Archive for the pédagogie libération Category

Résistance politique: Le visible et l’invisible dans le grand tumulte historique de la lutte contre l’oppression (avec Victor Hugo et Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 18 janvier 2019 by Résistance 71

Dans cet extrait du roman historique de V. Hugo “Quatre-vingt-treize” que Zénon amène à notre attention, il est fait état de la sempiternelle dichotomie (apparente) entre le matérialisme et l’idéalisme. La philosophie occidentale, empruntant le rapport antagoniste existant entre le christianisme (et l’idéalisme plus ou moins borné) et l’athéisme (matérialisme qui peut parfaitement ne pas être dénué de spiritualisme), en a fait un débat fratricide pour le bénéfice une fois de plus, d’une minorité du pouvoir diviseur maintenant ses privilèges.
L’antagonisme n’est qu’induit. Ces deux notions sont en fait complémentaires et se doivent d’exister en harmonie car l’une ne peut aller sans l’autre, c’est tout le propos d’Hugo, qui présente les deux côtés de l’argument de telle manière qu’on ne puisse être en désaccord avec aucun des deux et de là, que nous puissions accepter l’échéance de leur complémentarité.
A cette image, nous devons embrasser la complémentarité de la diversité au sein des sociétés humaines dans la modernité, nous organiser en refondant le pouvoir dans les peuples de façon à le rendre inoffensif, c’est à dire non-coercitif dans sa réintégration au sein du corps social, car le pouvoir issu de la division politique de la société est un pouvoir nécessairement coercitif, néfaste, diviseur et emprunt d’une négativité menant la société sur le chemin de son extinction, de son annihilation inévitable.
L’État, la “république” ne sont en rien les buts finaux, mais des ruses de la raison, des leurres manipulateurs nécessaires à notre compréhension finale de l’harmonie de la complémentarité dans notre diversité entendue et bien comprise, afin que nous assimilions collectivement ce chemin menant à notre émancipation au moyen de la société des sociétés.
Sachons lâcher prise des antagonismes induits, refusons la division toute aussi induite et embrassons notre complémentarité dans notre diversité sociale humaine, par delà le bien et le mal, réconciliés avec la grande nature des choses. A terme, le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas autre chose…

~ Résistance 71 ~

Révolution ou évolution, le visible et l’invisible dans le grand tumulte historique de la lutte contre l’oppression

 

Victor Hugo rapporté par Zénon

 

« – Les grandes choses s’ébauchent. Ce que la révolution fait en ce moment est mystérieux. Derrière l’œuvre visible il y a l’œuvre invisible. L’une cache l’autre. L’œuvre visible est farouche, l’œuvre invisible est sublime. En cet instant je distingue tout très nettement. C’est étrange et beau. Il a bien fallu se servir des matériaux du passé. De là cet extraordinaire 93. Sous un échafaudage de barbarie se construit un temple de civilisation.
– Oui, répondit Cimourdain. De ce provisoire sortira le définitif. Le définitif, c’est-à-dire le droit et le devoir parallèles, l’impôt proportionnel et progressif, le service militaire obligatoire, le nivellement, aucune déviation, et, au-dessus de tous et de tout, cette ligne droite, la loi. La république de l’absolu.
– Je préfère, dit Gauvain, la république de l’idéal.
Il s’interrompit, puis continua :
– O mon maître, dans tout ce que vous venez de dire, où placez-vous le dévouement, le sacrifice, l’abnégation, l’entrelacement magnanime des bienveillances, l’amour ? Mettre tout en équilibre, c’est bien ; mettre tout en harmonie, c’est mieux. Au-dessus de la balance il y a la lyre. Votre république dose, mesure et règle l’homme ; la mienne l’emporte en plein azur. C’est la différence qu’il y a entre un théorème et un aigle.
– Tu te perds dans le nuage.
– Et vous dans le calcul.
– Il y a du rêve dans l’harmonie.
– Il y en a aussi dans l’algèbre.
– Je voudrais l’homme fait par Euclide.
– Et moi, dit Gauvain, je l’aimerais mieux fait par Homère.
Le sourire sévère de Cimourdain s’arrêta sur Gauvain comme pour tenir cette âme en arrêt.
– Poésie. Défie-toi des poètes.
– Oui, je connais ce mot. Défie-toi des souffles, défie-toi des rayons, défie-toi des parfums, défie-toi des fleurs, défie-toi des constellations.
– Rien de tout cela ne donne à manger.
– Qu’en savez-vous ? L’idée aussi est nourriture. Penser, c’est manger.
– Pas d’abstractions. La république c’est deux et deux font quatre. Quand j’ai donné à chacun ce qui lui revient…
– Il vous reste à donner à chacun ce qui ne lui revient pas.
– Qu’entends-tu par là ?
– J’entends l’immense concession réciproque que chacun doit à tous et que tous doivent à chacun, et qui est toute la vie sociale.
– Hors du droit strict, il n’y a rien.
– Il y a tout.
– Je ne vois que la justice.
– Moi, je regarde plus haut.
– Qu’y a-t-il donc au-dessus de la justice ?
– L’équité. »

Victor Hugo – « Quatre-vingt treize » (1874)

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

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Gilets Jaunes 10ème round: Le peuple installe son pouvoir…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 janvier 2019 by Résistance 71

Gilets Jaunes, gardons-nous des leurres et des subterfuges que sont le « Grand Débat » proposé par Micronus et le RIC dans son contexte étatique puisque constitutionnel.
Généralisons les assemblées populaires et le pouvoir des ronds-points comme l’ont appelé les GJ de Commercy et de Montreuil.
Entrer en palabres avec l’État et sa clique de représentants ne peut être que stérile et nous amener à la division.
Pour que vive la Commune des communes dans une société des sociétés horizontale et émancipée.

~ Résistance 71 ~

Voir aussi:
« Gilets Jaunes 10ème round: Tout le pouvoir aux Ronds-Points! »

 

 

Le “Peuple profond” installe son pouvoir

 

Philippe Grasset

 

13 janvier 2019 

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10813

Au hasard des heures, j’ai vu quelques images et échanges des habituels convives des talk-shows de cette fin de journée, samedi. C’était désespérément plat, morne, croulant sous les redites et les sempiternelles analyses, les gémissements que nous entendons depuis des semaines, quelques vociférations fatiguées de la même indignation ahurie et désormais chuchotée (au cas où la fortune du destin les priverait de leurs maîtres en cours pour leur en désigner de nouveaux). Enfin, couvrant tout cela de l’ombre sinistre d’une grande aile noire, l’inévitable constat d’une mobilisation de plus en plus montante des GJ, après le premier samedi de rentrée qui avait démontré la vacuité de la narrative de l’“essoufflement”, et des GJ dans un désordre de mieux en mieux organisé sans perdre la vertu du désordre, évitant autant que faire se peut les violences, déployant une insoumission pacifique d’une remarquable efficacité, s’installant dans leurs domaines comme dans leurs meubles

Je me suis fait alors la remarque que nous étions en train de vivre un moment historique de plus : de voir se mettre en place une structuration extraordinaire, à la fois dépourvue de structures contraignantes et visibles, à la fois complètement libérée de ce fait et en voie d’institutionnalisation sans emprisonnement, suffisamment enfin pour manifester une légitimité désormais évidente. C’est un deuxième pouvoir, une sorte de “pouvoir des samedis” qui se met en place ; le “Peuple profond” contre un DeepState qui n’a plus rien de régalien, qui se dissout dans l’imposture comme son modèle de “D.C.-la-folle”. (C’est la raison de l’emploi de l’expression anglo-américaine installée en un néologisme comme marque de l’infamie.)

