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Décolonisation ! Lettre d’un chanteur occitan aux militants décoloniaux…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 17 février 2021 by Résistance 71

 

Point de vue intéressant et certainement valide. La colonisation est partout et bien actuelle. L’État est colonial et coercitif par nature. C’est par la force et non le consentement général qu’il “unifie”, allié à la veulerie de dirigeants locaux corrompus. Pourquoi le cri d’auto-détermination catalan, basque, breton aurait-il moins de valeur que celui d’un Iroquois, d’un Apache, Lakota, Maori, Aborigène d’Australie, Kurde ou Kanak ? Aucune raison.
Il est temps de remettre les question d’autonomie sur la table, partout… C’est une condition sine qua non pour mettre un coup d’arrêt à la division organisée sur des bases artificielles pour toujours mieux nous contrôler.
Allez faire un tour sur le site internet de Laurent, très bien fait… (lien sous l’article)
~ Résistance 71 ~

 

 

Lettre d’un chanteur occitan aux militants décoloniaux : Et nous là-dedans ?

 

Laurent Cavalié

 

17 février 2021

 

Source:
https://www.lavoiedujaguar.net/Lettre-d-un-chanteur-occitan-aux-militants-decoloniaux-Et-nous-la-dedans

 

Avons-nous une place dans la sphère décoloniale ? Nous ne sommes ni « racisé·e·s », ni « non blancs », ni « noirs », ni « blacks », ni « indigènes », mais je veux vous exprimer pourquoi j’ai besoin de me rapprocher des combats décoloniaux. Je veux vous exprimer les siècles de mépris vis-à-vis de notre langue qui n’est pas le français, de notre accent qui n’est pas celui des dominants économiques et médiatiques, de notre absence des plateaux de théâtre, des médias, du cinéma. Je veux vous exprimer la fatigue de devoir encore et toujours justifier de l’universalité de notre propos.

Je veux vous dire qu’en même temps que la France colonisait le monde et mettait en place l’esclavage, elle opérait à l’intérieur de l’Hexagone une vaste opération de colonisation des consciences, pour anéantir la diversité linguistique, pour empêcher les enfants de parler la langue de leurs parents, pour nous faire admettre qu’il n’y avait qu’une seule langue du progrès et que c’était le français, et par là même pour nous faire croire qu’il n’y avait qu’une seule voie possible, celle du progrès. Tous les moyens étaient bons pour glorifier l’idée de la grandeur universelle de la France et du français, y compris ceux du révisionnisme historique. Y compris ceux des sévices corporels pour les enfants, ceux de l’humiliation et du mépris.

La question du mépris des cultures populaires de la France, et de la pensée colonialiste de l’État français en direction des cultures particulières de l’intérieur — j’aurais pu oser l’expression cultures autochtones — ne peut pas être écartée d’un revers de manche, au prétexte que nous n’aurions pas été colonisés au sens où cela s’entend le plus couramment, c’est-à-dire par les armes, génocide et esclavage à l’appui. Je pourrais préciser ici que, pour ce qui est de la conquête armée et du génocide, le Languedoc, d’où je suis, a déjà payé un lourd tribu à la France lors de la croisade dite « contre les Albigeois », suivi d’un siècle de terreur quotidienne, avec ses milliers de bûchers, orchestrée par l’Inquisition. Mais je ne vais justement pas, ici, commencer à compter les morts qui justifieraient que nous sommes plus ou moins dignes de se revendiquer victimes du colonialisme.

D’autant plus que je pourrais même dresser un tableau réjouissant de notre situation : je pourrais me réjouir que la langue soit enseignée, qu’elle soit chantée. Je pourrais me réjouir que des carnavals se réinventent, que des villages recréent leur totem. Je pourrais relever qu’il existe des politiques publiques en faveur de la création artistique en occitan. Je pourrais avoir l’honnêteté de dire que c’est une joie que d’avoir trouvé un chemin artistique dans notre langue. Et que c’est peut-être même une facilité, vu que nous sommes aidés financièrement, et aussi plus facilement repérables car porteurs d’une histoire particulière, d’une « couleur » artistique particulière dans l’immense choix des propositions de créations qui inondent le marché de la culture, en France, tous les ans. Pour certains artistes qui galèrent pour vivre de leur création, nous sommes même considérés comme privilégiés. On peut, et même on doit mettre en avant cette joie, qui est réelle pour bien des acteurs de notre monde occitan, sans masquer la réalité du théâtre, de l’édition, de l’enseignement, qui sont tenues à bout de bras par la force des militants qui arrachent à l’État quelques aumônes, alors qu’il est question là ni plus ni moins de la survie d’une langue.

Nos réalités sont diverses et aujourd’hui le sentiment de dépossession demeure. Notre langue est en danger et tout ce qu’on pouvait qualifier, comme un ensemble très subjectif mais pourtant bien réel, d’art de vivre, c’est-à-dire notre relation particulière au monde — ni plus valable ni moins valable qu’aucune autre — est en train de finir de se diluer dans la culture médiatique dominante.

Le sentiment de dépossession demeure. Notre capacité à relativiser dépend évidemment de la construction de chacun, de sa capacité à se détacher d’une situation ou non, de son humour ou de son manque d’humour, de sa capacité à affronter ou de sa prédisposition au silence. On n’est pas égaux face au sentiment de dépossession et face aux sentiments qui en découlent : du sentiment de la perte de lien à celui de solitude, du sentiment de n’appartenir à aucune communauté à celui d’exclusion, de celui d’être dominé à celui de discrimination, de celui de pauvreté culturelle à celui de désœuvrement. On n’est pas égaux et tous ces ressentis appartiennent à chacun et sont toujours respectables. Hiérarchiser les douleurs et les peines est une absurdité pour quiconque est capable d’empathie.

Le sentiment de dépossession demeure et il est non seulement respectable, mais il faut le comprendre. Nous avons été dépossédés au cours des siècles passés de notre culture populaire, puis autodépossédés de ce qu’il en restait au cours du vingtième siècle à force de nous signifier notre indignité et l’inutilité de notre langue. Aujourd’hui la place est libre, les cerveaux sont disponibles à la colonisation mentale des dominants : l’État et les grands industriels s’insinuant à tous les niveaux, sociaux et intimes, de nos vies. Notre culture s’est tellement diluée dans la culture capitaliste et médiatique dominante, qui depuis tellement de temps nous vend ses illusions de bonheur, que nous nous modelons en rêve collectif, à l’image des possédants, à leur parlé, à leur accent, à leurs habits, à leur mode de vie — sans même avoir les moyens de nos rêves ! Il y a tellement de temps que nous avons abandonné à l’industrie les usages populaires qui nous caractérisaient, que l’essentiel de notre culture, notre univers, notre art de vivre, notre rapport au monde, notre géographie intérieure et l’art de la raconter, s’y sont dissous. Notre culture et notre langue s’effacent tellement, que nous voilà même dépossédés de la légitimité de nos actions, de nos créations ou de nos combats, qui passent pour inutiles. Et nous voilà contraint de nous justifier encore et toujours de leur bon sens, alors même que, écrire de la poésie et chanter en occitan, n’est pas toujours un choix, mais une évidence qui s’impose, simplement.

À chacun ses évidences, certes. Chacun son histoire, aucune n’est comparable, certainement pas hiérarchisable sur une illusoire échelle de la victimisation. Nous en sommes, nous tous, à bâtir des discours, à composer des musiques, à créer des esthétiques sur des ruines laissées par l’industrie capitaliste et colonialiste. Si c’est une hydre, comme on aime parfois nommer le système en lui accordant l’existence d’un être vivant, elle est encore en pleine possession de ses moyens de destruction. La situation est aussi dramatique qu’inespérée pour tous ceux qui souhaitent trouver un chemin créatif fraternel. Tout ce qui fut détruit est à réinventer. Quels imaginaires peuvent naître du cataclysme ? Quand les anciens se sont tus, parce que ce qu’ils avaient à nous raconter avait été tué par le mépris, ou bien parce que ce qu’ils avaient à nous raconter était source de trop de souffrance, quel langage peut-on encore inventer ?

BORREIA !

E patarem patarem cap al centre dal monde.
Zinga-zanga ! Sèm dançaires d’una tèrra rebonduda.
Tornarem caufar l’òli, la qu’avèm pas escampada al pè de la muralha.
Tornarem caufar l’òli, verge a ne tornar daurar los solelhs de la lenga.
Tornarem caufar l’òli, verge a s’enfuocar en vol, a n’enregar lo cèl e s’abrandar pels pès de l’ordre que camina.
E piularem coma d’aucèls perduts sus la tèrra noiriguièra.
E bramarem coma lops en ardada, aclapats mas que volon pas que viure.

Et nous frapperons des pieds, frapperons jusqu’au centre du monde.
D’un pied ! De l’autre ! Nous sommes des danseurs d’une terre enfouie.
Nous réchaufferons l’huile, celle que nous n’avons pas jetée au pied de la muraille.
Nous réchaufferons l’huile, vierge à redorer les soleils de la langue.
Nous réchaufferons l’huile, vierge à s’enflammer en vol, à en zébrer le ciel et s’embraser dans les pieds de l’ordre qui avance.
Et nous piaillerons comme des oiseaux perdus sur la terre nourricière.
Et nous gueulerons comme loups en horde, accablés mais voulant seulement vivre.

Laurent Cavalié
laurentcavalie(at)free.fr
28, rue Lamourguier
11100 Narbonne
sirventes.com

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 


Fédération Anarchiste Communiste d’Occitanie

France, colonialisme, islam politique, djihadisme et la nébuleuse étatico-terroriste : deux textes pour mieux comprendre…

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“De fait, la chose la plus essentielle est de rassembler ce peuple disséminé partout en nulle part, en groupes ; la chose primordiale est de les rendre saisissables. Quand nous les aurons entre nos mains, nous pourrons alors faire beaucoup de choses qui sont impossibles pour nous à faire aujourd’hui et nous permettra alors peut-être de capturer leurs esprits après que nous ayons capturé leurs corps.”
~ Officier du corps expéditionnaire français, Algérie, 1845, cité par J.C.Scott, 2009 ~

 

La “crise” française avec l’islam, héritage de 200 ans de brutalité coloniale

Emmanuel Macron n’est pas le premier dirigeant français à vouloir libérer l’islam. C’est une vieille tradition « laïque » de la France.

 

Par Joseph Massad

 

Source : Middle East Eye, 9 octobre 2020

 

url de l’article en français :
https://lecridespeuples.fr/2021/02/06/la-crise-francaise-avec-lislam-heritage-de-200-ans-de-brutalite-coloniale/

 

Février 2021

 

Joseph Massad est Professeur d’histoire politique et intellectuelle arabe moderne à l’Université Columbia de New York. Il est l’auteur de nombreux livres et articles, tant universitaires que journalistiques. Parmi ses ouvrages figurent Colonial Effects: The Making of National Identity in Jordan, Desiring Arabs et, publié en français, La Persistance de la question palestinienne (La Fabrique, 2009). Plus récemment, il a publié Islam in Liberalism. Son travail a été traduit dans une douzaine de langues.

