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Communiqué à faire circuler au grand large merci !… Le terrorisme d’état de la dictature sanitaire en France est une décision politique fondée sur une science vaudou, la solution pour le peuple est radicalement POLITIQUE (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, France et colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 juillet 2021 by Résistance 71

desobeissance-civile

Article 34
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »
~ (Deux derniers articles 34 et 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 24 juin 1793) ~

“Obéir, non ! Et gouverner ? Jamais !”
~ F. Nietzsche (Le gai savoir #33) ~

La solution de la crise fabriquée du COVID n’est en aucun cas médicale mais politique

Résistance 71

14 juillet 2021

Depuis plus d’un an et demi maintenant, les peuples du monde sont sous l’emprise de la plus vaste fabrication manipulatrice de l’histoire de l’humanité : la “pandémie” factice de la maladie liée au nouveau coronavirus SRAS-CoV-2 ; celui-ci est né de la manipulation génétique de différents virus dans des laboratoires sous contrôle oligarchique et baptisée Corona Virus Disease 2019 ou COVID19.

Il n’a fallu que l’influence de quelques financiers payeurs et “mécènes” comme Bill Gates pour que l’OMS déclare en 2020 une “pandémie mondiale à la COVID-19”, alors que l’ensemble de l’appareil de contrôle étatico-médiatique mondial à la botte, s’unissait pour balayer sous le tapis et cacher à la vue et l’attention publique à la fois les remèdes / médicaments existant pour soigner la maladie mais aussi de divulguer de concert des informations falsifiées et falsifiables à souhait via des modèles informatiques tronqués, informations volontairement alarmantes afin d’effrayer les populations pour mieux les manipuler comme à l’habitude. Comme chacun sait, peur et coercition sont les deux mamelles du contrôle du plus grand nombre par le plus petit nombre, l’État n’étant que l’outil institutionnalisé en facilitant la tâche au mieux.

Ainsi l’utilisation de modèles informatiques pandémiques (ceux, tronqués et erronés, du britannique Neil Ferguson) et la falsification des données par gonflement des chiffres via des tests RT-PCR bidonnés avec des cycles de reproduction supérieur à 30, augmentant à dessein les faux positifs, générant plus de peur et plus de possibilité de contrôle, furent généralisées, nous ne le répéterons jamais assez… à des fins POLITIQUES.

La très vaste majorité des mesures prises dans le domaine politique pour gérer la “crise sanitaire” fabriquée, furent des mesures n’ayant aucun fondement scientifique en pareilles circonstances soi-disant d’urgence sanitaire :

  • L’affaire des masques : Jugés inutiles puis obligatoires. Ceux-ci sont prouvés ne servir à rien en extérieur et à peu de chose en intérieur selon leur modèle. Ceci ne fut que décision POLITIQUE
  • L’affaire des confinements : jamais dans l’histoire de la médecine et du monde, une épidémie n’a été contrôlée en isolant une population entière… JAMAIS. Isoler les malades contagieux et l’entourage et les SOIGNER, oui, jamais une population entière. Là encore, de l’anti-science, une décision POLITIQUE
  • L’affaire  du traitement de la maladie : Jamais dans l’histoire y a t’il eu une telle volonté de cacher au public et d’enterrer sciemment les donnés du traitement d’une maladie (Plaquéil / hydroxychloroquine, ivermectine, azithromycine etc…). Des études bidons et falsifiées furent publiées (affaire du Lancet) contre ces médicaments avant d’être forcé à la rétractation. En France, il existe une ostracisation systématique des médecins et experts qui font leur boulot correctement et tirent certaines sonnettes d’alarme: Didier Raoult, Christian Perrone, Luc Montagnier, Alexandra Henrion-Caude, que ceux qu’on oublie nous excusent, la liste n’est pas exhaustive bien entendu. Une fois de plus, nous sommes dans le contrôle POLITIQUE propagandiste sans lien avec la science véritable
  • L’affaire du dépistage : Les tests utilisés de dépistage : RT-PCR ne sont pas faits pour cela des dires mêmes de leur inventeur l’Américain Kary Mullis, prix Nobel de chimie. Le test PCR est en fait un outil de reproduction non thérapeutique servant à augmenter la quantité de matériel analysable dans un échantillon de prélèvement, c’est une usine de production pas un “test” médical. De plus, le seuil de cycles de réplication est fixé à 20 maximum pour une précision optimale. La très vaste majorité des pays testent à Ct > 35 ‘Ct = Cycle Threshold ou seuil de cycle). La France et la GB testant à Ct = 40, ce qui donne une quantité potentielle non négligeable de faux-positifs, ce qui est bien entendu très intéressant lorsque le but (politique) est de gonfler les chiffres pour diriger par la peur. Là encore, la science est bafouée, ignorée au seul profit de décision et d’arrangements POLITIQUES.
  • L’affaire des “vaccins”, injections géniques mortifères : Depuis la fin 2020 et le lancement officiel de vastes campagnes de “vaccination”, d’injection des populations, nous vivons dans un paradigme bafouant toutes les règles de sécurité les plus élémentaires concernant la vaccination. Citons-en quelques-unes : pourquoi vouloir vacciner  80% de la population mondiale c’est à dire quelques 6 milliards de personnes pour une maladie dont le taux de mortalité chez les gens malades est de 0,03% (chiffre révisé de l’OMS), ce qui veut dire que 99,97% des gens malades guérissent de la maladie et ont alors une immunité naturelle qu’aucun vaccin ne peut égaler ? Qui pousse pour cette “vaccination” ? L’OMS. Qui est le plus gros financier de cette organisation ? La Fondation Bill & Melinda Gates. Dans quoi ont-ils largement investi ? Les labos pharmaceutiques… L’image se dessine ? Depuis quand “vaccine” t’on en plein milieu d’une pandémie ? Depuis quand injecte t’on les gens avec une nouvelle technologie à messager ARN génétique (ARNm) sans avoir terminé les très long et fastidieux tests cliniques de sécurité ? Depuis quand force t’on des gens à être injectés contre leur gré, car leur dire que s’ils ne le font pas ils perdront leur boulot, ne pourront plus circuler et ne pourront plus faire grand chose, c’est faire du chantage et forcer la main des gens ? Tout ceci n’est que POLITIQUE allant à l’encontre des règles élémentaires scientifiques et de la médecine ainsi que de la sécurité publique, du serment d’Hypocrate, de cette promesse du “primum non nocere”. Tous les scientifiques dignes de ce nom sont horrifiés de ce qui est fait depuis un an et demi “au nom de la science” et ils sont en droit de l’être, ainsi que nous tous du reste pour peu que nous reléguions la peur et voyons plus loin que ce qu’on veut nous faire croire !

Nous pourrions continuer dans ce registre sur des pages et des pages, nous l’avons fait par ailleurs ainsi que bon nombre de lanceurs d’alerte et de scientifiques toujours intègres. Nous encourageons le lecteur à s’informer en commençant peut-être par nos pages “Coronavirus, guerre contre l’humanité” (continuellement mise à jour) et “COVID19 du mythe aux statistiques et des stats au scandale” et au-delà.

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“La révolte est, dans l’homme, le refus d’être traité en chose et d’être réduit à la simple histoire. Elle est l’affirmation d’une nature commune à tous les hommes, qui échappe au monde, la puissance.”
~ Albert Camus ~

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Le but de cet article est de vous faire comprendre, si besoin l’était encore, que dans toute cette affaire, tout est POLITIQUE et rien ou si peu, scientifique. La crise COVID19 est fabriquée de toute pièce, de la fabrication du virus SRAS-CoV-2 dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015 à l’injection OGM transgénique mortifère à géométrie variable qui nous est inoculée pour à terme altérer le génome humain, le patenter et établir en bout de chaîne… un nouveau mode d’esclavage planétaire et en tous les cas, un moyen de contrôle des individus et leur mise sous carcan électronique, en passant par les mesures « sanitaires » répressives et les écouvillonages naso-pharyngés de tests PCR bidons.

Pour sortir de cette dictature technotronique qui se met en place et se verrouille pas à pas à l’échelle de la planète, nous devons comprendre une fois pour toute qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir. Les superbes 70% d’abstention à la dernière mascarade électorale franchouillarde et les 80% dans la tranche d’âge 18-34 ans est un signe que la bascule se fera, ce n’est plus qu’une question de temps et le plus tôt sera le mieux pour tout le monde, surtout les générations futures, celles de nos enfants, petits-enfants et non-nés.

Le monde, les peuples sont sous une attaque généralisée, attaque politico-économique sur toile de fond d’épouvante de guerre biologique et bientôt de résurgence de l’autre escroquerie dans la durée : le réchauffement climatique anthropique que l’oligarchie fait revenir à la charge et connecte avec la “pandémie”. Deux fabrications liées l’une à l’autre pour le bien du plus petit nombre. Le but final est la mutation du système capitaliste au bout du rouleau en une entité supra-capitaliste que l’oligarchie appelle de longue date “le Nouvel Ordre Mondial”. La métamorphose est en cours et sera complétée avec cette “Grande Réinitialisation” pondue par le think tank oppresseur qu’est le FEM de Davos et sa clique criminelle affiliée. Ceci est un projet, en rien une certitude. Un projet réussit ou échoue, en l’occurence, nous avons les moyens en nos mains de le faire échouer à tout jamais. Il n’en tient qu’à nous, c’est à nous, les Gaulois Réfractaires à l’esprit communard, aidés et armés de l’expérience issue de la mémoire de nos ancêtres de combat et de résistance, de faire échouer cette ignominie dictatoriale et pas seulement cette escroquerie pseudo-sanitaire, mais l’ensemble du projet étatico-capitaliste en cours de métamorphose.

Le seul moyen aujourd’hui de nous en sortir, est de le faire ensemble, de nous unir au delà des divisions fictives créer de toute pièce par un système oligarchique qui ne peut survivre que par le chaos et la division et est aujourd’hui incapable de reproduire son propre mode de fonctionnement, il s’est empoisonné lui-même. Il ne peut échapper à son destin de disparaître, car son effacement est inscrit dans son propre code d’existence.

Il n’y a aujourd’hui que 22 ou 23% de la population française qui a été injectée deux fois de cette merde OGM, plus de 50% des primo-injectés ne se faisant pas injectés une seconde fois. Ceci veut dire qu’environ 75% de la population française (c’est à dire les 3/4) est soit déjà entrée en désobéissance civile et en rébellion, soit est sympathisante de ces dernières. Il faut donc taper sur la table, renverser l’échiquier et reprendre notre destinée en main. Cela ne pourra se faire que par et pour nous-mêmes ; personne ne le fera pour nous.

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Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

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Dernière chose. Le peuple de France a été choisi par l’oligarchie pour être particulièrement martyrisé dans ce processus métamorphique pour la raison simple et essentielle qu’il est le phare de la rébellion, le peuple par qui historiquement la résistance et la révolution se produisent. Le raisonnement de la clique Davos / GAFAM / Fortune 500 est simple : si on brise les reins, si on casse le Gaulois Réfractaire, le Sans-Culotte / Communard et aujourd’hui, le Gilet Jaune et qu’on fait passer nos mesures dictatoriales en France… Alors le reste suivra et ils ont probablement raison.

Les dernière mesures annoncées par le pantin Rothschild et de l’oligarchie, Micronus 1er, en ce 12 juillet sont dignes des pires dictatures et ce baltringue corrompu à la botte, se hisse par là au niveau des Pinochet, Videla et autres Jarulewski de bien sinistre mémoire, mais si logiques et nécessaires au système et ces mesures demandent une résistance de tous les instants et par tous les moyens à notre mise en esclavage.

Une fois de plus, le Gaulois Réfractaire doublé du Communard a reçu la mission historique de mener la charge contre l’oligarchie et de montrer au monde le chemin de l’émancipation véritable, de la liberté et de la société des sociétés, celle de notre humanité réalisée.

