Archive pour dissidence a l’oligarchie

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: ARAMCO en flamme… Le point de vue d’un (ex) général français critique de l’entité sioniste

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 23 septembre 2019 by Résistance 71

Point de vue intéressant d’un ex-général français à mettre en parallèle de notre traduction de l’article récent de VT sur le sujet…

~ Résistance 71 ~

 

 

Un général français analyse les frappes contre les sites pétroliers saoudiens: Pourquoi douter de la revendication houthie

 

Al Manar

 

21 septembre 2019

 

Url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1502657

 

Par le général Dominique Delawarde : Ancien chef «Situation-Renseignement-Guerre électronique» à l’État major interarmées de planification opérationnelle

 

A l’annonce des frappes revendiquées par les Houthis et aux diverses questions qu’elles suscitent, je réponds ceci :

Je n’ai aucune raison de mettre en doute la revendication houthie pour les raisons suivantes:

– C’est une action en légitime défense parfaitement compréhensible.

Les territoires tenus par les Houthis sont bombardés quotidiennement depuis près de quatre ans par la coalition initiée et conduite par l’Arabie Saoudite sous l’égide des États-Unis et d’Israël et de leurs vassaux occidentaux (FR et UK). Face à cette agression, les Houthis, incontestablement soutenus par l’Iran, ont résisté comme ils ont pu, puis se sont organisés.

Ils mènent depuis deux ans des attaques aux drones contre le territoire de leur adversaire principal. Ces attaques à l’intérieur du territoire saoudien sont devenues, au fil du temps, plus précises, plus puissantes, plus fréquentes, plus profondes. Elles sont conduites en «légitime défense» dans le seul but de faire cesser l’agression saoudienne et l’ingérence de la «coalition occidentale» qui, toutes deux, sont meurtrières pour la population yéménite, et illégales car non approuvées par l’ONU. Des frappes houthies au cœur de l’Arabie Saoudite ne sont donc pas nouvelles. Elles ont toujours été annoncées avant (sans préciser l’objectif) et revendiquées après.

Accuser l’Iran est d’une stupidité sans nom. Pourquoi l’Iran mènerait-il une attaque illégitime, voir suicidaire à partir de son sol, alors que leur allié houthi peut le faire, en légitime défense, à partir du territoire yéménite ?

En outre, tous les mouvements d’objets volants sont suivis avec précision, surtout au Moyen-Orient, tant par les occidentaux que par les Russes qui disposent des moyens les plus sophistiqués pour le faire (radars, satellites).

Je ne parle évidemment pas des Saoudiens qui disposent de tous ces moyens de protection anti-aériens de fabrication US mais qui ne savent peut être pas s’en servir….

Bien sûr, l’Iran a aidé les Houthis à construire leurs drones (ingénieurs, technologies). Peut-être les a-t-elle même conseillés pour leur mise en œuvre. Eh alors !

Après tout, les avions de la coalition saoudienne qui frappent quotidiennement le Yémen et les bombes ou obus qui tuent les Yéménites sont de fabrication US, britannique ou française. Les bateaux qui assurent le blocus maritime du Yémen et réduisent la population yéménite à la famine le sont aussi. Que dire devant un tel constat ?

Ce qui me frappe, c’est la frénésie des fausses accusations occidentales de plus en plus fréquentes et de moins en moins crédibles qui nous sont rabâchées quotidiennement par les médias mainstream. Tout ce qui ne va pas en Europe dans le sens voulu par nos élites dirigeantes, c’est la faute à la Russie (Ukraine, Brexit, élections nationales, affaire Skripal); tout ce qui ne va pas en Asie, c’est la faute à la Chine; tout ce qui ne va pas au Proche et Moyen-Orient, c’est la faute à l’Iran; tout ce qui ne va pas en Amérique du Sud, c’est la faute au Venezuela ….etc…

On ne construit pas de politiques étrangères solides en imputant aux autres les résultats de ses insuffisances.

Dans les cercles du pouvoir, personne ne semble vouloir s’interroger sur les véritables causes des désordres mondiaux qui crèvent pourtant les yeux. Pour faire simple il s’agit, avant tout, des ingérences néoconservatrices tous azimuts et tous prétextes dans les affaires de pays souverains, ingérences d’une coalition occidentale en déclin qui cherchent désespérément à maintenir son hégémonie sur le reste du monde et ses «avantages acquis» au sortir de la 2ème Guerre Mondiale.

L’origine des désordres mondiaux, c’est aussi la défense inconditionnelle et aveugle d’un État dont le comportement est souvent inacceptable, voire indéfendable et qui constitue, n’ayons pas peur des mots, un véritable «pot de pus» qui empoisonne l’existence de tous ses voisins des Proche et Moyen-Orients, mais aussi celle de la coalition occidentale toute entière depuis 72 ans…. 

NdR71: Sans le citer, il parle ici bien entendu de l’entité sioniste: Israël

Au-delà de cette frappe et de ses conséquences en termes d’approvisionnement pétrolier, on peut se demander si cette action houthie ne constitue pas aussi un triple message de l’Iran à l’adresse des États-Unis, de l’Arabie Saoudite et du reste du monde.

Le premier message adressé aux USA, et plus largement à la «coalition occidentale», pourrait bien être le suivant:

« Si les Houthis sont parvenus, avec une vingtaine de drones et missiles, et des moyens limités, à frapper des cibles à 1000 kilomètres de leurs bases, en déjouant «le dôme de fer» saoudien, s’ils sont parvenus à réduire de moitié la production saoudienne de pétrole en une seule attaque, imaginez quel pourrait être le résultat si un grand pays comme l’Iran devait riposter à une «agression» saoudienne ou US avec plusieurs centaines de drones aussi furtifs qu’efficaces. L’Iran 2019 n’est pas l’Irak de 2003. Il est équipé et armé pour un conflit asymétrique et il n’est pas seul. Russie, Chine, Inde notamment coopèrent avec lui. N’oubliez pas que l’équilibre économique du monde est aujourd’hui très fragile et peut être ébranlé à votre détriment. A bon entendeur, salut…. »

Ce message est fort, et semble avoir été entendu jusqu’à présent par ses destinataires d’autant qu’il a été appuyé par une action incontestablement efficace et d’ampleur inattendue….

Le deuxième message adressé aux Saoudiens et plus largement aux pays du Golfe, pourrait être le suivant :

« La confiance aveugle que vous avez mis dans les armements occidentaux achetés à grands frais et dans des alliances destinées à protéger vos familles régnantes n’est pas justifiée. Le résultat de la «frappe d’avertissement» houthie montre que ni l’armement, ni le soutien, achetés à vos alliés n’ont permis de vous protéger. Cessez donc d’écouter et de suivre ceux qui s’ingèrent dans vos affaires pour leur seul intérêt. La sécurité dans la région du Golfe est l’affaire des pays riverains qui doivent coopérer entre eux et refuser les ingérences intéressées des pays occidentaux.»

Ce message est également fort et a été reçu 5 sur 5 par les Émirats et le Qatar à défaut de l’être encore par la jeune «tête brûlée» d’Arabie Saoudite qui surestime les capacités de son pays alors même qu’il est mis en échec par le David yéménite. Un à un, les pays du Golfe reprennent peu à peu le chemin de Téhéran.

Le troisième message iranien adressé au monde entier et qui sera relayé par de nombreux pays «amis» (de l’OCS notamment) pourrait être le suivant :

« Ne confiez pas la direction du monde et votre protection à un État unique qui sème aujourd’hui le désordre et le chaos partout où il s’ingère, qui n’a plus de parole et remet en cause les traités du jour au lendemain, qui agit par la contrainte et les sanctions extraterritoriales, même à l’encontre de ses alliés, et surtout qui n’a plus les moyens militaires classiques adaptés à ses ambitions pour l’emporter dans des conflits asymétriques. Et, pour votre protection anti-aérienne, achetez le S400 russe, plus efficace et moins cher que le Patriote US qui a montré ses limites tant en Arabie Saoudite qu’en territoire Israélien».

Publicités

Gilets Jaunes : Quatre textes pour une pensée critique génératrice

Posted in actualité, altermondialisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés with tags , , , , , , , , , , , on 20 septembre 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

20 septembre 2019

 

« La libération authentique, le processus d’humanisation, n’est pas un autre dépôt à faire dans l’esprit des gens. La libération est une praxis: la réflexion et l’action d’hommes et de femmes sur leur monde afin de le transformer. »
~ Paulo Freire ~

Pour qu’un mouvement politique avance dans le bon sens, celui de l’émancipation radicale et définitive, il lui faut une pensée critique devenant inséparable des actions toutes aussi critiques qui en découlent naturellement.
Agir sans pensée critique transformatrice n’est qu’activisme forcené et souvent futile ; penser (et parler) sans agir n’est que verbiage tout autant vain que futile…
L’ordre dans lequel les textes se présentent à la lecture n’est qu’une suggestion.

 

« Si une civilisation est détruite, c’est qu’elle
était dans l’erreur.
Si l’Homme est obligé de recommencer son chemin,
cela signifie que tout son parcours antérieur
n’était pas celui de son perfectionnement spirituel. »
~ Andreï Tarkovski ~

Résistance au colonialisme: Fondements et permanences de l’ignominie de la domination avec Nils Andersson

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 septembre 2019 by Résistance 71

Nous avons utilisé le texte ci-dessous en mai 2013 pour écrire notre article « Nous sommes tous des colonisés ! » qui est devenu un des articles les plus lus sur Résistance 71. Le voici dans sa version numérique.

~ Résistance 71 ~

 

 

Fondements et permanence du colonialisme

 

Introduction rencontres d’été

 

Nils Andersson

 

Novembre 2011

 

Pendant des millénaires, premières colonisations : Égypte et Mésopotamie, monde gréco-romain et monde musulman, Asie hindouisée et sinisée, empire mongol, l’Eurasie et l’Afrique du Nord, furent des terres de conquêtes et de barbarie. Le plus ancien traité connu « de fraternité et d’amitiés » conclu vers 1280 av. J.-C, entre le roi d’Egypte, et le roi des Hittites fait l’objet d’un accord sur les frontières mais il est implacable envers les populations. Les souverains s’accordent d’extrader les fugitifs des deux camps qui cherchent asile soit en Égypte soit en pays hittite, le territoire est plus important que le sort des populations. C’est là une première permanence du système colonial et impérialiste, la primauté du territoire sur les populations.

Navigateurs, explorateurs et marchands vont êtres les premiers colonisateurs. En 1493, un arbitrage du pape accorde toutes les terres « trouvées ou à trouver, reconnues ou a reconnaître » à l’Espagne et au Portugal. Il s’agit d’un colonialisme mercantile et de mercenaires, avec le « système de l’exclusif ». La puissance coloniale s’assure le monopole des importations et exportations, ainsi les conquistadors s’attribuent pour leurs rois et pour eux-mêmes les richesses de l’Afrique et de l’Amérique. Au XIXe siècle, avec l’expansion du capitalisme industriel, la liberté du commerce, va prévaloir et modifier le système colonial en rationalisant et intensifiant l’exploitation économique, sociale et humaine des peuples colonisés. L’accaparement des richesses naturelles est la deuxième permanence du système colonial.

Autre composante constitutive du colonialisme, le goupillon, trois bulles du pape confient aux rois d’Espagne et du Portugal la christianisation des territoires « découverts et à découvrir ». Imposer sa religion fut tout au long de la conquête coloniale une composante essentielle de la mission civilisatrice de l’homme blanc. Évangéliser est la troisième permanence du système colonial.

Pour compenser la chute de la démographie qui résulte en Amérique de l’extermination des Indiens, du travail forcé auquel ils sont soumis et des maladies contagieuses amenées par les Européens, il est organisé dès le XVIIe siècle le plus ignoble des commerces, la traite négrière. Pendant trois siècles l’esclavagisme participera du système colonial. Si la traite négrière a été abolie, la « force noire » du général Mangin lui succéda, avec l’enrôlement massif comme chair à canon pour les guerres impérialistes des tirailleurs sénégalais, malgaches, algériens, marocains, tunisiens et indochinois, puis les colonisés deviendront une main d’œuvre exploitable sans limite dans les métropoles. Quatrième permanence du système colonial, l’exploitation sociale et humaine des peuples colonisés.

Le goupillon accompagne le glaive. La violence dont se vante le capitaine de Montagnac lors de la conquête de l’Algérie : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe… » est inhérente au colonialisme. Violence que justifie Alexis de Tocqueville – grande référence de la pensée libérale et démocratique – quand il écrit : « Du moment que nous avons admis cette grande violence de la conquête, je crois que nous ne devons pas reculer devant les violences de détail, qui sont absolument nécessaires pour la consolider. » Cinquième permanence du système colonial, le recours à la violence de la guerre et de la répression.

À la violence physique s’ajoute une entreprise de dépersonnalisation, symbolisée par le Code de l’indigénat en Algérie, l’apartheid en Afrique du Sud, la ségrégation aux États-Unis et ailleurs. règles fondées sur la supériorité de l’homme blanc. Le Code de l’indigénat, par exemple, était un régime d’exception avec la mise en place de deux collèges électoraux, un pour les Français, un pour les indigènes. L’interdiction faite aux Algériens d’être maire ou président d’une assemblée qui comprend des Français, leur exclusion de certaines écoles ou interdiction faite à un officier « indigène » de commander un officier français même d’un grade inférieur au sien. De plus les Algériens sont soumis à la loi de la « responsabilité collective », non seulement ils ne sont pas des citoyens égaux mais leur individualité est niée, ils sont une masse. Déniant leur identité aux peuples colonisés, les colonisateurs vont imposer leur langue, leur culture, leur idéologie, fondée sur la supériorité de l’homme blanc. Racisme et colonialisme ne font qu’un. L’aliénation du colonisé est la sixième permanence du système colonial.

Il n’y a pas eu un mais des colonialismes, des distinctions peuvent être opérées, mais dans l’échelle de l’abomination tous les colonialismes sont égaux. Et dans le nouvel ordre colonial, comme dans l’ancien on retrouve ces six permanences : primauté du territoire sur les populations, accaparement des richesses naturelles, imposition de la religion du colonisateur, exploitation sociale et humaine, recours à la violence de la guerre et de la répression, aliénation culturelle et idéologique du colonisé.

S’il est paru important de rappeler ces permanences du colonialisme, ce n’est pas pour énumérer les maux du colonialisme, mais pour inscrire notre débat dans les luttes émancipatrices présentes car, sans une approche globale du système colonial, il ne peut y avoir de sortie du colonialisme.

Sortir du colonialisme : désaliénation et luttes communes

L’indépendance nationale acquise au prix de grands sacrifices par la lutte armée ou accordée par le colonisateur est une étape essentielle de la décolonisation, mais elle n’est et ne pouvait être qu’une étape. Comment aurait-il été possible que le colonisé se libère de son aliénation du seul fait d’être indépendant. Rompre avec les chaines de siècles d’oppression politique, d’exploitation économique, de soumission idéologique demande un temps long. Il est donc normal que l’on se pose aujourd’hui, la question : comment sortir du colonialisme ?

Pour sortir du colonialisme au stade d’une « mondialisation » qui est inscrite dans le processus même des conquêtes coloniales, il y a deux démarches obligées : rompre avec l’aliénation coloniale et créer les conditions pour que les peuples colonisés, ex-colonisés et les peuples des métropoles mènent des luttes communes.

Rompre avec l’aliénation, Fanon dénonce combien les comportements humains des « damnés de la terre » sont gangrenés par le colonialisme et le racisme, la radicalité de Fanon répond à un besoin de survie identitaire. Il souligne l’importance du regard porté sur les résistances au colonialisme. Mais Enzo Traverso fait le constat : « Une large partie de l’historiographie dite post-coloniale, revisite le passé à travers le prisme de la victime, dans un horizon privé de toute utopie, où il n’y a plus de place pour la mémoire des luttes émancipatrices des esclaves et des colonisés… » Il faut rompre avec toute logique victimiste du colonisé, subissant l’oppression coloniale. Il faut au contraire redonner place à la longue mémoire des luttes de résistance et émancipatrices qui ont porté les peuples colonisés il y a un demi-siècle au centre de l’Histoire.

Quel chemin parcouru depuis 1885, summum de l’arrogance coloniale, où la Conférence de Berlin décide des règles de partage de l’Afrique où il est convenu que « toute puissance européenne installée sur la côte peut étendre sa domination vers l’intérieur jusqu’à rencontrer une ‘sphère d’influence’ voisine. » Plus simplement dit : là où l’homme blanc pose le pied, le sol et les gens lui appartiennent.

L’ordre colonial est à son apogée. Le monde se partage entre les Empires coloniaux anglais et français dominants, les empires espagnols, portugais et hollandais déclinants (lutte d’indépendance en Amérique latine), les nouveaux empires coloniaux allemand, italien et belge et les États-Unis et la Russie conquérants. Les possessions britanniques, première puissance coloniale, représentent alors un quart des terres du globe et un quart de la population mondiale. Seule puissance non occidentale à mener une politique impérialiste, le Japon.

La domination coloniale paraît alors sans fin. Mais les peuples colonisés s’organisent politiquement, certains engagent des luttes de libération nationale, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est affirmé dans le cadre des Nations Unies. C’est le temps des ruptures, des sacrifices aussi, de Bandoeng, de la révolution AAA (Afrique, Asie, Amérique latine), amenant un bouleversement historique majeur. On ne peut sortir du colonialisme sans faire vivre cette mémoire.

De très nombreuses contributions des ex-colonisés sur les effets de la colonisation et ceux, tout aussi ravageurs, du néo-colonialisme – favorisé par la complicité et la corruption d’une grande partie des élites locales – témoignent d’une désaliénation du colonisé. Émancipation nationale et sociale mais également culturelle, identitaire, au pays et de l’émigré. Mais cette question n’est pas prise dans toute sa dimension si nous ne posons pas cette autre question, la désaliénation concerne-t-elle le seul colonisé ?

Certes non. Il en est pour le colonisateur comme, pour le colonisé. Les peuples victimes du colonialisme doivent se construire, s’émanciper, se libérer de ce passé et du présent néo-colonial où suppôts des anciens colonisateurs maintiennent leurs peuples sous leur dépendance et celle des anciens maîtres. Mais l’homme occidental doit lui aussi assumer son histoire, se libérer de sa propre aliénation de colonisateur, il doit lui aussi faire, « peau neuve », sans quoi il ne cesse de reproduire son aliénation dominatrice et raciste. On reste dans l’attente que les « élus du ciel », les colonisateurs, comprennent la nécessité de mettre en question leur identité de colonialistes qui continue à pervertir leur raison et leurs comportements.

On ne peut créer les conditions de modifier les rapports de force dans le monde sans sortir du double piège de l’aliénation du colonisé et de celle du colonisateur, dans laquelle nous maintient l’actuel ordre mondial. Face à la gangrène raciste, xénophobe, qui se répand dans le discours politique, intellectuel et médiatique, il faut dénoncer, inventer, découvrir, rompre avec la pensée dominante, y compris dans ce qu’elle gangrène nos rangs.

Autre obligation, créer les conditions de mener des luttes communes. Je voudrais rapporter ici à ce propos un colloque tenu à Milan au Centre Franz Fanon en 1962, il y a donc 50 ans, dans un moment de grandes avancées des mouvements de libération nationale, colloque qui avait pour thème, la gauche occidentale et le tiers-monde. Il a été souligné lors de ce colloque que la responsabilité historique de la gauche européenne est « de ne pas avoir compris la véritable importance des révolutions du Tiers monde, d’avoir considéré ces révolutions comme un fait particulier, isolé, dans le processus révolutionnaire mondial. » Faute de cette compréhension « nous avons pu assister, alors même que le cours de la décolonisation changeait le monde à un renforcement indiscutable du pouvoir capitaliste, à un affaiblissement progressif des forces démocratiques en Europe… »

Il a été lors de ce colloque posé la question « Le passage pour les mouvements de libération de la lutte armée avec l’accession à l’indépendance à des luttes revendicatives, démocratiques, une fois l’indépendance acquise, fera-t-il apparaître avec plus de clarté que l’ennemi est commun et que la décolonisation n’est pas un épisode particulier, historiquement isolé », qu’il appartient au mouvement général d’émancipation et que sans une solidarité active avec les peuples sortis du colonialisme, « la gauche européenne n’aura aucune efficacité. »

Cinquante ans après le constat est là, entre la gauche européenne et les peuples ex-colonisés ou encore colonisés, pris dans la nasse de l’économie de marché, soumis à la logique du néo-libéralisme dominante, il ne s’est pas créé une réelle solidarité et la question de l’efficacité de la gauche européenne reste posée.

Le monde a changé, les rapports de forces interétatiques ne sont plus les mêmes, les rapports de forces politiques, sociaux et économiques ne sont plus les mêmes, les rapports de force Nord-Sud ne sont plus les mêmes, les épicentres des mouvement d’émancipation et libérateur ne sont plus les mêmes. Mais le nouvel ordre mondial a aggravé les rapports dominants/dominés, colonisateurs/colonisés. Le capitalisme est toujours au fondement de la domination et de l’exploitation coloniale et sociale, nous sommes soumis aux mêmes maîtres, des maîtres dont les décisions sont de plus en plus exterritorialisées, loin de toute intervention et de tout contrôle citoyen, des maîtres qui nous mettent en concurrence, nous soumettent aux mêmes lois. Ce qui rend d’autant plus impératif de mener des luttes communes.

Sans cette solidarité, sans se sortir du double piège de l’aliénation colonialiste, dont nous ne sommes pas encore libérés et de l’aliénation néolibérale à laquelle il manque encore la radicalité d’un Fanon pour être dévoilée, on ne peut se libérer, ni les uns ni les autres, des lois de l’économie de marché, de la domination de l’idéologie néo-libérale auxquelles nous sommes soumis, nous ne pouvons faire prévaloir de la démocratie. Pour citer Jacques Bidet : « Auparavant n’existait que l’internationale : chaque classe exploitée se confrontait à sa classe exploiteuse, chaque peuple colonisé à son colonisateur. Et il pouvait s’établir entre eux une solidarité internationale. Aujourd’hui la logique du capital dessine l’horizon commun d’une histoire partagée. La lutte d’émancipation acquiert une perspective mondiale ».

Sortir du colonialisme, qui n’est nullement un système archaïque mais est aujourd’hui un constituant du système globalisé c’est, partant de mouvements locaux et nationaux, là où nous sommes, avec nos différences, nos expériences, en conjuguant nos mouvements, se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial.

= = =

Note de Résistance 71, septembre 2019:

Tout ce que dit Nils Andersson est fort justement analysé, mais ce qu’il dit à la fin “se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial…” veut en d’autres termes dire:

“se donner la capacité” = pouvoir

pouvoir quoi ? “influer sur l’ordre mondial”, c’est à dire sur l’agencement, la décision politiques.

Ce que nous dit en d’autres termes Nils Andersson est de REPRENDRE LE POUVOIR… Mais pas pour en faire une nouvelle resucée de l’ordre ancien étatico-capitaliste, une énième et futile “réforme” d’un système qui ne peut être réformé, n’a jamais pu l’être ; mais bien au contraire de transformer cette réalité mortifère de la division et de la coercition à tout va pour en faire une réalité de notre humanité absolue et universelle, celle de l’amour, de la solidarité, de la paix, de l’entraide et de la compassion, nous faire entrer de plein pied dans la Société des Sociétés qui lâche prise des antagonismes et embrasse la complémentarité de notre diversité. Tout ceci bien considéré, on se rend alors bien compte qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Il faut en sortir, le reléguer au musée des horreurs de l’histoire et avancer sur le seul véritable chemin de notre humanité vraie, celle de notre être profond réconcilié avec lui-même et la Nature.

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

 

Guerres impérialistes de la dictature marchande: Qui a bombardé ARAMCO en Arabie Saoudite ?… (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 17 septembre 2019 by Résistance 71

 

MAJ du 19/9/19 : L’Arabie emboîte le pas (comme par hasard) des Yankees et accuse l’Iran de l’attaque sur ARAMCO. Le chemin vers la guerre ouverte se trace une fois de plus sur un False-Flag… Les banquiers tiennent-ils leur guerre majeure tant désirée. La guerre sauve l’État et le Capital, elle en est leur nécessaire béquille.

https://francais.rt.com/international/65886-attaques-arabie-saoudite-riyad-pointe-pour-la-première-fois-la-responsabilité-de-teheran

 

L’étrange affaire des incendies des raffineries saoudiennes

Qui a bombardé l’Arabie Saoudite ?

 

Gordon Duff

 

16 septembre 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/09/16/neo-the-strange-case-of-the-burning-saudi-refineries/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’attaque de septembre 2019 qui a coupé la production de pétrole saoudienne de près de 60% et qui a jeté le monde dans le chaos, n’a pas été une surprise. L’affirmation du ministre des affaires étrangères américain que “c’est l’Iran qui l’a fait” n’est, bien entendu, pas non plus une surprise.

Que le Yémen l’ait fait, ait détruit le plus grand complexe de raffinerie de pétrole au monde et qui a (presque) la meilleure défense anti-aérienne au monde (NdT: on parle ici du complexe de raffinerie d’ARAMCO), ça par contre en est une de surprise. Il est aussi tout à fait possible que quelqu’un d’autre dans ce “jeu” soit responsable. Postulons un peu, peut-être même en creusant dans le genres de théories du complot qui, jusqu’ici se sont révélées exactes encore et encore. D’abord l’Arabie Saoudite a récemment demandé à la Russie son système de défense antiaérien ultra performant du S-400. L’Arabie a dépensé des milliards de dollars sur des systèmes de défense antiaérienne et malgré tout, périodiquement, des drones et des missiles yéménites passent au travers.

La même chose se produit avec Israël, ce qui l’a mené à faire des accords “sous la table” avec le Hamas encore et toujours tandis que les likoudistes jouent leur rôle de va t’en guerre marchant au “pas de l’oie” pour donner le change à une population israélienne totalement sous l’emprise propagandiste, une population soumise à la censure militaire sur absolument tout ce qu’elle lit, voit et entend.

Voyez-vous, le S-400 est un système de défense contre beaucoup de choses, mais pour l’Arabie Saoudite qui a déjà un système robuste de défense, le S-400 serait utilisé pour mettre en échec les attaques d’avions furtifs, c’est sa spécialité. De tous les acteurs régionaux, seul Israël possède un tel avion (NdT: le F-35 yankee)

Mais, l’Arabie et Israël ne sont-ils pas super potes ? Après tout, ils ont tous deux secrètement financé et aidé l’EIIL et Al Qaïda pendant des années. Mais sont-ils vraiment “amis” ou ceci n’est-il qu’un “mariage de convenance” ? Pour ceux qui lisent les merdias de masse, ces questions ne seront pas familières car le pacte terroriste de ces deux nations a été mis sous le boisseau et largement censuré.

Qu’est-ce qui pourrait bien amener Israël à bombarder l’Arabie ? Et bien Israël est en phase électorale et un point clef de cette élection est le rapport qu’Israël a avec son “premier couple”, les Netanyahou.

L’argent la-bas, dicte la politique comme partout ailleurs et la famille Adelson, les Israéliens les plus riches, ont choisi l’agenda politique des Netanyahou depuis des années. C’est fini. Maintenant, les Adelson disent que les Natanyahou sont fous et Miriam Adelson est une psychologue patentée. Ceci n’est pas un problème anodin car les Adelson sont aussi les plus gros pourvoyeurs financiers politiques aux Etats-Unis.

Pour dépasser ça, Netanyahou a promis de déclarer l’annexion de la plupart si ce n’est de toute la Cisjordnaie à Israël s’il est élu ; ceci marquant un coup d’arrêt aux relations de détente que certains pays avaient entrepris à l’égard d’Israël comme par exemple la Turquie, l’Arabie Saoudite et même l’Irak. Tout ceci est fini maintenant.

Puis il y a le problème des bombardements indiscriminés d’Israël sur la Syrie, qui clament bombarder des troupes iraniennes, mais qui tue le plus souvent des civils ; ainsi que celui de l’aide aux groupes terroristes régionaux (NdT: EIIL, AQ et affiliés…). Ajoutons ici que par groupes terroristes, nous voulons dire des groupes qui sont officiellement déclarés comme tels par la Russie. Une liste sur laquelle on n’est pas ajouté aussi facilement que cela comme c’est la cas aux Etats-Unis. La Russie chasse véritablement les terroristes. (NdT: mercenaires essentiellement de l’empire…)

D’après des rapports publiés dans le “Jerusalem Post”, la Russie a exprimé une “profonde préoccupation” sur les attaques d’Israël sur la Syrie, mais aussi sur son action de saisir les territoires palestiniens ad hoc en Cisjordanie et sur “le nettoyage ethnique” de la population civile palestinienne, causant un désastre humanitaire sans précédent.

Netanyahou est rentré de sa dernière visite à Moscou en septembre 2019 avec la queue entre les pattes, tous les rapports indiquant qu’il fut sévèrement réprimandé par Poutine.

Puis il y a la perte de John Bolton, l’ancien conseiller du président américain qui, ces dernières décennies, a émargé à un groupe d’intérêt spécial à Israël ou à un autre, un homme que beaucoup d’Américains considèrent comme le pire conseiller à la sécurité qui ait jamais été en fonction, un de ceux qui continue à revenir à la vie en bon zombie qu’il est.

Le réponse est simple. Israël en est au bout du chemin avec l’Arabie. L’EIIL est vaincu et leur coopération dans le soutien de l’EIIL contre la Syrie et l’Irak devient maintenant un embarras total. L’Arabie recherche maintenant la paix avec le Yémen, ceci est un désastre pour la politique israélienne régionale qui dicte de “continuer toutes les guerres”.

Pire encore, Les Emirats Arabes Unis (EAU) et l’Iran coopèrent maintenant ouvertement au sujet de la sécurité dans le Golfe Persique. Ainsi, lorsqu’un énorme complexe de raffinement pétrolier saoudien est touché encore et encore dans un style d’attaque rappelant le 11 septembre, se figurer qui a bien pu perpétrer ces attaques devient relativement facile.

Tout ceci ne bénéficie en rien à l’Iran. Ceci constituerait une attaque directe sur l’Arabie et l’Iran a gagné la guerre politique non seulement avec les EAU mais aussi avec la Russie et l’union Européenne et ce avec un soutien continu de la Chine. L’Iran n’avait aucune raison d’attaquer.

Le Yémen est en guerre contre l’Arabie et possède quelques capacités, mais pas celles-là, pas celles de pouvoir annihiler le plus gros producteur de fric que possède l’Arabie. Une seule nation dans la région possède le F-35 furtif, un avion conçu pour détruire de fait des complexes pétroliers.

Voyez-vous, avec sa capacité à être furtif, le F-35 a des limites. S’il opère seul, sans l’appui de bombardiers comme le F-15E, la charge minimale de bombes embarquées ne peut-être efficace que contre des cibles vulnérables aux armements plus légers, des cibles comme par exemple les raffineries de pétrole.

Ceci prouve la capacité. Je pense que nous avons fait mieux que prouver la motivation et le timing d’Israël pour ce genre d’action. Nous pourrions toujours dire que le Yémen l’a fait et celui-ci serait bien heureux d’en accepter tout le crédit, mais voilà aucun expert militaire ne peut croire un instant que ce soit le Yémen qui l’ait fait.

Nous savons qu’il n’y a aucune raison pour l’Iran de le faire. L’Iran gagnait déjà. Nous pouvons aussi chercher des analogies récentes. Pourquoi la Syrie se serait-elle tournée vers l’utilisation de gaz de combat alors qu’elle était dans la dernière phase d’écrasement des zones occupées par les terroristes liés à Israël ?

Que disons-nous ou ne disons-nous pas ici ?

Ainsi, lorsque la Russie a emmené 40 membres de l’organisation des Casques Blancs au tribunal de La Haye pour qu’ils témoignent de leur complicité dans le mise en scène de fausses attaques au gaz au nom d’une puissance étrangère non nommée et d’Israël, quand des douzaines de témoins, de parents des enfants kidnappés par les Casques Blancs ou les médecins, menacés par eux, témoignèrent, la presse boycotta et ne relaya rien de tout cela.

Sur le long terme, la guerre maintenant longue de deux décennies qui impliquent de faux évènements terroristes, des révolutions colorées et une malfaisance politique sans fin, nous trouvons en son centre Israël et ses alliés politiques qui détiennent le pouvoir aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France, grâce au soutien financier de secteurs liés à Israël, pas seulement des lobbyistes mais aussi des groupes criminels.

Gardant le couvercle au dessus de ce chaudron de malfaisance, il y a une armée de faux think-tanks, de politiciens corrompus et achetés ainsi que leurs associés de la presse, de groupes médiatiques totalement sous contrôle et les monolithes des médias sociaux politisés.

En fin de compte, Israël est quand même en train de se rapprocher du tout-à -l’égout, plus détestée que jamais, plus isolée et bizarrement de moins en moins un “état juif” et de plus en plus un “état criminel”.

Pour prouver ce point, il suffit de se référer aux déclarations de Donald Trump sur la trahison d’Israël par les juifs américains, des gens qui mettent la morale avant la politique, qui placent l’Amérique devant le régime autoritaire et brutal israélien.

Trump a appelé les juifs américains des “traîtres”. Beaucoup les appellent simplement des Américains comme les autres. A un moment, Israël était défendue par sa capacité de tout ramener à l’holocauste et de diffamer pour antisémitisme lorsque sa brutalité était exposée.

Le temps ne joue plus pour cela. Israël a t’il bombardé l’Arabie ? L’homme d’Israël restant à Washington, Mike Pompeo, va t’il obtenir la guerre que demande Israël ? Une guerre qui verra la destruction d’Israël également ?

Attendez, qui voudrait détruire Israël pour se sauver lui-même ? Les Netanyahou sont-ils aussi fous que l’affirment Shelly et Miriam Adelson ? Brûleraient-ils Israël pour échapper aux accusations de corruptions et à la prison ? Qui bénéficie si même Israël est détruit dans une guerre commencée pour avancer les intérêts d’Israël ?

Comprenez bien ceci, il est nécessaire de penser le monde comme étant dans une phase “post-nation” pour bien saisir de quoi il retourne. Quand on le fait, les conspirations deviennent soudainement bien plus faciles à comprendre… et à accepter.

= = =

Note de R71: Dans cette réponse à la dernière question, Duff montre sans la nommer, l’hydre du Nouvel Ordre Mondial transnational dont le cœur se situe à la City de Londres. Le Nouvel Ordre Mondial c’est la mutation de l’empire actuel sur le déclin et en déroute en un supra-empire transnational, qui abolira les nations et sera géré par les grandes entreprises transnationales qui sont en train de fusionner pour mieux pouvoir diriger. Tout cela sera mis en place avec la 5G, les “cryptomonnaies”  et le puçage RFID qui refermeront la grille de contrôle à l’échelle planétaire dans une dictature technotronique mondiale dont les rois seront les CEO des grandes entreprises.

Avec cela viendra un “nettoyage” de 7 milliards d’humains, les 500 millions restant étant parqués dans des mégalopoles connectés, véritables goulags technotroniques, tandis que l’élite toujours auto-proclamée vivra dans ses “zones vertes” de luxe, de jouvance et de délires transhumanistes.

Bienvenue à Dystopialand, paradis des nantis, enfer des démunis…

 

Leçon zapatiste d’autonomie politique dont les Gilets Jaunes devraient s’inspirer…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 16 septembre 2019 by Résistance 71


Zapatistes + Gilets Jaunes = Convergence

 

L’autonomie zapatiste avance et nous interpelle

 

Jérôme Baschet

 

Septembre 2019

 

url de l’article original:

https://www.lavoiedujaguar.net/L-autonomie-zapatiste-avance-et-nous-interpelle

 

Au Chiapas, le mois d’août a apporté une nouvelle réjouissante qui devrait susciter l’intérêt de toutes celles et ceux qu’atterrent l’emballement productiviste et sa spirale destructrice. Dans un contexte pourtant difficile, marqué par la nécessité de défendre leurs territoires face aux mégaprojets très offensifs du nouveau gouvernement mexicain, les zapatistes ont annoncé d’importantes avancées dans la construction de leurs instances d’autogouvernement, ainsi qu’une nouvelle phase d’échanges et d’interactions avec d’autres luttes, au Mexique et ailleurs.

Quatre nouvelles communes autonomes viennent s’ajouter aux vingt-sept qui existaient depuis 1994 et sept nouveaux caracoles [1], avec leurs « conseils de bon gouvernement » respectifs, s’ajoutent aux cinq déjà créés en 2003. Tout en invitant à participer à la construction de ces nouveaux caracoles (selon des modalités qui seront précisés ultérieurement), le même communiqué, signé par le sous-commandant Moisés, porte-parole de l’EZLN, annonce une impressionnante salve de rencontres, nationales et internationales : un Forum pour la défense des territoires et de la Terre-Mère, avec le Congrès national indigène et le Conseil indien de gouvernement, en octobre prochain ; un festival de cinéma « Puy ta Cuxlejaltic », prolongeant une initiative inaugurée en novembre dernier ; plusieurs rencontres consacrées aux arts, dans la suite des « pARTage pour l’humanité » organisés depuis 2016, mais cette fois spécifiques à chaque domaine, en y incluant la littérature ; une nouvelle rencontre pour débattre des sciences (« ConCiencias »), sans oublier, cette fois, les sciences sociales ; d’autres séminaires pour disséquer la Tourmente qui vient, dans le prolongement des débats engagés en 2015 avec « La pensée critique face à l’hydre capitaliste » ; une rencontre internationale des femmes qui luttent, comme celle que les femmes zapatistes avaient organisées seules, et sans la présence des hommes, en mars 2018 dans le caracol de Morelia [2] ; et d’autres initiatives encore à préciser et à imaginer. Enfin, ce même communiqué appelle à reprendre les discussions en vue de former un Réseau planétaire de résistances et de rébellions, permettant échanges et appui mutuel dans le respect de l’hétérogénéité des manières de penser et de lutter. Si de multiples initiatives en la matière sont souhaitables, les zapatistes indiquent que, plutôt que d’organiser une grande rencontre internationale, comme ils l’ont déjà fait par le passé, ils susciteront, cette fois, de petites rencontres « bilatérales » avec des groupes, collectifs et organisations impliquées dans les luttes sœurs, de par le monde.

On pourra être surpris par ces annonces, surtout si l’on se rappelle que, le 31 décembre dernier, les zapatistes avaient opté pour un repli face aux menaces gouvernementales, non sans rappeler leur capacité à défendre leurs territoires en cas d’attaque. Peut-être le premier geste, défensif et militaire, était-il nécessaire pour tenir les menaces à distance et permettre ensuite de faire un pas de plus dans la construction, civile, de l’autonomie. Sans doute fallait-il éviter de s’enfermer dans le piège d’un retrait et d’un silence trop prolongés. En tout cas, on aurait tort de croire que le contexte a profondément changé et que la tension provoquée par les mégaprojets lancés par Andrés Manuel López Obrador est retombée. Au Mexique, les attaques contre les territoires indiens et les assassinats de ceux qui les défendent se poursuivent. Le fait que les nouvelles initiatives zapatistes soient présentées comme une campagne dénommée « Samir Flores est vivant » — du nom de l’un des responsables indiens de la communauté d’Amilcingo (État de Morelos), froidement assassiné en février dernier pour participer à la lutte contre un projet de centrale thermoélectrique — est le rappel explicite de cette situation [3].

Les annonces qui viennent d’être faites sont incontestablement un signe de vitalité de l’autonomie zapatiste, capable de se projeter dans de nouveaux espaces qu’il faudra être en mesure de soutenir et de faire vivre, grâce à l’effort de toutes et de tous, et en particulier des nouvelles générations nées depuis le soulèvement de 1994 (« nous avons grandi et nous sommes devenus plus forts », disent les zapatistes, qui insistent aussi sur le rôle majeur des femmes dans les étapes récentes de l’autonomie). Mais il ne faut pas négliger le fait que cette action aux allures « offensives » (quoique civile) répond aussi à un besoin défensif. Elle est un autre moyen de répondre — par la construction et le renforcement des espaces autonomes — aux menaces qu’impliquent les grands projets du gouvernement mexicain, notamment le très mal nommé « Train maya », le « couloir transocéanique » de l’isthme de Tehuantepec (avec notamment les gigantesques parcs éoliens qui affectent les communautés de la côte Pacifique, et dans lesquels EDF est impliquée) ou encore la généralisation de plantations d’arbres fruitiers qui tentent de pénétrer les régions zapatistes. À cela, il faut ajouter le déploiement de la Garde nationale, corps de maintien de l’ordre militarisé tout juste créé par López Obrador : au total, ce sont onze mille nouveaux effectifs qui doivent prendre position au Chiapas, notamment pour contribuer à l’application des politiques migratoires imposées par les États-Unis (mais on peut remarquer que huit de ses treize bases au Chiapas sont situées dans les régions marquées par la présence zapatiste).

Même si on manque pour le moment d’informations sur la manière dont vont s’organiser les nouveaux « centres de résistance autonome et de rébellion zapatiste » [4] naissants, on peut supposer qu’ils répondent à des situations en partie différentes. Dans les zones où l’autonomie zapatiste est implantée depuis longtemps, de nouveaux caracoles devraient permettre d’en reconfigurer et d’en améliorer l’organisation. L’affirmation n’exclut pas, dans certains cas, un geste de défi : l’un des nouveaux centres va s’implanter à San Quintin, à proximité de l’une des principales installations de l’armée fédérale dans la forêt Lacandone, tandis que le Cideci-Université de la Terre, désormais transformé en caracol, regarde directement vers le monde urbain de San Cristóbal de Las Casas. Dans d’autres cas, l’autonomie s’affirme là où, jusqu’à présent, elle n’était pas explicitement présente, par exemple avec deux nouvelles communes autonomes assez éloignées des principales zones d’influence zapatistes : à Motozintla, près de la frontière guatémaltèque, mise à rude épreuve par les diktats trumpistes, et à Chicomuselo, région secouée par la résistance face à l’exploitation minière. Ailleurs, comme à Amatenango del Valle, de nouveaux centres se forment là où les communautés zapatistes étaient déjà bien implantées, mais sans s’être jusqu’à présent constituées en communes autonomes. Enfin, certaines localisations suggèrent une volonté de favoriser une plus grande interaction entre zapatistes et non-zapatistes dans la construction de l’autonomie — par exemple avec le caracol de Tila, petite ville qui s’est déclarée autonome il y a trois ans, sous l’égide du Congrès national indien.

Mais qu’est-ce que l’autonomie pour les zapatistes ? Loin de toute intention de se séparer du Mexique ou de s’enfermer dans une pure identité indienne, il s’agit pour ces femmes et ces hommes, mayas pour la plupart, de défendre une manière de vivre qu’ils ressentent comme leur, qui s’ancre dans un territoire singulier, préserve les liens de solidarité et d’entraide communautaire, fait valoir le respect du vivant qu’impose l’appartenance des humains à la Terre-Mère. Conscients que les politiques étatiques sont les vecteurs de la normalisation économique néolibérale, des grands projets destructeurs et de l’imposition des logiques de marché (transformation de la propriété sociale de la terre en propriété privée, primat des filières agro-industrielles, essor du consumérisme à travers des politiques de crédit agressives, etc.), ils en ont conclu qu’il n’y avait pas d’autre moyen, pour préserver ce à quoi ils tiennent, que d’entrer en sécession vis-à-vis du monde de l’économie et des institutions étatiques qui le soutiennent. C’est pourquoi ils ont élaboré leurs propres formes d’autogouvernement, avec des assemblées et des instances élues au niveau tant des villages et des communes autonomes que des régions qui en permettent la coordination. C’est pourquoi aussi, malgré d’immenses difficultés matérielles et dans un contexte largement adverse, ils ont créé de toutes pièces leur propre système de justice, de santé et d’éducation.

L’autonomie telle que la conçoivent les zapatistes consiste à se gouverner par soi-même, de sorte que la vie quotidienne s’organise conformément aux choix des habitants concernés. Cela suppose de se tenir à distance des institutions étatiques, désormais subordonnées aux logiques économiques qui entraînent le monde vers sa destruction accélérée. L’autonomie zapatiste récuse donc les cadres de la politique classique, fondée sur le principe de la représentation et centrée sur les partis et la compétition électorale pour le contrôle de l’appareil d’État. Elle déploie une autre politique qui part d’en bas, s’ancre dans les lieux de vie concrets et prend pour base la capacité des personnes ordinaires à s’organiser et à décider par elles-mêmes. Refus de la politique d’en haut et quête d’une politique d’en bas : il semble bien y avoir là un terrain d’affinité avec les aspirations qui se sont fait jour durant le soulèvement des GILETS JAUNES. (NdR71: les majuscules sont rajoutées par nos soins). À l’entrée des territoires zapatistes, de modestes panneaux expliquent : « Ici, le peuple dirige et le gouvernement obéit ». N’est-ce pas là l’expression d’une puissance populaire retrouvée et effectivement manifestée, en flagrant contraste avec la dépossession politique de plus en plus largement éprouvée par les habitants des démocraties représentatives ?

Les raisons ne manquent pas de s’intéresser à l’autonomie zapatiste, patiemment construite au cours des vingt-cinq dernières années. C’est aussi pourquoi l’appel à débattre de la formation d’un réseau planétaire de résistances et de rébellions devrait retenir l’attention de celles et ceux qui ne se résignent pas à la destruction du monde et qui considèrent qu’il n’y a pas d’autre moyen, pour tenter de l’interrompre, que de faire croître nos forces pour affronter l’hydre capitaliste et bloquer les rouages du monde de l’économie.

Notes

[1] Le terme signifie « escargot », la spirale étant très importante dans l’imaginaire maya-zapatiste. Les caracoles sont les centres régionaux de coordination où siègent les conseils de bon gouvernement et où sont réalisées les activités politiques et culturelles associant plusieurs communes autonomes.

[2] Voir « Première rencontre internationale, politique, artistique, sportive et culturelle des femmes qui luttent » (8-10 mars 2018, caracol de Morelia, Chiapas).

[3] « Au Mexique, les zapatistes du Chiapas s’opposent aux grands projets nuisibles ».

[4] Cette dénomination nouvelle englobe à la fois les communes autonomes et les caracoles.

= = =

Lectures complémentaires:

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Effondrer le colonialisme

6ème_déclaration_forêt.lacandon

 

Crimes, enquête, mensonges, falsifications pour masquer un 11 septembre nucléaire (VT)

Posted in 11 septembre, actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 septembre 2019 by Résistance 71

 

Les vrais crimes du 11 septembre

 

Gordon Duff

 

11 septembre 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/09/11/the-real-crimes-of-9-11/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de R71: En relation à notre billet d’hier sur « les trois mensonges systémiques du Nouvel Ordre Mondial », ce qui suit est l’introduction de GD, senior editor de Veterans Today, sur la dernière compilation d’information de Heinz Pommer sur le modus operandi de la destruction nucléaire des tours du WTC le 11 septembre 2001. Suivre le lien ci-dessus pour l’article en entier qui présente de nombreux croquis et vidéos  explicatifs de ce 11 septembre nucléaire. Nous avons traduit et publié en novembre 2017 l’essentiel de cette information, nous avons mis le pdf sous l’article. Bonne lecture !

Nous savons tous que cela fait maintenant 18 ans. Les crimes, le mensonge public, la corruption des médias, d’abord les médias de masse, puis quelques faux témoins, l’implantation de quelques bennes de camions de fausses preuves.

Puis les films, les passagers appelant depuis les avions, les pirates de l’air avec leurs cutter que les passagers des avions sur une ligne aérienne américaine, auraient mangé tout cru au petit déjeuner. Oh et puis des avions qui ne sont pas abattus, voilà comment ça a commencé, suivis de bâtiments que rien ne touchent, comme ce WTC7 qui tombe quand même, des feux qui brûlent pendant des mois, du granit et de l’acier fondus transformés en poussière. Des bombes nucléaires.

Des années de mensonge, des irradiations appelées, “soupe toxique”, disant au monde que la poussière de murs de bâtiments tue.

Puis les falsificateurs, la poudre magique et les armes à rayon de l’espace qui ont fait tomber les bâtiments, un cirque ambulant de la veulerie.

Au delà de tout ça, la véritable enquête, des meurtres, un grand jury secret, qui relie tout ça à des gangsters, à Israël, à l’Arabie Saoudite et à une cabale mondiale du trafic d’armes, tous les noms mentionnés depuis longtemps, avec des pièces d’enquête fuitées depuis longtemps et enterrées par… un effort très concerté de contrôle médiatique de toute sorte avec en son cœur, des entreprises de l’internet comme Facebook, YouTube et bien entendu Google.

Les nouveaux articles allemands sont devenus viraux, sur VT et partout (NdT: traduit en 2017 par nos soins et mentionnés dans notre article précédent…), de la science de qualité, des preuves au delà de toute imagination.

Aujourd’hui, toutes la preuve est sortie, des engins nucléaires dans les sous-bassements des tours jumelles, de petits engins nucléaires dans les réservoirs de la climatisation pour le bâtiment 7 et une enquête du FBI-CIA et de la Maison Blanche qui avait prédit cela 4 ans en avance mais sans pouvoir l’arrêter alors même que nos archives montrent qu’ils ont suivi le trajet des engins nucléaires de l’aéroport de Teterboro dans le New Jersey jusqu’au consulat d’Israël à Manhattan.

Pourquoi ?

Regardez les médias aujourd’hui, quelques sites vont vous lancer un os ici ou là du style “les incendies n’ont pas pu faire tout ça.” Je vous l’assure, ceux qui écrivent cette merde ont eu entre les mains des séries de preuves en provenance de la véritable enquête, ils avaient tout ça à leur disposition mais ils n’en ont pas utilisé un mot.

Leur science ? Une falsification infantile. D’abord le “rapport” du NIST, puis les “troofers”, une bande de clowns ambulants qui ne sont en fait pas tellement marrants.

Quand on demande pourquoi ils l’ont fait, les réponses que nous recevons mènent dans une direction.

Quelques uns de ceux qui parlent de “théories du complot” maintenant étaient là avant le 11 septembre.

Et ça continue, faux tireurs, vrais morts, faux morts, fausse attaque au gaz de combat, l’Amérique qui gère l’EIIL/Daesh et les casques blancs de la mort, la vérité est sortie, a été amenée devant des tribunaux de l’ONU, mais censurée aux Etats-Unis (NdT: et ailleurs…)

Tout en ce domaine est censure ou connerie totale.

[lire le nouveau document pleins de croquis de Heinz Pommer sur l’article original de VT]

= = =

Articles connexes:

“11 septembre et les trois mensonges systémiques du Nouvel Ordre Mondial”

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

 


Atomisation du WTC…

Dans la vidéo ci-dessous, on nous montre la littérale vaporisation d’une des tours jumelles et notamment on y voit la vaporisation en continu de la colonne représentée sur les photos ci-dessus, c’est montré sous plusieurs angles que nous ne connaissions pas… Stupéfiant !

 

 

11 septembre et les trois mensonges systémiques du Nouvel Ordre Mondial

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 11 septembre 2019 by Résistance 71

“Celui qui est contre la guerre est par ce seul fait dans l’illégalité. L’état capitaliste considère la vie humaine comme la matière véritablement première de la production du capital. Il conserve cette matière tant qu’il est utile pour lui de la conserver. Il l’entretient car elle est une matière et elle a besoin d’entretien et aussi pour la rendre plus malléable il accepte qu’elle vive.
[…] L’état capitaliste se sert de la vie. La guerre n’est pas une catastrophe, c’est un moyen de gouvernement. L’état capitaliste ne connaît pas les hommes qui cherchent ce que nous appelons le bonheur, les hommes dont le propre est d’être ce qu’ils sont, les hommes en chair et en os ; il ne connaît qu’une matière première pour produire du capital. Pour en produire, il a besoin à un certain moment de la guerre, comme un menuisier a besoin d’un rabot, il se sert de la guerre. […] L’état capitaliste a besoin de la guerre, c’est un de ses outils. On ne peut tuer la guerre sans tuer l’état capitaliste. Je parle objectivement. Voilà un être organisé qui fonctionne… Dans cet être organisé, si j’enlève la guerre, je le désorganise si violemment que je le rend impropre à la vie, à sa vie, comme si j’enlevas le cœur au chien, comme si je sectionnais le 27ème centre moteur de la chenille. […]
Je préfère vivre. Je préfère vivre et tuer la guerre et tuer l’état capitaliste. Je préfère m’occuper de mon propre bonheur. Je ne veux pas me sacrifier ; je n’ai besoin de sacrifier qui que ce soit. Je ne veux me sacrifier qu’à mon bonheur et au bonheur des autres. Je refuse les conseils des gouvernements de l’état capitaliste, des professeurs de l’état capitaliste, des poètes, des philosophes de l’état capitaliste. […] Il n’y a qu’un seul remède: notre force. Il n’y a qu’un seul moyen à utiliser: la révolte, puisqu’on n’a pas entendu notre voix. Puisqu’on ne nous a jamais répondu quand on a gémi.”
~ Jean Giono, “Refus d’obéissance”, 1937 ~

Ô toi, historien, qui d’encre non menteuse
Écris de notre temps l’histoire monstrueuse,
Raconte à nos enfants tout ce malheur fatal,
Afin qu’en te lisant ils pleurent notre mal,
Et qu’ils prennent exemple aux pêchés de leurs pères,
De peur de ne tomber en pareilles misères.
~ Ronsard, extrait du Discours des misères de ce temps, 1562 ~

 

 

Trois mensonges systémiques et leurs effets sur nos vies

Les trois piliers du Nouvel Ordre Mondial en marche

 

Résistance 71 

 

11 septembre 2019

 

Aujourd’hui, est le 18ème anniversaire du plus grand évènement faux-drapeau de l’histoire de l’humanité: les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington DC.

Pour ceux qui étaient en âge de le faire, nous nous rappelons tous où nous étions et ce que nous faisions en ce jour funeste.

Il y a de toute évidence un avant et un après 11 septembre 2001. Le monde a changé, dramatiquement. Les évènements correspondirent à l’annonce faite deux ans auparavant dans un document de think tank américain, le “Project for a New American Century” ou PNAC, de la nécessité d’un nouveau “Pearl Harbor” pour faire avancer un agenda hégémonique global de l’empire anglo-américano-sioniste pour une domination totale et sans partage de la planète.

Cet évènement eut donc lieu sous la formes des attentats du “11 septembre” et certainement pas de la façon dont le narratif officiel veut nous le faire croire.

Il y a un peu moins de deux ans, en novembre 2017, nous traduisions et publiions un article / document d’une ampleur exceptionnelle sur les preuves de plus en plus affirmées, même si étouffées, pour un 11 septembre nucléaire. Veuillez suivre ce lien pour vous rafraîchir la mémoire ou simplement en prendre connaissance.

Depuis, rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est un nouveau dossier étayant toujours plus le modus operandi de la destruction / pulvérisation, atomisation des trois tours du WTC le 11 septembre 2001.

Dans ce billet nous irons au-delà de ceci et étendrons le débat aux trois mensonges annoncés dans le titre pour nous mener (en bateau) jusqu’à la finalisation de notre mise en esclavage définitive dans un Nouvel Ordre Mondial ultra oligarchique, dictatorial et eugéniste.

L’agenda de notre domination finale sous tous les aspects possibles repose sur trois mensonges et manipulations effectifs:

Mensonge # 1 – Le 11 septembre 2001, attaque nucléaire sous faux-drapeau

Cet évènement auto-destructeur de grande amplitude, construit et mis en scène de toute pièce par le segment psychopathe d’une élite auto-proclamée ; la destruction par arme nucléaire d’un centre administratif de renommée mondiale au centre de New York et celle d’une aile du Pentagone par un missile à Washington DC, a permis la mise en place immédiate puisque déjà programmée, de ce que le gouvernement américain d’alors (Bush fils) avait étiqueté comme la “Global War On Terrorism” ou GWOT, la “guerre totale au terrorisme”, terrorisme bien entendu géré et piloté depuis les instances profondes de l’empire anglo-américano-sioniste en expansion constante. Cette guerre s’est peu à peu transformée en une guerre perpétuelle impérialiste marchande pour le contrôle absolu des ressources naturelles et humaines mondiales au seul profit d’une oligarchie débridée et sans complexe ni remord.

Depuis le 11 septembre 2001, nous avons vu l’empire attaquer sous les prétextes les plus mensongers et les manipulations les plus grossières, directement ou par procuration, l’Afghanistan (2001), le Venezuela (2002), l’Irak (2003), le Liban (2006), la Palestine (Gaza 2008), la Libye (2011), la Syrie (2011), le Soudan (2013), le Yémen (2014), l’Ukraine (2014), de nouveau le Venezuela (2018-19).

Il semblerait que le plus gros morceau arrive: l’Iran depuis 2017 et la monté de tensions préfabriquées.

Cet état de guerre perpétuelle a généré et génère toujours des milliards de dollars de revenus pour les industries qui en croquent et sont inondées de contrats gouvernementaux et privés pour l’armement, la “défense”, (l’offensive serait un terme plus approprié), les ventes d’armes (légales et illégales), la surveillance et la sécurité dans le développement d’états policiers partout en occident sous couvert de cette supercherie de la GWOT.

Aujourd’hui, l’empire est néanmoins confronté à un problème majeur: sa propagande fonctionne de moins en moins et dupe de moins en moins de personnes dans le monde et surtout en occident. Dans les grandes largeurs, le public ne marche plus dans la combine et il devient de plus en plus difficile de justifier la guerre perpétuelle, finalement déclarée aux peuples du monde et à personne d’autre. A cet effet, interviennent les deux autres mensonges du contrôle…

Mensonge # 2 L’escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique

La manipulation et la mise sous contrôle de la science au profit d’un agenda sur la capacité de décider du comment les gens doivent vivre en fonction d’un dogme scientifico-religieux appliqué à la vie quotidienne: nous, les humains par notre activité industrielle intensive ces derniers 150 ans, avons déclenché une catastrophe incommensurable au gré de nos émissions croissantes de CO2 qui, saturant notre atmosphère, engendre un effet de serre et de réchauffement planétaire, qui d’après les calculs de modèles informatiques pondus et bidouillés à cet effet, nous mène à la fin de l’humanité si nous ne faisons rien contre ce carbone déclaré notre ennemi, un Al Qaïda / Daesh sous forme gazeuse si on veut…

Tout ceci nonobstant les arguments de scientifiques intègres et raisonnables, de plus en plus nombreux, qui contredisent en permanence les “trouvailles” et “analyses” du GIEC, politburo du dogme du RCA.

Ce dogme permet à l’empire d’à la fois contrôler nos vies, de nous diriger, de nous forcer à limiter nos activités, à nous taxer et de plus à mettre en place toute une industrie “de la marchandise verte”, générant des milliards de dollars de revenus à quelques privilégiés dont les produits (éoliens ou photovoltaïques) sont incapables de générer une quantité suffisante d’énergie pour faire fonctionner une ville de petite taille.

Mais la science et la technologie ont également été détournées pour mettre en place le toute dernière invention en date pour la mise en place finale de la grille de contrôle planétaire du Nouvel Ordre Mondial…

Mensonge # 3 , 5G la technologie du futur dystopique

Appelé aussi “l’internet des choses”, la technologie de communication de 5ème génération ou 5G est une puissance en cours d’installation de ce qu’il est convenu d’appeler une tyrannie technotronique. Cette technologie, présentée de manière anodine comme la globalisation de toute l’information, de l’échanges de données à bien plus grande vitesse et de manière fiable, est en fait:

1- Un moyen de refermer la grille de contrôle planétaire sur les populations qui auront dès lors énormément de mal à échapper à une totale surveillance puisque tout appareil aussi anodin soit-il, de la vie de tous les jours, sera connecté et enverra constamment des données à des centres de recueil d’information. Tout ce qui sera branché ou non sur le secteur pourra rendre compte des faits, gestes et paroles de quiconque. L’ensemble de notre vie sera géré depuis des centres électroniques sous surveillance, qui nous donneront accès (ou pas) aux aspects les plus futiles de notre vie quotidienne (comme ouvrir une porte, démarrer sa voiture, faire une transaction financière ou admirer notre frigo commander du lait tout seul comme un grand…), comme aux plus importants, au moyen d’une puce électronique physiologiquement insérée, la fameuse RFID ou carte d’identité à fréquence radio, connectée en tout lieu et en tout temps pour contrôler tous les aspects de notre vie.

Ça ne vous plaît pas ? Vous entrez en dissidence ? Le centre de contrôle le plus proche éteint votre RFID et vous ne pouvez plus rien faire du tout, même plus rentrer chez vous.

2- Un moyen également de finaliser le plan eugéniste de réduction massive de la population mondiale, pour la ramener au chiffre plus “gérable” de 500 à 600 millions d’individus. Ce qui implique un programme de réduction de la population mondiale de l’ordre de 7 milliards d’individus. Questions: qui seront les heureux élus ? et surtout qui décidera de qui vivra et qui mourra ?

La 5G agit comme un amplificateur de micro-ondes, elle nous fera baigner dans un océan d’ondes déjà prouvées néfastes pour notre santé et favorisera donc le développement de maladies associées aux radiations, cancers, troubles psychiques et autres joyeusetés du genre.

Elle est en quelque sorte l’arme de destruction massive rêvée et à moins de vivre en permanence dans une cage de Faraday ambulante, il sera difficile d’éviter toute exposition aux effets néfastes et mortifères à terme de ces ondes.

Comme pour les deux précédents mensonges et manipulations, ceci génère de très gros revenus pour quelques entreprises du sérail, dont la technologie informatique de haut niveau et le système de patente est directement liée aux budgets militaires et à ceux qui les contrôlent.

Ces trois mensonges fournissent des revenus gigantesques aux mêmes entreprises, elles-mêmes contrôlées par les mêmes personnes de la même caste psychopathe et permet de mettre en place la solution finale à la lutte radicale des peuples pour leur liberté.

Aujourd’hui, percer le mystère des attentats du 11 septembre n’est plus suffisant. Nous devons ébranler et effondrer ces trois piliers du mensonge systémique sur lesquels repose l’avancée du Nouvel Ordre Mondial tout en sachant qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir.

Nous devons reprendre la barre du bateau ivre et balancer toute cette fange technotronique humaine et systémique par dessus bord afin de remettre le cap vers les rivages paisibles de la société des sociétés ; la seule qui nous mènera à notre humanité achevée dans la reconquête de notre être profond, hors des antagonismes marchands et de leur dictature et dans l’harmonie enfin trouvée de notre complémentarité universelle.

“Chaque état, c’est à dire donc tout gouvernement et toute administration des masses populaires qui vient d’en-haut, étant nécessairement enracinée dans une lourde bureaucratie et se reposant sur des armées, l’espionnage et le clergé, ne sera jamais capable d’établir une société organisée sur la base du travail et de la justice, puisque ces entités sont par leur essence même, naturellement enclines à opprimer le travailleur et lui refuser toute justice. Comme nous le voyons, le travailleur ne sera jamais capable de se libérer de l’oppression en ce monde à moins qu’il ne substitue à ce corps démoralisant, la fédération libre de tous les groupes producteurs, une fédération fondée sur la solidarité et l’égalité.”
~ Résolution du congrès anarchiste de St Imier (Fédération du Jura), le 15 septembre 1872 ~

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

Lectures complémentaires:

Crimes, enquête, mensonges, falsifications pour masquer un 11 septembre nucléaire (VT, 11 septembre 2019)

Manifeste pour la Société des Sociétés

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

911_History_english

Compilation Howard Zinn

Resistance71_L’essentiel_articles_2010_2018

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Zenon_Inversion

Scientist 5G appeal

stop-linky-gazpar-5G

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Agenda-oligarchique-de-depopulation-sarkozy-et-les-compteurs-intelligents

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

la-tele-medecine-cest-pas-bon-pour-la-sante

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

PSanchez_MESSAGE HUMANI-TERRE A L’INTENTION DE LA COMMUNAUTE INTELLECTUELLE

Biblio_Publications_Marcel_Leroux