La France est en crise.

L’extrémisme radical français [anti-]chrétien (officiel ou non), se réclamant de ce que les Français appellent ostensiblement la laïcité, continue de multiplier ses attaques contre les musulmans, français ou non.

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a recensé 1 043 incidents islamophobes en 2019 (une augmentation de 77 % depuis 2017), à savoir : 68 agressions physiques (6,5 %), 618 actes de discrimination (59,3 %), 210 faits de discours de haine et d’incitation à la haine raciale (20,1 %), 93 faits de diffamation (8,9 %), 22 actes de vandalisme de lieux de culte musulmans (2,1 %) et 32 faits de discrimination liés à la lutte contre le terrorisme (3,1 %).

La haine des musulmans ressentie par les [pseudo-]chrétiens et soi-disant « laïcs » français apparaît quotidiennement dans le discours du gouvernement, des commentateurs et des médias français.

En réalité, la normalisation des discours de haine contre les musulmans non seulement légitimise la discrimination institutionnalisée que subissent les musulmans français, mais incite également à la violence à leur encontre tant en France qu’à l’étranger. On peut citer la fusillade devant la mosquée de Brest et la prise pour cible de son imam, Rachid Eljay, en juin 2019, ainsi que l’attaque contre la mosquée de Bayonne qui a fait quatre blessés en octobre 2019.

À l’étranger, le terroriste qui a perpétré l’attentat de Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2019, tuant 51 fidèles musulmans et en blessant 49 autres, a mentionné l’influence du penseur français islamophobe Renaud Camus sur ces actions. 

En octobre 2019, le Président français Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur de l’époque Christophe Castaner ont lié le terrorisme en France aux signes associés à la foi et la culture musulmanes : la barbe, la prière cinq fois par jour, le fait de manger halal, etc.

Voir 17 octobre 1961 : le jour où la France a jeté les Algériens dans la Seine

« Libérer » l’islam

La semaine dernière, Macron a affirmé : « L’islam est une religion en crise dans le monde entier aujourd’hui, nous ne le voyons pas seulement dans notre pays ». Il a ajouté qu’il voulait « libérer » l’islam en France des influences étrangères en améliorant la surveillance du financement des mosquées.

Mais Macron n’est pas le premier dirigeant français à vouloir « libérer » l’islam.

C’est une vieille tradition « laïque » française. Lorsque Napoléon Bonaparte a envahi l’Égypte et la Palestine en 1798, son plan génial était de mentir aux Égyptiens en annonçant que lui et son armée étaient « de fidèles musulmans » et qu’ils venaient libérer les musulmans et l’islam de la tyrannie des mamelouks.

Sa supercherie n’a pas fonctionné et les Égyptiens se sont soulevés contre lui, tout comme les Palestiniens. Il est rentré vaincu en France après que son armée eut commis des atrocités indicibles en Égypte et en Palestine. La crise de Napoléon et de la France avec l’islam il y a deux siècles venait de cette défaite dans la ville palestinienne d’Acre. Lorsque la France a envahi l’Algérie trente ans plus tard, les Français n’avaient plus besoin de mentir aux musulmans pour les conquérir, les détrousser et détruire leurs lieux de culte.

Le casus belli officiel invoqué par le roi Charles X pour justifier l’invasion de l’Algérie en 1830 était le refus de la France de payer sa créance pour le grain que des négociants algériens avaient fourni à l’armée française de Napoléon pendant la campagne italienne sous la première République. Étant donné que ces négociants algériens, Bacri et Busnach, étaient issus de familles de banquiers juifs originaires de Livourne, le débat public à l’époque en France avait une « teneur antisémite ».

Ironiquement, c’est ce même Charles X qui, en 1825, a contraint les esclaves libérés de Haïti – dont la révolution avait renversé le colonialisme et l’esclavage français – à payer des millions de francs d’indemnité pour les pertes de leurs anciens maîtres en échange de la reconnaissance diplomatique de la France et de la levée du blocus punitif de Haïti. 

En 1827, Hussein Dey, le dirigeant ottoman d’Alger, a demandé le paiement de la dette au consul français, Pierre Deval, qui a impudemment refusé. Furieux de l’affront du consul, le dey l’a frappé avec un chasse-mouche (ce que les Français appellent le « coup d’éventail ») – et l’a qualifié de « vaurien idolâtre, infidèle et méchant ».

L’invasion de l’Algérie

L’invasion a été lancée à la mi-juin 1830 et Alger est tombée le 5 juillet. La France alors en difficulté financière a vidé les caisses d’Alger, dérobant jusqu’à 43 millions de francs en or et en argent, sans compter les sommes qui ont disparu et celles qui ont été dépensées par l’armée d’occupation française. Peut-être que les pays pauvres d’Afrique de l’Ouest encore aujourd’hui endettés vis-à-vis de la France pourraient prouver à quel point ils sont assimilés à la « francitude » en envahissant la France pour dérober l’argent de l’État.

Les objectifs immédiats de l’invasion, énumérés par le roi Charles X devant l’Assemblée nationale le 2 mars, étaient de venger les Français de l’insulte algérienne, de « mettre fin à la piraterie et rendre l’Algérie à la chrétienté ».

Conformément aux engagements chrétiens de la France, l’armée française conquérante s’est emparée des mosquées, les a converties en églises et cathédrales sous la menace des armes, notamment la grande mosquée ottomane de Ketchaoua à Alger, construite en 1612 et devenue cathédrale Saint-Philippe en décembre 1832.

Cette même année, les Français ont éliminé l’intégralité de la tribu des Ouffia, n’épargnant ni femme ni enfant et s’emparant de l’ensemble de ses biens.  

Tout comme les intellectuels suprémacistes chrétiens français blancs d’aujourd’hui témoignent d’une haine et d’un racisme absolus envers les musulmans, au début des années 1840, le célèbre penseur français Alexis de Tocqueville déclarait à cet égard : « Il peut donc et il doit donc y avoir deux législations très distinctes en Afrique parce qu’il s’y trouve deux sociétés très séparées. Rien n’empêche absolument, quand il s’agit des Européens [colons en Afrique], de les traiter comme s’ils étaient seuls, les règles qu’on fait pour eux ne devant jamais s’appliquer qu’à eux. »

Il objectait aux âmes sensibles qui s’opposaient à la barbarie française et aux razzias contre la population algérienne : « J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n’approuve pas, penser qu’il soit mal de brûler les moissons, de vider les silos et enfin de s’emparer des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, à mon sens, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. Et, s’il faut dire ma pensée, ces actes ne me révoltent pas plus ni même autant que plusieurs autres que le droit de la guerre autorise évidemment et qui ont lieu dans toutes les guerres d’Europe. »

La barbarie coloniale

En 1871, les musulmans algériens se sont une fois de plus révoltés contre la domination française, 150 000 personnes ont rejoint les forces d’un dirigeant kabyle local, el-Mokrani.

En réaction, la machine génocidaire française a tué des centaines de milliers de personnes, ce qui, combiné aux décès dus à la famine provoquée par les Français à la fin des années 1860, a engendré la mort d’un million d’Algériens (environ un tiers de la population). Les Français ont rasé des dizaines de villes et villages en éliminant l’intégralité de l’élite de la société algérienne. Mais même cela n’a pas résolu la « crise » de la France avec l’islam.

En 1901, la préoccupation des Français vis-à-vis de leur « crise » avec l’islam s’est accrue. Cela fut particulièrement manifeste lorsque la France, qui « est et deviendra de manière croissante et sans aucun doute une grande puissance musulmane » étant donné son acquisition de nouvelles colonies ayant de grandes populations musulmanes, a eu besoin de savoir à quoi ressemblerait l’islam au XXe siècle.

Voir également ‘Séparatisme médiatique’ : la croisade désespérée de Macron pour museler la presse occidentale

C’est devenu un tel sujet de préoccupation qu’une « quête » coloniale de connaissance a débuté. L’éditeur de l’important journal colonial français Questions diplomatiques et coloniales, Edmond Fazy, a décidé de creuser la question de « l’avenir de l’islam » d’ici l’an 2000.

L’avenir de l’islam

Comme de nombreux chrétiens français islamophobes aujourd’hui, Fazy s’inquiétait du nombre croissant et sous-estimé de musulmans à travers le monde (il citait le chiffre de 300 millions, représentant un cinquième de la population mondiale) et la propagation de leur religion « simple » en Afrique. 

De nombreux contributeurs de son journal ont jugé bon de manipuler la théologie islamique et de transformer les oulémas musulmans pour produire non seulement un islam moderne qui serait toléré par la modernité européenne, mais qui, espéraient-ils, affaiblirait l’Empire ottoman.

L’avis le plus pratique a néanmoins été donné par l’école française des arabistes, constituée des colons français en Afrique du Nord (pieds-noirs). L’un deux, Edmond Doutté, de l’école algérienne, spécialiste de la religion et de l’islam, a évoqué sa rencontre avec le fanatisme et l’intolérance musulmane.

Les musulmans éduqués de manière traditionnelle semblent « s’être éloignés de nous » par rapport aux ouvriers indigènes, qui fraternisent avec les colons et apprennent « nos coutumes ». Plutôt que de réprimer « les manifestations religieuses exagérées » de l’islam qui subsistait, la tâche des Européens était plus productive. 

« Nous pouvons, au contraire, favoriser la naissance d’un nouvel islam plus favorable au compromis et à la tolérance vis-à-vis de l’Europe ; encourager la jeune génération des oulémas qui œuvrent dans cette direction ; et accroître le nombre de mosquées, madrasas et universités musulmanes, en s’assurant que leur personnel adhère aux nouvelles théories. »

Les commentaires de Doutté semblent familiers car ils pourraient facilement avoir été formulés par un quelconque politicien ou intellectuel français – ou occidental – aujourd’hui.

Quant à M. William Marcais, directeur de la madrasa Tlemcen fondée par les Français pour former les juges musulmans algériens sur des bases « rationalistes », il était en faveur d’un « nouvel » islam « moderne » que les Français élaboraient et auquel il participait, un islam qui « était étroitement lié au destin de la France ». 

Le moment de payer l’addition

Le projet de transformer l’islam en quelque chose que la chrétienté européenne et la laïcité française puissent tolérer perdure encore en 2020, mais avec des résultats non satisfaisants en ce qui concerne Macron, en particulier alors que le financement des groupes djihadistes en Syrie n’a jusqu’à présent pas engendré l’islam tant voulu par la France.