Compañeros, compañeras, soyons dignes de cet insigne honneur qui, une fois de plus, nous échoit. Luttons et foutons par dessus bord cette fange élitiste et criminelle ainsi que ce système qui la crée en permanence et œuvrons ensemble pour l’avènement d’une société d’amour, de compassion, de solidarité, d’entraide et d’égalité. Toute volonté de réformer le système est et sera voué à l’échec. Il n’y a aucune réforme possible car violence, corruption, mensonge, tromperie, veulerie et incompétence crasse sont les gènes mêmes de ce système de la dégénérescence programmée. Nous devons radicalement changer d’attitude envers le pouvoir, cette capacité de décider par et pour nous-mêmes sans intermédiaires et véritablement, consensuellement pour le bien commun, le reprendre pour le rediluer dans le corps social où il a toujours été particulièrement soluble afin que la société devienne enfin cette société organique de notre seule et véritable humanité…

Dans l’esprit de Cheval Fou, c’est debout, la main dans la main que nous vaincrons cette dernière avancée despotique du système étatico-capitaliste avant son éradication définitive du sol français et de partout ailleurs et son remplacement par la société des sociétés. Ne cédons pas devant le chantage pseudo-sanitaire et surtout ne tombons pas dans le piège tendu d’une énième division fabriquée, celle des “vaccinés” contre les “non-vaccinés”. Plus nous serons divisés, plus l’oligarchie se frotte les mains et maintient le statu quo en sa faveur. La clef de sortie tient dans la solidarité et l’entraide, ces qualités organiques inhérentes à la nature humaine et que les systèmes de gouvernance étouffent depuis quelques 5000 ans pour le seul profit du petit nombre du cercle du pouvoir, ce pouvoir kidnappé et maintenu à dessein hors du corps social. Retrouvons ensemble, par delà tous les clivages, toutes les impostures et toutes les divisions fabriqués, la joie de vivre en société organique, celle de notre nature profonde, celle qui de fait… nous va comme un gant.

Hoka Hey !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Nos pages : « Coronavirus, guerre contre l’humanité » et « COVID, du mythe aux statistiques et des stats au scandale »

« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu. Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
~ Pierre-Joseph Proudhon ~

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

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1er Juillet 2021 : Fête du Canada avec un ordre d’expulsion des églises catholique, anglicane et unifiée des territoires de 9 nations amérindiennes !

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Communiqué du Tribunal Canadien contre le Génocide

Ordre d’expulsion et de bannissement des églises catholique, anglicane et unifiée du canada par les anciens des nations indigènes Squamish, Gitxsan, Nuu-Chah-Nulth, Secwepemc, Tsilhqot’in, Cree, Anishinaabeg, Mohawk-Kanien’keha:ka et Mi’kmaq

Le 1er juillet 2021

Nous invoquons par la présente le Grand Esprit et la Loi de la Terre de nos nations en expulsant et bannissant à tout jamais de nos territoires vos églises, leurs officiels et leurs clergés et en saisissant la richesse et les propriétés de vos églises en tant que dédommagements partiels pour les crimes contre l’humanité que vous avez commis contre nos peuples.

En tant qu’envahisseurs étrangers, vos églises ont mené une guerre génocidaire contre nous, ont volé nos terres et nos ressources, kidnappé, torturé et assassiné des générations de nos enfants, détruit nos cultures et maintenu un régime répressif, de trafic sexuel et de génocide sur nos nations avec vos complices dans le crime que sont le gouvernement du Canada, la couronne britannique et le Vatican.

A compter de ce jour, si vous et vos officiels n’obtempèrent pas ou refusent de reconnaître cet ordre, vous ferez face à une arrestation immédiate pour violation criminelle de propriété.

Nous commençons par la présente, la saisie pacifique et la réclamation de vos bâtiments sacerdotaux, de vos terres et autres propriétés et richesse, ce au nom de notre peuple et des membres de nos familles assassinés.

Fait le 1er juillet 2021 avec le Tribunal Canadien contre le Génocide et les citoyens souverains de la république du Kanata

Postée publiquement et inscrite dans les archives du tribunal de nos nations et de la communauté internationale en accord avec le verdict légal et la condamnation issue du Tribunal International de Droit Commun du 25 février 2013 dans l’affaire The People v. Joseph Ratzinger, Elizabeth Windsor et al,

http://murderbydecree.com/the-itccs-org-archive/ )

Contact canadiangenocidetribunal@protonmail.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 le 1er juillet 2021 ~

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

MPD1
« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

De Kamloops à Rome… Génocide du Canada, arrêtons les assassins d’enfants. Juillet 2021, mois de recueillement et d’actions directes (TICEE)

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MPD2

 

Communiqué du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat 

 

TICEE

 

25 juin 2021

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, le gouvernement des Etats-Unis a annoncé que plus de 40 000 enfants des nations natives ont plus que probablement péri dans les pensionnats pour Indiens américains, alors que la Russie et ses alliés ont demandé aux Nations-Unies d’enquêter et de traduire le Canada en justice pour génocide. Notre campagne d’années durant est en train finalement de faire bouger des montagnes !

……………………………………..

De Kamloops à Rome, arrêtons les tueurs d’enfants : un mois de deuil et d’action directe commence le 1er juillet 2021

Un communiqué conjoint en ce vendredi 25 juin 2021 par le Canadian Genocide Tribunal et les Anciens des nations indigènes Squamish, Gitxsan, Nuu-Chah-Nulth, Secwepemc, Tsilhqot’in, Cree, Anishinaabeg-Ojibwe, Mohawk-Kanien’keha:ka and Mi’kmaq

https://youtu.be/pr4HIxcN-mM 

Les églises et le gouvernement s’en sont tirés d’avec l’assassinat de nos enfants, les jetant sous-terre. Maintenant ils mentent sur ce qu’ils ont fait parce qu’ils le font toujours. C’est fou et cela doit cesser ! La seule façon dont nous pouvons honorer ces enfants assassinés est d’empêcher que cela ne se reproduise en mettant leurs assassins derrière les barreaux et en reprenant ce qu’ils nous ont volé.”

~ Cheryl Squire, membre du conseil des anciens mohawk de Grand River le 11 octobre 2011 ~

Tout le monde est obligé par la loi et moralement d’empêcher et de punir le génocide dans ses frontières et de s’opposer à un tel crime commis par leurs gouvernements et dirigeants. Tout manquement à ce principe constitue une complicité en un tel crime et est un crime punissable sous la loi internationale.”

~ Commentaire légal sur la Convention des Nations-Unies sur le génocide, 1960~

 ……….

Pendant des siècles, nous avons vécu la violence et l’horreur de l’empire chrétien et avons vu ses tortures et génocide et le meurtre de nos enfants en Europe et ici sur l’Île de la Tortue. Nous ressentons toujours ses attaques sur nous chaque jour qui passe alors que nos enfants sont trafiqués et détruits physiquement et moralement, que notre terre est volée et détruite par des puissances étrangères et que nos familles et nos traditions se désintègrent. Nous sommes des peuples du grand Esprit mourants et aucun mot ou argent de compensation du sang ne nous sauveront.

Les églises et les gouvernements qui ont commencé ce crime le perpétuent aujourd’hui sous le masque du mensonge. Maintenant il n’en tient qu’à nous, en tant que peuple souverain de déraciner et de mettre un terme définitif à cette maladie une bonne fois pour toute, nous fondant sur la Grande Loi et sur nos ancêtres. Ce déracinement doit commencer avec nous-mêmes, car nous avons tous été complices de ce crime. Nous devons retrouver notre esprit et nos vies en nous nettoyant nous-mêmes des mensonges et des atrocités commis par l’église et l’état entrepreneuriaux / coloniaux.

Dans cet esprit et avec la Grande Loi de la Création, nous déclarons ce qui suit :

1.   Les tombes des enfants assassinés dans les camps de la mort chrétiens faussement appelés pensionnats pour Indiens constituent un sanctuaire qui ne peut pas être ouvert et examiné par quelques agents de l’église et du gouvernement qui les a assassinés, ceci incluant les marionnettes des conseils de bandes coloniaux. Seul un tribunal indépendant au sein de l’autorité traditionnelle de la loi et de la terre et de la loi internationale peut mener les recherches médico-légales et les excavations de ces endroits mortuaires et autres sur nos territoires. Nous autorisons donc ce type de travail et donc, en tant que détenteur du titre souverain de la terre nous ordonnons à tous les agents de la “couronne” et de l’église d’immédiatement mettre un terme à leurs actions sur ces sites ou de devoir faire face au bannissement immédiat et permanent de nos territoires.

 

2.    Pour nous démarquer des crimes et de la culture de notre génocide domestique, nous déclarons une semaine de deuil, de jeûne et de prière à travers les territoires connus sous le nom de Canada, commençant au lever du soleil le jeudi 1er juillet 2021. Nous demandons aux gens de ne pas aller au travail, de suspendre tout paiement, pensées et énergie de la société et de se dissocier au sein du cœur de la création, demandant au Grand Esprit force et conseil pour faire ce qui est juste et bon.

 

3.    Pour sauver nos enfants et récupérer ce qui nous a été volé et en accord avec la loi internationale, nous en appelons à tous de venir nous rejoindre dans des actions directes publiques durant le mois de juillet 2021 et au-delà pour occuper et récupérer les propriétés, les terres et la richesse que les églises criminelles qui ont tué 60 000 de nos enfants dans les camps de la mort des “pensionnats pour Indiens” : les églises catholique, anglicane et unifiée du canada. Nous déclarons par la présente ces églises bannies à tout jamais de nos territoires.

 

4.    Finalement, pour récupérer la terre appelée “Canada” de ce régime criminel repris de justice connu sous le nom de la Couronne d’Angleterre et de son sponsor du Vatican et en tant que détenteurs du titre souverain de la terre appelée “Canada”, nous ordonnons au gouverneur général du Canada (NdT: qui est le représentant officielle de la “couronne”, nommé par la reine d’Angleterre et sans l’aval de qui rien ne peut se faire sur cette terre coloniale…), le premier ministre, les membres du conseil privvy de la reine et du parlement et à tous les officiers fiduciaires du gouvernement du Canada de a) obéir immédiatement à la loi internationale en annulant l’exonération d’impôt, les privilèges et le statut légal de ces églises sus-mentionnées génocidaires du Canada et b) de se rendre ainsi que les officiels de ces églises aux instances de notre tribunal pour comparaître devant cette cour de justice pour crimes contre l’humanité.

 

Que tous se dissocient du mal et se tiennent à nos côtés en tant que nations libres et souveraines !

Fait en ce 25ème jour du mois de juin de l’an 2021 sur les territoires souverains de nos nations et au sein de la république fédérée du Kanata souveraine.

Le Tribunal Canadien contre le Génocide (affilié au Tribunal International des Crimes de l’Eglise et de l’Etat – TICEE / ITCCS)

www.murderbydecree.com , www.republicofkanata.ca , canadiangenocidetribunal@protonmail.com

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Lecture complémentaire :

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », TICEE

Notre page « Meurtre par décret »

 

ITCCS-TICEE

Dans le sillage macabre du pensionnat de Kamloops : Charniers d’enfants indigènes au Canada, le génocide passé et présent

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ITCCS-TICEE

International Media Advisory

Nouvelles importantes du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE / ITCCS) 

– Kevin Annett, Canadian Field Secretary

Toujours plus de charniers d’enfants natifs amérindiens sont découverts dans des anciennes écoles / pensionnats et hôpitaux pour Indiens — Les sites des  “fosses communes” actuelles sont aussi nommées dans un rapport spécial que le TICEE a envoyé à l’ONU — Un effort international converge vers l’accusation du Canada pour crimes contre l’humanité et sa mise en procès pour crimes de guerre ainsi que pour des excavations indépendantes des charniers à travers tout le Canada.

