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Nouvel ordre Mondial : Nouvelle guerre en préparation (Thierry Meyssan) et mise de l’analyse géopolitique en perspective dans le grand plan oligarchique en cours de réalisation (Résistance 71)

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La guerre en Ukraine en une vision géopolitique panoramique, celle d’un Thierry Meyssan affuté et lucide. Cette très bonne analyse doit aussi être intégrée à une analyse plus large incluant l’ensemble du plan oligarchique eugéniste mondialiste. La famine annoncée et les pénuries mondiales serviront au renforcement de politiques internes liberticides et de contrôle et la mise en place accélérée de la grille de contrôle technotronique d’un monde qui sera confiné, selon les désirs oligarchiques, à des relations néo-féodales de domination et de soumission. Toutes ces pièces du puzzle géant se mettent en place : guerres, renforcement des pouvoirs coercitifs, pénuries, famines et pandémies planifiées et provoquées, accélération de la diffusion de technologies nocives et liberticides (nanotechnologie, injections OGM à ARNm, connexion 5G etc…) indispensables à la mise en place de la grille de contrôle pour une dictature technotronique, faisant de chaque endroit connecté, nos corps inclus, des cellules à géométrie variable et inter-connectées d’un goulag planétaire, qui sera plus facile à gérer lorsque le troupeau humain aura été réduit de 95%, ce qui est en cours de réalisation depuis le début des “remèdes” à ARNm mortifères. Pour les oligarques, argent et technologie ne sont plus un problème, leur problème, c’est nous… les peuples. Vous pensez que tout ceci est un grand délire de science-fiction ? (Re)lisez “La ferme des animaux”, “1984”, “Le meilleur des mondes”, “Fahrenheit 451” et les écrits des idéologues straussiens, le NSSM200 de Kissinger (1974), l’éditorial de David Rockefeller dans le New York Times (1971) où il vantait les “immenses qualités du timonier Mao” et l’érigeait en modèle, les écrits de psychopathes comme Richard Perle, Zbigniew Brzezinski, Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Donald Rumsfeld, tous impliqués jusqu’au cou dans Big Pharma, le complexe militaro-industriel et les attentats (nucléaires) du 11 septembre 2001 ainsi que la création de groupes terroristes comme Al Qaïda et l’EIIL / Daesh, leur légion arabe d’entretien de la peur. (Re)lisez l’analyse de l’historien Anthony Sutton sur la planification et l’implication de longue date de l’oligarchie industrio-financière de la City de Londres et de sa succursale de Wall Street dans les mises en place de régime totalitaires tels que la Russie bolchévique (capitalisme d’état) et l’Allemagne nazie, dont les retombées bandéristes ukrainiennes minent ce monde jusqu’ici’ à nos jours.
Tout se tient, tout n’est que continuité. La pourriture aux manettes fait tout ce qu’elle dit, elle œuvre sans relâche pour notre mise en esclavage définitive, du moins de ce qui restera de l’humanité une fois la grande tonte réalisée. Les sionistes occupant de la Palestine ont une expression pour exprimer leur répression armée génocidaire du peuple palestinien, ils disent “il est l’heure de tondre la pelouse”. Ce n’est que la réalisation géo-localisée d’un plan qui se veut réalisé à l’échelle planétaire. Pour l’oligarchie, il est l’heure de tondre la pelouse du monde. Ce qu’ils disent et planifient, ils le font, le feront.. Si, bien sûr, nous les laissons faire !
Conclusion ?
~ Résistance 71 ~

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Une nouvelle guerre se prépare pour l’après-défaite face à la Russie

Thierry Meyssan

24 mai 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article217006.html

La guerre en Ukraine est un trompe l’oeil. Derrière les apparences de l’unité de l’Otan et de sa consolidation par de nouveaux adhérents, plusieurs gros joueurs ménagent la chèvre et le chou. En réalité tous ceux qui ne sont pas aveuglés par leur propre propagande savent que leur camp va perdre et qu’il planifie déjà d’autres ennemis sur d’autres champs de bataille. Washington fait contre mauvaise fortune bon cœur et utilise la pression russe pour serrer les rangs.

Sur le devant de la scène, l’Otan assure avoir été renforcée par la « folie de Poutine ». L’Ukraine, puissamment armée par les Occidentaux, mène une contre-offensive et repousse l’« envahisseur ». Au plan international, les sanctions portent leur fruit. La Finlande et la Suède, se sentant menacées, ont décidé d’adhérer à l’Alliance atlantique. Bientôt les Russes renverseront le « dictateur » du Kremlin.

Cette magnifique narration est contredite par les faits : seul un tiers environ des armes occidentales parviennent au front. Mais l’armée ukrainienne est épuisée. Presque partout elle recule et quelques exploits ne changent rien au tableau global. Les deux tiers des armes occidentales, notamment les plus lourdes, sont déjà disponibles au marché noir dans les Balkans, particulièrement au Kosovo et en Albanie devenus les principales places du trafic en la matière. Les sanctions occidentales font peser un risque de famine, non pas en Russie, mais dans le reste du monde et particulièrement en Afrique. La Turquie et la Croatie s’opposent à l’adhésion de nouveaux membres dans l’Otan. Il est possible de les convaincre, mais au prix de changements politiques radicaux auxquels les Occidentaux se sont toujours opposés.

Même si la Russie aura la sagesse de célébrer trop fort sa victoire, comme elle a su le faire en Syrie, celle-ci apparaîtra comme l’échec de la plus grande force militaire de l’Histoire, l’Otan. Une victoire sans appel puisque l’Alliance atlantique s’est physiquement impliquée dans le combat, tandis qu’elle se tenait alentour des champs de bataille en Syrie. De nombreux États vassaux de Washington vont tenter de s’affranchir. Il est probable que leurs dirigeants civils resteront mentalement tournés vers l’Occident, tandis que leur chefs militaires se tourneront plus rapidement vers Moscou et Beijing. Dans les années à venir, les cartes seront redistribuées. Il ne s’agira pas de passer d’un alignement sur Washington à un autre alignement sur les nouveaux vainqueurs, mais de créer un monde multipolaire où chacun sera responsable de lui-même. Ce qui se joue, ce n’est pas une redéfinition des zones d’influence, mais la fin de la mentalité établissant une hiérarchie entre les peuples.

De ce point de vue prospectif, il est fascinant d’observer la rhétorique occidentale. Quantité d’experts de l’ancien monde expliquent que la Russie veut reconstruire son empire. Ils assurent qu’elle a déjà reconquis l’Ossétie et la Crimée et attaque aujourd’hui le Donbass. Ils reconstruisent l’histoire, citations falsifiées du président Poutine à l’appui. Tous ceux qui étudient la Russie contemporaine et vérifient les données savent que c’est faux. L’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie et celles à venir de l’Ossétie, du Donbass et de la Transnistrie n’ont rien à voir avec un empire, mais avec la reconstitution de la nation russe, démembrée au cours de l’effondrement de l’Union soviétique.

Dans ce contexte, une petite partie des dirigeants occidentaux commence à contester les choix de leur suzerain états-unien. Le même phénomène avait eu lieu durant un trimestre, à la fin du mandat du président français Nicolas Sarkozy. Celui-ci voyant le désastre humain qu’il avait contribué à provoquer en Libye et son échec en Syrie avait accepté de négocier une paix séparée avec Damas. Cependant Washington, furieux de son indépendance, organisa sa défaite électorale au profit de François Hollande. Dans les jours suivant son accession à l’Élysée, ce dernier relança la machine de guerre occidentale pour une décennie. C’est précisément à ce moment-là que la Russie s’est engagée à intervenir en Syrie. Durant deux ans elle a fini de mettre au point de nouvelles armes, puis est venue combattre les jihadistes armés par les Occidentaux et dirigés par l’Otan depuis son Allied Land Command en Turquie.

Si les mots d’ordre de l’Otan ont triomphé dans la presse occidentale, nos études sur l’histoire, l’importance et la place des bandéristes dans l’Ukraine contemporaine ont largement circulé dans les milieux dirigeants du monde entier. De nombreux « alliés » de Washington refusent désormais de soutenir ces « Ukrainiens » qu’ils savent néo-nazis. Ils considèrent que, dans ce combat, c’est la Russie qui a raison. Déjà l’Allemagne, la France et l’Italie ont autorisé certains membres de leur gouvernement à discuter avec la Russie sans que cela ne change la politique officielle de leur pays. Au moins ces trois membres de l’Alliance atlantique mènent avec prudence un double jeu. Si les choses tournent mal pour l’Otan, ils seront les premiers à retourner leur veste.

Identiquement le Saint-Siège, qui a failli prêcher une nouvelle croisade contre la « Troisième Rome » (Moscou) et a diffusé des photographies du pape priant avec des épouses de bandéristes du régiment Azov, a également pris contact non seulement avec le patriarche Cyril, mais aussi avec le Kremlin.

Tous ces contacts, aussi discrets soient-ils, insupportent Washington qui essaye déjà de faire écarter les émissaires secrets. Mais précisément, le fait d’être officiellement limogés donne plus de latitude à ces émissaires pour négocier. L’important est qu’ils puissent rendre compte à qui de droit de ce qu’ils font. Il s’agit là d’un jeu dangereux comme le prouve la défaite électorale du président Sarkozy lorsqu’il tenta de s’affranchir de son sponsor états-unien.

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HYPOTHÈSE 1 : L’ÉLARGISSEMENT DE L’OTAN CONFIRMERAIT SON NOUVEL OBJECTIF

Essayons de prendre un peu de distance avec les événements et de voir comment ils pourraient évoluer.

Pour que la Turquie et la Croatie acceptent l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan, il faudrait que l’Otan souscrive à leurs conditions. Celles-ci sont pour la Turquie (1) l’inscription du PKK et de l’Hizmet (Fethullah Gülen) sur les listes d’organisation terroristes, l’arrestation et l’extradition de leurs membres (2) le rétablissement de son industrie d’armement dans le programme de fabrication des F-35, et pour la Croatie (3), le changement des lois électorales en Bosnie-Herzégovine afin d’accorder l’égalité politique à sa minorité croate.

Le PKK ne représente pas les Kurdes en général, mais uniquement certains d’entre eux. Il s’agissait au départ d’un parti marxiste-léniniste combattant la dictature militaire turque durant la Guerre froide. Puis, après l’arrestation de son chef et la dissolution de l’URSS, il a changé de camp pour devenir un parti libertaire au service du Pentagone au Moyen-Orient. Aujourd’hui, c’est une milice mercenaire qui sert de couverture à l’occupation US en Syrie. Le considérer comme une organisation terroriste signifierait évacuer les GI de Syrie et restituer les puits de pétrole à Damas.

Fethullah Gülen est le père spirituel d’une vaste organisation caritative, présente dans de nombreux pays. L’extrader des États-Unis et considérer son organisation comme terroriste priverait la CIA de relais dans de nombreux pays africains et asiatiques turcophones. Cela ne pourrait se concevoir pour Washington que si l’AfriCom était déployé sur le continent Africain au lieu d’être exilé en Allemagne. Des négociations sont en cours pour l’établir au Somaliland, qui deviendrait un État internationalement reconnu.

Compte tenu de la longue série d’attentats que le PKK a perpétrée en Turquie et de la tentative d’assassinat du président Erdoğan suivie de la tentative de coup d’État en juillet 2016 dans lequel le Hizmet a joué un rôle central pour le compte de la CIA, Ankara est légitime dans ses demandes.

Le rétablissement de la Turquie parmi les nations fabriquant le F-35 ne coûte rien, mais sa radiation était une sanction face à l’achat par l’armée turque des armes antiaériennes russes S400. Donner satisfaction à Ankara pour élargir l’Otan face à la Russie serait pour le moins contradictoire et illisible. En outre faire fabriquer des F-35 par une puissance qui ne s’est pas gênée pour en critiquer la prétendue qualité peut aussi s’avérer gênant.

La Bosnie-Herzégovine a été créé par les Straussiens (Richard Perle n’était pas membre de la délégation états-unienne, mais bosniaque, aux accords de Dayton). Elle a été imaginée comme une entité homogène conformément à la pensée des Straussiens. La minorité croate (15 % de la population) y a donc été ostracisée. Leur langue n’est pas reconnue et ils ne disposent pas de représentants politiques. Accéder à la demande que la Croatie formule en leur nom signifierait remettre en cause les raisons pour lesquelles les Straussiens ont organisé les guerres de Yougoslavie (séparer les ethnies et créer des populations homogènes). Or, ce sont les Straussiens qui sont à la manœuvre en Ukraine.

À supposer que ces trois conditions soient remplies ou que les dirigeants politiques qui les ont formulées soient renversés, l’élargissement de l’Alliance atlantique à la Finlande et à la Suède confirmerait le changement de nature de l’Otan. Il ne s’agirait plus du tout d’une structure visant à stabiliser la région de l’Atlantique-Nord ainsi que le stipule le Traité, ce qui avait conduit, en 1995, le président Boris Eltsine à envisager sérieusement d’y faire adhérer son pays. L’Otan achèverait sa mutation en une administration militaire US de son empire occidental.

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HYPOTHÈSE 2 : LES SANCTIONS ET L’AIDE MILITAIRE OCCIDENTALES SONT DESTINÉES À PRÉPARER D’AUTRES CONFLITS

Observons maintenant les conséquences réelles des sanctions occidentales. Les mesures d’exclusion de la Russie du système financier international ne l’atteignent pas. Elle continue à importer et à exporter autant que de besoin, mais elle est contrainte de changer de fournisseurs et de clients. Elle met rapidement en place l’équivalent du SWIFT avec les Brics (l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine et l’Inde) mais elle ne peut plus commercer directement avec le reste du monde. D’ores et déjà, il est impossible d’acheter des engrais à base de potasse en Afrique. En effet, la Russie et la Biélorussie en sont les principaux exportateurs. Une famine se prépare. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déjà sonné l’alarme. Il demande que les Occidentaux admettent une exemption à leur embargo pour ce qui concerne les engrais à base de potasse.

Dans le cas le plus probable, celui selon lequel Washington ne changera rien à sa politique, la famine suscitera de nouvelles guerres et de vastes migrations vers l’Union européenne.

Il est pour le moins surprenant qu’après la chute de Marioupol, les États-Unis aient eu la volonté d’envoyer pour 40 milliards de dollars supplémentaires en Ukraine où ils en avaient déjà perdu pour 14 autres milliards de dollars. En réalité les deux tiers ne sont jamais parvenues à destination. Ces sommes ont été détournée. Bientôt pour environ 18 milliards de dollars d’armes seront disponibles au Kosovo et en Albanie. Soit l’on considère que le Pentagone jette l’argent par les fenêtres, soit qu’il investit en soustrayant ce gigantesque arsenal aux yeux du Congrès.

