Archives de oligarchie financiere

Les dessous de la guerre impérialiste en Syrie: Ciment Lafarge… Le BTP des jihadistes du Gladio 2.0

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 26 mars 2017 by Résistance 71

Thierry Meyssan à son meilleur niveau… Saga à suivre…

~ Résistance 71 ~

 

Révélations: le jihad de Lafarge-Holcim

 

Thierry Meyssan

 

24 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article195719.html

 

À l’occasion de la sortie du livre de Thierry Meyssan, « Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump », nous publions une série d’articles développant quelques-unes des très nombreuses informations qu’il contient.

Suite à l’intervention de Jean-Luc Mélenchon lors du débat de l’élection présidentielle française, nous commençons avec la véritable histoire de Lafarge-Holcim en Syrie.

Le 2 mars 2017, la société Lafarge-Holcim a reconnu que sa filiale syrienne « a remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions, en vue de maintenir l’activité et d’assurer un passage sûr des employés et des approvisionnements vers, et depuis l’usine » [1].

D’ores et déjà, le cimentier fait l’objet de deux enquêtes. La première a été initiée par les associations Sherpa et ECCHR, le 15 novembre 2016, tandis que la seconde a été lancée par le ministère français de l’Économie. Toutes deux réagissaient aux prétendues révélations du Monde, selon qui Lafarge a versé de l’argent à Daesh, en violation des résolution de l’Onu.

Il importe d’observer que les articles parus le 2 mars dans Intelligence Online (lettre confidentielle appartenant au Monde) et dans Le Monde lui-même du 22 juin ont été rédigés par une journaliste extérieure à ces publications, Dorothy Myriam Kellou. Cette jeune femme a étudié à l’université de Georgetown, connue pour ses liens avec la CIA, et a été officier de presse au consulat français de Jérusalem. Ces publications ont été confirmées par un livre de Jacob Waerness, Risikosjef i Syra, dans lequel cet ancien employé décrit la grave situation sécuritaire du personnel de Lafarge en Syrie. L’auteur a poursuivi sa collaboration avec le cimentier après la publication de son livre.

Les pseudos révélations du Monde ont été organisées de mèche avec Lafarge-Holcim pour détourner les regards de l’opinion publique et des juges vers un point de détail : fallait-il ou non accepter de se faire rançonner par Daesh.

La vérité est autrement plus grave.

La préparation de la guerre contre la Syrie

En juin 2008, l’Otan organisait la réunion annuelle du Groupe de Bilderberg [2] à Chantilly (États-Unis) au cours de laquelle Hillary Clinton et Barack Obama se présentèrent aux participants.

Parmi les 120 présents se trouvaient Basma Kodmani (la future porte-parole de la Coalition nationale syrienne) et Volker Perthes (le futur assistant de Jeffrey Feltman à l’Onu pour la Syrie). Lors d’un débat sur la permanence de la politique étrangère états-unienne, ils intervinrent pour présenter l’importance des Frères musulmans et le rôle qu’ils pourraient jouer dans la «  démocratisation  » du monde arabe.

Jean-Pierre Jouyet (le futur secrétaire général de l’Élysée), Manuel Valls (le futur Premier ministre) et Bertrand Collomb (le patron de Lafarge) étaient présents aux côtés de Henry R. Kravis (le futur coordinateur financier de Daech).

Lafarge en Syrie

Lafarge est le leader mondial des cimentiers. L’Otan lui confie la construction des bunkers des jihadistes en Syrie et la reconstruction de la partie sunnite de l’Irak. En échange, Lafarge laisse l’Alliance gérer ses installations dans ces deux pays, notamment l’usine de Jalabiyeh (à la frontière turque, au nord d’Alep). Durant deux ans, la multinationale fournit les matériaux de construction pour de gigantesques fortifications souterraines qui permettent aux jihadistes de défier l’armée arabe syrienne.

Lafarge est désormais dirigé par l’États-unien Eric Olsen qui a intégré dans la compagnie les usines des Frères Sawiris et de Firas Tlass. Ce dernier est le fils du général Moustapha Tlass, ancien ministre de la Défense du président Hafez el-Assad. Il est le frère du général Manaf Tlass dont la France avait songé faire le prochain président syrien. Il est également le frère de Nahed Tlass-Ojjeh, la veuve du négociant en armes saoudien Akram Ojjeh, laquelle travaille avec le journaliste Franz-Olivier Giesbert.

Les liens entre Lafarge et les Forces spéciales françaises sont facilités par l’amitié qui lie Bertrand Collomb (devenu président d’honneur de la multinationale) et le général Benoît Puga (chef d’état-major des présidents Sarkozy et Hollande).

Le mensonge du Monde

Dans un premier temps, le journal en ligne des mercenaires anti-syriens, Zaman Al-Wasl, publie des e-mails montrant que Lafarge verse de l’argent à Daech. Dans un second temps, Le Monde publie ses articles et les documents de Zaman Al-Wasl sont retirés de son site Internet (vous les trouverez cependant ici, sur notre site).

Selon Le Monde, la multinationale se fournissait en pétrole pour faire tourner son usine. Ce qui est faux car cette installation fonctionne principalement au charbon, qui continuait à lui être livré depuis la Turquie. Sans se rendre compte de l’énormité de son aveu, le quotidien admet que Lafarge produisait 2,6 millions de tonnes de ciment annuellement, destinées aux «  zones rebelles  ».

Or, durant cette terrible guerre, rien ne pouvait être construit par des civils dans ces zones.

La construction des bunkers des jihadistes

2,6 millions de tonnes durant plus de deux ans, cela fait au moins 6 millions de tonnes produites pour les « rebelles ». Je place le mot « rebelles » entre guillemets puisque ces combattants ne sont pas des Syriens, mais viennent de tout le monde musulman et même d’Europe.

Cette quantité de ciment est comparable à celle utilisée par le Reich allemand, en 1916-17, pour construire la Ligne Siegfried. Depuis juillet 2012, l’Otan —dont la France— organisait une guerre de position conformément à la stratégie décrite par Abou Moussab «  Le Syrien  » dans son livre de 2004, La Gestion de la barbarie.

On imagine le nombre d’ingénieurs militaires du Génie de l’Otan —dont des Français— qui furent nécessaires pour construire cet ensemble d’ouvrages.

Lafarge, les Clinton et la CIA

Au cours des années 1980, Lafarge fut défendue durant son procès pour pollution dans l’Alabama par une célèbre avocate, Hillary Rodham-Clinton. Elle parvint à réduire l’amende imposée par l’Agence de Protection de l’Environnement à seulement 1,8 million de dollars.

Durant le mandat de George Bush Sr, Lafarge rendit service à la CIA en transportant illégalement en Irak les armes qui devaient servir ultérieurement à la rébellion lorsque l’Irak envahirait le Koweït et que la Coalition internationale viendrait le libérer.

Durant la même période, Hillary Rodham-Clinton devint administratrice de la multinationale, fonction qu’elle quitta lorsque son mari fut élu à la Maison-Blanche. Le Président Bill Clinton réduisit alors à 600 000 dollars l’amende que son épouse n’avait pu éviter à Lafarge. Les bonnes relations continuent puisque la compagnie a versé 100 000 dollars à la Fondation Clinton en 2015 et que son nouveau PDG, Eric Olsen, n’hésite pas à se faire photographier avec Hillary Clinton.

L’intervention militaire russe

Retranchés dans leurs bunkers, les jihadistes ne craignaient pas l’armée arabe syrienne et n’avaient aucune difficulté à tenir leurs positions. Durant deux ans, le pays se trouva coupé en deux, le gouvernement choisissant de protéger la population et donc d’abandonner le terrain.

Lorsque la Russie intervient militairement à la demande du gouvernement syrien, sa mission était de détruire avec des bombes pénétrantes les bunkers des jihadistes. L’opération devait durer trois mois, de septembre 2015 à la Noël orthodoxe (6 janvier 2016). Cependant, l’étendue des constructions de Lafarge-Holcim s’avéra si importante que l’armée russe eut besoin de six mois pour les anéantir.

