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Résistance politique : Quand la radicalité (la racine des choses) nous connecte au plus profond

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 novembre 2020 by Résistance 71

 

 

“Qu’est-ce que l’État ? C’est le signe achevé de la division dans la société, en tant qu’il est l’organe séparé du pouvoir politique: la société est désormais divisée entre ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. La société n’est plus un Nous indivisé, une totalité une, mais un corps morcelé, un être social hétérogène… »
~ Pierre Clastres ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

“La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, quelle soit guerrière ou religieuse et les assujettis à cette force. La relation politique du pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est POLITIQUE, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.
~ Pierre Clastres ~

 


Dans l’esprit Gilets Jaunes… Aouh ! Aouh ! Aouh !

 

La radicalité nous connecte au fond des choses

 

Camille Mordelynch

 

Tiré de la revue “Rébellion” no89 (octobre 2020), organe de communication de l’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne (OSRE)

 

Reproduction du texte : Résistance 71

 

La révolte des Gilets Jaunes s’inscrit dans l’histoire des luttes de classe et participe d’un mouvement historique d’abolition des structures d’asservissement, que ce soient celles de l’État, de l’argent, ou de la marchandise. Cette dynamique générale et émancipatrice de la tyrannie capitaliste n’a jusqu’à présent pas aboutie, et la révolution, si nous hâtons son avènement, reste un horizon encore indépassable. Mais comment l’envisageons-nous ?

Tout d’abord selon une nécessité historique, tout mode de production étant limité dans le temps, et donc voué à mourir, la révolution n’aura lieu que lorsque la volonté humaine d’émancipation rencontrera les conditions réelles et objectives de déliquescence du capital, c’est à dire lorsque le capitalisme sera incapable de se régénérer et d’étouffer la protestation. En parlant du socialisme comme dépassement nécessaire du capitalisme parvenu à sa fin (c’est à dire miné par ses contradictions), Rosa Luxembourg écrit :

“Le socialisme ne découle donc pas automatiquement et en toutes circonstances de la lutte quotidienne de la classe ouvrière. Il naîtra de l’exaspération des contradictions internes de l’économie capitaliste et de la prise de conscience de la classe ouvrière, qui comprendra la nécessité de les abolir au moyen de la révolution sociale.”

La révolution adviendra donc lorsque la conscience révolutionnaire parvenue à maturité rencontrera la conjoncture économique favorable à sa mise en application. A un stade suffisamment avancé de décrépitude du capital, le prolétariat conscient de lui-même sera donc en mesure de triompher de la classe détentrice des moyens de production. Il est important de noter qu’à ce moment là, en mettant fin à sa domination, le prolétariat (*) s’auto-abolira en tant que classe exploitée.. Cette finalité plus que cruciale, différencie le vrai du faux : la conscience révolutionnaire authentique veut la suppression de sa propre condition de prolétaire. Le prolétariat affranchi de son aliénation n’est déjà plus le prolétariat.

A l’inverse, les contre-révolutionnaires et en premier lieu les syndicats, ont brillé en janvier dernier par l’endiguement des aspirations à la grève générale. Présents dans la rue pour défendre leurs avantages catégoriels, désireux de négocier des aménagements concernant la réforme des retraites, la bureaucratie syndicale compte soutirer quelques miettes au gouvernement pour mieux reconduire l’aliénation du travailleur. Il n’est pas question de supprimer l’exploitation, mais de la rendre plus supportable. Le syndicalisme, ayant vendu son autonomie au profit des subventions étatiques, ne peut se situer que dans le compromis et le réformisme, tandis que la révolution se trouve au-devant de la radicalité. La révolution, en tant qu’elle bouleverse en profondeur l’ordre établi, ne peut qu’être radicale, a contrario d’un réformisme prisonnier de sa tempérance. Et si l’on en croit son étymologie (radix, la racine), la radicalité nous connecte au fond des choses. : il s’agit de s’en prendre à la racine du problème et non d’en aménager les effets. Le révolutionnaire ne cherche pas à adapter le capital mais à l’anéantir. Il vise un absolu : la libération totale du travailleur et plus généralement celle du genre humain, car c’est effectivement l’affranchissement de l’Homme, reprenant prise avec lui-même, qui est en jeu dans ce combat contre la tyrannie de l’Avoir.

La radicalité révolutionnaire naît de l’intransigeance d’un vouloir vivre : nous sommes guidés par une pulsion d’ordre vitale, par la volonté de VIVRE enfin pleinement. Nous ne voulons plus nous résigner à l’errance imposée par la vaste simulation de notre société moderne. En son sein, le mal-être y est diffus, la perte de sens y est générale. N’y a t’il pas ici la preuve d’une inadéquation ontologique entre ce qui constitue notre humanité, et la vie factice à laquelle cette société nous résout ? Le malaise ambiant témoigne du fait que quelque chose d’inaltérable en nous résiste à un capitalisme qui, dans son expression thanatique et sa logique mécaniste, participe à l’extinction du vital en chosifiant le vivant, le réel, les corps. Ainsi, le capital culmine dans la marchandisation généralisée de tout de qui Est (jusqu’à la procréation, menacée aujourd’hui de tomber sous le joug des lois mercantiles). Mais pour contrer cette conséquence mortifère, l’humanité subversive nichée en notre Être demande à jaillir. De son jaillissement, tous les verrous y seront pulvérisés, avec au bout du chemin,  la création d’une communauté humaine fraternelle, débarrassée de l’égoïsme marchand. C’est ce a quoi aspire le fond d’humanité en chacun de nous, ce fond qui anime la lutte et la fait vibrer : cette vibration d’où résonne l’appel viscéral d’une reconnexion avec le réel par l’autre, par la nature, par la spiritualité. Mais cela implique de tout détruire pour tout reconstruire. Les débris du capitalisme devront s’en tenir à devenir les tombeaux de l’histoire, sans quoi rien de véritablement sain et durable ne pourra germer. La révolution ne se poursuivra qu’en bâtissant quelque chose de radicalement nouveau, faisant de nous les architectes d’un monde à inventer. Autant dire qu’en voulant aller au bout des choses, on ne sait pas bien vers quoi on s’avance, mais l’important est d’avancer toujours plus ! Même si le sens de l’Histoire nous dépasse, il revient à nous de l’écrire.

Notre tâche, que ce soit celle de la révolution ou de ce qui devra suivre, s’annonce colossale. Et si les Gilets Jaunes ont prouvé que la bravoure et l’ardeur révolutionnaires ne sont pas mortes, il nous reste à consolider le caractère offensif de nos esprits pour être à la hauteur des enjeux à venir. Les ateliers révolutionnaires que nous avons récemment mis en place sont une tentative d’œuvrer modestement en ce sens. Ces groupes de partage de connaissances ont été créés dans l’optique de nous nourrir des pensées empreintes de lutte radicale. A nous, héritiers, de les rendre vivantes afin de nous ériger en révolutionnaires radicaux, adroits et instruits, capables de porter le coup fatal au système… par amour de l’humanité !

(*) Note de R71 : précisons ici ce que constitue le prolétariat, qu’est-ce qu’un prolétaire ? C’est quelqu’un qui ne possède que sa force de travail à vendre pour pouvoir vivre en société capitaliste et reproduire par le biais de l’exploitation, les schémas capitalistes de cette exploitation. La société humaine aux XXème et XXIème siècles est constituée de 99% + de prolétaires. Il est important de ne pas assimiler un “prolétaire” à un seul “ouvrier” comme bien des gens le font. Un paysan / agriculteur, un petit patron de PME et un gérant d’agence bancaire sont des prolétaires tout comme l’ouvrier, qu’ils le sachent et l’admettent ou non, là parfois réside le problème… 
Tout salarié est prolétaire car dépendant de son salaire, nouvel forme d’esclavage, pour (sur)vivre. Seuls les grands rentiers, spéculateurs du capital, qui ne travaillent pas et ne vivent que de rentes spéculatives, fictives ou réelles dans un système où l’argent lui-même est devenu une fiction, constituent la “classe capitaliste”, tout le reste est prolétaires assemblés dans un vaste prolétariat mondial, corvéable à souhait. Certes il existe des strates dans le prolétariat, comme par exemple ce qu’on appelle les “classes moyennes”, “inférieures” et “supérieures”, mais ces strates artificielles ne sont en rien des “classes” sociales, il n’y a que deux classes sociales: les “capitalistes” qui vivent richement de spéculation sans travailler (sans doute moins de 1% aujourd’hui de la population mondiale), sans avoir à vendre leur force de travail et les “prolétaires” stratifiés mais qui tous dépendent de revenus salariaux et constituant quelque 99% ++ de la population mondiale.

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“L’Etat, cet instrument de coercition aux mains de minorités privilégiées dans la société, dont la fonction est de mettre les larges masses sous le joug de l’exploitation économique et de la tutelle intellectuelle, est l’ennemi juré de tous les rapports directs des hommes entre eux ; il cherchera toujours à ce que ceux-ci ne s’établissent que par l’intermédiaire de ses médiateurs.
Aussi l’histoire de l’Etat est celle de la servitude de l’homme…”
~ Rudolph Rocker, 1919 ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

“La vaste majorité des humains est déconnecté de la terre et de ses produits, de la terre et des moyens de production, de travail. Ils vivent dans la pauvreté et l’insécurité. […] L’État existe afin de créer l’ordre et la possibilité de continuer à vivre au sein de tout ce non-sens dénué d’esprit (Geist), de la confusion, de l’austérité et de la dégénérescence. L’État avec ses écoles, ses églises, ses tribunaux, ses prisons, ses bagnes, l’État avec son armée et sa police, ses soldats, ses hauts-fonctionnaires et ses prostituées. Là où il n’y a aucun esprit et aucune compulsion interne, il y a forcément une force externe, une régimentation, un État. Là où il y a un esprit, il y a société. La forme dénuée d’esprit engendre l’État, L’État est le remplaçant de l’esprit.”
~ Gustav Landauer, 1911 ~

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


« Ça suffit ! »

Oligarchie, ploutocratie et mythologie du « mérite »… L’harmonie de la complémentarité de notre diversité est le seul antidote viable à l’arrogance élitiste en place

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« Ce n’est pas avec la désobéissance civile que nous avons un problème, il me semble plutôt que c’est avec l’obéissance… »
~ Howard Zinn ~

 

La ploutocratie occidentale a t’elle raison de mépriser le peuple ?

 

Dominique Muselet

 

28 septembre 2020

 

url de l’article original:

https://www.salaireavie.fr/post/la-ploutocratie-occidentale-a-t-elle-raison-de-mépriser-le-peuple

 

Le président LR du département du Loir-et-Cher, Nicolas Perruchot, a été enregistré à son insu lors d’une réunion des élus de sa majorité. Florilège :

« Ne l’oubliez jamais quand vous allez refaire campagne, la plupart des gens, pardonnez-moi, sont cons. Une très grande majorité, au moins 80%, pas 30. Sachez-le, ils sont d’un niveau éducatif très moyen, et de plus en plus moyen, et malheureusement ils sont bêtes. »

« Nous avons, nous, une information qu’il faut essayer de donner de la manière la plus simple ou simpliste possible. Moi, je le dis souvent, n’oubliez pas qu’on s’adresse à des CE1 ou des CE2, quoi ».

Nicolas Perruchot, a été immédiatement unanimement condamné sur les plateaux de TV par ses pairs. Dans leur indignation, certains l’ont même traité de con. C’est bien vrai que Perruchot est con d’avoir dit tout haut ce que presque tous les nantis et autres privilégiés pensent mais se gardent bien de dire, vu que leur fonds de commerce dépend de la connerie des gens. La ploutocratie parasitaire croit, avec Goebbels, que sa prospérité repose sur la destruction de toute velléité, de toute capacité de penser chez le petit peuple.

