Archive pour dissidence a l’oligarchie

Illusion démocratique: Un nouveau cirque électoral nous est imposé… BOYCOTT de toute cette fange !

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Résistance 71

 

20 mai 2019

 

Cet appel n’est pas réservé aux Gilets Jaunes et sympathisants mais à toute personne politiquement consciente désirant radicalement  changer ce système inique et criminel de fond en comble.

Voter c’est se soumettre, voter, c’est de donner des maîtres, voter c’est acquiescer au système de la mascarade oligarchique !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Boycott du vote !
Boycott des institutions !
Boycott de l’État y compris de l’Union Européenne oligarchique!
Boycott de la mascarade électorale !
Boycott de la société marchande et de sa dictature !

Mais boycotter ne suffit pas… Il faut entrer en résistance, entrer en abstention politique active ; c’est à dire remplacer ce que nous boycottons justement par une alternative politique : celle des assemblées populaires locales, se confédérant et court-circuitant les institutions obsolètes et criminelles de l’outil répressif étatique, tel que préconisé et mis en place par des groupes Gilets Jaunes comme à Commercy, St Nazaire et autre…

A (re)lire:

Le criminel c’est l’électeur !
De l’isoloir à l’isolement
Petit dialogue nécessaire en période électorale
Qu’est-ce que l’abstentionnisme politique ?
Voter est-ce agir ?
La fin du cirque (Résistance 71, novembre 2016)

Pour mettre fin à l’illusion démocratique:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Notre page « Illusion démocratique » qui regroupe un soixantaine de textes démontrant l’ineptie étatique et électorale.

 


Briser les chaînes commence par dire NON !

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Dictature technologique: L’appli WhatsApp de Facebook espionne les usagers…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologie, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 mai 2019 by Résistance 71

Nous l’avons dit il y a longtemps et le répèterons sans cesse: vivons heureux, vivons cachés et débranchés !… La technologie moderne qui culmine avec la 5G se mettant en place n’est qu’un outil de contrôle et de destruction de nos vies, au sens social comme au sens physique du terme, la 5G est un projet eugéniste de génocide planétaire.

Une résistance efficace s’organise hors électronique, l’humain prime, l’humain sauvera l’humain et rien d’autre.

~ Résistance 71 ~

 

 

La vulnérabilité de WhatsApp ?… Soyons sérieux, Le Mossad possède et a créé WhatsApp pour les imbéciles (comme moi…)

 

Veterans Today

 

15 mai 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/05/14/whatsapp-vulnerability-get-real-the-mossad-owns-and-created-whatsapp-for-idiots-like-me/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note des éditeurs: Les révélations d’aujourd’hui que WhatsApp est hacké par la sécurité israélienne n’est pas vraiment une info. Des millions de personnes utilisent cette application pour téléphoner gratuitement sous WiFi dans le monde entier.

Les créateurs de cette app ont toujours eu des liens très étroits avec Israël mais lorsque Fakebook l’a achetée, le Zuckstein, ce fut totalement abandonné au renseignement militaire israélien (NdT: Shinbeth), pas le Mossad, mais ceci est un mot que certains pourront comprendre.

Des groupes comme l’EIIL / Daesh communiquent via Google, utilisent des vidéos YouTube (propriété de Google) et des écrans de communication pour faire passer des messages. Nous avons dénoncé cela il y a des années, un jour peut-être que la NSA le fera aussi.

Nous pensons que Google est l’EIIL / Daesh…

 

RT/Moscow: 

L’application WhatsApp messenger, propriété de Facebook, a été transformée en arme électronique afin de piéger les téléphones de ceux qui font campagne pour les droits de l’Homme, ainsi que d’autres dissidents, avec des logiciels espions israéliens, ce qui a déclenché un feu nourri contre le fabricant du programme.

Le groupe NSO vend ses produits aux gouvernements qui sont connus pour leurs violations outrancières des droits de l’Homme, leur donnant ainsi des outils de traçage des activistes et des critiques politiques. L’attaque sur Amnesty International fut la goutte d’eau.” a déclaré Danna Ingelton, directrice adjointe d’Amnesty Tech dans un communiqué lundi dernier. “Il est temps d’arrêter d’utiliser le groupe NSO et ses outils d’infiltration, d’intimidation et de réduction au silence de la société civile.

Amnesty, qui a été ciblée avec plusieurs autres avocats des droits de l’Homme par WhatsApp, travaille avec un groupe de citoyens israéliens et des groupes de protection légale sur une action en justice qui forcerait le ministère israélien de la défense à révoquer la licence d’exportation du groupe NSO, affirmant que le produit phare de l’entreprise, appelé Pégase, est dangereux et prône aux abus et que NSO le vend délibérément à des gouvernements répressifs.

