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Coronavirus et manipulation politico-sociale : Le masque comme rite de passage vers un Nouvel Ordre Mondial…

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Le muselage… sanitaire

 

Le masque sanitaire comme rituel de soumission

 

Résistance 71 

 

15 juillet 2020

 

En ce 14 juillet 2020, Macronus 1er vient de rendre obligatoire les masques dans les lieux publics clos devant une crainte d’une “seconde vague” du virus qui ne viendra pas, mais surtout comme mesure d’imposition d’une nouvelle “norme” sociale de la paranoïa et du contrôle organisés.

Toute cette affaire du SRAS-CoV-2 ou “nouveau coronavirus”, organisme génétiquement créé en premier lieu, dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord, avant sa militarisation dans les labos secrets du Pentagone et son larguage à Wuhan par une fausse équipe sportive militaire yankee “participant” aux jeux inter-armées en octobre 2019, emprunte pas à pas tous les méandres d’une vaste opération planétaire d’ingénierie sociale pour la transformation de nos sociétés en quelque chose de bien plus contrôlable à souhait, toujours sous le coup du thermostat de la tension dont le curseur est monté et descendu le long de sa coulisse, faisant passer le statut psychologique collectif de “crainte” à “peur” jusqu’à “terreur” et “panique” selon les besoins oligarchiques du moment. 

A ce titre, une menace invisible, virale,  aux effets gonflées à dessein par des gouvernements et des merdias complices, est bien plus efficace qu’une menace terroriste. Plus personne en effet ne croit qu’un islamiste se planque sous son lit, le mousseux est éventé, place donc au nouveau croquemitaine : le bien antipathique et terrifiant Bébert Corona  alias COVID19 !


Hail Bébert !…

L’oligarchie eugéniste, malade de toujours plus de contrôle, mène nos sociétés vers une société de la grille de contrôle mondialisée, vers une nouvelle société de la dictature technotronique qui verra l’IA, les drones, l’internet des choses via la 5 puis la 6G, le nano-puçage, et le contrôle “sanitaire” paranoïaque total, contrôler à outrance nos vies quotidiennes à l’échelle planétaire. Les ordures aux manettes sont en train de nous faire passer d’une vieille société épuisée à un nouvel ordre mondial de la domination technotronique et elles veulent le faire avec notre “consentement” sanitaire. A ce titre, nous sommes contraints de nous soumettre à un rite de passage de l’une à l’autre des sociétés et comme tout rite de passage ancestral, ceci comprend ses propres stigmates, comme par exemple… le port du masque sanitaire.

Ainsi dans une 1ère phase, le masque est présenté comme inutile et même dangereux pour la santé, ce que soutient la science, car il n’est pas sain de porter un masque de la sorte des heures par jour. Puis on entre dans la 2ème phase où le masque est présenté comme le symbole de la survie, barrière ultime pour un nouveau virus qui ne fait pas plus de mort que la grippe saisonnière, même en gonflant les chiffres et râclant les fonds de tiroirs des morgues hospitalières. Il est avéré aujourd’hui que le taux de mortalité du CoV19, hors facteurs de co-mortalité, est de l’ordre de 0,45%, celui de la grippe saisonnière étant de 0,35%.

A Yankland, des officiels de la santé apparaissent à la TV pour dire aux gens de garder le masque même chez eux, prochaine étape, dormez avec, faites tout avec en fait ! Qui n’a pas vu une personne seule dans sa voiture avec son masque ?… Le conditionnement est en marche et fonctionne dans la vaste majorité des cas ! Pourtant, il suffit de dire NON !

Ainsi, le masque devient une espèce de “rite d’initiation” de masse à un nouveau paradigme social complètement construit, comme le furent l’État, les institutions, le commerce, l’argent et les modes de contrôle, au fil de l’histoire. Ces rites de passage existent depuis des millénaires et sont devenus courants dans les sociétés secrètes, dans l’armée qui n’est qu’un gigantesque rite d’obéissance et de soumission à tout un système.

Les rites d’initiation renforcent le désir de se conformer, d’appartenir à un groupe, et donc par ce truchement d’obtenir une validation identitaire. La méthodologie rituelle est presque toujours identique quelque soit le lieu ou le temps où elle prend place.

1) Dans un premier temps, l’initié est placé en isolement, ce qui le conditionne psychologiquement à ce qui va suivre et insiste sur l’importance du processus

2) Ses routines quotidiennes sont chamboulées à dessein afin de faciliter le passage aux nouvelles “normes”. Ceci relativise sa réalité, “désacralise” l’établi et le prépare au changement à venir.

3) Normalisation visuelle des initiés entre eux, comme avec par exemple le port d’un uniforme, se raser la tête, le tatouage, la scarification ou le port d’un objet, d’un artifice distinctif. Le but est d’annihiler l’identité individuelle de chaque initié(e) pour la remplacer par une identité collective et contrôlable à souhait. De la même manière, l’initié(e) se sent partie intégrante du groupe, puis…

4) L’initié(e) est mis(e) en situation traumatique de plus ou moins grande intensité. Une confusion et une angoisse plus ou moins importantes sont induites, à ce moment psychologique vital, l’initié(e) est mûr(e) pour sa transformation d’appartenance.

5) Cet état psychologique favorise l’introduction d’une nouvelle “norme”.

Nous voyons que ce rituel du masque est en train de créer une dissociation entre l’obéissance et la désobéissance, la conformité et la non-conformité, dans un nouveau rapport dichotomique.

Dans un contexte “initié / non-initié”, les initiés sont endoctrinés à voir les non-initiés, les rebelles, comme des ennemis et à agir en conséquence (agressivité, violence, délation, ostracisme).

Dans ce contexte, le port du masque devient une reconnaissance collective et permet aussi d’identifier les “déviants”… et de préparer le terrain pour cette nouvelle escroquerie vaccinale qui vient. Soyons aussi clair là-dessus: aucun vaccin ne peut marcher (si tant est qu’un vaccin puisse être efficace), le virus mute en permanence…
A partir de là, le pas à franchir vers le goulag réalisé n’est plus bien loin, ce n’est plus un pas insurmontable, mais un petit pas, un de ces petits pas de la “nécessité” sociale dans le meilleur des mondes mis en place et que bien des gens trouveront normal de franchir… si on laisse faire et laisse verrouiller cette grille de contrôle planétaire.
Pensons, soyons critiques, unissons-nous, et agissons de concert, flinguons cette dictature en marche avant qu’elle ne nous flingue !

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Lectures complémentaires :

Nos articles les plus lus sur l’affaire du coronavirus CoV19

CoV19 – SRAS-COV-2, créé à l’université de Caroline du Nord

Nos articles et traductions sur le CoV19

Notre page « CORONAVIRUS, guerre biologique contre l’humanité »

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale (PDF)

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique (PDF)

HistoriqueCartelPharmaceutique (PDF)

SARS-CoV_UCN (PDF)

 

Solution :


Gaulois penseur, donc réfractaire…


Phase 1…


Phase 2…


Phase 3…


Phase 3bis en simultané

 

14 juillet… Enfin réaliser l’échec et agir pour une commune universelle

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Résistance 71

 

14 juillet 2020

 

« Liberté – Égalité – Fraternité » nous a t’on dit, promis et rien de tout cela ne s’est jamais matérialisé. La « république » n’a jamais été qu’un torchon oligarchique qui mis en place la dictature marchande de tous les MM Jourdain  de France et de Navarre pour toujours le profit du plus petit nombre. Une scélératesse en a remplacé une autre dans la grande logique étatico-marchande. Pourtant quelques espoirs naquirent, notamment avec la « France des sections » des années 1790-93, qui, si elle avait vécu, aurait sans doute pu mettre le peuple sur la voie de la commune universelle. Elle fut bien entendue éliminée, pas sans avoir laissé une trace écrite avec la DDHC de 1793 qui proclame dans ses deux derniers articles:

Article 34
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs

(Deux derniers articles 34 et 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 24 juin 1793)

Ceci fut soigneusement enterré, mis sous le boisseau et les « constitutions » de toutes les républiques jusqu’à nos jours ne s’en sont jamais servie de base constitutionnelle et pour cause… Pourtant, cette DDHC figure toujours dans les archives du Conseil Constitutionnel et est exposée comme relique de ce qui est voulu comme être le « temps de l’enfance » de la « république ». Depuis la création des premiers états, la société humaine est en état de légitime défense face à l’oppression généralisée.

Dès 1774, Jean-Paul Marat le visionnaire écrivait déjà dans son tout à fait remarquable « Les chaînes de l’esclavage » :
« … bientôt la nation devient la pris des maltotiers, des financiers, des publicains, des concussionnaires : vampires insatiables qui ne vivent que de rapines, d’extorsions, de brigandages et qui ruinent la nation pour se charger de ses dépouilles. Les compagnies de négociants, de financiers, de traitants, de publicains et d’accapareurs, donnent toujours naissance à une foule de courtiers, d’agents de change et d’agioteurs : chevaliers d’industrie uniquement occupés à propager de faux bruits pour faire hausser ou baisser les fonds, enlacer leurs dupes dans des filets dorés et dépouiller les capitalistes en ruinant le crédit public…
C’est ainsi que les commerces métamorphosent les citoyens opulents et indigents en instruments d’oppression ou de servitude. Si le commerce corrompt presque tous ses agents, il a une influence bien plus étendue sur la société entière, par le luxe qu’il traîne toujours à sa suite.
[…] Pour rester libre, il faut sans cesse se garder de ceux qui gouvernent ; rien de plus aisé que de perdre celui qui est sans défiance et la trop grande sécurité des peuples est toujours l’avant-coureur de leur servitude. » (lire plus sur notre PDF)

Il est plus que grand temps que nous comprenions de manière collective qu’:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Lectures complémentaires :

Révolution française : Les amis du peuple

Jean-Paul Marat « Les chaînes de l’esclavage »

Jean Paul Marat, les 685 numéros de « L’ami du peuple »

Pierre Kropotkine « La commune de Paris »

Résistance 71 : Petits précis sur la société et l’État

40 ans : hommage à Pierre Clastres

Gustav Landauer « Appel au socialisme »

Du Chiapas aux Gilets Jaunes

 


Notre racine profonde: la société de l’être

Scandale : La France via le mercenariat belge abrite un camp d’entraînement saoudien pour la guerre au Yémen… à Commercy (Meuse) point de départ de l’Assemblée des Assemblées Gilets Jaunes…

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Nous avons contacté l’Assemblée des Gilets Jaunes de Commercy, là où le camp d’entrainement mentionné dans l’article se situerait et avons demandé s’ils pouvaient confirmer cette information, la réponse est venue très rapidement “confirmé, malheureusement”…
Nous pensons que l’Assemblée des GJ de Commercy (et pas seulement elle en fait, mais partons du local pour rayonner sur le périphérique…) possède là un levier de pression politique considérable qui pourrait partir du local vers une mise en cause à l’échelle nationale.

A suivre avec intérêt…

~ Résistance 71 ~

 


Revenir aux fondamentaux !…

 

Guerre au Yémen, selon Amnesty International, des soldats saoudiens s’entraînent en France

Selon le groupe de défense des droits de l’homme Amnesty International, un camp d’entraînement militaire privé installé en France forme des soldats saoudiens aux armes utilisées dans la guerre au Yémen. Amnesty affirme que la société belge qui gère le camp d’entraînement a bénéficié des faveurs du gouvernement.

 

Source : RFI, le 7 juillet 2020

 

Source de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2020/07/08/guerre-au-yemen-selon-amnesty-international-des-soldats-saoudiens-sentrainent-en-france/

 

8 juillet 2020

 

Le camp d’entraînement militaire se trouve à Commercy, dans l’est de la France, et est dirigé par l’armurier belge John Cockerill. Il a été inauguré en 2019 par Geneviève Darrieussecq, la sous-secrétaire d’État au ministère de l’Armée.

