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Mise en place du nouveau clown Donald à la tête de la plantation USA SARL

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 janvier 2017 by Résistance 71

Voici ce que nous avons lu de plus intelligent et de loin, sur l’inauguration du clown Donald à la tête de la “nation indispensable”, de cette plantation USA Inc/SARL.

Lucide, aiguisée comme un bon couteau, une pensée vérité coup de poing comme on les aime et qui maintient le cap de sortie de la supercherie politique que représente la forme étatique d’agencement de la société humaine…

Nous l’avons et le répèterons sans cesse, à plus forte raison dans la perspective du grand cirque électoral obsolète franchouillard à venir de 2017: Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! Il faut en sortir en créant pas à pas la société parallèle des sociétés, celle de la confédération des associations libres de producteurs et consommateurs, au sein d’une société égalitaire et non-coercitive, qui rendra de facto obsolète État et institution.

 ~ Résistance 71 ~

 

Un autre jour dans la même plantation

 

Mohawk Nation News

 

20 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/20/same-plantation-different-day/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, pour les néoconservateurs malfaisants, fut inauguré Donald Trump comme le nouveau CEO de l’occupation militaire “temporaire” que sont les “Etats-Unis d’Amérique Inc.” C’était le 45ème concours de beauté. Les esclaves de maison étaient assis derrière lui sur le podium et les esclaves des champs se tenaient devant lui, attendant leur pitance.

Cette plantation se tient de manière illégale sur notre terre-mère, sur Ono’ware:keh ou Île de la Grande Tortue. Celle-ci ne fut jamais reconnue par la colonie USA qui a été construite sur le génocide et le vol qui continuent à ce jour. Trump a rassuré les esclaves coloniaux sur le fait que nos ressources naturelles seront toujours volées et notre terre détruite.

Trump a fait un discours de “guerre perpétuelle”, basé sur une fausse histoire, une économie en échec, des marchés financiers frauduleux, une culture populaire ouvertement immorale poir dire que les Américains ne seront plus des couards. L’armée et la police vont s’assurer que tout le monde obéisse. L’État va essayer d’améliorer les valeurs familiales et religieuses. “Le carnage américain s’arrête ici” a t’il dit, ce qui veut dire pour nous qu’ils débarassent le plancher de la Grande Tortue !…

Provocations et sanctions iront en augmentant contre ceux qui seront jugés être désagréables aux intérêts américains. Il a annoncé quer la guerre allait continuer. Comme il l’a dit dans sa campagne électorale, il est un politicien menteur, et alors ?… Il admet être un tyran pour gagner et d’être sans pitié s’il perd. Il a choisi minutieusement des militaires va t’en guerre et des hommes d’affaire blancs pour gouverner.

Trump a prêté serment à la constitution/charte de l’entreprise coloniale que sont les Etats-Unis d’Amérique Inc.

En fait, les mots les plus emprunts de sens qu’ils pourraient nous dire seraient: “Good-bye !!”
Le grand activiste Lakota Russel Means nous rappelle que si tout le monde vivait en accord avec kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix iroquoise, nous aurions la paix sur terre.

Note de R71: De fait les nations iroquoises confédérées par kaia’nere:kowa n’ont fait aucune expérience de guerre entre elles depuis le XIIème siècle. A un moment donné, avant l’invasion européenne du XVIème siècle, il y a eu jusqu’à 58 nations autochtones, libres et indépendantes, vivant en accord avec la Grande Loi de la Paix, ceci représentait déjà quelques millions de personnes…

Les smart-phones, iPads, médias sociaux (facebook, twitter etc), la pop culture et autres diversions ludiques sont l’opium des masses.

Résistance au colonialisme: Masque et fierté ancestrale

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Sans visage

 

Ancestral Pride

 

18 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://ancestralpride.org/faceless/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce que je sais du fait que je porte un masque. Il y a des fois, lorsque les gens sont en actions “politiques” ou regardent des photos, des vidéos d’actions directes se rapportant à la défense de la terre indigène ou toute forme de résistance au gouvernement ou aux entreprises, nous sommes masqués. Il y a alors toujours des personnes pour vous questionner comme si elles étaient ces grands arbitres, sur le pourquoi, comment et si vous pouvez participer à la résistance.

Ils ont l’audace de vous demander de la manière la plus abrupte “pourquoi portez-vous un masque ?” “Avez-vous honte de vous-mêmes ?” ou bien “Nos ancêtres ne portaient pas de masques” ou encore “Si vous ne faites rien de mal pourquoi vous cacher ?” et toute la litanie de commentaires usuels relevant de l’ignorance et faite pour nous faire honte, nous diaboliser ou nous tourner en dérision en tant que guerriers. Malgré le fait que cela ne soit en rien leurs affaires et le fait que personne n’a à se justifier envers personne sur les raisons du pourquoi on s’engage dans le combat contre le colonialisme, l’oppression, les extractions minières et de ressources naturelles etc, la façon dont ces personnes le font leur font penser qu’elles ont toujours le droit de recevoir une explication. Ce qui est rageant est que lorsque vous prenez le temps d’expliquer le pourquoi du comment, pourquoi les gens portent des masques, vous vous rendez vite compte qu’en fait leur problème n’est pas l’affaire du masque, mais de ce que vous faites en termes de résistance.

Ceux d’entre nous qui portent un masque n’ont en aucun cas honte de quoi que ce soit, porter un masque signale notre intention, cela ne veut pas dire que nous avons peur, bien au contraire. Le masque est notre vrai visage, le visage du guerrier (NdT: en terme amérindien au travers des difféentes nations, le mot “guerrier” n’existe pas, c’est une invention sémantique occidentale. Le “guerrier” amérindien est “celui qui porte la responsabilité de la paix”…) qui est pleinement éveillé et attentif, qui sait que ce qu’ils font est bien au-delà de leur ego et de tout gain personnel. Le masque montre notre totale engagement, que nous sommes parfaitement conscients du sérieux de la tâche qui nous incombe de protéger la sacralité ancestrale de nos terres, de protéger nos enfants et leur futur.
Je ne peux parler que pour moi-même, mais je pense grandement que ceci peut bien être un sentiment tout à fait partagé par ma famille de la résistance. Je porte un masque parce que lorsque je suis sur la ligne de front, non seulement dois-je me protéger de la guerre chimique en cours, mais je dois aussi me protéger et par extension protéger ma famille d’être reconnus, parce que dans l’état policier fasciste dans lequel nous vivons qui se révèle absolument dans son système judiciaire totalement corrompu et obsolète, miné par un racisme rampant, ils nous détiendront comme prisonnier de guerre simplement pour défendre nos droits inhérents et ceux de défendre la terre et l’eau. Trop de personnes de nos peuples sont déjà en prison et nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir toujours plus des nôtres incarcérés et intégrés dans ce complexe militaro-industriel et de la sécurité, créant les esclaves modernes.
Les statistiques montrent clairement que les autochtones constituent une très grande majorité de la population carcérale. (NdT: chiffre encore plus énorme lorsqu’on le rapporte sous forme de ratio par rapport à la population incriminée)

