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« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (version PDF de larges extraits du livre de Naïm Qassem)

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Résistance 71

 

5 décembre 2017

 

Jo de JBL1960 nous a fait un superbe pdf de notre traduction partielle de l’ouvrage de Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah (version arabe 2004, version anglais 2005, version française 2008), « Hezbollah, son histoire de l’intérieur ».

Nous conseillons à nos lecteurs de se procurer ce livre et de le lire en entier dans la langue de leur choix, car il est à notre sens sans doute le meilleur livre publié à ce jour, pour comprendre l’histoire complexe et ses implications géopolitiques dans le Moyen-Orient de l’après première (chute de ’empire ottoman et déclaration Balfour) et seconde guerres mondiales (résolution ONU 1947, création de l’état d’Israël en 1948, Nakba, guerres israélo-arabes et civile libanaise…), au travers de la genèse d’un groupe de résistance à l’occupation sioniste, devenu parti politique influent et hautement respecté au-delà des frontières, pour son honnêteté et son intégrité.

L’ouvrage remet en perspective l’idée que nous avons été souvent amenés à nous faire au sujet du Hezbollah, idée bien entendu et comme il se doit, façonnée par la propagande impérialiste occidentale qui diabolise toute résistance à la pensée et action politico-économique dominante du moment.

Il est temps de rétablir un équilibre des connaissances pour que plus de personnes sachent de quoi il retourne lorsqu’on va leur vendre la nouvelle guerre à venir contre l’Iran et ses alliés, dont le Hezbollah fait partie. Ce processus est déjà … en marche…

Cette traduction fait partie de notre démarche de prise de conscience et de travail pour que toujours plus d’occidentaux se débarrassent des chaînes principalement idéologiques du colonialisme et de la suprématie de la civilisation occidentale écrasant le reste du monde, afin de se tenir debout, main dans la main avec tous les peuples autochtones des continents pour établir à terme la société de l’union dans la complémentarité, abandonnant l’antagonisme induit et se fondant dans la société des sociétés des associations libres. Les membres du Hezbollah, Libanais, musulmans et politiquement conscients, sont partie intégrante de la résistance des peuples autochtones au colonialisme exacerbé de la marchandise en mouvement. Le comprendre, c’est déjà agir…

Version PDF de notre traduction partielle:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

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Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, Yougoslavie, Irak, Libye et chaos organisé…

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Les marchés aux esclaves dans la Libye “libérée” et le silence assourdissant des faucons humanistes

 

Neil Clark for RT

 

1er décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/411562-libya-slave-markets-nato/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les rapports nous parvenant établissant la vente d’Africains noirs pour 400 US$ sur des marchés aux esclaves se tenant dans la Libye “libérée” est une mise en accusation sans conteste de la soi-disante “intervention humanitaire” menée par l’OTAN pour renverser le gouvernement de Mouammar Kadhafi en 2011.

En mars 2011 des gravures de mode “libérales” occidentales donneurs de leçon de vertu firent équipes avec des va t’en guerre nouveaux cons de la pire espèce pour demander une action afin de “sauver” le peuple libyen du leader despote qui dirigeait le pays depuis la fin des années 1960. “On doit faire quelque chose !” crièrent-ils tous à l’unisson. Et quelque chose fut fait. La Libye fut transformée par l’OTAN d’un pays ayant le plus haut index de développement humanitaire du continent africain en 2009 en un enfer chaotique ayant des gouvernements rivaux, des chefs de guerre et des groupes terroristes se battant pour le contrôle du pays.

Sous l’ère Kadhafi, les Libyens avaient un système de santé et d’éducation gratuit. Le taux d’alphabétisation passa de 25% à 90%. Un rapport du Conseil pour les Droits de l’Homme de l’ONU félicita la Libye pour son système social en janvier 2011 (NdT: soit 2 mois avant sa destruction par l’OTAN bras armé de l’empire…). Bien entendu ce n’était pas parfait et il y avait encore des choses à améliorer et le pays s’y attelait dans bien des domaines.

Dans le Daily Telegraph, journal qui ne peut pas être accusé d’être une groupie de la Jamahiriya libyenne, la Libye fut encensée comme une des six meilleures destinations de croisière nautique en juin 2010.

Les paquebots n’ont plus la Libye sur leurs itinéraires aujourd’hui, bien trop dangereux.

La seule chose de surprenante au sujet des marchés d’esclaves (cela vaut la peine aussi de noter qu’avant le rapport de CNN, l’agence de l’ONU l’IOM avait rapporté également leur existence plus tôt cette année) est que cela surprenne encore quelqu’un. Les droits de l’Homme et le progrès social reculent en général de plusieurs centaines d’années après une “intervention humanitaire” de l’OTAN et ceci n’est pas du tout accidentel. Les “interventions” qui impliquent à dessein de gros bombardements des infrastructure du pays et le démantèlement subséquent de l’appareil d’état sont planifiés pour annihiler des décennies de progrès sociaux. “L’échec du plan” est en fait la partie la plus importante du plan comme le détaille très bien mon collègue Dan Glazebrook dans son livre “Diviser et détruire ou la statégie impérialisre de l’occident dans un âge de crise”.

La Libye fut ciblée, comme la Yougoslavie et l’Irak avant elle, non pas à cause d’une véritable préoccupation qu’un “nouveau Srebrenica” allait se produire mais parce qu’elle est un pays riche en ressources naturelles ayant un gouvernement indépendant d’esprit qui opérait dans un système économique d’état de manière prédominante et ce dans une partie des plus géostratégiques au monde.

Ni la Libye, ni l’Irak ni la Yougoslavie ne répondirent aux ordres du lobby guerrier occidental, lobby de la guerre sans fin, c’est pour cela qu’elle fut programmée pour la destruction. Le chaos qui suit routinièrement la destruction délivrée par l’OTAN est une cruelle expérience pour les locaux qui voient leurs standards de vie plonger et les risques de mourir dans une attaque terroriste violente augmenter dramatiquement, mais cette état de fait est excellent pour les entreprises coloniales occidentales lorsqu’elles entrent en masse dans le “pays libéré”, prenant avantage d’un manque d’autorité centrale.

Bien entendu, tout cela n’est jamais mentionné dans les médias amis de l’OTAN. Le rôle des élites occidentales dans la transformation d’états providence fonctionnant et états à la dérive n’est jamais mentionné dans les rapports des merdias sur ces pays après leur “libération”.

Dans son article récent pour le magazine FAIR, le journaliste Ben Norton a noté comment des rapports “parlaient à profusion de l’esclavage en Libye comme d’un problème de droits humains intemporel et non pas comme un problème politique enraciné dans une histoire très récente.”

Le narratif dominant est que les marchés aux esclaves ont ré-émergé en Libye “comme par magie”. L’”instabilité” est mentionnée mais pas sa cause, à savoir le renversement de régime en 2011 et le soutien de l’occident à des extrémistes dans dans certains cas, à des escadrons de la mort ouvertement racistes. Tout le monde est blâmé pour le chaos en place sauf les lobbyistes et les personnes protégées qui sont en fait responsables.

Le gouvernement français a joué un rôle primordial dans la destruction de la Libye en 2011 et pourtant aujourd’hui, le président français “progressiste” Macron blâme des “Africains” pour le problème de l’esclavage dans le pays. “Qui sont les trafiquants ? Posez-vous cette question, jeunes Africains. Vous êtes incroyables. Qui sont les trafiquants ? Ils sont Africains mes amis, ils sont africains.” Macron, comme d’autres leaders occidentaux, veut nous faire observer cette préoccupation de l’esclavage en mode macro et non pas en mode panoramique. Pourquoi ? Parce que si nous le faisons, automatiquement l’OTAN vient dans le champ, à la vue de tous.

Il y a le même type de blanchiment au sujet de l’Irak et sur la montée de l’EIIL/Daesh. Une fois de plus, nous sommes supposés regarder l’émergence du groupe comme “un truc qui arrive”. Mais l’EIIL n’était en rien une force lorsque le Baathiste séculier Saddam Hussein régnait sur l’Irak, il ne s’est développé que seulement après l’éviction de Saddam du pouvoir et du chaos qui s’ensuivit le démantèlement de l’appareil d’état par les occupants.

