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Nouvel Ordre Mondial: Erik Prince (Blackwater), mercenariat, Chine, Trump et mascarade géopolitique…

Posted in actualité, altermondialisme, chine colonialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 22 février 2017 by Résistance 71

Lire notre dossier: « La Chine et le Nouvel Ordre Mondial » … Cette information que nous avons traduite ci-dessous ne fait que confirmer plus avant la mascarade qui se joue devant nos yeux. L’histoire nous le dit: Wall Street (par Rockefeller) a fait normaliser les relations avec la Chine « communiste » via le couple infernal Kissinger/Nixon en 1971-73, Mao fut financé (tout comme Lénine, Trotski et Hitler) par Wall Street et la maison mère de la City de Londres. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est que le prolongement d’accords passés de longue date… Le « pivot vers l’Asie » amorcé sous le criminel Obama ne se réfère pas à une attitude belliqueuse de l’empire contre la Chine (l’apparence de conflit est une mascarade) mais à l’intégration de la Chine dans le nouvel empire, celui qui voit le Bernard l’Ermite impérialiste changer de coquille sous nos yeux insouciants pour mieux se protéger…

~ Résistance 71 ~

 

Blackwater en route pour la Chine

 

James Corbett

 

21 février 2017

 

url de l’article original:

https://www.corbettreport.com/blackwater-heads-to-china/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

OK, OK, pas Blackwater. Cette force mercenaire criminelle condamnée pour crime de guerre, fondée par Erik Prince et qui ne pourra jamais aller plus vite que l’infâmie qui la poursuit et ce nonobstant le nombre de fois où elle change de nom (NdT: Xe puis Academi…)

Non, non non ! Pas Blackwater ! Mais Frontier Services Group (FSG), un groupe mercenaire complètement différent présidé par le même Erik Prince et qui lui, se rend en Chine ! Et ils ne vont pas là-bas pour vendre du service mercenaire… Absolument pas !… Ils ne font qu’aller y ouvrir quelques “bases opératrices d’avant-garde” afin d’entraîner des anciens bidasses de l’armée populaire de libération (APL) sur le comment devenir des mercenaires ! Complètement différent n’est-il pas ?…

Maintenant que ceci est bien clair, un peu de mise en contexte: Erik Prince, le mercenaire notoire qui croit être le descendant moderne de “Wild Bill” Donovan (NdT: Après la transformation de l’OSS après la seconde guerre mondiale en CIA, Donovan est considéré par l’agence de renseignement comme un de ses fondateurs.), Prince a même nommé son plus jeune fils Charles Donovan Prince, après lui. La carrière de Prince comme assassin contractant fut descendue en flamme en 2009 après qu’il fut révélé que Blackwater, l’entreprise qu’il créa, n’était qu’une façade de la CIA pour un de ses programmes d’assassinats perpétrés dans le monde entier. Prince a ensuite admis que “Blackwater était devenue une virtuelle extension de la CIA” et qu’il a reçu des ordres directs de l’agence de renseignement, mais à ce moment là, les feux de la rampe de l’info étaient passés sur autre chose.

Note de R71: Il convient ici de rappeler que la CIA est le bras armé de Wall Street. Il suffit du reste d’analyser les portes tourniquets de derrière la scène entre la CIA et les bureaux exécutifs des grandes entités financières et entrepreneuriales de Wall Street pour se rendre compte de la collusion évidente. Combien d’anciens directeurs de la CIA ont siégé dans les conseils d’administration d’entités de Wall Street et inversement?

Comme je l’ai rapporté l’an dernier, ce ne fut certainement pas la fin des machinations de Prince. Il est réapparu sur les radars en 2016 après avoir révélé qu’il était de nouveau l’objet d’une enquête fédérale, cette fois-ci pour avoir essayer de nouer des services mercenaires avec des gouvernements étrangers et avoir blanchi de l’argent des officiels libyens au travers d’une banque chinoise.

Les choses sont devenues encore plus bizarre lorsque Prince s’est embarqué dans le train en marche Trump en faisant un don de 150 000 dollars à la PAC de Trump (campagne présidentielle), devenant également un invité régulier de Steven Bannon sur son programme radio de Breibart où il se fit l’avocat de la résurrection du programme Phœnix, cette campagne d’enlèvement, de torture et de disparition du gouvernement américain au Vietnam, programme officieux du rôdage des escadrons de la mort, testés au Vietnam donc avant d’être appliqué dans le monde entier (sous la houlette de la CIA) et aux Etats-Unis sous celle du DHS (NdT: Ministère de la Sécurité de la Patrie, la Stasi yankee). En retour d’ascenceur, Trump a nommé la sœur de Prince comme secrétaire à l’éducation (Betsy Devos) et a pris Erik Prince lui-même comme conseiller officieux.

Et comme si tout cela n’était pas suffisant, voici les dernières nouvelles: la nouvelle entreprise d’Erik Prince “est en train de mettre en place une armée privée pour la Chine”. Voici ce que nous savons:

Erik Prince est maintenant le président du conseil de Frontier Services Group, uen entreprise publiquement enregistrée à Hong Kong et qui y est quotée en bourse et qui s’annonce comme prestataire de “services de logistique et de sécurité”.

A la fin de l’année dernière, le FSG a émis une note de presse dans laquelle ils se réjouissaient de leur nouvelle stratégie d’affaire: engranger du fric sur le pari du gouvernement chinois et de ses milliers de milliards de dollars d’investissement sur sa “nouvelle route de la soie”.

La nouvelle stratégie inclut de développer des bases opérationnelles dans la province chinoise du Yunnan et dans la région autonome du Xinjiang sujette à des troubles ethniques, afin ostensiblement de fournir “entrainement, communications, évaluation et gestion de risques, collecte d’information, évacuation sanitaire” ainsi que des “services de sécurité, de logistique et de transferts aériens” aux “entreprises des pays environnants”.

Des sources multiples au sein de l’entreprise sont maintenant en train de lancer l’alerte sur la proposition, tout en supputant néanmoins que Prince “a travaillé très dur afin que la Chine achète les services du nouveau Blackwater” et qu’il “est bien décidé à retrouver la tête du hit-parade des plus importants prestataires de services para-militaires privés de la planète.

FSG a nié les alégations de “nouveaun Blackwater”, disant que “Les services de FSG n’impliquent pas de personnels armés ni l’entrainement de personnels armés” ajoutant que les nouvelles bases seraient seulement utilisées pour “aider le personnel non-militaire à rendre des services de sécurité de protection rapprochée sans l’utilisation d’armes”, mais c’est la même entreprise qui a nié les rapports en 2016 disant que Prince courtisait le gouvernement chinois pour des “services de sécurité” en première instance. D’après le nouveau rapport:

“Quand Frontier a dit plus tard à son comité directeur qu’elle se changeait en services de sécurité, dans les grandes largeurs pour assister la politique de développement internatonale de la Chine, ce nouveau jour dégoûta profondément deux exécutifs américains de l’entreprise de Prince à Hong Kong.
Gregg Smith l’ancien CEO de Frontier a dit qu’il était prêt à partir en mars dernier si Erik Prince n’était pas sorti de l’entreprise. Puis, à une réunion du comité directeur à la fin du mois dernier, il a dit qu’un officiel de l’entreprise avait clairifié que Frontier fournirait des services de sécurité en vue du soutien des objectifs du gouvernement chinois.”

Le rapport révèle que l’ancien amiral en retraite américain William Fallon a démissionné avec Smith après que cette nouvelle stratégie fut dévoilée au comité directeur: “Ceci ne correspnd pas du tout ce pour quoi j’étais à bord de cette entreprise.”

Nonobstant ce que le comité directeur de FSG pensait avoir signé pour, il est en fait très peu surprenant qu’une entreprise présidée par Erik “nous avons besoin d’un nouveau programme Phœnix”, “contractant de la CIA”, “Conseiller officieux de Trump”, Prince pousse pour commencer une relation contractuelle (para)militaire avec une puissance étrangère majeure. Bien entendu, il est absolument illégal pour toute entreprise américaine de fournir “des articles ou des services de défense” à la Chine, mais depuis quand de simples lois ont-elle arrêté Erik Prince et ses entreprises de faire ce qu’ils veulent à l’étranger ? De plus, c’est pourquoi l’idée de “la base opérationnelle avancée” a été dite fournir des services aux entreprises des “pays voisins” alors que la base elle-même est en Chine. C’est aussi pourquoi l’entreprise contractera des portes-flingue de l’ex-APL plutôt que l’armée chinoise elle-même.

