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Dictature technotronique en marche… l’apocalypse 5G et grille de contrôle eugéniste planétaire (Vidéo)

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Il suffit de dire NON !… En masse…

 

Résistance 71

 

13 novembre 2019

 

Éteignons les écrans et rallumons les cerveaux… MAINTENANT !
Éducation, connaissance, diffusion, intégration, action => BOYCOTT


Apocalypse…
documentaire de Sacha Stone – VOSTF –

 

 

 

 

Lectures complémentaires:

Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

Dossier-complet–pour-stopper-net-la-dictature-technotronique

Alerte_scientifiques_medecins_5G

Naval-Medical-Research-Institute-1972-Full-Bibliography

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

la-tele-medecine-cest-pas-bon-pour-la-sante

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

Agenda-oligarchique-de-depopulation-sarkozy-et-les-compteurs-intelligents

stop-linky-gazpar-5G

 


Non à la dictature technotronique !

Comprendre, lutter contre et vaincre la dictature technotronique 5G (PDF)

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« L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »

 

Résistance 71

 

1er novembre 2019

 

Jo a réalisé cette compilation et analyse utiles et nécessaires pour comprendre et lutter contre la grille de contrôle planétaire qui se met en place pour réduire l’humanité en esclavage et commettre un génocide d’une ampleur cataclysmique à seule fin de réaliser le triomphe final de la dictature marchande fusionnant dans la singularité transhumaniste, fontaine de jouvence tant désirée par le plus petit nombre oligarchique.

Éteignez les écrans et rallumez les cerveaux !…

A lire, diffuser et intégrer absolument sans aucune modération !…

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Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

 

Sous le plus grand chapiteau du monde: Raid Oussama 2.0… Baghdadi et Baghdada turlututu chapeau pointu

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Bis… ter repetita

 

La Russie explique que la mort d’Al Bagdhadi, chef de Daesh, a été mise en scène par les Etats-Unis comme partie intégrante d’un nouveau plan de l’État Profond dans la région

 

Gordon Duff & Nahed Al Huseini (VT Damas)

 

29 octobre 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/10/28/exclusive-russia-says-bagdadi-killing-faked-by-us-part-of-new-move-against-the-region-by-deep-state/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le renseignement russe en Syrie a rapporté que leur système anti-aérien S400 qui couvre toute la région d’Idlib, n’a vu aucun appareil américain survoler la zone du soi-disant raid américain contre Abou Bakhar Al-Bagdahdi.

Les Russes sont très déçus de Trump et disent que les Etats-Unis sont en train de mettre la grande force d’Al Qaïda d’Idlib sous le commandement joint d’une nouvelle forme d’EIIL/Daesh toujours sous protection américaine en Irak et dans de nouvelles zones occupées de Syrie où les forces américaines viennent juste de s’emparer de toujours plus de biens syriens. 

D’une source privée:

“L’Amérique voit son grand échec en Irak en ce que lorsque les USA, Israël et l’Arabie Saoudite ont créé ISIS/EIIL/Daesh, ils le firent alors que la Syrie, mis à part le Kurdistan, était unifiée. Maintenant ils poussent d’abord pour une guerre civile, puis un nouveau Daesh et la région kurde d’Irak est totalement sous le contrôle d’Israël. Al-Bagdahdi fait partie de ce processus, utilisant son influence personnelle sur la communauté sunnite irakienne.”

La Russie a donné à Trump trop de marge de manœuvre. Rappelez-vous qu’en mai 2018, les USA ont affirmé avoir tué 300 mercenaires russes qui étaient avec les forces syriennes pour sécuriser les mêmes champs pétroliers de Deir E-Zor.

La Russie a permis aux Etats-Unis de faire venir des entreprises pétrolières américaines en Syrie pour être ensuite victimes d’un chantage pour qu’ils regardent de l’autre côté alors que le pétrole syrien était pillé, afin de maintenir quelques opérations américaines et de limiter celles contre Damas, de créer des bases militaires saoudiennes et israéliennes dans la zone contrôlée par les Américains dans le sud de la Syrie, une zone toujours contrôlée par les Etats-Unis et qu’ils désirent garder afin de maintenir la menace pressante et directe sur Damas.

De RT:

Le ministère russe de la défense a dit que la coalition américaine n’a conduit aucun raid aérien de quelque sorte que ce soit sur Idlib récemment.

Plus tôt, Trump a fait une rare intervention depuis la Maison Blanche informant le monde qu’al-Bagdhadi a été éliminé dans le nord-ouest de la Syrie dans un “raid de nuit risqué” impliquant les forces spéciales américaines, des avions, des hélicoptères et des drones. Le chef de l’État Islamique (EI, ex-EIIL) a fini ses jours en “pleurant et en hurlant” devant la puissance américaine, a t’il dit.

Mais le ministère de la défense russe a insisté pour dire “qu’il y avait bien des questions et des doutes légitimes au sujet de cette opération militaire américaine et spécifiquement de son succès.”

Il a aussi rejeté les affirmations de Trump disant que les forces russes avaient ouvert l’espace aérien sous leur contrôle en Syrie pour faciliter les opérations des appareils américains en mission contre le leader de l’EI. Moscou a insisté sur le fait qu’elle n’a enregistré aucune attaque aérienne de la coalition américaine dans la zone de Idlib dans le nord-ouest de la Syrie le samedi de la supposée attaque.

Le ministère russe a questionné la possibilité même de la présence d’Al-Bagdhadi dans la région d’Idlib alors que la zone est sous contrôle d’une branche d’Al Qaïda, le Jabbat al Nosra, qui a toujours été l’ennemi mortel de Daesh. La ministre de la défense française Florence Parly a aussi questionné la signification de ce que les Américains disent avoir fait, indiquant que le raid ne faisait que marquer “une retraite prématurée d’un terroriste (al-Bagdhadi], mais pas de son organisation.” Moscou a noté que l’EI fut écrasé en Syrie au début 2018 dans un effort commun du gouvernement de Damas, et des forces russes, indiquant que ce rapport de la chute de Bagdhadi “n’a aucun effet sur la situation de terrain opérationnel en Syrie ou sur les actions de ce qu’il reste des terroristes à Idlib.”

Moscou nous a fait savoir il y a quelques instants que Bagdahdi est vivant, en bonne santé et qu’il travaille avec les Américains en Irak. Cette information est exclusive et provient directement de hautes sources qui donnent toujours des informations correctes et VT l’a prouvé encore et toujours.

Ce que nous ne savons pas est si Trump a menti délibérément, chose qu’il fait continuellement de toute façon, ou s’il est simplement manipulé. Maintenant que ce “retrait de Syrie” de Trump a été annulé et que les troupes envoyées en Irak sont retournées en Syrie, 100% d’entre elles, juste redéployées sur Deir E-Zor depuis Hasakah, son “mouvement pour la paix” est maintenant exposé au grand jour comme une supercherie.

