Andreï Tarkovski cinéma poésie et recherche du temps scellé


Océan mystique (Solaris, 1972)

A la recherche du temps scellé avec un des plus grands, si ce n’est le plus grand poète de l’image cinématographique: Andreï Tarkovsky (1932-1986).

Pour vous faire découvrir ou redécouvrir sa pensée et vous encourager à regarder ses films, 7 longs métrages passés à la postérité du cinéma, qui nous font toucher l’un après l’autre, le fond spirituel de notre nature humaine égarée mais non perdue.

Merci à Jo de JBL1960 de nous avoir fait ce PDF qui nous l’espérons, remplira sa fonction promotionnelle de mieux connaître, découvrir ou redécouvrir un des derniers grands artistes de la fin du XXème siècle.

Si l’humanité survit, on regardera les films de Tarkovski dans 200 ou 300 ans, comme on écoute toujours aujourd’hui Beethoven, Mozart, Bach ou Vivaldi… Peu de cinéastes auront cette honneur de perdurer pour les générations futures, Tarkovski sera dans un petit groupe sur qui le temps n’a pas et n’aura jamais de prise: Chaplin, Welles, Kurosawa, Mizoguchi, Bergman, Antonioni, Fellini, De Sica, Renoir, Melville et déjà on a pratiquement fait le tour…

« L’artiste n’est pas le maître, mais le serviteur d’une situation. La création est pour lui, la seule forme d’existence possible. Chacune de ses œuvres est en lui comme une poussée irrésistible…
Qu’est-ce que sont les moments d’illumination sinon la vérité perçue en un instant ?.. La fonction de l’art n’est pas, comme le croient même certains artistes, d’imposer des idées ou de servir d’exemple. Elle est de préparer l’Homme à sa mort, de labourer et d’intriguer son âme et de la rendre capable de se retourner vers le bien. »
« L’artiste véritable est toujours au service de l’immortalité. Il essaye d’immortaliser le monde et l’Homme qui l’habite. L’artiste qui n’aspire pas à la vérité absolue, qui se détourne de son dessein universel au profit du particulier, se condamne à une gloire rien qu’éphémère. »(Andreï Tarkovski)

Andrei Tarkovski cinéaste, poète et révélateur de vie
(version PDF)

 

« Tous mes films, d’une façon ou d’une autre, répètent que les Hommes ne sont pas seuls et abandonnés dans un univers vide, mais qu’ils sont reliés par d’innombrables liens au passé et à l’avenir, et que chaque individu noue par son destin un lien avec le destin humain en général. Cet espoir que chaque vie et que chaque acte ait un sens, augmente de façon incalculable la responsabilité de l’individu à l’égard du cours général de la vie. Dans un monde où la menace d’une guerre capable d’anéantir l’humanité est réelle, où les fléaux sociaux nous frappent par leur ampleur, où les souffrances humaines sont si hurlantes, la voie doit nécessairement être trouvée qui mènera les Hommes les uns vers les autres. Tel est en sorte le devoir sacré de l’humanité devant son propre avenir, tel est aussi le devoir de chaque individu. » (Andreï Tarkovski)

Lecture connexe à cette dernière citation:

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

 

 

 

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16 Réponses to “Andreï Tarkovski cinéma poésie et recherche du temps scellé”

  1. […] Résistance 71 a crée une page spéciale dans son blog ► Andreï Tarkovski – Cinéma, Poésie et Recherche du Temps scellé… […]

  2. J’ai intégré cette page spécialement consacrée à Andreï Tarkovski à mon billet de présentation de ce PDF N° 60 que j’ai réalisée avec beaucoup de plaisir, comme toujours, tant vous le savez, j’apprends à chaque fois. Et c’est bien tout ce qui compte, apprendre, pour le moment venu, ensemble, prendre la tangente, pour remplacer l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires, par notre complémentarité.
    Jo

    https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/06/03/andrei-tarkovski-cineaste-poete-de-limage-et-revelateur-de-la-vie-60eme/

    • mercy d’avoir mis la page Tarkovski en lien. On avait ce projet depuis un bon moment, c’est donc chose faite.
      Cela explique aussi un peu pourquoi la citation qui débute notre « manifeste » est une citation en provenance de « Nostalghia » (1983). On peut ainsi constater qu’il y a une certaine logique derrière tout ça, logique qui en fait ne nous appartient pas, logique qui est et dont nous ne sommes qu’un bien petit messager… 😉

      • Tout à fait. Et j’ai été pour ma part touchée par votre note page 11 : sans doute est-ce la façon de Tarkovski de nous signifier que nous sommes tous inter-reliés pourvu que nous en fassions l’effort… Comment dit-on
        Mitakuye Oyasin en russe ?… Quand bien des chemins mènent au même endroit, au même concept, alors peut-on dire que cet endroit touche à universel ?… Trouverons-nous et oserons-nous entrer dans la chambre” allégorique de la “Zone” de Stalker” ?… Elle nous attend, elle est en chacun de nous et est la clef du véritable progrès de l’humanité.

