Archives de décembre, 2013

Réalité climatique et science réelle: Le cycle solaire 24…

Posted in actualité, écologie & climat, politique et lobbyisme, réchauffement climatique anthropique, science et nouvel ordre mondial with tags , , , , , on 31 décembre 2013 by Résistance 71

Et en ce moment même, une expédition scientifique partie en antarctique pour étudier le « réchauffement climatique anthropique » et la fonte des glaces, est bloquée par ces glaces depuis Noël et en plein été austral, là et quand cela ne devrait pas se produire… Au 30 décembre, une troisième expédition pour tenter de les dégager par voie de mer a échoué et rebroussé chemin. Les scientifiques, politiques et membres d’équipage seront évacués par hélicoptère. On attend avec impatience leurs « conclusions » sur la fonte des glaces…

— Résistance 71 —

 

Le soleil “se retourne” tandis que ses pôles magnétiques se renversent

 

RT

 

31 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/sun-upside-down-flip-990/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le soleil a entrepris “un renversement complet de ses champs magnétiques” avec ses pôles nord et sud changeant de place alors que cela marque la moitié du Cycle Solaire 24.

Un renversement des pôles magnétiques du soleil est un grand évènement en soi”, dit le professeur Tony Phillips de la NASA dans une déclaration sur le site internet de l’agence spatiale. “Les champs magnétiques du soleil s’affaiblissent, arrive à zéro puis réémerge avec une polarité opposée. Ceci est une partie très particulière du cycle solaire,” a dit le physicien de l’université de Stanford Phil Scherrer. Alors qu’il semblerait que l’évènement pourrait avoir des répercussions catastrophiques pour la galaxie, ses effets sont en fait plus subtiles, interférant essentiellement avec l’exploration spatiale. “Les rayons cosmiques sont un grand danger pour les astronautes et les sondes spatiales et quelques chercheurs disent que cela pourrait affecter la densité des nuages et le climat sur terre,” a dit Phillips.

Les aurores boréales et australes vont devenir plus lumineuses, plus fréquentes et plus visibles maintenant que l’évènement est arrivé à son stade final. Le processus a été long et constant, le physicien Todd Hoeksama a dit à Metro: “C’est comme une marée et ses mouvements montant et descendant. Chaque petite vague amène un petit peu plus d’eau et éventuellement vous obtenez la renverse totale.” Scherrer a expliqué plus tôt ce mois-ci que “le pôle nord du soleil a déjà changé de signe, tandis que le pôle sud fait la course pour rattrapper.” L’impact du processus a été très lointain. “Le domaine de l’influence magnétique du soleil (aussi connue sous le nom d’héliosphère) s’étend des milliards de kilomètres au delà de Pluton. Les changements des champs de polarité ont un effet propagatoire jusqu’à la sonde Voyager, qui est à la porte de l’espace interstellaire (aux confins de notre système solaire)”, a expliqué Phillips.

La NASA a diffusé une visulalisation du comment ce processus se produit (cf animation dans l’article original en anglais). Commencée en 1997 et se terminant en 2013, elle montre le vert (polarité positive) devenant mauve (polarité négative). Ce cycle solaire 24 a été perçu comme étant très imprévisible. D’abord il a été retardé d’un an, avec une activité très lente jusqu’en 2009. Ceci incita les astronomes à changer une prédiction de pic de 2012 à 2013. Les scientifiques disent que le cycle est déjà parmi les plus faibles rapportés et que si la tendance continue, la Terre pourrait bien entrer dans un nouveau Petit Age Glaciaire.

Espionnage, contrôle des populations et Nouvel Ordre Mondial: La saga de la NSA continue…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2013 by Résistance 71

La NSA intercepte des achats d’ordinateurs portables en ligne pour y installer des logiciels espions

 

29 décembre 2013

 

url de l’article:

http://dprogram.net/2013/12/29/the-nsa-intercepts-laptops-purchased-online-to-install-malware/

article connexe:

http://www.presstv.ir/detail/2013/12/29/342674/nsa-installing-spy-malware-on-laptops/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(TheWire) – 

D’après un article du magazine allemand Der Spiegel sur l’équipe de super-hackers de la NSA, l’agence d’espionnage intercepte des objets électroniques achetés en ligne (sur internet) avant qu’ils ne soient délivrés à leurs acheteurs pour y installer des logiciels ,des malware et autres outils d’espionnage.

La division de la Tailored Access Operation (TAO) de la NSA (NdT: qu’on pourrait traduire par la division d’ “opération d’accès ciblé” ) est responsable  des plus grosses opérations de hacking qui ont été divulguées cette année, ainsi l’article du magazine Der Spiegel est un regard spécial sur les méthodes et la folie totale derrière cette équipe de tordus de la NSA. Lorsque le téléphone portable d’un leader d’une nation est envahi, “hacké” par la NSA, la division TAO en est responsable. Ils sont les hackers qui peuvent avoir accès à toutes les informations de tout le monde où que ce soit sous quelques conditions que ce soit.

