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Gilets Jaunes révolution sociale 5ème round 15 décembre 2018: Au-delà d’une nuit du 4 août !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 décembre 2018 by Résistance 71

Cet appel lancé par Jérôme Baschet depuis les terres autonomes zapatatistes du Chiapas (sud-Mexique) pour une poussée plus avant de la conscience politique collective vers le principe de bon gouvernement, celui de, par et pour la base du peuple. L’abolition des privilèges n’est pas une solution si on laisse en place le système même qui permet leur existence !
Nous l’avons dit depuis des années et le répèterons sans cesse: Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait  en avoir ! A bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat, mode d’esclavagisme moderne, pour que fleurisse la société des sociétés émancipée définitivement du rapport dominant/dominé, n’existant que par le fait rendu possible de la séparation du pouvoir du corps social en une entité séparée, forcément à terme, aristocratique et oligarchique.
Pour nous aider toutes et tous en cette démarche, incluant bien entendu le mouvement des Gilets Jaunes, nous devons comprendre le fondement de l’affaire et notre mode d’action transformateur de la réalité doit provenir d’une conscience politique collective elle-même issue d’une compréhension critique de notre réalité. Ci-dessous, trois textes fondamentaux pour nous aider à y parvenir, ensemble, merci de (re)lire et de diffuser sans aucune modération:

~ Résistance 71 ~


15 décembre, GJ 5ème round

 

 

Pour une nouvelle nuit du 4 août (ou plus)

 

jeudi 13 décembre 2018, par Jérôme Baschet

 

Source:
https://www.lavoiedujaguar.net/Pour-une-nouvelle-nuit-du-4-aout-ou-plus

 

Ah, ça oui ! Il faut le reconnaître. Il nous a émus, Manu. Il nous a entendus ; il faut dire qu’avec les cotons-tiges grands comme des poutres que les infirmières lui avaient préparés, ça a dû bien lui déboucher les pavillons. Et, vous vous rendez compte, tout ce qu’il a fait depuis qu’il est président, c’était pour nous. Il nous aime tellement ! C’est pour nous qu’il avait augmenté la CSG, réduit les APL, augmenté la taxe carbone, etc. Pour notre bonheur, par amour pour nous. Et quand il nous accablait de son mépris, c’était aussi par amour. Pour nous pousser à donner le meilleur de nous-mêmes.

D’ailleurs, la preuve : il nous aime tellement qu’il a compris que le paquet de cacahuètes annoncé par le premier ministre, la semaine dernière, ce n’était vraiment pas assez. Alors là, d’un seul coup, il en a mis quatre sur la table, des paquets de cacahuètes. Pour qu’on comprenne enfin combien son amour pour nous est immense.

Bon, c’est vrai qu’en ouvrant les paquets on se rend compte qu’il y a pas mal de cacahuètes avariées, ou pas si fraîches que ça. Et même que l’un des paquets contient surtout du vent (combien d’entreprises vont donner ces primes de fin d’année ?). Et puis, au fond, un paquet ou quatre, ce ne sont jamais que des cacahuètes. Pour que les singes restent dans la cage. Pour que les moutons rentrent à la bergerie.

Et puis, vous avez vu. Même s’il parle tout doucement, avec une petite voix à l’humilité bien apprise, il continue à se croire le roi. Il a tenu à bien nous montrer qu’il parle depuis les ors élyséens. Et le détail qui tue : vous avez vu, sur son bureau, à côté des mains posées à plat pour afficher la sérénité, le petit service en or qui étincelait sous les projecteurs. C’était là pour nous narguer. Aux Gaulois récalcitrants, Macron, il a le culot de répondre par un coq en or (ou bien c’est la poule aux œufs d’or, mais alors à qui s’adresse le message ?) ! C’est moi, dit-il, qui vit dans les palais du pouvoir. Même si aujourd’hui je vous parle tout gentil-gentil pour calmer la grosse colère, c’est quand même moi le roi. Et vous vous êtes toujours les gueux !

Car bien sûr, pas question de changer un tant soit peu de politique. Pas question de revenir à l’ISF. Pas question de mettre à contribution les entreprises faisant des bénéfices élevés. Pas question de faire payer les gros pollueurs (d’ailleurs, l’écologie, on n’en parle même plus). Les mesures minimales ne sont même pas envisagées, comme la revalorisation réelle du SMIC et de l’ensemble des bas salaires et des petites retraites, ou encore le rétablissement de l’ISF, alors même que le financement de ces mesures et de quelques autres est à portée de main : il suffirait de mettre fin à la double aide aux entreprises en 2018, allègement des charges et maintien du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), ce qui représente 20 milliards de recettes supplémentaires (alors que les mesures d’hier n’en coûtent que 5 ou 6).

Mais rien de tout cela ne correspond vraiment à l’enjeu de la situation. Au fond, notre petit roi l’a sans doute compris, mais il tente une dernière ruse pour voir s’il peut nous berner encore une fois à bon compte. Car, comme le disent très bien bon nombre de gilets jaunes, quelque chose de très profond a basculé. Les gens ont repris leurs vies en main. Ils ont fait l’expérience de la puissance collective. Ils connaissent désormais la joie partagée qu’elle permet d’éprouver. Ils savent que ce qui était réputé impossible hier, devient possible lorsque le peuple se soulève et reprend sa liberté. Lorsqu’il cesse de déposer son destin dans un pouvoir et des institutions faites pour l’en déposséder.

Alors, oui, la force du soulèvement fait vaciller le pouvoir. Les puissants tremblent. Et pas seulement en France (du reste, une contagion aux autres pays européens, qui a commencé, serait décisive pour pouvoir gagner vraiment). Le processus en cours ne va pas s’arrêter comme cela. Des millions de personnes ont pris goût à la liberté et ne sont plus disposées à continuer à vivre comme avant. Il ne s’agit plus d’une goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase ; c’est une digue qui a lâché.