Les GJ forment désormais un pouvoir parallèle et une structure souveraine encore plus que souterraine, dont la légitimité tend évidemment à surpasser celle des autorités pseudo-“légales” ; il ne leur est même pas nécessaire de la supplanter tant les autres font bien cela, tous seuls, sans aide de quiconque… La morosité de tout l’appareil du communicationnisme de soutien, dont les nantis de la presseSystème en première ligne, est désormais la marque d’un réel découragement et la confirmation du sentiment que j’essaie ici de restituer.

Je considérerais donc, d’une façon symbolique pour le jour, que la France est entrée samedi dans une ère nouvelle. Désormais deux pouvoirs sont installés, et la façon stupide et indigne dont le nouveau pouvoir (les GJ) a été traité explique qu’il se soit radicalisé dans son essence, pour déployer toutes ses exigences, révéler sa vraie nature et s’affirmer clairement antiSystème.

La résilience et l’entêtement impassibles des insaisissables et inclassables GJ, l’espèce d’entente collective qui les meut et semble les ordonner comme en un ballet, comme si tous ces gens répondaient à un élan qui est en-dehors d’eux pour mieux les rassembler, tout cela ne cesse de me stupéfier. Les GJ, c’est tout le monde, c’est vous, c’est moi, c’est votre voisin, que sais-je encore ; et pourtant c’est un mystère, une énigme, comme une sorte de bataillon immense, sacrée et secret, venue d’un ailleurs dont on ne sait rien pour on ne sait quelle mission chargée de tant de secrets marqués du sceau du sacré… La seule certitude qui veuille bien nous habiter, c’est celle de juger que tout cela, et leur mission par conséquent, est décisif...

En face, les mots nous manquent… C’est le désordre et la confusion, la panique et la colère, la haine et l’incompréhension, et dominant le tout, comme un Empereur qui vient d’être oint de la ruse moqueuse du Seigneur, l’omniprésente Bêtise trône. La bêtise des modernes puissants et des postmodernes très-intelligents est un phénomène qui vous coupe le souffle. Passez en revue la violence policière exacerbée par la consigne de la bourgeoisie globaliste en son pouvoir de pacotille ; les boutades furieuses-monstrueuses et infantiles-impuissantes du philosophe de salon à la belle chevelure, qui voudrait bien qu’on en finisse en tirant la chasse, non pardon en tirant avec la quatrième armée du monde sur les Gilets-Jaunes ; les complots italiens de la secrétaire d’État de l’Égalité des Chances, des femmes et des hommes, et de leur Sottise bien-tempérée…

Par-dessus tout ça, l’Angelot du miracle de Noël, Jupiter tonnant des mécaniques, rappelant que la République“ c’est des droits” mais “c’est aussi des devoirs”… Cet homme est une énigme d’impuissance et de maladresse, une énigme invertie parce que sa mise à nu ne peut être qu’une catastrophe. J’arrête là, pour souffler un peu et surtout pour citer cette actrice, – surprenante incursion pourrait-on penser, – qui trouve des mots absolument appropriés pour décrire l’énigme (Isabelle Adjani, dans Elle, repris par Spoutnik-français) :

» “C’est incroyable d’être à ce point dans l’incapacité de communiquer !” […] Il y a une grande “frilosité gênée” dans [sa] façon de communiquer… Comme [s’il] refusait d’être associé, d’une façon ou d’une autre, à la frange la plus pauvre de la population. “On a l’impression qu’il ne faut pas qu’il soit touché par ça, et qu’il ne faut pas toucher à ça. Une impossibilité tactile, en tout cas avec le corps du pauvre. Il ne sait pas. Il y a là quelque chose qui est complètement en réserve et qui rend les gens fous.”

 » […Les] Gilets jaunes ne peuvent plus tolérer le discours aseptisé des politiques qui les gouvernent. “Ils ont mal, ils ont des échardes sur la langue à force d’avaler la langue de bois des politiques qui les assomment depuis des décennies”. »

Que voudrais-je dire de plus, à ce point ?

… Eh bien, ceci :la révolution s’est installée en France, sans crier gare, sans slogan ni guillotine. Elle ne la quittera plus jusqu’à ce que les événements qui doivent se faire, se fassent en vérité.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

La réversibilité de l’État ou l’Homo Domesticus de James C Scott

Posted in actualité, altermondialisme, économie, documentaire, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 17 janvier 2019 by Résistance 71

Nous conseillons de lire cet ouvrage en entier. Nous en avons fait une traduction partielle l’an dernier, la voici pour se mettre l’eau à la bouche. Le livre de James C Scott est passionnant et nous explique que l’État n’est en rien irrémédiable et que notre évolution n’est pas linéaire, qu’on ne passe d’une période à une autre au cours des millénaires sans espoir de retour à ce qui a fonctionné dans le passé.

Notre rôle est de le comprendre et de l’adapter à notre réalité socio-politique actuelle pour enfin établir la Société des Sociétés émancipée et donc véritablement libre.

Notre version PDF de larges extraits de l’ouvrage de James C. Scott, anthropologue politique de l’université de Yale: « Contre le Grain, l’origine profonde des premiers états »: 2018

Autre ouvrage de James C. Scott en version PDF:

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

~ Résistance 71 ~

Homo domesticus. Une histoire profonde des premiers États

 

lundi 14 janvier 2019, par Ernest London

James C. Scott

Homo domesticus
Une histoire profonde des premiers États

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Saint-Upéry

Préface de Jean-Paul Demoule

La Découverte, 2019

302 pages

À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands récits civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du nomadisme ni engendré l’agriculture sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».

La première domestication, celle du feu, est responsable de la première concentration de population. La construction de niche de biodiversité par le biais d’une horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirables à l’intérieur d’un cercle restreint autour des campements. La cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des céréales et des légumineuses, à domestiquer des chèvres, des moutons, des porcs, des bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. Les premiers grands établissements sédentaires sont apparus en zones humides et non en milieu aride comme l’affirme les récits traditionnels, dans des plaines alluviales à la lisière de plusieurs écosystèmes (Mésopotamie, vallée du Nil, fleuve Indus, baie de Hangzhou, lac Titicaca, site de Teotihuacán) reposant sur des modes de subsistance hautement diversifiés (sauvages, semi-apprivoisés et entièrement domestiqués) défiant toute forme de comptabilité centralisée. Des sous-groupes pouvaient se consacrer plus spécifiquement à une stratégie au sein d’une économie unifiée et des variations climatiques entraînaient mobilité et adaptation « technologique ». La sécurité alimentaire était donc incompatible avec une spécialisation étroite sur une seule forme de culture ou d’élevage, requérant qui plus est un travail intensif. L’agriculture de décrue fut la première à apparaître, n’impliquant que peu d’efforts humains.