Mais attendez un peu… Je pensais qu’Ocenaia était supposée être en guerre contre Eastasia ? (NdT: clin d’œil ici à “1984” d’Orwell..). Pourquoi un conseiller de Trump aiderait-il “l’ennemi” principal ? C’est un peu comme si tout le conflit est une mascarade ayant de puissants marionnettistes derrière le rideau en tant que partie d’une guerre froide 2.0 afin de conserver les masses dans une stupeur et une peur constante de ce nouveau croquemitaine (secrètement soutenu par l’empire). Mais ce n’est pas possible n’est-ce pas ?…

Ah oui c’est vrai, j’oubliais: le plus gros actionnaire de l’entreprise Frontier Services Group est CITIC ou la China International Trust Investment Corporation (NdT: le fond d’investissement du gouvernement chinois !!…) et pour ceux qui sont déjà au courant de la relation entre la Chine et le Nouvel Ordre Mondial, la boucle est bouclée…

Il vaut mieux s’habituer à voir Erik Prince et à se familiariser avec le Frontier Services Group car, bien malheureusement, vous allez les voir tous deux bien plus dans les 4 à 8 ans à venir.

Présidence Trump… Repose en paix (Paul Craig Roberts)

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Article de PCR qui suit l’analyse du Saker d’il y a quelques jours: « La présidence Trump est finie !… »

Le but de tout cela ? Le chaos politico-social. Trump est-il un dupé ou est-il partie du plan ? L’avenir le dira… Tout ce merdier arrive à grands pas en France. Voter c’est acquiescer, voter c’est être complice de ces criminels de la politique professionnelle, du mensonge permanent et du conflit, guerre sans fin, du consensus du statu quo oligarchique… Il n’y a pas de solution au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! qu’on se le dise !…

~ Résistance 71 ~

 

La présidence de Trump: Repose en paix

 

Paul Craig Roberts

 

16 février 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/02/16/trump-presidency-rip/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Donald Trump a t’il surestimé son pouvoir présidentiel ? La réponse est oui.

Steve Bannon, le conseiller principal de Trump, est-il politiquement inexpérimenté ? La réponse est oui.

Nous pouvons conclure suite aux réponses à ces deux questions que Trump est submergé et qu’il va payer un lourd tribut.

Combien ?

Le New York Times rapporte que “les agences de renseignement américaines ont cherché à apprendre si la campagne électorale de Trump était de mèche avec les Russes au sujet du hacking et autres efforts pour influencer les élections.”

L’ancien espion de la NSA John Schlinder a tweeté qu’un collègue haut placé dans la communauté du renseignement lui avait envoyé un courriel disant que l’état profond avait déclaré une guerre nucléaire à Trump et qu’il “mourait en prison”.

https://sputniknews.com/us/201702151050723578-intelligence-community-war-trump/

Il est très possible que cela se produise.

A la fin de la seconde guerre mondiale, le complex militaro-industriel et de la sécurité décida que le flot de revenus et de bénéfices ainsi que le pouvoir, émanant de la guerre et des menaces de guerre, étaient bien trop important pour être abandonnés dans une ère de paix. Ce complexe manipula un faible et inexpérimenté président Truman de s’engager dans une guerre froide totalement inutile avec l’URSS. Le mensonge fut créé et accepté par le peuple américain naïf, mensonge disant que le communisme internationaliste avait l’intention de conquérir le monde. Ceci était un mensonge transparent, parce que Staline avait purgé le système et fait assassiné Léon Trotski et tous les communistes qui croyaient en une révolution mondiale. “Le socialisme dans un seul pays” avait déclaré Staline.

Les experts universitaires, sachant pertinemment où leurs tartines étaient beurrées, s’accommodèrent et contribuèrent même au mensonge et à la falsification. Dès 1961, le pouvoir extrême du complexe militaro-industriel devint très apparent au président Eisenhower, un général 5 étoiles qui fut en charge de l’invasion américaine de l’Europe occidentale occupée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale. Le pouvoir privé, que le complexe militaro-industriel (nom donné par Eisenhower lui-même) exerçait, dérangea tellement “Ike” lui-même que sa dernière adresse au peuple américain au soir de sa présidence fut pour le mettre en garde contre la subversion de la démocratie (NdT: si tant est qu’elle existait avant… une simple analyse historique prouve que non, mais c’est une autre histoire… disons que c’était devenu bien pire…):

“Jusqu’au dernier des conflits mondiaux, les Etats-Unis ne possédaient pas d’industrie d’armement. Les fabricants américains de charrues pouvaient le moment venu et suivant la demande, forger tout aussi bien des épées. Mais maintenant, nous ne pouvons plus prendre le risque d’une gestion d’urgence de notre défense nationale, on nous a forcé à créer une industrie d’armement permanente et ce à grande échelle. De plus, trois millions et demi d’hommes et de femmes sont directement engagés dans le secteur de la défense. Nous dépensons annuellement en sécurité militaire plus que les revenus nets de toutes les entreprises américaines combinées.

Cette conjoncture d’un grand et vaste secteur militaire et d’une importante industrie de l’armement est une nouvelle expérience pour l’Amérique. L’influence totale, économique, politique et même spirituelle, s’en fait ressentir dans chaque ville, dans chaque état, dans chaque bureau du gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif d’un tel développement. Pourtant, nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre travail, nos ressources et notre mode de vie sont tous impliqués, ainsi que la structure même de notre société.

Dans les conseils gouvernentaux, nous devons nous réfréner de l’acquisition d’une influence non mandatée, qu’elle soit recherchée ou pas, par le complexe militaro-industriel. Le potentiel pour la montée désastreuse d’un pouvoir mal placé existe et persistera.

Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertees ou les processus démocratiques. Nous ne devons rien prendre pour acquis. Seuls des citoyens alertes et informés peuvent forcer le meilleur maillage de cette énorme machine militaro-industrielle de la défense avec nos objectifs et méthodes pacifiques et ce de façon à ce que la sécurité et la liberté puissent prospérer de concert.”

L’avertissement d’Eisenhower était d’une grande justesse. Mais cela reposait sur le concept “de citoyens alertes et informés”, ce que les Etats-Unis ne possèdent pas. La population américaine est, dans les grandes largeurs, grandement insouciante et se dirige, sous la houlette de tout le spectre politique de l’extrême gauche à l’extrême droite, vers l’auto-destruction.

Les médias de presse écrite et audiovisuelle, qui servent de propagandistes pour les élites du complexe militaro-industriel et de Wall Street, s’assurent que les Américains ne sont exposés qu’à une information bidon et totalement orchestrée. Chaque foyer ou personne qui allume sa télé ou lit les journaux/magazines, est programmé pour vivre dans une réalité falsifiée, orchestrée qui ne sert que le plus petit nombre du sommet de la pyramide du pouvoir et du contrôle.

Trump a défié cet establishment sans réaliser vraiment que celui-ci était bien plus puissant que le président des Etats-Unis.

Voici ce qui s’est produit: Pendant le second terme de la présidence d’Obama, la Russie et son président (Poutine) furent diabolisés par le complexe militaro-industriel et les nouveaux cons(ervateurs) utilisant les médias pressetitués.. La diabolisation a facilité la capacité des médias pressetitués comme le Washington Post, le New York Times, CNN, MSNBC et le reste de la clique, d’associer le contact avec la Russie et des articles questionnant les tensions orchestrées entre les Etats-Unis et la Russie avec des activités suspicieuses, voire même de trahison. Trump et ses conseillers étaient par trop inexpérimentés pour comprendre que la conséquence de l’élimination politique de Flynn était en place pour valider cette association (amalgame) orchestrée de la connexion de la présidence de Trump avec le renseignement russe.

Maintenant nous avons les putes des médias et de la politique qui posent des questions du genre de celles qui furent utilisées pour noircir le président Nixon et le forcer à démissionner: “Qu’est-ce que le président savait et quand l’a t’il su ?…” Trump savait-il que le général Flynn avait parlé avec l’ambassadeur russe des semaines avant que Trump a dit qu’il l’avait fait ? Est-ce que Flynn a commis l’irréparable ? Parler à un Russe, parce que Trump lui a dit de le faire ?…

Les fournisseurs de bobards (“fake news”) tels que le NYT, le WP, CNN, MSNBC et le reste de ces détestables menteurs en série, utilisent des allusions totalement irresponsables afin d’emmêler le président Trump dans une toile d’araignée de la trahison. Voici une des manchettes du NYT: “Les aides-de-camp de la campagne Trump ont eu des contacts répétés avec le renseignement russe.” Ce à quoi nous assistons est une campagne gérée par l’état profond utilisant ses putes des médias pour piéger Trump et amener sa destitution.

Ceux qui sont à la manœuvre pour renverser le résultat de l’élection présidentielle US de 2016 sont si confiants en leur succès, qu’ils déclarent publiquement leur préférence pour un coup de palais à la démocratie (NdT: disons à la mascarade de démocratie, mais là n’est pas le sujet de PCR…). Le méga sioniste, chien de guerre nouveau con Bill Kristol a exprimé sa préférence pour un coup d’état en provenance de l’état profond sur le président élu Donald Trump.

http://www.breitbart.com/big-government/2017/02/15/bill-kristol-backs-deep-state-president-trump-republican-government/

La “gauche/libérale/progessiste” s’est alignée avec le 1% contre la classe salariale étiquetée “raciste, misogyne et homophobe”, qualifiée des “déplorables de Trump” (NdT: par Hillary Clinton durant sa campagne…), classe qui a essentiellement élu Trump. Même ce tâcheron mal informé de musicien, Moby, s’est senti obligé de poster des non-sens flagrants sur Facebook en déclarant: “1-le dossier russe contre Trump est vrai. 100% vrai, le gouvernement russe le fait chanter, pas seulement parce qu’il s’est fait pisser dessus par des putes russes, mais pour des choses bien plus graves et 2-l’administration Trump est en collusion avec le gouvernement russe et elle l’a été depuis le tout premier jour.

