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Résistance politique et réflexion sur les médias…

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De l’autre côté du miroir

Réflexions sur les médias

 

Salto subversion & anarchie

2013

 

« Je ne sais pas ce que vous entendez par “gloire” », dit Alice. Humpty Dumpty sourit d’un air méprisant : « Bien sûr que vous ne le savez pas, puisque je ne vous l’ai pas encore expliqué. J’entendais par là : “Voilà pour vous un bel argument sans réplique !” » « Mais “gloire” ne signifie pas “bel argument sans réplique” », objecta Alice. « Lorsque moi j’emploie un mot, répliqua Humpty Dumpty d’un ton de voix quelque peu dédaigneux, il signifie exactement ce qu’il me plaît qu’il signifie, ni plus, ni moins. » « La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu’ils veulent dire. » « La question, riposta Humpty Dumpty, est de savoir qui est le maître… C’est tout. » (Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir.)

En Europe, l’État moderne a hérité, en le sécularisant et en l’adaptant aux besoins du capitalisme, du mode de représentation spécifique au christianisme. La démocratie avec les institutions et les formes de représentation qui l’accompagnent et qui la sanctifient – dont les médias sont l’une des pièces maîtresses -, est véritablement le ciel idéalisé du monde terrestre du capital. Elle rappelle, par bien des côtés, l’univers chrétien avec ses fidèles, ses rites, sa hiérarchie ecclésiastique et même ses hérétiques. Les citoyens continuent, sous des costumes profanes, à se comporter en partie comme des chrétiens. Ils protestent parfois contre les abus des ministres terrestres du dieu démocratique et contre la fourberie des interprètes de sa parole, à l’occasion de façon impertinente, en les insultant, en les chassant et parfois en les rossant. Il leur arrive même de refuser de participer aux cérémonies présidant au choix et à l’intronisation de leurs élus par l’intermédiaire des élections – encore le jargon religieux ! Mais ils ne vont pas jusqu’à briser l’idole et à rejeter en totalité le système global de représentation qui l’enveloppe. Là, ils restent paralysés, comme frappés de terreur sacrée face à l’ampleur du sacrilège. Malgré leurs poussées de colère et de méfiance, ils continuent à y croire et à l’accepter pour autant qu’il prenne des apparences plus aimables, fasse mine d’écouter leurs doléances et de les rapporter aux représentants du peuple souverain. Et nombre de contestataires qui crachent sur la mise en spectacle de la réalité effectuée par l’institution étatique n’hésitent pourtant pas à céder aux appels de pied des médias, voire à les solliciter.

Il est donc impossible d’en rester à la stigmatisation des médias pour leurs omissions, leurs déformations, leurs falsifications, leurs calomnies, leur rôle de relais de la police, etc. Sinon, la rupture avec les bases même de l’État, telles qu’elles furent constituées à l’époque de la prise du pouvoir par la bourgeoisie, reste incomplète. Car les illusions sur la possibilité d’utiliser les médias sont la conséquence et la consécration de celles, concomitantes à la création et à la consolidation de l’État démocratique, sur la possibilité de prendre part aux assemblées souveraines, en premier lieu l’assemblée parlementaire, dans l’objectif de les transformer en tribunes de diffusion des idées subversives. L’auréole qui entourait, au lendemain de la Commune de Paris, la représentation parlementaire devait finalement, vu la multiplication des dispositifs et des médiations mis en place dans tous les domaines de la vie sociale, et vu la résorption relative de la politique dans l’économie et dans le social, être élargie à la représentation en général, au fur et à mesure que le capital labourait et domestiquait l’ensemble de la société.

C’est ainsi que le spectacle de la politique, désormais bien décrépi, est devenu le spectacle du monde par l’intermédiaire des médias, la culture jouant ici le rôle de l’une des prothèses essentielles de la politique. Par suite, quasi personne ne pense plus à participer aux élections (nationales ou communales) dans l’objectif de les retourner pour en faire des tribunes et pour en faciliter le dynamitage en cas d’insurrection. Par contre, l’argumentation de type léniniste, employée hier pour justifier la participation à la tribune parlementaire, est reprise presque à l’identique aujourd’hui pour affirmer que les révolutionnaires peuvent utiliser, à l’occasion, les tribunes que représenteraient les médias pour communiquer leurs idées – la communication est la transcription du terme désormais suspect de propagande. Bien entendu, face aux réticences que génèrent leur « subtile » tactique, à peu près aussi « subtile » que le parlementarisme des partis communistes d’antan, les adeptes de la dissidence journalistique déposent les mêmes bémols sur la même partition usée jusqu’à la corde, avec des promesses solennelles du genre : « L’utilisation des médias ne sera pas le nombril de notre activité. » Mais, dès que l’on a mis le pouce dans les engrenages de la représentation, il est difficile de l’en retirer et il n’est pas rare que, peu à peu, le corps y passe en entier, tête comprise. Dans Humain, trop humain, Nietzsche a bien résumé le processus amenant les individus, qui croient possible de jouer au plus malin avec la domination sans disposer du pouvoir réel, à en devenir de vulgaires partisans :

« À force de croire pouvoir endosser sans conséquences les rôles les plus divers, l’individu change peu à peu. À la fin, il n’est plus que ce qu’il croyait paraître. »

De même, l’antique préjugé religieux sur la toute-puissance attribuée au verbe est loin d’être dépassé, préjugé qui, hier encore, justifiait que les partis léninistes créent des fractions parlementaires, qui ne devaient pas participer aux commissions parlementaires et jouer seulement le rôle de tribuns du haut de leur perchoir. L’histoire du parlementarisme révolutionnaire a montré que les prétendus propagandistes étaient devenus, en règle générale et à bref délai, des députés au sens le plus habituel du terme, leur phraséologie révolutionnaire camouflant leur activité de gestionnaires de l’État. De même aujourd’hui, on imagine parfois pouvoir faire irruption sur le terrain de la représentation médiatique pour le labourer, en quelque sorte, avec le langage de la subversion. Mais ce n’est que dans la mythologie biblique que les trompettes détruisirent les murailles de Jéricho. De telles conceptions, qui accordent des vertus quasi magiques au verbe révolutionnaire, pouvaient faire encore illusion lorsque le système de représentation officiel du capitalisme le traitait en permanence en ennemi, le censurait, l’ignorait, etc. Mais l’histoire des poussées révolutionnaires, en particulier celles des années 1960-1970 et de leurs échecs successifs, est passée par là. Leurs caractéristiques inédites, entre autres leur critique embryonnaire de la séparation politique et du rôle de laquais du pouvoir d’État joué par les médias institutionnels ont affecté en profondeur le système de représentation contemporain. Loin d’être la simple conséquence de l’évolution propre du capital, il est aussi l’exécuteur testamentaire des illusions de ces révoltes, en particulier de la tendance à charger le langage de plus de potentialités subversives qu’il ne peut en avoir. L’État démocratique a pu ainsi effectuer la neutralisation des idées qu’elles portaient plutôt que les interdire.

