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Résistance à l’empire: Les véritables raisons derrière les mensonges de Washington sur le programme nucléaire iranien (Paul Craig Roberts)

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L’accord nucléaire avec l’Iran

 

Paul Craig Roberts

 

7 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2015/07/07/nuclear-agreement-iran-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le problème de Washington avec l’Iran n’a jamais été le programme d’énergie nucléaire iranien. La notion, poussée par les néo-conservateurs, que l’Iran n’avait un programme nucléaire énergétique (à 5% d’enrichissement de l’uranium) que pour cacher un programme nucléaire militaire (à 95% d’enrichissement de l’uranium), a toujours été une couverture pour Washington afin de masquer son véritable agenda et son opposition à l’Iran.

Du point de vue de la doctrine hégémonique américaine, le problème de l’Iran est son indépendance. Comme l’Irak, la Syrie, la Libye, le Vénézuéla, l’Équateur, la Bolivie, le Brésil, l’Argentine, Cuba, la Corée du Nord, la Russie et la Chine, l’Iran n’est pas un vassal de Washington.

Washington est simplement incapable d’admettre la vérité et de dire que l’Iran est sur sa liste de pays ciblés, parce que l’Iran n’a pas voulu se plier à sa volonté. Ainsi, Washington a décidé de créer une peur, une diabolisation de l’Iran chez les Américains et les Européens. Pour ce faire, l’iran fut accusé de développer des armes nucléaires que l’Iran donnerait ensuite aux terroristes pour utilisation contre Israël, l’Europe et les Etats-Unis. Quand Washington a positionné des missiles anti-balistiques à la frontière avec la Russie, il lui a menti et disant que le but était l’interception des missiles inter-continentaux nucléaires iraniens (non-existants).

La propagande de Washington au sujet de la menace des armes nucléaires iraniennes est maintenant vieille de plusieurs années et ce, malgré un rapport du renseignement national publié conjointement par les 16 agences de renseignement des Etats-Unis, disant que l’Iran avait abandonné son intérêt pour l’armement nucléaire il y a plus de dix ans. La progagande washingtonnienne a aussi été aidée par les médias occidentaux et ce malgré le fait que les inspecteurs de terrain de l’AIEA aient régulièrement rapporté qu’il n’y avait aucune preuve d’une quelconque déviation du programme nucléaire civil iranien vers le militaire. En d’autres termes, les inspecteurs de l’AIEA peuvent savoir et comptabiliser tout l’uranium enrichi dans ce programme nucléaire énergétique parfaitement légal.

Mais quoi qu’il en soit, Washington affirme que l’Iran fabrique ou est sur le point de pouvoir fabriquer des armes nucléaires.

La fabrication d’armes nucléaires a toujours été un prétexte de couverture des intentions réelles de Washington, qui est en fait de parvenir à un changement de régime à Téhéran, que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, afin de faire retourner l’Iran à son statut précédent de vassal des nations occidentales. Les impérialistes occidentaux n’oublient jamais ceux qui s’échappent du système ou ceux qui jettent leurs béquilles de tutelle.

Washington a orchestré la “menace nucléaire” iranienne afin de préparer les opinions publiques américaines et européennes à une attaque militaire sur l’Iran.

En masquant ses vraies intentions dans des problèmes fabriqués de toutes pièces, Washington a ouvert la porte à la Russie pour qu’elle résolve la crise par moyen diplomatique. Coincé dans sa propre fabrication, Washington est confronté à la Russie résolvant l’affaire au moyen d’accords qui pourront être mis en application et qui garantissent aucun enrichissement d’uranium dans la catégorie d’armement nucléaire.

Frustrés, les néo-conservateurs enragés agissant par des politiciens de bas-étage de Washington, ont essayé de bloquer l’accord. Le parti républicain, maintenant totalement contrôlé par Israël, a même demandé au chef dément d’Israël de s’adresser au congrès des Etats-Unis afin de bloquer l’accord d’Obama sur le nucléaire iranien.

Bloquer l’accord à ce stade est un aveu évident que l’affaire du nucléaire iranien n’était rien d’autre qu’une couverture à l’objection de Washington sur l’indépendance iranienne.

Qu’Obama soit sincère, coincé par la diplomatie russe, ou se reposant sur un attentat/évènement faux-drapeau pour discréditer l’Iran et ainsi souffler l’accord, je n’en sais rien. Israël bien sûr, veut que Washington enlève tous les obstacles à son expansion impérialiste au Moyen-Orient. Ayant volé la Palestine, Israël veut le sud-Liban comme prochaine annexion/acquisition (NdT: Sud-Liban qu’ils occupaient en partie avant de s’être fait virer par le Hezbollah en 2000)

Ce que je sais est que l’accord sur le nucléaire iranien n’est en rien le fond de l’affaire, que cela soit couronné de succès ou échoue n’aura aucun impact, parce que l’objection de Washington à l’Iran est son indépendance vis à vis de l’empire. L’Iran est un obstacle pour Washington. La fumisterie de la menace nucléaire que Washington a créé de toute pièce ne fut qu’un moyen de propagande pour amener les peuples américains et européens insouciants à accepter une attaque sur l’Iran.

L’Iran demeure en grand danger que l’accord sur son nucléaire soit un succès ou un échec.

