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Empire et géopolitique: Les Frères Musulmans comme supplétifs du Pentagone (thierry Meyssan)

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Article intéressant mais entaché d’une remarque qui nous a forcé à mettre une note en aparté. Ceci fait toujours poser la question: malgré les apparences, pour qui Meyssan pédale t’il vraiment ?… Fragment de réponse plus bas, car commence à se dégager subrepticement un certain canevas…

~ Résistance 71 ~

 


Daesh = Gladio 2.0

 

Les Frères Musulmans comme supplétifs du Pentagone

 

Thierry Meyssan

 

5 juillet 2029

 

url de l’article: https://www.voltairenet.org/article206726.html

 

Nous poursuivons la publication du livre de Thierry Meyssan, « Sous nos yeux ». Dans cet épisode, il décrit comment l’organisation terroriste des Frères musulmans a été intégrée au Pentagone. Elle a été rattachée aux réseaux anti-Soviétiques constitués avec les anciens nazis durant la Guerre froide.

5— Les islamistes pris en main par le Pentagone

Au début des années 1990, le Pentagone décide d’incorporer les islamistes — qui jusque-là dépendaient de la seule CIA — dans ses activités. C’est l’opération Gladio B, en référence aux services secrets de l’Otan en Europe (Gladio A [1]).

Durant une décennie, tous les chefs islamistes — y compris Oussama Ben Laden et Ayman Al-Zawahiri — se déplacent à bord des avions de l’US Air Force. Le Royaume-Uni, la Turquie et l’Azerbaïdjan participent à l’opération [2]. Par voie de conséquence, les islamistes — qui jusqu’ici étaient des combattants de l’ombre — sont «  publiquement  » intégrés aux forces de l’Otan.

L’Arabie saoudite — à la fois État et propriété privée des Saoud — devient officiellement la société chargée de gérer l’islamisme mondial. Le roi proclame une Loi fondamentale, en 1992, selon laquelle «  L’État protège la foi islamique et applique la charia. Il impose le Bien et combat le Mal. Il accomplit les devoirs de l’islam. (…) La défense de l’islamisme, de la société et de la patrie musulmane est le devoir de chaque sujet du roi.  »

En 1993, Charles, le prince de Galles, place l’Oxford Centre for Islamic Studies sous son patronage, tandis que le chef des services secrets saoudiens, le prince Turki, en prend la direction.

Londres devient ouvertement le centre névralgique du Gladio B, au point que l’on parle de «  Londonistan  » [3]. Sous le parapluie de la Ligue islamique mondiale, les Frères musulmans arabes et la Jamaat-i-Islami pakistanaise créent quantité d’associations culturelles et cultuelles autour de la mosquée de Finsbury Park. Ce dispositif permettra de recruter de nombreux kamikazes, de ceux qui attaqueront l’école russe de Beslan à Richard Reid, le Shoe bomber. Le Londonistan comprend surtout de nombreux médias, maisons d’édition, journaux (Al-Hayat et Asharq Al-Awsat — tous deux dirigés par des enfants de l’actuel roi Salmane d’Arabie —) et télévisions (le groupe MBC du prince Walid ben Talal émet une vingtaine de chaînes), qui ne sont pas destinés à la diaspora musulmane au Royaume-Uni, mais diffusés dans le monde arabe  ; l’accord entre les islamistes et l’Arabie saoudite ayant été étendu au Royaume-Uni — totale liberté d’action, mais interdiction de s’ingérer dans la politique intérieure. Cet ensemble emploie plusieurs milliers de personnes et brasse des quantités d’argent gigantesques. Il restera publiquement en place jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001 où il deviendra impossible aux Britanniques de continuer à le justifier.

Abou Moussab «  Le Syrien  » — un rescapé du coup d’État avorté de Hama devenu agent de liaison entre Ben Laden et le Groupe islamique armé (GIA) algérien — théorise le «  jihad décentralisé  ». Dans son Appel à la résistance islamique mondiale, il pose en termes islamiques la doctrine déjà bien connue de la «  stratégie de la tension  ». Il s’agit de provoquer les autorités pour susciter une terrible répression qui conduira le peuple à se soulever contre elles. Cette théorie a déjà été utilisée par les réseaux Gladio de la CIA/Otan en manipulant l’extrême gauche européenne dans les années 1970-80 (Bande à Baader, Brigades rouges, Action directe). Bien sûr il n’était pas question que cette stratégie aboutisse et la CIA/Otan savait qu’elle n’avait aucune chance d’y parvenir — elle n’a jamais été victorieuse, nulle part —, mais elle entendait utiliser la réaction répressive de l’État pour placer ses hommes au pouvoir. «  Le Syrien  » désigne l’Europe — et surtout pas les États-Unis — comme le prochain champ de bataille des islamistes. Il fuit la France après les attentats de 1995. Deux ans plus tard, il créé à Madrid et au Londonistan l’Islamic Conflict Studies Bureau, sur le modèle d’Aginter Press, que la CIA avait créé à Lisbonne durant les années 1960-70. Les deux structures excellent dans l’organisation d’attentats sous faux drapeaux (de celui attribué à l’extrême gauche Piazza Fontana, en 1969, à ceux attribués aux musulmans à Londres, en 2005).

Simultanément, les Frères élaborent un vaste programme de formation des leaders arabes pro-US. Le Libyen Mahmoud Jibril el-Warfally, professeur à l’université de Pittsburg, leur apprend à parler le «  politiquement correct  ». Il forme ainsi des émirs et des généraux d’Arabie saoudite, du Bahreïn, d’Égypte, des Émirats, de Jordanie, du Koweït, du Maroc et de Tunisie (mais aussi de Singapour). Mêlant principes de Relations publiques et étude des rapports de la Banque mondiale, les pires dictateurs sont désormais capables de disserter sans s’esclaffer de leur idéal démocratique aussi bien que de leur profond respect des Droits de l’Homme.

La guerre contre l’Algérie déborde en France. Jacques Chirac et son ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, interrompent le soutien de Paris aux Frères musulmans et font même interdire les livres de Youssef Al-Qaradâwî (le prêcheur de la Confrérie). Il s’agit pour eux de maintenir la présence française au Maghreb que les Britanniques veulent éradiquer. Le Groupe islamique armé (GIA) prend en otage les passagers du vol Air France Alger/Paris (1994), fait exploser des bombes dans le RER et en divers points de la capitale (1995) et planifie un gigantesque attentat — qui sera déjoué — lors de la Coupe du monde de football (1998), incluant la chute d’un avion sur une centrale électrique nucléaire. Chaque fois, les suspects qui parviennent à fuir trouvent asile au Londonistan.

La guerre de Bosnie-Herzégovine débute en 1992 [4]. Sur instruction de Washington, les services secrets pakistanais (ISI), toujours soutenus financièrement par l’Arabie saoudite, envoient 90 000 hommes y participer contre les Serbes (soutenus par Moscou). Oussama Ben Laden reçoit un passeport diplomatique bosniaque et devient conseiller militaire du président Alija Izetbegovic (dont l’États-unien Richard Perle est conseiller diplomatique et le Français Bernard-Henri Lévy, conseiller médiatique). Il constitue la Légion arabe avec d’anciens combattants d’Afghanistan et distribue le financement de la Ligue islamique mondiale. Par réflexe communautaire ou en compétition avec l’Arabie saoudite, la République islamique d’Iran se porte également au secours des musulmans de Bosnie. En bonne intelligence avec le Pentagone, elle envoie plusieurs centaines de Gardiens de la Révolution et une unité du Hezbollah libanais. Surtout, elle livre l’essentiel des armes utilisées par l’armée bosniaque.

Les services secrets russes, qui pénètrent dans le camp de Ben Laden, constatent que la totalité de la bureaucratie de la Légion arabe est rédigée en anglais et qu’elle reçoit directement ses ordres de l’Otan. Après la guerre, un Tribunal international spécial est créé. Il poursuit de nombreux combattants pour crimes de guerre, mais aucun membre de la Légion arabe.

Après trois ans de calme, la guerre entre musulmans et orthodoxes reprend en ex-Yougoslavie, au Kosovo cette fois. L’armée de libération du Kosovo (UÇK) est composée à partir de groupes mafieux formés au combat par les Forces spéciales allemandes (KSK) sur la base turque d’Incirlik. Les Albanais et les Yougoslaves musulmans ont une culture Naqchbandie. Hakan Fidan, le futur chef des services secrets turcs, est officier de liaison entre l’Otan et la Turquie. Les anciens de la Légion arabe intègrent l’UÇK, dont une brigade est commandée par un des frères d’Ayman Al-Zawahiri. Celle-ci détruit systématiquement les églises et monastères orthodoxes et chasse les chrétiens.

En 1995, renouant avec la tradition des assassinats politiques, Oussama Ben Laden tente d’éliminer le président égyptien, Hosni Moubarak. Il remet cela l’année suivante contre le Guide libyen, Mouammar Kadhafi. Ce deuxième attentat est financé à hauteur de 100 000 livres par les services secrets britanniques qui veulent sanctionner le soutien libyen à la Résistance irlandaise [5]. Toutefois l’opération échoue. Plusieurs officiers libyens fuient au Royaume-Uni. Parmi eux, Ramadan Abidi, dont le fils sera chargé des années plus tard, toujours par les services britanniques, de réaliser un attentat à Manchester. La Libye transmet des preuves à Interpol et émet le premier mandat d’arrêt international contre Oussama Ben Laden en personne, lequel dispose toujours d’un bureau de relations publiques au Londonistan.

En 1998, la Commission arabe des Droits humains est fondée à Paris. Elle est financée par la NED. Son président est le Tunisien Moncef Marzouki, et son porte-parole le Syrien Haytham Manna. Son objectif est de défendre les Frères musulmans arrêtés dans différents pays arabes en raison de leurs activités terroristes. Marzouki est un médecin de gauche travaillant avec eux depuis longtemps et Manna un écrivain qui gère les placements d’Hassan el-Tourabi et des Frères soudanais en Europe. Lorsque Manna se retire, sa compagne reste la directrice de l’association. Il est remplacé par l’Algérien Rachid Mesli, qui lui est avocat, notamment d’Abassi Madani et des Frères algériens.

En 1999 (c’est-à-dire après la guerre du Kosovo et la prise du pouvoir par les islamistes à Grozny), Zbigniew Brzezinski fonde avec une cohorte de néoconservateurs l’American Committee for Peace in Chechnya (Comité américain pour la paix en Tchétchénie). Si la première guerre de Tchétchénie était une affaire intérieure russe dans laquelle quelques islamistes s’étaient immiscés, la seconde vise la création de l’Émirat islamique d’Itchkérie. Brzezinski, qui préparait cette opération depuis plusieurs années, tente de reproduire l’expérience afghane. Les jihadistes tchétchènes, comme Chamil Bassaïev, n’ont pas été formés au Soudan par Ben Laden, mais en Afghanistan par les Talibans. Durant toute la guerre, ils bénéficient du soutien «  humanitaire  » de la Millî Görüs turque de Necmettin Erbakan et de Recep Tayyip Erdogan et de l’«  IHH – Droits de l’Homme et Libertés  ». Cette dernière association turque a été créée en Allemagne sous le nom d’Internationale Humanitäre Hilfe (IHH). Par la suite, ces jihadistes organiseront plusieurs grandes opérations  : notamment contre le Théâtre de Moscou (2002, 170 morts, 700 blessés), contre une école de Beslan (2004, 385 morts, 783 blessés) et contre la ville de Naltchik (2005, 128 morts et 115 blessés). Après le massacre de Beslan et la mort du leader jihadiste Chamil Bassaïev, la Millî Görüs et l’IHH organisent à la mosquée Fatih d’Istanbul de grandes funérailles, sans le corps mais avec des dizaines de milliers de militants.

Durant cette période, trois grands attentats sont attribués à Al-Qaïda. Cependant, aussi importantes que soient ces opérations, elles représentent une déchéance pour les islamistes qui sont intégrés au sein de l’Otan et se voient simultanément ravalés au niveau de terroristes « anti-américains ». 

