Archive for the documentaire Category

Lire, analyser, comprendre pour un changement faste de notre société, 1ère partie (Résistance 71)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 4 juillet 2022 by Résistance 71

cerveau_gratuit

Résistance 71

4 juillet 2022

Changer de paradigme politico-social et marcher sur le chemin de l’émancipation de notre société ne se produiront pas par une opération magique ou miraculeuse. Personne ne viendra nous sauver. La solution est en nous et nulle part ailleurs.
Pour comprendre qu’il n’y a pas de solution à notre oppression et notre exploitation au sein du système étatico-marchand, il faut déjà bien comprendre ses rouages et comment la tyrannie de la société pyramidale opère pour perdurer depuis des siècles et des siècles.
Au fil des années, nous avons écrit, traduit, publié bon nombre de textes essentiels à une compréhension optimale de quoi il retourne dans notre société, mettant en point d’orgue les effets néfastes et pervers de la société tyrannique étatico-marchande prévalente dans sa forme la plus décadente depuis plus d’un siècle et de la solution potentielle à y apporter. La plupart de ces textes importants ont été publiés en format PDF pour une plus grande facilitation à la lecture et à leur diffusion au grand large. Ils sont ici réunis dans notre bibliothèque PDF qui regroupe quelques 300 publications sous ce format depuis 2016.
Dans les semaines estivales à venir, nous allons suggérer quelques lectures vitales par thèmes.
Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, voici pour commencer, notre analyse et notre testament politique à Résistance 71, en deux essais publiés en 2017 et 2019 et compilés en 2020 dans ce PDF et qui constitue la synthèse de quelques deux décennies de réflexion et d’analyse politique des membres de notre collectif, à (re)lire et diffuser sans aucune modération :

« Du chemin de la société vers son humanité réalisée »
PDF

Plus de lectures choisies dans les semaines à venir, bonne lecture à toutes et à tous !

arbre_yinyang

HZ_desobeissance_civile

Révision politico-historique : le leurre et la trahison du concept de « dictature du prolétariat » marxiste (Camillo Berneri)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 27 juin 2022 by Résistance 71

A _dictature_du_proletariat
… entre communisme autoritaire d’état et anarcho-communisme

Dictature du prolétariat et socialisme d’état

Camillo Berneri

1936

« La dictature du prolétariat est une conception marxiste. 
Suivant Lénine « est seul marxiste celui qui étend la reconnaissance de la lutte de classe à la reconnaissance de la Dictature du prolétariat ». Lénine avait raison : la Dictature du prolétariat n’est, en effet, pour Marx que la conquête de l’État par le prolétariat qui, organisé en une classe politiquement dominante, arrive, au travers du Socialisme d’État, à la suppression de toutes les classes.

Dans la « Critique du Programme de Gotha », écrite par Marx en 1875, on lit :

« Entre la société capitaliste et la société communiste, se place la période de transformation révolutionnaire de la première à la seconde. A cette période correspond une période de transition politique pendant laquelle l’État ne peut être autre chose que la dictature du prolétariat. »

Dans le « Manifeste Communiste »* (1847), il disait déjà :

« Le premier pas dans la voie de la révolution ouvrière est l’élévation du prolétariat au rang de classe dominante… »
« Le prolétariat profitera de sa domination politique pour arracher peu à peu à la bourgeoisie tout le Capital, pour centraliser tous les instruments de production dans les mains de l’État, c’est-à-dire dans les mains du prolétariat lui-même organisé comme classe dominante. »

(*) Note de R71 : toujours pénible de voir cela écrit… Le titre original et non altéré du manifeste de Marx est “Manifeste du parti communiste”. Il est effarant de voir que le plus souvent le mot “parti” est éludé, ce qui a été fait par les marxistes pour tromper les gens et faire « oublier » la notion de « parti politique » et d’assujettissement au système étatico-marchand… Ce manifeste constitue une des plus grandes trahisons de la révolution sociale qui existe. Il serait temps de le dénoncer pour ce qu’il est.

Lénine, dans « l’État et la Révolution » ne fait que confirmer la thèse marxiste :

« Le prolétariat a besoin de l’État seulement pendant un certain temps. La suppression de l’État comme but final n’est pas ce qui nous sépare des anarchistes. Mais nous affirmons que pour atteindre ce but, il est indispensable d’utiliser temporairement contre les exploiteurs les instruments, les moyens et les procédés du pouvoir politique, de même qu’il est indispensable, pour supprimer les classes, d’instaurer la dictature temporaire de la classe opprimée. »

« L’État disparaît dans la mesure où il n’y a plus de capitalistes, où il n’y a plus de classes, et où il n’y a plus besoin, par conséquent, d’opprimer « aucune classe ». Mais l’État n’est pas mort complètement tant que survit le « droit bourgeois » qui consacre l’inégalité de fait. Pour que l’État meure complètement, il faut l’avènement du communisme intégral ».

L’État prolétarien est conçu comme une forme politique transitoire, destinée à détruire les classes. Une expropriation graduelle et l’idée d’un capitalisme d’État sont à la base de cette conception. Le programme économique de Lénine, à la veille de la révolution d’octobre se termine par cette phrase : « Le socialisme n’est autre chose qu’un monopole socialiste d’État. »

Suivant Lénine :

« La distinction entre les marxistes et les anarchistes consiste en ceci :

1) Les marxistes, bien que se proposant la destruction complète de l’État, ne la croient réalisable qu’après la destruction des classes par la révolution socialiste, et comme un résultat du triomphe du socialisme qui se terminera dans la destruction de l’État ; les anarchistes veulent la suppression complète de l’État, du jour au lendemain, sans comprendre quelles sont les conditions qui la rendent possible.

2) Les marxistes proclament la nécessité pour le prolétariat de s’emparer du pouvoir politique, de détruire entièrement la vieille machine d’État et de la remplacer par un nouvel appareil,
consistant dans l’organisation des ouvriers armés, sur le type de la Commune ; les anarchistes, en réclamant la destruction de la machine d’État, ne savent pas bien « par quoi » le prolétariat la remplacera, ni « quel usage » il fera du pouvoir révolutionnaire ; ils vont même jusqu’à condamner tout usage du pouvoir politique par le prolétariat révolutionnaire et repoussent la dictature révolutionnaire du prolétariat.

3) Les marxistes veulent préparer le prolétariat à la Révolution en utilisant l’Etat moderne : les anarchistes repoussent cette méthode. »

Lénine déguisait les choses. Les marxistes « ne proposent pas la destruction complète de l’État », mais ils prévoient la disparition naturelle de l’État comme conséquence de la destruction des classes au moyen de la « dictature du prolétariat », c’est-à-dire du Socialisme d’État, tandis que les anarchistes veulent la destruction des classes au moyen d’une révolution sociale, qui supprime, avec les classes, l’État. Les marxistes, en outre, ne proposent pas la conquête armée de la Commune par tout le prolétariat, mais ils proposent la conquête de l’État par le parti qu’ils supposent représenter le prolétariat. Les anarchistes admettent l’usage d’un pouvoir direct par le prolétariat, mais ils comprennent l’organe de ce pouvoir comme formé par l’ensemble des systèmes de gestion communiste – organisations corporatives, institutions communales, régionales et nationales – librement constitués en dehors et à l’encontre de tout monopole politique de parti, et s’efforçant de réduire au minimum la centralisation administrative. Lénine, dans des buts de polémique, simplifie arbitrairement les données de la différence qui existe entre les marxistes et nous.

La formule léniniste : « Les marxistes veulent préparer le prolétariat à la Révolution en utilisant l’appareil d’État moderne » est à la base du jacobinisme léniniste comme elle est à la base du parlementarisme et du ministérialisme social-réformiste.

Aux Congrès socialistes internationaux de Londres (1896) et de Paris (1900), il fut établi que pouvaient adhérer à l’Internationale Socialiste seulement les partis et les organisations ouvrières qui reconnaissaient le principe de la « conquête socialiste des pouvoirs publics par la fraction du prolétariat organisée en parti de classe ». La scission se produisit sur ce point, mais effectivement l’exclusion des anarchistes de l’Internationale n’était que le triomphe du ministérialisme, de l’opportunisme, du « crétinisme parlementaire ».

Les syndicalistes anti-parlementaires et quelques fractions communistes se réclamant du marxisme, repoussent la conquête socialiste pré-révolutionnaire ou révolutionnaire des pouvoirs publics.

Qui jette un regard en arrière sur l’histoire du socialisme après l’exclusion des anarchistes ne peut que constater la dégénérescence graduelle du marxisme comme philosophie politique, au travers, des interprétations et de la pratique social-démocrates.

Le léninisme constitue, sans aucun doute, un retour à l’esprit révolutionnaire du marxisme, mais il constitue aussi un retour aux sophismes et aux abstractions de la métaphysique marxiste.  »

Camillo Berneri

(Article paru dans « Guerra di Classe » n° 4 du 5 novembre 1936)

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

===

Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

stirner-beats-marx

Astyle

Un autre appel du 18 juin… 1937 celui-là !

Posted in actualité, politique et social, philosophie, documentaire, politique française, militantisme alternatif, crise mondiale, 3eme guerre mondiale, altermondialisme, démocratie participative, autogestion, société libertaire, résistance politique, terrorisme d'état, syndicalisme et anarchisme, guerres hégémoniques, pédagogie libération, neoliberalisme et fascisme, gilets jaunes, société des sociétés with tags , , , , , , , , , , , , , , on 18 juin 2022 by Résistance 71

Etat_revolution_anarchiste

Union Communiste : Action sans confusion !

Source :
http://guerredeclasse.fr/2022/06/10/union-communiste-il-faut-agir-mais-pas-dans-la-confusion/

Tract distribué il y a 85 ans, le 18 juin 1937 au Vel d’Hiv’ de Paris lors d’un meeting politique.

18 juin 2022

Union Communiste
Camarades anarchistes ! Ouvriers révolutionnaires !

Vous avez été conviés à ce meeting pour écouter la voix de la C.N.T. C’est en effet au nom du Comité national de la C.N.T. que Garcia Oliver et Federica Montseny parleront, mais ce n’est pas au nom des ouvriers révolutionnaires d’Espagne, ni des membres de la C.N.T. et de la F.A.I.

Garcia Oliver et Federica Montseny sont deux ministres anarchistes du gouvernement Caballero, lequel gouvernement porte la responsabilité d’avoir provoqué les journées de mai à Barcelone et réprimé le mouvement des ouvriers qui, en armes, défendaient leurs conquêtes menacées.

Garcia Oliver et Federica Montseny sont les plus représentatifs de ces dirigeants de la C.N.T. et de la F.A.I. dont les « Amis de Durruti » ont qualifié ainsi le rôle au cours des journées de mai :

« Nous savions par avance que les comités responsables de la C.N.T. ne pouvaient faire autre chose que de mettre des obstacles à l’avance du prolétariat… Nous sommes les Amis de Durruti et nous avons suffisamment d’autorité pour désavouer ces individus qui ont trahi la classe ouvrière par incapacité et par lâcheté. Quand nous n’avons plus d’ennemis en face, ils remettent de nouveau le pouvoir à Companys, l’ordre public au gouvernement réactionnaire de Valence, et la Conseillerie de Défense au général Pozas. La trahison est formidable. » (Manifeste des « Amis de Durruti » du 8 mai).

Ceux qui ont dit cela luttaient à la tête des ouvriers révolutionnaires de Barcelone, sur les barricades, alors que Garcia Oliver et Federica Montseny accouraient de Valence pour lancer, du poste de radio de la Généralité, des appels au calme et à la cessation de la grève générale.

C’est la trahison des Garcia Oliver, Federica Montseny et de la direction cénétiste qui a permis aux staliniens et aux gardes d’assaut d’assassiner lâchement de nombreux militants révolutionnaires, parmi lesquels C. Berneri et le jeune Francisco Ferrer; et si depuis mai, le gouvernement de Valence peut se permettre de pourchasser les camarades des Amis de Durruti, du POUM, des Jeunesses libertaires et poumistes, ainsi que tous les ouvriers qui veulent conserver leur armes pour défendre les conquêtes de juillet, les Garcia Oliver et Federica Montseny en portent la responsabilité.

Camarades anarchistes ! Ouvriers révolutionnaires !

L’Union anarchiste vous demande de taire vos critiques et de répondre avec « bienveillance » à l’appel du Comité national de la C.N.T. C’est impossible.

Solidarité internationale effective avec les travailleurs espagnols, oui. Avec ceux qui les ont trahis, non.

Ceux qui, seuls, pourraient exprimer à ce meeting la position des ouvriers de la C.N.T. et de la F.A.I., ceux-là sont emprisonnés ou contraints à l’illégalité pour échapper à la répression.

Garcia Oliver et Federica Montseny viennent essayer de justifier leur trahison. Ils vous diront que pour conserver l’unité du front antifasciste, il fallait éviter de triompher des forces contre-révolutionnaires. « Ni vainqueurs, ni vaincus », disaient-ils, pour faire cesser le combat dans les rues de Barcelone.

En fait, après avoir, depuis le 19 juillet 1936, capitulé bien des fois devant les exigences de la bourgeoisie, au nom de l’unité antifasciste, les dirigeants anarchistes en sont arrivés à trahir ouvertement la cause ouvrière.

L’unité antifasciste a été la soumission à la bourgeoisie, elle a mené aux victoires militaires de Franco et aux victoires de la contre-révolution à l’arrière du front.

