Archive pour janvier, 2015

Résistance politique: Aux sources religieuses du colonialisme occidental ~ suite ~ (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 31 janvier 2015 by Résistance 71

L’empire est sis sur des terres usurpées, volées aux nations originelles des Amériques et la souveraineté territoriale des Etats-Unis, du Canada et de toutes les « nations » modernes du continent des Amériques est fondée sur une fiction pseudo-légale. Il en va de même pour les territoires coloniaux d’Australie et de Nouvelle-Zélande et de toit le Commonwealth britannique encore sous tutelle.

Vaincre l’empire, c’est lui retirer sa pseudo-souveraineté de dessous les pieds. Il est de notre devoir à tous d’aider à le comprendre et que les nations indigènes retrouvent leur souveraineté et indépendance jamais annihilées par la domination coloniale et le dominum christianorum.

Les nations amérindiennes luttent sans relâche contre le terrorisme depuis 1492 !

— Résistance 71 —

 

Le juge Earl Warren de la Cour suprême des Etats-Unis ou une terre chrétienne gouvernée par des principies chrétiens

 

Steven Newcomb

 

24 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/01/24/chief-justice-earl-warren-christian-land-governed-christian-principles

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un article précédent, je notais que la loi fédérale indienne peut-être tracée au narratif politico-religieux biblique du livre de la Génèse du peuple élu et de la terre promise.

Dans cet article, je veux faire remarquer le fait que 2015 marque le 60ème anniversaire du rendu de la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis sous la présidence du juge Earl Warren dans l’affaire Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis. La Cour suprême rendît une décision majoritaire dans cette affaire en faveur du gouvernement des Etats-Unis et de son argument que la bande d’Indiens Tee-Hit-Ton de Tinglit (Alaska) n’avait pas droit à une compensation financière pour le bois pris de son territoire traditionnel déclaré être devenu la Tongass National Forest. La raison invoquée ? D’après l’argument du gouvernement des Etats-Unis, c’était parce que les “nations chrétiennes d’Europe” avaient “découvert” et donc étaient devenues de manière supposée les “souveraines” des “terres des païens et infidèles”. Pour replacer tout ceci dans son contexte, il est nécessaire de revenir sur la toile de fond historique.

Le 21 Janvier 1954, le président des Etats-Unis Dwight Eisenhower nomma Simon Sobeloff comme solliciteur général des Etats-Unis. L’affaire juridique des Indiens Tee-Hit-Ton était déjà, ou serait bientôt, sur le bureau du soliciteur général. Le 4 Février 1954, soient 2 semaines après la nomination de Sobeloff, le président par intérim de la cour suprême des Etats-Unis, le juge Earl Warren (qui n’avait pas encore été confirmé par le Sénat), fit un discours à la conférence annuelle de l’action chrétienne, se tenant sous les auspices de l’ International Council for Christian Leadership. L’évènement se déroula à l’Hôtel Mayflower de Washington D.C où le président Eisenhower, le vice-président Richard Nixon et des membres variés du congrès des Etats-Unis faisaient partis de l’audience. Ceci eut lieu juste 9 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, c’était l’ère anti-communiste de la “peur rouge” et de la ferveur chrétienne.

Dans son discours du Mayflower Hotel, le juge Earl Warren dit alors en parlant des Etats-Unis: “Nos affaires gouvernementales ont été guidées par des hommes et des femmes à la foi religieuse. Je pense que personne ne peut lire l’histoire de cette nation sans comprendre que le Bon Livre et l’esprit de sauveur ont été nos guides de génie depuis le début.” Il donna comme exemple “la commission” donnée à Christophe Colomb par le roi Ferdinand et la reine Isabelle d’Espagne, la charte de l’état de Virginie et d’autres documents coloniaux affiliés. Dans tous ces documents dit-il, “le même objectif est présent: une terre chrétienne gouvernée par des principes chrétiens.

En Octobre 1954, le solliciteur général Sobeloff fit délivrer à la cour suprême de Earl Warren, son réquisitoire juridique pour l’affaire Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis. Le contexte de l’argument juridique majeur des Etats-Unis dans l’affaire contre les Indiens Tee-Hit-Ton fut l’affirmation historique que les Indiens Tee-Hit-Ton d’Alaska n’avaient pas droit à compensation monnétaire pour le bois pris sur leurs territoires traditionnels parce que “les nations découvrant le continent avaient aquis le titre absolu sur les terres dudit continent sujet seulement au droit d’occupation des sols des Indiens.

De manière consistante avec l’adresse du juge Warren, le réquisitoire légal du gouvernement contre les Tee-Hit-Ton disait que “Les nations chrétiennes d’Europe” avaient développé la doctrine de la découverte. Le texte disait que les Indiens Tee-Hit-Ton d’Alaska avaient argumenté que “La Russie n’avait pas souscrit à la doctrine du titre de propriété par la découverte, parce qu’elle n’était ni catholique, ni une puissance maritime et n’était pas motivée dans sa découverte par le besoin de territoire.” Le ministère de la justice disputa le fait en disant qu’il n’y avait “aucune substance” dans l’argumentation des Tee-Hit-Ton en vue de ce que le ministère avait dit être “la preuve conclusive et définitive que la Russie avait souscrit à la doctrine.

Le ministère de la justice américain argumenta ensuite au temps présent disant que “la doctrine du titre de propriété par la découverte n’est pas seulement une doctrine de l’église catholique apostolique et romaine, mais aussi un principe auquel adhèrent toutes les nations chrétiennes. On ne peut pas nier qu’à cette époque, la Russie était une nation chrétienne.” En d’autres termes, c’était la position du ministère de la justice américain en 1954 que le principe de la “découverte chrétienne” “est” toujours communément adhéré par “toutes les nations chrétiennes.” Ceci concordait avec le discours du juge Earl Warren au sujet des Etats-Unis étant une nation chrétienne, tout en proclamant qu’il y a une séparation de l’église et de l’état aux Etats-Unis.

En utilisant “la doctrine du titre de propriété par la découverte” dans l’affaire contre les Indiens Tee-Hit-Ton, le phrasé légal du gouvernement des Etats-Unis cadra le pays comme une des “nations chrétiennes”, qui en 1954, adhéraient toujours au principe de l’acquisition du titre de propriété par la découverte chrétienne de ce que le phrasé légal des Etats-Unis appelait “les terres des païens et des infidèles”.

Un de mes professeurs de l’université d’Oregon, C.A. Bowers, m’a enseigné que les métaphores sont les porteuses de cadres entiers ou de systèmes métaphoriques. Quand, par exemple, nous voyons les mots “chrétien”, “païen”, “infidèle”, “génèse”, “psaumes” etc, termes tous trouvés dans le réquisitoire légal du gouvernement états-unien dans l’affaire contre les Indiens Tee-Hit-Ton, tous ces termes sont “porteurs” d’un plus grand cadre holistique. Par contraste, les mots “Europe”, “européen(ne)”, et “blanc(he)” sont des porteurs métaphoriques d’un cadre séculier et non-religieux.

Dans l’érudition sur la loi fédérale indienne, nous pouvons trouver deux voies très distinctes s’exprimant au sujet de la “doctrine de la découverte”: l’une est religieuse et l’autre est séculière. Beaucoup d’érudits et d’universitaires on dit par exemple, que la doctrine est l’idée que “la première nation européenne qui localise des terres non-européennes a le droit de clâmer ces terres au nom de cette nation européenne.” Ceci n’est pas juste du reste, parce qu’aucun des documents anciens qui exprimèrent cette doctrine, qu’ils soient des édits de papes ou des chartes royales délivrées par des monarques de la chrétienté, ne disent un seul mot au sujet de l’”Europe” et des “Européens”.

Et ce pour la simple et bonne raison que les nations et les peuples de cette partie de la planète s’identifiaient eux-mêmes comme étant “chrétiens” existant dans un endroit appelé la “chrétienté”. Ainsi par exemple, la charte donnée à John Cabot et ses fils en 1496, les autorisa à “rechercher, découvrir et prendre possession quelques îles, pays et régions des païens et des infidèles qui ont été inconnus jusqu’à ce temps, d’autres peupes chrétiens.” Après des siècles de croisades chrétiennes, durant le soi-disant âge de la découverte il était considéré “une loi fondamentale de la chrétienté que tous les chrétiens étaient en état de guerre contre les infidèles” (J.A. Williamson, The Cabot Voyages and Bristol Discovery under Henry VII, Cambridge: The Hakluyt Society at the University Press). Williamson a dit que l’état de guerre des chrétiens contre les non-chrétiens “était à cette époque, la justification de la permission (par la couronne britannique), de conquérir, d’occuper et de posséder, tous territoires non-chrétiens qui pourraient être trouvés.

Les érudits et universitaires qui caractérisent le langage de la charte de Cabot comme autorisant la “découverte européenne” des terres “non-européennes” n’ont pas suffisamment fait attention au système métaphorique qui joue et s’applique dans l’ancien document et ont mal compris et mal représenté la dimension religieuse de cette charte. C’est à cause du vocabulaire religieux de tels documents, vocabulaire religieux cité également par la cour suprême de justice des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre McIntosh (1823) et par le ministère de la justice en 1954, que je me préoccuppe et focalise sur la doctrine chrétienne de la découverte.

Étant donné que Février 2015 marquera le 60ème anniversire depuis le rendu de la cour suprême des Etats-Unis en soutien du gouvernement et du ministère de la justice et de son réquisitoire légal dans l’affaire Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis, nous devons faire en sorte que cette année mène au grand jour la base judéo-chrétienne de la doctrine chrétienne de la découverte et que son affirmation de “droit de domination” soit mise sous les projecteurs de façon à ce que cela puisse être défier et abroger. Le 60ème anniversaire depuis la décision dans l’affaire Tee-Hit-Ton ramène le problème de l’utilisation par le gouvernement des Etats-Unis du christianisme comme fondement de son affirmation “d’ascendance” (de ”souveraineté” ou “droit de domination”) sur les nations indiennes “païennes” et “infidèles” et comme un moyen de limiter conceptuellement les nations indiennes comme n’ayant qu’un simple “droit d’occupation des sols”, tout en affirmant la “souveraineté” fédérale et un droit de propriété dominant sur les terres et territoires des nations indiennes sur ce que le juge Earl Warren avait appelé “une terre chrétienne gouvernée par des principes chrétiens”.

La Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~ 3ème partie: Wampums 79-117 ~

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La Constitution de la Confédération Iroquoise

 

Kaianerekowa (Gayanashagowa) ou la Grande Loi de la Paix

 

Traduction Résistance 71 

 

Introduction

1ère partie: wampums 1-54

2ème partie: wampums 55-78

3ème partie: wampums 79-117

 

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Les droits et pouvoirs de guerre

 

  1. Skanawatih sera investi de double fonction, devoir et autorité. Une moitié de son être devra tenir sa fonction de chef et l’autre moitié celle de chef de guerre. En cas de guerre, il devra notifier les cinq chefs de guerre de la confédération et leur commander de se préparer à la guerre, qu’ils aient leurs hommes prêts au temps et à l’endroit prescrits pour l’engagement avec l’ennemi de la Grande Paix.

 

  1. Lorsque le conseil de la confédération des Cinq Nations a pour but l’établissement de la Grande Paix parmi le peuple d’une nation étrangère et que cette nation refuse d’accepter la Grande Paix, par ce refus elle amène sur elle une déclaration de guerre de la part des Cinq Nations. Les Cinq Nations devront alors établir la Grande Paix par la conquête de la nation discordante.

 

  1. Lorsque les hommes des Cinq Nations, maintenant appelés à devenir guerriers, sont prêts pour la bataille contre une nation obstinée qui a refusée d’accepter la Grande Paix, alors un des cinq chefs de guerre devra être choisi par les guerriers des Cinq Nations pour mener leur armée à la guerre. Il sera du devoir du chef de guerre choisi de se tenir devant les guerriers et de leur parler. Son but sera de motiver les guerriers à la nécessité d’une bonne attitude et d’une obéissance stricte aux commandements des chefs de guerre. Il devra délivrer un discours les exhortant au plus grand zèle de bravoure et de courage et de ne jamais se rendre coupables de couardise. A la conclusion de son discours, il devra commencer à marcher et commencer à chanter le chant de guerre de la sorte:

Je suis maintenant très surpris et vais donc l’utiliser, ce pouvoir de mon chant de guerre, je suis les Cinq Nations et je supplie le créateur tout puissant. Il a assemblé cette armée. Mes guerriers seront pétris du courage du créateur. Ils sont entre lui et mon chant, car c’est lui qui a donné ce chant, ce chant de guerre que je chante !

 

  1. Lorsque les guerriers des Cinq Nations sont en expédition contre l’ennemi, le chef de guerre devra chanter le chant de guerre alors qu’il approche le pays ennemi et ne cessera de chanter tant que ses éclaireurs ne lui ont dit que l’armée est proche de l’ennemi et de ses lignes, c’est alors que le chef de guerre devra approcher l’endroit très précautionneusement et se préparer à l’attaque.

 

  1. Lorsque la paix sera établie après la fin de la guerre contre la nation étrangère, alors le chef de guerre devra faire en sorte que toutes les armes de guerre soient retirées à cette nation. Alors la Grande Paix sera établie et cette nation observera les lois de la Grande Paix pour les temps à venir.

 

  1. Dès qu’une nation étrangère est conquise ou a d’elle même acceptée la Grande Loi de la Paix, leur propre système de gouvernance interne continuera, mais elle devra cesser toute acte de guerre contre toute autre nation.

 

  1. Si une guerre contre une nation étrangère est poussée jusqu’au stade où cette nation est en passe d’être exterminée à cause de son refus d’accepter la Grande Paix et si cette nation doit par son obstination être exterminée, tous ses droits, propriétés et territoires deviendront la propriété des Cinq Nations.

 

  1. A chaque fois qu’une nation étrangère est conquise et les survivants amenés dans le territoire des Cinq Nations et placés sous les auspices de la Grande Paix, les deux devront être connus sous les vocables de conquérants et de conquis. Une relation symbolique devra être établie et placée dans une position symbolique. La nation conquise n’aura pas de voix dans les conseils de la confédération et dans le corps des chefs.

 

  1. Quand la guerre des Cinq Nations contre une nation étrangère rebelle a pris fin, la paix devra être restaurée dans cette nation en lui enlevant toutes armes de guerre ; ceci sera effectué par le chef de guerre des Cinq Nations. Lorsque tous les termes de la paix auront été agréés, une amitié devra alors être établie.

 

  1. Lorsque la proposition d’établir la Grande Paix est faite à une nation étrangère, ceci doit être fait au sein d’un conseil tenu mutuellement. La nation étrangère devra être persuadée par la raison et sera sollicitée avec insistance d’en venir à la Grande Paix. Si les Cinq Nations échouent d’obtenir le consentement de la nation au premier conseil, un second conseil devra se tenir et en cas de second échec, un troisième conseil devra se tenir et ce troisième conseil mettra fin à la méthode de persuasion pacifique. Durant le troisième conseil, le chef de guerre des Cinq Nations devra s’adresser au chef de la nation étrangère et lui demander par trois fois d’accepter de rejoindre la Grande Paix. Si un refus s’ensuit, le chef de guerre devra alors laisser tomber la poignée de coquillages de lac blancs qu’il tiendra dans sa main tendu ; il devra alors bondir rapidement en avant et tuer le chef contrevenant avec sa massue de guerre. La guerre sera alors déclarée et le chef de guerre devra avoir ses guerriers derrière lui pour faire face à toute urgence. La guerre devra continuer jusqu’à ce que la confrontation soit gagnée par les Cinq Nations.

 

  1. Lorsque les chefs des Cinq Nations proposent de rencontrer une nation étrangère en conseil avec des propositions d’acceptance de la Grande Paix, un groupe important de guerriers devra se cacher dans un endroit sécure à l’abri des espions de la nation étrangère mais suffisamment proche pour pouvoir intervenir. Deux guerriers devront accompagner le chef de la confédération qui porte les propositions et ces deux guerriers devront être particulièrement rusés. Si le chef devait être attaqué, ces deux guerriers devraient retourner très vite vers l’armée de guerriers avec la nouvelle de cette calamité, qui énonce la trahison de la nation étrangère.

 

  1. Lorsque le conseil des Cinq Nations déclare la guerre, tout chef de la confédération peut rejoindre les guerriers en renonçant temporairement à son titre sacré de chef qu’il détient de son élection par les femmes de sa famille. Le titre de chef retourne alors aux femmes qui peuvent l’accorder temporairement à un autre fils de leur choix jusqu’à la fin de la guerre et lorsque le chef, s’il est toujours en vie, peut reprendre son titre et siéger de nouveau au conseil.

 

  1. Une certaine ceinture wampum de nacres noires devra être l’emblème de l’autorité qu’ont les cinq chefs de guerre pour prendre les armes de guerre et de résister à l’invasion avec leurs hommes. Ceci sera appelé une guerre de défense du territoire.

 

Trahison ou sécession d’une nation

 

  1. Si une nation, partie d’une nation ou plus d’une nation au sein des Cinq Nations se mettait en tête de détruire la Grande Paix de quelque manière que ce soit en négligeant ou violant ses lois et que ceci ait pour résultat la dissolution de la confédération, une telle nation ou de telles nations seront coupables de haute trahison et appelées ennemies de la confédération et de la Grande Paix.

Il sera alors du devoir des chefs de la confédération demeurant loyaux de prévenir les personnes contrevenantes. Ils seront mis en garde une fois et si un second avertissement s’avère nécessaire, alors ils seront chassés du territoire de la confédération par les chefs de guerre et leurs hommes.

 

Droits du peuple des Cinq Nations

 

  1. A chaque fois qu’une chose de la plus haute importance ou d’une grande urgence est présentée devant le conseil de la confédération et que la nature de l’affaire affecte le corps entier des Cinq Nations, menaçant celle-ci de ruine ou de perdition, alors les chefs de la confédération devront soumettre l’affaire à la décision de leur peuple et la décision du peuple devra affecter la décision du conseil confédéral. Cette décision sera alors la confirmation de la voix du peuple.

 

  1. Les hommes de chaque clan des Cinq Nations devront avoir un feu de conseil allumé en permanence en préparation d’un conseil de clan. Lorsqu’il semble nécessaire de se réunir en conseil pour discuter du bien-être des clans, alors les hommes pourront se rassembler autour du feu. Ce conseil aura les mêmes droits que le conseil des femmes.

 

  1. Les femmes de chaque clan des cinq nations devront avoir un feu de conseil brûlant en permanence en prévision de la réunion d’un conseil de clan. Quant à leur avis, cela devient nécessaire pour l’intérêt du peuple, alors elles devront tenir conseil et leurs décisions et recommandations devront être introduites devant le conseil des chefs par le chef de guerre pour y être considérées.

 

  1. Tous les feux de conseil de clan d’une nation ou des Cinq Nations peuvent s’unir en un grand feu de conseil général ou des délégués de tous les feux de conseils peuvent être nommés pour s’unifier dans un conseil général pour y discuter des intérêts du peuple. Le peuple aura le droit de nommer ou de déléguer son pouvoir à des membres de la communauté. Lorsque leur conseil aura atteint une conclusion en quelque sujet que ce soit, leur décision sera rapportée au conseil de la nation ou celui de la confédération (selon le cas) par le ou les chefs de guerre.

 

  1. Avant que le véritable peuple unisse leurs nations, chaque nation avait ses feux de conseil. Avant la Grande Paix, les conseils se tenaient. Les feux du conseil des cinq continueront de brûler comme avant, ils ne sont pas éteints. Les chefs de chaque nation dans le futur devront résoudre les affaires de leur nation à ce feu de conseil toujours gouverné par les lois et les réglementations du conseil de la confédération et par la Grande Paix.