La sous-secrétaire d’État US aux Affaires politiques, la Straussienne Victoria Nuland, s’est donc rendue au Maroc, le 11 mai, pour présider une réunion de la Coalition globale contre Daesh. 85 États y participaient au niveau de leurs ministres des Affaires étrangères. Comme prévisible, Madame Nuland a dénoncé la reformation de Daesh, non plus au Moyen-Orient, mais au Sahel. Elle a invité tous les participants à se joindre aux USA pour combattre cet ennemi. Cependant chacun ayant constaté en Iraq et en Syrie le soutien massif du Pentagone aux jihadistes, tous les diplomates présents ont bien compris que l’orage ne tarderait pas à éclater. Il manquait des armes et le Pentagone ne souhaite pas se retrouver pris sur la fait d’en livrer à nouveau aux jihadistes. Il lui faudra juste les faire acheminer depuis les Balkans où elles attendent leurs utilisateurs finaux encore dans leurs caisses.

Une guerre au Sahel ne posera aucun problème : elle épargnera les grandes puissances et ne fera que des victimes africaines. Elle durera le temps qu’on l’alimentera et aucun allié ne se permettra de remarquer que ce conflit n’existe que depuis qu’ils ont envahi et détruit la Libye. Tout pourra continuer comme avant : pour une partie de l’humanité, le monde restera unipolaire avec Washington pour centre.

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

varlin

otan_terro

Philosophie néo-conservatrice, Leo Strauss, Nouvel Ordre Mondial, Poutine et la guerre en Ukraine (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , on 2 mars 2022 by Résistance 71

leostrauss
Leo Strauss (1899-1973) père de la philosophie
néo-conservatrice et du principe du « noble mensonge »

Une analyse essentielle et fort à propos de Thierry Meyssan pour comprendre et suivre les véritables dessous de l’affaire ukrainienne, qui n’est qu’un maillon de plus à la chaîne évènementielle de l’imposture et du mensonge étatique poussés à leur extrême depuis le fatidique 11 septembre 2001... Pour comprendre vraiment, il faut descendre au fond du terrier du lapin blanc… et immanquablement sortir de sa zone de confort. Une fois au fond, il n’y a plus de retour en arrière possible, on ne voit plus le monde et son écume des jours de la même manière.
Qui ose gagne ! Savoir c’est gagner !
~ Résistance 71 ~

Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens

Thierry Meyssan

1er mars 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article215843.html

La Russie ne livre pas de guerre au peuple ukrainien, mais à un petit groupe de personnes au sein du pouvoir états-unien qui a transformé l’Ukraine à son insu, les Straussiens. Il s’est formé il y a un demi-siècle et a déjà commis une quantité incroyable de crimes en Amérique latine et au Moyen-Orient à l’insu des États-uniens. Voici leur histoire.

Le 24 février à l’aube, les forces russes sont entrées massivement en Ukraine. Selon le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait alors à la télévision, cette opération spéciale était le début de la réponse de son pays à « ceux qui aspirent à la domination du monde » et qui font avancer les infrastructures de l’Otan aux portes de son pays. Durant cette longue intervention, il a résumé la manière dont l’Otan a détruit la Yougoslavie sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations-Unies, allant jusqu’à bombarder Belgrade en 1999. Puis il a parcouru les destructions des États-Unis au Moyen-Orient, en Iraq, en Libye et en Syrie. Ce n’est qu’après ce long exposé qu’il a annoncé avoir envoyé ses troupes en Ukraine avec la double mission de détruire les forces armées liées à l’Otan et d’en finir avec les groupes néo-nazis armés par l’Otan.

Immédiatement tous les États membres de l’Alliance atlantique dénonçaient une occupation de l’Ukraine comparable à celle de la Tchécoslovaquie lors du « Printemps de Prague » (1968). Selon eux, la Russie de Vladimir Poutine aurait adopté la « doctrine Brejnev » de l’Union soviétique. C’est pourquoi le monde libre doit punir l’« Empire du Mal » ressuscité en lui imposant des « coûts dévastateurs ».

L’interprétation de l’Alliance atlantique vise avant tout à priver la Russie de son argument majeur : certes, l’Otan n’est pas une confédération d’égaux, mais une fédération hiérarchisée sous commandement anglo-saxon, cependant la Russie agit de même. Elle refuse à l’Ukraine la possibilité de choisir son destin comme les Soviétiques l’ont refusé aux Tchécoslovaques. Certes, l’Otan, par son fonctionnement, viole les principes de souveraineté et d’égalité des États stipulés par la Charte des Nations unies, mais elle ne doit pas être dissoute, sauf à dissoudre aussi la Russie.

Peut-être, mais probablement pas.

Le discours du président Poutine n’était pas dirigé contre l’Ukraine, ni même contre les États-Unis, mais explicitement contre « ceux qui aspirent à la domination du monde », c’est-à-dire contre les « Straussiens » au sein du pouvoir états-unien. C’était une véritable déclaration de guerre à leur égard.

Le 25 février, le président Vladimir Poutine qualifiait le pouvoir de Kiev de « clique de drogués et de néonazis ». Pour les médias atlantistes, ces propos étaient ceux d’un malade mental.

Dans la nuit du 25 au 26 février, le président Volodymyr Zelensky adressait à la Russie, via l’ambassade de Chine à Kiev, une proposition de cessez-le-feu. Le Kremlin lui répondait immédiatement en posant ses conditions :
arrestation de tous les nazis (Dmitro Yarosh et le Bataillon Azov, etc.),
dépôt de tous les noms de rue et destruction des monuments glorifiant les collaborateurs des nazis durant la Seconde Guerre mondiale (Stepan Bandera, etc.),
dépôt des armes.

La presse atlantique ignorait cet événement, tandis que le reste du monde, qui le connaissait, retenait son souffle. La négociation échouera quelques heures plus tard après intervention de Washington. Ce n’est qu’à ce moment-là que les opinions publique occidentales en seront informées, mais les conditions russes leur seront toujours cachées.

De quoi le président Poutine parle-t-il ? Contre qui se bat-il ? Et quelles sont les raisons qui ont rendu aveugle et muette la presse atlantiste ?

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BRÈVE HISTOIRE DES STRAUSSIENS

Arrêtons-nous un instant sur ce groupe, les Straussiens, à propos duquel les Occidentaux savent peu de choses. Il s’agit d’individus, tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde. Ils ont été formés par le philosophe allemand, Leo Strauss, réfugié aux États-Unis lors de la montée du nazisme et devenu professeur de philosophie à l’université de Chicago. Selon de nombreux témoignages, il avait constitué un petit groupe d’élèves fidèles auxquels il dispensait un enseignement oral. Il n’y a donc pas d’écrits à ce sujet. Il leur expliquait que le seul moyen pour les juifs de ne pas être victimes d’un nouveau génocide était de constituer leur propre dictature. Il les désignait sous le nom d’Hoplites (les soldats de Sparte) et les envoyait perturber les cours de ses rivaux. Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». Bien qu’il soit mort en 1973, sa fraternité étudiante s’est perpétuée.

Les Straussiens ont commencé à former un groupe politique il y a un demi-siècle, en 1972. Ils étaient tous membres de l’équipe du sénateur démocrate Henry « Scoop » Jackson, notamment Elliott Abrams, Richard Perle et Paul Wolfowitz. Ils travaillaient étroitement avec un groupe de journalistes trotskistes également juifs, qui s’étaient connus au City College of New York et éditaient la revue Commentary. on les appelait les « Intellectuels new-yorkais » (New York Intellectuals). L’ensemble de ces deux groupes était très lié à la CIA, mais aussi grâce au beau-père de Perle, Albert Wohlstetter (le stratège militaire US), à la Rand Corporation (le think tank du complexe militaro-industriel). Beaucoup de ces jeunes gens se marièrent entre eux jusqu’à former un groupe compact d’une centaine de personnes.

Ensemble, ils rédigèrent et firent adopter, en pleine crise du Watergate (1974), l’« amendement Jackson–Vanik » qui contraignit l’Union soviétique à autoriser l’émigration de sa population juive vers Israël sous peine de sanctions économiques. C’est leur acte fondateur.

En 1976, Paul Wolfowitz [1] fut un des artisans de l’« équipe B » (Team B) chargée par le président Gerald Ford d’évaluer la menace soviétique [2]. Il rendit un rapport délirant accusant l’Union soviétique de se préparer à prendre une « hégémonie globale ». La Guerre froide changeait de nature : il ne s’agissait plus d’isoler (containment) l’URSS, il fallait l’arrêter pour sauver le « monde libre ».

Les Straussiens et les Intellectuels new-yorkais, tous de gauche, se mirent au service du président de droite Ronald Reagan. Il faut bien comprendre que ces groupes ne sont ni vraiment de gauche, ni de droite. Certains membres ont d’ailleurs basculé cinq fois du Parti démocrate au Parti républicain et inversement. Ce qui est important pour eux, c’est de s’infiltrer au pouvoir, de quelque idéologie qu’il soit. Elliott Abrams devint assistant du secrétaire d’État. Il conduisit une opération au Guatemala où il plaça un dictateur au pouvoir et expérimenta, avec des officiers du Mossad israélien, la manière de créer des réserves pour les Indiens Mayas afin, à terme, de faire la même chose en Israël avec les Arabes palestiniens (la Résistance maya a valu à Rigoberta Menchú son prix Nobel de la paix). Puis Elliott Abrams continua ses exactions au Salvador et enfin au Nicaragua contre les Sandinistes avec l’affaire Iran-Contras. De leur côté les Intellectuels new-yorkais, désormais dénommés « Néoconservateurs » créèrent le Fonds national pour la Démocratie (National Endowment for Democratie — NED) et l’Institut des États-Unis pour la paix (U.S. Institute of Peace) ; un dispositif qui organisa de très nombreuses révolutions colorées, à commencer par la Chine avec la tentative de coup d’État du Premier ministre Zhao Ziyang et la répression qui s’en suivit sur la place Tienanmen.

À la fin du mandat de George H. Bush (le père), Paul Wolfowitz, alors numéro 3 du secrétariat à la Défense, élabora un document [3] autour d’une idée forte : après la décomposition de l’URSS, les États-Unis devaient prévenir l’émergence de nouveaux rivaux, à commencer par l’Union européenne. Il concluait en préconisant la possibilité de prendre des actions unilatérales, c’est-à-dire de mettre fin à la concertation des Nations unies. Wolfowitz est sans aucun doute le concepteur de « Tempête du désert », l’opération de destruction de l’Iraq qui a permis aux États-Unis de changer les règles du jeu et d’organiser un monde unilatéral. C’est à cette époque que les Straussiens ont valorisé les concepts de « changements de régime » et de « promotion de la démocratie ».

Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz ont pénétré la communauté du Renseignement US grâce au Groupe de travail sur la réforme du Renseignement (Consortium for the Study of Intelligence’s Working Group on Intelligence Reform). Ils critiquèrent l’a priori selon lequel les autres gouvernements raisonnent de la même manière que celui des États-Unis [4]. Puis, ils critiquèrent l’absence de conduite politique du Renseignement, le laissant errer dans des sujets sans importance au lieu de se concentrer sur ceux essentiels. Politiser le Renseignement, c’est ce que Wolfowitz avait déjà fait avec l’équipe B et qu’il recommencera avec succès, en 2002, avec le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans) ; inventant des arguments pour de nouvelles guerres contre l’Iraq et contre l’Iran (le « noble mensonge » de Leo Strauss).

Les Straussiens furent écartés du pouvoir durant le mandat de Bill Clinton. Ils s’introduisirent alors dans les think tanks de Washington. En 1992, William Kristol et Robert Kagan (l’époux de Victoria Nuland, largement citée dans les articles précédents) publièrent un article dans Foreign Affairs déplorant la timide politique étrangère du président Clinton et appelant à un renouveau de « l’hégémonie bénévolente des États-Unis » (benevolent global hegemony) [5]. L’année suivante ils fondèrent le Projet pour un nouveau siècle américain (Projet for a New American Century — PNAC) dans les locaux de l’Institut américain de l’entreprise (American Enterprise Institute). Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz en étaient membres. Tous les admirateurs non-juifs de Leo Strauss, dont le protestant Francis Fukuyama (l’auteur de La Fin de l’Histoire), les rejoignirent immédiatement.

En 1994, désormais trafiquant d’armes, Richard Perle (alias « le prince des ténèbres ») devient conseiller du président et ex-nazi Alija Izetbegović en Bosnie Herzégovine. C’est lui qui fait venir d’Afghanistan Oussama Ben Laden et sa Légion arabe (ancêtre d’Al-Qaïda) pour défendre le pays. Perle sera même membre de la délégation bosniaque lors de la signature à Paris des Accords de Dayton.

En 1996, des membres du PNAC (dont Richard Perle, Douglas Feith et David Wurmser) rédigèrent une étude au sein de l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies — IASPS), pour le compte du nouveau Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce rapport [6] préconise l’élimination de Yasser Arafat, l’annexion des territoires palestiniens, une guerre contre l’Iraq et le transfert des Palestiniens là-bas. Il s’inspire non seulement des théories politiques de Leo Strauss, mais aussi de celles de son ami, Ze’ev Jabotinsky, le fondateur du « sionisme révisionniste » dont le père de Netanyahu était le secrétaire particulier.

Le PNAC récolta des fonds pour la candidature de George W. Bush (le fils) et publia avant son élection son célèbre rapport « Rebâtir les défenses de l’Amérique » (Rebuilding America’s Defenses). Il y appelle de ses vœux une catastrophe comparable à celle de Pearl Harbor qui permette de jeter le peuple états-unien dans une guerre pour l’hégémonie globale. Ce sont exactement les termes que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, membre du PNAC, utilisa le 11 septembre 2001.

Grâce aux attentats du 11-Septembre, Richard Perle et Paul Wolfowitz installèrent l’amiral Arthur Cebrowski dans l’ombre de Donald Rumsfeld. Il y tint un rôle comparable à celui qu’avait eu Albert Wohlstetter durant la Guerre froide. Il imposa la stratégie de la « guerre sans fin » : les forces armées états-uniennes ne devraient plus gagner de guerre, mais en démarrer un grand nombre et les faire durer le plus longtemps possible. Il s’agirait de détruire toutes les structures politiques des États ciblés afin de ruiner ces populations et de les priver de tout moyen de se défendre face aux USA [7] ; une stratégie mise en œuvre depuis vingt ans en Afghanistan, en Iraq, en Libye, en Syrie, au Yémen…

etat-profond

L’alliance des Straussiens et des sionistes révisionnistes a été scellée lors d’une grande conférence à Jérusalem, en 2003, à laquelle des personnalités politiques israéliennes de tous bords crurent malheureusement devoir assister [8]. Il n’est donc pas étonnant que Victoria Nuland (l’épouse de Robert Kagan, alors ambassadrice à l’Otan) soit intervenue pour proclamer un cessez-le-feu, en 2006 au Liban, permettant à l’armée israélienne vaincue de ne pas être poursuivie par le Hezbollah.