Et puis, vous avez vu que le petit roi a annoncé qu’au lieu de rétablir l’ISF il allait demander aux très riches de faire un geste. C’est Noël, une petite aumône pour les pauvres de France, ce serait tellement émouvant ! Mais dans quel monde vit-il ? C’est toujours Marie-Antoinette et ses brioches, pendant que dehors, la révolution a commencé ! Et puisqu’il s’agit de révolution, il est temps d’en appeler à une nouvelle nuit du 4 août. Ça oui, ça serait un tant soit peu à la hauteur de la situation. Du reste, les grandes fortunes, nos nobles d’aujourd’hui, devraient aisément le comprendre, s’ils veulent garder une partie de leurs privilèges. Oui, les cinq cents plus grosses fortunes de France pourraient sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé en acceptant d’apporter à l’effort national la moitié de leurs patrimoines. Allez, les Chanel, Hermès, L’Oréal et autres Auchan et Lactalis, vous pouvez sauver la patrie en danger. Allez, Bernard, après ce renoncement déchirant, il te restera quand même quelque 36 milliard d’euros. Même si tu perds quelques places au classement Forbes (ce qui est vraiment rageant, il faut en convenir), est-ce que, dans la vie, tu sentiras vraiment la différence ? Et puis, ces patrimoines, ils ont quand même augmenté de 17 % rien que depuis l’an dernier ; ils ont été multipliés par trois en une décennie, de sorte que même en t’en prélevant la moitié, ils seront toujours supérieurs à leur niveau d’il y a dix ans. Le patrimoine des cinq cents plus grosses fortunes, c’est 650 milliards d’euros ! Avec la moitié, 300 milliards en chiffres ronds, plus aucun problème pour financer les programmes dits de la « transition écologique » (100 milliards) ni pour étoffer les mesures sociales d’urgence ou lancer une remise en état des services publics (100 milliards) ; on pourrait même aider les pays africains (50 milliards) et alléger la dette pour soulager les budgets à venir de l’État (50 milliards ; vous voyez si on est raisonnables !). Mesdames et messieurs les très-très-très riches, vous entreriez dans l’histoire ! Et puis, surtout, vous pourriez arrêter le tsunami en cours qui, sinon, risque de tout emporter sur son passage. Vous avec.

Une remarque encore : vous voyez bien que cet appel n’a rien de vraiment révolutionnaire (pour qu’on puisse vraiment parler d’une nuit du 4 août, il faudrait renoncer à certains des privilèges qui permettent de constituer de telles fortunes, tels que les prérogatives des actionnaires et le pouvoir sur les salariés). Donc, ce serait céder un peu, pour garder l’essentiel. Les super-riches seraient toujours des super-riches. Ils continueraient à faire de considérables profits pour renflouer bien vite leurs caisses. De plus, ils apparaîtraient comme les bienfaiteurs de la nation et en tireraient une légitimité inédite. Cependant, il est à craindre que, malgré tant d’avantages évidents et des inconvénients si restreints, nos grandes fortunes n’entendront pas cet appel. Il n’y aura alors pas d’autre issue pour le soulèvement en cours que de pousser au plus loin les potentialités qui ont commencé à s’affirmer, partout en France, avec une détermination et une intelligence proprement renversantes.

Ce dont des millions de personnes font actuellement l’expérience, c’est que le peuple qui se soulève reprend son destin en main. Au lieu de se dessaisir de sa puissance collective au profit de la classe politique et des institutions représentatives, il peut s’organiser par lui-même et décider par lui-même de quelle manière il entend vivre. Les zapatistes du Chiapas, qui en font l’expérience depuis vingt-cinq ans, disent que nous pouvons nous gouverner nous-mêmes et appellent ceux qui s’inspirent de leur exemple à former leurs propres « conseils de gouvernement » (ou tout autre terme qui conviendra à chacun). Dans l’actuel soulèvement des gilets jaunes, certains appellent à former des comités populaires avec leurs assemblées (voir l’appel de Commercy). D’autres invoquent l’expérience des communes libres, qui repenseraient la vie collective à partir des besoins réels de tous et de toutes, et pourraient se fédérer pour traiter les enjeux régionaux et nationaux.

Et puis, lorsque tant de gilets jaunes disent qu’il n’est plus question de vivre comme on l’a fait durant tant de temps, cela suppose de repenser l’organisation collective précisément à partir de cette question : de quelle manière voulons-nous vivre ? Aujourd’hui, c’est là précisément la question qui est par principe exclue, parce que la marche du monde est dictée par un tout autre impératif fondamental : celui de l’Économie. Une Économie dont le productivisme est entretenu par l’exigence de profit, notamment celui des méga-entreprises transnationales et des marchés financiers. Une Économie dont la croissance sans limite est de plus en plus clairement déconnectée des besoins réels des humains, et qui s’avère responsable du cycle infernal des émissions de gaz à effet de serre et de la destruction généralisée du vivant, qui nous conduisent à la catastrophe.

La poule aux œufs d’or, c’est la France d’en bas qui ne s’en sort pas et que l’État achève sous les taxes. C’est tous ceux qui produisent la richesse de ce pays pour le bénéfice des grands prêtres du CAC 40. C’est notre planète que le productivisme engendré par l’exigence du profit est en train de dévaster et de rendre invivable. C’est la vie sur Terre qui agonise sous l’haleine brûlante de l’hydre capitaliste.

Destitution de Macron et de tout Pouvoir d’en haut.
Blocage de la machine folle de l’Économie qui détruit la planète.
Vive l’autogouvernement populaire !
Vive les communes libres de France et d’ailleurs !
Vive la vie digne pour tous et toutes, dans le respect de la Terre !

San Cristóbal de Las Casas, 11 décembre 2018.
An 25 du soulèvement zapatiste.
An 1 du soulèvement des gilets jaunes
et des colères de multiples couleurs.

Jérôme Baschet

= = =

Trois textes fondamentaux pour nous aider à y parvenir, ensemble, à lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

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Enfin de nouveau disponible en français !… Le livre pédagogique le plus subversif de l’histoire: « La pédagogie des opprimés » de Paulo Freire (format pdf gratuit)

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“La rébellion sans la conscience critique est pour ainsi dire une explosion d’impuissance.”
~ Paulo Freire ~

“Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Quand ton regard pénètre longtemps au fond de l’abîme, celui-ci aussi pénètre en toi.”
~ Friedrich Nietzsche ~

“Voici l’arbre des émancipés.
L’arbre de la terre, l’arbre nuage.
L’arbre pain, l’arbre flèche.
L’arbre poing, l’arbre feu.
L’eau tumultueuse de notre
époque nocturne l’inonde,
mais son mât équilibre
l’arène de sa force.”
~ Pablo Neruda ~

“Planter l’arbre de demain, voilà ce que nous voulons […] L’arbre de demain est un espace où se trouve tout le monde, où l’autre sait et respecte les autres et où la fausse lumière perd sa dernière bataille. Si vous insistez pour que je sois plus précis, je vous dirais que c’est un endroit ayant la démocratie, la liberté et la justice, voilà ce qu’est l’arbre de demain…”
~ SCI Marcos, 1999 ~