Attendez la suite pour savoir ce que l’État Profond a en rayon pour a Syrie et l’Iran.

De plus, nos sources en Syrie et en Iran nous disent qu’Al-Baghdadi a été retiré de la protection turque et envoyé de l’autre côté de l’Euphrate et qu’il se trouve maintenant en compagnie du renseignement militaire américain en Irak. Ce genre de chose n’est pas du tout inhabituelle en ce qui concerne les faux leaders terroristes, fabriqués par les services, construits sur de fausses infos répandues par l’industrie du spectacle de l’information, ce sont des commodités de valeur. Voyons voir l’histoire complète.

*

L’État Profond mène une attaque concertée sur 4 fronts, commençant à Hong Kong pour faire pression sur la Chine à faire des concessions, pas commerciales mais sur la monnaie et le système bancaire, là où la Chine et d’autres partenaires non-alignés menacent le système mondial de transaction SWIFT des Rothschild avec un système parallèle de commerce et de nouvelles monnaies incluant les crypto-monnaies, défiant la supercherie sans fin de la crypto “pompée et larguée” qui a déjà versée des milliards dans les coffres du crime organisé transnational. (NdT: ici, nos lecteurs savent que nous ne sommes pas d’accord et que nous voyons la Chine comme partenaire principal de la mise en place du Nouvel Ordre Mondial technotronique transnational, mais bon…)

La planification ici est laissée à la Google Corporation et à Facebook, le de facto cœur de l’organisation de l’État Profond et leur capacité en Intelligence Artificielle (IA). Nous craignons pour Mark Zuckerberg, patron de Facebook, pour son arrogance devant le congrès des Etats-Unis, il est devenu un embarras et il se peut qu’il soit en danger physique, quelque chose qui briserait le cœur des groupies des crapauds de l’État Profond.

De Hong Kong, le mécanisme qui auparavant fomentait les révolutions colorées blâmées sur Soros, a commencé la répression indienne (israélienne) des musulmans au Cachemire et des attaques sur le Pakistan. Les passages nord de la frontière pakistanaise ont aussi été attaqués, mais ce projet est une provocation contre Imran Khan (NdT: premier ministre pakistanais, ami personnel de Gordon Duff) essayant de fragiliser son mouvement de réforme dans le pays.

Des milliers de troupes indiennes sont envoyées au Cachemire où les gens sont sortis violemment de leurs maisons et battus dans la rue, la vengeance de l’Inde sur des centaines d’années de réglementations musulmanes et britanniques. Derrière tout cela réside une course à l’armement entre l’Inde et la Chine, dans laquelle la Russie fournit continuellement de la technologie à l’Inde, ce qui amène aussi des contrats juteux avec la Chine vers Moscou.

(NdT: ceci a notre sens, représente le piège dans lequel est tombé la Russie: celui de la dépendance aux contrats à la fois en matière énergétique, le gaz et de l’armement, les deux plus grosses sources de revenus de l’état russe.. tant que les robinets ne tarissent pas… Ceci représente le levier pour amener la Russie dans le N.O.M, ce qu’elle fera par intérêt se retrouvant pieds et poings liés. Le problème n’ayant jamais été la Chine pour les Banksters, mais la Russie, qu’ils corrompent et forcent, à terme, dans le système du nouvel empire en mutation…)

Le problème derrière cela est qu’Israël a fabriqué des missiles balistiques intercontinentaux en Inde, les installant dans des facilités que les Etats-Unis ont construit en Israël, des missiles capables de toucher l’Amérique du Nord et inefficaces contre l’Iran.

Ce sont des missiles qui pourraient simuler une première attaque nucléaire sur les Etats-Unis en “provenance” de la Russie, tout comme les attentats du 11 septembre 2001 simulèrent une attaque terroriste islamiste sur les Etats-Unis. Tout ceci est la création de ce bel esprit qu’est Benjamin Netanyahou.

L’étape suivante fut au Liban où de véritables manifestations contre un faible gouvernement sont maintenant récupérées, tout comme ceci se fit en Ukraine, par des agents provocateurs, ajoutant à la violence et payés par les Saoudiens ; nous voulons dire ici des milliers de faux manifestants essayant de rediriger les manifestations anti-gouvernement contre le Hezbollah.

Les services de renseignement du Hezbollah ont tracé tout cela et vont sans doute riposter contre ceux impliqués dans ce complot israélo-saoudien. Le Hezbollah, après des années de combat contre l’État Profond et sa tentative de renverser la Syrie et de détruire l’Irak et l’Iran, est maintenant l’armée la plus formidable et une des forces militaires la plus formidable au monde, entraînée et armée (maintenant) par la Russie et hautement expérimentée.


« Sécurisez le pétrole !… »

Tout ceci est coordonné avec les récents évènements de Baghdad, des émeutes qui ont tuée près de 100 personnes et qui en réalité devraient manifester contre le vol organisé americano-turco-KRG-Daesh de près de la moitié des revenus pétroliers de l’Irak depuis 2014 et de près de 1500 milliards de dollars depuis l’occupation américaine (de 2003), qui a mené à des désastres économiques en cascade et un chômage au travers du plafond depuis bien des années.

Un gouvernement marionnette des Etats-Unis est toujours au pouvoir en Irak tandis que la vie commerciale et économique du pays n’est plus qu’une coquille vide, alors que tout l’argent et les biens ont été transférés dans des banques de Dubaï, laissant l’Irak pourrir sur pied.

Le coup al-Baghdadi est coordonné avec les soulèvements de Beyrouth et de Baghdad, maintenant infiltrés par l’État Profond et la mise en place d’un nouvel Etat Islamique / Daesh financé par des revenus des pétroles irakiens et syriens volés.

Puis le 26 octobre 2019, La Russie a annoncé que leur imagerie satellite a confirmé le vol du pétrole syrien par les Américains.

De Sputnik News: “La Russie, se basant sur des images satellites, dit que les Etats-Unis ont fait passer en fraude du pétrole syrien dans d’autres pays sous la protection de ses troupes avant et après la défaite du groupe terroriste takfiriste Daesh dans la région. Le porte-parole du ministère de la défense russe la Major Général Igor Konachenkov a dit samedi que “les images de renseignement prises de l’espace ont montré que du pétrole était activement extrait et exporté pour être raffiné en dehors de Syrie, et ce sous la protection des troupes américaines et ce avant et après la défaite du groupe terroriste Daesh.” Konachenkov a insisté sur le fait que les convois étaient gardés par des forces spéciales américaines” Puis ceci:

“La Russie est préoccupé du retour de l’armée américaine dans le nord de la Syrie… Commentaire du porte parole du MD russe Konachenkov:

Ce que fait Washington maintenant, la capture et le contrôle armé des champs pétroliers de l’Est de la Syrie est, pour parler simplement, du banditisme international d’état… Les réserves de pétrole syriennes et autres ressources naturelles n’appartiennent qu’à la république Arabe Syrienne, pas à Daesh ni aux Américains, protecteurs des terroristes de Daesh.