Conclusion

Lorsque la transnationale Lafarge-Holcim termina sa mission au service du génie militaire de l’Otan, elle ferma son usine et la prêta à l’Alliance. L’usine de Jalabiyeh fut transformée en quartier général des Forces spéciales des États-Unis, de la France, de la Norvège et du Royaume-Uni qui occupaient illégalement le Nord de la Syrie.

Contrairement à l’écran de fumée du Monde, il ne s’agit donc pas de la triste histoire d’une entreprise de construction qui négocia avec des jihadistes pour sauver son personnel. La responsabilité de Lafarge-Holcim, c’est son rôle central dans une vaste opération militaire de destruction de la Syrie ; une guerre secrète qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes.

[1] « Communiqué de Lafarge-Holcim sur ses activités en Syrie », Réseau Voltaire, 2 mars 2017.

[2] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie) , Réseau Voltaire, 9 avril 2011.

Résistance au colonialisme: Botter le cul de l’empire…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 mars 2017 by Résistance 71

… en disant NON ! et en changeant notre attitude envers l’état et la marchandisation pour développer les confédérations des associations libres qui démonteront le système pyramidal coercitif.

Ce n’est aucunement en votant que nous réaliserons le projet de l’humanité, bien au contraire, voter, c’est acquiescer au pseudo-consensus du statu quo oligarchique. Voter c’est perpétuer le système de l’escroquerie généralisée, sortir du cercle vicieux induit passe par refuser de jouer leur jeu, de prendre la tangente vers une nouvelle linéarité progressiste émancipatrice, d’arrêter d’être le chien qui court après sa queue…

Les peuples indigènes de tous les continents colonisés nous montrent le chemin. L’avenir de l’humanité passe par le peuple occidental émancipé de l’idéologie coloniale, se tenant main dans la main avec ses frères indigènes pour avancer dans la société des sociétés.

Tout le reste n’est que…

Qu’on se le dise !…

Résistance 71

 

La posture guerrière de Trump

 

Mohawk Nation News

 

23 mars 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/03/23/trumps-war-posture/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président américain Trump se positionne pour une guerre avec la Chine au sujet de la Corée du Nord. Il a dit de manière implicite: “Nous devons 1700 milliards de dollars à la Chine et nous ne paierons rien de cela. Nous sommes plus puissants qu’eux et nous allons les forcer à faire ce que nous voulons en rapport avec la Corée du Nord. Ils feront ce qu’on leur dit de faire ou on va les atomiser.” Lorsque les chrétiens européens devenus américains sont venus sur l’Île de la Grande Tortue, ils ont passé un accord avec nos ancêtres pour avoir une relation d’égal à égal et pour vivre sur cette terre en paix perpétuelle, pour toujours avec nous, en suivant les règles de Guswentha, le Wampum Deux Rangées. Ils ont fini par établir un fond fiduciaire pour ong’we:honweh (peuples natifs), qui a une valeur actuelle de plus de 900 000 milliards de dollars. L’entreprise coloniale USA Inc. (NdT ainsi que Canada Inc.) nous a tout volé, argent et ressources et a renié de longue date l’accord passé avec nous. Ce faisant, ils ont massacré quelques 100 millions d’entre nous.
Les Etats-Unis ont renié tous les accords passés avec nous. Ils nous doivent absolument tout ce qu’ils ont fait et achevé sur Ono’ware:geh (l(Île de la Grande Tortue). Ils nous doivent plus d’argent qu’il n’en existe dans le monde. Dans ce processus, ils désirent persévérer dans la guerre et la destruction de la planète.

Le reste du peuple du monde doit se dresser devant ce caïd de cour de récrée appelé USA avant qu’il ne détruise tout sur la terre-mère. Les frontières, gouvernements, pouvoir, argent ne sont qu’illusion totale. Les gens sont nés dans ce système de l’esclavage de la pensée complètement fabriqué.

L’entreprise coloniale privée qui se fait appelée Etats-Unis d’Amérique ne tient son existence que d’une guerre illégale sur l’Île de la Grande Tortue et le génocide de 100 millions de personne afin de saisir la masse terrestre comme base. Elle ne leur appartient aucunement, c’est la terre d’Onk’we:honweh, le peuple naturel et ancestral de la terre. Ce que les banquiers américains (NdT: et de la City de Londres dont ils dépendent) nous ont fait, ils le font maintenant à la Palestine.

Ils continueront à suivre cette stratégie affairiste jusqu’à ce qu’ils paviennent à réduire tout le monde sur terre en esclavage, ou jusqu’à ce que le monde se dresse devant eux !

Résistance politique: L’oligarchie nous rejoue le coup des années 1930…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 mars 2017 by Résistance 71

Très bonne analyse Robert. Maintenant ce que tu proposes en solution mais dont tu ne dis pas le nom ressemble à s’y méprendre à la société anarchiste, même si tu en dis peu… Encore un petit effort, nous avons dit il y a quelques temps que tu suivais les pas de Murray Bookchin… Encore un petit effort, tu y es presque. Le message n’en sera que plus fort ! Boycott du vote, boycott des institutions, pour la mise en place de la société des sociétés.

IL N’Y A PAS DE SOLUTIONS AU SEIN DU SYSTEME !!

~ Résistance 71 ~

 

La gauche ne fera pas au prolétariat « le coup des années trente”

 

Robert Bibeau

 

22 mars 2017

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-gauche-ne-fera-pas-au-proletariat-le-coup-des-annees-trente/

 

Cette semaine notre éditorial jette un regard croisé sur le texte intitulé « Des Croix-de-Feu à Marine Le Pen », dont vous pourrez prendre connaissance en annexe de la présente (1).

« Le coup des années Trente »

Il est très intéressant que l’auteur ait perçu que présentement dans la politique mondiale on nous refait le « coup des années Trente ». Le grand capital international nous rejoue la mise en scène des années de Grande Dépression qui avait préparé la Seconde Guerre mondiale; ceci, en prévision de la Troisième guerre mondiale que les capitalistes anticipent.

Nous allons démontrer le fonctionnement de cette entourloupe historique via un détour par l’analyse des élections américaines, une puissance économique sur le déclin qui est devenue un théâtre prioritaire de la prochaine guerre. Pour ces mises en scène historiques – passée et présente – quatre groupes d’acteurs sont requis : A) la droite classique.  B) La gauche classique. C) Les phalanges de l’extrême-droite fasciste – franquiste – Croix-de-Feu – corporatiste – militariste – nazi – néonazi – populiste, les noms varient, mais pas l’idéologie, qui reflète celle de la cinquième colonne que voici : D) les sectes et groupuscules de l’extrême gauche tonnants forts des mots dénaturés comme « capitalisme, communisme, révolution, classe sociale, pacifisme, révoltée indignée, antiracisme, féminisme, etc. ». Cette faction est chargée de crédibiliser l’ensemble de la mise en scène; de faire paraitre la droite fasciste-populiste pour ce qu’elle n’est pas (une menace à la démocratie bourgeoise, alors qu’elle en est une émanation bancale); et de repousser la populace votante (les masses du peuple affirment-elles) vers l’extrême droite. Voilà ce que le grand capital manigance avec la complicité de ces différents acteurs.

La mise en scène mondiale – l’exemple américain

Reprenons la mise en scène générale pour les États-Unis d’aujourd’hui. Une telle mise en scène demande des années de préparation, elle n’a rien de spontané ni d’improvisé. Toutefois, on ne doit pas imaginer une loge de francs-maçons, une section du Bilderberg Group, ou une bande mafieuse de sionistes comploteurs manipulant les ficelles derrière les rideaux.  Non, les éléments de puzzle se mettent en place mécaniquement – naturellement – une crise dans un secteur boursier, financier, industriel, appelant spontanément les mêmes faux-fuyants qu’auparavant – les acteurs derrière les rideaux se contentant d’assurer le positionnement des pièces, le bon fonctionnement de l’ensemble, vers la catastrophe puisqu’aucune réforme ne peut sauver le système.

Concrètement ça donne ceci : la crise boursière – financière – bancaire – monétaire de 2008, une crise économique majeure que ni Dieu, ni César, ni tribun ne pouvait contrer, une autre crise systémique dont est parsemée l’histoire du vampire capitaliste en décrépitude, les États bourgeois (communiste – socialiste – néolibéral – mondialiste – tiers-mondiste), tous archiendettés, n’avaient que deux choix devant cette crise systémique : A) L’AUSTÉRITÉ que l’on pourrait résumer par « faisons payer le prolétariat » via des mesures fiscales radicales imaginées par les fiscalistes. B) Faisons tourner la PLANCHE À BILLETS, libéralisons le crédit, dispersons la monnaie de pacotille et « faisons payer la prochaine génération du prolétariat » vocifèrent les monétaristes.

Chacun aura compris que les États bourgeois sous la gouvernance des factions de gauche de la bourgeoisie adoptèrent la voie monétariste et ont fait tourner la planche à billets pour maintenir autant de programmes sociaux que possible (afin de maintenir la consommation des ménages) proposant même le Revenu universel et autres chimères dans cette galère en perdition alors que la dette souveraine explosait, que la monnaie de singe s’épandait comme du chiendent, préparant le prochain krach boursier catastrophique, prélude à la prochaine Grande Dépression et à la guerre nucléaire. Ainsi, aux États-Unis, sous le règne des monétaristes et de Barak Obama la dette a plus que doublé au cours de ses mandats (2). Que les bobos et les petits bourgeois, qui vivent aux crochets de l’État, se rassurent cependant, la manne gouvernementale ne fera pas défaut sous Donald et l’indice Dow Jones en liesse est à son apogée depuis l’élection de la faction des fiscalistes. La dette souveraine américaine devrait connaitre de nouveaux sommets avant la fin du mandat du milliardaire.

 

Pendant ce temps dans les pays où l’aile droite de l’échiquier bourgeois assure la gouvernance de l’État providence (sic) la voie fiscaliste fut privilégiée faisant pleuvoir les mesures fiscales d’austérité sur la classe prolétarienne en peine, pourtant à peine plus austère que celles préconisées par la gauche modérée (ceux qui massacre modérément le prolétariat). Les mesures de soutien au capital ont ici la priorité sous le ridicule prétexte de relancer l’emploi alors que plus les milliards de déductions fiscales caracolent plus les taux de chômage s’envolent (pas les taux officiels… les taux réels). Évidemment, plus de subventions et moins de taxation aux corporations entrainent les déficits publics au fond de l’abysse d’où ici aussi la planche à billets de fausses monnaies est appelée à la rescousse d’où on doit conclure que monétariste de gauche à la Keynes-Galbraith ou fiscaliste de droite à la Tea Party c’est du pareil au même.

Pendant ce temps à l’extrême droite de l’échiquier politique bourgeois, les Croix-de-feu, fasciste, Tea-Partiste, néonazies, racistes, islamophobes, le Peniste, et les populistes de tout bord s’agitent comme il leur a été intimé de s’exécuter par leur maitre à penser. Ceux-là, dans les pays à gouvernance de gauche bourgeoise, déclament que tout va mal parce que l’État providence (sic) ne frappe pas assez les déshérités, les ouvriers, les fonctionnaires, les bobos parasitaires, les chômeurs et les désœuvrés, les immigrés chassés de leurs foyers par la guerre imposée à leur bourgeoisie nationale mal « alignée ». Les médias mainstream – « people et de formatage de l’opinion » soutiennent énergiquement cette faction en montant en épingle tout incident ou un homme bronzé ou une femme voilée est impliquée accréditant ainsi toutes suspicions xénophobes alambiquées. Même chose pour les traités de libre-échange, la crise et le chômage viendraient de l’étranger alors que la crise économique systémique sévit partout, nationalement et internationalement. Mais pour qui veut désigner des boucs émissaires de la misère, tout est « bonne affaire ».

Aux États-Unis le régime de Barack Obama a joué ce rôle et tout en expulsant 2,5 millions de « chicanos » vers le Mexique, et en construisant le tiers de la barrière mexicaine-américaine; tout en remplissant les prisons américaines; tout en approfondissant le déficit et en menant de multiples guerres d’agression; tout en faisant exploser la dette souveraine, Barack prêchait hypocritement la bonne entente et la résignation à la souffrance, encensé en cela par la go-gauche qui lui livra le Nobel de la Paix. Cette fourberie ridicule était nécessaire pour crédibiliser la manœuvre de revers qui se préparait par-derrière. En effet, chaque mesure d’encens brulée pour le thuriféraire Barack Obama préparait l’avènement du sous-commandant Donald Trump, mais jusqu’à récemment les médias à la solde ne soupçonnaient pas le « coup monté ».

Pendant ce temps à l’extrême droite de l’échiquier politique bourgeois les Croix-de-feu, les fascistes, les néonazies, les racistes et islamophobes, les le Peniste et les populistes de tout acabit s’agitent comme il leur a été intimé de s’exécuter. Dans les pays à gouvernance de la face droite de Janus ils critiquent le pouvoir de ne pas en faire assez pour mâter les déshérités, les pauvres, les assistés sociaux “profiteurs” (sic), les immigrés « spoliateurs » (sic), les chômeurs « menteurs » (sic), les fonctionnaires et les bobos « parasites », et surtout les ouvriers qui comme chacun sait ne sont pas prêts à se sacrifier pour le salut de la patrie – l’État bourgeois et les profits – (ceci n’est exprimé qu’aux  rencontres privées dans les salons feutrés des banquiers, aux assemblées de l’AIPAQ, du MEDEF et de la Chambre de commerce). Pour mémoire, se  rappeler  les visites à l’AIPAC des candidats aux élections présidentielles américaines, et les déclarations de la candidate Clinton aux rencontres avec les financiers de Wall Street.

Le rôle de la gauche et de l’extrême gauche

Concomitant au précédent mouvement, à l’extrême gauche de l’échiquier politique bourgeois – tapis dans l’ombre – négligé jusque-là par les médias menteurs (people, de formatage ou de gouvernance) la multitude des groupuscules formant la  go-gauche, des trotskistes agités, aux maoïstes enragés, en passant par les communistes disqualifiés, et les marxistes-léninistes empêtrés, toutes engeances confondues, qui n’en finissent plus de se déchirer  – de se diviser – de se segmenter – de se fractionner, de se sectariser – dogmatiser, parce que désœuvrés, inutilisés, puisque la bourgeoisie n’avait pas besoin de les faire chanter au temps de la prospérité et de l’hypocrite État providence déqualifié – la go-gauche est tout à coup rappelée sur le devant de la scène comme aux bonnes années du Front Populaire et du Programme commun pour y jouer exactement le même rôle, accréditer les uns et les autres, les  renforcer et repousser le prolétariat vers l’extrême-droite que tous ces “imbéciles utiles” prétendent pourtant combattre.

