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Guerre impérialiste en Syrie: Du rififi dans les forces d’occupation… Les Yankees se servent des forces françaises comme de bouclier…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 13 février 2019 by Résistance 71

MAJ: confirmation de Stratégika51

 

Syrie: Les USA se servent des forces françaises comme d’un bouclier

 

Press TV

 

13 février 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/13/588432/Syrie-Raqqa-France-cellule-de-renseignement-espionnage

 

En France où les médias sont visiblement sommés de désinformer au lieu d’informer, personne n’en parle et pourtant, l’information est bien fiable. Des sources militaires syriennes ont fait part d’une forte explosion produite dans le QG de renseignement et d’espionnage des forces françaises, à Raqqa. Des forces spéciales françaises auraient été tués ou blessés. Il s’agirait, selon Sputnik, d’une moto piégée qui a explosé au sein même de la cellule de renseignement et d’espionnage des forces françaises à Raqqa, ville qui a été le théâtre, il y a quelques jours, des manifestations anti-américaines et anti-françaises à l’occasion desquelles les habitants ont brûlé les drapeaux de ses deux pays, en réclamant le retrait des « forces d’occupation étrangères » de leur ville et de toute de la Syrie.

Selon Sputnik, « personne n’a réussi jusqu’à présent à pénétrer dans le lieu de l’explosion et de plus amples informations sur le niveau des dégâts causés par l’explosion se font toujours attendre ».

Des camions de pompiers et des ambulances ont pourtant été aperçus sur les lieux de l’explosion où les forces de la coalition américaine ont immédiatement mis en place un périmètre de sécurité, ajoute Sputnik.

L’usine sucrière qui abrite le QG des forces françaises à Raqqa est située sur la route Raqqa/Hassaké dans le nord de Raqqa. La déflagration est intervenu alors que des sources syriennes ont fait part lundi de la fuite de militaires américains, en pleine nuit, de la ville de Tabqa dans la banlieue sud-ouest du gouvernorat de Raqqa, après que les habitants de la ville ont brûlés le drapeau américain.

Selon Sputnik, une colonne militaire composée de 30 véhicules s’est dirigée de Tabqa vers le chef-lieu de la province de Raqqa. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis avaient coupé l’électricité des localités et villages situés dans la banlieue ouest de Raqqa, au moment du retrait des troupes US. Ces sources ajoutent que la majorité de forces américaines se seraient retirées de Tabqa et que seule une unité d’espionnage serait restée dans une école au sud de la ville, avec pour mission de brouiller les systèmes de communication des forces syriennes et de perturber leur fonctionnement.

Des habitants syriens de la province de Raqqa ont manifesté le samedi 9 février pour réclamer une fois de plus le retrait des forces américaines et françaises de Syrie et la fin des ingérences étrangères dans leur pays.

Sur les images vidéo diffusées à ce sujet sur les réseaux sociaux, on voit les manifestants réclamer la fin de l’occupation américaine et le retrait de toutes les troupes étrangères de Syrie. Les participants à cette manifestation ont brûlé les drapeaux américains et français en signe de protestation contre l’occupation de leur pays. Ils scandaient aussi des slogans contre les forces d’occupation.

Les Américains se servent-ils des forces françaises à titre de bouclier? Tout est possible, affirment les analystes qui soulignent aussi l’implication directe des Rafale français dans des frappes qui ont visé ces derniers jours les localités de Deir ez-Zor. Une information reprise samedi par SANA a évoqué des frappes de l’aviation française contre la localité stratégique d’Abou Kamal sur les frontières avec l’Irak.

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Guerre impérialiste en Syrie… Fin de la guerre propagandiste vendue par l’occident ?

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 30 décembre 2018 by Résistance 71

La guerre en Syrie telle qu’elle nous à été vendue par les médias est terminée

 

Stratégika 51

 

28 décembre 2018

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10754

 

Le rétablissement des relations diplomatiques entre les Émirats Arabes Unis et la Syrie a coïncidé avec un remaniement ministériel en Arabie Saoudite où Adel Al-Jubayr, ministre des Affaires étrangères a été relégué au rang de Secrétaire d’État. Al-Jubayr fut le responsable saoudien ayant multiplié le plus grand nombre de déclarations hostiles à la Syrie.

Le retour de la Syrie au sein de la Ligue Arabe de laquelle elle a été exclue au début de la guerre en Syrie n’est plus qu’une question de formes.

La Ligue Arabe est entièrement sous l’influence de Ryad depuis le début de ce que certains ont baptisé le Printemps Arabe.

Cela veut dire qu’il y a eu des contacts entre les pays du Golfe et Damas et qu’ils ont trouvé moins un terrain d’entente qu’une preoccupation commune : la Turquie.

Damas est en train d’envoyer des renforts vers Manbij tout en appelant les populations kurdes à se retourner contre les forces étrangères et à contrer l’envahisseur turc. Cette tentative de récupération vise avant tout à saper la politique de Paris et de Londres.

En parallèle, Ankara renforce ses unités militaires et le président turc Tayep Recep Erdogan jure que l’Armée turque ira mettre un pied sur la rive orientale de l’Euphrate et que les jours de la kermesse autonomiste kurde sont comptés.

Ankara est en brouille avec Ryad et ses alliés du Golfe, maintient des troupes au Qatar, émirat en conflit avec Ryad sur fond de rivalité régionale. Du coup, l’hostilité avec Damas en est atténuée d’autant plus que les syriens crient à qui veut les entendre que leur pays a subi l’ingérence du Qatar, pays pour qui sous-traitent la France et le Royaume-Uni.

Si vous croyez que c’est compliqué, patientez un peu. Ce n’est que le début : le retrait et la diminution de l’organisation Daech ont débuté avec le déclenchement du conflit ouvert entre Ryad et Doha. Cette brouille qui a failli se transformer en conflit armé a également impacté Al-Qaïda en Syrie mais également sa branche soeur au Yémen.

Remarquez aussi que le Royaume-Uni a lancé l’organisation des casques blancs, la Turquie parraine une douzaine de puissants groupes politiques armés dont un se prévalant représenter le gouvernement de la province rebelle d’Idleb tandis que la France louvoie entre les groupuscules kurdes et le Front Ennosra (un ultime avatar de la franchise Al-Qaïda).

En termes moins châtiés, ces pays, tous de vénérables membres de l’Alliance Atlantique et se prévalant d’appartenir au monde faussement libéral soutiennent tous le terrorisme en Syrie.

Le président américain Donald Trump a débarqué sur une base militaire US en Irak pour débusquer ses adversaires internes. Les réactions des politiques irakiens ne trompent personnes. Le clientélisme de la classe politique irakienne, l’une des plus corrompues au monde, fait partie des rouages de la corruption de la faune de parasites tournant autour du complexe militaro-industriel US et donc l’État profond américain dans ce qu’il a de plus caricatural.

Personne n’avait trouvé à redire lorsque Obama, Hillary Clinton ou Cameron mettaient les pieds en Irak et pour cause. Le régime fantôche irakien est une création des néoconservateurs les plus rétrogrades. Trump n’est pas du tout le type avec qui ils peuvent faire des affaires.

Trump a affirmé que les forces US stationnés en Irak allaient continuer à intervenir en Syrie. Une façon de dégonfler les rumeurs d’une fronde organisée par les soutiens de Jim Mattis et ses partisans. L’information est confirmée par des fuites savamment distillés par les grands titres de la presse néocon (devenue subitement démocrate ! )

La déclaration du retrait des forces US de l’est de l’Euphrate mais pas d’Al-Tanf ou du moins pas encore aurait du inciter les israéliens à moins de retenue car cela signifie que Washington se désengage partiellement de la Syrie sans les conditions requises, à savoir un retrait des forces pro-iraniennes de Syrie. De ce fait, Israël aurait pu se sentir libéré des entraves US et aurait pu agir. Ce qu’il a tenté de faire, en envoyant une vingtaine de bombes et de missiles sur des sites militaires syriens situés au Sud-Ouest de Damas et qui recevaient la nuit du raid manqué, la visite d’une délégation de haut rang du Hezbollah libanais. Les israéliens ont tente d’utiliser deux avions de ligne à la fois comme bouclier et comme leurre. Une tactique fort reprehensible et contraire aux principes de la guerre. Les israéliens espéraient que la Syrie abatte un avion de ligne chinois pour crier à l’État paria et en même temps brouiller Damas avec Beijing.

