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Empire occidental et imbécilité universelle…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 29 août 2015 by Résistance 71

Très bonne analyse de Vitchek. Reste ensuite à déterminer la suite. comment faire tomber l’empire et surtout, surtout, par quoi le remplacer hors de la fange étatique sclérosée, archaïque, inégalitaire et totalement obsolète.

— Résistance 71 —

 

L’occident répand l’idiotie intellectuelle universelle

 

André Vitchek

 

21 Août 2015

 

url de l’article en français:
http://lesakerfrancophone.net/loccident-repand-lidiotie-intellectuelle-universelle/

 

Est-ce qu’un dictateur pourrait désirer mieux? La population entière de l’Empire, ou presque, pense maintenant de la même manière!

La population est instruite dans les écoles et le personnel des universités est composé d’enseignants et de professeurs soumis et lâches.

La population est informée par des centaines de milliers de journalistes et d’analystes serviles. Il n’y a pratiquement pas d’écart par rapport au récit officiel.

Félicitations, l’Empire occidental! Vous avez réussi là où d’autres ont échoué. Vous avez obtenu une obéissance et une discipline presque absolues, une servilité totale.

Et encore mieux, la plupart des gens pensent réellement qu’ils sont libres, qu’ils ont le contrôle. Ils croient qu’ils peuvent choisir, qu’ils peuvent décider. Ils sont convaincus que leur civilisation est la plus grande civilisation que la Terre ait jamais connue!

***

Des dizaines de millions font la queue, volontairement, demandant à être instruits pour obtenir à la fin un de ces diplômes impériaux officiels. Ils veulent être acceptés, certifiés et loués par les dirigeants.

Les gens offrent leurs propres têtes courbées à une intervention complexe et prolongée de lobotomie. En échange de chiffons de papier timbré nommés diplômes, des hommes et des femmes perdent, pour toujours, leur capacité à penser de manière indépendante, à analyser et à voir le monde de leurs propres yeux. En guise de récompense pour leur soumission, leurs chances d’obtenir des postes prestigieux dans les bataillons d’élite du régime, institutions, universités et autres, augmentent de manière spectaculaire.

Le degré extrême de conformité de la majorité des hommes et des femmes vivant dans nos sociétés rend les vieux livres comme Fahrenheit 451 et 1984 modérément dérangeants. Notre réalité de 2015 est beaucoup plus psychédélique, bizarre et effroyable… et scandaleuse aussi!

La plupart des citoyens sont même prêts maintenant à payer de leur poche (ou de celle de leur famille) pour ces chirurgies du cerveau éducatives et propagandistes; ils sont désireux de s’endetter lourdement pour être soigneusement programmés et endoctrinés. Plusieurs années plus tard, lorsque tout est fini et que rien n’est resté de leur individualité, ils bombent le torse avec orgueil et souvent ils pleurent lorsqu’ils reçoivent ce morceau de papier timbré qui ne signifie en fait qu’une chose: «Admis, accepté et certifié – prêt à servir et à être utilisé par l’Empire et son régime fasciste.»

Des millions d’étrangers se bousculent pour bénéficier aussi de cette lobotomie. Ceux qui viennent des pays colonisés et détruits sont souvent les plus impatients. Les enfants des élites sont excités à la perspective de recevoir le sceau d’approbation de l’Empire, pour être moulés, pour se fondre dans les masses en Europe ou en Amérique du Nord. Après l’obtention de leur diplôme et après leur retour à la maison, ils ajoutent leurs titres partout sur leurs cartes de visite, ils augmentent leurs tarifs et demandent du respect pour leurs manières occidentales et leur collaboration intellectuelle avec l’Empire. Ensuite, beaucoup d’entre eux s’occupent à voler et à endoctriner leurs compatriotes pour le compte de l’Occident.

Dans de nombreux pays, il n’y a même aucune raison de quitter la maison. Le lavage de cerveau occidental est facilement accessible par le biais des innombrables écoles privées, chrétiennes et internationales, des églises, des institutions culturelles et, bien sûr, du divertissement.

Même des pays comme la Chine, qui peuvent compter sur des cultures beaucoup plus grandes et plus anciennes que la culture occidentale, sont maintenant terriblement influencés par leurs propres fils et filles, qui ont été programmés à croire dans la grandeur de la civilisation occidentale. Ils ont été endoctrinés soit dans les établissements éducatifs à l’étranger, soit par les armées d’éducateurs occidentaux, savants et prédicateurs, de plus en plus occupés à voyager et à répandre leur évangile toxique partout dans le monde.

Au lieu que soit dispensé un savoir diversifié et multiculturel, les écoliers et les étudiants ont reçu des doses d’endoctrinement calculées avec précision, bien éprouvées au cours des siècles d’impérialisme et de colonialisme. Maintenant, l’Empire sait extrêmement bien comment manipuler l’esprit humain. Celles et ceux qui sont violés sont forcés de croire qu’ils ont fait l’amour. A ceux qui ont été dépouillés indistinctement, on enseigne à encenser les puissances coloniales pour avoir construit leurs bâtiments administratifs et leurs chemins de fer, et on enseigne aux gens sur place à ne ressentir aucune honte pour leur passé et leur présent.

Au lieu d’être encouragés à penser de manière indépendante, au lieu d’être invités à révolutionner leur pensée elle-même, les gens sont ligotés, prisonniers de carcans intellectuels austères.

Le courage et l’indépendance d’esprit sont systématiquement dénigrés et rabaissés. Les âmes rebelles sont étiquetées inemployables, presque comme antisociales.

La couardise, la soumission et la médiocrité sont promues et commercialisées par le système extrêmement complexe et diversifié de la propagande, la publicité, les événements culturels et de divertissement et les médias.

Dans un monde totalement uniforme, où même la culture et les médias sont au service de l’Empire et de ses intérêts commerciaux néolibéraux, le Nouvel Homme et la Nouvelle Femme sont pétris dans l’argile intellectuelle, et ensuite placés sur des socles massifs : tous sont grands et minces, tous régurgitent éloquemment et bruyamment des clichés, évitant soigneusement les véritables questions, communiquant intensément avec les autres à propos de rien, tout en restant incroyablement ignorants du monde.

Les Nouveaux Humains sont tous souriants et ont l’air très cool. Ils conduisent les derniers modèles de voitures et tiennent des gadgets modernes dans leurs mains. Ils ont confiance en eux et sont constamment égoïstes. Leurs fesses sont de plus en plus parfaites, et stéréotypées.

Beaucoup d’entre eux prennent des sédatifs, des antidépresseurs ou des drogues, la plupart d’entre eux sont malheureux, peu sûrs d’eux, mécontents de leur travail, malheureux dans leur famille, incapables de trouver ou de chercher leur deuxième moitié. Tout cela, bien sûr, ne se montre pas! En apparence, d’innombrables hommes et femmes occidentaux ont l’air ravissants!