Les plantes complètement domestiquées sont des « anomalies hyperspécialisées » puisque le cultivateur doit contre-sélectionner les traits sélectionnés à l’état sauvage (petite taille des graines, nombreux appendices, etc.). De même les animaux domestiqués échappent à de nombreuses pressions sélectives (prédation, rivalité alimentaire ou sexuelle) tout en étant soumis à de nouvelles contraintes, par exemple leur moins grande réactivité aux stimuli externes va entraîner une évolution comportementale et provoquer la sélection des plus dociles. On peut dire que l’espèce humaine elle-même a été domestiquée, enchaînée à un ensemble de routines. Les chasseurs-cueilleurs maîtrisaient une immense variété de techniques, fondées sur une connaissance encyclopédique conservée dans la mémoire collective et transmise par tradition orale. « Une fois qu’Homo sapiens a franchi le Rubicon de l’agriculture, notre espèce s’est retrouvée prisonnière d’une austère discipline monacale rythmée essentiellement par le tic-tac contraignant de l’horloge génétique d’une poignée d’espèces cultivées. » James C. Scott considère la révolution néolithique récente comme « un cas de déqualification massive », suscitant un appauvrissement du régime alimentaire, une contraction de l’espace vital.

Les humains se sont abstenus le plus longtemps possible de faire de l’agriculture et de l’élevage les pratiques de subsistance dominantes en raison des efforts qu’elles exigeaient. Ils ont peut-être été contraints d’essayer d’extraire plus de ressources de leur environnement, au prix d’efforts plus intense, à cause d’une pénurie de gros gibier.

La population mondiale en 10000 avant notre ère était sans doute de quatre millions de personnes. En 5000, elle avait augmenté de cinq millions. Au cours des cinq mille ans qui suivront, elle sera multipliée par vingt pour atteindre cent millions. La stagnation démographique du néolithique, contrastant avec le progrès apparent des techniques de subsistance, permet de supposer que cette période fut la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité sur le plan épidémiologique. La sédentarisation créa des conditions de concentration démographique agissant comme de véritables « parcs d’engraissement » d’agents pathogènes affectant aussi bien les animaux, les plantes que les humains. Nombre de maladies infectieuses constituent un « effet civilisationnel » et un premier franchissement massif de la barrière des espèces par un groupe pathogène.

Le régime alimentaire céréalier, déficient en acides gras essentiels, inhibe l’assimilation du fer et affecte en premier lieu les femmes. Malgré une santé fragile, une mortalité infantile et maternelle élevée par rapport aux chasseurs-cueilleurs, les agriculteurs sédentaires connaissaient des taux de reproduction sans précédent, du fait de la combinaison d’une activité physique intense avec un régime riche en glucides, provoquant une puberté plus précoce, une ovulation plus régulière et une ménopause plus tardive.

Les populations sédentaires cultivant des céréales domestiquées, pratiquant le commerce par voie fluviale ou maritime, organisées en « complexe proto-urbain », étaient en place au néolithique, deux millénaires avant l’apparition des premiers États. Cette « plate-forme » pouvait alors être « capturée », « parasitée » pour constituer une solide base de pouvoir et de privilèges politiques. Un impôt sur les céréales, sans doute pas inférieur au cinquième de la récolte, fournissait une rente aux élites. « L’État archaïque était comme les aléas climatiques : une menace supplémentaire plus qu’un bienfaiteur. » Seules les céréales peuvent servir de base à l’impôt, de par leur visibilité, leur divisibilité, leur « évaluabilité », leur « stockabilité », leur transportabilité et leur « rationabilité ». Au détour d’une note, James C. Scott réfute l’hypothèse selon laquelle des élites bienveillantes ont créé l’État essentiellement pour défendre les stocks de céréales et affirme au contraire que « l’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres ». La majeure partie du monde et de sa population a longtemps existé en dehors du périmètre des premiers États céréaliers, qui n’occupaient que des niches écologiques étroites favorisant l’agriculture intensive, les plaines alluviales. Les populations non céréalières n’étaient pas isolées et autarciques mais s’adonnaient à l’échange et au commerce entre elles.

Nombre de villes de Basse-Mésopotamie du milieu du troisième millénaire avant notre ère, étaient entourées de murailles, indicateurs infaillibles de la présence d’une agriculture sédentaire et de stocks d’aliments. De même que les grandes murailles en Chine, ces murs d’enceinte étaient érigés autant dans un but défensif que dans le but de confiner les paysans contribuables et de les empêcher de se soustraire.

L’apparition des premiers systèmes scripturaux coïncide avec l’émergence des premiers États. Comme l’expliquait Proudhon, « être gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé ». L’administration étatique s’occupait de l’inventaire des ressources disponibles, de statistiques et de l’uniformisation des monnaies et des unités de poids, de distance et de volume. En Mésopotamie l’écriture a été utilisée à des fins de comptabilité pendant cinq siècles avant de commencer à refléter les gloires civilisationnelles. Ces efforts de façonnage radical de la société ont entraîné la perte des États les plus ambitieux : la troisième dynastie d’Ur (vers 2100 avant J.-C.) ne dura qu’à peine un siècle et la fameuse dynastie Qin (221-206 avant J.-C.) seulement quinze ans. Les populations de la périphérie auraient rejeté l’usage de l’écriture, associée à l’État et à l’impôt.

La paysannerie ne produisait pas automatiquement un excédent susceptible d’être approprié par les élites non productrices et devaient être contraintes par le biais de travail forcé (corvées, réquisitions de céréales, servitude pour dettes, servage, asservissement collectif ou paiement d’un tribut, esclavage). L’État devait respecter un équilibre entre maximisation de l’excédent et risque de provoquer un exode massif. Les premiers codes juridiques témoignent des efforts en vue de décourager et punir l’immigration même si l’État archaïque n’avait pas les moyens d’empêcher un certain degré de déperdition démographique. Comme pour la sédentarité et la domestication des céréales, il n’a cependant fait que développer et consolider l’esclavage, pratiqué antérieurement par les peuples sans État. Égypte, Mésopotamie, Grèce, Sparte, Rome impériale, Chine, « sans esclavage, pas d’État ». L’asservissement des prisonniers de guerre constituait un prélèvement sauvage de main-d’œuvre immédiatement productive et compétente. Disposer d’un prolétariat corvéable épargnait aux sujets les travaux les plus dégradants et prévenait les tensions insurrectionnelles tout en satisfaisant les ambitions militaires et monumentales.

La disparition périodique de la plupart de ces entités politiques était « surdéterminée » en raison de leur dépendance à une seule récolte annuelle d’une ou deux céréales de base, de la concentration démographique qui rendait la population et le bétail vulnérables aux maladies infectieuses. La vaste expansion de la sphère commerciale eut pour effet d’étendre le domaine des maladies transmissibles. L’appétit dévorant de bois des États archaïques pour le chauffage, la cuisson et la construction est responsable de la déforestation et de la salinisation des sols. Des conflits incessants et la rivalité autour du contrôle de la main-d’œuvre locale ont également contribué à la fragilité des premiers États. Ce que l’histoire interprète comme un « effondrement » pouvait aussi être provoqué par une fuite des sujets de la région centrale et vécu comme une émancipation. James C. Scott conteste le préjugé selon lequel « la concentration de la population au cœur des centres étatiques constituerait une grande conquête de la civilisation, tandis que la décentralisation à travers des unités politiques de taille inférieure traduirait une rupture ou un échec de l’ordre politique ». De même, les « âges sombres » qui suivaient, peuvent être interprétés comme des moments de résistance, de retours à des économies mixtes, plus à même de composer avec son environnement, préservé des effets négatifs de la concentration et des fardeaux imposés par l’État.

Jusqu’en 1600 de notre ère, en dehors de quelques centres étatiques, la population mondiale occupaient en majorité des territoires non gouvernés, constituant soit des « barbares », c’est-à-dire des « populations pastorales hostiles qui constituaient une menace militaire » pour l’État, soit des « sauvages », impropres à servir de matière première à la civilisation. La menace des barbares limitait la croissance des États et ceux-ci constituaient des cibles de pillages et de prélèvement de tribut. James C. Scott considère la période qui s’étend entre l’émergence initiale de l’État jusqu’à sa conquête de l’hégémonie sur les peuples sans État, comme une sorte d’« âge d’or des barbares ». Les notions de tribu ou de peuple sont des « fictions administratives » inventées en tant qu’instrument de domination, pour désigner des réfugiés politiques ou économiques ayant fui vers la périphérie. « Avec le recul, on peut percevoir les relations entre les barbares et l’État comme une compétition pour le droit de s’approprier l’excédent du module sédentaire “céréales/main-d’œuvre”. » Si les chasseurs-cueilleurs itinérants grappillaient quelques miettes de la richesse étatique, de grandes confédérations politiques, notamment les peuple équestres, véritables « proto-États » ou « empires fantômes » comme l’État itinérant de Gengis Khan ou l’Empire comanche, constituaient des concurrents redoutables. Les milices barbares, en reconstituant les réserves de main-d’œuvre de l’État et en mettant leur savoir-faire militaire au service de sa protection et de son expansion, ont creusé leur propre tombe.

Dans la continuité de Pierre Clastres et ouvrant la voie aux recherches de David Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une anomalie et une contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyaient. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une tout autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

Ernest London,

le bibliothécaire-armurier

Bibliothèque Fahrenheit 451

10 janvier 2019.

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Lectures complémentaires:

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

 


L’État, anomalie sociale contre-nature

Gilets Jaunes: Mot d’ordre (groupe des In-Contrôlables)

Posted in actualité, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 16 janvier 2019 by Résistance 71

 

Pour l’heure un seul mot d’ordre de mobilisation impératif:

 

Halte à la répression d’État !

Libération immédiate de tous les emprisonnés !

Amnistie de tous les condamnés !

Arrêt des poursuites judiciaires faussaires !

Celui qui pactise et papote avec l’État policier et ses domestiques n’est pas de notre camp!

 

Les In-Contrôlables

Info et Intox: La falsification Wikileaks et Julian Assange en prince héritier de l’État Profond (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, désinformation, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, presse et média, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 16 janvier 2019 by Résistance 71

Lire notre dossier « Wikileaks et Julian Assange ». Nous avons posé un certain nombre de questions sur Wikileaks et Julian Assange dès la création de R71 en 2010. Un certain nombre de réponses ont été apportées pour qui veut analyser et voir la réalité…

~ Résistance 71 ~

 

 

La falsification Wikileaks et le prince héritier de l’État profond : Julian Assange

 

Gordon Duff

 

13 janvier 2019

 

url de l’article original (avec vidéos):

https://www.veteranstoday.com/2019/01/13/censored-blocked-hacked-wikileaks-fakery-and-julian-assange-crown-prince-of-the-deep-state/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vidéo: “Wiki/IsraeliLeaks”: (en anglais, durée: 1 heure)

https://www.youtube.com/watch?v=6Sn8DPl3LLI&bpctr=1547471138 

 

Lorsque Trump est sorti du traité nucléaire avec l’Iran, trahissant les alliés et les partenaires commerciaux des Etats-Unis, détruisant la crédibilité diplomatique américaine avec le monde (NdT: si tant est qu’elle existât encore…), tout ceci fut de fait, l’état profond en action.

Le jeu a bien des facettes, comme profiter de la spéculation sur les prix du pétrole, 1000 milliards de dollars extorqués aux investisseurs en moins de 40 jours, de gros contrats de défense et des manipulations sur le marché des échanges monétaires encore plus importantes à l’échelle mondiale.

La menace de guerre est juste un théâtre, une mise en scène. L’armée américaine est bien incapable de prendre quelque action contre l’Iran à l’exception de frappes limitées à longue distance sur les sites nucléaires, toute autres mesures envisagées ne font partie que de l’imagination fertile (NdT: et malade ?..) de Bibi Netanyahou.

(Il y a bien des années, Wikileaks fut exposé dans la presse de masse comme une agence du Mossad, quelque chose qui fut oublié tout comme Dan Rather exposant l’arrestation des poseurs de bombes israéliens lors des attentats du 11 septembre).

Derrière tout ça, derrière les mensonges, la série sans fin d’actions des plus bizarres, se tiennent ceux qui tirent les ficelles. Rien de tout cela ne serait possible sans duper le public, un boulot laissé, entre autres, à Wikileaks et Julian Assange.

En fait, la position d’Assange au sein de l’infrastructure de l’état profond a été sous-estimée depuis bien longtemps. Est-il plus puissant que Trump, petite figurine hitlérienne se cachant dans l’ambassade d’Equateur à Londres, mis à part ses escapades pour visiter ses amis de chez Rothschild/Goldsmith, comme affirmé par des “dissidents de Wikileaks” ?

Nos sources nous disent que c’est Julian Assange, travaillant avec ses amis de Facebook, Google, Black Cube, Cambridge Analytica, la Fondation Heritage, PJ Media et bien d’autres vitrines tels que l’AIPAC et l’ADL, qui a plongé le monde dans ce nouvel “âge sombre” que nous voyons de nos jours.

Tout est question de diabolisation et de diffamation, de terrorisme sous faux-drapeaux et les scènes de théâtre de rues souvent utilisées montrant “qu’ils tuent leur propres gens”.

Le but est le chaos, pas la politique, la confusion et le désarroi tandis que comme toujours les “suspects habituels” se barrent avec la caisse dans des proportions devenues épiques. Il y a des princes parmi eux, certains visibles, d’autres non.

L’un d’entre eux est Julian Assange, prince héritier de l’État profond.

Wiki-Janus, les deux faces de Wikileaks

En Australie, il y a un parti politique, de manière supposée libertarien (NdT: ne pas confondra avec “libertaire”, les libertariens sont les ultra-libéraux adeptes de la secte économique de l’école dite de Vienne du pr. Hayek and Co…), qui est fondé sur les “valeurs Wiki” comme la transparence entre d’autres choses bien plus incertaines. Ce qu’ils ont commencé en 2013 ce parti de Wikileaks, a clôné VT et sa véritable transparence “non-Wiki” en regard de la Russie, de la Syrie et d’Israël.

Ainsi, il y avait deux Wikileaks, un vu par la Russie comme la soutenant ainsi que la Syrie et la Crimée, un Wikileaks qui s’opposait à l’occupation israélienne de la Palestine et considérait Israël comme un état d’apartheid. Que le parti Wikileaks soutienne le mouvement de boycott BDS et soit ouvertement accusé d’être de droite alternative et antisémite tandis que Julian Assange est un leader du mouvement anti-BDS, peut être pris comme preuve que Wikileaks n’est ni du lard ni du cochon. Wikileaks est simplement un porte-flingue.


Et les GAFA + Wikileaks …

C’est le Wikileaks que la Russie a suivi, le Wikileaks qui mena la Russie à un partenariat avec Trump et qui a mené aux accusations de trucage des élections américaines et à la trahison à tous les coins de rues en Syrie, en Crimée et un Wikileaks fusionné avec l’état sioniste, un Wikileaks qui hait la Russie.