Maintenant que Trump a été marqué du sceau “d’associations avec le renseignement russe”, les idiots républicains, d’après Bloomberg, “ont rejoint les appels des démocrates pour avoir une enquête sur les contacts entre les membres de l’équipe Trump et les agents du renseignement russe ce mercredi (15 février), ceci indiquant un péril politique croissant au sein du parti alors que de nouveaux rapports émergent sur les contacts extensifs entre les deux.

https://www.bloomberg.com/politics/articles/2017-02-14/flynn-s-ouster-sparks-new-gop-calls-for-wider-russia-probe?cmpid=BBD021517_BIZ

Bien sûr, il n’y a absolument aucune preuve de ces soi-disants contacts, mais les faits réels ne font pas partie de la campagne visant à déposer Trump.

L’acceptation de la démission de Flynn par Trump est utilisée par ses opposants comme une confirmation de leurs fausses accusations disant que le président des Etats-Unis est compromis par le renseignement russe. Comprenant son erreur, la Maison Blanche a essayé de contrer sa bourde (l’acceptation d e la démission de Flynn) en disant que Flynn a été écarté parce que Trump avait perdu confiance en lui, pas parce qu’il avait fait quelque chose d’illégal ou avait des connexions avec le renseignement russe. Mais aucun des opposants de Trump n’écoute quoi que ce soit et la CIA continue à alimenter la pressetituée de bobards.

Depuis le tout début j’avais prévenu que Trump manquait singulièrement d’expérience et de connaissance pour choisir un gouvernement qui lui serait fidèle et servirait son agenda. Trump a maintenant viré la seule personne sur laquelle il pouvait vrament compter. La conclusion la plus évidente est celle-ci: Trump est de la viande froide.

L’effort du peuple américain pour ramener le gouvernement sous contrôle via Trump a été défait et vaincu par l’état profond.

L’argument de Chris Hedges qui dit que la révolution est maintenant la seule façon pour les Américains de reprendre le contrôle de leur pays, continue à gagner en crédibilité.

Voici les mots qui ont condamné Trump lorsqu’il a déclaré la guerre à l’establishment avant même d’avoir assemblé son armée:

“Il n’y a rien que ne fera pas l’establishment politique, aucun mensonge qu’il ne proférera pas, pour conserver son prestige et le pouvoir à vos dépends. L’establishment de Washington et les corporations médiatiques et financières qui le financent, n’existe que pour une seule raison: se protéger et s’enrichir. Ceci représente un carrefour dans l’histoire de notre civilisation qui déterminera si oui ou non, nous, le peuple, allons reconquérir le contrôle de notre gouvernement. L’establishment politique qui essaie de nous en empêcher est le même groupe responsable de nos désastreux rapports commerciaux, de l’immigration illégale massive et de politiques économiques et étrangères qui ont saigné ce pays à blanc.

L’establishement politique a amené la destruction sur nos usines et sur nos boulots alors qu’ils s’échappent vers le Mexique, la Chine et d’autres pays du monde. C’est une structure de pouvoir mondiale qui est responsable des décisions économiques qui ont volé notre classe ouvrière et nos salariés, qui a vidé notre pays de sa richesse et mis ce fric dans les poches d’une poignée de grandes entreprises et d’entités politiques.”

Albert Camus, la liberté de la presse et la censure de l’État (1939)

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« La révolte est le fait de l’homme informé, qui possède la conscience de ses droits. »

« Tout révolté, par le seul mouvement qui le dresse face à l’oppresseur, plaide donc pour la vie, s’engage à lutter contre la servitude, le mensonge et la terreur et affirme le temps d’un éclair, que ces trois fléaux font régner le silence entre les hommes, les obscurcissent les uns aux autres et les empêchent de se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin. »

~ Albert Camus, « L’homme révolté », 1951 ~

 

Un manifeste inédit d’Albert Camus sur la liberté de la presse

 

(Publié en exclusivité par “LE MONDE  INTERNATIONAL” du 18/03/2012)

 

Sources:

http://jbonillasaus.blogspot.jp/2012/03/un-manifeste-inedit-d-albert-camus-sur.html

et

http://arretsurinfo.ch/un-manifeste-inedit-dalbert-camus-sur-la-liberte-de-la-presse/

 

Février 2017

 

Le manifeste que nous publions a été rédigé par Albert Camus (1913-1960) près de trois mois après le début de la seconde guerre mondiale. Il a alors 26 ans. Non signé, le texte est authentifié. Il est aussi d’actualité. Il pourrait tenir lieu de bréviaire à tous les journalistes et patrons de journaux qui aspirent à maintenir la liberté d’expression dans un pays en guerre ou soumis à la dictature, là où le patriotisme verrouille l’information.  » Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu’un esprit un peu propre accepte d’être malhonnête « , écrit Camus, pour qui résister, c’est d’abord ne pas consentir au mensonge. Il ajoute :  » Un journal libre se mesure autant à ce qu’il dit qu’à ce qu’il ne dit pas. « 

Cet article de Camus devait paraître le 25 novembre 1939 dans Le Soir républicain, une feuille d’information quotidienne vendue uniquement à Alger, dont Camus était le rédacteur en chef et quasiment l’unique collaborateur avec Pascal Pia. Mais l’article a été censuré. En Algérie, sa terre natale, qu’il n’a, à l’époque, jamais quittée hormis pour de brèves vacances, Camus jouit d’un petit renom. Il a déjà écrit L’Envers et l’Endroit (1937) et Noces (mai 1939). Il a milité au Parti communiste pour promouvoir l’égalité des droits entre Arabes et Européens, avant d’en être exclu à l’automne 1936 – il a consenti à cette exclusion, tant les reniements politiques du parti l’écoeuraient.

Secrétaire de la maison de la culture à Alger, il a monté la première compagnie de théâtre de la ville, adapté Le Temps du mépris, de Malraux, et joué des classiques. Sa première pièce, Révolte dans les Asturies, coécrite avec des amis, a été interdite par Augustin Rozis, le maire d’extrême droite d’Alger. Le jeune Camus, orphelin d’un père mort en 1914, fils d’une femme de ménage analphabète, fait de la littérature une reconnaissance de dette. Fidélité au milieu dont il vient, devoir de témoignage.

Pascal Pia, vieil ami d’André Malraux, l’a recruté en 1938 comme journaliste polyvalent pour Alger républicain, quotidien qui entendait défendre les valeurs du Front populaire. Ce journal tranchait avec les autres journaux d’Algérie, liés au pouvoir colonial et relais d’une idéologie réactionnaire. Ainsi Camus a publié dans Alger républicain une série d’enquêtes qui ont fait grand bruit, la plus connue étant  » Misère de la Kabylie « .

Camus est pacifiste. Mais une fois la guerre déclarée, il veut s’engager. La tuberculose dont il est atteint depuis ses 17 ans le prive des armes. Alors il écrit avec frénésie. Dans Alger républicain puis dans Le Soir républicain, qu’il lance le 15 septembre 1939, toujours avec Pascal Pia. Ces deux journaux, comme tous ceux de France, sont soumis à la censure, décrétée le 27 août. Par ses prises de position, son refus de verser dans la haine aveugle, Camus dérange. L’équipe, refusant de communiquer les articles avant la mise en page, préfère paraître en laissant visibles, par des blancs, les textes amputés par la censure. Au point que certains jours, Alger républicain et surtout Le Soir républicain sortent avec des colonnes vierges.

Moins encore qu’en métropole, la censure ne fait pas dans la nuance. Elle biffe ici, rature là. Quoi ? Des commentaires politiques, de longs articles rédigés par Camus pour la rubrique qu’il a inventée,  » Sous les éclairages de guerre « , destinée à mettre en perspective le conflit qui vient d’éclater, des citations de grands auteurs (Corneille, Diderot, Voltaire, Hugo), des communiqués officiels que n’importe qui pouvait pourtant entendre à la radio, des extraits d’articles publiés dans des journaux de la métropole (Le Pays socialiste, La Bourgogne républicaine, Le Petit Parisien, le Petit Bleu, L’Aube)…

Ce n’est jamais assez pour le chef des censeurs, le capitaine Lorit, qui ajoute d’acerbes remarques sur le travail de ses subalternes lorsqu’ils laissent passer des propos jugés inadmissibles. Comme cet article du 18 octobre, titré « Hitler et Staline ». « Il y a là un manque de discernement très regrettable « , écrit le capitaine. Ironie, trois jours plus tard, à Radio-Londres (en langue française), les auditeurs peuvent entendre ceci : « La suppression de la vérité, dans toutes les nouvelles allemandes, est le signe caractéristique du régime nazi. »

Le 24 novembre, Camus écrit ces lignes, qui seront censurées : « Un journaliste anglais, aujourd’hui, peut encore être fier de son métier, on le voit. Un journaliste français, même indépendant, ne peut pas ne pas se sentir solidaire de la honte où l’on maintient la presse française. A quand la bataille de l’Information en France ? «  Même chose pour cet article fustigeant le sentiment de capitulation :  » Des gens croient qu’à certains moments les événements politiques revêtent un caractère fatal, et suivent un cours irrésistible. Cette conception du déterminisme social est excessive. Elle méconnaît ce point essentiel : les événements politiques et sociaux sont humains, et par conséquent, n’échappent pas au contrôle humain  » (25 octobre).

