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La révolte des casseroles

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique française, résistance politique, santé et vaccins, terrorisme d'état with tags , , on 17 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

17 janvier 2021

 

Contre les mesures liberticides grandissantes et permanentes amenées par la dictature sanitaire, retrouvons nous dans l’espace public, sur les ronds-points de si bonnes mémoires et partout ailleurs pour un grand concert cacophonique quotidien de réprobation et de rejet des institutions corrompues.

La révolte des casseroles sonne juste avec l’orchestre cacophonique de France dirigé par l’esprit gaulois réfractaire et dans l’esprit Gilet Jaune !

Tous au concert !

Tract-revolte-des-casseroles-janvier-2021
PDF

 

Le texte le plus important que vous lirez en 2021 (Veterans Today)

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 12 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

C’est pour ce type de publication que VT existe, existe toujours et aussi doit publier toute une soupe d’info allant du trivial à l’ineptie (parfois) pour pouvoir survivre. Si l’info que nous avons traduite ci-dessous est vraie, et les chances qu’elle le soit sont très élevées, en tout cas très proche de la réalité de terrain, ce n’est qu’une preuve de plus qu’il ne peut pas y avoir de solutions au sein du système et qu’il est plus que grand temps de sortir du coma induit et de reprendre nos destinées en main, car ce qui se passe à Yankland, empire dominant depuis 1945, a des implications directes bien entendu sur le reste du monde. Le contexte géopolitique et économique est une manipulation planétaire, une partition jouée pour maintenir un système et une oligarchie en place, une oligarchie psychopathe, transnationale et eugéniste dont la fonction est de réaliser ce qu’elle pense être la dernière métamorphose du système étatico-capitaliste au bout du rouleau, en cette entité dictatoriale transnationale et transhumaniste planétaire qu’elle appelle depuis des lustres le “Nouvel Ordre Mondial”.
A lire avec attention et à connecter avec nos précédentes traductions sélectionnées de VT. Il n’y a bien entendu aucune chance que ceci soit diffusé dans les merdias usuels, ce serait avouer non seulement leur complicité, mais aussi le fait qu’ils sont des organes actifs de toute cette manipulation planétaire, consciemment le plus souvent… ou non.
Avoir cru et toujours croire que Trump était le “salut” du monde, qu’il “luttait contre l’État profond”, qu’il allait “drainer le marécage”, fut le plus bel enfumage propagandiste de ce début de siècle, plus fort que celui qui mit et maintint Obama au pouvoir, qui était pourtant déjà de haute volée. Trump est une des innombrables ordures générées par ce système inique et criminel d’exploitation et d’oppression pour le perpétuer, comme l’était la fine équipe avant lui (Reagan, Bush, Clinton, Bush pour ne citer que les plus récents) et l’ordure sénile pédophile qui va le remplacer le 20 janvier courant pour enfoncer un ou plusieurs clous supplémentaires dans le cercueil de cette pourriture étatico-capitaliste ambiante.
Terminons avec cette citation lumineuse d’Eugene Debs, syndicaliste américain et grande figure de la lutte radicale du début du XXème siècle aux Etats-Unis (décédé en 1926), ils sont peu nombreux outre Atlantique, qui disait :
“Le travailleur qui vote pour le ticket républicain ou le ticket démocrate est un traître à sa propre classe et est de ce fait son pire ennemi.” Il avait tout compris de l’illusion démocratique de ce système yankee bipartite entretenant ce conte à dormir debout qu’est le “rêve américain”, parce que comme le disait le toujours excellent et regretté George Carlin : “le rêve américain… parce que vous devez être endormi pour vraiment y croire”.

~ Résistance 71 ~

 

 

Info de renseignement : Le texte le plus important que vous lirez cette année…

Pourquoi des dizaines de millions d’Américains déambulent ouvertement dans un état comateux auto-infligé

 

Gordon Duff

 

9 janvier 2021

 

url de l’article original:
https://www.veteranstoday.com/2021/01/09/intel-drop-the-most-important-thing-you-will-read-this-year/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le rédacteur en chef

Je vais raconter une histoire ici, une histoire sur laquelle des enquêteurs fédéraux ont passé des mois, espérant trouver des indices sur le pourquoi tant d’Américains sont tombés sous le charme d’oligarques criminels que le FBI pense être complètement russes…

Pourquoi donc des dizaines de millions d’Américains fonctionnent dans un coma auto-induit, suivant une conspiration criminelle vieille de plusieurs siècles, qui vampirise l’humanité comme autant de Draculas joufflus ?
Être un véritable journaliste comprend la capacité d’obtenir l’information. Les gens ne vont parleront que s’ils pensent avoir quelque chose à gagner. Avec les médias de masse, c’est la capacité de contrôler un faux narratif. Avec quelques autres très sélectionnés, très très peu, c’est quelque chose d’autre.
Il y a quelques années, on m’a offert une position de direction sur la chaîne RT. On m’a demandé de voler vers l’Europe et de me rendre dans une ambassade russe pour une réunion et négociation. J’ai refusé.
Début 2016, on m’a demandé de travailler avec des anciens militaires russes et de former une organisation combinée commandée par le général Mike Flynn et moi-même. Cette affaire est sous enquête du ministère de la justice américain, qui a commencé une enquête officielle en novembre 2020.
A cette époque, les relations avec la Russie étaient bien meilleures, ils ne nous avaient pas encore hacké ni truqué des élections (NdT: comme si les Yanks ne font pas ça aussi aux Russes et autres, c’est la règle du jeu immuable étatique…), ils n’avaient pas mis un Don maffieux de la Kosher Nostra à la Maison Blanche. Ceci était-il part de leur plan ? Peut-être, je ne sais pas. Les gens à VT ne furent pas prêts à prendre le risque.
Beaucoup d’entre nous admirent la Russie en bien des points, nous avons de bons amis là-bas et nous respectons quelques choses faites par les leaders russes. Nous avons des relations là-bas. Je vis dans une agglomération où il n’y a pas de vaccin [anti COVID19] disponible et beaucoup de retraités qui veulent regarder un lac gelé. La Russie nous enverrait leur vaccin Spoutnik V, nous avons besoins de 30 000 doses de suite pour les anciens à risque et ce pourrait être envoyé aujourd’hui sur la base de relations personnelles.

NdR71: Nous devons faire ici une courte interjection… Comment se fait-il que VT, qui fut parmi les premiers à annoncer que le SRAS-CoV-2 donnant la COVID19 a été créé en laboratoire (Université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015, puis fait en arme biologique par le Pentagone) dès mars 2020, donc validant la thèse du crime international contre l’humanité, puisse penser une seconde que les vaccins soient la solution à ce problème créé de toute pièce, surtout sachant d’où proviennent ces vaccins : Pfizer / BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Big Pharma and co ? Depuis le départ, VT se fait la voix pro-vaccin, essentiellement via la femme de Duff, Carol Duff, qui est une infirmière diplômée, sachant que tout est fabriqué. Nous ne comprenons pas cette démarche… Le vaccin russe, produit lui aussi à marche forcée est-il plus sûr ? Rien n’est moins sûr, il ne semble pas être à ARNm néanmoins donc moins potentiellement dévastateur. Il a aussi été dit que le Spoutnik V russe était un vaccin placebo. Allez savoir ?…

Voilà la relation que nous devrions avoir avec la Russie. Je suppose qu’ils nous mettent à bas pour une variété de raisons. L’une est l’hypothèse Finks Bar disant que certains oligarques extrémistes liés à Netanyahou, veulent saigner l’Amérique à blanc comme dit par Thomas Mattingly qui a sans doute été assassiné pour avoir écrit ceci :

Bibi et Fink’s Bar (1990)

En 1990, après être retourné en Israël et après avoir été l’ambassadeur d’Israël à New York et avant la première guerre du Golfe, Bibi Netanyahou était au Fink’s Bar de Jérusalem, dînant et buvant avec de hauts fonctionnaires de l’ambassade américaine et autres personnes.
Bibi et son groupe de loyalistes à une table privée du Fink’s Bar de Jérusalem venaient juste de voler cinq machines KG-84A de chiffrage / encryptage de messages développées par la NSA américaine sur les plateaux du Golan (avec l’aide de Canadiens servant dans l’Organisation de Supervision du Cessez-le-Feu de l’ONU), donnant à Bibi, ses loyalistes et autres personnes, un accès en temps réel à TOUTES les communications du ministère des affaires étrangères américain, de la marine américaine et de l’OTAN.

Voici ce que Bibi a dit alors qu’il était assis à cette table privée du Fink’s Bar (transcription d’un enregistrement audio secret de Netanyahou à cette réunion, des mots que très peu d’Américains, d’Israéliens ou autres ont entendu jusqu’à ce jour…) :

“Si nous nous faisons prendre, ils nous remplaceront par des personnes de la même fibre. Cela n’a donc pas d’importance ce que vous faites. L’Amérique est un veau d’or et nous allons la pomper à sec, la découper et la vendre pièce par pièce jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien, juste le plus gros état de mendicité publique que nous allons créer et contrôler. Pourquoi ? Parce que c’est la volonté de dieu et l’Amérique est assez grande pour absorber le choc ; donc nous pouvons le faire encore et encore et encore et encore. C’est ce que nous faisons aux pays que nous haïssons. Nous les détruisons très lentement et les faisons souffrir pour refuser d’être nos esclaves.”

[Confirmé par un “participant” à cette réunion]

__

Bibi Netanyahou est un espion russe

Durant l’époque Bibi pré-1988 aux Etats-Unis en tant qu’ambassadeur israélien à l’ONU, Bibi était aussi le “contact” de l’espion israélien Jonathan Pollard (NdT : Analyste de renseignement de l’US Navy condamné à 30 ans de prison pour espionnage vers Israël, il vit aujourd’hui en Israël où il a été reçu en héros national) pour d’autres personnes en Israël, comme su par un membre de VT qui travaillait étroitement avec le président George H.W. Bush (père) et son Conseil National de Sécurité (NSC). Alors et après, Bibi fut aussi un espion pour l’URSS et la Russie (post-URSS), comme indiqué par des sources de VT. Grâce à Bibi, des infos secrètes américaines volées par Pollard passèrent en Russie. C’est ce que le renseignement américain n’a pas encore dit (i.e., TS+)
Jonathan Pollard est un espion russe, travaillant directement avec Netanyahou comme contact (nous avons été briefé sur ce sujet par des sources du renseignement américain de très haut niveau… Oui, Bibi est un espion soviétique / russe…). Pourquoi croyez-vous que nous l’ayons retenu si longtemps ? Il a détruit notre capacité contre la Russie tout comme Trump l’a fait lorsqu’il a ouvert la porte pour un énorme hack russe il y a quelques semaines, une histoire qui mourra sans doute non-dite. VT voyage en Syrie de temps en temps et possède un puissant bureau d’information là-bas. Nous y sommes pour recevoir de l’information. La Syrie nous donne accès à la Russie et au Liban. Nous sommes un bureau d’information et nous recevons / allons chercher cette information.
Certains à VT travaillent aussi dans le secteur privé, essentiellement relié aux émirats et à l’Union Européenne, travaillant en tant que consultant du renseignement. Ceci est un business et pas de la politique. (NdT: Duff croit-il vraiment à la distinction entre les deux ?… allons, allons…)
En Syrie, VT s’est heurté à des types de la politique de l’UE, des extrémistes de droite, qui viennent en Syrie rencontrer leurs contacts russes.
De manière similaire, des Américains, ces mêmes personnes qui furent listées dans l’enquête sur le RussiaGate, enquête qui, nous l’espérons, sera rendue publique, vont en Ukraine pour y rencontrer également leurs contacts russes. Trump lui-même va et a été en Russie pour y rencontrer ses contacts russes, ceux qui le gèrent, encore et encore, mais essentiellement maintenant il y prend des directives, directives qu’il est capable de comprendre, par le truchement “d’expédients” en Ukraine, délivré par des républicains qui y voyagent.
Ils y vont tous pour une raison, rencontrer des représentants du renseignement russe.

Les Russes nous détestent-ils ?
Et bien remontons à 1990. On m’a demandé à cette époque, alors que j’étais conseiller politique auprès du GOP (NdT:  “Grand Old Party” l’autre nom du parti républicain yankee), d’aider le président George H.W.Bush (père) dans ses efforts supposés de mettre à bas l’URSS. Dans cette perspective, un plan fut établi de retourner des supérieurs du KGB, travaillant au travers d’opérateurs américains depuis la Pologne, afin de pouvoir gagner un accès au système bancaire commercial russe.
Faisant partie de ce processus, j’ai rencontré alors un sénateur américain clef dans cette opération de liens bancaires qui pousseraient ce projet de l’avant. J’ai aussi rencontré des patrons politiques et banquiers des états baltes soviétiques. Je ne peux pas en dire plus sur la question.
D’énormes sommes d’argent furent échangées. Rien ne m’est revenu. Mais des centaines de millions de dollars allèrent dans les poches de membres du GOP, la vaste majorité comme revenu exonéré d’impôt, de très larges sommes, beaucoup pour les coffres politiques, de vastes sommes pour Donald Trump et aussi de larges sommes pour mettre en place une base du KGB à New York ai-je appris par la suite.
Ceci fut la naissance de la mafia russe (NdT: comme si elle n’existait pas avant, sous une autre forme sans doute…) et sa ressuscitation de Donal Trump, alors juste un simple bringueur de soirées gays sans le sou.
Peu de temps après, lorsque la chasse d’eau fut tirée en Russie et que l’URSS s’effondra, les Américains y déferlèrent. Ceux qui y pointèrent le museau furent des leaders du monde des affaires, une bonne chose. Gene Kroutchev se lia alors à IBM comme leur conseiller pour la Russie ; d’autres anciens leaders soviétiques firent de même, ceux qui en eurent la capacité.
De manière bien prévisible, l’Amérique y envoya aussi ce qu’elle avait de pire. Espions, voleurs, propagandistes, tous les cafards et l’immonde vermine du fin fond de l’Amérique prirent rendez-vous avec Moscou. Là, ils s’associèrent avec le pire de la merdasse de l’ancien régime soviétique, les plus rapaces et plus corrompus et la Russie en avait à revendre de tous ces “fils de putes” (sic) malfaisants. Ce fut un mariage au paradis, un de ces mariages qui transforma le GOP (parti républicain). L’élite criminelle russe trouva un foyer dans la communauté russo-juive des Etats-Unis, dans le GOP et s’associa avec cette nouvelle élite criminelle qui venait d’arriver et qui devint cette puissante mafia russe, mais s’associa aussi avec certains milliardaires juifs très puissants. La Russie ne s’effondra pas, ce ne fut qu’une ruse pour prendre et assujettir les Etats-Unis.
Leur branche propagandiste a été gérée par le magnat de la presse Robert Maxwell en GB (NdT: dont la fille Ghislaine est l’associée / compagne de Jeffrey Epstein et est soi-disant en détention aux Etats-Unis, elle en sait beaucoup sur le réseau de chantage à la pédophilie et à l’adultère qu’ils géraient ensemble pour le Mossad…), associé à une puissante organisation bolchévique en Israël connue sous le nom de parti politique du Likud et ses membres likudistes, qui assassinèrent tant de personnes pour parvenir au pouvoir et gagnèrent un contrôle permanent en Israël en inondant cette nation de “goyim” russes, qui sont aujourd’hui même, un bloc de votards et ignorants amoureux du totalitarisme.
Alors que Maxwell tombait, assassiné par ses contacts du Mossad, il fut remplacé par l’organisation de presse de Rupert Murdoch. Si quelqu’un de diligent suit l’affaire des “écoutes téléphoniques” de NewsCorp au début des années 2000, il n’est pas du tout difficile de sortir l’histoire de la pénétration des élites politiques et des services du renseignement de Grande-Bretagne au travers de réseaux pédophiles et de chantage à tout va. Ian Greenhalgh de VT a fait un important travail sur ce sujet.
Puis le GOP, sous son “Contrat avec l’Amérique”, a invité cette opération gérée par les Russes aux Etats-Unis et ils firent changer la loi pour permettre une propriété étrangère de Fox News. Maintenant, c’est Fox, le Wall Street Journal, le New York Post et pire même, Twitter, Facebook et Google Corporation.
Toutes ces entités sont gérées par des opérations du renseignement israélien, mais en réalité, répondent à la Russie. Ce qui intrigue les officiels du renseignement américain et ils nous posent sans cesse la question est : Qu’est-ce que la Russie ? Personne ne sait.


Gazprom = Poutine = Gazprom

Voyez-vous, ces oligarques qui semblent diriger la Russie, l’Ukraine, la Georgie, l’Azerbaïdjan, Israël et la Turquie, gèrent aussi le GOP, Trump est l’un d’entre eux et l’est depuis environ 28 ans, mais comment font-ils ?
En Europe, ils gèrent maintenant la Pologne, la Lithuanie, la Hongrie, la Roumanie, la Macédoine et la Latvie. Ils contrôlent des partis politique à travers l’Europe tout comme ils le faisaient durant la guerre froide, construisant un énorme pouvoir sur la base des mouvements néo-nazis / anti-immigrants. bien sûr ils sont aussi responsables de ces immigrants. Un des leurs dirige la Turquie et contrôle le flot d’immigrants vers l’Europe. Ils ont créé l’EIIL / Daesh avec l’aide des services de renseignement occidentaux qu’ils contrôlent, afin de voler le pétrole en Irak et pour avoir une base de contrôle du Golfe Persique, mais ils ont attaqué la Syrie pour son peuple.
Les réfugiés syriens étaient supposés briser l’Europe et permettre aux gangs d’extrême droite de prendre le pouvoir, en utilisant les vestiges du réseau de la CIA Gladio de la fin des années 1970.
Ce fut la CIA qui mit Kadhafi au pouvoir (je suis familier avec cette opération…) en Libye comme “homme de paille” et pour fournir une base pour le réseau “Stay Behind” de l’Opération Gladio, qui était supposé sauver l’Europe après la prise de pouvoir des communistes.
Le Gladio est une opération franc-maçonne. La confrérie des Frères Musulmans est une organisation franc-maçonne. Daesh est une opération franc-maçonne. Al Qaïda est une opération franc-maçonne. Le likoudisme israélien est une opération franc-maçonne. Les Jeunes Turcs était une opération franc-maçonne.
Les politiques européennes et moyen-orientales sont toutes fondées sur la franc-maçonnerie, quelque chose de cacher aux Américains (NdT: et pas de franc-maçonnerie à Yankland vraiment ?…)
Par exemple les Baathistes, Nasser, Sadat, Saddam Hussein, Assad et autres étaient “anti franc-maçons”. Ainsi ils sont tous morts aujourd’hui, ou presque, tous sauf Assad et les efforts pour le supprimer sont quotidiens.
Ceci est un peu simpliste, mais est là pour montrer qu’il y a des portes non seulement “fermées” mais que bien peu d’Américains, encore moins d’universitaires, savent qu’elles existent.


Le Donald et sa fine équipe…

Pourquoi ceci est-il important aujourd’hui ?

Trump a mis ce groupe constitué de gangsters européens associés avec des super magnats en Amérique, des gens qui possèdent des chaînes de vêtements, une industrie de parfums et cosmétiques, des banquiers, des magnats du jeu et du trafic en tout genre y compris et surtout le trafic d’êtres humains, en contrôle des Etats-Unis et, dans le processus, mis aussi l’Amérique sous un total contrôle étranger.
Le véritable pouvoir de derrière le rideau centralise des opérations du renseignement russe et israélien coordonnées au travers de l’entreprise Google et son organisation Idea Groups / Jigsaw. C’est Google Jigsaw qui gérait Wikileaks et Julian Assange, reprenant sa gestion depuis son ex-maître, Rupert Murdoch et la cabale centenaire européenne franquiste / Rothschild qui constitue un mariage entre la “fausse noblesse” et des groupes terroristes fondés avec Gladio, qui gère maintenant d’énormes opérations de drogue et de trafic d’êtres humains au travers de la police hollandaise, belge et britannique.
En 2011, ce groupe s’est mis en évidence lorsque Anders Behring Breivik, un franc-maçon norvégien lié au mouvement né-nazi polonais et ses groupes extrémistes, a assassiné 77 enfants par vengeance du soutien politique de leurs parents pour boycotter des produits fabriqués dans des camps d’esclaves au travail en Israël.
La police a aidé Breivik à tout instant de son opération, lui a donné des explosifs, lui a fourni un fusil d’assaut et maintenant le pomponne quotidiennement dans son appartement de luxe qui lui sert de cellule de prison.
Le même scénario s’est joué à Washington D.C dans une certaine mesure ce 6 janvier dernier. Si vous ne pensiez pas que la foule QAnon ne défendait pas le contrôle israélien et russe sur les Etats-Unis, c’est que vous n’avez pas bien fait attention et que vous ne le faites toujours pas… Ainsi va la vie…

 


A bas l’État ! A bas la marchandise !
A bas l’argent ! A bas le salariat !
Pour la Société des Sociétés

L’heure est à la désobéissance civile universelle (Stratégika 51)… et à l’union solidaire vers la société des sociétés (Résistance 71)

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Convergence des luttes, de LA lutte, la seule possible, celle pour notre émancipation totale et définitive du système étatico-capitaliste totalitaire, oppresseur et moribond. Comme bien dit dans cet article / appel à a désobéissance civile universelle. 
Nous devons agir ENSEMBLE, par delà les divisions factices “politiques”, culturelles, religieuses etc… Nous sommes UN sur cette planète, un équipage de ce magnifique vaisseau spatial qu’est la planète Terre et un équipage forme une équipe solidaire fait de tolérance, de compassion, d’entraide pour un but commun : une saine navigation ; le meilleur des équipages n’a aucunement besoin de coercition, il fonctionne de manière organique, comme une seconde nature, il est plus que la somme de ses individualités.
Nous rejoignons totalement l’équipe de Strategika 51 dans leur analyse et leur appel à une désobéissance civile universelle, mais si cela constitue bien entendu un excellent point de départ, ce n’est pas suffisant bien entendu, nous devons penser collectivement sur la manière de gérer notre équipage et agir en ayant toujours présent à l’esprit ce qui doit toujours être évident pour le plus grand nombre :
Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir !
Il est grand temps de grandir politiquement et de cesser les enfantillages et la “politique” de bac à sable qui nous mine depuis quelques 5000 ans. Une société émancipée est une société adulte.
Pour ce faire, quelques saines lectures sous l’appel de Strategika 51…
Oui vive la résistance ! Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !  Entretenons, développons ce Réseau de Résistance et Rébellion International

Solidarité ! Union ! Persévérance ! Réflexion ! Action !

Devenons ce que nous sommes : S.U.P.R.A. humain !

~ Résistance 71 ~

 


Dans l’esprit de Cheval Fou…

 

Mode : Désobéissance civile universelle

 

Strategika 51

 

10 janvier 2021

 

url de l’article original:
https://strategika51.org/2021/01/09/mode-desobeissance-civile-universelle/

 

Voici venu le temps de la résistance universelle…

Le monde de 2021 ne peut pas revenir, comme par magie et au mépris du temps, à l’état dans lequel il se retrouvait en 1992.

Cette régression envisagée par l’État profond contrôlant directement ou indirectement plus de 160 pays de la planète vise à préserver un ancien statu quo intenable basé sur le mensonge et la propagande la plus crasse.

L’échec total des médias mainstream de l’appareil de propagande universel et sa décrédibilisation auprès des opinions publiques laisse la place à ceux qui se coient les vrais maîtres du jeu pour utiliser leurs outils de contrôle de masse que sont les géants des technologies du net. Les agissements criminels de compagnies écran comme Facebook inc., Twitter, WhatsApp, Instagram, Snapchat et d’autres tous issus de l’État profond sont désormais dévoilés au plus grand nombre. Ces compagnies écran disposent d’un pouvoir exorbitant dépassant de loin celui des États-Nation et confirment la disparition définitive de toute forme de concept lié à celui de la souveraineté. Les souverainistes sont de très grands utopistes totalement déconnectés de la réalité. Quand une compagnie comme Twitter s’arroge le droit « souverain » de clouer le bec au président en exercice des États-Unis d’Amérique et de censurer le guide suprême de la Révolution iranienne, c’est que les élites transnationales pour lesquelles ces grandes compagnies travaillent se foutent de tout concept de souveraineté, d’État-Nation ou autres notions apparentés. Si le monde est toujours partagé par des Etats-Nation, ce n’est que pour mieux garder le bétail humain de plus en plus décérébré dans des enclos en attendant la mise en place d’autres moyens plus subtils de répression et de contrôle.

Dans les faits, le monde issu du Traité de Westphalie n’existe plus. Celui du lendemain de la Conférence de Yalta en 1945 s’effondre. La souveraineté n’existe pratiquement nulle part.

Les élites tirant les ficelles du système financier mondial n’ont plus d’imagination et manquent cruellement d’esprit d’innovation. Sinon elles n’auraient jamais ramené un cacique corrompu comme un Joe Biden pour le mettre dans le rôle purement symbolique de président des États-Unis. Ce poste est devenu un véritable simulacre pour amuser la populace dans le sens de la pensée d’un brillant auteur de science-fiction comme Philip K. Dick. Les magiciens d’Oz ont ainsi réduit l’ensemble des dirigeants jetables du monde dit libre, c’est-à-dire enslavé, à des rôles de pantins exécutant des directives à orientation unique avec objectif apparent l’aliénation de l’espèce humaine et le transhumanisme. Mais au final c’est la pire mise en esclavage de l’espèce depuis le commencement des premiers groupes humains.

Le premier réflexe d’un individu normalement constitué est de refuser l’esclavage. Ce refus peut prendre plusieurs formes variables allant de la désapprobation silencieuse à l’action violente. Or nous vivons tous dans des enclos surveillés et sommes tous esclaves de systèmes socio-économiques à peu près standardisés en dépit de la résistance de certains pays ou sociétés à cette mise au pas.

La prochaine étape est la pire de toutes. S’y opposer est non seulement un réflexe de survie mais une obligation absolue pour éviter l’instauration d’une ère esclavagiste souriante et totalitaire. Peu importe la nationalité, la religion, l’origine ethnique, la langue, l’idéologie, l’ascendance, la confession ou le talent, nous ne sommes que des « produits » d’un fermage et des numéros de série pour les plus chanceux d’entre-nous.

La révolte est un réflexe de survie sain. Face à cette régression, la révolution est un sentier saint. Nous ne sommes plus des guerriers exaltés aux plantes hallucinogènes mais nous savons encore créer un mouvement d’inertie entravant l’avancée du rouleau compresseur. Dans le cas présent, le temps est venu d’entrer en mode de désobéissance civile intelligente et de savoir dire non avec constance. C’est l’ère du refus. Cela ne dissuadera pas le système et ses sous-systèmes de continuer la répression en frappant là où ça fait mal. Mais cela leur montrera qu’il reste encore des gens (Gens) éveillés et rétifs à leur propagande. Il viendra le jour où viendront ceux qui prendront les armes pour nous libérer de ces forces du mal et du désordre sur la planète terre.

Qu’ils nous accusent de conspirationnistes et qu’ils associent ce terme au terrorisme. Les pires comploteurs c’est ceux qui nient tout complot et se cachent derrière une fausse réalité imposée par les mass médias et la propagande. Ils nous auront pas. Nous vaincrons!

La révolution mondiale est un sacrifice inévitable.

Nous ne sommes plus de simples observateurs et d’ailleurs nous ne pouvons plus nous offrir ce luxe d’observer notre mise en esclavage par des tarés corrompus et déshumanisés. Nous sommes la résistance.

Vive la Résistance !

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Lire aussi notre page « Anthropologie politique », elle est hautement éducative pour ce qui vient !

 


Non à la pensée unique !…


Tout le pouvoir aux ronds-points !

Colonialisme, meurtre par décret et Grand Reset COVID19 (PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 7 janvier 2021 by Résistance 71

Résistance 71

7 janvier 2021

La grande logique linéaire du binôme état-capitalisme : du colonialisme et de sa résultante génocidaire à la tentative de contrôle définitif de l’humanité par la dictature sanitaire technotronique et son grand reset COVID-19 planifié de longue date. Un PDF compilation de Jo pour une vision panoramique de l’affaire, comprendre pour mieux agir :

Meurtre_par_decret_et_Grand_Reset_CoV19
PDF

Pouvoir et devoir de parole dans la société contre l’État (Pierre Clastres)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 6 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Le devoir de parole

Pierre Clastres

Chapitre 7, “La société contre l’État”, 1974

NdR71 : Ici, comme dans toute analyse anthropologique, l’expression “société primitive” n’a rien de péjoratif, le mot “primitif” est pris dans son sens originel radical venant du latin “primere” ou premier, “société primitive” n’est donc pas synonyme de société archaïque au sens de “non civilisée” comme souvent amalgamé, mais veut dire “société première, originelle”.

Parler, c’est avant tout détenir le pouvoir de parler. Ou bien encore, l’exercice du pouvoir assure la domination de la parole : seuls les maîtres peuvent parler. Quant aux sujets : commis au silence du respect, de la vénération ou de la terreur. Parole et pouvoir entretiennent des rapports tels que le désir de l’un se réalise dans la conquête de l’autre. Prince, despote ou chef d’État, l’homme de pouvoir est toujours non seulement l’homme qui parle, mais la seule source de parole légitime : parole appauvrie, parole pauvre certes, mais riche d’efficience, car elle a nom commandement et ne veut que l’obéissance de l’exécutant.

Extrêmes inertes chacun pour soi, pouvoir et parole ne subsistent que l’un dans l’autre, chacun d’eux est substance de l’autre et la permanence de leur couple, si elle paraît transcender l’Histoire, en nourrit néanmoins le mouvement : il y a événement historique lorsque, aboli ce qui les sépare et donc les voue à l’inexistence, pouvoir et parole s’établissent dans l’acte même de leur rencontre. Toute prise de pouvoir est aussi un gain de parole.

Il va de soi que tout cela concerne en premier lieu les sociétés fondées sur la division : maîtres-esclaves, seigneurs-sujets, dirigeants-citoyens, etc. La marque primordiale de cette division, son lieu privilégié de déploiement, c’est le fait massif, irréductible, peut-être irréversible, d’un pouvoir détaché de la société globale en ce que quelques membres seulement le détiennent, d’un pouvoir qui, séparé de la société, s’exerce sur elle et, au besoin, contre elle. Ce qui est ici désigné, c’est l’ensemble des sociétés à État, depuis les despotismes les plus archaïques jusqu’aux États totalitaires les plus modernes, en passant par les sociétés démocratiques dont l’appareil d’État, pour être libéral, n’en demeure pas moins le maître lointain de la violence légitime.

Voisinage, bon voisinage de la parole et du pouvoir : voilà qui sonne clair à nos oreilles dès longtemps accoutumées à l’écoute de cette parole-là. Or, ne peut se méconnaître cet enseignement décisif de l’ethnologie : le monde sauvage des tribus, l’univers des sociétés primitives ou encore — et c’est égal — des sociétés sans État, offre à notre réflexion cette alliance déjà décelée, mais pour les sociétés à État, entre le pouvoir et la parole. Sur la tribu règne son chef et celui-ci également règne sur les mots de la tribu. En d’autres termes, et tout particulièrement dans le cas des sociétés primitives américaines, les Indiens, le chef — l’homme de pouvoir — détient aussi le monopole de la parole. Il ne faut pas, chez ces Sauvages, demander : qui est votre chef ? mais plutôt : qui est parmi vous celui qui parle ? Maître des mots : ainsi nombre de groupes nomment-ils leur chef.

On ne peut donc, semble-t-il, penser l’un sans l’autre le pouvoir et la parole, puisque leur lien, clairement métahistorique, n’est pas moins indissoluble dans les sociétés primitives que dans les formations étatiques. Il serait cependant peu rigoureux de s’en tenir à une détermination structurale de ce rapport. En effet, la coupure radicale qui partage les sociétés, réelles ou possibles, selon qu’elles sont à État ou sans État, cette coupure ne saurait laisser indifférent le mode de liaison entre pouvoir et parole. Comment s’opère-t-elle dans les sociétés sans État ? L’exemple des tribus indiennes nous l’enseigne.

Une différence s’y révèle, à la fois la plus apparente et la plus profonde, dans la conjugaison de la parole et du pouvoir. C’est que si, dans les sociétés à État, la parole est le droit du pouvoir, dans les sociétés sans État au contraire, la parole est le devoir du pouvoir. Ou, pour le dire autrement, les sociétés indiennes ne reconnaissent pas au chef le droit à la parole parce qu’il est le chef : elles exigent de l’homme destiné à être chef qu’il prouve sa domination sur les mots. Parler est pour le chef une obligation impérative, la tribu veut l’entendre : un chef silencieux n’est plus un chef.

Et que l’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit pas ici du goût, si vif chez tant de Sauvages, pour les beaux discours, pour le talent oratoire, pour le grand parler. Ce n’est pas d’esthétique qu’il est ici question, mais de politique. Dans l’obligation faite au chef d’être homme de parole transparaît en effet toute la philosophie politique de la société primitive. Là se déploie l’espace véritable qu’y occupe le pouvoir, espace qui n’est pas celui que l’on pourrait croire. Et c’est la nature de ce discours dont la tribu veille scrupuleusement à la répétition, c’est la nature de cette parole capitale qui nous indique le lieu réel du pouvoir.

Que dit le chef ? Qu’est-ce qu’une parole de chef ? C’est, tout d’abord, un acte ritualisé. Presque toujours, le leader s’adresse au groupe quotidiennement, à l’aube ou au crépuscule. Allongé dans son hamac ou assis près de son feu, il prononce d’une voix forte le discours attendu. Et sa voix, certes, a besoin de puissance, pour parvenir à se faire entendre. Nul recueillement, en effet, lorsque parle le chef, pas de silence, chacun tranquillement continue, comme si de rien n’était, à vaquer à ses occupations. La parole du chef n’est pas dite pour être écoutée. Paradoxe : personne ne prête attention au discours du chef. Ou plutôt, on feint l’inattention. Si le chef doit, comme tel, se soumettre à l’obligation de parler, en revanche les gens auxquels il s’adresse ne sont tenus, eux, qu’à celle de paraître ne pas l’entendre.

Et, en un sens, ils ne perdent, si l’on peut dire, rien. Pourquoi ? Parce que, littéralement, le chef ne dit, fort prolixement, rien. Son discours consiste, pour l’essentiel, en une célébration, maintes fois répétée, des normes de vie traditionnelles : « Nos aïeux se trouvèrent bien de vivre comme ils vivaient. Suivons leur exemple et, de cette manière, nous mènerons ensemble une existence paisible. » Voilà à peu près à quoi se réduit un discours de chef. On comprend dès lors qu’il ne trouble pas autrement ceux à qui il est destiné.

Qu’est-ce qu’en ce cas parler veut dire ? Pourquoi le chef de la tribu doit-il parler précisément pour ne rien dire ? À quelle demande de la société primitive répond cette parole vide qui émane du lieu apparent du pouvoir ? Vide, le discours du chef l’est justement parce qu’il n’est pas discours de pouvoir : le chef est séparé de la parole parce qu’il est séparé du pouvoir. Dans la société primitive, dans la société sans État, ce n’est pas du côté du chef que se trouve le pouvoir : il en résulte que sa parole ne peut être parole de pouvoir, d’autorité, de commandement. Un ordre voilà bien ce que le chef ne saurait donner, voilà bien le genre de plénitude refusée à sa parole. Au-delà du refus d’obéissance que ne manquerait pas de provoquer une telle tentative d’un chef oublieux de son devoir, ne tarderait pas à se poser le refus de reconnaissance. Le chef assez fou pour songer non point tant à l’abus d’un pouvoir qu’il ne possède pas, qu’à l’us même du pouvoir, le chef qui veut faire le chef, on l’abandonne : la société primitive est le lieu du refus d’un pouvoir séparé, parce qu’elle-même, et non le chef, est le lieu réel du pouvoir.

La société primitive sait, par nature, que la violence est l’essence du pouvoir. En ce savoir s’enracine le souci de maintenir constamment à l’écart l’un de l’autre le pouvoir et l’institution, le commandement et le chef. Et c’est le champ même de la parole qui assure la démarcation et trace la ligne de partage. En contraignant le chef à se mouvoir seulement dans l’élément de la parole, c’est-à-dire dans l’extrême opposé de la violence, la tribu s’assure que toutes choses restent à leur place, que l’axe du pouvoir se rabat sur le corps exclusif de la société et que nul déplacement des forces ne viendra bouleverser l’ordre social. Le devoir de parole du chef, ce flux constant de parole vide qu’il doit à la tribu, c’est sa dette infinie, la garantie qui interdit à l’homme de parole de devenir homme de pouvoir.

= = =

Lire aussi :

40 ans-Hommage à Pierre Clastres

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

 

2021 : Chant universel pour résistance universelle…

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Résistance 71

 

4 janvier 2021

 

En cette année de cent-cinquantenaire de la Commune de Paris (1871-2021), ce chant devenu universel, traduit dans de nombreuses langues, écrit par Joseph Kessel et Maurice Druon.
Un hymne à la résistance, un hymne à notre résistance qui commence contre la tyrannie marchande arrivée en phase finale et décidée par ses décideurs et manipulateurs, d’éradiquer la plus grande partie de l’humanité pour réduire le reste en esclavage technotronique perpétuel.

A ce chant peut s’ajouter un refrain bien connu, lui aussi devenu universel:

« C’est la lutte finale
Groupons-nous et demain
L’Internationale sera le genre humain… »

Complémentarité ! Solidarité ! Union ! Entraide !  Fraternité ! Égalité ! Liberté !

C’est dans cet ordre que ça se produira… Dans le même temps :

Le Chant des partisans

Maurice Druon
Joseph Kessel

1943

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.

Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.

Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.

La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.

Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh… 

 

Superbe interprétation de Marc Ogeret :

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

1871-2021 : L’année nouvelle sous le signe de la Commune Universelle ?…

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« Un spectacle épouvantable et douloureux s’est élevé devant mes yeux : j’ai écarté le rideau de la corruption des Hommes. »
~ Friedrich Nietzsche ~

 

Résistance 71

 

1er janvier 2021

 

2020 a été placée sous le signe du passage avéré au Nouvel Ordre Mondial dictatorial planétaire oligarchique par le truchement de cette crise « pandémie » de la COVID-19 provoquée par ce monstre de laboratoire SRAS-CoV-2 (voir notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité » pour suivre la chronologie de cette supercherie planétaire par les chiffres bidouillés de cette « science » modélisée régnante et d’un test n’étant pas fait pour des diagnostiques cliniques). La classe régnante, pilotée par la haute finance et Big Pharma a pour mission de souffler le chaud et le froid et d’entretenir le malaise public entre la peur et la panique sciemment induites afin de pousser toujours plus avant leur agenda totalitaire de leur dictature technotronique planétaire. Il n’est en rien question de contrôler une « pandémie » générée par une maladie létale à 0,15% des gens infectés et symptomatiques, mais de forcer une thérapie génique sous forme de « vaccins » chimériques, visant à la transformation du génome humain et au puçage nonotech de la population mondiale pour qu’à terme, se referme la grille de contrôle technotronique sur une humanité stérilisée et asservie.
De plus en plus de gens se rendent compte de l’agenda en cours, des médecins et professeurs encore intègres, de par le monde, se lèvent et dénoncent cette horreur transgénique qui, si nous laissons faire, nous sera imposée si non plus directement, mais indirectement par toujours plus de privation de libertés et de droits (qui n’en sont pas, juste de simples privilèges temporaires, révocables à souhait par les ordures du haut de la pyramide devant un système arrivé à terme dans sa folie du contrôle absolu et créé à ces fins).
L’empereur est nu, l’oligarchie de ce système étatico-capitaliste moribond avance désormais totalement à découvert et sait que le temps ne joue plus pour elle, contrairement à ses décennies de préparation en mode « camouflage et hypocrisie » maintenant l’illusion démocratique par nécessité. L’humanité est victime depuis des siècles d’un pillage criminel en bande organisée et l’heure est venue d’y mettre fin à tout jamais.
Bien entendu, l’avenir peut paraître toujours bien sombre, mais l’oligarchie et le système qu’elle sert ne semblent puissants que parce que nous les laissons faire, tout n’est qu’illusion de puissance parce que nous consentons par aveuglement et anesthésie quasi générale dans le pseudo-confort marchand transfiguré en société du spectacle. Aujourd’hui, il en va de nos vies et de la vie des générations futures, des non-nés que les eugénistes aux manettes ne veulent pas voir venir au monde. Nous arrivons à cette croisée des chemins dont nous parlons depuis des années, on la distingue là, dans la fine brume de ce brouillard artificiel qui s’estompe au fil de la prise de conscience individuelle et collective du piège dans lequel on nous a enfermé pas à pas en anesthésiant notre conscience politique.
Grand espoir il y a car qui sait peut agir.
2021 est l’année du cent-cinquantenaire de la Commune de Paris (1871-2021), de cet esprit communard et gouailleur d’un peuple français qui une fois de plus se trouve en position de mener la charge sur la voie de l’émancipation finale. Si une chose doit être apprise de cette foutaise pandémique créée et entretenue qu’est cette crise du SRAS-CoV-2 / COVID-19, c’est qu’au vu de la gestion de cette crise, il doit être clair une fois pour toute qu’il n’y a pas de solution au sein du système. L’heure n’est pas à une chimérique énième révolution qui, par définition, nous ramènera, à terme, au point de départ de ce samsâra politico-social, mais à une véritable (r)évolution nous faisant enfin prendre la tangente échappatoire de ce cercle vicieux induit pour nous propulser dans les limbes de la Commune Universelle,  dans la complémentarité non antagoniste d’une société des sociétés de l’amour, de l’entraide, de la compassion et de la fraternité vraies… de notre humanité vraie enfin réalisée.
Ceci n’est pas une « utopie », l’utopie nous la vivons maintenant, celle de croire que ce système qui nous oppresse est l’aboutissement à quelques réformes près, de ce que nous pouvons faire de mieux sur cette planète et se résoudre aux desiderata de maîtres nous réduisant toujours plus avant dans ce néo-esclavagisme technotronique chimérique et mortifère sous ce slogan devenu classique du « il n’y a pas d’alternative ».
La Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée est la seule voie pour notre émancipation et notre épanouissement social définitif, elle ne pourra survenir que lorsqu’un nombre critique de gens, partout, agira communément dans l’intérêt de tous en commençant par clamer un NON ! retentissant à la face de l’hydre hideuse à la barre du bateau ivre nous dirigeant vers les récifs infranchissables d’un capitalisme décadent. 2020 nous a fait (entre)voir le monstre, le rideau est retiré et il navigue en pleine vue de tous. Nous savons ce qu’il nous reste à faire, unis, ensemble. Ne cédons plus à la peur, la division, la haine et la rancœur insufflées et distillées par l’haleine putride du plus froid des monstres froids et faisons de 2021 l’année du grand chambardement et du grand commencement de cette Commune Universelle, fruit de l’émancipation !
Le SRAS-CoV-2 / COVID-19 est un révélateur, il faut le voir comme une chance inouïe qui nous est donnée de mettre un terme définitif à la tyrannie du plus petit nombre au service d’un système autant criminel qu’obsolète et contre-nature. Saisissons la et devenons enfin ceux que nous sommes !…

Meilleurs vœux 2021 à toutes et à tous !

Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

 

Les 10 PDF les plus teléchargés sur Résistance 71 en 2020 + message de fin d’année…

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… badge d’honneur !

 

Résistance 71

 

31 décembre 2020

 

Top 10 PDF lus sur Résistance 71 en 2020

 

1- Illégalité des amendes pour non port de masque

2- Manifeste pour la société des sociétés (Résistance 71)

3- Paulo Freire La pédagogie des opprimés

4- Un monde sans cancer, l’histoire du Laétrile, vitamine B17

5- Guerre de Classe, Guerre de l’avoir contre l’être

6- Francis Cousin : Bref manifeste pour un futur proche

7- Du chemin de la société vers son humanité réalisée (Résistance 71)

8- Dossier spécial CoV19 : ingénierie sociale et dictature technotronique

9- Masque : non au muselage sanitaire

10- Au sujet d’un 11 septembre nucléaire

« Deviens celui que tu es. »
~ Friedrich Nietzsche ~

2021 sera une année des plus décisives pour les peuples, une année de bascule d’un côté ou de l’autre de la tyrannie mondialiste marchande. Nous devons nous unir, cesser de jouer le jeu de la division oligarchique et cette union se fera sur une base de compréhension commune alors… LISEZ ! LISEZ ! LISEZ ! et partagez vos lectures autour de vous. Éteignez TV et radios et rallumez vos cerveaux et ceux de votre entourage engourdis voire zombifiés par la propagande systémique.
Depuis environ 4 ans, nous nous sommes librement et en toute gratuité réciproque associés avec Jo du blog JBL1960 pour construire ce qui est devenu aujourd’hui et au fil des ans, une bibliothèque PDF éclectique des plus uniques dans la blogosphère francophone. Vous trouverez sur nos pages respectives plus de 200 documents d’analyses critiques historiques, politiques et scientifiques en format PDF ; certains sont originaux, d’autres des traductions originales par nos soins, d’autres encore des reproductions de textes existants et vitaux à cette (r)évolution tangentielle et décisive qui s’en vient.
Dans l’hypothèse où nous ne publierions plus un PDF dans cet intervalle de temps, il faudrait à un lecteur assidu, lisant 1 PDF par jour, plus de 7 mois pour tout lire !… 
Nous pensons que tout ce qui est publié sous forme écrite ou audio-visuelle, sous quelque forme de média que ce soit, fait partie intégrante du patrimoine de l’humanité et doit de ce fait, être disponible à tout moment et GRATUITEMENT à tout être humain désireux de se documenter, d’apprendre et d’évoluer et dans la langue de son choix. Il s’agit avant toute chose d’une démarche pédagogique transcendant cette phagocytose perpétuelle de l’information et de la culture par la tyrannie marchande. Jo et nous, sommes en parfaite symbiose sur ce fait et voyons la gratuité comme un des piliers de la société de demain, de cette société des sociétés faite d’associations volontaires et de confédération de communes libres et complémentaires dans leur diversité à l’échelle régionale, et planétaire ; et un des ces éléments fondateurs du lâcher prise qui devra se produire pour notre libération et émancipation finales.
Ainsi donc, questionnez, refusez, doutez, lisez, regardez, informez, partagez et diffusez le tout sans modération aucune. Botter le cul de la pensée unique du statu quo oligarchique est une condition sine qua non de notre future émancipation. Un monde libre ne peut l’être qu’en provenance d’esprits libres !

Dans l’esprit de Cheval Fou
Vive la Commune de notre humanité enfin réalisée !

F, S, L, J, C, E, B, T pour Résistance 71 vous disent :

A l’année prochaine, toujours plus éveillés, plus aptes, plus sensibles, plus complémentaires, plus compassionnés, pour mieux botter le cul à cette pétasse de tyrannie étatico-marchande dont la fin est proche !

 

Déliquescence systémique et dictature en marche : Thèses et observations sur les objectifs de la lutte en France (Raoul Vaneigem)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 28 décembre 2020 by Résistance 71

 

 

De biens bonnes choses dans cette analyse de Raoul Vaneigem même si parfois il laisse un peu à penser que ce qu’il préconise tient plus d’un énième réformisme futile du système en place, notamment avec le passage où il parle de coopération entre l’État et des assemblées populaires, comme si l’État autoriserait ces dites assemblées, ou encore ce passage sur un autre type de monnaie à terme tout aussi chimérique. La société qu’il entrevoit fort justement ne peut de fait se construire qu’en dehors de toute falsification étatico-capitaliste, sur une base de solidarité et de complémentarité mais totalement hors de tout système marchand, monétaire et étatique. 

Si Raoul lit ces lignes : il est temps de totalement lâcher prise, il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Tout doit partir et oui, être remplacé par cet élan naturel de l’humanité vers la Vie… tout simplement. Compagnon, ne t’accroche plus à ces derniers scintillements factices d’un système totalement illusoire et mortifère ! Il n’y a rien à sauvegarder.

Ainsi. adoptons ce principe des peuples originels du continent des Amériques qui dit que chaque décision prise doit l’être en considération de ce que pensera de nos actions la 7ème génération a venir. Ce faisant, il devient très, très difficile de faire fausse route parce que non seulement l’intérêt commun immédiat est évalué et pris en compte, mais aussi celui d’un lointain futur, éradiquant toute velléité égoïste conjoncturelle.

Telle est la voie de la sagesse, celle du respect de toute vie, façonnant le moule de nos décisions présentes et à venir.

~ Résistance 71 ~

 

 

Retour à la base : Thèses et observations sur les objectifs de la lutte en France

 

Raoul Vaneigem

 

22 décembre 2020

 

url de l’article :
https://www.lavoiedujaguar.net/Retour-a-la-base-Theses-et-observations-sur-les-objectifs-de-la-lutte-en-France

 

1. L’autodéfense de la femme est au cœur de l’émancipation individuelle et sociale.

Débarrassée du féminisme étatique et autoritaire, la volonté d’éradiquer le comportement patriarcal est le plus sûr moyen d’en finir avec la peur et le mépris et de la nature et de la vie.

2. Contre les résurgences du patriarcat.

Religieux ou laïque, de gauche ou de droite, le comportement patriarcal est le pilier de la société hiérarchisée. Il faut, pour l’abattre, abolir le règne des chefs, sans distinction de sexe.

3. Contre l’écologie idéologique.

Le viol et la violence sont inhérents à une économie fondée sur l’exploitation de la nature. C’est de son pillage, inaugurant le règne de la marchandise, que date l’infortune de la femme. L’écologie restera une idéologie de marché tant que le combat de la femme pour son autonomie n’impliquera pas une nouvelle alliance avec l’univers de la vie.

4. Contre la manipulation de la peur.

La crainte suscitée par l’apparition d’un virus, à la fois insolite et prévisible, a été délibérément amplifiée par le pouvoir à des fins désormais évidentes :

a) tenter de dissimuler l’état désastreux des structures sanitaires, devenues des entreprises à but lucratif ;

b) obtenir à l’échelle planétaire un confinement des populations qu’aucun régime totalitaire n’avait réussi à imposer ;

c) stimuler le développement du marché sécuritaire. En alimentant le fonds de commerce du populisme fascisant (racisme, sexisme, peur de l’autre), il profite aussi à une gauche trop heureuse d’avoir à combattre sur le front des idéologies plutôt que sur le front social où elle s’est discréditée ;

d) la terreur où chacun se calfeutre joue en faveur du principal souci des gouvernants : durer le plus longtemps possible, même en pourrissant sur pieds.

5. Contre la paupérisation de la vie.

« Jouissez d’aujourd’hui car demain sera pire » a été le slogan consumériste le plus efficace du capitalisme. Désormais, il n’en a plus l’usage car il nous met devant un fait accompli. Il décrète : « Le pire est arrivé, force est de vous en accommoder. » Le modèle chinois est en place, en attente de technologies toujours plus efficaces. Le prochain remède à la paupérisation — hormis la suppression des inutiles — sera le bol de riz et le transhumanisme.

6. Contre le retour du puritanisme.

La nécessité de travailler proscrit la jouissance de soi et du monde. Cet interdit, le patriarcat l’a érigé en dogme. Mais en stimulant le marché des plaisirs consommables, le consumérisme lui a porté des coups mortels. La paupérisation qui menace la course à la consommation provoque le retour du puritanisme sous sa forme particulièrement vicieuse : la peur et le mépris de la vie. Le confinement tue en tuant les relations affectives. N’entendez-vous pas retentir avec un bruit de chaînes ces cris de veillée funèbre : « Fini de rire ! Fini de jouir ! Fini de vivre ! » ?

7. Contre la réification ou transformation en chose.

Le capitalisme ne voit dans la vie qu’un objet marchand. Il ne tolère pas qu’elle échappe à la toute-puissance de l’argent. La machine du profit montre qu’au prétexte d’un virus de passage elle a été capable de déclencher une véritable peste émotionnelle. Une hystérie panique a poussé des millions d’individus à se terrer dans un coin, où le désespoir et la morbidité achevaient de les délabrer.

8. Contre le sacrifice.

Le consumérisme avait fondé son pouvoir de séduction sur le mythe de l’abondance édénique. Le « tout à la portée de tous » prêtait une éphémère séduction à ces libertés de supermarché qui s’arrêtent au tiroir-caisse. Le salaire durement gagné trouvait sa récompense dans un laisser-aller qui avait les vertus d’un défoulement. Avec la paupérisation qui vide le « panier de la ménagère » l’exhortation à se sacrifier remonte en surface, tel le péché originel que l’on croyait enfoui dans le passé. Il faut accepter la Chute, il faut admettre que la vie s’assèche. Le temps est venu de rappeler qu’on ne travaille jamais assez, qu’on ne se sacrifie jamais assez. L’existence non lucrative est un délit. Vivre est un crime à expier. L’éloignement, le repli sécuritaire, la peur de l’autre instaurent une pratique de la délation, un culte de la pudibonderie, un regain de violences, une avancée de l’obscurantisme (à défaut d’oser brûler les livres, le gouvernement français les taxe d’inessentiels).

9. Contre le marché de la tuerie sanitaire et sécuritaire.

a) En France, la gestion politique des soins de santé a prémédité l’assassinat en série des premières victimes de la paupérisation : les retraités, les vieux, les dénués d’efficacité lucrative. La république des nantis a fait peser la main froide de l’argent sur la république des sans-grade. Elle a agi et continue d’agir sous l’emprise d’une économie pour qui le profit à court terme compte plus que la santé d’un peuple. Ne nous y trompons pas : elle annonce sans ménagement la solution finale que la tyrannie mondialiste réserve aux peuples décidés à ruiner l’enrichissement des riches.

b) La sécurité garantie au citoyen par contrat social a laissé place à une idéologie sécuritaire qui accroît et multiplie les dangers, l’agressivité, les actes de folie. La police et la magistrature dont la fonction officielle est de nous prémunir contre les violeurs, les assassins, les empoisonneurs et les pollueurs en sont devenus les sbires en raison des tendances fascisantes encouragées en leur sein par l’État. La stratégie du bouc émissaire — qui accable pêle-mêle gilets jaunes, émigrés, manifestants écologistes, musulmans et incendiaires de poubelles — les frappe à leur tour au cri de « tout le monde déteste la police ». Un tel enfumage a pour but de détourner notre attention de la liberté de nuire laissée à ceux qui dévastent impunément la planète et viennent « jusque dans nos foyers » violer notre liberté de vivre.

10. Contre le progrès technologique complice de la régression humaine.

L’intrusion d’un virus a dévoilé le cynisme des groupes de pression pharmaceutiques et médicaux. On les a vus moins soucieux de soigner les humains que d’engranger les bénéfices d’une morbidité dont la presse oligarchique et ses compteurs de la mort trafiquée amplifiaient la hantise. La logique économique confirme ainsi l’imposture d’un progrès technologique qui, pour justifier ses mensonges d’aujourd’hui, bat le rappel des vérités d’hier. Nul ne conteste l’utilité originelle des antibiotiques, des vaccins contre la tuberculose, la poliomyélite, le tétanos mais quelle confiance accorder à des lobbies qui jettent sur le marché d’anciens médicaments vendus sous de nouvelles appellations ? Comment se fier à des vaccins expérimentaux délivrés à des bien-portants comme l’extrême onction à un agonisant ? Comment tolérer de surcroît que les instances au pouvoir calomnient et poursuivent pénalement les praticiens de terrain qui dénoncent leurs malversations ? À quand la bonne vieille méthode de Staline liquidant les médecins complotistes ?

11. Pour une réinvention permanente.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Le propos de Mark Twain gagne chaque jour en pertinence à mesure que se multiplient, décroissent et renaissent les insurrections planétaires. Chacun s’en aperçoit : les affrontements idéologiques sont des leurres. Le vrai combat est partout où les habitants d’un village ou d’un quartier urbain refusent les pesticides et les nuisances, renouvellent l’enseignement, restaurent les structures hospitalières, posent le problème de la mobilité, sauvent les commerces locaux, étudient le passage de l’agro-alimentaire à une agriculture renaturée, ouvrent des centres d’accueil pour celles et ceux qui subissent au quotidien une oppression bureaucratique, économique, familiale, sexiste ou raciste.

12. Pour une autodéfense sanitaire.

Les mesures coercitives et incohérentes dont nous sommes victimes résultent des malversations budgétaires qui ont ruiné et ruinent les structures hospitalières. Celles et ceux qui œuvrent sur le terrain n’ont nul besoin de complotisme et d’anti-complotisme pour dénoncer les discours qui nous éloignent de la réalité vivante. Cependant, vitupérer le mensonge du haut ne fait pas reculer d’un pouce la politique d’étouffement budgétaire. N’est-ce pas s’enliser dans la victimisation que de ne pas donner la priorité, ici et maintenant, au bien-être individuel et social, de ne pas briser la tyrannie du profit, principale cause du mal-être et des troubles qui en découlent ? L’État fait primer sur l’efficacité des médecins de terrain, en contact direct avec leurs malades, les intérêts de firmes pharmaceutiques multinationales qui stipendient la valetaille politique. Le simple bon sens prescrit de restaurer la relation consensuelle entre patients et praticiens, voire d’encourager une automédication sinon curative du moins préventive.

a) L’examen du virus en vogue nous a appris que son intensité variait d’une région à l’autre. Le traiter sur le plan national et mondial est une sottise. Il appartient aux assemblées citoyennes de décréter l’autodéfense sanitaire. Agir sur le terrain où patients et médecins cohabitent, se connaissent, entretiennent des relations de confiance fait de tous et toutes des aides-soignants s’initiant à éradiquer la morbidité dominante et à révoquer ses cyniques gestionnaires.

b) Tout en faisant preuve, en certains domaines, d’une efficacité incontestable, le progrès médical a jeté le discrédit sur un usage des plantes qualifié de « remède de bonnes femmes », une appellation qui en dit long sur l’esprit patriarcal de la médecine traditionnelle. Toute une flore a été pillée, brevetée, frelatée, vendue à des populations qui en disposaient gratuitement et étaient en mesure d’en améliorer les vertus. À nous d’empêcher sa spoliation par une science sans conscience et de veiller à ce que la phytothérapie ne tombe pas dans le marché alternatif qui s’apprête à la récupérer avec la même avidité boutiquière.

c) La nocivité du confinement, du repli sur soi, de la peur panique d’une mort programmée a montré a contrario la vertu thérapeutique de la joie d’être ensemble, de se rencontrer, de se toucher sans « gestes barrière ». La peur de vivre a toujours galvanisé l’attrait de la mort. Nazisme et stalinisme l’ont démontré. Qui ne fait fête au plaisir d’exister fait fête à la charogne. Ce qui mobilise aujourd’hui les insurgés planétaires c’est le combat sans merci du parti pris de vivre contre le parti de la mort que la civilisation marchande enrégimente en s’autodétruisant.

13. Pour une autodéfense alimentaire.

La fausse garantie de nourrir les populations du globe ne dissimule plus le vrai mobile des monopoles agro-alimentaires, qui est de promouvoir pour tous une nourriture infectée à des fins lucratives. Qui pourrait croire à la philanthropie de groupes qui s’enrichissent en altérant la santé des consommateurs ? Ne voit-on pas l’État et ses commanditaires supranationaux accorder aux pesticides et autres nuisances la liberté commerciale de polluer la planète ? Victimes d’un endettement croissant, nombre de paysans se retrouvent à la fois empoisonnés et empoisonneurs. Cessons d’en faire des boucs émissaires ou des pions sur l’échiquier électoral. La question qui se pose est : comment venir en aide à ceux qui s’orienteront vers la permaculture ou autre forme d’agriculture renaturée ? Si vous êtes lassés du discours abstrait, si vous voulez du concret, voilà la pierre de touche à laquelle frotter les belles intentions écologistes.

14. Pour une autodéfense scolaire et culturelle.

À l’encontre de l’école militarisée qui sévit encore de nos jours, nous désirons promouvoir un enseignement pour tous les âges. Agora, place publique, maison du peuple, centre communal sont les jardins d’un savoir prodigué par cette passion majeure et inextinguible qu’est la curiosité. L’apprentissage ludique du « vivre ensemble » montre qu’il exclut compétition, prédation, culpabilisation, sectarisme. Redécouvrir la joie de vivre en créant un environnement qui la favorise fortifie peu à peu cette autonomie qui nous protège en nous libérant de la protection des autres. C’est un art difficile qui exige une tout autre forme d’intelligence que la ruse et la force requises par les guerres financières et les rivalités de pouvoir. L’intelligence sensible est l’intelligence du vivant ; elle prévaut toujours sur celle du portefeuille.

a) Le grégarisme finit où l’individu se libère de l’individualisme. La créativité dont font montre les insurrections de notre temps annonce la fin de la foule imbécile et versatile. Le calcul égoïste assèche la pensée. L’entraide la revivifie.

b) La qualité l’emporte sur le nombre. Les propos d’un Gilet jaune d’une quinzaine d’années, entendus lors d’une manifestation de rue, laissent à penser par leur acuité que l’intelligence sensible et jubilatoire de quelques-uns suffira à crever la baudruche, démesurément enflée, des préjugés millénaires.

c) L’intelligence sensible est celle de l’être. Elle supplantera la gestion intellectuelle de l’avoir. Paupérisation oblige !

15. Pour une autodéfense énergétique.

Le capitalisme industriel avait favorisé dans son essor l’efflorescence d’inventions nouvelles (électricité, machine à vapeur, chemin de fer). Ce qui subsistait de recherche indépendante est désormais soumis au contrôle accru des intérêts mercantiles qui gèrent les budgets. Le capitalisme financier produit un vide de la science et de la conscience. Cette béance, « dont la nature a horreur », révèle d’autres voies possibles, elle encourage à explorer un savoir issu de la vie ; non plus de la survie, comme ce fut le cas jusqu’à présent. Physique, biologie, art, médecine sont en quête d’une refonte radicale. Alors que, sous le choc du coronavirus, les milieux scientifiques se sont discrédités par leur incompétence, leurs mensonges et leur arrogance, la curiosité et le goût de la recherche sont en quête d’un nouveau dynamisme. Marginalisés par les lobbies scientifiques, nombre d’investigateurs aspirent à la liberté de puiser dans la vie inexplorée de quoi améliorer notre existence quotidienne et son environnement.

a) Il appartient aux collectivités locales et régionales de soutenir les projets contribuant à la gratuité de l’électricité et du chauffage. Seules l’ingéniosité et l’obstination permettront d’évincer la mainmise des mafias vert-dollar sur les énergies renouvelables.

b) Il en va de même pour l’auto-organisation de la mobilité, qui exige la mise en place de transports non polluants et gratuits. Ce que l’État et les mafias pétrolières ont détruit, n’est-ce pas aux collectivités locales de les réinventer ?

c) Nul besoin d’apocalyptisme pour comprendre que nous sommes au cœur d’une mutation de civilisation. Si tout change de base, cela signifie aussi que les décisions à prendre en matière d’environnement relèvent exclusivement des assemblées communales et régionales et n’ont que faire de référendums patronnés par l’État pollueur.

16. Pour une autodéfense monétaire.

La plupart des économistes conviennent que la gestion mondialiste du profit prépare la suppression du cash au profit de cartes bancaires, qui comportent en prime le profil policier de leur utilisateur.

a) Alors que des millions de citoyens vont se trouver dans l’impossibilité d’acquitter taxes et impôts (destinés à enrichir les riches), une initiative se propage : la création de banques coopératives locales, avec une monnaie non capitalisable, dont la valeur d’échange sert, en circuit fermé, à rétribuer les commerces locaux, à subventionner les entreprises d’utilité publique, à soutenir les projets d’indépendance énergétique, à faciliter l’émergence une agriculture renaturée.

b) Une telle mesure a l’avantage d’assurer la primauté de la valeur d’usage sur la valeur d’échange, autrement dit d’annoncer la fin de la marchandise.

17. Il appartient aux assemblées de démocratie directe de hâter par en bas le dépérissement de l’État qui pourrit par le haut.

a) L’État n’est plus qu’un instrument manipulé par les firmes multinationales, qui, avec ou sans le relais de l’Europe, lui imposent leurs lois et leurs juridictions. La répression policière est la seule fonction qui lui incombe encore.

b) Le jacobinisme, traditionnellement chargé d’assujettir la province à Paris, subit de plein fouet la politique incohérente d’un gouvernement qui ne gouverne plus et a fait du mot élite le synonyme d’imbécile. Le danger est de voir lui succéder des régionalismes qui ne feraient qu’ajouter des États dans l’État national.

c) Le parlementarisme masque de moins en moins l’odieux ridicule d’une dictature qui n’a gardé de la démocratie que le nom de baptême. Les élections ont toujours été les arènes où la jactance des élus sollicitait la sottise d’électeurs persuadés d’être représentés par eux. Cependant, l’ineptie, le mensonge, la corruption des politiques, tous partis et factions confondus, ont atteint à un tel cynisme que la probabilité d’une abstention massive s’accroît dangereusement. Si bien que les instances gouvernementales différeraient, voire annuleraient volontiers la bouffonnerie électorale. Ne serait-ce que dans l’espoir de susciter un regain d’intérêt en sa faveur.

d) Le vote et la démocratie directe prennent tout leur sens chaque fois qu’une collectivité locale est appelée à se prononcer sur un problème qui la concerne au premier chef. La vérité du terrain dévoile les mensonges du haut, elle récuse ces statistiques qui se moquent des réalités vécues. Celles et ceux qui sont sur le lieu de leur existence ne sont-ils pas les mieux à même de juger si un décret qui les concerne est inique ou nuisible ? Qui est plus qualifié qu’eux pour décider des moyens de le combattre ?

e) De défenseur de la République qu’il prétendait être, l’État en est à se protéger contre les citoyens à qui il arrache les droits dont il était le garant. Son délabrement le contraint de convertir en milice privée une police dont une partie réprouve les atteintes aux droits de l’homme. Hochet du capitalisme financier, l’État règne sans gouverner. Il n’est plus rien. Son inanité sonne pour nous l’heure d’être tout.

18. Pour une république autogestionnaire abrogeant la république parlementaire et affairiste.

L’époque où nous tentons de vivre parmi les ruines est celle d’une mutation dont les séismes ébranlent le monde entier : la vieille civilisation n’en finit pas d’agoniser, la nouvelle tarde à éclore comme si elle redoutait sa propre audace.

a) La parodie d’une guerre civile entre conservatisme et progressisme participe d’une mise en scène qui dissimule la vraie guerre, la guerre de destruction massive entreprise par le capitalisme. Pendant que s’affrontent rétro-bolchévisme et rétro-fascisme, les mafias mondialistes empoisonnent et polluent impunément villes et villages. Communes, quartiers, régions aspirant à plus d’humanité demeurent isolés et sans voix, tandis que la rage impuissante et l’indignation compulsive se défoulent en provocations de matamores et en incendies de poubelles.

b) L’État et ses commanditaires font primer leurs intérêts en méprisant les nôtres. À nous de nous préoccuper de notre propre sort. Le sens humain est notre légitimité.

c) Notre lutte est inséparablement existentielle et sociale. Elle ne nie pas les options personnelles religieuses et idéologiques, elle est l’entraide qui les dépasse et possède l’art de les harmoniser. Dans le combat de la désobéissance civile, qui se soucie de la couleur de peau, du sexe, des croyances ?

d) Le peuple prenant par lui-même les décisions qui le concernent, lui et son environnement, s’inscrit dans la lignée de l’expérience autogestionnaire menée par les collectivités libertaires espagnoles de 1936. Les zapatistes du Chiapas, les insurgés du Rojava, la tendance la plus radicale du mouvement des Gilets jaunes en France s’en inspirent aujourd’hui unanimement en dépit d’une grande diversité de conditions historiques, politiques et géographiques. L’apparition de petites sociétés cherchant à s’autogérer et à se fédérer de communes en régions, expose inévitablement à des erreurs, à des confusions, à la « chienlit » comme disent les cancrelats d’État. Mais, où il n’y a ni mort d’homme ni culpabilité, tout se corrige. Pourquoi hésiter à expérimenter des sociétés du vivre ensemble alors qu’en permanence nous servons de cobayes dans les laboratoires de la déshumanisation et du profit ?

19. L’émergence de microsociétés passant outre à l’autorité étatique permet-elle une coexistence avec les instances dirigeantes ?

a) Le dialogue avec l’État n’existe plus. Aucune doléance du peuple n’a été reçue, si ce n’est à coups de matraque. Pourtant, malgré la rupture effective — et sans même espérer des manifestations qu’elles obtiennent le retrait de décrets iniques —, il est bon de soumettre l’État à un harcèlement constant. Rappeler leur parasitisme aux instances gouvernementales gagnera en pertinence lorsque les microsociétés qui font retentir les rues des cris de la liberté, opposeront aux diktats du totalitarisme démocratique la légitimité de décrets votés par leurs assemblées de démocratie directe.

b) La colère et la résistance d’un nombre croissant de maires de villages et de quartiers urbains soulignent la ligne de démarcation existentielle et sociale qui sépare en chacun d’eux le fonctionnaire d’État et le garant du bien-être des administrés. Le déchirement sans cesse accru entre intérêts privés et bien public est de nature à rallier aux assemblées de démocratie directe nombre de citoyens déstabilisés par l’appauvrissement, la tyrannie des interdits, les taxes à payer (petites entreprises, paysans, avocats, enseignants, médecins, commerçants, artisans, hôteliers, cafetiers, policiers de proximité écœurés par le rôle que l’État oligarchique leur assigne). Au maire de résister aux menaces et pressions étatiques et mafieuses, de prendre en compte les intérêts de la population, de devenir un interlocuteur éventuel entre l’assemblée et l’État. Le jeu de bascule revêt autant importance (sinon plus) que la révolte d’une partie de la police qui passerait au côté du peuple insurgé avec l’assurance d’exercer un service public auquel seul mettra fin le règne de l’Homme devenu humain.

c) Un collectif autogestionnaire s’efforçant d’esquiver un affrontement avec l’État et le suprématisme économique aurait le mérite d’éviter une violence qui répugne à la plupart des citoyens, même si la majorité silencieuse est un grand cri de haine. Néanmoins, qui niera que la violence est, de toute évidence, indispensable à un gouvernement qui ne doit sa durée qu’à la répression, son ultime fonction. Comme l’écrasement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le laisse présager, l’apparition de microsociétés s’émancipant de la tyrannie étatique et marchande suscitera une intervention militaire du gouvernement français, avec l’appoint d’une extrême droite dont il ne cesse de conforter les espérances dictatoriales sous couvert de les combattre.

20. Pour une guérilla démilitarisée.

L’insurrection planétaire en cours émane de la vie quotidienne des femmes, des hommes, des enfants. Le phénomène n’est pas nouveau, ce qui est nouveau, c’est la prise de conscience qui la propage. Ses revendications vont bien au-delà de la satisfaction consumériste. Sa poésie s’échappe du panier de la ménagère avant même qu’il soit vidé par la paupérisation.

a) L’insurrection de la vie quotidienne offre la singularité d’être une insurrection pacifique en ce qu’elle se veut le dépassement de la lutte traditionnelle entre pacifisme réformiste et révolution barricadière.

b) La vie est une arme qui harcèle sans tuer. L’ennemi ne manque pas une occasion de nous entraîner sur un terrain qu’il connaît parfaitement car il en possède la maîtrise militaire. En revanche, il ignore tout de la passion de vivre qui renaît sans cesse, abandonne un territoire dévasté, se le réapproprie, multiplie les occupations de zones à défendre, disparaît et reparaît comme le chat du Cheshire. Il est incapable de comprendre que le combat de la vie pour l’être dissout l’avoir et révoque l’ordre de la misère. Notre guérilla est sans fin. Au contraire de la lutte pour l’avoir qui elle, ne survit pas au dépérissement de l’être qu’elle provoque. La cupidité est un étouffement.

c) « Ne jamais détruire un être humain et ne jamais cesser de détruire ce qui le déshumanise » est un principe de lutte qui a le mérite de s’en prendre à un système d’oppression et non à ceux qui s’en croient le moteur et n’en sont que les rouages. Saboter l’implantation d’une nuisance n’est pas tuer ceux qui en sont responsables.

d) Le temps est avec nous. L’insurrection de la vie quotidienne commence à peine à faire preuve de sa créativité et de sa capacité de renaître sans cesse. Mieux vaudrait se soucier non d’aller plus vite mais d’aller plus loin.

e) Collationner en assemblées les fragments d’une Constitution par et pour le peuple apportera le poids de la légitimité au refus des décrets liberticides que nous impose le totalitarisme démocratique. En nous plaçant devant leur fait accompli, les instances du haut nous défient de leur opposer le nôtre. Or nous n’avons que faire de relever un défi qui ne ferait que nous traîner sur le terrain de l’ennemi. Notre message est clair : le droit de vivre passe outre aux ordonnances de l’argent qui tue.

f) L’important n’est pas le nombre des insurgés mais la qualité des revendications. L’autonomie des individus est la base de l’autogestion. Elle émancipe de l’individualisme, qui prête une liberté fictive aux moutons de la servitude volontaire. Elle apprend à distinguer militantisme et militarisme. L’engagement passionnel ne peut se confondre avec le sacrifice. Le combat pour la liberté refuse les ordres. La confiance et le mandat que lui accorde la solidarité lui suffisent.

g) L’autonomie individuelle dispose d’une puissance de harcèlement inépuisable. Or la peau distendue du Léviathan le rend vulnérable aux piqûres de moustiques.

21. L’autodéfense environnementale est une autodéfense de la joie de vivre.

Que celles et ceux qui trouvent la formule abstraite ou vide de sens se réfèrent à leur propre existence quotidienne et au milieu ambiant qui la conditionne. N’est-ce pas le terrain où leurs problèmes psychologiques, familiaux, sociaux se tortillent et appellent à l’aide ?

a) L’idée que l’on accroît son bonheur en favorisant le bonheur des autres a l’occasion de se concrétiser en ouvrant des centres d’accueil pour celles et ceux qui subissent dans leur quotidien une oppression bureaucratique, économique, familiale, sexiste ou raciste.

b) Il n’est pas jusqu’au problème de l’accueil des migrants que l’entraide ne puisse résoudre. Sous la glaciation statistique qui les réduit à des objets, il y a des êtres humains en détresse qu’un grand nombre de communes auraient le loisir d’héberger en petit nombre, avec l’assentiment de la population locale.

c) C’est bien le moins que la générosité humaine qui vient en aide aux plus faibles implique chez les accueillis comme chez les accueillants une reconnaissance absolue des droits de la femme et des libertés reconnues à l’homosexualité. Il n’est pas tolérable que communautarisme, multiculturalisme ou tradition autorisent des comportements prédateurs que nous tentons d’éradiquer depuis un siècle.

d) Dans un univers de plus en plus en proie à la laideur de l’argent et du calcul égoïste, le retour à la beauté, à l’amitié, à l’amour, à la générosité, à l’entraide propage une subversion qui ridiculise la ritournelle des belles intentions morales et caritatives. Le sens humain se moque de l’humanitarisme, comme la vie authentique des mises en scène qui la falsifient.

e) Le consumérisme a démontré qu’un plaisir acheté est un plaisir gâché. En éteignant le néon des supermarchés, la paupérisation s’éclaire de lumières moins trompeuses. En annonçant l’effondrement de l’inutilité rentable, elle laisse à la disette à venir le temps de renaturer la terre, de retrouver une nourriture saine et des agréments qui ne soient plus frelaté. De même que le coronavirus nous a enseigné à mieux renforcer notre immunité, la faillite économique nous enjoint de recourir à nos ressources créatives. Le do it yourself fait la nique au self made man dont l’affairisme avait fait son héros.

f) La protection des animaux, de la végétation, des paysages, de la nature a cessé d’être un pastel vendu sur le marché écologique. Si utile qu’elle soit et même si elle va au-delà de la compassion, l’aide tutélaire à la terre et à ses espèces a l’inconvénient d’être un impératif. Elle cède aujourd’hui la place à un sentiment fusionnel avec le vivant. La conscience d’une « vie profonde » ravive en nous les composantes minérales, végétales, animales que la superficialité de la survie percevait comme des stratifications mortes. Ainsi s’accomplit sans doute le plus grand pas de l’Homme vers son humanité.

g) L’appel de la totalité a toujours résonné au cœur de notre destinée. Le monde nouveau s’esquisse dans l’émerveillement que les enfants enseignent à qui redécouvre son enfance. Il nous est donné d’apprendre à renaître dans la renaissance du monde.

= = =

Lectures complémentaires :

L’essentiel de Raoul Vaneigem (PDF)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Gilets Jaunes 2021 !… An III

Résistance au colonialisme : 5ème AG du Conseil National Indigène CNI/EZLN

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 28 décembre 2020 by Résistance 71

 

 

 

Convocation à la 5ème assemblée générale du Conseil National Indigène 

 

CNI / EZLN

 

22 décembre 2020

 

Source de l’article en français:
https://www.lavoiedujaguar.net/Convocation-a-la-Cinquieme-Assemblee-nationale-du-Congres-national-indigene

 

Nous, peuples, nations, tribus et quartiers originaires qui constituons le Congrès national indigène, le Conseil indigène de gouvernement et l’Armée zapatiste de libération nationale, alors que nous nous confrontons à la maladie de notre Mère Terre qui s’est traduite en une grave pandémie frappant la vie et l’économie de nos communautés et le monde entier, nous nous faisons entendre dans la voix des peuples originaires qui crient depuis les géographies où ils luttent et résistent contre la guerre capitaliste visant à l’appropriation des territoires indigènes et paysans par d’agressives politiques d’extraction d’un bout à l’autre de la géographie nationale, par des mégaprojets de mort appelés Couloir interocéanique dans les États d’Oaxaca et de Veracruz, Projet intégral Morelos dans les États de Morelos, Puebla et Tlaxcala, Train maya dans les États du sud-est du Mexique ou Aéroport international de Mexico dans le centre du pays, par la mise en œuvre d’un ensemble de politiques et de mécanismes pour la continuation du « libre commerce » subordonné aux États-Unis et au Canada, pour contenir la migration et pour empêcher ou affaiblir l’organisation et la résistance de nos peuples en supplantant les autorités traditionnelles et en réalisant des simulacres de consultation indigène.

Il s’agit de politiques et de mégaprojets impulsés par le gouvernement néolibéral de la Quatrième Transformation au service des grands capitaux mondiaux contre l’organisation autonome de nos peuples, et ce en s’appuyant sur la militarisation, la mise en place de la Garde nationale et la militarisation de tout le territoire national, la complicité État cartels criminels, la création de programmes visant à briser l’organisation communautaire comme le programme Sembrando Vida (Semant la vie) et l’approbation de lois favorables aux grands consortiums transnationaux comme la Loi fédérale pour le développement et la protection du maïs natif.

Le CNI et le CIG — avec les communautés zapatistes —, en tant que congrès quand nous sommes ensemble et en tant que réseau quand nous sommes séparés, nous sommes cette parole collective que non seulement nous faisons nôtre, mais aussi dans et avec laquelle nous nous entrelaçons, déterminés à accroître notre résistance autant que s’accroîtra la menace capitaliste contre la vie.

Car pour nos peuples il n’y a pas de possibilité de nous rendre, de nous vendre ou de capituler quand ce sont la Mère Terre et la vie dont gouvernements, entreprises, militaires et cartels de drogues veulent faire le butin de leur vol et ;

Considérant que :

1. La répression, les menaces, la formation de groupes de choc et la criminalisation s’intensifient contre les communautés qui résistent au Projet intégral Morelos que le mauvais gouvernement fédéral a décidé d’imposer illégalement en utilisant son groupe armé de choc appelé Garde nationale, et malgré cela, l’héritage héroïque de Samir Flores Soberanes reste vivant parmi les sœurs et frères du Front des peuples en défense de la terre et de l’eau des États de Morelos, Puebla et Tlaxcala qui ne se rendent pas, ne se vendent pas et ne capitulent pas ;

2. La guerre contre les communautés autonomes et les communautés des peuples originaires du CNI dans l’État du Chiapas s’exacerbe, tandis que les gouvernements garantissent l’impunité des groupes paramilitaires, financés par eux, qui attaquent jour et nuit les peuples et communautés sœurs ;

3. Le mauvais gouvernement fédéral et ses forces armées, en alliance cynique avec les obscurs intérêts économiques qui spéculent sur l’appropriation du territoire des peuples indigènes et paysans, sème la peur et la terreur en violant systématiquement les lois, verdicts et suspensions judiciaires pour imposer ses mégaprojets qui livrent le territoire du pays aux intérêts économiques transnationaux ;

4. La résistance et la rébellion s’accroissent dans la géographie des peuples originaires car s’accroissent aussi le pillage et la répression violente de la part du mauvais gouvernement à tous ses niveaux, en complicité avec des groupes paramilitaires et narco-paramilitaires, qui rendent possibles ses projets d’extractions polluants, et y compris dans les grandes villes, nos peuples résistent, comme le démontre la communauté otomí habitant Mexico ;

5. Depuis les luttes que nous sommes, nous, peuples originaires, voyons que dans le monde s’allument des espoirs face à cette guerre qui est la même, et depuis des géographies lointaines nous nous tournons vers ceux-ci, c’est-à-dire vers la lutte pour la vie, qui devient une langue où nous nous voyons les uns les autres et ;

6. Il existe la convocation zapatiste au lancement au mois d’avril 2021 d’une tournée planétaire commençant par le continent européen, pour laquelle le CNI est invité à former une délégation qui accompagne ce cheminement et porte notre parole collective ;

Nous convoquons

les délégué·e·s et les conseillères et conseillers du CNI-CIG pour qu’ils assistent à la

Cinquième Assemblée nationale du Congrès national indigène
et du Conseil indigène de gouvernement

qui aura lieu à :

« La Quinta Piedra », territoire récupéré du peuple nahua de l’ejido Tepoztlán, dans l’État de Morelos
les 23 et 24 janvier 2021

Selon le programme suivant :

23 janvier

Inauguration

Commissions de travail :

  • Bilan du pillage et de la guerre capitaliste contre nos peuples
  • Proposition pour la participation d’une délégation du CNI-CIG à la tournée planétaire zapatiste

24 janvier

Session plénière ouverte :

  • Conclusion des commissions de travail
  • Accords et résolutions
  • Communiqué public
  • Clôture

Note 1 : Compte tenu des circonstances sanitaires actuelles, nous invitons à nommer un·e ou deux délégué·e·s par peuple, communauté ou organisation indigène, selon le cas, afin de réaliser une assemblée amplement représentative mais moins nombreuse. Celles et ceux qui y assisteront devront respecter les mesures d’utilisation de masques, de saine distance, de lavage fréquent des mains et du visage. Et celles qui pourront être prises sur place.

Note 2 : Celles et ceux qui ne sont pas délégué·e·s ou conseillers et conseillères du CNI ou du CIG ne pourront assister à l’assemblée que sur invitation de la Commission de coordination et suivi.

Respectueusement

Décembre 2021

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples
Jamais plus un Mexique sans nous

Congrès national indigène – Conseil indigène de gouvernement
Armée zapatiste de libération nationale

Traduit de l’espagnol (Mexique)

par Joani Hocquenghem

Texte d’origine :

Enlace Zapatista

= = =

Lectures complémentaires :

Notre page « Réseau de Résistance et de Rébellion International » 3RI

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71