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Lettre au président Macron des professeurs Fourtillan et Joyeux au sujet de la toxicité de l’aluminium dans le corps humain…

Posted in actualité, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences, sciences et technologie, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 14 juin 2018 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

14 juin 2018

 

Ci-dessous le lien du document pdf de la lettre ouverte des professeurs Jean-Bernard Fourtillan, ingénieur chimiste et pharmacologiste et Henri Joyeux, médecin, cancérologue et ancien des hôpitaux de Paris au sujet de la haute toxicité de l’aluminium dans le corps humain.

Cette lettre est bien entendu en direct rapport avec la haute négligence (au bas mot) des laboratoires pharmaceutiques qui continuent à inclure l’aluminium comme adjuvant dans les vaccins mais aussi dans bon nombre de médicaments dont les cicatrisants gastriques tels le Maalox et autres.

Ce sujet est de la plus haute importance dans l’intérêt de la santé publique dont les laboratoires pharmaceutiques se foutent de plus en plus tant leur importe plus encore le profit.

Quand on voit la main mise de certains labos sur la production de certaines molécules et quand on voit les ramifications financières et d’investissements des dits labos dans bon nombre d’aventures touchant la production chimique et le développement génétique dont ils ont un quasi-monopole, on peut légitimement se demander si la santé publique est toujours leur préoccupation majeure ; l’a t’elle jamais été en fait ?…

Posons donc ces simples questions: au vu des profits faramineux générés par la vente tous azimuts de molécules dûment patentées, guérir un patient, quelque soit la maladie, est-il toujours dans l’intérêt de l’industrie pharmaceutico-chimique ? Quel est plutôt son intérêt ?…
Cette industrie ne serait-elle pas en fait dans la gestion de la pathologie humaine à des fins à la fois lucratives et eugénistes ?

Juste des questions comme ça, à propos…

La lettre des professeurs Fourtillan et Joyeux:

https://professeur-joyeux.com/wp-content/uploads/2018/06/Version-finale-de-lInterdiction-totale-de-lAluminium-dans-tous-les-médicaments.-2.pdf

 

 

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Technologie et totalitarisme: le marquage RFID encore et toujours…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 mai 2018 by Résistance 71

Nous avons reçu cette compilation d’informations inquiétantes sur le marquage des populations afin de verrouiller cette grille de surveillance planétaire si chère aux ordures du Nouvel Ordre Mondial. Ci-dessous, les dernières nouveautés en stock de Big Brother…
~ Résistance 71 ~

 

La City de Londres vient en aide à Macron pour la manifestation du 1er mai et propose son traceur chimique via son entreprise SmarWater l’entreprise britannique qui a déjà vendu ses traceurs chimiques de 3500 euros l’unité à tous les pays européens et aux USA

 

Anonyme

 

6 mai 2018

 

Une organisation demandait déjà sous Hollande à augmenter les taxes des citoyens pour que l’Etat paye lui même ces traceurs chimiques et les fournissent aux entreprises pour qu’elles tracent les citoyens. 

https://www.nouvelobs.com/societe/20131025.AFP0023/le-traceur-chimique-derniere-arme-de-dissuasion-contre-les-braquages.html

Il y a toujours de l’argent pour le flicage et la marque de la bête, par contre, il y a un milliards d’euros de moins pour financer les hôpitaux https://www.revolutionpermanente.fr/Hopitaux-Malgre-les-promesses-de-Macron-pres-d-un-milliard-de-coupe-budgetaire-a-venir

http://leblogducastor.hautetfort.com/archive/2018/05/03/1-milliard-en-moins-pour-l-hopital-1-milliard-en-plus-pour-l-6048329.html, donc les malades dûs aux traceurs chimiques ne pourront même pas soigner leur peau contaminé par le traceur chimique.

C’est fou le nombre d’épandages chimiques qui se répandent sur les français :

les chemtrails, épandages chimiques répandus dans le ciel qui retombent sur le sol et qui créent la maladie des morgellons aux gens passant dessous

http://www.stopsprayingcalifornia.com/Morgellons_Disease_&_Chemtrails.php (article censuré)

les pesticides répandus par les drônes

https://www.newstarget.com/2016-08-26-faa-approved-monsantos-airborne-poison-spraying-pesticide-drones.html

Les traceurs chimiques pour tracer les clients des magasins à la sortie et faire un Big Data de vente des données personnels des clients (évidemment ils disent au début que c’est pas tout le monde qui est concerné, juste les braqueurs, mais on sait que les entreprises qui tracent gagnent de l’argent en traçant les gens et vendent les données à Google et compagnie, et qu’ils vont généraliser les traceurs chimiques cancérigènes à toute la population) et la totale, ce sont les compteurs d’eau intelligents pour empêcher les gens de se laver, maintenant, on sait à quoi servent les compteurs d’eau intelligents c’est pour empêcher ceux qui ont leurs corps contaminés par erreur par les traceurs chimiques de les enlever, et d’attraper une maladie de peau, afin que Big Pharma puisse sauter de joie.

Voici la publicité que les Echos fait de Smartwater le traceur de population (évidemment, ils disent que c’est uniquement contre les méchants voyous qu’ils veulent utiliser ce traceur chimique, pour que les français laissent ces marques de la bête s’installer): 

« Asperger les braqueurs d’une solution liquide contenant un traceur chimique et indélébile pour les retrouver et les confondre, même plusieurs mois après leur forfait. Baptisée SmartWater, cette technologie britannique équipe depuis quelques jours tous les accès et points de passage stratégiques du centre commercial Grand Littoral, au nord de Marseille. En cas de braquage, les opérateurs de vidéosurveillance peuvent actionner à distance les buses d’aspersion sur le parcours des malfaiteurs en fuite. Le liquide vaporisé, inodore, est composé d’eau et de 1 % de terres rares. Sa signature est unique : « Chaque site dispose ainsi de son propre traceur chimique », explique Didier Cottin, directeur de l’entreprise en France.

Le produit se fixe plusieurs semaines sur la peau, des mois sur les capillaires (cheveux, barbe, poils) et plus de cinq ans sur tous les effets personnels (vêtements, casque, cagoule, bijoux, armes…). Pour confondre les suspects, la police n’a besoin que d’une lampe UV, qui fait apparaître des traces jaunes fluorescentes. Leur analyse chimique, réalisée en France par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, permet d’apporter une preuve de présence sur le lieu du forfait. 

Une efficacité qui séduit 

Adopté depuis les années 2000 en Angleterre, l’équipement de SmartWater, annoncé à renfort de signalétique, a réduit de plus 90 % le nombre de délits dans les 2 millions de sites déjà équipés en Grande-Bretagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Brésil, en Espagne et aux Etats-Unis. Présente en France depuis deux ans, l’entreprise a déjà séduit 150 commerces à risque, entrepôts, casinos de jeux, sociétés de transports…

Proposé à 3.500 euros dans sa version de base, le dispositif promet de séduire « des milliers d’exploitants », selon Didier Cottin. Le groupe Corio, gestionnaire de Grand Littoral, va équiper les 18 autres centres commerciaux qu’elle gère en France. »

https://www.lesechos.fr/28/01/2014/LesEchos/21614-109-ECH_marseille-teste-l-eau-avec-traceur-qui-fait-peur-aux-malfaiteurs.htm

En plus Smart Water est le copain de Coca Cola et veut privatiser l’eau, la vendre cher aux français

https://www.usinenouvelle.com/article/coca-cola-veut-concurrencer-nestle-danone-et-neptune-sur-le-marche-de-l-eau-francais.N678679

SmartWater : l’ADN chimique de marquage arrive en France 

(le mec couvert du traceur chimique ressemble à un zombie, ces traceurs chimiques transforment les français en zombie!)

Sources http://www.les-voies-libres.com/articles/smartwater-l-adn-chimique-de-marquage-arrive-en-france

Smartwater fait de la publicité pour son traceur chimique en montrant un humain avec une tête de zombie (le traceur chimique fait apparaître des tâches de peau monstrueuses sur tout le corps )

https://www.smartwater.com/security/

Smartwater a honte de son business, vu qu’il a censuré un article ici 

https://www.smartwater.com/translatefr_Business.html

SmartWater est une technologie de marquage chimique brevetée. Lors de l’intrusion d’un individu dans une zone protégée, le système s’active et asperge l’intrus d’un liquide invisible à l’œil nu. Ce marquage se révèle sous une lampe à ultraviolets et reste visible pendant plusieurs semaines sur la peau et plusieurs années sur les vêtements et les objets. Chaque solution SmartWater est unique et permet d’identifier de façon certaine si un individu était présent sur un lieu donné à une date donnée. SmartWater est une société d’origine britannique spécialisée dans les  technologies de marquage, de traçabilité et d’identification appliquées aux domaines de la sécurité.

https://www.preventica.com/doc-smartwater-marquage-chimique.php

On voit déjà qu’ils ont honte de leur traceur chimique, car ils disent au début qu’ils restent sur le corps quelques semaines, pour finir par dire que cela reste quelques années sur les vêtements. Or si cela reste plusieurs années sur les vêtements, alors cela veut dire que cela reste plusieurs années sur la peau aussi.

Les Français vont tous avoir un cancer de peau avec ces traceurs chimiques pulvérisés partout par des CRS paranoiaques, et c’est big pharma qui va être être content, 

Là ici, ils disent que le traceur chimique reste 6 mois dans les cheveux :

Le centre commercial Grand Littoral dans les quartiers Nord de Marseille se dote d’une arme de dissuasion et d’identification. Il s’agit d’un marqueur chimique aspergé à chaque sortie de la galerie. Inodore et incolore, ce produit révèle des marques jaunes en présence d’un faisceau UV.

Le mystérieux marqueur chimique dispose d’un code unique. A la manière de l’ADN humain, le produit aspergé à chaque porte, de chaque magasin ou galerie commerciale a son propre code. « Notre entreprise travaille avec les forces de police et de gendarmerie pour donner l’origine du code chimique et donc situer le lieu du braquage » révèle Didier Cautin, le directeur France de smartwater.

L’argument de vente de cette société britannique est la durée de vie de son produit : 6 semaines sur la peau, 6 mois sur les cheveux, 5 ans sur les armes voire totalement indélébile sur les vêtements. A Grand Littoral ce dispositif rassure. Du haut de ses 2 mètres, Sidi n’est pas du genre à se laisser impressionner. C’est pourtant avec un soulagement non feint qu’il découvre l’installation.

https://www.lci.fr/france/grand-littoral-adopte-ladn-chimique-contre-les-braqueurs-1540861.html

Vos objets de valeurs marqués à vie, comme un tatouage. Voilà ce que permettent les kits de marquage chimique indélébile 

Ces kits, d’un prix public de 90 €, sont constitués d’un flacon de 8 ml d’un «traceur chimique à code unique», inodore, incolore et quasi indélébile, a expliqué Didier Cottin, directeur France de la société Smartwater, partenaire de la mairie.

Donc l’entreprise britannique smartwater est partenaire de la mairie d’Aubagne. La France utilise des entreprises britanniques pour mettre des traceurs chimiques sur les français. Si cela ne rappelle pas les collabos nazis cela.

La mairie d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a d’ailleurs démarré hier la distribution à ses habitants de 700 de ces kits.(pour espionner les habitants qui l’auront acheté, chaque habitant ayant acheté l’un de ces kits, va être contaminé à son tour, et pourra être tracé pour la mairie, et il l’aura fait naivement juste pour protéger ses nounours en peluche) 

Le code, associé au lieu où se trouvent les objets marqués, est stocké dans une base de données très protégée en Angleterre. Les forces de l’ordre sont équipées par la société de lampes UV et de lecteurs permettant d’interroger cette base de données lorsqu’ils retrouvent des biens marqués.

https://www.ladepeche.fr/article/2015/02/21/2053460-des-kits-d-adn-chimique-contre-les-cambriolages.html

les magasins prétendent utiliser les traceurs chimiques uniquement pour viser les braqueurs :

Disposés dans le faux plafond de la boutique et au-dessus des sas de sortie, des sprays traceurs chimiques sont activés en cas de braquage, aspergeant les malfrats d’un liquide inodore et incolore. Chaque produit, qui possède un ADN unique, imprègne la peau, les cheveux et les vêtements pendant plusieurs semaines et ne se révèle que sous une lampe à UV.

Le marquage est destiné à fournir un élément de preuve aux forces de l’ordre. Le lieu et l’heure du déclenchement de chaque buse étant enregistrés, il leur permet d’établir un lien irréfutable entre un suspect et un vol à main armée. 

A la suite d’un nouveau braquage de la bijouterie en mai, le second en trois ans, les responsables de l’Auchan de Vélizy 2 (Yvelines) ont décidé d’ajouter les traceurs chimiques aux autres systèmes de protection, dont la vidéosurveillance.

https://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-traceur-chimique-derniere-arme-de-dissuasion-contre-les-braquages-2013-10-25-1051225

Ce qui est inquiétant dans l’article https://www.ladepeche.fr/article/2015/02/21/2053460-des-kits-d-adn-chimique-contre-les-cambriolages.html c’est qu’ils disent que les traceurs chimiques marquent les objets à vie. Les objets on s’en fout, mais les humains, si les traceurs chimiques restent collée à vie sur les objets, alors il est probable que les traceurs chimiques peuvent rester collée à vie sur la peau humaine aussi. Avec toutes les désastres sanitaires que cela peut en découler.

Et apparemment, dans les autres articles, ils disent que les magasins propulsent leurs traceurs chimiques sur tous les clients sans exceptions, donc il n’y a pas que les braqueurs qui sont concernés citation: «  Il s’agit d’un marqueur chimique aspergé à chaque sortie de la galerie. » https://www.lci.fr/france/grand-littoral-adopte-ladn-chimique-contre-les-braqueurs-1540861.html,.  On est donc bien dans la marque de la bête de l’apocalyspe. Le marquage des individus sous prétexte de prévention contre la délinquance.

Là le journal russe RT fait la louange des traceurs chimiques pour contrôler la population française et félicite l’initiative de Macron de balancer des traceurs chimiques sur les manifestants

https://francais.rt.com/international/50354-eta-disparait-espagne-rend-hommage-victimes

La Russie est devenue comme les USA qui balance de l’encre RFID sur ses citoyens pour les tracer comme des bêtes, voilà pourquoi on dit , marque de la bête.

Une compagnie des USA invente l’encre RFID (une tache de cette encre peut vous tracer partout) 

les êtres vivants deviennent des récepteurs d’antennes relais : vive les ondes ! 

http://www.zdnet.fr/actualites/veaux-vaches-cochons-tatoues-a-la-rfid-39366311.htm 

http://www.alterinfo.net/2018-via-le-CETA-Bill-Gates-lancera-une-puce-RFID-pour-reduire-la-population-en-2013-la-France-recompense-une-puce_a129498.html

Une encre ESPIONNE est une encre qu’on injecte à un animal ou à un morceau de viande et qui permet de le marquer virtuellement. Oui un peu comme un tatouage !

C’est pire qu’un tatouage, car cette encre peut être incolore et peut être détectée à 1 mètre de distance sans même qu’on ait à raser la personne (l’animal bien sur ! Quel lapsus !).

Cette encre s’appelle une encre RFID, RFID pour IDentification par RadioFréquence. Il s’agit bien d’une encre à tatouage électronique.

Les inventeurs américains de Saint Louis ont annoncé leur découverte en Janvier 2007. l’idée, et ses dangers potentiels font encore leur chemin.

La société (La Somarck) vient encore de lever des fonds auprès d’importants capitaux investisseurs.

L’encre RFID émet un signal qui est repéré à un mètre de distance. Un code barre parlant en quelque sorte…

Comme ça on n’a pas besoin de demander votre passeport, de reconnaissance vocale, d’empreinte digitale ou génétique il vous suffira de passer et vous serez rejeté en fonction de critères adéquats…

L’entreprise Somarck précise que les tatouages avec l’encre RFID permettent d’écrire autant d’informations que désirées en augmentant la taille du tatouage…( donc toutes les données big brother seront dans les tatouages RFID)

Si en 2006 on a vendu 1300 millions de RFID, les analystes de ce marché évaluent qu’il sera multiplié par 450 d’ici 2016 en tenant bien sur compte de l’utilisation directe pour l’homme…

(les entreprises gagnent du fric en tatouant les humains contre leur volonté, c’est une honte)

Tatouer des êtres vivants en utilisant la RFID a pourtant déjà prouvé son inefficacité

l’administration américaine (le DHS en particulier) a  déconseillé l’utilisation des puces RFID en matière d’identifications des êtres humains, indiquant qu’il a même une tendance à accroitre les risques en matière de sécurité !!

Oui car des journalistes, comme Annalee Newitz ont démontré en quelques minutes qu’il était possible assez facilement pour un consommateur de modifier le prix de produits vendus avec de telles étiquettes électroniques

http://encresetimprimantes.20minutes-blogs.fr/archive/2009/12/09/l-horreur-de-l-encre-a-tatouage-electronique.html

Fragments anthropologiques pour changer l’histoire de l’humanité avec David Graeber (compilation PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, sciences et technologie, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 4 mai 2018 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

4 mai 2018

 

Nous avons demandé à Jo de JBL1960 de nous compiler la plupart de nos traductions de l’anthropologue politique David Graeber, que nous avons publiées ces dernières années dans un PDF qui permettrait aux lecteurs de mieux saisir la variété des dernières trouvailles en matière d’anthropologie et d’évolution de la société humaine.
Dans la lignée de l’anthropologue français anarchiste Pierre Clastres et de son professeur Marshall Sahlins, David Graeber, anthropologue américain (ex-Yale) chercheur à la London Schools of Economies, est dans une démarche de rassembler des recherches complémentaires de scientifiques qui le plus souvent ne communiquent entre eux que rarement, mais qui pourtant auraient tout intérêt à le faire pour expliquer au grand public les dernières trouvailles dans leur domaine qui révolutionnent le catéchisme du consensus oligarchique anthropologique ; comme par exemple en sciences humaines, une plus grande communication entre anthropologues, archéologues, sociologues, historiens et philosophes.
Dans le dernier article que nous avons traduit, Graeber comble ce vide en s’associant avec un archéologue anglais de renom pour nous parler du rapport humain au pouvoir sous un angle novateur.
Sans plus attendre, voici cette compilation, bonne lecture à toutes et à tous !