“Voilà pourquoi nous autres Zapatistes sommes des combattants, parce que nous voulons: ‘Tout pour tout le monde et rien pour nous-mêmes’. Si nous avions capitulé, si nous nous étions vendus, nous ne serions plus pauvres, mais d’autres auraient continué à l’être. […] Nous Zapatistes disons: ‘Je suis ce que je suis et tu es ce que tu es. Construisons un monde où je puisse être et ne devrais pas cesser d’être, où tu puisses être et ne pas avoir à cesser de l’être et où ni toi ni moi ne forcerons un autre à être comme toi ou moi.’ Donc quand nous, Zapatistes disons: ‘Un monde où beaucoup de mondes sont inclus’, nous disons plus ou moins que ‘chacun fasse ses propres trucs’…”
~ SCI Marcos, 1999 ~

 

Introduction au livre de Paulo Freire: “La pédagogie des opprimés”, version pdf

 

Résistance 71 

 

13 décembre 2018

 

La conjoncture socio-politique française du moment avec l’avènement du mouvement populaire des Gilets Jaunes, nous amène à publier plus tôt ce que nous considérons, juste après notre “Manifeste pour la société des sociétés”, publié en octobre 2017, le travail dont nous sommes les plus fiers: la traduction complète d’un des plus remarquables textes éducatifs, qui n’est plus disponible en français depuis quelques 30 ans: “La pédagogie des opprimés”, du grand éducateur, penseur et pédagogue critique brésilien Paulo Freire, dans une superbe mise en page claire et aérée de Jo.

Le livre en format Pdf gratuit
Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Publié en espagnol puis en portugais en 1970 alors que l’auteur était en exil au Chili, après le coup d’état brésilien de 1964 (il ne retournera au Brésil qu’en 1980), ce livre est très rapidement devenu LE livre de la révolution pédagogique pour l’émancipation de l’humanité du rapport dominant/dominé entretenu sciemment par les systèmes socio-politiques en place quels qu’ils soient.

Très rapidement, ce livre a été traduit en quelques 18 langues et est devenu le livre éducatif et pédagogique le plus subversif de l’histoire. Il est toujours interdit de nos jours dans certains pays ou états (comme par exemple en Arizona aux Etats-Unis).  

“La pédagogie des opprimés” est, sans nul doute, le livre le plus subversif de l’histoire de la pédagogie au service de la pensée critique et donc de la libération.

Paulo Freire (1921-1997, voir sa bio plus complète dans le pdf) fut secrétaire à l’éducation de la ville de Sao Paulo, enseigna en université et à l’UNESCO. Son héritage pédagogique est énorme et de nombreux élèves de Freire devinrent et sont toujours, d’éminents éducateurs continuant son œuvre dans le monde entier.

Nous pensons qu’il est grand temps qu’enfin ce livre et cette méthode pédagogique critiques soient de nouveau accessibles en français. Dans le cadre du grand mouvement populaire des Gilets Jaunes, qui s’est mis en marche en France depuis le 17 novembre dernier, nous pensons que cet ouvrage et ses enseignements d’une richesse phénoménale, trouveront leur juste place dans la perspective d’une réflexion et action critiques permettant le saut qualitatif nécessaire à toute avancée (r)évolutionnaire pour une société définitivement émancipée de l’oppression, de la violence et de la domination du plus petit nombre sur le plus grand nombre, tel que nous le subissons depuis des millénaires.

On ne sort pas indemne de sa lecture. Vous ne percevrez sans doute plus le monde de la même façon après lecture, mais de là jaillira la fontaine d’eau cristalline qui abreuvera l’élan vers ce changement radical de société tant attendu par nous tous, les opprimés du monde.

Les citations que nous avons employées ci-dessus ne sont pas anodines, surtout les deux dernières du Sup Marcos, du mouvement (néo)zapatiste du Chiapas au Mexique ; en effet, avant la sortie au grand jour du ¡Ya Basta! zapatiste le 1er janvier 1994, beaucoup se sont demandés ce qu’avaient fait les leaders zapatistes et le peuple en toute clandestinité entre 1984 et 1994 pour préparer l’éruption de liberté et d’émancipation qui s’en est suivie…

La réponse à cette question pertinente se trouve dans et avec “La pédagogie des opprimés” de Paulo Freire. Nous pensons que ce qui est aujourd’hui et depuis 1994, le mouvement émancipé du Chiapas du sud-Mexique est le résultat direct d’une application de terrain de la “pédagogie des opprimés” de Freire. La méthodologie ne fait quasiment plus aucun doute quand on observe le résultat obtenu et son évolution dans la longévité.

Nous offrons cet ouvrage gratuitement à tous les peuples francophones, en espérant qu’il en sera fait bon usage. Vous aurez énormément de mal à trouver un texte académique aussi subversif et utile à la cause de l’humanité opprimée, pour son émancipation définitive. 

Ce n’est pas un hasard s’il n’a jamais été réédité en français. Il n’y a jamais de hasard dans le domaine politique. 

N’oublions jamais ce que nous a dit Albert Camus en 1951 dans “L’homme révolté”: “On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire. Il ne peut y en avoir qu’une qui serait la révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle dès l’instant où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que le gouvernement et la révolution sont incompatibles au sens direct. “Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.”… S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée. C’est pourquoi tous les révolutionnaires visent finalement à l’unité du monde et agissent comme s’ils croyaient à l’achèvement de l’histoire…

Lisons Paulo Freire et appliquons ensemble sa méthodologie pour une “unité heureuse et une mort rassasiée”…. !

Longue vie aux Gilets Jaunes ! Mais que ce mouvement se transcende pour parvenir à l’émancipation réelle, nous en fournissons ici un outil remarquable avec cet ouvrage de Paulo Freire.

A bas l’État, à bas la société marchande, à bas les institutions, à bas l’argent et à bas le salariat, pour que resplendisse la société des sociétés ou, comme le disent les compas zapatistes, “un monde où beaucoup de mondes sont inclus.

 

Resistance politique: Qui est Emmanuel Macron ?

