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Nouvel Ordre Mondial et ingérence politico-économique: Mieux connaître la maison mère des think tanks… Le Royal Institute of International Affairs (James Corbett)

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Résistance au Nouvel Ordre Mondial

 

Connaître son ennemi: Le Royal Institute of International Affairs (RIIA)

 

James Corbett

 

19 janvier 2019

 

Source:

https://steemit.com/world/@corbettreport/know-your-enemy-the-royal-institute-of-international-affairs

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les lecteurs de cette colonne sauront déjà tout au sujet du Council on Foreign Relations ou CFR. L’influence du CFR sur l’agenda de la politique étrangère américaine était il n’y a pas si longtemps étiquetée comme une “théorie conspirationiste”. Mais, comme c’est le plus souvent le cas, la “théorie conspirationiste” devient simplement avec le temps un truisme de plus que les conspirateurs eux-mêmes tournent en dérision. Ce que vous ne savez peut-être pas en revanche est que le CFR est une succursale d’une organisation un peu plus ancienne et moins connue: le Royal Institute of International Affairs, ou RIIA. L’idée de la formation de ce groupe fut forgée durant une session informelle de la conférence pour la paix de Paris en 1919. L’Institut for créé l’année suivante, d’abord comme le British Institute of International Affairs, puis après avoir reçu une charte royale comme le Royal Institute of International Affairs.

Le groupe est devenu synonyme de Chatham House, son QG se situe sur St James Square à Londres et est  largement reconnu par les experts en politique étrangère comme le think tank ayant le plus d’influence au monde.

Dans les années suivant sa création, le RIIA a ouvert des succursales à travers le Commonwealth britannique et dans le monde, ceci inclut le CFR, né lui aussi en grande partie de cette réunion de Paris en 1919, puis vinrent l’Australian Institute of International Affairs, et les contreparties éponymes en Afrique du Sud, au Pakistan ainsi que le Canadian International Council, toutes des organisations similaires.

Officiellement, le RIIA, comme ses succursales, est une organisation à but non lucratif et non-gouvernementale (sic), qui promeut l’analyse des problèmes internationaux dans des sujets comme l’énergie (NdT: pétrole, pétrole + gaz…), les ressources et l’environnement, l’économie internationale, la sécurité internationale et le droit international. Tout comme pour ses succursales, la vaste majorité des publications du groupe est mise à la disposition du public gratuitement via leur site internet et leur journal, International Affairs. (bien entendu ce n’est pas en accès libre ni gratuit au sens d’une pizza gratuite. Vous aurez besoin d’un compte actif avec “Oxford Academic” si vous voulez avoir accès en ligne au contenu d’International Affairs comme cet article chauds les marrons chauds: « World politics 100 years after the Paris peace conference » by David Lloyd George’s great-granddaughter and former Rhodes Trustee Margaret MacMillan.)

L’organisation est financée par des partenaires, des patrons et la liste de ses membres se lit comme un véritable who’s who de la corporatocratie oligarchique, ces partenaires incluent: Chevron, AIG, Bloomberg, Toshiba, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Lockheed Martin, Royal Dutch Shell, ExxonMobil et des douzaines d’autres entreprises, institutions et gouvernements étrangers. Chatham House attire de manière consistante un grand nombre de conférenciers très connus sur des sujets très nombreux, publiant des rapports qui définissent l’agenda politique, pas seulement pour la Grande-Bretagne, mais pour la plus grande partie du monde développé. Bien que la majorité de ses activités soient accessibles publiquement, le groupe conserve malgré tout certaines réunions politiques privées et c’est pour cela que l’association est la plus connue. Cette politique est connue sous le vocable de la règle de Chatham House qui stipule:

“Lorsqu’une réunion ou quelque soit d’autre se tient sous la règle de Chatham House, les participants sont libres d’utiliser les informations reçues librement, mais ne peuvent en aucun cas divulguer l’identité ni l’affiliation du conférencier, ni d’aucun autre participant, rien de cela ne dit être révélé.”

La règle est invoquée de manière ostentatoire afin d’encourager le débat sur des problèmes de contentieux, la théorie voulant que des personnes connues ne voudraient ou ne pourraient pas discuter leurs points de vues sur des sujets épineux, si leur identité et affiliation étaient connues publiquement. Quelques unes des réunions les plus secrètes critiquées à cet égard, comme la réunion annuelle du Club Bilderberg, adhèrent à la règle de Chatham House, invitant les accusations de réunions secrètes et d’influence occulte, cachée dans les agendas.

Quand on parle de groupe comme le RIIA, il est très difficile de balayer d’un revers de la main ces accusations.

Que le groupe publie son magazine International Affairs sous les auspices de l’université d’Oxford nous parle des racines historiques de ce think tank. Né des cendres de la première guerre mondiale, le RIIA fut créé par les mêmes personnes qui menèrent la conspiration de la première guerre mondiale. Ceux qui sont familiers avec mon travail sauront maintenant que la “grande Guerre” fut en partie fabriquée par une société secrète (pas si secrète que ça…), créée formellement en 1891 par Cecil Rhodes.

La société de Rhodes fut faite pour fonctionner sur ce que G. Edward Griffin a nommé “La formule Quigley” où une petite clique crée une plus grande organisation qu’ils peuplent de gens comme eux, des collaborateurs auxquels ils cachent les véritables buts et objectifs de la société. Par cette méthode, des groupes de centaines voire de milliers de personnes peuvent être dirigées vers des objectifs connus des seuls conspirateurs œuvrant au sein d’un petit groupe. Comme le dit G. Edward Griffin, le travail de Carroll Quigley (historien britannique), spécifiquement son ouvrage sur l’establishment anglo-américain, a alerté le public sur l’existence de ce groupe et de quelques uns de ces membres clefs comme Alfred Milner , Lord Esther, Lionel Curtis et Lord Lothian.

Pratiquement exclu des livres d’histoire aujourd’hui, Alfred Milner était un journaliste qui fut sorti de sa condition médiocre par Stead, qui en fit le rédacteur en chef adjoint à la Gazette Pall Mall. Stead et Rhodes usèrent de leur influence pour que Milner soit nommé haut-commissaire en Afrique du Sud en 1897, une position influente et très importante dans les années qui précédèrent la Guerre des Boers. Milner fut le mentor d’un groupe de jeunes avocats et administrateurs, essentiellement affiliés avec l’université d’Oxford qui prit le sobriquet de “garderie Alfred Milner”. Ces personnes devinrent parmi les figures es plus influentes dans le domaine des affaires étrangères au XXème siècle pour l’empire britannique, ce groupe incluait des gens comme Lord Lothian, Philip Henry Karr, Robert Henry Brand de la banque Lazard et Frères, le 1er baron de Tweedsmuir et Lionel Curtis, le fondateur reconnu du RIIA.

