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Nouvel Ordre Mondial: Les banquiers veulent la guerre… La Syrie ou la fabrication du consensus belliqueux

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 30 mai 2012 by Résistance 71

Syrie : Réthorique et fabrication du consensus de la guerre

 

Par Résistance 71

 

Le 30 Mai 2012

 

Il aura fallu moins d’une semaine pour que la baudruche propagandiste des va t’en guerre occidentaux ne commence à se dégonfler sérieusement, même si toute la lumière reste à faire sur cet ignoble évènement du massacre de Houla, la situation s’est déjà bien décantée.

Où en étions-nous dimanche soir ? L’infâme régime syrien de Bachar Al-Assad avait bombardé son peuple au sein d’un village (Houra ou Houré) à l’aide de son artillerie, causant le massacre de plus de cent innocents. S’ensuivit la litanie habituelle de condamnations de la “communauté internationale”, c’est à dire des membres de l’empire anglo-saxon et leurs faire-valoir de l’OTAN, organisant le haro généralisé sur le gouvernement syrien, haro soutenu et promu comme il se doit par les médias à la botte de leurs payeurs, tout ce cirque sans attendre quelque preuve confirmée indépendemment que ce soit.

Le gouvernement syrien pour sa part, dément toute participation dans le massacre et renvoie la responsabilité dans le camp de l’opposition armée syrienne (dont nos médias “bien intentionnés” ont mis près d’un an à reconnaître l’existence, alors que le public informé sait, tout comme en Libye auparavant, que la lutte armée était de mise, dès le départ).

Trois jours plus tard où en est-on ? Une enquête des observateurs de l’ONU reconnaît que “moins de 20 victimes sur les 108 répertoriées ont été tuées par des tirs d’artillerie” et que la vaste majorité des victimes a été “exécutée à bout portant”. Le conseil de sécurité de l’ONU avait au préalable condamné le massacre en impliquant les deux parties de la belligérence.

Ceci n’a pas empêché certains états membres de l’OTAN d’expulser les ambassadeurs syriens résidents de leur nation. Expulser l’ambassadeur d’un pays ne se voit quasiment que dans le cas imminent d’une guerre. Cette mesure diplomatique (vraiment ?) est une mesure lourde qui envoie le message suivant: “Peu importe ce qui est ou sera dit, nous vous tenons responsables des évènements, préparez-vous à la guerre, nous refusons le dialogue.” Les mêmes “diplomates “ occidentaux n’ont-ils pas également donné pour consigne à l’opposition syrienne de ne pas négocier avec le gouvernement syrien, qui lui a entamé la série de réformes qu’il avait annoncé, à commencer par des élections législatives multipartites ?

De fait, l’occident et son empire criminel expansionniste et néo-colonialiste, est dirigé par le pouvoir de l’ombre constitué des cartels transnationaux de la haute finance et de la grosse industrie. Le bras armé principal de cet empire sont les Etats-Unis assistés de leurs sbires asservis de l’OTAN, qui fut réactivée après la chute de l’URSS pour devenir le gendarme de l’empire et assister les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans leur entreprise de domination totale planétaire.

Le plan de domination et de “remodelage du Moyen-Orient” pour des raisons géostratégiques impérialistes a été écrit il y a bien longtemps. Ce projet expansionniste néo-conservateur date d’avant les attentats du 11 Septembre 2001 ; ceux-ci ayant servi de catalyseur au passage à l’action via la déclaration de l’escroquerie de la “guerre globale contre la terreur”. La refonte du système politique des nations moyen-orientales est partie intégrante du projet, y compris l’élimination des régimes non-alignés sur la politique de l’axe Washington-Londres-Tel Aviv (que nous pouvons comparer à l’axe Berlin-Rome-Tokyo précédant et durant la seconde guerre mondiale, l’histoire se répétant sans cesse, cela devrait particulièrement nous interpeller…), à savoir: le Soudan, la Libye, la Syrie et l’Iran.

Aujourd’hui, deux de ces nations ont été détruites et morcellées (toujours le diviser pour mieux régner), une autre, la Syrie en passe de l’être, ceci ayant pour but ultime la destruction de l’Iran et au delà de confronter les pièces de résistance du projet: La Russie et la Chine, si celles-ci ne sont pas déjà tombées dans le giron impérialistes d’ici-là.

Soulignons ici deux choses importantes:

  • D’une manière générale, l’occident se fout royalement de la “démocratie” et de “l’humanitaire” ou des droits de l’Homme. La preuve en est, que les tambours de la guerre battent toujours contre les nations jugées dictatoriales par l’occident (à tort ou à raison) au moyen de ce seul critère: la dictature sert-elle nos intérêts ? (ceux des cartels sus-mentionnés bien évidemment) Si oui, alors l’occident s’en accommodera parfaitement selon le vieil adage de la diplomatie américaine concernant les dictateurs qu’elle met en place ou endorse: “C’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute” (phrase attribuée à F.D. Roosevelt alors qu’il parlait du dictateur nicaraguéen Somoza). De fait l’occident s’accommode parfaitement bien des méfaits, crimes, arrestations arbitraires, tortures et autres atteintes flagrantes aux droits fondamentaux de l’Homme perpétrés en son sein même: les Etats-Unis d’Amérique, devenu le pays du goulag levant avec son lot de lois liberticides, séquestrations, répression, camps de détentions secrets, application de la torture par décret d’état, détention indéfinie sans procédure judiciaire, assassinats décrétés au plus haut niveau de l’état, invasions de nations souveraines, bombardements de civils, la liste est trop longue… Ou à l’extérieur, quand personne ne trouve rien à redire à propos du soutien à des nations sectaires, dictatoriales où les droits de l’Homme ne sont qu’un concept dérangeant et futile. Quid des états théocratiques du Golfe: Arabie Saoudite, Qatar, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, dirigés d’une main de fer par une clique de roitelets sectaires et rétrogrades ? Quid des dictatures mises en place et soutenues par les services de renseignement occidentaux dans le passé: le Chili de Pinochet mis en place par la CIA qui supervisa la répression sanglante d’après coup-d’état, l’Argentine des généraux Vidella and co, la Grèce des colonels, le Portugal de Salazar, l’Iran du Shah Palavi et les horreurs de sa police politique formée par la CIA ? Quid des exactions et de l’expansionisme scandaleux de l’état d’Israël, l’oppression systématique des Palestiniens et sa politique d’apartheid ? Tout cela n’empêche pas de dormir nos politiciens et journalistes asservis à la cause impérialiste. Que dire des régimes “communistes” soutenus ou mis au pouvoir par l’occident et l’empire de la haute finance: URSS, Chine maoïste, Pol Pot ?
  • Ceci veut-il dire que les régimes des états attaqués par l’occident soient des paniers de roses ? Bien sûr que non. Ni le régime Assad, ni celui de Kadhafi, de la république islamique, de Moubarak ou autre Ben Ali ne sont ou n’étaient des modèles démocratiques. Notre position sur ce sujet est claire et elle est exposée tout au long de ce blog: le problème essentiel réside dans l’état, garde-chiourme des privilèges créés par le capital, état qui ne peut être que répressif et oppressif et ce à des degrés différents. C’est l’alliance pour le contrôle du peuple entre le commerçant, le soldat, le juge et le prêtre (quelle que soit la religion), qui créé l’état oppresseur. Le problème n’est pas de savoir si ces régimes doivent être, car tout régime étatique est une dictature, seul le degré varie ; le problème est de dénoncer le fait que par une arrogance culturelle et politique éhontée, l’occident se mêle en permanence de ce qui ne le regarde en aucune manière. De quel droit pensons-nous pouvoir dicter la conduite de nations souveraines jusqu’à preuve du contraire ? En utilisant le critère de “l’utilité” de tel ou tel régime aux intérêts des cartels banquiers et industriels transnationaux ? La propagande occidentale vise à constamment diaboliser ceux que l’on veut éliminer: Saddam Hussein était un tueur de bébés au Koweït (faux témoignage d’une pseudo-infirmière, fille de l’ex-ambassadeur du Koweït aux USA…) et un gazeur de population (ce qui était vrai, mais bien sûr en omettant de dire que les usines chimiques de production de gaz avaient été livrées clés en main par les Etats-Unis et un certain… Donald Rumsfeld au tyran irakien, alors grand ami du pays du goulag levant) ; Kadhafi avait bombardé des manifestants pacifiques et fait donner du viagra à ses troupes pour mieux violer les dissident(e)s (deux affirmations jamais vérifiées et pourtant martelées et qui ont finies par s’avérer être des fabrications, mais les crimes de l’OTAN avaient déjà été perpétrés…) ; aujourd’hui, Assad massacre des femmes et des enfants avec son artillerie et réprime une “opposition pacifique”. La réalité est pourtant contre la propagande établie…

Même réthorique, ad nauseam. Pourquoi ?

Parce que dans un premier temps Assad et son régime ne sont pas alignés avec l’empire, ils doivent donc disparaître. Le but étant de faire tomber les soutiens à l’Iran pour mieux l’encercler et l’affaiblir. Après la Syrie, viendra vraisemblablement le tour du Liban qui sera une fois de plus déstabilisé afin de tenter d’éliminer le Hezbollah. Une fois cela realisé, la porte pour attaquer l’Iran (et contrôler les énormes réserves de pétrole mais surtout de gaz naturel) sera ouverte. C’est la stratégie des dominos, classique du genre. L’Iran, la Russie et la Chine le savent parfaitement bien et le retour à point nommé de Poutine au pouvoir en Russie n’est bien sûr pas un hazard. Le timing ne pouvait être meilleur.

Ceci constitue, résumé de manière succinte, la racine des raisons géopolitiques de l’affaire.

Il y en a une autre à notre sens: Les banquiers veulent une guerre.

Suffisamment importante pour causer de gros dégâts et aspirer le monde dans le chaos physique, afin de divertir du chaos économico-financier qu’ils ont provoqué pour détruire les économies et les états nations souverains. Pourquoi?

Seul le chaos économique auquel on ajoute une guerre de haute intensité (en évitant l’aspect thermonucléaire tant que faire se peut) permettra de mettre le monde et les peuples à genoux et les forcer à accepter la solution que les banquiers et les gros industriels transnationaux ont déjà toute prête: Le gouvernement mondial… Le Nouvel Ordre Mondial, qui verra la fusion à l’échelle planétaire d’institutions étatiques arbitraires supranationales avec la finance et la grosse industrie, réalisant en cela la mère de tous les fascismes: le gouvernement mondial de l’ère post-industrielle et néo-féodale. Nouvelle entité dictatoriale gérée par des technocrates, financiers, industriels eugénistes qui appliqueront un contrôle des populations sans partage au moyen de mesures répressives et eugénistes draconiennes. La vision du futur des psychopathes aux commandes du bateau ivre est celle d’un goulag planétaire, qui limitera la population mondiale à 500 millions (d’esclaves) comme ils l’ont fait graver dans la pierre dans l’état de  Géorgie aux USA, goulag qui prévoiera des “zones vertes” pour que l’élites auto-proclamées puissent batifoler et tenter d’atteindre la vie éternelle.

Ce que nous vivons mondialement depuis 2001 est l’application de leur script des “Docteurs Folamour” du XXIème siècle. Certaines des décisions qui continueront à façonner leur monde chaotique et sociopathe seront prises à la réunion du Bilderberg qui commencera Vendredi à Chantilly dans l’état de Virginie au pays du goulag levant. Plus de chaos à venir, c’est une certitude.

Concernant la France, totalement inféodée à l’empire depuis le début de l’ère Sarkozy, ne nous attendons pas à de grands changements avec le nouveau président. Pourquoi ?

Hollande n’a de “socialiste” que le qualificatif, une illusion de plus. La vision politico-sociale du PS en 2012 aurait été très à “droite” il y a 30 ans (même si ces vocables ne veulent absolument rien dire, le paradigme “droite-gauche” n’étant qu’un leurre pour entretenir la division du peuple et l’illusion du choix…). Hollande est un apparatchik du système, monté dans la mouvance et protégé depuis l’ère Mitterrand par Jacques Attali son mentor et grand idéologue du Nouvel Ordre Mondial en France.

La campagne électorale française a été d’une grande ineptitude, mais le fait le plus important de cette campagne, fait qui est à peine passé dans les médias à la botte des banquiers et du complexe militaro-industriel, est celui-ci:

La visite programmée du candidat François Hollande à la City de Londres en Février 2012 n’avait qu’un seul but: rassurer la City, Le QG de la haute finance internationale (la City de Londres est LE centre financier planétaire. Wall Street n’existerait pas sans la City de Londres !) qu’il “n’était pas dangereux”. La génuflexion d’Hollande à la City lui a valu l’aval des banquiers, pour qui l’heure de la gestion plus intelligente de la casse programmée de Sarkozy en France, était sans doute venue. A partir de là. Tout ce que fait et fera Hollande sera en accord avec les “marchés”. Il a un pacte qu’il ne peut plus transgresser, ou alors à ses risques et périls.

Tout ce que fait et dit Hollande depuis Février 2012 est d’abord validé par les “conseillers”. Toute mesure “sociale” prise ne sera que cosmétique. Il faut savoir donner (en apparence) pour mieux prendre. Les banquiers veulent une guerre, toute guerre est financée des deux côtés de la belligérence par les mêmes banquiers et ce grosso modo depuis l’ère napoléonienne. Toute guerre est dévastatrice pour les nations et peuples, mais bénéfiques sur un plan de l’agenda eugéniste (élimination de la partie pauvre de l’humanité) et est très, très lucratif pour les financiers et les cartels militaro-industriels et de la sécurité qui en croquent à qui mieux mieux.

Ainsi la mission de François Hollande est de donner l’illusion en “lâchant” sur le social non important (réduction des salaires des ministres, de son salaire, promesses de taxer les riches etc… pour mieux faire passer la “pilule de l’austérité” à venir), de regagner la confiance du peuple totalement perdue durant l’ère Sarkozy, et ainsi préparer le consentement à la guerre. N’a t’il pas déclaré hier qu’il enverrait des troupes en Syrie sous mandat de l’ONU, en clair: la France supportera un résolution d’attaque de la Syrie et la France y participera avec l’OTAN pour le profit de l’empire et au delà pour la satisfaction de l’agenda de la haute finance. Nous retombons ici dans le cliché des séries B du “bon flic” – “méchant flic”. Le méchant était le roquet sarko, le gentil: le débonnaire, placide Hollande.

Au bout du compte, comme nous l’avons dit ici durant toute la campagne électorale passée, rien ne change vraiment. Si les banquiers veulent la guerre, guerre il y aura et le placide Hollande se couchera pour faire paillasson, comme les autres avant lui, comme ceux après lui… S’il y en a encore, car inutile de dire que si les oligarques mondialistes réussissent leur coup, chers votards… C’en sera fini des élections, referendums etc…

L’heure sera aux trains de nuit, aux camps, aux barbelés, aux kapos et aux miradors. Ce ne sera pas faute d’avoir été prévenu !

La Russie mettra son veto à toute velléité d’intervention militaire en Syrie émanant du Conseil de Sécurité du « machin »…

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Une fois de plus la Russie s’affirme comme la garante actuelle de la paix sinon dans le monde, en tout cas au Moyen-Orient sur le moyen terme…

Благодарю вас товарищей

— Résistance 71 —

 

Le ministre des affaires étrangères russes dit que la Russie mettra son veto sur toute résolution d’intervention militaire en Syrie émant du conseil de Sécurité de l’ONU

 

 

RT

 

Le 30 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://rt.com/politics/russia-veto-initiative-foreign-560/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

La Russie est totalement décidé à ne pas laisser passer une initiative d’intervention militaire en Syrie émanant du CS de l’ONU.

“Nous avons toujours dit que nous sommes contre toute interférence dans le conflit syrien parce que cela ne ferait qu’empirer la situation et amènerait des conséquences imprévisibles pour la Syrie et toute la région” a dit à l’agence russe interfax le secrétaire d’état aux affaires étrangères Gennady Gatilov.

Il a aussi dit que la Russie s’oppose à la convention d’une nouvelle réunion du conseil de sécurité sur la Syrie dans un futur proche.

La déclaration du président du conseil de sécurité concernant les évènements tragiques de Houla “est un signal suffisamment fort pour les parties syriennes et est une réaction suffisante du conseil de sécurité de l’ONU” a dit le diplomate a l’agence interfax. Toutes nouvelles mesures qui affecteraient la situation “seraient prématurées pour le conseil” a t’il insisté.

La Chine s’est rangée aux côtés de la Russie concernant le conflit syrien. Mercredi, le porte-parale du ministère chinois des affaires étrangères Liu Weimin a confirmé la position officielle de Pékin comme étant contre toute sorte d’intervention militaire dans les affaires internes de la Syrie.

Le diplomate russe a commenté sur la déclaration du président François Hollande sur une possible d’intervention militaire étrangère en Syrie.