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Comme d’habitude, fiche de recherche très intéressante de Meyssan sur Macron. On se rappelle de son excellente fiche sur Sarkozy avant cela incluant le système de cooptation au sein de ce qu’on appelle « l’état profond ».
Néanmoins il convient de noter une chose en recherchant un peu plus profondément sur les gens invoqués que tous font partis du même sérail à la convergence d’intérêt évidente. Macron le « Rothschild boy » n’est pas anecdotique, car même s’il s’avère que la relation avec Henry Kravis soit importante en effet, Henry Kravis lui-même, fondateur de KKR pour Kohlberg, Kravis, Roberts est le cousin au premier degré de Roberts. Kravis vient de Goldman Sachs, liée aux Rockefeller, Kohlberg et Roberts viennent de Bear Stearns, requins de la finance qui implosa en 2008, rachetée par JP Morgan (intérêts Rockefeller, représentant les Rothschild aux Etats-Unis). Henry Kravis est le vice-chairman de la Rockefeller University et sa fondation (exonérée d’impôts bien entendu…) y a investi plus de 100 millions de dollars… Les Rockefeller sont le bras des Rothschild aux Etats-Unis.

Voir sur ce blog l’article le plus lu depuis sa création en 2010: « Les huit familles du cartel banquier transnational »

Bref tout ce « joli monde » se serre les coudes pour piller toujours plus avant le monde et placer leurs pions sur l’échiquier géopolitique du crime organisé. Alors, Macron un « Kravis boy » ? Oui, mais aussi un « Rockefeller boy » et donc un « Rothschild boy », employé en bon larbin par la famille Rothschild, la boucle est bouclée. Un  larbin est un larbin, et ceci existera tant que nous laisserons la structure de la société le permettre. Pourquoi vouloir retirer la pression des Rothschild comme s’ils n’avaient rien à voir avec tout ça ?… Même s’il peut y avoir quelques rivalités financières conjoncturelles, les grandes familles de la mafia financière demeurent comme cul et chemise… Convergence d’intérêts oblige. Et leurs intérêts sont radicalement différents des nôtres.
Tout cela n’est en rien inéluctable, ce n’est qu’une création humaine. Ce qui est fait peut être défait, suffit de voir, comprendre et agir.
Analyser le monde, en comprendre sa réalité et agir sur cette réalité pour le transformer dans les sens du bien commun, ensemble, par delà les antagonismes induits et dans l’harmonie de notre complémentarité organique, telle sera la société des sociétés à venir, le mouvement des Gilets Jaunes n’est que le début du chemin.

~ Résistance 71 ~

Mise à jour de 12/12 à 10h35:

La fusillade de Strasbourg est-elle une opération Gladio 2.0, c’est à dire l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) volerait-elle au secours de son « soldat Macron » ? Auquel cas, l’analyse de Meyssan prend une dimension intéressante…

 

 

Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ?

 

Thierry Meyssan

 

11 décembre 2018

 

url de l’article original: http://www.voltairenet.org/article204276.html

 

On présente souvent le président Macron comme un Rothschild Boy. C’est exact, mais c’est accessoire. Thierry Meyssan montre qu’il doit sa campagne électorale principalement à Henry Kravis, le patron d’une des plus grandes sociétés financières globales, et à l’Otan ; une lourde dette qui pèse aujourd’hui sur la solution de la crise des Gilets jaunes.

Emmanuel Macron ne se destinait pas à la politique. Jeune homme, il espérait devenir philosophe, puis haut-fonctionnaire, puis banquier d’affaire. Pour arriver à ses fins, il fréquenta les bonnes fées de l’Oncle Sam : la French-American Foundation et le German Marshall Fund of the United States.

C’est dans ce cadre, qu’il a rencontré Henry et Marie-Josée Kravis, dans leur résidence de Park Avenue, à New York [1]. Les Kravis, soutiens indéfectibles du Parti républicain US, comptent parmi les grandes fortunes mondiales qui font la politique hors du champ des caméras. Leur société, KKR, est avec Blackstone et le Carlyle Group, l’un des principaux fonds d’investissement dans le monde.

« La curiosité d’Emmanuel pour la can do attitude, cette capacité à se dire que si l’on veut on peut, était fascinante. Mais il a une volonté de savoir, de comprendre ce qui marche sans pour autant l’imiter ou le copier qui le fait rester très français », déclare aujourd’hui Marie-Josée Drouin (Madame Kravis) [2].

Muni de la double recommandation des Kravis et de Jean-Pierre Jouyet [3], il intègre le cercle fermé de l’équipe de campagne de François Hollande. Dans un e-mail adressé à la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, le directeur de la planification politique Jake Sullivan, décrit les quatre principaux membres de l’équipe de campagne du candidat socialiste, dont l’inconnu Emmanuel Macron. Il précise qu’il devrait devenir le Directeur général du Trésor (« the top civil servant at the Finance Ministry ») [4].

Cependant lorsque François Hollande est élu, Emmanuel Macron devient l’adjoint du secrétaire général de l’Élysée, une fonction plus politique. Il semble qu’il ambitionnait de succéder à Jean-Pierre Jouyet comme directeur de la Caisse des dépôts et consignations, poste qui échut en mai 2014 au secrétaire général de l’Élysée. Il est invité, quelques jours plus tard, au Club de Bilderberg sur proposition des époux Kravis. Il y fera une violente intervention dans un anglais parfait contre son patron, François Hollande. De retour à Paris, il démissionne de son cabinet.

Les époux Kravis sont parmi les principaux piliers du Bilderberg, dont Marie-Josée Drouin-Kravis est administratrice. Contrairement à une idée répandue, le Bilderberg n’est pas un lieu de décision. Ses archives attestent qu’il a été créé par la CIA et le MI6, puis est devenu un organe d’influence de l’Otan qui en assure directement la sécurité [5]. L’intervention de Macron ayant été bien reçue, il devient un des hommes de l’Otan en France.

Ayant quitté la politique, il ne souhaite plus y revenir. Il explique à maintes reprises à son entourage qu’il entend devenir professeur d’université. Avec l’aide de l’essayiste Alain Minc (adoubé en 2008 au Bilderberg), il obtient un poste à l’université de Berlin et un autre à la London School of Economics, mais ne parvient pas à être embauché à Harvard.

Pourtant, en août 2014 —trois mois après avoir « quitté la politique »—, il est nommé par François Hollande sur proposition de Jean-Pierre Jouyet (adoubé en 2009 au Bilderberg), ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Dans un livre paru en 2018, François Hollande assure que ce choix était son idée [6]. C’est possible, mais cela suppose qu’il n’a pas été informé de l’intervention de Macron au Bilderberg. Or, une de ses ministres et amie, Fleur Pellerin y avait également été invitée.

