Archive pour dissidence au nouvel ordre mondial

Épiphanie (Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2020 by Résistance 71

 

« Tu es roi. Vis tout seul. Sur ton libre chemin
Va donc où te conduit librement ta pensée,
Enrichissant le fruit des meilleures idées,
Et pour un bel exploit sachant n’exiger rien.
Tout est en toi. Tu es ton tribunal suprême.
Plus rigoureux qu’autrui tu juges ton poème.
En es-tu satisfait, artiste sourcilleux ?”
~ Alexandre Pouchkine ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

 

 

Épiphanie

 

Zénon

 

« Nous irons ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. » Nicolas Sarkozy (16 janvier 2009)

Bienvenue dans le crépuscule de l’ancien Monde. La décennie commence à peine que déjà les signes d’une phase nouvelle de notre Histoire s’écrivent en lettres de sang, de la poussière des sables d’Irak aux trottoirs de nos technopoles ultra-connectées. Répression féroce, propagande et contre-feux médiatiques, loterie vaccinale, tittytainment, ingénierie climatique et déploiement de la 5G : aucun dispositif n’est négligé par les zélateurs du globalisme, tandis que les peuples pris à la gorge se soulèvent d’Amérique latine à Hong-Kong en passant par la vieille Europe. Hier encore, cette situation pouvait s’apparenter à un simple durcissement de la lutte des classes. Mais à mesure que nous apparaissent les contours et points de convergence d’un totalitarisme définitif, ce qui relevait pour certains d’abstraites chimères complotistes devient une réalité vécue chaque jour plus en profondeur par les citoyens de tous les pays.

Comme l’a tardivement reconnu François Mitterrand, une guerre sans morts apparents, mais une guerre totale et sans merci est menée par une caste de prédateurs envers les populations-cibles. S’il désignait à l’époque les États-Unis comme instigateurs de cette entreprise, il ne subsiste aucun doute aujourd’hui sur le caractère nomade et apatride des requins de la finance et de leurs supplétifs. En effet, cet insatiable appétit de pouvoir ne saurait se contenir entre des frontières établies. Casse programmée de l’hôpital public, du système de retraites, du salariat sous ses classiques bases contractuelles, disparition prochaine de l’argent liquide, manifestants et grévistes traités sur les ondes et dans la rue en terroristes, ne constituent que les pans visibles d’une attaque tous azimuts envers l’être Humain à travers chaque aspect de sa vie.

Rappelons quelques éléments bien connus. La banque d’Angleterre avec à sa tête les Rothschild ont engrangé des milliards de profits en soutenant les belligérants de chaque conflit depuis les guerres napoléoniennes. Les places financières de Wall Street et de la City ont repris le concept lors des première et seconde guerres mondiales, tout en faisant littéralement main basse sur la création monétaire par l’intermédiaire de la FED aux États-Unis, puis de la BCE en Europe. Ceci conduisant de fait à la soumission des États aux diktats du cartel bancaire international. Depuis lors, quelques fortunes parrainées par ces charitables institutions se sont peu à peu accaparé les grands secteurs de l’industrie : exploitation pétrolière, armement, pharmaceutique, alimentaire, ainsi que la quasi-totalité des groupes médiatiques. Partout des groupes d’influence s’efforcent, dans tous les domaines d’activité, de promouvoir auprès des décideurs officiels l’idéologie et les intérêts mondialistes. Les multinationales soutiennent via leurs fondations, et à ce titre orientent la recherche scientifique à leur strict bénéfice. À ce propos, les roupies de sansonnet aujourd’hui allouées à la protection de l’environnement serviront de passeports diplomatiques les autorisant à polluer tant qu’ils voudront leur future dictature « verte ».

Parvenus à ce point, nous serions bien tentés de nous rassurer en considérant que l’empire déjà immense dont ils disposent devrait leur suffire. Ce serait, hélas, sous-estimer le caractère aussi dangereux qu’addictif d’un tel pouvoir entre les mains d’une étroite oligarchie.

Les agents de cette mafia globaliste ont déjà bradé les biens nationaux. Permis la surexploitation sans contrepartie de nos ressources naturelles. Ils ont mis le Moyen-Orient et l’Afrique à feu et à sang, organisé les conditions d’un exode massif de peuples déracinés vers les cités tentaculaires où traditions et cultures se perdent au lieu de se rencontrer. Ils ont géré l’immigration de sorte à rendre l’intégration presque impossible, car l’utopie du village global ne devra concerner qu’une poignée de leurs serviteurs triés sur le volet. Quant à ceux confinés dans les ghettos périurbains, ils serviront d’armée de réserve au choc des civilisations théorisé par Huntington. Ils substituent à l’enseignement et à l’aiguisement de l’esprit critique un formatage auquel désobéir équivaut à se placer en situation de mort sociale. Inversent continuellement l’usage et le sens des mots afin de rendre inintelligibles leurs politiques, ainsi que d’en tuer dans l’œuf toute critique. Mais ce ne sont pas encore là les plus virulentes atteintes qui nous sont portées.

Ils ont façonné, sous couvert de divertissement, un inconscient collectif complètement imprégné de mentalité marchande : individualisme, culte de soi, consumérisme. Une société à leur image de psychopathes et de pervers narcissiques. Ils ont infiltré chaque foyer par l’intermédiaire du premier cheval de Troie occulte que fut la télévision, grâce au tube cathodique mis au point par William Crookes, de sinistre mémoire membre de la Golden Dawn et de la Royal Society. Ils ont bombardé d’images subliminales quatre à cinq générations de spectateurs des programmations d’Hollywood. Plus tard, ils ont obtenu notre consentement à l’esclavage d’enfants Africains dans les mines de cobalt, et Chinois dans les usines de fabrication de smartphones utilisés – paradoxe des paradoxes – par d’innombrables dénonciateurs des méfaits du capitalisme.

Au cours des siècles, les globalistes ont investi les loges, les syndicats, les partis politiques et les religions. Ils n’ont épargné de leur influence aucun espace d’action ou de concertation publique. Ils ont relégué au rencart les technologies susceptibles d’alléger la peine des travailleurs tout en développant, sous couvert d’applications civiles, un arsenal capable de nous détruire au cas où le contrôle viendrait à leur échapper. Ils ont tronqué l’Histoire pour écrire à leur guise l’avenir. Renversé les gouvernements refusant de se plier à leurs directives. Ont fomenté coup d’État sur coup d’État jusqu’au coup d’État permanent. Ils ont enfermé l’Humain dans l’illusion qu’il n’était qu’une pièce de leur machine. Et l’ont conditionné à croire qu’il n’existait aucune alternative à ce vaste système de prédation en bande organisée. Ils incarcèrent, mutilent ou assassinent ceux qui osent remettre en question leur autorité. Détruisent peu à peu le langage en vue d’isoler toujours davantage les individus dans l’incommunicabilité de leurs ressentis. Ils sèment à force d’images, de phrases-chocs, le trouble dans les consciences égarées dans un brouillard électromagnétique. Croyez-vous, sincèrement, qu’ils renonceront à tel ou tel stratagème, ou qu’ils nous laisseront la moindre liberté si nous continuons de leur obéir ?

S’ils s’en prennent ainsi à nos âmes autant qu’à nos corps et nos biens, c’est parce qu’ils savent que vibre en nos cœurs quelque chose qu’ils ont perdu. Ils connaissent parfaitement la nature de notre lumière intérieure, et craignent son irruption par-dessus tout. Le pouvoir créateur de nos esprits, notre capacité d’amour et d’émerveillement surpassent en tous points ce qu’ils ont laissé imaginer. Chacun de nous est en faculté d’illuminer, par un seul sourire, la nuit la plus noire dans laquelle ils entendent nous plonger. Leur projet de nouvel ordre mondial consiste précisément à enfermer toute étincelle de vie dans un gigantesque kolkhoze numérique, à base de bio-contrôle et de cybernétique. S’ils rencontraient trop de résistance à leur dessein mortifère, nos dirigeants n’hésiteraient pas à intensifier les fronts allumés un peu partout jusqu’au prochain conflit global, ni à déclencher une crise financière majeure ; prétexte au passage de l’actuel système d’emprise monétaire à un auto-flicage citoyen de toute transaction, au moyen par exemple des blockchains.

L’enjeu de notre époque décisive consiste à ne plus tomber dans le piège d’une solution externe, qu’elle soit politique ou technologique. À ne pas céder au chant des sirènes du transhumanisme, même à l’approche de la mort et quelles que soient leurs promesses. Car l’existence ne saurait se laisser prédire ou diriger par des algorithmes, car chacun d’entre nous vaut mieux que sa simple productivité nominative, car nous sommes ici présents pour expérimenter la magie, et non nous soumettre à une servitude plus odieuse encore que tout ce que l’Humanité a connu : refusons de participer ou d’apporter notre caution à tout élément d’aliénation qui nous est vendu… La tâche est ô combien ardue : il s’agit de nous déconditionner de nos peurs et de nos instincts égotiques, d’identifier nos vieux démons jusqu’à nous en libérer. Une fois recouvrée la conscience de notre responsabilité individuelle, de l’incommensurable portée de chaque intention et chaque geste, il devient possible de transmuter même la plus douloureuse expérience en enseignement porteur d’espoir. Nous sommes alors transparents à cette force qui nous traverse sans pour autant nous appartenir. Des funambules à mi-chemin de la Terre et du Ciel avec l’intuition pour seule guide.

Le désidentification à l’ego ouvre les portes d’un univers où nos intentions se manifestent sur les plans subtils. Le phénomène est bien connu et pratiqué sous différentes formes dans toutes les traditions. À présent qu’il se voit débarrassé de ses oripeaux religieux, il nous est possible d’en redécouvrir l’art et la manière déjà inscrits en nos gènes. Unissons-nous donc dans une volonté commune de nous affranchir, et aucune barrière physique ou métaphysique ne saura nous faire obstacle. Le paradis sur Terre existe déjà et n’a nul besoin de sauveur pour nous être restitué. Sa potentialité réside en chaque espace de silence intérieur qu’il nous revient d’habiter, au-delà des séductions et des errements de notre pensée. Chaque instant nous offre la chance d’embrasser la vie de toutes nos forces. À nous d’y insuffler suffisamment d’Amour pour faire s’abattre les murs de Babylone.

Nous voici arrivés au dernier acte d’une lutte multiséculaire entre les puissances de l’ombre et de la lumière. Ce combat se déroule, consciemment ou non, aussi bien au-dedans qu’en-dehors de nous. Et bien que son enjeu dépasse de loin notre entendement, nous sommes, où que nous nous trouvions, parfaitement placés pour jouer notre partition dans la symphonie créatrice des univers. Quoi qu’il en soit, les dés sont lancés, camarades. Ni leur spirale involutive ni notre prise de conscience ne connaîtront de marche arrière. Rien ne peut plus désormais arrêter l’inévitable levée des voiles. Nous avons le choix de continuer à suivre ou de nous extraire du bal tragique de leur système. Certes, il peut paraître plus confortable de rester inféodé à la voie majoritaire. Mais celle-ci nous mène l’un après l’autre à l’abattoir, et tous ceux qui l’ont éprouvé le savent : un seul jour de liberté vaut plus qu’une vie d’esclavage. Gardons courage, avec l’intime conviction que de magnifiques rayons de soleil salueront tôt ou tard la délivrance des peuples.

Joyeuses révélations à tous. Et bon voyage sur le chemin de l’éveil à la résilience.

Zénon – Janvier 2020

 

Ce texte de Zénon en format PDF, mise en page par Jo:

Zenon_Epiphanie

 

Autres textes de Zénon sur R71 par ordre chronologique du plus récent au plus ancien de 2016 à 2019:

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Zenon_Babylone 2.0

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Zenon_L’après-histoire

Zenon_Nakba

 

 

Dictature technotronique et l’illusion des crypto-monnaies… A bas l’argent (quel qu’il soit), à bas le salariat, à bas la marchandise !

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 18 janvier 2020 by Résistance 71

Crypto ou non, toute monnaie n’est qu’un outil de la mise en esclavage, de la division toujours plus avant entre les « ayant » et les « n’ayant pas ». Le système de crypto-monnaie est non seulement contrôlé par la même clique d’usuriers esclavagistes, mais il représente le symbole moderne du réformisme qui pourrait s’exprimer selon la formule suivante: « changer quelque chose pour qu’en fait rien ne change »… mais tout en ayant donné L’ILLUSION au passage, que quelque chose ait ou puisse changer.
La crypto-monnaie ne représente pas « l’émancipation » car elle est monnaie, elle représente le changement de la merdasse systémique, le passage de la monnaie de singe « papier » numériquement transcrite, à une forme cybernétique de contrôle de la puissance financière. En fait la crypto-monnaie emmène les gogos là où oligarchie veut nous emmener depuis un bail, vers le contrôle total cybernétique dont un des outils sera « la société sans argent liquide, sans monnaie physique ». La seule différence, c’est qu’avec la chimère crypto, l’oligarchie ne forcera pas les gens, ceux-ci y accèderont de leur plein gré. Ils se mettront eux-même les (block) chaînes aux pieds et aux poings sous l’hypnose de l’illusion du changement et de l’émancipation.

Il est essentiel de bien comprendre qu’il n’y a pas de solution a sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. La crypto-monnaie n’est qu’une accommodation supplémentaire de la division basée sur l’avoir. La seule solution viable est à bas l’argent, à bas la marchandise, à bas le salariat ! En plus d’à bas l’État bien entendu…
La crypto-monnaie est un miroir aux alouettes, une « réforme » de plus pour un système n’en finissant pas de mourir et qui cherche désespérément à se métamorphoser une énième fois pour survivre et faire survivre sa clique de nantis dans l’imposture prolongée de la finitude dictatoriale marchande. Halte au sketch ! Halte à la supercherie spéculative ! Toute monnaie n’est qu’outil spéculatif de notre mise en esclavage perpétuel par le chantage au revenu, le chantage au travail.
La crypto-monnaie est un des outils de la dictature technotronique !

~ Résistance 71 ~

 


Émancipation ou… outil de la dictature technotronique ?

 

L’illusion libertaire de la monnaie cryptée (crypto-monnaie)

 

Le Bitcoin, c’est ceux qui en vendent qui en parlent le mieux

 

19h17 Info

 

Septembre 2018

 

url de l’article original:

https://www.19h17.info/2018/09/10/lillusion-libertaire-de-monnaie-cryptee-bitcoin-crash-14/

 

Voici quelques formules tirées des nombreux sites qui proposent de vendre du Bitcoin.

« Le Bitcoin a été pensé et inventé pour redonner le contrôle à la population sur la monnaie. »[2]

«  De par sa nature libre et décentralisée, Bitcoin est le premier réseau de paiement qui fonctionne uniquement grâce à ses utilisateurs et sans autorité centrale. [… ] Bitcoin permet à chaque personne de stocker et échanger de la valeur de façon sécurisée sur un réseau qui ne peut être saisi, manipulé ou stoppé par aucune organisation ou individu. » [3]

« Le Bitcoin n’est pas basé sur l’or; c’est basé sur les mathématiques [… ] Cette monnaie n’est pas physiquement imprimée dans l’ombre par une banque centrale, ne rendant pas compte à la population, et établissant ses propres règles. Ces banques peuvent simplement produire plus d’argent pour couvrir la dette nationale, dévaluant ainsi leur monnaie. [… ] Le réseau Bitcoin n’est pas contrôlé par une autorité centrale. [… ] Cela signifie qu’en théorie, une autorité centrale ne peut pas modifier la politique monétaire et provoquer un effondrement – ou simplement décider de retirer les Bitcoins des gens, comme la Banque centrale européenne a décidé de le faire à Chypre au début de 2013. »[4]

Résumons. Selon ses partisans, le Bitcoin serait indépendant de toute autorité et de toute banque centrale, autrement dit des États qui peuvent manipuler les monnaies pour couvrir leurs déficits. Cette monnaie serait décentralisée et resterait sous le contrôle d’une communauté égalitaire que tout le monde pourrait rejoindre.

Bitcoin et États

Les crypto-monnaies prétendent échapper à toute autorité parce que chaque échange est codé dans un programme conservé dans des ordinateurs éparpillés tout autour du monde, et qui tous participent à la validation des transactions en vérifiant qu’elles sont conformes à l’historique commun.

Pourtant, le système mondial d’échange d’information qui permet ces validations est tout sauf indépendant des États. Bien au contraire, ceux-ci ont mesuré depuis longtemps l’importance stratégique d’Internet et on sait que les principaux nœuds du réseau, comme les points d’atterrissement des câbles sous-marins, sont surveillés par les services de renseignement. Les différents États ont la possibilité de limiter, suspendre ou couper les communications sur Internet à leur guise.

Il est incontestable que couper le réseau mondial aurait des conséquences phénoménales sur l’économie de ces États et que cette mesure ne saurait être prise à la légère. Mais qui pourrait douter que des pays qui clament qu’ils utiliseraient des armes atomiques si leur existence était menacée n’oseraient pas débrancher Internet ? Les pertes induites par cette mesure seront assumées en regard de l’importance de la menace et de la nécessité de la riposte. Bref, les tenants de la crypto-monnaie veulent construire un système qui prétend s’affranchir de l’emprise de l’État en utilisant une technologie entièrement entre les mains de l’État.

Bitcoin et Capital

L’organisation à la base par le biais des outils numériques présuppose l‘existence des ordinateurs et des connections indispensables à son fonctionnement, et donc du mode de production capable de les fournir. Or, ce mode de production ne produit pas que des ordinateurs : il produit et reproduit aussi les formes sociales qui vont avec.

« Le procès de production capitaliste considéré dans sa continuité, ou comme reproduction, ne produit donc pas seulement des marchandises ni seulement de la plus-value; il produit et éternise le rapport social entre capitaliste et salarié »[5]

Il est vrai que les ultra-libéraux ne seront pas sensibles à ces arguments, puisqu’ils partagent l’illusion que la société capitaliste organise des individus dont les caractéristiques seraient immuables et intemporelles, au lieu de comprendre que la manière dont ces individus se rapportent les uns aux autres est un produit de l’histoire. C’est en réalité le système capitaliste tout entier qui est présupposé par la forme d’auto-organisation décentralisée que veulent promouvoir les tenants de la monnaie cryptée. Les  individus qui s’auto-organisent sont déjà pris dans les rapports sociaux qu’ils sont censés modifier par leur auto-organisation. Un seul phénomène  possède le potentiel de s’évader de cette tautologie : la lutte dans et contre le capital par et pour le communisme.

Chute tendancielle ou tendance à la chute ?

Les crypto-monnaies sont fragiles par nature. Plus le nombre de transactions augmente, plus le nombre d’informations emmagasinées dans l’historique s’accroit. La dépense d’énergie pour faire fonctionner les ordinateurs qui valident les transactions s’incrémente en proportion. On sait que les personnes qui mettent à disposition leurs moyens informatiques sont appelés, par une sorte de métaphore avec le métal précieux, des « mineurs » et qu’elles sont rémunérées en Bictoin pour ce service indispensable au fonctionnement du système. Mais le service coute de plus en plus cher en énergie. L’intérêt qu’il y a à miner dépend donc du cours de la monnaie cryptée[6], et un effondrement de celui-ci mettrait en péril l’existence même de la monnaie : si plus personne ne la mine, l’historique des transactions, qui est sa seule forme d’existence, disparait.

Les cas historiques d’effondrement suite à des spéculations effrénées sur des monnaies ne sont pas nouveaux. Le système de Law aura tenu quatre ans, entre 1716 et 1720. Mais au moins, au cours de l’hiver 1720, les épargnants ruinés pouvaient-ils se chauffer en brûlant le papier des billets dévalorisés. Avec le Bictoin, tout est dématérialisé. L’hiver sera rude.

Notes

[1] « Libéral », « libertaire », « libertarien » : le mot « liberté » se décline sous trop de formes. Quelque soit le sens que l’on donne à ces dérivés, aucun n’est synonyme d’anarchisme.

[2] courscryptomonnaies.com

[3] https://bitcoin.fr/Vices-et-vertus/#vices

[4]  https://bitcoin-house.fr/

[5]  K. Marx, Le Capital, Livre I, dernière phrase du chap. « Reproduction simple », traduction Roy, et p. 648 pour la traduction Lefebvre.

[6] Certains ont soutenu que la monnaie cryptée, n’étant pas dépourvue de valeur par elle-même puisqu’elle possède un coup de production, fonctionne comme une monnaie marchandise : par exemple le magasine Controverses de mai 2018, N°5, p.10 à 15. Cette position, qu’on pourrait qualifier de marxiste orthodoxe, croit en la pérennité de la monnaie marchandise comme en un dogme soviétique et ignore les subtilités de la théorie de Marx sur le sujet (voir les épisodes 9 et 10).

 


Dictature Technotronique en marche…

 

Lectures complémentaires:

Notre dossier « crypto-monnaies »

Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

Dossier-complet–pour-stopper-net-la-dictature-technotronique

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Mafia coloniale yankee, corruption et racket organisés… Les raisons derrière l’assassinat du général iranien Soleimani (Veterans Today et New Eastern Outlook)

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« La guerre est un racket » (Gen. Smedley Butler USMC)

 

De nouveaux faits qui changent tout: la vérité à gerber du pourquoi l’Iran a donné une leçon aux Etats-Unis

 

Gordon Duff avec NEO

 

11 janvier 2020

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/11/neo-new-facts-change-everything-the-sickening-truth-about-why-iran-schooled-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une information est venue à la lumière qui accuse les Etats-Unis pas seulement de l’assassinat de Soleimani mais aussi de l’assassinat de plus de 300 manifestants irakiens lors des manifestations de la fin 2019 [novembre]…

En fait, il est possible de prouver que les Etats-Unis non seulement organisèrent les manifestations en Irak, mais sont aussi directement responsables de la mort de centaines de manifestants, quelque chose qu’ils firent déjà sur la place de Maïdan à Kiev, Ukraine en 2014, en Libye en 2011 et au Caire en 2009.

Dans chacun de ces évènements, l’assassinat de ces manifestants mena à un changement de régime favorable aux Etats-Unis. bien que les preuves d’un évènement faux-drapeau sur la place de Maïdan à Kiev soient débordantes et irréfutables, ceci [les évènements récents d’Irak] est la véritable “arme encore fumante” (NdT: c’est le cas de le dire…) qui établit clairement que l’armée américaine est une organisation terroriste.

Commençons notre histoire…

L’assassinat du général iranien Soleimani aux mains de Pompeo (NdT: ex-CIA boss et actuel “ministre des affaires étrangères yankee”), Esper et Trump (NdT: alias “Donnie mains d’enfant”…), fut bien plus que ce que beaucoup assument n’être que de l’arrogance et de l’ignorance.

Il est aussi faussement assumé que l’occupation américaine des pays riches en pétrole et en opium d’Asie est motivée par l’intérêt national ou du moins en partie, même si toute petite. Ceci est aussi faux, complètement faux.

L’histoire en toile de fond de l’assassinat de Soleimani est enracinée dans les émeutes explosives et les mystérieux assassinats qui poussèrent à la démission du premier ministre irakien Mahdi le 30 novembre 2019.

Mahdi était en fonction depuis un an et s’occupait pour la toute première fois, l’énorme problème de corruption en Irak, un problème endémique à toute nation qui a l’infortune d’être occupée par les Etats-Unis.

L’Irak possède une majorité chiite qui a doucement assumée une domination politique après des années d’oppression et de suppression exercées sous le régime de Saddam Hussein (NdT: lui même mis en place par la CIA). De fait, ce fut le général Soleimani qui vint en Irak en 2003 pour organiser les milices chiites, aujourd’hui les Unités de Mobilisation Populaires (UMP), maintenant intégrées à l’armée irakienne, pour lutter avec les forces américaines qui renversaient le parti Baath.

Trump affirme qu’il a fait assassiner Soleimani à cause de sa participation à la mort d’Américains durant cette période alors qu’en fait, Soleimani était étroitement allié des Américains, au moins jusqu’à l’époque où les Etats-Unis choisirent d’entrer en conflit avec l’Iran en 2007. Ceci est une autre histoire que nous raconterons une autre fois, une de ces histoires également emballée dans le mensonge et le double jeu.

Ce qui est critique pour comprendre ces évènements, c’est de comprendre le véritable rôle des Etats-Unis en Irak. Pour ce faire, il est important et nécessaire de comprendre pourquoi le parlement irakien a voté à l’unanimité de virer les troupes américaines. L’histoire derrière tout ceci est bien plus profonde que la simple mort de Soleimani, bien plus, et elle a été étouffée, supprimée. Cette histoire implique un narratif géopolitique bien plus vaste qui a transpiré lorsque l’Irak sous le PM Mahdi a essayé de retirer la botte américaine qui lui écrase le cou. Le journaliste italien Federico Pieraccini a enquêté sur l’affaire derrière le discours de Mahdi à l’assemblée nationale irakienne, la portion enregistrée de cette allocution ne répondant en rien aux véritables questions au sujet du pourquoi l’Irak prendrait une telle décision si drastique que de virer la soldatesque yankee, mettant ainsi fin à un plan de corruption de un milliard de dollars par an qui a engraissé tant de politiciens sunnites.

Pieraccini nous dit ceci:

“[le porte-parole du Conseil des Représentants d’Irak] Halbousi a assisté à une session du parlement alors que pratiquement aucun des membres sunnites ne le fit. Ceci parce que les Américains avaient appris qu’Abdoul Mahdi prévoyait de révéler des secrets très sensibles durant cette session et envoyèrent Halbousi pour l’empêcher.

Halbousi a coupé la parole de Mahdi au début de son intervention et demanda pour que la retransmission en direct de la session soit arrêtée. Après ça, Halbousi et d’autres membres du parlement se sont assis à côté de Mahdi, lui parlant ouvertement mais sans que tout ceci ne soit enregistré. Voici ce qui fut discuté dans cette session et qui ne fut pas retransmis:

Abdoul Mahdi parla, très en colère, au sujet du comment les Américains avaient ruiné le pays et refusaient maintenant de terminer l’infrastructure et les projets de grille d’électricité à moins qu’on ne leur promette 50% des revenus du pétrole, ce que Mahdi refusa.”

(Note de R71: l’article de Federico Pieraccini en français ici:

https://lecridespeuples.fr/2020/01/10/derriere-la-propagande-les-veritables-raisons-de-lassassinat-de-qassem-soleimani/ )

Cet accord [de l’Irak] avec la Chine fut le résultat de l’abandon par Mahdi de toute tentative de travailler avec les Etats-Unis après des années avoir été témoin de voir sa nation saignée à blanc.

Ce n’est un secret pour personne que de dire que les Etats-Unis n’ont eu que très peu de rôle dans le combat contre l’EIIL / Daesh et, si on demandait à la majorité chiite des citoyens irakiens, la plupart insisterait sur le fait que les Etats-Unis ont amené (construit) l’EIIL en Irak avec l’aide de l’Arabie Saoudite.

On m’a expliqué dans des réunions à Bagdad en janvier 2014 avec des leaders sunnites, comment l’EIIL / Daesh devait renverser l’influence chiite et garantir que l’Irak demeure sous l’influence américano-saoudienne.

Les leaders sunnites, qui contrôlaient des commandements militaires clefs et des gouvernorats, préfectures de province, planifiaient de simplement transférer les affaires de terrain à l’EIIL / Daesh et l’ont fait, ce malgré mes avertissements.

Quelques mois plus tard, plusieurs des personnes que j’avais alors rencontrées avaient été décapitées par Daesh. “L’effet boomerang” en quelque sorte…

Quand à l’accord de Mahdi avec la Chine, ceci précipita le coup mis en scène par les Américains comme nous allons le voir, ce qui suit provient du [think-tank] Middle East Institute ou Institut du Moyen-Orient:

“En arrivant à Pékin le 19 septembre à la tête d’une délégation de 55 membres, le premier ministre irakien Abdoul Mahdi a décrit sa visite en Chine comme un “saut quantique” dans les relations bilatérales. La visite de 5 jours culmina avec la signature de 8 memoranda de compréhension aux vastes aspects, un cadre d’accord de crédit et l’annonce de plans pour l’Irak à rejoindre la ceinture d’initiative routière (BRI) ou nouvelle “route de la soie”. Depuis lors quoi qu’il en soit, une vague de manifestations anti-gouvernementales a traversé l’Irak, faisant plus de 100 morts et des milliers de blessés, rappel vivace de la lutte permanente du pays pour la stabilité et des obstacles pour une consolidation des relations plus avant entre l’Irak et la Chine.”

Ces manifestations anti-gouvernement sont attribuées à des menaces proférées par Donald Trump comme nous le errons dans le texte complet de l’adresse de Mahdi au parlement ci-dessous. La logique est simple. l’accord avec la Chine fut le meilleur effort de l’Irak de s’occuper du chômage et de l’inégalité économique rampants dans le pays, pourquoi quelqu’un voudrait-il le saboter ? Plus sur le leadership de Mahdi ci-dessous, une fois de plus en provenance du think-tank du Middle East Institute (Institut du Moyen-Orient) :

“Depuis le début de 2018, le gouvernement central irakien a assidument travaillé pour capitaliser sur la défaite territoriale de Daesh, qui, trois ans plus tôt avait renversé et contrôlé près du tiers du pays. Une relation efficace entre le gouvernement irakien et le Gouvernement Regional du Kurdistan (NdT: GRK, du nord de l’Irak, dominé par le clan mafieux Barzani, inféodé aux USA et à Israël, qui occupent la place…) semi-autonome avait été rétablie. Après des retards à répétition dus à une série d’incidents liés à la sécurité, le nouveau passage frontalier Qaïm avec la Syrie a été réouvert. La planification pour la construction d’un nouvel oléoduc de pétrole brut de Kirkouk à la Turquie est en marche.

Pourtant, bien que l’Irak soit entré dans une période de calme relatif, le pays doit faire face à une multitude de défis. La situation sécuritaire dans le pays est précaire. D’après un rapport récent du Pentagone, Daesh a consolidé ‘ses capacités insurrectionnelle en Irak.’ Dans le même temps, le gouvernement irakien peine à maintenir le délicat équilibre dans ses relations avec ses alliés clef que sont les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et l’Iran, tout en essayant d’éviter d’être un nouveau front dans une guerre par procuration entre l’Iran et Israël. Le 1er juillet 2019, le PM Mahdi a décrété l’intégration de toutes les milices irakiennes à l’armée, incluant les Unités de Mobilisation Populaires (UMP, chiites).”


Pères fondateurs de Daesh…

Ce n’est qu’avec un contexte bien plus large et une chronologie compréhensive que nous pouvons évaluer à sa juste valeur la bourde énorme de Trump ici. Mais on ne peut aussi évaluer la nature des méthodes de Trump qu’au travers d’une traduction intégrale et non truquée de la nature critique de l’échange entre Trump et Mahdi qui mena à l’assassinat de Soleimani.

Finalement, l’adresse complète d’Abdoul Mahdi au parlement irakien a été rendue accessible, elle remplit maintenant les vides que l’occident a laissés afin de soutenir le narratif très étriqué livré au Congrès des Etats-Unis.

“Voici pourquoi j’ai visité la Chine et signé un accord important avec eux pour qu’ils fassent les construction [à la place des Etats-Unis]. A mon retour, Trump m’a appelé pour me demander de renier cet accord. Lorsque j’ai refusé, il m’a menacé de déchaîner d’énormes manifestations contre moi et que cela mettrait un terme à mon mandat de premier ministre.

Ces énormes manifestations contre moi se sont bien matérialisées et Trump m’a appelé de nouveau pour me menacer que si je ne renonçait pas et ne m’alignait pas sur ses demandes, alors il enverrai des tireurs d’élite des Marines sur les hauts bâtiments pour cibler les manifestants et les forces de sécurité afin de mettre la pression sur moi.

J’ai encore refusé et ai donné ma démission. Jusqu’à aujourd’hui, les Américains insistent pour que nous renions notre accord avec les Chinois.

Après ça, lorsque notre ministre de la défense a déclaré publiquement qu’une tierce partie ciblait manifestants et personnels de sécurité (comme Trump l’avait menacé), j’ai reçu un nouvel appel de Trump me menaçant de me tuer moi et le ministre de la défense si nous continuions à parler de cette “tierce partie”.

J’étais supposé le [Soleimani] rencontrer plus tard dans la matinée lorsqu’il a été tué. Il venait pour délivrer une réponse de l’Iran au message que nous avions délivré en intermédiaire aux Iraniens de la part des Saoudiens. La déclaration du royaume en regard des évènements d’Irak montre bien son point de vue sur l’importance de la désescalade pour sauver les pays de la région et leurs peuples des nouveaux risques inhérents à toute escalade.

Le royaume d’Arabie Saoudite n’a pas été consulté en ce qui concerne la frappe des Etats-Unis. A la lumière du développement très rapide des évènements, le royaume exprime toute l’importance de la retenue afin de se préserver d’actions qui pourraient mener à une escalade et à de sévères conséquences.

L’Arabie Saoudite envoie une délégation aux Etats-Unis pour plaider la retenue envers l’Iran et ce au nom des états du Golfe Persique. Le message sera: “S’il vous plaît, épargnez-nous une nouvelle guerre.””

Il est aussi très clair que l’arrogance de Trump dans ses folles menaces contre l’Irak et sa volonté d’assassiner le militaire le plus important dans la véritable guerre contre le terrorisme, est fondée sur ce que l’essayiste et ancien agent de la CIA Robert David Steele appelle “le culte de la promotion de West Point 1986” et que la revue Politico appelle la “West Point Mafia.”

Steele postule que cette promotion, une clique de “vilains petits canards”, a poussé Trump d’un échec à l’autre. De Stratfor:

“Depuis leur sortie de l’académie militaire de West Point en 1986, les carrières de Mike Pompeo, Ulrich Brechbuhl, Brian Bulatao, Mark Esper, David Urban et Mark Green se sont périodiquement croisées ; elles ont maintenant convergé dans l’administration Trump.”

Ce sont ces petits génies qui ont dit à Trump que l’Iran n’avait que de vieux missiles de l’ère soviétique de type “Scud” au carburant liquide, sans sytème de guidage et à la précision erratique. Bien entendu, aucun d’eux n’a une réelle expérience militaire, autre que “chauffeurs de fauteuils dans les burlingues”…

Puis la surprise est arrivée : la pluie de missiles iraniens sur la base aérienne américaine d’Aïn al-Asad, missiles qui se sont joués de la défense antiaérienne des missiles “Patriot” qui a enregistré “0” interception. Pire encore, les missiles iraniens haute technologie a carburant solide n’ont pas touché leurs cibles à quelques mètres près, mais à bien moins d’un mètre, plus proche même.

Similairement, lorsque des missiles ont plongé sur les bâtiments dits “consulaires”, en fait des dépôts d’armes, à l’aéroport international d’Erbil, dans la région kurde du nord de l’Irak, les Etats-Unis ont nié que des cibles y avaient été touchées, affirmant qu’ils avaient intercepté deux des trois missiles et que le troisième avait “largement manqué” sa cible.

Puis, comme c’est souvent le cas, le personnel américain depuis leurs appartements de résidence juste au sud de l’endroit, ont téléchargé leurs vidéos sur Youtube.

Trois missiles = trois frappes directes, dramatiques explosions que les Américains ont semblé particulièrement apprécier…

Nous entrons maintenant dans un nouveau monde, pas seulement celui où l’Amérique a reçu une “leçon” mais aussi celui où le rôle des Etats-Unis est exposé au grand jour, celui d’occupant, de terroriste et de voleur.

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Notre dossier « Assassinat gen Soleimani par Trump »

 


« In hoc signe vinces »

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: l’assassinat du gen. Soleimani sous l’angle de la stratégie militaire et des guerres sionistes (Gilad Atzmon)

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Clausewitz, Trump et Soleimani

 

Gilad Atzmon

 

8 janvier 2020

 

url de l’article original:

https://gilad.online/writings/2020/1/8/clausewitz-trump-and-soleimani

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le philosophe militaire du XIXème siècle Karl von Clausewitz observa que la guerre est la continuation de la politique par des moyens différents. Ceci est une description valide de la stratégie militaire iranienne et sa conduite des affaires géopolitiques. Ceci est consistant avec la logique qui guida le général Qassem Soleimani ces deux dernières décennies.

En tant qu’excellent stratège militaire, Soleimani comprenait parfaitement que la distance entre A et B n’est pas nécessairement identique avec la distance entre B et A. L’Iran et Israël ne partage pas de frontière commune, Téhéran et Tel Aviv sont à quelques 1500km de distance. Malgré les menaces incessantes d’Israël d’attaquer l’Iran, il n’a jamais été clair de savoir si Israël a la capacité militaire pour causer des dégâts suffisants à l’Iran. (NdT: Atzmon semble oublier ici que l’entité sioniste est la seule puissance nucléaire de la région et qu’elle possède plus de 200 tête nucléaires, chose faite dans le plus grand secret, avec l’aide constante de Yankland depuis des décennies…). Il n’est pas clair comment les pilotes israéliens ravitailleront leurs appareils, comment ils pourront voler sans être détectés au dessus de la Jordanie, de la Syrie et de l’Irak avant d’arriver au dessus de l’Iran. Israël ne semble pas avoir résolu cette énigme logistique. elle a néanmoins été assez maligne pour concevoir que pousser l’Amérique à une guerre totale avec la République islamique d’Iran pourrait bien résoudre cette énigme. Malgré la concurrence de la part de la Grande-Bretagne et de la France, les Etats-Unis sont la colonie la plus obéissante d’Israël. Ceux-ci ont joyeusement sacrifié ses fils et ses filles à l’autel sioniste depuis bien des années.

Le général Soleimani a pensé des tactiques militaires de génie pour contrer à la fois les plans américains et israéliens ; bien qu’Israël ne partage pas de frontière avec l’Iran, l’Iran partage une frontière avec Israël. Déployer des gardiens de la révolution islamique avec les milices locales pro-Iran dans les zones de conflit a permis à Soleimani d’encercler l’état juif avec un mur de résistance farouche. Les alliés régionaux de l’Iran sont remarquablement entraînés, motivés idéologiquement et religieusement et ils bénéficient du très riche arsenal militaire balistique iranien et d’une technologique qui peut délivrer une punition mortelle à Israël dans un conflit. Depuis quelque temps, l’élite militaire et les analyses israéliens ont dû accepter qu’au sein du contexte d’une telle guerre entre Israël et l’Iran, L’Iran et ses alliés sont capables de faire pleuvoir des missiles balistiques par milliers, des missiles de croisière et de très haute précision sur les villes d’Israël, les détruisant en quelques jours.

Des tactiques similaires furent mises en place par le général Soleimani contre les forces militaires américaines de la région. L’Iran n’a peut-être pas de frontière avec les Etats-Unis mais les milices pro-Iran de la région sont parvenues à harceler et à encercler l’armée américaine sur le terrain en Irak. L’Iran domine également le détroit le plus stratégique du Golfe Persique (Hormouz) et plus bas par ses milices chiites au Yémen.

L’attaque iranienne sur les bases militaires américaines en Irak ont démontré que le leadership iranien a maîtrisé et aussi intégré la philosophie de von Clauswitz. L’attaque fut mesurée. Elle a pris pour cible des camps / bases logistiques militaires américains et d’après les rapports, a détruit des pistes d’aéroports et des bâtiments stratégiques, mais l’attaque fut menée depuis le territoire iranien et a été ouvertement revendiquée par le régime iranien. Ceci eut pour effet de faire immédiatement passer un message de détermination et d’intransigence. Mais elle fut suffisamment mesurée pour donner l’opportunité à l’administration Trump la chance de désescalader la falaise qu’elle a choisi de gravir de manière si inconsidérée, mais aussi de montrer suffisamment de corde pour signifier à cette administration qu’elle pourrait très bien y pendre si elle insistait dans l’escalade.

Le conflit des Etats-Unis avec l’Iran est très intriguant ; il est irrationnel, il est même à la limite de la folie. L’Amérique n’est plus dépendante du pétrole du Golfe. Sa stratégie régionale a été futile et auto-destructrice. L’Irak veut l’armée américaine hors de son pays. En Syrie, les forces américaines sont vaincues. La Russie s’occupe maintenant de ce que les Etats-Unis disaient s’occuper précédemment et qu’ils ne firent jamais en pratique (NdT: combattre l’EIIL/Daesh qu’ils ont créé de toute pièce en Irak avant de l’exporter en Syrie. Le nom originel de l’EI / Daesh est Al Qaïda en Irak et au Levant ou AQIL, création anglo-américano sioniste pur sucre…). On peut légitimement se demander ce que font les Américains en Irak ou en Syrie ?… Où tout cela mènera t’il ?

Un bon nombre d’études académiques ont établie que la politique étrangère américaine est dominée par le lobby israélien (NdT: l’AIPAC aux Etats-Unis…). La vérité dévastatrice est que les Etats-Unis ont combattu les guerres d’Israël depuis des décennies. Jusqu’ici ceci ne s’est borné qu’à combattre des forces militaire bien inférieures, mais une bataille avec l’Iran va sans aucun doute être bien plus compliquée. Des décennies de sanctions ont fait de l’Iran une superpuissance technologique indépendante, la technologie des drones iranienne est au moins aussi sophistiquée que celle d’Israël et des Etats-Unis et l’Iran a un avantage dans la technologie de guidage balistique et des missiles de croisière. A l’encontre des soldats américains qui se battent pour Israël et à qui ont donnent souvent de fausses informations fournies par Israël, les Iraniens et les milices chiites locales se battent pour leur peuple et pour leur terre. Cette bataille est destinée devenir un énorme défi pour l’armée américaine et ses conséquences sont imprévisibles. Entouré d’incompétents, Trump a pris des décisions des plus désastreuses qui ont consolidé les Etats-Unis et Israël dans le rôle des plus grands dangers pour la paix mondiale. La situation est si désespéré pour l’Amérique qu’elle ne semble même pas pouvoir trouver les ressources en son sein pour comprendre cette destinée obscure qu’elle s’est imposée à elle-même.

La seule manière de comprendre l’opération bizarre des Etats-Unis est d’accepter une approche inverse de la vision de von Clausewitz: La politique américaine est la continuation des guerres sionistes par différents moyens. Les Etats-Unis ont abandonné leur prestige mondial pour l’état juif. Les politiciens américains jurent sans honte leur allégeance à Israël au lieu de leur propre pays. Ils vont au-delà de toute attente pour apaiser les groupes de pression juifs que ce soient les ultra sionistes de l’AIPAC ou l’opposition contrôlée de Jstreet. Les Etats-Uns ne seront pas la première puissance de ce monde à être détruite par Sion. Le problème est qu’une guerre régionale impliquant les USA et Israël pourrait bien rendre Extinction Rebellion caduque alors que ces deux puissances destructrices pourraient réduire la planète en cendre afin de sauver leurs leaders actuels des imbroglios judiciaires dans lesquels ils sont submergés (NdT: à la fois Trump et Netanyahou sont sous des menaces judiciaires pour crimes et fraudes graves…).

Je n’ai aucun doute que bien des Américains sont au courant des dangers à venir. Néanmoins, la matrix du pouvoir sioniste a démantelé aux Etats-Unis la capacité des Américains d’appeler un chat un chat parce que cela est considéré comme étant “antisémite”.

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Notre dossier « Assasinat du gen Soleimani par Trump »

 


American Israeli Public Affairs Committee
… le CRIF sous stéroïdes

Guerre de l’empire contre l’Iran… Bavure iranienne à Téhéran

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 12 janvier 2020 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

12 janvier 2020

 

Un avion de ligne ukrainien s’écrase à Téhéran quelques heures après la réplique iranienne à l’assassinat du général Soleimani en Irak, occasionnant la mort des 176 passagers et de l’équipage. Stupeur et confusion générale. On a entendu et lu tout et n’importe quoi à ce sujet depuis lors. Le manque d’info fiable aurait dû généré un silence attentiste, ce ne fut bien souvent pas le cas.
Les Iraniens refusèrent la thèse du missile tant qu’ils n’avaient pas les résultats de leur enquête…
Quelques jours plus tard, ceux-ci tombent… implacables : l’avion de ligne ukrainien a été victime d’une « erreur humaine », confondu avec une menace aérienne et a été abattu par le système anti-aérien iranien.
Situation horrifique dans un contexte de tragédie régionale et internationale menant le monde au bord de la 3ème guerre mondiale. Une bavure qui ne peut qu’entacher la position morale prise par l’Iran jusqu’ici en tant que pays agressé.
Néanmoins, une question brûle les lèvres : comment cette erreur grossière de jugement a t’elle pu se produire sachant que les avions de lignes commerciaux émettent des signaux électroniques identificateurs en permanence via leur transpondeur, ce boitier électronique embarqué qui communique en permanence l’identité de l’appareil en vol à tous systèmes radar afin d’assurer sa sécurité dans les airs. Ce boîtier sert essentiellement à tracer l’avion sur sa route et à aider ainsi les aiguilleurs du ciel de tous les aéroports civils à gérer le trafic aérien. De plus, les signaux sont captés par les installations de surveillance militaires qui peuvent identifier les appareils en vol comme « civils » ou « militaires », « amis » ou « ennemis ». Aura t’on des informations sur la situation d’émission/réception de l’avion ukrainien ? Lorsque le transpondeur d’un appareil de l’aviation civile est allumé (et il doit l’être en permanence pour des raisons de sécurité évidente, surtout dans une zone « chaude » de conflit), il devient alors impossible pour un système de défense antiaérien qui l’a localisé sur son radar, de le méprendre pour autre chose qu’il est…
Ainsi trois options se présentent:
1- Le tir fut intentionnel (peut-on l’imaginer ? Quel en serait le motif ?…)
2- Le système a « lu » une information erronée occasionnant le tir… Dans ce cas, comment et pourquoi ?…
3- Le transpondeur était éteint ou a « mal fonctionné »… Pourquoi ?
Il est évident que cette énorme bavure iranienne va mobiliser les merdias occidentaux pour éclipser l’origine de cette tragédie : l’assassinat par drone par l’armée américaine sur l’ordre de son commandant en chef, le président « Donnie mains d’enfant » Trump, du général iranien Soleimani sur le sol irakien, illégalement occupé depuis 2003 par ces même Etats-Unis.
Ainsi, si l’Iran est directement responsable de cette tragédie, le General Amir-Ali Hajizadeh, chef de la division aérospatiale du CGRI, ayant endossé la pleine responsabilité de cette erreur, il n’en est pas moins vrai que Trump et l’armée terroriste des Etats-Unis en sont les causes indirectes de par leur action criminelle de l’assassinat programmé d’un haut responsable iranien en mission commandé en Irak en la personne du général Soleimani, tué avec  huit autres membres d’une délégation incluant des responsables irakiens venus les accueillir à l’aéroport de Bagdad.
Il est notoire que ce que nous voyons ou entendons le plus récemment tend à garder notre attention. C’est là dessus que vont tabler les propagandistes usuels pour faire passer l’Iran du statut d’agressé à celui d’agresseur et lui faire perdre sa position d’avantage. Il ne faut donc pas perdre le fil de l’histoire et garder notre réflexion claire.
Nous le réitérons ici car ce qu’on lit en dernier lieu tend à rester plus longtemps incrusté dans les esprits: La question du transpondeur du Boeing 737 de l’Ukrainian International Airline (UIA) et les questions relatives, sont vitales. Y aura t’il des réponses apportées ? A suivre…

 

Paroles de Gilets Jaunes : grève générale sauvage et révolution sociale… Vive la Commune !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2020 by Résistance 71

 

L’heure n’est plus à pinailler sur des points de détail d’exposés, nous sommes de manière générale en accord avec les conclusions émises dans cette réflexion de J-Y Jézéquel citant également J Baschet, qui rejoignent tout à fait les nôtres et celles, par exemple, du collectif “Guerre de Classe”.

Solidarité Union Persévérance Réflexion Action, devenons S.U.P.R.A humain / Gilets Jaunes pour réaliser ensemble notre humanité achevée, émancipée de l’État, donc du pouvoir coercitif, de la marchandise, de l’argent et du salariat.

Vive la Commune des Communes des associations libres !..

Ce n’est pas de révolution dont il s’agit ici, celle-ci comme son nom l’indique ne faisant que nous ramener au point de départ ; mais il s’agit d’une véritable évolution, celle de nous faire passer au delà de la division et de la coercition du rapport dominant/dominé, au rapport émancipateur de l’organisation organique de notre humanité, faisant finalement triompher notre être sur l’avoir marchand.

Faisons de 2020 l’année où les communes unies de la base osent franchir la porte de notre émancipation déjà pourtant historiquement bien entrouverte.

Note: Nous pensions publier ce texte la semaine dernière, mais l’actualité géopolitique mondiale en a décidé autrement. Cette analyse mérite d’être lue et diffusée afin d’éveiller les consciences politiques toujours plus avant.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir, que ce soit au niveau domestique ou internationale, la solution est l’émancipation définitive des peuples au sein des communes et associations libres. Le moment est venu de faire complète peau neuve par la révolution sociale, tout le reste n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

 

 

Paroles de Gilets Jaunes et blocage généralisé

 

Jean-Yves Jézéquel

 

28 décembre 2019

 

url de l’article:

https://www.mondialisation.ca/paroles-de-gilets-jaunes-et-blocage-generalise/5640062

 

Nous sommes une majorité en France à ne pas vouloir « réussir » dans le monde de la macronie. Nous sommes une majorité dans le monde à ne pas vouloir de « Rolex » avant 50 ans. Nous sommes une majorité en France et dans le monde à ne pas vouloir que des millions de personnes « ne soient rien » pour permettre à quelques unes de les dominer en se prenant pour les « élites » seules utiles, seules nécessaires, seules indispensables pour la défense d’intérêts devenus ceux d’une caste égocentrée et sans avenir possible!

Nous devons mettre en place un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple: une démocratie. Nous devons faire sécession d’avec le système habituel d’étatisation. 

L’auto-gouvernement des citoyens présuppose et entraîne la déprofessionnalisation de la politique. C’est à nous d’organiser les communes libres et l’auto-gouvernement des Régions. Nous devons créer nos propres instances de justice, nos propres écoles, nos propres hôpitaux et centres de soins, en repensant le fonctionnement de toutes ces infrastructures. Nous devons « décoloniser les Provinces ». Nous n’avons pas besoin d’attendre quelque chose de ceux qui prétendent nous « gouverner »: faisons, agissons, dès maintenant sans attendre d’avantage. 

L’ultralibéralisme est l’ennemi à abattre parce que c’est lui qui a engendré un endettement croissant des Etats. Les Etats ont ainsi organisé, comme Macron le fait en France, un transfert massif de l’argent public issu des impôts vers le système bancaire principal détenteur du capital. En France, les deux tiers de l’impôt sur le revenu financent les intérêts de la dette!

Les Etats sont devenus complètement dépendants des marchés financiers par la « dette » et sont contraints de continuer à emprunter à ces mêmes marchés financiers, assurant à ses derniers une béatitude éternelle sur le dos de ceux qui alimentent par leurs impôts, ce monstre esclavagiste.

Les agences de notations veillent à ce que les Etats ne puissent pas s’écarter de l’orthodoxie idéologique de l’ultralibéralisme: une dégradation entraîne aussitôt « une hausse des taux d’intérêts de l’emprunt obligé!» 

C’est un mécanisme de vampirisation efficace qui a été organisé par le système financier capitaliste parasitaire. Ce sont donc les organismes bancaires qui décident quelle politique les Etats doivent appliquer: un comble absolu!

Toutes les politiques sont décrédibilisées. Les hommes politiques pratiquent obligatoirement la trahison, puisque pour être élus, ils ont besoin de promettre le mieux aux électeurs en les trahissant aussitôt élus, puisqu’ils ne peuvent rien faire sans la permission du système financier bancaire auquel ils doivent obéissance…

De là vient que le peuple ne veut plus des politiques qui le « représentent »: il veut gouverner lui-même par une démocratie directe!

C’est absolument logique et le point de rupture entre le peuple et la puissance bancaire qui veut garder son pouvoir totalitaire sur les sociétés!

De plus, la marchandisation s’est généralisée, jusque dans le domaine de la subjectivité humaine. C’est le système financier qui a supplanté l’économie: la finance n’est plus du tout au service de l’économie, c’est l’économie qui est au service de la finance. On a là un inversement pervers du couple « économie/finance ». La finance est dominante et elle fait la pluie et le beau temps à son gré, au gré des fluctuations boursières et des purs intérêts du Capital, quant à eux ne se souciant absolument pas de la condition humaine liée à la réalité économique.

Les Etats se trouvent piégés par la menace de la spéculation monétaire, le comportement pervers des marchés, la fuite des capitaux, la hausse des taux d’intérêt, la délocalisation des activités… C’est l’ensemble de ces mécanismes prédateurs qui bride les Etats et les tient sous leur domination.

Il s’agit donc fondamentalement de sortir absolument de la logique capitaliste, car on ne peut pas retrouver le « capitalisme » qui existait avant l’avènement de l’ultralibéralisme. Le capitalisme ne peut que produire ce qui nous détruit aujourd’hui en nous conduisant de plus au désastre écologique qui vient.

Le consumérisme compulsif avec l’obligation de la productivité est inhérent au capitalisme. La surenchère obligatoire et permanente du marchandisme, entraîne la catastrophe climatique qui va en s’accélérant rapidement. Il n’y a pas de capitalisme vert, une solution qui pourrait venir de la logique capitaliste. Toutes les énergies alternatives entraînent à leur tour de nouveaux problèmes écologiques à partir du moment où elles continuent de s’inscrire dans une logique productiviste, et c’est bien le cas…

Or, arrêter le productivisme dans la logique du capitalisme qui fait loi actuellement, équivaut à une chute spectaculaire dans la « crise » majeure, entraînant une autre catastrophe humanitaire inévitable. On est donc pris entre deux feux: celui de l’ultralibéralisme et celui de l’écologie, incompatibles entre eux.

Là où on en est arrivé, à cause de la logique capitaliste devenue l’ultralibéralisme, ne permet déjà plus d’arrêter le désastre à venir. Celui-ci aura donc lieu et il va détruire massivement les expressions diverses de la vie sur Terre. Seuls, ceux qui sont à l’écoute des règles de la vie sur Terre, pourront peut-être s’en sortir et constitueront un noyau de rescapés ayant l’obligation de repenser radicalement la façon de vivre de l’espèce menacée de disparition totale.

La question qui se pose à l’humanité présente, dit Jérôme Baschet, dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, est de « savoir si l’humanité parviendra à se débarrasser du capitalisme avant que celui-ci ne se débarrasse d’elle ! » 

Nous devons également nous rappeler ici, que le capitalisme n’est pas simplement une domination du monde de la finance à travers la consommation et la production marchande, c’est aussi une emprise sur tous les aspects de la subjectivité humaine, faisant de la vie des personnes une marchandise à plein temps. A cause de cela, les grèves et les manifestations ne sont plus suffisantes, il faut également concevoir la stratégie du « blocage », car le blocage fait échec à toute l’organisation capitaliste de la domination et de l’exploitation de l’homme comme marchandise…

C’est parce que le capitalisme a envahi les multiples aspects de la vie que le chômage de masse est apparu. Les chômeurs devenus légions ont rejoint les autres exclus du système et tous ensemble ils sont d’office condamnés à l’inexistence sociale.

Les citoyens se sont sentis radicalement dépossédés de leur droit d’exister décemment, de leur responsabilité, de leur souveraineté et de leur vie tout court. La réaction violente du gouvernement contre les Gilets Jaunes a prouvé que les personnes étaient massivement dépossédées de leur propre existence et empêchées de vivre normalement. Cela donne à la situation actuelle un caractère insupportable et parfaitement odieux qui ne peut que légitimer la réaction d’une résistance défensive proportionnée…

Chacun a le devoir de défendre sa vie. Si le gouvernement illégitime actuellement en place, se comporte comme un tyran, il va de soi que les citoyens ont le devoir de le traiter comme n’importe quel tyran: par l’élimination. Mais, avec lui, c’est le système tout entier qu’il faut radicalement éliminer.

Ce qui se passe donc actuellement dans la résistance des Gilets Jaunes, n’a rien à voir avec une pure et simple lutte des classes, et en particulier celle du prolétariat. C’est l’ensemble des citoyens qui est confronté à cette dépossession généralisée du droit d’existence décente.

Pour les « profiteurs d’en haut », ceux qui ne sont pas devenus eux-mêmes profiteurs avec ceux d’en haut, sont ceux qui « ne sont rien », dixit Macron.

C’est donc toute l’humanité qui est menacée par les « profiteurs d’en haut », ceux qui sont parvenus à « posséder une Rolex avant 50 ans », car la majorité des personnes formant l’humanité est radicalement dépossédée de son droit à une existence décente. C’est le capitalisme qui menace de détruire l’humanité: il faut donc s’y opposer sans attendre. 

Il ne s’agit plus de libérer le travail du capital, comme cela a été le cas dans la lutte des classes pendant longtemps, il s’agit aujourd’hui de se libérer de la tyrannie de « l’emploi », c’est-à-dire du « travail pénal », comme j’ai l’habitude de le qualifier, et non pas du travail créatif et réalisant…

L’asservissement des individus au travail pénal ou à « l’emploi » (en d’autres termes, à l’exploitation: les personnes sont « employées », utilisées et donc jetées dès qu’elles ne sont plus rentables) ne permet plus aux personnes d’accéder à une existence sociale décente et respectable. La résistance à l’économisme marchand, la destitution de ceux qui l’animent, la révolte et la sécession d’avec ce pouvoir prédateur, les initiatives de vie émancipée de la vision capitaliste des profiteurs d’en haut, doivent ensemble déboucher sur une réappropriation de tout ce qui explique la dépossession actuelle généralisée du droit à une existence décente. C’est là que les peuples ne doivent pas attendre quelque chose des gouvernants. Ils doivent gouverner eux-mêmes, ce qui présuppose le renversement de ce système mis en place par les « profiteurs d’en haut ».

C’est la raison pour laquelle, seule une démocratie réelle est aujourd’hui l’objectif et le sujet majeur de la révolte généralisée. Il faut maintenant que s’installent l’auto-organisation des villes et villages et l’autogouvernement des régions. Il s’agit de « décoloniser les provinces », comme le dit Michel Onfray, de généraliser les assemblées populaires; plus de « représentants » politiques. La dépossession de la souveraineté politique des citoyens doit cesser. 

Ces assemblées populaires doivent organiser la vie collective, émancipée de l’étatisation, sans tarder et sans perdre son temps dans des palabres interminables, au niveau des villages, des quartiers, des communes qui se fédéreront en régions auto gouvernées.

Les exemples ne manquent pas : nous avons déjà évoqué dans des articles précédents, le cas de la Commune de Paris en 1871, le cas de Marinaleda en Espagne, qui est une expérience avérée, fonctionnant depuis 1977, le cas du Val-de-Suse en Italie, le cas du Chiapas au Mexique qui a 25 ans d’expérience, le cas de Tarnac dans le Limousin, le collectif « Notre Dame des Landes »…

Nous avons largement exposé le cas du Chiapas comme exemplaire pour le projet des Gilets jaunes. Au Chiapas, « le peuple dirige et le gouvernement obéit ». C’est le peuple qui a décidé de se constituer comme gouvernement, sans demander l’avis du « gouvernement » mexicain en place. Pour cela il a constitué une « armée populaire de tradition zapatiste» capable de faire entendre au gouvernement mexicain qu’il ne devait pas l’empêcher de conquérir la démocratie!

Toutes les décisions générales doivent être prises en accord avec les assemblées locales. L’expérience du Chiapas démontre que les initiatives qui sont prises sans l’avis des assemblées locales sont toutes vouées à l’échec. On pourra se référer à l’article déjà publié sur « le Chiapas exemplaire », dans www.mondialisation.ca du 30 septembre 2019 et aussi à la synthèse de Jérôme Baschet dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, pages 80-86.

Les Français ont une capacité collective à s’autogouverner et cela légitime la destitution des pouvoirs étatiques en place. Le système politique « représentatif » était basé sur l’affirmation que le peuple est ignare, « il ne sait rien et surtout pas ce qu’il veut »; il est synonyme d’anarchie. Le régime « représentatif » implique une infantilisation des citoyens et une organisation qui les dépossède de leur souveraineté politique. Une vraie démocratie implique la souveraineté réelle du peuple. De cette manière, le pouvoir n’est plus une expression de la psycho pathologie humaine, (une perversion qui prétend être légitime et qui au nom de cette gageure s’exerce sur le peuple), il devient le « pouvoir de faire ». Il est clair que cette autonomie du pouvoir venant d’en bas élimine en soi les impératifs capitalistes imposés aux gouvernements qui s’imposent aux peuples depuis l’en haut des « élites » au service des intérêts financiers dont elles profitent elles-mêmes.

C’est une logique des espaces libérés de la mainmise des impératifs de l’économisme marchand que nous voulons mettre en place. Le démantèlement complet du système productif marchand doit faire place à un imaginaire créatif important pour ne pas simplement faire marcher un nouveau système de propriété même s’il est conçu au bénéfice de tous. Ce qui devra être produit n’est pas seulement déterminé par la question des « besoins », mais aussi par les décisions des assemblées communales concernées et qui impliquent une organisation collective… Ce qui doit se substituer à la valeur marchande, c’est le « bien vivre » explicité par Evo Morales en Bolivie et les communautés amérindiennes. Il ne s’agit pas de vouloir toujours « mieux vivre », ce qui entraîne le productivisme, il s’agit de « bien vivre ». Le « bien vivre » des humains s’éprouve, se vit, s’expérimente à travers l’existence de chacun. Le « bien vivre » met en échec la logique de l’économisme marchand, grâce aux espaces libérés de la tyrannie capitaliste dans sa forme actuelle ultralibérale. Ces espaces émancipés et libérés de la logique marchande vont devenir la seule organisation capable de résister au désastre écologique final qui vient. Certes, l’organisation mafieuse et violente du monde capitaliste tentera de s’imposer à ces expériences nouvelles. C’est pourquoi, le peuple doit être prêt à se défendre même avec les armes contre ces pouvoirs mafieux esclavagistes. « … La multiplication des espaces libérés et la perspective d’un blocage généralisé du monde » (Cf., J.Baschet, op.cit. page 97) de l’économisme marchand, sont complémentaires. La communauté de destin n’est pas un « nous » homogène, c’est un « nous » multiple, un ensemble qui fonctionne avec les différences et donc les complémentarités.

Il ne s’agit en aucun cas d’opposer une conception de l’individuel avec une conception du collectif. La propagande ultralibérale dit que seul l’individuel est libre alors que le collectif ne peut être envisagé que comme renoncement à la liberté individuelle et à la singularité. En réalité les singularités individuelles ne peuvent s’exprimer que grâce à la complémentarité des multiples formant un collectif coopératif. De même, selon la culture judéo chrétienne, l’homme serait en dehors de la nature et supérieur à la nature, le représentant du créateur de la nature se plaçant au-dessus de la nature. C’est ce qui l’a amené à saccager la nature, à dominer la nature, à l’exploiter et à la polluer. (Cf., Eugen Drewermann, « Le progrès meurtrier », éditions Stock, 1993) Il s’agit également de récuser ce fondement culturel désastreux et considérer que la Terre ne nous appartient pas, puisque c’est nous qui appartenons à la Terre.

Le monde que nous devons créer est un monde qui intégrera la pluralité des mondes (*). Les lieux sont singuliers et il y a une manière spécifique de les habiter. « Le bien vivre est un principe commun qui ouvre à la multiplicité de ses formes concrètes, en fonction de la diversité des lieux et des trajectoires des collectifs concernés. » (Cf., J.Baschet, op. cit., page 109)

(*) note de R71: ce que nous appelons avec Gustav Landauer, la “société des sociétés”.

Conclusion

Le capitalisme doit être aboli radicalement, car il est en soi biocide, écocide, pathologique et foncièrement humanicide, dit Jérôme Baschet dans son livre « une juste colère » (page 112 et 113). C’est le fanatisme productiviste de la marchandisation qui nous conduit à la destruction. Il n’y a pas d’autre solution que de rentrer en guerre contre cet économisme marchand. La solution n’est pas dans le fait de s’emparer de l’État et de le transformer, mais elle est dans le fait de libérer des espaces d’autonomie complète, permettant de sortir de toute dépendance avec cet économisme marchand. Bloquer tout ce qui permet de nous tuer et de nous déposséder de tout est la voie obligatoire de la résistance présente et urgente. Multiplier les « espaces libérés » ne sera pas suffisant. Il faut également intensifier les soulèvements et les blocages afin de ruiner cette entreprise de destruction qu’est l’économisme marchand.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

3ème guerre mondiale: Assassinat du Gen. Soleimani par Trump… La France offre sa bidasserie aux Yanks comme bouclier humain… (Press TV)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 8 janvier 2020 by Résistance 71

 

 

Que va maintenant faire Micronus 1er ? L’Iran vient de tirer des dizaines de missiles balistiques sur deux bases yankees en Irak…

Toute cette clique de politicards ne sont que des traîtres au peuple !

Les banquiers et l’oligarchie veulent cette guerre, c’est aux peuples de la refuser haut et fort ! Non à la guerre ! A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat ! Pour que vive les communes libres des associations libres ! Qui peut encore croire qu’il y a une quelconque solution au sein du système ?…

Micronus représente vraiment le degré zéro du larbinisme patenté, à gerber !

~ Résistance 71 ~

MAJ 8 janvier 10h28: Il y aurait au moins 80 soldats américains tués et des centaines de blessés. Des militaires britanniques ont aussi été victimes de l’attaque massive iranienne aux missiles sur la base yankee de Aïn Al-Asad en Irak… Source Press TV, omerta dans les merdias yanks. Le Pentagone a confirmé l’attaque. Aucun missile anti-aérien américain n’a apparemment été tiré.

 

Irak: Paris offre ses soldats à Trump en guise de boucliers humains

 

Press TV

 

7 janvier 2020

 

url de l’article:

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/07/615592/Iran-la-France-plait-a-son-allie-americain

 

À peine quelques heures après l’attentat terroriste américain de vendredi qui a coûté la vie à Qassem Soleimani, Mike Pompeo est apparu à l’antenne de Fox News pour reprocher à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne de « ne pas avoir été utiles », ou en d’autres termes de ne pas avoir apporté leur soutien plein et entier à l’opération terroriste contre le commandant iranien. Deux jours plus tard, le président français Emmanuel Macron s’est précipité sur le téléphone, et ce, au mépris total des intérêts de la France et des Français, pour appeler Donald Trump et lui faire part de « l’entière solidarité » de la France « avec les alliés » dans la guerre totale que les Américains ont déclenchée contre l’Iran.

La France n’a pas l’intention de réduire ses effectifs en Irak pour le moment, a déclaré mardi 7 janvier une source auprès du gouvernement français, citée par Reuters.

La ministre des Forces armées, Florence Parly, a déclaré sur Twitter qu’étant donné les événements de Bagdad, la France avait déjà renforcé la sécurité de ses 160 soldats stationnés en Irak.

Dans la foulée, le chef de la diplomatie française a demandé à l’Iran de ne pas chercher à riposter à l’assassinat du commandant en chef de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique.

Tout en soutenant l’acte terroriste des États-Unis, Jean-Yves Le Drian a prôné le recours à la diplomatie pour régler les tensions entre l’Iran et les États-Unis.

« Il faut que la partie iranienne renonce à des ripostes et des représailles, mais qu’on ouvre aussi des négociations, que l’Iran revienne dans l’accord nucléaire de Vienne et que la négociation sur la stabilité régionale puisse se mettre en œuvre », a déclaré Jean-Yves Le Drian, cité par l’AFP.

« La situation est très grave : il y a un enchaînement d’escalade qui devient extrêmement préoccupant et qui peut amener à une situation de conflit », a déclaré le chef de la diplomatie française sur BFM TV. « Mais personne ne veut la guerre », a-t-il ajouté.

« La position de la France est une volonté d’aboutir à une désescalade et de faire en sorte que les mauvaises décisions qui ont été prises de part et d’autre puissent être gommées par une volonté de négociation », a-t-il encore affirmé.

Jean-Yves Le Drian a déclaré qu’il y avait encore une place pour la diplomatie. « La seule condition, c’est que les deux s’engagent dans un processus de négociations pour permettre la stabilité régionale », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères.

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Notre dossier « Assassinat du Gen. Soleimani en Irak par Trump »

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Mise à Jour du 8 janvier 2020 à 10h38:

Communiqué du CGRI iranien suite au bombardement massif de la base américaine d’Aïn al-Asad dans l’ouest de l’Irak:

1- Toute nouvelle bêtise déclenchera une riposte encore plus violente et plus douloureuse.

2- Nous mettons en garde tous les gouvernements alliés des États-Unis qui ont mis des bases à la disposition de l’armée terroriste américaine : vous serez pris pour cible si l’Amérique se sert de votre territoire pour attaquer la RII.

3- Le CGRI ne considère pas le régime israélien étranger à l’acte criminel des États-Unis.

4- Nous conseillons au peuple américain de rappeler ses soldats de la région pour ne pas permettre que la vie de davantage de soldats US soit perdue et surtout pour que davantage de dégâts et de pertes ne lui soient infligés par des prises de décision d’un régime américain impopulaire. »