 

  1. Si un neveu ou une nièce observe une irrégularité dans la performance des fonctions de la Grande Paix et de ses lois, soit au conseil confédéral ou dans l’attribution des titres de chef, ils peuvent demander par le truchement du chef de guerre que des corrections soient apportées et que les choses soient faites conformément aux façons prescrites par la Grande Loi de la Paix.

 

Protection des cérémonies religieuses

 

  1. Les rites et festivals de chaque nation devront rester intacts et continueront comme auparavant parce qu’ils ont été donnés aux peuples il y a très longtemps comme étant de bonnes choses nécessaires pour le bien des gens.

 

  1. Il sera du devoir des chefs de chaque confrérie de conférer à l’approche de chaque période de remerciement de la mi-hiver et de notifier leur peuple du prochain festival. Ils devront tenir conseil à ce sujet et s’occuper de tous les détails et commencer le remerciement cinq jours après la lune nouvelle de Dis-ko-nah. Le peuple devra s’assembler à l’endroit dit et les neveux devront notifier les gens du quand et du où. Du début à la fin du festival, les chefs présideront au remerciement et s’adresseront au peuple de temps en temps.

 

  1. Il sera du devoir des personnes en charge des festivals de remerciement de faire tout ce qui doit l’être pour ces occasions.

Les festivals reconnus pour le remerciement devront être ceux de la mi-hiver, du remerciement pour le sirop d’érable, pour le sarclage du maïs, le petit festival du maïs vert, le grand festival du maïs mûr et le grand remerciement pour la moisson. Tous les festivals de chaque nation devront se tenir dans leurs longues maisons.

 

  1. Lorsque le remerciement pour le maïs vert est arrivé, les responsables spécifiques, hommes et femmes, devront faire très attention de remplir leurs devoirs correctement.

 

  1. Lorsque le festival de remerciement pour le maïs mûr se déroule, les chefs de la nation doivent y donner la même attention que celle apportée pour le remerciement de la mi-hiver.

 

  1. Chaque fois qu’un homme se réalise par sa vie exemplaire et sa connaissance des bonnes choses, qu’il est un enseignant naturel des bonnes choses, il devra être reconnu par les chefs comme un enseignant de la paix et de la religion et le peuple devra l’écouter.

 

Le chant d’intronisation

 

  1. Le chant utilisé pour introniser un nouveau chef de la confédération devra être chanté par Adodarhoh comme suit:

 

“Haii, haii Agwah wi-yoh Haii, haii A-Kon-he-watha Haii, haii Ska-we-ye-se-go-wah Haii, haii Yon-gwa-wih Haii, haii Ya-kon-he-w-tha

Haii, haii cela est très bon en fait Haii, haii, c’est un balai,– Une grande aile, Haii, haii elle m’est donnée Haii, haii, comme instrument de balayage.”

 

  1. A chaque fois qu’une personne ayant le droit d’apprendre le chant de la pacification, a le privilège de pouvoir le faire, mais il devra préparer un festin auquel participeront avec lui ses professeurs et chanteront. Le festin est donné pour qu’aucune mauvaise fortune ne leur échoit pour avoir chanté le chant en une occasion où le chef n’est pas instauré.

 

Protection de la maison

 

  1. Un certain signe conventionnel devra être connu de toute personne des cinq nations, signe qui dénotera que l’occupant de la maison est absent. Un bâton ou une perche dans une position inclinée ou barrant le chemin sera ce signe. Toute personne qui n’a aucune raison d’entrer dans la maison de par le droit conféré à ceux qui y vivent, ne devra pas approcher de la maison présentant un tel signe, ni de jour ni de nuit et devra rester à une distance respectable de la maison.

 

Les adresses funéraires

 

  1. Aux funérailles d’un chef de la confédération dites ceci: “Maintenant nous nous réconcilions alors que tu t’en vas. Tu fus un chef de la confédération des Cinq Nations et le peuple unifié avait confiance en toi. Maintenant nous te libérons, car c’est un fait que nous ne pouvons plus marcher ensemble sur cette terre. Ainsi, nous déposons ta dépouille ici. Ici nous l’abandonnons. Maintenant nous te disons: Persévère vers l’endroit où le créateur vaque en paix. Ne laisse pas les choses terrestres t’importuner. Ne laisse rien de ce qui transpirait lorsque tu vivais t’importuner. Tu as pris plaisir à chasser, tu as pris du plaisir en jouant à Lacrosse et ton esprit s’est amusé dans les fêtes et les occasions plaisantes, mais maintenant ne laisse pas les pensées de ces choses te donner quelque trouble que ce soit. Ne laisse pas ta famille t’importuner et ne laisse pas non plus tes amis et associés troubler ton esprit. Ne regarde rien de tout cela.

Maintenant, vous ici présents qui étiez reliés à cet homme et vous qui étiez ses amis et associés, regardez le chemin qui est aussi le votre ! Bientôt nous serons nous-mêmes laissés en cet endroit. Pour cette raison, restreignez-vous en allant de place en place. Ne cachez rien dans vos conversations ni dans vos actions. Ne pratiquez pas la langue de bois ni le commérage. Faites attention à cela et ne parlez pas, ne vous abandonnez pas à de mauvaises attitudes. Vous devrez vous abstenir de frivolités inutiles pendant un an, mais si vous ne pouvez pas le faire en guise de cérémonie, alors dix jours de respect pour ces choses sont requis.”

 

  1. Aux funérailles d’un chef de guerre dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus un chef de guerre de la confédération des Cinq Nations et le peuple unifié avait confiance en toi pour le garder de ses ennemis (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailes d’un guerrier dites; “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus un protecteur dévoué de ta famille et tu as toujours été prêt à prendre part aux batailles pour la confédération des Cinq Nations. Le peuple unifié avait confiance en toi (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération).

 

  1. Aux funérailles d’un jeune homme dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Au tout début de ta carrière es-tu pris et la fleur de ta vie s’est fânée trop vite. (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailles d’une femme chef dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus une femme chef de la confédération des Cinq Nations. Tu fus une mère des nations. Maintenant nous te libérons car il est vrai que nous ne pouvons plus marcher ensemble sur cette terre. Ainsi nous déposons ici ta dépouille. Nous l’abandonnons ici. Maintenant nous te disons: ‘Persévère vers l’endroit où le créateur vaque en paix. Ne laisse pas les choses terrestres t’importuner. Ne laisse rien qui transpirait lorsque tu vivais t’importuner. Prendre soin de ta famille était un devoir sacré pour toi et tu étais fidèle. Tu étais une parmi les plusieurs héritières des titres de chef. Tu participais aux fêtes et tu as eu bien des occasions plaisantes…” (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailles d’une femme dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus une femme dans la fleur de la vie et sa floraison est maintenant terminée. Tu a tenu la position sacrée de mère de la nation. Prendre soin de ta famille était un devoir sacré pour toi et tu étais fidèle. Tu participais aux fêtes et tu as eu bien des occasions plaisantes…” (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailles d’une jeune femme dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu étais un tendre bouton de fleur qui a réjoui nos cœurs pour seulement quelques jours. Maintenant la floraison s’est arrêtée. Ne laisse rien des choses qui ont transpirées sur terre t’importuner. Ne laisse rien de ce qui t’es arrivé lors de ta vie t’importuner.”

(le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Quand un nouveau né meurt dans les trois jours de sa naissance, le deuil doit continuer pendant cinq jours. Ensuite, vous devrez rassembler les petits garçons et les petites filles dans la maison du deuil et durant la fête des funérailles, un orateur devra s’adresser aux enfants et leur dire de continuer à être joyeux, bien que la tristesse ait été jetée sur eux au travers de cette mort. Que les nuages noirs s’envolent et que le grand ciel bleu soit de nouveau visible. Ils seront ainsi de nouveau en paix dans la clarté du soleil.

 

  1. Lorsqu’une personne décédée est amenée sur le lieu d’enterrement, le porte-parole du côté opposé du conseil du feu devra remonter le moral de la famille privée d’un être cher et raviver leur feux de la paix, les motiver de remettre de l’ordre dans leur maison pour une fois de plus revenir dans la clarté après que les ténèbres les aient enveloppé. Il leur dira que les nuages noirs s’envoleront et que le grand ciel bleu sera de nouveau visible. C’est pourquoi ils seront de nouveau en paix dans la lumière du soleil.

 

  1. Trois lignes de nacres de coquillages d’une longueur d’une longueur de bras chacune seront employées pour s’adresser à l’assemblée aux funérailles d’un mort. Le porte-parole devra dire:

“Oyez vous tous assemblés, ce corps va être recouvert. Rassemblez vous en cet endroit de nouveau dans dix jours et c’est la parole du créateur de ce que le deuil doive cesser après que dix jours se soient écoulés. Ensuite une fête sera donnée.”

Puis, à l’expiration des dix jours, le porte-parole devra dire: “Continuez à écouter vous qui êtes ici. Les dix jours de deuil sont achevés et vos esprits doivent maintenant se libérer de la tristesse qui échoit lors de la disparition d’un membre de la famille. Les membres de la famille ont décidé de compenser un peu ceux qui ont assisté et aidé à ces funérailles. Ceci n’est qu’une simple expression de remerciement. Ceci est pour la personne qui a fait la cuisine alors que le corps reposait dans la maison. Laissons la venir devant l’assemblée pour recevoir ce cadeau et qu’elle soit relevée de sa tâche.”

En substance, ceci devra être répété pour chaque personne qui a assisté de quelque manière que ce soit jusqu’à ce que tout le monde ait été honoré.

Fin

 

Sport: Le mercenariat qatari appliqué

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, sport, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 janvier 2015 by Résistance 71

Résistance 71

 

30 Janvier 2015

 

Mise à jour du 31 janvier: La France jouera donc le Qatar et ses mercenaires en finale du championnat du monde. Le mercenariat sera t’il étendu à l’arbitrage pour l’occasion ou la France se couchera t’elle devant le pouvoir de l’entreprise Qatar/Rockefeller ? A suivre…

 

Ce billet nous a été inspiré par un évènement sportif se déroulant actuellement à Doha, capitale du petit pays qu’est le Qatar: le championnat du monde de Handball.