Il a aussi ajouté que “ni la loi internationale, ni la législation américaine ne peuvent justifier le but des troupes américaines de garder les réserves d’hydrocarbures syriennes hors de portée de la Syrie et de son peuple.

L’adjoint au MAE russe Sergueï Ryabkov a déclaré:

“Nous sommes très préoccupés de ce que les signaux en provenance de la Maison Blanche puissent réfléchir la même attitude: la préservation des conditions pour continuer une pression multi-factorielle sur les autorités légitimes de Damas… Ceci constitue le moment où nous ne sommes pas d’accord et ne pouvons être d’accord avec les Etats-Unis sur cette situation.”

Ce à quoi nous assistons est en fait quelque chose de bien plus sinistre. Voyez-vous, quand l’Irak est poussée à la guerre civile et c’est ce qu’il se passe maintenant, orchestré depuis le nord de l’Irak sous contrôle israélien ou comme on l’appelle: le Gouvernement Régional Kurde (KRD) d’Erbil, en coordination avec les forces militaires américaines en Irak et en Syrie, un nouveau Daesh est en train d’être construit pour justifier toujours plus de troupes américaines en Irak.

Pour le faire avec succès, un nouveau gouvernement toujours plus contrôlé par les Américains doit être installé à la place du régime marionnette en place actuellement et l’influence iranienne doit être effacée au travers d’une autre “révolution colorée” comme cela est en train d’être tenté en ce moment même.

De là, bien sûr, une guerre contre l’Iran peut-être mise en place, les revenus du pétrole irakien peuvent être volés pour la financer et Daesh peut être reconstitué alors que les Etats-Unis bougent et relocalisent ses leaders qu’ils ont gardé dans des camps d’entrainement dans les régions kurdes de la Syrie et qui se sont récemment “sauvés” dans la nouvelle zone de contrôle américaine à la frontière syro-irakienne.

Puis, bien entendu, Mossoul sera reprise, elle sera jointe à Erbil, le groupe terroriste MEK (NdT: Moudjahidines du peuple, groupe terroriste iranien force inféodée aux services occidentaux depuis sa création…) reviendra pour s’associer au nouveau Daesh et une nouvelle décennie de guerre s’ensuivra.

[…]

 

Sur un air de pipeau… La saga Al Baghdadi / Daesh continue

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Quand le croquemitaine en cours est éliminé pour la… 3ème ou 4ème fois… Si on croit pas celle-là, ils nous en raconteront une autre… En attendant, il court, il court le furet, c’est bien connu.

~ Résistance 71 ~

 

Al-Baghdadi, un vieil épouvantail modifiant à point nommé la narration du retrait US de Syrie et marquant le retour de la vieille stratégie de la manipulation de l’Etat profond ou le retour de la stratégie du chaos durable

 

Strategika 51

 

27 octobre 2019

 

source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11517

 

La gigantesque machine de propagande et de manipulation est au régime maximal. Le Foreign Policy sonne le pas de charge en annonçant la perte par la République islamique d’Iran du Moyen-Orient. Première explication néo-conservatrice de la quatrième vague de révolutions affectant l’Irak et le Liban. Mais également d’autres pays à travers le monde.

Second pas de charge : l’élimination pour la énième fois de l’épouvantail dénommé Abou Bakr Al-Baghdadi marque le retour aux affaires des factions les plus intellectuellement sclérosées et bellicistes de l’État profond ou Deep State. Selon la nouvelle narration modifiée pour la grandeur de l’exceptionnalisme américain, le retrait des forces US du Nord et de l’Est de la Syrie avait pour objectif de débusquer Al-Baghdadi afin de l’éliminer pour la énième fois. Un outil, même démodé, peut toujours servir.

Que faut-il lire dans ces événements ?

L’outil « révolution » dans un contexte de crise économique aiguë et de fortes inégalités socio-économique ou de clivages (interconfessionnels, inter-ethniques ou n’importe quelle autre vraie ou fausse division de diversion) est quasiment imparable. Dans le le cas de l’Irak où des groupes armés ont infiltrés les manifestations, avec un très lourd tribut humain, la situation semble avoir atteint un seuil de non-retour.

Au Liban, pays en crise endémique, les forces de la résistance ont cerné le danger à temps. Ce danger mortel a commencé au moment précis où une partie des protestataires, sortis pour exprimer leur colère contre les conditions socio-économiques, a réclame le désarmement du Hezbollah Libanais, l’ultime rempart de ce pays de la Grande Syrie qui n’a jamais été vraiment à l’aise en tant qu’Etat-Nation.

Pour la Syrie, Hollywood reprend du service. Nous avons un nouveau film : Al-Baghdadi III est en pleine promo pour la sauvegarde de l’honneur d’un Rambo vieillissant et humilié. En réalité, Rambo a sous-traité le casting cette fois aux soldats turcs. Au retrait annoncé de Syrie, se superpose une nouvelle narration. Celle d’une ruse de guerre pour faire sortir Al-Baghdadi de sa prétendue cachette. Par toute coïncidence, cette cachette s’est déplacé à la vitesse de la Reine de Saba d’Irak en Libye avant de réapparaître en Syrie orientale, près du camp Delta de bérets verts de la CIA ayant abandonné leur positions depuis une année. Le générique de la fin du film est saine et sauve. Il y aura une suite au film comique de Ben Laden. La propagande de l’Empire carbure à plein régime. La contre-attaque a commencé à Hong Kong où la méthode utilisée est jugée imparable. Cette méthode a été encouragée par la mollesse et la faiblesse de la réaction chinoise, laquelle était en position de blocage dans un jeu de Go.

Il y aura des révolutions partout. Il y a cent ans la révolution bolchévique voulait s’exporter partout. Désormais c’est la révolution hybride, causée en partie par des conditions socio-économiques impossibles sur des populations qui n’en peuvent plus. Cette révolution en apparence légitime est alimentée et manipulée par les mêmes parties qui maîtrisent les coûts des matières premières, les taux d’intérêt et les dettes nationales.

Al-Baghdadi est donc un outil d’altération d’une narration justifiant ce que l’Etat profond qualifie d’errements de la politique étrangères US au Moyen-Orient.

L’épouvantail d’Al-Baghdadi vient à point nommé. La Turquie a joué et continue de jouer à un Janus regardant non plus dans deux directions opposées mais dans les quatre directions cardinales. Dans un jeu d’échec la Turquie ne serait pas la Tour mais le Fou du Roi. Ce Roi n’étant définitivement pas le président Erdogan mais le locataire sur un siège éjectable de la Maison-Blanche.

La manipulation grossière passera. Plus c’est grossier et plus c’est vraisemblable et l’on comprend maintenant pourquoi le système dominant cherche tant à abrutir les peuples et à niveler les niveaux d’éducation. Dans un monde où la télé-réalité et les commentaires abrutissants des réseaux sociaux sont devenus la norme, une autre élimination d’Al-Baghdadi passera comme une lettre à la poste.

Le monde d’aujourd’hui aura toujours besoin d’une menace et d’une justification d’une menace protéiforme dénommée commodément « Al-Baghdadi ». La manipulation n’a jamais cessé. Damas, Téhéran et Moscou devront réviser leurs copies. Beijing paie déjà son attitude mi-figues, mi-raisins. On s’allie pas avec le diable financier sans y laisser sa peau. A méditer…

Comment l’empire anglo-américain et ses mercenaires de Daesh volent le pétrole irakien et syrien depuis 2004… (Veterans Today)

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Mission: Pillage du pétrole irakien et syrien

 

Ça pue sérieusement la magouille dans le secteur des champs pétroliers syriens

 

Gordon Duff

 

28 octobre 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/10/28/neo-something-stinks-in-syrias-oil-fields/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lorsque les Etats-Unis se sont “retirés” de Syrie, Donald Trump a annoncé qu’il avait sécurisé le pétrole syrien des griffes de l’EIIL/Daesh et qu’il le protégeait. Des déclarations ultérieures allaient du reste indiquer que les Etats-Unis avaient laissé 500 soldats là-bas et qu’ils allaient y envoyer des blindés, ceci étant effectué bien au-delà de ce que l’accord avec la Russie avait prévu et sans aucun doute en violation flagrante de la souveraineté de la Syrie.

Il fut aussi annoncé que quelques 400 contractants militaires privés (mercenaires) y seraient également stationnés. Lorsque Trump annonça cela, à aucun moment, bien qu’on nous ait dit que cette région ait été purgée de Daesh par les Etats-Unis et leurs alliés kurdes, les Etats-Unis n’avaient opéré dans ou près de cette région. Ceci fut un mensonge éhonté, un des milliers que Trump a proféré mais unique sur bien des points.

Voyez-vous, les Etats-Unis ont été accusés encore et encore de protéger les bases de Daesh dans la région. Pas seulement cela, mais les Etats-Unis ont répétitivement utilisé leur force aérienne dite de “coalition” pour attaquer non seulement l’armée syrienne, mais aussi les forces russes qui tentaient d’attaquer les unités combattantes de l’EIIL dans et autour de la région.

Des officiers supérieurs du renseignement à la fois syrien et russe avec lesquels j’ai personnellement parlé, ont confirmé que les bases américains dans et autour de la zone pétrolière syrienne ont coexisté avec les formations environnantes de Daesh et qu’il y a une montagne de preuves que les Etats-Unis et Daesh collaboraient étroitement.

Puis bien entendu, nous avons les histoires, essentiellement d’Irak, disant que les Etats-Unis ont régulièrement transporté et ravitaillé les unités de Daesh, mais ces histoires n’ont pas de preuves vidéo et pourraient donc être écartées.

Derrière tout cela, nous avons cette longue histoire du vol de pétrole de la région mais d’abord, nous allons aborder les déclarations récentes faites par le président syrien Assad qui a affirmé que la Turquie d’Erdogan a volé pour des milliards de dollars de biens syriens, des usines entières, du pétrole, du blé, des antiquités et bien plus.

J’ai étudié les listes existantes avec le Dr. Najm, alors ministre syrien de la justice et maintenant professeur à la faculté de droit de Damas et pigiste pour Veterans Today.

Nous avons découvert un réseau de fausses ONG en Turquie et au Liban, certaines gérées par les Etats-Unis, d’autres par la Grande-Bretagne, qui se déplaçaient librement dans et hors de Damas sous protection, puis vers des zones plus larges et à travers les lignes de combat en territoire d’Al Qaïda et de Daesh.

De là. elles collectèrent des informations sur les biens et avoirs et arrangèrent pour leur transfert en Europe, en Israël et aux Etats-Unis pour être vendus aux enchères pour les pièces d’arts et les antiquités ou pour l’enrichissement des puissants de la politique. Puis bien sûr, nous avons cette affaire du pétrole. Lorsque la force aérospatiale russe a découvert que les Etats-Unis n’avaient pas fait qu’ignorer mais qu’ils protégeaient les 20 000 camions citernes qui pillaient les champs pétroliers du nord de l’Irak et de l’Est de la Syrie, nous avons vu là une continuité de la politique américaine remontant à 2004.

A cette époque, l’éditeur de VT Alex Powers supervisait la production pétrolière de l’Irak pour le commandant de l’occupation américaine, le pro-consul Paul Bremmer. Je connaissais Alex depuis quelque temps alors que nous avions travaillé ensemble sur quelques “projets” du Pentagone.

Lorsque je lui ai parlé la semaine dernière, au sujet de cette histoire et des évènements récents, il m’a rafraichi la mémoire sur l’accord privé avec les hauts-fonctionnaires de Bush, beaucoup loyaux à Israël, pour partager les profits du pétrole volé à l’Irak et transporté hors d’Irak par oléoduc.

Le pétrole irakien était identifié et envoyé dans le système comme s’il provenait d’Azerbaïdjan. La méthodologie pour ce faire est d’utiliser un instrument appelé “cochon”, un flotteur électronique itinérant qui sépare les différents envois de pétrole à l’intérieur du même oléoduc (pipeline).


Les pères fondateurs de Daesh

J’ai aussi parlé avec le chef du bureau local de VT Jeffrey Silverman qui me confirme que la même chose se passe toujours en effet, couvrant ainsi des milliards de dollars du pétrole volé d’Irak et que cela fut toujours possible jusqu’à ce que la Russie y mette un coup d’arrêt, mais que ceci continue toujours aujourd’hui depuis la Syrie, utilisant toujours les “cochons” dans les pipelines et fait sous le couvert d’entreprises pétrolières d’Azerbaïdjan travaillant avec BP et Exxon-Mobil.

Puis vient à l’esprit la déclaration de Trump au sujet de “sécuriser le pétrole”. Nos sources nous disent que des entreprises américaines ont tout ce temps opéré depuis la Syrie, en partenariat avec Daesh, faisant transiter le pétrole via la Turquie par les oléoducs et “cochonifié” en Turquie et identifié comme pétrole de la Caspienne en provenance des champs pétroliers de Bakou.