Aux États-Unis, où la gauche n’a pas la même importance que sur le vieux  continent, le grand capital l’ayant marginalisée dans les années cinquante (Mac Cartisme), l’extrême gauche vaillante n’en joue pas moins son rôle à la mesure de son importance. D’abord, en tapotant amicalement leur ami Barack pour ne pas en faire assez pour fermer Guantanamo; pour avoir trop utilisé les meurtres extrajudiciaires pour assassiner les opposants; pour avoir trop avantagé les compagnies d’assurance privée avec l’“Obama Care” honni par les ouvriers démunis les forçant ainsi à se replier vers Donald Trump l’imprévisible (sic); critiquant aussi Obama de ne pas fermer assez de mines de charbon jetant des milliers de mineurs sur le pavé, ne faut-il pas sauver l’atmosphère avec la vie de la classe ouvrière ? Les mineurs se voyant ainsi pousser dans les bras de Donald le prévisible. Le critiquant aussi de ne pas fermer assez de puits de pétrole et de pipelines jetant des milliers d’ouvriers dans l’indigence sous le regard indifférent des sectes écologistes petites-bourgeoises davantage préoccupées des droits des animaux que de ceux des prolos. Bien entendu les sectes d’extrême gauche ne manquèrent pas de critiquer du bout des lèvres – sans jamais manifester lors de son intronisation – les désastreuses aventures guerrières de Barak et de Hillary aux quatre coins de la Terre, affichant ainsi leur parti-pris réformiste, ce dont le prolétariat se souviendra. Comme on le voit, la gauche a tissé elle-même la corde pour se pendre, car il y a longtemps qu’elle est devenue le fief de la petite bourgeoisie pléthorique et les prolétaires n’ont rien à faire de cette gauche de parterre.

Il faut comprendre que pour la gauche mondiale, de toute obédience, il s’agissait de remplir son devoir de critique pacifiste afin d’assouvir sa morale de paix béate et permettre à Obama de se défausser de ses crimes de guerre – de ses « crimes contre l’humanité » sur le dos du Congrès, à majorité républicaine, le véritable ennemi de l’extrême gauche. Enfin, pas un mot de la part des sectes gauchistes à propos de la dette souveraine qui demain fera s’effondrer l’économie boursière américaine ce qui jettera sur le pavé des millions d’Américains « moyens » comme ils aiment à le radoter. Vous savez ces moyens riches, ou ces moyens pauvres, c’est selon, que la nouvelle gauche divise en classe sociale d’après leur revenu hebdomadaire – un prolétaire changeant de classe sociale chaque semaine suivant les retenus (fiscales) sur son salaire.

L’extrême gauche joue également un rôle de sous-fifre au service de la fraction de gauche modérée, démocrate en Amérique, socialiste, communiste et sociale-démocrate ou poutiniste en Europe. Ici, il s’agit de dénoncer et de s’indigner des billevesées des candidats de droite (scandale de la main baladeuse de Donald, scandale de ses déclarations dénonçant la pègre, les bandes de rues et le trafic de drogue « chicanos ». Scandale à propos du mur déjà construit. Scandale de la lutte contre le terrorisme et les amalgames. Scandale à propos des femmes, faisant littéralement pâmé les féministes gauchistes) autant d’épiphénomènes qui dissimulent la profonde crise économico -politico – sociale qui bouleverse l’ensemble des sociétés capitalistes dans un monde désemparer. Au lieu de profiter de ces nuages de fumée lancer par l’équipe de la grande criminelle de guerre Hilary Clinton contre le futur grand criminel de guerre Donald Trump, pour bien démontrer que ce n’est pas la droite – les fascistes – les Croix-de-Feu – les populistes – les Tea-Partistes – les Le Penistes (ajoutez le nom de la secte de droite de votre région) qui sont le problème de l’humanité. Cette tactique d’indignation sélective ne vise qu’à mobiliser le prolétariat derrière la faction « libérale-démocrate » du capital lors de la guerre mondiale à venir. C’est le mode de production capitaliste qui est le problème et pour résoudre tous les problèmes secondaires qui en découlent il ne faut surtout pas soutenir les réformes ni l’aile gauche du capital, mais renverser l’État gestionnaire de ce mode de production moribond. La preuve ? Lors des deux guerres mondiales précédentes, la gauche « d’avant-garde » a inféodé au capital la classe prolétarienne sur laquelle elle jouissait d’une ascendance certaine et elle a poussé le prolétariat vers les Croix-de-feu, et voyez où en est la classe prolétarienne aujourd’hui. C’est une trahison que le prolétariat ne leur pardonnera pas.

La classe prolétarienne

 

Voilà la position du prolétariat révolutionnaire au temps des Croix-de-Feu, du fascisme, du franquisme, du corporatisme, du nazisme, du militarisme, et aujourd’hui au temps du « populisme » contre lequel on voudrait mobiliser la classe prolétarienne au secours de l’aile libérale démocratique bourgeoise tout aussi criminelle que la précédente. On ne vote pas – on ne manifeste pas – contre Trump, ni contre Geert Wilders (PVV), ni contre Marine Le Pen (FN), ni pour soutenir Fillon, Hamon, Macron, ou Mélenchon. Le prolétariat révolutionnaire ne vote pour aucun de ces polichinelles et manifeste contre tous – et surtout contre le mode de production capitaliste en décrépitude que nous ne souhaitons pas réformer, mais éliminer. Heureusement, il est apparent que si présentement la classe prolétarienne mondiale ne sait pas vers qui se tourner elle sait parfaitement à qui ne pas se fier et elle refuse de se mobiliser par dizaines de millions derrières les fauteurs de guerre, ce qui on le voit dans les différents États bourgeois embêtent fortement le grand capital dépité. On ne nous refera pas le « coup des années Trente ».

 

NOTES

 

(1)   Titre original « Des croix de feu à Marine ».   Par hugambrules.  Le 8.03.2017  sur http://les-tribulations-de-l-ecocolo-ecoconome.over-blog.com/2017/03/des-croix-de-feu-a-marine.html

(2)   La dette américaine de Reagan à Obama.

Résistance au colonialisme: L’Australie botte en touche la question de la domination en rapport avec la doctrine chrétienne de la découverte (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 mars 2017 by Résistance 71

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

La réponse de l’Australie à la doctrine de la découverte

Éviter l’affaire de la domination qui réside au sein de la doctrine de la découverte

 

Steven Newcomb

 

17 mars 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/australias-response-doctrine-discovery/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire: le livre de Steven Newcomb (larges extraits traduits par nos soins) en version PDF: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chretienne de la découverte » (2008)

 

En 2012, au Forum Permanent sur les Problèmes Indigènes de l’ONU, Kate Gumley, alors chef de la délégation australienne, avait fait un discours intitulé: ”La doctrine de la découverte”. Le premier paragraphe de ce document illustre très bien comment le gouvernement australien bottait subtilement en touche le problème de la domination. “Le point clef de l’agenda de la discussion de cet après-midi est la doctrine de la découverte, un concept de droit public international qui a reçu l’attention de ce forum parce qu’il adresse directement la question de la conquête légale [de la terre] durant la période de la colonisation [sic].” (NdT: autant d’hypocrisie et d’aplomb mensonger est à peine croyable, mais c’est comme çà qu’ils s’en sortent…)

Les hauts-fonctionnaires du gouvernement australien qui ont écrit cette déclaration n’ont pas identifié la question que les représentants des peuples indigènes soulevaient en appelant à la focalisation sur la soi-disant “doctrine de la découverte”. Ce que l’état australien a cadré comme étant une “conquête légale” n’est, en fait, rien d’autre que l’affirmation par des gouvernements d’état de la possession d’un “droit de domination” sur nos peuples et nations originels.

Si on nous en avait donné l’opportunité, nous aurions pu demander au gouvernement australien: Est-ce que les envahisseurs ont le droit de dominer d’autres nations sur leurs propres terres et territoires ? Sur quel cadre de référence ou standard de jugement pourrions-nous répondre à cette question ? Sommes-nous obligés par une quelconque loyauté que nous aurions contracté envers nos envahisseurs et leurs descendants de répondre à de telles questions uniquement du point de vue de leur façon de voir ou standards de jugement invasifs ?
Malheureusement, le Forum Permanent des Affaires Indigènes de l’ONU ne se prête pas à un dialogue étendu ou spécifique avec les représentants des gouvernements de quelque état que ce soit, comme l’Australie par exemple. Si j’avais pu entrer dans un tel dialogue avec les délégués du gouvernement australien au sujet de leur intervention, je leur aurais demandé dans quel contexte plaçaient-ils les mots de “conquête” et de “légal” et de quel point de vue ?

