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Résistance au colonialisme: le leurre de la « loi des nations » et de la domination chrétienne (Steven Newcomb)

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Quand nos nations originelles vivaient libres et indépendantes des idées de la chrétienté

 

Steven Newcomb

 

Février 2018

 

url de l’article original:
http://originalfreenations.com/when-our-native-nations-were-living-free-and-independent-of-the-ideas-of-christendom/

 

~ Traduit de l’anglais par résistance 71 ~

 

 

Avant l’invasion de Christophe Colomb sur notre partie de la terre-mère, nos nations de l’Île de la Grande Tortue (Amérique du nord) vivaient dans un endroit géographique qui était totalement libre et indépendant du système de domination chrétien occidental (européen). Ce qui veut dire que les chrétiens européens pouvaient inventer quelques idées ou arguments qu’ils désiraient, mais à des milliers et des milliers de kilomètres de là, dans l’endroit géographique où résidaient nos ancêtres, les idées et arguments du monde chrétien n’avaient absolument aucun impact, aucune influence sur nos nations de quelque manière que ce soit.

Ainsi donc, basé sur cette observation, il y a un argument potentiel que nos nations originelles libres et indépendantes n’ont, semble t’il , jamais utilisé en réponse au système de domination de la chrétienté, nos nations étaient véritablement libres et totalement indépendantes de tout ce que Francisco de Vitoria* ou tout autre penseur chrétien avaient à dire. Lorsque Vitoria a dit dans une de ses allocutions, que toutes les nations du monde sont sujettes à un standard universel, comme “la loi des nations” (ou “ius gentium”), nous sommes capables de faire remarquer que cela n’était que l’opinion de Vitoria en tant que théologien catholique, une opinion qui n’avait aucune connexion et était totalement étrangère à nos nations parce qu’elle vivaient à des milliers de kilomètres de l’Espagne et de Francisco de Vitoria. L’affirmation péremptoire “d’universalité” de l’église catholique n’est juste que cela: une affirmation péremptoire et rien d’autre.

(*) Francisco de Vitoria (1483-1546), théologien catholique espagnol considéré comme le “père fondateur” du “droit des nations”, suiveur des préceptes de St Thomas d’Aquin. Il fut un des rares défenseurs des populations autochones martyrisées par les Espagnols et reconnu le droit natif à la propriété de la terre contre les préceptes pontificaux. Il nia le bienfondé du document du “requerimiento” qui était lu à tout peuple non chrétien avant la saisie des territoires par la couronne espagnole au nom du pape et donc de dieu.

Lectures complémentaires:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Manifeste pour la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

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Média et propagande: L’honnêteté de Michel Collon dans la tourmente de la lessiveuse propagandiste merdiatique ici représentée par FR3

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Calomnies sur France 3: Michel Collon réclame un droit de réponse

 

Michel Collon

 

19 avril 2018

 

Source: https://www.investigaction.net/fr/calomnies-sur-france-3-michel-collon-reclame-un-droit-de-reponse/ 

 

Le documentaire « Complotisme, les alibis de la terreur » de George Benayoun et Rudy Reichstadt diffusé par France 3 le 23 janvier calomnie Michel Collon en tronquant une citation prononcée en conférence, en lui faisant dire le contraire de ce qu’il pense. A ce jour, France 3 refuse toujours un droit de réponse contre ces calomnies. Cette attaque grave vise à discréditer et détruire le collectif de jeunes journalistes d’Investig’Action. Michel Collon va déposer plainte contre Reichstadt, Benayoun et la directrice de France Télévisions Delphine Ernotte.

 

Bruxelles, 3 mars 2018,

 

A la direction de France 3,

Ce 23 janvier 2018, vous avez diffusé un documentaire qui déforme mes propos, me calomnie et nécessite un droit de réponse.

Ce documentaire (réalisé avec la participation de France Télévision !) falsifie la phrase que j’ai prononcée lors d’une conférence publique. En la tronquant, c’est-à-dire en cachant la deuxième partie de la phrase qui lui donne son sens.

Tronquer et déformer ce que j’ai dit

Vous me faites dire : « Les frères Kouachi ont l’air de tomber du ciel. En réalité, ils ont été armés, formés militairement, endoctrinés, par Monsieur Fabius et ses amis… » Ce qui amène le spectateur à croire que j’accuse Monsieur Fabius d’être derrière l’attentat contre Charlie.

Mais cette interprétation est impossible si on entend la suite de mon intervention (on voit à l’écran que je continue à parler mais les auteurs du film ont supprimé le son !). Voici ma phrase entière : « Comme toujours dans les médias, on a les faits, une partie des faits, et de préférence, les sensationnels, et une autre partie des faits est mise de côté. Par exemple, les frères Kouachi ont l’air de tomber du ciel. En réalité, ils ont été armés, formés militairement, endoctrinés, par Monsieur Fabius et ses amis, qui ont envoyé pendant trois ans des milliers, des dizaines de milliers de frères Kouachi, faire encore pire qu’à Charlie, en Syrie et en Libye. »

Cette phrase complète est très claire : je reproche au Qatar et à l’Arabie saoudite (que Fabius soutenait activement) d’être responsables des crimes commis en Syrie et en Libye par les terroristes d’Al-Qaida d’abord et de Daesh ensuite. Je reproche aussi aux Etats-Unis et à leurs alliés dont la France d’avoir soutenu cette opération au Moyen-Orient. J’indique que les attentats commis en France et en Belgique en sont la conséquence, l’effet boomerang. La formulation écrite dans mon livre est encore plus précise que la formulation orale dans le feu d’un débat et ne laisse aucun doute. Vous avez donc déformé ma pensée.

Bafouer les règles élémentaires du journalisme

« Tailler dans les déclarations » est une pratique que dénonce Christophe Deloire, l’ancien directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ) : «Une citation ne doit pas être transformée du tout. Lorsqu’elle est coupée, la règle est la suivante : le simple fait d’isoler une phrase ne doit pas en changer le sens».  Un avis partagé par Thierry Herman (professeur d’écriture à l’université de Neuchâtel), pour qui «on peut couper une phrase tant que l’on garde le sens». (1) Tous les manuels de journalisme confirment cette règle élémentaire.

En coupant trop tôt la citation après « ses amis », les auteurs du documentaire cachent délibérément mon véritable propos. Ils font croire que j’attribue à Monsieur Fabius la responsabilité directe de l’attentat contre Charlie. Pourtant, dans mon livre déjà cité, je dis explicitement le contraire page 240. Votre procédé est donc tout à fait malhonnête.

La production de ce film avait contacté l’équipe Investig’Action pour obtenir l’autorisation de diffuser ces images qui nous appartiennent. Nous lui avions répondu : « Si le réalisateur a la tentation de refaire une version actualisée du reportage de Mme Fourest et de manipuler l’extrait vidéo à partir d’une citation tronquée, nous ne pouvons pas vous autoriser à l’utiliser. » La mise en garde était très claire. La mauvaise foi des auteurs est ainsi démontrée. Il n’y a pas eu de réponse, donc pas d’autorisation. Nous réservons tous nos droits aussi concernant cet abus.

Cacher soigneusement mon travail d’investigation

Quand je dénonce, preuves à l’appui, le rôle des Etats-Unis derrière le terrorisme, cette dénonciation n’est pas gratuite. Dans mon livre Je suis ou je ne suis pas Charlie ? j’ai fourni plusieurs sources US qui disent la même chose : Zbigniew Brzezinski (interview du Nouvel Observateur (15 janvier 1998), le journaliste US Seymour Hersh (Prix Pulitzer) (p 72), le New York Times du 21 juin 2012 (p 83), l’amiral Stavridis, commandant suprême de l’Otan en Europe (p 67), Sibel Emonds du FBI (p 48) et même Hillary Clinton, déclarant en 2012 : « Nous, Etats-Unis, avons créé Al-Qaïda » (p 33). Auxquels il faut ajouter Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères. Louis Capriolo, ancien sous-directeur de la lutte contre le terrorisme à la DST française. Et le Figaro du 21 octobre 2011. Tous des complotistes ?

Tout ce travail d’investigation, exposé dans ce livre, et que personne n’a jusqu’ici essayé de réfuter, vous l’écartez. Pourquoi ?

M’accuser de « complotisme » en dissimulant tous mes écrits

Mais la malhonnêteté est beaucoup plus générale. Le simple fait de me classer parmi les « complotistes » est indéfendable. Car, dans mes écrits, j’ai explicitement critiqué le complotisme comme mode de pensée. Contre la thèse du « complot juif » dans mon livre « Israël, parlons-en » (p 348). Contre les fantasmes liés à l’attentat Charlie (p 239). Et contre la vision du monde complotiste dans mon livre Pourquoi Soral séduit.

Votre film pratique systématiquement l’amalgame. Vous y mélangez de purs complotistes fantasmatiques, des personnes qui ont des tendances complotistes sur certains points et des personnes qui ne sont pas du tout complotistes mais critiquent la politique des Etats-Unis et/ou d’Israël. C’est très malhonnête.

Qui est derrière Reichstadt ?

Pourquoi cachez-vous le fait que les références politiques de Monsieur Reichstadt sont les auteurs néo-conservateurs les plus extrémistes des USA comme Norman Podhoretz, qui voulait absolument bombarder l’Iran, « le principal foyer de terrorisme islamo-fasciste » (p 215) ?

Pourquoi cachez-vous que le MEMRI (d’où sont tirées plusieurs de vos images) est un think tank islamophobe fondé par Yigal Carmon, ancien colonel, ancien membre du renseignement militaire israélien ? Dont « l’intention est de trouver les pires citations du monde musulman et de les diffuser le plus largement possible » (p 224). Pourquoi cachez-vous le financement de ce bureau de propagande ? A savoir le Département d’Etat US et la Bradley Foundation. Celle qui avait financé le « Project for a New American Century » (PNAC) qui fut la base « théorique » des guerres de l’administration Bush et qui réunissait le vice-président US Dick Cheney ainsi que deux importants stratèges va-t-en-guerre Richard Perle et Paul Wolfowitz.

Pourquoi cachez-vous qu’au conseil d’administration du MEMRI on a trouvé l’ancien ministre de la Guerre de Bush, Donald Rumsfeld, son ministre de la Justice John Ashcroft, inspirateur du liberticide Patriot Act, James Woolsey, ancien directeur de la CIA, le général Michaël Hayden, directeur de la NSA puis de la CIA, Ehud Barak, ancien premier ministre d’Israël. Est-ce que tout ce monde-là est vraiment aussi « neutre » et « scientifique » que le prétend votre documentaire ?

Pourquoi cachez-vous le fait que la quasi totalité des « experts » français interrogés dans ce film ont pris des positions pro-guerre et pro-Israël ? Et qu’ils ont couvert ou excusé de nombreux crimes terroristes commis à cette occasion ? Parce que ces gens n’osent pas débattre ouvertement sur le fond des problèmes et qu’ils se réfugient dans l’insulte et la diffamation pour cacher la faiblesse de leurs arguments ?

« Financements opaques » ? Vous parlez de qui ?

Dans votre commentaire, prononcé d’une voix d’outre-tombe par André Dussolier (quelle honte d’employer un si bon comédien pour un si mauvais texte !), vous dites juste après m’avoir montré à l’image (à 31’59’’) : « Très visibles, jusque dans l’infamie, (…) leurs soutiens financiers sont toujours opaques ».

