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1er Juillet 2021 : Fête du Canada avec un ordre d’expulsion des églises catholique, anglicane et unifiée des territoires de 9 nations amérindiennes !

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SCH

Communiqué du Tribunal Canadien contre le Génocide

Ordre d’expulsion et de bannissement des églises catholique, anglicane et unifiée du canada par les anciens des nations indigènes Squamish, Gitxsan, Nuu-Chah-Nulth, Secwepemc, Tsilhqot’in, Cree, Anishinaabeg, Mohawk-Kanien’keha:ka et Mi’kmaq

Le 1er juillet 2021

Nous invoquons par la présente le Grand Esprit et la Loi de la Terre de nos nations en expulsant et bannissant à tout jamais de nos territoires vos églises, leurs officiels et leurs clergés et en saisissant la richesse et les propriétés de vos églises en tant que dédommagements partiels pour les crimes contre l’humanité que vous avez commis contre nos peuples.

En tant qu’envahisseurs étrangers, vos églises ont mené une guerre génocidaire contre nous, ont volé nos terres et nos ressources, kidnappé, torturé et assassiné des générations de nos enfants, détruit nos cultures et maintenu un régime répressif, de trafic sexuel et de génocide sur nos nations avec vos complices dans le crime que sont le gouvernement du Canada, la couronne britannique et le Vatican.

A compter de ce jour, si vous et vos officiels n’obtempèrent pas ou refusent de reconnaître cet ordre, vous ferez face à une arrestation immédiate pour violation criminelle de propriété.

Nous commençons par la présente, la saisie pacifique et la réclamation de vos bâtiments sacerdotaux, de vos terres et autres propriétés et richesse, ce au nom de notre peuple et des membres de nos familles assassinés.

Fait le 1er juillet 2021 avec le Tribunal Canadien contre le Génocide et les citoyens souverains de la république du Kanata

Postée publiquement et inscrite dans les archives du tribunal de nos nations et de la communauté internationale en accord avec le verdict légal et la condamnation issue du Tribunal International de Droit Commun du 25 février 2013 dans l’affaire The People v. Joseph Ratzinger, Elizabeth Windsor et al,

http://murderbydecree.com/the-itccs-org-archive/ )

Contact canadiangenocidetribunal@protonmail.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 le 1er juillet 2021 ~

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

MPD1
« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

Résistance au colonialisme : Condamner et punir le crime de génocide au Canada (Kevin Annett)

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KA1
Kevin « Aigle à la voix profonde » Annett

Traîner en justice et punir le génocide au Canada : Un impératif sous la loi des nations

Une lettre ouverte aux gouvernements, médias et peuples du monde par Kevin Annett, M.A., M.Div.- Canadian Field Secretary, The International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS)

29 juin 2021

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Offert de bonne foi au delà de l’épais mur de la censure

 

“Lorsque la faute est un acte de l’État, il ne peut y avoir aucun regret et aucune justice.”

~ Simon Wiesenthal ~

“Les parties prenantes du contrat confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime qui tombe sous la juridiction du droit international qui les régit pour prévenir et punir… Les personnes qui commettent un génocide doivent être punies, qu’elles soient des dirigeants constitutionnels, des fonctionnaires d’état ou des individus à titre privé.”

~ Convention des Nations-Unies sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide, 1948 ~

Juste avant qu’il ne meure après un violent passage à tabac par la police de la ville de Vancouver, Johny Dawson me parla des enfants qu’ils enterraient de manière si routinière au pensionnat pour Indiens anglican de St Michel à Alert Bay en Colombie Britannique dans les années 1960.

“Ces corps étaient si petits, si diminuées. Je ne l’oublierai jamais. Diminués par le manque de nutrition. Mais nous n’avions plus de place [pour les enterrer], alors nous avons dû mettre les corps de ces enfants dans la grande chaudière du pensionnat. Les gendarmes de la police montée et les prêtres venaient pour nous superviser dans le boulot lorsqu’on les brûlait. Ils avaient pour habitude de rire et d’applaudir alors que nous faisions cette besogne. Le Frère Clancy m’a dit : ‘Il n’y a rien de mal à ça, c’est légal, nous ne faisons que résoudre le problème indien.’ Tout le monde alentour savait ce qu’il se passait, vous pouviez sentir cette odeur putride à des kilomètres à la ronde. Ils prétendent simplement aujourd’hui qu’ils ne savaient pas.”

L’assassinat délibéré de générations d’enfants indiens par l’église canadienne et l’État fut connu et rapporté durant des années, pendant un siècle ; tout comme est connu l’endroit exact de douzaines de charniers contenant les restes de ces pauvres innocents. Il n’y a que peu de temps que le monde a choisi d’en prendre connaissance, comme les membres de la famille d’un tueur en série, qui prétendent ne pas savoir ce qu’il y a sous leur maison. Mais l’ignorance d’un crime n’est pas un système de défense valide selon la loi, pour quiconque d’entre nous.

Durant le quart de siècle écoulé, contre toute attente et la censure, j’ai mené une campagne publique d’exposition au grand jour et de mise en accusation pour les morts de plus de 60 000 enfants aux mains des églises catholique, anglicane et unifiée du canada dans leurs mal-nommés “pensionnats pour Indiens”. Entre 1889 et 1996, toute action définie comme génocide par la Convention des Nations-Unies de 1948 s’est produite dans ces camps d’internement chrétiens, le tout avec la totale bénédiction et le financement de l’état canadien, de ses gouvernements et de la couronne britannique.

Dans ces facilités du meurtre et les hôpitaux indiens affiliés, les enfants étaient affamés de manière routinière, frappés et violés à mort, exposés aux maladies, stérilisés et utilisés comme cobayes humains pour des expériences ; ils étaient petit à petit torturés et menés à la mort par le clergé, les médecins et les personnels des pensionnats. Les preuves montrent que depuis 1910, un quota mensuel de morts était en place en tant que partie d’un plan général de dépopulation des aborigènes dans les régions occidentales du Canada, afin de la rendre “libres de tous païens”. Et pourtant, maintenant, en grave violation du droit international, ces églises criminelles et assassines ainsi que le gouvernement canadien font une entrave active et grave à la justice dans l’enquête sur leurs propres crimes. Ils sont même en train de façonner le narratif officiel sur ces crimes et de se blanchir de leurs atrocités, alors que le monde observe passivement.

Le penseur et écrivain hindou Krishnamurti observa qu’il ne faut que quelques personnes pour commettre un crime mais une communauté entière pour le cacher. Dans notre cas, les criminels furent plus nombreux que “quelques uns”, cela comprenant toute la société canadienne officielle et donc le camouflage se devait d’être absolu et il le fut. Où d’autre que dans un pays intrinsèquement génocidaire un taux de mortalité de quelque 60% dans des pensionnats, puisse faire la une des journaux en 1907 puis de nouveau en 2007 et ne déclenche pas une protestation ni une mise en accusation ? Le meurtre de masse des enfants a été normalisé, trivialisé dans mon pays. Ou des mots mêmes des officiels de l’Eglise Unifiée du Canada qui m’ont expulsé de mon sacerdoce en 1995 pour avoir parlé de notre holocauste domestique:

“Nous sommes au courant de toutes ces morts. Le seul problème, c’est que vous ayez écrit une lettre à ce sujet.”

Malgré tout le tumulte médiatique au sujet de “l’ouverture” des tombes des enfants morts dans les pensionnats, les scènes de crimes sont interdites au public et à la presse et ce par la même agence criminelle qui a fait creuser ces tombes et fosses communes : la police montée / gendarmerie royale du canada (GRC). Le gouvernement a été forcé de reconnaître que “quelques enfants” sont bien morts tout en enfouissant leur propres statistiques qui montrent que la moitié de ces enfants n’en sont jamais sortis vivants. Et les médias gérés par l’état canadien font le portait de générations d’extermination planifiée de ces enfants comme d’un crime sans criminels, bottant en touche le problème inévitable à confronter, à savoir: qui est responsable et comment et quand ils seront traduits en justice pour crimes contre l’humanité.

Le plus grand crime du Canada et son camouflage compte sur les trois secondes de capacité de mémoire de son peuple. En cinq occasions différentes depuis 1998, notre mouvement a mis au grand jour les preuves tangibles de 28 charniers dans les anciens pensionnats pour Indiens à travers la pays et ce dans l’indifférence la plus totale de la presse, de la police et du public en général. En octobre 2011, nous avons conduit une excavation accréditée en pensionnat mohawk de Brantford en Ontario, ce avec l’accord total du conseil local des anciens. L’excavation a produit des ossements qui furent analysés et qui confirmèrent qu’ils appartenaient à de jeunes enfants. Mais une fois de plus, pas un seul média n’a rapporté cette nouvelle pourtant historique.

Alors qu’est-ce qui est différent maintenant ? Pourquoi d’un seul coup d’un seul les charniers de ces enfants aborigènes sont devenus un sujet approuvé et acceptable pour les infos et le gouvernement ? Brièvement, parce qu’il est sécurisant maintenant pour le Canada de laisser ce problème faire surface dans une opération de pirouettage psychologique standard, puisque la plupart de ces charniers ont été détruits par la GRC et les conseils de bandes coloniaux financés par le gouvernement canadien. Le gouvernement a admis que depuis 1960 ses équipes de destruction de documents ont purgé les preuves incriminatoires des archives des pensionnats pour Indiens, ce incluant les archives des certificats de décès et les “journaux de bord” sorte de “main courante” des punitions quotidiennes. De plus, tous les survivants et témoins oculaires  ont été réduits au silence par compensation financière ou par baillonnement légal de confidentialité. Alors n’est-ce pas le meilleur moment pour que le gouvernement Trudeau fasse un grand geste public, miné qu’il est de ce scandale grandissant ne pouvant plus resté sous silence de sa complicité dans la prise en main par la Chine de l’économie canadienne ?

La vérité est que l’annonce récente des charniers d’enfants n’est rien d’autre que l’épisode final d’une longue campagne de l’Église et de L’État canadiens pour cacher leurs crimes. Les preuves sont une fois de plus annihilées par les perpétrateurs du crime. Ceci, bien entendu, constitue le comportement standard de tout régime génocidaire dans l’histoire. Le véritable problème aujourd’hui n’est pas ce qu’un tel régime fait pour se protéger, mais ce que le reste de l’humanité est obligé de faire pour y mettre un terme.

Le droit international est très clair en cette petite chose qu’est le génocide : les coupables qu’il soient petits ou grands, doivent être poursuivis, condamnés et punis. C’est du moins la théorie sur le papier. En pratique, la Convention des Nations-Unies contre le Génocide n’a agi que deux fois depuis sa mise en place en 1948, dans les cas du Rwanda et de la Serbie. Aucune grande puissance majeure, qu’elle soit séculière ou religieuse, n’a jamais été traînée en justice pour génocide et ce pour la très simple raison qui me fut expliquée par un ancien de la diplomatie internationale très expérimenté et siégeant à L’ONU en 2008 :

“Toute nation occidentale a commis ces crimes contre les peuples aborigènes [de leurs colonies], donc personne ne veut ouvrir cette boîte de Pandore. C’est une loi non écrite que les nations ne se jettent jamais la pierre l’une l’autre sur un problème qui peut bien se retourner contre elles.”

Cette évaluation pessimiste a été vérifiée récemment avec la facilité avec laquelle le premier ministre canadien Justin Trudeau a publiquement admis le génocide au Canada le 4 juin 2019, sans provoquer un quelconque procès pour crime contre l’humanité, ni même une simple protestation de la part de la “communauté internationale”. Une législation discriminatoire ciblant la race, la loi sur les Indiens ou Indian Act du Canada, est hors-la-loi sous l’égide du droit international, mais cette loi continue à être effective sans que personne n’y trouve rien à y redire ; la loi subordonne les natifs de la terre en tant que non-humains et permet que soit tué tout Indien ou que ses enfants soient saisis et trafiqués sans aucune conséquence légale. Pourquoi donc le monde est-il si choqué de la découverte de ces charniers dans les pensionnats pour enfants indigènes du Canada ?

Nonobstant les limitations de realpolitik des conventions de l’ONU, il demeure de la responsabilité légale de chaque nation d’aider dans la procédure judiciaire et de punir le Canada et ses églises pour leur génocide vieux de plus d’un siècle et toujours actif aujourd’hui, des peuples indigènes. Cet effort inclut l’imposition de sanctions économiques et commerciales et d’un boycott touristique contre l’état voyou qu’est le Canada. L’effort récent de la Russie et d’autres pays pour faire trainer le Canada devant une cour de justice pour ses crimes commis est le bienvenu, mais les palabres politiquement correctes doivent être aussi accompagnées d’actions politiques. Ceci inclut la reconnaissance diplomatique des nations indigènes souveraines et du mouvement bourgeonnant de démantèlement d’une autorité, celle de la couronne criminelle au Canada et d’y créer une nouvelle république.

Il est également impératif pour les gens de conscience, partout, de mettre en place leurs propres actions pour mettre fin aux crimes continuels contre les enfants par l’église de Rome, de laquelle tant de crimes contre les peuples natifs du Canada ont émergé. Les Canadiens, comme tous les gens partout, sont obligés par le droit international de ne pas aider leur propre gouvernement et les églises dans leurs crimes et le maquillage de ceux-ci, ceci incluant des mesures comme ne plus payer ses impôts et son denier du culte.

Tous ces efforts ne sont pas simplement une bonne idée mais une question de vie ou de mort pour les enfants qui sont toujours victimes de trafic et sont tués à travers le Canada ; pour les peuples natifs du grand nord et leurs communautés qui font face à l’extinction aux mains d’entreprises multinationales étrangères et pour ceux d’entre nous qui ont tout risqué et sont devenus des parias dans notre propre pays pour avoir osé confronter le gouvernement et les églises au sujet de leurs atrocités inter-générationelles.