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité (PDF)

 

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la societe des societes

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Clastres_Préface_Sahlins

On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

le_defi_celtique_aguillerm

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Notre page « Anthropologie Politique »

Anthropologie politique et changement de l’histoire humaine (David Graeber) ~ 2ème partie ~

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, sciences et technologie, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 avril 2018 by Résistance 71

“Le socialisme vient des siècles et des millénaires précédents, en cela, aucun politicien du quotidien ne peut être un socialiste. Le socialisme englobe toute la société et son passé, sent et sait d’où nous venons et ensuite détermine où nous allons…”
~ Gustav Landauer ~

 

 

Comment changer le cours de l’histoire humaine

 

David Graeber et David Wengrow

 

2 mars 2018

 

url de l’article:

https://www.eurozine.com/change-course-human-history/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1ère partie

2ème partie

 

3. Mais nous sommes nous vraiment précipités vers nos chaînes ?

La chose la plus bizarre au sujet de ces évocations sans fin de l’innocent état de la Nature de Rousseau et de notre chute de cet état de grâce, est que Rousseau lui-même n’a jamais affirmé que l’état de nature se soit réellement produit. Ce n’était qu’une expérimentation de l’esprit. Dans son “Discours sur l’origine de l’inégalité” (1754) d’où la plupart de l’histoire que nous avons relatée (et répétée encore et encore) tire son origine, il a écrit:

… les recherches dans lesquelles nous pourrions nous engager en cette occasion, ne doivent pas être prises pour vérités historiques, mais comme un raisonnement hypothétique et conditionnel, plus fait pour illustrer la nature des choses que pour montrer leur véritable origine.

“L’état de nature” de Rousseau n’a jamais eu l’intention de représenter une étape du développement. Il n’était pas supposé être un équivalent à la phase de la “sauvagerie”, qui ouvre le schéma évolutionniste des philosophes écossais tels Adam Smith, Ferguson, Millar et plus tard Lewis Henry Morgan. Ces autres personnes furent intéressés à définir des niveaux de développement social et moral correspondant aux changements historiques dans les modes de production: récolte sauvage, mode pastoral, fermage, agriculture, industrie. Ce que Rousseau présenta fut, en contraste, plus une parabole. Comme l’a bien montré Judith Shklar, la théoricienne politique célèbre de Harvard, Rousseau essayait d’explorer ce qu’il considérait comme le paradoxe fondamental de la politique humaine: notre attirance innée pour la liberté nous a mené quelque part, encore et encore, dans une “marche spontanée vers l’inégalité”. Des mots de Rousseau (NdT: nous retraduisons ici de l’anglais, depuis l’article, les propos de Rousseau et ne citons pas le texte original, les mots que vous allez lire ne sont donc pas les mots originaux de Rousseau qu’il faudrait retrouver dans son livre, il en va de même pour toutes les citations de Rousseau faite dans cette traduction) : “Tous se précipitèrent tête baissé vers leurs chaînes dans la croyance qu’ils assuraient de fait leur liberté ; bien qu’ils aient suffisamment de raisons de voir les avantages des institutions politiques, ils n’eurent pas assez d’expérience pour en prévenir les dangers.” L’état de la nature imaginaire est juste une façon d’illustrer ce point.

Rousseau n’était pas un fataliste. Ce que les humains faisaient, il pensait qu’ils pouvaient le défaire. Nous pouvons nous libérer des chaînes, simplement ce ne serait pas facile. Shklar suggère que la tension entre “la possibilité et la probabilité” (la possibilité de l’émancipation humaine et la probabilité que nous allons nous remettre dans une forme de servitude volontaire) était la force centrale animant les écrits de Rousseau sur l’inégalité. Tout ceci peut sembler un peu ironique car, après la révolution française, beaucoup de critiques conservateurs ont tenu Rousseau pour être personnellement responsable de la guillotine. Ce qui amena la Terreur, insistèrent-ils, fut précisément sa foi naïve dans la bonté innée de l’humanité et sa croyance qu’un ordre social plus égalitaire pouvait simplement être imaginé par des intellectuels pour être ensuite imposé par la “volonté générale”. Mais bien peu de ces anciennes figures du passé maintenant mis au pilori comme romantiques et utopistes étaient vraiment si naïfs. Karl Marx par exemple, a soutenu que ce qui nous rend humains est notre pouvoir de réflexion imaginative ; à l’encontre des abeilles, nous imaginons les maisons dans lesquelles nous voudrions vivre et alors seulement nous décidons nous à les construire. Mais il croyait aussi qu’on ne pouvait pas procéder de la sorte avec la société et essayer d’en imposer un modèle d’architecture. Le faire serait commettre le pêché du “socialisme utopique” pour lequel il n’avait que mépris. Au lieu de cela, les révolutionnaires devaient acquérir un sens des plus grandes forces structurelles qui façonnaient le cours de l’histoire humaine et prendre avantage des contradictions sous-jacentes: par exemple, le fait que les propriétaires individuels d’usine devaient instiller la concurrence chez leurs ouvriers, mais que si on avait trop de succès à le faire, plus personne n’aurait les moyens d’acheter les produits des usines. Pourtant, tel est le pouvoir de 2000 ans d’écriture, même lorsque des têtes de mule réalistes commencent à parler de la grande histoire de l’humanité, ils retombent dans une forme de variation de l’histoire du jardin d’Eden, de la chute de l’état de grâce ‘habituellement, comme dans la Génèse, à cause de la poursuite inique de la Connaissance), la possibilité d’une rédemption future.  Les partis politiques marxistes ont rapidement développé leur propre version de l’histoire, faisant fusionner l’état de nature de Rousseau avec l’idée des lumières écossaise du développement par étapes. Le résultat fut une formule pour l’histoire du monde qui commença avec le “communisme primordial”, renversé par la naissance de la propriété privée, mais un jour destiné à revenir.

Nous devons en conclure que les révolutionnaires, quelques soient leurs idées visionnaires, n’ont pas été particulièrement innovateurs, spécifiquement lorsqu’il en vient de relier le passé au présent et au futur. Tout le monde raconte toujours la même histoire. Ce n’est probablement pas une coïncidence si aujourd’hui les mouvements révolutionnaires les plus vitaux et innovateurs à l’aube de ce nouveau millénaire, les Zapatistes du Chiapas, les Kurdes du Rojava n’étant que les exemples les plus évidents venant à l’esprit, sont ceux qui s’enracinent dans un passé traditionnel profond. Au lieu d’imaginer une sorte d’utopie primordiale, ils peuvent tirer d’un narratif bien plus sophistiqué. En fait, il semble qu’il y ait une reconnaissance croissante dans les cercles révolutionnaires, que la liberté, la tradition et l’imagination ont toujours été et seront toujours intimement liés et ce d’une façon que nous ne comprenons pas encore totalement. Il est plus que temps que le reste d’entre nous rattrapions notre retard et commencions à sérieusement envisager une version non-biblique de l’histoire humaine et comment celle-ci pourrait bien être.

4. Comment le cours de l’histoire (passée) peut maintenant changer

Bon, qu’est-ce que la recherche archéologique et anthropologique nous a vraiment appris depuis le temps de Rousseau ?

D’abord, sûrement que se questionner au sujet des “origines de l’inégalité sociale” n’est pas la bonne question, du moins pas la bonne question de départ. Il est vrai qu’avant le début de ce qu’on appelle le paléolithique supérieur, nous n’avons vraiment aucune idée de ce que la plupart de la vie sociale humaine était, ni de quoi elle avait l’air. La vaste majorité des preuves de terrain accumulées se compose de fragments épars de pierre taillée, d’os et quelques autres matériaux durables s’étant conservés. Des espèces différentes d’hominidés co-existaient et il n’est pas clair de savoir si une analogie ethnographique peut s’appliquer. Les choses commencent à être plus claires au cours du paléolithique supérieur en soi, qui a commencé il y a environ 45 000 ans et qui comprend le pic de glaciation et le refroidissement global (il y a environ 20 000 ans) connu sous le nom du dernier âge glaciaire maximum. Ce dernier grand âge glaciaire fut ensuite suivi d’un grand réchauffement climatique et une retraite graduelle des glaces, ceci menant à notre époque géologique L’Holocène. Des conditions plus clémentes s’ensuivirent, créant la fenêtre d’opportunité durant laquelle Homo sapiens, ayant déjà colonisé le vieux monde, compléta sa marche dans le nouveau, atteignant les côtes sud du continent des Amériques il y a plus de 15 000 ans.

Que savons-nous de cette période de l’histoire humaine ? La plupart des preuves substantielles de l’organisation sociale humaine au paléolithique dérive de l’Europe où notre espèce s’est établie aux côtés de l’Homo neanderthalensis, après l’extinction de celui-ci vers -40 000 ans. (la concentration de données dans cette partie du monde reflète sûrement un biais historique de l’investigation archéologique plutôt que de dépeindre un caractère exceptionnel de l’Europe…) A cette époque et durant la dernier maximum glaciaire, les parties habitables de l’Europe sous âge glaciaire ressemblaient plus au parc du Serengeti en Tanzanie qu’à tout habitat européen contemporain. Au sud des glaces, entre la toundra et les côtes très boisées de la Méditerranée, le continent était divisé entre la steppe et des vallées riches en gibier et animaux de toute sorte, traversées de manière saisonnière par les grands troupeaux migrants de daims, de bisons et de mammouths laineux Les préhistoriens ont fait remarquer depuis plusieurs décennies, bien que peu remarqué, que les groupes humains habitant ces environnements n’avaient rien en commun avec ces bandes de chasseurs-cueilleurs simples et égalitaires, qu’on imagine toujours être nos ancêtres lointains.