Six ans et demi plus tard, il est révélateur de prendre du recul et de regarder ce que les groupies de “l’intervention humanitaire” en Libye disaient au début de 2011 et ce qu’il s’est de facto produit après les 26 500 sorties aériennes de l’OTAN.

Le prix de l’inaction est trop élevé” était le titre d’un article de David Aaronovitch dans The Times du 18 mars 2011. “Si nous ne bombardons pas les chars de Kadhafi, l’Europe devra faire face à une marée de réfugiés et à une nouvelle génération de djihadistes”, en fut le résumé.

Devinez ? L’alliance militaire occidentale bombarda les chars de Kadhafi (et bien plus sur le côté…) et nous avons eu une vague de réfugiés de dimension biblique, incluant le poseur de bombe de Manchester Salman Abedi.

Il n’y a pas eu de mea culpa de la part d’Aaronovitch, ni de son collègue du Times Oliver Kamm qui m’attaqua après que j’eusse écrit un article dans le Daily Express appelant l’OTAN à tout arrêter.

En fait, l’expérience irakienne aurait dû mener tous les véritables humanitaires à s’opposer à l’assaut en règle de l’OTAN. Dans bien des cas, la Libye fut un crime encore plus grave que l’invasion de l’Irak, parce qu’elle est venue après Il n’y avait plus aucune excuse pour ne pas voir comment l’aventure de 2003 s’était transformée, pour soutenir une pareille affaire en Afrique du Nord.

Sans surprise, les politiciens et les experts qui ne pouvaient pas s’arrêter de parler de la Libye en 2011 et de la responsabilité de “protéger” les civils qui incombait à l’occident, semblent bien moins enclins à parler de ce pays aujourd’hui. La Libye et ses problèmes ont complètement disparu des pages des journaux. C’est la même chose après chaque intervention occidentale Toujours la même chose: saturation des médias avant et pendant la “libération”, appels belliqueux irresponsables de l’expertocratie nouveau con/libérale pour une action militaire afin de “sauver le peuple” du tout dernier Hitler en date, puis retour au silence dans l’après attaque alors que le pays concerné est de retour au moyen-âge.

Les “libérateurs” de la Libye ont bougé sur quelque chose de plus important en 2017, la Russophobie pour obsession courante. Tout en fait, pour nous distraire des conséquences des plus désastreuses de leurs actions.

Nouvelle guerre de l’empire au Moyen-Orient: L’Iran explique comment ça va se danser à Macron et aux autres…

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Pour les Gardiens de la Révolution Iranienne, pas question de désarmer le Hezbollah

“Macron est jeune et inexpérimenté”

 

Al Manar

 

24 novembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/666576

 

Le chef des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI) a rejeté jeudi l’option d’un désarmement de l’organisation Hezbollah, soutenue par Téhéran et basée au Liban, ainsi que l’idée d’entamer des négociations sur son programme de missiles balistiques.

« Le Hezbollah doit être armé pour lutter contre l’ennemi de la nation libanaise qu’est Israël. Naturellement, ils (combattants du Hezbollah) devraient avoir les meilleures armes pour protéger la sécurité du Liban. Cette question n’est pas négociable « , a déclaré Ali Jaafari aux médias iraniens, cité par Reuters.

Le chef militaire a également salué le succès de l’axe de la résistance dans la région, saluant un « front de résistance » de Téhéran à Beyrouth et appelant Riyad à éviter de rentrer en confrontation avec celui-ci.

« Nous traitons directement de l’arrogance mondiale (Etats Unis) et Israël, pas avec leurs émissaires (…) c’est pourquoi nous ne voulons pas avoir de confrontation directe avec l’Arabie Saoudite », a-t-il déclaré.

« Tous les maillons du front de la résistance auront le même destin. Ces maillons sont plus qu’unis. Si Israël attaque un maillon, tous les autres maillons iront à son secours » , a indiqué aussi le chef du CGRI, cité par PressTV.

M.Jaafari a affirmé que son pays défendrait toutes les nations opprimées où qu’elles se trouvent et que dans les autres pays comme le Yémen, nos soutiens sont différents et nos aides se font à la demande du gouvernement du pays en question. Là-bas, au Yémen, le pouvoir est aux mains d’Ansarullah et nos aides se limitent à un soutien d’ordre moral et à des conseils.

Macron est « jeune et inexpérimenté »

Jaafari a en outre fustigé l’idée selon laquelle l’Iran devrait cesser ses essais de missiles, faisant allusion aux récentes déclarations du président français Emmanuel Macron qui avait souhaité que Téhéran clarifie « sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée. »

« L’Iran ne négociera pas son programme défensif… il n’y aura pas de discussions à ce sujet », a-t-il ajouté, qualifiant le président français de « jeune et inexpérimenté. »

Sur un autre plan, Jaafari a également déclaré que l’Iran jouera un rôle actif dans la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu en Syrie.

= = =

De Press TV, 23 Novembre 2017:

Le chef du CGRI a annoncé ce jeudi que la lutte contre Daech, cette grande menace pour l’islam, allait se poursuivre.

Le général de division Mohammad Ali Jafari, le commandement en chef du Corps des gardiens de la Révolutions islamique (CGRI), a déclaré aujourd’hui, jeudi 23 novembre dans une conférence de presse : « La victoire sur Daech n’est pas la fin à 100 % de Daech mais plutôt la fin de son règne et ce sont là deux choses différentes. […] Daech est présent de manière souterraine au sein de différents groupuscules dans divers pays comme l’Afghanistan et il constitue une menace pour l’islam. C’est pour cette raison même que nous mettons au menu de nos travaux la lutte contre ses complots. »

Le chef du CGRI a ajouté : « Nous avons une bonne préparation pour faire face à ces menaces et l’efficacité du front de la résistance a été prouvée sur le terrain. »

Jafari a affirmé que la RII défendrait toutes les nations opprimées où qu’elles se trouvent et que « dans les autres pays comme le Yémen, nos soutiens sont différents et nos aides se font à la demande du gouvernement du pays en question. Là-bas, au Yémen, le pouvoir est aux mains d’Ansarallah et nos aides se limitent à un soutien d’ordre moral et à des conseils ».

« Tous les maillons du front de la résistance auront le même destin. Ces maillons sont plus qu’unis. Si Israël attaque un maillon, tous les autres maillons iront à son secours », a indiqué aussi le chef du CGRI.

En réponse à la question du journaliste de Fars News concernant les récentes déclarations des Occidentaux sur la capacité balistique de l’Iran, Jafari a affirmé : « Vouloir engager des négociations sur la capacité balistique, nous mettons ça sur le compte de l’inexpérience et de la jeunesse du président français. Il comprendra lui-même très vite que ses efforts sont vains. »

« Le propre du Hezbollah est d’être équipé et armé devant l’ennemi juré de la nation libanaise qu’est Israël. Parce qu’il faut rappeler que la première cible des Israéliens, c’est bien le Liban. Et il est normal que le Hezbollah soit équipé des meilleures armes pour assurer la sécurité [des Libanais] et c’est un sujet qui ne prête même pas à discussion. Toute la nation libanaise, mis à part quelques petits groupuscules marginaux, défend le principe que le Hezbollah soit armé », a enfin expliqué le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique.

[Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/23/543223/CGRI-insiste-sur-le-maintien-de-la-lutte-cDaech ]

La Résistance s’unifie contre l’empire de l’Irak au Liban en passant par la Syrie et le Yémen, sous les auspices de l’Iran… (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 24 novembre 2017 by Résistance 71

… L’empire a perdu la main au Moyen-Orient, clair et net. Il est très intéressant de noter que ce concept de milices populaires est ancien et aussi que le Hezbollah avait utilisé cette formule au Liban en suggérant et en aidant à créer et à former la Brigade Libanaise de Résistance à l’Occupation [israélienne]” ou BLRO à la fin des années 90. Cette création de résistance multi-confessionnelle, donc unifiée, prit part à la grande libération du sud-Liban et de la Bekaa occidentale avec le Hezbollah du 24 mai 2000. Notons qu’il y a un “Hezbollah irakien”  depuis plusieurs années et nous ne serions pas surpris d’apprendre que ces PMU y prennent leurs racines…

La resistance contre le colonialisme s’organise et triomphera, l’unification des peuples passe aussi par les peuples occidentaux se libérant de l’idéologie coloniale et se tenant au coude à coude avec leurs frères autochtones de partout. Unification et éradication de l’antagonisme pour embrasser notre complémentarité naturelle inhérente !