Désormais, le fossé est pour l’essentiel comblé. Lorsque des formes d’expression hostiles à la société semblent prendre de la vigueur et acquérir quelque influence hors des sentiers balisés, les pires ennemis ne sont plus les censeurs, mais les récupérateurs et les experts en reconnaissance sociale et étatique, des journalistes aux sociologues. La démocratie fonctionne ainsi : les choses qu’elle ne peut pas ignorer, elle les reconnaît pour mieux les réduire à rien en les vidant de leur sens. Pour les irréductibles qui refusent de jouer le jeu, il reste évidemment la coercition. Mais plus les oppositions que l’État arrive à séduire paraissent subversives, plus le système de représentation y gagne. L’essentiel est qu’elles ne dé- bouchent pas sur quelque tentative de transformation du monde. En la matière, le rôle des médias est déterminant. Il y a longtemps qu’elles ne se contentent plus de dépeindre sous des couleurs chatoyantes le monde capitaliste et de stigmatiser en bloc n’importe quelle tentative de le remettre en cause. Bien que le mensonge, en particulier le mensonge par omission, reste nécessaire, la domination actuelle est capable d’absorber sans crises majeures l’étalage des horreurs qui accompagnent son cours. Même la contestation peut parfois devenir marchandise, en particulier lorsqu’elle évolue sur le terrain politique et culturel. Là aussi, la récupération du refus embryonnaire de la politique, qui avait cours dans les années 1960-1970, a été décisive. La politique dite révolutionnaire est devenue objet de représentation officielle, après avoir perdu son sel réellement révolutionnaire. Les médias y gagnent la faculté de représenter de façon réifiée les révoltes, de purger les passions de ce qu’elles peuvent avoir de subversif, de transformer les rêves et les tentatives de bouleverser le monde en d’inoffensives rêvasseries qui ne changent rien à la vie de ceux qui participent au spectacle de la consolation citoyenne. Les médias ont en fait des informations au même titre que le reste, des masses de données à sélectionner, à traiter et à régurgiter aux spectateurs désabusés par le spectacle quotidien du monde, qui va de crises en catastrophes, mais toujours à la recherche de nouvelles drogues médiatiques, aussi excitantes qu’éphémères. Ainsi tourne le monde de la marchandise la plus moderne.

Face à la désaffection envers la politique et à la dégénérescence des partis en clans occupés à gérer les affaires courantes, l’État a reconnu qu’il ne pouvait plus régenter la société seulement par les moyens habituels : par la coercition sans phrases et la gestion administrative des populations. Il y a là des fissures peut-être pleines de risques qui apparaissent et le pouvoir d’État a horreur du vide. C’est pourquoi l’heure est au serrage de vis, mais aussi à la participation de tous au spectacle qu’offre la démocratie. La censure existe toujours par intermittence, mais c’est essentiellement l’autocensure qui domine. La domination moderne ne peut se maintenir par le biais de la seule contrainte imposée comme telle et sans faire participer ceux et celles qu’elle écrase, à des degrés divers, au maintien de leur propre subordination. Elle favorise donc la mise en place des médiations destinées à encadrer et à neutraliser les tentatives de contestation embryonnaires, tels les colloques, les discutions contradictoires et les consultations, relayés par les médias et parfois organisés avec eux, voire par eux, dans lesquels les associations de citoyens sont invitées à débattre et à donner leur avis sur les « questions de société », déjà tranchées pour l’essentiel dans les coulisses du pouvoir d’État, afin de participer à la cogestion de leur aliénation. Les médias, même les plus contestataires d’entre eux, constituent donc des pièces maîtresses du dispositif de neutralisation en cours d’institutionnalisation. Ils jouent le rôle de relais de l’État pour combler les vides générés par l’atomisation de la vie quotidienne, pour « resocialiser les citoyens » et leur « redonner goût à la politique », comme l’affirment les sociologues. En d’autres termes, les médias participent pleinement au processus de sélection et de reconnaissance par l’État de leaders, d’associations, de lobbys, etc., qui sont censés représenter les forces d’opposition qui agitent la prétendue société civile. Au point que, contrairement à ce qui arrivait à l’époque de la reconnaissance par l’État des associations syndicales, il suffit aujourd’hui que telle ou telle vedette de la contestation soit reconnue par les médias comme interlocuteur pour que l’on dise d’elle qu’elle est représentative. Sans même savoir de qui et de quoi. Les médias donnent ainsi quelque apparence de force à des choses qui, parfois, en ont peu, ou pas du tout.

Dans de telles conditions, l’idée d’utiliser à l’avantage des révolutionnaires les niches médiatiques que le pouvoir leur concède n’est pas seulement illusoire. Elle est franchement dangereuse. Leur seule présence sur les plateaux ne suffit à fissurer le carcan de l’idéologie dans la tête des spectateurs. À moins de confondre puissance d’expression et puissance de transformation et à croire que le sens de ce que l’on exprime, par la parole, par la plume, par l’image, etc., est donné a priori, sans avoir à se préoccuper de savoir qui a le pouvoir de le faire. Il y aurait là du contenu qui pourrait exister sous des formes diverses sans en être affecté. Vieille illusion du monde réifié dans lequel les activités apparaissent comme des choses en soi détachées de la société. Mais pas plus que d’autres formes d’expression, la forme subversive du langage est la garante de l’incorruptibilité du sens. Elle n’est pas immunisée contre les dangers de la communication. Il suffit de l’exprimer sur les terrains propres à la domination pour en miner la signification, voire pour l’inverser.

C’est très exactement ce qui arrive sur le terrain des médias, lorsque l’on accepte d’y intervenir, même de façon insolente. Séparées de l’ensemble des conditions qui participaient à leur donner leur sens, les idées contestataires, même lorsque les médias n’y changent pas la moindre virgule, n’apparaissent plus que comme des opinions balancées sur le marché médiatique des idées, comme des interprétations du monde, voire des interprétations de la transformation du monde, parmi d’autres, bref des prises de position sans conséquences réelles. Au fond, il arrive ici, par exemple dans les tables rondes, ce qui est déjà advenu à l’époque de la naissance du parlementarisme. Des députés d’opposition prononçaient même parfois dans l’hémicycle des discours incendiaires qui les conduisaient en prison. Pourtant, en acceptant d’intervenir sur le terrain de la représentation politique, dont la clé de voûte était alors la Chambre des députés, ils apportaient de l’eau au moulin de la domination. À l’origine, ils pensaient sans doute diffuser leurs discours révolutionnaires en direction des populations qui, pétries d’illusions démocratiques, étaient à l’écoute de ce qui était débattu dans l’enceinte parlementaire. En réalité, ils étaient en train de passer de l’autre côté du miroir et commençaient à dialoguer avec le pouvoir d’État. Rien d’étonnant qu’ils aient fini, en règle générale, par y participer, voire par en prendre la direction. Car le spectacle n’est pas réductible à des ensembles d’images, mais il constitue le système de représentation dominant, intégré aux rapports sociaux entre des personnes, médiatisés par des images, rapports propres à la domination du capital. Partie intégrante de la domination, les médias participent également à l’instrumentalisation des relations sociales.

Avec l’introduction et la généralisation des nouveaux médias digitaux comme Internet, l’utilisation des « vieux » médias à des fins « subversives » semble laisser la place à l’intégration de toute une génération d’activistes, voire de révolutionnaires et d’anarchistes, dans les sphères virtuelles. Même quand ils identifient ces médias et leurs corollaires « participatifs » et « sociaux » comme des instruments de la domination, ils croient pouvoir en faire un usage qui nuirait à cette nouvelle forme de production de la pacification sociale. Mais le contenu cède rapidement la place aux exigences inhérentes à ces instruments et à toute la technologie de communication : rapidité, compatibilité avec l’ensemble, réductionnisme, reconnaissance par et dans le spectacle virtuel, efficacité. La subversion dans la pensée et dans les actes ne peut être imaginée que comme un mouvement de libération de telles caractéristiques. La représentation dans le monde virtuel suit la même ligne logique qui va de l’assemblée parlementaire aux médias : elle suscite l’illusion de combler la lacune entre les discours révolutionnaires et les véritables poussées subversives et reculs dans les rapports sociaux. Ce qui peut être représenté, ne saurait longtemps résister à l’intégration dans la gestion moderne de l’ordre.