  • En 1996, un camion piégé fait exploser une tour de huit étages à Khobar en Arabie saoudite, tuant 19 soldats US. D’abord attribué à Al-Qaïda, la responsabilité de l’attentat est reportée sur l’Iran, puis finalement sur personne. 
  • En 1998, deux bombes explosent devant les ambassades états-uniennes à Nairobi (Kenya) et Dar-es-Salam (Tanzanie), tuant 298 Africains – mais aucun États-unien – et blessant plus de 4 500 personnes. Ces attentats sont revendiqués par une mystérieuse Armée islamique de libération des lieux saints. Selon les autorités US, ils auraient été commis par des membres du Jihad islamique égyptien en rétorsion à l’extradition de quatre de leurs membres. Pourtant, les mêmes autorités accusent Oussama Ben Laden d’être le commanditaire et le FBI émet — enfin — un mandat d’arrêt international contre lui. 
  • En 2000, une embarcation suicide vient exploser contre la coque du destroyer USS Cole en rade d’Aden (Yémen). L’attentat est revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), mais un tribunal états-unien en rendra responsable le Soudan.

Ces attentats surviennent alors que la collaboration entre Washington et les islamistes se poursuit. Ainsi, Oussama Ben Laden a conservé son bureau au Londonistan jusqu’en 1999. Situé dans le quartier de Wembley, l’Advice and Reformation Committee (ARC), vise à la fois à diffuser les déclarations de Ben Laden et à couvrir les activités logistiques d’Al-Qaïda, y compris en matière de recrutement, de paiements, et d’acquisition de matériels. Parmi ses collaborateurs à Londres, on trouve le Saoudien Khaled Al-Fawwaz et les Égyptiens Adel Abdel Bary et Ibrahim Eidarous, trois hommes qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, mais ont pourtant reçu l’asile politique au Royaume-Uni. C’est en parfaite légalité à Londres que le bureau de Ben Laden publiera en février 1998 son célèbre Appel au Jihad contre les juifs et les croisés. Gravement malade des reins, Ben Laden est hospitalisé, en août 2001, à l’hôpital américain de Dubaï. Un chef d’État du Golfe m’a confirmé lui avoir rendu visite dans sa chambre où sa sécurité était assurée par la CIA.

6— La fusion des deux « Gladio » et la préparation de Daesh

Dans la même logique, l’administration Bush rend les islamistes responsables des gigantesques attentats qui surviennent le 11 septembre 2001 aux États-Unis. La version officielle s’impose bien qu’elle comprenne d’innombrables incohérences. Le secrétaire à la Justice assure que des avions ont été détournés par des islamistes, même si selon les compagnies aériennes, aucun des suspects ne s’est trouvé à bord. Le département de la Défense publiera une vidéo dans laquelle Ben Laden revendique les attentats, alors même qu’il les avait publiquement rejetés et que les experts en reconnaissance faciale et vocale affirment que l’homme de la vidéo n’est pas Ben Laden. Quoi qu’il en soit, ces événements servent de prétexte à Washington et à Londres pour lancer la « Guerre sans fin » et attaquer leurs anciens alliés, les Talibans en Afghanistan, et l’Irak de Saddam Hussein.

Bien qu’il ait souffert d’insuffisance rénale chronique, Oussama Ben Laden succombe à sa maladie le 15 décembre 2001 des suites d’un syndrome de Marfan. Un représentant du MI6 assiste à ses obsèques en Afghanistan. Par la suite, plusieurs sosies plus ou moins ressemblants vont maintenir sa fable en vie, dont un sera lui-même assassiné par Omar Sheikh, en 2005, selon la Première ministre pakistanaise Benazir Bhuto.

En août 2002, le MI6 organise à Londres une conférence des Frères musulmans sur le thème «  La Syrie pour tous  ». Les orateurs y développent l’idée que la Syrie serait opprimée par la secte des alaouites et que seuls les Frères musulmans offriraient une véritable liberté.

Après Sayyed Qutb et Abou Moussab «  Le Syrien  », les islamistes se dotent d’un nouveau stratège, Abou Bakr Naji. En 2004, ce personnage, qui semble n’avoir jamais existé, publie un ouvrage sur Internet, La Gestion de la barbarie, une théorie du chaos [6]. Bien que certains aient cru reconnaître le style d’un auteur égyptien, il semble que l’ouvrage ait été écrit en anglais, puis enrichi de citations coraniques superfétatoires et traduit en arabe. La «  Barbarie  » dans le titre du livre, ne désigne pas le recours à la terreur, mais le retour à l’état de nature avant que la civilisation ne crée l’État. Il s’agit de renvoyer l’Humanité au moment où «  L’homme est un loup pour l’homme  ». La stratégie du chaos tient en trois phases  : 

  • Premièrement, démoraliser et épuiser l’État en l’attaquant sur ses flancs les moins bien protégés. On choisira donc des cibles secondaires, souvent sans intérêt, mais faciles à détruire et dispersées. Il s’agira de donner l’impression d’un soulèvement généralisé, d’une révolution. 
  • Deuxièmement, lorsque l’État se sera retiré des banlieues et des campagnes, conquérir certaines zones et les administrer. On s’appuiera sur la charia pour marquer le passage à une nouvelle forme d’État. Durant cette période, on nouera des alliances avec tous ceux qui s’opposent au Pouvoir et que l’on ne manquera pas d’armer. On mènera alors une guerre de position. 
  • Troisièmement, proclamer l’État islamique.

Ce traité ressort de la science militaire contemporaine. Il accorde une grande place aux opérations psychologiques, notamment à l’usage de la violence spectaculaire. Dans la pratique, cette stratégie n’a rien à voir avec une révolution, mais avec la conquête d’un pays par des puissances extérieures, car elle suppose un investissement massif. Comme toujours dans la littérature subversive, le plus intéressant réside dans ce qui n’est pas dit ou juste cité incidemment  : 

  • la préparation des populations pour qu’elles accueillent les jihadistes suppose la construction préalable d’un réseau de mosquées et d’œuvres sociales, comme cela a été fait en Algérie avant la guerre «  civile  »  ; 
  • pour être menées, les premières opérations militaires nécessitent des armes qu’il faudra importer au préalable. Surtout, par la suite, les jihadistes n’auront aucun moyen de se fournir en armes et encore moins en munitions. Ils devront donc être appuyés de l’extérieur  ; 
  •  l’administration des zones conquises suppose que l’on dispose de hauts fonctionnaires formés à l’avance, comme ceux des armées régulières chargées de «  reconstruire des États  »  ;
  • enfin la guerre de position suppose la construction de très vastes infrastructures qui nécessiteront quantité de matériaux, d’ingénieurs et d’architectes.

De facto, le fait de se réclamer de cet ouvrage atteste que les islamistes entendent continuer à jouer un rôle militaire pour le compte de puissances extérieures, mais cette fois à très grande échelle.

En 2006, les Britanniques demandent à l’émir Hamad du Qatar de placer sa chaîne de télévision panarabe, Al-Jazeera, au service des Frères musulmans [7]. Le Libyen Mahmoud Jibril, qui a formé la famille royale à parler en langage démocratique, est chargé d’introduire pas à pas ses Frères dans la chaîne et de créer des canaux en langues étrangères (anglais, et par la suite bosniaque et turc), ainsi qu’une chaîne pour les enfants. Le prédicateur Youssef Al-Qaradâwî devient «  conseiller religieux  » d’Al-Jazeera. Bien sûr, la chaîne diffusera et validera les enregistrements audio ou vidéo des «  Oussama Ben Laden  ».

Dans la même période, les troupes US en Irak doivent faire face à un soulèvement qui se généralise. Après avoir été abattus par la soudaineté et la brutalité de l’invasion (technique «  du choc et de la stupeur  »), les Irakiens organisent leur résistance. L’ambassadeur états-unien à Bagdad, puis directeur du Renseignement national, John Negroponte, propose de les vaincre en les divisant et en retournant leur colère contre eux-mêmes, c’est-à-dire de transformer la Résistance à l’occupation en guerre civile. Expert en opérations secrètes, il a notamment participé à l’opération Phoenix au Vietnam, puis a organisé la guerre civile au Salvador et l’Iran-Contras au Nicaragua, et a conduit à l’effondrement de la rébellion au Chiapas mexicain*. Negroponte appelle un des hommes sur lesquels il s’est appuyé au Salvador, le colonel James Steele. Il lui confie la charge de créer des milices irakiennes chiites contre les sunnites et sunnites contre les chiites. Pour ce qui est de la milice sunnite, Steele recourt aux islamistes. À partir d’Al-Qaïda en Irak, il arme une coalition tribale, l’Émirat islamique en Irak (futur Daech), sous couvert de la Police spéciale («  Brigade des Loups  »). Pour terrifier les victimes et leurs familles, il forme l’Émirat à la torture selon les méthodes de l’École des Amériques (School of America) et de la Political Warfare Cadres Academy de Taïwan, où il a enseigné. En quelques mois, une nouvelle horreur s’abat sur les Irakiens et les divise selon leur appartenance religieuse. Par la suite, lorsque le général David Petraeus prendra le commandement des troupes états-uniennes dans le pays, il désignera le colonel James H. Coffman pour travailler avec Steele et lui rendre des rapports sur l’opération, tandis que Brett H. McGurk rendra directement compte au président. Les principaux chefs de l’Émirat islamique sont recrutés au camp d’internement de Bucca, mais font l’objet d’une mise en condition à la prison d’Abou Ghraib selon les méthodes de «  lavage de cerveau  » des professeurs Albert D. Biderman et Martin Seligman [8]. Le tout est supervisé depuis Washington par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, dont Steele dépend directement.

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(*) Question et note de R71: D’où Meyssan tient-il que la rébellion zapatiste au Chiapas s’est effondrée ? Elle tient et est plus fortement organisée que jamais 25 ans après sa sortie au grand jour le 1er janvier 1994 ? C’est par ce genre de remarque non fondée, une affirmation sans aucun fondement, que Meyssan discrédite son propos… Il est malheureusement assez coutumier du fait (cf ses tirades sur le Rojava où il fait un amalgame systématique menant à une confusion qu’on peut supposer voulue…). Dommage… Mais on peut aussi se poser légitimement la question: pourquoi fait-il ce genre de réflexions, facilement qualifiables de désinformation ?… Quel est le but ?… Pour qui pédale t’il vraiment ?… Il est intéressant de noter qu’après le Rojava, il s’en prend ici sans aucun fondement et manifestement sans aucune connaissance approfondie du sujet, au Chiapas zapatiste, c’est à dire contre des mouvements anti-étatistes déclarés et avérés. Coïncidence?… On ne le pense pas. Il est de plus en plus clair que Meyssan suit une ligne directrice propagandiste de maintenance de tout mouvement dissident dans le consensus du statu quo oligarchique. Meyssan est et demeure malgré tout un agent du système même s’il s’est rebellée contre sa branche extrémiste des nouveaux cons yankee et ses ramifications planétaires…

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En 2007, Washington informe la Confrérie qu’il va renverser les régimes laïcs du Moyen-Orient élargi, y compris ceux des États alliés, et qu’elle doit se préparer à exercer le pouvoir. La CIA organise des alliances entre les Frères et des personnalités ou des partis laïcs, de tous les États de la région. Simultanément, elle relie les deux branches du «  Gladio  » en tissant des liens entre les groupes nazis occidentaux et les groupes islamistes orientaux.

Ces alliances sont parfois bancales, par exemple lors de la «  Conférence nationale de l’opposition libyenne  », à Londres, les Frères ne parviennent à fédérer autour d’eux que le Groupe islamique combattant en Libye (Al-Qaïda en Libye) et la Confrérie wahhabite sénoussie. La plateforme programmatique prévoit de rétablir la monarchie et de faire de l’islam la religion d’État. Plus convaincante est la constitution du Front de salut national, à Berlin, qui officialise l’union des Frères et de l’ancien vice-président baasiste syrien Abdel Halim Khaddam.