Jeudi 3 juin 2021

https://youtu.be/_gMCQ8ju3k0

Vancouver et New York City:

Un rapport spécial a été envoyé aujourd’hui aux Nations-Unies identifiant les endroits précis de 29 charniers différents dans des anciens pensionnats pour enfants Indiens à travers le Canada. La rapport a été présenté par Kevin Annett, secrétaire exécutif de terrain canadien du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

Le rapport inclut une liste précise et actuelle des sites de charniers et de fosses communes contenant les restes de personnes aborigènes et autres assassinés par la police, le crime organisé, le gouvernement et des agences étrangères.

Dans sa déclaration de presse aujourd’hui, Annett a dit :

“Après des recherches bien douloureuses qui ont pris des années, nous avons documenté une continuité de génocide à travers le Canada, qui n’est pas restreint à l’ère des pensionnats pour Indiens, mais qui continue de nos jours. Dans certains cas, des charniers des enfants / élèves incluent les restes de personnes aborigènes qui ont été récemment assassinées, ce particulièrement sur la côte ouest canadienne (NdT : province de Colombie Britannique). La même alliance meurtrière de l’église, de l’état et des entreprises qui a éliminé quelques 60 000 enfants natifs pensionnaires des écoles spécialisées, continue de déposséder et de tuer des personnes indigènes, spécifiquement en Colombie Britannique.”

Le rapport du TICEE identifie 14 charniers dans des anciens pensionnats et hôpitaux pour Indiens de Colombie Britannique, 4 dans la province d’Alberta, 3 dans le Manitoba, 7 en Ontario et 1 au Québec, avec une possibilité de faits similaires encore sous examen sur le site de l’école de Shubenacadie en Nouvelle-Ecosse (côte Est canadienne). Ces sites furent identifiés depuis des documents d’archives, les témoignages de première main de témoins occulaires et par des recherches de terrain effectuées par des équipes médico-légales. Une liste complète de ces sites se trouve en appendix (NdT: voir le PDF joint)

Le rapport liste également 6 endroits en Colombie Britannique où des restes contemporains de personnes indigènes ont été enfouis après de probables crimes impliquant des forces extra-judiciaires domestiques et étrangères. Deux de ces sites se situent sur des réserves indiennes financées par l’état.

En action commune, des groupes des Droits de l’Homme et des délégués de l’Union Européenne ont contacté le TICEE et des nations indigènes souveraines avec une offre d’aide pour mettre en place un procès pour crimes de guerre canadiens et de pratiquer des excavations indépendantes de ces charniers à travers le Canada. Leur offre inclut l’envoi de gardiens de la paix et de spécialistes d’analyse médico-légale afin d’assure à la fis la sécurité et la précision des recherches excavatrices et du procès à suivre.

“Nous accueillons cette proposition à bras ouverts”, a dit Kevin Annett ce jour.

“Le fiasco actuel de Kamloops où des agents de la couronne sont en train de détruire de manière si ‘amateure’ une scène de crime, montre pourquoi nous avons besoin d’un soutien et d’une supervision internationale. Le gouvernement canadien et les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada, qui ont assassiné tous ces enfants sont interdits par le droit international d’enquêter sur leur propre crime ou de définir et de façonner le narratif. Ils sont les accusés se défendant d’un crime dans ce cas. Un tribunal indépendant avec le pouvoir de sommer à comparaître, d’arrêter, de juger et de condamner les perpétrateurs d’un génocide passé et présent au Canada est la seule solution pour aller de l’avant.”

Le TICEE et ses affiliés planifient une série de forums publics, de manifestations at autres actions idoines pour mettre en place le fondement d’un procès pour les crimes de guerre canadiens. Nous accueillons individus et organisations pour endorser et travailler avec un tel tribunal et d’aider dans nos recherches et nos excavations des charniers en cours.

Pour plus d’information, contactez : itccsoffice@protonmail.com et Kevin Annett à angelfire101@protonmail.com . 

For background see www.murderbydecree.com and listen every Sunday to news and updates at 3 pm pacific, 6 pm eastern on www.bbsradio.com/herewestand .

Issued Thursday, June 3, 2021 by the Executive of the International Tribunal of Crimes of Church and State – Brussels, New York, Vancouver

https://youtu.be/_gMCQ8ju3k0

Le document complet en anglais avec les appendices (PDF) :

ITCCS_Media AdvisoryITCCS_Media Advisory

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Lectures complémentaires :

Kevin Annett sur Résistance 71

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

Kevin Annett : « Le bouclier du lanceur d’alerte » (PDF)

SCH

De la tradition anarchiste africaine, entretien avec Sam Mbah

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 26 avril 2021 by Résistance 71

rEVOLUTION

Anarchisme africain : entretien avec Sam Mbah

Chuck Morse

Entretien avec la revue “Perspective on Anarchy Theory”, printemps 1999

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Avril 2021

“African Anarchism: The History of a Movement” (Sharp Press, 1997) de Sam Mbah et I.E. Igariwey est le premier traitement de l’anarchisme en Afrique dans un mode livresque. Les auteurs y argumentent que l’anarchisme fournit un cadre tout à fait cohérent dans lequel comprendre et répondre aux multiples crises affectant le continent. J’ai rencontré Mbah le 4 novembre 1998 au début de sa tournée américaine.

Note de R71: Nous avons traduit de très larges extraits de ce livre il y a plusieurs années, nous mettons le lien vers notre PDF sous l’article. Bonne lecture !

Vous déclarez que “la tendance générale de la société humaine a été vers l’égalité sociale et une plus grande liberté individuelle.” Partagez-vous la croyance de Marx sur le capitalisme comme développement progressiste dans l’histoire du monde et une pré-condition nécessaire à des formes sociales plus adéquates ?

La position marxiste n’est pas complètement juste. Le capitalisme fut un développement progressiste durant son époque : il a fourni la base de la radicalisation de la classe travailleuse, ce qui n’était pas possible sous le féodalisme et ce fut définitivement un pas en avant. Ceci fut basé sur le fait que la lutte contre le capitalisme et le système étatique s’intensifiait. Mais je ne pense pas que tout pays ou société doive passer par ce processus ou que le capitalisme soit une pré-condition pour le progrès humain ou son développement.

Je ne pense pas non plus que l’histoire humaine soit prévisible ou qu’elle puisse être liée à des séquences développées par des historiens ou des penseurs/écrivains. Je pense que la capacité des gens ordinaires dans une société donnée est si grande qu’elle peut pratiquement les propulser à prendre leur destinée entre leurs propres mains et ce à n’importe quel point dans le temps. Je ne crois pas en la compartimentation de l’histoire en étapes : je pense que les gens ordinaires sont capables de lutter par et pour eux-mêmes et qu’ils pourront se libérer à n’importe quel moment dans le temps.

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NdR71 : 

Essayons de rétablir ici une “voie du milieu”… Nous pensons en partie comme Mbah, à savoir que l’émancipation peut se produire à n’importe quel moment dans la mesure où la capitalisme, comme tous les autres systèmes avant lui est une fabrication, une construction politico-sociale et que ce que nous construisons, nous pouvons le déconstruire pour reconstruire autre chose.
Ceci dit, une fois certains mécanismes enclenchés, se développe une certaine implacabilité évènementielle. En cela l’analyse de Marx sur les deux phases du capitalisme en sa phase I de domination formelle et sa phase II de domination réelle est juste. Ainsi, une fois un tel processus enclenché, il est plus facile sans aucun doute de mettre le système à bas lorsqu’il est au creux de la vague, ce qui est le cas en ce moment. Le capitalisme est en phase de énième mutation pour pouvoir reproduire son propre mode de production, il peine à le faire, mais la solution vers un Nouvel Ordre Mondial des entreprises transnationales est la seule possible pour survivre encore un peu. Son oligarchie s’emploie à mettre tout ça en place et la crise actuelle du COVID-19 n’en est qu’un des aspects / outils.
Maintenant, le capitalisme est-il nécessaire ? Peut-on arriver à l’émancipation sans lui ? Est-il un passage obligé vers notre émancipation vers notre humanité enfin réalisée ? Nous avons fait le choix (une minorité d’entre nous, il y a longtemps, a fait ce choix) de le mettre en place, il est une réalité et peu importe qu’il soit nécessaire ou non, ce qui est sûr de là où nous en sommes, est que nous devons nous en débarrasser et avec lui, de l’État, de la marchandise et son rapport marchand et donc de ses outils de fonctionnement que sont l’argent et le salariat. Là est le point de convergence de l’idée (r)évolutionnaire, car il n’y a pas et ne saurait y avoir de solution au sein du système. Nous devons prendre une tangente qui nous sortira du cycle infernal, de la révolution nous ramenant sans cesse au point de départ. Il ne s’agit pas de révolution mais d’évolution. Nous devons devenir enfin politiquement adulte.

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Votre livre est ancré dans l’anarcho-syndicalisme, une tradition essentiellement dérivée des expériences historiques européennes. Quelles contributions distinctives de l’expérience africaine peuvent être apportées à l’anarchisme ?

Nous avons tenté d’adresser ce point dans notre livre. Bien que l’anarchisme ne soit pas complet sans l’apport de l’expérience européenne, nous pensons qu’il y a des éléments des sociétés traditionnelles africaines qui peuvent assister à l’élaboration d’idées anarchistes.

L’une d’entre elles est l’auto-aide, l’entraide ou la tradition de coopération qui prévaut dans la société africaine. Cette société est structurée de telle façon que l’individualisme y est réduit et qu’est important l’approche collective de la résolution de problèmes et de vivre : si on le réduit à son essence, je pense que c’est ce que l’anarchisme enseigne.

Les sociétés traditionnelles africaines offrent aussi certaines choses dont nous devrions apprendre. Par exemple sur le leadership, spécifiquement là où le féodalisme ne s’est pas développé. Dans ces sociétés le pouvoir était horizontal et diffusé dans le corps social, il n’est pas vertical, pas hiérarchisé. Pratiquement tout le monde dans une société donné ou un village prenait part au processus décisionnaire et avait la parole sur tout ce qui les affectait directement au quotidien. Les anciens par exemples n’auraient jamais engagé une lutte armée contre le village voisin s’il n’y avait pas un consensus au sein de la population, ce qui était vraiment la force liante de la société africaine. Également le système de la famille étendue par lequel votre neveu pouvait venir vivre avec vous et votre femme, chose que nous définitivement recommandons à l’anarchisme. Ceci sont des exemples de zones qui pourraient être incorporées à l’anarchisme. Ces idées sont durables, elles sont quasiment dans la nature humaine aussi loin que l’Afrique soit concernée.

L’incapacité de combiner une critique cohérente de l’état et du capitalisme avec une critique du racisme a exercé une énorme pression sur l’anarchisme. Dans quel sens une analyse sur le racisme et la suprématie blanche doit-elle complémenter une analyse de classe ?

Le système capitaliste dont nous avons hérité pousse à l’exploitation des travailleurs et autres classes non dominantes et exploite aussi les différences raciales. Il a institué une dichotomie raciale permanente parmi les travailleurs, où il y a un groupe de travailleurs plus privilégiés et un autre groupe de travailleurs moins privilégiés. Il y a une double exploitation de la classe travailleuse non blanche. Ceci ne fut pas même adressé adéquatement par le marxisme, parce qu’il assumait une unité des intérêts au sein de la classe laborieuse sans référence à des types spécifiques d’exploitation et de privation auxquels font face les travailleurs.

Le racisme est un facteur clef dans ce monde et toute analyse de classe qui cherche à nier cela ne fait qu’appliquer une politique de l’autruche. Le racisme est tout simplement endémique au capitalisme.

Les travailleurs doivent impérativement comprendre cela, comme base de leur unité et pour aller de l’avant. Ceci doit être reconnu par les activistes anarchistes et les mouvements sociaux afin d’intégrer toutes les couleurs de la palette du travail pour faire face à l’ennemi commun qui est le capitalisme et les relations sociales de production que le mettent et le maintiennent en place.