Ailleurs, sous le titre  » Les marchands de mort « , il pointe la responsabilité des fabricants d’armes et l’intérêt économique qu’ils tirent des conflits. Il préconise  » la nationalisation complète de l’industrie des armes « qui  » libérerait les gouvernements de l’influence de capitalistes spécialement irresponsables, préoccupés uniquement de réaliser de gros bénéfices  » (21 novembre). Il n’oublie pas le sort des peuples colonisés en temps de guerre, dénonçant la  » brutalisation  » des minorités et les gouvernements qui  » persistent obstinément à opprimer ceux de leurs malheureux sujets qui ont le nez comme il ne faut point l’avoir, ou qui parlent une langue qu’il ne faut point parler « .

Bien que les menaces de suspension de leur journal se précisent, Albert Camus et Pascal Pia ne plient pas. Mieux, ils se révoltent. Pascal Pia adresse une lettre à M. Lorit où il se désole queLe Soir républicain soit traité comme  » hors la loi  » alors qu’il n’a fait l’objet d’aucun décret en ce sens. Parfois le tandem s’amuse des coups de ciseaux. Pascal Pia racontera que Camus, avec malice, fit remarquer à l’officier de réserve qui venait de caviarder un passage de La Guerre de Troie n’aura pas lieu qu’il était irrespectueux de faire taire Jean Giraudoux, commissaire à l’information du gouvernement français…

Le Soir républicain est interdit le 10 janvier 1940, après 117 numéros, sur ordre du gouverneur d’Alger. Camus est au chômage. Les éventuels employeurs sont dissuadés de l’embaucher à la suite de pressions politiques. Tricard, le journaliste décide de gagner Paris, où Pascal Pia lui a trouvé un poste de secrétaire de rédaction à Paris Soir. La veille de son départ, en mars 1940, il est convoqué par un commissaire de police, qui le morigène et énumère les griefs accumulés contre lui.

L’article que nous publions, ainsi que les extraits cités ci-dessus, ont été exhumés aux Archives d’outre-mer, à Aix-en-Provence. Ces écrits, datant de 1939 et 1940, ont été censurés par les autorités coloniales. Ils n’ont pas été mis au jour par les spécialistes qui se sont penchés sur l’oeuvre de Camus. Notamment Olivier Todd, à qui on doit la biographie Albert Camus, une vie (Gallimard 1996). Ni dans Fragments d’un combat 1938-1940 (Gallimard,  » Cahiers Albert Camus  » n° 3, 1978), de Jacqueline Lévy-Valensi et André Abbou, qui réunit des articles publiés par Camus alors qu’il habitait en Algérie.

C’est en dépouillant carton par carton que nous avons découvert les articles manquants d’Alger républicain et du Soir républicain dans les rapports de censure. Car cette dernière a pour qualité d’être une greffière rigoureuse. De même que les services des renseignements généraux, qui notent tous les faits et gestes des individus qu’ils surveillent – ce fut le cas d’Albert Camus en Algérie. C’est ainsi qu’ont surgi, sous nos yeux, les mots, les phrases, les passages et même les articles entiers qui n’avaient pas l’heur de plaire aux officiers chargés d’examiner les morasses des pages des journaux.

 » Ces archives-là n’ont pas été utilisées « , confirme le spécialiste Jean-yves Guérin, qui a dirigé le Dictionnaire Albert Camus (Robert Laffont, coll.  » Bouquins « , 2009). Même confirmation d’Agnès Spiquel, présidente de la Société des études camusiennes.

Dans l’inédit publié ici, Camus considère que  » la vertu de l’homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie « . DansL’Homme révolté, il ne dit pas autre chose, estimant que la révolte,  » c’est l’effort pour imposer l’Homme en face de ce qui le nie « .

 » Les quatre commandements du journaliste libre « , à savoir la lucidité, l’ironie, le refus et l’obstination, sont les thèmes majeurs qui traversent son oeuvre romanesque, autant qu’ils structurent sa réflexion philosophique. Comme le football puis le théâtre, le journalisme a été pour Camus une communauté humaine où il s’épanouissait, une école de vie et de morale. Il y voyait de la noblesse. Il fut d’ailleurs une des plus belles voix de cette profession, contribuant à dessiner les contours d’une rigoureuse déontologie.

C’est aux lecteurs algériens que Camus a d’abord expliqué les devoirs de clairvoyance et de prudence qui incombent au journaliste, contre la propagande et le  » bourrage de crâne « . A Combat, où Pascal Pia, son mentor dans le métier, fait appel à lui en 1944, Camus poursuit sa charte de l’information, garante de la démocratie pour peu qu’elle soit  » libérée  » de l’argent :  » Informer bien au lieu d’informer vite, préciser le sens de chaque nouvelle par un commentaire approprié, instaurer un journalisme critique et, en toutes choses, ne pas admettre que la politique l’emporte sur la morale ni que celle-ci tombe dans le moralisme. « 

En 1951, il laisse percer sa déception dans un entretien donné à Caliban, la revue de Jean Daniel :  » Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques (…) court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation.  »

Macha Séry

= = =

Le manifeste censuré de Camus

En 1939, peu après le déclenchement de la guerre, et alors que la presse est déjà souvent censurée, l’écrivain veut publier dans le journal qu’il dirige à Alger un texte vibrant qui invite les journalistes à rester libres. Ce texte fut interdit de publication. Il est inédit. Et il reste très actuel:

« Il est difficile aujourd’hui d’évoquer la liberté de la presse sans être taxé d’extravagance, accusé d’être Mata-Hari, de se voir convaincre d’être le neveu de Staline.

Pourtant cette liberté parmi d’autres n’est qu’un des visages de la liberté tout court et l’on comprendra notre obstination à la défendre si l’on veut bien admettre qu’il n’y a point d’autre façon de gagner réellement la guerre.

Certes, toute liberté a ses limites. Encore faut-il qu’elles soient librement reconnues. Sur les obstacles qui sont apportés aujourd’hui à la liberté de pensée, nous avons d’ailleurs dit tout ce que nous avons pu dire et nous dirons encore, et à satiété, tout ce qu’il nous sera possible de dire. En particulier, nous ne nous étonnerons jamais assez, le principe de la censure une fois imposé, que la reproduction des textes publiés en France et visés par les censeurs métropolitains soit interdite au Soir républicain – le journal, publié à Alger, dont Albert Camus était rédacteur en chef à l’époque – , par exemple. Le fait qu’à cet égard un journal dépend de l’humeur ou de la compétence d’un homme démontre mieux qu’autre chose le degré d’inconscience où nous sommes parvenus.

Un des bons préceptes d’une philosophie digne de ce nom est de ne jamais se répandre en lamentations inutiles en face d’un état de fait qui ne peut plus être évité. La question en France n’est plus aujourd’hui de savoir comment préserver les libertés de la presse. Elle est de chercher comment, en face de la suppression de ces libertés, un journaliste peut rester libre. Le problème n’intéresse plus la collectivité. Il concerne l’individu.

Et justement ce qu’il nous plairait de définir ici, ce sont les conditions et les moyens par lesquels, au sein même de la guerre et de ses servitudes, la liberté peut être, non seulement préservée, mais encore manifestée. Ces moyens sont au nombre de quatre : la lucidité, le refus, l’ironie et l’obstination. La lucidité suppose la résistance aux entraînements de la haine et au culte de la fatalité. Dans le monde de notre expérience, il est certain que tout peut être évité. La guerre elle-même, qui est un phénomène humain, peut être à tous les moments évitée ou arrêtée par des moyens humains. Il suffit de connaître l’histoire des dernières années de la politique européenne pour être certains que la guerre, quelle qu’elle soit, a des causes évidentes. Cette vue claire des choses exclut la haine aveugle et le désespoir qui laisse faire. Un journaliste libre, en 1939, ne désespère pas et lutte pour ce qu’il croit vrai comme si son action pouvait influer sur le cours des événements. Il ne publie rien qui puisse exciter à la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir.