Le 8 mai 2007, à Ternopol (dans l’ouest de l’Ukraine), des groupuscules nazis et islamistes créent un Front anti-impérialiste afin de lutter contre la Russie. Des organisations de Lituanie, de Pologne, d’Ukraine et de Russie y participent, dont les séparatistes islamistes de Crimée, d’Adyguée, du Dagestan, d’Ingouchie, du Kabardino-Balkarie, du Karatchaïévo-Tcherkessie, d’Ossétie, de Tchétchénie. Ne pouvant s’y rendre du fait des sanctions internationales prises contre lui, Dokou Oumarov — qui a aboli la République de Tchétchénie et proclamé l’Émirat islamique d’Itchkérie —, y fait lire sa contribution. Le Front est présidé par le nazi Dmytro Iarosh, qui deviendra lors du coup d’État de Kiev, en février 2014, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale d’Ukraine.

Au Liban, en mai/juin 2007, l’armée nationale entreprend le siège du camp palestinien de Nahr el-Bared, après que des membres du Fatah el-Islam s’y sont retranchés. Les combats durent 32 jours et coûtent la vie à 76 soldats dont une trentaine sont décapités.

En 2010, la Confrérie organise la Flottille de la Liberté via l’IHH. Il s’agit officiellement de braver l’embargo israélien et d’apporter de l’aide humanitaire aux Gazaouis [9]. En réalité, le principal bâtiment de cette équipée change de pavillon durant la traversée et poursuit sous les couleurs turques. De nombreux espions se mêlent aux militants non violents participant à l’expédition, dont un agent irlandais de la CIA, Mahdi Al-Harati. Tombant dans le piège que lui tendent les États-Unis, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, donne l’assaut aux bateaux dans les eaux internationales, faisant 10 morts et 54 blessés. Le monde entier condamne cet acte de piraterie sous l’œil narquois de la Maison-Blanche. Israël, qui fournissait leurs armes aux jihadistes en Afghanistan et a soutenu la création du Hamas contre l’OLP de Yasser Arafat, s’est retourné contre les islamistes en 2008 et les a bombardés, ainsi que la population gazaouie. Nétanyahou paye de cette manière l’opération «  Plomb durci  » qu’il a menée avec l’Arabie saoudite contre l’avis de la Maison-Blanche. En définitive, les passagers de la Flottille sont libérés par Israël. La presse turque montre alors le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan rendant visite dans un hôpital à Mahdi Al-Harati.

[1] NATO’s secret armies : operation Gladio and terrorism in Western Europe, Daniele Ganser, Foreword by Dr. John Prados, Frank Cass/Routledge (2005). Version française : Les armées secrètes de l’Otan, Demi-Lune (2017).

[2] Classified Woman : The Sibel Edmonds Story : A Memoir, Sibel Edmonds (2012).

[3] Londonistan, Melanie Phillips, Encounter Books (2006).

[4] Wie der Dschihad nach Europa kam, Jürgen Elsässer, NP Verlag (2005) ; version française : Comment le Djihad est arrivé en Europe, préface de Jean-Pierre Chevénement, Xenia (2006). Intelligence and the war in Bosnia 1992-1995 : The role of the intelligence and security services, Nederlands Instituut voor Oologsdocumentatie (2010). Al-Qaida’s Jihad in Europe : The Afghan-Bosnian Network, Evan Kohlmann, Berg (2011).

[5] « David Shayler : « J’ai quitté les services secrets britanniques lorsque le MI6 a décidé de financer des associés d’Oussama Ben Laden » », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005.

[6] The Management of Savagery : The Most Critical Stage Through Which the Umma Will Pass, Abu Bakr Naji, Harvard University (2006). Version française : Gestion de la barbarie, éd de Paris (2007).

[7] « Wadah Khanfar, Al-Jazeera et le triomphe de la propagande télévisuelle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 septembre 2011.

[8] « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 28 octobre 2009.

[9] « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 juin 2010.

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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Empire et géopolitique: Les Frères Musulmans sbires du MI6 britannique et de la CIA (Thierry Meyssan)

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Suite de la saga de la confrérie des Frères Musulmans, autre turpitude étatico-capitaliste et création des services.

~ Résistance 71 ~

 

Les frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA

 

Thierry Meyssan

 

28 juin 2019

 

url de l’article original:

https://www.voltairenet.org/article206725.html

 

Nous poursuivons la publication du livre de Thierry Meyssan, « Sous nos yeux ». Dans cet épisode, il décrit la manière dont le président Jimmy Carter et son conseiller national de Sécurité, Zbigniew Brzezinski, utilisèrent les capacités terroristes des Frères musulmans contre les Soviétiques.

La confrérie au service de l’administration Carter/Brzezinski

En 1972-73, un responsable du Foreign Office — et probablement du MI6 —, James Craig, et l’ambassadeur britannique en Égypte, Sir Richard Beaumont, commencent un intense lobbying pour que leur pays et les États-Unis s’appuient sur les Frères musulmans non seulement en Égypte, mais dans tout le monde musulman contre les marxistes et les nationalistes. Sir Craig sera bientôt nommé ambassadeur de sa Majesté en Syrie, puis en Arabie, et trouvera une oreille attentive à la CIA. Il sera, beaucoup plus tard, le concepteur des «  Printemps arabes  ».

En 1977 aux États-Unis, Jimmy Carter est élu président. Il désigne Zbigniew Brzezinski comme conseiller national de sécurité. Ce dernier décide d’utiliser l’islamisme contre les Soviétiques. Il donne son feu vert aux Saoudiens pour augmenter leurs versements à la Ligue islamique mondiale, organise des changements de régime au Pakistan, en Iran et en Syrie, déstabilise l’Afghanistan, et fait de l’accès états-unien au pétrole du Moyen-Orient un objectif de sécurité nationale. Enfin, il confie des moyens militaires à la Confrérie.

Cette stratégie est clairement expliquée par Bernard Lewis lors de la réunion du Groupe de Bilderberg [1] que l’Otan organise en avril 1979 en Autriche. L’islamologue anglo-israélo-états-unien y assure que les Frères musulmans peuvent non seulement jouer un grand rôle face aux Soviétiques et provoquer des troubles internes en Asie centrale, mais aussi balkaniser le Moyen-Orient dans l’intérêt d’Israël.

Contrairement à une idée reçue, les Frères ne se sont pas contentés de suivre le plan Brzezinski, ils ont vu plus loin et obtenu l’assistance de Riyad et de Washington pour constituer d’autres branches de la Confrérie dans d’autres pays  ; branches qui prendront ultérieurement leur essor. À cette époque, le roi d’Arabie octroie une moyenne de 5 milliards de dollars annuels à la Ligue islamique mondiale qui étend ses activités dans 120 pays et finance des guerres. À titre indicatif, 5 milliards de dollars, c’était l’équivalent du budget militaire de la Corée du Nord. La Ligue obtient le statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU et un statut d’observateur à l’Unicef.

Au Pakistan, le général Muhammad Zia-ul-Haq, chef d’état-major des armées formé à Fort Bragg aux États-Unis, renverse le Président Zulfikar Alî Bhutto et le fait pendre. Membre de la Jamaat-e-Islami, c’est-à-dire de la version locale des Frères musulmans, il islamise la société. La charia est progressivement établie — y compris la peine de mort pour blasphème — et un vaste réseau d’écoles islamiques est installé. C’est la première fois que la Confrérie est au pouvoir hors d’Égypte.

En Iran, Brzezinski convainc le Shah de partir et organise le retour de l’imam Rouhollah Khomeini, qui se définit comme un «  islamiste chiite  ». Dans sa jeunesse, Khomeini a rencontré Hasan el-Banna au Caire, en 1945, pour le persuader de ne pas alimenter de conflits sunnites/chiites. Par la suite, il a traduit deux livres de Sayyid Qutb. Les Frères et le Révolutionnaire iranien s’accordent sur des sujets sociétaux, mais pas du tout sur les questions politiques. Brzezinski réalise sa méprise le jour même de l’arrivée de l’ayatollah à Téhéran, car celui-ci va prier sur les tombes des martyrs du régime du Shah et appelle l’armée à se révolter contre l’impérialisme. Brzezinski commet une seconde erreur en envoyant la Delta Force secourir les espions états-uniens qui sont retenus dans leur ambassade à Téhéran. Même s’il parvient à masquer aux yeux des Occidentaux que ses diplomates n’étaient pas des otages mais bien des espions, il ridiculise ses militaires dans l’opération manquée «  Serre d’aigle  », et installe au Pentagone l’idée selon laquelle il faudra se donner les moyens pour vaincre les musulmans.

En Afghanistan, Brzezinski met sur pied l’«  Opération Cyclone  ». Entre 17 et 35 000 Frères musulmans, originaires d’une quarantaine de pays, vont se battre contre l’URSS venue défendre à sa demande la République démocratique d’Afghanistan du terrorisme des Frères [2]— il n’y a jamais eu d’«  invasion soviétique  » comme le prétend la propagande US. Ils ne seront jamais plus de 15 000 à la fois. Ces hommes viennent en renfort d’une coalition de combattants conservateurs et des Frères musulmans locaux, dont le Pachtoune Gulbuddin Hekmatyar et le Tadjik Ahmed Chah Massoud. Ils reçoivent leur armement pour l’essentiel d’Israël [3]— officiellement leur ennemi juré, mais désormais leur partenaire. L’ensemble de ces forces est commandé depuis le Pakistan par le général Muhammad Zia-ul-Haq et financé par les États-Unis et l’Arabie saoudite. C’est la première fois que la Confrérie est utilisée par les Anglo-Saxons pour livrer une guerre. Parmi les combattants présents se trouvent les futurs responsables des guerres du Caucase, de la Jemaah Islamiyah indonésienne, du groupe Abou Sayyaf aux Philippines, et bien sûr d’Al-Qaïda et de Daech. Aux États-Unis l’opération antisoviétique est soutenue par le Parti républicain et un groupuscule d’extrême gauche, les trotskistes de Social Democrats USA.

La stratégie Carter/Brzezinski représente un changement d’échelle [4]. L’Arabie saoudite, qui était jusqu’ici le financier des groupes islamistes, se voit chargée de gérer les fonds de la guerre contre les Soviétiques. Le directeur général du Renseignement saoudien, le prince Turki (fils du roi de l’époque, Fayçal), devient une personnalité incontournable de tous les sommets occidentaux du Renseignement.

Les problèmes entre Arabes et Afghans étant récurrents, le prince Turki envoie d’abord le Palestinien Abdallah Azzam, l’«  imam du jihad  », remettre de l’ordre entre les Frères et administrer le bureau local de la Ligue islamique mondiale, puis le milliardaire Oussama Ben Laden. Azzam et Ben Laden ont été formés ensemble en Arabie saoudite par le frère de Sayyid Qutb.

Toujours durant le mandat Carter, les Frères musulmans entreprennent une longue campagne de terreur en Syrie, incluant l’assassinat des cadets non sunnites à l’Académie militaire d’Alep par l’«  Avant-garde combattante  ». Ils disposent de camps d’entraînement en Jordanie où les Britanniques leur dispensent une formation militaire. Durant ces années de plomb, la CIA parvient à sceller une alliance entre les Frères musulmans et le groupuscule ex-communiste de Riyad Al-Turk. Celui-ci et ses amis, Georges Sabra et Michel Kilo, avaient rompu avec Moscou durant la guerre civile libanaise pour soutenir le camp occidental. Ils s’affilient au groupe trotskiste états-unien, Social Democrats USA. Les trois hommes rédigent un manifeste dans lequel ils affirment que les Frères musulmans forment le nouveau prolétariat et que la Syrie ne pourra être sauvée que par une intervention militaire états-unienne. En définitive, les Frères tentent un coup d’État en 1982, avec le soutien du Baas irakien (qui collaborait alors avec Washington contre l’Iran) et de l’Arabie saoudite. Les combats qui suivent à Hama font 2 000 morts selon le Pentagone, 40 000 selon la Confrérie et la CIA. Par la suite, des centaines de prisonniers sont assassinés à Palmyre par le frère du président Hafez el-Assad, Rifaat, qui sera révoqué et contraint à l’exil à Paris lorsqu’il tentera à son tour un coup d’État contre son propre frère. Les trotskistes sont emprisonnés et la plupart des Frères fuient soit vers l’Allemagne (où réside déjà l’ancien Guide syrien Issam Al-Attar), soit vers la France (comme Abou Moussab «  Le Syrien  »), où le chancelier Helmut Kohl et le président François Mitterrand leur donnent asile. Deux ans plus tard, un scandale éclate au sein de l’opposition désormais en exil au moment du partage  : trois millions de dollars ont disparu sur une enveloppe de 10 millions donnée par la Ligue islamique mondiale.

4— Vers la constitution d’une internationale du Jihad

Durant les années 1980, la Ligue islamique mondiale reçoit instruction de Washington de transformer la société algérienne. Durant une décennie, Riyad offre la construction de mosquées dans les villages. Chaque fois, un dispensaire et une école y sont adjoints. Les autorités algériennes se réjouissent d’autant plus de cette aide qu’elles ne parviennent plus à garantir l’accès de tous à la Santé et à l’Éducation. Progressivement, les classes laborieuses algériennes se détachent d’un État qui ne leur est plus d’un grand secours et se rapprochent des mosquées si généreuses.

Lorsque le prince Fahd devient roi d’Arabie saoudite, en 1982, il place le prince Bandar (fils du ministre de la Défense) comme ambassadeur à Washington, poste qu’il conservera durant tout son règne. Sa fonction est double  : d’un côté, il gère les relations saoudo-états-uniennes, de l’autre il sert d’interface entre le directeur du Renseignement Turki et la CIA. Il se lie d’amitié avec le vice-président et ancien directeur de la CIA, George H.W. Bush, qui le considère comme son «  fils adoptif  »  ; puis avec le secrétaire à la Défense Dick Cheney, et le futur directeur de la CIA, George Tenet. Il s’insère dans la vie sociale des élites et intègre aussi bien la secte chrétienne des chefs d’état-major du Pentagone, The Family, que l’ultra conservateur Bohemian Club de San Francisco.

Bandar commande les jihadistes depuis la Ligue islamique mondiale. Il négocie avec Londres l’achat d’armement pour son Royaume auprès de British Aerospace en échange de pétrole. Les contrats du «  pigeon  », (en arabe Al-Yamamah), coûteront entre 40 et 83 milliards de livres sterling à Riyad dont une partie importante sera reversée par les Britanniques au prince.

En 1983, le Président Ronald Reagan confie à Carl Gershman, l’ancien leader de Social Democrats USA, la direction de la toute nouvelle National Endowment for Democracy [5]. C’est une agence dépendante de l’accord des «  Cinq Yeux  », camouflée en ONG. Elle est la vitrine légale des services secrets australiens, britanniques, canadiens, états-uniens et néo-zélandais. Gershman a déjà travaillé avec ses camarades trotskistes et ses amis Frères musulmans au Liban, en Syrie et en Afghanistan. Il met en place un vaste réseau d’associations et de fondations que la CIA et le MI6 utilisent pour soutenir la Confrérie là où c’est possible. Il se réclame de la «  doctrine Kirkpatrick  »  : toutes les alliances sont justes lorsqu’elles servent l’intérêt des États-Unis.

Dans ce contexte, la CIA et le MI6 qui avaient créé au plus fort de la Guerre froide la Ligue anti-communiste mondiale (WACL), vont l’utiliser pour acheminer en Afghanistan les fonds nécessaires au jihad. Oussama Ben Laden adhère à cette organisation qui compte plusieurs chefs d’États [6].

En 1985, le Royaume-Uni, fidèle à sa tradition d’expertise académique, se dote d’un institut chargé d’étudier les sociétés musulmanes et la manière dont les Frères peuvent les influencer, l’Oxford Centre for Islamic Studies.

En 1989, les Frères réussissent un second coup d’État, cette fois au Soudan au profit du colonel Omar el-Béchir. Il ne tarde pas à placer le Guide local, Hassan el-Turabi, à la présidence de l’Assemblée nationale. Ce dernier, dans une conférence délivrée à Londres, annonce que son pays va devenir la base arrière des groupes islamistes dans le monde.

Toujours en 1989, le Front islamique du Salut (FIS) surgit en Algérie, autour d’Abassi Madani, tandis que le parti au pouvoir s’effondre dans divers scandales. Le FIS est soutenu par les mosquées «  offertes  » par les Saoudiens, et par voie de conséquence par les Algériens qui les fréquentent depuis une décennie. À la faveur d’un rejet des dirigeants et non par adhésion à son idéologie, il gagne les élections locales. Considérant l’échec des politiques et l’impossibilité ontologique de négocier avec les islamistes, l’armée opère un coup d’État et annule les élections. Le pays s’enfonce dans une longue et meurtrière guerre civile dont on ne saura pas grand chose. La guérilla fera plus de 150 000 victimes. Les islamistes n’hésitent pas à pratiquer à la fois les punitions individuelles et collectives, par exemple lorsqu’ils massacrent les habitants de Ben Talha — coupables d’avoir voté malgré la fatwa l’interdisant — et rasent le village. À l’évidence, l’Algérie sert de laboratoire pour de nouvelles opérations. La rumeur se répand que c’est l’armée, et non pas les islamistes, qui massacre les villageois. En réalité, seuls quelques hauts responsables des services secrets formés aux États-Unis rejoignent les islamistes et sèment la confusion.

En 1991, Oussama Ben Laden, qui est retourné en Arabie saoudite comme un héros de la lutte anticommuniste à la fin de la guerre d’Afghanistan, se brouille officiellement avec le roi alors que les «  sourouristes  » se soulèvent contre la monarchie. Cette insurrection, le «  Réveil islamique  », dure quatre ans et se clôt avec l’emprisonnement des principaux leaders. Elle montre à la monarchie — qui s’imaginait disposer de toute autorité — qu’en entretenant le mélange entre religion et politique, les Frères ont créé les conditions d’une révolte via les mosquées.

Dans ce contexte, Oussama Ben Laden prétend avoir proposé l’aide de quelques milliers d’anciens combattants d’Afghanistan contre l’Irak de Saddam Hussein, mais, ô surprise, le roi aurait préféré le million de soldats des États-Unis et de leurs alliés. Il part «  donc  » en exil au Soudan, en réalité avec la mission de reprendre le contrôle des islamistes qui ont échappé à l’autorité des Frères et se sont soulevés contre la monarchie. Avec Hassan el-Tourabi, il organise des conférences populaires panarabes et panislamiques où il invite les représentants de mouvements islamistes et nationalistes d’une cinquantaine de pays. Il s’agit de créer au niveau des partis l’équivalent de ce que l’Arabie saoudite a déjà fait avec l’Organisation de la Conférence islamique qui réunit, elle, des États. Les participants ignorent que les rencontres sont payées par les Saoudiens et que les hôtels où elles se tiennent sont surveillés par la CIA. De Yasser Arafat au Hezbollah libanais, tous y participent.

Le FBI parvient à faire condamner la BCCI, une gigantesque banque musulmane devenue au cours du temps celle utilisée par la CIA pour ses opérations secrètes, notamment le financement de la guerre en Afghanistan — mais aussi le narcotrafic en Amérique latine [7]. Lorsque la faillite de la banque est prononcée, ses petits clients ne sont pas remboursés, mais Oussama Ben Laden parvient à récupérer 1,4 milliard de dollars pour poursuivre l’engagement des Frères musulmans au service de Washington. La CIA déplace alors ses activités sur la Faysal Islamic Bank et sa filiale Al-Baraka.

[1] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie) , Réseau Voltaire, 9 avril 2011.

[2] « Brzezinski : « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … » », par Zbigniew Brzeziński, Nouvel Observateur (France) , Réseau Voltaire, 15 janvier 1998.

[3] Charlie Wilson’s War : The Extraordinary Story of How the Wildest Man in Congress and a Rogue CIA Agent Changed the History of Our Times, George Crile, Grove Press (2003).

[4] Les dollars de la terreur, Les États-Unis et les islamistes, Richard Labévière, Éditions Bernard Grasset (1999).

[5] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[6] Inside the League : The Shocking Expose of How Terrorists, Nazis, and Latin American Death Squads Have Infiltrated the World Anti-Communist League, Scott & Jon Lee Anderson, Dodd Mead & Company éd. (1986). « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[7] The BCCI Affair, John Kerry & Hank Brown, US Senate (1992) ; Crimes of a President : New Revelations on the Conspiracy and Cover Up in the Bush and Reagan Administration, Joel Bainerman, SP Books (1992) ; From BCCI to ISI : The Saga of Entrapment Continues, Abid Ullah Jan, Pragmatic Publishing (2006).

Gilets Jaunes et géopolitique: Avec la bidasserie face aux Gilets Jaunes, les conditions d’un BLOODY SATURDAY à la française (presque) réunies… (avec VT)

Posted in actualité, gilets jaunes, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 21 mars 2019 by Résistance 71

On ne sait pas pourquoi… On avait gardé cet article traduit sous le coude… Une intuition sans doute…

Lisez ce qui y est dit au sujet des paras anglais faisant du maintien de l’ordre à Londonderry dans la banlieue de Belfast et comment, avec l’aide du Gladio, ils en sont arrivés à BLOODY SUNDAY…

Avec la bidasserie du plan “sentinelle”, pour contrôler la foule des GJ, on est parti pour un BLOODY SATURDAY à la française, presque toutes les conditions seront réunies, manquera plus que quelques snipers du Gladio 2.0, nul doute que ce ne sera pas bien difficile à trouver !!

Envoyer l’armée faire du “maintien de l’ordre”, c’est comme donner des allumettes à un pyromane dans une grange… Envoyer l’armée faire du « maintien de l’ordre » sur sa population, alors là on est dans l’art de la dictature contemporaine…

~ Résistance 71 ~

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

 

Gladio 2.0 – L’Europe divisée, Conquête à suivre ?

 

Ian Greenhalgh

 

14 mars 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/03/14/gladio-redux-europe-divided-conquest-to-follow-i/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans la nuit de samedi dernier, une grosse bombe a explosé à Londonderry dans la province britannique de l’Ulster en Irlande du Nord. La bombe était placée dans un van stationné dans une rue du centre ville, un groupuscule du nom de New IRA a revendiqué l’attentat. Il n’y a eu aucune victime, que des dégâts matériels, mais cet évènement signale de manière claire que se renouvelle la stratégie de la tension de l’OTAN dans l’ère de la guerre froide, stratégie menée durant l’Opération Gladio ; il y a de toute évidence l’intention  de réenflammer les vieilles rancœurs et la violence de la guerre civile en Ulster.

Il est très important de bien comprendre les tenants et aboutissements de cette Opération Gladio, car elle fut le précurseur de toute cette vague d’attentat sous faux-drapeaux et du terrorisme actuel, elle fut le cœur de ces “armées de la nuit” qui ont remplacé la guerre traditionnelle à la fin du XXème siècle avec une “guerre bon marché”, une “guerre de basse intensité”, qui est à la base de l’instabilité mondiale aujourd’hui. Commençons.

Note de R71: Il convient ici de noter que cette stratégie n’est que l’outil d’un système d’oppression mondial géré par des cartels banquiers et de grandes entreprises transnationales qui ont à terme et depuis la première guerre mondiale, acheté le politique pour livrer le monde à la dictature croissante de la marchandise en mouvement. Tout cela n’est que logique de système oppresseur, qui ne pourra s’arrêter qu’avec la mise à bas de ce système et son remplacement par une société des sociétés enfin émancipée de la dictature de la division du pouvoir politique.

La guerre froide fut une période difficile pour les nations non-alignées, en fait, être “non-alignées” était comme danser sur le fil du rasoir. Ainsi, nous commencerons avec la véritable histoire du colonel Kadhafi et le rôle qu’il joua en dansant sur ce fil du rasoir, dans la création de l’Opération Gladio.

En 1969, la CIA renverse le gouvernement libyen et installe au pouvoir le colonel Mouamar Kadhafi à la tête d’un régime despotique, juste un des 200 changements de régimes opérés par la CIA dans le monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

La Libye est un très vaste pays mais a une petite population qui vit dans une petite bande de terre fertile le long de la côte méditerranéenne, le reste du pays est une vaste étendus de sable, partie du désert du Sahara. Il y a de considérables dépôts de pétrole dans les sous-sols, mais ce n’est pas la richesse pétrolière qui intéresse la CIA, mais plutôt la situation géographique de la Libye: cette très vaste étendue désertique était ce qui plaisait beaucoup aux planificateurs de Langley.

Pourquoi donc la CIA serait-elle tant intéressée par une étendue de désert ? la réponse est à la fois simple et dérangeante. L’endroit offre la place rêvée pour la construction de bases secrètes et de “black sites” d’où pourront être menés un bon nombre d’opérations scabreuses nécessitant une extrême discrétion hors du regard du congrès des Etats-Unis et de fait loin de tout regard indiscret la zone étant désertique et non-habitée.

Il y a un second facteur géographique, la position de la Libye sur la côte sud de la Méditerranée, à un saut de puce de l’Europe, si on voulait construire une base qui serait responsable de contrôler et d’alimenter des opérations clandestines en Europe. La Libye est en cela parfaitement localisée.

Ces opérations clandestines se constituaient d’une série de campagnes terroristes à travers les nations européennes, opérations qui seront collectivement connue sous le nom d’”Opération Gladio” ou de “Programme Gladio”. La  stratégie en était très simple: des groupes terroristes étaient créés et utilisés pour mener des campagnes de violence extrême afin de terroriser les populations des nations ciblées et les forcer à se tourner politiquement vers les partis politiques de droite, présentés comme la valeur la plus sûre pour lutter contre cette terreur venue des groupes “d’extrême gauche”.

Les groupes terroristes faisant parties du programme Gladio incluaient l’ETA basque, la Bande à Baader-Meinhof en Allemagne de l’Ouest, les Brigades Rouges italiennes et le plus connu de tous: l’IRA, l’Irish Republican Army d’Irlande du Nord. Leurs campagnes de terreur commença en 1970, moins d’un an après l’installation de Kadhafi en Libye. Un des gros attentats commis qui fit la une de tous les journaux fut celui de la gare de Bologne en 1982, faisant un très grand nombre de victimes.

Une des pires et plus meurtrières campagnes qui fut déclenchée fut celle qui eut lieu en Irlande du Nord et l’histoire de comment ce conflit fut créé résonnera de manière familière à nos lecteurs russes car les évènements peuvent être mis en parallèle de ceux qui eurent lieu sur la place du Maïdan à Kiev en 2014. La province de l’Ulster a une majorité démographique protestante qui est très fidèle à l’état britannique et une minorité catholique qui a souffert pendant très longtemps de discrimination aux mains des protestants, ce qui voulait dire que les catholiques avaient un standard de vie inférieur et étaient plus pauvres que les protestants.

En 1969, les catholiques en eurent ras le bol et commencèrent des manifestations pacifiques dans Belfast et autres villes principales de l’Ulster. La réaction de la majorité protestante tourna violente et les marches pacifiques tournèrent en véritables pugilats alors que la police protestante regardait et ne faisait jamais rien pour protéger les manifestants catholiques agressés.

Le gouvernement britannique ne se satisfit pas de la situation, les catholiques étaient après tous des citoyens britanniques, il envoya alors l’armée pour protéger la population catholique et espéra calmer ainsi la vague de violence.

Les deux endroits où les rencontres entre catholiques et protestants tournaient toujours au pire se situaient dans la zone Est de Belfast sur Falls Road et Shankill road dans la banlieue de Londonderry où la zone du Bogside était le théâtre d’affrontements quasi continuels sous la forme de batailles de rues. L’armée fut donc envoyée dans ce chaudron de violence et d’émeutes. L’unité qui y fut envoyée fut sans aucun doute le plus mauvais choix à faire: le célèbre régiment parachutiste.

Les paras de ce régiment britannique s’étaient rendus célèbres et avaient reçu le respect de leur opposition dans une série d’âpres batailles contre les forces nazies durant la seconde guerre mondiale, en particulier dans la célèbre bataille pour le contrôle d’un pont sur le Rhin dans la ville hollandaise d’Arnhem, le pont qui fut connu sous le vocable “d’un pont trop loin” et fut le sujet d’un livre et d’un film éponymes.

Durant la seconde guerre mondiale, les combats en Europe de l’Ouest n’étaient que rarement intenses et brutaux, bien moins que les combats se déroulant en Europe de l’Est entre l’armée rouge et l’envahisseur nazi, mais la bataille d’Arnhem rivalisa d’âpreté et d’intensité avec la bataille de Stalingrad dans le combat urbain, alors que deux divisions de chars SS allemandes, toutes deux ayant combattues en Russie et en Normandie, contre-attaquèrent contre un simple bataillon de parachutistes britanniques qui tenaient le point nord du pont tant convoité. Les troupes aéroportées armées légèrement n’avaient que très peu de chances contre les panzers allemands et après une semaine complète de résistance acharnée mais futile, les paras britanniques furent vaincus.

Lorsque l’officier SS commandant les forces nazies reçût la rédition du commandant britannique, il le complimenta sur la qualité de leur combat et fit la remarque que les paras devaient voir une bonne expérience du combat urbain maison par maison, car ils avaient donné à ses hommes aguerris aux combats urbains en Russie, la pire résistance rencontrée et une victoire très difficile. Le commandant britannique fit montre d’un flegme des plus britanniques et répliqua qu’au contraire, ses hommes n’avaient jamais combattu en ville et avança “qu’ils feraient mieux la prochaine fois”…

Cette épisode illustre parfaitement le caractère de ce régiment parachutiste, ce sont des troupes de choc d’élite, entraînés pour prendre l’ennemi frontalement avec la plus grande férocité, ce sont les hommes que vous envoyez dans une situation particulièrement difficile et vous pouvez compter sur eux pur écraser l’ennemi ou pour mourir en essayant.. Ce qu’ils ne sont pas en revanche, ce sont les bonnes troupes à envoyer dans une action de maintien de l’ordre dans les rues de villes britanniques.

Quoi qu’il en soit, ces troupes furent envoyées dans les rues de Londonderry avec pour mission de maintenir l’ordre et d’empêcher l’escalade de la violence. La scène était propice dès ce moment pour une escalade explosive de la situation déjà devenue ultra-sensible. Le jour d’infamie arriva en ce 30 janvier 1972, jour passé à la postérité historique sous le nom de “Bloody Sunday” (NdT: et immortalisé par l’envoûtante chanson du groupe irlandais U2 et la voix de Bono)

Une marche, manifestation pacifique avait été organisée et alors que la longue colonne de manifestants composée essentiellement de catholiques, passa par le tristement célèbre Bogside, théâtre déjà de tant de violence, elle arriva à un point d’étranglement entre de très hauts bâtiments d’habitation.

Des tirs nourris furent dirigés sur les soldats du 1er Bataillon du Régiment Parachutiste qui encadraient la marche. Ils répondirent au feu de la manière dont ils sont entraînés: répondre à une agression par une hyper agression débordante. Quand la fumée se dissipa, 28 civils avaient été abattus, 14 perdirent la vie et la mèche avait été allumée pour les décennies de violence que l’histoire britannique nomme “les troubles”.

Les manifestants ont toujours affirmé que personne dans la marche n’était armé, que personne parmi eux n’avaient tiré sur les paras, de la même manière, les paras affirmèrent que des balles pleuvaient sur eux, touchant leurs véhicules et le sol tout autour d’eux, bien qu’aucun d’entre eux ne fut touché par ces tirs nourris. De fait, les deux côtés disent la vérité, des tirs furent effectivement dirigés vers les paras, mais ces tirs ne provenaient pas des manifestants pacifiques. 

Ce scénario devrait aujourd’hui nous être familier, car c’est précisément la même tactique que nous avons vu de nouveau se jouer sur la place du Maïdan de Kiev en 2014. A Londonderry, des tireurs embusqués avaient tiré sur les paras, provoquant leur retour de feu sur le seul “ennemi” qu’ils pouvaient voir: la masse des civils pacifiques. C’était Gladio en action, les tireurs avaient été entraîné par la CIA dans des camps secrets d’entrainement implantés profondément dans le désert libyen. Leurs armes provenaient de la CIA et de ses stocks d’armes engrangés dans les entrepôts de ce même désert libyen.

Avant Bloody Sunday, l’IRA se composait de quelques groupes hétéroclites et éparses, de quelques douzaines de jeunes catholiques en colère dans la zone de Falls Road dans l’Est de Belfast ; en quelques semaines, des milliers de jeunes catholiques se portèrent volontaires pour rejoindre l’IRA et le groupe mit en place des cellules actives terroristes dans chaque ville de la province d’Ulster. Les armes furent livrées par bateau en provenance de la Libye et le financement commença à affluer, d’une part par la communauté irlandaise sympathisante américaine, mais pas le gros du financement qui lui, provenait de l’argent de la CIA. Ceci était Gladio en opération de terrain et tout cela dépendait des bases secrètes sur le territoire libyen.

Mais pourquoi donc la CIA voudrait créer et sponsoriser des campagnes terroristes dans des pays européens qui étaient ses alliés de l’OTAN ?

La réponse est qu’il y avait une peur que l’Europe ne vire à gauche, que des gouvernements socialistes, communistes, ne soient élus et que ces gouvernements potentiels, hostiles à la guerre froide et prônent une détente avec l’URSS, qu’ils voudraient se rapprocher du bloc de l’Est. En terrorisant les populations européennes de ses alliés de l’OTAN, les Etats-Unis provoquaient une réaction à droite des masses vers les partis de droite qui se disaient fermes contre les terroristes qui étaient vus comme des mouvements gauchistes épousant l’idéologie communiste.

L’économie américaine a été construite, depuis les années 1940, autour d’un énorme complexe militaro-industriel et de la sécurité privé et afin de maintenir ce complexe de l’avant et une économie forte, ils doivent vendre des armes à la fois à l’armée américaine et à ses alliés de l’OTAN. C’est pourquoi la guerre froide dura si longtemps (NdT: 1946-1991… 45 ans ! certains disent que la guerre froide fut la 3ème GM), le bloc communiste du Pacte de Varsovie (NdT: qui fut créé en réponse à la création de l’OTAN et non pas l’inverse !…) devint la parfait croquemitaine pour effrayer la population américaine avec le continu soutien des politiciens et de la propagande, politiciens qui ont été achetés et payés par les financiers derrière le complexe militaro-industriel.

Si on laissait l’Europe virer à gauche et devenir socialiste, se rapprocher du bloc de l’Est, les énormes bénéfices des ventes d’armes qui ont maintenu le complexe militaro-industriel dans sa position dominante étaient directement menacés. S’il devait y avoir une paix et une confiance durables, ce serait un véritable désastre pour leurs marges de profit. C’est pourquoi la CIA a créé Gladio, pourquoi l’Europe des années 1970, des “années de plomb”, fut laminée par les attentats terroristes et la violence, le but était de maintenir la guerre froide fonctionnelle en empêchant des gouvernements de gauche, socialo-communistes, prendre le contrôle des pays clefs d’Europe et mettre en place un processus de paix et de rapprochement.

Ce qui nous amène à la situation actuelle où une nouvelle guerre froide a été créée en diabolisant la Russie et en racontant les contes à dormir debout du comment Poutine a l’intention de recréer l’URSS en ré-annexant l’Ukraine et les républiques baltes, contes qui remplissent depuis des années les médias occidentaux propagandistes à la botte oligarchique. Mais de nos jours, il faudra être particulièrement convaincant pour convaincre les Européens que la Russie est en fait notre ennemi et tente de conquérir des territoires à l’Est du continent.

La méthode pour convaincre les gens en Europe qu’ils doivent élire et soutenir des gouvernements de droite anti-russe est la même méthode utilisée avec succès auparavant: Opération Gladio 2.0, simplement cette fois-ci, la base ne se trouvera plus en Libye mais plutôt en Pologne et en Ukraine où des gouvernements d’extrême-droite nationalistes ont déjà été mis en place par les interférences de la CIA et où se trouvent maintenant les bases secrètes d’entrainement et les stocks d’armes.

Pourquoi la GB est-elle ciblée ? Parce que le gouvernement conservateur de droite est sur le point de s’effondrer et nous sommes devant la possibilité de voir arriver au pouvoir un gouvernement de la gauche travailliste. Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn est un fervent opposant du militarisme et de la politique avouée du parti, s’il devait être élu, il retirerait la GB de l’OTAN et couperait les fonds pour la défense, ce qui verrait les troupes britanniques basées en Europe de l’Est être rapatriés en Angleterre et verrait aussi un terme à la diabolisation de la Russie, élément qui fut prévalent dans la politique du gouvernement conservateur.

Personne en Irlande du Nord (toujours britannique) ou au Royaume-Uni ou en République d’Irlande de fait, ne veut voir un retour aux “Troubles”, ni personne ne veut une escalade avec la Russie, mais et c’est là que réside le côté maléfique de ce plan, un retour aux bons vieux mauvais jours de la guerre froide et de la campagne de terreur de l’IRA.

La fin de partie est dans la destruction de la Russie de Poutine de la même façon dont la première guerre froide se termina par l’effondrement de l’URSS. Le prix à récolter sont les vastes ressources naturelles que la Russie renferme et le contrôle de leur exploitation ; une fois de plus, le tout pour le profit du complexe militaro-industriel privé et la poignée de famille bancaire milliardaire qui mène secrètement tout ce cirque.

 


GLADIO 2.0

Guerre impérialiste en Syrie: Une question que les Français devraient poser à leurs gouvernements sous les régimes Sarkozy, Hollande et Macron…

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Pourquoi la France cache t’elle le nombre de ses soldats capturés en Syrie ?

 

Al Manar

 

21 octobre 2018

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1091488

 

Depuis que la France s’est impliquée militairement en Syrie, envoyant sur l’ordre US ses militaires dans le nord-est et l’est de ce pays, et qu’un certain nombre de ses soldats se sont fait arrêter par les forces syriennes, une question revient sans cesse : à quand la fin du tabou des « militaires français » capturés en Syrie ?

Des sources bien informées avancent le nombre de 300 militaires français détenus par l’armée syrienne et qui pourraient servir de monnaie d’échange au cours de futures négociations.

Une première information sur la capture de militaires français en Syrie date de la fin de l’année 2012. Et pourtant ni les sources syriennes ni les sources françaises n’ont abordé le sujet explicitement. De plus, Damas n’a jamais diffusé d’images de captifs français emprisonnés sur son territoire.

En France, un black-out total est maintenu sur le sujet, les médias ne l’évoquant jamais et le plaçant sous l’étiquette « secret défense ». En effet, le pouvoir n’ose pas informer l’opinion publique du « sort des prisonniers de guerre » qui se sont fait arrêter dans le cadre d’une guerre menée à l’insu même des Français !

Cependant, il aura fallu le travail effectué par des journalistes syriens, qui sont parvenus à retrouver la trace de près de 300 militaires français retenus par le renseignement syrien.

Pour ce dernier, « ces militaires envoyés combattre l’État syrien » sont classés aux côtés de ces autres « brebis égarées » que les services secrets français ont recrutées, formées puis envoyées en Syrie sous label « takfiriste ».

Selon des sources syriennes, le sort de ces « prisonniers de guerre » européens aurait même été évoqué au cours d’entretiens Assad/Poutine, Assad ayant confirmé à son homologue que son pays détenait secrètement des centaines d’agents et de militaires britanniques, français, émirats, israéliens, saoudiens et turcs et qu’il était hors de question de les libérer.

Un premier deal franco-syrien conclu au terme des négociations secrètes menées en 2013 et 2014 entre Damas et Paris aura été marqué par la trahison de Paris. Assad, floué, s’est ravisé.

Pour Damas, la France est considérée comme un des principaux soutiens au terrorisme sur le territoire syrien et Assad détient des preuves vivantes qui pourront s’avérer fort compromettantes pour l’État français.

Résistance à l’empire: L’Iran réplique à Daesh, mercenaires de la Couronne City de Londres (Dean Henderson)

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N.O.M Ordo ab Chao

 

L’Iran réplique aux terroristes de la City de Londres

 

Dean Henderson

 

1er octobre 2018

 

url de l’article:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/10/01/iran-hits-back-at-londons-terrorists/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Hier le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI) a ciblé ceux qui organisèrent l’attaque terroriste du 22 septembre sur une parade militaire dans la ville de Ahvaz, qui tua 30 personnes et en blessa 60 autres en Iran. Des femmes et des enfants furent ciblés. A la fois l’EI (EIIL/Daesh) et le groupe terroriste soutenu par l’Arabie Saoudite Al-Ahvaziya ont revendiqué l’attaque.

Alors que le public américain est instruit par les gérants de la perception de se focaliser uniquement sur le cirque de diversion  de l’affaire Kavanaugh (NdT: une sordide affaire d’abus sexuel lors d’une fête lorsque le nouvellement nommée juge de la Cour suprême des Etats-Unis était étudiant, nouvelle diversion du cirque politique incessant…), fait pour toujours diviser plus avant le pays le long de lignes de division politique et de genre, les patrons de réseau maçonnique de la City de Londres qui ont placé leur diviseur en chef sur le trône de leur province américaine par le moyen de leur maison de Cambridge Analytica du MI6, continuent de sonner la cloche de la division religieuse au Moyen-Orient tandis qu’ils attaquent les gouvernements nationalistes de la région qui ne veulent pas se plier aux diktats de l’empire ni donner leur pétrole à exploiter aux quatre cavaliers de l’apocalypse pétrolière de la City: BP Amoco, Royal Dutch/Shell (intérêts Rothschild), Exxon-Mobil et Texaco (intérêts Rockefeller).


Les 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière

Jusqu’ici, le projet agent de la City, celui du think tank Project for a New American Century (PNAC) et de sa liste des 7 pays à faire tomber, a été un total échec. L’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Somalie, le sud-Soudan et la Syrie sont devenus des chaudrons de chaos et de violence et le lit de ressentiment anti-colonial depuis la compréhension de l’échec de l’invasion de ces pays par les forces mercenaires par procuration de l’empire que sont les Daesh et autres groupes islamistes des banquiers de chez Rothschild.

Note de R71: Nous ne sommes pas d’accord avec Dean ici, ce projet est un succès partiel car le chaos règne au Moyen-Orient et l’Irak, la Libye, le Soudan sont tombés et morcelés, la Syrie est en ruine et potentiellement en phase d’être éclatée. L’entité sioniste continue de plus belle massacres, agressions en tout genre et oppression de la Palestine et le gros morceau qu’est l’Iran est menacé… Rappelez-vous, le but est le chaos.

Le 7ème pays sur cette liste est l’Iran. Alors que Trump et ses compères de l’oligarchie démocrate continuent de créer de grandes illusions au sommet pour faire croire qu’en fait ils sont bien différents, les sbires nouveaux cons / néolibéraux de la Couronne (City), continuent quant à eux leur croisade hégémonique au Moyen-Orient, malgré le paquet d’échecs qu’ils trimballent (NdT: n’oublions jamais que les guerres ne sont plus faites pour être gagnées.. mais pour durer, générer le plus de profits et créer le plus de chaos possible car selon la doctrine des chantres du NOM: l’ordre nouveau vient du chaos “Ordo ab Chao”…)


Les 3 cités du chaos contrôlé

L’Iran sera la mère de tous les échecs pour ces traîtres loyaux à la Couronne (City de Londres). Le président iranien Hassan Rohani a comparé l’assaut terroriste sur Ahvaz au 11/9 iranien et a juré une réponse rapide et décisive. Elle s’est produite hier.

La division aérospatiale du CGRI a lancé huit missiles sur les camps des terroristes de l’EIIL dans la vallée Est de l’Euphrate en Syrie. Beaucoup furent tués. Alors que l’occident continue de mentir au sujet de son combat contre l’EIIL, les Etats-Unis construisent une nouvelle base militaire en Irak à la frontière syrienne afin de protéger leurs mercenaires de Daesh. La base située près de la ville d’al Qa’im dans la province d’Anbar en Irak, facilitera l’évasion des agents de la Couronne (City) que sont les mercenaires de Daesh et qui sont en ce moment même sous le siège de l’armée syrienne à Idlib.

Le tumulte récent s’étant produit à Bassora (sud de l’Irak) représente une déstabilisation de plus contre l’Irak par la Couronne (City) à la suite des élections irakiennes qui ont amenee au pouvoir le parti communiste. Ceci après que l’Irak en ait déjà terminé avec les sbires kurdes de la CIA et viré l’EIIL de Mossoul près des champs pétroliers de Kirkouk.


La City de Londres, cœur de l’hydre

Cette attaque à Ahvaz en Iran et la construction de cette nouvelle base américaine dans la province d’Anbar montrent bien la faiblesse de la position des acolytes de la Couronne (City) dans la région. Leurs faux islamistes vrais mercenaires sont forcés à commettre des actes terroristes sur des femmes et des enfants et de se sauver pour survivre au travers de la frontière perméable irako-syrienne (NdT: n’oublions pas que l’EIIL/Daesh dont les mercenaires furent formés dans des bases américaines en Irak et en Jordanie, est venu d’Irak en Syrie par cette frontière en 2012, dans des convois protégés depuis les airs par les hélicoptères yankees…) pour éviter une annihilation totale.

L’attaque d’hier par les GRI sur Daesh en Syrie met une nouvelle claque au projet PNAC de la Couronne (City) et ses acolytes saoudiens et israéliens. L’Iran ne tolèrera pas d’action de la Couronne plongeant le 7ème pays de la liste noire à la De Molay dans la chaos.

Certaines personnes dans le monde ont toujours un sens des réalités, pour les autres, il y a toujours Kanavaugh. (NdT: et pour la France… le cirque macronien du futile et de l’imbécilité…)


City, jésuites & Banque d’Angleterre

= = =

Lectures complémentaires:

La maison Rothschild 

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

La Syrie attaquée par le bulldog de la Couronne

Comprendre pour en sortir:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Que faire ?

La poussée de l’empire vers la 3ème guerre mondiale… une nécessité de survie du système (VT)

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La guerre est le seul moyen de remettre les compteurs de la supercherie étatico-capitaliste à zéro et de faire perdurer le système encore un peu… avant la prochaine fois. L’histoire de l’État est l’histoire de la guerre, de la domination, du colonialisme, du racisme, du génocide et de l’eugénisme.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir. Il est temps de comprendre et de sortir pour créer la société des sociétés seule à même de mettre l’humanité sur la voie de l’émancipation. Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lecture complémentaire:
« Quand Trump, Donnie mains d’enfant, lavait plus blanc le fric de la mafia kazhare russe »…

 

 

La Russie va t’elle mettre un terme au bluff de l’Amérique ?

 

par Gordon Duff et New Eastern Outlook, Moscou

 

impliquant des sources au plus haut niveau de la prise de décision stratégique fournissant des informations pour la toute première fois

 

13 septembre 2018

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2018/09/13/groundbreaking-neo-will-russia-call-americas-bluff/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique menace la Syrie de guerre. Le Wall Street Journal (NdT: organe de la CIA) dit que les troupes russes seront ciblées. Bien que cette nouvelle du 10 septembre 2018 soit fausse, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a une méthode bien sinistre derrière tout ça.

Trump veut la guerre avec la Russie, une guerre qu’il pense que la Russie combattra à moitié, quelques navires coulés, quelques avions abattus, pas de troupes américaines au sol, peut-être avec Trump capable d’utiliser son arsenal biologique et chimique secret et aussi ses armes nucléaires tactiques dont l’utilisation est plus facile à nier.

Cela fait longtemps que Trump dit qu’il aime la guerre, en fait il adore la guerre nucléaire. Trump n’a jamais servi dans l’armée et ne connait rien ni de la guerre ni des souffrances qu’elle inflige. L’amour fou et aveugle pour la guerre est très facile pour la caste des privilégiés du système.

Trump est persuadé que la Russie va battre en retraite, va agir avec tact et restriction, chose qui n’est plus depuis longtemps dans la boîte à outils des Etats-Unis. La Russie sera écrasée pour toujours, au-delà de toute sanction, sera poussée à démilitariser, à dénucléariser et à devenir un état marionnette des Etats-Unis, celui-là même qui avait été envisagé après la chute de l’URSS.

L’Amérique a besoin d’écraser la Russie maintenant, nous allons en reparler. Le timing est très important et pour Washington, le compte à rebours est commencé et la Russie doit être écrasée le plus tôt possible.

La tâche principale de Trump, comme le voit de plus en plus d’analystes, n’est pas d’écraser l’Iran, mais d’écraser un homme: Vladimir Poutine.

Quelqu’un a soufflé dans l’oreillette de Trump que c’était possible. De plus, il semble que quelqu’un dise beaucoup de choses à Trump, lui donne des ordres sans prendre d’ordre de lui. Qui fait cela est la véritable question, “l’état profond” ou peut-être Israël ou une cabale de banquiers et de pétroliers va t’en guerre et bien entendu le tristement célèbre “complexe militaro-industriel”.

Ce qui est clair, c’est ce que dit l’Amérique par les voix des John Bolton, Nikki Haley et Trump lui-même ainsi que les merdias de masse américains, tous ayant depuis longtemps franchi le rubicon de la folie, chose que des sondages montrent en indiquant que 61% des Américains questionnés pensent cela également.

C’est un secret de polichinelle que des millions d’Américains sont si énervés de leur gouvernement que l’idée même que l’Amérique perde une guerre majeure et doive faire face à une occupation militaire, n’est plus vue comme quelque chose de “négatif”. Des millions d’Américains pensent qu’en fait cela s’est déjà produit dans les ténèbres du système, par des élections truquées, des hauts-fonctionnaires corrompus, une police entraînée militairement par Israël, un espionnage continu via internet, des boulots s’amenuisant et mal payés, un jeu truqué de A à Z, une vie de survie et d’esclavage et la fin de l’espoir.

En Amérique, l’air est lourd de colère, si épais, qu’on peut le palper, un courant de rage assassine qui n’est pas dirigé vers la Russie ni la Syrie, existe. Essentiellement sur Donald Trump tandis que d’autres qui ont pris part au “Kool-Aid” blâment les immigrants, les Afro-Américains, les Latinos ou les progressistes libéraux (NdT: comme chez nous !… même schéma préfabriqué de la division interne des peuples…).

Nous entrons maintenant dans une période de précarité politique, pas tant dans l’aspect d’un face à face nucléaire des grandes puissances mais plutôt quelque chose de plus sinistre. Les Etats-Unis sont en train de prouver à ceux qui ont fait attention  qu’ils sont devenus un véritable asile de fous et que les descriptifs en provenance des anciens associés de Trump, la folie pure qu’on attribue à Trump lui-même, sont maintenant débridés et prêts pour Armaguédon.

Le fanatisme a toujours été présent, il est la véritable racine des attentats du 11 septembre et des guerres qui ont suivi, le tout fondé sur un système qui exalte la psychopathie enrobée de religion, de patriotisme et, le pire de tout, de pureté raciale. Au cœur de la “base Trump” se tiennent des choses vues auparavant comme l’eugénisme, la suprématie blanche, l’identité raciale, l’intolérance ou, pur utiliser un terme souvent très mal employé, le “nazisme”.

L’alignement des forces

La Russie est en train de faire ses plus grosses manœuvres militaires de l’histoire moderne qui impliquent plus de 300 000 troupes tandis que les Etats-Unis bougent leurs forces également.

Une chose est claire, Trump veut pousser la Russie vers une riposte contre l’Amérique et fait de manière continuelle des déclarations éhontées menaçant la Russie. La Grande-Bretagne et la France font de même et pourtant ni la France, ni la GB ni même les Etats-Unis ne sont en mesure de tirer des coups efficaces contre des cibles faibles en Syrie. La marine américaine n’est qu’une “fausse force de dissuasion”, leurs navires sont faciles à couler, leurs avions lancés des portes-avions faciles à abattre, la plupart étant de 4ème génération et très vulnérables aux attaques aériennes.

A part cela, les USA utilisent des chars d’assaut datant des années 1970, leurs carcasses éparpillées pour certains dans le désert irakien où des enfants les ont détruits avec de simples lance-roquettes de l’ère soviétique, rappelant la débâcle israélienne au Liban en 2006.

Le Hezbollah maintient un musée des véhicules blindés israéliens détruits juste à la sortie de Beyrouth. Nous sommes le 11 septembre 2018. La cause réelle de cette “guerre contre le terrorisme” vieille de 17 ans est toujours controversive, les rôles d’Israël et de l’Arabie Saoudite sujets à continuelle spéculation, les Etats-Unis sont à la recherche d’une nouvelle guerre.

D’après les médias, la guerre sera contre la Syrie et sera basée sur une riposte après une attaque à l’arme chimique que le président Al Assad aura ordonnée contre son peuple. Les rapports du contraire, seront totalement censurés par les merdias à la botte et seront virés de l’internet par la censure de Google et Facebook, ceci est en train d’être amené devant le CS de l’ONU et la CIJ de La Haye.

Les Etats-Unis ignorent ces deux institutions. Le conseiller à la sécurité du président Trump, John Bolton,a récemment menacé les juges de la CIJ de représailles personnelles pour toutes affaires de crimes de guerre qui seraient amenées devant eux concernant tout criminel de guerre américain, Bolton inclus.

Histoire de crimes

Les Etats-Unis se sont également retirés de la commission des droits de l’Homme, bien que les Américains à titre individuel, l’auteur de ces lignes inclus, maintiennent un statut de délégation malgré des menaces du ministère de la sécurité de la patrie (NdT: Department of Homeland Security ou DHS, la stasi/gestapo de l’empire du goulag levant…). Les USA ont quitté la convention de Genève depuis longtemps (NdT: les EU ne sont pas signataires de la 1ère CG de 1867, ils en font partie succintement depuis 1948 mais n’ont pas ratifié les protocoles I et II s’y rattachant), sont sortie unilatéralement de traités sur le nucléaire et les armes spatiales, pourtant très très peu d’Américains le savent, aucun vote ne fut tenu, aucun rapport dans les médias et aucune conséquence ne fut débattue.

Les activités navales des Etats-Unis dans la Mer Noire violent les traités en vigueur dans cette zone, leurs menaces sur l’Iran au sujet du contrôle légal de cette nation sur le détroit d’Ormouz sont toutes aussi illégales. Le soutien de Trump au nettoyage ethnique des Palestiniens est un crime de guerre aussi bien que d’avoir bougé l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le rôle des Etats-Unis en Syrie est totalement illégal tout comme leur implication dans la guerre au Yémen également. Les attaques par drones au Pakistan sont illégales tout comme la complicité de la CIA dans des attaques terroristes en Iran.

Au-delà de tout ça, les Etats-Unis ont été pris la main dans le sac avec le National Reference Laboratory de Tbilissi en Géorgie, qui fabriquait et déployait des armes biologiques. Le programme de rendition de la CIA (enlèvement et détention/torture de suspects de terrorisme), qui impliqua la Libye de Kadhafi depuis Tripoli sous couvert du régime (NdT: mais pas seulement, ce programme utilisa des bases secrètes de détentions en Pologne, en Lituanie, en Thaïlande, en Roumanie et en… Syrie…) viola non seulement les règles de la guerre mais impliqua des enlèvements et des assassinats dans plus de 40 pays. Des innocents furent détenus et torturés pendant une décennie, furent jugés par des tribunaux militaires d’exception illégaux. Il y a des charniers retrouvés en Pologne, Ethiopie, Libye, Egypte et d’autres endroits connus de peu, tout cela tandis qu’une des grande responsable de ce programme, Gina Haspel, a été promu par Trump à la tête de la CIA..

Centre sans morale

Pour bien comprendre la menace, des notions depuis longtemps dépassées, sur la démocratie américaine ou la “décence chrétienne” doivent être abandonnées. Dès les années 1980, une “religion utilitaire” a supplanté les sectes normalement majoritaires du protestantisme chrétien. Sous la doctrine hérétique du “dominionisme”, une religion parallèle au christianisme s’est développée mélangeant les sectes patoisantes et manipulatrices de serpents à sonnette des régions primitives, pauvres et violentes des Appalaches avec les nouvellement formés cultes de l’apocalypse centrés sur le soutien du sionisme et d’Israël.

Se propageant comme un feu de brousse, ces cultes extrémistes centrés sur de bizarres traductions éronnées de passages contradictoires de la bible, se sont répandus dans des douzaines de sectes pseudo-chrétiennes “infectant” au passage quelques 45 millions d’Américains.

Derrière tout cela, se tenait bien entendu l’extrémisme le plus pur et les organisations politiques prêtes à exploiter l’ignorant et le coléreux au travers de leaders religieux ressemblant bien plus à des animateurs de télé réalité et à des aboyeurs de foire.

A la base de tout, se tiennent des courants sous-jacents de jalousie de classe, de haine raciale, de ressentiment envers les femmes et de peur, mélange détonnant s’il en est. Sentant la frénésie, se créa une nouvellement légalisée organisation médiatique contrôlée par des étrangers et gérée par Rupert Murdoch, rejoignant une volée d’entités entrepreneuriales qui ont éviscéré depuis longtemps toute forme d’intégrité dans les médias Etats-uniens.

Ajoutez à tout ça Google et Facebook, leurs partenaires de la NSA et la détérioration des protections individuelles sous des législations liberticides telle le Patriot Act et l’Amérique que bien des gens croient encore exister est bel et bien morte et enterrée.

La saignée

L’Amérique est terrifiée à l’idée de voir ses bateaux couler et ses avions abattus. Le Vietnam a détruit la volonté de l’Amérique de voir ses pertes militaires exposées publiquement. Les guerres sont maintenant combattues en utilisant des mercenaires et des terroristes (NdT: comme au Moyen-Age et sous la renaissance…et jusqu’au XVIIIème siècle…), en utilisant des missiles à distance et des sanctions économiques eles sont combattues par la propagande et la couardise, la couardise pourrait bien être même la nouvelle religion des Etats-Unis.

La seule chose qui arrête un couard et un caïd de cour de récrée, c’est un bourre-pif et un nez qui saigne, c’est ce que nous enseignent les cours de récréation. Donald Trump est souvent dépeint comme un enfant. Il parle et agit comme un enfant gâté et ceux autour de lui, sont même ceux qui affirment se “rebeller”, mais ne sont que les faibles, inutiles et inadéquats se cachant derrière le caïd, le tyran ; ne sont que des perdants et des mécontents jamais satisfaits.

La situation à laquelle nous devons faire face est celle de soit nous soumettre à un tyran ou à un petit caïd de cour de récrée et pour ceux d’entre nous qui vivent en Amérique, reconnaître un peu honteusement que ce “petit caïd et ce couard” en question est en fait “nous” ou soit de résister, de répondre.

Ici aux Etats-Unis, résister est considéré comme étant une trahison. Même rapporter la vérité est criminalisé et tout ce qui empêche l’arrestation massive des quelques vrais journalistes faisant encore leur travail est la capacité de l’internet de pouvoir encore les censurer, de les réduire au silence ou de les calomnier.

Pour une raison des plus vagues, toute opposition à la politique démente des Etats-Unis est considéré être de “l’antisémitisme” (NdT: cela vous semble familier ??…)

Les options

Lorsque l’Amérique va attaquer la Syrie, ce qui sera une attaque sur la Russie également, qu’on le veuille ou non, il y aura des choix. Si rien n’est fait, sachant que l’Amérique ne peut pas empêcher la libération d’Idlib des groupes terroristes qu’elle soutient, le monde sera plus sûr, pour un petit moment encore.

De là, les Etats-Unis bougeront sur l’Iran, un base d’opérations contre la Russie. Les Etats-Unis sont déjà en train de bouger contre la Biélorussie.

Pour Trump, ou plutôt, pour ceux qui contrôlent Trump, s’il est possible de contrôler un enfant colérique, pousser la Russie à riposter est l’équivalent du Saint Graal. Voir un porte-avion américain couler, des avions américains abattus par des S400 russes, les médias n’attendent que ça pour crier “Pearl Harbor”, “11 septembre”…

La Russie n’utilisera pas son arsenal nucléaire et ne possède pas une économie qui puisse soutenir une guerre ouverte avec l’OTAN. Voyez-vous, bien que l’OTAN soit morte, elle n’est pas encore enterrée, et pousser la Russie dans une guerre pourrait bien ravigoter l’OTAN. La France est partante, Macron a prouvé depuis un bon moment qu’il est un bon “outil” et un bon “toutou” à la botte.

La Grande-Bretagne n’est plus gouvernée et se retrouve avec le fou furieux Boris Johnson prêt à saisir le pouvoir. Les Etats-Unis pensent que la Chine est encore une décennie en retard pour une confrontation militaire viable avec eux. C’est ça qui pousse peut-être l’Amérique à la guerre plus que tout autre chose. Une fois que la Chine aura plus de porte-avions et c’est de cette manière que l’Amérique juge de la puissance d’un pays, les Etats-Unis se sentiront pris de côté sur l’Asie.

Si la Russie est éliminée maintenant, la Chine sera seule. Si la Russie est poussée à la guerre maintenant, l’Europe tombera sous le joug yankee de nouveau comme ce fut le cas en 1945, dirigée par une Amérique qui n’a plus rien “d’américain” en quoi que ce soit, ni en manière, ni en forme, ni en fond.

Vérité sur le 11 septembre: Extraits de la compilation de lettres d’experts envoyées au président Trump

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 septembre 2018 by Résistance 71


WTC: Destruction nucléaire

 

Vérité sur le 11 septembre

2 lettres d’experts aux présidents des Etats-Unis Donald Trump, parmi une compilation de 100 pages…

 

11 Septembre 2018

 

Source:

https://phibetaiota.net/wp-content/uploads/2018/07/911-POTUS-Final-101-Pages.pdf

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1er extrait: lettre de Nicholas Kollerstrom: “Le 11 septembre organisé de l’intérieur, Oussama Ben Laden piégé, le FBI au courant” (page 34 du document)

Lettre choisie pour traduction par notre lecteur et intervenant Bernardo1871 que nous remercions de nous avoir communiqué le document pdf mis en source ci-dessus, dont nous n’avions pas connaissance.

Monsieur le président,

Oussama Ben Laden n’a rien eu à faire avec les attentats du 11 septembre 2001. Il est mort aux alentours du 15 décembre 2001 après avoir dénoncé les attaques comme étant le travail d’autres personnes et en offrant de se livrer pour être jugé en dehors des Etats-Unis (Les Talibans avaient offert de le livrer aux Etats-Unis pourvu que des preuves soient produites en regard de sa supposée culpabilité, aucune preuve ne fut jamais avancée).

Les derniers mois de la vie de Ben Laden, de juillet à décembre 2001, sont d’une importance capitale pour l’histoire du monde. En juillet, il résida pour une semaine dans un hôpital américain de Dubaï afin d’y subir des soins pour son infection rénale, comme ceci le fut rapporté par le quotidien français “Le Figaro”. Il a subi une opération le 4 juillet. Ceci fut rapporté dans les quotidiens “Le Monde” et “The Guardian” le 1er novembre de la même année, mais fut nié par la CIA, pourtant aussi rapporté par John Snow sur Channel 4 News. Snow a d’abord confirmé la nouvelle avec le médecin britannique de Dubaï qui traita Ben Laden, source: Martin Summers, des “London 9/11 Sceptics” et il rencontra là le chef de station de la CIA Larry Mitchell le 12 juillet. Bon nombre des membres de la famille Ben Laden vinrent lui rendre visite, “l’histoire qu’il était le vilain petit canard ne tient plus debout”, a dit de manière laconique Michael Ruppert. Il a quitté Dubaï le 14 juillet dans un jet privé. On n’a plus de nouvelle de lui jusqu’au 10 septembre lorsqu’il réapparait dans un hôpital militaire à Rawalpindi au Pakistan, sous protection militaire, une fois de plus pour sa dialyse (Naffeez Ahmed “The war on Freddom, How and why America was attacked on september 11th 2001”, 2002, p.223 ; Thierry Meyssan “9/11, The Big Lie”, 2002, p.107).

Le 12 septembre, un quotidien pakistanais rapporta le déni final d’OBL, qu’il ne fut pas impliqué dans les attentats du 11 septembre, puis le 16 septembre, l’assistant d’OBL envoya un message par fax à l’Afghan Islamic Press (Islamabad, Pakistan), qui fut diffusé par la chaîne Al-Jazeera au Qatar. Dans ce message, OBL déclarait: “Je déclare catégoriquement que je n’ai pas fait ceci”, ajoutant qu’il avait un accord spécial avec Mohamed Omar, le chef des Talibans en Afghanistan, qui lui interdisait d’être impliqué dans de telles activités politiques. Une semaine plus tard, le 22 septembre, il donna toute une série de plus longues réponses à des questions émanant du quotidien pakistanais “Ummaut”:

“Je ne fus pas impliqué dans les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ni n’ai eu connaissance que de telles attaques seraient effectuées. Il existe un gouvernement au sein du gouvernement des Etats-Unis. Ceux-ci devraient essayer de tracer les responsables de ces attaques en leur sein même, vers ceux qui veulent faire de ce siècle, un siècle de conflit entre l’Islam et la Chrétienté. On doit demander à ce gouvernement secret qui a perpétré ces attaques… Le système américain est totalement sous contrôle des juifs, dont la toute première priorité est Israël et non pas les Etats-Unis… J’ai déjà dit que nous ne sommes pas hostiles aux Etats-Unis. Nous sommes contre le système qui rend les autres nations esclaves des Etats-Unis ou qui les force à hypothéquer leur liberté politique et économique.”

Il est de mon point de vue que le fait que les services de renseignement américains aient désigné Oussama Ben Laden comme coupable, est une complète fabrication, aussi fabriquée que les affirmations actuelles du renseignement américain que les Russes ont hacké les élections et que ceci est un des nombreux éléments sur lequel une nouvelle enquête indépendante pourrait se pencher.

Respectueusement vôtre

Nicholas Kollerstrom

2ème extrait: Lettre de Gordon Duff: “Les attentats du 11 septembre de NYC furent un évènement nucléaire réalisé par Israël et supervisé par Dick Cheney” (document page 61)

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Monsieur le président,

Les attentats du 11 septembre furent un évènement nucléaire, du moins en ce qui concerne sa partie new-yorkaise. Le 11 septembre 2001, des employés du ministère américain à l’énergie (Department of Energy, DoE) et de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) ont visité Ground Zero à New-York. Ils étaient habillés comme des employés utilitaires. Parmi eux figurait Jeff Smith, un de mes éditeurs bénévoles à Veterans Today (VT) et aussi inspecteur à l’AIEA. Jeff est un physicien des particules.

Des années après le 11 septembre, j’ai reçu des documents qui étaient supposément un rapport du DoE datant de 2003. J’ai contacté Jeff Smith et lui ai envoyé les documents qu’il partagea avec ses collègues du DoE à Los Alamos. Ils confirmèrent qu’ils avaient écrit ce rapport, qui avait été donné à la Maison Blanche, aux leaders politiques du congrès des Etats-Unis et au Pentagone. Le rapport stipulait qu’un certain type d’arme nucléaire avait été utilisé et que les armes avaient été fabriquées à partir de matériel nucléaire dérobé du dépôt Pantex à Amarillo au Texas.

J’ai reçu confirmation qu’il y avait eu une enquête du FBI et de la CIA sur un trafic nucléaire et ai reçu une confirmation indépendante que ceci était aussi lié à une enquête du FBI connue sous le nom du scandale de l’espionnage de l’AIPAC (American Israeli Public Affairs Committee). La membre du bureau directeur de VT, Gwyneth Todd, alors à la tête du bureau du Moyen-Orient pour le Conseil National à la Sécurité et assistante de Condoleezza Rice, a pris part à une opération arnaque qui prit alors dans ses filets un haut conseiller à la présidence qui passait des secrets nucléaires à Israël. L’enquête fut rapidement bâclée, les agents du FBI transférés et il y eut un attentat sur la vie de Gwyneth Todd. Elle se cache toujours maintenant. Non seulement des noyaux nucléaires furent volés, mais l’information technique permettant de  les classer et de les reconfigurer avaient été transférés à Israël par des hauts-fonctionnaires nommés par les administrations Clinton et Bush.

Les attentats du 11 septembre semblent avoir été faits par une force spéciale jointe israélo-saoudienne avec l’aide interne des plus hauts cercles politiques du gouvernement américain, opération qui fut “couverte” par un bon nombre d’éléments du gouvernement américain, menés par le vice-président Dick Cheney. Le degré d’implication d’éléments voyous de l’armée et des services de renseignement américains et leur complicité sur de multiples niveaux ce, de l’état-major des armées, jusqu’au simple surveillant de terrain, n’a pas encore été soumis à une véritable enquête.

Beaucoup de pays nous ont averti quelques mois à l’avance et le gouvernement des Etats-Unis était littéralement en guerre avec lui-même à partir de l’été 2001. Des chapeaux blancs étaient centrés sur une force spéciale combinée, basée à Fort Lee dans l’état du New Jersey, tandis que des chapeaux noirs, incluant le directeur de la CIA et les trois directeurs du FBI (passé, faisant fonction et Mueller) étaient tous engagés à essayer d’empêcher l’opération ABLE DANGER et d’autres éléments des chapeaux blancs qui essayaient de stopper l’évènement faux-drapeau planifié.


Vitrification de la roche à Ground Zero

En ce jour du 11 septembre 2001, il y eut d’autres attaques sur le pont George Washington et dans les tunnels Holland et Lincoln. Ceux qui étaient impliqués furent arrêtés et les arrestations qui furent faites sur le pont G. Washington, de nationaux israéliens armés ayant en leur possession plusieurs tonnes d’explosif, fut rapportée aux informations nationales. En tout, la force spéciale affrétée arrêta quelques 80 personnes, citoyens israéliens et saoudiens. Tous sauf 5, furent remis aux “officiels de Washington” et furent exfiltrés du pays. Alors qu’il fut rapporté que la famille Ben Laden était à bord de l’avion qui les transportait “en place sûre”, en fait la plupart des passagers de cet avion étaient des membres du Mossad, citoyens israéliens.

J’ai connaissance que la documentation du fait que le 11 septembre fut à la fois un évènement nucléaire et une opération faux-drapeau israélo-saoudienne avec l’aide interne du gouvernement des Etats-Unis, a été communiquée aux médias de masse, tous ont refusé de sortir du narratif officiel qui est une farce.

J’ai espoir que vous honoriez votre promesse de campagne électorale et que vous alliez au fond des choses de cette affaire et que vous utilisiez votre discours du 11 septembre 2018 pour libérer l’Amérique de l’influence de la fange sioniste et saoudienne.

Respectueusement vôtre,

Gordon Duff

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Lectures complémentaires:

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

911_History_english

 


Vaporisation de poutres d’acier géantes