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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël le « chien fou » de l’empire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 23 mars 2017 by Résistance 71

Cette excellente analyse de Tony Cartalucci répond sans doute substantiellement à la question que nous avions posée il y a peu dans notre article précédent sur la Syrie: A quel jeu joue la Russie ? L’escalade en Syrie fait partie d’un plan élargi et on voit qu’une fois de plus la Russie fait tout pour éviter la guerre. N’Oublions pas que la Syrie est l’étape nécessaire pour faire tomber le dernier domino moyen-oriental: l’Iran

~ Résistance 71 ~

 

Israël le chien fou de l’Amérique en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

20 mars 2017

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/03/israel-americas-mad-dog-in-syria.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël a joué un rôle provocateur croissant dans le conflit destructeur se déroulant dans les frontières et autour de la Syrie depuis 2011. A bien des observateurs, il apparaît que la politique d’israël se situe entre l’aggression opportuniste et l’aggression unilatérale. En réalité, le rôle d’Israël dans le conflit syrien épouse un bien plus long schéma figurant les plans anglo-américains non seulement pour la Syrie mais pour la région entière.

Une anicroche supplémentaire récente entre Israël et la Syrie fut l’incursion rapportée d’avions de combat israéliens dans l’espace aérien syrien, incluant des attaques près de la ville orientale de Palmyre. Cette ville est le lieu d’une bataille entre les forces du gouvernement syrien et l’organisation terroriste auto-proclamée “Etat Islamique” (EIIL). Les frappes aériennes israéliennes contre les forces régulières syriennes auront donc favorisé les opérations de l’EIIL dans la région.

Israël est un état sponsor de la terreur et du terrorisme et non pas un champion contre celui-ci

Israël a existé en tant que base d’opérations à l’échelle d’une nation pour les intérêts anglo-américains depuis sa création au XXème siècle. Il a poursuivit des politiques régionales agressives qui ont intentionnellement dressé ses voisins contre elle et ce comme moyen de maintenir un pied-à-terre occidental et un point de levier en Afrique du Nord et au Moyen-Orient depuis des décennies.

Des conflits incessants entre Israël et la Palestine sont attisée par une stratégie de la tension orchestrée entre une population israélienne manipulée et une opposition contrôlée, le Hamas, soutenu, armé, financé par les collaborateurs régionaux d’Israël que sont l’Arabie Saoudite (NdT: ARAMCO c’est à dire: Exxon-Mobil, Royal Dutch Shell, Texaco, même si la famille royale saoudienne possède toujours la majorité des parts pour sauver les apparences) et le Qatar (NdT: petit état du Golfe propriété d’Exxon-Mobil, intérêts Rockefeller…)

Lorsque des opérations militaires par procuration ont commencé contre la Syrie en 2011 sous le couvert du “printemps arabe” créé et généré par les Etats-Unis, Israël et la Jordanie ainsi que la Turquie, ont joué un rôle direct en soutenant les militants de l’intérieur et affaiblissant ainsi Damas.

Tandis que la Jordanie joua un rôle plus passif et la Turquie un rôle plus direct en protégeant les forces militantes par procurations, Israël a joué le rôle de “provocateur unilatéral”. Tandis que les forces américaines, turques et autres de la “coalition” ne peuvent pas attaquer directement les forces syriennes, Israël, posant en joueur régional unilatéral, le peut et l’a fait de manière régulière depuis 2012.

CNN dans son article « Israeli jets strike inside Syria; military site near Palmyra reportedly targeted, » noterait:

“En novembre 2012, Israël a tiré des coups de semonce vers la Syrie après qu’un obus de mortier ait touché un poste militaire israélien. La première fois qu’Israël a tiré sur la Syrie depuis les plateaux du Golan et la guerre du Yom Kippour de 1973.”

“Les avions israéliens ont aussi attaqué des cibles en Syrie depuis au moins 2013, lorsque des hauts-fonctionnaires américains ot dit à CNN qu’ils pensaient que l’aviation de la FDI avaient touché des cibles en Syrie.”

CNN rapporterait aussi:

Les frappes israéliennes ont pu se faire aussi loin en territoire syrien qu’à Damas. En 2014, le gouvernement syrien et un groupe d’oposition ont tous deux dit que la FDI avait touché la banlieue de Damas et l’aéroport.

Et tandis que les officiels israéliens, militaires et civils, affirment que leur agression ne vise qu’à arrêter les transferts d’armes à des organisations terroristes (NdT: pour Israël: le Hezbollah), alors que les seules organisations qu’ils appellent “terroristes” sont en fait les seules forces en Syrie combattant des organisations terroristes internationales comme par exemple Al Qaïda, ses succursales variées, tout comme l’EIIL.

Paradoxalement, ces organisations terroristes bien réelles, elles, ont existé le long des frontières israéliennes, bénéficiant de surcroit d’une protection des forces armées israéliennes contre les opérations militaires syriennes.

Le rôle d’Israël comme le “chien fou” des Etats-Unis n’est pas un secret

Le rôle géopolitique d’israël comme “chien fou unilatéral” est une affaire déclarée de la politique états-unienne depuis au moins les années 1980 et en référence spécifique aux tentatives répétées des Etats-Unis de renverser le régime baathiste et l’état syrien parmi d’autres objectifs visant à terme l’Iran et la région dans sa totalité.

Un document datant de 1983, faisant partie du déluge de documents récemment déclassifiés et rendus public, signé de l’ancien officier de la CIA Graham Fuller et intitulé: « Bringing Real Muscle to Bear Against Syria » (PDF) déclare:

La Syrie en ce moment verrouille les intérêts américains à la fois au Liban et dans le Golfe, au travers de la fermeture de l’oléoduc irakien menaçant ainsi l’internationalisation irakienne de la guerre Iran-Irak. Les Etats-Unis devraient considérer augmenter les pressions contre Assad (père), en orchestrant secrètement des menaces militaires contre la Syrie depuis les trois états voisins qui lui sont hostiles: l’Irak, Israël et la Turquie.

Le rapport déclare également:

“Si Israël augmentait les tensions contre la Syrie simultanément avec une initiative irakienne, les pressions sur Assad monteraient très rapidement. Une action turque le presserait pshycologiquement plus loin.

En 2009, un think-tank politique financé par les banquiers, la Brookings Institution, publiait un long article: « Which Path to Persia?: Options for a New American Strategy toward Iran » (PDF), dans lequel une fois de plus, il est fait état de l’utilisation d’Israël comme d’un apparent “agresseur unilatéral” dont l’action fut détaillée.

Bien entendu, un article de politique américaine décrivant une agression plannifiée israélienne comme faisant partie d’une plus grande conspiration offensive américaine, pour affaiblir puis ultimement renverser l’état iranien, révèle qu’il n’y a rien d’”unilatéral” du tout au sujet de la politique régionale d’Israël ou de ses opérations militaires.

En 2012, la Brookings Institution publierait un autre papier intitulé: «  »Saving Syria: Assessing Options for Regime Change » (PDF), dans lequel il est dit:

“Certaines voix à Washington et à Jérusalem explorent le fait de savoir si Israël pourrait contribuer à forcer les élites syriennes à virer Assad.