Dès sa formation, ce groupe eut pour intention d’être un moulin à paroles pour les leaders de l’establishment anglo-américain, pour décider et mettre en pratique leur agenda, qui pourrait être ensuite livré clef en main à n’importe quels politiciens qui seraient en fonction à ce moment précis, peu importait qui. Cette attitude élitiste envers le mode de gouvernement fut le moule dont tout découlerait dès le moment de la création du groupe. Comme le notent dans leur livre Jim MacGregor et Gerry Docherty  Prolonging the Agony: How the Anglo-American Establishment Deliberately Extended WWI:

“Ils [les membres de la société secrète de Cecil Rhodes] ont pris le groupe à succès de la Table Ronde et l’ont remodelé en ce Royal Institute of International Affairs. Étouffé dans un langage qui une fois décodé signifie qu’ils travailleront ensemble pour déterminer les futures directions d’un monde changeant très rapidement, Lionel Curtis fut l’avocat du fait que “la politique nationale devrait être forgée par une conception des intérêts de la société dans les grandes largeurs.” Par cela il voulait dire les intérêts de l’establishment anglo-américain. Il parla des établissements qui furent faits à Paris en résultat de l’opinion publique de plusieurs pays et exprima le fait q’il devait être établie une différence entre les “bonnes” opinions publiques et les “mauvaises”.

Avec une certitude qui fait froid dans le dos, il annonça que “la bonne opinion publique était essentiellement produite par un petit nombre de gens en contact réel avec les faits, personnes qui ont recherché les problèmes impliqués.” Il parla du besoin de “cultiver une opinion publique dans bien des pays du monde” et proposa la création “d’un think-tank de haut niveau strictement réservé, composé d’experts des délégations anglaise et américaine ayant la même vision, Un comité de sélection, entièrement dominé par des agents secrets de l’élite fut organisé pour éviter “une grande masse de membres incompétents”. Quelle quintessence de la pensée de la classe dominante britannique. Une nouvelle élite anglo-américaine à la participation dûment approuvée s’auto-sélectionna.”

Ces dernières années, le RIIA, le porte-parole le plus visible de l’héritage de cette société secrète, a été responsable de rapports expliquant pourquoi l’or n’est pas une alternative viable au système monétaire international en vigueur, d’une analyse sur l’élection iranienne de 2009 qui informa dans du monde sur “l’irrégularité” de cette élection, un éditorial controversif du ministre des affaires étrangères britannique implorant pour une militarisation du cyberspace et bien d’autres documents, publications, conférences et présentations influents.

Au bout du compte, ce qui est peut-être le plus intriguant pour ceux qui sont intéressés à examiner comment fonctionne le pouvoir dans la société n’est pas nécessairement l’origine secrète d’un groupe comme le RIIA, ni même la façon dont il a manipulé, façonné et contrôlé en catimini la politique étrangère britannique depuis des décennies ou comment il est parvenu à obtenir tant de pouvoir et d’influence sur le monde au travers de ses divers branches et organisations. En lieu et place, ce qui est véritablement fascinant au sujet de Chatham House est qu’elle est si ouverte.

Bon nombre de ses réunions et comptes-rendus sont publiquement disponibles. Ses membres associés et entrepreneuriaux sont publiés sur leur site internet. Son journal est ouvertement publié et rendu public. Son histoire, qui fut à une époque ceinte du voile du secret et du mystère, a été mise à nu depuis maintenant plus d’un demi-siècle. Et pourtant, malgré tout cela, on discute très rarement du RIIA comme d’un centre de pouvoir très important dans la société du XXIème siècle.

Dans un sens, peut-être est-ce un grand succès: cacher son énorme influence et son rôle incessant de direction de la géopolitique mondiale sans se cacher derrière le voile du secret comme le font les groupes Bilderberg et Skull and Bones et autres sociétés secrètes (NdT: comme aussi bien entendu la franc-maçonnerie), mais en se mettant lui même sous les feux de la rampe publics pour que cela paraissent tout ce qu’il y a de plus banal. On doit noter après tout, que c’est précisément la manière dont Cecil Rhodes envisageait le fonctionnement d’une telle organisation et l’existence continuelle, l’influence des idées, manifestées ouvertement par Chatham House, le CFR et leurs frères think-tanks dans le monde entier, pourrait servir servir d’exemple parfait sur le comment quelques unes des plus grosses sociétés secrètes au monde sont cachées en étant à la vue de tous.

 


Libérez l’esprit asservi

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Résistance au colonialisme: Justin Trudeau représentant de l’entreprise coloniale appelée « Canada » accroché en Colombie Britannique… (Mohawk Nation News)

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Gilets Jaunes !… Réfléchissons à ceci car leur lutte est la notre et notre lutte est la leur, nous sommes tous inter-connectés et faisons tous partie d’un vaste réseau planétaire de résistance et de rébellion contre l’ordre anti-naturel dictatorial des choses. Les Gilets Jaunes SONT LES POPULATIONS NATIVES OPPRIMEES de la terre de France. Le premier ministre canadien est l’intendant collecteur pour la « couronne » comme Macron est l’intentant collecteur pour l’oligarchie (elle aussi affiliée à la « couronne » de la City de Londres car le CAC40 est une succursale de La City…). Trudeau discute et se fait accrocher par la résistance anti-coloniale, ce qui ne risque pas d’arriver à Micronus 1er qui refuse le débat public et fait dans son froc.

La fin est proche pour l’oligarchie ainsi que pour l’État, cette entité artificielle de la division et de l’oppression/exploitation, aidons les à disparaître, c’est une mesure de salubrité publique…

~ Résistance 71 ~

 

Loi naturelle, loi de la terre…

 

La Colombie Britannique avant l’établissement colonial

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/15/b-c-before-colonial-settlerism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous retournerons en l’état (politique) des choses telles qu’elles étaient juste avant l’arrivée des chrétiens (européens) sur l’Île de la Grande Tortue et vers un monde durable ayant la reconnaissance et le respect de toute vie dans nos relations avec notre terre-mère.

A Kamloops en Colombie Britannique (NdT: côte ouest canadienne), l’envahisseur immigrant et premier ministre de l’entité coloniale, Justin Trudeau, a admis que “nous avons une longue et terrible histoire”. Toute vie originelle sur l’Île de la Grande Tortue vivra selon les préceptes de Kaianerekowa (grande Loi de la Paix) et de Teiohateh (wampum deux rangées), toutes deux fondées sur le pouvoir de nos esprits. L’entreprise coloniale illégale connue sous le nom de “Canada” n’existera plus ; sont déclarés nuls et non avenus tout ce qui est connecté avec la colonie du Canada aussi insignifiant soit-il tels que la loi sur les Indiens (Indian Act), les conseils de bandes, les lois sur les terres indiennes de 1924, tus les tribunaux coloniaux en résidence sur l’Île de la Grande Tortue, la monnaie de singe du dollar, les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les pensionnats pour Indiens, le christianisme, les traités, les lois d’immigration et les immigrants, ce pur crottin de cheval appelé “constitution du Canada”, qui ne fut jamais ratifiée par le peuple canadien, qui présume être au-dessus de nous, tous les titres de “propriété” de la “couronne” et ce depuis le début, etc…

Note de R71: La vidéo de la conversation avec J. Trudeau est inclue dans l’article dont le lien figure ci-dessous…

https://www.kamloopsthisweek.com/news/trudeau-takes-questions-handles-outbursts-at-kamloops-town-hall-meeting-1.23589598

A Kamloops en CB le 9 janvier 2019, le premier ministre Justin Trudeau plaida coupable de tous les crimes d Canada contre la vie sur l’Île de la Grande Tortue. Il sera tenu responsable de ses paroles. Ceux qui ne suivront pas Kaianerekowa et Teiohateh devront quitter l’Île de la Grande Tortue. Nous les peuples natifs pouvons maintenant exercer nos devoirs et nos responsabilités comme elles furent déterminées par la nature/création. Justin Trudeau n’a aucun pouvoir de donner l’auto-détermination à quiconque. Il admet sans ambages que le Canada a violé Kaianerekowa et Teiohateh.

Trudeau veut 1 million de nouveaux immigrants au Canada. Chaque immigrant doit passer un test administré par le véritable peuple natif naturel de l’endroit. Nous déciderons qui vient sur nos territoires. Ceux qui ne connaissent pas et ne s’engagent pas personnellement à suivre Kaianerekowa et Teiohateh ne peuvent pas rester ici. Le premier ministre Justin Trudeau a fait le commentaire suivant à la réunion de la mairie de Kamloops en Colombie Britannique, le 9 janvier 2019 (dans l’enregisterement entre 45:43 et 51:29)

Note de R71: entre crochets et en italique sont les commentaires de MNN sur les réponses de Trudeau…

Premier Ministre: “Oui, vous avec le foulard rayé, oui”.

Question: “Hello, mon nom est Tilly. Je viens de la nation Stl’atl’lmx et je viens ici avec mes prières et avec mes ancêtres et aujourd’hui je veux vous demander ce que vous allez faire pour arrêter l’oppression et la constante mise de nos peuples sous le joug de la colonisation ? Quand allez-vous nous rendre nos droits ? Quand allez-vous commencer à vous intéresser de qui nous sommes et cesser de nous voir seulement en rapport avec nos terres ?”

Réponse du premier ministre: “Merci de votre question, Tilly. Le Canada a une longue et terrible histoire en regard des peuples indigènes. Nous avons échoué de manière consistante en tant que pays envers notre parole initiale donnée et dans l’intention même des traités. Nous n’avons pas traité les peuples indigènes comme des partenaires et comme les gardiens, les “stewards” de cette terre. Nous les avons marginalisés et nous sommes comportés de manière coloniale paternaliste manquant sévèrement de respect envers les peuples natifs, premiers et gardiens de la terre. Nous avons beaucoup à nous excuser et beaucoup à travailler dans le futur pour gagner le respect mutuel.”

[Là réside l’admission de culpabilité faite par Trudeau..]

“Okay, Hier après-midi donc, j’ai eu l’opportunité de m’assoir à Ottawa avec les leaders des nations premières agissant sous les traités modernes d’auto-gouvernement. Des nations qui sont sorties de la relique coloniale qu’est la loi sur les Indiens (Indian Act) 

[Ces “leaders” sont des acteurs indiens coloniaux payés qui parlent pour le Canada mais ne peuvent en aucun cas parler pour les peuples natifs et originaux de l’Île de la Grande Tortue. Les décisions légitimes doivent être prises par chaque natif sur l’Île de la Grande Tortue.]. Et nous travaillons avec eux sur un auto-gouvernement complet et nous travaillons avec eux de manière à ce qu’ils puissent leurs propres décisions au sujet de leur terre, sur le comment ils s’occupent de leur peuple, comment ils les servent, comment ils vont de l’avant de manière responsable qui soit leur choix et voilà pourquoi nous travaillons sur deux niveaux concernant ce problème…

[Ici, Trudeau soliloque car ces gens sont ses sous-fifres payés pour la sale besogne. Leur plan est de balkaniser le peuple natif de l’ouest en créant un conflit sans fin entre nous…]

(Ici il y a une réponde du public) Le premier ministre dit: 

“Je comprends bien. J’essaie de répondre à sa question, ai-je le droit de répondre à sa question ? Madame ? Merci… Donc Tilly, voici les deux niveaux sur lesquels nous travaillons: 

1- Les services indigènes et 

2- les relations indigènes. 

Sur le sujet des relations, nous savons que nous devons sortir de sous cette loi sur les Indiens (Indian Act).

[Nous allons retourner à avant le 25 octobre 1924, quand nous contrôlions toute la terre. On va commencer par çà…]

Nous devons aller vers le fait que vous puissiez décider et être en contrôle de vos communautés, en contrôle de vos territoires, en contrôle de votre futur, en contrôle de nouveau de vos enfants, en contrôle de vos destinées qui vous été retirées au gré des siècles et des générations.

[Il admet le crime et sera condamné !]

Et voilà la tâche, cela a pris des décennies et des siècles pour briser cette relation. Cela prendra du temps pour l’améliorer, mais nous faisons de gros progrès maintenant en ce qui concerne l’auto-gouvernance, les nouvelles relations, en soutien de tout ce qui bouge dans la bonne direction.

[Le génocide peut s’arrêter immédiatement lorsque les femmes prennent leur place en tant que kanistensera (conseil des mères) parmi nos peuples, protégées par les hommes. ] 

De l’autre côté, il y a la question des services. Il y a toujours beaucoup trop de communautés indigènes dans ce pays qui existent sous de mauvais conseils, qui n’ont pas d’écoles, pas de parité en terme financier de ce que nous investissons pour la jeunesse des communautés non-indigènes en regard des communautés indigènes…”

[Il admet ici que le Canada a perpétré tous ces crimes. Arrêtez le génocide et le vol des terres et des ressources cesseront en un instant lorsque vous nous laisserez enfin tranquilles. La nouvelle donne de l’entreprise coloniale du Canada est de transformer nos communautés en des municipalités et de faire des peuples originaux placés ici par la Nature, des serfs contribuables au bénéfice de la corporation coloniale charognarde du Canada. Le nouveau contrat proposé est appelé “L’accord d’encadrement”, le “Framework Agreement” et se trouve en débat en ce moment à la chambre commune (parlement). Ils n’ont absolument aucune intention d’honorer Teiohateh, le wampum deux rangées, ni Kaianerekowa, ni le traité de paix de Montréal de 1701.]

(Déclaration de Tilly…): 

“… Vous profitez de tout ce qui résulte de notre oppression et de notre inconfort.”

Premier Ministre: 

“Non pas du tout Tilly. Je suis prêt à entrer en partenariat avec vous pour construire le futur. Et c’est ce que nous avons fait ces trois dernières années en renouvelant cette relation… (intervention inaudible de Tilly…) Je peux comprendre votre impatience…”

[Cette nouvelle relation est de faire traverser les terres natives par l’oléoduc et de violer et de piller notre mère.]

Déclaration de Tilly: :

“… Pourquoi viennent-ils nous confronter ? Pourquoi ne mettez-vous pas ces policiers au travail pour nous protéger ? Vous protégez un sale oléoduc, ceci n’est en rien honorable… (inaudible)”

[La GRC a arrêté des gens du peuple Wetsuweten et pas les envahisseurs illégaux de l’oléoduc, pas loin géographiquement de la tristement célèbre route des larmes. Note de R71: la fameuse route en CB où beaucoup de femmes autochtones disparaissent]. 

Premier ministre: 

“Je comprends votre colère et la passion qui se dégagent de cette affaire de protéger vos terres ; ceci doit absolument être entendu. Je le respecte et le comprends.