Certains individus, comme Bernard Lewis, ont travaillé avec les trois groupes, les Straussiens, les Néoconservateurs et les Sionistes révisionnistes. Ancien agent de Renseignement britannique, il acquit les nationalités états-uniennes et israéliennes, fut conseiller de Benjamin Netanyahu et membre du Conseil de sécurité nationale des États-Unis. Lewis qui assurait à la moitié de sa carrière que l’islam est incompatible avec le terrorisme et que les terroristes arabes sont en réalité des agents soviétiques, changea d’avis par la suite et assura avec le même aplomb que cette religion prêche le terrorisme. Il inventa pour le Conseil de sécurité national US la stratégie du « choc des civilisations ». Il s’agissait d’instrumenter les différences culturelles pour mobiliser les musulmans contre les orthodoxes ; un concept qui fut popularisé par son assistant au Conseil, Samuel Huntington, sauf que celui-ci ne le présenta pas comme une stratégie, mais comme une fatalité contre la laquelle il fallait agir. Huntington avait débuté sa carrière comme conseiller des services secrets sud-africains de l’apartheid, puis il avait écrit un livre, The Soldier and the State [9], assurant que les militaires (réguliers et mercenaires) forment une caste à part, seule capable de comprendre les besoins de sécurité nationale.

Après la destruction de l’Iraq, les Straussiens font l’objet de toutes sortes de polémiques [10]. Chacun s’étonne qu’un si petit groupe, appuyé par les journalistes néoconservateurs, ait pu acquérir une telle autorité sans avoir fait l’objet d’un débat public. Le Congrès des États-Unis désigne un Groupe d’études sur l’Iraq (dit « Commission Baker-Hamilton ») pour évaluer leur politique. Il condamne, sans la nommer, la stratégie Rumsfeld/Cebrowski et déplore les centaines de milliers de morts qu’elle a provoquées. Mais Rumsfeld démissionne et le Pentagone poursuit inexorablement cette stratégie qu’il n’a jamais officiellement adoptée.

Dans l’administration Obama, les Straussiens se retrouvèrent dans le cabinet du vice-président Joe Biden. Son conseiller pour la Sécurité nationale, Jacob Sullivan, joua un rôle central dans l’organisation des opérations contre la Libye, contre la Syrie et contre le Myanmar, tandis qu’un de ses autres conseillers, Antony Blinken, se concentra sur l’Afghanistan, le Pakistan et l’Iran. C’est lui qui pilota les négociations avec le Guide suprême Ali Khamenei qui aboutirent à l’arrestation et à l’emprisonnement des principaux membres de l’équipe du président Mahmoud Ahmadinejad en échange de l’accord sur le nucléaire.

Le changement de régime à Kiev, en 2014, est organisé par les Straussiens. Le vice-président Biden s’y engage résolument. Victoria Nuland vient soutenir les éléments néo-nazis du Secteur droit et superviser le commando israélien de « Delta » [11] sur la place Maïdan. Une interception téléphonique révèle son souhait d’« enculer l’Union européenne » (sic) dans la tradition du rapport Wolfowitz de 1992. Mais les dirigeants de l’Union européenne ne comprennent pas et ne protestent que mollement [12].

« Jake » Sullivan et Antony Blinken placent le fils du vice-président Biden, Hunter, au conseil d’administration d’une des principales sociétés gazières, Burisma Holdings, malgré l’opposition du secrétaire d’État John Kerry. Hunter Biden n’est malheureusement qu’un junkie, il servira de paravent à une gigantesque escroquerie au détriment du peuple ukrainien. Il désignera, sous la surveillance d’Amos Hochstein, plusieurs de ses amis de défonce pour devenir d’autres hommes de paille à la tête de diverses sociétés et piller le gaz ukrainien. Ce sont ces gens là que le président Vladimir Poutine a qualifié de « clique de drogués ».

Sullivan et Blinken s’appuient sur le parrain mafieux Ihor Kolomoïsky, la troisième fortune du pays. Bien que juif, il finance les gros bras du Secteur droit, une organisation néo-nazie qui travaille pour l’Otan et se bat sur la place Maïdan lors du « changement de régime ». Kolomoïsky profite de ses accointances pour prendre le pouvoir au sein de la communauté juive européenne, mais ses coreligionnaires se rebiffent et l’éjectent des associations internationales. Il parvient cependant à faire nommer le chef de Secteur droit, Dmytro Yarosh, secrétaire adjoint du Conseil national de Sécurité et de Défense ukrainien et à se faire nommer lui-même gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk. Les deux hommes seront rapidement écartés de toute fonction politique. C’est leur groupe que le président Vladimir Poutine a qualifié de « clique de néo-nazis ».

En 2017, Antony Blinken fonde WestExec Advisors, une société de conseil qui réunit d’anciens hauts fonctionnaires de l’administration Obama et beaucoup de Straussiens. L’activité de cette société est extrêmement discrète. Elle utilise les relations politiques de ses employés pour faire de l’argent ; ce que partout ailleurs, on appellerait de la corruption.

LES STRAUSSIENS TOUJOURS PAREILS À EUX-MÊMES

Depuis le retour de Joe Biden à la Maison-Blanche, cette fois en tant que président des États-Unis, les Straussiens tiennent l’ensemble du système. « Jake » Sullivan est conseiller national de Sécurité, tandis qu’Antony Blinken est secrétaire d’État avec Victoria Nuland à ses côtés. Ainsi que je l’ai rapporté dans les articles précédents, elle se rend à Moscou en octobre 2021 et menace d’écraser l’économie de la Russie si celle-ci n’obtempère pas. C’est le début de la crise actuelle.

La sous-secrétaire d’État Nuland fait ressurgir Dmitro Yarosh et l’impose au président Zelinsky, un acteur de télévision protégé par Ihor Kolomoïsky. Le 2 novembre 2021, il le nomme conseiller spécial du chef des armées, le général Valerii Zaluzhnyi. Celui-ci, un authentique démocrate, se rebiffe d’abord et finalement accepte. Interrogé par la presse sur cet étonnant duo, il refuse de répondre et évoque une question de Sécurité nationale. Yarosh apporte tout son concours au « führer blanc », le colonel Andrey Biletsky, et à son Bataillon Azov. Cette copie de la division SS Das Reich est encadrée depuis l’été 2021 par des mercenaires états-uniens anciens de Blackwater [13].

Cette longue digression ayant permis d’identifier les Straussiens, force est d’admettre que l’ambition de la Russie est compréhensible, voire souhaitable. Débarrasser le monde des Straussiens serait rendre justice au million de morts et plus qu’ils ont provoqués et sauver ceux qu’ils s’apprêtent à tuer. Reste à savoir si cette intervention en Ukraine est le bon moyen.

Quoi qu’il en soit, si la responsabilité des événements actuels incombe aux Straussiens, tous ceux qui les ont laissé agir sans broncher ont aussi une responsabilité. À commencer par l’Allemagne et la France qui ont signé les Accords de Minsk il y a sept ans et n’ont rien fait pour qu’ils soient appliqués, puis par la cinquantaine d’États qui ont signé les déclarations de l’OSCE interdisant l’extension de l’Otan à l’Est de la ligne Oder-Neisse et n’ont rien fait. Seul Israël, qui vient de se débarrasser des sionistes révisionnistes, vient d’exprimer une position nuancée sur ces événements.

C’est une des leçons de cette crise : les peuples gouvernés démocratiquement sont responsables des décisions longuement prises par leurs dirigeants et maintenues après des alternances au pouvoir.

Notes :

[1] « Paul Wolfowitz, l’âme du Pentagone », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 4 octobre 2004.

[2] Killing Detente : The Right Attacks the CIA, Anne H. Cahn, Pennsylvania State University Press (1998).

[3] Ce document a été révélé dans « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop », Patrick E. Tyler, New York Times, March 8, 1992. Voir aussi les extraits publiés en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : « Prevent the Re-Emergence of a New Rival » ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.

[4] Silent Warfare : Understanding the World of Intelligence, Abram N. Shulsky & Gary J. Schmitt, Potomac Books (1999).

[5] « Toward a neo-Reaganite Foreign Policy », Robert Kagan & William Kristol, Foreign Affairs, july-august 1996, vol. 75 (4), p. 18-32.

[6] « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm », Institute for Advanced Strategic and Political Studies (1996).

[7] « La doctrine Rumsfeld/Cebrowski », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2021.

[8] « Sommet historique pour sceller l’Alliance des guerriers de Dieu », Réseau Voltaire, 17 octobre 2003.

[9] The Soldier and the State : The Theory and Politics of Civil-Military Relations, Samuel Huntington, Samuel Huntington, Belknap Press (1981).

[10] Cette polémique se poursuit toujours. Pour écrire cet article j’ai surtout consulté ces huit livres : The Political Ideas of Leo Strauss, Shadia B. Drury, Palgrave Macmillan (1988). Leo Strauss and the Politics of American Empire, Anne Norton, Yale University Press (2005). The Truth About Leo Strauss : Political Philosophy and American Democracy, Catherine H. Zuckert & Michael P. Zuckert, University of Chicago Press (2008). Straussophobia : Defending Leo Strauss and Straussians Against Shadia Drury and Other Accusers, Peter Minowitz, Lexington Books (2009). Leo Strauss and the Conservative Movement in America, Paul E. Gottfried, Cambridge University Press (2011). Crisis of the Strauss Divided : Essays on Leo Strauss and Straussianism, East and West, Harry V. Jaffa, Rowman & Littlefield (2012). Leo Strauss, The Straussians, and the Study of the American Regime, Kenneth L. Deutsch, Rowman & Littlefield (2013). Leo Strauss and the Invasion of Iraq : Encountering the Abyss, Aggie Hirst, Routledge (2013).

[11] « Qui sont ces anciens soldats israéliens parmi les combattants de rue dans la ville de Kiev ? », AlyaExpress-News.com, 2 mars 2014. « Le nouveau Gladio en Ukraine », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 18 mars 2014.

[12] « Conversation entre l’assistante du secrétaire d’État et l’ambassadeur US en Ukraine », par Andrey Fomin, Oriental Review (Russie) , Réseau Voltaire, 7 février 2014.

[13] « Exclusive : Documents Reveal Erik Prince’s $10 Billion Plan to Make Weapons and Create a Private Army in Ukraine », Simon Shuster, Time, July 7, 2021.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Enfonçons une porte ouverte : les gouvernements sont ouvertement l’ennemi des peuples (Daniel Vanhove)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 février 2022 by Résistance 71

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Nous approuvons l’analyse pertinente de Daniel Vanhove ci-dessous en précisant qu’il ne fait que confirmer ce que nous disons depuis maintenant plus de 10 ans, à savoir qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre la république française ou tout autre état se revendiquant “démocratique” et les régimes dictatoriaux hitlérien, mussolinien, stalinien, maoïste et autres… ce n’est de fait qu’une question de degré, une question de ce qui est nécessaire, à un moment donné de l’histoire, aux contrôleurs du système étatico-capitaliste pour mener à bien la perpétuation de la dictature marchande et du pouvoir coercitif. De fait, le bouton de contrôle du thermostat dictatorial et totalitaire se trouve à la City de Londres et sa succursale de Wall Street. Ainsi les gouvernements ne sont pas “désormais l’ennemi des peuples”… Ils l’ont TOUJOURS été, car tout gouvernement issus de la division initiale de la société entre ceux qui exercent de pouvoir et ceux qui le subissent, ne peut être qu’oppresseur, exploiteur, coercitif et partial envers une minorité dirigeante, bientôt riche et puissante.
N’oublions jamais que si les hommes créent le système, celui-ci à terme, dans son emballement et sa magnificence exacerbée factice, finit aussi par créer les Hommes qui le perpétuent. Virer ou abattre demain les Rothschild, Rockefeller, Gates, Musk ou Bezos ne changera rien ou pas grand chose, car le système créera (a déjà créé) leurs remplaçants.
C’est le système qu’il faut abattre, sans espoir de retour en arrière. Pour ce faire, notre conscience politique doit s’élever au niveau de compréhension qualitative et de lâcher prise nécessaire pour la mise en place d’une société répondant à cet impératif catégorique d’une raison implacable :

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

Telle est la tache à accomplir, tout le reste n’est que pathétique réformisme et donc, à terme, n’est que pisser dans un violon. Qu’on se le dise haut et fort, ne perdons plus notre temps en vaines tergiversations de système corrompu et prouvé au-delà de toute rédemption. Boycott des institutions ! Boycott du vote ! Boycott des décisions gouvernementales, partout ! Organisation en associations libres ! Action directe émancipatrice !
~ Résistance 71 ~

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Les gouvernements désormais ouvertement l’ennemi des peuples

Daniel Vanhove

19 février 2022

Source:

Les gouvernements désormais ouvertement ennemis des peuples

Plus un jour ne passe où les responsables politiques occidentaux ne se révèlent être au service de leurs maîtres et leur religion: la privatisation, outil de la haute finance contre les acquis lentement arrachés au patronat par d’âpres luttes citoyennes, mais détricotés l’un après l’autre, «quoi qu’il en coûte». Pour ce faire, tous les moyens sont utilisés, y compris ceux qui invalident tout Etat qui se revendique de la ‘’démocratie’’ et de ‘’l’État de droits’’: mensonges, corruption, pratiques policières ultra-violentes, désinformations orchestrées, déni de droits élémentaires, évasion fiscale, élimination de témoins gênants, justice à géométrie variable, tromperies, discriminations,… Ainsi, le 1er ministre du Canada, Justin Trudeau qui avait courageusement fui l’arrivée des routiers et dont le passé judiciaire est loin d’être exemplaire, vient d’invoquer une loi d’exception qui permet aux banques de geler les comptes des participants au ‘’Convoi de la Liberté’’ sans même passer par la décision d’un juge. Ce qui a eu pour résultat un rush des particuliers pour tenter de sortir de l’argent liquide de leurs comptes, entraînant des ‘’pannes’’ d’un système bancaire faisant partie du système, ce qui entamera un peu plus encore, la confiance déjà toute relative entre les citoyens et leurs banques. Bref, toutes méthodes criminelles qui ont pour conséquences une exécration croissante et un rejet massif des classes dirigeantes et leurs relais de la part des citoyens, risquant à tout moment de dégénérer en affrontements graves aux allures de guerre civile.