Les hackers du TAO peuvent tracer vos mouvements numériques à distance en exploitant des faiblesses dans la sécurité des systèmes opérateurs, comme Windows par exemple (NdT: sans compter du fait que ces plateformes ont été construites à dessein avec ces faiblesses qui peuvent ainsi être constamment exploitées par les agences d’espionnage gouvernementales ou privées, tout en dédouannant les entreprises responsables qui se réfugient toujours derrière le “Oh, désolé de l’erreur, on va l’arranger…” pour ouvrir une autre backdoor à côté…), qui est un des favoris du TAO à exploiter. Mais quand de nouvelles stratégies d’invasion à distance ne fonctionnent pas, alors la NSA emploie les moyens d’antan. Les hackers les plus talentueux de la NSA ne travaillent pas toujours derrière des écrans d’ordinateur. Parfois, une cible se doit d’être physiquement interceptée pour que la NSA puisse recueillir les infos. Dans ces cas précis, TAO attend que la cible commande de nouveaux gadgets électroniques en ligne. Quand leur système de surveillance les alerte que la cible X vient d’acheter un nouvel ordinateur portable sur internet, le TAO intercepte le colis d’envoi et l’ordinateur est livré à la NSA. Ils ouvrent le packet, installent les nouveaux logiciels, malwares sur l’ordinateur de la cible puis ils réempaquettent l’ordinateur et le réexpédient vers son destinataire.

Si une personne, entreprise ou agence ciblée commande un nouvel ordinateur ou des accessoires, par exemple, TAO peut alors détourner la livraison vers ses propres ateliers secrets. La NSA appelle cette méthode “interdiction”. Dans ces “stations de chargement”, les agents ouvrent le paquet précautionneusement afin de charger les outils espions dans les objets électroniques ou même installent des composants harware qui peuvent fournir un accès furtif via backdoors a l’agence d’espionnage. Toutes les étapes suivantes peuvent être ensuite effectuées depuis un ordinateur à distance. Ces petites interférences dans l’envoi de paquets sont parmi les “opérations les plus efficaces” des hackers de la NSA, un document secret relate tout ceci avec grand enthousiasme. Cette méthode, continue la présentation, permet à la TAO d’obtenir un accès aux réseaux “dans le monde entier”. Et vous vous demandez pourquoi votre commande Amazon prend tant de temps à arriver ?

Mais habituellement, l’équipe adhère aux méthodes de hacking de la nouvelle école, comme l’utilisation d’un système compliqué appelé QUANTUM, qui focalise sur les réseaux sociaux qu’une cible fréquente souvent comme Facebook, Yahoo, Twitter et YouTube afin de gagner un accès à distance de leur ordinateur. Lorsque l’équipe a fait suffisamment de surveillance et est prête à frapper, le système QUANTUM de TAO va alerter les hackers lorsqu’une cible essaie de visitier un site particulier. Si le travail de TAO est fait correctement, le système se dépêche d’intercepter la demande d’information de la cible et va au lieu de cela injecter le système opérateur de la cible avec un malware / outil espion. Pour certaines raisons Linkedin est particulièreemnt efficace pour cela:

La technique peut littéralement être une course entre les serveurs, une course qui est ainsi appellée dans le jargon interne de l’agence de renseignement: “attente pour l’initiation par le client  d’une nouvelle connexion”, “Shoot!” et “espérons vaincre la réponse serveur-client”. Comme dans toute compétition, parfois la surveillance furtive de l’agence et de ses outils sont “trop lents pour gagner la course”. Le plus souvent, ils sont effectifs. Les implants avec QUANTUMINSERT, spécifiquement lorsqu’utilisé en connexion avec Linkedin, ont maintenant un ratio de succès au-delà de 50%, d’après un document interne.

Parfois les hackers du TAO ont besoin d’aide, alors ils vont sur l’unique “catalogue de commande” d’outils d’invasion électronique, qui peut avoir accès à tout système informatique auquel vous pouvez rêver. Vos mesures de sécurité n’ont aucune importance. Les hackers de la NSA ont les outils pour craquer des systèmes créés par Cisco, Western Digital, Huawei ou toute autre firme de cybersécurité. Personne n’est à l’abri.

Source: The Wire

Résistance politique: Démonter le christianisme pour démonter le colonialisme…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 30 décembre 2013 by Résistance 71

Aucune décolonisation, restitution et réconciliation n’est possible sur le continent des Amériques, dans les anciens pays colonisés et en Océanie, sans une répudiation inconditionnelle de la « doctrine raciste chrétienne de la découverte » sanctifiée par les bulles papales du XVème siècle Romanus Pontifex et Inter Caetera…

Pas à pas, nous y arrivons, les nations autochtones le clâment depuis bien longtemps, notre soutien à leur cause n’est pas identitaire, mais humanitaire, il en va simplement du futur de l’humanité. La doctrine chrétienne raciste et suprémaciste de la découverte a été étroitement imbriquée dans les systèmes légaux d’Amérique du Nord, du sud et des nations colonialistes d’Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande), ainsi annuler la base légale, fera immanquablement effondrer le système pseudo-légal de la propriété territoriale des états colonialistes ; ce faisant retirer le tapis sous les pieds du colosse impérialiste aux pieds d’argiles…

Le moment de vérité approche…

— Résistance 71 —

 

C’est la saison de la décolonisation du christianisme

 

Nahnda Garlow

 

24 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/opinions/columns/scone-dogs-seed-beads/tis-season-decolonization-christianity/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Que savez-vous du tout premier Noël ? Peut-être avez-vous entendu l’histoire de la bible:  un ange, une femme enceinte, quelques bergers avec des ânes et des rois mages venant en chameau, le tout se terminant dans une étable en Israël, regardant ce petit bébé garçon. Une image confortable avec un message pour l’humanité: Un sauveur est né.

Il ne sera pourtant pas le cadeau qu’espérait le peuple d’Israël. Il fut persécuté, capturé, torturé et tué par la dictature religieuse de son temps a cause du message controversif qu’il transportait avec lui. Message qui dit en substance ceci: “croyez-moi, cette religiosité bloque la voie de dieu”.

Il diffusa son message sur la terre, fut crucifié par la dictature religieuse et ses adorateurs zèlés (NdT: selon la légende…), pourtant il ressuscita miraculeusement trois jours plus tard, remplissant la promesse faite à savoir qu’il y a de l’espoir à suivre sa parole, la vie éternelle au paradis. (NdT: toujours selon la légende…)

Cette histoire est racontée à toutes les sauces, mais c’est un message auquel on s’accroche par exemple lorsqu’un proche disparaît. Vous les reverrez un jour au paradis et il n’y aura plus de larmes, plus de lutte, plus de douleur.

Pourtant le christianisme occidental a une telle mauvaise histoire envers l’humanité que vous ne pouvez pas dire grand chose au sujet de Jésus et de Noël dans la sphère publique sans vous retrouver réduit au silence ou sévèrement censuré. Dans un vaillant effort de sauver l’économie, voici le chevalier Dollar sur son cheval blanc, champion de Noêl. Il semble que le plus récent capitaliste Noël trouve jésus, la mangeoire et tout le reste un petit peu embarrassant, oserai-je dire tabou. A moins que ce ne soit cadré dans le contexte noir et blanc d’un film des années trente, alors c’est romantique.

Ce week-end j’essayais de trouver du papier d’emballage et aucun rouleaux n’avait des chameaux ou les rois mages dessus. Aucune carte chez les détaillants importants ne représentait même de loin la mangeoire de Noël. J’ai même quasiment pas vu d’anges ; en fait cette année, la mode de la décoration du sapin est papillons et rubans colorés. Pas de mal à cela, c’est pas jésus non plus.

Il semble que dans une tentative de divertir l’attention de l’oppression et des abus en tous genres que l’église a infligé à l’humanité, ils ont opté pour “dé-jésuifier” Noël et le renommer “la saison du don”. Noël est devenu de manière fort utile, un délice pour consommateurs ego-maniaques pour que nous puissions avancer comme soi-disants de braves gens bien propres sur eux se tenant la main, chantant à la lueur des bougies et nous dépêchant d’ouvrir nos cadeaux le plus vite possible.

Où est parti Jésus ? et qu’est-ce que c’est que tout ce coton sur mes yeux ??

Ceux qui ont deux sous de bon sens peuvent voir que le message du Christ et les actions de l’église ne sont pas sur la même longueur d’onde. Mais vous ne pouvez pas et ne devriez pas effacer le contexte chrétien de Noël et le remplacer avec de la consommation effrenée, espérant que les problèmes vont juste finir par disparaître. C’est le vieux truc d’appâter et de remplacer. D’abord, enlevez Jésus, ensuite remplacez-le avec des cadeaux aussi vite que possible et espérez que tout le monde sera trop occupé pour s’en apercevoir. Dans le même temps, des heureux à travers la nation gobent hameçon, ligne et bouchon avec, le tout en chantant “Joyeux Noël !”

Ongwehonwe (NdT: Peuples natifs des Amériques en langue Mohawk) mordent aussi à l’hameçon. Nous savons que l’église est responsable de l’abus de nos enfants, nous savons que l’église est responsable du génocide contre les nations indigènes dans le monde. De plus, nous, ongwehonwe, savons que l’église n’a pas pris d’actions drastiques pour faire ce qu’elle aurait dû faire, faire amende honorable du passé et rejeter le mandat assimilationniste. Il n’y a aucun cadeau qui peut nous distraire de cette vérité fondamentale.

Malheureusement, il y a un leadership trompé et vocal dans les églises des nations autochtones qui continue de convertir les peuples indigènes à un modèle spécial de christianisme occidental. C’est une église mal informée, qui condamne le peuple traditionnel, les danses culturelles et le concept de nation indigène comme une dégénérescence spirituelle. Peut-être que la pire offense de toutes dans cette communauté, mis à part la mauvaise interprétation de la bible, est la pratique forcenée de pousser les gens à l’opposé de la résistance politique et vers la passivité et la soumission aux puissances de ce monde ; tout cela avec l’espoir que cela leur donnera une meilleure chaise à la table lorsqu’ils se retrouveront au “paradis”. Bien sûr cette version du paradis sera pleine de rideaux dorés, de gros fauteuils en bois avec rembourage en velours écarlate où ils côtoieront un Jésus Christ blond aux yeux bleus. Mais pas de plumes, pas de danses et alors surtout pas de tambours !

Quelle est la dure vérité ici ? Malheureusement, nous ne verrons sans doute jamais le Christ si nous regardons vers l’église chrétienne pour l’exemplifier. De la même manière, vous ne pouvez jamais connaître les peuples autochtones du Canada si vous ne regardez que la loi sur les Indiens (Indian Act) qui les définit (au regard de la nation). Il semble donc que la décolonisation n’est pas seulement nécessaire pour les communautés autochtones et les peuples d’Amérique du Nord (et du sud), mais aussi pour les esprits et les institutions de l’humanité entière. Il semble que le véritable message originel de Jésus soit toujours vrai: “Croyez-moi braves gens, cette religiosité bloque la voie vers dieu.”

Les peuples autochtones des Amériques nous mettent en garde… depuis plus de 500 ans !

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 30 décembre 2013 by Résistance 71

Les peuples amérindiens mettent en garde sur la destruction de la Terre-Mère

 

Vicky Pelaéz

 

6 décembre 2013

 

url de l’article:

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-les-peuples-amerindiens-mettent-en-garde-sur-la-destruction-de-la-terre-mere-121807189.html

 

 

La Terre n’appartient pas à l’homme,

c’est l’homme qui appartient à la Terre

(Sagesse amérindienne).

 

Il est de ces événements internationaux que la presse mondialisée s’efforce de passer sous silence ou simplement d’occulter afin d’éviter qu’ils ne se propagent et perturbent l’agenda des multinationales, qualifiées de « club international des banquiers et des guerriers » par l’écrivain Eduardo Galeano. Leur dessein est de contrôler non seulement la vie humaine, mais aussi la nature. C’est ainsi qu’est passé inaperçu le « 5e Sommet continental », qui s’est tenu récemment dans le territoire autochtone La Maria dans le département du Cauca en Colombie, terre de la communauté indigène Nasa, où 4 000 représentants indigènes du continent américain ont formulé des propositions pour la défense de la Terre-Mère et ont exprimé leur rejet du modèle économique néolibéral dominant.

Les chefs de plus de 40 ethnies – parmi lesquelles, les Emberá, les Wayuu, les Guaraní, les Mapuche, les Arauco, les Machiguenga – ont exigé un arrêt des signatures de Traités Bilatéraux d’Investissement (TBI) et d’Accords de Libre Échange (TLC) qui créent des politiques d’expropriation de ressources naturelles et des règles permettant le pillage des biens et des cultures des peuples. Les communautés amérindiennes s’inquiètent de la décision prise par quatre pays d’Amérique latine (Chili, Colombie, Mexique et Pérou) de signer l’Accord de Partenariat Trans-pacifique (TPP en anglais) avec les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Vietnam, la Malaisie, Singapour et Brunei.

Le TPP, qui se négocie à huis clos et à l’initiative du gouvernement de Barack Obama, est qualifié de « cheval de Troyes corporatiste » ou de « NAFTA (accord de libre-échange nord-américain : États-Unis, Canada, Mexique) élevé aux stéroïdes », car il fait prévaloir les intérêts des multinationales sur les intérêts nationaux des pays signataires. Bien entendu, cet accord répond aux règles d’un marché libéralisé à l’extrême, mais, selon ses créateurs, multiplierait par deux le volume des exportations nord-américaines, harmoniserait les lois environnementales des pays signataires en fonction des intérêts des entreprises, et modifierait les standards de sécurité alimentaire.

De plus, les multinationales prendront en charge la sécurité sociale, les fonds de pension et les mutuelles, restreignant le recours aux médicaments génériques, entre autres, comme le montre l’exemple du Guatemala : après que le pays a signé l’accord de libre échange États-Unis / pays d’Amérique Centrale (ALEAC), la vente de génériques a été interdite, faisant grimper immédiatement de 20% le prix des médicaments. Une des causes du coup d’État de 2009 au Honduras fut précisément la décision de l’ex-président Manuel Zelaya de conclure un accord avec Cuba afin de faire baisser le prix des médicaments. Les 4 000 représentants amérindiens ont exprimé un NON ferme et définitif à ces pratiques et exhortent leurs gouvernements à préserver la souveraineté de leurs pays en cessant de conclure des accords de libre-échange.

Les participants au Sommet Continental ont farouchement rejeté le recours aux cultures transgéniques de la multinationale Monsanto sur les territoires indigènes du continent et ont appelé en Colombie à l’abrogation de la résolution 9.70 du traité de libre-échange avec les États-Unis. Cette loi interdit l’usage par les agriculteurs de semences naturelles et les contraint à n’utiliser que les « semences certifiées ». Autrement dit, les 14 millions de paysans colombiens sont dans l’obligation d’utiliser exclusivement des semences transgéniques stériles produites par Monsanto, Cargill, DuPont, Dow Chemical Co. et par plusieurs autres entreprises. Selon Carlo Petrini, le pape de la gastronomie et de l’alimentation, à l’heure actuelle, « 80% des semences de la planète appartiennent à 5 multinationales ». Selon le spécialiste, quand l’industrie aura mis la main sur la totalité de la production, ce sera la mort des paysans et des agriculteurs.

Les peuples indigènes d’Amérique latine, à l’instar de tous les hommes de conscience, s’opposent au projet des multinationales de faire de la nature une marchandise, elles qui en sont déconnectées, alors que, comme l’explique Eduardo Galeano « les cultures amérindiennes la vivent de l’intérieur », et la considèrent comme partie intégrante de leur propre existence. Ils se rendent parfaitement compte que le système actuel mondialisé réunit les conditions idéales pour la destruction de l’environnement, et comme l’affirme Carlo Petrini, « produit un gâchis jamais vu dans toute l’histoire de l’humanité, il n’a aucun respect pour les traditions, il détruit les peuples et confisque l’avenir ».

Selon ce spécialiste, affirmer que « ces vingt dernières années, on a utilisé plus de produits chimiques qu’au cours des 120 années qui ont précédé » n’est pas une révélation. Les peuples amérindiens réunis en Colombie s’inquiètent du modèle prédateur et d’exploitation irrationnelle qui « met en péril la vie et la survie de l’ensemble des êtres vivants de la planète ». Les récentes critiques émises par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) des Nations Unies au gouvernement argentin confirment les inquiétudes exprimées lors du Sommet. Le déboisement, les engrais chimiques, le soja transgénique et les mines à ciel ouvert « ont contraint les peuples indigènes à abandonner leurs terres », de plus l’utilisation de pesticides chimiques a « affecté la santé de ces communautés », comme le dit le rapport, qui conclut que le modèle agricole actuel porte atteinte à l’agriculture indigène.

Les peuples amérindiens sont extrêmement conscients de la situation, eux qui alertaient déjà il y a plusieurs décennies sur les dommages irréversibles qu’engendre la surexploitation des ressources échappant à tout contrôle sur la Terre-Mère et la nature dans son ensemble. L’industrie agricole et les politiques économiques extractivistes imposées par le néolibéralisme afin d’obtenir le maximum de bénéfices provoquent des dommages majeurs à l’environnement et affaiblissent l’agriculture paysanne. De plus, les lois anti-terroristes en vigueur dans la majorité des pays d’Amérique latine, du Honduras à l’Argentine, ouvrent la voie à l’agro-industrie et permettent de chasser les peuples primitifs de leur terre ancestrale, une violation évidente des droits de l’homme.

Les représentants indigènes ont également exigé l’annulation des concessions minières qui occupent actuellement de nombreux territoires indigènes sur tout le continent, et de mettre un terme à la vente par lots de leurs territoires aux compagnies pétrolières et minières. Au Pérou, à titre d’exemple, 72% de l’Amazonie a été divisé en lots pour plus de 30 multinationales productrices de gaz et de pétrole, en majorité américaines, européennes et chinoises, sur les zones les plus riches en termes de populations de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens. Le plus tragique est que 58 des 64 lots autorisés par les gouvernements d’Alejandro Toledo (2001-2006) et d’Alan Garcia (2006-2011) se situent sur les terres des communautés paysannes et indigènes. Le même phénomène se produit au Brésil, en Équateur, en Colombie et en Bolivie, où les explorations de pétrole et de gaz mettent en péril l’une des dernières forêts primitives à la biodiversité exceptionnelle.

Les projets d’extraction de gaz de schiste en Amérique latine suivent l’exemple des États-Unis et de l’Union européenne et représentent un nouveau danger pour la nature, puisqu’ils pollueraient les nappes phréatiques et mettraient en péril les générations futures. Il est d’ores et déjà prouvé que l’extraction de gaz naturel des formations géologiques appelées schiste gazifère par fracturation hydraulique (FH) pollue l’environnement. Selon des études scientifiques, chaque puits d’extraction nécessite entre 4 et 30 millions de litres d’eau et de 80 à 300 tonnes de produits chimiques cancérigènes, comme le benzène, le toluène, l’éthylbenzène ou le xylène.

Tous ces problèmes figurent dans la déclaration finale du 5e Sommet Continental, qui a déclaré le 12 octobre jour de la Résistance Continentale « contre le capitalisme extractiviste et le pillage des ressources naturelles par l’extraction minière, l’exploitation pétrolière, le gaz et les mégaprojets ». Les participants exigent de même que les Nations Unies signent une Déclaration Universelle des Droits de la Pachamama (la Terre-Mère) afin de pouvoir la défendre et la protéger sur l’ensemble de l’« Abya Yala », le continent américain.

Une prière maya dit :

« Ô Grand Créateur, Cœur du Ciel, Cœur de la Terre, notre Mère :

Donne-nous la vie, beaucoup de vie et une existence utile pour que nos peuples trouvent la paix dans toutes les nations du monde ».

Vicky Peláez pour Ria Novosti 
Ria Novosti, Moscou, le 6 décembre 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Audrey Garcia-Santina

El Correo. Paris, 27 décembre 2013

Résistance politique: Solidarité avec le Chiapas en hommage au 20 ans des communautés EZLN au Chiapas (Mexique)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, démocratie participative, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2013 by Résistance 71

Semaine zapatiste en solidarité avec les communautés rebelles du Chiapas

 

Autre Futur

 

27 décembre 2013

 

url de l’article:

http://www.autrefutur.net/Semaine-zapatiste-en-solidarite

 

Du 11 au 19 janvier 2014 à Paris

Le 1er janvier 1994, les communautés zapatistes créent la surprise avec un soulève- ment armé et l’occupation de sept villes du Chiapas. 
Le « Ya Basta ! » zapatiste a ébranlé le Mexique et le monde entier. Depuis 1994, les communautés zapatistes construisent leur autonomie en s’organisant elles-mêmes, en répondant aux besoins des peuples indiens en matière de santé, d’éducation, d’agriculture, de culture, en créant des structures démocratiques incluant tous les habitants et en se dotant des moyens nécessaires à leur défense. Le 21 décembre 2012, 40 000 zapatistes ont créé la surprise en occupant cinq des principales villes du Chiapas… dans l’indifférence totale des médias français. Cette année, ils ont invité des milliers de personnes du monde entier à connaître de plus près leur expérience en partageant la vie des villages rebelles, à l’occasion de la Petite École zapatiste. 
Vingt ans ont passé et les zapatistes sont toujours là ! 
Nous avons décidé de fêter, en janvier 2014, le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste pour briser le mur du silence des médias et informer largement sur cette expérience de résistance au capitalisme. Pour nous, ce n’est pas un modèle à reproduire tel quel, mais un encouragement à trouver les chemins propres à nos territoires, à nos cultures.

PROGRAMME

Samedi 11 janvier 2014

  • Balade carnavalesque : les zapatistes sont toujours là !
  • Tout en racontant le cheminement zapatiste par la lecture d’extraits de leurs déclarations, une balade artistique, festive et collective arpentera les rues de Paris. Tout au long du trajet de la musique avec une batucata, de la guitare, du saxo, de la trompette, et aussi du cirque, de la danse, un peu de théâtre, des marionnettes, à mi-parcours pour se réchauffer une pause café avec contes zapatistes à la Petite Rockette-Ressourcerie, et enfin une performance collective El Caracol.
  • Départ de la balade carnavalesque : à l’angle de la rue du Faubourg-du-Temple et du boulevard Jules-Ferry. Métro : République ou Goncourt. À 14 heures.
  • Balade organisée par les Trois Passants (Libérons-les !) et l’association Terre et Liberté pour Arauco.
  • Le même jour. De 15 heures à 23h30.
  • Tamazgha leur dédie yennayer* 2964 en organisant une journée d’activités et de solidarité.
  • Projection du film Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue, de Jérémie Reichenbach (2005) et d’un documentaire réalisé par les zapatistes, suivi de débat.
  • Repas du soir : Askaf, 5€ (soupe traditionnelle des montagnes de la Kabylie avec des légumes et de la viande).
  • Caféteria ouverte toute la journée. Petite restauration. Les bénéfices seront versés aux communautés du Chiapas via le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte).
  • * Nouvel An berbère, qui est le 12 janvier.

Dimanche 12 janvier

  • À partir de 17h30. Projection de témoignages des bases d’appui zapatistes à propos des travaux collectifs dans leurs communautés (quinze minutes) suivi d’un débat avec des participant(e)s à la dernière Petite École zapatiste, de retour du Chiapas. Présentation du livre Contes rebelles : récits du sous-commandant Marcos, réalisé par le collectif Grains de sable, avec lecture de contes par Claudine Baschet, Aline Pailler…
  • À partir de 19 heures.
  • Bal populaire zapatiste avec le Bringuebal.
  • À 16 heures, il est possible d’assister à la représentation de la pièce de la compagnie Jolie Môme Des patates et des roses pour enfants rebelles. (Réservation conseillée au 01 49 39 20.)

Lundi 13 janvier

  • À partir de 19h30. Conférence-débat : histoire des luttes anti-autoritaires au Mexique, des anarchistes du PLM a l’EZLN ». Animée par David Doillon et Guillaume Goutte autour de deux livres : Eux et Nous (Éditions de l’Escargot) et Viva la Social : anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine (Éditions Nada).

Mardi 14 janvier

  • 20 heures. Vernissage de l’exposition photos 1994 – 2014, vingt ans après… il était une fois une petite école pas comme les autres, du 3 au 20 janvier au bar Le Saint-Sauveur. Tous les jours de 19 heures à 2 heures.
  • Le jour du vernissage, soirée avec Bboykonsian soundsystem.

Mercredi 15 janvier

  • 19h30. Zapatistes et libertaires au Mexique, actualité et histoire. Présentation-débat autour de Éthique et politique (Éditions de l’Escargot) et Viva la social : anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine (Éditions Nada) en présence, respectivement, de l’éditeur Guillaume Goutte et de l’auteur-éditeur David Doillon.
  • Organisé par la librairie Quilombo.

Jeudi 16 janvier

  • À partir de 19h30. Soirée sur le cinéma zapatiste.
  • Projections de deux courts-métrages de Promedios, suivie d’une présentation de Promedios et des promoteurs de communication dans les communautés zapatistes et du travail de réappropriation de leur image par les communautés autochtones dans les Amériques, puis projection du film Corazón del tiempo, première fiction zapatiste.
  • Soirée coorganisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), De la plume à l’écran, Terre et liberté pour Arauco et Promedios-France.

Vendredi 17 janvier

  • 19h30. Pose d’une plaque commémorative à l’entrée du 33, rue des Vignoles rappelant que le lieu fût déclaré Aguascalientes (territoire zapatiste) en 1996 et que, depuis 1995, s’y développe la solidarité avec la lutte des communautés zapatistes. Suivie de la projection du film La terre est à ceux qui la travaillent et d’un débat sur la gentrification et la lutte pour garder nos espaces de vie.
  • La soirée se terminera par un concert de cumbia avec le groupe Cumbia Bamba.

Samedi 18 janvier

  • À Partir de 14 heures. Manifestation festive depuis le Trocadéro jusqu’à l’ambassade du Mexique.

Dimanche 19 janvier

17 heures. Concert de solidarité avec le soulèvement zapatiste. Avec : Dicktracy Lords (rock’n’roll high energy – Paris), Tulamort (punk des rues – Paris), René Binamé (punk folk legend – Belgique). Organisé par le CCC (Collectif Contre-Culture) et le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte).

Résistance politique: Affaire Dieudonné… Même l’Iran en parle…

Posted in actualité, France et colonialisme, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29 décembre 2013 by Résistance 71

De toute évidence, l’oligarchie franchouillarde touche à la fois le fond et fait tomber les masques. Il ne fait plus aucun doute (pour ceux qui en auraient encore eu…) de savoir pour qui pédale la fange politique française (tous partis politiques confondus même si les solfériniens se surpassent de nos jours…). Qu’un ministre de l’intérieur en fasse une affaire personnelle (sur ordre ?… on ne peut qu’osciller qu’entre le très possible et le plus que probable…) est au-delà de tout ce qui a pu se faire dans notre pseudo-démocratie et vraie oligarchie. Un ministre de l’intérieur, flic en chef, attaquant derechef le roi des saltimbanques de l’hexagone… Comme dirait l’intéressé « même les koalas n’osent pas faire çà » ; nous sommes dans le cirque le plus total, alimenté par une classe politique qui a autant de crédibilité qu’une équipée de joueurs de strip-pokers, dont la vaste majorité serait incapable d’organiser une bringue dans une boîte de nuit.

On pensait avoir touché le fond du tonneau de cervoise frelatée avec sarko le « Bernie » de la place Bauveau, mais alors là… On est vraiment gâté pour cette fin d’année.

Sous le plus grand chapiteau de l’hexagone, venez admirer le combat des clowns: dans le coin (au nez) rouge: Valls la teigne politicarde raciste de son état, dans le coin (du p’tit) bleu: M’bala M’bala, clown professionnel revendiqué… Que la fête commence !… Turlututu chapeau pointu !…

« J’ai toujours dit qu’être né sur cette planète nous donnait un ticket d’entrée à la foire aux monstres… en tant qu’artiste, j’ai eu droit au premier rang. »
~ George Carlin ~

 

La fin pour Dieudonné ?

 

Boniface Musavuli

 

29 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/308150-la-fin-pour-dieudonné-,-par-boniface-musavuli

 

On attribue à Voltaire d’avoir remarquablement défendu la liberté d’expression par cette mémorable phrase :

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » Dans le cas de l’humoriste Dieudonné, il ne risque pas d’y avoir des foules pour défendre le droit à la liberté d’une expression devenue « trop »dérangeante. Mais surtout, il y a du lourd en face.

Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, semble en avoir fait une affaire personnelle. Après avoir cité Dieudonné dans au moins un de ses meeting[1], le locataire de la Place Beauvau vient d’annoncer sa volonté d’interdire les spectacles de Dieudonné[2].

Aux prises avec le CRIF

Il n’est pas le seul à vouloir se débarrasser de l’homme qui dérange. Le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) est en conflit ouvert avec un Dieudonné qui considère qu’on peut rire de tout, y compris des Juifs, de la Shoah, des chambres à gaz, d’Israël. Au point de se laisser aller à des provocations qui lui valent des procès en cascade.

Ce qu’il faut considérer comme un conflit ouvert entre l’humoriste et la communauté juive est même allé jusqu’aux débordements violents à l’occasion de multiples procès et à des agressions physiques. En effet, en mars 2005, en Martinique, Dieudonné fut passé à tabac par des individus dont on apprit qu’ils portaient des passeports israéliens.

Les médias mainstream, eux, ont déjà tranché. Depuis le fameux sketch du 1er décembre 2003, sur France3, dans lequel l’humoriste interprétait un extrémiste sioniste levant le bras et criant « IsraHeil ! », il est de bon ton de ne parler de Dieudonné qu’en fronçant les sourcils. Et tout le monde y va de sa formule. Il faut dire le plus de mal possible de lui lorsqu’on passe dans les médias.

Un homme trop complexe

Manuel Valls risque toutefois d’être confronté au côté complexe du personnage. En effet, si Dieudonné est cet homme qui dérange le CRIF, il reste un humoriste assez populaire. On ne compte plus les spectacles par lesquels il émerveille par son talent[3]. Il est aussi l’homme qui incarne progressivement « un bras d’honneur » assez particulier que de plus en plus de gens prennent un malin plaisir à adresser au « système » politico-médiatique. Le mouvement de la quenelle fait tellement d’émules et touche des personnes aux horizons divers.

Dieudonné s’est, par ailleurs, toujours revendiqué de la lutte des minorités (Noirs, Musulmans) et ne manque pas une occasion pour parler des « descendants d’esclaves ». Il considère que le « système » politique et médiatique actuel n’accorde pas assez d’espace à la mémoire de certaines victimes de notre histoire commune, ce qui lui vaut d’être accusé de mettre les mémoires en concurrence[4].

Effet boumerang ?

C’est donc un personnage à plusieurs facettes, et la tâche de manuel Valls risque d’être compliquée. Si le ministre n’apprécie pas « l’homme qui indispose le CRIF », le public, lui, veut revoir son humoriste. Mais aussi, les contestataires du système politico-médiatique actuel pourraient être requinqués en apprenant que leur idole devient la cible du gouvernement. On pourrait, paradoxalement, se retrouver avec des « quenelliers » partout.

Enfin, plus sensible, comment les « Noirs de France » prendraient l’acharnement d’un ministre de la République sur une personnalité qui se revendique des luttes contre les racismes ? on marche sur les oeufs.

Résistance politique: Colonialisme et génocide en Palestine…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 29 décembre 2013 by Résistance 71

Gaza est devenu pire que le ghetto de Varsovie. Les rôles sont inversés… Le sionisme et ses crimes commis sont la continuation de la doctrine coloniale occidentale édictée depuis le XIIème siècle et la première croisade. Rien n’a changé, juste les moyens et le fait de rendre de plus en plus les opprimés sans moyens de défense.

Combattre le colonialisme, c’est combattre pour la vie !

— Résistance 71 —

 

Noël avec Mandela en Palestine

 

Georges Stanechy

 

25 décembre 2013

 

 

url de l’article original:

 

http://stanechy.over-blog.com/2013/12/noël-avec-mandela-en-palestine.html 

 

Noël 2013. Clochettes et carillons…

En cette célébration de la Naissance de Jésus en Palestine (je parle sous le contrôle du Père Noël…), une pensée pour les enfants enfermés dans le camp de concentration de Gaza, étouffés par un blocus inhumain de cruauté imposé par l’Occident.

Aussi illégal au regard du Droit International qu’en infraction de toutes les résolutions de l’ONU, dont les plus anciennes non appliquées à ce jour remontent à 1967 !…

Le plus grand de la longue histoire de l’humanité : 1,7 millions de personnes.

Depuis 2007…

Sans eau potable, ni électricité, ni chauffage. Ecoles et hôpitaux détruits. Stations d’épuration d’eau réduites en gravats…

Avec interdiction d’importer matériaux de construction, outillages et pièces de rechange pour empêcher réparations et réfections.

L’impossibilité d’assurer un minimum d’hygiène, le fait de forcer des populations civiles de vivre dans un cloaque à ciel ouvert, sans médicaments et dans la malnutrition, sous des conditions météorologiques très dures notamment en hiver avec le froid et la pluie, et même la neige, représentent, en fait, une guerre bactériologique.

Pratique occulte, d’un sadisme pervers, d’une minutieuse organisation, avec pour finalité de provoquer le maximum de maladies infantiles et de décès.

Un génocide qui ne dit pas son nom. Sous nos fenêtres, au bord de la méditerranée.

Carnages quotidiens, jusqu’à tuer pour passer le temps ceux qui essaient de cultiver un arpent de terre ou pécher quelques poissons sur un rafiot.

Et, désespoir.

Génocide confirmé par le professeur israélien Ilan Pappé, lui-même.

Historien renommé, humaniste éminent, contraint d’abandonner tous ses postes et responsabilités universitaires en Israël pour s’exiler en Grande-Bretagne où il enseigne, depuis 2007, à l’Université d’Exeter. Assurant, aussi, la Direction du Centre Européen d’Etudes sur la Palestine.
.

Ses critiques courageuses contre les dérives sanguinaires, délirantes, du régime sioniste actuel, dans un pays que la propagande nous présente en « paradis de la démocratie », mettaient sa vie et celle de ses proches en danger permanent.

En novembre dernier, dans une déposition devant le Tribunal International sur les Crimes de Guerre commis en Palestine (que nos médias n’ont surtout pas évoqué…), siégeant à Kuala Lumpur (Malaisie), Ilan Pappé a déclaré (1) :

« Un génocide est en cours à Gaza.

Les conditions de vie inhumaines dans une des zones du monde les plus denses et un des espaces humains les plus pauvres de l’hémisphère nord, détruit les personnes…

Le gouvernement israélien, et particulièrement l’armée, considèrent [Gaza] comme une prison enfermant la plus dangereuses communauté de détenus, qui sont à éliminer d’une manière ou d’une autre. »

Beaucoup dans le monde sont révoltés par un tel niveau d’abjection, en dépit du silence de nos médias et de nos castes au pouvoir.

Tout particulièrement en France où la censure, sur les spoliations et atrocités infligées quotidiennement à l’encontre des Palestiniens, se révèle la plus « hermétique » de tous les pays occidentaux. Les citoyens Américains et Britanniques, par exemple, arrivant à trouver et diffuser des informations que le public français ignore totalement.

Le coordinateur pour les affaires humanitaires de l’ONU (UN Humanitarian Coordinator for the Occupied Palestinian Territory), James Rawley, s’en scandalise. (2)

Robert Turner, directeur des opérations de secours humanitaires de l’ONU à Gaza et dans les territoires Palestiniens (director of operations in Gaza at UN Relief and Works Agency for Palestine Refugees [UNRWA]), en est écœuré… (3)

Pensée à partager, évidemment, avec les autres enfants des autres territoires occupés, mitraillés, bombardés, « dronés », tous les jours, par les armées occidentales et leurs mercenaires, dans les autres territoires Palestiniens, en Syrie, en Irak, en Libye, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, et ailleurs…

Mandela ne cessait de le répéter, mais tous ces chefs d’Etat et de gouvernements qui se sont bousculés à son enterrement pour se faire prendre en photo, entre deux éclats de rire ou simulacres de piété, n’en ont que faire :

« Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens »

Malgré le mutisme irresponsable de ces roitelets et de leurs courtisans, le déni imposé par leurs usines à propagandes et désinformations.

En dépit des législations liberticides, transformant méthodiquement la « liberté d’expression » en « délit d’opinion ». Institutionnalisant un « terrorisme intellectuel » comparable à l’Inquisition moyenâgeuse. Traquant tout ce qui s’apparenterait à une esquisse d’hérésie à l’égard du dogme de ce qui est devenu la religion officielle de notre « République laïque » :
 »Tout ce qui se passe en Palestine est normal, car légitime« …
.

Sous les clameurs incessantes des diabolisants anathèmes : « brun-rouge !« , « nazi !« . Pour blasphème à l’égard du « credo » imposé, dès lors que l’on dénonce le fanatisme des injustices, atteintes à la dignité humaine, et atrocités à l’encontre d’innocents, ravageant le peuple Palestinien. Dans l’impunité.

Oui, nous le savons…

Comme nous savons que l’Histoire n’oubliera pas ces crimes. Pas plus que ceux qui les ont conçus, planifiés, exécutés.

Avec leurs complices. (4)

1. “A genocide is taking place in Gaza. The inhuman living conditions in the most dense area in the world, and one of the poorest human spaces in the northern hemisphere, disables the people… . The [Israeli] leadership, and particularly the army, see it as a prison with the most dangerous community of inmates, which has to be eliminated one way or another.”

Cité par Dylan Murphy, Gazans crushed under Israeli-Egyptian blockade,19décembre2013,

http://www.presstv.ir/detail/2013/12/17/340518/israeliegyptian-siege-crushing-gazans/

2. Gaza situation worse than before : UN, Fri Nov 22, 2013, http://www.presstv.ir/detail/2013/11/22/335983/gaza-situation-worse-than-before-un/

3. Gaza situation, Op. Cit.

4. Nous devons nous interroger sur le degré d’implication de nos gouvernements dans ce blocus, véritable goulag martyrisant un peuple qui ne nous a rien fait, et n’est donc pas notre ennemi. Quand on sait que le chef d’état-major particulier (depuis le 5 mars 2010) de deux de nos présidents de la République, Sarkozy et Hollande, le général Benoît Puga se fait gloire d’avoir contribué au blocus de Gaza…

Dans sa biographie sur Wikipédia (au 24-12-2013), il est en effet textuellement énoncé :

« En 2009, le général Puga est venu personnellement inspecter le chantier de construction du mur de séparation en acier entre l’Égypte et la bande de Gaza« .

Ce général et ses commanditaires, chefs d’Etat, affichant ainsi leur mépris des Conventions de Genève, dont la France est signataire, sur la protection impérative, primordiale, des populations et infrastructures civiles dans tout conflit…