        Je pense qu’il serait vraiment intéressant de savoir comme on dit nous sommes tous inter-reliés en Russe, et dans l’esprit Lakota originel…

        C’est cela qui me plait le plus dans notre collaboration, car pour ma part, elle m’a fait avancée et me permet de jeter mes filets toujours plus loin, et comme on jette des passerelles entre nous et le ciel…
        Jo

        • oui et surtout, quand on est « sensibilisé » à une vision des choses, on remarque mieux cette vision quand elle se présente ailleurs, parfois sous d’autres formes… C’est le cas avec l’approche artistique de quelqu’un comme AT, tout comme ça pourrait l’être avec d’autres en d’autres domaines. Il y a une espèce de fil conducteur qui mène l’humanité quelque part de bien, pourvu qu’on le trouve, qu’on veuille le suivre et qu’on le partage avec les autres.
          Y a un bouquin dont on va traduire de larges extraits sous peu, c’est le dernier de james C Scott, prof de science politique à Yale et auteur du « Zomia, l’art de na pas être gouverné » que nous avions précédemment introduit. Son dernier bouquin est « Against the Grain, a deep history of the earliest states », dans la veine de Graeber et de Clastres et de Patou-Mathis et Demoule chez nous…
          Essentiel et pile poil sur ce fil conducteur universel… à suivre donc.. 😉

          • Ah oui ! Bien ! J’ai mis en lien un résumé PDF du bouquin de JCS de son Zomia, l’art de ne pas être gouverné, car il explique très bien comment près de 200 millions de personnes échappent toujours aujourd’hui aux diktats des État-nations, Chine inclue justement qui s’étend entre la Thaïlande, la Birmanie, le Vietnam, le Laos et la Chine, donc.

            Et justement, je viens de publier ce billet ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/06/03/le-bernie-veut-aller-a-pied-jusquen-chine/

            Je vais donc, rappeler en section commentaire, sous l’article, le livre de James C Scott Zomia ce sera notre fil conducteur…

            • Pierre Clastres il y a plus de 40 ans avec, toujours aujourd’hui, Marshall Sahlins et maintenant David Graeber et James C Scott, remontent à l’origine du « Bernard », de l’État et nous montre qu’il n’est en rien une fatalité, pas même une évolution, mais un élément de contrôle parasite qu’il est tout à fait possible de refuser, tout comme le « système économique » du reste.
              Mettons la lumière des projecteurs là où c’est utile et efficace pour que se tourne enfin le grand film de la vie… 😉

            • Oui, voilà, c’est cela, pour ma part, que j’ai intégré ces dernières années ; plutôt que me préoccuper de choses auxquelles je ne peux rien, me concentrer sur les SOLUTIONS. Tout en continuant de poser des questions qui mènent à la dénonciation et à l’exposition des turpitudes oligarchiques, mais dans le même temps, en me concentrant sur le RE-développement de la conscience politique et du comment on peut en sortir avant d’être écrasés par la machine globaliste. En mettant la lumière là ou c’est utile et surtout efficace, oui. Pour impulser la poussée primordiale (choper le cul du Bernie, par ex, et ne plus le lâcher) et enclencher un nouveau paradigme en lien avec 10 à 15% de la population mondiale convaincue, opiniâtre et motivée !
              À charge pour les générations futures d’entretenir la flamme que nous aurons fait jaillir et entretenue pour qu’elle soit capable d’embraser l’empire, puis tous les empires…

              Et si j’ai pu contribuer, un tout petit peu, avec la réalisation de ces PDF « Politiques », « Anthropologiques » ou comme celui d’AT plus « artistique » mais dont le message politique affleure à chaque plan, et bien ça me va très bien !

