / socialiste.

Explorant la sérénité du mémorial national de la guerre, j’ai soudain réalisé qu’il n’y avait pas ici un seul monument, ou plaque, ou rosier, honorant les victimes de la Grande-Bretagne, les civils de ces opérations “de temps de paix”.

Il n’y a aucun souvenir pour les Libyens tués  alors que leur pays était sciemment détruit par le premier ministre David Cameron et ses collaborateurs de Paris et de Washington (NdT: Sarkozy et Obama en 2011)

Il n’y a aucun mot de regret pour les femmes et les enfants serbes tués par les bombes britanniques, larguées depuis une hauteur très respectable et sûre sur des écoles, des usines, des ponts, des villes, sur les ordres de Tony Blair ; ou pour les enfants yéménites appauvris exterminés par les pilotes saoudiens (NdT: et israéliens) avec leurs logistiques et cibles fournis par les Britanniques bien en sécurité dans les burlingues climatisés de Ryadh ; ou pour les Syriens affamés par les “sanctions”.

Il n’y a aucun monument pour les enfants palestiniens assassinés par l’élite britannique et son endurante connivance, comme cette campagne récente qui a détruit un modeste mouvement de réforme au sein du parti travailliste (socialiste) et ses accusations trompeuses d’antisémitisme.

Il y a deux semaines, le chef d’état major israélien et son homologue britannique ont signé un accord pour “formaliser et améliorer” la coopération militaire entre les deux pays. Ceci n’est pas nouveau. Toujours plus d’armement britannique et de soutien logistique vont être acheminés vers le régime hors-la-loi de Tel Aviv, dont les tireurs embusqués ciblent les enfants palestiniens et leurs psychopathes interrogent d’autres enfants palestiniens dans des conditions d’isolement extrême. (Allez consulter le rapport récent et choquant de Defense for Children, Isolated and Alone).

Peut-être bien que l’omission la plus frappante au mémorial de Staffordshire est une reconnaissance des millions d’Irakiens dont les vies et le pays furent détruits par l’invasion illégale de Blair et de Bush en 2003.

ORB, un membre du British Polling Council, a chiffré cela à 1,2 millions. En 2013,  l’organisation ComRes a demandé à un grand échantillon de la société britannique combien d’Irakiens pensaient-ils avaient été tués durant l’invasion de 2003. Une grande majorité des gens interrogés ont répondu : “moins de 10 000”.

Comment un tel silence de mort peut-il être maintenu dans une société sophistiquée ? Ma réponse est que la propagande est bien plus effective dans les sociétés qui se voient comme libres que dans des dictatures et des autocraties. J’inclus la censure par omission.

Nos industries de la propagande, à la fois politique et culturelle, incluant la plupart des médias, sont les plus puissantes, les plus présentes et les plus raffinées de la planète. D’énormes mensonges peuvent-être répétés incessamment, en boucle, par ces voix si confortantes de la BBC. Les omissions ne sont en rien un problème.

Une question similaire se réfère à la guerre nucléaire, dont la menace “n’est d’aucun intérêt”, pour citer un célèbre discours d’Harold Pinter (NdT: son discours d’acceptance du prix nobel de littérature en 2005). La Russie, grande puissance nucléaire, est encerclée par ce groupe va t’en guerre notoire connu sous le vocable d’OTAN (NdT: vous savez… Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…), ayant les troupes britanniques manœuvrant juste à la frontière qu’Hitler avait envahie.

La diffamation constante de tout ce qui est russe, et non des moindres. la vérité historique sur le fait que c’est l’Armée Rouge soviétique qui a gagné la seconde guerre mondiale dans les grandes largeurs, est infusée dans la conscience publique. Les Russes ne sont “d’aucun intérêt”, sauf à être des “démons”.

La Chine, aussi une puissance nucléaire, est la cible d’une provocation incessante, des bombardiers stratégiques et des drones américains constamment fleurtant avec ses frontières et son espace aérien et, hourrah ! le navire de guerre HMS Queen Elisabeth II, un porte-avions britannique de 3 milliards de Livres, va bientôt partir et couvrir quelques 6500 miles nautiques pour renforcer “la liberté de navigation”, ce à une porté de fusil de la côte chinoise.

Il y a quelques 400 bases militaires américaines qui encerclent la Chine, “comme un collet”, m’a confié un planificateur du Pentagone. Ces bases s’étendent de l’Australie, à travers le Pacifique vers le sud et le nord de l’Asie en en Eurasie.

En Corée du Sud, un système de missile connu sous le nom de Terminal High Altitude Air Defense, or THAAD, pointe à bout portant sur la Chine au delà de la toute petite Mer de Chine Orientale. Imaginez un instant des missiles chinois au Mexique ou au Canada ou au large des côtes californiennes. (NdT: il y a quelques années, un sous-marin nucléaire russe d’une classe super furtive, équipé de missiles et torpilles nucléaires, a patrouillé plus d’une semaine aux petit large des côtes ouest américaines sans être détecté. Les Russes l’ont fait savoir aux Yanks, preuve à l’appui…)

Quelques années après l’invasion de l’Irak, j’ai fait un film intitulé “The War You Don’t See”, dans lequel je pose des questions à des journalistes américains et britanniques ainsi qu’à des exécutifs de journaux télévisés, des gens que je connaissais comme collègues, comment et pourquoi Bush et Blair furent autorisés à sortir indemnes de ce grand crime que fut la guerre d’Irak, considérant le fait que les mensonges n’étaient même pas particulièrement intelligents.

Leur réponse m’a surpris. Ils dirent “Si nous avions [les journalistes et les JT] défier les affirmations de la Maison Blanche et de Downing Street, si nous avions enquêté et dénoncé les mensonges au lieu de les amplifier et de nous en faire l’écho, l’invasion de l’Irak en 2003 n’aurait probablement pas eu lieu et un grand nombre de personnes seraient toujours en vie aujourd’hui. 4 millions de réfugiés n’auraient pas fui la guerre. La saloperie Daesh, un produit de l’invasion Bush/Blair n’auraient peut-être pas été conçue.” David Rose, qui était alors avec le London Observer, journal qui soutenait bec et ongles l’invasion, décrivit “le paquet de mensonges dont on m’a gavé par le truchement d’une campagne de désinformation vraiment sophistiquée.”

Rageh Omah, alors l’homme de la BBC en Irak m’a dit : “Nous n’avons pas poussé suffisamment les boutons les plus inconfortables.” Dan Rather, le reporter de terrain de CBS News est d’accord, ainsi que de nombreux autres.

J’ai admiré ces journalistes qui ont brisé le silence. Mais ils sont d’honorables exceptions. Aujourd’hui, les tambours de la guerre ont de nouveaux percussionnistes enthousiastes en GB, en Amérique et en Occident.

Choisissez parmi la légion de critiques de la Russie et de la Chine et les promoteurs de friction comme ceux de la cohorte du Russiagate. Mon oscar personnel va à Peter Hartcher du Sydney Morning Herald, dont la harangue sans relâche au sujet d’une “menace existentielle” (de la Chine et de la Russie mais surtout de la Chine) est sans égal.

Le covid a fourni une couverture pour cette pandémie de la propagande. En Juillet, Morrison a emboité le pas de Trump et a annoncé que l’Australie, qui n’a aucun ennemi, dépenserait 270 millions de dollars pour en provoquer un, incluant des missiles capables d’atteindre la Chine.

Que l’achat par la Chine des minerais et de la production agricole australiens a bel et bien souligné que l’économie australienne “n’avait aucun intérêt” pour le gouvernement de Canberra.

Les médias australiens se sont ralliés en bons petits caniches, délivrant une bordée d’injures à la Chine. Des milliers d’étudiants chinois, qui avaient garanti les gros salaires des vice-chanceliers universitaires australiens, furent conseillés par leur gouvernement d’aller étudier autre part. Les Sino-Australiens ont été insultés et les livreurs chinois ont été agressés. Le racisme colonial n’est jamais bien difficile à raviver.

Il y a quelques années, j’ai interviewé l’ancien patron de la CIA pour l’Amérique Latine, Duane Claridge. En quelques mots honnêtes et rafraîchissants, il résuma la politique étrangère occidentale comme étant directement ordonnée par Washington.

La super-puissance, avait-il dit, pouvait faire ce qu’elle voulait, où que ce soit et quand ses “intérêts stratégiques” le demandaient. Ses mots furent aussi : “Monde, faudra t’y habituer”.

J’ai rapporté depuis le terrain sur de nombreuses guerres. J’ai vu les restes sanguinolents d’enfants et de femmes et de personnes âgées bombardés et brûlés vifs ; leurs villages en ruine, leurs arbres pétrifiés éclaboussés de débris de chair humaine et bien d’autres choses encore.

C’est peut-être pourquoi je réserve un mépris très spécial à ceux qui font la promotion du crime des guerres prédatrices et qui en font l’apologie par leur mauvaise foi et leurs profanités, ne les ayant jamais expérimentées eux-mêmes. Leur monopole doit être brisé.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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Mars 2011 ~ mars 2021… 10 ans de destruction de la Libye par l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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ou OTAN en emporte le sang…
Démantelons cette ignominie qui n’a aucune raison d’être !