 [Le verdict du tribunal dans l’affaire de Coastal GasLink Pipelines v. Huson dit que nous ne fûmes pas entendus…]. Je sais aussi qu’un certain nombre de leaders natifs ont soutenu et ont travaillé à ce projet d’oléoduc…”

[Les conseils de bandes sous l’Indian Act et les organisations “indiennes” nationales sont des systèmes fonctionnant à la majorité des 51%, comme leurs maîtres coloniaux. Une petite poignée d’Indiens votent et faussement parlent en notre nom. Note de R71: la vaste majorité des natifs ne reconnait pas ces “conseils de bandes” ou de “tribus -aux USA- car ils sont en dehors du système de gouvernance traditionnel que les états coloniaux eux, refusent de reconnaître pour les remplacer par les foies jaunes à leur solde… d’où la réflexion de Tilly ci-dessous.]

[Tilly: “Ce sont des vendus”] . . . .

Premier ministre; 

“Maintenant la question est que ce n’est pas au gouvernement fédéral de  décider qui va parler pour vous. Ce n’est pas mon boulot. Mon boulot est d’essayer et de travailler avec tout le monde, de travailler avec vous tous pour s’assurer que vous retrouviez le contrôle de vos terres, de votre futur, de votre destinée. Et c’est sur ce partenariat que nous travaillons et c’est difficile, très difficile.”

[Ce ne sont que les paroles d’un criminel condamné appelé Canada. Le gouvernement de la Colombie Britannique a fourni les permis et autorisations pour décimer les loups qui sont les gardiens naturels de la forêt pour la sécurité des ouvriers du pipeline/oléoduc…]

[Déclaration de Tilly]:

“… Vous n’avez pas la permission de vous trouver là et de dire que cette personne sera le leader et parlera au nom de cette nation… Vous prenez l’affaire par le mauvais bout. Venez sur cette terre et respectez nous.”

Premier ministre: 

“Okay. Merci beaucoup. Merci pour vos questions. Merci de partager tout ça. Je comprends très bien votre passion et votre colère. Je les reconnais et je vous dis que nous allons travailler ensemble pur résoudre ces problèmes. Je peux comprendre votre impatience s’il en est. Je peux comprendre votre frustration. Mais dans le même temps, je désire parler des indigènes… okay… j’écoute.”

[Ceci est sa version de fuddle duddle,. Note de R71: allusion à l’affaire du père de JT, Pierre Trudeau qui aurait en 1971 dit au parlement canadien à un membre de l’opposition “Fuck you !” et avait démenti en invoquant avoir dit:“fuddle duddle”…]

[commentaires inaudibles de Tilly]

Tilly: .

“… Je le demande au nom de mon peuple. Je veux un(e) ???… Je ne veux pas voir vos larmes de crocodile. Je ne veux pas vous voir vous excuser, je ne veux pas entendre vos histoires. Je veux voir que vous êtes désolé et je veux que vous commenciez à faire de meilleurs choix pour tous ceux vivant sur cette terre. Ce qui veut dire ceux qui n’ont pas de voix. Je parle au nom de tous les poissons qui circulent dans nos rivières, nos lacs et nos ruisseaux. Je parle de (éco)systèmes complets que vous voulez briser et voir en petits morceaux, mais ce n’est pas de cette façon que cela fonctionne. Vous devez commencer à comprendre les gars, que nous vivons dans un monde collectif, pas dans une singularité, nous vivons tous dans un monde connecté de manière très efficace et vous les gars, ne faites que le briser, vous les gars… vous les mecs brisez tant de lois, vous n’avez absolument aucune idée de ce qu’est la loi naturelle…”

[D’autres commentaires de Tilly et d’autres personnes de l’audience.]

Premier ministre: 

“Okay, okay Tilly, Je vous remercie pour ce que vous avez dit. J’ai écouté ce que vous aviez à dire. Je vous soumettrais respectueusement que peut-être vous n’avez pas écouté ce que je dis. Okay, vous n’avez pas… Tilly. Nous travaillons… Tilly, je dois vous demander… s’il vous plaît, nous devons être respectueux envers chacun qui est venu ce soir s’engager dans cette conversation. Ce n’est pas vrai. Ils viennent juste d’enlever la barricade. Ils l’ont fait cet après-midi. C’est un signe de respect rien que là. [!!!!??] Ils ont enlevé la barricade. Voilà comment tout cela est supposé fonctionner. Maintenant je pense qu’on va prendre un peu de recul, je vais prendre un peu de recul ici.

[Force et intimidation. C’était un acte belliqueux, criminel de défi. Vous avez plaidé coupable. Nous vous défions de nous rencontrer devant le tribunal international de La Haye que nous puissions faire enregistrer que le Canada était et est toujours une entité nulle et non avenue depuis le tout départ. Le Canada n’a absolument aucune légitimité sur l’Île de la Grande Tortue. L’entreprise coloniale du Canada va bientôt être fermée pour les affaires!]

Premier ministre: 

“Il y a 100 ans, quand furent posés les chemins de fer, personne ne s’est préoccupé des peuples indigènes. Personne ne s’est enquéri des peuples qui ont vécu là pendant des millénaires, de savoir si nous pouvions ou pas  lancer un chemin de fer dans un endroit donné. Ce n’est pas la façon dont nous devons procéder maintenant. Nous devons trouver une meilleure façon de faire les choses. Nous n’allons plus continuer de la sorte. Nous devons trouver une manière qui engage le respect et le dialogue et c’est exactement là-dessus que nous travaillons. Et il y aura des turbulences au long de cette voie ; mais nous allons aussi travailler très dur pour trouver une place pour le respect et la confiance alors que nous écoutons, que nous comprenons quelle est la meilleure méthode pour aller de l’avant pour vous et vos communautés. Alors merci beaucoup pour toutes vos questions ce soir. J’apprécie vos mots à leur juste valeur. Merci bien, je vais prendre une autre question…”

[Voyez l’attaque militaire sur le point de contrôle des Westuweten. Rappelez-vous du 25 octobre 1924 lorsque le Canada a illégalement passé la loi sur les terres indiennes pour voler nos terres et nos ressources pour les donner aux provinces, lois qui ont aussi créé les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les machines à tuer que furent les pensionnats pour Indiens, le système du quota sanguin, les enlèvements de nos enfants connus sous le vocable de la “rafle des années 60” et autres actes génocidaires….]

Tout ceci veut en fait dire que peu importe ce que vous les natifs ferez, nous prendrons vos terres et y ferons passer des oléoducs, alors fermez vos gueules et prenez l’os qu’on vous jette à ronger dans notre magnanimité !…

Plus de 100 nations premières issues de l’INDIAN ACT de l’entreprise coloniale appelée Canada, pourraient acheter l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

CECI EST UNE SAISIE DES PLUS HOSTILES DE NOTRE TERRE ET DE NOS RESSOURCES.

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

 

Pour les nations originelles des Amériques comme pour les Gilets Jaunes, l’ennemi vient autant de l’intérieur… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 17 janvier 2019 by Résistance 71


Kaianerekowa et Teiohateh

 

L’ennemi de l’intérieur

 

Mohawk Nation News

 

11 janvier 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/11/the-enemy-within/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ennemi de l’intérieur sont les chefs issus de l’Indian Act (loi coloniale sur les Indiens) dans nos communautés, des vendus achetés par l’entreprise coloniale du Canada. Le 25 octobre 1924, le véritable peuple originelle de l’Île de la Grande Tortue fut illégalement dépossédé de ses structures de gouvernance et de tous ses territoires sous la menace du fusil. Les lois sur les terres indiennes ont saisi illégalement nos terres et les ont données aux provinces afin d’en extraire les ressources.