Prenez par exemple l’idée de “conquête” comme une affirmation de “victoire” dans le contexte d’une invasion illégale des terres et territoires d’une nation originelle donnée, sur le continent de l’Australie. Au moment de l’invasion, la nation originelle de cet endroit vivait son propre mode de vie, dans son propre pays, dans cette partie du monde bien précise, sans déranger personne. Le but des envahisseurs est de se saisir de ce pays, de cette terre et de contrôler ou de tuer la nation envahie en lui faisant la guerre. Les descendants actuels de ces envahisseurs appellent le système de domination qui en a résulté une “conquête légale”.

En réalité, l’invasion étrangère et ce qui en a découlé est illégitime. Les descendants actuels des envahisseurs tentent de cadrer la “domination” comme étant quelque chose de “légal”. Ils font cela dans un effort de rendre l’invasion et tout l’après celle-ci à l’échelle inter-générationnel, acceptable du point du vue des colonisateurs. Une tactique des envahisseurs et de leurs descendants est de ne juger ou d’évaluer les résultats politiques ou autres que de leur propre perspective. Tout comme les chrétiens fondamentalistes considèrent que leur religion est la seule et unique religion qui vaille ; les envahisseurs et leurs descendants considèrent maintenant leur “avis” sur la “légalité” de l’affaire comme étant le seul, unique et valable “avis” sur la “légalité” en question.

Le philosophe du droit Steven I. Winter fait remarquer que chaque catégorie et chaque doctrine, incluant la “doctrine de la découverte”, “repose sur une image mentale des formes d’association humaine qui sont justes ou réalistes” dans une situation donnée. Aussi loin qu’est concerné l’image mentale des descendants des envahisseurs européens, l’invasion européenne chrétienne et son résultat de domination est à la fois juste et réaliste car fondée sur le christianisme et la bible. Les nations originelles envahies sont étiquetées n’avoir aucun droit fondamental de contester ou de défier le système de domination qui en a résulté.

En maintenant à l’écart les cadres d’interprétation des nations originelles, il devient alors possible pour les envahisseurs et leurs descendants de s’adresser aux Nations-Unies, avec l’identité politique d’un état de domination et de prétendre que ce système de domination qui a émergé en tant que résultat de l’invasion génocidaire de cette terre par leurs ancêtres est une “conquête légale”. Ceci est une partie de la façon dont le gouvernement australien (NdT: quelque soit sa couleur politique, c’est toujours la même chose…) déguise et masque cette image de l’invasion et son résultat en utilisant des euphémismes (des mots sonnant bien pour exprimer de terribles actions) comme par exemple “la légalité de l’installation européenne” (c’est à dire l’invasion, la domination, l’extermination et la déshumanisation) et “travailler en vue d’un futur réconcilié.

Parler de “futurr réconcilié” est un futur dans lequel ceux qui ont été envahis et dominés pendant des générations se seront “réconciliés avec eux-mêmes” afin de vivre de manière permanente sous le système de domination imposé, dans ce cas-ci sous ce qui est appelé “L’État australien”. La construction et la manifestation de ce système de domination est ce que le gouverneent australien étiquette du doux euphémisme de “conquête légale”, affirmant et clâmant ainsi le résultat de domination comme étant un résultat valide et légal.

Tant que nous n’exposerons pas de manière explicite le “système de domination des états”, ce système continuera de détruire des écosystèmes entiers et créera les problèmes que nous avons besoin de résoudre une fois pour toute. Reproduire un système destructeur au nom de la “réconciliation” avec ce même système n’est en aucun cas une recette du succès pour une réelle cicatrisation. Ceci ne fait que créer ce que Gregory Bateson appelait “le double lien” (baisés si on le fait, baisés si on le fait pas). Ce n’est pas suffisant de dire ce en quoi nous sommes en faveur. Nous devons mettre en contraste ce pour quoi nous sommes en faveur avec ce pour quoi nous ne sommes pas d’accord. Le contraste crée une vision plus profonde et révèle le double lien.

Dans le bouquin de James C. Scott: “La domination et l’art de la résistance” (1990), l’auteur (NdT: anthropologue de renom auteur de “Zomia”) cite Barrington Moore pour avoir dit: “Une tâche culturelle principale à laquelle doit faire face un groupe opprimé est de fragiliser ou de faire exploser la justification de la strate dominante.” Quelle est la justification pour la domination de nos nations originelles ? Dans la loi fédérale américaine sur les Indiens, comme ceci est graphiquement illustré de nos jours avec l’affaire de Standing Rock et du DAPL, c’est un empire fondé sur le christianisme qui possède(rait) une destinée manifeste de subjuguer la terre et de dominer tous les êtres vivants pour son profit.

Il est grand temps de rejeter ces systèmes de domination comme étant non seulement invalides mais également humainement inadmissibles en refusant d’accepter ce concept, de ne plus les accepter comme “conquête légale”.

Non au DAPL! Mni Wiconi. L’eau est la vie !

Nécrologie nécessaire: Une ordure de plus en moins…

Posted in actualité, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme with tags , , , , , , , , , , , , on 21 mars 2017 by Résistance 71

Résistance 71

21 mars 2017

A lire « Le dossier Rockefeller »

Nous apprenons avec une joie non dissimulée la mort le 20 mars 2017,  d’une des plus grandes ordures que la terre ait portée: le milliardaire David Rockefeller, que son fric a réussi à maintenir honteusement en vie jusqu’à l’âge de 101 ans.

Ce sinistre personnage, héritier d’une famille de criminels ayant trempé dans tous les coups les plus foireux aux Etats-Unis et ailleurs et qui a contribué à financer les plus sinistres dictateurs du XXème siècle et à créer le groupe Bilderberg et la commission trilatérale, outils de contrôle et de soumission du monde au Nouvel Ordre Mondial oligarchique, sera sans nul doute pleuré par ses marionnettes telles le criminel Kissinger et son acolyte Brzezinski. On verra sûrement dans les jours qui viennent tous les larbins venir pleurnicher la mort de leur maître sur toutes les antennes du monde. Ce Rockefeller là, ayant le sang de millions de personnes sur les mains, l’a passé la main depuis longtemps, de fait tous ces gens ne sont que simples pions d’une entité tentaculaire qu’ils ont mis en place et dont ils essaient toujours tant bien que mal d’en contrôler les rouages ; entité dont la fonction est de dominer, de réprimer, d’exploiter le monde pour le profit du plus petit nombre.

Alors oui, on reprendra deux fois des macaroni pour l’occasion, mais ne nous leurrons pas: c’est le système qu’il faut abattre, ses hommes aux manettes en sont devenus les outils et aussi les esclaves. Se débarrasser des Rockefeller et consorts ne changera rien, car le système auto-génère ses pilotes et mécaniciens. C’est la machinerie qu’il faut démonter en changeant notre attitude à son égard, en cessant d’accepter ses diktats et en lui substituant la société des sociétés égalitaire, seule solution viable et durable pour l’humanité.

Donc, à bas l’Etat ! A bas, l’économie de marché ! A bas les institutions ! Boycott du vote ! Boycott du système construit pour la pérennité oligarchique ! Remplaçons la pseudo-démocratie qui nous est imposée, par la seule qui puisse être, celle de notre gouvernance dans une société égalitaire, non-pyramidale, non-hiérarchique et non-coercitive.

Les Rockefeller et les Rothschild dont ils émanent sont remplaçables, interchangeables en haut de la pyramide. Mais s’il n’y a plus de pyramide ?…

Dommage que l’enfer (tout comme le paradis) n’existe pas Rockefeller, tu y serais à ta place, mais consolons-nous: au bout du compte, tu n’emportes pas tes milliards dans ton trou, tu vas pourrir comme nous tous, à moins que tu t’offres le dernier des luxes: te faire congeler dans l’espoir d’être technologiquement ressuscité dans le futur ?… Quoi qu’il en soit, ordure, tu as fait l’expérience de la seule égalité demeurant sur cette planète: la mort.