La Russie n’a vu que le Wikileaks australien. Elle ne sait rien de la politique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et des liens étroits de Julian Assange avec l’empire de la propagande de Rupert Murdoch et du Mossad israélien. La Russie a été “piégée”. Pour les Américains et les Britanniques, l’histoire d’amour entre Wikileaks et Israël constitue un lien indestructible. Tout ce que possède Wikileaks dans le domaine de l’information est, de l’aveu même de Julian Assange, évalué, décortiqué et autorisé par le renseignement israélien.

Le “bon” Wikileaks, le “bon” et le “faux” également, en 2013, a demandé à ouvrir un bureau à Damas tandis que le père de Julian Assange, qui fut un invité du président Assad à Damas, accusa Israël d’avoir organisé les attaques au gaz en Syrie.

Toile de fond

Le monde a changé, tourbillonné sur son axe et ce qui était autrefois “intouchable” peut maintenant être mis en doute. Quand la Russie alla devant le Conseil de Sécurité de l’ONU et à la Haye avec des preuves de la pratique courante de terrorisme sous faux-drapeau utilisé par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël au travers de leurs proxies, les “casques blancs”, une porte s’ouvrit.

Quand la Russie montra finalement où les terroristes se procuraient leur gaz mortels avec les numéros de série des lots incriminés, les étiquettes de fabrication, quand la Russie mit à jour les fausses victimes des attaques et laissa les enquêteurs indépendants de l’ONU trouver la vérité et montrer que nous avions tous été dupés et victimes tout ce temps de mensonges, une porte s’est ouverte.

Cette porte s’est ouverte sur un monde où tout ce qui nous alimente en information au gré des médias, d’Hollywood et des soi-disants médias alternatifs, est la preuve de l’existence d’un vaste programme de guerre psychologique et de “modelage culturel” en provenance de l’état profond, un programme qui contrôle tout et détruit tout ce qu’il ne peut pas contrôler.

Les questions que nous posons aujourd’hui ne peuvent être poser qu’aujourd’hui et pourtant nous savons qu’il y aura une réaction, diffamation et suppression, mais elles seront posées. Oui, il y a un état profond. Oui, celui-ci est un cauchemar post-orwellien où, comme nous le dirons encore et toujours, tout ce qui peut être contrôlé sera contrôlé et ce qui ne peut pas l’être sera détruit.

Les casques blancs

Quand la Russie a exposé les “casques blancs”, cela est malgré tout demeuré dans le silence aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, il y a eu un blackout, une omerta totale de la presse, pourtant la mise à jour eut lieu et les casques blancs ne reçurent plus de financement des Etats-Unis et leurs soutiens sont en train maintenant de se planquer.

De la même manière, Netanyahou a fabriqué le conte de fée, la fable sur le nucléaire iranien et ces fables se sont retournées contre lui, crâmant le “roi des menteurs”, un sobriquet qui lui fut alloué par le président Obama. Même après que les accusations de Netanyahou aient été rejetées par les alliés des Etats-Unis, Trump, dans une action très largement irrationnelle, a suivi l’état juif au fond de son terrier de lapin.

A l’heure où nous écrivons, alors que l’ex-directeur de la CIA Mike Pompeo, maintenant le nouveau ministre des affaires étrangères américain, est dans les airs pour une rencontre avec la Corée du Nord, une réunion arrangée sur la résolution des Etats-Unis de coller aux traités et aux accords signés, Trump a juste garanti que toute confiance potentielle entre la RDPC et les USA était très peu probable.

La complicité des médias dans le terrorisme

Avec un tribunal américain citant l’Iran comme étant l’architecte des attentats du 11 septembre 2001, une action des plus bizarres “à la Trump” s’il en est une, et avec des médias demeurant silencieux sur ce que cela implique, la complicité des médias sur les actes terroristes faux-drapeau est un des buts essentiel de l’état profond.

Notons qu’Assange a refusé de regarder le 11 septembre ni même les attaques au gaz dénoncées par son père, le leader australien du parti Wikileaks, affirmant qu’elles étaient des attaques sous faux-drapeau. Par contre, Assange fut très rapide à réagir sur une Hillary Clinton mourant d’une maladie mystérieuse imaginaire ou étant à la tête d’un culte satanique pédophile agissant depuis les sous-sols d’une pizzeria de Washington D.C. Le mensonge et la flexibilité morale ont toujours été très présents chez Wikileaks (NdT: ici le mot que nous avons traduit par “mensonge” est “mendacity” en anglais, qui peut se traduire par mensonge. Il faut voir à notre sens le choix de mot de Duff comme étant important et comme une forme de clin d’œil. En effet, “mendacity” provient du latin “mendax” qui veut dire “mensonge… “Mendax” était aussi le nom de hacker de… Julian Assange avant qu’il ne soit avec Wikileaks… Le nom de hacker d’Assange était “Le menteur”… tout un programme avant la lettre n’est-il pas ? Ceci avait déjà été expliqué par John Young, un des cypherpunks originaux qui a vu arriver Assange et qui fut le prête-nom de Wikileaks à ses débuts, il en partit après une histoire de financement occulte en liaison avec la CIA).

Les médias protègent toujours Israël et l’Arabie Saoudite des rôles qu’ils eurent dans les attentats du 11 septembre tandis qu’un tribunal américain, dans un acte d’une audace infinie, “condamne” l’Iran pour sa culpabilité dans l’évènement, culpabilité fondée sur… et bien fondée sur rien du tout.

L’élan pris dans une guerre contre l’Iran, les monstres autour de Trump, les attaques sauvages et l’occupation de la Syrie, prouvent sans aucune question que ceux qui ont placé le “bouffon orange” en fonction, servent un agenda du chaos.

Les bénéficiaires évidents de ce chaos, Israël, le complexe militaro-industriel et de la sécurité et la cabale banquière de l’état profond qui contrôle le Réserve Fédérale ainsi que les monnaies du monde et le marché des changes et financiers entre autres, se sont tournés encore et encore vers Wikileaks, entre autres également, pour servir cet agenda. Wikileaks est la source la plus visible de soutien de l’ombre qu’a eu Trump pour son acenscion sur le trône. Trump et Assange sont inexorablement liés, tous deux accusés de viol, tous deux des figures théâtrales créées pour le cirque ambiant, des hommes de fumée et de l’ombre, vides et sans âmes.

un certain nombre de figures assez sinistres ont gravité dans le cercle dont le centre semble être cet énigmatique président américain Donald Trump. Ceux qui ont quitté son voisinage l’appelent universellement un “idiot”, souvent même utilisant des termes que nous ne pouvons pas publier.

De ces figures, la tortionnaire Gina Haspel (patronne actuelle de la CIA), l’escroc de carnaval et ancien patron de la CIA Mike Pompeo ou Steve Bannon, sont les plus connues. Celui qui est le moins mentionné et il y a des raisons pour cela, est Julian Assange. Des révélations récentes montrent qu’Assange et Trump furent en contact régulier avant les élections, peut-être depuis, rien de surprenant ici, mais qu’Assange et Wikileaks, d’après ceux qui ont quitté le rafiot Wikileaks, sont bidons.

C’est nouveau… ou pas ?…

Wikileaks a été dénoncé encore et encore, pour avoir fabriqué des matériels de renseignement divulgués, pour ses liens étroits avec “l’exceptionalisme” israélien et l’extrémisme néo-con aux Etats-Unis, ainsi que pour l’indulgence dont il bénéficie de la part des “fake news”.