Le paradigme que ces responsables politiques semblent ne pas vouloir intégrer dans leur logiciel, est que l’information est désormais omniprésente et circule à la vitesse de l’éclair. Certes, ils tentent de se l’approprier par l’entremise de leurs copains milliardaires, soutiens de leurs campagnes électorales et qui profitent bien du renvoi d’ascenseur une fois leur poulain en place, mais les citoyens ne sont plus dupes de ces accointances et tournent de plus en plus souvent le dos à l’information officielle des chaînes publiques et privées pour trouver via internet des sites alternatifs plus crédibles. Et malgré le nombre d’intox qui y circulent, tout citoyen peut faire le travail pour s’assurer de ne pas être trompé. Et de manière générale, cela fonctionne plutôt bien. 

N’est qu’à voir la résistance qui s’est manifestée dans tous les pays soumis à la propagande sanitaire du Coronavirus présenté aux populations comme éradicateur de la moitié de la population mondiale. La peur panique que les technocrates ont tenté d’inoculer à coups de chiffres tronqués et de mensonges répétés sur toutes les ondes et à tout bout de champ n’y a rien fait. Les plus lucides sont restés mobilisés et ont produit quantité de travaux contestant la version officielle pourtant relayée avec des moyens hors normes par les courroies de transmission des Bigpharmas. Et au bout de deux ans d’imposture, l’affaire se délite, quantité de ‘’vaccins’’ doivent être jetés pour date de péremption dépassée (bravo certains responsables de l’UE se frottant les mains des juteux profit à venir!), et le temps des règlements de compte arrive via de futurs procès avec les peines qui seront réclamées contre tous ceux qui auront participé de près ou de loin à cette criminelle imposture.

Mais, ce que l’on voit au niveau intérieur ne sont que les effets de ce qui se déroule en amont. Les tensions dans le monde sont exacerbées et un rien pourrait mettre le feu aux poudres et déclencher un affrontement entre grandes puissances: en réalité, la caste des nantis réagit à la perte de son hégémonie qu’elle ne tolère pas voir mise à mal, et rien que l’idée de renoncer à ses butins en passant d’un monde unipolaire à un monde multipolaire l’insupporte. Chacun peut le voir aujourd’hui dans la tension extrême induite par les USA et son bras armé en Europe l’OTAN, à l’encontre de la Russie prenant l’Ukraine comme prétexte ou autrement dit, en otage. Les USA ont environ 750 bases militaires implantées partout dans le monde. Comment attendre d’un tel Etat dont plus de la moitié du budget ‘’recherche’’ est consacré à l’industrie de l’armement, et qui dépense plus de 2 milliards de $/jour (!) pour son département ‘’Defense’’, la moindre démarche de pacification des relations internationales? Dans leur obsession d’hégémonie totale sous-tendue par l’idéologie capitaliste sans limite, ces bases aux coûts exorbitants ainsi que les sommes astronomiques investies dans cette industrie mortifère doivent tôt ou tard être rentables pour ses investisseurs. Aussi, les pays qui se sont faits encerclés ou qui ont accepté leur présence sur leur sol n’ont qu’à bien se tenir, sous peine de représailles scélérates.

La Russie, complètement encerclée par les pays qui sont entrés dans l’OTAN depuis la fin de l’URSS, a fini par imposer ses lignes rouges et averti ses voisins que le moindre pas supplémentaire en sa direction serait déclencheur d’une guerre. Le président russe est dès lors présenté comme l’ogre et l’occident comme à son habitude, comme la victime des vues totalitaires russes. Or, si guerre il devait y avoir, en tant que pays européens voisins, nous pouvons avoir toutes les craintes qu’un conflit d’envergure inédite se solde par une fin probable de l’appendice européen tel qu’existant. Et l’incompétence avérée de la gestion de la crise Covid nous a démontré à quel point l’Europe et ses responsables sont complètement incapables d’organiser les choses dès qu’ils sont quelque peu bousculés dans leur train-train de fonctionnaires surpayés. Les réflexes nationalistes reprennent de suite le dessus et c’est le ‘‘chacun pour soi’’ qui prévaut. Comment pourrait-on les imaginer devoir gérer un conflit d’une telle ampleur avec le voisin russe dont la Chine a annoncé qu’elle ne resterait pas bras croisés en cas d’affrontements contre lui?! L’instant est grave.

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Les instances européennes auront-elles le courage de dire non à l’OTAN et refuser le risque d’une telle déflagration qui pourrait assurément faire beaucoup plus de victimes dans la population qu’un virus fantasmé? Rien n’est moins sûr et tout indique le contraire. La caste au pouvoir n’est plus au service des peuples et n’a pour préoccupation majeure que ses propres intérêts. Lors de sa première intervention liée à l’ainsi nommée ‘’crise sanitaire’’, quand E. Macron s’est adressé aux citoyens via la télé, il a prononcé à plusieurs reprises dans une mise en scène théâtrale, l’expression ‘’nous sommes en guerre’’. En réalité, la ‘’guerre’’ dont il est question ne l’est pas contre un improbable virus, mais contre le peuple. Dont il a osé dire qu’il avait bien envie d’en ‘’emmerder’’ une partie. Jamais de tels propos n’ont été tenus par un président en exercice. Et au-delà de la forme, c’est vraiment sur le fond que les Français devraient s’interroger, sinon de comprendre à quel point le dédain de sa classe dirigeante pour la population est à son comble dans ce quinquennat du pire. 

Aujourd’hui, les libertés individuelles n’ont jamais été autant brimées, et les FDO sont en roue libre, molestant, éborgnant, mutilant des individus en toute impunité. Tout semble se déglinguer à vitesse accélérée en Macronie. Au point de voir avec effroi l’émergence de courants d’extrême-droite, ne s’encombrant plus d’utiliser des formules voire des comportements fascistes, sans que cela ne soulève de réprobation de la part des instances responsables. Avec en toile de fond, une entente des argentiers aux manœuvres dont on peut dire sans sourciller qu’ils sont bien les ‘‘complotistes’’ dont ils qualifient ceux qui leur résistent. En revanche, l’intérêt de ce moment de crise est de révéler les tréfonds de ce qu’il en est, tant au niveau des gouvernements soumis aux diktats de certains lobbies que des individus eux-mêmes.

Et pour revenir aux questions essentielles qui occupent les citoyens de tous pays: veulent-ils vivre en guerre? Evidemment que non! Veulent-ils vivre muselés et privés de liberté? Pareil! Veulent-ils voir leurs acquis spoliés par des Etats gangrenés par la corruption et les mensonges, mal gérés, ruinés par leurs aventures guerrières? Toujours, non! Or, que voyons-nous se réaliser concrètement sous nos yeux? L’inverse! Nos armées mènent des guerres un peu partout, à travers des alliances plus que douteuses, à l’encontre de pays qui ne nous ont jamais agressés. Quand l’Afghanistan nous a-t-il déclaré la guerre? Ou l’Irak, ou la Libye, la Syrie, le Yémen, le Mali,… jamais! Mais nous violons le droit et allons les bombarder et les dévaster de telle manière qu’il leur faudra plusieurs générations pour se relever. Et quels sont les peuples qui ont été consultés par leur gouvernement avant que ces derniers ne décident de tels crimes à l’encontre de pays et de populations qui n’ont pas notre technologie pour se défendre? Aucun. Ces décisions sont prises par-dessus nos têtes. Comme les mesures les plus absurdes et contradictoires lors de cet épisode Covid. Comme la vente d’armes à des pays qu’en d’autres moments nous qualifions de dictatures infréquentables sauf quand il s’agit d’y signer de gros contrats, avec à n’en pas douter, de sérieuses retro-commissions versées dans les paradis fiscaux que la caste déclare traquer. Selon ATTAC, en 2017, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises représentait 20% du PIB. Après 5 ans de quinquennat Macron, elle représente… 43% du PIB!

Où que l’on observe nos appareils d’États, ceux-ci paraissent pourris. Et comme dit l’adage, c’est par la tête que pourrit le poisson! Quelle indécence d’aller donner nos leçons de bonne gestion et de bienséance aux gouvernements que nous traitions de ‘’républiques bananières’’, les nôtres construites sur les vols et les crimes de masse sont assurément pires! La question qui surgit alors est: jusqu’à quand une telle dérive sera-t-elle possible, avant que l’effondrement ne s’accélère et soit définitif au point de tous nous engloutir? Réveillez-vous, et ne vous laissez plus distraire par les faits divers que l’on vous présente comme essentiel: ici un bout de tissu, là un prénom qui ne conviendrait pas doublé d’une théorie de ‘’grand remplacement’’ ou encore, de la bonne manière de se masquer ou non… Tout cela ne sert qu’à confondre la raison. Et ne pensez pas que je force le trait: même l’Etat sous ‘’Mac-Ronds’’ a été privatisé, et la France se nomme désormais ‘’Mac Kinsey’’…

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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11 septembre 2001-11 septembre 2021, 20 ans de continuité de l’imposture absolue : Du 11 septembre au COVID19… la mascarade continue ! (Résistance 71)

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Un 11 septembre nucléaire…

“Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre les personnes, médiatisé par des images.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle”, 1967

“L’anarchisme a réellement conduit, en 1936, une révolution sociale et l’ébauche de la plus grande avancée qui fut jamais, d’un pouvoir prolétarien.”
~ Ibid. ~

“Quand l’idéologie, devenue absolue par la possession du pouvoir absolu, s’est changée d’une connaissance parcellaire en un mensonge totalitaire, la pensée de l’histoire a été si parfaitement anéantie que l’histoire elle-même, au niveau de la connaissance empirique ne peut plus exister.”
~ Ibid. ~

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Du 11 septembre 2001 au Coronavirus 2019… La continuité de l’imposture absolue et criminelle de la société marchande et du spectacle étatique

Résistance 71

10 septembre 2021

20 ans !… 20 ans de mensonge, de supercherie, de mascarade qui ont débouché sur une imposture de guerre planétaire contre un terrorisme qui ne sait qu’être d’État et donc qui ne peut être combattu par son propre créateur, si ce n’est que dans une grande mascarade contrôlée, un grand cirque de l’intoxication des masses pour toujours plus de contrôle, d’exploitation et d’oppression de la clique oligarchique sur les peuples anesthésiés et KO debout.

Une mascarade réussie en mène toujours à une autre, on ne change pas une recette qui marche et les faux-drapeaux pseudo-terroristes ont fleuri pour justifier l’expansionnisme impérialiste occidental au moyen de son bras armé, le bras armé de la haute finance et du gros business transnationaux, L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ou OTAN, celle la même qui nous avait donné déjà l’”Opération Gladio” dans les années 70-80 dites “années de plomb” et qui en a mené une extension avec Al CIAda dans un premier temps puis son clone plus virulent de l’EIIL ou Daesh, sous contrôle des “frères musulmans” wahabbo-sionistes du MI6 britannique.

Ainsi, de mensonges assénés aux attentats faux-drapeaux et en agression par procuration de hordes mercenaires “djihadistes” interposées (Al CIAda, et autre  EIIL / Daesh), sont tombées l’Irak, la Libye, le Soudan et sont toujours en guerre la Syrie et le Yémen… La cerise sur le gâteau étant l’Iran. Ceci est une autre histoire…

Mais tout cela ne suffit pas, le contrôle doit être absolu et l’occident doit se plier aux diktats d’un Nouvel Ordre Mondial néo-malthusien mis en marche pour sauver l’oligarchie du marasme inhérent du capitalisme et de son outil étatique, marasme lui aussi inévitablement en marche. A grand renfort d’escroquerie pseudo-scientifique menant à des politiques sciemment désastreuses comme celle de la gestion d’un soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et celle d’une menace croissante, parce que créée de toute pièce, concernant des “pandémies” de tout poil, voici venu le temps du nouveau croquemitaine aussi invisible et insaisissable que les barbus d’Al CIAda, nous avons nommé: l’horrible virus “tueur” issu des labos universitaires yankees et du Pentagone : le SRAS-CoV-2, alias Bébert Corona. Virus gentillet mais sous stéroïde propagandiste, qui ne tue que 0,03% des gens qu’il infecte (en moyenne ayant 80 ans et plus de 2 facteurs de co-mortalité..), personnes infectées qui constituent à ce jour quelque 0,4% de la population mondiale ; ce qui dans un élan humaniste “sans précédent”, a incité l’oligarchie et ses sbires politiques à la botte, à proposer sa solution à la “menace Bébert” ne connaissant soi-disant pas de cure : l’injection de la planète entière au moyen d’une soupe vénéneuse à base d’OGM, de nanoparticules et d’oxyde de graphène. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes piloté par une “science” inféodée à des milliardaires psychopathes et mégalomanes arrosant la “recherche” d’un fric puant l’eugénisme dégoulinant des années 1930…

Le 11 septembre est passé, la “crise sanitaire” devenue dictature planétaire est actuelle et en marche, nous sommes dedans et en subissons les conséquences génocidaires directes et indirectes quotidiennement. Mais cette mascarade COVID19, cette imposture visant à imposer la dictature technotronique sans laquelle l’oligarchie ne peut plus survivre, ne peut exister aujourd’hui que parce qu’il y a eu le 11 septembre, parce que cet évènement fondateur est à l’origine de la 3ème guerre mondiale : celle de l’oligarchie néo-malthusienne à velléité transhumaniste contre les peuples du monde, le 0,0001% contre le reste de l’humanité. Les attentats nucléaires du 11 septembre 2001 à New York, organisé par ce qui est appelé “l’état profond”, sont l’origine de tout ce qui s’est produit depuis, menant à ce glissement inexorable vers le Nouvel Ordre Mondial dystopique salvateur d’une oligarchie consciente de la fin proche du système étatico-capitaliste qui les maintient en haut de cette pyramide factice du pouvoir usurpé.

Les attentats du 11 septembre ont été perpétrés par une faction de l’élite politique de l’empire sous contrôle d’une cabale financière puisant sa source au cœur même de l’empire financier impérialiste : la City de Londres dont Wall Street n’est qu’une succursale de luxe.

Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre est une des clefs de notre libération, du chemin vers notre émancipation définitive et de la mise à bas de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat. Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre, c’est faire comprendre à des millions de gens à travers la planète de la supercherie, de l’illusion et du niveau de malfaisance dans lesquels une petite clique d’initiés est étroitement impliquée et comment finalement elle nous contrôle et contrôle nos sociétés, sans qu’elle même n’en ait le choix en définitive, car l’engrenage systémique crée les circonstances et demande un flot incessant de crimes et de mensonges pour les couvrir.