Je suis toujours stupéfait de constater que les gouvernements qui sont directement menacés par Washington échouent toujours de voir la véritable affaire de derrière le rideau et acceptent toujours la définition, l’énoncé du problème faits par Washington. L’affaire inventée du nucléaire iranien ne sert qu’à masquer l’intention de Washington de renverser l’indépendance de l’Iran ; et pourtant le gouvernement iranien et les médias suivent Washington et sa pressetituée en acceptant la fabrication comme étant le véritable problème.

Si l’Iran survit, ce sera un véritable miracle.

Empire et guerre perpétuelle: Quand la chienne de guerre Clinton promettait la guerre avec l’Iran si elle devenait présidente…

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Dans un an, l’empire fera choisir à ses « citoyens » larbins leur nouveau garde-chiourme en chef: la clique de votards indécrottables devra choisir entre la peste Hillary Clinton, de la plus pure tradition  hégémonique va t’en guerre yankee et le choléra « jeb » Bush, l’agent de la CIA supervisant le blanchiment de la drogue colombienne au Vénézuéla pour le financement des Contras nicaraguéens et affilée à la mafia terroriste cubaine et vénézuélienne exilée en Floride…

Faites vos jeux !… rien ne va plus…

— Résistance 71 —

 

Hillary Clinton: “Si je suis présidente nous attaquerons l’Iran”

 

Stephen Lendman

 

5 Juillet 2015

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/hillary-clinton-if-im-president-we-will-attack-iran/5460484

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vendredi, l’aspirante présidente des Etats-Unis Hillary Clinton s’est adressée à une audience triée sur le volet au Dartmouth College au cours d’un évènement programmé de sa campagne électorale. Elle a menti en appelant l’Iran “une menace à l’existence d’Israël… J’espère que nous serons capables de sceller un accord la semaine prochaine et de mettre un couvercle sur son programme nucléaire.”

“Même si un tel accord se produit, nous aurons toujours des problèmes majeurs avec l’Iran. Ils sont les sponsors en chef du terrorisme mondial.

Ils utilisent des proxy comme le Hezbollah pour semer la discorde et créer des insurrections qui déstabilisent les gouvernements. Ils prennent aussi de plus en plus le contrôle d’un nombre de nations dans la région et ils posent une menace existentielle pour Israël.

Nous… avons tourné notre attention vers le travail avec nos partenaires pour essayer d’endiguer et de prévenir l’agressivité continuelle de l’Iran.”

Fait:

Les services de renseignement américain et israélien ont tous deux dit que le programme nucléaire de l’Iran n’avait aucun composant militaire. Aucune preuve ne vient suggérer que Téhéran veut même en avoir un. Beaucoup de preuves indiquent le contraire. En tant qu’aspirante à la présidence en 2008, Clinton avait dit à la convention annuelle de l’AIPAC (NdT: le puissant lobby israélo-sioniste aux Etats-Unis):

“Les Etats-Unis se tiennent aux côtés d’Israël aujourd’hui et pour toujours. Nous avons des intérêts communs… des idées communes… des valeurs communes. J’ai une volonté de fer pour maintenir la sécurité d’Israël.

Nos deux nations luttent contre une menace commune, contre la menace de l’extrémisme islamique. Je soutiens fermement Israël et son droit à l’auto-défense et je pense que l’Amérique devrait aider cette défense.

Je suis impliquée à assurer qu’Israël maintienne un avantage militaire pour faire face à ces menaces. Je suis profondément concernée par la menace croissante que représente Gaza et la campagne de terreur menée par le Hamas.”

Une telle campagne n’existe simplement pas. Les seules menaces auxquelles doit faire face Israël sont celles qu’il invente.

Clinton a répété de vieux mensonges fatigués disant que la charte du Hamas “appelle à la destruction d’Israël. L’Iran menace de détruire Israël.”

“Je suis en faveur d’étiqueter la Garde Révolutionnaire Iranienne (NdT: Gardiens de la Révolution/Pasdarans) pour ce qu’elle est: une organisation terroriste. Il est impératif que nous devenions à la fois dur et intelligent pour gérer l’Iran avant qu’il ne soit trop tard.”

Elle soutient une “réplique massive” si l’Iran attaque Israël, disant à cette époque:

Je veux que les Iraniens sachent que moi présidente, nous attaquerons l’Iran. Dans les 10 prochaines années pendant lesquelles ils pourraient stupidement considérer lancer une attaque contre Israël, nous serons capables de totalement les oblitérer.

Elle approuve l’utilisation de cluster bombs, d’agents toxiques et d’armes nucléaires dans les théâtres de guerre menées par les USA. Elle appelle ces armes de la dissuasion qui “maintiennent la paix”. Elle fut une des seuls six sénateurs démocrates opposés au blocage du déploiement des systèmes de missiles non testés, des armes de première frappe entièrement offensives.

Police… Renseignement… Police du renseignement… Loi sur le renseignement… Entretien choc…

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Résistance 71

3 Juillet 2015

 

Excellent entretien réalisé par le média indépendant Thinkerview qui s’entretient avec le Gardien de la Paix Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat CGT de la Police Nationale sur les conditions de travail de la PN, les services spécialisés, le renseignement, la dérive liberticide et totalitaire de la loi sur le renseignement et l’avènement futur d’une NSA sauce française.