çà nous ferait quand même chier que tu reposes en paix…

Analyse politique: la « gauche » étatique occidentale complice de l’empire (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 16 mars 2017 by Résistance 71

Les révolutions sont sanglantes… tout comme ne rien faire

 

Paul Craig Roberts

 

14 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/14/revolutions-bloody-nothing-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Graeme MacQueen, un professeur d’université au Canada, fait remarquer l’incapacité de la gauche américaine à être imaginative en regard des rapports de la commission Warren (NdT: sur l’assassinat de JFK) et de la commission sur le 11 septembre. Une tripotée d’individus et de publications, vus comme étant de gauche, ont prouvé être des agents actifs de l’état conspirateur contre la véritable dissidence.

Lien vers l’article de Graeme (en anglais): https://truthandshadows.wordpress.com/2017/03/14/911-and-american-left/#more-4073

Les Etats-Unis n’ont plus de “gauche” (NdT: la gauche radicale a été annihilée sous le règne du tsar du contrôle étatique yankee: Edgard J. Hoover, grand patron tout puissant du FBI qui fut à la tête du bureau de 1935 à … 1972…), l’Europe non plus, encore moins la Grèce, pays dont le gouvernement soi-disant de “gauche” a accepté que les créditeurs de la Grèce puissent piller son peuple et les biens publics au profit du 1%. Le parti travailliste britannique est aussi à droite que son homologue conservateur et le parti socialiste français est bien plus de droite et en acceptance de ses seigneurs américains que ne le fut la droite, surtout celle du général Charles DeGaulle.

En Allemagne, l’électorat a mis en place comme chancelier une marionnette américaine qui représente Washington et non pas le peuple allemand. Et elle va continuer de représenter Washington, même si cela signifie la guerre avec la Russie.

La gauche, qui fut autrefois une force politique (NdT: dans le contexte du consensus du statu quo oligarchique bien entendu, c’est à dire la perpétuation du cirque étatico-capitaliste de la domination et de l’exploitation, qu’à terme Roberts soutient sans se rendre compte que toute réforme est vaine et irresponsable. Il faut sortir de cercle vicieux et prendre la tangente qui mène à la société des sociétés) qui tenta de rendre les gouvernements responsables, a fusionné avec l’empire américain. La “gauche” américaine a maintenant rejoint le complexe militaro-industriel pour enterrer le projet de détente avec la Russie, par exemple:

http://www.counterpunch.org/2017/03/14/trump-and-russia-the-shortest-reset-ever/

La “gauche” américaine s’est jointe aux nouveaux cons(ervateurs), aux médias de la pressetituée et au complexe militaro-industriel dans un accord commun, disant que quiconque favorise de meilleures relations avec la Russie est un agent russe ou un dupe de Vladimir Poutine et que si vous en savez assez pour douter des rapports de la commission Warren et de celle sur le 11 septembre, vous êtes un frapadingue et devez être mis sur la liste de l’université de Harvard des pourvoyeurs de “fake news”. Quiconque n’est pas d’accord avec la ligne éditoriale de l’establishment est étiqueté “fake news” et ceci bien sûr dans une “démocratie de la libre parole et de la libre pensée”. L’Amérique est devenue une sombre mascarade !!…

En d’autres termes, la “gauche” a accepté la ligne néo-conservatrice affirmant que ceux qui se font les avocats de la paix avec la Russie, autre que celle imposée par les termes des Etats-Unis, sont des traîtres à la nation, ceci incluant le président. (NdT: qui par ailleurs a monté d’un ton la rhétorique belliqueuse envers l’Iran, et envoie des troupes au sol en Syrie, est-ce bien surprenant ?… En adoucissant la rhétorique anti-russe, il a acheté l’aval de la Russie pour envoyer des troupes au sol dans le nord de la Syrie… Les Russes sont-ils dupes ?…) L’université de Harvard vient de sortir son type de liste des sites internet jugés suspects pour l’establishment (NdT: un “déconneurex” sauce yankee). Tous ceux qui sont en faveur de relations normales avec la Russie sont sur cette liste.

Nous avons atteint le point où, même pour une institution comme Harvard, aucune dissidence à la haine de la Russie n’est possible, admise. Ceci ne laisse que la guerre comme seule option.

Êtes-vous prêts à mourir pour le complexe militaro-industriel et son énorme budget ? (NdT: et afin de le perpétrer…)

Parce que c’est tout ce pourquoi vous mourrez.

Résistance au colonialisme: Résurgence de l’esprit des peuples dans la connexion avec la terre… (Taiaiake Alfred)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 mars 2017 by Résistance 71

A quelqu’un qui lui demandait ce qu’il pensait de la culture occidentale, Gandhi répondit: “C’est une bonne idée !”

~ Résistance 71 ~

“Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir et le larbinisme…”
~ Aimé Césaire ~

“Pour l’Africain en particulier, la société blanche a brisé son ancien monde sans lui en donner un nouveau. Elle a détruit ses bases tribales traditionnelles de son existence et barre la route de l’avenir après avoir fermé la route du passé.”
~ Frantz Fanon ~

“La terre et l’esprit [Geist] sont donc la solution du socialisme… Les socialistes ne peuvent en aucune manière éviter le combat contre la propriété foncière. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la terre ; la question sociale est une question agraire !”~ Gustav Landauer ~

 A lire: « La Grande Loi du Changement », Taiaiake Alfred

 

Le grand désapprentissage

 

Taiaiake Alfred (Ph.D)

Professeur de Sciences Politiques (chaire de gouvernance indigène) à l’université de Victoria, Colombie Britannique, Canada. Le professeur Alfred est membre de la nation Mohawk (Kahnawake, clan de l’ours)

 

Février 2017

  

Source:

https://taiaiake.net/2017/02/28/the-great-unlearning/

 

Transcription d’une conférence donnée à l’université de Melbourne, Australie fin 2015

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis le départ, les nouveaux venus de ce continent ont pensé que les peuples originels étaient un problème, le “problème indien”. Notre présence problématique est profondément ancrée dans le conscient collectif des colons et l’ancienne attitude est une utilisation constante dans la littérature et la connaissance universitaire. Vous savez aussi sans aucun doute que nous sommes de véritables échecs ambulants quant à l’adaptation de la réalité naturelle au développement d’une société moderne, n’est-ce pas ?
Mais récemment, quelques Canadiens ont commencé à questionner la place du “problème indien” au centre de l’identité et de l’agenda du pays. Je pense que c’est le bon côté qu’a généré l’affaire du changement climatique, tout le monde n’est plus convaincu que le progrès soit une bonne chose et certains en sont même arrivés à remettre en cause l’idée même de culture occidentale et du capitalisme.

Il y a un doute de plus en plus grand sur le fait que des pays comme le Canada représentent le summum de la civilisation humaine et qu’il pourrait bien y avoir de sérieux inconvénients et problèmes sur la façon dont ces sociétés se sont construites.

Une des prises de conscience qui vient de penser au travers de l’histoire de manière différente et de penser aux problèmes qui détricotent nos sociétés, est que les gens commencent à reconnaître qu’il y a une forme de responsabilité à transformer les institutions gouvernantes et les relations fondamentales dans la société. Dans un sens, les gens commencent à réaliser les effets de la contamination industrielle sur leurs vies, partout. Bientôt les gens vont comprendre que le Canada n’a pas de problème indien, mais un problème colonisateur et que la route vers un meilleur futur n’est pas nécessairement de focaliser l’effort sur redéfinir et de retirer les peuples natifs de la terre de façon à ce que les corporations puissent exploiter les “ressources” pour l’enrichissement exclusif de la population des colons. Ils commencent à voir que les racines du pays, en tant qu’entreprise coloniale et colonisante, ont créé une structure des relations entre tous les gens et entre les gens et la terre de ce pays, qui est au bout du compte destructrice de tout le monde et de tout ce qui y est impliqué.