Ah bon ?! Monsieur Reichstadt et ses amis m’a-t-il seulement consulté sur ce point ? Non. A-t-il consulté les archives du Moniteur officiel belge indiquant la publication du bilan de notre association sans but lucratif ? Non. Mentionne-t-il que nous avons diffusé publiquement les chiffres de notre budget annuel ? Non. Si Monsieur Reichstadt avait fait le minimum du minimum des recherches qu’on est en droit d’attendre d’un « journaliste », il m’aurait posé la question. Et je lui aurais confirmé que tous nos revenus proviennent de la vente de nos livres et des petites donations de centaines de lecteurs !  Les chiffres ont déjà été fournis à notre public et sont disponibles !

Si j’avais réellement ces financements opaques, Investig’Action ne serait pas dans une situation financière constamment précaire, ce qui nous empêche d’embaucher davantage de journalistes et de chercheurs ! Quelle malhonnêteté flagrante !

M’accuser de « financement opaque » à l’encontre des faits, c’est insinuer dans l’esprit du spectateur que je suis forcément payé par tel dictateur ou tel gouvernement suspect. Cette calomnie porte atteinte à mon honneur et j’exige réparation.

Par contre, il serait intéressant de savoir qui finance depuis des années tout le travail nauséabond de Monsieur Reichstadt contre moi et contre d’autres personnes qui ont le malheur de déplaire à Israël !

Ceux qui sont « opaques », ce sont ceux qui refusent tout débat public contradictoire. Ceux qui agissent sournoisement en coulisses. Comme Bernard-Henri Lévy qui promeut le « travail » de Monsieur Reichstadt tout en exerçant sur les médias une emprise énorme, ainsi que l’explique la journaliste Aude Lancelin dans son récent livre « Le Monde libre » (Prix Renaudot 2016). Elle cite notamment la Société des journalistes de L’Observateur dénonçant « la servilité dont une grande partie de la presse française a fait preuve vis-à-vis de Bernard Henri Lévy » (p 137). Lancelin décrit : « Bernard-Henri Lévy faisait en l’occurrence régner à Paris une véritable terreur durant toutes ces années, distribuant des brevets de bonne conduite intellectuelle aux uns, appelant les patrons des autres pour les faire sanctionner, usant du train de vie que lui autorisait une fortune paternelle immense pour s’attacher les faveurs de tout un milieu » ( p. 55).

S’abriter derrière un discours pseudo-scientifique

Ce n’est pas la première fois, malheureusement, que votre service public laisse passer des calomnies et trucages. En 2013, sur France 5, Caroline Fourest avait été rémunérée pour un film aussi lamentable, « Les réseaux de l’extrême – Les obsédés du complot » sans accepter ni débat contradictoire ni de droit de réponse.

Depuis lors, la malhonnêteté intellectuelle de Mademoiselle Fourest a été démontrée maintes fois et notamment dans l’émission On n’est pas couchés de Laurent Ruquier, lequel a déclaré qu’il ne l’inviterait donc plus.

Plus récemment, le manque de sérieux de Monsieur Reichstadt a aussi été exposé lorsqu’il a publié une « enquête » intitulée « Huit Français sur dix croient aux théories du complot » d’une très grande faiblesse scientifique pour se limiter à un euphémisme.

M’assimiler à des racistes que je n’ai cessé de combattre

Le montage de votre documentaire est particulièrement malhonnête. Il me fait intervenir après une séquence d’une télé saoudienne extrêmement odieuse à l’égard des juifs. Alors que je n’ai cessé de dénoncer le racisme anti-juifs dans plusieurs de mes livres, articles et vidéos, cet amalgame est donc particulièrement dégoûtant.

De même, je n’ai cessé de condamner l’idéologie odieuse répandue dans le monde par les Saoud. Par contre, France 3 a-t-elle critiqué le président Hollande lorsqu’il a décerné la plus haute décoration française au prince Mohamed ben Nayef Al Saoud ?

Appel à la répression

Un des « experts » interrogés dans ce film, Monsieur Taguieff, assène : « Le complotisme est devenu un permis de tuer » (3’00’’). Cette phrase est extrêmement grave. Après m’avoir malhonnêtement associé à un complotisme que j’ai toujours combattu et m’avoir amalgamé à des prêcheurs de haine, ce monsieur me désigne à la répression envisagée par certaines autorités contre la liberté d’expressions critiques.

Qui a fait le jeu du terrorisme ?

Le but du film est d’accuser ceux que vous appelez « complotistes » de faire le jeu du terrorisme. Je n’ai pas de problème à tenir une réflexion sur les facteurs qui ont fait le jeu du terrorisme et qui ont contribué à provoquer ces épouvantables attentats en France et en Belgique (sans oublier ceux survenus au Moyen-Orient, n’est-ce pas ?). Nous avons tous à nous interroger.

Mais si on lance ce débat, pourriez-vous répondre aux trois questions suivantes…

1. En juillet 2011, à mon retour de Libye durant les bombardements de l’Otan, j’ai diffusé une petite vidéo où je donnais l’alerte : « Monsieur le premier ministre, les bombardements de l’Otan étaient basés sur des médiamensonges. Pour renverser Kadhafi, vous avez fait alliance avec des terroristes. Vous allez créer en Libye une base terroriste. Et si un jour, on ramasse des attentats à Bruxelles ou ailleurs, allez-vous expliquer que votre politique est à l’origine de tout ça ? » Pourquoi les médias ont-ils censuré cet appel que je lançais ?

2. En juin 2013, j’ai organisé à Bruxelles un débat « Jeunes partant en Syrie, que pouvons-nous faire ? ». Les grands partis politiques belges ont refusé d’y participer. Le débat, très riche, a eu lieu avec d’autres intervenants. Pourquoi les médias ont-ils censuré cet appel ?

3. En avril 2015, j’ai publié le livre « Je suis ou je ne suis pas Charlie ? » déplorant le fossé qui se creusait entre différentes couches de la population et appelant à débattre pour éviter la multiplicatioin des attentats.

Pourquoi l’avez-vous censuré ?

Ne pensez-vous pas qu’en tant que média de service public, vous avez le devoir de présenter au public les différentes voix qui s’expriment sur ces graves questions, y compris celles qui critiquent le gouvernement français ?

En considérant les nombreuses victimes des attentats criminels commis en France et en Belgique, ne pensez-vous pas qu’il est temps de mettre fin à la censure et d’ouvrir vraiment le débat ? Votre conscience ne vous interpelle pas ?

Refuser le débat contradictoire

A ce propos, un des « experts » interrogés dans votre film prône un « examen candide des faits ». Voilà qui est fort louable. C’est exactement ce que je vous propose. Débattons avec ce Monsieur Laurent Joffrin sans tabou aucun. Qu’il explique notamment pourquoi son journal Libération m’accuse d’avoir été en Syrie avec Frédéric Chatillon, un responsable du FN alors que je connais pas ce monsieur et que je n’ai jamais été en Syrie ! Curieux expert.

Un dommage matériel évident

Ce n’est pas seulement à ma personne que vous avez causé du tort, mais aussi à l’équipe des jeunes journalistes d’Investig’Action. Avec courage, ils réalisent dans des conditions difficiles un travail méthodique d’investigation et de documentation. Dans le but d’aider le public à y voir clair dans ce monde complexe. En calomniant ce travail, vous mettez en danger la survie de cette équipe Investig’Action et l’emploi de ces journalistes. Je ne peux l’admettre.

En me calomniant ainsi, vous avez sali mon honneur et je demande réparation.

Oserez-vous débattre ?

Le complotisme est un vrai problème aujourd’hui, il mérite des analyses et des débats honnêtes. Pas d’être récupéré et détourné par les défenseurs d’un certain colonialisme. Vous vous plaignez de la montée du complotisme dans la jeunesse ? Mais en supprimant les rares émissions où l’on pouvait dire « autre chose », en transformant « Ce soir ou jamais » en « Jamais », en écartant les opinions qui vous dérangent et pire : en les diabolisant, vous chassez le public vers ces réseaux. A vous de choisir donc ! Vous portez une grande responsabilité dans la suite des événements.

J’espère que vous allez corriger ces informations fausses. Plutôt qu’une procédure judiciaire – qui serait pourtant justifiée mais prendrait du temps – j’estime que l’intérêt du public est de pouvoir se faire son opinion au plus vite. En confrontant objectivement les diverses positions, en vérifiant qui présente des preuves et qui n’en a pas.

La meilleure solution me semble donc que vous organisiez rapidement un débat public sur votre chaîne avec les auteurs du documentaire et moi-même. La seule façon de faire éclater la vérité.

J’attends donc votre réponse sur cette proposition.

Bien à vous

Michel Collon

Fondateur d’Investig’Action

1. http://www.slate.fr/story/48857/mode-emploi-sortir-phrase-politique-contexte

Voici quelques textes publiés sur Investig’Action, exposant notre véritables positions et la fausseté de ceux qui nous accusent :

Dossier Spécial Charlie- les clés pour comprendre le terrorisme

A propos du « confusionnisme » et de l’extrême droite

L’attentat contre Charlie Hebdo : l’occultation politique et médiatique des causes, des conséquences et des enjeux

Charlie Hebdo : chercher à comprendre pour éviter les pièges

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: coup d’arrêt à l’empire ou subterfuge ?…

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Point de vue intéressant de Meyssan qui voit toujours en Trump un fin stratège jouant sa partition pour sauver le monde du bellicisme neo-con, Nous ne le pensons aucunement, néanmoins analyse intéressante ci-dessous… Nous voyons quand même un problème majeur: une fois de plus l’empire a menti, une fois de plus l’empire a attaqué sans l’aval de cette pitrerie qu’est l’ONU mais bon… sans l’aval ni du congrès et des parlements respectifs des agresseurs adjoints comme le voudrait « la loi » ; non seulement ça, mais personne ne dit quoi que ce soit, tout le monde trouve ça normal. La question est donc: pourquoi l’empire s’arrêterait-il surtout que son plus grand rival, la Russie, ne bronche pas, mais aussi sait que si elle bronche… On est parti pour une 3ème GM qui sera nucléaire à terme ? L’entité sioniste vient d’attaquer la Syrie, qui dit quoi que ce soit ?… Pourquoi s’arrêteraient-ils tous ?… La mèche de la poudrière n’est pas éteinte, on lui a peut-être juste mis une rallonge.
~ Résistance 71 ~

 

Washington impose la bipolarité du monde à ses alliés

 

Thierry Meyssan

 

17 avril 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article200659.html

 

Au cours des dernières semaines et pour la première fois de leur histoire, les États-Unis et la Russie se sont mutuellement menacés de Guerre mondiale. Le caractère totalement disproportionné de la crise par rapport au sujet de la dispute montre que ce qui est en jeu aujourd’hui n’a plus grand rapport avec ce qui se passe au Moyen-Orient élargi depuis 2001, mais exclusivement avec une tentative de maintien de l’Ordre du monde actuel.

Après le gigantesque massacre de millions de personnes durant dix-sept ans, de l’Afghanistan à la Libye, la manière dont seraient morts une cinquantaine de personnes dans la Ghouta orientale (Syrie) a quelque chose de dérisoire. Ce fut pourtant le prétexte choisi, le 14 avril, par Washington, Paris et Londres pour lancer une attaque aérienne tripartite.

