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Coronavirus : Communiqué de la Fédération Anarchiste sur « l’état d’urgence sanitaire ou pas » et le confinement – mars 2020

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Nous adhérons à ce communiqué de la Fédération Anarchiste sur le confinement en “état d’urgence sanitaire ou pas” et tenons à relayer la position raisonnée de la FA à ce sujet.
~ Résistance 71 ~

 

Communiqué des relations extérieures de la Fédération Anarchiste
Sanitaire ou pas, non à l’état d’urgence !

 

Le Monde Libertaire

 

Mars 2020

 

Source:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=Sanitaire_ou_pas_non_a_letat_durgence_!

 

Comme toujours, c’est en période de crise, de guerre, de violence ou de pandémie que se révèle le fondement autoritaire des États. Et celui dirigé par Emmanuel Macron ne fait pas exception. 

C’est au moment où la population est sous pression et tente de respecter au mieux les demandes des épidémiologistes pour freiner la progression du coronavirus que le gouvernement français décide de soumettre le pays à un nouvel « état d’urgence ». L’objectif est limpide et avoué : donner plus de pouvoir à l’Exécutif !

Alors qu’il est incapable de venir en aide aux sans-logis, alors qu’il maltraite les personnes enfermées dans les prisons et les CRA [note] , alors qu’il refuse de donner des moyens pour la santé il faudrait octroyer plus de pouvoir à l’État français ? Au fond ce besoin d’autorité n’a-t-il pas pour but de nous imposer de ne pas combattre la machine capitaliste ? Travaille, consomme, confine ?

Le confinement, utile, est une épreuve en soi, isolant souvent encore plus les personnes.

Pour ceux qui se rêvent les tenants de l’ordre et du pouvoir, les mesures nécessaires pour contrer le virus sont opportunes : difficile de manifester contre cet abus de pouvoir en pleine pandémie !

Rien aujourd’hui ne nécessite la mise en place d’un état d’exception sur le territoire. Tout comme rien ne l’imposait après les attentats de 2015. Pourtant, il a duré jusqu’en 2017. Nous, anarchistes, savons pertinemment quel est le but poursuivi : comme le gouvernement l’a fait en 2017, Macron et ses acolytes rêvent de faire entrer dans la loi courante des mesures censées être exceptionnelles…

Encore une fois ils nous font le coup du « c’est pour votre bien et ces mesures seront levées dès que tout sera revenu à la normale ». Et nous devrions les croire ? Promis, juré mais surtout pas craché en ce moment ! Non, nous ne sommes pas dupes !

À la solidarité ils préfèrent la matraque, à la santé ils préfèrent le profit. Rien de neuf, les États sont pourris. Hier comme aujourd’hui, demain comme dans cent ans, mort aux États, mort aux frontières, vive l’entraide et la liberté ! 

Luttons et organisons-nous pour notre idéal !

Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

Pendant le confinement, Le Monde Libertaire est gratuit, lire tous les numéros gratuitement de 2011 à 2020

= = =

Nous rajouterons à la conclusion de la FA :

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !
Vive la Commune dans l’avènement de la Société des Sociétés !
(Résistance 71)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Devenons qui nous sommes…

Réflexions politiques de convergence et esprit Gilet Jaune : l’anarcho-indigénisme avec le Pr. Taiaiake Alfred et Gordon Hill

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L’anarcho-indigénisme, entretien avec Gerald Taiaiake Alfred et Gord Hill

 

La Voie du Jaguar

 

26 mars 2020

 

url de l’article:

https://www.lavoiedujaguar.net/L-anarcho-indigenisme-Entrevues-avec-Gerald-Taiaiake-Alfred-et-Gord-Hill

 

Au moins depuis la publication du livre L’Entraide de Pierre Kropotkine [1], au début du XXe siècle, les anarchistes s’intéressent aux sociétés autochtones qui offrent des exemples de sociétés plus égalitaires et moins autoritaires. En 2005, le Mohawk Gerald Taiaiake Alfred, originaire de Kahnawá:ke, a proposé le terme « anarcho-indigénisme » pour désigner cette dynamique de convergence entre les idées et les pratiques des autochtones traditionalistes et des anarchistes altermondialistes. Nous avons lancé, voilà quelques mois, un projet de livre sur ce thème, dont chaque chapitre sera une entrevue avec un ou une autochtone qui livrera ses réflexions au sujet de la politique, du pouvoir, de l’égalité et de la liberté, en se référant à ses expériences et à celles de sa communauté. Nous vous présentons ici des extraits de deux des entrevues déjà réalisées.

Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

Possibles, Montréal, hiver 2016

Le livre L’Anarcho-Indigénisme, entretiens réunis et présentés par Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet, a été publié en 2019 par les éditions Lux dans la collection « Instinct de liberté ».

Gerald Taiaiake Alfred

Membre de la nation mohawk, Gerald Taiaiake Alfred est originaire de Kahnawá:ke, en banlieue de la ville de Montréal (Québec). Il est professeur au programme de gouvernance autochtone et au département de science politique de l’Université de Victoria, et il est l’auteur de trois livres, Heeding the Voices of Our Ancestors : Kahnawake Mohawk Politics, and the Rise of Native Nationalism (1995), Wasáse : Indigenous Pathways of Action and Freedom (2005) et Peace, Power, Righteousness (2008).
NdR71: Les deux liens précédents mènent sur nos traductions (larges extraits) de ces deux livres du professeur T. Alfred
En français, il a signé l’article « Sur le rétablissement du respect entre les peuples kanien’kehaka et québécois », dans la revue Argument, en 2000. En 2008, il organisait une rencontre avec des universitaires et des activistes anarchistes et autochtones, pour réfléchir à l’idée de l’« anarcho-indigénisme ».

Vous semblez être le premier à avoir proposé l’expression « anarcho-indigénisme » ?

Je crois bien, en effet.

Comment cette idée vous est-elle venue ?

J’écrivais mon livre Wasáse : Indigenous Pathways of Action and Freedom vers 2005, et cette notion d’« anarcho-indigénisme » m’est apparue comme une façon évidente d’évoquer la collaboration qui se développait alors entre des activistes anarchistes et des gens comme Glen Coulthard, auteur de Red Skin, White Masks ; Richard Day, auteur de Gramsci Is Dead : Anarchist Currents in the Newest Social Movements ; et moi-même. C’était une manière d’attribuer un label à la pensée qui a émergé de cette rencontre. Cette expression a émergé dans un contexte où nous tentions de construire un mouvement. On nous posait alors plusieurs questions : « Quelle est votre relation à la philosophie autochtone traditionnelle ? » « Quelle est votre relation au progressisme ? » « Êtes-vous socialistes ? » Il s’agissait donc d’offrir aux gens un label, une étiquette politique, pour les attirer dans nos discussions. J’ai pensé qu’« anarcho-indigénisme » représentait correctement ce que nous tentions de faire, soit de faire converger les principes philosophiques de l’anarchisme et de l’indigénisme. C’était aussi cohérent avec le vocabulaire disponible, puisqu’il y a toutes sortes d’anarchisme-à-trait-d’union : anarcho-féminisme, anarcho-syndicalisme, anarcho-communisme, etc.

L’expression cherche à attirer l’attention des anarchistes, des autochtones, ou des deux à la fois ?

Celle des philosophes politiques ! C’était surtout orienté vers les gens non autochtones, mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’était uniquement pour les « anarchistes ». Il s’agissait aussi de nous différencier d’autres individus ou groupes qui privilégiaient surtout une approche politique fondée sur les « droits » et la « reconnaissance ».

Comment définissez-vous l’« anarcho-indigénisme » ?

C’est difficile à définir, mais cela évoque clairement une approche à la politique qui n’est pas institutionnelle. L’anarchisme rejette fondamentalement tout projet de réformer l’État. Il s’agit plutôt d’être contestataire, de s’opposer à l’institutionnalisation de la vie des individus, et cela représente aussi ma conception de la philosophie indigène. Il s’agit surtout de l’aspiration d’un mouvement qui représente les principes de l’anarchisme et de la philosophie indigène. Tel est mon espoir.

Dans la tradition anarchiste, il est courant d’écrire au sujet des modèles traditionnels des sociétés dites « sans État », en partant du livre L’Entraide de Pierre Kropotkine vers 1900 jusqu’aux travaux de James C. Scott et de David Graeber (ainsi que de Pierre Clastres, dans les années 1970). Ces auteurs avancent que ces peuples offrent des modèles intéressants dont peuvent s’inspirer les anarchistes.

Il s’agit d’une sorte de primitivisme marqué par le respect à l’égard du passé, qu’on ne retrouve pas seulement chez les anthropologues, mais aussi chez les indigènes. Ces histoires offrent, en effet, des modèles pour réfléchir à la manière d’organiser la gouvernance, la société et les relations interindividuelles. Or je ne crois pas qu’on puisse retourner dans le passé. Le fondement de l’indigénisme, sans parler de l’anarcho-indigénisme, consiste à considérer que vos conceptions du monde et vos valeurs sont toutes inspirées de ce cadre philosophique qui prend racine dans les traditions indigènes. Voilà qui est fondamental pour fonder notre compréhension du monde et les traités, les cérémonies, les langues sont des incarnations de cette posture. Mais il s’agit d’un point de départ, et de là, il faut se dire : « Bon, je connais tout cela, je le comprends du mieux que je peux, mais je dois maintenant avancer et confronter le monde moderne, car je ne peux simplement respecter le passé en déclarant “Il faut que tout soit exactement comme avant”. Je dois avancer et respecter le passé et y référer en tant que fondement, mais je dois en même temps penser de manière créative tout en avançant. Je me réfère donc au passé comme source de motivation et d’inspiration, dans la mesure où c’est utile pour faire face aux défis d’aujourd’hui, par exemple la civilisation industrielle, le désastre écologique, le pouvoir et le contrôle qu’exerce l’État. Voilà les principaux défis d’aujourd’hui. Nous devons nous inspirer de la sagesse traditionnelle, mais nous devons y ajouter notre propre créativité.

Cette réflexion fait écho au mythe du « bon sauvage ».

Oui, et le « bon sauvage » n’a jamais été une représentation de la réalité des peuples autochtones. Il s’agit plutôt d’une création de pseudo-anthropologie venant d’Europe et de philosophes en Europe. Il est donc très dangereux de tenter de mimer le bon sauvage, surtout dans une perspective autochtone. Au mieux, vous tentez d’être le bon sauvage et donc, de correspondre à des standards impossibles à satisfaire. Au pire, ce bon sauvage a toujours eu la mort comme destin. Il était là pour être conquis, pour montrer que la personne qui le conquiert est puissante. En le conquérant, vous obtenez le droit à la terre de ce personnage exceptionnel.

Pensez-vous que les anarchistes cherchent dans la tradition autochtone ce bon sauvage qui serait, en quelque sorte, un anarchiste ou un proto-anarchiste ? 

Ce qui intéresserait donc les anarchistes dans l’anarcho-indigénisme est simplement de s’y retrouver à l’identique, plutôt que de s’intéresser aux autochtones pour ce qu’ils ou elles sont réellement.