Le problème colon est le fait que le Canada est consruit sur la présupposition d’une re-colonisation perpétuelle du peuple et de la terre qui permet à la société dominante de jouir de privilèges et d’une prospérité qui seraient les héritages d’une conquête. Donc quel est le problème fondamental de justice et d’injustice au Canada ? Vu depuis cet angle, ce n’est certainement pas nous qui avons échoué à suivre. Ce n’est même pas un problème de justice sociale demandant un droit et une reconnaissance pour nous élever au même statut de bien-être que la société de base des colons.

La justice sociale comme concept et objectif n’est pas suffisant, parce que si nous ne nous concentrons que sur cela, nous ne faisons que regarder et analyser les symptômes, si nous ne faisons pas face au problème fondamental, qui est celui de la DEPOSSESSION, de l’occupation continuelle de nos terres, de la séparation du peuple d’avec la terre ce qui nous enlève l’essence fondamentale de ce que et qui nous sommes, nous avons un gros moteur générant la discorde sociale, culturelle et physique et pas seulement au sein de ceux qui se perçoivent comme victmes, mais aussi parmi ceux qui pensent être les bénéficiaires de la dépossession. Ce moteur est chaud et ronronnant, il produit la dispute sociale, des troubles de la santé, une destruction environnementale, qui ne s’est jamais produite à cette vitesse dans le passé.

Il y a une connexion basique entre la dépossession et l’abus perpétré sur les peuples indigènes ainsi que sur la structure et le fonctionnement adéquat de l’économie canadienne. De où nous nous plaçons aujourd’hui, au milieu d’un problème colon, arranger l’économie, s’occuper des problèmes environnementaux

et s’occuper de la terre, tout cela requiert la mise en place d’une relation juste avec les nations des peuples originels et demande la manifestation d’un respect pour la vision du monde qui se trouve à la racine de leurs cultures.

Bricoler ou réformer des institutions déjà existantes et les relations engendrées est absolument inutile. Ce dont nous avons besoin est un véritable virage à 180 degrés de la mentalité de conquête vers un état d’esprit qui place l’être humain dans des relations réelles et durables l’un envers l’autre et l’environnement. C’est un changement psychologique, c’est un chemin hors du sentier battu, bien qu’il y ait déjà des éclaireurs qui se sont engagés dans le recadrage de l’idéal de ce pays par les relations et pour qui une éthique environnementale indigène offre une alternative de pensée et d’être sur la terre. Mais qu’est-ce qu’une éthique environnementale indigène ?

Pour nous, tout est relié à la terre, aux territoires ancestraux. En langue mohawk, nous disons: “Konnoronkwa Iekeni’stenha ohontsa”, c’est à dire: “J’aime ma mère la terre.” Être indigène veut dire avoir ce type de relation intime avec la terre, ce sens de relation profonde et de responsabilité envers la terre ; cela veut dire vivre cette relation, posséder cette connexion, remplir votre responsabilité, en prendre la substance d’amour, prendre la connaissance sacrale et la restituer, aimer et protéger votre mère.

Voilà pourquoi la colonisation, qui est fondée sur le déni de notre capacité de vivre l’éthique d’une relation universelle de responsabilité, est si destructrice et démoralisante.

La déconnexion d’avec la terre est bien plus que juste une privation économique.

La déconnexion d’avec la terre est bien plus que juste l’injustice politique de l’aliénation territoriale.

Déconnectés de la terre, nous ne pouvons plus être indigènes. Pour être indigène, vous devez vivre et remplir la responsabilité qui incombe des instructions originelles et honorer votre famille, vous-même, les autres, ainsi que les autres nations des arbres, des animaux terrestres, aquatiques, des eaux, des vents etc… Lorsqu’on parle à tout cela, c’est exister dans un monde paisible en tant qu’être humain de cette terre. Vivre cette éthique environnementale est absolument essentiel pour la liberté, la santé, le bonheur et la justice, pour que tout ceci se réalise dans la vie de la personne indigène.

Qu’en est-il donc de la réconciliation ? Nous demanderons certains, ne sommes-nous pas dans une ère nouvelle de respect pour les peuples originels ? Le prenier ministre du Canada a parlé devant la chambre commune (NdT: l’assemblée nationale canadienne) et a lu une excuse publique aux victimes des abus et des crimes des pensionnats pour Indiens. Ce fut une grande erreur, c’était mal et totalement inacceptable que nous enlevions ces enfants de leurs familles et d’avoir autorisé qu’ils soient abusés, bafoués dans ces écoles, nous n’aurions jamis dû laisser ces enfants être abusés et violentés de la sorte, a t’il dit. Mais ce ne fut pas le point de départ d’une véritable réconciliation. En tournant la page de l’histoire en admettant ce qui est arrivé à ces enfants dans ces pensionnats, il n’a néanmoins pas adressé ni parlé des dégâts multi-générationnels que tout ceci a provoqué chez les nations indigènes.

Est-ce le mal occasionné par ces pensionnats à une grand-mère qui a souffert de tant d’abus dans ce système, qu’elle ne fut pas autorisée à parler sa langue et grandît en haïssant son “indiennité”, qui après ce traumatisme, s’en alla à Brooklyn et se fit passer pour irlandaise ?… (ceci est une histoire vécue dans ma famille…). Est-ce là tout le drame , tout le mal ?… Bien que cela en fasse partie, mais vous devriez avoir une vue bien étriquée (harpérienne) pour dire qu’il n’y a pas non plus eu de dégâts collatéraux pour les enfants et petits-enfants de cette personne qui ne purent pas parler le mohawk et que de fait toute sa progéniture vit à Brooklyn, New York et non pas à Kahnawake, territoire mohawk, là où elle est née, elle et tous ses ancêtres.

Quelle fut la véritable intention des pensionnasts pour Indiens ? Le but était de briser la connexion des peuples natifs avec leur terre. Ils furent mis en place pour arracher les enfants de leurs familles, de leur terre et de leurs cultures, de façon à ce que la génération suivante ne soit plus présente sur la terre et ainsi n’aurait plus la capacité de prendre la connaissance de la culture, de la langue et ainsi ne serait plus capable de défendre la terre politiquement, culturellement et physiquement des intentions des gens qui viendraient avec la volonté d’utiliser et d’exploiter cette terre. (NdT: n’oublions pas que le Canada tout comme les USA sont des entreprises commerciales coloniales de la “couronne”, c’est à dire de la City de Londres, de sa banque d’Angleterre / Vatican, gérée par les Rothschild…)

Voilà ce que fut l’objectif des pensionnats pour Indiens. (NdT: lire à ce sujet la version pdf en français de notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, le contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation publié par le TICEE) Après ces pensionnats (NdT: le tout dernier a fermé ses portes au Canada en 1996…), il n’y eut pratiquement plus personne pour défendre ni spirituellement ni physiquement la terre. Ainsi la réconcilaition est en fait une recolonisation parce qu’il s’agit avant tout de consolider les gains de territoires acquis par les crimes de la génération précédente de colons (NdT: il en va de même aux Etats-Unis, au Mexique, et en fait en Israël avec les Palestiniens…) et cela n’a rien à voir avec la transformation ni même un quelconque changement. Je pense que les bonnes cibles sont les institutions puissantes du gouvernement canadien d’un côté et de l’autre notre peuple.