A des fins de relations publiques et d’arrondissage des angles, des acteurs corrompus natifs furent mis en place dans le rôle de “chefs”. L’Indian Act, l’église et les banques établissent un cordon invisible autour de nous, appelant les camps de la mort pour prisonniers des “réserves”, où nous fûmes forcés de vivre jusqu’à ce que nous n’existions plus en tant que véritable peuple natif de ce continent. Le plan affairiste sur une durée de cent ans mis en place en octobre 1924 est supposé arriver à complétion en octobre 2024. Avec les natifs enfermés, parqués, interdits de cultiver ou de chasser, ils ont pu nous affamer jusqu’à la soumission et ils l’ont fait dans les grandes largeurs.

Un agent indien de la GRC (NdT: Gendarmerie Royale du Canada, la “fameuse” Police Montée) fut installé au portail. On nous a dirigé comme du bétail vers les camps de prisonniers de guerre à travers tout le Canada. Ceux qui se sauvaient étaient déclarés non-indiens par le ministère des affaires indiennes, leurs propriétés illégalement confisquées. Les colons s’installaient immédiatement sur nos terres, terres que nous n’avons JAMAIS cédées.

Les têtes des natifs, hommes, femmes et enfants, furent mises à prix. Nos os furent enterrés au milieu de nos communautés, là où nous fûmes assassinés. Les colons bâtirent leurs villes sur les ossements de nos ancêtres.

Les barrières furent retirées dans les années 60. Les traîtres prirent le rôle ambivalent de chef de mascarade et d’agent indien pour la colonie. Le script fabriqué du “conseil de bande” continue de fonctionner pour aider les colons à finir leur plan et à se débarrasser de nous. A L’HEURE OU NOUS ECRIVONS CES LIGNES, Trudeau pousse une nouvelle législation pour finalement parvenir à cet objectif. Leur action est d’évangéliser, de christianiser, de socialiser, de minimiser, de légiférer, d’assimiler, de financiariser et de génocider.

Seuls des chrétiens pouvaient siéger dans les conseils. Les églises nous envoyèrent les jésuites qui amenèrent une armée de colons pour extirper et tuer les natifs et occuper, coloniser nos terres. Les églises avec l’aide des “chefs” a leur solde, assassinèrent nos enfants dans les pensionnats pour Indiens et kidnappèrent nos bébés et nos enfants dans le grand coup de filet des années 60. Les Indiens membres des conseils de bandes (NdT: de tribus pour les USA) sont en première ligne de la guerre contre nous.

Ces traîtres mettent en application le programme génocidaire. Tous les Indiens qui participent à la règle des 51% de la majorité dans les élections coloniales visant à élire les conseils de bandes sont accablés de la maladie mentale appelée “owistah” dont un des symptômes majeurs est de faire passer l’individu de la mentalité de “nous” à celle du “je/moi”.

Aujourd’hui, ces traîtres imitent et parodient leurs maîtres d’Ottawa en mentant et en trompant constamment. Le temps est venu de retourner à la période du jour d’avant le 25 octobre 1924 et d’abolir sine die toutes les lois coloniales sur les terres indiennes. Ils doivent traiter directement avec nous, le peuple natif ; maintenant ils ne traitent qu’avec des larbins qu’ils ont eux-mêmes nommés en ces fonctions pour remplir leurs objectifs de pillage.

Les femmes sont les donneuses et porteuses de vie qui continuent de remplir leurs devoirs. La responsabilité des hommes est de protéger l’eau, la terre, l’air, les animaux, les oiseaux, les insects et de protéger les femmes et les enfants dans les communautés et toutes nos relations étendues, partout sur l’Île de la Grande Tortue.

La protection de notre mère est dans notre subconscient, mis dans nos esprits par nos ancêtres. Les conseillers siégeant dans les conseils coloniaux ont renié leur droit de naissance et ne sont plus Onkwehonweh.

Nous avons toujours eu le droit d’exercer notre libre utilisation et satisfaction de cette terre et de tout ce qui est dessus comme création de la nature. Les envahisseurs et leurs marionnettes des conseils de bande de la loi coloniale sur les Indiens essaient de convaincre tout le monde que nos droits n’existent que dans les limites artificielles créées par des étrangers et sauvegardées par l’armée. Toujours plus de force est dirigée contre nous à cause de notre opposition au viol et au pillage de notre terre-mère et de toute la nature qu’elle contient.

Le système entrepreneurial colonial est un crime organisé qui commence au Vatican, à la Couronne britannique (NdT: la City de Londres est la “couronne”, rien d’autre…) et se ramifie au Canada, à ses provinces coloniales et à ses conseils de bandes.

Oui, le conseil de bande et tous ceux qui aident les envahisseurs sont otsinonwaksen, ou de mauvaises créatures dans tous les sens du terme. Nous ne trahirons pas nos ancêtres ni les générations à venir. Nous ne sommes pas venus ici sur un bateau. Nous fûmes placés ici sur notre mère par la Nature/création.

 


Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Message de Gilets Jaunes depuis 1492 !… Nous sommes tous inter-reliés (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2019 by Résistance 71

Ce texte ci-dessous s’applique bien entendu à l’ensemble des territoires et peuples volés, pillés, usurpés, exploités sur l’ensemble du continent des Amériques, de l’extrême pointe nord du Québec arctique jusqu’au Cap Horn, incluant l’espace des Caraïbes, continent étant toujours de nos jours sous le joug colonial de l’Europe christo-capitaliste…

Gilets Jaunes !… Comprenons que la lutte n’est pas uniquement la nôtre, pour notre survie ou l’amélioration de nos conditions de vie. La lutte d’émancipation du joug oppresseur est MONDIALE ! Nous n’en sommes aujourd’hui qu’une partie et ne pourrons réussir l’émancipation qu’unis dans notre complémentarité avec les autres peuples globalement opprimés. Nous devons comprendre que nous luttons pour quelque chose de bien plus grand que de changer la merdouille macronienne ambiante, qui n’est qu’un aléa conjoncturel de l’histoire, qui elle est en marche… Nous appartenons, que nous le voulions ou non, à un Réseau de Résistance et de Rébellion International.

Qu’on se le dise !

Akwe tewatatenoh, nous sommes tous inter-reliés.

~ Résistance 71 ~

 

A lire en complément:
« Gilets Jaunes: ne pas succomber aux chants des sirènes »

 

 

Le crime du Canada contre la Nature

 

Mohawk Nation News

 

7 janvier 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/07/canadas-crime-against-nature/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De KANISTERNSERA, LES MERES [DE CLANS], P.O. BOX 2125, KAHNAWAKE [VIA QUEBEC CANADA] J0L IB0

Courrier enregistré avec accusé de réception

DATE: Jan. 7, 2019

NOTIFICATION DE CESSATION ET DE DESISTEMENT

Cette notification s’adresse à :  Prime Minister Justin Trudeau; David Eby, Attorney General of BC; Michelle Mungall, BC Minister of Energy, Mines & Petroleum Resources; George Heyman, BC Minister of Environment & Climate Change; Scott Fraser, Minister of Indigenous Relations & Reconciliation; Jody Wilson-Raybould, Minister of Justice and Attorney General of Canada; Royal Canadian Mounted Police, BC [E Division]; Carolyn Bennett, Minister Aboriginal Affairs Canada; Queen Elizabeth; Governor General, Coastal GasLink Pipeline, TransCanada Pipeline; Northern Gateway Pipeline; Fatou Bensouda,chief prosecutor International Criminal Court The Hague.

She:kon.

Kanistensera de rotino’shonni:onwe, d’après Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, sont les progénitrices de toute vie sur Onowarekeh, l’Île de la Grande Tortue, et ce depuis le tout début de l’existence de la vie humaine sur Terre.

Teioha’teh (wampum deux rangées) fait que nous vivons et coexistons avec toute vie en tant que frères et sœurs sur notre terre-mère. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix est la volonté de la nature/création.

Cet ordre naturel est une objection au viol et au pillage de toutes vies, arbres, plantes, sols, animaux, eau, air, oiseaux, territoires et peuples d’Onowarekeh, de toute vie qui forme et appartient au cercle de la vie. Les entreprises privées ne vont pas violer Kaianerekowa en continuant leur carnage sur terre pour le profit sans aucune considération pour quelque forme de vie que ce soit autre que celles bénéficiant des dividendes de leurs actionnaires.

Nous vous rappelons qu’une fois que vous aurez abattu le dernier arbre, pollué la dernière gorgée d’eau et empoisonné la dernière bouffée d’air, vous réaliserez alors que vous ne pouvez pas manger votre argent.

Kanistensera affirme que les organisations indiennes issues de l’Indian Act (loi sur les Indiens), les conseils de bandes, de tribus au niveau provincial et territorial, sont des organisations qui ont vendu leur droit de naissance et ne parlent en aucun cas pour le peuple natif. Ils ont quitté le canoë et ont rejoint le navire corporatiste de l’entreprise coloniale.

NOUS ORDONNONS QUE: 

  1. L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE, cessent immédiatement leurs activités et se désistent et que
  1. L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE, respectent teiohateh, le traité wampum deux rangées comme base fondamentale de notre relation sur cette terre ;

AINSI: Onkwehonweh, le peuple qui existe sur cette portion de terre pour toujours, puisse appliquer son devoir et ses responsabilités et ordonne à toutes les entités coloniales de quitter l’Île de la Grande Tortue comme le stipule Kaianerekowa et ce en accord avec la relation originelle entre nous et la création/nature, Onkwehonweh, le peuple naturel parlant pour toute la vie existante.

Nous informons L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE, de cesser leur carnage et de se désister immédiatement. 

Kanistensera ordonne que L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE,  cessent et se désistent de toutes leurs occupations sur Onowarekeh immédiatement, ainsi que cessent et se désistent du massacre de masse entrepris de toute vie ; arrangez vos affaires en conséquence.

Akwe tewatatenoh, nous sommes tous inter-reliés.

ENVOYEZ VOS COMMENTAIRES A:

-Province of BC. David Eby, Attorney General of BC, 250-387-1866, Fax: 250-387-6411, AG.minister@gov.bc.ca

-Honourable Michelle Mungall, Minister of Energy, Mines and Petroleum Resources, PO Box 9060, Station Prov Gov, Victoria, BC, V8W 9E2 Ph: 250-953-0900, Fax: 250-356-2965, EMPR.Minister@gov.bc.ca

–Honourable George Heyman, Minister of Environment and Climate Change Strategy, ENV.Minister@gov.bc.ca Phone: 250 387-1187 Fax: 250 387-1356

–Honourable Scott Fraser, Minister of Indigenous Relations and Reconciliation IRR.Minister@gov.bc.ca, Phone: (250) 953-4844 Fax: (250) 953-4896

–Federal: The Right Honourable Justin Trudeau – Telephone: 613-992-4211 justin.trudeau@parl.gc.ca

Fax: 613-941-6900
–The Honourable Jody Wilson-Raybould, Minister of Justice and -Attorney General of Canada mcu@justice.gc.ca Fax: 613-954-0811- —–RCMP BC (E Division), 778-290-2929 bcrcmp@rcmp-grc.gc.ca

National RCMP headquarters Ottawa 613-843-5999 ——-RCMP.HQMediaRelations-DGRelationsmedias.GRC@rcmp-grc.gc.ca media office)

-Carolyn Bennett, Minister Aboriginal Affairs, 10 Wellington, Ottawa K1A 0H4.

-Governor General, Rideau Hall, 1 Sussex Dr., Ottawa K1A 0A1;

-Queen Elizabeth, Buckingham Palace +44 303 123 7300.

-Coastal Gaslink Pipeline, coastalgaslink@transcanada.com

Ph: 1-855-633-2011 –TRANSCANADA PIPELINE, 517 – 10TH Ave. SW, Calgary AB-Northern Gateway Pipeline 343-292-6096

-Fatou Bensouda, Chief Prosecutor, International Court of Justice, Peace Palace, Carnegicplcin 2, 2517 KJ The Hague, The Netherlands, information@icj-cij.org +31[0]703022323.

-Contact: Office of the wetsuweten: 250-847-3630 http://www.wetsuweten.com/contact/

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Lectures complémentaires sur le colonialisme:

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Friedrich-Nietzsche_L’Antéchrist_1888

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Résistance au colonialisme: L’étiquette coloniale des institutions des Amériques (Mohawk Nation News)

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

=*=

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”
“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps qe l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”
~ Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613 ~

et aussi parce que: 

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 


Réseau de Résistance et de Rébellion International

 

L’expression “First Nations / Nations Premières” est une étiquette de l’entreprise coloniale

 

Mohawk Nation News

 

17 décembre 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/12/17/first-nations-is-a-corporate-label/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada une fois de plus essaie de retirer et de faire disparaître notre véritable identité en tant que peuples originaux placés sur Onowarekeh (L’Île de la Grande Tortue, sous continent de l’Amérique du Nord) par la création/nature.

Le Canada et les Etats-Unis nous ont désigné comme des “affaires domestiques” afin de retirer ce problème de l’attention internationale, d’en faire une affaire interne ne regardant qu’eux. Ils ont prévenu les autres pays de ne pas interférer avec leurs programmes génocidaires, qu’ils appellent aussi des “affaires internes” ! Les Conseils de Bandes (de tribus aux Etats-Unis) et la loi qui les a mis en place comme l’Indian Act ou la loi sur les Indiens au Canada, ainsi que le système de police, coercition colonialiste de la “police indienne” ne sont que la version canadienne de la police secrète nazie dite : Gestapo.

[Lire“Policing Indigenous Movements. Dissent and the Security State” by Andrew Crosby and Jeffrey Monaghan 2018.]  

Lorsque nous utilisons les termes coloniaux d’”Indiens”, de “Nations Premières”, d’”Aborigène”, de “bandes” (ou “tribus” aux Etats-Unis), de peuple “indigène”, de “tribus”, de “nations” et tout autre nom artificiel créé à cet effet, nous donnons une base légale au Canada et à ses conseils de bandes coloniaux. Ils nous veulent dans leur rafiot et nous n’avons plus de canoë pour nous-mêmes. Nous sommes forcés d’admettre et de nous soumettre à leur système. L’entreprise coloniale qu’est le Canada nous force à écrire nos noms en lettres capitales d’imprimerie faisant de nous des entreprises au service de la colonie, des entités artificielles coloniales plutôt que des personnes de chair et de sang. Ceci nous retire toute protection des droits humains ou constitutionnels.