« J’ai découvert un centre de formation spécialement mis en place pour les soldats saoudiens afin de les entraîner sur les armes utilisées au Yémen », a expliqué Audrey Lebel à RFI.

Audrey Lebel a mené l’enquête pour le mensuel d’Amnesty International, La Chronique. Elle affirme que l’ancien ministre de la Défense, Gérard Longuet, a grandement facilité la présence de Cockerill à Commercy durant son mandat sous la présidence de Sarkozy et du gouvernement de l’ancien Premier ministre François Fillon. Il est aujourd’hui sénateur de la Meuse et membre du conseil d’administration de John Cockerill depuis 2013.

C’est Gérard Longuet qui a facilité les contacts entre le PDG de John Cockerill, Bernard Serin, et le chef d’état-major de l’armée, le général Ract-Madoux en 2011. Serin a reçu l’ordre de mérite de la Légion d’Honneur en janvier 2020.

Gérard Longuet a déclaré à Amnesty que l’accord entre l’armée française et John Cockerill stipulait que l’entreprise de fabrication d’armes achèterait et rénoverait les installations existantes en échange de l’utilisation des terres et des bâtiments du site.

« Je ne savais pas qu’il était possible pour la France de former, sur son territoire, des militaires impliqués dans un conflit en cours », a expliqué Audrey Lebel.

« Nous avons tendance à penser que le Yémen est loin et que, en tant que citoyens français, cela ne nous concerne pas, mais cela se passe ici avec l’argent des contribuables. »

La France, l’Arabie saoudite et la guerre au Yémen

La controverse autour des ventes d’armes françaises à l’Arabie saoudite est soulevée parce que diverses organisations de défense des droits de l’homme ainsi que des politiciens affirment que les armes sont utilisées dans le cadre de la guerre au Yémen. Ce conflit a fait plus de 230 000 morts, dont des femmes et des enfants, depuis qu’il a commencé en mars 2015. L’Arabie saoudite dirige une coalition combattant les rebelles Houthis soutenus par l’Iran.

Les Nations Unies ont décrit la guerre en cours comme la pire crise humanitaire au monde.

Une enquête publiée en avril 2019 par le journal Disclose a prouvé que des armes françaises sont utilisées dans le conflit au Yémen, en violation du traité des Nations Unies sur le commerce des armes imposant l’arrêt des exportations d’armes s’il existe un risque qu’elles contribuent à la violation des droits de l’homme.

Selon Disclose, des documents secrets sur l’utilisation des armes françaises dans le conflit yéménite ont été remis au Président Emmanuel Macron et à la ministre des Armées, Florence Parly. La France a toujours nié que ses armes aient été utilisées au Yémen.


No pasaran !… vraiment ?

Incitations françaises

A Commercy, l’arrivée de l’entreprise belge d’armements a fait naître l’espoir de redévelopper l’économie locale. Lebel a écrit qu’un certain nombre d’installations ont été données à John Cockerill. L’ancien maire de la ville, Bernard Muller, a déclaré qu’il n’était pas nécessaire de lancer un appel d’offres pour « relancer les activités existantes ». Le site était autrefois utilisé par l’armée française.

Cockerill a bénéficié d’une série d’incitations financières sur trois à cinq ans. Amnesty affirme que la société d’armes a touché plus de deux millions d’euros de fonds publics grâce à divers programmes gouvernementaux.

L’argument avancé pour expliquer le tapis rouge déployé à Cockerill était l’emploi. Cependant, à Commercy, les acteurs locaux affirment que l’impact économique n’est pas aussi important qu’il avait été promis.

Pour le sénateur Longuet, la vente d’armes est justifiée car elle fournit du travail aux Belges et aux Français.

« Je n’ai pas le pouvoir d’arrêter les guerres. Quand la France envoie des [avions de chasse] Rafale en Inde, ce n’est pas pour le défilé militaire du 14 juillet, c’est pour transformer des gens en cendres », a-t-il déclaré.

Lebel a souligné le secret entourant le camp d’entraînement militaire de Commercy. Elle a souligné qu’on lui avait dit, officieusement, que les stagiaires saoudiens y étaient confinés pendant le verrouillage de Covid-19. Mais officiellement, les conseillers locaux affirment qu’ils ne savent pas si la formation militaire a réellement commencé.

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Voir notre dossier sur l’Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes de Commercy:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Grand temps…
De foutre tout ça par dessus-bord !

Stopper le rouleau compresseur mondialiste : Analyse critique, savoir dire NON !.. et garder le cap

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Stopper le rouleau compresseur mondialiste

 

Claude Janvier

 

Juillet 2020

 

Grève civique aux municipales. Vague verdâtre, PS qui se maintient, LR qui pavoise et le RN qui gagne Perpignan. LREM en queue de peloton, mais n’oubliez pas que ce parti est composé de gens de gauche, de droite, du centre  et des écolos. Le fondu politique vaseux par excellence.  Rien de neuf sous le soleil républicain. L’uniformité est bien présente et risque de perdurer longtemps. En effet, ce cirque mielleux vient d’être corroboré par la nomination de Jean Castex (LR) au poste de 1er Ministre et par un sondage récent qui donne Macron et Le Pen au second tour des présidentielles de 2022, loin devant la droite, Mélenchon et les écolos. (1)

Une énorme lassitude m’envahit. Comment se sortir de ce sempiternel maelström, de ce sempiternel guêpier que la plupart des votants achètent aveuglément ?

Car, depuis 50 ans, nous assistons au bal des faux-culs qui est l’alternance droite/gauche ou inversement. 50 ans d’allégeance made in USA, 50 ans où la quasi-totalité des politiciens de notre pays et des pays européens œuvre afin d’établir un gouvernement mondial au mépris du peuple.  

Un peu d’histoire :

Dès 1940, bien avant leur entrée en guerre en décembre 1941, Washington s’était préparé à administrer la France comme un protectorat. L’affaire est peu connue, mais n’ayant pas la place pour tout développer dans ce billet, je laisse les lecteurs lire cet excellent article à propos de l’A.M.G.O.T – Allied Military Government of the Occupated Territories – (2). Washington avait aussi imprimé une monnaie, – le franc A.M.G.O.T., ou billet drapeau.

Tout était en place pour administrer la France à la libération comme une province dépendante. Le reste de l’Europe était aussi dans le collimateur américain.

Grâce au général de Gaulle et à quelques commissaires, le projet A.M.G.O.T. a capoté. Puis, le 7 mars 1966, le général sortait la France de l’OTAN. Il faut rappeler que de Gaulle a été le seul président non-atlantiste de notre pays. Le 11 mars 2009, Nicolas Sarkozy décidait de réintégrer notre pays dans l’organisation du traité de l’Atlantique nord. Nous sommes donc encore et toujours à la botte des USA.

Cela montre que les politiciens et financiers américains mondialistes sont tenaces. Porte fermée, ils rentreront par la fenêtre. Le travail de sape est économique, religieux, culturel, linguistique, et passe par la destruction systématique des valeurs familiales, sociétales et ethniques.

Le leitmotiv principal des mondialistes est une planète entièrement régie par un seul gouvernement. Si les nations n’existent plus, les guerres non plus. Dans l’absolu, ça peut sembler humaniste. Mais pour ça, il faudrait que le gouvernement mondial soit composé de gens éclairés et altruistes. Et c’est sur ce point précis que ça déraille. Les buts de l’élite mondialiste sont d’accroître leur pouvoir, leur puissance, et de contrôler la population mondiale. Argent, pouvoir et, finalement, immortalité. David Rockefeller a reçu 7 transplantations cardiaques, dont la dernière à 101 ans… Sans commentaires.

NdR71: Un commentaire quand même… Nous nous sommes entretenus avec l’auteur au sujet de cette information difficilement vérifiable et quelque peu sensationnaliste. Nous sommes d’accord pour dire qu’il faille la prendre avec les pincettes d’usage.

Revenons aux élections présidentielles. On nous a déjà fait le coup du duel du second tour, le candidat « propre » face au Front National. 2002 Chirac/Le Pen et 2017 Macron/Le Pen. Le reste des élections présidentielles françaises se résume aux sempiternels duels gauche/droite qui, au final, sont un mélange inepte d’idéologie politique, uniquement bénéfique pour les intéressés, qui a fini par donner naissance à la LREM.

Destruction de nos valeurs, destruction des fondements de la démocratie, destruction de notre économie, de notre savoir-faire et de notre culture.

– 7 mars 1966. Charles De Gaulle sort la France de l’OTAN.

– Mai 1968, coup d’état des gauchistes/trotskistes prenant le pouvoir pour se faire des places au soleil dans les sphères gouvernementales et médiatiques.

– 1973. La loi Pompidou est entérinée. Elle interdit à l’État de se financer gratuitement (ou quasi-gratuitement) auprès de la Banque de France. Dès lors, l’État n’a eu d’autre choix que de se financer sur les marchés financiers (ou auprès des banques) et donc de payer des intérêts.

– 1974-1981. Septennat de Valérie Giscard d’Estaing. Spécialiste de la Françafrique, il définit une politique étrangère fondée sur le mondialisme et la conciliation. (3)

– 1981-1995. Double septennat de François Mitterrand qui, avant de virer socialiste, avait été décoré de la Francisque sous Pétain – parrainé par deux anciens « cagoulards » (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du Maréchal Pétain, et Simon Arbellot. Pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire indiquant : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France. » Après la guerre, devenu socialiste et européiste convaincu, il œuvre pour la vocation européenne, persuadé que l’Europe devait s’unir pour survivre et que l’avenir de la France s’inscrivait dans cette direction. (4) À noter que Michel Rocard, lorsqu’il était Premier Ministre, a utilisé 28 fois le 49-3. Un record.

– 1995-2007. Septennat et quinquennat de Jacques Chirac. Tour à tour thatchérien puis travailliste, productiviste puis écologiste, mondialiste puis protectionniste, libéral puis dirigiste, gaulliste, rad-soc, réformateur, conservateur, droitier, centriste, anti puis pro-immigration. (5)

– 2007-2012 : Quinquennat de Nicolas Sarkozy. Trahison du peuple français le 4 février 2008, en entérinant le Traité de Lisbonne contre l’avis majoritaire du peuple français. Le 11 mars 2009, il réintègre la France dans l’OTAN (6)

– 2012-2017 : Quinquennat de François Hollande, prétendument grand ennemi de la finance internationale et de la finance spéculative. Il devait interdire aux banques d’exercer dans les paradis fiscaux et augmenter de 15 % la taxe sur les bénéfices des banques. Promesses non tenues.  Citons aussi le grand bradage fin 2014 d’Alstom au profit de Général Electric grâce à Emmanuel Macron, ministre de l’économie à l’époque. Impossible également de ne pas évoquer sa trahison dans l’affaire d’ArcelorMittal – 30 novembre 2012 – et de ne pas  mentionner sa boutade impayable sur les « sans dents ». (7)

– 2017-2020 : Quinquennat en cours d’Emmanuel Macron. Déjà six grandes promesses brisées ou rabotées. Détricotage méthodique constant de nos institutions. Répression sauvage des Gilets Jaunes. Privatisation honteuse de la FDJ le 7 novembre 2019. Réforme des retraites adoptée sans vote le 2 mars 2020. Beaucoup de lois sont votées la nuit à la va-vite ou l’ont été pendant le confinement. Par exemple, en cas d’urgence décrétée par l’état, les salariés pourraient travailler jusqu’à 60 heures par semaine. – 25 mars 2020 -. La privatisation des forêts et de l’ONF a été enclenchée le 23 janvier 2020. Les privatisations des barrages sont prévues et vont suivre. Impossible également de ne pas mentionner l’annulation de l’ISF. (8) et (9)

La régression est palpable. La France, 6e puissance mondiale, mais toujours championne du monde de la taxation et de l’imposition, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Déclin des valeurs familiales :

À partir de mai 1968, les valeurs familiales se sont effondrées. Le mot d’ordre de mai 68 était de « jouir sans entraves » comme disait l’ancien député européen aux penchants pédophiles, Daniel Cohn Bendit *, toujours invité par les médias. (10)

Depuis les années soixante-dix, un courant venu des Etats-Unis, la théorie du genre, affirme que le sexe est une orientation choisie. Le but est de casser la catégorisation masculin et féminin définie depuis la nuit des temps. Mais, pourquoi mettre en avant une théorie aussi tarabiscotée  ? Car, en effet, on peut se demander comment, sans théorie du genre, Amelia Mary Earhart (1897-1937) a réussi à être une aviatrice hors pair, comment Marie Curie (1867-1934) a pu recevoir le prix Nobel, comment Marilyn Monroe a pu avoir une relation lesbienne avec Joan Crawford et comment Rachel Carson (1907-1964) a pu être spécialiste en sciences environnementales.

À chacun d’assumer ses propres orientations sexuelles et familiales, à condition de respecter les choix d’autrui. C’est aussi simple que ça.

La dernière trouvaille en date : Parent 1 et parent 2. Plus poétique que ça, tu meurs. Soi-disant pour une égalité sociale, plutôt que père et mère. Là encore, le libre choix devrait être autorisé pour tous.

Déclin du travail :

Les travailleurs peuvent de moins en moins accéder à un confort de vie décent. Avec un SMIC à 1279 € net par mois, c’est plutôt rillettes et mousseux que foie gras et champagne. Nous sommes de plus en plus dans une stratégie qui privilégie les bénéfices immédiats au détriment d’un résultat à long terme. Exit la valeur d’une entreprise. Seuls les actionnaires font la pluie et le beau temps avec un seul but envers et contre tous : amasser de l’argent.

Chaque pays européen est dirigé par une oligarchie affichant l’image d’une « démocratie irréprochable » où le droit de manifester est tellement réprimé qu’exprimer des revendications légitimes vous expose aujourd’hui à des jugements à la va-vite, à des amendes, à des peines de prison, à des  blessures graves et à des mutilations.

Déclin de l’éducation : (11)

Collège unique, méthode globale, contenus allégés, mathématiques modernes, goûters éducatifs, évaluations des compétences…

Résultat : écriture le plus souvent illisible, difficultés à lire, orthographe à la ramasse, Baccalauréat donné, élèves de plus en plus incultes. 30 % des élèves ne comprennent pas ce qu’ils lisent.

Le certificat d’études primaires, dont les intellos se gaussaient comme étant de la gnognotte, avait jadis plus de valeur que le Bac d’aujourd’hui.

De jeunes étrangers, ne parlant pas le français et pétris d’interdits religieux et de traditions très éloignées de la nôtre, ont indirectement contribué à tirer l’enseignement vers le bas. L’immigration peut être positive, mais pas avec des gens incultes comme trop souvent aujourd’hui. Certains sont laissés à l’abandon au bord du Périf sous une tente Quechua, d’autres sont employés clandestinement et sous-payés – Chronopost **. Ces laissés pour compte construisent un communautarisme qui, au lieu de rassembler le peuple, le divise de plus en plus.

Déclin de l’économie : (12)

Abandon de l’industrie, dévalorisation du travail, allocations à outrance, abandon des valeurs de la production en faveur d’un commerce mondial fabriquant des produits bon marché qui tombent en rade une fois sur deux ou trois. Abandon des centres-villes au profit de zones commerciales démesurées hébergeant les mêmes enseignes. Pour le dépaysement, faudra repasser. Notre beau pays n’est plus qu’une vaste enseigne Mac Do ou Gifi.

Déclin de la culture :

L’art dit contemporain ou l’art dit comptant pour rien. Exit l’Art déco des années 1920. Depuis 40 ans, l’art vient des « States » et plus c’est laid, plus ça cote.

Une des toiles de Jean-Michel Basquiat vendue 110 millions de dollars en mai 2019 avait été acquise pour 9 000 dollars en 1984, soit un bond de 5 800 fois sa valeur en 33 ans », indique RFI. Vous ne connaissez pas l’artiste contemporain new-yorkais Basquiat ? Quelle chance !

Après la crotte de chien géante (Complex Shit), structure gonflable de quinze mètres de haut de l’Étasunien Paul McCarthy, après le sextoy gonflable de 24 mètres de haut érigé place Vendôme par le même Paul McCarthy (2014), ou après le « Dirty Corner » (également appelé « Vagin de la Reine »), monumentale trompe d’acier de 60 mètres de long du Britannique Anish Kapoor posée dans les jardins du château de Versailles (2015), la couillonnade atteint des sommets lorsque le plasticien Claude Lévêque apporte sa touche personnelle à la création bobo avec le soutien du ministère de la Culture dirigé par Franck Liester (LREM) : deux énormes pneus de tracteur couverts de feuilles d’or qui ornent pour un an les départs de rampe du double escalier intérieur du palais Garnier à l’occasion des 350 ans de l’Opéra de Paris.

Ces mochetés et leurs créateurs sont glorifiés quasi-religieusement dans tous les FRAC (fonds régionaux d’art contemporain) et autres galeries subventionnées par le ministère de la Culture. Ces artistes ringards qui, hier encore, n’auraient jamais osé exposer leurs grotesques bricolages en place publique occupent désormais le haut du pavé et se voient offrir une légitimité ridicule par les gestionnaires de la culture. L’anesthésie générale du public, dûment endormi par les médias, fait le reste. ***

L’art dit contemporain est un art hors-sol, artificiellement engraissé, destiné à abrutir les foules et à cultiver l’incompréhension.

Il nous reste encore la gastronomie et les bons vins dans notre pays, mais pour combien de temps ? Le CETA a été ratifié le 23 juillet 2019 – libre échange entre le Canada et l’Union européenne. Le TAFTA menace d’être entériné – Traité Transatlantique – qui vous apportera dans votre assiette le fameux poulet chloré made in USA. Délectable… Sauce Chili ou Ketchup ?

À part un candidat souverainiste ou nationaliste – de gauche ou de droite -, il n’y a aucune autre alternative contre le mondialisme. Rien ne me prédestinait à œuvrer en faveur des souverainistes car je me sens plutôt citoyen du monde, mais force est de constater que c’est le seul rempart qui existe contre le chancre mondialiste. Il est temps d’abandonner les querelles de clochers et de se rendre compte, que seule une alliance souverainiste et pourquoi pas libertaire, peut changer la donne.

Le fait que Jacques Attali déclare, et je cite : Souverainisme = antisémitisme, (Marianne, 4 octobre 2019) -, (13) , prouve que les mondialistes cherchent par tous les moyens, même stupides, à discréditer les souverainistes. BHL, que je ne présente pas, est, vous le devinerez, anti-souverainiste. Il qualifie les souverainistes de populistes, de fachos et d’anti-européens.

La seule façon de s’opposer à l’avancée inexorable d’un gouvernement mondialiste, c’est par les urnes., Que vous le vouliez ou non, vous allez devoir soutenir un candidat souverainiste et voter pour lui.

Existe-t-il des gens de bonne volonté capables de s’unir pour contrer le mondialisme ? Bonne question. Je n’ai pas la réponse, mais je pense que les querelles d’antan et d’aujourd’hui sont surannées et ne vont rien changer dans le futur. Seule une alliance inter-groupes, en dehors de la politique globale existante, peut changer la donne. 

Claude Janvier

(1) https://urlz.fr/dp5P ;  (2) https://urlz.fr/56xi ; (3) https://urlz.fr/dp6v ; (4) https://urlz.fr/dp5U ; (5) https://urlz.fr/dp5X ; (6) https://urlz.fr/dp60 ; (7) https://urlz.fr/dp62 ; (8) https://urlz.fr/dp65 ; (9) https://urlz.fr/dp67 ; (10) https://urlz.fr/dp6q ; (11) https://urlz.fr/dp6f ; (12) https://urlz.fr/dp6i ; (13) https://urlz.fr/dp6k

* Extrait de son livre « Le Grand Bazar » en 1975 : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses ? » Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. […] J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi».

** https://urlz.fr/dp6m

*** L’abandon français, Jean-Loup Izambert et Claude Janvier

= = =

Note de Résistance 71: Nous ne sommes pas forcément d’accord avec tout ce qui est dit dans l’article, mais l’analyse truculente et la conclusion montrant l’ouverture sur la nécessité de passerelles entre les différents bords de la résistance pour nous unir “en dehors de la politique globale existante”, n’ont pu que nous séduire. Sans doute plus à venir de Claude…

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Compilation de nos deux essais spéciale édition 10ème anniversaire :

Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

Résolution de l’ONU : paix mondiale pour 90 jours pour cause de CoV19… si vous croyez pas celle-là ils vous en raconteront une autre… (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2020 by Résistance 71

 


Pause vaccinale: Il est l’or, monseignor

 

Les Nations-Unies déclarent la paix mondiale !

 

James Corbett

 

4 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://hive.blog/news/@corbettreport/un-declares-world-peace

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Kumbaya et ouvrez les bulles ! La paix mondiale a été mise en place ! Quoi, vous ne le saviez pas ? Le Conseil de Sécurité (CS) de l’ONU vient juste de passer une résolution qui appelle pour un cessez-le-feu mondial comme une sorte de “pause humanitaire” alors que le monde doit gérer la pandémie du coronavirus qui décime (nous dit-on) la population mondiale.

Ou, comme le dit si bien l’ONU :

“Le CS mercredi a fait écho à l’appel du SG pour un cessez-le-feu mondial afin de combattre la pandémie du coronavirus qui a déjà tué plus de 500 000 personnes. Le chef de l’ONU a accueilli cette action longtemps attendue, appelant tous les pays à “redoubler d’efforts pour la paix”.”

Ceci nous dit trois choses :

  1. No nobles leaders nous aiment et veulent prendre soin de nous, nous protéger durant cette crise.
  2. La pandémie doit être vraie et doit être super grave, autrement pourquoi le CS de l’ONU agirait-il de la sorte ?
  3. Nous pouvons donc nous attendre à ce que les 90 jours à venir soient un paradis sur terre où toutes les nations du monde vont déposer les armes et commencer à vivre en paix et en harmonie.

Vraiment ?

Hum, pas exactement. Voyez-vous, la résolution demande aux nations membres de cesser toutes leurs opérations militaires sauf “les opérations contre l’EIIL / Daesh, Al Qaïda et le Front Al Nosra et tous les groupes et individus, sous-groupes et entités associés avec AQ ou l’EIIL et autres groupes terroristes désignés par ce même CS de l’ONU Mais à part pour ces cas particuliers, fini la guerre !.. du moins pour trois mois.

Mais attendez, pourquoi l’Arabie Saoudite vient-elle juste de lancer une toute nouvelle campagne militaire contre les Yéménis ! N’a t’elle pas reçu le mémo ? Que diable se passe t’il ?

Commençons par examiner l’idée d’un cessez-le-feu mondial pour 90 jours (sauf si vous combattez les vrais méchants…). Est-ce supposé signaler au monde que bombarder, massacrer et répandre le sang est OK autant que cela ne distrait pas les gens de paniquer au sujet du nouveau croquimitaine officiel, nous avons nommé Bébert Coronavirus (NdT: ou SRAS-COV-2 “Caroline du Nord”) ? Si, dans 90 jours à compter de maintenant, le coronavirus n’est plus promu comme une menace existentielle à l’humanité, alors les guerres et les massacres en règle deviendront-ils une nouvelle fois “humanitaires” ?…

Bien sûr, une telle déclaration n’est sujette à aucune question. Oui, c’est un bon sentiment que tout le monde va saluer et soutenir, mais c’est là tout le truc, il s’agit d’une opération de pub faite pour renverser la vapeur et augmenter la sympathie envers l’ONU pour sa “pause humanitaire” et sa “paix mondiale”, ce qui nous permettra au passage de percevoir qu’il y a une sorte de corps gouvernemental global, une ébauche de gouvernement mondial qui peut arrêter les guerres comme ça, hop d’un claquement de doigts !

(Ai-je mentionné que les Saoudiens viennent juste de bombarder un village yéméni ?)

Comme d’habitude, il y a un chouïa de vérité dans ce sentiment, sans nos guignols de leaders conspirant pour déchaîner la colère publique contre tel ou tel ennemi apparent, construit et achetant pour des milliards et des milliards d’équipement militaire, il est très douteux qu’il y ait même des guerres de grande envergure de niveau international. Pensez-vous vraiment que le Saoudien moyen de la vie de tous les jours serait si motivé de financer à coup de milliards une armée de l’air, puis d’être volontaire pour monter dans un des avions pour aller bombarder des hommes, femmes et enfants dans un petit village yéméni, des gens qu’il n’a jamais vu et qui ne lui causent absolument aucune menace ni problème, tout ça de son propre chef ? Sans un gouvernement ou dans ce cas un prince héritier pourri et corrompu décidant de ce qu’est “l’intérêt du royaume” pour conduire ces raids aériens et ensuite dépensant plein de pognon de ce royaume autoproclamé pour que cela se produise, pensez-vous que de telles aventures militaires se produiraient ?

Alors oui, si les élitistes mondialistes voulaient vraiment la paix mondiale, ce ne serait pas juste possible, ce serait carrément direct. Ils n’auraient qu’à démanteler cette machine de guerre qu’ils ont construit, renoncer à ces pouvoirs belliqueux qu’ils se sont arrogés pour eux-mêmes et se ranger derrière le mouvement de criminalisation de la guerre.

Mais bien entendu, ce n’est pas ce qu’ils font. En lieu et place on nous jette un coup de pub du CS de l’ONU qui passe une résolution appelant à des “pauses humanitaires” dans notre programme guerrier régulier et quotidien… programme qui reprendra bien entendu dans les 90 jours ou moins. On présume aussi que cette cessation temporaire d’activités belliqueuses s’appliquerait aussi à tous Palestiniens pensant défendre leur terre de l’annexion israélienne en cours.

Non, cette dernière résolution ne veut rien dire d’important pour tous ceux qui recherchent vraiment la paix mondiale. Cela ne fait que confirmer une fois de plus que, exactement comme je l’ai dit de nombreuses fois depuis le début de cette crise du coronavirus, la VERITABLE menace à la paix mondiale est la guerre que ces mêmes non-leaders mènent contre leurs propres populations. Les signes de cette guerre sont partout visibles et évidents.

On peut le voir avec la “carte de la vaccination” pondue par la Commission Européenne, visant à mettre en place un passeport / carte de vaccination pour tous les citoyens européens pour 2022.

On peut le voir dans l’initiative « Verified«   de l’ONU, qui menace de “contrer la menace de la mauvaise information sur le CoV19 et partageant un conseil fondé ur les faits avec leurs communautés” (et je pense que nous savons tous ce que cela veut dire…)

On peut le voir dans le ciblage délibéré de nos anciens dans les maisons de santé et de retraite pour faire gonfler artificiellement le taux de mortalité durant la crise CoV19…

On peut le voir dans tous ces projets de vaccination obligatoire, dans les confinements, fermetures des commerces et autres lois, réglementations qui ne font que chercher à restreindre les droits et libertés fondamentaux dans cette aube de l’âge de la bio-sécurité (NdT: que nous appelons aussi dictature technotronique, car cela en fait partie…)

Dans chacun de ces cas, ces actions, prises par les gouvernements du monde contre leurs propres peuples, ne vous en déplaise, sont en elles-mêmes des menaces à la paix et à la stabilité (sans mentionner le mode de vie économique) de la majorité de l’humanité. Loin de délivrer la paix mondiale, ces non-leaders mènent eux-mêmes une guerre contre les peuples qu’ils affirment diriger.

Mais bien entendu, le CS de l’ONU n’est en rien intéressé de mettre fin (ni même de “suspendre pour cause humanitaire”) toutes ces menaces contre l’humanité. Non, la simple idée que les clowns et les marionnettes du CS peuvent fournir une “paix mondiale” (ou une “pause humanitaire” dans les conflits armés) par une simple résolution (avec une date d’expiration de 90 jours) est d’une absurdité sans nom, penser que ces guignols désirent la paix mondiale est encore plus absurde.

Les non-leaders du monde ne sont en rien intéressés dans une véritable paix mondiale. Ils ne veulent pas d’une paix qui viendrait alors que l’humanité serait libre de la poigne des gouvernements qui cherchent à tracer, traquer, contrôler et sanctionner chaque mouvement de tout le monde. C’est une vision de la paix mondiale qui n’est jamais présentée dans ces pubs à 3 balles de l’ONU.

Maintenant ajustons et coordonnons tous nos pendules avant q ue ce “cessez-le-feu mondial” ne soit violé… Oh attendez, trop tard…

= = =

Lectures complémentaires :

Notre page : « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

GDC_Coronavirus_et_spectacle_marchand

Affaire CoV19 OGM

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique

HistoriqueCartelPharmaceutique

SARS-CoV_UCN

Propaganda-Edward-Bernays-1928-version-Jo

 

 

L’essentiel de Résistance 71 de 2010 à 2020 (PDF mis à jour de juillet 2020)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

 

Résistance 71

 

7 juillet 2020

 

Jo nous avait fait un très beau PDF de l’essentiel de nos publications depuis 2010, elle vient de nous le mettre à jour en ce mois de juillet 2020, qu7elle en soit présentement remerciée.
Ce PDF sera, avec la compilation de nos deux essais spéciale 10ème anniversaire « Du chemin de la société vers son humanité réalisée », le parfait compagnon de lecture pour vos congés d’été afin de revenir plus aiguisés que jamais pour une rentrée qui devrait être des plus chaudes socialement et politiquement. Si nous voulons reprendre les commandes de nos vies et de notre destinée politico-sociale, nous devons penser et agir de manière critique, radicalement (dans son sens étymologique) et venir de plus en plus nombreux à cette conclusion: Il n’y a pas de solution au sein du système et ne peut y en avoir… Il nous faut donc penser et agir en conséquence et cesser de faire le jeu de grand cirque étatico-capitaliste exploiteur et oppresseur depuis bien trop de siècles maintenant.

Ce PDF de maintenant 158 pages couvre nos publications essentielles depuis le début des publications de Résistance 71 en juin 2010. Par sa lecture, vous développerez plus avant votre connaissance critique sur les sujets suivants:

  • La théorie et la pratique du « diviser pour mieux régner » oligarchique
  • Wikileaks et Julian Assange, qui sont-ils vraiment ?
  • La dissonance cognitive
  • La théorie neo-con du « choc des civilisations »
  • La reconquête de l’histoire
  • Le colonialisme et comment en venir à bout
  • Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial
  • Vaincre les processus artificiels de la domination
  • La guerre par procuration en Syrie (pourquoi ? qui est qui ? et qui y fait quoi ?)
  • La montée de l’empire chinois et son association avec l’empire anglo-américano-sioniste
  • Qui est Nicolas Hulot et où naviguent « les verts » ?
  • Soutien aux Gilets Jaunes
  • Textes de réflexion pour Gilets Jaunes
  • Le CoV19 et la dictature sanitaire provoquée du SRAS-CoV-2 produit de laboratoire
  • CoV19 : la guerre biologique de l’oligarchie contre l’humanité
  • CoV19 Big Pharma et la Fondation Rockefeller
  • CoV19, le déconfinement et l’opération psychologique PsyOp
  • Du chemin de la société vers son humanité achevée

Résistance71 l’essentiel de 2010 à 2020
(version PDF mise à jour de juillet 2020)

Bonne lecture !

 


des sociétés


pour notre humanité réalisée…

 

Décadence continue et début de la fin pour la dictature marchande menant à l’avènement de la communauté humaine universelle (Guerre de Classe)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

Les gouvernements changent, l’exploitation capitaliste demeure !

 

Collectif Guerre de Classe

 

Juillet 2020

 

Dans une économie mondiale en pleine débâcle et qui a vainement tenté de se cacher derrière le mensonge spectaculaire du Coronavirus, la déconfiture du capitalisme français est manifeste. Face à l’exacerbation de la concurrence et à la saturation du marché mondial, l’État capitaliste renforce donc l’exploitation du prolétariat afin d’en tirer le maximum de profit. Une telle situation est lourde de menaces d’explosion sociale. La question qui est aujourd‘hui posée est donc de savoir combien de temps, la gauche moribonde et les flics syndicaux et gauchistes de tous genres désormais cornaqués par les imposteurs écolos-bobos de la prison marchande reverdie pourront encore cadenasser la classe ouvrière pour empêcher le surgissement des luttes de classes sur une base réellement anti-capitaliste ? Les quelques changements de pantins ministériels, de Philippe à Castex – docte spécialiste du “dialogue social” – témoignent de la crainte des appareils politiques et syndicaux d’être débordés par un prolétariat qui comprendrait désormais que les mystifications Coronavirales, antiracistes et écologistes sont simplement les dernières cartes du Capital-monde afin de tenter d’échapper à sa propre crise mortelle.

Les taux très élevés d‘abstention aux dernières municipales, dans les zones ouvrières périphériques, démontrent qu’un nombre croissant de prolétaires commence à comprendre que toutes les sectes politiques n’ont qu’un objectif: nous faire accepter une cure de super-austérité depuis si longtemps fantasmée à droite comme à gauche mais désormais rendue absolument obligatoire par le niveau de crise accélérée actuelle. Ainsi se précise de plus en plus un véritable ras-le-bol du cirque électoral de la dictature démocratique du profit tout entier à mesure que la colère ouvrière monte en remettant en cause toute la merde capitaliste de l’exploitation laquelle n’a rien d’autre à nous offrir que la mort lente dans les bagnes salariaux de la misère sociale sans fin…

Le dernier plan de rigueur anti-prolétarienne mis en place par l’ancien gouvernement et nécessairement validé et accentué par le nouveau officialise l’entrée dans les débuts de la grande décomposition qui pourra conduire à la crise finale de l’économie de la servitude. Tous les gouvernements et tous les rackets politiques du Capital qui s’usent tous plus vite les uns que les autres tentent d’arborer de nouveaux visages pour masquer que le bordel électoral est tout entier déterminé par la crise généralisée de la loi de la valeur et du monde de la domestication… C’est ainsi que le capitalisme mondial qui s’est engagé dans la totale paralysie industrielle, bancaire et commerciale est en train d’avouer qu’il a commencé à ne plus pouvoir se reproduire. Ce qui va réaffirmer, dans toute sa force, le rôle essentiel de la crise catastrophique de l’univers de la marchandise comme véhicule de la subversion sociale et de la nécessaire guerre de classe qui mettra fin à la tyrannie de la civilisation de l’argent.

Les années qui viennent, ici comme partout ailleurs, seront celles où la décadence précipitée du monde de la monnaie et de l’échange fera surgir des affrontements de classe décisifs qui constitueront le prologue de l’alternative 3° guerre mondiale ou révolution sociale. C’est dès maintenant qu’il faut prendre l’offensive, non pour améliorer notre esclavage mais pour en abolir les fondements !

LE SALARIAT C’EST LA MORT DE L’ÊTRE HUMAIN !

À BAS L‘ÉCONOMIE NATIONALE ! À BAS TOUTES LES NATIONS DE LA RAISON MARCHANDE ! À BAS TOUS LES ETATS !

LES PROLÉTAIRES N’ONT PAS DE PATRIE !

AUTO-ORGANISATION du prolétariat pour la destruction de la production marchande pour l’émergence de la COMMUNAUTÉ HUMAINE UNIVERSELLE !

Juillet 2020 – Guerre de Classe

Source: https://guerredeclasse.fr/2020/07/04/les-gouvernements-changent-lexploitation-capitaliste-demeure-2/

Le texte sous forme de tract PDF:

Tract Guerre de Classe Juillet 2020

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Textes complémentaires :

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi
retourne-toi et regarde d’où tu viens
Proverbe Africain

La société des sociétés comme évolution face au « progressisme » de la décadence étatico-capitaliste…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 3 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

« Ainsi, pratiquez et combinez l’entraide !
C’est le plus sûr moyen de donner à tous

la plus grande sécurité, la meilleure garantie d’existence 
et de progrès, corporellement, intellectuellement et moralement.
C’est ce que la nature nous enseigne et ce qu’ont fait ces animaux
qui ont atteint le plus haute degré dans leurs classes respectives. »
~ Pierre Kropotkine, « L’entraide facteur de l’évolution », 1910 ~

 

C’est l’anarchie qu’il nous faut !

IN UMANITÀ NOVA DU 10 MAI 2020, TRADUCTION DE TONI GROUPE GERMINAL DE MARSEILLE

 

24 mai 2020

 

Source: 

https://www.monde-libertaire.fr/?article=Cest_lAnarchie_quil_nous_faut

 

La crise sanitaire déclenchée par l’irruption de la pandémie du COVID19 exige dans les cas graves l’accueil aux services des urgences cardio-respiratoires . En submergeant les systèmes sanitaires de nombreux pays, en particulier ceux qui avaient le plus poursuivi les recettes néolibérales sur la santé publique, elle est devenue le sujet principal des discussions en public comme en privé. Maintenant que dans divers pays la peur de la mort, la sienne et celle des proches, s’atténue avec la diminution du nombre des nouveaux contaminés et des morts, et que peu à peu se libèrent des lits aux urgences qui ont été dépassés au moment du pic, nous voilà en train d’entrer dans une nouvelle peur : celle d’une crise économique sans commune mesure avec celles qu’a connues précédemment notre planète.

Durant cette période l’écroulement de la santé publique a imposé la ségrégation sociale pour éviter la catastrophe : cela a débouché, comme nous le savons tous, sur la cessation de presque toutes les activités de productions estimées non essentielles, ainsi que les souterraines (travail « au noir », voire illégales au sens strict) qui se déroulaient dans les secteurs considérés plus ou moins comme essentiels. Depuis, l’absence de revenus commence à se faire sentir : naturellement pour ceux qui ont dû interrompre totalement leurs activités, mais aussi, ce qui ne doit pas être sous-estimé, pour ceux qui ont conservé un certain revenu mais fortement diminué (chômages, pertes des heures supplémentaires qui habituellement amélioraient le revenu). Par ailleurs les promesses de divers aides annoncées par l’État sont relativement faibles et tardent à rentrer.

Aujourd’hui il n’est pas nécessaire de faire appel à Keynes et à son concept de multiplicateur / démultiplicateur [note] pour comprendre qu’on se trouve confronté à une crise qui s’annonce bien plus grave que celle de 2008 [note] qui se développa surtout dans un seul secteur, celui de la finance, avant de s’attaquer à tous les autres. Nous sommes dans une situation dans laquelle un très grand nombre de secteurs économiques – pratiquement tous – ont été atteints en même temps. Mais pas seulement : à la différence de toutes les crises précédentes qui ont suivi les guerres, l’étendue de la crise mettra probablement en difficultés même les pays qui ont réussi à affronter la crise en subissant moins de dégâts, parce que l’efficacité de leur système sanitaire a permis de limiter les restrictions ; en fait ces pays – l’Allemagne en est un exemple paradigmatique – dont l’économie était essentiellement tournée vers l’exportation, sont confrontés aux difficultés des pays importateurs, et leurs économies subissent par contre coup une chute drastique.

Il est difficile de faire des prévisions exactes sur de telles situations. Il est banal de proclamer que l’Histoire ne se répète jamais deux fois, et ceci vaut aussi pour l’Histoire économique. Cependant il ne s’agit pas de dire ce qui va arriver – vu que nous y sommes encore – mais sur la portée de cette crise qui, comme nous l’avons dit s’annonce majeure. Nous devons espérer qu’elle n’atteigne pas le niveau désastreux de celle de 1929 qui déboucha littéralement sur des famines ayant entraîné la mort au sein même des pays industrialisés de l’époque [note] . Il est pourtant très probable que l’avenir s’annonce avec un taux de chômage en croissance, une chute des salaires, et, pour beaucoup d’entre nous, de survie quotidienne, étant donné qu’au présent même nous voyions déjà dans nos pays des millions de familles, et des centaines de millions dans le Monde en général, en extrêmes difficultés du point de vue alimentaire. C’est déjà le scénario que nous devons affronter et qui risque de s’aggraver toujours davantage.

C’est dans de telles situations qu’on constate l’absence d’anarchie, et d’un communisme autogestionnaire, qui permettrait d’affronter la force meurtrière d’un système hiérarchique, de l’État, et du Capitalisme. Comme le disait Kropotkine dans La conquête du pain, l’économie politique de la bourgeoisie, sous couvert de science, cache un raisonnement idéologique erroné, à savoir que la référence de ses analyses et de ses agissements, repose sur le profit plutôt que sur la satisfaction des besoins des êtres humains. La crise qui est déjà la nôtre, et celle qui s’annonce, ne sont dues qu’aux contraintes de la législation de la propriété privée, du salariat et de la nécessité de faire du profit ; sans ces lois, sans les hiérarchies sociales, dans une société anarchiste, le problème ne se poserait absolument pas. Ni le matériel, et d’abord l’ensemble des machines, ni les compétences n’ont disparu. Ce sont les hiérarchies, la gestion étatique et capitaliste qui les rendent inexploitables. Sans celles-ci, les outils et les savoirs seraient disponibles pour une utilisation plus rationnelle afin de satisfaire les besoins de chacun et chacune.

C’est ce que nous ne devons pas perdre de vue pour affronter la crise actuelle et ses probables développements : la prise de conscience que le système hiérarchique produira des crises à répétition et, même dans des conditions normales, la misère pour la majorité et des richesses toujours plus démesurées pour une minorité toujours restreinte ; c’est ce système qui doit être surmonté pour le bien et la survie même de l’humanité.

Cependant, dans une situation de crise économique comme celle que nous sommes en train de traverser et qui pourrait s’aggraver vertigineusement, d’une part il faut certes revendiquer dans l’immédiat une redistribution de la richesse produite collectivement mais que le système hiérarchique détourne de la grande majorité de l’humanité à son seul profit, et pour cela privilégier, quand les rapports de force le permettent, l’accès direct aux biens et aux services plutôt qu’une compensation monétaire, et d’autre part développer le plus possible les actions de secours mutuels qui se sont spontanément créées partout dans le monde.

Les actions mutualistes, ont de fait de nombreux avantages. Avant tout elles préfigurent une société sans hiérarchies sociales et politiques, égalitaire et autogestionnaire, accoutumant les personnes à ce mode de rapports sociaux, et nous n’avions pas besoin de la pandémie pour le découvrir ; il représente notre seul espoir d’un futur à notre humanité. Par ailleurs elles habituent les personnes à ne compter que sur elles-mêmes, dans un engagement mutuel entre égaux, qui ignore l’aide malveillante des gouvernants et la logique mercantile.

Ce qu’il faudra faire concrètement dépendra naturellement des rapports de forces. Ce qui importe c’est qu’aujourd’hui nos actes contribuent à alléger les souffrances imposées par la crise capitaliste daSociété des sociétés, anarchiens le cadre d’une réflexion qui ne perde pas de vue l’objectif général et n’aille pas à contre-courant. Au fond, même dans le cas présent, le gradualisme révolutionnaire de Malatesta conserve toute son actualité : 

« Nous incitons les travailleurs à exiger et à imposer toutes les améliorations possibles et impossibles, et nous ne voudrions pas qu’ils se résignent à souffrir aujourd’hui dans l’attente d’un paradis futur. Et si nous sommes contre le réformisme ce n’est certes pas parce que nous ne nous soucions pas des améliorations partielles mais parce que nous croyons que le réformisme est un obstacle, non seulement à la révolution, mais aussi aux réformes. (…) Parce que sont atteints des gens qui s’étaient habitués à un certain bien-être et qui supportent mal sa dégradation, un accroissement de la misère, une grande crise industrielle et commerciale peuvent déboucher sur un mouvement insurrectionnel et engendrer une transformation sociale. Parce que, si l’avènement ne se produisait pas rapidement, et si on laissait passer le temps que le peuple s’habitue progressivement à un mode de vie inférieur, la misère qui s’est manifestée perdrait sa potentialité révolutionnaire et aboutirait à une dépression et à l’abrutissement. »

Ces paroles publiées il y a exactement cent ans, dans la situation du Biennio Rosso [note] et de la crise qui suivit la première guerre mondiale, doit demeurer aujourd’hui une référence non seulement pour nous, mais plus généralement, de tous ceux qui ne veulent pas que « tout revienne comme avant », voire, pire qu’avant.

Enrico Voccia, in Umanità Nova du 10 mai 2020, traduction de Toni

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Lectures complémentaires :

« Errico Malatesta, écrits choisis »

« La conquête du pain », Pierre Kropotkine

« L’anarchie dans l’évolution socialiste », Pierre Kropotkine

« Anarchisme et organisation », Rudolph Rocker

« Évolution et révolution », Élisée Reclus

« La société du spectacle », Guy Debord

« De la Commune à la pratique anarchiste », Louise Michel

« L’inévitable anarchie », Pierre Kropotkine

« Un monde sans argent », Ber Yann Tillemont

« Petits précis sur la société et l’État », Résistance 71

« Appel au socialisme », Gustav Landauer

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

(R)évolution politique : la voie retour aux communs dans la Commune Universelle de notre humanité réalisée…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 29 juin 2020 by Résistance 71

 

 

Pas de communs sans communauté

 

Maria Mies

2014

 

Republié, juin 2020

 

Source: https://www.lavoiedujaguar.net/Pas-de-communs-sans-communaute

 

L’intérêt actuel pour les nouveaux communaux est bienvenu. Cela montre que de plus en plus de gens comprennent que notre système mondial capitaliste actuel ne peut résoudre aucun des problèmes qu’il a lui-même créés. La plupart des gens qui veulent créer de nouveaux communaux recherchent un nouveau paradigme économique et social. Pourtant, je pense qu’il est nécessaire de porter un regard plus critique sur les principaux concepts et arguments utilisés dans le discours sur les biens communs. Aujourd’hui, les « nouveaux biens communs » font l’objet d’un nouveau battage médiatique. Que voulons-nous dire lorsque nous parlons de nouveaux biens communs ? Que pouvons-nous apprendre des anciens communaux ? Qu’est-ce qui doit être changé aujourd’hui ? Y a-t-il une perspective réaliste pour les nouveaux biens communs ?

Tout d’abord, je tiens à souligner qu’aucun bien commun ne peut exister sans une communauté. Les anciens biens communs étaient entretenus par une communauté clairement définie dont les membres s’engageaient à accomplir un travail communautaire pour subvenir à leurs besoins. Ce travail n’était ni imposé ni un passe-temps agréable ou un luxe. Il était nécessaire à l’existence et à la subsistance des gens. Chaque personne adulte était tenue de contribuer à ce travail nécessaire. Chacun était responsable du maintien du bien commun. Cette responsabilité ne devait pas être formellement imposée par des lois. Elle était nécessaire pour maintenir la vie de tous.

Les anciens communs

Je viens d’un petit village de Rhénanie en Allemagne. Il y avait trente-deux ménages de paysans. La plupart étaient des paysans dont le seul revenu régulier provenait de la vente de lait, de céréales et de pommes de terre, et parfois de la vente d’un porc ou d’un veau dont ils n’avaient pas besoin pour eux-mêmes. Le village avait encore une forêt et une terre commune. Les ruisseaux, les étangs, les routes, les arbres qui poussaient le long des ruisseaux étaient communs. Aujourd’hui encore, il y a une forêt communale, mais les gens doivent payer s’ils veulent couper des arbres. Notre forêt villageoise et les autres terrains communs du village ont une limite et il y a des règles sur la façon de les utiliser. Le conseil du village peut les louer, mais ils ne peuvent pas être vendus ou privatisés.

Mais contrairement à ce que Garret Hardin a écrit dans son trop célèbre article « La tragédie des communs » (1968), ces biens communs n’étaient pas seulement libres pour que chacun puisse prendre autant qu’il le pouvait sans tenir compte des besoins des autres ni même se soucier de les préserver pour les générations futures. En fait, tout le monde dans le village comprenait que ces biens communs devaient être entretenus, préservés, réparés et régénérés par le travail bénévole de la communauté villageoise. C’était la responsabilité de toute la communauté de maintenir le patrimoine commun du village. Par exemple, lorsque de nouveaux arbres devaient être plantés dans la forêt du village, un homme ou une femme valide de chaque ménage devait y participer par son travail bénévole. Ou encore, lorsqu’une route devait être réparée ou construite, chaque ménage devait envoyer un homme, une femme ou même un enfant pour marteler les pierres de basalte dures en petits morceaux pour la route de gravier. Après les dévastations de la Seconde Guerre mondiale, ce travail communautaire gratuit a été nécessaire partout en Allemagne pour reconstruire le pays. Le conseil du village devait veiller à ce que les règles communes non écrites soient respectées. Ce travail communal était un travail dur, bien sûr, mais il était aussi plaisant. Je me souviens que ces séances de plantation d’arbres où la plupart des jeunes femmes et des jeunes hommes travaillaient ensemble étaient des moments de plaisanterie, de chant, de repas et de joie de vivre ensemble. Il y a encore des photos où l’on peut voir à quel point les jeunes s’amusaient.

Les grands principes des biens communs étaient et restent : les biens communs ne peuvent exister sans une communauté qui en prend soin. Réciproquement, aucune communauté réelle ne peut exister sans les biens communs. Tous les membres de la communauté sont responsables de l’entretien et de l’usage des biens communs, même les enfants. Cette responsabilité n’est pas imposée par une loi officielle, car il est évident pour tout le monde que la survie et la subsistance des gens dépendent des biens communs et du travail collectif bénévole. Ainsi, les anciennes économies villageoises étaient avant tout des économies morales (Mies, 1992). L’économie villageoise était en quelque sorte une économie domestique élargie, où tout le monde devait participer pour assurer l’existence de toute la maisonnée.

Outre le libre accès aux biens communs et le travail collectif bénévole, la communauté avait l’obligation de s’occuper des indigents, ceux qui ne pouvaient pas s’occuper d’eux-mêmes. Ma mère a raconté l’histoire d’une vieille veuve qui vivait seule dans sa maison et ne pouvait pas subvenir à ses besoins. Mais la communauté villageoise se sentait dans l’obligation de lui donner de la nourriture et de s’occuper d’elle. Tous les ménages devaient lui apporter de la nourriture à tour de rôle. Ainsi, la pauvreté absolue n’existait pas dans ces communautés.

La destruction des anciens biens communs par les enclosures

La destruction des anciens biens communs et des économies morales n’est pas due à l’intérêt personnel, à la cupidité et à la compétitivité des individus, comme le supposait Hardin, mais aux clôtures [enclosures] que les propriétaires capitalistes et l’industrialisation ont imposées aux villages et aux villes pour s’approprier et privatiser les terres communes, les forêts et les ruisseaux. L’enclos des biens communs au XVIIIe siècle était également nécessaire afin que l’industrialisation naissante trouve suffisamment de prolétaires pour travailler dans les usines urbaines. Nous ne pouvons pas parler de biens communs aujourd’hui sans nous souvenir de ces anciennes clôtures, et nous ne pouvons pas parler de nouveaux biens communs sans regarder les nouvelles clôtures qui ont lieu partout dans le monde.

En 1755, Rousseau a été le premier à comprendre ce que l’enclos des biens communs signifiait réellement pour l’humanité. Il a écrit :

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : “Ceci est à moi”, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, que de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : “Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne”. » (Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, 1755)

Cette privatisation signifie piraterie, violence, vol, accaparement de ce qui appartient au peuple : la terre, les forêts, l’eau, les rivières, les espaces ouverts dans les villes et les villages, mais aussi la connaissance, la culture et la langue. Ces voleurs capitalistes ne font que mettre un prix partout où ils peuvent déclarer : « Ceci est ma propriété privée. » Cela signifie qu’ils ont transformé les biens communs en marchandises. Le mot « privé » vient du mot latin privare, qui signifie voler, piller, coloniser. Ce vol n’a pas lieu sans violence ni sans guerre. Guerre contre la nature et guerre contre la subsistance des peuples. Cette méthode est encore utilisée aujourd’hui pour voler, coloniser et marchandiser les biens communs partout, en particulier dans le Sud. Mais aujourd’hui, ces clôtures sont appelés développement et modernisation. En fait, sans ces clôtures, le Sud et le Nord n’auraient pas pu « développer » leur industrie et leur marché mondial capitaliste et ne pourraient pas poursuivre leur manie de la croissance (Shiva et al., 1997).

Les nouvelles enclosures

Mon intérêt pour les biens communs a commencé au début des années 1990. À cette époque, un nouveau discours sur les biens communs se diffusait dans le monde entier. Nous — Veronika Bennholdt-Thomsen et moi-même — avons participé aux débats sur la destruction, la défense et la réinvention des biens communs (Bennholdt-Thomsen et Mies, 1999). Ce nouvel intérêt pour les biens communs était dû au mouvement mondial d’enclosure qui a commencé vers 1990 avec l’introduction de la politique néolibérale de libre-échange. Cette restructuration de l’économie mondiale est fondée sur les principes suivants : mondialisation, libéralisation (déréglementation), privatisation et concurrence universelle.

Les institutions qui ont restructuré le monde entier selon ces principes sont les suivantes : la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI), l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) qui a été transformé en Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces institutions ont travaillé et travaillent dans l’intérêt des sociétés transnationales principalement américaines, européennes et japonaises.

Ces institutions mondiales ont « ouvert » pratiquement toutes les économies du monde au « libre marché », c’est-à-dire au pillage par le capital international. Les pays du Sud ont été les premières victimes de ce nouveau mouvement d’enfermement mondial. Parce qu’elles étaient redevables à la BM et au FMI, ces institutions les ont obligées, par leurs programmes d’ajustement structurel, à ouvrir leurs frontières aux investissements étrangers, à privatiser leurs systèmes nationaux de santé, leurs systèmes d’éducation, leurs systèmes de transport et leurs secteurs de services et autres domaines jusqu’alors sous contrôle national. Leurs connaissances culturelles locales et nationales ont été volées et appropriées par les sociétés transnationales. Cela a été possible grâce à l’accord sur les droits de propriété intellectuelle liés au commerce (ADPIC) de l’OMC. La méthode permettant de voler cette propriété intellectuelle commune est le nouvel Accord sur les brevets de l’OMC. Mais contrairement à l’Occident, les populations des pays pauvres du Sud ont résisté à cette nouvelle vague d’enfermement de leurs biens communs.

Résistance aux enclosures dans le Sud

Dans de nombreuses régions du Sud, les masses populaires ont résisté à cette nouvelle politique d’accaparement de leurs biens communs, souvent avec succès. Voici deux de ces réussites.

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Lorsqu’en 1997 les sociétés transnationales occidentales ont tenté d’accéder aux richesses de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, elles ont été confrontées au fait que toutes les terres étaient encore sous contrôle communal. Elles appartenaient à différents clans qui parlaient des langues différentes et avaient des cultures différentes. Aucune entreprise capitaliste ne peut être rentable dans de telles conditions. Le principal journal local a écrit :

« Dans la plupart des régions du pays, la terre est propriété communautaire. Ce système ôte tout son sens au concept de l’entreprise privée occidentale dans la mesure où il sera difficile à des individus d’immobiliser la terre pendant tout le temps nécessaire à la création d’une plantation ou de toute autre entreprise. De toute manière, la pression communautaire ferait échouer l’affaire. » (The National, 17 juillet 1995)

La Banque mondiale, dont le but était et est toujours de développer le monde pour les intérêts capitalistes, a exigé que le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée adopte une « loi sur la mobilisation des terres » afin de « libérer les terres » pour les investissements étrangers. Mais le peuple a dit NON à ce plan de développement. Ils ne voulaient pas renoncer à leurs biens communs coutumiers : la terre, la langue, la culture, bref leur identité, leur terre natale. Le Premier ministre était désespéré. Il pensait que les crédits de la Banque mondiale pour le « développement » ne pouvaient pas être rejetés par les pauvres. Il a exhorté les gens à respecter la nouvelle loi en déclarant : « les mendiants ne sauraient choisir » [Beggars can’t be choosers, équivalent en anglais de l’adage « Nécessité fait loi » (NdT)]. Cette phrase a déclenché une vague de lettres furieuses de protestation à la presse. En voici un exemple :

« NOUS NE VOULONS PAS ÊTRE DES MENDIANTS DANS UN PAYS RICHE.

Le dictionnaire définit un mendiant comme un personne sans argent ni ressources. Et mendier signifie demander quelque chose poliment, humblement et du fond du cœur. Mais on peut se demander : pourquoi mendions-nous ?

Cette déclaration est une réaction à la manifestation populaire du 18 juillet, dirigée par les étudiants et la Coalition pour la justice socio-économique qui rassemble des ONG, des syndicats, Melsol et les Églises contre l’enregistrement des terres coutumières et tous les autres volets du programme d’ajustement structurel prévus par la Banque mondiale et le FMI.

Nous, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, n’avons jamais été des mendiants et ne souhaitons pas le devenir. Pendant des milliers d’années, nos ancêtres ont parcouru cette terre et ont survécu sans mendier auprès de l’étranger. Ils ont élaboré leur propre système de survie et de soutien de la vie. S’ils avaient vécu comme vous le suggérez, Monsieur le Premier ministre, vous et moi serions inscrits au registre des espèces humaines disparues.

Si nos ancêtres nous ont appris quelque chose, c’est qu’il est possible de vivre sans être excessivement contrôlés et manipulés par des peuples étrangers et des institutions internationales. Le Premier ministre nous réduit à n’être rien alors que nous nous savons abondamment pourvus en ressources. Ce que nous possédons fait de nous un peuple riche. Les gens conscients du lien qui les lie à la terre comprendront. Prenez nos terres et nous serons de véritables mendiants sur notre propre sol…

Le peuple, les ONG, les syndicats étudiants, les Églises et les habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée inquiets sont mis au défi de formuler des alternatives maison…

Nous n’avons pas d’autre projet que la survie de notre personnalité authentique, de notre bien-être et de notre droit à ne point recevoir d’ordres de l’étranger… » (The National, 27 juillet 1995)

Cette lettre montre que la colère du peuple n’a pas été déclenchée uniquement parce que ses biens communs ancestraux allaient être volés par des investisseurs étrangers. Le plus important semble être qu’ils ont eu le sentiment que leur dignité a été bafouée lorsque le Premier ministre les a traités de « mendiants sur leur propre terre ». Ce sentiment de dignité commune trouve son origine dans le fait que les gens savent qu’ils peuvent produire leur propre subsistance sans aucune aide des étrangers. Pourtant, la résistance contre le piratage des biens communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée montre que les préoccupations de subsistance ne sont pas seulement économiques, elles sont intrinsèquement liées à la culture, à la langue, à l’identité et surtout au sentiment de dignité d’une communauté. Sans une communauté qui défend cette dignité, aucune résistance aux enclos ne sera possible.

Inde

Le deuxième exemple de résistance contre les nouvelles enclosures des biens communs est l’histoire de la manière dont le savoir local et communautaire sur l’arbre à neem [le margousier (NdT)] a été volé, breveté et donc privatisé par une entreprise chimique américaine et comment ce bien commun a été restauré par la résistance des gens contre ce piratage.

Le neem pousse à l’état sauvage partout en Inde, dans les campagnes et dans les villes. Tout le monde l’utilise librement. Les gens utilisent ses brindilles comme brosse à dents et les agriculteurs mélangent des feuilles de neem à leur riz parce que le neem protège le grain contre les champignons. Vandana Shiva écrit :

« Le neem est utilisé comme médicament prophylactique, biopesticide, biofertilisant, biofongicide, fixateur d’azote dans le sol. L’arbre à neem trouve une myriade d’utilisations dans chaque foyer et chaque communauté en Inde. » (Shiva et al., 1997)

La substance qui rend le neem si précieux est l’azadirachtine.

Après l’introduction de la nouvelle politique mondiale de libre-échange et de l’accord ADPIC [Agreement on Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights (TRIPS) ou Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC)], une foule de sociétés pharmaceutiques transnationales ont tenu à obtenir des brevets sur le neem. La société chimique américaine W.R. Grace a obtenu un brevet pour l’utilisation du neem dans la production de toutes sortes de produits pesticides et médicinaux. Il s’agissait d’un cas classique de nouvel accaparement d’un arbre et de la connaissance commune de son utilisation qui, depuis des milliers d’années, était gratuite pour tous. Après avoir breveté l’arbre à neem, les gens ont dû acheter des produits à base de neem, car les produits à base de neem étaient désormais la propriété privée de W.R. Grace.

Mais ce piratage et cette privatisation des connaissances séculaires du peuple indien sur le neem ont provoqué un mouvement de protestation massif en Inde. Vandana Shiva écrit :

« L’intérêt agressif de la société Grace pour la production indienne de neem a provoqué un concert de protestations de la part de scientifiques, d’agriculteurs et de militants politiques indiens, qui considèrent que les sociétés transnationales n’ont pas le droit d’exproprier le fruit de siècles d’expérimentation indigène et de plusieurs décennies de recherche indienne. Cela a suscité un débat transcontinental sur l’éthique de la propriété intellectuelle et les droits de brevet. » (Shiva et al., 1997)

Les agriculteurs et les activistes ont organisé d’énormes manifestations contre le brevetage du margousier ; mais cette protestation n’a pas été couronnée de succès au début. Ce n’est qu’après que Vandana Shiva (Inde), Florianne Koechlin (Suisse) et Magda Aalfort (Belgique) eurent déposé une plainte contre le brevetage du neem auprès de l’Office européen des brevets, dans laquelle elles déclaraient que le neem n’était pas une invention de M. W.R. Grace, mais une création de la nature qui avait été utilisée et modifiée par les agriculteurs indiens pendant des milliers d’années, que l’Office européen des brevets a reconnu que le neem n’était pas une « invention ». Il a retiré le brevet de W.R. Grace pour le neem.

Le nouveau discours sur les biens communs : Internet

Aujourd’hui, nous assistons à un nouveau discours sur les biens communs dans le monde entier. Mais contrairement au discours précédent, je ne vois guère de résistance aux enclosures d’aujourd’hui. Je ne comprends pas encore bien pourquoi et comment ce nouveau discours sur les biens communs a commencé. Mais je sais que de nombreuses personnes qui sont critiques par rapport à la destruction de l’environnement, aux crises économiques dans tous les pays et au manque de perspectives dans le monde entier cherchent une alternative. Certains d’entre eux voient le mal dans le principal pilier du capitalisme, à savoir la propriété privée. Ils cherchent une nouvelle façon de sauver un nouveau type de biens communs mondiaux. Et beaucoup d’entre eux considèrent Internet comme le grand sauveur. Ils parlent de biens communs de la connaissance ou de biens communs de la création [creative commons] et leur enthousiasme repose évidemment sur Internet. Tout le monde parle d’Internet comme du créateur de nouveaux biens communs. Même dans les journaux grand public, on trouve des articles sur les « nouveaux biens communs ». Je ne partage pas l’enthousiasme que suscitent ces nouveaux biens communs. En fait, je pense que cet enthousiasme n’est pas seulement fondé sur des illusions mais aussi sur des mythes. Je considère que ce nouveau discours n’est qu’un autre battage publicitaire qui occupe les gens pendant que les nouveaux et les anciens dirigeants du monde enferment et détruisent notre mère la Terre, le seul bien commun mondial que nous ayons tous.

Les mythes sur Internet en tant que bien commun

Le nouveau discours sur les communaux est dans une large mesure inspiré par la conviction qu’Internet est un bien commun mondial. Même les personnes qui critiquaient autrefois les enclosures capitalistes et les politiques de libéralisation, de mondialisation et de privatisation pensent qu’Internet est un nouveau bien commun mondial qui résoudrait tous les problèmes économiques, sociaux, écologiques et politiques du monde. Voici quelques-uns des principaux arguments de cette croyance en l’Internet comme bien commun. Il y en a certainement d’autres, Mais je pense que ce sont les plus importants. Je les considère tous comme des mythes. Dans ce qui suit, je compare l’Internet en tant que nouveau bien commun avec les anciens communaux.

1. L’Internet n’est ni une propriété privée ni la propriété de l’État. Il s’agit donc d’un bien commun mondial. Il peut être utilisé par tout le monde, partout, sans frais.

2. L’Internet fait du savoir un bien commun universel. Tout le savoir dans le monde ne peut plus être la propriété privée ou le privilège d’une seule personne ou d’une élite.

3. En outre, l’Internet a véritablement créé de nouvelles communautés sociales où les gens peuvent se faire des amis partout. Ils peuvent les voir, discuter avec eux, échanger des nouvelles et des points de vue avec eux, dans un salon de discussion privé ou social comme Facebook et Youtube, comme un réseau social mondial. Et ce, gratuitement.

4. L’Internet crée une véritable démocratie parce qu’il offre la possibilité de participer et de faire preuve de transparence. Aucun gouvernement, aucun parti, aucune entreprise, aucune bureaucratie ne peut garder quoi que ce soit secret, car les spécialistes d’Internet peuvent découvrir ces secrets immédiatement et les exposer au public.

5. L’Internet a créé la possibilité pour chaque citoyen d’influencer la politique locale, régionale, nationale et internationale. L’Internet va donc accroître le sens des responsabilités de chaque citoyen.

6. L’Internet mettra fin à la violence dans le monde, car si les gens ne se rencontrent pas face à face, ne s’attaquent pas, ne se tuent pas dans la réalité mais seulement virtuellement, ils ont un exutoire pour leurs agressions et n’ont pas besoin de tuer de « vraies personnes ». Les guerres deviendront une chose du passé. À terme, tous les conflits sur terre pourront être résolus pacifiquement par la « communauté internationale » représentée par les Nations unies, qui est chargée de maintenir la paix sur terre et de résoudre tous les conflits entre les nations.

7. L’Internet dépasse toutes les limites du temps, de l’espace et même du monde réel et matériel. Il est donc une source de liberté pour tous.

8. L’Internet une fois inventé et installé sur notre planète restera. L’Internet est synonyme de progrès. On ne peut pas arrêter le progrès, on ne peut pas revenir à l’âge de pierre. Quoi qu’il en soit, l’Internet est indispensable et notre vie quotidienne n’est plus possible sans lui.

Mes contre-arguments

L’Internet n’est pas un bien commun. Il est en fait la propriété privée d’une poignée d’énormes monopoles mondiaux comme Microsoft, Apple, Google, Amazon, Facebook et quelques autres acteurs mondiaux. Ils contrôlent le matériel et les logiciels de toutes les usines qui produisent et vendent des produits basés sur Internet. Ces produits ont un prix. Dans une économie capitaliste, rien n’est produit gratuitement. Mais qui en paie le prix ?

Tout d’abord, c’est la nature qui paie le prix. La terre est exploitée plus ou moins gratuitement à la recherche de ces « métaux rares » comme l’or, le coltan, le tantale, le platine et d’autres sans lesquels aucun ordinateur ne pourrait fonctionner. Ces « métaux rares » se trouvent par exemple en République du Congo, mais aussi en Chine, en Bolivie et dans d’autres pays. Une fois que les énormes bulldozers ont quitté les sites miniers, ils ne laissent que d’énormes trous dans la terre, des trous comme des blessures dans le corps de la Terre Mère. Apple et les autres géants de l’informatique ne veulent pas et ne peuvent pas soigner ces blessures. Et le résultat de cette violence contre la Terre Mère est une guerre entre les communautés locales, comme c’est le cas en République du Congo. Par conséquent, chaque ordinateur est le produit d’un nouveau processus d’enfermement global.

Mais il y a aussi des coûts humains qui n’apparaissent pas dans les bilans des sociétés informatiques. L’Internet peut paraître « bon marché » ou même gratuit pour les utilisateurs, mais les coûts humains réels sont payés par les travailleurs qui extraient ces « métaux rares » de la terre en Afrique ou ailleurs. Les récentes grèves des mineurs en Afrique du Sud qui extraient le platine de la terre sont la conséquence de leur exploitation par les sociétés informatiques. Les travailleurs réclament de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail et de vie. Ces conditions sont pires aujourd’hui qu’elles ne l’étaient sous le régime de l’apartheid.

L’Internet n’est pas non plus gratuit, même pour ses utilisateurs. Le matériel informatique (ordinateurs, téléphones portables, téléphones intelligents, i-pads, i-phones, etc.) coûte cher, notamment en raison de son obsolescence programmée. Dès qu’un nouveau gadget apparaît sur le marché, il est presque immédiatement rendu obsolète et remplacé par un autre, qui est présenté comme « meilleur ». L’ancien ne peut pas être réparé. Les grandes sociétés informatiques se font concurrence pour obtenir du matériel et des logiciels toujours plus innovants, toujours plus rapides, toujours plus sophistiqués et encore moins chers sur le marché mondial. Mais chaque nouvelle invention tue les anciennes qui deviennent alors des déchets électroniques, qui doivent ensuite être jetés dans des décharges d’ordures quelque part dans le monde. Ce déversement d’ordures électroniques est gratuit pour les entreprises informatiques, mais pas pour l’environnement et les personnes qui vivent à proximité de ces décharges.

Alors, qui paie les véritables coûts de l’Internet si l’on inclut tous ces « coûts externes » ? En fait, si tous ces coûts étaient inclus dans le prix d’un ordinateur ou d’un téléphone portable, la plupart des gens n’auraient pas les moyens de les payer. Et les grandes sociétés informatiques feraient faillite.

Qu’en est-il de l’Internet en tant que « bien commun de la connaissance » ? L’Internet a-t-il vraiment amélioré nos connaissances dans et sur ce monde ? Le psychologue et neurologue allemand Manfred Spitzer (2012) a découvert que les enfants et les jeunes qui restent assis pendant des heures devant leur ordinateur ou leur PlayStation souffrent de « démence numérique ». Leurs résultats scolaires sont très faibles. Beaucoup d’entre eux ne savent ni lire ni écrire. Beaucoup quittent l’école sans avoir passé d’examen. Ils ne connaissent pratiquement rien du monde réel. Ils vivent dans leur monde virtuel et ne sont guère capables de faire face aux exigences de la vie quotidienne. Les images qu’ils voient sur leur écran d’ordinateur sont disponibles dans le monde entier par un simple clic. Mais je pose la question suivante : s’agit-il du bien commun de la connaissance ou du bien commun de la créativité que les gens entendent lorsqu’ils parlent de l’Internet comme d’un bien commun ?

Pour les anciens communs, le savoir signifiait que chacun savait manier un marteau, une bêche et tous les autres outils nécessaires pour produire et reproduire leur vie. Ils savaient également à quelle heure on pouvait planter ou non des jeunes arbres, tout le monde connaissait les chansons chantées lors des rassemblements communs et à la maison, tout le monde connaissait les histoires racontées par les anciens sur la communauté et le monde. Tous partageaient la langue, la culture de leur village, de leur région et de leur pays. Ils connaissaient donc toutes les compétences nécessaires pour vivre leur vie dans le monde réel, dans une vraie communauté où ils se sentaient en sécurité et chez eux. Ils étaient fiers de leur identité et ils se sont battus pour leur propre dignité, comme nous l’avons vu dans l’histoire de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Où est l’identité, où est la dignité des internautes ?

Le mythe suivant est que l’Internet, et surtout Facebook, crée une « communauté mondiale » : tout le monde peut communiquer avec tout le monde dans le monde. On peut bavarder, se faire des amis, échanger des photos, parler de ses hobbies. Facebook est particulièrement populaire auprès des jeunes filles et des jeunes garçons. Ce sont des utilisateurs, pas des personnes, et chaque utilisateur est assis seul devant un ordinateur, utilisant Facebook ou un autre gadget informatique. L’échange entre ces individus atomisés n’a lieu que virtuellement, pas dans la réalité. Ces utilisateurs ne sont qu’une masse d’individus isolés, qui ne peuvent pas se toucher, se sentir et se voir comme des personnes vivantes. Leur communication est totalement désensualisée. Une telle masse d’utilisateurs ne peut pas être une « communauté » au sens propre, où chacun est responsable du bien-être de la communauté tout entière et de tous ses membres, comme nous l’avons vu dans les anciennes communautés de base. Sur Internet, aucun utilisateur ne peut se protéger contre les attaques vicieuses, les insultes ou tout autre cyber-harcèlement [cyber-mobbing]. Le cyber-harcèlement a déjà conduit à des suicides. Personne qui participe à ce « réseau social » ne peut rien faire contre ce cyber-harcèlement. L’anonymat de l’Internet conduit même à des insultes de communautés entières, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un « utilisateur » inconnu a mis sur l’Internet une photo qui insultait le prophète Mahomet. Cette insulte a conduit à des manifestations de masse de personnes vivant dans des pays musulmans dans le monde entier, au cours desquelles même un ambassadeur américain a été tué. L’Internet ne connaît pas l’éthique, il est amoral, ce qui signifie que personne ne se sent responsable des conséquences de ses actes dans le monde réel, même si ces conséquences peuvent conduire à de véritables guerres.

Nous voyons ici une différence importante entre les anciens biens communs et les biens communs dits « virtuels ». Comme nous l’avons vu, dans les anciens biens communs, tout le monde était responsable de l’entretien et de la protection des biens communs. Chacun était également tenu de respecter la communauté et toutes les personnes qui y vivaient. Tout le monde était responsable du maintien de la paix dans la communauté. Cette responsabilité est absolument absente dans les réseaux sociaux mondiaux de l’Internet.

Certaines personnes pensent qu’Internet favorise la démocratie dans le monde entier. Elles disent que le « printemps arabe » et la lutte pour la démocratie en Égypte n’auraient pas eu lieu si l’Internet n’avait pas existé. Il est vrai qu’Internet a facilité l’échange rapide d’informations sur les rassemblements de la place Tahrir au Caire et dans d’autres pays d’Afrique du Nord. Mais la démocratie a besoin d’autre chose qu’une information rapide. Pour établir une véritable démocratie, où tout le monde peut participer pour discuter de ce que signifie la démocratie dans un pays donné, à une période donnée et dans des conditions sociales et économiques particulières — tout cela nécessite du temps et de nombreux débats et dialogues sur la nouvelle perspective sociale et une nouvelle vision. L’Internet ne peut à lui seul créer une telle vision. Il n’est qu’une machine. La démocratie ne peut pas être créée par une machine, par un deus ex machina.

Le fait qu’Internet promeuve la paix est un autre mythe encore plus dangereux. Il favorise plutôt les guerres. Il suffit de regarder les jeux meurtriers auxquels des millions de joueurs — pour la plupart des jeunes garçons ou des hommes — sont accros.

Enfin, les partisans de l’Internet comme bien commun soutiennent que l’Internet libère l’humanité des contraintes du temps, de l’espace et même de la matière. Dans quelle mesure ces affirmations sont-elles vraies ? En effet, l’Internet semble avoir surmonté les limites du temps : les gens peuvent communiquer en une seconde avec d’autres personnes. Tout le système financier mondial est fondé sur cette communication immédiate. Mais les gens normaux communiquent aussi de plus en plus par courrier électronique et par Internet plutôt que par courrier papier ou par téléphone. Ils peuvent également communiquer avec plus de personnes en moins de temps. Mais quel est le prix à payer pour cette communication rapide ? Les gens s’épuisent, se sentent obligés de répondre à tous les courriers stupides. Ou bien ils renoncent tout simplement à regarder le courrier électronique tous les matins. Le temps est la seule chose qui ne peut pas « grandir ». Nous pouvons emballer de plus en plus d’activités en une heure, mais nous ne pouvons pas « gagner » du temps, ni prolonger une heure. Le temps passe sans cesse. Nous ne pouvons pas arrêter le temps.

Il en va de même pour l’espace. L’Internet crée l’illusion que je peux être ici à Cologne et en même temps en Irlande. Mais ce n’est qu’une illusion. En réalité, je suis assise ici devant mon ordinateur et je tape sur le clavier pour terminer cet article. En réalité, je ne peux pas être à deux endroits en même temps. Ces limitations du temps et de l’espace sont dues au fait que nous faisons partie intégrante de la nature, ce qui signifie que nous faisons partie intégrante du monde matériel sans lequel la vie n’existerait pas sur cette planète. Même cette planète n’existerait pas, elle n’existe pas « virtuellement ». La mère matière est importante [Matter matters].

Maria Mies

Community Development Journal,

Volume 49, Issue suppl_1, January 2014.

Traduction Jacques Hardeau, mai 2020.

Et vous n’avez encore rien vu…

21 mai 2020.

Bibliographie

Bennholdt-Thomsen V., Mies M.,

La Perspective de subsistance [1999],

Traduction française à paraître aux éditions La Lenteur.

Hardin G., “The tragedy of the commons”, Science, 1968, vol. 162.

Mies M., Rilling R., Spitzer H., Green O., Hucho F., Pati G.,

“Moral economy-a concept and a perspective”, Science and Peace
in a Changing Environment, 1992, Vol. I, Marburg BdWi :

Schriftenreihe Wissenschaft und Frieden.

Shiva V., Jafri A., Bedi G. & al.,

The Enclosure and Recovery of the Commons,

1997, New Delhi : Research Foundation for Science,

Technology and Ecology.

Spitzer M., Digitale Demenz, 2012, München, Droemer Verlag ;

traduction française Les Ravages des écrans, L’Échappée, 2019.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

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Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

 

 

25 juin 2010~25 juin 2020 Résistance 71 a 10 ans !

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 25 juin 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

25 juin 2020

 

2ème partie

 

Il y a 10 ans aujourd’hui, jour pour jour, naissait Résistance 71. Nous republions ci-dessous notre « ordre de mission » et constatons que si nous ne le formulerions peut-être plus exactement de la même façon aujourd’hui, le message demeure et nous avons maintenu ce cap de manière directe et déterminée durant cette période, ce même si nous n’avons pas été capables de vraiment traduire depuis plus de langues vers le français, pour de multiples raisons.
Nous ne nous sommes pas faits que des amis dans le processus, mais nous savons que ceci est inhérent à notre démarche…
10 ans de Résistance 71 ce sont quelques 7000 articles publiés dont plus de 2000 traductions originales ; quelques milliers de très fidèles lecteurs ; une bibliothèque PDF contenant 184 documents (très très bientôt 185…) à télécharger gratuitement (dont bon nombre de traductions originales), en cela aidés par Jo et son grand talent de mise en page, son amour des textes et sa soif de connaissance et de progression critique. Nous coopérons depuis 2015 avec un plaisir sans cesse renouvelé. Nous tenons à la remercier spécifiquement en disant que sans elle, un grand segment de ce qu’est ce blog aujourd’hui manquerait à l’appel. Difficile parfois de ne pas croire en la destinée…
Durant toutes ces années nous avons traité les sujets les plus brûlants et subversifs dans les domaines politico-social et scientifique, d’abord relayé assez largement dans la blogosphère alternative francophone, nous y avons subi depuis quelques années un ostracisme et une omerta accentués au fur et à mesure des trahisons révélés ou des désaccords politiques, qui pourtant ne devraient plus avoir leur place face à la monstruosité à laquelle nous devons tous faire face aujourd’hui.
Relisant notre  « ordre de mission » initial, chacun peut constater que nous n’y avons pas failli et nous continuerons à maintenir ce cap qui est celui de l’avenir de notre humanité réalisée à toutes et à tous.
Finalement, un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont suivi et nous suivent encore, pour certains depuis le premier jour pour d’autres depuis bien plus récemment, nous n’avons (toujours) rien à vendre, nous croyons dur comme fer dans la gratuité et le partage total de toute in formation devenant de facto partie du patrimoine intellectuel de l’humanité et se devant d’être disponible à toutes et tous gratuitement et à tout moment.
La société des sociétés sera une société de la gratuité de tout et de l’abolition de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat. Tout le chaos ambiant n’est que l’agitation de l’effondrement d’un mode de vie et de gouvernance factice, qui a fait son temps et ne fait qu’alimenter le chemin de la réalisation finale de notre humanité vraie.
Nous continuerons à agir en ce sens.
Merci a vous et bonne lecture sur Résistance 71 !

 


« Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi,
retourne-toi et regarde d’où tu viens »
~ Proverbe africain ~

La « mission » de Résistance 71, 1er billet publié le 25 juin 2010 :

« Bonjour a toutes et tous,

Bienvenue sur le nouveau blog politico-social en français.

Pourquoi « Résistance71 » ? Résistance se réfere a notre volonté d’éveiller plus avant les citoyens francophones aux turpitudes politico-sociales perpétrées en toute impunité ou peu s’en faut, par nos soi-disant « élites », auto-proclamées comme tel.

Ce blog de résistance citoyenne au Nouvel Ordre Mondial (N.O.M) et sa volonté d’instaurer une gouvernance fasciste supranationale, porte le chiffre 71 en hommage a la Commune de Paris de 1871, qui fut l’une des plus brillantes tentatives d’émancipation sociale dans l’Histoire et qui fut réprimée dans un bain de sang non pas par une immonde dictature, mais bien par une République qui se voulait modérée.

Nous aborderons ici des sujets brûlants de l’actualité politique, sociale, médicale, scientifique, avec des articles originaux, mais également des reproductions d’articles de la presse alternative et citoyenne dénonçant les abus du systeme et sa perversion quant a sa capacité a oeuvrer pour le bien de tous. Certains articles seront traduits en français, en provenance d’autres sources d’information citoyenne et alternative de langue anglaise, espagnole, allemande, arabe qui sont les langues maitrisées par les compagnons de route de Résistance71.

Bien sûr tout débat et participation actifs sont encouragés. Les commentaires seront néanmoins modérés afin de garantir des débats enthousiastes, mais courtois et intelligents. Les messages de haine et incitant a la violence ethnique et sociale seront passés a la trappe de l’infâmie.

Nous espérons pouvoir participer un peu a l’éveil des peuples contre le fascisme global montant en puissance; en complémentarité avec bien d’autres blogs ayant le même but.

De tous temps, les mouvements de résistance ont fait front face a un ennemi commun, une fois de plus le fascisme rampant de l’assujettissement de nos sociétés au pouvoir d’une oligarchie financiere et de multinationales industrielles est une menace grandissante pour la souveraineté des peuples et notre droit de vivre librement dans un monde ou nous aurions un véritable pouvoir décisionnaire quant a l’orientation de notre destinée.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, peu s’en rendent compte, et il est grand temps pour les peuples de se ressaisir et de reprendre le contrôle de nos vies et de vivre sans oppression sociale, dans la solidarité retrouvée de notre nature humaine fondamentale.

Fraternellement a tous et toutes,

Résistance71. »