Archive for the terrorisme d’état Category

Août 2021 ~ Août 2022 : Top 10 PDF (pause estivale)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 10 août 2022 by Résistance 71

 

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Résistance 71

Août 2022

  1. « Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique », Robert F. Kennedy Jr
  2. « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 ». G. Edward Griffin
  3. « La pédagogie des opprimés », Paulo Freire
  4. « Guerre de l’avoir contre guerre de l’être », Collectif Guerre de Classe
  5. « Manifeste pour la société des sociétés », Collectif Réistance 71
  6. « Bref manifeste pour un futur proche », Francis Cousin
  7. « La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole », compilation J.F. Kenney et al.
  8. « Solution de l’aporie anthropologique politique de Pierre Clastres », Collectif Résistance 71
  9. « Le mythe biblique et la falsification historique », Dr Ashraf Ezzat, révisé JBL1960, novembre 2021
  10. « Du chemin de la société vers son humanité réalisée », Collectif Résistance 71

Sans oublier notre bibliothèque PDF gratuits de quelques 300 lectures vitales à notre éveil politique, PDF réalisés par Jo depuis 2016…
Nous désirerions ajouter ces trois textes que nous pensons également être d’une importance capitale à lire et diffuser :

Nous désirons aussi attirer l’attention des lecteurs sur ce petit livre que Paulo Freire publia en exil en Chili en 1969, « Extension ou communication » dont nous avons traduit l’essentiel. Information des plus utiles par les temps qui courent…

Note de lecture : Nous profitons de cette pause estivale pour lire le dernier bouquin publié par l’anthropologue anarchiste David Graeber, peu de temps avant sa mort en septembre 2020 (décès dû à l’injection OGM, arme biologique soi-disant « anti-COVID » ?…), livre de recherche écrit conjointement avec l’archéologue anglais David Wengrow : « The Dawn of Everything, a New History of Humanity » ou en français « L’Aube de tout, une nouvelle histoire de l’humanité » (éditions Penguin Books, 2021), livre qui est devenu en quelques mois un bestseller international décrit le plus souvent comme « révolutionnaire ! » et dont James C. Scott a écrit : « Une réécriture osée et vivifiante de l’histoire intellectuelle de l’anthropologie et de l’archéologie. » Nous pensons bien évidemment en traduire (ce que nous pensons être) l’essentiel en français. La recherche profonde (150 pages de notes bibliographiques) de Graeber et de Wengrow est tout à fait complémentaire de nos analyses de 2017 et 2019 mentionnées ci-dessus.

MaJ du 13 août 2022 : Derniers contes en date de RIEN dans une belle mise en page de Jo :
RIEN_histoires-doh-au-pays-des-khons-khonte-de-mille-et-une-vies

Bonne lecture à toutes et à tous !…

 

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Sortir de l’hypnose…

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Fable de la tyrannie (pause estivale)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 6 août 2022 by Résistance 71

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Un homme entend frapper à sa porte,
Il va ouvrir…
Devant lui se tient dame Tyrannie toute en armes,
Elle lui demande : « Te soumettras-tu ? »
L’homme la laisse entrer et ensemble,
ils commencent leur vie commune forcée.
Bientôt, dame tyrannie devient bien malade…
Du poison que l’homme lui administre quotidiennement…
Elle finit par mourir.
L’homme alors se saisit du corps encore chaud,
Ouvre sa porte, jette le cadavre dehors et dit :
NON !

=*=*=*

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Lire, analyser, comprendre pour un changement faste de notre société, 8ème partie : Anarchie et société des sociétés et pause estivale 2022 (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 août 2022 by Résistance 71

lecture1

« C’est notre conviction et notre mode de pratique que pour se rebeller et lutter, aucun leader, patron, messie ou sauveur n’est nécessaire. Pour lutter, les gens ont besoin d’un sens de la honte, d’un peu de dignité et de beaucoup d’organisation. Pour le reste… Cela sert le collectif… ou pas. »
~ SCI Marcos ~

Résistance 71

2 août 2022

1ère partie : introduction
2ème partie : Histoire, anthropologie et archéologie
3ème partie : Science
4ème partie : religion et philosophie
5ème partie : spirituel et arts
6ème partie : analyse politique
7ème partie : colonialisme
8ème partie : anarchie et société des sociétés

Nous vous laissons avec une saine lecture pour les semaines à venir, Résistance 71 se met en veilleuse, pause estivale jusqu’à la première semaine de septembre. Dans ce dernier segment de lecture, nous récapitulons nos pages sur la pensée et la pratique anarchistes menant vers l’avenir de notre société humaine, celui de la société des sociétés émancipée de toutes les escroqueries et impostures étatico-marchandes.
Nous le disons et répétons sans cesse : il n’y a a et ne saurait  avoir de solution au sein du système, la seule option viable pour l’humanité est de se départir du paradigme de contrôle tyrannique et mortifère mis en place depuis des siècles et arrivant au bout du bout du banc et ayant la volonté de se métamorphoser une énième fois en ce monstre froid au nouveau visage, celui de la dictature technotronique, déjà en phase avancée. Il suffit de dire NON ! et de reprendre notre liberté individuellement et collectivement, liberté usurpée il y a bien longtemps, au point que plus personne ne se rappelle de quoi il s’agit vraiment.
Quelques lectures pour vous en rappeler, et comprendre pourquoi et comment agir !…
Solidarité Union Persévérance Réflexion Action (directe), devenons S.U.P.R.A résistants au Nouvel Ordre Mondial qui pense et met en place notre extermination et esclavagisme post-modernes.
A la rentrée, nous publierons quelques textes essentiels sur la reconquête de la spiritualité pour une société équilibrée avec les pensées lumineuses de Gustav Landauer et de Simone Weil, pour que le « souffle du dragon » revigore notre société décadente et sans esprit aucun et la mène enfin vers sa réalité universelle de diversité, de complémentarité et de bien-être doucereux pour toutes et tous.

A lire et diffuser sans aucune modération pour mieux comprendre anarchie et société des sociétés :

Les pages ci-dessus contiennent déjà un grand nombre de lectures en format PDF, ci-dessous, 10 textes à notre sens vitaux pour aider à la facilitation d’un changement radical de paradigme politique et notre émancipation finale :

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Le pape reconnaît le génocide dans les pensionnats pour Indiens du « Canada » (Mohawk Nation News)

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papepfizer
Georges… comme tous les autres ensoutanés en chef,
tu as le sang de millions de personnes sur les mains !
Expie !!

Le pape reconnaît que les écoles pensionnats religieux ont commis un génocide

Mohawk Nation News

31 juillet 2022

Url de l’article original :
https://mohawknationnews.com/blog/2022/07/31/pope-acknowledges-church-schools-committed-genocide-audio/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le samedi 30 juillet 2022, le pape François 1er a admis les atrocités qui furent perpétrées contre les peuples indigènes. “Oui, c’est un génocide, oui, oui, clairement. Vous pouvez dire que j’ai dit que c’était un génocide”, a dit le pape. Khanisensera, les mères de clans de la nation mohawk, ont ajouté que “la culpabilité retombe aussi sur le gouvernement canadien qui a financé et a minutieusement  planifié le génocide.

Tout contrôle de l’Île de la Grande Tortue occupée en tant que “terre de la couronne” doit maintenant retourner immédiatement à ses propriétaires originaux. Le Canada qui se situe sur Onowaregeh, l’île de la tortue, ne fait que squatter notre terre. Il a admis le crime, de la même manière que le Canada admet ses abus sur les élèves pensionnaires indiens dans ses écoles, qui furent aussi gérées et administrées par les églises (NdT : catholique, anglicane et unifiée du canada), pour le gouvernement fédéral canadien.

On dirait que le serpent noir s’en est allé dans l’océan pour ne plus revenir, d’après les anciennes histoires des peuples indigènes.