Les fascistes italiens et allemands ont essayé désespérément de créer cette race de super-humains en apparence sûrs d’eux, mais obéissants.

Ils ont échoué.

Mais cet Empire est en train de réussir! Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il existe une chance que les robots remplacent finalement les êtres humains. Pas les robots de plastique et de métal, mais des humains reconditionnés, recyclés en robots.

Le fascisme italien, le nazisme allemand, le corporatisme des États-Unis, l’impérialisme, le racisme, le colonialisme, l’exceptionnalisme, la propagande, la publicité, l’éducation – tout cela a été habilement entrelacé.

Félicitations, l’Empire! Vous êtes le premier à avoir réussi à standardiser les êtres humains et leur façon de penser!

***

Ce n’est pas facile de combattre un tel Empire, avec des paroles et des idées.

Ce n’est pas seulement la logique ou la philosophie générale des concepts qu’il faut affronter, et défier.

Il y a aussi des milliers de perceptions, de dogmes, de codes, tous poursuivant le même but – maintenir les gens loin de la réalité et d’un mode de pensée et d’analyse indépendants.

La plupart des citoyens de l’Empire occidental sont en fait beaucoup plus endoctrinés que les membres de groupes tels que les talibans ou État islamique, parce que l’Empire travaille très dur et emploie des millions de professionnels qui créent des concepts extrêmement efficaces destinés à contrôler les esprits humains: des idéologues aux psychologues, en passant par les propagandistes, les éducateurs, les artistes, les journalistes et d’autres personnes hautement spécialisées.

Des médias sociaux aux séries télévisées, en passant par les films de Hollywood, la musique pop et les chaînes de télévision, presque tout mène dans la même direction – entraîner les gens loin des principes de base de l’humanisme. Les forcer à ne pas penser comme un groupe de personnes rationnelles, bienveillantes, compassionnelles.

La réalité est soit banalisée soit portée à des niveaux fantasmagoriques auxquels nulle logique ne peut être efficacement appliquée.

Le destin le plus important de la pensée humaine – réfléchir, rêver et concevoir de nouvelles formes bien meilleures et plus douces pour la société – est totalement absent du récit auquel les hommes, les femmes et les enfants de l’Empire et de ses colonies sont confrontés quotidiennement.

Les citoyens de l’Empire sont empêchés de penser et d’agir de manière naturelle. Résultat, ils sont frustrés, déprimés et confus. Mais au lieu de se rebeller (la plupart d’entre eux n’en sont pas capables, de surcroît), ils deviennent de plus en plus agressifs. Tandis que les victimes de l’Empire, dans le monde entier, sont assassinées, exploitées et humiliées, l’organisation du monde apporte en fait très peu de joie (malgré de nombreux bénéfices matériels) aux citoyens de l’Empire – les Européens et les Nord-Américains.

À l’autre extrême: des milliards de gens dans les anciennes colonies et dans les néo-colonies sont aussi bombardés, constamment, par les mêmes messages tordus, recyclés et modifiés [et trop souvent des vraies bombes, NdT]. Ils sont confrontés à une avalanche perpétuelle de propagande (légèrement modifiée pour chaque région particulière), ruisselant jour et nuit des canaux d’endoctrinement de l’empire : les feuilletons télévisés, le plus bas niveau des films et des jeux vidéo (la même chose, vraiment), la musique pop avec des paroles répétitives relevant de la mort cérébrale, l’art décoratif inoffensif et les reportages publiés par les agences de presse dominantes. Ces messages sont diffusés via les organes de presse locaux qui sont à leur tour principalement contrôlés par des intérêts commerciaux qui collaborent résolument avec le régime mondial occidental.

L’Empire et son organisation du monde sont outrageusement racistes et brutaux, mais la plupart de ses citoyens, même ses sujets dans les territoires dévastés, sont forcés de croire qu’il ont effectivement le système le plus tolérant et progressiste sur terre.

***

Y a-t-il un espoir que l’humanité survive à cette production de masse de l’idiotie?

Oui, bien sûr qu’il y en a un!

La bataille a commencé.

Ce ne sont pas seulement les manœuvres des marines russes, chinoises et iraniennes qui contestent actuellement l’impérialisme occidental.

Ce ne sont pas seulement les Latino-américains et les Sud-Africains qui ont fait des efforts décisifs pour récrire l’histoire et pour armer le peuple avec des connaissances plutôt qu’avec des diplômes.

Peut-être le plus grand cinéaste européen actuellement en vie, Emir Kusturica, a récemment écrit, sarcastique, que «la Troisième Guerre mondiale commencera avec le bombardement de RT par le Pentagone», en se référant au puissant réseau de télévision Russia Today. RT a commenté :

«RT est une réelle menace pour la propagande états-unienne puisqu’elle atteint les Américains chez eux, dans un anglais parfait, meilleur que celui qu’ils utilisent sur CNN.» Et c’est pourquoi, selon le directeur, Washington pourrait en avoir assez et chercher à faire taire RT par la force – un peu comme l’Otan l’a fait avec la télévision d’État serbe en avril 1999.

À son tour, Kusturica prédit que Moscou détruirait CNN, qu’il considère comme le porte-drapeau de la propagande pro-américaine: «CNN, dans ses transmissions en direct, assure que depuis les années 1990, l’Amérique a mené des actions humanitaires, et non des guerres, et que ses avions militaires font pleuvoir des anges, pas des bombes!»

Bien que quelques-uns des plus grands penseurs qui affrontaient l’Empire – Saramago, Galeano et Pinter – soient récemment décédés, il en y a encore beaucoup qui parviennent à échapper à l’endoctrinement. Certains se regroupent autour des chaînes de télévision non occidentales comme TeleSUR, RT et PressTV.

C’est comme le Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, de nouveau. Certaines personnes, obstinément, refusent de brûler leurs livres.

Même en Occident, certains médias puissants – CounterPunch, Dissident Voice, ICH, VNN, Global Research, et d’autres – gardent le cap. Ils ne gagnent pas encore, loin de là, mais ils ne meurent pas non plus!

Tant que la pensée indépendante est vivante, tout n’est pas perdu.

«Je me révolte ; donc nous existons», a écrit le philosophe français Albert Camus. Il a ajouté aussi : «Le sentiment de révolte est né dans l’oppression.»

L’Empire nie qu’il opprime le monde. Il endoctrine à la fois les oppresseurs et les opprimés, redéfinissant, et en fait convertissant l’oppression en liberté.

Ceux d’entre nous qui parviennent à échapper à son endoctrinement se révoltent aujourd’hui. Par conséquent, l’humanité existe encore.

Le champ de bataille devient très bien défini : il se passe maintenant sur le plan de l’information et de la connaissance.

Les actes, les ruses pratiqués par l’Empire sont sales, horribles, mais très transparents. Ils peuvent être acceptés ou tolérés par des milliards de gens uniquement grâce à la répétition permanente des mensonges, et à cause des concepts tordus martelés dans les cerveaux des gens au travers de l’enseignement dominant.