Des révélations pas si récentes que ça lient Wikileaks avec des conspirations Rothschild ou de l’antisémitisme, mais alors même qu’Assange est exposé et dénoncé comme comme un fabricateur et un clown, même comme un va t’en guerre globaliste et un hypocrite, la presse continue à pirouetter, à falsifier, à ignorer et à le défendre. Des sources au sein de la branche spéciale du MI5 (le service de contre-espionnage du renseignement miliaire britannique) ont de longue date affirmé qu’Assange ne se rend à l’ambassade d’Équateur à Londres que pour ses apparitions publiques et les entretiens. Ces sources affirment qu’il fait des va et viens entre les meilleurs propriétés de la classe de l’élite banquière entre la Grande-Bretagne et la France.

La vérité après analyse, montre Wikileaks n’être qu’une propriété de plus, un outil de la boîte à outils utilisé pour induire le public en erreur, pour calomnier, pour dénigrer et pour lancer sur des fausses pistes, un boulot qui a aussi atteint des niveaux inégalés avec Facebook et Google. Derrière eux, Black Cube, Idea Groups and Jigsaw (de Google), les Casques Blancs, Hollywood et la totalité des merdias de masse.

Derrière eux, l’état profond

Le scandale récent impliquant la firme Cambridge Analytica (RussiaGate), supprimée et étouffée avant qu’elle ne puisse révéler que toutes les communications autres que “les murmures dans la nuit” sont enregistrées, analysées et mises au service d’un très sombre agenda de contrôle, est en fait l’histoire derrière Wikileaks et ses “sœurs”.

Qui voulons-nous dire ? Plus tôt, Wikileaks était lié aux services de renseignement, cités pour déverser de l’info appât dans laquelle était implantée de la propagande fabriquée à dessein et des théories conspirationnistes “toutes certifiées conformes” et avec une précision orchestrée par Hollywood. Wikileaks est la production de Spielberg de l’enfer. Pas un iota de ce qu’il dit être est réel.

Wikileaks a obtenu un “passe-partout” pendant des années malgré le fait que l’entité ait été exposée il y a près d’une décennie pour avoir fabriqué des infos et être une “vitrine” d’une ou plusieurs agences de renseignement. Cette affaire fut dévoilée sur le dernier bastion à l’époque de la presse libre aux Etats-Unis, le PBS ou Public Broadcast System.

Les infos d’aujourd’hui, qui sont pirouettées et contrôlées en des “infos pécadilles” par les merdias de masse, lorsqu’on les analyse, sont des tentatives pour sauver Wikileaks en tant qu’agent de renseignement. Prenant la direction la plus sombre et la plus évidente que “l’organisation” d’Assange a pris, leur agenda est assez clair, celui de construire des tensions dans le monde pour une ou plusieurs organisations clientes qui recherchent plus de contrôle israélien sur la politique américaine tout en promouvant une campagne contre la Russie.

Tout ceci est fait sous le couvert d’une falsification complexe et du soutien inconditionnel des merdias de masse totalement sous contrôle. En fait, Wikileaks a été exposé en maintes occasions.

Ce fut le 29 novembre 2010, lorsque l’ancien conseiller à la sécurité (NdT: et un des papes théorique et pratique du N.O.M) du président Carter, Zbigniew Brzezinski, invité sur News Hour  de Judy Woodruff, fit une série d’accusations contre Wikileaks.

“Le vrai problème est de savoir qui fournit l’info à Wikileaks ? Ils ont un paquet d’info qui semble être sans importance, sans conséquence, mais certaines infos semblent être très pointues de manière surprenante, comme certaines références aux leaders arabes pourraient ben avoir comme but sus-jacent d’endommager leur politique domestique. C’est plutôt une question de savoir si Wikileaks n’est pas manipulé par des parties intéressées qui veulent soit compliquer nos relations avec d’autres gouvernements, soit endommager certains gouvernements, parce que certaines de ces informations sur lesquelles il est insisté et qui font surface sont très très pointues et orientées.
Je me demande si en fait il n’y aurait pas quelques services de renseignements, quelques opérations internationales qui fournissent toutes ces infos à Wikileaks, ceci est une opportunité assez unique pour nous mettre dans l’embarras, pour embarrasser notre position, mais aussi pour miner nos relations avec certains gouvernements.

Brzezinski explique ensuite les méthodes utilisées par Wikileaks et ce qu’il affirme être le service de renseignement derrière eux.

“Semer est très facile. Je n’ai aucun doute que Wikileaks obtient pas mal de ses infos de sources relativement sans importance, mais en même temps peut très bien obtenir des infos de parties intéressées des services de renseignement qui veulent manipuler le processus et atteindre des objectifs très spécifiques.

Tout cela est un subterfuge. Ne pas connecter “Black Cube”, le contractant israélien pour le sale boulot de l’ombre employé personnellement par Trump, les gens qui ont permis au violeur en série Harvey Weinstein de rester hors de prison et qui poussent pour une guerre avec l’Iran, avec Facebook, Google, Cambridge Analytica, Wikileaks et le Mossad, est une démonstration évidente d’une “absence de pensée critique”.

Les fils conducteurs sont terrifiants, incluant celui qui est le moins caché, blâmer la Russie pour tout, tout en arrondissant les angles avec elle pour “porter le coup de couteau dans le dos”, comme ce fut parfaitement démontré avec l’attaque aux missiles sur la Syrie par Trump et Netanyahou.

Wikileaks est un mythe, pire qu’un mythe. L’analyse de la couverture de presse sur Wikileaks et Assange est édifiante et l’histoire est terrifiante. Alors que des membres internes de Wikileaks, ou des gens qui croyaient en faire partie, sortent de l’ombre, un schéma est en train d’émerger.

Ces dernières semaines, d’anciens suiveurs d’Assange sont sortis de l’ombre, exposant Wikileaks pour avoir fabriqué de l’information et pire, bien pire. L’interne à Wikileaks James Ball et quelqu’un se faisant nommer “Iain”, sont sortis de l’ombre, mais l’ont-Ils vraiment fait ?…

Du site internet DailyBeast:

“L’information et la fausse information ont toujours été des armes, utilisées à tous les niveaux de la société, de la structure familiale à l’État et Wikileaks… utilise les deux et pas seulement pour informer ou induire en erreur la société, mais pour littéralement redéfinir celle-ci en accord avec un point de vue singulier. C’est un point de vue qui parle d’”annihilation” et qui agit pour prendre des “scalps politiques.””
~ Iain, ancien soutien de Wikileaks ~

Wikileaks a surpris bien des supporteurs lorsqu’il a commencé à semer et à promouvoir des fausses infos au sujet de la santé d’Hillary Clinton, du PizzaGate et même au sujet de démocrates s’adonnant à des rituels sataniques alors que dans le même temps il divulguait de véritables informations volées au Comité National Démocrate et à la campagne électorale de Clinton.

Il ne fait absolument aucun doute que les institutions aux Etats-Unis et dans le monde sont corrompues avec les gouvernements, l’éducation, la culture et bien entendu la sous-division culturelle que constituent les médias, qui combinent maintenant les fake news et la fiction propagandiste à des niveaux jamais atteints auparavant.

Rien de tout ceci n’est nouveau, toute guerre est une guerre de mots et d’idées , le plus souvent toujours faux, un flot incessant de propagande qui envoient les jeunes gens des fermes et des usines dans les cimetières du monde entier.