Ne nous laissons pas distraire par les circonstances et revenons au fond du problème : les Occidentaux tentent de maintenir leur domination sur le reste du monde, tandis que la Russie et la Chine s’en émancipent.

Le président états-unien, Donald Trump, n’a pas hésité à tweeter à la Russie qu’il allait tirer des missiles de nouvelle génération sur ses soldats en Syrie. L’ambassadeur russe, Alexander Zasypkine, a immédiatement répondu que ces munitions seraient interceptées et que les avions et navires qui les tireraient seraient anéantis. Le Premier ministre turc, Binali Yıldırım, s’est étonné de cette « bagarre de rue » et les a appelés à la raison. Tous les acteurs ont alors commencé à faire marche arrière.

Le Groupe naval du porte-avion USS Harry S. Truman a quitté la base de Norfolk, apparemment pour se positionner face à la Syrie. Il lui faudra plusieurs semaines avant d’être opérationnel. La question de l’affrontement états-uno-russe, c’est-à-dire de la Troisième Guerre mondiale, se reposera alors.

Il va de soi que la préparation de cette unité et de ses 6 500 soldats a débuté bien avant l’affaire de la Ghouta qui sert de prétexte à son déploiement.

La question est donc de savoir si, en tirant une pluie de missiles sur des bâtiments abandonnés, Washington et ses alliés ont remis l’affrontement à plus tard afin de se positionner au mieux ou, au contraire, s’ils ont renoncé à l’épreuve de force et se préparent à une autre forme de conflit.

Le bilan militaire du bombardement du 14 avril a de quoi surprendre : 103 missiles auraient été tirés par les Alliés. 71 auraient été détruits en vol par l’Armée arabe syrienne. Un laboratoire militaire désaffecté aurait été rasé et des bâtiments de de deux aérodromes touchés. Ce déluge de feu n’aurait fait que trois blessés et tué personne. Si Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May souhaitaient montrer leur force, ils ont surtout affiché leur impuissance.

Vu de Damas, le message était clair : la Syrie est en train de se libérer des jihadistes, elle ne connaîtra pas la paix pour autant et ne pourra pas compter sur l’aide occidentale pour sa reconstruction.

Les Alliés ont prétendu que la Syrie abritait des stocks d’armes chimiques malgré son adhésion à la Convention les prohibant. Ils ont assuré ne viser que des cibles liées à ces armes. Or, par exemple, ils ont tiré quatre missiles contre l’aéroport commercial international de Damas ; une cible exclusivement civile. Heureusement l’Armée arabe syrienne est parvenue à les intercepter tous.

Au total, l’Armée arabe syrienne, qui ne disposait que de S-125, de S-200, de Buk, de Kvadrat et d’Osa, a réussi à abattre seule les deux-tiers des projectiles occidentaux. En définitive, malgré eux, les Alliés viennent de livrer la première bataille de leur histoire où ils n’ont tué aucun ennemi. La France, qui a testé pour la première fois en situation de combat son nouveau missile de croisière naval, n’a pas pu se prévaloir d’un succès auprès de ses clients potentiels.

Certes, les Alliés se sont eux-mêmes limités. Ils ont soigneusement évité de toucher des cibles russes ou iraniennes et ces deux États n’ont pas participé à la bataille. Il n’en reste pas moins que l’armada occidentale ne dispose plus de la capacité d’imposer sa volonté à des puissances moyennes lorsqu’elles sont protégées par la Russie.

Chacun a compris que, désormais : 

puce-cebf5.gif les États-Unis et la Russie —comme jadis les USA et l’URSS— éviteront tout affrontement direct afin de prévenir la guerre nucléaire ; 

puce-cebf5.gif et que les puissances moyennes alliées de la Russie ne seront pas blessées significativement par les Occidentaux. 

puce-cebf5.gif La seule supériorité militaire de Washington, Londres et Paris réside dans leur capacité de manipuler des groupes armés et de les utiliser comme proxys.

En embarquant la France et le Royaume-Uni à ses côtés, le président Trump les a contraints à accepter la réalité qu’ils refusaient.

Ce grand show n’était donc qu’un baroud d’honneur. Après un quart de siècle de domination occidentale unilatérale, ses trois principales puissances militaires viennent d’être rétrogradées. Le monde est revenu à une situation bipolaire de Guerre froide, dont il reste cependant à écrire la nouvelle règle du jeu. La Troisième Guerre mondiale attendra.

Résistance politique: « L’anarchisme africain, l’histoire d’un mouvement » (version PDF)

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Résistance 71

 

16 avril 2018

 

En juin 2015, nous avons publié en quatre parties la traduction de très larges extraits du livre de Sam Mbah et I.E. Igariwey, deux avocats et activistes politiques nigérians « L’anarchisme africain, histoire d’un mouvement », éditions See Sharp Press, 1997. L’ouvrage couvre un bref historique de l’anarchie et surtout quels furent les précédents anarchistes ou assimilés car n’étant pas revendiqués, dans la société traditionnelle africaine.

Le livre se conclut ainsi:
« La pertinence de l’anarchie dans la société humaine n’a nulle part ailleurs été plus évidente qu’en Afrique… Un développement à long terme en Afrique n’est possible que s’il s’opère une cassure radicale avec à la fois le capitalisme et le système étatique, qui sont les instruments principaux du coup d’arrêt de notre développement et de notre stagnation. La société anarchiste est la porte de sortie de l’Afrique. »

Jo de JBL1960 nous en fait un superbe PDF que nous vous livrons ici sans plus tarder, non sans vous avoir fait part d’un de nos échanges au sujet du texte impliqué où nous disions ceci à Jo:
Il est important que les gens puissent faire des connexions entre les différentes cultures et qu’ils comprennent que ce que nous disons est en fait universel, elle est là la véritable « nature humaine », il faut essayer de remettre cela au goût du jour tout en maintenant le message du lâcher-prise avec l’antagonisme, le succès harmonieux ne peut venir que de la complémentarité reconnue et mise en pratique. C’est ce qu’il manquait aux sociétés primordiales qui avait une unité endogène mais maintenant un antagonisme exogène, ciment de leur unité interne… Il faut transcender la relation antagoniste. Un des moyens est de faire comprendre qu’il y a une universalité de l’organisation humaine qui demande néanmoins un effort collectif de tolérance pour parvenir à la complémentarité achevée =

Nous pensons que cette étude inédite de Mbah et Igariwey illustre bien ce propos de la complémentarité.

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey (version PDF)

 

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la societe des societes

Notre page PDF: 53 lectures à télécharger gratuitement !

 

Résistance au colonialisme: costard sur mesure pour « l’armée la plus morale du monde » (Daniel Vanhove)

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« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.

Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.

Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

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L’armée “la plus morale du monde” dans ses œuvres

 

Daniel Vanhove

 

11 avril 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/larmee-la-plus-morale-du-monde-dans-ses-oeuvres/

 

Voilà des années que la colonie terroriste israélienne nous enfume avec son baratin, ses mensonges et ses affirmations obscènes vantant la « moralité » de son armée d’occupation.

Comme si de nos jours, une armée – d’occupation de surcroît, et tout observateur de ce qui se déroule en Palestine occupée sait ce qu’il en est – pouvait être « morale ». 

C’est en soi, ce que l’on appelle un oxymore. Dans la mesure où c’est exactement à l’opposé de tout ce que peut représenter les armées modernes que l’on a vues à l’œuvre ces dernières décennies. Que ce soit l’armée israélienne et ses multiples crimes contre des civils désarmés ; ou celle de son indéfectible allié américain, la plus belliciste qui soit, et dans ce que l’on a vu d’elle à Abou Ghraïb ; sans parler de l’armée allemande et ses camps d’extermination ; ni de celles des différents pays européens dans leurs conquêtes coloniales à travers la planète … et sans parler des multiples exactions commises par ces mêmes armées, y compris celles des « casques bleus », blancs, et onusiennes de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel dont la dite « Communauté internationale » affectionne de se parer pour cacher l’innommable …

Rappelons donc une évidence que certains aimeraient taire : une armée est faite pour combattre et entraînée à tuer. Est-ce si difficile de ne pas l’oublier, à moins de ne pas l’assumer ?! Et sauf à vouloir tromper l’opinion … à travers des manifestations d’hommage bien orchestrées pour les soldats tués dans des opérations dont ils connaissent les risques et pour lesquels ils sont volontaires. Imagine-t-on un instant nos aînés organiser ce genre de manifestation surmédiatisée à chaque soldat tué en 14-18 ou en 39-45 ? Grotesque !

Dès lors, face à l’immoralité qui caractérise justement les armées de manière générale, il a fallu essayer d’établir des Conventions à travers un Droit de la guerre, tentant par ses textes de « moraliser » autant que faire se peut, l’outil mortifère que représente toute armée au service des États qui font la guerre.

Ce Droit de la guerre n’est pas neuf et déjà 2000 ans avant notre ère l’on en trouve des bribes dans le code d’Hammurabi, roi de Babylone – l’actuel Irak que l’occident a mis tant de zèle hypocrite à dévaster – et où il est dit : « Je prescris ces lois afin que le fort n’opprime pas le faible ». Il semble en être de même dans l’Inde ancienne, et certains livres dits « sacrés » comme la Bible et le Coran contiennent eux aussi des prescriptions claires en ce qui concerne la manière de traiter les vaincus et les plus faibles, d’agir toujours de manière proportionnée, dans le respect de certaines conventions et avec comme principe absolu : la stricte séparation entre le domaine civil et le domaine militaire.

Au vu de certaines pratiques de nos armées, ces civilisations anciennes que l’on nous présente la plupart du temps avec l’arrogance de l’homme moderne pensant qu’il a tout inventé, témoignent que ceux-là traités souvent de « sauvages » étaient sans doute plus civilisés que nous ne le sommes aujourd’hui.

Ainsi, comme dans d’autres domaines et à l’inverse de ce que d’aucuns pourraient penser, l’on ne peut que constater notre glissade, notre recul par rapport aux principes qui animaient les anciens. Et puisque la critique de l’outil militaire actuel ne viendra jamais de nos gouvernements – ni des médias qu’ils contrôlent – qui tous en font l’usage tôt ou tard et selon les modalités du moment, et qui comme on le voit en France pour l’instant en fait même l’apologie à travers une vaste campagne de propagande publique dans les abris-bus et autres supports médiatiques et publicitaires, il convient que les citoyens éveillés en relèvent l’imposture et la dénonce haut et fort.

Et dès lors, NON, nos armées n’ont rien de « moral » ! Sauf à galvauder, piétiner nos concepts « moraux » et balancer par la fenêtre ce que le sens du mot « moral » peut encore vouloir dire, dans ce monde qui a tendance à tout violer, sans concession, jusqu’à l’enfance puisque des enfants sont régulièrement emprisonnés, abusés, torturés et même tués par cette armée israélienne qui n’a de « morale » que l’hypocrisie de ses chefs qui lui donnent des ordres et la couvrent quelle que soit l’abjection de ses crimes !