Le Vatican est la toute première entreprise au monde, créée en l’an 902 au moment de la rupture, du schisme du grand empire romain entre ses branches orientale et occidentale. La reine d’Angleterre est actionnaire de l’entreprise connue sous le nom de “la Couronne”, les citoyens canadiens sont ses sujets. Les entreprises reçoivent leur numéro IPO du Vatican, là où est localisée la couronne. Toute entreprise au Canada est une sous-entreprise de la Couronne et tout cela va maintenant être dissout. Tout a toujours appartenu aux peuples indigènes originels.

Les envahisseurs appellent l’île de la tortue, “terre de la couronne”. Notre souveraineté n’a JAMAIS été rendue, vendue à qui que ce soit… JAMAIS ! Tous les documents que présentent les envahisseurs concernant leurs titres de propriétés sont des faux. Aucun ne montre de véritable titre de propriété de quoi que ce soit, où que ce soit sur Onowaregeh.

Ainsi maintenant, le chef de l’entreprise a admis le crime de génocide sur Onowaregeh. La Croix qui est sur le Mont Royal (tekanontaki) est le symbole de ce génocide et doit être immédiatement retirée. Elle représente pour les peuples indigènes la même chose que la svatiska représente pour le reste du monde.

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Le Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE) sur Résistance 71

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la sécouverte », Steven Newcomb

« Nous sommes tous des colonisés », Résistance 71

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Souillé à tout jamais !…

Huron
A bas la « couronne »… et donc, à bas l’état,
à bas la marchandise et l’argent !…

Le pape François reconnaît le crime de génocide de l’église catholique dans les pensionnats pour Indiens du Canada !! Action immédiate en justice mise en branle (TICEE / Kevin Annett)

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Auparavant : « Stop au pape : les dessous de la visites pontificale au Canada du 23 juillet 2022 »

L’admission par le pape du crime de génocide au Canada déclenche un mouvement de mise en arrestation aux Nations-Unies

Le pape peut être détenu et la richesse et biens du Vatican saisis sous les termes de la convention internationale de l’ONU sur le génocide

Les accords financiers de la Chine avec le Vatican maintenant sur la sellette et remis en question

https://youtu.be/wer1-iS-BdI

Iqaluit, Canada:

Le pape François 1er (Jorge Bergoglio) a admis aujourd’hui qu’un génocide fut commis dans les écoles pensionnats pour Indiens su Canada dont la majorité étalent gérés et administrés par son église catholique romaine. (Pope says genocide took place at Canada’s residential schools for Indigenous children | CBC News)

Bergoglio a fait l’admission publique à des journalistes après s’être empressé de quitter le Canada afin d’éviter des manifestants.

L’admission de Bergoglio a déclenché une action immédiate auprès de l’ONU afin de mettre en application la Convention de l’ONU contre le génocide et mettre Bergoglio en état d’arrestation immédiate en tant qu’officier fiduciaire d’un corps constitué criminel.

D’après des sources diplomatiques, plusieurs pays se préparent à mettre en place une motion afin d’inculper Bergoglio et d’autres officiels du Vatican devant l’assemblée générale de l’ONU et la Cour Pénale Internationale (CPI).

Sous les termes de la Convention, les régimes qui admettent le génocide doivent être traduits en justice et punis et peuvent avoir leurs biens saisis en avoir pour les crimes commis.” A dit un conseiller juridique à un des pays.

“Cela ne fait aucune différence si le régime est séculier ou religieux. Leurs hauts-fonctionnaires doivent être traduits en justice par la CPI et les tribunaux locaux.”

Encore plus cataclysmique pour l’église de Rome, est que l’accord financier signé entre Bergoglio et les officiels chinois à Prince Rupert le 23 juillet est maintenant en danger, tout comme l’est la Banque du Vatican et son soutien de l’économie globale chinoise.

“Pékin ne peut plus dépendre de l’IOR (la Banque du Vatican) si ses biens sont soumis et sont la cible à une enquête criminelle”, a dit le conseiller légal. “Ceci ébranle toute l’alliance Pékin-Rome.”

Kevin Annett (secrétaire exécutif du TICEE), qui a mené la campagne pour exposer et mettre en accusation le crime de génocide au Canada commis et géré par l’église, a salué l’action à l’ONU mais a aussi appelé à la saisie immédiate des terres et bâtiments de l’église catholique comme réparations pour “des siècles d’assassinat de masse par une église qui a admis le génocide”.

“Ce n’est pas un accident si Jorge Bergoglio s’est dépêché hors du Canada peu de temps après que la mairie de la ville d’Iqaluit ait annulé l’exonération d’impôt de l’église dans leur communauté.” a dit Annett.

“Le monde s’éveille à ce monstre paré de l’aparat religieux. Chaque niveau du gouvernement doit faire comme Iqaluit et arrêter de soutenir les tueurs d’enfants. S’ils ne le font pas, ils sont complices d’un énorme crime.”

Annett a aussi annoncé que la prochaine étape de la campagne pour stopper le financement et déstabiliser l’église de Rome au Canada et mondialement, commencera cette semaine.

Cette confession de culpabilité donne à tout le monde le feu vert pour cesser le financement et abattre le pouvoir de Rome et pour reconquérir l’énorme richesse accumulée, que l’église catholique nous a volée à tous. Nous et nos alliés des peuples indigènes, allons occuper les églises catholiques et réclamer le retour des territoires volés.

“Nous allons aussi présenter publiquement une facture de plus de 1 milliard de dollars au gouvernement canadien et demander le retour du transfert secret et illégal de l’argent des contribuables canadiens dans les coffres de la Banque du Vatican, rien que sur ces deux dernières années. Et comme ils ne rendront sans doute pas cet argent volé, nous le reprendrons nous-mêmes en saisissant l’argent des offrandes et des deniers du culte.

Pour plus d’information et pour rejoindre cette campagne, contactez republicnationalcouncil@protonmail.com ou angelfire101@protonmail.com .

Voir www.murderbydecree.com et www.republicofkanata.org

https://youtu.be/wer1-iS-BdI

Publié le 30 juillet 2022 comme communiqué joint du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat et la souveraine république du Kanata.

(Traduction Résistance 71, 31 juillet 2022)

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MaJ du 1er août 2022 : Jo a compilé une foule d’info que nous avons conjointement publiées depuis des années sur un très bon billet récapitulatif à lire et diffuser sans aucune modération. Notre émancipation de la tyrannie étatico-marchande passe par la mise à bas du colonialisme et du système qui en est responsable. Qu’on se le dise et agisse en conséquence…

Lire la traduction de Résistance 71 du contre-rapport à la CVR du Canada :

“Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (PDF)

Et aussi, lire et diffuser :

“Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte” de Steven Newcomb

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

“Comprendre la loi coloniale pour mieux la démonter1ère partie / 2ème partie

“Nous sommes tous des colonisés”, Résistance 71

« Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective », JBL1960

« L’antéchrist », Friedrich Nietzsche

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Christianisme et Nouveau Monde…

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Pourquoi l’entité sioniste coloniale va disparaître, ses occupants pliant bagages… (Hassan Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 juillet 2022 by Résistance 71

entitetemporaire
« Avec le temps, va… tout s’en va… »

Hassan Nasrallah explique pourquoi “Israël” va disparaître, ce, sans jeter les juifs à la mer mais “ils plieront bagages”…

Al Manar & Al Mayadeen

Source : https://french.almanar.com.lb/2389268

L’un des moments forts de l’interview avec sayed Hassan Nasrallah, accordée à la télévision d’information libanaise al-Mayadeen est celui où il explique pourquoi l’entité sioniste va disparaitre.

Son PDG Ghassan Ben Jeddo lui avait demandé pendant les trois heures et demi d’entretien dans lequel il a fait un tour d’horizon sur tous les dossiers qui concernent le Hezbollah, comment se présente pour lui les perspectives pour ‘Israël’.

Sayed Nasrallah a énuméré des facteurs internes, régionaux et internationaux qui ne sont plus en sa faveur.

Il a rappelé sa profonde conviction que sa fin est proche, assurant que « nous n’aurons pas besoin de quarante années de plus ».

« Moi je fais partie de ceux qui croient et depuis longtemps, et compte tenu des innombrables indices qui en témoignent aujourd’hui, que cette entité n’a pas d’avenir. Cette entité qu’on surnomme l’entité provisoire. Selon la logique des choses, les lois de l’histoire, les lois divines pour ceux qui consultent l’histoire, les lois qui régissent les sociétés, cette entité n’a pas d’avenir… Ce que nous disions depuis 10 ans, 20 ans ou 30 ans, ou ce qui avait été suggéré par l’imam Khomeiny en 1979-1980 sur l’élimination d’Israël de l’existence est maintenant évoqué par les dirigeants israéliens eux-mêmes. L’ex-Premier ministre Bennett (Naftali), dans ses discours avant de prendre ses fonctions et après les avoir quittés, a parlé des dangers existentiels. Il en est de même aujourd’hui, dans cette entité, chez les responsables politiques , sécuritaires, les généraux, des professeurs universitaires. J’ai regardé une conférence qui discutait d’un livre dans lequel l’idée principal est qu’Israël ne peut perdurer. Il n’y a pas de prédisposition. L’ex-chef du Mossad dit qu’ils ont actionné les appareils d’autodestruction. Bien entendu ils parlent des causes internes en premier plan. Historiquement parlant, compte tenu des critères historiques, il dit que ceci commence par les conflits internes, s’en suivront les conflits externes qui rafleront cette entité. C’est ce qui va se passer…. Je vois (cet évènement)  très proche. Leurs dirigeants et analystes se posent déjà la question si leur entité va pouvoir tenir 80 ans… En ce qui nous concerne nos croyons qu’il y a un ensemble de facteurs : les facteurs internes en premier, ils ont bien raison de le croire. De par leur culture, leur structure, … les choses se dirigent vers le pire…Dans le cadre des causes internes, il y a les causes économiques, culturelles, éducatives, religieuses…

En second lieu, il y a l’attachement du peuple palestinien (à sa terre). Aujourd’hui, l’esprit de résistance et la foi en la résistance et la persévérance sont au plus haut niveau. En dépit de toutes les circonstances difficiles qu’il a vécues durant ces 70 dernières années.

Troisièmement, la puissance de l’axe de la résistance qui croit en cette cause.

Quatrièmement, la situation internationale. Nous savons que celui qui a maintenu cette entité, implantée par d’aucun au cœur du monde arabe et islamique, et imposé à des centaines de millions de gens et aujourd’hui à un milliard et demi sont les super puissances étrangères. Les transformations internationales auront un impact très important. Les Européens vont edvoir se préoccuper d’eux-mêmes. Les indices se manifestent dès maintenant. L’ordre mondial devient un monde multipolaire. Des questions s’imposent sur les perspectives de la guerre russo-américaine en Ukraine. De même sur la Chine et les Etats-Unis. De même, on se demande vers où les USA vont-ils aller ? Depuis deux jours j’ai lu un sondage d’opinions réalisé par un centre d’études américain : 51% des Américains croient que les Etats-Unis vont connaitre une guerre civile. Si les Etats-Unis n’existent pas, ‘Israël’ n’existe pas. »

Sayed Nasrallah poursuit sur ce qui va s’en suivre : « La scène qui se présente devant moi est celle de gens qui plient bagages et se dirigent vers les aéroports, les ports, et les passages frontaliers avec la Jordanie et l’Egypte », (en souriant).

Force est de constater que dans cette scène, il estime que les Israéliens vont quitter la Palestine de leur propre chef.
Ce n’est pas la première fois qu’il présente cette prévision. Le Hezbollah dans son discours s’est bien démarqué de la rhétorique qui avait régné chez les mouvements de résistance palestinienne ou certains régimes arabes. L’élimination d’Israël chez lui ne passe pas la menace de « jeter les juifs dans la mer».

Il poursuit : « Il ne s’agit pas de prémonitions visionnaires ou occultistes… Ce sont les faits qui parlent d’eux-mêmes sur les plans interne, régional et international… un autre indice : quel est le nombre des Israéliens qui détiennent une double nationalité, le nombre des Israéliens qui disent qu’en cas de guerre, ils sont prêts à partir, sans même attendre ses résultats, dès le début. Que veut dire tout ceci ? Il y a un peuple qui a été apporté sur une terre et on lui a fabriqué une cause qui n’est pas sienne. La preuve en est que d’autres choix avaient été suggérés : qu’ils se rendent en Ouganda, en Argentine ou en Ukraine. Ce sont les Anglais qui les ont apportés en Palestine et non pas la Thora.  Ils savent très bien ce mensonge. C’est pour cela qu’ils ne sont pas prêts à se sacrifier pour rester en Palestine et la défendre c’est une terre occupée pour eux. Ils n’ont aucun lien avec elle. »

Et de conclure sur ce dossier : « tous les facteurs de maintien d’Israël régressent et s’estompent tandis que les facteurs de son élimination sont plus forts ».

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Lecture complémentaire PDF :

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem, 2005

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H.Nasrallah, SG du Hezbollah, entretien Al Mayadeen, juillet 2022

Petit précis historique… Le nazisme et sa pourriture par l’autre bout de la lorgnette (Le Saker)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 29 juillet 2022 by Résistance 71

AmAzNazflag

Que signifie le nazisme ?

Batiuschka*

Mars 2022

Publié en français juillet 2022

Source : https://lesakerfrancophone.fr/que-signifie-le-nazisme

“Vous devez comprendre que les principaux bolcheviks qui ont pris le pouvoir en Russie n’étaient pas des Russes. Ils détestaient les Russes. Ils détestaient les chrétiens. Poussés par la haine ethnique, ils ont torturé et massacré des millions de Russes sans une once de remords humain. On ne saurait trop insister. Le bolchevisme a commis le plus grand massacre humain de tous les temps. Le fait que la majeure partie du monde soit ignorante et indifférente à cet énorme crime est la preuve que les médias mondiaux sont aux mains des auteurs de ce crime.”
~ Alexandre Soljenitsyne ~

“L’Occident a gagné le monde non pas par la supériorité de ses idées ou de ses valeurs religieuses (auxquelles peu de membres des autres civilisations se sont convertis), mais plutôt par sa supériorité dans l’application de la violence organisée. Les Occidentaux oublient souvent ce fait, les non-Occidentaux jamais.”
~ Samuel Phillips Huntington, Le choc des civilisations, chapitre 2 ~

Le président ukrainien Zelensky est de race juive, comme l’était d’ailleurs le président Porochenko avant lui. Pourquoi alors le gouvernement fédéral russe appelle-t-il son opération spéciale en Ukraine « dénazification » ? Cela semble contradictoire pour la plupart des esprits occidentaux, où le mot « nazi » ne se rapporte étroitement qu’au génocide anti-juif de l’Allemagne du Troisième Reich (Reich = Empire). En d’autres termes, quelle est la compréhension russe, et d’ailleurs non occidentale, du nazisme ?

Tout d’abord, pour les Russes, comme pour beaucoup d’autres, le nazisme est le credo qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, a organisé avant tout l’holocauste des Slaves (plus de 30 millions de morts), dépassant de loin l’holocauste des Juifs (près de 6 millions de morts), ainsi que le génocide d’autres minorités à cette époque. Le nazisme est le programme pour envahir, tuer, violer, piller et asservir. C’est exactement ce que les nazis ont fait en Union soviétique après 1941. Ils ont envahi les territoires des autres, tué les hommes, violé les femmes (puis les ont tuées – un soldat allemand sur deux était un violeur et un meurtrier en URSS), pillé l’art et la culture, et fait de ceux qui restaient des esclaves, les emmenant dans des usines et des camps d’esclaves en Allemagne, où ils travaillaient jusqu’à leur mort comme serfs du Troisième Reich.

Cependant, les nazis, exclus de la colonisation dans le reste du monde, n’ont fait en Europe centrale et orientale, notamment en Russie, que ce que les autres peuples d’Europe occidentale ont fait dans leurs colonies, comme nous le verrons plus loin. En d’autres termes, ce que l’on entend par « nazisme » n’est pas du tout spécifique à ce que les Allemands ont fait pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce sens plus large, qui est celui que le gouvernement fédéral russe a à l’esprit aujourd’hui, le nazisme est ce que l’on peut appeler le « suprémacisme occidental », l’idée que les races non occidentales sont des « Untermenschen », des sous-hommes. Par conséquent, comme les « nègres », les « sauvages », les « singes », les « nips », les « gooks », les Russes aussi peuvent être « annulés ».

Cette mentalité trouve ses racines loin dans la barbarie qui a détruit la partie occidentale de l’Empire romain aux quatrième et cinquième siècles de notre ère. Au début, il semblait que les Barbares allaient être christianisés, en particulier aux confins de l’Europe occidentale, en Irlande, en Angleterre, dans la péninsule ibérique et en Italie. Mais dans le noyau géographique central, contrôlé par les Francs, la tentation des barbares de restaurer l’Empire romain païen était trop forte.

Ce renouveau et cette justification de la barbarie sont visibles dans le premier « Reich » (Empire), fondé par le prince germanique Charles le Grand, également connu sous le nom de Charlemagne (747-814). Avant même qu’il ne fonde ce Reich en 800 et ne se nomme lui-même « Empereur », ses forces franques, commandées par Roland, avaient envahi le Pays basque et avaient été vaincues par les Basques encore libres à Ronceveaux en 778 (l’un des mythes fondateurs de la barbarie occidentale), puis en 782 lors du massacre de 4 500 Saxons à Verden. En conséquence, ce barbare génocidaire a été appelé « Le Grand » et « Le Père de l’Europe » et a été « béatifié » par le catholicisme romain, la nouvelle religion franque, venue de la Babylone de Rome, que Charlemagne a en fait fondée, en la substituant à l’ancien christianisme orthodoxe, venu de Jérusalem.

Bien que Charlemagne et son Reich se soient rapidement effondrés, ce n’était que le début de la fin. Après lui, les barbares occidentaux ont commencé à rejeter le christianisme. (Voir, The Formation of a Persecuting Society : Power and Deviance in Western Europe, 950-1250 par R. I. Moore, 1987). En effet, au XIe siècle, les barbares, sous la conduite de leurs nouvelles troupes de choc normandes, les SS de l’époque, ont commencé à massacrer et à opprimer les Grecs autochtones dans le sud de l’Italie, puis les musulmans dans la péninsule ibérique et, un peu plus tard, les Mozarabes autochtones chrétiens. Dans le cadre du même processus, en 1066, les SS normands ont envahi l’Angleterre et conquis ce pays, massacrant les indigènes, imposant l’esclavage (« féodalisme ») et le catholicisme romain. De nombreux Anglais se réfugient à Constantinople et dans le sud de la Russie.

Les barbares occidentaux avaient trouvé une justification à leur barbarie, ils n’avaient pas besoin d’essayer de devenir chrétiens, ils pouvaient continuer comme avant, mais sous les nouveaux noms de « catholiques » ou, en langage moderne, de « globalistes ». Après tout, les barbares étaient déjà sauvés, car ils appartenaient désormais à une organisation infaillible, dont le chef détenait pour eux les clés du paradis et qui justifiait toutes sortes de pillages et de meurtres.

Après 1066, l’invasion, le massacre et le pillage du Pays de Galles et de l’Écosse, ainsi que l’imposition de l’esclavage féodal et de la nouvelle « Église » ont rapidement suivi. En 1096, les mêmes barbares occidentaux ont massacré les Juifs en Rhénanie, en route pour massacrer les « Grecs » (= les Chrétiens) et les Musulmans dans leur campagne génocidaire qu’ils ont appelée « la première croisade ». Dans la seconde moitié du 12e siècle, ces barbares, que l’on appellerait aujourd’hui des nazis, ont poursuivi leurs massacres (« croisades ») au Proche et au Moyen-Orient et ont également envahi l’Irlande entre 1169 et 1172. En 1204, ils massacrent et pillent la capitale chrétienne, la Nouvelle Rome, qu’ils appellent Constantinople.

Au début du 13e siècle, les barbares du nord, appelés « Chevaliers teutoniques », ont commencé à envahir, tuer, violer et piller les terres russes. (Voir, Guy Mettan, Russie-Occident, une guerre de mille ans, Genève 2015, en français). Cependant, ce n’est que le début. A la fin du 15ème siècle arrive le nazi italien Colomb. En l’espace de 400 ans, ses disciples barbares et primitifs ont massacré environ 100 millions de personnes, qu’ils appelaient les « Indiens », c’est-à-dire les peuples indigènes des Caraïbes (les Espagnols, les Britanniques, les Français et les Hollandais), de l’Amérique du Sud (les Espagnols et les Portugais), de l’Amérique centrale (les Espagnols) et de l’Amérique du Nord (les Britanniques, les Français et les Espagnols). Ils ont volé les vastes territoires américains de deux continents et leurs ressources naturelles, et ont violé, pillé et réduit en esclavage dans des « réserves ».

Cependant, dans le même laps de temps, ils ont fait de même dans une grande partie de l’Afrique (le commerce des esclaves, la guerre des Boers), en Asie, en Inde (voir la « mutinerie des Indes » 1, la haie de sel, la famine du Bengale) et en Australasie, en massacrant les Aborigènes, les Maoris, ainsi que les Micronésiens et les Polynésiens. Ce que les nazis ont fait lors de l’holocauste des Slaves (30 millions de morts) en Europe de l’Est, les autres Européens l’avaient déjà fait parmi les peuples indigènes dans le reste du monde, à l’exception des Amériques et de l’Australasie, des Britanniques en Inde, en Chine et en Afrique, des Portugais en Angola et au Mozambique, des Hollandais dans ce qui est aujourd’hui l’Indonésie, des Français en Afrique centrale et du Nord-Ouest et en Asie du Sud-Est, des Belges au Congo, des Allemands en Afrique du Sud-Ouest et plus tard des Italiens en Éthiopie. Tout cela au nom de la « civilisation, de la liberté et de la démocratie ». Pourquoi ne pas planter votre drapeau sur la Lune et la revendiquer ?

Cette barbarie occidentale s’appelait autrefois « le monde libre » (ce n’était pas vraiment ironique…), mais se nomme aujourd’hui « la communauté internationale » (= mafia). Il s’agit du même groupe de pays, totalisant peut-être un milliard de serfs zombifiés, dont les dirigeants se sont octroyés le droit divin de s’asseoir au sommet de la pyramide mondiale des républiques bananières et de racketter et exploiter les autres sous le prétexte du « Globalisme », c’est-à-dire de leur contrôle mondial personnel. Aujourd’hui, ils appellent leur doctrine « laïcité » ; en Russie, elle est appelée « nazisme » ; ailleurs, elle est simplement appelée « exploitation impitoyable ».

Aujourd’hui, à la suite de ce qui se passe en Ukraine, une seule question se pose : Allons-nous directement vers la fin du monde en raison de la corruption globale de cette élite de dirigeants, ou la fin sera-t-elle retardée parce que le monde est sur le point d’être nettoyé de cette élite nazie ?