= = =

Lectures complémentaires:

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

le bouclier du lanceur d’alerte

 

 

 

Gilets Jaunes: Lettre ouverte au larbin de la finance, occupant temporaire de l’Élysée et aux autres larbins le soutenant ou voulant le remplacer…

Posted in actualité, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 15 janvier 2019 by Résistance 71

« Ni Macron, ni personne »
~ Bombage mural, janvier 2019 ~ 

 

 

Lettre ouverte au technicien de surface financier qui occupe temporairement l’Elysée et à tous les larbins de la marchandise qui voudraient le soutenir ou le remplacer…

 

Collectif humain sans étiquette (transmis par F. Cousin)

 

15 Janvier 2019

 

Un spectre hante l’Europe et d’abord la France: le spectre de la révolution d’une vraie vie humaine débarrassée de toutes les obligations de la tyrannie marchande. Toutes les puissances du vieux monde de l’oppression se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : les diverses cliques de toutes les gauches et de toutes les droites, les réformistes de tout acabit et les policiers de tous les services. Il en résulte un double enseignement. 

Déjà le mouvement des Gilets jaunes qui porte en lui la dynamique montante d’une colère in-subordonnable est reconnu comme une puissance terriblement dangereuse par tous les gangs gouvernementalistes qui entendent maintenir le règne de l’exploitation économique et du mensonge politique. 

Il est donc grand temps que des hommes d’intransigeance exposent à la face du monde entier, la véritable signification du séisme actuel; qu’ils opposent aux contes et boniments des politiciens, syndicalistes, journalistes, artistes, sociologues, flics, juges, publicitaires et autres parasites sociaux de toutes sortes une claire déclaration du mouvement lui-même. 

C’est à cette fin que nous, simple expression anonyme parmi d’autres du prolétariat universel en soulèvement d’histoire – c’est à dire des humains privés de tout pouvoir sur leur existence asservie par l’argent et venant de tous les territoires ouvriers, paysans ou artisanaux écrasés par la crise généralisée du capitalisme mondial – avons rédigé la Lettre ouverte suivante. Celle-ci vient signifier que la force spontanée des Gilets jaunes va continuer d’avancer afin de contrecarrer les nombreux pièges que ne cesse de lui tendre le pouvoir du spectacle de la marchandise lequel est d’ailleurs condamné à tomber à mesure que va s’effondrer l’ordre économique international de l’illusion qui le fonde. 

Alors que la crise totale de la mystification mercantile ne peut que partout se poursuivre, l’État intervient massivement pour toujours renforcer ses batteries de mesures sécuritaires et anesthésiantes …Une frénésie qui dénote la peur et l’impuissance d’une mafia aux abois et qui est ici couronnée par la tentative d’endormissement du baratin propagandiste et des causeries sous contrôle pour distraire et gagner du temps… 

Emmanuel Macron, affligeant représentant de commerce de l’OTAN et des diktats de l’Europe américaine de Bruxelles, petit commis inculte des privilégiés métropolisés du mondialisme de la marchandise vient aujourd’hui de nous pondre une pitoyable bafouille totalement creuse et affligeante supposée endiguer la désobéissance de la France périphérique du prolétariat infiniment méprisé. Le dérisoire ancien associé-gérant de la banque d’affaires Rothschild & Cie nous presse ainsi d’accepter un système social d’obéissance rénovée en nous implorant d’aller nous perdre en de multiples bavardages insipides et grotesques. Mais il a cependant raison sur un point ; La France n’est pas un pays comme les autres… En effet, elle est l’éclaireur de la lutte de classe internationale qui voit s’opposer depuis des lustres les insurgés de la vie aux gestionnaires de la fausseté généralisée. Et dès lors, cette France communarde de la longue histoire, avec un mépris total pour le « grand débat national » de la manipulation qui nous propose d’être esclaves autrement, va prouver à tous qu’elle sait faire la différence entre le chemin de la parole insoumise et celui du jacasser servile. C’est pourquoi la France réfractaire refusera de perdre son temps à discutailler avec les représentants de l’oppression… 

L’immense tremblement de terre historique que nous connaissons aujourd’hui et qui a déclenché la panique répressive du pouvoir qui s’affirme désormais publiquement comme le parti policier de l’ordre capitaliste en décomposition a démontré que l’offensive sociale ne doit pas se contenter de cibler les marionnettes mises aux commandes de l’État par les multinationales du rendement et du saccage. Tous les successeurs appliqueraient à quelques degrés près, les mêmes politiques d’escroquerie et de prédation. C’est le système de la liberté despotique du profit lui-même qu’il faut éradiquer en commençant par comprendre que toute négociation est un traquenard destiné à briser la lutte. 

Le mouvement social n’en est qu’à ses débuts mais il ira loin même si ce loin est encore éloigné car la crise de la dictature du marché mondial va prochainement tout faire exploser, industriellement, monétairement et bancairement… 

À bas les carriéristes, les donneurs de leçons et tous les récupérateurs qui posent leur candidature pour « structurer » le mouvement ! 

À bas les chefs et tous les falsificateurs qui entendent canaliser et chapeauter le combat pour l’assagir, le divertir et le faire mourir dans des cahiers de somnolence ! 

À bas les gadgets référendaires et l’arnaque des débats citoyens pour améliorer la misère et nous manipuler dans les parleries débiles de l’asservissement repeinturluré ! 

Non à toutes les foires électorales et d’abord celle de l’esbroufe européenne. Non à toutes les refondations du contrat social de la domestication… 

NOUS REFUSONS DE DEMEURER ASSIGNÉS DANS LE MONDE DU CHIFFRE D’AFFAIRES… 

NOUS N’ACCEPTERONS JAMAIS QUE NOTRE VIE SOIT UN ARTICLE DE COMMERCE ENFERMÉ DANS LES VOTATIONS MORTIFÈRES DU SUFFRAGE UNIVERSEL DE LA CITÉ DU CAPITAL … 

VIVE la grève générale sauvage et illimitée pour un monde anti-mercantile qui corresponde aux seuls besoins de l’humain ! 

VIVE LA COMMUNE !

Des humains sans étiquette qui entendent bien demeurer in-contrôlables… 

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Le texte ci-dessus en version PDF:

lettre ouverte au technicien de surface financier…

 


Vive la Commune !

Réflexions politiques: Sortir par le haut ! (Patrice Sanchez)

Posted in actualité, altermondialisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 14 janvier 2019 by Résistance 71

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“L’Église ? répondis-je, c’est une espèce d’État et c’en est l’espèce la plus mensongère. Cependant, tais-toi donc, chien hypocrite, mieux que personne tu connais ta propre espèce !

Tout comme toi, l’État est un chien hypocrite ; tout comme toi il aime à parler par fumée et hurlement afin de faire croire, tout comme toi, qu’en lui parle le ventre des choses. Car il veut à toute force, l’État, être l’animal le plus important sur terre ; et on le croit.”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

 

 

Sortir par le haut !

 

Patrice Sanchez

 

Janvier 2019

 

«  La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. » (Albert Camus)

Le système matérialiste capitalistique est en bout de course, à bout de souffle, nous le voyons, le sentons, et non seulement il ne tourne plus rond, mais par surcroît, il est devenu fou, insensé, inversé et inverti… c’est pourquoi, nous n’aurons d’autre choix que de franchir un cap décisif, la seule planche de salut qui soit susceptible de nous offrir la perspective d’accéder à un monde plus Humain, un monde rien qu’Humain.

