Archive for the France et colonialisme Category

Résister au colonialisme… résister à l’état policier… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 16 juillet 2017 by Résistance 71

“Regardez et comprenez, car quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour !”
~ Membre du conseil des femmes mohawk s’adressant à des Québecois venus aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

« Lorsque je me promène dans l’Amérique profonde et que je vois la masse des blancs, ils ne se sentent pas opprimés, ils se sentent impuissants. C’est là que nous pouvons mesurer l’étendu du génocide psychologique qu’ils ont déjà infligé à leur propre peuple. »
~ John Trudell ~

Kahnasetake, 270 ans de résistance, reportage à voir et diffuser sans modération (VOSTF)

 

 

Mohawk contre état policier

 

Mohawk Nation News

 

14 juillet 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/07/14/mohawk-v-police-state/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire en complément: 

“Un manifeste indigène”, Pr. Taiaiake Alfred (Mohawk, clan de l’ours) et la Grande Loi de la Paix, Kaianerekowa, que nous avons intégralement traduite en français il y a quelques années.

 

Il y a des milliers de communautés onkwe’onweh, les véritables peuples naturels de ce sous-continent nord-américain. Tout cela est notre terre. Les voleurs de terre lorgnent dessus. On nous dépeint comme des sauvages et des terroristes vivant sur des propriétés que nous n’utilisons ni ne développons. Les colons établis veulent nous virer ou nous assassiner afin de nous retirer du chemin du plus grand profit.

Toute véritable vie sur notre terre immémoriale représente notre héritage. La création (nature) a fait cette terre pour nous, nos non-nés et toute la nature. Nous avons accepté en premier la grande loi de la paix et nous avons été d’accord pour la diffuser dans le monde entier.

Il y a 27 ans (NdT: Oka, Kahnasetake,1990), nous avons vu la distance que l’ennemi était prêt à aller pour saisir notre terre. Ils voulaient savoir le niveau de résistance auquel ils auraient à faire face dans cette escroquerie foncière de “développement”.

Ce test fut Oka. Le Canada supposa qu’il pourrait stopper cette révolte au moyen de leurs tactiques militaires. Ils ont vu que nous ne nous serions jamais rendus. Onowa’regeh, l’île de la grande tortue ne peut jamais être volée. elle est soumise à une occupation illégale. Nous n’avons jamais laissé, abandonné un pouce de terrain, jamais.

Ellen Gabriel de Kanehsatake (NdT: qui fut la porte-parole des Mohawks pendant toute la crise d’Oka), a brillamment expliqué que le Canada a peur du Québec, que toujours plus de politiciens et de voleurs de terres ont des penchants séparatistes. Ils ont l’intention de voler frauduleusement chaque pouce de notre terre et nous laisser sans territoires. Les Canadiens français ne peuvent que se séparer de leur contre-partie et corps politique anglais, mais pas de nous, pas de notre terre. Trudeau soutient les séparatistes car ceux-ci l’ont élu.

Tout le véritable peuple originel de l’île de la grande tortue va se tenir ensemble, debout sous la constitution de la paix (kaianerekowa). Les 6 nations (iroquoises) et tous leurs alliés sont prêts à faire leur devoir en accord avec notre loi.

Nous résisterons aux va t’en guerre. Comme l’a dit John Trudell: “Nous ne sommes militants parce que nous n’avons pas inventé le fusil pour tuer les gens… La loi entrepreneuriale (coloniale) est utilisée comme une balle pour nous détruire.”

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Résistance au colonialisme: nous sommes tous des palestiniens, nous sommes tous des colonisés… (avec John Pilger)

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John Pilger de retour à son meilleur niveau… Cela fait plaisir de le traduire de nouveau.

Pilger part de l’affaire de la Palestine pour condamner le colonialisme sioniste (ou autre), nous partons de la condamnation du colonialisme existant toujours (Canada, USA, Australie etc…) et y incluons bien entendu la Palestine et le sionisme.

Pilger nous dit en conclusion: “[…] si nous comprenons qu’ils sont nous et que nous sommes eux.”

Nous disons depuis 2013 que “Nous sommes tous des colonisés”… Une fois de plus, on arrive aux mêmes conclusions par des voies différentes…

Il nous semble que sur bien des sujets s’opère une convergence de la dissidence sur l’universel. Tout ceci est de très bon augure car cela veut dire que les violons commencent à s’accorder au-delà du temps et de l’espace.

~ Résistance 71 ~

 

La Palestine est toujours le problème

 

John Pilger

 

11 juillet 2017

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/47416.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lorsque je suis allé pour la première fois en Palestine, alors jeune journaliste dans les années 1960, je suis resté dans un kibboutz. Les gens que j’y rencontrais étaient de durs travailleurs, à l’esprit fort et s’appelaient eux-même des socialistes. Je les aimais bien.

Un soir, au dîner, je me suis enquéris de ces silhouettes de gens que l’on apercevait dans le lointain, au-delà de notre périmètre.

“Ce sont des Arabes, des nomades.” me disait-on. Ces mots étaient presque crachés. Israël, disaient-ils, à savoir la Palestine, avait été essentiellement une étendue déserte et une des grandes entreprises et succès sionistes avait été de rendre le désert vert. Ils me donnèrent en exemple leurs récoltes d’oranges de Jaffa, qui étaient exportées dans le monde entier. Quel triomphe sur la nature désavantageuse et la négligence humaine.

Ce fut le tout premier mensonge. La plupart des orangeraies et des vignobles appartenaient à des Palestiniens qui avaient travaillé la terre et exporté oranges et raisins vers l’Europe depuis le XVIIIème siècle. L’ancienne ville palestinienne de Jaffa était connue par ses anciens habitants locaux comme l””endroit des oranges tristes”. Sur le kibboutz, le mot “Palestinien” n’était jamais utilisé. Pourquoi, demandais-je. La réponse fut un lourd silence gêné.

Dans tout le monde colonisé, la véritable souveraineté des peuples indigènes est crainte par ceux qui ne peuvent jamais vraiment complètement masquer le fait et le crime, qu’ils vivent sur des terres volées. 

(Note de R71: L’oligarchie a réussi à faire croire depuis les “luttes d’indépendance” dans le monde après la seconde guerre mondiale, que nous vivons dans un “monde post-colonial”, ce qui est un mensonge et une falsification éhontés. Israël en l’occurence mais aussi les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et essentiellement tous les pays du Commomwealth britannique, vivent toujours sous le joug colonial avec des colons génocidaires installés et prêts à tout pour maintenir leurs privilèges, surtout celui du profit émanant des terres volées aux nations autochtones originelles et naturelles aux endroits…)

Nier aux gens leur humanité est l’étape suivante, comme les juifs ne le savent que trop bien. Violer la dignité d’un peuple, sa culture et sa fièreté s’ensuit de manière aussi logique que la violence.

A Ramallah, après l’invasion de la Cisjordanie par feu Ariel Sharon en 2002, je marchais dans les rues jonchées de véhicules écrasés et bordées de maisons détruites, j’allais au centre culturel palestinien. Jusque ce matin là, les soldats israéliens y avaient campé.

J’y fut accueilli par sa directrice Liana Badr, une romancière, dont les manuscrits originaux jonchaient le sol, déchirés. Le disque dur de l’ordinateur contenant sa fiction et une bibliothèque de pièces de théâtre et de poésie avait été saisi par les soldats israéliens. Pratiquement tout avait été démoli, vandalisé.

Pas un seul livre n’avait survécu intact, pas une seule K7 d’une des collections les plus originales du cinéma palestinien n’avait survécu au désastre.

Les soldats avaient uriné et déféqué sur les sols, sur les bureaux, sur les tapisseries et les œuvres d’art. Ils avaient badigeonné des excréments sur des peintures d’enfants et y avaient écrit, à la merde, “Born to Kill” / “Nés pour tuer”.

Liana Badr avait les larmes aux yeux, mais elle était droite et dit alors: “on le refera”.

Ce qui enrage ceux qui colonisent et occupent, volent et oppriment, vandalisent et violent, c’est le refus total des victimes de se plier et d’obéir. Et ceci est le tribut que nous devons tous payer aux Palestiniens. Ils refusent d’être asservis, ils refusent d’obéir. Ils continuent. Ils attendent l’heure de se battre de nouveau et ils le font alors même que ceux qui les gouvernent collaborent avec leurs oppresseurs.

Au milieu des bombardements israéliens de Gaza en 2014, le journaliste palestinien Mohamed Omer n’a jamais cessé de rapporté les évènements. Lui et sa famille furent touchés, il a dû faire la queue des heures durant pour avoir de l’eau et de la nourriture et a dû les transporter au travers des ruines et des décombres. Lorsque je l’avais au téléphone, je pouvais entendre les bombes exploser juste derrière sa porte. Il refusa d’obéir.

Les reportages de Mohamed, illustrés d’images horribles, étaient un modèle de journalisme professionnel qui faisait honte aux reportages indulgents des soi-disant grands médias britanniques en GB et aux USA. La notion d’objectivité de la BBC, amplifier les mythes et les mensonges de l’autorité, pratique dont elle est très fière, est quotidiennement couverte de honte par les reportages de journalistes comme Mohamed Omer.

Durant plus de 40 ans, j’ai enregistré le refus du peuple de Palestine de courber l’échine devant ses agresseurs et ses oppresseurs: Israël, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union Européenne.

Depuis 2008, seule la GB a donné des licences d’exportation d’armes vers Israël ainsi que des missiles, des drones et des fusils de tireur d’élite pour une valeur de 434 millions de Livres.

Ceux qui se sont dressés contre cela, sans armes, ceux qui ont refuser d’obéir, sont des Palestiniens que j’ai eu le privilège de connaître:

Mon ami, feu Mohamed Jarella, qui travaillait pour l’UNRWA ; c’est lui qui me montra pour la première fois en 1967, un camp de réfugiés palestiniens. C’était un froid jour d’hiver et les élèves de l’école tremblaient de froid. “Un jour” disait-il, “un jour…”

Moustapha Barghouti, dont l’éloquence demeure intacte, qui décrivit la tolérance qui existait en Palestine entre les juifs, les musulmans et les chrétiens, jusqu’à ce que, me dit-il, “les sionistes voulurent un état aux dépends des Palestiniens.”

La Dr Mona el-Farra, médecin de Gaza, dont la passion fut de lever des fonds pour la chirurgie esthétique des enfants qui avaient été défigurés par les balles et les éclats de projectiles israéliens. Son hôpital fut pulvérisé par des bombes israéliennes en 2014.

Le Dr Khalid Dahlan, psychiâtre, dont les séminaires à Gaza pour les enfants rendus quasiment fous par la violence israélienne, étaient des oasis de civilisation.

Mort d’un nouveau-né

Fatima et Nasser sont un couple dont la maison se situait dans un village près de Jérusalem désigné “Zone A et B”, ce qui veut dire que cette zone de terre avait été déclarée “pour les juifs seulement”. Leurs parents vécurent là, ainsi que leurs grands-parents. Aujourd’hui, des bulldozers tracent des routes pour seulement les juifs, protégées par des lois uniquement pour juifs.

Il était juste après minuit lorsque Fatima commença ses contractions pour son accouchement, celui de son second enfant. Le bébé était prématuré et lorsqu’ils arrivèrent à un contrôle routier avec l’hôpital en vue, le jeune soldat israélien leur dit qu’ils avaient besoin d’un autre document pour pouvoir passer. Fatima saignait abondamment. Le soldat rit et imita ses gémissements et leur dit alors “retournez chez vous.” Le bébé naquit là, dans un camion. Bientôt il devint bleu de froid et, sans soins, mourut. Son nom était Sultan.

Pour les Palestiniens, ceci sera une histoire tout à fait routinière. La question est: pourquoi ces histoires ne sont-elles pas familières à Londres et Washington, Bruxelles et Sydney ? En Syrie, une cause libérale récente, une cause pour George Clooney, est grassement rémunérée en GB et aux Etats-Unis, bien que les bénéficiaires en soient les soi-disants rebelles, dominés par des djihadistes fanatiques, le produit de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak et de la destruction de la Libye moderne.

Et pourtant, la plus longue occupation et résistance des temps modernes n’est pas reconnue. Lorsque soudainement l’ONU remue l’affaire et définit Israël comme un état d’apartheid (NdT: ce qu’il n’est pas… L’Af’sud était un état d’apartheid, ségrégationniste, pas Israël, Israël est un état exclusif se voulant génocidaire: pas de cohabitation avec l’autochtone, soit il part sans espoir de retour, soit il est tué…), comme elle l’a fait cette année et il y a une levée de boucliers, pas contre l’état raciste en question, mais contre l’ONU qui a osé briser l’omerta.

“La Palestine”, disait Nelson Mandela, “est le plus grand problème moral de notre époque.” Pourquoi cette vérité est-elle supprimée ? jour après jour, mois après mois, année après année ?…

Pour Israël, l’état d’apartheid, coupable de crimes contre l’humanité et de plus de violations de la loi internationale que n’importe quel autre état, le silence persiste parmi ceux qui savent et dont le boulot est de maintenir le cap et l’ardoise propre.

Pour Israël, tant de journalisme est intimidé et contrôlé par un groupe de pensée qui demande le silence sur la Palestine tandis que le journalisme honorable lui, est passé dans la dissidence: métaphore sous-terraine….

Un seul mot “conflit”, permet ce silence. “Le conflit arabo-israélien”, récite les robots en lisant leur télé-prompteur. Lorsqu’un ancien journaliste de la BBC, un homme qui connaît la vérité, se réfère à “deux narratifs”, la contorsion morale est achevée.

Il n’y a pas de conflit, pas deux narratifs avec leur point d’équilibre moral. Il y a une occupation militaire forcée par une puissance dotée de l’arme nucléaire et soutenue par l’armée la plus puissante du monde ; il y en en plus une injustice de dimension épique.

Le mot “occupation” est peut-être banni, effacé du dictionnaire ; mais la mémoire de la vérité historique ne peut pas être bannie: celle de l’expulsion systémique des Palestiniens de leur terre ancestrale. Les Israéliens appelèrent cela le “Plan D” en 1948. L’historien israélien Benny Morris décrit comment David Ben-Gourion, le premier premier ministre d’Israël, a reçu cette question d’un de ses généraux: “Que doit-on faire des Arabes ?”

Le premier ministre, écrivit Morris: “balaya vigoureusement l’air de sa main.” “Expulsez-les !” déclara t’il.

Soixante-dix ans plus tard, ce crime est totalement supprimé de la culture intellectuelle et politique de l’occident. Ou alors c’est sujet à débat, à peine controversif. Des journalistes grassement payés acceptent avidement les voyages du gouvernement, l’hospitalité ou la flatterie, ils sont truculents dans leurs protestions d’indépendance. Le terme “d’idiots utiles” a été créé spécifiquemement pour eux.

Accepter des récompenses

En 2011, je fus frappé par la facilité avec laquelle un des romanciers les plus en vue de Grande-Bretagne, Ian McEwan, un homme baignant dans le flot de la lumière bourgeoise, a accepté le prix de littérature de la ville de Jérusalem dans l’état d’apartheid.

McEwan se serait-il rendu à Sun City dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? Ils y donnaient également des récompenses, tous frais payés. McEwan a justifié son action par des mots hypocrites au sujet de l’indépendance de la “société civile”.

La propagande du type de celle délivrée par McEwan, contenant la conventionnelle frappe sur la main de ses hôtes satisfaits, est une arme de l’oppresseur en Palestine. Mielleuse, elle insinue presque tout ce qu’on veut de nos jours.

Comprendre et détruire la propagande culturelle et d’état est aujourd’hui notre tâche la plus critique. On nous pousse à marche forcée vers une seconde guerre froide dont le but éventuel est de subjuguer et de balkaniser la Russie et d’intimider la Chine.

Lorsque Trump et Poutine ont parlé à huis-clos pendant plus de deux heures en marge de la réunion du G20 à Hambourg, apparemment sur le besoin de ne pas aller en guerre l’un contre l’autre, les objecteurs les plus vociférateurs furent ceux-là même qui ont mené la charge du libéralisme, comme cet écrivain politique sioniste du quotidien du Guardian de Londres.

“Pas étonnant que Poutine souriait à Hambourg”, écrivit Jonathan Freedland, “il sait qu’il a réussi dans son objectif principal: il a rendu l’Amérique de nouveau faible.” Méchant Poutine…

Ces propagandistes n’ont jamais vu ni connu la guerre mais ils adorent le jeu impérialiste de la guerre. Ce que Ian McEwan appelle la “société civile” est devenue une riche source de propagande affiliée.

Ainsi lorsqu’Israël est rappelé à l’ordre par les gouvernements et les ONG de “respecter les droits de l’Homme” en Palestine, rien ne se passe, parce qu’ils savent tous qu’il n’y a rien à craindre, rien ne va changer.

Prenez un terme souvent utilisé par les gardiens de cette “société civile”, les “droits de l’Homme”. Comme tout autre noble concept de “démocratie”, les “droits de l’Homme” se sont retrouvés vidés de leur substance et de leur objectif.

Tout comme le “processus de paix” et la “feuille de route”, les droits de l’Homme en Palestine ont été détournés par les gouvernements occidentaux et les ONG entrepreneuriales qu’ils financent (NdT: indirectement, mais il faut toujours suivre le fric pour savoir qui se cache derrière telle ou telle association ou ONG…) et qui affirme une chimérique autorité morale.

Ainsi, lorsqu’Israël est appelé par les gouvernements et les ONG à “respecter les droits de l’Homme” en Palestine, rien ne se passe, parce qu’ils savent tous très bien qu’il n’y a rien à craindre, rien ne va changer.

Remarquez le silence de l’UE, qui s’accommode parfaitement d’Israël tout en refusant de maintenir ses engagements au peuple de Gaza, comme par exemple maintenir ouverte la ligne de vie de Raffah, une mesure dont elle a accepté d’être un partenaire prépondérant au cours du processus d’arrêt des combats en 2014. Un port pour Gaza, dont le projet fut accepté par Bruxelles en 2014, a été abandonné.

La commission des Nations-Unies à laquelle j’ai fait référence s’appelle la Commission Economique et Sociale pour l’Asie Occidentale, a décrit Israël comme et je cite: “fabriqué pour le but principal” de la discrimination raciale. Des millions de gens comprennent cela. Ce que les gouvernements de Londres, Washington, Bruxelles et Tel Aviv ne peuvent pas contrôler est que l’humanité de la rue est en train de changer comme peut-être jamais auparavant.

Un monde en mouvement

Les gens, partout, remuent et sont de plus en plus conscients, de mon point de vue, que jamais auparavant. Certains sont déjà en révolte ouverte. L’atrocité de l’incendie de la tour Grenfell à Londres a rapproché les communautés dans un vibrant mouvement de quasi résistance nationale.

Grâce à une campagne populaire, le judiciaire examine aujourd’hui les preuves pouvant mener à une possible inculpation pour crimes de guerre de Tony Blair. Même si cela échoue, c’est un développement crucial qui met à bas une barrière de plus entre le public et sa reconnaissance de la nature vorace et prédatrice des crimes du pouvoir d’état, le dédain systémique pour l’humanité commis en Irak, en Palestine et dans l’évènement de la tour Grenfell. Ce sont des points qui ne demandent qu’à être connectés. Pour la plus grande partie de ce XXIème siècle, la fraude du pouvoir corporatiste posant comme la démocratie était directement dépendante de la propagande de distraction: largement fondé sur un culte du “moi-je”, du narcissisme créé pour désorienter notre sens et capacité de voir, regarder et considérer l’autre, d’agir ensemble pour la justice sociale et l’internationalisme.

Les notions de classe, genre et race furent écartelées. Le personnel devint le politique et le média le message. La promotion du privilège bourgeois fut présenté comme la “politique progressiste”. Ce ne l’était pas. Ne l’a jamais été. Ce n’est que la promotion du privilège et du pouvoir.

Parmi la jeunesse, l’internationalisme a trouvé une vaste nouvelle audience. Regardez le soutien à Jeremy Corbyn et le sort réservé au grand cirque du G20 à Hambourg. En comprenant la vérité et les impératifs de l’internationalisme et en rejetant le colonialisme, nous comprenons la lutte pour la Palestine,

Mandela l’a dit de cette façon là: “Nous savons tous parfaitement bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens”.

Au cœur du Moyen-Orient règne cette injustice historique en Palestine. Jusqu’à ce que celle-ci ne soit résolue et que les Palestiniens aient retrouvé leur terre et leur liberté et que les Israéliens soient les égaux des Palestiniens devant la loi, il n’y aura pas de paix dans la région et peut-être nulle part ailleurs. (NdT: ce que Pilger ignore ici est le fait que cela est fait pour cela, le but est la guerre et donc le chaos perpétuels, la division et la manipulation pour toujours plus de contrôle de la même clique sur le plus grand nombre…)

Ce que disait Mandela est que a liberté elle-même est précaire tandis que des gouvernements puissants peuvent simplement nier les autres, les terroriser, les emprisonner et les tuer, en notre nom. Israël comprend certainement la menace du fait qu’un jour, il devra être normal.

C’est pourquoi son ambassadeur en GB est Mark Regev, bien connu des journalistes comme étant un pro de la propagande et pourquoi “l’énorme bluff” des accusations d’antisémitisme, comme l’appelle l’historien israélien Illan Pappe, fut permis de déformer le parti travailliste et d’affaiblir la position de leader de Jeremy Corbyn. Le fait est que cela a échoué.

Tout bouge vite maintenant. La remarquable campagne du BDS (Boycott, Disinvestment and Sancions) est un succès, jour après jour, des villes, des syndicats et des corps étudiants la reconnaissent et l’endorsent. La tentative du gouvernement britannique de restreindre les conseils locaux d’endorser la campagne BDS a échoué devant les tribunaux.

Tout ceci n’est pas vain. Lorsque les Palestiniens se lèveront encore, comme ils le feront, ils ne seront peut-être pas couronnés de succès au début, mais ils le seront éventuellement si nous comprenons qu’ils sont nous et que nous sommes eux.

Résistance au colonialisme: L’usurpation de la terre comme fondement ethnocidaire… (Mohawk Nation News)

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Le jour du jugement est maintenant

 

Mohawk Nation News

 

6 juillet 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/07/06/day-of-reckoning-is-now/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si les animaux étaient tenus et maintenus en captivité pendant des générations, ils perdraient la plupart de leur capacité à survivre dans la nature, parce qu’ils seraient complètement assistés en captivité.

Lorsque les portes sont ouvertes, ces créatures ne peuvent plus s’occuper d’elles-mêmes, la plupart périt. Onkwe’onweh, le peuple naturel véritable en est arrivé à ce point. Ceux qui demeurent de véritables humains comme la nature l’a arrangé et qui ont maintenu une forte relation avec notre terre-mère et nos parents naturels comme la lune, le soleil, les plantes, les animaux et toute vie naturelle, persévèreront. Pendant des dizaines de milliers d’années nous avons vécu des ressources naturelles nous entourant. Maintenant, nous vivons une vie artificielle générée par l’entreprise coloniale et nous souffrons de maux fabriqués tels que l’alcoolisme, la dépression sociale, attendant une pitance insalubre avec nos enfants qui pianotent sur des gadgets électroniques totalement ignorants de notre dilemme. Nous sommes devenus insensibles à l’utilisation de notre capacité de vivre selon les instructions naturelles originelles pour vivre selon nos instincts.

La pollution de l’homme blanc, les programmes de génocide et d’empoisonnement nous tuent nous, et la substance dont nous dépendons.

Sitting Bull nous avait dit que lorsque le dernier arbre, poisson, lorsque la dernière vie sur terre auront été éliminées, alors nous réaliserons que nous ne pouvons pas manger l’argent. On achète des bouteilles d’eau en plastique pour étancher notre soif. Nous allons dans les supermarchés et les bazars à un euro pour la base de nos besoins.

Nos geôliers ont volé nos enfants et contrôlent leurs pensées. Nous ne parlons (presque) plus nos langues maternelles. Nous utilisons une langue étrangère totalement malhonnête, qui ne nous enseigne en rien les mystères de la survie fondés sur notre lien étroit avec la Nature.

Les gens de nos peuples qui prêtent assistance à l’ennemi devront se soumettre au test du “gauntlet”.

Les dirigeants jouent sans retenue. Ils ont toujours planifié de nous vendre, nous et les terres qu’ils nous ont volées, pour qu’ils puissent devenir des agents immobiliers directs. Ils mettent une étiquette de prix sur notre mère.

Ces criminels dépravés reçoivent leur “fixe” en pensant aux plans diaboliques mis en place pour nous éliminer.

Les “chefs” (NdT: ceux des “conseils” élus sous la loi coloniale et contrôlés par celle-ci…) s’occupent du sale boulot d’assassiner leurs propres frères et sœurs pour une poignée de dollars.

Un lecteur de MNN a commenté: “Nos terres ne peuvent pas être mises sous tutelle entrepreneuriale, nous non plus, Nous ne sommes pas des entités commerciales. La TOTALITE de l’Île de la Grande Tortue NOUS APPARTIENT. Les Eurasiens, Africains et les blancs primitifs, voleurs et pilleurs NE POSSEDENT RIEN SUR L’ILE DE LA GRANDE TORTUE.

Le traité de Nisga’a a vu toute intégration entrepreneuriale comme “une mauvaise action” et ne reconnaît en rien les transactions avec les banques. L’intégralité du territoire de la Colombie Britannique par exemple, n’a jamais été cédée.

Il a averti: “Justin (Trudeau), tu ne peux même pas posséder un grain de sable de l’Île de la Grande Tortue. Incorporée [la terre dans le “Canada”]? Brûlez tous les papiers de cette incorporation par les visiteurs ainsi que toute copie non brûlée de toute proclamation originale amenée ici. Ce sont tous des documents par et pour des étrangers… Les psychos (tout étranger qui n’est pas sur sa terre), doit partir et arrêter de déformer notre existence humaine sur vos colonies factices.

Retournez chez votre mère. Rendez nous tous nos enfants enlevés et violés. Rendez notre fond fiduciaire.”

“Tout INDIEN s’accrochant à leur incorporation dans la matrice coloniale est psyscho et traître au monde naturel.

Nous devons faire confiance à teioh-ateh (Wampum Deux Rangées) et à Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix.

Nouvel Ordre Mondial: État policier en surmultipliée… La fin programmée de la vie privée

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Et surtout ne faites pas l’erreur classique de balayer cette info du revers de la main en pensant: « Bah ! C’est chez les yankees, rien à voir avec nous… » Si vus croyez vivre en « démocratie » aujourd’hui, si vous avez cru vivre en « démocratie » hier, et pensez que rien ne changera demain, vous êtes dans le déni total de réalité. La NSA yankee travaille main dans a mains avec Google, Yahoo et Amazon, c’est a dire.. Google.fr, yahoo.fr et amazon.fr… L’entité entrepreneuriale impérialiste planétaire œuvre pour l’avènement dus Nouvel Ordre Mondial et son état corporatif global de contrôle et de répression. Le goulag électronique via les gadgets aussi inutiles que liberticides est déjà sur nous. La grille n’est pas encore verrouillée, ils y travaillent, mais il ne tient qu’à nous de les empêcher de nous la fermer en pleine tronche.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lectures connexes:

« Que faire ? Comment sortir de la marche vers la tyrannie globale ? » (R71, 2010)

« Eugénisme et contrôle de la population » (R71, 2010)

« fascisme global et nouvel ordre mondial » (R71, 2010)

« La révolution des médias alternatifs et le fuselage de la toile » (R71, 2012)

« Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial » (R71, 2014)

 

L’ère de la fin de la vie privée: L’état policier passe la surmultipliée

 

John W. Whitehead

 

27 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/47338.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement est devenu expert pour trouver des moyens d’éviter ce qu’il considère comme des “lois gênantes” faites pour assurer la responsabilité et donc par là-même amener (NdT: un semblant de) transparence et protection à la vie privée des citoyens. En fait, il a maîtrisé l’art de la manœuvre furtive de la magouille autour de la constitution.

Il sait parfaitement bien comment planquer ses activités néfastes et clandestines derrière le langage classifié de la sécurité nationale / raison d’état et du terrorisme. Et quand cela ne suffit pas, il complique, obscurcit  et simplement enfume le public afin de le maintenir dans le noir et l’ignorance.

Point important: L’Agence Nationale de la Sécurité ou NSA a détourné “le trafic internet qui est normalement sous la protection de la constitution, vers l’étranger afin de pouvoir extraire toutes les données informatiques possibles, sans retenues, sur les citoyens américains.”

C’est une nouvelle fois un programme de rendition extraordinaire, sauf que cette fois-ci, ce n’est plus la torture qui est sous-traitée à l’étranger pour l’empire, mais c’est la surveillance des citoyens.

De la même manière que le gouvernement avait transféré son programme de torture hors du pays afin de contourner la loi interdisant cette méthode sur le sol américain, il fait exactement la même chose avec ses programmes de surveillance. Il doit juste pousser les données au-delà de la frontière afin de “contourner les garde-fous statutaires et constitutionnels protégeant la vie privée des citoyens américains.”

Le crédit pour cette chose revient à l’administration Obama, qui a sorti le décret 12333 autorisant la collecte des données informatiques des Américains par des systèmes de surveillance établis en sol étranger.

Utilisant cette logique, le gouvernement a justifié le hacking de données d’environ 180 millions d’utilisateurs depuis les centres de données de Google et de Yahoo chaque mois, simplement parce que les données voyagent internationalement au moyen de câbles de fibre optique. Le programme de la NSA, au nom de code MUSCULAR, est mené de concert avec le renseignement britannique (NdT: MI6, GCHQ).

Pas surprenant que la NSA semble se moquer de la loi sur la liberté des USA (Freedom Act), qui était supposé mettre un terme à la collecte pour le moins controversive par la NSA des meta-données des communications des Américains.

La NSA avait déjà trouvé un moyen de parvenir au même résultat (espionner les communications des Américains) sans être enchaînée par les branches législative ou judiciaire du gouvernement.

Le USA Freedom Act n’était juste qu’un placebo ayant pour fonction d’amadouer les citoyens et de laisser les politiiciens prendre un peu de crédit pour avoir réformer la surveillance de masse qui avait lieu. En d’autres termes, c’était une escroquerie, un bâillon politique appliqué sur un public bien naïf si désespéré de continuer à croire qu’il vivait toujours dans une république constitutionnelle plutôt que dans un trou, une république bananière hors de contrôle, contrôlée par les entités entrepreneuriales, économiquement appauvrie, corrompue, va t’en guerre et militarisée à outrance.

En fait, plus d’un an avant que les politiciens ne tentent de rapiécier nos droits privés déjà mortellement blessés avec ce sparadrap législatif qu’est la loi sur la liberté (Freedom Act), des chercheurs de l’université de Harvard et de celle de Boston avaient documenté les vides juridiques secrets qui permettaient aux agents du gouvernement de contourner, de court-circuiter les protections relatives au 4ème amendement de la constitution et de perpétrer une surveillance domestique de masse sur les citoyens américains.

Parce que, cette collecte de données informatiques qui se déroule maintenant depuis l’étranger, n’est en fait qu’une toute petite pièce du gros gâteau qu’est la surveillance.

Le gouvernement et ses associés privés des entreprises idoines ont un véritable arsenal de programmes de surveillance qui vont continuer à fonctionner essentiellement de manière secrète, continuant la collecte de données et la mise sous surveillance illégale de centaines de millions de coups de téléphones et de communications des Américains, de courriels, de textos etc et ce loin de l’observation du congrès et des contribuables qui eux sont forcés de financer ce vaste business engrangeant des milliards de dollars, ainsi que des budgets d’opérations secrètes.

En d’autres termes, l’état policier de la surveillance est bel et bien en vie et est en train de réduire en miette l’idée même d’avoir une vie privée aux Etats-Unis.

Chaque jour qui passe, le citoyen américain lambda vaquant à ses occupations quotidiennes est surveillé, espionné et tracé de plus de 20 façons différentes à la fois par le gouvernement mais aussi par les yeux et les grandes oreilles du monde de l’entreprise.

Que vous marchiez dans une galerie marchande, conduisiez votre véhicule, lisiez vos courriels ou parliez au téléphone avec des amis ou votre famille, vous pouvez être certain qu’une agence gouvernementale, que ce soit la NSA ou une autre entité du renseignement, vous écoute et traque vos comportements. Ceci ne touche même pas aux traceurs du monde du business qui traquent vos achats, votre comportement sur la toile, vos posts Facebook et Twitter et autres activités qui se déroulent dans la sphère cybernétique.

Nous sommes maintenant parties d’un état policier totalement achevé qui est en train de rapidement sauter des vitesses sous les auspices de l’état de surveillance généralisée.

Non content de transformer la police locale en des extensions de l’armée, le DHS, le ministère de la justice et le FBI travaillent afin de transformer les policiers de la nation en techno-guerriers, à la panoplie complète, possédant des scanners de l’iris de l’œil, des scanners corporels, des engins à imagerie thermique, effet doppler, des programmes de reconnaissance faciale, lecteurs de plaque d’immatriculation “intelligente”, des outils stingray pour les cellulaires et bien plus encore…

Ajoutez à cela les centres de fusion (NdT: gigantesques centres de centralisation de données qui gèrent le territoire américain par zones…), les réseaux de surveillance intégrés des municipalités, les “nuages”/clouds de données stationnés de manière très utile à l’étranger par Amazon et Google, des drones équipés de systèmes d’imagerie thermique et les banques de données biométriques et vous avez là un monde ou la vie privée n’est plus réservée qu’aux agences de gouvernement.

Ainsi, la “techno-tyrannie” de la NSA devient la cadet de nos soucis. Un gouvernement qui ment, triche, vole, contourne la loi et s’absout lui-même de toute faute, ne peut pas/plus être réformé de l’intérieur (NdT: ce qui rejoint ce que nous disons depuis des années déjà: Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…) .

Bien des présidents et des gouvernements sont passés dans le cours des 60 années d’existence de la NSA, mais aucun d’eux n’est parvenu, n’a voulu fermer le système de surveillance sur les communications des Américains.

Même avec des restrictions sur sa capacité à collecter des quantités énormes de meta-données téléphoniques et informatiques, le gouvernement et ses agences de renseignement variées, de la NSA au FBI, peut toujours employer un nombre infini de méthodes pour surveiller illégalement les Américains, toutes étant plus invasives que le programme de collecte de données.

Pratiquement toutes les branches du gouvernement, de la poste au fisc et chaque agence entre eux, possèdent leur propre secteur de surveillance, autorisé à espionner les citoyens américains. On ne touche même pas là à la complicité du secteur privé qui nous achète et nous vend du berceau à la tombe, jusqu’à ce que nous n’ayons plus aucune données valables à collecter. De fait, Facebook, Amazon et Google sont les principaux concurrents du gouvernement en ce qui concerne la surveillance des citoyens, lisant vos courriels, traquant vos achats, exploitant vos commentaires sur les réseaux sociaux et remettant ces informations au gouvernement.

Peu de consommateurs comprennent quelles données sont partagées, avec qui, et comment l’information est utilisée”, rapporte le quotidien du Los Angeles Times. “La plupart des Américains émet un filet d’échappement de données personnelles numériques, ce qu’ils recherchent, ce qu’ils achètent, avec qui ils communiquent, où sont-ils, tout ceci est capturé et exploité de manière pratiquement régulée.”

Ce n’est pas seulement ce que nous disons, où nous allons et ce que nous achetons qui est traqué. On nous surveille jusqu’au plus profond de nos gênes, grâce à une combinaison de logiciels particulièrement efficace avec du hardware et des collecteurs de données qui analysent nos caractéristiques biométriques, nos visages, nos iris, nos voix, notre matériel génétique, même notre corpulence, les passent dans des programmes informatiques qui vont ramener les données à un “identifiant” unique, puis ils vont les offrir au gouvernement et à ses associés en affaire pour utilisation idoine.

Tous ces gadgets électroniques connectés sur internet que nous devons posséder (le magazine Forbes se réfère à ces gizmos comme des “conduits de processus de données corporelles intimes”), les montres intelligentes qui peuvent mesurer votre pression sanguine et les smart phones qui nous laissent payer nos achats avec des scans de l’iris ou de nos empreintes digitales, sont en train de nous enfermer dans un meilleur des mondes duquel on ne peut échapper ni se cacher.

Par exemple, imaginez ce que la NSA pourrait faire (et fait sûrement déjà) avec la technologie de la reconnaissance vocale, qui a été comparée aux empreintes digitales. Décrite comme “le prochaine bataille contre la surveillance publique devenue trop confiante”, la collecte d’empreintes vocales est devenue une industrie porteuse à la fois pour le gouvernement et le secteur privé.

Comme le dit le journal britannique du Guardian “Les données vocales biométriques pourraient être utilisées pour localiser précisément un individu. Il y a déjà des discussions avancées sur le fait de placer des détecteurs et enregistreurs vocaux dans les espaces publics… de multiples récepteurs pourraient trianguler la voix de quelqu’un pour identification et révéler leur position dans de tous petits endroits.”

Soudainement, le programme de collecte de meta-données téléphoniques de la NSA devient de la petite bière comparé à ce qui se profile à l’horizon.

C’est bien entendu, tout le nœud de l’affaire.

La NSA n’est qu’une petite partie ombrageuse de l’état profond qui comprend des bureaucrates non élus qui sont au lit avec des entreprises privées qui gèrent Washington DC et qui travaillent pour nous maintenir tous sous étroite surveillance et donc sous contrôle.

Par exemple, Google travaille et coopère ouvertement avec la NSA, Amazon a construit une énorme base de données valant 600 millions de dollars pour la CIA et les industries de la communication gagnent un paquet de fric sur notre dos en nous espionnant pour le gouvernement. En d’autres termes, Corporate America se remplit les poches en aidant le gouvernement dans ses efforts de surveillance domestique des citoyens.

Nous avons été bloqué à chaque virage dans notre quête de transparence, de responsabilité et de gouvernement représentatif par la culture du secret de nos gouvernements, par les budgets secrets et les décisions de justice secrètes, tout cela existant totalement hors de notre contrôle, fonctionne hors de notre connaissance et ne répond en rien aux demandes de “nous, le peuple.”

De manière incroyable, il y a toujours des individus qui insistent sur le fait de n’avoir rien à craindre de la police, de l’état policier et qu’ils n’ont rien à cacher à la surveillance d’état, parce qu’ils n’ont rien fait de mal. Pour ces quelques ceux, sécurisés dans leurs délires, que ceci soit un avertissement. Il n’y a pas d’endroit sûr ni d’alibi infaillible.

Le danger que pose l’état policier et de surveillance américain s’applique à nous tous de manière égale: hors-la-loi et citoyens tranquilles de la même manière, noirs et blancs, riches et pauvres, libéraux et conservateurs, cols bleus-cols blancs et toute autre différence à laquelle vous pourriez penser.

Comme clarifié dans mon livre: Battlefield America: The War on the American People, dans une ère du trop plein de lois, de trop de prisons, de trop d’espions gouvernementaux et de trop d’entreprises avides de gagner du fric abondamment et rapidement aux dépends des contribuables, nous sommes tous coupables de déroger à quelque chose d’une manière ou d’une autre.

Eventuellement, nous en souffrirons tous les mêmes conséquences dans les camps de concentration électroniques qui nous entourent.

Juriste constitutionnel et écrivain John W. Whitehead est le fondateur et président du Rutherford Institute.

1867-2017: 150ème anniversaire du Canada, entreprise coloniale, ou la célébration du génocide…

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Définition du génocide par l’ONU:

D’après la Convention sur la Prévention et la Répression du crime de Génocide de l’ONU, le génocide est défini dans l’article 2 comme étant “des actes commis avec l’inention de détruire, en partie ou en totalité, un groupe racial, ethnique, national ou religieux.” Décrit par l’ONU comme un “crime odieux”, un génocide peut être commis de l’une de ces façons: en assassinant les membres de ce groupe, en causant de sérieuses blessures physiques ou mentales, en infligeant des conditions de vie telles que la destruction du groupe est assurée, en empêchant les maissances dans le groupe et / ou en forçant le transfert des enfants de ce groupe vers un autre groupe.

Note de Résistance 71: Bien que le “Canada” existait auparavant, sa date de naissance officielle est le 1er juillet 1867. Sa création officielle fut décrétée par le document du British North America Act ou BNAA, aussi appelé la “constitution” du Canada. A cette date, le Canada est devenu un royaume dans l’empire britannique sous le nom officiel de Dominion of Canada, toujours directement dépendant de la “couronne” britannique (c’est à dire de la City de Londres et de sa Banque d’Angleterre/Vatican). Le Canada n’est devenu plus indépendant qu’en 1982 avec le Canada Act, date à laquelle il a pu commencer à émettre des passeports non britanniques. Néanmoins, la souveraine actuelle du Dominion du Canada est la reine Elisabeth II d’Angleterre, elle est la commandante en chef de l’armée canadienne. Le grand patron du Canada est le gouverneur général, nommé par le souverain britannique et qui lui rend directement compte par le truchement du Privy Council de la couronne, conseil spécial du monarque gouvernant. Aucune décision politique ou économique impliquant le Canada au niveau international ne peut être prise sans l’aval du GG et donc de la couronne. La reine Elisabeth II a déjà plusieurs fois au cours de son règne dissout le parlement canadien. Elle est la “chef de l’état” officiel du Canada et toute loi ou action politique passées par le gouvernement canadien ne le sont qu’en son nom. Pour être naturalisé “canadien” il faut prêter allégeance au monarque britannique. Alors le Canada, indépendant ? Foutaise totale !… Le Canada entreprise coloniale de la “couronne” (City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) ? très certainement et aujourd’hui peut-être plus que jamais. Comme les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les pays du “Commomwealth”, le Canada est une colonie, établie sur la base du vol, du génocide perpétuel, sous des formes diverses ; les pensionnats pour Indiens ayant assassiné plus de 50 000 enfants autochtones entre la moitié du XIXème siècle et 1996, date de fermeture du dernier de ces ignobles camps de la mot. (cf. “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation, 2016)

lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008)

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La célébration du 150ème anniversaire du Canada est la célébration du génocide des indigènes

 

Pamela Palmater

 

29 mars 2017

 

url de l’article:

 http://warriorpublications.wordpress.com/2017/03/30/canada-150-is-a-celebration-of-indigenous-genocide/

repris de:

 http://nowtoronto.com/news/canada-s-150th-a-celebration-of-indigenous-genocide/ 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

par Pamela Palmater, Now Toronto, 

 

29 Mars 2017

 

Pour bien des peuples indigènes de l’île de la Grande Tortue (Amérique du Nord), il est très difficile d’imaginer le premier ministre Justin Trudeau, qui a dit “aucune relation n’est plus importante pour le Canada que celle avec ses peuples autochtones”, célébrant les dernières 150 annés de colonisation brutale et la fondation de ce qui est maintenant connu sous le nom de Canada. (NdT: en réalité une entreprise coloniale de la “couronne” ou City de Londres et sa Banque d’Angleterre et du Vatican..)

Cette année, le gouvernement fédéral planifie de dépenser plus d’un demi milliard de dollars sur des festivités marquant le 150ème anniversaire de la création du Canada.
Dans le même temps, des services sociaux essentiels pour les Nations Premières pour soulager les dures conditions dûes à la crise socio-économique pour les peuples premiers atteint des records historiques de sous-financement. Non seulement le Canada refuse de partager le butin tiré de son propre piratage de la terre, mais il utilise ce même butin pour célébrer sa bonne fortune. Sans ambage, chaque explosion de feu d’artifice, chaque hot dog et morceau du gâteau de 150ème anniversaire du Canada seront payés avec le sang du génocide des peuples et cultures indigènes.

Beaucoup d’endroits luttent et ont du mal avec les origines génocidaires de la nation.

A Halifax, le comité éducatif a voté pour changer le nom du collège Cornwallis, parce que la personne qui a donné son nom à l’école, Edward Cornwallis, fut responsable de la mise en place du système de récompenses monétaires pour chaque scalp de membres de la nation Mik’maq, ce qui entraîna bien des morts.

De la même manière, à Toronto, l’université Ryerson est soumise à enquête pour le nom d’Egerton Ryerson, un fervent soutien des pensionnats pour Indiens où des dizaines de milliers d’enfants autochtones moururent de morts atroces et violentes.

Même les très “célèbres cinq” femmes, portées au pinacle depuis longtemps comme championnes des droits de la femme ont vu leur statut d’héroïnes révisé à cause de leur grand soutien à la cause de la stérilisation des femmes indigènes. Célébrer le génocide n’est pas ce qu’on pourrait considérer comme une valeur canadienne moderne.

Tandis que l’utilisation du terme “génocide” pour décrire le traitement réservé par le Canada aux peuples indigènes a créé un grand débat animé, il y a toujours eu une certaine reconnaissance du fait qu’au minimum, le Canada était coupable de “génocide culturel” (NdT: terme impropre car un génocide ne peut être que physique, l’anthropologue et ethnologue français Robert Jaulin a défini l’annihilation ou l’assimilation culturelle coloniale comme étant un ethnocide, terme plus propice quant à ce qui touche au culturel…), même si les individus ne pouvaient pas accepter de plus sinistres intentions.

L’ancien premier ministre canadien Paul Martin a dit à la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), qu’il était temps d’appeler la politique derrière le programme des pensionnats pour Indiens, “génocide culturel” [ethnocide].

La juge de la cour suprême du Canada Berverley McLachlin a pesé sur le bilan négatif concernant les droits de l’Homme du Canada en disant que le programme des pensionnats pour Indiens était bien une tentative de commettre un “génocide culturel” contre les peuples autochtones.

Alors que ces commentaires furent faits avant la publication du rapport de la CVR fin 2015, ils levèrent des questions dans la sphère publique au sujet du comment reconnaître le génocide lorsque ce n’est pas quelque chose comme l’Holocauste ou le génocide du Rwanda.

Malgré la nature ultra-sensible de l’affirmation de génocide, la CVR alla plus loin après avoir enquêté sur les archives historiques, disant que la totalité des politiques envers les peuples autochtones représentait un génocide physique, biologique et culturel (ethnocide).

La partie la plus difficile dans le discours public se rapportant au génocide perpétré est que les Canadiens ne sont pas en possession de tous les faits et détails de l’affaire.

Beaucoup de gens font encore l’erreur de croire que le génocide ne se produit que lorsque des millions de personnes sont massacrés dans des camps de concentration. On ne leur enseigne pas à l’école la véritable histoire des atrocités commises contre les peuples autochtones, qui dans le temps, ont résulté en des millions de victimes. Certaines universités enseignent les recherches et études sur le génocide sans jamais mentionner le processus de colonisation mortifère du Canada.

La véritable histoire néanmoins, montre que même après avoir signé des traités avec les nations premières, des lois furent votées au Canada offrant des récompenses pour les scalps d’hommes, de femmes et d’enfants indigènes. La plupart des négociations de traités furent conduites sous des conditions de famine ou de menaces de violence à l’encontre des nations premières et on doit toujours garder présent à l’esprit que ceci sont les faits historiques du comment le Canada est devenu le Canada.

“La politique indienne” fut fondée sur l’acquisition des terres indigènes et de leurs ressources naturelles tout en réduisant les obligations financières compensatoires envers ces mêmes peuples. La méthodologie principale fut soit l’assimilation ou l’élimination. Ces actes incluaient le confinement des peuples autochtones dans de petites réserves en leur interdisant de chasser, de pêcher ou de subvenir aux besoins de leurs familles, les forçant à vivre sur des rations maintenues maigres et insuffisants, ce qui causa de nombreuses morts par famine ou par immuno-déficience menant à une haute mortalité suite à épidémies (NdT: les maladies comme la tuberculose et la variole étant le plus souvent introduites volontairement au sein des communautés dont les systèmes immunitaires avaient au préalable été affaiblis par le manque de nourriture…)

Ceci ne s’arrêta pas là. D’autres actes génocidaires incluèrent la stérilisation forcée des femmes autochtones et des petites filles et le vol de masse des enfants indigènes, dont un très grand nombre fut physiquement et sexuellement abusé, des expériences médicales faites sur cobayes humains, torturés et affamés dans les pensionnats pour Indiens, menant à la mort de dizaines de milliers d’entre eux (NdT: cf notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, le contre-rapport de la CVR, publié par le TIDC en 2016)

C’est ainsi que le gouvernement du Canada a nettoyé la terre pour les fermes, les mines, l’extraction pétrolière et le “développement” de la terre. Le Canada ne serait simplement pas le riche pays qu’il est, un des meilleurs pays à vivre au monde, si ce n’était pas grâce à l’extraction des peuples indigènes de la source de richesse du Canada.

Le vrai crime n’est pas seulement l’incapacité et le manque de volonté du Canada de redresser ses torts passés (NdT: et présents…)

Aujourd’hui, toujours plus d’enfants autochtones sont saisis de leurs familles et mis dans des familles d’accueil qu’au faîte de la période cruelle des pensionnats pour Indiens. La sur-incarcération des hommes indigènes, des femmes et des enfants, continue à un rythme des plus alarmant. Alors même que la population autochtone ne représente que 4% de la population, certaines prisons contiennent presque 100% de détenus autochtones.

Le gouvernement fédéral et les agences des forces de l’ordre (NdT: polices locales, provinciales et fédérale = GRC -) ont permis la crise des disparitions et des assassinats des femmes et jeunes filles indigènes de continuer sans pratiquement aucune intervention, ceci suggérant une certaine complicité dans toutes ces disparitions et morts violentes.

Le premier ministre a parlé durant les cérémonies du Jour National Aborigène en 2016 au sujet de “l’importance de la réconciliation et du processus de vérité” afin de cicatriser la relation du Canada avec ses peuples et nations premiers.

Il n’a absolument aucun droit de parler de réconciliation avant même que de prendre les étapes nécessaires pour faire amende honorable. Le Canada n’a aucun droit de demander à quiconque d’entre nous d’aller de l’avant tant que le premier ministre et ceux des provinces n’endorsent la responsabilité de ce que leurs institutions ont fait et continuent de faire aux peuples indigènes. Aucune exposition d’art autochtone, de chants et de danses traditionnels durant la célébration du 150ème anniversaire du Canada n’arrêtera la douleur et la souffrance inter-générationnelle au sein de nos peuples, les suicides, les abus policiers, les standards de soins de santé, la décrépitude des logements, le manque d’accès aux conditions sanitaires, à l’eau potable ou de l’extinction de la vaste majorité des langues autochtones.

Peut-être que le Canada devrait devenir bien plus humble, prendre du recul, annuler ses plans et faire le dur chemin nécessaire pour faire amende honorable sur son héritage. Alors nous pourrions tous célébrer la vision du traité originel de respect mutuel, de prospérité et de protection mutuelles envisionnés par nos ancêtres. Jusqu’à ce que ceci soit réalisé, je ferai l’impasse sur le gâteau…

Pamela Palmater est une membre de la nation Mik’maq de l’Eel river Bar First Nation. Elle a pratiqué la loi indigène depuis plus de 18 ans et est en ce moment professeure associée et détentrice de la chaire de gouvernance indigène de la faculté de science politique de l’université Ryerson (Ontario)

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: Analyse d’Hassan Nasrallah (Press TV + Al Manar)

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« Par sa présence et l’exercice de son autorité, la Syrie a mis un terme à la guerre civile au Liban, a soutenu l’armée libanaise et a résolument soutenu la résistance… La présence syrienne au Liban a donc été une source de protection contre l’influence et le contrôle exercés par Israël et ne fut pas seulement un pivot dans le conflit opposant la Syrie à Israël. Il n’est que naturel que les vues du Hezbollah concourent avec celles de la Syrie, car personne n’est à l’abri des ambitions israéliennes, celles qui s’étendent bien au-delà de la Palestine et englobent toute la région. […] Le Hezbollah n’a jamais caché que sa relation avec la Syrie est fondée sur le calcul des intérêts de la résistance, la Syrie étant le seul pays arabe qui ait soutenu la résistance sans sourciller et a permis la grande libération du Liban. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Les crises régionales servent les intérêts d’Israël (Hassan Nasrallah)

 

Press TV

 

23 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/23/526282/Hezbollah-chief-Quds-Day

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le SG du Hezbollah Hassan Nasrallah dit que les crises au Moyen-Orient et en Afrique du Nord servent les intérêts du régime israélien.

Nasrallah a fait ces remarques dans un discours marquant l’occasion du jour international Quds qui tombe le dernier vendredi du mois du Ramadan.

Il a noté que le jour de la commémoration internationale de Quds s’étend dans le monde, disant que de plus en plus de pays observent l’évènement depuis qu’il fut annoncer par le fondateur de la république islamique d’iran, l’imam Khomeini.

Nasrallah a dit que l’objectif principal des derniers développements et des guerres dévastant la région était de faire accepter par les pays régionaux les conditions de Tel Aviv. Il a ajouté que le régime d’Israël prenait avantage du statu quo dans la région afin de marginaliser ce qu’il se passe en Palestine.

“Les terroristes takfiris sont nés, ont été créés pour renverser le gouvernement syrien”.

Il a aussi avancé dans ses remarques que les groupes terroristes takfiris de Daesh et d’al-Nosra (NdT: ou Al-Qaïda en Syrie, ceux qui d’après Fabius alors ministre des AE de la France, “font du bon boulot sur le terrain”…) furent formés par les Etats-Unis et d’autres pays pour renverser le gouvernement syrien, ce qu’il a décrit comme un obstacle à tout compromis visant à résoudre le problème de la Palestine.

Il a ajouté que Daesh a été envoyé en Irak, après que le gouvernemnt de Bagdad ait exprimé son soutien indéfectible aux groupes de la résistance.

Il a aussi dit que la guerre saoudienne au Yémen a été lancée parce que les Yéménites se tiennent aux côtés du peuple palestinien. Nasrallah ajoutant que le régime de Ryad a lancé la guerre alors qu’il y avait des mouvements anti-Israël se manifestant au Yémen.

Le SG du Hezbollah a félicité le rôle de l’Iran en tant que supporteur principal e la Palestine et des groupes de résistance. Il a dit que l’Arabie Saoudite essayait d’isoler l’Iran dans la région et de faire passer la guerre en territoire iranien. Mais il a en revanche expliqué que Ryad était bien trop faible et apeuré pour lancer une guerre ouverte contre l’Iran.

Il a ajouté que la puissance et l’influence de l’Iran sur les problèmes régionaux ne faisaient que croître et que la présence de l’iran en Syrie sera plus affirmée, se référant à la récente attaque de l’Iran contre des cibles de Daesh avec des missiles dans l’Est de la Syrie, attaque qui a tué beaucoup de terroristes et a détruit entièrement leurs positions. Nasralla a confirmé l’implication de la Syrie dans l’axe de la résistance.

“Israël n’est aucunement en position de lancer une nouvelle guerre”

Nasrallah a déclaré qu’Israël participait à la guerre au Yémen, ajoutant que son armée de l’air avait effectué des raids contre ce pauvre pays.

Il a dit que le régime israélien cherchait à remplir son objectif en lançant des guerres par procuration dans toute la région.

Le chef du Hezbollah a avancé qu’Israël évite une nouvelle guerre contre le Liban ou la bande de Gaza car il sait que cela aura un coût très élevé.

Il a autrement réaffirmé que les régimes qui conspirent contre l’axe de la résistance doivent savoir qu’ils échoueront dans leur entreprise.

Note de Résistance 71: A ce sujet nos voulons ici rappeler une chose importante, à savoir que le but ultime de l’action impérialiste au MO est le chaos, la déstabilisation, la division, la destruction, afin de mieux diviser et de régner par la peur. En cela l’objectif se réalise, il convient néanmoins d’empêcher la mise sous tutelle totale de la région au chaos impérialiste, dont l’oligarchie rire les marrons du feu… Quelques détails supplémentaires important ci-dessous.

= = =

La guerre au Moyen-Orient

Les points principaux du dernier discours d’Hassan Nasrallah, SG du Hezbollah

 

Al Manar

 

24 juin 2017

 

Article original: http://french.almanar.com.lb/464356 

 

Rédaction du site

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a mis en garde « l’entité sioniste de ne pas provoquer une guerre contre la Syrie ou le Liban. Car ce ne sera pas une guerre  israélo-syrienne ou israélo-libanaise comme en 2006. Et ce parce que des milliers de moudjahidines viendront de l’Irak, du Yémen, du Liban, de l’Afghanistan, pour défendre les terres arabes de l’agression israélienne ».

S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale d’alQods, le SG du Hezbollah , Sayyed Hassan Nasrallah  a expliqué l’objectif principal des guerres au Yémen, en Syrie, en Irak, mais aussi contre l’Iran, contre les mouvements de résistance dans la région, sans perdre de  vue les intérêts des Etats-Unis et de ces alliés dans la région.

Reprenant les propos de M.Liebermann et du chef d’état-major israélien à la conférence de Hertzelia, sayyed Hassan Nasrallah a affirmé que « l’entité sioniste ne veut pas une guerre contre nous car elle sait que cette guerre ne lui permettra pas de réaliser ses objectifs (..) Liebermann sait qu’une guerre contre le Liban ou contre Gaza ne provoquera que des morts, des destructions , des blessés mais pas la victoire décisive ».

Il a souligné que  » le jeu de l’hypocrisie est terminé et que les visages des régimes arabes se sont dévoilés, ce qui est un indice positif pour la région car enfin les hypocrites se révèlent » ajoutant que « celui qui complote jour et nuit contre l’axe de la résistance, qui ouvre les portes du monde arabe à l’ennemi israélien c’est le régime saoudien ».

Il a conclu que la lutte contre le terrorisme doit commencer par la lutte contre la pensée wahhabite et ce « en exhortant le régime saoudien de cesser de diffuser la pensée wahhabite , de cesser de vendre des armes aux courants takfiris ».

Principaux points du discours:

L’occasion impose une introduction. Après la victoire de la révolution  islamique en Iran et l’avénement de la république islamique de l’Iran,  l’Imam Khomeini a déclaré que le dernier Vendredi du mois de Ramadan est dédié à la journée mondiale d’alQods.

Le Vendredi est le meilleur des jours de la semaine et les jours du Ramadan sont les meilleurs jours de l’année et les derniers jours du mois de Ramadan sont les meilleurs jours de ce mois béni et donc le choix de l’Imam Khomeini  pour ce jour afin de célébrer la cause palestinienne indique la valeur de cette cause humaine et l’importance de cette journée qui porte un message au monde..

Après la mort de l’Imam Khomeini , le guide suprême  de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei a lui aussi insisté sur cette commémoration et grâce à Dieu elle s’est  renforcée et s’est répandue  à travers les quatre continents . .

Or, cette commémoration intervient avec la 50ème commémoration de la Nakba  quand les sionistes ont occupé la Palestine…

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre région est très grave et très important car la région connait  une nouvelle période sans précédent jonchée de dangers , de défis,  de menaces , de guerres et aussi de victoires et d’espoir..

Nous pensons que le mouvement populaire qui a éclaté dans divers pays arabes était  vrai  et non comme certains le prétendent qu’il est  le fruit d’un complot.

Mais, faute d’un encadrement politique efficace, faute d’une bonne direction, faute de la présence de leaders et aussi à cause de la puissance des Etats-Unis , ce mouvement a été volé et on a entrainé la région vers une autre direction  pour réaliser des objectifs ..

Certes, parmi ces objectifs : voler nos ressources, notre pétrole et imposer leur hégémonie ..

Mais l’objectif principal de tout ce qui se passe dans la région, les guerres en Syrie, en Libye, en Irak , au Yémen .. Daech .. les répressions à Bahrein .. tout cela a pour but d’enterrer la cause palestinienne  et de créé une atmosphère  politique , médiatique et affectif favorable pour former une entente avec l’ennemi israélien au détriment du peuple palestinien..cet ennemi qui travaille jour et nuit pour enterrer la cause palestinienne , depuis sa création, sauf que les méthodes et les outils diffèrent d’une époque à  une autre , mais l’objectif reste le même pour l’entité sioniste..

1-le peuple palestinien

Ce peuple souffre l’embargo, la famine, les  arrestations,  les détentions, les assassinats, les poursuites, les harcèlements, les démolitions des maisons, des usines, des marches, la colonisation sauvage,  mais en plus ce peuple doit endurer les circonstances difficiles qui traversent la région car elles forment une pression sur le peuple palestinien .. à travers les crises que connait notre région, l’ennemi espère d’entrainer le peuple palestinien dans le désespoir, de se sentir seul et abandonné au point de le force r en fin de compte de n’accepter que les miettes dans tout futur pourparler de paix..

2-Iran

La république islamique de l’Iran est un soutien essentiel pour le peuple palestinien et pour les mouvements de résistance dans la région. Or, l’Iran lui aussi subit des sanctions, il a souffert d’embargo, il  affronte une campagne de diffamation et d’isolation, il est victime d’assassinats et d’attentats, et on cherche à le provoquer pour l’entrainer dans des guerres dans la région..

C’est du moins ce que le prince héritier a promis quand il a menacé de transférer la bataille à l’intérieur de l’Iran.. mais je vous dis que ce régime saoudien est trop lâche pour provoquer une guerre contre l’Iran..

3-Syrie

La Syrie est un Etat important dans l’axe de la résistance, car c’est un Etat sur le premier front face à Israel. De plus, une partie de son territoire est occupée par Israël.. Et donc, la Syrie représente un sérieux handicap à tout processus de paix avec l’entité sioniste..  c’est pourquoi, ils ont tenté de renverser son gouvernement, de détruire son armée et diviser son peuple..  ils ont fait venir des terroristes comme Daech et alNosra pour détruire l’Etat syrien et ensuite ils comptaient les éradiquer afin de faire venir des gens de l’opposition syrienne dite modérée, celle des hôtels de luxe, pour régner à leur place..

4-les mouvements  de résistance au Liban  

La résistance islamique au Liban et les mouvements de résistance dans la région doivent faire face aux menaces de guerre perpetuelle, aux diffamations, aux accusations de terrorisme, aux assassinats, aux tentatives de cibler l’environnement  qui soutient ces résistances, aux mesures de sanctions économiques en coupant leurs ressources..

Tous ces faits ont un seul objectif : enterrer la cause palestinienne et donc nos martyrs qui sont tombés en Syrie ou ailleurs ou les blessés ou les prisonniers de guerre ou les détenus.. tous se sont sacrifiés pour la cause palestinienne..

5-L’Irak

L’Irak a fait preuve d’une volonté politique d’opposition au projet américano-arabo-sioniste, il a exprimé clairement qu’il ne souhaite pas faire partie de l’axe qui veut enterrer la cause palestinienne.  A cause de cette volonté,  à cause de sa détermination à défendre la cause palestinienne , ils ont envoyé Daech en Irak.. N’oubliez pas Daech a été créé par les USA, avec l’argent saoudien  .. et la Turquie a offert des facilités..  ils ont planifié pour que Daech  renverse  le gouvernement irakien et détruire sa volonté et la détermination de son peuple …. l’Irak est une cible car il a refusé  de joindre leur axe..

6-Le Yémen

Au Yémen, la guerre américano-saoudienne a  divers objectifs : son pétrole, ses ressources, sa position..  La crise politique aura pu se résoudre par une table ronde de négociations.. Sauf que l’Arabie ne peut pas accepter la présence dans ce pays de courants qui défendent la cause palestinienne et qui condamnent l’occupation israélienne..mieux encore, des courants qui appelent à la résistance contre l’occupation israélienne..   Ce Yémen est sur la mer Rouge, ce Yémen se situe à Bab el-Mandeb, ce Yémen partage la frontière avec l’Arabie.. Et donc pas question de laisser dans ce Yémen des courants anti-israéliens ou anti-américains…

7-les pays arabes

Tous les pays connaissent des crises, en Libye, au Bahrein, même en Arabie  à Awwamya, partout les violences font rage, les peuples sont maltraités, opprimées, tyraninsés, ils vivent en-dessous du seuil de pauvreté …

Ces conditions poussent les gens au désespoir, à ne se préoccuper que de leur quotidien pour survivre, des conditions qui font oublier la cause palestinienne ..

Finalement, c’est  le peuple palestinien qui est visé. Ce peuple sera poussé à signer des accords humiliants, car il sera désesperé et se contentera des miettes, et si ce peuple abandonne sa cause , la cause palestinienne meurt..

A la conférence d’Hertzilia  , ils ont refusé toute discussion sur la question palestinienne , ils ont affirmé que le fait d’avoir abandoner Gaza est suffisant, et qu’alQods est leur capitale, ils ont même refusé le retour d’un seul réfugié ..

Reste que le plus dangereux et le plus menacant qui est survenu pour la première fois à cette conférence..

Fragments de résurgence anti-coloniale autochtone dans les Amériques du XXIème siècle (Résistance 71)

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“Il me semble que nous en Australie, avons beaucoup de choses honteuses à nous reprocher en ce qui concerne notre histoire et tant que nous ne ferons pas face à cette honte, nous ne pourrons jamais célébrer de manière satisfaisante les deux cents dernières années…”
~ John Dawkins, ministre fédéral de l’éducation, Australie, 1988 ~

“Le crime de colonialisme est toujours présent aujourd’hui, tout comme ses perpétrateurs.”
~ Taiaiake Alfred, Ph.D, professeur de science politique, université de Victoria, Canada ~

“Notre cri de guerre est le suivant: Le pouvoir réside dans le peuple !”
~ Kahentineta Horn, Mohawk Nation News , 2017 ~

 

Voix anti-coloniales autochtones des Amériques au XXIème siècle

Sortir de l’idéologie coloniale par l’alliance naturelle des peuples

 

Resistance 71

 

7 juin 2017

 

Considérant le fait que nous ne vivons absolument pas dans un monde “post-colonial” comme voudrait nous le faire avaler la doxa étatico-coloniale occidentale, ne cherchant qu’à valider son hégémonie culturo-religieuse et à s’exonérer des crimes génocidaires commis à travers le monde au nom d’un impérialisme masqué derrière le “doux” visage de la “civilisation” et aujourd’hui de “l’humanisme”, nous nous sommes, depuis des années, levés contre l’idéologie et la pratique coloniales toujours en action aujourd’hui.

Nous avons cité de nombreux résistants indigènes de tous les continents, mais nous voulons aujourd’hui donner la parole à la résistance et à la résurgence des peuples natifs du XXIème siècle. Nous citerons ici quelques fragments de pensées de  grands penseurs et résistants autochtones anti-coloniaux contemporains du continent des Amériques. Puisse leur pensée faire tache d’huile, nous toucher, et rassembler l’humanité dans ce véritable et seul combat pour regagner notre indépendance et nous émanciper ensemble vers la société des sociétés anti-autoritaires et non coercitives des confédérations d’associations et de communes libres, parce qu’en fin de compte, c’est parce que nous sommes tous des colonisés que nous devrons nous unir et mettre à bas le système oligarchique totalitaire étatico-capitaliste.

Nous avons traduit quelques exergues importantes de déclarations de résistants indigènes des nations Maya du Mexique (Chiapas), Shawnee, Mohawk et Lakota, toutes faites entre 2003 et 2012, au sujet de la manière de comprendre et de sortir du colonialisme et de son carcan sociétal tant pour eux que pour nous. Laissons leur la parole, puisse t’elle aider à inspirer le grand souffle de l’alliance organique dont l’humanité a tant besoin.

“Il y a place pour tout dans la loi naturelle, où est le mal ? Où est le mal dans la Nature ? En vivant de par la loi naturelle, nous recevons pleinement au travers de nos sens, nous développons une pleine et riche appréciation du monde réel autour de nous, pour ce que nous expérimentons dans nos vies quotidiennes ; pour la réalité.”

“Si les gens vivent par et obéissent à la loi naturelle, il n’y a aucun besoin de lois humaines en toute circonstance. La toute première loi humaine signe l’arrêt de mort de la loi naturelle. Une fois qu’une loi humaine a été édictée, l’humain devient uns sorte de dieu. Ainsi tout l’objectif de l’existence humaine tourne à l’échec. La loi naturelle est la loi de la vie ; la loi humaine est la loi de la mort.”

~ Russell Means, Lakota, 2012 ~

“Les villages [des peuples descendants des Mayas] ont compris que les projets que le gouvernement mexicain donnait aux communautés n’étaient jamais décidés par et pour le peuple, le gouvernement ne demandait jamais ce que les gens voulaient vraiment. Le gouvernement ne veut pas s’occuper des besoins des villages, tout ce qu’il désire c’est se maintenir en état de fonctionnement. De là naquit l’idée que nous devions être autonomes, que nous devions imposer notre volonté, que nous serions alors respectés et que nous devions faire quelque chose de façon à ce que le désir et la volonté du peuple soient pris en considération. Le gouvernement nous traite comme si nous ne pouvions pas réfléchir.”

“Nous avons déjà une façon de faire et nous développons une théorie. C’est comme cela que çà s’est passé, après la grande trahison, après que les partis politiques et le gouvernement aient refusé de reconnaître les peuples Indiens originels ; alors nous avons commencé à voir comment faire les choses par et pour nous-mêmes.

Dans la pratique nous avons formé des communes autonomes et après nous avons pensé à faire des associations de communes autonomes qui seraient une sorte de modèle pour des comités/conseils de bon gouvernement… Nous avons eu l’idée et nous l’avons mis en pratique. Nous avons pensé que la théorie peut donner de bonnes idées, mais qu’en pratique, nous pouvons voir s’il y a des problèmes et comment les résoudre lorsqu’ils émergent. Chaque municipalité a des problèmes différents à régler. Il y en a certaines qui progressent plus que d’autres, mais lorsqu’elles se rassemblent et commencent à se parler sur le comment résoudre les problèmes, cela mène à une nouvelle structure, les conseils de bon gouvernement…”

Nous montrons au pays [le Mexique] et au monde que nous sommes capables de développer une vie bien meilleure et qu’on peut le faire sans la participation du mauvais gouvernement [de l’État]. Le progrès dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’échange, tout cela sont des projets que nous menons avec la société civile nationale et internationale, parce qu’ensemble nous construisons ce que nous pensons être le bien pour les gens, pour le peuple. Pourquoi le peuple mexicain et les peuples du monde nous soutiennent-ils ? Nous pensons que c’est parce que nous ne pensons pas à nous. Nous disons simplement que les peuples peuvent planifier et décider le comment de leur économie et de leur politique, de leur mode de gouvernement et que nous travaillons dans la pratique et montrons cette forme de gouvernement par la base des conseils.”

~Comandante Insurgente Moisés, EZLN, Chiapas, Mexique, 2008 ~

“Le peuple doit travailler pour que les municipalités autonomes soient un succès. Diriger en obéissant, voilà comment l’autorité doit véritablement gouverner. Maintenant nous mettons tout cela en pratique, parce que c’est le rôle qui nous revient.”

~ Compañero zapatiste, Chiapas (Mexique), 2008 ~

“Un guerrier confronte le colonialisme avec la vérité afin de régénérer une authenticité et recréer une vie qui vaut la peine d’être vécue et des principes qui valent la peine de mourir… Je désirerais suggérer comme point de départ, la conceptualisation d’un anarcho-indigénisme… Il y a une connexion philosophique entre le mode de pensée indigène et quelques courants de la pensée anarchiste au sujet de l’esprit de liberté et des idéaux d’une bonne société.”

“Il est impossible à la fois de transformer la société coloniale de l’intérieur des institutions coloniales ou de parvenir à la justice et à une coexistence pacifique sans fondamentalement transformer les institutions de la société coloniale. Pour faire simple, les entreprises coloniales qui opèrent sous le déguisement d’états libéraux démocratiques sont par design et par culture, incapables de relations justes et paisibles avec Onkwehonwe (peuples autochtones). Le changement ne pourra seulement se produire que lorsque les colons seront forcés d’admettre qui ils sont, ce qu’ils ont fait et ce de quoi ils ont hérité ; alors ils seront incapables de fonctionner en tant que coloniaux et commenceront à engager leurs relations avec les autres comme des relations respectueuses des êtres humains.”

La décolonisation est un processus de découverte de la vérité dans un monde créé du mensonge… Dans une réalité colonisée, notre lutte existe contre toutes les formes existantes de pouvoir politique et dans ce combat, nous n’amenons que notre seule véritable arme: le pouvoir de la vérité.”

“Si nous pouvons œuvrer ensemble vers l’accomplissement de ces choses: libération de la domination, libération de la peur, un régime décolonisateur, une éthique de guerrier et une re-connexion avec les cultures indigènes, alors nous nous libérerons de la cage et du carcan du colonialisme et connaîtrons une fois encore ce que cela veut dire d’être Onkwehonwe sur cette terre. Nous serons indépendants, auto-suffisants, respectueux, partageurs, spirituels et flexibles. Nous serons puissants dans la coexistence pacifique avec ceux qui vivent parmi nous et à côté de nous comme nos voisins et amis. C’est tout ce que les êtres humains ont le droit de demander.”

~ Taiaiake Alfred, Mohawk, Canada, 2005 ~

“C’est toujours l’objectif des gouvernements canadien et américain de se débarrasser des Indiens ou, faute de quoi, de les empêcher de bénéficier de leurs territoires ancestraux.”

“Au moment des premiers contacts avec les Européens, chrétiens, la très vaste majorité des sociétés natives des Amériques étaient parvenues à la véritable civilisation: elles n’abusaient en rien la terre, elles promouvaient la responsabilité communale, elles pratiquaient l’égalité en tout y  compris celle des genres et elles respectaient la liberté individuelle.”

“Nulle part ailleurs ne saisit-on le contraste entre les traditions indigènes et de domination occidentale que dans leurs approches philosophiques des problèmes fondamentaux que sont le pouvoir et la nature. Dans les philosophies indigènes, le pouvoir découle du respect de la nature et de l’ordre naturel des choses. Dans la philosophie de l’occident dominant, le pouvoir dérive de la coercition et de l’artifice et par effet direct, de l’alliénation de la nature.”

“Créer une relation légitime post-coloniale veut dire abandonner les notions de la supériorité culturelle européenne et d’adopter une position de respect mutuel. L’idée qu’il n’y a qu’une seule façon de voir et de faire les choses n’est plus du tout tenable.”

“Toutes les actions dans cet effort [de changer les relations], non pas seulement les nôtres mais aussi celles de ceux non-natifs qui nous soutiennent, doivent être inspirées par quatre principes: (1) diminuer l’impact des supposés intellectuels du colonialisme ; (2) Agir sur l’impératif moral du changement ; (3) ne pas coopérer avec le colonialisme ; (4) finalement, résister plus avant à l’injustice.

Nous pouvons parvenir à la décolonisation par le travail intense concerté et par des sacrifices fondés sur ces quatre principes énoncés, tout cela de concert avec la restauration d’une culture politique indigène au sein de nos communautés.”

~ Taiaiake Alfred, Mohawk, Canada, 2009 ~

“Voici quelques fondamentaux trouvés dans la sagesse du grand résistant Shawnee Tecumseh, qui mèneront à un changement de paradigme transformateur:

Aimez votre vie, perfectionnez votre vie, embellissez toutes choses dans votre vie,

Recherchez la longévité et mettez son but au service de votre peuple,

Préparez un noble chant de mort

Pour le jour où vous ferez le grand saut

Donnez toujours un mot gentil lorsque vous croisez ou rencontrez un ami

Faites de même pour les étrangers dans des endroits esseulés,

Respectez tout le monde et ne querellez personne

Lorsque vous vous levez le matin,

Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre,

Si vous ne voyez aucune raison de remercier, la faute vous en revient,

N’abusez rien ni personne,

Car l’abus transforme le sage en imbécile

Et vole l’esprit de ses visions.

Le moyen de sortir de cette noire période dans laquelle nous nous trouvons tous doit impliquer un changement positif de paradigme cognitif hors de la mentalité et de l’attitude de l’empire et de la domination qui ne sont que les effets du modèle de conquête et de celui du “peuple élu sur une terre promise” fournit par l’Ancien Testament biblique et ce incluant la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination que l’on trouve dans le rendu de l’affaire Johnson c. M’Intosh (CSEU, 1823).”

“En tant que nations et peuples originels de l’Île de la Grande Tortue, nous devons inviter le monde à marcher à nos côtés sur ce beau chemin de la vie en gardant de manière centrale un des grands enseignements de la loi indigène: respecte la terre comme ta mère, et porte un regard sacré sur tout le vivant.”

~ Steven Newcomb, Shawnee, USA, 2008 ~

Puisse la sagesse de ces paroles nous inspirer tous pour sortir de l’étau colonial qui nous étouffe tous et toutes ; sans oublier que de l’autre côté du miroir, nous attend l’émancipation, l’égalité, la fraternité et donc la liberté, la seule qui se doit de guider nos pas.

Ske:nen (Paix) et fraternité

Résistance 71