En décembre 2014, Henry Kravis créé sa propre agence de Renseignement, le KKR Global Institute. Il nomme à sa tête l’ancien directeur de la CIA, le général David Petraeus. Celui-ci va poursuivre avec les moyens privés de Kravis (le fonds de placement KKR) —et sans en référer au Congrès— l’opération « Timber Sycamore » que le président Barack Obama avait initiée. C’est le plus important trafic d’armes de l’Histoire impliquant au moins 17 États et représentant plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes pour plusieurs milliards de dollars [7]. À ce titre, Kravis et Petraeus sont les principaux fournisseurs de Daesh [8].

Le président du Bilderberg, le Français Henri de Castries, invite le député-maire du Havre, Édouard Philippe à la réunion annuelle, qui se tient cette fois en juin 2015 en Autriche. Il sera à nouveau invité, en Allemagne cette fois, en mai 2016. Lors de la campagne présidentielle en France, Henri de Castries et Édouard Philippe seront des soutiens de François Fillon. Ils le laisseront tomber dès que Jean-Pierre Jouyet [9] aura fourni au Canard enchaîné les documents financiers réunis par l’Inspection des finances sur les emplois douteux de Madame Fillon [10]. Ils se rallieront alors à Emmanuel Macron.

En avril 2016, Emmanuel Macron fonde sa formation politique, En Marche !, dont le marketing est calqué sur Kadima !, le parti prétendument ni-droite ni-gauche d’Ariel Sharon. Son programme, quant à lui, décline les notes de l’OCDE [11] et celles de l’Institut Montaigne, dont Henri de Castries est le président. C’est d’ailleurs dans les locaux de l’Institut qu’il est créé. Mais Castries fait croire à Fillon qu’il ne soutient pas Macron et que c’est pure coïncidence. Il continuera d’ailleurs à lui faire croire durant des mois qu’il est prêt à devenir son Premier ministre.

Initialement, le financement d’En Marche ! n’est pas contrôlé. C’est une simple association qui peut recevoir des dons de l’étranger. Le nom des donateurs n’est pas transmis au fisc. L’archi-milliardaire Henry Kravis est de ceux-là.

Durant sa campagne, Emmanuel Macron rencontre régulièrement l’ancien président du FMI, Dominique Strauss-Kahn (« DSK »). Ces séances de travail seront niées jusqu’à ce qu’elles soient révélées par Le Parisien, bien plus tard, le temps que son image de pervers sexuel se soit atténuée. DSK (adoubé par le Bilderberg en 2000) apporte à la fois le soutien de la haute-fonction publique et celui du patronat français ; l’alliance sociologique qui avait porté à bout de bras le régime collaborationniste de Philippe Pétain et qui s’est reformée dans les années 80 autour de la Fondation Saint-Simon.

En juin 2018, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer est invité sur proposition d’Henri de Castries à la réunion annuelle du Bilderberg, qui se tient cette fois en Italie. Ce juriste, spécialiste de droit constitutionnel, a toujours lié la science politique et la pédagogie. Il a été l’un des trois directeurs centraux du ministère de l’Éducation, puis directeur de la prestigieuse École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC). Il connaissait depuis longtemps Castries qu’il a fréquenté au sein de l’Institut Montaigne.

Lorsque la crise des Gilets jaunes débute en France [12], il est rapidement évident que le problème est profond et ne pourra pas être résolu sans remettre en cause la globalisation financière, ce que le président Macron ne peut pas faire. Durant sa campagne électorale, il avait surpris ses donateurs lors d’un dîner à New York en faisant le procès de financiarisation de l’économie. C’était de la rhétorique électorale. Il avait été repris par les Kravis : la financiarisation, c’est ce qui autorise les « achats à effet de levier » (leveraged buy-out) qui leur ont permis de devenir ce qu’ils sont.

Il convient donc que face aux Gilets jaunes, le président Macron sacrifie son Premier ministre en victime expiatoire lors des prochaines élections (les européennes de mai 2019 qui seront à coup sûr perdues). Mais, outre qu’il lui faut tenir cinq mois encore, par qui le remplacer ? Lorsque l’on doit le financement de sa campagne électorale et le choix de son Premier ministre à l’Otan, il n’est pas pensable de le remplacer sans en référer à l’Alliance. Le candidat idéal à cette fonction serait donc Jean-Michel Blanquer.

[1] Cette rencontre s’est probablement tenue en 2007. Par la suite, Emmanuel Macron a systématiquement rendu visite aux Kravis lors de ses déplacements aux États-Unis, tandis qu’Henry Kravis le recevait dans ses bureaux de l’avenue Montaigne lorsqu’il venait à Paris.

[2] « Quand Emmanuel Macron découvrait l’Amérique à 29 ans », François Clemenceau, Le Journal du Dimanche, 22 avril 2018.

[3] Jean-Pierre Jouyet est un ami personnel de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Il a dirigé l’Inspection générale des Finances de 2005 à 2007. Il était alors le supérieur hiérarchique d’Emmanuel Macron.

[4] « Hollande Team », e-mail by Jake Sullivan, May 10, 2012. Source : Wikileaks.

[5] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie), Réseau Voltaire, 9 avril 2011.

[6] Les leçons du pouvoir, François Hollande, Stock, 2018.

[7] « Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 juillet 2017.

[8] « Saisir des transnationales pour reconstruire la Syrie ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 août 2018.

[9] Jean-Pierre Jouyet est resté ami avec Henri de Castries à la fin de leurs études à l’École nationale d’Administration (ENA, Promotion Voltaire). C’est là qu’ils ont fait la connaissance de François Hollande.

[10] Contrairement à la version officielle, les informations du Canard enchaîné ne sont pas le fruit d’une investigation journalistique. La totalité du dossier a été fournie en une seule fois à l’hebdomadaire par Jean-Pierre Jouyet en violation du secret fiscal.

[11] L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est un des deux organismes issus du Plan Marshall. L’autre, c’est l’Otan.

[12] « Comment l’Occident dévore ses enfants », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 décembre 2018.

 


Etienne de la Boétie 1548

Mouvement des Gilets Jaunes, allocution Macron du 10 décembre 2018… Macronus 1er postule t’il à un “César” 2019 ?…

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ou L’allocution d’un mignon

 

Résistance 71

 

11 décembre 2018

 

N’était-il pas mignon ce Macron avec ses petites pattes posées bien à plat devant lui sur le burlingue ? On aurait dit une marmotte aux abois, prête à siffler pour que toutes rentrent dans leur tanière.