Je vais vous parler une ultime fois de mon expérience de vie unique consécutivement à mon apocalypse cérébrale en 1995 après que j’aie accompli une douloureuse Odyssée de plus de 20 années, je vais vous faire une synthèse sur notre système paradoxal que j’aurai « décrypté » au terme de ces longues années de cogitation et d’introspection afin de vous redonner espoir et espérance, et je vais vous prouver surtout que l’accession à un autre mode de pensée est possible, car c’est collectivement avec cette prise de conscience hautement supérieure, que nous pourrons nous défaire de ce système dualiste mortifère pour ainsi ne nous consacrer qu’à l’amour et à l’entraide, ces deux seules valeurs qui soient véritablement Humaines.

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire les miracles d’une seule chose » : cette phrase sibylline attribuée à Hermès Trismégiste, le père de l’alchimie, illustre à merveille notre Monde paradoxal.

Il nous faudra remettre en question trois notions fondamentales !

I  Les notions du Bien et du Mal:

Les notions du bien et du mal sont le premier problème auquel nous devrons nous attacher, car aussi paradoxal qu’il semble dans notre société hédoniste où nous allons bien souvent au plus facile et au plus agréable, c’est en se colletant à la difficulté quand ce n’est pas carrément avec la complicité du mal que nous pourrons accéder à l’éveil, à cette prise de conscience supérieure, car n’oublions pas que le bien et le mal sont intimement liés et inextricablement mêlés comme nous l’enseigne Nietzsche, ce si cher philosophe au marteau qui aura amplement contribué à ma renaissance…

II La notion du temps:

Je ne regarde presque pas la télévision, cependant ces dernières années deux émissions ont suscité mon intérêt et je pense que pour illustrer mon propos, rien de mieux que des preuves par l’image…

La première émission s’intitule : «  Nus et culottés », dans laquelle deux jeunes sympathiques zigotos partent nus et dénués de tout en ne s’en remettant qu’à la solidarité et à la générosité naturelle de la population qu’ils croisent tout au long de leurs pérégrinations pour arriver aux buts hautement improbables qu’ils se sont fixés, et avec leurs débrouillardise, leurs détachement et leurs joie de vivre, ils atteignent leurs objectifs immanquablement grâce à ces rencontres fortuites qu’ils provoquent avec leurs lâcher-prise ; ces innombrables synchronicités qu’ils créent à l’insu de leurs plein gré sont tout simplement édifiantes et bluffantes !

Cette émission devrait être reconnue de salubrité publique tant la preuve est flagrante qu’en vivant pleinement le moment présent, sans rien attendre en retour, le destin se montre d’une prodigalité infinie.

Quant à la seconde émission, elle a pour titre : « Seuls face à l’Alaska » où l’on suit au cours d’instants de vie des hommes et des femmes dans un environnement ô combien rude quand celui-ci n’est pas carrément hostile. Ces montagnards sont tous influencés par le mode de vie traditionnel Indien ou Inuit, un mode de vie respectueux de la nature et des anciens, un monde dans lequel l’entraide indéfectible est érigée en règle absolue ; ils ne vivent que dans l’instant présent, ce qui leurs donne les moyens et la disposition psychologique qui les arme pour affronter les innombrables difficultés et les caprices de la nature qu’ils rencontrent au quotidien…

III La notion de l’argent:

Vous remarquerez que dans les deux précédents exemples, il n’y a point de place pour l’argent qui contrevient à toutes valeurs humaines naturelles si l’on y réfléchit de plus près, car force est de reconnaître que l’argent, de tous temps, fut source d’addiction et un moyen de conditionnement et de contrôle des populations ; il suffit d’évoquer l’adage populaire inepte qui associe le temps à l’argent … En revanche, le Temps avec la complicité de l’Amour indéfectible permet d’accomplir des quasi-miracles soit dit en passant !

Je m’interrogeais depuis de nombreuse années sur notre monde qui part inexorablement à vau-l’eau, sur notre destin collectif auquel nous n’avons plus aucune prise, cet état de fait tragique avec ces inégalités de plus en plus délirantes et inhumaines m’étaient de plus en plus intolérables… tandis que tel Sisyphe, je menais ma barque contre vents et tsunamis, m’étonnant malgré tout de ma bonne fortune après que j’aie vécu tant d’années dans ma vie d’avant avec le spectre de cette maudite épée de Damoclès logée dans mon cerveau et qui attendait son heure pour accomplir l’irréversible œuvre hémorragique dévastatrice de mon abominable karma…

Bien et Mal, quand ils nous tiennent en un paradoxe jusqu’à présent insurmontable sur l’échelle du temps de nos existences !

Seul face à moi-même et grâce à mon travail d’introspection, au bout de ces innombrables années de cogitation avec pour seuls guides, mon sémaphore nietzschéen associé à des notions de base sur ce mystérieux et paradoxal monde quantique si fascinant, j’aurai réussi à approcher le secret de mon existence en redécouvrant les grands principes fondamentaux qui régissent toute vie humaine et qui me permettent de clamer à la face du monde : Par delà toutes croyances, irréligion et apories, aimons-nous les uns les autres, accomplissons de bonnes actions envers notre prochain et soyons respectueux des lois universelles, ce sont à ces seules et uniques conditions que nos particules élémentaires associées à nos pensées éthiques et morales se manifesteront à nous par l’intermédiaire des signes que nous enverra notre destin … car ces signes, j’aime autant vous assurer qu’ils ne manqueront pas de vous étonner et de vous émerveiller.

Je fais le vœu que dans un avenir proche, nous nous réapproprions collectivement ces principes de vie et que « nous réapprenions enfin à penser dans le droit chemin » dans la perspective d’une renaissance de notre mental afin que les historiens du futur puissent écrire que l’ère du matérialisme ne fut en définitive que l’étape préparatoire, la propédeutique par delà Bien, Mal et Paradoxes, à l’ascension de l’Humanité, à la prise de conscience que nous sommes tous inter-reliés et interconnectés par l’univers de l’infiniment petit créateur de réalité … ce que j’aime à nommer : Le Cap de l’espérance retrouvée en la Reliance et en la Guidance Quantiques.

« Rien de ce qui s’accomplit dans le monde ne saurait être inutile d’autant plus que les événements qui se profilent à l’horizon ne tarderont pas à nous démontrer que la vérité triomphera sur l’obscurité et le mensonge », comme il était enseigné dans les écoles de sagesse antique.

Fraternellement,

Patrice Sanchez

P.S.. Vous trouverez en lien ci-joint un texte de présentation de mon Odyssée sous le soleil de Zarathoustra au travers d’une très longue lettre ouverte à l’attention de la présidence de la république !

https://reseauinternational.net/droit-de-reponse-dun-hemiplegique-a-la-pensee-zarathoustrienne-a-lattention-dune-presidence-jupiterienne-texte-integral/7/

Et je vous offre mon livre : « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » au format pdf.

https://drive.google.com/open?id=1YUQxp7ELK2cdLBAp5m58fggO_RFsAprM 

Pour ceux qui voudraient l’acheter au format papier, voici le site de l’éditeur :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=51998&motExact=0&motcle=&mode=AND

Le texte en format PDF:

Patrice Sanchez_Sortir par le Haut !

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“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~