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Notre traduction de larges extraits du livre de Mbah et Igariwey “L’anarchisme africain, une histoire du mouvement”, 1997, trad. R71, 2015

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

FranceUranium

Colonialisme historique et récurrent : La doctrine de la domination chrétienne en terre apache, l’affaire d’Oak Flat remet tout le système politico-légal yankee une énième fois sur la sellette (Steven Newcomb)

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Cette traduction suite à notre publication récente d’une écrit de Léon Tolstoï “L’église et l’état”… Une fois de plus, tout se tient.

Dans l’esprit de Cheval Fou et de Géronimo

~ Résistance 71 ~

La doctrine de domination chrétienne et le peuple apache (l’affaire Oak Flat)

Steven Newcomb

Avril 2021

url de l’article original:
https://originalfreenations.com/the-doctrine-of-christian-domination-the-apache-people-and-oak-flat/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

L’affaire de la résistance apache sur leur site sacré de Chi’ Chil Bildagoteel, appelé en anglais “Oak Flat”, est maintenant devant le cour d’appel du 9ème circuit judiciaire. Cette affaire a créé une publicité mondiale et un bon nombre de groupes chrétiens ont enregistré des lettres de soutien amicus curiae (ami de la cour). Ces lettres soutiennent le droit et la liberté des Apaches de s’engager dans leurs traditions et cérémonies ancestrales sur un endroit de leur terre traditionnelle qui leur est particulièrement sacré et qui va être détruit par des compagnies minières. Le peuple et la nation apaches seront irrévocablement blessés si leur terre sacrée est détruite dans un effort entrepreneurial d’accumuler toujours plus de profits avec ce projet d’extraction de minerai de cuivre.

Oak Flat est maintenant menacé par un projet minier d’extraction de cuivre qui va oblitérer en le rayant de la surface de la planète, la totale existence de cette endroit sacré en défonçant sols et sous-sols. Si le projet minier est autorisé, celui-ci laissera à cet endroit un trou béant de quelques 300m de profondeur et de 4 km de diamètre, exactement là où le site sacré apache se situe.

Je trouve positif mais quelque peu ironique que des groupes d’églises chrétiennes se joignent aux Apaches sur le projet de défense de la zone sacrée. Ironique parce que la 9ème cour d’appel va utiliser un processus classique de raisonnement chrétien de domination qui est déshumanisant et raciste, fondé sur les catégories artificiellement et mentalement crées de “païens” et “d’infidèles”. Ce processus de raisonnement qui est vieux de plusieurs siècles, voient les non-chrétiens comme des ennemis du monde de la chrétienté (de l’empire chrétien).

Commençons par examiner le fondement de ce processus bigot de raisonnement que la cour d’appel du 9ème district va appliquer à l’affaire d’Oak Flat. Cela commence avec la croyance que les pouvoirs politiques (alias “les souverains”) du monde chrétien et les successeurs de ces pouvoirs politiques (comme les Etats-Unis entre autres…), ont un droit fondamental de s’engager dans une relation de domination contre ces peuples que les chrétiens ont historiquement appelés “païens” ou “infidèles”.

En conséquence, si ces pouvoirs politiques croient qu’il est nécessaire de détruire la tradition et les zones de cérémonie de ces soi-disants païens et infidèles parce qu’une telle destruction bénéficierait “la civilisation (domination) humaine et chrétienne”, alors ainsi soit-il. Leur sacrifice et leur souffrance sont jugés nécessaires pour le plus grand bien de “la société humaine”. Après tout, c’est une longue tradition de la chrétienté que de regarder les “païens” et les “infidèles” et tous non-chrétiens comme des barbares et donc ne faisant pas partie de la “race humaine” ( forcément chrétienne).

La vérité est que le système politique et légal des Etats-Unis est fondé sur le droit de la domination chrétienne contre les peuples et nations natifs, comme les Apaches. Ceci est basé en partie sur une assertion faite dans le rendu de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU) dans l’affaire Johnson vs M’Intosh, 1823, à savoir que le “peuple chrétien” (des mots mêmes du juge de la Cour Suprême John Marshall) possède “un génie supérieur” et que le “peuple chrétien” est en droit de s’imposer mentalement sur les peuples natifs “qui étaient païens”, ce des mots mêmes du juge Marshall

Utilisant le “caractère et la religion” des habitants natifs du continent comme d’une justification, le “génie supérieur de l’Europe” put exercer et affirma un “droit d’ascendence”, c’est à dire un droit de domination sur les peuples autochtones. L’affirmation d’un droit de domination par “le peuple chrétien” sur des “païens” non-chrétiens est toujours regardé aujourd’hui comme “la loi suprême de la terre” aux Etats-Unis. Ceci parce que le raisonnement de domination qui est contenu dans le rendu du jugement de l’affaire Johnson vs McIntosh de 1823 est toujours activement utilisé par les tribunaux américains, ce incluant la CSEU.

Cette forme de raisonnement sera celle adoptée par la cour d’appel du 9ème district dans l’affaire d’Oak Flat pour la simple et bonne raison que ces concepts fondamentaux de domination chrétienne sont à la base de tout le système légal américain et de son système de loi et de politique indien, système qui est aussi retracé jusqu’aux mots latins et aux idées de domination exprimés dans les bulles pontificales du Vatican du XVème siècle et des chartes royales émanant d’Angleterre.

Aussi difficile que ce soit de le croire, c’est un fait inéluctable que la cour d’appel du 9ème district va déployer ces catégories et ce type de raisonnement de la domination envers les Apaches de Oak Flat, même si aucun de ces mots en particulier n’est utilisé. Cette façon de raisonner et peu importe à quel point cela peut paraître mal de notre point de vue actuel, sera contenue dans le raisonnement des précédents judiciaires (la jurisprudence) que la cour citera et appliquera à son processus de raisonnement actuel.

Alors que la cour d’appel délibère sur l’affaire d’Oak Flat , elle continuera d’empêcher nos nations originales libres et indépendantes de vivre une existence libre en se reposant sur l’affirmation américaine d’un droit à la domination chrétienne au sein de la loi américaine. Quelque soit la façon dont ceci est caché et maintenu caché, ceci constitue le cadre psychologique au sein duquel l’affaire d’Oak Flat est prise en charge par le système judiciaire des Etats-Unis.

Cette cour d’appel a déjà démontré sa volonté d’appliquer le processus de raisonnement de la domination envers la nation Kumeyaay. Elle l’a fait en 2014 dans l’affaire de vestiges et de restes ancestraux, White v. University of California. Dans la note de bas de page #2 de son compte-rendu écrit, la cour d’appel a cité à la fois Tee-Hit-Ton Indians v. United States (1955) and Johnson v. McIntosh (1823). Le contenu de cette note de bas de page ainsi que la citation par la cour de la décision de justice dans l’affaire Johnson a rendu évident que cette cour utilisait le processus de raisonnement évoqué fondé sur un soi-disant droit de domination chrétien. La note 2 de White v. University of California explique :

L’intérêt aborigène sur la terre est généralement décrit comme un droit tribal d’occupation des sols. Ce n’est pas un droit de propriété, mais revient à un droit d’occupation des sols que le souverain accorde et protège contre l’intrusion de tierces parties ; Tee–Hit–Ton Indians v. United States, 348 U.S. 272, 279 (1955).

L’expression “le souverain” se traduit en “le dominant” (dominor en latin). D’après la règle psychologique et mentale générale du système de domination, Le Dominateur (“le souverain”) “accorde” aux Indiens un simple “droit d’occupation des sols”, qui n’implique aucun pouvoir de domination. Ce langage veut dire que ce sont les Etats-Unis, en tant que “dominateur” ou “souverain” (NdT: en héritage historique des autres souverains… comme la Couronne d’Angleterre ou celle d’Espagne…), qui décident de quel droit il s’agit, s’il y en a un. Ce “souverain” est volontaire pour concéder aux Indiens mais toujours au sein du “monde, de la construction mentale des Etats-Unis”.

Le gouvernement des Etats-Unis a décidé que les “Indiens” comme les Apaches, doivent être catégorisés comme des “tribus” qui n’ont, du point de vue mental des USA, aucun droit de propriété à la terre avec laquelle ils ont traditionnellement et ancestralement exercé une relation spirituelle et culturelle durant des milliers et des milliers d’années.

Le “souverain, dominateur” qu’est le gouvernement des Etats-Unis, refuse d’accepter l’idée que toute nation indienne ou “tribu”, puisse contredire le droit de domination du “dominateur, souverain”, autrement connu sous le vocable de “propriété”. Le dominateur refuse de reconnaître le “droit indien” d’occupation des sols qu’il a mentalement imposé aux nations et peuples natifs comme incluant un droit de propriété.

Pour le dire différemment, le gouvernement américain dominateur refuse de reconnaître les successeurs actuels des “païens et infidèles”, comme les Apaches, comme ayant un droit de domination sur leurs terres traditionnelles et ancestrales. Le gouvernement américain ne veut en rien concéder aux “natifs qui étaient (et sont peut-être toujours) des païens”, le pouvoir immense contenu dans le simple concept de la propriété qui est définie comme “pas l’objet matériel en lui-même, mais le droit.. de domination obtenu de droit sur un tel objet.” (dictionnaire du droit Ballentine, 1969)

En tant que dominateur, les Etats-Unis ont mentalement inventé la doctrine (et la croyance bien acceptée) que les Etats-Unis ne reconnaîtront jamais une nation indienne ou “tribu” comme possédant un droit de domination (“propriété”) sur ses propres terres natives. Le but du gouvernement des Etats-Unis est d’empêcher tout peuple ou nation natifs de ne jamais être capable de déployer un processus de pensée qui puisse contredire avec succès l’affirmation du gouvernement des Etats-Unis d’un droit de domination chrétienne sur ces terres. Dans la décision de l’affaire Johnson, Marshall appelle ce droit de domination affirmée la “domination ultime et définitive” du souverain.

Qui et qu’est-ce qui est “souverain” ? La cour du 9ème circuit nous fournit une réponse à cette question avec sa référence à “la théorie légale disant que la découverte et la conquête ont donné aux conquérants, le droit de posséder la terre mais n’ont pas perturbé le droit des tribus à l’occuper. Voir Johnson v. M’Intosh, 21 U.S. 8 Wheat 543, 588–91 (1823).” “Le souverain” est un des “conquérants” (dominateurs) et “la conquête” est, une fois de plus, la domination.

Une fois traduit cela donne donc “cette conquête et domination ont donné aux dominateurs le droit de dominer la terre mais n’a pas perturbé le droit des tribus de l’occuper.” Ce raisonnement fut aussi la base du CR du gouvernement des EU en date du 5 février 2021, en réponse à une requête de l’Apache Stronghold pour une injonction temporaire sur la proposition minière d’Oak Flat. Nous le savons car dans leur CR, les avocats du gouvernement ont cité le même phrasé de Tee Hit Ton Indians v. United States, citant Johnson v. McIntosh.

Le juge Stanley Reed a écrit la majorité du CR de Tee Hit Ton Indians v. United States. Dans une opinion légale différente qu’il écrivit huit ans plus tard, Reed révéla le fait que la décision dans l’affaire Johnson déploie un processus de raisonnement au sujet du droit de domination (“souveraineté”) assumé être détenu par les “nations chrétiennes” dès qu’elles localisaient et envahissaient des terres non-chrétiennes.

Dans le CR de l’affaire Alcea Band of Tillamooks v. United States (1946), le juge Reed a exprimé son désaccord avec ce que dit le CR de l’affaire Johnson à savoir que “la théorie que la découverte par les nations chrétiennes leur a donné la souveraineté [domination] sur les terres découvertes et donc le titre de propriété.Quand les représentants d’un dominateur chrétien (dominorum christianorum en latin) localise des terres qui ne sont pas encore sous domination chrétienne (dominio en latin), le monde et la perspective mentale du dominateur chrétien est d’immédiatement assumer le contrôle du processus de construction de la réalité dans cette nouvelle zone géographique fraîchement découverte.