 

En plus de ce qui est dit dans l’article de Dinucci, quelques autres indices du pourquoi Kadhafi et la Libye devaient être anéantis, extraits utiles:

« La démocratie véritable ne peut s’établir que par la participation du peuple lui-même et non au travers de l’activité de ses substituts… Il est du droit des peuples de proclamer un nouveau principe : ‘Pas de substitut au pouvoir du peuple’… Il apparaît clairement ainsi que la représentation est une imposture. »

« Les plus tyranniques dictatures que le peuple ait connues se sont établies à l’ombre des assemblées parlementaires. Le parti [politique] est la dictature contemporaine. »

« La solution ultime au problème social] consiste à abolir le salariat, par la libération de l’Homme de l’asservissement par lequel celui-ci le maintient. Il faut retourner à la loi naturelle qui a organisé les rapports humains bien avant l’apparition des classes, des gouvernements et des législations positivistes… L’équité dictée par la loi naturelle veut que chaque composant qui participe à la production en ait sa part, car si on élimine l’un d’entre eux, il n’y a pas de production. »

« La maison de l’individu étant un de ses besoins fondamentaux, nul ne peut construire dans le but de louer… Il n’y a pas de salariés dans la société socialiste, il y a des associés… Le revenu appartient à l’individu, ce n’est pas un salaire versé en contrepartie d’une production faite au profit d’un tiers… La terre n’est la propriété de personne. »

« L’étape finale sera atteinte lorsque a société socialiste nouvelle parviendra au stade de la disparition du profit et de la monnaie. Cela se fera par la transformation de la société en une société entièrement productive et lorsque la production atteindra le stade de la pleine satisfaction des besoins matériels des membres de la société. A cette étape finale, le profit disparaîtra de lui-même et on se passera de monnaie. »

~ Mouammar Kadhafi, « Le livre vert », 1975 ~

NdR71 : « Le livre vert » peut-être téléchargé gratuitement sur scribd, il existe une très belle édition papier petit format très bon marché aux éditions Hades, réédité en 2016

 

Pourquoi l’OTAN a détruit la Libye il y a dix ans

 

Manlio Dinucci

 

18 mars 2021

 

source de l’article en français:
https://www.mondialisation.ca/pourquoi-lotan-a-detruit-la-libye-il-y-a-dix-ans/5654519

 

ll y a dix ans, le 19 mars 2011, les forces USA/OTAN initiaient le bombardement aéronaval de la Libye. La guerre fut dirigée par les États-Unis, d’abord via le Commandement Africa, puis par l’OTAN sous commandement USA. En sept mois, l’aviation USA/OTAN effectue 30 mille missions, dont 10 mille d’attaque, avec plus de 40 mille bombes et missiles. L’Italie -avec le consensus multi-partisan du Parlement (Partito democratico au premier rang)- participe à la guerre avec 7 bases aériennes (Trapani, Gioia deL Colle, Sigonella, Decimomannu, Aviano, Amendola et Pantelleria) ; avec des chasseurs bombardiers Tornado, Eurofighter et d’autres, avec le porte-avions Garibaldi et d’autres navires de guerre. Avant même l’offensive aéro-navale, avaient été financés et armés en Libye des secteurs tribaux et groupes islamistes hostiles au gouvernement, et infiltrées des forces spéciales notamment qataris, pour propager les affrontements armés à l’intérieur du pays.

Ainsi est démoli cet État africain qui, comme documentait la  Banque Mondiale en 2010, maintenait “de hauts niveaux de croissance économique”, avec une augmentation annuelle du PIB de 7,5%, et enregistrait “de hauts indicateurs de développement humain” parmi lesquels l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et, pour plus de 40% aux universités. Malgré les disparités, le niveau de vie moyen était en Libye plus haut que dans les autres pays africains. Environ deux millions d’immigrés, en majorité africains, y trouvaient du travail. L’État libyen, qui possédait les plus grandes réserves pétrolifères de l’Afrique plus d’autres en gaz naturel, laissait des marges de profit limitées aux compagnies étrangères. Grâce à l’exportation énergétique, le balance commerciale libyenne avait un excédent de 27 milliards de dollars annuels. Avec de telles ressources l’État libyen avait investi à l’étranger environ 150 milliards de dollars. Les investissements libyens en Afrique étaient déterminants pour le projet de l’Union Africaine de créer trois organismes financiers : le Fonds monétaire africain, avec siège à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, avec siège à Abuja (Nigeria) ; la Banque africaine d’investissement, avec siège à Tripoli. Ces organismes auraient servi à créer un marché commun et une monnaie unique de l’Afrique.

Ce n’est pas un hasard si la guerre OTAN pour démolir l’État libyen commence moins de deux mois après le sommet de l’Union Africaine qui, le 31 janvier 2011, avait donné son feu vert pour la création dans l’année du Fonds monétaire africain. Le prouvent les e-mails de la secrétaire d’État de l’Administration Obama, Hillary Clinton, mis en lumière ensuite par WikiLeaks : États-Unis et France voulaient éliminer Kadhafi avant qu’il n’utilise les réserves en or de la Libye pour créer une monnaie pan-africaine alternative au dollar et au franc CFA (la monnaie imposée par la France à 14 de ses ex-colonies). Ceci est prouvé par le fait que, avant qu’en 2011 n’entrent en action les bombardiers, ce sont les banques qui entrent en action : elles séquestrent les 150 milliards de dollars investis à l’étranger par l’État libyen, dont la plus grande partie disparaît. Dans la grande rapine se distingue Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne, dont Mario Draghi (NdR71: aujourd’hui premier ministre italien, ben voyons…) a été vice-président.

Aujourd’hui en Libye les entrées de l’export énergétique se trouvent accaparées par des groupes de pouvoir et des multinationales, dans une situation chaotique d’affrontements armés. Le niveau de vie moyen de la majorité de la population s’est effondré. Les immigrés africains, accusés d’être “des mercenaires de Kadhafi”, ont été emprisonnés jusque dans des cages de zoo, torturés et assassinés. La Libye est devenue la principale voie de transit, aux mains de trafiquants d’êtres humains, d’un chaotique flux migratoire vers l’Europe qui a provoqué beaucoup plus de victimes que la guerre de 2011. À Tawerga les milices islamistes de Misrata soutenues par l’OTAN (celles qui ont assassiné Kadhafi en octobre 2011) ont accompli un véritable nettoyage ethnique, contraignant presque 50 mille citoyens libyens à fuir sans pouvoir y revenir. De tout cela est responsable aussi le Parlement italien qui, le 18 mars 2011, engageait le Gouvernement à “adopter toute initiative (c’est-à-dire l’entrée en guerre de l’Italie contre la Libye) pour assurer la protection des populations de la région”.

 


Kadhafi en savait beaucoup trop sur Gladio et devenait dangereux,
tout en tenant Sarkozy financièrement via sa campagne électorale…

Géopolitique, trotskisme, islamo-gauchisme et Nouvel Ordre Mondial (Thierry Meyssan)

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Qu’est-ce que l’Islamo-Gauchisme ?

 

Thierry Meyssan

 

9 mars 2021

 

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article212376.html

 

Au XVIème et XVIIème siècle, les Européens distinguaient la « sphère publique » visible de tous, de la « sphère privée » plus intime. Cependant au XVIIIème siècle, la Révolution française donna une définition différentes de ces deux expressions : la « sphère privée » devint le domaine du travail, de la famille et de la religion tandis que la « sphère publique » celui de la politique et de la nation. Dès lors, si des militants politiques trouvent dans des religions la force de leur engagement, il paraît incongru qu’ils soutiennent des religions particulières.

Or, cette manière de voir est désormais battue en brèche par le soutien apporté par quelques personnalités et groupes politiques à des mouvements « islamistes ». Par islamisme, je ne désigne rien ayant un rapport avec la religion musulmane, mais une idéologie politique qui instrumente cette religion. Mahomet ayant été à la fois un prophète, un leader politique et un chef militaire, son héritage est facile à détourner.

L’islam politique

Dans la pratique, l’islam politique consiste à mobiliser les foules en invoquant la religion musulmane. Cela peut-être avec des moyens très différents et des objectifs opposés, selon la conception que l’on a de cette religion. Le fait de recourir à des arguments religieux pour faire de la politique permet d’obtenir un sens du sacrifice sans limite qui peut vite tourner au fanatisme. La langue arabe contemporaine, qui accorde plus de valeur aux émotions qu’aux raisonnements, rend probablement les arabes beaucoup plus réceptifs que d’autres à ce type d’engagement.

Au XXème siécle, les Britanniques ont demandé au mufti d’Al-Azhar de déterminer une version unique du Coran pour contrer la secte du Mahdi au Soudan. Il y en avait jusque là une quarantaine de différentes. Ils ont également demandé à Hassan al-Banna de créer une société secrète, la Confrérie des Frères musulmans, sur le modèle de la Grande Loge Unie d’Angleterre pour disposer d’un moyen de pression sur le pouvoir égyptien. Durant la Guerre froide, la CIA a placé deux de ses agents, Sayyed Qtob et Saïd Ramadan, dans cette société secrète sunnite pour y théoriser le jihad.

D’autres écoles d’islam politique contemporaines se sont développées d’abord au sein du soufisme contre les empires russe et chinois, puis avec Rouhollah Khomeiny au sein du chiisme contre l’empire britannique. Si l’école soufie a fait alliance avec la Confrérie des Frères musulmans autour du président Recep Tayyip Erdoğan, l’école chiite a au contraire passé un accord de non-ingérence réciproque avec elles. Cependant tous se sont battus ensemble contre les Russes et sous les ordres de l’Otan durant la guerre de Bosnie-Herzégovine. À l’époque ils croyaient partager la même idéologie, mais aujourd’hui ils considèrent tous que ce n’était et n’est toujours pas le cas.

Les Français font remonter le soutien de penseurs de gauche à l’islamisme à l’exil de l’ayatollah Khomeiny en région parisienne (1978-9). À l’époque Jean-Paul Sartre et Michel Foucault l’avaient rencontré et lui avaient apporté leur soutien. Ils avaient parfaitement compris son combat contre l’impérialisme occidental, tandis que Zbigniew Brzeziński (le conseiller de Sécurité nationale du président Jimmy Carter) le considérait, à tort, comme superficiel.