~ Résistance 71 ~

 

Le secret de la renaissance irakienne : les milices multi-confessionnelles du peuple soutenues par l’Iran

 

Pepe Escobar

 

14 novembre 2017

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article9244

 

La riposte à État islamique, sa défaite et, finalement, la victoire militaire sur les Kurdes sécessionnistes auraient été inimaginables sans les milices irakiennes qui ont fourni la plus grande partie de l’effort humain.

 

Dans la matinée d’une tempête de sable à Bagdad la semaine dernière, Abu Mahdi al-Muhandis, le légendaire chef adjoint de Hashd al-Shaabi, alias “People Mobilization Units” (PMU) et véritable cerveau de nombreuses batailles contre Daech, a rencontré un petit nombre de journalistes et d’analystes étrangers indépendants.

Ce fut un moment de remise en jeu à plus d’un titre. C’était la première interview détaillée accordée par Muhandis depuis la fatwa émise par le Grand Ayatollah al-Sistani – la marja, source d’émulation, et autorité cléricale la plus respectée en Irak – en juin 2014, quand Daesh a traversé la frontière syrienne. La fatwa, traduite librement, se lit comme suit : “Il appartient à tout Irakien, capable de porter des armes, d’aider volontairement les forces armées irakiennes pour défendre les sanctuaires de la nation.”

Muhandis a pris du temps, hors du champ de bataille, spécialement pour la réunion, il est ensuite parti directement pour al-Qaim. Il était sûr que “al-Qaim serait pris dans quelques jours” – une référence à la ville frontalière irakienne tenue par Daech et reliée au bastion de Daech Abu Kamal en Syrie.

C’est exactement ce qui s’est passé seulement quatre jours plus tard. Les forces irakiennes ont immédiatement entamé une opération de nettoyage et se sont préparées à rencontrer les forces syriennes avancées à la frontière – preuve supplémentaire que la restauration de l’intégrité territoriale de l’Irak et de la Syrie est un travail (rapide) en cours.

La rencontre avec Muhandis a eu lieu dans un bâtiment à l’intérieur de la Zone Verte massivement fortifiée – une bulle concoctée à l’américaine totalement isolée de la zone rouge ultra-volatile de Bagdad, avec de nombreux postes de contrôle et chiens renifleurs, tenus par des entreprises privées américaines.

Pour ajouter à la dramatisation, le département d’État américain, a qualifié Muhandis de «  terroriste ». Cela équivaut en pratique à criminaliser le gouvernement irakien à Bagdad – qui a dûment publié une déclaration officielle réfutant avec fureur cette qualification.

Les PMU sont un organe officiel regroupant des dizaines de milliers de volontaires liés au bureau du commandant en chef des forces armées irakiennes. Le Parlement irakien a pleinement légalisé les PMU en novembre 2016 via la résolution 91. Le point numéro 4, par exemple, stipule que « les PMU et leurs affiliés sont soumis à des réglementations militaires qui sont appliquées sous tous leurs aspects ».

Ses vingt cinq brigades de combat – comprenant chiites, sunnites, chrétiens, yézidis, turkmènes, shabaks et kurdes – ont été absolument déterminantes dans la lutte contre Daech à Samarra, Amirli, Jalawla, Balad, Salahuddin, Falloujah (trente cinq batailles différentes), Shirqat et Mossoul (surtout sur l’axe ouest de la base de Qayara à la frontière irako-syrienne, coupant les chaînes d’approvisionnement et bloquant les issues de Mossoul pour éviter les tentatives d’évasion de Daech en Syrie).

Reprendre Kirkouk « en quelques heures »

Muhandis présente les PMU comme «  une force militaire officielle » qui joue un « rôle complémentaire » à celui de l’armée irakienne. Le plan initial était que les PMU deviennent une garde nationale – ce qui est le cas actuellement : “Nous avons des drones de reconnaissance et des unités du génie que l’armée n’a pas. Cela ne nous dérange pas d’être appelés des gendarmes.” Il est fier que les PMU se battent dans une « guerre non conventionnelle », entretenant un haut niveau « militaire et moral » avec «  des victoires obtenues en un temps record ». Et, “contrairement à la Syrie”, sans soutien direct de la Russie.

Muhandis dit clairement que l’Iran est la seule nation soutenant la lutte de l’Irak contre Daech. L’Irak a renvoyé la balle en demandant à la Syrie de «  faciliter les vols des avions iraniens ». Sans accord sur le statut des forces (SOFA) entre Washington et Bagdad, «  les Américains ont retiré les compagnies qui entretenaient les chars Abrams ». En 2014, “nous n’avions même pas de kalachnikov AK-47. L’Iran nous les a données. L’ambassade américaine avait douze hélicoptères Apache prêts à évacuer des diplomates si Bagdad tombait aux mains de Daech.”

Un an plus tard, “Bagdad aurait été occupée” s’il n’y avait pas eu les PMU. “C’est comme si tu étais dans un hôpital et que tu avais besoin de sang. Les Américains se présentent avec la transfusion quand il est trop tard.” Il est catégorique, “les États-Unis n’ont pas fourni une seule balle” dans la lutte globale contre Daech. Et pourtant, Muhandis précise que les “États-Unis peuvent rester en Irak si le gouvernement irakien le décide. Mon opinion personnelle est bien connue.

Muhandis considère la “guerre médiatique” [occidentale] menée contre les PMU comme “normale depuis le début… Les pays qui soutenaient le terrorisme n’ont pas vu venir l’émergence d’une force populaire, et ne reconnaissent pas le nouveau système politique en Irak”. Sur cette note, il ajoute avec tristesse, “vous pouvez sentir l’odeur du pétrole”.

Muhandis a été personnellement blessé à Halabja et dans les opérations anti-kurdes de Saddam Hussein à Anfal. Il était “heureux de voir le Kurdistan sauvé après 1991”, soulignant, “nous avions des martyrs qui sont tombés au Kurdistan en le défendant”. Il se considère comme un ami des Kurdes, entretenant de bonnes relations avec leurs dirigeants. Les conseillers iraniens, aux côtés de l’armée irakienne et des PMU, ont également «  empêché Daech de conquérir Erbil ». Pourtant, après un « référendum unilatéral, l’Irak a dû affirmer l’autorité de l’État ».

La reprise de Kirkouk, largement une opération des PMU, a été “l’affaire de quelques heures”. Les PMU « ont évité de se battre et sont restés dans la banlieue de Kirkouk ». M. Muhandis a précédemment discuté des détails opérationnels avec les peshmergas, et il y avait une coordination complète avec l’Iran et la Turquie. “C’est une idée fausse que les dirigeants kurdes ne pourraient pas compter sur la Turquie.”

Fallujah, enfin en sécurité

Les dirigeants du Kurdistan insistent sur la protection des minorités ethniques, en faisant référence à des milliers de Sabak, Yazidi et Turkmènes – au moins 120 000 familles – contraints par la loi de Daech de devenir des réfugiés de l’intérieur. Après la victoire et la libération, les PMU ont fourni à ces familles de la nourriture, des vêtements, des jouets, des générateurs et du carburant. J’ai pu confirmer que beaucoup de ces dons provenaient de familles de combattants des PMU dans tout le pays.

Les priorités des PMU concernent des équipes de combat du génie, qui ramènent les familles chez elles, après avoir nettoyé les mines et les explosifs, et ouvert les hôpitaux et les écoles. Par exemple, 67 000 familles ont été réinstallées chez elles à Salahuddin et 35 000 familles à Diyala.

Muhandis souligne que «  dans la lutte contre Daech à Salahuddin et à Hawija, les commandants de brigade étaient sunnites ». Les PMU comprennent une brigade chrétienne de Babylone, une brigade Yazidi, et une brigade turkmène. « Lorsque les yézidis étaient assiégés à Sinjar, nous avons libéré au moins 300 000 personnes. » Dans l’ensemble, les PMU totalisent plus de 20 000 combattants sunnites. Comparez-cela au fait que 50% des kamikazes de Daech en Irak étaient des ressortissants saoudiens. J’ai confirmé avec cheikh Muhammad al-Nouri, dirigeant des universitaires sunnites à Falloujah : «  C’est une bataille contre l’idéologie wahhabite. Nous devons nous éloigner de l’école wahhabite et rediriger nos connaissances vers d’autres écoles sunnites. » Il a expliqué comment cela fonctionnait sur le terrain à Haditha, à 30 minutes d’ici : “Nous étions capables de contrôler les mosquées”, et cela motivait les gens à Fallujah. “Falloujah est une ville irakienne. Nous croyons dans la coexistence.”

Après 14 ans d’insécurité à Falloujah et avec l’expansion rapide de Haditha, Sheikh Muhammad est convaincu que « l’Irak déclarera une guerre différente contre le terrorisme ». L’approche multiconfessionnelle a également été confirmée par Yezen Meshaan. Jebouri, le chef de la brigade des PMU à Salahuddin. C’est crucial parce qu’il est membre de la très importante famille sunnite Jebouri, historiquement hostile à Saddam Hussein. Son père est l’actuel gouverneur de Tikrit. Al-Jebouri dénonce “la corruption de l’État dans les régions sunnites”, “une impression d’injustice”, et le fait que pour Daech, “les sunnites qui ne les ont pas suivis devraient aussi être tués”. Il s’inquiète de “l’accumulation saoudienne d’armes développées. Qui garantit que celles-ci ne seront pas utilisées contre la région ?” Et il refuse l’idée que “nous sommes regardés par l’Occident comme faisant partie du projet iranien”.

La victoire militaire rencontre la victoire politique

Loin du terroriste stéréotypé, Muhandis est désarmant, intelligent, spirituel et franc. Et un patriote irakien pur-sang : “L’Irak rétablit maintenant sa position grâce au sang de ses fils. Nous avions besoin d’une force militaire capable de combattre une menace interne. Nous accomplissons un devoir religieux national et humanitaire.”

Ce sont des soldats à part, les milliers de bénévoles supplémentaires des PMU ne reçoivent pas de salaire. Les députés et même les ministres étaient actifs sur le champ de bataille. Muhandis est fier : “nous avons une chaîne de commandement comme l’armée. Les PMU hébergent des milliers de personnes ayant des diplômes universitaires, ils font fonctionner des douzaines d’hôpitaux de campagne, des unités de soins intensifs, et ont le service de renseignement le plus fort d’Irak.”

À Bagdad, j’ai personnellement pu constater que le récit accusant les PMU d’être l’armée privée du Premier ministre Nouri al-Maliki est une absurdité. Si tel était le cas, le Grand Ayatollah al-Sistani devrait être blâmé, puisqu’il est conceptuellement le père des PMU. Hadi al-Amiri, le secrétaire général de la puissante organisation Badr, également extrêmement actif dans la lutte contre Daech, m’a souligné que les PMU font «  partie du système de sécurité, intégré au ministère de la Défense ». Mais maintenant «  nous avons besoin d’universités et de mettre l’accent sur l’éducation ».

Le professeur pakistanais Hassan Abbas, du Collège des affaires de sécurité internationale de la National Defense University à Washington, est allé encore plus loin, car nous avons longuement discuté non seulement de l’Irak et de la Syrie, mais aussi de l’Afghanistan et du Pakistan. “L’Irak est maintenant dans une position unique pour se diriger vers une société démocratique et pluraliste”, prouvant que “la meilleure réponse au sectarisme est l’harmonie religieuse”. Cette “croisade multiconfessionnelle contre le Takfirisme” doit maintenant se retrouver dans les rues “avec la primauté du droit et un système de justice équitable”. Abbas souligne que la base pour l’Irak à construire est le respect de la loi par l’intermédiaire d’une investigation scientifique : “Faire la police est la première ligne de défense.”<P/>

Bagdad a été capable, presque simultanément, de changer doublement la donne, par une victoire militaire à Mossoul et une victoire politique à Kirkouk. Si l’Irak se stabilise, effaçant le culte de la mort de Daech, la Syrie le fera aussi. Comme le note al-Jebouri, « maintenant, chaque communauté doit avoir une part du gâteau ». Au moins 7 millions d’emplois et de retraites sont payés par Bagdad. Les gens veulent le retour des salaires payés régulièrement. Cela commence par une sécurité décente dans tout le pays. Muhandis a été l’ingénieur – sa profession actuelle – de batailles clés contre Daech. Il y a un large consensus à Bagdad pour dire que sans lui, Daech serait fermement installé dans la Zone Verte.

Hashd al-Shaabi (PMU) est déjà un phénomène pop irakien, reflété dans cet énorme clip vidéo de la superstar Ali Aldelfi. Passer de la pop à la politique est tout autre chose. Muhandis est catégorique : les PMU ne s’impliqueront pas dans la politique, “et ne contesteront pas directement les élections. Si quelqu’un le fait, et de nombreuses personnes sont maintenant très populaires, il doit quitter Hashd”.

De la guerre hybride au renouveau national

Après des jours de conversation avec le personnel de Hashd al-Shaabi et l’observation de leur modus operandi sur un champ de bataille hybride complexe, associé à un processus de recrutement actif et à une présence massive dans les médias sociaux, il est clair que les PMU sont maintenant solidement établis comme colonne vertébrale soutenant la sécurité de l’État irakien, assurant une série de programmes de stabilisation – y compris des services médicaux indispensables – et surtout l’introduction de mesures d’efficacité dont l’Irak était totalement dépourvu depuis presque trois décennies.

C’est une sorte de mécanisme de construction de l’État qui naît d’une éthique de la résistance. Comme si la menace inquiétante de Daech, qui a pu déplacer jusqu’à 3,1 millions de personnes, avait secoué le subconscient collectif irakien, éveillé le prolétariat chiite irakien – des masses privées de leurs droits – et accéléré la décolonisation culturelle. Et ce développement complexe ne pouvait être plus éloigné de la bigoterie religieuse.

Au milieu des louanges wilsoniennes et des références au plan Marshall, le ministre des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari est également un ardent défenseur des PMU, insistant sur « une expérience à étudier », « un nouveau phénomène avec une base humanitaire opérant dans un cadre légal » et « capable de briser le siège de la solitude dont l’Irak a souffert pendant des années ».

En référence à l’offensive de Daech, Jaafari a insisté : tout d’abord « l’Irak n’a pas commis de crime », et heureusement, “une nouvelle génération de jeunes est capable de renforcer l’expérience”. L’accent est maintenant mis sur «  une période de participation nationale » après la réconciliation. Il insiste sur le fait que « les familles des membres de Daech ne devraient pas payer pour leurs erreurs ». Les collaborateurs de Daech seront dûment jugés.

J’ai demandé au ministre des Affaires étrangères si Bagdad n’avait pas peur d’être pris dans un échange de tirs mortel entre Washington et Téhéran. Sa réponse a été soigneusement mesurée. Il a dit qu’il avait assez d’expérience avec les néocons “radicaux” de Washington D.C. Et en même temps, il était pleinement conscient du rôle des PMU ainsi que de l’Iran dans la réaffirmation de la souveraineté de l’Irak. Son sourire chaleureux soulignait la conviction que, sur les cendres d’une secte noire morbide, la renaissance irakienne était vigoureusement en marche.

Nouvel Ordre Mondial: Supertrump rockstar de la guerre perpétuelle…

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Trump renforce son rôle de super et ultime pion sioniste

 

Jonas E. Alexis

 

20 novembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/11/20/trump-is-reasserting-his-role-as-the-ultimate-zionist-pawn/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La très vaste majorité des Coréens n’ont jamais voulu d’une force militaire puissante, essentiellement parce qu’ils savent qu’un tel projet militaire taxerait leurs poches. Même le président Moon Jae-In n’a pas voulu établir un système de défense anti-nucléaire comme le THAAD dans le pays.

Mais depuis, Trump est monté sur le trône sioniste, il a essentiellement rendu les choses beaucoup plus faciles pour les potentats étrangers comme B. Netanyahou. Trump a convaincu Moon Jae-In qu’un système de défense à base de missiles va dissuader Kim Jung-Un, comme si la Corée du Nord était sérieuse pour envahir un autre pays. Moon Jae-In a maintenant déclaré:

Les têtes pensantes de Corée du Sud et des Etats-Unis ont atteint un accord final sur le retrait de la limite sur la tête militaire d’un missile. Nous avons convenu de commencer immédiatement des négociations sur le développement de la Corée du Sud et pour l’acquisition des systèmes les plus pointus de surveillance et de défense militaires. Il ne doit plus jamais y avoir de guerre sur la péninsule coréenne. Dans ce sens, les Etats-Unis nous ont beaucoup aidé. Notre grande supériorité de puissance fondée sur l’alliance de la Corée du Sud et des Etats-Unis va éventuellement mettre fin aux provocations dangereuses de la Corée du Nord et faire parvenir sur le chemin de la dénucléarisation.

Ceci n’est bien sûr pas le moyen de stopper les “provocations dangereuses” de la Corée du Nord. Les Etats-Unis et le reste du monde occidental doivent cesser de vivre dans un monde fantasmagorique. Les Etats-Unis en particulier pensent qu’ils peuvent dicter ce que les autres pays doivent ou peuvent faire et en même temps, de refuser de se plier aux mêmes conditions et principes.

Maintenant, supposons qu’il n’y a pas de guerre avec la Corée du Nord. Continuons d’assumer qu’il n’y aura pas de guerre dans les 10 prochaines années ou plus. Qu’adviendra t’il alors de ce système de défense THAAD ? Et si la Corée du Sud a payé des milliards de dollars par an pour avoir ce truc ? Qui va payer les factures ? Moon Jae-In ? Les Etats-Unis ? Le Coréen moyen ?…

Personne n’a été capable de répondre à ces questions dans les médias parce que les réponses par elles-mêmes, détruiraient et ruineraient le projet sioniste. Le Coréen ou l’Américain de base n’ont jamais bénéficié de ces systèmes de défense. Les gens en haut lieu du complexe militaro-industriel sont ceux qui se marrent en allant à la banque. Dans un article intitulé “Les 10 entreprises profitant le plus des guerres”, le journal USA Today rapporta en 2013:

“Le business de la guerre est très rentable. En 2011, les 100 plus gros contractants on vendu pour 410 milliards de dollars en armes et services divers. 10 de ces entreprises ont vendu pour 208 milliards de dollars (NdT: en chiffre histoire de se rendre mieux compte: 208  000 000 000 US$…)… Ces industries ont immensément bénéficié de la croissance des dépenses militaires aux Etats-Unis, qui et de loin, ont le plus gros budget militaire au monde. En 2000, Le budget de la défense américaine (NdT: plutôt le budget de “l’attaque”…) était de 312 milliards de dollars. Arrivés en 2011, ce chiffre est passé à 712 milliards de dollars. Les ventes d’armes internationales ont augmenté en parallèle de la croissance du budget militaire. Entre 2002 et 2011, les ventes d’armes des 100 plus grosses entreprises ont augmenté de 51%.” 

[Note de R71]: N’oublions jamais qu’en 241 années d’existence, les Etats-Unis n’ont connu la paix qu’une trentaine d’années… Ils sont la machine de guerre par excellence, ce qui faisait dire au regretté humoriste George Carlin: “Vous savez pourquoi nous aimons la guerre ? Parce qu’on est bon à ça !… On n’est bon qu’à ça du reste. On n’est pas foutu de fabriquer une télé ou un magnétoscope qui marchent, mais on peut bien venir vous bombarder, surtout si votre pays est rempli de bronzés…” ==

Quelles sont ces entreprises qui font des fortunes ? United Techologies (UTX), L-3 Communications, Finmeccanica, EADS, Northtrop Grumman, Raytheon (RTN), General Dynamics (GD), BAE Systems, Boeing (BA) et Lockheed Martin (LMT). [1]

S’il n’y a pas de guerre ou si les Etats-Unis ou autres pays n’utilisent pas les produits de ces entreprises, les gens vont devoir aller trouver un boulot décent, peut-être changer les pneus dans un garage. Il a été rapporté qu’il y a eu au moins 25 entreprises bénéficiant de la guerre en Irak. En d’autres termes, lorsque des milliers de civils irakiens et quelques soldats américains mouraient, des entreprises comme Halliburton (NdT: Dick Cheney), Ventas Capital Fund/DynCorps, Washington Group International, Environmental Chemical, Aegis, International American Products, Erinys, Fluor, Perini, URS Corporation, Parsons, First Kuwaiti General Trading & Contracting, MerchantBridge, Globalrisk Strategies, ControlRisks, CACT, Bechtel, Custer Battles, Nour USA et General Dynamics, engrangeaient des millions voire des milliards de dollars.[2]

En 2013, le “Financial Times” révéla:

“Une analyse du FT révèle l’étendue des bénéfices réalisés par à la fois des entreprises américaines et étrangères dans le conflit, avec les top 10 contractants sécurisant des affaires pour au moins 72 milliards de dollars entre elles (NdT: c’est à dire plus de 7 milliards ou 7 000 000 000 US$ pour chaque entreprise du top 10…). Aucune d’elles n’a bénéficié plus que KBR, connue autrefois sous le nom de Kellogg Brown and Root. Cette succursale très controversive et controversée d’Halliburton, qui fut dirigée par le vice-président de W. Bush Dick Cheney, fut récompensée d’au moins 39,5 milliards de dollars en contrats fédéraux reliés à la guerre d’Irak sur la dernière décennie.

Deux entreprises koweitiennes, Agility Logistics et l’entreprise d’état Kuweit Petroleum Corporation (KPC), sont les second et troisième gagnants, sécurisant des contrats d’une valeur respectivement de 7,2 et 6,3 milliards de dollars. Les Etats-Unis ont loué les services de plus d’entreprises privées en Irak que dans toute autre guerre préalable et à un moment donné, il y a eu plus de personnels sous-traitants (NdT: mercenaires) que de personnels militaires américains dans le pays.”[3]

Ainsi, quand Trump commence à frapper le tambour de guerre, il soutient essentiellement les entreprises qui en fait, profitent grassement de la mort de civils et toutes autres vies précieuses.[4] Jonathan Turley de la George Washington University a montré qu’Eisenhower lui-même avait averti les Américains au sujet du complexe militaro-industriel. Turley écrivit en 2014:

“En janvier 1961, le président Dwight Eisenhower utilisa son discours de départ de la maison blanche pour avertir la nation de ce qu’il voyait comme une des plus grandes menaces: le complexe militaro-industriel composé des contractants du ministère de la défense et des lobbyistes perpétuant la guerre. Eisenhower nous a averti ‘qu’un très grand système militaire et une grosse industrie de l’armement ont émergé comme force obscure et cachée de la politique américaine et que les citoyens américains ne devaient pas échouer d’en comprendre les graves implications.’”

Ce discours fut sans doute le plus courageux d’Eisenhower et aussi son plus prophétique. Quelques cinquante ans plus tard, les Américains se retrouvent dans ce qui semble être une guerre perpétuelle. Dès que nous nous retirons des opérations en Irak, les leaders demandent des interventions en Libye, en Syrie et en Iran. tandis que la guerre perpétuelle veut dire la perte perpétuelle pour les familles et l’accroissement perpétuel des budgets militaires, cela représente aussi des bénéfices perpétuels pour d’anciennes et nouvelles industries et les intérêts du gouvernement. Le nouveau complexe militaro-industriel est alimenté par un ennemi bien utile et invisible: le terroriste.

“L’ancien président W. Bush et ses aides ont insisté pour appeler les efforts de contre-terrorisme une ‘guerre’. Ces efforts concertés par des leaders comme l’ancien VP Cheney (lui-même l’ancien CEO de la firme Halliburton), n’était pas un exercice rhétorique vide de sens. Non seulement une guerre maximiserait les pouvoirs inhérents du président, mais elle maximiserait les budgets pour l’armée et les agences de sécurité de la patrie.”

Pour le dire plus mielleusement, Trump raffermit sa position de pion sioniste à chaque fois qu’il commence à parler de guerres et de rumeurs de guerre.

  • [1] Samuel Weigley, “10 companies profiting the most from war,” USA Today, March 10, 2013.
  • [2] “The 25 Most Vicious Iraq War Profiteers,” Business Pundit, July 22, 2008.
  • [3] “Contractors reap $138 bn from Iraq war,” Financial Times, March 19, 2013.
  • [4] For scholarly studies on similar issues, see John Tirman, The Deaths of Others: The Fate of Civilians in America’s Wars (New York: Oxford University Press, 2012); Andrew J. Bacevich, The New American Militarism: How Americans Are Seduced by War (New York: Oxford University Press, 2005 and 2008); Breach of Trust: How Americans Failed Their Soldiers and Their Country (New York: Metropolitan Books, 2013).

La décrépitude de l’empire vue de l’intérieur (VT le jour des anciens combattants)

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« Les soldats ne sont pas les protecteurs
de la liberté, ils sont les marionnettes
des intérêts entrepreneuriaux et
d’État afin d’augmenter profit et pouvoir
aux dépends de la sécurité physique et 
financière du contribuable. »

 

L’information en ce 11 novembre 2017

 

Gordon Duff

 

11 novembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/11/11/intel-drop-november-11-2017/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le faux narratif, le prosélytisme religieux et Hollywood n’ont pas seulement changé la réalité de la guerre, mais ont défini le service militaire moderne. Pendant les années 1920-30, les Marines (NdT: fusiliers marins, corps d’élite de l’armée impérialiste yankee) opéraient dans toute l’Amérique latine et centrale en tant que porte-flingues pour les banques, les compagnies pétrolières et l’agro-industrie.

Ils étaient l’équivalent des voyous de Pinkerton et de leurs meurtres dépeints dans les nouvelles séries télévisées comme “Damnation”, ce d’après Smedley Butler. Le général de l’USMC Butler est bien entendu dépeint par les instructeurs des Marines comme le père du coprs des Marines moderne. Butler a reçu cinq fois la médaille d’honneur du congrès et il fut une fois candidat à la présidence des Etats-Unis, il fut toujours un puissant activiste social et était pleinement socialiste.

En 1934, Wall Street, aidée par l’extrême-droite et la bien anti-américaine “American Legion”, un groupe d’anciens combattants dont les origines les amenèrent en partenariat avec le renouveau du Ku Klux Klan des années 1920, reçurent pour mission de décapiter le gouvernement Roosevelt.

Voyez-vous, la légion, qui louaient régulièrement les services de voyous et de briseurs de grèves durant la grande dépression, admirait profondément Adolf Hitler et avait endossé le manteau de “nativiste” comparable aux mouvements anti-immigrants réapparaissant aujourd’hui. Ce fut Smedley Butler qui les arrêta. Il fut secrètement demandé de commander le coup d’état, mais au lieu de cela, il alla voir Roosevelt et le congrès.

A un moment donné et cela vous en dira bien plus sur le véritable Américain que quoi que ce soit d’autre, Butler, en tant que commandant du corps des Marines, fut assigné à résidence. Il avait apparemment offensé l’élite servile des banksters de Washington en racontant une histoire au cours d’un dîner au sujet de Benito Mussolini qui avait renversé un enfant en voiture et continua son chemin en rigolant. Ceci était vrai, une histoire absolument authentique. Pas une de ces histoires qu’on lit dans les livres. Pas comme une de ces fausses infos d’aujourd’hui.

Mais attendez, il semble que je suis en train de voler des répliques du “Faucon Maltais”. Les ennemis de l’Amérique ont toujours été de l’intérieur. Madison nous avait déjà averti, ainsi que Thomas Jefferson et Lincoln puis J.K Kennedy et d’autres plus récemment. “Ceux” d’aujourd’hui sont virés des chaînes de télévision et d’information, des réseaux journalistiques, virés des universités, leurs sites internets sont bloqués par Google et ils sont toujours accusés de “détester les juifs”. Si vous trouvez cela bizarre, surtout considérant que la majorité de ces diseurs de vérité et dissidents sont probablement juifs eux-mêmes, alors vous commencez à comprendre.

Nous allons commencer aujourd’hui avec l’histoire du comment le corps des Marines a perdu son chemin et pas pour la première fois. Il y a une raison de la mort de 19 000 Marines au Vietnam. J’y étais. Je vais le dire simplement. Les Marines passaient des mois sur le front ou derrière les lignes ennemies, si tant est que cela existait. Les blessés n’étaient que très rarement évacués et mourraient d’hémorragies là où ils étaient tombés et dans les moments critiques, la nourriture, l’eau potable et les munitions étaient inexistantes.

Les conditions décrites par Richard Tregaskis dans son livre de 1943, “Journal de Guadalcanal”, conditions endurées pendant de courtes semaines, laissant les Marines comme des squelettes ambulants, étaient la norme au Vietnam. Les Marines combattants survivants quittèrent le Vietnam sous effet de malnutrition chronique, de conditions de santé constamment dégradées par les effets a posteriori de l’Agent Orange (NdT: défoliant chimique fabriqué par Dow Industry et dont les épandages fréquents causèrent d’énormes dégâts sur la santé humaine des Vietnamiens et de la bidasserie yankee au sol…), qui finirent par les tuer, pour beaucoup dans les quelques années qui suivirent leur retour avec en cadeau le stress post-traumatique.

Le corps des Marines avait lu le bouquin de Tregaskis et avait décidé que comme très peu de ceux qui dirigent le corps avaient de fait expérimenter le combat, ils construiraient leur guerre autour d’un bouquin qui, franchement, était largement un livre de fiction. C’était de la fiction de la seconde guerre mondiale oui, à la John Wayne (NdT: grand militariste et propagandiste de l’extrême-droite yankee, qui néanmoins refusa de s’enrôler pour la guerre tout en incitant les autres bien entendu à le faire… Au delà de la légende, une des plus belles ordures d’Hollywood), qui mena le corps des Marines vers son histoire d’abus de ses recrues et de ses charges à la baïonnettes désespérées, qui devinrent sa tactique commune au Vietnam.

Fiction dans la réalité, falsification de tout, c’est ce qui a mené l’armée américaine, et ce certainement depuis la Corée. Dire que l’armée américaine aujourd’hui est en lambeaux est une vérité qui est devenue un de nos secrets le mieux gardé. Une armée qui tourne sur son corps de sous-officiers d’expérience et de déploiements sans fin pour protéger les champs de pavot d’Afghanistan ou pour jouer un côté contre l’autre en Irak pour le bénéfice d’une politique étrangère menée par Israël, ont rendu une carrière dans l’armée tout a fait intenable. S’ajoutant à tous ces problèmes bien entendu, fut celui de notre déplorable corps d’officiers, une clique de fils à maman, pas différents des dizaines de milliers que le général George Marshall avait extirpé en 1940 er 1941. 30 000 officiers passèrent à la caisse et furent remerciés. Laissée à elle-même, l’armée américaine, menée par les académies militaires, gravite autour de l’extrémisme de droite et la corruption, Quand vous y ajoutez aujourd’hui la religion bidon, celle “de la fin des temps, de l’apocalypse” que professe ces frapadingues de la bible, ceci se transmet dans le corps et dans le curriculum des trois services militaires (NdT: Terre, Air, Mer) et cela devient de la pure trahison.

Obama, aidé par Hagle et Dempsey, a viré les pires d’entre eux, retirant des centaines de chefs militaires incompétents et dangereux, prévenant du reste un coup d’état qui allait impliquer une attaque nucléaire sur l’Iran perpétrée par ces barjots du Strategic Air Command qui étaient parvenus à éviter toutes les sécurités. C’est le même groupe que Trump est en train de ramener pour sa guerre planifiée contre la Corée, tous ces frapadingues du missel qui répondent désormais à Steve Bannon.