(*) Batiushka : Recteur orthodoxe russe d’une très grande paroisse en Europe, il a servi dans de nombreux pays d’Europe occidentale et a vécu en Russie et en Ukraine. Il a également travaillé comme conférencier en histoire et en politique russes et européennes.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Notes

  1. Voyez comment les nazis camouflent toujours leurs massacres et leurs guerres avec des noms différents : Chrétiens anglais = les Anglo-Saxons
    Les chrétiens = les Grecs
    Le génocide des peuples indigènes et le vol de leurs terres = La découverte du Nouveau Monde
    L’invasion franco-britannique de la Russie = La guerre de Crimée
    La première guerre de libération des Indiens = la mutinerie des Indes
    Le génocide des Chinois par les Britanniques = les guerres de l’opium
    Le génocide des colons néerlandais = la guerre des Boers
    La Grande Guerre européenne = Première Guerre mondiale
    La guerre euro-américaine = Seconde Guerre mondiale

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Lectures complémentaires en format PDF :

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb

« Wall Street et la montée de Hitler », Anthony C. Sutton

« Comprendre le système d’oppression coloniale pour mieux le démonter, 1ère partie »

« Comprendre le système d’oppression coloniale pour mieux le démonter, 2ème partie »

« Confession d’un évêque jésuite », Alberto Rivera

La City de Londres, au cœur de l’empire

« Les 8 familles derrière le cartel banquier », Dean Henderson

« Réflexions sur le peuple en arme, 3 textes »

Messages aux nazillons civilistes, tract

« La nature humaine : une illusion occidentale », Marshall Sahlins

« L’art de ne pas être gouverné », James C. Scott

Entretien avec James C. Scott

« Propaganda, comment manipuler l’opinion publique en démocratie », Edward Bernays

formatage

Lire, analyser, comprendre, pour un changement faste de notre société, 7ème partie : le colonialisme (Résistance 71)

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lecture1

Résistance 71

21 juillet 2022

1ère partie : introduction
2ème partie : Histoire, anthropologie et archéologie
3ème partie : Science
4ème partie : religion et philosophie
5ème partie : spirituel et arts
6ème partie : analyse politique
7ème partie : colonialisme
8ème partie : anarchie et société des sociétés

Penser aujourd’hui, comme veut nous le faire croire l’idéologie dominante, que nous vivons dans un monde « post-colonial » est une illusion et une foutaise totale. L’empire anglo-americano-sioniste dont c’est le tour d’imposer la dictature marchande et les rouages idéologiques et institutionnels allant de paire, est fondé sur la prévalence coloniale d’états-nations toujours totalement dépendants de la City de Londres et de son 1,6km2 le plus riche du monde.
Depuis sa création, Wall Street n’est qu’une succursale de la City, certes devenue au fil du temps la plus importante, mais une branche néanmoins de la maison mère… Depuis la fin du XVème siècle, l’occident judéo-chrétien pille le monde et a mis en place la plus grosse machine marchande de l’histoire de l’humanité afin d’acquérir le monopole et d’assujettir le pouvoir aux diktats marchands.

Le colonialisme est le fléau qui s’est abattu sur l’humanité à des fins de contrôle total par une caste de parasites pour l’heure dominante, nous devons reconnaître son omniprésence et nous en défaire avec l’ensemble du système étatico-marchand. Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Penser que l’État et la marchandise peuvent être rendus plus « vertueux », qu’on peut réformer le capital pour le rendre plus « compatissant » et « juste » envers tous est non seulement faire preuve d’une imbécilité optimale et ne rien comprendre au film, mais c’est surtout être complice du génocide planétaire qui se met en place au nom du « progrès » et de « l’humanisme ».

La seule ligne de direction viable est celle-ci :
A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! et A bas le salariat ! Tout le reste n’est que pisser dans un violon !
L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés du carcan étatico-marchand, main dans la main avec les peuples opprimés depuis des siècles, pour ensemble marcher sur le chemin de la société des sociétés, celle de notre humanité enfin réalisée.

Lire pour mieux comprendre :

Nos pages sur Résistance 71 :

Les PDF sur le colonialisme, bibliothèque Résistance 71 :

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« J’accuse »… Lettre ouverte à Mary Simon, Gouverneur Général du Canada sur le génocide passé et présent et les crimes du pape François 1er, de l’église et de l’état (Kevin Annett)

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J’ACCUSE :

Lettre ouverte à Mary Simon, Gouverneur Général du Canada

De Kevin D. Annett, M.A., M.Div.             

Secrétaire exécutif du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE)

https://youtu.be/o-1KwXmt2wo

Le 26 juillet 2022

Mme Simon,

J’ai été particulièrement choqué lorsque j’ai lu votre déclaration auto-gratifiante sur le fait d’être le premier gouverneur général du Canada indigène. En fait, vous avez bien peu à célébrer en ce premier anniversaire de votre nomination lorsque le grand chef officier de l’église qui a exterminé tant de gens de votre peuple est sur notre sol avec la bénédiction et la coopération officielles de votre bureau.

Il serait bien plus honnête et certainement plus respectueux pour les légions d’enfants indiens assassinés dans les pensionnats, de déclarer une journée nationale de deuil.

C’est un fait avéré établi légalement et reconnu par votre propre gouvernement que pendant plus d’un siècle, l’église catholique romaine a mené un génocide délibéré qui a tué plus de 60 000 enfants autochtones dans les pensionnats pour Indiens à travers le Canada, ce d’après un contrat approuvé par l’église et le Privy Council d’Ottawa en 1910.

C’est un fait avéré et établi par la Cour Suprême du Canada que les dirigeants de l’église catholique, de l’église anglicane et de l’église unifiée du Canada qui ont géré ces “écoles” assassines sont responsables personnellement et par procuration de ces crimes et peuvent être traduits en justice.

C’est un fait et un requis sous la Convention sur le Génocide de l’ONU, dont le Canada est signataire, que de telles “traductions en justices et peines assorties” doivent avoir lieu et être exécutées.

Et pourtant, c’est un fait que, en violation de la loi internationale, pas un seul représentant des églises ou de l’état, n’ait été mis en accusation pour ces crimes au Canada et que votre gouvernement et ses tribunaux ont aidé et permis une telle obstruction de la justice en dissimulant de manière active les crimes commis dans les pensionnats pour Indiens et ont légalement exonéré et protégé les dites églises coupables ainsi que leurs représentants.

C’est un fait, que Jorge Bergoglio, alias “le pape François”, est personnellement et corporellement responsable de ces crimes en tant que chef représentant fiduciaire de l’église catholique apostolique et romaine et qu’il soutient et maintient les politiques et attitudes qui ont causé le génocide dans les pensionnats pour Indiens, ceci incluant la politique vaticane et conspiration criminelle connue sous le vocable de Crimen Sollicitationas, qui violent la loi en cachant officiellement, les viols, tortures et mises à mort d’enfants au sein de l’église catholique romaine.

C’est un fait, que sous la loi internationale, Jorge Bergoglio a été condamné par des tribunaux internationaux de conscience pour avoir commis et avoir caché des crimes contre des enfants et contre l’humanité, au Canada, en Europe et en Argentine et qu’un mandat d’arrêt citoyen a été émis contre lui, que la police, les tribunaux et le public ont pour devoir d’exécuter.

C’est un fait que les conseils des anciens traditionnels de cinq nations indigènes du Canada ont banni Jorge Bergoglio ou “le pape François”, de leurs territoires et ont appelé à son arrestation immédiate en tant que danger réel et présent à leurs enfants et leurs communautés.

C’est un fait que le déplacement, la destruction et l’extermination des nations indigènes et le trafic et l’assassinat de leurs enfants, continuent aujourd’hui à travers le Canada aux mains de l’église catholique romaine, de la GRC et des entreprises chinoises, ce grâce aux lois qui ont été votées par les gouvernements Trudeau et Harper.

C’est un fait qu’il en incombe à vous-même, Mary Simon, en tant que chef d’état officiel du Canada, de reconnaître ces faits indiscutables et d’agir en conséquence, ceci incluant l’aide à apporter à la mise en état d’arrestation de Jorge Bergoglio, dans le cas contraire vous serez tenue pour complice de ces crimes.

Finalement, c’est un fait que malgré ces requis légaux irréfutables et spécifiques, le crime de génocide et sa dissimulation continue au Canada à cause de la complicité officielle active de chaque niveau de votre gouvernement et de votre système judiciaire et que vous, Mary Simon, portez la responsabilité personnelle et par procuration de ces crimes perpétrés sans discontinuation.