Les spectateurs, même les plus informés, n’en restent pas moins des spectateurs. Il règne entre eux le silence ou le rabâchage des clichés aussi protéiformes que banals qui correspondent aux rapports entre marchandises. Ils restent isolés ensemble. Toutes les formes de langage leur sont alors étrangères et s’autonomisent comme discours du pouvoir. Le spectacle est l’inverse du dialogue, de la rencontre et de la recherche d’affinités pour combattre le système qui nous sépare et nous traite comme des objets manipulables à volonté. Refusons donc des formes d’instrumentalisation, telles que la participation au spectacle médiatique, et traitons-les comme elles le méritent : en ennemies. N’oublions jamais que, séparés de l’activité subversive, les modes d’expression, aussi subversifs qu’ils puissent paraître, finissent par perdre leur saveur. À nous de mettre en œuvre nos modes de dialogue, par la plume et par d’autres moyens qui nous sont propres.

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Que faire ?

L’anarchie pour la jeunesse

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer

le bouclier du lanceur d’alerte

 

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Résistance à la censure et à l’oppression: L’effet des persécutions (Pierre Kropotkine)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, société libertaire, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 septembre 2018 by Résistance 71

Nous publions ce texte peu connu de Kropotkine tant le contexte actuel de montée irrémédiable de la censure, de l’oppression et de tous les goulags en devenir est glauque…
La persécution ne pourra JAMAIS détruire l’Idée… JAMAIS.
Eh l’empire, rends-toi tu es cerné !

~ Résistance 71 ~

 

L’effet des persécutions

 

Pierre Kropotkine

“Les temps nouveaux”, mai 1895

 

Pendant quinze mois on a tout mis en mouvement pour étouffer l’anarchie. On a réduit la presse au silence, supprimé les hommes, fusillé à bout portant en Guyane, transporté dans les îles en Espagne, incarcéré par milliers en Italie, sans même se donner le luxe de lois draconiennes ou de comédies judiciaires. On a cherché partout jusqu’à affamer la femme et l’enfant en envoyant la police faire pression sur les patrons qui osaient encore donner du travail à des anarchistes.

On ne s’est arrêté devant aucun moyen afin d’écraser les hommes et étouffer l’idée.

Et, malgré tout, jamais l’idée n’a fait autant de progrès qu’elle en a fait pendant ces quinze mois.

Jamais elle n’a gagné si rapidement des adhérents.

Jamais elle n’a si bien pénétré dans des milieux, autrefois réfractaires à tout socialisme.

Et jamais on n’a si bien démontré que cette conception de la société sans exploitation, ni autorité, était un résultat nécessaire de tout le monceau d’idées qui s’opère depuis le siècle passé ; qu’elle à ses racines profondes dans tout ce qui a été dit depuis trente ans dans le domaine de la jeune science du développement des sociétés, dans la science des sentiments moraux, dans la philosophie de l’histoire et dans la philosophie en général.

Et l’on entend dire déjà : ― « L’anarchie ? Mais, c’est le résumé de la pensée du siècle à venir ! Méfiez-vous-en, si vous cherchez à retourner vers le passé. Saluez-la si vous voulez un avenir de progrès et de liberté ! »

* * *

Alors que l’étiquette seule d’anarchiste valait, de par la loi, la relégation en Guyane et la mort lente sous les fièvres paludéennes et la crapaudine des gardes-chiourme, ― qu’est-ce qui occupait surtout la presse ?

On se souvient de l’enquête sur l’anarchie faite par un grand journal de Paris, ― « Pour porter le front haut et serein, comme ils le portent, ils doivent être inspirés d’un grand idéal » ― disait-on. « Il faut le connaître ! » Et on a lu les centaines d’articles de la presse quotodienne et mensuelle, commencés peut-être avec le désir d’écraser « l’hydre aux cent têtes », mais terminés souvent par la justification des idées et des hommes.

La jeunesse des écoles si longuement réfractaire à un socialisme qui, commencé glorieusement, finissait par une loi de huit heures ou une expropriation des chemins de fer par l’État, ― a salué la nouvelle venue. Les jeunes y ont aperçu une conception large, puissante de la vie des sociétés, embrassant tous les rapports humains et portant dans tous ces rapports la fierté, la force, l’initiative de l’homme libre ― essence même de tout progrès. Et, dans leurs meilleurs représentants, les jeunes se sont passionnés pour une conception qui leur fait comprendre comment l’affranchissement du travailleur devient l’affranchissement de l’homme ; comment communisme et anarchie brisent toutes les entraves dans lesquelles une société chrétienne, de droit-romain et jacobine étouffait la liberté de l’être humain.

* * *

La presse anglaise, ― surtout le journal hebdomadaire qui parle aux paysans et aux travailleurs ― a pris sa part dans la discussion des principes, de l’idéal, des voies et des moyens anarchistes. Pendant des mois et des mois, cinq ou six des journaux les plus lus par les masses dans les provinces donnaient une ou deux colonnes de correspondance sur l’anarchie. ― « Assez, s’écriaient les éditeurs ; désormais nous cessons cette correspondance ! » Mais dès le numéro suivant, elle était rouverte à nouveau sur une nouvelle issue quelconque : individualisme et communisme, l’État et l’individu… On en ferait déjà des volumes, et elle dure encore !

* * *

En même temps, en Allemagne et en Russie, des travaux élaborés paraissent dans les revues sur les rapports entre la société et l’individu, les droits de l’État, le fait de l’individu se plaçant en dehors de la morale courante et l’influence de ce fait, les progrès de la morale publique, et ainsi de suite. On déterrait Godwin et Max Stirner ; on étudiait et commentait Nietzsche et on montrait comment l’anarchiste qui meurt sur l’échafaud se rattache au courant philosophique qui s’est traduit dans l’oeuvre du philosophe allemand.

Et enfin Tolstoï, parlant à tout le monde civilisé, montrait dans ses réponses aux critiques suscitées par son dernier livre, comme quoi, non seulement le chrétien, mais tout homme intelligent, quelle que soit sa philosophie, forcément doit rompre entièrement avec l’État qui organise l’exploitation du travailleur, ― doit refuser de prendre la moindre part dans les crimes, l’exploitation économique et les atrocités militaires commis par chaque État, quelle que soit son étiquette.

Pour résumer en quelques mots ― dans tous les domaines multiples de la pensée il s’est produit une poussée vers l’anarchie ; un profond travail d’idées s’accomplit, qui mène à l’anarchie et donne une force nouvelle au communisme.

* * *

Nous enregistrons ce travail avec bonheur. Mais nos idées se portent surtout ailleurs.

Nous cherchons les indices qui nous montrent que le même travail s’opère dans les classes qui peinent pour tout produire, sans jouir d’aucune des merveilles d’art, de science et de luxe qu’elle entasse sur la terre.

Nous trouvons partout de ces indices : dans les meetings, les congrès ouvriers, dans le langage même de ces réunions. Mais nous ne cessons de nous demander : « L’écho de ces discussions pénètre-t-il dans la demeure, le taudis du travailleur, la chaumière du paysan ? Le paysan et le travailleur entrevoient-ils la route qui les mènera à leur double affranchissement du Capital et de l’État ? Ou bien , leurrés par les savants, les prêtres, les journalistes, les admirateurs du pouvoir et toute la marmaille entretenue par l’État, ― maintiennent-ils encore la foi inébranlable dans les bienfaits du jacobinisme gouvernemental ? »

Leur critique de ce qui les fait souffrir, dépasse-t-elle la critique des individus ? S’élève-t-elle à la critique des principes sur lesquels le Capital, le salariat et leur créature ― l’État ― résident ?

L’idée d’union internationale de tous les opprimés s’implante-t-elle parmi eux, et leurs cœurs saignent-t-ils également à la nouvelle de massacres commis à Fourmies ou à Berlin, à Chicago ou à Vienne. Englobent-t-ils dans une même haine la bande internationale des exploiteurs, qu’ils s’appellent patriotes japonais ou français, allemands ou anglais ?

Née au sein du peuple, sous l’inspiration du peuple dans l’Association Internationale des Travailleurs et forte maintenant de tout l’appui qu’elle trouve dans l’étude, l’idée doit retourner au peuple, grandir dans son sein, l’inspirer de son souffle irrésistible.

Là seulement elle atteindra tout son développement. Là seulement, elle prendra corps et trouvera ses formes pour se substituer au monde ancien qui s’en va et reconstruire la société sur des bases d’égalité, de liberté entière de l’individu, de fraternité entre tous les hommes.

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Lectures complémentaires:

Emile_Pouget_textes-choisis-anarchistes-du-pere-peinard

Du_Principe_Federatif_Proudhon

La_Conquête_du_Pain_Kropotkine

voltairine-de-cleyre-une-anarchiste-americaine

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Un-autre-regard-anarchiste-sur-la-vie-avec-emma-goldman

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

Ecrits-choisis-anarchistes-sebastien-faure-mai-2018

Manifeste pour la Société des Sociétés

champs-usines-et-ateliers-par-pierre-kropotkine-1910

Dieu et lEtat_Bakounine

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Que faire ?

Le_monde_nouveau_Pierre_Besnard

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Les_amis_du_peuple_révolution_française

kropotkine_science-etat-et-societé

le-prince-de-levolution-Dugatkin

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Guerre de l’info et Nouvel Ordre Mondial: L’Union Européenne passe une directive sur les droits d’auteur sur la toile… La censure est en marche…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2018 by Résistance 71

 

Mais il suffit de dire NON !!… (Résistance 71)

 

Ne partagez pas cet article !… Les nouvelles lois sur les droits d’auteur passées par l’Union Européenne pourrait bien tuer l’internet libre

 

Neil Clark sur RT

 

20 septembre 2018

 

url de l’article: https://www.rt.com/op-ed/438925-eu-copyright-law-internet/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est en fait une bataille entre les milliardaires Axel Springer SE et Google. Mais ce sont les utilisateurs quotidiens de l’internet que seront les victimes de la nouvelle loi sur les droits d’auteurs de l’Union Européenne qui a besoin de modifications urgentes et immédiates.

C’est bien de partager. Mais le parlement européen ne le pense clairement pas. (NdT: l’auteur devrait comprendre que le “parlement européen” ne décide rien, il ne fait que valider des directives pondues par des commissaires politiques à la solde de tous les lobbies industriels, bancaires et commerciaux imaginables…). Sa nouvelle législation sur les droits d’auteur qui est passée la semaine dernière, met sévèrement la pression sur le partage en ligne. Le dynamisme même de l’internet en est menacé. Lorsque Tim Berners-Lee, le créateur du World Wide Web nous averti des dangers que posent cette nouvelle loi, nous devrions tous nous assoir et écouter attentivement.

D’abord, la législation fait glisser la responsabilité du téléchargement de matériel sous le coup de droits d’auteur aux plateformes internet elles-mêmes. Avant, c’était le boulot des entreprises qui pensaient des des droits d’auteurs avaient été violés de prendre action. Beaucoup n’en prenaient pas la peine et étaient aussi heureux que des matériaux soient téléchargés et utilisés sur des sites comme YouTube car elles savaient que cela faisait la promotion d’artistes, de leur travail et favorisait l’accroissement des ventes. Mais tout cela va changer.

Sous l’article 13 de la nouvelle loi, les plateformes devront installer des “filtres de téléchargement”. Ainsi YouTube pourra être privé de beaucoup de son contenu. Les plus gros sites pourront dans doute survivre mais, comme en avertit ZDnet, les plus petits sites pourront être plus facilement être mis hors business par une armada de “trolls des droits d’auteurs”. (NdT: cela va dans l’intérêt des gros qui élimineront las concurrence et établiront un de facto monopole dans tous les domaines…)

Il n’y a rien de mal à la protection de droits d’auteur (NdT: très discutable…). En tant qu’auteur de quelques cinq articles par semaine, je peux vous parler de ma frustration de voir mon travail “piraté” par un site commercial qui ne m’a même pas demandé la permission de reproduire mon travail, encore moins de me payer. Les lois de droits d’auteur ont besoin d’être réformées dans notre ère numérique. On dit penser un moyen pour les auteurs de recevoir plus facilement des compensations pour leur travail piraté. Le problème est que l’UE utilise maintenant un marteau piqueur pour ouvrir une noix.

Regardez la façon dont la capacité de se lier et de citer des autres travaux sans payer, est menacée par la directive.

Note de R71: notre position sur ce sujet est simple et nous l’avons exprimée à maintes reprises: tout ce qui est produit par l’humain appartient au patrimoine de l’humanité et doit être disponible pour toutes et tous, gratuitement en toute circonstance. En clair il n’y a pas plus de “droits d’auteur et de propriété intellectuelle” que de beurre en branche… Le meilleur moyen de réaliser cela est la gratuité, cesser de coller une étiquette de prix sur tout. A bas l’État, à bas l’argent, à bas le salariat, à bas la marchandise !

Des sites comme la section de RT’s ‘Op-ed’ que vous lisez en ce moment, pourrait bien être affectée de manière négative et même être mise hors d’action par ce type de loi. Un des avantages d’écrire des articles en ligne par rapport à la presse écrite et que bien des articles mentionnés peuvent être mis en hyperliens ou en note ce qui permet aux lecteurs d’aller directement à la source initiale et/ou originale. Mais l’article 11 de la nouvelle directive fait monter la crainte que des paiements devront être faits aux sites desquels les articles sources proviennent. Pourtant être cité par d’autres articles aussi loin que le crédit de reconnaissance est donné est une très bonne chose. C’est même essentielle lorsque par exemple vous écrivez un article en disséquant un autre. Mais sous la nouvelle loi, tout, sauf les très courtes citations, devra être payé. Pensez à combien cela va restreindre la qualité du journalisme (NdT: pas celui des merdias à la botte hein dont le boulot est déjà suffisamment nullifiee par le contrôle et qui de plus, voudrait mettre un article du “figaro” ou de “libération” en lien ?… ) et diminuera l’échange de connaissances.

Puis il il y la menace aux memes, un des aspects les plus divertissants de la vie en ligne. C’est vrai que souvent les memes sont fondés sur des matériaux qui sont sujets aux droits d’auteur. Mais légiférer contre eux n’est-il pas aller trop loin ? L’article 13 stipule que: “les fournisseurs de services de partage en ligne et ceux qui possèdent des droits d’auteur doivent coopérer de bonne foi afin de s’assurer que des travaux protégés ne sont pas illégalement utilisés sur leurs services.”. Ceci voudrait dire que vous, twittant une photo du manager de Manchester United montrant son grand désintérêt pour un sujet donné, pourriez parfaitement tomber sous le coup de la loi.

Pour éviter cela, vous pourriez alors décider d’aller vous-même au match, de prendre des photos des joueurs et des managers, de l’équipe, du stade et twitter tout ça. Attention, vous pourriez prendre un “carton rouge” sous l’article 12a, comme l’explique la revue Wired dans leur notice explicative…

L’impact général de cette législation, si elle devient loi dans les pays membres sera dévastatrice. On va tous devenir des paranos, nous demandant si nous enfreignons la loi d’une manière ou d’une autre (NdT: on peut assurer notre lectorat que cela ne nous empêchera pas de dormir et qu’on n’en a rien à cirer… ). N’avons nous pas assez de stress dans nos vies de tous les jours pour que le parlement européen en rajoute ?… (NdT: c’est sa fonction Neil, pas encore compris ?…La bureaucratie exécutive dictatoriale à l’œuvre, ne rendant des comptes qu’à ses maîtres financiers et industriels)

Qu’est-ce qui a rendu l’internet si formidable ? C’est que justement jusqu’ici il lui fut permis de grandir de manière organique. Les blogs qui attirent leur lectorat fleurissent, ceux qui ne vont pas dans le mur s’entend, mais le simple fait que cette espace est demeuré relativement libre fait gravement flipper tous les barjots du contrôle et les laveurs de cerveaux en herbe.

Cette législation de l’UE, aussi mauvaise soit-elle, doit être vue comme une tentative plus large de museler la liberté d’expression et l’échange libre des idées en occident dans une époque où de moins en moins de gens croient dans les narratifs officiels de l’establishment. Ce mois-ci une députée britannique du nom de Lucy Powell a lancé un projet de loi au parlement intitulé “Loi sur les fora en ligne” afin de faire bannir des groupes privés sur Facebook qui font la “promotion de la haine du racisme et des fausses nouvelles”. Mais qui définit ces termes et ce qu’ils veulent dire en fait ?…

Les autorités, voilà qui va le faire,  et elles utiliseront leur pouvoir de manière sélective et de manière hypocrite pour réduire au silence quiconque posera une menace à ceux vivant une vie très confortable dans les châteaux et manoirs du système. Regardez juste comment a été manipulé, cadré, le débat sur les “fausses informations”, “fake news” de façon à ce que “fausses infos” = “info russe”, ignorant sciemment la propagation de fausses infos par des médias non-russes au sujet par exemple des armes de destructions massive irakienne qui a mené à la destruction d’un pays par l’occident et la mort de plus d’un million de personnes.

La proposition de loi de Powell arrive en plus de l’énorme pression à laquelle ont été soumise des entreprises comme Facebook pour qu’elles avertissent de contenus de fournisseurs non-approuvés. On a appris qu’en juillet dernier, Twitter a purgé quelques 70 millions de comptes. La censure revient en force sous le couvert de la “lutte contre l’extrémisme”, pour “contrer les fausses infos” ou “contrer, lutter contre la montée de l’antisémitisme”. S’ils veulent censurer, il faut qu’il trouve un motif “noble”, une excuse vertueuse. Nous devons résister à tout cela et résister avec force. Dans une société libre (NdT: dans laquelle nous ne sommes pas, seule la “société des sociétés” sera libre… Nous évoluons dans une gigantesque dictature planétaire dont seul le degré varie selon les besoins conjoncturels des oligarques psychopathes aux commandes… voilà tout, sachant que la structure étatique et capitaliste ne peut-être qu’oppressive et coercitive par nature. Il ne tient qu’à nous et à nous seul de changer tout cela, radicalement !), ce ne devrait être que l’utilisateur de l’internet qui décide de ce qu’il lit ou pas, quel article ou quel site il visite, quel groupe il rejoint en ligne ; et non pas Big Brother ou quelque sorte de police de la pensée que ce soit. L’UE devrait ne pas se sentir concernée de contrôler l’internet par une soudaine préoccupation sur les “droits d’auteur”, mais devrait se concentrer sur la résolution des problèmes politiques et économiques auxquels doivent faire face les gens en Europe. Le chômage des jeunes était à 43% en Grèce, 33% en Espagne et 32% en Italie la dernière fois que j’ai regardé. Quelle aide à ces jeunes gens va apporter cette nouvelle directive européenne des droits d’auteur sur internet ?..

 

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: La 5G et la grille de contrôle planétaire (Dean Henderson)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 septembre 2018 by Résistance 71

 

L’entreprise Crown Castle et la bête du 5G

 

Dean Henderson

 

11 septembre 2018

 

url de l’article:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/09/11/crown-castle-the-5g-beast/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Notre dossier sur le « Développement 5G »

 

Les dégénérés nazis obsédés par la dépopulation du monde qu’est la Rothschild City of London ont essuyé un fort vent de face la semaine passée en ce qui concerne le déni actif de domination complète au moyen de l’œil qui voit tout représenté par la poussée vers la technologie 5G (5ème génération d’antenne cellulaire et de transmission numérique).

Ayant joué leur carte Trump avec la manipulation des élections de 2016 aux Etats-Unis par l’entreprise contrôlée par le MI6 de la Couronne (City de Londres), Cambridge Analytica, il fut assumé que leur projet maçonnique de nous transformer en piles humaines était chose faite.

(https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/03/20/cambridge-analyticas-facebook-mi6-psyop/)

Mais la principale faiblesse luciférienne est la sous-estimation de l’esprit humain. Hier, la Mill Valley du California City Council a unanimement voté l’interdiction de la 5G dans leur ville de 14 000 habitants à Marin County au nord de San Francisco. La semaine dernière, un journaliste important de la revue PC Today a écrit contre la 5G et son déploiement.

Dans le même temps, la loi Farm Bill de 2018 fait son chemin au travers de la chambre et du sénat avec un soutien des deux bords. Cachée dans cette loi se tient une provision pour permettre des tours antennes 5G tous les 800m en zone rurale aux Etats-Unis. Une fois passée, cette loi fédérale sera au-dessus de toute loi et arrêté communaux et des tentatives des communautés locales d’empêcher l’installation de la 5G..

L’industrie de la télécommunication est maintenant le plus gros lobby à Washington. Le passage de la loi sur le télécommunication de 1996 a donné à cette industrie une immunité contre toute forme de responsabilité concernant le rayonnement  de fréquence électromagnétique (RFEM) et ses effets sur la santé publique et un grand champ de manœuvre pour la construction de l’infrastructure 5G. La 5G apparaît déjà à Los Angeles, Denver, Colorado Springs et Austin Texas.

Et qui construit ces petites tours de cellules 5G pour Verizon, AT&T et Sprint ? Le leader de la meute n’est autre que Crown Castle. Quelqu’un veut jouer aux échecs ?..

Crown Castle est le plus gros fournisseur d’infrastructure sans fil (wireless) aux Etats-Unis. Ils ont construit plus de 40 000 tours cellulaires et ont posé plus de 90 000km de fibres optiques en soutien de ces petites cellules. Ils possèdent, font fonctionner et louent les tours et les Small Cells Solutions (SCS) pour 92 des 100 plus gros fournisseurs aux Etats-Unis et en Australie.(http://fiber.crowncastle.com/our-network)

“Les petites cellules” sont petites, ce sont des nodules sans fil facilement dissimulés, le plus souvent installés sur les poteaux de lumière publique et les poteaux utilitaires et elles augmentent immédiatement l’efficacité du service en 4G en débloquant toute contrainte existant sur l’infrastructure déjà en place et serviront de colonne vertébrale pour les réseaux 5G en augmentant de manière significative leur couverture et leur capacité. Opérant à de bien plus hautes fréquences entre 50 et 90 GHz, la 5G est 20 fois plus rapides que la 4G, mais aussi bien plus mortelle.

(https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/05/31/darpas-5g-end-game-for-humanity/)

Crown Castle International a débuté comme une entreprise britannique et a construit environ 85% des tours cellulaires en Grande-Bretagne. A un moment donné, elle a acquis la diffusion et la réalité physique des tours de la BBC. En 2005, Crown Castle UK fut renommée National Grid Wireless. Elle a depuis encore changé de nom et s’appelle Arqiva.

Ses opérations aux Etats-Unis furent lancées en 1992 avec l’aide de Berkshire Partners appartenant au milliardaire Warren Buffet. Son QG se situe à Houston au Texas. En 2014, l’entreprise s’est reconvertie en Real Estate Investment Trust ou REIT. Crown Castle est propriétaire de Pinnacle, Global Signal, Modeo, Mobile Media et NextG Networks.

Leur financement provient essentiellement des banques Merryl Lynch (Rothschild), Wells Fargo, CitiGroup (Rockefeller), Barclays, Crédit Agricole (CACIB intérêts Rothschild), JP Morgan Chase (Rockefeller), Mitsubishi, Morgan Stanley (Rockefeller) et la Bank of New York Mellon. Toutes sont des banques du cartel des huit familles de la City de Londres et de la réserve fédérale.

Crown Castle est une entreprise/corporation de la Couronne (City de Londres). Sa mission est de construire le réseau de la mort de la 5G et ses tours cellulaires de surveillance globale pour compléter la grille de contrôle intelligente de l’oligarchie qui est faite pour tuer la plupart d’entre nous et pour réduire en esclavage le reste. L’entreprise de la Couronne, General Electrics, construit les compteurs intelligents et l’éclairage fluorescent LED de cette grille de contrôle.

L’Amérique est maintenant sous attaque directe de la couronne/City de Londres. La même que nous avons combattue en 1776. Réveillez-vous !!…

Suivez l’exemple de Mill Valley en Californie et résistez puissamment à la mise en place de cette 5G dans vos communautés. L’esprit humain peut vaincre la déviance des Lucifériens, mais nous n’avons plus beaucoup de temps pour ce faire. Appliquez-vous à dénoncer ces dégénérés et à désobéir à leurs directives (désobéissance civile)

 

Nouvel Ordre Mondial et contrôle de l’internet: Les cinq yeux rivés sur les données privées…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 septembre 2018 by Résistance 71


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Grand-Frère garde cinq yeux sur vous

 

Darius Shahtahmasebi 

 

RT

 

7 septembre 2018

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-ed/437895-privacy-five-eyes-encryption/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Darius Shahtahmasebi est un analyste légal et politique basé en Nouvelle-Zélande

La semaine dernière, les grandes puissances espionnes du monde, tranquillement et sans avertir personne, ont envoyé un avertissement très ennuyeux aux géants de la technologie (NdT: qui sont complices aussi soyons en certains…), leur demandant d’abandonner des accès aux portes dérobées (backdoors) des données de leurs citoyens, ceci est sans précédent.

Peu de gens le savent, mais le Royaume-Uni possède parmi les plus puissants pouvoirs d’espionnage du monde développé. Fin 2016, passant ce que certains ont appelé la “Snooper’s Charter” ou la “charte du fouineur”, la GB a légalisé quelques-unes des lois anti-confidentialité les plus draconiennes jamais connues, permettant son gouvernement de forcer les entreprises à briser leur propre chiffrage de l’information.

Le Royaume-Uni joue un rôle pivot dans ce qui est appelé l’alliance des cinq yeux, qui inclut également les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (NdT: cinq entités coloniales, commerciales sont sous contrôle de la “couronne”, City de Londres.. Tous les chemins mènent à Londres après avoir mené à Rome, devenu l’empire chrétien, dont le bras financier est à la City). Personne ne le savait à l’époque, mais la base militaire américaine près de laquelle ma famille et moi-même avons grandi, a joué un rôle crucial dans les attaques par drones au Moyen-Orient et ailleurs. Le régime de frappe par drone américain, largement considéré comme illégal pour bien des raisons, n’est pas quelque chose à laquelle des pays devraient volontairement et si légèrement accepter de participer sans une observation publique accrue.

Pourquoi fais-je état de tout ça ? Parce que cela va au cœur même de ma préoccupation: l’étendue de ce que nous savons ou ne savons pas sur ce que nos gouvernements font à huis-clos est littéralement une question de vie ou de mort.

Il a été révélé que l’alliance des Cinq Yeux, dédiée à la collecte globale de données à des fins de surveillance, a délivré un mémo appelant leurs gouvernements à demander à ce que les entreprises de la technologie informatique construisent des portes d’accès dérobées sur les logiciels pour que les états puissent avoir accès aux données chiffrées, encryptées, des utilisateurs ou ces entreprises devront faire face à des mesures qui les forceront à obéir.

Le mémo a été publié en catimini avec très peu de couverture médiatique la semaine dernière par le ministère australien des affaires publiques et demandait essentiellement que les fournisseurs d’accès “créent des solutions sur mesure, faites pour l’architecture de leurs systèmes et qui soit capable de remplir la demande légale d’accès aux données”. Le mémo a été rapporté publié après la réunion des ministres des agences de renseignement des nations des Cinq Yeux qui a eu lieu la semaine dernière sur la Gold Coast australienne.

L’aspect le plus risible bien entendu fut la phrase d’ouverture qui dit de manière ironique: “Les gouvernements des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sont dédiés aux droits personnels sur la vie privée et de confidentialité et soutiennent le rôle du chiffrage de données pour protéger ces droits.

C’est cela oui… Aussi intéressant de voir l’ordre d’apparence des pays incriminés dans le mémo, ordre qui va clairement du caïd en chef au plus petit sbire qui est juste content de faire partie du “club”.

Si on prend le mémo au pied de la lettre, le chiffrage end to end des données est potentiellement notre meilleur ami. Le mémo admet que certains chiffrages de données sont virtuellement impossibles à craquer pour les agences de renseignement seules, elles peinent à comprendre les infos qu’elles saisissent actuellement. C’est pourquoi elles veulent forcer les fournisseurs mondiaux actuels de faire le boulot pour elles.

Les cyber-entreprises vont-elles plier aux demandes gouvernementales ? Vous pouvez parier votre dernier dollar qu’à la fin elle le feront. Tandis que Facebook n’a pas fait de commentaire directe sur ce mémo, essayant de référer les questions sur un blog public que le géant des médias sociaux a publié en mai expliquant son point de vue et sa politique concernant le chiffrage des données, il y a un ingrédient important qui manque au futur de ces politiques.

Après l’élection de Trump en 2016, l’establishment américain et sa cohorte médiatique s’engagèrent dans une frenzy de fausses nouvelles qui vit Obama délivrer une forte attaque directe sur Facebook, disant que le média était un des principaux propagateurs  de fausses nouvelles. Mark Zuckerberg, fondateur et CEO de Facebook réfuta complètement cette idée que Facebook puisse jouer un rôle quelconque dans tout ceci, déclarant alors:

Les électeurs prennent leur décision basée sur leur expérience vécue. Nous croyons vraiment en les gens. Vous ne vous trompez pas quand vous faites confiance au fait que les gens comprennent bien ce qui les intéresse et vous construisez des systèmes qui reflètent cela.


Derrière la façade Fesse Bouc…

Malgré cette déclaration, espérant que personne n’avait remarqué, quelques jours plus tard, Facebook annonçait qu’il adoptait des mesures pour lutter contre les “fausses nouvelles” après tout.

Pourquoi ce soudain changement ? Se pourrait-il que d’après le Washington Post, le président Obama attrapa personnellement Zuckerberg entre 4 yeux dans une pièce privée, en marge d’une réunion des leaders mondiaux au Pérou, de façon à ce que le président puisse faire un appel personnel à Zuckerberg pour qu’il prenne la “menace des fausses nouvelles” plus sérieusement ?

En d’autres termes, ces grosses entreprises plieront toujours sous la pression des gouvernements qu’elles soient d’accord ou pas sur ce que ces gouvernements disent. D’après le New York Times, un officiel de Facebook a dit que le mémo australien était “sans dents”, mais faisait en fait partie de l’escalade de la guerre ayant lieu entre les gouvernements et la Silicon Valley et ses géants de la technologie au sujet de l’accès aux données privées des gens. Dans ce contexte, les avertissements parlent d’eux-mêmes. Les entreprises qui n’obéissent pas avec les demandes de ces nations seront soumises à “des règlementations les forçant à des changements technologiques et d’autres mesures visant à permettre la réalisation de solutions légales d’accès à ces données.” d’après ce mémo qui ne détaille pas ce que seront ces mesures prises. Il n’est pas non plus clair le niveau d’accès et ce que les gouvernements des 5 Yeux proposent. il semblerait que le minimum accordé soit l’accès de chaque gouvernement aux données téléphoniques et de messageries de ses citoyens.

