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Information et Nouvel Ordre Mondial: Wikileaks, Assange, Mueller et la Russie… (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 juillet 2018 by Résistance 71


Cybersécurité, propagande et N.O.M

 

Renseignement, Wikileaks, Mueller et la Russie

 

Gordon Duff (Veterans Today)

 

14 juillet 2018

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2018/07/14/intel-drop-wikileaks-mueller-and-russia/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

VT a reconnu Wikileaks en 2009 comme étant un organe du renseignement israélien. Nous sommes remontés à l’origine de l’entrainement israélien d’Assange, ainsi que d’autres personnes dans le monde faux des médias qui ont séjourné en Israël pour suivre un entrainement approprié. Pour Assange tout a commencé avec le TOR Project, portail pour les pornographes et les réseaux de traffic pédophiles.

Assange est la clef. Sans la Russie blanchissant ses hacks au travers de Wikileaks ou du moins une partie d’entre eux, il y aurait eu des centaines de membres du parti républicain (GOP) et de ses candidats qui auraient été exposés comme criminels pour avoir reçu en toute connaissance de cause, des informations volées et auraient été complices de crimes cybernétiques, de conspiration et plus encore.

Assange a couvert environ les 2/3 de ces gens.

Wikileaks est une “blanchisserie” pour deux choses principales: l’une est la véritable info qu’Israël et les agents de la GRU (d’après-nous) contrôlés par les services israéliens en Russie ont effectivement hacké pour cibler les ennemis collectifs des oligarques sépharades qu’ils servent, ces “chefs kapos” sous les cartels Kuhn-Loeb-Rockefeller-Rothschild-Warburg-Schiff-Bush, qui remontent aux temps moyen-âgeux de Venise et de Gêne.

Ces noms qui résonnent allemand ou hollandais furent empruntés aux XVIIème et XVIIIème siècles lorsque les banksters, virés d’Espagne et de Grande-Bretagne, prirent possession du Saint Empire Romain et de la Ligue Hanséatique.

Ah mais je digresse, revenons à Wikileaks ou à un autre clone du Mossad: “Anonymous”. Celui-là est sorti de la route. C’était juste une mascarade, avec des masques rigolos et tout le toutim. Si on lit de fait les actes de mise en accusation de Mueller sur les 12/13 agents russes, vous pouvez constater comment il est facile pour pour les organisations de cybersécurité de résoudre des problèmes. Mueller a été capable de pénétrer le système de la GRU à Moscou, d’avoir accès à leurs archives de recherche, il a hacké leurs téléphones, il a tout pris. Quiconque lit ce que Mueller a sur eux devrait avoir peur.

Alors pourquoi personne n’a t’il regardé de près Wikileaks et Anonymous ? Ces organisations pourraient être démantelées en quelques minutes. Mieux, regardons Assange. Il n’est soumis à aucune enquête officielle mis à part cette “affaire” suédoise, ce pauvre homo Assange accusé d’avoir violé deux suédoises qui auraient tout aussi bien lui mettre une danse.

Quiconque a déjà été en Suède ou sait comme se passe les choses là-bas dans le “monde du rendez-vous amoureux”, trouve l’histoire d’Assange risible. Trump a été accusé de choses mille fois pires et elles ont toutes été résolues par des pots-de-vin ou des menaces et vous venez me dire que les sponsors très publics d’Assange de la famille Rothschild, l’ayant hébergé pendant des années avant même qu’il ne se retrouve soi-disant caché, ne peuvent pas se payer, lui payer un avocat bon marché ? Quel est le tarif habituel pour faire taire quelqu’un qui a été violé lors d’un rendez-vous par un mignon ? Peut-être devriez-vous demander à Trump ?…

Qu’est-ce que fait d’autre Assange, lorsqu’il ne saute pas d’une propriété à l’autre de ses sponsors, comme il l’a fait de manière si publique avant de soi-disant finir dans l’ambassade d’Équateur à Londres ? (Notez bien que ce pays est facilement tourmenté par les potes des grosses banques d’Assange, ses potes bien publics des grosses banques, si vous ne savez pas cela alors c’est que vous n’avez pas bien fait attention au déroulement des choses…)

Rappelez-vous toujours une chose: Assange est une grande partie de la couverture mise en place pour les attentats du 11 septembre, un énorme ennemi de la Syrie, de l’Irak, du Pakistan, de l’Iran et qui n’a jamais fuité un mot de travers contre non seulement Israël mais aussi contre des nations ou sources ne pipant mot contre Israël. Alors qu’Israël est le de facto trou du cul du monde, être impliqué dans la “fuite d’info” ou la “liberté de la presse” et ne rien dire contre Israël est un peu vendre la mèche.

Regardez, observez les organisations médiatiques qui relaient les informations de Wikileaks ou prennent la défense d’Assange. Ce sont toutes des agents israéliens.

Regardons à deux fois l’une des opérations de Wikileaks.

Stratfor est située à Austin, Texas et apprend-on partage beaucoup avec InfoWars (NdT: d’Alex Jones, lui aussi basé à Austin, tiens, tiens…), une autre organisation que nos reconnaissons être au service du renseignement israélien. Il y a de véritables organisations privées de sécurité qui opèrent dans le monde, j’ai quelque expérience en ce domaine. En plus du renseignement humain, elles opèrent aussi les satellites autour de la Terre et d’autres plateformes de surveillance ; elles sont profondément en parallèle des opérations de la NSA. Je suis plus que simplement familier avec ces choses.

Quoi qu’il en soit, Stratfor n’est pas si robuste. En fait ils ont été débusqués à plusieurs reprises pour n’avoir pas été si substantiels que cela, jusqu’à ce qu’ils soient “hackés” par Wikileaks/Anonymous.

L’info “hackée” de chez eux devient soudainement “information de première importance”, d’après nos sources, tout a été fabriqué pour embarrasser ou endommager toute menace perçus à l’élite dirigeante d’Israël.

Voilà ce qu’est le “blanchiment” de renseignement

Dans des cas comme cette élection truquée de 2016 (NdT: celle de Trump), maintenant prouvée pour ceux qui savent lire un acte légal d’accusation, Wikileaks fut utilisé pour fournir des informations à la presse sous contrôle israélien afin d’intimider les enquêteurs.

Une fois que le nom de la franchise Wikileaks est mentionné, ainsi que le mythe Assange, alors les petites chéries des médias se mettent en branle.

Ce qui est particulièrement étrange au sujet de Wikileaks est qu’il n’y a jamais vraiment eu de “groupe de hackers” réunis sous l’étiquette Wikileaks, mais aussi que personne en faisant partie n’a jamais été soumis à aucune enquête que ce soit et encore moins inculpé de quoi que ce soit (NdT: Manning étant un cas à part, il fallait se débarrasser de quelqu’un de gênant, de plus il était un informateur et pas membre de Wikileaks per se)

Assange n’est pas recherché aux Etats-Unis, il n’a pas non plus été le sujet d’une mise en accusation secrète, rapportée par… attendez un peu… par InfoWars. Le ministère de la justice américain a confirmé qu’InfoWars avait inventé cet mise en accusation et que Wikileaks n’est en rien recherché, en fait Wikileaks est un organe clef des opérations de contrôle d’Israël sur la presse et les médias américains.

Nous commençons ici parce que sans exposer Wikileaks comme une opération d’espionnage gérée par des gouvernements, une affirmation qui avait été faite par Zbigniew Brzezinski il y a bien longtemps, Mueller n’atteindra jamais les véritables coupables. (NdT: est-ce le but de Mueller ?…)

Mais alors, à qui faire confiance ? Devons nous croire Mueller (NdT: Robert Mueller ex patron du FBI et maintenant conseiller spécial du ministère de la justice US pour la supervision de l’enquête du piratage de données du DNC) simplement parce que les journaux et toute la pourriture humaine siégeant au congrès des Etats-Unis nous dit qu’il est en mission pour abattre Trump ?

Est-ce que tout cela est aussi faux ? Nous attendons.

Ensuite nous avons toutes ces longues années de Poutine léchant le cul de Netanyahou et le laissant bombarder la Syrie à volonté alors que la Russie pourrait y mettre fin en quelques secondes. Comme si personne ne le remarquait…

MAJ du 17 juillet 2018 par R71: Après la rencontre Trump-Poutine d’Helsinki, Trump déclare: « Poutine est un fan de Bibi [Netanyahou], il l’a toujours beaucoup soutenu… »]

C’est une des choses qui donne aux mises en accusation de la Russie par Mueller un petit parfum de vérité. Retournons en Grande-Bretagne durant les années Bush, quand l’organisation de Rupert Murdoch le magnat de la presse, qui fait façade pour Wikileaks et bien sûr gère Fox News / Hannity et la machine de propagande que beaucoup disent gérer Trump, fut cité dans le scandale des “écoutes téléphoniques”. Pourquoi ceci ne fut-il pas appelé “écoutes illégales” ? Il faut bien comprendre que ce furent les lignes téléphoniques des antennes spéciales de Grande-Bretagne du MI6 (renseignement extérieur) et MI5 (contre-espionnage) ainsi que des dégénérés de la famille royale qui furent sur écoute, “hackées” et enregistrées.

Derrière tout cela se trouvait l’énorme réseau pédophile qui gère et dirige la Grande-Bretagne. Tout fut fait pour étouffer les enquêtes sur le modèle d’affaire d’israël, chantage et menace et de son contrôle constricteur sur la Grande-Bretagne.

Là encore, ils jettent aux chiens le moribond Lord Janner et l’autre pédophile de Jimmy Savile.

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Notre dossier sur Wikileaks

Notre dossier sur Julian Assange

En décembre 2010 nous publiions cet article « Media et propagande: l’énigme Wikileaks » ou  nous nous demandions déjà (il y a 8 ans..9 si Wikileaks était bien ce qu’il prétendait être…

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Pierre Joseph Proudhon: 3 textes essentiels en format pdf

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Résistance 71

 

16 juillet 2018

 

Mis en page par Jo de JBL1960, voici 3 textes essentiels de PJ Proudhon, un des pères fondateurs de la pensée anarchiste moderne, qui a inspiré Marx entre autre.

Chronologiquement il est le premier d’une trilogie l’associant aux pensées et actions de Michel Bakounine et Pierre Kropotkine.

A lire tranquille pendant les vacances d’été.. Bonne lecture !

 

Du_Principe_Federatif_Proudhon

Proudhon-du-principe-dautorite-et-les-malthusiens

Proudhon_Quest_ce_que_la_propriete

 

Résistance politique: La décomposition des États (Pierre Kropotkine)

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La décomposition des états

 

Pierre Kropotkine

“Le révolté”, avril 1879, republié en 1903

 

Si la situation économique de l’Europe se résume par ces mots : chaos industriel et commercial et faillite de la production capitaliste, — la situation politique se caractérise par ceux-ci : décomposition galopante et faillite prochaine des États.

Parcourez-les tous, depuis l’autocratie gendarmesque de la Russie jusqu’à l’oligarchie bourgeoise de la Suisse, vous n’en trouverez pas un seul (à l’exclusion, peut-être, de la Suède et de la Norvège) qui ne marche pas à course accélérée vers la décomposition, et par suite, vers la révolution.

Vieillards impuissants, la peau ridée et les pieds chancelants, rongés de maladies constitutionnelles, incapables de s’assimiler les flots d’idées nouvelles, ils gaspillent le peu de forces qui leur restent, ils vivent aux dépens de leurs années déjà comptées, et ils accélèrent encore leur chute en s’entre-déchirant comme de vieilles grogneuses.

Une maladie incurable les ronge tous : c’est la maladie de la vieillesse, du déclin. L’État, cette organisation dans laquelle on laisse entre les mains de quelques-uns la gestion en bloc de toutes les affaires de tous, cette forme de l’organisation humaine a fait son temps. L’humanité élabore déjà de nouveaux modes de groupement.

Après avoir atteint leur point culminant au dix-huitième siècle, les vieux États de l’Europe sont entrés aujourd’hui dans leur phase descendante ; ils tombent en décrépitude. Les peuples, — surtout ceux de race latine, — aspirent déjà à la démolition de ce pouvoir qui ne fait qu’empêcher leur libre développement. Ils veulent l’autonomie des provinces, des communes, des groupements ouvriers liés entre eux, non plus par un pouvoir qui s’impose, mais par les liens des engagements mutuels, librement consentis.

C’est la phase historique dans laquelle nous entrons ; rien ne saurait en empêcher la réalisation.

Si les classes dirigeantes pouvaient avoir le sentiment de la position, certes, elles s’empresseraient de marcher au-devant de ces aspirations. Mais, vieillies dans les traditions, sans autre culte que celui de la grosse bourse, elles s’opposent de toutes leurs forces à ce nouveau courant d’idées. Et, fatalement, elles nous mènent vers une commotion violente. Les aspirations de l’humanité se feront jour, — mais au grondement du canon, à la crépitation de la mitrailleuse, à la lueur des incendies.

Lorsque, après la chute des institutions du moyen âge, les États naissants faisaient leur apparition en Europe et s’affermissaient, s’agrandissaient par la conquête, par la ruse, par l’assassinat, — ils ne s’ingéraient encore que dans un petit cercle des affaires humaines.

Aujourd’hui, l’État est parvenu à s’immiscer dans toutes les manifestations de notre vie. Du berceau à la tombe, il nous étrangle dans ses bras. Tantôt comme État central, tantôt comme État-province ou canton, tantôt comme État-commune, il nous poursuit à chaque pas, il apparaît à chaque coin de rue, il nous impose, nous tient, nous harcèle.

Il légifère sur toutes nos actions. Il accumule des montagnes de lois et d’ordonnances dans lesquelles l’avocat le plus malin ne sait plus se retrouver. Il crée chaque jour de nouveaux rouages qu’il adapte gauchement à la vieille patraque rhabillée, et il en arrive à créer une machine si compliquée, si bâtarde, si obstructive, qu’elle révolte ceux-là même qui se chargent de la faire marcher.

Il crée une armée d’employés, d’araignées aux doigts crochus, qui ne connaissent l’univers qu’à travers les sales vitres de leurs bureaux, ou par leurs paperasses au grimoire absurde ; — une bande noire qui n’a qu’une religion, — celle de l’écu, qu’un souci, celui de se raccrocher à un parti quelconque, noir, violet ou blanc, afin qu’il garantisse un maximum d’appointements pour un minimum de travail.

Les résultats, — nous ne les connaissons que trop. Y a-t-il une seule branche de l’activité de l’État qui ne révolte ceux qui, malheureusement, ont à faire avec elle ? Une seule branche, dans laquelle l’État, après des siècles d’existence et de replâtrages, n’ait pas fait preuve de complète incapacité ?

Les sommes immenses et toujours croissantes que les États prélèvent sur les peuples ne leur suffisent jamais. L’État existe toujours aux dépens des générations futures ; il s’endette et partout il marche vers la ruine.

Les dettes publiques des États de l’Europe ont déjà atteint le chiffre immense, incroyable, de plus de cent milliards, cent mille millions de francs ! [Note de R71: Kropotkine écrivait cela il y a 115 ans !!…] Si toutes les recettes des États étaient employées, jusqu’au dernier sou, pour couvrir ces dettes, elles ne suffiraient pas à les couvrir d’ici à quinze ans. Mais, loin de diminuer, ces dettes augmentent tous les jours. C’est dans la force des choses que les besoins des États dépassent toujours leurs moyens. L’État, forcément, cherche à étendre ses attributions ; chaque parti au pouvoir est obligé de créer de nouveaux emplois pour ses clients : c’est fatal.

Donc, les déficits et les dettes publiques vont et iront encore en croissant, même en temps de paix. Mais qu’il arrive une guerre quelconque, et immédiatement les dettes des États augmentent dans une proportion immense. C’est à n’en pas finir ; impossible de sortir de ce dédale.

Les États marchent à toute vapeur vers la ruine, la banqueroute ; et le jour n’est pas loin où les peuples, las de payer annuellement quatre milliards d’intérêts aux banquiers, prononceront la faillite des États et enverront ces banquiers bêcher la terre s’ils ont faim.

Qui dit « État » nécessairement dit « guerre ». L’État cherche et doit chercher à être fort, plus fort que ses voisins ; sinon, il sera un jouet dans leurs mains. Il cherche forcément à affaiblir, à appauvrir d’autres États pour leur imposer sa loi, sa politique, ses traités de commerce, pour s’enrichir à leurs dépens. La lutte pour la prépondérance, qui est la base de l’organisation économique bourgeoise, est aussi la base de l’organisation politique. C’est pourquoi la guerre est devenue aujourd’hui la condition normale de l’Europe. Guerres prusso-danoise, prusso-autrichienne, franco-prussienne, guerre d’Orient, guerre en Afghanistan se succèdent sans interruption. De nouvelles guerres se préparent ; la Russie, l’Angleterre, la Prusse, le Danemark, sont prêts à déchaîner leurs armées et, sous peu, elles vont en venir aux mains. On a déjà des causes de guerre pour trente ans.

Or, la guerre, — c’est le chômage, la crise, les impôts croissant, les dettes accumulées. Plus que ça. Chaque guerre est un échec moral pour les États. Après chaque guerre, les peuples s’aperçoivent que l’État fait preuve d’incapacité, même dans son attribution principale ; à peine sait-il organiser la défense du territoire ; même victorieux, il subit un échec. Voyez seulement la fermentation des idées qui est née de la guerre de 1871, aussi bien en Allemagne qu’en France ; voyez le mécontentement soulevé en Russie par la guerre d’Orient.

Les guerres et les armements tuent les États ; ils accélèrent leur faillite morale et économique. Encore une ou deux grandes guerres, ils donneront le coup de grâce à ces machines détraquées.

À côté de la guerre extérieure, — la guerre intérieure.

Accepté par les peuples à la condition d’être le défenseur de tous et surtout des faibles contre les forts, l’État aujourd’hui est devenu la forteresse des riches contre les exploités, du propriétaire contre le prolétaire.

À quoi sert-elle, cette immense machine que nous nommons État ? — Est-ce à empêcher l’exploitation de l’ouvrier par le capitaliste, du paysan par le rentier ? Est-ce à nous assurer le travail ? à nous défendre de l’usurier ? à nous fournir la nourriture lorsque la femme n’a que de l’eau pour apaiser l’enfant qui pleure à son sein tari ?

Non, mille fois non ! L’État, — c’est la protection de l’exploitation, de la spéculation, de la propriété privée, — produit de la spoliation. Le prolétaire, qui n’a que ses bras pour fortune, n’a rien à attendre de l’État ; il n’y trouvera qu’une organisation faite pour empêcher à tout prix son émancipation.

Tout pour le propriétaire fainéant, tout contre le prolétaire travailleur : l’instruction bourgeoise qui dès le bas âge corrompt l’enfant, en lui inculquant les préjugés anti-égalitaires ; l’Église qui trouble le cerveau de la femme ; la loi qui empêche l’échange des idées de solidarité et d’égalité ; l’argent, au besoin, pour corrompre celui qui se fait un apôtre de la solidarité des travailleurs ; la prison et la mitraille à discrétion pour fermer la bouche à ceux qui ne se laissent pas corrompre. Voilà l’État.

Cela durera-t-il ? Cela peut-il durer ? Évidemment non. Une classe entière de l’humanité, celle qui produit tout, ne peut pas toujours soutenir une organisation établie spécialement contre elle. Partout, — sous la brutalité russe comme sous l’hypocrisie gambettiste, — le peuple mécontent se révolte. L’histoire de nos jours, c’est l’histoire de la lutte des gouvernants privilégiés contre les aspirations égalitaires des peuples.

Cette lutte fait la principale préoccupation des gouvernants ; elle dicte leurs actes. Ce ne sont pas des principes, des considérations de bien public qui déterminent aujourd’hui l’apparition de telle loi ou de tel acte gouvernemental ; ce ne sont que des considérations de la lutte contre le peuple, pour la conservation du privilège.

Seule, cette lutte suffirait pour ébranler la plus forte organisation politique. Mais, lorsqu’elle s’opère dans des États qui marchent déjà, par suite de la fatalité historique, vers le déclin ; lorsque ces États roulent à toute vapeur vers la ruine et se déchirent, par-dessus le marché, les uns les autres ; lorsque, enfin, l’État tout-puissant se rend odieux à ceux même qu’il protège, — lorsque tant de causes concourent vers un but unique, alors l’issue de la lutte ne peut être mise en doute. Le peuple, qui est la force, aura raison de ses oppresseurs ; la chute des États ne devient plus qu’une question de peu de temps, et le philosophe le plus tranquille entrevoit les lueurs d’une grande révolution qui s’annonce.

Note de R71: L’État a montré sa sale tête il y a un peu plus de 5000 ans, Kropotkine écrivait ces lignes il y a 115 ans, peu de chose en regard de l’histoire de l’humanité vieille de 1,8 millions d’années. Depuis la fin de la première guerre mondiale, la société humaine est entrée dans la phase d’effondrement inhérente à ce système mortifère. Nous en vivons les derniers moments qui pourront encore durer quelques décennies, bon nombre d’entre nous verront les débuts du commencement de la fin et le début de l’éveil planétaire des peuples.
Aucune armée ne peut résister à une Idée dont l’heure est venue, disait en substance Victor Hugo, la révolution sociale balaiera tout et établira enfin la société des sociétés que l’humanité attend depuis bien trop longtemps.

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Lectures complémentaires:

La_Conquête_du_Pain_Kropotkine

Manifeste pour la Société des Sociétés

champs-usines-et-ateliers-par-pierre-kropotkine-1910

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Que faire ?

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

kropotkine_science-etat-et-societé

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

le-prince-de-levolution-Dugatkin

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Nouvel Ordre Mondial: Les 8 familles du cartel banquier transnational… Origine et fonctionnement (vidéo entretien Dean Henderson)

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La City de Londres, « Couronne »

 

Résistance 71

 

10 juillet 2018

 

Excellent entretien de Dean Henderson avec Zain Khan (media alternatif du journaliste écrivain hôte de Zain Khan Live ex-Tactical Talks, Khan est un transfuge des merdias de masse) sur les huit familles du cartel banquier, de leur origine à leur mode de contrôle du système de gouvernance mondial.

Vidéo (en anglais avec sous-titrage), durée: 22 minutes:

 

 

Lectures complémentaires:

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Les huit familles derrière le cartel banquier transnational

Manifeste pour la Société des Sociétés

Que faire ?

Sutton_Wall_Street_et_la_montée_d’Hitler

Sutton_Wall-Street_et_la_Révolution_Bolchévique

 

Résistance politique: « Du Principe Fédératif » Pierre Joseph Proudhon (version PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, documentaire, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 10 juillet 2018 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

10 juillet 2018

 

Jo de JBL1960 nous propose un très bon pdf du grand classique de Pierre Joseph Proudhon publié en 1863 « Du Principe Fédératif ».

Si nous pensons que Proudhon n’avait pas été assez loin dans sa vision politique d’une société nouvelle, il n’en resta pas moins vrai que cet ouvrage à (re)lire et diffuser sans aucune modération, est une très bonne introduction à la voie de la « société des sociétés ».

PDF

Du_Principe_Federatif_Proudhon

3 textes essentiels de Proudhon en pdf

 

Résistance politique: Bakounine sur la liberté

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 9 juillet 2018 by Résistance 71

 

Sur la liberté

 

Michel Bakounine
1871

 

Texte repris en grande partie par Reclus et Cafiero pour la publication en 1889 de la compilation de “Dieu et l’État” après la mort de Bakounine.

L’idée de liberté près les libéraux

Les doctrinaires libéraux, au moins ceux parmi eux qui prennent les théories libérales au sérieux, partent du principe de la liberté individuelle, se posent tout d’abord, comme on sait, en adversaires de celui de l’Etat. Ce sont eux qui ont dit les premiers que le gouvernement, c’est-à-dire le corps des fonctionnaires organisé d’une manière ou d’une autre et chargé spécialement d’exercer l’action de l’Etat, était un mal nécessaire, et que toute la civilisation consistait en ceci, d’en diminuer toujours davantage les attributs et les droits. Pourtant nous voyons, qu’en pratique, toutes les fois que l’existence de l’Etat est mise sérieusement en question, les libéraux doctrinaires se montrent des partisans non moins fanatiques du droit absolu de l’Etat que les absolutistes monarchiques et jacobins.

Leur culte quand même de l’Etat, en apparence du moins si complètement opposé à leurs maximes libérales, s’explique de deux manières: d’abord pratiquement par les intérêts de leur classe, l’immense majorité des libéraux doctrinaires appartenant à la bourgeoisie. Cette classe si nombreuse et si respectable ne demanderait pas mieux que de s’accorder à elle-même le droit ou privilège de la plus complète anarchie; toute son économie sociale, la base réelle de son existence politique, n’a d’autre loi, on le sait, que cette anarchie exprimée dans ces mots devenus si célèbres: “Laissez faire et laissez passer”, elle n’aime cette anarchie que pour elle-même et à condition seulement que les masses “trop ignorantes pour en jouir sans en abuser” restent soumises à la plus sévère discipline de l’Etat. Car si les masses, fatiguées de travailler pour autrui, allaient s’insurger, toute l’existence politique et sociale de la bourgeoisie croulerait. Aussi voyons-nous partout et toujours que, quand la masse des travailleurs se remue, les libéraux bourgeois les plus exaltés, redeviennent immédiatement des partisans forcenés de l’omnipotence de l’Etat. Et comme l’agitation des masses populaires devient aujourd’hui un mal croissant et chronique, nous voyons les bourgeois libéraux, même dans les pays les plus libres, se convertir de plus en plus au culte du pouvoir absolu.

A côté de cette raison pratique, il y en a une autre de nature toute théorique et qui force également les libéraux les plus sincères à revenir toujours au culte de l’Etat. Ils sont et s’appellent libéraux parce qu’ils prennent la liberté individuelle pour base et pour point de départ de leur théorie, et c’est précisément parce qu’ils ont ce point de départ ou cette base qu’ils doivent arriver, par une fatale conséquence, à la reconnaissance du droit absolu de l’Etat.

La liberté individuelle n’est point, selon eux, une création, un produit historique de la société. Ils prétendent qu’elle est antérieure à toute société, et que tout être humain l’apporte en naissant, avec son âme immortelle, comme un don divin. D’où il résulte que l’être humain est quelque chose, qu’il n’est même complètement lui-même, un être entier et en quelque sorte absolu qu’en dehors de la société. Etant libre lui-même antérieurement et en dehors de la société, il forme nécessairement cette dernière par un acte volontaire et par une sorte de contrat soit instinctif ou tacite, soit réfléchi et formel. En un mot, dans cette théorie, ce ne sont pas les individus qui sont créés par la société, ce sont eux contraire qui la créent, poussés par quelque nécessité extérieure, telle que le travail et la guerre.

On voit que, dans cette théorie, la société proprement dite n’existe pas; la société humaine naturelle, le point de départ réel de toute humaine civilisation, le seul milieu dans lequel puisse réellement naître et se développer la personnalité et la liberté des hommes lui est parfaitement inconnue. Elle ne reconnaît d’un côté que les individus, êtres existant par eux-même, et libres d’eux-mêmes, et de l’autre, cette société conventionnelle, formée arbitrairement par ces individus et fondée sur un contrat soit formel, soit tacite, c’est-à-dire l’État.

(Ils savent fort bien qu’aucun Etat historique n’a jamais eu un contrat pour base et que tous ont été fondés par la violence, par la conquête. Mais cette fiction du contrat libre, base de l’État, leur est nécessaire, et ils s’accordent sans plus de cérémonie).

Les individus humains dont la masse conventionnellement réunie forme l’Etat, apparaissent, dans cette théorie, comme des êtres tout à fait singuliers et plein de contradictions. Doués chacun d’une âme immortelle et d’une liberté ou d’un libre arbitre qui leur sont inhérents, ils sont, d’un côté, des êtres infinis, absolus et comme tels complets en eux-mêmes, par eux-mêmes, se suffisant à eux-mêmes et n’ayant besoin de personne, à la rigueur pas même de Dieu, parce que, étant immortels et infinis, ils sont eux-mêmes des Dieux. D’un autre, ils sont des êtres très brutalement matériels, faibles, imparfaits, limités et absolument dépendants de la nature extérieure qui les porte, les enveloppe et finit par les emporter tôt ou tard. Considérés au premier point de vue, ils ont si peu besoin de la société, que cette dernière apparaît plutôt comme un empêchement à la plénitude de leur être, à leur liberté parfaite.

[Dans le système des libéraux] l’homme se produit d’abord comme un être immortel et libre et il finit par devenir un esclave. Comme esprit immortel et libre, infini et complet en lui-même, il n’a pas besoin de la société; d’où il résulte qu’il se met en société ce ne peut être que par une sorte de déchéance, ou bien parce qu’il oublie et per la conscience de sa liberté. Être contradictoire, infini à l’intérieur comme esprit, mais dépendant, défectueux et matériel au dehors, il est forcé de s’associer non en vue des besoins de son âme, mais pour la conservation de son corps. La société ne se forme donc que par une sorte de sacrifice des intérêts et de l’indépendance de l’âme aux besoins méprisables du corps, C’est une vraie déchéance et un asservissement pour l’individu intérieurement immortel et libre, une renonciation au moins partielle à sa liberté primitive

On sait la phrase sacramentelle qui dans le jargon de tous les partisans de l’État et du droit juridique, exprime cette déchéance et ce sacrifice, ce premier pas fatal vers l’asservissement humain. L’individu jouissant d’une liberté complète à l’état de nature, c’est-à-dire avant qu’il ne soit devenu membre d’aucune société, fait, en entrant dans cette dernière, le sacrifice d’une partie de cette liberté, afin que la société lui garantisse tout le reste. A qui demande l’explication de cette phrase, on répond ordinairement par une autre :  » La liberté de chaque individu humain ne doit avoir d’autres limites que celle de tous les autres individus.  »

En apparence, rien de plus juste, n’est-ce pas? Et pourtant cette théorie contient en germe toute la théorie du despotisme. Conformément á l’idée fondamentale des idéalistes de toutes les écoles et contrairement á tous les faits réels, l’individu humain apparaît comme un être absolument libre tant et seulement tant qu’il reste en dehors de la société, d’où il résulte que cette dernière, considérée et comprise uniquement comme société juridique et politique, c’est-à-dire comme État, est la négation de la liberté. Voilà le résultat de l’idéalisme, il est tout contraire comme on voit, aux déductions du matérialisme, qui conformément á ce qui se passe dans le monde réel, font procéder la liberté individuelle des hommes de la société, comme une conséquence nécessaire du développement collectif de l’humanité.

L’idée de liberté d’après les anarchistes

La définition matérialiste, réaliste et collectiviste de la liberté tout opposée á celle des idéalistes, est celle-ci: l’être humain ne devient humain et n’arrive tant à la conscience qu’à la réalisation de son humanité que dans la société et seulement par l’action collective de la société tout entière; il ne s’émancipe du joug de la nature extérieure que par l’activité en commun ou social qui seul est capable de transformer la surface de la terre en un séjour our favorable aux développements de l’humanité; et sans cette émancipation matérielle il ne peut y avoir d ‘émancipation intellectuelle et morale pour personne.

Il ne peut s’émanciper du joug de sa propre nature, c’est-à-dire il ne peut subordonner les instincts et les mouvements de son propre corps à la direction de son esprit de plus en plus développé , que par l’éducation et par l’instruction; mais l’une et l’autre sont des choses éminemment, exclusivement sociales; car en dehors de la société l’être humaine serait resté éternellement une bête sauvage ou un saint, ce qui signifie à peu près la même chose.

Enfin l’être humain isolé ne peut avoir la conscience de sa liberté. Etre libre, pour l’individu, signifie être reconnu et considéré et traité comme tel par un autre individu, par tous les individus qui l ‘entourent . La liberté n’est donc point un fait d’isolement , mais de réflexion mutuelle, non d’exclusion mais au contraire de liaison, la liberté de toute individu n’étant autre chose que la réflexion de son humanité ou de son droit humain dans la conscience de tous les hommes libres, ses frères, ses égaux.

Je ne puis me dire et me sentir libre seulement qu’en présence et vis-à-vis d’autres êtres humaines. En présence d’un animal d’une espèce inférieure, je ne suis ni libre ni être humain, parce que cet animal est incapable de concevoir et par conséquent aussI de reconnaître mon humanité. Je ne suis humain et libre moi-même qu’autant que je reconnais la liberté et l’humanité de tous les êtres humains qui m’entourent.

Ce n’est qu’en respectant leur caractère humain que je respecte le mien propre. Un anthropophage qui mange son prisonnier en le traitant de bête sauvage, n’est pas un homme mais une bête. Un maître d’esclaves n’est pas un homme, mais un maître. Ignorant l’humanité de ses esclaves, il ignore sa propre humanité. Toute la société antique nous en fournit une preuve: le Grecs, les Romains ne se sentaient pas libres comme êtres humains, ils ne se considéraient pas comme tels de par le droit humain; ils se croyaient des privilégiés comme Grecs, comme Romains, seulement au sein de leur propre patrie, tant qu’elle restait indépendante, inconquise et conquérant au contraire les autre pays, par la protection spéciale de leurs Dieux nationaux, et ils ne s’étonnaient point, ni ne croyaient avoir le droit et le devoir de se révolter, lorsque vaincus, ils tombaient eux-mêmes dans l’esclavage
.…
Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation.

Je ne deviens libre vraiment que par la liberté d’autres, de sorte que plus nombreux sont les hommes libres qui m’entourent et plus profonde et plus large est leur liberté, et plus étendue, plus profonde et plus large devient ma liberté. C’est au contraire l’esclavage des êtres humains qui pose une barrière à ma liberté, ou ce qui revient au même, c’est leur bestialité qui est une négation de mon humanité parce que encore une fois, je ne puis me dire libre vraiment, que lorsque ma liberté, ou ce qui veut dire la même chose, lorsque ma dignité d’être humaine, mon droit humain, qui consiste à n’obéir à aucun autre homme et à ne déterminer mes actes que conformément à mes convictions propres, réfléchis par la conscience également libre de tous, me reviennent confirmés par l’assentiment de tout le monde. Ma liberté personnelle, ainsi confirmée par la liberté de tout le monde s’étend à l’infini.

On voit que la liberté, telle qu’elle est conçue par les matérialistes, est une chose très positive, très complexe et surtout éminemment sociale, parce qu’elle ne peut être réalisée que par la société et seulement dans la plus étroite égalité et solidarité de chacun avec tous. On peut distinguer en elle trois moments de développement, trois éléments dont le premier est éminemment positif et social; c’est le plein développement et la pleine jouissance de toutes les facultés et puissance s humaines pour chacun par l’éducation, par l’ instruction scientifique et par la prospérité matérielle, toutes choses qui ne peuvent être données à chacun que par le travail collectif, matériel et intellectuel, musculaire et nerveux de la société tout entière.

Le second élément ou moment de la liberté est négatif. C’est celui de la révolte de l’individu humain contre toute autorité divine et humaine, collective et individuelle.

La révolte contre un Dieu-maître, contre la domination de l’Etat et de la Société étouffante

C’est d’abord la révolte contre la tyrannie du fantôme suprême de la théologie, contre Dieu. Il est évident que tant que nous aurons un maître au ciel, nous serons esclaves sur la terre. Notre raison et notre volonté seront également annulées. Tant que nous croirons lui devoir une obéissance absolue, et vis-à-vis d’un Dieu il n’y a point d’autre obéissance possible , nous devrons nécessairement nous soumettre passivement et sans la moindre critique à la sainte autorité de ses intermédiaires et de ses élus: Messies, prophètes, législateurs divinement inspirés, empereurs, rois et tous leurs fonctionnaires et ministres, représentants et serviteurs consacrés des deux grandes institutions qui s’imposent à nous comme établies par Dieu même pour la direction des hommes: de l’Eglise et de l’Etat. Toute autorité temporelle ou humaine procède directement de l’autorité spirituelle ou divine. Mais l’autorité c’est la négation de la liberté. Dieu, ou plutôt la fiction de Dieu, est donc la consécration et la cause intellectuelle et morale de tout esclavage sur la terre, et la liberté des hommes ne sera complète que lorsqu’elle aura complètement anéanti la fiction néfaste d’un maitre céleste.

C’est en suite et en conséquence la révolte de chacun contre la tyrannie des hommes, contre l’autorité tant individuelle que sociale représentée et légalisée par l’État. Ici il faut pourtant bien s’entendre et pour s’entendre il faut commencer par établir une distinction bien précise entre l’autorité officielle et par conséquent tyrannique de la société organisée en État, de l’influence et de l’action naturelle de la société non officielle, mais naturelle sur chacun de ses membres.

La révolte contre cette influence naturelle de la société est beaucoup plus difficile pour l’individu que la révolte contre la société officiellement organisée, contre l’État, quoique souvent elle soit tout aussi inévitable que cette dernière. La tyrannie sociale, souvent écrasante et funeste, ne présente pas ce caractère de violence impérative, de despotisme légalisé et formel qui distingue l’autorité de l’État. Elle ne s’impose pas comme une loi à laquelle tout individu est forcé de se soumettre sous peine d’encourir un châtiment juridique. Son action est plus douce, plus insinuante, plus imperceptible, mais d’autant plus puissante que celle de l’autorité de l’État. Elle domine les hommes par les coutumes, par les mœurs, par la masse des sentiments, des préjugés et des habitudes tant de la vie matérielle que de l’esprit et du cœur et qui constituent ce que nous appelons l’opinion publique. Elle enveloppe l’être humain dès sa naissance, le transperce, le pénètre, et forme la base même de sa propre existence individuelle; de sorte que chacun en est en quelque sorte le complice contre lui-même, plus ou moins, et le plus souvent sans s’en douter lui-même. Il en résulte, que pour se révolter contre cette influence que la société exerce naturellement sur lui, l’être humain doit au moins en partie se révolter contre lui-même, car avec toutes ses tendances et aspirations matérielles, intellectuelles et morales, il n’est lui-même rien que le produit de la société. De là cette puissance immense exercée par la société sur les êtres humains.

Au point de vue de la morale absolue, c’est-à-dire de celui du respect humain, et je m’en vais dire tout à l’heure ce que j’entends par ce mot, cette puissance de la société peut être bienfaisante, comme elle peut être aussi malfaisante. Elle est bienfaisante lorsqu’elle tend au développement de la science, de la prospérité matérielle, de la liberté, de l’égalité et de la solidarité fraternelle des hommes, elle est malfaisante lorsqu’elle a des tendances contraires. Un homme né dans une société de brutes reste à très peu d’exceptions près une brute ; né dans une société gouvernée par les prêtres, il devient un idiot, un cagot ; né dans une bande de voleurs, il deviendra probablement un voleur ; né dans la bourgeoisie il sera un exploiteur du travail d’autrui ; et s’il a le malheur de naître dans la société des demi-dieux qui gouvernent cette terre, nobles, princes, fils de rois, il sera selon les degrés de ses capacités, de ses moyens et de sa puissance un mépriseur, un asservisseur de l’humanité, un tyran. Dans tous ces cas, pour l’humanisation même de l’individu, sa révolte contre la société qui l’a vu naître devient indispensable.

Mais, je le répète, la révolte de l’individu contre la société, c’est une chose bien autrement difficile, que sa révolte contre l’État. L’État est une institution historique, transitoire, une forme passagère de la société, comme l’Église elle-même dont il est le frère cadet, mais il n’a point le caractère fatal et immuable de la société qui est antérieure à tous les développements de l’humanité et qui, participant pleinement de la toute-puissance des lois, de l’action et des manifestations naturelles, constitue la base même de toute existence humaine.

L’être humain, au moins depuis qu’il a fait son premier pas vers l’humanité, depuis qu’il a commencé à être un être humain, c’est-à-dire un être parlant et pensant plus ou moins, naît dans la société, comme la fourmi naît dans sa fourmilière et comme l’abeille dans sa ruche ; il ne la choisit pas, il en est au contraire le produit, et il est aussi fatalement soumis aux lois naturelles qui président à ses développements nécessaires, comme il obéit à toutes les autres lois naturelles. La société est antérieure et à la fois elle survit à chaque individu humain, comme la nature elle-même ; elle est éternelle comme la nature, ou plutôt née sur la terre, elle durera aussi longtemps que durera notre terre. Une révolte radicale contre la société serait donc aussi impossible pour l’être humain qu’une révolte contre la nature, la société humaine n’étant d’ailleurs autre chose que la dernière grande manifestation ou création de la nature sur cette terre ; et un individu qui voudrait mettre la société, c’est-à-dire la nature en général et spécialement sa propre nature en question, se mettrait par là même en dehors de toutes les conditions d’une réelle existence, s’élancerait dans le néant, dans le vide absolu, dans l’abstraction morte, dans Dieu. On peut donc aussi peu demander si la société est un bien ou un mal, qu’il est impossible de demander si la nature, l’être universel, matériel, réel, unique, suprême, absolu, est un bien ou un mal ; c’est plus que tout cela ; c’est un immense fait positif et primitif, antérieur à toute conscience, à toute idée, à toute appréciation intellectuelle et morale, c’est la base même, c’est le monde dans lequel fatalement et plus tard se développe pour nous ce que nous appelons le bien et le mal.