Nous apprenons par la presse que la France, grande nation du Hand s’il en est, est en demie-finale contre une autre grosse pointure du sport: l’Espagne. Jusqu’ici… rien à dire, la routine.

On s’enquiert de l’autre demie-finale et nous apprenons que la Pologne jouera… le Qatar, qui n’a jamais atteint un tel niveau dans ce sport et y parvient alors que la compétition se déroule chez lui. Mauvaise pensée immédiate: ayé, les milliardaires du gaz/pétrole paient les arbitres pour chouchouter leur équipe locale… M’enfin… la triche dans le sport de haut niveau ? c’est impensable ! Non ?

En essayant de comprendre un peu mieux et de manière amusé, nous nous rendons compte que les millions des pétrodollars n’ont pas agi sur les arbitres (quoi que, allez savoir…), mais certainement sur l’équipe “nationale” du Qatar.

Ce petit pays de 12 000 km2 (la superficie de l’Île de France) et aux 1,8 millions d’habitants (300 000 Qataris et 1,5 millions d’expatriés étrangers), partie de la péninsule arabique, absorbé dans l’empire Ottoman jusqu’en 1915, puis rattaché sous la forme d’un protectorat à la couronne britannique en 1916, devient indépendant en 1971. Il est membre du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et de la Ligue Arabe et est devenu un des pays les plus riches du monde. Son histoire moderne est toujours intimement liée à l’exploitation des hydrocarbures puisque dans les années 1930, la Standard Oil du New Jersey de la famille Rockefeller, qui deviendra par la suite Exxon-Mobil, s’y installe pour exploiter les gisements, avec ses comparses habituels de la BP (BP/Amoco depuis) et de la Royal Dutch Shell (intérêts des familles Rothschild et royale des Pays-Bas). Depuis le milieu des années 70, d’énormes investissements ont été faits dans ce petit pays, à tel point que la transnationale Exxon-Mobil des Rockefeller possède d’énormes parts de la Qatar Petroleum, l’entreprise d’état qatarie du gaz et du pétrole. Exxon-Mobil a créé de longue date sa filiale Exxon-Mobil Qatar qui est impliquée au plus haut niveau des relations commerciales internationales du Qatar. Des directeurs d’Exxon-Mobil ont siégé dans le Conseil du Commerce (chambre du commerce) du Qatar et si les autres géants du pétrole y sont représentés, Exxon-Mobil s’est taillé la part du lion au point que d’aucuns disent que le Qatar est le “jardin des Rockefeller”. En dehors des pétroliers usuels, la firme Northrop-Gruman (armement liée directement au Pentagone) siège au conseil.

Business is business nous direz-vous, certes, mais quand on a étudié l’influence et l’impact de la famille Rockefeller et ses “fondations” dans tous les domaines qu’elle touche, ll y a de quoi être potentiellement inquiet…

Il a été établie depuis au moins 2012 que le Qatar a été largement impliqué dans les évènements du “printemps arabe”, à la fois sur le plan du financement que du point de vue stratégique et militaire, puisque ses Mirages 2000 ont participé (entre autres) aux bombardements de la Libye pour renverser Kadhafi. Les fonds qataris (et saoudiens) ont financé et financent toujours les groupes salafistes takfiristes de la légion mercenaire “djihadiste” de l’OTAN et de l’empire anglo-américano-sioniste.

De plus Doha est la maison-mère d’Al Jazeera, la chaîne d’information moyen-orientale qui “révolutionna” la diffusion de l’information durant les guerres menées contre l’Irak. Néanmoins, un de ses directeurs de l’info, Wadah Khanfar, fut contraint de démissionner en Septembre 2011 suite aux révélations par Wikileaks de ses contacts (trop) étroits avec la CIA et les services de renseignements militaires des Etats-Unis (http://intelnews.org/2011/09/21/01-828/ ).

Al-Jazeera s’est révélée depuis plusieurs années n’être qu’un leurre au service des intérêts impérialistes.

Quel rapport avec le sport nous demanderez-vous ? Nous y venons… Le Qatar s’est impliqué depuis des années dans l’achat d’entreprises sportives comme le club de football du PSG en France (et maintenant le PSG Handball tiens donc…), a lourdement investi dans le sponsoring via ses filiales comme Qatar Airways (FC Barcelone) et on en passe…

En “récompense” de ses investissements dans le foot, le Qatar a reçu (acheté) les droit d’organisation de la Coupe du Monde de Football en 2022, donnant des milliards de dollars par contrat à de multiples entreprises de construction, de gestion, de conseil et autres fadaises inutiles. Les dégâts collatéraux se sont déjà fait sentir puisque le Qatar a déjà été montré du doigt pour sa gestion esclavagiste des travailleurs contractuels étrangers travaillant sur les sites de construction en préparation de la CM de 2022 et qui y meurent apparemment comme des mouches, au point que le pays se soit fait sérieusement rappeler à l’ordre.

Pour en revenir au Handball aprés ce tour d’horizon succint, nous apprenons par voie de presse, que l’équipe “nationale du Qatar ne comporte que 2 Qataris… tous les autres joueurs et entraineurs proviennent des grandes nations du Hand avec des joueurs qui ont pour la plupart (est-ce bien normal ?…) joué sous d’autres couleurs nationales comme … la France, l’Espagne, la Croatie etc… Tous ces joueurs et encadrement de l’équipe (l’entraineur en chef est l’ancien entraineur de Hand de Barcelone, plusieurs fois champion d’Europe des clubs) ont été indubitableemnt très grassement payés pour être les mercenaires du Handball qatari et jouer sous les couleurs d’une nation qui applique la loi religieuse de la sharia à la lettre, emprisonne la dissidence politique, finance le terrorisme djihadiste (même les supporteurs de foot corses l’ont affiché récemment dans le stade de Bastia en arborant une banderole d’une grande lucidité: “Le Qatar finance le PSG et le terrorisme”…), en cela ils ont rejoint la grande tradition du mercenariat tant en vogue de nos jours. Alors bien sûr, certains diront: “c’est du sport, pas de la politique…” Nous sommes désolés, tout est politique !

Notre question serait: Les mercenaires pseudo-qataris évoluant à Doha pour le prestige du Handball du Qatar savent-ils pour qui ils travaillent ? Si non, pourquoi ? S’ils le savent, alors la question est de savoir s’ils dorment bien la nuit, comment le peuvent-ils même ?.

Les médias occidentaux ont pourri la vie de la Russie avec leurs commentaires de bas étages permanents lors des Jeux Olympiques de Sotchi, mais ne trouvent rien à dire de la perversion du financement qatari et des pays du Golfe, financement qui s’avère gangréneux à tous les étages. Peut-on s’amuser des millions du mercenariat du handball qatari et ignorer ou faire semblant d’ignorer les millions de la même provenance nourrissant les mercenaires takfiris massacrant les populations civiles en Syrie et en Irak ?

Vous avez dit deux poids deux mesures ?…

La Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~ 2ème partie: Wampums 55-78 ~

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 janvier 2015 by Résistance 71

La Constitution de la Confédération Iroquoise

 

Kaianerekowa (Gayanashagowa) ou la Grande Loi de la Paix

 

Traduction Résistance 71 

 

Introduction

1ère partie: wampums 1-54

2ème partie: wampums 55-78

3ème partie: wampums 79-117

 

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Le symbolisme officiel

 

  1. Un grand tissage de perles de coquillages, auquel les chefs des cinq nations ont équitablement participé, symbolisera la finitude de l’union et certifiera le serment des nations représentées par les chefs de la confédération des nations Mohawk, Oneida, Onondaga, Cayuga et Seneca, qui sont toutes unifiées et ont formé un seul corps ou une union appelée union de la grande loi, qu’elles ont établi.

Un tissage de perles de coquillages sera le symbole du conseil du feu et de la confédération des cinq nations. Le chef que le conseil des gardiens du feu appointera comme porte-parole au début de la session du conseil devra tenir la ceinture de nacres dans ses mains en parlant. Quand il a fini de parler, il déposera la ceinture sur une endroit élevé (ou sur un poteau) de façon à ce que les chefs assemblés et les gens puissent la voir et sachent que le conseil est ouvert en en cours de session.

Lorsque le conseil est ajourné, le chef qui a été nommé par ses camarades chefs pour le fermer devra prendre la ceinture dans ses mains et s’adresser à l’assemblée des chefs. Ainsi se terminera la conseil jusqu’à un moment et un endroit décidés par le conseil. Alors la ceinture devra être placée dans un endroit sûr.

Tous les cinq ans, les chefs de la confédération des cinq nations et le peuple devront se rassembler et se demander les uns les autres si leurs esprits sont toujours dans la même vague d’unité pour la Grande Loi Unificatrice et si une des cinq nations ne veut pas continuer à prêter serment d’unité, alors la Grande Loi Unificatrice devra être dissoute.

 

  1. Cinq rangées de coquillages attachées ensemble pour n’en former qu’une devront représenter les Cinq Nations. Chaque rangée représentera une nation et l’ensemble un territoire complètement unifié connu sous le nom de territoire de la confédération des Cinq Nations.

 

57.Cinq flèches devront être solidement attachées ensemble, chaque flèche représentant une nation. Comme les cinq flèches solidemement attachées, ceci symbolisera l’union complète des nations. Ainsi sont complètement unifiées les cinq nations et imbriquées les unes dans les autres, unies en une tête, un corps et un esprit. C’est pourquoi elles devront travailler, légiférer et entrer en conseil ensemble pour l’intérêt des générations futures.