Ne nous laissez pas tomber. N’oubliez pas, ne négligez pas les enfants assassinés et ceux qui vont disparaître demain si nous n’agissons pas maintenant.

https://youtu.be/IOZ_9rbCqqM

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Kevin Annett est un ancien pasteur de l’Eglise Unifiée du Canada, qui fut défroqué sans raison valable et sans procédure légale après qu’il eut exposé l’assassinat d’enfants au pensionnat pour Indiens de la ville d’Alberni en Colombie Britannique. Il créa et assembla le tout premier tribunal contre le génocide au Canada en conjonction avec une NGO proche de l’ONU l’IHRAAM en juin 1998. Kevin fut l’auteur du premier compte-rendu définitif des crimes de l’Eglise et de l’État qui força une “excuse” officielle du Canada au sujet des pensionnats pour Indiens en juin 2008. Il est le co-fondateur du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE), qui aida à la démission du pape Benoït XVI en 2013 et co-créateur de la republic of Kanata. Il est un membre adoptif de la nation Anishinaabe Ojibwe dont le clan de la grue lui donna le nom d’Aigle à la voix profonde en 2007.

Il est l’auteur de huit livres dont Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada (www.murderbydecree.com) . Il a été nominé deux fois pour le prix Nobel de la Paix et est récipient du prix de la paix de la ville de Prague (Prague Peace Award 2016). On peut le joindre sur angelfire101@protonmail.com . 

https://youtu.be/IOZ_9rbCqqM

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De Kamloops à Rome, arrêtons les assassins d’enfants :

https://resistance71.wordpress.com/2021/06/26/de-kamloops-a-rome-genocide-du-canada-arretons-les-assassins-denfants-juillet-2021-mois-de-recueillement-et-dactions-directes-ticee/ 

Notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (PDF)

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

MPD2
Pensionnats pour Indiens camps de la mort au Canada

De Kamloops à Rome… Génocide du Canada, arrêtons les assassins d’enfants. Juillet 2021, mois de recueillement et d’actions directes (TICEE)

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MPD2

 

Communiqué du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat 

 

TICEE

 

25 juin 2021

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, le gouvernement des Etats-Unis a annoncé que plus de 40 000 enfants des nations natives ont plus que probablement péri dans les pensionnats pour Indiens américains, alors que la Russie et ses alliés ont demandé aux Nations-Unies d’enquêter et de traduire le Canada en justice pour génocide. Notre campagne d’années durant est en train finalement de faire bouger des montagnes !

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De Kamloops à Rome, arrêtons les tueurs d’enfants : un mois de deuil et d’action directe commence le 1er juillet 2021

Un communiqué conjoint en ce vendredi 25 juin 2021 par le Canadian Genocide Tribunal et les Anciens des nations indigènes Squamish, Gitxsan, Nuu-Chah-Nulth, Secwepemc, Tsilhqot’in, Cree, Anishinaabeg-Ojibwe, Mohawk-Kanien’keha:ka and Mi’kmaq

https://youtu.be/pr4HIxcN-mM 

Les églises et le gouvernement s’en sont tirés d’avec l’assassinat de nos enfants, les jetant sous-terre. Maintenant ils mentent sur ce qu’ils ont fait parce qu’ils le font toujours. C’est fou et cela doit cesser ! La seule façon dont nous pouvons honorer ces enfants assassinés est d’empêcher que cela ne se reproduise en mettant leurs assassins derrière les barreaux et en reprenant ce qu’ils nous ont volé.”

~ Cheryl Squire, membre du conseil des anciens mohawk de Grand River le 11 octobre 2011 ~

Tout le monde est obligé par la loi et moralement d’empêcher et de punir le génocide dans ses frontières et de s’opposer à un tel crime commis par leurs gouvernements et dirigeants. Tout manquement à ce principe constitue une complicité en un tel crime et est un crime punissable sous la loi internationale.”

~ Commentaire légal sur la Convention des Nations-Unies sur le génocide, 1960~

 ……….

Pendant des siècles, nous avons vécu la violence et l’horreur de l’empire chrétien et avons vu ses tortures et génocide et le meurtre de nos enfants en Europe et ici sur l’Île de la Tortue. Nous ressentons toujours ses attaques sur nous chaque jour qui passe alors que nos enfants sont trafiqués et détruits physiquement et moralement, que notre terre est volée et détruite par des puissances étrangères et que nos familles et nos traditions se désintègrent. Nous sommes des peuples du grand Esprit mourants et aucun mot ou argent de compensation du sang ne nous sauveront.

Les églises et les gouvernements qui ont commencé ce crime le perpétuent aujourd’hui sous le masque du mensonge. Maintenant il n’en tient qu’à nous, en tant que peuple souverain de déraciner et de mettre un terme définitif à cette maladie une bonne fois pour toute, nous fondant sur la Grande Loi et sur nos ancêtres. Ce déracinement doit commencer avec nous-mêmes, car nous avons tous été complices de ce crime. Nous devons retrouver notre esprit et nos vies en nous nettoyant nous-mêmes des mensonges et des atrocités commis par l’église et l’état entrepreneuriaux / coloniaux.

Dans cet esprit et avec la Grande Loi de la Création, nous déclarons ce qui suit :

1.   Les tombes des enfants assassinés dans les camps de la mort chrétiens faussement appelés pensionnats pour Indiens constituent un sanctuaire qui ne peut pas être ouvert et examiné par quelques agents de l’église et du gouvernement qui les a assassinés, ceci incluant les marionnettes des conseils de bandes coloniaux. Seul un tribunal indépendant au sein de l’autorité traditionnelle de la loi et de la terre et de la loi internationale peut mener les recherches médico-légales et les excavations de ces endroits mortuaires et autres sur nos territoires. Nous autorisons donc ce type de travail et donc, en tant que détenteur du titre souverain de la terre nous ordonnons à tous les agents de la “couronne” et de l’église d’immédiatement mettre un terme à leurs actions sur ces sites ou de devoir faire face au bannissement immédiat et permanent de nos territoires.

 

2.    Pour nous démarquer des crimes et de la culture de notre génocide domestique, nous déclarons une semaine de deuil, de jeûne et de prière à travers les territoires connus sous le nom de Canada, commençant au lever du soleil le jeudi 1er juillet 2021. Nous demandons aux gens de ne pas aller au travail, de suspendre tout paiement, pensées et énergie de la société et de se dissocier au sein du cœur de la création, demandant au Grand Esprit force et conseil pour faire ce qui est juste et bon.

 

3.    Pour sauver nos enfants et récupérer ce qui nous a été volé et en accord avec la loi internationale, nous en appelons à tous de venir nous rejoindre dans des actions directes publiques durant le mois de juillet 2021 et au-delà pour occuper et récupérer les propriétés, les terres et la richesse que les églises criminelles qui ont tué 60 000 de nos enfants dans les camps de la mort des “pensionnats pour Indiens” : les églises catholique, anglicane et unifiée du canada. Nous déclarons par la présente ces églises bannies à tout jamais de nos territoires.

 

4.    Finalement, pour récupérer la terre appelée “Canada” de ce régime criminel repris de justice connu sous le nom de la Couronne d’Angleterre et de son sponsor du Vatican et en tant que détenteurs du titre souverain de la terre appelée “Canada”, nous ordonnons au gouverneur général du Canada (NdT: qui est le représentant officielle de la “couronne”, nommé par la reine d’Angleterre et sans l’aval de qui rien ne peut se faire sur cette terre coloniale…), le premier ministre, les membres du conseil privvy de la reine et du parlement et à tous les officiers fiduciaires du gouvernement du Canada de a) obéir immédiatement à la loi internationale en annulant l’exonération d’impôt, les privilèges et le statut légal de ces églises sus-mentionnées génocidaires du Canada et b) de se rendre ainsi que les officiels de ces églises aux instances de notre tribunal pour comparaître devant cette cour de justice pour crimes contre l’humanité.

 

Que tous se dissocient du mal et se tiennent à nos côtés en tant que nations libres et souveraines !

Fait en ce 25ème jour du mois de juin de l’an 2021 sur les territoires souverains de nos nations et au sein de la république fédérée du Kanata souveraine.

Le Tribunal Canadien contre le Génocide (affilié au Tribunal International des Crimes de l’Eglise et de l’Etat – TICEE / ITCCS)

www.murderbydecree.com , www.republicofkanata.ca , canadiangenocidetribunal@protonmail.com

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Lecture complémentaire :

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », TICEE

Notre page « Meurtre par décret »

 

ITCCS-TICEE

Meurtre par décret : Ce que révèlent les ossements des enfants des charniers du Canada… Un appel au vivant (Kevin Annett)

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MPD2

Lors de la crise et du siège d’Oka en territoire mohawk volé par le Québec en 1990, une ancienne du conseil des femmes disait ceci aux locaux venus aux nouvelles : « Regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour ! »
Elle avait non seulement raison, mais nous y sommes, sans que l’état colonial n’en ait encore fini avec les natifs, mais nous y sommes, car la fausse pandémie du SRAS-CoV-2 de laboratoire est une guerre (biologique) déclenchée contre l’humanité, « ça se voit à l’œil nu » dirait le toujours excellent Croquignol de nos chers « Pieds Nickelés ».
Excellente analyse ci-dessous de Kevin Annett sur les nouveaux développements de l(affaire de Kamloops et du génocide dans les pensionnats pour enfants indigènes du Canada.

~ Résistance 71 ~

Ce que révèlent les ossements des enfants natifs amérindiens : une lamentation pour les morts et un appel aux vivants

Kevin Annett

Secrétaire exécutif pour le Canada su Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’État (TICEE)

Juin 2021

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

J’ai appris l’existence des charniers d’enfants autochtones de Kamloops il y a 23 ans de la bouche d’un témoin oculaire qui aida à en enterrer un bon nombre. En juin 1998, il prit la parole dans un tribunal que j’avais organisé à Vancouver pour enquêter sur le génocide ayant eu lieu dans les pensionnats pour Indiens du Canada. Son nom était Jesse Jules. Jessie était un homme qui avait peur. Il avait été menacé par sa propre bande/tribu à Kamloops de ne pas témoigner sur ce qu’il savait et avait vu.

Ils m’ont dit que je serai expulsé de ma maison sur la réserve si jamais je mentionnais tous ces enfants morts.” déclara Jessie à notre panel de juges du tribunal. Mais malgré cette menace, il parla quand même.

Jessie nous a raconté comment ses compagnons élèves de Kamloops moururent de faim dans des cellules en sous-sol de l’école et furent forcés de dormir avec d’autres enfants mourant de tuberculose après qu’ils aient été rattrapés de leur fuite. Il cita les noms de prêtres catholiques comme le frère Murphy qui sodomisait des enfants avec une pique à bétail et frappa à mort un petit garçon nommé Arnold avec une matraque. Jessie vit aussi un autre prêtre défenestrer une petite fille nommée Patricia qui mourut dans sa chute. Il nous dessina même une petite carte des endroits où il avait enterré les enfants la nuit sur l’ordre des prêtres.

Il y avait beaucoup de tous ces petits corps”, nous a t’il dit. “Nous n’avions plus de place sous terre, alors ils ont commencé à brûler les corps dans la chaudière de l’école. Elle marchait 24/24 et 7/7. Ils y jetaient même les bébés des filles qu’ils mettaient enceintes pour se débarrasser de toute preuve. J’ai vu les nonnes le faire.” Le centre de Kamloops fut particulièrement une maison des horreurs, même de part les standards des pensionnats prévus à cet effet, c’est pour cela que tant d’efforts ont été faits par les coupables pour cacher coûte que coûte toutes ces atrocités. Pendant bien des années ce fut un centre d’expérimentation où les enfants indiens particulièrement rebelles étaient envoyés pour “traitement spécial”, ce incluant des tests forcés pour des médicaments, stérilisation et des études sur la tolérance à la douleur, pour analyser combien de torture le corps et l’esprit peuvent soutenir. Des générations de vaccins expérimentaux furent essayées sur des enfants indigènes à Kamloops par des laboratoires pharmaceutiques comme Pfizer, Bayer (NdT: branche successive de l’ex-IG Farben nazie) et Eli Lilly avec l’aide de l’église catholique et du gouvernement. La très vaste majorité des sujets de ces tests chimiques moururent.

Après que notre tribunal ait catalogué ces crimes immondes, à la mi-juin 1998, nous avons partagé les preuves avec le monde, incluant le témoignage de Jessie et ceux de 28 autres survivants ayant tous des histoires similaires à partager de leurs expériences à travers le pays de cet holocauste canadien qui a tué plus de 60 000 enfants indigènes sur une période de un siècle. Nous y avons inclus les archives des pensionnats indiens de Kamloops et autres à travers le pays, ceci démontrant un énorme taux de mortalité de plus de 50% durant plusieurs décennies ainsi que la preuve que la maladie était utilisée de manière routinière et délibérément inoculée aux enfants par le personnel des pensionnats, ainsi que des lettres confirmant la pratique de la stérilisation d’enfants indigènes par des médecins des églises, le tout financé par le gouvernement canadien.

Nous avons envoyé les preuves de ce génocide aux médias du monde, au gouvernement canadien, aux Nations-Unies et aux groupes aborigènes et conseils de bandes du Canada, incluant celui de Kamloops. Tous sans exception nous ont ignoré…

Les années passèrent et certains d’entre nous n’abandonnèrent jamais. Notre campagne de dénonciation de notre génocide domestique s’est développée jusqu’à ce qu’elle menace vraiment les assassins de l’église et de l’état alors que les actions en justice menées par les survivants augmentaient exponentiellement grâce à notre travail. En représailles, la GRC (police montée) et les élises catholique, anglicane et unifiée du Canada maculées de sang, commencèrent à nous attaquer, nous diffamant dans la presse et tuant  un par un nos témoins oculaires. Ils nettoyèrent même les charniers, scènes de crimes dans les endroits que nous avions identifiés, localisés et expressément nommés. (NdT : s’engageant ainsi dans une manœuvre de destructions de preuves et donc d’obstruction à la justice)

Comme une grosse chaudière incinérant les bébés, le Canada a fait tout ce qui était en son pouvoir pour se débarrasser des preuves, évidences et nettoyer l’ardoise de sa mémoire concernant l’assassinat de ces enfants. Et cette manœuvre de camouflage des faits continue aujourd’hui. Nous en avons été témoins pas plus tard que la semaine dernière encore, sur la scène de crime de Kamloops en Colombie Britannique.

La semaine dernière, les leaders de la communauté amérindienne de Kamloops ont soudain manifesté un intérêt pour leurs membres enterrés sur le site alors qu’ils ont ignoré le fait pendant des décennies. Le conseil de bande Tk’emlups, financé par l’état, a annoncé qu’il procédait à l’excavation d’un charnier de 215 enfants au sud de l’ancien pensionnat. En fait, tout ce qu’ils font c’est enfreindre la loi, ils sont en train d’interférer avec une scène de crime et de faire obstruction à la justice en détruisant des preuves sur le comment ces enfants sont morts. Alors naturellement, ils font cette opération rapidement et en secret, sans aucun plan de savoir la cause de la mort de ces enfants ou qui a causé leur mort et encore moins de déposer une plainte pour actions criminelles. Alors que ce site est une scène de crime, la police n’y est pas présente et médias et public sont interdits d’accès. Et comme la terre est “légalement” possession de la Couronne, cette subversion de justice est autorisée et est faite au nom de l’état canadien et de la reine d’Angleterre.

Pour couvrir leurs méfaits, les gens des relations publiques du conseil de bande utilisent les phrases politiquement correctes usuelles sur la justice et le souvenir. Ceci n’est qu’un écran de fumée pour faire diversion de leur destruction du charnier et des preuves légales, mais cela cache aussi le fait que pendant des décennies, le chef de Kamloops et le conseil ont activement caché le secret de ces assassinats de tant de leurs enfants.

Dès 1922, le gouvernement canadien fit un arrangement avec les chefs du conseil de bande en échange de bénéfices personnels. Ils rassembleraient les enfants de leurs tribus pour les délivrer aux camps de la mort qu’étaient les pensionnats et les hôpitaux. Les chefs furent aussi d’accord pour traquer les enfants fugitifs et d’enterrer ceux qui mourraient en secret. N’est-ce pas merveilleux que ce soit toujours les familles de ces chefs qui posent aujourd’hui comme étant les bons samaritains ? Ce genre d’arrangement avec les élites natives n’a rien d’une nouveauté au Canada, ceci est même un des piliers faisant que notre génocide domestique est demeuré si longtemps caché et oublié et qu’il continue aujourd’hui même. Mais un arrangement particulier de l’intérieur eut lieu en 1996, qui assura que les chefs de la côte ouest du Canada et leurs conseils (mandatés par l’état fédéral) échappent à l’obligation de mentionner les enfants morts des pensionnats et les charniers affiliés.

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Le 10 avril de cette année là, à Port Albeni (CB), les leaders des trois églises coupables eurent une réunion avec les chefs financés par l’état. L’arrangement offert était que les églises paieraient des compensations financières aux survivants des pensionnats pour des “abus physiques et sexuels” limités pourvu que les chefs ne soutiennent en rien les enquêtes sur les morts et les enfouissements des cadavres dans les écoles. Les chefs acceptèrent cette offre de Judas et leur silence fut ainsi acheté.

Cet accord privé se rompit au fil des ans alors que notre campagne forçait cette petite affaire des corps d’enfants enterrés à la surface et que le crime ne pouvait plus être nié : spécifiquement il y a deux ans, lorsque Justin Trudeau a admis publiquement qu’un génocide s’était produit au Canada. A ce point, sous le droit international, Trudeau aurait dû être traîné devant un tribunal pour crimes contre l’humanité, avec ses complices conspirateurs des églises, de la police (GRC) et des conseils de bandes indigènes. Au lieu de cela, la communauté internationale a fermé les yeux sur l’holocauste canadien et n’a pas appliqué sa propre convention sur le génocide. Ceci libéra Trudeau pour gratifier la même assurance et indemnisation légale aux chefs autochtones que les églises avaient reçu à l’été 2008 comme part des “excuses” risibles et pathétiques du gouvernement. Le problème des enfants enterrés pouvait alors être tranquillement pirouetté et contrôlé pour ses dégâts collatéraux, comme cela est maintenant fait à Kamloops.

Ainsi donc, copiant leurs associés dans le crime de l’église et de l’état, l’excavation des restes des corps des enfants par le conseil de bande des Tk’emlumps est une violation du droit international qui dit que les participants d’un crime contre l’humanité ne peuvent pas enquêter sur leurs propres crimes. L’excavation de Kamloops n’est rien d’autre qu’une petite version de cette énorme obstruction et entrave a la justice que le Canada a nommé bien mal à propos la “Commission Vérité et Réconciliation” ou CVR. La loi et le droit sont lettres mortes et les assassins s’exonèrent officiellement une fois de plus de leur crime. Ce fait si important semble avoir échappé à tous ceux qui applaudissent l’excavation du charnier.

Comme dans une mauvaise comédie, tous les salopards se précipitent maintenant pour exploiter cette chance d’échapper à la justice et de se grandir et faire les beaux dans le processus. Cette semaine dans la presse, le médecin légiste de la Colombie Britannique a annoncé qu’il allait se rendre sur place et allait travailler étroitement avec le conseil de bande Tk’emlups afin “d’enquêter” sur les restes des enfants, comme si cela était une bonne chose. Cela ne l’est évidement pas car le légiste de la CB possède un très long et sordide historique d’avoir délivré de faux certificats pour cacher la véritable cause des décès de nombreux Indiens assassinés.

Mon ami personnel William Combes a subi un tel sort aux mains du bureau de la médecine légale de la province. Après avoir enduré des années de sodomie, de torture sur chevalet et de chocs électriques dans le pensionnat de Kamloops, William assista à l’enlèvement de 10 enfants de l’institution par la reine Elisabeth II d’Angleterre le 10 octobre 1964. Juste avant qu’il ne témoigne devant un grand jury citoyen en février 2011, William a été tué à l’arsenic à l’hôpital catholique St Paul de Vancouver.

Le bureau légiste a affirmé que la mort de William était due a une tuberculose méningique. Mais l’infirmère en attendance Chloe Kirker a déclaré sous serment que William ne présentait aucun symptômes de la maladie, mais plutôt ceux de l’empoisonnemement à l’arsenic : gonflement du visage et noirceur des ongles. Le simple fait que le bureau légiste se pointe à Kamloops est un signe qu’une mise en place d’une couverture officielle de l’histoire est en train de se produire. Vous pouvez être sûrs que toute preuve incriminatoire qui pourrait être trouvée sur ces petits ossements seras purgée aussi rapidement que l’ont été leurs vies.

Toute cette pathétique histoire me rappelle une scène du film “Mississippi Burning” (Alan Parker, 1988), où trois militants pour les droits civiques sont assassinés par des membres du Ku Klux Klan et jetés dans un marais. Mais lorsque leurs corps sont découverts, ce sont les membres du bureau du Sheriff et les juges locaux, tous membres du Ku Klux Klan, qui s’occupent des cadavres, des autopsies et donnent une version officielle des faits qui empêche quiconque d’aller en prison. Tous les habitants de la localité et la presse sont satisfaits que justice ait été faite !

A cet égard, ce ne sont pas seulement les complices aborigènes du tueur en série psychopathe appelé le Canada Chrétien qui font mine d’être des amis des innocents massacrés ; mais également le reste du monde et ses médias. Soudainement, les charniers des pensionnats pour Indiens canadiens sont devenues la une des médias du New York Times, de la BBC et du China’s Peoples’ Daily, mais où étaient-ils donc tous en cet été de 1998 après que notre tribunal ait en premier lieu apporté cette nouvelle et en novembre 2011 lorsque notre campagne de recherche découvrit un charnier dont les ossements furent positivement identifiés dans le pensionnat pour enfants mohawks de Brantford en Ontario ?

Nous savons parfaitement que cette mascarade de Kamloops n’est pas seulement une autre de ces sordides couvertures des faits. C’est la méthodologie de tout tueur psycho en série qui détient le pouvoir. D’abord, ils torturent et tuent leurs victimes pour le gain ou l’amusement, puis ils enterrent les cadavres secrètement ainsi que leur mémoire et seulement bien après alors que la vérité émerge et qu’ils peuvent le faire en sécurité, les assassinés sont déterrés par leurs assassins qui versent quelques larmes de crocodile et affirment que tout cela ne fut qu’un regrettable accident, un chapitre sombre qui peut d’une certaine manière être cicatrisé et réconcilié.

Cette farce ultimement tient du pouvoir. La façon dont un petit groupe possède le pouvoir de contrôler la grande masse. Les assassins sur leurs trônes doivent continuellement prouver qu’ils peuvent assassiner quiconque et ne pas être inquiétés, puis “noblesse oblige” émettent des “excuses” insultantes pour prétendre que les choses sont maintenant différentes. Ce grand mensonge n’est pas seulement une façon de s’auto-indemniser, mais aussi de rire à la face de leurs victimes et de maintenir leur descendance à leur place.

Nous ne connaissons que trop bien l’agenda des criminels au pouvoir parce qu’il ne fait que se répéter : les mêmes schémas assassins de l’église et de l’état pour tuer, cacher et répéter. Et pourtant, paradoxalement, la réouverture des charniers de ceux qu’ils ont tenté si fort d’effacer est aussi un acte désespéré d’auto-destructon ; un renversement de situation sur eux-mêmes, comme lors d’un exorcisme où l’entité possédante est forcée de se nommer et par là même de perdre son pouvoir.

Avec tout leur pouvoir, l’église et l’état canadiens ont été forcés de répondre à notre initiative et aux problèmes que notre campagne soulevait ce, dès 1995. Depuis, nous avons fait ce que conseille Sun Tzu dans son “Art de la guerre” en déterminant d’abord le terrain de la bataille selon nos propres termes et non pas selon ceux de nos adversaires. Nous avons définies les affaires et avons donc gagné le combat avant même qu’il ne commence alors même que nous faisions face à un formidable adversaire. Pendant plus de deux décennies nous avons décrit l’affaire de ces pensionnats pour jeunes indiens comme étant un acte de génocide et de charniers et non pas “d’abus” isolés et de compensations monétaires et maintenant, malgré tout leur poids, les assassins ont du faire de même.

Peu importe combien le Canada cherche à minimiser l’assassinat de masse d’enfants, il ne peut plus nier le crime et sa culpabilité collective. Le masque est tombé et la nature meurtrière de l’affaire se tient à la vue de toutes et tous.

En réalité, les assassins de l’église et de l’état furent exposés il y a des années. Début 2013, un tribunal de droit commun à Bruxelles, établi lors de notre campagne, a condamné le Canada, ses églises et leurs sponsors de Londres et de Rome pour crimes contre l’humanité et a condamné leurs leaders à des peines de prison, forçant même le pape Benoït XVI à quitter ses fonctions. Tout Canadien est donc requis par ce précédent et par le droit international de démettre le système qui a massacré des nations entières de peuples indigènes originels, en ne payant plus leurs impôts, en ne votant plus et n’obéissant plus à ses lois iniques.

L’imposition de la dictature étatique sanitaire COVID19 par le même système qui a commis le massacre des enfants de Kamloops a rendu notre non-coopération avec la malfaisance, notre désobéissance civile, encore plus urgentes. Car la même agence qu’est Health Canada qui force ce soi-disant vaccin anti-coronavirus dans nos bras a utilisé les enfants de Kamloops comme des rats de laboratoires et les a tués en masse. Qui, sain de corps et d’esprit, permettrait à ces meurtriers médicaux de planter une aiguille dans nos bras et celui de nos enfants ?…

Les fosses des enfants de Kamloops révèlent au grand jour la criminalité de notre société, du gouvernement canadien, des églises et de leurs complices corrompus aborigènes. Mais ces fosses communes sont aussi un miroir de nous-mêmes et du futur qui pourrait bien nous attendre. Car nous avons tous été les accessoires du pire crime et du plus grand maquillage des faits de l’histoire canadienne ; accessoires au travers de nos impôts, de nos pratiques religieuses au sein des églises (catholique, anglicane ou unifiée du canada), de notre ignorance volontaire de ces camps de la mort se tenant dans notre propre jardin et de notre volonté de regarder de l’autre côté et de croire ce que nous raconte ces assassins du pouvoir en place. Lorsque nous faisons nôtre cette triste et sombre vérité et refusons de participer plus avant dans cette conspiration criminelle qui porte le nom de “Canada”, nous avons fait le premier pas menant hors de l’ombre.

Et pourtant, il n’y a pas de rédemption bon marché pour quiconque d’entre nous. Nous pouvons changer seulement en prenant d’abord le risque du sacrifice de la sécurité que nous avons gagnée des faits du génocide, de la torture et de la mort de ces petits enfants, qui furent sacrifiés en notre nom.

Les Canadiens sont sous le coup d’un jugement imposé par les conséquences de leur complicité à un crime de masse. Nous pouvons nier tant que nous le voulons notre véritable héritage et notre histoire, nous ne pouvons pas échapper à leurs résultats. La tyrannie et la mort que nous avons imposées sur les autres produisent maintenant leur effet boomerang comme cela se doit de l’être avant de voir la vérité. Si nous voulons nous survivre, nous devons finalement comprendre et agir sur la compréhension qu’il n’y a pas de réponse ni de rédemption pour aucun de nous au sein de ce statu quo de corruption impardonnable. Il est plus que temps pour les vivants de quitter Sodome et ses rites de sacrifices d’enfants à l’adoration de Moloch.

Nous pouvons commencer dès aujourd’hui en reconnaissant la vérité du camp de la mort de Kamloops et la véritable histoire de ce système qui l’a créé afin de mettre un terme à cette toute dernière obscénité du mensonge et du maquillage par les criminels eux-mêmes.Des ordres de désobéissance ont été émis et seront mis en application contre ceux détruisant les fosses communes de ces enfants. Nous incitons les gens à venir à Kamloops et à se joindre à notre témoignage et notre protestation.

Mais plus important, nous en appelons à votre action, où que vous soyez, pour renforcer le verdict qui a démis les églises catholique, anglicane et unifiée du canada. Leur propriété et biens doivent être saisis légalement en guise de réparation de leurs atrocités contre ces enfants. Les anciens traditionnels de la nation Squamish l’ont fait à Vancouver en mars 2008 lorsque Siem Kiapilano a fait expulser légalement ces églises de leur territoire. Le reste d’entre nous ne peut pas faire moins si nos paroles doivent devenir plus que des mots. Au bout du compte, nous avons appris que le pouvoir d’arrêter le mal et de défendre les innocents est de fait, entre nos mains, mais seulement après nous être retrouvés, formez le champ de bataille et refusez les mensonges et la stratégie de l’adversaire. Les évènements de Kamloops en ce moment sont le résultats d’un gigantesque exorcisme de cet adversaire, exorcisme que certains d’entre nous commencèrent en 1995 et qui a été perçu aussi loin qu’à Rome (Vatican).

Sortez de ce monde en effondrement tant que vous le pouvez encore, à moins que vous aussi ne soyez hypnotisés par le charnier qui est planifié pour l’humanité par cette même obscure et mortifère puissance et pouvoir qui a massacré ces enfants et les a enfoui massivement sous terre sans aucune pitié.

www.murderbydecree.comhttps://youtu.be/mttk66J4_wI

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Lectures complémentaires :

Kevin Annett sur Résistance 71

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », contre-rapport du TICEE à la mascarade de la CVR du Canada, version PDF

« Le bouclier du lanceur d’alerte » Kevin Annett, 2016

Notre page : « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

MPD1
… pas « canadiens », mais des nations originelles »

ITCCS-TICEE

Génocide au Canada : la programmation institutionnelle du nettoyage ethnique, des « réserves » aux pensionnats camps de la mort (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 juin 2021 by Résistance 71

LeCri_Canadagenocide
Police montée dans sa routinière fonction génocidaire…

« Le boulot des ‘Mounties’ [de la GRC] fut de nettoyer les plaines et les prairies des peuples indigènes. Au bout du compte, ils déplacèrent les peuples indigènes vers des ‘réserves’, ce de gré ou de force. »
~ Steve Hewitt, professeur d’histoire, université de Birmingham, auteur de 3 ouvrages sur l’histoire de la Gendarmerie Royale du Canada ou « Police Montée » ~

« La GRC fut créée afin de contrôler les peuples indigènes. » ~Jane Gerster, Global News Canada, 15 juin 2019 ~

Le massacre de masse des enfants indigènes par le Canada

Mohawk Nation News

2 juin 2021

url de l’article original :
https://mohawknationnews.com/blog/2021/06/01/canadas-mass-murder-of-indigenous-children-audio/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Nous parlons pour ceux qui ne le peuvent pas, ceux du passé, du présent et du futur, le peuple originel de l’Île de la Grande Tortue, du début des temps à la fin des temps. La nature / création, nous a mis ici sur cette planète pour agir comme gardiens et comme agents d’entretien et non pas comme propriétaires. Aucune partie de l’Île de la Grande Tortue ne peut être achetée, accaparée ou vendue à quiconque. Elle appartient aux non-nés. Chaque onkwehonweh (membre du peuple natif) est le seul souverain responsable de tout le territoire de l’Île de la Grande Tortue. Le Canada ou les Etats-Unis (NdT: ou le Mexique ou toute autre entité politique coloniale sur le continent) n’ont aucun titre valide de quelque propriété que ce soit de quelque partie que ce soit de cette terre.

Si des entreprises (coloniales) privées comme le sont le Canada et les Etats-Unis (NdT: et tous les “états” du continent américain, nord et sud) n’arrêtent pas de faire la guerre, ils vont continuer d’essayer d’exterminer nos enfants et nous ! Le charnier contenant les restes de 215 enfants indigènes, certains aussi jeunes que 3 ans, a été découvert le 28 mai 2021 derrière ce “camp de la mort” connu, que fut le pensionnat pour Indiens de Kamloops en Colombie Britannique. Les leaders de l’entreprise coloniale comme Trudeau, Biden et autres sont responsables. Ils ne peuvent en rien négocier leur chemin hors de ces crimes prémédités ! Ils doivent être tenus pour responsables par un tribunal criminel impartial et devant l’opinion publique mondiale. Des excuses verbales sont absolument inacceptables ! Ils ne peuvent pas acheter le pardon avec des réparations financières en provenance de notre propre fond fiduciaire indien !

Trudeau admet qu’ils ont tort et qu’ils sont coupables, que ces assassins vont être réhabilités par leur processus de réconciliation. NON ! Vous devez être jugés par la loi de la terre, Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix et Teiohateh, le Wampum Deux Rangées, qui ont été mis en place depuis l’origine.

L’occident et ses bénéficiaires parlent de paix tant qu’ils ne perdent rien de ce qu’ils ont volé.

Il a été prouvé qu’ils ont assassiné nos peuples. Ils ont ouvertement admis leurs atrocités en parlant pour leurs gouvernements et le peuple qu’ils représentent. Nous sommes ici depuis des temps immémoriaux. Il n’y a aucun statut de limite sous leur loi ou les nôtres. (NdT: en fait si… il en existe dans la loi coloniale fondée et édictée sur la doctrine chrétienne de la découverte et les bulles pontificales Dum Versitas, 1452, Romanus Pontifex, 1455 et Inter Caetera, 1493…)

S’ils ne quittent pas immédiatement l’Île de la Grande Tortue et pour toujours, ils doivent dissoudre [l’entité coloniale] Canada ce qui automatiquement dissoudra la législature, le judiciaire et l’exécutif. La règle vient des peuples originels de la terre. Pour le génocide qu’ils ont commis et en accord avec Kaianerekowa, les gouvernements (coloniaux) du Canada et des Etats-Unis devraient être annihilés. Les étrangers étaient les bienvenus comme visiteurs et comme invités. Ils ont commis le pire des maux. Ils ne sont pas les bienvenus ici.

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Ils doivent être traînés devant la Cour International de Justice de La Haye bien que les USA ne soient pas signataires du traité l’ayant mis en place, ils peuvent néanmoins y être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Des entreprises privées (coloniales) se faisant passer pour des pays ne sont en rien des “gouvernements”. Elles ne sont que des entreprises commerciales coloniales qui glorifient la guerre.

Pour ce génocide nous concernant, ils sont aussi coupables que l’étaient les nazis qui furent condamnés à Nüremberg après la seconde guerre mondiale. Quelle aurait été la réaction si tous ces enfants assassinés avaient été blancs ? Les colons avaient besoin d’aide pour travailler les fermes établies sur nos terres volées. Beaucoup d’enfants blancs y furent menés pour y être des servants. Ils étaient tous blancs et c’était facile pour eux de se sauver. Les esclaves noirs eux étaient facilement reconnaissables.

Quoi qu’il en soit, ils ont travaillé ensemble pour voler les richesses de l’Île de la Tortue tout en nous génocidant. Ce fut une exécution horrible et méthodique de nos enfants. Les gouvernements ont tous les documents sur leurs victimes. L’agenda caché était d’amener le plus possible d’enfants dans les pensionnats, de les tuer, de ne pas rapporter les morts et de continuer à collecter l’argent pour “l’entretien” de centaines et centaines d’enfants indiens, de fait déjà morts. Leurs assassinats furent tenus secrets. Ils les ont juste tués et leur ont donné des noms de blancs pour leurs archives.

Les sauvages enseignants psychopathes étaient les escadrons de la mort. La Gendarmerie Royale du Canada (GRC / RCMP) kidnappait les enfants, les amenait dans les pensionnats et les délivrait pour qu’ils servent de cobayes à des expériences. L’Institut Smithsonien de Washington DC a plus d’ossements indiens en archives que d’Indiens vivant aujourd’hui. Ce fut une atrocité perpétrée par des humains sur des humains, par des adultes sadiques contre des enfants et des nourrissons innocents. Plus de 150 millions de natifs du continent des Amériques furent exterminés, décimés, emprisonnés et/ou torturés dans ce qui constitue le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité !

Les Etats-Unis se vantent au sujet des armes qu’ils fabriquent pour maintenir leur puissance impérialiste et ont des “laboratoires de guerre” dans des universités comme dans celle de McGill à Montréal au Québec afin de mettre au point des armes de destruction massive. C’est la définition même du mal.

Quelle raison avaient le Canada et les Etats-Unis pour assassiner ces enfants ? Nous étions un obstacle à leur vol total de l’Île de la Grande Tortue. Ils ont essayé de tous nous exterminer ainsi personne ne pourrait clamer souveraineté sur la terre à part eux. Il n’y aurait alors plus personne pour les exposer et exposer leurs crimes. Mais nous avons survécu aux pires de ces atrocités. Nous savons ce qu’est l’horreur. Les Etats-Unis et le Canada continuent à ce jour de vouloir tuer tous les témoins oculaires de ces crimes, mais ils ont échoué. En résultat, le monde sait maintenant quelles crimes et atrocités ont été commis. Si le génocide planifié par les Etats-Unis et le Canada avait réussi, toutes ces horribles atrocités auraient été définitivement cachées au monde pour toujours.

Un tel génocide est incompréhensible à un esprit rationnel. Un “désolé” et une poignée de dollars ne veulent rien dire. Les enfants ont supplié pour de l’aide. Ils ont pleuré, hurlé. Certains se sont enfuis. La plupart son morts de faim. Ils désobéirent. Ils refusèrent d’accepter les ordres. Ils furent menacés par les religieux et autres. Notre nature profonde est de lutter pour la survie. Le Canada et les Etats-Unis ont commis des crimes si calculés et si dévastateurs. Les peuples du monde ne peuvent pas les ignorer. Le Canada a même développé les stratégies d’holocauste et d’apartheid qui furent utilisées par les nazis, l’Afrique du Sud et Israël.

Rappelez-vous qu’il n’y a aucune limite de statut sous Kaianerekowa et les lois corporatrices privées édifiant les pays. Le 1% a créé les entreprises coloniales comme une fiction pour remplacer les humains et éviter toute responsabilité dans les maux et crimes commis. Pour voler l’Île de la Grande Tortue, ils devaient nous anéantir. La corporation (coloniale, œuvrant pour la “couronne” / City de Londres) de l’entité du gouvernement du Canada est terminée, rincée et doit être dissoute.

Le premier ministre Trudeau a été sommé de faire baisser les drapeaux à mi-mât, admettant ainsi leurs crimes horribles. Quoi qu’il en soit, tous ces gens doivent quitter l’Île de la Grande Tortue immédiatement.

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

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Lasagnemohawk
Force coloniale vs Force de la Nature
(photo Oka 1990)

Dans le sillage macabre du pensionnat de Kamloops : Charniers d’enfants indigènes au Canada, le génocide passé et présent

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ITCCS-TICEE

International Media Advisory

Nouvelles importantes du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE / ITCCS) 

– Kevin Annett, Canadian Field Secretary

Toujours plus de charniers d’enfants natifs amérindiens sont découverts dans des anciennes écoles / pensionnats et hôpitaux pour Indiens — Les sites des  “fosses communes” actuelles sont aussi nommées dans un rapport spécial que le TICEE a envoyé à l’ONU — Un effort international converge vers l’accusation du Canada pour crimes contre l’humanité et sa mise en procès pour crimes de guerre ainsi que pour des excavations indépendantes des charniers à travers tout le Canada.

Jeudi 3 juin 2021

https://youtu.be/_gMCQ8ju3k0

Vancouver et New York City:

Un rapport spécial a été envoyé aujourd’hui aux Nations-Unies identifiant les endroits précis de 29 charniers différents dans des anciens pensionnats pour enfants Indiens à travers le Canada. La rapport a été présenté par Kevin Annett, secrétaire exécutif de terrain canadien du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

Le rapport inclut une liste précise et actuelle des sites de charniers et de fosses communes contenant les restes de personnes aborigènes et autres assassinés par la police, le crime organisé, le gouvernement et des agences étrangères.

Dans sa déclaration de presse aujourd’hui, Annett a dit :

“Après des recherches bien douloureuses qui ont pris des années, nous avons documenté une continuité de génocide à travers le Canada, qui n’est pas restreint à l’ère des pensionnats pour Indiens, mais qui continue de nos jours. Dans certains cas, des charniers des enfants / élèves incluent les restes de personnes aborigènes qui ont été récemment assassinées, ce particulièrement sur la côte ouest canadienne (NdT : province de Colombie Britannique). La même alliance meurtrière de l’église, de l’état et des entreprises qui a éliminé quelques 60 000 enfants natifs pensionnaires des écoles spécialisées, continue de déposséder et de tuer des personnes indigènes, spécifiquement en Colombie Britannique.”

Le rapport du TICEE identifie 14 charniers dans des anciens pensionnats et hôpitaux pour Indiens de Colombie Britannique, 4 dans la province d’Alberta, 3 dans le Manitoba, 7 en Ontario et 1 au Québec, avec une possibilité de faits similaires encore sous examen sur le site de l’école de Shubenacadie en Nouvelle-Ecosse (côte Est canadienne). Ces sites furent identifiés depuis des documents d’archives, les témoignages de première main de témoins occulaires et par des recherches de terrain effectuées par des équipes médico-légales. Une liste complète de ces sites se trouve en appendix (NdT: voir le PDF joint)

Le rapport liste également 6 endroits en Colombie Britannique où des restes contemporains de personnes indigènes ont été enfouis après de probables crimes impliquant des forces extra-judiciaires domestiques et étrangères. Deux de ces sites se situent sur des réserves indiennes financées par l’état.

En action commune, des groupes des Droits de l’Homme et des délégués de l’Union Européenne ont contacté le TICEE et des nations indigènes souveraines avec une offre d’aide pour mettre en place un procès pour crimes de guerre canadiens et de pratiquer des excavations indépendantes de ces charniers à travers le Canada. Leur offre inclut l’envoi de gardiens de la paix et de spécialistes d’analyse médico-légale afin d’assure à la fis la sécurité et la précision des recherches excavatrices et du procès à suivre.

“Nous accueillons cette proposition à bras ouverts”, a dit Kevin Annett ce jour.

“Le fiasco actuel de Kamloops où des agents de la couronne sont en train de détruire de manière si ‘amateure’ une scène de crime, montre pourquoi nous avons besoin d’un soutien et d’une supervision internationale. Le gouvernement canadien et les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada, qui ont assassiné tous ces enfants sont interdits par le droit international d’enquêter sur leur propre crime ou de définir et de façonner le narratif. Ils sont les accusés se défendant d’un crime dans ce cas. Un tribunal indépendant avec le pouvoir de sommer à comparaître, d’arrêter, de juger et de condamner les perpétrateurs d’un génocide passé et présent au Canada est la seule solution pour aller de l’avant.”

Le TICEE et ses affiliés planifient une série de forums publics, de manifestations at autres actions idoines pour mettre en place le fondement d’un procès pour les crimes de guerre canadiens. Nous accueillons individus et organisations pour endorser et travailler avec un tel tribunal et d’aider dans nos recherches et nos excavations des charniers en cours.

Pour plus d’information, contactez : itccsoffice@protonmail.com et Kevin Annett à angelfire101@protonmail.com . 

For background see www.murderbydecree.com and listen every Sunday to news and updates at 3 pm pacific, 6 pm eastern on www.bbsradio.com/herewestand .

Issued Thursday, June 3, 2021 by the Executive of the International Tribunal of Crimes of Church and State – Brussels, New York, Vancouver

https://youtu.be/_gMCQ8ju3k0

Le document complet en anglais avec les appendices (PDF) :

ITCCS_Media AdvisoryITCCS_Media Advisory

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Lectures complémentaires :

Kevin Annett sur Résistance 71

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

Kevin Annett : « Le bouclier du lanceur d’alerte » (PDF)

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SRAS-CoV-2 / COVID19 qui pourra accepter la sinistre vérité derrière l’enquête demandée par Biden sur l’origine du virus ? (Veterans Today et New Eastern Outlook)

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bioweapons

 

La terrible vérité derrière l’enquête demandée par le président Biden sur la COVID19

 

Gordon Duff, Veterans Today (VT) avec le New Eastern Outlook (NEO), magazine académique publié par l’Académie des Sciences de Russie depuis 1816

 

1er juin 2021

 

url de l’article original:
https://www.veteranstoday.com/2021/06/01/blockbuster-neo-the-terrible-truth-behind-president-bidens-covid-investigation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 26 mai 2021. le président des Etats-Unis Joe Biden a commandé aux agences de renseignement américaines d’enquêter sur l’origine de cette maladie de la COVID-19 et de lui fournir un rapport sous 90 jours. [NdT: date butoir le 24 août 2021 donc…]

Pour faire simple, cet ordre est, a minima, une épée à double tranchant, un qui pourrait amener des tensions internationales ou, si effectuée comme demandé, quelque chose que les Etats-Unis n’ont jamais fait auparavant et qui pourrait bien jeter le pays dans le chaos. Les Etats-Unis ont une longue histoire de fausses enquêtes commises, la commission Warren (NdT: après l’assassinat de JFK), la commission 911 sur les attentats du 11 septembre 2001, la commission sur le désastre de la navette spatiale Challenger et tant d’autres.

Une exception, en tout cas partielle, fut la commission sur l’affaire Iran-Contras qui jeta presque le président Reagan en prison s’il n’avait pas montré des signes évidents de démence sénile.

Voici ce que nous savons :

  • La COVID-19 provient d’un virus “chimérique” (OGM) du groupe des virus SRAS pour Syndrome Respiratoire Aigu Sévère qui ressemble de très près (d’extrêmement près) à plusieurs produits d’expérimentations créés par des laboratoires dans le monde, la plupart dans des labos du ministère de la défense américain avec des financements de l’USAID (CIA) ou du DHS (Department of Homeland Security, NdT: la STASI yankee…)
  • Ces programmes sont financés avec des fonds publics et des articles scientifiques revus par les pairs détaillent les expériences sur le SRAS-CoV-2, beaucoup ayant eu lieu aux Etats-Unis. [NdT: ce qui laisse ici la porte grande ouverte pour les affirmations en Europe qui disent que le virus a été créé, patenté par l’Institut Pasteur (Fourtillan) ou autres (Montagnier) ]
  • Il n’y a aucune évidence d’accident de laboratoire impliquant le SRAS-CoV-2 dans le monde sauf à l’université de Caroline du Nord, où un incident fut contrôlé avec succès.
  • Il y a des analogies directes qui suggèrent que d’énormes fonds de financement pour la biodéfense pourraient bien être redirigés vers des programmes de guerre biologique voyous, les Etats-Unis en étant un sujet plus que probable mais certainement pas le seul. [NdT: là encore, porte ouverte à la collaboration d’autres entités internationales de connivence…]

Nous allons maintenant entrer en zone dangereuse. Le 12 mai dernier, plus de 120 généraux américains en retraite ont écrit (signé) une lettre qui dérange en bien des points, répétant les assertions du président Trump tombé en disgrâce au sujet des élections de 2020. De Common Dreams :

“Plus de 120 généraux et amiraux américains ont signé une lettre ouverte dérangée cette semaine faisant écho aux erreurs de l’ancien président Donald Trump au sujet de l’intégrité des résultats des élections présidentielles de 2020 et accusant le nouveau président Biden de mener le pays vers “une forme de gouvernement marxiste tyrannique”.

Publiée sous la bannière d’un groupe se faisant appelé “Flag Officers 4 America”, la lettre [letter (pdf) ] fut vue par des analystes et autres ex-militaires comme une utilisation alarmante du grade pour lancer une campagne ouvertement partisane contre le gouvernement en place.

“Ils continuent à propager le grand mensonge au sujet des élections. Je pense que c’est scandaleux. Certaines choses sont vraiment anti-démocratiques.” (Marybeth Ulrich, colonel de l’USAF en retraite)

Jim Golby, un expert en relations civilo-militaire au Clements Center for National Security, a appelé la lettre “choquante et anti-professionnelle”, ajoutant que “pratiquement personne d’entre nous ne saurait ni même ne se préoccuperait de qui sont les signataires s’ils n’avaient abusé de leurs grades et de la confiance de l’armée de la manière dont ils l’ont fait.”

Un officier de la marine actuellement toujours en service a parlé au magazine Politico sous condition d’anonymat et a dit que la lettre est “perturbante et dangereuse”.

Signée par 124 ex-officiers supérieurs de l’armée, incluant le vice-amiral John Pointdexter, mouillé dans l’infamie de l’affaire Iran-Contras et le général de brigade en retraite Don Bolduc, qui est en campagne pour un siège au sénat américain dans l’état du New Hampshire, la lettre proclame que “sous un congrès démocrate et l’administration courante, notre pays a pris un dangereux virage à gauche vers le socialisme… ce qui doit maintenant être contré en élisant des candidats présidentiels et législatifs qui agiront toujours pour défendre notre république constitutionnelle.”

“Sans des élections justes et honnêtes qui reflètent de manière précise ‘la volonté du peuple’, notre république constitutionnelle est perdue.” dit la lettre. “L’intégrité électorale demande de “s’assurer qu’il n’y ait qu’un seul vote émis et compté par citoyen… Le FBI et la cour suprême doivent agir promptement lorsque des irrégularités font surface et ne doivent pas les ignorer comme ce fut le cas en 2020.”

La lettre, également signée par le Lt-géneral en retraite William Boykin, va jusqu’à mettre en garde contre le passage de la loi Pour le Peuple (For the People Act), une loi d’expansion du droit de vote que ces ex-généraux et amiraux affirment sans fondement “pourrait détruire la justesse de l’élection et permettre aux démocrates de rester au pouvoir indéfiniment en violation de notre constitution, mettant ainsi fin à notre république représentative.”

Marybeth Ulrich, colonel de l’armée de l’air en retraite qui enseigne les relations civilo-militaires à l’école de guerre et à l’académie de l’armée de l’air a dit à Politico que la lettre “était pire que ce à quoi elle s’attendait.”

L’auteur de ces ligne connait quelques uns de ceux impliqués. Les coupes franches qu’eux et leur cohorte ont laissé dans l’histoire ces dernière décennies en disent long. Beaucoup si pas tous, ont une longue histoire de croyances religieuses ayant de profonds aspects occultes tandis que d’autres ont démontré de graves troubles de la personnalité. D’autres continuent d’utiliser leur position et relations au Pentagone pour des gains personnels et s’alignent avec de puissants éléments du crime international. Il existe de véritables menaces à la démocratie américaine et à la paix mondiale perpétrées par des commandants militaires voyous. L’auteur a une expérience directe avec plusieurs de ces évènements cités :

  • L’armée américaine avait mis en place un vaste programme d’assassinats au Vietnam sous la couverture du programme Phœnix, ce sans aucune supervision ni aucune autorisation, dont la mission était l’élimination par l’assassinat, de tous les éléments démocratiques restant au Sud-Vietnam. Le résultat final fut de laisser le Viet Cong, représentant originellement le Front de Libération National, complètement sous contrôle marxiste.
  • Des groupes voyous au sein de l’armée américaine, utilisant des personnels de l’opération Phœnix, ont balayé l’Amérique Centrale du Salvador au Honduras en passant par le Guatemala, puis le Nicaragua, pays qui subirent une vague d’assassinats et de nettoyage ethnique sous le déguisement d’une campagne anti-communiste. Cette opération fut mise en branle dès les premières minutes de la prise de position de Reagan à la Maison Blanche en 1980.
  • A partir de ce jour, des éléments voyous de l’armée américaine directement sous contrôle d’une cabale d’escrocs de l’affaire Iran-Contras de la Maison Blanche, commencèrent toute une série de complots, le fiasco de la BCCI (banque de la CIA), des ventes d’armes à l’Iran et un énorme programme d’importation massive de cocaïne culminant dans l’épidémie de “crack” qui a détruit 3 bonnes douzaines de villes américaines.
  • Dans la même période fut créé Al Qaïda comme une vitrine de la CIA utilisant l’agent de longue durée Oussama Ben Laden sous le commandement personnel direct de figures de la Maison Blanche gérant le programme Iran-Contras (comme ceci fut détaillé par l’ex-chef du renseignement de la Maison Blanche, Lee Wanta).
  • En Europe, l’organisation de l’OTAN “Stay Behind” (Gladio, nommée du nom de la courte épée utilisée par les gladiateurs de Rome), s’associa avec des groupes extrémistes franc-maçons à travers l’Europe et l’Amérique Latine, culminant dans une poussée terroriste qui balaya le monde. Les agents du Gladio assassinèrent le premier ministre italien Aldo Moro, explosèrent des douzaines de bombes un peu partout et créèrent d’autres groupes comme “Septembre Noir”, les “Brigades Rouges” et éventuellement plus tard L’Etat Islamique d’Irak et du Levant (NdT : l’EIIL ou Daesh de son acronyme arabe)
  • Pendant les années 1990 qui voyaient un désarmement nucléaire de grande envergure, des forces voyou de l’armée américaine aidées par des opérateurs de l’exécutif à Washington, volèrent quelques 300 “noyaux nucléaires” de la zone de stockage PANTEX à Amarillo, Texas, d’après des sources directement connectées avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) de l’ONU. Une documentation classée secrète  d’”identification des noyaux” fut directement passée à un gouvernement étranger par un assistant à la présidence, qui avait de longue date permis de maintenir hors de l’attention publique les problèmes de prolifération nucléaire.
  • En 2007, au moins 6 missiles à têtes nucléaires furent dérobés de la base aérienne du Strategic Air Command de Barksdale, une des plus grosses bases aériennes nucléaires américaine, ce malgré une sécurité renforcée. Ces missiles furent chargés dans deux bombardiers B-52 et furent transportés afin de lancer une attaque nucléaire sur l’Iran. Ils furent interceptés et les avions durent retourner alors qu’ils étaient près de Porto Rico. Ils se posèrent de nouveau à la base aérienne de Barksdale en Louisiane. Ces faits ne sont pas dans le domaine public. Un tel évènement nécessite la complicité totale des commandants de la force nucléaire des Etats-Unis. Tous furent retirés de leurs fonctions, mis à la retraite ou “eurent un accident”, les quelques années qui s’en suivirent.

Conclusion

Lorsqu’on regarde et recherche les “méchants”, les “salauds”, le premier endroit sur lequel enquêter dans le monde entier est indiscutablement le Pentagone où 120 généraux et amiraux maintenant à la retraite ont démontré un fait inexorable, celui qui veut que des centaines de traîtres et de renégats supplémentaires non seulement servent mais aussi commandent des composants clefs du vaste arsenal des Etats-Unis.

Nous devons aussi noter qu’assumer qu’aucun de ces renégats contrôle les armes biologiques n’a aucun sens.

Quelque soit cette enquête du président Biden et ce qu’elle conclura, si elle est bien faite et réelle, la vérité ne sera jamais rendue publique. Y a t’il toujours aux Etats-Unis aujourd’hui un pouvoir et une autorité capables d’amener devant la justice ces commandants voyous du système s’ils sont prouvés coupables d’avoir largué le SRAS-CoV-2 donnant la COVID19 dans le monde ?

Nous ne disons pas que c’est un “fait prouvé” ; ce que nous disons est que le plus grand groupe avéré de terroristes et de renégats se trouve au sein de la structure de commandement de l’armée des Etats-Unis.

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SRAS-CoV-2 OGM fabriqué au labo de l’université de Caroline du Nord (VT du 25 mars 2020)

 

oswaldo-guayasamin7

nuclear5

Colonialisme historique et récurrent : La doctrine de la domination chrétienne en terre apache, l’affaire d’Oak Flat remet tout le système politico-légal yankee une énième fois sur la sellette (Steven Newcomb)

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Cette traduction suite à notre publication récente d’une écrit de Léon Tolstoï “L’église et l’état”… Une fois de plus, tout se tient.

Dans l’esprit de Cheval Fou et de Géronimo

~ Résistance 71 ~

La doctrine de domination chrétienne et le peuple apache (l’affaire Oak Flat)

Steven Newcomb

Avril 2021

url de l’article original:
https://originalfreenations.com/the-doctrine-of-christian-domination-the-apache-people-and-oak-flat/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

L’affaire de la résistance apache sur leur site sacré de Chi’ Chil Bildagoteel, appelé en anglais “Oak Flat”, est maintenant devant le cour d’appel du 9ème circuit judiciaire. Cette affaire a créé une publicité mondiale et un bon nombre de groupes chrétiens ont enregistré des lettres de soutien amicus curiae (ami de la cour). Ces lettres soutiennent le droit et la liberté des Apaches de s’engager dans leurs traditions et cérémonies ancestrales sur un endroit de leur terre traditionnelle qui leur est particulièrement sacré et qui va être détruit par des compagnies minières. Le peuple et la nation apaches seront irrévocablement blessés si leur terre sacrée est détruite dans un effort entrepreneurial d’accumuler toujours plus de profits avec ce projet d’extraction de minerai de cuivre.

Oak Flat est maintenant menacé par un projet minier d’extraction de cuivre qui va oblitérer en le rayant de la surface de la planète, la totale existence de cette endroit sacré en défonçant sols et sous-sols. Si le projet minier est autorisé, celui-ci laissera à cet endroit un trou béant de quelques 300m de profondeur et de 4 km de diamètre, exactement là où le site sacré apache se situe.

Je trouve positif mais quelque peu ironique que des groupes d’églises chrétiennes se joignent aux Apaches sur le projet de défense de la zone sacrée. Ironique parce que la 9ème cour d’appel va utiliser un processus classique de raisonnement chrétien de domination qui est déshumanisant et raciste, fondé sur les catégories artificiellement et mentalement crées de “païens” et “d’infidèles”. Ce processus de raisonnement qui est vieux de plusieurs siècles, voient les non-chrétiens comme des ennemis du monde de la chrétienté (de l’empire chrétien).

Commençons par examiner le fondement de ce processus bigot de raisonnement que la cour d’appel du 9ème district va appliquer à l’affaire d’Oak Flat. Cela commence avec la croyance que les pouvoirs politiques (alias “les souverains”) du monde chrétien et les successeurs de ces pouvoirs politiques (comme les Etats-Unis entre autres…), ont un droit fondamental de s’engager dans une relation de domination contre ces peuples que les chrétiens ont historiquement appelés “païens” ou “infidèles”.

En conséquence, si ces pouvoirs politiques croient qu’il est nécessaire de détruire la tradition et les zones de cérémonie de ces soi-disants païens et infidèles parce qu’une telle destruction bénéficierait “la civilisation (domination) humaine et chrétienne”, alors ainsi soit-il. Leur sacrifice et leur souffrance sont jugés nécessaires pour le plus grand bien de “la société humaine”. Après tout, c’est une longue tradition de la chrétienté que de regarder les “païens” et les “infidèles” et tous non-chrétiens comme des barbares et donc ne faisant pas partie de la “race humaine” ( forcément chrétienne).

La vérité est que le système politique et légal des Etats-Unis est fondé sur le droit de la domination chrétienne contre les peuples et nations natifs, comme les Apaches. Ceci est basé en partie sur une assertion faite dans le rendu de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU) dans l’affaire Johnson vs M’Intosh, 1823, à savoir que le “peuple chrétien” (des mots mêmes du juge de la Cour Suprême John Marshall) possède “un génie supérieur” et que le “peuple chrétien” est en droit de s’imposer mentalement sur les peuples natifs “qui étaient païens”, ce des mots mêmes du juge Marshall

Utilisant le “caractère et la religion” des habitants natifs du continent comme d’une justification, le “génie supérieur de l’Europe” put exercer et affirma un “droit d’ascendence”, c’est à dire un droit de domination sur les peuples autochtones. L’affirmation d’un droit de domination par “le peuple chrétien” sur des “païens” non-chrétiens est toujours regardé aujourd’hui comme “la loi suprême de la terre” aux Etats-Unis. Ceci parce que le raisonnement de domination qui est contenu dans le rendu du jugement de l’affaire Johnson vs McIntosh de 1823 est toujours activement utilisé par les tribunaux américains, ce incluant la CSEU.

Cette forme de raisonnement sera celle adoptée par la cour d’appel du 9ème district dans l’affaire d’Oak Flat pour la simple et bonne raison que ces concepts fondamentaux de domination chrétienne sont à la base de tout le système légal américain et de son système de loi et de politique indien, système qui est aussi retracé jusqu’aux mots latins et aux idées de domination exprimés dans les bulles pontificales du Vatican du XVème siècle et des chartes royales émanant d’Angleterre.

Aussi difficile que ce soit de le croire, c’est un fait inéluctable que la cour d’appel du 9ème district va déployer ces catégories et ce type de raisonnement de la domination envers les Apaches de Oak Flat, même si aucun de ces mots en particulier n’est utilisé. Cette façon de raisonner et peu importe à quel point cela peut paraître mal de notre point de vue actuel, sera contenue dans le raisonnement des précédents judiciaires (la jurisprudence) que la cour citera et appliquera à son processus de raisonnement actuel.

Alors que la cour d’appel délibère sur l’affaire d’Oak Flat , elle continuera d’empêcher nos nations originales libres et indépendantes de vivre une existence libre en se reposant sur l’affirmation américaine d’un droit à la domination chrétienne au sein de la loi américaine. Quelque soit la façon dont ceci est caché et maintenu caché, ceci constitue le cadre psychologique au sein duquel l’affaire d’Oak Flat est prise en charge par le système judiciaire des Etats-Unis.

Cette cour d’appel a déjà démontré sa volonté d’appliquer le processus de raisonnement de la domination envers la nation Kumeyaay. Elle l’a fait en 2014 dans l’affaire de vestiges et de restes ancestraux, White v. University of California. Dans la note de bas de page #2 de son compte-rendu écrit, la cour d’appel a cité à la fois Tee-Hit-Ton Indians v. United States (1955) and Johnson v. McIntosh (1823). Le contenu de cette note de bas de page ainsi que la citation par la cour de la décision de justice dans l’affaire Johnson a rendu évident que cette cour utilisait le processus de raisonnement évoqué fondé sur un soi-disant droit de domination chrétien. La note 2 de White v. University of California explique :

L’intérêt aborigène sur la terre est généralement décrit comme un droit tribal d’occupation des sols. Ce n’est pas un droit de propriété, mais revient à un droit d’occupation des sols que le souverain accorde et protège contre l’intrusion de tierces parties ; Tee–Hit–Ton Indians v. United States, 348 U.S. 272, 279 (1955).

L’expression “le souverain” se traduit en “le dominant” (dominor en latin). D’après la règle psychologique et mentale générale du système de domination, Le Dominateur (“le souverain”) “accorde” aux Indiens un simple “droit d’occupation des sols”, qui n’implique aucun pouvoir de domination. Ce langage veut dire que ce sont les Etats-Unis, en tant que “dominateur” ou “souverain” (NdT: en héritage historique des autres souverains… comme la Couronne d’Angleterre ou celle d’Espagne…), qui décident de quel droit il s’agit, s’il y en a un. Ce “souverain” est volontaire pour concéder aux Indiens mais toujours au sein du “monde, de la construction mentale des Etats-Unis”.

Le gouvernement des Etats-Unis a décidé que les “Indiens” comme les Apaches, doivent être catégorisés comme des “tribus” qui n’ont, du point de vue mental des USA, aucun droit de propriété à la terre avec laquelle ils ont traditionnellement et ancestralement exercé une relation spirituelle et culturelle durant des milliers et des milliers d’années.

Le “souverain, dominateur” qu’est le gouvernement des Etats-Unis, refuse d’accepter l’idée que toute nation indienne ou “tribu”, puisse contredire le droit de domination du “dominateur, souverain”, autrement connu sous le vocable de “propriété”. Le dominateur refuse de reconnaître le “droit indien” d’occupation des sols qu’il a mentalement imposé aux nations et peuples natifs comme incluant un droit de propriété.

Pour le dire différemment, le gouvernement américain dominateur refuse de reconnaître les successeurs actuels des “païens et infidèles”, comme les Apaches, comme ayant un droit de domination sur leurs terres traditionnelles et ancestrales. Le gouvernement américain ne veut en rien concéder aux “natifs qui étaient (et sont peut-être toujours) des païens”, le pouvoir immense contenu dans le simple concept de la propriété qui est définie comme “pas l’objet matériel en lui-même, mais le droit.. de domination obtenu de droit sur un tel objet.” (dictionnaire du droit Ballentine, 1969)

En tant que dominateur, les Etats-Unis ont mentalement inventé la doctrine (et la croyance bien acceptée) que les Etats-Unis ne reconnaîtront jamais une nation indienne ou “tribu” comme possédant un droit de domination (“propriété”) sur ses propres terres natives. Le but du gouvernement des Etats-Unis est d’empêcher tout peuple ou nation natifs de ne jamais être capable de déployer un processus de pensée qui puisse contredire avec succès l’affirmation du gouvernement des Etats-Unis d’un droit de domination chrétienne sur ces terres. Dans la décision de l’affaire Johnson, Marshall appelle ce droit de domination affirmée la “domination ultime et définitive” du souverain.

Qui et qu’est-ce qui est “souverain” ? La cour du 9ème circuit nous fournit une réponse à cette question avec sa référence à “la théorie légale disant que la découverte et la conquête ont donné aux conquérants, le droit de posséder la terre mais n’ont pas perturbé le droit des tribus à l’occuper. Voir Johnson v. M’Intosh, 21 U.S. 8 Wheat 543, 588–91 (1823).” “Le souverain” est un des “conquérants” (dominateurs) et “la conquête” est, une fois de plus, la domination.

Une fois traduit cela donne donc “cette conquête et domination ont donné aux dominateurs le droit de dominer la terre mais n’a pas perturbé le droit des tribus de l’occuper.” Ce raisonnement fut aussi la base du CR du gouvernement des EU en date du 5 février 2021, en réponse à une requête de l’Apache Stronghold pour une injonction temporaire sur la proposition minière d’Oak Flat. Nous le savons car dans leur CR, les avocats du gouvernement ont cité le même phrasé de Tee Hit Ton Indians v. United States, citant Johnson v. McIntosh.

Le juge Stanley Reed a écrit la majorité du CR de Tee Hit Ton Indians v. United States. Dans une opinion légale différente qu’il écrivit huit ans plus tard, Reed révéla le fait que la décision dans l’affaire Johnson déploie un processus de raisonnement au sujet du droit de domination (“souveraineté”) assumé être détenu par les “nations chrétiennes” dès qu’elles localisaient et envahissaient des terres non-chrétiennes.

Dans le CR de l’affaire Alcea Band of Tillamooks v. United States (1946), le juge Reed a exprimé son désaccord avec ce que dit le CR de l’affaire Johnson à savoir que “la théorie que la découverte par les nations chrétiennes leur a donné la souveraineté [domination] sur les terres découvertes et donc le titre de propriété.Quand les représentants d’un dominateur chrétien (dominorum christianorum en latin) localise des terres qui ne sont pas encore sous domination chrétienne (dominio en latin), le monde et la perspective mentale du dominateur chrétien est d’immédiatement assumer le contrôle du processus de construction de la réalité dans cette nouvelle zone géographique fraîchement découverte.

La théorie veut que les nations chrétiennes, en tant que “souveraines” chrétiennes auto-proclamées aient affirmé un droit de domination , une souveraineté sur les terres des nations natives. Pour mettre une belle touche finale sur le sujet, nous pouvons citer Jonathan Havercroft dans son “Captives of Sovereignty” (2014), où il définit la souveraineté comme voulant dire “une forme injuste de domination politique qui limite la liberté humaine.

Pour retourner maintenant à la note de bas de page 2 dans White v. University of California,, la cour d’appel du 9ème circuit cite les Indiens Tee Hit Ton comme sa source de “théorie légale” pour dire que “la découverte et la conquête [domination] ont donné aux conquérants [dominateurs] le droit de posséder la terre.” Le mot “posséder” nous rapporte à celui de “propriétaire”, qui est défini dans le dictionnaire de droit Ballantine (1969) comme “Quelqu’un qui a la domination complète sur une propriété particulière”.

Cela nous mène à “propriété” pour Ballantine : “Les droits d’un propriétaire. Titre de propriété. Domination sur la pauvreté.” La propriété nous mène à la définition fournit par l’éminent juriste anglais William Blackstone : la “domination despotique”, ce qui est de manière définitive la domination. Imaginez si les groupes chrétiens qui soutiennent les Apaches avaient défié dans leur amicus briefs l’affirmation extraordinaire et péremptoire imbriquée dans le système légal américain, à savoir que les dominateurs chrétiens ont un droit fondamental de domination chrétienne sur les terres de peuples et nations “païennes et infidèles”.

La question demeure, où sont le sens et le ressenti de scandale au sujet de ce processus de raisonnement bigot, religieux et raciste au plus profond de lui-même de cette domination chrétienne, fondée sur la Bible et qui est la fondation même de tout le système légal et politique du dominateur que sont les Etats-Unis d’Amérique en regard de nos peuples et nations natifs ?

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Le livre de Steven Newcomb « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » que nous avons traduit pour son essentiel est le 7ème PDF le plus téléchargé de l’histoire de notre bibliothèque PDF à diffuser sans aucune modération.

Lecture complémentaire : « Affaire Johnson vs M’Intosh », CSEU, 1823

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

COVID-19 n’est pas le virus… La guerre l’est (John Pilger + R71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , on 9 avril 2021 by Résistance 71

“Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité, ce n’est du reste plus une minorité ; mais elle devient irresistible quand elle la bloque de tout son poids.”
“L’État ne s’adresse jamais intentionnellement à la raison de l’Homme, intellectuelle ou morale, mais seulement à son corps, à ses sens. Il n’est pas armé d’un esprit ou d’une honnêteté supérieure, mais d’une force physique supérieure. Je ne suis pas né pour être contraint.”
~ Henry David Thoreau ~

“Aujourd’hui, pour les neuro-scientifiques, il n’y a pas de “violence naturelle” en l’Homme. La nature humaine n’est ni bonne, ni mauvaise, des facteurs environnementaux (d’ordre familial ou social) étant la cause du recours à la violence.” […]
“Combattre les comportements violents suscités et légitimés après coup par des idéologies qui tiennent que la violence est inhérente à l’Homme, telle doit être notre ardente obligation.”
~ Marylène Patou-Mathis, paléontologue, directrice de recherche CNRS, 2013 ~

L’affaire COVID-19 est planifiée pour : a) masquer le déclin final du capitalisme et pouvoir blamer la crise sur le virus, b) faire passer la pilule de la dictature technotronique du Nouvel Ordre Mondial planétaire sous couvert de “crise sanitaire” et c) faire passer un projet masqué de dépopulation de masse de la planète… projet qui s’évente au fil des jours tant de plus en plus de gens s’éveillent aux mensonges systémiques vomis à tout va par les politiques et médias à la botte.
Tout ceci est en train de partir en sucette et de péter à la tronche de l’oligarchie, qui, comme on le voit partout en toutes les langues (occidentales), redouble de propagande pour diaboliser la Russie et la Chine (et l’Iran), pour créer un nouveau croquemitaine et un fond guerrier dont les tambours de guerre se font de plus en plus entendre. John Pilger a le même ressentis dans cet article de décembre dernier et nous rappelle certains précédents récents comme celui de la guerre d’Irak de 2003 fondée à 100% sur des mensonges d’état divulgués par des médias trompés au mieux ou complices pour la plupart. Idem pour l’affaire de la destruction de la Libye en 2011 et dans la foulée depuis 2011 également, de la Syrie.
Le Capital a besoin d’une grande guerre. C’est de cette façon qu’il a toujours résolu ses “crises” induites depuis au moins la guerre de 1870 et pour sûr les deux grandes guerres mondiales.
La résistance, la dissidence doit dès maintenant changer de cap et anticiper ce qui se prépare. L’heure ne sera pas à sauter de joie quand toute la supercherie de la “crises SRAS-CoV-2 / COVID-19” sera dévoilée au grand jour, mais d’embrayer direct sur la lutte contre ce qui se prépare: la 3ème guerre mondiale qui elle-même n’est qu’une nécessité systémique de la seule guerre qui soit: la guerre de classe, la guerre du 0,00001% contre les 99,99999% du reste de l’humanité, la guerre d’une infime minorité criminelle et arrogante ayant monopolisé au fil du temps le pouvoir par le fric et nous, les peuples qui ne les voyons grands et puissants que parce que nous sommes à genoux (pour la plupart..) et obéissants. Il suffit de dire NON !… Ils commencent à nous vendre leur projet de guerre, les budgets militaires, comme le souligne Pilger ci-dessous, n’ont jamais été si importants, partout, alors que l’appauvrissement des masses se généralise. Pour la classe parasite, l’heure a de nouveau sonné de faire s’entretuer les pauvres par dizaines de millions, avec ou sans armes nucléaires, pour que leur système et leurs privilèges perdurent. Mais il est au bout du rouleau. L’heure des peuples est venue, enfin !

Debout! Union et Rébellion car, plus que jamais sans doute au vu de ce qui se profile à l’horizon :

“C’est la lutte finale,
Groupons-nous et demain,
L’internationale sera le genre humain…”

~ Résistance 71 ~

Le virus mortel n’est pas le COVID mais la guerre

John Pilger

Décembre 2020

url de l’article original:
http://johnpilger.com/articles/the-most-lethal-virus-is-not-covid-it-is-war-

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

9 avril 2021

John Pilger décrit l’arme invisible des guerres passées et présentes et la menace de la guerre nucléaire sous couvert de la pandémie COVID.

Ceci est une propagande, aidée par la censure et l’omission.

Visionner le film de John Pilger (2010)The War You Don’t See here.

Le mémorial des services armés britanniques est un endroit silencieux et hanté. Établi dans la très belle campagne du Staffordshire, dans un arboterum de quelques 30 000 arbres et superbes pelouses, ses figures sculptées célèbrent la détermination et le sacrifice.

Les noms de plus de 16 000 soldats, hommes et femmes y sont enregistrés. La littérature nous dit qu’ils “sont morts sur les théâtres d’opérations ou furent la cible de terroristes.”

Le jour où j’y suis allé, un sculpteur sur pierre y ajoutait les noms de ceux qui étaient tombés dans quelques 50 opérations s’étant déroulées à travers le monde en ce soi-disant “temps de paix”. En Malaisie, en Irlande, au Kenya, à Hong Kong, en Libye, en Irak, en Palestine et bien d’autres endroits, incluant des opérations secrètes, comme en Indochine.

Pas une année ne s’est passée depuis la déclaration de la paix en 1945 où la Grande-Bretagne n’a pas envoyé des forces militaires pour combattre les guerres de l’empire. (NdT: que Pilger ne nomme pas, on le fera à sa place : l’empire anglo-américano-sioniste)

Pas une année ne s’est écoulée sans que des pays, essentiellement pauvres et rivés de conflits, n’aient acheté ou aient “loué” des armes britanniques pour continuer les guerres, ou les “intérêts”, de l’empire.

L’empire _ Quel empire ? Le journaliste d’enquête Phil Miller a récemment révélé dans Declassified que la GB de Boris Johnson maintenait 145 bases militaires dans 42 pays différents. Johnson a clamé que la GB doit être “la plus grande puissance navale d’Europe”.

Dans le plus grande urgence de santé des temps modernes (NdT: vraiment ?… allons, allons John…) ayant retardé plus de 4 millions de procédures chirurgicales rien qu’en GB (NdT : là on est d’accord…), Johnson a annoncé une augmentation record du budget de la “défense” de 16,5 milliards de Livres, un chiffre , une somme qui rétablirait largement le système de santé public en déficit permanent.

Mais ces milliards ne sont pas pour la défense. La GB n’a pas/plus d’ennemis, si ce n’est ceux qui trahissent la confiance des gens ordinaires, de ses infirmières et médecins, de ceux qui s’occupent des personnes âgées, des sans logis et de la jeunesse, comme tous ces gouvernements néo-libéraux successifs l’ont fait, des deux bords, conservateur ou travailliste / socialiste.

Explorant la sérénité du mémorial national de la guerre, j’ai soudain réalisé qu’il n’y avait pas ici un seul monument, ou plaque, ou rosier, honorant les victimes de la Grande-Bretagne, les civils de ces opérations “de temps de paix”.

Il n’y a aucun souvenir pour les Libyens tués  alors que leur pays était sciemment détruit par le premier ministre David Cameron et ses collaborateurs de Paris et de Washington (NdT: Sarkozy et Obama en 2011)

Il n’y a aucun mot de regret pour les femmes et les enfants serbes tués par les bombes britanniques, larguées depuis une hauteur très respectable et sûre sur des écoles, des usines, des ponts, des villes, sur les ordres de Tony Blair ; ou pour les enfants yéménites appauvris exterminés par les pilotes saoudiens (NdT: et israéliens) avec leurs logistiques et cibles fournis par les Britanniques bien en sécurité dans les burlingues climatisés de Ryadh ; ou pour les Syriens affamés par les “sanctions”.

Il n’y a aucun monument pour les enfants palestiniens assassinés par l’élite britannique et son endurante connivance, comme cette campagne récente qui a détruit un modeste mouvement de réforme au sein du parti travailliste (socialiste) et ses accusations trompeuses d’antisémitisme.

Il y a deux semaines, le chef d’état major israélien et son homologue britannique ont signé un accord pour “formaliser et améliorer” la coopération militaire entre les deux pays. Ceci n’est pas nouveau. Toujours plus d’armement britannique et de soutien logistique vont être acheminés vers le régime hors-la-loi de Tel Aviv, dont les tireurs embusqués ciblent les enfants palestiniens et leurs psychopathes interrogent d’autres enfants palestiniens dans des conditions d’isolement extrême. (Allez consulter le rapport récent et choquant de Defense for Children, Isolated and Alone).

Peut-être bien que l’omission la plus frappante au mémorial de Staffordshire est une reconnaissance des millions d’Irakiens dont les vies et le pays furent détruits par l’invasion illégale de Blair et de Bush en 2003.

ORB, un membre du British Polling Council, a chiffré cela à 1,2 millions. En 2013,  l’organisation ComRes a demandé à un grand échantillon de la société britannique combien d’Irakiens pensaient-ils avaient été tués durant l’invasion de 2003. Une grande majorité des gens interrogés ont répondu : “moins de 10 000”.

Comment un tel silence de mort peut-il être maintenu dans une société sophistiquée ? Ma réponse est que la propagande est bien plus effective dans les sociétés qui se voient comme libres que dans des dictatures et des autocraties. J’inclus la censure par omission.

Nos industries de la propagande, à la fois politique et culturelle, incluant la plupart des médias, sont les plus puissantes, les plus présentes et les plus raffinées de la planète. D’énormes mensonges peuvent-être répétés incessamment, en boucle, par ces voix si confortantes de la BBC. Les omissions ne sont en rien un problème.

Une question similaire se réfère à la guerre nucléaire, dont la menace “n’est d’aucun intérêt”, pour citer un célèbre discours d’Harold Pinter (NdT: son discours d’acceptance du prix nobel de littérature en 2005). La Russie, grande puissance nucléaire, est encerclée par ce groupe va t’en guerre notoire connu sous le vocable d’OTAN (NdT: vous savez… Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…), ayant les troupes britanniques manœuvrant juste à la frontière qu’Hitler avait envahie.

La diffamation constante de tout ce qui est russe, et non des moindres. la vérité historique sur le fait que c’est l’Armée Rouge soviétique qui a gagné la seconde guerre mondiale dans les grandes largeurs, est infusée dans la conscience publique. Les Russes ne sont “d’aucun intérêt”, sauf à être des “démons”.

La Chine, aussi une puissance nucléaire, est la cible d’une provocation incessante, des bombardiers stratégiques et des drones américains constamment fleurtant avec ses frontières et son espace aérien et, hourrah ! le navire de guerre HMS Queen Elisabeth II, un porte-avions britannique de 3 milliards de Livres, va bientôt partir et couvrir quelques 6500 miles nautiques pour renforcer “la liberté de navigation”, ce à une porté de fusil de la côte chinoise.

Il y a quelques 400 bases militaires américaines qui encerclent la Chine, “comme un collet”, m’a confié un planificateur du Pentagone. Ces bases s’étendent de l’Australie, à travers le Pacifique vers le sud et le nord de l’Asie en en Eurasie.

En Corée du Sud, un système de missile connu sous le nom de Terminal High Altitude Air Defense, or THAAD, pointe à bout portant sur la Chine au delà de la toute petite Mer de Chine Orientale. Imaginez un instant des missiles chinois au Mexique ou au Canada ou au large des côtes californiennes. (NdT: il y a quelques années, un sous-marin nucléaire russe d’une classe super furtive, équipé de missiles et torpilles nucléaires, a patrouillé plus d’une semaine aux petit large des côtes ouest américaines sans être détecté. Les Russes l’ont fait savoir aux Yanks, preuve à l’appui…)

Quelques années après l’invasion de l’Irak, j’ai fait un film intitulé “The War You Don’t See”, dans lequel je pose des questions à des journalistes américains et britanniques ainsi qu’à des exécutifs de journaux télévisés, des gens que je connaissais comme collègues, comment et pourquoi Bush et Blair furent autorisés à sortir indemnes de ce grand crime que fut la guerre d’Irak, considérant le fait que les mensonges n’étaient même pas particulièrement intelligents.

Leur réponse m’a surpris. Ils dirent “Si nous avions [les journalistes et les JT] défier les affirmations de la Maison Blanche et de Downing Street, si nous avions enquêté et dénoncé les mensonges au lieu de les amplifier et de nous en faire l’écho, l’invasion de l’Irak en 2003 n’aurait probablement pas eu lieu et un grand nombre de personnes seraient toujours en vie aujourd’hui. 4 millions de réfugiés n’auraient pas fui la guerre. La saloperie Daesh, un produit de l’invasion Bush/Blair n’auraient peut-être pas été conçue.” David Rose, qui était alors avec le London Observer, journal qui soutenait bec et ongles l’invasion, décrivit “le paquet de mensonges dont on m’a gavé par le truchement d’une campagne de désinformation vraiment sophistiquée.”

Rageh Omah, alors l’homme de la BBC en Irak m’a dit : “Nous n’avons pas poussé suffisamment les boutons les plus inconfortables.” Dan Rather, le reporter de terrain de CBS News est d’accord, ainsi que de nombreux autres.

J’ai admiré ces journalistes qui ont brisé le silence. Mais ils sont d’honorables exceptions. Aujourd’hui, les tambours de la guerre ont de nouveaux percussionnistes enthousiastes en GB, en Amérique et en Occident.

Choisissez parmi la légion de critiques de la Russie et de la Chine et les promoteurs de friction comme ceux de la cohorte du Russiagate. Mon oscar personnel va à Peter Hartcher du Sydney Morning Herald, dont la harangue sans relâche au sujet d’une “menace existentielle” (de la Chine et de la Russie mais surtout de la Chine) est sans égal.

Le covid a fourni une couverture pour cette pandémie de la propagande. En Juillet, Morrison a emboité le pas de Trump et a annoncé que l’Australie, qui n’a aucun ennemi, dépenserait 270 millions de dollars pour en provoquer un, incluant des missiles capables d’atteindre la Chine.

Que l’achat par la Chine des minerais et de la production agricole australiens a bel et bien souligné que l’économie australienne “n’avait aucun intérêt” pour le gouvernement de Canberra.

Les médias australiens se sont ralliés en bons petits caniches, délivrant une bordée d’injures à la Chine. Des milliers d’étudiants chinois, qui avaient garanti les gros salaires des vice-chanceliers universitaires australiens, furent conseillés par leur gouvernement d’aller étudier autre part. Les Sino-Australiens ont été insultés et les livreurs chinois ont été agressés. Le racisme colonial n’est jamais bien difficile à raviver.

Il y a quelques années, j’ai interviewé l’ancien patron de la CIA pour l’Amérique Latine, Duane Claridge. En quelques mots honnêtes et rafraîchissants, il résuma la politique étrangère occidentale comme étant directement ordonnée par Washington.

La super-puissance, avait-il dit, pouvait faire ce qu’elle voulait, où que ce soit et quand ses “intérêts stratégiques” le demandaient. Ses mots furent aussi : “Monde, faudra t’y habituer”.

J’ai rapporté depuis le terrain sur de nombreuses guerres. J’ai vu les restes sanguinolents d’enfants et de femmes et de personnes âgées bombardés et brûlés vifs ; leurs villages en ruine, leurs arbres pétrifiés éclaboussés de débris de chair humaine et bien d’autres choses encore.

C’est peut-être pourquoi je réserve un mépris très spécial à ceux qui font la promotion du crime des guerres prédatrices et qui en font l’apologie par leur mauvaise foi et leurs profanités, ne les ayant jamais expérimentées eux-mêmes. Leur monopole doit être brisé.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Au-delà du cirque de l’échiquier géopolitique, observer la partie d’échecs en 3D jouée par l’oligarchie. La Chine, le Quartet, la prochaine grande guerre et la dictature technotronique(James Corbett)

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La Chine, le quartet et la prochaine “grande” guerre

 

James Corbett

 

22 mars 2021

 

url de l’article original:
https://www.minds.com/CorbettReport/blog/china-the-quad-and-the-next-great-war-1220573117012619264

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le décor est maintenant planté pour la prochaine grande guerre sur le soi-disant “grand échiquier”.

Toux ceux qui ont payé attention au développement de la géopolitique mondiale ces dernières années savent maintenant que l’empire américain (Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël, les alliés des 5 yeux, l’OTAN et ses alliées et vassaux régionaux) se prépare à l’affrontement contre la Chine et l’axe du mal (Chine, Russie, Iran, Corée du Nord et tout état qui offre une résistance à l’empire anglo-américain), pour le contrôle planétaire au XXIème siècle.

Et, comme les lecteurs de cette colonne sont uniquement préparés à comprendre, tout ce conflit à venir fait partie d’une partie d’échecs en 3 dimension (3D), partie qui se joue bien au-dessus de l’échiquier à 2 dimensions (2D) des états-nations sur lequel on nous demande de nous focaliser.

Mais cette partie d’échecs en 2D qui se déroule fait partie du schéma problème-réaction-solution que les joueurs d’échecs 3D utilisent pour mettre en place leur agenda. Aujourd’hui donc examinons les derniers mouvements sur le grand échiquier et voyons ce qu’ils révèlent au sujet des plans mondialistes pour le contrôle total.

Vous vous rappelez il y a 5 ans quand tout le monde parlait du plan quinquénal chinois ? Devinez ? Le temps est déjà venu pour un nouveau plan quinquénal ! Incroyable comme une demie-décennie passe vite hein ?

Comme vous le savez sans doute, le Parti Communiste Chinois (PCC) vient juste de bâcher la 4ème session de son 13ème Congrès National Populaire au Grand Palace du Peuple à Pékin ; et comme vous le savez chers lecteurs informés, cela veut dire que les communications chinoises (ComChin) viennent juste de donner leur prochain plan quinquénal. Avez-vous votre copie ?

Il y a au moins quatre catégories toutes chaudes à décortiquer sur ce que ce nouveau plan quinquénal implique.

Il y a ces vues des perroquets partisans du mensonge Mockingbird (NdT: allusion au programme de contrôle médiatique de la CIA) de la presse contrôlée de l’establishment qui essaient de lire les feuilles de thé pour dégoter les faiblesses et les vulnérabilités de la nouvelle menace rouge. Observez, par exemple, le magazine Foreign Policy clamant que le plan démontre un “manque d’ambition” de Pékin ou le doigt accusateur du magazine “the Economist” au sujet du manque d’enthousiasme de la Chine dans ses efforts de réduction d’émission de carbone ou l’avertissement du CFR sur “l’importance grandissante de protéger la Chine des vulnérabilités extérieures en atteignant l’auto-suffisance en matières de science et de technologie.”

Il y a les vues des médias chinois contrôlés par l’état comme Xinhuanet et son observation calme et mesurée sur le passage du plan “démontrant l’unité du leadership du parti, la position du peuple comme maître du pays et un gouvernement fondé sur la loi.” exemple typique.

Il y a les vues des publications variées de l’industrie qui focalisent sur ce que le plan veut dire pour ceux qui cherchent à piéger le marché interne chinois et ce que  la dynamique chinoise veut dire pour ce secteur. Ainsi, PitchBook se concentre sur les efforts de la China à draguer le capital étranger en relâchant certaines restrictions dans certaines industries, Nature focalise sur la décision de la Chine de se concentrer sur la création “d’une force de recherche stratégique pour la nation” et Power Technology plonge dans les implications qu’aura le plan quinquénal dans le secteur énergétique.

Et puis, il y a les quasi-indépendants médias qui, en recherchant à combattre le narratif des médias dominants de l’establishment, servent pratiquement de haut-parleur aux ComChin et à ses points de vue. Prenez Pepe Escobar par exemple dont le dernier article : The Shape Of Things To Come In China commence par rapporter les détails du plan quinquénal et se termine en ode au système communiste chinois de la tyrannie technocratique, affirmant haut et fort que “la confiance de l’opinion publique dans le leadership de Pékin demeure très solide” et que le système des ComChin “est comme une mixture sophistiquée de marxisme internationaliste et de confusianisme (privilégiant l’harmonie et détestant le conflit) : le cadre pour “une communauté ayant un futur partagé avec l’humanité.

Ce à quoi servent toutes ces perspectives au final est de renforcer le narratif central de la nouvelle guerre froide, c’est à dire que la montée de la Chine est une menace pour le monde occidental et son establishment. Ce narratif renforce l’impression que le jeu d’échecs en 2D est vraiment l’affaire importante et cela jette le public dans un état de peur duquel il sera plus enclin à demander la guerre pour combattre cette vile menace plutôt que de chercher à comprendre la nature et les origines de cette menace.

Ceci est très utile pour les joueurs affairés au jeu d’échecs à 3D, parce que cela joue tout à fait dans le sens de leur dialectique de contrôle, à savoir…

La réaction: l’avènement du Quartet

Comme Newton nous l’a si bien enseigné, pour toute action il y a une réaction égale opposée. Ainsi, une fois que nous sommes conditionnés à croire en la montée de la nouvelle menace rouge, nous sommes simultanément préparés à attendre une réaction de l’occident.

Ainsi, lorsque les Japonais lisent les manchettes de journaux au sujet de la menace navale chinoise sur les îles inhabitées de Senakaku en Mer de Chine méridionale et que es Australiens lisent au sujet de leur gouvernement menacé par les ChinCom et les Indiens lisent que les Chinois infiltrent cybernétiquement leurs réseaux d’infrastructure et que les Américains lisent les dernières aventures du croquemitaine chinois (l’histoire d’horreur du jour : La Chine arrive en Amérique du Sud !), cela paraît tout à fait naturel que nos vaillants leaders politiques veulent faire quelque chose pour contre-carrer le nouveau péril jaune.

Et bien n’ayez crainte cher citoyen apeuré, vos leaders sont bien en action. Ils forment le Quartet !

Non, le Quartet n’est pas une nouvelle équipe de superhéros de chez la bande à Marvel, c’est le nom “in” pour l’alliance Japon/USA/Australie/Inde qui cherche à garder sous contrôle la menace chinoise. Le Quartet anciennement connu sous le vocable de Quadrilateral Security Dialogue, fut d’abord proposé lorsque le premier ministre nippon Shinzo Abe était en fonction en 2007, mais ne fut activé que sous l’administration Trump et la poussée sur la sécurité indo-pacifique du ministre des AE yankee, ex-patron de la CIA, Mike Pompeo.

Comme toute chose importante pour les joueurs d’échecs en 3D, la transition du Quartet de l’époque Trump à celui de l’ère Biden s’est faite sans bavure. Le ministre des AE de Trump Mike “menteur, tricheur, voleur” Pompeo a appelé en octobre de l’an dernier à ce que le Quartet devienne “l’OTAN de l’Asie”, ce qui est devenu l’appel de Biden au sommet des leaders de ce Quartet ce mois-ci comme si rien ne s’était passé dans les mois qui se sont écoulés.

Le fait que l’équipe Coca Cola et l’équipe Pepsi Cola travaillent de concert dans la même convergence de politique étrangère est rien moins que stupéfiant pour ceux qui sont coincés à regarder en boucle l’échiquier 2D, mais depuis la perspective de l’échiquier 3D, cette continuité de l’agenda est révélateur. Cela démontre que le narratif de la Chine croquemitaine est très important pour ceux qui pilotent l’agenda. Quelque soit la version de Cola au pouvoir, il est important que le public perçoive la Chine comme l’Ennemi qui se doit d’être confronté par les bons. Donc, le Quartet va de l’avant.

Comme je l’ai démontré en long, en large et en travers auparavant, ce n’est pas que les ComChin et leurs amis de “l’axe du mal” soient en fait les bons de l’histoire mais incompris ; mais que la menace ComChin dans sa totalité a été précisément et délibérément construite au cours de plusieurs décennies par des transferts de fonds, des accords bancaires, des investissements, des “fuites” de technologie militaire et bien sûr la délocalisation des industries occidentales vers la Chine et ce depuis un bon moment. Juste comme l’a démontré le Pr. Antony Sutton lors de la guerre froide 1.0, la nouvelle menace rouge de cette guerre froide 2.0 est de la même manière un tigre de papier construit par les mêmes pilotes de la partie d’échecs 3D et pour la même raison : préparer le public à “l’inévitable solution”.

Solution : La guerre

Comme je l’ai souvent observé, vous n’avez pas besoin d’une boule de cristal pour voir où tout cela mène : à la guerre.

Oui, nous savons que nous sommes dans la phase préparatrice d’une confrontation directe dès maintenant. Les pièces sont pas à pas mises en place, le narratif se forme et les pions du jeu de guerre (vous et moi) sont avertis du pourquoi nous allons devoir nous battre et mourir, pour la gloire de notre petit carré sur le grand échiquier.

Mais ceci est un faux narratif. En réalité, il y a une guerre qui a pris place et ce n’est pas celle entre la Chine et les Etats-Unis. C’est la guerre qui fait rage entre la soi-disante “superclasse” auto-désignée, celle qui survole le système des états-nations et le quidam moyen du monde.

L’objectif final n’est pas de détruire l’empire américain ni le système communiste d’état chinois, mais de faire fusionner ces deux systèmes en une résultante qui sera le pire des deux mondes, une tyrannie technocratique (NdT: ce que nous appelons la dictature technotronique…) qui verra le plus petit nombre diriger et opprimer le plus grand nombre. Ceci correspond en quelque sorte à tout ce que nous avons averti qu’il se passerait ici sur le Corbett Report.com ces 14 dernières années (NdT: et sur R71 ces 11 dernières années…), alors soit vous le capter maintenant ou pas. Mais si vous ne le capter pas, cette explication pourrait être la plus facile pour comprendre le concept.

Si vous comprenez ce de quoi il retourne, alors je pense qu’il est impératif que nous prenions la ferme décision maintenant de ne pas être entraînés et balayés par l’hystérie guerrière qui va se déchaîner sur les populations dans les prochaines années. Nous ne pouvons pas contrôler nous mêmes le jeu d’échecs 2D, mais nous pouvons au moins contrôler quel rôle nous jouerons dans ce jeu et pouvons refuser de jouer ce rôle de pions obéissants du système qu’on veut nous faire jouer.

Au bout du compte, le Marcel / Zhou de base des rues de Shanghaï n’est en aucun cas notre ennemi mortel. La véritable menace sur nos vies et notre mode d’existence vient de ces supposés leaders menteurs et corrupteurs qui nous ont menti sur le 11 septembre et sur la “guerre contre le terrorisme” et sur les armes de destruction massive (prétexte à l’invasion de l’Irak en 2003), sur la crise économique de 2008 et sur les guerres en Libye, en Syrie et au Yémen ainsi que pour ce COVID-19[84] et sur pratiquement tout ce qui a une importance.

Les politiciens et les grandes gueules des médias de l’establishment œuvrent pour leurs maîtres de l’oligarchie dominante et gouvernante, les joueurs de cette partie d’échecs 3D, qui manipulent le jeu pour leur bénéfice, ils sont maintenant en train d’essayer de manipuler le public dans une hystérie collective au sujet de la “menace croissante” chinoise alors même qu’ils sont en train de mettre en place le système de contrôle chinois, les confinements, les reconnaissances faciales et leurs logiciels et le système de crédit social de gestion de la société, dans les pays occidentaux.

Alors, allez-vous vous laisser berner et embarquer ?…

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie