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Texte d’inspiration pour 2020 : Le discours de Stockholm Albert Camus (Nobel littérature 1957)

Posted in actualité, crise mondiale, France et colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 3 janvier 2020 by Résistance 71

Nous avions gardé sous le coude et commencerons l’année 2020 avec ce texte, l’enjeu le mérite très certainement. Il s’agit ici d’un des discours sans aucun doute les plus profonds et plus poignants du XXème siècle, celui que fit Albert Camus lors de la cérémonie de remise de son prix Nobel de littérature en 1957 à Stockholm.
2020 s’annonce être une année puissante pour toutes les luttes politiques et sociales dans le monde à commencer par la France, terre nourricière de toutes les Communes. Puisse ce texte toujours éclairer la voie de la justice réelle au gré d’une abnégation sans faille et d’une austérité créatrice. 
Albert Camus écrivit dans le journal clandestin de la résistance « Combat » créé en 1941 et en fut le rédacteur en chef entre 1944 et 1947. Il se rangea aux côtés du CNR et fut déchiré par le destin de son pays natal, l’Algérie. Albert Camus est un homme de la complémentarité , qui chercha toujours à tenter de gommer les antagonismes lorsque c’était possible. En cela mais pas que, il demeure un homme de l’universel dont la pensée ne peut qu’accompagner le grand mouvement politico-social en marche depuis novembre 2018, pour que surgisse enfin, la société des sociétés, unie dans sa complémentarité achevée.
La bande audio du discours de Camus lors de la cérémonie de son prix Nobel est sous le texte… Si cela ne vous donne pas la chair de poule, on ne sait pas ce qui le fera…

~ Résistance 71 ~

 

“On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire, il ne peut y en avoir qu’une qui serait une révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle à l’instant même où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que gouvernement et révolution sont incompatibles au sens direct. Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.’  […] S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée.“
~ Albert Camus ~

 

Discours de Stockholm (Prix Nobel de Littérature)

 

Albert Camus

 

10 décembre 1957

 

En recevant la distinction dont votre libre Académie a bien voulu m’honorer, ma gratitude était d’autant plus profonde que je mesurais à quel point cette récompense dépassait mes mérites personnels. Tout homme et, à plus forte raison, tout artiste, désire être reconnu. Je le désire aussi. Mais il ne m’a pas été possible d’apprendre votre décision sans comparer son retentissement à ce que je suis réellement. Comment un homme presque jeune, riche de ses seuls doutes et d’une œuvre encore en chantier, habitué à vivre dans la solitude du travail ou dans les retraites de l’amitié, n’aurait-il pas appris avec une sorte de panique un arrêt qui le portait d’un coup, seul et réduit à lui-même, au centre d’une lumière crue ? De quel cœur aussi pouvait-il recevoir cet honneur à l’heure où, en Europe, d’autres écrivains, parmi les plus grands, sont réduits au silence, et dans le temps même où sa terre natale connaît un malheur incessant ? 

J’ai connu ce désarroi et ce trouble intérieur. Pour retrouver la paix, il m’a fallu, en somme, me mettre en règle avec un sort trop généreux. Et, puisque je ne pouvais m’égaler à lui en m’appuyant sur mes seuls mérites, je n’ai rien trouvé d’autre pour m’aider que ce qui m’a soutenu, dans les circonstances les plus contraires, tout au long de ma vie : l’idée que je me fais de mon art et du rôle de l’écrivain. Permettez seulement que, dans un sentiment de reconnaissance et d’amitié, je vous dise, aussi simplement que je le pourrai, quelle est cette idée. Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n’ai jamais placé cet art au-dessus de tout. 

S’il m’est nécessaire au contraire, c’est qu’il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l’artiste à ne pas s’isoler; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d’artiste parce qu’il se sentait différent apprend bien vite qu’il ne nourrira son art, et sa différence, qu’en avouant sa ressemblance avec tous. L’artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s’arracher. C’est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien; ils s’obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s’ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d’une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu’il soit travailleur ou intellectuel.

Le rôle de l’écrivain, du même coup, ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre aujourd’hui au service de ceux qui font l’histoire : il est au service de ceux qui la subissent. Ou, sinon, le voici seul et privé de son art. Toutes les armées de la tyrannie avec leurs millions d’hommes ne l’enlèveront pas à la solitude, même et surtout s’il consent à prendre leur pas. Mais le silence d’un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l’autre bout du monde, suffit à retirer l’écrivain de l’exil, chaque fois, du moins, qu’il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence et à le faire retentir par les moyens de l’art. 

Aucun de nous n’est assez grand pour une pareille vocation. Mais, dans toutes les circonstances de sa vie, obscur ou provisoirement célèbre, jeté dans les fers de la tyrannie ou libre pour un temps de s’exprimer, l’écrivain peut retrouver le sentiment d’une communauté vivante qui le justifiera, à la seule condition qu’il accepte, autant qu’il peut, les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté. Puisque sa vocation est de réunir le plus grand nombre d’hommes possible, elle ne peut s’accommoder du mensonge et de la servitude qui, là où ils règnent, font proliférer les solitudes. Quelles que soient nos infirmités personnelles, la noblesse de notre métier s’enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir- le refus de mentir sur ce que l’on sait et la résistance à l’oppression.

Pendant plus de vingt ans d’une histoire démentielle, perdu sans secours, comme tous les hommes de mon âge, dans les convulsions du temps, j’ai été soutenu ainsi par le sentiment obscur qu’écrire était aujourd’hui un honneur, parce que cet acte obligeait, et obligeait à ne pas écrire seulement. Il m’obligeait particulièrement à porter, tel que j’étais et selon mes forces, avec tous ceux qui vivaient la même histoire, le malheur et l’espérance que nous partagions. Ces hommes, nés au début de la Première Guerre mondiale, qui ont eu vingt ans au moment où s’installaient à la fois le pouvoir hitlérien et les premiers procès révolutionnaires, qui ont été confrontés ensuite, pour parfaire leur éducation, à la guerre d’Espagne, à la Seconde Guerre mondiale, à l’univers concentrationnaire, à l’Europe de la torture et des prisons, doivent aujourd’hui élever leurs fils et leurs œuvres dans un monde menacé de destruction nucléaire. Personne, je suppose, ne peut leur demander d’être optimistes. Et je suis même d’avis que nous devons comprendre, sans cesser de lutter contre eux, l’erreur de ceux qui, par une surenchère de désespoir, ont revendiqué le droit au déshonneur, et se sont rués dans les nihilismes de l’époque. Mais il reste que la plupart d’entre nous, dans mon pays et en Europe, ont refusé ce nihilisme et se sont mis à la recherche d’une légitimité. Il leur a fallu se forger un art de vivre par temps de catastrophe, pour naître une seconde fois, et lutter ensuite, à visage découvert, contre l’instinct de mort à l’œuvre dans notre histoire.

Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d’elle, restaurer à partir de ses seules négations un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu’elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance. Il n’est pas sûr qu’elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que, partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l’occasion, sait mourir sans haine pour lui. C’est elle qui mérite d’être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie. C’est sur elle, en tout cas, que, certain de votre accord profond, je voudrais reporter l’honneur que vous venez de me faire. 

Du même coup, après avoir dit la noblesse du métier d’écrire, j’aurais remis l’écrivain à sa vraie place, n’ayant d’autres titres que ceux qu’il partage avec ses compagnons de lutte, vulnérable mais entêté, injuste et passionné de justice, construisant son œuvre sans honte ni orgueil à la vue de tous, toujours partagé entre la douleur et la beauté, et voué enfin à tirer de son être double les créations qu’il essaie obstinément d’édifier dans le mouvement destructeur de l’histoire. 

Qui après cela attendre de lui des solutions toutes faites et de belles morales ? La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante . Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d’avance de nos défaillances sur un si long chemin. Quel écrivain dès lors oserait, dans la bonne conscience, se faire prêcheur de vertu ? Quant à moi, il me faut dire une fois de plus que je ne suis rien de tout cela. Je n’ai jamais pu renoncer à la lumière, au bonheur d’être, à la vie libre où j’ai grandi. 

Mais bien que cette nostalgie explique beaucoup de mes erreurs et de mes fautes, elle m’a aidé sans doute à mieux comprendre mon métier, elle m’aide encore à tenir auprès de tous ces hommes silencieux qui ne supportent dans le monde la vie qui leur est faite que par le souvenir ou le retour de brefs et libres bonheurs. Ramené ainsi à ce que je suis réellement, à mes limites, à mes dettes, comme à ma foi difficile, je me sens plus libre de vous montrer pour finir, l’étendue et la générosité de la distinction que vous venez de m’accorder, plus libre de vous dire aussi que je voudrais la recevoir comme un hommage à toux ceux qui, partageant le même combat n’en ont reçu aucun privilège, mais ont connu au contraire malheur et persécution. Il me restera alors à vous en remercier, du fond du cœur, et à vous faire publiquement, en témoignage personnel de gratitude, la même et ancienne promesse de fidélité que chaque artiste vrai, chaque jour, se fait à lui-même, dans le silence.

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Discours de Camus Stockholm 1957 (audio) :

 

 

 

Résistance politique et physique… inhérente à toute oppression…

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« Le pouvoir implique sa propre résistance » (Sitting Bull)

 

 

Résistance n’est pas terrorisme, un œil sur le monde musulman

 

Paul Laurendeau

 

26 décembre 2019

 

Source:

http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/resistance-nest-pas-terrorisme/

 

Bon, assez c’est assez. Je trouve particulièrement inacceptable et foncièrement malhonnête qu’on traite de terroristes —la fichue insulte bateau de ce temps— les petites gens qui combattent l’occupation des armées occidentales dans leur propre pays. Ces résistants se battent dans leur univers de vie pour la préservation de leur existence humaine la plus profonde. Mao disait: “respectez l’hinterland”. Ce n’est pas ce qui se passe en Irak et en Afghanistan, l’hinterland y est foulé au pieds, avec un mépris et une brutalité inégalés. Conséquemment, la guerre y perdure et il est vraiment temps que nos soldoques et leurs suppôts se rendent compte qu’ils ne sont pas les hérauts/héros du Souverain Bien dans ces portions du monde, loin s’en faut… Les combattant(e)s qui résistent, avec les moyens du désespoir, aux occupations occidentales dans nos conflits de théâtres sont à terme les plus puissants guerriers de ce temps. C’est parce qu’ils ont la puissance du cœur et des entrailles et l’opposent sans transiger à notre quincaillerie bureaucratico-militaire ronronnante, inerte, insensible. Ces résistants sont ceux qui gagneront au bout du compte. Je respecte profondément ces hommes et ces femmes. Ils incarnent la faillite et l’absurdité pharaonique des ultimes guerres impérialistes. Cessons une bonne fois de jouer les Tartuffes sanglants. Mais enfin, on envahit ces gens, on les massacre, les occupe, les spolie, détruit durablement leurs vies, chez eux, dans leur espace social et familial. Ils ne se laissent pas faire, défendent leurs villes, leurs maisons, leurs enfants et nous jouons encore les grands moralistes bêlants par dessus le tas sanglant de leurs morts, que nous avons-nous même empilé au bouteur kaki dans leur segment congru de ce monde cruel. Nul. Inepte. Fou. Inacceptable.

Et il se trouvera encore des propagandistes locaux de bas calibre pour dire que ces résistants sont manipulés par la cause ceci et la cause cela. Oh, la sacro-sainte foire aux manipulations. Il est bien vrai que moi, on m’a manipulé à tuer, sans me salir les mains, 100,000 irakiens, dont les intimes de ces hommes et de ces femmes qui «nous» résistent aujourd’hui. Mon crime, le monde entier le sait, fut perpétré pour des raisons strictement et exclusivement militaro-industrielles, sous des prétextes défensifs ouvertement mensongers. Je trouve cela en effet fort effrayant, révoltant et manipulateur, ce qu’on me fait faire en permanence sans que je bouge de chez moi… Il faut en somme les tuer ou vouer notre mode de vie à la faillite. Tuez-les donc, pour le coup, je vote pour… Je suis un impérialiste ordinaire (qui s’ignore). Je suis compromis à fond dans la mort violente et atroce de ces hommes et de ces femmes, comme tout occidental se baladant ou se faisant livrer des biens dans des véhicules à carburant fossile. Ne pas décrire les faits comme cela, c’est tout simplement les occulter servilement… Il faut bien un jour ou l’autre être lucide sur la totalité de cette tragédie humaine contemporaine. Il n’y a aucun auto-dénigrement là dedans. La guerre d’Irak fut une guerre de pétro-pillage, nous n’allons certainement pas nier une évidence aussi massive et frontale. Nous sommes donc tous responsables, en utilisant ce qui y est pillé, en vacances comme au boulot. Cela ne m’amuse pas plus que quiconque d’admettre cela… Notre insensibilité confortable dans notre portion du monde engendre conflits, violences et crimes dans l’autre portion. Le nier c’est mentir froidement. C’est cela aussi, la ci-devant mondialisation.

Sauf qu’un fait historique demeure, clair et net: la lutte de résistance est une des lois de la guerre (toutes les guerres, sans distinctions spécifiques). Si on n’en veut pas, bien, il faut rester chez soi. Dans les conditions iniques de ce temps, je seconde de tout coeur la résistance des peuples opprimés du monde. Leur idéologie, ronflante et limitative, ne m’est rien. Leur action modeste, abnégative, absolue dans l’idéal d’un monde meilleur, m’est tout. Quiconque veut l’interruption de ces résistances doit tout simplement rappeler la troupe, faire cesser les bruits de bottes de la soldatesque et respecter la diversité fondamentale de notre tout petit petit monde. Ceci n’est pas une question de conjoncture mais de principe.

On nous raconte aujourd’hui, barda de citations de pseudo experts de l’OTAN à l’appui, que les Afghans ont désormais un gouvernement élu dont l’occupant occidental assure une «supervision technique». Un peu facile, en effet, le coup de l’empilade de citations tirées du Dictionnaire Électronique des Idées Recues (au mot clef: Taliban). Sauf qu’il faudrait quand même expliquer pourquoi, si « l’Afghanistan est un état souverain, que ce pays dispose d’un gouvernement et d’un président élu », les États-Unis d’Amérique, son occupant de plain pieds en fait, malgré vos dénégations rampantes, ont dû faire alliance avec les brigands semi-factieux de la ci-devant Alliance du Nord pour se tenir en selle. Le baratin des faux experts de l’OTAN., n’ont qu’une seule fonction: confirmer et légitimer intellectuellement et mentalement les salades intoxidentales du journal du matin. C’est de la propagande pure. Ces « spécialistes », suppôts de la ci-devant OTAN ricaine, vous mentent ouvertement et vous, vous mordez et vous relayez docilement. C’est que l’Afghanistan est en train de battre un drôle de petit record absurde et sanglant. Celui d’être le seul pays de miséreux à avoir sorti de son territoire les deux superpuissances de la Guerre Froide de jadis. Il va falloir expliquer cela aussi un jour… en évitant préférablement les analyses ressassées par la cause externe et l’abstraction creuse et malhonnête des «terribles souffrances»… L’occupation occidentale ne débarrasse pas cette société de ses éléments extrêmes de tous barils, elle légitime leur emprise, elle perpétue leur tiraillage, elle les érige en héros. C’est un ratage intégral.

On nous chante donc sur tous les tons que les Afghans n’ont pas élu ces «talibans» qui résistent. Sans me mettre à chipoter trop avant dans de tels postulats électoralistes et autres, je ne veux poser ici qu’une simple question, un peu perfide: de quelles sources (autre que celles de la sacro-sainte intoxidentale) tenons-nous que la résistance afghane actuelle est talibane? Croyant une fois de plus à sa propagande sans nuance sociopolitique, l’Occident étiquette aujourd’hui «taliban» tout ce qui lève une arme contre lui, dans les montagnes afghanes. La résistance afghane n’est pas talibane, elle est intégrale. L’instance profiteuse en sera sans doute éventuellement talibane, mais ça c’est autre chose. C’est la politique politicienne qui suit après le recroquevillement des questions fondamentales. Et la question fondamentale ici c’est ceci: une occupation étrangère sépare-t’elle l’hinterland de ses éléments belliqueux et fascisants? Réponse: non. Au contraire, elle les unit, les fusionne, les joint intimement, les amalgame et transforme l’hinterland en maquis de martyrs pour une cause qui ne mérite probablement pas cette solidarité nationale artificielle qui est le principal artéfact résistant de toute occupation. L’occupation fascise tout le monde, y compris ceux qui la combattent. Elle ne se gagne rien et sert la cause qu’elle croit contenir. Je ne comprends pas que la dure leçon de l’histoire ne porte pas encore, sur une question aussi documentée dans la violence et le sang. Résistance n’est pas terrorisme. Résistance est ce que deviendra l’hinterland métal dans la forge de l’envahisseur.

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Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Effondrer le colonialisme

Compilation Howard Zinn

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 


Résistance à l’oppression coloniale

Terreur marchande.. La France au Mali (entre autre)

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Résumé en un dessin du racket organisé :

 

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Guerre de pillage française au Mali… Quand le braquage tourne mal

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Général Smedley Butler USMC
« La guerre est un racket »

 

« Les peuples, les gouvernements et les économies de toutes les nations doivent servir les besoins des banques et des entreprises multinationales.. »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

MAJ 1/12/19 : La soi-disante « revendication » de la mise au tas des deux hélicoptères français au Mali par un groupe djihadiste provient d’une agence de désinformation du Mossad SITE IntelGroup géré par Rita Katz qui est à l’origine de la diffusion des fausses vidéos d’OBL… c’est tout dire le crédit à donner à cette information.

 

Résistance 71

 

27 novembre 2019

 

Une fois de plus, ce qui vient de se passer au Mali impliquant la mort de 13 militaires français dans une « opération de combat », valide ce que disait il y a 80 ans le général du corps des Marines des Etats-Unis Smedley Butler (photo ci-dessus) dans son livre témoignage fondamental: « La guerre est un racket »:

« Je me doutais bien que j’étais partie prenante d’un racket à l’époque. Maintenant, j’en suis sûr. Comme tous les membres de la profession militaire, je n’ai jamais eu une pensée originale tant que je n’ai pas quitté le service. Mes facultés mentales demeuraient en suspension tandis que j’obéissais à ma hiérarchie. Ceci est typique de quelqu’un qui œuvre au sein de l’armée. […] J’ai passé 33 ans dans les Marines ; la plupart de mon temps comme garde du corps du gros business de Wall Street et des banquiers. En bref, j’étais un racketteur pour le capitalisme… »

Et bien nos trouffions « Mort pour la France »… au Mali, c’te bonne blague, n’étaient que des racketteurs, certes inconscients de leur rôle, mais se posèrent-ils jamais la question ?… pour de grandes multinationales et essentiellement, dans ce coin du monde si riche et particulier, pour AREVA et les mines d’uranium.
De la même manière la bidasserie de l’OTAN, vous savez cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ne fait que garder les champs de pavots (matière première de l’héroïne) en Afghanistan, devenu producteur #1 mondial depuis l’invasion de l’OTAN post-11 septembre 2001 sous direction yankee.
Nos trouffions dans ces coins de la planète ne sont que des braqueurs qui participent au vol en bande organisée des ressources naturelles de pays réduits à un esclavage moderne, au Mali ou ailleurs.

Que foutaient ces soldats français dans une zone de combat au Mali ? Ils chassaient le djihadiste, nous explique la version officielle encensant ces « héros ». Questions si banales de nos jours: d’où proviennent ces djihadistes ? Qui les finance ? AQ / AQMI / DAESH and co sortent de où ? Et les « djihadisres » n’ont-ils pas bon dos ? Quid des populations locales harcelées et emmerdées jusqu’à la gauche pour que les multinationales aient le champ libre pour leur exploitation / pillage en règle ? Quid des peuples en rébellion contre ce qui est une nouvelle forme de colonialisme ?

Familles des soldats tués au cours de cette minable expédition néo-coloniale, demandez des comptes à l’État, à cette « grande muette », grande pute du capital qu’il soit privé ou d’état ! Assignez en justice cette pourriture qui envoie au casse-pipe une jeunesse totalement détournée de tout idéal fusse t’il « républicain » !

Jeunesse de France ! Arrête de servir de chair à canon pour la dictature marchande planétaire et ses gardes-chiourme étatiques.
Écoute ces sages paroles de Gustav Landauer:
« La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et précise de l’État. »

Mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ?…

 


La guerre est un racket


Soldats, Gendarmes, Policiers…
votre hiérarchie bafoue votre dignité…
et celle de ce que vous prétendez défendre !

 

 

Sur un air de pipeau… La saga Al Baghdadi / Daesh continue

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Quand le croquemitaine en cours est éliminé pour la… 3ème ou 4ème fois… Si on croit pas celle-là, ils nous en raconteront une autre… En attendant, il court, il court le furet, c’est bien connu.

~ Résistance 71 ~

 

Al-Baghdadi, un vieil épouvantail modifiant à point nommé la narration du retrait US de Syrie et marquant le retour de la vieille stratégie de la manipulation de l’Etat profond ou le retour de la stratégie du chaos durable

 

Strategika 51

 

27 octobre 2019

 

source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11517

 

La gigantesque machine de propagande et de manipulation est au régime maximal. Le Foreign Policy sonne le pas de charge en annonçant la perte par la République islamique d’Iran du Moyen-Orient. Première explication néo-conservatrice de la quatrième vague de révolutions affectant l’Irak et le Liban. Mais également d’autres pays à travers le monde.

Second pas de charge : l’élimination pour la énième fois de l’épouvantail dénommé Abou Bakr Al-Baghdadi marque le retour aux affaires des factions les plus intellectuellement sclérosées et bellicistes de l’État profond ou Deep State. Selon la nouvelle narration modifiée pour la grandeur de l’exceptionnalisme américain, le retrait des forces US du Nord et de l’Est de la Syrie avait pour objectif de débusquer Al-Baghdadi afin de l’éliminer pour la énième fois. Un outil, même démodé, peut toujours servir.

Que faut-il lire dans ces événements ?

L’outil « révolution » dans un contexte de crise économique aiguë et de fortes inégalités socio-économique ou de clivages (interconfessionnels, inter-ethniques ou n’importe quelle autre vraie ou fausse division de diversion) est quasiment imparable. Dans le le cas de l’Irak où des groupes armés ont infiltrés les manifestations, avec un très lourd tribut humain, la situation semble avoir atteint un seuil de non-retour.

Au Liban, pays en crise endémique, les forces de la résistance ont cerné le danger à temps. Ce danger mortel a commencé au moment précis où une partie des protestataires, sortis pour exprimer leur colère contre les conditions socio-économiques, a réclame le désarmement du Hezbollah Libanais, l’ultime rempart de ce pays de la Grande Syrie qui n’a jamais été vraiment à l’aise en tant qu’Etat-Nation.

Pour la Syrie, Hollywood reprend du service. Nous avons un nouveau film : Al-Baghdadi III est en pleine promo pour la sauvegarde de l’honneur d’un Rambo vieillissant et humilié. En réalité, Rambo a sous-traité le casting cette fois aux soldats turcs. Au retrait annoncé de Syrie, se superpose une nouvelle narration. Celle d’une ruse de guerre pour faire sortir Al-Baghdadi de sa prétendue cachette. Par toute coïncidence, cette cachette s’est déplacé à la vitesse de la Reine de Saba d’Irak en Libye avant de réapparaître en Syrie orientale, près du camp Delta de bérets verts de la CIA ayant abandonné leur positions depuis une année. Le générique de la fin du film est saine et sauve. Il y aura une suite au film comique de Ben Laden. La propagande de l’Empire carbure à plein régime. La contre-attaque a commencé à Hong Kong où la méthode utilisée est jugée imparable. Cette méthode a été encouragée par la mollesse et la faiblesse de la réaction chinoise, laquelle était en position de blocage dans un jeu de Go.

Il y aura des révolutions partout. Il y a cent ans la révolution bolchévique voulait s’exporter partout. Désormais c’est la révolution hybride, causée en partie par des conditions socio-économiques impossibles sur des populations qui n’en peuvent plus. Cette révolution en apparence légitime est alimentée et manipulée par les mêmes parties qui maîtrisent les coûts des matières premières, les taux d’intérêt et les dettes nationales.

Al-Baghdadi est donc un outil d’altération d’une narration justifiant ce que l’Etat profond qualifie d’errements de la politique étrangères US au Moyen-Orient.

L’épouvantail d’Al-Baghdadi vient à point nommé. La Turquie a joué et continue de jouer à un Janus regardant non plus dans deux directions opposées mais dans les quatre directions cardinales. Dans un jeu d’échec la Turquie ne serait pas la Tour mais le Fou du Roi. Ce Roi n’étant définitivement pas le président Erdogan mais le locataire sur un siège éjectable de la Maison-Blanche.

La manipulation grossière passera. Plus c’est grossier et plus c’est vraisemblable et l’on comprend maintenant pourquoi le système dominant cherche tant à abrutir les peuples et à niveler les niveaux d’éducation. Dans un monde où la télé-réalité et les commentaires abrutissants des réseaux sociaux sont devenus la norme, une autre élimination d’Al-Baghdadi passera comme une lettre à la poste.

Le monde d’aujourd’hui aura toujours besoin d’une menace et d’une justification d’une menace protéiforme dénommée commodément « Al-Baghdadi ». La manipulation n’a jamais cessé. Damas, Téhéran et Moscou devront réviser leurs copies. Beijing paie déjà son attitude mi-figues, mi-raisins. On s’allie pas avec le diable financier sans y laisser sa peau. A méditer…

Canada et imposture coloniale, génocide et ethnocide programmés (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 29 septembre 2019 by Résistance 71

Une fois n’est pas coutume, notre commentaire de texte sera ici un peu négatif, non pas sur le fond, car nous partageons ce qui y est dit, mais sur la forme, notamment en ce qui concerne l’utilisation du symbole du “serpent” comme celui du mal et de la fourberie. Ceci nous paraît en fait être très “eurocentrique”, ce qui est un comble vu la provenance du texte. Le serpent n’est-il pas le diable dans l’imbécile mythologie chrétienne ? Nous sommes surpris qu’une telle métaphore puisse être utilisée dans un discours traditionnel amérindien.
Le serpent est partie de la Nature. Il n’y a rien de “bien, mal ou vicieux” dans la Nature. Le serpent est et vit sa vie sans emmerder personne, ce sont nous, les humains, qui l’emmerdons dans son habitat naturel. Le serpent est un prédateur qui tue pour manger et survivre, il le fait de manière très parcimonieuse au moyen du poison ou de la constriction. Dans la très vaste majorité des cas, les interactions entre humains et serpents se passent très bien, chacun évite l’autre avec succès… Toute morsure endurée est le résultat d’un acte de défense de l’animal qui instinctivement connait la valeur de son venin et le distille avec parcimonie, occasionnant dans bien des cas, des morsures dites “sèches”, sans injection de venin.

Nous tenions à préciser ce fait, car nous ne sommes pas d’accord sur l’image du serpent convoyée ici ou dans d’autres textes. Nous sommes en fait surpris de l’usage fait de cette image négative par une source iroquoise traditionnelle…

10/10 sur le fond.. 2/10 sur la forme, peut mieux faire…

~ Résistance 71 ~

 

 

Se déguiser en “Indien”

 

Mohawk Nation News

 

25 septembre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/09/25/dressing-up-like-an-indian/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous, les peuples natifs de ce continent, nous habillons “comme les blancs” parce que nous ne pouvons pas nous payer ces superbes et très chers habits autochtones. Quand nous en avons un, nous sommes invités dans des fêtes pour faire des poses photos avec des politiciens, ou poser dans des inaugurations de supermarchés, de galeries marchandes ou pour poser avec des enfants dans les crèches.

L’entreprise coloniale qu’est le gouvernement du Canada travaille dur pour nous maintenir, nous et nos affaires, dans le domaine de l’invisible et conserver nos esprits ignorants. Voler, piller l’Île de la Grande Tortue d’un pôle à l’autre, d’un océan à l’autre est le plus grand vol organisé de l’histoire de l’humanité et de cette planète, pillage qui continue aujourd’hui. Des traîtres comme les membres de l’Assemblée des Premières Nations (APN/AFN) et les “conseils de bandes” sont complices et aident ces serpents à essayer de vider l’Île de la Grande Tortue de notre existence. Ils sont tout aussi coupables de génocide que leurs maîtres. Leur extinction, extermination des peuples natifs s’appellent aujourd’hui “le cadre d’accord” (NdT: Framework Agreement en anglais). Les banquiers sont les actionnaires de toutes les municipalités incorporées de l’entité coloniale du Canada. Ils sont les propriétaires du Canada et, par le truchement des actes de naissance, qui ne sont que des documents bancaires, ils possèdent les gens.

Le lavage de cerveau inclut couvrir de ridicule ou censurer la vérité sur notre véritable position en tant que peuples placés sur l’Île de la Grande Tortue par la nature/création. Nous sommes ignorés ou diagnostiqués comme ayant des limites mentales et physiques ou nous sommes simplement physiquement éliminés. Même notre identité propre est décidée pour nous, comme par exemple en nous forçant à n’utiliser qu’une identité électronique cadrée par l’entreprise coloniale. Ce n’est que documentation et gestion de leurs esclaves. L’entreprise coloniale a autorisé ses marionnettes des conseils de bandes de Nations Premières Inc. à signer l’ordre de notre extinction et de couper notre lien profond à la terre. Des mots comme “conflit”, “peur”, “envie, désir” et “haine” ou tous mots qui critiquent les serpents sont déplacés (NdT: et pas à pas criminalisés…).

Les langues étrangères officielles de l’Île de la Grande Tortue, l’anglais et le français, et les toutes nouvellement inventées langues des “premières nations”, basées sur une traduction depuis l’anglais, vont être utilisées pour limiter notre capacité de réflexion. L’anglais est une langue de mensonge et de tromperie.

Seuls des noms et des chiffres reconnus par le système bancaire sont acceptés comme valides. Nous nommer par nos véritables noms natifs va de nouveau devenir illégal. Une nouvelle histoire et de nouvelles religions vont faire avancer l’idée du serpent : la société autochtone est libre de tout contrôle de l’entreprise coloniale.


Antidote issus de la loi naturelle

Le désordre programmé est appelé “harmonie”. Les déracinés, désaxés sont envoyés dans des maisons de travail, dans des camps de travaux forcés et dans les unités militaires. Les anciens ayant la connaissance sont “mis à la retraite”. Les “sociétés pour l’enfance” et les généticiens encouragent les petites unités familiales et la stérilisation sans consentement. Tout le monde est classé par niveau d’intelligence et en rapport avec son utilité pour l’entreprise coloniale.

La répétition tue le naturel. Nous devons nous assoir sur des chaises à longueur de journée, à ne rien faire. Retourner à la maison. Refaire la même chose le lendemain.. Ceux qui voient au delà de tout ça, qui posent des questions, qui refusent d’être quotidiennement sous sédatif et résistent au conditionnement sont éliminés. Le “cadre d’accord” qui va nous municipaliser et nous taxer sous le régime colonial est le plan de base pour la standardisation et le contrôle.

L’entreprise coloniale a une peur bleue des différences qu’elle ne peut pas contrôler. Kaianerekowa est le fondement de notre mode de pensée. Les différences sont naturelles et très belles.

Notre musique, nos chansons, nos langues, nos danses et nos cérémonies sont ancrées profondément en nous et ainsi nous pouvons demeurer connectés avec nos ancêtres. L’État crée des drogues et des façons de réprimer les émotions profondes primordiales. Socrate a inventé l’échelle des 12 notes chromatiques pour cacher les 13 notes de solfèges originales. Elles sont les notes de la communication de la nature / création. L’entreprise coloniale a interdit notre musique pour, espère t’elle, arrêter de déclencher nos mémoires.

Nos rêves sont une combinaison de réalité, d’émotions et d’amour de notre peuple, ce qui nous est systématiquement retiré en amenuisant notre existence propre, notre essence. Nos parents et nos ancêtres eurent des joies et des peines. Les serpents ont amené la maladie de l’owistah (NdT: qu’on peut traduire par “veulerie”…) avec eux pour que viennent la guerre et la mort pour détruire le monde. Les serpents savent ce qu’est la brutalité de voler et de tuer nos jeunes et nos vieux. Nous avons le souvenir de nos enfants qui furent volés à leurs familles, pour nous retirer la lumière des yeux. Les serpents n’ont aucune empathie et ont un besoin impératif de dominer. Nos révoltes sont craintes (NdT: Wounded Knee 1973, Oka 1990, Sandy Creek 2016-17).

Le lavage de cerveau afin que nous commettions le suicide est fini. Ce cadre d’accord pour notre extinction ne va pas nous retirer notre connexion avec la nature et notre terre-mère. Nous serrons nos enfants, nos bébés contre nous pour sentir la chaleur, le confort et la beauté. Leur futur est dans nos esprits et nos bras. Nous éprouverons la joie, nous aurons la musique, l’amour et les cérémonies qui sont toujours dans les ombres et les échos.

Jimi Hendrix chante les changement à venir pour les châtelains quelque soit le costume qu’ils portent:

“A little Indian brave who before he was ten,

Played war games in the woods with his Indian friends,

And he built a dream that when he grew up,

He would be a fearless warrior Indian Chief

Many moons passed and more the dream grew stronger,

Until tomorrow, he would sing his first war song,

And fight his first battle, but something went wrong,

Surprise attack killed him in his sleep that night

And so castles made of sand,

Melts into the sea, eventually”

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Lectures complémentaires:

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance au colonialisme: Fondements et permanences de l’ignominie de la domination avec Nils Andersson

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 septembre 2019 by Résistance 71

Nous avons utilisé le texte ci-dessous en mai 2013 pour écrire notre article « Nous sommes tous des colonisés ! » qui est devenu un des articles les plus lus sur Résistance 71. Le voici dans sa version numérique.

~ Résistance 71 ~

 

 

Fondements et permanence du colonialisme

 

Introduction rencontres d’été

 

Nils Andersson

 

Novembre 2011

 

Pendant des millénaires, premières colonisations : Égypte et Mésopotamie, monde gréco-romain et monde musulman, Asie hindouisée et sinisée, empire mongol, l’Eurasie et l’Afrique du Nord, furent des terres de conquêtes et de barbarie. Le plus ancien traité connu « de fraternité et d’amitiés » conclu vers 1280 av. J.-C, entre le roi d’Egypte, et le roi des Hittites fait l’objet d’un accord sur les frontières mais il est implacable envers les populations. Les souverains s’accordent d’extrader les fugitifs des deux camps qui cherchent asile soit en Égypte soit en pays hittite, le territoire est plus important que le sort des populations. C’est là une première permanence du système colonial et impérialiste, la primauté du territoire sur les populations.

Navigateurs, explorateurs et marchands vont êtres les premiers colonisateurs. En 1493, un arbitrage du pape accorde toutes les terres « trouvées ou à trouver, reconnues ou a reconnaître » à l’Espagne et au Portugal. Il s’agit d’un colonialisme mercantile et de mercenaires, avec le « système de l’exclusif ». La puissance coloniale s’assure le monopole des importations et exportations, ainsi les conquistadors s’attribuent pour leurs rois et pour eux-mêmes les richesses de l’Afrique et de l’Amérique. Au XIXe siècle, avec l’expansion du capitalisme industriel, la liberté du commerce, va prévaloir et modifier le système colonial en rationalisant et intensifiant l’exploitation économique, sociale et humaine des peuples colonisés. L’accaparement des richesses naturelles est la deuxième permanence du système colonial.

Autre composante constitutive du colonialisme, le goupillon, trois bulles du pape confient aux rois d’Espagne et du Portugal la christianisation des territoires « découverts et à découvrir ». Imposer sa religion fut tout au long de la conquête coloniale une composante essentielle de la mission civilisatrice de l’homme blanc. Évangéliser est la troisième permanence du système colonial.

Pour compenser la chute de la démographie qui résulte en Amérique de l’extermination des Indiens, du travail forcé auquel ils sont soumis et des maladies contagieuses amenées par les Européens, il est organisé dès le XVIIe siècle le plus ignoble des commerces, la traite négrière. Pendant trois siècles l’esclavagisme participera du système colonial. Si la traite négrière a été abolie, la « force noire » du général Mangin lui succéda, avec l’enrôlement massif comme chair à canon pour les guerres impérialistes des tirailleurs sénégalais, malgaches, algériens, marocains, tunisiens et indochinois, puis les colonisés deviendront une main d’œuvre exploitable sans limite dans les métropoles. Quatrième permanence du système colonial, l’exploitation sociale et humaine des peuples colonisés.

Le goupillon accompagne le glaive. La violence dont se vante le capitaine de Montagnac lors de la conquête de l’Algérie : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe… » est inhérente au colonialisme. Violence que justifie Alexis de Tocqueville – grande référence de la pensée libérale et démocratique – quand il écrit : « Du moment que nous avons admis cette grande violence de la conquête, je crois que nous ne devons pas reculer devant les violences de détail, qui sont absolument nécessaires pour la consolider. » Cinquième permanence du système colonial, le recours à la violence de la guerre et de la répression.

À la violence physique s’ajoute une entreprise de dépersonnalisation, symbolisée par le Code de l’indigénat en Algérie, l’apartheid en Afrique du Sud, la ségrégation aux États-Unis et ailleurs. règles fondées sur la supériorité de l’homme blanc. Le Code de l’indigénat, par exemple, était un régime d’exception avec la mise en place de deux collèges électoraux, un pour les Français, un pour les indigènes. L’interdiction faite aux Algériens d’être maire ou président d’une assemblée qui comprend des Français, leur exclusion de certaines écoles ou interdiction faite à un officier « indigène » de commander un officier français même d’un grade inférieur au sien. De plus les Algériens sont soumis à la loi de la « responsabilité collective », non seulement ils ne sont pas des citoyens égaux mais leur individualité est niée, ils sont une masse. Déniant leur identité aux peuples colonisés, les colonisateurs vont imposer leur langue, leur culture, leur idéologie, fondée sur la supériorité de l’homme blanc. Racisme et colonialisme ne font qu’un. L’aliénation du colonisé est la sixième permanence du système colonial.

Il n’y a pas eu un mais des colonialismes, des distinctions peuvent être opérées, mais dans l’échelle de l’abomination tous les colonialismes sont égaux. Et dans le nouvel ordre colonial, comme dans l’ancien on retrouve ces six permanences : primauté du territoire sur les populations, accaparement des richesses naturelles, imposition de la religion du colonisateur, exploitation sociale et humaine, recours à la violence de la guerre et de la répression, aliénation culturelle et idéologique du colonisé.

S’il est paru important de rappeler ces permanences du colonialisme, ce n’est pas pour énumérer les maux du colonialisme, mais pour inscrire notre débat dans les luttes émancipatrices présentes car, sans une approche globale du système colonial, il ne peut y avoir de sortie du colonialisme.

Sortir du colonialisme : désaliénation et luttes communes

L’indépendance nationale acquise au prix de grands sacrifices par la lutte armée ou accordée par le colonisateur est une étape essentielle de la décolonisation, mais elle n’est et ne pouvait être qu’une étape. Comment aurait-il été possible que le colonisé se libère de son aliénation du seul fait d’être indépendant. Rompre avec les chaines de siècles d’oppression politique, d’exploitation économique, de soumission idéologique demande un temps long. Il est donc normal que l’on se pose aujourd’hui, la question : comment sortir du colonialisme ?

Pour sortir du colonialisme au stade d’une « mondialisation » qui est inscrite dans le processus même des conquêtes coloniales, il y a deux démarches obligées : rompre avec l’aliénation coloniale et créer les conditions pour que les peuples colonisés, ex-colonisés et les peuples des métropoles mènent des luttes communes.

Rompre avec l’aliénation, Fanon dénonce combien les comportements humains des « damnés de la terre » sont gangrenés par le colonialisme et le racisme, la radicalité de Fanon répond à un besoin de survie identitaire. Il souligne l’importance du regard porté sur les résistances au colonialisme. Mais Enzo Traverso fait le constat : « Une large partie de l’historiographie dite post-coloniale, revisite le passé à travers le prisme de la victime, dans un horizon privé de toute utopie, où il n’y a plus de place pour la mémoire des luttes émancipatrices des esclaves et des colonisés… » Il faut rompre avec toute logique victimiste du colonisé, subissant l’oppression coloniale. Il faut au contraire redonner place à la longue mémoire des luttes de résistance et émancipatrices qui ont porté les peuples colonisés il y a un demi-siècle au centre de l’Histoire.

Quel chemin parcouru depuis 1885, summum de l’arrogance coloniale, où la Conférence de Berlin décide des règles de partage de l’Afrique où il est convenu que « toute puissance européenne installée sur la côte peut étendre sa domination vers l’intérieur jusqu’à rencontrer une ‘sphère d’influence’ voisine. » Plus simplement dit : là où l’homme blanc pose le pied, le sol et les gens lui appartiennent.

L’ordre colonial est à son apogée. Le monde se partage entre les Empires coloniaux anglais et français dominants, les empires espagnols, portugais et hollandais déclinants (lutte d’indépendance en Amérique latine), les nouveaux empires coloniaux allemand, italien et belge et les États-Unis et la Russie conquérants. Les possessions britanniques, première puissance coloniale, représentent alors un quart des terres du globe et un quart de la population mondiale. Seule puissance non occidentale à mener une politique impérialiste, le Japon.

La domination coloniale paraît alors sans fin. Mais les peuples colonisés s’organisent politiquement, certains engagent des luttes de libération nationale, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est affirmé dans le cadre des Nations Unies. C’est le temps des ruptures, des sacrifices aussi, de Bandoeng, de la révolution AAA (Afrique, Asie, Amérique latine), amenant un bouleversement historique majeur. On ne peut sortir du colonialisme sans faire vivre cette mémoire.

De très nombreuses contributions des ex-colonisés sur les effets de la colonisation et ceux, tout aussi ravageurs, du néo-colonialisme – favorisé par la complicité et la corruption d’une grande partie des élites locales – témoignent d’une désaliénation du colonisé. Émancipation nationale et sociale mais également culturelle, identitaire, au pays et de l’émigré. Mais cette question n’est pas prise dans toute sa dimension si nous ne posons pas cette autre question, la désaliénation concerne-t-elle le seul colonisé ?