Nous allons maintenant passer à autre chose. Nous avons déjà secoué pas mal d’illusions comme cela. Il était grand temps d’admettre que l’armée américaine est aussi bidon que les infos d’aujourd’hui. Lorsque les Américains se sont réveillés et ont réalisé qu’ils soutenaient Al Qaïda et l’EIIL, et personne de mentalement sain ne doute plus de cela aujourd’hui, lorsqu’ils se sont réveillés plus avant et ont réalisé que l’Arabie Saoudite et Israël sont des amis depuis plus de 60 ans et non pas des ennemis comme ils ont prétendu l’être, alors le monde aurait dû clairement identifier qu’il marchait sur les mains.

Ceci veut bien évidemment dire que la guerre de 1973 fut une guerre bidon (NdT: même si de véritables personnes y sont mortes, mais pour des raisons établies comme bidon…), que l’embargo sur le pétrole n’était qu’une mascarade, tout autant que le bombardement du Liban par la Marine et les attentats du 11 septembre, ainsi que tous les mensonges qui aidèrent à mettre en place l’invasion de l’Irak en 2003, la totalité.

Pendant que tout cela se déroule, l’Amérique est systématiquement détruite. Nous avons certainement établi comment l’armée fut mise hors de combat. Nommez un général d’aujourd’hui, ou un amiral, n’importe lequel de ces chefs militaires, qui ne parle pas comme un clown. Nommez-en un, essayez de penser à l’un d’entre eux, essayez plus fort. Aussi pourris qu’il ait été, Petraeus au moins n’était pas fou et vous avez vu ce qu’ils lui ont fait. Ils ont eu aussi McCrystal.

Puis ils ont eu le journaliste du magazine Rolling Stone qui l’a épinglé, Michael Hastings, éliminé. (NdT: Hastings est mort dans un accident de la route des plus suspicieux en juin 2013…). Au fait, jetez un œil sur toutes les histoires au sujet de la mort de Hastings et notez qui est arrivé en premier sur la scène de l’accident supposé. J’en ai assez dit.

C’est une nouvelle fois le jour des anciens combattants (11 novembre) et VT est littéralement bombardé d’histoires, certaines de la part des idiots utiles, d’autres de gens qui essaient de faire une différence. Tout le monde ici passe pas mal à la télé simplement parce que nous sommes une organisation avec le mot d”ancien combattant dans son nom et qu’il est assumé que nous ne sommes pas aussi indépendants que nous le sommes.

Regardons la réalité en face, quand les Américains voient le mot “ancien combattant”, le mot “idiot” vient aussi à l’esprit, tout comme radoteur et cartoonesque. Les anciens combattants sont supposés être des racistes totalitaires, sans esprit, idiots, institutionnalisés et égoïstes. Ce n’est pas comment le public américain les voit vraiment, mais c’est comme ça que les voit le congrès, les politiciens, ce qui explique pourquoi VT a débuté il y a toutes ces années et pourquoi nous continuons de lutter.

L’opération “Tempête du Désert” est un autre fiasco. La première invasion de l’Irak, pas celle qui est toujours en cours. Celle qui n’a pris que 96 heures [en 1991]. Les hommes et les femmes qui ont combattu cette guerre de 96 heures on commencé à mourir nombreux d’une mystérieuse maladie appelée “Le Syndrome de la Guerre du Golfe”. Etait-ce dû aux vaccins expérimentaux ? A l’utilisation de munitions à uranium appauvri par les Etats-Unis sur le champ de bataille ? Ce ne fut certainement pas à cause des incendies des puits de pétrole. Les Etats-Unis ont-ils utilisé des armes chimiques et bactériologiques sur la garde républicaine de Saddam Hussein ? Restons une minute là dessus. L’utilisation d’armes chimiques et biologiques de la part de quiconque n’étant pas un allié des USA, surtout Israël, est une ligne rouge à ne pas franchir. Par ligne rouge nous entendons une chose qui amènera une riposte des Etats-Unis sur toute nation, et ce sans avoir besoin de preuves d’utilisation et aussi bien entendu aussi loin que cette nation n’est pas capable de se défendre. Le gouvernement syrien n’a jamais utilisé de gaz de combat sur son peuple. Encore et toujours, ces attaques au gaz [sarin] en Syrie furent tracées jusqu’aux alliés secrets des Américains, à savoir:

  • Les usines de production chimique secrètes à Tbilissi en Georgie
  • Des groupes sous-traitants privés paramilitaires, incluant le Google Idea Groups/Google Jigsaw
  • Le régime fasciste de Kiev et ses alliés et amis en Turquie et en Israël
  • Des containers d’argent liquide saoudien
  • Les “casques blancs” de George Clooney
  • L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH, NdT: une opération d’intox du MI5 britannique basée à Londres)
  • Les agences et réseaux de presse Reuters et Al Jazeera

C’est un véritable who’s who du soutien des organisations terroristes que nous avons maintenant étalées des côtes marocaines jusqu’aux Philippines. Les armées par procuration des agences de sécurité dont vous connaissez si bien les noms, à commencer avec la CIA, le Mossad qui font le sale boulot que Smedley Butler a si bien décrit comme “Le racket de la guerre” (NdT: le titre de son livre du reste…)

Cette semaine, ce jour des anciens combattants, l’EIIL/daesh est vaincu. Le reste du monde a appris que l’Arabie Saoudite avait kidnappé le premier ministre libanais Saad Hariri dans une tentative de commencer une nouvelle guerre, après que la dernière en date ait échoué. Si l’EIIL et Al Qaïda sont des organisations terroristes, pourquoi donc des milliers de personnes, de l’Arabie Saoudite, des princes al Saoud, jusqu’aux think tanks du Potomac à Washington, peuvent être crédités de l’aide qui leur est accordée pour être disséminées à travers le monde.

Voila les questions qui attaquent dans le bois dur. Donc, nous revenons aux institutions. Qui va protéger la vérité ? Google et Facebook, tous deux très intimement liés aux banksters, manipulent tout sur l’internet. Leur rumeur d’une IA lisant chaque recherche en ligne, chaque courriel, chaque post sur les réseaux sociaux, chaque discussion de forum, qui enregistre chaque achat fait et crée des algorithmes prédiseurs afin de fabriquer un niveau de contrôle global au-delà de l’imagination même d’un George Orwell.

Les institutions, la presse, le gouvernement, la religion, nos écoles, ont tous été systématiquement détruits. Le plan a été simple: guerre, pauvreté, pestilence et mort sont le business de tous les businesses et les gouvernements ne sont rien de plus que des gérants intermédiaires servant un syndicat du crime organisé planétaire, celui sur lequel on tombe systématiquement à chaque fois qu’on regarde ce qu’il se passe derrière le rideau.

Là où les armées ne servent pas, elles sont remplacées par des contractants militaires privés (CMP, mercenaires). Au Moyen-Orient aujourd’hui, incluant l’Afghanistan, il y a sur le terrain de manière effective 200 000 CMP. Il y en a plus de 20 000 qui se battent actuellement au Yémen, payés par l’Arabie Saoudite, la moitié sous le drapeau de l’EIIL et d’Al Qaïda. Près de 50 000 sévissent en Afghanistan, un chiffre que même leurs propres gouvernements n’ont aucune idée.

Ajoutons un fait étrange à tout cela, dès 2004, deux organisations clef ont été privatisées par l’administration Bush. Ces groupes menaçaient de prendre en charge des fonctions du renseignement US au moyen d’éléments contrôlés par Israël, amenés dans le gouvernement américain après les élections truquées de 2000. Au fait, il s’agit du même groupe qui a truqué les élections de novembre 2016. Ce sont des organisations qui furent privatisées et qui sont: l’Agence Centrale du Renseignement (CIA) et le JSOC ou Joint Special Operations Command (NdT: Etat-Major des Opérations Spéciales, EMOS)

Nous avons ensuite ceci:

L’instructeur militaire des Marines Joseph Felix a été condamné à 10 ans de prison pour abus de pouvoir et violences sur de jeunes recrues, des recrues musulmanes. Il faisait partie d’un gang, celui des Christian Evangeslista, qui a fait vœux de garder l’armée américaine libre de tous juifs, musulmans et catholiques. Au centre d’entrainement de Parris Island, la torture des recrues fait partie du programme depuis des décennies. Il y a eu des douzaines de recrues décédées depuis les années 1960 et les instructeurs militaires, certains anciens combattants victimes du Syndrome de Stress Post-Traumatique, voient comme partie de leur boulot de rendre la vie des jeunes recrues un enfer sur terre. Ceci fut toujours la base de l’entrainement des Marines.

Les recrues ont toujours été régulièrement battues, humiliées et même sexuellement agressées. Les instructeurs du corps des Marines font un des plus durs boulots de quelque armée que ce soit. C’en est devenu une plaisanterie dans le show télévisé “Saturday Night Live”, que de dire que les Navy SEALs, les forces spéciales commandos et toute la litanie des opérations spéciales et leurs mecs “glamour”, ne sont rien d’autres que de faux Marines.

Et puisque c’est le jour des anciens combattants, laissons-nous aller à un autre cliché: est-ce que les Marines d’aujourd’hui sont des Marines par les mêmes standards que ceux qui ont combattu durant la guerre du Vietnam ? Tant que nous y sommes, nous allons couvrir ici quelques faits. Les Marines du Vietnam étaient villipendés par leurs compatriotes de la seconde guerre mondiale pour être trop mous et apathiques. Mais en fait, c’est l’opposé qui est la réalité. Il y a eu trop de temps écoulé entre la seconde guerre mondiale et la guerre du Vietnam. La guerre de Corée n’a jamais vraiment affecté l’entrainement de l’armée américaine et elle fut combattue essentiellement avec des rempilés de la seconde guerre mondiale et des conscrits.

Le corps des Marines était énorme durant la seconde guerre mondiale, un million d’hommes et les débarquements étaient typiquement renforcés par de grandes unités de l’armée de terre et dans la plupart des cas, à l’exception de Guadalcanal, les Marines étaient relevés de la zone de combat les jours suivant le débarquement. Pourtant, le corps d’un million d’hommes a perdu 17 000 membres durant la seconde guerre mondiale. Pendant cette guerre, les unités de débarquement des Marines tournaient entre la Nouvelle-Zélande, Hawaii et la Californie, parfois parquées pendant plus d’un an avant d’être sélectionnées pour un nouveau débarquement quelque part.

Ainsi, en moyenne, un Marine de la seconde guerre mondiale a vu environ un quart des combats qu’un Marine a vu durant la guerre du Vietnam. Au Vietnam, 19 000 Marines furent tués au combat, alors que l’effectif de ce corps ne fut que de quelques 20% de celui de la seconde guerre mondiale. Les taux de mortalité pour les 10% du corps des Marines, ceux qui étaient le fer de lance des combats, ont atteint des niveaux de folie avec bon nombre d’unités souffrant jusqu’à 100% de perte et retournant au combat à taux plein de substitution…

Que sommes-nous en train de dire ? Que des entreprises privées, la plupart des sbires corrompus arrosés de fric émanant de “caisses noires” du blanchiment d’argent sale, ont créé un réseau de firmes sous-traitantes privées qui analysent le renseignement, filtrent toute l’information sur les menaces existantes à destination du gouvernement américain et de concert avec l’EMOS, planifient et exécutent des opérations spéciales secrètes dans le monde entier.

Depuis des années, les plus capables et professionnels de l’armée américaine ont quitté le service qu’il soit militaire ou d’opérations clandestines  et ont  commencé à servir des maîtres outre-mer qui leur sont inconnus mais que nous connaissons. Protégés par tout un réseau d’agences de presse, par la législation qui classifie “secret défense” toute l’information et compartimentalise l’affaire pour bien masquer la vérité. C’est ce que nous voyons aujourd’hui dans le monde, en Lybie, Ukraine, Irak, Afghanistan, Syrie, au Yémen, des continents entiers précipités dans une guerre durant des décennies.

Le mariage est simple. Tous les médias sous contrôle, éventuellement Google seul gèrera et les services de renseignement du monde et les gouvernements s’aligneront comme nous l’avons si bien vu en 1914 et si souvent depuis. Ce que nous avons aujourd’hui est ce qui fut auparavant, simplement à bien plus grande échelle. La science, la théorie du chaos et la guerre psychologique, depuis les années 1980, ont rapidement appris que le contrôle est basé sur la distillation d’un sentiment de désespoir, le sentiment “qu’on ne peut rien faire”.

Les flingages publics de masse et les attaques terroristes, l’un après l’autre et pire encore, les théories de la conspiration des suppléants de Google et leur Intelligence Artificielle (IA), maintiennent le public en général ferré à l’appât, troublé, dépassé et à la recherche de boucs émissaires.

Le plan d’action pour aujourd’hui est de SORTIR DES MEDIAS SOCIAUX, rappelez-vous bien ce que nous avons écrit aujourd’hui, partagez-le avec d’autres et RESISTEZ.

Narratif impérialiste et merdias à la botte: La victoire sur l’EIIL en Syrie et en Irak passe inaperçue (Pepe Escobar)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 11 novembre 2017 by Résistance 71

“Les Etats-Unis sont parfaitement capables de semer la ruine et la destruction dans la région, d’extorquer les ressources de celle-ci et d’attaquer ses régimes, partis et peuples. Mais ceci n’est que le pouvoir de l’occupant, du colonisateur et non pas un pouvoir stable. D’un autre côté, notre capacité à intégrer un potentiel, à résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime est en lui-même une source de puissance et notre logique est sûre et déterminée. Nous sommes résolus de continuer sur ce chemin.”

“Le Hezbollah n’a jamais nié que sa relation avec la Syrie est fondée sur les intérêts bien compris de la Résistance [au sionisme]. La Syrie est le seul pays arabe qui a soutenu sans coup férir la Résistance et a aidé à la grande libération du Liban.”

~ Naïm Qassem, SG adjoint Hezbollah, 2005 ~

 

L’EIIL vaincu en Syrie et en Irak mais les médias de masse l’ignore totalement

 

Pepe Escobar

 

10 novembre 2017

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/48186.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a deux jours, l’Armée Arabe Syrienne (AAS), soutenue par la puissance aérienne russe, à finalement pris le contrôle d’Albou Kamal, la dernière base d’implantation de Daesh à la frontière syro-irakienne.

Il y a une semaine, l’armée irakienne et les milices civiles (NdT: chiites) ont reconquis la ville d’Al-Qaim de leur côté de la frontière. Abou Mahdi al-Mohandes, le légendaire commandant des milices a dit auparavant à un petit groupe d’entre nous à Bagdhad que “cela se produirait et que ce n’était plus qu’une question de jours.”

Cela s’est terminé en quatre jours pour être précis.

Les forces syriennes vont maintenant être redéployées dans le nord-ouest, vers Idlib, le dernier bastion des “rebelles modérés” de cette entité appelée le Front Syrien de Conquête, alias, le Front Al-Nosra (NdT: vos savez… ceux qui “font du bon boulot” selon le criminel Fabius), alias Al Qaïda en Syrie.

Le point clef est que les forces armées syrienne et irakienne se sont rencontrées à la frontière, les “djihadistes” de daesh virevoltant alentours ou devenant des cibles sur la route.

C’est l’histoire en marche.

Et bien entendu, virtuellement  rien de cette véritable victoire de terrain sur une véritable guerre contre la terreur, n’est couvert par les merdias occidentaux.

Ceci n’est pas étonnant. Ceci est de fait le travail de Damas, de la Russie, du Hezbollah, des conseillers militaires de l’Iran, de Bagdhad, des milices civiles chiites, en fait le “4+1” et non pas celui de cette “coalition “fantoche” menée par les Etats-Unis incluant la maison bâtardée wahhabite des Saoud et des Emirats Arabes Unis , c’est ce travail qui a pulvérisé le narratif laconique de Washington.

Ainsi, l’histoire en marche ne doit pas être entendue… Elle doit être réduite au silence.

Bien sûr, le projet Daesh de balkanisation de la “Syrak” n’est pas mort.

Pas encore du moins.

La diaspora djihadiste, dans le désert, vers d’autres fronts (Afghanistan, Philippines, Caucase), est en marche.

Les habituels suspects et leurs laquais ne vont simplement pas abandonner.