Les actuelles discriminations institutionnalisées par l’État français contre ses citoyens musulmans ne ralentissent pas sous Macron. La France est aujourd’hui encore submergée par un discours dominant de chauvinisme et de haine qui n’est pas sans rappeler celui qui a toujours dominé la culture française avant même la Révolution française.

Il est vrai que la culture de la haine fasciste et suprémaciste chrétienne blanche généralisée à travers l’Europe et les États-Unis aujourd’hui, réminiscence de la culture européenne de la haine des années 1930, ne concerne pas uniquement la France, mais les Français (tout comme les Israéliens) excellent à l’exprimer avec le minimum d’euphémismes. 

Voir également, du même auteur, Assimilation des Français musulmans « Merci, très peu pour nous »

La crise à laquelle la France continue d’être confrontée avec les musulmans est la crise du chauvinisme français, et le refus des Français laïcs et suprémacistes [pseudo-]chrétiens blancs de reconnaître que leur pays est une puissance néocoloniale de troisième rang avec une culture dominante rétrograde qui persiste à se raccrocher à des gloires passées imméritées, alors qu’ils devraient se repentir de leurs péchés génocidaires qui s’étendent des Caraïbes à l’Asie du Sud-Est, en passant par l’Afrique, et qui a tué des millions de personnes depuis la fin du XVIIIe siècle.

Ce que les Français ont à faire, c’est de payer leurs dettes envers tous ceux qu’ils ont détroussés et tués à travers le monde depuis lors. Il n’y a que ça qui pourra mettre un terme à la crise de la France avec l’« islam » et avec elle-même. 

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Texte connexe:

 

La France face au djihadisme de son allié turc

 

Thierry Meyssan

 

9 février 2021

 

Source : https://www.voltairenet.org/article212135.html

 

Le président Emmanuel Macron et le gouvernement de Jean Castex ont rédigé un projet de loi afin de combattre l’instrumentation politique de la foi musulmane. Ce texte est en cours de discussion au Parlement.

Il s’articule autour de quatre idées fortes, dont l’interdiction du financement des associations cultuelles par des États étrangers. Chacun a bien conscience qu’il s’agit là de la tête de l’islamisme, mais personne n’ose nommer ces États : la Turquie et le Qatar, téléguidés par le Royaume-Uni et les États-Unis. En effet, lutter contre l’islamisme en France a de nombreuses et brutales conséquences en politique étrangère. Aucun parti n’ose aborder ce problème rendant inopérants tous les efforts menés dans cette lutte.

La France a déjà connu cette hésitation face à l’islamisme au milieu des années 90. À l’époque, le Royaume-Uni et les États-unis soutiennent les jihadistes en Algérie contre l’influence française. Londres offre également l’asile politique à ces « démocrates » qui luttent contre un régime militaire. Le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, se lance alors dans une épreuve de force qui le conduira à faire abattre les membres d’un commando du Groupe islamique armé (GIA) qui avaient détourné un avion d’Air France et à expulser le chef de poste de la CIA à Paris (par ailleurs compromis dans une affaire d’espionnage économique). La question fut ainsi réglée pour 20 ans.

La Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) a inspiré un dossier de presse, dans le Journal du Dimanche du 7 février 2021, sur la manière dont « Erdoğan infiltre la France ». Notez bien : le journal ne met pas en cause la Turquie, mais le seul président Erdoğan. De même, dans un premier temps au moins, il ne cite ni le Qatar, ni le Royaume-Uni, ni les États-Unis. Surtout, il cite la Millî Görüş qu’il accable, sans noter que c’était la milice du Premier ministre Necmettin Erbakan et que le président Erdoğan en fut un des chefs. Enfin, il omet d’aborder le rôle présumé des services secrets turcs dans les attentats du 13 novembre 2015 (le Bataclan).

C’est ce thème que nous allons développer en rectifiant de nombreux préjugés.

Islam : foi et politique

Mahomet était à la fois un prophète, un chef de guerre et un prince. L’islam qu’il a fondé était à la fois un rite particulier du christianisme [1], sa politique face aux tribus de la péninsule arabique et le droit qu’il a promulgué. Personne n’a été capable à sa mort de distinguer son héritage spirituel de son action politique et militaire. Au contraire, ses successeurs politiques (en arabe : « Califes ») ont hérité de son autorité en matière religieuse, bien qu’ils n’aient aucune connaissance théologique et que parfois même ils ne croyaient pas en Dieu.

Aujourd’hui les musulmans vivant en Europe aspirent à faire le tri dans cet islam, à n’en conserver que la partie spirituelle et à abandonner les aspects datés, notamment la Charia. Au contraire, le président Erdoğan, qui souhaite officiellement être déclaré Calife des musulmans, le 29 octobre 2023 (centenaire de la République turque), fait tout pour s’y opposer.

Il s’agit donc d’un combat entre deux civilisations. Non pas entre la culture européenne et celle de la Turquie, mais la civilisation contemporaine contre une autre, disparue il y a déjà un siècle.

Erdoğan : un voyou islamiste devenu président

Le président Erdoğan n’est pas un politicien comme les autres. Il a commencé sa carrière comme un voyou qui faisait le coup de poing dans les rues de la capitale. Il est entré en politique dans les années 70 en adhérant à une milice islamiste, l’Akıncılar, jusqu’à rejoindre celle créée lors de la chute du Premier ministre Necmettin Erbakan en 1997, la Millî Görüş. Cette organisation de nervis était financée par l’Iraq du président Saddam Hussein et placée sous le contrôle du Grand maître de l’Ordre soufi des Naqchbandis, le général Ezzat Ibrahim Al-Douri, futur vice-président iraquien.

L’Anglo-Tunisien Rachid Ghanoucchi, une des grandes figures de la Confrérie des Frères musulmans, a déclaré : « Dans le monde arabe de ma génération, lorsque les gens parlaient du mouvement islamique, ils parlaient d’Erbakan. Lorsqu’ils parlaient d’Erbakan, c’était de la manière dont ils parlaient d’Hassan al-Banna et de Sayyed Qutb ». Aussi, bien que le mouvement islamiste soit divisé d’un point de vue organisationnel entre d’un côté les Frères musulmans et de l’autre les Naqchbandis, ils forment sans aucun doute une seule et unique idéologie.

C’est au nom de la Millî Görüş que Recep Tayyip Erdoğan a joué un rôle efficace dans les guerres d’Afghanistan aux côtés de Gulbuddin Hekmatyar et dans les guerres de Tchétchénie aux côtés de Chamil Bassaïev. Une fois devenu président il s’est imposé comme le chef de ce courant durant la guerre de l’Otan en Syrie. Il est aujourd’hui à la fois le leader des Frères musulmans (implantés au Moyen-Orient élargi et en Europe) et des Naqchbandis (implantés surtout en Bosnie-Herzégovine, dans le Daghestan russe, en Asie du Sud et au Xinjiang chinois).

Les réseaux islamistes

La transformation de l’Ordre des Naqchbandis et la création de la Confrérie des Frères musulmans sur le modèle de la Grande Loge Unie d’Angleterre ont été pilotées par le Royaume-Uni dans le contexte du « Grand jeu » qui l’opposait à l’empire russe et de la conquête coloniale du Soudan. Aujourd’hui encore, le MI6 opère un contrôle direct de ces deux organisations. Les donateurs changent (Arabie saoudite d’abord, puis Qatar et Turquie), mais jamais le donneur d’ordre.

Avant la Première Guerre mondiale, les Britanniques utilisèrent l’université Al-Azhar du Caire pour unifier le monde musulman derrière une unique version du Coran (il y en avait une quarantaine à l’époque). Il s’agissait d’exclure du texte les passages utilisés par la cruelle secte soudanaise du Mahdi contre l’Empire britannique. Le Grand imam d’Al-Ahzar fut envoyé convertir les musulmans soudanais au « vrai » islam qui venait de naître.

La première forme de la Confrérie des Frères musulmans fut fondée par l’Égyptien Hassan el-Banna. Elle avait été imaginée dans le prolongement de l’investissement britannique dans l’islam. La seconde forme de la Confrérie fut organisée après la Seconde Guerre mondiale et l’exécution d’Hassan el-Banna, directement par le MI6. Rapidement, les États-Unis y introduirent un intellectuel maçonnique athée, Sayyed Qutb. Celui-ci se convertit à l’islam qu’il conçut comme une arme pour prendre le pouvoir. Il créa une idéologie binaire (eux et nous, l’interdit et l’autorisé) et prêcha le jihad. Progressivement, sous contrôle des Britanniques et avec le financement de l’Arabie saoudite (Ligue islamique mondiale), la Confrérie s’étendit à la totalité de ce que nous appelons aujourd’hui le Moyen-Orient élargi. Ils prirent le pouvoir au Pakistan rendant possible la guerre de la CIA contre les Soviétiques en Afghanistan. Puis, ils se transformèrent en une véritable armée et se battirent en Bosnie-Herzégovine aux côtés du Pentagone. Ils interviennent aujourd’hui dans plusieurs conflits, notamment au Sahel, en Libye, en Syrie, en Iraq, au Yémen et en Afghanistan [2].

L’Iran de Rohollah Khomeiny repose également sur une conception de l’islam politique. L’ayatollah avait rencontré Hassan el-Banna au Caire, non pas pour se rallier à lui, mais pour se partager le monde musulman avec lui. Le Guide de la Révolution actuel, Ali Khamenei, a traduit deux livres de Sayyed Qutb qu’il dit admirer. Il invite systématiquement les Frères aux congrès qu’il organise sur l’islam, mais les deux groupes ne manquent jamais une occasion de médire l’un de l’autre en privé. Une sorte de paix armée s’est établie entre eux.

Les Européens en général et les Français en particulier commencent juste à s’intéresser à l’islam politique qu’ils ne parviennent pas à distinguer de la spiritualité musulmane malgré les travaux de Louis Massignon.

La Turquie et l’Otan

Revenons à la Turquie. Les États-Unis l’ont inclue dans l’Otan parce qu’elle était frontalière de l’Union soviétique. Ils ont pu apprécier la valeur de ses soldats durant la guerre de Corée, sans lesquels ils auraient essuyé une honteuse défaite. Ils ont eux-même organisé une migration de travail des citoyens turcs en Allemagne de l’Ouest afin de stabiliser sa population dans le camp atlantiste. En outre, les Turcs kurdes ayant créé le PKK avec l’aide des Soviétiques, les autorités d’occupation US en Allemagne pouvaient les surveiller directement.

Par la suite, lorsque l’Union soviétique s’est dissoute, les États-Unis ont relâché leur pression. Les travailleurs turcs ont commencé à déborder d’Allemagne de l’Ouest vers d’autres pays frontaliers, dont la France.

