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Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Le Hi-Tech sous contrôle Big Brother…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 6 février 2017 by Résistance 71

Article à relier avec le dernier Zénon: “Tangente”. Nous l’avons traduit pour sa complémentarité sur le sujet de l’internet à la fois nouvelle presse de Gütemberg 2.0 diffusant l’information vite et loin, empêchant sa censure et en même temps le plus gros outil de surveillance et de contrôle oligarchique jamais créé par l’humain. Le Janus technologique entretenant la relation attraction / répulsion.

~ Résistance 71 ~

 

Comment Big Brother a planté les graines de la révolution technologique

 

James Corbett

 

24 janvier 2017

 

Transcription d’un documentaire vidéo publié en juin 2012

 

url de l’article original avec video:

https://www.corbettreport.com/how-big-brother-seeded-the-tech-revolution/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Cette semaine le magazine Wired a publié une étude sur Steve Jobs (Apple) faite par la ministère de la défense en 1988. Cette étude sur Jobs insiste sur son utilisation de la drogue LSD dans les années 1970 et de sa peur viscérale du chantage et d’être kidnappé à cause de sa fortune assez conséquente. Cette étude faisait partie d’une enquête d’acréditation à la confidentialité faite par le ministère lorsque Jobs était avec l’entreprise Pixar (NdT: oui, oui, celle des dessins animés…), enquête qui a juste été révélée cette année (NdT: en 2012 donc). Pourquoi précisément Steve Jobs avait besoin d’une acréditation de confidentialité défense n’a pas encore été révélé, mais que Jobs ait certainement eu des relations avec le ministère de la défense ne sera une surprise pour personne, encore moins pour ceux qui savent l’histoire étroite et intriquée entre l’armée américaine, l’appareil du renseignement des Etats-Unis et Silicon Valley.

Silicon Valley est née dans l’ère post seconde guerre mondiale lorsque le prévôt d’alors du Stanford College, Frederick Terman, proposa la création du Parc Industriel de Stanford, connu maintenant sous le nom de Stanford Research Park. Le terrain devait être loué à long terme à des entreprises de la haute technologie créées par des anciens (Alumni) élèves de Stanford.

Terman lui-même eut une histoire personnelle intéressante en tant qu’ingénieur radio et chercheur qui fut appelé par le gouvernement US à diriger le laboratoire top secret de recherche radio à l’université de Harvard pendant la seconde guerre mondiale. Là, Terman et ses chercheurs ont développé parmi les tous premiers équipements de signalisation et de transmission secrètes, incluant les détecteurs de radars, les brouilleurs de radars et les leurres en aluminium utilisés comme contre-mesures aux défenses anti-aériennes allemandes.

A son retour à Stanford après la guerre, Terman y amena son expérience et ses contacts militaires. Il commença à transformer la zone de la baie de San Francisco en une zone de recherche hi-tech affublée du sobriquet de “la vallée des micro-ondes”.

En 1951, William Shockley, un des co-inventeurs du transistor, installa le Shockley Semiconductor Laboratory in Mountain View, en Californie, aujourd’hui base de Google Inc. Bien qu’il ne fut pas un homme d’affaire fructueux, les transfuges de son entreprise fondèrent ce qui est devenu le cœur du système de la Silicon Valley et de ses entreprises, incluant Intel Corporation, National Semiconductor, et Advanced Micro Devices.

Alors que la Vallée des Micro-Ondes de Terman cédait doucement la place à la silicon Valley de Shockley, un eugéniste avoué, en faveur de la stérilisation des gens moins intelligents, ainsi changea aussi la nature de l’implication du gouvernement des Etats-Unis dans l’industrie de la haute-technologie. Plutôt que d’employer directement les entreprises tech pour produire la technologie, l’électronique de consommation serait régulée de manière croissante, elle serait dirigée, supervisée et infiltrée par des fonctionnaires du gouvernement, qui pourraient ensuite utiliser cette technologie comme le fondement d’une opération de renseignement mondiale, dirigée non pas sur les puissances militaires étrangères, mais sur la population mondiale dans son ensemble.

Bien que bon nombre de personnes soient maintenant au courant de l’origine de l’internet dans l’ARPANET, le premier réseau d’échange interconnecté au monde, financé par l’agence des projets en recherche avancée du ministère de la défense américaine et plus connue sous son acronyme de DARPA (pour Defense Advanced Research Projects Agency), peu sont au courant en fait du combien la technologie moderne a été financée originellement par ou créée par des clients du gouvernement des Etats-Unis, de son armée et de ses services de renseignement.

En 1958 la Mitre Corporation fut fondée employant des personnels de l’armée de l’air américaine, plus précisément de son projet de défense anti-aérienne, ceci continue jusqu’à aujourd’hui afin de fournir de nombreuses agences du gouvernement avec des systèmes d’ingénierie et d’informatique, ces agences incluent le ministère de la défense (Pentagone), le département (ministère) de la sécurité de la patrie (NdT: Department of Homeland Security, la Stasi yankee…), la Federal Aeronautic Administration (FAA) et l’Internal Revenue Service (NdT: IRS le fisc yankee, petite note intéressante à ce sujet: dans le film et la série télévisée très célèbres mettant en scène le fameux Eliott Ness, “Les Incorruptibles”, les agents représentés sont souvent confondus avec des agents du FBI, il s’agit en fait d’agents de l’IRS, Eliott Ness et ses collègues sont des inspecteurs du fisc yankee !…). Cette entreprise est actuellement présidée par un ancien directeur de la CIA, James Schlesinger.

En 1977, les Software Development Laboratories créèrent la première base de données Oracle sous contrat avec leur client de la CIA. En 25 ans, virtuellement toutes les entreprises du top 100 de Fortune Magazine dans le monde se sont basées sur la base de données d’Oracle pour gérer leurs informations.

Le programme du Global Positioning System ou GPS, qui fait maintenant partie de tout, des systèmes de navigation de nos véhicules aux apps de nos smartphones, fut créé par le Pentagone. Après le désastre du vol KAL 007, le système passa au civil incluant la gestion du trafic aérien.

Il y a plus important que ces interventions dans le secteur de l’informatique: la façon dont les mains du gouvernement américain dans le développement du matériel et des logiciels, ont été cachées derrière des paravents d’affaire. Ce système moderne de financement des startups clefs de la haute technologie a effectivement caché les relations très intimes qui continuent d’exister entre la Silicon Valley et le cœur de l’appareil du renseignement américain.

Comme nous l’avons dit l’an dernier, la firme In-Q-Tel fut créée en 1999 par la CIA en tant qu’entreprise de financement afin d’identifier et d’acquérir des technologies bonnes à utiliser par les services de la communauté du renseignement. Depuis lors, cette entreprise a investi dans un nombre varié d’entités technologiques orwelliennes invasives de la vie privée et qui seraient três intéressantes pour un gouvernement désirant devenir un Big Brother du XXIème siècle.

A peine différente d’In-Q-Tel sont les entreprises de financements qui ont financé entre autres les Paypal, Facebook et Google. L’ancien CEO d’IN-Q-Tel Gilman Louie fut dans le comité directeur de la National Venture Capital Association avec Jim Breyer, patron d’Accel Partners qui fournir les 12 millions de dollars de départ pour fnancer Facebook. Un autre investisseur dans Facebook fut Peter Thiel, un ancien co-fondateur de PayPal et un membre du comité directeur du groupe Bilderberg.

En 2000. Un article dans le journal the Independant annonça que la CIA recherchait à investir dans un moteur de recherche afin de gérer et d’analyser l’information en croissance perpétuelle du www. A la même époque, Sequoia Capital and Kleiner Perkins Caufield & Byers, deux agences de financement de la Silicon Valley ont investi 25 millions de dollars dans une toute nouvelle startup: Google Inc. Sequoia and Kleiner Perkins sont quasiment voisines de In-Q-Tel à Menlo Park et ont co-investi dans de nombreux projets. En 2006, l’ancien agent de la CIA Robert Steele a dit à Homeland Security Today que Google “a pris de l’argent et des directives pour des éléments de la communauté du renseignemnt américain, incluant l’ Office of Research and Development at the Central Intelligence Agency, In-Q-Tel et plus que probablement, la NSA et le DIA, renseignement militaire et le Commandement à la Sécurité.

En 2005, In-Q-Tel a vendu plus de 5000 actions de Google qu’elle possédait. Il n’a jamais été clarifié le pourquoi et comment In-Q-Tel avait en sa possession ces actions de Google, mais ceci est supposé s’être produit lorsque Google a acheté Keyhole Inc, le développeur de logiciels qui est après devenu Google Earth. Le nom de l7entreprise, keyhole, est une référence pas très subtile à la classe Keyhole de satellites de reconnaissance (espions) que les agences de renseignement américaines ont utilisé pendant des décennies et qui produisaient une imageie en 3D et une analyse cartographique.

En 2010, des détails de la relation entre la NSA et Google commencèrent à émerger, mais jusqu’à aujourd’hui, tous les détails sont bloqués de la vue publique.

En 2011, Apple a introduit “Siri”, un assistant personnel virtuel intelligent dans sa nouvelle série d’inovation pour SmartPhone iPhone. Même à cette époque, certaines personnes reconnurent une ressemblance confinant au bizarre entre Siri et d’aures assistants personnels développés par le Pentagone dans le passé.

Que toutes ces connexions, actionnariats, régulations et infiltrations deviennent quelque chose de particulièrement dérangeant est indiscutable. Après tout, nous vivons maintenant dans une ère où pratiquement tous les foyers du monde occidental ont des engins aux capacité multiples concernant l’internet, où le monde se connecte en ligne au moyen de la téléphonie mobile et où la très vaste majorité du public est particulièrement heureuse d’utiliser Google, Facebook et autres services à la mode de recherche d’infos, de courriels, de connexion avec les amis et de partage des détails intimes de leurs vies personnelles. Ceci est le type d’information que tout dictateur du passé aurait rêvé d’avoir en sa possession, le type d’info lui disant à lui et ses services de contrôle, ce que les fgens font, ce qu’ils pensent, où ils passent le plus clair de leur temps, avec qui, sur quoi dépensent-ils leur argent ? et tout cela en temps réel !…

Et maintenant, ces dernière révélations au sujet de Steve Jobs et de son “habilitation avec le Pentagone” sont passées au dessu de la tête des gens, car la vaste majorité a été conditonnée à vénérer ces nouveaux gourous hautes technologies du XXIème siècle représentant le “rêve américain”: des petits génies qui se sont emmêlés les pinceaux dans des fortunes sans précédents avec sans rien d’autre que leur cerveau. C’est ce qu’on nous fait croire, bien sûr en laissant toujours de côté les machinations qui sont ourdies derrière le rideau, impliquant le Pentagone, le DHS, la NSA, In-Q-Tel et autres agences qui sans faire de bruit ouvrent des portes et signent les chèques pour les quelques ceux choisis par l’industrie. Il faut voir si le public en général peut être amené à s’intéresser à ce problème, ou s’il va continuer à partager ses données privées et détails intimes de la vie sans cligner des yeux sur Facebook ainsi que partager leurs pensées privées et intimes avec la Goggle Search bar…

Du pile ou face techno-totalitaire à la tangente de révolte éclairée (Zénon l’Ailé)

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“Mieux vaut l’absence de lumière qu’une fausse lumière allumée parcimonieusement du dehors dans le but évident d’égarer le peuple.”

~ Michel Bakounine ~

“L’âge du rouet n’est plus et le rêve d’une civilisation artisanale est vain. La machine n’est mauvaise que dans son mode d’emploi actuel. Il faut accepter ses bienfaits même si l’on refuse ses ravages.”

“La vrai passion du XXème siècle, c’est la servitude.”

~ Albert Camus ~

“La pensée scientifique a choisi, contre une grande part de son passé anti-esclavagiste, de servir la domination spectaculaire… [Celle-ci] a fait abattre l’arbre gigantesque de la connaissance scientifique à seule fin de s’y faire tailler une matraque.”

~ Guy Debord ~

“Peut-être connaît-on maintenant la science plutôt à cause de sa faculté de priver les hommes de leur plaisir et de les rendre plus froids, plus insensibles, plus stoïques. Mais on pourrait aussi lui découvrir des facultés de grande dispensatrice des douleurs. Et alors sa force contraire serait peut-être découverte en même temps, sa faculté immense de faire luire pour la joie un nouveau ciel étoilé !”

~ Friedrich Nietzsche ~

 Article connexe: « Comment Big Brother a planté les graines de la révolution technologique »…

 

Tangente

Sortir du piège de la toile d’araignée mondiale

 

Zénon

 

4 février 2017

 

Imaginez une arme d’apparence tellement inoffensive, que vous pouvez la tendre à vos ennemis, et que s’en saisissant, 99% d’entre eux la prennent pour un jouet. Une arme à-même de faire ou défaire aussi bien une révolution qu’une dictature, sans que son usage paraisse au grand jour. Imaginez que cette arme contrôle toutes les infrastructures et la logistique des pays : les transactions financières, le transport aérien, maritime et routier, la communication dans les entreprises, les dossiers médicaux des citoyens ou même leur vie amoureuse… Une arme qui, par son action omniprésente, attaque et se substitue petit à petit à nos défenses et capacités naturelles, comme notre sens de l’orientation ou notre mémoire. Imaginez qu’elle permette non seulement d’anticiper les réactions de l’ennemi, mais encore de les susciter ; d’insinuer en lui une idée dont il sera certain d’être l’auteur. Une telle arme aurait été le rêve de tous les despotes historiques… Elle est aujourd’hui la réalité d’internet.

Il est certes paradoxal de la part de quelqu’un s’exprimant par ce biais pour la douzième fois de mettre en question le support qui nous réunit… Pourtant, nous qui en usons pour nous instruire, échanger des idées ou informations, n’y trouvons comme n’importe quel autre utilisateur qu’une sorte de miroir déformant de nous-mêmes. Nous recherchons et rencontrons finalement ce qui nous ressemble. Internet produit l’imitation et la parodie de cette occurrence voulant que l’on attire à soi ce qu’on vibre. À cette propriété mentale s’ajoute l’immixtion des algorithmes et de la censure ciblée… Nous projetons notre vision individuelle sur ce que peut être l’ensemble du web. Dans quelle mesure évitons-nous la collective illusion d’optique de croire qu’internet nous rassemble ?

J’ai il y a un an pris ce pseudonyme car Zénon d’Élée a parfaitement, quoiqu’un peu trop ironiquement pour être pris au sérieux, énoncé l’erreur de fond dans le schéma-type de pensée occidental : celui de la division du mouvement, de la segmentation intellectuelle de la circulation des fluides, de la matière, de l’énergie et de l’esprit. Ce fonctionnement mental ne nous est pas inné… Il nous est inculqué, transmis de génération en génération depuis plusieurs millénaires. Il se trouve à la source de tous nos maux et conflits actuels. On retrouve souvent cette interrogation lancinante : qui sont les plus responsables de ce merdier ? Les maîtres à la fois craints et honnis, ou bien nous les peuples, qui les plaçons au pouvoir ? Et cette autre question lui succède parfois : tout ce chaos, toute cette misère sont-ils des fruits du hasard ? Ou le résultat d’un grand complot ourdi depuis la nuit des temps ?

Ce divorce d’avec l’Unicité originelle ; cette manie de tout étiqueter et compartimenter remonterait selon certains à l’Égypte antique, d’autres à Sumer ou à Babylone. Nul n’en n’est véritablement sûr. Nous savons en revanche que l’écriture est d’abord allée de pair avec les mathématiques, et que le Verbe a vite été réquisitionné par les marchands du temple… Tandis que le principe exclusif et manichéen de division prospérait au sein des peuples, aussi bien sous formes de confessions religieuses que d’obédiences politiques, une petite caste d’initiés s’est réservée la connaissance de cette Unité première ; de ses qualités comme de ses usages. Se réclamant toutes inspirées des Mystères d’orient, ces confréries ont fondé leur pouvoir sur l’art de semer le trouble et la division ; d’exploiter les conflits ainsi fomentés entre les peuples tout en sachant se préserver des dommages collatéraux de leurs politiques.

Ce système dualiste, imbibant jusqu’à nos cœurs depuis lors, s’est érigé au fil des siècles et cristallisé en institutions politico-religieuses ; en écoles de dressage, en tribunaux, en croisades. En entreprises coloniales et en génocides par décrets. L’affirmation sans cesse renouvelée que ceux qui nous diffèrent sont nos ennemis a toujours permis et justifié les pires boucheries… À mesure que s’est enraciné plus profondément ce travers d’esprit qui consiste à nous croire séparés du reste du Monde, s’est également solidifiée l’emprise, et élargi le champ de contrôle sur notre libre-arbitre aux mains des dirigeants. Aujourd’hui, une synarchie financière absorbe non seulement toutes les ressources, mais aussi le fruit du labeur de l’immense majorité des habitants de la planète. L’étendue de son pouvoir et la voracité de sa prédation sont tels qu’elle peut décider du jour au lendemain d’éliminer toute une population si ça lui rapporte… Guerres, déportations, famines : du point de vue de la dynamique, toutes les tragédies que nous connaissons traduisent la matérialisation dans les faits d’un « code » de pensée à la base autodestructeur et erroné.

Prenons un exemple concret. Les soi-disant « initiés » connaissent la parenté de l’esprit et de la matière. Ils savent qu’il suffit pour l’un comme l’autre de semer puis d’entretenir et d’attendre avant de récolter. La réalisation des programmations prédictives que sont les prophéties religieuses obéit au même principe : il ne s’agit pas de la volonté d’un dieu ou d’un autre, mais de l’utilisation à mauvais escient par quelques-uns de la magie du Verbe et l’acceptation par le plus grand nombre de leurs paroles comme inéluctables… Le reste relève d’une logique inaccessible aux profanes… N’est-il pas vrai que la partition est bien jouée ?

Si je me suis permis cette digression a priori sans rapport avec le sujet, c’est car internet représente le couronnement de ce rapport binaire que nous entretenons avec les autres et avec nous-mêmes.

Rappelons qu’à l’origine, le net fut un projet conçu et mis en œuvre par la DARPA, c’est-à-dire le département des recherches de la défense US. Très active notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique, l’agence est aujourd’hui l’un des fers de lance des promoteurs du transhumanisme. Ses travaux ont pour visée commune la fusion de l’Humain et de la machine, et pour objectifs d’une part le contrôle absolu des populations soumises, et d’autre part une hypothétique immortalité réservée à l’élite. La DARPA dispose d’un budget relativement limité, mais fonctionne en partenariat avec des investisseurs intéressés par le développement de telle ou telle technologie… Aussi est-il délicat d’évaluer l’envergure de ses expériences. Et même si la diffusion d’internet a été principalement le fait d’acteurs privés, ne croyons pas que l’agence se soit désintéressée du bébé : elle consacre chaque année plusieurs centaines de millions de dollars à la lutte contre la « cybercriminalité ».

D’abord essayé par quelques universités, internet a vu son architecture et le programme de navigation que nous appelons communément « web » développés par des entreprises comme Hewlett-Packard dans la Silicon Valley encore naissante, ou bien des organismes internationaux comme le CERN pour sa branche européenne… À vocation éducative à ses débuts, l’ouverture du net au grand public l’a diffusé comme une trainée de poudre dans les milieux des affaires et de la finance. Dès 1971 est apparu le premier marché boursier informatisé, et de nos jours, les algorithmes permettent le montage illimité de chaînes de Ponzi d’argent virtuel… Au cours des années 90 et 2000, internet a conquis les domaines de l’industrie, de l’information, de la distribution, des services… Il s’est insinué peu à peu dans nos métiers, plus rapide, plus pratique. Et surtout plus rentable au point de souvent s’y substituer. Il s’est également invité dans nos foyers comme une fenêtre ouverte sur le grand Monde, un fidèle compagnon remède à toutes nos lacunes et nos solitudes. Puis de plus en plus sournoisement comme une insensible attirance pour un éternel ailleurs. Fin des années 2000, le net s’est greffé pour beaucoup au téléphone portable… Il ne se passe depuis lors, qu’on le veuille ou non, plus un instant sans qu’il nous accompagne.