Le rapport continue expliquant:

“Israël pourrait poster des forces sur ou près des plateaux du Golan, ce faisant, pourrait créer une diversion envers les forces du régime de Damas de supprimer l’opposition. Ce positionnement pourrait induire la peur dans le régime Assad d’une guerre sur des fronts multiples, et ce particulièrement si la Turquie veut faire la même chose à ses frontières et aussi si l’opposition est nourrie de toujours plus d’armes et d’entrainement. Une telle mobilisation pourrait peut-être persuader le leadership militaire syrien de virer Assad afin de se préserver.”

Une fois de plus, l’utilisation d’Israël comme l’un de plusieurs provocateurs régionaux exécutant une politique d’une conspiration américaine bien plus large y est ouvertement discuté.

Alors que chaque incursion israélienne en Syrie se passe, nonobstant les détails, affirmations et contre-affirmations de ces incursions, tout ceci devrait être analysé dans le contexte des intérêts américains et non pas des intérêts “israéliens”. Quelque soit les détails de chaque incursion, le but ultime est l’escalade dans le conflit de manière continue jusqu’à ce que la Syrie et ses alliés réagissent et provoquent un bien plus grand conflit militaire dans lequel les Etats-Unis et d’autres parmi son axe de l’agression, pourront directement participer.

Il doit aussi être noté que dans l’article de la Brookings de 2009: “Quel chemin vers la Perse ?”, il a été stipulé que des attaques israéliennes seraient utilisées pour provoquer la réponse de l’Iran, justifiant ainsi une intervention militaire directe des Etats-Unis impliquant tous ses moyens de campagnes de bombardements contre Téhéran en passant par une invasion et complète occupation américaine de l’Iran. Ceci fut central dans l’exposé de l’article politique.

Il est clair qu’une politique identique est maintenant appliquée contre la Syrie. Exposer la véritable nature des incursions israéliennes en territoire syrien et résister à la tentation d’une escalade du conflit est une des clefs pour confondre le plan états-unien et de désamorcer par là même le processus d’escalade enclenché par les proxies yankees que sont Israël et la Turquie.

Guerre impérialiste en Syrie: les masques tombent… Il semblerait que ce soit maintenant Israël contre la Syrie… Quel jeu joue la Russie ?

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 22 mars 2017 by Résistance 71

Révélations du dernier quart d’heure de la guerre en Syrie: Ben Salmane et Netanyahu
 dirigent ouvertement le Front al-Nosra…

 

Nasser Kandil

 

20 mars 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8387

 

D’une manière générale, l’opinion publique occidentale sait qu’il y a mensonge sur la Syrie, mais ne connaît pas la vérité. [Dr Bachar al-Assad, Président de la République arabe syrienne, ce 20 mars 2017 aux médias russes]

Le 14 mars courant, Donald Trump recevait le vice-prince héritier saoudien Mohamad ben Salmane à Washington. Le lendemain Damas était frappée par deux attentats terroristes extrêmement meurtriers à moins de deux heures d’intervalle, l’un en son palais de justice à une heure de grande affluence, l’autre dans un restaurant populaire très fréquenté dans l’ouest de la ville. Inutile de nous interroger, une fois de plus, sur l’émotion débordante d’indifférence des médias humanitaires occidentaux.

Au même moment se tenait la troisième session des pourparlers d’Astana, boycottée par les chefs des factions armées de ladite opposition syrienne modérée, présents lors des deux sessions précédentes et dont le garant est la Turquie selon l’accord tripartite conclu entre la Russie, l’Iran et la Turquie, lequel accord a abouti au plan de cessation des hostilités entré en vigueur le 29 décembre 2016 à minuit et adopté à l’unanimité par le Conseil de Sécurité sous la résolution 2336 du 31 décembre 2016.

Le 16 mars 2017, M. Nasser kandil commentait ces événements par une brève prémonitoire. [NdT] :

  • La coïncidence de la visite de Mohamad ben Salmane à Washington avec les déflagrations meurtrières à Damas, la tenue des pourparlers d’Astana 3 en l’absence des chefs des factions militaires et les déclarations russes parlant de parties étrangères les influençant parce qu’elles ne veulent pas régler la crise syrienne, n’est pas fortuite.
  • Le ressentiment saoudien devant la monopolisation des groupes armés par le gouvernement turc d’Erdogan, l’Arabie saoudite étant reléguée au rôle de financier et de conseiller, s’ajoute au fait que la Turquie n’est plus intéressante comme alliée depuis le désaccord américano-turc sur la guerre en Syrie et son exploitation de toutes les cartes, à son seul profit, dans le but de se débarrasser des Kurdes, au point d’oser conclure un accord tripartite avec Moscou et Téhéran.
  • En revanche, pour Riyad, l’alliance avec Israël présente l’avantage de proposer à Washington la séparation de la guerre entre le sud et le nord de la Syrie, étant donné que la priorité de cibler l’Axe de la Résistance et l’Armée syrienne, à la fois, répond à la volonté de Donald Trump d’« interdire toute influence iranienne » dans la région.
  • Ben Salmane s’est donc rendu à Washington emportant dans ses bagages ses lettres de créance trempées dans le sang des Syriens suite aux attentats terroristes à Damas, ainsi que la nouvelle du boycottage d’Astana 3 par les factions armées terroristes, pour dire que la priorité en Syrie se situe au sud et n’appartient plus aux Turcs.
  • D’où sa proposition à Trump de se contenter d’ententes concernant la sécurité avec les Russes et de ne surtout pas s’impliquer dans le règlement politique global de la crise syrienne.
  • Le projet de Ben Salmane proposé à Washington se résume donc à dire : « La guerre au nord de la Syrie contre Daech est votre affaire, la guerre au sud de la Syrie contre l’Axe de la résistance est notre affaire et la vôtre ».

Et voilà que le 17 mars un communiqué du Haut commandement des forces armées syriennes faisait savoir qu’alors que l’Armée syrienne poursuivait son offensive contre Daech à l’est de Palmyre :

  • Quatre chasseurs israéliens ont pénétré l’espace aérien syrien vers 02H40 dans la région d’Al-Breij, via le territoire libanais, et ont ciblé une position de l’Armée syrienne en direction de Palmyre à l’ouest de Homs.
  • Notre DCA a riposté et a abattu l’un des avions à l’intérieur des territoires occupés, a touché un deuxième avion et a obligé le reste à prendre la fuite.
  • Cette agression flagrante de l’ennemi sioniste est venue pour continuer à soutenir les gangs terroristes de Daech, tenter désespérément de remonter leur moral effondré, et brouiller les victoires de l’Armée arabe syrienne face aux organisations terroristes.
  • Le Haut commandement de notre Armée est déterminé à contrer toute tentative d’agression sioniste sur n’importe quelle partie du territoire de la République arabe syrienne et y répondra directement par tous les moyens possibles.

Le gouvernement israélien a nié ces faits, mais la réaction de son ministre de la Défense Avigdor Lieberman, deux jours plus tard, suggère le contraire à nombre d’analystes dont M. Nasser Kandil, lequel revient sur cet évènement largement commenté par les médias amis et ennemis, en faisant cependant le lien avec l’attaque massive de plusieurs factions inféodées à Al-Nosra [alias Fateh al-Cham / Tahrir al-Cham] ce 19 mars, attaque stoppée par l’Armée syrienne avec des centaines de terroristes encerclés dans les quartiers périphériques de Jobar, Qaboun et Douma :

Tout au long de ces six dernières années, les Turcs ont été les plus présents sur la scène syrienne parmi les États coalisés contre la Syrie derrière des façades qui se sont écroulées l’une après l’autre pour finir par révéler, en ce dernier quart d’heure de la guerre, les véritables visages de ses commanditaires.

En effet, l’allié américain qui avait retiré sa flotte de Méditerranée afin d’éviter de s’engouffrer dans une guerre sans trop savoir comment la terminer [référence à la fameuse nuit du 30 août 2013, NdT], n’est réapparu sur la scène syrienne qu’une fois que la « Guerre contre le terrorisme » est devenue une couverture commode lui réservant un rôle « calculé » aussi bien dans l’escalade guerrière que dans les éventuelles solutions ou ajustements politiques. Ce faisant, il a laissé le soin de mener cette guerre à ses alliés israéliens et saoudiens conformément à l’équation mettant en jeu leur propre survie, ainsi qu’à l’allié turc jouant sur toutes les cordes à la fois. Se dissimulant ainsi derrière le masque du trio israélo-saoudo-turc, il comptait s’approprier le solde positif des trois comparses, le solde négatif revenant sur le compte de chacun d’entre eux.

Quant au trio israélo-saoudo-turc qui a importé les deux versions de l’organisation Al-Qaïda en Syrie [Daech et Al-Nosra, Ndt], les a distribuées sur tous les fronts, les a financées, armées et dirigées, il s’est dissimulé derrière le masque de l’organisation Al-Qaïda, qu’il a elle-même dissimulée derrière le masque de ladite opposition syrienne. Ceci, en sachant parfaitement que la carte d’Al-Qaïda est inexploitable politiquement et que l’organisation terroriste peut se retourner contre lui, mais c’était son seul atout sur le terrain, vu que la médiocre opposition syrienne est incapable de tenir, ne serait-ce qu’une heure, face à l’Armée syrienne et ses alliés.

L’un des signaux indicateurs de l’entrée dans ce dernier quart d’heure de la guerre est l’implication directe des « grands joueurs », parce que les masques sont épuisés, qu’il n’y a plus de place à l’erreur et qu’il n’est plus possible de parier sur les petits joueurs devant l’énormité des enjeux.

En effet, voici qu’Al-Qaïda se bat ouvertement sur le terrain sans plus se dissimuler derrière une prétendue opposition ; voici que le Front al-Nosra et Faylaq al-Rahman annoncent par communiqués officiels leurs attaques sur Daraa, Al-Qaboun et Jobar à Damas ; et voici qu’Israël mènent tout aussi ouvertement son raid aérien sur des positions de l’Armée syrienne et de ses alliés à l’est de Palmyre sous le prétexte, prouvé mensonger, de détruire des convois de missiles destinés au Hezbollah.

En réalité, l’intervention militaire israélienne cherche à empêcher l’Armée syrienne de tenir la rive sud de l’Euphrate, alors que sa rive nord est à moitié tenue par Daech, lequel tente d’envahir son autre moitié en devançant les Kurdes et l’Armée syrienne du côté de Hassaké et de Deir ez-Zor.

En clair, l’objectif des Israéliens est de retarder l’avancée de l’Armée syrienne vers l’Euphrate, afin que des groupes armés de l’opposition [regroupés au sein de ladite « nouvelle armée syrienne », Ndt], qu’ils ont entraînés à cet effet, puissent atteindre la rive sud du fleuve après avoir franchi les frontières jordanienne et syro-irakienne ; lesquels groupes, déjà utilisés par les Américains dans les batailles d’Al-Tanaf à la frontière syro-irakienne, avaient échoué. Dans ce cas, ils sont supposés traverser le désert syrien jusqu’à l’Euphrate pour être rejoints par les Kurdes descendus de Hassaké, quand les Américains en donneront l’ordre.

C’est ainsi qu’ils espèrent couper la route de Deir ez-zor à l’Armée syrienne par l’introduction de groupes armés dirigés par les Américains et les Israéliens et, du même coup, rompre l’équation du triangle qu’elle a sécurisé entre Tadef [ville du nord de la Syrie située au sud d’Al-Bab, reprise à Daech le 26 février 2017 ; NdT], Palmyre et Deir ez-Zor.

L’échec du raid israélien en raison de la réponse foudroyante syrienne -laquelle a amené la confrontation à un niveau « stratégique » nettement supérieur aux prévisions du gouvernement de Benjamin Netanyahou- et la réaction russe consécutive à ce raid, ont restreint les choix des manœuvres israéliennes, élevé le niveau du défi, et mis la relation américano-russe à l’épreuve dans une situation ôtant toute chance d’un rôle israélien futur dans l’espace aérien syrien.

Car ce sont les Américains qui ont autorisé les Israéliens à mener ce raid et leur ont remis les clés de l’espace aérien syrien en leur permettant de voler dans le sillage de leurs avions au moment où ils menaient, eux-mêmes, un raid aérien sur des positions d’Al-Qaïda à l’ouest d’Alep [Autrement dit, ils ont profité de l’autorisation de survol du territoire syrien accordée par les russes aux avions américains du fait de la coordination établie pour éviter tout risque de collision aérienne ; NdT].

Le résultat est que cette manœuvre américano-israélienne censée rendre un service tactique aux Israéliens afin qu’ils puissent compter dans l’équation syrienne risque de les en écarter.

D’où la nécessité pour les Saoudiens de sauver la mise par l’intermédiaire du Front al-Nosra qui a donc intensifié ses attaques terroristes sur Damas, afin d’éviter que les Israéliens ne soient tentés de reculer et, surtout, convaincre les Américains qu’ils sont encore capables de modifier les équations en complément des actions menées par l’associé israélien.

Par conséquent, les Américains devraient accorder du temps au duo israélo-saoudien afin qu’il puisse mener la guerre du sud syrien, contre l’État syrien et ses alliés, loin de toute équation impliquant la coopération des Russes ou des équations impliquant l’accord ou le désaccord avec les Turcs dans le nord de la Syrie.

D’ailleurs, les principaux médias saoudiens ainsi que les chefs des délégations de la prétendue opposition syrienne du « Groupe de Riyad », à Genève ou Astana, ne condamnent pas ces attentats terroristes, ni ne cachent que les brigades du Front al-Nosra et de Faylaq al-Rahman en sont les auteurs. Ils ne cachent pas, non plus, que le moment choisi pour les mettre à exécution est destiné à empêcher l’Armée syrienne de cueillir les fruits de la « guerre des missiles » avec les Israéliens.

Les joueurs avancent à découvert. Désormais c’est Israël et la Syrie face à face. Tous les autres ne sont que des comparses !

Merdia et pressetituée: degré zéro du crétinisme propagandiste marchand atteint avec succès…

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De nuisance à menace: le prix de la vérité

 

Paul Craig Roberts

 

16 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/16/nuisance-threat-high-cost-truth-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je suis convaincu que les Etats-Unis et probablement tout le monde occidental, c’est à dire l’empire américain, sont maintenant entrés dans une ère dans laquelle le respect de la vérité n’existe ni dans les institutions publiques, ni dans les institutions privées. Nous avons pu observer cet avènement depuis déjà un certain temps. Pensez par exemple au 3 août 2002, une époque récente en ce qui nous concerne, mais une période hors de la conscience politique de tous ceux plus jeunes que 33 ans aujourd’hui. A l’été 2002, le monde a été préparé par la propagande américaine à l’invasion de l’Irak. Le 3 août de cette année là, la prestigieuse publication britannique de “The Economist” résuma la pensée consensuelle de l’opinion dominante en deux phrases lapidaires: “Les choix honnêtes sont d’abandonner et d’accepter ou alors de retirer Mr Hussein du pouvoir en Irak avant qu’il n’ait sa bombe atomique. Aussi douloureux que cela nous soit, notre vote va à la guerre.

Comme Lewis Lapham, moi-même et bien d’autres demandions à l’époque: quelle bombe ? La seule preuve de l’existence d’une bombe était fabriquée et tout le monde savait qu’elle l’était. Les inspecteurs du nucléaire de l’ONU avaient conclu que les fameuses armes de destruction massive irakiennes étaient une création de la propagande américaine. Le président George W. Bush reconnut éventuellement que l’Irak n’avait pas de telles armes. Le ministre des AE Colin Powell a dit que les mensonges qui lui furent imposés par déception par le régime Bush pour dire devant l’ONU que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, furent une tâche indélébile sur sa carrière. (NdT: sauf que Powell n’a pas été trompé, il savait pertinemment ce qu’il faisait…)

Bien qu’il fut connu que l’invasion de l’Irak en 2003 par les Etats-Unis avait entièrement été fondée sur des mensonges, les troupes américaines n’en furent pas évacuées pour autant et ce jusqu’en 2011 et qu’elles furent retirées ou pas, elles sont bel et bien de retour maintenant. Rien de ces faits avérés n’eut d’impact sur la bonne opinion que Washington et les médias ont d’eux-mêmes.

Enhardis, Washington et sa horde pressetituée ont menti au sujet de la Libye et ont détruit ce pays prospère. Ils ont menti au sujet de l’utilisation par Assad d’armes chimiques pour “gazer son propre peuple” et auraient détruit aussi la Syrie si la Russie ne s’était pas interposée.

Bloqués par la Russie, Obama, Hillary et Victoria Nuland se sont retournés contre elle, d’abord en renversant le gouvernement démocratiquement élu d’Ukraine et lorsque le peuple de Crimée vota massivement et pratiquement à l’unanimité pour son rattachement à la Russie, le régime Obama et ses putes des médias ont fabriqué une “invasion russe de l’Ukraine”.

Cette fausse accusation, répétée inlassablement jusqu’à aujourd’hui par la pressetituée occidentale, est devenue la justification pour des sanctions économiques contre la Russie que Washington a fait imposer par ses vassaux européens et ce entièrement à leurs dépends, ce qui montrent parfaitement le niveau crasse de couardise des gouvernements impliqués. Si Washington leur ordonne “sautez!”, le premier ministre britannique, le chancelier allemand et le président français demandent en chœur: “de quelle hauteur ?…”

Une des raisons pour laquelle Donald Trump a été élu président fut son implication à normaliser les relations avec la Russie et à reconsidérer la prolongation de l’OTAN, un quart de siècle après que son objectif de départ eut cessé d’exister après l’effondrement de l’URSS. L’implication de Trump constitua une menace directe au pouvoir et aux sources de profit du complexe militaro-industriel et de la sécurité américain, dont les 1000 milliards de dollars de budget annuel demandent l’existence justificative d’une menace majeure que seule la Russie peut fournir.

En conséquence, la Russie et son président ont été diabolisés. La propagande américaine et ses mensonges éhontés, a semé la peur de la Russie et de Poutine au travers de l’empire américain. Le réponse de l’empire à ceux qui confrontent cette propagande avec des faits et la vérité est de les dénoncer comme des “agents russes” ou des “dupes de Poutine”. La haine de la Russie qui a été inculquée par les nouveaux cons et la pressetituée a eu pour résultat de voir le sénateur républicain McCain, représentant l’Arizona (à la grande honte des Arizoniens), étiqueter lors d’une session sénatoriale le sénateur Rand Paul du Kentucky, comme quelqu’un qui “travaille maintenant pour Vladimir Poutine”, parce qu’il objectait qu’un tout petit pays comme le Montenegro devinsse un membre de l’OTAN.

http://news.antiwar.com/2017/03/15/sen-john-mccain-rand-paul-is-working-for-vladimir-putin/

Lorsque mon site internet a été inclus dans la liste de plus de 200 sites soi-disant “agents ou dupes des Russes” par un groupe secret appelé “PropOrNot”, j’ai questionné l’origine du financement d’une telle entreprise aussi bien camouflée qu’une opération de blanchiment d’argent offshore. J’en ai fait une blague qui a beaucoup amusé les Russes.

Comme personne ne sait ce qu’est PropOrNot, le site n’a aucune crédibilité. Alors les forces va t’en guerre ont monté l’affaire de plusieurs crans avec l’affaire de la bibliothèque de l’université d’Harvard. Sur ce site internet, quelqu’un a posté ce qui est essentiellement la liste de PropOrNot. Harvard ne dit rien de cette liste ni n’explique pourquoi quiconque devrait la croire. Cette liste est attribuée à une assistante professeur en média et communication du nom de Melissa Zindars, enseignant dans une institution qui n’est pas citée. C’est une liste, dit-elle, qu’elle utilise dans ses classes pour enseigner aux élèves comment ils peuvent éviter les “mensonges et fausses nouvelles”. En d’autres termes, la liste est un reflet de sa propre ignorance et de ses préjugés.

Comme l’a observé un lecteur, Melissa ne fait que montrer sa propre endoctrination par les médias pressetitués, les médias de masse américains, putes de la CIA: “Je lis, regarde, écoute très largement des sources d’information des médias de masse (New York Times, Washington Post, Boston Globe, Wall Street Journal, Forbes) et aussi de The Atlantic de la NPR et d’autres sources locales et alternatives ayant une perspective différente (Truth Out).”

Donc, nous avons le monde occidental informé par la bibliothèque de l’université de Harvard de qui il peut prendre ses informations sûres, le tout sur la base des préjugés d’une sombre inconnue. Ceux qu’on peut lire et écouter en toute sécurité sont les médias pressetitués qui mentent à tour de bras et qui servent la cause de la guerre et de l’état policier.

Quand on est le témoin d’un tel niveau de corruption de ce qui prétend être la meilleure université des Etats-Unis et qui est au sommet de 24 années de rien d’autres que des mensonges en provenance des trois derniers présidents ayant fait deux tours en fonction et qui entre eux ont massacré et disloqué des millions de personnes dans bien des pays et qui ne sont aucunement tenus pour responsables des millions de vies détruites, on ne peut cesser de réellement comprendre que pour les Etats-Unis et ses états vassaux corrompus, la vérité est quelque chose qui doit être évitée à tout prix.

Lorsque Trump s’est effondré sous la pression et a viré son conseiller à la sécurité, le gén. Flynn, il donna sans le vouloir un certain crédit à l’accusation de dire que quiconque cherche à normaliser les relations avec la Russie est un “agent russe2 et qu’être un “agent russe” veut dire que vous êtes coupable de trahison et méritez d’être destitué si vous êtes le président des Etats-Unis.

La conséquence du départ de Flynn a été de permettre aux forces russophobes de définir comme trahison le simple désir d’une détente avec la Russie. Si ceci avait été imposé aux présidents américains durant la première guerre froide, la vie sur la planète terre n’existerait probablement plus aujourd’hui.

Ce qui fait peur au sujet des Etats-Unis et de l’Europe n’est pas simplement la naïveté et l’insouciance d’un grand pourcentage de leurs populations ; ce qui fait peur est la volonté des médias, des hauts-fonctionnaires, des militaires et des membres des organsiations professionnelles de mentir pour préserver leur carrière. Essayez de trouver un quelconque remord parmi tous ces menteurs au sujet du fait que leurs mensonges exposent l’humanité a l’annihilation thermo-nucléaire. On ne le trouve nulle part. Ils n’en ont rien à cirer. Laissez moi ma Mercédès et ma mansion pour une autre année.

Le Saker, être particulièrement observateur, dit que la révolution colorée menée par les nouveaux cons, le parti démocrate, la pressetituée, la gôche libérale bobo/progressiste et par quelques républicains contre le président Trump ne fait que “délégitimer le processus démocratique complet qui mena Trump au pouvoir et sur lequel les Etats-Unis ont construit leur société.” La conséquence de cela, poursuit le Saker, est que “l’illusion de la démocratie et du pouvoir du peuple” a été détruite à la fois intra muros et à l’étranger. L’image propagandiste de la “démocratie américaine” a perdu sa crédibilité. Alors que la fausse image s’effondre, ainsi s’effondre aussi le pouvoir qui fut fondé sur l’autorité construite par la propagande.

Le Saker demande: “Faisons nous face à une horreur sans fin ou à une fin horrible ?”

Comme l’a dit George Orwell il y a quelques décennies: “Dans une époque de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

C’est comme çà que le voient les criminels qui nous dirigent et c’est aussi la façon dont ces putes des médias le voient. Si vous dites la vérité en Amérique (NdT: et en France et partout dans l’empire du crime occidental), vous êtes le pourvoyeur de fausses nouvelles et possiblement un traître. (NdT: pourquoi Roberts ne dit-il pas ici que ce sont toutes ces ordures du pouvoir et facilitant le pouvoir qui sont les traîtres à leurs peuples et que nous les tiendront pour responsables de leurs crimes…)

Aussi longtemps que vous soutiendrez ce site, je continuerai à faire face aux conséquences évidentes que cela implique. Et qui sait… peut-être que Néo va pointer le bout de son nez ?

Analyse politique: la « gauche » étatique occidentale complice de l’empire (Paul Craig Roberts)

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Les révolutions sont sanglantes… tout comme ne rien faire

 

Paul Craig Roberts

 

14 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/14/revolutions-bloody-nothing-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Graeme MacQueen, un professeur d’université au Canada, fait remarquer l’incapacité de la gauche américaine à être imaginative en regard des rapports de la commission Warren (NdT: sur l’assassinat de JFK) et de la commission sur le 11 septembre. Une tripotée d’individus et de publications, vus comme étant de gauche, ont prouvé être des agents actifs de l’état conspirateur contre la véritable dissidence.

Lien vers l’article de Graeme (en anglais): https://truthandshadows.wordpress.com/2017/03/14/911-and-american-left/#more-4073

Les Etats-Unis n’ont plus de “gauche” (NdT: la gauche radicale a été annihilée sous le règne du tsar du contrôle étatique yankee: Edgard J. Hoover, grand patron tout puissant du FBI qui fut à la tête du bureau de 1935 à … 1972…), l’Europe non plus, encore moins la Grèce, pays dont le gouvernement soi-disant de “gauche” a accepté que les créditeurs de la Grèce puissent piller son peuple et les biens publics au profit du 1%. Le parti travailliste britannique est aussi à droite que son homologue conservateur et le parti socialiste français est bien plus de droite et en acceptance de ses seigneurs américains que ne le fut la droite, surtout celle du général Charles DeGaulle.

En Allemagne, l’électorat a mis en place comme chancelier une marionnette américaine qui représente Washington et non pas le peuple allemand. Et elle va continuer de représenter Washington, même si cela signifie la guerre avec la Russie.

La gauche, qui fut autrefois une force politique (NdT: dans le contexte du consensus du statu quo oligarchique bien entendu, c’est à dire la perpétuation du cirque étatico-capitaliste de la domination et de l’exploitation, qu’à terme Roberts soutient sans se rendre compte que toute réforme est vaine et irresponsable. Il faut sortir de cercle vicieux et prendre la tangente qui mène à la société des sociétés) qui tenta de rendre les gouvernements responsables, a fusionné avec l’empire américain. La “gauche” américaine a maintenant rejoint le complexe militaro-industriel pour enterrer le projet de détente avec la Russie, par exemple:

http://www.counterpunch.org/2017/03/14/trump-and-russia-the-shortest-reset-ever/

La “gauche” américaine s’est jointe aux nouveaux cons(ervateurs), aux médias de la pressetituée et au complexe militaro-industriel dans un accord commun, disant que quiconque favorise de meilleures relations avec la Russie est un agent russe ou un dupe de Vladimir Poutine et que si vous en savez assez pour douter des rapports de la commission Warren et de celle sur le 11 septembre, vous êtes un frapadingue et devez être mis sur la liste de l’université de Harvard des pourvoyeurs de “fake news”. Quiconque n’est pas d’accord avec la ligne éditoriale de l’establishment est étiqueté “fake news” et ceci bien sûr dans une “démocratie de la libre parole et de la libre pensée”. L’Amérique est devenue une sombre mascarade !!…

En d’autres termes, la “gauche” a accepté la ligne néo-conservatrice affirmant que ceux qui se font les avocats de la paix avec la Russie, autre que celle imposée par les termes des Etats-Unis, sont des traîtres à la nation, ceci incluant le président. (NdT: qui par ailleurs a monté d’un ton la rhétorique belliqueuse envers l’Iran, et envoie des troupes au sol en Syrie, est-ce bien surprenant ?… En adoucissant la rhétorique anti-russe, il a acheté l’aval de la Russie pour envoyer des troupes au sol dans le nord de la Syrie… Les Russes sont-ils dupes ?…) L’université de Harvard vient de sortir son type de liste des sites internet jugés suspects pour l’establishment (NdT: un “déconneurex” sauce yankee). Tous ceux qui sont en faveur de relations normales avec la Russie sont sur cette liste.

Nous avons atteint le point où, même pour une institution comme Harvard, aucune dissidence à la haine de la Russie n’est possible, admise. Ceci ne laisse que la guerre comme seule option.

Êtes-vous prêts à mourir pour le complexe militaro-industriel et son énorme budget ? (NdT: et afin de le perpétrer…)

Parce que c’est tout ce pourquoi vous mourrez.

Résistance au colonialisme: Résurgence de l’esprit des peuples dans la connexion avec la terre… (Taiaiake Alfred)

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A quelqu’un qui lui demandait ce qu’il pensait de la culture occidentale, Gandhi répondit: “C’est une bonne idée !”

~ Résistance 71 ~

“Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir et le larbinisme…”
~ Aimé Césaire ~

“Pour l’Africain en particulier, la société blanche a brisé son ancien monde sans lui en donner un nouveau. Elle a détruit ses bases tribales traditionnelles de son existence et barre la route de l’avenir après avoir fermé la route du passé.”
~ Frantz Fanon ~

“La terre et l’esprit [Geist] sont donc la solution du socialisme… Les socialistes ne peuvent en aucune manière éviter le combat contre la propriété foncière. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la terre ; la question sociale est une question agraire !”~ Gustav Landauer ~

 A lire: « La Grande Loi du Changement », Taiaiake Alfred

 

Le grand désapprentissage

 

Taiaiake Alfred (Ph.D)

Professeur de Sciences Politiques (chaire de gouvernance indigène) à l’université de Victoria, Colombie Britannique, Canada. Le professeur Alfred est membre de la nation Mohawk (Kahnawake, clan de l’ours)

 

Février 2017

  

Source:

https://taiaiake.net/2017/02/28/the-great-unlearning/

 

Transcription d’une conférence donnée à l’université de Melbourne, Australie fin 2015

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis le départ, les nouveaux venus de ce continent ont pensé que les peuples originels étaient un problème, le “problème indien”. Notre présence problématique est profondément ancrée dans le conscient collectif des colons et l’ancienne attitude est une utilisation constante dans la littérature et la connaissance universitaire. Vous savez aussi sans aucun doute que nous sommes de véritables échecs ambulants quant à l’adaptation de la réalité naturelle au développement d’une société moderne, n’est-ce pas ?
Mais récemment, quelques Canadiens ont commencé à questionner la place du “problème indien” au centre de l’identité et de l’agenda du pays. Je pense que c’est le bon côté qu’a généré l’affaire du changement climatique, tout le monde n’est plus convaincu que le progrès soit une bonne chose et certains en sont même arrivés à remettre en cause l’idée même de culture occidentale et du capitalisme.

Il y a un doute de plus en plus grand sur le fait que des pays comme le Canada représentent le summum de la civilisation humaine et qu’il pourrait bien y avoir de sérieux inconvénients et problèmes sur la façon dont ces sociétés se sont construites.

Une des prises de conscience qui vient de penser au travers de l’histoire de manière différente et de penser aux problèmes qui détricotent nos sociétés, est que les gens commencent à reconnaître qu’il y a une forme de responsabilité à transformer les institutions gouvernantes et les relations fondamentales dans la société. Dans un sens, les gens commencent à réaliser les effets de la contamination industrielle sur leurs vies, partout. Bientôt les gens vont comprendre que le Canada n’a pas de problème indien, mais un problème colonisateur et que la route vers un meilleur futur n’est pas nécessairement de focaliser l’effort sur redéfinir et de retirer les peuples natifs de la terre de façon à ce que les corporations puissent exploiter les “ressources” pour l’enrichissement exclusif de la population des colons. Ils commencent à voir que les racines du pays, en tant qu’entreprise coloniale et colonisante, ont créé une structure des relations entre tous les gens et entre les gens et la terre de ce pays, qui est au bout du compte destructrice de tout le monde et de tout ce qui y est impliqué.

Le problème colon est le fait que le Canada est consruit sur la présupposition d’une re-colonisation perpétuelle du peuple et de la terre qui permet à la société dominante de jouir de privilèges et d’une prospérité qui seraient les héritages d’une conquête. Donc quel est le problème fondamental de justice et d’injustice au Canada ? Vu depuis cet angle, ce n’est certainement pas nous qui avons échoué à suivre. Ce n’est même pas un problème de justice sociale demandant un droit et une reconnaissance pour nous élever au même statut de bien-être que la société de base des colons.

La justice sociale comme concept et objectif n’est pas suffisant, parce que si nous ne nous concentrons que sur cela, nous ne faisons que regarder et analyser les symptômes, si nous ne faisons pas face au problème fondamental, qui est celui de la DEPOSSESSION, de l’occupation continuelle de nos terres, de la séparation du peuple d’avec la terre ce qui nous enlève l’essence fondamentale de ce que et qui nous sommes, nous avons un gros moteur générant la discorde sociale, culturelle et physique et pas seulement au sein de ceux qui se perçoivent comme victmes, mais aussi parmi ceux qui pensent être les bénéficiaires de la dépossession. Ce moteur est chaud et ronronnant, il produit la dispute sociale, des troubles de la santé, une destruction environnementale, qui ne s’est jamais produite à cette vitesse dans le passé.

Il y a une connexion basique entre la dépossession et l’abus perpétré sur les peuples indigènes ainsi que sur la structure et le fonctionnement adéquat de l’économie canadienne. De où nous nous plaçons aujourd’hui, au milieu d’un problème colon, arranger l’économie, s’occuper des problèmes environnementaux

et s’occuper de la terre, tout cela requiert la mise en place d’une relation juste avec les nations des peuples originels et demande la manifestation d’un respect pour la vision du monde qui se trouve à la racine de leurs cultures.

Bricoler ou réformer des institutions déjà existantes et les relations engendrées est absolument inutile. Ce dont nous avons besoin est un véritable virage à 180 degrés de la mentalité de conquête vers un état d’esprit qui place l’être humain dans des relations réelles et durables l’un envers l’autre et l’environnement. C’est un changement psychologique, c’est un chemin hors du sentier battu, bien qu’il y ait déjà des éclaireurs qui se sont engagés dans le recadrage de l’idéal de ce pays par les relations et pour qui une éthique environnementale indigène offre une alternative de pensée et d’être sur la terre. Mais qu’est-ce qu’une éthique environnementale indigène ?

Pour nous, tout est relié à la terre, aux territoires ancestraux. En langue mohawk, nous disons: “Konnoronkwa Iekeni’stenha ohontsa”, c’est à dire: “J’aime ma mère la terre.” Être indigène veut dire avoir ce type de relation intime avec la terre, ce sens de relation profonde et de responsabilité envers la terre ; cela veut dire vivre cette relation, posséder cette connexion, remplir votre responsabilité, en prendre la substance d’amour, prendre la connaissance sacrale et la restituer, aimer et protéger votre mère.

Voilà pourquoi la colonisation, qui est fondée sur le déni de notre capacité de vivre l’éthique d’une relation universelle de responsabilité, est si destructrice et démoralisante.

La déconnexion d’avec la terre est bien plus que juste une privation économique.

La déconnexion d’avec la terre est bien plus que juste l’injustice politique de l’aliénation territoriale.

Déconnectés de la terre, nous ne pouvons plus être indigènes. Pour être indigène, vous devez vivre et remplir la responsabilité qui incombe des instructions originelles et honorer votre famille, vous-même, les autres, ainsi que les autres nations des arbres, des animaux terrestres, aquatiques, des eaux, des vents etc… Lorsqu’on parle à tout cela, c’est exister dans un monde paisible en tant qu’être humain de cette terre. Vivre cette éthique environnementale est absolument essentiel pour la liberté, la santé, le bonheur et la justice, pour que tout ceci se réalise dans la vie de la personne indigène.

Qu’en est-il donc de la réconciliation ? Nous demanderons certains, ne sommes-nous pas dans une ère nouvelle de respect pour les peuples originels ? Le prenier ministre du Canada a parlé devant la chambre commune (NdT: l’assemblée nationale canadienne) et a lu une excuse publique aux victimes des abus et des crimes des pensionnats pour Indiens. Ce fut une grande erreur, c’était mal et totalement inacceptable que nous enlevions ces enfants de leurs familles et d’avoir autorisé qu’ils soient abusés, bafoués dans ces écoles, nous n’aurions jamis dû laisser ces enfants être abusés et violentés de la sorte, a t’il dit. Mais ce ne fut pas le point de départ d’une véritable réconciliation. En tournant la page de l’histoire en admettant ce qui est arrivé à ces enfants dans ces pensionnats, il n’a néanmoins pas adressé ni parlé des dégâts multi-générationnels que tout ceci a provoqué chez les nations indigènes.

Est-ce le mal occasionné par ces pensionnats à une grand-mère qui a souffert de tant d’abus dans ce système, qu’elle ne fut pas autorisée à parler sa langue et grandît en haïssant son “indiennité”, qui après ce traumatisme, s’en alla à Brooklyn et se fit passer pour irlandaise ?… (ceci est une histoire vécue dans ma famille…). Est-ce là tout le drame , tout le mal ?… Bien que cela en fasse partie, mais vous devriez avoir une vue bien étriquée (harpérienne) pour dire qu’il n’y a pas non plus eu de dégâts collatéraux pour les enfants et petits-enfants de cette personne qui ne purent pas parler le mohawk et que de fait toute sa progéniture vit à Brooklyn, New York et non pas à Kahnawake, territoire mohawk, là où elle est née, elle et tous ses ancêtres.

Quelle fut la véritable intention des pensionnasts pour Indiens ? Le but était de briser la connexion des peuples natifs avec leur terre. Ils furent mis en place pour arracher les enfants de leurs familles, de leur terre et de leurs cultures, de façon à ce que la génération suivante ne soit plus présente sur la terre et ainsi n’aurait plus la capacité de prendre la connaissance de la culture, de la langue et ainsi ne serait plus capable de défendre la terre politiquement, culturellement et physiquement des intentions des gens qui viendraient avec la volonté d’utiliser et d’exploiter cette terre. (NdT: n’oublions pas que le Canada tout comme les USA sont des entreprises commerciales coloniales de la “couronne”, c’est à dire de la City de Londres, de sa banque d’Angleterre / Vatican, gérée par les Rothschild…)

Voilà ce que fut l’objectif des pensionnats pour Indiens. (NdT: lire à ce sujet la version pdf en français de notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, le contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation publié par le TICEE) Après ces pensionnats (NdT: le tout dernier a fermé ses portes au Canada en 1996…), il n’y eut pratiquement plus personne pour défendre ni spirituellement ni physiquement la terre. Ainsi la réconcilaition est en fait une recolonisation parce qu’il s’agit avant tout de consolider les gains de territoires acquis par les crimes de la génération précédente de colons (NdT: il en va de même aux Etats-Unis, au Mexique, et en fait en Israël avec les Palestiniens…) et cela n’a rien à voir avec la transformation ni même un quelconque changement. Je pense que les bonnes cibles sont les institutions puissantes du gouvernement canadien d’un côté et de l’autre notre peuple.

Nous devons définir pour et par nous-mêmes ce qu’est ce mouvement et ce mouvement se doit d’être un mouvement de retour à la terre. Je ne veux pas passer pour un complet romantique et utopiste ici en disant “retour à la terre” en terme de “quittons les villes et retournons à la campagne”, Ceci n’est même plus possible dans la vaste majorité des cas sur nos territoires tant la destruction est bien entamée, la perte drastique de l’environnement, des animaux etc. Ce dont je parle est le besoin de retrouver la capacité d’avoir une relation avec notre terre qui peut nous entretenir spirituellement, culturellement et économiquement en partenariat avec la société qui est venue ici et qui avait promis de faire cela au départ.

Il y a quelque chose qu’on appelle Guswentha dans ma langue (mohawk), ce qui est une ceinture wampum représentant deux rangées (Wampum Deux Rangées). Guswentha est un puissant et très intelligible symbole au Canada et aux Etats-Unis. Parce qu’il représente en des termes très simples, très clairs, la marche à suivre et il est le plus vieil accord officiel entre des nations de nouveaux-venus et les nations indigènes. Cet accord est toujours en existence. Mais il représente très très clairement la vision des peuples natifs alors qu’ils le remettent en avant pour redefinir la relation hors du sentier de la colonisation vers celui de la dé-colonisation.

Je vais juste vous en parler.

Le wampum deux rangées est vraiment très simple dans son principe. C’est une ceinture faite de nacre colorée de petits coquillages tissée de façon à reconnaître le fait que nous partageons une existence. Un langage métaphorique est utilisé, celui d’une rivière, de la rivière du temps qui passe, nous voyageons sur la rivière en même temps. Rien que là, vous avez déjà une concession de la part du peuple natif de la nouvelle réalité. Des gens disent que la vision des traditionnalistes est si radicale qu’on ne peut pas la concevoir, la visualiser. Que voulez-vous de nous ? demandent-ils, que nous retournions en Europe? Vous voulez que nous fassions ceci ou cela ? Et bien non, en fait, la conception indigène est en fait le partage de l’existence, la fondation est la co-existence. Une co-exisence pacifique, qui fut en fait ce qui prévalut au début et qui permit à ces sociétés de se développer au Canada et aux Etats-Unis. Ces deux pays furent construits sur la base de l’acceptation de la co-existence entre les nations (NdT: traité de la Grande Paix de Montréal en 1701 où les Français acceptèrent Guswentha que les Anglais acceptèrent aussi quelques semaines plus tard. Ce furent les Hollandais en 1613 qui l’inaugurèrent), ce qui fut honoré au début. Honnêteté, paix et amitié, trois perles de nacre entre chaque. Si votre intention est amicale, si vous avez un comportement paisible et pacifique et si vos paroles sont honnêtes en tout temps, alors le canoë indigène et le navire étranger navigueront sur la rivière ensemble, côte à côte. Notre autonomie et notre indépendance à tous deux seront respectées et nous aurons alors ce que symbolise cette ceinture blanche: la paix.

Paix et prospérité, ensemble. Si cela est respecté pour toujours, alors nous voyagerons côte à côte. A aucun moment les lignes de trajectoires ne s’incurvent pour qu’aujourd’hui l’existence du canoë soit sous l’existence du vaisseau occidental. Ceci est devenu une très grande injustice. A aucun moment ceci fut fait pour devenir un Wampum Une Rangée, où la souveraineté de l’état canadien surclasse la souveraineté de la nation Mohawk par exemple ou de toute autre nation que ce soit. Ceci est vraiment très, très clair et très simple ; respect de l’autonomie, ouais, observez notre inter-dépendance et reconnaître que nous nous appuyons l’un sur l’autre.

Si nous voulons être heureux, prospère dans notre pays, nous devons vivre selon le principe de relation de nation à nation et ceci est appelé le Wampum Deux Rangées. Voilà ce pour quoi les peuples natifs se battent. Ceci est l’expression même de la culture Haudenausonee (iroquoise). J’ai l’honneur d’enseigner dans un territoire qui est très loin du mien. C’est la région de ce pays de ma femme en Colombie Britannique. Je voyage beaucoup, tout comme vous. Je parle à bien des gens natifs, et bien que la manifestation physique puisse différer selon les endroit et les termes culturels, le principe par essence demeure le même.

Les indigènes ne se sont pas rendus lorsqu’ils ont vu bien des hommes blancs arriver. Contrairement à ce que les gens pensent, les nouveaux-venus furent chaleureusement accueillis dans notre région du monde. Ils furent bien intégrés et ont leur donna un siège, on leur fit dire que maintenant, ils pouvaient partager ce que nous avions. Mais si vous voulez le faire, vous devez suivre ces principes valables pour tous. Malheureusement, les faits prouvent que dans notre coin du monde, les Européens ont suivi ces règles jusqu’à ce qu’ils n’en aient plus besoin. Au moment où la démographie a basculé en leur faveur et que le rapport militaire bascule également alors les Européens ont jeté Guswentha sur le sol, l’ont piétiné et ont déclaré que dorénavant, nous n’avions plus le Wampun Deux Rangés mais la loi fédérale sur les Indiens (Indian Act) et qu’est-ce que vous pouvez y faire ?…

Voilà la dure réalité de l’histoire et comment ce que nous avions d’accords qui aidèrent à la création de ce pays nouveau appelé Canada, fut jeté aux orties. Donc quand nous parlons d’une nouvelle lutte appelée l’Indigenous Nationhood Movement, nous parlons de reconnecter avec cette ceinture originale qui ne devrait pas être vue comme quelque chose de radical par un peuple dont les ancêtres firent un pacte en suivant explicitement cette ceinture wampum.

Ceci n’est absolument pas radical, c’est en fait une restauration et une résurgence d’une voie originale d’être, pas seulement pour les natifs indigènes mais aussi pour les colons, pour la société s’établissant ici. Voilà ce que fait le mouvement Indigenous Nationhood Movement, il prend l’énergie d’idle No More, il prend la frustration de la jeune génération, il la réforme, la développe et l’articule.

Nous appelons cela la Résurgence Indigène et nous essayons de la développer en un mouvement politique appelé Indigenous Nationhood Movement mais en fait c’est un mouvement très ancien. C’est le plus vieux mouvement de ce continent, parce que la nation indigène c’est le Wampum Deux Rangées. Si je parlais au Canada, je dirai: ici, tout le monde est une personne du traité. Les traités ne sont pas seulement pour les indigènes, si nous avons des traités, c’est que nous les avons fait avec d’autres gens, d’autres peuples, ce qui veut dire le Canada et aussi les nations qui vinrent après.

Voilà donc la vision de la décolonisation qui se joiue en ce moment même au Canada. Je sens bien qu’il y a des parallèles et des similarités avec ce qu’il s’est passé ici en Australie et j’espère lier une longue relation de partenariat avec mes amis et le peuple d’ici comme je l’ai déjà fait. Que nous continuions de partager, d’apprendre et de développer notre solidarité, pas seulement avec mes frères et sœurs indigènes, mais aussi avec le peuple non-indigène d’ici parce que je vous laisserai sur une pensée finale qui a toujours été un engagement de notre peuple.

Et c’est que la philosophie et les idées de nos nations indigènes du point de vue de notre perspective ne sont pas seulement des choses qui vont nous sauver de la colonisation, mais elles sont aussi des nécessités pour sauver le monde des impulsions et des impératifs du développement capitaliste qui se passent dans un cadre dénué d’éthique et sans principes qui parlent de durabilité mettant une limite à l’idée d’exploitation et de croissance. Ceci a toujours fait partie de l’équation, comme être durable dans un environnement. Sans bloquer les réalités, sans nier que des changements se produisent et que le temps passe et que nous devons travailler ensemble pour développer un cadre relationnel, non seulement les uns avec les autres qui soit durable mais avec les autres nations d’animaux, de plantes et la terre qui nous supporte pour que nous puissions tous avoir la paix (skennen) et que nous puissions avoir une réalité que nous serions fiers de passer à tous nos enfants, natifs et non-natifs de ce pays.

= = =

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”

“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps qe l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”

Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613

Barnum et fumisterie électorale franchouillarde: Macron pur produit de la NED, des think tanks yankees et employé par Rothschild…

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… ou le degré zéro du larbinisme de conflit d’intérêt, du crétinisme et de la manipulation oligarchique. Voter pour ce pitre ou tout autre guignol de ce paysage politique obsolète n’est plus seulement de l’irresponsabilité, mais de la complicité de crimes passés, présents et à venir !

Boycott du vote ! Boycott des institutions ! Union politique dans les associations libres !

Il n’y a pas de solutions au sein du système !

~ Résistance 71 ~

 

Macron est-il un instrument de la CIA ?

CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE 
DE LA PROCHAINE REVELATION DE JULIAN ASSANGE ?

 

Networkpointzero

 

11 mars 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8355

 

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments. Bonne lecture.

Propos liminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat !) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia : “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des Russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs : tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque ? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définie par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de MACRON,
le nouveau messie français.

Le contexte

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite ?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant.Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont calibré, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

Macron entre dans la cour des grands.

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, relation de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

Macron calibré au programme de la NED

1.Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi ? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain ? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant ! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg, ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg au travers de « Bloomberg Philanthropies » travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l’élection présidentielles 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est.

  1. Le formation économique : la mondialisation de l’économie de Jacques Attali.

Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

Quel est l’objectif de Jacques Attali ? Défenseur de la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles !), il pense en postulat que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.

C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami intime de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.

Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant des heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive) : Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).

Coté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose.

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

Beau parcours, non ?

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.

C’est un véritable coup d’État ! Soft, certes, mais un coup d’État !

MACRON a-t-il été ciblé par la CIA ?

Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie » est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ?

Pourquoi cette précision ?

Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…

 

Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel ?

Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour composer le futur gouvernement.Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.

Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton ? La CIA via les interceptions de la NSA ou quelqu’un d’autre ?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque ? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande ?

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012 ?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage.

 

Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée ? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence ?

Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron ?

A la vue de son parcours, la réponse est oui !

Une preuve ?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.

On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.

Un président français choisi directement par les américains ? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.

Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires !Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

  • Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.
  • A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.

 

  • A propos de Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.
  • A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –
  • A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés
  • A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017
  • A propos de la Trilatérale http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

8 mars 2017

Source :networkpointzero

Guerre cybernétique… Big Brother, CIA et arsenal informatique…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 9 mars 2017 by Résistance 71

Des sociétés privées ont récupéré l’arsenal informatique de la CIA

 

Réseau Voltaire

 

8 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article195566.html

 

Selon Wikileaks, l’arsenal informatique de la CIA lui permet de hacker tout système contenant un micro. Cela s’applique aussi bien aux téléphones mobiles, aux ordinateurs qu’à certaines télévisions, mais uniquement sous Windows et Android.

La CIA peut également lire les messages sur Signal, Telegram, Confide et WhatsApp, bien qu’ils soient cryptés et qu’elle ne dispose pas des clés d’encodage. Elle parvient en effet a espionner avant le cryptage des données.

Cet arsenal peut être utilisé même parfois lorsque ces systèmes sont hors ligne.

Wikileaks assure que cet arsenal est passé aux mains de sociétés privées.

L’État profond états-unien aurait donc la possibilité d’espionner quiconque, via des sociétés privées, et non plus via la CIA.