Nous devons définir pour et par nous-mêmes ce qu’est ce mouvement et ce mouvement se doit d’être un mouvement de retour à la terre. Je ne veux pas passer pour un complet romantique et utopiste ici en disant “retour à la terre” en terme de “quittons les villes et retournons à la campagne”, Ceci n’est même plus possible dans la vaste majorité des cas sur nos territoires tant la destruction est bien entamée, la perte drastique de l’environnement, des animaux etc. Ce dont je parle est le besoin de retrouver la capacité d’avoir une relation avec notre terre qui peut nous entretenir spirituellement, culturellement et économiquement en partenariat avec la société qui est venue ici et qui avait promis de faire cela au départ.

Il y a quelque chose qu’on appelle Guswentha dans ma langue (mohawk), ce qui est une ceinture wampum représentant deux rangées (Wampum Deux Rangées). Guswentha est un puissant et très intelligible symbole au Canada et aux Etats-Unis. Parce qu’il représente en des termes très simples, très clairs, la marche à suivre et il est le plus vieil accord officiel entre des nations de nouveaux-venus et les nations indigènes. Cet accord est toujours en existence. Mais il représente très très clairement la vision des peuples natifs alors qu’ils le remettent en avant pour redefinir la relation hors du sentier de la colonisation vers celui de la dé-colonisation.

Je vais juste vous en parler.

Le wampum deux rangées est vraiment très simple dans son principe. C’est une ceinture faite de nacre colorée de petits coquillages tissée de façon à reconnaître le fait que nous partageons une existence. Un langage métaphorique est utilisé, celui d’une rivière, de la rivière du temps qui passe, nous voyageons sur la rivière en même temps. Rien que là, vous avez déjà une concession de la part du peuple natif de la nouvelle réalité. Des gens disent que la vision des traditionnalistes est si radicale qu’on ne peut pas la concevoir, la visualiser. Que voulez-vous de nous ? demandent-ils, que nous retournions en Europe? Vous voulez que nous fassions ceci ou cela ? Et bien non, en fait, la conception indigène est en fait le partage de l’existence, la fondation est la co-existence. Une co-exisence pacifique, qui fut en fait ce qui prévalut au début et qui permit à ces sociétés de se développer au Canada et aux Etats-Unis. Ces deux pays furent construits sur la base de l’acceptation de la co-existence entre les nations (NdT: traité de la Grande Paix de Montréal en 1701 où les Français acceptèrent Guswentha que les Anglais acceptèrent aussi quelques semaines plus tard. Ce furent les Hollandais en 1613 qui l’inaugurèrent), ce qui fut honoré au début. Honnêteté, paix et amitié, trois perles de nacre entre chaque. Si votre intention est amicale, si vous avez un comportement paisible et pacifique et si vos paroles sont honnêtes en tout temps, alors le canoë indigène et le navire étranger navigueront sur la rivière ensemble, côte à côte. Notre autonomie et notre indépendance à tous deux seront respectées et nous aurons alors ce que symbolise cette ceinture blanche: la paix.

Paix et prospérité, ensemble. Si cela est respecté pour toujours, alors nous voyagerons côte à côte. A aucun moment les lignes de trajectoires ne s’incurvent pour qu’aujourd’hui l’existence du canoë soit sous l’existence du vaisseau occidental. Ceci est devenu une très grande injustice. A aucun moment ceci fut fait pour devenir un Wampum Une Rangée, où la souveraineté de l’état canadien surclasse la souveraineté de la nation Mohawk par exemple ou de toute autre nation que ce soit. Ceci est vraiment très, très clair et très simple ; respect de l’autonomie, ouais, observez notre inter-dépendance et reconnaître que nous nous appuyons l’un sur l’autre.

Si nous voulons être heureux, prospère dans notre pays, nous devons vivre selon le principe de relation de nation à nation et ceci est appelé le Wampum Deux Rangées. Voilà ce pour quoi les peuples natifs se battent. Ceci est l’expression même de la culture Haudenausonee (iroquoise). J’ai l’honneur d’enseigner dans un territoire qui est très loin du mien. C’est la région de ce pays de ma femme en Colombie Britannique. Je voyage beaucoup, tout comme vous. Je parle à bien des gens natifs, et bien que la manifestation physique puisse différer selon les endroit et les termes culturels, le principe par essence demeure le même.

Les indigènes ne se sont pas rendus lorsqu’ils ont vu bien des hommes blancs arriver. Contrairement à ce que les gens pensent, les nouveaux-venus furent chaleureusement accueillis dans notre région du monde. Ils furent bien intégrés et ont leur donna un siège, on leur fit dire que maintenant, ils pouvaient partager ce que nous avions. Mais si vous voulez le faire, vous devez suivre ces principes valables pour tous. Malheureusement, les faits prouvent que dans notre coin du monde, les Européens ont suivi ces règles jusqu’à ce qu’ils n’en aient plus besoin. Au moment où la démographie a basculé en leur faveur et que le rapport militaire bascule également alors les Européens ont jeté Guswentha sur le sol, l’ont piétiné et ont déclaré que dorénavant, nous n’avions plus le Wampun Deux Rangés mais la loi fédérale sur les Indiens (Indian Act) et qu’est-ce que vous pouvez y faire ?…

Voilà la dure réalité de l’histoire et comment ce que nous avions d’accords qui aidèrent à la création de ce pays nouveau appelé Canada, fut jeté aux orties. Donc quand nous parlons d’une nouvelle lutte appelée l’Indigenous Nationhood Movement, nous parlons de reconnecter avec cette ceinture originale qui ne devrait pas être vue comme quelque chose de radical par un peuple dont les ancêtres firent un pacte en suivant explicitement cette ceinture wampum.

Ceci n’est absolument pas radical, c’est en fait une restauration et une résurgence d’une voie originale d’être, pas seulement pour les natifs indigènes mais aussi pour les colons, pour la société s’établissant ici. Voilà ce que fait le mouvement Indigenous Nationhood Movement, il prend l’énergie d’idle No More, il prend la frustration de la jeune génération, il la réforme, la développe et l’articule.

Nous appelons cela la Résurgence Indigène et nous essayons de la développer en un mouvement politique appelé Indigenous Nationhood Movement mais en fait c’est un mouvement très ancien. C’est le plus vieux mouvement de ce continent, parce que la nation indigène c’est le Wampum Deux Rangées. Si je parlais au Canada, je dirai: ici, tout le monde est une personne du traité. Les traités ne sont pas seulement pour les indigènes, si nous avons des traités, c’est que nous les avons fait avec d’autres gens, d’autres peuples, ce qui veut dire le Canada et aussi les nations qui vinrent après.

Voilà donc la vision de la décolonisation qui se joiue en ce moment même au Canada. Je sens bien qu’il y a des parallèles et des similarités avec ce qu’il s’est passé ici en Australie et j’espère lier une longue relation de partenariat avec mes amis et le peuple d’ici comme je l’ai déjà fait. Que nous continuions de partager, d’apprendre et de développer notre solidarité, pas seulement avec mes frères et sœurs indigènes, mais aussi avec le peuple non-indigène d’ici parce que je vous laisserai sur une pensée finale qui a toujours été un engagement de notre peuple.

Et c’est que la philosophie et les idées de nos nations indigènes du point de vue de notre perspective ne sont pas seulement des choses qui vont nous sauver de la colonisation, mais elles sont aussi des nécessités pour sauver le monde des impulsions et des impératifs du développement capitaliste qui se passent dans un cadre dénué d’éthique et sans principes qui parlent de durabilité mettant une limite à l’idée d’exploitation et de croissance. Ceci a toujours fait partie de l’équation, comme être durable dans un environnement. Sans bloquer les réalités, sans nier que des changements se produisent et que le temps passe et que nous devons travailler ensemble pour développer un cadre relationnel, non seulement les uns avec les autres qui soit durable mais avec les autres nations d’animaux, de plantes et la terre qui nous supporte pour que nous puissions tous avoir la paix (skennen) et que nous puissions avoir une réalité que nous serions fiers de passer à tous nos enfants, natifs et non-natifs de ce pays.

= = =

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”

“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps qe l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”

Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613