Pour commencer, il y a l’existence indéniable de sites funéraires riches, remontant du temps de la profondeur de l’âge glaciaire. Certains d’entre eux, comme les tombes retrouvées à Sungir à l’Est de Moscou et datée d’il y a 25 000 ans, sont connues depuis des décennies et sont très célèbres. Felipe Fernandez-Armesto qui a fait une synthèse de “Creation of Inequality” pour le Wall Street Journal exprime son étonnement à leur omission: “Alors qu’ils savaient que le principe d’hérédité datait d’avant l’agriculture, MM Flannery et Marcus ne peuvent pas se débarrasser de l’illusion rousseauiste que cela commença avec la vie sédentaire. C’est pourquoi ils dépeignent un monde sans pouvoir hérité jusqu’à environ 15 000 ans av.JC, tout en ignorant un des sites archéologiques les plus importants pour leur but.” Car enfoui sous le permafrost en dessous de l’établissement paléolithique à Sungir, se trouvait la tombe d’un homme d’âge moyen, comme l’observe Fernandez-Armesto, qui présentait “des signes honorifiques tout à fait exceptionnels: des bracelets polis en os de mammouth, un diadème ou couvre-chef de dents de renard et environ quelques 3000 perles d’ivoire sculptées et polies.

Et quelques mètres plus loin , dans une tombe identique, “reposaient deux enfants, d’environ 10 et 13 ans respectivement, parés du même type d’ornements, incluant pour le plus vieux, quelques 5000 perles aussi raffinées que celle de l’adulte mais plus petites et une très grande lance en ivoire massif.

De telles trouvailles semblent ne trouver aucune place dans aucun des livres que nous avons considérés. Les dénigrer ou les réduire en simples notes de bas de page serait plus facile à pardonner si Sungir était un cas isolé  mais voilà. il ne l’est pas. On trouve maintenant des sites funéraires aussi richement décorés dans des excavations du paléolithique supérieur sous protection naturelle et dans des sites de plein-air. et ce dans presque toute l’Eurasie, du fleuve du Don à la Dordogne. Par exemple ces trouvailles datant de 16 000 ans de la “dame de St Germain la Rivière”, dont le sol de la tombe était tapissé d’ornements faits de dents de jeunes cerfs chassés à quelques 300km de là, dans ce qui est aujourd’hui le pays basque espagnol, ainsi que les sites funéraires de la côte ligurienne (Espagne), comme l’ancien Sungir, incluant “Il Principe”, un jeune homme dont les artéfacts enterrés avec lui incluaient un sceptre exotique de silex taillé, des bâtons sculptés de bois de cerfs et un couvre-chef de coquillages perforés et de dents de daims. De telles trouvailles défient l’interprétation. Est-ce que Fernandez-Armesto a raison de dire que ceci est la preuve d’un “pouvoir hérité” ? Quel était le statut de tels individus dans la vie sociale ?
Non moins intriguant est la preuve sporadique et édifiante d’une architecture monumentale, remontant à la période du maximum de l’âge glaciaire. L’idée qu’on pourrait mesurer la “monumentabilité” en termes absolus est bien sûr aussi idiot que de quantifier les dépenses de l’âge glaciaire en dollars et centimes [de 1990] C’est un concept relatif, qui ne prend son sens que dans un contexte particulier d’échelle de valeurs sociale et d’expériences précédentes acquises. Le Pléistocène n’a pas d’équivalent à l’échelle des pyramides de Giza ou du Colisée de Rome ; mais il a des bâtiments qui, aux standards du temps, auraient été considérés comme travaux publics, impliquant des designs sophistiqués et une coordination du travail sur une échelle assez impressionnante. Parmi eux trouvent-on les incroyables “maisons de mammouth”, faites de peaux tendus sur un cadre de défenses de mammouths, des exemples de ce qui, datant de plus de 15 000 ans, peuvent être trouvées le long d’une section à la limite de glaciers couvrant une surface allant de Cracovie en Pologne jusqu’à Kiev en Ukraine aujourd’hui.

Plus impressionnant encore sont les pierres du temple de Göbekli Tepe, mise à jour il y a plus de 20 ans à la frontière turco-syrienne et qui sont toujours l’objet d’un débat scientifique enflammé. Datant d’il y a environ 11 000 ans, à la toute fin de l’âge glaciaire, ils comprennent quelques 20 mégalithes se dressant des flancs dénudés de la plaine de Harran. Chacun d’entre eux est fait de piliers de granite de 5m de haut et pesant jusqu’à une tonne (ce qui est respectable du point de vue du standard de Stonehenge en Angleterre, mais faits quelques 6000 auparavant…). Pratiquement chaque pilier de Göbekli Tepe est une œuvre d’art en soi comprenant des reliefs sculptés d’animaux menaçants se projetant de la surface, exposant leurs organes génitaux mâles. Des rapaces sculptés apparaissent combinés avec des images de têtes humaines sectionnées. Ceci atteste de la technique de sculpture, sans doute au préalable maîtrisée dans la structure plus molle du bois (qui était abondant aux pieds des collines des Montagne Taurus), avant que d’être appliquée dans la pierre de Harran. Bizarrement et ce malgré leur taille, chacune de ces structures massives a eu une durée de vie assez courte, se terminant dans la grande fête et le remplissage rapide de ses murs: des hiérarchies s’élevèrent seulement pour être encore abattues. Les protagonistes de cette mise en scène préhistorique de construction, de festivité et de destruction étaient, de ce que nous savons, des chasseurs-cueilleurs, ne vivant que des ressources de la nature sauvage.

Que devons-nous tirer de tout cela ? Une réponse universitaire fut d’abandonner l’idée entièrement d’un âge d’or égalitaire et de conclure que l’intérêt personnel rationnel et l’accumulation de pouvoir étaient les forces persistantes à l’œuvre derrière le développement social de l’être humain. Mais ceci ne fonctionne pas vraiment non plus. La preuve d’une inégalité institutionnelle dans les sociétés de l’âge glaciaire, que ce soit sous la forme de sépultures grandioses ou de constructions monumentales n’est que sporadique. Les sépultures richement décorées apparaissent à des siècles et des centaines de kilomètres de distance. Ainsi, nous devons nous demander pourquoi la preuve est si disséminée dans le temps et dans l’espace, car enfin, si ces “princes” de l’âge glaciaire s’´étaient comportés de la même façon que ceux de l’âge du bronze puis du fer, nous aurions aussi retrouvé des fortifications, des endroits de stockage, des palaces et tous les artéfacts habituels des états émergents. Au lieu de cela, sur des dizaines de milliers d’années, nous voyons des monuments et de riches sépultures, mais très peu d’autres choses pour indiquer la croissance de sociétés hiérarchisées. Puis il y a d’autres facteurs, plus étranges encore, comme par exemple le fait que ces sépultures “princières” consistent en des tombes renfermant des individus présentant des anomalies physiques surprenantes. Ces personnes seraient considérées aujourd’hui comme des géants, des bossus ou des nains.

 

Quand on regarde de plus près les preuves archéologiques, elles suggèrent une clef pour résoudre le dilemme. Elle se trouve dans les rythmes saisonniers de la vie sociale préhistorique. La plupart des sites paléolithiques discutés jusqu’ici sont associés avec la preuve de période de rassemblement annuel ou bi-annuel, lié aux flux migratoires des troupeaux de gibiers, que ce soit des mammouths laineux, des bisons des steppes, des rênes ou (dans le cas de Göbekli Tepe), de gazelles, aussi bien que des récoltes cycliques de poissons et de noix en tout genre. Dans les époques moins favorables de l’année, pour sûr certains de nos ancêtres du dernier âge glaciaire vivaient en petites bandes de collecteurs. Mais il y a des évidences conséquentes montrant que d’autres se rassemblaient en masse au sein de “micro-villes” comme celle trouvée à Dolni Vestonice, dans le bassin morave du sud de la ville actuelle de Brno, festoyant des super abondantes ressources sauvages, s’engageant dans des rituels complexes, des entreprises artistiques ambitieuses, l’échange de minéraux, de coquillages marins et de fourrures d’animaux. Ces gens venaient de distances considérables. Des équivalents en Europe de l’ouest de ces rassemblements saisonniers seraient les sites des grandes cavernes du Périgord français et de la côte cantabrienne avec leurs fameuses peintures rupestres et sculptures, qui furent aussi parties de congrégations saisonnières et de la dispersion à l’issue.

De telles schémas de vie sociale se sont répétés longtemps après “l’invention” de l’agriculture et que celle-ci fut supposée avoir tout changé. De nouvelles preuves montrent que les alternances de ce type sont peut-être la clef pour comprendre les célèbres monuments néolithiques de la plaine de Salisbury et pas seulement en termes de symbolisme de calendrier. Il se trouve que Stonehenge, ne fut que la dernière d’une très longue séquence de structures rituelles, érigées également en bois comme en pierre, alors que les gens convergeaient vers la plaine des coins les plus reculés des îles britanniques durant des époques spécifiques de l’année. Des excavations minutieuses ont  montré que beaucoup de ces structures, maintenant interprétées de manière plausible comme monuments aux progéniteurs de puissantes dynasties néolithiques, furent démantelés quelques générations après leur construction. Plus surprenant encore, la pratique de l’érection et du démantèlement de grands monuments coïncide avec une période qui vit les gens de la Grande-Bretagne ayant adopté l’économie agricole du néolithique en provenance de l’Europe continentale, semblent avoir tourné le dos à au moins un aspect crucial, abandonnant le culture céréalière et retournant, vers 3300 AEC, à la collecte de noisettes comme source essentielle de nourriture. Gardant leurs troupeaux desquels ils festoyaient régulièrement saisonnièrement près du proche Durrington Walls, les bâtisseurs de Stonehenge n’ont sans doute été ni collecteurs, ni fermiers, mais quelque chose d’entre les deux. Et si quelque chose comme une cour royale pouvait exister durant la saison festive, lorsque les gens se rassemblaient en grand nombre, alors elle ne pouvait que se dissoudre pour la vaste majorité de l’année, lorsque les gens se dispersaient de nouveau à travers la vaste étendue de l’île.