Plus important encore dans mon esprit est que porter un masque est un acte d’amour pour la terre-mère, c’est une façon de montrer notre profond respect d’avoir l’honneur de la protéger. Lorsque vous vous engagez comme guerrier de la terre mère, vous laissez votre identité et votre ego derrière vous. Vous êtes sans nom et sans visage et n’avez besoin d’aucune gloire à rattacher à vos faits d’armes, après tout, vous êtes un guerrier, vous ne faires pas cela pour les selfies et la reconnaissance, en tout cas vous ne le devriez pas. La raison du combat est la protection de la terre ancestrale, l’eau et votre mère, vous combattez pour le futur de votre peuple et non pas pour être reconnu pour que les gens viennent vous lècher les bottes lorsqu’ils vous voient. Ce genre d’arrogance et de prétention n’a aucune place sur les lignes de front des sociétés des guerriers.

Le devoir qui vous incombe en tant que Protecteur est celui d’assurer la continuité de votre culture, de vos traditions et de votre façon de vivre en tant que membre de votre nation ; lorsque vous combattez le colonialisme, l’oppression, le racisme, le néocolonialisme, l’extraction minière et des ressources, le gouvernement illégal (colonial) et parfois votre propre peuple dans sa partie corrompue, cela vous oblige à montrer un front uni avec vos frères et sœurs guerriers qui se tiennennt à côté de vous, quelle est la meilleure façon de montrer au monde, à l’ennemi que vous êtes seul, mais connecté d’une façon qu’ils ne comprendront jamais. Sur le front, où que ce soit, vous devez faire face à des racistes, une police raciste, et d’autres agences dont le seul agenda est de continuer le génocide et de protéger les entreprises, les corporations qui veulent ruiner notre planète avec leur veulerie. Ainsi afin de vous sauvegarder vous et vos camarades de lutte, se masquer est une protection pour tous,

La résistance indigène n’est pas au sujet de l’identité personnelle, de ma propre expérience, ceux qui veulent être le visage de la résistance ou veulent toujours être sous les feux de la rampe sont en général impliqués dans une forme passive de résistance rattachée à de quelconques ONG et ils reçoivent en général une forme de paiement compensatoire pour leur “action de porte-parole natif” et pour délivrer un narratif qui est sûr et bien politiquement correct, dans le moule des paramètres d’une désobéissance civile ou d’une justice sociale acceptables si vous voulez. Ils ou elles ont un bon fond mais ces personnes sont lourdement investies dans le statu quo (oligarchique) et maintiennent de bonnes relations avec les envahisseurs colonisateurs.

La différence entre ce type de natifs et ceux d’entre nous qui se sont dédiés à l’abolition du colonialisme est que nous savons parfaitement que nous sommes un seul guerrier, nous n’essaypns pas de maintenir des relations avec les gens qui gèrent et dirigent les institutions coloniales ou autres, parce que nous savons pertinemment que ces gens ne nous respectent pas, ni nos tactiques et nous ne voulons pas nous inscrire en faux avec des gens qui pensent qu’ils peuvent continuer à nous écraser, parce qu’en réalité nous savons qu’ils ne sont pas d’accord avec une complète décolonisation et qu’ils ne sont en fait engagés que dans ce vieux jeu des conflits d’intérêts et de gains de pouvoir et de contrôle sur autrui. Lorsque nous nous masquons, nous nous protégeons les uns les autres dans les grandes largeurs et nous avons une vision panoramique des choses. Nous sommes une voix et un corps collectifs ayant un but commun. Nos identités n’ont plus aucune importance et n’influent pas sur le résultat et objectif finaux: la libération totale de nos peuples et de nos terres.

Construire une communauté et une culture de résistance n’est pas chose aisée et il y aura toujours des personnes négatives qui questionneront et remettront en cause ce que nous faisons, disons, pourquoi nous masquons-nous, nos actions directes, comment nous créons une économie durable et viable. Ce genre de personnes essaiera même de vous lancer les lois en pleine figure afin de masquer leur propre peur de ce à quoi ressemble un monde en changement. Les lois anti-masques qui ont été passées par le parlement colonial du KKKanada en juin 2013, condamnent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement si prouvé coupable ; tout ceci n’est qu’une tactique et une tentative de nous empêcher de faire notre boulot de protecteur et de créer des espaces de sécurité souverains pour nous tous coexister librement de toute forme de surveillance de la part de l’occupation militaire illégale de la terre communément appelée Canaduh…

Ils peuvent bien faire toutes les lois qu’ils veulent pour tenter de nous contrôler, mais le fait est que NOUS N’AVONS PAS PEUR des gouvernements (coloniaux) et des tentatives citoyennes de toujours plus nous opprimer et de nous supprimer en tant que peuple indigène de la terre. Nous ne nous sommes jamais rendus ni n’avons jamais céder nos droits d’exister en tant que Nations. Malgré leurs meileures tentatives de nous éradiquer de la surface de la Terre, de nous contrôler par le programme génodidaire des pensionnats pour Indiens ou de nous briser au moyen de lois scélérates telle la loi sur les Indiens (Indian Act pour la Canada) et ses politiques racistes, nous sommes toujours là, nous avons fleuri et nous ripostons. Nous sommes des prières de chair et de sang.

Nous nous masquons pour être libres, nous nous masquons pour être nous-même de la manière la plus authentique, nous nous masquons pour nous protéger, nous nous masquons pour protéger les êtres qui nous sont chers, nous nous masquons par amour et par respect l’un envers l’autre et envers notre terre-mère, nous nous masquons pour honorer nos ancêtres qui portaient des masques et des peintures de guerre, ainsi le ferons-nous également.

Ne pas avoir peur du masque, mais le respecter.

Avec amour et rage

Ancestral Pride

Red Warrior Society

http://ancestralpride.org/faceless/

Résistance au colonialisme: Red-X et la fin de l’entreprise coloniale USA/Canada (Mohawk Nation News)

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“L’histoire serait une belle chose, si seulement elle était vraie.”
~ Léon Tolstoï ~

“Savons-nous où nous allons ? Oui.
Savons-nous ce qui nous attend ? Oui.
Cela en vaut-il la peine ? Oui.”

“Planter l’arbre de demain, voilà ce que nous voulons.
L’arbre de demain est un espace où chacun se trouve, où tout le monde respecte tout le monde et où la fausse lumière perd sa dernière bataille. Si vous insistez, je vous dirais donc que c’est un endroit ayant la démocratie, la justice et la liberté, voilà ce qu’est cet arbre de demain…”
~ Subcommandante Insurgente Marcos, EZLN ~

 

Red X prédit le dernier président des Etats Unis

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/15/red-x-last-u-s-president/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Red-X, le grand visionnaire de la 5ème dimension est apparu pour illuminer les gardiens de la porte orientale (NdT: en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix, la nation Mohawk, qui est la gardienne de la porte orientale des territoires de la confédération iroquoise, la nation Seneca étant la gardienne de la porte occidentale, ces deux nations ont donc des prérogatives spéciales au sein de la confédération).

Red-X a dit que la grande confusion et le désordre qui sont en cours aux Etats-Unis, sont dûs à la décision de qui sera le nouveau PDG de la corporation coloniale USA ou America Inc. un empire criminel propriété des banquiers de la “couronne” / City de Londres. Nous connaissons les dangers et les faiblesses de cet ennemi qui essaie de flotter autour de nous comme un fantôme.
Red-X prévoit qu’Obama ou Trump sera le tout dernier président de cette entité coloniale. Les Etats-Unis ne remplissent pas les qualifications pour être appelés “un pays”. Ils n’ont pas de terre (NdT: Nous l’avons dit ici même à maintes reprises: Un empire sans terre est un empire à terre! Pour la toute première fois dans l’histoire de l’humanité, un empire est sis sur une terre totalement usurpée, volée à grand renfort d’ethnocide et de génocide, depuis le XVIème siècle en ce qui concerne le sous-continent nord-américain, mieux connu sous son nom natif d’île de la Grande Tortue ou Onowa’regeh et qui englobe ce que sont aujourd’hui par usurpation totale, les USA, le Canada et le Mexique…), celle-ci appartient dans sa totalité aux peuples et nations originelles de la terre ; ils n’ont de plus aucun langage si ce n’est la langue étrangère qu’ils parlent, et en provenance d’Europe.

Le président/PDG de l’entrprise coloniale est élu tous les 4 ans. La corporation USA est enregistrée au Vatican, avec des actionnaires et des investisseurs parties prenantes pour engranger des bénéfices. Cette entité fait frauduleusement du commerce et de l’échange sur le marché des commodités en utilisant des terres et des ressources naturelles volées en garanties de ses transactions.
Ce pseudo-état criminel a mis en place une occupation militaire totalement illégale de la terre.

Les actionnaires veulent un autre PDG. Pour en changer, une corporation doit se dissoudre et tous ses biens et ressources volés doivent retourner à leurs propriétaires légitimes, Onk’we:onweh ou le peuple natif d’Ono’ware:geh.

Red-X s’est gratté le menton et a dit: “espèce de menteurs, tricheurs, voleurs, déguerpissez de notre terre ou vous allez mourir.”

L’empire du crime des Etats-Unis, ses escadrons de la mort et ses portes-flingues seront arrêtés. Ils ne veulent pas vivre en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix. Ils nient l’ordre naturel des choses. Ils n’ont cure de l’intérêt général de tout le monde.

Red-X nous a rappelé: “les guerriers de la 5ème dimension accélèrent leurs actions pour assister le peuple originel à mettre en pratique ses instrictions originelles. Ils ne permettront plus d’autre destruction.”

Nous devons mettre un terme à la guerre contre la vérité.

Le peuple est Kaia’ner:kowa, la Grande Loi de la Paix. Le serpent sera tué. Pas par la violence ; mais par la transformation des esprits, de façon à ce que la vérité absolue pénètre tous les esprits et toutes les consciences (NdT: mettons cette dernière phrase en parallèle avec ce qu disait Gustav Landauer lorsqu’il disait que l’État changera pour disparaître lorsque les gens changeront d’attitude à son égard et entrerons en confédération des associations libres, formant librement la société des sociétés… Au-delà des différences culturo-géographiques, ce principe est universel à l’humain et à sa société…).

L’ennemi déposera ses armes de destruction massive et partira.
Red-X a dit qu’une fis que le gouvernement colonial, les commandants militaires, les oligarques et tous leus mignons seront partis, il n’y aura plus de chaos, de fausse histoire ou de fausses nouvelles. Tous ceux qui demeureront en cette contrée vivront “sur le chemin rouge” (NdT: en accord avec le Wampum Deux Rangées, guswenta, accepté puis bafoué fin XVIIème siècle par les Hollandais puis par les Français et les Anglais en 1701 suite à la “Grande Paix de Montréal”)

Puis, le profond Red-X chevaucha son grand aigle argenté, salua et s’en alla vers l’Ouest, vers là où le soleil ne se couche jamais.

Appel à la résistance du sein de l’empire: « Soyons ingouvernables !… »

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Les jours d’après élection et les jours avant la révolution

 

Anarchist Resistance New York City

 

2 janvier 2017

 

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2017/01/02/anarchist-resistance-after-the-elections-before-the-revolution/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, beaucoup de radicaux politiques se demandent comment ils vont bien pouvoir se réveiller avec la présidence de Trump. Mais notre question en fait est de savoir ce que cela veut dire pour la gauche dans ce pays (USA) ? Des mythes paralysant ont maintenant été pulvérisés et cette situation pourrait bien, avec un bon travail, avec passion et une pensée critique claire, mener à une stratégie d’action et un bien plus grand changement politique que voter pour le statu quo. Le changement dont nous parlons est générationnel et aura un bien plus grand effet que tout un chapelet d’élections, aussi répugnantes soient-elles.

Ceux qui voient la grandeur de l’Amérique comme étant misogyne, nativiste, anti-urbaine et racialement, sexuellement et religieusement homogène, mènent un combat d’arrière-garde contre le futur, combat qu’ils ne peuvent en aucun cas espérer gagner.

D’abord, ces dernières élections ont bousculé le mythe, diffusé durant la période du mouvement Occupy Wall Street, que la division principale de ce pays se situe entre les 99% et le 1%. La victoire de Trump démontre que le problème est bien plus profond que cela et que cela ne se réduit pas à une fonction intégrale économique simpliste et incorrecte: les 99% doivent sûrement gagner contre le 1%. Beaucoup des membres de ces soi-disants 99% ont voté pour le milliardaire Trump, tandis que l’autre moitié soutenait une démocrate de Wall Street pro libre-marché. Oui il y a bien un conflit entre les riches et les pauvres, mais ceci n’a jamais constitué la seule division dans ce pays. Ceux qui voient la grandeur de l’Amérique comme étant misogyne, nativiste, anti-urbaine et racialement, sexuellement et religieusement homogène, mènes un combat d’arrière-garde contre le futur qu’ils ne peuvent en aucun cas espérer gagner. Ceci ne veut pas dire qu’ils vons céder la place tranquillement et sans occasionner de grands dommages, mais ceci est dans la nature des idéologies moribondes.

Ce qui est déprimant, c’est que cette rhétorique désespérée a capturé l’imagination de beaucoup de ceux qui ont vraiment soufferts une véritable humiliation et une grande douleur sous le néo-libéralisme du 1%. La tragédie est que l’échec et le rejet du néo-libéralisme a mené les laissés-pour-compte de se retrancher dans cette idéologie de l’échec et de l’oppression qu’est le paléo-conservatisme, avec sa litanie de xénophobie, d’isoloationnisme et d’anti-intellectualisme. Ceci a créé un nouvel alignement politique désespéré que rejette toutes choses qui puissent restaurer le respect et le mode de vie de ses adhérents.

De ce point de vue, la politique électorale américaine n’a rien été d’autre qu’une horde de zombies aux visions du monde défuntes combinées avec une idéologie oppressive et dangereuse rampant dans les états bleus (démocrates) et rouges (républicains). Aucun président ne peut renverser la réalité démographique qui veut que ce pays va continuer à s’urbaniser, va devenir toujours plus ethniquement divers et que la fabrication mythologique du travail du passé demeurera morte et enterrée. Ces réalités sont la véritable roue de l’histoire, les morts laisseront la place aux vivants, le passé au futur et aucune élection ne peut changer tout çà.

Le second mythe qui a été pulvérisé est celui qui veule que la politique électorale est une arène valide pour un changement populiste de gauche.
Que ce soit Syriza ou Trump, Podemos ou Hillary, au bout du compte, la gauche doit et devra confronter les pouvoirs oppresseurs de l’État et du capitalisme, dont aucun des deux ne peut être subverti par des jeux électoraux. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y aurait pas de différences entre une administration Trump et une administration Bernie Sanders, mais plutôt que cette dernière ne servirait qu’à faire caler la confrontation inévitable. La politique électorale tient sa promesse de l’avancée socio-politique lente et progressive, mais la véritable évolution ne provient que d’un changement radical d’environnement politique et ceci ne peut se faire qu’au travers de la révolution sociale.

Une révolution n’est pas un évènement qui se passe d’un seul coup, soudainement, mais c’est quelque chose qui est minutieusement préparé, construit et éventuellement mis en place par ceux qui sont alignés sur le futur. Tout gouvernement, qu’il soit libéral ou conservateur, va combattre de manière semblable contre toute menance envers l’État ou la structure de pouvoir capitaliste. Ainsi, si nous recherchons une confrontation promettant un changement substantiel et irreversible de la société, il importe peu si le régime en place est libéral ou conservateur. Les gouvernements libéraux et conservateurs sont équitablement réactionnaires et résistants à tout changement politique subséquent ; ceci parce que leur existence même dépend du gel du présent et de l’obscurcissement du mieux possible de tous futurs possibles.

Nous avons vu ceci se dérouler récemment en Espagne, en Grèce, au Royaume-Uni et dans bien d’autres pays. C’est toujours le même paradigme: la structure politique refuse de vraiment changer et continue le cycle sans fin de ramper entre libéralisme et conservatisme. Cette impulsion aveugle et brutale vers l’auto-préservation n’est pas seulement trouvée dans les régime de droite. A la fois des régimes de droite et de gauche ont utilisé la mise en place de mesures totalitaires, de prisons, de police secrète, d’instillation de la peur, de la guerre, de l’oppression économique afin de maintenir le statu quo oligarchique. Pour avoir un futur, nous devons rejeter tous les appareils d’oppression de l’État et ceci inclut bien évidemment la politique électorale et son mode opératoire de la division et des fausses promesses de changement et d’espoir, qui ne font en fait que servir mieux l’oligarchie en place.

Le troisième mythe est que le gouvernement ait jamais été notre gouvernement. Il n’est que l’outil de l’État (NdT: lui-même un outil de maintien de la division politique originelle ayant établi la relation contre-nature de dominant/dominé…), il est maintenant une force d’occupation, tout comme il le fut auparavant. Toutes les forces d’occupation du XXème siècle se sont accouplées d’une obéissance générée avec une bonne dose de peur et de répression. Nous avons toujours compris cette formule et avons toujoues lutté contre. La victoire de Trump néanmoins, augmente la sensation d’urgence à mettre bas le masque de l’obéissance, ne gâchons pas cette opportunité. Le gouvernement n’a jamais été notre protecteur et maintenant ceux qui sont coincés dans le piège de la “démocratie représentative” vont peut-être aussi s’en apercevoir…

Sans ces mythes, quels chemins nous sont ouverts dans les sombres jours à venir ? La situation a changé et va continuer de changer pendant ces quatre longues prochaines années. Ce ne sera pas facile, en grande partie parce que la “gauche” actuelle est petite et manque de cette maturité utile pour mitiger et contrer bien des attaques à venir. Des attaques sur les femmes, le LGBTQ, les immigrants, les dissidents politiques et bien d’autres. Tout ceci existe depuis trop longtemps et ce ne sera pas différent dans les années à venir. La victoire de Trump n’a fait qu’augmenter le nombre de petits caïds qui vont faire régner la terreur et le nombre de gens qui ont peur.

On doit prendre notre courage à deux mains, prêts ou pas, et agir contre ces caïds de cours d’écoles. Nous avons besoin non seulement d’audace, mais aussi d’imagination, notre théâtre d’action doit aller au-delà de l’opposition symbolique infiltrable à la réalité vécue quotidiennement, de ses luttes contre l’oppression. Nos actions doivent être franches et directes comme celles des anarchistes grecs qui squattèrent un hôtel pour héberger des immigrants ou la gauche activiste allemande qui ferma physiquement et redirigea une station radio néo-fasciste. Nous devons prendre un espace dans l’Amérique de Trump et soutenir les autres pour parler, agir et aimer dans leur propre voisinage sans avoir peur. Nous devons continuer à exposer la brutalité systémique contre ceux que la police cible racialement.

Tandis que les trumpettistes débitent leurs théories conspiratrices, nous redoublerons d’efforts sur la réalité. Oui, nous serons piétinés, nous perdrons quelques batailles, mais il y a trop en jeu pour rester sur la touche à attendre “une prochaine fois”. Il n’y a pas de mythique cavalerie pour venir nous sauver, pas de tribunaux, pas de grille du congrès, pas de pétitions, pas de médias; il est maintenant clair que le seul moyen est l’action directe depuis la base. Le temps est venu de nous demander: voulons-nous vraiment nous tenir aux côtés de tous ceux qui sont malmenés et ce même si cela peut nous coûter en matière de notre propre sécurité ? Cela vaut-il la peine de nous tenir côte à côte avec ceux qui sont ciblés, appeurés, démotivés, sachant qu’il y a des risques ? Cette fois-ci nous ne pouvons pas nous voiler la face. Grâce à Trump les risques seront certes plus grands mais aussi plus grande seront les récompenses.

On peut se planquer dans un coin ou on peut se dresser et faire de nouveaux camarades avec qui nous grossirons la résistance. Nous devons devenir INGOUVERNABLES pour les forces d’occupation et ne devons pas bouger d’un iota concernant notre soutien à ceux qui se sentent ciblés. C’est ainsi que naît la résistance et c’est ainsi que se forge la victoire…

Les “libéraux” ont promis de protéger tout le monde avec rien d’autre qu’un bulletin de vote et maintenant ils se sont faits botter le cul et sont en débâcle complète sur tous les fronts. Ils nous demandent de passivement accepter quelques soient les injustices que Trump et son équipe ont planifié pour nous, nos voisins, nos amis, nos collègues de boulot et pour ces camarades que nous n’avons pas encore rencontrés. Nous n’avons jamais cru en le fait de cacher qui nous sommes, ce que nous sommes ni à être honteux de nos aspirations libératrices.

Nous connaissons parfaitement le pouvoir de la solidarité. On s’en est remis à elle pendant des générations et nous savons que c’est une manière plus forte, bien plus honnête de nous protéger et d’assurer notre futur. Le temps est venu de nous redresser, de faire front et de défendre les communautés que les “libéraux” ont abandonné à leur triste sort sans s’occuper d’eux, tout en leur demandant bien sûr de revenir (aux urnes) dans quatre ans… Quatre ans, c’est bien trop long pour se morfondre dans la peur et pour regarder de l’autre côté. N’ayons pas (plus) peur, ne faisons aucune concession, nous savons que notre travail a commencé et que le futur arrive.

L’empire colonial d’Amérique du Nord est-il fondé sur un génocide ou un holocauste ?…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 13 janvier 2017 by Résistance 71

Alors pour les Amérindiens génocide ou holocauste ?

Une fois de plus l’Allemagne fait face à son passé alors que les Etats-Unis sont incapables de se regarder dans le miroir de l’histoire

 

Peter d’Errico

 

10 janvier 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/native-american-genocide-holocaust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une fois de plus, l’Allemagne va de l’avant pour confronter et compenser ses crimes historiques, cette fois-ci, il s’agit du génocide colonial en Afrique.

L’Allemagne a commencé le processus d’auto-critique nationale après la seconde guerre mondiale, enquêtant sur les atrocités de son passé nazi et créant des programmes éducatifs à très grande échelle. Confronter l’histoire fut compris comme une part nécessaire de l’avancée du pays.

Beaucoup d’autres pays ont fait les efforts de récupérer des traumatismes causés par la violence officielle. L’United States Institute of Peace Truth Commissions Digital Collection contient des profiles de corps d’enquêtes de nations du monde entier, avec des liens référant aux textes législatifs établissant de telles commissions et les rapports de conclusion de chacune d’entre elles ainsi que leurs recommandations.

Une grande mais très notable omission de la liste de ces pays: Les Etats-Unis d’Amérique. Aucune “commission pour la vérité” ni de “mémorial de l’holocauste” n’ont jamais été entrepris par les USA pour reconnaître, sans parler de “dédommager”, la violence historique contre les peuples autochtones de ce qui est autrement connu (anthropologiquement et historiquement) comme le génocide des autochtones américains.

En fait, le gouvernement des Etats-Unis a fait bien plus pour reconnaître son rôle dans les génocides des autres pays, que de reconnaître son propre génocide intra muros. Par exemple, lorsque le Brésil a mis en place sa Commission Nationale sur la Vérité pour enquêter sur la répression menée par les forces de sécurité de l’État entre 1964 et 1985, les US ont été d’accord pour déclassifier tout spécialememt des documents sur le Brésil, identifiant, centralisant et analysant des centaines de documents de la CIA, de la défense et du ministère des AE, toujours frappés du sceau du secret, documents s’étalant sur une période allant de 1960 aux années 1980, et ce lorsque les agences de renseignement et militaires américaines assistèrent le Brésil sur son programe de terrorisme d’état.

L’analyse du rapport final brésilien en 2014 par la National Security Archive (une ONG à but non-lucratif rassemblant des journalistes et des universitaires, basée à Washington D.C) a montré qu’il montrait bien plus d’information au sujet du système de répression étatique brésilien, incluant les noms de ceux ayant commis des atrocités, que les Etats-Unis ne fournirent dans leur rapport sénatorial de 2014 sur la torture officielle des Etats-Unis

En 2009, le président Obama a signé une soi-disant “lettre d’excuses” aux nations indiennes des Etats-Unis, dans une déclaration qui fut enfouie dans le fatras de ce que fut la loi d’autorisation de défense ou Defense Authorization Act (NdT: le DAA qui est le Patriot Act 2.0). Peut-être que cela fut approprié, étant donné que le budget de la “défense” fut ponctionné pendant des années afin que ces fonds servent à perpétrer le génocide des Amérindiens et de confiner ceux qui restaient dans des “réserves” (que les nazis citèrent comme modèles pour leurs propres “camps”) . La cérémonie de la signature d’Obama du document était fermée à la presse ; ceci fut en fait bien plus fait pour enterrer plus avant le passé que pour le confronter. La possibilité de dédommagement ne fut même jamais considérée.

Dans le même temps, depuis 1980, le gouvernement des Etats-Unis a soutenu le Musée Mémorial de l’Holocauste aux Etats-Unis sis au National Mall. Malgré son nom générique, le musée ne focalise pas du tout sur l’holocauste américain, le génocide des peuples et nations autochtones aux Etats-Unis, mais sur les efforts d’extermination des juifs par les nazis…

Les collections de la section recherche du musée contiennent des matériels documentant le génocide des peuples autochtones, comme le livre de Benjamin Madley sur le massacre des peuples natifs de ce que nous appelons la Californie, mais le musée ne possède aucune exhibition de l’holocauste des peuples indigènes par les forces gouvernementales des Etats-Unis. En fait, le musée utilise le mot “holocauste” comme un nom, désignant un évènement historique singulier, plutôt que comme un verbe, désignant une action, un évènement répété, un processus qui s’est produit dans maints endroits et qui continue de se produire. (NdT: Ici d’Errico devrait dire qu’originellement, ceci était prévu, mais que l’AIPAC, lobby sioniste américain, mit d’énormes pressions pour que cela ne se produise pas clâmant que cela “dénaturerait l’holocauste des juifs qui doit demeurer unique”, toujours dans ce souci ultime de gagner la compétition victimaire et justifier en permanence la création de l’état juif, génocidaire à son tour, d’Israël…)

Bizarrement, la restriction mise sur le mot “holocauste” pour préserver l’unicité d’un évènement historique menace de minimiser l’intention avouée du musée de “prévenir le génocide”, parce qu’au plus loin dans l’histoire cet évènement se situe et se situera, et toujours moins de sens il aura pour les générations futures. La meileure chose que ce musée pourrait faire pour l’éducation des citoyens et les leaders du monde, serait de refuser de voir “l’holocauste” être circonscrit à un évènement historique “unique”, et de regarder le processus comme étant en perpétuelle action, un phénomène récurrent dans un monde piloté par de vicieux conflits politiques et religieux et dans lequel les gouvernements le plus souvent ne font qu’agraver la violence.

La convention de l’ONU sur le génocide établie en 1948 stipule:

“Génocide veut dire un des actes suivants commis avec l’intention de détruire, en partie ou en totalité, un groupe national, ethnique, racial ou religieux en:

  • Tuant les membres du groupe
  • Causant de sérieux dommages physiques ou mentaux aux membres du groupe
  • En infligeant délibérément au groupe des conditions de vie calculées pour qu’il en résulte une destruction physique partielle ou totale
  • Imposant des mesures visant à empêcher les naissances au sein du groupe
  • Transférant de force les enfants du groupe vers un autre groupe

Jusqu’à ce jour, certaines personnes ne sont pas d’accord sur le fait d’appeler “génocide” le génocide par les Etats-Unis des peuples amérindiens. Même les universitaires ont des problèmes à reconnaître les archives historiques (NdT: ceci s’appelle de la dissonance cognitive, c’est à dire de refuser de croire une chose même preuves à l’appui, parce que cela dérange le confort social et intellectuel auquel l’individu est habitué ; aussi lié au fait de reconnaître qu’on a pu se tromper durant toutes ces années et ainsi promouvoir un faux narratif…). Par exemple, Gary Anderson a écrit “Le nettoyage etnique et les Indiens”, un livre publié en 2014 constitué de plus de 400 pages, remplies de détails au sujet des principaux acteurs de l’effort états-unien d’éliminer les Indiens et argumentant qu’il ne s’agissait pas d’un génocide !…

Le 29 décembre 1890, les Lakota Miniconjou, campaient avec leur chef Big Foot à Wounded Knee Creek. Ils y furent attaqués par plus de 500 soldats du 7ème de cavalerie (NdT: régiment de Custer), armés de canons Hotchkiss tirant 50 obus à la minute. Le rapport de l’armée fit état de 290 Indiens tués, 90 guerriers et 200 femmes et enfants.

Les archives démontrent sans l’ombre d’un doute que Wounded Knee ne fut en aucun cas un évènement isolé. Si nous ajoutons aux actes de violences la stérilisation forcée des femmes indiennes et le transfert des enfants indiens dans des familles non-autochtones par les agences d’état, alors nous devons en conclure que non seulement l’holocauste américain a bel et bien eu lieu, mais que certains aspects de celui-ci continuent toujours aujourd’hui.

En 2013, Le National Congress of American Indians (NCAI) a passé une résolution en assemblée générale appelant pour l’Institution Smithsonienne américaine de créer un espace au sein du National Museum of the American Indian (NMAI) pour y établir un National American Indian Holocaust Museum (NAIHM)

Cela ne s’est pas produit et devant la susceptibilité des egos américains ainsi que la notion fallacieuse de “l’exceptionnalisme américain”, le NMAI restera sans aucun doute un endroit n’ayant que l’ombre d’une mémoire de l’holocauste. Des plans ont été néanmoins établis, comme ce fut rapporté en janvier 2016 dans le journal du Herald Tribune, qu’un musée de l’Holocauste Nord-Américain serait créé à… Moscou et ce en réponse à la demande du mouvement Idle No More.

Pendant ce temps, l’Allemagne et son ancienne colonie que fut la Namibie, s’empoignent au sujet des conséquences des efforts allemands entre 1904 et 1908 d’exterminer les peuples Herero et Nama dans ce qui était alors appelé la colonie de “L’Allemagne de l’Afrique du Sud-Ouest”. Les leaders Herero et Nama demandent à avoir un rôle dans les négociations car ils ne font aucunement confiance au gouvernement namibien pour les représenter…

Le but des négociations est de déterminer comment l’Allemagne pourra s’excuser et dédommager les peuples pour ses actions. Une chose a dores et déjà été clarifiée par l’envoyé spécial de l’Allemagne: “Ceci sera dûment décrit comme étant un génocide”.

Guerre impérialiste en Syrie: John Kerry reconnaît soutenir et armer l’EIIL/Daesh

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La fourberie et la tromperie permanente de l’État. Ceci n’est pas propre à Yankland, c’est inhérent à l’État, ultime outil de manipulation, de mensonge et de contrôle, qui contient par construction la finalité de ses moyens et inversement…
~ Résistance 71 ~

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

 

Preuve audio: John Kerry confirme en privé soutenir et armer Daesh

 

Réseau Voltaire

 

12 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194918.html

 

Le New York Times a publié le 30 septembre 2016 des extraits de l’enregistrement audio d’une conversation entre le secrétaire d’État, John Kerry, et des membres de « l’opposition » syrienne. La conversation a eu lieu le 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. On l’y entend déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser la République arabe syrienne et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et les porter au pouvoir.

Les extraits choisis par le New York Times laissaient comprendre que le département d’État ne pouvait plus soutenir la Coalition nationale de l’opposition et lui demandait de se tourner vers d’autres sponsors.

L’enregistrement complet de 36 minutes a été publié, le 1er janvier 2017, par The Last Refuge [1]. Il modifie totalement le sens de la conversation et atteste par conséquent que le choix des extraits initialement publiés par le New York Times visait en réalité non pas à accuser l’administration Obama, mais à la protéger.

Dans l’enregistrement complet, on entend le secrétaire d’État 
 confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne est de renverser le régime. 
 confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser à sa place la République arabe syrienne. 
 confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes pour qu’il renverse la République arabe syrienne.

Cet enregistrement met fin au mythe de la prétendue révolution syrienne aussi bien qu’à celui de la lutte de l’Occident contre Daesh. Il permet de mieux comprendre les tensions au sein de l’administration Obama et la démission du général Michael Flynn. En droit international, le soutien à Daesh viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et constitue un crime contre l’Humanité.

[1] “Absolutely Stunning – Leaked Audio of Secretary Kerry Reveals President Obama Intentionally Allowed Rise of ISIS…”, The Last Refuge (The Conservative Tree House), January 1, 2017.

Résistance au colonialisme: Standing Rock et la nième trahison par l’état colonial yankee des édits de ses propres lois… (Steven Newcomb)

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La méthodologie coloniale, même si perfectionnée sous la dictature chrétienne, existe depuis l’antiquité. Voici ce que nous en dit l’anthropologue politique (Yale) James C. Scott dans son remarquable ouvrage “The Art of not Being Governed”, Yale University Press, 2009:
“Où que possible les Romains créèrent des territoires, promulguèrent plus ou moins arbitrairement des distinctions ethniques et nommèrent ou reconnurent un chef unique qui était de fait le vecteur local de l’autorité romaine et répondait pour le ‘bien de son peuple’… Les barbares administrés dans les provinces gérées par les Romains perdirent leur désignation éthnique et devinrent tout comme les aysans, redevables de l’impôt et de la conscription. Tous ceux au-delà de cette sphere étaient invariablement étiquetés ethniquement, on leur donnait des chefs, et furent rendus responsables de payer le tribut (obsequium) distinctement des impôts, spécifiquement lorsqu’ils étaient perçus commes des peuples non agriculteurs.”
~ James C. Scott ~

Toutes les administrations coloniales de l’histoire n’ont pas fait autre chose. C’est ce que font toujours aujourd’hui les états coloniaux états-unien et canadien…

~ Résistance 71 ~

L’ordonnance du Nord-Ouest et les brutales actions de police du Nord-Dakota à Standing Rock

Un dédain flagrant du système légal organique des Etats-Unis est placardé à la vue de tous

 

Steven Newcomb

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/northwest-ordinance-north-dakotas-brutal-standing-rock/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est enrageant de voir les photos des gens blessés par les actions d’une brutalité inouïe de la police du Dakota du Nord à Standing Rock. La police a utilisé des canons à eau sur les protecteurs de l’eau de Standing Rock et ce dans des conditions climatiques sub-zéro, les soumettant ainsi à un stress physique d’hypothermie mettant en danger la sécurité et la vie des manifestants. Ils ont tiré dans la foule avec des balles de caoutchouc et les ont aspergé de mace, un agent chimique irritant. 167 personnes ont été blessées en une nuit, plusieurs gravement. Une jeune-femme de 21 ans, Sophia Wilansky a été horriblement blessée et a perdu un bras après avoir été touchée par une grenade à concussion tirée par les forces de police. Les médecins disent qu’elle va avoir besoin de 20 opérations chirurgicales et qu’elle pourrait perdre complètement son bras malgré cela. Un jeune cheval fut également tué.

Plusieurs personnes ont reçu de sévères blessures à la tête à cause des actions de police protégeant les intérêts corporatistes liés au projet du Dakota Access Pipeline. Une chose est sûre: de telles actions de police déshumanisantes ne suivent pas la promesse de “la plus sincère bonne foi” que les congrès continental et fédéral ont fait aux nations natives en 1787, 1789 et 1861.

Le vendredi 13 juillet 1787, le congrès continental des Etats-Unis a adopté l’ordonnance du nord-ouest. Le 3ème article de cette ordonnance stipile: “La meilleure des bonne fois devra toujours être observée envers les Indiens et leurs terres, leurs propriétés ne devront jamais leur être enlevée sans leur consentement préalable et dans leurs droits, propriétés et liberté, ils ne devront jamais être envahis, perturbés, à moins que ce ne soit sous le coup de guerres justes et légales autorisées par le Congrès…

Quelqu’un devrait informer le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota, qui, de manière très rusée a fait détourner la route de l’oléoduc de son propre voisinage, que le Congrès des Etats-Unis n’a pas autorisé une guerre légale et juste contre l’Oceti Sakowin (le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux). Ses actions inconsidérées dans un territoire oceti Sakowin reconnu par les traités constituent de fait la plus grande des mauvaises fois et sont entièrement injustes et illégales.

Assurez-vous de bien (re)penser à la promesse “d’ultime bonne foi” du Congrès envers les Indiens quand vous regardez les photos ou vidéos de la police blessant physiquement les protecteurs de l’eau autochtones et non-autochtones et lorsqu’elle s’engage dans des actes oppresseurs et terroristes.

Lorsque vous voyez les corps meurtris et les visages tuméfiés des protecteurs de l’eau, faisant du mieux qu’ils peuvent pacifiquement pour défendre les eaux de la rivière Missouri qui suppléent des millions de personnes non-autochtones, de la malfaisance et des dégâts d’un oléoduc, pensez à cette “ultime bonne foi” professée dans l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest. Lorsque vous voyez ces ingaes très perturbantes, pensez à la promesse du congrès des Etats-Unis de ce que “les Indiens dans leurs droits, propriétees et liberté, ne devront jamais être envahis ni perturbés.”