En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d’opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu’un esprit un peu propre accepte d’être malhonnête. Or, et pour peu qu’on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s’assurer de l’authenticité d’une nouvelle. C’est à cela qu’un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s’il ne peut dire tout ce qu’il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu’il ne pense pas ou qu’il croit faux. Et c’est ainsi qu’un journal libre se mesure autant à ce qu’il dit qu’à ce qu’il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l’on sait la maintenir. Car elle prépare l’avènement de la vraie liberté. En conséquence, un journal indépendant donne l’origine de ses informations, aide le public à les évaluer, répudie le bourrage de crâne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l’uniformisation des informations et, en bref, sert la vérité dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu’elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu’aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge.

Nous en venons ainsi à l’ironie. On peut poser en principe qu’un esprit qui a le goût et les moyens d’imposer la contrainte est imperméable à l’ironie. On ne voit pas Hitler, pour ne prendre qu’un exemple parmi d’autres, utiliser l’ironie socratique. Il reste donc que l’ironie demeure une arme sans précédent contre les trop puissants. Elle complète le refus en ce sens qu’elle permet, non plus de rejeter ce qui est faux, mais de dire souvent ce qui est vrai. Un journaliste libre, en 1939, ne se fait pas trop d’illusions sur l’intelligence de ceux qui l’oppriment. Il est pessimiste en ce qui regarde l’homme. Une vérité énoncée sur un ton dogmatique est censurée neuf fois sur dix. La même vérité dite plaisamment ne l’est que cinq fois sur dix. Cette disposition figure assez exactement les possibilités de l’intelligence humaine. Elle explique également que des journaux français comme Le Merleou Le Canard enchaîné puissent publier régulièrement les courageux articles que l’on sait. Un journaliste libre, en 1939, est donc nécessairement ironique, encore que ce soit souvent à son corps défendant. Mais la vérité et la liberté sont des maîtresses exigeantes puisqu’elles ont peu d’amants.

Cette attitude d’esprit brièvement définie, il est évident qu’elle ne saurait se soutenir efficacement sans un minimum d’obstination. Bien des obstacles sont mis à la liberté d’expression. Ce ne sont pas les plus sévères qui peuvent décourager un esprit. Car les menaces, les suspensions, les poursuites obtiennent généralement en France l’effet contraire à celui qu’on se propose. Mais il faut convenir qu’il est des obstacles décourageants : la constance dans la sottise, la veulerie organisée, l’inintelligence agressive, et nous en passons. Là est le grand obstacle dont il faut triompher. L’obstination est ici vertu cardinale. Par un paradoxe curieux mais évident, elle se met alors au service de l’objectivité et de la tolérance.

Voici donc un ensemble de règles pour préserver la liberté jusqu’au sein de la servitude. Et après ?, dira-t-on. Après ? Ne soyons pas trop pressés. Si seulement chaque Français voulait bien maintenir dans sa sphère tout ce qu’il croit vrai et juste, s’il voulait aider pour sa faible part au maintien de la liberté, résister à l’abandon et faire connaître sa volonté, alors et alors seulement cette guerre serait gagnée, au sens profond du mot.

Oui, c’est souvent à son corps défendant qu’un esprit libre de ce siècle fait sentir son ironie. Que trouver de plaisant dans ce monde enflammé ? Mais la vertu de l’homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie. Personne ne veut recommencer dans vingt-cinq ans la double expérience de 1914 et de 1939. Il faut donc essayer une méthode encore toute nouvelle qui serait la justice et la générosité. Mais celles-ci ne s’expriment que dans des coeurs déjà libres et dans les esprits encore clairvoyants. Former ces coeurs et ces esprits, les réveiller plutôt, c’est la tâche à la fois modeste et ambitieuse qui revient à l’homme indépendant. Il faut s’y tenir sans voir plus avant. L’histoire tiendra ou ne tiendra pas compte de ces efforts. Mais ils auront été faits.

Albert Camus

L’article que nous publions devait paraître le 25 novembre 1939 dans  » Le Soir républicain « , un quotidien limité à une feuille recto verso que Camus codirige à Alger. L’écrivain y définit ”les quatre commandements du journaliste libre » : lucidité, refus, ironie et obstination.

Notre collaboratrice Macha Séry a retrouvé ce texte aux Archives nationales d’outre-mer, à Aix-en-Provence (Lire son texe plus haute). Camus dénonce ici la désinformation qui gangrène déjà la France en 1939. Son manifeste va plus loin. Il est une réflexion sur le journalisme en temps de guerre. Et, plus largement, sur le choix de chacun, plus que celui de la collectivité, de se construire en homme libre.

La présidence Trump est finie !… Trump a plié devant l’état profond en moins d’un mois… Pour les nouveaux cons: « Que la fête continue!… »

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Parce qu’il N’Y A PAS DE SOLUTIONS AU SEIN DU SYSTEME, N’Y EN A JAMAIS EU ET N’Y EN AURA JAMAIS…

France ! Le nouveau tournez manège du mensonge institutionnalisé arrive à grands pas. STOP à la mascarade politique du cirque de la société du spectacle…

BOYCOTT DU VOTE ! MISE EN PLACE DE LA RESISTANCE POLITIQUE PAR LA CONFEDERATION DES ASSOCIATIONS LIBRES !

~ Résistance 71 ~

 

Mise à jour du Saker sur le coup de l’état profond américain contre Flynn et Trump

L’état profond a émasculé Trump et sa présidence, c’est fini les gars!

 

Le Saker

 

14 février 2017

 

Source:

http://www.informationclearinghouse.info/46444.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note des traducteurs: Nous n’avons traduit que la mise à jour du Saker qui est plus percutante et directe que son analyse précédente. Elle permet de garder les points essentiels de ce qui vient de se produire à Washington. Nous partageons l’analyse du Saker sur cette affaire (mise à part sa position sur le vote bien entendu… nos commentaires nécessaires sont intégrés à la traduction), qui est essentielle et visiblement mal comprise (volontairement ?…) par bien des analystes et “experts” en géopolitique.

 

La première analyse du Saker en français est ici:

http://lesakerfrancophone.fr/les-neocons-et-l-etat-profond-ont-chatre-la-presidence-de-trump-cest-cuit-les-gars

 

Mise à jour de l’article en lien ci-dessus:

 

Ok, il me semble qu’un grand nombre de commentateurs comprennent mal ce qui se passe. Il est donc temps, plutôt que d’écrire une analyse, de cracher le morceau, je vais énumérer les points essentiels dans un style plus abrupt afin d’être plus clair dans mon point de vue. Allons-y donc:

  1. TOUT CECI N’EST PAS A CAUSE DE FLYNN. Laissez-moi encore répéter cela:
    CECI N’EST PAS A CAUSE DE FLYNN !!…
    SVP ne venez pas me dire que Flynn avait tort sur l’Iran, sur l’Islam, sur la Chine. Je suis d’accord, Mais…
    ==>>
    CECI N’EST PAS A CAUSE DE FLYNN !!<<==
  2. C’EST AU SUJET DU POUVOIR. Au sujet de qui est la patron ? Qui est le numéro 1 ? Qui est le top alpha mâle ? Le président ou “l’État Profond” ? Ce n’est qu’à ce propos, montrer clairement à tout le monde qui est en charge.
  3. FLYNN ETAIT UN SYMBOLE. Le symbole de toute cette notion de drainer le marécage de Washington, qui consiste essentiellement en les agences à 3 lettres et le Pentagone. Flynn fut le mec qui osa défier la police de la pensée et être amical avec les Russes. Flynn fut le mec qui voulut ramener la CIA et le grand Etat-Major des armées (Join Chief of Staff) sous le contrôle de la Maison Blanche. Et Flynn était le mec qui avait les contacts avec le SOCOM (NdT: Special Operations Command ou haut commandement des opérations secrètes) et l’Etat-Major des armées. Flynn devait être éliminé.
  4. FLYNN ETAIT AUSSI UNE PIERRE ANGULAIRE. Pour le meilleur ou pour le pire, il est absolument évident que Flynn était le cerveau derrière toute la politique étrangère de Trump. Sur quelques affaires Flynn était super (la Russie), sur d’autres juste OK (le terrorisme takfiri), sur d’autres il était ridicule (la Chine) voire même franchement mauvais (l’Iran). Mais ce n’est pas ce qui est important ici. Ecoutez Kucinich qui nous dit clairement que tout cela n’est pas au sujet de Flynn ou de Trump, mais au sujet d’un coup d’état (silencieux) contre la présidence des Etats-Unis, mené par son “État Profond”. Maintenant que Flynn a été sorti, il ne reste plus rien de la “politique étrangère de Trump”.
  5. FLYNN EST AUSSI UN DOMINO. Ok, ceci est crucial à comprendre, faites maintenant bien attention à ce qui suit… Poutine a souvent été critiqué pour protéger ses amis et ce même quand ses amis sont coupables de malversations. Maintenant laissez-moi vous poser une question très simple: pour qui vous mouilleriez-vous, pour Trump ou Poutine ?… Exactement… Si Trump était un mec loyal, il aurait très bien pu appeler Pence et Flynn dans le bureau ovale, demander à Flynn de s’excuser et dire à Pence de fermer sa gueule. Mais il n’en a rien fait. En acceptant la “démission” de Flynn, Trump a démontré qu’il ne protège et ne protègera pas ceux qui travaillent pour lui. Il y aura donc certainement un effet domino, car tous ceux qui ont de l’importance savent maintenant ceci: Trump est un faible, les nouveaux cons le tiennent par les couilles et Trump va les larguer en rase campagne lorsque le niveau de merde atteindra le ventilateur.
  6. LA CHUTE DE FLYNN EST AUSSI UN MESSAGE. Un message à tous ceux qui détestent Trump et tout ce qu’il représente. Ce message est très simple: Nous sommes revenus en contrôle et la fête continue !... Maintenant que Trump a été brisé et humilié, mainenant qu’il a perdu son haut QI et son allié puissant à la Maison Blanche, les nouveaux cons et l’état profond ont senti le sang et les cercles se rapetissent, il vont doubler l’attaque qui va augmenter en intensité. La prochaine victime sacrificielle des plus symboliques pourrait bien être le très détesté Steve Bannon. Le but est très simple: la chasse est ouverte pour les “penseurs criminels” du contre-état profond.
  7. EN FAIT. TOUT EN VIENT A LA PERSONNALITE DE TRUMP. C’était la grande inconnue non ?… Personne ne savait vraiment quel type de président Trump ferait. Tout le monde, incluant votre dévoué serviteur, se complaisait à spéculer sur son ego, son manque d’expérience politique, sur le fait qu’il ne devait rien à personne, qu’il était celui qui faisait les deals, un pragmatiste de sens commun. Bon, on ne sait toujours pas quel type de président il sera, mais j’ai bien peur que l’on sache déjà quel type de président il NE SERA PAS: il ne VA PAS drainer le marécage de Washington, il ne VA PAS changer la subordination des intérêts nationaux des Etats-Unis à l’empire anglo-sioniste, il NE VA PAS forger un partenariat historique avec la Russie et enfin, IL NE VA PAS renvoyer les nouveaux cons(ervateurs) au placard d’où ils ont rampé il y a quelques 24 années. On ne peut que supputer si Trump manque d’intelligence ou de couilles, mais il est maintenant évident à tous qu’il a bien plus en commun avec le président Yanoukovitch (NdT: l’ancien président ukrainien déposé par le coup d’état néo-nazi piloté par la Maison blanche sous Obama…) qu’avec Poutine.

Comme je l’ai dit précédemment, c’est fini. Pas à cause des vues de Flynn sur l’Iran ou l’Islam ; mais parce que Trump a plié, il a été brisé et maintenant tout ce qu’il reste devant nous sont 4 longues années d’agonie pure. Ceci en assumant que les nouveaux cons ne le fassent pas destituer juste pour se vautrer un peu plus dans leur arrogance et leur sens de la suprématie.

Franchement, mon cœur va à tous ceux et celles qui ont sincèrement cru que Trump serait l’homme de la libération des Etats-Unis de l’emprise des nouveaux cons et de la restauration du pouvoir de ce “panier de déplorables” sur la multitude de minorités des intérêts particuliers. Quelques personnes vont sûrement maintenant se pavaner dans des remarques du style “je vous l’avais bien dit”, mais ils auront tort. Espérer le meilleur fut la meilleure des choses à faire. Ceux qui ont voté pour Trump ont fait la seule chose en leur pouvoir pour empêcher Hillary d’occuper la Maison Blanche (NdT; et au bout du compte, guerre il y aura quand même, peut-être en d’autres termes, mais on est parti pour d’une manière ou d’une autre et çà oui Mr Saker, on l’avait dit, beaucoup avaient prévenu. Une chose est on ne peut plus claire: notre slogan en préambule de l’article…). Ce fut la bonne décision, ils ont fait ce qu’il fallait faire, moralement et pragmatiquement (NdT: bref, le “vote utile” imbécile qui ne sert à rien… la preuve !… C’est çà ta solution Saker ?… Continuer de voter pour les futurs Bozos ad vitam aeternam ?… Pour continuer à en prendre plein la gueule ?… Jusqu’à quand ?… Quand assez est-il assez ?…)

Mais maintenant nous devons rassembler notre courage et accepter la réalité de ce qui s’est produit. Minimiser les implications de ce coup de l’état profond n’a absolument aucun sens, ni moralement, ni pragmatiquement. Et la réalité est la suivante:

Il aura fallu moins d’un mois aux nouveaux cons et à l’état profond pour renverser les résultats de l’élection présidentielle.”

Trump maintenant déclare qu’il “attend que la Russie rende la Crimée.”

C’est fini les gars. Nous vous souhaitons la bienvenue de retour dans la guerre entre la Russie et l’empire.

The Saker

PS: Une chose encore. Trump lui-même a toujours été, bien entendu, le candidat d’une partie de “l’État Profond Américain”. Trump n’est pas tombé de nulle part, ni Flynn du reste. Ce qui se passe est qu’une faction de l’état profond se bat contre une autre. Les élites américaines sont divisées depuis un bon moment. (NdT: ce que nous disons sur R71 depuis des années…) Mais comme Trump a maintenant l’autorité légale, ceux qui essaient de le faire tomber sous le coup d’une révolution colorée, je parle donc ici de l’état profond contre la présidence.

Trump et la vraie fausse guerre contre le terrorisme: L’Iran « premier état terroriste »… Vraiment ?… Voyons un peu…

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En fait John Wight n’est même pas tout à fait correct dans son article puisque de toute évidence le champion du monde toutes catégories confondues des états terroristes sont, et de loin, les Etats-Unis, suivis d’Israël. L’Arabie Saoudite est en lice pour la médaille de bronze, sans doute avec le Royaume-Uni. Il est intéressant de noter que le haut du panier de crabes de la liste des états terroristes est exclusivement constitué des états et vassaux de l’empire.

A cette remarque d’ordre particulier, nous ajouterons une remarque d’ordre plus général: le plus grand générateur de terrorisme sur cette planète est l’État et tout terrorisme est un terrorisme d’état avant toute chose. Q’attendre d’autre en effet du “plus froid des monstres froids”, outil de l’institutionnalisation de la division politique et du modèle de la domination, modèle fabriqué de toute pièce et non pas “naturel;” à l’humain comme le matraque sans cesse la propagande oligarchique…

~ Résistance 71 ~

 

Trump a tout faux, l’Arabie Saoudite et non pas l’Iran est le premier état terroriste au monde

 

John Wight

 

9 février 2017

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/376831-trump-saudi-arabia-iran/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Donald Trump prouve être un président prône à lâcher des vérités bien inconvénientes flanquées de déclarations les plus évidemment erronées. Une de ces erreurs récemment proférée est l’affirmation que l’Iran serait “le premier état terroriste au monde”. Durant toute sa campagne présidentielle en 2016 et depuis qu’il a pris ses fonctions le mois dernier, Trump a fait de l’Iran le point de focalisation de sa colère, au point même que les Iraniens sont plus que justifiés de se préparer à la perspective bien réelle d’une confrontation militaire avec les Etats-Unis et ce plus tôt qu’on ne le croit.

La diabolisation continue et persistante de l’Iran par l’administration Trump est une gifle à la réalité de terrain qui a vu l’Iran se tenir aux côtés de la Syrie, de la Russie, des Kurdes et du mouvement de la résistance libanais du Hezbollah soutenu par l’Iran, en tant que pilier contre ce même terrorisme djihadiste wahabbite salafiste qui menace le peuple américain. C’est un combat dans lequel les Iraniens ont dépensé du sang et des ressources ces dernières années et ainsi la justice demande que le monde, incluant les Etats-Unis, reconnaisse une certaine gratitude envers l’Iran.

En réalité, comme bien des gens en ont conscience, le véritable numéro un des états terroristes aujourd’hui dans le monde n’est pas l’Iran mais l’Arabie Saoudite, l’ami de l’Amérique et son alliée (NdT: complice dans le crime de terrorisme d’état, cf notre note de préambule…). Je dirais même plus: Washington est au courant de ce fait de longue date (NdT: et pour cause, il en est, avec le Royaume-Uni, le commanditaire depuis la fin de la 1ère guerre mondiale…). Dans un courriel de John Podesta à Hillary Clinton en septembre 2014 (un de ceux fuités par Wikileaks durant la campagne présidentielle américaine), Podesta écrit: “Alors que cette opération militaire/paramilitaire progresse, nous devons utiliser notre diplomatie et nos ressources du renseignement pour mettre la pression sur les gouvernements du Qatar et de l’Arabie Saoudite, qui fournissent un soutien clandestin et une logistique à l’EIIL et autres groupes sunnites radicaux de la région.