Pourquoi ces variations saisonnières sont-elles si importantes ? Parce qu’elles révèlent que depuis le départ, les êtres humains expérimentaient consciemment différentes possibilités sociales. Les anthropologues qualifient les sociétés de cette sorte comme possédant une “double morphologie”. Marcel Mauss, au début du XXème siècle avait observé que le peuple Inuit de la région du pôle nord “ainsi que bon nombre d’autres sociétés,,, ont deux structures sociales, une pour l’été et une pour l’hiver et en parallèle, ils ont deux systèmes religieux et légal.Dans les mois d’été, les Inuit se dispersent en petites bandes régies par un système patriarcal, ils pêchent le poisson d’eau douce, chassent le caribou et le rêne, le tout sous l’autorité d’un ancien. La propriété était marquée et le patriarche exerçait un pouvoir autoritaire et coercitif, parfois même tyrannique sur ses relatifs.. Mais dans les longs mois d’hiver, lorsque les phoques et les morses viennent sur les côtes arctiques, une autre structure sociale radicalement différente prend le dessus alors que les Inuit se rassemblent pour construire de grandes maisons de rassemblement en bois, en côtes de baleines et en pierres. Au sein de cette nouvelle structure, les vertus de l’égalité, de l’altruisme et de la vie collective prévalaient ; la richesse était partagée, les maris et les femmes échangeaient de partenaires sous les auspices de Sedna, la déesse des phoques.

Une autre exemple furent les chasseurs-cueilleurs indigènes de la côte nord-ouest du Canada pour qui l’hiver et non pas l’été, fut le temps où la société se cristallisait en ce qu’elle avait de plus inégalitaire et ce de manière spectaculaire. Des palaces de bois sortaient d terre comme des champignons le long de la côte de ce qui est aujourd’hui la Colombie Britannique, avec des nobles héréditaires tenant cour sur le commun et les esclaves, se faisant les hôtes de gigantesques banquets connus sous le nom de “potlach”. Et pourtant, ces cours des plus aristocratiques se démantelaient pour laisser place au travail estival de la saison de la pêche, la société se muant de nouveau en petites formations claniques, toujours hiérarchisées, mais avec une structure totalement différente et bien moins formelle. Dans ce cas-ci, les gens adoptaient des noms différents en hiver et en été, littéralement devenant quelqu’un d’autre selon la période de l’année.

Le plus surprenant peut-être, en termes de renversement de mode politique, étaient les pratiques saisonnières des confédérations tribales des grandes plaines de l’Amérique du nord au XIXème siècle, qui furent des agriculteurs qui adoptèrent une vie nomade de chasseur. Tard dans l’été, de petites bandes très mobiles de Cheyennes et de Lakotas se rassemblaient dans de très grands campements pour permettre les préparations logistiques de la grande chasse au bison. A cette période très sensible de l’année, ils nommaient une sorte de force de police qui exerçait une force coercitive, incluant le droit d’emprisonner, de fouetter ou de mettre à l’amende toute personne qui entraverait ou mettrait en danger le processus. Pourtant, comme l’observait l’anthropologue Robert Lowie, cet “autoritarisme sans équivoque” ne se produisait que sur une base temporelle saisonnière très stricte, laissant la place à des formes relationnelles et organisationnelles plus “anarchistes” une fois la saison de la chasse et les rites collectifs qui s’ensuivaient terminés.

La connaissance scientifique ne fait pas que progresser, parfois elle régresse. Il y a cent ans, la plupart des anthropologues avaient compris que ceux qui vivaient essentiellement des ressources naturelles n’étaient normalement pas restreints à vivre en “petits groupes”. Cette idée est véritablement un produit des années 1960 lorsque les pygmées Mbuti du désert du Kalahari devinrent l’image préférée de l’humanité primordiale pour les audiences télévisées tout comme pour les chercheurs scientifiques. En résultat, nous avons assisté à un retour des étapes évolutionnistes, pas vraiment différentes ce celles provenant de la tradition des lumières écossaises: c’est ce à quoi Fukuyama par exemple se réfère lorsqu’il écrit que la société évolue constamment de “bandes” au “tribus” puis aux “chefferies”, puis finalement, aux “états” plus stratifiés et complexes dans lesquels nous vivons aujourd’hui, habituellement définis par leur monopole de “l’emploi légitime de la force coercitive”. Quoi qu’il en soit, de cette logique, Cheyennes et Lakotas auraient dû “évoluer de bandes et tribus vers des états chaque mois de novembre environ pour redevenir plus laxistes vers le printemps”. La plupart des anthropologues reconnaissent aujourd’hui que ces catégories sont carrément inadéquates et pourtant personne n’a proposé une façon alternative de penser l’histoire du monde en termes plus larges.

De manière assez indépendante, l’évidence archéologique suggère que dans les environnements hautement saisonniers du dernier âge glaciaire, nos ancêtres lointains se comportaient de manière généralement assez similaire: en passant d’arrangements sociaux alternatifs, permettant la mise en place de structures autoritaires pendant certaines périodes de l’année pourvu que ces structures soient éphémères et ne soient pas permanentes et ce sur la compréhension qu’aucun ordre social ne peut être fixé ou immuable. Au sein de la même population, quelqu’un pouvait vivre, vu de loin, comme dans ue bande, une tribu et parfois dans une société qui possédait bien des caractéristiques que nous identifions maintenant comme étant étatiques. Avec une telle flexibilité institutionnelle se trouve la capacité de sortir des limites de toute structure sociale donnée et réfléchit sur la capacité de faire et de défaire les mondes politiques dans lesquels nous vivons. Si rien d’autre, ceci explique les “princes” et les “princesses” du dernier âge glaciaire qui semblent apparaître d’un tel superbe isolement, comme des personnages de quelques contes de fées ou drames costumés. Peut-être l’étaient-ils littéralement ; s’ils ont jamais “régné” alors peut-être était-ce, comme les reines et les rois de Stonehenge, simplement juste pour une saison.

5. Un temps pour repenser

Les auteurs modernes ont tendance à utiliser la préhistoire comme un support pour résoudre des problèmes philosophiques: les êtres humains sont-ils fondamentalement bons ou mauvais, coopératifs ou compétitifs, égalitaires ou hiérarchiques ? En conséquence, ils ont aussi tendance à écrire comme si 95% de notre histoire, des sociétés humaines étaient toutes la même chose. Mais même 40 000 ans est une très très longue période, Cela semble possible de manière inhérente, et les preuves le confirment, que ces mêmes humains qui furent les pionniers qui colonisèrent la plus grande partie de la planète ont aussi fait l’expérience d’une grande variété d’arrangements sociaux. Comme l’a souvent fait remarquer Claude Lévi-Strauss, les anciens Homo sapiens n’étaient pas juste identiques aux hommes modernes, ils étaient aussi nos pairs sur le plan intellectuel. En fait, la plupart était sans doute plus sensible au potentiel de la société que les gens ne le sont de nos jours, passant alternativement d’une forme d’organisation à une autre dans l’année.. Plutôt que de se masquer d’une certaine innocence primordiale jusqu’à ce que le mauvais génie de l’inégalité sorte à un moment donné de la lampe magique, nos ancêtres préhistoriques semblent avoir réussi à ouvrir et refermer la lampe et à faire entrer et sortir le génie de manière régulière, confinant l’inégalité au rang de drames costumés, construisant des dieux et des royaumes comme ils le faisaient de leurs monuments pour les démanteler joyeusement une fois encore.

Si c’est le cas, alors la véritable question n’est pas de savoir “quelles sont les origines de l’inégalité sociale”, mais ayant vécu tant de temps et passant de l’un à l’autre des systèmes politiques, “comment sommes-nous restés coincés dans celui qui nous gouverne à présent?” Tout ceci est très loin de la notion des sociétés préhistoriques dérivant aveuglément vers les chaînes institutionnelles qui les enchaînent. C’est aussi très loin des prophéties déprimantes des Fukuyama, Diamond, Morris et Scheidel, pour qui toute forme d’organisation sociale “complexe” veut nécessairement dire qu’une petite élite est en charge des ressources clef et commence à piéter le reste des gens. La vaste majorité de la science sociale traite ces sombres pronostiques comme des vérités évidentes par elles-mêmes. Mais clairement elles sont sans fondement. Ainsi nous pourrions raisonnablement demander quelles autres vérités chouchoutées doivent maintenant être jetées sur le tas de poussière de l’histoire ?…

Un certain nombre en réalité, dans les années 1970, le brillant archéologue de Cambridge David Clarke avait prédit qu’avec la recherche moderne, pratiquement chaque aspect de vieil édifice de l’évolution humaine, “les explications du développement de l’Homme moderne, la domestication, la métallurgie, l’urbanisation et la civilisation, pourraient en perspective, émerger comme des collets sémantiques et des mirages métaphysiques.” Il apparaît qu’il avait raison. L’information provient maintenant de tous les coins du monde, fondée sur un sérieux travail empirique de terrain, des techniques avancées de reconstruction climatiques, datation chronométrique et d’analyses scientifiques de restes organiques. Les chercheurs observent, examinent les matériaux historiques et ethnographiques sous une nouvelle lumière ; et presque tout ce qui provient de cette nouvelle recherche va à l’encontre du narratif familier de l’histoire du monde. Pourtant, les découvertes les plus remarquables demeurent confinées au travail de spécialistes ou doivent être extirpées en lisant entre les lignes de publications scientifiques. Concluons donc avec quelques nouvelles de notre cru, juste quelques unes pour donner un sens à ce à quoi ressemble la nouvelle histoire du monde qui est en train d’émerger.