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Cela fera comprendre une fois pour toute à des millions, des milliards de gens sur la planète qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il ne saurait y en avoir, tout n’est qu’illusion et poudre aux yeux sous le plus grand chapiteau criminel du monde. Aussi nous vous engageons à lire et diffuser toutes les informations que vous pourrez collecter afin d’exposer au grand large ces crimes contre l’humanité et inciter le plus de gens possible à anticiper ceux à venir, car ne vous y trompez pas… Ils n’en ont pas fini avec nous. Ils ne s’arrêteront qu’une fois la population mondiale réduite à moins de 500 millions d’individus et que seront établies leurs “zones vertes” de villégiature trans-humaniste.

Si vous pensez toujours 20 ans plus tard, que les responsables des attentats du 11 septembre sont Ben Laden et ses barbus planqués dans les grottes de Tora Bora en Afghanistan, il ne fait aucun doute que vous vous êtes faits injecter de cette merde OGM “anti-COVID” avec le sourire béat du mouton en route pour l’abattoir.

Il est important de bien comprendre que sans le 11 septembre, ce cirque criminel COVID19 ne serait sans aucun doute pas possible. La crise fabriquée de toute pièce de ce “COVID19” est la résultante directe de l’attentat faux-drapeau du 11 septembre qui a amené monde et peuples là où les marionnettes du système veulent qu’ils soient…

Qui avale des couleuvres peut sans aucun doute avaler des virus et les conditions fabriquées qui les mettent en place n’est-il pas ?

Entre la réflexion critique et l’action directe, il ne doit pas y avoir l’épaisseur d’un cheveu.

L’heure est venue ! 

Dans l’esprit de Cheval Fou…

rEVOLUTION

Lectures complémentaires :

“Un 11 septembre nucléaire”

Notre dossier “11 septembre”

Notre page : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”

Et n’oublions jamais :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

QU’ON SE LE DISE !

“Dans le pouvoir des Conseils [ouvriers], qui doit supplanter internationalement tout autre pouvoir, le mouvement prolétarien est son propre produit, et ce produit est le producteur même. Il est à lui-même son propre but. Là seulement la négation spectaculaire de la vie est niée à son tour.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle” ~

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État. Elle est donc éducative.”
~ Guy Debord, “Commentaires sur la société du spectacle”, 1988 ~

“On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique, cela a toujours été vrai. Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit rendue à faire ouvertement la guerre aux humains. ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais aussi à celles de leur survie.”
~ Ibid. ~

“La désinformation se déploie maintenant dans un monde où il n’y a plus de place pour aucune vérification.”
~ Ibid. ~

“Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir et pour assurer ce qu’elle seule pourra appeler la bonne marche des choses. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même.”
~ Ibid. ~

PD_Saalambo

Colonialisme, sionisme, impérialisme et propagande : les 11 règles de la désinformation des médias occidentaux à la botte (Al Manar)

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gazamedias
L’inversion propagandiste permanente

Les 11 règles de la désinformation dans les médias occidentaux

Al Manar

18 mai 2021

url de l’article original : https://french.almanar.com.lb/2074272

– Règle No. 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

– Règle No. 2 : Les Palestiniens n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

– Règle No. 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

– Règle No. 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

– Règle No. 5 : Les Palestiniens n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

– Règle No. 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 20 000 prisonniers à ce jour dont près de 800 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont pas besoin d’apporter la moindre preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique «terroriste».

– Règle No. 7 : Quand vous dites «Hezbollah», il faut toujours rajouter l’expression «soutenu par la Syrie et l’Iran».

– Règle No. 8 : Quand vous dites «Israël», Il ne faut surtout pas ajouter après «soutenu par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Union Européenne», car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

– Règle No 9 : Ne jamais parler de «Territoires occupés», ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur des chaînes occidentales.

– Règle No. 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

– Règle No. 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ses règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dangereux « antisémite. »

Par Mohamad al-Fadl: journaliste libanais

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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COVID-19 n’est pas le virus… La guerre l’est (John Pilger + R71)

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“Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité, ce n’est du reste plus une minorité ; mais elle devient irresistible quand elle la bloque de tout son poids.”
“L’État ne s’adresse jamais intentionnellement à la raison de l’Homme, intellectuelle ou morale, mais seulement à son corps, à ses sens. Il n’est pas armé d’un esprit ou d’une honnêteté supérieure, mais d’une force physique supérieure. Je ne suis pas né pour être contraint.”
~ Henry David Thoreau ~

“Aujourd’hui, pour les neuro-scientifiques, il n’y a pas de “violence naturelle” en l’Homme. La nature humaine n’est ni bonne, ni mauvaise, des facteurs environnementaux (d’ordre familial ou social) étant la cause du recours à la violence.” […]
“Combattre les comportements violents suscités et légitimés après coup par des idéologies qui tiennent que la violence est inhérente à l’Homme, telle doit être notre ardente obligation.”
~ Marylène Patou-Mathis, paléontologue, directrice de recherche CNRS, 2013 ~

L’affaire COVID-19 est planifiée pour : a) masquer le déclin final du capitalisme et pouvoir blamer la crise sur le virus, b) faire passer la pilule de la dictature technotronique du Nouvel Ordre Mondial planétaire sous couvert de “crise sanitaire” et c) faire passer un projet masqué de dépopulation de masse de la planète… projet qui s’évente au fil des jours tant de plus en plus de gens s’éveillent aux mensonges systémiques vomis à tout va par les politiques et médias à la botte.
Tout ceci est en train de partir en sucette et de péter à la tronche de l’oligarchie, qui, comme on le voit partout en toutes les langues (occidentales), redouble de propagande pour diaboliser la Russie et la Chine (et l’Iran), pour créer un nouveau croquemitaine et un fond guerrier dont les tambours de guerre se font de plus en plus entendre. John Pilger a le même ressentis dans cet article de décembre dernier et nous rappelle certains précédents récents comme celui de la guerre d’Irak de 2003 fondée à 100% sur des mensonges d’état divulgués par des médias trompés au mieux ou complices pour la plupart. Idem pour l’affaire de la destruction de la Libye en 2011 et dans la foulée depuis 2011 également, de la Syrie.
Le Capital a besoin d’une grande guerre. C’est de cette façon qu’il a toujours résolu ses “crises” induites depuis au moins la guerre de 1870 et pour sûr les deux grandes guerres mondiales.
La résistance, la dissidence doit dès maintenant changer de cap et anticiper ce qui se prépare. L’heure ne sera pas à sauter de joie quand toute la supercherie de la “crises SRAS-CoV-2 / COVID-19” sera dévoilée au grand jour, mais d’embrayer direct sur la lutte contre ce qui se prépare: la 3ème guerre mondiale qui elle-même n’est qu’une nécessité systémique de la seule guerre qui soit: la guerre de classe, la guerre du 0,00001% contre les 99,99999% du reste de l’humanité, la guerre d’une infime minorité criminelle et arrogante ayant monopolisé au fil du temps le pouvoir par le fric et nous, les peuples qui ne les voyons grands et puissants que parce que nous sommes à genoux (pour la plupart..) et obéissants. Il suffit de dire NON !… Ils commencent à nous vendre leur projet de guerre, les budgets militaires, comme le souligne Pilger ci-dessous, n’ont jamais été si importants, partout, alors que l’appauvrissement des masses se généralise. Pour la classe parasite, l’heure a de nouveau sonné de faire s’entretuer les pauvres par dizaines de millions, avec ou sans armes nucléaires, pour que leur système et leurs privilèges perdurent. Mais il est au bout du rouleau. L’heure des peuples est venue, enfin !

Debout! Union et Rébellion car, plus que jamais sans doute au vu de ce qui se profile à l’horizon :

“C’est la lutte finale,
Groupons-nous et demain,
L’internationale sera le genre humain…”

~ Résistance 71 ~

Le virus mortel n’est pas le COVID mais la guerre

John Pilger

Décembre 2020

url de l’article original:
http://johnpilger.com/articles/the-most-lethal-virus-is-not-covid-it-is-war-

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

9 avril 2021

John Pilger décrit l’arme invisible des guerres passées et présentes et la menace de la guerre nucléaire sous couvert de la pandémie COVID.

Ceci est une propagande, aidée par la censure et l’omission.

Visionner le film de John Pilger (2010)The War You Don’t See here.

Le mémorial des services armés britanniques est un endroit silencieux et hanté. Établi dans la très belle campagne du Staffordshire, dans un arboterum de quelques 30 000 arbres et superbes pelouses, ses figures sculptées célèbrent la détermination et le sacrifice.

Les noms de plus de 16 000 soldats, hommes et femmes y sont enregistrés. La littérature nous dit qu’ils “sont morts sur les théâtres d’opérations ou furent la cible de terroristes.”

Le jour où j’y suis allé, un sculpteur sur pierre y ajoutait les noms de ceux qui étaient tombés dans quelques 50 opérations s’étant déroulées à travers le monde en ce soi-disant “temps de paix”. En Malaisie, en Irlande, au Kenya, à Hong Kong, en Libye, en Irak, en Palestine et bien d’autres endroits, incluant des opérations secrètes, comme en Indochine.

Pas une année ne s’est passée depuis la déclaration de la paix en 1945 où la Grande-Bretagne n’a pas envoyé des forces militaires pour combattre les guerres de l’empire. (NdT: que Pilger ne nomme pas, on le fera à sa place : l’empire anglo-américano-sioniste)

Pas une année ne s’est écoulée sans que des pays, essentiellement pauvres et rivés de conflits, n’aient acheté ou aient “loué” des armes britanniques pour continuer les guerres, ou les “intérêts”, de l’empire.

L’empire _ Quel empire ? Le journaliste d’enquête Phil Miller a récemment révélé dans Declassified que la GB de Boris Johnson maintenait 145 bases militaires dans 42 pays différents. Johnson a clamé que la GB doit être “la plus grande puissance navale d’Europe”.

Dans le plus grande urgence de santé des temps modernes (NdT: vraiment ?… allons, allons John…) ayant retardé plus de 4 millions de procédures chirurgicales rien qu’en GB (NdT : là on est d’accord…), Johnson a annoncé une augmentation record du budget de la “défense” de 16,5 milliards de Livres, un chiffre , une somme qui rétablirait largement le système de santé public en déficit permanent.

Mais ces milliards ne sont pas pour la défense. La GB n’a pas/plus d’ennemis, si ce n’est ceux qui trahissent la confiance des gens ordinaires, de ses infirmières et médecins, de ceux qui s’occupent des personnes âgées, des sans logis et de la jeunesse, comme tous ces gouvernements néo-libéraux successifs l’ont fait, des deux bords, conservateur ou travailliste / socialiste.

Explorant la sérénité du mémorial national de la guerre, j’ai soudain réalisé qu’il n’y avait pas ici un seul monument, ou plaque, ou rosier, honorant les victimes de la Grande-Bretagne, les civils de ces opérations “de temps de paix”.

Il n’y a aucun souvenir pour les Libyens tués  alors que leur pays était sciemment détruit par le premier ministre David Cameron et ses collaborateurs de Paris et de Washington (NdT: Sarkozy et Obama en 2011)

Il n’y a aucun mot de regret pour les femmes et les enfants serbes tués par les bombes britanniques, larguées depuis une hauteur très respectable et sûre sur des écoles, des usines, des ponts, des villes, sur les ordres de Tony Blair ; ou pour les enfants yéménites appauvris exterminés par les pilotes saoudiens (NdT: et israéliens) avec leurs logistiques et cibles fournis par les Britanniques bien en sécurité dans les burlingues climatisés de Ryadh ; ou pour les Syriens affamés par les “sanctions”.

Il n’y a aucun monument pour les enfants palestiniens assassinés par l’élite britannique et son endurante connivance, comme cette campagne récente qui a détruit un modeste mouvement de réforme au sein du parti travailliste (socialiste) et ses accusations trompeuses d’antisémitisme.

Il y a deux semaines, le chef d’état major israélien et son homologue britannique ont signé un accord pour “formaliser et améliorer” la coopération militaire entre les deux pays. Ceci n’est pas nouveau. Toujours plus d’armement britannique et de soutien logistique vont être acheminés vers le régime hors-la-loi de Tel Aviv, dont les tireurs embusqués ciblent les enfants palestiniens et leurs psychopathes interrogent d’autres enfants palestiniens dans des conditions d’isolement extrême. (Allez consulter le rapport récent et choquant de Defense for Children, Isolated and Alone).

Peut-être bien que l’omission la plus frappante au mémorial de Staffordshire est une reconnaissance des millions d’Irakiens dont les vies et le pays furent détruits par l’invasion illégale de Blair et de Bush en 2003.

ORB, un membre du British Polling Council, a chiffré cela à 1,2 millions. En 2013,  l’organisation ComRes a demandé à un grand échantillon de la société britannique combien d’Irakiens pensaient-ils avaient été tués durant l’invasion de 2003. Une grande majorité des gens interrogés ont répondu : “moins de 10 000”.

Comment un tel silence de mort peut-il être maintenu dans une société sophistiquée ? Ma réponse est que la propagande est bien plus effective dans les sociétés qui se voient comme libres que dans des dictatures et des autocraties. J’inclus la censure par omission.

Nos industries de la propagande, à la fois politique et culturelle, incluant la plupart des médias, sont les plus puissantes, les plus présentes et les plus raffinées de la planète. D’énormes mensonges peuvent-être répétés incessamment, en boucle, par ces voix si confortantes de la BBC. Les omissions ne sont en rien un problème.

Une question similaire se réfère à la guerre nucléaire, dont la menace “n’est d’aucun intérêt”, pour citer un célèbre discours d’Harold Pinter (NdT: son discours d’acceptance du prix nobel de littérature en 2005). La Russie, grande puissance nucléaire, est encerclée par ce groupe va t’en guerre notoire connu sous le vocable d’OTAN (NdT: vous savez… Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…), ayant les troupes britanniques manœuvrant juste à la frontière qu’Hitler avait envahie.

La diffamation constante de tout ce qui est russe, et non des moindres. la vérité historique sur le fait que c’est l’Armée Rouge soviétique qui a gagné la seconde guerre mondiale dans les grandes largeurs, est infusée dans la conscience publique. Les Russes ne sont “d’aucun intérêt”, sauf à être des “démons”.

La Chine, aussi une puissance nucléaire, est la cible d’une provocation incessante, des bombardiers stratégiques et des drones américains constamment fleurtant avec ses frontières et son espace aérien et, hourrah ! le navire de guerre HMS Queen Elisabeth II, un porte-avions britannique de 3 milliards de Livres, va bientôt partir et couvrir quelques 6500 miles nautiques pour renforcer “la liberté de navigation”, ce à une porté de fusil de la côte chinoise.

Il y a quelques 400 bases militaires américaines qui encerclent la Chine, “comme un collet”, m’a confié un planificateur du Pentagone. Ces bases s’étendent de l’Australie, à travers le Pacifique vers le sud et le nord de l’Asie en en Eurasie.