Depuis des décennies, les images et les témoignages plus accablants les uns que les autres nous renseignent sur cette « moralité » prêtée à l’armée israélienne au service de l’idéologie coloniale sioniste qu’elle défend et encourage chaque jour. Que ce soit pour protéger les colons psychopathes qui s’en prennent à tout ce qui a les traits arabes – jusqu’aux animaux et aux arbres appartenant aux familles palestiniennes ! – ou que ce soit pour violer les lieux sacrés comme les cimetières, les lieux de culte, et jusqu’à la mosquée al Aqsa, ou encore pour tuer des handicapés, des femmes, des vieillards, des enfants … rien n’est épargné par cette armée de criminels.

Mais au-delà de cette idéologie à caractère nazie, comment cela se peut-il, sinon par le sentiment bien entretenu et relayé par d’odieux imposteurs infiltrés dans les milieux politico-médiatiques occidentaux qui n’ont de cesse de rappeler la faute suprême commise pendant la seconde guerre mondiale à l’encontre de la communauté juive … et que continue de payer aujourd’hui la population arabe de Palestine au prix le plus fort du silence complice occidental ? Telle une double peine …

Il convient donc de le dire, de l’écrire, de le répéter et de le diffuser le plus largement et régulièrement possible : l’armée israélienne est de la même nature que le pouvoir qui l’utilise, à savoir : une armée qui pratique le terrorisme, en tuant des civils non-armés, pacifiques, quel que soit leur âge. N’hésitant pas à les abattre, courageusement … dans le dos ! Et pour l’illustrer, quantité de documents sont disponibles (dont un dernier en date que vous pourrez voir ici).

Après le jeune Abd al-Fattah Abd al-Nabi, 19 ans, abattu d’une balle dans le dos alors qu’il venait en aide à l’un de ses camarades (voir notre précédent article), la soldatesque a récidivé, encouragée, excitée par ses supérieurs qui l’ont félicitée pour tant de prouesses !

En vérité, ce à quoi le monde horrifié assiste, c’est le résultat d’une société de MALADES, de haut en bas et de gauche à droite … ainsi, de tous ceux qui la soutiennent … Voilà ce qu’est devenue, après des décennies de formatage, de bourrage de crânes et de haine raciale, la colonie terroriste israélienne !

Republication d’un texte d’une actualité brûlante: « La guerre » de Pierre Kropotkine (1912)

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Nous avons déjà publié ce texte de Kropotkine (1912) le 11 novembre 2013, jour de la 99ème commémoration de la fin de la grande boucherie qui fut appelée la “der des ders”, bien à tort évidemment.
Kropotkine, avant la 1ère guerre mondiale avait tout compris et exposé des turpitudes financières et mascarades “patriotiques” de la grande bourgeoisie va t’en guerre. Qui a t’il de changer aujourd’hui ?
Remplacez les noms d’Allemagne et de Japon du texte par Russie et Chine, le schéma est identique, la fumisterie toujours de mise.
Que tous les va t’en guerre y pensent: la guerre est un racket, un génocide et un pillage en bande organisée.
Nous n’avons jamais été aussi proche aujourd’hui de la 3ème GM et ce que disait Kropotkine en 1912 est toujours on ne peut plus valide en ce moment même. Pourquoi ? Comment se fait-il que nous n’avons pas bouger d’un pouce ?
Une chose est certaine, si les psychopathes occidentaux aux manettes du bateau ivre, les Trump, Merkel, May, Macron et autres dégénérés veulent, la SEDITION sera le seul recours !
Rien ne doit se faire en notre nom et rien ne se fera si nous, gens du peuple, refusons de jouer leur jeu truqué criminel, parce que les guerres modernes, ce ne sont pas ces ordures qui les font…
Les laisser faire, les laisser nous emmener vers l’annihilation n’est que complicité de crime contre l’humanité. L’heure de la révolte est peut-être plus proche qu’on ne le croit !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne peut pas y en avoir… Sortir de ce marasme, c’est sortir du cercle vicieux de l’antagonisme. Comprendre pour mieux pouvoir le faire.

Hoka Hey !

~ Résistance 71 ~

 

La Guerre

 

Pierre Kropotkine (1912)

 

Extrait de La Science Moderne et l’Anarchie Publications des «TEMPS NOUVEAUX» — N° 59 — 1912

Publié sur R71 le 11 novembre 2013:

https://resistance71.wordpress.com/2013/11/11/en-ce-11-novembre-la-guerre-texte-ecrit-en-1912-pierre-kropotkine/

 

Déjà en 1882, lorsque l’Angleterre, l’Allemagne, l’Autriche et la Roumanie, profitant de l’isolement de la France, s’étaient liguées contre la Russie et qu’une guerre européenne terrible était sur le point d’éclater, nous montrions dans Le Révolté, quels étaient les vrais motifs des rivalités entre États et des guerres qui en résulteraient.

Ce sont toujours des rivalités pour des marchés et pour le droit à l’exploitation des nations arriérées en industrie, qui sont la cause des guerres modernes. On ne se bat plus en Europe pour l’honneur des rois. On lance les armées les unes contre les autres pour l’intégrité des revenus de Messieurs les Très-Puissants Rothschild ou Schneider, la Très Honorable Compagnie d’Anzin, ou la Très Sainte Banque Catholique de Rome. Les rois ne comptent plus.

En effet, toutes les guerres que l’on a eues en Europe depuis cent cinquante ans furent des guerres pour des intérêts de commerce, des droits à l’exploitation.

Vers la fin du dix-huitième siècle, la grande industrie et le commerce mondial, appuyé sur des colonies en Amérique (le Canada) et en Asie (dans les Indes) et une marine de guerre, commençaient à se développer en France. Alors l’Angleterre qui avait déjà écrasé ses concurrents en Espagne et en Hollande, tenant à retenir pour elle le monopole du commerce maritime, de la puissance sur les mers et des riches colonies dans les Indes, — afin de pouvoir s’enrichir, par l’écoulement monopolisé des produits de son industrie, — profita de la révolution en France pour commencer contre elle toute une série de guerres. Se voyant assez riche pour payer les armées de la Prusse, de l’Autriche et de la Russie, elle fit à la France une succession de guerres terribles, désastreuses pendant un quart de siècle. La France dut se saigner à blanc pour soutenir ces guerres ; et ce ne fut qu’à ce prix qu’elle parvint à maintenir son droit de rester une «grande puissance». C’est-à-dire, elle retint le droit de ne pas se soumettre à toutes les conditions que les monopolistes anglais voulaient lui imposer dans l’intérêt de leur commerce ; et elle retint le droit d’avoir une marine et des ports militaires. Frustrée dans ses plans d’expansion coloniale dans l’Amérique du Nord (elle avait perdu le Canada) et dans les Indes (elle dut y abandonner ses colonies), elle obtint la permission en retour de se créer un empire colonial en Afrique (à condition de ne pas toucher à l’Égypte), et d’enrichir ses monopolistes en pillant les Arabes en Algérie.

Plus tard, dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ce fut le tour de l’Allemagne. Lorsque le servage y fut aboli à la suite des soulèvements de 1848, et que l’abolition de la propriété communale força les jeunes paysans à quitter en masse les campagnes pour les villes, où ils offraient leurs «bras inoccupés» aux entrepreneurs d’industrie pour des salaires de meurt-la-faim, — la grande industrie prit son essor dans divers États allemands. Les industriels allemands comprirent bientôt que si l’on donnait au peuple une bonne éducation réaliste, ils pourraient rapidement rattraper les pays de grande industrie, comme la France et l’Angleterre, — à la condition, bien entendu, de procurer à l’Allemagne des débouchés avantageux en dehors de ses frontières. Ils savaient ce que Proudhon avait si bien démontré : que l’industriel ne parvient à sérieusement s’enrichir que si une bonne partie de ses produits est exportée dans des pays où ils peuvent être vendus à des prix auxquels ils ne pourraient jamais arriver dans le pays d’origine.

Alors dans toutes les couches sociales de l’Allemagne, celle des exploités, aussi bien que des exploiteurs, — ce fut un désir passionné d’unifier l’Allemagne à tout prix : d’en faire un puissant Empire qui serait capable de maintenir une immense armée, une forte marine, et conquérir des ports dans la mer du Nord, dans l’Adriatique, et — un jour — en Afrique et en Orient. Un empire qui pourrait dicter la loi économique en Europe.

Pour cela, il fallait évidemment, briser la force de la France, qui s’y opposerait sans doute et qui, alors, avait ou semblait avoir la force de l’empêcher.

De là — la guerre terrible de 1870, avec toutes ses tristes conséquences pour le progrès universel, que nous subissons jusqu’à ce jour.

Par cette guerre et cette victoire remportée sur la France, un empire Allemand, ce rêve des radicaux, des socialistes et des conservateurs allemands depuis 1848, fut enfin constitué, et il fit bientôt sentir et reconnaître sa puissance politique et son droit de dicter la loi en Europe.

Bientôt l’Allemagne, entrant dans une période frappante d’activité juvénile parvint, en effet, à doubler, tripler, décupler sa productivité industrielle, et en ce moment le bourgeois allemand convoite de nouvelles sources d’enrichissement un peu partout : dans les plaines de la Pologne, dans les prairies de la Hongrie, sur les plateaux de l’Afrique et surtout autour de la ligne de Bagdad, — dans les riches vallées de l’Asie Mineure, qui offriront aux capitalistes allemands une population laborieuse à exploiter, sous un des plus beaux ciels du monde.

C’est donc des ports d’exportation et surtout des ports militaires, dans l’Adriatique méditerranéenne et dans celle de l’Océan Indien — le golfe persan — ainsi que sur la côte africaine à Beïra et, plus tard, dans l’Océan Pacifique, que cherchent maintenant à conquérir les brasseurs d’affaires coloniales allemands et leur fidèle serviteur — l’Empire germanique.

Mais partout, ces nouveaux conquérants rencontrent un rival formidable, l’Anglais, qui leur barre le chemin.

Jalouse de garder sa suprématie sur les mers, jalouse surtout de retenir ses colonies pour l’exploitation par ses monopolistes ; effarouchée par les succès de la politique coloniale de l’Empire Allemand et le rapide développement de sa marine de guerre, l’Angleterre redouble d’efforts pour avoir une flotte capable d’écraser à coup sûr la flotte allemande. Elle cherche aussi partout des alliés pour affaiblir la puissance militaire de l’Allemagne sur terre. Et lorsque la presse anglaise sème l’alarme et épouvante la nation en feignant de craindre une invasion allemande, elle sait très bien que le danger n’est pas là. Ce qu’il lui faut, c’est de pouvoir lancer l’armée régulière anglaise, là où l’Allemagne attaquerait quelque colonie de l’Empire Britannique (l’Égypte, par exemple) ; après s’être mise d’accord pour cela avec la Turquie, et de retenir à la maison une forte armée «territoriale» qui puisse, au besoin, noyer dans le sang toute révolte ouvrière. C’est pour cela, surtout, que l’on enseigne l’art militaire à la jeunesse bourgeoise, groupé en escouades d’éclaireurs (Scouts).

La bourgeoisie anglaise veut faire aujourd’hui, avec l’Allemagne, ce qu’elle fit à deux reprises pour arrêter pour cinquante ans ou plus, le développement de la Russie comme puissance maritime : une fois en 1855 avec l’aide de la France et de la Turquie, et une autre fois, en 1900, en lançant le Japon contre la flotte russe et son port militaire dans le Pacifique.