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Lectures complémentaires:

Dieu et lEtat_Bakounine

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Manifeste pour la Société des Sociétés

De l’inter-connectivité au regain d’esprit… La reliance quantique pour une complémentarité révolutionnaire (Patrice Sanchez)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 8 juillet 2018 by Résistance 71

Patrice Sanchez, auteur de “Renaissance d’une apocalypse cérébrale” (L’Harmattan, 2017) nous a communiqué une lettre ouverte qu’il a envoyé à la présidence de la république à des fins de diffusion ; la voici ci-dessous.
Nous avons pris la liberté de placer quelques citations en préambule de publication, citations en relation directe avec l’expérience de Patrice…
~ Résistance 71 ~

Lecture complémentaire:
Manifeste pour la Société des Sociétés

“Mon orgueil est de dire en dix phrases ce que tout autre dit en un volume, ce qu’un autre ne dit pas en un volume.”
~ Friedrich Nietzsche, “Le crépuscule des idoles”, 1888

“Une goutte de sang de plus ou de moins dans le cerveau peut rendre notre vie indiciblement misérable et pénible, si bien que nous souffrons bien plus de cette goutte que Prométhée de son vautour. Mais cela n’est vraiment tout à fait épouvantable que lorsqu’on ne sait même pas que c’est une goutte qui en est la cause ; et que l’on se figure que c’est “le diable” ! ou “le pêché”…”
~ Friedrich Nietzsche, “Aurore, pensée sur les préjugés moraux”, 1881 ~

“[Pour Nietzsche] Le surhumain n’est pas le terme extrême d’une évolution biologique, mais l’aboutissement volontaire, justement, de l’homme tel qu’il a échappé au flux de l’histoire ou de l’évolution biologique. Le surhumain, d’où chez Nietzsche l’insurrection de la pensée contre l’histoire, est celui qui ne justifie pas de son actualité au moyen du passé, celui qui ne fait pas du passé un pont menant à lui-même, mais qui devra tout à lui-même et à sa volonté.”
~ Georges-Arthur Goldsmith ~

Et cette dernière Patrice, toute symbiotique:

“Nietzsche n’a jamais pensé qu’en fonction d’une apocalypse à venir, non pour l’exalter, car il devinait le visage sordide et calculateur que cette apocalypse finirait par prendre, mais pour l’éviter et la transformer en renaissance.”
~ Albert Camus, “L’homme révolté”, 1951 ~

 

 

LA RELIANCE QUANTIQUE

ou ma religion des particules élémentaires

Patrice Sanchez

Juillet 2018

Démonstration de preuve que Patience et longueur de Temps font plus que force ni que rage lorsque l’on adopte la Reliance Quantique comme principe de Vie avec mon droit de réponse envoyé à l’attention de la présidence de la République.

Droit de réponse d’un Hémiplégique à la pensée Zarathoustrienne à l’attention d’une Présidence Jupitérienne …

Peu avant l’élection Présidentielle de 2017, j’avais entendu le candidat Macron confier que ses adversaires politiques avaient des cerveaux hémiplégiques !

Cette petite phrase prononcée sur un ton badin n’était pas tombée dans les neurones auditifs d’un Cerveau hémiplégique malentendant et nous nous sommes dits, mon compère et moi-même, que le temps était plus que venu pour une petite explication de chose rectificatrice Quantique…

LA RELIANCE QUANTIQUE

ou ma religion des particules élémentaires

Monsieur le Président de la République,

Je vous avais contacté il y a un an environ pour vous relater mon témoignage sur mon parcours de vie hors de l’ordinaire.

Le présent courriel m’aura été inspiré par un bref séjour hospitalier que je viens de subir, une hospitalisation que j’ai mise en rapport avec la tragique mort de cette malheureuse jeune fille qui n’avait pas été prise en charge à temps par les secours et dont j’ai tiré quelques réflexions philosophiques hautement humanistes à propos de notre société, de notre monde et de son devenir … ce qui me permettra de vous parler de la Reliance Quantique qui offre la possibilité d’accéder aux problèmes fondamentaux.

Avant d’entamer mon témoignage, je tiens à préciser que je me dois d’être encore de ce monde grâce à la science, et je tiens à rendre hommage à mon sauveur et mon recréateur, le professeur de neuro-chirurgie Patrick Grellier qui m’aura permis de renaître de mon apocalypse cérébrale – à la suite de mon intervention chirurgicale et d’une période de coma profond je m’étais retrouvé paralysé des quatre fers et aphasique – ainsi cette renaissance m’aura offert la possibilité d’accomplir une fantastique odyssée psychologique et physique de vingt années au terme de laquelle je serai devenu qui je suis pour reprendre l’expression nietzschéenne … par surcroît, j’aurais découvert que je pouvais maîtriser ma destinée en toute conscience voila quelques années.

Depuis une dizaine d’années, je faisais des crises d’épilepsie à la fréquence infime d’une tous les ans, cependant ces derniers mois, j’avais été victime de malaises rapprochés avec des sensations de bourdonnements à la tête et une raideur dans la mâchoire … sur les conseils de mon médecin, je me suis fait hospitaliser aux urgences.

J’ai été admis le matin et l’on m’a fait passer durant la journée toute une série d’examens … au bout de 4 jours, je suis ressorti rassuré avec comme seule et unique prescription médicale, une dose accrue de mon traitement anti-épileptique.

Je ne vais pas revenir sur la prestation du personnel médical et soignant qui accomplit un travail fantastique dans des conditions souvent à la limite du soutenable, j’ai eu tout loisir de m’en apercevoir durant mes deux interminables années d’hospitalisation, de 1995 à 1996, mais je vais me livrer à deux réflexions d’ordre psychologiques si vous me le permettez.

Je tiens également à rendre hommage aux pompiers qui m’ont accompagnés aux urgences et que j’ai souvent sollicités, ils font preuve d’un dévouement extraordinaire !

  • Le jour de mon admission, je me suis retrouvé le soir à coté d’une dame âgée de 90 ans, cela faisait plus de dix heures, tout comme moi, qu’elle était sur son brancard inconfortable, toute débraillée avec sa couche et sa perfusion, elle se lamentait tant et plus de ne pouvoir intégrer une chambre, le personnel soignant a perdu un temps incalculable à répondre à ses interpellations incessantes sans pour autant faire quoi que ce soit pour soulager sa détresse…. Au bout de deux longues et interminables heures, on mettait fin au calvaire de cette vieille dame. ( Il est à noter qu’un petit caïd qui avait de toute évidence la mâchoire fracturée et qui était très agressif vis à vis des personnels soignants et des médecins, sera venu reboutonner les attaches dans le dos de sa blouse de patiente avec une infinie bienveillance…)
  • Je suis suivi par une assistante sociale depuis trois ans à la suite d’un déménagement extrêmement éprouvant, et cette dame, qui fut prévenue par la mairie de mon hospitalisation, a eu l’ idée « lumineusement zélée » de demander à un psychiatre de l’hôpital de procéder à une évaluation de mon état mental malgré l’avis contraire de mon médecin traitant qu’elle avait contacté. Quand j’ai vu arriver le spécialiste et qu’ il m’a soumis de but en blanc une série de questions incongrues, j’en suis resté sidéré et effaré, à un point tel qu’une fois rentré chez moi, il m’aura fallu écrire un courriel, une missive exocet, à ladite assistante sociale pour me défaire du mal-être qu’elle avait causé par son action pour le moins très inconsidérée !
    « … Non seulement je suis entré aux urgences la peur au ventre de crainte de faire un nouvel Avc, mais par surcroît, j’ai vu débarquer un psychiatre pour une évaluation intrusive de mon état mental, je me serais cru en plein « vol au dessus d’un nid de coucous » après dénonciation de l’Institution d’assistance sociale ! Ceci dit en passant, le spécialiste en matière psychologique n’aura pas été déçu du voyage « évaluatoire », car après m’avoir demandé la date, mon nom et la ville où nous nous trouvions, quand il a vu que je lisais le canard enchaîné et que j’avais sur ma table de chevet deux bouquins de Nietzsche, il aura coupé court à la séance… Mesurez-vous rétrospectivement la portée de votre acte Madame, le traumatisme qu’il aurait pu engendrer sur des esprits faibles … Et après, vous vous étonnerez que je fuie radicalement dans la solitude et la cogitation ce monde de plus en plus inhumain. Cependant et plus que jamais et avec humour toujours, je clame, je proclame et je déclame que ce qui ne me tue pas,  » ni ne m’interne « , me rend plus fort pour paraphraser l’aphorisme nietzschéen, le philosophe au Marteau qui a terminé sa vie totalement marteau ! … »

Voici mon expérience récente sur mon court séjour en secteur hospitalier durant lequel j’ai été aux prises avec un Système, et non pas le personnel soignant, de plus en plus déshumanisé à mesure que la technologie prend le pas sur notre Humanité, qu’elle est de plus en plus performante et orwellienne.

Depuis de très nombreuses années, le navigateur de l’apocalypse cérébrale que je suis, scrute à la manière d’un entomologiste à cheval entre la terre ferme et l’univers quantique notre humanité perdant progressivement ses repères et se coupant de ses racines profondes, j’observe stoïquement notre monde partir inexorablement à vau-l’eau… Cependant je ne saurais me résigner à devoir subir le sort de notre destinée collective catastrophique, ce spectre d’entropisation inéluctable, tout comme j’avais dû subir mon satané destin dans ma vie antérieure durant cinq années, du fait de l’annonce de la menace terrifiante de l’épée de Damoclès inopérable logée dans la partie gauche de mon cerveau et qui attendait son heure pour accomplir l’irréversible œuvre dévastatrice de mon abominable karma…

C’est pourquoi je voulais vous délivrer mon témoignage d’espoir et d’espérance, vous dire que « rien de ce qui s’accomplit dans ce monde ne saurait être inutile » et qu’au cours de mes douloureuses pérégrinations, j’aurai acquis la certitude que notre monde et notre univers obéissent à des valeurs hautement morales qui pourraient permettre à l’humanité d’accomplir des quasi-miracles … mon parcours de vie depuis ma renaissance en représente une preuve indubitable.

Si vous me le permettez, je vais vous narrer succinctement au travers de 3 textes écrits cette année, les grandes lignes de « la Renaissance de mon apocalypse cérébrale » ou mon Odyssée sous le soleil de Zarathoustra, mon cheminement intellectuel et ma méthode psychologique holistique qui, grâce à la Reliance Quantique ou comme j’aime à l’appeler, ma Religion des particules élémentaires, m’auront permis de maîtriser ma destinée contre vents et tsunamis.

Par delà toute croyance ou irréligion, entraidons-nous et aimons-nous les uns les autres, apprenons à dire oui à la vie en nous transcendant et faisons preuve d’une volonté inflexible et d’une pensée incorruptible … ce n’est qu’à cette seule et unique condition que nos particules élémentaires se manifesteront à Nous par l’intermédiaire des signes que ne manquera pas de nous envoyer Notre destin.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président Macron, en l’expression de mes respectueuses salutations.

Patrice Sanchez

P.S.. Mon intention première était d’adresser mon témoignage aux ministères concernés, cependant ma facétieuse destinée vient de m’inspirer un message à votre attention, « un argument Massue envoyé avec une Arbalète Quantique » comme je le relate au terme de ma lettre…

C’est pourquoi, je me suis permis de personnaliser l’intitulé de ma lettre en le renommant :

« Droit de réponse d’un Hémiplégique à la pensée Zarathoustrienne à l’attention d’une Présidence Jupitérienne … » car force est de reconnaître que ce droit de réponse inspiré par les cogitations et ruminations de l’un des Sémaphores de la psychologie occidentale démontre indubitablement qu’avec l’adoption de ce Mode de Pensée enfoui profondément dans la mémoire collective de l’Humanité, nous aurions la possibilité de nous jouer des coups du sort et des sortilèges que ne manquent pas de venir glisser sous nos pas nos destins individuels tout au long de nos existences, et qu’au final, nous pourrions clamer dans un grand éclat de rire Zarathoustrien : « Ce qui ne nous tue pas nous fortifie ».

Droit de réponse d’un Hémiplégique à la pensée Zarathoustrienne à l’attention d’une Présidence Jupitérienne.

LA RELIANCE QUANTIQUE OU MA RELIGION DES PARTICULES ELEMENTAIRES

Message à l’intention de la communauté des chercheurs

« Et le psychologue qui fait de tels sacrifices aura le droit de demander que la psychologie soit de nouveau proclamée reine des sciences, les autres sciences n’existant qu’à cause d’elle, pour la servir et la préparer. Car la psychologie est devenue la voie qui mène aux problèmes fondamentaux. »
Friedrich Nietzsche « Par delà bien et mal »

Ces sacrifices Messieurs-Dames, je les fais depuis une dizaine d’années, plus j’avançais dans ma compréhension de l’univers et plus il était naturel pour moi de faire ces concessions, cela s’imposait à mon esprit comme une évidence, si bien qu’à l’heure actuelle, je mène une vie d’ermite, je me suis délesté de tout pour atteindre mon essence et mon ciel des particules élémentaires !

J’avais envoyé il y a quelques jours à Monsieur le Directeur de l’ Université Paris 2019, une copie de la lettre ouverte écrite à l’attention des psychologues cognitifs, Messieurs Dehaene et Houdé, à propos de mon témoignage Humaniste dans l’espoir de l’avènement d’une science pluridisciplinaire quantique d’inspiration nietzschéenne. En effet, mon expérience de vie Unique grâce à mon Odyssée psychologique, mon auto-analyse introspective et rétrospective de 20 années consécutivement à une apocalypse cérébrale m’auront permis de découvrir que le monde et l’univers sont régis par des valeurs hautement morales et que, dans ma quête d’absolu, en respectant scrupuleusement ces principes grâce à une compréhension Globale de notre Univers, j’aurais découvert que je pouvais maîtriser mon destin par delà bien et mal.