Un entretien à voir et à diffuser sans modération. Merci à ce fonctionnaire (DEUG de droit et licence en science politique) visiblement soncère, de renseigner le peuple sur le renseignement puisqu’il ne fait surtout pas compter sur le « gouvernement » pour le faire bien évidemment. Ceci nous montre également que lorsque « le ventilateur touchera la merde ambiante », bien des policiers se rangeront du côté de l’intérêt général, c’est à dire du peuple…

Vidéo de l’entretien que nous remettrons pour vision directe en commentaire ci-dessous

 

 

La société contre l’État: Loi sur le renseignement un pas de plus vers le goulag…

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Loi sur le renseignement : quoi de neuf ?

 

Groupe Salvador Segui, FA

 

26 juin 2015

 

url de l’article original:

http://salvador-segui.blogspot.com/2015/06/loi-sur-le-renseignement-quoi-de-neuf.html

 

Le pouvoir actuel, socialiste, met en place une nouvelle loi de surveillance. Devons-nous être étonnés de cette initiative ? Est-ce réellement une surprise que de voir ce pouvoir de « gauche » mettre en place des outils sécuritaires et liberticides dans ce qu’ils appellent une démocratie républicaine ? Qu’ils soient de droite ou de gauche, les gouvernements successifs n’ont cessé de promulguer des lois visant à surveiller, collecter, ficher, maîtriser, punir, emprisonner, au nom de la sacro-sainte sécurité. Mais la course à la sécurité dans un monde de plus en plus précaire cache mal les volontés d’asservissement du peuple. Faute d’assurer une sécurité réelle à chacun, les puissants assurent leur propre avenir.

Ainsi, depuis les années 1980 notamment, en matière de sécurité, comme en matière économique et sociale, les différents partis politiques travaillent les détails et la forme afin de masquer leur appartenance et adhésion commune au système capitaliste totalitaire marchand. Ce qu’ils appellent encore la social-démocratie ne ressemble qu’à une parodie tant les inégalités sociales, les injustices, et la mainmise de l’oligarchie sur les structures politiques empêchent l’application des droits fondamentaux de chaque individu. Il n’est pas d’égalité sans liberté et aujourd’hui, par cette énième loi, les libertés sont un peu plus rognées.

Pour faire accepter ces lois scélérates, le pouvoir fait tout naturellement appel aux plus bas instincts et profite de contextes adéquats afin de faire passer les lourdes pilules qu’ils préparent minutieusement.

Ainsi dès 1986, sous l’ère Mitterrand, une première législation spécifique au terrorisme voit le jour. À l’époque déjà on s’attache à lutter contre le mode d’action qu’est le terrorisme, plutôt que de se demander quelles sont les sources et les causes de ces actions. Sans excuser ou justifier l’acte de l’attentat, l’impérialisme, le néocolonialisme, et le néolibéralisme comme apogée du capitalisme doivent être interrogés.

Au milieu des années 1990, Pasqua additionne les mesures sécuritaires et liberticides. La vidéo-surveillance devient un outil privilégié et les préfets voient leur pouvoir s’agrandir avec notamment la possibilité d’interdire des manifestations dans le cas de crainte « de troubles graves à l’ordre public ». Déjà, les mouvements sociaux sont visés !

En 1996 est introduite la notion de délit d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste avec une définition très large permettant d’inquiéter à peu près n’importe qui, là non plus rien de nouveau donc. La loi habilite également les autorités à prendre des mesures préventives s’ils soupçonnent la future commission d’un crime.

En 2001, le gouvernement Jospin accouche de la loi sur la sécurité quotidienne quelques semaines après les attentats du 11 septembre. Déjà les données de communication sont convoitées par le pouvoir. Certaines mesures de cette loi sont annoncées comme temporaires, mais, en 2003, le fameux Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, entérinera ces mesures dans la loi de sécurité intérieure, qui permet, pêle-mêle, l’extension des contrôles d’identité et des fouilles des voitures ; l’extension des fichiers de police et du fichier national des empreintes génétiques ; la légalisation de la consultation de ces fichiers lors d’enquêtes administratives ; la création du délit de racolage passif ; la répression de la mendicité et du bruit dans les halls d’immeuble. Plus de sécurité, vous avez dit ?

En 2001 toujours, le fichier Stic, pour système de traitement des infractions constatées, est officiellement reconnu, alors qu’il fonctionne déjà depuis plusieurs années. On reconnaît ici la supercherie qui consiste à approuver et légitimer des outils utilisés de manière illégale par les services de police. Encore une fois, rien de neuf, nous étions prévenus.

En 2002 et 2004, ce sont les lois Perben qui modifient les modalités de la garde à vue, vous imaginez dans quel sens, autorisent les flics à poser des dispositifs d’écoute dans les véhicules et les domiciles, légalisent les missions d’infiltration, et le mandat de recherche, qui permet d’arrêter quelqu’un et de le mettre en garde à vue, s’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit. Déjà, on était dans l’à peu près et déjà des magistrats avaient manifesté, en vain.

En 2006, la loi relative à la lutte contre le terrorisme généralise l’utilisation de la vidéosurveillance.