Pari manqué. Les syriens n’ont pas été autorisés par les russes à utiliser leur batteries de missiles S-300 car ils avaient flairé le piège. La DCA syrienne a intercepté 12 des 19 GBU et les missiles Air-Sol israéliens lancés à partir de l’espace aérien libanais. Une batterie de S-200 syrienne positionnée au Golan a détecter l’évasion des dizaines de F-16 israéliens et leur a tiré dessus : des missiles S-200 ont pénétré dans l’espace aérien israélien.

Le dôme ABM s’est déclenché et cela a été le prétexte de crier à l’agression.

Dans cet imbroglio fort complexe et que personne n’arrive vraiment à analyser sans parti pris, quelle est l’utilité pour la France de se ruiner et d’aller s’embourber dans un conflit où personne n’est près à en sortir indemne ? 

Réponse claire : les lobbies pro-Israël en France. Ces derniers considèrent désormais la France comme leur dernière chance et une alternative. Ce qui est en soi un aveu d’échec.

Il n’y a aucune chance qu’une solution militaire s’impose en Syrie.

Le pari sur un État kurde indépendant à cheval entre la Turquie et la Syrie et l’Irak est perdu d’avance. Non seulement aucun pays de la région n’accepte cette éventualité mais cela risque de fédérer des États rivaux en guerre autour d’une menace existentielle commune.

Les deux pays qui en sortent déjà perdants sur tous les plans sont les deux pions que sont la France et le Royaume-Uni. D’abord vis à vis de leur propres populations, lesquelles découvrent effarées que leurs gouvernements sont devenus dignes de la dernière république bananière.

Les vieux démons de la Turquie se sont réveillés et Ankara poursuit, décomplexé, une politique étrangère néo-ottomane spécifique aggressive, résolue et répondant par dessus tout à ses propres intérêts stratégiques. Sa présence au sein de l’OTAN n’est plus que symbolique pour les turcs : Washington a besoin de l’importance stratégique de la Turquie comme un État pivot aux confluences de l’Occident et de l’Orient, à la jonction de l’Europe et l’Asie et du Nord et du Sud.

La guerre en Syrie telle qu’elle nous été vendue par les médias est terminée.

Ironie du sort, la Syrie est désignée comme un pays « frère » par les Émirats Arabes Unis. Lorsqu’on sait ce qu’ont dépensé les Émirats Arabes Unis pour abattre le régime syrien il y a de quoi suspecter la présence d’un couteau derrière le sourire.

La Syrie est détruite mais son régime politique et son idéologie sont toujours debout. Son retour dans la ligue arabe signifie la fin de la guerre. Le président Bashar Al-Assad cherche maintenant à retablir l’autorité de l’État sur Idleb et au Nord-Est tout en revendiquant le Golan. Il lui faudra aussi faire preuve de pragmatisme politique et débloquer le système syrien, afin de neutraliser toute nouvelle contestation interne susceptible d’être exploitée par ses ennemis. La nécessité d’une nouvelle constitution garantissant une plus grande ouverture politique, un dialogue politique inclusif ainsi que les principes d’un État de droit garantissant les libertés individuelles et politiques. C’est le seul gage de sortie de crise.

Les États-Unis s’en sortent plutôt bien cette fois mais en se retrouvant dans une situation de guerre civile jusqu’ici circonscrite au sein de l’État profond. Les USA abandonnent les guerres asymétriques et reviennent au modèle de confrontation symétrique en s’opposant à la Russie et à la Chine, deux puissances qualifiées officiellement aux États-Unis de « puissances révisionnistes » car contestant le leadership US ou le concept du nouveau siècle américain.

La Russie a réussi ce que l’ex-Union Soviétique a toujours rêvé. Elle est est revenue de très loin. Moscou joue désormais un rôle de premier plan au Moyen-Orient mais se heurte à la résurrection de la rivalité symétrique US dans ses marches occidentales, septentrionales (Arctique) et méridionales. Moscou le sait et perçoit la menace directe pesant sur son existence en tant que puissance militaire de premier ordre. D’où son rapprochement stratégique et assez spectaculaire dans tous les domaines avec la Chine de Xi Jinping. Une propagande outrancière pourrait considérer cette super alliance entre le pays disposant du plus grand arsenal nucléaire avec le pays le plus peuplé et en même temps la fabrique du monde comme un autre avatar plus puissant de l’empire Mongol eurasien. En fait nous avons assisté en 2018 à l’émergence d’une très grande concentration de puissance militaire et économique entre la mer de Chine et les grandes plaines européennes à l’ouest de la Russie. Cela préfigure l’état du rapport de forces d’ici 2039.

Israël est en crise. Sa stratégie régionale et extra-régionale a aggravé sa posture stratégique. Son obsession à anéantir les régimes qui lui sont hostiles par des puissances tierces s’est retourné à son détriment. En 1995, Israël n’était entouré par aucune puissance susceptible de lui tenir tête ou le menacer. En 2018, il est parvenu à se créer de formidables adversaires à deux pas de Tibériade et à quelques encablures de l’emplacement antique d’Armageddon. En dépit de l’immense soutien qu’il reçoit des pays occidentaux et de son arsenal fort impressionnant, L’avenir d’Israël n’a jamais paru aussi sombre et sans perspectives.

Au final, c’est la Chine qui va rafler la mise : La reconstruction de la Syrie. Un marché faramineux de 500 milliards de dollars !

Résistance au colonialisme: L’étiquette coloniale des institutions des Amériques (Mohawk Nation News)

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

=*=

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”
“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps qe l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”
~ Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613 ~

et aussi parce que: 

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 


Réseau de Résistance et de Rébellion International

 

L’expression “First Nations / Nations Premières” est une étiquette de l’entreprise coloniale

 

Mohawk Nation News

 

17 décembre 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/12/17/first-nations-is-a-corporate-label/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada une fois de plus essaie de retirer et de faire disparaître notre véritable identité en tant que peuples originaux placés sur Onowarekeh (L’Île de la Grande Tortue, sous continent de l’Amérique du Nord) par la création/nature.

Le Canada et les Etats-Unis nous ont désigné comme des “affaires domestiques” afin de retirer ce problème de l’attention internationale, d’en faire une affaire interne ne regardant qu’eux. Ils ont prévenu les autres pays de ne pas interférer avec leurs programmes génocidaires, qu’ils appellent aussi des “affaires internes” ! Les Conseils de Bandes (de tribus aux Etats-Unis) et la loi qui les a mis en place comme l’Indian Act ou la loi sur les Indiens au Canada, ainsi que le système de police, coercition colonialiste de la “police indienne” ne sont que la version canadienne de la police secrète nazie dite : Gestapo.

[Lire“Policing Indigenous Movements. Dissent and the Security State” by Andrew Crosby and Jeffrey Monaghan 2018.]  