Durant la Guerre froide, les États-Unis avaient installé le quartier général européen des Frères musulmans à Munich, puis à Genève autour de Saïd Ramadan (époux de la fille d’Hassan el-Banna et père de Tariq et Hanni Ramadan). Après chaque coup d’État manqué au Moyen-Orient, l’Otan faisait accorder l’asile politique par l’Allemagne ou la France. De sorte que ces deux pays ont historiquement élevé leurs ennemis en leur sein. Charles Pasqua fut le premier à s’opposer à cette alliance de dupes. Les dossiers alors accumulés par les Renseignement généraux français ont été récemment compilés par Jean-Loup Izambert [3].

Avec le virage islamiste imposé à la Turquie par Recep Tayyip Erdoğan, l’agence des biens religieux (Diyanet) a considérablement développé son emprise sur la diaspora. Elle a multiplié le nombre des imams mis à disposition et s’est appuyée sur la Millî Görüş, et plus récemment sur les Loups Gris (une autre milice turque, également liée à l’Otan, mais désormais interdite en France [4]).

Erdoğan et les attentats de 2015 et 2016 à Paris et Bruxelles

Les enquêtes sur les attentats de Paris-Saint Denis et de Bruxelles-Zaventem, en 2015 et 2016, n’ont pas été réalisées comme des actions de combattants isolés. Selon les enquêteurs français et belge, il s’agissait d’opérations de type militaire. La question est donc quelle armée les a organisées ?

Les enquêteurs ont montré que les deux groupes étaient très étroitement liés. Il s’agit donc du même donneur d’ordre.

Quatre jours avant les attentats de Bruxelles-Zaventem, le président Erdoğan a explicitement menacé l’Union européenne en général et la Belgique en particulier d’un attentat [5]. Le lendemain de ce bain de sang, la presse favorable au président ne cachait pas sa joie [6].

Il ne fait donc guère de doutes qu’il a identiquement souhaité les attentats de Paris-Saint Denis, la France ayant trahi ses engagements pour la Turquie en Syrie [7].

Comme toujours, le seul jihadiste identifié comme ayant appartenu à la fois au commando de Paris et à celui de Bruxelles (Mohammed Abrini, « l’homme au chapeau ») a été identifié comme étant un informateur des services secrets britanniques [8].

Vous avez dit « financement des jihadistes opérant sur le sol français » ?

Notes :

[1] C’est ainsi qu’il fut présenté lorsque les Omeyyades arrivèrent à Damas, avant que le Coran ne soit transcrit par écrit.

[2] Voir l’histoire mondiale des Frères musulmans en six parties, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 juin 2019.

[3] 56— tome I : L’État français complice de groupes criminels, 56 — tome II : Mensonges et crimes d’État, IS édition (2015 et 2017).

[4] « Les Loups gris tentent des pogroms antiarméniens en France », « La France va interdire les Loups Gris turcs », Réseau Voltaire, 30 octobre et 3 novembre 2020.

[5] « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 18 mars 2016.

[6] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèndéridès, Traduction Christian Haccuria, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.

[7] « Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 mars 2016.

[8] “First Isis supergrass helps UK terror police”, Tom Harper, The Times, June 26th, 2016. « Terror suspect dubbed ’the man in the hat’ after Paris and Brussels attacks becomes British police’s first ISIS Supergrass », Anthony Joseph, Daily Mail, June 26th, 2016.

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 

Colonialisme, meurtre par décret et Grand Reset COVID19 (PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 7 janvier 2021 by Résistance 71

Résistance 71

7 janvier 2021

La grande logique linéaire du binôme état-capitalisme : du colonialisme et de sa résultante génocidaire à la tentative de contrôle définitif de l’humanité par la dictature sanitaire technotronique et son grand reset COVID-19 planifié de longue date. Un PDF compilation de Jo pour une vision panoramique de l’affaire, comprendre pour mieux agir :

Meurtre_par_decret_et_Grand_Reset_CoV19
PDF

Chercher, trouver et s’ancrer dans les racines de notre humanité universelle (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 13 novembre 2020 by Résistance 71


La connexion entre le N.O.M et les lacs Finger


Mohawk Nation News


3 novembre 2020


url de l’article original:
http://mohawknationnews.com/blog/2020/11/03/nwo-finger-lakes-connection/


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le Nouvel Ordre Mondial (NOM) pollue les eaux du complexe de Finger Lakes, qui est la source des rivières majeures de toute la région nord-est des USA. Elle est aussi la source de la plus grande véritable démocratie au monde en provenance de la confédération iroquoise. La confédération et ses alliés maintiennent toujours une souveraineté non abandonnée sur l’hémisphère occidental. De manière évidente Hunter Biden (NdT: le fils du gugusse sénile Joe Biden en passe de devenir le larbin suivant à la tête de l’empire anglo-américano-sioniste) veut montrer par son tatouage des lacs Finger qu’il a sur le dos, qu’il fait partie de cette source de pollution qui entre dans le système aquifère dans l’Est des Etats-Unis.

Notre terre-mère et nature n’ont pas été consultées au sujet de ce plan de “nouvel ordre mondial” anti-naturel inventé par l’homme blanc depuis Klays Schwab (GREAT FASCIST RESET). Notre mère et la nature ont le pouvoir ultime de décision. Personne ne veut entrer en guerre contre la nature, parce que la défaite est assurée. Pour mettre en place ce NOM, les peuples indigènes de l’Île de la Grande Tortue devront être erradiqués afin de faire de l’endroit un “terra nullius”, une terre non occupée. Ainsi, ils pensent qu’ils pourront posséder notre terre et toutes nos ressources.

Nos ancêtres nous avaient prévenu de ce jour. Ne les laissez pas installer tout ce matériel 5G au dessus de vos têtes. Les 1% de cette “élite” riche à milliards pensent qu’ils vont diriger le NOM avec leurs esprits pollués et tordus. Les critiques du système seront transférés dans des camps pour dissidents établis sur toute la superficie de l’Île de la Grande Tortue (L’Amérique du Nord) ainsi que dans le monde entier. Nous sommes les véritables occupants spirituels de l’Île de la Grande tortue. Ils veulent nous faire “disparaître”. Ils ne sont pas sûrs de comment le faire. Ils évitent soigneusement de faire une paix d’alliance avec nous et se sont engagés dans une relation à distance. Nous leur dirons de rester dans leur vaisseau et nous resterons dans notre canoë. (NdT : principe du traité wampum deux rangées) Nous sommes à la fois tristes et alarmés que les Etats-Unis, le Canada et autres, s’alignent sur les mensonges proférés par le NOM.

Les envahisseurs n’ont aucun bon objectif dans la vie parce qu’is se sont eux-mêmes coupés de leurs propres racines indigènes d’à travers le monde. Ils ont toujours essayé de nous couper des nôtres. Ils ne peuvent plus se reconnecter avec la nature à moins qu’ils ne retournent chez eux, sur leurs terres et se reconnectent avec leurs ancêtres. Ils n’appartiennent en rien à ici. Les choses doivent être arrangées avec nous selon le principe de la Grande Loi de la Paix (kaianerekowa) et les dégâts occasionnés à notre terre-mère doivent être réparés.

Nous sommes tristes de voir tous ces gens déambuler dans les magasins Wall Mart portant des masques et tournant en rond, ne sachant pas où ils vont. Leurs yeux sont vides alors qu’ils ne savent pas ce qui va arriver ensuite.

Nos pieds sont solidement ancrés sur la terre et nous savons qui nous sommes. Les “élites” planifient de diriger toute l’humanité au travers de la “financiarisation de la Nature”. Une feuille d’arbre ne peut pas se transformer en un billet de 1$. La véritable richesse sont toutes ces bonnes choses que nous faisons pour les autres. Il est impossible de voler et de patenter toute la biodiversité de la planète, incluant les océans. Non sens parfaitement imbécile ! Voilà comment des esprits détraqués voient l’ordre naturel des choses. Passer son temps à faire des contrats les uns sur les autres pour éventuellement finir par vendre tout le monde et de vendre les uns les autres. Lorsqu’ils obtiennent ce qu’ils veulent, ils deviennent encore plus agressifs et veules les uns envers les autres et envers tout le monde.

Le Canadien Justin Trudeau et Joe Biden supportent le NOM (NdT: sans cela ils ne pourraient pas être là où ils sont, c’est aussi simple que ça…). Ils pensent que d’une certaine manière, ils vont devenir des rois sur leur propre trône. En fait ils ne sont que des lécheurs de cul de leurs maîtres du NOM, de bons petits caniches bien serviles. Notre terre-mère et le pouvoir de la nature/création vont les combattre s’is ne vivent pas par l’ordre naturel. Ils deviendront malades et mourront.

Nous n’avons en rien à accepter le fascisme du NOM, la politique de la peur perpétuelle, les smartphones, le changement de notre ADN et cette marche forcée vers cet enfer du transhumanisme qui nous est imposé pas à pas. Nous ne seront pas dominés, même de la plus petite manière qui soit. Nous n’abandonnerons pas la souveraineté personnelle de notre corps, de notre esprit et de notre énergie.

Les promesses de boulot pour tout le monde, d’une surveillance 24/24, 7/7, de vaccins contenant des nanobots changeant l’ADN, l’eugénisme, le cauchemar pharmaceutique technocratique et les menaces constantes ; les envahisseurs suivent n’importe quelle idée ou moindre changement prometteur qui flotte à la ronde et avec lesquels ils peuvent gagner trois francs six sous. Nous nous foutons bien de ce qui est promis. Notre corps et notre esprit sont faits pour se guérir. Nos pied sont ancrés en terrain très solide. Nous pouvons les vaincre avec l’aide de la Grande Loi de la Paix comme guide.

Ces corporations, entreprises coloniales appelés pays sont devenues de grandes puissances parce qu’elles ont des bombes nucléaires à larguer sur les gens. Après la seconde guerre mondiale,  la décision fut prise que 5 nations auraient la bombe atomique : la France, l’Angleterre, la Russie, les Etats-Unis et la Chine. Puis Israël, le Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord eurent aussi la bombe. Maintenant ils veulent diriger le monde, non pas parce qu’ils sont des diplomates intelligents qui veulent la paix pour toute l’humanité : ils sont une cabale qui veut le domination du monde et que tout le monde leur lèche les pieds. La plus grande des peurs est celle que ces terroristes nucléaires dirigent le monde comme un seul groupe. Ceci ne se passera pas !

Seuls les Iroquois et Kaianerekowa peuvent mettre un terme à cette pure folie. Lorsque nous faisons la paix, nous enterrons la hache de guerre. Dekanawida alla voir Atotarho, le grand sachem de la confédération iroquoise, afin d’amener la paix parmi les peuples en lutte. Une véritable paix ne peut être achevée que lorsque tout le monde abandonne ses armes. Ils les laissèrent à la porte, se serrèrent les mains et commencèrent à discuter. La paix mondiale surviendra lorsque nous dirons “Vous allez enterrer toutes vos bombes !”

Un Iroquois, Ely S. Parker, s’est assis entre Robert E. Lee et Ulysses S. Grant et les fit avoir confiance en lui. Ils se sentirent confortables et en confiance et ils laissèrent de côté leurs armes et leur colère. Le Sud confédéré se rendit au nord avec dignité. Les Iroquois savaient que cela était nécessaire pour maintenir une véritable paix entre les deux parties. Puis ils plantèrent l’arbre de paix pour remplacer les armes.

La nature va toujours vous donner ce dont vous avez besoin. Le NOM va tenter de contrôler la nourriture, mais la nature ne le laissera pas faire. Le NOM ne veut laisser personne obtenir quoi que ce soit sans avoir reçu la “marque de la bête”. Le chiffre 666 sur le front et les mains veut dire le contrôle des esprits et de la pensée ainsi que des mains ce qui veut dire le travail que les gens seront forcés de faire pour le NOM. Nous n’avons en rien à nous soumettre à cela. La nature subviendras toujours à nos besoins.

Nous ne pouvons pas coopérer avec le NOM. Faites gaffe à ce vaccin qui arrive. Ne payer pas votre facture de téléphone. 85% de la population mondiale n’a pas de téléphone ni d’ordinateur, ni de moyens de réception. Restez en dehors du système bancaire. Sauvegardez-vous.

Nos grands-parents n’ont jamais conduit de voiture, travaillaient des hectares de terre à la main, sans électricité, sans téléphones, sans eau courante. Ils élevèrent 10 enfants qui eux-mêmes eurent des enfants Il y a maintenant des milliers de kanienkehaka (Mohawks) provenant de ces gens. Nos grands-parents ont prouvé que le NOM n’était en rien nécessaire afin de subvenir à nos besoins.

Nous trouverons toujours un moyen de survivre.

Enterrons le fascisme qui viole la loi naturelle. Il va se détruire lui-même.

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Colonialisme, vatican, bulles pontificales et exorcisme (Steven Newcomb)

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Doctrine chrétienne de la découverte…
Au nom du Christ, massacrons et pillons le monde !

 

 » A la fin du XVIème siècle, peut-être 200 000 Espagnols avaient transféré leurs vies dans le Nouveau Monde, au Mexique, dans les Caraïbes, en Amérique Centrale et plus au sud. Par contraste, à cette époque, entre 60 et 80 millions de natifs de ces terres étaient morts. Pourtant, le carnage n’était pas encore fini. […]
Pour les conquérants espagnols, les Indiens étaient plus spécifiquement définis comme des esclaves naturels, des bêtes de somme sous-humaines, parce que cela aidait à classifier les Indiens là où les Espagnols voulaient les mettre et aussi parce qu’une telle définition était justifiable en appelant quelques anciennes vérités européennes et chrétiennes, ce depuis St Thomas d’Aquin et en remontant jusqu’à Aristote. Depuis, les colons britanniques, puis les Américains n’ont eu que peu d’usage de l’esclavage des Indiens, ils ne voulaient que leurs terres, ils en appelèrent donc à d’autres sources chrétiennes et européennes de « sagesse » pour justifier le génocide : les Indiens étaient des suppôts de Satan, des fainéants et de sauvages assassins, des hommes des bois, des ours, des loups, de la vermine. S’étant prouvés au-delà de toute capacité de conversion au christianisme et d’assimilation à la vie civile et de fait les Britanniques et Américains n’ayant que peu d’intérêt à les avoir comme esclaves, dans ce cas précis, la seule chose à faire fut décrétée être leur extermination…. »
~ David Stannard, « American Holocaust », Oxford University Press, 1992 ~

 

Un exorcisme, Junipero Serra et les bulles pontificales

 

Steven Newcomb

 

21 octobre 2020

 

url de l’article original:
http://originalfreenations.com/an-exorcism-junipero-serra-and-the-papal-bulls/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 17 octobre 2020, l’archevêque de San Francisco (Californie), Salvatore Cordileone, a accompli une cérémonie d’exorcisme à l’extérieur de l’église San Rafael, où des manifestants avaient récemment renversé une statue du père Junipero Serra. Un exorcisme est un rituel mené pour purger des démons et éliminer l’influence du diable, un ange déchu du nom de “Satan”. L’archevêque Cordileone a dit que cette cérémonie avait pour intention d’extirper le mal et de défendre l’image du père Serra.

On dit d’un démon qu’il est un être surnaturel, typiquement associé au mal, un mot qui de manière fort intéressante est le mot “vivre” épelé à l’envers (NdT: en anglais “evil” => “live”). Le “mal” ou “malfaisance” est défini comme “quelque chose causant la ruine, la blessure ou la douleur, quelque chose de dangereux”. C’est aussi défini comme “la qualité d’être moralement dépravé et enclin à la malfaisance”.

Être malfaisant est être vicieux, malicieux et la malice peut aussi être définie comme “un désir de faire le mal aux autres”, délibérément nuire à autrui. En droit, la malice est “l’intention sans juste cause ou raison, de commettre un acte malveillant dont résultera des dommages à autrui”.

En quoi cette étymologie amène t’elle la lumière sur l’exorcisme de l’archevêque ?

La réponse nous vient de la ruine, de la douleur, du mal et de la malveillance infligés aux nations et peuples originels par les envahisseurs catholiques espagnols et leur système de mission de la domination entre 1769 et 1834. Serra et l’officier espagnol Gaspar de Portola, furent les porteurs initiaux de ce système impérialiste de mal et de la malveillance en haute Californie, sans juste cause, ils commirent des actes malveillants au nom de l’empire catholique espagnol.

Pour documenter l’intention de l’église catholique et de Serra de commettre des actes de domination contre les peuples natifs, nous devons nous tourner vers des documents très importants émis par différents Papes au XVème siècle, à la fois avant et après le premier voyage de Christophe Colomb (Cristobal Colòn). La bulle pontificale Inter Caetera du 3 mai 1493 inclut une phrase bien spécifique qui identifie la nature de la déité invoquée par le pape d’alors Alexandre VI (NdT: dont le vrai nom est Rodrigo Borgia de la tristement célèbre famille Borgia, père de Lucrèce et César Borgia) : “Nous avons foi en Lui, celui par qui les empires, dominations et toutes bonnes choses se produisent.

Aucun nom n’est fourni dans cette phrase, juste le pronom “Lui” qui indique une déité mâle ou un esprit duquel les forces mortelles et destructrices des empires et des dominations émanent. Ailleurs dans le document, le pape Alexandre VI dit qu’il donnait un droit de domination “par l’autorité omnipotente de dieu” et par l’autorité de sa position de “vicaire de Jésus Christ” sur terre :

Nous [le saint siège], de notre propre décision… de notre certaine et absolue connaissance libérale et de la plénitude du pouvoir apostolique, donnons, concédons et assignons les terres et îles sus-mentionnées en général et en particulier, inconnues et jusqu’à présentement, découvertes par vos messagers et celles qui seront découvertes dans le futur, et qui ne sont pas déjà assujetties et établies sous la domination actuelle et temporelle de quelques dominateurs chrétiens, par l’autorité de dieu omnipotent qui nous a été accordée par St Pierre et la fonction de vicaire du Christ dont nous exerçons la volonté sur terre.

Le pape Alexandre VI, en tant que chef suprême de l’église catholique apostolique et romaine, a utilisé le phrasé ci-dessus pour affirmer pouvoir donner aux monarques espagnols un supposé droit divin de domination (“dominio”) sur les terres lointaines non chrétiennes découvertes et à découvrir dans le futur.. En tant que dominateurs chrétiens (“dominorum christianorum”), ils furent, par l’autorité de “dieu”, appelés à établir un système de domination destructeur sur les terres non-chrétiennes découvertes et à découvrir.

Ce fut cette “mission” malveillante et malicieuse de domination qu’accomplirent le père Serra et Gaspar de Portola en territoire de la nation Kumeyaay en 1769 et qu’il étendirent de là plus au nord. Tout ceci fut fait avec la foi totale en ce qu’ils étaient assistés par “Lui par qui” émergent les empires et les dominations.

Dans une lettre qu’il écrivit en 1775, Serra dit qu’il espérait voir “plus de grands territoires assimilés au sein de notre sainte mère l’église et soumises à la couronne d’Espagne.” Les dévôts à cette époque appelaient même la mère/vierge Marie “La conquistador” et “la conquérante de nouveaux royaumes”.

J’imagine que l’archevêque Cordileone n’a jamais lu les citations mentionnées ci-dessus de la bulle Inter Caetera du pape Alexandre VI datant de 1493. Comme je l’ai personnellement dit à l’archevêque Silvano Tomasi au conseil pontifical pour la paix et la justice de 2016, après que j’eus fait don au pape François d’un exemplaire de mon livre (“Païens en terre promise, décider la doctrine chrétienne de la découverte”, éditions Fulcrum, 2008) : “Avec tout mon respect, je pense qu’il y a beaucoup de votre propre histoire que vous ne connaissez pas. Laissez-moi vous demander ceci : Avez-vous jamais lu en fait les bulles pontificales en question ?…” L’archevêque m’a alors répondu : “je dois confesser que non.” Peut-être que l’archevêque Cordileone pourrait aussi se confesser sur ce point. Peut-être devrait-il pratiquer un exorcisme sur “Lui” de qui proviennent tous les empires, dominations et bonnes choses.

Le fait est que l’archevêque Cordileone et la hiérarchie de l’église catholique ne sont pas encore venus à terme avec la théologie de la domination documentée dans les bulles pontificales du Vatican et qui sont parties intégrantes de l’évangélisme catholique et chrétien. Cette théologie est fondée sur l’assertion d’une déité mâle (“Lui”) qui est derrière la poussée en avant de l’empire chrétien (chrétienté) et de la domination sur la “terre promise”. “Toujours de l’avant, jamais en arrière” avait juré Serra.

Le tribut payé à la théologie du mal de ce système missionnaire a été édicté par le grand archéologue Robert Heizer dans un article publié en 1978. Dans cet article, Heizer a déclaré que le système missionnaire catholique espagnol était “une institution à peine viable dans son auto-perpétuation parce qu’elle était nourrie d’un constant apport d’êtres humains.

Il rajouta : “Continuer à nourrir le fourneau [du système missionnaire] aurait demandé une force militaire d’une plus grande puissance que ce qui était alors disponible, pour continuer à aller chaque année toujours plus loin dans les terres non converties de l’intérieur afin de ramener ce carburant humain.