Ce qui fait que nous vivons depuis deux années sur le qui-vive, en prévision d’une guerre colossale européenne qui peut éclater du jour au lendemain. [Note de R71: écrit en 1912..]

En outre, il ne faut pas oublier que la vague industrielle, en marchant de l’occident vers l’orient, a aussi envahi l’Italie, l’Autriche, la Russie. Et ces États viennent affirmer à leur tour leur «droit» — le droit de leurs monopolistes et de leurs privilégiés — à la curée en Afrique et en Asie.

Le brigandage russe en Perse, le brigandage italien contre les Arabes du désert à Tripoli et le brigandage français au Maroc en sont la conséquence.

Le consortium de brigands, au service des monopolistes a «permis» à la France de s’emparer du Maroc, comme il a permis aux Anglais de saisir l’Égypte. Il a «permis» aux Italiens de s’emparer d’une partie de l’Empire ottoman, pour empêcher qu’il ne soit saisi par l’Allemagne ; et il a permis à la Russie de saisir la Perse septentrionale, afin que les Anglais puissent s’emparer d’un bon morceau sur les bords du Golfe Persan, avant que le chemin de fer allemand n’y soit arrivé !

Et pour cela les Italiens massacrent ignoblement les Arabes inoffensifs et les sicaires du Tzar pendent les patriotes persans qui voulaient régénérer leur patrie par un peu de liberté politique.

Quels gredins que ces «honnêtes gens» !

II

La Haute Finance

Nous avons vu comment tous les États, dès lors que la grande industrie se développe dans la nation, sont amenés à chercher la guerre. Ils y sont poussés par leurs industriels, et même par les travailleurs, pour conquérir de nouveaux marchés — de nouvelles sources de facile enrichissement.

S’il n’y avait que cela ! Mais aujourd’hui il y a dans chaque état une classe — une clique plutôt, — infiniment plus puissante encore que les entrepreneurs d’industrie et qui, elle aussi pousse à la guerre. C’est la haute finance, les gros banquiers qui interviennent dans les rapports internationaux et qui fomentent les guerres.

Cela se fait aujourd’hui d’une manière très simple.

Vers la fin du moyen âge la plupart des grandes cités-républiques de l’Italie, avait fini par s’endetter. Lorsqu’elles furent entrées dans la période de décadence, à force de vouloir conquérir de riches marchés en Orient, et que cette conquête des marchés amena des guerres sans fin entre les cités-républiques, ces cités arrivèrent à contracter des dettes immenses envers leurs propres guildes, de gros marchands.

Un même phénomène se produit aujourd’hui pour les États, auxquels des syndicats de banquiers prêtent très volontiers, afin de prendre un jour hypothèque sur leurs revenus.

C’est surtout, cela se comprend, avec les petits États que cela se pratique. Les banquiers leur prêtent à 7, 8, 10 pour cent, sachant qu’ils ne «réaliseront» l’emprunt qu’à 80 ou 70 pour cent. Ce qui fait que, déduction faite des «commissions» des banques et des intermédiaires, — qui se montent de 10 à 20, et quelquefois jusqu’à 30 pour cent, — l’État ne reçoit pas même les trois quarts des sommes qu’il inscrit à son grand-livre.

Sur ces sommes, grossies de la sorte, l’État endetté doit payer désormais l’intérêt et l’amortissement. Et lorsqu’il ne le fait pas au terme dû, les banquiers ne demandent pas mieux que d’ajouter les arriérés de l’intérêt et de l’amortissement au principal de l’emprunt. Plus les finances de l’État débiteur vont mal, plus insensées sont les dépenses de ses chefs — et plus volontiers on lui offre de nouveaux emprunts. Après quoi les banquiers s’érigent un jour en «consortium» pour mettre la main sur tels impôts, telles douanes, telles lignes de chemin de fer.

C’est ainsi que les gros financiers ont ruiné et plus tard fait annexer l’Égypte par l’Angleterre. Plus les dépenses du khédive étaient folles, plus on les encourageait. C’était l’annexion à petites doses.

C’est encore de la même façon qu’on ruina la Turquie, pour lui enlever peu à peu ses provinces. Ce fut aussi la même chose, nous dit-on, pour la Grèce, qu’un groupe de financiers poussa à la guerre contre la Turquie, pour s’emparer ensuite d’une partie des revenus de la Grèce vaincue.

Et c’est ainsi que la haute finance de l’Angleterre et des Etats-Unis exploita la Japon, avant et pendant ses deux guerres contre la Chine et la Russie.

Bref, il y a dans les États prêteurs toute une organisation, dans laquelle gouvernants, banquiers, promoteurs de compagnies, brasseurs d’affaires et toute la gent interlope que Zola a si bien décrite dans L’Argent,se prêtent la main pour exploiter des États entiers.

Là où les naïfs croient découvrir de profondes causes politiques, ou bien des haines nationales, il n’y a que les complots tramés par les flibustiers de la finance. Ceux-ci exploitent tout : rivalités politiques et économiques, inimitiés nationales, traditions diplomatiques et conflits religieux.

Dans toutes les guerres de ce dernier quart de siècle, on trouve la main de la haute finance. La conquête de l’Égypte, l’annexion de Tripoli, l’occupation du Maroc, le partage de la Perse, les guerres du Japon — partout on retrouve les grandes banques ; — partout la haute finance a eu la voix décisive. Et si jusqu’à ce jour la grande guerre européenne n’a pas encore éclaté, c’est que la haute finance hésite encore. Elle ne sait pas trop de quel côté penchera la balance des milliards qui seront mis en jeu ; elle ne sait pas sur quel cheval mettre ses milliards.

Quant aux centaines de mille vies humaines que coûtera la guerre, — qu’est-ce que la finance à y voir ! L’esprit du financier raisonne par millions, — par colonnes de chiffres qui se balancent mutuellement. Le reste n’est pas de son domaine : il ne possède même pas l’imagination nécessaire pour faire intervenir les vies humaines dans ses raisonnements.

Quel monde ignoble à dévoiler, si quelqu’un se donnait seulement la peine d’étudier les coulisses de la haute pègre de la finance ! On le devine, rien que par le tout petit coin de voile soulevé par «Lysis» dans ses articles de La Revue(parus en 1908 en volume sous ce titre : Contre l’oligarchie financière en France).

On voit, en effet, par ce petit travail, comment quatre ou cinq banques, — le Crédit Lyonnais, la Société Générale, le Comptoir National d’Escompte et le Crédit Industriel et Commercial, — possèdent en France le monopole absolu des grandes opérations financières.

La plus grande partie — près des huit dixièmes de l’épargne française, qui se monte chaque année à peu près à deux milliards, est versée dans ces grandes banques ; et lorsque les États étrangers, grands et petits, les compagnies de chemins de fer, les villes, les compagnies industrielles des cinq parties du monde se présentent à Paris pour faire un emprunt, c’est à ces quatre ou cinq banques qu’ils s’adressent. Ces banques ont le monopole des emprunts étrangers et disposent du mécanisme nécessaire pour les faire mousser.

Il est évident que ce n’est pas le talent des directeurs de ces banques qui créa pour elles cette situation lucrative. C’est l’État, — le gouvernement français d’abord, qui donna à ces banques sa garantie et constitua pour elles une situation privilégiée qui devint bientôt un monopole. Et puis ce sont les autres États, les États emprunteurs qui renforcèrent ce monopole. Ainsi le Crédit Lyonnais, qui monopolise les emprunts russes, doit cette situation privilégiée aux agents financiers et aux ministères des finances du gouvernement russe.

Les affaires brassées par ces quatre ou cinq Sociétés se chiffrent par milliards. Ainsi, en deux années, 1906 et 1907, elles distribuèrent en emprunts divers sept milliards et demi, — 7.500 millions, dont 5.500 en emprunts étrangers (Lysis, p. 101). Et quand on apprend que la «commission» de ces compagnies lorsqu’elles organisent les emprunts étrangers est de 5 pour cent pour le «syndicat d’apporteurs» (ceux qui «apportent» de nouveaux emprunts), 5 pour cent pour le syndicat de la garantie, et de 7 à 10 pour cent pour le syndicat ou plutôt le trust des quatre ou cinq Sociétés que nous venons de nommer, — on voit quelles sommes immenses vont à ces monopolistes.

Ainsi, un seul intermédiaire qui «apporta» l’emprunt de 1.250 millions conclu par le gouvernement russe en 1906, pour écraser la révolution, toucha, de ce fait, une commission de douze millions !

On comprend ainsi quelle influence occulte les grands directeurs de ces Sociétés financières exercent sur la politique internationale. Avec leur comptabilité mystérieuse, avec les pleins pouvoirs que certains directeurs exigent et obtiennent des actionnaires — car il faut bien le discrétion quand on paie 1,2 millions à M. Un Tel, 250.000 francs à tel ministre, et tant de millions, en plus des décorations, à la presse ! Il n’y a pas, dit «Lysis», un seul grand journal en France qui ne soit pas payé par les banques. Cela se comprend. On devine aisément ce qu’il fallu distribuer d’argent à la presse, lorsqu’on préparait dans les années 1906 et 1907, la série d’emprunts russes (d’État, des chemins de fer, des banques foncières). Ce qu’il y eut de plumitifs qui mangèrent gras avec ces emprunts, — on le voit par le livre de «Lysis». Quelle aubaine, en effet ! Le gouvernement d’un grand État aux abois ! Une révolution à écraser ! Cela ne se rencontre pas tous les jours !

Eh bien ! tout le monde sait cela, plus ou moins. Il n’y a pas un seul homme politique qui ne connaisse les dessous de tous ces tripotages, et qui n’entende nommer à Paris les femmes et les hommes qui ont «touché» les grosses sommes après chaque emprunt, grand ou petit, russe ou brésilien.

Et chacun, s’il a la moindre connaissance des affaires, sait aussi parfaitement combien toute cette organisation de la haute finance est un produit de l’État, — un attribut essentiel de l’État.

Et ce serait cet État, — l’État dont on se garde bien de diminuer les pouvoirs ou de réduire les attributions, — qui dans la pensée des réformateurs étatistes, devrait devenir l’instrument d’affranchissement des masses ?! Allons donc !

Que ce soit par bêtise, ou ignorance, ou fourberie de l’affirmer, — toutes les trois explications sont impardonnables.

III

La Guerre et l’Industrie

Descendons maintenant un degré plus bas, et voyons comment l’État a créé dans l’industrie moderne toute une classe de gens directement intéressés à faire des nations des camps militaires, prêts à se ruer les uns sur les autres.

En ce moment, il existe en effet, des industries immenses qui occupent des millions d’hommes, et qui n’existent que pour préparer le matériel de guerre ; ce qui fait que les propriétaires de ces usines et leurs bailleurs de fond ont tout intérêt à préparer des guerres et à maintenir la crainte des guerres prêtes à éclater.

