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Pourquoi le cartel pétrolier a conquis le monde… (James Corbett)

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Résistance 71

10 octobre 2017

Ce documentaire du toujours excellent James Corbett, nous rappelle en temps opportun, le pourquoi le monde est est là aujourd’hui. Très gros travail de recherche d’archives audio-visuelles, pour mettre en lumière la séquence historique d’évènements importants bien que bien entendu passés sous silence dans nos « livres d’histoire », comme l’emprise du mouvement élitiste eugéniste sur la politique domestique et internationale de l’empire et le financement par le cartel pétro-financier des recherches et sociétés « philanthropiques » eugénistes depuis l’époque de la création du dogme du darwinisme-social sous Galton, Spencer et Huxley (Huxley qui fut combattu pied à pied par le raisonnement scientifique par Pierre Kropotkine), cartel incluant les inévitables Rothschild, Rockefeller, Morgan, et les familles royales européennes eugénistes d’Angleterre et de Hollande.

Ce documentaire d’une heure et cinquante minutes est en anglais et bénéficierait sans aucun doute d’un sous-titrage français.

A voir et diffuser sans aucune modération…

Articles connexes:

« Elite globaliste, eugénisme et contrôle des populations »

« Fascisme global et Nouvel Ordre Mondial »

« Le mythe de réchauffement climatique anthropique »

 

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Dénoncer encore et toujours le colonialisme: Le Canada colonie pénitentiaire (Mohawk Nation News)

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Pour ceux qui pensent toujours que le Canada est un pays “indépendant et souverain”…
~ Résistance 71 ~

 

Le Canada est une colonie pénitentiaire 

 

Mohawk Nation News

 

6 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/06/canada-is-a-penal-colony/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le conte de fée démocratique appelé l’entreprise coloniale du Canada maintient les dirigeants derrière le rideau pour qu’ils n’aient jamais à faire face à la vengeance qu’ils suscitent. Le Canada est une prison dirigée par un CEO ; ce CEO est appelé le Gouverneur Général. Il est le seul capable de suspendre le parlement. (NdT: pour information, le GG du Canada est appointé(e) par la reine d’Angleterre. Il/elle est le représentant officiel de la couronne britannique au Canada, il répond directement au monarque… Depuis le 2 octobre 2017, le GG du Canada est une femme Julie Payette, elle est la 4ème femme à être appointée GGC)

Les Affaires Indiennes sont le ministère principal de l’occupation militaire de la terre onk’we:honweh (native) autrement connue sous le vocable de CANADA. Notre terre et notre destitution en sont le prix. Nous vivons dans des camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, à moins que nous n’acceptions d’être assimilés et de servir l’entreprise coloniale avant de mourir. Les Canadiens sont dans la prison entrepreneuriale.

Le Gouverneur Général travaille en relation étroite avec l’”état major de guerre” qui siège au 14ème étage du ministère des Affaires Indiennes, qui est le centre de commandement de l’occupation. Le Canada est un état policier fonctionnant sous des statuts légaux édictés par une constitution qui n’a jamais été ratifiée. Au travers de l’ordre de la Jarretière (The Garter), le Canada est sous le joug et la répression financière des banquiers de la City de Londres (NdT: historiquement, la véritable “couronne”, le kilomètre carré et demi le plus riche de la planète…).

Le boulot des parlementaires est de maintenir l’illusion de la liberté et de la démocratie face au peuple qu’ils affirment représenter. Le Gouverneur Général est le dictateur absolu de l’entreprise coloniale appelée CANADA. Les actionnaires de cette entreprise privée engrangent et orientent tout l’argent résultant du pillage de nos terres et de nos ressources naturelles vers les banquiers de la City de Londres.

Tout le monde est maintenu les yeux bandés à dessein. Pour renforcer l’illusion de liberté, les oligarques utilisent leurs médias corporatistes privés pour promouvoir un sentiment en leur faveur à chaque opportunité.

Sans le monarque, le GG et le Privy Counsel, les banques de Londres ne peuvent plus continuer le pillage et le vol de l’argent des gens par l’impôt forcé sur les gens au moyen d’un état policier et de lois statutaires (NdT: illégales…)

De fait, Le GG est le dictateur en place et les parlementaires continuent leur mission de maintenir l’illusion de la liberté et de la démocratie.

Tout le monde a le choix. 98% des Canadiens ont choisi de “dériver”, c’est à dire de laisser quelqu’un d’autre penser pour eux. Ceci constitue l’arme principale aux mains des contrôleurs des esprits. Par le moyen de la peur, ils resserrent la vis de la répression sur le peuple.

La guerre, nature profonde de l’État colonial (Mohawk Nation News)

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“Pour détruire un peuple, vous devez d’abord le couper de ses racines.”
~ Alexandre Soljénytsine ~

“Notre civilisation ne conçoit le dialogue avec l’Autre que sous la forme d’un monologue à sens unique ; la réciprocité ne peut résulter que d’une lutte, dont les formes sont multiples et qui peut durer très longtemps.”

“Le monde occidental lui-même est une communauté, mais négative et cette négativité est la mort de toute communauté, de toute civilisation. L’idée ‘blanche’ selon laquelle il y aurait d’un côté ‘la Nature’, nature que l’on respecte ou non, et de l’autre l’Humanité, est une idée décivilisée.”

~ Robert Jaulin, 1970 ~

 

 

Nature contre Guerre

 

Mohawk Nation News

 

3 octobre 2017

 

url de l’article original: http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/03/nature-vs-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quel est l’héritage de nos enfants ? Kasotsra a fait la vie que l’on vit. Nos ancêtres essayèrent de garder une philosophie et un principe de l’intention que la création/nature a pour nous et pour les sept prochaines générations. Ils le payèrent le prix fort.

Nous avons besoin d’une véritable compréhension de ce qu’est le fait d’être onkwe’honweh, le véritable peuple de la terre de l’Île de la Grande Tortue. Toutes les dictatures s’effondrent, ceci inclut la république de la guerre des Etats-Unis. La nature frivole de l’homme blanc ne peut plus être mise en avant, nous ne pouvons plus risquer cela. Ils nous ont presque exterminé. Il est malade. Les symptômes sont haine, colère, rage et guerre. Ils manquent de véritable émotion humaine et ne peuvent jamais être en paix. Ils pensent qu’ils doivent contrôler l’humanité.

Les envahisseurs de ce qui est maintenant l’Amérique du Nord sont absolument terrifiés d’observer leur propre histoire et tous ces esprits tordus et criminels qui ont répandus leur semence malfaisante à travers l’Île de la Grande Tortue.

On nous a assassiné et incinéré sans cligner de l’œil, sans aucun remord. Maintenant l’entreprise coloniale [de la couronne, City de Londres] essaie de nous régler notre compte dans une exécution finale. Nous devons y faire face. Tout le monde hérite à la fois du bien et du mal.

Leur langue crée leurs phrases sans aucun sens et des mots afin de nous demander de leur pardonner, ce qui est un sentiment dont ils n’ont aucune expérience. Tout le monde connaît l’assassinat de masse, le génocide dont a été victime notre peuple.

Avant qu’ils n’arrivent, nous ne nous faisions plus la guerre (NdT: les 5 nations iroquoises, en suivant Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, ne se sont plus combattues entre elles depuis le XIIème siècle et à un moment donné 49 nations autochtones suivaient les principes de Kaianerekowa et ce de manière non coercitive…), nous n’avions ni prisons et ne connaissions pas le meurtre. Nous vivions par nos véritables sens, suivant nos instincts pour vivre en accord avec les instructions originelles de la création/nature. La Grande Loi de la Paix qui fut émise pour tout le monde, doit être dite et connue. La république de la guerre de l’homme blanc ne veut jamais de la paix. Leur existence n’a aucun sens. La notre est de ressentir. Ils ne connaissent pas les actions du véritable amour pour les humains et la vie. Ils le prétendent, mais cela n’est que vanité.

Leur future est fait d’insanité perpétuelle, de haine, de jalousie, de rage, aucune joie véritable qui pourrait faire de l’homme blanc quelqu’un de grand. Karonhiaktajeh a dit: “J’attends toujours cette soi-disante ‘civilisation’ qu’ils ont promis d’amener ici depuis leur vieux pays.”

Ils veulent que nous rentrions dans le rang afin de nous contrôler plus facilement. Notre mère a d’autres instructions pour nous. Ils essaient de nous régimenter, mais ils échouent. Notre esprit, notre corps et notre énergie sont faits pour la liberté totale.

Guerre impérialiste: recyclage des « djihadistes » mercenaires de l’empire au Myanmar ?

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Analyse très intéressante de Meyssan sur la future guerre en préparation de l’empire en Asie du Sud-Est.

Question néanmoins: Qui est vraiment Aung San Suu Kyi ? Meyssan fait passer dans cet article l’actuelle leader du Myanmar Aung San Suu Kyi pour une politicienne sincère et naïve d’avoir fait confiance à l’empire. C’est en effet une possibilité..

Mais il y en a une autre. Aung San Suu Kyi est, depuis le départ de son assignation à résidence, sous le contrôle et la protection de l’empire et de sa branche armée extérieure, la CIA. Comme l’a dit Tony Cartalucci dans un article en 2011:

“La CIA et le renseignement britannique (MI6) ont développé, armé et financé des de facto narco-états à travers le Myanmar depuis des décennies tandis que des organisations gouvernementales américaines incluant la NED (branche de la CIA) et ses nombreuses succursales, aux côtés de fondations privées financées par des entreprises multinationales, ont financé l’opposition politique au gouvernement du pays et ce à la fois au sein de la nation et en dehors depuis presque aussi longtemps.

Et tandis que la subversion politique et les armées des narco-micro-états soutenues par la CIA fleurissent dans le Myanmar et en Asie du Sud-Est, c’est la propagande sponsorisée par l’occident qui remodèle la perception du monde sur cette nation et cette propagande est des plus insidieuses. Le centre de gravité de cete campagne est la promotion comme “sainte” d’Aun San Suu Kyi, éduquée en occident, financée par les Etats-Unis et caniche de l’ONU, favorisant l’agenda mondialiste. On lui a donné toutes les accolades possibles et imaginables offertes par “l’ordre international” géré par la City de Londres et Wall Street, du prix Nobel de la Paix au “Grand Prix de Chatham House” (NdT: le CFR britannique…) en 2011 et a même été promue sur skype pour conférencer avec la clique de la “Clinton Global Initiative” financée par les cartels du pétrole et de la haute finance à New York en 2011.” 

(article complet de novembre 2011: http://landdestroyer.blogspot.jp/2011/11/bbc-behind-aung-san-suu-kyi-propaganda.html ) Ce qui fait d’elle une totale marionnette de l’empire et ce de longue date. Donc, inclure de préférence cette perspective également dans toute réflexion sur ce qui se trame au Myanmar et en Asie du Sud-Est.

D’autre part, l’analyse doit toujours aussi inclure le fait que la Chine, contrairement à ce que la propagande de l’empire veut nous faire croire, n’est pas “l’ennemi” de l’occident, mais la nouvelle entité dans laquelle l’empire actuel est en train de fusionner, les transferts de fonds ayant déjà commencé avec la création de la BAII (Banque Asiatique d’Investissement et d’Infrastructures), entre autre… Les conflits régionaux sont faits pur déstabiliser les régions et les mettre sous contrôle et sous gestion commune. L’Europe est larbinisée à souhait, le Moyen-Orient et l’Afrique incapacités et donc sous contrôle, l’Amérique du nord cartéllisée, reste l’Amérique du Sud à redominer , d’où le lancement de l’opération Condor 2.0 pour faire retomber le Vénézuéla dans l’escarcelle de l’empire et la mise au pas et sous contrôle de l’Asie du Sud-Est qu’il faut inféoder et rendre dépendante du nouvel empire mutant en cours de transformation et qui inclut la Chine comme paramètre fonctionnel. L’article de Meyssan ci-dessous offre une bonne perspective, mais est incomplète à notre sens…

~ Résistance 71 ~

 

L’Islam politique contre la Chine

 

Thierry Meyssan

 

3 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article198122.html

 

Vous avez probablement conscience d’être incomplètement informé sur ce qui se trame au Myanmar et vous n’avez probablement pas entendu parler de la coalition militaire qui se prépare pour attaquer ce pays. Pourtant, comme Thierry Meyssan l’expose ici, les événements actuels sont organisés par Riyad et Washington depuis 2013. Ne prenez pas position avant d’avoir lu cet article et d’en avoir intégré les informations.

Poursuivant sa Grande stratégie d’extension du domaine de la guerre [1], le Pentagone préparait en même temps l’instrumentation des kurdes au Moyen-Orient élargi, une guerre civile au Venezuela et une guerre d’usure aux Philippines. Cependant, ces conflits devront attendre au profit d’un quatrième théâtre d’opération : la Birmanie, aux marches de la Chine.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, le 28 septembre, l’ambassadrice US et plusieurs de ses alliés ont accusé le gouvernement de coalition du Myanmar de « génocide » [2]. Ce gros mot —qui en droit européen désigne un massacre de masse, mais en droit US s’applique à une méthode d’assassinat même si le criminel ne fait qu’une seule victime— suffit pour Washington à justifier d’une guerre, avec ou sans l’aval du Conseil de sécurité comme on l’a vu en Yougoslavie [3]. La réunion du Conseil de sécurité s’est tenue à la requête de l’Organisation de la Conférence islamique (OIC).

Depuis 2013, les médias occidentaux s’appliquent à présenter le bouddhisme sous une forme sectaire. Ici, le moine Ashin Wirathu. Condamné en 2003 à 25 ans de prison, en raison de ses prêches anti-musulmans, il a bénéficié de l’amnistie générale en 2012. Il n’est pas difficile de trouver des fanatiques dans n’importe quelle religion.

Pour faire correspondre les faits avec leur narration, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, qui célébraient lors de la « révolution safran » (2007) Aung San Suu Kyi et les moines bouddhistes pour leur résistance non-violente à la dictature du SLORC [4], ont purement et simplement amalgamé l’armée birmane, la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi [5] et tous les bouddhistes du pays [6] dans le camp des méchants.

La Birmanie n’a jamais connu la paix civile depuis la domination étrangère, britannique puis japonaise [7]. Elle est plus facile à déstabiliser depuis que la junte du SLORC a accepté de partager le pouvoir avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et qu’ils tentent ensemble de résoudre pacifiquement les nombreux conflits internes du pays.

Par un hasard de la géographie, la Birmanie laisse passer sur son territoire le pipe-line reliant le Yunnan chinois au golfe du Bengale, et héberge des stations de surveillance électronique chinoises des voies navales qui passent au large de ses côtes. Faire la guerre en Birmanie est donc plus important pour le Pentagone que de stopper les deux « routes de la soie » au Moyen-Orient et en Ukraine.

Héritage de la colonisation britannique, se trouve parmi les populations birmanes discriminées, 1,1 million de descendants des ouvriers bengalis que Londres déplaça à l’intérieur de l’Empire des Indes vers la Birmanie : les Rohingyas [8]. Il se trouve que cette minorité nationale —et non pas ethnique— est musulmane alors que la grande majorité des Birmans sont bouddhistes. Enfin, il se trouve que durant la Seconde Guerre mondiale, les Rohingyas collaborèrent avec l’Empire des Indes contre les nationalistes birmans.

En 2013, alors que le Pentagone et la CIA avaient déployé des hordes jihadistes en Syrie et y tenaient une guerre de position, l’Arabie saoudite créa une énième organisation terroriste à La Mecque, le Mouvement de la Foi (Harakah al-Yaqin). Ce groupe, qui déclare rassembler des Rohingyas, est en réalité commandé par le Pakistanais Ata Ullah, qui combattit les Soviétiques en Afghanistan [9]. Le royaume saoudien hébergeait la plus importante communauté masculine Rohingyas, après la Birmanie et avant le Bengladesh, avec 300 000 travailleurs mâles sans leurs familles.

Selon un rapport des services de renseignement bengalis, antérieur à la crise actuelle, le Mouvement pour la Foi agit depuis un an avec une scission de la Jamat-ul-Mujahideen bengalie autour du slogan « Le Jihad du Bengale à Bagdad ». Ce groupuscule a fait allégeance au Calife de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, et a rassemblé dans une même coalition les Mudjahiden indiens, Al-Jihad, Al-Ouma, le Mouvement des étudiants islamiques d’Inde (SIMI), le Lashkar-e-Toiba (LeT) et le Harkat-ul Jihad-al Islami (HuJI) pakistanais. Cet ensemble a été financé par la fondation Revival of Islamic Heritage Society (RIHS) du Koweït.

Lorsque, il y a moins d’un an et demi, en mars 2016, le SLORC accepta de partager le pouvoir avec le parti d’Aung San Suu Kyi, les États-Unis tentèrent d’instrumenter la prix Nobel de la paix contre les intérêts chinois. Sachant qu’il leur serait difficile de manipuler la fille du père de l’indépendance birmane, le communiste Aung San, ils encouragèrent le Mouvement pour la Foi —« on ne sait jamais… »

En septembre 2016, Aung San Suu Kyi représenta son pays à l’Assemblée générale des Nations Unies [10]. Fort naïvement, elle expliqua les problèmes de son peuple et les moyens qu’elle mettait en place pour les résoudre progressivement, à commencer par celui des Rohingyas. De retour chez elle, elle réalisa que ses anciens soutiens états-uniens étaient en réalité les ennemis de son pays. Le Mouvement pour la Foi lança une série d’attaques terroristes, dont celle du poste de la police des frontière de Maungdaw où 400 terroristes volèrent l’arsenal tuant 13 douaniers et soldats.

Persévérante, Aung San Suu Kyi poursuivit la mise en place d’une commission consultative chargée d’analyser la question rohingya et de proposer un plan concret pour mettre un terme aux discriminations dont ils font l’objet. Cette commission était composée de six Birmans et de trois étrangers : l’ambassadrice néerlandaise Laetitia van den Assum, l’ancien ministre libanais (en réalité représentant la France) Ghassan Salamé, et l’ancien secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, en qualité de président de la commission.

Les neuf commissaires entreprirent un travail d’une rare qualité malgré les obstacles birmans. Des partis politiques échouèrent à faire dissoudre la commission par l’Assemblée nationale mais parvinrent à faire adopter une motion de défiance de la commission par l’assemblée locale d’Arakan (l’État où vivent les Rohingyas). Quoi qu’il en soit, les commissaires rendirent leur rapport le 25 août avec des recommandations possibles à mettre en œuvre et sans piège, dans le réel but d’améliorer les conditions de vie de chacun [11].

Le jour-même, les services secrets saoudiens et états-uniens donnaient le signal de la riposte : le Mouvement pour la Foi, renommé par les Britanniques Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan, divisé en 24 commandos, attaquait des casernes de l’armée et des postes de police, faisant 71 morts. Durant une semaine, les troupes birmanes menaient une opération anti-terroriste contre les jihadistes. 400 membres de leurs familles fuyaient vers le Bangladesh.

Trois jours plus tard, le président turc Recep Tayyip Erdoğan commençait à téléphoner à tous les chefs d’État de pays musulmans pour les alerter sur « le génocide des Rohingyas ». Le 1er septembre, c’est à dire le jour de la plus importante fête musulmane, l’Aïd al-Adha, il prononçait un vibrant discours à Istanbul, en sa qualité de président en exercice de l’Organisation de coopération islamique, pour sauver les Rohingyas et soutenir leur Armée du salut [12].

Pourtant, ces jihadistes n’ont aucunement défendu les Rohingyas, mais sont intervenus de manière systématique pour faire échouer les tentatives d’améliorer leurs conditions de vie et de mettre un terme aux discriminations qui les frappent.

Le 5 septembre, le président du Conseil de discernement iranien, Mohsen Rezaei, proposait de joindre les forces de tous les États musulmans et de créer une armée islamique pour sauver les « frères rohingyas » [13]. Une prise de position d’autant plus importante que le général Rezaei est un ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution.

Alors que l’armée birmane avait cessé toute activité contre les terroristes, des villages rohingyas étaient brûlés, tandis que la population rakhine de l’Arakan lynchait des musulmans, à ses yeux tous liés aux terroristes. Selon les rohingyas, c’est l’armée birmane qui brûlait les villages, tandis que selon l’armée birmane, c’était les jihadistes. Progressivement, tous les Rohingyas habitant au Nord de l’Arakan se mettaient en marche pour se réfugier au Bangladesh, mais curieusement pas les Rohingyas habitant au Sud de l’État.

Le 6 septembre, une délégation officielle turque se rendait au Bangladesh pour y distribuer des vivres aux réfugiés. Elle était conduite par le ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, et par l’épouse et le fils du président Erdoğan, Bilal et Ermine.

Dans les pays musulmans, une vaste campagne de désinformation assurait, photos à l’appui, que les bouddhistes massacraient en masse les musulmans. Bien sur, aucune de ces photos n’avait été prise en Birmanie, et ces fausses nouvelles furent démasquées les unes après les autres. Mais dans ceux de ces pays où la population est peu éduquée, ces photos convainquirent tandis que les démentis furent inaudibles. Seul le Bangladesh émettait des réserves sur le rôle des jihadistes et assurait le Myanmar de sa coopération contre les terroristes [14].

Le 11 septembre, le président en exercice de l’Organisation de conférence islamique (OCI), Recep Tayyip Erdoğan, intervenait devant la commission scientifique de l’Organisation réunie à Astana (Kazakhstan) —dont ce n’est pas la compétence—, « pour sauver les Rohingyas ».

Dès le lendemain, le 12 septembre, le Guide de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei prenait position. Très inquiet de la proposition du général Rezaei, il veillait à délégitimer la guerre de religion en préparation, le « choc des civilisations », quitte à mettre en cause la présence d’une femme à la tête d’un État. Il veillait donc à fermer la porte à un engagement militaire des Gardiens de la Révolution. Il déclarait : « Il est tout à fait possible que le fanatisme religieux ait joué un rôle dans ces événements, mais il s’agit là d’une question tout à fait politique, car c’est le gouvernement du Myanmar qui en est le responsable. Et à la tête de ce gouvernement, il y a une femme cruelle, lauréate du Prix Nobel de la paix. En réalité, ces événements ont signé l’acte de décès du Prix Nobel de la paix » [15].

Immédiatement à Téhéran, le président cheikh Hassan Rohani faisait appel à l’armée régulière pour participer au conflit en préparation. Le 17 septembre, les chefs d’état-major des armées iraniennes et pakistanaises entrèrent en contact pour unir leur forces dans la crise [16]. Il s’agit de la première initiative militaire, mais elle concerne l’armée iranienne (qui travaille déjà avec ses homologues turques et pakistanaise pour défendre le Qatar) et non pas des Gardiens de la Révolution (qui se battent aux côtés des Syriens contre les jihadistes). L’Iran achemine également une aide massive aux réfugiés.

Le 19 septembre, ignorant les explications d’Aung San Suu Kyi [17] et profitant de l’Assemblée générale de l’Onu, Recep Tayyip Erdoğan réunit le groupe de contact de l’OCI pour demander à tous les États membres de suspendre tout commerce avec le Myanmar et pour demander au Conseil de sécurité de l’Onu de statuer [18].

Sortant enfin de l’ombre, l’Arabie saoudite affirma alors soutenir les Rohingyas discrètement depuis 70 ans et leur avoir déjà offert 50 millions de dollars d’aide durant cette période. Le roi Salmane y ajouta un don de 15 millions de dollars [19]. L’ambassadeur saoudien aux Nations unies à Genève, Abdulaziz ben Mohammed Al-Wassil, y mobilisa le Conseil des Droits de l’homme.

Oubliant les guerres qu’ils se livrent en Irak, en Syrie et au Yémen, la Turquie, l’Iran et l’Arabie saoudite, c’est-à-dire les trois principales puissances militaires musulmanes, se sont ressoudées par simple réflexe communautaire [20] et positionnées aux côtés des Rohingyas. Toutes trois ont désigné l’ennemi commun : le gouvernement de coalition de l’armée birmane et d’Aung San Suu Kyi.

Ce complet retournement de situation au Moyen-Orient a déjà eu un précédent : les guerres de Yougoslavie. En Bosnie-Herzégovine (1992-95) et au Kosovo (1998-99), les pays musulmans et l’Otan se battirent côte à côte contre les chrétiens orthodoxes liés à la Russie.

En Bosnie-Herzégovine, le président Alija Izetbegović s’entoura de l’États-unien Richard Perle, qui le conseilla au plan diplomatique et dirigea la délégation bosniaque lors des accords de Dayton. Il bénéficia au plan médiatique des conseils du Français Bernard-Henri Lévy, selon les dires de celui-ci, jamais démentis. Enfin, au plan militaire, il s’appuya sur les conseils du Saoudien Oussama Ben Laden qui organisa pour lui la Légion arabe et reçut un passeport diplomatique bosniaque. Durant le conflit, soutenu en sous-main par l’Otan, Izetbegović reçut publiquement l’appui de la Turquie, de l’Iran et de l’Arabie saoudite [21].

Le conflit kosovare débuta par une campagne terroriste de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) contre Belgrade. Les combattants furent formés par les forces spéciales allemandes sur une base de l’Otan en Turquie [22]. L’actuel chef des services secrets turcs, Hakan Fidan, fut l’officier de liaison avec les terroristes au sein de l’état-major de l’Otan. Il est aujourd’hui le chef du MIT, les services secrets turcs et le second personnage du régime. Au début de la guerre, 290 000 Kosovars fuirent la Serbie en trois jours pour se réfugier en Macédoine. Les télévisions occidentales montrèrent à loisir cette longue file de fuyards. Cependant, selon les quelques millions de Macédoniens qui les reçurent, il n’y avait aucune raison objective à cette migration largement encadrée par l’Otan. Peu importe, on utilisa ce déplacement de population pour accuser le président Slobodan Milošević de réprimer de manière disproportionnée la campagne terroriste touchant son pays, et l’Otan lui déclara la guerre sans autorisation du Conseil de sécurité.

Le sale travail qui se prépare étend le théâtre des opérations vers l’Est. Le Pentagone n’a pas la possibilité d’imposer une alliance turco-irano-saoudienne, mais il n’en a pas besoin. En Yougoslavie, ces trois États étaient coordonnés par l’Otan lorsqu’ils n’avaient pas de contacts directs. Cependant, le fait de se battre côte à côte en Birmanie va les contraindre à trouver des arrangements en Irak, en Syrie et au Yémen ; voire en Libye. Considérant la dévastation du Moyen-Orient et la persévérance des populations à résister, le Pentagone peut laisser cette région panser ses blessures pendant une décennie sans crainte d’y voir surgir la moindre capacité d’opposition à sa politique.

Au lendemain de la réunion du Conseil de sécurité posant les bases de la future guerre contre la Birmanie, le secrétariat d’État a informé le président Barzani que les États-Unis ne soutiendraient pas l’indépendance d’un Kurdistan en Irak. Le Pentagone ne peut en effet pas mobiliser la Turquie et l’Iran en Asie du Sud-Est tout en leur faisant un enfant dans le dos à leur frontière. Massoud Barzani qui s’était engagé sans retour pour le référendum d’indépendance devrait donc bientôt se retirer de la vie politique. D’autant que l’affichage des drapeaux israéliens à Erbil, massivement relayé par les chaînes de télévision arabes, perses et turques, lui a aliéné la totalité de ses voisins.

Si le scénario du Pentagone se poursuit comme on peut l’anticiper, la guerre contre la Syrie devrait se terminer faute de combattants, partis au loin, servir l’« Empire américain » sur un nouveau théâtre d’opération.

[1] Source : The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. Analyse : « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[2] « Myanmar : le Secrétaire général demande « une action rapide » pour mettre fin au « cauchemar » des Rohingya dans l’État de Rakhine », Compte-rendu du Conseil de sécurité, Onu, 28 septembre 2017. Référence : CS/13012.

[3] Le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà fait rédiger l’acte d’accusation du Myanmar, avant même les événements actuels : Countdown to Annihilation : Genocide in Myanmar, Penny Green, Thomas MacManus & Alicia de La Cour Venning, Queen Mary University of London, 2016. Persecution of the Rohingya Muslims ; Is Genocide Occurring in Myanmar’s Rakhine State ; a Legal Analysis, Allard Lowenstein, Yale University, 2016.

[4] « Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis », par Thierry Meyssan, Abiad & Aswad (Syrie), Réseau Voltaire, 5 novembre 2007.

[5] The Burma Spring : Aung San Suu Kyi and the New Struggle for the Soul of a Nation, Rena Pederson, Foreword by Laura Bush, Pegasus, 2015.

[6] Neither Saffron Nor Revolution : A Commentated and Documented Chronology of the Monks’ Demonstrations in Myanmar in 2007 and Their Background, Hans-Bernd Zöllner, Humboldt-University, 2009.

[7] Burma/Myanmar : What Everyone Needs to Know, David Steinberg, Oxford University Press, 2013.

[8] Pour être plus précis, il y a eu des immigrés bengalis en Birmanie avant la domination britannique, mais l’immense majorité des Rohingyas descend des travailleurs déplacés par les colons. NdA.

[9] “Myanmar’s Rohingya insurgency has links to Saudi, Pakistan”, Simon Lewis, Reuters, December 16, 2016.

[10] “Speech by Aung San Suu Kyi at 71st UN General Assembly”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 21 September 2016.

[11] Towards a peaceful, fair and prosperous future for the people of Rakhine, Advisory Commission on Rakhine State, August 2017.

[12] “We won’t Leave Rohingya Muslims Alone”, Presidency of the Republic of Turkey, September 1, 2017.

[13] “Rezaei urges Muslim states to defend Rohingya Muslims”, Mehr Agency, September 6, 2017.

[14] “Bangladesh offers Myanmar army aid against Rohingya rebels”, AFP, August 29, 2017.

[15] « Myanmar : le Guide critique les défenseurs des droits de l’homme », Leader.ir, 12 septembre 2017.

[16] “Iranian, Pakistani Top Military Commanders Stress Need for Ending Myanmar Muslims’ Plights”, Fars News, September 17, 2017.

[17] “Aung San Suu Kyi speech on National Reconciliation and Peace”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 19 September 2017.

[18] « OIC Contact Group on Rohingya calls for UN Resolution on Myanmar », Organisation of Islamic Cooperation, September 19, 2017.

[19] « Le Serviteur des Deux Saintes Mosquées accorde un don de 15 millions de dollars aux réfugiés Rohingyas », Saudi Press Agency, September 19, 2017.

[20] The Rohingyas : Inside Myanmar’s Hidden Genocide, Azeem Ibrahim, Hurst, 2016.

[21] Comment le Djihad est arrivé en Europe, Jürgen Elsässer, préface de Jean-Pierre Chevènement, éditions Xenia, 2006.

[22] « L’UÇK, une armée kosovare sous encadrement allemand », par Thierry Meyssan, Notes d’information du Réseau Voltaire, 15 avril 1999.

Société contre l’État… 4 principes ancestraux et civisme

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“Les génitrices de la terre ont le devoir de se dresser et d’agir.”
~ Conseil des femmes de la nation Mohawk ~

 

Kaianerekowa, Grande Loi de la Paix (117 articles traduit par Résistance 71)

Le Wampum Deux Rangées

 

Paix, Pouvoir, Rectitude

 

Mohawk Nation News

 

2 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/02/peace-righteous-power/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Sken-nen, kari-wiio, kasa-stsenera et atonwa-kowa, sont les quatre principes qui relient entre eux les instructions originelles de la création de toute vie.

Sken-nen est le lien d’amour entre les êtres, nos familles, notre peuple et toute vie. Kanoron-watsera nous maintient unifiés dans la réalité naturelle.

Kari-wiio est la réalité parfaite, notre connexion avec le véritable environnement naturel, tionheh-kwen. Chaque individu, famille et peuple fonctionnent en harmonie avec les autres et les différents éléments. Nous faisons partie d’une seule famille dont les membres se soutiennent les uns les autres.

Kasatsten-sera est ce que la nature nous fournit pour avoir un esprit fort, un esprit que nous avons l’obligation d’entraîner, de former. La création/nature a pour intention que chacun d’entre nous doit questionner tout exercice du pouvoir.

Atonwa-sera est la capacité de relier tous ces principes en un, la formule parfaite mise en place par la création pour la paix.

Attentats en série: L’axe Marseille-Las Vegas-Edmonton pour toujours plus de lois liberticides…

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Résistance 71

3 octobre 2017

Votre avis nous intéresse… Que pensez-vous de cette photo prise peu de temps après la fusillade de Las Vegas ?

Un voleur à la tire relâché de garde à vue poignarde deux personnes sur le parvis d’une garde de Marseille et est abattu par des militaires, un africain agresse un policier à un barrage et tente par la suite d’écraser des gens avec un camion de location à Edmonton en arborant le drapeau de l’EI. Il a été interpelé. A Las Vegas, un retraité de 64 ans de l’entreprise Lockheed Martin (complexe militaro-industriel) ouvre le feu, nous dit-on, à l’arme automatique depuis le 32ème étage d’un hôtel sur une foule assistant à un concert de Country Music en contrebas, faisant 58 morts et quelques 400 blessés. Il décède sur place.

Bon, pour Marseille et Edmonton, les perpétrateurs sont musulmans, l’un crie « Allah Akbar », l’autre a le drapeau idoine en sa possession… Tout va bien. Le cas de Las Vegas est plus intéressant et puis… plus de 500 victimes, on est dans une autre dimension spectaculaire. Ce qui est sûr, c’est que ces trois crises simultanées, qu’elles soient réelles et spontanées ou fabriquées, vont être politiquement récupérées (ou ont été fabriquées…) par les instances oligarchiques pour essentiellement faire passer toujours plus de lois liberticides. A cet égard, le cas des Etats-Unis est emblématique.

Si ce pays n’est pas encore sous le joug du goulag pleinement déployé, c’est parce que son peuple est armé. Il l’est, dans les textes, essentiellement pour se protéger de la tyrannie potentielle, mais depuis longtemps avérée, de son gouvernement et des entités qui le pilotent de derrière le rideau. Depuis des années, toutes les crises, attentats qui ont eu lieu impliquant des armes à feu dans des flinguages de masse n’ont eu qu’un seul but: pas à pas, faire passer à la trappe le droit constitutionnel du peuple américain à être armé, car ce fait empêche le déroulement de la mise en place de l’état/corporation fasciste total. Voyons comment la clique Trump va négocier cette opportunité…

Qu’en savons-nous ? Qu’un retraité de 64 ans de l’entreprise Loockheed Martin (avions de combat, missiles, ingénierie militaire haute technologie), très aisé, Steven Paddock, possédant une maison de 400 000 US$, pilote privé au demeurant sans licence, allant en vacance sur des yachts, jouant au poker pour des sommes conséquentes, choses que nous savons par l’intermédiaire de l’entretien que des médias ont immédiatement eu avec son frère Eric, qu’il était l’occupant, nous affirme t’on, d’une chambre au 32ème étage de l’hôtel/resort du Mandalay Bay de Las Vegas. Paddock avait entassé une dizaine d’armes automatiques dans sa chambre (comment ? en provenance de où ? quels types d’armes ? Comment passer ces armes avec la sécurité ambiante ?…) ; qu’il a attendu le moment d’un concert de Country Music en soirée et en plein-air en contrebas de son hôtel, pour tirer dans la foule avec les résultats dramatiques que l’on connaît. Quelques minutes après l’attaque, il a été dit que Paddock s’était suicidé, on sait depuis qu’il a été abattu par une équipe du FBI intervenue (si rapidement ?) sur les lieux. Le narratif commence à se fissurer.

Les médias prompts à lier l’affaire aux terrorisme international, passent l’info que Paddock « se serait converti récemment à l’Islam », ben voyons… Le FBI ne confirme pas. On donne alors un second narratif: Les enquêteurs auraient retrouvé dans sa chambre en sus des multiples armes automatiques, de la littérature Antifa (donc « d’extrême gauche »…), ce qui le lierait à un « terrorisme domestique » et d’où la cible de la foule d’un concert de Country, pas vraiment « gauchisante ».

Les vidéos prisent par smartphones sur place montrent des scènes de chaos, mais circule aussi sur la toile une (ou plusieurs) vidéo montrant que des coups de feu ont été tirés du 4ème ou 5ème étage de l’hôtel, c’est à dire bien plus bas que l’endroit de la chambre de Paddock. On espère donc que seront comparés ballistiquement, les angles de pénétration des munitions dans les corps des victimes, parce que la thèse du « loup solitaire », tireur isolé situé sur un point fixe à 80m du sol tirant sur une foule à quelques 400m de là, va, doit, éliminer toute autre possibilité d’angle de pénétration des balles. Tout ceci se calcule simplement par trigonométrie. Des experts militaires ont aussi déjà témoigné disant que les longues rafales de 10 secondes et plus et le rythme des détonations, indiquent que l’arme utilisée était un fusil mitrailleur ou une mitrailleuse, arme de guerre de calibre .30 ou 7.62, approvisionnée par bande ou par chargeur circulaire de plus de 50 cartouches.

Comme on peut déjà le constater, cette affaire de Las Vegas pose énormément de question. Une chose est certaine… Attendons-nous dans les pays concernés à une volée de lois liberticides à venir et gardons présent à l’esprit que jamais on ne gagne plus de sécurité en abandonnant ses libertés. Les mâchoires totalitaires se resserrent sur nous, les peuples. Soyons des plus vigilants et interactifs. La dissidence de la gauche radicale va sans doute se retrouver sous les feux de la rampe du « terrorisme domestique », toujours complètement fabriqué ou piloté de l’extérieur.

« l’histoire du terrorisme est écrite par l’État, en cela elle est éducative. » (Guy Debord)

Source d’info pour ce billet: divers médias de masse, VT, Press for Truth

Quand l’empire assassine bien l’histoire… (John Pilger)

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Assassiner l’histoire

 

John Pilger 

 

21 septembre 2017

 

Url de l’article en français:

https://www.legrandsoir.info/assassiner-l-histoire.html 

L’un des « événements » les plus en vogue de la télévision américaine, The Vietnam War (La guerre du Vietnam), a débuté sur la chaîne de télévision PBS. Les auteurs sont Ken Burns et Lynn Novick. Acclamé pour ses documentaires sur la guerre de Sécession, la Grande Dépression et l’histoire du jazz, Burns dit que ses films sur le Vietnam « vont encourager notre pays à commencer à parler et à réfléchir sur la guerre du Vietnam d’une manière entièrement nouvelle ».

Dans une société souvent dépourvue de mémoire historique et en proie à la propagande sur son « exceptionnalisme », la guerre du Vietnam « entièrement nouvelle » de Burns est présentée comme une « œuvre historique épique ». Sa campagne de publicité luxueuse fait la promotion de son plus grand bailleur de fonds, Bank of America, qui, en 1971, a été incendié par les étudiants de Santa Barbara, en Californie, comme symbole de la guerre haïe au Vietnam.

M. Burns dit qu’il est reconnaissant envers « toute la famille de Bank of America », qui « a longtemps soutenu les anciens combattants de notre pays ». Bank of America était le soutien d’une entreprise à une invasion qui a peut-être tué jusqu’à quatre millions de Vietnamiens et a ravagé et empoisonné une terre autrefois fertile. Plus de 58 000 soldats américains ont été tués, et on estime qu’environ autant se seraient suicidés.

J’ai regardé le premier épisode à New York. Dès le départ, il ne laisse planer aucun doute sur ses intentions. Le narrateur dit que la guerre « a été déclenchée de bonne foi par des gens décents à cause de malentendus fatals, d’une confiance excessive des Américains et de malentendus liés à la guerre froide ».

La malhonnêteté de cette déclaration n’est pas surprenante. La fabrication cynique de ’faux drapeaux’ qui ont conduit à l’invasion du Vietnam est un fait historique – l’’incident’ du golfe du Tonkin en 1964, que Burns soutient comme vrai, n’en était qu’un parmi d’autres. Les mensonges jonchent une multitude de documents officiels, notamment les Pentagon Papers, que le grand lanceur d’alerte Daniel Ellsberg a publiés en 1971.

Il n’y avait pas de bonne foi. La foi était pourrie et cancéreuse. Pour moi – comme cela doit être le cas pour beaucoup d’Américains – il est difficile de regarder ce fouillis de cartes sur le ’péril rouge’, d’interviews inexpliquées, d’archives montées de façon incompétente et de séquences de champs de bataille américains malhonnêtes.

Dans le communiqué de presse de la série en Grande-Bretagne – la BBC a l’intention de la diffuser — il n’y a aucune mention des morts vietnamiens, seulement des morts Américains. « Nous sommes tous à la recherche d’un sens à cette terrible tragédie », aurait dit Novick. Très post-moderne.

Tout cela sera familier à ceux qui ont observé comment les médias américains et le mastodonte de la culture populaire ont révisé et nous ont servi le grand crime de la seconde moitié du XXe siècle : des films comme Les Bérets verts, Voyage au Bout de l’Enfer et Rambo ont légitimé les guerres d’agression qui ont suivi. Le révisionnisme ne s’arrête jamais et le sang ne sèche jamais. L’envahisseur se voit apitoyé et lavé de toute culpabilité, tout en « cherchant un sens à cette terrible tragédie ». Pour citer Bob Dylan :’Où étais-tu, mon fils aux yeux bleus ?’ [paroles de la chanson A Hard Rain’s A-Gonna Fall – NdT]

J’ai pensé à la « décence » et à la « bonne foi » en me souvenant de mes premières expériences en tant que jeune reporter au Vietnam : je regardais hypnotiquement la peau des enfants touchés par le napalm tomber comme du vieux parchemin, et les pluies de bombes qui laissaient les arbres pétrifiés et ornés de chair humaine. Le général William Westmoreland, le commandant américain, qualifiait les gens de « termites ».

Au début des années 1970, je me suis rendu dans la province de Quang Ngai, où, dans le village de My Lai, entre 347 et 500 hommes, femmes et enfants ont été assassinés par les troupes américaines. À l’époque, cela fut présenté comme une aberration : une « tragédie américaine » (Newsweek). Dans cette province, on estime que 50 000 personnes avaient été massacrées à l’époque des ’zones franches’ américaines [zones où il était permis de tirer sur tout ce qui bougeait – NdT]. Un homicide collectif. Ce n’était pas nouveau.

Au nord, dans la province de Quang Tri, plus de bombes ont été larguées que dans toute l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1975, les munitions non explosées ont causé plus de 40 000 morts dans le ’Sud Vietnam’, le pays que l’Amérique prétendait ’sauver’ et, avec la France, conçu comme une ruse singulièrement impériale.

Le ’sens’ de la guerre du Vietnam n’est pas différent de celui de la campagne génocidaire contre les Amérindiens, des massacres coloniaux aux Philippines, des bombardements atomiques du Japon, du nivellement de toutes les villes de la Corée du Nord. L’objectif fut décrit par le colonel Edward Lansdale, le célèbre homme de la CIA qui inspira Graham Greene pour son personnage central dans son roman Un Américain bien tranquille .

Citant The War of the Flea de Robert Taber, Lansdale a dit : « Il n’y a qu’un seul moyen de vaincre un peuple insurgé qui ne veut pas se rendre, c’est de l’exterminer. Il n’y a qu’une seule façon de contrôler un territoire qui résiste, c’est de le transformer en désert. »

Rien n’a changé. Lorsque Donald Trump s’est adressé à l’Organisation des Nations Unies le 19 septembre – un organisme créé pour épargner à l’humanité le « fléau de la guerre » -, il a déclaré qu’il était « prêt, disposé et capable » de « totalement détruire » la Corée du Nord et ses 25 millions d’habitants. Son auditoire fut ébahi, mais le langage de Trump n’était pas inhabituel.

Sa rivale pour la présidence, Hillary Clinton, s’était vantée qu’elle était prête à « totalement anéantir » l’Iran, une nation de plus de 80 millions d’habitants. C’est la Voie Américaine ; il ne manque plus que les euphémismes.

De retour aux Etats-Unis, je suis frappé par le silence et l’absence d’opposition – dans la rue, dans la presse et les arts, comme si la dissidence, autrefois tolérée dans le ’mainstream’, avait régressé en une dissidence métaphorique et clandestine.

Il y a beaucoup de bruit et de fureur dirigés contre Trump l’odieux, le « fasciste », mais pratiquement aucun contre Trump le symptôme et la caricature d’un système durable de conquête et d’extrémisme.

Où sont les fantômes des grandes manifestations anti-guerre qui ont déferlé sur Washington dans les années 1970 ? Où est l’équivalent du mouvement qui a envahi les rues de Manhattan dans les années 1980, réclamant que le président Reagan retire les armes nucléaires des champs de bataille d’Europe ?

L’énergie et la persévérance morale de ces grands mouvements ont largement réussi ; en 1987, Reagan négocia avec Mikhaïl Gorbatchev un traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire (INF) qui mit fin à la guerre froide.

Aujourd’hui, selon des documents secrets de l’OTAN obtenus par le journal allemand Suddeutsche Zetung, ce traité vital est susceptible d’être abandonné car « le recours aux armes nucléaire est de plus en plus envisagé ». Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a mis en garde contre « la répétition des pires erreurs de la guerre froide… Tous les bons traités sur le désarmement et la maîtrise des armements de Gorbatchev et Reagan sont en péril. L’Europe est à nouveau menacée de devenir un terrain d’entraînement militaire pour les armes nucléaires. Nous devons élever la voix contre ça. »

Mais pas en Amérique. Les milliers de personnes qui se sont ralliées à la « révolution » du sénateur Bernie Sanders pendant la campagne présidentielle de l’an dernier sont collectivement muettes sur ces dangers. Le fait que la majeure partie de la violence des États-Unis à travers le monde a été perpétrée non pas par des Républicains ou des mutants comme Trump, mais par des Démocrates libéraux, demeure un tabou.

Barack Obama a fourni l’apothéose, avec sept guerres simultanées, un record présidentiel, dont la destruction de la Libye en tant qu’État moderne. Le renversement par Obama du gouvernement élu ukrainien a eu l’effet escompté : une concentration de forces de l’OTAN dirigées par les Américains sur la frontière occidentale de la Russie, par laquelle les nazis ont envahi le pays en 1941.

Le ’pivot vers l’Asie’ d’Obama en 2011 a marqué le transfert de la majorité des forces navales et aériennes américaines vers l’Asie et le Pacifique, sans autre but que de confronter et de provoquer la Chine. La campagne mondiale d’assassinats du lauréat du prix Nobel de la paix est sans doute la plus vaste campagne de terrorisme depuis le 11 septembre 2001.

Ce que l’on appelle aux Etats-Unis « la gauche » s’est effectivement alliée aux plus sombres secteurs du pouvoir institutionnel, notamment au Pentagone et à la CIA, pour empêcher un accord de paix entre Trump et Vladimir Poutine et pour réintégrer la Russie en tant qu’ennemie, sur la base d’aucune preuve de son ingérence présumée dans l’élection présidentielle de 2016.

Le véritable scandale est l’arrivée insidieuse au pouvoir d’intérêts sinistres et guerriers pour lesquels aucun Américain n’a voté. L’ascension rapide du Pentagone et des agences de surveillance sous Obama a représenté un changement historique de pouvoir à Washington. Daniel Ellsberg a à juste titre qualifié cela de coup d’État. Les trois généraux qui dirigent Trump en sont témoins.

Tout cela ne parvient pas à pénétrer ces « cerveaux libéraux marinés dans le formaldéhyde de la politique identitaire », comme l’a noté Luciana Bohne de façon mémorable. C’est la « diversité », devenue un produit de grande consommation et testée sur les marchés, qui est la nouvelle marque du progressisme, et non pas l’appartenance à une classe sociale, indépendamment de son sexe et de leur couleur de sa peau, ni la responsabilité de tous d’arrêter une guerre barbare pour mettre fin à toutes les guerres.

Michael Moore dans son spectacle à Broadway, Terms of My Surrender, un vaudeville pour les désaffectés sur fond de Trump dans le rôle de Big Brother, dit « Comment sommes-nous tombés dans ce merdier ? »

J’ai admiré le film de Moore, Roger & Me, sur la dévastation économique et sociale de sa ville natale de Flint, Michigan, et Sicko, son enquête sur la corruption des soins de santé aux Etats-Unis.

Le soir où j’ai vu son spectacle, son public était joyeux et applaudissait sa réassurance que « nous sommes la majorité » et les appels à « destituer Trump, un menteur et un fasciste ». Son message semblait être que si vous vous bouchez le nez et votez pour Hillary Clinton, la vie serait à nouveau prévisible.

Il a peut-être raison. Au lieu de bousculer le monde comme Trump, le Grand Obliterator aurait peut-être attaqué l’Iran et lancé des missiles sur Poutine, qu’elle a comparé à Hitler : un blasphème particulier étant donné les 27 millions de Russes morts dans l’invasion d’Hitler.

« Ecoutez, a dit Moore, mis à part ce que font nos gouvernements, les Américains sont vraiment aimés du monde entier ! »

Il y eut un silence dans la salle.