Goebbels et la Novlangue

Jean-Paul Fitoussi, interviewé par Xerfi canal, nous rappelle opportunément que Goebbels disait : « Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu’ils ne puissent plus exprimer que nos idées* ». Cette réduction du langage, que Fitoussi appelle la Novlangue, est la norme aujourd’hui. Il raconte, avec un demi-sourire désabusé, comment il en a pris conscience, il y a une dizaine d’années, lorsque le présentateur d’une émission de TV à laquelle il allait participer, lui a dit : « Surtout soyez simple ! Ils ne comprennent pas ! » Sur le moment il a pensé : « Ils prennent les gens pour des cons ! » Puis il a pensé à Goebbels : appauvrir le langage, c’est appauvrir la pensée…

Réduire et détourner le langage, vecteur de la pensée, sont les deux mamelles de la propagande. On sait maintenant que lorsqu’un pouvoir brandit un étendard, c’est pour faire tout le contraire. Jean-Paul Fitoussi l’explique à propos de la réforme des retraites : « qui fait miroiter l’égalité pour entériner la plus grande des inégalités, qui est l’inégalité devant la mort. On dit : pour chaque euro cotisé on aura la même retraite, mais en réalité on ne meurt pas au même âge. Et donc, avoir le même rendement par euro cotisé est d’une injustice absolue, selon que vous vivez 65 ans ou 80 ans. On se moque du monde ! »

Il en est de même des sacro-saints droits humains et autres valeurs démocratiques et sociétales, dont on se gargarise sur les plateaux de TV, et qui, dans la vraie vie, servent à cautionner les plus grands crimes et les pires injustices.

Des mots et des actes

Partout, en Occident, les mots ont remplacé les actes, le réel. Le social qui exigeait des actes concrets a été remplacé par le sociétal qui se satisfait de belles promesses. Le féminisme, par exemple, bien qu’hégémonique, n’a même pas réussi à obtenir que les femmes soient payées au même tarif que les hommes. La situation des femmes a même empiré. Le combat contre les inégalités de genre se réduit aux violences faîtes aux femmes. Ça ne remet pas le système capitaliste en question, ça ne coûte rien et ça fait de l’effet.

Paradoxe des paradoxes, mais la vie est faite de paradoxes, ces mêmes mots qui ne veulent plus rien dire quand ils sortent de la bouche des puissants, sont maintenant réprimés et sanctionnés, plus que les actes mêmes, quand ils sortent de la bouche des gens qui n’ont pas de fortune, ni de réseaux.

 Ainsi, le racisme est considéré comme un des plus grands crimes de notre époque. Pire que le viol ou la pédophilie ! La preuve, DSK poursuit une carrière tout à fait convenable : « À la tête de la société Parnasse international, un cabinet de conseil basé au Maroc, il a réalisé près de 21 millions d’euros de bénéfices en cinq ans, indiquait récemment le magazine L’Obs. Une somme exonérée d’impôts grâce à son installation dans la zone franche de Casablanca. Matzneff vient tout juste de se voir privé des aides d’état qui lui ont permis jusqu’ici de se vanter, dans de médiocres romans, de ses exploits pédophiles. Et Polanski jouit de tous les honneurs en France où il s’est réfugié pour échapper à la justice de son pays après avoir violé de manière ignoble une gamine de 13 ans. Il a reçu un Oscar l’année dernière et est toujours membre des Césars. On a assisté dernièrement à l’apothéose du simulacre sociétal lorsque la pseudo-féministe Caroline Fourest est venue défendre le pédéraste Polanski à la TV, devant un Gérard Miller passablement choqué, dans une alliance contre-nature dictée par de simples intérêts de classe (elle est aussi membre des Césars).

Par contre, Gallieno, qui n’a jamais violé personne mais a proféré des injures raciales et antisémites en état d’ivresse, a été irrémédiablement détruit, tout comme Dieudonné, Soral, Garaudy et tant d’autres, accusés à tort ou à raison de ce délit verbal.

Un racisme de classe ?

Tout excès, toute disproportion doit interroger. Les réactions excessives sont toujours le signe d’un dysfonctionnement. On va peut-être m’accuser de faire de la psychologie de bazar, mais, je l’ai constaté personnellement, on a tous tendance à ne pas tolérer, chez les autres, le reflet de nos tares et perversions, surtout quand elles sont inconscientes. Il me semble que si la ploutocratie capitaliste réprime avec la dernière violence le racisme ordinaire, c’est en partie parce qu’il existe dans les hautes sphères, un racisme bien-pensant, un racisme de classe. La sortie de Perruchot, après d’innombrables autres** en témoigne et si personne sur le plateau ne le pointe, c’est parce qu’ils le partagent tous. Ils croient tous qu’ils sont là parce qu’ils le méritent, parce que, quelque part, ils valent mieux que les autres, leur sont intrinsèquement supérieurs. Alors que nous avons compris depuis longtemps que, s’ils sont là, c’est juste parce qu’ils promeuvent la Pensée unique, qui est au cœur de la propagande du système qui nous régit, soit qu’ils y aient intérêt, soit qu’ils acceptent de le faire moyennant des avantages et de privilèges.

Leur racisme n’a pas la même origine que le racisme ordinaire, souvent issu de la peur ou de la méconnaissance de l’autre. Le racisme de classe est plutôt l’héritier du racisme scientifique des planteurs de coton et des colons. Le système capitaliste a évolué. Il ne repose plus sur l’esclavage des noirs comme aux Etats-Unis, ou l’exploitation des pays vaincus comme au bon vieux temps de la colonisation.

Aujourd’hui, comme l’explique Xavier Ricard Lanata « les forces capitalistes se retournent contre les anciennes métropoles et les traitent comme des colonies ». On assiste à : « la généralisation, à l’échelle de la planète toute entière de l’entreprise coloniale, de l’entreprise de mise en exploitation et d’asservissement et de mise au travail du vivant pour l’objectif ultime d’accumulation du capital. » Ce n’est plus sur les peuples lointains, de couleur différente, que le Grand Capital doit jeter l’anathème pour justifier leur asservissement et leur exploitation, c’est sur nous.

[Note de Résistance 71 : A ce sujet, lire notre analyse de 2013: “Nous sommes tous des colonisés !” et son pendant: “Effondrer le colonialisme”, 2013, que nous mettons en liens sous cet article. Croire que nous vivons dans un monde “post-colonial” est bien naïf, voire complice de l’oppression oligarchique  ploutocrate (à savoir que tout ploutocrate est un oligarque mais tout oligarque n’est pas forcément ploutocrate, quoi qu’en phase terminale réelle capitaliste, les deux deviennent synonymes, mais pas par nature…). Il suffit de dire NON ! et de refuser de jouer ce jeu truqué depuis le départ.]

L’effet boomerang du mépris

Le mépris de la classe dirigeante envers nous, son arrogance, suinte par tous ses pores. Mais cela s’est retourné contre elle, si l’on peut dire. On le voit à la TV officielle. En écoutant les élites, censées façonner l’opinion publique, on comprend, avec François Bégaudeau (Histoire de ta bêtise), que la bourgeoisie, à force de vouloir nous rendre cons, à force de nous prendre pour des cons, est devenue elle-même irrémédiablement conne. Tous les discours, les débats, les interviews sont d’une bêtise, d’une pauvreté, d’une étroitesse de vue, d’un parti-pris, incroyables. A force d’avoir voulu nous abrutir, nous infantiliser, à force d’avoir cru nécessaire de se mettre à notre niveau, ils sont devenus plus cons que nous.

De plus, comme Emmanuel Todd le fait remarquer dans une de ses conférences, autrefois la bourgeoisie ouvrait ses rangs aux intelligences venues d’en bas, ce qui lui apportait du sang neuf et privait en même temps le peuple de ses meilleurs éléments. Mais désormais elle s’est refermée sur elle-même et s’est entièrement coupée de la population. Les intelligences populaires ne peuvent plus monter l’échelle sociale et nous avons donc à nouveau des leaders et des intellectuels populaires.

Enfin, de plus en plus de gens ont pris conscience de l’illégitimité et de la nocivité d’un pouvoir qui nous emmène droit dans le mur. L’épisode du Coronavirus en est une illustration formidable. La gestion de l’épidémie, erratique, décalée, anxiogène, coercitive, mensongère, injuste, contradictoire, revancharde, culpabilisante, destructrice, incohérente, arbitraire, punitive, très onéreuse et clairement contre-productive, devrait ouvrir les yeux à ceux qui croyaient encore que la démocratie capitaliste bourgeoise était un moindre mal, et que la technocratie bourgeoise, bien que cupide et corrompue, était encore capable de nous diriger. 

Même nos médias officiels sont obligés de reconnaître que la gestion occidentale du Coronavirus est un fiasco total, à part peut-être pour la la Suède, qui a suivi une ligne claire, a préservé le lien social, l’économie, la confiance de la population en ses dirigeants, et a finalement moins de morts que l’Italie ou l’Espagne. C’est savoureux d’entendre une présentatrice de TV parler, avec un brin de provocation dans la voix, histoire de montrer qu’elle n’est pas entièrement aux bottes du pouvoir, du « fiasco des masques » et du « fiasco des tests ».

Le réel est prié de s’effacer devant le mythe

Mais tout cela n’a aucune importance, puisque « nous vivons une époque où le réel est prié de s’effacer devant ce qui doit être », comme dit Slovadan Despot. Il n’y a plus aucun rapport entre les paroles et le réel, les décisions et la réalité. « Le décalage entre les mesures et la réalité est révoltant », s’indigne inutilement le Professeur Tobiana. Et le professeur Toussaint n’est pas de taille en face d’une présentatrice qui, pour réfuter ses affirmations que « le virus actuel ne nécessite pas de prendre, comme à Marseille, des mesures d’effondrement sociétal » lui répond que, elle, elle a « des projections ».

Une élite à la ramasse, des populations conscientisées confrontées à la folie destructrice de leurs dirigeants, le précipice devant nous… et pourtant rien ne bouge : pas de révoltes, pas de désobéissance, à peine quelques procès. Les Gilets jaunes ont disparu et la dictature sanitaire règne partout sans encombre.

Mais pourquoi ?  Pourquoi nous laissons-nous mener comme des moutons à l’abattoir ? Comment des élites autoproclamées, dont l’incompétence et la déconnexion ne font plus aucun doute, parviennent-elles à nous maintenir dans une impuissance telle que nous n’essayons même plus de nous battre pour inverser le cours des choses ? 

La mythologie de la séparation

Charles Eisenstein se pose la question et propose une réponse : « Qu’est-ce qui fait que la grande majorité de l’humanité se conforme à un système qui conduit la Terre et le genre humain à la ruine ? Quelle puissance nous tient dans ses griffes ? Il n’y a pas que les théoriciens du complot qui sont captifs d’une mythologie. La société dans son ensemble l’est aussi. Je l’appelle la mythologie de la Séparation : moi séparé de vous, la matière séparée de l’esprit, l’Humain séparé de la Nature ». Ce mythe qui justifie toutes les formes d’exploitation auxquelles nous nous livrons, engendre, selon lui, une mentalité de guerre et un autre mythe : l’idée que le contrôle peut tout résoudre. C’est ce qui explique le délire de contrôles que nous subissons aujourd’hui.

Pour Xavier Ricard Lanata, aussi, la seule manière de s’extraire de ce système, « la seule manière de refuser la condition d’asservi et de refuser de prêter sa vie à l’objectif ultime d’accumulation du capital », c’est de « réinterroger nos représentations, en essayant de voir si, le point de vue que nous avons adopté et qui semble universel à nos yeux, ne serait pas qu’une illusion », un mythe, le mythe de la séparation. 

La seule solution, c’est «d’habiter la terre en terrestres et de s’assigner comme objectif d’accroître en intensité et diversité ses liens avec toutes les autres formes de vie. C’est un objectif vital et moral plus élevé et totalement contradictoire et antagonique avec celui du capitalisme. »

Et de conclure : « On est parvenu à un moment où il faut débarrasser la modernité de ce qui a été un leurre, l’autonomie entendue comme démultiplication des capacités  de puissance à l’échelle de l’individu, indépendamment de ce que ses capacités de puissance doivent à notre condition terrestre qui est éminemment et par nature relationnelle. Voilà ! »

Oui, voilà ! Les bouddhistes enseignent l’interdépendance, les Amérindiens se sentent tellement partie prenante du monde naturel qu’ils rebouchaient, autrefois et peut-être encore, les trous qu’ils faisaient dans la terre pour ne pas la blesser, et nous nous vivons sous l’emprise de la croyance délétère, du mythe destructeur de la séparation. Il nous emprisonne plus sûrement que la propagande, le mépris de classe, la répression, la culpabilisation, la précarité, la névrose. Ce mythe, nous le partageons tous en Occident, exploiteurs comme exploités. Il nous englobe et nous dépasse, et il fera notre malheur, et celui d’une bonne part de l’humanité, tant qu’il présidera à notre vision des choses.

Changer de lunettes

C’est là que, nous, les opposants et les perdants de ce système, les sans voix, sans pouvoir, sans importance, nous avons un rôle à jouer. Notre situation étant plus critique que celle de ceux qui en profitent, nous sommes plus susceptibles d’accepter de changer de lunettes et de remettre en question les dogmes, les croyances, les mythes que nous avons ingurgités avec le lait de notre mère. Nous savons désormais qu’il est inutile d’attaquer le système de front. Il est bien verrouillé, avec la pensée unique, les médias de propagande, la collusion des pouvoirs, la police militarisée et la dispersion de la responsabilité. Nous l’avons vu, les grèves et les manifestations ne servent plus à rien. 

Mais le système d’exploitation capitaliste a une faiblesse, il est bâti sur notre croyance dans les mythes qui le fondent, et, par conséquent, nous pouvons provoquer son effondrement et sa transformation en cessant tout simplement d’y croire, en cessant notamment de croire que nous sommes des entités séparées, et en renouant des liens vitaux pour notre bonheur et notre équilibre, avec tous les autres terrestres.

[Note de Résistance 71 : Nous avons analysé en profondeur cet état de fait et avons publié notre analyse en deux temps, compilés dans notre PDF de 10ème anniversaire: « Du chemin de la société vers son humanité réalisée », à lire et diffuser sans aucune modération, en complément du texte phare d’analyse et de compréhension de notre réalité pour mieux radicalement la changer, « La pédagogie des opprimés » de Paulo Freire, que nous avons retraduit et republié en français dans son intégralité, car indisponible depuis … 1983, censure oblige. Texte essentiel à faire circuler de toute urgence.]

Et rien ne nous empêche d’appliquer, en même temps, la recommandation de Geoffroy de Lagasnerie : « La combinaison de l’action directe et de la production d’espaces sur l’exemple du sanctuaire de @269_LA, sorte d’utopie réalisée où les animaux libérés des abattoirs par l’action directe par l’association vivent et d’où est absente toute logique de l’exploitation animale » ou sur l’exemple des Gilets jaunes avec les occupations de péages et les mises à l’arrêt de radars, par ex, et la création d’espaces de délibération et de convivialité.

Notes

* Il semble que ces paroles aient été attribuées à tort à Goebbels. Voir ici

** La manière dont la Macronie ose expliquer ses échecs est particulièrement révélatrice : ils sont dus, selon elle, à la pensée trop complexe de son leader, ou à sa trop grande intelligence (Le Gendre). Dernièrement Sibeth Ndiaye a même osé dire devant le Sénat « on a souffert d’un défaut d’acculturation scientifique de la population française ». On se souvient aussi de ceux qui ne sont rien, les exemples sont légion.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71 )

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 


Vers la société des sociétés


Changement radical ne veut pas dire « extrémiste »
comme le veut la sémantique de l’oppression, 
mais changement profond en retournant aux racines

Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi, retourne-toi et regarde d’où tu viens
(proverbe africain)

Le délire technotronique oligarchique : pour éradiquer la mort… éradiquons la vie

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

Éradiquer la mort en éradiquant la vie, l’ambition d’un système en plein délire ?

 

Dominique Muselet

 

21 septembre 2020

 

Source:

https://www.salaireavie.fr/post/éradiquer-la-mort-en-éradiquant-la-vie-l-ambition-d-un-système-en-plein-délire

 

Tout comme, depuis les années 1970, les ouvrages de Brzeziński servent de programme de politique étrangère aux Etats-Unis, il se pourrait bien que 1984, la dystopie d’Orwell, leur serve (et à nous aussi qui leur sommes inféodés) de programme de politique intérieure. 

 On peut imaginer avec quelle gourmandise, nos élites, dont le souci principal est de dominer le petit peuple pour pouvoir l’exploiter au mieux de leurs intérêts, se sont appropriées et ont mis en œuvre les enseignements de ce petit livre. Pendant que la Russie et le Moyen-Orient se débattaient sous les coups programmés par Brzeziński, des apprentis Big Brother prenaient subrepticement le contrôle de nos existences.

 Les peuples occidentaux commencent à s’en rendre compte et l’adjectif orwellien s’est répandu pour décrire la communication gouvernementale, les inversions de valeur, les éléments de langage, les décisions contradictoires, bref presque tout ce qui, chez nous,  rappelle 1984.

 A sa parution, en 1948, nous avons pris naïvement ce livre pour un roman de sciences fiction. A l’époque, à part quelques rares visionnaires aussitôt traités de défaitistes, nous croyions être occupés à construire un monde meilleur, plus juste, plus solidaire, sous la houlette de dirigeants éclairés. De Gaulle n’avait-il pas sauvé la France ? Et les communistes ne mettaient-ils pas en œuvre, tambour battant, le programme du Conseil National de la Résistance : sécurité sociale, allocations familiales, congés payés, chômage, retraites ? Les syndicats étaient puissants et un salaire d’ouvrier suffisait à faire vivre une famille entière. On s’attendait à ce que le système capitaliste s’effondre sous ses contradictions, comme l’avait prédit Marx. On pensait que le ciel descendrait bientôt sur terre sous la forme du socialisme, et tant pis pour la classe possédante ! Il y avait une forme d’équilibre social de la terreur qui avait son pendant extérieur dans la dissuasion atomique. 

 Hélas, c’était trop beau pour être vrai et, au lieu de s’effondrer, le capitalisme, s’est bientôt déchaîné sous la poussée de la mondialisation, entraînant avec lui les valeurs de la République (Liberté, Egalité, Fraternité, cotisation sociale et séparation des pouvoirs) et les valeurs de la vie en commun (justice, vérité, confiance, respect). Tout cela a été remplacé par la course individuelle au plaisir et au profit dans une sorte de sauve qui peut, de guerre de tous contre tous qui fait plier sous le joug ceux qu’elle n’élimine pas.

 La France, un pays béni des dieux

 Mais dans notre malheur nous avons bien de la chance, nous répète Big Media. Imaginez, on aurait pu avoir l’Union soviétique et Staline ! Grâce au ciel, on a les Etats-Unis et Big Brother. C’est d’ailleurs un vrai bonheur de voir avec quelle aisance et quelle finesse nos chères élites se sont glissées dans la peau de Big Brother. Dans de nombreux domaines, les élèves occidentaux ont même dépassé le maître. Oui, nous avons bien de la chance ! 

 Prenez nos ennemis par exemple : un ennemi invisible et insaisissable comme le Covid-19, ça a tout de même plus d’allure et de potentiel que les archaïques Estasia et Eurasia !

 Notre État n’a certes pas encore réussi à installer des caméras dans chaque appartement, mais qu’à cela ne tienne, nos téléphones et ordinateurs portables, avec leurs applications sophistiquées, lui fournissent déjà beaucoup d’informations sur nous et dans ce domaine les progrès sont rapides. Voyez le succès éclatant de Stop Covid !

 Pour ce qui est de la Vérité, nous ne sommes pas non plus en reste. Même un enfant de CM2 connaît la Vérité sur la seconde guerre mondiale. Il sait qu’elle été menée contre les Juifs et gagnée par les Américains. Comment se pourrait-il en effet que les Soviétiques aient vaincu Hitler ? Les Etats-Unis dont nous sommes les fidèles alliés ne pourraient jamais l’accepter. Ou que les Allemands nous aient attaqués ? L’Europe de la paix ne s’en remettrait pas. Quant aux 21 millions de Soviétiques tombés sous les bottes allemandes ? Voyons, c’est de la propagande russe ! 

 Chez nous, il n’y a pas de propagande. Nous avons Big Media qui nous enseigne le politiquement correct. Nous savons que tout ce que disent les pays hostiles et les réseaux sociaux complotistes, sont des fake-news. Tout comme nous savons que « La guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; l’ignorance, c’est la force ». C’est sûrement parce que nos médias sont capables de tout transmuer en Vérité que Jupiter les a exemptés du masque, à l’heure du sanitairement correct.

Notre pays est béni des dieux parce qu’il est dans le camp du bien et que ses élites sont au service du peuple, et donc nous n’avions rien à craindre du Coronavirus quand il est arrivé de Chine avec les français rapatriés, a déclaré notre apprenti Big Brother. Au cœur de l’épidémie, Il a harangué son peuple avec fougue, envoyé les fantassins au front, mis ses amis à l’abri dans leurs châteaux de province, et enfermé à la maison le reste de la population avec, pour résoudre tous les problèmes, une boîte magique de Doliprane. Tous ensemble, sous sa houlette éclairée, nous avons fait reculer la bête, au péril de nos vies. Evidemment, nous n’avons pas pu sauver tout le monde et beaucoup de vieillards sont morts, seuls, dans nos mouroirs à profit. Mais nous avons beaucoup appris. 

 Les enseignements principaux de l’épidémie  

 1. L’hystérie, c’est la sagesse. Grâce à Big Media et ses médecins de plateau, nous savons que ce n’est pas parce que, en plein cœur de l’épidémie, la moyenne d’âge des malheureux qui mouraient se situait entre 70 et 80 ans et qu’aujourd’hui il n’y a quasiment plus de morts (30 décès le 30/9 contre 1438 le 14/4, selon le Prof Toussaint, dont on se demande pourquoi Big Media le reçoit encore), que le virus n’est pas plus dangereux que la peste noire ou, plus près de nous, que la grippe espagnole (qui venait en fait des Etats-Unis et a fait 50 millions de morts selon d’incorrigibles complotistes). Nous avons appris que le Principe de précaution invite à se prémunir de tous les dangers même ceux qui n’existent pas. C’est pour cela que Big Media est obligé, à son corps défendant, d’affoler et de terroriser les populations. Sinon, bêtes comme ils sont, les gens ne comprendraient pas que ce n’est pas parce que la menace n’existe pas, qu’il ne faut pas s’en protéger par tous les moyens. 

 2. La science, la médecine et Big Pharma forment un seul bloc uni et solidaire. En d’autres temps nous aurions parlé de corruption, mais aujourd’hui, nous savons qu’il n’y pas de corruption, ni de conflits d’intérêt, en Occident, car Big Brother et le Doliprane nous protègent de tout. Grâce à Big Pharma et l’administration à flux tendus de l’ARS, nous avons, en fait, le « meilleur système de santé du monde ». Il faut être à la solde des Russes ou des Chinois pour prétendre qu’il y a eu infiniment moins de morts au Vietnam ou en Biélorussie que chez nous pendant l’épidémie !

 3. Tous les virus seront bientôt éradiqués. Ceux qui pensent que l’idéal anglo-saxon de l’asepsie absolue est une utopie, sont évidemment des agents russes. Big Pharma et Big Media nous l’ont promis : grâce au port du masque obligatoire, à l’interdiction de l’hydroxychloroquine et au vaccin qui va nous tomber du ciel, il n’y aura bientôt plus de virus du tout. La preuve, l’UE a versé des milliards d’Euros à Big Pharma. Ceux qui parlent de prévention, de défenses immunitaires, de soin, de guérison sont des traîtres à la nation, qui veulent nous ramener au Moyen-âge et qui font le jeu de nos ennemis. 

 On trouve encore, sur des réseaux-sociaux que la Police de la pensée n’a pas réussi à éradiquer, des contributeurs anonymes, possédés par des forces maléfiques, qui affirment que les bactéries, les virus et les microbes font partie de la vie. Selon ces cerveaux malades, on n’aurait absolument pas intérêt à se débarrasser des virus car ils sont des agents qui viennent créer une réaction dans notre corps pour que celui-ci active l’énergie vitale et se nettoie. Ce qu’il faudrait, insistent-ils, c’est développer notre énergie vitale, nos anticorps, nos défenses immunitaires. Ils osent même citer Claude Bernard qui aurait dit : « Le terrain est tout, le microbe n’est rien ». 

 Heureusement pour Big Brother, Big Pharma et nous, Pasteur, qui était un as des relations publiques, a remporté haut la main la victoire du vaccin contre les immunologistes de son temps. Encore un miracle qui prouve que dieu est avec Big Pharma et que rien n’arrêtera le progrès…

 4. La mort, elle-même, sera bientôt éradiquée. La France a déjà pratiquement éradiqué la mort sur les routes en appliquant les recommandations – simples et efficaces – du Conseil écologique de Big Brother : supprimer les voitures des pauvres. Quand il ne restera plus que celles des riches, conduites par des chauffeurs, il n’y aura plus de morts, soyons en certains. 

 Pour éradiquer la mort des seniors dans les Ehpad qui font notre fierté, Big Brother a trouvé la solution : sacrifier les jeunes. S’il n’y avait pas de jeunes, il n’y aurait pas de vieux et donc pratiquement plus de morts, voilà la Nouvelle Doctrine. Big Brother et son Conseil scientifique sont conscients qu’une doctrine aussi révolutionnaire peut surprendre des générations de parents et de grands-parents encore viscéralement attachés à leurs enfants et petits-enfants et naturellement peu enclins à les sacrifier, même pour le bien commun. Mais Big Brother sait que nous avons confiance en lui et en Sa parole et que nous Lui obéirons.

 D’ailleurs nous avons fait des progrès et, tout récemment, Big Brother est apparu à la TV de Big Media pour nous féliciter. Il était fier de nous parce que nous avions compris la nécessité de rester enfermés pendant deux mois, de remplacer les enseignants après de nos enfants, de nous contenter du Doliprane pour combattre un virus létal, de porter un masque inutile, de payer des amendes illégales, de laisser mourir seul nos vieux parents, de faire nos emplettes dans des supermarchés couverts au lieu des marchés de plein air, de ne pas nous réunir, ni nous marier, ni rien, tout en continuant à vider les poubelles du pays. 

 Nous avons aussi compris, à sa grande satisfaction, qu’il était capital que nos enfants et leurs maîtres soient désormais transformés en zombies dans des écoles zombies*, pendant que nous travaillons de tout notre cœur pour sauver les dividendes de Big Finance. 

Big Brother est donc certain, que nous serons bientôt heureux d’offrir nos enfants à la nation pour éradiquer la mort, car il n’y a pas de projet plus grand, plus noble, plus moderne.

 Éradiquer la mort est LA grande mission de Big Brother. Mais, comme Big Media nous l’a affirmé, le sacrifice de la jeunesse permettra, en même temps, de solutionner les problèmes de santé publique, les problèmes politiques, économiques (les enfants coûtent cher et ne rapportent rien), sociaux et écologiques, bref tous les problèmes dont Big Brother a promis de nous délivrer lorsqu’Il a été porté au pouvoir par une foule en délire, il y a quatre ans. Son plan était prêt car Big Brother est toujours prêt. Il n’attendait que le Coronavirus pour l’appliquer. 

 Et voilà que ce qu’Il nous avait annoncé, se réalise enfin sous nos yeux éblouis : la fin de l’histoire, la fin de la politique, la fin de l’économie, la fin de la société, la fin de la joie, la fin de l’espoir, la fin du cycle de la vie et de la mort, en un mot, la fin de la souffrance humaine. Oui, nous sommes bénis des dieux !

Lorsque leur œuvre sera accomplie, Big Brother, Big Media et Big Finance entasseront l’or, dont ils nous ont délestés, dans les fusées spatiales qui les attendent en Guyane ou en Floride. Puis ils regagneront, dans l’au-delà, les planètes paradisiaques qu’ils avaient quittées, l’espace d’un instant, pour venir répandre sur nous leurs bienfaits et nous délivrer du mal… de vivre. 

 Note :

*Beaucoup de médecins, de psychologues et d’enseignants dénoncent l’impact délétère des mesures antisociales prises par nos gouvernants sur le développement et la santé mentale des enfants et des adolescents. Un Collectif de parents, Je suis libre de respirer, s’apprête à déposer plainte contre l’Education nationale pour maltraitance et mise en danger physique et psychique des enfants.

 


Silence… On tourne !…

Les (COV)Idiots are Taking Over…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 24 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

24 septembre 2020

 

L’un d’entre nous faisait remarquer hier, que cette chanson de 2003 n’a sans doute jamais autant été d’actualité. De fait, c’est très juste. Nous en avons donc traduit les paroles derechef sous la vidéo de la version album des toujours excellents et truculents NOFX, qui ne prennent pas une ride.
Sous les paroles nous avons dégoté cette vidéo d’une excellente version acoustique…

Les (COV)Idiots prennent les commandes… On est en plein dedans. Question : les laisserons-nous faire ?

Culte !…

« Hey kids… You want to go to the park ?… Noooo ! You want to go to the matinee ?… Noooo ! You want to go to the Punk Rock show ?… Yeaaaah ! Let’s go to the Punk Rock show !…. » (« Separation of the Church and Skate »)

 

 

Idiots are taking over
Les idiots prennent les commandes

NoFX

“War on Errorism”, 2003

~ Traduction Résistance 71, 2020 ~

 

It’s not the right time to be sober
Now the idiots have taking over
Spreading like a social cancer, is there an answer?

Pas le moment d’être à jeun
Maintenant que les idiots prennent les commandes
S’étendant comme un cancer social, y a t’il une réponse ?

Mensa membership conceding
Tell me why and how are all the stupid people breeding
Watson, it’s really elementary
The industrial revolution
Has flipped the bitch on evolution
The benevolent and wise are
Being thwarted, ostracised,
What a bummer
The world keeps getting dumber
Insensitivity is standard and faith is being fancied over reason

Concédant l’appartenance à Mensa
Dites-moi pourquoi et comment tous ces abrutis se reproduisent
Watson, c’est vraiment élémentaire
La révolution industrielle
A fait péter les plombs à l’évolution
Les bons et sages sont
Phagocytés, ostracisés,
Pathétique
Le monde devient de plus en plus abruti
L’insensibilité est devenue standard et la foi est préférée à la raison

Darwin’s rolling over in his coffin
The fittest are surviving much less often
Now everything seems to be reversing, and it’s worsening
Someone flopped a steamer in the gene pool
Now angry mob mentality’s
No longer the exception, it’s the rule
And I’m starting to feel
A lot like Charlton Heston
Stranded on a primate planet
Apes and orangutans that ran it to the ground
With generals and the armies that obeyed them
Followers following fables
Philosophies that enable them to rule without regard

Darwin se retourne dans sa tombe
Les plus forts survivent de moins en moins souvent
Maintenant tout semble s’inverser et ça s’aggrave
Quelqu’un a balancé une chaudière dans la génétique
Maintenant la mentalité de la foule en colère
N’est plus l’exception mais la règle
Et je commence à ressentir de plus en plus
Les choses comme Charlton Heston
Coincé sur une planète de primates
Avec des singes et des orang outans qui la ruinent
Avec des généraux et des armées qui leur obéissent
Des suiveurs qui suivent des fables
Des philosophies qui leur permettent de régner sans égard

There’s no point for democracy when ignorance is celebrated
Political scientists
Get the same one vote
As some Arkansas inbred
Majority rule,
Don’t work in mental institutions
Sometimes the smallest softest voice carries
The grand biggest solutions

Aucune raison pour la démocratie quand on célèbre l’ignorance
Des scientifiques politiques
Reçoivent le même vote
Que quelque dégénéré de l’Arkansas
La majorité règne
Fonctionne pas dans les institutions psychiatriques
Parfois la plus petite et plus douce voix porte
Les plus grandes des solutions

What are we left with?
A nation of god-fearing pregnant nationalists
Who feel it’s their duty to populate the homeland
Pass on traditions
How to get ahead religions
And prosperity via simpleton culture

Que nous reste t’il ?
Une nation de nationalistes engrossés ayant peur de dieu
Qui pensent que c’est leur devoir de peupler la patrie
De faire passer les traditions
Comment faire passer les religions
Et la prospérité au travers d’une culture d’idiot du village

The idiots are taking over [x8]
Les idiots prennent les commandes [8x]

 

 

 

Dissidence, censure et mise au goulag en république française : Le cas Hervé Ryssen…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

23 septembre 2020

 

Hervé Ryssen représente sans doute ce qu’il peut y avoir politiquement de plus opposé à notre vision. Il est un réformiste pour qui la solution réside dans le changement de têtes en haut de la pyramide et quelques arrangements cosmétiques pour rendre la « nation » plus forte, par le truchement d’un état et d’institutions « épurées »… Il fait toujours partie de ceux qui n’ont pas compris qu’il n’y a pas, n’y a jamais eu et ne peut y avoir de solution au sein du système. A ce titre, toute position « suprémaciste » ne peut être également que contre-productive et erronée.
Ryssen et Résistance 71 sont aux antipodes du spectre politique, pourtant, Ryssen vient d’être incarcéré pour ce qui n’est que « délit d’opinion », le fait qu’il ne soit pas d’accord et dénonce tout un segment des rouages politico-sociaux qui domine le secteur dominant. Ryssen doit au contraire être autorisé à parler et à débattre et c’est sur la méthodologie et la viabilité d’un projet politique qu’il doit être évalué, de la même manière que doivent l’être les projets politiques radicaux de lutte d’évolution politico-sociale émancipatrice.
Aujourd’hui Ryssen, demain toute dissidence au système, des Gilets Jaunes, Gaulois réfractaires, aux évolutionnistes radicaux de la mise à bas de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat, seront engoulagués dans les geôles d’une « république » qui montre enfin son vrai visage, celui d’une harpie au service d’intérêts particuliers ne visant qu’à perpétuer le système de domination et d’oppression.
Nous disons depuis bien longtemps déjà qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre la république française, les soi-disantes « démocraties » du « monde libre » (illusion quand tu nous tiens…) et les régimes mussolinien, hitlérien, franquiste, pinochiste, maoïste, stalinien et autre pol potiste marxistes, capitalistes-d’état dans leurs variantes infinies ; ce n’est qu’une question de degré et le bouton du thermostat régulant la température dictatoriale étatique se trouve bien protégé en haut de la pyramide du pouvoir coercitif parasite.
Il n’y a pas et ne saurait y avoir de solution au sein du système. Il faut lâcher prise et en sortir pour embrasser notre complémentarité dans notre diversité organique et mettre fin à la tyrannie étatico-marchande qui n’a que trop duré.
Ryssen est un pion que le pouvoir veut faire sauter pour l’exemple, pour surenchérir dans la peur. C’est pour cela qu’aujourd’hui, quelle que soit la position politique de la véritable dissidence, nous sommes tous des Ryssen en suspend d’incarcération pour nos idées « déviantes » et à ce titre, nous devons agir pour que lorsque notre tour viendra, des voix continuent à s’élever pour soutenir celles mises au goulag de la pensée unique, mais qui ne seront jamais réduites au silence. Les idées sont immortelles et à l’épreuve des balles et si 30 000 communards sont tombés sous les balles républicaines criminelles, l’idée de la Commune est toujours là et bien là, de plus en plus pressante, de plus en plus présente…
En ce qui nous concerne à bas l’État et le pouvoir coercitif de la censure généralisée , vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

 

 

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Résistance politique : L’insertion sociale anarchiste pour l’avènement de la société des sociétés

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Errico Malatesta « Ecrits choisis »

 

L’insertion sociale de l’anarchisme

 

Analyse anarchiste-communiste

 

Pour tous les militants et toutes les militantes anarchistes qui considèrent la révolution non pas comme un « mythe mobilisateur » ou un élément d’un folklore qu’on tarde par nostalgie à remiser au placard des antiquités, tout en ayant abandonner toute perspective d’en voir la couleur, la nécessité d’une stratégie et d’une tactique révolutionnaire se pose.

Exception faite sans doute des anarchistes qui se rangent derrière un certain spontanéisme qui ne peut faire du mouvement anarchiste qu’un spectateur, au mieux une mouche du coche du mouvement révolutionnaire.

Pour les anarchistes révolutionnaires, c’est à dire celles et ceux qui pensent qu’une révolution est non seulement possible, mais nécessaire, parce qu’elle conditionne une émancipation réelle des individus, en brisant le carcan de la société capitaliste, autoritaire, patriarcale, raciste et étatiste, il s’agit non pas d’espérer à la manière religieuse qu’une révolution « se produise », c’est à dire, en quelque sorte, de l’attendre. L’attendre, comme un élément extérieur au processus révolutionnaire, souvent par peur de souscrire à une dérive avant-gardiste, tout en créant les conditions précises d’une instrumentalisation du processus révolutionnaire par n’importe quel courant avant-gardiste, délégataire, étatiste.

Il s’agit bien au contraire, en tant qu’exploité-e-s parmi les exploité-e-s, de participer à ce processus révolutionnaire, non pas comme détenteur d’une vérité absolue (« scientifique » ou « historique »), non pas comme avant-garde méprisant les autres exploité-e-s ou les considérants comme subordonnés, mais comme acteurs et actrices, ayant intérêt à leur propre libération et y travaillant activement.

Cela suppose bien évidemment la rupture avec la posture libérale qui consiste à parler de liberté individuelle sans aborder les conditions de sa réalisation effective, c’est à dire les conditions sociales d’une telle émancipation qui ne soit pas le luxe de quelques uns mais la réalité accessible et praticable part tous et toutes les exploité-e-s. Cela suppose d’en finir avec l’amalgame entre lutte/organisation collective et organisation hiérarchique, c’est à dire de réaffirmer que la lutte collective est la condition de la libération de l’individu, dès lors qu’elle développe dans son processus une rupture avec le système hiérarchique, et avec l’organisation sociale hiérarchique.

C’est cette nécessaire lutte collective, et la nécessité d’une rupture collective qui rompe l’isolement de l’individu face au pouvoir hiérarchique qui sape les conditions matérielle de la domination, qu’il s’agisse de la domination de classe, patriarcale ou raciste.

Dès lors, être acteurs et actrices du processus révolutionnaire, c’est travailler à renforcer les dynamiques de rupture avec le système hiérarchique, c’est à dire créer les conditions d’une force collective révolutionnaire qui permette la libération effective des individus (non pas métaphysique, mais concrète et réelle).

Cela suppose une conception de la liberté individuelle positive (ensemble de possibilité matérielles concrète pour l’ensemble des individus, qui ne considère pas comme contrainte les nécessité de la vie sociale qui permettent l’exercice concret de cette liberté pour l’ensemble des individus, et non pour une minorité au détriment de la majorité) et non négative (absence de contraintes, dans l’absolu, pour un individu, sans se préoccuper des conséquences des actes sur les autres individus, en terme de contrainte et de restriction de la liberté)

Créer les conditions d’une force collective révolutionnaire, c’est travailler à la convergence des exploité-e-s et des dominé-e-s contre l’Etat, le capitalisme et les systèmes de domination patriarcaux et raciste.

Cela signifie aussi défendre la perspective anarchiste, c’est à dire le refus de la domination, de la hiérarchie, portée non seulement à l’échelle interindividuelle mais aussi à l’échelle sociale.

Partir de nos conditions de vie

C’est en partant de nos conditions de vie que nous pouvons développer des luttes populaires, autour des nécessités quotidiennes qui font apparaître la contradiction entre nos intérêts et ceux des classes dominantes.

C’est dans ses luttes populaires que peut émerger l’idée qu’une rupture avec les systèmes de domination, le capitalisme et l’Etat, est nécessaire et possible. Que les idées libertaires trouvent un écho favorable. [1]

C’est ainsi, par exemple, que les luttes populaires sur le logement opposent d’un côté, l’intérêts des propriétaires, à ceux des locataires ou des squatters.

C’est ainsi également que les luttes salariales ou sur le lieu de travail opposent d’un coté l’intérêt des actionnaires et des patrons, et de l’autre ceux et celles des travailleuses et des travailleurs.

C’est ainsi en outre que les luttes pour défendre la santé des exploité-e-s nous oppose à la bourgeoisie qui pollue, à celle qui rackette les prolétaires à travers l’industrie pharmaceutique.

Partir de nos conditions de vie, c’est donc rompre avec une conception activiste de la politique, qui consiste à « courir » les manifestations, les mouvement sociaux ou les luttes sans participer à leur création, leur élaboration et leur développement, tels des mouches du coche.

La conséquence d’une telle approche, idéaliste, revient à remplacer la construction d’une force collective qui change notre réel vécu, par une agitation permanente sans prise sur le réel, qui ne peut jouer de rôle que dans la sphère de la représentation, et qui au final ouvre la voie aux perspectives délégataires et électoraliste.

Partir de nos conditions de vie, cela ne signifie pas s’y enfermer, c’est à dire se replier sur notre situation personnelle, dans une forme plus ou moins élaborée de corporatisme qui aboutit à une « balkanisation » des luttes politiques.

L’enjeu de toute stratégie révolutionnaire (entendue comme la réflexion sur le moyen de contribuer le plus efficacement les conditions d’un processus révolutionnaire, à partir de la ferme volonté de ne pas l’attendre mais d’y contribuer), consiste à développer l’entraide entre les exploité-e-s, à l’articuler avec l’auto-organisation et la convergence des luttes qui confrontent les classes dominantes et les systèmes de domination dont elles tirent leur position de domination.

Partir de ses conditions pour lutter, mais se mettre en rapport avec les autres exploité-e-s, particulièrement si leurs conditions d’exploitations sont plus dures que les nôtres. Car il n’y pas de convergence réelle des luttes si l’on ne prend pas en compte les conditions des autres fractions des classes populaires, en commençant par les fractions les plus exploité-e-s et les plus dominé-e-s des classes populaires.

Pourquoi commencer par là ?

Parce que c’est le meilleur moyen de rompre avec une tendance à l’invisibilisation des luttes menées par les fractions les plus exploité-e-s des classes populaires, qui du fait de leur situation rencontrent des difficultés plus forte dans la construction de leur luttes (difficultés économiques). Ces difficultés n’ont rien d’une incapacité et en cela l’approche révolutionnaire se distingue radicalement du paternalisme, du substitutisme ou de l’avant gardisme, mais tiennent aux conditions matérielles crées par la société de domination.

Se confronter de manière active à ces difficultés, faire vivre la solidarité sur une base égalitaire (c’est à dire sans imposer son aide mais en la proposant), de respect mutuel, c’est simplement se donner les moyens d’une réelle convergence qui ne consiste pas en l’alignement des fractions les plus exploité-e-s des classes populaires sur les fractions les moins exploité-e-s, leurs luttes et leur revendication. Cette tendance en effet conduit inévitablement non pas à créer les conditions du dépassement des contradictions des mouvements sociaux, mais au contraire leur accroissement.

Le moyen le plus efficace de faire converger les luttes, c’est donc d’aider au développement des luttes menées par les plus exploité-e-s et des plus opprimé-e-s d’entre nous. Non de manière paternaliste, non par charité bourgeoise ou par culpabilité religieuse, mais parce qu’il y a un enjeu décisif à ce que ces luttes gagnent, celles-ci jouant historiquement le rôle d’aiguillon dans les luttes. Il ne s’agit pas de « soutien », mais de la solidarité de classe, et plus largement de la solidarité entre exploité-e-s, basé sur la réciprocité d’intérêt et l’aspiration à l’égale dignité humaine, comme à l’égalité sociale.

Au sein des classes exploité-e-s, des groupes dominé-e-s règne une multiplicité de situation. La lutte contre le racisme, l’oppression des minorités nationale (qui découle de découle de l’idée nationale, et du racisme), la lutte contre la domination masculine, l’homophobie et la transphobie sont la condition de l’unité des classes populaires, étape indispensable pour en finir avec le capitalisme.

La lutte contre la société de classe est la condition d’une lutte réelle contre le racisme et le patriarcat, qui ne laisse pas de côté l’immense majorité des femmes et des personnes racisées, des minorités nationales (assigné-e-s à une catégorie raciale par le système raciste) issues des classes populaires.

Les systèmes de domination, s’il fonctionnent de manière relativement autonome, s’entretiennent et se renforcent mutuellement, puisqu’ils représentent les multiples aspects de rapports sociaux hiérarchiques, fondés sur le contrôle du corps et des pensées des individus, l’exploitation de leur force physique, de leur travail, la mise sous tutelle de leur vie pour le bénéfice des classes et des groupes dominants.

C’est autour de l’entraide et de la lutte collective que se créent les condition d’un dépassement des contradictions qui font exister entre dominés, des rapports de domination.

Cette entraide et ses luttes se construisent au quotidien. L’anarchisme, si on le conçoit non pas comme un dogme, un système de mythes, mais comme une réponse à l’aspiration des individus et des classes exploité-e-s et dominé-e-s à l’égalité politique, économique et sociale, c’est à dire à la liberté réelle, ne peut se développer comme force historique, comme outil de libération qu’à partir de ces luttes populaires, à partir des questions concrètes qu’elles posent, et non à partir d’une spéculation intellectuelle déconnectée du réelle. C’est ce que le courant « especifiste » [2] de l’anarchisme affirme : l’anarchisme doit être inséré socialement, et retrouver son vecteur historique, les luttes populaires portées par les exploité-e-s.

Cela ne peut se faire que par la rencontre entre les acquis historiques issues des luttes révolutionnaires menées par le mouvement libertaire, (acquis qui ne doivent être pris comme un dogme mais comme une expérience accumulée à réactualiser sans cesse) et les mouvements populaires qui portent en eux une dimension anti-autoritaire, par la révolte qui les anime, les dynamiques d’auto-organisation qui s’y expriment, l’aspiration égalitaire et collective qui s’y trouve.

Cette rencontre n’est possible que si le courant anarchiste rompt avec une logique strictement « propagandiste », de posture, ou une logique « spectaculaire » qui ne s’intéresse qu’à la radicalité formelle, ponctuelle, plutôt qu’à la dimension populaire, qui porte en elle les possibilités, d’une radicalité de masse, et d’une dynamique rupturiste qui ne soit pas l’apanage d’une avant-garde quelconque, mais qui trouve ses racines dans les classes exploité-e-s, rendant la partie répressive beaucoup plus difficile au pouvoir en place, ainsi qu’aux éventuels aspirants au pouvoir.

Cette rupture avec la logique propagandiste ou spectaculaire commence par la lutte quotidienne sur les lieux de vie et de travail, ce qui passe par la construction de solidarité concrète, des luttes immédiates fondées sur la nécessité et l’aspiration à la dignité, autour d’objectifs, de revendications ou d’alternatives concrètes.

L’anarchisme n’a de dimension révolutionnaire que lorsque c’est une idée « insérée socialement c’est à dire portée par les mouvements populaires, à la fois par leur dimension anti-autoritaire (confrontation avec le pouvoir, tendance à l’auto-organisation), et existant au sein des mouvements populaires.

C’est ce à quoi doivent travailler les militant-e-s anarchistes, parce que nous ne devons pas oublier que ce qui fait de nous des anarchistes, c’est notre aspiration à en finir avec la hiérarchie, issue de notre révolte contre l’ordre inégalitaire existant, contre le capitalisme et la société de classe, contre l’état. Nous ne sommes pas anarchistes par spéculation métaphysique, mais parce que nous luttons pour nous libérer, puisque l’anarchisme est une réponse politique, philosophique, sociale, culturelle, stratégique et tactique aux questions qui se posent à nous dès lors que nous remettons en cause l’ordre hiérarchique.

[1] Le texte de Malatesta publié sur l’organisation (et notamment la Partie III ) en 1897 est à se titre encore bien actuel.

[2] L’especifismo est un courant développée par un certain nombre de camarades latinos-américains et d’organisations telles que la Fédération anarchiste uruguayenne, fondée sur l’expérience d’une cinquantaine d’année de luttes populaires. Il reprend la conception du « dualisme organisationnel », forgé par Malatesta, qui affirme la nécessité pour les anarchistes de s’organiser spécifiquement pour diffuser leurs idées, pour contribuer à défendre l’autonomie des luttes populaires (il ne s’agit pas d’en prendre la tutelle de manière entriste ou de les faire adopter l’étiquette « anarchiste », mais d’y affirmer, comme participant -non comme commentateur extérieur- le refus des récupérations politiciennes et électoralistes), et la nécessaire développement d’organisations populaires (syndicats de base, collectifs de luttes, coopératives…) autonomes, à partir de la nécessité des luttes. L’especifismo insiste sur le refus de l’activisme, c’est à dire sur la nécessité des anarchistes de construire avec d’autres les luttes populaires, et non de ne s’y intéresser que quand elles atteignent un pic, de manière uniquement propagandiste, pour ensuite les délaisser pour une autre, dans une stratégie de saut de puce. Pour plus d’info (en anglais) http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2999

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Lectures complémentaires :

Appel au socialisme (Gustav Landauer)

Évolution et révolution (Élisée Reclus)

Petit précis sur l’État, la société, la désobéissance civile et la commune autogérée (Résistance 71)

Que faire ? La marche vers la tyrannie globale (Résistance 71, 2010)

Manifeste contre le travail

L’essentiel de Résistance 71 2010-2020

 

Cette (r)évolution qui nous incombe ou comment voir clair dans ce réformisme futile qui nous pollue…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 15 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

La révolution qui vous incombe

 

Les enragé(e)s

2014

 

La Révolution qui vous incombe n’est possible que dans la mesure où vous resterez vous-mêmes, classe contre classe, ne connaissant pas et ne voulant pas connaître les divisions qui peuvent exister dans le monde capitaliste. C’est la concurrence économique qui est la loi de sa production et c’est la concurrence politique ou les divisions politiques qui, soigneusement entretenues, lui permettent de prolonger sa misérable existence.

Si la classe capitaliste ne formait qu’un seul parti politique, elle aurait été définitivement écrasée à la première défaite dans ses conflits avec la classe prolétarienne. Mais on s’est divisé en bourgeoisie monarchiste et en bourgeoisie républicaine, en bourgeoisie cléricale et en bourgeoisie libre penseuse, de façon à ce qu’une fraction vaincue pût toujours être remplacée au pouvoir par une autre fraction de la même classe également ennemie.

C’est le navire à cloisons étanches qui peut faire eau d’un côté et qui n’en continue pas moins à flotter insubmersible. Et ce navire-là, ce sont les galères du prolétariat sur lesquelles c’est vous qui ramez et qui peinez et qui peinerez et qui ramerez toujours, tant que n’aura pas été coulé, sans distinction de pilote, le vaisseau qui porte la classe capitaliste et sa fortune, c’est-à-dire les profits réalisés sur votre misère et sur votre servitude.

Jules Guesde

Le réformisme est l’allié du capitalisme

1. – Par le suffrage universel ou catégoriel, l’élection des représentants dans les structures politiques, voire sociales et économiques, la bourgeoisie fait sanctifier l’exploitation par l’élection et se disculpe de son oppression. La loi étant sensée venir du peuple, toute critique devient anti-démocratique, voire dirigée contre le peuple, et on pourra réprimer en toute bonne conscience.

2. – Les réformistes, pour être éligibles, ne doivent pas enfreindre le cadre légal et constitutionnel forgé par la bourgeoisie (prémices de la pacification et de l’intégration au cadre légal). La bourgeoisie lâchera quelques menus avantages aux élus, pour séduire l’électeur, et créditer la tactique réformiste (début de la collaboration et du partenariat).

3. – Les réformistes doivent défendre le parlementarisme et l’Etat. L’Etat, selon eux, serait neutre ou arbitre, donc juste, ou bien encore et tout au contraire, utile pour faire du social, redistribuer les richesses. Il pourrait même être progressiste et il deviendrait alors l’Etat prolétarien contrôlé par les travailleurs. L’impasse est faite sur l’origine et la fonction de l’Etat comme outil d’oppression. Dans nos démocraties, les prolétaires peuvent-ils constituer une majorité électorale, vues les couches sociales intermédiaires dites classes moyennes, les divergences entretenues par le corporatisme et les diverses tendances du réformisme ?

4. – Les salariés, quand ils croient au parlementarisme, s’écartent des révolutionnaires en fondant leur espoir sur la prochaine élection. Pendant ce temps, ils restent corvéables, exploitables et divisés.

La classe, remède à la tentation contre-révolutionnaire du syncrétisme de gauche

Quand on ne conçoit de pouvoir que gouvernemental, quand on ne conçoit d’instrument de lutte que l’État, quand on ne conçoit de démocratie que bourgeoise, quand on a abandonné toute idée de révolution, quand on pense que finalement, le capitalisme doit « seulement » être « modifié », on ne peut évidemment pas faire autrement, en période électorale (c’est à dire désormais , tout le temps !) que de tenter de mettre ensemble des chèvres, des choux et des loups.

Pour « re-gonfler » une « équipe » (qu’on a progressivement contribué à décimer en abandonnant l’organisation de classe et en hurlant sur tous les toits que « la classe ouvrière n’existait plus »…), parce que cette « équipe » il la faut, il en faut, du « contingent de votants », pour espérer gagner une élection bourgeoise , notamment dans le système mis en place sous la 5ème République de ce pays !

Et pour les prolétaires qui se laissent abuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d’arbres de la liberté, par des phrases sonores d’avocats, il y aura de l’eau bénite d’abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours.

Auguste Blanqui

Alors, urgence et politique « petit-bras » obligent, mais surtout, volonté de ne pas porter atteinte au Capital, « on » choisit de « faire masse » plutôt que de faire « classe ».

Et « on » joue le jeu du Capital, avec les règles du Capital, et les objectifs de ceux-ci.

Ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas inévitable, c’est un choix politique qui vient d’une classe bien identifiable, qui s’appelle la petite-bourgeoisie, qui est entrée en lutte pour la sauvegarde de ses intérêts à elle.

La petite-bourgeoisie

Petite-bourgeoisie qui, de par son positionnement -de classe, politique, économique…- spécifique entre le prolétariat et la bourgeoisie, à commencer par son implantation dans les entreprises, est naturellement appelée à connaître, dans ce genre de moment historique, son heure de gloire. (Jusqu’à ce que, une fois sur deux, elle périsse sous les coups du patronat, entraînant avec elle toute une partie des prolétaires qui auront fait la folie de s’en remettre à elle…)

La petite-bourgeoisie chargée de cornaquer le prolétariat en colère (quand même) sur des positions « gauchistes » se dotera en plus d’autres « épouvantails », comme « les agences de notation », ou « les financiers », par exemple.

De Mélenchon à Le Pen en passant par Hollande et Sarkozy, tous le disent avec plus ou moins de virulence : le pouvoir de la finance est la source des déséquilibres économiques et sociaux actuels.

Une telle unanimité est évidemment suspecte. De fait, l’arbre de la finance cache mal la forêt de l’exploitation. La finance n’existe pas pour elle-même, comme une force qui aurait pris le pouvoir sur « l’économie réelle ». La finance n’est qu’un moment du rapport social capitaliste. La finance ne dirige rien : c’est la classe capitaliste dans son ensemble qui domine le monde, même si elle le fait à sa manière, c’est à dire par la concurrence entre différents secteurs de l’économie, différentes zones géographiques, différents capitaux.

Le pouvoir des financiers n’est rien d’autre que le pouvoir d’un segment du capital au sein d’une domination globale. Dénoncer « la finance » ou les « financiers » en tant que tel, c’est croire que l’intérêt du chef d’entreprise de « l’économie réelle » et celui du travailleur pourrait être commun. La concurrence interne à la classe capitaliste a certes des conséquences importantes pour les prolétaires : mais c’est toujours dans le même sens. Quand la bourgeoisie d’un pays particulier sombre, les prolétaires sombrent aussi : mais quand la bourgeoisie s’en sort, les prolétaires n’y gagnent rien d’autre qu’un peu plus d’exploitation et de survie augmentée.

Ne dénoncer que la finance, c’est faire croire que les maux du capitalisme reposent entièrement sur la faute des courtiers de Wall Street. Ce genre de discours n’a qu’un but : sauver l’exploitation capitaliste et la domination étatique face aux ferments de la révolte. C’est la source de toutes les théories du complot et du pouvoir occulte de quelques uns, boucs émissaires d’un rapport social généralisé qu’on ne veut plus voir en face parce qu’on n’ose plus penser à l’affronter.

Léon de Matthis

Elle évitera évidemment soigneusement de mordre aux jarrets le capitalisme industriel, et même, elle dorlotera toute la fraction locale de cette bourgeoisie, contre la vilaine fraction compradore, « mondialisatrice ».

Dans le « grand manuel d’Histoire » de la bourgeoisie, le mois de juin 1936 est figé comme un mythe.

A l’entendre, ce fût le mois « des acquis mémorables », « des accords de légende » négociés par le non moins légendaire Front Populaire au pouvoir depuis le 5 juin.

Alors que la crise économique ravage le monde depuis 1929, jetant des millions d’ouvriers sur le pavé, et que les puissances impérialistes préparent leurs armes en vue de la Seconde Guerre mondiale qui s’annonce, la France aurait goûté, pendant ce temps, au « Jardin des Délices » avec la semaine de 40 heures, le temps libre, les congés payés et de meilleurs salaires. Et tout ça grâce à la volonté du Front Populaire « de donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse et la paix au monde« .

Bien souvent, les leçons d’histoire de la classe dominante se révèlent être de grossiers mensonges… Juin 1936 n’échappe pas à la règle.

Derrière le slogan « Du pain, la paix, la liberté », la classe ouvrière en France apprendra dans sa chair que le seul et unique programme du Front Populaire sera « de la sueur, du sang et des larmes ».

Elle évitera d’employer les termes de « propriété privée des moyens de production », d’ « expropriation sans indemnisation », elle ne dira pas non plus qu’il faut abolir le salariat.

L’État

Elle cachera son aversion pour l’émancipation réelle du prolétariat en proposant le pis-aller de la « nationalisation » en se gardant bien d’ouvrir toute réflexion sur ce qu’est l’Etat bourgeois aujourd’hui, Etat sans lequel il n’y a PAS de « nationalisation » possible…

Et surtout, elle ne dira pas qu’il faut « détruire l’Etat », au contraire ! Elle dira qu’il faut s’en emparer par les élections, et puis que telle ou telle nomination changeront la nature de cet Etat.

Elle dira que l’État c’est comme un gant, qu’il suffit de changer la main qui est dans ce gant pour que, de gant de fer, ce gant se fasse de velours…

Cette tentation syncrétique, elle n’est possible en tant que telle qu’en période de crise systémique. C’est même LA réponse favorite, en première intention, de la bourgeoisie aux tensions et aux luttes de classe que ne manque jamais de déclencher une véritable crise systémique du Capitalisme comme celle que nous connaissons.

On peut l’appeler « collaboration de classe », ou « fordisme », ou « unité nationale ».

Dans sa forme aiguë, et mise en œuvre par la bourgeoisie soi-même quand ça sent trop « le brûlé », ce syncrétisme s’appelle également « fascisme ».

Le syncrétisme

La tentation syncrétique, c’est le renforcement, par l’amalgame dans une organisation unique (et prétendument UNITAIRE) type « social-démocrate », d’éléments du prolétariat, de la petite-bourgeoisie, voire, du petit capital, de la fausse-classe qu’agite la bourgeoisie depuis des siècles, qu’on l’appelle « peuple » ou « nation », ou les deux.

C’est celle qui consiste à masquer un système plutôt qu’à le dévoiler, alors même que l’époque serait au dévoilement.

Fausse classe, faux ensemble, faussement homogène, au sein duquel cohabitent des classes et des intérêts antagonistes, qui n’ont que peu d’objectifs communs dès lors que tombent les blablas destinés à masquer la réalité de classeS de l’ensemble en question.

Une tentation qui, a fortiori à cet instant précis de la crise systémique du capitalisme, non seulement est obsolète et irréaliste (car les antagonismes DE CLASSE s’aiguisent de jour en jour, la bourgeoisie a sorti les couteaux contre nous, et ce ne sont pas les diatribes à base de « pauvres » et de « riches » qui masqueront longtemps ce fait) mais qui de ce fait, devient une arme CONTRE les exploités du capitalisme.

Mais c’est quoi au juste le syncrétisme de gauche ?

5. – Les organisations politico-syndicales de gauche, pour obtenir le plus de voix et d’élus, combattent les révolutionnaires et les anti-parlementaristes. La bourgeoisie est heureuse que l’attaque contre le radicalisme des salariés vienne des structures de gauche, ce qui accélère les divisions des travailleurs.

La différence entre ces deux classes (ouvriers et petits bourgeois paupérisés) tient à ceci que l’ouvrier sait, ou devrait savoir, que seule la destruction totale et l’éradication complète du système d’économie politique capitaliste peut sauver la planète et l’espèce humaine, alors que le petit-bourgeois, indécrottable fumiste et éternel utopiste entêté est convaincu que quelques bonnes réformes au mode de production impérialiste décadent, qui n’affecteraient nullement son statut social, suffiront à le remettre sur pied pour une nouvelle farandole des pieds nickelés.

Le petit-bourgeois a un ego démesuré et sa scolarité (souvent universitaire) ainsi que sa position sociale autoritaire, en tant que courroie de transmission et transmetteur d’ordre pour ses patrons, lui confère une grande suffisance narcissique. Le petit-bourgeois sait tout, n’obéit qu’à celui qui le stipendie et, assis dans son salon devant sa télévision entre deux bourbons, en parole et sur papier, il transforme la société.

La réhabilitation de l’État chez les gauchistes

L’une des constantes dans les derniers mouvements sociaux en France fut de se tourner vers l’Etat comme solution aux problèmes soulevés. Au-delà des limites que posent des revendications qui s’adressent à un Etat qui est lui-même au cœur du dispositif dénoncé (privatisations, flexibilité, déréglementation, précarisation), ce qui nous intéresse ici est la posture de la gauche autoproclamée radicale, parfois influente dans ces mouvements. En effet, elle ne se contente plus de cautionner un Etat-providence (pour qui ?) moribond, mais procède à une véritable réhabilitation du rôle de ce dernier.

Le rapport de force permanent ne serait plus à exercer contre le Capital afin d’abolir l’Etat et le salariat. Il s’agirait désormais de se situer à l’intérieur du rapport capital/travail afin de le modifier par le biais du pouvoir étatique. Cette confiance aveugle dans ce pouvoir, qui nie toute autonomie et toute subjectivité propre au mouvement collectif des exploités (travailleurs annualisés et flexibilisés, intermittents du salariat ou précairEs en tous genres, avec ou sans papiers), est un des fondements de la théorie réformiste : « il ne s’agit pas d’attaquer l’ennemi au cœur, mais plus vainement d’améliorer la situation présente par le biais d’un médiateur universel et théoriquement neutre (sinon est-ce encore un médiateur?) : l’Etat

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Dérapons vers la Société des Sociétés

 

Dictature sanitaire, masque et armada de collabos…

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

Ce qui est dit ci-dessous est très juste, mais l’heure n’est plus aux seuls constats.. mais aussi et surtout à l’action. Toute critique du totalitarisme étatique, sanitaire ou autre doit maintenant être accompagné de suggestions de solution ou alors jamais rien n’avancera dans la bonne direction, celle de notre émancipation de la merdasse étatico-capitaliste. L’heure de la désobéissance civile de masse et à l’auto-orgnaidation des associations libres a sonné. C’est ça ou notre mort sociale… puis physique.
Qu’on se le dise !…
~ Résistance 71 ~

 

La République En Masques : une armada de collabos !

 

Claude Janvier

 

1er septembre 2020

 

Alors que j’entrais dans une administration il y a peu, mon regard s’est posé sur une affichette officielle estampillée République Française qui disait que la République se vit à visage découvert dans tous les lieux publics : voies publiques, transports en commun, commerces et centres commerciaux, établissements scolaires, bureaux de poste, hôpitaux, tribunaux, administrations… Loi du 11 octobre 2010 (entrée en vigueur le 11 avril 2011) : Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. 

Puis mon regard s’est tourné vers la salle d’attente et les guichets avoisinants, et le texte que je venais de parcourir m’apparut soudain totalement inepte et surréaliste. Une forêt de masques blancs, noirs, bleus, verts s’étalait devant moi… Dantesque ! J’ai failli appeler mon toubib pour lui dire que je devais être victime d’hallucinations et que j’allais arrêter les apéros le soir – promis, juré ! –

La remarque peu amène du cerbère qui était à l’entrée m’a arraché temporairement à mes réflexions. « Monsieur, votre masque doit couvrir le nez ». Décidément, ces chefaillons à qui la République donne du pouvoir se sentent tous investis d’un pouvoir quasi-divin : celui de faire respecter la loi, qu’ils ne connaissent souvent pas. Mais faire semblant de la connaître, cela donne de l’importance.

Couvrir votre nez ou non n’a aucune incidence pour votre voisin, à part de lui cacher vos points noirs ou votre couperose si vous êtes porté sur la bouteille. Mais voilà, comment expliquer ça à des gens formatés, conditionnés et payés pour faire respecter les consignes gouvernementales ?

En réalité, le masque est indispensable pour un chirurgien et ses assistants quand ils vous opèrent. Cela, afin qu’ils ne vous contaminent pas. Le reste n’est qu’une affaire de contrôle gouvernemental et un excellent moyen d’engranger de l’argent, grâce à des forces de l’ordre ultra zélé. – Les échos 12 mai 2020 : plus d’un million d’amendes distribuées pendant le confinement, avec 20,7 millions de contrôles. 135 millions d’euros engrangés – Juteux ! Sans oublier la TVA sur chaque masque.

Un tuyau : vous pouvez contester les amendes en toute légalité. Le site Réaction 19 vous indiquera la marche à suivre. (1)

Depuis la nuit des temps, le masque est uniquement présent lors des carnavals. Mais aujourd’hui, les « réjouissances » sont quotidiennes. Place au terrorisme d’état mondialiste imposé par une armada de forces de l’ordre, lourdement armée, à la réflexion limitée, mais protégée grâce à l’impunité que procure le port de l’uniforme. La répression sauvage et sanglante des Gilets Jaunes n’est plus à démontrer.

Le port du masque obligatoire permet une étendue encore plus grande de l’emprise de l’état sur les citoyens. En devenant obligatoire, le port du masque se banalise et commence à devenir un mode de vie. Le port du masque ou le bâton ? 

Pas de masques, une amende. Pas content ? Une autre amende. Toujours pas content ? Interpellation musclée, agressive et invasive, suivie directement d’une garde à vue. Toujours pas content ? Comparution immédiate devant un juge, amende et prison avec ou sans sursis.

J’exagère ? Quelques exemples éloquents et récents vont vous démontrer le contraire :

– 22 août 2020 : Breil-sur-Roya, un magasinier, pour un masque porté en dessous du nez (après plus de 6 h de boulot, on peut comprendre qu’il ait besoin d’un peu d’air) deux gendarmes l’ont interpellé violemment. Évidemment, le chef de la gendarmerie locale défend ses deux subalternes, mais au dire des témoins, l’intervention a été musclée, violente et totalement disproportionnée. Vidéo. (2)

– 26 août 2020 : pendant que des casseurs incendiaient des voitures, fracassaient des vitrines pratiquement en toute impunité, des CRS sont entrés dans un bar diffusant la finale de Ligue des Champions PSG – Bayern pour faire évacuer l’établissement. La raison ? Les personnes présentes à l’intérieur ne respectaient pas le port du masque et la distanciation sociale. Une intervention musclée qui n’a pas manqué de créer la polémique. (3)

– 29 août 2020 Paris : contrôle du port du masque dans un bar à Paris avec une arme de guerre. – menace de fermeture administrative en cas de non-respect de port du masque. Ambiance lourdingue. (4)

– 29 août 2020 Nice, Tour de France : interpellation musclée par des policiers d’un couple de supporters. Le mari incriminé a eu le front en sang, mais tout va bien. (5)

Le masque vous empêche de respirer normalement, transforme votre bouche en un bouillon de culture innommable (6) – MICROBIOLOGIE : une très curieuse culture – MICROBIOLOGÍA : Un cultivo muy interesante -, vous empêche d’être repéré si vous venez de faire un casse – pratique -, de vous attrouper – terminé les manifs -, de réfléchir – être un bon garçon ou une bonne fi-fille bien dans les clous, sinon… -, et de ne pas adhérer aux vilaines théories complotistes. – dommage, un peu de réflexion nous ferait des vacances… –

Au-delà de la force militaire et policière, la France possède une armada de collabos chefaillons, empressés à relayer et à enforcer la sainte parole gouvernementale. Pure est la parole de l’empire. Je reste confondu par autant de clarté gouvernementale depuis le début de la crise sanitaire : les ministres nous ont répétés pendant des semaines que les masques étaient inutiles, voire « contre-productifs ». Puis les masque sont devenus utiles mais impossible de s’en procurer. L’impayable Laurent Nùnez interviewé par Laurent Delahousse sur France 2, à la question  » ils sont où les masques », a répondu qu’ils arrivaient. Alors, qu’à l’époque, impossible de s’en procurer un. (7)

Aujourd’hui, alors que les hospitalisations sont de plus en plus faibles, le masque est obligatoire partout. Même aux toilettes… Restez couvert, on ne sait jamais…

Le Monde, toujours prompt à sauver le soldat Macron, ose publier le 17 juillet 2020, trois idées fausses sur les masques et la lutte contre la pandémie de Covid-19. Je vous cite la première, ça suffira amplement à démontrer l’arnaque de cet article :

1) « L’utilisation prolongée du masque est dangereuse. »

Ce que dit la rumeur :

l’utilisation prolongée du masque provoque une hypoxie » (un manque d’apport en oxygène), assure un texte très partagé sur Facebook ainsi que sur des sites sensationnalistes comme Tripfoumi.com ou Nouvelhorizon.

C’est faux :

Le port d’un masque s’accompagne d’une sensation d’inconfort, variable selon la personne qui le porte et le type de protection utilisée. Mais s’il demande un petit effort physique supplémentaire à son porteur pour respirer normalement, « cela n’a rien à voir avec un manque d’oxygène », tranche le médecin hygiéniste Philippe Carenco, responsable de service au centre hospitalier Marie-José-Treffot, à Hyères (Var). « Il n’y a pas de raison de craindre un manque d’oxygène lié au port du masque dans les conditions normales d’utilisation » – en dehors, par exemple, d’une activité sportive intense.

Les différents types de masques ont une résistance à l’air (on parle de « respirabilité. »), qui leur est propre, qui est « calibrée » et qui est « incluse dans la norme » à laquelle ils répondent, explique ce spécialiste des textiles de santé. C’est un élément central de la confection de ces protections, « sinon on ferait des masques en béton » qui protégeraient très bien du virus, mais ne permettraient pas de respirer correctement, observe M. Carenco.

Cependant, les fabricants recommandent généralement dans la notice qui accompagne leurs masques une durée d’utilisation de l’ordre de quelques heures. Mais, selon le docteur Carenco, ce n’est pas à cause d’une durée limite au-delà de laquelle le masque ne permettrait plus de respirer. Le but est qu’il conserve son efficacité. Il est d’ailleurs préconisé de renouveler un masque dès lors qu’il est humide. Dans tous les cas, une insuffisance respiratoire s’observerait rapidement et pas au bout de quelques heures, selon ce spécialiste.  » (8)

Décortiquons ensemble cet article écœurant. Afin de noyer le poisson ou de se faire passer pour un grand enquêteur, le journaleux est allé chercher un médecin hygiéniste au CHU de Hyères dans le Var. Puis l’argument massue est asséné : « Le masque n’est pas responsable de l’hypoxie ». On s’en doute bien, sinon les pauvres chirurgiens en train de vous opérer tomberaient comme des mouches. Mais en revanche, avec un masque, moins d’oxygène circule. Pas besoin d’avoir bac +7 pour comprendre ça. Un enfant de 6 ans le capterait facilement. Il faudrait arrêter de nous prendre pour des demeurés.

Malheureusement, ce genre d’article nauséabond n’a pas l’air de choquer grand monde. Il est écrit plus loin : « … Si vous ressentez de l’inconfort, que vous devez faire un effort supplémentaire pour respirer normalement… ». On peut donc en conclure, en réfléchissant un peu, que des problèmes sont manifestement engendrés par le port du masque et que cela découle un tant soit peu du manque d’oxygène et de l’accumulation de CO2. Adoubé par une grande partie du corps médical, ce texte relève de l’escroquerie. La désinformation et le bourrage de crâne battent leur plein.

Pour ma part, je préfère m’en référer à ce qu’explique le Docteur Pascal Sacré, médecin hospitalier anesthésiste-réanimateur : 

“Le port continu des masques aggrave la contamination ! Cette affirmation est basée sur des arguments scientifiques et médicaux. L’air, une fois expiré, est réchauffé, humidifié et chargé de CO 2. Il devient un milieu de culture parfait pour les agents infectieux (bactéries, champignons, virus). Des études ont montré que la porosité (trous microscopiques) des masques permet aux germes expirés de s’accumuler sur leur face externe.”

“Non seulement nous ré-inspirons notre CO2, mais en plus, en touchant tout le temps notre masque (geste inévitable), nous diffusons les germes partout ! Obliger tout le monde à les porter tout le temps, alors que l’épidémie disparaît, est une aberration scientifique et médicale !”

“ Les masques sont considérés comme la protection face à la transmission du virus du COVID-19. Mieux vaut porter un masque (n’importe lequel.) que rien. Ah oui ? Je ne suis pas d’accord. Cette idée reçue est largement partagée par la population traumatisée des pays ayant confiné totalement leur peuple.” […] (9)

Les médecins, dans une large majorité, sont complices. Désolé pour le corps médical, mais il faudrait arrêter d’obéir à la propagande gouvernementale et d’être payé pour soutenir les laboratoires pharmaceutiques. Où est le serment d’Hippocrate ? Les pourfendeurs des Professeurs Raoult et Perronne ont des tribunes quotidiennes dans les médias, pendant que les deux premiers sauvent des vies.

Mais voilà, nous avons dans notre beau pays, une véritable toile d’araignée administrative et citoyenne. Préfets, élus, fonctionnaires administratifs, dirigeants des ARS* locales, vigiles de supermarchés, gendarmes, médias, syndicats (qui ne défendent plus personne depuis longtemps), associations de parents d’élèves, recteurs, secrétaires administratives, syndicat des commerçants, etc.

Un seul message : Tous masqués. Point barre. Bientôt, le vaccin obligatoire pour tous. Bientôt pucé, tracé, hyper fliqué et bien conditionné. Ceux qui diront non, hop, fiché, condamné, voire emprisonné dans les camps FEMA. En construction en France, avec 350 000 cercueils prêts à l’emploi. (10)

Comme chaque matin, le responsable local de l’ARS Normandie, fraîchement promu, à l’aise dans son costard bleu ciel et ses chaussures noires pointues, avec son mug de café à la main, s’imprègne de la directive issue de la Sainte Bible Préfectorale : Malgré une baisse des hospitalisations, les cas de Covid-19 continuent d’augmenter en Normandie -. 18 août 2020. (11)

Rien que le titre ne fait aucun sens. « Baisse des hospitalisations, mais augmentations des cas ». Si les gens guérissent tous seuls ou sont asymptomatiques (le nouveau mot à la mode), où est le problème ?

Ensuite, ce qui n’est pas précisé, c’est que le nombre de tests est en augmentation. Rappelons quand même qu’au début et pendant le confinement, quasiment aucun test n’était réalisé. Donc, plus il y aura de tests de dépistages, plus on trouvera de personnes infectées. CQFD. C’est comme si on intensifiait le test de QI, aurions-nous plus ou moins de… Je vous laisse deviner la suite.

Masques obligatoires dans les centres-villes, dans les restaurants quand vous entrez, mais pas assis, quand vous faites votre jogging (sympa le CO2 dans les bronches), quand vous déambulez dans un marché, au concert, dans les cinémas, quand vous faites du vélo, à pied, à cheval et en voiture comme à Nice. (12)  Vous vous sentez oppressé ? Normal, le port du masque du matin au soir est mauvais pour la santé. Tout comme le conditionnement et la coercition. 

Mais l’armada de chefaillons veille au grain. Les ordres sont les ordres. Et en plus, certaines braves gens vous dénoncent, comme dans l’exemple ci-dessus où un pauvre magasinier en a pris plein la gueule à Breil-sur-Roya. Mais il le méritait, car c’est un dangereux activiste…

Une véritable propagande intoxicatoire, relayée par une armée de petits chefs investis du pouvoir étatique. Bien payés, à l’aise dans leurs baskets, leur réflexion s’arrête à la fin du formulaire « Cerfa » qu’ils doivent remplir en début et en fin de journée.

Le gouvernement est responsable de la politique qu’il édicte, mais au-delà de ce fait, personne n’est obligé de faire du zèle et d’en rajouter une couche. Et le problème est bien là. Trop d’acteurs de notre société en font trop, sans se rendre compte qu’à force de scier les branches sur lesquelles ils sont assis, il ne restera bientôt plus qu’un seul tronc dénudé au milieu d’un véritable désert. À ce moment-là, il sera trop tard pour agir.

Claude Janvier

(1) https://reaction19.fr/

(2) https://www.huffingtonpost.fr/entry/supermarche-nice-port-du-masque-gendarmes-breil-sur-roya_fr_5f4125cfc5b697824f9925c9 et

https://fr.sputniknews.com/france/202008291044340913-tout-ca-pour-un-masque-interpellation-musclee-a-nice–video/

(3) https://www.divertissonsnous.com/2020/08/26/un-bar-est-evacue-de-force-par-les-crs-a-cause-du-non-port-du-masque-paris/

(4) https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/dans-les-bars-et-restaurants-de-paris-la-police-controle-le-respect-du-port-du-masque-et-des-gestes-barriere_4088533.html

(5) https://fr.sputniknews.com/france/202008291044340913-tout-ca-pour-un-masque-interpellation-musclee-a-nice–video/

(6) https://www.youtube.com/watch?v=S5ImqqaMCd4&feature=share&fbclid=IwAR3wrH6mYzHf2XamjoYzGxj6tkNaLNmRAL5eKxT40dtI1NQeUz4V9Jya_ww

(7) https://actu.orange.fr/societe/videos/la-petite-phrase-de-laurent-nunez-hier-soir-sur-france-2-qui-enerve-le-personnel-soignant-il-n-y-a-pas-de-probleme-de-masques-en-france-CNT000001oJKHD.html

(8) https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/07/17/trois-idees-fausses-sur-les-masques-et-la-lutte-contre-la-pandemie-de-covid-19_6046546_4355770.html

(9) https://covidinfos.net/covid19/obliger-au-port-du-masque-alors-que-lepidemie-disparait-est-une-aberration-scientifique-et-medicale-selon-le-dr-pascal-sacre/1490/

et

https://pryskaducoeurjoly.com/actu/7426/le-port-du-masque-savere-inutile-selon-les-etudes-scientifiques/

et

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-coronavirus-si-masques-faisaient-plus-mal-bien-80893/

* ARS : Agence Régionale de Santé.

(10) https://www.actualite.co/105541/des-camps-fema-en-construction-en-france.html

(11) https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/malgre-une-baisse-des-hospitalisations-les-cas-de-covid-19-continuent-d-augmenter-en-normandie-FC17156663

(12) https://www.nicematin.com/sante/la-redaction-repond-doit-on-porter-le-masque-en-voiture-lorsquon-passe-dans-les-zones-ou-il-est-obligatoire-561521

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Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

Des Gilets Jaunes à l’émancipation…

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… Vers notre humanité réalisée !

Le 12 septembre 2020… Pour une renaissance Gilets Jaunes, comprenons bien qu’il ne peut y avoir de solutions au sein du système… Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

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Gilets Jaunes !

Il y a maintenant près de deux ans de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions et la dictature sanitaire
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Résistance 71