Grand numéro de démagogie pleurnicharde se voulant solennelle. Il a passé ces quelques dernières semaines à répéter le numéro avec ses dresseurs: il fallait à tout prix lui faire perdre cette condescendance, cette attitude hautaine si son clan voulait avoir un minimum de crédibilité. Pas mal, en si peu de temps d’avoir corrigé le comportement de Macronus 1er, marionnette des banquiers transnationaux, mais gageons que le naturel reviendra au galop dans pas si longtemps.

Alors, 13 minutes de démagogie et d’hypocrisie sans borne qui ont vu le Zident d’une ripoublique à la dérive nous faire le numéro de politique politicienne d’usage. On se serait cru en campagne électorale sous stéroïdes, c’est pas peu dire !

On commence par la fermeté sur la violence, le “désordre et l’anarchie”, bien entendu, mots particulièrement choisis pour continuer à faire peur au quidam au sujet de “l’anarchie”, ce chaos innommable qui voit un black bloc cagoulé dormant sous le lit de chaque citoyen, alors qu’en réalité, en chaque citoyen sommeille un anarchiste qui le plus souvent s’ignore à grand renfort de propagande, car l’anarchie (qui veut dire sans hiérarchie) fait partie de la nature sociale profonde de l’être humain, qui a vécu en anarchie dans ce que certains ont appelé un “communisme primordial” pendant des centaines de milliers d’années (pour plus de détails voir notre “Manifeste pour la société des sociétés”). Bien entendu le Zident ne fait aucune mention du monopole pseudo-légal de la violence étatique.

Macron et les siens doivent se rendre à une évidence: tant qu’il y a dans la société une classe minoritaire dominante qui écrase et exploite l’autre classe majoritaire et nie l’égalité intrinsèque de chaque être humain, la classe dominée par la violence physique et sociale est en état de légitime défense permanent !… L’ordre “républicain” est une construction oligarchique, un moyen de contrôle parmi d’autres et tout aussi despotique que les autres, ce n’est qu’une question de degré. Nous en mesurons quotidiennement les variations thermostatiques régulées par l’oligarchie en place.

Macron et les siens devraient se référer à la violence de la domination et l’analyser de ce point de vue. Bien entendu, ils ne le feront jamais !

Puis on a eu droit au numéro de Cosette chez les Ténardier, avec la pensée “émue” pour les petits retraités, les salariés qui ne peuvent plus joindre les deux bouts, les mères célibataires ou divorcées. Là, Micronus n’a pas du tout convaincu, il ne fut pas faux-cul mais tout simplement faux. Obama lui, y allait de sa petite larme de crocodile, ah Hollywood quand tu nous tiens ! Macronus 1er est trop sec, pas assez impliqué dans son rôle, ses maîtres vont l’envoyer en stage à l’Actors Studio à n’en pas douter, bien qu’il arrive bientôt au rideau final. Il n’arrive pas à pleurer à la commande. Il demeure un dandy trop prisonnier de son image sans doute.

Pour en revenir à ce passage, une question simple à Gugusse 1er: pourquoi ne pas y avoir pensé avant de prendre tes mesures de destruction ? Réponse simple: pas prévu le coup des gilets jaunes et de la colère profonde du peuple surgissant telle un geyser, c’est pêché par arrogance. La cause n’est pas “40 ans de politique” antérieure, mais le système de fonctionnement lui-même dont il est un des cerbères et un des maîtres d’œuvre de la destruction sociale pour ses maîtres de la banque transnationale.

Ensuite vient le morceau de choix, vers le milieu de l’allocution. Macronus prend l’air grave et concerné et fait son “autocritique”, terminant ce passage sur sa “légitimité” qu’il ne tiendrait, selon lui, que du peuple français qui l’aurait élu (avec 53% d’abstention politique) et qu’il ne tiendrait, tenez-vous bien, “d’aucun parti et d’aucune coterie”… Là les bras nous en tombent…

Quid de la banque Rothschild, quid du clan Drahi, quid de toute la… coterie… qui l’a fait installer au pouvoir pour y parfaire leur œuvre de destruction ? ah Macronus… sur ce coup là le masque est bien tombé, mais y en avait-il vraiment un ? Tu es transparent d’hypocrisie et de mépris, tu n’est qu’un petit marquis qu’une clique de malfaisant essaie de faire jouer dans les hautes sphères politiques. Il n’y a pas de “hautes sphères” politique ou autres, tout ceci n’est que fabrication, illusion, tour de passe-passe et il est temps de faire redescendre tout ce petit monde sur terre.

Puis, le Zident nous dit que le peuple se “divise” dans le chaos de la contestation… Pardon ?… Il n’a jamais été aussi uni qu’hors des boisseaux de la ripoublique et uni sur les ronds-points et dans les rues de la colère. Là encore tu prends les gens pour des cons Manu… Tout le monde a vu la cohésion du peuple hors des instances et des institutions dont il n’a absolument pas besoin.

Dans la relation étatique de la division nécessaire, le peuple est effectivement divisé à dessein par la coterie au pouvoir. Hors sol républicain, hors de l’État, le peuple reprend NATURELLEMENT sa relation organique à l’autre et s’organise le plus naturellement du monde. Les gens n’ont pas besoin de toi et de toute la clique politicarde et patronale pour exister… absolument pas, pas contre VOUS avez besoin du peuple pour exister dans votre bulle factice et illusoire. On va y mettre un terme, ce n’est qu’une question de temps.

On a vu le peuple uni plus que jamais les 17 et 24 novembre et 1er et 8 décembre derniers. N’es-tu pas convaincu Manu ?… Regarde et écoute bien les entretiens de rue et regarde la suite. Le peuple est une entité organique qui suit les lois naturelles qui le meuvent. L’État, les institutions, la société marchande, l’argent, le salariat ne sont que des inventions de la division qu’il nous faut transcender, desquels nous devons lâcher-prise pour nous unir dans cette complémentarité naturelle qui nous a été retirée de force, muselée qu’elle est dans le carcan des institutions rigides et anti-naturelles d’un État, outil de la division oligarchique et cancer de la société humaine.