La loi relative à la prévention de la délinquance de 2007 durcit les sanctions contre les mineurs dès 10 ans. De nouvelles infractions d’embuscade et de guet-apens contre les policiers sont créées par la même occasion. Doit-on y voir un lien ?

En 2010, la loi relative au renforcement de la lutte contre les violences de groupes  et la protection des personnes chargées d’une mission de service public instituent la création du délit de participation à une bande violente, et les peines encourues sont supérieures pour une personne dissimulant volontairement son  visage.

Ces lois censées assurer la sécurité des individus contre la délinquance, le banditisme, le terrorisme sont d’une part inefficace et d’autre part servent, comme un filet de la NSA, à ratisser large, à offrir des outils de surveillance et de maîtrise de la population. Il s’agit surtout de combattre les déviants, l’ennemi intérieur par la mise en œuvre d’outils de répression toujours plus injustes.

Dans un jeu de dupe à l’Assemblée, les oppositions du moment se placent à tant que défenseur des libertés, mais dans cette mascarade législative, le système répressif et la surveillance généralisée avancent, se mettent en place irrémédiablement, et les uns après les autres, les partis politiques apportent leur contribution à l’édifice immonde.

Cette loi est donc la suite logique d’un processus que nous dénonçons et contre lequel nous nous mobilisons depuis des décennies. Aussi dangereuse soit-elle, cette nouvelle loi n’est qu’une étape supplémentaire dans un parcours déjà bien engagé par les gouvernements successifs qu’ils soient issus du RPR, de l’UMP, du PS, ou qu’ils accueillent des écologistes ou des communistes. Et comment voir des alliés potentiels au travers de ceux qui sont les complices ? Est-ce qu’une manifestation du type « 11 janvier », rassemblant un panel abject de puissants, sans une quelconque cohérence politique, si ce n’est un goût prononcé pour la récupération, pourra constituer une force capable d’inverser le sens de l’histoire? La liberté d’expression est-elle menacée par deux mecs avec des flingues ou par des lois de la sorte?

Nous pouvons espérer que la résistance à cette nouvelle loi constitue une rupture dans l’accompagnement et l’acception des lois liberticides et des politiques gouvernementales, mais cela réclamerait une véritable prise de conscience et une remise en cause des postures, du clientélisme adoptée par certains partis, syndicats, et certaines associations ou ONG. Comme les oppositions factices de l’Assemblée nationale, les opposants politiques se fourvoient dans des compromis pourtant inacceptables et dénués de perspectives réellement progressistes. Les contre-pouvoirs, en premier lieu la justice et les médias, restent chevillés à l’oligarchie à laquelle ils appartiennent. Ainsi, si rupture il y a, elle naîtra uniquement de véritables luttes et combats des opprimés contre les oppresseurs, des exploités contre les exploiteurs, des surveillés contre les surveillants. Une lutte concrète de la base est nécessaire, constituée de fronts communs, une lutte émancipée des partis, des centrales syndicales compromises, une lutte de classe, une lutte autogestionnaire, une lutte qui ne revendique pas mais qui applique. C’est uniquement dans ces perspectives que cette journée peut prendre sens.

Il s’agit pour le pouvoir de punir et de condamner le déviant, l’adversaire politique. Et nous attendons la prochaine vague de lois dégueulasses, pléonasme ! Elles pourraient bien nous venir du Sénat, qui a sorti, il y a quelques semaines, son rapport issu de la Commission d’enquête sur l’organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe. En effet, nos chers sénateurs souhaitent « prévenir la radicalisation et adapter la réponse répressive » en mettant « en place des actions obligatoires de formation à la détection de la radicalisation, à destination des acteurs de terrain (personnels enseignants, conseillers d’éducation, personnels de l’aide sociale à l’enfance, éducateurs sportifs, assistants sociaux, personnels pénitentiaires, etc.) » avec la création d’une « grille d’indicateurs listant les comportements susceptibles de signaler l’engagement dans un processus de radicalisation ». Autrement dit un dépistage dès l’enfance de la radicalisation. Ici encore, le phénomène de radicalisation pourra s’adapter à l’ennemi du moment, dissidents politiques en tête. Le rapport associe également radicalisation et troubles psychologiques ; comme dans les États totalitaires du XXe siècle, la psychiatrique serait utilisée afin de faire taire les opposants politiques.

Ce rapport est très instructif sur les ambitions futures du pouvoir. En tant qu’anarchistes, nous sommes les déviants, nous sommes les adversaires politiques des partis au pouvoir, nous sommes les adversaires du pouvoir et de ceux qui souhaitent le conquérir. Nous sommes les inadaptés, les récalcitrants, ainsi nous avons combattu les lois scélérates et nous les combattrons encore.

Il n’existe pas d’égalité et de liberté sous le joug d’un pouvoir, quel qu’il soit. Le pouvoir n’est pas à prendre ou à conquérir, il est à détruire ! Donnons un véritable sens à nos mobilisations et créons immédiatement les rapports de force nécessaires au renversement des lois scélérates et de ceux qui les soutiennent.

Média et propagande: Le fonctionnement du « journalisme » de guerre dans la nébuleuse propagandiste de l’empire…

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Excellent témoignage de Thierry Meyssan qui a vécu tout cela de l’intérieur d’abord en Libye puis en Syrie. Nous mettons en commentaire un entretien de Meyssan datant d’Août 2011 à Tripoli où il décortique les rouages des servides de renseignement en action avec les journalistes des grands médias opérant en zone de guerre. Son explication de la composition d’une « équipe de télévision » est édifiante à cet égard: Une équipe de « journaleux » en mission de couverture d’un conflit armé dans une guerre de 4ème génération comme cela existe en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie est composé d’une figure médiatique, « celui qui cause dans le poste », qui est un journaliste formé par les services de renseignement de son pays, d’un « producteur » qui est un officier du renseignement militaire en contact permanent via satellite avec sa cellule de l’OTAN et un « technicien/cameraman » qui est un militaire des forces spéciales, chargé de la protection du trio en vadrouille… A voir dans la vidéo de Meyssan ci-dessous ! Très instructif…

— Résistance 71 —

 

Les journalistes et la guerre

 

Thierry Meyssan

 

29 Juin 2015

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article187973.html

 

Considérant que les journalistes étaient au service de la paix, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité une résolution pour leur protection en zone de combat. Pourtant, deux semaines plus tard, le département US de la Défense publiait des instructions pour arrêter les professionnels des médias qui se livrent à de l’espionnage ; une décision qui pourrait se retourner contre les journalistes des États membres de l’Otan, observe Thierry Meyssan.

Le débat du Conseil de sécurité du 27 mai dernier sur la protection des journalistes en zone de combat n’a guère fait avancer les choses [1]. Les diplomates ont accusé divers États d’avoir tué ou laissé tuer des journalistes sans relever que la qualité de « journaliste » peut recouvrir des activités de nature différente, y compris de l’espionnage, du sabotage ou du terrorisme.

Jusqu’à présent, on considérait que pour bénéficier de la protection due aux journalistes, il fallait : 
 détenir une carte de presse délivrée par l’autorité compétente de son pays ou de celui dans lequel on travaille ; 
 ne pas prendre part aux combats ; 
 ne pas violer la censure militaire.

On notera l’étrangeté de cette dernière condition initialement prévue pour protéger les secrets militaires, mais utilisable pour masquer la propagande et les crimes de guerre.

En outre, on considérait que les soldats travaillant comme journalistes pour des médias militaires ou les journalistes civils embarqués dans les armées (embedded) ne devaient pas bénéficier du statut de journaliste, mais de celui de soldat.

Se référant au précédent de l’assassinat du commandant Ahmad Shah Massoud par deux journalistes, les États-uniens font valoir que cette profession peut servir de couverture pour une activité terroriste. Plus récemment le citoyen britannique Omar Hussein a rejoint l’Émirat islamique et a publié, sous le pseudonyme d’Abu Awlaki, des articles élogieux de la vie sous Daesh. Cependant, ces exemples de journalistes engagés dans des combats sont complètement marginaux. Le vrai problème est ailleurs avec les médias globaux et la Guerre de 4ème génération (4GW).

Les médias globaux

Jusqu’en 1989, les médias étaient nationaux. La propagande ne pouvait donc s’adresser qu’à son propre camp. On pouvait bien entendu lancer des tracts par avion ou utiliser des émissions de radio en ondes courtes, mais on était toujours perçu comme un locuteur ennemi.

En 1989, une télévision locale états-unienne, CNN, s’est soudainement transformée en télévision globale grâce aux satellites. Son changement de statut —elle n’était plus « américaine »— garantissait sa neutralité dans les conflits. Elle s’est affirmée comme un média d’« information en continu », relayant la chute des Ceaușescu. Le direct garantissait d’empêcher les manipulations et de restituer la vérité.

Or, ce fut exactement le contraire. La rédaction de CNN était —et est de manière définitive depuis 1998— sous la coupe d’une unité militaire installée dans ses locaux, l’United States Army’s Psychological Operations Unit. Elle ne rendit pas compte des événements, mais d’un spectacle mis en scène par la CIA et le Pentagone. On se souvient par exemple de la découverte du charnier de Timișoara. Les images des cadavres de plus de 4 500 jeunes gens [2], vidés de leur sang pour nourrir le dictateur des Carpathes atteint de leucémie ou abattus durant des manifestations, ont fait le tour du monde. Leurs visages avaient été mutilés à l’acide pour qu’on ne les identifie pas. La preuve était faite des horreurs infligées à son peuple par Nicolae Ceaușescu, le « Dracula roumain » [3]. Las ! on apprendra plus tard qu’il s’agissait de corps déterrés au cimetière de la ville.

En diffusant instantanément une fausse nouvelle dans le monde entier, les médias globaux lui ont donné l’apparence d’une vérité partagée. Ce qui faisait la force de cette intoxication, c’est qu’elle était parvenue à convaincre des médias du bloc soviétique, en Hongrie et en Allemagne de l’Est, qui l’ont reprise. Les faits se trouvaient ainsi authentifiés par des alliés de la Roumanie. D’où la concurrence actuelle entre les grandes puissances pour disposer de chaînes globales d’information en continu.

Par ailleurs, les idées selon lesquelles « les journalistes sont là pour dire ce qu’ils voient sur place » et que « le direct empêche les manipulations » sont grotesques. Au contraire, les journalistes ne doivent pas être des témoins, mais des analystes capables de découvrir la vérité derrière les apparences. C’est à cela qu’ils servent, de sorte que le concept d’« information en continu » (au sens de faits filmés sans s’arrêter) est la négation du journalisme. Soit les journalistes sont là pour recouper, vérifier, contextualiser, analyser et interpréter, soit ils ne servent à rien.

Des manipulations comme celle de Timișoara, l’Otan n’a cessé d’en fabriquer durant les guerres de Yougoslavie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Irak encore, de Libye et de Syrie [4].

L’incorporation des journalistes de guerre

Cependant, un pas de plus a été franchi, en 1992. Vous avez remarqué que, depuis cette date, les États-Unis et l’Otan n’ont cessé d’être en guerre quelque part dans le monde. Une catégorie de journaliste s’est constituée pour couvrir ces événements. Un peu plus d’une centaine d’entre eux s’est précipitée en Bosnie, puis à Bagdad, à Kaboul ou à Tripoli, donnant ainsi la parole aux adversaires de l’Occident. Or, non pas quelques uns d’entre eux, mais presque tous sont devenus des collaborateurs permanents des services secrets de l’Otan. Et s’ils décrivent les résultats de bombardements de l’Alliance sur des populations civiles, c’est uniquement pour fournir des renseignements militaires et permettre à l’Otan d’ajuster ses tirs. Dès lors, ces journalistes doivent être qualifiés d’agents.

C’est ce que j’expliquais durant la guerre de Libye, soulevant l’indignation de la profession. Pourtant, c’est ce qu’a finalement admis le lieutenant-général Charles Bouchard lorsque l’opération fut terminée. À l’antenne de Radio-Canada, il déclara que le quartier-général de l’Otan à Naples analysait la situation grâce à des « renseignements [qui] venaient de beaucoup de sources, dont les médias qui étaient au sol et nous donnaient beaucoup d’informations sur les intentions et où étaient les forces terrestres ».

Pour crédibiliser le mythe de la « révolution démocratique », l’Otan mettait en scène, en 2012, un village témoin, en Syrie, Jabal al-Zouia. Le cabinet du Premier ministre turc organisait sur place le transport des journalistes qui en faisaient la demande. Ils pouvaient alors filmer les manifestations dans le village et se persuader que toute la Syrie était ainsi. Mais l’Armée arabe syrienne a, elle aussi, envoyé des journalistes —pas des Syriens, bien sûr— auprès des « rebelles » de manière à recueillir des renseignements sur le soutien que leur apportait l’Alliance.

Aussi, la publication cette semaine par le département US la Défense de son Manuel de Droit de la guerre est-elle bienvenue. Ce document explicite l’évolution de la guerre en affirmant que certains journalistes sont en réalité des combattants [5].

Ce faisant, le département de la Défense prend le risque que la plupart des journalistes de guerre occidentaux soient déclarés « belligérants non-privilégiés », une catégorie qu’il a créée lui-même et qui les prive du bénéfice des Conventions de Genève. Lors du prochain conflit, ce pourrait être le sort des collaborateurs d’Al-Jazeera, Al-Arabiya, BBC, CNN, Corriere della Sera, Fox News, France2, France24, Le Monde, Libération, New York Times, Sky News, Washington Post etc… Pour ce citer que ceux que j’ai identifiés.

Les fausses vidéos d’actualité

C’est encore un pas de plus qui a été franchi, en 2011, avec l’usage de vidéos de fiction, tournées en studio à ciel ouvert au Qatar, placées dans les actualités télévisées. Le summum ayant été atteint avec la diffusion, d’abord par Fox News puis par l’ensemble des télévisions atlantistes et du Golfe, d’images de fiction présentant la chute de Tripoli et l’entrée des « rebelles » sur la Place verte, trois jours avant que ces faits ne deviennent réalité.

Un point qui fut violemment démenti par l’Otan avant d’être reconnu par le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdel Jalil, au micro de France24 en arabe.

Alors que les États-Unis négociaient avec la Russie un éventuel partage du « Moyen-Orient élargi », en juin 2012, l’Otan envisageait d’utiliser cette technique des fausses vidéos d’actualité pour casser la résistance syrienne et s’emparer du pouvoir. Washington fit déconnecter les télévisions satellitaires syriennes d’ArabSat et s’apprêtait à les chasser également de NileSat. Un pool de chaînes atlantistes (Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, Fox, France 24, Future TV, MTV) se préparait à utiliser des images réalisées en studio au Qatar montrant la chute de la République arabe syrienne et des images de synthèse montrant la fuite du président el-Assad [6]. Le signal des fausses chaînes syriennes fut calé sur ArabSat depuis la base de la NSA en Australie. Cependant, l’opération fut annulée juste avant la conférence de Genève 1 du fait des protestations internationales.

Les lois de la propagande sont toujours les mêmes

Ceci dit les développements techniques ne modifient pas les techniques de la propagande. Ce mécanisme reste fondé sur deux principes : 
 par la répétition incessante, un mensonge grossier devient une évidence incontestée ; 
 il ne suffit pas de convaincre les personnes-cibles d’un mensonge, il faut qu’ils le défendent. Et pour cela, il convient de les contraindre, par un moyen ou par un autre, à professer —ne serait-ce qu’une fois— ce qu’ils considèrent encore comme un mensonge. Leur amour-propre suffira à les empêcher de retourner en arrière et de dénoncer la manipulation.

Par exemple, lorsque les services secrets britanniques ont lancé l’idée que la République arabe syrienne lançait des barils d’explosifs depuis des hélicoptères sur sa population civile, vous n’y avez pas cru. En Syrie, où l’on reproche au président el-Assad de brider les actions de l’armée contre les jihadistes par souci de protéger les civils, on n’y a pas cru non plus. Cette accusation est d’autant plus absurde que l’armée dispose de bombes, bien plus efficaces, fournies par la Russie. Pourtant, au bout d’un an de répétition quotidienne, ce mensonge est devenu une vérité incontestée, aussi bien en Occident qu’en Syrie. Peu importe que l’armée n’utilise pas d’hélicoptères à Alep parce que les jihadistes les détruiraient avec des missiles sol-air, la presse publie quand même des « témoignages » de largage de barils d’explosifs depuis des hélicoptères à Alep.

Le système est ainsi fait que les journalistes refusent de reconnaître avoir été trompés et se transforment en propagandistes qui vont, à leur tour, répéter ce que n’importe qui savait au départ être un mensonge. De facto, des professionnels qui pensent être honnêtes, quoique utilisant la rhétorique à la mode, travaillent à répandre le mensonge.

L’incorporation des médias dans l’art de la guerre

Même si de fausses images de la fuite du président el-Assad n’ont finalement pas été utilisées en Syrie, l’Otan a adopté une nouvelle technique de combat : la guerre de 4ème génération (4GW).

La guerre de 1ère génération, c’est la ligne et la colonne, comme au XVIIe siècle. Les armées étaient très hiérarchisées et progressaient lentement. Mais cette organisation ne résista pas à la généralisation des armes à feu. 
La guerre de 2ème génération, c’est la ligne et le feu, comme durant la Première Guerre mondiale. Mais cette organisation s’embourba dans les guerres de tranchées. 
La guerre de 3ème génération, c’est l’infiltration des lignes ennemies et la défense en profondeur. Elle implique la participation des civils, comme lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais cette organisation n’a pas résisté au développement des arsenaux et, notamment, aux bombes atomiques. 
La guerre de 4ème génération, c’est celle que l’on ne livre pas soi-même, mais que l’on fait livrer dans des pays lointains par des groupes non-étatiques, comme durant la Guerre froide avec de vraies et de fausses insurrections.

Dans ce type de guerre, qui s’apparente à un désordre général, le Pentagone intègre des médias dans sa salle d’état-major, en tant qu’unités combattantes. Il faut avoir en tête que les médias ont évolué. Ils ne sont plus des coopératives, mais des entreprises capitalistes avec des salariés qui peuvent être instantanément licenciés. Il ne s’agit donc plus d’une centaine de correspondants de guerre qui travaillent en sous-main comme espions, mais de médias qui participent en tant que tels aux combats en mettant l’ensemble de leur personnel à disposition des armées.

Peu importe ici que les journalistes participent eux-mêmes à des relevés militaires ou à des intoxications. Leur travail, même irréprochable, s’insère dans un ensemble qui fait la guerre. Pis : ceux qui sont sincères servent de paravent à ceux qui trichent en leur donnant de la crédibilité.

En définitive, la résolution 2222 n’a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité que parce qu’elle ne répond pas à l’évolution du métier de journaliste.

 

[1] « Résolution 2222 et débats (journalistes en zones de conflit) », Réseau Voltaire, 27 mai 2015.

[2] “Mass Graves Found in Rumania ; Relatives of Missing Dig Them Up”, Associated Press, December 22, 1989.

[3] « Les vautours de Timisoara », par Serge Halimi, La Vache folle, août 2000.

[4] « L’effet CNN », cours de Thierry Meyssan à l’Accademia Nazionale della Politica (Palerme, Italie), Réseau Voltaire, 19 mai 2003.

[5] Law of War Manuel, US Defense Department, June 2015.

[6] « L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie), Réseau Voltaire, 10 juin 2012.

Ingérence impérialiste en Syrie: Le ministère de la défense du pays du goulag levant (ex-USA) reconnaît financer les terroristes en Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 24 juin 2015 by Résistance 71

Pendant que la pressetituée franchouillarde s’émoustille sur ce que tout le monde savait déjà (La NSA espionne tout le monde… Elle espionnait Merkel, alors les autres clowns… du cousu main…), faisant bonne diversion, personne ne mentionne et encore moins ne s’émeut de cet aveu yankee qui passe sous le radar: Les Yanks financent les rebelles terroristes en Syrie… Il y aurait pourtant de quoi en faire une « Une » non ?… Le grand cirque continue, mais il y a de moins en moins de monde sous le chapiteau…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis reconnaissent avoir soutenu financièrement les rebelles/terroristes syriens

 

IRIB

 

23 juin 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/373800-les-etats-unis-reconnaissent-avoir-soutenu,-financièrement,-les-terroristes-syriens

 

Une semaine après  les révélations sur l’aide d’un milliard de dollars des Etats-Unis aux terroristes actifs en Syrie, le département américain à la Défense a annoncé verser les salaires d’une partie des terroristes opposés au gouvernement syrien.

Lundi, le département américain à la Défense a affirmé, dans un rapport, verser entre 250 et 400 dollars à tout opposant au gouvernement syrien, suivant sa formation, son grade et son fonctionnement, face à Daech.

De même, Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense, avait annoncé, la semaine dernière, que les opposants syriens, qui participeraient à la lutte contre Daech, recevraient, chaque mois, une somme d’argent, en tant que salaire, sans, cependant, préciser le montant.

L’information, sur le paiement de salaires mensuels, par le Pentagone, à des milliers de terroristes opposés au gouvernement syrien, a été diffusée, alors que le quotidien américain, « Washington Post », avait fait part, la semaine dernière, d’une aide d’un milliard de dollars aux terroristes actifs en Syrie.

Selon le rapport de ce quotidien, confirmé par le département américain à la Défense, outre les aides octroyées, par Israël, l’Arabie, le Qatar, la Turquie et la Jordanie, aux terroristes takfiris, en Syrie, l’Agence centrale du renseignement américain, (CIA), attribue, chaque année, au nom de l’administration de ce pays et de son Congrès, un milliard de dollars à ce groupe de terroristes.

Les révélations, sur le paiement de salaires mensuels et des aides de milliards de dollars des Etats-Unis aux terroristes syriens, interviennent alors que, quelques jours auparavant, Washington avait émis l’autorisation de la formation de groupes, qu’il appelle les opposants « modérés » syriens.

Le mois dernier, les responsables américains et turcs avaient, officiellement, annoncé leur accord sur la formation, en Turquie, d’environ, 2.000 opposants au gouvernement syrien.

Les aides financières et militaires, octroyés par certains pays, comme les Etats-Unis, aux terroristes, en Syrie, ont lieu, alors que Staffan de Mistura, émissaire des Nations Unies, pour la Syrie, a précisé que la seule solution à la crise syrienne est de mettre fin aux affrontements et d’amorcer un dialogue politique.

Soulignant sa disponibilité à participer aux négociations syro-syriennes, en tant que seule voie censée mettre un terme à la crise, dans ce pays, la Syrie a, maintes reprises, affirmé que le soutien tous-azimuts de certains pays occidentaux et de la région aux terroristes est à l’origine de ces difficultés.

«En favorisant le terrain au transfert d’environ, 80.000 terroristes, formés et armés, en Syrie, la Turquie, l’Arabie, la Jordanie et le Qatar sont les principaux responsables de la poursuite de la crise et du massacre du peuple, dans ce pays», a indiqué Bachar al-Jaafari, le représentant syrien, auprès des Nations Unies.

Aux dires des responsables syriens, depuis 2011, les groupes terroristes, soutenus, financièrement et logistiquement, par certain pays occidentaux et de la région, ont commis de multiples crimes, en Syrie.

Liste des participants au Bilderberg 2015

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 juin 2015 by Résistance 71

Résistance 71

 

8 Juin 2015

 

Mise à jour de notre billet précédent sur l’agenda du Bilderberg 2015

La liste complète se trouve ici:

http://www.infowars.com/bilderberg-2015-full-attendee-list-agenda/

 

Nous ne nommerons ici (par ordre alphabétique) que les Français et les Canadiens officiellement invités à la table du grand cirque complotiste oligarchique annuel qu’est cette réunion Bilbergerg:

Pour la France:

– Henri de Castries, PDG AXA et chairman du Bilderberg Group

– Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP

– Laurent Bigorgne, Directeur de l’Institut Montaigne

– Patrick Calvar, Directeur Général de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure)

– Alain Juppé, Maire de Bordeaux

– Gilles Kepel, Prof. Science Po

– Catherine Pégard, présidente musée national de Versailles

– Jean Dominique Senard, PDG Michelin

Pour le Canada:

– Edmund Clark, ex-directeur banque TD

– Andrew Coyne, Editeur au National Post

– David Mckay, PDG Royal Bank of Canada

– Heather Munroe-Blum, Présidente du Canada Pension Plan Investment Board

– Heather Reisman, PDG Indigo Books

A noter:

En parallèle à l’invitation de directeur français de la DGSI, figurent également sur la liste des invités:

– Ahrenkiel Thomas, directeur de la DDIS (service de renseignement du Danemark)

– Ursula von der Leyen, ministre allemande de la défense et …

– Katrin Suder, ministre de la défense adjointe de l’Allemagne

– Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN

– Alexander Stubb, premier ministre de la Finlande

Notre question a 10 balles:

Que font tous ces grands pontes de la sécurité des états français, danois, allemand, un ex-premier ministre français, toujours maire d’une ville importante et actif en politique et le premier ministre finlandais, dans une réunion secrète, à huis-clos, engageant des pourparlers avec des hommes d’affaires et des politiciens d’autres nations, sans aucun contrôle, sans aucune déclaration officielle, sans aucun compte rendu de presse, conférence de presse, etc ??..

Appelons un chat un chat, messieurs, mesdames Calvar, Juppé, Thomas, Von der Leyen, Suder, Stoltenberg, Stubb…

VOUS ETES DES TRAITRES A VOS NATIONS !

Que les peuples s’en souviennent en temps et en heure !

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