Mais ce dont on parle aujourd’hui est d’une toute autre nature : des penseurs de gauche attribuent aux musulmans dans leur ensemble la même fonction d’avant-garde populaire qu’au prolétariat du XIXème siècle. C’est une stupidité. En effet : 

  • les musulmans appartiennent à toutes les classes sociales ; 
  • l’islam est absolument compatible avec le capitalisme le plus débridé.

En réalité, ils appréhendent différemment les musulmans selon qu’ils sont sunnites ou chiites. Les premiers seraient progressistes, tandis que les seconds seraient réactionnaires. Ils ont soutenu le pro-US Frère musulman Mohamed Morsi en Égypte, mais dénoncent le nationaliste Mahmoud Ahmadinejad en Iran. Or le président Morsi n’a jamais cherché à améliorer les conditions de vie des plus pauvres, tandis que le président Ahmadinejad l’a fait avec succès jusqu’à la fin de ses mandats. Identiquement, Mohamed Morsi n’est devenu président qu’en menaçant de mort les magistrats du conseil électoral et leurs familles [1], tandis que Mahmoud Ahmadinejad a été élu démocratiquement. Force est de constater que les islamo-gauchistes ne se déterminent pas par rapport à l’action intérieure des personnes qu’ils soutiennent, mais à leur politique étrangère. Ils approuvent l’islam politique pro-US et dénoncent l’islam politique anti-impérialiste.

L’islamo-gauchisme n’existe que dans les pays occidentaux, à l’exception de la Tunisie. L’opposant en exil Moncef Marzouki apporte son soutien à la Confrérie des Frères musulmans et devient de premier président de la République du Printemps arabe. Il servira de paravent aux Frères d’Ennahdha et est écarté du pouvoir aux élections présidentielles de 2014.

La stratégie de la NED :

alliance de certains trotskistes avec certains islamistes

Le soutien de personnalités de gauche à la Confrérie des Frères musulmans et à l’Ordre des Naqshbandi a été organisé par la National Endowment for Démocracy (NED) dans le cadre de la Guerre froide, dès 1983. Le président Ronald Reagan venait de rallier à lui un groupe de trotskistes juifs et new-yorkais pour lutter contre l’URSS. En vertu du conflit qui opposa le pro-Britannique Trotski [2] et Staline, ces disciples rejoignirent les services secrets des « Cinq Yeux » (Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni). Ils fondèrent notamment la NED. Dans le contexte des scandales entourant la CIA, ils imaginèrent de réaliser certaines parties de ses opérations par la voie légale. Ils recrutèrent des personnalités trotskistes de part le monde pour se joindre à leur combat, particulièrement dans les deux théâtres d’opération de l’époque : l’Afghanistan et le Liban.

Pour son combat anti-soviétique en Afghanistan, la NED recrute le « french doctor » (médecin français) Bernard Kouchner. C’est un ancien de l’Union des étudiants communistes qui a quitté cette organisation lors de la purge contre les trotskistes. Le jeune homme soignera au Pakistan les anticommunistes afghans et les moudjahidines arabes d’Oussama ben Laden. À l’époque ces derniers sont applaudis en Occident comme des « combattants de la Liberté ».

Au même moment, durant la guerre civile libanaise, la NED peine à recruter. Finalement elle choisit les scissionnistes du Parti communiste syrien, Riyad Al-Turk, Georges Sabra et Michel Kilo. Les trois hommes signent un manifeste qui assimile les Frères musulmans à un nouveau prolétariat et appelle de ses vœux une intervention militaire états-unienne au Moyen-Orient. Pour la Syrie, c’est un soutien clair au putsch des Frères musulmans à Hama. Le président Hafez el-Assad les fait donc arrêter et emprisonner jusqu’à ce qu’ils abjurent ce texte.

La guerre de Bosnie-Herzégovine est l’occasion pour la NED de recruter l’essayiste Bernard-Henri Lévy. Celui-ci deviendra le conseiller médiatique du président Alija Izetbegović. Au même moment, celui-ci prend pour conseiller politique le néoconservateur Richard Perle et pour conseiller militaire Oussama ben Laden.

Dans le contexte de la guerre froide, toutes les personnalités citées ci-dessus ont probablement sincèrement cru agir pour le mieux. Mais une fois l’URSS dissoute, certains d’entre elles ont poursuivi leur parcours dans cette voie nauséabonde.

Ainsi Riyad Al-Turk, Georges Sabra et Michel Kilo sont devenus des porte-parole du Pentagone lors des événements en Syrie. Au nom de leur passé communiste, ils ont convaincu la gauche européenne qu’il s’agissait d’une guerre civile et non pas d’une attaque par des jihadistes internationaux. Ils ont même réussi à leur faire croire que le Front al-Nosra (branche d’Al-Qaïda en Syrie) était une organisation révolutionnaire syrienne.

Ou encore Bernard-Henri Lévy, après avoir fait l’apologie de Guantánamo, est devenu le porte-parole des jihadistes libyens. Il a présenté la Jamahiriya arabe libyenne —un régime inspiré des socialistes utopistes français du XIXème siècle— comme une dictature. Il a soutenu le bombardement de Tripoli par l’Otan et la nomination d’un des chefs historiques d’Al-Qaïda, Abdelhakim Belhaj, comme gouverneur militaire de Tripoli. Pour finir, il a même aidé à la réception officielle de celui-ci au ministère français des Affaires étrangères à Paris.

La théorisation de l’islamo-gauchisme

Si l’islamo-gauchisme est d’abord une pratique des services secrets occidentaux, il est devenu une théorie politique en 1994 autour de Chris Harman. Ce penseur trotskiste britannique est un militant du Socialist Workers Party (Parti socialiste des travailleurs). Il publia en 1994, dans Socialism International, un article intitulé « The prophet and the proletariat » (Le prophète et le prolétariat). Il tente d’y démontrer que les musulmans ne sont ni des fascistes, ni des progressistes, mais qu’ils forment le nouveau prolétariat.

Les trotskistes de Reagan comme Claude Harman ont tous adhéré à la théorie d’Ygael Gluckstein (dit « Tony Cliff ») de la « révolution permanente déviée » selon laquelle tous les États dits « communistes » (Chine, Corée du Nord, Cuba) sont en réalité staliniens. Cette manière de voir leur permet à la fois de militer pour la révolution mondiale et de condamner les adversaires des États-Unis. Ils ont été exclus de la Quatrième internationale. Il ne s’agit donc pas d’assimiler tous les trotskistes à leur dérive.

Au vu de ces éléments, l’islamo-gauchisme ne s’explique pas tant par une course aux voix des musulmans immigrés en Europe que par l’inversion des valeurs depuis la dissolution de l’Union soviétique. La disparition des partis communistes a laissé le champ libre à une gauche atlantiste. Celle-ci a spontanément choisit la direction idéologique de ses alliés US. Elle l’a épousée au point de participer à ses coups tordus, notamment à son instrumentation de l’islam politique sunnite.

Désormais la logique des services secrets comme celle des idéologies sont subverties par le réveil (woke) du puritanisme états-unien. Ces derniers trouvent chez les Frères musulmans la même quête de Pureté qui les anime. Plusieurs membres de l’administration Biden participaient, le 13 juin 2013, à la réunion du Conseil de sécurité nationale à laquelle un délégué officiel de la Confrérie, cheik Abdallah Bin Bayyah, était invité. Il existe donc un réel danger de voir maintenant s’inscrire dans la durée l’islamo-gauchisme dans les partis politiques, d’autant que les Occidentaux n’ont toujours pas assimilé que tous les chefs d’Al-Qaïda et de Daesh sont ou ont été membres de la Confrérie des Frères musulmans.

[1] « La Commission électorale présidentielle égyptienne cède au chantage des Frères musulmans », Réseau Voltaire, 20 juin 2012.

[2] Il n’a jamais été démontré que Trotski ait été un agent de la Couronne, mais que sa secrétaire était, elle, une agente britannique. Cependant Léon Trotsky décapita la Marine russe dont il fit assassiner presque tous les officiers pour la plus grande joie du Royaume-Uni.

= = =

Lectures complémentaires :

Antony Sutton « Wall Street et la révolution bolchévique »

Du trotskisme yankee au néo-conservatisme

L’extrême gauche impérialiste sauce yankee

DSK, lambertisme, FMI et Nouvel Ordre Mondial 

 


Trotskisme en marche…

L’après CoV19… Amérique en flamme, bienvenue à Barbouzeland, la guerre contre les peuples suit son cours (Veterans Today)

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“Nous voyons les oppresseurs unifiés dans leur entrainement et leurs pratiques, ils utilisent les mêmes techniques de domination. Entre la communauté Black Lives Matter et la communauté palestinienne et bien d’autres communautés dans le monde, nous devons nous unifier contre ces systèmes. Ce sont les mêmes systèmes d’oppression qui affectent toutes ces communautés, en conséquence nous devons lutter et riposter ensemble.”
~ Huda Ammori du groupe “Apartheid off Campus “, juin 2020 ~

Lire notre essai en rapport avec cette citation:
« Nous sommes tous colonisés! »

Lire notre article précédent sur le sujet:
« L’après CoV19 ou la chute totalitaire, des barbouzes alimentent les émeutes à Yankland suite au meurtre de George Floyd »

 

Le cas étrange d’une Amérique en flamme

 

Gordon Duff

 

1er juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/06/01/neo-the-strange-case-of-an-america-in-flames/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant plus d’une décennie, le monde a vu des émeutes qui n’en étaient pas du tout, Place Maidan en Ukraine , Hong Kong, Tripoli, Le Caire, nous avons vu des attaques terroristes, Paris, Boston et d’autres. Tout cela fut mis en scène.

Maintenant, l’Amérique est en flamme.