Vinrent ensuite, les promesses, sur l’augmentation du SMIC (alors que sa propre ministre du travail venait de dire qu’il n’en était pas question… quelle cohésion, quelle synchronisme dans le discours, les idées et les convictions !…), les impôts, des primes demandées aux patrons, primes non imposables et exemptes de charges… On veut voir ça… “vivre mieux de son travail”, faudrait d’abord qu’il y en ait Manu… et tout le blablabla qui s’ensuit: pure démagogie d’apaisement, même en campagne électorale, t’aurais pas osé faire ce coup là. Le désespoir transpire trop Manu, aucune crédibilité. Toi et les tiens faites dans vos frocs… et à juste titre, le ras le bol va renverser le système demain, après-demain, dans 6 mois ?.. peu importe, c’est la logique naturelle des choses Manu ! La nature reprend ses droits !

Ensuite pour parler de “vraie amélioration”, cela ne pourra se produire qu’en dehors de la relation dominant/dominé qui n’existe que parce que le pouvoir a été autorisé à sortir du corps social pour se créer et se maintenir en une entité séparée. C’est cela qu’il faut abolir Manu et pour ce faire il faut redissoudre le pouvoir politique dans le peuple et te court-circuiter, toi et les tiens, ceux de ta coterie.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !… L’histoire objective est formelle là-dessus.

Tout ce que Macronus 1er a fait est de lâcher du lest en période de crise du pouvoir face à un peuple en colère incontrôlable de l’intérieur. Le fait est que si la crise se durcit, c’en est fait du système, et Manu et sa coterie le savent et tente la division ultime.

Tout ce qu’a annoncé Macronus ne sera pas appliqué, sera renégocié à un moment ou un autre. Le but du gouvernement est de faire rentrer les Gilets Jaunes à la niche pour les fêtes de fin d’année et penser qu’ils ne ressortiront plus en 2019 en les ayant divisé, anesthésié sur leur base de revendications entre ceux qui se contenteront de la parole du Zident et ceux qui voudront continuer la lutte.

Ce discours est un discours de dupes. N’oubliez jamais que ce que ces ordures donnent d’une main, ils le reprennent en double de l’autre main dans le temps.

La formule de clôture de son allocution met la cerise sur le gâteau de l’hypocrisie consommée: “Mon seul souci, c’est vous, mon seul souci c’est la France…” nous dit-il. Grosse ficelle pour un type mis en place par la banque Rothschild et soutenu financièrement et politiquement par une coterie de milliardaires ultra-libéraux dont le seul but est le démantèlement du pays et la vente de tous ses biens aux privés les plus offrants.

Qui peut croire un seul instant aux paroles d’un tel vendu, d’une telle marionnette ?… C’en serait risible si ce n’était pas tant cousu de fil blanc.

Gilets Jaunes ! La lutte continue !… Union, Réflexion, Action pour la société des sociétés, la Commune des communes, sans armes, ni haine, ni violence ! Lâchons prise de cette société marchande inique et criminelle favorisée par l’outil qu’elle a fini par acheter: l’État et sa violence de tous les instants contre nous, le peuple aujourd’hui dans la rue, pour y rester.

Nous sommes tous inter-reliés.

= = =

Lectures complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Que faire ?

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

6ème_déclaration_forêt.lacandon

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

Appel au Socialisme Gustav Landauer

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Notre dossier Gilets Jaunes

Soutien au moule,ment des gilets jaunes

 

Réflexions sur le mouvement des Gilets Jaunes, son importance et la violence sociale exercée par la classe dominante (Groupe Proudhon, FA)

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QUELQUES REFLEXIONS SUR LE MOUVEMENT DES GILETS JAUNES, SUR SON IMPORTANCE, ET SUR LE MÉPRIS ET L’EXTRÊME VIOLENCE À LAQUELLE ON ASSISTE AUJOURD’HUI A L’ÉGARD DES CLASSES POPULAIRES

 

Edouard Louis

 

Groupe Proudhon, FA

 

6 décembre 2018

 

url de l’article:

http://groupe.proudhon-fa.over-blog.com/2018/12/quelques-reflexions-sur-le-mouvement-des-gilets-jaunes-sur-son-importance-et-sur-le-mepris-et-l-extreme-violence-a-laquelle-on-assis

 

Depuis quelques jours j’essaye d’écrire un texte sur et pour les gilets jaunes, mais je n’y arrive pas. Quelque chose dans l’extrême violence et le mépris de classe qui s’abattent sur ce mouvement me paralyse, parce que, d’une certaine façon, je me sens personnellement visé.

J’ai du mal à décrire le choc que j’ai ressenti quand j’ai vu apparaitre les premières images des gilets jaunes. Je voyais sur les photos qui accompagnaient les articles des corps qui n’apparaissent presque jamais dans l’espace public et médiatique,

des corps souffrants, ravagés par le travail, par la fatigue, par la faim, par l’humiliation permanente des dominants à l’égard des dominés, par l’exclusion sociale et géographique, je voyais des corps fatigués, des mains fatiguées, des dos broyés, des regards épuisés.

La raison de mon bouleversement, c’était bien-sûr ma détestation de la violence du monde social et des inégalités, mais aussi, et peut-être avant tout, parce que ces corps que je voyais sur les photos ressemblaient aux corps de mon père, de mon frère, de ma tante. ..

Ils ressemblaient aux corps de ma famille, des habitants du village où j’ai vécu pendant mon enfance, de ces gens à la santé dévastée par la misère et la pauvreté, et qui justement répétaient toujours, tous les jours de mon enfance « nous on ne compte pour personne, personne ne parle de nous »

– d’où le fait que je me sentais personnellement visé par le mépris et la violence de la bourgeoisie qui se sont immédiatement abattus sur ce mouvement. Parce que, en moi, pour moi, chaque personne qui insultait un gilet jaune insultait mon père.

Tout de suite, dès la naissance de ce mouvement, nous avons vu dans les médias des « experts » et des « politiques » diminuer, condamner, se moquer des gilets jaunes et de la révolte qu’ils incarnent.

je voyais défiler sur les réseaux sociaux les mots « barbares », « abrutis », « ploucs », « irresponsables ». Les médias parlaient de la « grogne » des gilets jaunes : les classes populaires ne se révoltent pas, non, elles grognent, comme des bêtes.

J’entendais parler de la « violence de ce mouvement » quand une voiture était brulée ou une vitrine cassée, une statue dégradée.

Phénomène habituel de perception différentielle de la violence : une grande partie du monde politique et médiatique voudrait nous faire croire que la violence, ce n’est pas les milliers de vie détruites et réduites à la misère par la politique, mais quelques voitures brûlées.