Camarades, la lutte des classes ne connaît pas de trêve. L’évolution de la situation en Espagne a montré que la bourgeoisie n’a qu’un ennemi : le prolétariat. Pour ne pas l’avoir compris à temps, les travailleurs espagnols viennent de subir une grave défaite. Et maintenant, la bourgeoisie « républicaine et démocratique » va préparer le compromis avec Franco, sous la pression des impérialismes qui imposent leur « médiation ».

Pour battre Franco, il fallait battre Companys et Caballero. Pour vaincre le fascisme, il fallait écraser la bourgeoisie et ses alliés staliniens et socialistes. Il fallait détruire complètement l’État capitaliste et instaurer un pouvoir ouvrier issu des comités de base des travailleurs.

L’apolitisme anarchiste a fait faillite. Pour n’avoir pas voulu faire la politique du prolétariat, les dirigeants de la C.N.T. ont fait celle de la bourgeoisie. Tel est un des grands enseignements de la lutte de nos frères d’Espagne.

Leur lutte n’est pas terminée

Bien des illusions sont tombées après ces journées de mai. Sans aucun doute, nombreux sont les ouvriers qui se préparent à une lutte acharnée.

Constituer des comités de défense de la révolution est leur mot d’ordre. Le pouvoir aux ouvriers est leur objectif.

Pour vaincre le bloc de la bourgeoisie et de ses alliés staliniens, socialistes et dirigeants cénétistes, ils devront rompre nettement avec les traîtres de toutes tendances. Leur avant-garde, c’est-à-dire les militants révolutionnaires des Amis de Durruti, du POUM, des Jeunesses doit se regrouper pour élaborer le programme de la révolution prolétarienne.

Mais, le prolétariat international doit aussi agir

Sinon, nos compagnons d’Espagne seront définitivement battus et nous aussi. La bourgeoisie internationale, y compris la néo-bourgeoisie russe, s’est coalisée contre la révolution espagnole, malgré les antagonismes qui opposent irréductiblement les différents impérialismes.

En France, le Front populaire, le gouvernement Blum, les partis traîtres, les dirigeants syndicaux agissent d’accord avec la bourgeoisie pour étrangler la révolution espagnole. Et si la république espagnole les intéresse, c’est parce qu’à travers elle, l’impérialisme français peut lutter contre les autres impérialismes.

Au moment où le gouvernement « antifasciste » d’Espagne assassine nos camarades, emprisonne et pourchasse les Amis de Durruti, des Jeunesses libertaires et poumistes, notre devoir est d’appeler les travailleurs de toutes les entreprises, bureaux et chantiers, à passer à l’action directe contre les complices français des contre-révolutionnaires d’Espagne, contre ceux qui s’apprêtent à réduire de nouveau nos propres conditions d’existence, contre ceux qui se préparent à entraîner le prolétariat dans une nouvelle guerre impérialiste.

Il faut agir, mais pas dans la confusion

Les révolutionnaires doivent et peuvent s’unir, mais en brisant tous liens avec les partis traîtres et en combattant nettement dans les syndicats les dirigeants staliniens et réformistes.

II n’est pas d’autre voie pour entraîner le prolétariat à l’action, en toute indépendance de classe, et pour frayer la voie à la révolution prolétarienne mondiale.

= = =

Indépendamment, Jo a réactualisé notre diffusion PDF de 2017 « L’anarchie expliquée à la jeunesse » en une très belle version 2022 tenant compte de l’oppression accrue qui nous étouffe toujours plus, jour après jour, semaine après semaine… A lire et diffuser au grand large :

lanarchie-expliquee-a-la-jeunesse-revisee_2022

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

===

Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

R71 ON NE SE SOUMETTRA PAS

BPKM

Réflexion critique pour en finir avec l’autorité, l’État, la violence et la coercition : l’obscurantisme du concept de dictature du prolétariat…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 juin 2022 by Résistance 71

A _dictature_du_proletariat
… entre communisme autoritaire d’état et anarchisme

“Entre la société capitaliste et la société communiste se place la période de transformation révolutionnaire de celle-là en celle-ci. A quoi correspond une période de transition politique où l’État ne saurait être autre chose que la dictature du prolétariat (souligné par Marx dans la lettre).
Le programme n’a pas à s’occuper pour l’instant, ni de cette dernière, ni de l’État futur dans la société communiste.”
~ Karl Marx dans une lettre à Bracke en mai 1875 envoyée avec “Critique du programme de Gotha” ~
Lettre publiée dans le journal Neue Zeit (Temps Nouveau) en 1891

“L’interprétation essentiellement anarchiste de la nature de l’État par Marx et qui paraît tellement étrange à la lecture dès lors qu’on évoque ses doctrines postérieures, est une preuve évidente de l’origine anarchiste de sa première évolution socialiste. […]
Ce furent Marx et Engels qui essayèrent d’obliger les organisations de la vieille Internationale à développer une action parlementaire, se faisant ainsi les responsables directs de l’embourbement collectif du mouvement ouvrier socialiste dans le parlementarisme bourgeois. […] Marx et le marxisme sont responsables de l’orientation de la classe ouvrière vers le parlementarisme et ils ont tracé le chemin de l’évolution poursuivie dans le parti social-démocrate allemand. C’est quand on aura compris cela que l’on verra que la voie de la libération sociale nous conduit vers la terre heureuse de l’anarchisme en passant bien au dessus du marxisme.”
~ Rudolph Rocker dans “Marx et l’anarchisme”, 1925 ~

Etat_revolution_anarchiste

Anarchisme et la dictature du prolétariat

Réponse à Chris Cutrone

Matthew Crossin

Mai 2022

Source : Platypus Review #146

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

A la conference régionale du Midwest de la Platypus Affiliated Society, Chris Cutone a présenté une lecture sur ce qu’il a nommé, le plus souvent à juste titre, être “la proposition la plus controversée du marxisme” à savoir, l’appel à une “dictature du prolétariat”. Malgré le bagage historique associé avec cette phrase, Cutrone a argumenté qu’il est nécessaire de s’intéresser à la substance de la position de Marx, en rapport à son avis de ce que “c’est de cette façon que le marxisme se distingue” à la fois théroriquement et en pratique organisationnelle. De plus, Cutrone pense que c’est l’abandon par la “gauche” de la “dictature du prolétariat” en tant que “projet intellectuel et programme politique”, qui a résulté en sa mort ou inutilité de tout projet révolutionnaire productif.

Dans cette réponse, je désire examiner la thèse de Cutrone d’une perspective critique anarcho-communiste. Bien que j’ai lu et appris pas mal de choses de la lecture de Marx, je ne me considère pas comme un marxiste ni ne trouve son programme politique (c’est à dire l’approche stratégique de Marx de transformation de la société) convaincant. J’ai argumenté préalablement que les écrits de Marx nous présentent une analyse contradictoire, sous-développée et obscurantiste de l’État, un cadre théorique qui obscurcit les différences et les points communs avec la vision anarchiste de la chose. Comme nous allons le voir, ceci est aussi le cas avec la conception de Marx liée au sujet, de la dictature du prolétariat, dont bien des contradictions sont inclues dans la discussion de Cutrone, à commencer avec la tentative initiale d’en offrir une définition succinte :

Que veulent dire Marx et le marxisme par “dictature du prolétariat” ? Très simplement, la gouvernance politique par la classe travailleuse. La forme d’une telle règle n’a un sens “dictatorial” que dans le sens révolutionnaire, dans le dépassement des normes socio-politiques du gouvernement constitutionnel, dans la transformation politique et sociale. Ce fut édicté pour être un “état d’urgence” et donc une dictature dans le sens de l’antique république romaine, une intervention politique active dans la société de durée limitée.

Bien que la référence à la république romaine soit ambigüe (s’il voulait ne simplement qu’indiquer la nature temporaire de la “dictature”, ce ne fut pas raisonnable de faire référence à une forme temporaire de pouvoir gouvernemental), la définition de Cutrone semble se faire l’écho de la lecture plus libertaire de Marx sur la question. Ceci fut bien articulé par l’érudit Hal Draper qui dit que la dictature du prolétariat est synonyme de l’action révolutionnaire. Dans son travail séminal sur la question, Draper nous dit que “Marx pense aux dictatures (bourgeoises ou du prolétariat) en termes de la nature de classe du pouvoir politique plutôt qu’en termes de formes spécifiques de gouvernement.” Avec une telle lecture, l’expression “dictature du prolétariat” peut donc être réarticulée comme suit : Il s’agit d’une transformation révolutionnaire des relations sociales (et donc nécessairement, un évènement de durée limitée), en dehors et contre les normes politiques du gouvernement constitutionnel.

Il n’y a jusqu’ici aucun conflit avec la position révolutionnaire anarchiste, remontant à l’émergence de l’anarchisme comme véritable mouvement de masse du prolétariat et les contributions influentes de sa fondation par Michel Bakounine. Ceci a été explicitement cité de nombreuses fois. Comme l’écrivit l’anarcho-communiste italien Errico Malatesta à son ami et camarade Luigi Fabbri :

Malatesta_fabbri

[Peut-être] que nos amis bolchévisés n’ont pour intention avec leur expression de “dictature du prolétariat” que de considérer l’acte révolutionnaire des travailleurs prenant possession de la terre et des instruments de travail et d’essayer de constituer une société pour l’organisation d’un mode de vie dans lequel il n’y aurait pas de place pour une classe qui exploiterait et opprimerait les producteurs. Compris de la sorte, la dictature du prolétariat serait un pouvoir efficace pour toute les intentions de tous les travailleurs de briser la société capitaliste, et cela deviendrait immédiatement Anarchie dès l’arrêt de la résistance réactionnaire […] Alors notre désaccord ne serait qu’un désaccord sur les mots.

Fabbri réitère ce sentiment dans son livre “Dictature et révolution” en 1921 (NdT : l’année de la répression sanglante de la commune de Cronstadt par les forces étatiques bolchéviques lénino-trotstkistes…), auquel il attacha la lettre de Malatesta en guise de préface. Dans un chapitre clef du livre intitulé “Le concept anarchiste de la révolution”, Fabbri répond à ceux qui confondent les notions de dictature, d’autorité et d’État avec l’insurrection du prolétariat :

La violence est une chose, l’autorité du gouvernement une autre, qu’elle soit dictatoriale ou non. Si c’est de fait vrai que toutes les autorités gouvernementales reposent sur l’utilisation de la violence, il serait imprécis et erroné de dire que “toute violence” est un acte d’autorité […]. La violence est un moyen, qui prend la personnalité de la fin par laquelle elle est utilisée, de la façon dont elle est utilisée et des gens qui l’utilisent. C’est un acte autoritaire quand elle est utilisés pour forcer les autres à agir de la façon dont le veulent ceux qui sont en charge, quand c’est une émanation des gouvernements et du patronat pour maintenir les gens et les classes en esclavage. […] Au lieu de cela, c’est une violence libertaire, c’est à dire un acte de libération et de liberté, quand elle est utilisé contre ceux qui commandent, par ceux qui ne veulent plus obéir […] quand […] elle est utilisée directement par les opprimés [..] contre le gouvernement et la classe dirigeante. Une telle violence est le processus révolutionnaire ; mais cela cesse d’être libertaire et donc révolutionnaire, dès que, une fois le vieux pouvoir renversé, elle veut devenir le pouvoir lui-même et se cristallise de nouveau dans quelque forme de gouvernement que ce soit.

Dans ces passages, Malatesta et Fabbri réitèrent simplement la position anarchiste standard en regard du besoin d’une expropriation forcée de propriété et de la défense armée de cette transformation sociale (NdT : ce qui implique un peuple en arme à l’image de celui de la France des sections entre 1790 et 1793…). Les anarchistes ont toujours pensé, comme explicité par le grand anarchiste et théoricien allemand Rudolph Rockerque la classe possédante ne laissera jamais tomber ses privilèges de manière spontanée […]  Le jour de la victoire révolutionnaire, le “prolétariat” devra imposer sa volonté aux propriétaires actuels.” Dans le même temps, nous sommes aussi tombés d’accord avec l’assertion de Rocker disant que “la dictature d’une classe ne peut pas exister en tant que telle, ou cela se termine en dernière analyse, en une dictature d’un parti donné qui s’arroge le droit de parler pour cette classe.

Nous pourrions facilement continuer à citer des exemples similaires. Mais la question demeure : est-ce que la conception anarchiste de la règle prolétarienne est équivalente à “la règle politique de la classe laborieuse ?” Cutrone décrit parfaitement la tache de l’obtention du pouvoir politique :

La classe laborieuse mondiale doit être en position de dépasser la reproduction du travail salarié comme source d’évaluation de richesse matérielle. La classe laborieuse doit être en position de rendre illégal le chômage et d’empêcher l’exploitation du travail des pauvres désespérés, doit être en faveur d’orienter la production mondiale vers la production de richesse pour les besoins de l’humanité et de dépasser l’aspect social compulsif du travail comme partie du processus de valorisation du capital, brisant ainsi sont cycle de reproduction.

Mais Cutrone demeure très imprécis sur la façon dont cela se met en pratique, à savoir quelle forme d’organisation sociale “la règle politique de la classe laborieuse” est supposée prendre. Comment par exemple rendre “illégal” le chômage et surtout par quel procédure légale, supervisée par qui ? Quelque gouvernement ou institution socialiste ? Ou bien Cutrone suggère t’il que, au travers de notre activité auto-organisée, hors ou contre l’État, nous devrons forcer ces crises dans la reproduction du capital sur les patrons et les gouvernements ? Ceci serait consistant avec à la fois une vision anarchiste et la notion de dictature du prolétariat en tant qu’évènement se démarquant “des normes sociales et politiques du gouvernement constitutionnel”. C’est inconsistant avec une approche légaliste, mise en place depuis le sommet de la pyramide au travers de la forme étatique.

