Archive pour août, 2012

Droits de l’Homme et hypocrisie: Amnesty International comme agence de propagande du ministère des affaires étrangères américain…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 31 août 2012 by Résistance 71

A lire en parallèle l’article de Paul Craig Roberts sur la diabolisation de Poutine et la corruption des organisations de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International. L’éveil et la poussée de démystification salvatrice semblent opérer de concert…

— Résistance 71 —

Amnesty International est une agence de propagande du ministère des affaires étrangères états-unien

Amnesty est dirigée par des représentants du ministère des affaires étrangères états-unien, financeé par des criminels financiers condamnés et menace la véritable défense des droits de l’Homme mondialement.

 

par Tony Cartalucci

 

 

le 21 Août 2012,

 

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.ca/2012/08/amnesty-international-is-us-state.html

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

….

Souvent considérée à tort par beaucoup comme étant la quintessence sur la question des droits de l’Homme dans le monde, cela pourra choquer certains d’apprendre qu’Amnesty International n’est en fait qu’un des plus grands obstacles à la véritable cause et défense des droits de l’Homme sur cette planète. Dans un de ses plus récents rapport en 2012 (2012 annual report (page 4, .pdf), Amnesty répète un de ses plus grands mensonges, qu’elle a l’habitude de marteler:

“Amnesty International est financée essentiellement par ses membres et dons publics. Aucun financement n’est recherché ou accepté de la part de gouvernements pour enquêter et faire campagne contre les abus des droits de l’Homme. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religieux.”

Ceci est catégoriquement faux.

Amnesty International est en fait non seulement financée et gérée par des gouvernements, mais aussi par de très gros intérêts corporatifs, elle n’est pas seulement impliquée dans des intérêts politiques et économiques, mais elle est en fait un outil essentiel utilisé pour perpétuer et satisfaire ces intérêts particuliers.

Le financement d’Amnesty International

Trouver les informations à propos du financement d’Amnesty International sur leur site internet est rendu volontairement difficile; de manière spécifique et pour protéger le mythe que cette organisation est “indépendante”. Comme toute opération criminelle organisée, Amnesty sépare les liens financiers compromettant au travers toute une série de manœuvres et d’organisations boucliers. Le site d’Amnesty stipule: “Le travail du secrétariat d’Amnesty International est organisé en deux entités légales en accord avec la loi britannique. Celles-ci sont Amnesty International Limited (AIL) et Amnesty International Charity Limited (AICL). Amnesty International Limited s’occupe d’activités charitables pour Amnesty International Charity Limited, une association enregistrée comme charitable.”

C’est ici, à Amnesty International Limited, que sont mis les liens avec les gouvernements et les intérêts industrio-financiers. A la page 11 du rapport et déclaration financière pour 2011 d’Amnesty International Limited (2011 Report and Financial Statement (.pdf) ), il est dit: “Les directeurs sont heureux de faire savoir le soutien accordé par la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation, la Oak Foundation, l’Open Society Georgia Foundation, the Vanguard Charitable Endowment Programme, Mauro Tunes and American Jewish World Service. Le département britannique pour le développement international (Governance and Transparency Fund) a continué de financer un projet éducatif sur les droits de l’Homme de quatre ans en Afrique. La commission Européenne (EuropeAid) nous a généreusement récompensé d’un fond sur plusieurs années pour un travail éducatif sur les droits de l’Homme en Europe pour Amnesty International.”

De manière évidente donc, Amnesty prend de l’argent à la fois des gouvernements et d’intérêts industrio-financiers, dont un des plus connu, l’Open Society, est dirigée par le criminel de la finance, repris de justice George Soros. En Mars 2012, il fut rapporté par Bloomberg TV que: “Soros avait perdu son procès où il était accusé de délit d’initié en France”, indiquant également qu’un appel basé sur une “violation des droits de l’Homme” contre le spéculateur de Wall Street George Soros avait été rejeté par la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Soros, dont l’Open Society finance également Human Rights Watch et une myriade d’autres associations pour les “droits de l’Homme”, a littéralement essayé d’utiliser le racket occidental sur les droits de l’Homme pour se défendre lui-même contre des accusations de fraude financière et ceci est peut-être la plus belle et transparente représentation de la façon dont ce racket opère.

Soros, qui fut condamné et dût payer une amende pour délit d’initié en 2002 dans le cas d’actions de la banque française Société Générale qu’il avait achetées en 1988, a bâti un empire de ses activités criminelles mondiales sous couvert de la cause des “droits de l’Homme”. Son soutien d’Amnesty International, ainsi que celui du gouvernement britannique et des gouvernements européens, ne vise en fait qu’à étendre sa nébuleuse influence.

Le leadership d’Amnesty International

Le leadership d’Amnesty nous donne également des indications sur son véritable agenda. Suzanne Nossel, Directrice Exécutrice pour Amnesty International USA, par exemple, provient directement du ministère des affaires étrangères américain, toujours en total contradiction avec la prétention d’Amnesty d’être “indépendant” des intérêts corporatifs et gouvernementaux. Nossel a continué à promouvoir la politique étrangère des Etats-Unis, mais simplement de derrière un pupitre arborant un nouveau logo. Le site internet d’Amnesty International mentionne de manière spécifique le rôle de Nossel derrière les résolutions de l’ONU contre l’Iran, La Syrie, la Libye et la côte d’Ivoire, toutes soutenues par le ministère des affaires étrangères américain.

Image (à voir sur l’article original): Mêmes mensonges, différent pupitre. Suzanne Nossel, anciennement du ministère des affaires étrangères US est maintenant directrice exécutif d’Amnesty International USA. Sa fonction principale de déguiser les aspirations hégémoniques des intérêts industrio-financiers mondialistes comme une “défense des droits de l’Homme” n’a pas changé.

….

Il a été grandement documenté comment tout ceci tourne autour d’un plan échelonné sur plusieurs décennies, établi par les intérêts industrio-financiers, pour diviser, détruire et ruiner ces nations qui ont été un obstacle au développement de l’hégémonie globale américaine. Dans le cas spécifique de la Syrie, il a été révélé que la catastrophe “humanitaire” courante remonte à une vicieuse conspiration de 2007 documentée dans le magazine “New Yorker” par le journaliste Seymour Hersh; complot ourdit entre Israël, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, qui cherchèrent à financer, armer et déployer des extrémistes sectaires en Syrie pour miner et renverser le gouvernement syrien, tout en sachant pertinemment la tragédie humaine que cela inmpliquerait.

Les “contributions” de Nossel ne sont en fait que de simples déguisements pour une agression militaire ouverte et la poursuite de l’hégémonie globale des intérêts industrio-financiers et ce sous couvert de “défense des droits de l’Homme”.

Un simple coup d’œil au site internet AmnestyUSA.org nous révèle que chaque front développé par le ministère des affaires étrangères américain est aussi prioritaire pour Amnesty International, de manière bien sûr purement coïncidentelle. Ceci inclut les rassemblements et les campagnes de soutien aux groupes d’opposition russes financés par le ministère (couramment fixé sur l’affaire “Pussy Riot”), la déstabilisation du gouvernement syrien, le renversement du gouvernement biélorusse et le soutien de l’icône créé par Wall Street et la City de Londres Aung San Suu Kyi du Myanmar (toujours appelé par la nomenclature impérialiste britannique et par Suu Kyi elle-même: la “Birmanie”…)

Amnesty International trahit la véritable défense des droits de l’Homme

Amnesty couvre certainement des problèmes qui sont critiques pour la politique étrangère des Etats-Unis, vers la fin de leur site internet et au dos de ses rapports. De la même manière, les médias corporatistes ne rendent compte que de manière sélective dans leurs rapports que de problèmes qui coïncident avec leurs intérêts, alors que d’autres problèmes sont complètement étouffés voire complètement ignorés. C’est précisément parce qu’Amnesty couvre tous les problèmes, mais sélectionne l’amplification à donner aux problèmes qui sont importants pour les intérêts de grosses corporations ou du cartel de la finance, que cela rend Amnesty un des plus grand frein à une véritable défense des droits de l’Homme sur Terre.