Il ne s’agit pas ici de menu fretin, — des fabricants d’armes à feu de mauvaise qualité, de sabres à bon marché, et de revolvers qui ratent tout le temps, comme on en a à Birmingham, à Liège, etc. Ceux-ci ne comptent presque plus, quoique le commerce de ces armes, fait par les exportateurs qui spéculent sur les guerres «coloniales», soit déjà d’une certaine importance. Ainsi, on sait que des marchands anglais approvisionnaient d’armes les Matabélés, alors que ceux-ci se préparaient à se soulever contre les Anglais qui leur imposaient le servage. Plus tard, ce furent des fabricants français, et même des fabricants anglais très connus, qui firent des fortunes en envoyant des armes, des canons et des munitions aux Boërs. Et en ce moment même on parle de quantités d’armes importées par les marchands anglais en Arabie, — ce qui amènera des soulèvements de tribus, le pillage de quelques marchands et — l’intervention anglaise, pour «rétablir l’ordre» et faire quelque nouvelle «annexion».

Ces faits, d’ailleurs, ne comptent plus. On sait bien ce que vaut le «patriotisme» bourgeois, et l’on a vu récemment des faits bien plus graves. Ainsi, pendant la dernière guerre entre la Russie et le Japon, l’or anglais approvisionnait les Japonais, pour qu’ils détruisissent le pouvoir maritime naissant de la Russie dans l’Océan Pacifique, dont l’Angleterre prenait ombrage. Mais, d’autre part, les compagnies houillères anglaises vendaient à un très haut prix 300.000 tonnes de charbon à la Russie pour lui permettre d’envoyer en Orient la flotte de Rojdestvensky. D’une pierre on faisait deux coups : les compagnies du Pays de Galles faisaient une belle affaire, et les financiers de Lombard Street (le centre des opérations financières de Londres) plaçaient leur argent à neuf ou dix pour cent dans l’emprunt japonais et prenaient hypothèque sur une bonne partie des revenus de leurs «chers alliés» !

Et tout cela, ce ne sont que quelques petits faits sur mille autres du même genre. On en saurait de belles sur tout ce monde de nos gouvernants, si les bourgeois ne savaient pas bien tenir leurs secrets ! — Passons donc à une autre catégorie de faits.

On sait que tous les grands États ont favorisé la création, à côté de leurs arsenaux, d’immenses usines privées qui fabriquent des canons, des blindages de cuirassés, des vaisseaux de guerre de moindres dimensions, des obus, de la poudre, etc. Des sommes immenses furent dépensées par tous les États pour avoir ces usines auxiliaires, où l’on trouve aujourd’hui concentrés les plus habiles ouvriers et ingénieurs.

Or, il est de toute évidence, qu’il est de l’intérêt direct des capitalistes qui ont placé leurs capitaux dans ces entreprises, de maintenir toujours des bruits de guerre, de pousser sans cesse aux armements, de semer, s’il le faut, la panique. C’est ce qu’ils font en effet.

Et si les probabilités d’une guerre européenne diminuent à certains moments, si les gouvernants, — quoique intéressés eux-mêmes comme actionnaires des grandes usine de ce genre (Anzin, Krupp, Armstrong, etc.), ainsi que des grandes compagnies des chemins de fer, des mines de charbon, etc., — si les gouvernants se font quelquefois tirer l’oreille pour sonner la fanfare guerrière, n’y a-t-il pas cette grande prostituée — la grande presse — pour préparer les esprits à de nouvelles guerres, précipiter celles qui sont probables, ou, du moins, forcer les gouvernements à doubler, à tripler leurs armements ? Ainsi n’a-t-on pas vu en Angleterre, pendant les dix années qui précédèrent la guerre des Boërs, la grande presse, et surtout ses adjoints dans la presse illustrée, préparer savamment les esprits à la nécessité d’une guerre «pour réveiller le patriotisme» ? Dans ce but, on fit flèche de tout bois. On publia à grand fracas des romans sur la prochaine guerre, où l’on racontait comment les Anglais, battus d’abord, faisaient un suprême effort et finissaient par détruire la flotte allemande et s’installer à Rotterdam. Un lord dépensa des sommes folles pour faire jouer dans toute l’Angleterre, une pièce patriotique, trop stupide pour faire ses frais, mais nécessaire pour ces messieurs qui tripotaient avec Rhodes en Afrique. Oubliant tout, on alla même jusqu’à faire revivre le culte — oui, le culte— de l’ennemi juré de l’Angleterre, Napoléon Ier. Et depuis lors le travail dans cette direction n’a jamais cessé. En 1904, on avait même presque tout à fait réussi à lancer la France, gouvernée en ce moment par Clemenceau et Delcassé, dans une guerre contre l’Allemagne — le gouvernement conservateur (lord Lansdowne) ayant fait la promesse d’appuyer les armées françaises par un corps d’armée anglais envoyé en Belgique ! Il se fallut de bien peu à ce moment pour que Delcassé, attachant à cette promesse risible une importance qu’elle n’a certainement pas, ne lançât la France dans une guerre désastreuse.

En général, plus nous avançons dans notre civilisation bourgeoise étatiste, plus la presse, cessant d’être l’expression de ce qu’on appelle l’opinion publique, s’applique à fabriquer elle-même l’opinion par les procédés les plus infâmes. La presse, dans tous les grands États, c’est déjà deux ou trois syndicats de brasseurs d’affaires financières qui font l’opinion qu’il leur faut dans l’intérêt de leurs entreprises. Les grands journaux leur appartiennent et le reste ne compte pas.

Mais ce n’est pas tout : la gangrène est encore plus profonde.

Les guerres modernes, ce n’est plus seulement le massacre de centaines de mille hommes dans chaque bataille, — un massacre dont ceux qui n’ont pas suivi les détails des grandes batailles dans la guerre de Mandchourie et les atroces détails du siège et de la défense de Port-Arthur, n’ont absolument aucune idée. Et cependant, les trois grandes batailles historiques, Gravelotte, Potomack et Borodino (de la Moskowa), qui durèrent chacune trois jours, et dans lesquelles il y eut cent mille homme blessés et tués des deux côtés, c’étaient des jeux d’enfants en comparaison des guerres modernes. Les grandes batailles se font aujourd’hui sur un front de cinquante, soixante kilomètres ; elles durent non plus trois jours, mais sept jours (Liao-Yang), dix jours (Moukden), et les pertes sont de cent cinquante mille hommes de chaque côté.Les ravages faits par les obus, lancés avec précision par des batteries placées à cinq, six, sept kilomètres, et dont on ne peut même pas découvrir la position, grâce à la poudre sans fumée, sont inouïs. Lorsque le feu de plusieurs cents bouches à feu est concentré sur un carré d’un kilomètre de côté (comme on le fait aujourd’hui), il ne reste pas un espace de dix mètres carrés qui n’ait reçu son obus, pas un buisson qui n’ait été rasé par les monstres hurlants envoyés on ne sait d’où. La folie s’empare des soldats, après sept ou huit jours de ce feu terrible, et lorsque les colonnes des assaillants arrivent jusqu’aux tranchées ennemies, alors la lutte s’engage corps à corps entre les combattants. Après s’être lancé mutuellement des grenades à la main et des morceaux de pyroxiline (deux morceaux de pyroxiline, liés entre eux par une ficelle étaient employés comme une fronde), les soldats russes et japonais se roulaient dans les tranchées de Port-Arthur comme des bêtes féroces, se frappant de la crosse du fusil, du couteau, des dents…

Les travailleurs occidentaux ne se doutent même pas de ce terrible retour à la plus affreuse sauvagerie que représente la guerre moderne, et les bourgeois qui le savent se gardent bien de le leur dire.

Mais les guerres modernes, ce n’est seulement le massacre, la folie du massacre, le retour, pendant la guerre, à la sauvagerie. C’est aussi la destruction sur une échelle colossale, du travail humain ; et les effets de cette destruction, nous les ressentons parmi nous continuellement, en temps de paix,par un accroissement de la misère parmi les pauvres, l’enrichissement parallèle des riches.

Chaque guerre, c’est la destruction d’un formidable matériel, qui comprend non seulement le matériel de guerre proprement dit, mais aussi les choses les plus nécessaires pour la vie de tous les jours, de toute la société : le pain, les viandes, les légumes, les denrées de toute sorte, les bêtes de trait, le cuir, le charbon, les métaux, les vêtements. Tout cela représente le travail utile de millions d’hommes pendant des dizaines d’années, et tout cela sera gaspillé, brûlé, jeté à l’eau en quelques mois. Mais c’est déjà gaspillé aujourd’hui même, en prévision des guerres.

Et comme ce matériel de guerre, ces métaux, ces provisions doivent être préparés à l’avance, la simple possibilité prochaine d’une nouvelle guerre amène dans toutes nos industries les soubresauts et des crises qui nous atteignent tous. Vous, moi, chacun de nous en ressentons les effets dans les moindres détails de notre vie. Le pain que nous mangeons, le charbon que nous brûlons, le billet de chemin de fer que nous achetons, leur prix, le prix de chaque chose, dépendent des bruits, des probabilités de guerre à courte échéance, propagés par les spéculateurs.

IV

Nous avons montré comment la nécessité de préparer à l’avance un formidable matériel de guerre et des amas de provisions de toutes sortes qui allaient être détruites en quelques mois de guerre, produirait dans toutes les industries des soubresauts et des crises dont chacun de nous, et surtout les salariés, se ressentaient d’une façon terrible. En effet, on a pu s’apercevoir très bien récemment aux Etats-Unis.

On se souvient sans doute de la terrible crise industrielle qui ravagea les Etats-Unis pendant ces trois ou quatre dernières années. En partie, elle dure encore. Eh bien ! l’origine de cette crise, — quoi qu’en aient dit les «savants» économistes qui connaissent les écrits de leurs prédécesseurs, mais ignorent la vie réelle, — la vraie origine de cette crise fut dans la production outrée des principales industries qui se fit pendant quelques années en prévision d’une guerre entre les grandes puissances de l’Europe, et d’une autre guerre entre les Etats-Unis et le Japon. Ceux qui poussaient à ces guerres savaient très bien l’effet que la prévision de ces conflits exercerait sur les industries américaines. Ce fut, en effet, pendant deux ou trois ans, une activité fiévreuse dans la métallurgie, les charbonnages, la fabrication du matériel des chemins de fer, des matériaux pour le vêtement, des conserves alimentaires.

L’extraction du minerai de fer et la fabrication de l’acier aux Etats-Unis atteignirent, pendant ces années, des proportions tout à fait inattendues. C’est surtout de l’acier que l’on consomme pendant les guerres modernes, et les Etats-Unis en faisaient des provisions fantastiques, ainsi que des métaux, comme le nickel et la manganèse, requis pour fabriquer les sortes d’acier nécessaires pour le matériel de guerre. C’était à qui spéculerait le mieux sur les provisions de fonte, d’acier, de cuivre, de plomb et de nickel.

Il en fut de même pour les provisions de blé, les conserves de viande, de poisson, de légumes. Les cotonnades, les draps, les cuirs suivaient de près. Et, puisque chaque grande industrie fait vivre à côté d’elle une quantité de petites, la fièvre d’une production surpassant de beaucoup la demande se répandait. Les prêteurs d’argent (ou plutôt de crédit), qui alimentaient cette production, profitaient de la fièvre — cela va sans dire — plus encore que les chefs d’industrie.