Etant donné que Facebook a trahi notre vie privée en faveur des agences gouvernementales depuis longtemps maintenant, vous pouvez être sûrs que Zuckerberg ne va pas lutter très fort contre ce décret délivré par le réseau des 5 Yeux. L’idée des “fausses-nouvelles” et les affirmations toujours non prouvées d’une grosse interférence étrangère dans les démocraties occidentales ont plus ou moins donné le ton de cette réunion en Australie. Mais peut-être que l’objectif de ces gouvernements n’était pas de discuter de ce qu’il fallait faire au sujet du trafic international d’enfants mais de faire quelque chose en faveur de museler leurs puissances rivales.

Il convient aussi de constater qu’il n’y a pratiquement eu aucune plainte contre cette action ouverte contre nos vies privées de la part des nations des 5 Yeux. rappelez-vous que d’après le quotidien britannique du Guardian il y a 3 ans, Vladimir Poutine essaie de “obtenir le contrôle de l’internet” ; mais ces mêmes entreprises médiatiques occidentales sont silencieuses lorsque leurs propres gouvernements se proposent de le faire, quelque chose que les autres nations ne pourraient que rêver de faire à une telle échelle globale.

On doit maintenant dire que le temps est venu de vraiment faire attention. Si vous pensez que ces mêmes gouvernements qui facilitent le terrorisme sur toute la planète, veulent avoir accès à vos données personnelles pour de bonnes raisons et de ne rien en faire si ce n’est que d’éventer des éventuels complots terroristes, vous êtes encore bien naïfs.

La vie privée, la confidentialité des infos personnelles sont quelque chose de très important, que vous soyez d’accord ou pas et si vous ne me croyez pas, qui de mieux pour le démontrer que Zuckerberg lui-même ?

Cette même division peut être vue avec le CEO de Facebook Mark Zuckerberg, qui dans une interview tristement célèbre donnée en 2010 avait dit que la vie privée et la confidentialité n’´étaient plus aujourd’hui la ‘norme sociale’, a noté le journaliste Glenn Greenwald dans une conférence TEDtalk: “Pourquoi la confidentialité est-elle importante ?”

“L’an dernier, Mark Zuckerberg et sa nouvelle épouse ont acheté non seulement une maison mais aussi 4 maisons adjacentes pour un total de 30 millions de dollars pour s’assurer qu’ils puissent avoir plus d’intimité et pour empêcher d’autres personnes d’espionner ce qu’ils font dans leur vie privée”, a continué Greenwald. Alors qu’est-ce que cela peut bien faire ? Si vous n’avez rien à cacher hein ? Vous n’avez rien à craindre non ?…

D’abord, les chercheurs et experts en sécurité et autres critiques de ces portes dérobées dans les systèmes informatiques ont dit et redit qu’il n’y a pas vraiment de façon de construire des backdoors sécures qui ne seraient pas vulnérables à l’interception de données par des hackers qui ne sont pas autorisés à avoir accès à ces données.

Ensuite, cette ligne de pensée n’ayant aucun sens fut gracieusement réfutée par un autre célèbre lanceur d’alerte en la personne d’Edward Snowden qui a dit:

“… La confidentialité n’est pas au sujet de quleque chose à cacher. Mais au sujet de quelque chose à protéger. Qui vous êtes. C’est impliqué dans notre langage, nos concepts fondamentaux de nous-même et de nos gouvernements en tout. C’est ce qu’on appelle aussi ‘la propriété privée’. Sans cela vous n’avez plus rien à vous.”

Argumenter que vous n’avez aucun problème avec la perte de votre vie privée parce que vous n’avez rien à cacher c’est exactement comme si vous disiez que vous vous foutez de la liberté d’expression parce que vous n’avez rien à dire.

Pour ceux d’entre nous qui ont plein de choses à dire, ce mémo n’est rien d’autre qu’une attaque sur tous nos droits et libertés fondamentaux et ceci devrait être rejeté de la même manière que les médias ont choisi de ne pas rapporter et d’ignorer cette affaire.

= = =

Lire nos dossiers « Fesse Bouc » et « Gogole »

 


La maison mère des 5 Yeux…

Technologie, internet et Nouvel Ordre Mondial… Facebook ou la nouvelle tour de Babel (Dean Henderson)

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 7 septembre 2018 by Résistance 71


Dossier Facebook

 

Facebook la nouvelle tour de Babel

 

Dean Henderson

 

23 août 2018

 

url de l’article:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/08/22/facebook-the-new-tower-of-babel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai effacé mon compte Facebook la semaine dernière. Jill (NdT: l’épouse de Dean) a suivi hier. Les dégâts faits à la société par cette opération psychologique du Mossad qu’est Zuckerberg/Facebook ne peuvent même pas être mesurés. Ce qui se fait passer pour des “médias, réseaux sociaux” est en fait une méthodologie développée par l’oligarchie des bansksters pour déchirer les structures sociales existant de longue date.

Au travers de l’internet et de ces médias dits sociaux, notre confidentialité a été annihilée, nos véritables amitiés compromises et notre authenticité sacrifiée à l’autel de la mentalité cybernétique de ruche. Deux camps d’imbéciles ont été créés par des rabatteurs lucifériens.

Il y a ceux qui pensent que Trump est notre sauveur, que Q-Anon est vrai et que nous allons être bientôt émancipés de notre servitude à la classe des milliardaires. Le pire est le camp des libéraux, gardiens du dogme, des haineux politiquement corrects totalement intolérants, qui pètent les plombs à l’infini dès que le mot “Trump” apparaît sur leurs écrans de TV ou d’ordinateur.

Ceux qui n’ont pas accepté de manière enthousiaste cet emprisonnement mental et émotionnel dualiste et abrutissant sont bien peu nombreux et trop dispersés.

Une corporation appelée Crown Castle continue d’ériger dans le plus grand silence des tours/antennes 5G afin de renforcer et d’étendre la portée débilitante des drones, maintenant les sbires des contrôleurs banquiers babyloniens dans leur quête d’établir leur “ministère de la vérité” construit sur rien d’autre que des mensonges. Une autre entreprise GE (General Electrics) continue d’installer des “compteurs intelligents” dans nos maisons, tandis qu’elle remplace aussi les bonnes vieilles ampoules incandescentes avec les nouvelles ampoules fluo blanche remplies de mercure, tout ça sous couvert de “sauver l’environnement”.

Ces deux entreprises sont des agents de la couronne (City de Londres), travaillant officiellement pour la corporation de la City de Londres, la construction de la vieille noblesse noire, qui fut lancée par l’accord de la Magna Carta dans l’Angleterre du XIème siècle.

 https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/06/07/the-city-of-london/

L’assaut final sur l’humanité a commencé.

Pour faciliter leur victoire démoniaque les familles de sang utilisent les médias “sociaux” et l’internet de manière générale, comme une force de division qui crée le chaos, la désunion, la zizanie, les attitudes réactionnaires, la dépression nerveuse, l’isolation, le manque de confiance en soi, le manque de discernement, la violence et le mal pour le mal.

Ils sont littéralement en train de construire une nouvelle Tour de Babel. Ils se dépêchent, usurpant et déformant, détournant notre langue. Avec cela vient la destruction de la force de caractère et de la véritable intelligence.

Leurs chemtrails (épandages chimiques dans le ciel), leurs compteurs intelligents, la bouffe OGM (transgénique) et l’eau fluorée rendent simplement la construction de la tour bien plus facile. Lorsque les gens sont affaiblis physiquement et mentalement, ils prennent de mauvaises décisions. (NdT: comme par exemple de continuer de voter pensant que ça va changer quoi que ce soit ou de s’abrutir avec les gadgets disponibles…)

Il est grand temps pour tous les gens conscients de se lever contre la construction de cette nouvelle tour de Babel. Sortez de Facebook et de tous ces médias, réseaux sociaux, de ces “plateformes” (quel qu’en soit le sens). Il n’y en a pas une pour racheter l’autre, simplement parce que le modèle lui-même est fondé sur le mal. Coupez de manière significative votre présence sur internet. Appelez et rendez visite à vos amis, les vrais, vos familles, établissez une relation bien plus profonde avec le monde réel pas le virtuel. Passez du temps dehors, dans la nature. Prenez le soleil pour contrer les effets néfastes de la lumière blanche artificielle. Vous avez besoin de vitamine K pour penser comme il faut.

Nous devons abattre cette nouvelle Tour de Babel avant que tout le monde ne devienne complètement taré. Il est temps de monter la lutte à un niveau supérieur.

= = =

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Que faire ?

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Censure de l’internet et opération psychologique de masse…

Posted in actualité, altermondialisme, chine colonialisme, crise mondiale, désinformation, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 31 août 2018 by Résistance 71

 

Un peu de perspective sur la censure des médias alternatifs

 

Résistance 71

 

31 août 2018

 

Note d’ouverture: nous avions pris des notes pour rédiger ce billet dès le 8 août… durant notre pause rédactionnelle estivale. Nous les mettons en page quelques semaines plus tard donc pour formuler une hypothèse qui, peut-être, mérite réflexion.

Depuis début août 2018 le monde des médias de masse et alternatif est en émoi. Rappelons les faits.

De manière manifestement concerté, des géants d’internet et des réseaux sociaux: Google, Facebook, Apple et autres décident de supprimer les comptes du géant médiatique alternatif: InfoWars d’Alex Jones, site devenu outrageusement pro-Trump depuis 2016. Depuis lors, nous assistons bien évidemment à une levée de bouclier en faveur du muselage du pouvoir des géants de l’internet et dans quelques cas ubuesques, nous voyons des médias alternatifs demander une “intervention gouvernementale” pour réguler les salauds de Silicon Valley qui font ce qu’ils veulent en toute impunité.

Déjà là cela devrait nous interpeler un peu plus, titiller notre instinct de survie.

Donc une figure des médias alternatifs est censurée et la solution demandée serait d’autoriser le gouvernement, tout gouvernement de fait, à “réguler” la toile pour “sauvegarder la liberté d’expression”… vraiment ?… Personne n’a trouvé mieux ?…

Nous avons publié des informations sur InfoWars et Wikileaks récemment et sous cette perspective, nous voudrions soumettre une hypothèse, qui à notre sens, mérite d’être considérée.

Indépendamment de ce que fut InfoWars à ses débuts (de la fin des années 90 jusqu’à environ 2010-11), il est indéniable que sa croissance a nécessité des fonds et que d’une manière ou d’une autre, Jones s’est retrouvé, volontairement ou non, c’est une autre histoire, inféodé à des investisseurs qui l’ont piraté de l’intérieur. Le virage adulateur trumpiste de 2016 ayant été la cerise sur le gâteau. Lorsqu’on sait qui soutient Donnie “mains d’enfant”, il n’est pas idiot d’envisager que les mêmes personnes puissent être derrière les derniers investissements des studios InfoWars. Suivez notre raisonnement.

InfoWars est compromis financièrement, Jones, par conviction ou par chantage, est amené à jouer le jeu de la clique oligarchique. Il est décidé que les géants de l’internet vont le censurer. Il fait le foin habituel dont il a le secret, rameute la sphère alternative, le tout devant amener pas à pas à une demande au “chevalier blanc Trump” d’intervenir et de mettre en œuvre des moyens de contrôle des voyous milliardaires de l’internet qui y font la pluie et le beau temps et censurent ce qui ne les arrange pas. Bien entendu tout le monde est de connivence, la “solution” est déjà au chaud toute prête et prendra la forme de textes législatifs de réglementation de la toile.

Ainsi, l’oligarchie crée une situation de crise, attaquant quelqu’un qu’on “ne peut pas suspecter de ne pas être ce qu’il prétend être” et pousse ceux-là mêmes qui réclament des libertés, à demander une intervention régulatrice des entités gouvernementales, historiquement favorisant la constitution des monopoles. Le peuple qui demande à être enchaîné selon la formule toute préparée et éprouvée de “problème-réaction-solution”, en omettant de dire bien entendu que toutes les étapes de la formule sont pilotées de l’intérieur.

Ainsi, ironie du sort, le géant de la dissidence contrôlée deviendrait le support d’une intervention régulatrice visant à mettre un terme à la neutralité et la liberté d’internet, intervention qui ne manquera pas de donner encore plus de pouvoir aux grands monopoles de la toile et d’éradiquer leur concurrence décentralisée. C’est de fait ce que veulent les Google, Facebook, Apple, Twitter et autres plateformes centralisées d’internet, plus de centralisation régulée pour verrouiller leur monopole et annihiler la concurrence dévastatrice des médias et logiciels libres et décentralisés qui eux SONT L’AVENIR DE LA TOILE… dans leur nébuleuse P2P incontrôlable et constante innovation technologique.

N’oublions pas que des lois liberticides de contrôle du net, partout dans le monde occidental, sont prêtes à être votées par les sbires autocrates élus du système de contrôle, il ne leur manque que le prétexte. Les hackers en furent un, ça n’a pas marché, seconde tentative: l’attaque et la censure organisée d’un grand média alternatif pour rallier la “dissidence” derrière un effort de régulation qui serait ACCEPTÉ de tous !

L’objectif de cette clique de contrôleurs oligarques est un contrôle de la toile à la chinoise. Ironie du sort c’est le même Alex Jones, auteur du remarquable documentaire “EndGames, Blueprint for Global Enslavement” en 2007 où il expliquait avec brillance, que le modèle de contrôle chinois était celui envisagé pour la grille de contrôle planétaire du Nouvel Ordre Mondial, qui est en train de servir (à l’insu de son plein gré ?…) de leurre pour ce qui pourrait bien être une escroquerie et arnaque organisées afin de nous emmener toutes et tous, de notre plein gré, là où les ingénieurs sociaux ont toujours voulu nous emmener: en cage puis à l’abattoir. La différence ? Cela ne nous sera pas imposé, mais nous, la masse décérébrée, à grand renfort de gadgets électroniques, le demanderons. L’oligarchie n’aura alors plus qu’à satisfaire notre “désir” d’être enchaînés, car c’est bien connu, i n’y a pas meilleur esclave que celui qui veut l’être.

Délire saugrenu ou hypothèse à envisager ? A vous de voir, d’analyser, de réfléchir, mais surtout de ne pas vous laissez embarquer dans une aventure sans y avoir réfléchi de manière critique auparavant.

C’est tout ce que ce billet espère susciter chez les lecteurs…

Gardons bon pied bon œil

Fraternellement

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A noter également que ces entités cybernétiques sont impliquées dans la vaste opération psychologique de masse (psyop) mise en place actuellement pour museler la toile : Google, Facebook, Twitter, Apple, Google Podcast, Spotify, iHeartradio, Mailchimp, Disqus, Linkedin, Flickr, Pinterest…

Il ne tient qu’à nous, par choix de les boycotter et de nous orienter vers des plateformes P2P décentralisées et par définition très difficile à contrôler. Le flot régulateur veut nous parquer dans la centralisation, c’est de là que survient le problème en toute première instance. On n’a pas besoin de centralisation mais de complète décentralisation, que ce soit pour le Net ou autre chose ; tout comme notre problème n’est pas, comme le disait si bien Howard Zinn, la désobéissance civile mais l’obéissance civile.

Lou Reed le disait il y a 40 ans: “Hey babe, take a walk on the wild side…”

Lectures complémentaires:

« Fausse victimisation: Assange et Jones sbires de l’état profond »

« Il est temps d’en finir avec Google et Facebook, pas l’Iran »

« Google, Technologie et espionnage en règle »

Notre dossier sur « Wikileaks et Julian Assange »