Ceci veut dire que depuis 2004, bref répit mis à part, Les Etats-Unis ont volé du pétrole irakien, puis irakien et syrien, d’abord sous occupation militaire puis plus tard… et bien … sous occupation militaire ; et on peut parfaitement concevoir que les opérations d’Al Qaïda et de Daesh (EIIL) en Irak et en Syrie furent également une occupation militaire américaine (par procuration), menée par l’entreprise criminelle. La preuve est édifiante. Pire encore, Trump vient tout juste de l’admettre,  et jusqu’ici, rien ne peut être fait contre cela de manière concrète à moins que la Syrie ne décide de défier militairement les Etats-Unis.


« Sécurisez le pétrole, sécurisez le pétrole ! »

Trump a deux raisons pour avoir fait ce qu’il a fait. Une accusation serait de dire qu’il profite personnellement des vols de pétrole et autres commodités comme le blé, tandis que le peuple syrien est soumis aux sanctions jusqu’à ce que famine s’en suive. Il est évident qu’il sécurise les champs pétroliers des forces syriennes qui ne sont qu’à quelques kilomètres de là, les sécurisant pour le partenariat Daesh/Washington qui a enrichi un groupe sélectionné de criminels du haut du panier depuis bien des années.

Ceci, bien entendu, a mis la Russie dans une position très difficile. Cette violation folle et criminelle de la souveraineté de la Syrie fondée sur des mensonges absurdes et sur l’admission virtuelle que l’Amérique a opéré depuis 2001 en tant qu’”état criminel” en Irak, en Afghanistan, mais seulement là ?

Combien de pétrole a été volé de Libye ? Quand on veut trouver un schéma opératoire, analyser l’Afghanistan devient nécessaire. Lorsque les Etats-Unis arrivèrent en Afghanistan après les attentats de 2001, la production d’opium dans le pays avait été quasiment éradiquée [par les Talibans]. En 5 ans d’occupation américaine, sous des efforts financés par l’USAID (NdT: vitrine internationale de la CIA avec la NED), l’Afghanistan produisait 95% de la quantité mondiale d’opium. Trois ans plus tard, l’Afghanistan produisait les produits dérivés de l’opium (NdT: morphine base, héroïne) avec des centres chimiques construits dans la province d’Helmand, l’équipement et les produits chimiques nécessaires à la transformation venant de Karachi au Pakistan.

J’ai lu des rapports de tout ceci lors d’entretiens avec le général Pasha, alors le Directeur Général de l’ISI, service de renseignement pakistanais, lorsque je l’ai rencontré en 2011.

Leurs sources en Afghanistan et ils en ont beaucoup bien évidemment, n’ont pas seulement tracé des exportations par voie aérienne et seulement les Etats-Unis avaient une capacité aérienne en Afghanistan, vers l’Europe occidentale et de manière présumée vers les Etats-Unis mais aussi par camions vers le Tadjikistan au nord, comme partie d’un programme de la CIA de transférer le plus d’héroïne possible en Russie.  

Conclusion

Nous avons identifié les criminels. Nous pouvons prouver les crimes commis. Ce que nous n’avons pas, est l’autorité adéquate pour mettre en application la loi internationale contre une conspiration criminelle qui contrôle le plus puissant appareil militaire au monde.

 


Tout part de là…

Liban visions de la rébellion: « Gilets Jaunes » libanais ou révolution colorée impérialiste ? (VT, NEO, Al Manar)

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 28 octobre 2019 by Résistance 71

Nous publions ci-dessous deux textes sur la situation actuelle de protestations et de rébellion au Liban. Le premier d’André Vitchek que nous avons traduit de VT, initialement publié sur le site New Eastern Outlook (NEO, source russe) et le second de la chaîne Al Manar (Liban) rapportant les propos du chef du conseil exécutif du Hezbollah sur la situation.

Il est à noter que ces évènements interviennent dans le même temps que des mesures bancaires de l’empire pour tenter de freiner les échanges financiers du Hezbollah libanais. Y a t’il connexion entre les deux ? Sommes-nous au Liban en présence d’un mouvement similaire à celui des Gilets Jaunes de France ou en présence d’une énième “révolution colorée” ? Il semblerait que si ceci n’est pas téléguidé de l’extérieur, des forces sont déjà à l’œuvre pour récupérer la crise pour certains intérêts particuliers. A suivre donc…

~ Résistance 71 ~

 

 

Beyrouth brûle: la rébellion contre les élites a commencé

 

André Vitchek

 

25 octobre 2019

 

Source: 

https://www.veteranstoday.com/2019/10/25/neo-beirut-is-burning-rebellion-against-the-elites-has-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les pneus brûlent, la fumée s’élève dans le ciel. On est en octobre, le 18ème jour du mois, la capitale du Liban, connue auparavant comme la “Paris de l’Orient”, est couverte de fumée.

Pendant des années j’ai averti que le pays, gouverné par des élites corrompues jusqu’à la moëlle, ne pourrait pas tenir indéfiniment. Pendant ces cinq années où j’appelais Beyrouth mon chez moi, les choses partaient sérieusement en sucette.

Rien ne s’améliorait: pratiquement plus de transports publics, des coupures d’électricité à outrance, de l’eau courante contaminée ou ne courant plus tant que ça. Périodiquement, les ordures ménagères s’entassaient dans les rues et dans les rues de banlieue. Une fois qu’un avion avait atterri et que les portes s’ouvraient, l’épouvantable puanteur des poubelles nous accueillait, nous les résidents de Beyrouth, de retour à la maison.

Pratiquement tout le monde savait que tout ça ne pouvait pas continuer indéfiniment. La ville souffrait de maladies rencontrées dans la quart monde tout en étant inondée de SUV Land Rover, de Maseratis et de Porsches, conduites par des personnes en costard Armani.

Beyrouth s’était presque effondrée au niveau de Djakarta avec, il faut l’admettre, toute une élite très intelligente et hautement éduquée, capable de converser simultanément en trois langues: le français, l’arabe et l’anglais. Ville ayant aussi des galeries d’art de tout premier ordre, des cinémas d’art & essai, des bars et des boîtes de nuit huppés, des marinas, ports de plaisance de tout premier ordre et les meilleures librairie de tout le Moyen-Orient.

Certains disent que Beyrouth a toujours été aux mains de l’esprit et de l’instinct, mais quelque chose est arrivé à son cœur. Maintenant, il n’y a plus rien qui marche vraiment ici. Mais si vous avez quelques millions de dollars, alors cela n’a pas vraiment d’importance, vous pouvez acheter ce que vous voulez ici.

Si vous êtes pauvre, destitué, abandonnez tout espoir. Et la vaste majorité des gens ici sont maintenant misérablement pauvres. Personne ne sait exactement combien de gens son destitués, car tout recensement est interdit afin de ne pas “déranger l’équilibre religieux” (ce fut, pendant des années, un consensus que de ne pas savoir combien de chrétiens et de musulmans résidaient dans le pays…)

Il est certain que la plupart des gens ne sont pas riches et maintenant, outragés par leurs dirigeants, politiciens corrompus et soi-disante “élite”, ils crient haut et fort: “Assez est assez !” “Halas, à bas le régime !”

***

Le gouvernement a décidé d’imposer un impôt/taxe sur les appels sur WhatApp. Pas grand chose sans doute en apparence, mais ce le fut et soudainement, cela devint toute une affaire. “La goutte d’eau…” sans doute. (NdT: comme la hausse du carburant, taxe carbone pour les Gilets Jaunes de France en novembre 2018…).

La ville explosa. Des barricades furent érigées. Des pneus mis à feu. Partout : dans les voisinages tout autant aisés que pauvres. “Révolution !” commencèrent à crier les gens. Le Liban possède une histoire d’insurrections de gauche, communiste même. Il a aussi sa part de fanatisme religieux et d’extrême droite. Qui va gagner ? Qui sera décisif dans cette rébellion nationale ?…

Le parti communiste a quelques trains de retard. Mais le Hezbollah, jusqu’à présent la force sociale la plus solide du pays, n’est pas encore convaincu que le gouvernement de Saad Hariri doit simplement démissionner. D’après l’agence Reuters:

“Le leader du Hezbollah libanais Sayyed Hassan Nasrallah a dit… que le groupe ne demandait pas la démission du gouvernement au sein des protestions nationales qui agitent le pays. Nasrallah a dit lors d’un discours télévisé, qu’il soutenait le gouvernement, mais appelait à un nouvel agenda, un “nouvel esprit”, ajoutant que les manifestations en cours montraient que le chemin à suivre n’était pas celui de toujours plus d’impôts.” et que tout impôt nouveau imposé aux pauvres le pousserait à appeler les supporteurs du Hezbollah à se rendre dans les rues, a ajouté Nasrallah.”

Jusqu’ici, les manifestations ont laissé un grand nombre de personnes blessées alors que deux immigrants syriens ont perdu la vie. des analystes locaux disent que ceci est la situation de soulèvement la plus sérieuse depuis celle de 2015 (incluant la campagne “Tu pues!”, en réaction à la grave crise de la collecte des ordures ménagères dans Beyrouth et au désastre social ne faisant qu’empirer), mais d’autres personnes, y compris l’auteur de ces lignes, pensent et sont convaincus que ceci constitue la plus grande catastrophe au Liban depuis les années 1980.

On entend la colère à chaque coin de rue de la capitale, dans les cafés et dans les magasins:

“La confiance est brisée!” Même ceux qui se situaient assez loin de toute action politique soutiennent maintenant les manifestants. Mlle Jehan, une employée de bureau de l’ONU à Beyrouth est une de ceux qui se sont retrouvés du côté de la rébellion:

“Ce qui se passe à Beyrouth et partout au Liban est bien. Il est grand temps que nous nous soulevions. Je vais y aller aussi. Ceci n’a absolument rien à voir avec les religions. C’est au sujet de nos vies brisées.”

***

En lisant les médias de masse occidentaux, on pourrait penser que le problème du Liban est lié à la dette étrangère (le Liban est, par habitant, le 3ème pays le plus endetté de la planète. La dette du pays se situe à 150% du PIB), de ses réserves minuscules de l’ordre de 10 milliards de dollars et de la façon dont le pays interagit avec les donneurs et les prêteurs. Le FMI et ses “conseils” sont constamment mentionnés.

Mais même les agences de presse comme Reuters doivent admettre que le problème est loin de n’être que problèmes structurels:

“Alors que les dollars se sont évaporés, les banques ont effectivement arrêté de prêter et ne peuvent plus remplir les opérations de change de base avec leurs clients, a dit un banquier.” “Le rôle des banques et de verser du fric dans la banque centrale pour financer le gouvernement et protéger la monnaie”, a t’il dit. “Rien n’est fait sur le déficit fiscal parce que faire quelque chose à ce niveau serait déranger les systèmes de corruption en place.”

Ici réside le mot clef: “corruption!” Les élites libanaises sont corrompues au-delà de l’imaginable. Seul des pays comme l’Indonésie peuvent entrer en compétition avec la corruption des clans troglodytes libanais lorsqu’il s’agit de pomper la richesse de toute la nation. Rien n’est propre ou pur au Liban, c’est aussi pour cela qu’il n’y a aucune statistique accessible.

L’argent provient de l’exploitation monstrueuse et sans vergogne des ressources naturelles de l’Afrique de l’ouest. Tout le monde le sait, mais personne n’en parle, publiquement du moins. J’ai travaillé en Afrique de l’Ouest et je sais pertinemment ce que les hommes d’affaires racistes libanais y font. Mais l’argent volé à ces Africains n’enrichit en rien le Liban et son peuple. (NdT: ce qui serait bien entendu tout aussi dégueulasse disons-le tout net…)

Il remplit les coffres des banques libanaises et est dépensé dans l’achat de yachts somptueux, de voitures de sport européennes surévaluées et dans des clubs privés bizarres dans et autour de la capitale. Tandis que bien des Libanais sont à la limite de la famine, des avions s’envolant pour Nice, Venise ou les îles grecques sont constamment remplis de ceux qui recherchent la dolce vita.

Le Liban fait des milliards de dollars du commerce de la drogue, particulièrement celles cultivées et raffinées dans la vallée de la Beqaa. Ces drogues sont exportées essentiellement à destination de l’Arabie Saoudite pour la consommation des riches ou injectées sur les champs de batailles du Yémen et de la Syrie, ces soi-disantes “drogues du combat”.

Une fois de plus, tout le monde le sait, mais rien n’est fait pour l’arrêter. Des centaines de familles, des paysans producteurs aux politiciens, deviennent honteusement riches de ce commerce. Ceci ne fait qu’ajouter quelques super yachts de plus dans les proverbiales marinas de Beyrouth..

Ensuite, il y a “l’aide étrangère”, “l’investissement européen dans l’infrastructure”, l’argent saoudien et qatari. La plupart de ce fric va directement dans les poches des hauts-fonctionnaires corrompus, du soi-disant “gouvernement” et de tous leurs potes, sous-traitants. Pratiquement rien n’est plus construit, mais l’argent lui est bien parti. Le Liban a des employés de chemin de fer qui reçoivent chaque mois leur salaire, mais il n’y a plus de chemin de fer…

Une gare a été convertie en bar à vodka. Le Liban mendie pour l’argent afin de pouvoir héberger des réfugiés de toute la région, mais pratiquement tout l’argent alloué va dans les poches profondes des corrompus. Bien peu va aux réfugiés ou aux Libanais pauvres qui doivent entrer en compétition pour des petits boulots sous-payés avec les désespérés syriens et palestiniens.

Les pauvres deviennent de plus en plus pauvres. Et pourtant, des employées de maison éthiopiennes, philippines et kenyanes trimbalent les courses des riches, essuient la bave de la figure des morveux nés dans les familles de l’élite libanaise et nettoient les toilettes. Certaines sont torturées par leurs maîtres, beaucoup se suicident. Le Liban est un endroit dur pour ceux qui n’ont pas l’allure phœnicienne ou européenne.

Et les bidonvilles du sud de Beyrouth s’agrandissent. Certains villes libanaises comme Tripoli au nord, ressemblent en totalité à de gigantesques bidonvilles.

Ali est un réceptionniste dans un hôtel du centre-ville de Beyrouth qui se plaint:

“Je travaille ici comme réceptionniste 14 heures par jour et ne gagne que 540 US$ par mois. J’ai besoin de minimum 700 US$ pour survivre. J’ai une sœur qui habite aux Etats-Unis et je veux la visiter pour une semaine, il m’est impossible d’obtenir un visa. Je n’ai que 24 ans. Je ne vois absolument aucun futur dans ce pays, je suis comme les milliers de personnes qui manifestent dans les rues de Beyrouth.”

D’après des estimations variées, le Liban pourrait bien totalement s’effondrer à partir de février 2020. Il est impossible d’en piller plus d’argent. La fin de partie approche.

Si le Liban s’effondre, les riches auront bien entendu leur parachute doré. Ils ont des familles à l’étranger: en Australie, au Brésil, en France, aux Etats-Unis. Certains ont deux passeports, d’autres ont des maisons dans les plus beaux endroits du monde.

Les pauvres resteront avec absolument rien: la carcasse desséchée d’un pays, pillé au préalable par ses “élites”. Il y aura partout de vieilles Ferrari, mais personne ne peut manger la carcasse d’une voiture. Il y aura des piscines luxurieuses abandonnées, juste à côté de plages détruites et polluées.

Les gens le savent et ils en ont assez. Mohamed, un travailleur de chez Starbucks à Beyrouth est déterminé:

“C’est terrible certes, mais il est grand temps. On ne peut plus le supporter. Nous devons changer le pays, drastiquement. Cette fois-ci les choses sont différentes. Ce n’est pas au sujet de nos convictions religieuses,  mais au sujet de nos vies quotidiennes.”

Le Liban, en comparaison avec d’autres pays honteusement capitalistes, est un pays bien éduqué. On ne peut pas/plus tromper les gens ici. La rébellion contre les “élites” ne fait que commencer. Les gens veulent reprendre leur pays. (NdT: et leur vie, pour vivre, tout simplement…)

= = =

Manifestations au Liban… Second son de cloche:

 

 

Liban: Conseil exécutif du Hezbollah: Riyad et Abou Dhabi financent les protestations

 

Al Manar

 

28 octobre 2019

 

Url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1536152

 

Le chef du conseil exécutif du Hezbollah, Sayed Hachem Safieddine, a mis en garde contre « tout atermoiement de la part des responsables libanais dans la mise en œuvre du plan des réformes… Faute de quoi, nous aurons une position claire et décisive devant tous les Libanais ».

« Au début de la fronde sociale des gens, nous nous sommes retrouvés plus proches d’eux, et aujourd’hui nous ne sommes pas en désaccord avec leur mouvement de protestation. Nous valorisons et respectons leurs objectifs et ce qu’ils font », a expliqué M.Safieddine.

Et de rappeler : « Quand nous avons dit que nous possédons des informations confirmées sur la présence des entités recevant un financement (douteux), nous ne voulions pas nécessairement dire tous ceux qui font partie de ce mouvement de protestation. Nous croyons ceux qui avaient dit qu’ils paient de leur propre argent. Mais les principaux accusés, qui sont bien connus, ne les ont pas nié ».

Implication des ambassades d’Arabie et des Emirats

Il convient de noter que plus d’une semaine après le début des protestations pacifiques au Liban contre la corruption et la vie chère, de nouvelles révélations ont été faites sur des sources suspectes de financement des manifestations.

Dans ce contexte, le PDG de la télévision libanaise LBC, Pierre Daher, a reconnu lors d’une rencontre avec le Premier ministre Saad Hariri, avoir reçu une aide financière avec ses collègues Tahsin Khayyat (al-Jadid) et Michel al-Murr (MTV).

Par ailleurs, une investigation du site libanais Al-Ahed révèle l’implication des ambassades d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis à Beyrouth dans cette affaire. Ceux-là même qui veulent en profiter dans le sens de leurs propres intérêts politiques.

Al-Ahed révèle que les sources de financement sont nombreuses, dont les plus importantes sont les ambassades d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

Par ailleurs, des représentants de l’ambassade émiratie sont présents dans une cellule du commandement des manifestations, créée par le parti des « Forces libanaises » de Samir Geagea, tandis que d’autres personnes sur le terrain s’occupent des coordinations entre l’ambassade des Émirats arabes unis et les organisateurs des manifestations.

Des sources bien informées ont confirmé au journal Al-Ahed que l’ambassade des Émirats arabes unis a pris en charge les coûts de la médiatisation des événements et de la logistique nécessaire sur le terrain: transport, appareils audio, parasols, drapeaux, tentes, cabines de toilettes mobiles, repas et eau.

Des paiements en espèces ont été également observés: 100 dollars par jour pour tous ceux qui viennent quotidiennement dans les rues et pour bloquer les voies et les routes, et 150 dollars par jour pour ceux qui passent la nuit sous les tentes ou à ciel ouvert.

De nombreuses personnes qui avaient l’intention de rejoindre les manifestations disent qu’ils ont changé d’avis lorsqu’il ont vu ce soutien douteux de la part des étrangers, comme l’arrivée de plats chauds à une heure régulière pour un nombre déterminé de manifestants comme si c’était fait « à la commande ». Ces repas sont servis dans des boîtes imprimés avec des slogans qui invitent à la « révolution ».

Les manifestants qui se retirent de ce « mouvement » ont parlé au journaliste d’Al-Ahed de leurs inquiétudes après avoir vu des gens riches et des capitalistes célèbres du pays qui veulent « surfer sur les vagues » des protestations spontanées. De leurs aveux, beaucoup d’argent est versé dans les rues et de très nombreuses personnes sont payées plus d’une fois.

Les Émiratis ne sont pas les seuls à assurer le financement suspects des protestations: l’ambassade saoudienne à Beyrouth exercent aussi des pressions et des menaces financières sur la presse et plusieurs médias audiovisuels, les contraignant de couvrir les événements de manière tendancieuse.

 

Analyse politique: Surgissement d’un nouveau monde ?… (Réseau Voltaire)

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Analyse intéressante de Meyssan dont nous admirons l’optimisme. En fait, il ne fait que décrire un des segments de la métamorphose de l’empire en un autre: la fusion de l’empire anglo-américain avec la Chine et la Russie dans un Nouvel Ordre Mondial capitaliste monopoliste supranational qui sera régi par le cartel banquier et des grosses multinationales énergétiques et technotronique. La collusion banquier entre la City de Londres, Wall Street et les banques chinoises va von train et les écrans de fumée remplissent leur fonction… d’enfumage de gogos.

Meyssan le dit du reste dès les deux 1ères phrases: “C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit.”

Ceci n’est en rien un espoir, mais la continuation de la même merdasse marchande à un autre niveau.

Pour nous, les peuples, la seule voie viable est celle qui mettra bas à l’État, à la marchandise, à l’argent et au salariat… Tout le reste, Russie, Poutine ou pas, n’est que pisser dans un violon.

~ Résistance 71 ~

 

 

Le nouveau monde surgit devant nous

 

Thierry Meyssan

 

22 octobre 2019

 

source: https://www.voltairenet.org/article208007.html

 

Thierry Meyssan souligne l’extrême gravité, non pas du retrait US de Syrie, mais de l’effondrement des repères actuels du monde. Nous entrons, selon lui, dans une courte période de transition, au cours de laquelle les actuels maîtres du jeu que sont les « capitalistes financiers » —et ceux qu’il désigne par là n’ont aucun rapport avec ni avec le capitalisme originel, ni avec la banque originelle— vont être écartés au profit des règles de droit énoncées par la Russie en 1899.

C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit. Toutes les références antérieures disparaissent. Ceux qui étaient voués aux gémonies triomphent tandis que ceux qui gouvernaient sont précipités aux enfers. Les déclarations officielles et les interprétations que livrent les journalistes ne correspondent manifestement plus aux événements qui s’enchainent. Les commentateurs doivent au plus vite changer leur discours, le renverser en totalité ou être happés par le tourbillon de l’Histoire.

En février 1943, la victoire soviétique face au Reich nazi marquait le basculement de la Seconde Guerre mondiale. La suite des événements était inéluctable. Il fallut pourtant attendre le débarquement anglo-états-unien en Normandie (juin 1944), la conférence de Yalta (février 1945), le suicide du chancelier Hitler (avril 1945) et enfin la capitulation du Reich (8 mai 1945) pour voir se lever ce monde nouveau.

En un an (juin 44-mai 45), le Grand Reich avait été remplacé par le duopole soviéto-US. Le Royaume-Uni et la France, qui étaient encore les deux premières puissances mondiale, douze ans plus tôt, allaient assister à la décolonisation de leurs Empires.

C’est un moment comme celui-là que nous vivons aujourd’hui.

Chaque période historique a son propre système économique et construit une super-structure politique pour le protéger. Lors de la fin de la Guerre froide et de la dislocation de l’URSS, le président Bush père démobilisa un million de militaires US et confia la recherche de la prospérité aux patrons de ses multinationales. Ceux-ci firent alliance avec Deng Xiaoping, délocalisèrent les emplois US en Chine qui devint l’atelier du monde. Loin d’offrir la prospérité aux citoyens US, ils accaparèrent leurs profits, provoquant progressivement la lente disparition des classes moyennes occidentales. En 2001, ils financèrent les attentats du 11 septembre pour imposer au Pentagone la stratégie Rumsfeld/Cebrowski de destruction des structures étatiques. Le président Bush fils transforma alors le « Moyen-Orient élargi » en théâtre d’une « guerre sans fin ».

La libération en une semaine d’un quart du territoire syrien n’est pas seulement la victoire du président Bachar el-Assad, « l’homme qui depuis huit ans doit partir », elle marque l’échec de la stratégie militaire visant à établir la suprématie du capitalisme financier. Ce qui paraissait inimaginable a eu lieu. L’ordre du monde a basculé. La suite des événements est inévitable.

La réception en très grande pompe du président Vladimir Poutine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis atteste du spectaculaire revirement des puissances du Golfe qui basculent dès à présent dans la camp russe.

La tout aussi spectaculaire redistribution des cartes au Liban sanctionne le même échec politique du capitalisme financier. Dans un pays dollarisé où l’on ne trouve plus de dollars depuis un mois, où les banques ferment leurs guichets et où les retraits bancaires sont limités, ce ne sont pas des manifestations anti-corruption qui stopperont le renversement de l’ordre ancien.

Les convulsions de l’ordre ancien s’étendent. Le président équatorien, Lenín Moreno, attribue la révolte populaire contre les mesures imposées par le capitalisme financier à son prédécesseur, Rafael Correa qui vit en exil en Belgique, et à un symbole de la résistance à cette forme d’exploitation humaine, le président vénézuélien Nicolás Maduro, bien qu’ils n’aient aucune influence dans son pays.

Le Royaume-Uni a déjà replié ses forces spéciales de Syrie et tente de sortir de l’État supranational de Bruxelles (Union européenne). Après avoir pensé conserver le Marché commun (projet de Theresa May), il décide de rompre avec toute la construction européenne (projet de Boris Johnson). Après les erreurs de Nicolas Sarkozy, de François Hollande et d’Emmanuel Macron, la France perd subitement toute crédibilité et influence. Les États-Unis de Donald Trump cessent d’être la « nation indispensable », le « gendarme du monde » au service du capitalisme financier pour redevenir eux-mêmes une grande puissance économique. Ils retirent leur arsenal nucléaire de Turquie et s’apprêtent à fermer le CentCom au Qatar. La Russie est reconnue par tous comme le « pacificateur » en faisant triompher le droit international qu’elle avait créé en convoquant, en 1899, la « Conférence internationale de la paix » de La Haye, dont les principes ont été depuis foulés aux pieds par les membres de l’Otan.

Comme la Seconde Guerre mondiale a mis fin à la SDN pour créer l’Onu, ce monde nouveau va probablement accoucher d’une nouvelle organisation internationale fondée sur les principes de la Conférence de 1899 du tsar russe Nicolas II et du Prix Nobel de la paix français, Léon Bourgeois. Il faudra pour cela d’abord dissoudre l’Otan, qui tentera de survivre en s’élargissant au Pacifique, et l’Union européenne, État-refuge du capitalisme financier.

Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous entrons dans une période de transition. Lénine disait, en 1916, que l’impérialisme était le stade suprême de la forme de capitalisme qui disparut avec les deux Guerres mondiales et la crise boursière de 1929. Le monde d’aujourd’hui est celui du capitalisme financier qui ravage une à une les économies pour le seul profit de quelques super-riches. Son stade suprême supposait la division du monde en deux : d’un côté les pays stables et mondialisés, de l’autre des régions du monde privées d’États, réduites à n’être que de simples réserves de matières premières. Ce modèle, contesté aussi bien par le président Trump aux États-Unis, les Gilets jaunes en Europe occidentale ou la Syrie au Levant agonise sous nos yeux.