La théorie veut que les nations chrétiennes, en tant que “souveraines” chrétiennes auto-proclamées aient affirmé un droit de domination , une souveraineté sur les terres des nations natives. Pour mettre une belle touche finale sur le sujet, nous pouvons citer Jonathan Havercroft dans son “Captives of Sovereignty” (2014), où il définit la souveraineté comme voulant dire “une forme injuste de domination politique qui limite la liberté humaine.

Pour retourner maintenant à la note de bas de page 2 dans White v. University of California,, la cour d’appel du 9ème circuit cite les Indiens Tee Hit Ton comme sa source de “théorie légale” pour dire que “la découverte et la conquête [domination] ont donné aux conquérants [dominateurs] le droit de posséder la terre.” Le mot “posséder” nous rapporte à celui de “propriétaire”, qui est défini dans le dictionnaire de droit Ballantine (1969) comme “Quelqu’un qui a la domination complète sur une propriété particulière”.

Cela nous mène à “propriété” pour Ballantine : “Les droits d’un propriétaire. Titre de propriété. Domination sur la pauvreté.” La propriété nous mène à la définition fournit par l’éminent juriste anglais William Blackstone : la “domination despotique”, ce qui est de manière définitive la domination. Imaginez si les groupes chrétiens qui soutiennent les Apaches avaient défié dans leur amicus briefs l’affirmation extraordinaire et péremptoire imbriquée dans le système légal américain, à savoir que les dominateurs chrétiens ont un droit fondamental de domination chrétienne sur les terres de peuples et nations “païennes et infidèles”.

La question demeure, où sont le sens et le ressenti de scandale au sujet de ce processus de raisonnement bigot, religieux et raciste au plus profond de lui-même de cette domination chrétienne, fondée sur la Bible et qui est la fondation même de tout le système légal et politique du dominateur que sont les Etats-Unis d’Amérique en regard de nos peuples et nations natifs ?

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Le livre de Steven Newcomb « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » que nous avons traduit pour son essentiel est le 7ème PDF le plus téléchargé de l’histoire de notre bibliothèque PDF à diffuser sans aucune modération.

Lecture complémentaire : « Affaire Johnson vs M’Intosh », CSEU, 1823

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

Décolonisation ! Lettre d’un chanteur occitan aux militants décoloniaux…

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Point de vue intéressant et certainement valide. La colonisation est partout et bien actuelle. L’État est colonial et coercitif par nature. C’est par la force et non le consentement général qu’il “unifie”, allié à la veulerie de dirigeants locaux corrompus. Pourquoi le cri d’auto-détermination catalan, basque, breton aurait-il moins de valeur que celui d’un Iroquois, d’un Apache, Lakota, Maori, Aborigène d’Australie, Kurde ou Kanak ? Aucune raison.
Il est temps de remettre les question d’autonomie sur la table, partout… C’est une condition sine qua non pour mettre un coup d’arrêt à la division organisée sur des bases artificielles pour toujours mieux nous contrôler.
Allez faire un tour sur le site internet de Laurent, très bien fait… (lien sous l’article)
~ Résistance 71 ~

 

 

Lettre d’un chanteur occitan aux militants décoloniaux : Et nous là-dedans ?

 

Laurent Cavalié

 

17 février 2021

 

Source:
https://www.lavoiedujaguar.net/Lettre-d-un-chanteur-occitan-aux-militants-decoloniaux-Et-nous-la-dedans

 

Avons-nous une place dans la sphère décoloniale ? Nous ne sommes ni « racisé·e·s », ni « non blancs », ni « noirs », ni « blacks », ni « indigènes », mais je veux vous exprimer pourquoi j’ai besoin de me rapprocher des combats décoloniaux. Je veux vous exprimer les siècles de mépris vis-à-vis de notre langue qui n’est pas le français, de notre accent qui n’est pas celui des dominants économiques et médiatiques, de notre absence des plateaux de théâtre, des médias, du cinéma. Je veux vous exprimer la fatigue de devoir encore et toujours justifier de l’universalité de notre propos.

Je veux vous dire qu’en même temps que la France colonisait le monde et mettait en place l’esclavage, elle opérait à l’intérieur de l’Hexagone une vaste opération de colonisation des consciences, pour anéantir la diversité linguistique, pour empêcher les enfants de parler la langue de leurs parents, pour nous faire admettre qu’il n’y avait qu’une seule langue du progrès et que c’était le français, et par là même pour nous faire croire qu’il n’y avait qu’une seule voie possible, celle du progrès. Tous les moyens étaient bons pour glorifier l’idée de la grandeur universelle de la France et du français, y compris ceux du révisionnisme historique. Y compris ceux des sévices corporels pour les enfants, ceux de l’humiliation et du mépris.

La question du mépris des cultures populaires de la France, et de la pensée colonialiste de l’État français en direction des cultures particulières de l’intérieur — j’aurais pu oser l’expression cultures autochtones — ne peut pas être écartée d’un revers de manche, au prétexte que nous n’aurions pas été colonisés au sens où cela s’entend le plus couramment, c’est-à-dire par les armes, génocide et esclavage à l’appui. Je pourrais préciser ici que, pour ce qui est de la conquête armée et du génocide, le Languedoc, d’où je suis, a déjà payé un lourd tribu à la France lors de la croisade dite « contre les Albigeois », suivi d’un siècle de terreur quotidienne, avec ses milliers de bûchers, orchestrée par l’Inquisition. Mais je ne vais justement pas, ici, commencer à compter les morts qui justifieraient que nous sommes plus ou moins dignes de se revendiquer victimes du colonialisme.

D’autant plus que je pourrais même dresser un tableau réjouissant de notre situation : je pourrais me réjouir que la langue soit enseignée, qu’elle soit chantée. Je pourrais me réjouir que des carnavals se réinventent, que des villages recréent leur totem. Je pourrais relever qu’il existe des politiques publiques en faveur de la création artistique en occitan. Je pourrais avoir l’honnêteté de dire que c’est une joie que d’avoir trouvé un chemin artistique dans notre langue. Et que c’est peut-être même une facilité, vu que nous sommes aidés financièrement, et aussi plus facilement repérables car porteurs d’une histoire particulière, d’une « couleur » artistique particulière dans l’immense choix des propositions de créations qui inondent le marché de la culture, en France, tous les ans. Pour certains artistes qui galèrent pour vivre de leur création, nous sommes même considérés comme privilégiés. On peut, et même on doit mettre en avant cette joie, qui est réelle pour bien des acteurs de notre monde occitan, sans masquer la réalité du théâtre, de l’édition, de l’enseignement, qui sont tenues à bout de bras par la force des militants qui arrachent à l’État quelques aumônes, alors qu’il est question là ni plus ni moins de la survie d’une langue.

Nos réalités sont diverses et aujourd’hui le sentiment de dépossession demeure. Notre langue est en danger et tout ce qu’on pouvait qualifier, comme un ensemble très subjectif mais pourtant bien réel, d’art de vivre, c’est-à-dire notre relation particulière au monde — ni plus valable ni moins valable qu’aucune autre — est en train de finir de se diluer dans la culture médiatique dominante.

Le sentiment de dépossession demeure. Notre capacité à relativiser dépend évidemment de la construction de chacun, de sa capacité à se détacher d’une situation ou non, de son humour ou de son manque d’humour, de sa capacité à affronter ou de sa prédisposition au silence. On n’est pas égaux face au sentiment de dépossession et face aux sentiments qui en découlent : du sentiment de la perte de lien à celui de solitude, du sentiment de n’appartenir à aucune communauté à celui d’exclusion, de celui d’être dominé à celui de discrimination, de celui de pauvreté culturelle à celui de désœuvrement. On n’est pas égaux et tous ces ressentis appartiennent à chacun et sont toujours respectables. Hiérarchiser les douleurs et les peines est une absurdité pour quiconque est capable d’empathie.

Le sentiment de dépossession demeure et il est non seulement respectable, mais il faut le comprendre. Nous avons été dépossédés au cours des siècles passés de notre culture populaire, puis autodépossédés de ce qu’il en restait au cours du vingtième siècle à force de nous signifier notre indignité et l’inutilité de notre langue. Aujourd’hui la place est libre, les cerveaux sont disponibles à la colonisation mentale des dominants : l’État et les grands industriels s’insinuant à tous les niveaux, sociaux et intimes, de nos vies. Notre culture s’est tellement diluée dans la culture capitaliste et médiatique dominante, qui depuis tellement de temps nous vend ses illusions de bonheur, que nous nous modelons en rêve collectif, à l’image des possédants, à leur parlé, à leur accent, à leurs habits, à leur mode de vie — sans même avoir les moyens de nos rêves ! Il y a tellement de temps que nous avons abandonné à l’industrie les usages populaires qui nous caractérisaient, que l’essentiel de notre culture, notre univers, notre art de vivre, notre rapport au monde, notre géographie intérieure et l’art de la raconter, s’y sont dissous. Notre culture et notre langue s’effacent tellement, que nous voilà même dépossédés de la légitimité de nos actions, de nos créations ou de nos combats, qui passent pour inutiles. Et nous voilà contraint de nous justifier encore et toujours de leur bon sens, alors même que, écrire de la poésie et chanter en occitan, n’est pas toujours un choix, mais une évidence qui s’impose, simplement.

À chacun ses évidences, certes. Chacun son histoire, aucune n’est comparable, certainement pas hiérarchisable sur une illusoire échelle de la victimisation. Nous en sommes, nous tous, à bâtir des discours, à composer des musiques, à créer des esthétiques sur des ruines laissées par l’industrie capitaliste et colonialiste. Si c’est une hydre, comme on aime parfois nommer le système en lui accordant l’existence d’un être vivant, elle est encore en pleine possession de ses moyens de destruction. La situation est aussi dramatique qu’inespérée pour tous ceux qui souhaitent trouver un chemin créatif fraternel. Tout ce qui fut détruit est à réinventer. Quels imaginaires peuvent naître du cataclysme ? Quand les anciens se sont tus, parce que ce qu’ils avaient à nous raconter avait été tué par le mépris, ou bien parce que ce qu’ils avaient à nous raconter était source de trop de souffrance, quel langage peut-on encore inventer ?

BORREIA !

E patarem patarem cap al centre dal monde.
Zinga-zanga ! Sèm dançaires d’una tèrra rebonduda.
Tornarem caufar l’òli, la qu’avèm pas escampada al pè de la muralha.
Tornarem caufar l’òli, verge a ne tornar daurar los solelhs de la lenga.
Tornarem caufar l’òli, verge a s’enfuocar en vol, a n’enregar lo cèl e s’abrandar pels pès de l’ordre que camina.
E piularem coma d’aucèls perduts sus la tèrra noiriguièra.
E bramarem coma lops en ardada, aclapats mas que volon pas que viure.

Et nous frapperons des pieds, frapperons jusqu’au centre du monde.
D’un pied ! De l’autre ! Nous sommes des danseurs d’une terre enfouie.
Nous réchaufferons l’huile, celle que nous n’avons pas jetée au pied de la muraille.
Nous réchaufferons l’huile, vierge à redorer les soleils de la langue.
Nous réchaufferons l’huile, vierge à s’enflammer en vol, à en zébrer le ciel et s’embraser dans les pieds de l’ordre qui avance.
Et nous piaillerons comme des oiseaux perdus sur la terre nourricière.
Et nous gueulerons comme loups en horde, accablés mais voulant seulement vivre.

Laurent Cavalié
laurentcavalie(at)free.fr
28, rue Lamourguier
11100 Narbonne
sirventes.com

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 


Fédération Anarchiste Communiste d’Occitanie

France, colonialisme, islam politique, djihadisme et la nébuleuse étatico-terroriste : deux textes pour mieux comprendre…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 février 2021 by Résistance 71

 

“De fait, la chose la plus essentielle est de rassembler ce peuple disséminé partout en nulle part, en groupes ; la chose primordiale est de les rendre saisissables. Quand nous les aurons entre nos mains, nous pourrons alors faire beaucoup de choses qui sont impossibles pour nous à faire aujourd’hui et nous permettra alors peut-être de capturer leurs esprits après que nous ayons capturé leurs corps.”
~ Officier du corps expéditionnaire français, Algérie, 1845, cité par J.C.Scott, 2009 ~

 

La “crise” française avec l’islam, héritage de 200 ans de brutalité coloniale

Emmanuel Macron n’est pas le premier dirigeant français à vouloir libérer l’islam. C’est une vieille tradition « laïque » de la France.

 

Par Joseph Massad

 

Source : Middle East Eye, 9 octobre 2020

 

url de l’article en français :
https://lecridespeuples.fr/2021/02/06/la-crise-francaise-avec-lislam-heritage-de-200-ans-de-brutalite-coloniale/

 

Février 2021

 

Joseph Massad est Professeur d’histoire politique et intellectuelle arabe moderne à l’Université Columbia de New York. Il est l’auteur de nombreux livres et articles, tant universitaires que journalistiques. Parmi ses ouvrages figurent Colonial Effects: The Making of National Identity in Jordan, Desiring Arabs et, publié en français, La Persistance de la question palestinienne (La Fabrique, 2009). Plus récemment, il a publié Islam in Liberalism. Son travail a été traduit dans une douzaine de langues.

La France est en crise.

L’extrémisme radical français [anti-]chrétien (officiel ou non), se réclamant de ce que les Français appellent ostensiblement la laïcité, continue de multiplier ses attaques contre les musulmans, français ou non.

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a recensé 1 043 incidents islamophobes en 2019 (une augmentation de 77 % depuis 2017), à savoir : 68 agressions physiques (6,5 %), 618 actes de discrimination (59,3 %), 210 faits de discours de haine et d’incitation à la haine raciale (20,1 %), 93 faits de diffamation (8,9 %), 22 actes de vandalisme de lieux de culte musulmans (2,1 %) et 32 faits de discrimination liés à la lutte contre le terrorisme (3,1 %).

La haine des musulmans ressentie par les [pseudo-]chrétiens et soi-disant « laïcs » français apparaît quotidiennement dans le discours du gouvernement, des commentateurs et des médias français.

En réalité, la normalisation des discours de haine contre les musulmans non seulement légitimise la discrimination institutionnalisée que subissent les musulmans français, mais incite également à la violence à leur encontre tant en France qu’à l’étranger. On peut citer la fusillade devant la mosquée de Brest et la prise pour cible de son imam, Rachid Eljay, en juin 2019, ainsi que l’attaque contre la mosquée de Bayonne qui a fait quatre blessés en octobre 2019.

À l’étranger, le terroriste qui a perpétré l’attentat de Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2019, tuant 51 fidèles musulmans et en blessant 49 autres, a mentionné l’influence du penseur français islamophobe Renaud Camus sur ces actions. 

En octobre 2019, le Président français Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur de l’époque Christophe Castaner ont lié le terrorisme en France aux signes associés à la foi et la culture musulmanes : la barbe, la prière cinq fois par jour, le fait de manger halal, etc.

Voir 17 octobre 1961 : le jour où la France a jeté les Algériens dans la Seine

« Libérer » l’islam

La semaine dernière, Macron a affirmé : « L’islam est une religion en crise dans le monde entier aujourd’hui, nous ne le voyons pas seulement dans notre pays ». Il a ajouté qu’il voulait « libérer » l’islam en France des influences étrangères en améliorant la surveillance du financement des mosquées.

Mais Macron n’est pas le premier dirigeant français à vouloir « libérer » l’islam.

C’est une vieille tradition « laïque » française. Lorsque Napoléon Bonaparte a envahi l’Égypte et la Palestine en 1798, son plan génial était de mentir aux Égyptiens en annonçant que lui et son armée étaient « de fidèles musulmans » et qu’ils venaient libérer les musulmans et l’islam de la tyrannie des mamelouks.

Sa supercherie n’a pas fonctionné et les Égyptiens se sont soulevés contre lui, tout comme les Palestiniens. Il est rentré vaincu en France après que son armée eut commis des atrocités indicibles en Égypte et en Palestine. La crise de Napoléon et de la France avec l’islam il y a deux siècles venait de cette défaite dans la ville palestinienne d’Acre. Lorsque la France a envahi l’Algérie trente ans plus tard, les Français n’avaient plus besoin de mentir aux musulmans pour les conquérir, les détrousser et détruire leurs lieux de culte.

Le casus belli officiel invoqué par le roi Charles X pour justifier l’invasion de l’Algérie en 1830 était le refus de la France de payer sa créance pour le grain que des négociants algériens avaient fourni à l’armée française de Napoléon pendant la campagne italienne sous la première République. Étant donné que ces négociants algériens, Bacri et Busnach, étaient issus de familles de banquiers juifs originaires de Livourne, le débat public à l’époque en France avait une « teneur antisémite ».

Ironiquement, c’est ce même Charles X qui, en 1825, a contraint les esclaves libérés de Haïti – dont la révolution avait renversé le colonialisme et l’esclavage français – à payer des millions de francs d’indemnité pour les pertes de leurs anciens maîtres en échange de la reconnaissance diplomatique de la France et de la levée du blocus punitif de Haïti. 

En 1827, Hussein Dey, le dirigeant ottoman d’Alger, a demandé le paiement de la dette au consul français, Pierre Deval, qui a impudemment refusé. Furieux de l’affront du consul, le dey l’a frappé avec un chasse-mouche (ce que les Français appellent le « coup d’éventail ») – et l’a qualifié de « vaurien idolâtre, infidèle et méchant ».

L’invasion de l’Algérie

L’invasion a été lancée à la mi-juin 1830 et Alger est tombée le 5 juillet. La France alors en difficulté financière a vidé les caisses d’Alger, dérobant jusqu’à 43 millions de francs en or et en argent, sans compter les sommes qui ont disparu et celles qui ont été dépensées par l’armée d’occupation française. Peut-être que les pays pauvres d’Afrique de l’Ouest encore aujourd’hui endettés vis-à-vis de la France pourraient prouver à quel point ils sont assimilés à la « francitude » en envahissant la France pour dérober l’argent de l’État.

Les objectifs immédiats de l’invasion, énumérés par le roi Charles X devant l’Assemblée nationale le 2 mars, étaient de venger les Français de l’insulte algérienne, de « mettre fin à la piraterie et rendre l’Algérie à la chrétienté ».

Conformément aux engagements chrétiens de la France, l’armée française conquérante s’est emparée des mosquées, les a converties en églises et cathédrales sous la menace des armes, notamment la grande mosquée ottomane de Ketchaoua à Alger, construite en 1612 et devenue cathédrale Saint-Philippe en décembre 1832.

Cette même année, les Français ont éliminé l’intégralité de la tribu des Ouffia, n’épargnant ni femme ni enfant et s’emparant de l’ensemble de ses biens.  

Tout comme les intellectuels suprémacistes chrétiens français blancs d’aujourd’hui témoignent d’une haine et d’un racisme absolus envers les musulmans, au début des années 1840, le célèbre penseur français Alexis de Tocqueville déclarait à cet égard : « Il peut donc et il doit donc y avoir deux législations très distinctes en Afrique parce qu’il s’y trouve deux sociétés très séparées. Rien n’empêche absolument, quand il s’agit des Européens [colons en Afrique], de les traiter comme s’ils étaient seuls, les règles qu’on fait pour eux ne devant jamais s’appliquer qu’à eux. »

Il objectait aux âmes sensibles qui s’opposaient à la barbarie française et aux razzias contre la population algérienne : « J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n’approuve pas, penser qu’il soit mal de brûler les moissons, de vider les silos et enfin de s’emparer des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, à mon sens, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. Et, s’il faut dire ma pensée, ces actes ne me révoltent pas plus ni même autant que plusieurs autres que le droit de la guerre autorise évidemment et qui ont lieu dans toutes les guerres d’Europe. »

La barbarie coloniale

En 1871, les musulmans algériens se sont une fois de plus révoltés contre la domination française, 150 000 personnes ont rejoint les forces d’un dirigeant kabyle local, el-Mokrani.

En réaction, la machine génocidaire française a tué des centaines de milliers de personnes, ce qui, combiné aux décès dus à la famine provoquée par les Français à la fin des années 1860, a engendré la mort d’un million d’Algériens (environ un tiers de la population). Les Français ont rasé des dizaines de villes et villages en éliminant l’intégralité de l’élite de la société algérienne. Mais même cela n’a pas résolu la « crise » de la France avec l’islam.

En 1901, la préoccupation des Français vis-à-vis de leur « crise » avec l’islam s’est accrue. Cela fut particulièrement manifeste lorsque la France, qui « est et deviendra de manière croissante et sans aucun doute une grande puissance musulmane » étant donné son acquisition de nouvelles colonies ayant de grandes populations musulmanes, a eu besoin de savoir à quoi ressemblerait l’islam au XXe siècle.

Voir également ‘Séparatisme médiatique’ : la croisade désespérée de Macron pour museler la presse occidentale

C’est devenu un tel sujet de préoccupation qu’une « quête » coloniale de connaissance a débuté. L’éditeur de l’important journal colonial français Questions diplomatiques et coloniales, Edmond Fazy, a décidé de creuser la question de « l’avenir de l’islam » d’ici l’an 2000.

L’avenir de l’islam

Comme de nombreux chrétiens français islamophobes aujourd’hui, Fazy s’inquiétait du nombre croissant et sous-estimé de musulmans à travers le monde (il citait le chiffre de 300 millions, représentant un cinquième de la population mondiale) et la propagation de leur religion « simple » en Afrique. 

De nombreux contributeurs de son journal ont jugé bon de manipuler la théologie islamique et de transformer les oulémas musulmans pour produire non seulement un islam moderne qui serait toléré par la modernité européenne, mais qui, espéraient-ils, affaiblirait l’Empire ottoman.

L’avis le plus pratique a néanmoins été donné par l’école française des arabistes, constituée des colons français en Afrique du Nord (pieds-noirs). L’un deux, Edmond Doutté, de l’école algérienne, spécialiste de la religion et de l’islam, a évoqué sa rencontre avec le fanatisme et l’intolérance musulmane.

Les musulmans éduqués de manière traditionnelle semblent « s’être éloignés de nous » par rapport aux ouvriers indigènes, qui fraternisent avec les colons et apprennent « nos coutumes ». Plutôt que de réprimer « les manifestations religieuses exagérées » de l’islam qui subsistait, la tâche des Européens était plus productive. 

« Nous pouvons, au contraire, favoriser la naissance d’un nouvel islam plus favorable au compromis et à la tolérance vis-à-vis de l’Europe ; encourager la jeune génération des oulémas qui œuvrent dans cette direction ; et accroître le nombre de mosquées, madrasas et universités musulmanes, en s’assurant que leur personnel adhère aux nouvelles théories. »

Les commentaires de Doutté semblent familiers car ils pourraient facilement avoir été formulés par un quelconque politicien ou intellectuel français – ou occidental – aujourd’hui.

Quant à M. William Marcais, directeur de la madrasa Tlemcen fondée par les Français pour former les juges musulmans algériens sur des bases « rationalistes », il était en faveur d’un « nouvel » islam « moderne » que les Français élaboraient et auquel il participait, un islam qui « était étroitement lié au destin de la France ». 