Il faut vraiment n’avoir jamais connu la misère pour pouvoir penser qu’un tag sur un monument historique est plus grave que l’impossibilité de se soigner, de vivre, de se nourrir ou de nourrir sa famille.

Les gilets jaunes parlent de faim, de précarité, de vie et de mort. Les « politiques » et une partie des journalistes répondent : « des symboles de notre République ont été dégradés ». Mais de quoi parlent ces gens ? comment osent ils ?? d’où viennent ils ??

Les médias parlent aussi du racisme et de l’homophobie chez les gilets jaunes. De qui se moquent-ils ? Je ne veux pas parler de mes livres, mais il est intéressant de noter que chaque fois que j’ai publié un roman, j’ai été accusé de stigmatiser la France pauvre et rurale

justement parce que j’évoquais l’homophobie et le racisme présents dans le village de mon enfance. Des journalistes qui n’avaient jamais rien fait pour les classes populaires s’indignaient et se mettaient tout à coup à jouer les défenseurs des classes populaires.

Pour les dominants, les classes populaires représentent la classe-objet par excellence, pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu ; objet manipulable du discours : de bons pauvres authentiques un jour, des racistes et des homophobes le lendemain.

Dans les deux cas, la volonté sous-jacente est la même : empêcher l’émergence d’une parole des classes populaires, sur les classes populaires. Tant pis s’il faut se contredire du jour au lendemain, pourvu qu’ils se taisent.

Bien-sûr, il y a eu des propos et des gestes homophobes et racistes au sein des gilets jaunes, mais depuis quand est-ce que ces médias et ces « politiques » se soucient du racisme et de l’homophobie ? depuis quand ?

Qu’est-ce qu’il ont fait contre le racisme ? Est-ce qu’ils utilisent le pouvoir dont ils disposent pour parler d’Adama Traoré et du comité Adama ? est-ce qu’ils parlent des violences policières qui s’abattent tous les jours sur les Noirs et les Arabes en France ?

est-ce qu’ils n’ont pas donné une tribune à Frigide Barjot et à Monseigneur je-ne-sais-plus-combien au moment du mariage pour tous, et, en faisant cela, est-ce qu’ils n’ont pas rendu l’homophobie possible et normale sur les plateaux de télé ?

quand les classes dominantes et certains médias parlent d’homophobie et de racisme dans le mouvement des gilets jaunes, ils ne parlent ni d’homophobie ni de racisme. Ils disent : « Pauvres, taisez-vous !  »

Par ailleurs, le mouvement des gilets jaunes est encore un mouvement à construire, son langage n’est pas encore fixé : s’il existe de l’homophobie ou du racisme parmi les gilets jaunes, c’est notre responsabilité de transformer ce langage.

Il y a différentes manières de dire : « Je souffre » : un mouvement social, c’est précisément ce moment où s’ouvre la possibilité que ceux qui souffrent ne disent plus : » Je souffre à cause de l’immigration et de ma voisine qui touche des aides sociales »,

mais : « Je souffre à cause de celles et ceux qui gouvernent. Je souffre à cause du système de classe, à cause d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe. » Le mouvement social, c’est un moment de subversion du langage, un moment où les vieux langages peuvent vaciller.

C’est ce qui se passe aujourd’hui : on assiste depuis quelques jours à une reformulation du vocabulaire des gilets jaunes. On entendait uniquement parler au début de l’essence, et parfois des mots déplaisants apparaîssaient, comme « les assistés ». On entend désormais les mots inégalités, augmentation des salaires, injustices.

Ce mouvement doit continuer, parce qu’il incarne quelque chose de juste, d’urgent, de profondément radical, parce que des visages et des voix qui sont d’habitude astreints à l’invisibilité sont enfin visibles et audibles.

Le combat ne sera pas facile : on le voit, les gilets jaunes représentent une sorte de test de Rorschach sur une grande partie de la bourgeoisie ; ils les obligent à exprimer leur mépris de classe et leur violence que d’habitude ils n’expriment que de manière détournée, ce mépris qui a détruit tellement de vies autour de moi, qui continue d’en détruire, et de plus en plus, ce mépris qui réduit au silence et qui me paralyse au point de ne pas réussir à écrire le texte que je voudrais écrire, à exprimer ce que je voudrais exprimer.

Mais nous devons gagner : nous sommes nombreuses et nombreux à se dire qu’on ne pourrait pas supporter une défaite de plus pour la gauche, et donc pour celles et ceux qui souffrent.

= = =

Lectures complémentaires:

Resistance71_L’essentiel_articles_2010_2018

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

JP-Marat_Les_chaines_de_lesclavage_Ed_Fr_1792

Discours de la Servitude Volontaire La Boetie 1548

Manifeste pour la Société des Sociétés

Gilets Jaunes: le bon sens et l’éveil sont dans la rue…

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… ça sent de plus en plus le sapin pour l’oligarchie et le système étatico-capitaliste. Quand on commence à parler dans le public de manière générale de chose comme la loi inique Pompidou-Giscard-Rothschild de 1973, on commence à chatouiller là où ça coince vraiment ! Le nœud gordien de l’affaire se trouve à la City de Londres, là où François Hollande lui-même était allé prendre sa feuille de route.

A suivre, parce que c’est pas fini… quand les verrous de la digue pètent..derrière vient le tsunami.

Quelques éléments de compréhension et de solution:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Résistance 71

10 décembre 2018

 

 

 

Gilets Jaunes résistance politique : 8 décembre 2018 ~ 4ème round ~

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Résistance 71

 

7 décembre 2018

 

Face à nous, face au peuple, une oligarchie délétère, arrogante et aux abois, servant un système politico-économique qui n’a aucune raison d’être et protégée par des milices d’état de moins en moins volontaires. Compagnon(e)s de lutte, Gilets Jaunes, ne cédons pas aux chants des sirènes. Le temps vient où nous devons mettre en place  une nouvelle société répondant aux critères du seul bien commun, de la solidarité, de la complémentarité, de la justice et de l’égalité réelle.

Revendiquer hausses de salaires, du SMIC et l’abandon des taxes sur les carburants est une chose certes de la vie de tous les jours, mais cela ne fait que gérer à court terme la conjoncture de la merde du quotidien ; pour ne plus revenir dans la rue à intervalles de plus en plus réguliers, changeons radicalement de système et de mode décisionnaire.

Il n’y a pas de solutions au sein du sytème, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

A bas l’État (société de la division politique induite), à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas les salaires, pour que vive la société des sociétés dans notre complémentarité achevée.

 

 


Pour la Commune des communes