Plus tôt, le président français n’avait pas exclu une intervention militaire en Syrie en disant : “Une interférence militaire n’est pas hors de question, mais seulement avec le respect des normes du droit international, ce qui veut dire une décision du conseil de sécurité de l’ONU.”

Au même moment, le président français notait “qu’une autre solution serait préférable” Il a appelé pour plus de sanctions à imposer au gouvernement syrien. L’unification de l’opposition syriene est aussi un autre sujet qu’il aborda, La position française a aussi été soutenue par la Belgique et l’Australie.

 

 

Ingérence impérialiste en Syrie: Le massacre de Houla trouve t’il ses bases dans l’Opération Northwoods ?..

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Tuer des civils innocents en Syrie fait partie d’une opération secrète américaine afin de mobiliser un soutien populaire pour une guerre contre la Syrie

 

Par Professeur M. Chossudovsky

Le 30 Mai 2012

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31122

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

La doctrine militaire américaine envisage le rôle central “d’évènements produisant un nombre important de victimes” et dans lesquels des civils innocents sont tués. Les meurtres sont perpétrés de manière délibérée comme partie intégrante d’opérations secrètes. L’objectif est de justifier un agenda militaire sur une base humanitaire. Cette doctrine date de 1962 avec l’opération Northwoods.

Dans un plan secret du pentagone datant de 1962 appelé l’opération Northwoods, des civils cubains de la communauté de Miami (Floride) devaient être tués dans une opération secrète. Le but était de déclancher une “vague d’indignation utile dans la presse américaine”. Les assassinats auraient été blâmés sur le gouvernement cubain de Fidel Castro. L’objectif de ce sinistre plan, que le ministre de la défense Robert McNamara et le président J.F. Kennedy, refusèrent de mettre en action, était de gagner le soutien de l’opinion publique pour une guerre contre Cuba:

“Au début des années 1960, les chefs militaires des Etats-Unis dressèrent des plans pour tuer des personnes innocentes et pour commettre des actes terroristes dans des villes états-uniennes,ce  afin de créer un soutien public pour une guerre contre Cuba.

Sous le nom de code d’Opération Northwoods, les plans incluaient les assassinats possibles d’émigrés cubains, le coulage des bateaux de réfugiés cubains en haute mer, le détournement d’avions, l’explosion d’un navire américain et même l’orchestration d’attentats terroristes dans des villes américaines.

Ces plans furent développés afin de tromper le public américain et la communauté internationale afin qu’ils supportent une guerre qui mettrait fin au pouvoir du nouveau leader de Cuba, le communiste Fidel Castro.

Les pontes de l’armée américaine avaient même contemplé causer des pertes dans les rangs de l’armée américaine en écrivant: “Nous pourrions faire exploser un navire de guerre dans la baie de Guantanamo et blâmer Cuba” et “les listes des victimes dans les journaux américains causeraient immanquablement une vague d’indignation très utile.”

… Les documents montrent “que le chef d’état-major fît et approuva des plans qui sans aucun doute furent les plus corrompus jamais créés par le gouvernement des Etats-Unis”, écrit Bamford. (U.S. Military Wanted to Provoke War With Cuba – ABC News  Ce document secret du pentagone a été déclassifié et peut-être consulté (See Operation Northwoods, See also National Security Archive, 30 April 2001)

Le document de l’Opération Northwoods de 1962 avait pour titre: “Justification pour une intervention militaire à Cuba”. “Le memorandum secret décrit les plans des Etats-Unis pour créer secrètement des excuses variées qui justifieraient une invasion de Cuba. Ces propositions, parties d’un programme secret anti-Castro appelé Opération Mangouste, incluaient les assassinats de Cubains vivant aux Etats-Unis, développant ainsi une fausse “campagne de terreur communiste cubaine dans la région de Miami, dans d’autres villes de Floride et à Washington”, ceci incluait également “de couler des bateaux de réfugiés cubains (réellement ou de manière simulée)”, imiter une attaque des forces aériennes cubains contre un avion de ligne civil et concocter un incident “souvenez-vous du Maine” en faisant sauter un vaisseau américain dans les eaux territoriales cubaines et ensuite blâmer l’incident sur un sabotage cubain. Bamford écrit lui-même que l’opération Northwoods “est probablement le plan le plus pourri jamais créé par le gouvernement américain.”

(http://www.gwu.edu/~nsarchiv/news/20010430/doc1.pdf, emphasis added)

Avancée dans le temps, Cuba 1962, Syria 2012… 

Alors que la réalisation pratique de l’opération Northwoods fut mise au placard, sa base fondamentale d’utiliser les décès de civils comme prétexte à une intervention (sur des bases humanitaires), a été appliquée à plusieurs reprises.

La question fondamentale: L’assassinat de Mai 2012 des civils du village de Houla était-il partie intégrante d’une opération secrète, ayant pour intention de battre les tambours du soutien public pour une guerre contre la Syrie ? Les morts sont blâmées sur le gouvernement Al-Assad avec “la liste des victimes publiée dans les journaux américains provoquant une vague d’indignation utile”. Dans le même temps, plusieurs pays européens ainsi que le Canada et l’Australie ont coupé leurs relations diplomatiques avec la Syrie.

Le massacre de Houla était-il partie intégrante d’une sinistre opération secrète portant les empreintes digitales de l’opération Northwoods ?

Il n’y a absolument aucune preuve que le gouvernement syrien soit derrière ces meurtres. Il y a des indices ainsi que des preuves documentées que depuis le début de l’insurrection en Mars 2011, des terroristes soutenus par des puissances étrangères ont été impliqués dans les assassinats de civils innocents. Des sources du renseignement israélien d’Août 2011 confirment un processus organisé de recrutement de combattants terroristes par l’OTAN:

Le QG de l’OTAN à Bruxelles et le haut commandement turc sont en train de faire des plans pour leurs premiers pas militaires en Syrie, qui est d’armer les rebelles avec des armes pour combattre les tanks et les hélicoptères.

Nos sources nous rapportent qu’est également discutée à Bruxelles et Ankara, une campagne de recrutement de milliers de volontaires musulmans des pays du Moyen-Orient et du monde musulman pour aller se battre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque hébergerait ces volontaires, les entraînerait et assurerait leur passage en Syrie.

 

Syrie et ingérence : L’oligarchie veut la guerre… Qu’on se le dise !

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Il est tout de même effarant que l’on trouve les bonnes questions posées sur un site d’information iranien !

L’ineptitude et la collusion complète des médias de masse avec le pouvoir semblent indécrottables. Qu’attendre de médias français dont les payeurs sont les banquiers ou le complexe militaro-industriel ? Rien bien sûr… Par contre il n’y a qu’en France qu’on voit cela: une collusion directe à ce point.

— Résistance 71 —

 

Houla … l’horrible prétexte à la guerre!

 

par Mireille Delemarre

 

 le 30 Mai 2012,

 

 url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/191596-houla-l-horrible-prétexte-à-la-guerre-,-par-mireille-delemarre

Il est clair que les massacres ont été commis pour préparer une intervention armée officialisée d’envergure occidentale…

…directe ou en utilisant des supplétifs mercenaires et ce n’est certainement pas le régime de Bashar Al Assad qui la demande. Par d’horribles images postées sur le net que tous les médias ont repris en boucle tout en spécifiant qu’aucune vérification indépendante des sources n’a pu se faire ces médias empêchent toute réflexion rationnelle sur les évènements laissant libre cours à une déferlante de peste émotionnelle. Ce sont là des méthodes fascistes qu’en France un gouvernement dit de « gauche » non seulement cautionne mais en plus institutionnalise via les chaînes et radios publiques.

Les massacres de Houla constituent hélas un exemple type de comment internet les médias occidentaux et leurs pendants arabes ( ceux financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite) participent désormais activement au terrorisme institutionnel – terrorisme d’état soutenu par des institutions internationales comme l’OTAN, l’ONU…et collaborent activement avec les supplétifs -y compris la tristement célébre entreprise US de mercenaires Blackwater- des gouvernements occidentaux et arabes derrière les massacres commis contre des civils en Syrie le dernier en date étant celui de Houla.

Une question qui revient sans arrêt à l’esprit des personnes qui refusent cette déferlante médiatique de peste émotionnelle actionnée par la mise en ligne puis le passage en boucle sur les médias de masse des images des tueries de civils syriens surtout d’enfants :

quel intérêt aurait eu le régime de Bashar Al Assad de commettre de tels massacres deux jours avant la visite de Kofi Annan visant à faire le point sur l’application de son plan de paix ?

