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Résistance au colonialisme: En Equateur, le combat du peuple Shuar contre le gouvernement et la Chine pour la sauvegarde de leur terre ancestrale…

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Le problème colonial est fondamentalement posé dans cet article du toujours pertinent Peter d’Errico paru sur Indian Country Media Network en décembre 2016. Nos lecteurs feront un parallèle, du reste établi en fin d’article, avec la lutte anti-coloniale autochtone en Amérique du Nord. Le fondement, la racine de toute cette idéologie d’appropriation et d’exploitation est la doctrine chrétienne de la découverte, chrétienne parce qu’ancrée dans des édits (bulles) pontificaux du XVème siècle tels Dum Diversas (1450), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), qui établirent la domination de l’empire chrétien sur toute terre païenne et sa (pseudo) légalisation moderne au moyen de décisions de Cours Suprêmes des nations concernées, commençant aux Etats-Unis en 1823 avec le verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh, qui fit jurisprudence au Canada et dans les pays d’Amérique Latine.

L’État est expansionniste et colonialiste par construction, l’histoire de l’État depuis 5000 ans se confond avec l’histoire de la guerre et plus particulièrement de la guerre coloniale expansionniste. Il est impossible de rendre l’État juste et vertueux, car il est fondé sur la division politique puis économique de la société. Lutter pour une société juste et égalitaire, c’est lutter contre l’État et lutter contre l’État c’est lutter contre sa raison d’être, la colonisation des esprits, des êtres et des choses.

La seule solution “juridique” à l’exploitation coloniale est la mise à mort de l’État par substitution, et donc de son colonialisme inhérent, des institutions, de l’argent, du salariat et de toute forme d’exploitation induite par la division initiale de la société humaine. Lorsque nous occidentaux, nous serons débarrassés des chaînes idéologiques coloniales qui nous entravent tout autant que les peuples colonisés, simplement à un degré divers et nous tiendrons debout, main dans la main avec les peuples autochtones exploités, brutalisés, ignorés et annihilés, alors pourrons-nous mettre en marche la seule société humaine valide et universelle à terme, la société des sociétés, la société des associations libres, réunis dans l’universalité de leur complémentarité.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura JAMAIS !

Sortir du cercle vicieux où nous avons été enfermés, c’est prendre la tangente de l’antagonisme induit et encouragé à fin divisionnaire et embrasser la complémentarité naturelle qui unifie dans le grand tout. Ce n’est que sur cette voie que nous nous réaliserons en tant qu’humanité, qu’enfin nous SERONS…

~ Résistance 71 ~

 

Les peuples autochtones Shuar ont besoin d’un soutien juridique plus fort dans la lutte contre les sociétés minières chinoises

 

Peter d’Errico

 

31 décembre 2016

 

Source: https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/shuar-people-fight-chinese-mining-company/

 

Traduit de l’anglais par un lecteur anonyme, décembre 2017

 

Le gouvernement équatorien se mobilise contre les Shuar groupe indigène de l’Equateur, qui combattent les plans d’une énorme mine de cuivre chinoise à ciel ouvert sur leurs terres.

Le gouvernement équatorien a déployé des milliers de militaires et de policiers pour imposer un « état d’exception » dans la province amazonienne de Morona Santiago, qui englobe les territoires ancestraux du peuple autochtone Shuar. La mobilisation et l' » état d’exception  » ont été annoncés en réponse à la mort d’un policier lors d’une manifestation de prendre le contrôle d’un camp minier le 14 décembre. Aucune preuve n’ a été fournie pour prouver qu’il s’agissait bien d’un manifestant shuar qui a causé la mort du policier.

Les Shuars protestent contre l’invasion de leur pays par une société minière chinoise, EcuaCobres SA (EXSA), qui créerait la deuxième plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde, dont les bénéfices annuels sont estimés à 1,2 milliard de dollars. La société minière chinoise a déjà entrepris des travaux d’exploration avancés pour l’extraction de l’or et du cuivre dans la zone appartenant aux indigènes shuar. La zone prévue pour la mine se situe dans le cadre d’une « concession » de 41 000 hectares (plus de 100 000 acres) mise en place par le gouvernement équatorien pour convertir le statut juridique des terres autochtones shuar en propriété privée appartenant à l’entreprise minière chinoise. Près de 50 % des « concessions » à l’entreprise minière chinoise se trouvent dans le pays d’origine des Shuars.

La région des Shuar vendu à l’entreprise chinoise est « la Cordillère du Condor, une chaîne de montagnes qui relie les Andes méridionales de l’Équateur à l’Amazonie, et est caractérisée par une biodiversité unique ».

Les Shuar, alliés aux agriculteurs métisses (équatoriens-indigènes shuar) et à des militants écologistes comme l’organisation Accion Ecologica, ont protesté contre le plan minier chinois depuis qu’il a été proposé pour la première fois par une entreprise canadienne dans les années 1990. En 2006, ils ont réussi à expulser l’EXSA de la région et ont ensuite établi des colonies pour maintenir la présence des Shuar et affirmer leur propriété.

Depuis 2006, les dirigeants shuars et leurs familles sont la cible des forces gouvernementales équatoriennes. En août 2016, les troupes gouvernementales ont expulsé de force les Shuars de leurs maisons, affirmant que les indigènes Shuar « occupaient illégalement » les terres de la compagnie minière chinoise. Le gouvernement équatorien a dressé une liste des dirigeants Shuar  » les plus recherchés « , ce qui a amené certains des plus ardents partisans Shuar à se cacher.

Severino Sharupi, un dirigeant de la Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur, a déclaré que le gouvernement équatorien et la compagnie minière chinoise « veulent emprisonner certains des principaux porte-parole de la résistance pour qu’il n’ y ait pas d’opposition à la vente du territoire des Shuar à la compagnie chinoise… L’État équatorien doit avoir une autorité qui donne la permission à la compagnie chinoise et leur permet de… ». Mais Domingo Ankuash, l’un des leaders shuars les plus véhéments, a déclaré que les Shuars ne reculeront pas: « C’est le début d’une lutte pour exterminer le peuple shuar parce que nous sommes la seule nation qui a défendu avec vigueur notre territoire. S’ils doivent nous exterminer, ils peuvent le faire. Peut-être alors pourraient-ils continuer l’exploitation minière. Mais d’ici là, nous continuerons à défendre les terres pour empêcher qu’elles deviennent la propriété des compagnies minières chinoises. »

Les paroles et les actions courageuses de ces dirigeants Shuar indiquent qu’ils comprennent la dynamique de l’invasion coloniale – qu’ils ne sont pas éblouis par l’offre d' » emplois  » de la compagnie minière chinoise ni prêts à accepter les revendications de la  » propriété  » du gouvernement. Face à ce genre de leadership conscient et informé, il semble probable que le conflit se poursuivra. Malheureusement, les avocats du Shuar n’ont pas encore pris position au niveau le plus élémentaire des réclamations juridiques du gouvernement.

Tarquino Cajamarca, l’avocat spécialisé dans les droits des Shuars, a déclaré que le gouvernement selon la loi de l’Etat, n’ a aucune obligation de consulter les propriétaires fonciers pour obtenir des concessions puisque les Shuar sont techniquement propriétaires des terres, mais pas du sous-sol: Une concession est un titre de propriété sur un sous-sol pour des opérations minières « , a dit Cajamarca à Al Jazeera, » et c’est l’État qui possède le sous-sol, ainsi que les rivières, les montagnes, etc.

A ce moment-là, vous vous demandez: si les Shuar possèdent la surface mais pas le sous-sol, n’ont-ils pas le droit légal d’arrêter l’extraction du sous-sol? De nombreuses juridictions – en particulier dans les régions où les minéraux, le gaz et le pétrole sont prédominants – permettent une séparation juridique entre la propriété « de surface » et la propriété des minéraux sous-jacents.

Qu’en pensons-nous ? Nous l’avons trop souvent vu: les avocats représentant les peuples autochtones ne remettent pas en question la question fondamentale – à savoir la revendication de l’Etat équatorien colonisateur selon laquelle il est le  » propriétaire  » des terres autochtones, qu’il s’agisse de la surface ou du sous-sol. Si les courageux dirigeants Shuar doivent être soutenus par leurs avocats, les avocats doivent d’abord aller au-delà des lois « normales » de l’État équatorien colonisateur. Les avocats doivent contester ces lois colonisatrices. Plus précisément, les avocats Shuar ne devraient pas concéder la propriété du sous-sol Shuar à l’État Equatorien.

La revendication équatorienne de « posséder » des terres indigènes – les rivières, les montagnes, etc. – repose sur le même fondement que la doctrine de la domination coloniale appelée « doctrine de la Découverte Chrétienne ». En raison des appels de plus en plus médiatisés à la « révocation » des bulles papales à l’origine de la doctrine colonisatrice chrétienne, tous les avocats des peuples autochtones devraient ouvrir un procès en critiquant la doctrice de la Découverte et en rejetant toutes les revendications étatiques fondées sur cette doctrine de la Découverte.

La contestation juridique nécessaire pour soutenir les dirigeants Shuar implique un rejet de la notion selon laquelle l’État équatorien « possède le sous-sol, ainsi que les rivières, les montagnes, etc. En 2008, l’Équateur a adopté dans sa Constitution un chapitre stipulant que la « Nature » a des droits fondamentaux et que « l’État va… promouvoir le respect de tous les éléments qui forment un écosystème » Nous ne pouvons pas accorder beaucoup de poids à cette disposition, car elle donne à l’État le plein pouvoir sur les terres.

Néanmoins, la situation équatorienne offre une occasion inhabituelle de contester fondamentalement les revendications étatiques de propriété fondées sur les doctrines coloniales de domination sous la doctrine de la découverte chrétienne. Les Shuars eux-mêmes – et d’autres peuples autochtones – doivent affirmer le droit et le pouvoir d’empêcher « un impact environnemental grave ou permanent » sur leurs terres.

L’importance de l’argument de Shuar devient encore plus pressante après que le président équatorien Correa ait publié une déclaration de soutien à la société minière chinoise EXSA, déclarant que  » la chose la plus importante au sujet de la nature demeure l’être humain et que le premier devoir éthique et moral est de vaincre la pauvreté « . Les visions du monde indigènes ne privilégient pas les humains par rapport à la nature, mais considèrent que les humains font partie du monde naturel et qu’ils ont la responsabilité de vivre en équilibre avec la terre plutôt que de la dominer. La ligne supplémentaire du Président Correa sur « vaincre la pauvreté » n’ajoute rien à la relation humaine avec la Création et attise plutôt la confusion basée sur le désespoir économique provoqué par le système d’extraction capitaliste qui endommage la terre et les humains.

L’Équateur a ses propres «protecteurs de l’eau», qui, comme ceux de Standing Rock, assument une tâche de plus en plus importante face aux industries extractives minières. L’Équateur a également une collaboration active d’activistes environnementaux autochtones et non autochtones, dirigée par la Confédération des nationalités autochtones de l’Équateur (CONAIE). L’Equateur a donc les ingrédients pour une position ferme contre la destruction par l’extraction minière. Le leadership local a besoin d’avocats qui soutiendront cette position avec les arguments les plus puissants qui peuvent être faits.

source https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/shuar-people-fight-chinese-mining-company/

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Dr Ashraf Ezzat: Entité sioniste et colonisation de la Palestine… Pour que Trump et la ligue mafieuse comprennent que…

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Jerusalem n’est pas la capitale de l’Israel biblique

 

Dr Ashraf Ezzat

 

8 décembre 2017

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2017/12/08/mr-trump-jerusalem-is-not-the-capital-of-biblical-israel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si historiquement Jerusalem était bien la ville du roi David, la décision idiote de Trump d’y faire transférer l’ambassade des Etats-Unis ne m’aurait pas irrité outre mesure et je n’aurais pas écrit l’article que vous êtes en train de lire. Mais la vérité est que la Jerusalem moderne n’a jamais été la capitale du royaume de David.

Bien des gens ont pensé que l’idée de construire un mur à la frontière américano-mexicaine fut la promesse électorale la plus stupide de Trump. Mais en fait ça ne l’était pas, transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jerusalem le fut. La décision de Trump a ravivé l’idéologie sioniste de l’occupation illégale et d’apartheid et quelques sionistes fanatiques ont perçu l’affaire comme étant “plus grosse que Balfour” et tant pis pour ces analystes qui ont soutenu Trump en le voyant comme le candidat qui allait devenir le président anti-establishment. Ils ne semblaient pas vouloir comprendre que le seul establishment auquel Trump est attaché, c’est le sien.

Bouger l’ambassade vient-il vraiment comme une surprise ? En fait non, car contrairement à ses prédécesseurs, Trump veut être le premier président des Etats-Unis à remplir ses promesses électorales (aussi stupides furent-elles…). Peut-être veut-il que cela soit mémorisé comme son héritage présidentiel.

Mais ceci ne peut pas être le seul but de cette action si mal avisée, car relocaliser l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jerusalem va sûrement accordé à Trump le soutien (si nécessaire) du lobby juif et de ses organisations pleines de fric ainsi que le droit religieux sionistes et des évangélistes chrétiens (NdT: les plus sionistes de tous les chrétiens…)

Sans mentionner que cette pitrerie d’ambassade servira de diversion car un paquet de scandales sont en train de menacer la présidence de Trump et de transformer la Maison Blanche en un cirque.

Il semble que rien ne peut sauver Trump sauf de rendre Israël “encore plus grand”…

L’action de Trump, bien que stupide, va sans doute soulever de séreuses répercussions politiques et possiblement de la violence (et toujours plus d’extrémisme et de terrorisme) au Moyen-Orient et au-delà. Dans le même temps, peut-être pas, considérant que l’UE et le monde arabo-islamique s’opposent à cette décision scandaleuse.

Mais ce que ne réalise pas vraiment Trump, c’est que sa décision est extraordinairement ignorante du point de vue historique et c’est pourquoi je pense qu’elle est en même temps dangereuse. Ignorante parce que ni lui ni sont entourage de conseillers n’ont été éduqués, informés par des érudits et/ou universitaires impartiaux sur l’histoire ancienne du Proche Orient pour comprendre que Jerusalem n’est pas la ville historique de l’ancien Israël biblique. Décision dangereuse parce que cette décision inconsidérée va aider à consolider ce concept totalement falsifié au sujet de Jerusalem dans l’inconscient collectif des masses non informées dans le monde.

Le narratif/prétexte classique et déformé pour la justification de l’occupation de la ville palestinienne de Jerusalem (ainsi que du reste de la Palestine…) est qu’elle fut la capitale de ce magnifique royaume du roi David et de son fils Salomon.

Ce prétexte apparemment indiscutable parmi les pères du mouvement sioniste est que la Palestine est leur terre historique, terre sur laquelle eut lieu les histoires des patriarches. Ils voient aussi Jerusalem de manière non équivoque comme la ville établie par le roi David au 10ème siècle avant notre ère.

La construction de ce faux prétexte par le mouvement sioniste (aidé en cela par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis dans la première moitié du XXème siècle) ont encouragé les Européens convertis au judaïsme de voir la terre arabe de Palestine comme leur ancienne terre perdue qui fut promise à Abraham et ses descendants israélites. Le plus marrant qui a échappé à des milliers de juifs européens qui se sont ensuite installés en Palestine est qu’ils ne sont en rien les descendants d’Abraham ou de sa tribu israélite, mais qu’ils sont les descendants du royaume khazar.

Si les musulmans de Chine et des Philippines ne peuvent affirmer aucun droit historique sur la ville de La Mecque comme étant leur ancienne capitale, il en va ainsi de même pour les juifs européens et la ville de Jerusalem. La même logique s’applique.

La ville sainte de Jerusalem apparaît d’abord dans les descriptions de la bible pendant l’époque d’Abraham (vers 1850 avant notre ère). Ce fut dans cette ville qu’Abraham fut reçu par un mystérieux prêtre/prophète de dieu nominé comme le plus haut gradé Melchizedek (roi honnête dans l’ancienne langue arabe/hébraïque) et qui fut aussi le roi d’Ur-Salem. Salem en arabe veut dire paix et Ur-Salem / Jerusalem signifie la cité de la paix. Voyez-vous, tout le vocabulaire des histoires du patriarche israélite est véritablement arabe.

Un autre détail édifiant que nous donne la bible est qu’avant que David ne conquît la ville biblique de Jerusalem, celle-ci était habitée par une tribu appelée les Jebusites (2 Samuel 5:6-7) et que Jerusalem était sécurisée, placée au sommet d’une montagne, comme une forteresse.

Mais ce qui laisse perplexe, est que durant à la fois le temps d’Abraham (19ème siècle AEC) jusqu’au temps de la conquête de la ville par David (10ème siècle AEC), Jerusalem n’a pas existé comme une entité territoriale sur la carte de l’ancien Proche Orient et spécifiquement du Levant. Simplement la ville n’y existait pas encore.

Il n’y a pas eu de Jerusalem pouvant accommoder l’histoire d’Abraham datant du 19ème siècle AEC ni de David et de son fils Salomon aux 10ème – 9ème siècles avant notre ère.

Sans même mentionner que l’histoire antique de la Palestine n’a jamais été témoin d’un peuple ou d’une tribu répondant au nom des Jebusites et desquels on ne peut trouver de trace historique que dans l’Arabie et le Yémen antiques avec leurs terrains montagneux et leurs villages cadrant parfaitement avec le narratif géographique biblique.

““La montée des états territoriaux au Levant fut le résultat de l’expansion vers l’ouest de l’empire assyrien vers le 9ème siècle avant notre ère. De plus, ni les archives assyriennes, ni les archives égyptiennes ne font une quelconque référence au soi-disant royaume de David et Salomon. En fait, des sources extra-bibliques laissent peu de doute sur le fait que tous les états majeurs de la région comme par exemple Damas, Moab et bien sûr Jerusalem, émergèrent après le 9ème siècle AEC. Il est très difficile de concevoir un royaume unifié israélite qui aurait gouverné depuis Jerusalem plus d’un siècle avant ce processus. Le plus ennuyeux de tout après un siècle de recherches et d’excavations à Jerusalem, la (supposée) capitale de la monarchie unifiée d’israël si glamour, c’est que celles-ci ont échoué à montrer des preuves de toute construction notoire sur place au 10ème siècle. Il n’y a aucune trace de palais magnifiques ou de grands états, rien ne fut archéologiquement trouvé sur place concernant cette période. Bref, Jerusalem au 10ème siècle AEC, période de David et Salomon n’était rien de plus qu’un village perché et non pas cette capitale exquise et décorée d’un grand empire”, a éciri le professeur Israël Finkelstein, l’archéologue israélien de l’université de Tel Aviv et de l’académie des sciences israélienne dans son livre “The Bible Unearthed” (2001).

Quant à l’endroit de la Jerusalem biblique, d’autres universitaires de l’antiquité nous donnent certaines indications sur là où nous devrions regarder pour la trouver: sur la carte ancienne/antique de l’Arabie et du Yémen. La ville de Jérusalem d’après la Torah est située sur une montagne, c’est pour cela que le site le plus saint du judaïsme est nommé “Le Mont du Temple”. Mais lorsque nous regardons la carte de la Jerusalem actuelle, nous sommes surpris de découvrir qu’elle n’est pas située sur une montagne mais plutôt entre deux collines. N’est-ce pas un peu étrange ?

La mosquée Al-Aqsa et le dôme de la pierre (Le Mont du Temple pour les juifs) sont situés au point le plus bas de la topographie de Jérusalem. La question est: où est la montagne qui est mentionnée dans la bible ? Va t’elle venir avec l’ambassade de Trump ? Aucune intention de sarcasme ici.

Jerusalem pourrait être l’endroit où le temple d’Hérode (37 AEC ~ 70 EC) se situa mais elle n’est définitivement pas la terre du premier temple ou de la ville qui aurait été témoin des histoires des patriarches israélites.

Jerusalem n’est pas la ville historique du roi David ni la capitale de l’Israël biblique. Voilà pourquoi elle ne devrait jamais être reconnue ou acceptée comme la capitale de l’Israël moderne.

L’endroit réel du Mont du Temple et de la totalité de “l’état d’Israël” est basé sur une idéologie, à la fois fausse, mensongère et trompeuse. La décision fondée sur une ignorance crasse de Donald Trump, de transférer l’ambassade des Etats-Unis à Jerusalem ne fait que rendre l’affaire encore plus trompeuse.

Guerre colonialiste au Moyen-Orient: Trump voudrait allumer la mèche qu’il ne s’y prendrait pas autrement…

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Hezbollah: La décision de Trump met fin à la solution politique et à celle de deux états pour la Palestine

 

Al Manar

 

7 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/685529

 

Le vice-secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naim Qassem, a déclaré que « la position de Trump signifie la fin de la solution des deux États et du processus de règlement pacifique, voire la fin  de toute discussion concernant  une solution politique ».

Dans une interview avec la chaine satellitaire libanaise alMayadeen, cheikh Qassem a déclaré que « la position du président américain Donald Trump concernant alQods dévoile ce que Washington a depuis toujours caché dans son for interieur », ajoutant « nous devons soutenir l’option de la résistance sur tous les niveaux à partir de maintenant ».

Et de poursuivre : »Trump affirme qu’Israël est une priorité et ne reconnait aucune existence à la présence de la Palestine, ni n’accorde de valeur à tout compromis ».

Cheikh Qassem a rappelé que « grâce à la libération du sud du Liban par la résistance, il est clair pour Israël qu’il peut être vaincu » qualifiant « les actions d’Israël , notamment ses raids contre la Syrie, de signes d’impuissance, car il bombarde des lieux désertés, juste pour prouver qu’il est présent sur le terrain ».

Cheikh Qassem a déclaré qu’ »il y a une chance aujourd’hui pour un dialogue avec les pays avec qui le parti était en désaccord », soulignant que « le rassemblement autour de la cause palestinienne supprime les différends entre l’unité parmi les pays islamiques et sabote les plans américains dans la région ».

Il a assuré que « le Hezbollah est prêt aujourd’hui à  raccourcir les distances entre les Etats et entre tous les mouvements qui sont prêts à résister contre Israël ».

Cheikh Qassem a affirmé qu’ »il faut distinguer entre les dignitaires religieux  qui ont travaillé pour le bien de la Palestine et les autres qui aspirent à la normalisation », appelant « les dignitaires religieux qui travaillent pour le compte des sultans  au repentir et à saisir l’occasion de soutenir le peuple palestinien ».

Cheikh Qassem a souligné que « le Hezbollah est devenu plus nombreux et plus expérimenté , suite à sa lutte contre le terrorisme -takfiriste » ajoutant « il est révolu l’ère où les dignitaires religieux qui hésitent entre le blanc et le noir, choisissent le gris. Désormais,  leurs choix  doivent être clair dans leur soutien à la Palestine ».

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Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Palestine et colonialisme: Qods, l’étau se resserre sur Israël

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Qods… Le piège se referme sur Israël

 

Press TV

 

8 décembre 2017

 

Source: 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/08/544929/Le-pige-se-referme-sur-Isral

 

D’une évolution à l’autre, pas un jour ne passe sans qu’un nouveau fait ne se produise au Moyen-Orient avec son cortège de surprises et d’inattendus. Or, ce tourbillon stratégique renvoie à une crainte profonde : les plans concoctés depuis plusieurs décennies au Moyen-Orient n’ont pas abouti ; pis, ce sont des effets inverses qui se sont produits à tous les coups.

On veut piéger la Résistance, on tombe dans le piège. Mais pourquoi cette panique généralisée dans le camp américain ? Primo, l’axe de la Résistance a repris le contrôle de régions entières en Syrie et en Irak, régions que contrôlaient auparavant Daech et d’autres groupes terroristes. Et par malheur pour les adversaires de la Résistance, ces régions englobent les zones frontalières syro-irakiennes. Ce sont là des corridors géostratégiques qui offrent une vaste liberté d’action aux combattants de la Résistance au moment voulu.

De plus, les forces qui se réclament de l’axe précité sont placées désormais sous un commandement uni, et suivent une stratégie aux contours bien précis et agissent suivant un modus operandi homogène. C’est là l’émergence d’une « armée transfrontalière » qui sait non seulement s’engager dans des missions à caractère supranational, mais aussi à les accomplir dûment. Au bout de sept ans de guerre en Syrie et en Irak contre Daech et ses commanditaires, l’axe de la Résistance a réussi à s’imposer sur un double plan militaire et politique. Il faut compter avec sa puissance militaire et son poids géopolitique à l’échelle de la région.

Tous ces constats, les Américains, les Israéliens et leurs alliés arabes sont les premiers à s’en inquiéter. D’où leurs agissements précipités qui génèrent erreur sur erreur : une première erreur a été commise au Liban où les Saoudiens croyaient pouvoir affaiblir le Hezbollah en effaçant Saad Hariri de l’équation des forces. Et c’est justement l’inverse qui s’est produit. Sorti largement renforcé de sa guerre contre le terrorisme en Syrie et au Liban, le Hezbollah a défendu Hariri, comme se doit de le faire une force politique de dimension nationale. Mais l’erreur encore plus grande, Riyad l’a commise au Yémen : militairement parlant, l’Arabie saoudite a perdu la guerre contre les forces yéménites, dont la capacité balistique s’est transformée en un véritable cauchemar pour les Saoud. Seul un homme politique né de la dernière pluie, comme l’est ben Salmane, aurait pu croire pouvoir mettre au pas tout un peuple qui résiste depuis trois ans au prix de son sang en jouant la carte « Saleh ».

Au Yémen, Riyad a commis la même erreur qu’au Liban. Désormais le pion Saleh n’est plus et le Yémen est entièrement acquis à la cause de la Résistance. Mais le feuilleton des faux pas de l’axe Riyad–Washington–Tel-Aviv vient de franchir un nouveau palier avec l’annonce par Trump de la ville éternellement palestinienne de Qods comme capitale d’Israël.

En allumant ainsi la mèche des décennies de colères et de ressentiments anti-israéliens du monde musulman, Trump a crevé un abcès à la figure d’Israël : le périmètre de sécurité que Tel-Aviv croyait s’être offert sur les ruines de la Syrie risque à tout instant de voler en éclats. Sa sécurité à jamais remise en cause, Israël aura à faire avec l’armée de la Résistance qui l’attend de pied ferme au tournant…

Résistance politique: « L’idéologie sioniste est un racisme envers les juifs » (Daniel Vanhove)

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L’idéologie sioniste: Un racisme envers les juifs qui en cache d’autres

 

Daniel Vanhove

 

3 décembre 2017

 

Source:

http://chroniquepalestine.com/lideologie-sioniste-un-racisme-envers-les-juifs-qui-en-cache-dautres/

 

Je reprends un sujet que j’ai déjà abordé à travers différents billets parce qu’il me semble important, d’autant quand certains acteurs de la classe politico-médiatique y reviennent régulièrement et entretiennent la confusion.

C’est ainsi que l’on peut lire, voir et entendre les ténors des médias habituels – et non des moindres ! – nous expliquer que l’antisionisme serait le nouveau déguisement de l’antisémitisme. Odieux mensonge, largement repris par certaines associations telles le CRIF (Conseil Représentatifs des Institutions juives de France) et autres officines du même acabit. Or, rien n’est plus faux ! Il s’agit donc d’établir clairement la responsabilité de ces incompétents/inconscients qui, entretenant une telle confusion, ne font qu’alimenter une tension raciale dont ils se nourrissent et utilisent comme leur fonds de commerce. Leur position inacceptable doit être dénoncée sans relâche parce qu’elle est le signe bien enfoui et camouflé d’un racisme latent qui ne dit pas son nom.

Aujourd’hui en Europe – et particulièrement en France – nous assistons à une exacerbation des tensions identitaires entre ceux que l’on nomme d’une part « les musulmans » et d’autre part « les juifs ». Or, avec recul, l’Histoire nous rappelle que la cohabitation entre ces deux communautés a toujours existé en pays arabes, sans que cela ne crée de problèmes majeurs. Et cela pendant des siècles. Le judaïsme et l’islam, tout comme la chrétienté cohabitaient librement et de manière relativement harmonieuse. Et dans les pays arabes ainsi qu’en Iran ou en Turquie, les autorités musulmanes se faisaient un honneur et avaient soin de protéger les communautés minoritaires. Sous la domination ottomane, les juifs et les musulmans vivaient ensemble en Palestine. Et faut-il rappeler que les juifs pourchassés en Europe au siècle passé, ont trouvé refuge dans les pays arabes où ils vivaient en paix et dans le respect de la diversité ?!

Jusqu’au moment de l’imposition par les États impérialistes via l’ONU, de l’État d’Israël en terres arabes de Palestine en 1947, ce qui signa le début des problèmes graves de la région qui quelques décennies plus tard, se trouve complètement dévastée.

Faut-il rappeler que le judaïsme est millénaire et s’identifie à une appartenance religieuse, quand le sionisme a cent ans et est une idéologie politique ? Idéologie qui s’inscrit en opposition majeure avec les principes essentiels du judaïsme. Au point que les partisans du sionisme ne supportent pas ce rappel de la part de juifs attachés aux strictes prescriptions de leur religion, le judaïsme, dans lequel il n’est jamais question de création d’un quelconque État, mais d’une dispersion des juifs de par le monde et d’une intégration de chacun d’eux dans les pays où ils vivent. Ainsi, il n’est pas rare que des juifs soient agressés et violentés par des groupes sionistes animés, il faut le rappeler, par le seul esprit colonial qui les obsède. Or, qu’est-ce que l’esprit colonial sinon s’approprier les biens d’autrui, en général au moyen de la force ? Ce que pratiquent tous les sionistes qui se sont installés sur les terres de Palestine avec l’objectif d’en chasser les Arabes qui y vivaient paisiblement depuis des siècles, et qui contrevient de manière flagrante avec l’éthique de justice du judaïsme. Le sionisme, dit l’un des rabbins dans la vidéo ci-dessous est « l’ennemi de la Torah ». Et il ajoute : « L’islamophobie n’est pas uniquement un exutoire de l’extrême droite dépositaire du nazisme, elle provient bien plutôt du fascisme à col blanc de milieux libéraux qui se disent bien-pensants – je pense à la présidence française – liés au néo-conservatisme américain et aux lobbies sionistes ».

Sur ce point, il est peut-être utile d’ouvrir une parenthèse : oui, la plupart des gouvernements français et ceux qui les soutiennent ont amplement exprimé leur désamour des Arabes. L’époque coloniale pas si lointaine et les horreurs commises en Algérie sont encore dans les mémoires de ceux qui veulent bien les voir (pour une approche chiffrée des crimes). D’aucuns n’ont jamais avalé la défaite de la France qui a dû quitter l’Algérie. Pas besoin d’en rajouter. Mais pour certains, soutenir le sionisme, ne serait-ce pas une revanche sur ces insoumis d’Arabes ? Je referme la parenthèse.

Dans la perspective de création d’un État réservé aux seuls juifs – sous le prétexte fallacieux et combien récupérateur d’être à l’abri d’éventuels nouveaux pogroms qui menaceraient les juifs comme ce fut le cas en Europe pendant les années de peste brune – il apparaît de manière claire et évidente que l’expulsion de tout habitant qui ne peut attester de sa judéité et le vol de ses biens pour les redistribuer à des étrangers qui viennent en profiter – les colons juifs – est une démarche d’un racisme avéré. Y adhérer et y souscrire rend donc complice et dès lors, coupable.

Comme l’exprime un rabbin dans la vidéo : « Le judaïsme prêche la compassion et le respect des voisins dans leur intégrité physique et dans ce qui leur appartient, ce qui est à l’exact opposé de l’idéologie sioniste qui s’impose par la force aux Palestiniens (…) dès lors, les sionistes ne représentent pas les juifs, ils n’en n’ont pas le droit, et l’antisionisme n’est pas l’antisémitisme ». Un autre rabbin ira jusqu’à dire : « Les sionistes, bien loin d’être les protecteurs des juifs et les garants d’un havre de sécurité pour eux sont en réalité les principaux responsables de l’antisémitisme dans l’ensemble du monde. Là où l’antisémitisme n’existe pas, les sionistes le fabriquent » !

Le rabbin Hirsch, président du mouvement orthodoxe Neturei Karta et vivant au cœur de Jérusalem, déclare pour sa part : « Les sionistes ne sont pas juifs et n’appartiennent en aucun cas à la terre de la Palestine historique… nous sommes des palestiniens juifs et voulons vivre sous le pouvoir palestinien qui sera créé bientôt et gouvernera toutes les régions de la terre sacrée ». Pour ces juifs de longue tradition, la célébration de l’anniversaire de la création de l’État d’Israël est un jour de deuil où ils manifestent leur opposition au sionisme en brûlant des drapeaux israéliens.

Le rabbin Weiss, porte-parole de Neturei Karta et invité sur le plateau télévisé d’une chaîne aux USA déclare : « Le judaïsme est l’obéissance à Dieu, le sionisme est une rébellion contre Dieu à tous points de vue (…) mais les sionistes utilisent la bible et la brandissent à la main en disant : ‘Nous étions en exil pendant 2000 ans et nous sommes enfin de retour en terre sainte, nous sommes les successeurs du roi David’… ce qui nous ferait vomir tant c’est abject et à l’encontre des 10 commandements de la Torah (…), les sionistes détestent les juifs religieux (…) et par crainte d’être traités d’antisémites, les médias ont peur de dénoncer les sionistes ou de montrer de la compassion pour les Palestiniens ». Il terminera son intervention en déclarant : « Parce que nous sommes juifs, nous sommes contre l’existence de l’État d’Israël, et nous compatissons, nous pleurons avec le peuple palestinien dans sa souffrance (…) les sionistes sèment la confusion et veulent faire croire que c’est un conflit religieux, mais cela n’a rien à voir avec la religion, au contraire les musulmans et les arabes étaient nos amis et nos protecteurs et ne doivent pas être victimes de ce mouvement diabolique qu’est le sionisme ».

Tout discours qui alimente donc cette contre vérité que l’antisionisme serait une manière de cacher son antisémitisme est scandaleux et mensonger. Et ne doit jamais être passé sous silence, d’où qu’il vienne. Au contraire, il faut le dénoncer et pointer ce qui se cache derrière : un racisme qui aujourd’hui s’en prend la plupart du temps aux musulmans et ceux qui en dénoncent l’imposture… comme il s’en prenait aux juifs dans l’entre-deux guerres. Après les juifs, voici donc le tour des musulmans… et après les musulmans, qui y aura-t-il ? Retour à la case départ ?…

Les représentants et responsables de l’UE et ceux des USA – je rappelle que les sionistes les plus nombreux et les plus agressifs sont des chrétiens-évangélistes et non des juifs – devraient avoir le courage et l’honnêteté de balayer devant leur porte, et faire le travail nécessaire pour remettre les pendules à l’heure en reconnaissant et signifiant l’erreur commise en 1947 sur le dos des Palestiniens. Un État israélien réservé aux seuls juifs est par sa définition même un État d’essence raciste puisqu’il exclut d’emblée les autres identités et les traite comme on peut le voir aujourd’hui, sous un régime d’apartheid. C’est aussi évident qu’un nez au milieu de la figure. Et certains jeunes loups de gouvernements européens devraient y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans des déclarations irresponsables. Et se demander si en lieu et place de ces prises de positions malheureuses, ils ne devraient pas s’insurger avec force et détermination contre les conditions infra-humaines que l’État sioniste qu’ils protègent tant, persiste à maintenir à l’encontre de millions de citoyens arabes, particulièrement à Gaza, véritable camp d’extermination ! Tant qu’une telle injustice perdurera, ils ne seront pas crédibles dans leurs déclarations et les citoyens ne reconnaîtront pas ces critères de justice à géométrie variable selon que l’on soit juif ou musulman.

Si les dirigeants du monde aspirent tellement à une paix au Moyen-Orient, il y a une solution : revoir cette déplorable décision de 1947 coupable de tant de sang versé, démanteler l’État israélien sous ses formes actuelles et revenir à la Palestine historique que géreront les autorités palestiniennes dans le respect des différentes communautés qui la peupleront, comme cela existe dans n’importe quelle démocratie digne de ce nom.

Voir la vidéo ici.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: L’entité sioniste morfle… On lui donne un sucre d’orge… empoisonné ?…

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Les sionistes perdent du terrain et vite, la manœuvre de Donnie « mains d’enfants » pour reconnaître Jérusalem comme « capitale d’Israël » est-elle un enfumage de plus pour compenser la perte de vitesse croissante de l’empire ?…. Possible, probable… A suivre.

~ Résistance 71 ~

 

Syrie: Israël le mauvais perdant

 

Press TV

 

5 décembre 2017

 

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/05/544530/Syrie-Isral-le-mauvais-perdant

 

Pour la deuxième fois en l’espace de trois jours, Israël fait profil bas: trois des six missiles tirés cette fois contre Jamraya à l’ouest de Damas ont été interceptés. Samedi, une autre localité dans la périphérie de la capitale avait été prise pour cible et là aussi, deux des cinq missiles tirés, avaient été détruits.

Alors que le journal israélien Yediot Aharonot présentait dans un récent article « ces tirs de missiles » illégaux comme étant « un carton rouge » brandi à l’adresse de l’Iran, les analystes y voient surtout « une alerte »: les batteries de défense anti-aériennes Pantsir S1 qui protègent la capitale, fonctionnent visiblement de mieux en mieux au grand dam d’Israël qui devrait sans doute revoir son système de feu.

Car il ne s’agissait pas de n’importe quel missile israélien! Tel-Aviv a utilisé les  » LORA », un système de missiles tactiques sol-sol qui « atteignent leurs cibles à plus de 400 kilomètres, avec une précision de 10 mètres » ! Les israéliens disent que le système peut se camoufler sur des navires commerciaux, et peut tirer jusqu’à 16 missiles avant détection. Or les Pantsir syriens ont eu raison de trois des six LORA.

Rai al-Youm revient d’ailleurs sur cet énorme progrès à portée à la fois politique et militaire qui prouve que « la stratégie de Damas reste toujours la même, et ce, après sept ans de guerre: l’État repoussera toute agression étrangère même s’il vient de sortir de sept années de guerre acharnée contre les terroristes et leurs sponsors.

Dans ces attaques hystériques qu’Israël lance contre la Syrie, un point retient particulièrement l’attention: qu’elles visent ou non les cibles syriennes, iraniennes ou le Hezbollah, aucune partie proche de Tel-Aviv ne réagit : pas un seul mot n’est prononcé par Washington pourtant si prompt à soutenir Israël à chaque fois qu’il commet un crime. Idem du côté des Européens qui ne soufflent mot comme si de rien n’était. Et à ce silence, il y a une raison: Israël est parfaitement seul dans ce nouvel aventurisme qui vise à provoquer l’Iran et le Hezbollah voire la Russie. Ni les Américains ni les Européens ne croient au discours maladivement alarmiste de Netanyahu quant à l’existence d’un danger iranien en Syrie, un discours qui, tout compte fait, est tenu dans l’objectif entre autres d’édulcorer les effets des problèmes domestiques de Netanyahu, le corrompu.

Et puis, les Américains et leurs alliés occidentaux n’ont nullement envie d’avoir à faire face à un Hezbollah particulièrement aguerri à la sortie de son expérience guerrière en Syrie. Les seules parties qui soutiennent à demi-mot Tel Aviv restent les régimes arabes du golfe Persique, eux-mêmes bien empêtrés dans des crises multiples.

S’il y a une chose que les Israéliens ont intérêt à ne pas commettre, c’est de vouloir mettre à l’épreuve la patience de l’axe de la Résistance: après sa victoire quasi acquise en Syrie et en Irak, cet axe, bien revigoré, ne souhaite vraisemblablement pas ouvrir un nouveau front. En d’autres termes, des « feux d’artifices » que Netanyahu fait tirer au dessus de Damas, ne l’impressionne guère. Maintenant cela dépend d’Israël: s’il veut réellement aller jusqu’au bout et provoquer une confrontation, qu’il le fasse, au risque évidemment de voir, comme le disait le défunt commandant Al Kuntar (tué en 2015 en Syrie, NDLR), débarquer par centaine les commandos du Hezbollah dans la Galilée. Ce jour là, Israël sera encore plus seul. Il ne peut compter ni sur les Américains ni sur les Saoudiens, encore moins sur les Russes dont les officiers ont été bien à l’œuvre au QG des unités de la DCA syrienne, ces trois derniers jours.

Société occidentale en phase terminale de cancer: Le capitalisme de pillage et la mort annoncée du système (Paul Craig Roberts)

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L’analyse de PCR est bonne, mais une fois de plus, pas de solution apportée si ce n’est le cynisme. Pour entrevoir la porte de sortie…

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Le capitalisme de pillage

 

Paul Craig Roberts

 

4 décembre 2017

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/48341.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je fustige l’exonération d’impôts qu’a passée le congrès. Ce n’est pas une politique économique de coupe dans les impôts et cela n’a absolument rien à voir avec une économie dite du ruissellement (NdT: l’idiotie qui dit que si on taxe moins les riches… le fric disponible va redescendre vers le bas… cette imposture était un des piliers des “Reaganomics” dont PCR fut un des chantres dans les années 1980, il revient de loin…). Le but est de faire croître le prix des équités boursières (equity) en offrant à leurs propriétaires plus de gains sur capital et plus de dividendes. En d’autres termes, c’est une législation qui va rendre les propriétaires d’équités plus riches, polarisant toujours plus avant la société vers une vaste zone de pauvreté et de quasi-pauvreté pour la masse tandis qu’une fraction des 1% va se gorger de milliards de dollars… A moins que nos maîtres ne puissent continuer à contrôler le narratif explicatif, cette (nouvelle) exonération d’impôts pour les plus riches nous rapproche encore plus d’une révolution qui résultera du rejet et du manque total de confiance dans le gouvernement.

La nouvelle législation fait chuter le taux d’imposition sur les entreprises à 20%. Ceci veut dire que les entreprises/corporations mondialistes, transnationales enregistrées aux Etats-Unis vont payer moins d’impôts sur le revenu qu’une infirmière diplômée qui fait 50 000 US$ par an. L’Infirmière, si elle est célibataire, va payer en 2017, à un taux marginal de 25% pour tout revenu supérieur à 37 950 US$ par an.

Un(e) célibataire est imposé(e) à un taux de 33% sur tous les revenus s’ils dépassent 191 651 US$ par an. 33% était la tranche maxime d’imposition tirée des serfs médiévaux et approche la taxe sur les esclaves aux Etats-Unis au XIXème siècle. Un tel revenu de classe moyenne supérieurs de 191 651 US$ paraît extraordinaire pour la plupart des Américains qui sont loin de gagner cela, mais c’est toujours très très loin des multi-millions annuels des riches. En Amérique (NdT: et pas seulement…), c’est la classe moyenne, fondant comme beurre au soleil, qui porte le fardeau de l’impôt. Les riches avec leurs gains sur capital réalisés sur leur détention d’equity ne sont taxés eux, qu’à 15%.

Même les personnes célibataires qui gagnent entre 1 et 9325 US$ par an sont imposés à 10% sur leur pitance.

Les économistes néo-libéraux qui sont les faire-valoir des riches, de Wall Street et des banques “trop importantes pour se planter”, affirment de manière totalement erronée qu’en diminuant l’impôt d’entreprise à 20%, plein de bénéfices maintenus offshore (NdT: à l’étranger ou dans des paradis fiscaux) seront ramenés aux Etats-Unis et que cela aura pour résultat un boum économique et une augmentation des salaires. Ceci est un non-sens total. L’argent ne reviendra pas, parce qu’il est investi à l’étranger où le coût du travail est moindre, s’il est même investi au lieu de racheter les actions de l’entreprise ou d’acheter celles d’autres entreprises. Après 20 ans de délocalisation de l’industrie et des techniques professionnelles vendables ainsi que les revenus à l’avenant, qui va investir aux Etats-Unis ? La population américaine n’a absolument aucun revenu avec lequel acheter les biens et les services en provenance d’un nouvel investissement, de plus les cartes de crédit de la population sont à leur maximum d’endettement.

Il va se produire la chose suivante: Wall Street va calculer le plus bas taux d’imposition au plus haut prix d’équité (equity). Wall Street peut le faire sans avoir à rapatrier un sou du fric investi ou planqué à l’étranger. Ainsi d’un seul coup, ceux qui possèdent ces titres vont faire l’expérience d’une croissance de leur richesse, à moins que cette croissance n’ait déjà eu lieu en anticipation de la manne à venir.

Les républicains, concernés par le déficit, ont mis dans cette loi du Enhancement of the Rich’s Wealth, des coupes drastiques dans les services sociaux afin de “protéger les travailleurs de plus hauts taux d’intérêt émanant des déficits budgétaires”. Ceci représente toujours plus de malhonnêteté. Si la Fed laisse les vrais taux d’intérêt augmenter de manière signifiante, les dérivatifs vont dévisser et la Fed va devoir créer, de l’air du temps, des milliers de milliards de dollars juste pour maintenir leur escroquerie en place. Le déficit qui résulte de la coupe d’imposition sera couvert par la Fed qui va acheter de la trésorerie et non pas augmenter les taux d’intérêt.

Ce à quoi nous assistons aux Etats-Unis et en fait dans tout le monde occidental est ni plus ni moins que l’échec total du capitalisme. Celui-ci n’est plus maintenant qu’exclusivement une machine à piller. Le secteur financier ne fournit plus de capital pour la production depuis belle lurette. Ce que le secteur de la finance fait est de transformer le revenu du consommateur à discrétion en intérêt et en frais bancaires.. La demande générale ne peut augmenter que par l’expansion de la dette et les consommateurs atteignent un point où ils ne peuvent plus étendre leur dette. (Ndt: comme nous l’avons dit à maintes reprises, le capitalisme arrive au bout du bout du banc…)

Le capitalisme, se cachant derrière le “mondialisme”, qui est mal représenté comme étant une bonne chose alors qu’il ne représente que la mort elle-même, localise la production là où le travail est le meilleur marché, privant ainsi le monde industrialisé des bons salaires et des opportunités de carrière, le mettant ainsi sur la voie de la tiers-mondisation. Les hauts bénéfices à court terme et les dividendes à payer aux CEOs et autres membres des conseils d’administration des entreprises ainsi que les récompenses en stock options, sont maximisés au prix de la destruction du marché de la consommation domestique.

Le capitalisme de pillage privatise aussi le plus possible le secteur public, comme l’armée, si possible, ce qui a pour effet de booster le budget du Pentagone. Les travaux qui étaient accomplis par les soldats eux-mêmes, sont donnes à des entreprises privées connectées au système. Ce qui était connu avant sous le vocable de la Patrouille de Cuisine (KP pour “Kitchen Patrol”, la bonne vieille cantine) est maintenant sous-traité à une firme privée. Les services de mercenaires sont loués par le Pentagone, ceux-ci collectent plus en un mois de service qu’un soldat sur un an. Je ne suis pas sûr que l’armée possède encore ses régiments de logistique (NdT: l’équivalent des régiments de commandement et de soutien de l’armée française) ou une organisation privée de soutien logistique en contrat avec le Pentagone (NdT: genre Halliburton, chère à Dick Cheney et Donald Rumsfeld… et autres). La sécurité sociale du Medicare et du Medicaid sont les prochains à être privatisés. La coupe dans l’imposition aura pour conséquence un déficit et une course aux plus hauts taux d’intérêt et ces mensonges seront utilisés pour sauver les travailleurs d’un plus haut taux d’intérêt sur leurs emprunts fonciers, sur la dette de leur carte de crédit et des emprunts étudiants en réajustant ou en privatisant la sécurité sociale et assurances maladies.

L’environnement et les terres publiques seront sacrifiés pour les profits privés dans les domaine du bois, de l’exploitation minière et des entreprises d’énergie. Les ours grizzly et les loups sont en train de perdre leur protection en tant qu’espèces en voie de disparition afin que les états puissent vendre des licences de chasse à trophée à des hommes qui doivent prouver leur “virilité” en tuant un animal avec un puissant fusil depuis une distance garantissant toute la sécurité nécessaire a ces grands courageux.

Ce à quoi nous assistons est le pillage total de l’Amérique et du monde occidental dans son entièreté. Tandis que le monde occidental s’effondre, le peuple soumis et insouciant est assis à sucer son pouce tandis que sa ruine est en cours.

Il n’y a plus rien en occident si ce n’est le pillage à l’œuvre.

Cette loi sur l’impôt des entreprises est une abomination, un acte de pillage brutal et sans vergogne. Ses promoteurs devraient être sur le champ passés au goudron et aux plumes et expulsés des villes à cheval sur un rail (NdT: merde !… PCR a lu Lucky Luke…), sinon pendu haut et court au premier réverbère venu.