L’historien David Stannard, dans son ouvrage “The American Holocaust” (1992), appela le système des missions “les fourneaux de la mort”. La raison en est que la population native de cette région de la haute Californie, estimée à environ 300 000 personnes à l’arrivée de Serra, s’est effondrée de plus de 50% pour se situer à moins de 150 000 personnes vers 1834, ce dans une période de quelques 65 ans (NdT: le système des missions catholiques tuait donc dans cette région seule de la haute Californie quelques 2500 personnes par an pendant 6 décennies…).

Ce taux de mortalité est le contexte du déboulonnage de la statue du père Junipero Serra qui entra en territoire de la nation Kumeyaay lorsqu’il arriva en 1769. D’un point de vue natif, cette statue était un monument à la tradition haineuse du système missionnaire de l’église catholique espagnole, qui généra tant de mort et de destruction.

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

Lire notre dossier sur « Les bulles pontificales »

Notre page « Colonialisme et doctrine chrétienne de la découverte »

 


« Le plus grand génocide de l’histoire humaine
ne s’est pas déroulé dans l’Allemagne nazie, mais sur
le sol américain.
100 million de natifs américains furent massacrés
et perdirent leur terre. Fait historique :
La plupart des gens qui accomplirent ce massacre étaient chrétiens.
Désolé si vous ne pouvez pas regarder la vérité en face. »

Effondrer le colonialisme en suivant la nature des choses (Mohawk Nation News)

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Sa’oiera, aller dans le sens de la Nature

 

Mohawk Nation News

 

31 octobre 2020

 

url de l’article original:
http://mohawknationnews.com/blog/2020/11/01/sa-oiera-moving-same-direction-as-nature/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ohenton kariwatekwen: Ces mots  de remerciement sont dits à chaque rassemblement de nos gens.L’orateur remercie tout ce qui aide la vie humaine, les arbres, l’eau, les vents, etc et la puissance qui les produit ; ils expriment leur gratitude à la terre où les hommes vivent, aux ruisseaux, rivières, réservoirs et lacs, au maïs et aux fruits, aux herbes médicinales, aux animaux qui servent de nourriture et qui donnent leur peaux et fourrures pour l’habillement, aux tonnerres ; au soleil, ce puissant guerrier, à la lune qui aide toute vie femelle ; à tous les messagers de la création/nature qui fournissent santé et vie.

Le message :

Notre grand enseignant, Dekanawida avait pour mission la paix dans le monde. Au niveau le plus profond, nous, les peuples de l’Île de la Grande Tortue, onkwehonweh, véritables peuples naturels du continent, sommes un coprs, ue énergie, un esprit. Dekanawida (NdT: qui était un Huron), a expliqué la démocratie aux ierokwa (iroquois), qui l’écoutèrent. Il nous demanda d’aider chaque individu dans le monde à comprendre te-ia-ta-te-wen-nio, notre souveraineté. Il expliqua que nous avions tous l’énergie de la nature dans nos esprits qui nous donne le pouvoir d’être créateur, d’amener la paix à tout le monde.

Les Européens ont coopté et corrompu cette philosophie et l’ont reconfiguré afin de conquérir le monde. Ils étudièrent Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, et nous infiltrèrent.

Quelques 850 000 soldats sont morts lors de la guerre civile américaine (NdT: guerre de sécession 1861-1865). ramené à aujourd’hui, ce chiffre en proportion de la population serait de 7,5 millions de personnes. Nous, ierokwa (iroquois) avons aidé les deux parties à résoudre leur problème. Notre “politicien” Seneca Ely S. Parker, s’est assis en avril 1865 entre les généraux Robert E. Lee pour le Sud et Ulysses S. Grant pour le Nord.

Parker, de la confédération iroquoise, a écrit de sa propre main, les termes finaux de la rédition que tous deux signèrent dans les locaux du tribunal d’Appomatox dans l’état de Virginie.

Les Iroquois savaient comment utiliser les wampums, alliances et discussions pour faire la paix. Ils s’asseyaient au centre des deux parties en guerre en ne disant rien. Puis un mot venait d’un des côtés, puis un autre de l’autre côté/. Eventuellement, ceci débouchait sur un accord fonctionnel entre les gens, liant le subconscient de tout le monde pour des milliers d’années. Nous laissions de côté notre colère, partagions les cadeaux de la nature et devînmes un peuple jusqu’à aujourd’hui.

Au début des années 60, Oren Lyons, un artiste Seneca de la ville de New York, fut sélectionné par l’élite économique pour mal représenter le pouvoir des 6 nations de la confédération iroquoise à Onondaga. Ils fournirent l’argent, la renommée et les enseignements sur la continuation de la guerre et la confusion afin de dominer le monde. Ils connaissaient le véritable pouvoir de la vraie grande paix qui donne de l’énergie au monde, la paix et l’harmonie. Mais ils dénaturèrent notre philosophie. Ils mirent en place leur posse (NdT: un posse est un groupe de personnes volontaires pour pourchasser un fugitif. Un posse est en général sous la direction d’un shériff et de ses adjoints au niveau local ou d’un marshall, exécuteur de mandats fédéraux sous juridiction du ministère de la justice), l’ONU, sur notre terre (NdT: l’île de Manhattan) pour contrôler et berner le monde. L’ONU est une dictature mondiale déguisée en gardienne de la paix.

Nous voyons depuis bien longtemps que l’ONU placé sur notre terre est en fait le QG du Nouvel Ordre Mondial. Les véritables peuples onkwehonweh de l’Ile de la Grande Tortue n’ont jamais eu la parole. Seuls les conseils marionnettistes et les espions pour le système sont invités à aller débattre et parler à la corporation des Nations Unies de la Fondation Rockfeller (NdT: le terrain où a été construit le QG de l’ONU à New York est un don de la famille Rockefeller à l’ONU et donc au N.O.M, terrain qui comme le reste de l’île de Manhattan, fut volé aux peuples autochtones… Croire qu’il n’y a pas de ficelles attachées à ce « don » serait bien bien naïf…). Ils émettent un écran de fumée dans un vaste spectacle illusionniste pour transformer la paix éternelle en une guerre sans fin. Ces gens et l’ONU n’ont jamais soutenu en quoi que ce soit la vérité et la justice pour notre peuple.

La clef est les principes de la grande paix. Quand Atotarho, le grand chef de la confédération iroquoise Leon Shenandoah était mourant, tout le monde voulait lui succéder. Chez nous, le mourant transfère ses capacités de paix à ceux qu’il pense être à même de porter le message. Les responsabilités de la vie doivent être transférées pour continuer avec un porteur de paix choisi.

L’Atotarho refusa de parler à Oren Lyons et le maintint dans le hall de l’hôpital. Les milliardaires étaient très anxieux de voir Lyons devenir le nouvel atotarho pour contrôler le monde en accord avec la dictature du “nouvel ordre mondial”.

Au lieu de cela, Shenandoah appela quatre Mohawks de Kahnawakeh à le rejoindre aux côtés de son lit de mort. Il transféra à ceux en qui il avait confiance le message de paix pour le monde. Il voulut que ceux qui seraient les serviteurs du peuple disséminent la vraie démocratie, l’amour, la perfection, la beauté et tout ce qui est bon pour l’univers. Et non pas à ceux qui usurperaient les pouvoirs de la position pour eux-mêmes, comme moyen de gagner le contrôle et le pouvoir sur le monde.

Depuis 200 ou 300 ans, les Français et les Anglais ont voulu contrôler ce centre de pouvoir pour que tout le monde leur soit soumis. Les pédophiles, alias les gens du Vatican, continuent de vouloir gouverner l’Île de la Grande Tortue. L’immaturité émotionnelle cause la pédophilie.

Onondaga et la confédération [iroquoise] sont le centre de toute la bonté transportée par toutes les rivières majeures de l’état de New York et qui s’écoulent dans toutes les parties de l’île de la Grande Tortue. Oniatario (lac Ontario) veut dire “les eaux tranquilles”.

Nous, les Mohawks, sommes les gardiens de la porte orientale de l’Île de la Grande Tortue. [NdT: la nation Seneca est la gardienne de la porte occidentale). Les Iroquois vont écraser la tête du serpent sous le pied de Saratoga [sous le talon venant de l’Est]. Les monarchies européennes, sauf l’Angleterre, sont toujours contrôlée par la Vatican. Cette faction planifie d’envahir l’Île de la Grande Tortue. Nous voulons un nettoyage de l’eau depuis les profondeurs de notre terre, pour qu’elle se répande partout. Les immigrants étrangers polluent tout le réseau aquatique et aquifère des grands lacs, ce que veut le “nouvel ordre mondial”.

Thahoketoteh chante la rivière de la vie:

“What a magic place this is. The giver of all life and teacher to all. It starts as a trickle in the hills and continues growing wider on its call, feeding everything on its path and asking nothing but respect from the biggest tree right to the smallest insect. It then becomes a highway for fish, man and beast, continuing on its journey that will never cease. The river of life has many falls, twists and turns and steep walls. We travel down it in our own way. The same has been from the very first day. I’ll stay in my canoe. You stay in your boat. I only hope you stay afloat. I’ll smile at you. You wave at me. We’ll continue on toward the sea.”

= = =

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71


Wampum deux rangées

Face à l’ignominie marchande indécrottable, la nature des choses (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 22 octobre 2020 by Résistance 71

Ce texte / analyse de MNN fait du bien par où il passe… Devant l’ambiance totalement délétère qui anime le monde dans sa tentative de progression vers une dictature technotronique planétaire, il est bon de se tourner vers les princes de la résilience : les peuples originels des Amériques, qui sont en lutte contre l’oppression généralisée depuis plus de 500 ans et qui sont toujours debout face à l’inhumanité marchande. Ils nous montrent le chemin, emboitons-leur le pas. Nous l’avons dit il y a des années : « Nous sommes tous des colonisés ! »
Ils sont et doivent être une grande source d’inspiration. Motivant !
~ Résistance 71 ~

« Venez et regardez bien parce que quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour. »
~ Membre des mères de clans Mohawk aux riverains québécois venus aux nouvelles lors de la crise d’Oka, Kanawakeh, 1990 ~

Le meilleur remède au monde Kanenronkwatsera


Mohawk Nation News


17 octobre 2020


url de l’article original:
http://mohawknationnews.com/blog/2020/10/17/worlds-best-medicine-kanonrakwatsera/


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Nous sommes des extensions de nos ancêtres. Nous sommes les survivants d’un chemin chaotique que nous n’oublierons jamais. Nous voulons la paix en accord avec kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix. La forme et le son œuvrent ensemble pour nous montrer ce qu’est la paix. Les envahisseurs ont stoppé notre connexion avec notre peuple, notre terre et notre environnement. Nous faisons partie d’une dimension que l’envahisseur ne peut pas voir. Nous avons pensé enlever les envahisseurs. Mais nous voyons qu’ils se mettent eux-même hors circuit.