Images (à voir sur l’article original):. Fabrication de la dissidence. “Free Pussy Riot”, de manière ironique, la FIDH est directerment financée par le ministère des affaires étrangères US, par la très néoconservatrice US National Endowment for Democracy (NED) ainsi que l’Open Society de George Soros. “Russia, stop arms transfer to Syria”. Si le ministère des affaires étrangères US le veut, soyez certains qu’Amnesty International, gérée par ce même ministère, poussera pour des manifestations et indépendemment de la taille ou de la légitimité des revendications, attendez-vous à ce que les médias corporatistes prennent fait et cause pour elles.

….

On donne aux gens la fausse impression que “quelqu’un observe attentivement les abus concernant les droits de l’Homme”, alors qu’en réalité ce que font Amnesty et autres organisations du même style, n’est que la gestion de la perception publique de manière sélective sur les problèmes d’abus des droits de l’Homme, fabriquant ou manipulant nombre de cas spécifiquement afin que ceux-ci cadrent dans l’agenda des intérêts industrio-financiers idoines. Ceci peut-être apprécié lorsque des rapports entiers émanant d’Amnesty International et de Human Rights Watch ne consistent qu’en des “témoignages” compilés depuis les dires de membres de groupes d’opposition soutenus par les Etats-Unis.

Dans le cas très rare où un rapport inclut des références à des photos, des vidéos ou des preuves dûment documentées, tels le rapport de Human Rights Watch de 2011 intitulé “Descente dans le chaos” ( 2011 « Descent into Chaos » (.pdf) ), un langage trompeur est volontairement intégré, couplé avec des passages inutiles afin de favoriser un journalisme sélectif et de pouvoir faire pirouetter l’information par non seulement les médias occidentaux, mais aussi par une myriade de fausses organisations ONG, financées et gérées par les sponsors et affiliés d’Amnesty International et Human Rights Watch. La “Descente dans le chaos” était un rapport concernant la Thaïlande, qui fut rapidement et amplement retourné, pirouetté par les fausses ONG du ministère des affaires étrangères US et le “défenseur des droits de l’Homme” Prachatai.

Lorsque le public croit de manière éronnée que des organisations crédibles s’occupent de la “défense des droits de l’Homme”, il ne devient pas seulement complacent, mais il devient également négligent de ses propres responsabilités à examiner objectivement les abus potentiels et de s’exprimer contre. Les intérêts industrio-financiers particuliers de Wall Street et de la City de Londres ont en fait rempli un vide existant, qui aurait dû être occupé par leurs plus féroces opposants, au lieu de cela, ce vide est empli d’un racket soi-disant défenseur des droits de l’Homme de leur propre création. Ils ont non seulement obtenu une opportunité facile pour abuser les droits de l’Homme à l’échelle mondiale, mais ils ont en plus utilisé leur opposition contrôlée à cet effet pour attaquer leurs opposants (géopolitiques).

Il est très clair qu’Amnesty International n’est en aucun cas un “défenseur des droits de l’Homme”, mais plutôt une insulte à la défense des droits de l’Homme. Il va sans dire que cette organisation devrait être boycotté jusqu’à extinction et au moins identifiée comme étant illégitime et frauduleuse de par son financement occulte et son leadership compromis et corrompu.

De plus, nous, les peuples devons adresser le vrai problème des violations de nos droits à la base de la société, parce que c’est faire preuve de folie absolue que de croire que les organisations d’obédience mondiale, financées par des intérêts industrio-financiers privés, faisant écho à l’agenda des gouvernements motivés par des intérêts très spéciaux, ont notre intérêt commun et nos droits en tête lorsqu’elles agissent.

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Pays du goulag levant (ex-USA): La criminalisation de la dissidence

Posted in actualité, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 31 août 2012 by Résistance 71

Quelques nouvelles de Chris Hedges dont nous avions publié récemment un article sur le NDAA (National Defense Authorization Act), passée à l’instigation d’Obama; loi scélérate fasciste similaire à celle qu’Hitler avait fait passer suite à l’incendie du Reichstag par ses sbires chemises brunes en 1933. Seule différence, Hitler avait suspendu la constitution… On y arrive gentiment au pays du goulag levant…

— Résistance 71 —

 

Quelques réflexions sur la criminalisation de la divergence d’opinion, suite à la dernière audience du procès contre le NDAA

 

Le 13 août 2012

 

Par Chris Hedges

 

url de l’article original:

http://truth-out.org/opinion/item/10861-criminalizing-dissent

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Mardi dernier, je me trouvais au quinzième étage du Southern U.S. District Court de New York, dans la salle d’audience de la juge Katherine Forrest. Il s’agissait de la dernière audience concernant les poursuites engagées par moi-même en janvier contre le Président Barack Obama et son Secrétaire de la Défense, Leon Panetta. Ce procès, que j’ai intenté avec Me Carl J. Mayer et Me Bruce I. Afran, concerne la Section 1021 du projet de loi intitulé « National Defense Authorization Act » (NDAA). Six autres plaignants, dont Noam Chomsky et Daniel Ellsberg, nous ont rejoints par la suite.

Cette partie du NDAA, ratifiée par B. Obama le 31 décembre 2011, nous enlève certaines de nos protections constitutionnelles les plus importantes. Elle permet au pouvoir exécutif d’ordonner à l’armée l’arrestation de tout citoyen états-unien soupçonné d’activités terroristes ou d’association avec des terroristes. Les personnes placées en garde-à-vue par l’armée – désormais chargée de faire respecter la législation nationale – peuvent perdre leur droit à une procédure et à un habeas corpus réglementaires, et être maintenues en détention pour une durée indéfinie dans les bâtiments de l’armée. Cette loi permet de menacer activistes et dissidents, dont les droits étaient jusque-là protégés par le Premier Amendement, d’une incarcération à durée indéterminée dans les prisons militaires, y compris dans nos colonies pénitentiaires maritimes. L’intitulé de la loi lui-même, « the Homeland Battlefield Bill » (NdT: qu’on pourrait traduire par “Loi sur le champ de bataille du territoire national”), évoque un crédo totalitaire dans lequel les ennemis, qu’ils se trouvent au sein de la patrie ou à l’étranger, doivent être combattus sans relâche.

Selon une déclaration faite au tribunal par Mayer, « L’objectif principal du NDAA est de créer un système judiciaire violant la séparation des pouvoirs. »  « [L’administration Obama a] retiré la détention de la branche judiciaire pour la placer sous la responsabilité de  la branche exécutive. »

En mai, la juge Forrest a pris la courageuse décision de faire une ordonnance annulant temporairement la Section 1021, en raison de sa violation des Premier et Cinquième Amendements de la constitution. La juge décidera dans les prochaines semaines si elle souhaite lever l’ordonnance ou la rendre permanente.

Pendant les comptes rendus de la semaine passée, la juge, dont les questions acerbes vis-à-vis des avocats de la défense semblaient indiquer une inclination à annuler la section en cause, cita l’internement forcé de Japonais-Américains pendant la Seconde Guerre mondiale comme un exemple qu’elle ne voulait pas suivre. Mme Forrest lut à l’audience la contestation que fit Robert Jackson, juge à la Cour suprême des États-Unis, dans l’affaire Korematsu v. United States–un procès dont le verdict autorisa la détention, pendant la guerre, de quelque 110 000 Japonais-Américains dans les « camps de relocation » du gouvernement.