Y a t’il ici quelque chose de commun ? Il ne faut pas être un génie pour comprendre que l’Ukraine a été renversée par un complot de la CIA ou que le printemps arabe, cette série de fausses révolutions, échouées, et en Syrie, furent aussi des mises en scène, chacune d’entre elles sans exception.

Maintenant, ceux qui ont mis le monde à l’envers sont prêts à se retourner “encore” pour mettre les Etats-Unis un pas plus proche du cauchemar orwellien prédit par les analystes politiques après l’élection de 2016. (NdT: qui mit Trump au pouvoir)

Les outils utilisés furent façonnés dans un monde post-11 septembre, alimentés par de fausses guerres, un faux terrorisme, des milliers de milliards de dollars de richesse volée et une bureaucratie de la sécurité qui emploie maintenant plus de 2 millions d’américains, presqu’autant que les prisonniers incarcérés aux Etats-Unis.

Où réside le “cœur noir” de l’État profond des Etats-Unis ?

Il est temps maintenant pour que l’Amérique bénéficie de ces années de connaissance et d’expérience glanées par l’école du renseignement militaire de Fort Huachuca en Arizona, où furent entraînés ceux qui planifièrent Maïdan et Hong Kong.

Nous voyons maintenant les mêmes visages brûlant des voitures de police et menant des groupes d’émeutiers bizarrement bien formés et exclusivement blancs dans des douzaines de villes ; l’histoire est toujours la même : des manifestations pacifiques menées par les africains-américains se déroulent, puis les contre-manifestants se pointent et le brûlage et le pillage commencent, comme par hasard.

Les manifestants violents ? Ils sont blancs, mais plus que ça, c’est une répétition de ce que nous avons vu à maintes reprises, que ce soit les rues de Dallas en 1963 ou Hong Kong aujourd’hui.


Barbouzerie en action…

Qui sont-“ils”, les acteurs de ce théâtre de rue ?…

  • Des membres des forces spéciales commandos et du renseignement militaire de l’armé américaine
  • Des sous-traitants du renseignement comme Black Cube et des groupes liés à l’équipe DeVos/Prince, la crème de la communauté mercenaire
  • Des membres infiltrés de la police et des représentants du FBI Washington Field Office
  • Des politiques de terrain financés par des think tanks de Washington

La science du recrutement de “flash mobs” en utilisant les médias sociaux et la direction de la guerre urbaine est une spécialité de l’armée de terre des Etats-Unis. En fait, c’est la façon préférée de combattre les guerres des Etats-Unis de nos jours, émeutiers, terroristes, assassinats ciblés et propagande obscure.

Maintenant, tout cela est retourné contre les Etats-Unis dans une année électorale où le président en exercice est largué dans les sondages et blâmé, à juste titre, pour le plus grand désastre de l’histoire [la gestion de la pandémie CoV19].

Quelles politiques de Trump maintiennent donc l’armée, la CIA et la police entre autres, la main dans la main pour détruire le pays ? Est-ce l’énorme défiscalisation des riches ? La réduction de la population au travers de la mauvaise gestion de la pandémie ? Ou est-ce la défense d’Israël en ignorant à quel point d’absurdité et d’insanité cette nation est arrivée ?

Y a t’il de plus sinistres raisons, cela a t’il une importance ?

Ground Zero Minneapolis

Le meurtre de George Floyd, un agent de sécurité de boîte de nuit, par plusieurs policiers, incluant le collègue de longue date de Floyd du El Nuevo Rodeo Nightclub, Derek Chauvin, est supposé avoir déclenché des manifestations “organiques”.

Mais il n’y a rien “d’organique” au sujet de tout cela, pas l’étrange coïncidence que Floyd et son meurtrier, ou l’un d’entre eux, se connaissaient assez bien et de longue date, quelque chose que les médias ont dûment découvert pour très rapidement l’enterrer, comme s’ils avaient été ordonnés de le faire. Remontons quelques semaines en arrière. Des Américains mouraient, alors seulement quelques dizaines de milliers et non pas les plus de 100 000 à l’heure où j’écris ces lignes. Des manifestants ont envahi le Capitole de l’état du Michigan à Lansing, tous armés jusqu’aux dents, certains avec des armes automatiques militaires et des chargeurs de grande capacité. Ils rentrèrent dans le bâtiment pour impressionner les législateurs. La police ne fit rien.

Les organisations impliquées, malgré la pandémie, bougeaient ouvertement d’état en état, conduisant les mêmes véhicules, voyageant des milliers de kilomètres et, vous l’avez deviné, alors que tout ceci était illégal, la police ne fit rien.

Bien entendu, ces organisations étaient financées par Betsy DeVos, la sœur d’Erik Prince (NdT: le barbouze milliardaire fondateur de l’agence mercenaire Black Water/Xe/Academi ou quelque soit le nom aujourd’hui, dont la sœur Betsy, milliardaire sans aucune éducation ni diplôme, n’ayant jamais eu d’expérience de près ou de loin avec quelque école que ce soit, soutenant l’éducation privée, ayant donné plus de 200 millions de dollars à des écoles religieuses, est devenue ministre de l’éducation de Trump après avoir participé à hauteur de 9 millions de dollars dans la campagne électorale de celui-ci en 2016, bref un foutage de gueule en règle…), la main suspectée derrière plus d’une douzaine de conflits dans le monde.

Puis, alors qu’il apparaissait que beaucoup de ceux qui portaient ouvertement des armes militaires dans des bâtiments gouvernementaux étaient légalement interdits de porter ou de posséder des armes et même de voter à cause de condamnations et de problèmes de violence domestique, la police ne fit toujours rien.

Maintenant la police fait tout, particulièrement lorsque confrontée par des manifestations pacifiques à travers le pays. Plus c’est pacifique, plus violente est la police (NdT: ça vous rappelle quelque chose, Gilets Jaunes ?…)

Puis attendez un peu, et les mêmes visages se pointent, le type militaire à la coupe “carrée” de ceux qui lancent des cocktails molotov et des morceaux de béton. Aucune manifestation ne peut rester pacifique alors qu’une police militarisée requiert la violence pour lâcher ses “chiens méchants” et “armes menaçantes”, comme l’a dit Trump dans un tweet du samedi 30 mai 2020.

Puis, il y a les armées d’adolescents des banlieues blanches, amenées par les réseaux sociaux, chaque vidéo les montre et personne, sauf ceux qui essaient désespérément de maintenir les manifestations pacifiques, ne pose la question : mais pourquoi sont-ils ici ?

Réponse facile également : l’utilisation par la CIA et l’armée US d’”influenceurs sociaux” pour mettre en scène des évènements violents. La CIA et l’armée adorent ces “adolescents blancs”, enfants du privilège et de la désaffection, qui sont le plus facilement menés à la violence.

A quoi croyez-vous que servent les jeux vidéos ?…

Le logiciel spécialisé utilisé pour organiser et “lâcher” ces gens, une version modifiée du même logiciel que les groupes politiques utilisent, a fait une véritable carte de chaque nation de la planète et identifié des centaines, des milliers d’”influenceurs” primordiaux à qui on fournit “du matériel ciblé” et pour ceux qui sont dans le premier tiers, sont payés pour le faire.

Sous eux, il y en a des millions, dans chaque nation, profilés par une Intelligence Artificielle (IA) que les Etats-Unis affirment n’existe pas, certains sont fichés “utiles”, les autres fichés pour être arrêtés ou pire.

J’ai personnellement travaillé sur ces programmes, logiciels, je possède ce logiciel. je l’ai vu déployé en Egypte en toute première main, mais aussi dans d’autres nations, créant couche après couche de cartographie humaine qui montre chaque voisinage, cartographie cette marque, identifie et classifie non pas des milliers d’individus mais des millions.

Derrière les données se trouvent la planification et la capacité et celles-ci existent dans tellement de nations, des capacités que nous voyons maintenant déployées aux Etats-Unis par ces éléments criminels qui sont, en fait, le gouvernement des Etats-Unis.

L’organisation qui fait tout ceci, la planification et la capacité pour l’armée américaine est le Google Idea Groups/Google Jigsaw, travaillant de concert avec Facebook et toute une série d’entreprise de la haute technologie et menée par l’ancien conseiller à la sécurité de la Maison Blanche, Jared Cohen.


Jared Cohen de Google en conférence…
avec l’armée

Jared Cohen, en tant qu’employé de Google, enseigne la technique de guerre irrégulière utilisant les réseaux sociaux pour l’armée américaine. Cohen fait des conférences de manière régulière à West Point (NdT: l’équivalent yankee de St Cyr Coëtquidan) sur le sujet.

Conclusion

Nous avons identifié les organisations, qu’elles soient du renseignement, civiles ou militaires ou qu’elles soient politiques, c’est à dire “mondialistes”, comme actrices principales.

Nous pouvons aussi assumer sans nous tromper que chaque évènement est suivi et exploité, en fait nous savons que cela se passe ainsi. Pouvons-nous aussi assumer que beaucoup si ce n’est tous les “évènements”, sont aussi mis en scène ?

On commence alors un processus qui commence avec la question “A qui cela profite t’il ?” très rarement la réponse sera “les terroristes” ou “les chercheurs de vérité”. La réponse, invariablement, pointe vers “les suspects habituels”.

Mais ils ne seront pas nommés, pas tenus responsables, ne seront pas freinés, ni même sujets à enquête. Ils possèdent le sénat américain, un des leur est le ministre de la justice et ils contrôlent 5 des 9 juges de la Cour Suprême des Etats-Unis.

Ils ont toujours contrôlé les armes et le système carcéral.

Ils contrôlent la presse, ils contrôlent certainement l’internet, en fait, ils sont propriétaires de l’internet, c’est leur terrain de jeu, leur outil. Alors on pourrait demander, qu’en est-il des véritables aspirations d’une humanité recherchant la liberté ? Si elles existaient, les capacités pour les corrompre ou les écraser sont le pourquoi Google est Google.

Et si quelqu’un regardait dans le monde, utilisant de tels outils qu’on puisse rassembler, tout ceci implique l’internet, tout étant filtré et déformé, censuré et semé de conneries sans nom, quelle pureté de cœur pourrait-on trouver ?

Si ceci existait, Facebook le bannirait. Google le retirerait de ses listes, Youtube le censurerait.

Si cela existait, les médias l’étiquetterait terroriste et les Etats-Unis lui enverraient ses drones.

Ce serait sanctionné.


Même technique… même idéologie

Dans les rues des Etats-Unis, des milliers de personnes se battent pour leur vie contre une police vicieuse et militarisée qui s’est alignée il y a bien longtemps avec les éléments mondialistes.

Il n’y a pas de ligne de séparation entre la police et l’armée, la police et une agence d’espionnage ou la police et en fait… les criminels.

Depuis deux décennies, le but principale de l’armée des Etats-Unis a été de créer une atmosphère mondiale dans laquelle l’état policier contrôle, dans laquelle la surveillance totale et le contrôle total, manipulation totale, existent dans le monde.

La “communauté du monde des affaires” le demande.

Maintenant, ici même aux Etats-Unis, tous les trucs employés contre la Libye, la Syrie et l’Ukraine nous reviennent en effet boomerang… en pleine tronche !

= = =

Note de Résistance 71 : Comme malheureusement beaucoup d’analystes de l’altmedia, Duff et VT publient des analyses essentielles, mais ne proposent jamais de solution si ce n’est occasionnellement de voter pour Pierre, Paul ou Jacques, pensant qu’il suffit de changer le management pour que le système change et devienne vertueux. Leur naïveté (?) est touchante, mais il est temps de comprendre qu’en fin de compte…

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


vaincra !

Résistance politique et physique… inhérente à toute oppression…

Posted in actualité, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 29 décembre 2019 by Résistance 71


« Le pouvoir implique sa propre résistance » (Sitting Bull)

 

 

Résistance n’est pas terrorisme, un œil sur le monde musulman

 

Paul Laurendeau

 

26 décembre 2019

 

Source:

http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/resistance-nest-pas-terrorisme/

 

Bon, assez c’est assez. Je trouve particulièrement inacceptable et foncièrement malhonnête qu’on traite de terroristes —la fichue insulte bateau de ce temps— les petites gens qui combattent l’occupation des armées occidentales dans leur propre pays. Ces résistants se battent dans leur univers de vie pour la préservation de leur existence humaine la plus profonde. Mao disait: “respectez l’hinterland”. Ce n’est pas ce qui se passe en Irak et en Afghanistan, l’hinterland y est foulé au pieds, avec un mépris et une brutalité inégalés. Conséquemment, la guerre y perdure et il est vraiment temps que nos soldoques et leurs suppôts se rendent compte qu’ils ne sont pas les hérauts/héros du Souverain Bien dans ces portions du monde, loin s’en faut… Les combattant(e)s qui résistent, avec les moyens du désespoir, aux occupations occidentales dans nos conflits de théâtres sont à terme les plus puissants guerriers de ce temps. C’est parce qu’ils ont la puissance du cœur et des entrailles et l’opposent sans transiger à notre quincaillerie bureaucratico-militaire ronronnante, inerte, insensible. Ces résistants sont ceux qui gagneront au bout du compte. Je respecte profondément ces hommes et ces femmes. Ils incarnent la faillite et l’absurdité pharaonique des ultimes guerres impérialistes. Cessons une bonne fois de jouer les Tartuffes sanglants. Mais enfin, on envahit ces gens, on les massacre, les occupe, les spolie, détruit durablement leurs vies, chez eux, dans leur espace social et familial. Ils ne se laissent pas faire, défendent leurs villes, leurs maisons, leurs enfants et nous jouons encore les grands moralistes bêlants par dessus le tas sanglant de leurs morts, que nous avons-nous même empilé au bouteur kaki dans leur segment congru de ce monde cruel. Nul. Inepte. Fou. Inacceptable.

Et il se trouvera encore des propagandistes locaux de bas calibre pour dire que ces résistants sont manipulés par la cause ceci et la cause cela. Oh, la sacro-sainte foire aux manipulations. Il est bien vrai que moi, on m’a manipulé à tuer, sans me salir les mains, 100,000 irakiens, dont les intimes de ces hommes et de ces femmes qui «nous» résistent aujourd’hui. Mon crime, le monde entier le sait, fut perpétré pour des raisons strictement et exclusivement militaro-industrielles, sous des prétextes défensifs ouvertement mensongers. Je trouve cela en effet fort effrayant, révoltant et manipulateur, ce qu’on me fait faire en permanence sans que je bouge de chez moi… Il faut en somme les tuer ou vouer notre mode de vie à la faillite. Tuez-les donc, pour le coup, je vote pour… Je suis un impérialiste ordinaire (qui s’ignore). Je suis compromis à fond dans la mort violente et atroce de ces hommes et de ces femmes, comme tout occidental se baladant ou se faisant livrer des biens dans des véhicules à carburant fossile. Ne pas décrire les faits comme cela, c’est tout simplement les occulter servilement… Il faut bien un jour ou l’autre être lucide sur la totalité de cette tragédie humaine contemporaine. Il n’y a aucun auto-dénigrement là dedans. La guerre d’Irak fut une guerre de pétro-pillage, nous n’allons certainement pas nier une évidence aussi massive et frontale. Nous sommes donc tous responsables, en utilisant ce qui y est pillé, en vacances comme au boulot. Cela ne m’amuse pas plus que quiconque d’admettre cela… Notre insensibilité confortable dans notre portion du monde engendre conflits, violences et crimes dans l’autre portion. Le nier c’est mentir froidement. C’est cela aussi, la ci-devant mondialisation.

Sauf qu’un fait historique demeure, clair et net: la lutte de résistance est une des lois de la guerre (toutes les guerres, sans distinctions spécifiques). Si on n’en veut pas, bien, il faut rester chez soi. Dans les conditions iniques de ce temps, je seconde de tout coeur la résistance des peuples opprimés du monde. Leur idéologie, ronflante et limitative, ne m’est rien. Leur action modeste, abnégative, absolue dans l’idéal d’un monde meilleur, m’est tout. Quiconque veut l’interruption de ces résistances doit tout simplement rappeler la troupe, faire cesser les bruits de bottes de la soldatesque et respecter la diversité fondamentale de notre tout petit petit monde. Ceci n’est pas une question de conjoncture mais de principe.

On nous raconte aujourd’hui, barda de citations de pseudo experts de l’OTAN à l’appui, que les Afghans ont désormais un gouvernement élu dont l’occupant occidental assure une «supervision technique». Un peu facile, en effet, le coup de l’empilade de citations tirées du Dictionnaire Électronique des Idées Recues (au mot clef: Taliban). Sauf qu’il faudrait quand même expliquer pourquoi, si « l’Afghanistan est un état souverain, que ce pays dispose d’un gouvernement et d’un président élu », les États-Unis d’Amérique, son occupant de plain pieds en fait, malgré vos dénégations rampantes, ont dû faire alliance avec les brigands semi-factieux de la ci-devant Alliance du Nord pour se tenir en selle. Le baratin des faux experts de l’OTAN., n’ont qu’une seule fonction: confirmer et légitimer intellectuellement et mentalement les salades intoxidentales du journal du matin. C’est de la propagande pure. Ces « spécialistes », suppôts de la ci-devant OTAN ricaine, vous mentent ouvertement et vous, vous mordez et vous relayez docilement. C’est que l’Afghanistan est en train de battre un drôle de petit record absurde et sanglant. Celui d’être le seul pays de miséreux à avoir sorti de son territoire les deux superpuissances de la Guerre Froide de jadis. Il va falloir expliquer cela aussi un jour… en évitant préférablement les analyses ressassées par la cause externe et l’abstraction creuse et malhonnête des «terribles souffrances»… L’occupation occidentale ne débarrasse pas cette société de ses éléments extrêmes de tous barils, elle légitime leur emprise, elle perpétue leur tiraillage, elle les érige en héros. C’est un ratage intégral.

On nous chante donc sur tous les tons que les Afghans n’ont pas élu ces «talibans» qui résistent. Sans me mettre à chipoter trop avant dans de tels postulats électoralistes et autres, je ne veux poser ici qu’une simple question, un peu perfide: de quelles sources (autre que celles de la sacro-sainte intoxidentale) tenons-nous que la résistance afghane actuelle est talibane? Croyant une fois de plus à sa propagande sans nuance sociopolitique, l’Occident étiquette aujourd’hui «taliban» tout ce qui lève une arme contre lui, dans les montagnes afghanes. La résistance afghane n’est pas talibane, elle est intégrale. L’instance profiteuse en sera sans doute éventuellement talibane, mais ça c’est autre chose. C’est la politique politicienne qui suit après le recroquevillement des questions fondamentales. Et la question fondamentale ici c’est ceci: une occupation étrangère sépare-t’elle l’hinterland de ses éléments belliqueux et fascisants? Réponse: non. Au contraire, elle les unit, les fusionne, les joint intimement, les amalgame et transforme l’hinterland en maquis de martyrs pour une cause qui ne mérite probablement pas cette solidarité nationale artificielle qui est le principal artéfact résistant de toute occupation. L’occupation fascise tout le monde, y compris ceux qui la combattent. Elle ne se gagne rien et sert la cause qu’elle croit contenir. Je ne comprends pas que la dure leçon de l’histoire ne porte pas encore, sur une question aussi documentée dans la violence et le sang. Résistance n’est pas terrorisme. Résistance est ce que deviendra l’hinterland métal dans la forge de l’envahisseur.

= = =

Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Effondrer le colonialisme

Compilation Howard Zinn

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 


Résistance à l’oppression coloniale

Comment l’empire anglo-américain et ses mercenaires de Daesh volent le pétrole irakien et syrien depuis 2004… (Veterans Today)

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Mission: Pillage du pétrole irakien et syrien

 

Ça pue sérieusement la magouille dans le secteur des champs pétroliers syriens

 

Gordon Duff

 

28 octobre 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/10/28/neo-something-stinks-in-syrias-oil-fields/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lorsque les Etats-Unis se sont “retirés” de Syrie, Donald Trump a annoncé qu’il avait sécurisé le pétrole syrien des griffes de l’EIIL/Daesh et qu’il le protégeait. Des déclarations ultérieures allaient du reste indiquer que les Etats-Unis avaient laissé 500 soldats là-bas et qu’ils allaient y envoyer des blindés, ceci étant effectué bien au-delà de ce que l’accord avec la Russie avait prévu et sans aucun doute en violation flagrante de la souveraineté de la Syrie.

Il fut aussi annoncé que quelques 400 contractants militaires privés (mercenaires) y seraient également stationnés. Lorsque Trump annonça cela, à aucun moment, bien qu’on nous ait dit que cette région ait été purgée de Daesh par les Etats-Unis et leurs alliés kurdes, les Etats-Unis n’avaient opéré dans ou près de cette région. Ceci fut un mensonge éhonté, un des milliers que Trump a proféré mais unique sur bien des points.

Voyez-vous, les Etats-Unis ont été accusés encore et encore de protéger les bases de Daesh dans la région. Pas seulement cela, mais les Etats-Unis ont répétitivement utilisé leur force aérienne dite de “coalition” pour attaquer non seulement l’armée syrienne, mais aussi les forces russes qui tentaient d’attaquer les unités combattantes de l’EIIL dans et autour de la région.

Des officiers supérieurs du renseignement à la fois syrien et russe avec lesquels j’ai personnellement parlé, ont confirmé que les bases américains dans et autour de la zone pétrolière syrienne ont coexisté avec les formations environnantes de Daesh et qu’il y a une montagne de preuves que les Etats-Unis et Daesh collaboraient étroitement.

Puis bien entendu, nous avons les histoires, essentiellement d’Irak, disant que les Etats-Unis ont régulièrement transporté et ravitaillé les unités de Daesh, mais ces histoires n’ont pas de preuves vidéo et pourraient donc être écartées.

Derrière tout cela, nous avons cette longue histoire du vol de pétrole de la région mais d’abord, nous allons aborder les déclarations récentes faites par le président syrien Assad qui a affirmé que la Turquie d’Erdogan a volé pour des milliards de dollars de biens syriens, des usines entières, du pétrole, du blé, des antiquités et bien plus.

J’ai étudié les listes existantes avec le Dr. Najm, alors ministre syrien de la justice et maintenant professeur à la faculté de droit de Damas et pigiste pour Veterans Today.

Nous avons découvert un réseau de fausses ONG en Turquie et au Liban, certaines gérées par les Etats-Unis, d’autres par la Grande-Bretagne, qui se déplaçaient librement dans et hors de Damas sous protection, puis vers des zones plus larges et à travers les lignes de combat en territoire d’Al Qaïda et de Daesh.

De là. elles collectèrent des informations sur les biens et avoirs et arrangèrent pour leur transfert en Europe, en Israël et aux Etats-Unis pour être vendus aux enchères pour les pièces d’arts et les antiquités ou pour l’enrichissement des puissants de la politique. Puis bien sûr, nous avons cette affaire du pétrole. Lorsque la force aérospatiale russe a découvert que les Etats-Unis n’avaient pas fait qu’ignorer mais qu’ils protégeaient les 20 000 camions citernes qui pillaient les champs pétroliers du nord de l’Irak et de l’Est de la Syrie, nous avons vu là une continuité de la politique américaine remontant à 2004.

A cette époque, l’éditeur de VT Alex Powers supervisait la production pétrolière de l’Irak pour le commandant de l’occupation américaine, le pro-consul Paul Bremmer. Je connaissais Alex depuis quelque temps alors que nous avions travaillé ensemble sur quelques “projets” du Pentagone.

Lorsque je lui ai parlé la semaine dernière, au sujet de cette histoire et des évènements récents, il m’a rafraichi la mémoire sur l’accord privé avec les hauts-fonctionnaires de Bush, beaucoup loyaux à Israël, pour partager les profits du pétrole volé à l’Irak et transporté hors d’Irak par oléoduc.

Le pétrole irakien était identifié et envoyé dans le système comme s’il provenait d’Azerbaïdjan. La méthodologie pour ce faire est d’utiliser un instrument appelé “cochon”, un flotteur électronique itinérant qui sépare les différents envois de pétrole à l’intérieur du même oléoduc (pipeline).


Les pères fondateurs de Daesh

J’ai aussi parlé avec le chef du bureau local de VT Jeffrey Silverman qui me confirme que la même chose se passe toujours en effet, couvrant ainsi des milliards de dollars du pétrole volé d’Irak et que cela fut toujours possible jusqu’à ce que la Russie y mette un coup d’arrêt, mais que ceci continue toujours aujourd’hui depuis la Syrie, utilisant toujours les “cochons” dans les pipelines et fait sous le couvert d’entreprises pétrolières d’Azerbaïdjan travaillant avec BP et Exxon-Mobil.

Puis vient à l’esprit la déclaration de Trump au sujet de “sécuriser le pétrole”. Nos sources nous disent que des entreprises américaines ont tout ce temps opéré depuis la Syrie, en partenariat avec Daesh, faisant transiter le pétrole via la Turquie par les oléoducs et “cochonifié” en Turquie et identifié comme pétrole de la Caspienne en provenance des champs pétroliers de Bakou.

Ceci veut dire que depuis 2004, bref répit mis à part, Les Etats-Unis ont volé du pétrole irakien, puis irakien et syrien, d’abord sous occupation militaire puis plus tard… et bien … sous occupation militaire ; et on peut parfaitement concevoir que les opérations d’Al Qaïda et de Daesh (EIIL) en Irak et en Syrie furent également une occupation militaire américaine (par procuration), menée par l’entreprise criminelle. La preuve est édifiante. Pire encore, Trump vient tout juste de l’admettre,  et jusqu’ici, rien ne peut être fait contre cela de manière concrète à moins que la Syrie ne décide de défier militairement les Etats-Unis.


« Sécurisez le pétrole, sécurisez le pétrole ! »

Trump a deux raisons pour avoir fait ce qu’il a fait. Une accusation serait de dire qu’il profite personnellement des vols de pétrole et autres commodités comme le blé, tandis que le peuple syrien est soumis aux sanctions jusqu’à ce que famine s’en suive. Il est évident qu’il sécurise les champs pétroliers des forces syriennes qui ne sont qu’à quelques kilomètres de là, les sécurisant pour le partenariat Daesh/Washington qui a enrichi un groupe sélectionné de criminels du haut du panier depuis bien des années.

Ceci, bien entendu, a mis la Russie dans une position très difficile. Cette violation folle et criminelle de la souveraineté de la Syrie fondée sur des mensonges absurdes et sur l’admission virtuelle que l’Amérique a opéré depuis 2001 en tant qu’”état criminel” en Irak, en Afghanistan, mais seulement là ?

Combien de pétrole a été volé de Libye ? Quand on veut trouver un schéma opératoire, analyser l’Afghanistan devient nécessaire. Lorsque les Etats-Unis arrivèrent en Afghanistan après les attentats de 2001, la production d’opium dans le pays avait été quasiment éradiquée [par les Talibans]. En 5 ans d’occupation américaine, sous des efforts financés par l’USAID (NdT: vitrine internationale de la CIA avec la NED), l’Afghanistan produisait 95% de la quantité mondiale d’opium. Trois ans plus tard, l’Afghanistan produisait les produits dérivés de l’opium (NdT: morphine base, héroïne) avec des centres chimiques construits dans la province d’Helmand, l’équipement et les produits chimiques nécessaires à la transformation venant de Karachi au Pakistan.

J’ai lu des rapports de tout ceci lors d’entretiens avec le général Pasha, alors le Directeur Général de l’ISI, service de renseignement pakistanais, lorsque je l’ai rencontré en 2011.

Leurs sources en Afghanistan et ils en ont beaucoup bien évidemment, n’ont pas seulement tracé des exportations par voie aérienne et seulement les Etats-Unis avaient une capacité aérienne en Afghanistan, vers l’Europe occidentale et de manière présumée vers les Etats-Unis mais aussi par camions vers le Tadjikistan au nord, comme partie d’un programme de la CIA de transférer le plus d’héroïne possible en Russie.  

Conclusion

Nous avons identifié les criminels. Nous pouvons prouver les crimes commis. Ce que nous n’avons pas, est l’autorité adéquate pour mettre en application la loi internationale contre une conspiration criminelle qui contrôle le plus puissant appareil militaire au monde.

 


Tout part de là…

Analyse politique: Surgissement d’un nouveau monde ?… (Réseau Voltaire)

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Analyse intéressante de Meyssan dont nous admirons l’optimisme. En fait, il ne fait que décrire un des segments de la métamorphose de l’empire en un autre: la fusion de l’empire anglo-américain avec la Chine et la Russie dans un Nouvel Ordre Mondial capitaliste monopoliste supranational qui sera régi par le cartel banquier et des grosses multinationales énergétiques et technotronique. La collusion banquier entre la City de Londres, Wall Street et les banques chinoises va von train et les écrans de fumée remplissent leur fonction… d’enfumage de gogos.

Meyssan le dit du reste dès les deux 1ères phrases: “C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit.”

Ceci n’est en rien un espoir, mais la continuation de la même merdasse marchande à un autre niveau.

Pour nous, les peuples, la seule voie viable est celle qui mettra bas à l’État, à la marchandise, à l’argent et au salariat… Tout le reste, Russie, Poutine ou pas, n’est que pisser dans un violon.

~ Résistance 71 ~

 

 

Le nouveau monde surgit devant nous

 

Thierry Meyssan

 

22 octobre 2019

 

source: https://www.voltairenet.org/article208007.html

 

Thierry Meyssan souligne l’extrême gravité, non pas du retrait US de Syrie, mais de l’effondrement des repères actuels du monde. Nous entrons, selon lui, dans une courte période de transition, au cours de laquelle les actuels maîtres du jeu que sont les « capitalistes financiers » —et ceux qu’il désigne par là n’ont aucun rapport avec ni avec le capitalisme originel, ni avec la banque originelle— vont être écartés au profit des règles de droit énoncées par la Russie en 1899.

C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit. Toutes les références antérieures disparaissent. Ceux qui étaient voués aux gémonies triomphent tandis que ceux qui gouvernaient sont précipités aux enfers. Les déclarations officielles et les interprétations que livrent les journalistes ne correspondent manifestement plus aux événements qui s’enchainent. Les commentateurs doivent au plus vite changer leur discours, le renverser en totalité ou être happés par le tourbillon de l’Histoire.

En février 1943, la victoire soviétique face au Reich nazi marquait le basculement de la Seconde Guerre mondiale. La suite des événements était inéluctable. Il fallut pourtant attendre le débarquement anglo-états-unien en Normandie (juin 1944), la conférence de Yalta (février 1945), le suicide du chancelier Hitler (avril 1945) et enfin la capitulation du Reich (8 mai 1945) pour voir se lever ce monde nouveau.

En un an (juin 44-mai 45), le Grand Reich avait été remplacé par le duopole soviéto-US. Le Royaume-Uni et la France, qui étaient encore les deux premières puissances mondiale, douze ans plus tôt, allaient assister à la décolonisation de leurs Empires.

C’est un moment comme celui-là que nous vivons aujourd’hui.

Chaque période historique a son propre système économique et construit une super-structure politique pour le protéger. Lors de la fin de la Guerre froide et de la dislocation de l’URSS, le président Bush père démobilisa un million de militaires US et confia la recherche de la prospérité aux patrons de ses multinationales. Ceux-ci firent alliance avec Deng Xiaoping, délocalisèrent les emplois US en Chine qui devint l’atelier du monde. Loin d’offrir la prospérité aux citoyens US, ils accaparèrent leurs profits, provoquant progressivement la lente disparition des classes moyennes occidentales. En 2001, ils financèrent les attentats du 11 septembre pour imposer au Pentagone la stratégie Rumsfeld/Cebrowski de destruction des structures étatiques. Le président Bush fils transforma alors le « Moyen-Orient élargi » en théâtre d’une « guerre sans fin ».

La libération en une semaine d’un quart du territoire syrien n’est pas seulement la victoire du président Bachar el-Assad, « l’homme qui depuis huit ans doit partir », elle marque l’échec de la stratégie militaire visant à établir la suprématie du capitalisme financier. Ce qui paraissait inimaginable a eu lieu. L’ordre du monde a basculé. La suite des événements est inévitable.

La réception en très grande pompe du président Vladimir Poutine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis atteste du spectaculaire revirement des puissances du Golfe qui basculent dès à présent dans la camp russe.

La tout aussi spectaculaire redistribution des cartes au Liban sanctionne le même échec politique du capitalisme financier. Dans un pays dollarisé où l’on ne trouve plus de dollars depuis un mois, où les banques ferment leurs guichets et où les retraits bancaires sont limités, ce ne sont pas des manifestations anti-corruption qui stopperont le renversement de l’ordre ancien.

Les convulsions de l’ordre ancien s’étendent. Le président équatorien, Lenín Moreno, attribue la révolte populaire contre les mesures imposées par le capitalisme financier à son prédécesseur, Rafael Correa qui vit en exil en Belgique, et à un symbole de la résistance à cette forme d’exploitation humaine, le président vénézuélien Nicolás Maduro, bien qu’ils n’aient aucune influence dans son pays.

Le Royaume-Uni a déjà replié ses forces spéciales de Syrie et tente de sortir de l’État supranational de Bruxelles (Union européenne). Après avoir pensé conserver le Marché commun (projet de Theresa May), il décide de rompre avec toute la construction européenne (projet de Boris Johnson). Après les erreurs de Nicolas Sarkozy, de François Hollande et d’Emmanuel Macron, la France perd subitement toute crédibilité et influence. Les États-Unis de Donald Trump cessent d’être la « nation indispensable », le « gendarme du monde » au service du capitalisme financier pour redevenir eux-mêmes une grande puissance économique. Ils retirent leur arsenal nucléaire de Turquie et s’apprêtent à fermer le CentCom au Qatar. La Russie est reconnue par tous comme le « pacificateur » en faisant triompher le droit international qu’elle avait créé en convoquant, en 1899, la « Conférence internationale de la paix » de La Haye, dont les principes ont été depuis foulés aux pieds par les membres de l’Otan.

Comme la Seconde Guerre mondiale a mis fin à la SDN pour créer l’Onu, ce monde nouveau va probablement accoucher d’une nouvelle organisation internationale fondée sur les principes de la Conférence de 1899 du tsar russe Nicolas II et du Prix Nobel de la paix français, Léon Bourgeois. Il faudra pour cela d’abord dissoudre l’Otan, qui tentera de survivre en s’élargissant au Pacifique, et l’Union européenne, État-refuge du capitalisme financier.

Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous entrons dans une période de transition. Lénine disait, en 1916, que l’impérialisme était le stade suprême de la forme de capitalisme qui disparut avec les deux Guerres mondiales et la crise boursière de 1929. Le monde d’aujourd’hui est celui du capitalisme financier qui ravage une à une les économies pour le seul profit de quelques super-riches. Son stade suprême supposait la division du monde en deux : d’un côté les pays stables et mondialisés, de l’autre des régions du monde privées d’États, réduites à n’être que de simples réserves de matières premières. Ce modèle, contesté aussi bien par le président Trump aux États-Unis, les Gilets jaunes en Europe occidentale ou la Syrie au Levant agonise sous nos yeux.

 

11 septembre et les trois mensonges systémiques du Nouvel Ordre Mondial

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“Celui qui est contre la guerre est par ce seul fait dans l’illégalité. L’état capitaliste considère la vie humaine comme la matière véritablement première de la production du capital. Il conserve cette matière tant qu’il est utile pour lui de la conserver. Il l’entretient car elle est une matière et elle a besoin d’entretien et aussi pour la rendre plus malléable il accepte qu’elle vive.
[…] L’état capitaliste se sert de la vie. La guerre n’est pas une catastrophe, c’est un moyen de gouvernement. L’état capitaliste ne connaît pas les hommes qui cherchent ce que nous appelons le bonheur, les hommes dont le propre est d’être ce qu’ils sont, les hommes en chair et en os ; il ne connaît qu’une matière première pour produire du capital. Pour en produire, il a besoin à un certain moment de la guerre, comme un menuisier a besoin d’un rabot, il se sert de la guerre. […] L’état capitaliste a besoin de la guerre, c’est un de ses outils. On ne peut tuer la guerre sans tuer l’état capitaliste. Je parle objectivement. Voilà un être organisé qui fonctionne… Dans cet être organisé, si j’enlève la guerre, je le désorganise si violemment que je le rend impropre à la vie, à sa vie, comme si j’enlevas le cœur au chien, comme si je sectionnais le 27ème centre moteur de la chenille. […]
Je préfère vivre. Je préfère vivre et tuer la guerre et tuer l’état capitaliste. Je préfère m’occuper de mon propre bonheur. Je ne veux pas me sacrifier ; je n’ai besoin de sacrifier qui que ce soit. Je ne veux me sacrifier qu’à mon bonheur et au bonheur des autres. Je refuse les conseils des gouvernements de l’état capitaliste, des professeurs de l’état capitaliste, des poètes, des philosophes de l’état capitaliste. […] Il n’y a qu’un seul remède: notre force. Il n’y a qu’un seul moyen à utiliser: la révolte, puisqu’on n’a pas entendu notre voix. Puisqu’on ne nous a jamais répondu quand on a gémi.”
~ Jean Giono, “Refus d’obéissance”, 1937 ~

Ô toi, historien, qui d’encre non menteuse
Écris de notre temps l’histoire monstrueuse,
Raconte à nos enfants tout ce malheur fatal,
Afin qu’en te lisant ils pleurent notre mal,
Et qu’ils prennent exemple aux pêchés de leurs pères,
De peur de ne tomber en pareilles misères.
~ Ronsard, extrait du Discours des misères de ce temps, 1562 ~

 

 

Trois mensonges systémiques et leurs effets sur nos vies

Les trois piliers du Nouvel Ordre Mondial en marche

 

Résistance 71 

 

11 septembre 2019

 

Aujourd’hui, est le 18ème anniversaire du plus grand évènement faux-drapeau de l’histoire de l’humanité: les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington DC.

Pour ceux qui étaient en âge de le faire, nous nous rappelons tous où nous étions et ce que nous faisions en ce jour funeste.

Il y a de toute évidence un avant et un après 11 septembre 2001. Le monde a changé, dramatiquement. Les évènements correspondirent à l’annonce faite deux ans auparavant dans un document de think tank américain, le “Project for a New American Century” ou PNAC, de la nécessité d’un nouveau “Pearl Harbor” pour faire avancer un agenda hégémonique global de l’empire anglo-américano-sioniste pour une domination totale et sans partage de la planète.

Cet évènement eut donc lieu sous la formes des attentats du “11 septembre” et certainement pas de la façon dont le narratif officiel veut nous le faire croire.

Il y a un peu moins de deux ans, en novembre 2017, nous traduisions et publiions un article / document d’une ampleur exceptionnelle sur les preuves de plus en plus affirmées, même si étouffées, pour un 11 septembre nucléaire. Veuillez suivre ce lien pour vous rafraîchir la mémoire ou simplement en prendre connaissance.

Depuis, rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est un nouveau dossier étayant toujours plus le modus operandi de la destruction / pulvérisation, atomisation des trois tours du WTC le 11 septembre 2001.

Dans ce billet nous irons au-delà de ceci et étendrons le débat aux trois mensonges annoncés dans le titre pour nous mener (en bateau) jusqu’à la finalisation de notre mise en esclavage définitive dans un Nouvel Ordre Mondial ultra oligarchique, dictatorial et eugéniste.

L’agenda de notre domination finale sous tous les aspects possibles repose sur trois mensonges et manipulations effectifs:

Mensonge # 1 – Le 11 septembre 2001, attaque nucléaire sous faux-drapeau

Cet évènement auto-destructeur de grande amplitude, construit et mis en scène de toute pièce par le segment psychopathe d’une élite auto-proclamée ; la destruction par arme nucléaire d’un centre administratif de renommée mondiale au centre de New York et celle d’une aile du Pentagone par un missile à Washington DC, a permis la mise en place immédiate puisque déjà programmée, de ce que le gouvernement américain d’alors (Bush fils) avait étiqueté comme la “Global War On Terrorism” ou GWOT, la “guerre totale au terrorisme”, terrorisme bien entendu géré et piloté depuis les instances profondes de l’empire anglo-américano-sioniste en expansion constante. Cette guerre s’est peu à peu transformée en une guerre perpétuelle impérialiste marchande pour le contrôle absolu des ressources naturelles et humaines mondiales au seul profit d’une oligarchie débridée et sans complexe ni remord.

Depuis le 11 septembre 2001, nous avons vu l’empire attaquer sous les prétextes les plus mensongers et les manipulations les plus grossières, directement ou par procuration, l’Afghanistan (2001), le Venezuela (2002), l’Irak (2003), le Liban (2006), la Palestine (Gaza 2008), la Libye (2011), la Syrie (2011), le Soudan (2013), le Yémen (2014), l’Ukraine (2014), de nouveau le Venezuela (2018-19).

Il semblerait que le plus gros morceau arrive: l’Iran depuis 2017 et la monté de tensions préfabriquées.

Cet état de guerre perpétuelle a généré et génère toujours des milliards de dollars de revenus pour les industries qui en croquent et sont inondées de contrats gouvernementaux et privés pour l’armement, la “défense”, (l’offensive serait un terme plus approprié), les ventes d’armes (légales et illégales), la surveillance et la sécurité dans le développement d’états policiers partout en occident sous couvert de cette supercherie de la GWOT.

Aujourd’hui, l’empire est néanmoins confronté à un problème majeur: sa propagande fonctionne de moins en moins et dupe de moins en moins de personnes dans le monde et surtout en occident. Dans les grandes largeurs, le public ne marche plus dans la combine et il devient de plus en plus difficile de justifier la guerre perpétuelle, finalement déclarée aux peuples du monde et à personne d’autre. A cet effet, interviennent les deux autres mensonges du contrôle…

Mensonge # 2 L’escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique

La manipulation et la mise sous contrôle de la science au profit d’un agenda sur la capacité de décider du comment les gens doivent vivre en fonction d’un dogme scientifico-religieux appliqué à la vie quotidienne: nous, les humains par notre activité industrielle intensive ces derniers 150 ans, avons déclenché une catastrophe incommensurable au gré de nos émissions croissantes de CO2 qui, saturant notre atmosphère, engendre un effet de serre et de réchauffement planétaire, qui d’après les calculs de modèles informatiques pondus et bidouillés à cet effet, nous mène à la fin de l’humanité si nous ne faisons rien contre ce carbone déclaré notre ennemi, un Al Qaïda / Daesh sous forme gazeuse si on veut…

Tout ceci nonobstant les arguments de scientifiques intègres et raisonnables, de plus en plus nombreux, qui contredisent en permanence les “trouvailles” et “analyses” du GIEC, politburo du dogme du RCA.

Ce dogme permet à l’empire d’à la fois contrôler nos vies, de nous diriger, de nous forcer à limiter nos activités, à nous taxer et de plus à mettre en place toute une industrie “de la marchandise verte”, générant des milliards de dollars de revenus à quelques privilégiés dont les produits (éoliens ou photovoltaïques) sont incapables de générer une quantité suffisante d’énergie pour faire fonctionner une ville de petite taille.

Mais la science et la technologie ont également été détournées pour mettre en place le toute dernière invention en date pour la mise en place finale de la grille de contrôle planétaire du Nouvel Ordre Mondial…

Mensonge # 3 , 5G la technologie du futur dystopique

Appelé aussi “l’internet des choses”, la technologie de communication de 5ème génération ou 5G est une puissance en cours d’installation de ce qu’il est convenu d’appeler une tyrannie technotronique. Cette technologie, présentée de manière anodine comme la globalisation de toute l’information, de l’échanges de données à bien plus grande vitesse et de manière fiable, est en fait:

1- Un moyen de refermer la grille de contrôle planétaire sur les populations qui auront dès lors énormément de mal à échapper à une totale surveillance puisque tout appareil aussi anodin soit-il, de la vie de tous les jours, sera connecté et enverra constamment des données à des centres de recueil d’information. Tout ce qui sera branché ou non sur le secteur pourra rendre compte des faits, gestes et paroles de quiconque. L’ensemble de notre vie sera géré depuis des centres électroniques sous surveillance, qui nous donneront accès (ou pas) aux aspects les plus futiles de notre vie quotidienne (comme ouvrir une porte, démarrer sa voiture, faire une transaction financière ou admirer notre frigo commander du lait tout seul comme un grand…), comme aux plus importants, au moyen d’une puce électronique physiologiquement insérée, la fameuse RFID ou carte d’identité à fréquence radio, connectée en tout lieu et en tout temps pour contrôler tous les aspects de notre vie.

Ça ne vous plaît pas ? Vous entrez en dissidence ? Le centre de contrôle le plus proche éteint votre RFID et vous ne pouvez plus rien faire du tout, même plus rentrer chez vous.

2- Un moyen également de finaliser le plan eugéniste de réduction massive de la population mondiale, pour la ramener au chiffre plus “gérable” de 500 à 600 millions d’individus. Ce qui implique un programme de réduction de la population mondiale de l’ordre de 7 milliards d’individus. Questions: qui seront les heureux élus ? et surtout qui décidera de qui vivra et qui mourra ?

La 5G agit comme un amplificateur de micro-ondes, elle nous fera baigner dans un océan d’ondes déjà prouvées néfastes pour notre santé et favorisera donc le développement de maladies associées aux radiations, cancers, troubles psychiques et autres joyeusetés du genre.

Elle est en quelque sorte l’arme de destruction massive rêvée et à moins de vivre en permanence dans une cage de Faraday ambulante, il sera difficile d’éviter toute exposition aux effets néfastes et mortifères à terme de ces ondes.

Comme pour les deux précédents mensonges et manipulations, ceci génère de très gros revenus pour quelques entreprises du sérail, dont la technologie informatique de haut niveau et le système de patente est directement liée aux budgets militaires et à ceux qui les contrôlent.

Ces trois mensonges fournissent des revenus gigantesques aux mêmes entreprises, elles-mêmes contrôlées par les mêmes personnes de la même caste psychopathe et permet de mettre en place la solution finale à la lutte radicale des peuples pour leur liberté.

Aujourd’hui, percer le mystère des attentats du 11 septembre n’est plus suffisant. Nous devons ébranler et effondrer ces trois piliers du mensonge systémique sur lesquels repose l’avancée du Nouvel Ordre Mondial tout en sachant qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir.

Nous devons reprendre la barre du bateau ivre et balancer toute cette fange technotronique humaine et systémique par dessus bord afin de remettre le cap vers les rivages paisibles de la société des sociétés ; la seule qui nous mènera à notre humanité achevée dans la reconquête de notre être profond, hors des antagonismes marchands et de leur dictature et dans l’harmonie enfin trouvée de notre complémentarité universelle.

“Chaque état, c’est à dire donc tout gouvernement et toute administration des masses populaires qui vient d’en-haut, étant nécessairement enracinée dans une lourde bureaucratie et se reposant sur des armées, l’espionnage et le clergé, ne sera jamais capable d’établir une société organisée sur la base du travail et de la justice, puisque ces entités sont par leur essence même, naturellement enclines à opprimer le travailleur et lui refuser toute justice. Comme nous le voyons, le travailleur ne sera jamais capable de se libérer de l’oppression en ce monde à moins qu’il ne substitue à ce corps démoralisant, la fédération libre de tous les groupes producteurs, une fédération fondée sur la solidarité et l’égalité.”
~ Résolution du congrès anarchiste de St Imier (Fédération du Jura), le 15 septembre 1872 ~

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

Lectures complémentaires:

Crimes, enquête, mensonges, falsifications pour masquer un 11 septembre nucléaire (VT, 11 septembre 2019)

Manifeste pour la Société des Sociétés

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

911_History_english

Compilation Howard Zinn

Resistance71_L’essentiel_articles_2010_2018

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Zenon_Inversion

Scientist 5G appeal

stop-linky-gazpar-5G

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

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