Le tout premier acte du nouveau congrès des Etats-Unis sous sa nouvelle constitution de 1789 a réaffirmé l’ordonnance du nord-ouest de 1787. Cette ordonnance fait partie intégrante de la fondation même des Etats-Unis d’Amérique. L’ordonnance du nord-ouest sert de constitution pour tous les nouveaux territoires ou colonies US, incluant la promesse que les “Indiens, leurs terres et propriétés ne leur seront jamais retirés sans leur consentement.” Soixante-quatorze ans après l’adoption initiale de l(ordonnance du nord-ouest, le Congrès inclua la promesse “de bonne foi ultime” de la loi de 1861 pour établir le territoire du Dakota.

Une provision clef de la loi territoriale du Dakota de 1861 suit l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest de 1787. C’est la clause disant qu’aucune terre indienne ne deviendra partie du territoire de l’état du Dakota avant que les Indiens n’aient donné leur consentement dans un traité avec les Etats-Unis. Les Oceti Sakowin n’ont JAMAIS consenti pour que ceci ne se produise.

L’oceti Sakowin, le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux a eu les deux traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 avec les Etats-Unis. Ces documents de traités reconnaissent le territoire oceti sakowin qui n’a pas été abandonné, donné ou cédé aux Etats-Unis.

Laissez-moi répéter cela clairement:
La loi organique des Etats-Unis requiert que l’oceti sakowin donne d’abord sa permission afin que son territoire ne devienne partie du territoire fédéral et de l’état du Dakota. Une telle permission des Indiens (nations natives originelles) est requise avant que toute partie ou totalité du territoire oceti sakowin ne devienne partie intégrante du Nord-Dakota et du Sud-Dakota. De fait, jusqu’à aujourd’hui, le territoire traditionnel de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin n’est JAMAIS devenu quelconque partie des états du nord ou sud-Dakota !!

En conséquence, la violence et la brutalité pratiquées par la police du Nord-Dakota contre les protecteurs de l’eau pacifiques à Standing Rock rappelle l’article 6, section 2 de la constitution des Etats-Unis. Ce langage nous dit que “les traités établis et ceux qui seront établis par les Etats-Unis, sont la loi suprême de la terre du pays, les juges des états y étant liés de droit”. Il est ici important de noter que les traités des nations indiennes avec les Etats-Unis sont des traités établis entre des nations indépendantes. (NdT: ceci est d’autant plus évident avec les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, tous deux résultants de défaites militaires des Etats-Unis face aux nations d’Oceti Sakowin et de leurs alliés Cheyennes et Arapaho, aucune concession ne fut faite aux Etats-Unis, absolument aucune bien au contraire…)

Résumons maintenant les éléments mentionnés ci-dessus:

1) Le territoire d’Oceti Sakowin n’est jamais devenu partie du territoire fédéral du Dakota ou partie des états du nord et dus-Dakota. Pourquoi ? Parce qu’Oceti Sakowin n’a pas donné son consentement sur un traité ratifié pour que ceci se produise.

2) Les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 reconnaissent la nation libre, indépendante et de plein droit d’Oceti Sakowin ; ces traités constituent la loi suprême de la terre pour les Etats-Unis et les juges des états du nord et sud-Dakota sont de ce fait liés à ces traités pour toutes leurs décisions.

3) Sans le consentement d’Oceti Sakowin, le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota et les forces de police de cet état n’ont absolument aucune juridiction légale au sein des territoires délimités par les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, qui jusqu’à ce jour et pour les raisons citées ci-dessus, sont toujours le territoire de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin.

Qu’est-ce que le système judiciaire des Etats-Unis a  employé dans un effort de détourner l’attention de l’ordonnance du nord-ouest, de la clause de suprémacie territoriale et de la loi d’établissement du territoire de l’état du Dakota ? Voici un argument exprimé par un juge fédéral des Etats-Unis en 1975:

“Il est indéniable que la politique officielle des Etats-Unis jusqu’à au moins la fin du XIXème siècle, fut motivée par une volonté résolue de contrôler tout territoire substantiel pour ses gens s’établissant vers l’Ouest. Tout ce qui pouvait empêcher ce mouvement migratoire, incluant les Indiens, devait être balayé, dominé ou détruit. Des guerres, maladies, des traités tissés de emnsonges et de duplicité et la décimation des bisons par les blancs, poussèrent les Sioux vers les réserves, firent décliner leur population et ont éviscéré leurs corps constitués. Ils devinrent [par force] un peuple involontairement dépendant et de fait, dominé par les Etats-Unis.”

(United States v. Consolidated Wounded Knee Cases, Judge Warren Urbom, 1975)

Avec ces mots, le juge Urbom a montré, tout comme le gouverneur Darymple aujourd’hui, le plus grand dédain pour le système légal organique des Etats-Unis, la provision de “bonne foi ultime” de l’ordonnance du nord-ouest et de la loi établissant le territoire du Sakota. Ce qui fut et continue d’être démontré contre les peuples Lakota et Dakota et leurs supporteurs est la “pire, l’ultime mauvaise foi” contre le peuple autochtone et ses alliés non-autochtones.

La décision d’Urbom et ce qui se passe maintenant à Standing Rock sont fondés sur le principe que “sur leurs droits, propriétés et liberté, les Indiens seront TOUJOURS envahis et perturbés, même quand il n’y a aucune guerre juste et légale déclarée par le congrès. Les abus policiers sur les protecteurs de l’eau à Standing Rock est le type d’attitude qui suit parfaitement les documents du Vatican datant du XVème siècle qui stipulent d’aller de l’avant, de localiser et de dominer, subjuguer toutes les nations non-chrétiennes.

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En rapport avec les bulles pontificales Romanus Pontifex et surtout Inter Caetera de 1455 et 1493, qui devinrent le fondement, la base “légale” de la colonisation du monde “païen”, l’auteur de l’article a publié un livre en 2008 que nous avons traduit en très grande partie en 2015 et que nous avons republié en version pdf suite à la réalisation de Jo de JBL1960

Ce livre: “Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte” est disponible en version PDF gratuite en cliquant sur le lien du titre.

A lire et diffuser sans modération pour mieux comprendre l’empire et comment le détruire.

~ Résistance 71 ~