Depuis une année environ, j’ai cette sensation prégnante, ce ressenti intuitif, d’avoir réussi à établir une connexion quantique entre ma pensée et un ailleurs … je me plaisais à imaginer que dans ces moments quasi-irréels, suspendus, tout mon être était connecté à la mémoire de l’Univers, ce que les anciens Hindous appelaient le champ Akashique et qui est un concept emprunté à la tradition spirituelle originelle… Mais je n’osais y croire, il me manquait une preuve, un témoignage irréfutable … quand voilà 15 jours, mon cerveau m’aura donné le Signal de départ de l’écriture de ma lettre ouverte ; alors je suis entré dans une phase intense d’activité intellectuelle et les idées, les intuitions, toujours plus fines et plus approfondies, me sont venues tout naturellement, elles coulaient telles un flot incessant et limpide dans mon cœur, dans mon âme et dans mon esprit… et puis l’idée s’est imposée à moi d’entamer la lecture du passage explicatif et ô combien éloquent de la pensée du philosophe au marteau quand une soudaine émotion indicible et inimaginable m’a submergé et bouleversé au plus profond de mon être et de mon âme en toute synchronicité…

Je vais me permettre de reprendre ce passage de « Ecce Homo » où Nietzsche évoque et décrit en détails les expériences d’inspiration de sa pensée créatrice tout droit venue du tréfonds de l’univers !

« POURQUOI J’ÉCRIS DE SI BONS LIVRES

Je raconterai maintenant l’histoire de Zarathoustra.

Quelqu’un a-t-il une idée nette, à la fin de ce XIX siècle, de ce que les écrivains des époques vigoureuses appelaient l’inspiration ? Si non je vais vous l’expliquer. Pour peu que nous soyons restés superstitieux, nous ne saurions nous défendre de l’impression que nous ne sommes que l’incarnation, le porte-voix, le médium de puissances supérieures. L’idée de révélation, si l’on entend par là l’apparition soudaine d’une chose qui se fait voir et entendre à quelqu’un avec une netteté et une précision inexprimables, bouleversant tout chez un homme, le renversant jusqu’au tréfonds, cette idée de révélation correspond à un fait exact. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; la pensée fulgure comme l’éclair, elle s’impose nécessairement, sous une forme définitive : je n’ai jamais eu à choisir. C’est un ravissement dont notre âme trop tendue se soulage parfois dans un torrent de larmes ; machinalement on se met à marcher, on accélère, on ralentit sans le savoir ; c’est une extase qui nous ravit à nous-mêmes, en nous laissant la perception de mille frissons délicats qui nous parcourent jusqu’aux orteils ; c’est un abîme de félicité où l’horreur et l’extrême souffrance n’apparaissent pas comme le contraire, mais comme le résultat, l’étincelle du bonheur, comme la couleur nécessaire au fond d’un tel océan de lumière ; c’est un instinct du rythme qui embrasse des mondes de formes – car l’ampleur du rythme dont on a besoin donne la mesure de l’inspiration : plus elle écrase, plus il élargit… Tout cela se passe involontairement, comme dans une tempête de liberté, d’absolu, de force, de divinité… C’est dans le cas de l’image, de la métaphore, que ce caractère involontaire de l’inspiration est le plus curieux : on ne sait plus du tout ce qui est symbole, parallèle ou comparaison : l’image se présente à vous comme l’expression la plus juste, la plus simple, la plus directe. Il semble vraiment, pour rappeler un mot de Zarathoustra, que les choses mêmes viennent s’offrir à vous comme termes de comparaison (« – Toutes les choses viennent alors pour flatter ton discours et pour te caresser : car elles veulent que tu les portes. Chaque symbole t’offre son aile pour t’enlever vers chaque vérité. Tous les trésors du verbe s’ouvrent d’eux-mêmes pour toi ; tout être veut devenir verbe et tout devenir veut apprendre de toi à parler. ») Telle est mon expérience de l’inspiration ; et je suis sûr qu’il faudrait remonter jusqu’à des milliers d’années dans le passé pour trouver quelqu’un qui eût le droit de dire : « Cette expérience est la mienne aussi ».

Désormais, je peux affirmer que Ma preuve par Nietzsche est une démonstration et une évidence irréfutable et si je puis me permettre de faire de la prospective… une Révolution scientifique Fondamentale.

Je tenais absolument à vous faire part de cette découverte, la preuve vécue par l’exemple de « Mon Odyssée sous le soleil de Zarathoustra » qu’il est possible de maîtriser son Destin individuel et que par voie de conséquence, des chercheurs de bonnes volontés pourraient être en mesure de faire des trouvailles extraordinaires tout droit inspirées de la Mémoire de l’Univers.

La France a de tous temps été un phare dans le monde intellectuel, je fais le vœu que les étudiants, leurs professeurs et les chercheurs s’emparent et s’inspirent de cette Psychologie Nietzschéenne afin d’ensemencer notre univers-Terre de pensées profondément Humaines et rien qu’Humaines.

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Quelques jours se sont écoulés et, telles des pièces de jeu d’échecs se mettant définitivement en place en toute simultanéité dans la perspective d’une attaque de Mat imminente, ma pensée s’est encore davantage affinée et ce qui était une intuition de plus en plus prégnante s’est transmué en une certitude et une révélation ; ce ne sont plus des synchronicités dont il s’agit, mais bien d’un Ailleurs qui est en train de m’inspirer ce présent message, de me le chuchoter à l’oreille…

Vous trouverez à la fin de mon texte et de ma lettre ouverte, deux articles pour mieux respecter le cheminement de ma pensée inspirée par mon esprit et mon cœur pleinement connectés à mon environnement, avec un article adressé il y a quelques mois à Mme la Directrice de l’Institut des hautes études scientifiques et techniques pour que vous puissiez mieux comprendre ma démarche humaniste et rien qu’humaniste … je ne le répéterai jamais suffisamment, ma conscience m’impose de vous délivrer mon message d’espoir en toute humilité … je me doute du malaise qu’il va susciter, cependant, au même titre que mon hémorragie cérébrale aura été libératrice pour mon cerveau, cet électrochoc est une condition sine qua non pour une prise de conscience supérieure.

N’étais-ce pas Goëthe qui écrivait : « tant que tu n’auras pas compris le meurs et deviens, tu ne seras qu’un être mélancolique sur cette sombre Terre ! »

Eh bien, ce choc sur notre Ego est Fondamental, à défaut d’une apocalypse cérébrale, il devra représenter un Hapax existentiel pour qu’enfin, la prise de conscience supérieure s’accomplisse dans l’optique de la renaissance de notre mental ; c’est en cela que la psychologie nietzschéenne est Fondatrice, le génial philosophe est le seul à nous faire envisager le « par delà bien et mal »… car par delà le Bien et le Mal se trouvent notre volonté créatrice associée à l’analyse introspective toutes deux dédiées pour un seul et unique dessein qui est le rayonnement de l’humanité et de l’univers avec la complicité du ciel des particules élémentaires qui ne demandera qu’à nous accompagner et nous guidera de sa bienveillance infinie.

Cette prise de conscience progressive de notre nature spirituelle nous fera ressentir un mieux être général dans nos esprits et nos corps avec cette aptitude retrouvée à s’accepter tout d’un bloc, à nous accepter avec notre part d’ombre … ainsi délestés de ce poids mental, de ce cas de conscience que nous impose bien souvent notre égo, nos intuitions seront plus nombreuses, plus fines et plus prégnantes en même temps que nous n’accorderons d’importance qu’à l’essentiel … cette prise de conscience donc, libérera notre esprit et notre cœur s’ouvrira automatiquement à un monde merveilleux !

Voilà mon expérience de vie plus « qu’extra-ordinaire », mon ressenti dans mon corps et dans ma chair, dans mon esprit et dans mon âme dont je me faisais un absolu devoir Moral plus qu’humaniste, universel, de vous dévoiler…

Il y a longtemps que j’applique au quotidien l’aphorisme d’Albert Camus qui disait  : « La générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent » et par un retour de balancier cosmique, l’univers des particules élémentaires vous le rendra au centuple !

Mon esprit vous doit beaucoup Messieurs-Dames, l’essentiel même, pour ne pas dire l’essence et le ciel pour les physiciens quantiques, grâce à vous et à vos illustres devanciers, mon imaginaire aura été vivifié et vous m’aurez permis de devenir qui je suis.

Nietzsche nous apprend que notre monde est régi par les principes du bien et du mal intimement liés, inextricablement mêlés et intriqués, nous devrons sublimer ces principes, nous transcender par notre volonté sans concession, la véritable signification du surhomme Nietzschéen… alors on découvrira que notre Monde n’est pas tout noir ou tout blanc, qu’il y a à prendre et à laisser en toutes choses et que c’est par notre seul et unique libre arbitre et délestés une fois pour toutes de nos égos, que nous pourrons avoir prise sur notre destinée en ne nous consacrant qu’au bien et à l’amour de nos proches et de l’humanité tout entière… c’est alors, sans que nous n’attendions rien en retour, que le ciel des particules nous renverra ces messages magiques à travers les intuitions que nous délivreront nos cœurs et nos esprits et les synchronicités.

Pour vous donner un meilleur aperçu, une idée plus fine qu’en appliquant ces principes de vie, on a le sentiment net d’une reconnexion avec le monde qui nous entoure, les prolégomènes à l’accès d’un monde magique qui s’ouvre à nous pour se transmuter rapidement en un cercle vertueux s’auto-alimentant grâce à cette quête du bien et de l’amour indéfectible, je vais emprunter un passage de mon Odyssée sous le soleil de Zarathoustra…

(Renaissance d’une apocalypse cérébrale, chez l’Harmattan, P125 et suivantes )

La première réponse à ces questions m’est venue d’un article de Russell Means – un Indien d’Amérique du nord, activiste politique et acteur de cinéma – qui m’a le premier ouvert les yeux sur la cause profonde de ces incessantes coïncidences heureuses qui ont émaillé mon parcours de vie, notamment ces dernières années. Et j’en ai trouvé une explication plus précisément dans cette phrase dont je recopie des extraits : « L’univers qui contrôle toute vie a un équilibre […]. Cet équilibre […] doit devenir le facteur déterminant dans toutes les décisions que chacun prend […]. Une fois que l’équilibre est devenu une partie intégrante de la vie de chacun, toute planification, recherche, action directe et suivie devient une suite logique. Les buts ciblés deviennent des réalités de manière consistante. De bonnes choses arrivent aux bonnes personnes […]. ». Eurêka ! Tout devient soudain beaucoup plus clair. Tout vient à point à qui sait attendre. J’ai atteint l’équilibre. J’ai la réponse à mes questionnements. Dorénavant je n’aurai plus à m’interroger sur les innombrables coïncidences qui vont se multipliant ces temps derniers, pas plus que sur la facilité avec laquelle mon projet d’écriture se déroule comme une improvisation de musique de jazz, fruit d’un merveilleux duo joué avec mon compère Cerveau.

Qui s’efforce d’appréhender l’univers dans sa globalité et sa diversité parvient à comprendre que tout finit par nous réussir quand notre action s’inscrit dans le juste devenir équilibré du monde. Cela peut, de prime abord, sembler au- dessus de nos capacités d’entendement. Mais, quand on découvre progressivement, au fil du temps et des événements de la vie, qu’on a tous les solutions en soi, il suffit alors de se laisser guider par sa voix intérieure et son ouverture de conscience, son étoile personnelle, en gardant toujours bien présent à l’esprit que cet univers obéit à des principes simples, le bien, l’amour, la vérité ; cela bien intégré, le temps, qui fait bien les choses, sera notre allié. Nous avons notre devenir entre nos mains, nous pouvons être maîtres de notre destin. Insérons nous, par nos activités réfléchies, équilibrées, respectueuses des règles morales, dans l’ordre du monde et nous en serons comme récompensés. Et c’est bien le constat que j‘ai fait depuis des années, plus j’avais une vie morale, équilibrée, plus je prenais le temps d’embrasser le monde qui m’entoure, plus l’existence se montrait clémente et généreuse à mon égard. Et, à l’aune de ce que le monde pourrait être, compte tenu de notre possibilité de prendre ainsi en main notre destin, quand on observe tout ce qu’il recèle de déséquilibres, d’inégalités, de déréliction pour certains, d’indifférence pour ses semblables, on mesure l’ampleur du paradoxe qui prétend caractériser comme une civilisation évoluée, un monde qui patauge dans un tel état.

Nous sommes tous comme interconnectés dans un réseau où se tient tout ce qui existe, en sorte que chacun est affecté par les actions des autres éléments et que toute action d’un élément se répercute dans tous les autres. Un battement d’ailes de papillon et le monde s’en trouve tourneboulé. Ainsi, avec une pensée positive, nous pouvons révolutionner notre univers intérieur.

« Je suis moi-même un grain de sel rédempteur grâce auquel toutes choses se mélangent bien dans le vase de mélange. » Zarathoustra

Les petits affluents faisant les grosses rivières, il en ira de même pour les changements de notre avenir, c’est la conjonction de micro événements provoqués en toute conscience et lâcher prise qui feront que ces modifications subtiles adviendront et que, par voie de conséquence, nous pourrons influer sur notre ligne de destinée. Les heureuses coïncidences et les surprenantes synchronicités sont les signes révélateurs que l’on est sur la bonne voie, sur le chemin de la pleine sérénité.

La clé du bonheur est dans notre cerveau, ayons des pensées positives et le monde s’en portera d’autant mieux. Cela compris, on en vient à penser aux nombreuses possibilités de bifurcations qui ont jalonné et jalonnent notre arbre de vie, qui se sont offertes et qui s’offrent à nous tout au long de notre existence, on en vient à s’interroger sur ce qu’aurait été cet arbre de destinée si nous avions pris telle ou telle autre décision et sur l’impact que ces autres choix auraient eu sur notre entourage proche et lointain… On en vient à mesurer à quel point nous sommes responsables de l’ordre du monde.

La signature de l’article de Russell Means « Mitakuye Oyasin », signature qui reprend la salutation des sioux Lakotas, et qui signifie d’abord « au nom de ma parenté » mais dans laquelle le terme « parenté » recouvre l’univers entier, cette signature qu’on a traduite par « Nous sommes tous reliés », résume maintenant toute ma vision globale du monde.

Tout est interdépendant, tout est lié. Chacun de nous est lié à tout (à tout : aux autres hommes, aux mondes animal, végétal, et minéral, et même aux vents et aux marées).