La guerre pour la survie de l’humanité est déjà en cours. C’est la Grande Guerre humaniste – la guerre sur les esprits et les cœurs des gens, pas sur un territoire. On peut aussi l’appeler la guerre de l’information, une guerre de désintoxication, ou une guerre pour ramener les êtres humains à la vie en les sortant de leur intoxication, de leur torpeur et de leur servilité, une guerre pour un monde bien meilleur, une guerre qui mettrait la connaissance au-dessus des diplômes tamponnés, la chaleur humaine et la gentillesse au-dessus de la violence et de l’agression, et les êtres humains au-dessus des profits et de l’argent.

La victoire ne pourra intervenir qu’accompagnée par la connaissance, la pensée indépendante, l’humanisme rationnel, la compassion, la solidarité, et enfin la chaleur humaine.

Andre Vltchek est philosophe, romancier, réalisateur et journaliste d’investigation. Il a couvert guerres et conflits dans des dizaines de pays. Ses derniers livres parus sont : Exposing Lies Of The Empire et Fighting Against Western Imperialism. Discussion avec Noam Chomsky : On Western TerrorismPoint of No Return est un roman politique acclamé par la critique. Oceania traite de l’impérialisme occidental dans le Pacifique sud. Enfin, son livre provocateur sur l’Indonésie : Indonesia – The Archipelago of Fear.

Andre réalise aussi des films pour teleSUR et Press TV. Après avoir passé de nombreuses années en Amérique Latine et en Océanie, Vltchek réside et travaille aujourd’hui en Extrême-Orient et au Moyen-Orient. Vous pouvez le contacter sur son site Internet ou sur Twitter.

Résistance à l’empire: Les véritables raisons derrière les mensonges de Washington sur le programme nucléaire iranien (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, désinformation, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 9 juillet 2015 by Résistance 71

L’accord nucléaire avec l’Iran

 

Paul Craig Roberts

 

7 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2015/07/07/nuclear-agreement-iran-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le problème de Washington avec l’Iran n’a jamais été le programme d’énergie nucléaire iranien. La notion, poussée par les néo-conservateurs, que l’Iran n’avait un programme nucléaire énergétique (à 5% d’enrichissement de l’uranium) que pour cacher un programme nucléaire militaire (à 95% d’enrichissement de l’uranium), a toujours été une couverture pour Washington afin de masquer son véritable agenda et son opposition à l’Iran.

Du point de vue de la doctrine hégémonique américaine, le problème de l’Iran est son indépendance. Comme l’Irak, la Syrie, la Libye, le Vénézuéla, l’Équateur, la Bolivie, le Brésil, l’Argentine, Cuba, la Corée du Nord, la Russie et la Chine, l’Iran n’est pas un vassal de Washington.

Washington est simplement incapable d’admettre la vérité et de dire que l’Iran est sur sa liste de pays ciblés, parce que l’Iran n’a pas voulu se plier à sa volonté. Ainsi, Washington a décidé de créer une peur, une diabolisation de l’Iran chez les Américains et les Européens. Pour ce faire, l’iran fut accusé de développer des armes nucléaires que l’Iran donnerait ensuite aux terroristes pour utilisation contre Israël, l’Europe et les Etats-Unis. Quand Washington a positionné des missiles anti-balistiques à la frontière avec la Russie, il lui a menti et disant que le but était l’interception des missiles inter-continentaux nucléaires iraniens (non-existants).

La propagande de Washington au sujet de la menace des armes nucléaires iraniennes est maintenant vieille de plusieurs années et ce, malgré un rapport du renseignement national publié conjointement par les 16 agences de renseignement des Etats-Unis, disant que l’Iran avait abandonné son intérêt pour l’armement nucléaire il y a plus de dix ans. La progagande washingtonnienne a aussi été aidée par les médias occidentaux et ce malgré le fait que les inspecteurs de terrain de l’AIEA aient régulièrement rapporté qu’il n’y avait aucune preuve d’une quelconque déviation du programme nucléaire civil iranien vers le militaire. En d’autres termes, les inspecteurs de l’AIEA peuvent savoir et comptabiliser tout l’uranium enrichi dans ce programme nucléaire énergétique parfaitement légal.

Mais quoi qu’il en soit, Washington affirme que l’Iran fabrique ou est sur le point de pouvoir fabriquer des armes nucléaires.

La fabrication d’armes nucléaires a toujours été un prétexte de couverture des intentions réelles de Washington, qui est en fait de parvenir à un changement de régime à Téhéran, que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, afin de faire retourner l’Iran à son statut précédent de vassal des nations occidentales. Les impérialistes occidentaux n’oublient jamais ceux qui s’échappent du système ou ceux qui jettent leurs béquilles de tutelle.

Washington a orchestré la “menace nucléaire” iranienne afin de préparer les opinions publiques américaines et européennes à une attaque militaire sur l’Iran.

En masquant ses vraies intentions dans des problèmes fabriqués de toutes pièces, Washington a ouvert la porte à la Russie pour qu’elle résolve la crise par moyen diplomatique. Coincé dans sa propre fabrication, Washington est confronté à la Russie résolvant l’affaire au moyen d’accords qui pourront être mis en application et qui garantissent aucun enrichissement d’uranium dans la catégorie d’armement nucléaire.

Frustrés, les néo-conservateurs enragés agissant par des politiciens de bas-étage de Washington, ont essayé de bloquer l’accord. Le parti républicain, maintenant totalement contrôlé par Israël, a même demandé au chef dément d’Israël de s’adresser au congrès des Etats-Unis afin de bloquer l’accord d’Obama sur le nucléaire iranien.

Bloquer l’accord à ce stade est un aveu évident que l’affaire du nucléaire iranien n’était rien d’autre qu’une couverture à l’objection de Washington sur l’indépendance iranienne.

Qu’Obama soit sincère, coincé par la diplomatie russe, ou se reposant sur un attentat/évènement faux-drapeau pour discréditer l’Iran et ainsi souffler l’accord, je n’en sais rien. Israël bien sûr, veut que Washington enlève tous les obstacles à son expansion impérialiste au Moyen-Orient. Ayant volé la Palestine, Israël veut le sud-Liban comme prochaine annexion/acquisition (NdT: Sud-Liban qu’ils occupaient en partie avant de s’être fait virer par le Hezbollah en 2000)

Ce que je sais est que l’accord sur le nucléaire iranien n’est en rien le fond de l’affaire, que cela soit couronné de succès ou échoue n’aura aucun impact, parce que l’objection de Washington à l’Iran est son indépendance vis à vis de l’empire. L’Iran est un obstacle pour Washington. La fumisterie de la menace nucléaire que Washington a créé de toute pièce ne fut qu’un moyen de propagande pour amener les peuples américains et européens insouciants à accepter une attaque sur l’Iran.

L’Iran demeure en grand danger que l’accord sur son nucléaire soit un succès ou un échec.

Je suis toujours stupéfait de constater que les gouvernements qui sont directement menacés par Washington échouent toujours de voir la véritable affaire de derrière le rideau et acceptent toujours la définition, l’énoncé du problème faits par Washington. L’affaire inventée du nucléaire iranien ne sert qu’à masquer l’intention de Washington de renverser l’indépendance de l’Iran ; et pourtant le gouvernement iranien et les médias suivent Washington et sa pressetituée en acceptant la fabrication comme étant le véritable problème.

Si l’Iran survit, ce sera un véritable miracle.

Empire et guerre perpétuelle: Quand la chienne de guerre Clinton promettait la guerre avec l’Iran si elle devenait présidente…

Posted in actualité, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, désinformation, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 6 juillet 2015 by Résistance 71

Dans un an, l’empire fera choisir à ses « citoyens » larbins leur nouveau garde-chiourme en chef: la clique de votards indécrottables devra choisir entre la peste Hillary Clinton, de la plus pure tradition  hégémonique va t’en guerre yankee et le choléra « jeb » Bush, l’agent de la CIA supervisant le blanchiment de la drogue colombienne au Vénézuéla pour le financement des Contras nicaraguéens et affilée à la mafia terroriste cubaine et vénézuélienne exilée en Floride…

Faites vos jeux !… rien ne va plus…

— Résistance 71 —

 

Hillary Clinton: “Si je suis présidente nous attaquerons l’Iran”

 

Stephen Lendman

 

5 Juillet 2015

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/hillary-clinton-if-im-president-we-will-attack-iran/5460484

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vendredi, l’aspirante présidente des Etats-Unis Hillary Clinton s’est adressée à une audience triée sur le volet au Dartmouth College au cours d’un évènement programmé de sa campagne électorale. Elle a menti en appelant l’Iran “une menace à l’existence d’Israël… J’espère que nous serons capables de sceller un accord la semaine prochaine et de mettre un couvercle sur son programme nucléaire.”

“Même si un tel accord se produit, nous aurons toujours des problèmes majeurs avec l’Iran. Ils sont les sponsors en chef du terrorisme mondial.

Ils utilisent des proxy comme le Hezbollah pour semer la discorde et créer des insurrections qui déstabilisent les gouvernements. Ils prennent aussi de plus en plus le contrôle d’un nombre de nations dans la région et ils posent une menace existentielle pour Israël.

Nous… avons tourné notre attention vers le travail avec nos partenaires pour essayer d’endiguer et de prévenir l’agressivité continuelle de l’Iran.”

Fait:

Les services de renseignement américain et israélien ont tous deux dit que le programme nucléaire de l’Iran n’avait aucun composant militaire. Aucune preuve ne vient suggérer que Téhéran veut même en avoir un. Beaucoup de preuves indiquent le contraire. En tant qu’aspirante à la présidence en 2008, Clinton avait dit à la convention annuelle de l’AIPAC (NdT: le puissant lobby israélo-sioniste aux Etats-Unis):

“Les Etats-Unis se tiennent aux côtés d’Israël aujourd’hui et pour toujours. Nous avons des intérêts communs… des idées communes… des valeurs communes. J’ai une volonté de fer pour maintenir la sécurité d’Israël.

Nos deux nations luttent contre une menace commune, contre la menace de l’extrémisme islamique. Je soutiens fermement Israël et son droit à l’auto-défense et je pense que l’Amérique devrait aider cette défense.

Je suis impliquée à assurer qu’Israël maintienne un avantage militaire pour faire face à ces menaces. Je suis profondément concernée par la menace croissante que représente Gaza et la campagne de terreur menée par le Hamas.”

Une telle campagne n’existe simplement pas. Les seules menaces auxquelles doit faire face Israël sont celles qu’il invente.

Clinton a répété de vieux mensonges fatigués disant que la charte du Hamas “appelle à la destruction d’Israël. L’Iran menace de détruire Israël.”

“Je suis en faveur d’étiqueter la Garde Révolutionnaire Iranienne (NdT: Gardiens de la Révolution/Pasdarans) pour ce qu’elle est: une organisation terroriste. Il est impératif que nous devenions à la fois dur et intelligent pour gérer l’Iran avant qu’il ne soit trop tard.”

Elle soutient une “réplique massive” si l’Iran attaque Israël, disant à cette époque:

Je veux que les Iraniens sachent que moi présidente, nous attaquerons l’Iran. Dans les 10 prochaines années pendant lesquelles ils pourraient stupidement considérer lancer une attaque contre Israël, nous serons capables de totalement les oblitérer.

Elle approuve l’utilisation de cluster bombs, d’agents toxiques et d’armes nucléaires dans les théâtres de guerre menées par les USA. Elle appelle ces armes de la dissuasion qui “maintiennent la paix”. Elle fut une des seuls six sénateurs démocrates opposés au blocage du déploiement des systèmes de missiles non testés, des armes de première frappe entièrement offensives.

Police… Renseignement… Police du renseignement… Loi sur le renseignement… Entretien choc…

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Résistance 71

3 Juillet 2015

 

Excellent entretien réalisé par le média indépendant Thinkerview qui s’entretient avec le Gardien de la Paix Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat CGT de la Police Nationale sur les conditions de travail de la PN, les services spécialisés, le renseignement, la dérive liberticide et totalitaire de la loi sur le renseignement et l’avènement futur d’une NSA sauce française.

Un entretien à voir et à diffuser sans modération. Merci à ce fonctionnaire (DEUG de droit et licence en science politique) visiblement soncère, de renseigner le peuple sur le renseignement puisqu’il ne fait surtout pas compter sur le « gouvernement » pour le faire bien évidemment. Ceci nous montre également que lorsque « le ventilateur touchera la merde ambiante », bien des policiers se rangeront du côté de l’intérêt général, c’est à dire du peuple…

Vidéo de l’entretien que nous remettrons pour vision directe en commentaire ci-dessous

 

 

La société contre l’État: Loi sur le renseignement un pas de plus vers le goulag…

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Loi sur le renseignement : quoi de neuf ?

 

Groupe Salvador Segui, FA

 

26 juin 2015

 

url de l’article original:

http://salvador-segui.blogspot.com/2015/06/loi-sur-le-renseignement-quoi-de-neuf.html

 

Le pouvoir actuel, socialiste, met en place une nouvelle loi de surveillance. Devons-nous être étonnés de cette initiative ? Est-ce réellement une surprise que de voir ce pouvoir de « gauche » mettre en place des outils sécuritaires et liberticides dans ce qu’ils appellent une démocratie républicaine ? Qu’ils soient de droite ou de gauche, les gouvernements successifs n’ont cessé de promulguer des lois visant à surveiller, collecter, ficher, maîtriser, punir, emprisonner, au nom de la sacro-sainte sécurité. Mais la course à la sécurité dans un monde de plus en plus précaire cache mal les volontés d’asservissement du peuple. Faute d’assurer une sécurité réelle à chacun, les puissants assurent leur propre avenir.

Ainsi, depuis les années 1980 notamment, en matière de sécurité, comme en matière économique et sociale, les différents partis politiques travaillent les détails et la forme afin de masquer leur appartenance et adhésion commune au système capitaliste totalitaire marchand. Ce qu’ils appellent encore la social-démocratie ne ressemble qu’à une parodie tant les inégalités sociales, les injustices, et la mainmise de l’oligarchie sur les structures politiques empêchent l’application des droits fondamentaux de chaque individu. Il n’est pas d’égalité sans liberté et aujourd’hui, par cette énième loi, les libertés sont un peu plus rognées.

Pour faire accepter ces lois scélérates, le pouvoir fait tout naturellement appel aux plus bas instincts et profite de contextes adéquats afin de faire passer les lourdes pilules qu’ils préparent minutieusement.

Ainsi dès 1986, sous l’ère Mitterrand, une première législation spécifique au terrorisme voit le jour. À l’époque déjà on s’attache à lutter contre le mode d’action qu’est le terrorisme, plutôt que de se demander quelles sont les sources et les causes de ces actions. Sans excuser ou justifier l’acte de l’attentat, l’impérialisme, le néocolonialisme, et le néolibéralisme comme apogée du capitalisme doivent être interrogés.

Au milieu des années 1990, Pasqua additionne les mesures sécuritaires et liberticides. La vidéo-surveillance devient un outil privilégié et les préfets voient leur pouvoir s’agrandir avec notamment la possibilité d’interdire des manifestations dans le cas de crainte « de troubles graves à l’ordre public ». Déjà, les mouvements sociaux sont visés !

En 1996 est introduite la notion de délit d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste avec une définition très large permettant d’inquiéter à peu près n’importe qui, là non plus rien de nouveau donc. La loi habilite également les autorités à prendre des mesures préventives s’ils soupçonnent la future commission d’un crime.

En 2001, le gouvernement Jospin accouche de la loi sur la sécurité quotidienne quelques semaines après les attentats du 11 septembre. Déjà les données de communication sont convoitées par le pouvoir. Certaines mesures de cette loi sont annoncées comme temporaires, mais, en 2003, le fameux Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, entérinera ces mesures dans la loi de sécurité intérieure, qui permet, pêle-mêle, l’extension des contrôles d’identité et des fouilles des voitures ; l’extension des fichiers de police et du fichier national des empreintes génétiques ; la légalisation de la consultation de ces fichiers lors d’enquêtes administratives ; la création du délit de racolage passif ; la répression de la mendicité et du bruit dans les halls d’immeuble. Plus de sécurité, vous avez dit ?

En 2001 toujours, le fichier Stic, pour système de traitement des infractions constatées, est officiellement reconnu, alors qu’il fonctionne déjà depuis plusieurs années. On reconnaît ici la supercherie qui consiste à approuver et légitimer des outils utilisés de manière illégale par les services de police. Encore une fois, rien de neuf, nous étions prévenus.

En 2002 et 2004, ce sont les lois Perben qui modifient les modalités de la garde à vue, vous imaginez dans quel sens, autorisent les flics à poser des dispositifs d’écoute dans les véhicules et les domiciles, légalisent les missions d’infiltration, et le mandat de recherche, qui permet d’arrêter quelqu’un et de le mettre en garde à vue, s’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit. Déjà, on était dans l’à peu près et déjà des magistrats avaient manifesté, en vain.

En 2006, la loi relative à la lutte contre le terrorisme généralise l’utilisation de la vidéosurveillance.

La loi relative à la prévention de la délinquance de 2007 durcit les sanctions contre les mineurs dès 10 ans. De nouvelles infractions d’embuscade et de guet-apens contre les policiers sont créées par la même occasion. Doit-on y voir un lien ?

En 2010, la loi relative au renforcement de la lutte contre les violences de groupes  et la protection des personnes chargées d’une mission de service public instituent la création du délit de participation à une bande violente, et les peines encourues sont supérieures pour une personne dissimulant volontairement son  visage.

Ces lois censées assurer la sécurité des individus contre la délinquance, le banditisme, le terrorisme sont d’une part inefficace et d’autre part servent, comme un filet de la NSA, à ratisser large, à offrir des outils de surveillance et de maîtrise de la population. Il s’agit surtout de combattre les déviants, l’ennemi intérieur par la mise en œuvre d’outils de répression toujours plus injustes.

Dans un jeu de dupe à l’Assemblée, les oppositions du moment se placent à tant que défenseur des libertés, mais dans cette mascarade législative, le système répressif et la surveillance généralisée avancent, se mettent en place irrémédiablement, et les uns après les autres, les partis politiques apportent leur contribution à l’édifice immonde.

Cette loi est donc la suite logique d’un processus que nous dénonçons et contre lequel nous nous mobilisons depuis des décennies. Aussi dangereuse soit-elle, cette nouvelle loi n’est qu’une étape supplémentaire dans un parcours déjà bien engagé par les gouvernements successifs qu’ils soient issus du RPR, de l’UMP, du PS, ou qu’ils accueillent des écologistes ou des communistes. Et comment voir des alliés potentiels au travers de ceux qui sont les complices ? Est-ce qu’une manifestation du type « 11 janvier », rassemblant un panel abject de puissants, sans une quelconque cohérence politique, si ce n’est un goût prononcé pour la récupération, pourra constituer une force capable d’inverser le sens de l’histoire? La liberté d’expression est-elle menacée par deux mecs avec des flingues ou par des lois de la sorte?

Nous pouvons espérer que la résistance à cette nouvelle loi constitue une rupture dans l’accompagnement et l’acception des lois liberticides et des politiques gouvernementales, mais cela réclamerait une véritable prise de conscience et une remise en cause des postures, du clientélisme adoptée par certains partis, syndicats, et certaines associations ou ONG. Comme les oppositions factices de l’Assemblée nationale, les opposants politiques se fourvoient dans des compromis pourtant inacceptables et dénués de perspectives réellement progressistes. Les contre-pouvoirs, en premier lieu la justice et les médias, restent chevillés à l’oligarchie à laquelle ils appartiennent. Ainsi, si rupture il y a, elle naîtra uniquement de véritables luttes et combats des opprimés contre les oppresseurs, des exploités contre les exploiteurs, des surveillés contre les surveillants. Une lutte concrète de la base est nécessaire, constituée de fronts communs, une lutte émancipée des partis, des centrales syndicales compromises, une lutte de classe, une lutte autogestionnaire, une lutte qui ne revendique pas mais qui applique. C’est uniquement dans ces perspectives que cette journée peut prendre sens.

Il s’agit pour le pouvoir de punir et de condamner le déviant, l’adversaire politique. Et nous attendons la prochaine vague de lois dégueulasses, pléonasme ! Elles pourraient bien nous venir du Sénat, qui a sorti, il y a quelques semaines, son rapport issu de la Commission d’enquête sur l’organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe. En effet, nos chers sénateurs souhaitent « prévenir la radicalisation et adapter la réponse répressive » en mettant « en place des actions obligatoires de formation à la détection de la radicalisation, à destination des acteurs de terrain (personnels enseignants, conseillers d’éducation, personnels de l’aide sociale à l’enfance, éducateurs sportifs, assistants sociaux, personnels pénitentiaires, etc.) » avec la création d’une « grille d’indicateurs listant les comportements susceptibles de signaler l’engagement dans un processus de radicalisation ». Autrement dit un dépistage dès l’enfance de la radicalisation. Ici encore, le phénomène de radicalisation pourra s’adapter à l’ennemi du moment, dissidents politiques en tête. Le rapport associe également radicalisation et troubles psychologiques ; comme dans les États totalitaires du XXe siècle, la psychiatrique serait utilisée afin de faire taire les opposants politiques.

Ce rapport est très instructif sur les ambitions futures du pouvoir. En tant qu’anarchistes, nous sommes les déviants, nous sommes les adversaires politiques des partis au pouvoir, nous sommes les adversaires du pouvoir et de ceux qui souhaitent le conquérir. Nous sommes les inadaptés, les récalcitrants, ainsi nous avons combattu les lois scélérates et nous les combattrons encore.

Il n’existe pas d’égalité et de liberté sous le joug d’un pouvoir, quel qu’il soit. Le pouvoir n’est pas à prendre ou à conquérir, il est à détruire ! Donnons un véritable sens à nos mobilisations et créons immédiatement les rapports de force nécessaires au renversement des lois scélérates et de ceux qui les soutiennent.

Média et propagande: Le fonctionnement du « journalisme » de guerre dans la nébuleuse propagandiste de l’empire…

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Excellent témoignage de Thierry Meyssan qui a vécu tout cela de l’intérieur d’abord en Libye puis en Syrie. Nous mettons en commentaire un entretien de Meyssan datant d’Août 2011 à Tripoli où il décortique les rouages des servides de renseignement en action avec les journalistes des grands médias opérant en zone de guerre. Son explication de la composition d’une « équipe de télévision » est édifiante à cet égard: Une équipe de « journaleux » en mission de couverture d’un conflit armé dans une guerre de 4ème génération comme cela existe en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie est composé d’une figure médiatique, « celui qui cause dans le poste », qui est un journaliste formé par les services de renseignement de son pays, d’un « producteur » qui est un officier du renseignement militaire en contact permanent via satellite avec sa cellule de l’OTAN et un « technicien/cameraman » qui est un militaire des forces spéciales, chargé de la protection du trio en vadrouille… A voir dans la vidéo de Meyssan ci-dessous ! Très instructif…

— Résistance 71 —

 

Les journalistes et la guerre

 

Thierry Meyssan

 

29 Juin 2015

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article187973.html

 

Considérant que les journalistes étaient au service de la paix, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité une résolution pour leur protection en zone de combat. Pourtant, deux semaines plus tard, le département US de la Défense publiait des instructions pour arrêter les professionnels des médias qui se livrent à de l’espionnage ; une décision qui pourrait se retourner contre les journalistes des États membres de l’Otan, observe Thierry Meyssan.

Le débat du Conseil de sécurité du 27 mai dernier sur la protection des journalistes en zone de combat n’a guère fait avancer les choses [1]. Les diplomates ont accusé divers États d’avoir tué ou laissé tuer des journalistes sans relever que la qualité de « journaliste » peut recouvrir des activités de nature différente, y compris de l’espionnage, du sabotage ou du terrorisme.

Jusqu’à présent, on considérait que pour bénéficier de la protection due aux journalistes, il fallait : 
 détenir une carte de presse délivrée par l’autorité compétente de son pays ou de celui dans lequel on travaille ; 
 ne pas prendre part aux combats ; 
 ne pas violer la censure militaire.

On notera l’étrangeté de cette dernière condition initialement prévue pour protéger les secrets militaires, mais utilisable pour masquer la propagande et les crimes de guerre.

En outre, on considérait que les soldats travaillant comme journalistes pour des médias militaires ou les journalistes civils embarqués dans les armées (embedded) ne devaient pas bénéficier du statut de journaliste, mais de celui de soldat.

Se référant au précédent de l’assassinat du commandant Ahmad Shah Massoud par deux journalistes, les États-uniens font valoir que cette profession peut servir de couverture pour une activité terroriste. Plus récemment le citoyen britannique Omar Hussein a rejoint l’Émirat islamique et a publié, sous le pseudonyme d’Abu Awlaki, des articles élogieux de la vie sous Daesh. Cependant, ces exemples de journalistes engagés dans des combats sont complètement marginaux. Le vrai problème est ailleurs avec les médias globaux et la Guerre de 4ème génération (4GW).

Les médias globaux

Jusqu’en 1989, les médias étaient nationaux. La propagande ne pouvait donc s’adresser qu’à son propre camp. On pouvait bien entendu lancer des tracts par avion ou utiliser des émissions de radio en ondes courtes, mais on était toujours perçu comme un locuteur ennemi.

En 1989, une télévision locale états-unienne, CNN, s’est soudainement transformée en télévision globale grâce aux satellites. Son changement de statut —elle n’était plus « américaine »— garantissait sa neutralité dans les conflits. Elle s’est affirmée comme un média d’« information en continu », relayant la chute des Ceaușescu. Le direct garantissait d’empêcher les manipulations et de restituer la vérité.

Or, ce fut exactement le contraire. La rédaction de CNN était —et est de manière définitive depuis 1998— sous la coupe d’une unité militaire installée dans ses locaux, l’United States Army’s Psychological Operations Unit. Elle ne rendit pas compte des événements, mais d’un spectacle mis en scène par la CIA et le Pentagone. On se souvient par exemple de la découverte du charnier de Timișoara. Les images des cadavres de plus de 4 500 jeunes gens [2], vidés de leur sang pour nourrir le dictateur des Carpathes atteint de leucémie ou abattus durant des manifestations, ont fait le tour du monde. Leurs visages avaient été mutilés à l’acide pour qu’on ne les identifie pas. La preuve était faite des horreurs infligées à son peuple par Nicolae Ceaușescu, le « Dracula roumain » [3]. Las ! on apprendra plus tard qu’il s’agissait de corps déterrés au cimetière de la ville.

En diffusant instantanément une fausse nouvelle dans le monde entier, les médias globaux lui ont donné l’apparence d’une vérité partagée. Ce qui faisait la force de cette intoxication, c’est qu’elle était parvenue à convaincre des médias du bloc soviétique, en Hongrie et en Allemagne de l’Est, qui l’ont reprise. Les faits se trouvaient ainsi authentifiés par des alliés de la Roumanie. D’où la concurrence actuelle entre les grandes puissances pour disposer de chaînes globales d’information en continu.

Par ailleurs, les idées selon lesquelles « les journalistes sont là pour dire ce qu’ils voient sur place » et que « le direct empêche les manipulations » sont grotesques. Au contraire, les journalistes ne doivent pas être des témoins, mais des analystes capables de découvrir la vérité derrière les apparences. C’est à cela qu’ils servent, de sorte que le concept d’« information en continu » (au sens de faits filmés sans s’arrêter) est la négation du journalisme. Soit les journalistes sont là pour recouper, vérifier, contextualiser, analyser et interpréter, soit ils ne servent à rien.

Des manipulations comme celle de Timișoara, l’Otan n’a cessé d’en fabriquer durant les guerres de Yougoslavie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Irak encore, de Libye et de Syrie [4].

L’incorporation des journalistes de guerre

Cependant, un pas de plus a été franchi, en 1992. Vous avez remarqué que, depuis cette date, les États-Unis et l’Otan n’ont cessé d’être en guerre quelque part dans le monde. Une catégorie de journaliste s’est constituée pour couvrir ces événements. Un peu plus d’une centaine d’entre eux s’est précipitée en Bosnie, puis à Bagdad, à Kaboul ou à Tripoli, donnant ainsi la parole aux adversaires de l’Occident. Or, non pas quelques uns d’entre eux, mais presque tous sont devenus des collaborateurs permanents des services secrets de l’Otan. Et s’ils décrivent les résultats de bombardements de l’Alliance sur des populations civiles, c’est uniquement pour fournir des renseignements militaires et permettre à l’Otan d’ajuster ses tirs. Dès lors, ces journalistes doivent être qualifiés d’agents.

C’est ce que j’expliquais durant la guerre de Libye, soulevant l’indignation de la profession. Pourtant, c’est ce qu’a finalement admis le lieutenant-général Charles Bouchard lorsque l’opération fut terminée. À l’antenne de Radio-Canada, il déclara que le quartier-général de l’Otan à Naples analysait la situation grâce à des « renseignements [qui] venaient de beaucoup de sources, dont les médias qui étaient au sol et nous donnaient beaucoup d’informations sur les intentions et où étaient les forces terrestres ».

Pour crédibiliser le mythe de la « révolution démocratique », l’Otan mettait en scène, en 2012, un village témoin, en Syrie, Jabal al-Zouia. Le cabinet du Premier ministre turc organisait sur place le transport des journalistes qui en faisaient la demande. Ils pouvaient alors filmer les manifestations dans le village et se persuader que toute la Syrie était ainsi. Mais l’Armée arabe syrienne a, elle aussi, envoyé des journalistes —pas des Syriens, bien sûr— auprès des « rebelles » de manière à recueillir des renseignements sur le soutien que leur apportait l’Alliance.

Aussi, la publication cette semaine par le département US la Défense de son Manuel de Droit de la guerre est-elle bienvenue. Ce document explicite l’évolution de la guerre en affirmant que certains journalistes sont en réalité des combattants [5].

Ce faisant, le département de la Défense prend le risque que la plupart des journalistes de guerre occidentaux soient déclarés « belligérants non-privilégiés », une catégorie qu’il a créée lui-même et qui les prive du bénéfice des Conventions de Genève. Lors du prochain conflit, ce pourrait être le sort des collaborateurs d’Al-Jazeera, Al-Arabiya, BBC, CNN, Corriere della Sera, Fox News, France2, France24, Le Monde, Libération, New York Times, Sky News, Washington Post etc… Pour ce citer que ceux que j’ai identifiés.

Les fausses vidéos d’actualité

C’est encore un pas de plus qui a été franchi, en 2011, avec l’usage de vidéos de fiction, tournées en studio à ciel ouvert au Qatar, placées dans les actualités télévisées. Le summum ayant été atteint avec la diffusion, d’abord par Fox News puis par l’ensemble des télévisions atlantistes et du Golfe, d’images de fiction présentant la chute de Tripoli et l’entrée des « rebelles » sur la Place verte, trois jours avant que ces faits ne deviennent réalité.

Un point qui fut violemment démenti par l’Otan avant d’être reconnu par le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdel Jalil, au micro de France24 en arabe.

Alors que les États-Unis négociaient avec la Russie un éventuel partage du « Moyen-Orient élargi », en juin 2012, l’Otan envisageait d’utiliser cette technique des fausses vidéos d’actualité pour casser la résistance syrienne et s’emparer du pouvoir. Washington fit déconnecter les télévisions satellitaires syriennes d’ArabSat et s’apprêtait à les chasser également de NileSat. Un pool de chaînes atlantistes (Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, Fox, France 24, Future TV, MTV) se préparait à utiliser des images réalisées en studio au Qatar montrant la chute de la République arabe syrienne et des images de synthèse montrant la fuite du président el-Assad [6]. Le signal des fausses chaînes syriennes fut calé sur ArabSat depuis la base de la NSA en Australie. Cependant, l’opération fut annulée juste avant la conférence de Genève 1 du fait des protestations internationales.

Les lois de la propagande sont toujours les mêmes

Ceci dit les développements techniques ne modifient pas les techniques de la propagande. Ce mécanisme reste fondé sur deux principes : 
 par la répétition incessante, un mensonge grossier devient une évidence incontestée ; 
 il ne suffit pas de convaincre les personnes-cibles d’un mensonge, il faut qu’ils le défendent. Et pour cela, il convient de les contraindre, par un moyen ou par un autre, à professer —ne serait-ce qu’une fois— ce qu’ils considèrent encore comme un mensonge. Leur amour-propre suffira à les empêcher de retourner en arrière et de dénoncer la manipulation.

Par exemple, lorsque les services secrets britanniques ont lancé l’idée que la République arabe syrienne lançait des barils d’explosifs depuis des hélicoptères sur sa population civile, vous n’y avez pas cru. En Syrie, où l’on reproche au président el-Assad de brider les actions de l’armée contre les jihadistes par souci de protéger les civils, on n’y a pas cru non plus. Cette accusation est d’autant plus absurde que l’armée dispose de bombes, bien plus efficaces, fournies par la Russie. Pourtant, au bout d’un an de répétition quotidienne, ce mensonge est devenu une vérité incontestée, aussi bien en Occident qu’en Syrie. Peu importe que l’armée n’utilise pas d’hélicoptères à Alep parce que les jihadistes les détruiraient avec des missiles sol-air, la presse publie quand même des « témoignages » de largage de barils d’explosifs depuis des hélicoptères à Alep.

Le système est ainsi fait que les journalistes refusent de reconnaître avoir été trompés et se transforment en propagandistes qui vont, à leur tour, répéter ce que n’importe qui savait au départ être un mensonge. De facto, des professionnels qui pensent être honnêtes, quoique utilisant la rhétorique à la mode, travaillent à répandre le mensonge.

L’incorporation des médias dans l’art de la guerre

Même si de fausses images de la fuite du président el-Assad n’ont finalement pas été utilisées en Syrie, l’Otan a adopté une nouvelle technique de combat : la guerre de 4ème génération (4GW).

La guerre de 1ère génération, c’est la ligne et la colonne, comme au XVIIe siècle. Les armées étaient très hiérarchisées et progressaient lentement. Mais cette organisation ne résista pas à la généralisation des armes à feu. 
La guerre de 2ème génération, c’est la ligne et le feu, comme durant la Première Guerre mondiale. Mais cette organisation s’embourba dans les guerres de tranchées. 
La guerre de 3ème génération, c’est l’infiltration des lignes ennemies et la défense en profondeur. Elle implique la participation des civils, comme lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais cette organisation n’a pas résisté au développement des arsenaux et, notamment, aux bombes atomiques. 
La guerre de 4ème génération, c’est celle que l’on ne livre pas soi-même, mais que l’on fait livrer dans des pays lointains par des groupes non-étatiques, comme durant la Guerre froide avec de vraies et de fausses insurrections.

Dans ce type de guerre, qui s’apparente à un désordre général, le Pentagone intègre des médias dans sa salle d’état-major, en tant qu’unités combattantes. Il faut avoir en tête que les médias ont évolué. Ils ne sont plus des coopératives, mais des entreprises capitalistes avec des salariés qui peuvent être instantanément licenciés. Il ne s’agit donc plus d’une centaine de correspondants de guerre qui travaillent en sous-main comme espions, mais de médias qui participent en tant que tels aux combats en mettant l’ensemble de leur personnel à disposition des armées.

Peu importe ici que les journalistes participent eux-mêmes à des relevés militaires ou à des intoxications. Leur travail, même irréprochable, s’insère dans un ensemble qui fait la guerre. Pis : ceux qui sont sincères servent de paravent à ceux qui trichent en leur donnant de la crédibilité.

En définitive, la résolution 2222 n’a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité que parce qu’elle ne répond pas à l’évolution du métier de journaliste.

 

[1] « Résolution 2222 et débats (journalistes en zones de conflit) », Réseau Voltaire, 27 mai 2015.

[2] “Mass Graves Found in Rumania ; Relatives of Missing Dig Them Up”, Associated Press, December 22, 1989.

[3] « Les vautours de Timisoara », par Serge Halimi, La Vache folle, août 2000.

[4] « L’effet CNN », cours de Thierry Meyssan à l’Accademia Nazionale della Politica (Palerme, Italie), Réseau Voltaire, 19 mai 2003.

[5] Law of War Manuel, US Defense Department, June 2015.

[6] « L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie), Réseau Voltaire, 10 juin 2012.

Ingérence impérialiste en Syrie: Le ministère de la défense du pays du goulag levant (ex-USA) reconnaît financer les terroristes en Syrie…

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Pendant que la pressetituée franchouillarde s’émoustille sur ce que tout le monde savait déjà (La NSA espionne tout le monde… Elle espionnait Merkel, alors les autres clowns… du cousu main…), faisant bonne diversion, personne ne mentionne et encore moins ne s’émeut de cet aveu yankee qui passe sous le radar: Les Yanks financent les rebelles terroristes en Syrie… Il y aurait pourtant de quoi en faire une « Une » non ?… Le grand cirque continue, mais il y a de moins en moins de monde sous le chapiteau…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis reconnaissent avoir soutenu financièrement les rebelles/terroristes syriens

 

IRIB

 

23 juin 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/373800-les-etats-unis-reconnaissent-avoir-soutenu,-financièrement,-les-terroristes-syriens

 

Une semaine après  les révélations sur l’aide d’un milliard de dollars des Etats-Unis aux terroristes actifs en Syrie, le département américain à la Défense a annoncé verser les salaires d’une partie des terroristes opposés au gouvernement syrien.

Lundi, le département américain à la Défense a affirmé, dans un rapport, verser entre 250 et 400 dollars à tout opposant au gouvernement syrien, suivant sa formation, son grade et son fonctionnement, face à Daech.

De même, Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense, avait annoncé, la semaine dernière, que les opposants syriens, qui participeraient à la lutte contre Daech, recevraient, chaque mois, une somme d’argent, en tant que salaire, sans, cependant, préciser le montant.

L’information, sur le paiement de salaires mensuels, par le Pentagone, à des milliers de terroristes opposés au gouvernement syrien, a été diffusée, alors que le quotidien américain, « Washington Post », avait fait part, la semaine dernière, d’une aide d’un milliard de dollars aux terroristes actifs en Syrie.

Selon le rapport de ce quotidien, confirmé par le département américain à la Défense, outre les aides octroyées, par Israël, l’Arabie, le Qatar, la Turquie et la Jordanie, aux terroristes takfiris, en Syrie, l’Agence centrale du renseignement américain, (CIA), attribue, chaque année, au nom de l’administration de ce pays et de son Congrès, un milliard de dollars à ce groupe de terroristes.

Les révélations, sur le paiement de salaires mensuels et des aides de milliards de dollars des Etats-Unis aux terroristes syriens, interviennent alors que, quelques jours auparavant, Washington avait émis l’autorisation de la formation de groupes, qu’il appelle les opposants « modérés » syriens.

Le mois dernier, les responsables américains et turcs avaient, officiellement, annoncé leur accord sur la formation, en Turquie, d’environ, 2.000 opposants au gouvernement syrien.

Les aides financières et militaires, octroyés par certains pays, comme les Etats-Unis, aux terroristes, en Syrie, ont lieu, alors que Staffan de Mistura, émissaire des Nations Unies, pour la Syrie, a précisé que la seule solution à la crise syrienne est de mettre fin aux affrontements et d’amorcer un dialogue politique.

Soulignant sa disponibilité à participer aux négociations syro-syriennes, en tant que seule voie censée mettre un terme à la crise, dans ce pays, la Syrie a, maintes reprises, affirmé que le soutien tous-azimuts de certains pays occidentaux et de la région aux terroristes est à l’origine de ces difficultés.

«En favorisant le terrain au transfert d’environ, 80.000 terroristes, formés et armés, en Syrie, la Turquie, l’Arabie, la Jordanie et le Qatar sont les principaux responsables de la poursuite de la crise et du massacre du peuple, dans ce pays», a indiqué Bachar al-Jaafari, le représentant syrien, auprès des Nations Unies.

Aux dires des responsables syriens, depuis 2011, les groupes terroristes, soutenus, financièrement et logistiquement, par certain pays occidentaux et de la région, ont commis de multiples crimes, en Syrie.

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