Nous avons l’énergie vitale de continuer tandis que leur corps et leur esprit pourrissent. Nous nous reposons sur notre langue traditionnelle pour recevoir des visions du passé. Chants et danses sont importants parce que leurs fréquences proviennent de la nature de laquelle nous sommes partie intégrante.

En février 2020, tous les trains du Canada furent arrêtés afin de faire dérailler leur projet d’oléoduc illégal détruisant la terre souveraine de la nation Wetsuweten. Puis soudainement arriva la COVID. Gateway a immédiatement et illégalement mis en place un oléoduc au travers de la terre Wetsuweten non cédée.

Comme c’est parti, si le Canada se termine, alors se terminera l’empire britannique. La City de Londres possède illégalement la colonie du Canada. Les banquiers sont les actionnaires de chaque municipalité du Canada. Ils possèdent chaque personne en en faisant des entités commerciales à la naissance, les certificats de naissance sont des documents bancaires. Chacun est un numéro et est la propriété des banques. “Personne ne pourra acheter quoi que ce soit sans la marque de la bête”. Aujourd’hui, les statues et les temples qui glorifient les vies des envahisseurs sont mis à bas. Il est très difficile d’être une personne aborigène naturelle sur l’île de la Grande Tortue. Le Canada est maintenant dans une situation critique. Notre mère nature continue de nous garder, alors que nous continuons à essayer de nous occuper de tout, la terre, l’eau, l’air, les animaux, la végétation et tous les trésors de la nature. Chacun prend ce qu’il a besoin. Ceux qui en veulent trop perdent tout.

Nous devons remplir les paroles de la création / nature dans chaque partie de l’île de la tortue, de pôle à pôle et d’océan à océan, pour leur protection.

Les guerriers rotiskenrakete vont bientôt se dresser et défendre. Trouvons nos alliés, ceux qui connaissent le véritable ennemi. Les informateurs de nos conseils de bandes sont mis en position de choix comme traîtres à leur propre peuple. Nos ennemis sélectionnent avec attention les faibles d’esprit et les fainéants pour faire leur sale boulot. Ils sont la queue du serpent blanc dont nous avions été prévenus.

Nous devons nous occuper du bien–être de chacun les uns les autres. Nous persévèreront de façon à ce que la loi de la Grande Paix ne soit jamais éradiquée. Nous allons nous protéger les uns les autres sur l’île de la Grande Tortue. Nous nous rappelons du bon message que nous a donné Dekanawida. Sur cette planète, tout ce qui vit a la même mère. Elle est la terre. Nous avons tous le même père, la source d’énergie de toute chose naturelle. Cela fait de nous tous des frères et des sœurs, vivant sur notre mère. Nous pouvons survivre et coexister ensemble comme une grande famille.


500 ans de résistance (Oka 1990)

Les prédateurs psychopathes jouent des jeux veules. Ils se regroupent contre les faibles et innocents parce qu’ils veulent nous faire taire, nous réduire au silence. Aucune dictature n’a jamais perduré ni survécu. Ils sont sans racines et n’appartiennent en rien à cet environnement. Nous, Onkwehonweh, les peuples originels, sommes enracinés sur l’île de la Grande Tortue et avons un chemin à suivre déterminé par la nature. Karonhiaktajeh nous a appris à connaître cette voie. Nous nous rassemblons en conseil pour dire ce que nous ressentons et voyons et pour passer la connaissance. Des traîtres entraînés et à la solde sont envoyés pour nous espionner et nous fourvoyer.

Nous n’aurons pas faim, nous nous conseillons afin de devenir autonome comme nous l’étions avant la venue des envahisseurs. Les ragots et conversation stérile seront tenus à l’écart de notre feu de conseil. Les envahisseurs nous trompent tous les jours afin de mettre la vie en péril et hors d’équilibre. Nous suivrons notre esprit. Nous resterons sur le chemin qui mène à la paix en gardant notre esprit hors de toute distraction. Nous attendons le moment où le serpent fuira l’île de la Grande Tortue pour de bon et où la paix reviendra. Onkwehonweh a la responsabilité de disséminer la paix sur le monde. Nous sommes entrés dans l’époque du serpent noir. Bientôt nous verrons les signes annonçant le retour de la paix. Le contrôle exercé par la peur disparaîtra.

La nature nous a créé pour disséminer la grande paix. Le pouvoir du kanen’ ron’kwatsera, l’amour de notre terre-mère, continuera pour toujours. Nous ne sommes pas des oiseaux relâchés de leur cage. Petit à petit, Kaianerekowa sera mise en place comme ce fut voulu par notre terre-mère et la nature. Le déclenchement de la pandémie de février 2020 à commencé au Canada. Nous nous sommes tenus sur les rails et avons arrêté l’économie de la plus grosse colonie de l’empire britannique, le Canada. Un mois plus tard le COVID apparaissait soudainement sur la scène mondiale.

Les gens ordinaires sont maintenant dans de petites réserves dans le monde entier. Comme le Lakota Russel Means le disait si bien : “Bienvenue dans la réserve !”

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie


« La question sociale est une question agraire »
~ Gustav Landauer ~

Lutte contre le colonialisme… La contre mesure de la recupération oligarchique de BLM avec Urgences Panafricanistes

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Résistance 71

 

10 juillet 2020

 

Ci-dessous, la conférence de presse donnée à Paris le 26 juin 2020 par l’ONG Urgences Panafricanistes et son leader Kemi Seba dont nous suivons le travail depuis 2013 environ et avons suivi souvent avec grand intérêt ses interventions télévisées lors de l’émission sénégalaise de très grande écoute « Le Grand Rendez-Vous ».
Bien des points des plus valides abordés ici et il est particulièrement intéressant pour nous de remarquer que les propos tenus sont très très similaires à ceux tenus par des gens comme Russell Means, Denis Banks (AIM) ou le professeur Taiaiake Alfred pour les mouvements de résurgence amérindiens nés dans les années 1970 jusqu’à aujourd’hui.

La conférence de presse commence par un communiqué de l’ONG Urgences Panafricanistes sur la situation de la recupération du mouvement BLM (Black Lives Matter) par l’oligarchie aux Etats-Unis en France et partout à des fins de pilotage politique mondialiste de maintien de la doctrine du « diviser pour mieux régner » et laisse une grande part à une séance de questions-réponses.

« La lutte n’est pas une question de couleur, mais une question de douleur » nous dit Seba à juste titre.
Nous disons ceci depuis bien des années :
« L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! »

Conférence de presse à voir et diffuser sans aucune modération
Enregistrement réalisé par Mediapac TV :
Durée 50 minutes où on ne s’ennuie jamais…

 

 


ONG Urgences Panafricanistes

 

Scandale : La France via le mercenariat belge abrite un camp d’entraînement saoudien pour la guerre au Yémen… à Commercy (Meuse) point de départ de l’Assemblée des Assemblées Gilets Jaunes…

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Nous avons contacté l’Assemblée des Gilets Jaunes de Commercy, là où le camp d’entrainement mentionné dans l’article se situerait et avons demandé s’ils pouvaient confirmer cette information, la réponse est venue très rapidement “confirmé, malheureusement”…
Nous pensons que l’Assemblée des GJ de Commercy (et pas seulement elle en fait, mais partons du local pour rayonner sur le périphérique…) possède là un levier de pression politique considérable qui pourrait partir du local vers une mise en cause à l’échelle nationale.

A suivre avec intérêt…

~ Résistance 71 ~

 


Revenir aux fondamentaux !…

 

Guerre au Yémen, selon Amnesty International, des soldats saoudiens s’entraînent en France

Selon le groupe de défense des droits de l’homme Amnesty International, un camp d’entraînement militaire privé installé en France forme des soldats saoudiens aux armes utilisées dans la guerre au Yémen. Amnesty affirme que la société belge qui gère le camp d’entraînement a bénéficié des faveurs du gouvernement.

 

Source : RFI, le 7 juillet 2020

 

Source de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2020/07/08/guerre-au-yemen-selon-amnesty-international-des-soldats-saoudiens-sentrainent-en-france/

 

8 juillet 2020

 

Le camp d’entraînement militaire se trouve à Commercy, dans l’est de la France, et est dirigé par l’armurier belge John Cockerill. Il a été inauguré en 2019 par Geneviève Darrieussecq, la sous-secrétaire d’État au ministère de l’Armée.

« J’ai découvert un centre de formation spécialement mis en place pour les soldats saoudiens afin de les entraîner sur les armes utilisées au Yémen », a expliqué Audrey Lebel à RFI.

Audrey Lebel a mené l’enquête pour le mensuel d’Amnesty International, La Chronique. Elle affirme que l’ancien ministre de la Défense, Gérard Longuet, a grandement facilité la présence de Cockerill à Commercy durant son mandat sous la présidence de Sarkozy et du gouvernement de l’ancien Premier ministre François Fillon. Il est aujourd’hui sénateur de la Meuse et membre du conseil d’administration de John Cockerill depuis 2013.

C’est Gérard Longuet qui a facilité les contacts entre le PDG de John Cockerill, Bernard Serin, et le chef d’état-major de l’armée, le général Ract-Madoux en 2011. Serin a reçu l’ordre de mérite de la Légion d’Honneur en janvier 2020.

Gérard Longuet a déclaré à Amnesty que l’accord entre l’armée française et John Cockerill stipulait que l’entreprise de fabrication d’armes achèterait et rénoverait les installations existantes en échange de l’utilisation des terres et des bâtiments du site.

« Je ne savais pas qu’il était possible pour la France de former, sur son territoire, des militaires impliqués dans un conflit en cours », a expliqué Audrey Lebel.

« Nous avons tendance à penser que le Yémen est loin et que, en tant que citoyens français, cela ne nous concerne pas, mais cela se passe ici avec l’argent des contribuables. »

La France, l’Arabie saoudite et la guerre au Yémen

La controverse autour des ventes d’armes françaises à l’Arabie saoudite est soulevée parce que diverses organisations de défense des droits de l’homme ainsi que des politiciens affirment que les armes sont utilisées dans le cadre de la guerre au Yémen. Ce conflit a fait plus de 230 000 morts, dont des femmes et des enfants, depuis qu’il a commencé en mars 2015. L’Arabie saoudite dirige une coalition combattant les rebelles Houthis soutenus par l’Iran.

Les Nations Unies ont décrit la guerre en cours comme la pire crise humanitaire au monde.

Une enquête publiée en avril 2019 par le journal Disclose a prouvé que des armes françaises sont utilisées dans le conflit au Yémen, en violation du traité des Nations Unies sur le commerce des armes imposant l’arrêt des exportations d’armes s’il existe un risque qu’elles contribuent à la violation des droits de l’homme.

