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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël le « chien fou » de l’empire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 23 mars 2017 by Résistance 71

Cette excellente analyse de Tony Cartalucci répond sans doute substantiellement à la question que nous avions posée il y a peu dans notre article précédent sur la Syrie: A quel jeu joue la Russie ? L’escalade en Syrie fait partie d’un plan élargi et on voit qu’une fois de plus la Russie fait tout pour éviter la guerre. N’Oublions pas que la Syrie est l’étape nécessaire pour faire tomber le dernier domino moyen-oriental: l’Iran

~ Résistance 71 ~

 

Israël le chien fou de l’Amérique en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

20 mars 2017

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/03/israel-americas-mad-dog-in-syria.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël a joué un rôle provocateur croissant dans le conflit destructeur se déroulant dans les frontières et autour de la Syrie depuis 2011. A bien des observateurs, il apparaît que la politique d’israël se situe entre l’aggression opportuniste et l’aggression unilatérale. En réalité, le rôle d’Israël dans le conflit syrien épouse un bien plus long schéma figurant les plans anglo-américains non seulement pour la Syrie mais pour la région entière.

Une anicroche supplémentaire récente entre Israël et la Syrie fut l’incursion rapportée d’avions de combat israéliens dans l’espace aérien syrien, incluant des attaques près de la ville orientale de Palmyre. Cette ville est le lieu d’une bataille entre les forces du gouvernement syrien et l’organisation terroriste auto-proclamée “Etat Islamique” (EIIL). Les frappes aériennes israéliennes contre les forces régulières syriennes auront donc favorisé les opérations de l’EIIL dans la région.

Israël est un état sponsor de la terreur et du terrorisme et non pas un champion contre celui-ci

Israël a existé en tant que base d’opérations à l’échelle d’une nation pour les intérêts anglo-américains depuis sa création au XXème siècle. Il a poursuivit des politiques régionales agressives qui ont intentionnellement dressé ses voisins contre elle et ce comme moyen de maintenir un pied-à-terre occidental et un point de levier en Afrique du Nord et au Moyen-Orient depuis des décennies.

Des conflits incessants entre Israël et la Palestine sont attisée par une stratégie de la tension orchestrée entre une population israélienne manipulée et une opposition contrôlée, le Hamas, soutenu, armé, financé par les collaborateurs régionaux d’Israël que sont l’Arabie Saoudite (NdT: ARAMCO c’est à dire: Exxon-Mobil, Royal Dutch Shell, Texaco, même si la famille royale saoudienne possède toujours la majorité des parts pour sauver les apparences) et le Qatar (NdT: petit état du Golfe propriété d’Exxon-Mobil, intérêts Rockefeller…)

Lorsque des opérations militaires par procuration ont commencé contre la Syrie en 2011 sous le couvert du “printemps arabe” créé et généré par les Etats-Unis, Israël et la Jordanie ainsi que la Turquie, ont joué un rôle direct en soutenant les militants de l’intérieur et affaiblissant ainsi Damas.

Tandis que la Jordanie joua un rôle plus passif et la Turquie un rôle plus direct en protégeant les forces militantes par procurations, Israël a joué le rôle de “provocateur unilatéral”. Tandis que les forces américaines, turques et autres de la “coalition” ne peuvent pas attaquer directement les forces syriennes, Israël, posant en joueur régional unilatéral, le peut et l’a fait de manière régulière depuis 2012.

CNN dans son article « Israeli jets strike inside Syria; military site near Palmyra reportedly targeted, » noterait:

“En novembre 2012, Israël a tiré des coups de semonce vers la Syrie après qu’un obus de mortier ait touché un poste militaire israélien. La première fois qu’Israël a tiré sur la Syrie depuis les plateaux du Golan et la guerre du Yom Kippour de 1973.”

“Les avions israéliens ont aussi attaqué des cibles en Syrie depuis au moins 2013, lorsque des hauts-fonctionnaires américains ot dit à CNN qu’ils pensaient que l’aviation de la FDI avaient touché des cibles en Syrie.”

CNN rapporterait aussi:

Les frappes israéliennes ont pu se faire aussi loin en territoire syrien qu’à Damas. En 2014, le gouvernement syrien et un groupe d’oposition ont tous deux dit que la FDI avait touché la banlieue de Damas et l’aéroport.

Et tandis que les officiels israéliens, militaires et civils, affirment que leur agression ne vise qu’à arrêter les transferts d’armes à des organisations terroristes (NdT: pour Israël: le Hezbollah), alors que les seules organisations qu’ils appellent “terroristes” sont en fait les seules forces en Syrie combattant des organisations terroristes internationales comme par exemple Al Qaïda, ses succursales variées, tout comme l’EIIL.

Paradoxalement, ces organisations terroristes bien réelles, elles, ont existé le long des frontières israéliennes, bénéficiant de surcroit d’une protection des forces armées israéliennes contre les opérations militaires syriennes.

Le rôle d’Israël comme le “chien fou” des Etats-Unis n’est pas un secret

Le rôle géopolitique d’israël comme “chien fou unilatéral” est une affaire déclarée de la politique états-unienne depuis au moins les années 1980 et en référence spécifique aux tentatives répétées des Etats-Unis de renverser le régime baathiste et l’état syrien parmi d’autres objectifs visant à terme l’Iran et la région dans sa totalité.

Un document datant de 1983, faisant partie du déluge de documents récemment déclassifiés et rendus public, signé de l’ancien officier de la CIA Graham Fuller et intitulé: « Bringing Real Muscle to Bear Against Syria » (PDF) déclare:

La Syrie en ce moment verrouille les intérêts américains à la fois au Liban et dans le Golfe, au travers de la fermeture de l’oléoduc irakien menaçant ainsi l’internationalisation irakienne de la guerre Iran-Irak. Les Etats-Unis devraient considérer augmenter les pressions contre Assad (père), en orchestrant secrètement des menaces militaires contre la Syrie depuis les trois états voisins qui lui sont hostiles: l’Irak, Israël et la Turquie.

Le rapport déclare également:

“Si Israël augmentait les tensions contre la Syrie simultanément avec une initiative irakienne, les pressions sur Assad monteraient très rapidement. Une action turque le presserait pshycologiquement plus loin.

En 2009, un think-tank politique financé par les banquiers, la Brookings Institution, publiait un long article: « Which Path to Persia?: Options for a New American Strategy toward Iran » (PDF), dans lequel une fois de plus, il est fait état de l’utilisation d’Israël comme d’un apparent “agresseur unilatéral” dont l’action fut détaillée.

Bien entendu, un article de politique américaine décrivant une agression plannifiée israélienne comme faisant partie d’une plus grande conspiration offensive américaine, pour affaiblir puis ultimement renverser l’état iranien, révèle qu’il n’y a rien d’”unilatéral” du tout au sujet de la politique régionale d’Israël ou de ses opérations militaires.

En 2012, la Brookings Institution publierait un autre papier intitulé: «  »Saving Syria: Assessing Options for Regime Change » (PDF), dans lequel il est dit:

“Certaines voix à Washington et à Jérusalem explorent le fait de savoir si Israël pourrait contribuer à forcer les élites syriennes à virer Assad.

Le rapport continue expliquant:

“Israël pourrait poster des forces sur ou près des plateaux du Golan, ce faisant, pourrait créer une diversion envers les forces du régime de Damas de supprimer l’opposition. Ce positionnement pourrait induire la peur dans le régime Assad d’une guerre sur des fronts multiples, et ce particulièrement si la Turquie veut faire la même chose à ses frontières et aussi si l’opposition est nourrie de toujours plus d’armes et d’entrainement. Une telle mobilisation pourrait peut-être persuader le leadership militaire syrien de virer Assad afin de se préserver.”

Une fois de plus, l’utilisation d’Israël comme l’un de plusieurs provocateurs régionaux exécutant une politique d’une conspiration américaine bien plus large y est ouvertement discuté.

Alors que chaque incursion israélienne en Syrie se passe, nonobstant les détails, affirmations et contre-affirmations de ces incursions, tout ceci devrait être analysé dans le contexte des intérêts américains et non pas des intérêts “israéliens”. Quelque soit les détails de chaque incursion, le but ultime est l’escalade dans le conflit de manière continue jusqu’à ce que la Syrie et ses alliés réagissent et provoquent un bien plus grand conflit militaire dans lequel les Etats-Unis et d’autres parmi son axe de l’agression, pourront directement participer.

Il doit aussi être noté que dans l’article de la Brookings de 2009: “Quel chemin vers la Perse ?”, il a été stipulé que des attaques israéliennes seraient utilisées pour provoquer la réponse de l’Iran, justifiant ainsi une intervention militaire directe des Etats-Unis impliquant tous ses moyens de campagnes de bombardements contre Téhéran en passant par une invasion et complète occupation américaine de l’Iran. Ceci fut central dans l’exposé de l’article politique.

Il est clair qu’une politique identique est maintenant appliquée contre la Syrie. Exposer la véritable nature des incursions israéliennes en territoire syrien et résister à la tentation d’une escalade du conflit est une des clefs pour confondre le plan états-unien et de désamorcer par là même le processus d’escalade enclenché par les proxies yankees que sont Israël et la Turquie.

Merdia et pressetituée: degré zéro du crétinisme propagandiste marchand atteint avec succès…

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De nuisance à menace: le prix de la vérité

 

Paul Craig Roberts

 

16 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/16/nuisance-threat-high-cost-truth-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je suis convaincu que les Etats-Unis et probablement tout le monde occidental, c’est à dire l’empire américain, sont maintenant entrés dans une ère dans laquelle le respect de la vérité n’existe ni dans les institutions publiques, ni dans les institutions privées. Nous avons pu observer cet avènement depuis déjà un certain temps. Pensez par exemple au 3 août 2002, une époque récente en ce qui nous concerne, mais une période hors de la conscience politique de tous ceux plus jeunes que 33 ans aujourd’hui. A l’été 2002, le monde a été préparé par la propagande américaine à l’invasion de l’Irak. Le 3 août de cette année là, la prestigieuse publication britannique de “The Economist” résuma la pensée consensuelle de l’opinion dominante en deux phrases lapidaires: “Les choix honnêtes sont d’abandonner et d’accepter ou alors de retirer Mr Hussein du pouvoir en Irak avant qu’il n’ait sa bombe atomique. Aussi douloureux que cela nous soit, notre vote va à la guerre.

Comme Lewis Lapham, moi-même et bien d’autres demandions à l’époque: quelle bombe ? La seule preuve de l’existence d’une bombe était fabriquée et tout le monde savait qu’elle l’était. Les inspecteurs du nucléaire de l’ONU avaient conclu que les fameuses armes de destruction massive irakiennes étaient une création de la propagande américaine. Le président George W. Bush reconnut éventuellement que l’Irak n’avait pas de telles armes. Le ministre des AE Colin Powell a dit que les mensonges qui lui furent imposés par déception par le régime Bush pour dire devant l’ONU que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, furent une tâche indélébile sur sa carrière. (NdT: sauf que Powell n’a pas été trompé, il savait pertinemment ce qu’il faisait…)

Bien qu’il fut connu que l’invasion de l’Irak en 2003 par les Etats-Unis avait entièrement été fondée sur des mensonges, les troupes américaines n’en furent pas évacuées pour autant et ce jusqu’en 2011 et qu’elles furent retirées ou pas, elles sont bel et bien de retour maintenant. Rien de ces faits avérés n’eut d’impact sur la bonne opinion que Washington et les médias ont d’eux-mêmes.

Enhardis, Washington et sa horde pressetituée ont menti au sujet de la Libye et ont détruit ce pays prospère. Ils ont menti au sujet de l’utilisation par Assad d’armes chimiques pour “gazer son propre peuple” et auraient détruit aussi la Syrie si la Russie ne s’était pas interposée.

Bloqués par la Russie, Obama, Hillary et Victoria Nuland se sont retournés contre elle, d’abord en renversant le gouvernement démocratiquement élu d’Ukraine et lorsque le peuple de Crimée vota massivement et pratiquement à l’unanimité pour son rattachement à la Russie, le régime Obama et ses putes des médias ont fabriqué une “invasion russe de l’Ukraine”.

Cette fausse accusation, répétée inlassablement jusqu’à aujourd’hui par la pressetituée occidentale, est devenue la justification pour des sanctions économiques contre la Russie que Washington a fait imposer par ses vassaux européens et ce entièrement à leurs dépends, ce qui montrent parfaitement le niveau crasse de couardise des gouvernements impliqués. Si Washington leur ordonne “sautez!”, le premier ministre britannique, le chancelier allemand et le président français demandent en chœur: “de quelle hauteur ?…”

Une des raisons pour laquelle Donald Trump a été élu président fut son implication à normaliser les relations avec la Russie et à reconsidérer la prolongation de l’OTAN, un quart de siècle après que son objectif de départ eut cessé d’exister après l’effondrement de l’URSS. L’implication de Trump constitua une menace directe au pouvoir et aux sources de profit du complexe militaro-industriel et de la sécurité américain, dont les 1000 milliards de dollars de budget annuel demandent l’existence justificative d’une menace majeure que seule la Russie peut fournir.

En conséquence, la Russie et son président ont été diabolisés. La propagande américaine et ses mensonges éhontés, a semé la peur de la Russie et de Poutine au travers de l’empire américain. Le réponse de l’empire à ceux qui confrontent cette propagande avec des faits et la vérité est de les dénoncer comme des “agents russes” ou des “dupes de Poutine”. La haine de la Russie qui a été inculquée par les nouveaux cons et la pressetituée a eu pour résultat de voir le sénateur républicain McCain, représentant l’Arizona (à la grande honte des Arizoniens), étiqueter lors d’une session sénatoriale le sénateur Rand Paul du Kentucky, comme quelqu’un qui “travaille maintenant pour Vladimir Poutine”, parce qu’il objectait qu’un tout petit pays comme le Montenegro devinsse un membre de l’OTAN.

http://news.antiwar.com/2017/03/15/sen-john-mccain-rand-paul-is-working-for-vladimir-putin/

Lorsque mon site internet a été inclus dans la liste de plus de 200 sites soi-disant “agents ou dupes des Russes” par un groupe secret appelé “PropOrNot”, j’ai questionné l’origine du financement d’une telle entreprise aussi bien camouflée qu’une opération de blanchiment d’argent offshore. J’en ai fait une blague qui a beaucoup amusé les Russes.

Comme personne ne sait ce qu’est PropOrNot, le site n’a aucune crédibilité. Alors les forces va t’en guerre ont monté l’affaire de plusieurs crans avec l’affaire de la bibliothèque de l’université d’Harvard. Sur ce site internet, quelqu’un a posté ce qui est essentiellement la liste de PropOrNot. Harvard ne dit rien de cette liste ni n’explique pourquoi quiconque devrait la croire. Cette liste est attribuée à une assistante professeur en média et communication du nom de Melissa Zindars, enseignant dans une institution qui n’est pas citée. C’est une liste, dit-elle, qu’elle utilise dans ses classes pour enseigner aux élèves comment ils peuvent éviter les “mensonges et fausses nouvelles”. En d’autres termes, la liste est un reflet de sa propre ignorance et de ses préjugés.

Comme l’a observé un lecteur, Melissa ne fait que montrer sa propre endoctrination par les médias pressetitués, les médias de masse américains, putes de la CIA: “Je lis, regarde, écoute très largement des sources d’information des médias de masse (New York Times, Washington Post, Boston Globe, Wall Street Journal, Forbes) et aussi de The Atlantic de la NPR et d’autres sources locales et alternatives ayant une perspective différente (Truth Out).”

Donc, nous avons le monde occidental informé par la bibliothèque de l’université de Harvard de qui il peut prendre ses informations sûres, le tout sur la base des préjugés d’une sombre inconnue. Ceux qu’on peut lire et écouter en toute sécurité sont les médias pressetitués qui mentent à tour de bras et qui servent la cause de la guerre et de l’état policier.

Quand on est le témoin d’un tel niveau de corruption de ce qui prétend être la meilleure université des Etats-Unis et qui est au sommet de 24 années de rien d’autres que des mensonges en provenance des trois derniers présidents ayant fait deux tours en fonction et qui entre eux ont massacré et disloqué des millions de personnes dans bien des pays et qui ne sont aucunement tenus pour responsables des millions de vies détruites, on ne peut cesser de réellement comprendre que pour les Etats-Unis et ses états vassaux corrompus, la vérité est quelque chose qui doit être évitée à tout prix.

Lorsque Trump s’est effondré sous la pression et a viré son conseiller à la sécurité, le gén. Flynn, il donna sans le vouloir un certain crédit à l’accusation de dire que quiconque cherche à normaliser les relations avec la Russie est un “agent russe2 et qu’être un “agent russe” veut dire que vous êtes coupable de trahison et méritez d’être destitué si vous êtes le président des Etats-Unis.

La conséquence du départ de Flynn a été de permettre aux forces russophobes de définir comme trahison le simple désir d’une détente avec la Russie. Si ceci avait été imposé aux présidents américains durant la première guerre froide, la vie sur la planète terre n’existerait probablement plus aujourd’hui.

Ce qui fait peur au sujet des Etats-Unis et de l’Europe n’est pas simplement la naïveté et l’insouciance d’un grand pourcentage de leurs populations ; ce qui fait peur est la volonté des médias, des hauts-fonctionnaires, des militaires et des membres des organsiations professionnelles de mentir pour préserver leur carrière. Essayez de trouver un quelconque remord parmi tous ces menteurs au sujet du fait que leurs mensonges exposent l’humanité a l’annihilation thermo-nucléaire. On ne le trouve nulle part. Ils n’en ont rien à cirer. Laissez moi ma Mercédès et ma mansion pour une autre année.

Le Saker, être particulièrement observateur, dit que la révolution colorée menée par les nouveaux cons, le parti démocrate, la pressetituée, la gôche libérale bobo/progressiste et par quelques républicains contre le président Trump ne fait que “délégitimer le processus démocratique complet qui mena Trump au pouvoir et sur lequel les Etats-Unis ont construit leur société.” La conséquence de cela, poursuit le Saker, est que “l’illusion de la démocratie et du pouvoir du peuple” a été détruite à la fois intra muros et à l’étranger. L’image propagandiste de la “démocratie américaine” a perdu sa crédibilité. Alors que la fausse image s’effondre, ainsi s’effondre aussi le pouvoir qui fut fondé sur l’autorité construite par la propagande.

Le Saker demande: “Faisons nous face à une horreur sans fin ou à une fin horrible ?”

Comme l’a dit George Orwell il y a quelques décennies: “Dans une époque de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

C’est comme çà que le voient les criminels qui nous dirigent et c’est aussi la façon dont ces putes des médias le voient. Si vous dites la vérité en Amérique (NdT: et en France et partout dans l’empire du crime occidental), vous êtes le pourvoyeur de fausses nouvelles et possiblement un traître. (NdT: pourquoi Roberts ne dit-il pas ici que ce sont toutes ces ordures du pouvoir et facilitant le pouvoir qui sont les traîtres à leurs peuples et que nous les tiendront pour responsables de leurs crimes…)

Aussi longtemps que vous soutiendrez ce site, je continuerai à faire face aux conséquences évidentes que cela implique. Et qui sait… peut-être que Néo va pointer le bout de son nez ?

Guerre impérialiste en Syrie: La nasse de Poutine s’est refermée sur Erdogan et la Turquie…

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En Syrie Erdogan dans la nasse de Poutine

 

Al Manar

 

5 mars 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/283072

 

Le président turc a fondé ses espoirs sur Donald Trump et c’est en fonction des promesses d’aide de l’Américain qu’il a poussé ses forces armées à occuper la ville de Manbij, sans soupçonner qu’il y aurait là un piège, celui tendu par la Russie à Ankara.

C’est le journal Al-Akhbar qui revient sur « les espoirs d’Erdogan ravivés après l’investiture de Trump » qui a conduit le président turc à croire en la faisabilité de ses plans, surtout ceux concernant la création de zones tampons dans le nord de la Syrie. Après cet épisode, Erdogan s’est mis à parler de l’occupation de Manbij sans penser un seul instant que la Russie ne resterait pas les bras croisés et qu’elle prendrait ce genre de déclarations incendiaires comme un refus ou une révocation des accords passés avec Moscou.

Ces accords signés entre la Russie et la Turquie ont engagé cette dernière à mettre sous pression les terroristes pour qu’ils se désolidarisent du Front al-Nosra. Les Turcs exigeaient en échange une faveur de la part de Moscou et cette faveur fut ni plus ni moins l’autorisation d’entrer à al-Bab. Mais qui dit autorisation, dit ligne rouge. Moscou a fixé pour Ankara un Rubicon à ne pas franchir pour contrer toute sorte d’aventurisme de la Turquie et ses velléités de retourner à Alep.

L’entente Russie/Turquie a changé la donne politique et militaire à Alep et a contraint Ankara à renoncer à soutenir le Front al-Nosra en échange d’un début d’entrée de l’armée turque à al-Bab. Dans le même temps, un autre accord, au seuil des pourparlers d’Astana et juste avant la tenue des pourparlers de Genève, a bloqué l’accès des forces turques depuis al-Bab à Alep.

Mais tout cela s’est produit avant que Trump n’arrive à la Maison-Blanche. Dès son investiture, Erdogan a changé son fusil d’épaule et a affirmé en chœur avec Trump qu’il souhaiterait mettre en place des zones sécurisées en Syrie. Son chef d’état-major a même rencontré son homologue américain pour coordonner les efforts de guerre à venir.