Lorsque nous utilisons les termes coloniaux d’”Indiens”, de “Nations Premières”, d’”Aborigène”, de “bandes” (ou “tribus” aux Etats-Unis), de peuple “indigène”, de “tribus”, de “nations” et tout autre nom artificiel créé à cet effet, nous donnons une base légale au Canada et à ses conseils de bandes coloniaux. Ils nous veulent dans leur rafiot et nous n’avons plus de canoë pour nous-mêmes. Nous sommes forcés d’admettre et de nous soumettre à leur système. L’entreprise coloniale qu’est le Canada nous force à écrire nos noms en lettres capitales d’imprimerie faisant de nous des entreprises au service de la colonie, des entités artificielles coloniales plutôt que des personnes de chair et de sang. Ceci nous retire toute protection des droits humains ou constitutionnels.

Les accords sur les disputes foncières et territoriales mettent des limites corporatrices coloniales sur notre identité au travers de la suppression de nos noms originaux, des noms d’endroits et des mots qui nous connectent avec notre terre-mère et qui violent le contrat original entre nous et ces charlatans, professionnels de la fraude et du vol. Nous sommes Onkwehonwe (peuples originaux), Nishinabwe, Diné, Lakota, Cree, Mik’maq etc… Nous sommes kanionkehaka’onwe et notre territoire est Kanienkeh, à tout jamais. Nous avons tous des noms originaux naturels et notre territoire à tous est l’ensemble de l’Île de la Grande Tortue.

Tout le processus d’appropriation de terre et l’affirmation coloniale de la propriété sur l’ensemble de ce territoire est une gigantesque fraude. Il est dit dans leur notification de la loi sur l’accès à l’information [Indian & Northern Affairs, A-2011-01840/LD2]: 

Fourni tous les documents en possession du gouvernement en rapport avec une déclaration du gouverneur en conseil que le “Registry Group” “Mohawk Council of Akwesasne” sont une bande dans les limites des termes énoncés dans la loi sur les Indians / Indian Act.” Ils établissent des contrats qui n’ont que l’apparence d’accords se tenant entre Onkwehonweh et le Canada. L’assertion de terre de Dundee fut signée par l’entreprise coloniale du Canada et ses employés du conseil de bande et non pas par Onkwehonweh, ce qui va totalement à l’encontre de la seule véritable loi de la terre, Kaianerekowa La Grande Loi de la Paix, à tout jamais.

Ceux qui abusent furent d’accord pour survivre et coexister avec toute vie en tant que frères et sœurs sur cette portion de notre terre-mère, jusqu’à la fin de leur temps à demeurer ici. (NdT: Le traité wampum deux rangées entre les peuples originaires et les Hollandais à la fin du XVIIème siècle et avec les Français et les Anglais en 1701…) Ils ont brisé cet accord lorsqu’ils créèrent le premier évènement faux-drapeau sur ce continent connu sous le nom de la révolution américaine pour l’indépendance.

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Analyse politique: L’abécédaire de Daniel Guérin

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Daniel Guérin: écrivain, essayiste et militant anarcho-communiste (1904-1988). Il a publié 33 ouvrages entre 1992 et 1983, dont les deux plus connus sont « Ni dieu, ni maître, une anthologie de l’anarchisme » (1965), ouvrage que nous conseillons toujours en guise d’introduction aux concepts et pratiques anarchistes, simple, clair et concis et « Anarchie, de la théorie à la pratique » (1970).
Daniel Guérin était un militant pour les droits des homosexuels et un anti-colonialiste de terrain. Il a passé pas mal de temps au Liban et en Indochine française.
Il est celui qui a sans doute le plus essayé de synthétiser marxisme et anarchisme pour le bien de la cause humanitaire. Son travail est une référence dans la voie synthétique de réunification de la gauche radicale anti-étatiste et donc forcément anti-colonialiste.
~ Résistance 71 ~

 

 

L’abécédaire de Daniel Guérin

 

Revue Ballast

 

2 novembre 2018

url de l’article original: https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-de-daniel-guerin/

 

Abstraction : « L’impartialité est un de ces mots creux, une de ces abstractions suspendues dans le vide, comme la Morale universelle et éternelle, ou l’Intérêt général. […] Il n’existe pas, il ne peut pas exister d’impartialité en histoire. L’histoire ne s’occupe pas de figures géométriques ou de phénomènes d’optique, elle met en scène les classes en lutte, elle fait revivre les passions politiques des hommes. […] L’historien appartient lui-même, bien qu’il s’en défende, à une classe ; il épouse, bien qu’il s’en défende, les passions de sa classe. Entre les événements du passé qu’il évoque et les luttes que mène sa classe dans le présent, il y a un lien de continuité. Il ne peut pas ne pas prendre parti. » (La Lutte de classes sous la Première République, Gallimard, 1968)

Blanc : « Le prolétaire blanc, avant d’être un prolétaire, demeurait un Blanc. Il défendait désespérément ce qu’il croyait être ses privilèges de Blancs. Bien qu’exploité, il s’imaginait que son intérêt se liait au pouvoir blanc. Dans l’immédiat, les hommes de couleur ne pouvaient se permettre d’attendre une hypothétique alliance, ni de désespérer, si elle tardait trop à se produire. » (De l’Oncle Tom aux Panthères, Les éditions de Minuit, 1963-1973)

Cloisonnements : « J’ai horreur des sectes, des cloisonnements, des gens que presque rien ne sépare mais qui, pourtant, se regardent en chiens de faïence. […] Voulant être, si possible chez tous, avec tous, je voudrais, présomptueusement, réconcilier, rassembler. » (Front populaire révolution manquée, Maspero, 1970)

Durruti : « La Révolution espagnole a montré, elle, malgré les circonstances tragiques d’une guerre civile, bientôt aggravée par une intervention étrangère, la remarquable réussite de l’autogestion, à la ville comme à la campagne, et aussi la recherche, par les libertaires, d’une conciliation entre les principes anarchistes et les nécessités de la guerre révolutionnaire à travers une discipline militaire, sans hiérarchie ni grades, librement consentie, à la fois pratiquée et symbolisée par un grand combattant anarchiste : Durruti. » (Pour un communisme libertaire, Spartacus, 2003)

Exploitation : « On cherche en vain sur la planète un seul pays qui soit authentiquement socialiste. En gros, le socialisme a été l’objet de deux falsifications principales, sous son étiquette, on écoule deux marchandises également frelatées : un vague réformisme parlementaire, un jacobinisme brutal et omniétatique. Or, le socialisme a pour moi une signification très précise : la cessation de l’exploitation de l’homme par l’homme, la disparition de l’État politique, la gestion de la société de bas en haut par les producteurs librement associés et fédérés. » (Entretien paru dans La Chronique sociale de France, 1960)

Fascisme : « J’ai appris que, si la carence ouvrière se prolonge, le fascisme se généralisera dans le monde. Attendrez-vous, ici, que pleuvent les coups de matraque ? Le fascisme est essentiellement offensif : si nous le laissons prendre les devants, si nous restons sur la défensive, il nous anéantira. Il use d’un nouveau langage, démagogique et révolutionnaire : si nous ressassons, sans les revivifier par des actes, les vieux clichés usés jusqu’à la corde, si nous ne pénétrons pas jusqu’au fond de ses redoutables doctrines, si nous n’apprenons pas à lui répondre, nous subirons le sort des Italiens et des Allemands. » (La Peste brune [1932], Spartacus, 2018)

Gestion ouvrière : « Issue d’une entreprise militaire, sous la direction de petits-bourgeois à l’origine nationalistes, amenée par la suite à prendre pour modèles les pays socialistes de l’Est, la révolution cubaine n’a peut-être pas accordé une attention suffisante à la gestion ouvrière de la production du type espagnol, yougoslave ou algérien. Le “Che” Guevara, du temps où il dirigeait le ministère de l’Industrie, était méfiant à son égard. Une suspicion qui reposait, d’ailleurs, sur un malentendu : il s’imaginait, à tort, que l’autogestion excluait la planification centralisée et qu’elle était synonyme d’égoïsme d’entreprise. » (Cuba-Paris, Chez l’auteur, mai 1968)