Plus de preuve concernant le rôle de l’Arabie Saoudite et des autres états du Golfe dans le soutien matériel actif du terrorisme est le témoignage sous serment en 2015 de Zacarias Moussaoui, le soi-disant 20ème pirate de l’air des attentats du 11 septembre 2001, affirmant que des membres de la famille royale saoudienne ont soutenu Al Qaïda. Partie d’une affaire civile menée contre les Saoudiens par les familles des victimes du 11 septembre, Moussaoui a été jusqu’à nommer des membres spécifiques de la famille royale qui ont donné de l’argent au groupe terroriste qui perpétra les attentats.

Mais même sans preuve de liens directs entre les Saoudiens et de variés groupes salafistes djihadistes, l’interprétation extrème wahabbite de l’Islam sunnite endorsée par les Saoudiens en tant que religion d’état est pratiquement identique à l’idéologie de l’EIIL ou d’Al Nosra ou de quelques organisations terroristes fondamentalistes que ce soit. De fait, le financement par les Saoudiens d’endroits où est prêché une forme radicale de l’islam à travers le monde, est devenue une grande source de préoccupation ces dernières années.

En 2015, le quotidien britannique The Independant a rapporté une histoire de rapport de renseignement fuité compilé par l’agence de renseignement de contre-espionnage allemande BfV, disant que les Saoudiens, les Qataris et les Koweïtiens, soutenaient activement des groupes terroristes en Allemagne. Ceci s’additionne à ce qu’avait dit en août 2015 Donald Trump lors d’un entretien avec “Meet the Press” sur la chaîne NBC. Durant l’entretien le journaliste Chuck Todd rappela à Mr Trump une déclaration qu’il avait faite en 2011 concernant les Saoudiens et qui disait: “L’Arabie Saoudite est le plus grand financier du terrorisme au monde. L’Arabie Saoudite diffuse les pétrodollars, notre propre argent, vers des groupes terroristes qui cherchent à détruire notre peuple, tandis que les Saoudiens s’en remettent à nous pour les protéger.
La barbarie et la fourberie des Saoudiens ne font absolument aucun doute. Quand ils ne terrorisent pas et ne massacrent pas leur propres gens intra muros, ils s’engagent dans des crimes de guerre indescriptibles au Yémen, crimes dont sont complices les Etats-Unis et le Royaume-Uni (NdT: et Israël)

Ainsi, pourquoi face à toutes ces évidences et cette connaissance acquise, les Etats-Unis continuent de compter sur Riad comme son allié proche et fidèle dans la région après Israël, lorsqu’on en vient au rôle de l’Arabie dans le soutien du terrorisme et la fomentation de l’extrêmisme religieux ? La plus simple des réponses est: le commerce.

L’Arabie Saoudite est le plus gros client de l’industrie de la défense américaine, un manteau que Trump à l’intention de maintenir avec sa décision récente de lever l’interdiction imposée par Obama de vendre plus d’armes au royaume saoudien à cause de violations des droits de l’Homme au Yémen.

Il est tout aussi important de noter qu’alors que l’iran est un des sept pays placés sur la liste d’interdiction de séjour sur le territoire des Etats-Unis, ni l’Arabie Saoudite, ni les autres états du Golfe n’ont été mis sur cette liste. Ceci est une preuve supplémentaire que le président Trump n’est pas du tout sérieux dans son combat contre le terrorisme, beaucoup moins qu’il ne veut le laisser entendre.

Pour bien insister, l’Iran n’est pas un état qui sponsorise, finance ou fomente le terrorisme, l’Arabie Saoudit oui. Le simple fait que ceci se doive d’être précisé au président en place est dû à une vision du monde depuis le bureau ovale qui continue à être à l’envers. (NdT: pour la simple et bonne raison que c’est Washington qui impose ce narratif bidon. Trump se rend compte de l’intérieur qu’il ne pourra pas renverser ce narratif, s’il le fait ce sera au prix de sa vie… Il n’y a pas de solutions au sein du système !…)

La grande révolution française 1789-93: (Kropotkine 1909): Les revendications sociales et l’esprit de commune, l’écrasement des sections populaires…

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La suite des « revendications sociales et l’état d’esprit à Lyon et Paris » décrits par Kropotkine dans sa « Grande Révolution 1789-1793 » publiée en 1909. Ceci nous montre ce que fut la véritable révolution française, comment elle fut de fait contre le peuple et bien celle des nantis d’une nouvelle aristocratie.

~ Résistance 71 ~

 

L’écrasement des sections

 

Pierre Kropotkine

 

“La grande révolution 1789-1793”, chapitre 63

publié en 1909

 

Deux puissances rivales se trouvaient en présence à la fin de 1793 : les deux Comités, de salut public et de sûreté générale, qui dominaient la Convention, et la Commune de Paris. Cependant la vraie force de la Commune n’était ni dans son maire Pache, ni dans son procureur Chaumette, ou son substitut Hébert, ni dans son Conseil général. Elle était dans les sections. Aussi voit-on le gouvernement central s’appliquer constamment à soumettre les sections à son autorité.

Lorsque la Convention eut retiré aux sections de Paris « la permanence », c’est-à-dire le droit de convoquer leurs assemblées générales aussi fréquemment qu’elles le voulaient, les sections commencèrent à créer des « sociétés populaires » ou des « sociétés sectionnaires ». Mais ces sociétés furent très mal vues des Jacobins, qui devenaient à leur tour des hommes de gouvernement, et à la fin de 1793 et en janvier 1794 on parla beaucoup au club des Jacobins contre ces sociétés, — d’autant plus que les royalistes faisaient un effort concerté pour les envahir et s’en emparer. « Il est sorti du cadavre de la monarchie, disait un des Jacobins, Simond, une infinité d’insectes venimeux qui ne sont pas assez stupides pour en essayer la résurrection », mais qui cherchent à perpétuer les convulsions du corps politique[1]. En province, surtout, ces « insectes » ont du succès. Une infinité d’émigrés, continuait Simond, « gens de loi, gens de finance, agents de l’ancien régime », inondent les campagnes, envahissent les sociétés populaires et en deviennent les présidents et les secrétaires.

Il est évident que les sociétés populaires, qui n’étaient à Paris autre chose que des assemblées de sections organisées sous un autre nom[2], se seraient bientôt « épurées », pour exclure les royalistes déguisés, et elles auraient continué l’œuvre des sections. Mais toute leur activité déplaisait aux Jacobins qui voyaient avec jalousie l’influence de ces « nouveaux venus » qui les « dépassaient en patriotisme. » — « À les croire, disait le même Simond, les patriotes de 89… ne sont plus que des bêtes de somme fatiguées ou dépéries qu’il faut assommer, parce qu’ils ne peuvent plus suivre les nouveau-nés dans la route politique de la Révolution. » Et il trahissait les craintes de la bourgeoisie jacobine, en parlant de la « quatrième législature » que ces nouveaux venus auraient cherché à composer, pour aller plus loin que la Convention. « Nos plus grands ennemis, ajoutait Jeanbon Saint-André, ne sont pas au dehors ; nous les voyons : ils sont au milieu de nous ; ils veulent porter plus loin que nous les mesures révolutionnaires »[3].

Là-dessus, Dufourny parle contre toutes les sociétés de sections, et Deschamps les appelle de « petites Vendées. »

Quant à Robespierre, il s’empresse de reprendre son argument favori — les menées de l’étranger. « Mes inquiétudes, dit-il, n’étaient que trop fondées. Vous voyez que la tartuferie contre-révolutionnaire y domine. Les agents de la Prusse, de l’Angleterre et de l’Autriche veulent par ce moyen anéantir l’autorité de la Convention et l’ascendant patriotique de la Société des Jacobins. »[4].

L’hostilité des Jacobins contre les sociétés populaires est évidemment une hostilité contre les sections de Paris et les organisations de même genre en province, et cette hostilité n’est que l’expression de celle du gouvernement central. Ainsi, dès que le gouvernement révolutionnaire fut établi par le décret du 14 frimaire (4 décembre 1793), le droit d’élire les juges de paix et leurs secrétaires — droit que les sections avaient conquis dès 1789, — leur fut retiré. Les juges et leurs secrétaires devaient être nommés désormais par le Conseil général du département (décrets du 8 nivôse, 28 décembre 1793, et du 23 floréal, 12 mai 1794). Même la nomination des Comités sectionnaires de bienfaisance fut enlevée aux sections en décembre 1793, pour être remise aux Comités de salut public et de sûreté générale. L’organisme populaire de la Révolution était ainsi frappé à sa racine.

Mais c’est surtout dans la concentration des fonctions de police que l’on saisit l’idée du gouvernement jacobin. Nous avons vu (chap. XXIV) l’importance des sections comme organes de la vie de Paris, municipale et révolutionnaire ; nous avons indiqué ce qu’elles faisaient pour l’approvisionnement de la capitale, pour enrôler les volontaires, pour lever, armer et expédier les bataillons, pour fabriquer le salpêtre, organiser le travail, prendre soin des indigents, etc. Mais à côté de ces fonctions, les sections de Paris et les sociétés populaires de province remplissaient aussi des fonctions de police. Cela datait, à Paris, déjà du 14 juillet 1789, lorsqu’il se forma des Comités de districts qui se chargèrent de la police. La loi du 6 septembre 1789 les confirma dans ces fonctions, et en octobre suivant, la municipalité de Paris, encore provisoire à cette époque, se donna sa police secrète sous le nom de Comité des recherches. La municipalité, issue de la Révolution, reprenait ainsi une des plus mauvaises traditions de l’ancien régime.

Après le 10 août, la Législative établit que toute la police de « sûreté générale » passait aux Conseils des départements, des districts et des municipalités, et un Comité de surveillance fut établi, avec des Comités subordonnés à lui, dans chaque section. Bientôt, à mesure que la lutte entre les révolutionnaires et leurs ennemis devenait plus ardue, ces Comités furent débordés par la besogne, et le 21 mars 1793, des Comités révolutionnaires, de douze membres chacun, furent établis dans chaque commune et dans chaque section des communes des grandes villes, divisées, comme Paris, en sections.[5]

De cette façon, les sections, par l’intermédiaire de leurs Comités révolutionnaires, devenaient des bureaux de police. Les fonctions de ces Comités révolutionnaires étaient limitées, il est vrai, à la surveillance des étrangers ; mais bientôt ils eurent des droits aussi larges que ceux des bureaux de police secrète dans les États monarchiques. En même temps on peut voir comment les sections, qui étaient au début des organes de la Révolution populaire, se laissaient absorber par les fonctions policières de leurs Comités, et comment ceux-ci, devenant de moins en moins des organes municipaux, se transformaient en de simples organes subalternes de police, soumis au Comité de sûreté générale[6].

Les Comités de salut public et de sûreté générale les détachaient de plus en plus de la Commune, — leur rivale, qu’ils affaiblissaient de cette façon, — et en les disciplinant à l’obéissance, ils les transformaient en rouages de l’État. Enfin, sous prétexte de réprimer des abus, la Convention en fit des fonctionnaires salariés ; elle soumit en même temps les 44.000 Comités révolutionnaires au Comité de sûreté générale, auquel elle accorda même le droit de les « épurer » et d’en nommer lui-même les membres.

L’État, cherchant à tout centraliser en ses mains, comme la monarchie l’avait essayé au dix-septième siècle, et enlevant successivement aux organes populaires la nomination des juges, l’administration de la bienfaisance (certainement aussi leurs autres fonctions administratives), et les soumettant à sa bureaucratie en matière le police, — c’était la mort des sections et des municipalités révolutionnaires.

En effet, après cela, les sections à Paris et les sociétés populaires en province étaient bien mortes. L’État les avait dévorées. Et leur mort fut la mort de la Révolution. Depuis janvier 1791, la vie publique à Parie était anéantie, dit Michelet. « Les assemblées générales des sections étaient mortes, et tout le pouvoir avait passé à leurs comités révolutionnaires, qui eux-mêmes, n’étant plus élus, mais simples fonctionnaires nommés par l’autorité, n’avaient pas grande vie non plus. »

Lorsqu’il plut au gouvernement d’écraser la Commune de Paris, il put le faire maintenant sans craindre d’être renversé.

C’est ce qu’il fit en mars 1794 (ventôse an II).

 

A lire:

“La grande révolution 1789-1793”, Pierre Kropotkine, 1909

Résistance politique: Hommage à un militant anarchiste kabyle, Mohammed Saïl…

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Hommage à Mohamed Saïl

 

mardi 7 février 2017

 

Article paru dans Le Libertaire, n° 390, 20 mai 1954

Voici un an disparaissait notre camarade Mohamed Saïl, militant exemplaire

Quelques semaines avant sa mort, il collait encore le Lib à Aulnay. Nous lui disions de se reposer, nous le sentions faible. Il n’y avait rien à faire. Il voulait militer, il voulait se battre jusqu’au bout.

Sa vie a été un éternel combat. Il a vécu notre idéal, il a été de toutes les actions. Il a payé durement.

Pour notre idéal, il a passé onze années de son existence brève dans les prisons et les camps de la République. Même là il trouvait le moyen de convertir. Partout, à tout instant, il n’avait qu’un seul but : répandre autour de lui, les graines de la révolution.

Il incarnait l’anarchisme social, le communisme libertaire, pour lui les deux termes étaient synonymes. Son combat était prolétarien et révolutionnaire.

Il souffrait au plus profond de lui-même la vie injuste, la vie mauvaise imposée par les puissants de l’heure. Il souffrait surtout pour ses frères algériens, pour ses frères colonisés du monde.

Voici ce qu’il leur disait (Lib n° 273) :

« Toutes les plaines fertiles sont enlevées aux travailleurs, et en récompense, le colon bourgeois “élu” octroie généreusement un salaire de famine et des journées de labeur de dix à quatorze heures. Gare aux fortes têtes ! Oser déclencher une grève revendicatrice avec occupation d’usine est puni non de prison, mais de la balle salutaire d’un CRS… au nom d’une civilisation bienfaisante ! De plus, en l’absence du présumé coupable, l’arrestation d’otage est coutumière. Voilà les exploits courants des colonialistes assassins, avides de carnage…

Que tous reconnaissent que les travailleurs originaires des pays d’outre-mer, venant chercher en France un peu plus de bien-être et de liberté, sont vraiment des hommes braves qui méritent bien des égards.

Malheureusement, au contact de leurs frères de misère de la métropole, qu’ils distinguent nettement des tueurs d’outre-mer, ils se heurtent souvent à l’incompréhension ou au dédain. D’où leur méfiance vis-à-vis des “roumis” (sans toutefois généraliser).

Cependant, les travailleurs nord-africains fuient les partis politiques de France, car ils se souviennent de l’exploitation. Les syndicats, de même, ne les intéressent guère. Et pourtant, ces travailleurs savent être, au cours des grèves, à l’avant-garde du combat de classe. Ils combattent avec acharnement aux côtés des travailleurs contre l’État et le patronat, et aussi contre les bourriques républicaines. Le 1er mai l’a montré !

La révolte gronde dans ces hommes ulcérés. Les anarchistes, qui, seuls, ont le droit d’affirmer qu’ils mènent le bon combat, ne manqueront pas de faire connaître aux travailleurs d’outre-mer qu’en tout état de cause ils sont à leurs côtés face aux hyènes déchaînées.

Camarades nord-africains, il existe une catégorie de “roumis”, totalement désintéressés, qui luttent, sans merci pour le bien-être et la justice sociale contre les discriminations raciales. Oui ! sachez, camarades, que les anarchistes sont vos réels amis qui ne vous demandent rien d’autre que d’être à leurs côtés, pour mener la lutte contre le Capital, l’État, et le Colon, qui ne sont qu’un seul monstre, sous un même bonnet. »

La perte de Mohamed Saïl a causé vraiment un grand vide. Il savait entraîner les jeunes. Il savait faire d’eux de vrais militants révolutionnaires. Sa présence se fait encore sentir parmi nous.

Sa vie a été un complet abandon de sa personne en faveur de l’idée qu’il défendait.

En 1914, très jeune, il était réfractaire à la guerre qu’on lui imposait et il passait des moments très difficiles (internement).

En 1934 il était à l’avant-garde de la lutte contre le fascisme, il était interné et la CGT promenait de larges panneaux : « Libérez Saïl ! »

En 1936 il partait en Espagne et se révélait un combattant infatigable dans la colonne Durruti. Il jouait un grand rôle au Groupe international. Blessé il revenait en France et communiquait à tous les camarades son enthousiasme pour les magnifiques réalisations communistes libertaires espagnoles.

En 1939, après une distribution de tracts contre la guerre, il était encore interné et commençait sa dixième année de prison. On perquisitionnait chez lui et on volait une partie de sa bibliothèque qu’il affectionnait particulièrement.

C’est un autre aspect de Mohamed Saïl : le désir de connaissances. Toute sa vie, il a travaillé pour se cultiver. Il avait été très peu à l’école mais en remontrait sur bien des points à ceux qui se piquent d’avoir de l’instruction.

Pendant l’occupation nazie, il fabriquait de fausses cartes d’identité pour permettre aux camarades en danger de fuir.

Il y a un an Mohamed Saïl entrait à l’hôpital Franco-Musulman de Bobigny et Georges Fontenis devait lui dire bientôt un dernier adieu après quelques incidents dus à la persistance de sa famille à lui faire des obsèques religieuses.

Nous tenons ici, à rendre hommage à sa compagne courageuse qui continue, depuis sa disparition, à diffuser notre cher Lib.

Le Groupe Mohamed Saïl d’Aulnay-sous-Bois

 

Nous empruntons cet article
au site de Nedjib Sidi Moussa [سي نجيب]
 qui vient de publier aux éditions Libertalia 
La Fabrique du musulman.

« L’œuvre du militant anarchiste
Mohand Ameziane Saïl revisitée »
 Liberté (Algérie)

« Tawrirt n Divan se prépare
à ressusciter Mohand Ameziane Saïl »

Béjaïa news

Mohand Ameziane Saïl
 sur R.A. Forum