Réponse claire aucun. Ces crimes odieux profitent aux opposants armés d’Assad derrière lesquels on retrouve les Frères Musulmans en passe de prendre le pouvoir en Egypte et qui rêvent de faire la même chose en Syrie avec la bénédiction et l’aide financière de l’Arabie Saoudite.

Hors la cyber déferlante de peste émotionnelle médiatisée à outrance – la BBC a publié une photo de massacres commis en Irak retirée ensuite à la demande du photographe choqué par cette grossière manipulation – sciemment planifiée par la publication de ces images sanglantes vise justement à empêcher de se poser les bonnes questions sur ces tragiques évènements voire tout simplement ne pas se poser de question comme c’est le cas dans toute société fasciste.

Il est donc crucial si on ne veut pas sombrer dans une dictature fasciste -qu’elle soit nationale à visage de «gauche» ou internationale «globalisée» – de se poser un maximum de questions sur ces évènements tragiques.

D’abord comment se fait-il que les opposants se soient trouvés sur les lieux des crimes qu’ils aient pu photographier en détails ces massacres ce qui implique d’avoir du matériel performant avec soi et du temps pour le faire puis de prendre soin d’ enterrer rapidement les victimes si comme ils l’affirment c’est l’armée syrienne qui a commis ces crimes ?

N’y avait-il donc sur place aucun militaire syrien pour empêcher ces opposants de filmer voire tout simplement les attaquer puisque selon ces derniers la zone en question était pilonnée par l’armée syrienne?

Pourquoi des représentants du haut-commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU qui se sont rendus à Houla ont -ils repris d’abord la version des faits fournie par l’opposition affirmant que les victimes avaient t été massacrées au cours de bombardements menés par l’armée syrienne?

Pourquoi ensuite quand des médias alternatifs ont révélé que certaines victimes avaient été exécutées à l’arme à feu à bout portant le porte parole du HCDH onusien Rupert Colville a-t-il changé la version des faits affirmant cette fois que la plupart des victimes avaient été exécutées?

Colville a affirmé que des habitants rescapés des massacres avaient dit que c’était des milices pro Assad qui avaient commis ces atrocités. Hors certains habitants qui ont fui la zone de combats ont dit avoir subi des pressions et des menaces de la part des opposants armés. Ces derniers peuvent très bien avoir fait la même chose pour que ces habitants accusent les milices pro Assad.

Quelle crédibilité peut-on alors accorder à ces représentants de l’ONU s’ils ne sont pas à même de mener sur le terrain une enquête sérieuse approfondie impartiale?

Quelle crédibilité accorder à leur conclusions après ce type d’enquête entachée des le départ de partialité?

Leur mission est-elle de concocter un rapport accusant sans preuve sérieuse le régime de Bashar Al Assad pour justifier une intervention militaire US/OTAN ou l’armement – déjà effectif- des opposants avec du matériel plus sophistiqué plus important en quantité et en nombre pour combattre l’armée syrienne comme ils le revendiquent en « auto défense » ?

Pourquoi Hollande s’est t-il précipité – comme son prédécesseur l’aurait fait – pour chasser l’ambassadrice syrienne de Paris dans une action concertée avec la Grande Bretagne, l’Allemagne ect qui ont également fait de même ?

Est-ce là l’idée de justice de respect du droit -inclus international- que se fait le nouveau président français qui se veut dit-il «exemplaire « ?

Ou bien est-ce là tout simplement le fait de la « normalité » de Hollande si on entend par là l’acte de se soumettre comme ses prédécesseurs – à l’exception de De Gaulle – au dictat américain ?

Toutes ses actions à l’évidence concertées suite à ces évènements tragiques semblent avoir été planifiées pour ruiner le plan de paix de Kofi Annan.

On peut d’ailleurs faire remarquer -sans toutefois préjuger du lien de cause à effet – que depuis l’arrivée des observateurs de l’ONU les attentats terroristes attaques armées à l’armes lourde et massacres de civils syriens ont augmenté.

Tout simplement parce que ce plan de paix accepté par le régime de Bashar Al Assad est pour les puissances occidentales, la Turquie – qui joue un rôle primordial dans ces massacres de civils syriens – les dictatures monarchiques arabes du Golfe et leurs supplétifs mercenaires dits de l’opposition syrienne un obstacle à ce qu’ils ont planifié : le renversement de Bashar Al Assad.

La prochaine réunion des « Amis de la Syrie » à Paris entérinera -t-elle ce qui a été décidé depuis plusieurs mois à savoir la reconnaissance de l’opposition armée syrienne comme représentant «l e peuple syrien en lutte» tout comme dans la province du Kosovo de l’ex Yougoslavie les gangsters trafiquants d’organes luttant contre le gouvernement yougoslave de Slobodan Milosevic avaient eux aussi été reconnus comme représentant les Kosovars luttant pour leur indépendance et que l’OTAN pour les soutenir en 1999 après que l’armée serbe commandée par Ratko Mladic ait exécuté sommairement 45 Albanais dans le village kosovar de Racak ait déclenché des raids aériens contre la Serbie en contournement la Charte de l’ONU alors même que le Conseil de sécurité de l’ONU (dont la Russie) avait condamné à l’unanimité cet acte de génocide ?

Guerre civile en Syrie et ingérence occidentale: Les escadrons de la mort de l’OTAN ont-ils œuvré à Houla ?

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Cet article de Tony Cartalucci que nous avons traduit ici est très représentatif de ce que nous pensons de la situation. Il y est fait mention d’un article du fameux journaliste américain Seymour Hersh datant de 2007 pour le New Yorker: « The Redirection » ; tout était déjà pratiquement dit et planifié… il y a 5 ans ! L’empire ne fait que suivre le script.

L’article original de Cartalucci contient une foule de liens très intéressants à suivre (en anglais, nous ne pouvons malheureusement pas tout traduire…)

— Résistance 71 —

Guerre médiatique de l’OTAN: le gouvernement syrien blâmé pour des atrocités commises par les escadrons de la mort soutenus par les Etats-Unis

Les évènements de Houla prouvent que les vieux trucs sont toujours ceux qui fonctionnent le mieux

 

Par Tony Cartalucci

 

Le 27 Mai 2012,

 

Url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31081

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Alors que les informations fuitent depuis Houla en Syrie, ville voisine de Homs et de la frontière libano-syrienne, il devient de plus en plus clair que le gouvernement syrien n’est pas responsable des tirs d’artillerie ayant tué quelques 32 enfants et leurs parents, comme cela est périodiquement affirmé puis nié par les médias occidentaux et même les Natons-Unies elles-mêmes. Il apparaît que ce massacre serait l’œuvre d’escadrons de la mort ayant agit directement en contact avec les victimes, ces escadrons accusés par les “activistes” anti-gouvernement d’être des “sbires du régime” ou des “milices” et par le gouvernement syrien d’être des terroristes d’Al Qaïda connectés avec l’ingérence étrangère.

Alors que les assassinats se déroulaient, les représentants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, se préparaient déjà à accuser, à condamner et à punir le gouverneent syrien, appelant pour une réunion immédiate du conseil de sécurité de l’ONU ainsi que laisser libre-court pour les “Amis de la Syrie” à invoquer l’augmentation des livraisons d’armes et de l’aide aux militants. Ceci représentait une hâte politiquement motivée, une opportunité créée ou pas, pour que l’occident pousse son  agenda de longue date à changer le régime syrien. Pendant la même période, l’OTAN a massacré une famille de 8 personnes en Afghanistan, incluant 6 enfants, donc sûrement si l’humanitaire et la justice étaient vraiment les préoccupations motivant ces intérêts occidentaux, alors le cas de l’Afghanistan aurait tout aussi été mis en question avec celui de Houla. Ce ne fut malheureusement pas le cas.

Ce fut aussi durant cette hâte à mettre les feux de la rampe sur l’évènement et à rendre une effet maximum à cette violence, que la BBC a publié une fausse image de l’endroit, qui en fait était la photo d’un massacre prise en Irak, vieille de plusieurs années, disant que cette “preuve”, comme toutes celles fournies, venait “d’activistes pro-démocratie”, ceci une fois de plus mettant en doute la véracité même des affirmations provenant de ces sources douteuss et constantes depuis plus d’un an.

Il est clair que même après un crime typique qui serait commis dans une nation occidentale, la police ne pourrait pas déduire de la scène du crime des conclusions si rapidement, à moins que la police ne soit biaisée et connaisse déjà tous les détails du crime parce qu’elle aurait été elle-même personnellement impliquée dans celui-ci.

Il est clair que quoi qu’il se soit passé à Houla est utilisé de manière désespérée comme point de levier pour faire avancer la prochaine étape de l’agenda insidieux occidental, décrit avec beaucoup de détails dans l’article de Seymour Hersh du New Yorker en 2007 et intitulé: “La redirection”, où il exposa un complot américano-israélo-saoudien qui consiste à armer des extrémistes sadiques et sectaires et de les lâcher contre la Syrie. En fait, dans l’article de Hersh, il interviewait plusieurs sources qui craignaient que ce type de violence ne soit inéluctable, c’est ce que nous voyons se dérouler à Houla.

Alors que certains trouvent difficile de croire que l’occident pourrait mettre en scène, promouvoir et / ou exploiter ce type de violence telle que celle vue à Houla, nous devons nous demander: “Y a t’il des précédents historiques qui pourraient nous donner une idée ou des points de repère sur les ‘si’ et les ‘pourquoi’ “. En de fait, il y en a.

Nous devons nous rappeler de l’été 1939, lorsque les nazis voulant désespérément se faire passer pour de pauvres victimes et jusitifer des actes d’agression militaire, ont mit en scène un incident frontalier dont l’intention était de faussement impliquer la Pologne voisine. Le résultat fut que des troupes allemandes attaquèrent une station radiophonique allemande, et ceci mena à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie. De manière sufisamment ironique, c’est le musée américain de la commémoration de l’holocauste qui nous donne non seulement un compte-rendu de ces évènements, mais aussi une leçon sur “comment tromper le public”:

“Durant toute la seconde guerre mondiale, les propagandistes nazis ont déguisé l’agression militaire destinée à la conquête territoriale en acte d’auto-défense nécessaires et justes. Ils ont toujours dépeint l’Allemagne comme une victime ou victime potentielle d’agresseurs étrangers et étant une nation pacifique, celle-ci a dû prendre les armes pour défendre sa population ou défendre la civilisation européenne contre le communisme. Les buts de guerre professés à chaque étape des hostilités ont presque toujours déguisé les intentions réelles des nazis pour leur expansion territoriale et leur guerre raciste. Ceci fut une propagande de la tromperie, faite pour leurrer ou diriger dans une direction le peuple allemand, les pays occupés par l’Allemagne et les pays neutres.

Durant l’été 1939, alors qu’Hitler et ses aides finalisaient les plans de l’invasion de la Pologne, l’opinion publique allemande était tendue et craintive. Les Allemands étaient encouragés par le gain énorme de territoires et l’extension des frontières de l’Allemagne en Autriche et en Tchécoslovaquie sans avoir eu à tirer un seul coup de feu, mais elle ne participait pas aux manifestations de rues appelant à la guerre, comme la génération de 1914 l’avait fait.

Avant l’attaque de l’Allemagne sur la Pologne le 1er Septembre 1939, le régime nazi lança une campagne médiatique agressive pour construire un soutien populaire pour une guerre que bien peu d’Allemands désiraient. Pour présenter l’invasion comme un acte moralement justifié, une action de self-defense, la presse allemande relaya des informations sur les “atrocités polonaises”, se référant à des accusations réelles ou inventées sur la discrimination et la violence contre la minorité allemande en Pologne. Déplorant l’attitude “belliqueuse” et le “chauvinisme” polonais, la presse attaqua également la Grande-Bretagne qui encourageait à la guerre en promettant de défendre la Pologne en cas d’invasion par l’Allemagne.

Le régime nazi mit même en scène un incident frontalier créé pour faire croire que la Pologne avait de fait déclanché les hostilités. Le 31 Août 1939, des soldats de la SS se déguisèrent en soldats polonais et “attaquèrent” une station radiophonique allemande à Gleiwitz (Gliwice). Le lendemain, Hitler annonçait à la nation allemande et au monde, qu’il avait pris la décision d’envoyer des troupes allemandes en Pologne en réponse à ”l’incursion” polonaise dans le Reich. Le bureau de presse du parti nazi donna pour instruction à la presse allemande de ne pas utiliser le mot “guerre”. Il devait rendre compte simplement du fait que les troupes allemandes avaient repoussé les attaques polonaises, une tactique mise en place pour victimiser l’Allemagne dans le processus. La responsabilité de déclarer la guerre serait laissé aux Britanniques et aux Français.”

Pour l’occident qui avait juré après les pertes catastrophiques de la seconde guerre mondiale que des actes d’agression étrangère à une nation ne serait plus jamais tolérés, nous avons autorisés les pouvoirs de Wall Street et de la City de Londres et ceux dans leur orbite, de continuer leurs conquêtes militaires pas à pas, de l’Afghanistan à l’Irak en passant pas la Libye, la Somalie, le Yémen et maintenant la Syrie. Nous sommes au bord d’une guerre avec l’Iran et tout comme l’Allemagne nazie, ceux qui nous y mènent utilisent une gamme de menaces, de terreur, de promesses et d’excuses intenables pour une fois de plus franchir les frontières d’une autre nation souveraine, de faire la guerre à un peuple et de lui imposer nos systèmes et nos institutions que nous affirmons être “supérieurs”.

Depuis les années 1990, d’après le général américain Wesley Clark, l’occident à rechercher la conquête du Moyen-Orient par l’installation de régimes clients. Depuis 2002, l’occident à chercher à renverser le gouvernement syrien. Clairement, depuis 2007, l’occident conspire contre la Syrie. Des années avant que le terme “printemps arabe” ne fut proféré par les médias occidentaux, la violence qui ravage maintenant la Syrie fut planifiée, avec des militant étant entrainés, financés, armés et mis en place. Le désir de l’occident d’intervenir en Syrie n’est certainement pas pour sauver le peuple syrien de la violence créée par l’occident lui-même, mais d’utiliser cette violence pour s’étendre, tout comme Hitler le fît, par le biais de la conquête militaire.

Si l’ONU permet de manière tragique aux forces du fascisme mondialiste, pauvrement déguisé en “défenseur de la civilisation”, de prévaloir en Syrie, ne vous leurrez pas pour croire, comme le fit le peuple allemand en son temps, qu’il y ait quoi que ce soit de justifiable dans cet état de fait. Houla, tout comme Gleiwitz, est une mauvaise excuse et non pas un impératif moral. L’Allemagne a fini par payer très cher ses transgressions continuelles contre l’humanité, cela a coûté des millions de morts, des décennies d’opportunités perdues, divisés et conquis après avoir été battus et porter la charge d’un lourd passé pour toujours. Quelle récompense osons-nous attendre aujourd’hui de notre ignorance et de notre apathie ?

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: Grosses manifestations prévues pour la réunion du groupe Bilderberg 2012

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Programme des manifestations contre la réunion du groupe Bilderberg 2012

 

Le 25 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/expose-bilderberg-2012-itinerary/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La réunion annuelle du groupe Bilderberg 2012 doit être le théâtre de la plus grosse manifestation jamais entreprise contre cette organisation secrète. Ci-dessous vous trouverez les détails et les heures de rendez-vous pour ce qui promet d’être une grande occasion.

Jeudi 31 Mai à 13 heures: Tout le monde se rassemble devant l’entrée principale de l’hôtel. C’est l’heure d’arrivée clef des membres du roupe Bilderberg.

Vendredi 1er Juin à 13 heures: La première grande manifestation aura lieu à ce moment avec harangue mégaphonique (NdT: Alex Jones est un maître du mégaphone ! )

Samedi 2 Juin à 10:00 du matin et de 18:00 à la nuit: Samedi verra deux manifestations majeures, une le matin et l’autre en fin d’après midi jusqu’à la tombée de la nuit. Comme cela devrait être la manif’ la plus accessible pour le plus grand nombre de gens, veuillez s’il vous plaît participer à celle-là si vous ne pouvez pas participer aux autres évènements.

Dimanche 3 Juin de 8 heures à 13 heures: Nous nous attendons à ce que la plupart des membres du groupe Bilderberg partent le Dimanche matin. Veuillez être en place tôt le matin et en bon ordre afin que nous puissions leur dire un bon “au revoir !”

Cette réunion Bilderberg 2012 va être historique en terme du nombre de manifestants qui va y participer, ce sera la plus grosse manifestation contre le groupe de son histoire. Nous allons forcer les médias de couvrir l’évènement qui voit l’importance de la réunion de cette cabale secrète. La couverture médiatique sera comme jamais auparavant.

Ceci concerne l’opportunité de pouvoir manifester devant la véritable élite du pouvoir, pas leurs marionnettes. Veuillez s’il vous plaît respecter la loi, mais soyez vocaux, on doit vous entendre, amenez vos propres bannières et pancartes. Veuillez amener également suffisamment de nourriture et d’eau pour la durée de votre participation.

Cette réunion Bilderberg 2012 est en train de prendre une tournure que l’élite mondialiste n’oubliera jamais. Cette manifestation pourrait vraiment détruire le secret dont a tant besoin le groupe et pourrait ruiner les velléités du groupe de se réunir à huis-clos sans avoir une couverture médiatique importante.

Ingérence impérialiste occidentale en Syrie: La Russie et la voie du milieu, voie de la sagesse…

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Moscou appelle l’Occident à cesser de viser le changement de régime en Syrie

 

Al Manar

 

Le 28 Mai 2012,

 

Url de l’article original:

http://www7.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=65999&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

La Russie a appelé lundi les pays occidentaux à cesser de viser la chute du régime syrien et à jouer le « même jeu » qu’elle en privilégiant la mise en oeuvre du plan Annan, indiquant que l’opposition armée, coresponsable du massacre de Houla, était incitée à se battre.

« Il faut que les joueurs extérieurs jouent le même jeu, un jeu visant à la mise en oeuvre du plan Annan, pas au changement de régime », a déclaré le ministre russe des étrangères, Lavrov, à d’entretiens avec son homologue britannique, William Hague.

« Nous ne soutenons pas le gouvernement syrien. Nous soutenons le plan de Kofi Annan », le médiateur international de l’ONU en Syrie, a ajouté M. Lavrov, soulignant qu’il était plus important de « mettre fin à la violence » que de « se préoccuper de qui est au pouvoir en Syrie ».

« Nous faisons pression sur le gouvernement syrien pratiquement chaque jour, et parallèlement nous avons des contacts avec tous les groupes de l’opposition », a ajouté M. Lavrov.

« Nous avons l’impression que certains joueurs extérieurs ne disent pas aux opposants la même chose que nous », a-t-il ajouté.

« Nous savons que l’opposition armée, du moins sa partie la plus radicale, reçoit en permanence des signaux pour ne pas cesser » les combats, a-t-il encore précisé.

Il a affirmé que l’opposition armée était elle aussi à blâmer pour le massacre de Houla (centre), qui a fait au moins 108 morts.

« Nous avons là une situation où manifestement les deux parties ont participé », a-t-il déclaré, arguant de la présence de blessures à bout portant en plus des tirs d’artillerie.

« Nous exigeons qu’une enquête soit menée sur ce qui s’est produit à Houla », a- t-il poursuivi.

Annan, arrivé à Damas, se dit « horrifié »

De son côté, le médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan, arrivé lundi à Damas pour des entretiens avec le président syrien Bachar al-Assad et des représentants de l’opposition, s’est dit « horrifié » par le massacre de Houla où une centaine de personnes ont été tuées.

« Je suis personnellement choqué et horrifié par les événements tragiques d’il y a deux jours », a déclaré à la presse M. Annan.

« C’est un acte répugnant, aux conséquences profondes », a-t-il ajouté.

« L’émissaire est arrivé à Damas aujourd’hui pour des entretiens avec le président Bachar al-Assad et de hauts responsables », a indiqué Ahmad Fawzi, son porte-parole. Il rencontrera également « des représentants de l’opposition et de la société civile » et le général Robert Mood, chef de la mission des observateurs en Syrie.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a condamné à l’unanimité, Chine et Russie comprises, le massacre de Houla, mais en se gardant bien d’en préciser les auteurs.

Internet et Nouvel Ordre Mondial: la bataille cybernétique est engagée, les peuples ne doivent pas la perdre…

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La bataille pour le contrôle de l’internet est bel et bien engagée. Elle constitue un enjeu majeur pour nous les peuples, car l’internet, malgré ses imperfections, demeure notre meilleure arme contre l’oligarchie et le Nouvel Ordre Mondial.

Il est vital que nous nous battions pour conserver son indépendance, l’accroître même. L’internet représente l’ossature d’un système auto-organisé et coopératif. Permettre son contrôle au cartel fasciste militaro-corporatiste serait un faute grave et au-delà un grand pas vers la réalisation de la gouvernance mondiale par l’écrasement de la dissidence de l’information et de la culture de la pensée critique.

Sécurité partout… Liberté nulle part !

— Résistance 71 —

 

DHS, CYBERCOM: Le gouvernement et le secteur privé “doivent” partager les données afin de prévenir toutes menaces cybernétiques

 

“Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme car il est la fusion de l’état et du pouvoir industriel” -Benito Mussolini-

 

Aaron Dykes & Alex Jones

 

Le 27 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/dhs-cybercom-government-private-sector-must-share-data-to-prevent-cyber-threats/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La prise de contrôle de l’internet est litéralement un partenariat fasciste entre Google, la NSA (NdT: National Security Agency, l’équivalent de la DCRI… avec bien plus de moyens financiers !), le CyberCommand de l’armée américaine et d’autres entités clés. Ces dernières semaines, une cour de justice a refusé de divulguer les liens entre Google et la NSA, mais confime par cela de manière évidente ce qui a déjà été documenté et exposé au grand jour.

Le général Keith Alexander, chef à la fois de la NSA et de CyberCom et qui rencontre annuellement à la réunion du groupe Bilderberg des gens comme Eric Schmidt de Google, Craig J. Mundie de Microsoft (ainsi que son ex-CEO Bill Gates), les fondateurs et financiers de Facebook et bien d’autres, a témoigné récemment au comité sur les services armés du sénat à propos de la mission du CyberCommand états-unien.

Le Gen. Alexander a endorsé le modèle créé par le département de la sécurité de la patrie (NdT: le DHS, Stasi / Securitate de l’empire du goulag levant) pour un “futur cybernétique sécure”, lequel général a aidé et a donné des conseils pouer sa rédaction. “Nous embrassons et supportons des autorités statutaires nouvelles pour le DHS, qui s’assurera que le partage de l’information aura réellement lieu ; raison importante sur le pourquoi une législation cybernétique qui promeuve ce partage est si importante pour cette nation.”

Alexander déclara de plus que “un aspect fondamental de la mission du CyberCommand est le partage de l’information qui doit avoir lieu entre le gouvernement fédéral et le secteur privé, et au sein du secteur privé, tout en s’assurant de mesures pour protéger la vie privée et préserver les libertés civiles”. A part la reconnaissance de l’aspect des libertés civiles, qui n’a été cité que pour la consommation du public, ceci est un aveu flagrant du vol massif de données informatiques qui s’est produit et qui est demeuré sans contrôle depuis quelque temps.

Un tel pompage de données, ainsi que les “contrôles d’accès de services basés sur l’identité”, bizarrement proches de ce que leur acolyte du Bilderberg Neelie Kroes de la commission européenne préconise, permettrait la prévention et la détection de crimes cybernétiques, d’attaques de hackers et “tous plans” d’évènements comme une attaque terroriste cybernétique. Afin de mieux se préparer à ces évènements catastrophiques potentiellement incapacitants, CyberCom a fait ce qu’il fait de mieux: il est passé à l’offensive ainsi que le rapporte Information Weeks:

“Le directeur de la NSA et du CyberCommad, le général Alexander, a dit en Octobre dernier que “l’avantage est à l’attaque” en ce qui concerne les menaces cybernétiques et que le gouvernement en certaines instances devrait agir contre des botnets et autres acteurs vicieux du domaine. En Novembre, l’agence DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) a discuté publiquement pour la première fois du fait qu’elle était en train de rechercher des capacités cybernétiques offensives.

Le Gen. Alexander s’est vanté du premier exercice tactique du Cyber Com, baptisé “Cyber Flag” (NdT: Drapeau cybernétique), dans lequel des opérateurs “s’engageaient dans des simulations de combats cybernétiques contre une opposition ‘réelle’ “. Les pontes du pentagone et de nombreuses agences de renseignement furent impliquées, tout ce joli monde étant partie prenante avec CyberCom comme l’a expliqué le Gen. Alexander, et a participé à cet exercice qui a duré plusieurs jours. Alexander a mis en garde que “Cyber Flag n’était pas seulement un exercice, mais un entrainement pour ceux qui sont par nécessité engagés dans des opérations cybernétiques dès maintenant.” Waouh !

Le CyberCom états-unien, qui est abrité litérallement au sein de la NSA, n’existe que depuis deux ans et n’est opérationnel que depuis un peu plus d’un an et il est déjà très excité d’étendre son pouvoir dans un effort de sauvegarder la nation, son gouvernement et son peuple des menaces cybernétiques domestiques et extérieures. Le Gen. Alexander a cité de nombreux exemples de tentatives de mettre à mal les réseaux militaires et ceux de leurs contracteurs. Des groupes de hackers comme Anonymous ou LulzSec ont fait de 2011 l’année des hackers, a dit Alexander au congrès américain, et les choses ne viennent juste que de commencer. Stuxnet (que les Etats-Unis et Israël ont conjointement admis avoir lancé) et d’autres incidents ont rendu cela on ne peut plus clair !

Guerre civile entretenue par l’occident en Syrie: Ce dont on ne parle pas dans la pressetituée occidentale complice…

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Kossayr : c’est ainsi que tout a commencé

par Suha Mustafa

 

Le 27 Mai 2012

 

url de l’article original:

 

http://www.voltairenet.org/Kossayr-c-est-ainsi-que-tout-a

 

 

Que se passe t-il en Syrie ? En un an, des milliers de personnes ont été tuées, mais qui les a tuées ? Les témoignages que nous publions sont représentatifs du drame actuel. Souha Moustafa est partie à la rencontre des survivants des affrontements. Pas de ceux qui sont employés et mis en scène par les agences de communication occidentales en Turquie et en Jordanie, mais des gens simples qui fuient les combats.

La balle a pénétré le corps de mon frère avant d’exploser dans ses poumons, dit un jeune chrétien qui a pu s’évader de Kossayr (ou Qusayr) et s’installer à Damas. Mon frère, ajoute-il, était ingénieur civil. Il s’est rendu ce 18 février 2012 à Kossayr pour nous dire au revoir avant de regagner l’Allemagne, où il poursuivait ses études. Arrivé ce jour-là en ville, il s’est retrouvé au milieu d’un accrochage entre les forces de l’ordre et des milices terroristes. Pas loin de la maison familiale, un policier gravement blessé avait besoin de l’aide. Mon frère s’est dirigé vers lui pour le secourir. Mais il ne savait pas que la mort l’attendait. Une balle a été tirée par un franc-tireur.

Kossayr est désormais une ville fantôme. Nous avons rencontré à Damas ce jeune homme chrétien, qui a souhaité préserver son anonymat. Il nous a proposé de l’accompagner dans la capitale, là où se sont réfugiés ses amis et voisins, environ 150 familles chrétiennes.

La vie n’est plus supportable à Kossayr après la monté de la violence ; les milices scandent des slogans confessionnels, appellent à bannir toutes les minorités ethniques ou religieuses de la ville, conclu-il.

Notre interlocuteur demande à un journaliste français : j’ai visité plusieurs fois la France. J’ai pu constater que les Français sont aimables en général. Alors pourquoi Sarkozy est comme ça ? Pourquoi soutient-il des extrémistes sanguinaires qui cherchent à nous massacrer ?

 N’ayant pas reçu de réponse immédiate, il a reprit : vous ne saviez peut-être pas comment nous vivions ensemble dans cette petite ville frontalière avec le Liban ?

La  » révolte” a détruit des siècles de bonne entente entre musulmans et chrétiens dans la ville.

Au début, les manifestations se déroulaient sans violence, jusqu’au moment où des intrus, barbus, armés et violents, sont apparus dans les rues. C’était en mai 2011.

Ces miliciens, très excités, commencèrent à dévaster la ville, à enlever des hommes pour réclamer des rançons, à piller, à incendier les maisons et les commerces appartenant à tous ceux qui refusaient de se ranger dans leur camps, notamment les chrétiens.

Les alaouites furent leurs premières victimes [1], puis les chrétiens [2], poursuit une dame qui partageait un appartement avec deux autres familles, tout comme les 150 autres familles chrétiennes réfugiées dans les banlieues de Damas.

Elle ajoute : Quand ces fous d’Allah se mirent à scander leur trop fameux slogan, au su et au vu de tout le monde, « Les alaouites dans les cercueils et les chrétiens à Beyrouth !  », nous avons eu peur. Leurs dignitaires religieux —tout particulièrement le cheikh Arrour [3] qui pousse au crime ces jeunes fanatiques à travers la chaine saoudienne Wesal [4]—, leur ont promis qu’ils accéderaient au paradis céleste s’ils tuaient tous les « infidèles ».

Dès lors, nos vies étaient sérieusement menacées. Les familles alaouites survivantes ont du quitter la ville bien avant nous. Ce fut une épuration confessionnelle. Ils ne veulent plus de nous dans la région. Et il fallait s’attendre au pire.

Plus les jours passaient, plus la situation sur le terrain se dégradait. Avant, la plupart des miliciens qui semaient la terreur étaient des jeunes, de 15-25 ans, armés de kalachnikov. Maintenant, il y en a de plus âgés. Ils patrouillent la ville à bord des camionnettes armées de mitrailleuses. Ce sont eux qui font la loi.

Et l’armée, ou elle est dans tout cela ?, demandons-nous à ces familles nous entourant.

Un des hommes présents répond. Selon lui, l’intervention de l’armée était nécessaire, et les gens l’ont réclamée. Mais les soldats ne peuvent pas faire face et des milliers d’entre eux ont péris depuis le début des événements. Les miliciens sont mieux armés qu’eux, ils disposent non seulement d’armes lourdes, mais aussi de systèmes de communication ultra-sophistiqués, dont l’État ne dispose pas.

Récemment, quelques jours avant que nous quittions Kossayr, raconte une jeune femme, j’ai vu deux hommes du quartier attachés à deux grosses roues d’un tracteur. C’étaient des sunnites, comme les miliciens. Nous les connaissions tous.

Ils étaient accusés à tort d’être des indics des Renseignements généraux. Ce n’étaient en fait que deux paisibles pères de famille. Les miliciens les ont brûlés vifs, attachés sur ces grosses roues. Nous savons tous qu’ils ne travaillaient pas pour la police. Ce n’était qu’un prétexte. Ils les ont tués parce qu’ils refusaient de payer « l’impôt révolutionnaire ».

À vrai dire, réplique un homme d’une cinquantaine d’années : ces miliciens que nous voyons depuis bientôt un an, ne sont pas tous des Syriens. Leur accent et leur manière de s’habiller les trahissent. Certains sont des Libanais de Wadi Khaled et Arsal, des bourgs limitrophes. D’autres sont des arabes de diverses nationalités. Ils sont tous venus en Syrie pour y créer un émirat islamique. C’est pourquoi ils veulent expulser du pays tous ceux qui ne leur ressemblent pas.

Nous ne sommes pas allés chercher refuge à l’étranger, comme les salafistes le veulent. Nous sommes montés à Damas en attendant des jours meilleurs où nous pourrons retourner chez nous, dans nos maisons, à Kossayr, car, nous sommes chrétiens, nés ici, dans ce pays qui est aussi le nôtre.

Suha Mustafa

Traduction 
Said Hilal Alcharifi

[1] Les Alaouites sont des musulmans qui rejettent la charia et les obligations rituelles. Ils célèbrent les principales fêtes chrétiennes, sunnites et chiites. Ils sont présents en Turquie, en Syrie et au Liban. Les Takfiristes, soutenus par les monarchies wahhabites (Arabie saoudite, Qatar, émirat de Sharjah) les considèrent comme des hérétiques à massacrer en priorité. Pour appeler au renversement de Bachar el-Assad, les monarchies wahhabites soulignent qu’il est alaouite, et que les alouites sont sur-représentés au sommet de l’État syrien. La presse occidentale assimile même les Alaouites au régime baasiste, ce qui ne résiste pas un instant à l’analyse.

[2] C’est à Damas que Paul de Tarse eut sa vision du Christ. La Syrie, berceau historique du Christianisme, abrite la plus vaste communauté d’arabes chrétiens. Ils représentent 16 % de population (source : CIA World Fact Book 2012). La majorité d’entre eux sont orthodoxes.

[3] Le cheikh Adnan Arrour est un ex-sous-officier syrien réfugié en Arabe saoudite pour des motifs sordides de droit commun, n’ayant aucune connotation politique ou religieuse. Il est devenu le chef spirituel de l’opposition armée.

[4] Wesal TV est un des principaux médias de la haine au Proche-Orient. Ses émissions visent à dénigrer les différentes dénominations musulmanes non-sunnites, et le christianisme. Les imams de la chaîne lancent fréquemment des fatwas proclamant que l’assassinat de telle ou telle personnalité syrienne est licite et souhaitable.

Guerre impérialiste en Syrie: Massacre de Houla… A qui profite le crime ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 27 mai 2012 by Résistance 71

L’ASL enrôle les enfants morts

 

Louis Denghien pour Info Syrie

 

Le 27 Mai 2012,

 

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http://www.infosyrie.fr/actualite/lasl-enrole-les-enfants-morts/

 

 

Le bilan de la tuerie de Houla, selon un bilan confirmé par les casques bleus dépêchés sur place, s’établit à 92 morts dont 32 enfants. Selon la même source, ces personnes auraient été victimes d’obus de chars de l’armée syrienne.

Le sang froid du général Mood

Bien évidement, ce drame est l’occasion d’une vague de condamnations – et de menaces – à la hauteur de l’émotion – sincère ou politiquement intéressée – ressentie, et est exploité à fond par les ennemis de la Syrie pour obtenir enfin ce qu’ils cherchent depuis des mois, une condamnation en bonne et due forme de Damas par le Conseil de sécurité et, qui sait, le feu vert à une intervention militaire, au moins aérienne, contre l’armée syrienne.  Les morts de Houla sont pour beaucoup, de Doha à Washington en passant par les capitales européennes, une occasion inespérée de prendre leur revanche diplomatique des échecs répétés rencontrés depuis au moins l’été dernier.

On ne va pas se faire ici la recension exhaustive des déclarations émanant du bloc occidental et arabo-occidental. Citons quand même le nouveau chef de la diplomatie française Laurent Fabius qui a annoncé qu’il prenait « immédiatement » des contacts pour réunir à Paris le « groupe des pays amis du peuple syrien« . Bref, le drame de Houla permet à Fabius de reprendre en toute bonne conscience le « flambeau » interventionniste des mains de Juppé. En tous cas sa position reflète l’esprit diplomatique euro-américain, exprimée notamment par l’homologue britannique de Laurent Fabius, William Hague, qui a demandé « une réponse internationale forte ».

Cette réponse internationale forte passe, pour l’ASL et ses parrains du Golfe, par une intervention armée « des pays amis« , au moins des frappes aériennes contre les positions de l’armée régulière. Après l’Arabie séoudite et le Qatar, le Koweit a donné de la voix en ce sens, tandis que les Émirats arabes unis demandaient une réunion d’urgence de la Ligue arabe. On prendra le temps de hausser les épaules à la lecture de la déclaration du général dissident commandant théoriquement l’ASL,  annonçant solennellement que ses activistes se considéraient désormais comme dégagés de toute obligation de respect du cessez-le-feu entré théoriquement en vigueur le 12 avril dernier : il ne s’est pas écoulé un jour depuis cette date sans qu’un groupe se réclamant de l’ASL commette une attaque contre des militaires mais aussi des civils ou des infrastructures.

Citons aussi bien sûr les réactions des dirigeants des Nations-Unies : Ban Ki-moon et Kofi Annan ont parlé de « crime révoltant et terrible » qui constitue « une violation flagrante » des « engagements pris par le gouvernement syrien de cesser son recours aux armes lourdes dans les villes ».

Le chef de la mission d’observation, le général norvégien Robert Mood, a également condamné depuis Damas une « tragédie brutale« , sans désigner de responsables. Mais il a appelé le gouvernement syrien à ne plus utiliser d’armes lourdes. Et il a aussi exhorté « l’opposition à s’abstenir d’utiliser la violence » afin de parvenir à « une solution politique » et d’éviter une guerre civile.

Robert Mood, du moins, garde,dans ce tumulte, la tête froide et pointe – si la thèse d’un bombardement meurtrier de l’armée est confirmée – la coresponsabilité dans ce drame d’une insurrection qui n’a cessé d’attaquer depuis le 12 avril, les unités et positions de l’armée, et, retranchée dans certains quartiers des villes, fait de leurs habitants autant de boucliers humains.

Ce qui s’est passé, ce qui peut se passer

Des questions se posent quand même. Ce n’est pas la première fois que l’armée syrienne est contrainte de pilonner des immeubles ou des quartiers transformés en bastions ou en centres d’opérations par les insurgés. C’est la première fois, en revanche qu’un tel bilan est constaté. Alors le bombardement des char syriens a été dense et long à ce point pour tuer cent personnes ? C’est, dans les annales pourtant souvent truquées de l’OSDH, un cas de figure inédit. L’officine de presse de l’opposition radicale parle de bombardements ayant débuté vendredi à midi et s’étant poursuivi « jusqu’à l’aube » de samedi. Et pendant tout ce délai, les habitants sont restés dans le quartier visé, sans l’évacuer ?

Mis sur la sellette comme aux pires heures de la crise, le gouvernement syrien accuse quant à lui des « groupes terroristes armés » d’avoir, au soir du vendredi, « incendié et fait exploser des maisons afin de faire croire que les forces armées syriennes bombardaient la région« .

Si jamais l’armée est effectivement responsable de cette tuerie de Houla – ce qui n’est pas encore démontré – on dira, pour reprendre une formule de Talleyrand, que « c’est plus qu’un crime, c’est une faute« . Car ce massacre des innocents permet à ceux qui cherchent à créer le chaos en Syrie de faire oublier leurs crimes quotidiens, et aux puissances qui les soutiennent à des fins non pas humanitaires mais géostratégiques, de relancer leur machine belliciste, et d’essayer d’intimider les soutiens de la Syrie.

Nous disons bien « essayer » parce qu’on voit mal Moscou et Pékin changer leur fusil d’épaule. Les Russes ont, via leurs services de renseignements mais aussi les quelque cent mille de leurs ressortissants vivant actuellement en Syrie, une image très exacte de la situation et des pratiques de l’opposition armée. Une machination n’est pas impossible, et l’on doit se rappeler qu’il existe au moins un précédent de « détournement de tuerie » par les bandes armée qui, en mars dernier à Homs, ont présenté comme des victimes des soldats de Bachar des Homsis dont les cadavres ont été déplacés nuitamment par les activistes d’un quartier à l’autre, avant que des habitants reconnaissent des membres de leur famille kidnappés plus tôt par les insurgés (voir notamment nos articles « À Homs, l’ASL déplace et fait parler des cadavres » et »À Homs, les crimes avérés et probables des insurgés », mis en ligne les 12 et 13 mars).

Bref, la direction russe sait que certains secteurs de l’opposition syrienne sont capables de tout dans le registre de la machination et de la provocation. Et puis, quoi qu’ il se soit passé voici 48 heures à Houla, et quel qu’en soit le responsable principal, rien n’est changé à la donne syrienne : une majorité de Syriens suit la direction actuelle, par conviction ou crainte du chaos. Un chaos et une oppression sanglante – de type islamiste radicale –  qui seraient les conséquences immédiates – et de dimension régionale – du renversement violent de Bachar al-Assad, avec ou sans l’aide de l’OTAN. Et de cela, les Russes, et bien d’autres, y compris dans les rangs des vertueux Occidentaux, ne veulent pas à l’heure où le monde arabo-musulman est devenu comme une gigantesque zone d’instabilité. Quant à l’indignation des chancelleries occidentales, Moscou et Pékin savent ce qu’elles doivent en penser, depuis l’Irak, la Yougoslavie et l’Irak. C’est pourquoi les rêves de frappes aériennes de l’ASL resteront des rêves.

D’autres enfants martyrs

Un dernier point : les enfants ne meurent pas qu’à Houla en Syrie. L’agence Sana rend compte dans son édition du samedi 26 mai de deux massacres de civils survenus quelques heures plus tôt à Taldo et al-Chomaryeh dans les environs de Homs et qu’elle attribue à al-Qaïda : la famille de Mohamed Abdel Nabi Abdallah – le mari, la femme et les six enfant – a été. Un autre habitant d’al-Chomaryeh, Rateb al-Elo a été tué avec son fils. Et à Taldo, qui est située à 3 ou 4 kilomètres de Houla, coïncidence ? -, c’est toute la famille al-Sayyed – homme, femme et les trois enfants – qui a été exécutée par les mêmes fanatiques. Parce qu’ils étaient baasistes, alaouites, chrétiens ? Là, pas de victimes d’un éventuel bombardement à distance contre des ennemis embusqués, mais une haine meurtrière ciblée.

Enfants de Houla, enfants de Taldo et d’al-Chomaryeh : les petits cadavres ne s’équilibrent ou ne s’annulent pas, ils s’additionnent, pour le malheur d’un pays qui souffre moins d’un régime autoritaire qui s’efforce de se réformer au milieu d’énormes difficultés, que de bandes travaillant à leur guerre sainte politico-religieuse, avec le soutien diplomatique, technologique et financier de puissances hypocrites autant qu’irresponsables.