En Corée du Sud, un système de missile connu sous le nom de Terminal High Altitude Air Defense, or THAAD, pointe à bout portant sur la Chine au delà de la toute petite Mer de Chine Orientale. Imaginez un instant des missiles chinois au Mexique ou au Canada ou au large des côtes californiennes. (NdT: il y a quelques années, un sous-marin nucléaire russe d’une classe super furtive, équipé de missiles et torpilles nucléaires, a patrouillé plus d’une semaine aux petit large des côtes ouest américaines sans être détecté. Les Russes l’ont fait savoir aux Yanks, preuve à l’appui…)

Quelques années après l’invasion de l’Irak, j’ai fait un film intitulé “The War You Don’t See”, dans lequel je pose des questions à des journalistes américains et britanniques ainsi qu’à des exécutifs de journaux télévisés, des gens que je connaissais comme collègues, comment et pourquoi Bush et Blair furent autorisés à sortir indemnes de ce grand crime que fut la guerre d’Irak, considérant le fait que les mensonges n’étaient même pas particulièrement intelligents.

Leur réponse m’a surpris. Ils dirent “Si nous avions [les journalistes et les JT] défier les affirmations de la Maison Blanche et de Downing Street, si nous avions enquêté et dénoncé les mensonges au lieu de les amplifier et de nous en faire l’écho, l’invasion de l’Irak en 2003 n’aurait probablement pas eu lieu et un grand nombre de personnes seraient toujours en vie aujourd’hui. 4 millions de réfugiés n’auraient pas fui la guerre. La saloperie Daesh, un produit de l’invasion Bush/Blair n’auraient peut-être pas été conçue.” David Rose, qui était alors avec le London Observer, journal qui soutenait bec et ongles l’invasion, décrivit “le paquet de mensonges dont on m’a gavé par le truchement d’une campagne de désinformation vraiment sophistiquée.”

Rageh Omah, alors l’homme de la BBC en Irak m’a dit : “Nous n’avons pas poussé suffisamment les boutons les plus inconfortables.” Dan Rather, le reporter de terrain de CBS News est d’accord, ainsi que de nombreux autres.

J’ai admiré ces journalistes qui ont brisé le silence. Mais ils sont d’honorables exceptions. Aujourd’hui, les tambours de la guerre ont de nouveaux percussionnistes enthousiastes en GB, en Amérique et en Occident.

Choisissez parmi la légion de critiques de la Russie et de la Chine et les promoteurs de friction comme ceux de la cohorte du Russiagate. Mon oscar personnel va à Peter Hartcher du Sydney Morning Herald, dont la harangue sans relâche au sujet d’une “menace existentielle” (de la Chine et de la Russie mais surtout de la Chine) est sans égal.

Le covid a fourni une couverture pour cette pandémie de la propagande. En Juillet, Morrison a emboité le pas de Trump et a annoncé que l’Australie, qui n’a aucun ennemi, dépenserait 270 millions de dollars pour en provoquer un, incluant des missiles capables d’atteindre la Chine.

Que l’achat par la Chine des minerais et de la production agricole australiens a bel et bien souligné que l’économie australienne “n’avait aucun intérêt” pour le gouvernement de Canberra.

Les médias australiens se sont ralliés en bons petits caniches, délivrant une bordée d’injures à la Chine. Des milliers d’étudiants chinois, qui avaient garanti les gros salaires des vice-chanceliers universitaires australiens, furent conseillés par leur gouvernement d’aller étudier autre part. Les Sino-Australiens ont été insultés et les livreurs chinois ont été agressés. Le racisme colonial n’est jamais bien difficile à raviver.

Il y a quelques années, j’ai interviewé l’ancien patron de la CIA pour l’Amérique Latine, Duane Claridge. En quelques mots honnêtes et rafraîchissants, il résuma la politique étrangère occidentale comme étant directement ordonnée par Washington.

La super-puissance, avait-il dit, pouvait faire ce qu’elle voulait, où que ce soit et quand ses “intérêts stratégiques” le demandaient. Ses mots furent aussi : “Monde, faudra t’y habituer”.

J’ai rapporté depuis le terrain sur de nombreuses guerres. J’ai vu les restes sanguinolents d’enfants et de femmes et de personnes âgées bombardés et brûlés vifs ; leurs villages en ruine, leurs arbres pétrifiés éclaboussés de débris de chair humaine et bien d’autres choses encore.

C’est peut-être pourquoi je réserve un mépris très spécial à ceux qui font la promotion du crime des guerres prédatrices et qui en font l’apologie par leur mauvaise foi et leurs profanités, ne les ayant jamais expérimentées eux-mêmes. Leur monopole doit être brisé.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

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Mars 2011 ~ mars 2021… 10 ans de destruction de la Libye par l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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ou OTAN en emporte le sang…
Démantelons cette ignominie qui n’a aucune raison d’être !

 

En plus de ce qui est dit dans l’article de Dinucci, quelques autres indices du pourquoi Kadhafi et la Libye devaient être anéantis, extraits utiles:

« La démocratie véritable ne peut s’établir que par la participation du peuple lui-même et non au travers de l’activité de ses substituts… Il est du droit des peuples de proclamer un nouveau principe : ‘Pas de substitut au pouvoir du peuple’… Il apparaît clairement ainsi que la représentation est une imposture. »

« Les plus tyranniques dictatures que le peuple ait connues se sont établies à l’ombre des assemblées parlementaires. Le parti [politique] est la dictature contemporaine. »

« La solution ultime au problème social] consiste à abolir le salariat, par la libération de l’Homme de l’asservissement par lequel celui-ci le maintient. Il faut retourner à la loi naturelle qui a organisé les rapports humains bien avant l’apparition des classes, des gouvernements et des législations positivistes… L’équité dictée par la loi naturelle veut que chaque composant qui participe à la production en ait sa part, car si on élimine l’un d’entre eux, il n’y a pas de production. »

« La maison de l’individu étant un de ses besoins fondamentaux, nul ne peut construire dans le but de louer… Il n’y a pas de salariés dans la société socialiste, il y a des associés… Le revenu appartient à l’individu, ce n’est pas un salaire versé en contrepartie d’une production faite au profit d’un tiers… La terre n’est la propriété de personne. »

« L’étape finale sera atteinte lorsque a société socialiste nouvelle parviendra au stade de la disparition du profit et de la monnaie. Cela se fera par la transformation de la société en une société entièrement productive et lorsque la production atteindra le stade de la pleine satisfaction des besoins matériels des membres de la société. A cette étape finale, le profit disparaîtra de lui-même et on se passera de monnaie. »

~ Mouammar Kadhafi, « Le livre vert », 1975 ~

NdR71 : « Le livre vert » peut-être téléchargé gratuitement sur scribd, il existe une très belle édition papier petit format très bon marché aux éditions Hades, réédité en 2016

 

Pourquoi l’OTAN a détruit la Libye il y a dix ans

 

Manlio Dinucci

 

18 mars 2021

 

source de l’article en français:
https://www.mondialisation.ca/pourquoi-lotan-a-detruit-la-libye-il-y-a-dix-ans/5654519

 

ll y a dix ans, le 19 mars 2011, les forces USA/OTAN initiaient le bombardement aéronaval de la Libye. La guerre fut dirigée par les États-Unis, d’abord via le Commandement Africa, puis par l’OTAN sous commandement USA. En sept mois, l’aviation USA/OTAN effectue 30 mille missions, dont 10 mille d’attaque, avec plus de 40 mille bombes et missiles. L’Italie -avec le consensus multi-partisan du Parlement (Partito democratico au premier rang)- participe à la guerre avec 7 bases aériennes (Trapani, Gioia deL Colle, Sigonella, Decimomannu, Aviano, Amendola et Pantelleria) ; avec des chasseurs bombardiers Tornado, Eurofighter et d’autres, avec le porte-avions Garibaldi et d’autres navires de guerre. Avant même l’offensive aéro-navale, avaient été financés et armés en Libye des secteurs tribaux et groupes islamistes hostiles au gouvernement, et infiltrées des forces spéciales notamment qataris, pour propager les affrontements armés à l’intérieur du pays.

Ainsi est démoli cet État africain qui, comme documentait la  Banque Mondiale en 2010, maintenait “de hauts niveaux de croissance économique”, avec une augmentation annuelle du PIB de 7,5%, et enregistrait “de hauts indicateurs de développement humain” parmi lesquels l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et, pour plus de 40% aux universités. Malgré les disparités, le niveau de vie moyen était en Libye plus haut que dans les autres pays africains. Environ deux millions d’immigrés, en majorité africains, y trouvaient du travail. L’État libyen, qui possédait les plus grandes réserves pétrolifères de l’Afrique plus d’autres en gaz naturel, laissait des marges de profit limitées aux compagnies étrangères. Grâce à l’exportation énergétique, le balance commerciale libyenne avait un excédent de 27 milliards de dollars annuels. Avec de telles ressources l’État libyen avait investi à l’étranger environ 150 milliards de dollars. Les investissements libyens en Afrique étaient déterminants pour le projet de l’Union Africaine de créer trois organismes financiers : le Fonds monétaire africain, avec siège à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, avec siège à Abuja (Nigeria) ; la Banque africaine d’investissement, avec siège à Tripoli. Ces organismes auraient servi à créer un marché commun et une monnaie unique de l’Afrique.

Ce n’est pas un hasard si la guerre OTAN pour démolir l’État libyen commence moins de deux mois après le sommet de l’Union Africaine qui, le 31 janvier 2011, avait donné son feu vert pour la création dans l’année du Fonds monétaire africain. Le prouvent les e-mails de la secrétaire d’État de l’Administration Obama, Hillary Clinton, mis en lumière ensuite par WikiLeaks : États-Unis et France voulaient éliminer Kadhafi avant qu’il n’utilise les réserves en or de la Libye pour créer une monnaie pan-africaine alternative au dollar et au franc CFA (la monnaie imposée par la France à 14 de ses ex-colonies). Ceci est prouvé par le fait que, avant qu’en 2011 n’entrent en action les bombardiers, ce sont les banques qui entrent en action : elles séquestrent les 150 milliards de dollars investis à l’étranger par l’État libyen, dont la plus grande partie disparaît. Dans la grande rapine se distingue Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne, dont Mario Draghi (NdR71: aujourd’hui premier ministre italien, ben voyons…) a été vice-président.

Aujourd’hui en Libye les entrées de l’export énergétique se trouvent accaparées par des groupes de pouvoir et des multinationales, dans une situation chaotique d’affrontements armés. Le niveau de vie moyen de la majorité de la population s’est effondré. Les immigrés africains, accusés d’être “des mercenaires de Kadhafi”, ont été emprisonnés jusque dans des cages de zoo, torturés et assassinés. La Libye est devenue la principale voie de transit, aux mains de trafiquants d’êtres humains, d’un chaotique flux migratoire vers l’Europe qui a provoqué beaucoup plus de victimes que la guerre de 2011. À Tawerga les milices islamistes de Misrata soutenues par l’OTAN (celles qui ont assassiné Kadhafi en octobre 2011) ont accompli un véritable nettoyage ethnique, contraignant presque 50 mille citoyens libyens à fuir sans pouvoir y revenir. De tout cela est responsable aussi le Parlement italien qui, le 18 mars 2011, engageait le Gouvernement à “adopter toute initiative (c’est-à-dire l’entrée en guerre de l’Italie contre la Libye) pour assurer la protection des populations de la région”.

 


Kadhafi en savait beaucoup trop sur Gladio et devenait dangereux,
tout en tenant Sarkozy financièrement via sa campagne électorale…

Géopolitique, trotskisme, islamo-gauchisme et Nouvel Ordre Mondial (Thierry Meyssan)

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Qu’est-ce que l’Islamo-Gauchisme ?

 

Thierry Meyssan

 

9 mars 2021

 

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article212376.html

 

Au XVIème et XVIIème siècle, les Européens distinguaient la « sphère publique » visible de tous, de la « sphère privée » plus intime. Cependant au XVIIIème siècle, la Révolution française donna une définition différentes de ces deux expressions : la « sphère privée » devint le domaine du travail, de la famille et de la religion tandis que la « sphère publique » celui de la politique et de la nation. Dès lors, si des militants politiques trouvent dans des religions la force de leur engagement, il paraît incongru qu’ils soutiennent des religions particulières.

Or, cette manière de voir est désormais battue en brèche par le soutien apporté par quelques personnalités et groupes politiques à des mouvements « islamistes ». Par islamisme, je ne désigne rien ayant un rapport avec la religion musulmane, mais une idéologie politique qui instrumente cette religion. Mahomet ayant été à la fois un prophète, un leader politique et un chef militaire, son héritage est facile à détourner.

L’islam politique

Dans la pratique, l’islam politique consiste à mobiliser les foules en invoquant la religion musulmane. Cela peut-être avec des moyens très différents et des objectifs opposés, selon la conception que l’on a de cette religion. Le fait de recourir à des arguments religieux pour faire de la politique permet d’obtenir un sens du sacrifice sans limite qui peut vite tourner au fanatisme. La langue arabe contemporaine, qui accorde plus de valeur aux émotions qu’aux raisonnements, rend probablement les arabes beaucoup plus réceptifs que d’autres à ce type d’engagement.

Au XXème siécle, les Britanniques ont demandé au mufti d’Al-Azhar de déterminer une version unique du Coran pour contrer la secte du Mahdi au Soudan. Il y en avait jusque là une quarantaine de différentes. Ils ont également demandé à Hassan al-Banna de créer une société secrète, la Confrérie des Frères musulmans, sur le modèle de la Grande Loge Unie d’Angleterre pour disposer d’un moyen de pression sur le pouvoir égyptien. Durant la Guerre froide, la CIA a placé deux de ses agents, Sayyed Qtob et Saïd Ramadan, dans cette société secrète sunnite pour y théoriser le jihad.

D’autres écoles d’islam politique contemporaines se sont développées d’abord au sein du soufisme contre les empires russe et chinois, puis avec Rouhollah Khomeiny au sein du chiisme contre l’empire britannique. Si l’école soufie a fait alliance avec la Confrérie des Frères musulmans autour du président Recep Tayyip Erdoğan, l’école chiite a au contraire passé un accord de non-ingérence réciproque avec elles. Cependant tous se sont battus ensemble contre les Russes et sous les ordres de l’Otan durant la guerre de Bosnie-Herzégovine. À l’époque ils croyaient partager la même idéologie, mais aujourd’hui ils considèrent tous que ce n’était et n’est toujours pas le cas.

Les Français font remonter le soutien de penseurs de gauche à l’islamisme à l’exil de l’ayatollah Khomeiny en région parisienne (1978-9). À l’époque Jean-Paul Sartre et Michel Foucault l’avaient rencontré et lui avaient apporté leur soutien. Ils avaient parfaitement compris son combat contre l’impérialisme occidental, tandis que Zbigniew Brzeziński (le conseiller de Sécurité nationale du président Jimmy Carter) le considérait, à tort, comme superficiel.

Mais ce dont on parle aujourd’hui est d’une toute autre nature : des penseurs de gauche attribuent aux musulmans dans leur ensemble la même fonction d’avant-garde populaire qu’au prolétariat du XIXème siècle. C’est une stupidité. En effet : 

  • les musulmans appartiennent à toutes les classes sociales ; 
  • l’islam est absolument compatible avec le capitalisme le plus débridé.

En réalité, ils appréhendent différemment les musulmans selon qu’ils sont sunnites ou chiites. Les premiers seraient progressistes, tandis que les seconds seraient réactionnaires. Ils ont soutenu le pro-US Frère musulman Mohamed Morsi en Égypte, mais dénoncent le nationaliste Mahmoud Ahmadinejad en Iran. Or le président Morsi n’a jamais cherché à améliorer les conditions de vie des plus pauvres, tandis que le président Ahmadinejad l’a fait avec succès jusqu’à la fin de ses mandats. Identiquement, Mohamed Morsi n’est devenu président qu’en menaçant de mort les magistrats du conseil électoral et leurs familles [1], tandis que Mahmoud Ahmadinejad a été élu démocratiquement. Force est de constater que les islamo-gauchistes ne se déterminent pas par rapport à l’action intérieure des personnes qu’ils soutiennent, mais à leur politique étrangère. Ils approuvent l’islam politique pro-US et dénoncent l’islam politique anti-impérialiste.

L’islamo-gauchisme n’existe que dans les pays occidentaux, à l’exception de la Tunisie. L’opposant en exil Moncef Marzouki apporte son soutien à la Confrérie des Frères musulmans et devient de premier président de la République du Printemps arabe. Il servira de paravent aux Frères d’Ennahdha et est écarté du pouvoir aux élections présidentielles de 2014.

La stratégie de la NED :

alliance de certains trotskistes avec certains islamistes

Le soutien de personnalités de gauche à la Confrérie des Frères musulmans et à l’Ordre des Naqshbandi a été organisé par la National Endowment for Démocracy (NED) dans le cadre de la Guerre froide, dès 1983. Le président Ronald Reagan venait de rallier à lui un groupe de trotskistes juifs et new-yorkais pour lutter contre l’URSS. En vertu du conflit qui opposa le pro-Britannique Trotski [2] et Staline, ces disciples rejoignirent les services secrets des « Cinq Yeux » (Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni). Ils fondèrent notamment la NED. Dans le contexte des scandales entourant la CIA, ils imaginèrent de réaliser certaines parties de ses opérations par la voie légale. Ils recrutèrent des personnalités trotskistes de part le monde pour se joindre à leur combat, particulièrement dans les deux théâtres d’opération de l’époque : l’Afghanistan et le Liban.

Pour son combat anti-soviétique en Afghanistan, la NED recrute le « french doctor » (médecin français) Bernard Kouchner. C’est un ancien de l’Union des étudiants communistes qui a quitté cette organisation lors de la purge contre les trotskistes. Le jeune homme soignera au Pakistan les anticommunistes afghans et les moudjahidines arabes d’Oussama ben Laden. À l’époque ces derniers sont applaudis en Occident comme des « combattants de la Liberté ».

Au même moment, durant la guerre civile libanaise, la NED peine à recruter. Finalement elle choisit les scissionnistes du Parti communiste syrien, Riyad Al-Turk, Georges Sabra et Michel Kilo. Les trois hommes signent un manifeste qui assimile les Frères musulmans à un nouveau prolétariat et appelle de ses vœux une intervention militaire états-unienne au Moyen-Orient. Pour la Syrie, c’est un soutien clair au putsch des Frères musulmans à Hama. Le président Hafez el-Assad les fait donc arrêter et emprisonner jusqu’à ce qu’ils abjurent ce texte.

La guerre de Bosnie-Herzégovine est l’occasion pour la NED de recruter l’essayiste Bernard-Henri Lévy. Celui-ci deviendra le conseiller médiatique du président Alija Izetbegović. Au même moment, celui-ci prend pour conseiller politique le néoconservateur Richard Perle et pour conseiller militaire Oussama ben Laden.

Dans le contexte de la guerre froide, toutes les personnalités citées ci-dessus ont probablement sincèrement cru agir pour le mieux. Mais une fois l’URSS dissoute, certains d’entre elles ont poursuivi leur parcours dans cette voie nauséabonde.

Ainsi Riyad Al-Turk, Georges Sabra et Michel Kilo sont devenus des porte-parole du Pentagone lors des événements en Syrie. Au nom de leur passé communiste, ils ont convaincu la gauche européenne qu’il s’agissait d’une guerre civile et non pas d’une attaque par des jihadistes internationaux. Ils ont même réussi à leur faire croire que le Front al-Nosra (branche d’Al-Qaïda en Syrie) était une organisation révolutionnaire syrienne.

Ou encore Bernard-Henri Lévy, après avoir fait l’apologie de Guantánamo, est devenu le porte-parole des jihadistes libyens. Il a présenté la Jamahiriya arabe libyenne —un régime inspiré des socialistes utopistes français du XIXème siècle— comme une dictature. Il a soutenu le bombardement de Tripoli par l’Otan et la nomination d’un des chefs historiques d’Al-Qaïda, Abdelhakim Belhaj, comme gouverneur militaire de Tripoli. Pour finir, il a même aidé à la réception officielle de celui-ci au ministère français des Affaires étrangères à Paris.

La théorisation de l’islamo-gauchisme

Si l’islamo-gauchisme est d’abord une pratique des services secrets occidentaux, il est devenu une théorie politique en 1994 autour de Chris Harman. Ce penseur trotskiste britannique est un militant du Socialist Workers Party (Parti socialiste des travailleurs). Il publia en 1994, dans Socialism International, un article intitulé « The prophet and the proletariat » (Le prophète et le prolétariat). Il tente d’y démontrer que les musulmans ne sont ni des fascistes, ni des progressistes, mais qu’ils forment le nouveau prolétariat.

Les trotskistes de Reagan comme Claude Harman ont tous adhéré à la théorie d’Ygael Gluckstein (dit « Tony Cliff ») de la « révolution permanente déviée » selon laquelle tous les États dits « communistes » (Chine, Corée du Nord, Cuba) sont en réalité staliniens. Cette manière de voir leur permet à la fois de militer pour la révolution mondiale et de condamner les adversaires des États-Unis. Ils ont été exclus de la Quatrième internationale. Il ne s’agit donc pas d’assimiler tous les trotskistes à leur dérive.

Au vu de ces éléments, l’islamo-gauchisme ne s’explique pas tant par une course aux voix des musulmans immigrés en Europe que par l’inversion des valeurs depuis la dissolution de l’Union soviétique. La disparition des partis communistes a laissé le champ libre à une gauche atlantiste. Celle-ci a spontanément choisit la direction idéologique de ses alliés US. Elle l’a épousée au point de participer à ses coups tordus, notamment à son instrumentation de l’islam politique sunnite.

Désormais la logique des services secrets comme celle des idéologies sont subverties par le réveil (woke) du puritanisme états-unien. Ces derniers trouvent chez les Frères musulmans la même quête de Pureté qui les anime. Plusieurs membres de l’administration Biden participaient, le 13 juin 2013, à la réunion du Conseil de sécurité nationale à laquelle un délégué officiel de la Confrérie, cheik Abdallah Bin Bayyah, était invité. Il existe donc un réel danger de voir maintenant s’inscrire dans la durée l’islamo-gauchisme dans les partis politiques, d’autant que les Occidentaux n’ont toujours pas assimilé que tous les chefs d’Al-Qaïda et de Daesh sont ou ont été membres de la Confrérie des Frères musulmans.

[1] « La Commission électorale présidentielle égyptienne cède au chantage des Frères musulmans », Réseau Voltaire, 20 juin 2012.

[2] Il n’a jamais été démontré que Trotski ait été un agent de la Couronne, mais que sa secrétaire était, elle, une agente britannique. Cependant Léon Trotsky décapita la Marine russe dont il fit assassiner presque tous les officiers pour la plus grande joie du Royaume-Uni.

= = =

Lectures complémentaires :

Antony Sutton « Wall Street et la révolution bolchévique »

Du trotskisme yankee au néo-conservatisme

L’extrême gauche impérialiste sauce yankee

DSK, lambertisme, FMI et Nouvel Ordre Mondial 

 


Trotskisme en marche…

L’après CoV19… Amérique en flamme, bienvenue à Barbouzeland, la guerre contre les peuples suit son cours (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 juin 2020 by Résistance 71

 

 

“Nous voyons les oppresseurs unifiés dans leur entrainement et leurs pratiques, ils utilisent les mêmes techniques de domination. Entre la communauté Black Lives Matter et la communauté palestinienne et bien d’autres communautés dans le monde, nous devons nous unifier contre ces systèmes. Ce sont les mêmes systèmes d’oppression qui affectent toutes ces communautés, en conséquence nous devons lutter et riposter ensemble.”
~ Huda Ammori du groupe “Apartheid off Campus “, juin 2020 ~

Lire notre essai en rapport avec cette citation:
« Nous sommes tous colonisés! »

Lire notre article précédent sur le sujet:
« L’après CoV19 ou la chute totalitaire, des barbouzes alimentent les émeutes à Yankland suite au meurtre de George Floyd »

 

Le cas étrange d’une Amérique en flamme

 

Gordon Duff

 

1er juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/06/01/neo-the-strange-case-of-an-america-in-flames/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant plus d’une décennie, le monde a vu des émeutes qui n’en étaient pas du tout, Place Maidan en Ukraine , Hong Kong, Tripoli, Le Caire, nous avons vu des attaques terroristes, Paris, Boston et d’autres. Tout cela fut mis en scène.

Maintenant, l’Amérique est en flamme.

Y a t’il ici quelque chose de commun ? Il ne faut pas être un génie pour comprendre que l’Ukraine a été renversée par un complot de la CIA ou que le printemps arabe, cette série de fausses révolutions, échouées, et en Syrie, furent aussi des mises en scène, chacune d’entre elles sans exception.

Maintenant, ceux qui ont mis le monde à l’envers sont prêts à se retourner “encore” pour mettre les Etats-Unis un pas plus proche du cauchemar orwellien prédit par les analystes politiques après l’élection de 2016. (NdT: qui mit Trump au pouvoir)

Les outils utilisés furent façonnés dans un monde post-11 septembre, alimentés par de fausses guerres, un faux terrorisme, des milliers de milliards de dollars de richesse volée et une bureaucratie de la sécurité qui emploie maintenant plus de 2 millions d’américains, presqu’autant que les prisonniers incarcérés aux Etats-Unis.

Où réside le “cœur noir” de l’État profond des Etats-Unis ?

Il est temps maintenant pour que l’Amérique bénéficie de ces années de connaissance et d’expérience glanées par l’école du renseignement militaire de Fort Huachuca en Arizona, où furent entraînés ceux qui planifièrent Maïdan et Hong Kong.

Nous voyons maintenant les mêmes visages brûlant des voitures de police et menant des groupes d’émeutiers bizarrement bien formés et exclusivement blancs dans des douzaines de villes ; l’histoire est toujours la même : des manifestations pacifiques menées par les africains-américains se déroulent, puis les contre-manifestants se pointent et le brûlage et le pillage commencent, comme par hasard.

Les manifestants violents ? Ils sont blancs, mais plus que ça, c’est une répétition de ce que nous avons vu à maintes reprises, que ce soit les rues de Dallas en 1963 ou Hong Kong aujourd’hui.


Barbouzerie en action…

Qui sont-“ils”, les acteurs de ce théâtre de rue ?…

  • Des membres des forces spéciales commandos et du renseignement militaire de l’armé américaine
  • Des sous-traitants du renseignement comme Black Cube et des groupes liés à l’équipe DeVos/Prince, la crème de la communauté mercenaire
  • Des membres infiltrés de la police et des représentants du FBI Washington Field Office
  • Des politiques de terrain financés par des think tanks de Washington

La science du recrutement de “flash mobs” en utilisant les médias sociaux et la direction de la guerre urbaine est une spécialité de l’armée de terre des Etats-Unis. En fait, c’est la façon préférée de combattre les guerres des Etats-Unis de nos jours, émeutiers, terroristes, assassinats ciblés et propagande obscure.

Maintenant, tout cela est retourné contre les Etats-Unis dans une année électorale où le président en exercice est largué dans les sondages et blâmé, à juste titre, pour le plus grand désastre de l’histoire [la gestion de la pandémie CoV19].

Quelles politiques de Trump maintiennent donc l’armée, la CIA et la police entre autres, la main dans la main pour détruire le pays ? Est-ce l’énorme défiscalisation des riches ? La réduction de la population au travers de la mauvaise gestion de la pandémie ? Ou est-ce la défense d’Israël en ignorant à quel point d’absurdité et d’insanité cette nation est arrivée ?

Y a t’il de plus sinistres raisons, cela a t’il une importance ?

Ground Zero Minneapolis

Le meurtre de George Floyd, un agent de sécurité de boîte de nuit, par plusieurs policiers, incluant le collègue de longue date de Floyd du El Nuevo Rodeo Nightclub, Derek Chauvin, est supposé avoir déclenché des manifestations “organiques”.

Mais il n’y a rien “d’organique” au sujet de tout cela, pas l’étrange coïncidence que Floyd et son meurtrier, ou l’un d’entre eux, se connaissaient assez bien et de longue date, quelque chose que les médias ont dûment découvert pour très rapidement l’enterrer, comme s’ils avaient été ordonnés de le faire. Remontons quelques semaines en arrière. Des Américains mouraient, alors seulement quelques dizaines de milliers et non pas les plus de 100 000 à l’heure où j’écris ces lignes. Des manifestants ont envahi le Capitole de l’état du Michigan à Lansing, tous armés jusqu’aux dents, certains avec des armes automatiques militaires et des chargeurs de grande capacité. Ils rentrèrent dans le bâtiment pour impressionner les législateurs. La police ne fit rien.

Les organisations impliquées, malgré la pandémie, bougeaient ouvertement d’état en état, conduisant les mêmes véhicules, voyageant des milliers de kilomètres et, vous l’avez deviné, alors que tout ceci était illégal, la police ne fit rien.