              Je ne relâche pas l’effort, car tout comme vous je pense, ma page PDF est la + téléchargée de mon tout petit blog, c’est donc que cela répond à une attente, aussi infime soit-elle…

              Fissurer l’empire, et par les petits interstices, se faufiler à l’intérieur, et agir comme des petits grains de sable bien positionner pour la stopper, et d’autres pour en même temps faire basculer les consciences politiques vers le process société des sociétés…

              La suite dans nos petits et grands billets, PDFs, échanges et commentaires…
              Jo

            • c’est l’esprit oui, c’est ce que nous essayons de faire depuis 2010. Nous ne pensons pas « allumer » une flamme que nous pensons exister déjà, cette flamme de la révolte, mais l’entretenir oui, en gardant un certain cap. Rassembler, se rassembler, pour finalement unir, s’unir hors des antagonismes fabriqués, ce n’est pas une mince affaire, mais c’est la seule chose qui vaille vraiment qu’on se casse le cul. 😉

            • Je trouve aussi que c’est la seule chose qui vaille vraiment qu’on se casse le cul !
              Et comme ce n’est pas le moment de mollir ben on va encore avoir mal au ulc ! Pas grave ! 😉

  3. Sans doute le meilleur film documentaire hommage à Andreï Tarkovski: « Une journée de la vie d’Andreï Arsenevitch », de Chris Marker, 1999

  4. Tenez, ce qu’on sait moins et pour faire tomber les a priori ;

    Si Valérie Mairesse apparaît à beaucoup comme une équation difficile à résoudre, c’est bien en raison de la variable « génération » en fonction de laquelle l’actrice passa un jour du rang d’inconnue à celui de personnalité familière. Les plus jeunes et les plus vieux ont pu la découvrir au théâtre, et on leur pardonnera d’avoir un jour franchi la porte de ce genre d’établissement depuis longtemps démodé par l’invention du cinéma parlant en couleur. D’autres, entre deux âges, l’ont aperçue grâce au service public, où Laurent Ruquier lui offrit une chaise de chroniqueuse, laquelle jouxtait tantôt le séant de Gérard Miller tantôt celui de Steevy, ce qui force le respect.

    Au cinéma, et en abondance sur la TNT, c’est dans Banzaï ou chez les Frères Pétard que certains l’auront appréciée, avec sa gouaille poissonnière qui en fit une Arletty eighties. Avec tout le respect que l’on doit à ces comédies populaires, il faut toutefois objecter qu’elles cachent un autre pan de la filmographie de Valérie, que les salisseurs de mémoire devraient un jour déterrer (mais pour prendre la pelle, encore faut-il se déboucher le nez).

    Parce que Valérie Mairesse, elle a joué dans un Tarkovski. Et même pas un accessible, genre L’Enfance d’Ivan, mais un vrai film-somme (quand on dit “somme”, l’on pense “compendium”, hein, pas “roupillon”), et aussi le dernier du maître : Le Sacrifice. Connu des amateurs pour son impossible plan-séquence final, témoin de la virtuosité du réalisateur mais aussi de son hermétisme, Le Sacrifice voit Valérie Mairesse incarner l’une des domestiques de la maison isolée du monde où le film se déroule. Cela peut surprendre au milieu des longues contemplations, de la panique qui gagne la famille dépeinte, de l’hallucination vécue par le personnage principal, mais la comédienne s’intègre parfaitement à l’austère ballet qui se donne dans Le Sacrifice.

    Ancienne comédienne chez Agnès Varda et Andreï Tarkovski, Valérie Mairesse s’est produite dernièrement au théâtre des Bouffes Parisiennes dans Pouic Pouic, pièce dans laquelle son personnage s’adresse à un poulet comme à un être humain. Valérie maître ès grand écart. Source ► http://www.grand-ecart.fr/miscellanees/sacrifice-valerie-mairesse-andrei-tarkovski/

  5. Merci à Raimanet de nous apporter sa vision de Mitakuyé Oyasin en Russe ► https://raimanet.wordpress.com/2018/06/05/aho-mitakuye-oyasin-nous-sommes-tous-relies-we-are-all-related-youtube/

    AHO MITAKUYE OYASIN – Nous sommes tous reliés – We are all related – YouTube https://www.youtube.com/watch?v=l9jxotXe0ws

    Aho Mitakuye Oyasin est la reconnaissance du caractère sacré de toute vie et de tout ce qui co-existe. C’est une reliance, par l’esprit et la matière, à la source de toute vie, à notre parcelle divine. Cette vidéo rend hommage à tout ce qui Est, du plus petit au plus grand, du règne animal, minéral, végétal… avec un petit clin d’œil au Esprits de la nature et à nos amis de l’Univers… Nous faisons tous partie du grand Tout, chacun à notre manière. Nous sommes tous reliés sur Terre et sous les Étoiles…

    « Nous, Lakotas, croyons que toute chose crée par le Grand Esprit (Dieu) est sacrée et en tant que partie de la Création nous sommes aussi “connectés ». A chaque fois que nous prions, nous finissons nos prières par les mots “MITAKUYE OYASIN” (Nous sommes tous reliés). Avec cette petite phrase, nous prions pour toutes les choses.“

    Chief Archie Fire Lame Deer

    Mitakuye Oyasin ► Мы все связаны ► Nous sommes TOUS inter-reliés…

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