Homosexualité : « Les avantages remportés sur l’homophobie par ses victimes ne peuvent être, en tout état de cause, que limités et fragiles. En revanche, l’écrasement de la tyrannie de classe ouvrirait la voir à la libération totale de l’être humain, y compris celle de l’homosexuel. Il s’agit donc de faire en sorte que la plus grande convergence possible puisse être établie entre l’une et l’autre. Le révolutionnaire prolétarien devrait donc se convaincre, ou être convaincu, que l’émancipation de l’homosexuel, même s’il ne s’y voit pas directement impliqué, le concerne au même degré, entre autres, que celle de la femme et celle de l’homme de couleur. De son côté, l’homosexuel devrait saisir que sa libération ne saurait être totale et irréversible que si elle s’effectue dans le cadre de la révolution sociale, en un mot que si l’espèce humaine parvient, non seulement à libéraliser les mœurs, mais, bien davantage, à changer la vie. » (Homosexualité et révolution, Le vent du ch’min, 1983)

Internationalisme : « Le principe fédéraliste conduit logiquement à l’internationalisme, c’est-à-dire à l’organisation fédérative des nations “dans la grande et fraternelle union internationale humaine”. […] Les États-Unis d’Europe, d’abord, et, plus tard, ceux du monde entier, ne pourront être créées que lorsque, partout, l’ancienne organisation fondée, de haut en bas, sur la violence et le principe d’autorité, aura été renversée. » (L’Anarchisme, Gallimard, 1965-1981)

Jeunesse : « Les jeunes révolutionnaires aux yeux bridés, désintéressés jusqu’au sacrifice, prodigieusement intelligents et raffinés, sortis dans les premiers rangs de nos grandes écoles, ils les traitèrent de ratés, d’ambitieux déçus, avides de places et de profits, et ils éprouvèrent une joie sadique quand la fleur de la jeunesse du Viet-nam monta sur l’échafaud, en criant des vers de Victor Hugo. » (Autobiographie de jeunesse, Belfond, 1972)

Kropotkine : « Isolés du monde ouvrier que monopolisaient les social-démocrates, [les anarchistes des années 1890] se calfeutraient dans de petites chapelles, se barricadaient dans des tours d’ivoire pour y ressasser une idéologie de plus en plus irréelle ; ou bien ils se livraient et applaudissaient à des attentats individuels, se laissant prendre dans l’engrenage de la répression et des représailles. Kropotkine, un des premiers, eut le mérite de faire son mea culpa et de reconnaître la stérilité de la “propagande par le fait”. » (L’Anarchisme, Gallimard, 1965-1981)

Luxemburg : « Son immense mérite [à Rosa Luxemburg] est d’avoir à la fois contesté les conceptions d’organisation autoritaire de Lénine et tenté d’arracher la social-démocratie allemande à son légalisme réformiste en insistant, comme aucun marxiste ne l’avait fait avant elle, sur la priorité déterminante de l’auto-activité des masses. […] Nous avons donc aujourd’hui beaucoup à puiser dans ses écrits, mais à condition de ne pas les accepter ni les repousser en bloc, de ne pas les dénigrer ni les portées aux nues. » (Rosa Luxemburg et la spontanéité révolutionnaire, Flammarion, 1971)

Malentendu : « Ma formation a été marxiste antistalinienne. Mais, depuis longtemps déjà, je me suis avisé de puiser à pleines poignées dans le trésor de la pensée libertaire, toujours actuelle et toujours vivante — à condition de l’épouiller, au préalable, de pas mal d’infantilisme, d’utopies, de romantismes aussi peu utilisables que désuets. D’où un malentendu à peu près inévitable, mais aigri par une certaine mauvaise foi de mes contradicteurs : les marxistes se sont mis à me tourner le dos en tant qu’“anarchiste”, et les anarchistes du fait de mon “marxisme” n’ont pas toujours voulu me regarder comme un des leurs. » (Pour un communisme libertaire, Spartacus, 2003)

Nausée : « Les célèbres abattoirs [de Chicago] — aujourd’hui déplacés — empestent à plusieurs lieues à la ronde. J’ai la curiosité morbide de voir égorger en série et mettre en boîtes porcs et moutons. À en avoir la nausée. Encore épargne-t-on aux âmes sensibles la vue, sans doute insoutenable, du massacre des bovidés. » (Le Feu du sang — autobiographie politique et charnelle, éditions Grasset & Fasquelle, 1977)

Organisation : « Communiste libertaire est qui honnit l’impuissante pagaille de l’inorganisation tout autant que le boulet bureaucratique de la sur-organisation. » (À la recherche d’un communisme libertaire, Spartacus, 1984)

Proudhon : « Je réponds à l’avance qu’il ne m’est guère possible d’accepter Proudhon en bloc, ni de le mythifier, que je vois en lui un Protée aux multiples visages, un créateur versatile et contradictoire, emporté trop souvent par sa faconde, son tempérament passionné et que cette surabondante diversité de son génie, cette violence paysanne et plébéienne, […] font de lui un personnage extraordinairement attachant. » (Proudhon oui et non, Gallimard, 1978) 

Querelle : « L’anarchisme est inséparable du marxisme. Les opposer, c’est poser un faux problème. Leur querelle est une querelle de famille. Je vois en eux des frères jumeaux entraînés dans une dispute aberrante qui en a fait des frères ennemis. Ils forment deux variantes, étroitement apparentées, d’un seul et même socialisme ou communisme. » (À la recherche d’un communisme libertaire, Spartacus, 1984)

Réformisme : « Condamner le réformisme ne signifie pas toujours faire fi des réformes. Aucun fléau social ne peut être combattu seulement en luttant pour la suppression ultime de ses causes. […] Mais où le réformisme est malfaisant, c’est lorsqu’il se propose comme une fin en soi et vise à estomper l’urgence de transformations plus profondes. » (De l’Oncle Tom aux Panthères, Les éditions de Minuit, 1963-1973)

Sous-prolétariat : « La composition essentiellement sous-prolétarienne du parti [des Black Panthers] a, par ailleurs, posé des problèmes d’ordre à la fois théorique et pratique. Certains de ses porte-paroles ont poussé à l’extrême la glorification du lumpen [sous-prolétariat, ndlr]. Eldridge Cleaver s’est livré à une véritable apologie de ces parasites involontaires de la société américaine : “Très bien. Nous sommes des lumpen. C’est vrai. […] Ceux qu’on nomme la pègre. […]”. Mais l’aspect contestable de l’analyse de Cleaver, c’est […] d’omettre le fait que la délinquance tend, trop souvent, à se développer “à l’intérieur du cadre de l’ordre existant” où elle agit comme une force de conservation sociale. C’est ce que reconnut l’ami de Cleaver, Geronimo, ex-lumpen lui-même, ex-trafiquant, ex-souteneur : Oui, admit-il, certains lumpen ont été “fourvoyés par l’idéologie capitaliste”. » (De l’Oncle Tom aux Panthères, Les éditions de Minuit, 1963-1973)

Tomates : « Ils me font rire, ceux dont les muscles ne sont jamais contractés par l’effort et qui serrent entre leurs doigts un petit gadget à l’aide duquel ils noircissent du papier. J’aime manier ces réalités tangibles que sont un cageot de tomates, un sac de charbon. Elles me reposent de la courbature cérébrale, me délivrent de l’épuisante compagnie de ces gnomes invisibles et décevants qui naissent au fil de l’écriture et que l’on fait passer pour des “idées”. » (Le Feu du sang — autobiographie politique et charnelle, éditions Grasset & Fasquelle, 1977)

URSS : « Loin de prouver l’impraticabilité du socialisme libertaire, l’expérience soviétique, dans une large mesure, a confirmé, au contraire, la justesse prophétique des vues exprimées par les fondateurs de l’anarchisme et, notamment, de leur critique du socialisme “autoritaire”. » (L’Anarchisme, Gallimard, 1965-1981)

Vélos : « Au surplus, ma venue aux idées révolutionnaires avait été, pour une part plus ou moins large, le produit de mon homosexualité, qui avait fait de moi, de très bonne heure, un affranchi, un asocial, un révolté. Dans mes essais autobiographiques, j’ai rapporté que mes convictions n’avaient pas tant été puisées dans les livres et les journaux révolutionnaires, bien que j’en eusse absorbé des quantités énormes, que dans le contact physique, vestimentaire, fraternel, pour ne pas dire spirituel, dans la fréquentation des cadres de vie de la classe prolétaire. J’ai appris et découvert bien davantage chez tel marchand de vélos, avec sa clientèle de loubards, dans telle salle de boxe et de lutte libre du quartier de Ménilmontant. J’ai échangé plus de libres et enrichissants propos dans l’arrière-boutique fumeuse de tel petit “resto” ouvrier, peuplé de célibataires endurcis, que dans les appartements cossus des quelques anciens condisciples que je m’étais forcé de continuer à fréquenter. » (Homosexualité et révolution, Le vent du ch’min, 1983)

Wagon : « Je lui réponds qu’il ne sera pas très difficile à Hitler d’envahir la France mais qu’ensuite, plus tard, le peuple français pourrait bien lui donner du fil à retordre. Ce vainqueur trop lucide sue d’angoisse. De Settin, on nous embarque dans un wagon cellulaire pour une destination inconnue. Des prisonniers allemands nous y enseignent l’art d’allumer un mégot de cigarette avec un clou et un débris de miroir. » (Le Feu du sang — autobiographie politique et charnelle, éditions Grasset & Fasquelle, 1977)

X : « Peu de jours avant de disparaître, Malcolm [X] avouait à la femme du pasteur Martin Luther King : “Je suis en train de dériver et je ne sais pas où je vais.” En fait, il était sur la voie d’une synthèse, plus ou moins élaborée, entre le nationalisme noir et une attitude où apparaissent déjà, au-delà d’une certaine confusion persistante dans son esprit, des tendances révolutionnaires, internationalistes, anticapitalistes, anti-impérialistes. » (De l’Oncle Tom aux Panthères, Les éditions de Minuit, 1963-1973)

Yeux : « J’ai vu, de mes yeux, le fascisme. Je sais aujourd’hui ce qu’il est. Et je songe qu’il nous faut faire, avant qu’il soit trop tard, notre examen de conscience. Depuis dix ans, nous n’avons pas prêté au phénomène une attention suffisante. César de Carnaval, blaguait Paul-Boncour. Non, le fascisme n’est pas une mascarade. Le fascisme est un système, une idéologie, une issue. Il ne résout certes rien, mais il dure. Il est la réponse de la bourgeoisie à la carence ouvrière, une tentative pour sortir du chaos, pour réaliser, sans trop compromettre les privilèges de la bourgeoisie, un nouvel aménagement de l’économie, un ersatz de socialisme. » (La Peste brune [1932], Spartacus, 2018)

Zéro : « Mais un monde qui s’écroule est aussi un monde qui renaît. Loin de nous laisser aller au doute, à l’inaction, à la confusion, au désespoir, l’heure est venue pour la gauche française de repartir a zéro, de repenser jusque dans leurs fondements ses problèmes, de refaire, comme disait Quinet, tout son bagage d’idées. » (« La révolution déjacobinisée », Les Temps Modernes, avril 1957)

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Lectures complémentaires:

Daniel_Guerin_L’anarchisme

Inevitable_anarchie_Kropotkine

L’anarchie pour la jeunesse

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Résistance au colonialisme: Quand un colonialisme en cache un autre (Bruno Guigue)

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Bonne analyse de Bruno Guigue mais qui ne va pas encore assez loin à notre sens. 

En effet, nous ne vivons même pas dans un monde “post-colonial / néo-colonial”, mais toujours bel et bien dans un monde colonial comme nous l’avons expliqué à maintes reprises ici.

Les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, tous les pays d’Amériques centrale et du sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et bien entendu Israël sont TOUS des pays coloniaux à l’heure actuel. Des pays qui ne sont que des projections commerciales de contrôle et de pillage des grands centres industrio-financiers, chapeautés par la City de Londres, la véritable “couronne” et entité coloniale.

Ceci en toile de fond d’un néo-colonialisme issus du libéralisme vendu comme une globalisation des échanges politico-économiques. Nous devons le comprendre si nous voulons critiquement et radicalement agir sur la réalité qui nous échoit.

Parce que:

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

« Quand nous disons aux colons: ‘rendez-le’, voulons-nous dire que nous voulons qu’ils nous rendent le pays et qu’ils s’en aillent ? Non. Ceci n’est pas la vision de nos peuples. Lorsque nous disons ‘rendez-le’, nous parlons de ce que les colons établis montrent du respect pour ce que nous partageons, la terre et ses ressources et corrigent les torts en nous offrant la dignité et la liberté qui nous sont dues et nous rendent notre pouvoir et suffisamment de terre pour que nous soyons totalement auto-suffisant en tant que nations… […] La restitution est purification. […] Il est impossible de transformer la société coloniale de l’intérieur de ses institutions ou de parvenir à la justice et à une coexistence pacifique sans transformer fondamentalement les institutions de la société coloniale elles-mêmes. Simplement, les entreprises impérialistes opérant sous le déguisement d’états démocratiques libéraux (NdT: USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Mexique, tous les pays d’Amériques centrale et du sud…) sont par construction et culture, incapables de relations justes et pacifiques avec les peuples autochtones. Le changement ne se produira que lorsque les colons seront forcés à reconnaître ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont hérité ; alors seulement ils ne pourront plus fonctionner comme des coloniaux et commenceront à respecter les autres personnes et à les considérer comme des êtres humains… »

~ Taiaiake Alfred, professeur de science politique, université de Victoria, CB, Canada, nation Mohawk, 2009 ~

 

Quand un colonialisme en cache un autre

 

Bruno Guigue

 

5 novembre 2018

 

url de l’article:

https://www.legrandsoir.info/quand-un-colonialisme-en-cache-un-autre.html

 

Que les enfants yéménites meurent de faim par milliers, que les Palestiniens tombent sous les balles de l’occupant, que la Syrie soit un champ de ruines et la Libye plongée dans le chaos, tout cela ne nous émeut guère. On manifeste, on fait grève, on proteste ? Pas vraiment. Ni manifestations significatives, ni débats dignes de ce nom. Le crime néocolonial passe comme une lettre à la poste. Et pourtant, si nous subissions ce que nos gouvernements infligent à des peuples qui ne nous ont rien fait, que dirions-nous ? Si une alliance criminelle nous condamnait à mourir de faim ou du choléra, comme au Yémen ? Si une armée d’occupation abattait notre jeunesse parce qu’elle ose protester, comme en Palestine ? Si des puissances étrangères armaient des milices pour détruire notre république, comme en Syrie ? Si une coalition étrangère avait bombardé nos villes et assassiné nos dirigeants, comme en Libye ?

La tendance des pays dits civilisés à jeter un voile pudique sur leurs propres turpitudes n’est pas nouvelle. Propre sur lui, le démocrate occidental voit plus facilement la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui loge dans le sien. De droite, de gauche ou du centre, il vit dans un monde idéal, un univers heureux où il a toujours la conscience de son côté. Sarkozy a détruit la Libye, Hollande la Syrie, Macron le Yémen, mais il n’y aura jamais de tribunal international pour les juger. Mesurés à l’aune de notre belle démocratie, ces massacres ne sont que des broutilles. Un égarement passager, à la rigueur, mais l’intention était bonne. Comment des démocraties pourraient-elles vouloir autre chose que le bonheur de tous ? Surtout destiné à l’électeur moyen, le discours officiel des Occidentaux traduit toujours l’assurance inébranlable d’appartenir au camp du bien. ’Vous souffrez de l’oppression, de la dictature, de l’obscurantisme ? Ne vous inquiétez pas, on vous envoie les bombardiers !’.

Il arrive toutefois qu’au détour d’une phrase, dans le secret des négociations internationales, un coin de voile soit levé, subrepticement. On assiste alors à une forme d’aveu, et voilà qu’un margoulin confesse le crime en esquissant un sourire narquois. En 2013, au moment où la France intervient au Sahel, Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, appelle son homologue russe pour obtenir l’appui de la Russie à l’ONU. Lavrov s’étonne alors de cette initiative française contre des djihadistes que Paris avait soutenus lors de l’intervention en Libye, en 2011 : ’C’est la vie !’, lui rétorque le ministre français. Semer la terreur pour abattre un Etat souverain ? C’est ’la vie’ selon Fabius. Mais que ce criminel se rassure : aucun juge ne lui demandera des comptes. La Cour pénale internationale (CPI) est une Cour pour les indigènes : c’est réservé aux Africains. Les gens comme Fabius ont l’art de passer entre les gouttes.

Abreuvés d’un discours qui leur dit que leur pays est toujours du bon côté, les Français semblent à des années-lumière du chaos que contribuent à bâtir leurs propres dirigeants. Les problèmes du monde ne les affectent que lorsque des hordes de miséreux se pressent aux portes, et ils sont nombreux à accorder leurs suffrages – comme beaucoup d’Européens – à ceux qui prétendent leur épargner cette invasion. Bien entendu, cette défense d’un ’chez soi’ devrait logiquement s’accompagner du refus de l’ingérence chez les autres : que vaudrait un patriotisme qui autoriserait le fort à s’ingérer dans les affaires du faible ? Or l’expérience montre que ces ’patriotes’ sont rarement à la pointe du combat pour l’indépendance nationale en dehors du monde prétendument civilisé. Quels partis de droite européens, par exemple, soutiennent le droit des Palestiniens à l’autodétermination nationale ? Manifestement, ils ne se précipitent pas pour honorer leurs propres principes.

Mais ce n’est pas tout. On peut même se demander si ces prétendus patriotes le sont vraiment pour eux-mêmes : combien d’entre eux, en effet, sont-ils favorables à la sortie de leur propre pays de l’OTAN, cette machine à embrigader les nations européennes ? Comme pour la question précédente, la réponse est claire : aucun. Ces ’nationalistes’ font le procès de l’Union européenne pour sa politique migratoire, mais c’est le seul morceau de leur répertoire patriotique, véritable disque rayé aux accents monocordes. Ils gonflent les muscles face aux migrants, mais ils sont beaucoup moins virils face aux USA, aux banques et aux multinationales. S’ils prenaient leur souveraineté au sérieux, ils s’interrogeraient sur leur appartenance au ’camp occidental’ et au ’monde libre’. Mais c’est sans doute beaucoup leur demander.

Dans cette incohérence généralisée, la France est un véritable cas d’école. Une certaine droite – ou extrême-droite, comme on voudra – y critique volontiers les interventions à l’étranger, mais de manière sélective. Le Rassemblement national, par exemple, dénonce l’ingérence française en Syrie, mais il approuve la répression israélienne contre les Palestiniens. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes serait-il à géométrie variable ? En fait, ce parti fait exactement l’inverse de ce que fait une prétendue gauche, qui soutient les Palestiniens – en paroles – et approuve l’intervention occidentale contre Damas, trouvant même qu’on n’en fait pas assez et qu’il faudrait bombarder ce pays plus sévèrement. Le drame, c’est que ces deux incohérences jumelles – et en miroir – aveuglent le peuple français. On mesure cet aveuglement au résultat, lorsqu’on voit des gauchistes souhaiter le renversement d’un Etat laïc par des mercenaires de la CIA (au nom de la démocratie et des droits de l’homme), et des nationalistes soutenir l’occupation et la répression sionistes en Palestine (au nom de la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical).

Il est vrai que ce chassé-croisé entre pseudo-patriotes et pseudo-progressistes a aussi une dimension historique. Il charrie à sa façon l’héritage empoisonné des temps coloniaux. Ainsi la droite nationaliste critique le néocolonialisme occidental en Syrie, mais elle trouve insupportable qu’on évoque les crimes coloniaux commis par la France dans le passé en Indochine, en Algérie ou à Madagascar. On suppose que ce n’est pas volontaire, mais la gauche universaliste contemporaine – au nom des droits de l’homme – fait exactement l’inverse : elle fait le procès du vieux colonialisme façon « Algérie française » mais elle approuve l’intervention néocoloniale en Syrie contre un Etat souverain qui a arraché son indépendance à l’occupant français en 1946. Bref, la droite aime follement le colonialisme au passé, la gauche l’aime passionnément au présent. La boucle est bouclée, et en définitive tout le monde est d’accord. Principale victime : la lucidité collective.

La France est l’un des rares pays où un colonialisme en cache un autre, le vieux, celui qui plonge ses racines dans l’idéologie pseudo-civilisatrice de l’homme blanc, se trouvant comme régénéré par le sang neuf du bellicisme droit-de-l’hommiste. Ce néocolonialisme, à son tour, est un peu comme l’ancien colonialisme ’mis à la portée des caniches’, pour paraphraser Céline. Il veut nous faire pleurer avant de lancer les missiles. En tout cas, la connivence implicite entre les colonialistes de tous poils – les vieux et les jeunes, les archéo et les néo – est l’une des raisons de l’errance française sur la scène internationale depuis qu’elle a rompu avec une double tradition, gaulliste et communiste, qui lui a souvent permis – non sans errements – de balayer devant sa porte : la première par conviction anticolonialiste, la seconde par intelligence politique. Un jour viendra sans doute où on dira, pour faire la synthèse, que si la France a semé le chaos en Libye, en Syrie et au Yémen, au fond, c’était pour « partager sa culture », comme l’a affirmé François Fillon à propos de la colonisation française des siècles passés. Au pays des droits de l’homme, tout est possible, et même prendre des vessies pour des lanternes.

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Lectures complémentaires:

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Manifeste pour la societe des societes

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

 

Résistance au colonialisme: Analyser, comprendre, penser, agir… Ensemble ! (MNN)

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19-23 Nov. Atelier discussion
Grande Loi de la Paix

En accord avec l’appel du Chiapas pour la formation d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International et parce que:

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 

Réunion de l’unification à Grand Oswego du 19 au 23 novembre 2018

 

Mohawk Nation News

 

3 novembre 2018

 

url de l’article: original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/03/grand-oswego-unity-gathering-nov-19-23-18/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Te-ka-ri-wa-iena-wakon. Appel à tous les onkwehonwe (peuples natifs), frères, sœurs, amis, alliés, nos familles, jeunes et vieux. 

Venez et apprenez. Parlons de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix et de tekeni teohateh (wampum deux rangés). Ouvrons nos esprits de façon à ce qu’ensemble nous parvenions à une entente mutuelle. Parlons d’unité et de droit humain.

C’est une réunion populaire. L’invitation est offerte à toutes et tous, incluant les chefs, les mères de clans et les conseils de bande. Nous avons des cerveaux pour prendre les bonnes décisions. Nous sommes chacun te-wa-ta-tawi, nous nous soutenons et avons le droit de nous réunir et de discuter de ce que bon nous semble. La nature a fait de nous des gens libres. Personne ne peut nous dicter quoi que ce soit. C’est une république, géré par le peuple. La démocratie est règle mafieuse.

Ayons l’esprit ouvert et écoutons-nous les uns les autres. D’après Kaianerekowa, nous ne pouvons pas faire attention aux rumeurs ni aux ouï-dires concernant cette réunion et nos affaires. La Grande Loi de la Paix nous montre comment parvenir à une compréhension et un accord. Venez voir par vous-mêmes. Posez des questions. Dites quelque chose. Nous voulons entendre ce que vous pensez et avez à dire.

Il n’y a qu’une seule version de la voie naturelle. Kaianerekowa nous enseigne de ne pas avoir peur de l’inconnu, mais au contraire d’examiner toute chose.

Nous sommes un peuple calme qui s’assoit, écoute ce que les uns et les autres ont à dire et qui participe. Ce n’est pas parce que nous avons des opinions différentes que nous devons être ennemis. La voix de tous doit être entendue afin de pouvoir contribuer au bien-être de tous. Nous devons étudier la pensée des uns et des autres pour parvenir à une compréhension et un accord. Plus on acquiert de connaissance et meilleures seront les décisions que nous prendrons ensemble.

Ceci constitue notre responsabilité envers nos enfants. Mettons fin à la confusion. Quiconque a des idées et qui désire aider est le ou la bienvenue. La jeunesse est bienvenue, on doit l’entendre car c’est elle qui perpétue les traditions. Les différents peuvent être surmontés et résolus en utilisant une pensée claire.

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Qui est le migrant ?

 

Mohawk Nation News

 

5 novembre 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/04/whos-the-migrant/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nos frères et sœurs du sud ne sont pas des ouvriers agricoles migrant… Ce sont des ouvriers agricoles travaillant pour un migrant ! Nuance… Ils viennent pour faire une honnête journée de travail pour un salaire quotidien honnête. Ils ont tous les droits de visiter leurs familles où que ce soit sur l’île de la Grande Tortue sans entrave. Les lignes de démarcation fictives et illusoires de l’homme blanc ne sont que des frontières économiques qui n’ont absolument rien à faire avec nous. La nature nous a liés ensemble en tant que peuple avec toute la vie sur l’île de la Grande Tortue.

Les envahisseurs continuent leur planification de nous voler et de nous tuer. Ils utilisent toujours les mêmes vieilles tactiques d’envahir de tuer, de réduire en esclavage, de voler, d’humilier et d’éradiquer le peuple originel de ce continent. Les pays coloniaux entrepreneuriaux envoient des escadrons de la mort, terrorisent les gens, mettent des gangsters au pouvoir et font des victimes des peuples natifs originaux.

Nos frères et sœurs de l’intérieur de l’entité commerciale des Etats-Unis pourraient aller à la rencontre de nos frères et sœurs à la frontière factice avec le Mexique et les aider à traverser sur cette terre coloniale appelée “Etats-Unis d’Amérique”, habitée par des intrus connus sous le vocable d’immigrants. Les lois corporatrices artificielles ne peuvent pas empêcher le véritable peuple naturel placé ici par la nature/création (NdT au sens amérindien ici pas au sens biblico-chrétien..) d’exercer son droit de naissance, celui de pouvoir traverser quelque partie que ce soit de notre terre-mère.

A la dite frontière canado-américaine, leurs familles du nord pourront les rencontrer et leur faire traverser cette ligne imaginaire et les faire entrer sur cette terre native connue récemment sous le nom de “colonie du Canada”. Les envahisseurs sont devenus riches du massacre de notre peuple et du vol de notre terre et de nos ressources, au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique, au Guatémala, au Honduras, au Salvador, au Nicaragua, au Panama et à travers tout le continent occidental des Amériques. Nous avons un droit en regard de tout ce qu’ils ont fait de notre terre et de nos ressources, comme la nourriture, l’habitation, la santé, le système éducatif, les boulots. Toutes ces richesses qu’ils affirment être leurs nous appartiennent en fait. Les migrants sont venus ici sans rien, avec juste des rats et des maladies.

Si les envahisseurs refusent de vivre selon la règle de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, ils doivent partir. Ceux qui évoluent sur l’Île de la Grande Tortue ont une obligation de se tenir à nos côtés pour que nous exercions notre droit de naissance.

Le président Trump ne va pas faire abattre ceux des natifs lançant des pierres à l’armée qui protège les dictateurs. Les peuples du monde entier doivent défier ces tyrans qui ont créé des frontières artificielles et leurs lois factices de l’économie disant donnez-nous-tout-ce-que-vous-avez-ou-on vous-bute. Ce n’est que contrôle et fric, un prétexte pour l’état policier.

Qui va payer pour le mur frontalier ?

Les frontières n’existent pas pour nous !

Lectures complémentaires:

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Entité sioniste: « Lobby USA », le documentaire que le lobby israélien veut cacher… (The Electronic Intifada)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 5 novembre 2018 by Résistance 71

Pour visionner les deux parties du documentaire, cliquez sur le lien menant au site Orient XXI au début de l’article. Visionnez les avant qu’elles ne « disparaissent »…

Lecture récente intéressante, notre traduction de l’article de Kevin Barrett: sur l’arnaque planétaire de l’état d’Israël…

~ Résistance 71 ~

“Lobby USA” voilà le film que le lobby israélien veut vous cacher

 

The Electronic Intifada

 

3 novembre 2018

 

url de l’article en français:

https://www.legrandsoir.info/lobby-usa-voila-le-film-que-le-lobby-israelien-veut-vous-cacher-the-electronic-intifada.html

 

The Electronic Intifada a obtenu une copie intégrale du film Lobby – USA, une enquête en quatre parties menée sous couverture par Al Jazeera sur la campagne secrète israélienne de lobbying aux Etats-Unis.

Nous diffusons aujourd’hui les deux premiers épisodes. Le site Orient XXI, basé à Paris, a diffusé les mêmes épisodes sous-titrés en français.

Le film, commencé par Al Jazeera en 2016, a été terminé en octobre 2017.

Mais il a été censuré suite aux intenses pressions du lobby israélien sur le Qatar, l’émirat du Golfe riche en gaz qui finance Al Jazeera.

Le directeur général d’Al Jazeera a affirmé le mois dernier que le film posait des problèmes juridiques mais il a été contredit par ses propres journalistes.

En mars, The Electronic Intifada a été le premier à révéler le contenu spécifique du film. Nous avons ensuite publié le premier extrait du film en août, et, peu après, Max Blumenthal du Grayzone Project en a publié d’autres.

Depuis, The Electronic Intifada a publié trois autres extraits, et plusieurs autres journalistes ont vu le film en entier et en ont parlé, dont Alain Gresh et Antony Loewenstein.

The Electronic Intifada a maintenant réussi à se procurer les quatre parties du film.

Vous pouvez voir les deux premières parties de la vidéo (sous-titrées en Français ici et ici, ndt).

Pour avoir un accès sans précédent aux rouages internes du lobby israélien, le journaliste sous couverture ’Tony’ s’est fait passer pour un volontaire pro-israélien à Washington.

Le film qui en résulte montre les efforts d’Israël et de ses lobbyistes pour espionner, salir et intimider les citoyens américains qui soutiennent les droits de l’homme palestiniens, en particulier le BDS – le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Il montre la collusion entre l’agence gouvernementale d’opérations plus ou moins clandestines d’Israël, le ministère des Affaires stratégiques, et un vaste réseau d’organisations basées aux États-Unis, notamment la Coalition Israël sur les campus, The Israel Projet et la Fondation pour la défense des démocraties.

Censuré par le Qatar

Le film n’a pas été diffusé à cause des pressions que le gouvernement du Qatar a subies de la part, ironiquement, du lobby même dont le film dénonce l’influence et les manœuvres.

Clayton Swisher, chef des enquêtes d’Al Jazeera, arévélé dans un article paru dans The Forward en mars qu’Al Jazeera avait envoyé plus de 70 lettres à des individus et des organisations qui apparaissent dans le film ou qui y sont mentionnés pour qu’ils puissent réagir.

Seulement trois l’ont fait. Au lieu de répondre, des groupes pro-israéliens ont essayé de faire interdire le film qui dévoile les activités du lobby.

En avril, la direction d’Al Jazeera a été obligée de réfuter l’affirmation de the Zionist Organization of America, une organisation d’extrême droite, selon laquelle la diffusion du film avait été absolument interdite.

En juin, The Electronic Intifada a appris qu’une source de haut niveau à Doha avait déclaré que le retard indéfini du film était dû à des préoccupations de ’sécurité nationale’ du gouvernement qatari.

Opérations secrètes

Comme l’a révélé un clip publié par l’Intifada électronique plus tôt cette semaine, dans le film on voit Julia Reifkind – alors employée d’une ambassade israélienne – expliquer que sa journée de travail consiste principalement à ’recueillir du renseignement, pour le compte d’Israël… en lien avec le ministère des Affaires étrangères et/ou le ministère des Affaires stratégiques’.

Elle dit que le gouvernement israélien ’apporte, dans les coulisses,son soutien’ aux groupes qui sont au front.

Reifkind admet également avoir utilisé de faux profils Facebook pour infiltrer les cercles de militants de la solidarité palestinienne sur le campus.

Le film révèle également que des groupes basés aux États-Unis coordonnent leurs efforts directement avec le gouvernement israélien, en particulier avec son ministère des Affaires stratégiques.

Dirigé par un ancien officier du renseignement militaire, le ministère est responsable de la campagne internationale secrète de sabotage du mouvement BDS menée par Israël.

Le film montre des images de cet ex-officier du renseignement militaire, Sima Vaknin-Gil, en train d’expliquer qu’elle a dressé la carte de l’activisme palestinien en faveur des droits de l’homme ’dans le monde entier. Pas seulement aux États-Unis, pas seulement dans les campus, mais dans les campus, l’intersectionnalité, les syndicats et les églises.’

Elle dit qu’elle va utiliser ces données pour mener des ’actions offensives’ contre les militants palestiniens.

On voit Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, affirmer dans la vidéo cachée que son organisation utilise ’un excellent logiciel de surveillance des médias sociaux, du type de ceux utilisés dans les grandes entreprises’ pour repérer les événements liés à la Palestine organisés par les étudiants sur le campus, ’généralement dans les 30 secondes, parfois moins’ de leur publication en ligne.

Baime dit également devant la caméra cachée que son groupe se ’coordonne’ avec le ministère israélien des Affaires stratégiques.

Baime déclare que ses chercheurs ’envoient des alertes immédiates à nos partenaires’ – dont les ministères israéliens.

Le collègue de Baime, Ian Hersh, dit dans le film qu’il ajoute le ’ministère des Affaires stratégiques d’Israël à nos briefings sur les opérations et le renseignement’.

’Une guerre psychologique’

Baime décrit la manière dont son groupe utilise des sites Web anonymes pour cibler des militants.

’Avec les opposants à Israël, ce qui est le plus efficace, ainsi que nous l’avons constaté l’année dernière du moins, c’est de faire des recherches sur l’opposition, créer un site Web anonyme, puis y poster des publicités Facebook ciblées, explique Baime dans la troisième partie du film.

’Canary Mission en est un bon exemple, dit-il. ’C’est une guerre psychologique.’

Le film révèle que c’est Adam Milstein, le multimillionnaire condamné pour évasion fiscale, qui a financé et administré Canary Mission – un site de diffamation anonyme ciblant des étudiants activistes.

The Electronic Intifada l’avait déjà révélé dans un clip en août.

On voit aussi Eric Gallagher, alors directeur de la collecte de fonds pour The Israel Project, dire que ’Adam Milstein, c’est lui qui finance’ Canary Mission.

Milstein finance également The Israel Project, selon Gallagher.

Gallagher se vante dans le film d’avoir ’ échangé des courriels avec [Adam Milstein] pendant qu’il était en prison’, lorsque, lui, Gallagher travaillait pour l’AIPAC, le groupe de pression israélien le plus puissant de Washington.

Bien qu’il n’ait pas répondu à la demande de commentaires d’Al Jazeera, Milstein a nié que lui et sa fondation familiale ’aient financé Canary Mission’ le jour où The Electronic l’Intifada a publié le clip.

Depuis, Josh Nathan-Kazis de The Forward a identifié beaucoup d’autres groupes étasuniens qui financent Canary Mission.

L’interdiction du film

En mars, The Electronic Intifada a publié les premiers détails sur le film.

Nous avons dévoilé qu’on y voyait Sima Vaknin-Gil expliquer qu’elle avait réussi à faire travailler pour son ministère l’influent think tank néoconservateur, la Fondation for défense of démocraties working.

Sur le film en caméra cachée, on voit Vaknin-Gil affirmer : ’Nous avons FDD. Nous avons d’autres personnes qui travaillent’ sur des projets, ’incluant la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes et la piste financière. C’est quelque chose que seul un pays, avec ses ressources, peut faire.’

Comme cela est indiqué dans la première partie du documentaire, l’existence du film et l’identité du journaliste infiltré ont été révélées après la diffusion, début 2017, d’images qu’il avait tournées pour le film The Lobby d’Al Jazeera – sur la campagne d’influence clandestine d’Israël au Royaume-Uni.

Depuis, les lobbyistes israéliens exercent de fortes pressions sur le Qatar pour empêcher la diffusion du film réalisé aux Etats-Unis.

’Agent étranger’

Clayton Swisher, chef des enquêtes d’Al Jazeera, a confirmé pour la première fois en octobre 2017 que la chaîne avait, au même moment, un journaliste infiltré dans le lobby israélien américain et un autre au Royaume-Uni.

Swisher avait promis que le film sortirait ’très bientôt’, mais il n’est jamais sorti.

De nombreuses sources israéliennes ont déclaré au journal israélien Haaretz en février que des dirigeants qataris leur avaient assuré à la fin de l’année dernière que le documentaire ne serait pas diffusé.

Le Qatar l’a démenti, mais Swisher n’est pas revenu sur son annonce.

L’article de Swisher dans The Forward de mars dernier a été son premier commentaire public sur le sujet depuis qu’il avait annoncé le documentaire en 2017.

Il y réfute les allégations du lobby israélien sur le film et exprime sa frustration qu’Al Jazeera ne l’ait pas diffusé, apparemment à cause de pressions extérieures.

Plusieurs députés pro-israéliens à Washington ont multiplié les pressions sur le ministère de la Justice pour qu’il force Al Jazeera à s’enregistrer comme ’agent étranger’ en vertu d’une loi de contre-espionnage datant des années 1930.

Le lobby israélien se rend à Doha

Bien que la diffusion du film ait été repoussée, une vague de personnalités pro-israéliennes a déferlé sur le Qatar à l’invitation de son dirigeant, l’Emir Tamim bin Hamad Al Thani.

On y a vu certaines des figures les plus à droite et les plus extrémistes parmi les défenseurs d’Israël aux États-Unis, comme Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard, et Morton Klein, directeur de l’Organisation sioniste d’Amérique.

Swisher a écrit dans The Forward qu’il a rencontré Dershowitz dans un restaurant de Doha lors d’une de ces visites, et a invité le professeur à une projection privée du film.

Swicher rapporte que Dershowitz lui a dit, aprèscoup : ’Je n’ai aucun problème avec les tournages en caméra cachée ; et ça ne me dérangerait pas que ce film soit diffusé sur PBS’ – la télévision publique étasunienne.

Pourtant, il semble bien que les efforts du lobby israélien pour interdire le film aient été couronnés de succès – jusqu’à présent.