Après avoir découvert la “vulnérabilité la semaine dernière, WhatsApp affirme travailler 24/24 pour développer une protection pour les utilisateurs, chose qui fut apparemment faite lundi. WhatsApp a aussi rapporté la chose au ministère de la justice américain, qui a refusé de faire tout commentaire au Financial Times. L’entreprise ne sait pas comment les quelques 1,5 milliards de personnes utilisant son App ont été affectées.

Les agresseurs ont installé Pégase sur les téléphones de leurs utilisateurs cibles au travers la fonction d’appel de WhatsApp, d’après l’entreprise. Les utilisateurs n’avaient même pas à répondre au téléphone pour être infectés. Pégase peut allumer la caméra et le microphone d’un utilisateur ciblé à la commande, espionner et utiliser la messagerie, tracer la géo-location, tout cela sans que la victime ne sache quoi que ce soit. Alors que l’entreprise affirme que Pégase n’est que pour l’utilisation de gouvernement, son site internet insiste sur le fait que sa mission est de “développer une technologie pour empêcher et enquêter sur le crime et le terrorisme”, NSO affirme sélectionner ses clients ; un certain nombre d’activistes et de défenseurs des droits de l’Homme au Moyen-Orient se sont retrouvés du mauvais côté de l’application et de l’attaque de Pégase. Amnesty International affirme que des activistes, journalistes, défenseurs des droits de l’Homme au Mexique ont été inquiétés, un employé, des activistes saoudiens, un activiste des droits de l’Homme aux EAU et même soi-disant le dissident saoudien Jamal Kashoggi dont les tortionnaires et tueurs utilisèrent l’application pour le suivre et le tracer, tous ces gens ont été des victimes de Pégase.

En aucun cas NSO serait impliquée dans le fonctionnement ou l’identification de cibles de sa technologie, qui est uniquement utilisée par des agences de renseignement ou autorités légales”, a dit NSO ajoutant que l’entreprise n’aurait pas la capacité technique de cibler des individus ou des organisations. AI n’est pas la seule organisation traduisant NSO en justice. Alaa Mahajne, une avocate de Jérusalem, se porte partie civile pour des citoyens mexicains et saoudiens ciblés par le logiciel. “C’est déconcertant mais pas surprenant que mon équipe ait été ciblée avec la même technologie que nous attaquons en justice”, a t’elle ajouté.

Rapporté il y a deux ans en Israël:

Comment WhatsApp expose vos données

WhatsApp, service de messagerie propriété de Facebook, chiffre (code) les messages des utilisateurs, mais un développeur de logiciel a découvert des utilisateurs partageant des liens internet pouvant exposer des données personnelles.

Un des avantages majeurs du service de messagerie texte, photo, audio, et vidéo de WhatsApp est son chiffrage des messages d’un bout à l’autre de la chaîne de transmission. L’appli, propriété de Facebook, n’offre pas nécessairement le service le mieux protégé, mais cette caractéristique est un avantage majeur pour un service de messagerie qui est le plus largement utilisé de par le monde. L’encryptage peut permettre la protection des messages d’être hacké par des particuliers ou des gouvernements, mais il est devenu apparent cette semaine que la façon dont WhatsApp gère les liens avec les sites internet envoyées sur l’application expose les données des utilisateurs.

Ce point faible fut d’abord dévoilé cette semaine par un développeur de logiciel gardant l’anonymat, répondant au pseudonyme de “mulander” sur Twitter, après que cette personne ait remarqué quelque chose de bizarre lorsqu’elle examina la fonction du serveur pour son blog. Il se passe que lorsque quelqu’un tape des adresses de sites internet sur l’application, WhatsApp envoie l’adresse au serveur du site désiré lettre par lettre. Ceci donne à l’utilisateur un pré-visionnage plus rapide de la page demandée, mais cela provoque aussi un défaut dans la sécurité du message…

Facebook n’a pas encore répondu à la demande du journal Haaretz à ce sujet.

 


Résistance universelle à la tyrannie…

Résistance politique: lectures à propager sans aucune modération… Le top 10 des PDF sur Résistance 71 !

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Résistance 71

 

17 mai 2019

 

Nous vous proposons ci-dessous le classement des 10 top pdf téléchargés par les lecteurs de Résistance 71 depuis la création de notre bibliothèque PDF qui a vu le jour avec l’étroite coopération de Jo pour la mise en page.

Il y a à ce jour 109 documents en format PDF à télécharger gratuitement sur notre page des PDF à lire et à divulguer sans modération.

Voici les 10 documents les plus lus:

1- Manifeste pour la Société des Sociétés (Résistance 71, octobre 2017)

 

2- Ashraf Ezzat Mythe Biblique

3- Un Monde sans Cancer, l’histoire de la vitamine B17

 

4- La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

5- Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

6- Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

7- Meurtre par Décret version PDF

8- le bouclier du lanceur d’alerte

9- Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

10 – Sutton_Wall_Street_et_la_montée_d’Hitler

 

A (re)lire et diffuser sans aucune modération… Merci

 


Soyons SUPRA-connectés…
Solidarité, Union, Persévérance, Réflexion, Action

Lutte contre le colonialisme: Les Mayas du Guatemala en rébellion

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Entretien avec Vilma, activiste Maya du Guatemala

 

La Voie du Jaguar

 

14 mai 2019

 

url de l’article:

https://www.lavoiedujaguar.net/Entretien-avec-Vilma-activiste-maya-du-Guatemala-en-visite-aux-Lentilleres

 

Au cours d’une promenade printanière dans les jardins occupés du Quartier libre des Lentillères, après avoir fait une visite explicative de l’histoire de ce territoire en lutte, nous nous sommes entretenues avec Vilma, activiste guatémaltèque qui a partagé avec nous son expérience de résistance communautaire indigène.

Pour commencer si tu veux bien te présenter. Tu viens d’où ? Comment es-tu arrivée ici ?

Je m’appelle Vilma Judith Sor, je suis une femme maya kaqchikel [1] du Guatemala et je travaille dans une organisation qui s’appelle Association communautaire pour le développement Serjus. Je suis ici parce que le travail que nous faisons reçoit le soutien du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) dans un lieu qui s’appelle Ixcán, au nord du Quiché [2].

Quel type de travail réalise votre association ?

Nous avons plusieurs axes de travail mais nous travaillons surtout l’organisation et l’articulation communautaire parce qu’on pense qu’il est nécessaire de récupérer le sens communautaire depuis la base, depuis les communautés, car la guerre a détruit le tissu social. Alors nous cherchons à reconstruire ce tissu social depuis les principes et valeurs de la cosmologie [3] maya et dans ce sens l’idée de communauté est très importante. Et avec cette organisation et articulation communautaire nous mettons en place des propositions comme l’agriculture écologique et la défense du territoire, spécifiquement l’eau et la biodiversité car il y a une intention de privatiser les graines et les plantes médicinales, et en général les connaissances ancestrales. Nous luttons aussi en ville pour le droit à un logement digne. Nous travaillons également beaucoup dans la recherche des droits des femmes et contre les violences faites aux femmes. Pour tout ça, nous cherchons à avoir une incidence réelle dans les gouvernements municipaux. Par exemple, à Ixcán, nous avons travaillé à construire une politique municipale de souveraineté alimentaire et un autre programme municipal pour l’égalité de genres. Ce sont de petits apports que nous faisons pour le bien des communautés. Mais tout ça est également indissociable d’un travail de formation politique pédagogique depuis l’éducation populaire. Nous pensons en effet que l’organisation, si elle ne se forme pas, peut se perdre sur le chemin et peut aussi perdre ce désir et cet espoir de construire une société différente, un monde meilleur où il y ait une place pour tous et toutes.

Tu parlais de la guerre, ici en France peu de gens connaissent cette histoire et ses conséquences aujourd’hui. Tu peux nous donner quelques pistes pour que l’on comprenne un peu mieux ?

Au Guatemala, il y a aujourd’hui une inégalité mais cette inégalité que nous vivons maintenant a existé historiquement depuis l’invasion. De 1944 à 1954, il y a eu des gouvernements progressistes qui ont cherché à donner un peu plus de justice aux paysans en travaillant notamment une réforme agraire. Mais cela n’était pas bien vu par l’oligarchie guatémaltèque mais aussi par les entreprises des USA. Alors, ils ont fait tomber le gouvernement de Jacobo Árbenz Guzmán et installé un gouvernement militaire. Et à partir de là, la situation du pays est devenue très difficile avec un conflit interne armé qui a été l’un des plus sanglants du monde. Il y a eu beaucoup de violences, avec la politique de la terre brûlée où ils ont fait disparaître des communautés entières, les enfants, les femmes, les vieilles et les vieux, tout le monde. C’est une histoire terrible, très dure dans notre processus historique. Après trente-six années sanglantes, il y a eu des accords de paix qui ont enfin été signés. Malheureusement, ceux-ci sont restés un bout de papier puisqu’ils n’ont jamais réellement été appliqués. Et alors, les conditions de la grande majorité de la population, surtout indigène restent très précaires. De là, les accords de paix ont ouvert des possibilités. Par exemple, on peut aujourd’hui s’organiser collectivement, ce qui pendant la guerre était impossible, et ainsi pouvoir exercer nos droits d’une manière un peu meilleure. Mais la situation d’inégalité n’a dans le concret pas tant changé que ça et c’est pour ça que les peuples s’organisent et luttent pour défendre leurs territoires et leurs vies.

Tu parles de défendre le territoire parce qu’il y a des mégaprojets en ce moment au Guatemala ?

Ce système capitaliste colonial et patriarcal s’est imposé dans le monde entier, il s’est exprimé au Guatemala d’une manière bien concrète. Ça a beaucoup de lien avec les axes de développement de ce système comme les mines, l’exploitation du gaz ou du pétrole, la monoculture de la palme pour l’huile ou la canne à sucre. Il y a aussi de grands projets d’infrastructure comme des barrages hydroélectriques. Ceux-ci provoquent le plus de conflits dans tout le pays parce qu’ils sont très importants. Ils dévient les rivières, et les communautés en aval n’ont donc plus accès à la rivière et donc plus d’eau. Ce sont souvent des communautés indigènes qui vivent de la pêche mais aussi du maïs et des haricots, qui sont les moyens de subsistance basiques pour les communautés indigènes. Alors si on n’a plus d’eau, on n’a plus de vie.

Dans tous les territoires du Guatemala il y a beaucoup de conflictualité sociale sur cette question et beaucoup de résistance pour s’opposer à ces projets. Malheureusement, comme ils sont soutenus par le capital transnational mais aussi par les dominants locaux qui ont beaucoup de pouvoir économique, ils manipulent et utilisent les institutions gouvernementales pour développer leurs projets sans avoir consulté les peuples alors que c’est un droit collectif. Certains projets ont pu être empêchés mais malheureusement pas tous, notamment du fait de la répression. Nous avons ainsi beaucoup de leaders et persécuté·e·s et criminalisé·e·s et même prisonnier·e·s politiques. Au Guatemala, on n’emploie pas cette formulation mais nous les considérons comme des prisonnier·e·s politiques.

Pour pouvoir te mettre en prison parce que tu défends la forêt ou la terre, ils vont inventer des délits et nuire à ta réputation. Certains ont ainsi dû sortir du pays pour ne pas subir cette répression et ça a également fragilisé les mouvements de résistance.

Et l’histoire d’extrême violence dont tu parlais auparavant doit également marquer les luttes aujourd’hui ? Quand nous avons parlé dans l’après-midi des luttes en Europe comme à la ZAD, il était évident qu’ici ils ne nous tirent pas dessus à balle réelle et que ça ouvre plus de possibilités pour s’opposer à un mégaprojet. Quelle stratégie vous mettez en place pour pouvoir affronter tout ça ?

Au Guatemala, du fait de l’histoire de guerre que nous avons connue, beaucoup de ces résistances qui s’opposent à ces projets ont choisi la résistance pacifique. Concrètement ça veut dire faire des plantones [4] permanents pendant des mois ou même des années. On vient de fêter les quatre ans du planton de la Pula. Et il y en a beaucoup d’autres ainsi contre les barrages ou les monocultures, mais toujours en revendiquant la résistance pacifique pour éviter les agressions violentes de la police ou de l’armée. Malgré cela, les autorités ont commis de nombreux abus. Hier, justement je lisais une nouvelle qui disait que les militaires responsables du massacre de camarades indigènes avaient été relaxés. (…)

On a le sentiment que le pouvoir militaire se consolide et est de plus en plus présent dans toutes les instances du gouvernement. Par exemple le président n’est pas issu officiellement de l’armée mais on sait bien que derrière lui ce sont les militaires qui ont la main sur une partie du pouvoir tant législatif qu’exécutif ou judiciaire. (…) Il y a des leaders indigènes qui sont assassiné·e·s prétendument dans des crimes de droit commun mais c’est évident que derrière ces actions il y a les services secrets de l’armée. C’est la manière d’opérer de l’armée. Pendant la guerre, ils ont massacré des villages entiers en disant qu’il fallait « enlever l’eau des poissons », c’est-à-dire qu’ils attaquaient les communautés qui soutenaient la guérilla en partageant leur nourriture par exemple.

Aujourd’hui, ils s’attaquent de la même manière aux ONG qui soutiennent les luttes communautaires mais avec un changement législatif. Ils veulent nous limiter à un rôle assistancialiste pour nous empêcher de nous organiser politiquement. Mais nous poursuivons notre chemin d’autoformation pour contribuer à développer le sens critique dans nos communautés. Avec cette loi, des organisations comme la mienne pourraient être fermées. (…) Il y a aussi cette nouvelle loi contre le terrorisme. Il y a peu, ils nous cataloguaient encore de communistes mais depuis les attentats du 11 septembre 2001 ils nous accusent d’être des terroristes. En réalité, c’est juste un moyen de faire taire la voix de nos communautés en lutte en facilitant les voies légales pour mettre des activistes en prison. (…)

Au Quartier libre des Lentillères, comme tu l’as vu, une des sources d’inspiration c’est le processus zapatiste au Chiapas avec la construction de structures autonomes et d’une gestion collective des questions communes. On voit que ces formes de gouvernance indigène existent dans beaucoup d’autres endroits en Amérique latine. Par exemple, dans ta communauté, est-ce qu’il y a pour parler d’un sujet sensible des mises en pratique de justice communautaire autonome ?

Les communautés indigènes en général ont leurs propres moyens d’organisation, d’autogouvernement et d’administration de la justice. Par exemple, s’il y a un conflit communautaire, ce sont les autorités communautaires qui s’en chargent. Elles font une médiation et interviennent pour trouver une solution au conflit. C’est comme ça que ça se résout, surtout dans les communautés les plus isolées. Pour celles qui se trouvent plus près des villes, comme il y a le système de justice occidental, elles se servent également de celui-ci. Au Guatemala, il y a des choses bizarres. Par exemple, j’ai connu le cas d’un juge qui avait un souci avec son fils dans sa communauté et il a réglé ça par le biais des autorités communautaires. C’est dire à quel point ce système est reconnu par les gens, mais le système occidental lui ne le reconnaît pas.

Mais nous, aujourd’hui, on dit qu’il nous faut réaliser un « processus de décolonisation ». Certains par exemple utilisent le système occidental en disant « ils ne me laissent pas prendre ce morceau de forêt ». Mais ce sont des terrains communaux et les autorités occidentales leur donnent raison parce qu’elles ne prennent pas en compte les règles communautaires. En ce moment, nous sommes donc dans une lutte parce que ces règles communautaires ont toujours existé, sur les questions de répartitions de l’eau, de la terre ou pour une bonne entente entre les voisins. On est même obligé·e·s de faire appel au Conseil constitutionnel pour défendre nos droits collectifs, qui en principe sont reconnus au niveau national et international dans les accords des Nations unies. Et les juges ne respectent pas ces règles. La communauté a une relation et une dynamique au quotidien mais au contact de ce système comme il est établi au Guatemala, elle se brise. C’est pour ça que nous disons que nous devons vivre au milieu de deux systèmes. Notre propre système et le système occidental, et ça provoque des conflits. (…) Par exemple, dans une de nos communautés, on a constaté que les violences faites aux femmes étaient fortement liées à des problèmes avec l’alcool. Les camarades de cette communauté ont donc pensé un plan de prévention aussi bien à travers l’administration communautaire indigène qu’en faisant adopter par l’institution municipale une interdiction de la vente d’alcool. Ça a provoqué de fortes tensions dans les communautés mais c’est le moyen qu’elles ont trouvé pour ne plus subir ces violences.

Pour conclure, nous avons passé toute la journée ici aux Lentillères. Est-ce que tu vois des points communs entre les formes de vie de ta communauté et ce que tu as vu ici ? Y a-t-il des choses que tu as vues ici qui t’ont également inspirée ? Des formes que tu peux imaginer utiles pour les luttes dans vos communautés ?

Cette visite me remplit d’espoir et de joie. Effectivement je sens ici des paris similaires à ce qu’on porte dans nos communautés. Par exemple, la récupération d’espaces en ville comme vous le faites ici me semble une idée très intéressante. Dans notre réalité, c’est compliqué parce que la répression est beaucoup plus dure mais ça me motive à articuler les combats autour du droit au logement. Chez nous, c’est un grave problème et beaucoup de gens n’ont pas accès à des conditions dignes pour se loger. C’est inspirant de penser qu’on peut, au milieu d’une ville chercher des solutions collectives pour lutter sur ce front-là. D’autant plus que chez nous ce n’est pas évident de mobiliser les jeunes et ça pourrait les intéresser de développer des espaces de ce type. La combinaison de ça avec la récupération de la terre comme moyen de production de nourriture et de vie me semble similaire à ce que nous faisons au Guatemala. L’agriculture « écologique » c’est quelque chose de nouveau mais qui nous vient du passé. Nos ancêtres depuis leur propre cosmologie produisaient des aliments pour la vie, pas pour le profit. Alors effectivement, c’est inspirant de penser qu’au Nord comme au Sud nous avons ce même désir de générer des relations de pouvoir différentes entre les êtres humains mais également avec la Terre-Mère.

Notes

[1] Communauté ethnolinguistique indigène.

[2] Département du Guatemala.

[3] Manière d’interpréter le monde.

[4] Sorte de campement qui sert de point de ralliement mais aussi pour informer voire parfois bloquer les flux.

 

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Civilisation Maya: plus de 4500 ans d’histoire…

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Les armes françaises tuent au Yémen… La DGSI veille au grain pour que ça ne se sache pas…

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La France confirme: dictature officielle

 

Armes françaises au Yémen: ce qui s’est dit lors de l’audition des deux journalistes par la DGSI

 

RT France

 

14 mai 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/france/62075-armes-francaises-yemen-ce-qui-sest-dit-auditon-deux-journalistes-dgsi

 

Après leurs révélations sur l’usage d’armes françaises au Yémen, deux journalistes de Disclose ont été entendus par la DGSI. Une enquête préliminaire a été ouverte par la section «terrorisme et atteintes à la sûreté de l’Etat» du parquet de Paris.

Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, deux des trois journalistes à l’origine d’une enquête intitulée «Made in France» révélant l’utilisation d’armes françaises au Yémen, ont été entendus ce 14 mai par la DGSI. Plus tôt, les deux fondateurs du site d’investigation Disclose avaient reçu leur convocation pour «compromission du secret de la défense nationale» suite à une plainte du ministère des Armées. Selon Mediapart, la convocation qu’ils ont reçue précise que le délit reproché est «puni d’une peine d’emprisonnement», en l’occurrence cinq ans de prison et 75 000 euros d’amendes.

Disclose dénonce une audition bafouant «les libertés de la presse»

Dans un communiqué publié le 14 mai, Disclose rapporte que ses deux journalistes ont appris que l’enquête préliminaire ouverte en décembre dernier «était conduite sous l’autorité de la section terrorisme et atteinte à la sûreté nationale du parquet de Paris». Une procédure que le média dénonce en arguant qu’elle «prive» ses journalistes «de libertés apportées par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse». Selon Disclose, «l’absence de toute référence dans la convocation de la DGSI à la publication de l’article et à la qualité de journaliste, montre bien une volonté d’exercer une pression personnelle».

Dénonçant un interrogatoire violant des «dispositions fondamentales et protectrices du droit de la presse sur le secret des sources», Disclose explique en outre que Geoffrey Livolsi et Mathias Destal ont été interrogés au sujet de «publications de leur compte Facebook et Twitter personnels dont certaines n’avaient aucun lien avec le sujet de l’audition».

Le communiqué informe enfin que les deux journalistes ont signifié aux enquêteurs qu’ils «avaient agi dans l’exercice de leur mission d’information au public».

Communiqué de Disclose: (cf article original sur RT)

[COMMUNIQUÉ] Lors de leur audition mardi 14 mai, qui fait suite à la publication de l’enquête « Made in France », les journalistes de @Disclose_ngo se sont vus notifier par les enquêteurs de la DGSI qu’ils n’étaient pas entendus comme journalistes. Proprement scandaleux.

Publiées le 15 avril sur le site de Disclose ainsi dans plusieurs médias français, les révélations sur l’emploi d’armes françaises dans la guerre au Yémen par la coalition menée par l’Arabie saoudite, se basent notamment sur la fuite d’un document portant la classification «Confidentiel Défense».

Ce document aurait été rédigé le 25 septembre 2018 par des officiers de la Direction du renseignement militaire, selon Disclose. Y figure notamment «la liste détaillée des armes françaises impliquées dans la guerre au Yémen» qui fait depuis 2015 des milliers de morts parmi les civils. Les Nations unies considèrent que la situation au Yémen constitue la pire crise humanitaire actuelle sur la planète.

De son côté, Paris a toujours expliqué que les armes vendues à ses partenaires étaient utilisées dans des positions défensives, principalement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Mise à jour 15/5/19 (vidéo):

 

 

 

Communiqué et compte-rendu de la seconde Assemblée des Assemblée des Gilets Jaunes, St Nazaire, avril 2019 (PDF)

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Communiqué de la Maison du Peuple de St Nazaire

 

15 mai 2019

 

Voici en version PDF le CR de la 2ème AdA qui s’est tenue à la Maison du Peuple de St Nazaire du 5 au 7 avril 2019. A lire et diffuser très largement:

compte-rendu-complet-2e-ada-stnazaire
(format PDF)

Agenda Mouvement des Gilets Jaunes

mai 2019

Source:

https://saint-nazaire.assembleesdesgiletsjaunes.fr/agenda/ 

Ensemble d’actions proposées par différents groupes lors de la 2e Assemblée des assemblées. Si des dates ou des informations manquent ou seraient erronées, merci d’écrire à inscriptionassemblee@riseup.net

Actions à venir

>18 mai / Acte 27 : « Nous exigeons l’annulation des peines de prisonniers et condamnés du mouvement ! », appel proposé lors de la 2e Assemblée des assemblées à se retrouver partout pour manifester et nous rassembler devant les tribunaux et les prisons ! Retrouvons-nous pour exprimer toute notre solidarité avec nos blessés, nos condamnés et leur famille.

> 26 mai : appel à l’action et à la mobilisation pour la période des élections européennes, proposé lors de la 2e Assemblée des assemblées. Un rassemblement à Bruxelles, en lien avec les Gilets jaunes belges a été lancé. Les groupes locaux sont également encouragés à se mobiliser à la manière de leur choix pendant cette période électorale.

> Mois de juin, à partir du 3 : mobilisations pour défendre les droits sociaux, la santé, le pôle emploi, les EHPAD, les MDPH (Maison départementale des personnes handicapées, la CAF.

> Mois de juillet, à partir du 1er : actions visant les stations-service, les raffineries, le secteur des transports routiers, les aéroports, etc. Actions pendant le Tour de France.

> Mois d’août, à partir du 5 : actions visant les hypermarchés, les GAFA (géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), le secteur logistique, les KHOL (entreprises représentant presque la moitié du CAC40 : Kering, Hermès, L’Oréal et LVMH).

> 24-26 août : actions visant le G7 qui a lieu à Biarritz.

Plus d’infos ici :

htps://www.facebook.com/G7-NON-CEST-NON-341188540081017/

> Mois de septembre, à partir du 2 : actions visant les médias, instituts de sondage, les élites (privées et publiques), etc.

Mois d’octobre :actions visant les prisons et tribunaux.

 

 


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Colonisation et totalitarisme: Israël état d’apartheid… ou pire ?…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 14 mai 2019 by Résistance 71

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”

“Comme les théoriciens du nettoyage ethnique l’ont reconnu, là où est adoptée une idéologie d’exclusivité dans une réalité ethniquement lourdement chargée, il ne peut y avoir qu’un seul résultat possible: le nettoyage ethnique…”

“De fait, si vous étiez juif sioniste en 1948, ceci ne voulait dire qu’une seule chose: adhésion et implication totales à la dé-arabisation de la Palestine.”


~
Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006, traduction Résistance 71 ~ 

 

 

Israël état d’apartheid… ou pire ?

 

Résistance 71 

 

11 mai 2019

 

Il est de plus en plus fréquent de lire ou d’entendre qu’Israel est un état d’apartheid de la même manière que l’était l’Afrique du Sud jusqu’en 1995. Cette qualification est souvent utilisée pour justifier les campagnes de boycott du régime sioniste d’occupation de la Palestine, comme celle mise en place par le mouvement BDS (Boycott-Divestment-Sanctions).
Qu’en est-il exactement ? Les deux situations sont-elles pour autant identiques ? Comparables ?
Regardons d’abord ce qu’est “l’apartheid” ou une situation d’apartheid.
Que nous dit l’Encyclopedia Britannica sur le sujet ?

Apartheid: mot de la langue afrikaan voulant dire “mise à l’écart, mise à part”: politique gouvernant les relations entre la minorité blanche d’Afrique du Sud et la majorité noire / métisse du pays, politique sanctionnée par une politique de ségrégation raciale et de discrimination économique contre les non-blancs. Cette politique fut mise en place par la loi du Population Registration Act de 1950, qui classifiait la population en trois catégories: les Bantous, les colorés (métis) et les blancs. Une 4ème catégorie: asiatique, pour les Indiens et Pakistanais, fut ajoutée plus tard…”

Israël est un “état juif” auto-proclamé et reconnu, notamment par les Etats-Unis. Sous la doctrine politique du “sionisme”, Israël est un état colon qui colonise une terre étrangère et procède à un nettoyage ethnique de celle-ci depuis 1948.
Il y a donc en Israël des “citoyens à part entière” de confession judaïque et des “citoyens de second rang”, une ségrégation politique, économique, culturelle, sanitaire, administrative virulente étant appliquée à la population ancestrale palestinienne, qui refuse de se laisser dominer, écraser et éliminer et est entrée en mode de survie en milieu particulièrement hostile.

Y a t’il donc une différence entre Israël et l’Afrique du Sud ?

Oui, elle est de taille et personne n’en parle vraiment..
Pour analyser la différence entre les apartheids de ces deux pays, il faut avoir conscience de leur démographie.
Quelle était la situation coloniale en Afrique du Sud ?
Durant la période de l’apartheid, la répartition de la population était la suivante:

– Population blanche (colons): 20%, qui chuta à environ 13% juste avant la fin de l’apartheid.

– Population non-blanche: 80%

Depuis la fin de l’apartheid en 1995 et au dernier recensement de 2011, la population blanche sud-africaine n’est plus que de 9% soient environ 4,5 millions de personnes.

Qu’est-ce que cela veut dire en ce qui concerne la période de l’apartheid sud-africain ?
Qu’une population coloniale minoritaire implantée possédait pouvoir, argent, force coercitive et soutiens étrangers pour imposer sa règle de domination sur une grande majorité opprimée. Il était impossible pour la population blanche de se débarrasser en totalité de la population autochtone et donc la politique d’apartheid permettait, tout comme dans les états ségrégationnistes du sud des Etats-Unis jusqu’à la fin des années 1960, de maintenir le pouvoir colonial en place et d’imposer son mode de vie et hégémonie culturelle. La disparité démographique fut bien trop importante et donc le pouvoir colonial ne fit que régner d’une main de fer pour protéger les privilèges du petit nombre.

Qu’en est-il d’Israël ?

La population d’Israël (Palestine occupée) se décompose comme suit:

– 75% de juifs à l’origine de provenance essentiellement exogène

– 20% d’arabes (population autochtone)

– 5% autres (chrétiens, Druzes etc… population autochtone)

Cette situation démographique dans un pays colonial engendre bien évidemment une situation et un agenda politiques totalement différents. La situation de cet “état/entité sioniste” de par son idéologie suprémaciste est similaire à celle des Etats-Unis, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande où très rapidement, la population des colons envahisseurs a dépassé celle des autochtones originels, permettant une répression génocidaire.

Ainsi, la politique est celle d’une domination totale par génocide et nettoyage ethnique, par des persécutions visant à soit éliminer les populations indigènes, soit à les chasser définitivement et sans espoir de retour des territoires occupés colonisés (négation du droit au retour pourtant lui,faussement appliqué à la population des envahisseurs colons…), soit éventuellement à les parquer dans des zones concentrationnaires (réserves amérindiennes US et canadiennes, aborigènes, Gaza et Cisjordanie…). Israël est passé à l’étape finale de ne plus “convertir” ni “assimiler”, chose du reste jamais voulue, mais celle d’annihiler, d’en finir physiquement avec le “problème palestinien”, comme les Etats-Unis, le Canada ont voulu en finir avec leur “problème indien” et ont fort heureusement échoué, ce afin de parvenir à un état 100% juif.

Ainsi, l’apartheid israélien est en cela pire que l’apartheid sud-africain dans la mesure où il est toujours démographiquement possible de réaliser un nettoyage ethnique complet par la persécution et le génocide, ce qui n’était démographiquement pas possible en Afrique du Sud, même si le régime le désirait, la réalité pratique étant toute autre. On peut dès lors dire que le régime politique sud-africain était un régime d’apartheid conçut pour durer dans une situation ségrégationniste obligée, tandis que le régime politique de l’entité sioniste occupant violemment la Palestine officiellement depuis 1948 mais en fait depuis l’insertion des premières colonies après la première mondiale dès les années 1920, est plus orienté vers l’extermination / expulsion des populations palestiniennes autochtones à l’endroit depuis au moins deux millénaires, afin d’en finir avec le “problème non-juif”.

Nous ne disons bien évidemment pas que tous les juifs d’Israël et du monde sont d’accord et adhèrent à cette démarche, mais que le fait sans doute une majorité suffisante permettant au système politique d’un état raciste, suprémaciste colonialiste, de perdurer dans le temps et l’espace et d’exercer ses crimes perpétuels contre l’humanité, après avoir hypnotisé et terrorisé l’occident de ne pas critiquer ses violations permanentes du “droit international”, pour s’en référer au système étatique standard et obsolète de contrôle pathétiquement en vigueur et fermer les yeux sur les ignominies en vigueur.

Il est plus que grand temps de lever l’omerta générale sur une situation coloniale toujours active en Palestine qui a débouché sur la mise en place et la réalisation d’un nouveau génocide.

Il suffit de dire NON ! De retirer notre consentement à cette entité comme à toute entité étatique de contrôle pour qu’enfin nous parvenions à notre humanité accomplie, par la solidarité et la complémentarité acceptée ; ceci ne pourra se réaliser que lorsque nous nous tiendrons main dans la main avec tous les peuples colonisés et asservis du monde, lorsque nous aurons pleinement réalisé et intégré que nous sommes tous de fait des colonisés et que cela n’est bien entendu en rien inéluctable.

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« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.

Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.

Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

Lectures complémentaires:

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

la-peste-religieuse-par-johann-most-1892

Manifeste pour la Société des Sociétés

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

Nous sommes tous des colonisés !