« Même si ces procédures étaient acceptables du point de vue militaire, je refuse d’admettre que cela les rende automatiquement constitutionnelles », écrivit Jackson dans sa contestation de 1944. « Si, au contraire et comme la Cour le soutient, c’est le cas, alors nous pouvons tout aussi bien décider que n’importe quel ordre militaire est constitutionnel, et la discussion sera close. »

L’administration Obama a fait appel contre l’ordonnance de Mme Forrest et en fera probablement de même si cette dernière la rend permanente. Il s’agit là d’un étonnant aveu de la part de ce président, à savoir qu’il ne fera rien pour protéger nos droits constitutionnels.  L’échec supplémentaire de l’administration à restaurer le habeas corpus, son utilisation de l’EspionageActà six reprises pour faire taire les lanceurs d’alarme du gouvernement, son soutien au FISA Amendment Act « qui permet de mettre sur écoute téléphonique, de surveiller et d’écouter les conversations privées des citoyens états-uniens sans aucune justification », ainsi que son ordre d’assassiner des concitoyens en vertu de l’Authorization to Use Military Force (AUMF) de 2001, montrent que malgré toute sa rhétorique, B. Obama, à l’instar de ses adversaires républicains, est déterminé à supprimer tout obstacle se dressant devant le pouvoir illimité de l’état sécuritaire et de surveillance. Les six autres plaignants (qui sont notamment des reporters, des professeurs et des activistes) et moi devrons probablement porter cette bataille en cour d’appel et peut-être même à la Cour suprême.

Le projet de loi est rédigé de manière extrêmement vague. Il définit la « personne concernée, sujette à détention » comme « toute personne ayant fait partie de ou ayant soutenu de manière significative al-Qaeda, les Talibans, ou n’importe quelle autre force associée engagée dans des hostilités à l’égard des États-Unis ou de ses alliés, en ce compris toute personne ayant commis un acte de belligérance ou ayant soutenu de manière directe les dites hostilités en faveur de telles forces ennemies. » Cependant, le projet de loi ne donne pas la définition des termes « ayant soutenu de manière significative », « ayant soutenu de manière directe » ou « n’importe quelle autre force associée ». Au mépris de plus de deux cent lois établies concernant le maintien de l’ordre interne, cette loi affirme que n’importe quel membre d’un groupe soupçonné par le gouvernement d’être une organisation terroriste – qu’il s’agisse d’œuvre de charité palestinienne ou d’un groupe anarchiste du Black Bloc- peut être saisi et détenu par l’armée. Mayer mit l’accent sur ce point au tribunal mercredi quand il rappela les condamnations pour sédition des activistes pacifistes durant la Première Guerre mondiale qui distribuaient des tracts encourageant à arrêter la guerre en refusant de fabriquer des munitions. Mayer cita le juge Oliver Wendel Holmes qui, dans sa contestation de 1919, écrivait que nous devions rester « sans cesse aux aguets quant aux tentatives de contrôler les opinions avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord ».

La définition que donnait le Département de la Justice d’un terroriste potentiel dans le PatriotAct était déjà extrêmement large. Elle incluait tout individu ayant des doigts manquants, possédant des munitions et des armes à feu imperméables ou ayant accumulé de quoi se nourrir pendant plus d’une semaine. Voilà qui ferait d’excellents suspects terroristesde certains de mes parents qui vivent dans la campagne du Maine ainsi que de leurs amis, si le gouvernement le décidait.

Selon Benjamin Torrance, avocat de la défense, le gouvernement avait déjà le pouvoir de dépouiller les citoyens de leurs droits constitutionnels auparavant. Il donna comme exemple l’exécution d’un saboteur nazi nommé Richard Quirin, pendant la Seconde Guerre mondiale, en disant que l’affaire était « tout à fait conforme à la Constitution ». Il fit ensuite le lien entre cette affaire et la loi AUMF, qui selon la Maison blanche autorise le gouvernement à maintenir en détention et à assassiner des citoyens états-uniens qu’il juge terroristes. Torrance déclara au tribunal que l’interprétation judiciaire de ladite loi AUMF le rendait identique au projet de loi NDAA, ce qui poussa la juge à lui demander pourquoi, si tel était le cas, le gouvernement ressentait le besoin de défendre le NDAA.  B. Torrance ajouta alors, après avoir eu de la peine à trouver quoi répondre, que les États-Unis ne distinguent pas quelles lois permettent à leur armée de garder des détenus. Mme Forrest, incrédule, a alors dit que si c’était vraiment le cas, le gouvernement pourrait être accusé de désobéir aux ordres du tribunal stipulant qu’il est interdit de détenir quiconque par évocation du NDAA.

K. Forrest a également cité à la Cour Alexandre Hamilton, selon qui les juges avaient pour devoir de donner au « pouvoir du peuple » la prévalence sur la volonté du pouvoir législatif.

« Cette conclusion ne signifie pas non plus, ni par aucun moyen, la supériorité du pouvoir judiciaire sur son homologue législatif », écrit Hamilton, sous le pseudonyme Publius, dans le Federalist n°78. « Elle implique simplement que le pouvoir du peuple est supérieur aux deux, et que, là où la volonté législative, déclarée dans ses statuts, se place en opposition à celle du peuple, déclaré par la Constitution, les juges devraient être guidés plutôt par la dernière que par la première. Ils devraient moduler leurs décisions en fonction des lois qui sont fondamentales, plutôt que par celles qui ne le sont pas. »

Il n’y a qu’à comparer ce débat crucial d’un tribunal fédéral avec le bourdonnement videqui sature les ondes. Le jargon de notre théâtre politique, l’obsession ridicule de savoir qui sera choisi comme vice-président ou les potins de stars qui dominent l’industrie médiatique constituent une manière efficace de masquer notre progression vers un totalitarisme corporatiste. L’état-corporation a persuadé les foules, en gros, d’applaudir leur propre servitude. En réalité, il n’y a pas l’ombre d’une différence entre Mitt Romney et Barack Obama quand il s’agit du fonctionnement interne de l’état-corporation. Ils sont tous les deux d’accord avec cette section du NDAA et avec l’extinction massive des libertés civiques. Ils continueront tous les deux à gaspiller des milliards de dollars dans le financement d’entreprises liées à la défense, de services de renseignements et de l’armée. Ils ont tous les deux l’intention de laisser Wall Street piller les États-Unis impunément. Aucun des deux ne lèvera le petit doigt pour aider les chômeurs à long terme ou les gens sous-employés, ni ceux qui perdent leur maison pour cause de saisie immobilière ou de repossession, ni ceux qui font banqueroute à cause de leurs frais médicaux, ni même les étudiants écrasés sous le poids de dettes impayables. À écouter les cris angoissés des adversaires des deux partis, on croirait qu’il s’agit d’une bataille entre les forces de la lumière et les forces de la nuit. On croirait qu’aller voter dans ce théâtre politique figéde l’état-corporation fait la moindre différence. La fumisterie de la politique de pacotilleest là non pas pour proposer un choix, mais pour distraire les foules pendant que nos maîtres corporatistes s’activent inéluctablement, sans en être empêché par aucun parti, à transformer toute divergence d’opinion en crime.

Chris Hedges a été correspondant à l’étranger pendant presque vingt ans en Amérique centrale, dans le Moyen-Orient, en Afrique et dans les Balkans. Il a fait des reportages dans plus de 50 pays et a travaillé pour The Christian Science Monitor, National Public Radio, The Dallas Morning News and The New York Times, en tant que correspondant à l’étranger pendant 15 ans.

Résistance politique: Côte d’Ivoire… Autre agression impérialiste en Afrique dont quasiment plus personne ne parle…

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Gaz: Un nouveau cadeau de Ouattara à Bouygues

 

Par Pilippe Brou

 

url de l’article original:

http://www.nouveaucourrier.info/2012/03/06/gaz-le-nouveau-cadeau-de-ouattara-a-bouygues/

 

 

Le bien-être des Ivoiriens est souvent relégué au second plan sous le régime Ouattara. Après le troisième pont qui a coûté une somme faramineuse, Ouattara vient de faire un autre cadeau à son ami Martin Bouygues. Le revers pourrait être amer pour les Ivoiriens, déjà en difficulté sans que le gouvernement ne trouve de solutions véritables. C’est La Lettre du Continent qui le révèle dans une alerte diffusée vendredi. Alassane Ouattara a donné, le 29 février, son feu vert à Foxtrot International, filiale du groupe Bouygues, qui pourra exploiter deux nouveaux gisements en gaz naturel en Côte d’Ivoire. Il s’agit des gisements Mahi et Marlin, découverts en 2005 et en 2007 par Saur Energy, une autre filiale de Bouygues.

Si les opérations n’avaient pas commencé depuis lors, c’était en raison des désaccords profonds, sous le président Gbagbo, entre la Petroci, donc l’Etat de Côte d’Ivoire, et le groupe Bouygues, «sur le prix du gaz livré», comme l’indique La Lettre du Continent. En effet, Foxtrot exploite déjà un gisement sur le bloc CI-27, qui alimente (trop cher) les centrales Ciprel et Azito, ce qui a des répercussions directes sur le prix de l’électricité pour les foyers ivoiriens. «Depuis plusieurs années, le gouvernement ivoirien exige que Bouygues (et sa filiale Foxtrot International) aligne ses prix sur ceux de ses concurrents Afren et CNR, alors que le Français se base sur le cours du baril de pétrole, plus élevé», écrivait Jeune Afrique en janvier dernier. Deux mois plus tôt, Emmanuel Noubissié Ngankam, chargé principal des opérations de la Banque mondiale, dénonçait dans une tribune «les dispositions léonines des contrats de gaz qui se sont révélées défavorables pour l`Etat dans un contexte de flambée du cours du baril de pétrole auquel est indexé le prix du gaz».

Les coups de fil de Martin Bouygues qui ont tout changéDans un premier temps, le régime Ouattara a semblé maintenir les exigences de celui du président Gbagbo quant au réajustement des relations avec Bouygues dans le secteur du gaz. «Le directeur général délégué du groupe Olivier Bouygues a tenté de relancer ce projet au lendemain de la chute de Laurent Gbagbo, sans plus de succès», écrit La Lettre du Continent. Au final, l’industriel français a «zappé» Adama Toungara, qui n’a pas pu le rencontrer malgré ses multiples voyages sur les rives de la lagune Ebrié. Et c’est le frère d’Olivier Bouygues, Martin, patron du groupe qui contrôle notamment TF1, dont «ADO» a eu les faveurs du journal télévisé lors d’une visite privée à Paris, qui a tout débloqué. «Selon nos sources, Martin Bouygues, PDG du groupe et ami de longue date du couple Ouattara, a poussé le dossier ces tous derniers jours par téléphone», écrit La Lettre du Continent. Faut-il rappeler que Martin Bouygues est un intime parmi les intimes de Nicolas Sarkozy, président français en campagne ? Les clauses léonines des contrats précédents, signés sous le règne du PDCI, ont-elles été améliorées en faveur de l’Etat de Côte d’Ivoire cette fois-ci ? Si Alassane Ouattara a gardé la même conception de l’amitié que celle qu’il avait quand il était Premier ministre, rien n’est moins sûr. Le site d’investigation français reflets.info expliquait, en effet, dans un article paru en octobre dernier, les conditions de la privatisation des secteurs eau et électricité. «En 1991, ADO, Premier ministre de la Côte d’Ivoire et son gouvernement, cèdent la commercialisation de l’eau et de l’électricité au plus grand bétonneur de France, Martin Bouygues. Martin, l’un des meilleurs amis de Nicolas. ADO est aussi l’ami de Nico, maire de Neuilly à l’époque, qui deviendra ministre du Budget 2 ans plus tard. Le déroulement de cette «privatisation éclair» sans appel d’offre est décrit par des témoins de la façon suivante : «Martin Bouygues est arrivé en avion privé le samedi matin, le soir même il repartait avec la commercialisation des marchés de l’eau et de l’électricité. Pour l’entretien, l’exploitation technique, tout restait à la charge de l’Etat ivoirien.» Faudrait pas pousser non plus. Deux ans plus tard, en janvier 1993, l’assemblée nationale ivoirienne réunie en session extraordinaire vient taper du poing sur la table à propos du programme de privatisation du gouvernement.» Mais le mal est déjà fait !

Une chose est sûre : si les intérêts nationaux ont été noyés par la République des copains et des coquins qui se déploie sans scrupules depuis le 11 avril 2011, ce sont les Ivoiriens qui le paieront cash en réglant leur facture d’électricité. Qu’ils soient FPI, PDCI ou RDR, ils passeront tous à la caisse !

Philippe Brou

Ode au véritable militantisme humanitaire… Devoir de mémoire…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 31 août 2012 by Résistance 71

Rachel Corrie: Justice et Histoire

 

Par Georges Stanechy

Le 31 Août 2012,

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/article-rachel-corrie-justice-histoire-109582228.html

 

« C’est le feu qui terrifie nos pitoyables ennemis. Car nous ne sommes pas simplement vivants, mais terriblement précis dans nos chants et notre dédain. »

Amina Baraka (1)

 

 

Rachel…

Nous le savions.

Le 28 août 2012, nous attendions le jugement. Après des mois de procédures, de reports incessants, de manœuvres dilatoires…

Soit, ils allaient le reporter à nouveau. Soit, ils allaient acquitter ton assassin… Celui, dont ils n’ont jamais voulu donner le nom, ni montrer le visage. Surtout pas à tes parents, ta famille, tes amis. Pour des raisons de sécurité, disaient-ils.

Tes assassins, plutôt. Car ce meurtrier, sous l’uniforme de la soldatesque saccageant et terrorisant la Palestine depuis des décennies, n’est que l’infime rouage d’une sanguinaire machine de guerre. Il avait des complices : supérieurs, donneurs d’ordre, commanditaires.

Nombreux avons-nous tenté, à plusieurs reprises, de sensibiliser l’opinion publique (2). Sans surprise, notre nomenklatura, médias, politiciens et “leaders d’opinion” jouant des coudes, si bavards d’ordinaire, si cabotins de déclarations “twitteuses”, ont parfaitement observé l’omerta. En France, tout particulièrement.

Ce conducteur du bulldozer qui lentement se dirigeait vers toi… Moi qui, à bord d’un voilier, appréhende toute déferlante plus haute de quelques mètres que les autres, j’admire ton courage d’affronter un monstre d’acier de cette taille.

Face à lui, tu n’avais que ton seul gilet fluo orange et ton porte-voix. Ta foi, aussi, immense, dans un monde de Paix et de respect de la Dignité Humaine. Lui demandant de ne pas raser la maison du médecin Palestinien qu’il était chargé de démolir. Dans cet immense camp de concentration qu’est, à présent, la Bande de Gaza, avec la complicité de l’ONU.

Car, en Palestine, les forces d’occupation ont pour pratique de raser les maisons de ceux qu’ils considèrent comme « opposants » à leur politique de colonisation. Rien qu’entre 2000 et 2004, période où tu y militais pour la Paix, l’association humanitaire israélienne « B’Tselem » reconnaît qu’à Rafah, la ville de ton exécution, au moins 1700 habitations ont été rasées laissant environ 20000 personnes sans abri… (3)

Ce conducteur du bulldozer, subitement, devant des dizaines de témoins, accélérant avec la toute puissance de son moteur. Te recouvrant de terre, t’écrasant. Passant et repassant sur ton corps. Dans la satisfaction du travail bien fait, ou de la mission accomplie…

C’était le 16 mars 2003. Tu avais 23 ans.

Une cinéaste Canadienne originaire du Maroc, Najat Jellab, avec talent, sensibilité, sobriété, a réalisé un documentaire émouvant sur toi. Les images inédites de ton arrivée à l’hôpital, y sont bouleversantes. Le corps brisé, tu étais mourante. On y entend le récit du crime par un témoin, sur les lieux mêmes. Comme si nous y étions, à tes côtés.

Surtout, on y fait connaissance de tes parents. Dans votre maison d’Olympia, capitale de l’Etat de Washington sur la côte pacifique, jouxtant la frontière du Canada. De ta mère, poignante de dignité dans la souffrance. Evoquant, avec tant de tendresse, ton enfance, ton adolescence, ton engagement. Ta détermination, pour aller défendre la Paix et la Dignité Humaine, à des milliers de kilomètres de ton lieu de vie habituel.

Et, tous les témoignages, d’amitiés, d’affection, de reconnaissance, venus de Palestine. (4)

Justice complice

Finalement, ils n’ont pas hésité. Ils ont osé. Assurés de leur impunité, du soutien indéfectible de tous les gouvernements occidentaux. 

Ces soudards t’ont suppliciée de sang-froid, une première fois. Leur “justice” habile en cyniques simulacres, comme tout instrument d’une force d’occupation couvrant ses crimes quotidiens, t’a exécutée une deuxième fois : c’est “un accident”, ont-ils jugé. Disculpant ton assassin. (5) 

Mais, dans la sauvage stupidité de l’acte et de son “verdict”, la soldatesque a rasé le semblant de vernis démocratique dont elle voulait se parer. La caricature de Nick Hayes dans The Guardian en révèle, avec force, l’impact : (6)

En fait, ces fous de guerres et de violences n’ont pas compris que leur déni de “justice” était te faire revivre !… Tu es devenue un “Symbole” qui, par sa stature, sa dimension, les domine, les écrase tous : hypocrites, lâches, tortionnaires et massacreurs.

Un de ceux qui incarnent l’Histoire. Qui n’a que faire des simulacres de “justice”, sur fond de terreur et de propagande. Arguties, mensonges, le souffle du Temps les emportent. Seuls, les faits subsistent.

Symbole, tu es et resteras, de tous ces militants de la Paix et la Dignité Humaine, issus d’une multitude de pays y compris d’Occident, solidaires du Peuple Palestinien.

Démontrant ainsi que les Peuples, contrairement aux castes dominatrices usurpant le pouvoir, avec leurs seconds couteaux, milices et médias, souhaitent un monde se développant dans la concorde et la solidarité. Beaucoup ont été assassinés, même après ton propre meurtre. Les membres de l’association à laquelle tu appartenais, International Solidarity Movement [ISM], étant spécialement ciblés.

Cinq ans après ton assassinat, un des plus héroïques d’entre eux, l’Italien Vittorio Arrigoni, a vécu tous les massacres de Gaza. Aidant à transporter morts et blessés sous les bombes au phosphore et balles à l’uranium, informant le monde entier via son blog des atrocités commises par le régime d’occupation militaire. Par son livre, aussi, qui ne sera évidemment jamais traduit, ni diffusé en France : Restiamo Umani (“Restons Humains”, ou “Comportons-nous en Etres Humains”…).

Intolérable aux forces de répression, il a été enlevé et assassiné en avril 2011, 8 ans après t’avoir “supprimée”. Utilisant cette fois des “collabos”, travestis en “salafistes” par leur propagande, pour noyer le poisson. Le chef du commando d’assassins-mercenaires, qui a réussi à fuir le blocus de Gaza, réputé « infranchissable », était Jordanien… (7)

Tout occupant, malheureusement, génère sa fange, ses “collabos”. En France, sous l’occupation des forces armées allemandes, de véritables bandes organisées y prospéraient. Les plus sinistrement célèbres étant celles d’Henri Lafont ou de Rudy de Mérode. Sous-traitant une partie des enlèvements, tortures, assassinats, du régime allemand.

Les barbares en ont dansé de joie comme cet « historien », Geoffrey Alderman, écrivant dans “The Jewish Chronicle” :

« Peu d’évènements – même pas l’exécution d’Oussama Ben Laden – m’ont procuré autant de plaisir ces dernières semaines que l’annonce de la mort du soi-disant “militant pacifiste” Italien Vittorio Arrigoni »… (8)

Impitoyablement, le régime d’occupation s’efforce d’interdire l’accès de la Palestine à ces militants pacifistes, témoins de leurs férocités quotidiennes. A l’exemple de l’assaut sanglant contre la Flottille de La Liberté, apportant médicaments et vivres à la population de Gaza. Imposant implacablement la devise :

« Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ».

Symbole, tu es et resteras, de ces pays broyés sous les bombes, comme toi tu le fus sous les chenilles du bulldozer.

Le mois même de ton écrasement, on assistait sur nos écrans TV dans la jubilation médiatique, à ce qui restera un des plus grands crimes contre l’Humanité de tous les temps : l’invasion, l’anéantissement d’un pays entier. La destruction totale de l’Irak. Dans le mensonge, connu de chacun. Déchiqueté, tout comme la Somalie, le Soudan, l’Afghanistan, le Pakistan, la Lybie. Et, aujourd’hui : la Syrie.

Symbole, tu es et resteras, de la Palestine.

Nation, lacérée, pulvérisée, niée, depuis plus de 60 ans. Dont on arrache les oliviers, fauche le bétail, rase les maisons, extermine les meilleurs cadres. Jusqu’à assassiner ses artistes et poètes, comme Mahmoud Darwich le rappelait. Et, en pleurait.

Palestine où, dans une totale impunité s’agissant de territoires officiellement “occupés” et en violation flagrante de toutes les résolutions de l’ONU, ce sont non pas seulement des maisons mais, encore plus fort, des villages entiers qui vont passer sous les chenilles des bulldozers.

En juillet dernier, on apprenait ainsi que 8 villages (Majaz, Tabban, Sfaye, Fahit, Halawa, Al Marqaz, Jinba and Kharuba) et quatre localités, au sud d’Hébron, allaient être réduits en poussière. Leurs habitants expulsés. (9) Pour les transformer en terrains de manœuvres militaires…

Dis-moi, Rachel… L’abjection, va-t-elle triompher ?…

Silence complice

Depuis ta mise à mort, destructions et massacres se poursuivent en Palestine, dans l’indifférence.

Exemple emblématique : en ce mercredi 29 août 2012, une femme de 42 ans est entre vie et la mort, après avoir reçu plusieurs balles dans la poitrine. Les soudards des forces d’occupation s’amusant à faire des cartons sur des habitants qui essayent de faire pousser quelques cultures de subsistance, dans ce blocus inhumain de la Bande de Gaza. (10)

« Gaza sera invivable d’ici 2020 si aucune action immédiate n’est entreprise », s’inquiète un récent rapport de l’ONU !… (11) Comme si c’était actuellement un centre de villégiature. Un blocus qui dure depuis 2007, enfermant 1,5 million de personnes dans le plus grand camp de concentration que l’histoire de l’Humanité ait connu. Coupé de tout, depuis 5 ans. Sauf quelques tunnels au sort aléatoire, quand on ne les fait pas sauter à l’explosif, avec l’Egypte.

« Actions immédiates pour prendre en charge les aspects fondamentaux de la vie : eau, assainissement, électricité, éducation, santé et autres aspects… », prévient le « coordinateur humanitaire » de l’ONU, Maxwell Gaylord. La population incarcérée étant réduite à boire de l’eau dont le niveau de contamination est 10 fois supérieur à la norme admise par l’OMS… (12)

Pendant ce temps, moralisateur, donnant leçons d’humanité et de responsabilité, notre président « fustige » des Etats qui ne sont pas d’accord pour susciter, entretenir, la guerre civile, envahir et détruire la Syrie (13)… Accompagné par la mélopée de la chorale bêlante, incommensurable, inépuisable, des Belles Ames… (14)

Les Pussy Riot : Aghhh !… Oui !… La Palestine : c’est où ce truc ?…

En te tuant, Rachel, les forces d’occupation ont démontré que ce qui se passe en Palestine, ce sont des crimes contre l’Humanité au quotidien. Bien sûr, en Occident, tout le monde se tait. Personne ne doit savoir ce qui s’y vit. Encore moins, ébaucher, proposer une remise en cause. La conspiration du silence.

Ils on voulu éteindre ta voix. Supprimer ton exemple. Mais, les Palestiniens savent que les Peuples, y compris le Peuple Américain, vomissent ces politiques de guerre et de terreur qu’on leur inflige.

Nous vivons dans un coup d’Etat permanent où ceux que nous élisons, confisquent la « politique étrangère » qualifiée de « domaine réservé ». Soutenant les pires dictatures, régimes d’apartheid, racisme d’Etat. Dans la haine de l’Autre, justifiant les occupations militaires et régimes policiers, instruments de la spoliation coloniale.

En France, sous couvert d’une alternance bidon, nous subissons un totalitarisme. A commencer par celui de l’information. La même nomenklatura détenant tous les médias, y compris publics. Les utilisant en matraquage de désinformation et de propagande. Appliquant l’intimidation. S’efforçant d’étouffer toute expression citoyenne « déviante », dès qu’il s’agit de politique étrangère.

Exemple, parmi tant d’autres : un citoyen qui avait exercé sa liberté de penser et d’expression, en publiant dans un journal son opinion sur ce qui se passait en Palestine, a été brutalement sanctionné. Invoquant le “manque de devoir de réserve”, du fait qu’il était fonctionnaire. Saluons ce sous-préfet, admirable de courage, Bruno Guigue

« Nous refusons le bâillon à la libre expression… », beuglent les abrutis, s’érigeant dans une posture matamore en défenseurs d’un ramassis de viragos… (15) Là, soudainement, ils se taisent. Muets.

Car nous vivons, sous la botte d’une “police de la pensée”. Sorte de Nouvelle Inquisition. Avec ses Torquemada.

Les prétoires, d’où ces fanatiques lancent leurs anathèmes, prescrivent leurs bûchers, ont évidemment connu une évolution technologique depuis le Moyen-Age. A présent les instruments, du terrorisme intellectuel qu’ils exercent, sont devenus “médiatiques” : avec leurs presses, sociétés d’édition, radios, et chaînes TV.

Accusant de « blasphème » ceux qui osent se poser des questions, exercer leur liberté de penser, pire : leur esprit critique. Ceux qui agissent ainsi se verront, diffamés, calomniés, accusés d’être des “conspirationnistes”, ou des “confusionnistes”.

Ou, en plus colorés : des “bruns-rouges”, ou des “rouges-verts”, à moins que ce ne soient des “verts-bruns”… Projetant, en réalité, les couleurs du camouflage des forfaits, crimes, atrocités, qu’ils sont chargés, payés, vendus, d’occulter, transfigurer, soutenir, encourager.

Mais, grâce à toi, à ton courage face ce gigantesque bulldozer, ces Nouveaux Inquisiteurs et leurs crachats se voulant menaçants, nous paraissent soudain dérisoires. Des vermisseaux, se tortillant dans la lueur glauque de leur lâcheté…

Tes parents nous donnent, aussi, un exemple magnifique de sérénité, de ténacité. Ils continuent ton combat et nous invitent à le poursuivre. Ta maman proposant la métaphore de l’escalier :

All you ever do is take the next breath and the next step”, prendre son souffle pour franchir la marche suivante. (16)

Instaurer la paix et combattre l’injustice est un travail qui n’a pas de fin, comme ils le disent si bien :

There’s no end to the work that can be done around this issue, and other peace and justice issues.”

Oui. Qu’importe ce jugement ?… La “justice” des hommes ne vaut que ce qu’ils sont.

Rachel…

Au-delà de tout ce que tu as fait pour la Palestine, nous ne serons jamais assez reconnaissants pour tout ce que tu nous as offert.

Dans cet océan de barbaries et d’obscurantismes où nous sommes plongés, tu es de celles et ceux, lumineux, qui nous donnent l’espoir en la Conscience Humaine et en son devenir dans la Paix.

L’abjection ne triomphera pas.

 

(1)  Eloge funèbre de James Baldwin. Cité dans “James Baldwin ou le devoir de violence”, de Njami Simon, éditions Seghers, 1991, p. 246.

(2) Dans ce blog, voir :

i.  Rachel Corrie : In Memoriam, 9 mars 2008, http://stanechy.over-blog.com/article-17510446.html

ii.  Rachel Corrie, Tu Nous Manques, 8 mars 2010, http://stanechy.over-blog.com/article-rachel-corrie-tu-nous-manques-46024727.html

(3)  Harriet Sherwood, Rachel Corrie ruling ‘deeply troubling’, says her family – American activist’s family vows to appeal against Israeli court’s ruling that her death was a ‘regrettable accident’, The Guardian, 28 août 2012, http://www.guardian.co.uk/world/2012/aug/28/rachel-corrie-ruling-deeply-troubling

(4)  Dans ce billet, avec l’amicale autorisation de Najat Jellab, j’ai repris ce documentaire dont je recommande la vision et la diffusion. Il peut être visionné sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xsr3oh_her-name-was-rachel-corrie_news

(5)  Harriet Sherwood, “Rachel Corrie’s death was un accident, Israeli judge rules”, The Guardian, 28 août 2012, http://www.guardian.co.uk/world/2012/aug/28/rachel-corrie-verdict-accident-judge

(6)  Nick Hayes, The Guardian, 28 août 2012, http://www.guardian.co.uk/cartoons

(7)  Ramzy Baroud, “Gaza trial must offer more than verdict”, Asia Times, 29 août 2012, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NH29Ak01.html

(8)  Cité par Harriet Sherwood dans The Guardian, le 18 mai 2011, et Ramzy Baroud dans Asia Times, le 29 août 2012, Op. Cit. :
 »Few events – not even the execution of Osama bin Laden – have caused me greater pleasure in recent weeks than news of the death of the Italian so-called ‘peace activist’ Vittorio Arrigoni« .

(9)  “Israel orders demolition of eight Palestinian villages for IDF training sites”, 23 juillet 2012, http://www.rt.com/news/israel-demolish-palestinian-west-860/

(10)  “Gaza woman in critical condition after shooting near Israeli border”, 29 août 2012, RT, http://rt.com/news/line/2012-08-29/#id36585

(11)  “Gaza will be “unlivable” by 2020 unless immediate action taken : UN report”, RT, 28 août 2012, http://rt.com/news/gaza-israel-un-report-695/

(12)  “Gaza will be “unlivable” by 2020…”, Op. Cit.

(13)  “Syrie : le président français fustige la position de Moscou et de Pékin au CS”, 27 août 2012, RIA Novosti,  http://fr.rian.ru/world/20120827/195801574.html

(14)  Solidaires des Pussy Riot Nous refusons le bâillon à la libre expression, L’Humanité (le journal…), 28 août 2012, http://www.humanite.fr/monde/solidaires-des-pussy-riot-nous-refusons-le-baillon-la-libre-expression-502876

(15)  L’Humanité, 28 août 2012, Op. Cit.

(16)  Harriet Sherwood, “Rachel Corrie’s mother : “I know this won’t be the end”, The Guardian, 26 août 2012, http://www.guardian.co.uk/world/2012/aug/26/rachel-corrie-mother-not-end

 

 

Politique française: Hollande suit les consignes que lui souffle « l’oreillette » reliée à la City de Londres…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 30 août 2012 by Résistance 71

Tout comme Obama a suivi dans les traces de Bush, Hollande suit celles de Sarkozy… Pourquoi cette constante ? Parce que toute cette clique de parasites inutiles et nuisibles ne sont que des marionnettes animées depuis Wall Street et la City de Londres, des pantins de la haute finance et des cartels militaro-industriels.

On leur souffle leur rôle dans l’oreillette et ils s’exécutent.. ou « on » les exécute… Au sens propre comme figuré…

— Résistance 71 —

 

La France prête à reconnaître Al-Qaïda comme le gouvernement légitime de la Syrie

 

Kurt Nimmo


url de l’article original:

 

Le 28 Août 2012

http://www.infowars.com/france-ready-to-recognize-al-qaeda-as-syrias-legitimate-government/print/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président socialiste de la France récemment élu et suppôt du groupe Bilderberg, François Hollande, a dit à l’opposition syrienne dirigée par la CIA et le MI6 britannique, de former un gouvernement provisoire. Hollande a dit que la France le reconnaitrait ensuite comme le gouvernement légitime de la Syrie.

En février dernier, le directeur du renseignement national américain, James R. Clapper avait dit au comité des armées du sénat américain qu’Al Qaïda avait “infiltré” les groupes d’opposition syriens que la France disait qu’elle reconnaitrait.

“Bizarrement, le fait que Washington, en coopération avec ses alliés, envoie maintenant du matériel sophistiqué de communication, de renseignement militaire et d’armement aux milices en Syrie, milices qui ont des liens considérables et grandissants avec Al Qaïda, n’a pas du tout fait sourciller le gouvernement Obama”, écrivit John Glaser en Juillet.

Glaser mentionna un supposé “processus de sécurité” pour éviter que les armes n’aboutissent entre les mains d’Al Qaïda et des extrémistes islamistes, “mais ce processus est construit sur des bases tierces non sûres et des officiels du renseignement ont dit récemment au Washington Post au au Los Angeles Times que la vérité est que les Etats-Unis ne savent pas qui perçoit l’argent et les armes.”

En fait, il y a un grand nombre de preuves que la CIA a entrainé, armé, financé d’au moins 3 milliards de dollars et soutenu Oussama Bin Laden et ce qui est devenu plus tard Al Qaïda.

La ministre des affaires étrangères Hillary Clinton a admis récemment que les Etats-Unis avaient créé Al Qaïda, alors que son admission ne fut au mieux que légèrement couverte par les médias de l’establishment. Les Etats-Unis ont aussi soutenu Al Qaïda en Libye avant le meurtre de Kadhafi. Suivant les instructions du pays nord-africain, l’autorité transitoire libyenne a été d’accord pour envoyer des armes et des combattants en Syrie afin d’aider l’Armée Syrienne Libre (ASL).

“Sous Bush et Cheney, la soi-disant présence d’Al Qaïda quelque part était utilisée comme prétexte pour bombarder et envahir des pays”, écrivit l’historien Webster Tarpley en 2011. “Sous Obama, un empire anglo-américain étiré géographiqiuement et moribond, utilise Al Qaïda et son infantrie irrégulière dans un effort pour harasser et incapaciter des états-nations du monde, ceci ayant pour effet leur désintégration en un chaos de luttes tribales, sectaires, et criminelles de leurs seigneurs de la guerre. Dans sa phase actuelle, Al Qaïda est redevenue l’armée de guérilla pour la CIA qu’elle fut à son origine. Ceci a pour conséquence directe que la civilisation elle-même est menacée dans de plus en plus d’endroits dans le monde.”

 

Résistance (géo)politique globale: Le Mouvement des Pays Non-Alignés tient son sommet à Téhéran… Dans un silence assourdissant de la pressetituée occidentale !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 août 2012 by Résistance 71

Nous avons traduit ici un excellent article de Finian Cuningham au sujet du sommet des pays non alignés (sur le crime occidental…) qui a lieu jusqu’à demain à Téhéran.

Le contre-pouvoir géopolitique à l’empire est en marche. L’empire est à la dérive, mais son pouvoir de destruction est immense. Danger ! Danger !

— Résistance 71 —

 

Le sommet de Téhéran des pays non-alignés envoie un message de paix

 

Par Finian Cuningham

 

Le 24 Août 2012,

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/257879.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lorsque le sommet des pays non-alignés va se rassembler dans la capitale iranienne ce week-end, cela promet d’être le plus grand show de la planète, un spectacle de solidarité internationale et de coexistence pacifique, face à l’agression impérialiste et la menace de guerre totale ouverte.

Le 16ème sommet du Mouvement Non Alignés (MNA) depuis sa création en 1961 peut difficilement se tenir à un moment plus crucial pour les affaires internationales.

Il semble que jamais auparavant les mots de Fidel Castro n’ont eu autant de résonnance urgente, lorsque le leader cubain déclara dans un sommet précédent en 1979 que le mouvement international représentait “l’indépendance nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité des pays non-alignés” dans “leur lutte contre l’impérialisme et toutes formes d’agression étrangère”.

Cinquante et un ans après la création du MNA à Belgrade (NdT: par Tito, Castro, Sukarno, Neru et Nasser), le monde a peut-être survécu le spectre de la destruction mutuelle assurée par la guerre froide; mais le monde unipolaire qui a depuis émergé, dominé par les Etats-Unis et ses alliés élitistes, nous ne faisons qu’être les témoins de la renaissance des guerres d’agression et, ironiquement, une nouvelle menace de guerre nucléaire, et les mêmes causes néfastes qui ont motivées à la création du mouvement en première instance.

Quelques 120 nations sont membre du mouvement, représentant environ 55% de la population mondiale et environ les deux tiers du corps des nations-unies. En fait, le MNA est parfois référé comme étant les “véritables Nations-Unies” car il semble bien plus démocratiquement représentatif des intérêts mutuels de la majorité des populations mondiales que l’ONU, dominée , elle, outrageusement par l’occident et son conseil de sécurité auto-proclamé.

Alors que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux invoquent toujours de manière arrogante la couverture de la “communauté internationale”, le mouvement non-aligné peut lui légitimement clâmer ce titre. Quand les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France parlent de la “communauté internationale”, ce à quoi ils se réfèrent généralement est la cabale personnelle de pouvoir et d’intérêts géopolitiques particuliers les concernant.

Aujourd’hui, l’avantage supposé de la guerre froide est un leurre cynique total. Les membres du MNA sont attaqués ou souffent des ravages de la belligérence de la soi-disante “communauté internationale”, les puissances partisanes des Etats-Unis et de leurs alliés de l’OTAN. L’Afghanistan, l’Irak, le Yémen, la Libye, la Somalie, le Pakistan entr’autres. A part le MNA, qui lui a condamné les agressions et les interférences, quand les Nations-Unies ont-elles condamné de tels méfaits ? De fait, l’ONU a honteusement donné son soutien moral et sa couverture diplomatique à ces guerres illégales.

Aussi, à l’encontre de l’ONU, le MNA a appelé explicitement pour le désarmement nucléaire de cette élite mondialiste qui continue de posséder des dizaines de milliers d’armes de destruction massive et ce en rupture de leurs propres obligations sous les conditions du traité de non-prolifération qu’ils ont signé.

La Syrie, membre du MNA, est assailli par un axe de puissance emmené par les Etats-Unis, axe qui inclut la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Turquie et Israël, dans une guerre larvée d’agression impérialiste par proxy. Aucune de ces puissances n’est bien sûr membre du mouvement. Elles constituent en fait, le gang mondial des états renégats emmenés par Washington.

Dans sa tentative de destruction de la Syrie, l’axe emmené par les Etats-Unis est aidé par les dictatures du Golfe telles l’Arabie Saoudite et le Qatar. Les monarchies arabes sont officiellement membres du MNA, mais elles ne vont sûrement pas participer à la conférence de Téhéran pour des raisons évidentes et condamnables.

De cette façon, le sommet de Téhéran servira à exposer à la face du monde cette élite mondialiste néfaste et va t’en guerre. La réunion exposera les prétendus membres de la “communauté internationale”, comme n’étant rien d’autre qu’une bande de voyous qui ne fait que rançonner le reste du monde sous la menace de l’agression permanente. Il sera exposé que cette élite soi-disant garante du droit international et des droits de l’Homme n’est rien d’autre q’une clique d’escrocs, de racketeurs, dont la poursuite  prédatrice infatigable pour des profits impérialistes est la malédiction pour cette terre et la paix mondiale.

C’est une justice poétique que l’Iran ait reçu l’honneur d’herberger cet évènement historique. Pour maintenant près d’une décennie, la république islamique a dû vivre sous la menace constante et directe de la guerre de la part des Etats-Unis et de ses sbires. Cette dernière année écoulée, ces menaces sont montées de centaines de décibels. Dans un monde dominé par des états voyous tels les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et leur chiens de garde illégalement armés nucléairement comme Israël, ceux-ci ont l’audacité de menacer quotidiennement l’Iran d’attaques militaires et ce faisant, mettent le monde dans l’ombre de l’annihilation totale.

L’Iran est l’autre membre qui est sujet à une guerre d’agression. Sabotage de ses infrastructures, assassinats de ses scientifiques et kidnapping de ses citoyens, telle la mère iranienne Shahrzad Mirgholikhan, qui fut torturée cinq années durant dans les prisons américaines; tout ceci fait partie du jeu de la belligérence. De la même manière que le sont les embargos criminels contre l’économie du pays, embargos orchestrés de près par Washington.

Cette criminalité haineuse, basée sur la suspicion et le mensonge, n’existe que parce que l’Iran exerce son droit légal de développer une énergie nucléaire civile et de maintenir son indépendance politique.

Mais la justice poétique du sommet du MNA réside dans le fait que la majorité du monde est du côté de l’Iran face à cette agression. Des pays aussi loin que le Mexique et le Brésil ou l’indonésie et la Malaisie ont clairement signifié que l’Iran a le droit de se développer selon ses propres termes sans interférence aucune ou dégradation hégémonique de l’extérieur.

Plus de 100 nations vont participer au sommet. Quelques 35 pays envoient leur chef d’état à Téhéran. 21 autres gouvernements seront représentés par leurs ministres des affaires étrangères.

Parmi ceux qui seront au sommet: le premier ministre indien Manmohan Singh, qui sera accompagné d’une délégation de 150 officiels. Des délégués de pays observateurs du MNA, incluant la Chine, la Russie et le Brésil sont aussi attendus.

Une présence historique sera celle du nouveau président égyptien Mohamed Morsi. Ceci constituera la première visite officielle entre les deux pays depuis que les relations avaient été coupées en 1978 lorsque le régime égyptien s’aligna sur la politique des Etats-Unis contre la révolution iranienne.

Défiant la politique de torsion de bras de Washington et de sa clique d’état-nations lyncheurs, des pays d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Asie iront à Téhéran. Soulignant leur indépendance et leur solidarité, bon nombre de ces nations sont maintenant reportées résumer leurs contrats d’import-export avec l’Iran, contrats d’importation de pétrole iranien, défiant ainsi les récentes sanctions américaines et européennes contre le pays.

C’est un signe du temps que même le secrétaire général inutile de l’ONU, Ban Ki-Moon, ait annoncé sa participation. Le premier ministre mégalomaniaque israélien Benjamin Netanyaou a qualifié la décision de Ban Ki-Moon d’aller en Iran comme étant “une grosse erreur”, tandis que Washington qualifiait la décision de “quelque peu étrange”.

Quoi qu’il en soit, Ban Ki-Moon doit faire un peu mieux que se montrer. Il doit quelque part trouver les tripes pour parler catégoriquement contre la violence emmenée par les Etats-Unis contre l’Iran et la Syrie. Ceci paraît néanmoins douteux au vu de son silence complice au sujet des crimes de Washington, de ses attaques illégales de drones en Afghanistan, la Libye, le Pakistan et la Somalie. Quoi qu’il en soit, le simple fait que Ban Ki-Moon se rende à Téhéran, malgré les pressions de Washington, est en soit, une preuve de la justesse des actions de Téhéran et de son bon-droit.

Face à l’agression impérialiste américaine dans plusieurs régions, les nations du monde se dressent et disent; “Assez est assez !” Ironiquement, les désirs de mort de Washington pour le monde sont exposés pour ce qu’ils sont, et dans sa tentative d’isoler l’Iran, l’empire devient en fait celui qui est isolé, diminué et qui entre en disgrâce. Après avoir été si longuement vilifiée par Washington et ses complices, c’est l’Iran qui est maintenant portée au pinacle par le reste du monde.

Une ironie finale est que deouis que la guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS s’est terminée il y a 20 ans, certains analystes pensaient que le MNA deviendrait inutile, une organisation sans but. Deux décennies plus tard, le MNA saisit au vol l’occasion qui lui est donnée avec plus de ferveur et de justesse qu’il ne lui ait jamais été données et réalise peut-être son vrai moment de gloire et de mérite pour la cause de la paix mondiale et de la solidarité.

Ses pères fondateurs: Josip Tito de Yougoslavie, Jawaharlal Nehru d’Inde, Gamal Nasser d’Egypte, Kwame Nkrumah du Ghana et Sukarno d’Indonésie sont très certainement en train de sourire largement et ont le dernier fou-rire.

***  ***  ***

En plus sur le sujet: Interview de Thierry Meyssan sur la radio francophone iranienne au sujet du sommet de Téhéran.

 

http://french.irib.ir/analyses/interview/item/209140-thierry-meyssan,-journaliste-français

Ingérence américaine au Vénézuéla: La boule de cristal des diplomates américains voit tout… Surtout ce qui les arrange…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média with tags , , , , , , , , on 30 août 2012 by Résistance 71

L’ambassade américaine de Caracas avait prédit un “évènement extraordinaire” qui allait faire battre Chavez dans les élections présidentielles du 7 Octobre

Le 28 Août 2012

 

Réseau Voltaire

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/US-Embassy-in-Caracas-predicted-an

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le texte ci-dessous a été publié sur un site d’opinion vénézuélien le 22 Juillet, bien avant l’explosion qui a eu lieu à la rafinerie Amuay et qui fut “un évènement extraordinaire”. La question est la suivante: S’agit-il de l’évènement extraordinaire” auquel se réfère le personnel de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas mentionné dans l’article ci-dessous ? Ceci constitue t’il un indice menant à la tragédie d’Amuay ?

Après plus de 24 heures de réflexion sur ces terribles évènements et en suivant les médias de l’opposition et les tweets, leur nécrophilie en référence à la mort et à la destruction au vu et au sus de tous, de plus en plus de personnes viennent pas à pas à la conclusion que l’énorme explosion qui a eu lieu à Amuay et qui a fait 41 morts et de nombreux blessés, n’était pas un “accident”.

Arturo Rosales, 
Axis of Logic

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Au contraire de ce que la vaste majorité des sondages réputés révèlent concernant les futures élections présidentielles vénézuéliennes, le personnel de l’ambassade des Etats-unis à Caracas “prévoit un résultat très serré” et s’intéresse à un “évènement extraordinaire”.

Dans le segment de son programme télévisé appelé “Confidences”, diffusé le 22 Juillet, le journaliste José Vincente Rangel rapporta que le directeur d’une des agences de sondages vénézuéliennes a eu un entretien de trois heures avec des personnels de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas.

Rangel les a informé de la mauvaise nouvelle, à savoir que malgré tous leurs efforts, les résultats de l’élection présidentielle du 7 Octobre montreraient un jour très favorable au président et candidat socialiste sortant Hugo Chavez. Le personnel américain a néanmoins une vue très différente de la question et “prévoit un scenario différent avec un résultat très serré et a confiance dans la capacité du candidat de l’opposition Capriles de se rapprocher et de réduire l’écart des intentions de vote”, a dit Rangel.

Pendant la conversation, les américains étaient intéressés de “réduire l’écart grâce à un évènement extraordinaire dont la magnitude et les caractéristiques, qu’ils n’ont pas révélés, pourraient avoir un impact sur les résultats des élections et générer des conséquences imprévisibles.”

Rangel posa la question: “A quoi les personnels de l’ambassade se réfèrent-ils et quelle est l’information qu’ils possèdent et que nous n’avons pas ?”

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