Ainsi donc, JE VOUS ACCUSE, vous, Mary Simon, de trahir vos ancêtres, les liens de parenté indigènes assassinés et votre responsabilité publique, en utilisant votre fonction pour aider et permettre des pouvoirs criminels à agir et de perpétuer un crime contre l’humanité ininterrompu ainsi que de participer à une conspiration criminelle.

J’ACCUSE Elisabeth de Windsor, alias la “reine d’Angleterre”, la chef d’état officielle et de la condamnée église anglicane, d’être de principales actrices de ce crime et de cette conspiration et d’avoir personnellement kidnappé et fait disparaître dix enfants du pensionnat pour Indiens catholique de Kamloops le 10 octobre 1964, en compagnie de son mari Philip.

J’ACCUSE Jorge Bergoglio, alias “le pape François”, d’être un acteur principal de ce crime et de cette conspiration, d’avoir personnellement violé, torturé et assassiné, trafiqué des enfants en Argentine, en Hollande, en Belgique, au Pays de Galles, en Italie et au Canada entre 1981 et aujourd’hui et de complicité dans la mort de deux enfants indigènes à l’Est de Prince Rupert, Colombie Britannique, à ou vers minuit le 23 juillet 2022.

J’ACCUSE Justin Trudeau, premier ministre du Canada, d’être un acteur principal de ce crime et de cette conspiration et d’avoir commis un acte de trahison et autres actions criminelles pour et sous paiement du gouvernement chinois et de ses entreprises.

J’ACCUSE Ivan Jurkovic, le nonce du pape au Canada et les cardinaux Gerald Lacroix et Thomas Collins, d’être des acteurs principaux de ce crime et de cette conspiration, et de dissimuler le trafic, la torture, le viol et l’assassinat d’enfants indigènes et autres par le clergé de l’église catholique apostolique et romaine à travers le Canada, à Québec City, à Cornwall en Ontario et entre Prince Rupert et Prince George en Colombie Britannique.

J’ACCUSE Brenda Lucki, commissaire de la Police Montée Royale canadienne, d’être une actrice principale de ce crime et de cette conspiration et d’aider au crime de trahison, de trafic de drogue et de mineurs et d’enlèvement et d’assassinat de personnes indigènes sur la côte ouest canadienne, en collusion avec Justin Trudeau, le gouvernement chinois, Jorge Bergoglio et l’église catholique romaine.

J’ACCUSE Roseanne Archibald, Roseanne Casimir et autres officiels aborigènes financés par l’état d’être des acteurs principaux dans ce crime et cette conspiration et d’aider le Canada et le Vatican à détruire les preuves de leur assassinat des enfants dans les pensionnats pour Indiens et du génocide ininterrompu contre le peuple indigène.

J’ACCUSE Cong Peiwu, ambassadeur de Chine au Canada et Dai Houliang, le directeur de Petrochina Ltd., d’être des acteurs principaux de ce crime et de cette conspiration et de planifier, d’aider à l’enlèvement et au meurtre de personnes indigènes sur la côte ouest du Canada, ce en collusion avec Justin Trudeau, Jorge Bergoglio, Brenda Lucki et autres et de subvertir activement les lois de souveraineté du Canada.

J’incite par la présente ces personnes accusées à démissionner de leurs fonctions et de se rendre afin d’être traduits en justice ou pour la mise en exécution des peines déjà prononcées à leur encontre en tant que criminels condamnés.

Je charge par la présente la police, les tribunaux et le peuple du Canada ainsi que les nations indigènes à aider à la mise en arrestation de ces personnes et de leurs complices, ce en accord avec le verdict parfaitement légal et les mandats d’amenée émis par l’International Common Law Court of Justice le 15 janvier 2022. (Breaking News from the International Common Law Court of Justice, January 15, 2022 (GMT) Big pharma, government, church leaders face arrest as Court convicts them of Genocide, prohibits injections – Murder by Decree ).

J’adresse cette accusation et cette inculpation à Mary Simon et aux autres personnes ci-dessus nommées et au peuple du Canada et des nations premières indigènes en ma capacité de secrétaire exécutif du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat.

Je parle aussi en tant que personne qui a une connaissance et une expérience de tout ce qui est décrit dans cette missive et qui possède plus d’un quart de siècle de leadership dans la campagne publique d’exposition, de mise en accusation et d’arrêt de tous ces crimes haineux au Canada et dans le monde.

Que justice soit faite, arrêtons l’assassinat des innocents !

Kevin D. Annett / Eagle Strong Voice (signée dans l’original)

26 juillet 2022

(Traduction Résistance 71, 26 juillet 2022)

https://youtu.be/o-1KwXmt2wo

angelfire101@protonmail.com , www.murderbydecree.com , www.republicofkanata.org

= = =

Lecture complémentaire sur le sujet :

« Les dessous de la visite du pape François au Canada le 23 juillet 2022 » (Kevin Annett)

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » (Contre-rapport de la CVR par the TICEE)

« Nous sommes tous des colonisés ! » (Résistance 71)

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la bête immonde colonialiste…

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Faire tomber les mythes historico-anthropologiques sur l’État pour finir par… « N’être plus gouvernés »…

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Chapas1
Pour un ¡Ya Basta! mondial…

N’être pas gouvernés

Roméo Bondon

Mai 2018

Source: https://www.revue-ballast.fr/netre-pas-gouvernes/

L’attention des anthropologues s’est bien souvent restreinte au « sauvage », à l’ailleurs, cette altérité en apparence si franche qu’elle semble parfaitement objectivable. La géographie, elle, bien qu’elle ait des racines libertaires certaines1, s’est aussi largement constituée comme science coloniale et étatique2. Peu nombreuses sont les recherches portant sur les « autres » d’ici, souvent présentés, du reste, comme d’archaïques ruraux déjà dépassés par l’avancée de l’Histoire3. Peu nombreuses aussi sont les études géographiques s’arrachant du cadre des États-nations4. Et si l’étrange, dont la différence fait aussi l’intérêt, n’était pas nécessairement lointain dans le temps et l’espace, ni aussi marginal qu’on pourrait le penser ? Et si l’Histoire s’était faite en majeure partie à l’écart de l’État, ou en tout cas contre ses premières formes (États rizicoles en Asie, proto-États dans l’Europe médiévale, jusqu’à leur consolidation progressive à l’époque moderne5) ? L’expérience en cours dans le bocage nantais, à « la ZAD », peut s’inscrire dans ce que le politologue James C. Scott a défini comme des « Zomia Studies », domaine de recherche ouvert avec son ouvrage Zomia, au sous-titre éloquent en ce contexte de lutte(s) : « ou l’art de ne pas être gouverné ».

« La Zomia est la dernière région du monde dont les peuples n’ont pas été intégrés à des États-nations6 ». Zone de deux millions et demi de kilomètres carrés en Asie du Sud-Est, la Zomia est avant tout une construction géographique dont les caractéristiques politiques et culturelles s’opposent fondamentalement à tout type d’État — en l’occurrence celui fondé sur la riziculture sédentaire autour des collines et montagnes de cette partie de l’Asie. « Zone refuge » formée de multiples « zones de morcellement7 », la Zomia n’obéit pas à des frontières fixes ; plus précisément, elle s’inscrit contre ces dernières, les fuyant à mesure qu’elles se sont étendues. Bien que la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes se soit inscrite dans la délimitation stricte d’une ZAD (Zone d’aménagement différé) créée dans les années 1970, c’est sa pluralité d’identités, fédérées contre un projet et le monde qui le porte, qui la caractérise. Si l’on remplace dans le texte de James C. Scott le terme de « colline », propre à son terrain d’étude, par celui de « bocage », la ZAD apparaît comme un lieu exemplaire illustrant ce qu’est une Zomia. « Les collines ne sont pas seulement un espace de résistance politique : elles sont une zone de refus culturel8 ». C’est justement cet ajout que ne veulent pas voir les pourfendeurs de la ZAD, et qui les empêche d’en comprendre la portée.

Certes, le combat politique le plus visible a été gagné avec l’abandon du projet d’aéroport. Mais la lutte s’est toujours inscrite aussi contre une normalisation des comportements, dans la revendication d’une altérité qui se décline politiquement — des naturalistes en lutte aux autonomes, en passant par des paysans reconvertis — aussi bien que dans les pratiques — une agriculture à la marge des impératifs productivistes imposés par les subventions, des projets s’ancrant sur un territoire réduit mais en interdépendance avec celui-ci (là où la mondialisation implique une déterritorialisation des produits). Dans la région d’Asie qui occupe l’auteur, « “Habitants des forêts” ou “personnes des collines” est synonyme de non-civilisé9 » : n’est-ce pas comme tel que sont traités les opposants, traqués par une troupe de CRS détruisant toute habitation considérée comme précaire sur son passage ? Pour James C. Scott, « plus vous laissez de traces, plus grande est votre place dans l’histoire10 » : les archives sont matérielles ; l’Histoire qui en résulte est nécessairement partielle. De même qu’il ne reste plus rien du centre universitaire de Vincennes aujourd’hui, si ce n’est une clairière11, les autorités souhaitent que la lutte, victorieuse une fois, ne le soit pas de manière pérenne à travers une installation permanente. Les constructions collectives sont détruites pour cette même raison : elles symbolisent ce dont l’État ne veut pas, à savoir la mutualisation, la mise en commun, à rebours d’une jeune tradition propriétaire qui se veut originelle12. Le refus par l’État de tout projet collectif va dans ce sens ; la destruction d’un lieu au nom aussi symbolique que « La Ferme des Cent Noms » également. Car « même les structures sociales et les types d’habitats dans les collines pourraient être utilement envisagées comme des choix politiques13 ». L’utilisation de matériaux de récupération et légers sur la ZAD, comme dans les arbres à Bure ou à l’Amassada à deux pas des Causses, est une décision dictée par la nécessité de construire vite, mais est surtout la traduction d’une volonté de montrer qu’autre chose est possible : des chantiers collectifs pour des cabanes, des hangars, un phare, des habitations aussi diverses qu’il y a d’habitants, comme autant de pieds de nez à l’imposition de chantier décrétés « d’utilité publique ».

vivre_libre

Se fédérer contre, se diviser pour

Sur la ZAD peut-être plus que sur les autres sites en lutte, la diversité dans les profils d’habitants est la règle. Cette multiplicité s’est unie contre un projet, alors même que les installations sont diverses et les raisons de continuer la lutte aussi. Là où le cauteleux Nicolas Hulot a appelé à « ne pas confondre écologie et anarchie », les habitants de la ZAD prouvent que les deux sont indissociables dans leur combat. Une fois de plus, l’anarchie souffre de son image défigurée par ceux qui ont le pouvoir de le faire depuis plus d’un siècle. Qui mieux que le géographe libertaire Élisée Reclus pour rappeler que l’attention au milieu comme à la terre et l’anarchie s’associent bien plus qu’ils ne s’opposent ? Lui qui déplore les conséquences de l’industrialisation de son époque sur les montagnes et cours d’eau14 a également œuvré toute sa vie pour la réalisation de ses principes : « Notre destinée, c’est d’arriver à cet état de perfection idéale où les nations n’auront plus besoin d’être sous la tutelle ou d’un gouvernement ou d’une autre nation ; c’est l’absence de gouvernement, c’est l’anarchie, la plus haute expression de l’ordre15. » Les occupants de la ZAD l’avaient depuis le début annoncé : ils luttaient « contre l’aéroport et son monde » — Hulot n’a retenu que le premier de ces combats. L’aéroport étant abandonné, place au monde qui l’a porté : « Nous savons tous que ce que nous aurons à arracher demain sera le maintien de l’usage commun d’un territoire insoumis et ouvert, qui en inspire d’autres. Et que pour ce faire, nous devons construire des formes inédites16. »

Même si ce sont les barricades qui sont les plus visibles, la lutte est avant tout idéologique ; elle dessine un nouveau front entre les tenants de la propriété, l’État, et ceux qui souhaitent bâtir une vie hors d’un cadre uniformisé, dans un ensemble de projets collectifs. James C. Scott oppose une « agriculture d’évasion », qu’il perçoit comme faisant partie de « formes de culture destinées à se soustraire à l’appropriation étatique17 », à une agriculture sédentaire, pratiquée dans les plaines asiatiques et promue par les États pour fixer les populations. Les propositions d’installation sur la ZAD se veulent à la marge des cadres réglementaires habituellement mobilisés mais n’excluent pas d’être intégrées à un territoire dépassant la zone. Le grand écart avec l’État se situe dans la manière dont ces installations souhaitent durer. La « Ferme des Cent Noms » en est l’exemple le plus frappant : ce sont des projets collectifs qui étaient jusqu’à peu proposés, sans titre de propriété individuel. Le collectif des Cent Noms regroupait une vingtaine de personnes travaillant aux alentours de la ferme éponyme ; les chantiers collectifs, comme ceux menés au Très Petit Jardin en dépit des nuages de lacrymo, participent à la réalisation par tous d’un projet qui ne s’arrête pas à une personne. Étendre cette communalisation serait rendre les occupants invisibles pour les instances de régularisation agricoles (MSA et chambres d’agriculture) ; c’est cela même qui gêne tant l’État. « Les dirigeants étatiques considèrent comme presque impossible d’instaurer une souveraineté effective sur une population constamment en mouvement, qui n’a pas de forme permanente d’organisation, qui ne se sédentarise pas, dont le gouvernement est éphémère, dont les formes de subsistance sont flexibles et peuvent changer18».

L’impossible souveraineté, et dès lors l’improbable autorité étatique sur ces projets, implique un emploi de la force pour les détruire. La seule alternative proposée passe par la propriété individuelle. À cela, les habitants de la ZAD pourraient opposer l’histoire coloniale de l’État français et ceux qui lui ont résisté. C’est cette même altérité qui a été combattue dans une Algérie colonisée par la loi Warnier (1873), interdisant toute indivision des terres et permettant l’accaparement de plus de terres encore par les colons. S’appuyant sur d’autres exemples historiques, situés pour leur part en forêt, Jean-Baptiste Vidalou a rappelé la connivence entre la colonisation et l’aménagement du territoire, la colonisation et l’action violente de l’État, là où ce dernier peine à se faire « respecter »19. La propriété en indivision décrétée par les opposants au transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, village où s’est bâti l’Amassada, est une manière de lutter contre une confrontation par trop déséquilibrée entre un propriétaire et l’État. Celui-ci trouve face à lui une pluralité d’habitants, qu’il ne sait dès lors comment traiter autrement que par la force.

rité qui a été combattue dans une Algérie colonisée par la loi Warnier (1873), interdisant toute indivision des terres et permettant l’accaparement de plus de terres encore par les colons. S’appuyant sur d’autres exemples historiques, situés pour leur part en forêt, Jean-Baptiste Vidalou a rappelé la connivence entre la colonisation et l’aménagement du territoire, la colonisation et l’action violente de l’État, là où ce dernier peine à se faire « respecter »19. La propriété en indivision décrétée par les opposants au transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, village où s’est bâti l’Amassada, est une manière de lutter contre une confrontation par trop déséquilibrée entre un propriétaire et l’État. Celui-ci trouve face à lui une pluralité d’habitants, qu’il ne sait dès lors comment traiter autrement que par la force.

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Se diviser contre, se fédérer pour

On pourrait appliquer à chaque territoire en lutte ce que l’anthropologue Pierre Clastres relevait de ses observations chez les Guarani et dans ses lectures ethnographiques : une Zomia, la ZAD ou le Chiapas, ces espaces se définissent comme un « tout fini » parce qu’ils sont « un Nous indivisé ». Pour Clastres, « la communauté primitive peut se poser comme totalité parce qu’elle s’institue comme unité20 ». En dépit d’un essentialisme problématique chez l’auteur, on peut néanmoins souligner que ce même processus est visible à Notre-Dame-des-Landes et sur nombre de territoires en lutte : un combat fédère et englobe dès lors, sous un seul nom, une multitude de choix. Ce « Nous indivisé » que forment les « zadistes » peut également s’atomiser pour contraindre au mieux l’avancée des forces de l’ordre, en utilisant leur terrain. Cette connaissance de l’espace, les habitants de la ZAD la partagent avec les Ariégeois lors de la guerre des Demoiselles au XIXe siècle ou les Cévenols au XVIIe lors de la guerre des Camisards, chacun des deux territoires s’étant opposé à l’avancée de la puissance étatique. Comme le rappelle Jean-Baptiste Vidalou, la pratique quotidienne de la forêt était un atout dans la dispersion des habitants ou le regroupement opportun. Au sein de la ZAD, s’il y a division, c’est avec bienveillance — du moins, tant que faire se peut —, entre les différents choix de vie expérimentés : « Il y avait dans l’air comme un esprit joyeux de jacquerie et de partage : “On se côtoyait aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade”. Gilles s’anime : “Au cours de ces moments intenses, les étiquettes disparaissent”, les identités deviennent poreuses, “de l’anarcho-communiste au paysan, du punk au naturaliste, on ne sait plus qui est qui”21. »

S’il y a division, c’est aussi sous la contrainte, comme outil stratégique pour éviter de s’enfoncer dans un conflit sans fin — c’est la « stratégie d’autodéfense administrative », soit l’acceptation, par une délégation, de proposer des projets d’installation individuels va dans ce sens. Mais il ne fait aucun doute que ces derniers n’auront d’individuel que le nom : le nom de celui ou celle qui subira les obligations imposées par l’UE et l’État à toute exploitation agricole. La multifonctionnalité des paysans, réclamée par l’OCDE dès les années 1990 et décrétée dans les années 2000 avec la réforme de la PAC, est pourtant au principe de ce qu’est la paysannerie. L’impératif « post-productif » lancé aux campagnes aujourd’hui croit être novateur en mêlant travail sur la terre et préservation du paysage : c’était pourtant un processus à l’œuvre bien avant que l’agriculture industrielle ne s’immisce au cœur des pratiques paysannes. Seulement, alors que l’accroissement normatif est avant tout dirigé vers les monocultures céréalières, chacun y est sujet comme s’il était aussi néfaste sur le plan environnemental — et les projets portés à Notre-Dame-des-Landes n’y feront peut-être pas exception. Bien que l’étude soit datée, les affirmations du sociologue rural Henri Mendras prophétisant La Fin des paysans (1967) peuvent encore être lues avec profit : « c’est le passage de la logique paysanne à la rationalité économique dans la gestion des exploitations qui résume et symbolise le conflit de civilisation et la transformation du paysan en producteur agricole22 ». C’est aujourd’hui le mouvement inverse qui effraie l’État et déclenche sa logique répressive.

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L’indivision est un principe fondamental de ces luttes, laissant à la diversité des projets la possibilité de s’étendre sans entrave. Mais la fédération de chacun autour d’un combat ne s’opère pas seulement contre un monde ou une agression ; elle se construit également pour un avenir commun. Des expérimentations similaires se retrouvent sur chacun des territoires en lutte ou en passe de l’être : des projets agricoles ayant à cœur de revenir à l’autonomie paysanne, des lieux de vie communs où échanger et partager comme à l’Amassada de Saint-Victor-et-Melvieu, des bibliothèques comme celle du Taslu à la ZAD, communes elles-aussi… L’importance des moyens mis en œuvre pour déloger les habitants de la ZAD indique la crainte de l’État de voir son autorité remise en cause. Mais, peut-être plus encore, c’est de voir émerger un contre-pouvoir qui, au lieu de combattre frontalement, ne souhaite que rester à l’écart et prouver que ce qu’il fait est possible, qui effraie. Ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes prouve que se poser à la marge n’est pas une attitude si absurde que ça ; que c’est plutôt encourager l’inacceptable — de l’agriculture industrielle à la financiarisation de la culture, de la précarisation des travailleurs au délaissement des plus démunis — qui est inimaginable.

Notes :

Élisée Reclus et Pierre Kropotkine ont tous deux appliqué leur raisonnement géographique à leur anarchisme, et inversement. Le premier a écrit une Nouvelle Géographie Universelle (1876–1894) aussi bien que L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique (1902) ; le second appuie sa théorisation de l’entraide sur les observations qu’il a pu mener en Sibérie. Sur leurs travaux et parcours respectifs, voir Philippe Pelletier, Géographie et anarchie : Reclus, Kropotkine, Metchnikoff, Éditions du Monde libertaire, 2013.↑

L’Institut Géographique National (IGN) est issu du Service Géographique de l’Armée (SGA) ; les colonies françaises ont servi de terrain à de nombreux géographes, constituant un courant à part entière — la géographie coloniale — dont la géographie tropicale puis du développement sont issues.↑

Pour des approches hétérodoxes, voir Jeanne Favret-Saada, Les Mots, la Mort, les Sorts, Gallimard, 1977 et Yvonne Verdier, Façons de dire, façons de faire, Gallimard, 1979.↑

Le géographe libertaire canadien Simon Springer revient sur cette connivence dans son ouvrage Pour une géographie anarchiste (2018) : les géographes ont d’abord été mobilisés dans des contextes belliqueux — Emmanuel De Martone a par exemple été convoqué pour la modification des frontières européennes suite à la Première Guerre mondiale — puis pour l’aménagement du territoire. Par ailleurs, si le marxisme, à la suite de David Harvey, est bien représenté dans la discipline, l’anarchisme était jusqu’à peu quasiment inexistant.↑

Voir Philippe Contamine (dir.), Guerre et concurrence entre les États européens du XIVe au XVIIIe siècle, PUF, 1998.↑

James C. Scott, Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, Seuil, 2013, p. 9.↑

Ibid., p. 29.↑

Ibid., p. 44.↑

Ibid., p. 54.↑

Ibid., p. 61.↑

Voir Virginie Linhart, Vincenne, l’université perdue, coproduction Arte France, Agat films & Cie, 2016.↑

Le droit de propriété est défini comme droit naturel et imprescriptible dans l’article deux de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ; la Loi du partage du 5 juin 1793 réduit la possibilité d’user de biens communaux. Tout comme le mouvement des enclosures en Angleterre, l’avènement de la propriété privée comme droit est historique, datable donc, et non naturel.↑

James C. Scott, op. cit., p. 59.↑

« Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes », Revue des Deux Mondes, 1864, réédité aux éditions Barthillat, 2019.↑

Élisée Reclus, « Développement de la liberté dans le monde » (1851), dans Écrits sociaux, Héros-Limite, 2012.↑

Collectif Mauvaise Troupe, Saisons – nouvelles de la zad, éditions de l’Éclat, 2017.↑

James C. Scott, op.cit., p. 47.↑

Ibid., p. 67.↑

Voir Jean-Baptiste Vidalou, Être forêts, habiter des territoires en lutte, La Découverte, 2017.↑

Pierre Clastres, Archéologie de la violence, la guerre dans les sociétés primitives, éditions de l’Aube, 2013, p. 43.↑

Gaspard d’Allens et Lucile Leclair, Les Néo-paysans, Seuil / Reporterre, 2016, p. 62.↑

Henri Mendras, La Fin des paysans, Acte Sud, 1992, p. 24.↑

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Lectures anthropologiques complémentaires sur Résistance 71 :

Notre page “Anthropologie politique”

Notre page “Pierre Clastres”

Zomia et le travail de James C Scott, nos traductions :

“L’art de ne pas être gouvernés” et “Contre le grain, une histoire profonde des premiers états”

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