Pour le colon (settler person) qui reconnaît que sa propre position est illégitime et qui se sent coupable de cette situation, il y aura toujours la tentation d’évoquer la représentation du bon sauvage et de s’identifier à elle pour se sentir plus légitime. Cela a toujours été une tentation, même si je perçois moins souvent ce problème maintenant. Les anarchistes plus jeunes que je côtoie s’orientent surtout vers des actions transformatives. L’idée d’« anarcho-indigénisme » les attire en tant que potentiel de pouvoir transformateur.

Les plus jeunes anarchistes qui s’engagent aujourd’hui dans la discussion sont plus sensibles à l’égard de leur propre position dans le colonialisme, plus sincères dans leurs efforts de vouloir apprendre.

Les anthropologues sympathiques à l’anarchisme et qui ont effectué des recherches sur l’histoire des « peuples sans État » présentent beaucoup d’informations au sujet de la chefferie non coercitive et de la politique délibérative ; les peuples autochtones étant dépeints comme très doués pour la délibération et les assemblées. Voilà des exemples concrets de ce qui peut être stimulant pour les anarchistes, à tout le moins pour expliquer aux gens : « Vous voyez, l’anarchie est quelque chose de possible, puisque c’est en quelque sorte la manière dont les peuples autochtones vivaient politiquement. »

Il s’agit là du lien le plus fort entre la politique indigène et l’anarchisme. Dans le monde actuel, plusieurs personnes peuvent être à la recherche d’une alternative politique offrant le choix entre le régime actuel et une vraie démocratie. Les modèles politiques indigènes historiques offrent d’intéressants exemples dont on peut apprendre, qu’on peut vouloir reproduire ou adapter.

Dans votre livre Wasáse, vous présentez le débat au sujet de la violence militante, et vous prenez position en faveur d’« un militantisme non violent, ce qui signifie de rester ferme face à la peur, de faire ce qui est nécessaire pour ce qui est juste, mais sans laisser des pensées et des émotions négatives vous contrôler » [p. 55]. 

Il y a dans le milieu anarchiste un débat sans fin au sujet de la violence politique, et même au sujet de la définition de la violence. Pour certaines et certains, dont les black blocs et leurs proches, bloquer une route ou fracasser une vitrine n’est pas violent.

Pour moi, il y a violence quand vous causez une blessure à une autre personne. Il ne s’agit pas seulement de violence physique, puisque la violence psychologique peut être blessante. Cela dit, je ne considère pas que bloquer une route soit violent. Fracasser une vitrine n’est pas violent. C’est de la destruction, mais pas de la violence. En conséquence, la non-violence signifie pour moi de ne pas chercher intentionnellement à causer une blessure à une autre personne, ou à d’autres êtres, car je ne veux pas limiter le débat aux êtres humains. Il existe aussi une violence envers les animaux et le monde naturel.

Cela dit, nous devons vivre avec un certain niveau de violence au quotidien. Ainsi en est-il de la condition humaine. Nous ne pourrions survivre et vivre sans violence. Nous violentons le monde naturel pour chauffer nos demeures, pour nous transporter, pour notre nourriture. La plupart d’entre nous mangeons des animaux. Même si vous ne mangez que des plantes, c’est encore de la violence envers le monde végétal.

Il faut réfléchir à cette question en contexte. Il s’agit de déterminer quel degré de violence nous sommes disposés à accepter et quelle forme de violence nous pouvons justifier dans nos vies, dans nos communautés. Pour moi, cette question ne devrait pas se réduire à savoir si ceci ou cela est violent ou non. C’est trop simpliste. Et cela renforce des positions conservatrices, alors que la société industrielle moderne est considérée comme non violente.

La question de la violence n’est pas si centrale dans Wasáse, mais vous insistez sur l’importance du courage chez le guerrier que vous appelez de vos vœux. Pouvez-vous expliquer pourquoi le courage vous apparaît à ce point politiquement important en politique ?

La psychologie des autochtones est fondée sur la peur, en raison de l’histoire de la colonisation, du racisme, des pensionnats, où tant d’enfants ont été placés après avoir été enlevés à leurs parents, etc. Nous avons peur des Blancs, mais nous avons aussi peur d’agir en accord avec ce que nous sommes réellement, d’agir de manière à faire ce qui est juste. Voilà d’où vient l’idée du courage. Il s’agit d’avoir le courage d’être sincère à l’égard de qui nous sommes réellement. Pour cela, nous devons dévoiler la vérité, nous tenir debout pour défendre la vérité et faire le nécessaire pour défendre cette vérité face à tous ces mensonges qui apparaissent comme la norme dans la société.

Parfois, comme en 1990, à Kanesatake et à Kahnawá:ke, le courage apparaît dans sa forme qui nous est très familière : « Ah ! Les gens vont affronter les militaires. » Voilà de la bravoure. Mais très souvent, ce n’est pas ainsi que s’exprime le courage. Sans doute ne reconnaîtrez-vous pas le courage de l’autochtone qui assiste à une cérémonie traditionnelle alors qu’elle a été élevée en bonne catholique et forcée de croire que la cérémonie était une affaire du diable, et qu’elle brûlerait en enfer si elle y participait. C’est vraiment courageux de mettre la peur de côté et d’avancer pour devenir à nouveau un membre participant de cette culture traditionnelle. Voilà un exemple que j’ai à l’esprit lorsque je parle de courage. Un autre exemple de courage ? Cette femme autochtone en Colombie-Britannique qui est allée pêcher et qui a pratiqué sa culture traditionnelle alors que tout le monde, en particulier le gouvernement, lui disait de ne pas le faire et la menaçait d’arrestation. Elle a subi les conséquences de son choix. C’est très courageux.


Rébellion indigène…

Être courageux, c’est donc avancer sur notre voie malgré les peurs qui nous contrôlent.

Et cela donne de la puissance…

Oui, réellement, et vous prenez conscience alors que d’autres gens sont sous le contrôle de cette peur qui vous contrôlait, et vous êtes plus à même de les aider et de devenir un leader ou un mentor qui leur explique le problème et qui les amène à leur tour à surmonter cette peur.

Que pensez-vous de l’État ?

J’avais l’habitude d’y penser souvent, et même tout le temps, en tant qu’étudiant puis professeur en science politique. De plus, l’État est central dans les politiques des Premières nations en ce qui concerne les revendications territoriales, l’autonomie gouvernementale, etc. Je n’avais jamais été capable de penser à la politique autrement qu’en référence à l’État et à ses diverses manifestations dans la vie de nos communautés. Mais cela a changé récemment, en grande partie grâce à ma rencontre avec l’anarchisme à travers des conversations et des lectures. J’ai alors compris que la politique va bien au-delà de l’État et qu’il est possible de vivre hors de l’État.

Du coup, j’essaie maintenant d’échapper à l’État ou de créer des occasions pour les peuples indigènes de vivre hors de l’État, ou à tout le moins, en réduisant au minimum leurs interactions avec l’État. Cela signifie donc de ne pas limiter nos luttes à vouloir réformer l’État, le transformer ou même le détruire. Même si l’État existe, ce n’est pas cette grande entité monolithique qui occupe tout l’espace de la vie sociale et politique. En fait, l’État est très fracturé et incomplet.

Voilà le projet que j’ai tenté de développer ces dernières années. J’étais alors en partie inspiré de l’anarchisme ainsi que de mon expérience avec les gens des communautés de Kahnawá:ke, d’Akwesasne et de la côte Ouest qui ont toujours fonctionné à partir de cette prémisse. Il y a beaucoup de gens dans nos communautés qui luttent contre l’État et qui ne se sont jamais réellement laissé intégrer dans l’État.

De l’extérieur des communautés autochtones, la situation semble vraiment déprimante. On n’entend parler que de pauvreté, de violence… 

Que pensez-vous de votre propre communauté ? Êtes-vous optimiste ou pessimiste ? Est-ce possible d’être les deux à la fois ?

Bien sûr !

Je ne suis pas pessimiste, car je ne pense pas que notre peuple soit en voie d’extinction. Mais je ressens un pessimisme psychologique et spirituel. Je suis pessimiste, car je vois que les autochtones les plus éduqués et dotés de potentiel sont aspirés par l’assimilation.

Mais mon optimisme me vient du fait qu’il y a des occasions aujourd’hui pour les peuples autochtones qui n’existaient pas avant, y compris de vivre une vie qui n’est pas totalement minée par le racisme qui nous hanterait comme individu. Le « bon sauvage » ou « l’Indien alcoolique », ces représentations existent encore, mais elles ne nous définissent plus. Mes garçons sont plus libres de créer leur propre identité en tant qu’autochtones.

= = =

Gord Hill

Membre de la nation Kwakwaka’wakw, sur le territoire connu sous le nom de Colombie-Britannique, sur la côte pacifique du Canada, Gord Hill est un militant anticapitaliste et anticolonialiste, un artiste et un auteur de bandes dessinées, qui signe souvent des textes sous le pseudonyme Zig Zag. Il a publié deux bandes dessinées, 500 Years of Indigenous Resistance et The Anticapitalist Resistance Comic Book, dans lesquelles il rend hommage aux luttes de résistance des militants autochtones et anticapitalistes.

Quelle fut ta première rencontre avec l’anarchisme et le militantisme autochtone ?

Je me suis d’abord politisé à Vancouver dans les années 1980, en participant à un groupe de solidarité avec le mouvement de guérilla Farabundo Marti, qui résistait au Salvador au régime en place, soutenu par les États-Unis. Je me suis ensuite intéressé de plus en plus à la pensée anarchiste et j’ai intégré le mouvement anarcho-punk. Je vivais à Vancouver à l’époque et la scène anarcho-punk y était encore plutôt dynamique. Je ne me suis pas réellement intéressé aux luttes anticoloniales avant 1990. Ce n’est qu’après la crise d’Oka que j’ai commencé à m’engager plus sérieusement dans les mouvements de résistance autochtone. Avec le temps, j’ai tâché que mon engagement politique soit lié à la fois à la résistance anticoloniale et à l’anticapitalisme.

Si tu devais donner une définition simple de l’anarchisme et de l’indigénisme, comment présenterais-tu ces deux notions ?

L’anarchisme, c’est la conviction que les gens n’ont besoin ni de dirigeants ni d’autorité qui les gouvernent en étant en quelque sorte au-dessus d’eux. C’est aussi une notion qui encourage l’auto-organisation décentralisée et autonome des mouvements et des communautés. Si je n’utilise pas moi-même l’expression « indigénisme », je dirais néanmoins qu’elle fait référence aux éléments issus des cultures autochtones telles qu’elles existaient avant la colonisation, et donc qu’elle inspire une approche populaire et traditionnelle de gestion et d’organisation.

Tu as prononcé une conférence sur l’anarchisme et la résistance autochtone, en mai 2013 à La Déferle, un espace anarchiste dans Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal (Québec). Tu as alors expliqué qu’il y a eu plusieurs types d’organisations autochtones sociales et politiques en Amérique avant le début de la colonisation européenne, et que celles qu’on pourrait qualifier de plus anarchistes — car plus égalitaires et décentralisées — ont résisté plus longuement que les autres à la colonisation. Peux-tu préciser cette idée ?