Au cours de l’année 2016, le nombre de connexions depuis les tablettes et les téléphones mobiles a dépassé celui depuis les ordinateurs. Entre toutes, notons l’écrasante majorité à destination des réseaux sociaux (2,2 milliards d’utilisateurs par mois), talonnés par les moteurs de recherche, puis par youtube, suivis de l’encyclopédie du consentement et des sites de vente en ligne. Vient ensuite le porno (12% du nombre total de pages internet et environ un tiers du trafic mondial), les systèmes de paiement et les jeux en ligne… Le net semble exacerber cette étrange tendance à nous accoutumer à nos vices. Regardons d’un peu plus près ce qu’il en est.

Les statistiques au sujet de l’utilisation des « réseaux sociaux » donnent le vertige à elles seules. L’an dernier, on a estimé la durée moyenne de connexion à ces plateformes à une heure et demie par jour et par internaute. 97% d’entre eux s’y connectent régulièrement et chacun possède en moyenne sept comptes différents. 30% de tout le trafic internet est consacré à ces sites, dont 40% des utilisateurs déclarent les fréquenter pour simplement passer le temps… D’un narcissisme resté peu ou prou latent chez les générations élevées sous l’écho uniforme des paroliers télévisuels, nous sommes passés à une société d’auto-promotion permanente où l’instant vécu importe moins que sa mise en scène… Regardez ces troupeaux de zombies hagards hanter rames de métro, terrasses de cafés et salles de classe. Quoi d’étonnant à ce phénomène quand on sait que le nombre de « likes » sur une page perso prodigue au cerveau une décharge de dopamine, hormone de la récompense, capable de rendre plus accro que la cocaïne ?

On notera également la seconde position de youtube au classement mondial des sites les plus fréquentés. C’est-à-dire une nette et grandissante prévalence de la vidéo sur l’écrit…  Je pense inutile de s’étendre sur la participation d’internet à la disparition du commerce et à la désindustrialisation, nous y avons tous personnellement déjà été confrontés. Mais cela prend des proportions plus graves à l’heure où ce qui s’appelle encore pudiquement « fracture numérique » exclut et menace de « mort sociale » ceux n’y ayant pas accès… Ce danger est particulièrement prégnant pour les plus jeunes qui ayant grandi avec cet outil se méfient moins de la dématérialisation de toutes les procédures.

Nous qui pensons utiliser cette arme contre l’ennemi considérons internet comme une formidable banque de données. Et en effet, quasiment tous les savoirs du Monde y sont accessibles, ce qui nous offre l’occasion d’un saut de conscience collectif. Mais d’un autre côté, rappelons-nous notre enfance : lorsque nous recherchions l’orthographe ou le sens d’un mot dans un dictionnaire, celui-ci nous restait gravé, tandis qu’une réponse donnée toute cuite au bec ne laissait à notre mémoire qu’une légère empreinte… Nous occultons de plus l’autre versant du problème : à savoir que si nous apprenons d’internet ; s’il nous permet par exemple de porter en place publique les forfaits et la corruption des élites et de leurs affiliés, internet les informe également sur nous mieux que ne le feraient toutes les agences de renseignement réunies.

C’est ici qu’intervient, sous le prétexte habituel d’« antiterrorisme », la collecte massive de toutes nos données de connexion, lesquelles permettent le traçage de nos habitudes, de nos goûts, dégoûts et penchants personnels. Comme on l’a vu avec le projet échelon, PRISM, puis avec ce « patriot act » à la française de la loi de surveillance, ils officialisent toujours à grands renfort d’attentats les percées déjà réalisées de fait contre la vie privée en ligne. Que ceci soit clair : cette privauté n’existe pas sur le net… Cette surveillance sert plusieurs objectifs. La chasse aux dissidents politiques n’en est un que de second plan, et pour ainsi dire accessoire. La prédation qui s’observe ici est d’abord d’ordre économique et commercial : nous savons que toutes ces données sont ensuite vendues à des sociétés de marketing, qui les utilisent à mieux cibler les publicités de leurs clients… Comme l’a d’ailleurs fort bien décrit Brandon Smith dans un article récent, la collecte de toutes nos données n’a pas tant pour objet la surveillance individuelle que l’anticipation et même le contrôle de nos réactions collectives.

Outil d’ingénierie sociale par excellence, internet possède une étrange double propriété : tandis qu’il focalise au cours d’évènements précis les pensées de l’humanité entière vers un seul point, il en divise dans le même temps les interprétations et renforce les clivages idéologiques existants. C’est parfaitement compréhensible, puisqu’au sujet de chacun de ces évènements sont racontés tout et son contraire. Sorte de tour de Babel numérique, le net provoque souvent la mécompréhension réciproque, et nous condamne à échéance à la disparition pure et simple de tout langage humain… Au Japon, un pays-laboratoire des états-uniens depuis 1945, il existe des réseaux sociaux sans communication possible par le Verbe, uniquement par « émoticônes ». Et déjà, pour beaucoup d’entre nous, la plupart de nos sens, de nos émotions et de nos pensées sont quotidiennement absorbées dans la grande matrice binaire. Convertis en séries séquentielles de 0 et de 1 ; débarrassés enfin de toute peau humaine…

Certes, internet favorise l’éveil des consciences de quelques-uns. Mais il favorise aussi la déchéance de ceux qui n’en saisissent pas l’occasion. Et dans tous les cas, notre passivité physique devant nos écrans reste une aubaine pour les dirigeants : car pendant que nous demeurons sagement assis, eux ne perdent pas une minute en actes ou paroles inutiles… C’est la seule raison pour laquelle il est encore à peu près possible d’y exprimer ce qu’on veut. Si le préjudice d’un internet libre était plus important que le bénéfice, il est évident que les élites nous couperaient la chique sans autre forme de procès.

Il y a enfin, du moins dans nos sociétés occidentales domestiquées et policées, cette Peur qu’internet participe à alimenter. Peur du chômage, de la misère, de l’isolement. Peur de se battre et risquer de prendre des coups. Peur de l’échec et peur de la mort ; mais peut-être aussi et surtout peur de la Vie… La sidérante accélération du cours des évènements mondiaux amplifie notre angoisse de voir cette contre-civilisation disparaître. Elle ira en se développant jusqu’au jour où, totalement perdus et tétanisés, nous découvrirons avec horreur que la lumière s’est éteinte. Ce système de prédation à bout de ressources finira par s’auto-dévorer. Alors nous faudra-t-il enfin faire face à la trouille qui nous paralyse… Mais dans la fureur et le chaos qui s’ensuivront, il sera pour beaucoup d’entre nous trop tard. Non seulement le combat sur internet trouve ses limites, mais on l’a vu, il est aussi à double tranchant. Il est impératif pour notre avenir d’aller au-delà… Tant qu’il nous le permet, internet doit dans cette optique nous servir à tisser des liens dans la vie RÉELLE et nous préparer à faire face au chambardement qui se profile.

Depuis « Nakba », mon message n’a cessé d’être celui-ci : devant l’urgence des menaces qui nous concernent, il est impératif de laisser de côté nos divergences idéologiques ; de nous focaliser sur ce qui nous unit et non plus sur les faux antagonismes créés de toutes pièces. Je le répète : ce système dualiste, auquel internet procure un approfondissement exponentiel, est à la source de tout impérialisme. Il est à extirper d’abord de nos esprits et de nos cœurs… Cette crainte de nous dissoudre ou de nous perdre dans le grand Tout n’est que la gestation d’un retour conscient à la simple Unicité qu’au fond, nous n’avions jamais oubliée.

À l’image de la Terre et du Ciel, l’Homme est une sphère vouée à l’irrésistible Révolution. Et si en effet, dans cette nuit noire de l’âme, nous ressentons cette peur et cet insondable vertige devant l’inconnu, nous pouvons être certains que l’épreuve qui nous attend soit à la mesure du soleil radieux que nous appelons de nos vœux, et dont nous devinons déjà, sous nos paupières mi-closes, les premiers rayons de l’aurore.

Le rêve perd peu à peu de sa consistance, et déjà demain nous appelle. Il exige de nous le courage de le regarder dans les yeux… L’heure est venue de nous réveiller.

Zénon

Médias et propagande: Mort du journaliste Udo Ulfkotte qui dénonça l’emprise de la CIA sur les médias occidentaux…

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L’opération « Mockingbird » de la CIA dans les médias yankees généralisée à l’occident via les succursales des services de renseignement vassaux et aussi la CIA directement.

~ Résistance 71 ~

 

Un journaliste allemand qui avait dénoncé la CIA retrouvé mort

 

Al Manar avec Sputnik News

 

17 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/196854

 

Udo Ulfkotte était le rédacteur en chef de l’un des plus grands journaux allemands, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, lorsqu’il a publié son bestseller «Journalistes qui s’achètent» révélant comment la CIA contrôlait les médias allemands, un livre qui lui a coûté sa carrière – et peut-être sa vie.

L’ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’écrivain Udo Ulfkotte est décédé à l’âge de 56 ans. Alors qu’il avait été interdit aux médias allemands d’évoquer sa personne ces dernières années, ils ont été obligés maintenant de constater que le journaliste avait succombé à une « crise cardiaque ».

Sa mort éveille d’autant plus de questions parce qu’il était surtout connu pour son livre-dénonciateur « Journalistes qui s’achètent » (« Gekaufte Journalisten »).

Là, Udo Ulfkotte a dévoilé comment la CIA payait des journalistes en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour qu’ils publient de fausses informations.

Le journaliste connaissait bien les menaces qu’il affrontait, mais croyait qu’il était mieux placé que la plupart des journalistes pour exposer la vérité puisqu’il n’avait pas d’enfants qui pourraient courir un risque.

Dans un entretien au journal russe Russian Insider, le journaliste avait partagé : « Quand j’ai exprimé au Frankfurter Allgemeine Zeitung mon intention de publier le livre, leurs juristes m’ont envoyé une lettre de menaces contenant toutes les conséquences légales dans le cas où je publierais certains noms ou secrets — mais moi, je n’ai pas eu peur. Vous comprenez, je n’ai pas d’enfants que je dois choyer ».

Craignant une guerre en Europe, il a pris la décision de dévoiler la vérité quant aux médias contrôlés par les services secrets.

« J’ai été journaliste pendant presque 25 ans, on m’a appris à mentir, à trahir, à ne pas dire la vérité au public », avait indiqué M. Ulfkotte à RT. « La CIA me soutenait, pourquoi ? Parce que j’étais pro-américain ».

Selon l’écrivain, les médias allemands et américains tentent d’amener la guerre en Europe mais aussi en Russie.

C’est contre cette propagande médiatique qu’il s’est dressé avec son « Journalistes qui s’achètent » qui est devenu un bestseller. Un livre qu’il était interdit de mentionner dans les médias allemands.

Ulfkotte a lui-même contribué à la presse « achetée ». Par exemple, il a écrit une fausse histoire parlant du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui aurait construit des usines de gaz toxique en 2011.

Sputnik

Suggestions de lectures critiques et anarchistes pour une action politique informée et concertée

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, Internet et liberté, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 4 janvier 2017 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

4 janvier 2017

 

Surfant comme à l’accoutumée la blogosphère dissidente, nous nous sommes aperçus récemment en lisant les commentaires, d’un intérêt grandissant pour l’Idée anarchiste et une croissance incontestable de la demande sur ce qu’il conviendrait de lire pour en savoir plus par soi-même et hors des délires propagandistes entendus ou vus ici et là sur la toile et la sphère de l’establishment afin de discréditer et de diaboliser l’anarchie et ses principes fondateurs d’une société égalitaire, anti-autoritaire, et non coercitive, qui terrifie l’oligarchie et la survie de son petit monde privilégié de la domination et de la violence.

Pour répondre à cette demande, en tant que blog anarchiste ayant étudié de près toute cette affaire depuis bien des années, nous avons décidé d’établir une petite liste utile, bien ententu non exhaustive loin de là, de ce que tout à chacun pourrait ou devrait lire afin d’en savoir plus et de se faire une idée sur l’Idée de manière indépendante.

C’est en fait ce que tout anarchiste souhaite: que le plus de personnes possible décident de leur propre chef d’en savoir plus et étudient poue se rendre compte par eux-mêmes de ce qui n’est en rien une idéologie mais bien plutôt une façon de penser, de se comporter dans la vie de tous les jours et donc une façon de vivre, tout simplement, bien au-delà de toutes les fadaises vues et entendues en provenance de sources qui simplement ne savent pas grand chose de ce qu’ils avancent ou intoxiquent à dessein l’opinion publique.

Assez de blablatage, voici une petite liste pour se mettre confortablement sur le chemin de la véritable question sociale, nous mettons en lien toute lecture possible gratuite sur la toile si disponible:

Littérature anarchiste

Pour commencer simplement, il y a un petit livre incontrournable, très bien fait, écrit par Daniel Guérin et publié aux éditions Gallimard en 1965, intitulé: “L’anarchisme, de la doctrine à l’action”. L’édition de langue anglaise de 1970 est préfacée par Noam Chomsky. On le trouve chez Folio pour pas cher.

L’ouvrage de 158 pages dans sa version anglaise, est divisé en trois chapitres:

  1. Les idées de base de l’anarchisme
  2. A la recherche d’une nouvelle société
  3. L’anarchisme et sa pratique révolutionnaire

Le 3ème chapitre parle de la période de 1880 à 1914 puis de l’anarchisme dans la révolution russe de 1917 , de l’anarchisme des conseils ouvriers italiens de 1920 et enfin l’anarchisme et la révolution sociale espagnole 1936-39

Ensuite, une fois assimilé le mimimum basique savamment dispensé par le livre de Guérin, il est assez incontournable de lire la trilogie anarchiste avec dans l’ordre chronologique:

Puis, au gré du temps lire ces auteurs également essentiels en tête desquels npus mettrons Gustav Landauer et ses deux ouvrages “La révolution” et surtout “L’appel au socialisme”.

A lire également avec le plus grand intérêt:

Plus près de nous dans l’époque “moderne”: des anthropologues anarchistes:

Concernant l’histoire critique pour balayer certains grands mythes tenaces:

  • Howard Zinn et son “Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours”
  • Annie Lacroix-Riz: “L’histoire sous influence” et “L’histoire toujours sous influence”
  • Jean-Paul Demoule: “On a retrouvé l’histoire de France” et “Les Gaulois”
  • Marylène Patou-Mathis: “Néanderthal, une autre humanité” et son excellent “Préhistoire de la violence et de la guerre”

Pensée critique rejoignant la pensée anarchiste:

Le seul penseur et activiste marxiste valant la peine d’être lu à notre sens:

  • Antonio Gramsci: “Ecrits politiques”, “Cahiers de prison”

Bonne lecture à toutes et tous !

Résistance politique: Information, narratif, historiographie, histoire et falsification…

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Toujours avoir présent à l’esprit qu’avant de devenir “historique”, part du passé, répertorié objectivement ou pas, un évènement est d’abord une “info”, un entrefilet ou une narration de presse, Ainsi donc, qui contrôle le narratif, codifie selon l’idéologie dominante du moment, l’info et donc, à terme, sa “sauvegarde” historique. Donc, si “on ne peut pas être neutre dans un train en marche” comme le disait Howard Zinn, celui-ci ajoutait que “ne pas connaître l’histoire, c’est comme être né hier.”

Disons NON ! haut et fort aux “ministères de la vérité” de tout poil et rapproprions-nous l’histoire et le narratif contemporain et affirmons comme le disait Orwell que “dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”

~ Résistance 71 ~

Occident: la réécriture du passé

Manlio Dinucci

27 décembre 2016

Source:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8040

« Massacre de Berlin, pourquoi le terroriste a-t-il laissé ses papiers ? » : se demande le Corriere della Sera, en parlant d’ « étrangetés ». Pour avoir la réponse il suffit de regarder le passé récent, mais de celui-là il n’y a plus de mémoire.

Il a été réécrit par le « Ministère de la Vérité » qui -imaginé par George Orwell dans son roman de politique-fiction 1984, critique du « totalitarisme stalinien » – est devenu réalité dans les « démocraties occidentales ». Ainsi a été effacée l’histoire documentée des dernières années.

Celle de la guerre USA/Otan contre la Libye, décidée -comme le prouvent les emails de la Clinton- pour bloquer le plan Kadhafi de créer une monnaie africaine alternative au dollar et au franc Cfa. Guerre initiée par une opération secrète autorisée par le président Obama, en finançant et armant des groupes islamistes d’abord classifiés comme terroristes, parmi lesquels les noyaux du futur Isis. Ensuite approvisionnés en armes à travers un réseau Cia (documenté par le New York Times en mars 2013) quand, après avoir contribué à renverser Kadhafi, ils sont passés en 2011 en Syrie pour renverser Assad et attaquer ensuite l’Irak (au moment où le gouvernement al-Maliki s’éloignait de l’Occident, en se rapprochant de Pékin et de Moscou). Effacé le document de l’Agence de renseignement du Pentagone (daté du 12 août 2012, déclassifié le 18 mai 2015), dans lequel on affirme que « les pays occidentaux, les états du Golfe et la Turquie soutiennent en Syrie les forces qui tentent de contrôler les zones orientales » et qu’il y a, dans ce but, « la possibilité d’établir une principauté salafiste en Syrie orientale ».

Effacée la documentation photographique du sénateur McCain qui, en mission en Syrie pour le compte de la Maison Blanche, rencontre en mai 2013 Ibrahim al-Badri, le « calife » à la tête de l’Isis. En même temps, s’inspirant de la « novlangue » orwellienne, on adapte au cas par cas le langage politico-médiatique : les terroristes, ainsi définis seulement quand ils servent à terroriser l’opinion publique occidentale pour qu’elle soutienne la stratégie USA/Otan, se trouvent qualifiés d’ « opposants » ou de « rebelles » lorsqu’ils perpètrent des massacres de civils en Syrie. Utilisant la « novlangue » des images, on cache pendant des années la condition dramatique de la population d’Alep, occupée par les formations terroristes soutenues par l’Occident, mais, quand les forces syriennes soutenues par la Russie commencent à libérer la ville, on montre chaque jour le « martyre d’Alep ».

On dissimule par contre la capture par les forces gouvernementales, le 16 décembre, d’un commando de la « Coalition pour la Syrie » -formé de 14 officiers des Etats-Unis, Israël, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie, Jordanie, Maroc, – qui, d’un bunker dans Alep-Est, coordonnait les terroristes d’Al Nosra et autres.

On peut, sur ce fond, répondre à la question du Corriere della Sera : comme il est déjà arrivé dans le massacre de Charlie Hebdo et dans d’autres, les terroristes oublient ou laissent volontairement une carte d’identité pour être immédiatement identifiés et tués. A Berlin d’autres « étrangetés » ont été constatées : en perquisitionnant le camion immédiatement après le massacre, la police et les services secrets ne s’aperçoivent pas que sous le siège du conducteur se trouve la carte d’identité du Tunisien, avec un tas de photos. Ils arrêtent donc un Pakistanais, qu’ils relâchent un jour après pour insuffisance de preuves. C’est alors qu’un agent particulièrement expert va regarder sous le siège du conducteur, où il découvre les papiers du terroriste. Intercepté par hasard en pleine nuit et tué par une patrouille vers la gare de Sesto San Giovanni (Milan), à un kilomètre de l’endroit d’où était parti le camion polonais utilisé pour le massacre. Tout cela documenté par le « Ministère de la Vérité ».

Manlio Dinucci

Edition de mardi 27 décembre 2016 de il manifesto
http://ilmanifesto.info/occidente-la-riscrittura-del-passato/ 
traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Santé: Nouvel épisode de la dictature vaccinale…

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Lire notre dossier « santé et vaccins » sur Résistance 71

 

Vaccins le dernier coup de poignard de Marisol Touraine

 

Jean-Marc Dupuis

 

Décembre 2016

 

Source: Santé Nature & Innovation

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

 

Cette fois, je me suis dit que la folie s’était emparée des autorités de santé.

 

Mercredi dernier, le 30 novembre, après une année de pseudo « consultations démocratiques », le comité sur la vaccination a rendu son rapport, dans lequel il préconise de :

faire passer de trois à onze le nombre de vaccins obligatoires pour les nourrissons (plus les rappels) [1].

Cela ressemble au dernier coup de poignard de la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Ainsi, dans son esprit :

  • puisque les gens demandent le retour du bon vieux vaccin DT-Polio sans aluminium ;
  • puisqu’ils n’ont pas l’air contents qu’on injecte à la place à leurs bébés un super-vaccin avec aluminium et trois vaccins non obligatoires supplémentaires,

alors la solution la plus simple, selon elle, est de :

  • rendre obligatoires tous les vaccins présents dans le super-vaccin
  • et, tant qu’on y est, rendre obligatoires encore cinq vaccins supplémentaires (pneumocoque, méningocoque C et triple vaccin ROR).

Un tel abus de pouvoir paraîtrait déjà inimaginable.

Et pourtant, ce n’est pas tout.

Ce n’est pas tout

Pour nous « assaisonner » jusqu’au bout, le comité recommande de :

mettre à la charge de la collectivité (c’est-à-dire vous et moi) les inévitables accidents qui découleraient de la généralisation des vaccins, par un « régime d’indemnisation pris en charge par la solidarité nationale », plutôt qu’à celle de l’industrie pharmaceutique (voir page 32 du rapport) ;

« la mise en œuvre sans délai de l’ensemble de ces recommandations » afin de ne pas nous laisser le temps de réagir (page 32 du rapport) ;

envisager le « changement de statut » – c’est-à-dire rendre obligatoire- du très controversé vaccin contre le papillomavirus (contre le cancer du col de l’utérus), et même d’étendre la vaccination « aux jeunes garçons » (page 33 du rapport) !

Que cherchent-ils à faire ?

À mettre le feu aux poudres ?

À déclencher un sentiment d’injustice et de révolte, et perdre le peu de crédibilité qui leur reste ?

Une vaste mascarade

Déjà, la crédibilité de cette consultation prétendument « démocratique » sur les vaccins avait été ébranlée en février lorsqu’un haut fonctionnaire avait claqué la porte du ministère de la Santé.

Ancien diplômé de Sciences-Po Paris, secrétaire général de la Conférence nationale de santé (CNS), Thomas Dietrich a démissionné pour dénoncer la « vaste mascarade » que constitue la « démocratie en santé » [2].

Il dénonçait, en particulier, le fait que le débat public sur la vaccination ait été confié à un institut faussement démocratique, fondé en 2015 et géré par une des anciennes conseillères de Marisol Touraine, l’Institut pour la démocratie en santé.

« Il lui fallait s’assurer que la démocratie en santé serait à sa botte », a-t-il expliqué au sujet de Marisol Touraine, selon « la volonté de la ministre de cadenasser l’ensemble des moyens d’expression de la démocratie en santé ».

De son côté, le quotidien Libération s’étonnait que « l’élaboration de cette parole citoyenne s’est faite en l’absence de toute publicité [3] ».

Je vous le confirme : au cas où vous vous seriez posé la question, je n’ai pas eu la possibilité de participer à ces débats prétendument ouverts, et personne dans mon entourage non plus !

La voix de son maître

Je n’ai pas été surpris de constater que les conclusions de la « consultation citoyenne » sur les vaccins reflétaient dans les plus menus détails la position personnelle de la ministre Marisol Touraine, qui avait fameusement déclaré : « La vaccination, ça ne se discute pas [4]. »

Néanmoins, je ne m’attendais pas à une telle agressivité, une telle hâte d’aller à l’encontre de la volonté des citoyens, un tel manque de respect pour les légitimes préoccupations de la population.

(la suite ci-dessous)

 

Les remèdes que votre médecin ne vous propose pas…

Que ce soit par manque de formation ou par conviction, de nombreux médecins ne proposent pas toutes les solutions à leurs patients pour soulager leurs douleurs et soigner les maladies liées à l’âge. Il existe pourtant des solutions pour vous aider à vivre en bonne santé longtemps… Rendez-vous ici pour en savoir plus.

Suite de la lettre de ce jour :

Personne ne souhaite le retour des grandes épidémies. Personne ne souhaite exposer ses enfants à des maladies. Il est faux également de taxer de dangereux « antivaccins » les personnes qui interrogent la politique vaccinale française.

Nous nous rappelons tous que, lorsque nous avons demandé le retour du vaccin DT-Polio avec l’IPSN et le professeur Joyeux, les accusations « d’antivaccins » n’ont pas tardé à fuser.

Cela ressemblait à une tactique pour empêcher le débat. Pourtant, aucun acte médical n’est anodin et ce n’est pas un crime que de réfléchir et de débattre.

Au contraire, selon la loi Kouchner du 4 mars 2002, « aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne ».

Est-on encore libre si l’État vous menace de rétorsion, d’exclusion, de répression en cas de désaccord ?

Ce n’est pas ma définition de la liberté.

Il est logique, normal et sain de se poser des questions avant de vacciner contre l’hépatite B et le papillomavirus des petits enfants qui n’ont aucun risque d’attraper ces maladies.

Quant aux autres, c’est à voir au cas par cas. Dès qu’on aborde le sujet des vaccins, on agite le chiffon rouge du retour des grandes maladies infectieuses, des hécatombes. On oublie un peu vite que :

  • les pays qui n’ont aucune vaccination obligatoire n’ont pas plus d’épidémies que la France (l’Allemagne et l’Espagne notamment) ;
  • la fin de l’obligation de vacciner contre la tuberculose n’a donné lieu à aucune recrudescence de la maladie chez les enfants.

Dernier coup de poignard de Marisol Touraine : agissez pour l’en empêcher

La question est de savoir maintenant si Marisol Touraine va oser mener l’offensive jusqu’au bout pour faire passer dans la précipitation ces nouvelles obligations vaccinales.

Sachant que les élections sont dans six mois et qu’elles signeront de façon presque certaine la fin de son ministère, il est à craindre, en effet, qu’elle ne tente de passer en force.

D’un autre côté, cette affaire de « rapport sur les vaccinations » était certainement pour elle aussi un moyen de sonder l’opinion, et de tester les résistances.

C’est pourquoi nous devons nous mobiliser, chacun à son niveau, pour manifester haut et fort notre totale opposition à ces procédés indignes d’une démocratie.

Une immense mobilisation citoyenne doit avoir lieu pour protester contre ces mesures dangereuses et injustes. Je sais que l’Institut pour la protection de la santé naturelle est sur le coup. Ses pétitions ont régulièrement dépassé le million de signatures.

Mais il ne faut pas qu’il soit seul à réagir. Le mouvement doit être divers, solidaire, multiple, et atteindre si possible plusieurs millions de personnes, stoppant net ce dernier « coup de poignard » de Marisol Touraine.

J’appelle tous les citoyens à réagir. Montrons-lui que nous ne sommes pas des moutons. Et que nous sommes aussi nombreux que déterminés !

Envoyez-moi vos initiatives (rassemblements, lettres ouvertes, manifestations, pétitions) en cliquant ici. Je les relayerai auprès de tous les lecteurs de Santé Nature Innovation.

Je compte sur vous.

Tous ensemble, nous pouvons changer le cours de l’histoire !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Censure et propagande… Le N.O.M se dirige vers son « moment Marie-Antoinette » (James Corbett)

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Le Financial Time de Londres l’admet: Les gardiens du N.O.M se dirigent vers le même destin que Marie-Antoinette

 

James Corbett

 

30 novembre 2016

 

url de l’article original:

https://www.corbettreport.com/ft-admits-nwo-gatekeepers-heading-for-marie-antoinette-moment/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un surprenant moment de lucidité, Wolfang Münchau a publié un éditorial dans le Financial Times (FT) de Londres qui comparait les “gardiens du temple” de “l’ordre mondialiste libéral” (ceci inclut bien entendu le FT) à Marie-Antoinette et à la maison des Bourbon de France, les laissant “manger leur brioche” en route vers leur guillotine.

Münchau sait de quoi il parle, en tant que rédacteur en chef associé du FT, il se trouve dans la position peu enviable d’agir comme le porte-parole des banksters retranchés à la City de Londres ; et au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les banksters ne sont pas/plus exactement les personnes les plus adulées de la planète ces temps-ci. Mais n’en croyez rien, et lisez plutôt:

Quelques révolutions auraient pu être évitées si la vieille garde s’était seulement réfreinée de toute provocation. Il n’y a aucune preuve de l’incident du ‘qu’ils mangent de la brioche’. Mais ceci est certainement le genre de choses que Marie-Antoinette aurait bien pu dire. Cela sonne vrai. Les Bourbon étaient durs à battre en tant qu’establishment n’ayant plus aucun contact avec la réalité.

Aujourd’hui, ils ont une sérieuse concurrence.

Notre establishment mondialiste libéral démocratique se comporte pratiquement de la même manière. Dans une époque où la Grande-Bretagne a voté pour sortir de l’UE, alors que Donald Trump a été élu président des Etats-Unis et que Marine Lepen est en marche sur l’Elysée pour 2017, nous, les gardiens de l’ordre libéral mondialiste, passons notre temps à en rajouter.
Je pense que nous comprenons tous ce qui se passe ici: une classe dirigeante essoufflée démoralisée et désorientée, pestant contre le fait qu’elle ne peut plus contrôler le narratif qui formate la perception publique dans le monde, cherche à se re-légitimer en se reconnectant avec le public.

C’est un vieux truc qui marche souvent. Admettez vos erreurs et vos méfaits, reconnaissez la colère du public, son sentiment de frustration, ajustez la rhétorique adéquatement pour reconnecter le public avec le but de construire “l’ordre mondialiste libéral”, rincez et répétez autant de fois que nécessaire.

Donnons un bon point à Münchau, il est pas mal à ce truc et quelques unes des phrases coup-de-poing de son éditorial devraient être inscrites sur les fronts de tous les politiciens véreux et gluants ainsi que sur ceux de leur maîtres banquiers. “A cause d’une tendance à exagérer, les macroéconomistes ne sont plus considérés comme des experts sur la macroéconomie.” Non, vraiment ?…

Pourtant, l’éditorial est construit avec le piège induit auquel on est en droit de s’attendre en provenance de la grande gueule nourrie et fabriquée de la finance. Le problème, nous dit-on, est le “flot ncontrôlé de gens et de capital” ainsi que “l’inégale distribution des revenus”. Merde, je me demande comment les oligarques en place se proposent de règler ce problème ? Quand votre seul outil est le marteau de la règlementation gouvernementale et son interventionnisme, tous les problèmes ressemblent à un clou ayant un peu rop de liberté. Juste une autre petite chose pour les politiciens bons samaritains, bien intentionnés mais si mal dirigés pour réguler tout çà carré-boulon, je suppose.

Mais gardez à l’esprit que l’”ordre mondlaiste libéral” ne va pas s’effondrer gentiment et que pour tout “bon flic gentil” comme Münchau portant le gant de velours de la rhétorique populiste douillette, il y a un “sale méchant flic” qui attend juste de montrer le poing de sa main de fer.

Comme le Conseil Atlantique ; ils viennent juste de décrocher la timbale avec leur incroyable course à l’échalotte jusqu’au fond du tonneau dans leur guere froide 2.0 menée par la clique néoconservatrice qui pousse contre la “propagande russe” (alias tous ceux, incluant le Corbett Report, qui ne répète pas comme des perroquets chapitres et versets de la propagande officielle néo-libérale idoine). Leur contribution est devenue une farce hystérique à se pisser dessus intitulée “Les chevaux de troie du Kremlin” (“The Kremlin’s Trojan Horses.”). Ce superbe morceau de bravoure néo-mccarthyste identifie chaque mouvement populiste européen comme un agent secret d’une 5ème colonne russe sur le continent, travaillant pour les intérêts de maîtres du mal en tout et pour tout et leur grand manitou: Adolf Belzebub Poutine. Le pamphlet non seulement montre du doigt les suspects habituels des espaces traditionnels de l’extrême droite européenne avec les LePen, Front national, PEDIGA etc… mais aussi des gens comme Jeremy Corbyn et son Parti Travailliste britannique et, bizarrement, l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder.

Ceci combiné avec les tentatives récentes de diaboliser tous les médias alternatifs sur internet en les étiquetant de propagateurs de “fausses informations” et/ou de “propagande russe”, il n’y a aucun doute que l’élite politique ayant complètement perdu tout contact avec la réalité des choses et sur laquelle écrit Münchau, n’est pas seulement en train de dégringoler vers son moment à la Marie-Antoinette, mais elle est en train de mettre la post-combustion pour y accéder plus vite. Bien évidemment, ces gugusses pensent toujours qu’une censure des plus lourdes va rediriger le peuple de retour vers les porte-voix médiatiques de l’establishment, qui viennent tout récemment de pulvériser tous les records de mécontentement et de non-confiance parmi le public. Ils ne pourraient pas avoir plus tort avec cette supposition.

Oui, l’ordre mondialiste comme envisionné par les banksters et leurs marionnettes politiciennes est en train de s’effondrer et oui, çà va être chaotique, sale, et violent. Mais vous admettrez que ce sera un grand spectacle à observer.

Peut-être que les gens mangeront bien leur brioche après tout.