Bien entendu, ces organisations étaient financées par Betsy DeVos, la sœur d’Erik Prince (NdT: le barbouze milliardaire fondateur de l’agence mercenaire Black Water/Xe/Academi ou quelque soit le nom aujourd’hui, dont la sœur Betsy, milliardaire sans aucune éducation ni diplôme, n’ayant jamais eu d’expérience de près ou de loin avec quelque école que ce soit, soutenant l’éducation privée, ayant donné plus de 200 millions de dollars à des écoles religieuses, est devenue ministre de l’éducation de Trump après avoir participé à hauteur de 9 millions de dollars dans la campagne électorale de celui-ci en 2016, bref un foutage de gueule en règle…), la main suspectée derrière plus d’une douzaine de conflits dans le monde.

Puis, alors qu’il apparaissait que beaucoup de ceux qui portaient ouvertement des armes militaires dans des bâtiments gouvernementaux étaient légalement interdits de porter ou de posséder des armes et même de voter à cause de condamnations et de problèmes de violence domestique, la police ne fit toujours rien.

Maintenant la police fait tout, particulièrement lorsque confrontée par des manifestations pacifiques à travers le pays. Plus c’est pacifique, plus violente est la police (NdT: ça vous rappelle quelque chose, Gilets Jaunes ?…)

Puis attendez un peu, et les mêmes visages se pointent, le type militaire à la coupe “carrée” de ceux qui lancent des cocktails molotov et des morceaux de béton. Aucune manifestation ne peut rester pacifique alors qu’une police militarisée requiert la violence pour lâcher ses “chiens méchants” et “armes menaçantes”, comme l’a dit Trump dans un tweet du samedi 30 mai 2020.

Puis, il y a les armées d’adolescents des banlieues blanches, amenées par les réseaux sociaux, chaque vidéo les montre et personne, sauf ceux qui essaient désespérément de maintenir les manifestations pacifiques, ne pose la question : mais pourquoi sont-ils ici ?

Réponse facile également : l’utilisation par la CIA et l’armée US d’”influenceurs sociaux” pour mettre en scène des évènements violents. La CIA et l’armée adorent ces “adolescents blancs”, enfants du privilège et de la désaffection, qui sont le plus facilement menés à la violence.

A quoi croyez-vous que servent les jeux vidéos ?…

Le logiciel spécialisé utilisé pour organiser et “lâcher” ces gens, une version modifiée du même logiciel que les groupes politiques utilisent, a fait une véritable carte de chaque nation de la planète et identifié des centaines, des milliers d’”influenceurs” primordiaux à qui on fournit “du matériel ciblé” et pour ceux qui sont dans le premier tiers, sont payés pour le faire.

Sous eux, il y en a des millions, dans chaque nation, profilés par une Intelligence Artificielle (IA) que les Etats-Unis affirment n’existe pas, certains sont fichés “utiles”, les autres fichés pour être arrêtés ou pire.

J’ai personnellement travaillé sur ces programmes, logiciels, je possède ce logiciel. je l’ai vu déployé en Egypte en toute première main, mais aussi dans d’autres nations, créant couche après couche de cartographie humaine qui montre chaque voisinage, cartographie cette marque, identifie et classifie non pas des milliers d’individus mais des millions.

Derrière les données se trouvent la planification et la capacité et celles-ci existent dans tellement de nations, des capacités que nous voyons maintenant déployées aux Etats-Unis par ces éléments criminels qui sont, en fait, le gouvernement des Etats-Unis.

L’organisation qui fait tout ceci, la planification et la capacité pour l’armée américaine est le Google Idea Groups/Google Jigsaw, travaillant de concert avec Facebook et toute une série d’entreprise de la haute technologie et menée par l’ancien conseiller à la sécurité de la Maison Blanche, Jared Cohen.


Jared Cohen de Google en conférence…
avec l’armée

Jared Cohen, en tant qu’employé de Google, enseigne la technique de guerre irrégulière utilisant les réseaux sociaux pour l’armée américaine. Cohen fait des conférences de manière régulière à West Point (NdT: l’équivalent yankee de St Cyr Coëtquidan) sur le sujet.

Conclusion

Nous avons identifié les organisations, qu’elles soient du renseignement, civiles ou militaires ou qu’elles soient politiques, c’est à dire “mondialistes”, comme actrices principales.

Nous pouvons aussi assumer sans nous tromper que chaque évènement est suivi et exploité, en fait nous savons que cela se passe ainsi. Pouvons-nous aussi assumer que beaucoup si ce n’est tous les “évènements”, sont aussi mis en scène ?

On commence alors un processus qui commence avec la question “A qui cela profite t’il ?” très rarement la réponse sera “les terroristes” ou “les chercheurs de vérité”. La réponse, invariablement, pointe vers “les suspects habituels”.

Mais ils ne seront pas nommés, pas tenus responsables, ne seront pas freinés, ni même sujets à enquête. Ils possèdent le sénat américain, un des leur est le ministre de la justice et ils contrôlent 5 des 9 juges de la Cour Suprême des Etats-Unis.

Ils ont toujours contrôlé les armes et le système carcéral.

Ils contrôlent la presse, ils contrôlent certainement l’internet, en fait, ils sont propriétaires de l’internet, c’est leur terrain de jeu, leur outil. Alors on pourrait demander, qu’en est-il des véritables aspirations d’une humanité recherchant la liberté ? Si elles existaient, les capacités pour les corrompre ou les écraser sont le pourquoi Google est Google.

Et si quelqu’un regardait dans le monde, utilisant de tels outils qu’on puisse rassembler, tout ceci implique l’internet, tout étant filtré et déformé, censuré et semé de conneries sans nom, quelle pureté de cœur pourrait-on trouver ?

Si ceci existait, Facebook le bannirait. Google le retirerait de ses listes, Youtube le censurerait.

Si cela existait, les médias l’étiquetterait terroriste et les Etats-Unis lui enverraient ses drones.

Ce serait sanctionné.


Même technique… même idéologie

Dans les rues des Etats-Unis, des milliers de personnes se battent pour leur vie contre une police vicieuse et militarisée qui s’est alignée il y a bien longtemps avec les éléments mondialistes.

Il n’y a pas de ligne de séparation entre la police et l’armée, la police et une agence d’espionnage ou la police et en fait… les criminels.

Depuis deux décennies, le but principale de l’armée des Etats-Unis a été de créer une atmosphère mondiale dans laquelle l’état policier contrôle, dans laquelle la surveillance totale et le contrôle total, manipulation totale, existent dans le monde.

La “communauté du monde des affaires” le demande.

Maintenant, ici même aux Etats-Unis, tous les trucs employés contre la Libye, la Syrie et l’Ukraine nous reviennent en effet boomerang… en pleine tronche !

= = =

Note de Résistance 71 : Comme malheureusement beaucoup d’analystes de l’altmedia, Duff et VT publient des analyses essentielles, mais ne proposent jamais de solution si ce n’est occasionnellement de voter pour Pierre, Paul ou Jacques, pensant qu’il suffit de changer le management pour que le système change et devienne vertueux. Leur naïveté (?) est touchante, mais il est temps de comprendre qu’en fin de compte…

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


vaincra !

Résistance politique et physique… inhérente à toute oppression…

Posted in actualité, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 29 décembre 2019 by Résistance 71


« Le pouvoir implique sa propre résistance » (Sitting Bull)

 

 

Résistance n’est pas terrorisme, un œil sur le monde musulman

 

Paul Laurendeau

 

26 décembre 2019

 

Source:

http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/resistance-nest-pas-terrorisme/

 

Bon, assez c’est assez. Je trouve particulièrement inacceptable et foncièrement malhonnête qu’on traite de terroristes —la fichue insulte bateau de ce temps— les petites gens qui combattent l’occupation des armées occidentales dans leur propre pays. Ces résistants se battent dans leur univers de vie pour la préservation de leur existence humaine la plus profonde. Mao disait: “respectez l’hinterland”. Ce n’est pas ce qui se passe en Irak et en Afghanistan, l’hinterland y est foulé au pieds, avec un mépris et une brutalité inégalés. Conséquemment, la guerre y perdure et il est vraiment temps que nos soldoques et leurs suppôts se rendent compte qu’ils ne sont pas les hérauts/héros du Souverain Bien dans ces portions du monde, loin s’en faut… Les combattant(e)s qui résistent, avec les moyens du désespoir, aux occupations occidentales dans nos conflits de théâtres sont à terme les plus puissants guerriers de ce temps. C’est parce qu’ils ont la puissance du cœur et des entrailles et l’opposent sans transiger à notre quincaillerie bureaucratico-militaire ronronnante, inerte, insensible. Ces résistants sont ceux qui gagneront au bout du compte. Je respecte profondément ces hommes et ces femmes. Ils incarnent la faillite et l’absurdité pharaonique des ultimes guerres impérialistes. Cessons une bonne fois de jouer les Tartuffes sanglants. Mais enfin, on envahit ces gens, on les massacre, les occupe, les spolie, détruit durablement leurs vies, chez eux, dans leur espace social et familial. Ils ne se laissent pas faire, défendent leurs villes, leurs maisons, leurs enfants et nous jouons encore les grands moralistes bêlants par dessus le tas sanglant de leurs morts, que nous avons-nous même empilé au bouteur kaki dans leur segment congru de ce monde cruel. Nul. Inepte. Fou. Inacceptable.

Et il se trouvera encore des propagandistes locaux de bas calibre pour dire que ces résistants sont manipulés par la cause ceci et la cause cela. Oh, la sacro-sainte foire aux manipulations. Il est bien vrai que moi, on m’a manipulé à tuer, sans me salir les mains, 100,000 irakiens, dont les intimes de ces hommes et de ces femmes qui «nous» résistent aujourd’hui. Mon crime, le monde entier le sait, fut perpétré pour des raisons strictement et exclusivement militaro-industrielles, sous des prétextes défensifs ouvertement mensongers. Je trouve cela en effet fort effrayant, révoltant et manipulateur, ce qu’on me fait faire en permanence sans que je bouge de chez moi… Il faut en somme les tuer ou vouer notre mode de vie à la faillite. Tuez-les donc, pour le coup, je vote pour… Je suis un impérialiste ordinaire (qui s’ignore). Je suis compromis à fond dans la mort violente et atroce de ces hommes et de ces femmes, comme tout occidental se baladant ou se faisant livrer des biens dans des véhicules à carburant fossile. Ne pas décrire les faits comme cela, c’est tout simplement les occulter servilement… Il faut bien un jour ou l’autre être lucide sur la totalité de cette tragédie humaine contemporaine. Il n’y a aucun auto-dénigrement là dedans. La guerre d’Irak fut une guerre de pétro-pillage, nous n’allons certainement pas nier une évidence aussi massive et frontale. Nous sommes donc tous responsables, en utilisant ce qui y est pillé, en vacances comme au boulot. Cela ne m’amuse pas plus que quiconque d’admettre cela… Notre insensibilité confortable dans notre portion du monde engendre conflits, violences et crimes dans l’autre portion. Le nier c’est mentir froidement. C’est cela aussi, la ci-devant mondialisation.

Sauf qu’un fait historique demeure, clair et net: la lutte de résistance est une des lois de la guerre (toutes les guerres, sans distinctions spécifiques). Si on n’en veut pas, bien, il faut rester chez soi. Dans les conditions iniques de ce temps, je seconde de tout coeur la résistance des peuples opprimés du monde. Leur idéologie, ronflante et limitative, ne m’est rien. Leur action modeste, abnégative, absolue dans l’idéal d’un monde meilleur, m’est tout. Quiconque veut l’interruption de ces résistances doit tout simplement rappeler la troupe, faire cesser les bruits de bottes de la soldatesque et respecter la diversité fondamentale de notre tout petit petit monde. Ceci n’est pas une question de conjoncture mais de principe.

On nous raconte aujourd’hui, barda de citations de pseudo experts de l’OTAN à l’appui, que les Afghans ont désormais un gouvernement élu dont l’occupant occidental assure une «supervision technique». Un peu facile, en effet, le coup de l’empilade de citations tirées du Dictionnaire Électronique des Idées Recues (au mot clef: Taliban). Sauf qu’il faudrait quand même expliquer pourquoi, si « l’Afghanistan est un état souverain, que ce pays dispose d’un gouvernement et d’un président élu », les États-Unis d’Amérique, son occupant de plain pieds en fait, malgré vos dénégations rampantes, ont dû faire alliance avec les brigands semi-factieux de la ci-devant Alliance du Nord pour se tenir en selle. Le baratin des faux experts de l’OTAN., n’ont qu’une seule fonction: confirmer et légitimer intellectuellement et mentalement les salades intoxidentales du journal du matin. C’est de la propagande pure. Ces « spécialistes », suppôts de la ci-devant OTAN ricaine, vous mentent ouvertement et vous, vous mordez et vous relayez docilement. C’est que l’Afghanistan est en train de battre un drôle de petit record absurde et sanglant. Celui d’être le seul pays de miséreux à avoir sorti de son territoire les deux superpuissances de la Guerre Froide de jadis. Il va falloir expliquer cela aussi un jour… en évitant préférablement les analyses ressassées par la cause externe et l’abstraction creuse et malhonnête des «terribles souffrances»… L’occupation occidentale ne débarrasse pas cette société de ses éléments extrêmes de tous barils, elle légitime leur emprise, elle perpétue leur tiraillage, elle les érige en héros. C’est un ratage intégral.

On nous chante donc sur tous les tons que les Afghans n’ont pas élu ces «talibans» qui résistent. Sans me mettre à chipoter trop avant dans de tels postulats électoralistes et autres, je ne veux poser ici qu’une simple question, un peu perfide: de quelles sources (autre que celles de la sacro-sainte intoxidentale) tenons-nous que la résistance afghane actuelle est talibane? Croyant une fois de plus à sa propagande sans nuance sociopolitique, l’Occident étiquette aujourd’hui «taliban» tout ce qui lève une arme contre lui, dans les montagnes afghanes. La résistance afghane n’est pas talibane, elle est intégrale. L’instance profiteuse en sera sans doute éventuellement talibane, mais ça c’est autre chose. C’est la politique politicienne qui suit après le recroquevillement des questions fondamentales. Et la question fondamentale ici c’est ceci: une occupation étrangère sépare-t’elle l’hinterland de ses éléments belliqueux et fascisants? Réponse: non. Au contraire, elle les unit, les fusionne, les joint intimement, les amalgame et transforme l’hinterland en maquis de martyrs pour une cause qui ne mérite probablement pas cette solidarité nationale artificielle qui est le principal artéfact résistant de toute occupation. L’occupation fascise tout le monde, y compris ceux qui la combattent. Elle ne se gagne rien et sert la cause qu’elle croit contenir. Je ne comprends pas que la dure leçon de l’histoire ne porte pas encore, sur une question aussi documentée dans la violence et le sang. Résistance n’est pas terrorisme. Résistance est ce que deviendra l’hinterland métal dans la forge de l’envahisseur.

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Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Effondrer le colonialisme

Compilation Howard Zinn

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 


Résistance à l’oppression coloniale