Messieurs-Dames de la communauté scientifique, je fais le vœu que dans un avenir proche, vos particules élémentaires associées à vos pensées ensemencent notre Univers-Terre de trouvailles inimaginables, ce qui permettra à notre Humanité de se défaire définitivement de ses chaînes mentales…

Car après tout, et si Dieu, Satan ou bien ces ô combien facétieux Destins individuels et collectifs, n’avaient élaborés l’ère du matérialisme à dessein, et si toute cette joyeuse farce ô combien tragique que nous vivons actuellement n’était pas uniquement fomentée aux petites échalottes dans le projet malicieux d’une prise de conscience individuelle avant que d’être collective de notre pleine Humanité, pour qu’au final, nous soyons propulsés avec nos consciences pleinement éveillées vers un chaos libérateur (et non créateur !!! ) destiné à alimenter les pages du grand livre de l’Univers !?

J’ai une pensée émue pour nos « amis les trans-inhumanistes » sans passé, une fois théorisée cette méthode Psychologique Quantique, vous allez voir qu’ils ne pourront plus se passer de vous, ces doux rêveurs sans consciences et héminégligents de la mémoire de l’Humanité et de la citation prophétique Rabelaisienne : Science sans conscience n’est que ruine de l’âme et rouille des implants intracrâniens…

« Si vous avez jamais dit « oui » à un plaisir, ô mes amis, alors vous avez en même temps dit « oui » à toute douleur. Toutes choses sont enchaînées, enchevêtrées, liées par l’amour – Si vous avez jamais voulu qu’une fois fût deux fois, si vous avez jamais dit : « Tu me plais, bonheur ! moment ! instant ! », alors vous avez voulu que tout revienne ! – tout de nouveau, tout éternellement, tout enchaîné, tout enchevêtré, tout lié par l’amour » Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

Il ne me reste plus qu’à me retirer Messieurs-Dames … le Message qui est apparu dans mon esprit devait de toute évidence vous être transmis absolument … je n’ai fait que jouer mon rôle de médiateur, mon rôle humble d’Humain, rien qu’un Humain pleinement connecté au Monde qui l’entoure.

Je fais un rêve, le rêve qu’une communauté de chercheurs solitaires inter-reliés et connectés à l’univers préside aux destinées de notre si belle planète à la Fraternité retrouvée.

Par delà toute croyance ou irréligion, entraidons-nous et aimons-nous les uns les autres, apprenons à dire oui à la vie par delà bien et mal en faisant preuve d’une volonté inflexible et d’une pensée incorruptible … ce n’est qu’à cette seule et unique condition que nos particules élémentaires se manifesteront à nous par l’intermédiaire des signes que vous enverra votre destin. Foi de Nous deux !!

Alors ce mode de pensée enfoui profondément dans la mémoire de l’Humanité, ce Monde merveilleux qu’a redécouvert Friedrich Nietzsche, émergeront de toutes parts des entrailles de Notre Terre-Mère et du plus profond de notre mémoire collective pour réensemencer la Planète et le Cosmos … c’est ainsi que notre Mission salvatrice accomplie, Nous pourrons clamer à la face de l’Univers : Ce qui ne nous tue pas nous fortifie en même temps que nous partirons d’un grand éclat de rire Zarathoustrien.

« On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; la pensée fulgure comme l’éclair, elle s’impose nécessairement, sous une forme définitive : je n’ai jamais eu à choisir. C’est un ravissement dont notre âme trop tendue se soulage parfois dans un torrent de larmes ; machinalement on se met à marcher, on accélère, on ralentit sans le savoir ; c’est une extase qui nous ravit à nous-mêmes, en nous laissant la perception de mille frissons délicats qui nous parcourent jusqu’aux orteils ; c’est un abîme de félicité où l’horreur et l’extrême souffrance n’apparaissent pas comme le contraire, mais comme le résultat, l’étincelle du bonheur, comme la couleur nécessaire au fond d’un tel océan de lumière ; c’est un instinct du rythme qui embrasse des mondes de formes – car l’ampleur du rythme dont on a besoin donne la mesure de l’inspiration : plus elle écrase, plus il élargit… Tout cela se passe involontairement, comme dans une tempête de liberté, d’absolu, de force, de divinité… »

Quantiquement votre !

Patrice Sanchez

P.S.. Je tenais à dédier cette lettre à mon ami, le Philosophe Pierre Héber-Suffrin, sans qui mon extraordinaire aventure de pensée n’aurait pu voir le terme.


Vers une science psychologique quantique d’inspiration nietzschéenne

« Et le psychologue qui fait de tels sacrifices aura le droit de demander que la psychologie soit de nouveau proclamée reine des sciences, les autres sciences n’existant qu’à cause d’elle, pour la servir et la préparer. Car la psychologie est devenue la voie qui mène aux problèmes fondamentaux. »
Friedrich Nietzsche « Par delà bien et mal »

Lettre ouverte à l’attention de Messieurs Stanislas Dehaene et Olivier Houdé, professeurs de psychologie cognitive.

Messieurs, permettez-moi de vous apporter mon témoignage d’espoir, je tiens à préciser que j’avais fait parvenir à monsieur le ministre Jean-Michel Blanquer, un texte faisant l’éloge de l’apprentissage du jeu d’échecs chez les jeunes, apprentissage qui dans mon cas précis aura été source de renaissance intellectuelle après que j’aie été victime d’une apocalypse cérébrale en 1995.

Je voulais vous faire part de mon odyssée psychologique d’une vingtaine d’années au terme de laquelle j’aurais pris conscience que je pouvais maîtriser mon destin par delà bien et mal.

J’ai relaté récemment mon expérience de vie dans un livre édité aux éditions L’Harmattan : « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra et sous les bons auspices du philosophe Pierre Héber-Suffrin dont je vais reprendre la préface qu’il m’a fait l’amitié d’écrire pour mieux situer l’objet de mon courriel et illustrer mon propos.

« UN HOMME EN GRANDE SANTÉ

Un adolescent inquiet, un jeune adulte que l’angoisse conduit à la dépression, voire au bord de la névrose. Et puis l’horreur… Et puis des mois d’hôpital, de vie confinée, de routine ennuyeuse, de traitements toujours pénibles, parfois atroces… Et puis… et puis au bout du compte une sérénité baignée d’humour, une joie de vivre, un amour de la vie, non pas malgré un lourd handicap, mais – je crois vraiment pouvoir le dire – grâce à un lourd handicap.

Nietzsche l’appelle « grande santé », « cette santé débordante » qui, loin d’exclure la souffrance « se plaît à recourir à la maladie elle-même » ; cette santé qui sait faire de toute souffrance, physique et morale, un moyen de se dépasser soi-même, un instrument pour vivre plus, plus intensément, pour être plus puissant ; cette santé qui sait aussi faire de la maladie une occasion de penser, car – c’est encore Nietzsche qui l’explique – « la maladie [… offre] l’obligation absolue du repos, du désœuvrement, de l’attente et de la patience… Mais qu’est-ce tout cela, sinon penser ! ».

C’est parce qu’il fréquentait la pensée de Nietzsche que Patrice Sanchez m’a rencontré, comme il le raconte. Et c’est parce que j’ai trouvé dans son manuscrit plus qu’une illustration, une réalisation concrète, vécue de cette « grande santé » nietzschéenne que j’ai poussé Patrice à parfaire un peu son écrit pour faire éditer cette preuve, ce témoignage.

Preuve : preuve qui confirme – la vie de Nietzsche l’avait déjà établi – que ces idées ne sont pas simples élucubrations d’intellectuel.

Témoignage : témoignage qui ne se limite pas à rapporter des faits, mais qui est en même temps encouragement et qui n’est pas seulement encouragement, mais leçon ; disons, pour finir sur un de ces oxymorons qui plaisent tant à Patrice, témoignage qui est leçon de morale nietzschéenne.

Pierre Héber-Suffrin – Philosophe spécialiste de Nietzsche ».

J’avais été conditionné bien malgré moi depuis mon adolescence dans l’attente de crises d’épilepsie plus ou moins violentes et ce conditionnement mâtiné de fatalisme face à l’injustice de mon destin était allé crescendo en intensité dramatique avec la naissance de ma tragédie en devenir en 1990 et son diagnostic terrifiant de « l’absolument volumineux angiome » situé dans la partie gauche de mon cerveau, cette épée de Damoclès inopérable logée dans le sillon de Rolando qui attendait son heure pour accomplir son œuvre dévastatrice et irréversible.

La propédeutique rêvée pour le futur navigateur de l’apocalypse cérébrale en somme !

Passée ma très longue et douloureuse période d’hospitalisation, je n’avais eu d’autre alternative que de me battre et de me mettre en quête de sens pour tenter de comprendre la psychologie humaine si fascinante et pour le moins ô combien déconcertante.

Ma soif inextinguible de connaissances m’aura rapidement permis d’appréhender la discipline philosophique et plus particulièrement, la psychologie nietzschéenne, je me serai découvert une extrême proximité avec ce sémaphore de la pensée occidentale, il m’aura aidé à faire le point, à m’accepter avec mon nouveau corps, à surmonter mes appréhension et progressivement, je serai revenu dans le monde des vivants pour au final, dire définitivement oui à la vie !

J’avais poussé plus avant mes investigations avec les travaux de Carl Gustav Jung sur l’inconscient collectif et les synchronicités, et de fil en aiguille, j’en étais arrivé à avoir une approche de la physique quantique avec le monde merveilleux des particules élémentaires qui aura radicalement bouleversé ma perception de l’existence. Cette psychologie des profondeurs, “ ce cerveau universel ”, transposés à l’approche de l’étude de l’univers quantique m’aura fait prendre conscience de notre nature spirituelle individuelle et collective.

J’en suis arrivé au constat vécu, à l’expérimentation ressentie dans ma chair et dans mon âme que notre monde obéit à des principes moraux et éthiques qui font appel au bien et à l’amour, et que notre nature profonde ne fait pas exception à cette règle, il suffit de constater les bébés et les jeunes enfants vierges de toutes pensées malfaisantes !

Progressivement, j’aurai assimilé le principe de dualité qui est en chacun de nous avec le problème central de l’égo qui parasite notre mental.Je n’avais eu d’autre choix que de radicaliser ma pensée à l’extrême, me délestant du contingent pour me recentrer sur l’essentiel et ainsi, ne penser qu’à faire le bien auprès de mon entourage … en un mot comme en cent, adopter l’aphorisme d’Albert Camus qui disait : “ La générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. ”

Grâce à ce principe de vie et à mon lâcher prise, à mon éthique et ma morale indéfectibles associés à ma compréhension holistique du monde, j’aurai progressivement pris conscience que je pouvais maîtriser ma destinée.

Ce cercle vertueux de pensée s’alimentant automatiquement, ma prise de conscience humaniste s’est accrue à un point tel que j’ai changé radicalement de régime alimentaire grâce à Pollux, mon Fox terrier objecteur de conscience végétarienne ; tant et si bien que depuis quelques années, j’ai adopté ce principe universel comme religion, ma religion des particules élémentaires qui me fait clamer : Par delà toute croyances ou irréligion, aimons-nous et entraidons-nous les uns les autres, nos particules élémentaires associées à nos pensées éthiques et morales n’auront pas fini de nous étonner et de nous émerveiller.

Cette compréhension supérieure, cet éveil de conscience sur le fait indubitable que nous sommes tous inter-reliés par le monde quantique, cet univers des particules élémentaires si bienveillant lorsqu’il est associé à nos pensées éthiques et morales, ce monde de l’infiniment petit créateur de réalité qui nous permettrait d’être reliés et connectés à la mémoire de l’humanité et de l’univers, à ce champ Akashique si cher aux anciennes traditions et prouvé par les physiciens quantiques, cette prise de conscience universelle donc, nous permettrait de relativiser en inhibant automatiquement nos égos et nous ferait enfin réaliser que nous pourrions reprendre en main nos destinées individuelles et par voie de conséquence collectives.

Un battement d’ailes de papillon, une ascension de conscience universelle de l’humanité et le monde s’en retrouverait tourneboulé… nous assisterions à n’en point douter à une libération d’énergies inimaginable !

L’histoire nous a appris que les Hommes ont réussi à se transcender dans les périodes de crises extrêmes, le temps est venu de prendre conscience que nous sommes tous inter-reliés, interdépendants, pour ne former qu’une seule et même communauté, la communauté des Humains pensant avec leurs cœurs et leurs intuitions…

En attendant qu’un jour prochain nous voyions les Hommes réussir à activer leurs cerveaux quantiques, je me plais à imaginer une communauté de chercheurs solitaires tout dévoués à l’émancipation de l’humanité … cependant, j’en suis arrivé à l’intuition prégnante que l’ère du matérialisme est un passage obligé destiné à Nous faire rebondir collectivement pour qu’enfin, Nous devenions pleinement Humains, rien qu’Humains.

« Il faut que nous soyons de ceux qui apprennent et découvrent le mieux tout ce qui est loi et nécessité dans le monde : il faut que nous soyons physiciens, […] c’est pourquoi : vive la physique ».
Friedrich Nietzsche “ Le gai savoir ”

Je vous prie de croire, Messieurs, en l’expression de mes respectueuses salutations.

Patrice Sanchez

Le pacte de la course à l’échalote et à l’oignon !

Je lisais un article sur le Bitcoin et sa bulle spéculative qui ne saurait tarder à exploser, à faire Pschittt à la manière de pétales des tulipes hollandaises s’envolant aux quatre vents sous l’effet d’une tempête homérique. Cette monnaie anonyme est totalement inique et ce sont assurément les prolégomènes à une débâcle financière annoncée, la première débâcle de la nouvelle monnaie numérique et la énième porte ouverte à toutes les magouilles des maîtres de l’immonde qui n’en finissent pas de mener l’humanité à la catastrophe.

Je m’interroge depuis de nombreuses années sur notre Monde plus qu’orwellien, sur notre destin collectif auquel nous n’avons plus aucune prise, car force est de reconnaître que nous sommes chahutés, transbahutés et médusés, totalement à la dérive tels des radeaux sur une mer de plus en plus démontée.

Ce petit jeu plus que machiavélique n’a rien d’humain et je vais tenter de me démarquer de toutes les théories que j’ai pu lire depuis de nombreuses années en y allant de mon interprétation personnelle et disons le tout de go, une interprétation carrément complotiste et métaphysique !

Dans notre Monde dichotomique, je verrais le principe du Bien et du Mal, ou Dieu et Satan selon nos croyances, ayant conclu un pacte dans le but de donner une leçon d’humanité à l’animal Homme face à sa soif inextinguible de puissance et de démesure.

J’ai appelé ce jeu qui s’apparenterait à une partie d’échecs universelle : Le pacte de la course à l’échalote et à l’oignon.

Ouvrons les yeux, observons et prenons du recul.

En notre époque matérialiste individualisée à outrance, où tout est fait pour nous diviser et nous couper de nos racines humaines profondes, nous sommes tous persuadés de détenir la vérité chacun selon notre niveau de conscience et de perception, et nous sommes enfermés dans nos mondes illusoires, cloisonnés selon le principe de « l’oignon de Tor » ( ce logiciel qui rend les pérégrinations sur internet anonymes en se servant d’une multitudes de serveurs connectés pris au hasard ), à un point tel que nos psychologies et nos valeurs morales ont disparu au profit de la loi de la jungle et du plus fortuné. Nous ne sommes plus dirigés que par nos émotions et nos égos avec les avancées du progrès technologique promu par des médias et la société du spectacle « lobotomisatrice » de masses, ce progrès qui a atteint à présent des sommets d’inhumanité avec l’intelligence artificielle, à un niveau tel que bientôt l’homme risque de devenir obsolète s’il ne s’en remet pas aux délires des transhumanistes avec leurs augmentations des capacités neuronales par la chirurgie des implants cérébraux.

Les destinées du troupeau humain consisteraient-elles en l’inéluctabilité de notre anéantissement comme l’on mènerait du bétail à l’abattoir, n’aurions-nous pas d’autre horizon indépassable que celui d’une apocalypse annoncée ?

J’en suis arrivé à l’intuition prégnante que cette fin de notre Monde est un passage obligé, une leçon de morale universelle pour remettre l’humanité dans le droit chemin, pour la pousser à réagir et pour qu’enfin, elle se secoue les neurones.

Nous sommes-nous questionnés sur ce que serait un Monde sans ce dualisme qui emprisonne nos consciences et nos esprits, un Monde qui ferait avant tout appel à l’amour et à l’entraide ? Un Monde d’harmonie, et enfin … un Monde humain.

Car avons-nous réfléchi aux possibilités que nous offrirait cette soudaine libération d’énergie créatrice dans nos cerveaux débarrassés une bonne fois pour toute de nos satanés égos qui empoisonnent et parasitent bien souvent nos vies, ces passions tristes qui nous rendent héminégligents par pur réflexe pavlovien, ou pire encore, par appât du gain ?

Et pourtant … Nous sommes tous inter-reliés par les particules élémentaires créatrices de réalités, ce monde merveilleux de l’infiniment petit si fascinant, les physiciens l’ont démontré et de tous temps des hommes de bonnes volontés ont prouvé qu’ils pouvaient accomplir de grandes choses, il suffit de penser au pouvoir de « l’inconscient collectif » des hommes de science, qui dans les temps anciens alors qu’ils n’avaient pas la possibilité d’échanger leurs informations, aura permis de réaliser des prouesses d’inventions synchroniques inimaginables pour le bien de l’humanité … ou bien encore, souvenons-nous en temps de guerres, les peuples tous unis se serrant les coudes dans un même but pour ainsi retrouver la liberté grâce à l’entraide et à l’amour du prochain. « Aide-toi et le ciel des particules élémentaires t’aidera » !

Volonté et puissance de nos pensées lorsque celles-ci sont associées à la bienveillance des particules élémentaires peuvent nous permettre d’accomplir des quasi-miracles, c’est pourquoi je ne saurais me faire à l’idée d’être victime malgré-moi d’une seconde apocalypse collective cette fois-ci, sans me battre comme je me suis battu pour revenir dans le monde des vivants, après avoir dû endurer une hémorragie cérébrale apocalyptique il y a vingt deux ans…

Avant tout, commençons par nous réapproprier nos univers intimes qui ne demandent qu’à nous accompagner de leurs bienveillances, je puis vous assurer que ce changement radical de pensée transformera nos existences individuelles et collectives du tout au tout avec les sentiments, les intuitions et les émotions merveilleux que ne manqueront pas de nous délivrer nos coeurs et nos esprits.

Par delà bien et mal, redevenons Humains … rien qu’Humains.

Le grand écrivain Russe Alexandre Soljénitsyne avait tout résumé dans son discours prophétique de 1978 intitulé, « Le Déclin du courage » : « Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde. Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent- elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ? Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter … toujours plus haut. »

Permettez-moi de vous délivrer mon témoignage d’espoir et d’espérance :

Tout s’écroule sous nos yeux et nous sommes médusés, pétrifiés … je ne peux décidément me résoudre à accepter ce sort réservé à l’humanité, c’est pourquoi malgré la situation catastrophique de notre planète, j’ai fait mienne la formule de René Guénon que j’aime à citer : « Ceux qui pourraient se sentir tentés de se livrer au découragement devraient se rappeler que rien de ce qui s’accomplit dans ce monde ne peut être inutile, que la confusion, l’erreur et l’obscurité ne peuvent jouir que d’un triomphe trompeur et purement éphémère, que toute sorte de déséquilibre partiel et transitoire doit nécessairement contribuer au grand équilibre du tout, et que rien ne peut finalement prévaloir contre la puissance de la vérité… »

Une chose est, à mes yeux, certaine : nous n’avons pas, individuellement, la possibilité d’influer significativement sur les destinées de notre malheureuse planète en l’état actuel de sa situation calamiteuse. En revanche, nous pouvons prendre notre destin en main et commencer par nous entraider en laissant parler notre coeur, en positivant, en nous montrant, bons, généreux, sans calcul aucun, sans rien attendre en retour. Et je suis convaincu que tôt ou tard, nous en récolterons les fruits.

« Mon athéisme de départ ayant évolué, après mon accident vasculaire cérébral, vers ce que j’appellerai volontiers « ma pensée auto-créationniste d’inspiration nietzschéenne » j’ai pris conscience au fil du temps qu’il existait un principe supérieur universel, ces particules élémentaires créatrices de réalité qui sont à l’origine de toutes choses. Et donc j’ai pu comprendre que ma propre cogitation faisait jaillir de tels principes, en sorte que c’est par mon travail introspectif, ma volonté inébranlable et ma foi en l’avenir que j’ai réussi à influer sur ma destinée malgré et par-delà le pronostic dramatiquement sombre du corps médical. Nous pouvons être maîtres de notre destin. Et, reliés que nous sommes les uns aux autres par-delà la diversité de nos croyances et toutes nos différences, nous pouvons tous être acteurs de nos vies… Puissions-nous nous rassembler tous devant cette évidence expérimentée depuis la nuit des temps par des hommes de bonne volonté. » Ces signes du destin que je décrypte depuis quelques années grâce à mon lâcher prise, m’ont réservé dernièrement une avalanche de synchronicités qui m’auront inspiré un courriel envoyé à Madame la directrice de l’Institut des hautes études scientifiques et techniques.

« Je viens de lire votre éditorial : Innovez ! et faire avec l’inconnu et l’incertain

Permettez-moi de vous faire découvrir mon témoignage d’espoir et d’espérance, mon innovation avec ma méthode psychologique holistique d’inspiration nietzschéenne qui m’aura offert la possibilité de percer le secret de l’inconnu et de l’incertain de mon existence, ce témoignage s’intitule : Renaissance d’une apocalypse cérébrale ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra.

Nietzsche remerciait son père pour lui avoir légué une constitution souffreteuse dans « Ecce homo », ce qui lui avait donné l’opportunité d’abandonner sa carrière de professeur de philologie au profit d’une existence cogitative et « de rumination », ainsi il aura pu passer à la postérité avec son grand oeuvre et plus particulièrement son Zarathoustra … Eh bien, il me faut savoir gré à mon karma grâce auquel ma vie aura basculée dans le néant, c’était en 1995, le jour de la fête des amoureux, je n’avais pas 30 ans et je venais de me retrouver paralysé des quatre fers à la suite d’une rencontre hémorragique apocalyptique. Je n’ai pas accepté ce si cruel destin qui s’imposait à moi et une fois achevée ma longue et douloureuse période de deux ans de rééducation, j’ai entamé un combat acharné pour revenir dans le monde des vivants, ce fût la naissance d’une odyssée physique et psychologique de plus de 20 années au cours de laquelle j’aurais été à la rencontre de mon incroyable destinée, car je peux clamer haut et fort que mon handicap hémiplégique m’aura poussé à me transcender tant et si bien que depuis quelques années les secrets de mon existence, le mystère de ma vie, se sont dévoilés. Je n’ai fait que m’inspirer des anciens maîtres de sagesse, tel Pythagore qui faisait l’éloge de la patience, de la cogitation et de l’examen de conscience pour atteindre « le connais-toi toi même »… C’est encore Nietzsche qui disait dans « le gai savoir » : « Il faut que nous soyons de ceux qui apprennent et découvrent le mieux tout ce qui est loi et nécessité dans le monde : il faut que nous soyons physiciens, […] c’est pourquoi : vive la physique ». Au cours de cette très longue période cogitative, j’ai élaboré une méthode psychologique d’auto- analyse grâce à laquelle j’aurais progressivement pris conscience que je pouvais maîtriser mon destin en ayant une approche globale du monde qui m’entoure, tandis que je me représentais imaginairement l’univers fascinant de l’infiniment petit de « ma nouvelle Religion des particules élémentaires », méthode que je résume avec cette sentence humaniste : Par-delà toute croyance ou irréligion, aimons-nous et entraidons-nous les uns les autres, nos particules élémentaires qui nous relient Tous et qui peuvent être créatrices de réalités lorsqu’elles sont associées à nos pensées éthiques et morales n’auront assurément pas fini de nous étonner et de nous émerveiller…

Je vois notre monde, notre humanité, dans un tel état de déréliction et de désespérance que je me faisais un devoir moral de vous apporter mon témoignage d’espoir.

J’avais publié mon histoire en novembre 2016 aux éditions l’Harmattan : « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra et sous les bons auspices du philosophe Pierre Héber-Suffrin ; depuis lors, mon existence qui est tout sauf un long fleuve tranquille aura réservé un second épilogue à mon périple odysséen : une renaissance Amoureuse !

Renaissance amoureuse,

Par-delà toutes considérations psychologiques, philosophiques, religieuses ou athées, j’en suis arrivé à la conclusion définitive que seul l’amour pourra sauver l’humanité, cet amour passion qui m’aura permis d’occulter dans ma vie antérieure le spectre de l’absolument volumineuse malformation artério-veineuse diagnostiquée 5 ans avant l’horreur absolue, cette épée de Damoclès qui attendait son heure pour accomplir son oeuvre dévastatrice et irréversible ; c’est ce même amour passionnel grâce auquel je me serais accroché à la vie comme un beau diable dans mon existence d’après, car je me dois de confesser que ce sont les Femmes merveilleuses rencontrées tout au long de mon odyssée qui m’auront donné la force et le courage de toujours aller de l’avant tel un Sisyphe poussant son rocher ! Je viens de passer une longue période plongé dans mes pensées introspectives en même temps que mon projet d’écriture était sur le point de se finaliser, ce furent des années d’une existence extrêmement dure où je me serais imposé une discipline austère mais tellement riche intellectuellement et spirituellement, et grâce au lâcher prise et à l’approche de la physique quantique, j’aurais progressivement réalisé que je pouvais influer consciemment sur le cours de mon facétieux destin par l’entremise des synchronicités. Cependant je sentais mon âme et mon coeur terriblement secs tandis qu’un état apathique s’était emparé de moi depuis la parution de mon livre … je n’ai trouvé d’autre alternative pour m’en sortir que de retomber amoureux ! Une nouvelle fois, mon destin associé à mes pensées éthiques et morales m’aura ménagé une rencontre synchronique, et cette relation amoureuse extraordinaire avait provoqué une soudaine libération d’énergie spirituelle, un tourneboulement de mes sens tel qu’il aura régulé mes fonctions organiques de manière stupéfiante et inimaginable. Je m’étais questionné à d’infinies reprises sur ma récupération quasiment miraculeuse, sur ces innombrables synchronicités qui auront parsemé mon parcours de vie depuis ma renaissance, comme la plus merveilleuse d’entre toutes qui aura été de réussir à m’affranchir de toute dépendance, d’avoir pu re-marcher enfin seul après 12 interminables années à avoir dû être tributaire de mes proches pour le moindre de mes déplacements. J’attribue « ces miracles » à la passion amoureuse auto-régulatrice et réparatrice, c’est cette même passion amoureuse qui m’aura offert la possibilité de « déplacer des montagnes » depuis ma renaissance. 22 ans après mon hémorragie cérébrale, je suis la preuve incarnée que l’amour peut être plus fort que tout et après être devenu ce que je suis, la passion amoureuse est une fois de plus venue me chavirer pour clore en apothéose mon Odyssée. Cette Odyssée amoureuse que je voudrais retenir par-delà la Renaissance de mon apocalypse cérébrale, je la dédie à toutes les Femmes que j’ai aimées…

« Si vous avez jamais dit « oui » à un plaisir, ô mes amis, alors vous avez en même temps dit « oui » à toute douleur. Toutes choses sont enchaînées, enchevêtrées, liées par l’amour – Si vous avez jamais voulu qu’une fois fût deux fois, si vous avez jamais dit : « Tu me plais, bonheur ! moment ! instant ! », alors vous avez voulu que tout revienne ! – tout de nouveau, tout éternellement, tout enchaîné, tout enchevêtré, tout lié par l’amour ».
Zarathoustra

Contrairement à Zarathoustra qui s’évertuait à prêcher dans le vide du désert, je me contenterais de laisser un témoignage à la manière « d’un passeur de lumière », mon témoignage d’espoir, pour dire que sur cette satanée mais ô combien merveilleuse planète, vivait un homme à l’esprit libre comme le vent et qu’il aura fait de sa vie, par-delà bien et mal mais avec la complicité de ses particules élémentaires associées à ses pensées, une incroyable et extraordinaire odyssée.

Je ne saurais terminer mon témoignage sans honorer la mémoire de mon sauveur et mon recréateur, le Professeur de Neuro-chirurgie Patrick Grellier. »

Conclusion

Avant les élections présidentielles de 2017, j’avais vu un reportage sur la chaîne canal plus où le candidat Macron déclarait que ses adversaires politiques avaient des cerveaux hémiplégiques !

Connaissant mon facétieux co-auteur Cerveau, en joueur d’échecs invétéré rompu aux pires manœuvres retorses de ses adversaires, toujours d’attaque pour répondre à un défi avec cet amour du beau Jeu chevillé à l’esprit et l’ancienne championne d’argentine accrochée à son tableau de chasse soit dit en passant, je ne doutais pas qu’il saisirait l’occasion de cette petite phrase prononcée sur un ton badin pour relever le gant, et que patience et longueur de temps aidant, il s’arrogerait un droit de réponse quantique avec la complicité des mannes de Zarathoustra, ce qui donnerait par la même occasion une démonstration imparable, comme une attaque de mat au Jeu d’échecs, que la psychologie d’inspiration nietzschéenne permet de résoudre les problèmes fondamentaux.

La conclusion de mon témoignage d’espoir et d’espérance vient de s’offrir à moi avec un paragraphe emprunté à « L’arc et la massue », livre qui avait été écrit par l’auteur traditionaliste Julius Evola. Il me semble utile de préciser que je ne partage aucunement les idées politiques extrémistes de l’écrivain, mais que fidèle à ma psychologie holistique selon laquelle il y a à prendre et à laisser en toutes choses, j’ai trouvé les explications de Julius Evola d’une luminosité confondante quand il décrit la pensée traditionnelle Romaine des temps archaïques, une pensée respectueuse des lois universelles, une pensée juste et pleine de bons sens … et lorsqu’il en vient à évoquer le dieu Jupiter à la fin de l’extrait, Nous n’avons pu nous empêcher de songer avec tristesse, mon Compère Cerveau et Moi-même, que nous vivons décidément une drôle d’époque totalement héminégligente de son Passé et de ses Anciens.

« Selon l’acception moderne la plus courante, le “ destin ” est une puissance aveugle qui plane sur les hommes, qui s’impose à eux en faisant que se réalise ce qu’ils souhaitent le moins, en les poussant éventuellement vers la tragédie et le malheur. Fatum a ainsi donné naissance au mot “ fatalisme ”, qui est l’opposé de toute initiative libre et efficace. Selon la vision fataliste du monde, l’individu n’est rien ; son action, en dépit de toute apparence de libre-arbitre, est prédestinée ou vaine, et les événements se succèdent en obéissant à une puissance ou une loi qui le transcende et qui ne le prend pas en compte. “ Fatal ” est un adjectif qui a essentiellement une connotation négative : issue “ fatale ”, accident “ fatal ”, l’“ heure fatale de la mort ” , etc.

Selon la conception antique, le fatum correspondait par contre à la loi de manifestation continue du monde ; cette loi n’était pas réputée aveugle, irrationnelle et automatique – “fatale ” au sens moderne du mot – , mais chargée de sens et comme procédant d’une volonté intelligente, surtout de la volonté des puissances olympiennes. Le fatum romain renvoyait, de même que le rta indo-européen, à la conception du monde en tant que cosmos, en tant qu’ordre, et en particulier à la conception de l’histoire comme un développement de causes et d’événements reflétant une signification supérieure. Même les Moines de la tradition grecque, tout en présentant certains aspects maléfiques et “ infernaux ” (dus à l’influence de cultes préhelléniques et pré-indo-européens), apparaissent souvent comme des personnifications de la loi intelligente et juste qui préside au gouvernement de l’univers, dans certaines de ses expressions.

Mais c’est surtout à Rome que l’idée de fatum prend une importance toute particulière. Et ce parce que la civilisation romaine fut, de toutes les civilisations de caractère traditionnel et sacré, celle qui se concentra le plus sur le plan de l’action et de la réalité historique. Pour elle, il fut donc moins important de connaîtrel’ordre cosmique comme une loi supra-temporelle et métaphysique que de le connaître comme force en acte dans la réalité, comme vouloir divin qui ordonne les évènements. C’est à cela que se rattachait le fatum pour les Romains. Ce terme vient du verbe fari, d’où dérive aussi le mot fas, le droit comme loi divine. Ainsi, fatum renvoie à la “ parole ” – à la parole révélée, surtout à celle des divinités olympiennes qui permet de connaître la norme juste (fas) en tant que celle-ci annonce ce qui va arriver. On doit ajouter, à propos de ce second aspect, que les oracles, par lesquels un art traditionnel précis cherchait à saisir en germe des situations devant se réaliser, s’appelaient aussi fata ; ils étaient pratiquement la parole révélée de la divinité. Mais, pour bien comprendre ce que nous sommes en train d’étudier, il faut se souvenir du rapport que l’homme entretenait, dans la Rome antique et dans les civilisations traditionnelles en général, avec l’ordre global du monde. C’était un rapport très différent de celui qui devait s’instaurer plus tard. Pour l’homme antique, l’idée d’une loi universelle et d’un vouloir divin n’annulait pas la liberté humaine ; mais sa préoccupation constante était de mener sa vie et son action de sorte qu’elles fussent la continuation de l’ordre global et, pour ainsi dire, comme le prolongement ou le développement de cet ordre. A partir de la pietas, c’est-à-dire, pour un Romain, de la reconnaissance et de la vénération des forces divines, on se fixe comme tâche de pressentir la direction de ces forces divines dans l’histoire de façon à pouvoir y accorder opportunément l’action, à la rendre extrêmement efficace et chargée de sens. D’où le rôle très important que jouèrent dans le monde romain, jusque dans le domaine des affaires publiques et de l’art militaire, les oracles et les augures. Le Romain avait la ferme conviction que les pires mésaventures, et notamment les défaites militaires, dépendaient moins d’erreurs, de faiblesses ou de travers humains que du fait d’avoir négligé les augures, c’est-à-dire, pour en revenir à l’essentiel, d’avoir agi de façon désordonnée et arbitraire, en suivant de simples critères humains, en rompant les liens avec le monde supérieur (donc, pour un Romain, cela voulait dire avoir agi sans religio, sans “ rattachement ”), sans tenir compte des “ directions d’efficacité ” et du “ moment juste ” indispensables à une action couronnée de succès. On remarque que la fortuna et la felicitas ne sont souvent, dans la Rome antique, que l’autre face du fatum, sa face proprement positive. L’homme, le chef ou le peuple qui emploient leur liberté pour agir en conformité avec les forces divines cachées dans les choses connaissent le succès, réussissent, triomphent – et cela signifiait, dans l’Antiquité, être “fortuné ” et être “ heureux ” (ce sens s’est conservé dans des locutions comme “ une heureuse initiative ” , une “ heureuse manoeuvre ”, etc.). Un historien contemporain, Franz Altheim, a cru pouvoir déceler dans cette attitude la cause effective de la grandeur de Rome … Dans le monde romain antique et dans l’histoire romaine, on trouve un grand nombre d’épisodes, de situations et d’institutions où est justement mise en lumière l’impression de rencontres “ fatidiques ” entre le monde humain et le monde divin. Des forces supérieures sont à l’oeuvre dans l’histoire et se manifestent à travers les forces humaines. Pour nous contenter d’un seul exemple, rappelons que “ le moment culminant du culte romain de Jupiter était constitué par un acte où le dieu affirme sa présence, chez un homme, en qualité de vainqueur, de triomphateur. Ce n’est pas que Jupiter soit la seule cause de la victoire, il est lui-même le vainqueur ; on ne célèbre pas le triomphe en son honneur, mais c’est lui le triomphateur. C’est pour cette raison que l’imperator revêt les insignes du dieu ” (K. Kerényi, F. Altheim). Actualiser le divin – parfois prudemment, parfois audacieusement – dans l’action et dans l’existence fut un principe directeur que la Rome antique appliqua aussi à l’ordre politique. C’est pourquoi certains auteurs ont fait remarquer avec raison que Rome ignora, à la différence d’autres civilisations, le mythe au sens abstrait et anhistorique ; à Rome le mythe se fait histoire, et l’histoire, à son tour, prend un aspect “ fatal ”, devient mythique.

D’où une conséquence importante. Dans des cas comme celui évoqué, c’est une identité véritable qui se réalise. Il ne s’agit pas d’une parole divine qui peut être entendue ou non entendue. Il s’agit d’un déploiement des forces supérieures. On est ici en présence d’une conception spéciale, objective, nous serions tenté de dire transcendantale, de la liberté. En m’opposant au fatum, je peux bien sûr revendiquer pour moi un libre-arbitre, mais celui-ci est stérile, est un simple “ geste ” qui ne saurait avoir beaucoup d’incidence sur la trame de la réalité. Par contre, quand je fais en sorte que ma volonté continue un ordre supérieur, soit seulement l’instrument par lequel cet ordre se réalise dans l’histoire, ce que je veux dans un tel état de coïncidence ou de syntonie peut se traduire éventuellement par une injonction adressée à des forces objectives qui, autrement, ne se seraient pas pliées facilement ou qui n’auraient pas eu d’égard pour ce que les hommes veulent et espèrent.

On peut maintenant se poser la question suivante : comment en est-on arrivé à cette conception moderne qui fait du destin une puissance obscure et aveugle ? Comme tant d’autres, un tel glissement de sens n’a rien de fortuit. Il reflète un changement de niveau intérieur et s’explique, essentiellement, par l’avènement de l’individualisme et de l’“ humanisme ” compris dans un sens général, c’est-à-dire en rapport avec une civilisation et une vision du monde uniquement fondées sur ce qui est humain et terrestre. Il est évident que, cette scission s’étant produite, on ne pouvait plus saisir un ordre intelligible du monde, mais seulement un pouvoir obscur et étranger. Le “ destin ” devint alors le symbole de toutes les forces les plus profondes qui agissent et sur lesquelles l’homme, malgré sa maîtrise du monde physique, ne peut pas grand-chose parce qu’il ne les comprend plus, parce qu’il s’est détaché d’elles ; mais aussi d’autres forces que l’homme, par son attitude même, a libérées et rendues souveraines dans différents domaines de sa propre existence. »

Avec la Reliance Quantique ou Ma Religion des particules élémentaires et grâce à mon expérimentation de pensée, je crois avoir démontré que l’on pouvait être en mesure de se jouer des coups du sort, et que loin de les occulter ou de les dénier, nous devrons les accepter car ils nous seront utiles, ils nous seront nécessaires afin de trouver un sens, une direction et une signification à notre vie avec la prise de recul nécessaire associée au temps qui agence si bien les événements… alors l’existence se déroulera comme une suite logique sans que l’on ait l’impression de prendre de décisions, car celles-ci s’imposeront à nous comme une évidence, une révélation, et ce pour notre total accomplissement.

Par delà bien et mal, la Reliance Quantique qui me confère sans conteste le droit à l’emprunt du passage d’Ecce Homo où Nietzsche relate son expérience Spirituelle tout droit inspirée par un au-delà et qui m’autorise à confesser auprès de la Présidence Jupitérienne : Car cette expérience est la mienne aussi.

« … On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; la pensée fulgure comme l’éclair, elle s’impose nécessairement, sous une forme définitive : je n’ai jamais eu à choisir. C’est un ravissement dont notre âme trop tendue se soulage parfois dans un torrent de larmes ; machinalement on se met à marcher, on accélère, on ralentit sans le savoir ; c’est une extase qui nous ravit à nous-mêmes, en nous laissant la perception de mille frissons délicats qui nous parcourent jusqu’aux orteils ; c’est un abîme de félicité où l’horreur et l’extrême souffrance n’apparaissent pas comme le contraire, mais comme le résultat, l’étincelle du bonheur, comme la couleur nécessaire au fond d’un tel océan de lumière ; c’est un instinct du rythme qui embrasse des mondes de formes – car l’ampleur du rythme dont on a besoin donne la mesure de l’inspiration : plus elle écrase, plus il élargit… Tout cela se passe involontairement, comme dans une tempête de liberté, d’absolu, de force, de divinité… » Friedrich Nietzsche, «  Ecce Homo ».

Epilogue

J’avais partagé ma chambre d’hôpital avec Monsieur Rose un an après mon hémorragie cérébrale en 1996, c’est un peu grâce à lui également que l’inspiration de ce courrier m’est venue à l’esprit, car le malheureux vieil homme s’était retrouvé héminégligent à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

Cette affection impressionnante pour l’entourage est une anomalie due à une lésion de l’un des deux hémisphères cérébraux qui conduit la personne atteinte à négliger et occulter la moitié de l’espace qui l’entoure … j’avais également assisté à un épisode ô combien cocasse quand un jour un patient atteint de la même pathologie avait fait irruption au réfectoire commun avec un coté de sa moustache rasé, ce qui avait déclenché l’hilarité générale…

Ces deux anecdotes pour dire qu’il serait grand temps pour l’Humanité de se réapproprier cette part escamotée de la mémoire de nos Anciens, et peu importe la méthode pourvu qu’elle soit respectueuse des lois Universelles…

Comme quoi tous les chemins de pensées mènent à Rome, à l’ Antiquité et à l’Univers merveilleux des particules élémentaires !

Patrice SANCHEZ

patricesanchez1965@gmail.com

Lien vers mon livre « Renaissance d’une apocalypse cérébrale »

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=51998