Certes non. Il en est pour le colonisateur comme, pour le colonisé. Les peuples victimes du colonialisme doivent se construire, s’émanciper, se libérer de ce passé et du présent néo-colonial où suppôts des anciens colonisateurs maintiennent leurs peuples sous leur dépendance et celle des anciens maîtres. Mais l’homme occidental doit lui aussi assumer son histoire, se libérer de sa propre aliénation de colonisateur, il doit lui aussi faire, « peau neuve », sans quoi il ne cesse de reproduire son aliénation dominatrice et raciste. On reste dans l’attente que les « élus du ciel », les colonisateurs, comprennent la nécessité de mettre en question leur identité de colonialistes qui continue à pervertir leur raison et leurs comportements.

On ne peut créer les conditions de modifier les rapports de force dans le monde sans sortir du double piège de l’aliénation du colonisé et de celle du colonisateur, dans laquelle nous maintient l’actuel ordre mondial. Face à la gangrène raciste, xénophobe, qui se répand dans le discours politique, intellectuel et médiatique, il faut dénoncer, inventer, découvrir, rompre avec la pensée dominante, y compris dans ce qu’elle gangrène nos rangs.

Autre obligation, créer les conditions de mener des luttes communes. Je voudrais rapporter ici à ce propos un colloque tenu à Milan au Centre Franz Fanon en 1962, il y a donc 50 ans, dans un moment de grandes avancées des mouvements de libération nationale, colloque qui avait pour thème, la gauche occidentale et le tiers-monde. Il a été souligné lors de ce colloque que la responsabilité historique de la gauche européenne est « de ne pas avoir compris la véritable importance des révolutions du Tiers monde, d’avoir considéré ces révolutions comme un fait particulier, isolé, dans le processus révolutionnaire mondial. » Faute de cette compréhension « nous avons pu assister, alors même que le cours de la décolonisation changeait le monde à un renforcement indiscutable du pouvoir capitaliste, à un affaiblissement progressif des forces démocratiques en Europe… »

Il a été lors de ce colloque posé la question « Le passage pour les mouvements de libération de la lutte armée avec l’accession à l’indépendance à des luttes revendicatives, démocratiques, une fois l’indépendance acquise, fera-t-il apparaître avec plus de clarté que l’ennemi est commun et que la décolonisation n’est pas un épisode particulier, historiquement isolé », qu’il appartient au mouvement général d’émancipation et que sans une solidarité active avec les peuples sortis du colonialisme, « la gauche européenne n’aura aucune efficacité. »

Cinquante ans après le constat est là, entre la gauche européenne et les peuples ex-colonisés ou encore colonisés, pris dans la nasse de l’économie de marché, soumis à la logique du néo-libéralisme dominante, il ne s’est pas créé une réelle solidarité et la question de l’efficacité de la gauche européenne reste posée.

Le monde a changé, les rapports de forces interétatiques ne sont plus les mêmes, les rapports de forces politiques, sociaux et économiques ne sont plus les mêmes, les rapports de force Nord-Sud ne sont plus les mêmes, les épicentres des mouvement d’émancipation et libérateur ne sont plus les mêmes. Mais le nouvel ordre mondial a aggravé les rapports dominants/dominés, colonisateurs/colonisés. Le capitalisme est toujours au fondement de la domination et de l’exploitation coloniale et sociale, nous sommes soumis aux mêmes maîtres, des maîtres dont les décisions sont de plus en plus exterritorialisées, loin de toute intervention et de tout contrôle citoyen, des maîtres qui nous mettent en concurrence, nous soumettent aux mêmes lois. Ce qui rend d’autant plus impératif de mener des luttes communes.

Sans cette solidarité, sans se sortir du double piège de l’aliénation colonialiste, dont nous ne sommes pas encore libérés et de l’aliénation néolibérale à laquelle il manque encore la radicalité d’un Fanon pour être dévoilée, on ne peut se libérer, ni les uns ni les autres, des lois de l’économie de marché, de la domination de l’idéologie néo-libérale auxquelles nous sommes soumis, nous ne pouvons faire prévaloir de la démocratie. Pour citer Jacques Bidet : « Auparavant n’existait que l’internationale : chaque classe exploitée se confrontait à sa classe exploiteuse, chaque peuple colonisé à son colonisateur. Et il pouvait s’établir entre eux une solidarité internationale. Aujourd’hui la logique du capital dessine l’horizon commun d’une histoire partagée. La lutte d’émancipation acquiert une perspective mondiale ».

Sortir du colonialisme, qui n’est nullement un système archaïque mais est aujourd’hui un constituant du système globalisé c’est, partant de mouvements locaux et nationaux, là où nous sommes, avec nos différences, nos expériences, en conjuguant nos mouvements, se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial.

= = =

Note de Résistance 71, septembre 2019:

Tout ce que dit Nils Andersson est fort justement analysé, mais ce qu’il dit à la fin “se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial…” veut en d’autres termes dire:

“se donner la capacité” = pouvoir

pouvoir quoi ? “influer sur l’ordre mondial”, c’est à dire sur l’agencement, la décision politiques.

Ce que nous dit en d’autres termes Nils Andersson est de REPRENDRE LE POUVOIR… Mais pas pour en faire une nouvelle resucée de l’ordre ancien étatico-capitaliste, une énième et futile “réforme” d’un système qui ne peut être réformé, n’a jamais pu l’être ; mais bien au contraire de transformer cette réalité mortifère de la division et de la coercition à tout va pour en faire une réalité de notre humanité absolue et universelle, celle de l’amour, de la solidarité, de la paix, de l’entraide et de la compassion, nous faire entrer de plein pied dans la Société des Sociétés qui lâche prise des antagonismes et embrasse la complémentarité de notre diversité. Tout ceci bien considéré, on se rend alors bien compte qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Il faut en sortir, le reléguer au musée des horreurs de l’histoire et avancer sur le seul véritable chemin de notre humanité vraie, celle de notre être profond réconcilié avec lui-même et la Nature.

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide