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De la nouvelle patate Frankenstein aux apprentis sorciers du génome… Le cauchemar transgénique dont personne ne parle… ou presque

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, documentaire, militantisme alternatif, OGM et nécro-agriculure, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 20 janvier 2019 by Résistance 71

Cette saloperie du cauchemar des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) est un outil eugéniste du Nouvel Ordre Mondial mis en place pour un empoisonnement planifié lent des populations. Les OGM ne sont ni plus ni moins que les agents artificiels de la mort programmée par les « élites » eugénistes psychopathes de quelques 6,5 milliards de personnes sur cette planète.
Pensez que les mêmes ordures qui mettent les OGM en place ont leurs mains et leur fric dans l’industrie chimique et pharmaceutique. Pour eux l’affaire est simple: rendre malades les populations avec leur merde agro-alimentaire transgénique et fournir les « médicaments » qui maintiendront en vie un certain temps ces gens (générant plus de profit) avant de les achever « pour le bien de l’humanité » bien entendu…
Les gourous de la pseudo-science ont écrit des bouquins expliquant le modus operandi. Tout est pas à pas mis en place pour nous éliminer. Ce que l’on appelle la « génétique » n’est que le nouveau nom de ce qui s’appelait auparavant l’eugénisme, conséquence mortifère du dogme pseudo-scientifique malthusien et du darwinisme-social.
La solution ? Comme pour tout: il suffit de dire NON !.. en masse
Le mouvement des Gilets Jaunes est un bon début mais ne sera pas suffisant… Il nous faut pousser la conscientisation plus loin, ensemble !

~ Résistance 71 ~

 


OGM = Eugénisme

 

Du nouveau sur les méfaits des OGMs

 

Santé Nature Innovation

 

18 janvier 2019

 

Texte reçu par courriel le 19 janvier 2019
Résistance 71

 

Chère lectrice, cher lecteur, 

La première génération de pommes de terre OGM a été approuvée par le Département de l’Agriculture des États-Unis en 2014 et est arrivée dans les magasins l’année suivante. En 2016, elle a été approuvée au Canada [1]. 

Cette pomme de terre s’appelle simplement la « White Russet » (rousse blanche en français) et elle bénéficie d’un superbe site Internet qui vante ses qualités [2]. 

Il y est dit que la White Russet représente « une grande avancée dans l’industrie de la pomme de terre ». 

En effet, la White Russet a été modifiée génétiquement pour rester blanche quand on la pèle ou qu’on la coupe. 

Ces pommes de terre forment moins de taches grisâtres lorsqu’elles reçoivent des chocs au moment des récoltes ou du transport. Selon le fabricant des semences, « cela réduit de 15 % les pertes lors de la récolte, réduisant les émissions de CO2, l’usage de pesticides et la consommation d’eau ». 

Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possible du côté de la patate. 

Sauf que Caius Rommens, l’inventeur de cette pomme de terre géniale et ancien chef d’équipe à Monsanto, vient de publier un livre brûlot, « La patate de Pandore : les pires OGMs », dans lequel il dénonce les dangers de cette pomme de terre et d’autres OGMs. Toutefois, à peine publié, ce livre a été retiré des librairies. Il n’est même plus disponible sur Amazon [3] !!!

« Nous pensions que l’essence de la vie était une molécule morte, l’ADN… »

Les « confessions » de ce chercheur semblent avoir dérangé certains intérêts en haut lieu. Voici quelques extraits que j’ai sélectionnés pour vous :

« Je faisais tester mes pommes de terre en serre ou dans les champs, mais je quittais rarement mon laboratoire pour aller sur place. En effet, je pensais que ma connaissance théorique des pommes de terre était suffisante pour améliorer les pommes de terre. C’était une de mes plus grandes erreurs… », commence-t-il. 

« Nous pensions que l’essence de la vie était une molécule morte, l’ADN, et que nous pouvions améliorer la vie en modifiant cette molécule en laboratoire… et qu’une simple modification génétique n’aurait que l’effet désiré. 

« Nous étions supposés comprendre l’ADN, et faire uniquement des modifications utiles sur le code génétique. Mais le fait est que nous en savions autant sur l’ADN que l’Américain moyen connaît la version en sanskrit du Bhagavad Gita.  

« Nous en savions juste assez pour être dangereux, en particulier si vous combinez notre ignorance avec nos préjugés et notre étroitesse d’esprit. Nous étions obsédés par les progrès de court terme (dans le laboratoire) au détriment des problèmes de long terme (dans les champs). 

« C’était le même type de pensée que celui qui a produit le DDT, les PCBs, l’agent Orange, hormone de croissance bovine recombinante, etc. Je crois qu’il est important que les gens comprennent combien les ingénieurs en génétique peuvent être ignorants, biaisés et se tromper. »

Les problèmes cachés de la pomme de terre OGM

Caius Rommins explique que les plants de ces pommes de terre OGM souffrent de stérilité et de nécrose, parce qu’ils sont dérivés de cellules somatiques, qui sont des cellules qui ne sont censées vivre qu’une saison. 

Ayant une très faible intégrité génétique, elles contiennent des centaines de mutations qui compromettent les rendements et la qualité des récoltes. 

Rommins affirme même qu’il s’est trompé sur la résistance de ces pommes de terre au brunissement. Selon lui, le fait que les pommes de terre s’abîment quand on les pèle ou les coupe est un phénomène naturel. Si on ne voit pas les tâches, c’est uniquement parce que le processus de coloration a été désactivé. 

Or, ce serait un gros problème parce que le composé qui provoque la coloration brune, la mélanine, est en réalité un agent protecteur qui empêche les agents pathogènes de pénétrer dans la chair d’une pomme de terre abimée. 

Ceci est dangereux car cette pomme de terre est justement promue dans les restaurants et les industries agro-alimentaires comme ayant l’avantage de pouvoir être pelée et coupée longtemps en avance, sans brunir. Cela veut dire qu’elles sont conservées très longtemps, augmentant le risque d’arriver contaminées dans les assiettes. 

Il continue en mettant en garde contre les dangers des modifications génétiques.

Les vrais dangers des interventions sur le génome

Vous avez peut-être entendu parler de la technologie CRISPR qui permet de modifier l’ADN. Cette technologie a permis de rendre la vue à des souris aveugles en corrigeant leur code génétique. 

Dans la presse grand public, la technologie CRISPR est présentée comme un système simple : l’ADN serait comme un ruban, et le chercheur utilisant CRISPR aurait comme une paire de ciseaux et du scotch lui permettant de découper ce ruban, ou pour en enlever un morceau, ou ajouter un bout de ruban. 

Mais la science montre que les choses ne fonctionnent tout simplement pas comme ça. Même les modifications mineures du code génétique peuvent provoquer des effets inattendus en cascade. 

Des chercheurs ont été examiner le code génétique complet des souris « guéries » grâce à la technologie CRISPR. 

Et ils ont repéré plus de 100 ajouts et suppressions supplémentaires de matériel génétique, ainsi que plus de 1500 mutations de nucléotides isolés [4]. 

Gènes modifiés, mutations : ces termes indiquent, évidemment, un risque de maladie génétique et de cancer. 

Cela n’empêche pas certains chercheurs de recourir à ces techniques sur l’être humain, avec tous les risques que cela comporte pour les bébés concernés, mais aussi sur tous leurs descendants qui se mélangeront au reste de la population [5]. 

 

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Résistance politique: Le visible et l’invisible dans le grand tumulte historique de la lutte contre l’oppression (avec Victor Hugo et Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 18 janvier 2019 by Résistance 71

Dans cet extrait du roman historique de V. Hugo “Quatre-vingt-treize” que Zénon amène à notre attention, il est fait état de la sempiternelle dichotomie (apparente) entre le matérialisme et l’idéalisme. La philosophie occidentale, empruntant le rapport antagoniste existant entre le christianisme (et l’idéalisme plus ou moins borné) et l’athéisme (matérialisme qui peut parfaitement ne pas être dénué de spiritualisme), en a fait un débat fratricide pour le bénéfice une fois de plus, d’une minorité du pouvoir diviseur maintenant ses privilèges.
L’antagonisme n’est qu’induit. Ces deux notions sont en fait complémentaires et se doivent d’exister en harmonie car l’une ne peut aller sans l’autre, c’est tout le propos d’Hugo, qui présente les deux côtés de l’argument de telle manière qu’on ne puisse être en désaccord avec aucun des deux et de là, que nous puissions accepter l’échéance de leur complémentarité.
A cette image, nous devons embrasser la complémentarité de la diversité au sein des sociétés humaines dans la modernité, nous organiser en refondant le pouvoir dans les peuples de façon à le rendre inoffensif, c’est à dire non-coercitif dans sa réintégration au sein du corps social, car le pouvoir issu de la division politique de la société est un pouvoir nécessairement coercitif, néfaste, diviseur et emprunt d’une négativité menant la société sur le chemin de son extinction, de son annihilation inévitable.
L’État, la “république” ne sont en rien les buts finaux, mais des ruses de la raison, des leurres manipulateurs nécessaires à notre compréhension finale de l’harmonie de la complémentarité dans notre diversité entendue et bien comprise, afin que nous assimilions collectivement ce chemin menant à notre émancipation au moyen de la société des sociétés.
Sachons lâcher prise des antagonismes induits, refusons la division toute aussi induite et embrassons notre complémentarité dans notre diversité sociale humaine, par delà le bien et le mal, réconciliés avec la grande nature des choses. A terme, le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas autre chose…

~ Résistance 71 ~

Révolution ou évolution, le visible et l’invisible dans le grand tumulte historique de la lutte contre l’oppression

 

Victor Hugo rapporté par Zénon

 

« – Les grandes choses s’ébauchent. Ce que la révolution fait en ce moment est mystérieux. Derrière l’œuvre visible il y a l’œuvre invisible. L’une cache l’autre. L’œuvre visible est farouche, l’œuvre invisible est sublime. En cet instant je distingue tout très nettement. C’est étrange et beau. Il a bien fallu se servir des matériaux du passé. De là cet extraordinaire 93. Sous un échafaudage de barbarie se construit un temple de civilisation.
– Oui, répondit Cimourdain. De ce provisoire sortira le définitif. Le définitif, c’est-à-dire le droit et le devoir parallèles, l’impôt proportionnel et progressif, le service militaire obligatoire, le nivellement, aucune déviation, et, au-dessus de tous et de tout, cette ligne droite, la loi. La république de l’absolu.
– Je préfère, dit Gauvain, la république de l’idéal.
Il s’interrompit, puis continua :
– O mon maître, dans tout ce que vous venez de dire, où placez-vous le dévouement, le sacrifice, l’abnégation, l’entrelacement magnanime des bienveillances, l’amour ? Mettre tout en équilibre, c’est bien ; mettre tout en harmonie, c’est mieux. Au-dessus de la balance il y a la lyre. Votre république dose, mesure et règle l’homme ; la mienne l’emporte en plein azur. C’est la différence qu’il y a entre un théorème et un aigle.
– Tu te perds dans le nuage.
– Et vous dans le calcul.
– Il y a du rêve dans l’harmonie.
– Il y en a aussi dans l’algèbre.
– Je voudrais l’homme fait par Euclide.
– Et moi, dit Gauvain, je l’aimerais mieux fait par Homère.
Le sourire sévère de Cimourdain s’arrêta sur Gauvain comme pour tenir cette âme en arrêt.
– Poésie. Défie-toi des poètes.
– Oui, je connais ce mot. Défie-toi des souffles, défie-toi des rayons, défie-toi des parfums, défie-toi des fleurs, défie-toi des constellations.
– Rien de tout cela ne donne à manger.
– Qu’en savez-vous ? L’idée aussi est nourriture. Penser, c’est manger.
– Pas d’abstractions. La république c’est deux et deux font quatre. Quand j’ai donné à chacun ce qui lui revient…
– Il vous reste à donner à chacun ce qui ne lui revient pas.
– Qu’entends-tu par là ?
– J’entends l’immense concession réciproque que chacun doit à tous et que tous doivent à chacun, et qui est toute la vie sociale.
– Hors du droit strict, il n’y a rien.
– Il y a tout.
– Je ne vois que la justice.
– Moi, je regarde plus haut.
– Qu’y a-t-il donc au-dessus de la justice ?
– L’équité. »

Victor Hugo – « Quatre-vingt treize » (1874)

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 10ème round: Le peuple installe son pouvoir…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 janvier 2019 by Résistance 71

Gilets Jaunes, gardons-nous des leurres et des subterfuges que sont le « Grand Débat » proposé par Micronus et le RIC dans son contexte étatique puisque constitutionnel.
Généralisons les assemblées populaires et le pouvoir des ronds-points comme l’ont appelé les GJ de Commercy et de Montreuil.
Entrer en palabres avec l’État et sa clique de représentants ne peut être que stérile et nous amener à la division.
Pour que vive la Commune des communes dans une société des sociétés horizontale et émancipée.

~ Résistance 71 ~

Voir aussi:
« Gilets Jaunes 10ème round: Tout le pouvoir aux Ronds-Points! »

 

 

Le “Peuple profond” installe son pouvoir

 

Philippe Grasset

 

13 janvier 2019 

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10813

Au hasard des heures, j’ai vu quelques images et échanges des habituels convives des talk-shows de cette fin de journée, samedi. C’était désespérément plat, morne, croulant sous les redites et les sempiternelles analyses, les gémissements que nous entendons depuis des semaines, quelques vociférations fatiguées de la même indignation ahurie et désormais chuchotée (au cas où la fortune du destin les priverait de leurs maîtres en cours pour leur en désigner de nouveaux). Enfin, couvrant tout cela de l’ombre sinistre d’une grande aile noire, l’inévitable constat d’une mobilisation de plus en plus montante des GJ, après le premier samedi de rentrée qui avait démontré la vacuité de la narrative de l’“essoufflement”, et des GJ dans un désordre de mieux en mieux organisé sans perdre la vertu du désordre, évitant autant que faire se peut les violences, déployant une insoumission pacifique d’une remarquable efficacité, s’installant dans leurs domaines comme dans leurs meubles

Je me suis fait alors la remarque que nous étions en train de vivre un moment historique de plus : de voir se mettre en place une structuration extraordinaire, à la fois dépourvue de structures contraignantes et visibles, à la fois complètement libérée de ce fait et en voie d’institutionnalisation sans emprisonnement, suffisamment enfin pour manifester une légitimité désormais évidente. C’est un deuxième pouvoir, une sorte de “pouvoir des samedis” qui se met en place ; le “Peuple profond” contre un DeepState qui n’a plus rien de régalien, qui se dissout dans l’imposture comme son modèle de “D.C.-la-folle”. (C’est la raison de l’emploi de l’expression anglo-américaine installée en un néologisme comme marque de l’infamie.)

Les GJ forment désormais un pouvoir parallèle et une structure souveraine encore plus que souterraine, dont la légitimité tend évidemment à surpasser celle des autorités pseudo-“légales” ; il ne leur est même pas nécessaire de la supplanter tant les autres font bien cela, tous seuls, sans aide de quiconque… La morosité de tout l’appareil du communicationnisme de soutien, dont les nantis de la presseSystème en première ligne, est désormais la marque d’un réel découragement et la confirmation du sentiment que j’essaie ici de restituer.

Je considérerais donc, d’une façon symbolique pour le jour, que la France est entrée samedi dans une ère nouvelle. Désormais deux pouvoirs sont installés, et la façon stupide et indigne dont le nouveau pouvoir (les GJ) a été traité explique qu’il se soit radicalisé dans son essence, pour déployer toutes ses exigences, révéler sa vraie nature et s’affirmer clairement antiSystème.

La résilience et l’entêtement impassibles des insaisissables et inclassables GJ, l’espèce d’entente collective qui les meut et semble les ordonner comme en un ballet, comme si tous ces gens répondaient à un élan qui est en-dehors d’eux pour mieux les rassembler, tout cela ne cesse de me stupéfier. Les GJ, c’est tout le monde, c’est vous, c’est moi, c’est votre voisin, que sais-je encore ; et pourtant c’est un mystère, une énigme, comme une sorte de bataillon immense, sacrée et secret, venue d’un ailleurs dont on ne sait rien pour on ne sait quelle mission chargée de tant de secrets marqués du sceau du sacré… La seule certitude qui veuille bien nous habiter, c’est celle de juger que tout cela, et leur mission par conséquent, est décisif...

En face, les mots nous manquent… C’est le désordre et la confusion, la panique et la colère, la haine et l’incompréhension, et dominant le tout, comme un Empereur qui vient d’être oint de la ruse moqueuse du Seigneur, l’omniprésente Bêtise trône. La bêtise des modernes puissants et des postmodernes très-intelligents est un phénomène qui vous coupe le souffle. Passez en revue la violence policière exacerbée par la consigne de la bourgeoisie globaliste en son pouvoir de pacotille ; les boutades furieuses-monstrueuses et infantiles-impuissantes du philosophe de salon à la belle chevelure, qui voudrait bien qu’on en finisse en tirant la chasse, non pardon en tirant avec la quatrième armée du monde sur les Gilets-Jaunes ; les complots italiens de la secrétaire d’État de l’Égalité des Chances, des femmes et des hommes, et de leur Sottise bien-tempérée…

Par-dessus tout ça, l’Angelot du miracle de Noël, Jupiter tonnant des mécaniques, rappelant que la République“ c’est des droits” mais “c’est aussi des devoirs”… Cet homme est une énigme d’impuissance et de maladresse, une énigme invertie parce que sa mise à nu ne peut être qu’une catastrophe. J’arrête là, pour souffler un peu et surtout pour citer cette actrice, – surprenante incursion pourrait-on penser, – qui trouve des mots absolument appropriés pour décrire l’énigme (Isabelle Adjani, dans Elle, repris par Spoutnik-français) :

» “C’est incroyable d’être à ce point dans l’incapacité de communiquer !” […] Il y a une grande “frilosité gênée” dans [sa] façon de communiquer… Comme [s’il] refusait d’être associé, d’une façon ou d’une autre, à la frange la plus pauvre de la population. “On a l’impression qu’il ne faut pas qu’il soit touché par ça, et qu’il ne faut pas toucher à ça. Une impossibilité tactile, en tout cas avec le corps du pauvre. Il ne sait pas. Il y a là quelque chose qui est complètement en réserve et qui rend les gens fous.”

 » […Les] Gilets jaunes ne peuvent plus tolérer le discours aseptisé des politiques qui les gouvernent. “Ils ont mal, ils ont des échardes sur la langue à force d’avaler la langue de bois des politiques qui les assomment depuis des décennies”. »

Que voudrais-je dire de plus, à ce point ?

… Eh bien, ceci :la révolution s’est installée en France, sans crier gare, sans slogan ni guillotine. Elle ne la quittera plus jusqu’à ce que les événements qui doivent se faire, se fassent en vérité.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

La réversibilité de l’État ou l’Homo Domesticus de James C Scott

Posted in actualité, altermondialisme, économie, documentaire, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 17 janvier 2019 by Résistance 71

Nous conseillons de lire cet ouvrage en entier. Nous en avons fait une traduction partielle l’an dernier, la voici pour se mettre l’eau à la bouche. Le livre de James C Scott est passionnant et nous explique que l’État n’est en rien irrémédiable et que notre évolution n’est pas linéaire, qu’on ne passe d’une période à une autre au cours des millénaires sans espoir de retour à ce qui a fonctionné dans le passé.

Notre rôle est de le comprendre et de l’adapter à notre réalité socio-politique actuelle pour enfin établir la Société des Sociétés émancipée et donc véritablement libre.

Notre version PDF de larges extraits de l’ouvrage de James C. Scott, anthropologue politique de l’université de Yale: « Contre le Grain, l’origine profonde des premiers états »: 2018

Autre ouvrage de James C. Scott en version PDF:

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

~ Résistance 71 ~

Homo domesticus. Une histoire profonde des premiers États

 

lundi 14 janvier 2019, par Ernest London

James C. Scott

Homo domesticus
Une histoire profonde des premiers États

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Saint-Upéry

Préface de Jean-Paul Demoule

La Découverte, 2019

302 pages

À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands récits civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du nomadisme ni engendré l’agriculture sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».

La première domestication, celle du feu, est responsable de la première concentration de population. La construction de niche de biodiversité par le biais d’une horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirables à l’intérieur d’un cercle restreint autour des campements. La cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des céréales et des légumineuses, à domestiquer des chèvres, des moutons, des porcs, des bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. Les premiers grands établissements sédentaires sont apparus en zones humides et non en milieu aride comme l’affirme les récits traditionnels, dans des plaines alluviales à la lisière de plusieurs écosystèmes (Mésopotamie, vallée du Nil, fleuve Indus, baie de Hangzhou, lac Titicaca, site de Teotihuacán) reposant sur des modes de subsistance hautement diversifiés (sauvages, semi-apprivoisés et entièrement domestiqués) défiant toute forme de comptabilité centralisée. Des sous-groupes pouvaient se consacrer plus spécifiquement à une stratégie au sein d’une économie unifiée et des variations climatiques entraînaient mobilité et adaptation « technologique ». La sécurité alimentaire était donc incompatible avec une spécialisation étroite sur une seule forme de culture ou d’élevage, requérant qui plus est un travail intensif. L’agriculture de décrue fut la première à apparaître, n’impliquant que peu d’efforts humains.

Les plantes complètement domestiquées sont des « anomalies hyperspécialisées » puisque le cultivateur doit contre-sélectionner les traits sélectionnés à l’état sauvage (petite taille des graines, nombreux appendices, etc.). De même les animaux domestiqués échappent à de nombreuses pressions sélectives (prédation, rivalité alimentaire ou sexuelle) tout en étant soumis à de nouvelles contraintes, par exemple leur moins grande réactivité aux stimuli externes va entraîner une évolution comportementale et provoquer la sélection des plus dociles. On peut dire que l’espèce humaine elle-même a été domestiquée, enchaînée à un ensemble de routines. Les chasseurs-cueilleurs maîtrisaient une immense variété de techniques, fondées sur une connaissance encyclopédique conservée dans la mémoire collective et transmise par tradition orale. « Une fois qu’Homo sapiens a franchi le Rubicon de l’agriculture, notre espèce s’est retrouvée prisonnière d’une austère discipline monacale rythmée essentiellement par le tic-tac contraignant de l’horloge génétique d’une poignée d’espèces cultivées. » James C. Scott considère la révolution néolithique récente comme « un cas de déqualification massive », suscitant un appauvrissement du régime alimentaire, une contraction de l’espace vital.

Les humains se sont abstenus le plus longtemps possible de faire de l’agriculture et de l’élevage les pratiques de subsistance dominantes en raison des efforts qu’elles exigeaient. Ils ont peut-être été contraints d’essayer d’extraire plus de ressources de leur environnement, au prix d’efforts plus intense, à cause d’une pénurie de gros gibier.

La population mondiale en 10000 avant notre ère était sans doute de quatre millions de personnes. En 5000, elle avait augmenté de cinq millions. Au cours des cinq mille ans qui suivront, elle sera multipliée par vingt pour atteindre cent millions. La stagnation démographique du néolithique, contrastant avec le progrès apparent des techniques de subsistance, permet de supposer que cette période fut la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité sur le plan épidémiologique. La sédentarisation créa des conditions de concentration démographique agissant comme de véritables « parcs d’engraissement » d’agents pathogènes affectant aussi bien les animaux, les plantes que les humains. Nombre de maladies infectieuses constituent un « effet civilisationnel » et un premier franchissement massif de la barrière des espèces par un groupe pathogène.

Le régime alimentaire céréalier, déficient en acides gras essentiels, inhibe l’assimilation du fer et affecte en premier lieu les femmes. Malgré une santé fragile, une mortalité infantile et maternelle élevée par rapport aux chasseurs-cueilleurs, les agriculteurs sédentaires connaissaient des taux de reproduction sans précédent, du fait de la combinaison d’une activité physique intense avec un régime riche en glucides, provoquant une puberté plus précoce, une ovulation plus régulière et une ménopause plus tardive.

Les populations sédentaires cultivant des céréales domestiquées, pratiquant le commerce par voie fluviale ou maritime, organisées en « complexe proto-urbain », étaient en place au néolithique, deux millénaires avant l’apparition des premiers États. Cette « plate-forme » pouvait alors être « capturée », « parasitée » pour constituer une solide base de pouvoir et de privilèges politiques. Un impôt sur les céréales, sans doute pas inférieur au cinquième de la récolte, fournissait une rente aux élites. « L’État archaïque était comme les aléas climatiques : une menace supplémentaire plus qu’un bienfaiteur. » Seules les céréales peuvent servir de base à l’impôt, de par leur visibilité, leur divisibilité, leur « évaluabilité », leur « stockabilité », leur transportabilité et leur « rationabilité ». Au détour d’une note, James C. Scott réfute l’hypothèse selon laquelle des élites bienveillantes ont créé l’État essentiellement pour défendre les stocks de céréales et affirme au contraire que « l’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres ». La majeure partie du monde et de sa population a longtemps existé en dehors du périmètre des premiers États céréaliers, qui n’occupaient que des niches écologiques étroites favorisant l’agriculture intensive, les plaines alluviales. Les populations non céréalières n’étaient pas isolées et autarciques mais s’adonnaient à l’échange et au commerce entre elles.

Nombre de villes de Basse-Mésopotamie du milieu du troisième millénaire avant notre ère, étaient entourées de murailles, indicateurs infaillibles de la présence d’une agriculture sédentaire et de stocks d’aliments. De même que les grandes murailles en Chine, ces murs d’enceinte étaient érigés autant dans un but défensif que dans le but de confiner les paysans contribuables et de les empêcher de se soustraire.

L’apparition des premiers systèmes scripturaux coïncide avec l’émergence des premiers États. Comme l’expliquait Proudhon, « être gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé ». L’administration étatique s’occupait de l’inventaire des ressources disponibles, de statistiques et de l’uniformisation des monnaies et des unités de poids, de distance et de volume. En Mésopotamie l’écriture a été utilisée à des fins de comptabilité pendant cinq siècles avant de commencer à refléter les gloires civilisationnelles. Ces efforts de façonnage radical de la société ont entraîné la perte des États les plus ambitieux : la troisième dynastie d’Ur (vers 2100 avant J.-C.) ne dura qu’à peine un siècle et la fameuse dynastie Qin (221-206 avant J.-C.) seulement quinze ans. Les populations de la périphérie auraient rejeté l’usage de l’écriture, associée à l’État et à l’impôt.

La paysannerie ne produisait pas automatiquement un excédent susceptible d’être approprié par les élites non productrices et devaient être contraintes par le biais de travail forcé (corvées, réquisitions de céréales, servitude pour dettes, servage, asservissement collectif ou paiement d’un tribut, esclavage). L’État devait respecter un équilibre entre maximisation de l’excédent et risque de provoquer un exode massif. Les premiers codes juridiques témoignent des efforts en vue de décourager et punir l’immigration même si l’État archaïque n’avait pas les moyens d’empêcher un certain degré de déperdition démographique. Comme pour la sédentarité et la domestication des céréales, il n’a cependant fait que développer et consolider l’esclavage, pratiqué antérieurement par les peuples sans État. Égypte, Mésopotamie, Grèce, Sparte, Rome impériale, Chine, « sans esclavage, pas d’État ». L’asservissement des prisonniers de guerre constituait un prélèvement sauvage de main-d’œuvre immédiatement productive et compétente. Disposer d’un prolétariat corvéable épargnait aux sujets les travaux les plus dégradants et prévenait les tensions insurrectionnelles tout en satisfaisant les ambitions militaires et monumentales.

La disparition périodique de la plupart de ces entités politiques était « surdéterminée » en raison de leur dépendance à une seule récolte annuelle d’une ou deux céréales de base, de la concentration démographique qui rendait la population et le bétail vulnérables aux maladies infectieuses. La vaste expansion de la sphère commerciale eut pour effet d’étendre le domaine des maladies transmissibles. L’appétit dévorant de bois des États archaïques pour le chauffage, la cuisson et la construction est responsable de la déforestation et de la salinisation des sols. Des conflits incessants et la rivalité autour du contrôle de la main-d’œuvre locale ont également contribué à la fragilité des premiers États. Ce que l’histoire interprète comme un « effondrement » pouvait aussi être provoqué par une fuite des sujets de la région centrale et vécu comme une émancipation. James C. Scott conteste le préjugé selon lequel « la concentration de la population au cœur des centres étatiques constituerait une grande conquête de la civilisation, tandis que la décentralisation à travers des unités politiques de taille inférieure traduirait une rupture ou un échec de l’ordre politique ». De même, les « âges sombres » qui suivaient, peuvent être interprétés comme des moments de résistance, de retours à des économies mixtes, plus à même de composer avec son environnement, préservé des effets négatifs de la concentration et des fardeaux imposés par l’État.

Jusqu’en 1600 de notre ère, en dehors de quelques centres étatiques, la population mondiale occupaient en majorité des territoires non gouvernés, constituant soit des « barbares », c’est-à-dire des « populations pastorales hostiles qui constituaient une menace militaire » pour l’État, soit des « sauvages », impropres à servir de matière première à la civilisation. La menace des barbares limitait la croissance des États et ceux-ci constituaient des cibles de pillages et de prélèvement de tribut. James C. Scott considère la période qui s’étend entre l’émergence initiale de l’État jusqu’à sa conquête de l’hégémonie sur les peuples sans État, comme une sorte d’« âge d’or des barbares ». Les notions de tribu ou de peuple sont des « fictions administratives » inventées en tant qu’instrument de domination, pour désigner des réfugiés politiques ou économiques ayant fui vers la périphérie. « Avec le recul, on peut percevoir les relations entre les barbares et l’État comme une compétition pour le droit de s’approprier l’excédent du module sédentaire “céréales/main-d’œuvre”. » Si les chasseurs-cueilleurs itinérants grappillaient quelques miettes de la richesse étatique, de grandes confédérations politiques, notamment les peuple équestres, véritables « proto-États » ou « empires fantômes » comme l’État itinérant de Gengis Khan ou l’Empire comanche, constituaient des concurrents redoutables. Les milices barbares, en reconstituant les réserves de main-d’œuvre de l’État et en mettant leur savoir-faire militaire au service de sa protection et de son expansion, ont creusé leur propre tombe.

Dans la continuité de Pierre Clastres et ouvrant la voie aux recherches de David Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une anomalie et une contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyaient. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une tout autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

Ernest London,

le bibliothécaire-armurier

Bibliothèque Fahrenheit 451

10 janvier 2019.

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Lectures complémentaires:

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

 


L’État, anomalie sociale contre-nature

Pour les nations originelles des Amériques comme pour les Gilets Jaunes, l’ennemi vient autant de l’intérieur… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 17 janvier 2019 by Résistance 71


Kaianerekowa et Teiohateh

 

L’ennemi de l’intérieur

 

Mohawk Nation News

 

11 janvier 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/11/the-enemy-within/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ennemi de l’intérieur sont les chefs issus de l’Indian Act (loi coloniale sur les Indiens) dans nos communautés, des vendus achetés par l’entreprise coloniale du Canada. Le 25 octobre 1924, le véritable peuple originelle de l’Île de la Grande Tortue fut illégalement dépossédé de ses structures de gouvernance et de tous ses territoires sous la menace du fusil. Les lois sur les terres indiennes ont saisi illégalement nos terres et les ont données aux provinces afin d’en extraire les ressources.

A des fins de relations publiques et d’arrondissage des angles, des acteurs corrompus natifs furent mis en place dans le rôle de “chefs”. L’Indian Act, l’église et les banques établissent un cordon invisible autour de nous, appelant les camps de la mort pour prisonniers des “réserves”, où nous fûmes forcés de vivre jusqu’à ce que nous n’existions plus en tant que véritable peuple natif de ce continent. Le plan affairiste sur une durée de cent ans mis en place en octobre 1924 est supposé arriver à complétion en octobre 2024. Avec les natifs enfermés, parqués, interdits de cultiver ou de chasser, ils ont pu nous affamer jusqu’à la soumission et ils l’ont fait dans les grandes largeurs.

Un agent indien de la GRC (NdT: Gendarmerie Royale du Canada, la “fameuse” Police Montée) fut installé au portail. On nous a dirigé comme du bétail vers les camps de prisonniers de guerre à travers tout le Canada. Ceux qui se sauvaient étaient déclarés non-indiens par le ministère des affaires indiennes, leurs propriétés illégalement confisquées. Les colons s’installaient immédiatement sur nos terres, terres que nous n’avons JAMAIS cédées.

Les têtes des natifs, hommes, femmes et enfants, furent mises à prix. Nos os furent enterrés au milieu de nos communautés, là où nous fûmes assassinés. Les colons bâtirent leurs villes sur les ossements de nos ancêtres.

Les barrières furent retirées dans les années 60. Les traîtres prirent le rôle ambivalent de chef de mascarade et d’agent indien pour la colonie. Le script fabriqué du “conseil de bande” continue de fonctionner pour aider les colons à finir leur plan et à se débarrasser de nous. A L’HEURE OU NOUS ECRIVONS CES LIGNES, Trudeau pousse une nouvelle législation pour finalement parvenir à cet objectif. Leur action est d’évangéliser, de christianiser, de socialiser, de minimiser, de légiférer, d’assimiler, de financiariser et de génocider.

Seuls des chrétiens pouvaient siéger dans les conseils. Les églises nous envoyèrent les jésuites qui amenèrent une armée de colons pour extirper et tuer les natifs et occuper, coloniser nos terres. Les églises avec l’aide des “chefs” a leur solde, assassinèrent nos enfants dans les pensionnats pour Indiens et kidnappèrent nos bébés et nos enfants dans le grand coup de filet des années 60. Les Indiens membres des conseils de bandes (NdT: de tribus pour les USA) sont en première ligne de la guerre contre nous.

Ces traîtres mettent en application le programme génocidaire. Tous les Indiens qui participent à la règle des 51% de la majorité dans les élections coloniales visant à élire les conseils de bandes sont accablés de la maladie mentale appelée “owistah” dont un des symptômes majeurs est de faire passer l’individu de la mentalité de “nous” à celle du “je/moi”.

Aujourd’hui, ces traîtres imitent et parodient leurs maîtres d’Ottawa en mentant et en trompant constamment. Le temps est venu de retourner à la période du jour d’avant le 25 octobre 1924 et d’abolir sine die toutes les lois coloniales sur les terres indiennes. Ils doivent traiter directement avec nous, le peuple natif ; maintenant ils ne traitent qu’avec des larbins qu’ils ont eux-mêmes nommés en ces fonctions pour remplir leurs objectifs de pillage.

Les femmes sont les donneuses et porteuses de vie qui continuent de remplir leurs devoirs. La responsabilité des hommes est de protéger l’eau, la terre, l’air, les animaux, les oiseaux, les insects et de protéger les femmes et les enfants dans les communautés et toutes nos relations étendues, partout sur l’Île de la Grande Tortue.

La protection de notre mère est dans notre subconscient, mis dans nos esprits par nos ancêtres. Les conseillers siégeant dans les conseils coloniaux ont renié leur droit de naissance et ne sont plus Onkwehonweh.

Nous avons toujours eu le droit d’exercer notre libre utilisation et satisfaction de cette terre et de tout ce qui est dessus comme création de la nature. Les envahisseurs et leurs marionnettes des conseils de bande de la loi coloniale sur les Indiens essaient de convaincre tout le monde que nos droits n’existent que dans les limites artificielles créées par des étrangers et sauvegardées par l’armée. Toujours plus de force est dirigée contre nous à cause de notre opposition au viol et au pillage de notre terre-mère et de toute la nature qu’elle contient.

Le système entrepreneurial colonial est un crime organisé qui commence au Vatican, à la Couronne britannique (NdT: la City de Londres est la “couronne”, rien d’autre…) et se ramifie au Canada, à ses provinces coloniales et à ses conseils de bandes.

Oui, le conseil de bande et tous ceux qui aident les envahisseurs sont otsinonwaksen, ou de mauvaises créatures dans tous les sens du terme. Nous ne trahirons pas nos ancêtres ni les générations à venir. Nous ne sommes pas venus ici sur un bateau. Nous fûmes placés ici sur notre mère par la Nature/création.

 


Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Réflexions politiques: Sortir par le haut ! (Patrice Sanchez)

Posted in actualité, altermondialisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 14 janvier 2019 by Résistance 71

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“L’Église ? répondis-je, c’est une espèce d’État et c’en est l’espèce la plus mensongère. Cependant, tais-toi donc, chien hypocrite, mieux que personne tu connais ta propre espèce !

Tout comme toi, l’État est un chien hypocrite ; tout comme toi il aime à parler par fumée et hurlement afin de faire croire, tout comme toi, qu’en lui parle le ventre des choses. Car il veut à toute force, l’État, être l’animal le plus important sur terre ; et on le croit.”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

 

 

Sortir par le haut !

 

Patrice Sanchez

 

Janvier 2019

 

«  La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. » (Albert Camus)

Le système matérialiste capitalistique est en bout de course, à bout de souffle, nous le voyons, le sentons, et non seulement il ne tourne plus rond, mais par surcroît, il est devenu fou, insensé, inversé et inverti… c’est pourquoi, nous n’aurons d’autre choix que de franchir un cap décisif, la seule planche de salut qui soit susceptible de nous offrir la perspective d’accéder à un monde plus Humain, un monde rien qu’Humain.

Je vais vous parler une ultime fois de mon expérience de vie unique consécutivement à mon apocalypse cérébrale en 1995 après que j’aie accompli une douloureuse Odyssée de plus de 20 années, je vais vous faire une synthèse sur notre système paradoxal que j’aurai « décrypté » au terme de ces longues années de cogitation et d’introspection afin de vous redonner espoir et espérance, et je vais vous prouver surtout que l’accession à un autre mode de pensée est possible, car c’est collectivement avec cette prise de conscience hautement supérieure, que nous pourrons nous défaire de ce système dualiste mortifère pour ainsi ne nous consacrer qu’à l’amour et à l’entraide, ces deux seules valeurs qui soient véritablement Humaines.

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire les miracles d’une seule chose » : cette phrase sibylline attribuée à Hermès Trismégiste, le père de l’alchimie, illustre à merveille notre Monde paradoxal.

Il nous faudra remettre en question trois notions fondamentales !

I  Les notions du Bien et du Mal:

Les notions du bien et du mal sont le premier problème auquel nous devrons nous attacher, car aussi paradoxal qu’il semble dans notre société hédoniste où nous allons bien souvent au plus facile et au plus agréable, c’est en se colletant à la difficulté quand ce n’est pas carrément avec la complicité du mal que nous pourrons accéder à l’éveil, à cette prise de conscience supérieure, car n’oublions pas que le bien et le mal sont intimement liés et inextricablement mêlés comme nous l’enseigne Nietzsche, ce si cher philosophe au marteau qui aura amplement contribué à ma renaissance…

II La notion du temps:

Je ne regarde presque pas la télévision, cependant ces dernières années deux émissions ont suscité mon intérêt et je pense que pour illustrer mon propos, rien de mieux que des preuves par l’image…

La première émission s’intitule : «  Nus et culottés », dans laquelle deux jeunes sympathiques zigotos partent nus et dénués de tout en ne s’en remettant qu’à la solidarité et à la générosité naturelle de la population qu’ils croisent tout au long de leurs pérégrinations pour arriver aux buts hautement improbables qu’ils se sont fixés, et avec leurs débrouillardise, leurs détachement et leurs joie de vivre, ils atteignent leurs objectifs immanquablement grâce à ces rencontres fortuites qu’ils provoquent avec leurs lâcher-prise ; ces innombrables synchronicités qu’ils créent à l’insu de leurs plein gré sont tout simplement édifiantes et bluffantes !

Cette émission devrait être reconnue de salubrité publique tant la preuve est flagrante qu’en vivant pleinement le moment présent, sans rien attendre en retour, le destin se montre d’une prodigalité infinie.

Quant à la seconde émission, elle a pour titre : « Seuls face à l’Alaska » où l’on suit au cours d’instants de vie des hommes et des femmes dans un environnement ô combien rude quand celui-ci n’est pas carrément hostile. Ces montagnards sont tous influencés par le mode de vie traditionnel Indien ou Inuit, un mode de vie respectueux de la nature et des anciens, un monde dans lequel l’entraide indéfectible est érigée en règle absolue ; ils ne vivent que dans l’instant présent, ce qui leurs donne les moyens et la disposition psychologique qui les arme pour affronter les innombrables difficultés et les caprices de la nature qu’ils rencontrent au quotidien…

III La notion de l’argent:

Vous remarquerez que dans les deux précédents exemples, il n’y a point de place pour l’argent qui contrevient à toutes valeurs humaines naturelles si l’on y réfléchit de plus près, car force est de reconnaître que l’argent, de tous temps, fut source d’addiction et un moyen de conditionnement et de contrôle des populations ; il suffit d’évoquer l’adage populaire inepte qui associe le temps à l’argent … En revanche, le Temps avec la complicité de l’Amour indéfectible permet d’accomplir des quasi-miracles soit dit en passant !

Je m’interrogeais depuis de nombreuse années sur notre monde qui part inexorablement à vau-l’eau, sur notre destin collectif auquel nous n’avons plus aucune prise, cet état de fait tragique avec ces inégalités de plus en plus délirantes et inhumaines m’étaient de plus en plus intolérables… tandis que tel Sisyphe, je menais ma barque contre vents et tsunamis, m’étonnant malgré tout de ma bonne fortune après que j’aie vécu tant d’années dans ma vie d’avant avec le spectre de cette maudite épée de Damoclès logée dans mon cerveau et qui attendait son heure pour accomplir l’irréversible œuvre hémorragique dévastatrice de mon abominable karma…

Bien et Mal, quand ils nous tiennent en un paradoxe jusqu’à présent insurmontable sur l’échelle du temps de nos existences !

Seul face à moi-même et grâce à mon travail d’introspection, au bout de ces innombrables années de cogitation avec pour seuls guides, mon sémaphore nietzschéen associé à des notions de base sur ce mystérieux et paradoxal monde quantique si fascinant, j’aurai réussi à approcher le secret de mon existence en redécouvrant les grands principes fondamentaux qui régissent toute vie humaine et qui me permettent de clamer à la face du monde : Par delà toutes croyances, irréligion et apories, aimons-nous les uns les autres, accomplissons de bonnes actions envers notre prochain et soyons respectueux des lois universelles, ce sont à ces seules et uniques conditions que nos particules élémentaires associées à nos pensées éthiques et morales se manifesteront à nous par l’intermédiaire des signes que nous enverra notre destin … car ces signes, j’aime autant vous assurer qu’ils ne manqueront pas de vous étonner et de vous émerveiller.

Je fais le vœu que dans un avenir proche, nous nous réapproprions collectivement ces principes de vie et que « nous réapprenions enfin à penser dans le droit chemin » dans la perspective d’une renaissance de notre mental afin que les historiens du futur puissent écrire que l’ère du matérialisme ne fut en définitive que l’étape préparatoire, la propédeutique par delà Bien, Mal et Paradoxes, à l’ascension de l’Humanité, à la prise de conscience que nous sommes tous inter-reliés et interconnectés par l’univers de l’infiniment petit créateur de réalité … ce que j’aime à nommer : Le Cap de l’espérance retrouvée en la Reliance et en la Guidance Quantiques.

« Rien de ce qui s’accomplit dans le monde ne saurait être inutile d’autant plus que les événements qui se profilent à l’horizon ne tarderont pas à nous démontrer que la vérité triomphera sur l’obscurité et le mensonge », comme il était enseigné dans les écoles de sagesse antique.

Fraternellement,

Patrice Sanchez

P.S.. Vous trouverez en lien ci-joint un texte de présentation de mon Odyssée sous le soleil de Zarathoustra au travers d’une très longue lettre ouverte à l’attention de la présidence de la république !

https://reseauinternational.net/droit-de-reponse-dun-hemiplegique-a-la-pensee-zarathoustrienne-a-lattention-dune-presidence-jupiterienne-texte-integral/7/

Et je vous offre mon livre : « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » au format pdf.

https://drive.google.com/open?id=1YUQxp7ELK2cdLBAp5m58fggO_RFsAprM 

Pour ceux qui voudraient l’acheter au format papier, voici le site de l’éditeur :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=51998&motExact=0&motcle=&mode=AND

Le texte en format PDF:

Patrice Sanchez_Sortir par le Haut !

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“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

Resistance au colonialisme: Le Canada comme force militaire occupante et entité coloniale (Mohawk Nations News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 14 janvier 2019 by Résistance 71


Kaianerekowa en français

 

Nous sommes la Nature

 

Mohawk Nation News

 

8 janvier 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/09/we-are-nature/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les gouvernements provinciaux et fédéral continuent de suivre leur pratique coloniale illégale qui ont détruit la plus grande partie de la vie sur l’Île de la Grande Tortue. L’attaque du 8 janvier 2019 sur les Wetsuweten (NdT: en Colombie Britannique), viole tous les principes fondamentaux de la “démocratie”, de la moralité et de la légalité. Le Canada montre au monde qu’il n’est qu’une force d’occupation militaire [coloniale] déguisée en “démocratie”.

La corporatocratie [coloniale] fut imposée au système de clans le 25 octobre 1924. Les lois sur les terres indiennes furent votées pour permettre aux provinces d’extraire les ressources des sols. On nous a emprisonné dans des camps de prisonniers appelés “réserves”. Toutes nos terres furent saisies. Nous fûmes incarcérés ou dispersés ou assassinés. La Gendarmerie Royale du Canada (NdT: GRC, la “fameuse” police montée) est entrée dans nos longues maisons, a mis une balle dans la tête des chefs et ont installé les Conseils de Bandes (NdT: élus au sein du système colonial et devenu la voie coloniale de “négociations”, de fait entre chefs mafieux locaux, provinciaux et fédéraux ne répondant qu’à leurs maîtres de la haute finance capitaliste).

Les Wetsuweten refusent de voir notre souveraineté violée. Nous sommes placés en cet endroit pour assurer l’équilibre entre les humains et les autres formes de vie. Le Canada a commencé le déséquilibre dès le premier contact. Les Wetsuweten de Colombie Britannique (côte ouest) ont été attaqués, battus, ont eu leurs têtes piétinées dans la neige par les bottes d’une GRC militarisée, ont été arrêtés, traînés dans la neige pour être incarcérés et tout cela parce qu’ils ont défendu leurs propres terres non-cédées, non inclues dans un quelconque “traité”.

Le Canada ne suit pas les décisions de sa Cour Suprême quand il s’agit des terres des peuples natifs. Il envoie l’armée pour tuer les natifs qui résistent à leur loi coloniale, ici au manquement à une décision de justice. Pendant la construction du chemin de fer trans-Canada au XIXème siècle, l’armée était dans les wagons en tête de train. Elle tuait les natifs pour “faire la route”. Tout ceci avec l’argent volé du fond fiduciaire indien.

Tous les ans, quelques unes de nos communautés et nos familles sont attaquées, économiquement, socialement, politiquement, les terres sont volées, les gens emprisonnés, nos enfants kidnappés et tués et nos vies détruites. Ceci fait partie du plan de génocide qui doit être complété avant 2024 (NdT: 1924-2024, le gouvernement colonial canadien s’est donné un siècle pour compléter le génocide au moment de la réforme de l’Indian Act…), date à laquelle nous devrons être tous être absorbés dans le corps politique corporatiste colonial d’une manière ou d’une autre.

Famille, frères, sœurs, amis et alliés, à la prochaine cérémonie du lever de soleil, réveillez-vous avec le soleil, remerciez-le. Ne vous recouchez pas. Le soleil mène à bien ses responsabilités. Nous allons remplir les nôtres et protéger nos familles, nos terres et toutes nos relations avec le monde naturel.

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Lectures complémentaires:

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

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kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

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