La première grande déflagration de notre liste concerne les origines et la dissémination de l’agriculture. Il n’y a plus rien aujourd’hui pour soutenir la thèse que cela a marqué une transition majeure dans l’histoire des sociétés humaines. Dans ces parties du monde où les plantes et les animaux furent en premier lieu domestiqués, il n’y a pas eu de “passage” évident des collecteurs paléolithiques aux fermiers néolithiques. La “transition” de la vie essentiellement sur des ressources naturelles sauvages à un mode de vie basé sur la production de nourriture a typiquement pris environ 3000 ans. Tandis que l’agriculture a permis la possibilité de concentrations bien plus inégales de richesses, dans la plupart des cas ceci n’a vraiment débuté que des millénaires après le début de la pratique. Dans cet intervalle de temps, les gens de zones aussi reculées et séparées que l’Amazone et le croissant fertile du Moyen-Orient essayèrent l’agriculture dans son envergure, “un “jeu de fermage” si vous voulez, passant annuellement d’un mode de production à l’autre, tout comme ils passaient d’un mode de structure sociale à l’autre. De plus, “la dispersion de l’agriculture” dans des zones secondaires comme l’Europe, souvent décrite en termes si triomphants, comme étant le début de l’inévitable déclin de la chasse et de la collecte, s’est en fait avérée être un processus très pénible, qui parfois échoua, menant à des effondrements démographiques chez les agriculteurs et pas chez les chasseurs-collecteurs.

Clairement, cela n’a plus aucun sens aujourd’hui d’utiliser des phrases telles que: “la révolution agricole” quand on est confronté à des processus d’une telle longueur et complexité. Comme il n’y a jamais eu d’état naturel de style Eden d’où les agriculteurs auraient pu faire leurs premiers pas sur le chemin de l’inégalité, cela a encore moins de sens de parler de l’agriculture comme étant le marqueur historique des origines de la hiérarchie ou de la propriété privée. C’est parmi ces populations du mésolithique qui refusèrent l’agriculture dans les premiers siècles se réchauffant de l’Halocène, que nous trouvons la stratification sociale la plus marquée, du moins si on s’en réfère aux riches rites funéraires, aux guerres prédatrices et constructions de monuments. Dans au moins quelques cas, comme le Moyen-Orient, les premiers fermiers semblent avoir développé des formes alternatives conscientes de communauté, afin d’adapter leur mode de vie devenu plus laborieux et intensif dans leur rituel de vie. Ces sociétés néolithiques semblent être incroyablement égalitaires lorsque comparées avec leurs voisins chasseurs-cueilleurs, avec une augmentation dramatique de l’importance économique et sociale des femmes, ceci est clairement reproduit dans leur art et rituel de vie (contrastez ici les figurines de femmes de Jéricho ou de Çatalhöyük avec la sculpture hyper-masculine de Göbekli Tepe).

Une autre déflagration conséquente: la “civilisation” ne vient pas sous forme de colis tout prêt. Les toutes premières villes du monde n’ont pas juste émergées dans une poignée d’endroits avec un système de gouvernement et de contrôle bureaucratique, le tout centralisé. En Chine par exemple, nous savons maintenant que vers 2500 AEC, des établissements humains sur plus de 300 hectares existaient dans les parties basses de la Rivière Jaune et ce plus de 1000 ans avant la fondation de la première dynastie Shang. De l’autre côté du Pacifique et vers la même époque, des centres de cérémonies de très grande magnitude ont été découverts dans la vallée du Rio Supe au Pérou, notoirement le site de Caral où furent trouvés des restes énigmatiques de plazas effondrées et des plateformes monumentales, 4000 ans plus vieilles que l’empire Inca. De telles découvertes récentes indiquent combien nous en savons vraiment peu sur la distribution et l’origine des premières cités et simplement O combien plus anciennes ces villes peuvent être comparées aux systèmes de gouvernement autoritaires et de l’administration lettrée que nous assumions être nécessaire pour leur fondation. Dans les cœurs plus établis de l’urbanisation, comme l’ancienne Mésopotamie, la vallée de l’Indus et la bassin de Mexico, il y a de plus en plus de preuves montrant que les premières villes étaient organisées sur des lignes égalitaires conscientes, les conseils municipaux maintenant une autonomie signifiante d’avec le gouvernement central. Dans les deux premiers cas, les villes ayant des infrastructures civiques sophistiquées fleurirent pendant plus de 500 ans sans aucune traces de rituels funéraires royaux ou de monuments grandioses, pas d’armées de métier ni tout autre moyen important de coercition ; il n’y a pas non plus de traces d’un contrôle bureaucratique direct sur l’essentiel de la vie des habitants.

Nonobstant ce que dit Jared Diamond, il n’y a absolument aucune preuve que des structures hiérarchiques pyramidales sont la conséquence nécessaire d’organisation humaine de grande échelle. Nonobstant Walter Scheidel, il n’est tout simplement pas vrai que des classes dirigeantes, une fois établies, ne peuvent plus disparaître sauf dans le cas d’une grande catastrophe. Pour prendre juste un seul exemple très bien documenté: aux alentours du IIIème siècle de notre ère, la ville de Teotihuacan dans la vallée de Mexico, ayant une population de 120 000 habitants (une des plus grandes villes du monde à cette époque), semble avoir subi une profonde transformation, tournant le dos à ses temples-pyramides et ses sacrifices humains en se reconstruisant en une vaste congrégation de villas très confortables, toutes quasiment de la même taille. La ville demeura ainsi pendant environ 400 ans. Même du temps de Cortez, le Mexique central abritait toujours des villes comme Tlaxcala, gérée par un conseil élu dont les membres étaient périodiquement fouettés par leurs constituants afin de leur rappeler qui était ultimement en charge.

Les pièces du puzzle sont toutes là afin de créer une histoire du monde entièrement différente. Pour l’essentiel, nous sommes juste trop aveuglés par nos préjugés pour voir les implications de tout cela. Par exemple, presque tout le monde aujourd’hui insiste pour dire que la démocratie participative, ou l’égalité sociale, peuvent fonctionner dans une petite communauté ou des groupes activistes mais ne peuvent pas fonctionner à l’échelle d’une ville et encore moins d’une région ou d’un état-nation. Mais les preuves mises devant nos yeux, si toutefois nous décidons de les regarder, suggèrent entièrement le contraire. Les villes égalitaires, même des confédérations régionales, sont historiquement des choses très courantes. Les familles et foyers égalitaires ne le sont pas. Une fois que le verdict historique sera là, nous verrons que la perte la plus douloureuse des libertés humaines a commencé sur la petite échelle, le niveau de relations inter-genre, de générations et de servitude domestique, le type de relations qui contient la plus grande intimité et les formes les plus profondes de violence structurelle. Si nous voulons vraiment comprendre comment il est devenu d’abord acceptable pour certains de transformer leur richesse en pouvoir et pour d’autres de finir par s’entendre dire que leurs besoins et leurs vies n’ont aucune importance, ne comptent pas, c’est là que nous devons regarder. C’est là également prédisons-nous, que réside le travail le plus difficile pour qu’une société libre puisse prendre place.

L’esprit est une compréhension de l’entièreté dans un universel vivant. L’esprit est une unité des choses séparées, de concepts et d’humains. L’esprit est une activité constructive…
L’humanité obtient sa véritable existence de la chaîne infinie des plantes ancestrales. L’humanité obtient sa véritable existence de la partie humaine de l’individu, tout comme cette partie humaine n’est que l’héritière des générations infinies du passé et de toutes leurs relations mutuelles. Ce qui advint est ce qui devient, le microcosme est le macrocosme. L’individu est le peuple, l’esprit est la communauté, l’idée est le lien de l’unité. UNISSEZ-VOUS PAUVRES HOMMES. Donnez-vous du crédit les uns aux autres ; le crédit, la mutualité EST  le capital.”
~ Gustav Landauer, 1911 ~ [citation rajoutée par R71]

Les auteurs discutent de certains des sujets abordés dans ces vidéos (en anglais):

1. David Graeber and David Wengrow: Palaeolithic Politics and Why It Still Matters (13 October 2015) (Vimeo) 

2. David Graeber and David Wengrow: Teach-Out (7 March 2018) (Facebook)

3. David Graeber and David Wengrow: Slavery and Its Rejection Among Foragers on the Pacific Coast of North America: A Case of Schismogenesis? (22 March 2018) (Collège de France)

  1. ‘To Each Age Its Inequality’ by Ian Morris. New York Times, 9 July 2015. See: https://www.nytimes.com/2015/07/10/opinion/to-each-age-its-inequality.html
  2. ‘It’s Good To Have a King’ by Felipe Fernández-Armesto. Wall Street Journal, 10 May 2012. See: https://www.wsj.com/articles/SB10001424052702304363104577389944241796150

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la societe des societes

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Clastres_Préface_Sahlins

On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

le_defi_celtique_aguillerm

Notre page « Anthropologie Politique »

 

Agro-business et Nouvel Ordre Mondial: la fusion Bayer-Monsanto au delà des produits…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologie, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 20 mars 2018 by Résistance 71

… C’est ce qui est en toile de fond du retournement de veste de Nicolas Hulot et les « verts » à la botte du gros business, pour Hulot en l’occurrence via son ex-sponsor Rhône-Poulenc devenu Monsanto via Bayer Crop Science…

~ Résistance 71 ~

A (re)lire notre article du 8 mars courant:
« Quand Hulot rime avec Monsanto »

 

« Une société qui obéirait à une législation émanée d’une académie scientifique, non parce qu’elle en aurait compris elle-même le caractère rationnel, auquel cas l’existence de l’académie deviendrait inutile, mais parce que cette législation, émanant de cette académie, s’imposerait à elle au nom d’une science qu’elle vénérerait sans la comprendre, une telle société serait une société non d’Hommes, mais de brutes. »
~ Michel Bakounine ~

 

Fusion Bayer-Monsanto… bien pire que le glyphosate

 

Les amis de la terre des Landes

 

19 mars 2018

 

Source:

https://www.legrandsoir.info/bayer-monsanto-c-est-bien-plus-et-bien-pire-que-le-glyphosate-et-le-dicamba.html

 

Alors que les méga-fusions de la dernière décennie ont beaucoup attiré l’attention, toute une série d’acquisitions de moindre taille par Bayer et Monsanto sont passées inaperçues, alors qu’elles vont permettre aux deux entreprises d’accroître et de consolider encore leur puissance, grâce aux BANQUES DE DONNÉES NUMÉRIQUES AGRICOLES.

Nous sommes à un moment critique pour nos systèmes alimentaires et agricoles. Si Bayer et Monsanto sont autorisés à finaliser leur projet de fusion de 66 milliards de dollars, les paramètres économiques de l’alimentation, de l’agriculture et de l’environnement vont être profondément modifiés. La compétition dans le domaine agricole ne sera plus jamais la même.

La nouvelle compagnie serait la plus grande compagnie mondiale de semences légumières, la plus grande compagnie mondiale de semences de coton, le plus grand fabricant et vendeur d’herbicides, le plus grand détenteur de droits de propriété intellectuelle et de brevets sur des traits de semences tolérantes à des herbicides et la compagnie qui mène le plus de recherches au monde sur les semences et les traits (génétique) des semences.

Bien que dans le cadre de cette fusion, l’accent ait principalement et à juste titre porté sur les semences, les traits génétiques, et les produits chimiques, un quatrième élément de la transaction, très peu remarqué est essentiel pour comprendre ses conséquences sur l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture : les DONNÉES NUMÉRIQUES.

La nouvelle compagnie sera en position de combiner sa branche base de données avec ses semences, ses traits génétiques et ses produits chimiques pour créer une nouvelle plateforme technologique. Chaque secteur s’imbriquera dans les autres et les soutiendra. Pour Bayer-Monsanto, cette plateforme sera un moyen de renforcer les ventes d’un produit par un autre, même si cet autre produit est de moins bonne qualité ou plus cher qu’un produit similaire fabriqué par un concurrent. C’est potentiellement un moyen de pratiquer une discrimination tarifaire parmi les agriculteurs. C’est aussi un moyen d’intégrer l’ensemble de son activité économique et de dresser ainsi des obstacles à l’innovation ou aux dérangements de la part de la concurrence.

La fusion Bayer-Monsanto va bien au-delà des seuls problèmes posés par le glyphosate et le Dicamba. Le contrôle des grandes bases de données numériques agricoles permet à la méga-entreprise de resserrer encore plus son emprise sur l’agriculture mondiale.

Plusieurs grandes organisations mondiales ont lancé une pétition à destination de la Commissaire européenne, Margrethe Vestager, lui demandant de stopper cette funeste fusion : https://act.wemove.eu/campaigns/non-baysanto

Dossier complet : http://amisdelaterre40.fr/spip/IMG/pdf/bayer_monsanto_trad.pdf

Résistance scientifique: vers une science psychologique quantique d’inspiration nietzschéenne (Patrice Sanchez)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, philosophie, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 2 mars 2018 by Résistance 71

Radicalisons nos pensées, n’entrons pas dans le jeu du nihilisme de ces deux intégrismes mortifères, ces pensées tordues que représentent le fanatisme islamiste et le libéralisme capitalistique …  j’en suis arrivé à l’intuition prégnante que ces âmes errantes qui ont choisi le camp du mal sont destinées à nous pousser à réagir, à nous guider dans les derniers retranchements de nos pensées …  faisons Aîkido selon le principe non violent du désarmement de l’adversaire, l’art du contre-pied de la pensée cette fois-ci, tous ensemble unis pour un chaos créateur dans l’objectif de la libération de nos chaînes mentales et par voie de conséquence, l’émancipation des Hommes de bonne volonté !
~ Patrice Sanchez ~

 

Vers une science psychologique quantique d’inspiration nietzschéenne

« Et le psychologue qui fait de tels sacrifices aura le droit de demander que la psychologie soit de nouveau proclamée reine des sciences, les autres sciences n’existant qu’à cause d’elle, pour la servir et la préparer. Car la psychologie est devenue la voie qui mène aux problèmes fondamentaux. »

Friedrich Nietzsche « Par delà bien et mal »

Lettre ouverte à l’attention de Messieurs Stanislas Dehaene et Olivier Houdé, professeurs de psychologie cognitive.

Messieurs, permettez-moi de vous apporter mon témoignage d’espoir, je tiens à préciser que j’avais fait parvenir à monsieur le ministre Jean-Michel Blanquer, un texte faisant l’éloge de l’apprentissage du jeu d’échecs chez les jeunes, apprentissage qui dans mon cas précis aura été source de renaissance intellectuelle après que j’aie été victime d’une apocalypse cérébrale en 1995.

Je voulais vous faire part de mon odyssée psychologique d’une vingtaine d’années au terme de laquelle j’aurais pris conscience que je pouvais maîtriser mon destin par delà bien et mal.

J’ai relaté récemment mon expérience de vie dans un livre édité aux éditions L’Harmattan : « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra et sous les bons auspices du philosophe Pierre Héber-Suffrin dont je vais reprendre la préface qu’il m’a fait l’amitié d’écrire pour mieux situer l’objet de mon courriel et illustrer mon propos.

« UN HOMME EN GRANDE SANTÉ

Un adolescent inquiet, un jeune adulte que l’angoisse conduit à la dépression, voire au bord de la névrose. Et puis l’horreur… Et puis des mois d’hôpital, de vie confinée, de routine ennuyeuse, de traitements toujours pénibles, parfois atroces… Et puis… et puis au bout du compte une sérénité baignée d’humour, une joie de vivre, un amour de la vie, non pas malgré un lourd handicap, mais – je crois vraiment pouvoir le dire – grâce à un lourd handicap.

Nietzsche l’appelle « grande santé », « cette santé débordante » qui, loin d’exclure la souffrance « se plaît à recourir à la maladie elle-même » ; cette santé qui sait faire de toute souffrance, physique et morale, un moyen de se dépasser soi-même, un instrument pour vivre plus, plus intensément, pour être plus puissant ; cette santé qui sait aussi faire de la maladie une occasion de penser, car – c’est encore Nietzsche qui l’explique – « la maladie [… offre] l’obligation absolue du repos, du désœuvrement, de l’attente et de la patience… Mais qu’est-ce tout cela, sinon penser ! ».

C’est parce qu’il fréquentait la pensée de Nietzsche que Patrice Sanchez m’a rencontré, comme il le raconte. Et c’est parce que j’ai trouvé dans son manuscrit plus qu’une illustration, une réalisation concrète, vécue de cette « grande santé » nietzschéenne que j’ai poussé Patrice à parfaire un peu son écrit pour faire éditer cette preuve, ce témoignage.

Preuve : preuve qui confirme – la vie de Nietzsche l’avait déjà établi – que ces idées ne sont pas simples élucubrations d’intellectuel.

Témoignage : témoignage qui ne se limite pas à rapporter des faits, mais qui est en même temps encouragement et qui n’est pas seulement encouragement, mais leçon ; disons, pour finir sur un de ces oxymorons qui plaisent tant à Patrice, témoignage qui est leçon de morale nietzschéenne.

Pierre Héber-Suffrin – Philosophe spécialiste de Nietzsche ».

J’avais été conditionné bien malgré moi depuis mon adolescence dans l’attente de crises d’épilepsie plus ou moins violentes et ce conditionnement mâtiné de fatalisme face à l’injustice de mon destin était allé crescendo en intensité dramatique avec la naissance de ma tragédie en devenir en 1990 et son diagnostic terrifiant de « l’absolument volumineux angiome » situé dans la partie gauche de mon cerveau, cette épée de Damoclès inopérable logée dans le sillon de Rolando qui attendait son heure pour accomplir son œuvre dévastatrice et irréversible.

La propédeutique rêvée pour le futur navigateur de l’apocalypse cérébrale en somme !

Passée ma très longue et douloureuse période d’hospitalisation, je n’avais eu d’autre alternative que de me battre et de me mettre en quête de sens pour tenter de comprendre la psychologie humaine si fascinante et pour le moins ô combien déconcertante.

Ma soif inextinguible de connaissances m’aura rapidement permis d’appréhender la discipline philosophique et plus particulièrement, la psychologie nietzschéenne, je me serai découvert une extrême proximité avec ce sémaphore de la pensée occidentale, il m’aura aidé à faire le point, à m’accepter avec mon nouveau corps, à surmonter mes appréhension et progressivement, je serai revenu dans le monde des vivants pour au final, dire définitivement oui à la vie !