Dans le même temps, la presse turque a cru voir à travers la visite du directeur de la CIA, un souffle nouveau inspiré au plan moribond d’Erdogan d’instaurer des zones d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, et ce, au même moment où le président turc s’est réactivé sur le front diplomatique en se rendant en tournée en Arabie saoudite, au Qatar et à Bahreïn et en parlant de l’envoi de troupes au sol en Syrie, troupes placées sous commandement US.

D’ami et d’allié de l’Iran et de la Russie, la Turquie en est devenue en l’espace de quelques jours l’ennemi juré, traitant ces deux pays d’intentions ethnicistes et confessionnalistes dans la région. Mais ce fut sans compter avec le « coup de poker » de Poutine : alors que « le sultan » proférait des menaces et des injures à l’encontre de Téhéran et de Moscou, ce dernier est tombé d’accord avec les Kurdes de Syrie pour que ces derniers remettent le contrôle des villages de la banlieue d’al-Bab à l’armée syrienne et à ses alliés iraniens et du Hezbollah.

La Turquie s’en mord d’ores et déjà les doigts : au Pakistan, où il a rencontré le président iranien dans le cadre du sommet de l’OCE, Erdogan s’est voulu réconciliant en affirmant que son pays souhaitait élargir ses coopérations avec l’Iran. Quant à la Russie, le président turc et son ministre des Affaires étrangères ont fait part presque au même moment de la disponibilité d’Ankara à prendre part « aux côtés de la Russie » à la lutte contre Daech à Raqqa. Retour donc aux politiques « d’excuses » habituelles quand il n’existe pas d’échappatoire.

Une chose est sûre : Erdogan se sent désormais piégé dans le nord de la Syrie. Manbij pourrait se transformer en un réel traquenard pour un politicien qui souffre du syndrome du caméléon…

Guerre impérialiste en Syrie: Merdias, pressetituée, mensonges et omissions

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Les médias font l’impasse sur les révélations sur la guerre en Syrie (The Antimedia)

 

Darius Shahtahmasebi

 

3 mars 2017

 

url de l’article en français:

https://www.legrandsoir.info/les-medias-font-l-impasse-sur-les-revelations-sur-la-guerre-en-syrie-the-antimedia.html

 

Quand un magicien vous montre un tour de magie avec sa main droite, il faut toujours observer ce que fait la main gauche. Lors d’un conflit armé, il faut toujours se méfier d’un gouvernement qui bat les tambours de la guerre contre un autre gouvernement ou entité. Posez-vous la question : Pourquoi maintenant, pourquoi cette entité là, et pour quels enjeux ?

Un bon exemple est l’Afrique. Depuis 1998, près de 6 millions de personnes ont été tuées en République Démocratique du Congo en raison de la lutte pour le contrôle des ressources minérales, dont beaucoup sont utilisées dans les téléphones cellulaires à travers le monde. Les grands médias n’en parlent pratiquement pas. En revanche, on nous a dit que la Libye, le pays dont le niveau de vie était le plus élevé de toute l’Afrique, devait être bombardée dans le cadre d’une « intervention humanitaire » pour empêcher un massacre qui allait peut-être, ou peut-être pas, se produire. Bien qu’il y ait des différences de nature évidentes entre ces deux conflits, le fait est que le gouvernement des États-Unis et les médias ont priorisé l’un sur l’autre en fonction de préoccupations géopolitiques.

Par exemple, les courriels de Hillary Clinton confirment que la Libye a été détruite en 2011 non pas par un élan humanitaire, mais en partie parce que l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait l’intention de lier l’approvisionnement en pétrole de la Libye avec ses réserves d’or et de créer une monnaie africaine unifiée, ce qui aurait remis en cause la structure de pouvoir actuelle des marchés financiers.

On peut en dire autant de la Syrie. Comme l’indique AlterNet, les médias ont ignoré un certain nombre de documents gouvernementaux américains et des audios concernant le conflit syrien qui ont été divulgués. Ian Sinclair écrit :

« En discutant des rapports occidentaux sur la guerre en Syrie, le correspondant vétéran du Moyen-Orient, Patrick Cockburn, a récemment noté [texte en français- NdT] que « dans le cas syrien, les nouvelles fabriquées et les reportages unilatéraux ont dominé les informations à un degré probablement jamais vu depuis la Première Guerre mondiale ». Le Professeur Piers Robinson, maître de conférences en politique, société et journalisme politique à l’Université de Sheffield est acquiesce : « Nous devons désormais sérieusement envisager la possibilité que la guerre en Syrie ait connu des niveaux de manipulation et de propagande semblables, sinon plus élevés, que ceux qui se sont produits lors de la Guerre en Irak en 2003. » »

Un bon exemple de fuite qui aurait dû faire la Une de tous les journaux à travers le monde (mais ne l’a pas fait) est l’enregistrement audio de l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry lors d’une réunion avec les groupes d’opposition syriens, en Septembre de l’année dernière. Kerry a admis à ces groupes que les États-Unis savaient que Daesh gagnait du terrain en Syrie, et les États-Unis, à leur tour, espéraient que cela amènerait le président syrien Bashar al-Assad à la table de négociations. Pourtant, en 2014, l’administration Obama avait dit que les États-Unis mèneraient des opérations en Syrie avec l’intention expresse de « faire reculer et de détruire » Daesh – et non pas d’utiliser les groupes terroristes contre le dirigeant du pays qu’ils ont longtemps cherché à renverser.

Néanmoins, selon Kerry, leurs plans concernant Daesh et le gouvernement syrien ont été déjoués par la Russie qui est intervenue ouvertement dans le conflit syrien en 2015 pour soutenir Assad.

En 2012, un rapport de l’agence de renseignement de la Défense US a prédit la montée de Daesh, chose activement encouragée par l’establishment américain. Le rapport indique :

« Si la situation évolue, il existe la possibilité d’établir une principauté salafiste déclarée ou non déclarée dans l’est de la Syrie … et c’est exactement ce que cherchent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien »

En octobre 2012, le New York Times a rapporté que :

« Selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient, l’essentiel des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar pour approvisionner les groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bashar al-Assad atterrissent entre les mains de la ligne dure jihadiste islamiste … »

Encore une fois, les courriels de Hillary Clinton montrent qu’elle savait parfaitement que ces fournitures d’armes bénéficiaient directement à Daesh. Dans un document de l’ancien secrétaire d’Etat, on lit ceci :

« Nous devons utiliser nos moyens diplomatiques et plus traditionnels de renseignement pour faire pression sur les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique clandestin à Daesh et à d’autres groupes sunnites radicaux de la région ».

Selon le général quatre étoiles Wesley Clark, ancien commandant de l’OTAN, il a officieusement reçu un mémo qui détaille un plan que le Pentagone a adopté peu de temps après le 11 septembre pour renverser les gouvernements de sept pays, dont la Syrie.

Selon d’autres documents publiés par Wikileaks, l’ establishment américain voulait provoquer Assad à réagir de manière exagérée devant la menace d’extrémistes traversant la frontière en Syrie, semblable à ce qui a été fait à la Russie en Afghanistan dans les années 1980. Un rapport divulgué par Wikileaks en décembre 2006, rédigé par William Roebuck, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Damas à l’époque, dit ceci :

« Nous pensons que les faiblesses de Bashar résident dans la façon dont il choisit de réagir face à des enjeux, perçus ou réels, tels que le conflit entre les mesures de réforme économique (aussi limités soient-ils) et les forces corrompues ; la question kurde et la menace potentielle pour le régime de la présence croissante d’extrémistes islamistes. Ce rapport résume notre évaluation de ces vulnérabilités et suggère qu’il peut y avoir des actions, des déclarations et des signaux que le Gouvernement des États-Unis pourrait envoyer, ce qui augmenterait la probabilité que de telles opportunités se présentent. »

Il est également intéressant de noter qu’un rapport secret des services de renseignements a révélé qu’en 1983, les États-Unis ont exhorté Saddam Hussein à entrer en guerre avec Hafez al-Assad, le père d’Assad, pour un simple litige autour d’un oléoduc.

De toute évidence, si les médias traditionnels avaient réellement la volonté de rapporter la vérité sur le conflit syrien, ils présenteraient ces faits plus souvent, au lieu de nous asséner le récit simplifié de « Assad + Russie = mauvais ; Rebelles syriens = bons » qu’ils nous servent depuis 2011.

Cependant, ce n’est que grâce aux médias alternatifs et aux fuites que certains secteurs du public sont au courant de ces éléments, car les médias indépendants ont tendance à les mettre en avant au lieu de simplement les mentionner en passant.

Darius Shahtahmasebi

Traduction « Décodex mon c… » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Nouvel Ordre Mondial: L’état profond yankee plus que jamais en contrôle…

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Marrant… Alors que bien des analystes pensaient et pensent toujours Trump comme un « anti-système » bataillant contre les forces du mal, il est de plus en plus évident que le nouveau clown de la Maison Blanche était et est parfaitement au courant de la manière dont se danse l’affaire géopolitico-économique mondiale et n’est qu’un affabulateur professionnel de plus. Alors « l’équipe Trump » est-elle vraiment divisée ? Ou n’est-ce que stratagème pour sauver un peu les apparences en donnant une fois de plus l’illusion? Rien n’est sincère… Rien ne peut être sincère dans un monde du mensonge perpétuel.

La grande illusion du spectacle fonctionne toujours à merveille, dormez et espérez braves gens, pendant que les parasites nous bouffent le peu qui nous reste… Bientôt le même spectacle affligeant en France, qui par la mascarade du vote, mènera une fois de plus, quel que soit le lapin sorti du chapeau, à toujours plus de marasme, de division et de chaos socio-politique pour le peuple et de la concentration du pouvoir et des richesses dans toujours le moins de mains possible pour la caste des privilégiés.
Rien ne se perd jamais, c’est bien connu…

~ Résistance 71 ~

 

Les trois administrations de Trump

 

Wayne Madsen

 

24 février 2017

 

source de l’article en français:

http://lesakerfrancophone.fr/les-trois-administrations-de-trump

 

Les ministères de la Défense nationale et des Affaires étrangères, ainsi que les ambassades à Washington D.C., se battent pour savoir qui est effectivement en charge du gouvernement américain un mois après que Donald Trump a été assermenté en tant que président des États-Unis. C’est une bonne question, compte tenu des déclarations contradictoires émanant de la Maison Blanche, du Département d’État et du Pentagone.

Il est inutile de préciser qu’il y a essentiellement trois administrations Trump, toutes à des degrés divers de pouvoir.

La première administration, la plus visible et puissante est le cercle intime de Trump. À l’heure actuelle, ce sont Trump lui-même, le stratège en chef Stephen Bannon, la fille de Trump, Ivanka Trump, et son mari Jared Kushner, l’assistant spécial du président Stephen Miller et le procureur général Jeff Sessions. Bien que Bannon ait rejoint Trump en venant de la campagne présidentielle du sénateur Ted Cruz, l’ancien éditeur de Breitbart News est devenu un « Raspoutine » virtuel, influençant Trump sur les politiques étrangère et intérieure.

La deuxième administration représente l’establishment républicain qui a adoubé Trump après qu’il a obtenu la nomination présidentielle républicaine. Ce cercle comprend le chef de cabinet de la Maison Blanche Reince Priebus, ancien président du Comité national républicain, et Sean Spicer, le secrétaire de presse de Trump qui avait le même travail au Comité national républicain sous Priebus. La conseillère de Trump et l’ancienne directrice de la campagne présidentielle Kellyanne Conway, qui, comme Bannon, venait de la campagne de Cruz, se finance souvent à l’extérieur du cercle intime de Trump et surtout en compagnie des républicains Priebus et Spicer. Priebus, Conway, et, dans une moindre mesure, Spicer, sont les yeux et les oreilles des républicains du Congrès, tels que le leader de la majorité au Sénat Mitch McConnell et le président de la Chambre des représentants Paul Ryan, à la Maison Blanche.

La troisième administration représente, de longue date, les intérêts de l’État profond. C’est une combinaison des administrations de George W. Bush et Ronald Reagan, des activistes néocons, et des puissants patrons de Wall Street et de l’industrie pétrolière, à Houston et Dallas, traditionnellement liés à la politique républicaine. Alors que les néocons et les intérêts commerciaux ne s’accordent pas sur grand chose, ils profitent de la désorganisation de l’administration Trump pour sécuriser leurs propres centres de pouvoir. Récemment, des responsables de cette troisième administration ont été vus, rivaux en influence et en stature, lors de la Conférence de 2017 sur la sécurité à Munich.

Il est clair que la troisième administration Trump est celle qui espère prendre les rênes du pouvoir si Trump est forcé de quitter la présidence suite à une mise en accusation, une condamnation ou un problème de santé. Représentant le statu quo international, la troisième administration Trump, principalement en la personne du vice-président Mike Pence et du secrétaire à la Défense James Mattis, a été très active dans la promotion de l’OTAN, de l’Union européenne et des sanctions contre la Russie à Munich. Les déclarations de Pence et Mattis vont à l’encontre des opinions diffusées précédemment par Trump. Le secrétaire du Département d’État Rex Tillerson, ayant choisi de ne pas assister à la conférence de Munich, a assisté à un sommet des ministres des Affaires étrangères du G20 à Bonn, tenu avant le rassemblement de Munich. Ce pilier de la triade présidentielle de Trump est celui avec laquelle les élites mondiales se sentent le plus à l’aise.

Tillerson, originaire du Texas, ami de la famille Bush et de l’ancien secrétaire d’État James Baker, a montré que les néocons continuent d’avoir du poids dans l’administration Trump quand il a osé proposer Elliott Abrams, un criminel de l’affaire Iran-Contra durant l’administration Reagan, pour être son secrétaire d’État adjoint. La rhétorique d’Abrams lors de la campagne électorale, au cours de laquelle il a critiqué Trump, a conduit le président à opposer son veto à Abrams pour le poste de numéro deux du Département d’État. Mais cela n’a pas empêché un autre archi-néocon, l’ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, John Bolton, d’être envisagé comme le numéro deux du Département d’État et, plus récemment, comme conseiller de sécurité nationale de Trump.

L’ambassadeur de Tillerson aux Nations Unies, l’ancien gouverneur de la Caroline du Sud, Nikki Haley, a publiquement condamné la Russie sur la situation en Ukraine, même si Trump a indiqué qu’il voulait un rapprochement avec la Russie. La troisième administration de Trump est pleine de contradictions semblables, avec les paléo-conservateurs comme Tillerson disposés à embaucher des néocons comme Abrams. D’autres acteurs de l’État profond dans ce troisième pilier de la triade Trump comprennent, d’une part, le directeur de l’Agence centrale de renseignement Mike Pompeo – qui n’a pas perdu de temps pour voyager en Turquie et en Arabie saoudite afin de rendre hommage aux intérêts politiques acquis dans ces deux nations – et d’autre part, l’ancien sénateur Dan Coats de l’Indiana, un ami de longue date de Pence.

L’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, ancien directeur de la Defense Intelligence Agency et général trois étoiles à la retraite, n’a jamais été membre du cercle intime de Trump. En fait, Flynn était plus proche des néocons s’infiltrant dans l’administration de Trump. Flynn était le co-auteur d’un livre intitulé « Le champ de bataille : comment on peut gagner la guerre mondiale contre l’islam radical et ses alliés », avec l’un des néocons les plus dangereux des environs, Michael Ledeen, un co-conspirateur d’Abrams dans l’affaire Iran-Contra, et un autre néocon qui se bat pour influencer la Maison Blanche de Trump, Frank Gaffney.

Présents avec Mattis à Munich, il y avait les deux sénateurs républicains les plus faucons, qui voulaient voir Trump adopter des sanctions encore plus drastiques contre la Russie : les sénateurs John McCain, président du Comité des forces armées du Sénat, et Lindsey Graham, également membre du comité. McCain a utilisé Munich pour éreinter non seulement la Russie, mais aussi Trump, tandis que son ami proche Graham a promis que 2017 serait « l’année où l’on bottera le cul de la Russie ». Le seul fait que McCain et Graham aient été autorisés à représenter à Munich une politique anti-russe à couteaux tirés, pendant que Pence demeurait silencieux et que Mattis défendait les engagements de l’Amérique envers l’OTAN et l’UE, montre au monde que le gouvernement des États-Unis parle maintenant par des voix différentes. Se joignant à McCain et à Graham pour renforcer les engagements financiers et de défense des États-Unis, on trouve le président du Comité des relations extérieures du Sénat, Bob Corker, et l’ancien commandant des troupes de l’OTAN – proposé comme conseiller de sécurité nationale de Trump –, le général David Petraeus, précédemment déshonoré par un scandale sexuel.

Munich a fourni, au troisième pilier de l’administration, une plateforme pour renforcer l’« ordre mondial » contre lequel Trump avait fait campagne. Les gouvernements étrangers, qui avaient fait des dons généreux à la Fondation Clinton, et n’avaient pas caché leur aversion pour Trump en tant que candidat, étaient présents à Munich pour embrasser chaleureusement Pence et Mattis. Parmi les personnes présentes figuraient le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite – anti-iranien rusé ; l’ancien ambassadeur à Washington Adel bin Ahmed al-Jubeir ; le plus sournois des anciens chefs de renseignement de l’Arabie saoudite, le prince Turki al-Faisal bin Abdulaziz ; le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Shaikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani et Khalid bin Mohammed al-Attiyah, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Shaikh Khalid bin Ahmed bin Mohammed al Khalifa ; le vice-Premier ministre koweïtien Shaikh Khaled al Jarrah al-Sabah et le Marocain Youssef Amrani, ministre du cabinet royal, accompagné du conseiller du roi du Maroc, André Azoulay. Sans aucun doute, ces potentats arabes distribueront bientôt leurs largesses pour les membres de la famille Trump et leurs combines internationales.

Pence et Mattis étaient également au coude à coude à Munich avec des personnages anti-Trump influents tels que Bono, la célébrité du groupe de rock U2, l’ancienne secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, l’ancien secrétaire à la Sécurité intérieure Michael Chertoff, le gouverneur de l’Ohio John Kasich, l’ancien secrétaire à la Défense William Cohen, Bill Gates, fondateur de Microsoft, Woodrow Wilson directeur du Centre Jane Harman, Robert Kagan de la Brookings Institution et son épouse et architecte en chef du coup d’État ukrainien de 2014, Victoria Nuland, l’ancien sénateur Joseph Lieberman, le directeur du Comité international de sauvetage David Miliband, le sénateur républicain du Nebraska Ben Sasse, le démocrate de haut rang au sein du Comité de renseignement de la Chambre Adam Schiff, et Frank Wisner Jr., un diplomate américain de longue date bien introduit dans l’État profond et le fils de Frank Wisner Senior, le producteur de « fausses nouvelles » – propagande de la CIA déguisée en actualité réelle.

Et si les partisans acharnés et anti-mondialistes de Trump croient que leur président « draine le marais » de leurs ennemis les plus amers, ils pourraient être surpris que Pence et Mattis aient été vus en compagnie de Lady Lynn Forester de Rothschild, du vice-président de la Commission trilatérale Michael Fuchs et de George Soros.

Le troisième pilier de l’administration Trump, personnifié par Pence, Mattis et Tillerson a signalé au monde que l’administration réelle de Trump, celle représentant l’État profond de l’Amérique, continuera à diriger le gouvernement américain. C’est la partie de l’administration Trump qui continuera à conspirer avec l’élite mondiale dans des endroits tels que Bilderberg, Davos, Bohemian Grove, Cernobbio, APEC et G7. Trump n’a pas « drainé le marais » comme il l’avait promis. Il a simplement rejoint les crocodiles qui y sont déjà. En fait, Eric et Donald Trump Jr., qui dirigent maintenant l’Organisation Trump, ont récemment ouvert un terrain de golf luxueux à Dubaï. Cela a jeté les bases d’une réunion très aimable lors de la réunion du G20 à Bonn entre Tillerson et son homologue des Émirats arabes unis. Les Français ont un dicton pour la révolution de Trump : « plus ça change, plus c’est la même chose » ou « plus les choses changent, plus elles restent les mêmes ».1.

 

[1] Phrase prononcée par Tancrède dans le film Le Guépard de Visconti d’après le roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa

Guerre impérialiste en Syrie: Yanks et Turcs déclenchent la guerre de l’eau…

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Deux jours après que Trump ait envoyé le général Votel discuter avec les Turcs, ceux-ci bloquent l’Euphrate écrasant Alep

 

Gordon Duff

 

25 février 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/02/25/two-days-after-trump-sends-general-to-meet-turks-they-block-euphrates-river-crushing-aleppo/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

D’abord ce fut le sénateur John McCain, son premier voyage illégal en Syrie depuis qu’il a rencontré le chef de l’EIIL/Daesh Baghdadi en 2014. Puis le général Joseph L. Votel se pointe et a aussi une réunion. Les deux ont rencontré les Turcs et discuté stratégie et mis en place un accord pour laisser les Kurdes en place et la Turquie dans l’OTAN.

La Russie demande à tous ceux qu’elle connaît des infos au sujet de ces réunions. Poutine est plus que préoccupé par tout ceci et à juste titre. Ces réunions ont été confirmées et ce n’est pas du tout une mince affaire.

Un jour seulement avant, il y a eu des rapports très fiables disant que les Etats-Unis évacuaient des personnels de l’EIIL/Daesh, dont apparemment des Israéliens, de Mossoul à travers Tal Afar. Puis les forces aériennes irakiennes ont bombardé en Syrie, avec nous dit-on le plein consentement et la coopération de la Syrie, une attaque ayant pour intention, nous dit-on, de briser l’opération américaine de sauvetage de l’EIIL et empêcher qu’il soit coupé de Mossoul.

Aussi, deux jours plus tôt, nous avons reçu un rapport d’Al Bab disant que les Turcs avaient embarqué 950 combattants de Daesh sur des camions et les avaient emmené en Turquie pour y être rafraîchis, rééquippés et envoyés à Raqqah combattre contre les Kurdes soutenus par les Américains. Les Etats-Unis étaient au courant de cela, McCain était au courant et le général Votel était au courant.

Puis, 24 heures plus tard, la Turquie annonçait une percée magique et que l’EIIL/daesh s’était replié, apparemment directement à travers les lignes turques… Nous savions la vérité, j’ai personnellement parlé avec la source au téléphone en temps réel, alors que les combattants de Daesh montaient dans les camions turcs.

Puis aujourd’hui, des kamikazes se font sauter à Homs, balayant le commandement à la sécurité syrien là-bas tandis que simultanément, des lignes de distribution de gaz donnant de l’énergie à Damas étaient coupées au moyen d’explosifs. Ainsi, les deux ville principales de Syrie sont sans électricité et hors de combat. En réalité, la Turquie a asséché la rivière Euphrate afin de causer le chaos sur les arrières syriens et les forcer à reconsidérer leur effort humanitaire pour sauver Alep.

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de l’Operation Inherent Resolve:

Ces deux derniers jours, durant la dernière visite au Moyen-Orient du général Joseph L. Votel, le chef du commandement central américain (CENTCOM) a rencontré des membres de la coalition, d’autres partenaires, des officiers supérieurs et des leaders militaires en Irak et en Syrie, pour discuter d’opérations et de collaboration continuelles sur le terrain.

Le premier arrêt de Votel fut au Koweït le mercredi pour rencontrer le ministre de la défense koweïtien Khaled Al Jarrah Al Sabah et d’autres leaders militaires avant de se rendre à Baghdad jeudi.

Là, Votel a rencontré l’équipe de l’ambassade américaine et les commandants le vendredi ; il a visité plus tard le ministère de la défense irakien pour rencontrer les chefs et personnels de la défense irakienne “et parler… des opérations à venir.”

Votel a dit aux journalistes voyageant avec lui que lui et les Irakiens avaient aussi discuté “de quelques choses pour lesquelles ils ont besoin d’assistance et que… nous travaillons avec eux alors qu’ils continuent de maintenir un certain momemtum” dans le combat contre l’EIIL.

Construire une capacité de partenariat

Pendant un arrêt à Taji, à quelques 40km au nord de Baghdad, le général a déclaré que le district rural est un des six endroits en Irak où les formateurs de la coalition construisent une capacité de partenariat, un besoin critique pour la coalition a t’il fait remarqué au passage.

“Taji est le secteur principal où nous apportons les organisations… pour les préparer à faire les choses dont les Irakiens ont besoin afin de reprendre le contrôle de leur pays contre l’EIIL,” a dit Votel.

“Notre stratégie… est focalisée sur la construction d’une capacité de partenariat et d’exécuter nos opérations avec manière, ainsi cet aspect… est une partie très importante de ce que nous faisons,” a t’il dit.

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TEHRAN (FNA)- Des sources médiatiques disent que la Turquie a coupé le flux de la rivière Euphrate dans le nord de la Syrie, forçant le barrage Tishrin et la centrale électrique de l’Est d’Alep de cesser de fonctionner. Jahineh News a rapporté que la Turquie a interrompu le flot de l’Euphrate alant du sud de son territoire vers le nord de la Syrie.

L’Euphrate est la source principale du réservoir d’eau derrière le barrage de Tishrin et l’agence de presse a dit que la pénurie d’eau au barrage a provoqué l’arrêt de la centrale hydroélectrique attenante qui fournit de l’électricité à la ville d’Alep.

Jahineh a ajouté que l’eau du lac Assad et derrière le barrage de Tishrin est à son plus bas niveau et qu’il n’y a plus assez d’eau pour le pompage dans les turbines génératrices de la centrale hydroélectrique de Tishrin.

“Ainsi donc, l’électricité a été coupée dans les villes de Manbij et d’Ein al-Arab,” a t’elle ajouté.

Jeudi, le ministre syrien de la réconciliation nationale Ali Heidar a fortemement critiqué l’invasion de l’armée turque sur le territoire national syrien et a souligné que les hautes sphères politique et militaire de Damas devaient prendre une décision afin de confronter l’agression turque.

Ali Heidar a critiqué la Turquie pour son interférence et son invasion de certaines parties du nord de la Syrie, disant qu’Ankara essaie d’imposer sa présence dans la crise syrienne. (NdT: Ne pas oublier non plus que la Turquie est l’ennemie du Confédéralisme Démocratique kurde du PKK et de ses alliés kurdes syriens du YPG/YPJ et qu’elle fera tout pour museler la révolution sociale kurde en cours… De plus les Yanks veulent une partition de la Syrie et la zone kurde du nord leur en donne la possibilité. Les communes libres du Rojava seraient bien avisées de se méfier grandement de toute alliance avec les traîtres et fourbes américains dont la grande spécialité est de larguer ses alliés en rase campagne dès qu’ils ne leur sont plus utiles…)

Il a de plus ajouté que la position du gouvernement syrien contre la présence de l’armée turque dans la partie nord du pays n’a pas changé et que Damas considérait cette situation comme une agression et une violation de ses droits de souveraineté.

Spécifier l’endroit, le temps et le mécanisme d’une confrontation directe (avec les occupants turcs) est la responsabilité des hauts-commandements politique et militaire du pays. Il est mieux de gérer cette situation au travers des réseaux diplomatiques en première instance afin d’éviter une confrontation directe si possible,”a dit le ministre syrien au sujet de la possibilité d’une confrontation militaire directe entre Damas et Ankara.

Nouvel Ordre Mondial: Russie contre Mafia Khazare ?…

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La Russie appelle à l’élimination du Nouvel Ordre Mondial

 

Jonas Alexis

 

21 février 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/02/21/russia-calls-for-the-elimination-of-the-new-world-order/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Lavrov a dit que le temps où l’occident décidait est fini et, reléguant l’OTAN à une relique de la guerre froide a ajouté: ‘j’espère que le monde va choisir un ordre mondial démocratique, un post-occidental, dans lequel chaque pays est défini selon sa souveraineté,’”

Parlant à la conférence de Munich sur la sécurité, on nous dit que le ministre des AE russe Sergueï Lavrov “a appelé samedi la fin d’un monde dominé par l’occident et a dit que Moscou voulait établir une relation ‘pragmatique’ avec les Etats-Unis.”

Ceci est très certainement une magistrale gifle au Nouvel Ordre Mondial et à ses agents tels que John McCain et la clique néoconservatrice, qui ne sont jamais fatigués de boire le sang des autres au Moyen-Orient et ailleurs. Et ceci n’est que le début:

“Lavrov a dit que le temps où l’occident décidait est fini et, reléguant l’OTAN à une relique de la guerre froide a ajouté: ‘j’espère que le monde va choisir un ordre mondial démocratique, un post-occidental, dans lequel chaque pays est défini selon sa souveraineté,’ Lavrov a ajouté que Moscou voulait construire des relations avec Washington qui seraient pragmatiques, fondées sur le respect mutuel et la reconnaissance de notre responsabilité envers la stabilité mondiale.”

Lavrov, qu’il le sache ou non, demande le retour de la raison pratique dans le firmament politique. Sa plaidoirie est certainement en accord avec ce que Kant aurait appelé un impératif catégorique qui recherche des principes universels. Comme je l’ai discuté dans le passé, l’impératif catégorique interdit la contradiction et l’irrationalité précisément parce qu’il est basé sur la loi morale elle-même, déclarant:

“N’agissez qu’en accord avec cette maxime par laquelle vous pouvez et en même temps voulez qu’elle devienne une loi universelle.”[1]

Ceci de manière évidente balance l’idéologie du N.O.M par la fenêtre parce que le N.O.M lui-même ne peut pas être universalisé. Les agents du N.O.M continuent de détruire un pays après l’autre sans aucun principe moral. Ce qui est le plus stupéfiant pour la majeure partie du monde est que les agents du NOM ne voient rien de mal à oblitérer des hommes, femmes et enfants. Ils n’ont aucun remords. Ecoutez attentivement ce que dit Ann Coulter ici:

“Désolés que nous ayions à utiliser votre pays, Irakiens, mais vous avez laissé Saddam au pouvoir et nous allons apporter la démocratie dans votre pays.” [2]

Ainsi, pour “instiller la démocrastie”, des hommes, femmes et enfants doivent mourir par milliers. Des mères doivent porter le deuil de leurs bébés et les pères doivent être disloqués. Cette “démocratie” est en fait l’enfer sur terre. Coulter et ses patrons continuent de vivre dans un monde fantasmagorique où la raison pratique ne joue absolument aucun rôle. Si ceci semble assez tiré par les cheveux, peut-être est-il utile alors d’amener le grain de sel de l’enflammé nouveau con(ervateur) juif Michael Ledeen qui a déclaré:

“La destruction créative est notre second prénom, à la fois dans notre société et à l’étranger. Nous déchirons tous les jours un peu plus l’ancien ordre mondial, du monde des affaires à la science, en passant par la littérature, l’art, l’architecture, le cinéma, la politique et le droit. Nos ennemis ont toujours détesté ce tourbillon d’énergie et de créativité qui menace leurs traditions (quelles qu’elles soient) et fait honte à leur incapacité de maintenir le rythme… Nous devons les détruire pour faire avancer notre mission historique.” [3]

Il se trouve que le Nouvel Ordre Mondial, que la mafia khazare et ses laquais tentent d’établir depuis des années n’est pas fondé sur la poursuite de la vérité ou de principes moraux, mais sur les mensonges catégoriques, les escroqueries monumentales, des moyens de déception et des falsifications et fabrications complètes. Vous rappelez-vous comment les agents du NOM ont mené le peuple américain à la guerre en Irak ? Vous vous rappelez comment ils ont mené les moutons en Afghanistan (NdT: qui fut en fait avant l’Irak… Afghanistan dès Octobre 2001, l’Irak en 2003..) puis en Libye (2011) ? Vous souvenez-vous comment ils voulurent la même chose pour la Syrie ? (NdT: 2011, après la Libye. L’armée “djihadiste” mercenaire de l’OTAN fut transférée par l’OTAN de Libye à la Syrie, puis d’autres mercenaires furent également formés en Arabie Saoudite et au Qatar, en Jordanie et en Turquie, et passés par les frontières limitrophes sous protection de l’aviation yankee…)

Voyez-vous, personne ne peut universaliser l’idéologie du NOM parce qu’elle est fondamentalement et existentiellement incohérente et Kant l’aurait sans nul doute jetée dans la poubelle de l’histoire une bonne fois pour toute.

La morale ou la loi universelle, dit Kant, est ce qui nous lie tous ensemble en tant que créatures rationnelles. Toute déviation de la morale est une recette pour un désastre. Ainsi, tout système qui cherche à écarter la morale doit avoir tort précisément parce que ce système va inévitablement devenir incohérent et sans aucune valeur métaphysique. Kant continue pour dire que pour qu’une action soit bonne, “il n’est pas suffisant qu’elle soit conforme à la morale, mais elle dit aussi être faite dans le but de la morale.” [4]

Kant une fois de plus tue l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial ici. Et si vous pensez que Kant est hors de propos ici, écoutez ce que nous dit le nouveau con enflammé qu’est John Bolton:

“C’est une grosse erreur de notre part que de donner une quelcnque validité à la loi internartionale… parce que sur le long terme, le but de ceux qui pensent que cela veut vraiment dire quelque chose, sont ceux qui veulent restreindre les Etats-Unis.” [5]

Ce que finalement Bolton a dit est que la loi internationale et l’idéologie du NOM sont incompatibles. Pour que l’un existe, l’autre doit être supplanté. Mais Bolton ne s’est pas arrêté en si bon chemin ; il a continué et déclaré qu’il veut “faire la promotion du secret et faire passer ce mensonge !” et aussi “si je devait dire quelque chose que je sais faux pour préserver notre sécutité nationale, je le ferai.” A dit Bolton il y a quelques années.

En d’autres termes, des gens comme Bolton sont grassement payés pour mentir au peuple américain. Ce sont des satanistes.

De manière évidente, Lavrov semble avoir traité au niveau de Kant lorsqu’il a essentiellement demandé un arrêt du NOM, qui n’est que satanisme déguisé. Cela ne devrait pas être une surprise de voir que les agents du NOM sont toujours tristes et énervés de constater que la Russie continue de jouer un rôle majeur dans l’établissement de ce que Lavrov appelle un ordre mondial “pragmatique”.

Mais qui a établi l’idéologie du NOM dans le monde ? Qui est derrière les guerres perpétuelles en Irak et partout ailleurs ? Qui est derrière l’immigration forcée de masse en Amérique et en Europe ?

Réponse courte: la mafia khazare… La Russie dérange son agencement du monde et les membres de cette mafia veulent contre-attaquer, pas en termes moraux, mais sur un principe diabolique. La Russie les a empêché d’oblitérer la Syrie et la mafia khazare ne pardonnera jamais à Poutine ce crime politique.

Ceci est une des raisons pour laquelle les agents du NOM et les satanistes envoient les marionnettes nouveaux cons comme John McCain au front politique. C’est aussi une des raisons pour laquelle ce même McCain est incapable de mettre deux pensées cohérentes l’une derrière l’autre.

 

[1] Emmanuel Kant, Foundations of the Metaphysics of Morals (Indianapolis: Bobbs-Merrill, 1959), 39.

[2] George Gurley, “Tea With Miss Coulter,” NY Observer, November 12, 2011.

[3] Quoted in John Laughland, “Flirting with Fascism,” American Conservative, June 30, 2003.

[4] Emmanuel Kant, Groundwork for the Metaphysics of Morals (New York: Torchbooks, 1964), 390.

[5] Jon Basil Utley, “Trump and the Neoconservatives,” American Conservative, November 13, 2016.