Selon Disclose, des documents secrets sur l’utilisation des armes françaises dans le conflit yéménite ont été remis au Président Emmanuel Macron et à la ministre des Armées, Florence Parly. La France a toujours nié que ses armes aient été utilisées au Yémen.


No pasaran !… vraiment ?

Incitations françaises

A Commercy, l’arrivée de l’entreprise belge d’armements a fait naître l’espoir de redévelopper l’économie locale. Lebel a écrit qu’un certain nombre d’installations ont été données à John Cockerill. L’ancien maire de la ville, Bernard Muller, a déclaré qu’il n’était pas nécessaire de lancer un appel d’offres pour « relancer les activités existantes ». Le site était autrefois utilisé par l’armée française.

Cockerill a bénéficié d’une série d’incitations financières sur trois à cinq ans. Amnesty affirme que la société d’armes a touché plus de deux millions d’euros de fonds publics grâce à divers programmes gouvernementaux.

L’argument avancé pour expliquer le tapis rouge déployé à Cockerill était l’emploi. Cependant, à Commercy, les acteurs locaux affirment que l’impact économique n’est pas aussi important qu’il avait été promis.

Pour le sénateur Longuet, la vente d’armes est justifiée car elle fournit du travail aux Belges et aux Français.

« Je n’ai pas le pouvoir d’arrêter les guerres. Quand la France envoie des [avions de chasse] Rafale en Inde, ce n’est pas pour le défilé militaire du 14 juillet, c’est pour transformer des gens en cendres », a-t-il déclaré.

Lebel a souligné le secret entourant le camp d’entraînement militaire de Commercy. Elle a souligné qu’on lui avait dit, officieusement, que les stagiaires saoudiens y étaient confinés pendant le verrouillage de Covid-19. Mais officiellement, les conseillers locaux affirment qu’ils ne savent pas si la formation militaire a réellement commencé.

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Voir notre dossier sur l’Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes de Commercy:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Grand temps…
De foutre tout ça par dessus-bord !

Rapport dominant / dominé : Une vue sur l’esclavage et la domination blanche (Steven Newcomb)

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“D’abord les Hollandais, puis les Anglais, dominèrent  le commerce des esclaves. dès 1795, Liverpool avait plus de 100 navires transporteurs d’esclaves et comptait pour environ la moitié du commerce négrier européen… En 1800, entre 10 et 15 millions d’Africains avaient été transportés vers les Amériques, représentant environ un tiers de tous les noirs africains capturés en Afrique. On estime que le continent africain a perdu plus de 50 millions de personnes entre les morts violentes et l’esclavage au cours de ces siècles que nous appelons le début de la civilisation moderne occidentale et ce aux mains d’esclavagistes commerçants et propriétaires de plantations en Europe occidentale et en Amérique, ces pays dits les plus avancés au monde…”
~ Howard Zinn, “Une histoire populaire des Etats-Unis”, 1980 ~

“Votre révérence m’écrit que vous désireriez savoir si les nègres qui sont envoyés vers vos contrées ont été légalement capturés. A ceci je répond que votre révérence ne doit avoir aucun scrupule sur ce point, parce que ceci est une question qui a été posée au comité de conscience de Lisbonne et que tous ses membres sont des hommes instruits et consciencieux, ainsi qu’aux évêques de Sao Tomé, du Cap Vert et ici à Loando, tous des hommes savants, pieux et vertueux, ne trouvent aucun défaut à tout ceci. Nous sommes nous-mêmes ici depuis 40 ans et il y a eu parmi nous des Pères très instruits… Ils n’ont jamais considéré ce commerce comme illicite. Ainsi, nous, ainsi que les Pères du Brésil, achetons ces esclaves pour notre service sans aucun scrupule.”
~ Frère Luis Brandaon en réponse à une lettre du Père catholique Sandoval dans laquelle celui-ci demandait la position de l’église catholique sur le commerce des esclaves, lettre du 12 mars 1610, cité par Howard Zinn dans son “Histoire populaire des Etats-Unis”, 1980 ~

 

 

Une vue sur l’esclavage et la domination blanche

 

Steven Newcomb

 

30 avril 2020

 

url de l’article original:

https://originalfreenations.com/a-view-of-slavery-and-white-domination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis l’élection de D. Trump comme président des Etats-Unis, on insiste de nouveau sur la “suprématie blanche” et le “nationalisme blanc” et leurs rôles dans l’origine des Etats-Unis.

En résultat de la commémoration du 400ème anniversaire de l’arrivée du premier vaisseau chargé d’esclaves en Virginie en 1619, les gens en 2019 ont passé pas mal de temps à réfléchir sur la connexion entre l’esclavage et l’origine des Etats-Unis. Menant à cette année, James Oliver Horton et Lois E. Horton ont publié leur livre “Slavery and the Making of America” (Oxford University Press), comme compagnon de lecture à une série télévisée éponyme du Public Broadcasting Service (PBS).

Il semble remarquable que la forme de domination appelée “esclavage” ne s’est officiellement terminée aux Etats-Unis qu’il n’y a qu’un peu plus de 150 ans Je trouve curieux que le dictionnaire Webster’s Third New International Dictionary (1996), ne liste pas une seule fois le mot “domination” dans sa définition de l’esclavage.

Parmi les entrées effectuées sous le mot “esclavage” / “slavery” nous trouvons : “travail forcé, corvées” et “soumission à une influence dominante”. focaliser sur la personne dominée comme étant “soumise” garde l’attention hors du dominant qui est activement engagé dans un acte de domination sur l’autre personne ou en d’autres termes, qui impose un système sur l’esclave.

La définition du dictionnaire Webster’s liste aussi “l’exploitation inhumaine d’un bien”, plutôt que les termes “d’exploitation inhumaine d’autres êtres humains”. Le mot anglais “chattel” remonte aux temps médiévaux et du mot “chatel” voulant dire “biens, propriété” et le terme latin moyen “capitale”.

Une question se pose du point de vue du maître d’esclave : est-il possible de s’engager dans une “exploitation inhumaine” d’un bétail non-humain, de biens ou de propriété ? Le philosophe anglais William Backstone appelait la propriété “le dominion despotique”, qui est correctement traduit par “domination”.

d’après Dictionnary.com “la suprématie blanche” est la croyance, la théorie ou la doctrine disant que les humains de race blanche sont supérieurs de manière inhérente aux personnes de tous les autre groupes raciaux, spécifiquement noirs et sont donc de droit le groupe dominant de toute société. Wikipedia, bien que ne considérant pas une source faisant autorité ajoute:

Le terme est aussi typiquement utilisé pour décrire une idéologie politique qui perpétue et maintient la domination sociale, politique, historique ou institutionnelle des blancs.” Wikipedia ajoute de plus qu’une telle domination est “prouvée par les structures socio-politiques historiques et contemporaines comme la traite d’esclaves trans-atlantique, les lois de Jim Crow aux Etats-Unis et le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Voici donc la question à laquelle je veux en venir : étant donné que la suprématie blanche est vue comme une idéologie politique qui perpétue et maintient la “domination des hommes blancs”, pourquoi n’est-elle jamais appelée “domination blanche”  lorsqu’elle est défiée ou débattue dans les médias ou les forums sociaux ?…

Nous avons vu comment le dictionnaire place une emphase sur l’être caractérisé comme “soumis”. Pourquoi ne pas dire “ils sont dominés” plutôt que de dire qu’ils sont “soumis”. Sans doute parce que cela mettrait alors l’emphase sur ceux qui s’engagent dans la domination systématique des autres. Ce type d’attention mettrait alors l’accent sur les dominateurs plutôt que sur ceux qui sont dominés. Dans le contexte de “suprématie blanche”, le mot “suprématie” veut dire “domination”. La “domination blanche” est le terme le moins poli pour nommer précisément ce qu’il s’est passé depuis des siècles. En appelant un chat un chat avec le terme de “domination”, nous fournissons un cadre de vision et de compréhension bien plus juste et éloquent.

Les schémas et arrangements de la domination du passé continuent de dominer le présent. Nulle art ceci est plus évident que dans le domaine de la loi et politique fédérales sur les Indiens. Depuis la fondation des Etats-Unis, lorsque l’esclavage fut inscrit dans la constitution américaine, il y a eu un effort concerté d’établir et de maintenir un système de domination sur les peuples et nation natifs sur la base de la distinction entre le “peuple chrétien” et les “natifs païens”, pour citer la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis de 1823 dans l’affaire Johnson vs M’Intosh.

Ce qui est appelé suprématie blanche a émergé de l’empire chrétien (chrétienté) et de la domination exemplifié par les documents en langue latine émis par la Papauté au XVème siècle sous forme de bulles pontificales et leurs traductions anglaises ; j’y ai trouvé un vocabulaire bien établi utilisant des expressions de domination ce de différentes façons comme : envahir, capturer, vaincre, soumettre, réduire en esclavage perpétuel et saisir toutes leurs possessions et propriétés.

Ce vocabulaire et code de la domination illustrent la signification du mot de langue anglaise “dominion”, qui expose à son tour la véritable signification de la phrase de la Cour Suprême des Etats-Unis utilisée dans son rendu de l’affaire Johnson vs McIntosh “ultimate dominion”, en 1823. Cette décision est la base fondamentale de l’affirmation des Etats-Unis de leur droit de domination sur toutes les nations natives. Il est intéressant de savoir que dans le temps de Rome le fléau à flageller, utilisé par le maître pour flageller son esclave, était un symbole de dominio qui en latin veut dire dominer. (NdT: pour voir cette saloperie à l’œuvre, cf la scène de la flagellation de Jésus dans le “Passion” de Mel Gibson, réaliste à souhait…)

Le mot “dominion” peut paraître bénin en anglais, mais c’est un mot horrible, précisément défini comme “un droit affirmé de domination avec droit de vie ou de mort”. (NdT: Notons qu’il n’y a pas encore si longtemps, la Canada ne pouvant émettre ses propres passeport que depuis 1982… Le Canada et ses “citoyens” se déplaçaient avec un passeport britannique où il était notifié : “Dominion of Canada”, c’est à dire que le Canada était, et est toujours, une domination de la couronne britannique, qui y exerce son “droit” de domination, en clair, le Canada est une entité coloniale servant la “couronne”, de fait La City de Londres qui est la “couronne”…)

Rappelez-vous que cette idée de “domination blanche chrétienne” sur les “païens” est toujours le fondement du système idéologique actuel américain appelé “Loi et politique fédérales indiennes”.

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Lectures complémentaires:

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

Compilation Howard Zinn

« Comprendre le système légal de l’oppression coloniale », Steven Newcomb

« Les chaînes de l’esclavage », Jean-Paul Marat

« Discours sur e colonialisme », Aimé Césaire

« Peau noire, masque blanc », Frantz Fanon

« La pédagogie des opprimés », Paulo Freire