Le moment de payer l’addition

Le projet de transformer l’islam en quelque chose que la chrétienté européenne et la laïcité française puissent tolérer perdure encore en 2020, mais avec des résultats non satisfaisants en ce qui concerne Macron, en particulier alors que le financement des groupes djihadistes en Syrie n’a jusqu’à présent pas engendré l’islam tant voulu par la France.

Les actuelles discriminations institutionnalisées par l’État français contre ses citoyens musulmans ne ralentissent pas sous Macron. La France est aujourd’hui encore submergée par un discours dominant de chauvinisme et de haine qui n’est pas sans rappeler celui qui a toujours dominé la culture française avant même la Révolution française.

Il est vrai que la culture de la haine fasciste et suprémaciste chrétienne blanche généralisée à travers l’Europe et les États-Unis aujourd’hui, réminiscence de la culture européenne de la haine des années 1930, ne concerne pas uniquement la France, mais les Français (tout comme les Israéliens) excellent à l’exprimer avec le minimum d’euphémismes. 

Voir également, du même auteur, Assimilation des Français musulmans « Merci, très peu pour nous »

La crise à laquelle la France continue d’être confrontée avec les musulmans est la crise du chauvinisme français, et le refus des Français laïcs et suprémacistes [pseudo-]chrétiens blancs de reconnaître que leur pays est une puissance néocoloniale de troisième rang avec une culture dominante rétrograde qui persiste à se raccrocher à des gloires passées imméritées, alors qu’ils devraient se repentir de leurs péchés génocidaires qui s’étendent des Caraïbes à l’Asie du Sud-Est, en passant par l’Afrique, et qui a tué des millions de personnes depuis la fin du XVIIIe siècle.

Ce que les Français ont à faire, c’est de payer leurs dettes envers tous ceux qu’ils ont détroussés et tués à travers le monde depuis lors. Il n’y a que ça qui pourra mettre un terme à la crise de la France avec l’« islam » et avec elle-même. 

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Texte connexe:

 

La France face au djihadisme de son allié turc

 

Thierry Meyssan

 

9 février 2021

 

Source : https://www.voltairenet.org/article212135.html

 

Le président Emmanuel Macron et le gouvernement de Jean Castex ont rédigé un projet de loi afin de combattre l’instrumentation politique de la foi musulmane. Ce texte est en cours de discussion au Parlement.

Il s’articule autour de quatre idées fortes, dont l’interdiction du financement des associations cultuelles par des États étrangers. Chacun a bien conscience qu’il s’agit là de la tête de l’islamisme, mais personne n’ose nommer ces États : la Turquie et le Qatar, téléguidés par le Royaume-Uni et les États-Unis. En effet, lutter contre l’islamisme en France a de nombreuses et brutales conséquences en politique étrangère. Aucun parti n’ose aborder ce problème rendant inopérants tous les efforts menés dans cette lutte.

La France a déjà connu cette hésitation face à l’islamisme au milieu des années 90. À l’époque, le Royaume-Uni et les États-unis soutiennent les jihadistes en Algérie contre l’influence française. Londres offre également l’asile politique à ces « démocrates » qui luttent contre un régime militaire. Le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, se lance alors dans une épreuve de force qui le conduira à faire abattre les membres d’un commando du Groupe islamique armé (GIA) qui avaient détourné un avion d’Air France et à expulser le chef de poste de la CIA à Paris (par ailleurs compromis dans une affaire d’espionnage économique). La question fut ainsi réglée pour 20 ans.

La Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) a inspiré un dossier de presse, dans le Journal du Dimanche du 7 février 2021, sur la manière dont « Erdoğan infiltre la France ». Notez bien : le journal ne met pas en cause la Turquie, mais le seul président Erdoğan. De même, dans un premier temps au moins, il ne cite ni le Qatar, ni le Royaume-Uni, ni les États-Unis. Surtout, il cite la Millî Görüş qu’il accable, sans noter que c’était la milice du Premier ministre Necmettin Erbakan et que le président Erdoğan en fut un des chefs. Enfin, il omet d’aborder le rôle présumé des services secrets turcs dans les attentats du 13 novembre 2015 (le Bataclan).

C’est ce thème que nous allons développer en rectifiant de nombreux préjugés.

Islam : foi et politique

Mahomet était à la fois un prophète, un chef de guerre et un prince. L’islam qu’il a fondé était à la fois un rite particulier du christianisme [1], sa politique face aux tribus de la péninsule arabique et le droit qu’il a promulgué. Personne n’a été capable à sa mort de distinguer son héritage spirituel de son action politique et militaire. Au contraire, ses successeurs politiques (en arabe : « Califes ») ont hérité de son autorité en matière religieuse, bien qu’ils n’aient aucune connaissance théologique et que parfois même ils ne croyaient pas en Dieu.

Aujourd’hui les musulmans vivant en Europe aspirent à faire le tri dans cet islam, à n’en conserver que la partie spirituelle et à abandonner les aspects datés, notamment la Charia. Au contraire, le président Erdoğan, qui souhaite officiellement être déclaré Calife des musulmans, le 29 octobre 2023 (centenaire de la République turque), fait tout pour s’y opposer.

Il s’agit donc d’un combat entre deux civilisations. Non pas entre la culture européenne et celle de la Turquie, mais la civilisation contemporaine contre une autre, disparue il y a déjà un siècle.

Erdoğan : un voyou islamiste devenu président

Le président Erdoğan n’est pas un politicien comme les autres. Il a commencé sa carrière comme un voyou qui faisait le coup de poing dans les rues de la capitale. Il est entré en politique dans les années 70 en adhérant à une milice islamiste, l’Akıncılar, jusqu’à rejoindre celle créée lors de la chute du Premier ministre Necmettin Erbakan en 1997, la Millî Görüş. Cette organisation de nervis était financée par l’Iraq du président Saddam Hussein et placée sous le contrôle du Grand maître de l’Ordre soufi des Naqchbandis, le général Ezzat Ibrahim Al-Douri, futur vice-président iraquien.

L’Anglo-Tunisien Rachid Ghanoucchi, une des grandes figures de la Confrérie des Frères musulmans, a déclaré : « Dans le monde arabe de ma génération, lorsque les gens parlaient du mouvement islamique, ils parlaient d’Erbakan. Lorsqu’ils parlaient d’Erbakan, c’était de la manière dont ils parlaient d’Hassan al-Banna et de Sayyed Qutb ». Aussi, bien que le mouvement islamiste soit divisé d’un point de vue organisationnel entre d’un côté les Frères musulmans et de l’autre les Naqchbandis, ils forment sans aucun doute une seule et unique idéologie.

C’est au nom de la Millî Görüş que Recep Tayyip Erdoğan a joué un rôle efficace dans les guerres d’Afghanistan aux côtés de Gulbuddin Hekmatyar et dans les guerres de Tchétchénie aux côtés de Chamil Bassaïev. Une fois devenu président il s’est imposé comme le chef de ce courant durant la guerre de l’Otan en Syrie. Il est aujourd’hui à la fois le leader des Frères musulmans (implantés au Moyen-Orient élargi et en Europe) et des Naqchbandis (implantés surtout en Bosnie-Herzégovine, dans le Daghestan russe, en Asie du Sud et au Xinjiang chinois).

Les réseaux islamistes

La transformation de l’Ordre des Naqchbandis et la création de la Confrérie des Frères musulmans sur le modèle de la Grande Loge Unie d’Angleterre ont été pilotées par le Royaume-Uni dans le contexte du « Grand jeu » qui l’opposait à l’empire russe et de la conquête coloniale du Soudan. Aujourd’hui encore, le MI6 opère un contrôle direct de ces deux organisations. Les donateurs changent (Arabie saoudite d’abord, puis Qatar et Turquie), mais jamais le donneur d’ordre.

Avant la Première Guerre mondiale, les Britanniques utilisèrent l’université Al-Azhar du Caire pour unifier le monde musulman derrière une unique version du Coran (il y en avait une quarantaine à l’époque). Il s’agissait d’exclure du texte les passages utilisés par la cruelle secte soudanaise du Mahdi contre l’Empire britannique. Le Grand imam d’Al-Ahzar fut envoyé convertir les musulmans soudanais au « vrai » islam qui venait de naître.

La première forme de la Confrérie des Frères musulmans fut fondée par l’Égyptien Hassan el-Banna. Elle avait été imaginée dans le prolongement de l’investissement britannique dans l’islam. La seconde forme de la Confrérie fut organisée après la Seconde Guerre mondiale et l’exécution d’Hassan el-Banna, directement par le MI6. Rapidement, les États-Unis y introduirent un intellectuel maçonnique athée, Sayyed Qutb. Celui-ci se convertit à l’islam qu’il conçut comme une arme pour prendre le pouvoir. Il créa une idéologie binaire (eux et nous, l’interdit et l’autorisé) et prêcha le jihad. Progressivement, sous contrôle des Britanniques et avec le financement de l’Arabie saoudite (Ligue islamique mondiale), la Confrérie s’étendit à la totalité de ce que nous appelons aujourd’hui le Moyen-Orient élargi. Ils prirent le pouvoir au Pakistan rendant possible la guerre de la CIA contre les Soviétiques en Afghanistan. Puis, ils se transformèrent en une véritable armée et se battirent en Bosnie-Herzégovine aux côtés du Pentagone. Ils interviennent aujourd’hui dans plusieurs conflits, notamment au Sahel, en Libye, en Syrie, en Iraq, au Yémen et en Afghanistan [2].

L’Iran de Rohollah Khomeiny repose également sur une conception de l’islam politique. L’ayatollah avait rencontré Hassan el-Banna au Caire, non pas pour se rallier à lui, mais pour se partager le monde musulman avec lui. Le Guide de la Révolution actuel, Ali Khamenei, a traduit deux livres de Sayyed Qutb qu’il dit admirer. Il invite systématiquement les Frères aux congrès qu’il organise sur l’islam, mais les deux groupes ne manquent jamais une occasion de médire l’un de l’autre en privé. Une sorte de paix armée s’est établie entre eux.

Les Européens en général et les Français en particulier commencent juste à s’intéresser à l’islam politique qu’ils ne parviennent pas à distinguer de la spiritualité musulmane malgré les travaux de Louis Massignon.

La Turquie et l’Otan

Revenons à la Turquie. Les États-Unis l’ont inclue dans l’Otan parce qu’elle était frontalière de l’Union soviétique. Ils ont pu apprécier la valeur de ses soldats durant la guerre de Corée, sans lesquels ils auraient essuyé une honteuse défaite. Ils ont eux-même organisé une migration de travail des citoyens turcs en Allemagne de l’Ouest afin de stabiliser sa population dans le camp atlantiste. En outre, les Turcs kurdes ayant créé le PKK avec l’aide des Soviétiques, les autorités d’occupation US en Allemagne pouvaient les surveiller directement.

Par la suite, lorsque l’Union soviétique s’est dissoute, les États-Unis ont relâché leur pression. Les travailleurs turcs ont commencé à déborder d’Allemagne de l’Ouest vers d’autres pays frontaliers, dont la France.

Durant la Guerre froide, les États-Unis avaient installé le quartier général européen des Frères musulmans à Munich, puis à Genève autour de Saïd Ramadan (époux de la fille d’Hassan el-Banna et père de Tariq et Hanni Ramadan). Après chaque coup d’État manqué au Moyen-Orient, l’Otan faisait accorder l’asile politique par l’Allemagne ou la France. De sorte que ces deux pays ont historiquement élevé leurs ennemis en leur sein. Charles Pasqua fut le premier à s’opposer à cette alliance de dupes. Les dossiers alors accumulés par les Renseignement généraux français ont été récemment compilés par Jean-Loup Izambert [3].

Avec le virage islamiste imposé à la Turquie par Recep Tayyip Erdoğan, l’agence des biens religieux (Diyanet) a considérablement développé son emprise sur la diaspora. Elle a multiplié le nombre des imams mis à disposition et s’est appuyée sur la Millî Görüş, et plus récemment sur les Loups Gris (une autre milice turque, également liée à l’Otan, mais désormais interdite en France [4]).

Erdoğan et les attentats de 2015 et 2016 à Paris et Bruxelles

Les enquêtes sur les attentats de Paris-Saint Denis et de Bruxelles-Zaventem, en 2015 et 2016, n’ont pas été réalisées comme des actions de combattants isolés. Selon les enquêteurs français et belge, il s’agissait d’opérations de type militaire. La question est donc quelle armée les a organisées ?

Les enquêteurs ont montré que les deux groupes étaient très étroitement liés. Il s’agit donc du même donneur d’ordre.

Quatre jours avant les attentats de Bruxelles-Zaventem, le président Erdoğan a explicitement menacé l’Union européenne en général et la Belgique en particulier d’un attentat [5]. Le lendemain de ce bain de sang, la presse favorable au président ne cachait pas sa joie [6].

Il ne fait donc guère de doutes qu’il a identiquement souhaité les attentats de Paris-Saint Denis, la France ayant trahi ses engagements pour la Turquie en Syrie [7].

Comme toujours, le seul jihadiste identifié comme ayant appartenu à la fois au commando de Paris et à celui de Bruxelles (Mohammed Abrini, « l’homme au chapeau ») a été identifié comme étant un informateur des services secrets britanniques [8].

Vous avez dit « financement des jihadistes opérant sur le sol français » ?

Notes :

[1] C’est ainsi qu’il fut présenté lorsque les Omeyyades arrivèrent à Damas, avant que le Coran ne soit transcrit par écrit.

[2] Voir l’histoire mondiale des Frères musulmans en six parties, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 juin 2019.

[3] 56— tome I : L’État français complice de groupes criminels, 56 — tome II : Mensonges et crimes d’État, IS édition (2015 et 2017).

[4] « Les Loups gris tentent des pogroms antiarméniens en France », « La France va interdire les Loups Gris turcs », Réseau Voltaire, 30 octobre et 3 novembre 2020.

[5] « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 18 mars 2016.

[6] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèndéridès, Traduction Christian Haccuria, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.

[7] « Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 mars 2016.

[8] “First Isis supergrass helps UK terror police”, Tom Harper, The Times, June 26th, 2016. « Terror suspect dubbed ’the man in the hat’ after Paris and Brussels attacks becomes British police’s first ISIS Supergrass », Anthony Joseph, Daily Mail, June 26th, 2016.

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 

Colonialisme, meurtre par décret et Grand Reset COVID19 (PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 7 janvier 2021 by Résistance 71

Résistance 71

7 janvier 2021

La grande logique linéaire du binôme état-capitalisme : du colonialisme et de sa résultante génocidaire à la tentative de contrôle définitif de l’humanité par la dictature sanitaire technotronique et son grand reset COVID-19 planifié de longue date. Un PDF compilation de Jo pour une vision panoramique de l’affaire, comprendre pour mieux agir :

Meurtre_par_decret_et_Grand_Reset_CoV19
PDF

Chercher, trouver et s’ancrer dans les racines de notre humanité universelle (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 13 novembre 2020 by Résistance 71


La connexion entre le N.O.M et les lacs Finger


Mohawk Nation News


3 novembre 2020


url de l’article original:
http://mohawknationnews.com/blog/2020/11/03/nwo-finger-lakes-connection/


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le Nouvel Ordre Mondial (NOM) pollue les eaux du complexe de Finger Lakes, qui est la source des rivières majeures de toute la région nord-est des USA. Elle est aussi la source de la plus grande véritable démocratie au monde en provenance de la confédération iroquoise. La confédération et ses alliés maintiennent toujours une souveraineté non abandonnée sur l’hémisphère occidental. De manière évidente Hunter Biden (NdT: le fils du gugusse sénile Joe Biden en passe de devenir le larbin suivant à la tête de l’empire anglo-américano-sioniste) veut montrer par son tatouage des lacs Finger qu’il a sur le dos, qu’il fait partie de cette source de pollution qui entre dans le système aquifère dans l’Est des Etats-Unis.

Notre terre-mère et nature n’ont pas été consultées au sujet de ce plan de “nouvel ordre mondial” anti-naturel inventé par l’homme blanc depuis Klays Schwab (GREAT FASCIST RESET). Notre mère et la nature ont le pouvoir ultime de décision. Personne ne veut entrer en guerre contre la nature, parce que la défaite est assurée. Pour mettre en place ce NOM, les peuples indigènes de l’Île de la Grande Tortue devront être erradiqués afin de faire de l’endroit un “terra nullius”, une terre non occupée. Ainsi, ils pensent qu’ils pourront posséder notre terre et toutes nos ressources.

Nos ancêtres nous avaient prévenu de ce jour. Ne les laissez pas installer tout ce matériel 5G au dessus de vos têtes. Les 1% de cette “élite” riche à milliards pensent qu’ils vont diriger le NOM avec leurs esprits pollués et tordus. Les critiques du système seront transférés dans des camps pour dissidents établis sur toute la superficie de l’Île de la Grande Tortue (L’Amérique du Nord) ainsi que dans le monde entier. Nous sommes les véritables occupants spirituels de l’Île de la Grande tortue. Ils veulent nous faire “disparaître”. Ils ne sont pas sûrs de comment le faire. Ils évitent soigneusement de faire une paix d’alliance avec nous et se sont engagés dans une relation à distance. Nous leur dirons de rester dans leur vaisseau et nous resterons dans notre canoë. (NdT : principe du traité wampum deux rangées) Nous sommes à la fois tristes et alarmés que les Etats-Unis, le Canada et autres, s’alignent sur les mensonges proférés par le NOM.

Les envahisseurs n’ont aucun bon objectif dans la vie parce qu’is se sont eux-mêmes coupés de leurs propres racines indigènes d’à travers le monde. Ils ont toujours essayé de nous couper des nôtres. Ils ne peuvent plus se reconnecter avec la nature à moins qu’ils ne retournent chez eux, sur leurs terres et se reconnectent avec leurs ancêtres. Ils n’appartiennent en rien à ici. Les choses doivent être arrangées avec nous selon le principe de la Grande Loi de la Paix (kaianerekowa) et les dégâts occasionnés à notre terre-mère doivent être réparés.

Nous sommes tristes de voir tous ces gens déambuler dans les magasins Wall Mart portant des masques et tournant en rond, ne sachant pas où ils vont. Leurs yeux sont vides alors qu’ils ne savent pas ce qui va arriver ensuite.

Nos pieds sont solidement ancrés sur la terre et nous savons qui nous sommes. Les “élites” planifient de diriger toute l’humanité au travers de la “financiarisation de la Nature”. Une feuille d’arbre ne peut pas se transformer en un billet de 1$. La véritable richesse sont toutes ces bonnes choses que nous faisons pour les autres. Il est impossible de voler et de patenter toute la biodiversité de la planète, incluant les océans. Non sens parfaitement imbécile ! Voilà comment des esprits détraqués voient l’ordre naturel des choses. Passer son temps à faire des contrats les uns sur les autres pour éventuellement finir par vendre tout le monde et de vendre les uns les autres. Lorsqu’ils obtiennent ce qu’ils veulent, ils deviennent encore plus agressifs et veules les uns envers les autres et envers tout le monde.

Le Canadien Justin Trudeau et Joe Biden supportent le NOM (NdT: sans cela ils ne pourraient pas être là où ils sont, c’est aussi simple que ça…). Ils pensent que d’une certaine manière, ils vont devenir des rois sur leur propre trône. En fait ils ne sont que des lécheurs de cul de leurs maîtres du NOM, de bons petits caniches bien serviles. Notre terre-mère et le pouvoir de la nature/création vont les combattre s’is ne vivent pas par l’ordre naturel. Ils deviendront malades et mourront.

Nous n’avons en rien à accepter le fascisme du NOM, la politique de la peur perpétuelle, les smartphones, le changement de notre ADN et cette marche forcée vers cet enfer du transhumanisme qui nous est imposé pas à pas. Nous ne seront pas dominés, même de la plus petite manière qui soit. Nous n’abandonnerons pas la souveraineté personnelle de notre corps, de notre esprit et de notre énergie.

Les promesses de boulot pour tout le monde, d’une surveillance 24/24, 7/7, de vaccins contenant des nanobots changeant l’ADN, l’eugénisme, le cauchemar pharmaceutique technocratique et les menaces constantes ; les envahisseurs suivent n’importe quelle idée ou moindre changement prometteur qui flotte à la ronde et avec lesquels ils peuvent gagner trois francs six sous. Nous nous foutons bien de ce qui est promis. Notre corps et notre esprit sont faits pour se guérir. Nos pied sont ancrés en terrain très solide. Nous pouvons les vaincre avec l’aide de la Grande Loi de la Paix comme guide.

Ces corporations, entreprises coloniales appelés pays sont devenues de grandes puissances parce qu’elles ont des bombes nucléaires à larguer sur les gens. Après la seconde guerre mondiale,  la décision fut prise que 5 nations auraient la bombe atomique : la France, l’Angleterre, la Russie, les Etats-Unis et la Chine. Puis Israël, le Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord eurent aussi la bombe. Maintenant ils veulent diriger le monde, non pas parce qu’ils sont des diplomates intelligents qui veulent la paix pour toute l’humanité : ils sont une cabale qui veut le domination du monde et que tout le monde leur lèche les pieds. La plus grande des peurs est celle que ces terroristes nucléaires dirigent le monde comme un seul groupe. Ceci ne se passera pas !

Seuls les Iroquois et Kaianerekowa peuvent mettre un terme à cette pure folie. Lorsque nous faisons la paix, nous enterrons la hache de guerre. Dekanawida alla voir Atotarho, le grand sachem de la confédération iroquoise, afin d’amener la paix parmi les peuples en lutte. Une véritable paix ne peut être achevée que lorsque tout le monde abandonne ses armes. Ils les laissèrent à la porte, se serrèrent les mains et commencèrent à discuter. La paix mondiale surviendra lorsque nous dirons “Vous allez enterrer toutes vos bombes !”

Un Iroquois, Ely S. Parker, s’est assis entre Robert E. Lee et Ulysses S. Grant et les fit avoir confiance en lui. Ils se sentirent confortables et en confiance et ils laissèrent de côté leurs armes et leur colère. Le Sud confédéré se rendit au nord avec dignité. Les Iroquois savaient que cela était nécessaire pour maintenir une véritable paix entre les deux parties. Puis ils plantèrent l’arbre de paix pour remplacer les armes.

La nature va toujours vous donner ce dont vous avez besoin. Le NOM va tenter de contrôler la nourriture, mais la nature ne le laissera pas faire. Le NOM ne veut laisser personne obtenir quoi que ce soit sans avoir reçu la “marque de la bête”. Le chiffre 666 sur le front et les mains veut dire le contrôle des esprits et de la pensée ainsi que des mains ce qui veut dire le travail que les gens seront forcés de faire pour le NOM. Nous n’avons en rien à nous soumettre à cela. La nature subviendras toujours à nos besoins.

Nous ne pouvons pas coopérer avec le NOM. Faites gaffe à ce vaccin qui arrive. Ne payer pas votre facture de téléphone. 85% de la population mondiale n’a pas de téléphone ni d’ordinateur, ni de moyens de réception. Restez en dehors du système bancaire. Sauvegardez-vous.

Nos grands-parents n’ont jamais conduit de voiture, travaillaient des hectares de terre à la main, sans électricité, sans téléphones, sans eau courante. Ils élevèrent 10 enfants qui eux-mêmes eurent des enfants Il y a maintenant des milliers de kanienkehaka (Mohawks) provenant de ces gens. Nos grands-parents ont prouvé que le NOM n’était en rien nécessaire afin de subvenir à nos besoins.

Nous trouverons toujours un moyen de survivre.

Enterrons le fascisme qui viole la loi naturelle. Il va se détruire lui-même.

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie