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Le carburant de la dictature technotronique… La grande bataille planétaire pour le contrôle du lithium a commencé (F. William Engdahl)

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Plaines salines boliviennes du lithium

 

La Chine, les Etats-Unis et la géopolitique du lithium

 

F. William Engdahl

 

19 novembre 2019

 

Source:

https://www.globalresearch.ca/china-usa-geopolitics-lithium/5695377

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis plusieurs années et la poussée globale pour développer des véhicules électriques à une échelle de masse, l’élément Lithium est venu en point de focalisation en tant que métal des plus stratégiques. La demande est énorme en Chine, en Europe (UE) et aux Etats-Unis en ce moment et sécuriser le contrôle sur les ressources de lithium développe déjà sa propre géopolitique dans la même mesure que ce qui est mis en place pour contrôler les réserves de pétrole (NdT: et de gaz)

Le mouvement de la Chine pour sécuriser les ressources

Pour la Chine, qui a pris pour objectif de devenir le plus gros producteur de véhicules électriques (VE) au monde, le développement de matériaux pour les piles au lithium est une priorité pour la période du 13ème plan quinquennal (2016-2020). bien que la Chine ait ses propres réserves de lithium, l’exploitation y est limitée et la Chine a entrepris de sécuriser les droits miniers d’extraction du lithium à l’étranger.

En Australie, l’entreprise chinoise Talison Lithium, contrôlée par Tianqi, extrait et possède les plus grandes réserves du monde du spodumène de plus haut grade dans la région de Greenbushes, en Australie de l’Ouest près de la ville de Perth.

Talison Lithium Inc. est le plus gros producteur de matière première de lithium au monde. Leurs mines de Greenbushes produisent aujourd’hui plus de 75% des demandes de la Chine concernant le lithium et environ 40% de la demande mondiale pour le métal. Ceci, ainsi que d’autres matières premières australiennes, ont rendu très importantes les relations de la Chine avec l’Australie, traditionnellement un fort allié américain. La Chine est aussi devenue le plus gros partenaire commercial de l’Australie.

Mais l’influence économique croissante de la Chine dans la région Pacifique et autour de l’Australie a mené le premier ministre Scott Morrison à envoyer un avertissement à la Chine pour qu’elle de défie pas la position stratégique australienne dans la région. Fin 2017, l’Australie préoccupée par l’influence croissante de la Chine, avait renoué sa coopération informelle avec ce qui est parfois appelé le “quatuor” avec les Etats-Unis, l’Inde et le Japon, ravivant une tentative précédente de mettre un coup d’arrêt à l’influence chinoise dans le pacifique sud. L’Australie a aussi récemment augmenté ses prêts aux nations des îles pacifiques pour contrer la politique de prêt de Pékin. Tout ceci rend obligatoire pour la Chine de se tourner vers d’autres ressources mondiales pour sécuriser le lithium afin de devenir le joueur clef incontournable dans l’économie émergente des VE de la décennie à venir.

Alors que le développement des VE est devenu crucial pour l’économie chinoise et sa planification, la recherche pour sécuriser le lithium s’est tournée vers le Chili, une autre source majeure de lithium dans le monde. Là-bas, Tianqi de la Chine amasse et cumule des parts importantes de la Sociedad Quimica Y Minera (SQM) chilienne, un des plus gros producteurs mondiaux du métal. Si la chinoise Tianqi réussit à prendre le contrôle de SQM, cela changera  la géopolitique du contrôle mondial du lithium d’après des rapports émis par l’industrie minière.

La ressource mondiale des métaux lithium, composant stratégique des piles à ion-lithium utilisées dans les VE est concentrée en fait dans très peu de pays.

Pour donner une idée de la demande potentielle totale de lithium, la batterie du VE Tesla modèle S demande 63kg de carbonate de lithium, suffisamment pour donner de l’énergie à 10 000 piles de téléphones cellulaires. Dans un rapport récent, la banque Goldman Sachs a appelé le lithium “le nouveau carburant”. Une augmentation de seulement 1% de la demande en VE augmenterait la demande de production de lithium de 40% d’après Goldman Sachs. Avec de plus en plus de gouvernements demandant moins d’émission de CO2, l’industrie de l’automobile est en train globalement de s’étendre vers la construction massive d’usine de fabrication de VE dans la prochaine décennie, ce qui rendra alors le lithium aussi stratégique en tant que ressource que le pétrole aujourd’hui.

L’Arabie Saoudite du lithium ?…

La Bolivie, dont le lithium est bien plus compliqué à extraire est aussi devenue ces récentes années, une cible d’intérêt pour Pékin. Des estimations géologiques mettent les réserves en lithium de la Bolivie comme étant les plus importantes au monde. La région saline de Salar de Uyuni à elle seule est estimée renfermer quelques neuf millions de tonnes de lithium.

Depuis 2015, une compagnie minière chinoise, CAMC engineering Company, fait fonctionner une grande usine en Bolivie afin de produire du chlorure de potassium comme engrais. Ce que CAMC minimise est le fait que sous le chlorure de potassium se trouve les plus grosses réserves connues de lithium au monde, un des 22 sites de plaines salines de Bolivie. L’entreprise chinoise Linyi Dake Trade a construit en 2014 une usine pilote de construction de batteries au lithium sur ce même endroit.

Puis en février 2019, le gouvernement d’Evo Morales a signé un autre accord sur le lithium, celui-ci avec la firme chinoise Xinjiang TBEA Group Co Ltd qui va détenir 49% des parts dans une entreprise commune avec l’entreprise d’état bolivienne YLB. Cet accord vise à produire du lithium et autre matériaux des plaines salines de Coipasa et de Pastos Grandes, le coût de l’opération est estimé à 2,3 milliards de dollars.

En ternes de lithium, la Chine jusqu’ici domine le nouveau jeu mondial pour son contrôle. Des entités chinoises contrôlent maintenant près de 50% de la production mondiale de lithium et 60% de la capacité de production des batteries électriques. Dans une décennie, Goldman Sachs prédit que la Chine pourraient fournir quelque 60% de la totalité des VE au monde. Bref, le lithium est devenu une priorité stratégique pour Pékin.

La rivalité Chine-USA pour le lithium ?

L’autre acteur très puissant de ce marché aujourd’hui sont les Etats-Unis. Albemarle, dans la ville de Charlotte en Caroline du Nord, entreprise au bureau directeur des plus impressionnants, elle possède de majeures concessions minières de lithium en Australie et au Chili notoirement, tout comme la Chine. En 2015, Albemarle est devenue un acteur majeur dans la course au lithium lorsqu’elle a acheté le géant minier américain Rockwood Holdings et ses concessions minières du Chili dans la région de Salar de Atacama, ainsi que dans des mines à Greenbushes en Australie où le groupe chinois de Tianqi possède 51% des parts. Ceci donne à Albemarle 49% des parts d’un énorme projet sur le lithium en Australie en partenariat avec la Chine.

Ce qui commence à devenir de plus en plus clair est que les tensions entre les Etats-Unis et la Chine au sujet des plans économiques chinois servent aussi à contrebalancer la domination chinoise dans l’extraction du lithium. Le récent coup d’état militaire en Bolivie qui a forcé le président Evo Morales en exil au Mexique a les empreintes digitales de Washington partout sur lui aussi loin qu’on puisse dire jusqu’ici. L’entrée en lice de la présidente par interim Jeanine Anez et du chrétien d’extrême droite et multi-millionnaire Luis Fernando Camacho, signale un virement à droite de la politique future du pays, ouvertement soutenu par Washington. Ce qui sera crucial entre autre, sera de voir si un futur gouvernement annulera les accords miniers sur le lithium passés avec les entreprises chinoises.

Également, l’annulation de la réunion du 16 novembre au Chili de l’APEC, qui aurait mis en scène un mini-sommet commercial entre Trump et son homologue chinois Xi Jinping, prend une toute autre signification. La réunion devait aussi entretenir des réunions commerciales entre la Chine et le Chili d’après le quotidien du South China Morning Post. La délégation planifiée de Xi devait comporter  150 membres chefs d’entreprises et du secteur minier afin de signer des accords économiques d’envergure, resserarnt par là même toujours plus les liens entre la Chine et le Chili, quelque chose contre laquelle les Etats-Unis ont averti il y a quelque temps.

L’éruption de manifestations de masse à travers le Chili opposant l’augmentation des transports publics par le gouvernement chilien porte tous les signes qui ont déclenché des révolutions colorées de Washington dans d’autres pays. Ces évènements ont eu pour résultat l’annulation de la réunion de l’APEC qui devait se tenir au Chili. Les rôle actif des ONG américaines dans les troubles n’ont pas encore été confirmés, mais il est certain que les relations commerciales de plus en plus fortes entre la Chine et le Chili ne sont pas vues d’un bon œil du côté de Washington. L’exploitation chinoise du lithium au Chili est jusqu’ici très peu discutée en tant que facteur géopolitique et stratégique qui pourrait déclencher des interventions de Washington malgré l’ouverture au marché libre du gouvernement actuel.

Ce qui est sûr jusqu’ici c’est qu’il y a une bataille mondiale pour la domination du futur marché des batteries de VE et le contrôle de l’extraction du lithium est au cœur de cette affaire.

 


La guerre du lithium a commencé…

Comprendre, lutter contre et vaincre la dictature technotronique 5G (PDF)

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« L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »

 

Résistance 71

 

1er novembre 2019

 

Jo a réalisé cette compilation et analyse utiles et nécessaires pour comprendre et lutter contre la grille de contrôle planétaire qui se met en place pour réduire l’humanité en esclavage et commettre un génocide d’une ampleur cataclysmique à seule fin de réaliser le triomphe final de la dictature marchande fusionnant dans la singularité transhumaniste, fontaine de jouvence tant désirée par le plus petit nombre oligarchique.

Éteignez les écrans et rallumez les cerveaux !…

A lire, diffuser et intégrer absolument sans aucune modération !…

Version PDF

Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

 

Analyse politique: Surgissement d’un nouveau monde ?… (Réseau Voltaire)

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Analyse intéressante de Meyssan dont nous admirons l’optimisme. En fait, il ne fait que décrire un des segments de la métamorphose de l’empire en un autre: la fusion de l’empire anglo-américain avec la Chine et la Russie dans un Nouvel Ordre Mondial capitaliste monopoliste supranational qui sera régi par le cartel banquier et des grosses multinationales énergétiques et technotronique. La collusion banquier entre la City de Londres, Wall Street et les banques chinoises va von train et les écrans de fumée remplissent leur fonction… d’enfumage de gogos.

Meyssan le dit du reste dès les deux 1ères phrases: “C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit.”

Ceci n’est en rien un espoir, mais la continuation de la même merdasse marchande à un autre niveau.

Pour nous, les peuples, la seule voie viable est celle qui mettra bas à l’État, à la marchandise, à l’argent et au salariat… Tout le reste, Russie, Poutine ou pas, n’est que pisser dans un violon.

~ Résistance 71 ~

 

 

Le nouveau monde surgit devant nous

 

Thierry Meyssan

 

22 octobre 2019

 

source: https://www.voltairenet.org/article208007.html

 

Thierry Meyssan souligne l’extrême gravité, non pas du retrait US de Syrie, mais de l’effondrement des repères actuels du monde. Nous entrons, selon lui, dans une courte période de transition, au cours de laquelle les actuels maîtres du jeu que sont les « capitalistes financiers » —et ceux qu’il désigne par là n’ont aucun rapport avec ni avec le capitalisme originel, ni avec la banque originelle— vont être écartés au profit des règles de droit énoncées par la Russie en 1899.

C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit. Toutes les références antérieures disparaissent. Ceux qui étaient voués aux gémonies triomphent tandis que ceux qui gouvernaient sont précipités aux enfers. Les déclarations officielles et les interprétations que livrent les journalistes ne correspondent manifestement plus aux événements qui s’enchainent. Les commentateurs doivent au plus vite changer leur discours, le renverser en totalité ou être happés par le tourbillon de l’Histoire.

En février 1943, la victoire soviétique face au Reich nazi marquait le basculement de la Seconde Guerre mondiale. La suite des événements était inéluctable. Il fallut pourtant attendre le débarquement anglo-états-unien en Normandie (juin 1944), la conférence de Yalta (février 1945), le suicide du chancelier Hitler (avril 1945) et enfin la capitulation du Reich (8 mai 1945) pour voir se lever ce monde nouveau.

En un an (juin 44-mai 45), le Grand Reich avait été remplacé par le duopole soviéto-US. Le Royaume-Uni et la France, qui étaient encore les deux premières puissances mondiale, douze ans plus tôt, allaient assister à la décolonisation de leurs Empires.

C’est un moment comme celui-là que nous vivons aujourd’hui.

Chaque période historique a son propre système économique et construit une super-structure politique pour le protéger. Lors de la fin de la Guerre froide et de la dislocation de l’URSS, le président Bush père démobilisa un million de militaires US et confia la recherche de la prospérité aux patrons de ses multinationales. Ceux-ci firent alliance avec Deng Xiaoping, délocalisèrent les emplois US en Chine qui devint l’atelier du monde. Loin d’offrir la prospérité aux citoyens US, ils accaparèrent leurs profits, provoquant progressivement la lente disparition des classes moyennes occidentales. En 2001, ils financèrent les attentats du 11 septembre pour imposer au Pentagone la stratégie Rumsfeld/Cebrowski de destruction des structures étatiques. Le président Bush fils transforma alors le « Moyen-Orient élargi » en théâtre d’une « guerre sans fin ».

La libération en une semaine d’un quart du territoire syrien n’est pas seulement la victoire du président Bachar el-Assad, « l’homme qui depuis huit ans doit partir », elle marque l’échec de la stratégie militaire visant à établir la suprématie du capitalisme financier. Ce qui paraissait inimaginable a eu lieu. L’ordre du monde a basculé. La suite des événements est inévitable.

La réception en très grande pompe du président Vladimir Poutine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis atteste du spectaculaire revirement des puissances du Golfe qui basculent dès à présent dans la camp russe.

La tout aussi spectaculaire redistribution des cartes au Liban sanctionne le même échec politique du capitalisme financier. Dans un pays dollarisé où l’on ne trouve plus de dollars depuis un mois, où les banques ferment leurs guichets et où les retraits bancaires sont limités, ce ne sont pas des manifestations anti-corruption qui stopperont le renversement de l’ordre ancien.

Les convulsions de l’ordre ancien s’étendent. Le président équatorien, Lenín Moreno, attribue la révolte populaire contre les mesures imposées par le capitalisme financier à son prédécesseur, Rafael Correa qui vit en exil en Belgique, et à un symbole de la résistance à cette forme d’exploitation humaine, le président vénézuélien Nicolás Maduro, bien qu’ils n’aient aucune influence dans son pays.

Le Royaume-Uni a déjà replié ses forces spéciales de Syrie et tente de sortir de l’État supranational de Bruxelles (Union européenne). Après avoir pensé conserver le Marché commun (projet de Theresa May), il décide de rompre avec toute la construction européenne (projet de Boris Johnson). Après les erreurs de Nicolas Sarkozy, de François Hollande et d’Emmanuel Macron, la France perd subitement toute crédibilité et influence. Les États-Unis de Donald Trump cessent d’être la « nation indispensable », le « gendarme du monde » au service du capitalisme financier pour redevenir eux-mêmes une grande puissance économique. Ils retirent leur arsenal nucléaire de Turquie et s’apprêtent à fermer le CentCom au Qatar. La Russie est reconnue par tous comme le « pacificateur » en faisant triompher le droit international qu’elle avait créé en convoquant, en 1899, la « Conférence internationale de la paix » de La Haye, dont les principes ont été depuis foulés aux pieds par les membres de l’Otan.

Comme la Seconde Guerre mondiale a mis fin à la SDN pour créer l’Onu, ce monde nouveau va probablement accoucher d’une nouvelle organisation internationale fondée sur les principes de la Conférence de 1899 du tsar russe Nicolas II et du Prix Nobel de la paix français, Léon Bourgeois. Il faudra pour cela d’abord dissoudre l’Otan, qui tentera de survivre en s’élargissant au Pacifique, et l’Union européenne, État-refuge du capitalisme financier.

Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous entrons dans une période de transition. Lénine disait, en 1916, que l’impérialisme était le stade suprême de la forme de capitalisme qui disparut avec les deux Guerres mondiales et la crise boursière de 1929. Le monde d’aujourd’hui est celui du capitalisme financier qui ravage une à une les économies pour le seul profit de quelques super-riches. Son stade suprême supposait la division du monde en deux : d’un côté les pays stables et mondialisés, de l’autre des régions du monde privées d’États, réduites à n’être que de simples réserves de matières premières. Ce modèle, contesté aussi bien par le président Trump aux États-Unis, les Gilets jaunes en Europe occidentale ou la Syrie au Levant agonise sous nos yeux.

 

Le piège de la 5G et des crypto-monnaies ou l’éclosion du monstre technotronique (Dean Henderson)

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Monstre technotronique…

 

Le plan blockchain 5G de mise en esclavage de la Fed

 

Dean Henderson

 

20 octobre 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/10/20/the-feds-5g-blockchain-enslavement-plan/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans mon dernier article, je posais la question de la possibilité de ce que les crypto-monnaies et la technologie du blockchain puissent servir de leurre pour la mise en place d’une monnaie globale électronique implantable (sous forme de puce électronique) gérée par la 5G et contrôlée par les mêmes banquiers centraux, emmenés par la famille Rothschild, qui contrôlent l’ensemble des bien monétaires de la planète.

Un rapide coup d’œil au site internet d’une entreprise appelée Digital Currency Group ou DCG pourrait bien vous convaincre que ceci est juste. Il apparaît qu’ils possèdent leur propre espace entier de blockchain et de crypto-monnaies.

D’après son site internet, DCG est “L’épicentre de l’industrie du Bitcoin et de la blockchain”. L’ancien secrétaire à la trésorerie américaine (ministère des finances) et membre de la banque fédérale de New York, Larry Summers, est un conseiller du comité directeur de DCG, dont les membres incluent Lawrence Lenihan, Glenn Hutchins et Barry Silbert.

Lenihan est un ancien d’IBM, qui développa les premiers produits kiosk logiciel multimedia interactif transactionnel. Il fut le président du Duke University Pratt School of Engineering Devil Venture Fund. Il est aussi aux comités directeurs de Body Labs et de TraceLink.

Body Lab est un fournisseur de logiciel d’intelligence artificielle “consciente” qui comprend la forme du corps humain en 3D ainsi que le mouvement depuis des photos ou des videos RGB. Lenihan a fourni un capital de départ pour Body Labs depuis son fond de FirstMark Capital, qu’il a commencé après son passage chez IBM (NdT: N’oublions pas qu’IBM a mis au point le premier système comptable informatique, mis en application par les nazis dans leur gestion concentrationnaire…). Leur point de focalisation est la gestion de banques de données et l’Intelligence Artificielle. Body Labs a été rachetée par Amazon en 2017 et jouera un rôle clef dans le développement des caméras de surveillance 5G.


5G + crypto-monnaies = esclavage planétaire 

TraceLink s’appelle elle-même un “nuage des sciences de la vie” qui se spécialise dans “la recherche et le pistage global”, “”l’obéissance globale” et la “chaîne d’accès numérique”. L’entreprise travaille étroitement avec Big Pharma et les chaînes hospitalières. TraceLink possède la technologie qui pourrait être utilisée pour “rechercher et pister” les porteurs de puces électroniques humains.

Glenn Hutchins est membre du bureau directeur de la banque fédérale de New York (NdT: qui n’a de “fédérale” que le nom, il s’agit comme le reste, d’un cartel de banques privées…), la branche la plus puissante des banques fédérales. Hutchins est aussi un directeur à AT&T, qui met en place son affaire de la 5G Evolution. Hutchins est le co-chairman du Brookings Institute et directeur adjoint du puissant Economic Club de New York.

Hutchins est le co-fondateur de Silver Lake, un leader mondial technologique qui a investi plus de 43 milliards de dollars en avoirs combinés. Son leadership consiste en d’anciens banquiers d’affaire de la Goldman Sachs de la JP Morgan Chase, du Crédit Suisse et de la Morgan Stanley. Ses associés incluent le NASDAQ, Motorola Solutions, Skype, Ancestry.com, Alibaba (Chine), Dell, Intelsat et Tesla. Elle a des bases dans la Silicon Valley, New York, Londres et Hong Kong.

Hutchins est propriétaire associé de l’équipe de Basket Ball de la NBA des Boston Celtics et co-préside la campagne du capital de Harvard, il est membre du comité directeur du Center for American Progress et de la Fondation Obama et ancien membre du comité directeur du NASDAQ, de SunGard Data Systems et d’Instinet. Il siège aussi au comité exécutif du New York Presbyterian Hospital, qui est connecté avec l’église anglicane basée à la City de Londres.

En 2004, Barry Silbert fonda SecondMarket Inc., qui est maintenant connu sous le nom de NASDAQ Private Market. En 2015, il lança le Digital Currency Group, DCG. En 2016, DCG s’associe avec Amazon Web Services pour créer un environnement dans lequel les entreprises pourront utiliser des technologies blockchain.

La liste des entreprises de blockchain et de crypto-monnaies que possède DCG est tout simplement époustoufflante. Il apparaît que le culte du Bitcoin fut façonné par personne d’autre que la banques de la réserve fédérale de New York inféodée et contrôlée par le gang Rothschild / Rockefeller, qui apparaît piloter la locomotive blockchain. Ceci explique probablement pourquoi pratiquement toute “l’extraction” de Bitcoin s’est déplacée en Chine ; et aussi pourquoi le modèle de “crédit-social chinois” pondu par David Rockefeller, est en train de mener la danse vers une mise en esclavage mondiale un bloc et une chaîne à la fois…

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Lectures complémentaires:

Dossier-complet–pour-stopper-net-la-dictature-technotronique

Alerte_scientifiques_medecins_5G

Naval-Medical-Research-Institute-1972-Full-Bibliography

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

la-tele-medecine-cest-pas-bon-pour-la-sante

Agenda-oligarchique-de-depopulation-sarkozy-et-les-compteurs-intelligents

stop-linky-gazpar-5G

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

 


Chine, N.O.M, 5G et Blockchain

A lire: pourquoi le renégat, escroc, homme de main de David Rockefeller, le canadien Maurice Strong, s’est-il exilé en Chine ?

Colonialisme et guerre impérialiste: Opération Condor 2.0 en marche contre le Venezuela… pétrole oblige (RT)

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… aussi au Venezuela

 

Armées des ombres: paramilitaires, mercenaires et forces spéciales au Venezuela

 

Romain Mingus (RT)

 

7 juin 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/opinions/62807-armee-ombres-paramilitaires-mercenaires-forces-speciales-venezuela

 

Mercenaires, forces spéciales étrangères… à qui Washington essaie-t-il d’avoir recours pour arriver à ses fins au Venezuela? Romain Migus poursuit son analyse.

Le 14 mars 2018, Erick Prince, le fondateur de l’entreprise militaire privée Academi (NdR71: ex-Blackwater), réunissait une centaine de personnalités dans son ranch de Virginie. L’invité d’honneur, ce jour-là, n’était autre que Oliver North, figure principale avec Elliott Abrams, l’actuel envoyé spécial des Etats-Unis pour le Venezuela, de la sale guerre contre le Nicaragua dans les années 80. Ce retour de Erick Prince sous le feu des projecteurs, après sa mise à l’écart des administrations états-uniennes (tout comme son collègue Abrams), aurait dû être un signal d’alerte. Mais ce n’est qu’un an plus tard que l’on apprendra que le fondateur d’Académi se disposait à recruter 5 000 mercenaires pour le compte de Juan Guaido. Ce plan macabre n’aurait, pour l’instant, trouvé ni l’écho de la Maison Blanche, pourtant sensible à l’influence de Prince, ni le financement nécessaire de 40 millions de dollars, somme ridicule si l’on tient compte du vol de plusieurs milliards de dollars appartenant à l’Etat vénézuélien par l’administration étatsunienne.

Pourtant, le recrutement de mercenaires a déjà commencé. Le 29 novembre 2018, le président Maduro dénonçait lors d’une allocution télévisée la constitution d’un bataillon de 734 chiens de guerre sur les bases militaires d’Eglin en Floride et de Tolemaida en Colombie. Le 23 mars 2019, le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, annonçait que 48 mercenaires recrutés au Salvador, au Honduras et au Guatemala étaient rentrés sur le territoire vénézuélien, dans le but d’y commettre des attentats contre les hautes autorités du pays, ainsi que des actes de sabotages, et d’opérations sous fausses bannières. Selon les services de renseignement du Venezuela, ces mercenaires avaient été recrutés par Roberto Marrero, bras droit de Juan Guaido. Que ce soit via Erick Prince ou par d’autres modalités, le recrutement de mercenaires afin de déstabiliser le Venezuela, est une sinistre réalité.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Les paramilitaires sont une excroissance du conflit colombien. D’abord créés par des propriétaires terriens et des militaires, ou dans le sillage des cartels de la drogue, ces groupes chargés des besognes les plus inavouables, se sont rassemblés sous le commandement des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC). De 1997 à 2006, ils firent régner la terreur en déplaçant des populations entières sur le territoire colombien, et se chargeant des exactions que ne voulaient pas assumer les services de l’Etat. Sous le gouvernement d’Alvaro Uribe (2002-2010), les paramilitaires ont acquis une véritable prestance sur la scène politique, en tissant des liens avec des responsables politiques et économiques et allant même jusqu’à financer un tiers des parlementaires de ce pays, comme l’ont montré les documents saisis dans l’ordinateur du chef paramilitaire Jorge 40. Si leur activité principale reste liée au trafic de cocaïne, les paramilitaires agissent comme un Etat parallèle et influent. Dotés d’une autorité acquise au moyen d’une violence extrême et d’une terreur psychologique, ils imposent leurs normes sociales, politiques et économiques sur les territoires qu’ils contrôlent. La «démobilisation» des AUC en 2006 a eu pour conséquence l’implosion en plus petites structures, qui ont gardé le même modus operandi.

Les paramilitaires colombiens arrivent au Venezuela après le coup d’Etat contre Hugo Chávez en 2002. D’abord comme tueurs à gage de certains propriétaires terriens, soucieux d’éliminer les leaders paysans qui revendiquaient l’application de la réforme agraire. Ils commencent alors à investir certains quartiers des grandes villes tout en restant très actifs à la frontière colombienne.

Ils deviennent connus des vénézuéliens en mai 2004, après que 124 paramilitaires furent arrêtés dans les alentours de Caracas. Ils avaient été amenés par Roberto Alonso, un politicien d’opposition, dans le but d’assassiner Hugo Chávez et de hauts responsables de la Révolution. Au fil des ans, leur présence s’est confortée le long de la frontière, ainsi que dans certains quartiers des grandes villes où ils ont constitué plusieurs cellules dormantes. Sans oublier l’axe de communication stratégique menant des Andes à la côte caribéenne, couloir primordial pour la distribution de la cocaïne. C’est sur cette portion de territoire qu’ont d’ailleurs été arrêtés ou abattus la plupart des dirigeants paramilitaires qui se trouvait au Venezuela. C’est aussi sur cet axe que se trouvent, et ce n’est pas un hasard, les villes où ont eu lieu les affrontements les plus rudes lors des guarimbas de 2014 et 2017.

A la différence du crime organisé «classique», les paramilitaires disposent d’une hiérarchie militaire*, d’un appareil de renseignement, d’un armement conséquent, mais surtout agissent en fonction d’une politisation marquée par leur anticommunisme, acquise dès leur genèse dans la lutte contre les guérillas. Ils imposent leur orientation idéologique aux populations qu’ils soumettent.  A la différence de la pègre, ils gardent de très bonnes relations avec les élites colombiennes, pour qui ils jouent le rôle d’une armée parallèle. Leur utilisation contre le Venezuela permettrait à la Colombie de ne pas dégarnir les fronts internes que son armée maintient avec la guérilla.

A la frontière avec le Venezuela, les paramilitaires contrôlent le trafic de drogue, ainsi que la contrebande d’essence et d’aliments. Comme nous l’a rappelé Freddy Bernal dans une interview exclusive : «La Colombie produit 900 tonnes de cocaïne. Pour produire un kilo, tu as besoin de 36,5 litres d’essence et la Colombie n’en produit pas suffisamment. Les paramilitaires sont chargés d’acheminer par contrebande 36 millions de litres d’essence en provenance du Venezuela et destinés en grande partie à la production de cocaïne», et en retour contrôlent la distribution de drogue dans le pays voisin, par le biais des bandes criminelles vénézuéliennes.

Les affrontements de l’Etat bolivarien avec les paramilitaires sont de plus en plus récurrents. Non seulement pour lutter contre leurs multiples trafics mais surtout pour défendre la souveraineté de l’Etat sur le territoire. Selon Freddy Bernal, «les paramilitaires jouent le même rôle que celui qu’a tenu Daesh en Irak, en Libye et en Syrie. Ils visent à fragmenter notre territoire. C’est le Daesh d’Amérique Latine». Ils sont un rouage essentiel dans l’atomisation de l’Etat-Nation vénézuélien, un des objectifs majeurs de la guerre qui s’annonce.

De Roberto Alonso à Roberto Marrero, il existe de nombreux exemples montrant que les paramilitaires colombiens sont en lien avec l’opposition vénézuélienne. Mais ils répondent aussi aux desseins du Pentagone dans ses actions planifiées contre le Venezuela. Comme nous l’a révélé un document du SouthCom, la force militaire des Etats-Unis responsable de l’Amérique latine, les stratèges militaires étatsuniens préconisent de «recruter des paramilitaires principalement dans les camps de réfugiés de Cúcuta, La Guajira et le nord de la province de Santander, vastes zones peuplées de citoyens colombiens qui avaient émigré au Venezuela et maintenant rentrent au pays, pour fuir un régime qui a augmenté l’instabilité aux frontières, en mettant à profit l’espace vide laissé par les FARC, l’ELN toujours belligérant, et les activités [paramilitaires] dans la région du cartel du Golfe».

Comme on peut le voir, les Etats-Unis et leurs alliés latino-américains disposent déjà d’une armée. Celle-ci est composée d’une poignée de déserteurs et de combattants civils vénézuéliens, de membres du crime organisé, de mercenaires étrangers et de paramilitaires colombiens, le tout structuré par des forces spéciales des Etats-Unis, déjà présentes dans la région, et de l’appui tactique des armées des pays limitrophes. D’autres acteurs pourraient même s’inviter dans ce conflit. Ce qui expliquerait la présence de plusieurs centaines de militaires israéliens au Brésil et au Honduras.

L’armement de cette force militaire irrégulière est lui aussi en cours. Comme l’a dénoncé le gouvernement russe par la voix de  Maria Zakharova, porte-parole du ministère des affaires étrangères de ce pays : «Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN étudient actuellement la possibilité d’acquérir dans un pays d’Europe de l’Est d’un lot important d’armes et de munitions destinés aux opposants vénézuéliens. Il s’agit de mitrailleuses lourdes, de lance-grenades intégrés et automatiques, de missiles sol-air portables, de différentes munitions pour armes à feu et de pièces d’artillerie. Cette cargaison devrait être transportée au Venezuela via le territoire d’un pays voisin à l’aide d’avions-cargos de l’entreprise d’Etat ukrainienne Antonov.» Pas besoin d’être un expert militaire pour comprendre que ce type d’arsenal est le même que celui utilisé par les belligérants qui combattent la République Arabe Syrienne. Dans ce cas de figure, les Etats-Unis ou les pays voisins n’auraient même pas à assumer un rôle protagonique de premier plan dans la guerre irrégulière contre le Venezuela.

Dans le cas où l’étranglement économique, politique et financier du Venezuela ainsi que les différentes pressions psychologiques et diplomatiques ne parviendraient pas à renverser le président Maduro, alors le scénario que nous décrivons s’appliquera immanquablement. Les différentes composantes du front militaire auront la tâche de morceler le Venezuela, sans forcément répondre à un commandement central, mais avec l’objectif commun de rendre impossible le contrôle du territoire par le pouvoir légitime. Il convient maintenant d’analyser les stratégies pour arriver à de telles fins.

(*) Note de R71:
Les groupes paramilitaires, devenus une spécialité créative de la CIA depuis l’opération Condor des années 70, sont partout du Mexique au Chili. Ces groupes criminels liés par essence au narco-trafic (gérée par la CIA et rendant compte à la Maison Blanche) sont ceux qui harcèlent sans cesse les mouvements d’autonomie natifs au Mexique (Chiapas, Oaxaca, Guerrero), au Guatemala, au Brésil, en Argentine, au Chili etc… Ces groupes sont partie intégrante du programme de « contre-insurrection » de la CIA (COINTELPRO) dans tous les pays au sud de sa frontière. Au Moyen-Orient, de tels groupes furent créés par cette même CIA et les forces spéciales de l’OTAN et sont connues sous les dénominations d’Al Nosra et de l’EIIL ou Daesh de son acronyme arabe et tous les groupes affiliés…

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient : La marchandise à tout va… Les mercenaires de Blackwater forment Daesh en Irak…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, chine colonialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 mai 2019 by Résistance 71

Gilets Jaunes !… Le jour où les mercenaires de Blackwater (et autres) viendront faire le « maintien de l’ordre oligarchique » dans les rues des villes de France n’est non seulement plus de la « science-fiction », mais sûrement plus proche qu’on ne le croit…
La dictature marchande ne peut plus qu’employer des mercenaires à tous les niveaux pour faire un boulot de plus en plus sale et qui salira aussi de plus en plus…

Le mercenariat est le passage obligé de la dictature de la marchandise en mouvement, nous le disons depuis des années, les jours de la flicaille d’état sont comptés, bientôt l’ordre fasciste marchand sera maintenu par les hordes de mercenaires qui ne rendront compte qu’aux entreprises transnationales qui les emploient. Blackwater / Academi ou quelque soit le nom actuel de cette entité, en est le meilleur exemple. N’oublions pas que l’entité mercenaire a créé une entreprise en Chine et sera (grassement) payée pour assurer la protection de la « nouvelle route de la soie » chinoise… L’empire en mutation et ses armées privées se mettent en place. La Chine est entrée au capital de Blackwater depuis 2017.

« Blackwater en route pour la Chine » (février 2017)

Il ne tient qu’à nous de dire NON ! Assez ! ¡Ya Basta! En masse…
A bas l’État, à bas les institutions, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat ! Pour que vive la Commune des communes libres, la société des sociétés de notre humanité émancipée en enfin épanouie. Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

~ Résistance 71 ~

 


Erik Prince… Prince de Chine avec Blackwater/Academi

 

Blackwater revient en Irak… pour entraîner les djihadistes takfiristes (Daesh)

 

Al Manar

 

6 mai 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1352760

 

Le tristement célèbre groupe paramilitaire américain Blackwater est retourné en Irak pour former des miliciens jihadistes takfiristes contre le gouvernement irakien, a révélé le journal libanais al-Akhbar, le samedi 4 mai.

Selon le rapport, une source proche du chargé de mission étatsunien en Irak, Judy Hood, a déclaré que Blackwater a transféré des équipements militaires étatsuniens depuis la Jordanie à destination de la province occidentale d’al-Anbar, en pleine coordination avec la base de Ain al-Assad, ajoutant que la compagnie forme actuellement les terroristes de l’EI dans cette base.

A la foi de sources sur le terrain, le journal libanais ajoute que durant les affrontements à Baghouz, la dernière poche de Daech à Deir Ezzor, des camions escortés par des véhicules américains ont transporté des miliciens de Daech depuis cette ville en direction de Ain al-Assad.

L’information de retour de Blackwater en Irak avait auparavant été rendue publique par le site en ligne de la télévision qatarie al-Jazeera, se fiant au site américain BuzzFeed News. Selon ce dernier, c’est la sénatrice américaine Jan Schakowski qui est derrière cette révélation, indiquant qu’il s’est fait  cette fois-ci sous une nouvelle appellation, « Frontier Services Group»

Le 29 avril dernier, BuzzFeed  a assuré que le fondateur de cette société Eric Prince a créé une nouvelle société sécuritaire dans le sud de l’Irak, et plus précisément dans la région de Bassorah, riche en pétrole.

Avec son quartier général à Hong Kong et une succursale aux Emirats arabes unis, elle serait financée par des capitaux chinois, d’après BuzzFeed News.

Blackwater avait été expulsé d’Irak en 2007, après des tirs de feu meurtriers perpétrés contre 14  civils à Bagdad.  Pour échapper aux poursuites judiciaires, elle a opéré un premier changement d’appellation vers Academi.

 

Ingérence impérialiste en Chine: La CIA utilise la Turquie pour implanter des groupes terroristes au Xinjiang

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, chine colonialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 23 février 2019 by Résistance 71

La CIA utilise la Turquie pour faire pression sur la Chine

 

Thierry Meyssan

 

19 février 2019

 

url de l’article original: 

https://www.voltairenet.org/article205216.html

 

Alors que la Turquie s’était économiquement rapprochée de la Chine pour résoudre sa crise économique, elle a publiquement dénoncé la répression des Ouïghours en s’appuyant sur de fausses informations. Beijing a répliqué très sèchement. Tout se passe comme si, une fois Daesh disparu en Iraq et en Syrie, Ankara reprenait les actions secrètes pour le compte de la CIA, cette fois au Xinjiang.

> Depuis plusieurs semaines, la presse turque évoque le sort des Ouïghours, cette population turcophone et musulmane de Chine. Les partis politiques d’opposition, y compris les kémalistes, ont dénoncé à qui mieux mieux la répression Han de cette minorité et de sa religion.

Cette effervescence fait suite 

  • Au rapport de la Jamestown Foundation sur les « 73 centres de détention secrets chinois » [1] ; 
  • À la campagne de Radio Free Asia, qui a diffusé de nombreux interviews d’anciens prisonniers des camps chinois et est allée jusqu’à prétendre que la Chine interdisait le Coran (sic) [2] ; 
  • À la campagne, lancée le 13 novembre 2018, par les États-Unis et leurs alliés au Conseil des Droits de l’homme de Genève contre la répression de l’islam en Chine [3] ; 
  • Et à l’audition, organisée à Washington le 28 novembre 2018, par le sénateur Marco Rubio (R-FL) et le représentant Chris Smith (R-NJ) devant la Commission conjointe du Congrès et de l’Exécutif sur la Chine (Congressional-Executive Commission on China — CECC) sur « La répression des religions par le Parti communiste chinois » [4]. On y apprenait qu’un à trois millions d’Ouïghours seraient soumis à des tortures électriques dans des camps de rééducation. 
  • Ces imputations ont été reprises par Amnesty International et Human Rights Watch.

C’est dans ce contexte que le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a publié le 9 février 2019 un communiqué dénonçant officiellement la « sinisation (…) des identités ethniques, religieuses et culturelles des Turcs Ouïghours » et la mort en prison du célèbre poète Abdurehim Heyit qui y purgeait « huit ans » de réclusion « pour une de ses chansons » [5].

Cette prise de position a éclaté comme un coup de tonnerre entre Ankara et Beijing : depuis que le président Donald Trump avait retiré le soutien US à l’économie turque, le pays s’était tourné vers la Chine, en août 2018, et ne peut plus vivre sans elle.

Le lendemain soir, la Chine publiait une vidéo de 26 secondes du prétendu mort. Il y déclarait : « Mon nom est Abdurehim Heyit. Aujourd’hui est le 10 février 2019. Je fais l’objet d’une procédure d’investigation pour suspicion de violation des lois nationales. Je suis maintenant en bonne santé et je n’ai jamais été abusé ».

Le surlendemain, 11 février, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, se livrait à une sévère critique des « erreurs » et de « l’irresponsabilité » de la Turquie [6].

Si l’emprisonnement d’au moins 10 000 Ouïghours impliqués dans des activités terroristes est attesté, le chiffre de 1 à 3 millions de prisonniers ne l’est absolument pas.

Déjà le 1er juin 2017 et le 13 décembre 2018, le gouvernement chinois avait diffusé deux documents, l’un sur Les Droits de l’homme au Xinjiang [7] et l’autre sur La Protection de la Culture et le Développement au Xinjiang [8].

Cependant, le Parti communiste ne sait pas trop comment gérer l’islam politique. Il aborde cette question avec un passé particulier, celui de la Révolution culturelle et de l’interdiction non pas de l’islam, mais de toutes les religions. Après avoir établi la liberté en la matière, il voit resurgir les divisions de la Guerre civile, et les attentats jihadistes se multiplier [9]. Le 1er février 2018, il a lancé une nouvelle politique religieuse visant à assimiler l’islam en supprimant certaines pratiques identitaires [10]. Ainsi les membres du Parti doivent montrer l’exemple en refusant de manger halal. Il n’en reste pas moins que 24 400 mosquées sont ouvertes au Xinjiang pour les 13 millions de musulmans.

Depuis vingt-cinq ans, des organisations ouïghoures revendiquent de créer un État indépendant, d’abord laïque et désormais « islamique » (au sens politique et non pas religieux des Frères musulmans), le Turkestan oriental (selon l’appellation médiévale du Xinjiang). Elles ont immédiatement bénéficié du soutien de la CIA contre les autorités de Beijing.

  • En 1997, le Mouvement islamique du Turkestan oriental (MITO) est créé et part se former en Afghanistan auprès des Talibans et de certains éléments d’Al-Qaïda. Il ressortit à l’islam politique et est directement financé par la CIA. 
  • En septembre 2004, un « gouvernement du Turkestan oriental en exil » est fondé à Washington par Anwar Yusuf Turani. Il reconstitue l’alliance du Kuomintang avec le Dalaï Lama et Taïwan, dans le prolongement de la guerre civile chinoise (1927-1950). 
  • En novembre de la même année, un Congrès mondial des Ouïghours est créé à Munich, dont Rebiya Kadeer deviendra présidente. Il promeut un séparatisme ethnique. 

Ces deux dernières entités sont financées par la National Endowment for Democracy, une agence des « Cinq Yeux » [11].

De graves émeutes ont éclaté au Xinjiang, d’abord en février 1997, puis en juillet 2009. Les manifestants se réclamaient à la fois du séparatisme ouïghour, de l’anticommunisme du Kuomintang et de l’islam politique.

Beijing a ramené le calme en accordant divers privilèges aux Ouïghours, les dispensant par exemple de la politique de l’enfant unique (aujourd’hui abandonnée) [12].

La campagne états-unienne contre la répression des Ouïghours semble contredite par l’investissement d’Erik Prince, fondateur de Blackwater, auprès des autorités du Xinjiang [13]. Or Prince n’est pas simplement le principal homme d’affaire spécialisé dans la création d’armées privées, il est aussi le frère de Betsy DeVos, secrétaire à l’Éducation de Donald Trump. Ses agents de sécurité seraient des mercenaires agissant pour le compte du Bingtuan, une milice Han du Xinjiang.

Il se trouve que, durant les années 90, alors que l’actuel président turc Recep Tayyip Erdoğan était le chef de la Millî Görüs et le maire d’Istanbul, il fournissait une base arrière à divers mouvements terroristes islamistes, qu’ils soient tatars, tchétchènes ou ouïghours [14].

La question se pose donc : la déclaration turque contre la répression han des Ouïghours est-elle une simple prise de position intérieure pour ne pas se laisser déborder par les partis d’opposition ou est-elle une nouvelle politique de l’État, conforme aux responsabilités antérieures du président Erdoğan dans le dispositif terroriste de la CIA ?

Le Mouvement islamique du Turkestan oriental (MITO) a été très actif durant la guerre contre la Syrie, avec le soutien des services secrets turcs (MİT). Depuis de nombreux mois, 18 000 Ouïghours (dont au moins 5 000 combattants jihadistes) vivent en vase clos à al-Zambari, une ville syrienne à la frontière turque, dans le gouvernorat d’Idleb. Ils s’y maintiennent avec l’aide des Forces spéciales allemandes et françaises [15].

Alors que le président Donald Trump entreprend un bras de fer commercial avec Beijing, tout se passe comme si une réconciliation était intervenue entre la CIA et la Turquie prévoyant la reprise des actions secrètes contre la Chine.

[1] “List of government bids related to re-education facilities”, Jamestown Foundation, May 15, 2017.

[2] « Selon Washington, Pékin vient d’interdire le Coran (sic) », Réseau Voltaire, 5 octobre 2017.

[3] « Campagne occidentale pour les Droits des islamistes chinois », Réseau Voltaire, 15 novembre 2018.

[4] Cette commission, créée en 2001, est composée de 15 membres : 5 pour le Sénat, 5 pour la Chambre des Représentants et 5 pour le gouvernement fédéral. L’administration Trump n’a pas désigné de personnalités pour y siéger.

[5] « La Turquie condamne la Chine », Réseau Voltaire, 9 février 2019.

[6] « La Chine répond à la Turquie », Réseau Voltaire, 11 février 2019.

[7] “Human Rights in Xinjiang – Development and Progress”, Voltaire Network, 1 June 2017.

[8] “Cultural Protection and Development in Xinjiang”, Voltaire Network, 13 December 2018.

[9] « Jihadistes revenus de Syrie : déjà plus de 150 morts en Chine », Réseau Voltaire, 3 novembre 2014.

[10] “China revises regulation on religious affairs”, Voltaire Network, 7 September 2017.

[11] Les « Cinq Yeux » sont une alliance militaire fondée durant la Seconde Guerre mondiale, réunissant l’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni. Elle gère aussi bien le système d’interception Echelon que la « promotion de la démocratie ».

[12] « Que se passe-t-il dans le Xinjiang ? », par Domenico Losurdo, Traduction Marie-Ange Patrizio, Réseau Voltaire, 12 juillet 2009.

[13] « Erik Prince investit en Chine », Réseau Voltaire, 5 février 2019.

[14] Lors de son alliance avec la Russie, le président Erdoğan a suspendu son dispositif de soutien aux islamistes tatars et tchétchènes. Voir : « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Télévision nationale syrienne , Réseau Voltaire, 12 août 2015.

[15] « Les 18 000 Ouïghours d’Al-Qaïda en Syrie », Réseau Voltaire, 19 août 2018.