Cutrone contraste son interprétation de la dictature du prolétariat avec le projet social-démocrate ou même socialiste démocratique de “gouvernance de l’état capitaliste”. “Le problème est la vision marxiste de la dictature du prolétariat en tant que transition vers le socialisme, et non identique à lui.

Ce problème est la possibilité d’évoluer graduellement vers le socialisme en sortant du capitalisme en augmentant le contrôle de l’État au sein de ce même capitalisme. Historiquement, ceci n’a pas produit une classe laborieuse transformant le capitalisme en socialisme, mais plutôt une transformation de ce qui était des “partis socialistes” en partis politiques de gouvernance du capitalisme, transformation les organisations politiques et sociales de la classe laborieuse en des extensions de l’état capitaliste. (NdT : dans cette appellation devenue “clichée” de “capitalisme d’état” comme la Russie soviétique et la Chine dite populaire, toutes deux marxistes, seconde face de la même pièce systémique étatico-marchande dans sa phase capitaliste réelle…)

BPKM
Trouvez l’intrus…

Cette critique de la social-démocratie marxiste dégénérant en ce que nous appelons maintenant la “démocratie sociale”, ou réformisme, aurait pu avoir été écrite par un anarchiste. De fait, elle reflète les prédictions de Bakounine et de ses camarades de la 1ère Internationale, faites en réponse à l’insistance de Marx et de Engels sur des sections s’engageant en politique électorale. Là où Bakounine, avec sa critique matérialiste de l’État, argumentait que “des députés-travailleurs, transplantés dans un environnement bourgeois et devenant des ‘hommes d’état’, par définition, “cessaient d’être des travailleurs” (“car les hommes ne créent pas leur situation, mais au contraire sont créés par celle-ci”), Marx clamait “S’engager en politique est toujours une bonne chose.” Dans un discours à la conférence de l’Internationale de Londres en 1871, il réitéra sa position en disant que “On ne doit pas minimiser le fait d’avoir des travailleurs au parlement. […] Les gouvernements nous sont hostiles. Nous devons leur répondre en utilisant tous les moyens à notre disposition et faire élire des travailleurs au parlement est une victoire sur les gouvernements, mais nous devons choisir les bonnes personnes.

L’évaluation de Cutrone de la même manière se conforme avec des analyses produites par des anarchistes au faîte de la période du socialisme parlementaire. Considérez par exemple, le résumé de Rocker sur ce phénomène dans “Anarcho-syndicalisme : théorie et pratique” :

La participation dans la politique interne de l’état bourgeois n’a pas amené le mouvement des travailleurs l’épaisseur d’un cheveu plus proche du Socialisme, mais, grâce à cette méthode, le socialisme a régulièrement perdu de sa personnalité. […] Dans les esprits des leaders socialistes, les intérêts de l’état-nation furent de plus en plus mélangés aux buts de leur parti jusqu’à ce que finalement, ils devinrent incapables de définir des limites entre les deux. Donc, et de manière inévitable, le mouvement des travailleurs a été graduellement absorbé, intégré dans l’équipement interne de l’état-nation.

De plus, les anarchistes avaient anticipé le déni de Cutrone de cette vision typique disant que cela est simplement matière de “trahison”. Rocker continue :

La vérité ici est que nous avons à faire avec l’assimilation graduelle dans les modes de pensée de la société capitaliste, ce qui est une condition des activités pratiques des partis politiques des travailleurs d’aujourd’hui […]. Ces mêmes partis qui avaient décidés auparavant de conquérir le socialisme se sont vus obligés par la logique de fer des conditions, de sacrifier leurs convictions socialistes, petit à petit, au profit des politiques nationales de l’état. Ils devinrent, sans même que la majorité de leurs adhérents ne s’en rendent compte, une sorte de paratonnerre politique pour la sécurité de l’orde social capitaliste.

Ainsi, il semble que nous serions d’accord entre anarchistes (mais sans Marx) en ce qui a trait de la participation à la politique parlementaire et les conséquences nécessaires de gestion de l’état capitaliste. Ce n’est pas le cas simplement parce que Cutrone justifie sa position en référence à l’affirmation de Marx disant que “sans la dictature du prolétariat, l’état demeure la dictature de la bourgeoisie.[…] la dictature du capital ou la gouvernance de l’état pour les intérêts généraux du capital.

En plus de cela, Cutrone semble aussi désirer distinguer sa lecture de Marx de l’interprétation des staliniens (ou plutôt des neo-staliniens). Ceci est néanmoins troublé par quelques commentaires bizarres sur Cuba, qui font allusion aux contradictions sous-jacentes à sa compréhension de la dictature du prolétariat. Spécifiquement, Cutrone décrit le régime de parti communiste comme “peut-être plus démocratique” que les démocraties libérales typiques, malgré le fait d’être “moins libéraux”. Ceci est certainement une vision formée par une lecture naïve et non-critique du comment le système de nomination électoral cubain se passe, présenté de manière élogieuse. De telles descriptions d’une “démocratie prolétaire” cubaine, qui considère effectivement la formalité du processus électoral en isoloir, ignore que le système entier est, à chaque étape, sujet à un contrôle bureaucratique du parti dirigeant et de son appareil de répression.

Ceci une fois de plus, amène la question de savoir ce que Cutrone veut vraiment dire lorsqu’il parle de “l’État”. Comme mentionné ci-dessus, j’ai souvent argumenté dans le passé, que Marx est lui-même en position contradictoire sur ce point. Dépendant de l’argument qu’il veut développer ou d’envers qui sa polémique est adressée, l’ “État” de Marx peut tout aussi bien être une forme organisationnelle distincte (située au dessus de la société, ayant le pouvoir de créer et de faire appliquer des lois et reproduisant réciproquement la société de classe, tout comme la société de classe reproduit l’État), ou le processus de la révolution lui-même, impliquant nécessairement la suppression forcée du vieil ordre et de ceux qui veulent le raviver. Clairement cette ambigüité envers l’État reflète les interprétations multiples de “la dictature du prolétariat” et, de fait, Marx a déclaré que l’état révolutionnaire ne pouvait pas prendre d’autre forme que celle de cette “dictature”.

Cutrone ne va au cœur de la chose que seulement lorsqu’il est questionné par son auditoire et sa réponse est remarquable d’honnêteté et de clarté :

L’argument anarchiste est que la vision de Marx sur la dictature du prolétariat est en fait une vision pour la dictature sur le prolétariat, sauf que maintenant les accapareurs du produit du travail, de la valeur ajouté, ne seront plus des investisseurs privés, ce seront les gérants en tant que classe, ce sera la classe coordinatrice ou quel que soit le nom donné, ce sera la bureaucratie d’état, etc… Okay, oui ! Ce sera en fait la dictature du prolétariat.

De manière incroyable, Cutrone argumente que la seule raison pour laquelle l’URSS à l’époque ou la Chine moderne, ne peuvent pas être vues comme de véritables dictatures du prolétariat, c’est à cause de leur isolation ; leur incapacité et leur manque de volonté de “contrôler la portion prépondérante du capital global”. L’URSS était, nous dit Cutrone, obligée de “produire les moyens de production” ; en soi une logique étrangère à l’accumulation du capital. C’est dans ce seul sens que Cutrone concède un caractère “autoritaire” ou contre-révolutionnaire à l’URSS et aux autres régimes de parti communiste.

En développant son argument (mis à part la question d’être “obligé” de développer les forces productives), Cutrone évite complètement les questions de forme organisationnelle et de stratégie révolutionnaire et, en résultat, échoue à répondre aux questions concrètes concernant la transformation des relations dans la production. Il ne manifeste aucune préoccupation, ni même une reconnaissance, de la suppression des comités d’usines, des soviets (assemblées) libres, des coopératives paysannes et des organisations politiquement indépendantes, particulièrement celles situées à la gauche des bolchéviques et même des factions plus à gauche du parti lui-même. Ceci pour dire, que comme bien des marxistes, Cutrone ignore le fait exprimé si bien par Malatesta en réponse à Engels : “Quiconque domine les choses, domine les hommes ; quiconque gouverne la production gouverne le producteur.” Il est donc incapable d’examiner les manières dont la destruction violente de la règle d’auto-organisation prolétarienne, dans l’intérêt de maintenir “la dictature du prolétariat”, a reproduit les relations sociales de la société de classe.

Il est bon de noter ici une autre concession de Cutrone alors qu’il admet que, au moment de la 1ère et de la seconde Internationales, la dictature du prolétariat (qui est en fait une dictature sur le prolétariat et donc nécessairement administrée sous une forme étatique) impliquait le transfert de sujets coloniaux pas encore prolétarisés sous le contrôle des gouvernements “révolutionnaires”, qui devaient être établis dans les pays capitalistes les plus avancés. Dans des travaux variés, Bakounine condamna par avance cette position, non seulement en argumentant que la forme étatique de gouvernance ne pourrait jamais que résulter en une dictature sur le prolétariat, mais que même dans son incarnation la plus démocratique, ceci subjuguerait également la soi-disante “plèbe paysanne” et les nations dites “non-civilisées”. Ceci eut des conséquences pratiques dans le temps de vie de ces hommes. Alors que la politique de Bakounine le mena à prendre des positions consistantes anti-impérialistes, comme par exemple s’opposer à la conquête américaine du Mexique, Marx et Engels le plus souvent approuvèrent de tels évènements, les considérant comme partie intégrante d’un processus historique nécessaire de développement politique et économique.

cutrone_a_platypus
Cutrone à la conférence Platypus

En revoyant la discussion de Cutrone sur Marx, nous pouvons conclure qu’il y a plusieurs dimensions dans sa conception de la dictature du prolétariat et qu’elles révèlent des contradictions ayant une réelle conséquence pour les révolutionnaires aujourd’hui. Son instinct premier est de défendre la dictature du prolétariat comme un évènement plutôt qu’une forme organisationnelle, la décrivant comme une action dans laquelle les gouvernements constitutionnels existant et les relations de production sont renversés par la classe travailleuse. Plus tard néanmoins, il clarifie que la dictature du prolétariat prend aussi la forme organisationnelle de l’État, à savoir un ensemble distinct d’institutions, caractérisé par une organisation bureaucratique pyramidale du gouvernement qui affirme le pouvoir unique de faire et d’imposer des lois. Comme le reconnait lui-même Cutrone, il s’en suit naturellement que la vision anarchiste de l’affaire, à savoir une dictature sur le prolétariat, est tout à fait valide et exacte. La gestion étatique maintient le prolétariat comme classe sans contrôle social conscient sur la production et lui impose la logique tout à fait étrangère de la classe propriétaire qui l’exploite et qui voir comme but parfaitement nécessaire sa propre reproduction en tant que classe dirigeante.

On peut se demander comment ces relations pourraient bien “se dissiper”, lorsque leur existence en tant que relations de classe, au sein du cadre de fonctionnement marxiste lui-même, les en empêche. Pour Marx et Engels, les classes doivent disparaître avant que nous ne puissions disposer de l’État et le mettre au rencard, mais l’État (qu’il soit “démocratique” ou dictatorial, (NdR71 : nous l’avons déjà dit à maintes reprises, il n’y a pas de différence entre une “démocratie” et une dictature, ce n’est qu’une question de degré dans le contrôle, la répression et la violence exercés. Les rouages étatiques sont conçus pour maintenir le monopole de la violence dite “légitime” contre les peuples, le reste n’est qu’une question de degré, de ce qui est nécessaire et dicté par les circonstances historico-marchands du moment pour maintenir et augmenter les privilèges de la classe dirigeante…) reproduit la société de classe, que ce soit directement ou indirectement. En d’autres termes, la dictature soi-disant “temporaire” sur le prolétariat devient une affaire d’état permanente.

Nous ne pouvons pourtant pas nous réconforter dans la notion  que la dictature du prolétariat de Cutrone ne ressemble en rien aux états-à-un-parti, qui se sont auto-proclamés “communistes”. En fait, les tentatives initiales de Cutrone de distancier sa politique de celle des néo-staliniens et de leur vision, fait éventuellement place à son autorisation de voir que de tels régimes brutaux pourraient être vus comme compatibles avec son interprétation. En plus de sa défense de Cuba, de l’URSS et de la République Populaire de Chine et même de la République Populaire Démocratique de Corée, elles sont toutes décrites comme ni plus ni moins “démocratiques” que tout autre état.

Plus remarquable encore, Cutrone suggère qu’au faîte du stalinisme, l’URSS était “politiquement participatrice, dynamique. Les procès des purges furent très populaires. Les gens manifestent spontanément, appelant à tuer “la pourriture du vieil ordre de gouvernance”, c’est ce qu’ils appelaient “les vieux bolchéviques”… C’était les jeunes soviétiques, les masses populaires. Une affirmation aussitôt suivie d’une concession : “Est-ce que c’était mis en scène ? Je le présume.” Renversement incroyable, lui-même suivi d’une autre pirouette : “Mais non, c’était populaire… les gens étaient sincères.”

Voilà le numéro d’équilibriste effectué par Cutrone au travers de sa tentative d’élucider le véritable sens donné par Marx à “la dictature du prolétariat”. Son expression réfère simultanément à une action du prolétariat lui-même, ainsi que du gouvernement sur le prolétariat, à quelque chose qui est antithétique à la distorsion stalinienne, pourtant entièrement compatible avec leurs régimes autoritaires (si on peut les appeler “autoritaires”). La théorie de l’État de Marx et donc nécessairement sa théorie de la dictature du prolétariat, a toujours été contradictoire et obscure. L’articulation qu’en fait Cutrone maintient son incohérence et ses qualités obscurantistes, qui ont servi depuis si longtemps comme une arme parfaite aux mains à la fois des champions du gouvernement autoritaire (qu’il soit voulu comme “transitoire” ou autre…) et les ennemis sectaires de l’anarchisme.

construction_ruines

= = =

“Oui, c’est évident si on regarde les détails, alors que Marx tourne autour de Bakounine en théorie, ce furent en fait les prédictions de Bakounine qui s’avérèrent exactes. Bakounine a eu raison sur quelles classes feraient les révolutions et sur ce que serait vraiment une “dictature du prolétariat” dans la pratique. Plus tard, des commentateurs marxistes, typiquement, réfutèrent Bakounine, souvent de manière abrupte et arrogante, disant qu’il n’aurait pas dû avoir raison, mais ils n’ont que bien peu d’explications sur le pourquoi il a eu raison. J’ai passé un peu de temps sur les barricades, bien sûr pas autant que Bakounine, mais certainement plus que la plupart des intellectuels, je pense que je peux comprendre ça…”
~ David Graeber, 2020 ~

“Qu’est-ce que l’État ? C’est le signe achevé de la division dans la société, en tant qu’il est l’organe séparé du pouvoir politique: la société est désormais divisée entre ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. La société n’est plus un Nous indivisé, une totalité une, mais un corps morcelé, un être social hétérogène… »
~ Pierre Clastres ~

“Les deux grandes questions incontournables de l’anthropologie politique sont:

1- Qu’est-ce que le pouvoir politique, c’est à dire qu’est-ce que la société ?
2- Comment et pourquoi passe t’on du pouvoir politique non-coercitif au pouvoir politique coercitif, c’est à dire qu’est-ce que l’histoire ?”
~ Pierre Clastres, 1974 ~

= = =

Une vision du communisme anarchiste par un compagnon de la CNT du bâtiment (mars 2021) :

Le communisme libertaire est une pensée politique associant à la fois le communisme et l’anarchisme.

Le communisme, à ne pas confondre avec le parti communiste, est une pensée sociale visant l’abolition de la propriété individuelle et la mise en commun des moyens de productions.

Dans le secteur bâtiment par exemple, tous les travailleurs.ses seraient propriétaires des machines, des locaux utiles à la production et seraient responsables de la gestion des chantiers. Nous ne travaillerons plus pour un patron mais pour la société dans laquelle nous vivons. Nous mettrons donc en pratique l’autogestion, c’est à dire un fonctionnement sans hiérarchie, plus égalitaire, ou chacun.e pourrait donner son avis. Nous déciderons collectivement de notre temps, de nos horaires et de nos conditions de travail.

Il existe par ailleurs deux approches du communismes : le communisme autoritairequi pense nécessaire le maintient d’un État provisoire qui serait une « dictature du prolétariat ». Et le communisme libertaire qui vise l’abolition directe de l’État. Les deux ayant le même but mais pas les mêmes moyens pour y parvenir.

Le communisme libertaire pense les travailleurs.ses capables de s’organiser sans bureaucratie, par la mise en pratique de la démocratie directe. Ce qui nécessite un travail en amont, une réflexion individuelle et collective sur le travail sans patron pour ne pas reproduire les mêmes rapports de dominations. Alors que le communisme autoritaire pense obligatoire le maintient de structures détenant le pouvoir, dirigée par une avant-garde dite éclairée éduquant les travailleurs.

Dans l’idée communiste, l’abolition de la propriété individuelle ne signifie pas que tu ne pourras plus avoir ta propre maison ( par exemple ), simplement qu’elle sera à toi tant que tu en as l’usage. Tu ne pourras donc pas avoir plusieurs logements, si tu n’en as pas l’utilité. Autrement dit, les propriétaires ne pourront plus vivre de l’argent récolté par le simple fait de posséder un bien. Il en est de même pour les patrons propriétaires des moyens de production.

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

voter_agir

commune1a
Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

citation-jean-paul-marat.png

Fauci II le retour : Le nouveau livre de Robert F. Kennedy Jr sur l’origine du COVID 19: « Wuhan, the Cover-up » sortira début octobre 2022… Résistance 71 sera sur le coup pour une seconde série de traductions épisodiques…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, chine colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 5 juin 2022 by Résistance 71

WIV1
Chine, Pentagone et gain de fonction de virus chimériques

Le nouveau livre de Robert F. Kennedy Jr : “The Wuhan Cover-Up, How the US Officials Conspired with the Chinese Military to Hide the Origin of COVID-19” à paraître le 4 octobre 2022

Synopsis (reçu par courriel)

Traduit de l’anglais par Résistance 71

5 Juin 2022 

“Robert F. Kennedy Jr met au grand jour des décennies de mensonge”
Dr Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine —

 Les expériences sur le “gain de fonction” de virus sont faites pour développer de manière délibérée, des pathogènes coronavirus très virulents et facilement transmissibles dans le but déclaré de développer des vaccins préventifs pour les virus animaliers avant qu’ils ne passent à l’humain. Plus insidieuse encore est la nature de “double utilisation” de cette recherche, qui est spécifiquement dirigée vers le développement d’armes biologiques.

Le livre de RFK Jr “The Wuhan Cover-up” ou “Le maquillage de l’affaire de Wuhan” lève le rideau sur le comment le gouvernement des Etats-Unis a augmenté ses dépenses sur la biosécurité après les attaques terroristes de septembre 2001, emmené par son directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), le Dr Anthony Fauci. Celui-ci mit en marche un plan de transformation du NIAID en une de facto agence du ministère de la défense américain.

WIV_fauci
Fauci et le financement de Wuhan…

Alors que le dr Fauci poursuivit avec zèle la recherche sur le gain de fonction, les préoccupations montèrent chez certains scientifiques et hauts fonctionnaires au sujet de fuites accidentelles ou délibérées de ces virus modifiés en arme biologique de certains laboratoires, pouvant créer des pandémies mondiales. Un moratoire fut placé sur ces recherches, mais fidèle à lui-même, le dr Fauci trouva les moyens de continuer ses travaux sans être dérangé, faisant sous-traiter les plus controversées de ses expériences à l’étranger, en Chine, et en fournissant un financement fédéral (étatique) au Wuhan Institute of Virology (WIV) et à ses chercheurs sur le gain de fonction ce, en partenariat avec l’armée chinoise et le Parti Communiste Chinois (PCC).

Robert F. Kennedy Jr dont l’analyse de recherche est méticuleusement et rigoureusement sourcée, mène les lecteurs dans un stupéfiant voyage dans lequel ils apprendront sur :

  • Les organisateurs clef et les porte-flingues poussant la recherche du gain de fonction chimérique
  • La motivation du profit derrière cette recherche de gain de fonction
  • Les “virus chimériques” qui ont été fabriqués avec succès et qui peuvent infecter et tuer les humains
  • L’effort coordonné de réduire au silence toute spéculation sur la COVID19 fabriquée en laboratoire
  • La complicité des journaux et magazines scientifiques et de médecine pour cacher l’origine véritable de la COVID19
  • Le rôle du Wuhan IV dans le programme chinois de défense et de guerre biologique
  • Les relations entre les bureaucraties et les scientifiques de la santé, de l’armée et du renseignement avec leurs contre-parties chinoises
  • Le rôle de Bill Gates et Sir Jeremy Farr pour aider à orchestrer le maquillage de l’information chinoise à l’échelle mondiale

Le livre “The Wuhan Cover-up” révèle une conspiration sino-américaine de proportion épique et aux conséquences particulièrement létales.

= = =

Note de Résistance 71 : Ceci confirme ce que nous ressentons et disons depuis bien longtemps déjà, à savoir que la Chine non seulement fait partie du plan de Nouvel Ordre Mondial, mais qu’elle est, comme l’avait déjà plus qu’insinué David Rockefeller dans un éditorial du New York Times de 1971, le MODELE systémique à suivre pour le contrôle oligarchique du monde en une tyrannie / goulag planétaire. L’expérience in vivo très récente du confinement total de la ville de Shanghaï dans un absurde effort de “zéro COVID”, n’est pas en cela un hasard, c’est une répétition générale et une étude sur ce qui doit être mis en place à l’échelle planétaire. La Chine, depuis les deux guerres de l’opium du XIXème siècle est inféodée à la City de Londres et sa succursale de Wall Street plus récemment. Les flots financiers sont incessants et le grand capital règne en maître dans la plus grande zone de “capitalisme d’état” (en apparence) de la planète. Tout ceci est une mascarade, une illusion, la pseudo-rivalité Chine-Occident n’en est pas une, l’oligarchie anglo-saxonne contrôle la donne et le but est la destruction et la vassalisation , l’absorption de l’Europe et de la Russie, qui si alliées, changeraient la donne capitaliste à jamais. La guerre en Ukraine sert à cela : éloigner la Russie de l’Europe, la rapprocher de la Chine qui alors la tiendra par les couilles pour écluser ses stocks énergétiques. Le contrôle de la Russie ne sera pas militaire, car impossible, mais par la bande, en la rendant hyper dépendante de son commerce avec le voisin chinois qui lui, est tenu en laisse par la City… De plus, Poutine n’est pas éternel, là est le problème de toutes les figures de proue étatiques charismatiques. Comme seul Chavez pouvait faire du Chavez, Ahmadinejad pouvait faire de l’Ahmadinejad, seul Poutine peut faire du Poutine. Ceci n’a rien à voir avec une quelconque idôlatrie, le fait est que Poutine a sauvé la Russie de la destruction eltsienne oligarchique commanditée post-1991 et les Russes le savent fort bien.

Ce livre de RFK Jr lève un coin du voile sur la supercherie oligarchique, mais il ne descend pas encore assez profond dans le terrier du lapin blanc. C’est sans doute pour cela qu’il est encore en vie… Ceci dit, son travail et sa motivation sont irréprochables, Robert F. Kennedy Jr est sans aucun doute un héros des temps modernes. Honneur à lui !

Nous nous procurerons bien entendu ce livre et il y a de très grandes chances que nous procédions à la même opération de traduction / publication par épisodes avec PDF de synthèse à l’issue, que pour son livre “Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre mondiale contre la démocratie et la santé publique”. Le livre sera à disposition du public début octobre, nous essaierons de commencer le nouveau feuilleton RFK Jr COVID / Wuhan Chine en novembre courant.

A suivre donc.

WIV3
Font-elles du tricot ?…

WIV2
Contrôle des populations et coercition…
Chine : le Modèle !

L’imposture de la science des modèles informatiques : retour à l’escroquerie climatique après le bidouillage des prédictions COVID ou, quand l’oscillation pacifique de La Niña fait péter les plombs des modèles climatiques !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, écologie & climat, crise mondiale, documentaire, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 4 juin 2022 by Résistance 71

pacific-ocean-temperature
La couche de la surface océanique est une toute fine loupe d’eau
chaude superposée au glacial abysse…

Pas plus de réchauffement climatique anthropique que de beurre en branche…
~ Résistance 71 ~

« La réalité est inscrite dans les pierres et non pas dans des modèles basés sur des informations incomplètes… »

« La preuve que le CO2 ne pilote pas le climat est démontrée par les périodes glaciaires précédentes Les glaciations de l’ordovicien-Silurien (450-420 millions d’années) et du Jurassic-crétacé (151-132 millions d’années) se sont produites alors que le taux de CO2 atmosphérique était de respectivement de 4000ppm et environ 2000ppm […] La glaciation du carbonifère-permien il y a 360-260 millions d’années avait un contenu atmosphérique de CO2 de l’ordre de 400ppm soit quelques 15ppm de plus qu’aujourd’hui. […] clairement, un haut taux de CO2 dans l’atmosphère ne pilote en rien un réchauffement climatique et il n’y a aucune corélation entre la température globale et le taux de CO2 atmosphérique. Ceci n’a jamais été expliqué par ceux qui argumentent que les additions humaines de CO2 dans l’atmosphère produisent un réchauffement climatique. »
~ Ian Plimer, Ph.D en géologie, professeur université d’Adélaïde, 2009 ~

Le livre de Ian Plimer « Heaven ad Earth » (2009) a été traduit en français sous le titre « Ciel et Terre », à lire, c’est une mine d’or d’information scientifique sourcée

=*=*=*

votre-ignorance-est-leur-pouvoir.png

Encore La Niña ? Les modèles climatiques viennent juste de péter les plombs… Ceci n’est pas supposé être !

JoAnne Nova

31 mai 2022

Url de l’article original :
https://joannenova.com.au/2022/05/another-la-nina-climate-models-just-flummoxed-this-is-not-supposed-to-happen/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

L’angoisse et la confusion sont palpables — Une autre “méchante La Niña” ? “Il se passe quelque chose de bizarre”, “Ces Niñas ne savent pas quand elles doivent cesser”. Oh non !

Ceci ne sont pas les mots qu’on s’attendrait entendre de la bouche d’experts qui peuvent prédire à 97% le climat dans un siècle d’ici. La mauvaise nouvelle pour tous ces adeptes des modèles (science des modèles) est que le climat sur Terre semble être bien plus contrôlé par les oscillations pacifiques que par quoi que ce soit d’autre et qu’ils n’ont absolument aucune idée de ce qui dirige ce système et ses phases ; ils ne peuvent donc rien prédire à plus de quelques mois de distance et souvent ce n’est même pas le cas. Les plus chaudes des années chaudes sont celles du El Niño et les plus froides des années celles de La Niña et les plus grands modélistes que le-monde-ait-connu (NdT : turlututu chapeau pointu…) continuent d’avoir tout faux dans la panification de leurs barbecues estivaux. Les sécheresses, les inondations et les feux de forêts suivent le mouvement de la surface des eaux du plus grand des océans de la planète. A chaque fois que ces évènements se produisent, les modèles informatiques disent “changement climatique”, mais les modèles ne nous disent jamais ce qui va nous arriver à la même époque l’année prochaine.

Et donc nous voilà avec plein d’indices nous disant qu’il va y avoir une autre La Niña, une troisième de suite et Oh ! quelle grande déception ! Les afficionados des modèles pensaient qu’il y aurait plus d’El Niños, Ô grande reine du réchauffement global. Au lieu de cela, ces 40 dernières années, les phénomènes La Niña semblent avoir été bien plus communs. Les modèles ont eu tout faux !

Et cet échec est le Grand Mal.

Merde, le Pacifique est important !

Comme l’a si bien fait remarquer William Kinninmonth, les océans sont profonds de 4 km et la vaste majorité de l’eau est juste quelques degrés au dessus du point de congélation, ce même sous les eaux tropicales du Pacifique. Il y a tout un vaste et froid monde là dessous, et la fine pellicule d’eau chaude du dessus n’est juste qu’une très fine peau. Si cette fine couche chaude demeure, l’air du dessus peu se réchauffer, mais tout ce qu’il faut pour tout chambarder est un changement dans les courants marins dominants ou dans les vents dominants, ou qu’un nouveau magma sous-marin profond fasse éruption pour perturber la couche fine supérieure. Le gargantuesque grand bleu profond de 3 km d’eau salée froide et épaisse remonte rapidement et pompe la chaleur des cieux.

La faible et insipide vapeur d’eau du dessus ne fait pas le poids face à la vaste énergie des profondeurs.

Sur CBS NEWS:  Weather’s unwanted guest: Nasty La Nina keeps popping up

Il y a quelque chose de bizarre avec La Niña, cet évènement naturel puissant lié à l’augmentation des sécheresses et des feux de nature dans l’ouest des Etats-Unis et à plus d’ouragans dans l’Atlantique. Elle devient l’invitée indésirable de la météo de la nation et les météorologistes ont dit que la super sécheresse de l’ouest ne s’arrêtera pas tant que la Niña ne s’arrêtera pas.

Le redoublement de La Niña a établi un record de force le mois dernier et est prédite de rester pour un rare mais pas sans précédent troisième hiver de suite. Et ce n’est pas juste celle-là. Des scientifiques ont remarqué que ces 25 dernières années, le monde semble être sous l’influence de plus de La Niña qu’auparavant et ceci est juste à l’opposé de ce que leurs meilleurs ordinateurs et leurs modèles de simulations disent qu’il devrait se produire avec un changement climatique causé par l’humain.

“Elles (les Niñas) ne savent pas quand elles doivent partir.”, a dit Michelle L’Heureux, patronne du bureau de prévision de la NOAA pour la Niña et son plus fameux opposé : El Niño.

Ce son que vous entendez là, c’est le son des prévisions à long terme qui craquent l’élastique de leur slip:

Une analyse statistique d’Associated Press des Niñas d’hiver montrent qu’elles avaient pour habitude de se manifester environ 28% du temp de 1950 à 1999, mais ces 25 derniers hivers, elles se sont manifestées près de 50% du temps. Il y a une toute petite chance que ceci soit par hasard, mais si La Niña est toujours là cet hiver qui vient, comme prévu, ceci poussera les chiffres au delà de la ligne de marge signifiante, qui est clef en science, dit L’Heureux. Sa propre analyse montre que les conditions de La Niña se produisent beaucoup plus souvent ces 40 dernières années. D’autres nouvelles études montrent des schémas concordants.

Le véritable problème est que ceci n’est qu’une de bien des choses que les modèles informatiques prédisent faussement et à l’encontre d’autres petites choses, ceci ne peut pas être ajusté pour “cadrer dans le moule désiré”.

Ce qui inquiète un bon nombre de scientifiques est que leurs modèles de simulation climatique de référence qui tendent à prédire des conditions au dessus du reste du monde, prédisent plus d’El Niños et non pas plus de Niñas et ceci cause une cassure dans la communauté climatique sur ce qu’il faut croire, d’après le scientifique du climat de Columbia University Richard Seager et le spécialiste des ouragans du MIT Kerry Emanuel.

Une troisième année sèche pour l’Amérique orientale serait mauvaise en bien des points. Imaginez simplement comme il aurait été utile pour tout le monde si les modèles climatiques avaient fonctionné et auraient pu dire aux managers de barrages, aux agriculteurs et aux responsables des eaux et forêts, en 2019 que les trois prochaines années seraient sèches ? Ceci aurait eu une valeur de milliards de dollars, mais au lieu ce ça, la “science” du climat est une secte politiquement sous influence et prisonnière, qui rejette toutes idées alternatives, exile les hérétiques et ignore les influences du soleil, de la lune et des évènements spatiaux d’influence, la boule de magma sur laquelle nous nous tenons et ces gugusses prétendent que la seule chose importante et d’influence est un certain gaz émis, entre autre, par votre voiture.

Et ils savent tout cela. Ils sont en train d’effacer ce qu’ils savaient: NASA hides page saying the Sun was the primary climate driver, and clouds and particles are more important than greenhouse gases

NdT : traduction du titre de l’article ci-dessus : “La NASA cache une page disant que le soleil est le principal moteur du climat et que les nuages et particules sont plus importants que les gaz à effet de serre”

Quelques liens de l’article (en anglais…) :

Space-weather  La “météo spatiale” peut changer le climat de la planète

Lire notre page « Escroquerie Réchauffement Climatique Anthropique »

Le grand climatologue français Marcel Leroux : à lire et diffuser sans modération…
« Le réchauffement climatique anthropique est un mythe »

poster3

Guerre planifiée contre la Russie : les programmes militaires secrets ukrainiens patronnés par le Pentagone (Thierry Meyssan)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 1 juin 2022 by Résistance 71

AmAzNazflag

Les programmes militaires secrets ukrainiens

Thierry Meyssan

31 mai 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article217091.html

En 2016, les États-Unis se sont engagés à armer l’Ukraine pour qu’elle livre et gagne une guerre contre la Russie. Par la suite, le ministère de la Défense US a organisé un programme de recherche biologique en Ukraine, puis d’énormes quantités de combustibles nucléaires ont été secrètement transférées dans le pays. Ces données modifient l’interprétation de cette guerre : elle n’a pas été voulue et préparée par Moscou, mais par Washington.

Tout au long de cette série d’articles, commencée un mois et demi avant la guerre en Ukraine, j’ai développé l’idée que les Straussiens, le petit groupe des adeptes de Leo Strauss au sein des administrations US, planifiait un affrontement contre la Russie et la Chine. Cependant, dans le dixième épisode de cette série, je relatais la manière dont le régiment Azov est devenu le pilier paramilitaire des bandéristes ukrainiens en faisant référence à la visite que lui rendit le sénateur John McCain, en 2016 [1]. Or celui-ci n’est pas un Straussien, mais a été conseillé par Robert Kagan lors de sa campagne électorale présidentielle de 2008, un penseur central parmi les Straussiens [2], même s’il a toujours prudemment nié son appartenance à cette secte.

LA PLANIFICATION DE LA GUERRE CONTRE LA RUSSIE

Une vidéo, filmée lors de la visite de John McCain en Ukraine en 2016, a refait surface. On y voit le sénateur accompagné par son collègue et ami, le sénateur Lindsey Graham, et par le président ukrainien Petro Poroshenko. Les deux États-uniens se déplacent en mission sénatoriale. Mais McCain est aussi le président de l’IRI (International Republican Institute), la branche républicaine de la NED (National Endowment for Democracy). On sait que l’IRI a animé une centaine de séminaires pour les responsables des partis politiques ukrainiens classés à droite, y compris pour les bandéristes. Les sénateurs s’adressent à des officiers du régiment Azov, la principale formation paramilitaire bandériste. Cela ne doit pas surprendre. John McCain a toujours soutenu que les États-Unis devaient s’appuyer sur les ennemis de leurs ennemis quels qu’ils soient. Ainsi, il a publiquement revendiqué ses contacts avec Daesh contre la République arabe syrienne [3].

Dans cette vidéo, les sénateurs Lindsey Graham et John McCain assurent que les États-Unis donneront toutes les armes nécessaires à leurs interlocuteurs pour qu’ils parviennent à vaincre la Russie.

Cette vidéo, je le répète, a été enregistrée six ans avant l’entrée de l’armée russe en Ukraine. Les deux sénateurs investissent leurs interlocuteurs d’une mission. Ils ne les considèrent pas comme des mercenaires que l’on paye, mais comme des proxys qui se battront pour le monde unipolaire jusqu’à la mort.

Peu après, le président Porochenko, qui avait assisté à cet entretien en tenue de combat, modifia l’écusson de ses services secrets, le SBU. Il s’agit désormais d’une chouette tenant un glaive dirigé contre la Russie avec la devise « Le sage régnera sur les étoiles ». Il est clair que l’appareil d’État ukrainien se préparait à la guerre contre la Russie pour le compte des États-Unis.

Trois ans plus tard, le 5 septembre 2019, la Rand Corporation organisait une réunion à la Chambre des représentants US pour leur expliquer son plan : affaiblir la Russie en l’obligeant à se déployer au Kazakhstan, puis en Ukraine et jusqu’en Transnistrie [4].

J’ai longuement expliqué dans deux articles précédents [5] que les États-Unis et le Royaume-Uni ont récupéré à la fin de la Seconde Guerre mondiale de nombreux dirigeants nazis et les bandéristes ukrainiens pour les dresser contre l’URSS. Ils ont materné ces fanatiques dès la disparition de celle-ci pour les utiliser contre la Russie. Restait à explorer la manière dont ils les ont armés.

LE PROGRAMME BIOLOGIQUE MILITAIRE UKRAINIEN

À partir de 2014, l’État ukrainien a débuté plusieurs programmes militaires secrets. Le premier et le plus connu est sa collaboration avec le Pentagone dans 30 laboratoires différents. Selon les États-Unis, ce programme visait à détruire les armes biologiques que l’Union soviétique avait fabriquées et entreposées en Ukraine. C’est évidemment peu probable car on ne voit pas, 31 ans après l’indépendance et 8 ans après le début de ce programme, pourquoi il en resterait encore. Au contraire, selon la Russie, le Pentagone faisait sous-traiter par l’Ukraine des recherches sur des armes interdites par la Convention sur l’interdiction des armes biologiques de 1972. Sur la base de documents saisis lors de son opération spéciale, elle affirme notamment que des expériences ont été menées à leur insu sur des malades mentaux à l’hôpital psychiatrique n° 1 (Streletchyé, région de Kharkov) et qu’un agent tuberculeux a été manipulé pour infecter la population du district de Slavianoserbsk (République populaire de Lougansk). Ou encore que ces laboratoires menaient « des expériences extrêmement dangereuses visant à renforcer les propriétés pathogènes de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles en recourant à la biologie de synthèse ». Un autre projet concerne les chauves-souris en tant que vecteurs de transmission d’agents de guerre biologiques potentiels, tels que la peste, la leptospirose, la brucellose, les filovirus ou les coronavirus.

Ces accusations gravissimes ne sont toujours pas clairement réfutées ou établies. La séance que la Russie avait convoquée à ce sujet au Conseil de sécurité des Nations unies, le 11 mars 2022 [6], n’a rien donné. Après avoir nié, la sous-secrétaire d’État, la Straussienne Victoria Nuland (et épouse de Robert Kagan), a déclaré lors d’une audition au Sénat US, le 8 mars 2022 : « L’Ukraine a… des installations de recherche biologique. Nous craignons que les troupes russes ne tentent d’en prendre le contrôle. Nous essayons donc, avec les Ukrainiens, de nous assurer que ces matériaux de recherche ne tombent pas entre les mains des forces russes si elles se rapprochent ». Malgré ces incohérences, les Occidentaux ont fait bloc derrière Washington, accusant Moscou de mentir. À leurs yeux, il est tout à fait normal que des États disposent de collections de ces maladies afin de les étudier, leur présence ne doit pas être interprétée comme destinée à fabriquer des armes. Les laboratoires ukrainiens sont régulièrement surveillés par l’OSCE (organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) [7]. Il n’en reste pas moins que cette interprétation ne permet pas de comprendre les propos de Madame Nuland et ne rend pas compte de catastrophes comme, par exemple, l’épidémie de grippe porcine qui a tué 20 soldats ukrainiens en janvier 2016 et à contraint 200 autres à être hospitalisés

L’ambassadeur russe, Vassili Nebenzia, a notamment dénoncé des recherches sur la transmission de maladies dangereuses par des ectoparasites comme les poux et les puces. Il a rappelé que des expériences similaires avaient « été menées dans les années 40 par la tristement célèbre Unité 731 de l’armée japonaise, dont les membres se sont réfugiés aux États-Unis pour échapper à la justice ». L’unité 731, c’est l’équivalent japonais du service du Dr Josef Mengele à Auschwitz.

Comme si cela ne suffisait pas, Monsieur Nebenzia s’est interrogé sur le transfert de plusieurs milliers d’échantillons de sérum sanguin de patients d’origine slave, d’Ukraine à l’Institut de recherche Walter Reed de l’armée US. Des recherches, selon lui, visant sélectivement des groupes
ethniques spécifiques comme celles que le Dr. Wouter Basson mena pour l’Afrique du Sud de l’apartheid et Israël durant sa période coloniale contre les noirs et les arabes (« Coast Project »).

L’administration de l’Onu a botté en touche, assurant tout ignorer de ce programme et renvoyant aux mesures de confiance prévues par le Traité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir qu’elle avait eu connaissance de l’existence de ce programme, mais en ignorait les détails. Elle a confirmé par écrit à l’agence Reuters qu’elle avait « fortement recommandé au ministère ukrainien de la Santé et aux autres organismes responsables de détruire les agents pathogènes à haut risque afin de prévenir toute fuite potentielle » [8]. La presse chinoise, quant à elle, évoque des expériences visant à transformer des insectes en cyborgs afin de féconder ou de stériliser des cultures (Opération « Insects Allies »).

Ces expériences militaires, quelles qu’elles soient, ont été commandées indirectement par le Centre national de Renseignement médical (National Medical Intelligence Center) via l’Agence de la Défense pour la réduction des menaces (Defense Threat Reduction Agency — DTRA) et la société US Rosemont Seneca Technology Partners (RSTP). Cette dernière a été fondée par Hunter Biden et Christopher Heinz, respectivement fils du président Joe Biden et beau-fils de John Kerry [9]. Tous les résultats de ces recherches ont été envoyés au laboratoires biologiques militaires de Fort Detrick qui ont autrefois joué
un rôle de premier plan dans le programme d’armes biologiques des États-Unis.

Comme l’a souligné le représentant chinois au Conseil de sécurité : « Toute information ou piste sur des activités biologiques militaires doit susciter une grande attention de la part de la communauté internationale (…) Les États-Unis disent qu’ils sont pour la transparence. S’ils estiment que ces informations sont fausses, ils n’ont qu’à fournir les données pertinentes et apporter des éclaircissements afin que la communauté internationale puisse se prononcer à ce sujet ».

Selon les Nations unies, si les Etats-Unis ont fourni régulièrement des rapports sur leurs activités biologiques dans le cadre de la Convention sur l’interdiction des armes biologiques, l’Ukraine n’en a jamais déposé [10]

La Russie a pris plusieurs mesures. D’abord elle a détruit avec précaution les conteneurs de 26 de ces laboratoires ukrainiens (4 autres ont échappé à l’armée russe). Ensuite, elle a invité ses alliés de l’OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) à surveiller les accords qu’ils avaient pu passer avec les États-Unis. L’Arménie et le Kazakhstan ont mis fin à ces recherches. Enfin, les membres de l’OTSC ont interdit l’accès de tout personnel de Défense étranger dans leurs laboratoires.

LE PROGRAMME NUCLÉAIRE MILITAIRE UKRAINIEN

Venons-en maintenant au plus problématique parce qu’il y a bien plus grave encore. Lors de son indépendance, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine ont hérité d’une bonne partie du système d’armes nucléaires soviétiques. Ces trois nouveaux États signèrent le Mémorandum de Budapest, en 1994, avec les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. Les trois Grands s’engageaient à garantir leurs frontières tandis que les trois petits s’engageaient à transférer toutes leurs armes nucléaires à la Russie et à respecter le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Ce mémorandum est souvent évoqué par ceux qui veulent souligner la duplicité russe qui, après l’avoir signé, l’aurait violé. Ce n’est pas exact puisque le mémorandum prévoit que chacun des trois Grands sera relevé de sa promesse de non-intervention en cas de « légitime défense ou d’une autre manière conforme aux dispositions de la Charte des Nations Unies ». Or, la Russie a officiellement reconnu les républiques du Donbass après que l’État ukrainien a refusé d’honorer sa signature des Accords de Minsk et que son armée a bombardé le Donbass durant 8 ans.

Entre 2014 et 2022, l’Ukraine demanda quatre fois une renégociation du Mémorandum de Budapest. Finalement, le président Volodymyr Zelensky déclara lors de la réunion annuelle de la Conférence sur la Sécurité de Munich, le 19 février 2022 : « Moi, en tant que président, je le ferai pour la première fois. Mais l’Ukraine et moi-même le faisons pour la dernière fois. Je lance des consultations dans le cadre du Mémorandum de Budapest. Le ministre des Affaires étrangères a été chargé de les convoquer. Si elles ne se reproduisent pas ou si leurs résultats ne garantissent pas la sécurité de notre pays, l’Ukraine sera en droit de penser que le Mémorandum de Budapest ne fonctionne pas et que toutes les décisions globales de 1994 sont remises en question » [11].

Remettre en question « toutes les décisions globales de 1994 », cela ne peut pas vouloir dire autre chose que reprendre des armes nucléaires. Par conséquent la position du président Zelensky peut être résumée comme suit : laissez-nous réprimer les séparatistes du Donbass ou nous rétabliront notre programme nucléaire militaire. Il est à noter que les principaux dirigeants de l’Alliance atlantique étaient présents ou représentés dans la salle. Pourtant aucun n’a protesté devant l’annonce d’une violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Commentant ce discours, le président russe, Vladimir Poutine a déclaré : « la seule chose qui manque [à l’Ukraine] c’est un système d’enrichissement d’uranium. Mais c’est une question technique, et pour l’Ukraine ce n’est pas un problème insoluble ».

Les services de renseignements russes étaient informés que l’Ukraine avait un programme militaire nucléaire. Nous ignorons ce qu’ils savaient précisément de ce programme.

L’Argentin Rafael Grossi, qui dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique, a incidemment déclaré, le 25 mai au Forum de Davos, que l’Ukraine avait entreposé 30 tonnes de plutonium et 40 tonnes d’uranium enrichi dans sa centrale de Zaporijjia et que son agence se demandait ce qu’ils étaient devenus.

Or la centrale de Zaporijjia était un des objectifs de l’armée russe qui l’a investie le second jour de son opération spéciale, le 26 février. Un incendie a été déclenché dans un laboratoire adjacent lors d’un accrochage russo-ukrainien, le 4 mars. On avait alors dénoncé l’irresponsabilité de l’armée russe. À l’évidence, il s’agissait de tout autre chose ainsi que l’avait déclaré Moscou. La Russie avait commencé le transfert de ces combustibles et des forces spéciales ukrainiennes ont tenté de les en empêcher.

Le plutonium est vendu entre 5 000 et 11 000 $ le gramme. 30 tonnes achetées au prix coûtant, cela représente 150 milliards de dollars. Le prix de l’uranium dépend de son degré d’enrichissement. À moins de 5 %, il ne peut être utilisé qu’à usage civil et doit atteindre au moins 80 % pour un usage militaire. Ignorant son degré d’enrichissement, on ne peut évaluer son prix. La saisie par la Russie de ce stock non-déclaré rembourse probablement l’ensemble des sanctions prises contre elles.

L’information dont nous disposons soulève plusieurs questions : depuis quand l’Ukraine, qui avait cédé à la Russie tous ses stocks de l’époque soviétique, détient-elle ces matériaux ? D’où viennent-ils et qui les a payés ? Subsidiairement : quel est le taux d’enrichissement de l’uranium et qui l’a enrichi ?

À ces questions, la presse russe en ajoute une autre : quelle est la fiabilité de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui a maintenu cette information secrète jusqu’à la semaine dernière ?

Au vu de ces éléments, il convient de réviser l’accusation commune selon laquelle la Russie serait responsable de cette guerre.

Notes :

[1] « Israël abasourdi par les néo-nazis ukrainiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2022.

[2] « Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 mars 2022.

[3] « John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 août 2014. « John McCain a admis être en contact permanent avec l’Émirat islamique », Réseau Voltaire, 19 novembre 2014.

[4Overextending and Unbalancing Russia, James Dobbins, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz, Brent Williams, Rand Corporation, April 2019. Voir aussi les détails du plan dans Extending Russia : Competing from Advantageous Ground, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz & Brent Williams, Rand Corporation, May 25, 2019.

[5] « L’alliance du MI6, de la CIA et des bandéristes » et « Ukraine : la Seconde Guerre mondiale ne s’est jamais terminée », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 et 26 avril 2022.

[6] « Conseil de sécurité, 8991ème séance », Nations Unies S/PV.8991, 11 mars 2022.

[7] « OSCE Projects on Biological Safety and Security in Ukraine », OSCE, 2022.

[8] « EXCLUSIVE : WHO says it advised Ukraine to destroy pathogens in health labs to prevent disease spread », Jennifer Rigby & Jonathan Landay, Reuters, March 11, 2022.

[9] « EXCLUSIVE : Hunter Biden Bio Firm Partnered With Ukrainian Researchers ‘Isolating Deadly Pathogens’ Using Funds From Obama’s Defense Department », Natalie Winters & Raheem J. Kassam, The National Pulse, March 24, 2022.

[10Taux global des soumissions des rapports MDC. Nations unies.

[11] « Discours de Volodymyr Zelensky à la 58e Conférence de Munich sur la sécurité », par Volodymyr Zelensky, Réseau Voltaire, 19 février 2022.

aiglevsour

Ukraine_neo-nazis
Pas de nazis en Ukraine on vous dit… merde !

Espagne 1937 : Analyse politique de terrain du groupe anarchiste des amis de Durruti sur la priorité à la révolution sociale…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 29 mai 2022 by Résistance 71

los-amigos_de_durutti1

Texte du groupe Los amigos de Durruti (1937)

NÉCESSITÉ D’UNE JUNTE* RÉVOLUTIONNAIRE

Dans l’éditorial du numéro précédent, nous établissions la nécessité qu’il est absolument indispensable de posséder une théorie révolutionnaire pour pouvoir exercer l’influence décisive dans la rue. Et nous affirmions que la C.N.T. et la F.A.I. ne surent pas tirer l’esprit révolutionnaire des journées de juillet et de mai parce qu’elles manquaient de cette précision théorique que notre groupement proposa.

Un des aspects que nous considérions les plus importants de cette conception qui consiste à tirer des enseignements au lendemain des journées de rue, est celui qui a rapport à la défense de la révolution.

Nous, militants de la C.N.T. et de la F.A.I. qui nous groupons dans les « Amis de Durruti », nous croyons que nécessairement on doit veiller à la pureté des principes révolutionnaires durant les jours fiévreux de l’agitation insurrectionnelle, et nous sommes complètement convaincus que, durant une période plus ou moins longue, on doit exercer une tutelle qui consiste à acheminer et diriger le rythme de la révolution dans la direction qui se manifeste toujours dans les premiers instants.

Les révolutions créent dans toutes les grandes commotions sociales de nouveaux organismes qui sont revêtus de fonctions spécifiques. Dans le cours de l’année écoulée, nous trouvons des exemples probants que ces organismes nés des entrailles des nouveaux temps, eurent un remarquable esprit d’innovation. Mais les erreurs commises furent telles que de ces organismes qui auraient pu situer la « nouvelle Espagne » sur un plan de rénovation, au bout de douze mois d’une lutte sanglante, deviennent l’armature bureaucratique qui est l’expression exacte de l’étape antérieure au 19 juillet.

La coûteuse expérience vécue nous incline à nous affirmer pour l’indiscutable nécessité d’orienter le peuple dans les instants insurrectionnels et les moments qui suivent immédiatement le choc violent. Acceptant cette thèse, on doit concrétiser la manière d’édifier cet organisme dirigeant et défenseur de la révolution.

Les formes étatiques, avec leur engrenage compliqué, ont complètement échoué. La machine étatique asphyxie, et finit par créer de nouvelles promotions de privilégiés et de défenseurs de quelques améliorations qui appartiennent à un nombre restreint d’individus. Il est nécessaire, pour le bon fonctionnement de la société naissante, d’avoir une formule plus souple qui permette de remplir loyalement les fonctions sociales inhérentes au nouveau temps.

La constitution d’une junte révolutionnaire est une prémisse inévitable. Cette junte sera constituée par une représentation véritable des travailleurs qui descendirent dans la rue les armes à la main. Seuls, les hommes des barricades peuvent défendre la révolution, et ce sont les seuls qui ne vendront ni ne trahiront les fruits du triomphe.

Du mouvement de juillet, nous devons tirer la conclusion que nous devons anéantir les ennemis de la révolution sans pitié. Ne pas l’avoir fait fut une erreur capitale que nous venons de payer chèrement. Cette mission de caractère défensif sera le rôle de la junte révolutionnaire qui doit être inexorable avec les groupements adversaires.

La durée de la tutelle que doivent exercer les travailleurs révolutionnaires dépendra du temps que mettra à se consolider le nouvel état de choses. Mais ce dont on doit se préserver, c’est que par sentimentalisme, par lâcheté, par incapacité ou par confusionnisme, on tombe de nouveau dans les déviations qui ont fait échouer pour le moment un passé plein d’espérance qui s’est changé en une inconnue de plus.

L’importance de la constitution d’une junte révolutionnaire est formidable. Il n’est point besoin d’épiloguer davantage. C’est la résultante d’une série d’échecs et de désastres. C’est la rectification catégorique de la ligne suivie jusqu’à l’heure actuelle.

En juillet, se créa un comité antifasciste1 qui ne répondait pas à l’envergure de cette heure sublime. Comment pouvait se développer l’embryon issu des barricades, avec un coude à coude des amis et des ennemis de la révolution ? Le comité antifasciste n’était pas par sa composition la représentation de la lutte de juillet.

Il est nécessaire de canaliser les désirs violents qui se manifestent dans la rue, et si on permet qu’on les falsifie dans les premiers moments, il est sûr que dans les instants suivants, la dégénérescence qui s’était manifestée dans les formes premières se continuera.

Il n’y a aucun doute que si dans les commencements se maintient une expression rigide et inaltérable, la révolution atteindra la limite pour laquelle tant de vies furent sacrifiées.

En outre, il existe une couche déterminée de la population qui, quoiqu’elle tende à s’adapter à chaque état nouveau, le fait par simple instinct de conservation. Ces individus se trouvent dans les syndicats et sur les lieux de travail. On doit qualifier cette couche de la population de « divorces de la révolution », et on ne peut leur concéder aucune représentation dans les nouveaux organismes et encore moins peut-on confier des responsabilités à ceux qui sont des ennemis déclarés.

Pour les raisons qui précèdent, nous sommes partisans de ce que dans la junte révolutionnaire participent seuls les ouvriers des villes et des champs et les combattants qui dans les instants décisifs de la lutte se sont manifestés comme des paladins de la révolution sociale. Si l’on tient compte de ce rapport de valeurs révolutionnaires, on n’assistera pas à nouveau au spectacle d’une victoire gagnée par les travailleurs et dont la classe opposée tire le bénéfice.

Le groupement « Les Amis de Durruti » qui sut faire une critique exacte des journées de mai, sentit, dès ce moment, la nécessité de la constitution d’une junte révolutionnaire telle que nous la concevons et croyons indispensable pour défendre la révolution des attaques des couches qui, sans aucun doute, poignarderont les conquêtes qu’il faudra tôt ou tard reprendre les armes à la main.

El Amigo del Pueblo n° 6, 12 août 1937

Source :
Guerre de Classe 
http://guerredeclasse.fr/2022/05/24/necessite-dune-junte-revolutionnaire/

al-amigo-del-pueblo-durutti
De Marat à Durruti : « L’ami du peuple »

(*) NdR71 : Attention à ce mot “junte”. Dans le langage politique bien souvent galvaudé surtout lorsque les mots ont une origine étrangère, on parle de “junte” pour une dictature militaire à la Pinochet ou Videla ce qui n’est bien sur pas faux, mais en espagnol, puisque le mot français de “junte” vient du mot espagnol “junta”, ce mot veut dire “conseil” ou “comité”. Ce que nous appelons une junte en français se dit “junta militar” en espagnol ou “junte militaire”, c’est à dire qu’il faut y mettre le qualificatif de “miitaire”. Il en va de même pour le mot russe “soviet” qui veut dire “conseil” au sens d’assemblée politique. Le slogan “Tout le pouvoir aux soviets” voulait dire “Tout le pouvoir aux conseils ouvriers” et non pas à un parti quelconque. Donc, lorsque l’El Amigo del Pueblo appelle, en 1937, à la création d’une junte révolutionnaire, il parle de “conseil révolutionnaire” et non pas d’une dictature militaire, le texte est explicite, mais le titre en français peut prêter à confusion. Il n’y a pas de confusion sémantique en espagnol. Le mot “junta” aurait dû être traduit par “conseil” ou “comité” en français…

A lire également sur Résistance 71 : Abel Paz, entretien avec Durruti sur le peuple en arme

=*=*=*

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

===

Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

tract_los_amigos_de_durutti
Travailleurs !
Un conseil révolutionnaire – Fusillons les coupables.
Désarmement de tous les corps armés.
Socialisation de l’économie.
Dissolution des partis politiques qui ont agressé
la classe laborieuse.
Ne cédons pas la rue. La révolution avant tout.
Nous saluons nos camarades du P.O.U.M qui ont
fraternisé avec nous dans la rue
VIVE LA REVOLUTION SOCIALE…
A BAS LA CONTRE-REVOLUTION !

rebellion

slogan-r71

Karmapolis (Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique with tags , , , , , on 27 mai 2022 by Résistance 71

Merlin1

« Hannal nathrar ouwassbethud doriel diembhe ! »
~ Merlin ~

« Être illuminé, c’est être éveillé, toujours, à la réalité totale dans sa grande différence immanente, en être conscient et pourtant demeurer dans une condition de survie animale, penser et ressentir comme un humain. Notre but est de découvrir que nous avons toujours été là où nous le devions. Malheureusement, nous nous rendons la tache particulièrement difficile… »
~ Aldous Huxley ~

« Le paganisme n’a pas encore inventé de lois, seulement des vertus. Pas de confrérie de prêtres, pas de théologie ou de métaphysique ou de morale, mais un chamanisme universel dans lequel personne n’atteint une véritable humanité sans une vision…
Le sorcier est un simple Réaliste : le monde est réel, mais alors la conscience doit aussi être réelle puisque ses effets sont si tangibles. […]
La sorcellerie ne brise aucune loi de la nature, car il n’y a pas de Loi Naturelle, seulement la spontanéité de natura naturans, le tao. La sorcellerie brise, viole les lois qui cherchent à enchaîner ce flot, les prêtres, les rois, les mystiques, les scientifiques et les marchands gardiens du dogme, tous étiquettent le sorcier d’ennemi, car il menace le pouvoir (fictif) de leur mascarade, de leur mensonge, la force de tension de leur toile illusoire. »
~ Hakim Bey ~

Religion et spiritualité sont deux choses totalement différentes… Sentir le souffle du dragon, l’apprivoiser pour le chevaucher… Quelques éléments de compréhension dans le texte chamanique de Zénon ci-dessous pointant le chemin post étatico-marchand. Sous le texte original, le superbe PDF réalisé par Jo.
~ Résistance 71 ~

Karmapolis

À la mémoire d’Alain Gossens.

« Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n’en rêve votre philosophie. »
Shakespeare – Hamlet

J’aimerais vous parler du jour inévitable où s’effacera la raison. Ce moment de la vie où, devant la disparition de tous nos acquis et présupposés, l’effilochement progressif de l’univers de certitudes dans lequel nous nous sommes laissés enfermer, nous abdiquons enfin toute rationalité pour ouvrir la porte à l’inconnu. Nous observons alors les choses d’un regard neuf. Et pour la première fois depuis le commencement de notre existence : nous voyons.

Nous percevons les êtres non plus seulement sous leur forme physique, mais aussi leurs couleurs et ondulations énergétiques. Nous contemplons le chatoiement particulier de chaque pensée, chaque intention ou désir qui les anime, et découvrons encore, ébahis, la flottaison dans l’atmosphère qui nous environne d’entités tout aussi réelles que nous le sommes, bien que dénuées d’organisme.

Pareille expérience ne relève pas de l’hallucination ni ne résulte d’une quelconque prise de substance, mais peut devenir à chacun le fruit d’un long et patient travail d’activation de nos capacités en sommeil.

De toutes les espèces peuplant notre planète, beaucoup naissent et meurent avant même que nous n’ayons eu l’occasion de les découvrir. Il en va ainsi également de la plupart de ce qui vit hors de notre champ de perception ordinaire. Les instruments de mesure nous permettent d’affirmer l’existence des rayons infrarouges et ultraviolets ou des ultrasons, bien que leurs gammes de fréquences soient étrangères à nos sens. Tout ce qui compose le vide apparent de notre univers n’est que longueurs d’ondes se répercutant à l’infini du plus minuscule atome jusqu’au tourbillon des galaxies.

De même qu’il existe une chaîne alimentaire sur le plan terrestre, nous nourrissons sans cesse de nos émotions et de nos pensées des entités immatérielles apparues sur le plan astral bien avant notre ère, au moment du développement de la conscience individuelle, ou ego. Leur existence nous est intimement liée, car ces êtres, surnommés « prédateurs » par les chamans ou « archontes » par la gnose antique, se sustentent en permanence des énergies que nous consacrons à entretenir l’illusion du « moi », cette paroi auto-réfléchie par le mental et servant de façade entre l’Être véritable et l’Univers avec lequel nous ne sommes qu’un.

Ces créatures se délectent des égrégores religieux, politiques, militaires ou sportifs. Elles s’ingénient à cultiver en nous les instincts les plus grégaires afin de faciliter les récoltes massives d’énergie. Elles nous inculquent un attachement immodéré à tout ce qui peut mener à un sentiment d’appartenance, car c’est ainsi qu’elles entendent nous posséder.

Nos vibrations les plus basses, qu’elles soient de souffrance, de peur, d’envie ou de haine, constituent leurs mets privilégiés. Aussi ces entités nous entretiennent-elles dans la plus douloureuse condition intérieure pour nous soutirer le plus de substance vitale possible. Les expériences traumatiques, qu’elles soient individuelles ou collectives, participent au grand festin, à la grande moisson quotidienne que ces prédateurs ou archontes réalisent. Telle est entre autres la raison des rituels pratiqués par les loges noires des puissants de ce monde : notre sueur, notre sang et nos larmes sont la monnaie d’échange leur offrant un pouvoir presque absolu sur la matière.

Bien que nous soyons les proies de ces créatures, il existe un moyen de nous soustraire à leur emprise. Il s’agit de la connexion à notre double spirituel ; non plus cet écran mental où nous projetons notre représentation des choses, mais l’étincelle de lumière immuable à travers laquelle la perception intuitive nous est révélée. Cette reconnaissance de notre être éternel est réalisable par l’action de la glande pinéale, le sixième chakra représenté par l’Œil d’Horus ou par le Tilak sur le front des Hindous. Elle se produit naturellement à l’instant de notre venue au monde, à chaque fois que nous rêvons ainsi qu’au moment du passage dans l’au-delà.

Il est également possible d’atteindre cet état de conscience en demeurant lucide, au prix d’une pratique assidue et de beaucoup de persévérance. Mais celui-ci se manifeste à tous quoique de manière fugace, par exemple sous forme d’impressions de « déjà-vu », ou par les pressentiments plus ou moins nets d’évènements à venir. Ceux-ci résultent de brèves rencontres entre l’être incarné et son double intemporel, pour qui tout a lieu sur un plan simultané. Le temps, comme l’espace, est relatif à cette dimension. Une illusion basée sur la perception du mouvement dans la matière, et dont la mesure est d’ailleurs donnée par les rotations terrestres. Ce qui explique les talents de divination des maîtres dans l’art de vivre reliés aux plans spirituels.

La première étape de ce processus est de parvenir à faire cesser ce perpétuel monologue intérieur par lequel nous entretenons notre idée de nous-mêmes et du monde. Car celui-ci nous limite aux frontières étroites de nos croyances. Il nous faut atteindre l’intuition à l’état pur, antérieure à toute interprétation de l’intellect. Apprendre à mourir et renaître, puis mourir de nouveau jusqu’à se débarrasser de toute notion et de tout souvenir. Alors s’ouvre à nous la sensation des mondes subtils : ceux que nous percevions enfants, avant que l’éducation et la société nous apprennent à devenir de faux adultes.

Derrière le voile des apparences, nous entrons en interaction avec l’esprit de l’eau et des éléments, captons les énergies des minéraux et des plantes. Nous comprenons le langage des animaux et découvrons la profondeur avec laquelle leur regard nous pénètre. Il nous devient enfin possible de deviner les contours sombres ou lumineux des formes-pensées dispersées au vent par les êtres incarnés ou immatériels.

Exercer cette faculté permet d’apprendre à se mouvoir dans les sphères supérieures, où tout est lié et où n’existe aucune distinction entre « intérieur » et « extérieur ». Ceci offre également l’opportunité de reconnaître l’origine des influences, la nature et la puissance des courants, le potentiel absolument sans limite des intentions télépathiques ou encore les répercussions sur la matière de chacune de nos pensées… L’expérience implique une responsabilité toujours plus grande à mesure que s’élargit l’horizon de notre conscience.

Cette pratique confère encore une plus grande aptitude à différencier nos propres élans de ceux qui nous sont communiqués à notre insu. À reconnaître en nous-mêmes l’œuvre des prédateurs et à la chasser hors du champ de notre volonté. Cet effort est nécessaire à la préservation de notre énergie vitale sur le plan physique, mais davantage encore pour éviter le danger de se laisser envahir et littéralement absorber par des forces maléfiques au niveau psychique.

Faire au cours de l’incarnation l’expérience de la mort à soi-même est la pierre angulaire de la délivrance. L’on cesse alors de s’identifier à l’ego pour vivre pleinement dans l’être. On se déleste de tout attachement, de toute passion ou vanité. On respire tranquillement l’éternité chaque seconde. On devine la permanence dans l’éphémère. Et l’on sanctifie de tout notre amour les indénombrables merveilles de la création. Enfin, surmonter la mère de toutes les peurs nous rend inaccessibles à toutes les menaces, à tous les chantages, au chant de toutes les sirènes vendeuses d’espoir et permet de devenir véritablement libres et souverains.

À l’heure où de plus en plus de personnes alimentent l’égrégore d’une guerre mondiale, il devient plus important que jamais de considérer que du point de vue spirituel, celle-ci a commencé depuis l’aube des temps, et que notre époque est sur le point d’en connaître le dénouement : soit qu’elle aboutisse à notre disparition pure et simple, soit qu’elle voie s’accomplir notre émancipation réelle et définitive.

Rien ne se manifeste dans la matière qui n’ait été auparavant acté sur le plan psychique. Nous en faisons tous au quotidien l’expérience individuelle. Il en va rigoureusement de même au niveau collectif. Quoiqu’il advienne : ne laissons rien ni personne nous aliéner l’extraordinaire pouvoir créateur de notre esprit.

Notre espèce est à la croisée des chemins de son histoire. Nous ne survivrons guère plus longtemps au matérialisme des siècles écoulés. Car nous sommes infiniment plus que la simple enveloppe à laquelle notre intellect et la science nous ont limités. Nous sommes à la fois enfants de la glaise et poussières d’étoiles. Une vibration nouvelle est à l’œuvre et nous invite à redécouvrir notre vraie nature sous les oripeaux de nos identités. Prêtons attention à ce murmure qui nous traverse, et nous fera demain nous joindre à l’éternelle symphonie des univers. Toutes nos croyances nous apparaîtront comme fétus de paille. Nous nous retrouverons dans la nudité des premiers jours, sortis une fois pour toutes de la caverne pour enfin vivre en pleine lumière.

Zénon – mai 2022

Le texte en PDF :

Zenon_Karmapolis

rebellion

Injections expérimentales OGM à ARNm anti-COVID : les effets secondaires néfastes sur les femmes enceintes (Dr James Thorp)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 19 mai 2022 by Résistance 71

BigPharma1

Bien comprendre une chose : le but de cette escroquerie COVID19 est… la dépopulation planétaire à court et moyen termes. Ne pas voir les injections OGM à ARNm comme des « remèdes », mais comme un outil eugéniste, un sécateur de vies humaines…
~ Résistance 71 ~

Un médecin, le Dr James Thorp, parle des effets secondaires des injections ARNm anti-COVID sur les femmes enceintes

Epoch Time

5 mai 2022

source de l’article en français:
https://www.epochtimes.fr/jai-cours-deux-dernieres-annees-precedent-medecin-parle-effets-secondaires-vaccin-covid-femmes-enceintes-2015206.html

Le Docteur James Thorp est un médecin de 68 ans qui a publié de nombreux articles. Gynécologue obstétricien expert en médecine materno‑fœtale, il pratique depuis plus de 42 ans.

Lors d’une interview pour Epoch Times, le médecin a affirmé qu’il examinait chaque année 6 000 à 7 000 patientes enceintes à haut risque. Parmi ces femmes, il a constaté de nombreuses complications dues aux vaccins Covid.

« J’ai vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de complications chez les femmes enceintes, chez les mamans et chez les fœtus, les enfants, la progéniture », a expliqué le Dr Thorp, « mort du fœtus, fausse couche, mort du fœtus dans le ventre de la maman ».

« Ce que j’ai vu ces deux dernières années est sans précédent. »

Il a constaté une augmentation du nombre de morts fœtales et d’issues défavorables de la grossesse associées à la vaccination contre le Covid‑19. Il est impossible de quantifier ces répercussions étant donné que les médecins et les infirmières ont été bâillonnés à partir septembre 2021, comme l’indique la publication « Patient Betrayal : The Corruption of Healthcare, Informed Consent and the Physician‑Patient Relationship » [Trahison des patients : corruption du système de santé, consentement éclairé et relation médecin‑patient, ndt.](pdf).

Au début du mois de janvier, la FDA (Food and Drug Administration) a reçu l’ordre de divulguer son premier grand lot de documents relatifs aux essais cliniques de Pfizer sur le Covid. À ce jour, près de 10 000 pages sur environ 450 000 ont été rendues publiques.

Entre le premier jour du déploiement du vaccin Pfizer‑BioNTech, le 1er décembre 2020, et le 28 février 2021, 1 223 décès et 42 086 événements indésirables ont été signalés à Pfizer.

Parmi les effets indésirables, ceux qui touchaient les femmes enceintes étaient alarmants. Les documents indiquent 274 événements indésirables liés à la grossesse, dont 75, soit 27 %, jugés « graves ».

« Ont été signalés 49 événements cliniques sans gravité et 75 graves survenus chez les mères vaccinées. Les événements liés à la grossesse rapportés pour ces cas ont été encodés comme suit : avortement spontané (25 cas), contraction utérine pendant la grossesse, rupture prématurée des membranes (1 cas), avortement (1), avortement manqué et mort fœtale (1). Autres événements cliniques survenus dans plus de 5 cas. Maux de tête (33), douleur sur le site de vaccination (24), douleur aux extrémités et fatigue (22), myalgie (16) et pyrexie (16), frissons (13), nausée (12), douleur (11), arthralgie (9), lymphadénopathie (7) et inefficacité du médicament (7), douleur thoracique (6), vertiges et asthénie (6), malaise (5) et Covid‑19 (5) », peut‑on lire dans un des documents Pfizer auparavant confidentiels (pdf).

Le site Web des Centres américains de contrôle de prévention des maladies (CDC) recommande les vaccins Covid pendant la grossesse pour « prévenir les formes graves de la maladie et le décès chez les femmes enceintes ».

Tout comme l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG), selon lequel il est « vivement [conseillé] que les femmes enceintes soient vaccinées contre le Covid‑19 ». Selon l’ACOG, la vaccination complète des femmes enceintes devrait être une « priorité ».

Le Dr Thorp rappelle que tout le monde n’a pas forcément été vacciné dès l’apparition des vaccins.

« Ils n’ont pas tous été administrés [dès le 1er décembre 2020]Tous les lots qui ont été envoyés ont été congelés sur place, puis administrés progressivement au cours d’une période de huit semaines. »

La quantité de vaccins BioNTech expédiés dans le monde entier à l’époque a été expurgée dans le document Pfizer.

« Pourquoi ont‑ils supprimé ces informations ? Elles nous auraient donné des renseignements inestimables pour obtenir le numérateur et le dénominateur exacts. »

Dans le document Pfizer qui analyse les effets indésirables au 28 février 2021, le tableau intitulé « Vue d’ensemble » indique qu’il y a eu 29 914 cas d’événements indésirables touchant des femmes, 9 182, des hommes et 2 990 cas sans aucune donnée. Sur l’ensemble, le document indique que 19 582 cas « ont récupéré ou sont en voie de guérison », 11 361 « n’ont pas récupéré au moment du rapport » et 1 223 événements ont été « fatals ».

covidmort

L’ancien vice‑président de Pfizer avait lancé plusieurs alertes

Michael Yeadon est un vétéran des grandes entreprises pharmaceutiques, avec 32 ans d’expérience dans ce secteur. Il a pris sa retraite auprès de Pfizer alors qu’il occupait le poste de recherche le plus élevé.

« Le 1er décembre 2020, nous avons exposé en détail une série de préoccupations toxicologiques mécanistes qui, selon nous, étaient raisonnables, jusqu’à preuve du contraire », a déclaré le Dr Yeadon à Epoch Times.

« Parmi celles‑ci, les impacts négatifs sur la conception et la capacité à mener une grossesse à terme étaient prévisibles.

« Il est important de noter qu’aucun de ces agents génétiques n’avait fait l’objet de ce que l’on appelle la ‘toxicologie de la reproduction’. Plus d’un an après, cette série de tests sur les animaux n’a toujours pas été effectuée. Il n’y avait donc et il n’y a toujours pas de données qui permettent de garantir la sécurité pendant la grossesse ou la phase précédant la conception. »

Le Dr Wolfgang Wodarg et le Dr Yeadon ont exposé en détail les préoccupations relatives à cette question : la protéine spike du virus encodé dans les vaccins était liée dans une faible mesure à la syncytine qui joue un rôle crucial durant la grossesse.

À l’époque, le Dr Yeadon avait espéré que ses préoccupations seraient prises en compte. Il avait assisté à la tragédie causée par la thalidomide soixante ans auparavant, un sédatif qui entraînait des malformations congénitales.

« Au cours de l’année 2021, j’ai trouvé deux autres éléments de preuve qui rendaient beaucoup plus probable l’existence d’effets indésirables des ‘vaccins’ Covid‑19 sur la grossesse.

« Quelqu’un a apparemment essayé d’écarter nos préoccupations en procédant à des tests pour mettre en évidence le problème particulier que nous avions signalé en décembre 2020. Hélas, ils n’ont fait que renforcer nos inquiétudes. Nous avions envisagé le risque suivant : en réagissant au segment synthétique de la protéine spike du virus, le système immunitaire des femmes pourrait aussi produire une réponse immunitaire à sa propre protéine placentaire, c’est exactement ce qui a été rapporté dans l’article préimprimé.

« En se basant sur cette unique préoccupation, tous ces produits expérimentaux dans leur catégorie auraient dû être totalement contre‑indiqués chez les femmes avant la ménopause. »

cobaye

Les produits ARNm s’accumulent dans les ovaires

Autre problème que le Dr Yeadon n’avait pas remarqué initialement :

« Les produits ARNm (Pfizer et Moderna) pourraient s’accumuler dans les ovaires.

« Une demande de renseignements à l’Agence japonaise des médicaments a révélé que l’accumulation du produit dans les ovaires a bien eu lieu à l’occasion d’expériences sur des rongeurs. J’ai écumé la littérature médicale sur ce sujet spécifique et j’ai trouvé une revue publiée en 2012, qui mettait explicitement l’accent sur des preuves attestant que les préparations de nanoparticules lipidiques  s’accumulent effectivement dans les ovaires et peuvent représenter un risque pour la reproduction non évalué chez l’homme. Il s’agissait d’un problème bien connu des experts dans ce domaine. »

Une étude réalisée en 2012 révèle qu’après des tests sur différentes espèces de souris et de rats de laboratoire, « une forte accumulation locale de nanoparticules, de nanocapsules et de nanoémulsions dans des zones spécifiques des ovaires a été constatée chez tous les animaux. »

Se référant à l’étude, le Dr Yeadon a déclaré pour Epoch Times « Les auteurs énoncent des contre‑vérités. Ils déclarent quelque chose comme ‘il n’y a pas eu d’augmentation des anticorps anti‑syncytine‑1’.

« Mais non, c’est faux. Leurs données montrent clairement qu’ils sont 2,5 fois plus élevés après la vaccination et évidemment statistiquement significatifs (en pratique leur portée semble confirmée par le taux de fausses couches).

« Ce qu’ils ont fait est malin. Ils ont défini un niveau totalement arbitrairement qu’ils ont inscrit sur un tableau et en dessous duquel ils prétendent que rien ne compte. Leur affirmation ne repose sur aucune preuve. En réalité, au cours du débat, ils ont avoué que nous ne savons rien de l’impact en pratique des anticorps. »

L’ancien vice‑président de Pfizer estime que l’industrie pharmaceutique « savait assurément », depuis 2012, que les nanoparticules lipidiques s’accumuleraient dans les ovaires des femmes vaccinées.

« Personne dans l’industrie ou dans les grands médias ne peut prétendre ‘qu’ils ignoraient les risques [que cela posait] pour une grossesse réussie’. »

Une nanoparticule lipidique est une membrane liposoluble qui transporte l’ARN messager, selon les explications du Dr Thorp.

« D’après les données dont nous disposons, il semble qu’il y ait une concentration de nanoparticules lipidiques, qui sont de très, très petites particules, qui se trouvent dans le produit vaccinal injecté dans le braspuis la grande majorité d’entre elles sont dispersées dans la totalité du corps.

« Elles semblent se concentrer dans les ovaires, elles semblent traverser toutes les barrières créées par Dieu dans le corps humain, la barrière hémato‑encéphalique, la barrière placentaire au cours de la grossesse, la circulation sanguine du fœtus, tous les tissus fœtaux à l’intérieur de l’utérus, la barrière hémato‑encéphalique du fœtus, le bébé dans l’utérus. C’est très inquiétant », a‑t‑il noté, car les ovules sont en nombre limités chez les femmes. Ils pourraient être « exposés à une nanoparticule lipidique toxique potentiellement destructrice. »

Ancienne présidente de l’American Holistic Medical Association, le Dr Christiane Northrup est gynécologue obstétricienne depuis plus de 30 ans. Elle a également siégé au conseil d’administration de l’association dans les années 1980 et au début des années 1990.

Elle a confié à Epoch Times au mois d’octobre dernier : « Les femmes sont affectées par ces vaccins.

« Les femmes ont des saignements. Les médecins de notre région pratiquent des hystérectomies sur des jeunes femmes, des trentenaires, ils disent : ‘Oh, ce n’est pas inhabituel’. Laissez‑moi vous dire, en tant que gynécologue diplômée, que c’est très inhabituel. Les règles des femmes sont complètement chamboulées… J’ai créé un groupe Facebook composé de milliers de femmes pour discuter de ces problèmes. Il a été supprimé. »

Mme Northrup a ajouté plus tard : « Ma profession s’est souvent illustrée par le fait qu’elle adoptait des traitements qui résultaient ensuite sur des désastres : par exemple, le thalidomide, qui a entraîné des malformations des membres sur des centaines de bébés, le stérilet Dalkon, présenté comme une méthode de contraception de choix pour les femmes qui n’ont jamais eu d’enfants, et qui a rendu des centaines d’entre elles stériles suite à une infection. Et bien sûr, il y a le DES (diéthylstilbestrol) qui a été administré à des milliers de femmes pour traiter les nausées de grossesse. Il a entraîné des anomalies dans le système de reproduction des descendants masculins et féminins, dont la stérilité. »

Pfizer et Moderna n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

Source: Epoch Times

= = =

Lire notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

CoVax1