J’avais poussé plus avant mes investigations avec les travaux de Carl Gustav Jung sur l’inconscient collectif et les synchronicités, et de fil en aiguille, j’en étais arrivé à avoir une approche de la physique quantique avec le monde merveilleux des particules élémentaires qui aura radicalement bouleversé ma perception de l’existence. Cette psychologie des profondeurs, “ ce cerveau universel ”, transposés à l’approche de l’étude de l’univers quantique m’aura fait prendre conscience de notre nature spirituelle individuelle et collective.

J’en suis arrivé au constat vécu, à l’expérimentation ressentie dans ma chair et dans mon âme que notre monde obéit à des principes moraux et éthiques qui font appel au bien et à l’amour, et que notre nature profonde ne fait pas exception à cette règle, il suffit de constater les bébés et les jeunes enfants vierges de toutes pensées malfaisantes !

Progressivement, j’aurai assimilé le principe de dualité qui est en chacun de nous avec le problème central de l’égo qui parasite notre mental.

Je n’avais eu d’autre choix que de radicaliser ma pensée à l’extrême, me délestant du contingent pour me recentrer sur l’essentiel et ainsi, ne penser qu’à faire le bien auprès de mon entourage … en un mot comme en cent, adopter l’aphorisme d’Albert Camus qui disait : “ La générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. ”

Grâce à ce principe de vie et à mon lâcher prise, à mon éthique et ma morale indéfectibles associés à ma compréhension holistique du monde, j’aurai progressivement pris conscience que je pouvais maîtriser ma destinée.

Ce cercle vertueux de pensée s’alimentant automatiquement, ma prise de conscience humaniste s’est accrue à un point tel que j’ai changé radicalement de régime alimentaire grâce à Pollux, mon Fox terrier objecteur de conscience végétarienne ; tant et si bien que depuis quelques années, j’ai adopté ce principe universel comme religion, ma religion des particules élémentaires qui me fait clamer : Par delà toute croyances ou irréligion, aimons-nous et entraidons-nous les uns les autres, nos particules élémentaires associées à nos pensées éthiques et morales n’auront pas fini de nous étonner et de nous émerveiller.

Cette compréhension supérieure, cet éveil de conscience sur le fait indubitable que nous sommes tous inter-reliés par le monde quantique, cet univers des particules élémentaires si bienveillant lorsqu’il est associé à nos pensées éthiques et morales, ce monde de l’infiniment petit créateur de réalité qui nous permettrait d’être reliés et connectés à la mémoire de l’humanité et de l’univers, à ce champ Akashique si cher aux anciennes traditions et prouvé par les physiciens quantiques, cette prise de conscience universelle donc, nous permettrait de relativiser en inhibant automatiquement nos égos et nous ferait enfin réaliser que nous pourrions reprendre en main nos destinées individuelles et par voie de conséquence collectives.

Un battement d’ailes de papillon, une ascension de conscience universelle de l’humanité et le monde s’en retrouverait tourneboulé… nous assisterions à n’en point douter à une libération d’énergies inimaginable !

L’histoire nous a appris que les Hommes ont réussi à se transcender dans les périodes de crises extrêmes, le temps est venu de prendre conscience que nous sommes tous inter-reliés, interdépendants, pour ne former qu’une seule et même communauté, la communauté des Humains pensant avec leurs cœurs et leurs intuitions…

En attendant qu’un jour prochain nous voyions les Hommes réussir à activer leurs cerveaux quantiques, je me plais à imaginer une communauté de chercheurs solitaires tout dévoués à l’émancipation de l’humanité … cependant, j’en suis arrivé à l’intuition prégnante que l’ère du matérialisme est un passage obligé destiné à Nous faire rebondir collectivement pour qu’enfin, Nous devenions pleinement Humains, rien qu’Humains.

« Il faut que nous soyons de ceux qui apprennent et découvrent le mieux tout ce qui est loi et nécessité dans le monde : il faut que nous soyons physiciens, […] c’est pourquoi : vive la physique ».

Friedrich Nietzsche “ Le gai savoir ”

Je vous prie de croire, Messieurs, en l’expression de mes respectueuses salutations.

Patrice Sanchez

Texte de présentation de ma pensée psychologique holistique ci-dessous !

https://www.legrandsoir.info/le-pacte-de-la-course-a-l-echalote-et-a-l-oignon.html

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: quand un ancien gourou de Facebook dit: « Ma décision est de ne pas utiliser cette merde »…

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L’actualité déconcertante de la pensée de Michel Bakounine, tirée de son texte posthume « Dieu et l’État », recueil d’écrits publié par ses amis Carlo Cafiero et Élisée Reclus en 1882 soient 6 ans après sa mort. Analysez la pensée de Bakounine après la lecture du texte de Henderson que nous avons traduit ci-dessous (et vice versa) et observez ce qu’il se passe autour de vous dans le rapport de l’Homo imbecilus moderne avec ses gadgets électroniques. « Etonnant non ?… » dirait le professeur Cyclopède…
~ Résistance 71 ~

« Un corps scientifique auquel on aurait confié le gouvernement de la société finirait par bientôt ne plus s’occuper du tout de science, mais d’une toute autre affaire, l’affaire de tous les pouvoirs établis serait de s’éterniser en rendant la société confiée à ses soins toujours plus stupide et par conséquent toujours plus nécessiteuse de son gouvernement et de sa direction. »

« Je ne reconnais point d’autorité infaillible, même dans les questions toutes spéciales ; par conséquent, quelque respect que je puisse avoir pour l’honnêteté et la sincérité de tel ou tel autre individu, je n’ai de foi absolue en personne. Une telle foi serait fatale à ma raison, à ma liberté et au succès de mes entreprises ; elle me transformerait immédiatement en un esclave stupide et un instrument de la volonté et des intérêts d’autrui… »
~ Michel Bakounine ~

 

L’addiction technologique et l’agenda du Nouvel Ordre Mondial

 

Dean Henderson

 

8 janvier 2018

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/01/09/tech-addiction-the-illuminati-agenda/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une lettre ouverte récente, les deux plus grands investisseurs d’Apple, Jana Partners et le California State Teacher’s Retirement System ont appelé le géant de la technologie à sérieusement regarder et analyser en quoi l’augmentation du temps passé devant les écrans affectent et enchaînent les enfants à la technologie électronique.

La lettre dit: “Apple peut jouer un rôle important en signalant à l’industrie de prêter particulièrement attention à la santé et au développement de la prochaine génération de nos enfants et que ceci est une bonne pratique affairiste et la chose correcte à faire.”

Tandis qu’une poignée de commentateurs, moi compris (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2016/07/13/the-internet-psyop-the-coming-collapse/) ont averti contre les dangers d’un monde opérant en mode de “réalité accrue”, cette lettre pourrait-elle être une sonnette d’alarme pour un saut quantique de conscience sociétale en ce qui concerne les dangers de l’addiction technologique sur une très grande échelle ?

Espérons-le.

Avec le CERN qui ouvre la boîte de Pandore dans sa quête arrogante de la “particule de dieu” et les antennes émettrices/réceptrices toujours plus puissantes de notre téléphonie mobile émettant la matière noire générée par le CERN et les appareils démoniaques à “reconnaissance faciale” aux mains de presque chaque américain, enfant et adulte de manière indifférenciée, nous sommes maintenant à une croisée des chemins spirituelle sur cette planète Terre.

La programmation illuminati à la fois sur les télévisions et sur internet, sort au grand jour. La fin de la toute dernière publicité pour la chaîne de Fastfood Taco Bell contient l’admission tacite de l’existence des sociétés secrètes.

Le 13 novembre dernier, la Food and Drug Administration (NdT: FDA, l’organisme américain régissant l’agro-alimentaire, la nourriture et les médicaments – “drugs” en anglais…) a approuvé le premier médicament sous prescription contenant un micro-processeur.  Abilify MyCite contient un “système de traçage d’ingestion numérique”, qui va enregistrer si le patient a pris ou non son médicament.

La fin de partie pour les oligarques est proche et la technologie est leur fer de lance. Ironiquement, c’est le disCERNement qui devient très important alors que les médias de l’oligarchie montent d’un cran dans le mensonge et la déception et brouillent les cartes de qui sont les anges et qui sont les démons.

Les médias sociaux sont leur endroit privilégié.

En novembre dernier, l’ancien président de Facebook, Sean Parker, a demandé au sujet des plateformes de médias sociaux: “Quel effet cela a t’il sur les cerveaux de nos enfants ?”

Un ancien top exécutif de Facebook Chamath Palihapitiya a parlé de la solution évidente: “Je peux contrôler ma décision, qui est en fait de na pas utiliser cette merde.” Ceux qui choisissent de rester accrocs à leur portable et autres instruments électroniques, tablettes, agissent comme conducteurs électriques pour un portail démoniaque de foule prône au lynchage et qui ne fait qu’apporter mensonge, haine, division, mort et destruction sur cette planète.

Ceux qui choisissent de retourner parler aux animaux, aux arbres, au ciel et à la terre-mère vont voir le mensonge ambiant et vont chercher à réunifier les gens pour devenir les ennemis de l’état satanique.

C’est assez simple en fait. et c’est précisément là où on peut trouver dieu/la Nature…

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Comprendre et agir:

Manifeste de la societe des societes

Que faire ?