Archive pour février, 2014

La société contre l’état: Mission époussetage…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 28 février 2014 by Résistance 71

John Kane rejoint ici exactement ce que nous pensons. Nous avons employé cette image du « dépoussiérage » de nos valeurs et connaissance et avons souvent dit que le travail d’éveil et d’apport de de solution est un travail de « technicien de surface » plus qu’autre chose. Les sociétés qui nous ont précédées avaient des solutions qu’il nous faut retrouver. La couche de poussière est certes épaisse, mais avec une huile de coude collective, on peut retrouver une société (et non pas un état, grosse nuance..) propre comme un sou neuf…

Le salut de l’humanité viendra de ce que les populations occidentales libérées de l’idéologie colonialiste, se tiendront debout, côte à côte avec nos frères autochtones de toutes les nations colonisées. La société humaine possède un universalisme organisationnel qui n’est pas étatique. Celui-ci est enseveli sous une couche de gravas et de détritus accumulés au fil des inepties oligarchiques en cours. A nous d’épousseter et de redécouvrir ce joyau…

— Résistance 71 —

 

Épousseter pour notre survie

 

John Kane (Mohawk)

 

25 février 2014

 

url de l’article:

http://bsnorrell.blogspot.com/2014/02/john-kane-mohawk-remove-dust-for-our.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’aime beaucoup cette expression “épousseter”. L’image la plus basique de ceci évoque le fait d’épousseter la poussière qui se serait accumulée sur nos ceintures Wampum au fil des années de négligence ou quoi que ce soit d’autre de notre connaissance accumulée. Nous l’utilisons de manière générale en tant qu’expression souvent associée à la perpétuation de notre culture. Mais à un moment, la ligne entre la survie de notre culture, distinction et autonomie ainsi que juste la simple survie, sera balayée comme une ligne tracée dans cette même poussière qui semble nous recouvrir maintenant.

Nous ne ressentons peut-être pas le besoin d’apprendre des techniques de survie pour le peu de temps qu’il nous reste avant de retourner à la terre-mère, mais les incroyables bénéfices à court-terme et besoins à long terme devraient être clairs. C’est bien de parler d’environnement et de consommer avec modération, mais comment cela est-il même possible quand on dit aux gens que la fabrique même du “rêve américain” ou de “l’économie globale” dépend de la confiance du consommateur et de sa consommation bien au-delà de sa capacité de payer ? Et je ne parle pas seulement de la capacité de pouvoir payer en dollars, je parle de la dette qui incombe à la société, hypothéquer notre santé et mettre en faillite les ressources de la planète.

La survie en fait est retourner à la réalité, à la vraie vie. C’est au sujet de comprendre notre véritable place dans la création. C’est là où nous comprenons si les siècles d’endoctrination en quelque systèmes de croyance que vous suivez sont réels ou juste de pures conneries. Est-ce que que votre culture ou l’interprétation que vous en faites, vous a préparé à comprendre votre place dans la création ? Ou vous fiez-vous simplement à des prières et à brûler du tabac pour être celui qui résoud les problèmes ?

Apprendre à survivre n’est pas faire quelque chose avec moins. C’est à propos de comprendre ce qui est important. Si épousseter ne nous aide pas à réévaluer nos priorités alors peut-être avons-nous besoin d’un meilleur plumeau. Si nous pensons qu’une cérémonie de semis est sacrée mais nous ne plantons, semons pas, si nous pensons que faire une cérémonie de moisson est important, mais nous ne moissonnons pas, alors je dis que nous avons loupé quelque chose en cours de route. Nous devons penser sincèrement au type de vie que nous vivons maintenant si nous voulons avoir quelque espoir que ce soit pour nos enfants et petits-enfants. Nous devons repenser ce qu’est un foyer, ce qu’est une famille et ce qu’est une communauté. Être Haudenosaunee ou Rohtinoshoni ne veut pas dire que vous avez une “longue maison”. Mais cela veut dire que vous êtes de la voie de la longue maison.

C’est bien de parler de souveraineté et de se dresser pour la défendre ; mais notre mot pour cela est “Tewatahtawi” ce qui veut dire “nous portons nous-même” Quand nous battrons-nous pas seulement pour le droit de nous porter nous-mêmes, mais de nous battre et nous préparer à porter réellement ? Le monde change tout autour de nous. Le capitalisme et l’industrialisation ont conduit notre environnement au ravin. Tout l’environnementalisme du monde ne va pas rafistoler Humpty Dumpty (Rondu Pondu). Le monde n’en est pas à sa fin. Il n’est pas question de faire peur ou de prédire une apocalypse ; mais de reconnaître les changements qui arrivent.

Épousseter ne signifie pas juste apprendre les chansons de nos cérémonies ; c’est d’apprendre ce qu’elles reconnaissent et de prendre le temps, en fait de reconnaître ces choses. Peut-être ne devons-nous pas faire pousser notre propre nourriture et construire nos maisons mais le temps est venu de commencer à apprendre ou plutôt de réapprendre. Nous ne pouvons pas nous attendre à obtenir cette capacité d’un coup de baguette magique. Cette mémoire génétique et cette connaissance qui nous ont été transmises par ceux qui nous ont précédés, ont évolué avec le temps. Une grande partie de cette connaissance peut nous être bien utile aujourd’hui, mais si nous ne mettons pas la main à la pâte maintenant, nous serons mal équippé pour ce qui arrive. Les empires vont et viennent. Nous en avons vu beaucoup depuis ces 500 ans de contact avec les Européens. Nous avons vu de grands changements dans les plus de 10 000 ans avant cela. Les descendants  de ceux qui étaient là bien avant nous ne sont ni attitrés d’un futur durable, ni ne sont exemptés de la furie des changements de la Terre. Nous nous appelons nous mêmes “Onkwe Onwe” ou les “ habitants originaux ou véritables”, mais c’est bien plus que cela. C’est la description d’un être humain que demeure vrai au monde dans lequel il vit. Il a un futur qui est connecté à son passé. Il est vrai… pour toujours.

Les archéologues et anthropologues parlent de manière romantique des anciennes civilisations des Amériques et font des hypothèses sur leur provenance et ce qui est advenu d’elles. Oui, nous avons fait ce que d’autres cultures ont fait, nous avons bâti des cités et des monuments, nous avons créé des religions et des disparités. Nous avons fait la guerre aux hommes et à la création. Puis nous avons arrêté, nous avons appris. Nous avons épousseté, alors que nous avons écarté cette fausse réalité que nous avions créée, le véritable Onhkwe Onwe a de nouveau fait surface. Ceci ne s’est pas produit par intervention divine ou par accident, mais par planification et reconnaissance.

Beaucoup de ceux que nous appelons maintenant notres ne changeront pas leur façon de faire ou d’être. Ils marcheront la main dans la main dans leur folie sycophante, avec leurs seigneurs capitalistes ou “fiduciaires”, jusqu’à sauter de la falaise qu’ils ont eux-mêmes créé.

Des choix seront faits et continuer sur le même chemin est un choix. Si nous n’aimons pas ce que nous voyons en nous regardant quand nous époussetons, alors la création, le même professeur qui amena sagesse et savoir à ceux qui vinrent avant nous, enseignera une fois de plus, à ceux qui le désirent vraiment.

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Résistance politique: Pour que les peuples africains comprennent la prédation permanente dont ils sont victimes…

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Les fonds vautours ou la prédation légale des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE)

 

Panafricanisme 2.0

 

26 février 2014

 

url de l’article original:

http://panafricanism2point0.com/a-la-une/les-fonds-vautours-la-predation-legale-des-ppte/

 

Dans la jungle de la finance mondiale, la guerre est quotidienne entre les prédateurs économiques et les résistants à la dérégulation monétaire:

LES FONDS VAUTOURS
Fonds d’investissements privés qui rachètent au rabais, sur le marché secondaire, les dettes d’entités en difficulté notamment des pays pauvres et très endettés (PPTE- en majorité africains),dans le but d’ensuite les contraindre, en général par voie judiciaire, à en rembourser la valeur nominale augmentée d’intérêts, arriérés et autres frais de justice. Un marché très juteux avec des taux de recouvrement représentant de 3 jusqu’à 20 fois leur investissement, l’équivalent de profits nets exorbitants allant de 300 % à 2000 %.

LES VAUTOURS ET LEURS PROIES
Ces opérations odieuses se sont répandues essentiellement avec le lancement des initiatives d’allégement des dettes des PPTE qui sont un aboutissement de la Campagne Internationale JUBILE 2000. (Lancée en 1996, la campagne Jubilée 2000(J2K) se voulait une vive riposte aux retards qu’accusait la résolution de la crise de la dette perdurant dans le tiers-monde. La campagne visait à responsabiliser la société civile afin qu’elle déclenche une remise en question de la façon dont les gouvernements occidentaux utilisent les institutions financières internationales pour dominer et subordonner les nations les plus pauvres et les plus endettées) Cette bouffée d’oxygène a vite été confisquée par la cupidité des fonds vautours qui ont, bien évidemment, toujours refusé de participer aux restructurations et ont rapidement entamé des procédures de remboursement de leurs anciennes obligations. En effet, les initiatives d’allégement de la dette ne changent rien aux relations entre les PPTE et leurs créanciers extérieurs. Les PPTE se retrouvent ainsi enlisés dans une série de procès appelée en anglais « champerty ». Procédure de surcroît longtemps inconnue de la plupart des systèmes juridiques africains. Les fonds vautours ont les capacités juridiques et financières de s’impliquer dans ces longues procédures (entre 3 et 10 ans) et sont par ailleurs inflexibles et très agressifs envers ces débiteurs souverains (saisie des avoirs à l’étranger, saisie d’une aide au développement,…). Pour ces pays déjà très vulnérables et qui pour la plupart n’ont ni les moyens ni l’expertise pour se défendre au cours de procédures judiciaires très perfectionnées, ces poursuites sont, l’on s’en doute, extrêmement accablantes :
-La restructuration est freinée, l’opportunité même d’un allègement de la dette est perdue – Cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête les obligent à laisser en suspens certains problèmes nationaux – des millions…. sont dépensés en frais de justice alors qu’ils devraient contribuer au redressement du pays (Le FMI a indiqué dans un rapport que les montants exigés ont parfois atteint 13% du PIB) – les pays sont mis également en difficulté par rapport aux autres créanciers à cause de la répartition abusive des charges. Il a été observé que sous cette pression, certains PPTE ont remboursé aux créanciers commerciaux l’intégralité de leur dette, à cause du procès, mais aussi sous la menace d’actions judiciaires, ou par crainte d’une rupture de relations commerciales des relations commerciales, ou pour ne pas perdre des biens de production en cautionnement. D’autres pays sont allés jusqu’à inventer des moyens de cacher ou protéger leurs biens ce qui a compliqué d’avantage la gestion financière.

 


Le business charognard se porte très bien depuis une quinzaine d’années. Les fonds vautours remportent en général leurs procès et leur succès attire encore plus de spéculateurs.
D’après les données de la Banque mondiale et du FMI (depuis 2005 et par ordre d’importance) *Les juridictions les plus sollicitées pour des actions contre les PPTE ont été celles des USA, du Royaume-Uni, de la France, de l’Ouganda et de la Guyane. *Les sièges des vautours les plus actifs se trouvent, aux USA, dans les paradis fiscaux britanniques (Iles Vierges, Iles Caïmans, Bermudes, Bahamas),au Royaume-Uni, En Ex-Yougoslavie, Liban, France *Les PPTE les plus poursuivis sont le Libéria, la Guyane, le Congo-Brazza, le Caméroun, l’Ouganda, le Nicaragua, la Sierra Leone, la RDC ,la Zambie, l’Ethiopie, le Honduras, Mozambique, Niger, Sao Tome et Principe.

DEUX CAS D’ECOLE : *FG Hemisphere :
Ce fond vautour a son siège dans l’État américain du Delaware, considéré par beaucoup comme un paradis fiscal. En septembre 2004, il rachète au rabais une créance impayée de 18 millions de dollars envers la SNEL. La dette date des années 1980.En 2007, il obtient une condamnation de la Cour d’appel du District de Columbia (États-Unis) qui oblige la RDC à lui payer 104 millions de dollars. FG Hemisphere a recommencé l’opération sur d’autres créances : au total, il a racheté pour 35,9 millions de dollars de dettes congolaises et obtenu que les tribunaux condamnent la RDC à lui payer 151,9 millions de dollars. Pour se faire payer, FG Hemisphere a tenté de saisir le cash que la Chine destinait à la RDC pour le programme « infrastructures contre concessions minières ». Le tribunal de Hong-Kong s’est déclaré incompétent. En janvier 2009, un tribunal sud-africain l’autorise à saisir pendant les 15 prochaines années les recettes escomptées par la SNEL sur le courant vendu à l’Afrique du Sud, estimées à 105 millions de dollars (deux fois et demie le budget congolais pour la santé !)

*Un jugement du le 15 février 2007 par la Cour suprême britannique a contraint la Zambie à payer 15 millions de dollars au fonds Donegal International un fonds américain, avait ainsi racheté en 1999 une créance que la Roumanie avait sur la Zambie pour une valeur de 3 millions de dollars.
« UN VAUTOUR EN CACHE UN AUTRE » Les fonds vautour ont une telle marge de manœuvre c’est parce l’endettement sans limite est depuis plus de quarante ans la colonne vertébrale du système économique et du modèle de développement promus par les pays les plus riches. (P.ex au sommet de Londres de 2009, les G20 ont exprimé leur préoccupation d’aider les pays pauvres en demandant au FMI de leur reverser 50 milliards de dollars sous forme de prêt.)
On prête à l’excès à des débiteurs dont on n’ignore pas qu’ils sont peu ou pas solvables. D’autre part il a manqué des politiques responsables concernant les prêts et les emprunts et pour un traitement de la dette équitable que ce soit pour les débiteurs ou les créanciers. Par conséquent, on reste de ce cercle vicieux. En effet, malgré les plans d’allègements dont ils ont bénéficié les pays pauvres se sont de nouveau retrouvés surendettés.

« COUPER LES AILES DES VAUTOURS » Quelques initiatives et recommandations : -2008 La Belgique a adopté la loi visant à rendre « insaisissables et incessibles » les fonds pour la coopération au développement( suite au fait que le fond vautour Kensington International avait saisi près de 12 millions d’euros prélevés sur des fonds affectés à la coopération au Congo-Brazzaville) -2009 La plate-forme Dette & Développement et le CNCD-11.11.11 préconisent trois mesures clés :
1. La création d’un tribunal international de la dette pour que tous les créanciers soient sur un pied d’égalité
2. La protection des dépenses vitales des pays pauvres qui doivent primer sur l’obligation de rembourser
3. Un plan d’aide d’urgence, sous forme de dons et de taxes mondiales, pour compenser l’impact de la crise.

 


En 2009 Le comité pour l’annulation du tiers –monde recommande :
1.D’interdire la cession de créances sur des pays pauvres sans que leur consentement éclairé n’ait été obtenu préalablement.
2.La création d’une juridiction supranationale indépendante pour le règlement de tous les contentieux liés aux dettes publiques (les fonds vautours fondent en effet leur stratégie sur le droit et la compétence des tribunaux anglo-saxons, qui leur sont généralement favorables.)
3.La mise en œuvre d’audits pour fonder l’annulation des dettes illégitimes (comme celles qui auraient p.ex été contractées pendant des dictatures et sous des gouvernements corrompus)
4.La protection des dépenses sociales des pays en développement exige l’annulation totale et inconditionnelle de leurs dettes extérieures.

Moyens de défense :
Bien que la panoplie légale soit insuffisante, il existe des moyens de défense contractuels et extra-contractuels encore une fois restés inconnus des juridictions des pays africains. Rien de surprenant, vu le mode de gouvernance de nos dirigeants et la crise grave dans l’enseignement comme dans tous les domaines.
Réaction au niveau panafricain :
Depuis 2010 et sous la tutelle de la Banque Africaine de développement a été créé la Facilité Africaine de Soutien Juridique avec des missions dans trois domaines :
1. Le contentieux des créanciers commerciaux
2. La négociation de transactions commerciales complexes
3. Le renforcement des capacités.

Le Fond offre assistance juridique et technique aux pays pour leur permettre d’acquérir une expertise juridique et la capacité de négociation sur,
1. La gestion de la dette et des litiges
2. Les ressources naturelles et la gestion et de passation des industries extractives
3. Les accords d’investissement
4. Les transactions commerciales.
« L’objectif de la Facilité est d’assurer des négociations équitables et équilibrées. Initialement créé pour aider les pays en litige des fonds vautours, les ministres des Finances ont reconnu que l’une des raisons sous-jacentes pour litiges de fonds vautour a été de mal négocié et rédigé des contrats, des concessions. La raison pour laquelle les contrats des pays pauvres était associée à une représentation juridique inadéquate et un manque de capacités locales. » C’est ainsi que dans l’exemple de la RDC cité ci-haut, le gouvernement a pu avec l’aide de la FASJ se retourner contre le fond vautour FG Hémisphère et remporter quelques procès.

CONCLUSION: Il est interpellant de constater que les efforts pour la résolution du problème de la dette en Afrique émanent de ceux qui accordent les prêts que ce soient par le truchement d’associations ou des gouvernements ou même la Banque Mondiale, le FMI dont on sait à qui ils sont acquis. Qu’y a-t-il derrière tout cela ? L’Afrique est toujours le jouet du pompier-pyromane. Où sont les politiques de développement économiques élaborées par les dirigeants du continent le plus riche de la planète ? Il est évident que le développement ne se construira jamais sur base de dettes et d’ « aides ».
A la société civile africaine de créer des plateformes, des comités ou des clubs comme ceux cités plus haut. A nous de rédiger nos propres et rapports et recommandations et à les faire entendre aux instances nationales et internationales. Là où l’expertise fait défaut parce que l’enseignement a été négligé pendant bien longtemps, la diaspora peut combler les lacunes. Comme l’a déclaré par exemple le Directeur de la Facilité Africaine de Soutien Juridique concernant la faiblesse des PPTE dans les procès face aux fonds vautours : « Beaucoup d’Africains ont fait les plus grandes écoles occidentales de droit, mais ceux qui ont l’expertise et l’expérience de ces négociations des contrats commerciaux ne sont pas avec les gouvernements. Ils sont dans les cabinets d’avocats internationaux. »
Il est plus que temps que ces cerveaux se tournent vers la Terre Mère.

Liens utiles : Rapport du jubilé 2000 :http://fimforum.org/f/library/APettiforfr2000.pdf Rapport cncd11.11.11 : http://www.cncd.be/Un-vautour-peut-en-cacher-un

Ingérence de l’empire dans trois pays suite…

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Ukraine et Vénézuéla

 

Mohawk Nation News

 

25 fevrier 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/25/ukraine-venezuela/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis sont le serpent noir dont Dekanawida (Le faiseur de paix) nous avait averti. Il a pris la succession des serpents blanc et rouge, l’Union Européenne et l’OTAN. Ils sont très occupés à fomenter la guerre partout dans le monde, comme ils l’ont toujours fait. Voir le lien: “From Wounded Knee to Libya”.

Leur liste d’attaque actuelle a inscrit toutes les nations qui n’ont pas de banque centrale Rothschild: l’Ukraine, la Libye, la Syrie, le Vénézuéla et l’Iran.

Seul le peuple des Etats-Unis a le pouvoir d’arrêter toute cette folie. Les leaders sont supposés travailler pour le peuple. Lorsqu’ils ne le font pas, ils doivent partir, comme le dit Kaianereko:wa ou la loi de la Grande Paix. Nous avons tous reçu “onikonra”, ce qui nous rend souverain à notre façon. Le peuple américain peut utiliser le “Guswenta” (wampum deux rangées) et Kaianereko:wa et suivre les racines blanches de l’arbre de la paix jusqu’à leur source ; il peut nous aider à diffuser la paix sur terre et pour de bon. La porte a toujours été ouverte pour les peuples canadien et américain depuis 1754 et la toute première conférence de la paix qui s’est tenue à Albany et appelé le “plan Albany” (”.“Albany Plan”.). Les gens qui vivent aux Etats-Unis peuvent tirer des leçons des autres peuples du monde. Les criminels seront tous emportés par les flots lorsque les grandes eaux de la paix surviendront.

La liberté du peuple du Vénézuéla était impressionnante. Libre de tout impérialisme américain. Deux des éditeurs de Mohwak Nation News (MNN) ont vécu un an avec le peuple au Vénézuéla. Les gens sont remarquables, robustes et apprécient leur liberté. En 1812, el Libertador, Simon Bolivar, traversa les Andes avec une armée et battit les Espagnols en Colombie, en Équateur, au Pérou et en Bolivie. Il leur apprît comment être libre.

La débâcle ukrainienne actuelle est maintenant révélée comme étant une opération fausse-bannière, mise en œuvre par le serpent noir. Le même modus operandi se déroule au Vénézuéla.

Le vénézuéla a donné au monde la Salsa, Merenge et Mamba. Chantons et dansons tous sur l’air de “La vida es un carnavale” de Celia Cruz. “Carnavale”.

Arrogance impérialiste… Le ridicule ne tue pas ?… Dommage !…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 27 février 2014 by Résistance 71

Excellente info dont personne n’a parlé… Les yanks ont échoué un de leur navire lance-missiles qui patrouillait en Mer Noire durant les JO de Sotchi, hélice cassée, honte bue, mais MOTUS !… La marine yankee veille sur « le monde libre »…

Quant à la dernière anecdote en fin d’article, nous en connaissions une version courte, ces guignols veulent diriger le monde ?… Ils ne peuvent même pas organiser une bringue dans une brasserie !!… Pathétisme quand tu nous tiens !!

🙂

— Résistance 71 —

 

Démonstration de force: Ridicule arrogance

 

Georges Stanéchy

 

24 Février 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/02/démonstration-de-force-ridicule-arrogance.html

 

Les milliardaires « néoconservateurs » américains, adeptes du bellicisme mégalomaniaque, avaient organisé une démonstration de force pendant les Jeux Olympiques d’hiver qui se sont terminés ce week-end en Russie.

Où, notons-le au passage, la « petite » Norvège, remarquable modèle d’organisation et de comportement sportifs, vient de triompher avec un total de 26 médailles dont 11 médailles d’or !… Devançant Canada, Etats-Unis et Pays-Bas. Pour se classer à la seconde place, derrière la Russie…

Les « fous de guerre » du Congrès avaient donc expédié dans la Mer Noire, pour croiser au large des côtes de Sotchi, siège de cette grandiose manifestation sportive, deux de leurs frégates lance-missiles les plus modernes, dotées des technologies les plus avancées dans le domaine de la guerre maritime.

Avec la volonté infantile de défier, d’impressionner les Russes. Leur démontrer que, JO ou pas, il n’y aurait aucune trêve. « La pression » ne se relâcherait pas, de la « désinformation diabolisante et méprisante » aux actions militaires.

D’autant qu’en Ukraine, de l’autre côté de la Mer Noire, un des berceaux de leur civilisation, les feux de la guerre civile et du chaos étaient parallèlement attisés par des envois massifs, d’argent, d’armes et de mercenaires spécialisés dans les combats urbains. Puisqu’à présent, les inévitables « snipers » ont investi la ville de Kiev…

Imaginons le tintamarre de protestations et d’indignations dans nos médias et chancelleries, devant la provocation, si les Russes s’avisaient d’envoyer leurs bâtiments lance-missiles les plus performants dans le Golfe du Mexique au large de la Nouvelle-Orléans, par exemple, si des JO y étaient organisés. Et de susciter, encourager la guerre civile sur le territoire américain !…

Mais, est arrivé ce qui arrive souvent aux traîneurs de sabre. A force de moulinets, ils se prennent les pieds dans leurs harnachements, incapables de maîtriser leurs montures et escopettes. Tombant dans la fosse du ridicule. Bottes et éperons en l’air.

Rude leçon d’humilité…

Le 12 février dernier, une des deux frégates, USS Taylor, celle dont ils sont le plus fiers, a raté son entrée dans le port turc de Samsun pour faire son plein, et s’est échouée. Autrement dit, s’est encastrée sur les rochers y cassant même son hélice, mais réussissant à être dégagée sans couler. (1) Sort plus heureux que le fameux paquebot de croisière italien, le Concordia, resté semi-immergé de longs mois sur la côte rocheuse.

A charge pour la propagande et la censure occidentales de se précipiter pour rattrapper, en l’étouffant de préférence, la bévue navale…

Les Russes sont pliés en deux, de rire. Leurs voisins de la région, aussi.

Cet évènement me rappelle un autre, du même ordre, survenu en 1997. Tout aussi historique. Où arrogance, stupidité, irresponsabilité, aux conséquences pouvant se révéler désastreuses, témoignent de l’aveuglement d’hommes robotisés de mégalomanie.

Il s’agit d’un échange radio entre des officiers de l’US Navy et des « Galiciens », habitants de la communauté autonome de Galice dans le nord-ouest de l’Espagne. Dont la capitale est célèbre depuis le Moyen-Age pour être l’aboutissement de nombreux « chemins » européens de pèlerinage : Saint-Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela).

Région magnifique de passions et de paysages, renommée pour sa forte personnalité aux racines historiques Celtes comme la Bretagne, la Cornouaille, le Pays de Galles, l’Irlande et l’Ecosse. A l’humour porté par une musique de cornemuse… Mais, aussi, fracassante façade atlantique redoutée, depuis des siècles, pour être une des plus dangereuses zones maritimes du monde par ses côtes rocheuses et découpées, ses courants, ses brouillards et ses tempêtes.

J’extrais ce « dialogue » d’un livre de Hugo Verlomme, intitulé « Coups de folie en mer – Histoires extraordinaires » (2), et cite le passage en entier. Qui est, en fait, la transcription des messages échangés, le 16 octobre 1997 sur le canal 106, fréquence des secours maritimes de la côte du Finisterre de Galice, entre « Galiciens » et Américains…

Sans rien écourter, pour ne rien enlever de cette tempétueuse claque, à l’encontre du ridicule de la condescendance…

« Galiciens  (bruit de fond) :

«  Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de quinze degrés au sud pour éviter d’entrer en collision avec nous.

Vous arrivez directement sur nous à une distance de vingt-cinq mille nautiques.  »

Américains (bruit de fond) :

 » Nous vous recommandons de dévier vous-mêmes de votre trajectoire de quinze degrés nord pour éviter toute collision.  »

Galiciens :

 » Négatif ! Nous répétons : déviez de votre trajectoire de quinze degrés sud pour éviter la collision.  »

Américains (voix différente de la précédente) :

 » Ici le capitaine ! Le capitaine d’un navire des Etats-Unis d’Amérique. Nous insistons : déviez votre trajectoire de quinze degrés nord pour éviter la collision. « 

Galiciens :

 » Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative puisse convenir, nous vous suggérons donc de dévier votre trajectoire de quinze degrés sud pour éviter la collision.  »

Américains (voix irritée) :

 » Ici le capitaine Richard James Howard, au commandement du porte-avions USS Lincoln de la Marine nationale des Etats-Unis d’Amérique, le second plus gros navire de guerre de la flotte américaine !

Nous sommes escortés par deux cuirassiers, six destroyers, cinq croiseurs, quatre sous-marins et de nombreuses embarcations d’appui.

Nous nous dirigeons vers les eaux du Golfe Persique pour préparer les manœuvres militaires en prévision d’une éventuelle offensive irakienne.

Nous ne vous suggérons pas, mais « nous vous ordonnons » de dévier de votre route de quinze degrés nord !

Dans le cas contraire, nous serions obligés de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de cette flotte et de cette force de coalition.

Vous appartenez à un pays allié, membre de l’OTAN et de cette coalition ; s’il vous plaît, veuillez obéir immédiatement et « sortez de notre trajectoire ! »...  »

Galiciens :

 » Ici, c’est Juan Manuel Salas Alcántara qui vous parle.

Nous sommes deux personnes, nous sommes escortés par notre chien, notre bouffe, deux bières et un canari, qui est actuellement en train de dormir..
Nous avons l’appui de la radio de Corogne et du canal 106, « urgences maritimes ».
.

Nous ne nous dirigeons nulle part, dans la mesure où nous vous parlons de la terre ferme.

Nous nous trouvons ici dans le phare A-853, au Finisterre de la côte de Galice.Nous n’avons pas la moindre idée de la position que nous occupons actuellement au classement des phares espagnols.

Vous pouvez prendre toutes les mesures que vous considérez opportunes, car nous vous laissons le soin de garantir la sécurité de votre flotte qui va « se ramasser la gueule » sur les rochers !

C’est pourquoi nous insistons à nouveau et vous rappelons qu’il serait plus logique et raisonnable, pour vous, de dévier votre trajectoire de quinze degrés sud afin d’éviter de nous rentrer dedans !  »

Américains :

 » Bien reçu, merci… » »

(1)  Pauline Jelinek, “Navy ship runs aground in Black Sea. Now what ?”, The Christian Science Monitor, 19 février 2014,
http://www.csmonitor.com/World/Olympics/Latest-News-Wires/2014/0219/Navy-ship-runs-aground-in-Black-Sea.-Now-what

(2)  Hugo Verlomme, « Coups de folie en mer – Histoires extraordinaires« , Editions Arthaud, 2010, pp. 295-297.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les Serbes parlent aux Ukrainiens…

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Excellents conseils !…

— Résistance 71 —

 

Le conseil des Serbes aux Ukrainiens

 

Milena Cmiljanic

 

25 février 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_02_25/Conseil-serbe-pour-l-Ukraine-8645/

 

Le malheur des présidents ukrainien et serbe, Viktor Ianoukovitch et Slobodan Milosevic, est d’avoir dit « non » à l’Occident. Peu après cela, tous deux sont devenus des criminels. 

Le second a fini sa vie à La Haye et on ignore encore ce qui attend le premier. Le 12 février, un député slovène du Parlement européen menaçait sur la chaîne de Bosnie-Herzégovine BHT 1 :

« Si vous suivez le cours des évènements en Ukraine, vous verrez que dans une semaine ou deux, nous entrerons en relation avec une élite politique irresponsable. Ce sera un signal pour votre élite politique également. »

Il faut reconnaître la bonne connaissance de cet homme politique, qui n’a peut-être pas de relations dans les milieux politiques à Bruxelles, mais qui, ayant participé activement à l’éclatement d’un pays, la Yougoslavie, sait comment cela se passe.

À quel moment la situation s’est-elle aggravée à Kiev ? Une semaine après la déclaration d’Elko Kacin et le jour où la Russie a annoncé sa disposition à verser une nouvelle tranche de deux milliards de dollars à l’Ukraine. Il semble que ce fut le signal pour passer à l’action. L’état-major de Praviy Sektor (Secteur droit) a appelé à la mobilisation à travers le réseau social Vkontakte, et Oleg Tiagnibok, leader de Svoboda, a encouragé une marche à Kiev.

La signature d’un accord entre Viktor Ianoukovitch et l’opposition, fortuitement ou non, a été annoncée non pas par le président ou une quelconque personnalité politique ukrainienne, mais par le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski. Ce soir-là, le président a fui Kiev, et son Parti des régions s’est effondré. Le parti a renié son leader. En son temps, Slobodan Milosevic a subi le même sort avec le Parti socialiste de Serbie. Certes, il a restitué le pouvoir de lui-même, sans intervention de forces étrangères.

Viktor Ianoukovitch disait que, lors des négociations, sa sécurité avait été garantie. Peut-être que ce fut le cas, mais cela a été démenti le jour suivant par Radosław Sikorski. Maintenant, on menace Viktor Ianoukovitch de la Cour internationale de justice de La Haye. Le nouveau président serbe Vojislav Kostunica avait aussi promis à Slobodan Milosevic de ne pas l’extrader vers La Haye, et que s’est-il passé ? Neuf mois plus tard, il était expédié presque clandestinement à La Haye, d’où il ne reviendra que dans un cercueil.

Que va-t-il en être pour l’Ukraine ? Ioulia Timochenko, tout juste sortie de prison, a expliqué aux personnes rassemblées sur le Maïdan que l’Ukraine intégrera l’Union européenne, et que tous les problèmes seront résolus. Les Ukrainiens, avant de rêver à un tel avenir, doivent regarder un peu vers la Serbie et sa voie européenne. La classe politique de Serbie (qui était à l’époque la Yougoslavie), après la révolution de 2000, avait promis que la Serbie intégrerait l’Europe en 2004. Aujourd’hui, en 2014, la Serbie n’est encore qu’au début du chemin. Pendant ce temps, avec l’aide des « amis » américains et européens, la Yougoslavie s’est divisée en deux parties, et la Serbie a perdu 15 % de son territoire.

À cause de la situation financière critique en Ukraine, le ministre des Finances et la Banque Nationale du pays se tournent vers les partenaires internationaux, principalement vers la Pologne et les États-Unis, pour obtenir d’ici une semaine ou deux un crédit de 35 milliards de dollars (environ 25,5 milliards d’euros) pour la période 2014-2015, convoquant pour cela une conférence de donateurs. Le 29 juin 2001, une telle conférence avait eu lieu concernant la Yougoslavie. Elle a alors « reçu » 1,2 milliard de dollars (environ 1,4 milliard d’euros à l’époque). Zoran Djindjic, premier ministre à ce moment, a écrit à propos de cette « aide » ce qui suit :

« La première tranche devrait être d’environ 300 millions d’euros. Mais on nous a brusquement annoncé que 225 millions serviraient à payer les anciennes dettes datant de l’époque de Tito. Les deux tiers de cette somme correspondent à des amendes, parce que Slobodan Milosevic a refusé de payer les crédits pendant dix ans. Et il ne nous reste que 75 millions. »

La Serbie a reçu en tout 15 milliards de dollars (environ 10,9 milliards d’euros) d’investissement durant les 13 ans de sa « voie européenne ». Mais, pendant cette période, plus de 60 milliards de dollars (environ 43,6 milliards d’euros) ont quitté le pays. Sur ce chemin, la Serbie a perdu environ un demi-million d’emplois, et sa dette publique a triplé. Pendant cette période, nous avons fait tout ce que nous avaient demandé l’UE et les États-Unis. Voilà le bilan de notre politique pro-occidentale.

Frères Ukrainiens, bienvenue dans notre Titanic européen ! T

Ingérence et déstabilisation de l’occident en europe de l’Est: La Pologne en Turquie slave…

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La Pologne nouvelle tête de pont du plan de déstabilisation de l’OTAN

 

Andrew Korybko

 

26 février 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182348.html

 

Note de l’Oriental Review : La féroce campagne anti-Assad que la Turquie a menée tout au long de ces trois dernières années s’est soldée par un désastre politique pour ce pays. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, s’efforce maintenant de rééquilibrer sa politique fort mal inspirée à l’égard de la Syrie. Il tente de retrouver des appuis régionaux et de reconquérir les faveurs de l’opinion publique, sa popularité s’étant effondrée en raison de son implication calamiteuse dans la tragédie syrienne. Sa dernière visite à Téhéran atteste du revirement spectaculaire opéré par la Turquie, aussi bien en ce qui concerne le raisonnement suivi que la manière d’aborder le problème syrien. Il semble bien que la Turquie ait tiré les leçons amères de l’expérience et compris ce qu’il en coûte de jouer le jeu de gouvernements étrangers dans ses relations avec un pays voisin. La Pologne sera-t-elle capable de réévaluer elle aussi, avec discernement, le rôle qui est le sien dans la crise abominable que traverse l’Ukraine ? La question reste ouverte.

 

En serviteur zélé des intérêts US, la Pologne endosse officiellement, dans sa relation avec l’Ukraine, le rôle du Turc de service. À l’instar de la Turquie, qui s’est révélée être une plate-forme d’un intérêt géopolitique évident pour le transit des armes et le soutien en hommes et en matériel à destination des terroristes syriens, la Pologne fournit désormais le même type d’appui à leurs homologues ukrainiens. Donald Tusk, le Premier ministre polonais, a déclaré le 22 février 2014 que son pays assurait d’ores et déjà les soins nécessaires aux insurgés blessés de Kiev, des ordres ayant été effectivement donnés au ministère de l’Intérieur et aux Forces armées pour renforcer cette aide en mettant des hôpitaux à disposition [1]. Le ministre délégué à la Santé a confirmé les contacts de Varsovie avec les rebelles de Kiev pour « organiser la prise en charge des soins aux blessés ukrainiens. ». Il en découle que la Pologne a, de fait, élargi jusqu’à près de 500 kilomètres à l’intérieur de l’Ukraine la zone sur laquelle elle entend exercer son influence, tant par l’action souterraine que par la diplomatie. En Ukraine, les services de renseignement polonais ne se contentent manifestement pas « d’aider les blessés » [des groupes terroristes]. On peut à plus forte raison présumer que les régions ukrainiennes frontalières de la Pologne —Lvov et Volyn— sont plus fortement encore sous l’emprise de Varsovie. Coïncidence ou pas, la région de Lvov a déjà tenté de déclarer son indépendance. Comme Varsovie l’a fait (et le fait en ce moment) en Ukraine, Ankara a exercé son influence en profondeur à l’intérieur du territoire syrien au plus fort de la crise qui a affecté ce pays. N’oublions pas que la Turquie a, elle aussi, abrité et soigné sur son propre territoire les combattants (terroristes) blessés en Syrie.

Il convient d’examiner de plus près la similitude des rapports qu’entretiennent la Pologne et la Turquie avec leurs voisins respectifs, l’Ukraine et la Syrie, pour mieux comprendre comment a été appliquée, dans l’un et l’autre cas, la méthode d’intervention du « pilotage par l’arrière » .

Notons d’abord que la stratégie du « pilotage par l’arrière » a été définie comme « un appui militaire des USA qui restent dans l’ombre et laissent à d’autres les slogans et la propagande ». C’est la stratégie adoptée pour les guerres menées sur des théâtres d’opération où, pour diverses raisons, les États–Unis répugnent à s’engager ouvertement. Elle s’appuie sur l’utilisation d’alliés, de « caciques » régionaux en charge de l’avancement des objectifs géopolitiques et géostratégiques des États-Unis, à travers un dispositif de guerre asymétrique, tandis que Washington redéploie ses forces en Asie où il souhaite opposer à la Chine une dissuasion de type conventionnel. Sur la scène européenne comme au Proche-Orient, ce sont les USA qui tirent les ficelles : pour Washington, la Pologne et la Turquie sont les marionnettes rêvées, l’une et l’autre dressées contre leurs voisins respectifs, l’Ukraine et la Syrie. Les États-uniens prennent principalement en charge l’entraînement des bandes de « l’opposition » et le renseignement. La Pologne et la Turquie font leur part du travail en apportant un soutien direct au déploiement de ces groupes sur le territoire des pays attaqués.

En Ukraine, les États-Unis ont infiltré les ONG pendant plus de dix ans pour entrer dans la place, leur allouant entre autres cinq milliards de dollars pour « aider le pays à instaurer des institutions démocratiques » [2]. Dans la campagne de propagande menée contre Kiev, la NED (Fondation nationale pour la démocratie) [3]a joué un rôle majeur pour faire avaler au public ukrainien une version relookée de la vidéo fumeuse Kony 2012 utilisée auparavant comme prétexte au renforcement de la présence militaire US en Afrique centrale [4]. Les reportages effrayants de « Danny », sur CNN, ont de la même façon été utilisés en Syrie en 2012 pour discréditer le régime de Damas [5]

Mais les ressemblances ne s’arrêtent pas là.

La Pologne et la Turquie sont toutes deux des États frontaliers de l’Otan, la Pologne étant présentée comme « le plus important de tous les pays frontaliers de l’Alliance en terme de puissance économique, politique et militaire ». Comparés à leurs voisins ukrainiens et syriens, ces deux pays d’un intérêt géostratégique majeur bénéficient d’une supériorité écrasante en matière de démographie. Ils souffrent, l’un comme l’autre, de complexes d’infériorité hérités de la gloire impériale perdue (perte de l’Union avec la Lituanie pour la Pologne et perte de l’Empire ottoman pour la Turquie) . Ils partagent tous deux une frontière terrestre étendue avec les pays qui sont dans le collimateur pour « une transition démocratique ». Ils ont pareillement en commun des liens culturels et politiques importants avec leurs voisins, hérités des empires perdus, qui remontent loin en arrière, avant le déclenchement de leurs crises respectives. Cela leur confère des atouts de premier ordre, intangibles, pour intervenir sur le futur champ de bataille, de manière officielle et non officielle, et pour mener les opérations de renseignement.

La Pologne et la Turquie abritent aussi l’une et l’autre des installations militaires importantes : l’US Air Force dispose d’une base aérienne à Incirlik, au sud de la Turquie, un radar de la défense anti-missile étant positionné à l’Est. Pour sa part, la Pologne a mis à la disposition des USA la base aérienne de Lask et un avant-poste de la défense anti-missile dans le Nord-Est, près de Kaliningrad. Quand on observe les développements de la campagne menée par les insurgés qui s’acquittent, en Ukraine, de la tâche qui leur a été confiée, on fait un constat inquiétant : les méthodes des fascistes ukrainiens ressemblent de plus en plus à celles des djihadistes en Syrie. Comme à Damas en 2011, où des tireurs embusqués (identifiés comme des rebelles) tiraient à l’aveuglette sur la foule, des balles ont commencé à s’abattre sur les civils à Kiev, où même un reporter de la télévision russe RT a essuyé des tirs. On peut comparer la revendication par Lvov de son indépendance à la déclaration d’autonomie des Kurdes du Nord de la Syrie. Ces régions jouxtent, l’une comme l’autre, les frontières de l’État qui s’immisce dans les affaires intérieures de son voisin pour le compte du commanditaire US. On retrouve le même parallélisme dans la prise de contrôle, par les rebelles ukrainiens et syriens, des postes frontières assurant la liaison avec l’État qui les soutient. Ces manœuvres ont, pour Ankara et Varsovie, le mérite évident de faciliter le transit des armes, des hommes et du matériel à destination de la lignée de terroristes qu’ils ont engendrée. Quand les insurgés s’avèrent incapables de garder le contrôle des zones frontalières, ils recourent au pillage des entrepôts des forces gouvernementales qu’ils ont réussi à investir ; ils volent les armes, soit en les confisquant aux agents des forces de l’ordre qu’ils capturent, soit en les dérobant dans les bâtiments dont ils prennent le contrôle  [6]. Les djihadistes qui combattent en Syrie sont coutumiers des prises d’otages et des exécutions sommaires. Leurs épigones ukrainiens marchent dans leurs pas comme en atteste leur capture de soixante policiers à Kiev.

Les exemples relevés plus haut démontrent clairement que les opérations de déstabilisation menées en Ukraine et en Syrie suivent un plan bien établi Les États Unis sont aux commandes et appliquent leur stratégie du « pilotage par l’arrière ». Ils manipulent des États ébranlés par l’écroulement des empires dont ils faisaient partie. Ils ciblent des territoires d’intérêt majeur, situés là où ils préfèrent ne pas intervenir directement, tenir leur rôle secret, et nier à leur guise toute implication. Une autre pratique est de plus en plus largement répandue : l’utilisation de groupes extrémistes régionaux fanatisés pour soutenir une entreprise de déstabilisation au long cours. Au Proche-Orient, ce sont les radicaux islamistes qui ont été choisis pour organiser et exporter le chaos. En Ukraine, les « wahabistes locaux » sont, semble-t-il, recrutés de plus en plus souvent parmi les groupes d’extrême droite, voire nazis, pour la conduite de certaines opérations. L’Ukraine peut fort bien devenir le terrain d’entraînement des autres groupes d’extrême droite européens. On peut aussi redouter que les groupes de factieux qui opèrent actuellement en Ukraine décident de vendre leur savoir-faire au plus offrant dans les autres pays européens. Tout comme la Turquie fait le lit des extrémistes islamistes à travers le soutien qu’elle apporte à ceux qui combattent en Syrie, la Pologne courtise dangereusement l’extrême droite nationaliste ukrainienne, comme l’attestent ses déclarations de soutien aux groupes qui utilisent la violence, et la décision récente d’évacuer et de soigner les insurgés (sans parler des autres formes de soutien tenues secrètes, dont on ignore l’étendue). Tout comme les extrémistes islamistes ont échappé à ceux qui en tiraient les ficelles, et mettent à présent en danger tout le Proche-Orient, les groupes nationalistes d’extrême droite risquent de devenir incontrôlables en Ukraine et peuvent mettre en danger l’Union européenne toute entière. Quand on compare la Pologne à la Turquie, et l’Ukraine à la Syrie, on est obligé de constater que le « Printemps arabe » est désormais inscrit, beaucoup plus profondément qu’il n’y paraît, dans le paysage européen.

Andrew Korybko

Traduction 
Gérard Jeannesson

Source 
Oriental Review

 

=  =  =

 

[1] « Poland on standby to receive Ukraine’s wounded » by Mathew Day, The Telegraph 20 February 2014.

[2] “Remarks by Victoria Nuland at the U.S.-Ukraine Foundation Conference”, by Victoria Nuland, Voltaire Network, 13 december 2013.

[3] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Однако/Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[4] Kony 2012 est une vidéo de propagande de l’association Invisible Children en vue de faire arrêter le chef de l’Armée de libération du Seigneur, Joseph Kony. Visionnée sur Internet par plus de 100 millions de personnes, notamment aux USA, elle a touché émotionnellement un large public sur la base d’affirmations simplistes et d’amalgames.

[5] « Danny » était le nom d’un activiste syrien, correspondant d’Al-Jazeera et de CNN, depuis Baba Amr (Homs) assiégé. En réalité, il s’agissait d’un jeune voyou rémunéré par les services secrets du Qatar pour faire accroire que la population de Homs était bombardée par le gouvernement syrien. Durant trois mois, il utilisa divers trucages pour que l’on entende et voit des bombardements imaginaires.

[6] “Rioters seize over 1500 guns in Ukraine mayhem –securty services” RT , 19 February 2014.

Finance et Nouvel Ordre Mondial: Petit inventaire du panier de crabes…

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“Derrière chaque grande fortune se cache un crime”
(Victor Hugo)

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Article à relier avec notre traduction de l’article du même auteur datant de juin 2011 sur les huit familles de la finance mondiale:

https://resistance71.wordpress.com/2011/06/03/oligarchie-financiere-les-huit-familles-derriere-le-cartel-banquier-prive-international-lennemi-des-peuples-a-un-nom-et-des-visages/

 

Les internationaux: Pétrole, drogue, armes et Kissinger Associates

 

Dean Henderson

 

19 février 2014

 

url de l’article original:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/02/19/the-international-oil-drugs-guns-kissinger-associates/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La récente épidémie de banquiers sautant de bâtiments vers leur mort nous remémore cette intimité entre les huit familles qui contrôlent ce cartel de la finance et la communauté du renseignement (NdT: De fait, le nombre de patrons de la CIA qui ont été impliqués avant ou après avec Wall Street est impressionnant. La CIA est le bras armé de Wall Street ni plus ni moins..)

(Extrait du chapitre 18: The International Banksters: Big Oil & Their Bankers…)

A la base du processus de recyclage d’argent, des pétrodollars et des armes du conglomérat des 4 cavaliers de l’apocalypse de la finance, du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et de la CIA, siègent tranquillement les banksters internationaux. Derrière chaque scandale majeur et derrière chaque régime despotique se tient une oligarchie financière mondialiste, ultime bénéficiaire de l’addiction mondiale au pétrole, aux armes et à la drogue.

Les riches revenus du pétrole générés depuis la région du Golfe Persique sont la source principale de capital pour ces banksters. Ils vendent aux Sheikhs du CCG 30 ans de bons/obligations (de la dette) américaine à 5% d’intérêt, puis prête l’argent du pétrole des Sheikhs aux gouvernements du tiers monde et aux consommateurs occidentaux de la même manière à 15-20% d’intérêts. Dans ce processus, les seigneurs de la finance, qui ne produisent absolument rien de valable, utilisent la dette comme levier pour consolider leur contrôle total sur l’économie mondiale.

Les seigneurs de l’argent du pétrole et de la drogue

Les banquiers internationaux supervisent la richesse pétrolière du Golfe Persique, richesse générée par leur tentaculaire emprise. La banque Chase Manhattan (NdT: intérêts Rockefeller) a fait ses jeux avec la banque centrale iranienne Markazi, puis a pillé la trésorerie iranienne alors que des taupes des Rockefeller, Kissinger et McCloy, évacuaient leur Shah vers l’exil. La Chase avait des liens très étroits avec la banque centrale de l’Arabie Saoudite, SAMA et celle du Vénézuéla, où l’entreprise Exxon-Mobil contrôlée par Rockefeller “est la CIA”. La Chase a lancé le Saudi Industrial Development Fund qui distribuait des contrats vers des multinationales propriétés de la Chase pendant la période de modernisation de l’Arabie Saoudite, puis acheta la Saudi Investment Banking Corporation, qui fit exactement la même chose. [1] Les présidents de la Banque Mondiale Eugene Black et John McCloy venaient tous deux de la Chase Bank.

La Morgan Guaranty Trust (NdT: qu’on trouve déjà dans le financement d’Hitler avant et pendant la seconde guerre mondiale, cf. Antony Sutton sur ce site) présidait sur le pétrole de la Maison des Saoud. SAMA, créée comme banque centrale du royaume était gérée par le porte-flingue du FMI Anouar Ali, alors même que l’encre du contrat de création n’était pas encore sèche ; lui même était géré par les “Trois Sages” ou les “pères blancs”, dont le plus puissant était John Meyer, président de la Morgan Guaranty Trust. Meyer dirigeait les royalties, dividendes en pétrodollars vers Morgan, qui était conseiller en investissement de SAMA. [2] Morgan était la banque de Bechtel et ARAMCO. Stephen Bechtel s’asseyait au comité directeur de Morgan Guranty, tout comme la taupe de Chevron Texacon et du CFR George Shultz (NdT: qui devint vice-président de Carter) et Souleiman Olayan, l’homme de paille de Bechtel, crucial pour recycler les pétrodollars du Golfe Persique dans les banques internationales.

Olayan possédait la moitié de la branche saoudienne de Bechtel et de grosses parts de Chase Manhattan, d’Occidental Petroleum et de CS First Boston, où il fut directeur jusqu’en 1995. Olayan fonda la Saudi-British Bank, un gros intervenant dans le marché discret et secret des pétrodollars et du marché de l’Eurodollar. Il a eu un partenariat trouble dans les Caraïbes avec la Banque Barclays et Jardine Matheson, qui contrôle respectivement la finance israélienne et la banque HSBC. Il a été membre du comité directeur d’American Express avec Henry Kissinger et Edmund Safra, dont la banque escroc Republik Bank fait partie de l’écurie HSBC. Les banquiers du groupe Olayan étaient CS First Boston, Saudi-British Bank, Saudi Hollandi Bank (sucursale d’ABN Amro, maintenant la Royal Bank of Scotland, RBS) et Chase. [3] Au travers de ces relations, Olayan était le ciment entre la Maison des Saoud et ses 4 cavaliers de l’apocalypse des familles propriétaires  américaines, britanniques et hollandaises.

En 1975, la Morgan Guaranty a pris 20% de parts dans la Saudi International Bank de Londres, dont le directeur exécutif était le directeur de Morgan Guaranty Trust Peter de Roos. SAMA possédait 50% des parts tandis que la Banque de Tokyo, la Deutsche Bank, la BNP, la National Wetminster Bank et l’UBS suisse possédaient chacune 5% des parts. [4] La Citibank acheta 33% de Saudi American Bank ; SAMA fut conseillée par Meryll Lynch et Barring Brothers (maintenant absorbé par la RBS), assurant à la fois le contrôle de New York et de Londres dans le processus de contrôles des profits du pétrole. Les “pères blancs” tenaient fermement les rênes des revenus du pétrole de la Maison des Saoud.

La Morgan Guaranty Trust fut aussi conseillère en investissement de l’Abu Dhabi Investment Authority, la banque centrale des Emirat Arabes Unis, où le monarque et principale actionnaire de la banque BCCI (NdT: la banque de la CIA) Sheikh Zayed tenait les cordons de la bourse. Morgan Grenfell, le bras londonien de la maison Morgan, conseillait le gouvernement du CCG du Qatar et le marché de l’or des EAU de Dubaï. Grenfell, aujourd’hui asborbé par la Deutsche Bank, possédait de grandes parts de la banque centrale de Jordanie et finançait les ventes d’armes à Oman, la Jordanie et l’Arabie Saoudite. Lorsque le trafiquant d’armes saoudien pour Lochkeed Adnan Khasshoggi acheta Arizona-Colorado Land & Cattel Company en 1974, le bras d’investissement américain Morgan Stanley traita l’affaire. Quand Khasshoggi acheta 17 000 acres de fermes laitières et un ranch d’un million d’acres au Soudan, Morgan Stanley aida une nouvelle fois.

En 1984, Morgan Grenfell a mené la poussée pour l’exploration pétrolière en Mer du Nord. Sir John Stevens de Grenfell conseillait la banque iranienne Markazi. Stevens faisait partie de la Banque d’Angleterre, où le patron de la Royal Dutch/Shell, Sir Robert Clark, était membre du comité directeur. La banque Morgan Stanley occupait les 16 premiers étages du bâtiment d’Exxon à New York. Elle géra en 1977, la vente d’actions de BP par le gouvernement britannique au clan koweitien al-Sabah. [5]

Le PDG de Jardine Matheson, David Newbigging était au comité de conseil international de Morgan Guaranty et est sans conteste l’homme le plus puissant de Hong Kong. Le PDG de Morgan and Co, la division internationale de la banque, était Lord Cairncatto, qui était aussi au comité directeur londonien de la HSBC et qui était le chairman de Morgan Grenfell et membre du conseil du Royal Institute of International Affairs (RIIA, la branche britannique et mère du CFR). [6]

HSBC et Kleinwort Benson contrôlent le monopole de l’or du marché de Hong Kong via Sharps Pixley Ward. HSBC possède British Bank of the Middle East, qui monopolise le marché de l’or de Dubaï, la Republic Bank of New York d’Edmund Safra, qui domina l’ancien marché de l’or libanais et Midland Bank, agent de clearance pour le gouvernement panaméen impliqué jusqu’aux yeux avec l’argent de la drogue.

Jusqu’à encore récemment, la Sharps Pixley d’HSBC et les sucursales Samuel Montagu ont rejoint la Standard Chartered’s Mocatta Metals fondé par Cecil Rhodes, Johnson Matthey et N.M Rothschild & Sons quotidiennement à londres pour fixer de manière unilatérale le prix de l’or. Les deux derniers intervenants ont des comités directoriaux imbriqués l’un avec l’autre avec à la fois la HSBC et Anglo-American, le conglomérat contrôlé par Oppenheimer dont la sucursale Engelhardt monopolise le rafinement mondial de l’or. [7] LesOppenheimers contrôlent aussi Rio Tinto et DeBeers, le monopoliste des diamants fondé par Cecil Rhodes pour le marché mondial. La sucursale des Bermudes d’Anglo-American, Minorco, joue un très gros rôle dans les échanges et swaps dans le triangle d’argent: or/diamant/drogue.

Le travail de la taille des diamants est financé par la famille belge Lambert, cousins des Rothschilds et la banque Barclays, dont le comité directeur contient Sir Harry Oppenheimer et 4 autres membres des chevaliers de la reine Elisabeth et de l’ordre des chevaliers de St Jean de Jérusalem, le plus grand nombre de toute firme au monde. [8] Les géants de la banque canadiens Bank of Nova Scotia, Bank of Montreal, Royal Bank of Canada (RBC), Toronto Dominion Bank (TD) et Canadien Imperial Bank of Commerce (CIBC), ont rejoint les géants National Westminster, Barclays, Lloyds et HSBC pour présider le triangle d’argent des Caraïbes pour le blanchiment de l’argent de la drogue.

La Bank of Nova Scotia est le plus gros grossiste en or des Caraïbes et possède plus de 200 tonnes d’or récupérées des coffres de sous les ruines du World Trade Center suite aux attentats de 2001. La plus grosse banque d’investissemt des Caraïbes est ITCO, une association entre Anglo-American, Barclays, N.M Rothschild et la Royal Bank of Canada. Le directeur de la Lloyds, A.D.F Lloyd est le beau-frère du 10ème Earl of Arlie, chairman de la Schroeder Bank, contrôlée par la famille Warburg et qui finança Hitler à l’époque. L’´épouse de Earl est une petite-fille d’Otto Kahn, l’associé principal à la banque Kuhn-Loeb. La belle-mère de Winston Churchill était une Airlie. Le cousin de Churchill, le vicomte de Cowdray possède de grandes parts de la banque Lazard, banque de la famille Kennedy. [9] Lazard contrôle le Financial Times, The Economist et la maison d’édition Penguin Books.

Le Citigroup, contrôlé par les saoudiens et Baker, qui contrôle Texas Commerce, maintenant une sucursale de JP Morgan Chase, a aidé Raul Salinas à voler la trésorerie mexicaine. La Bank of America, contrôlée par la famille Rothschild, fondée comme la Banque d’Italie sous la protection d’Amadeo Giannini et sa holding Transamerica, ont formé une association de 3 milliards de dollars avec la Banco Ambrosiano, ont acheté la Continental Bank pillée, ont donné de l’argent à la BCCI et favorisé des affaires pour la BNL. A cette époque, la Bank of America était la plus grosse banque au monde. [776]

D’après le chercheur de Chicago Sherman Skolnick, la Bank of America fut le conduit de l’argent sale généré par le financier fugitif suisse et agent israélien du Mossad Marc Rich et pour l’argent “inconnu” qui émergea du nauffrage de l’affaire Enron. Skolnick ajoute que Nugan Hand Bank s’est transformée en Household International, un prêteur de subprimes de Chicago, dont l’avocat jusqu’à son mystérieux accident de canoê, était l’ancien directeur de la CIA Bill Colby. [10]. Household est maintenant intégrée à HSBC.

La banque de Genève de Tibor Rosenbaum Banque de Crédit International (BCI) était prédécesseur de la BCCI, faisant des bénéfices sur les affaires de casinos et de la drogue de Meyer Lansky, qui finançait le MI6 britannique et les manigances du Mossad, incluant Permindex. [11] Lansky a commencé dans le crime organisé avec l’aide financière de la famille Rothschild. Robert Vesco a obtenu ses ailes pour voler de la Mary Carter Paint Company financée par les Rockefeller. Leur successeur est aujourd’hui Santos Trafficante.

La CS First Boston fut fondée par la famille de Boston des Perkins avec les revenus de l’opium et a servi de tiroir caisse pour payer les flingages de JFK et la tentative d’assassinat sur la personne de Charles De Gaulle. A la fois Richard Holbrooke, l’envoyé d’Obama en Afghanistan et l’architecte en chef des accords de Dayton, ainsi que Dick Thornburgh, procureur général de Bush durant le camouflage de l’affaire BNL, travaillaient à la CS First Boston avec Sulaiman Olayan. La banque fit équipe avec BP Amoco pour saisir les premiers 20%  de parts de la compagnie pétrolière russe Lukoil.

Kiss Ass (NdT: lèche-cul, jeu de mot pour “Kissinger Associates”)

Les clients de la firme Kissinger Associates (Kiss Ass), incluent la National Bank of Georgia propriété de la BCCI et BNL, qui travailla avec la banque centrale irakienne au travers de nombreux comptes à la Bank of America, Bank of New York, Chase Manhattan et le Manufacturers Hanover Trust. L’agent pour les transactions de la BNL était la Morgan Guaranty Trust. Le comité directeur de la Manhattan Bank reflétait le comité de consultation de BNL en ce qui concerne la politique internationale.

Henry Kissinger est lié avec la Chase Manhattan (Rockefeller) et Goldman Sachs, qui ont aidé la Bank of New York et la CS First Boston, infestées du fric de la drogue, à piller la trésorerie de la Russie (NdT: à l’époque de Eltsine). Lorsque la clique de la CIA en eut fini de piller, Goldman Sachs récupéra des milliards en biens pour des queues de cerises. Le comité de conseil de la Chase Manhattan International comprend Y.K. Pao de la Worldwide Shipping de Hong Kong, Ian Sinclair de la Canadian Pacific, l’express de l’héroïne et G.A Wagner de la Royal/Dutch Shell. [12] Pao était le vice président de HSBC.

Le comité directeur de Kissinger Associates est même plus nébuleux et puissant, un lapsus freudien maçonnique car lècher les culs (Kiss Ass) est ce qu’ils font lorsqu’il est question de ce bon vieux pognon. Le co-fondateur Lord Carrington, également membres des comités à la Barclays et Hambros, est à la tête du groupe Bilderberg et du RIIA. KissAss Mario d’Urso de la dynastie des banquiers Kuhn Loeb, est à la tête des assurances Jefferson, de l’association d’Assicurazioni Generali (AG) et de Riunione Adriatica di Sicurta (RAS).

AG de Venise est le gardien des immenses fortunes des vieilles familles banquières vénitiennes qui ont financées les croisades et le Saint Empire Romain. Son comité directeur inclut Elie de Rothschild, le Baron Auguste von Finck, l’homme le plus riche d’Allemagne, le baron Pierre Lambert, cousin de Rothschild et  la fortune derrière Drexel Burnham Lambert, Jocelyn Hambro, dont la famille possède la banque Hambro et possède la moité de la Banca Privata de Michelle Sindona, Pierpaolo Luzzatto Fequiz de la puissante famille italienne des Luzzato qui a des liens étroits avec la Banco Ambrosiano de Sindona et Frano Orsini Bonacossi de la puissante famille Orsini dont les membres s’asseyèrent dans le sénat originel de l’Empire de Rome. Les plus gros actionnaires d’AG sont les Frères Lazard et la Banque Paribas. [13]

Paribas, maintenant la plus grosse banque au monde, est contrôlée par la famille Warburg, tandis que la banque Lazard est dominée par Lazard et les familles David-Weill. Les membres britanniques de la famille Lazard font maintenant partie du conglomérat Pearson, qui possède les magazines Financial Times, The Economist, Penguin et Viking books, Madame Tussaud et des intérêts américains extensifs. Les Frères Lazard de France sont sous une holding nommée EuraFrance. Lazard gère l’argent de l’élite mondiale incluant les familles italienne Agnelli, belge Boels, britannique Pearson et américaine Kennedy.

Les membres de comité directeur de RAS incluent des membres de la famille Giustiniani, descendant de l’empereur romain Justinien, de la famille Dora, financiers de Gêne des monarques des Habsbourg espagnol et du Duc d’Alba, qui descend lui aussi de la famille royale espagnole des Habsbourg.

Une autre puissance au bureau directeur de Kiss Ass est Nathaniel Samuels, une autre ancienne main des Kuhn Loeb du clan Samuels et qui fut chairman de la banque de Paris Louis-Dreyfus Holding Company, descendant de la famille du commerce du grain de Louis Dreyfus, un des 4 cavaliers du grain. Lord Eric Roll est un autre membre du bureau de Kiss Ass. Roll est le chairman de la banque d’investissement de la famille Warburg la S.G Warburg.

La puissance asiatique au sein du bureau de Kiss Ass vient de Sir Y.K. Kan de Hong Kong, qui représente quatre vieilles familles de l’argent chinois qui contrôlent la Bank of East Asia. Les racines du client de Kiss Ass BNL, loge maçonnique P2 peuvent-être remontées à la Banca Commericaile d’Italia où la loge P2 fut fondée. La sucursale suisse de la Banca de la Svirezza a acheté 7% de la banque Lehman Brothers dans les années 1970. La famille Lehman a fait fortune en vendant des armes aux forces confédérées (sudistes) lors de la guerre de sécession tout en faisant de la contrebande du coton des familles britanniques du sud, impliquées (ailleurs) dans le trafic de l’opium. Lorsque le client de Lehman Brothers, Enron, s’effondra, UBS Warburg s’incrusta pour saisir Enron OnLine pour 0$. Lorsque Lehman fit faillite en 2008, ce fut Barclays qui nettoya sa carcasse.

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[767] The Chase: The Chase Manhattan Bank N. A.: 1945-1985. Harvard Business School Press. Boston. 1986. p.231

[768] The House of Morgan. Ron Chernow. Atlantic Monthly Press. New York. 1990. p.606

[769] “The Olayan Group: Fifty Years of Forging Business Partnership”. Advertisement. Forbes. 7-7-97

[770] “Now the Desert Kingdom’s are Thirsty for Cash”. John Rossant. Business Week. 3-18-91. p.32

[771] Chernow. p.612

[772] Dope Inc.: The Book that Drove Kissinger Crazy. The Editors of Executive Intelligence Review. Washington, DC. 1992. p.125

[773] Ibid. p.194

[774] Ibid. p.200

[775] Ibid. p.445

[776] “A System out of Control, Not Just One Bank”. George Winslow. In These Times. October 23-29, 1991. p.8

[777] “The Enron Black Magic: Part III”. Sherman Skolnick. http://www.skolnickreports.com 1999.

[778] Hot Money and the Politics of Debt. R.T. Naylor. The Linden Press/Simon & Schuster. New York. 1987. p.22

[779] The Editors of Executive Intelligence Review. p.339

[780] Ibid. p.98