 

Les chefs de la confédération devront manger ensemble dans un bol commun le met préparé de la queue de castor cuite. Lorsque qu’ils mangent il ne peuvent pas utiliser d’ustensiles tranchant car s’ils le faisaient, ils pourraient accidentellement se blesser et alors un bain de sang s’en suivrait. Toutes mesures appropriées doivent être prises pour absolument éviter que le sang coule.

 

  1. Les chefs des Cinq Nations se trouvent maintenant debout en cercle se tenant par les mains. Ceci signifie et garantit qui si un des chefs de la confédérations quitte le conseil et cette confédération, ses bois de cerf, emblème de son titre de chef, ainsi que ses droits de naissance, devront être hébergés sur les bras des chefs de l’union dont les mains sont jointes. Il renonce à son titre, les bois de cerf tombent de son front mais restent au sein de la confédération.

 

Une autre signification est que si à un moment donné, un des chefs de la confédération choisit de se soumettre à la loi d’un peuple étranger, il n’est plus dans, mais en dehors de la confédération et on devra dire des personnes de cette classe qu’ils “se sont aliénés”. De même, de telles personnes qui se soumettent aux lois de nations étrangères doivent abandonner leurs droits et appartenance à la confédération des Cinq Nations et son territoire.

Vous, les chefs de la confédération des Cinq Nations, demeurez ferme de façon à ce que si un arbre tombe sur vos bras joints, il ne pourra pas vous séparer ou affaiblir votre poigne. Ainsi se préservera la force de l’union.

 

  1. Une ceinture tissée de nacres de coquillages wampum d’une largeur de trois mains, la moitié supérieure blanche, la moitié inférieurs noire, faite à contribution égale par les hommes des cinq nations, sera la manifestation physique de ce que les les gens ont fusionné en une tête, un corps et une pensée ; cela symbolisera aussi leur ratification du pacte de paix de la confédération, où les chefs des Cinq Nations ont établi la Grande Paix.

La portion blanche des nacres représente les femmes tandis que la portion noire représente les hommes. La portion noire est de plus le signe du pouvoir investi chez les hommes des Cinq Nations.

Cette ceinture wampum investit le peuple du droit de corriger leurs chefs errants. Dans le cas d’une partie où tous les chefs s’engagent sur un chemin qui n’est pas embrassé par le peuple et qu’ils ne considèrent toujours pas le troisième avertissement donné par les femmes de leurs familles, alors l’affaire devra être porté devant le conseil général des femmes des Cinq Nations. Si les chefs notifiés et avertis trois fois ne rentrent toujours pas dans le rang, alors l’affaire devra être portée devant les hommes des Cinq Nations. Les chefs de guerre devront alors, par droit et suivant l’autorité qui leur est conférée, entrer le conseil ouvert, pour avertir le ou les chefs de retourner sur le droit chemin. Si les chefs incriminés entendent le conseil, ils devront dire: “Nous répondrons demain”. Si une réponse favorable est ensuite donnéee en faveur de la justice et en accord avec la Grande Loi de la Paix, alors les chefs devront de nouveau prêter allégeance en fournissant chacun les ceintures wampum requises. Alors les chef de guerre ou les chefs devront exhorter les chefs errants d’être juste et bon.

Si les chefs devaient refuser d’entendre le troisième avertissement, deux options sont alors possibles: soit les hommes peuvent décider en conseil de déposer le ou les chefs ou de les frapper à mort avec leurs massues de guerre. S’ils décident dans leur conseil de prendre la première option, le chef de guerre devra s’adresser aux chefs intéressés et leur dire: “Puisque vous, chefs des Cinq Nations, avez refusé de retourner dans le bon processus de la constitution, nous déclarons dès maintenant vos positions vacantes, nous vous retirons vos bois de cerf, symboles de votre chefferie et d’autres devront être choisis pour siéger à vos places, laissez donc place libre.”

Si les hommes en conseil devaient choisir la seconde option, le chef de guerre devra ordonner à ses hommes d’entrer dans le conseil et de prendre positions aux côtés des chefs errants, s’asseyant entre eux si possible. Lorsque ceci est fait, le chef de guerre tiendra alors à bout de bras le wampum noir et dira aux chefs errants: “Et bien maintenant, chefs des Cinq Nations, oyez ces derniers mots de vos hommes. Vous n’avez pas tenu compte des avertissements des femmes de vos familles, vous n’avez pas tenu compte des avertissements du conseil général des femmes et vous n’avez pas non plus tenu compte des avertissements des hommes de vos nations, qui tous insistaient pour que vous retourniez sur le chemin de l’action juste. Puisque vous êtes déterminé à resister et à ne pas rendre justice à votre peuple, il n’y a plus qu’une seule façon d’agir pour nous.” A ce moment, le chef de guerre laissera tomber le wampum noir et les hommes devront se lever d’un bond et battre à mort les chefs errants. Chaque chef errant peut se soumettre avant que le wampum noir ne soit lâché. Son exécution sera immédiatement suspendu.

Le Wampum Noir ici utilisé symbolise que le pouvoir d’exécuter est enterré mais qu’il peut encore être déterré par les hommes. Il est enterré, mais lorsque l’occasion se présente, ils peuvent le déterrer et en dériver leur pouvoir et leur autorité pour agir comme ici prescrit.

 

  1. Une large ceinture wampum sombre de 38 rangées, ayant un cœur blanc en son centre et de part et d’autre deux carrés blancs tous connectés avec le cœur par des rangées de nacres blanches, sera l’emblème de l’unité des Cinq Nations.

 

(Note: Il s’agit de la Ceinture d’Ayonwatha/Hiawatha)

 

Le premier carré à gauche représente la nation Mohawk et son territoire ; le second carré à gauche, près du cœur représente la nation Oneida et son territoire ; le cœur blanc au milieu représente la nation Onondaga et son territoire, il veut aussi dire que le cœur des cinq nations est solitaire dans sa loyauté à la Grande Paix, que la Grande Paix est logée dans le cœur (c’est à dire avec les chefs Onondaga) et que le Feu du Conseil doit y brûler pour les Cinq Nations, de plus, cela veut dire que l’autorité est donnée pour faire avancer la cause de la paix et que les nations hostiles en dehors de la confédération devront cesser la guerre ; le carré blanc à droite du cœur représente la nation Cayuga et son territoire et le quatrième et dernier carré à droite représente la nation Seneca et son territoire.

Le blanc symbolisera ici qu’aucune pensée maléfique ou de jalousie ne viendra s’imiscer dans l’esprit des chefs lorsqu’ils sont réunis en conseil sous les auspices de la Grande Paix. Le blanc, emblème de la paix, de l’amour, de la compassion et de l’équité entoure et garde les Cinq Nations.

 

  1. Qu’une grande calamité menace les générations naissantes et vivantes des Cinq Nations, alors celui qui est capable de grimper en haut de l’arbre de paix devra le faire. Lorsqu’il sera arrivé en haut de l’arbre, il devra regarder dans toutes les directions et s’il voit des choses malfaisantes s’approcher, il devra alors appeler le peuple des Cinq Nations rassemblé au pied de l’arbre et devra dire: “Une calamité menace votre bonheur.” C’est alors que les chefs devront se réunir en conseil et discuter de ce malheur à venir.

Lorsque toute la vérité au sujet du trouble se profilant est connue et prouvée, alors le peuple devra chercher un arbre de Kahonkaahgonah (Orme des marécages) et lorsqu’ils l’auront trouvé, ils devront rassembler leurs têtes toutes ensemble et se loger pour un temps parmi ses racines. Ensuite, leurs travaux finis, ils pourront espérer le bonheur pour bien des jours après.

 

  1. Quand le conseil de la confédération des Cinq Nations déclare une lecture des ceintures wampum rappelant ces lois, ses membres devront fournir au lecteur un matelas spécial de lecture en fibres de chanvre sauvage. Le matelas ne devra pas être utilisé à nouveau, car une telle formalité est appelée en honneur de l’importance de la loi.

 

  1. Si deux fils de côtés opposés au feu du conseil se mettent d’accord sur le désir d’entendre la loi de la Paix leur être récitée et ainsi rafraîchir leurs mémoires sur la façon édictée par le fondateur de la Confédération, ils devront en notifier Adodarho. Celui-ci devra ensuite consulter cinq de ses chefs co-actifs qui devront consulter huit de leurs frères. Ils devront ensuite décider d’acquiescer à la demande des deux fils des côtés opposés du feu du conseil, Adodarho devra envoyer des messagers pour avertir les grands chefs de chacune des cinq nations. Ensuite, ils devront envoyer leurs chefs de guerre pour notifier leur frêre et cousin chefs de a réunion, du jour et de l’heure de sa tenue.

Quand tous sont arrivés et sont en réunion, Adodarhoh, en conjonction avec ses cousins chefs, devra nommer un chef qui devra réciter la Grande Loi de la Paix. Ensuite ils devront annoncer qui ils ont choisi pour le récit de la Grande Loi aux deux fils. Ensuite, celui qui a été choisi devra réciter les lois de la Grande Paix.

 

  1. A la cérémonie d’intronisation des chefs, s’il n’y a qu’un seul réciteur et chanteur expert de la loi et de l’hymne de la Pacification à se tenir devant le feu du conseil, alors lorsque ce réciteur et chanteur a fini de s’adresser d’un côté du feu, il devra se rendre de l’autre côté et répondre à son propre discours et chanson. Il agira ainsi pour les deux côtés du feu jusqu’à ce que la cérémonie complète soit achevée. Un tel réciteur et chanteur sera appelé “Deux Visages” parce qu’il récite et chante pour les deux côtés du feu du conseil.

 

  1. Moi, Dekanavida et les chefs de l’union, déracinons le plus grand des sapins et dans la dépression du sol de ses racines, y déposons toutes les armes de la guerre. Dans les profondeurs de la terre, sous les courants profonds sous-terrains de cette eau coulant dans des régions inconnues, nous scellons toutes les armes de la discorde. Nous les enterrons hors de la vue de tous et nous replantons l’arbre. Ainsi est établie la Grande Paix et les hostilités ne seront plus entre les Cinq Nations, la paix règnera sur les peuples unifiés.

Les lois de l’adoption

 

  1. Le père d’un bel enfant, d’un enfant intelligent, à grande capacité ou aimé spécialement à cause de certaines circonstances pourra, par la volonté du clan de l’enfant, choisir un nom de son clan (père) et l’officialiser par une cérémonie, comme cela est prévue. Ce nom ne sera que temporaire et sera appelé: “Un nom porté autour du cou”.

 

  1. Si une personne, membre de la confédération des Cinq Nations, estime particulièrement un homme ou une femme d’un autre clan ou d’une nation étrangère, elle pourra choisir un nom et l’adresser à cette personne estimée. La prise de nom se fera en accord avec la cérémonie d’officialisation des noms. Un tel nom n’est que temporaire et sera appelé: “nom porté autour du cou”. Une courte cordelette de coquillages devra être délivrée avec le nom afin d’officialiser et d’archiver l’évènement.

 

  1. Si un membre quelconque des Cinq nations, une famille ou une personne appartenant à une nation étrangère soumettent une proposition d’adoption dans un clan d’une des Cinq Nations, il(s) devra fournir une cordelette de coquillages d’une longueur d’une envergure de bras, comme promesse au clan dans lequel il(s) veut être adoptée. Les chefs de la nation devront alors considérer officiellement la proposition et prendre une décision.

 

  1. Un membre quelconque des Cinq Nations qui, par estime ou autre sentiment, désire adopter un individu, une famille ou un nombre de familles, peut lui, leur proposer l’adoption et si elle est acceptée, alors l’affaire devra être portée à l’attention des chefs pour confirmation et les chefs devront alors confirmer l’adoption.

 

  1. Lorsque l’adoption de quelqu’un a été confirmée par les chefs de la nation, les chefs devront s’adresser au peuple de leur nation et dire: “Maintenant vous et notre nation devez être informés qu’une telle personne, telle famille ou telles familles ont cessé à tout jamais de porter le nom de leur nation de naissance et l’ont enfoui profond dans la terre. En conséquence, ne laissons jamais quiconque de notre nation mentionner le nom de la nation originelle de leur naissance. Faire cela serait précipiter la fin de notre paix.”

 

Les lois d’émigration

 

  1. Quand une personne ou une famille appartenant à la confédération des Cinq Nations, désire abandonner leur nation de naissance et le territoire des Cinq Nations, ils doivent en informer les chefs de leur nation et le conseil confédéral devra en prendre connaissance.

 

  1. Quand une personne ou une famille ou quiconque des Cinq Nations émigre et réside dans une région distante du territoire des Cinq Nations, les chefs de la confédération pourront selon leur volonté, envoyer un messager portant une large ceinture wampum noire et lorsque le messager arrive, il devra rassembler les gens ou s’adresser à eux personnellement en montrant la ceinture de coquillages et ils sauront alors que ceci est un ordre pour eux de retourner dans leurs maisons d’origine et autour du feu des conseils.

 

Titre de propriété

 

  1. La terre, le sol d’un bout à l’autre du territoire est la propriété du peuple qui l’habite. Par droit de naissance, Ongwehonwe (les êtres originaux de la terre) sont les propriétaires du sol qui leur appartient et qu’ils occupent et personne d’autre ne pourra le posséder. La même loi a été maintenue depuis des temps immémoriaux.

Le grand créateur nous a fait du même sang et du même sol et comme seulement des langages différents constituent la différence entre les nations, il a établi différents terrains de chasse et territoires et a mis des lignes de séparation entre eux.

 

  1. Quand une nation étrangère ou un individu sont admis au sein des Cinq Nations, l’admission doit-être comprise comme n’étant que temporaire. Si la nation ou la personne créent une perte, une mauvaise action ou cause une souffrance quelconque qui pourraient mettre en danger la paix au sein de la confédération, les chefs confédérés devront demander à un de leurs chefs de guerre de le ou les réprimander et si une offense similaire est de nouveau commise, alors la partie qui a offensée devra être chassée du territoire des Cinq Nations.

 

  1. Quand un membre d’une nation étrangère vient en territoire des Cinq Nations et y cherche refuge et la résidence permanente, les chefs de la nation qui l’a accueilli devront étendre l’hospitalité et faire de cette personne un membre de cette nation. Des droits égaux lui seront alors accordés en toute matière, sauf celles ci-après mentionnées.

 

  1. Une personne étrangère qui a été adoptée temporairement n’aura pas le droit de voter au conseil des chefs de la confédération. Car seuls ceux qui ont été investis comme chefs peuvent le faire. Les étrangers n’ont rien par le sang pour leur faire revendiquer le vote et s’il devait l’obtenir, sans connaître toutes les traditions de la confédération, cela pourrait être détrimental à la Grande Paix. De cette manière, la Grande Paix pourrait-être mise en danger et peut-ête même détruite.

 

  1. Quand les chefs de la confédération décident d’admettre une nation étrangère et qu’une adoption est effectuée, les chefs doivent alors informer la nation adoptée que son admission n’est que temporaire. Ils doivent aussi dire à la nation qu’elle ne doit jamais essayer de contrôler, d’interférer avec ou de blesser les Cinq Nations, ni avoir de mauvais égards pour la Grande Paix ou quelque règle de sa coutume que ce soit. Qu’en aucun cas elle ne devra perturber ou causer une blessure. Si la nation adoptée devait déroger à ces injonctions, alors son adoption sera annulée et elle sera expulsée.

L’expulsion devra se passer de la façon suivante: Le conseil devra nommer un de ses chefs de guerre pour porter le message d’annulation et il devra dire: “Vous (nom de la nation), écoutez-moi tandis que je vous parle. Je suis ici pour vous informer une fois de plus d’une décision du conseil des Cinq Nations. Vous aviez pris connaissance précédemment de cette mesure. Maintenant, les chefs des Cinq Nations ont décidé de vous expulser et de vous exiler. Nous vous renions maintenant et anulons votre adoption. Vous devez donc chercher un chemin de départ et vous devez mener vos gens hors du territoire. C’est vous et non pas nous qui avez fait une mauvaise action et causé cette sentence d’anulation. Allez donc sur votre chemin et partez du territoire de la confédération des Cinq Nations.”

 

  1. A chaque fois qu’une nation entre dans la confédération ou accepte la Grande Paix, les Cinq Nations et la nation étrangère devront entrer en un accord par lequel la nation étrangère devra prendre en charge de persuader d’autres nations d’accepter la Grande Paix.

A suivre …

Moyen-Orient: Quand Israël en prend un coup dans le « Kornet »…

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Analyse qu’on ne trouvera bien sûr pas dans la pressetituée occidentale… Il faut voir les choses sous bien des aspects différents pour se faire un avis informé ! Chose que ne propose plus depuis bien longtemps nos merdias à la botte. A terme, il est bien évident que la cible ultime de l’empire au Moyen-Orient est l’Iran, affaire des plus compliquées…

— Résistance 71 —

 

Les messages de l’opération du Hezbollah au Chebaa

 

Al-Akhbar

 

29 Janvier 2015

 

url de l’article original;

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/357362-l-opération-de-chebaa-les-messages

 

L’opération perpétrée par les combattants du Hezbollah contre un convoi militaire israélien, à Chebaa, les modalités par lesquelles elle a été réalisée, le choix du moment où elle a été menée, tout et tout a pris de court l’armée sioniste. « Al-Akhbar » se penche sur les messages que cette opération a compté faire passer, à la fois, à l’adresse des Israéliens et de leurs protecteurs :

1- Le temps où Israël tuait, en tout impunité, est révolu . Il devra, désormais, faire face aux conséquences de ses moindres agressions

2- L’opération de Chebaa a montré que le Hezbollah insiste sur le maintien de l’équilibre de la terreur, car chaque agression israélienne sera ripostée avec une violence égale ou supérieure à celle de l’attaque israélienne

3- Le Hezbollah veut souligner un point d’une extrême importance : la participation à la guerre contre le terrorsime takfiri, aux côtés de Damas, ne l’a, nullement, affaibli. Au contraire, elle a élargi les capacités de combat du Hezb, dont les combattants sont, désormais, plus opérationnels, carapbles de mener des combats réguliers. Israël ne semble pas, toutefois, comprendre que les fronts syrien et celui des frontières libanaises avec Israël diffèrent l’un de l’autre.

4- L’opération de Chebaa était destinée à exposer l’extrême disponibilité du Hezbollah à faire la guerre, une disponibilité, largement, supérieure à ce qu’Israël pourrait l’imaginer, car, tout compte fait, la planification de cette opération, moins de 10 jours après le raid contre Quneitra, sa mise à exécution avec une si grande exactitude, ne peuvent être que le fruit d’une longue période d’entraînement, et d’une longue expérience de guerre. Le Hezbollah se tient toujours prêt

5- Le plus important message de cette opération est, toutefois, celui ci : les fronts libanais et syrien ne sont pas deux. Ils se sont noués l’un à l’autre et ils incluent même le front palestinien. En ce sens,  l’attaque de Chebaa est loin d’être un acte de vengeance visant à venger le sang de six commandants du Hezbollah. il y a là, aussi, une volonté de venger le sang du général iranien et de tous les soldats et officiers syriens tués dans des combats, depuis 2011, et c’est cela qui devrait, réellement, faire peur à Israël.

6- Le coup « éclair » du Hezb contre Netanyahu a montré que la Résistance est, parfaitement, capable de changer les règles du jeu, à l’intérieur même d’Israël. Pour le Hezb, le Likoud et la gauche israélienne reviennent au même, la seule chose qui fait la différence, c’est le degré de cruauté et de violence des uns et des autres. L’opération de Chebaa montrera aux électeurs israéliens qu’avec un fou, comme  » Bibi », au pouvoir, tout pourrait leur arriver.

7- L’opération de Chebaa a été un démenti à l’adresse de ceux des analystes, qui promettaient un silence du Hezb, face à l’agression israélienne. Ces analystes disaient que la Résistance éviterait toute riposte, pour  ne pas jouer à l’empecheur de tourner en rond, dans les pourparlers nucléaires iraniens. Or, l’opération planifiée par une main de maître du Hezb serait même à même de fournir un atout aux négociateurs iraniens, car ce sera l’Iran, avec qui il faudra compter, si Israël veut avoir la paix.

8- L’opération de Chebaa a montré que la Syrie reste la ligne rouge de la Résistance ; l’implication des Takfiris, aux côtés d’Israël, dans des opérations anti-Résistance, ne restera sans réponse. Les équations ont changé, depuis mercredi.

9- A Chebaa, l’axe anbti israélien s’est renforcé, axe composé de l’Iran, du Hezbollah et de leurs alliés libanais, syriens, yéménites et palestiniens ; un axe, qui compte autant de Chiites que de Sunnites. C’est un axe de l’unité, de retrouvailles, qui place l’Islam, face à son vrai ennemi

10- En tuant les militaires sionistes, à Chebaa, le Hezbollah a annoncé à ces forces pro-occidentales libanaises, que c’est lui qui décide du quand et du comment de ses représailles, et il ne prend aucun ordre des forces extérieures .

Le Hezbollah s’impose, désormais, à titre d’un acteur régional, à part entière; son expérience syrienne l’ai aidé à l’être. Reste à savoir comment les Israéliens s’y prendront : Netanyahu finira par se taire, au risque de perdre la future législative ou il réagira, là aussi, au risque de provoquer un réel embrasement …. l’imbroglio est beaucoup plus complexe pour qu’un politicien de pacotille, tel que « Bibi », puisse s’en sortir….

= = =

Chebaa: Tout ce qui fera date

 

IRIB

 

29 janvier 2015

 

Netanyahu a -t-il la possibilité de réagir, « avec autorité », à l’opération de Chebaa?

La réaction « passive » d’Israël, après l’opération « éclair » de mercredi contre son grand convoi militaire, laquelle a tué 17 soldats sionistes et fait des dizaines de blessés, vient de le montrer : Netanyahu n’aura d’autres choix que de ravaler sa salive. Il évitera, surtout, une réponse sévère, dans la mesure où Israël pré-électoral, et un Likoud, très destabilisé, ne prendraient pas le risque de se lancer dans une aventure folle, d’autant plus que les Etats Unis ont, très bizarrement, évité toute réaction radicale à l’opération de Chebaa. En effet, Israël a été pris de court, par le fait que le Hezbollah a choisi la région de Chebaa, pour lancer son opération : les israéliens s’étaient préparés à faire face à la riposte du Hezbollah, au Golan, puisque ce fut là que leur raid a eu lieu contre les commandants du Hezb. Or, la Résistance libanaise a très bien répéré et compris cette tactique sioniste et a décidé de lancer son assaut, à partir d’une zone complètement  » inattendue ». Les champs de Chebaa sont, toutefois, une région très surveillée par des drones de reconnaissance et des radars, ce qui importe le plus est que les fermes de Chebaa font partie integrante du territoire libanais, puisqu’elles ont été occupées par le régime sioniste. Cet aspect rend, parfaitement, légitime l’opération du Hezb, puisqu’il s’agit d’une opération contre une puissance d’occupation.

Le Hezbollah est loin, toutefois, de chercher une guerre, à grande échelle, sinon il aurait pu se fixer sur le Golan. La Résistance a évité, en effet, des ennuis à Damas, bien occupé à mener a guerre, sans merci, contre les terroristes. Il va sans dire que le discours de Nasrallah tournera, essentiellement, autour de cette opération.

Au contraire d’Israël, qui continue à refuser de revendiquer le raid contre Quneitra, le Hezbollah a assumé sa responsabilité, dans l’opération de Chebaa; la Résistance a planifié cette opération, en menant des concertations étroites avec Téhéran et Damas. L’Iran avait demandé à ce que la riposte soit rapide, pour empêcher toute exploitation, par Israël, et tout changement des règles du jeu. L’Iran a voulu empêcher Israël de provoquer une fissure dans le front anti-israélien, qui s’étend du Sud du Liban au Golan. Dans la tête des généraux israéliens, les questions suivantes résonnent depuis hier : comment les combattants du Hezb ont-ils pu pénétrer, en plein jour, dans la zone occupée de Chebaa, échappant à la vigilance des radars et des drones ? Et, surtout, sur fond des mesures draconiennes prises par « Tsahal »? Comment l’opération a-t-elle eu lieu à proprement parler? Et, surtout, comment les « hezbollahis » ont-ils pu quitter la zone de Chebaa, sans accroc? La défaite israélienne, à Chebaa, a été, surtout, une défaite du renseignement sioniste…

Source:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/357373-chebaa-tout-ce-qui-fera-date

70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz: Un modèle embarrassant…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 29 janvier 2015 by Résistance 71

“Tuer l’Indien pour sauver l’Homme”.
(Capitaine Richard Pratt, fondateur de l’école pensionnat pour Indiens Carlisle, 1892)

“Si le génocide définit l’extermination physique d’un groupe humain, l’ethnocide est son extermination culturelle et cette extermination culturelle est souvent le fait d’une seule civilisation qui extermine toutes les autres: la civilisation occidentale.” (Robert Jaulin, 1970)

 

Le sale précurseur d’Auschwitz: Hitler inspiré par le système des réserves indiennes

 

Simon Moya-Smith

 

27 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/01/27/ugly-precursor-auschwitz-hitler-said-have-been-inspired-us-indian-reservation-system

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a aujourd’hui 70 ans que les victimes emprisonnées et affamées d’Hitler et de ses bourreaux nazis furent libérées par les troupes soviétiques.

Hitler le couard, qui s’est suicidé plutôt que de faire face à ses responsabilités, fut de manière non-controversée un des bourreaux, une des ordures la plus brutale et sanguinaire qui ait jamais marché sur cette planète.

Mais peu de chose est connue de sa carrière de plagiaire,

L’idée d’un camp de détention, spécifiquement conçu comme celui d’Auschwitz à Oświęcim, en Pologne, où les soldats d’Hitler pouvaient abattre, pendre, empoisonner, mutiler et affamer des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants en masse, n’était pas une idée qu’Hitler, le bigot, trouva par lui-même. En fait, le biographe récompensé du prix Pulitzer John Toland écrivit qu’Hitler fut inspiré en partie par le système des réserves indiennes ( wrote that Hitler was inspired in part by the Indian reservation system )– une création des Etats-Unis.

Le concept d’Hitler pour les camps de concentration ainsi que la mise en pratique du génocide doivent beaucoup, disait-il, à ses recherches sur l’histoire anglaise et américaine”, écrivit Toland dans son livre, , Adolf Hitler: The Definitive Biography.Il était un admirateur des camps de prisonniers pour les Boer en Afrique du Sud et ceux pour les Indiens dand l’Ouest américain ; il vantait souvent ses proches de l’efficacité de l’extermination par les Américains au moyen de la famine et du combat inégal, des sauvages rouges qui ne pouvaient pas être domestiqués par la captivité.

Il n’est bien sûr pas du meilleur des intérêts nationaux pour les Etats-Unis que de reconnaître une telle réalisation présentée de fait par Toland. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, vous ne pouvez pas être la plus grande nation du monde si vous êtes coupable de génocide et spécifiquement si votre pays et sa politique furent l’inspiration qui créa un des pires génocides de l’histoire de l’humanité.

Et bien sûr, les preuves sont parfaitement accessibles pour tous ceux qui rechercheraient si les colons européens (à savoir les envahisseurs qui divorceraient plus tard de leurs mère-patries, se renommant les uns les autres “Américains”), avaient en fait, mis en place et en action un modèle détaillé, des justifications (le droit divin), des politiques (le déplacement des Indiens) et des procédures (Wounded Knee 1890 par exemple), qu’Hitler aurait suivi.

Bien sûr maintenant les gens veulent toujours argumenter que la peste et les maladies ont tué les natifs des Amériques en grand nombre, ce qui est vrai, les autochtones américains moururent en masse des conséquences des pestilences apportées par les Européens en combinaison avec notre incapacité biologique de lutter contre ces germes et virus pathogènes étrangers. Mais cet argument ignore de manière inhérente les politiques d’extermination très bien documentée qui furent mise en place par les Etats-Unis.

En fait, le président Thomas Jefferson lui-même avait dit ce manière fameuse (en tout cas “fameuse” au travers de l’Amérique autchtone…) que les “Indiens avaient justifié de leur propre extermination.” George Washington pensait que la seule façon de tuer les Amérindiens était de déclarer la guerre à leurs moyens de subsistances.

Il y a beaucoup de similitudes entre la tentative des Etats-Unis d’exterminer les nations natives et la tentative d’Hitler d’exterminer les juifs. Les deux groupes furent et en bien des cas demeurent, déshumanisés, Tous deux sont et furent considérés être un obstacle sur le chemin du soi-disant progrès. Aux Etats-Unis, les officiels et les citoyens l’ont même étiqueté le “problème indien” et Hitler considérait les juifs de la même manière, son problème et il s’investit alors, tout comme le président Andrew Jackson (NdT: probablement le président des Etats-Unis qui détestait le plus les Indiens…), de la responsabilité d’éliminer ce problème.

Une autre similitude est à noter: Il y a les négationnistes dans les deux cas de génocides. En 2012, la sénatrice républicaine de l’état du Colorado, Ellen Roberts, ne voulut pas soutenir une résolution reconnaissant le génocide des Amérindiens, parce que, a t’elle dit, “les Indiens ne furent pas exterminés.”

Quand je regarde le mot “exterminer”, cela veut dire, ‘détruire totalement’”, argumenta t’elle et “mon problème avec cette résolution est que je rends grâce à dieu que nous n’ayons pas détruit la totalité des Indiens natifs et un de mes défis… est le phrasé, c’est à dire leur extermination, parce qu’ils ne l’ont pas été.

L’ironie du sort ici fut que quelques jours auparavant, elle signa son nom sur deux résolutions reconnaissant l’holocauste juif et le génocide arménien…

Article connexe: Senate Republicans Reject ‘Genocide’ to Describe Treatment of American Indians

Steven Spieberg, le réalisateur du film “La liste de Schlinder”, a dit dans un discours que le peuple juif était une fois encore menacé par “les démons incessants de l’intolérance”, a rapporté Joanna Berendt du New York Times. “Les gens veulent de nouveau vous retirer votre passé, votre histoire et votre identité”, a t’il dit.

La déclaration de Spielberg s’applique également aux Amérindiens, qui ne sont plus maintenant que 1,7% de la population totale des Etats-Unis. De nouvelles estimations argumentent que la population des peuples indigènes d’Amérique du Nord était aussi élevée que 123 millions de personnes avant le premier contact avec les Européens.

Cirque géopolitique impérialiste au Moyen-Orient: l’EI est Al Qaïda et son chef « Al-Baghdadi » un personnage fictif… (Tony Cartalucci)

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Le groupe combattant des Etats-Unis et ses chefs fictifs

 

Tony Cartalucci

 

29 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/01/us-fightingterror-group-with-fictional.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 2007, le quotidien du New York Times a révélé que le leader diabolisé de longue de “l’État Islamique” Abdoullah Rachid al-Baghdadi n’existait pas et que le création de son personnage fictif était une ruse pour détourner du rôle joué par les étrangers dans la création et la perpétuation “d’Al Qaïda en Irak”.

Dans un article intitulé, « Leader of Al Qaeda group in Iraq was fictional, U.S. military says, » le NYT rapporte que:

Le Brigadier General Kevin Bergner, le porte-parole en chef de l’armée américaine a dit que l’élusif al-Baghdadi était en fait un personnage fictif dont les déclarations enregistrées se faisaient au moyen de la voix d’un acteur d’âge mûr appelé Abou Adoullah al-Naima.

Le NYT révélait aussi quel était le but de cette opération de déception psychologique: “La ruse, a dit Bergner, fut mise au point par Abou Ayoub al-Masri, le chef égyptien d’Al Qaïda Mésopotamie, qui essayait alors de masquer le rôle prépondérant joué par les étrangers dans l’organisation des insurgés.

Le plan était d’inventer Al-Bagdhadi, un personnage dont le nom établit l’origine irakienne, de l’installer à la tête d’une organisation appelée l’état Islamique d’Irak et du Levant et ensuite arranger pour que Masri lui prête allégeance. Aîman al-Zaouahiri, l’adjoint d’Oussama Ben Laden, chercha à renforcer ce mensonge en faisant référence à Bagdhadi dans ses vidéos et déclarations sur internet.

L’admission de ceci par les leaders de l’armée américaine, rapportée par le NYT (NdT: La voix de la CIA ne l’oublions pas depuis les débuts de l’opération Mockingbird…), révèle que ce qui est nommé l’EIIL n’a jamais été qu’un appendice, qu’une succursale d’Al Qaïda, Al Qaïda elle-même directement armée, financée et soutenue par l’équipée des alliés US, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Malgré les admissions à la fois du NYT et du Pentagone, la ruse a continué seulement sur un rythme exponentiel.

Les Etats-Unis ont intentionnellement développé et lâché Al Qaïda sur l’Irak et la Syrie

La présence actuelle d’Al Qaïda en Irak et en Syrie et son rôle prépondérant dans le combat contre les gouvernements pro-iraniens de Bagdhad et de Damas, est la manifestion courante d’une conspiration criminelle occidentale exposé dès 2007, révélée par le journaliste deux fois récipiendaires du prix Pulitzer, Seymour Hersh dans son article:  « The Redirection: Is the Administration’s new policy benefiting our enemies in the war on terrorism? » où il fut explicitement dit que:

“Pour affaiblir l’Iran qui est de confession chiite de manière prédominante, l’administration Bush avait décidé de fait, de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement a coopéré avec l’Arabie Saoudite qui est sunnite, dans des opérations clandestines qui avaient pour but d’affaiblir le Hezbollah, l’organisation de résistance liée à l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part dans des opérations clandestines visant l’Iran et son alliée la Syrie. Un produit annexe de ces activités fut la création de groupes extrémistes sunnites qui épousent une vision militante de l’islam et sont hostiles aux Etats-Unis et encouragent Al Qaïda.”

Hersh documenta sur 9 pages dans son rapport, l’occident et ses partenaires régionaux créant et dévastant de manière intentionnelle la région au moyen d’un bain de sang sur des bases sectaires.

Tandis que le NYT tenta de faire passer le blâme sur ses “sponsors” du Pakistan en 2007, le journal lui-même, ainsi que bon nombre à travers le vaste monopole des médias occidentaux, ont depuis admis que les alliés les plus intimes des Etats-Unis au Moyen-Orient sont derrière Al Qaïda en Syrie et en Irak et non pas le “Pakistan”.

Le “Daily Beast” rapportait dans un article intitulé « America’s Allies Are Funding ISIS, » que:

L’EIIL menaçant maintenant Baghdad était financé depuis des années par de riches donneurs du Koweït, du Qatar et de l’Arabie Saoudite, trois alliés des Etats-Unis qui ont un double agenda dans la guerre contre le terrorisme (NdT: tout comme l’empire lui-même du reste…).

Le groupe extrémiste qui menace l’existence de l’état irakien a été construit et incité à grandir depuis des années avec l’aide de doneurs d’élite des alliés américains dans la région du Golfe Persique. Là, la menace de l’iran, d’Assad et de la guerre sectaire sunnite-chiite, trompent le but américain de stabilité et de modération dans la région.

Malheureusement pour les Dr pirouette du Daily Beast, le fait que cette “menace de l’Iran, Assad et la guerre sectaire sunnite-chiite” a déjà été révélée comme étant une entreprise conjointe non seulement des autocrates du Golfe, mais qu’elle était menée en fait par les Etats-Unis eux-mêmes, ce qui veut dire que l’expansion d’al Qaïda en Syrie et en Irak est la réalisation point par point de la conspiration révélée par Hersh en 2007.

La ruse Baghdadi pas seulement pour masquer l’implication “étrangère”, mais aussi pour masquer le rôle tenu par le couple Etats-Unis-Arabie Saoudite

Aujourd’hui, un autre “al-Baghdadi” mène soi-disant l’”État Islamique”. Son existence et son rôle de chef sont aussi non confirmés et la probabilité que la ruse Baghdadi d’Al Qaïda soit simplement répétée parmi une ignorance feinte et complice du Pentagone, ne fait que se confirmer. Non seulement le chef de l’”État Islamique” apparaît être complètement fabriqué et fictionnel, mais l’EIIL l’est également. Ce n’est en fait qu’un reétiquetage d’Al Qaïda soi-même, travaillant parfaitement bien avec d’autres fronts militants soutenus par l’occident et les roitelets du Golfe, incluant Al Nosra et ce avec pour but explicite de renverser le gouvernement syrien et d’utiliser la nation en ruine comme base de terrain pour conduire une guerre par procuration similaire en Iran.

Les Etats-Unis, bombardant une organisation terroriste fictive menée par un chef tout aussi fictif et non-existant, est au cœur même de la ruse décrite par le NYT en 2007, une ruse qui continue jusqu’à aujourd’hui. Le but n’est pas d’éliminer l’EIIL, mais d’utiliser le front fictif comme prétexte pour plus d’intervention au profit de vrais militants extrémistes formant le cœur même de la légion proxy conjointe Etats-Unis/OTAN/Arabie Saoudite avec pour but de renverser le gouvernement de Damas.

Les tentatives de faire le portrait de l’EIIL/EI comme étant un mouvement “indigène” né des déserts irakien et syrien n’est qu’un leurre pour détourner du fait qu’Al Qaïda est en fait hébergée par l’OTAN dans la Turquie toute proche et que la somme de ses soutiens, combattants, armes et argent vient de territoire de l’OTAN et non pas des “champs pétroliers syriens saisis” ou des populations locales.

La réalité devient plus vite apparente en considérant des rapports récents disant que le soi-disant territoire de l’EI a en fait doublé depuis le début des raids aériens américains et non pas diminué. Fox News rapporte dans son article, « ISIS control of Syria reportedly expands since start of US-led airstrikes, » que:

“L’EI a augmenté la taille de son territoire qu’il contrôle en Syrie alors que la campagne de bombardement emmenée par les Etats-Unis approche de son 4ème mois.”

Citant le gouvernement US et des évaluations indépendantes, le Wall Street Journal dit que l’EI, connu sous le nom d’EIIL, contrôle de larges bandes de territoire du nord-est de la Syrie et fait son chemin vers des villes dans l’ouest du pays, incluant Alep, un centre du soulèvement contre le président syrien Bachar Al-Assad.

A première vue, il semblerait que si la politique des Etats-Unis ait échoué, si son but était vraiment en fait de neutralier l’EI. Mais avec l’EIIL/EI comme entité fictive emmené par des leaders non-existant et le but sous-jacent étant de renverser le gouvernement syrien, la multiplication par deux de la taille du territoire tenu par Al Qaïda et l’approche par celle-ci de villes comme Alep en phase d’être libérée par l’armée syrienne, il est clair que la présence américaine en Syrie, sans mentionner son voisin irakien, est pour soutenir et non pas stopper les forces terroristes.

Reconnaître le rôle de l’occident en Syrie comme du terrorisme d’état génocidaire, déplorable et sans précédent et traiter les front terroristes opérant en Syrie et le long des frontières syriennes en tant qu’incursion étrangère, pourrait permettre à la Syrie et à ses alliés de révéler les opérations militaires s’y déroulant comme étant un effort massif contre-terroriste et non pas une “guerre civile” et permettrait plus de soutien au gouvernement de Damas pour assurer que ses efforts soient couronnés de succès.