Les accords sur les disputes foncières et territoriales mettent des limites corporatrices coloniales sur notre identité au travers de la suppression de nos noms originaux, des noms d’endroits et des mots qui nous connectent avec notre terre-mère et qui violent le contrat original entre nous et ces charlatans, professionnels de la fraude et du vol. Nous sommes Onkwehonwe (peuples originaux), Nishinabwe, Diné, Lakota, Cree, Mik’maq etc… Nous sommes kanionkehaka’onwe et notre territoire est Kanienkeh, à tout jamais. Nous avons tous des noms originaux naturels et notre territoire à tous est l’ensemble de l’Île de la Grande Tortue.

Tout le processus d’appropriation de terre et l’affirmation coloniale de la propriété sur l’ensemble de ce territoire est une gigantesque fraude. Il est dit dans leur notification de la loi sur l’accès à l’information [Indian & Northern Affairs, A-2011-01840/LD2]: 

Fourni tous les documents en possession du gouvernement en rapport avec une déclaration du gouverneur en conseil que le “Registry Group” “Mohawk Council of Akwesasne” sont une bande dans les limites des termes énoncés dans la loi sur les Indians / Indian Act.” Ils établissent des contrats qui n’ont que l’apparence d’accords se tenant entre Onkwehonweh et le Canada. L’assertion de terre de Dundee fut signée par l’entreprise coloniale du Canada et ses employés du conseil de bande et non pas par Onkwehonweh, ce qui va totalement à l’encontre de la seule véritable loi de la terre, Kaianerekowa La Grande Loi de la Paix, à tout jamais.

Ceux qui abusent furent d’accord pour survivre et coexister avec toute vie en tant que frères et sœurs sur cette portion de notre terre-mère, jusqu’à la fin de leur temps à demeurer ici. (NdT: Le traité wampum deux rangées entre les peuples originaires et les Hollandais à la fin du XVIIème siècle et avec les Français et les Anglais en 1701…) Ils ont brisé cet accord lorsqu’ils créèrent le premier évènement faux-drapeau sur ce continent connu sous le nom de la révolution américaine pour l’indépendance.

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Géopolitique et Nouvel Ordre Mondial: La guerre par procuration des Yankees contre le Vénézuela en préparation…

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L’Opération Condor 2.0 en marche, comme annoncé précédemment …
~ Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis préparent une guerre entre Latino-Américains

 

Thierry Meyssan

 

18 décembre 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article204385.html

 

Petit à petit les partisans de la doctrine Cebrowski avancent leurs pions. S’ils doivent cesser de créer des guerres au Moyen-Orient élargi, ils le feront dans le Bassin des Caraïbes. Avant toutes choses, le Pentagone planifie l’assassinat d’un chef d’État élu, la ruine de son pays, et sape l’unité de l’Amérique latine.

John Bolton, le nouveau conseiller national de Sécurité des États-Unis, a relancé le projet du Pentagone de destruction des structures étatiques du Bassin des Caraïbes.

On se souvient que, dans la foulée des attentats du 11-Septembre, le secrétaire à la Défense de l’époque, Donald Rumsfeld, avait créé un Bureau de transformation de la force (Office of Force Transformation) et désigné l’amiral Arthur Cebrowski pour le diriger. Sa mission était de former l’armée états-unienne à sa nouvelle mission à l’ère de la globalisation financière. Il s’agissait de changer la culture militaire afin de détruire les structures étatiques des régions non-connectées à l’économie globale. Le premier volet de ce plan a consisté à disloquer le « Moyen-Orient élargi ». La seconde étape devait être de faire de même dans le « Bassin des Caraïbes ». Le plan prévoyait de détruire une vingtaine d’États côtiers et insulaires, à l’exception de la Colombie, du Mexique et autant que faire se peut des territoires britanniques, états-uniens, français et néerlandais.

Lors de son accession à la Maison-Blanche, le président Donald Trump s’était opposé au plan Cebrowski. Cependant deux ans plus tard, il n’est parvenu qu’à interdire au Pentagone et à l’Otan de confier un État aux groupes terroristes qu’ils emploient (le « Califat »), mais pas à renoncer à manipuler le terrorisme. Concernant le Moyen-Orient élargi, il est parvenu à faire décroitre la tension, mais les guerres continuent à moindre intensité. En ce qui concerne le Bassin des Caraïbes, il a bridé le Pentagone, lui interdisant de déclencher des opérations militaires directes.

Au mois de mai dernier, Stella Calloni révélait une note de l’amiral Kurt Tidd, commandant en chef du SouthCom, exposant les moyens mis en œuvre contre le Venezuela [1]. Une seconde pénétration est conduite simultanément au Nicaragua et une troisième depuis un demi-siècle contre Cuba.

De diverses analyses précédentes, nous avions conclu que la déstabilisation du Venezuela, débutée par le mouvement des guarimbas, poursuivie par la tentative de coup d’État du 12 février 2015 (opération Jéricho) [2], puis par les attaques sur la monnaie nationale et l’organisation de l’émigration, déboucherait sur des opérations militaires [3] conduites depuis le Brésil, la Colombie et de la Guyana. Des manœuvres multinationales de transport de troupes ont été organisées par les États-Unis et leurs alliés en août 2017 [4]. L’accession au pouvoir à Brasilia, le 1er janvier 2019, du président pro-israélien Jair Bolsonaro rendra cela possible.

En effet, le prochain vice-président brésilien sera le général Hamilton Mourão, dont le père joua un rôle notable lors du coup d’État militaire pro-US de 1964. Lui-même s’est illustré par ses déclarations contre les présidents Lula et Rousseff. En 2017, il avait déclaré —au nom du Grand Orient du Brésil— que le moment d’un nouveau coup d’État militaire était venu. En définitive, il a été élu avec le président Bolsonaro. Dans un entretien à la revue Piaui, il a annoncé un prochain renversement du président vénézuélien, Nicolás Maduro, et le déploiement d’une force de « paix » brésilienne (sic). Devant la gravité de ces propos qui constituent une violation de la Charte des Nations unies, le président élu Bolsonaro a assuré que personne ne voulait faire la guerre à personne et que son vice-président parlait trop.

Quoi qu’il en soit, le président Maduro, dans une conférence de presse le 12 décembre 2018, a révélé que le conseiller national de Sécurité US John Bolton assurait la coordination entre l’équipe du président colombien Iván Duque et celle du vice-président brésilien. Un groupe de 734 mercenaires est actuellement à l’entrainement à Tona (Colombie) afin de perpétrer une attaque sous faux drapeau du Venezuela contre la Colombie et justifier ainsi une guerre de la Colombie contre le Venezuela. Il serait commandé par l’ancien colonel Oswaldo Valentín García Palomo, aujourd’hui en fuite après la tentative d’assassinat par drone du président Maduro lors de l’anniversaire de la Garde nationale, le 4 août dernier. Ces mercenaires sont appuyés par des Forces spéciales stationnées sur les bases militaires US de Tolemaida (Colombie) et d’Eglin (Floride). Le plan états-unien prévoit de s’emparer dès le début du conflit des trois bases militaires vénézuéliennes Libertador de Palo Negro, Puerto Cabello et Barcelona.

Le Conseil national de Sécurité US tente de convaincre divers États de ne pas reconnaître le second mandat de Nicolás Maduro (réélu en mai dernier, mais qui devrait débuter avec la nouvelle année). C’est pourquoi les États du Groupe de Lima ont contesté le scrutin présidentiel avant même sa tenue et ont interdit illégalement aux consulats vénézuéliens de l’organiser. De même, la crise migratoire s’avère n’être qu’une manipulation de plus : les Vénézuéliens qui ont fuit la crise monétaire en croyant trouver facilement du travail dans un autre État latino-américain sont aujourd’hui nombreux à tenter de rentrer chez eux. Mais le Groupe de Lima les en empêche, interdisant aux avions vénézuéliens qui tentent de les rapatrier de survoler leur espace aérien et aux autobus venus les chercher de franchir les frontières.

Tout se passe donc comme si l’on assistait à un remake des événements qui ensanglantent le Moyen-Orient élargi depuis les attentats du 11 septembre 2001. L’essentiel ne réside pas dans les actions militaires, mais dans la représentation du désordre que donnent les événements. Il s’agit d’abord de faire prendre des vessies pour des lanternes [5]. En cinq ans, le Venezuela et le Nicaragua qui disposaient d’une image positive à l’étranger sont aujourd’hui considérés à tort comme des « États faillis ». Si l’on ne réécrit pas encore l’histoire des Sandinistes et de leur lutte face à la dictature des Somoza, on pose comme acquis qu’Hugo Chávez Frías était un « dictateur communiste » (sic) alors que son pays a vécu un incroyable bond en avant, politique et économique, sous sa présidence. Il sera bientôt possible de détruire ces États sans que personne ne trouve rien à y redire.

Le temps s’écoule de plus en plus vite. Ainsi, lorsqu’en 1823, le président James Monroe décida de fermer les Amériques à la colonisation européenne, il ne se doutait pas que sa doctrine évoluerait 50 ans plus tard en une affirmation de l’impérialisme US. De même aujourd’hui, lorsque le président Donald Trump affirmait le jour de son investiture que le temps des changements de régime était révolu, il ne pensait pas qu’il serait trahi par les siens. Pourtant, le 1er novembre 2018 son conseiller de sécurité John Bolton déclarait à Miami que Cuba, le Nicaragua et le Venezuela forment la « troïka de la tyrannie ». Puis son secrétaire à la Défense, le général James Mattis, affirmait le 1er décembre devant le Reagan National Defense Forum que le président élu Maduro est un « despote irresponsable » qui « doit partir » [6].

[1] « Plan to overthrow the Venezuelan Dictatorship – “Masterstroke” », Admiral Kurt W. Tidd, Voltaire Network, 23 février 2018. « Le « Coup de Maître » des États-Unis contre le Venezuela », par Stella Calloni, Traduction Maria Poumier, Réseau Voltaire, 11 mai 2018.

[2] « Obama rate son coup d’État au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 février 2015.

[3] « Le général Jacinto Pérez Arcay considère « inexorable » l’invasion du Venezuela », Réseau Voltaire, 10 juin 2016.

[4] « Grandes manœuvres autour du Venezuela », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 23 août 2017.

[5] « Venezuela, l’intervention illégale », par Julio Yao Villalaz, Traduction Maria Poumier, Réseau Voltaire, 3 mars 2018.

[6] “Mattis condemns Venezuela’s Maduro as a ’despot’ who has to go”, Reuters, Phil Stewart, December 1, 2018.

La nation Mohawk avec les Gilets Jaunes: Revêtir le gilet jaune pour effondrer le colonialisme (Mohawk Nation News)

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Un exemple de société des sociétés

 

Colonisation et corporatisme entrepreneurial sont bientôt finis

 

Mohawk Nation News

 

9 décembre 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/12/08/colonization-corporatism-soon-gone/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour ceux d’entre nous sous oppression coloniale, la révolution française actuelle des gilets jaunes est le commencement de la décolonisation du monde.

A tous les fonctionnaires canadiens, décoloniser est très simple. Renier votre serment à la reine d’Angleterre. Vous serez immédiatement virés et ce serait très bien si vous le faisiez tous en même temps histoire d’accélérer le processus.

Tous les fonctionnaires ou quiconque a juré allégeance à la reine d’Angleterre devraient renier leur serment. Alors nous pourrons démanteler le Privy Council, conseil privé de la couronne, le bureau du gouverneur général du Canada (nommé(e) par la reine…) On n’en a plus besoin, ils ne servent qu’à protéger les actionnaires de la colonie du Canada.

Vous devrez être d’accord pour suivre Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix de l’Île de la Grande Tortue, ou devrez quitter les lieux.

La version canadienne de la loi est illégale parce qu’elles est fondée sur la domination et le génocide comme ce fut le cas avec l’Indian Act (loi sur les Indiens) et la législation sur le quota sanguin.

Lorsque les chrétiens européens ont émigrés sur l’Île de la Grande Tortue, ils furent d’accord pour vivre en accord avec Kaianerekowa. Ils ont renié leur vœu depuis et sont devenus des immigrants illégaux. Afin de demeurer ici, ils doivent de nouveau se mettre en accord avec la Grande Loi de la Paix. Ils furent accueillis sous le traité du Wampum Deux Rangées ou Tekeni Teiohateh, furent d’accord de vivre sous les auspices de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix. Celle-ci émergera pour construire une société paisible, une société que le monde regardera comme un grand modèle à suivre.

La terre, les ressources, l’eau, toute forme de vie sur l’Île de la Grande Tortue fait partie de la Grande Loi de la Paix.

Ce sera la fin de l’état policier instauré. tous les systèmes coloniaux de contrôle: les banques, tribunaux, police, armée et gouvernement seront dissous et tout reviendra sous Kaianerekowa, le peuple !


Teiohateh

Les gens seront libres de décider s’ils veulent demeurer ici sous Kaianerekowa et Tekeni Teiohateh, le wampum deux rangées.

Les patries des inventeurs européens (et chrétiens) du colonialisme sont en train de s’effondrer devant nos yeux ébahis. Leurs structures brutales de contrôle colonial sont en train d’être démantelées par leurs propres peuples qui ont revêtus le gilet jaune. (NdT; rappelons-nous toujours que “Nous sommes tous des colonisés !”)

Le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande sont toujours des colonies de la Grande-Bretagne. Les Etats-Unis n’ont jamais gagné une quelconque indépendance de l’Angleterre (NdT: de la “couronne”, City de Londres en l’occurence). Ils sont toujours contrôlés aujourd’hui par les banquiers de la City au travers de Wall Street, leur succursale.

Les Rosbifs peuvent virer la reine de Buckingham Palace et la laisser partir. Cette maison est une propriété qu’elle leur a volée alors qu’ils lui lèchent les bottes depuis tout ce temps. La mafia et la monarchie sont la même chose. La monarchie est le plus vicieux et criminel de tous les systèmes de contrôle.

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Lectures complémentaires:

Resistance71_L’essentiel_articles_2010_2018

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Que faire ?

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

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