Il y avait différentes formes d’organisation, certaines plus centralisées que d’autres. Pensons aux Incas, ou encore aux Aztèques du Mexique, qui avaient développé une grande civilisation comptant des millions d’individus et nombre de guerriers, mais ils ont été très rapidement vaincus par quelques centaines de conquistadors espagnols qui s’étaient alliés à des milliers d’individus qui avaient subi la domination aztèque. Les dirigeants ont été capturés et l’empire s’est effondré, sans oublier une épidémie massive qui a décimé le Mexique. À l’inverse, il y avait des sociétés autonomes et décentralisées, entre autres dans les grandes plaines d’Amérique du Nord, dont les Lakota, les Cheyenne, etc. Elles ont mené une guérilla pendant de longues décennies contre l’armée des États-Unis. 

Pensons aussi aux Mapuches en Amérique du Sud, également autonomes et décentralisés et que les Espagnols n’ont jamais réussi à vaincre pendant trois cents ans. On peut donc en tirer la leçon que les structures autoritaires et centralisées peuvent aisément être vaincues par une simple décapitation du pouvoir au sommet, alors que les mouvements autonomes de résistance sont bien plus difficiles à détruire parce qu’il n’est pas possible de simplement attaquer le sommet.

Tu as participé activement au mouvement contre les Olympiques à Vancouver, en février 2010 (No Olympics On Stolen Land — Pas de Jeux olympiques sur des terres volées). On a alors beaucoup parlé de solidarité entre les activistes anarchistes et les guerriers autochtones. Quelle était la réalité sur le terrain ?

Une campagne contre les Olympiques plus militante et radicale que d’ordinaire a été lancée au début de l’année 2007, regroupant à la fois des militants autochtones et des militants anti-pauvreté à Vancouver. Pendant ce temps, les anarchistes ont également commencé à mener des attaques contre des cibles gouvernementales et des entreprises privées, telles que des véhicules militaires, des banques, etc. C’est à peu près le modèle qu’a suivi la campagne lors des trois années qui ont suivi, avec d’un côté, l’organisation de la plupart des actions directes menées par les militants autochtones et anti-pauvreté, et en parallèle, des actions de sabotage et de vandalisme menées par les anarchistes.

L’exemple le plus marquant de coordination est survenu le jour des cérémonies d’ouverture. Le 12 février 2010, une manifestation d’environ cinq mille personnes contre les Olympiques a atteint le site des cérémonies, Place BC, et la police anti-émeute a affronté les aînés·e·s autochtones qui ouvraient la marche et qui ont demandé aux anarchistes formant un black bloc de venir les soutenir à l’avant de la manifestation, ce qu’ont fait les anarchistes pendant plusieurs heures, en affrontant physiquement la police.

Le lendemain, soit le jour d’ouverture des Jeux, le « Rassemblement crise cardiaque » (Heart Attack Rally) a été l’occasion pour un black bloc anarchiste d’endommager plusieurs bâtiments du quartier des affaires, dont un grand magasin de détail de la Compagnie de la Baie d’Hudson dont les vitrines ont été fracassées. Cette compagnie a été prise pour cible non seulement parce qu’elle était une partenaire importante dans l’organisation des Jeux de 2010, mais aussi en tant qu’agent historique très influent dans la colonisation du Canada [2].

En militant dans le mouvement anarchiste québécois, nous avons pu constater qu’il existe certains conflits entre les conceptions anarchistes et indigénistes, sur la question de la nation par exemple. Est-ce que c’est quelque chose que tu as également remarqué dans l’Ouest ?

Il est possible de comparer d’une part l’idéal anarchiste d’auto-organisation autonome et décentralisée et de l’autre, les formes d’organisation sociale traditionnelles en vigueur chez la majeure partie des peuples autochtones, au sein desquels les dirigeants officiels et l’autorité centralisée brillaient surtout par leur absence. Pour ce qui est des anarchistes, je les ai également comparés aux guerriers autochtones puisque ces deux figures politiques font usage de l’action militante à la fois pour mener des attaques et pour défendre la population. Il existe évidemment des conflits ou des divergences entre ces mouvements en Colombie-Britannique comme au Québec, sans doute principalement du fait de différences culturelles et tactiques. Par exemple, lorsque arrivent des confrontations, les autochtones ont tendance à être beaucoup plus prudents, en premier lieu parce que les actions menées peuvent avoir des conséquences démesurées sur leur communauté, leurs familles, etc.

Quelles sont les causes du rejet de l’anarchisme par beaucoup de communautés autochtones, et même par des activistes autochtones ?

Il existe d’importantes différences culturelles entre les anarchistes et les peuples autochtones. Les anarchistes ont tendance à se montrer beaucoup plus individualistes et adhèrent souvent à des modes de vie qui sont étranges ou « bizarres » aux yeux de plusieurs autochtones, comme le dumpster-diving (récupérer des aliments dans les poubelles), ou un certain rejet de l’hygiène corporelle. Évidemment, l’ensemble des anarchistes ne se reconnaît pas nécessairement dans ces pratiques, mais il s’agit néanmoins d’une réalité chez les anarchistes, avec pour conséquence que cela apparaît comme l’identité culturelle la plus visible et stéréotypée pour les observateurs extérieurs. Conséquemment, beaucoup de militants autochtones considèrent les anarchistes comme une variation des « hippies » et des punks. Un Aîné a dit un jour que lorsque l’on commence le processus de décolonisation, on se différencie de son groupe d’appartenance, de son peuple, et c’est une très bonne chose. Mais si notre décolonisation personnelle va trop loin, on risque également d’apparaître étranger aux yeux de notre propre communauté et de se l’aliéner. Voilà qui risque de limiter de manière draconienne notre capacité à s’y engager et à participer à ses luttes. C’est un peu le problème de beaucoup d’anarchistes qui transgressent d’une manière radicale différentes normes de leurs propres communautés, ce qui a pour conséquence de transformer l’anarchisme en un mouvement isolé qui finit par se replier sur lui-même, sur ses modes de vie et sur ses propres activités… Ce problème est d’autant plus important que le mouvement anarchiste nord-américain est en quelque sorte « antisocial », puisque beaucoup d’anarchistes détestent et rejettent leur société. À l’inverse, les militants autochtones ont plutôt tendance à se concentrer sur le travail à effectuer au sein de leur communauté, à établir des liens de solidarité avec d’autres mouvements, sans partager une telle perspective antisociale.

Qu’en est-il par exemple du végétalisme, présent dans beaucoup de milieux et communautés anarchistes ?

Le végétalisme fait partie de ces différences culturelles, bien que personnellement, je ne connaisse pas beaucoup de vegans au sein du mouvement anarchiste en Colombie-Britannique. C’est de toute manière un concept assez étranger aux peuples autochtones qui, traditionnellement, pêchaient et chassaient et qui, en plus, continuent à pratiquer ces activités de manière régulière.

Comment réagis-tu au fait que les anarchistes euro-américains sont eux-mêmes des colons, qui plus est, blancs, la plupart du temps ?

C’est un résultat inévitable de la colonisation européenne des Amériques. Je m’en accommode en essayant de comprendre l’histoire de cette colonisation et les dynamiques qu’elle engendre au sein des mouvements de résistance ; mais je le fais tout en reconnaissant la nécessité d’une résistance plurinationale et d’une solidarité entre mouvements sociaux, tout particulièrement en Amérique du Nord.

On peut constater que, dans les communautés autochtones, beaucoup acceptent et jouent le jeu capitaliste de l’État colonial. C’est le cas notamment de beaucoup de conseils de bande, ainsi que des chefs d’entreprises autochtones, qui tirent souvent une certaine fierté de leur « succès » politique ou financier. En extrapolant un peu, peut-on dire que même les anarchistes et les militants autochtones traditionalistes ont assimilé les idéaux capitalistes ? Et dans ce cas, que faire ?

C’est effectivement le cas, parce que toute personne qui vit dans une société capitaliste assimile l’idéologie capitaliste, à tout le moins partiellement. Un des problèmes auquel j’ai fait face est la promotion, par des militants autochtones, d’une décolonisation capitaliste, suivant la logique « il faut que nous ayons nos propres entreprises, il faut que nous soyons financièrement autonomes… », ce qui, au final, ne fait que donner lieu à un peu plus de merde capitaliste. Un processus de décolonisation imprégné d’une conscience anticapitaliste me semble être la meilleure façon de contrer l’idéologie capitaliste, sachant que la culture et les modes d’organisation traditionnels font généralement la promotion de modes de vie et d’organisation collectifs ou communaux, durables, horizontaux, autonomes, etc.

Quel avenir envisages-tu en ce qui concerne les anarchistes, les guerriers autochtones, et les possibles solidarités entre les deux groupes ?

De manière générale, je défends l’idée d’un mouvement plurinational de résistance qui serait à la fois anticolonial et anticapitaliste et je rappelle que la solidarité entre un grand nombre de secteurs de la société est globalement nécessaire. Je crois aussi que plus les conditions socio-économiques vont se détériorer, plus les gens vont devenir conscients et déterminés, et plus nous aurons un potentiel pouvant permettre l’expansion des mouvements de résistance.

Entretiens publiés
dans la revue Possibles
Montréal (Québec), hiver 2016.

Notes

[1] Note de la revue Possibles. Après son voyage au Canada en 1897, dans ses livres Journal canadien et Le Canada et les Canadiens, Kropotkine s’inspire de l’organisation de petites exploitations rurales autonomes de l’Ouest canadien comme modèle pour l’organisation de la ruralité sibérienne sans autorité centrale. Ces petites fermes de l’Ouest, compte tenu de l’époque de ce voyage et du lieu géographique, étaient vraisemblablement occupées notamment par des métis francophones, des autochtones vivant en commune et des doukhobores. Les doukhobores sont une secte de chrétiens russes, fondée au XVIIIe siècle, dont un grand nombre ont émigré au Canada dans les années 1897-1899, pour échapper à des persécutions par les autorités. Environ le tiers des fermes doukhobores étaient vraiment communistes (aucune propriété privée, partage total des biens). Ces Sibériens radicalement pacifistes se sont établis initialement en Saskatchewan (comme fermiers) puis, à la suite des conflits avec le gouvernement canadien, en Colombie-Britannique.

Dans ses études canadiennes, Kropotkine s’intéresse particulièrement aux questions de l’autodétermination locale (« self-government »), de l’agriculture, du régionalisme et du fédéralisme décentralisé, des autochtones et des doukhobores. Il prône, notamment comme modèle pour la Sibérie, une fédération libre d’associations agricoles et artisanales/industrielles, fonctionnant sur la base de l’entraide et de la solidarité.

[2] La Compagnie de la Baie d’Hudson a été fondée à Londres en 1670 pour pratiquer la traite des fourrures au Canada.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coronavirus SRAS-CoV-2 ou CoV19… Une expérience d’ingénierie sociale planétaire… Son but ? Puçage, eugénisme et dictature technotronique (Résistance 71 )

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, sciences et technologies, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 avril 2020 by Résistance 71

 

 

“La propagande ne cessera jamais d’exister. Les esprits intelligents doivent comprendre qu’elle leur offre l’outil moderne dont ils doivent se saisir à des fins productives, pour créer de l’ordre à partir du chaos.”

(Dernier paragraphe du livre d’Edward Bernays “Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie”, 1928)

Bernays a tout dit en un paragraphe conclusif qui résume ce petit bouquin de 109 pages, ce qui nous amène à dire une chose néanmoins : oui la propagande existera toujours… en société étatico-capitaliste. Elle est un instrument essentiel de sa survie, mais dans une société des sociétés ayant aplati non pas la “courbe des stats du corona” mais la pyramide du pouvoir en dissolvant de nouveau le pouvoir en son corps social, elle n’aura absolument plus aucune raison d’être. L’affirmation de Bernays ne tient que dans le paradigme illusoire de la division et du chaos fabriqués. Notons au passage également que la devises “Ordo ab Chao” est la devise… du Nouvel Ordre Mondial. Bernays, neveu de Sigmund Freud, et comme tant d’autres scientifiques, faisait partie du sérail. Un grand esprit ayant malheureusement mis son talent au service de la pourriture élitiste, mort au grand âge de 104 ans. On ne peut pas comprendre le monde d’aujourd’hui sans étudier ces esprits de l’ombre œuvrant ou ayant œuvré pour l’idéologie de la domination. Connaître son ennemi dans ce monde de folie pure, c’est déjà 50% au moins de la victoire…
Si la crise du coronavirus est réelle, elle n’en est pas moins surgonflée à des fins propagandistes et de contrôle social. Pas convaincu(e)s ?… Lisez la suite et tous les liens corollaires. Nous ne détenons pas la vérité. Nous ne sommes que des poteaux indicateurs, parfois des techniciens de surface, on dépoussière c’est tout.

~ Résistance 71 ~

 

 

La grande expérience d’ingénierie sociale planétaire : le coronavirus SRAS-CoV-2

 

Résistance 71

 

6 avril 2020

 

Le monde tel qu’on le connaît est virtuellement à l’arrêt. Des milliards de personnes dans le monde entier sont sous les effets d’un confinement plus ou moins drastique selon les pays. Au delà de la tragédie pour les familles des personnes décédées, il n’y a plus un endroit sur terre qui ne soit pas affecté d’une manière ou d’une autre par cet évènement : le déferlement d’une nouvelle maladie, jusqu’ici inconnue, se propageant par contagion due à un nouveau coronavirus, le SRAS-COV-2, une espèce dite mutante proliférant chez une espèce de chauve-souris chinoise et qui serait passée de l’animal à l’humain via un marché de grossistes alimentaires de la ville de Wuhan en Chine en novembre 2019. C’est ce que nous dit du moins la “version officielle” des faits supposés.

Le virus dont la période d’incubation est de deux semaines ou plus (ce qui est très long pour un coronavirus), provoque une forte fièvre, des troubles aigus de la respiration et est particulièrement dangereux d’après les statistiques officielles, pour les populations plus âgées (moyenne d’âge des décès en Italie est de 78 ans), les patients souffrant de maladies multiples (plus de 50% des victimes décédées en Italie et positives au CoV19 avaient 3 ou plus maladies annexes comme facteurs de co-morbidité) même si des personnes plus jeunes sont infectées et décèdent en bien moins grand nombre. En Italie, le point chaud européen pour la maladie selon les “statistiques”, le taux de mortalité des patients qui n’ont été infectés que par le CoV19 et rien d’autre est de 1,7%, cela ne représentant que 12% environ des décès imputés au même virus. 

De par le monde les chiffres sont aussi sauvages qu’une horde de mustangs dans les grandes prairies, on nous parle de taux de mortalité allant de 0,98% en Corée du Sud à 10% en Italie, en passant par un 4% en Chine et 2% en France et 1,7% aux USA et soudainement bien plus, tout cela pour un même virus.

Il est important à notre sens de toujours prendre ces chiffres avancés avec les pincettes qui s’imposent dans la mesure où il y a autant de critères d’analyse de données qu’il y a de pays semble t’il…

Quoi qu’il en soit, il y a 3 façons de concevoir l’origine de cette maladie :

  • Le CoV19 est une occurence naturelle. Les virus existent, naissent, meurent (question intéressante: un virus est-il un être vivant ?…), mutent et font partie de la nature. Les conditions de passage d’un tel virus de l’animal à l’humain existaient à Wuhan comme ailleurs. Cela s’est déjà produit à maintes reprises dans l’histoire humaine, ceci n’est qu’une anecdote supplémentaire, un blip sur le radar de l’histoire de la planète et accessoirement de l’humanité.
  • Le CoV19 est le résultat d’une recherche en manipulation génétique de laboratoire médical. Sa “fuite” vers l’extérieur est le résultat d’un accident. Il semblerait que le virus ait pu “s’échapper” du laboratoire P4 (niveau 4 en biohazard sécurité) de la ville de Wuhan, point de départ de la pandémie.
  • Le CoV19 est le résultat d’une recherche en manipulation génétique à des fins d’armement biologique militaire américain ayant impliqué le développement du virus dans des laboratoires universitaires sous financement militaires, notamment à l’université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015 et sa mise sous forme d’armement militaire dans les laboratoires externes du Pentagone comme en Ukraine et en Géorgie. Le virus a ensuite été volontairement lâché sur le marché de Wuhan, impliquant ainsi la Chine.

L’une de ces trois versions est correcte. Nos lecteurs auront compris au fil de nos traductions et publications que nous pensons la 3ème version être la bonne, ceci n’engage bien entendu que nous, mais nous sommes loin d’être les seuls à le penser et le dire. 

Bien des pistes mènent à ce nouveau “faux-drapeau”, véritable attaque contre l’humanité et il ne fait nul doute que si celle-ci sort enfin de ce cauchemar, “l’affaire du CoV19” aura ses analystes en profondeur de la même manière que les évènements du 11 septembre 2001 ont les leurs. Ce seront sans doute du reste, les mêmes… amenant les réflexions et les analyses pertinentes, les trolls d’usage et toutes les histoires de couverture possible et imaginables de la part des gouvernements, si toutefois ceux-ci survivent ce marasme à venir.

Ceci est une perspective envisageant ce qui a pu se passer en amont et à l’instant de la mise en marche de l’évènement. Regardons un peu les causes directes de celui-ci et ici, un parallèle avec le 11 septembre est particulièrement judicieux semble t’il…

Quelle que soit l’idée que chacun puisse avoir sur l’origine des attentats du 11 septembre, il est indéniable que cet évènement a eu des répercussions mondiales depuis près de 20 ans maintenant. Une “guerre contre le terrorisme” fabriquée qui a embarqué l’occident conquérant, emmené par l’empire anglo-américano-sioniste, dans un “choc des civilisations” préalablement planifié par certains idéologues, choc soi-disant “inévitable” entre le monde occidental et le monde musulman. Il y a eu un monde d’avant le 11 septembre et un monde après le 11 septembre 2001.  Il en sera de même pour le coronavirus CoV19.

Le 11 septembre a vu la création internationale du croquemitaine barbu islamo-fasciste. Médias à la botte, agences de “relations publiques”, think-tanks, gouvernements et autres lobbies de la pensée ont mis les bouchées doubles pour faire croire qu’un barbu islamiste se cachait sous chaque plumard en occident. Que l’ennemi barbichu si envieux de nos “libertés”  ne rêvaient que de nous éparpiller aux quatre vents ou de nous égorger, que nous devions porter le fer chez l’ennemi si on ne voulait pas vivre bientôt sous la charia, l’empire se lançant dans une vaste campagne d’anéantissement de régimes politiques de fait hostiles aux diktats anglo-américains, de leur redécoupage du monde et sur la manne pétrolière et gazière. Nous parlons ici dans l’ordre chronologique  de l’Afghanistan (2001 à aujourd’hui), de l’Irak (2003 à aujourd’hui), du Soudan (2005 à aujourd’hui, bien que la guerre au Soudan dure depuis 1983 en fait et s’articule en plusieurs épisodes), de la Libye (2011 à aujourd’hui), de la Syrie (2011 à aujourd’hui), l’Iran étant la dernière cible et le plus gros morceau de la région à faire tomber sous l’effet domino impérialiste.

Dans les pays occidentaux, plusieurs vagues d’attentats supplémentaires (faux-drapeaux ou pas selon ce que l’on adhère ou pas aux version officielles…) ont forcé des législations liberticides dont le Patriot Act de 2001 après le 11 septembre aux Etats-Unis est le modèle de tous. Tout ceci a forcé des changements de comportements et d’attitudes dans les populations. En y regardant de plus près, on se rend vite compte que toutes ces lois et mesures liberticides n’influent en rien sur l’occurence ou non des actions terroristes qui ont toujours sporadiquement lieu, le plus souvent dans des moments de détresse des gouvernements posant toujours la question d’une “utilité concertée voire fabriquée” ?… Non, dans la très vaste majorité des cas, les lois liberticides, les états d’urgence proclamés ne font qu’aider les gouvernements à mieux contrôler les populations dans des périodes où ces mêmes gouvernements se livrent à des destructions sociales massives, livrant des nations entières et leurs services publics aux harpies du capitalisme financier ultralibéral transnational, suscitant gronde, fronde et rébellion chez les peuples opprimés et plus facilement matées sous couvert de lois martiales et d’états d’urgence. De plus, cela donne du grain à moudre pour les “experts” en ingénierie sociale qui possèdent maintenant un accès direct à de gigantesques terrains d’expériences sociales sur des populations manipulées et aux abois.

Reportons-nous maintenant à ce qui se passe en France et ailleurs sur la planète durant cette pandémie de coronavirus. La France, et une bonne partie du monde sont “confinées”. Tout ou presque s’est arrêté. On demande aux gens de rester chez eux, de ne sortir que sous autorisation (Ausweis bitte !… Brrrrr…), de dénoncer les “comportements déviants” en instituant une forme de “honte sociale” pour ceux ou celles qui prendraient tout ça trop à la légère. On nous impose des comportements de sécurité sanitaire étiquetés “distanciation sociale”, gardez vos distances avec cet autrui potentiellement malade, infecté, coupable… Vilipendez ceux qui ne respectent pas la distance de sécurité en attendant que la police du comportement fasse ce boulot pour laquelle elle sera créée. Dénoncez les comportements déviants ! Soyez de bons citoyens de ce “meilleur des mondes “ en marche et vous serez socialement récompensés. Surtout ne loupez pas un soir à 20h00 pile d’aller sur votre balcon applaudir les personnels sanitaires, ces nouveaux soldats au front, ces héros et experts dont nous n’oserions pas douter.

Toutes ces nouvelles normes induites, soi-disant “spontanées”, naissant de la nécessité et de l’urgence peuvent en fait être vues comme des caractéristiques, des rouages d’une gigantesque expérience d’ingénierie sociale planétaire. Nous sommes des rats de laboratoire. On nous a injecté avec une saloperie quelconque, on nous met dans des situations de stress exponentielles et on nous observe à la loupe, individuellement et collectivement tout en modifiant nos comportements. La question essentielle des ingénieurs menant cette expérience in vivo est celle-ci: Jusqu’où peut-on pousser le bouchon avant que ça se fissure, que trop soit trop ou que ça pète ? Pensons à cela comme à une expérience de Milgram à l’échelle planétaire… Vous savez cette expérience scientifique qui voyait des étudiants recrutés pour un projet bidon, administrer à la commande d’une autorité “experte”, des décharges électriques fictives sur un sujet (acteur faisant partie de l’équipe de test) lorsque celui-ci répondait mal à une question. Ils ont planté le décors, induit le stress (physique, le virus et psychologique, le confinement) et donnent des ordres qui seront de plus en plus drastiques, dans le même temps ils analysent les réponses. Qui obéit, qui se couche, qui se rebelle et pourquoi ? Comment ajuster le curseur pour que la vaste majorité des gens obéissent aux injonctions des autorités “expertes” ? Le but ? Analyser et perfectionner un système de contrôle planétaire pour les populations et mettre en place des rouages de contrôle social en maintenant les gens dans la peur constante, mais une peur ayant générée de nouvelles normes sociales acceptées de la vaste majorité. Il faudra ensuite gérer les “asociaux”, ce que faisait le goulag et les hôpitaux psychiatriques soviétiques. On y viendra, graduellement.

Tout cela n’a pas disparu, mais n’est qu’en mutation constante… comme un virus. L’État, le capitalisme et son diktat marchand ne sont que des virus, pire, des parasites qui drainent l’énergie et le bien-être de l’humanité. ls sont anti-humains par essence.

De la même manière qu’il y a un “avant” et un “après” 11 septembre 2001, il y aura un “avant” et un “après” CoV19… Ceci est en train d’être imprégné dans notre inconscient jour après jour, semaine après semaine d’obéissance servile aux “autorités” ordonnant le confinement.

Alors obéissance aveugle à la nouvelle norme sociale ou désobéissance, dissidence à cette ingénierie sociale bientôt associée à l’entité technotronique pour une dominance totale ? Il faudra bientôt choisir et plus tôt que beaucoup ne le croient.

Se préoccuper de sa santé et de celle d’autrui ne veut pas dire d’accepter la dictature technotronique sécuritaire et sanitaire et n’empêche en rien de rejoindre la résistance ! Une méga-crise économique va déferler sur le monde dans les mois à venir. Cette crise sanitaire du CoV19 a aussi été mise en place pour servir de bouc émissaire. Tout sera blâmé sur le virus et rien sur les pauvres oligarques d’un capitalisme moribond qui passeront de fait pour rien d’autre que des victimes à qui on garantira le sauvetage, une fois de plus alors que des millions seront à la soupe populaire ou son équivalent mortifère. 

Tout ceci servira à faire passer des mesures de contrôle encore plus draconiennes sur des peuples abasourdis, KO debout dans les cordes. L’effet rasoir à trois lames: le CoV19 prépare le terrain et commence le chaos voulu, la crise économique accentue ce chaos avec les résidus de la crise sanitaire, l’oligarchie arrive sur son cheval blanc avec sa solution toute prête à faire accepter par les gens, la dictature technotronique sans argent liquide et au contrôle social draconien, pour sauver l’humanité à coup de 5G, de nanotechnologie, d’IA, de puce RFID et de vaccins bouillons de culture pour gérer le bétail humain à l’échelle planétaire.

La véritable question est: Accepterons-nous tout ça au prétexte que, comme d’habitude, c’est “pour notre bien” ? Quand assez est-il assez ? En 1994, les peuples natifs du Chiapas mexicain, descendants des peuples Mayas ont clamé haut et fort leur ¡Ya Basta!

Ils continuent aujourd’hui 26 ans plus tard.  Notre tour est venu ! Tendons les mains et rejoignons le cercle de l’humanité vraie, celui de la société des sociétés. Devenons qui nous sommes, vraiment.

En 1990, lors de la crise d’Oka (au Québec) qui vit les Mohawks se révolter contre l’accaparement illégal de leurs terres sacrées (il s’agissait en l’occurence d’un site ancestral funéraire) pour agrandir un … club de golf, une mère de clan de la nation mohawk déclara ceci aux colons venus aux “nouvelles” et devant les caméras de la TV locale : “Regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour !” Tous les peuples colonisés et opprimés savent quelque chose que nous refusons, bien à tort, de voir. Toutes les crises présentes et à venir donneront raison à cette ancienne… si nous ne faisons rien pour y mettre un terme une bonne fois pour toute.

Quelques saines lectures ci-dessous pour renforcer votre système immunitaire psychologique et vous aider à lutter contre le Nouvel Ordre Mondial dictatorial qui s’en vient avec ses bottes de sept lieux.

Notre dossier “Coronavirus, CoV19”

« Coronavirus, l’oligarchie lance une guerre biologique contre les peuples » (Résistance 71 )

“Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie”, E. Bernays

Que faire ? (Résistance 71)

Petits précis sur la société et l’État (Résistance 71 )

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !…

 

Coin lecture spécial confinement coronavirus 4ème fournée : « Propagande, comment manipuler l’opinion en démocratie » d’Edward Bernays (texte intégral en format PDF)

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Résistance 71

 

5 avril 2020

 

1ère fournée

2ème fournée

 

En ces temps de confinement forcé CoV19, nous vous proposons la lecture quasi obligatoire de la « bible » des propagandistes écrite en 1928 par Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud et un des pères fondateurs des « relations publiques », nouveau nom, plus moderne, plus « positif » du mot « propagande ». C’est Bernays qui a dénaturé le mot de « propagande » par ce livre. Auparavant, la « propagande » était juste la propagation d’une information ou d’une idée, d’un concept. Il n’y avait rien de péjoratif ni de négatif dans ce mot. Après Bernays, des gens comme Beria, garde-chiourme stalinien et Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazi et bien d’autres, utilisèrent les idées et les conseils de Bernays. Au début des années 1950, il organisa des campagnes de déstabilisation politique dans des pays d’Amérique Latine et aida au renversement du gouvernement du Guatemala en conseillant la CIA. C’est en mettant au point les techniques de relations publiques / publicitaires modernes que Bernays a contribué à l’accélération sans précédent de la dictature marchande dans le monde.

Lisez ce livre et analysez sous ce prisme le monde dans lequel nous vivons depuis des décennies, depuis les attentats faux-drapeau du 11 septembre 2001 et aujourd’hui sous la loi martiale médicale imposée au nom du SRAS-COV-2 ou Coronavirus CoV19… Puis posez-vous les bonnes questions…

 

Bernays_Propaganda ou comment manipuler l’opinion en democratie_fr
Format PDF
La version de Jo:
Propaganda-Edward-Bernays-1928-version-Jo

 

Bonne lecture !

 

“La propagande ne cessera jamais d’exister. Les esprits intelligents doivent comprendre qu’elle leur offre l’outil moderne dont ils doivent se saisir à des fins productives, pour créer de l’ordre à partir du chaos.”

(dernier paragraphe du livre d’Edward Bernays “Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie”, 1928)

Coronavirus ou comment façonner le changement social par la terreur (James Corbett)

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Les choses qu’on ne peut pas dire sur le CoV19…

 

Comme d’habitude, un James Corbett analytique, fin et pertinent. Nous partageons totalement son analyse, c’est pourquoi nous avons pris la peine de la traduire malgré sa longueur. Elle est du reste la meilleure que nous ayons lue sur le sujet du CoV19 et sa pandémie fabriquée.

Nous reviendrons sur ce qu’il analyse et avec un recul maintenant établi, avec ou sans confinement, nous analyserons la situation de cette affaire du coronavirus à l’aune de tout ce que nous avons dit, traduit et publié depuis 10 ans… Beaucoup à dire effectivement, nous le ferons le plus brièvement possible.

A suivre donc…

~ Résistance 71 ~

 

« La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays. »
« L’Homme étant de nature grégaire, il se sent lié au troupeau, y compris lorsqu’il est seul chez lui, rideaux fermés. Son esprit conserve les images qu’y ont imprimées les influences sociales… »

~ Edward Bernays (neveu de Sigmund Freud), extraits de « Propaganda, comment manipuler les opinions en démocratie », 1928 ~

 

Les choses que vous ne pouvez pas dire au sujet du coronavirus

 

James Corbett

 

28 mars 2020

Source:

https://steemit.com/coronavirus/@corbettreport/the-things-you-cannot-say-about-coronavirus

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Avril 2020

 

Pssst. Vous là-bas.

Oui, vous….

Etes-vous intéressé de parler de… choses ? Vous savez, le genre de choses dont on n’a plus le droit de parler ?… Depuis le euh… huuuum, vous savez… “l’évènement” ? ”The Event« ?

Vous avez envie ? Super. Mais bon, vous avez sans doute remarqué que les choses sont un peu barjot dehors. Ainsi on vous arrachera probablement la tête si vous osez parler, suggérer, que les choses sont pas très ok avec le “nouveau normal”…

Il semblerait que les nouvelles normes sociales et tabous culturels qui se sont imposés ces dernières semaines ont aussi créé une sorte de crime de la pensée : certaines choses dont on ne doit pas parler de peur d’être virer de la “bonne” société polie… voire pire.

C’est pourquoi il est d’une importance vitale de parler de toutes ces choses qui nous préoccupent avant que ces crimes de la pensée socialement policés ne deviennent de véritables crimes. Je suis certain que vous savez que si ces nouvelles “normes sociales” ne sont pas opposées, si personne ou si peu ne manifeste haut et clair une forme de ressentiment et de dissidence, le faire sera bientôt impossible.

Permettez-moi donc d’exprimer mes propres crimes de la pensée ; mais soyez avertis : je peux vous assurer que vous trouverez au moins quelques unes de ces idées être offensantes. Vous serez en désaccord, peut-être même fortement, cela pourra même vous mettre en colère.

La véritable question est celle-ci : Qu’allez-vous faire avec ceux et celles qui manifestent une opinion avec laquelle vous n’êtes pas d’accord ? Allez-vous engager le dialogue avec ces personnes ? Ou allez-vous demander à des agents de l’État d’effacer leur discours et pensée de l’internet et les faire mettre en cage pour leurs crimes de la pensée ?…

Quoi qu’il en soit, j’ai déjà commis un crime de la pensée à de nombreuses reprises ces dernières semaines. Je ferai donc aussi bien de partager tout cela avec vous. Etes-vous prêts ? Allons-y…

1 – Nous avons rencontré l’ennemi… c’est nos voisins

Les gens s’imaginent que quand la tyrannie pratique va arriver, elle sera imposée et mise en place par la police et l’armée. Flash info : la tyrannie pratique est déjà là et elle est mise en place par vos voisins, Marcel Kronenbourg et Zézette Mamanfoot.

Vous voulez une preuve ? Toutes ces lignes de délation mises en place ville après ville, état après état, dans le monde entier pour aider les “bons citoyens” à cafeter sur leurs voisins ou collègues qui ne pratiquent pas la juste “distanciation sociale” ?

[NdT: Dans l’Allemagne nazie et la Russie soviétique stalinienne, la Gestapo et la GPU et autres “Directorats de la Sécurité Intérieure”, ne passaient pas leur temps à courir partout et à chercher les dissidents et opposants politiques… 75% du boulot était fait par la population, par délation, les services de répression ne faisaient essentiellement que centraliser les infos, analyser et procéder par recoupements, pour envoyer la meute de chiens au bon endroit… Rien n’a changé…]

Et oui. Ce ne sont plus justes ces gens qui hurlent par les fenêtres à Brooklyn. Maintenant, dès que vous voyez quelqu’un qui est à moins de 2 mètres de quelqu’un d’autre, c’est votre devoir de bon citoyen de ce “meilleur des mondes” et meilleur nouvel ordre mondial de les rapporter aux autorités de façon à ce que Big Brother s’en occupe. Restez persuadés qu’une carte électronique de “bon comportement social” est en train d’être concoctée pour chaque zone légale et le pouvoir de “qui de droit” établit une liste de qui est un bon citoyen et qui ne l’est pas (Good job, Minnesota!).

Dès le moment où nous sommes tous à 100% d’accord que l’idée que quelqu’un puisse physiquement approcher quelqu’un d’autre en cette période de coronavirus 2020 est mauvaise et puisse être accusé de tentative de meurtre ou même de meurtre pour leur acte de haine, est quand même le signe que peut-être, peut-être hein ? Entrons-nous en territoire plus que dangereux.. La Stasi de la distanciation sociale devenant les shériffs de notre nouveau cauchemar d’état policier me met mal à l’aise, mais dites que je suis fou…

2 – Les médecins sont les nouveaux soldats

Quand se sont produits les attentats du 11 septembre, il y a eu une augmentation notoire de la propagande glorifiant l’armée américaine. Cela ne veut pas dire qu’une telle propagande n’existait pas auparavant, mais ce n’était rien en comparaison de celle qui s’est mise en branle suite “au jour qui a tout changé”. Oui l’idolâtrie du héros de guerre ancien combattant est une des merveilles que l’Âge de la Terreur a mis en place.

Donc, si cette pandémie est le nouveau 11 septembre (NdT: avec toute la suspicion identique d’avoir été perpétrée par.. en fait la même clique du pouvoir profond), alors quel est le nouveau culte du héros ? Cela devrait être évident maintenant : les médecins sont les nouveaux soldats. Maintenant nous avons un “devoir” de respecter et de vénérer les braves soldats de la santé qui sont au front dans cette nouvelle guerre… sinon, faites face à toujours plus de discrimination et de mise à l’écart.

Vous avez peut-être remarqué ce phénomène des plus intéressant qui se répand dans le monde. J’appelle ça “le phénomène des applaudissements totalement spontanés de balcon”. Oui, oui, sorti de nulle part, tous les gens sous confinements ont décidé de montrer leur appréciation à tous ces vaillants docteurs et infirmières participant à cette lutte héroïque, en allant tous sur leur balcon à un temps donné pour les applaudir. Et non, ce phénomène spontané n’est pas apparu dans un ou deux pays, ou trois ou quatre, mais apparemment dans tous les pays du monde. Juste comme ça, hop d’un seul coup d’un seul. Un truc de l’esprit du temps (Zeitgeist) sans aucun doute…

Maintenant pardonnez-moi d’être hors circuit, mais comme vous le savez sans doue, la folie du coronavirus n’a pas encore vraiment gagné le Japon (NdT: James Corbett est un Canadien qui vit au Japon depuis plus de 15 ans), alors je ne sais pas vraiment comment les gens décident de la bonne heure pour aller applaudir sur leur balcon. C’est fait par vote ? Que se passe t’il si je suis quelques minutes en retard ? Est-ce que les gens vont penser que j’applaudis quelque chose d’autre ? Quelle est l’étiquette de comportement exactement pour tout ça ?…

Voici encore un de mes crimes de la pensée : je trouve ces effusions glauques et déconcertantes. Je trouve malsaine la glorification des médecins et des infirmier(e)s. Non pas parce que je pense que ce sont tous des charlatans, pas parce que je pense qu’ils sont tous pourris, pas parce que je ne suis pas reconnaissant de leur travail bien fait pour certain(e)s, pas parce que je ne reconnais pas l’énorme stress auquel ils sont soumis en ce moment ; mais parce que cette adoration socialement construite sera utilisée pour pousser un agenda similaire à celui que fut celui de l’adoration des bidasses et des héros de guerre, l’adoration des anciens combattants poussant un agenda militariste depuis l’après 11 septembre jusqu’à aujourd’hui.

Cette fois-ci, on nous demande de glorifier les médecins et les infirmières parce que ce sont ces mêmes experts dont l’autorité ne peut pas être mise en question qui vont vous piquer avec le vaccin. Vous savez… Le vaccin, celui qui mettra un terme à 18 mois ou plus de siège psychologique auquel nous sommes tous soumis.

Quoi ? Vous questionnez toujours les vaccins ? Vous osez toujours défier l’autorité de ces brave médecins et infirmières qui risquent leurs vies pour nous ? Vous ne pouvez pas dire ça, vous le révoltant théoricien du complot et de la pensée criminelle, oui vous ! Soyez honnête, vous savez que cette poussée extrême arrive. Ils sont en train de forcer le public à adhérer à tout ça avec toutes ces sessions d’applaudissement depuis les balcons, Sessions tout à fait “spontanées” il va sans dire. Alors, excusez-moi si je ne participe pas.

3 – Je ne crois pas un seul de ces chiffres qui sont rapportés au sujet de cette contagion

Je suis toujours sidéré par l’attention que porte des être humains autrement sains de corps et d’esprit aux derniers chiffres rapportés par cette agence sanitaire ou une autre au sujet de ce fléau du CoV19. Les gens parlent en termes techniques comme s’ils avaient étudié l’épidémiologie toute leur vie alors qu’en vérité ils ne font que régurgiter ce qu’ils ont vu sur CNN [ou autres merdia de masse] ou ce qu’ils ont entendu du dernier gouverneur Duschnock en charge lors de sa dernière conférence de presse.

Que devons-nous faire alors de toutes ces anomalies remarquées dans le taux de mortalité du CoV19 entre les différents pays ? Pourquoi le taux de mortalité de ce virus est-il de 10% en Italie alors qu’il est de l’ordre de 4% en Chine (NdT: et 0,98% en Corée par exemple et de l’ordre de 2% en France) et que veut dire ce que les “experts” assènent, de ces 70% de l’humanité qui seront infectés par le virus ?

Et pendant qu’on y est, pourquoi ne posons-nous pas quelques questions tout aussi pertinentes comme : De quelle couleur est la lièvre de Pâques ? Combien d’anges peuvent danser sur une tête d’épingle ? et surtout le fromage dont est fait la lune est-il si bon ?

Comme je l’ai démontré il y a quelques semaines, les méthodes de diagnostique de la maladie diffèrent tellement de pays à pays que faire des comparaisons entre ceux-ci n’est même pas comme comparer des pommes et des oranges, mais comme comparer des pommes et des orycteropus. Que dire d’un diagnostique d’un type particulier d’infection virale avec un CT Scan ? Comment peut-on faire confiance à des chiffres générés par de telles méthodes de diagnostique ?…

Tout ça rendrait le calcul d’un taux de mortalité pour cette maladie suffisamment problématique, mais pour empirer les choses, nous n’avons même pas un chiffre précis et sûr du nombre de personnes décédées du CoV19. Prenez l’exemple de l’Italie (10% si on prend le chiffre officiel, c’est ce qu’on nous dit), ce chiffre représenterait Ô combien la maladie est mortelle.

Mais il y a des problèmes avec ces chiffres. Comme l’a récemment révélé le professeur Walter Ricciardi, conseiller scientifique du ministre de la santé italien, “La façon dont nous codifions les décès dans notre pays est très généreuse dans le sens où toutes les personnes qui meurent à l’hôpital avec le coronavirus sont étiquetées comme décédées du coronavirus.

Alors combien de personnes rapportées “décédées du CoV19” ont-elles été effectivement enregistrées comme décédés du CoV19 ? Seulement 12%. Plus encore, d’après le rapport du gouvernement italien, la moitié de ceux qui sont décédés avaient trois autres maladies ou plus au moment de leur décès. Près de 80% avaient au moins deux autres maladies comme facteur de co-morbidité avec lesquelles ils/elles luttaient lorsque ces personnes sont décédées. Seulement 1,7% de tous ceux et celles qui sont morts n’avaient que le CoV19 comme maladie au moment de leur mort.

Mais pourquoi écouter le théoricien du complot James Corbett ou ces idiots conseillers sanitaires du gouvernement italien sur ce sujet ? Et bien, je ne suis pas le seul à être suspicieux de ces chiffres officiels. Il se trouve que le groupe de recherche “Our World in Data” a tenté d’enregistrer des chiffres du coronavirus et qu’ils ont arrêté d’utiliser les chiffres de l’OMS parce qu’ils “ont trouvé beaucoup d’erreurs dans les données publiées par l’OMS que nous avons compulsées dans leurs rapports de situation quotidiens”.

Et John Ioannides, dont les auditeurs du Corbett Report se souviennent avec son article devenu culte de 2005 « Why Most Published Research Findings Are False« — a récemment questionné le fait de savoir si la réponse actuelle à la crise du CoV19 est en fait “un fiasco en cours”, comme il observe : 

“Les données collectées jusqu’ici sur le nombre de personnes infectées et comment évolue l’épidémie sont pour le moins non fiables. Etant donné le peu de tests effectué, des morts et probablement la vaste majorité des infections dues au SRAS-CoV-2 ne sont pas dépistées. Nous ne savons pas si nous échouons à capturer ces infections par un facteur de 3 ou de 300. Trois mois après la première contagion, la plupart des pays, incluant les Etats-Unis, n’ont pas la capacité de tester un grand nombre de gens et aucun pays n’a de données fiables sur la prévalence du virus dans un échantillon représentatif pris au hasard d’une population.”

Après que soit passée cette folie actuelle, les gens vont voir cette acceptation aveugle du public de ces pratiques de la même façon que nous regardons l’acceptation aveugle des pratiques du passé comme les saignées et autres méthodes médicales bouffonnes des siècles derniers.

4 – Le décès d’une personne de 91 ans est une tragédie familiale et non pas un évènement de portée internationale

Ok, bon vous voulez toujours prendre sérieusement tous ces chiffres bidons ? Alors regardons le rapport italien sur les gens qui meurent AVEC (et non pas DU) le coronavirus CoV19. ( Italian report)

Le rapport nous dit que l’âge moyen de ceux qui sont décédés avec (et non pas du) CoV19 est de 78 ans. Pour mettre ce chiffre en perspective, l’espérance de vie moyenne en Italie et de 82,8 ans.

Cela veut dire que ceux qui meurent AVEC la maladie sont très proches de l’âge moyen d’espérance de vie et n’oublions pas non plus que la plupart souffraient d’autres maladies en plus du CoV19. Je me risque à dire qu’une panique similaire pourrait se produire avec n’importe quelle épidémie virale en circulation si cela était rapporté de la même façon que l’est celle du CoV19.

Comme nous commettons des crimes de la pensée ici, soyons clairs et nets : “Des personnes âgées malades avec de multiples complications meurent après avoir contracté une maladie respiratoire.” Ceci n’est pas une nouvelle. C’est un fait établi de la vie quotidienne.

Mais c’est devenu une info digne de ce nom. J’ai pris des notes sur la façon dont les merdias canadiens ont couvert cette panique de la pandémie et j’ai vu un segment de l’info nationale se concentrer au sujet d’une vieille dame de 91 ans dont a vie fut écourtée au contact du coronavirus dans une maison de retraite. Il était impliqué que la vie de cette dame “fut tragiquement  écourtée par le coronavirus et pour rendre pire les choses, sa fille ne fut pas autorisée à aller au service funéraire de sa mère parce que le Canada est en période de confinement. Je ne sais pas si c’est moi qui ai perdu contact avec la réalité ou si ce sont les autres, mais laissez moi répéter une fois de plus : ceci n’est PAS une info digne d’un journal télévisé, c’est un fait tragique quotidien.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit… Bien entendu que ce type d’évènement est une tragédie pour la famille impliquée. Toutes mes condoléances vont à ceux qui doivent en souffrir en de telles circonstances. Mais ce n’est pas là-dessus qu’est suspendue l’existence même de notre civilisation. On n’arrête pas toute l’activité de production des êtres humains sur la planète, faisant s’effondrer l’économie, envoyant des millions et des millions de gens au chômage, mettant en place le confinement tout en commençant à parler de vaccination obligatoire, de passeports internes et autres abrogations des droits et libertés humaines essentiels, sur cette base.

En fait, si je devais mourir à l’âge de 78 ans à cause d’une maladie respiratoire virale, avec la cohorte de mes comparses du même âge, je peux garantir que je serai particulièrement furieux de savoir que les guignols du pouvoir utiliseraient ma mort pour mettre un terme aux libertés que j’ai passées ma vie à défendre. C’est écœurant.

Mais que dire de ces jeunes gens qui meurent de la maladie ?! allez-vous demander. Juste. Une fois de plus, en accord avec les rapports officiels (qui rappelons-le, ne devraient pas être crus…), il y a des gens de moins de 78 ans qui meurent aussi de la maladie, même si c’est en nombre bien moins important. Et d’après les “modèles” des “experts” (qui rappelons-le, ont évidemment raison sur tout…), il pourrait bien y avoir des centaines de milliers de morts supplémentaires avant que cette pandémie ne termine sa folle course.

Et bien, ceci m’amène à mon ultime crime de la pensée :

5 – L’idée que la maladie et la mort soient non naturelles ou évitables est anti-humain

Les gens meurent, point barre.

Des fois ils meurent dans des accidents de voitures, des fois ils meurent dans des incidents liés à leur boulot, des fois ils meurent de vieillesse, des fois ils meurent sous des circonstances plus que questionables, en essayant de faire la lumière sur une information sur laquelle le gouvernement et l’état profond ne sont pas confortables et oui, parfois ils meurent d’une maladie respiratoire pendant une pandémie virale.

Je vais aller plus loin : Notre mortalité fait de nous qui nous sommes. Les humains sont maudits et bénis de la connaissance de leur propre destinée. Personne n’en sortira vivant. Ainsi la question de savoir ce que nous faisons de notre vie devient absolument primordiale.

Mais de plus en plus, la mort est soustraite à la vie. Nos anciens sont envoyés dans des “maisons” pour s’éteindre ainsi nous n’avons pas à faire face à la réalité du vieillissement. L’industrie des pompes funèbres est proprette et aseptisée. La mort est devenue une abstraction. Quelque chose qui se passe quelque part, arrive aux autres gens, mais sûrement pas à nous.

Mais cette folie pandémique semble être fondée sur la notion que la maladie et la mort sont évitables. Que nous les avons sans aucun doute conquises, ou au moins qu’aucune nouvelle maladie ne pourra plus survenir (qu’elle soit fabriquée ou pas) pour déséquilibrer notre équilibre parfait avec la nature. Je veux dire que oui, bien des gens meurent de la grippe chaque année, mais ça ne compte pas. Ce n’est pas nouveau.

Cela ne veut pas dire que nous ne devrions pas travailler à guérir la maladie et à améliorer notre santé, bien au contraire. C’est juste que les crises d’hystérie actuelles semblent presque anti-humaines, comme si nous devrions être capables de transcender notre humanité mortelle.

CJ Hopkins, avec son humour caractéristique, montre du doigt l’absurdité de cette “guerre contre la mort” dans son dernier article en date :

“Nous ne pouvons pas laisser ces semeurs de zizanie russes, ces accélérationistes nazis et ces sympathisants du coronavirus nous induire en erreur. Ils veulent nous convaincre que la mort est certes triste et terrifiante, mais inévitable, naturelle. N’est-ce pas insensible et fou ? Non, nous devons fermer notre conscience à ce non-sens total. Des gens meurent ! Ce n’est pas normal ! La mort est notre ennemi ! Nous devons la vaincre ! Nous devons chasser la mort dans ses derniers retranchements et la neutraliser ! L’enfumer de son terrier et la pendre haut et court comme nous l’avons fait avec Saddam !…”

Je ne sais pas pourquoi considérer la mort comme partie intégrante de la vie devrait être considéré comme étant controversif. Je ne sais plus. J’ai peut-être pété un câble. Tout ce que je sais est que l’espace pour exprimer le désaccord sur ces sujets est en train de disparaître très rapidement. Il est temps pour ceux d’entre nous qui peuvent supporter le crime de la pensée de faire le cercle des chariots. La police de la pensée se rapproche dangereusement.

Alors peut-être que vous n’êtes pas d’accord avec moi. Peut-être avez-vous été offensé par ce que j’ai dit. Peut-être avez-vous vos propres crimes de la pensée que vous avez peur d’exprimer. Mais si nous ne nous engageons pas dans un dialogue au sujet de ces idées maintenant, quelles sont les chances que ces informations soient plus faciles à partager dans le futur ?…

Alors, quel est votre crime de la pensée ? Partagez-le avec la communauté dans les commentaires ci-dessous….

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Notre dossier « Coronavirus, CoV19 »

« Coronavirus… création de laboratoires militaires »

 


Le nouveau visage de la tyrannie

Coronavirus : Guerre des masques et déchéance consommée du système étatico-capitaliste

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 3 avril 2020 by Résistance 71

 


Les masques tombent…

 

Les Etats-Unis paient cash et trois fois le prix : la guerre des masques montrent la perfidie des états, dont la Chine

 

Al Manar

 

3 avril 2020

 

url de l’article : https://french.almanar.com.lb/1704705

 

Sur fond de pandémie à dimension mondiale, et de pénurie, les pays se permettent toutes les perfidies pour se procurer les masques fabriqués essentiellement en Chine. Et cette dernière fait de même pour maximaliser ses profits!

Des Américains auraient ainsi raflé au nez et à la barbe de collectivités françaises les précieuses protections. Mais dans ce nouveau Far West qu’est devenue la scène internationale, les États-Unis ne sont pas les seuls à se comporter en desperados.

Il y a la «guerre» contre le coronavirus, décrétée par Emmanuel Macron, mais il y a aussi celle du matériel et des médicaments que se livrent, avec de plus en plus d’intensité, les États.

Les pays les plus touchés par la pandémie se voient mis en concurrence, dans un contexte d’urgence et de pénurie.

Le président LR de la région PACA a ainsi révélé le 31 mars à l’antenne de RT France qu’une cargaison de masques destinée Ehpad avait été raflée:

«Ce matin sur le tarmac [de l’aéroport, ndlr], en Chine, une commande française a été achetée par les Américains cash, et l’avion qui devait venir en France est parti directement aux États-Unis.»

Deux jours plus tard, ce 2 avril, Renaud Muselier, qui est également le président de l’Association des régions de France, est revenu sur cette affaire.

«L’avion qui devait venir en France est parti directement aux États-Unis», a-t-il déploré. Alors que les régions françaises ont pris l’initiative de pallier l’incapacité de Paris à assurer un approvisionnement suffisant en matériel médical chinois en passant leurs propres commandes, le coup est rude.

«La commande, qui était payée et livrable, a été détournée parce qu’achetée», a-t-il encore expliqué.

Et de préciser: «Trois fois le prix!»

«Ce qui se passe avec les Américains est assez terrible, ils sont en capacité, sur le tarmac, de racheter des cargaisons entières en payant en cash», a également commenté le président de la région Grand Est, Jean Rottner, sur RMC.

D’autant que les régions, en tant que collectivités territoriales, ne jouent pas à armes égales avec des acheteurs et des intermédiaires rôdant dans les zones aéroportuaires de fret chinoises, capables de payer en cash tout de suite. Ces collectivités territoriales françaises sont en effet astreintes à des règles comptables qui les obligent à payer leurs fournisseurs en trois tiers.

Les États-Unis avant tout le monde

Nouvelle illustration de la vulnérabilité des États et du secteur public dans un monde où tout peut se vendre au plus offrant? Pas seulement.

Les États eux-mêmes se livrent une guerre de plus en plus féroce pour s’approvisionner, avec les armes qui leur sont propres. Et si, comme dans le monde animal, les États-Unis sont au sommet de la chaîne alimentaire, plus bas, les autres pays se disputent aussi les cargaisons de masques en provenance de Chine, quelques centimes l’unité en temps normal, mais désormais précieux produit stratégique.

La République tchèque a ainsi été prise la main dans le sac. Le 17 mars dernier, les autorités tchèques avaient annoncé avoir saisi quelque 680.000 masques à destination de l’Italie, ainsi qu’un autre type d’équipement très recherché, des respirateurs. Prague avait d’abord justifié la saisie au motif que les équipements avaient été «volés à des entreprises tchèques par des criminels sans scrupules qui voulaient les vendre à des tarifs majorés sur le marché international».

Tchèques, Italiens et Français pris la main sur le masque

Mais c’était sans compter des images de la cargaison largement diffusées sur les réseaux sociaux. Les emballages comportaient la mention «Aide humanitaire chinoise pour l’Italie» et des drapeaux chinois et italien. Confondu, Prague avait dû, quelques jours plus tard, présenter ses excuses. Mais les masques prévus pour le nord de la péninsule transalpine, alors en pleine tourmente du Covid-19, avaient déjà été distribués dans les hôpitaux tchèques.

L’Italie elle-même a été soupçonnée de pratiques relevant de la piraterie. Avant de revenir sur ses propos et de les minimiser, Mohamed Sellini, ministre tunisien du Commerce, avait accusé le 23 mars dernier des «Italiens» d’avoir détourné un navire transportant de d’alcool à usage médical en route la Tunisie.

Cependant, dans cette froide compétition, la France, bien que victime d’acheteurs américains, ne semble pas non plus au-dessus de tout reproche.

Le 5 mars dernier, les autorités ont saisi une cargaison de masques de la société suédoise Mölnlycke qui transitait par la plateforme lyonnaise de cette entreprise. La marchandise était, là aussi, destinée à l’Italie, ainsi qu’à l’Espagne, touchée très durement et très tôt par le Covid-19. Mölnlycke a demandé de l’aide à son gouvernement, mais Stockholm a préféré faire profil bas.

Avec la pandémie, les relations internationales semblent retourner à l’état de la «guerre de tous contre tous», que décrivait Thomas Hobbes.(*)

Dans tout cela, la Chine qui est le principal fabricant de ces masques, ne manque pas de perfidie, pour tirer tous les profits de cette situation dramatique.

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Notre dossier « Coronavirus, CoV19 »

(*) Pour démonter cette ineptie de Hobbes :

L’antidote contre la pensée et les dogmes dominants:

Réflexions en anthropologie politique

Manifeste pour la société des sociétés

Société, pouvoir, état et violence : résoudre l’aporie anthropologique politique de Pierre Clastres

 


Les labos biologiques du Pentagone dans le monde

 

Coronavirus, avatar du génocide planétaire… Vision et sagesse native amérindienne (Mohawk Nation News)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 avril 2020 by Résistance 71

 


Cérémonie de purification…

 

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, UniVic, Mohawk ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action étatique coloniale , se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 

Planète Terre purge la bulle capitaliste

 

Mohawk Nation News

 

30 mars 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/03/30/earth-cleansing-the-capitalist-bubble/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’holocauste des peuples natifs et le déni du monde occidental ont commencé avant l’arrivée de Colomb en 1492 et continue jusqu’à aujourd’hui. Au XVIIème siècle, les Européens [chrétiens] ont affirmé être propriétaire des terres riches en ressources habitées par Onkwehonweh (peuples natifs) d’Amérique du nord et du sud. Ils organisèrent des savants fous qui développèrent des façons de perpétrer le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité. Quelques 150 millions d’Onkwehonweh, 95% des gens natifs de l’Île de la Grande Tortue furent annihilés. Aujourd’hui les dominants ne prêtent aucune attention à la rage sans fond qu’ils ont créée en nous. Nous sommes un peuple en colère et très déçu.

Les capitalistes ont pompé le sang des gens et de la terre. Le dernier chapitre de l’histoire de ce capitalisme vient de s’ouvrir. La bulle est bien trop grande, elle doit éclater.

L’esprit des colons est faible. Ils ont été conditionnés, endoctrinés depuis des siècles à suivre les ordres de leurs leaders.

Il est de notre devoir de mettre en garde les gens de tous dangers, comme l’aigle posé au sommet de l’arbre de la paix. Leurs religions les ont programmés par des codes que leurs leaders utilisent quand ils les veulent en guerre, quand ils veulent une effusion de sang et le chaos total. Les soi-disants leaders d’aujourd’hui sont des dictateurs et non pas les serviteurs des peuples.

Prière, foi et menaces réduisent au silence les gens, ainsi ils peuvent nous réduire jusqu’à un niveau gérable. Leur horreur passée et présente ne peut jamais être réconciliée ou oubliée. C’est notre terre-mère qui aura finalement le dernier mot et non pas tous ces manipulateurs scientifiques et médiatiques de l’attitude humaine. Nous sommes privés de 150 millions d’Onkwehonweh qui ne naquirent jamais. Nos ancêtres nous ont parlé du génocide.

Aujourd’hui, les couvertures contaminées à la variole sont remplacées par le CoVD19. Le vaccin est centralisé afin que les entrepreneurs capitalistes puissent une fois de plus s’engraisser. Les scientifiques mettent des déclencheurs dans l’esprit des gens pour que ceux-ci commettent des atrocités à la demande. Pour nous, notre terre-mère crée en nous, l’esprit de reconnaissance du fait que nous sommes tous partie d’un tout, nous appartenons ensemble. Elle agit et vit en nous et nous rappelle comment nous avons toujours essayé de l’aider. Les plans des colons pour nous tuer et nous supprimer ont toujours été maintenus dans l’ombre. Maintenant nous les voyons.

Le Coronavirus CoVD19 danse autour des colons prêts à tourmenter, provoquer et frapper. Ils sont terrifiées. Ce qu’ils nous ont fait est en train de se produire pour eux.

Le génocide est connu sous le nom d’AIONTATHENIENTHO’SHERON, ou “la torture continuelle”. Les psychopathes ne paniquent pas. Le président Trump n’a aucune empathie. Il voit son peuple souffrir, malade, hystérique et devenu fou alors qu’ils meurent. Les anticorps qu’ils possèdent sont pour les virus et les maladies qu’ils nous ont apportés afin de nous annihiler. Ils n’ont pas d’anticorps pour le CoVD19. Ils pensent toujours qu’ils sont plus forts que la nature. C’est leur plus grosse erreur. Les remarques de Trump ne sont que des bravades et des autosuggestions induisant l’idée que les personnes âgées devraient être volontaires à mourir pour sauver la bourse et que d’autres devraient se suicider pour l’équipe.

Le jour où notre voix a été muselée fut le jour où nous sommes supposément morts. Ils ont toujours tenu des comptes sur combien d’entre nous mouraient et combien existent toujours. Nous nous sommes cachés. Ils ont caché la vérité. Il continue de vouloir nous réduire au silence. Ils sont en train de perdre pied. Ils hurlent pour que nous les entendions. “Tenez, un peut de fric pour vos arts, vos films, vos spectacles, vos pow-wows, pour l’éducation, pour des livres etc… Dites nous-en un peut plus sur vous qu’on puisse planifier correctement la suite du génocide.” Les dominants veulent nous endormir en nous jetant du fric et des potions. Leurs conseils de bandes sont des putes. Ils sont cana’jon, squatters. La Grande Loi de la Paix s’occupera des traîtres. Ils vont tomber eux-mêmes dans les pièges qu’ils nous tendent.

La vérité est notre arme majeure… Leurs mensonges à notre sujet ont été martelés dans nos têtes. Maintenant, ils font l’expérience de leurs propres souvenirs falsifiés et inventés. Les dominants hypnotisent les gens avec des promesses, du fric et le “rêve américain”. Leurs mains sont toujours couvertes du sang du massacre de nos peuples. Ils nous ont assassinés, nous ont donné des couvertures infestées de variole pour nous tuer. Puis ils ont inventé des lois pour décriminaliser leurs actions et s’exonérer. Il est toujours immoral, mal et particulièrement odieux de réduire à dessein la population des peuples. Ils voulaient le champ libre pour piller et violer notre terre-mère.

Quand leur soif de notre sang sera t’elle étanchée ? Ils ne veulent pas que leur véritables désirs soient exposés au grand jour. Notre existence les perturbe grandement. Ils ont créé des psychologues, des neurologues, des psychiatres, des conseillers, des drogues et autres médicaments, des diversions pour couvrir et anesthésier leur hystérie.

Le ministre [canadien] des affaires indiennes nous a été envoyé pour nous hypnotiser avec ses “suivez-moi”, “n’ayez pas peur”, “je vais arrêter cette folie, ça n’arrivera plus”, “faites-moi confiance”. Les dominants dirigeants veulent qu’il nous parle en mohawk pour nous pacifier pour qu’ils puissent nous disséquer plus avant. S’ils devaient admettre ce qu’ils font, ils auraient des crises d’hystérie. Ils se précipiteraient sur leurs médicaments et sur leur “eau de feu” pour être temporairement aveuglés. Quand l’effet s’estompe, ils en reprennent. Les magasins d’alcool ne sont pas fermés durant cette pandémie et ce pour une bonne raison. Rien ne les réveille et les fait respecter la nature.

Nous étions absolument libres comme les oiseaux avant l’arrivée des Européens [chrétiens] occidentaux. Ils ne purent jamais emprisonner nos esprits. Avec Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, nous devrions présider à la grande table des Nations-Unies, leur enseigner comment faire pour coexister avec autrui et avec notre terre-mère. Notre mentor karonhiaktajeh disait “J’ai attendu toute ma vie ce qu’ils appelaient civilisation”. Il ne la vit jamais. Comme le charismatique Jim Jones qui mène ses suiveurs en Guyane, Trump dira aux siens de “boire du kool aid”, ou de se faire piquer avec le vaccin qui existe sans doute déjà.

Les colons sont conditionnés pour écouter ou poster des suggestions hypnotiques ou des messages codés créés par des scientifiques influencés par Freud et [son neveu] Bernays qui contrôle toute la propagande, les médias et les systèmes d’ “éducation”. Le public est pré-moulé. Leurs systèmes de contrôle des esprits leur dit ce qu’ils doivent penser et que ce qu’ils pensent est leur plus profond désir. Ils ne comprennent pas qu’en fait il s’agit des désirs fabriqués des dominants qui ont été placés dans leurs esprits afin de contrôler tous les aspects de leurs vies. C’est tout ce qu’ils sont supposés savoir.

Nous voulons la liberté pour nous-mêmes et pour notre terre-mère. Ceci est le cadeau qui nous a été fait par la nature/création. Les dominants et leur système de pouvoir artificiel sont en ce moment en charge des affaires planétaires, mais plus pour longtemps. Leur système rend tout le monde soumis et obéissant, fait perdre le jugement et la confiance en soi. Les envahisseurs ne sont en rien des gens d’honneur. Ils n’ont pas traité directement avec nous, à part pour nous tirer dans le dos. Ils n’ont pas pu nous battre dans une confrontation directe.

Les dirigeants ne peuvent pas vaincre le virus qui provient d’eux. Le virus les a mis à genoux. S’il le pouvait, il n’y aurait plus de virus. Ils sont très frustrés de leurs échecs. Ils ont stocké quantité d’armes de destruction massive pour annihiler les gens au lieu d’utiliser leur énergie pour les sauver. Même les masques et les respirateurs sont inexistants à moins que les capitalistes puissent en tirer un profit spéculatif. Ceci ne peut mener qu’à une hystérie de masse.

Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, ramènera les gens ensemble ainsi nous pourrons à la fois partager les fardeaux et les succès.

Le soi-disant “cadre d’accord” (“Framework Agreement” canadien) est leur plan du “je vais m’assurer que vous mourrez” pour nous. Seul Kaianerekowa clarifiera leur conscience. Les survivants essaieront de se sauver de l’Île de la Grande Tortue. Ils nous ont enfermé dans des camps de prisonniers de guerre comme des animaux, camps appelés “réserves indiennes”. Ils ont affirmé que nous étions “gardés en sécurité” !! Si nous sortions, on nous classait comme “criminels” et étions jetés en prison, nos familles détruites ou nous étions tués. Cette persécution continue toujours. Les envahisseurs essaient de détruire notre âme, notre esprit, d’y jeter l’obscurité. Cela a fonctionné avec les conseillers de bandes, les “Indiens de forts”. La meilleure arme que nous ayons est celle-ci: confrontons-les tout azimut avec la vérité. Ils ne basent aucune de leurs actions sur la loi naturelle.

En fin de compte ils s’entretueront et s’enterreront. Ils quitteront l’Île de la Grande Tortue et on les y verra plus jamais. Nous serons enfin libérés des serpents rouge, blanc et noir.

Onkwehonweh, les peuples de l’Île de la Grande Tortue vont renaître de leurs cendres et le monde se trouvera en bien meilleure posture par ce fait même. Kaianerekowa va rayonner à travers le monde. Une nouvelle ère va commencer. L’existence des envahisseurs va refouler jusqu’à la plus lointaine obscurité.

Nous ferons toujours partie du monde naturel. Notre conscience est en nous et nous connecte avec le monde, avec la terre.

Si les colons ne suivent pas Kaianerekowa, ils ne peuvent pas rester ici. Chacun a le choix car chacun à la capacité de la raison. Nous n’avons besoin que de nous-mêmes pour nous occuper de notre terre-mère.

La première guerre mondiale, 1918 et ce qui a suivi continuent, la grippe, la dépression, le crack boursier de 1929, la seconde guerre mondiale et la continuation et la célébration de la guerre encore et toujours.

La force naturelle en notre sein doit être relâchée afin que le grand pouvoir de la Grande Paix soit. Ce pouvoir fut constaté lorsque les trains furent récemment bloqués en soutien de notre famille de l’ouest des Wetsuweten qui ont résisté à Coastal Gas Link et son oléoduc qui est maintenant en construction totalement illégale. Nous, les peuples naturels, sommes ici pour survivre et pour coexister en tant que frères, sœurs et avec toute vie sur notre terre-mère.

Les dirigeants des colons envahisseurs musèlent la liberté et la connaissance. Leur empire sera renversé par une poignée. Leur argent fictif et volé sera inefficace.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix (XIIème siècle)

Wasase, Professeur Taiaiake Alfred, UniVic

Un manifeste indigène, Professeur Taiaiake Alfred, UniVic

Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada, Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC)

 


En langue iroquoise, le mot « guerrier »
n’existe pas. Le mot utilisé se traduit par
« Ceux qui portent le fardeau de la paix »…