Et alors, d’un coup, tout s’arrêta soudain, sans qu’on pût invoquer une seule des causes auxquelles on avait attribué les crises précédentes. Le fait est que du jour où la haute finance européenne se persuada que le Japon, ruiné par la guerre en Mandchourie, n’oserait pas attaquer les Etats-Unis, et qu’aucune des nations européennes, ne se sentait assez sûre de la victoire pour dégainer, les capitalistes européens refusèrent de nouveaux crédits aux prêteurs américains qui alimentaient la surproduction en prévision de la guerre, ainsi qu’aux «nationalistes» japonais.

«Plus de guerre à courte échéance !» — et les usines d’acier, les mines de cuivre, les hauts fourneaux, les chantiers de navires, les tanneries, les spéculateurs sur les denrées, tous suspendirent soudain leurs opérations, leurs commandes, leurs achats.

Ce fut alors plus qu’une crise : ce fut un désastre ! Des millions d’ouvriers et d’ouvrières furent jetés sur le pavé dans la plus affreuse des misères. Grandes et petites usines se fermaient, la contagion se répandait comme une épidémie, en semant l’épouvante tout autour.

Qui dira jamais les souffrances des millions d’hommes, femmes et enfants, les vies brisées, avec lesquelles furent bâties les fortunes des gredins qui avaient spéculé en prévision des monceaux de cadavres humains et de chairs déchiquetées qui allaient s’accumuler dans les grandes batailles !

Voilà ce qu’est la guerre, voilà comment l’État enrichit les riches, tient les pauvres dans la misère, et les rend d’année en année plus asservis aux riches.

Maintenant une crise semblable à celle des Etats-Unis va se produire, selon toute probabilité, en Europe et surtout en Angleterre, à la suite des mêmes causes.

Tout le monde fut ébahi l’été passé par l’augmentation soudaine et tout à fait imprévue des exportations anglaises. Rien dans le monde économique ne la faisait prévoir ; aucune explication n’en a été donnée, — précisément parce que la seule explication possible c’est que d’immenses commandes venaient du continent en prévision d’une guerre entre l’Angleterre et l’Allemagne. Cette guerre manqua d’éclater, on le sait, en juillet passé, et si elle avait éclaté, la France et la Russie, l’Autriche et l’Italie auraient été forcées d’y prendre part.

Il est évident que les gros financiers qui alimentaient de leur crédit les spéculateurs sur les denrées, les draps, les cuirs, les métaux, etc., avaient été avertis de la tournure menaçante que prenaient les rapports entre les deux rivales. Ils savaient comment les deux gouvernements activaient leurs préparatifs militaires, et ils s’empressèrent de faire leurs commandes qui grossirent outre mesure les exportations anglaises de 1911.

Mais c’est aussi à la même cause que nous devons cette hausse extraordinaire récente des prix de toutes les denrées sans exception, alors que ni le rendement des récoltes de l’année passée, ni les quantités de toutes sortes de marchandises dans les dépôts, ne justifiaient cette hausse. Le fait est, d’ailleurs, que la hausse des prix ne se répandit pas seulement sur les denrées : toutes les marchandises en furent atteintes, et la demande grandissait toujours, alors que rien n’expliquait cette demande exagérée, si ce n’est les prévisions de guerre.

Et maintenant, il suffira que les gros spéculateurs coloniaux de l’Angleterre et de l’Allemagne arrivent à un arrangement concernant leurs parts dans le partage de l’Afrique orientale, — qu’ils s’entendent sur «les sphères d’influence» en Asie, c’est-à-dire sur les conquêtes prochaines, pour qu’il se produise en Europe le même arrêt soudain des industries que l’on a vu aux Etats-Unis.

Au fond, cet arrêt commence déjà à se faire sentir. C’est pourquoi en Angleterre les compagnies de charbonnages et «les lords du coton» se montrent si intransigeants envers les ouvriers, et les poussent à la grève. Ils prévoient une diminution des demandes, et ils ont déjà trop de marchandises en magasin, trop de charbon entassé autour de leurs mines.

Lorsqu’on analyse de près ces faits de l’activité des États modernes, on comprend jusqu’à quel point toute la vie de nos sociétés civilisées dépend — non pas des faits du développement économique des nations, mais de la façon dont divers milieux de privilégiés, plus ou moins favorisés par les États, réagissent sur ces faits.

Ainsi, il est évident que l’entrée dans l’arène économique d’un aussi puissant producteur qu’est l’Allemagne moderne, avec ses écoles, son éducation technique répandue à pleines mains dans le peuple, son entrain juvénile et les capacités d’organisation de son peuple, devait changer les rapports entre nations. Un nouvel ajustement des forces devait se produire. Mais vu l’organisation spécifique des États modernes, l’ajustement des forces économiques est entravé par un nouveau facteur : les privilèges, les monopoles constitués et maintenus par l’État. Au fond, c’est toujours la haute finance qui fait la loi dans toutes les considérations politiques. Le «qu’en dira le baron de Rothschild ?» ou plutôt le «qu’en dira le Syndicat des banquiers de Paris, de Vienne, de Londres ?» est devenu l’élément dominant dans les questions politiques et les rapports entre nations. C’est l’approbation ou la désapprobation de la finance qui font et défont les ministères (en Angleterre, il y a en plus l’approbation de l’Église officielle et des cabaretiers à envisager, mais l’Église et les cabaretiers sont toujours d’accord avec la haute finance, qui se garde bien de toucher à leurs rentes). Et, comme un ministre est après tout un homme qui tient à son poste, à sa puissance, et aux possibilités d’enrichissement qu’ils lui offrent — il s’ensuit que les questions de rapports internationaux se réduisent aujourd’hui en dernière analyse, à savoir si les mignons monopolistes de tel État vont prendre telle attitude ou telle autre, vis-à-vis d’autres mignons de même calibre d’un autre État.

Ainsi l’état des forces mises en jeu est donné par le degré de développement technique des diverses nations, à un certain moment de l’histoire. Mais l’usage qui sera fait de ces forces, dépend entièrement de l’état d’asservissement à son gouvernement et à la forme étatiste d’organisation, auquel les populations se sont laissé réduire. Les forces qui auraient pu donner l’harmonie, le bien-être et une nouvelle efflorescence d’une civilisation libertaire, — une fois mises dans les cadres de l’État, c’est-à-dire d’une organisation développée spécialement pour enrichir les riches et absorber tous les progrès au profit des classes privilégiées, — ces même forces deviennent un instrument d’oppression, de misère, de privilèges et de guerres sans fin pour l’enrichissement des privilégiés.

Géopolitique et Nouvel Ordre Mondial: L’entreprise terroriste Washington-Ryadh (Tony Cartalucci)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 avril 2018 by Résistance 71

Un article de fond utile et nécessaire de Tony Cartalucci qui montre une fois de plus les connivences criminelles et les ramifications tentaculaires manipulatrices de l’empire anglo-américain contrôlé depuis a City de Londres, GQG de la haute finance transnationale.
Il n’y a pas de solution au sein du système et ne peut y en avoir. Il est quand même grand temps de le comprendre et d7agir, ensemble, e conséquence par delà antagonisme et division.
~ Résistance 71 ~

Lectures complémentaires:

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Manifeste pour la societe des societes

 

L’entreprise de la terreur de Washington et de Ryadh

 

Tony Cartalucci

 

6 avril 2018

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2018/04/washington-and-riyadhs-terror-enterprise.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce qui commença comme un moyen pour la Maison des Saoud d’établir, de consolider et éventuellement d’étendre son pouvoir politique sur la péninsule arabique au XVIIIème siècle est maintenant devenu un très bon outil bien façonné et rôdé de pouvoir géopolitique tout à fait intégré dans la politique étrangère de Washington.

Pendant des décennies, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont aidé l’Arabie Saoudite (AS) à exporter des méthodes d’endoctrinement politique connues sous le vocable de wahhabisme pour radicaliser les individus et grossir les rangs des forces mercenaires utilisées pour déclencher des guerres par procuration à l’étranger et manipuler les populations occidentales intra muros.

Une remarquable admission a été récemment faite dans les pages du Washington Post (NdT:devenu le blog du proprio d’Amazon Jeff Bezos…) dans un article intitulé “Le prince saoudien nie qu’il a Kushner dans sa poche” ( « Saudi prince denies Kushner is ‘in his pocket’. » ).

L’article citait le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman en disant:

“En réponse aux questions sur la dissémination financée par l’AS du wahhabisme, forme austère de l’islam qui est dominante dans le royaume et que certains ont accusé d’être la source du terrorisme mondial, MBS a dit que les investissements dans les mosquées et les madrassas (écoles coraniques) à l’étranger étaient enracinés dans la guerre froide alors que les alliés demandèrent à l’AS d’utiliser ses ressources pour empêcher une infiltration soviétique dans les pays musulmans.

Des gouvernements successifs saoudiens ont perdu le fil de cet effort, a t’il dit et maintenant “nous devons tout reprendre”. Les financements proviennent maintenant largement de “fondations” basées à l’extérieur de l’AS, plutôt que du gouvernement.

Alors que l’article affirme “que des gouvernements successifs saoudiens ont perdu le fil de l’effet [de financement]” et que le financement est maintenant effectué via des “fondations en dehors de l’AS”, ceci n’est pas vrai.

Il n’y a rien de la sorte en AS que des “gouvernements successifs”. La nation depuis sa création, n’a été dirigée que par une seule famille, celle de la Maison des al-Saoud.

Bien que des fondations basées en AS puissent être le conduit par lequel le wahhabisme est organisé, financé et dirigé, tout ceci est fait pour Ryadh dans un processus mis en place et écrit par Washington.

Un outil et non pas une idéologie

Le wahhabisme a été créé et utilisé comme outil politique dès le tout début du XVIIIème siècle. Il a servi de pierre angulaire pour la construction de l’Arabie Saoudite. Ainsi de manière bien pratique, le wahhabisme depuis sa création, a toujours été intolérant envers les étrangers. Pour les Saoudiens cherchant le pouvoir politique au travers de la conquête, cette intolérance fut facilement transformée en utilisation de la violence contre des tribus et états voisins qui ne se soumettaient pas au pouvoir saoudien.

Les Britanniques contrôlèrent plus avant cet outil politique dans leur concurrence pour le pouvoir avec l’empire ottoman. L’empire britannique encouragea et cultiva les idéologies extrémistes comme le wahhabisme avant et après la chute de l’empire ottoman. Après les deux guerres mondiales, les Britanniques et les Américains s’allièrent avec des nations comme l’AS et commencèrent à exporter le wahhabisme et son mode d’endoctrinement dans le monde entier.

De l’admission même du prince héritier MBS ceci donne une meilleure vision de l’utilisation de l’extrémisme par Washington en Syrie à la fin des années 1970 et au début des années 1980 ainsi que pour le soutien par les Etats-Unis des militants en Afghanistan, visant à déloger l’URSS de la région.

Mais ceci révèle aussi précisément comment le terrorisme en tant qu’outil géopolitique est utilisé dans l’ère actuelle de l’après guerre froide et qui l’utilise.

“Des mosquées” financées par l’AS et autres états du Golfe [Qatar, EAU…] en dehors du Moyen-Orient, incluant l’Europe et l’Asie, servent de centres de recrutement et d’endoctrinement pour les Etats-Unis et leurs alliés pour les guerres par procuration variées et leurs efforts de déstabilisation dans le monde.

Comment aiguise-t’on le wahhabisme ?

Des combattants étrangers recrutés de par le monde pour se battre en Syrie et sa guerre incessante, le furent essentiellement par le réseau wahhabite financé et dirigé par l’AS.

“Des mosquées et des madrassas” opérant en Amérique du Nord et en Europe existent avec les pleines connaissance et coopération des services de renseignement et de sécurité occidentaux. Le recrutement, déploiement et le retour de ces mercenaires wahhabites endoctrinés à travers l’occident ont été admis même dans toute la presse et les médias occidentaux.

L’organisation médiatique danoise, The Local DK, a exposé un tel centre au Danemark. Le rapport des faits dans un article intitulé: « Danish mosque doubles down on Isis support, » décrivait ce qui est un soutien ouvert pour des organisations terroristes déclarées, spécifiquement le soi-disant Etat Islamique (EI) ou Daesh.

L’article déclarait:

Nous voulons que l’EI soit au top. Nous voulons un EI du monde.” a dit le mollah de la mosquée Oussama el-Saadi au programme DR.

El-Saadi a aussi dit qu’il voyait la participation du Danemark dans la coalition emmenée par les USA dans les combats contre la Syrie, comme un affront non seulement à sa mosquée mais à tous les musulmans.

La guerre est contre l’Islam “ a t’il déclaré.

Cette même supposée mosquée au Danemark, malgré son soutien ouvert au terrorisme, ne sera pas immédiatement fermée et ses leaders arrêtés comme on pourrait s’y attendre. Au lieu de cela, le gouvernement danois a reconnu travailler avec la “mosquée” pour gérer le processus.

L’article du magazine allemand Der Spiegel, « Community Response: A Danish Answer to Radical Jihad, » rapportait:

“Le commissaire Aarsley dit qu’il est très fier de ce qu’ils ont réussi jusqu’ici, et il n’oublie jamais de féliciter ses gens et ceux qui sont impliqués dans le programme. Il est particulièrement locace sur un homme, un salafiste barbu qui est le leader de la mosquée Grimhøjvej à Aarhus, dont bien des jeunes qui sont partis pour la Syrie émanent. Son leader est un homme du nom de Oussama El Saadi… Ces deux hommes ont joint leur force dans un projet qui recherche sur la réponse à ces questions qui minent tout le continent européen: Que peut-on faire de ces radicaux qui reviennent de Syrie ? Quelles mesures peut-on prendre pour contrer cette terreur qui une une fois plus semble vouloir menacer l’occident toujours plus près ?”

Etonnamment, les merdias occidentaux ont admis l’existence de telles “mosquées” qui recrutent ouvertement des hommes en occident pour combattre comme mercenaires en Syrie sous la bannière d’Al Qaïda et de ses nombreuses variantes et succursales avant qu’ils ne retournent en Europe et posent un problème de sécurité pour les populations occidentales.

Plutôt que de démanteler le réseau et d’éliminer la menace, l’occident l’a intentionnellement laissé croître, créant des divisions socio-politiques au sein des nations ; augmentant le racisme, la bigoterie et la xénophobie ce qui aide à toujours justifier les guerres de l’occident à l’étranger tout en permettant de justifier du développement d’un état toujours plus policier intra muros.

Le maquillage

Le journal britannique “the Independant” dans son article, « Saudi Arabia boosting extremism in Europe, says former ambassador, » a admis:

L’AS a financé des mosquées dans l’Europe entière qui sont devenus des points chauds de l’´extrémisme religieux.”, a dit l’ancien ambassadeur britannique en AS Sir William Patey. Mais cet article, comme bon nombre d’entre eux, se garde bien de parler des implications bien plus larges du financement saoudien et de l’utilisation de ces mosquées comme centres d’endoctrinement et de recrutement alimentant en militants des forces financées et armées par les Etats-Unis, l’Europe, l’AS et ses partenaires arabes, dans des conflits autour du monde.

Les merdias occidentaux et les politiciens ainsi que les représentants saoudiens ont tenté d’affirmer que Ryadh soit ne contrôle pas complètement ce réseau ou alors ne comprend pas le rôle central du réseau dans le terrorisme mondial. De telles excuses sont totalement absurdes.

Les Etats-Unis et l’AS utilisent les réseaux wahhabites pour remplir les groupes militants combattant autour du monde, ceci est une évidence extrême. Les combattants sont “accidentellement” recrutés dans des mosquées financées par l’AS à travers l’Europe, le Moyen-Orient, et l’Asie et forment des groupes terroristes armés, financés, entraînés et autrement soutenus par les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés Moyen-Orientaux incluant l’AS (NdT: et Israël, la Turquie, la Jordanie…).

Pour ce qui est de la Syrie en particulier, le journaliste très expérimenté Seymour Hersh avait exposé dès 2007 dans son article « The Redirection Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? »   ce processus en action alors que l’affaire qui mena à la guerre en Syrie en 2011 était déjà en cours de préparation.

L’article disait:

“Pour diminuer l’Iran qui est chiite de manière prédominante, l’administration Bush a décidé de reconfigurer effectivement ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, l’administration a coopéré avec le gouvernement saoudien, qui est sunnite, dans des opérations clandestines qui sont faites pour affaiblir le Hezbollah, l’organisation chiite qui est soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part à des opérations clandestines visant l’Iran et son allié la Syrie. Un effet secondaire de ces opérations a été de développer des groupes extrémistes sunnites qui épousent une vision militante de l’Islam et qui sont hostiles à l’Amérique et sympathisant d’Al Qaïda. (NdT: ce qui veut dire sympathisants de la CIA ou Al CIAda tant il est clair depuis longtemps que le groupe terroriste est une construction des services américains, pakistanais et saoudiens depuis sa création au début des années 1980…)

L’article faisait aussi remarquer::

“Cette fois, m’a dit le consultant pour le gouvernement américain, le prince Bandar et autres Saoudiens ont assuré à la Maison Blanche qu’”ils surveilleront de près les fondamentalistes religieux. Leur message qui nous était adressé fut: ‘Nous avons créé ce mouvement et nous pouvons le contrôler.’ Ce n’est pas qu’on ne veut pas que les salafistes lancent de bombes, mais plutôt à qui ils les balancent, le Hezbollah, Moqtada al-Sadr, l’Iran et aux Syriens s’ils continuent de travailler avec le Hezbollah et l’Iran.

Ainsi, il n’y a absolument rien d’accidentel ou de non intentionnel au sujet de la création par Washington et Ryadh de ces réseaux  et de leur utilisation.

D’autres tactiques ont également été utilisées aussi bien pour empêcher de s’intéresser à cet effort vieux de plusieurs décennies. L’utilisation du “multi-culturalisme” contre le racisme violent, la bigoterie et la xénophobie a créé un faux débat qui transforme ce qui est essentiellement une assistance multinationale occidentalo-arabe au terrorisme en des sujets, des leviers hautement diviseurs.

Une opposition contrôlée des deux côtés de ce “débat” résultant en une diversion intentionnelle pour le public des questions qui entourent cette création et l’utilisation du wahhabisme par l’AS et ses alliés arabes, tout comme par l’occident lui-même.

Le conduit américano-saoudien de la terreur mondiale

Des “mosquées” financées par l’AS endoctrinant, radicalisant et recrutant les militants, les aspirants combattants qui sont ensuite transférés vers les zones d’opérations. Des extrémistes ouïghours commandités par les Etats-Unis et l’AS en provenance de la province occidentale de la Chine du Xinjiang, ont été transférés à travers l’Asie du Sud-Est avant d’arriver en Turquie où ils sont formés et entraînés avant d’être envoyés combattre les forces de Damas en Syrie. (cf: US-Saudi sponsored extremists drawn from China’s Uyghur population )

Et tandis que la tâche principale du pipeline de la terreur américano-saoudien a été d’alimenter la guerre par procuration en Syrie, l’endoctrinement wahhabite commandité par les USA et l’AS, la radicalisation et le recrutement, sont aussi localisés. Tandis que des extrémistes ouïghours sont envoyés en Syrie, d’autres sont recrutés et déployés en Chine.

En Asie du sud-est, le financement saoudien a trouvé son chemin vers les militants combattant sous la bannière de l’EIIL aux Philippines. Il y a des préoccupations tout à fait légitime sur le fait que ce réseau financé par les USA et l’AS ait aussi essayé de s’infiltrer en Thaïlande et d’exploiter les luttes séparatistes du sud du pays.

Au Myanmar voisin, les Etats-Unis ont aidé à mettre au pouvoir le régime actuel mené par la “conseillère d’état” Aung San Suu Kyi. Ses supporteurs racistes et ultra-nationalistes ont mené une politique de violence génocidaire ces dernières années contre la minorité de la nation musulmane des Rohingya. Simultanément, les Etats-Unis et l’AS ont créé un groupe militant rohingya mené par Ata Ullah qui a grandi et a été éduqué en Arabie Saoudite.

La toile de fond de la vie d’Ata Ullah est très nébuleuse. Son “leadership” semble être similaire à celui d’Abou Bakr al-Baghdadi de l’EIIL/Daesh, une figure d’organisation qui ultimement est gérée et contrôlée depuis Ryadh et Washington.

L’utilisation de terroristes a servi à remplir plusieurs objectifs. Pour la Syrie, ce fut la tentative de changement de régime, en Chine, agitation politique et possible balkanisation le long des frontières ; en Asie du Sud-Est, tentative de diviser et d’affaiblir des nations où Washington essaie de mettre en place des régimes clients et sous contrôle ou dans des nations comme le Myanmar dans lesquelles les USA ont besoin d’avoir un régime en place qui demeure obéissant et pour les Philippines en particulier, un moyen de maintenir une présence militaire américaine sur le sol philippin.

Mettre à jour et en finir avec l’entreprise de la terreur de Washington et de Ryadh

Les Etats-Unis considèrent le wahhabisme comme un outil géopolitique très utile qu’il a façonné et déjà utilisé depuis des décennies. Tandis que les EU et leurs alliés occidentaux feignent de ne rien savoir de sa création, et feignent l’incapacité à pouvoir y mettre un terme, ils continuent d’investir à la fois dans ses opérations continues et dans sa perpétuelle réinvention.

Tandis que le wahhabisme a peut-être assisté l’AS dans sa fondation et son expansion en tant que puissant médiateur régional, son sponsorship de ces réseaux est aujourd’hui non viable et est en train de très rapidement devenir un sérieux handicap. Les Etats-Unis, comme cela a déjà été prouvé avec d’anciens alliés et prestataires de service par procuration, vont continuer à utiliser le schéma wahhabite saoudien jusqu’à ce qu’à la fois le wahhabisme et l’AS n’existent plus. (Note de R71: Nous sommes non seulement d’accord avec Cartalucci sur ce point mais nous irons plus loin… L’empire fera et fait du reste exactement de même avec le sionisme et Israël…)

Bien qu’il soit encore trop tôt pour le dire, l’AS a bien des moyens et des intérêts à transformer son longtemps feint intérêt d’exposer et de démanteler ces réseaux en action réelle de le faire.

Pour le public au sens large, pulvériser les affaires du petit levier politique utilisé par l’occident pour protéger ce réseau de promotion multinational d’endoctrinement, de radicalisation et de recrutement est essentiel pour gagner l’opinion publique à la cause d’exposer à la fois le rôle de l’Arabie Saoudite et de l’occident à le construire et à le perpétuer.