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Résolution de l’ONU : paix mondiale pour 90 jours pour cause de CoV19… si vous croyez pas celle-là ils vous en raconteront une autre… (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2020 by Résistance 71

 


Pause vaccinale: Il est l’or, monseignor

 

Les Nations-Unies déclarent la paix mondiale !

 

James Corbett

 

4 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://hive.blog/news/@corbettreport/un-declares-world-peace

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Kumbaya et ouvrez les bulles ! La paix mondiale a été mise en place ! Quoi, vous ne le saviez pas ? Le Conseil de Sécurité (CS) de l’ONU vient juste de passer une résolution qui appelle pour un cessez-le-feu mondial comme une sorte de “pause humanitaire” alors que le monde doit gérer la pandémie du coronavirus qui décime (nous dit-on) la population mondiale.

Ou, comme le dit si bien l’ONU :

“Le CS mercredi a fait écho à l’appel du SG pour un cessez-le-feu mondial afin de combattre la pandémie du coronavirus qui a déjà tué plus de 500 000 personnes. Le chef de l’ONU a accueilli cette action longtemps attendue, appelant tous les pays à “redoubler d’efforts pour la paix”.”

Ceci nous dit trois choses :

  1. No nobles leaders nous aiment et veulent prendre soin de nous, nous protéger durant cette crise.
  2. La pandémie doit être vraie et doit être super grave, autrement pourquoi le CS de l’ONU agirait-il de la sorte ?
  3. Nous pouvons donc nous attendre à ce que les 90 jours à venir soient un paradis sur terre où toutes les nations du monde vont déposer les armes et commencer à vivre en paix et en harmonie.

Vraiment ?

Hum, pas exactement. Voyez-vous, la résolution demande aux nations membres de cesser toutes leurs opérations militaires sauf “les opérations contre l’EIIL / Daesh, Al Qaïda et le Front Al Nosra et tous les groupes et individus, sous-groupes et entités associés avec AQ ou l’EIIL et autres groupes terroristes désignés par ce même CS de l’ONU Mais à part pour ces cas particuliers, fini la guerre !.. du moins pour trois mois.

Mais attendez, pourquoi l’Arabie Saoudite vient-elle juste de lancer une toute nouvelle campagne militaire contre les Yéménis ! N’a t’elle pas reçu le mémo ? Que diable se passe t’il ?

Commençons par examiner l’idée d’un cessez-le-feu mondial pour 90 jours (sauf si vous combattez les vrais méchants…). Est-ce supposé signaler au monde que bombarder, massacrer et répandre le sang est OK autant que cela ne distrait pas les gens de paniquer au sujet du nouveau croquimitaine officiel, nous avons nommé Bébert Coronavirus (NdT: ou SRAS-COV-2 “Caroline du Nord”) ? Si, dans 90 jours à compter de maintenant, le coronavirus n’est plus promu comme une menace existentielle à l’humanité, alors les guerres et les massacres en règle deviendront-ils une nouvelle fois “humanitaires” ?…

Bien sûr, une telle déclaration n’est sujette à aucune question. Oui, c’est un bon sentiment que tout le monde va saluer et soutenir, mais c’est là tout le truc, il s’agit d’une opération de pub faite pour renverser la vapeur et augmenter la sympathie envers l’ONU pour sa “pause humanitaire” et sa “paix mondiale”, ce qui nous permettra au passage de percevoir qu’il y a une sorte de corps gouvernemental global, une ébauche de gouvernement mondial qui peut arrêter les guerres comme ça, hop d’un claquement de doigts !

(Ai-je mentionné que les Saoudiens viennent juste de bombarder un village yéméni ?)

Comme d’habitude, il y a un chouïa de vérité dans ce sentiment, sans nos guignols de leaders conspirant pour déchaîner la colère publique contre tel ou tel ennemi apparent, construit et achetant pour des milliards et des milliards d’équipement militaire, il est très douteux qu’il y ait même des guerres de grande envergure de niveau international. Pensez-vous vraiment que le Saoudien moyen de la vie de tous les jours serait si motivé de financer à coup de milliards une armée de l’air, puis d’être volontaire pour monter dans un des avions pour aller bombarder des hommes, femmes et enfants dans un petit village yéméni, des gens qu’il n’a jamais vu et qui ne lui causent absolument aucune menace ni problème, tout ça de son propre chef ? Sans un gouvernement ou dans ce cas un prince héritier pourri et corrompu décidant de ce qu’est “l’intérêt du royaume” pour conduire ces raids aériens et ensuite dépensant plein de pognon de ce royaume autoproclamé pour que cela se produise, pensez-vous que de telles aventures militaires se produiraient ?

Alors oui, si les élitistes mondialistes voulaient vraiment la paix mondiale, ce ne serait pas juste possible, ce serait carrément direct. Ils n’auraient qu’à démanteler cette machine de guerre qu’ils ont construit, renoncer à ces pouvoirs belliqueux qu’ils se sont arrogés pour eux-mêmes et se ranger derrière le mouvement de criminalisation de la guerre.

Mais bien entendu, ce n’est pas ce qu’ils font. En lieu et place on nous jette un coup de pub du CS de l’ONU qui passe une résolution appelant à des “pauses humanitaires” dans notre programme guerrier régulier et quotidien… programme qui reprendra bien entendu dans les 90 jours ou moins. On présume aussi que cette cessation temporaire d’activités belliqueuses s’appliquerait aussi à tous Palestiniens pensant défendre leur terre de l’annexion israélienne en cours.

Non, cette dernière résolution ne veut rien dire d’important pour tous ceux qui recherchent vraiment la paix mondiale. Cela ne fait que confirmer une fois de plus que, exactement comme je l’ai dit de nombreuses fois depuis le début de cette crise du coronavirus, la VERITABLE menace à la paix mondiale est la guerre que ces mêmes non-leaders mènent contre leurs propres populations. Les signes de cette guerre sont partout visibles et évidents.

On peut le voir avec la “carte de la vaccination” pondue par la Commission Européenne, visant à mettre en place un passeport / carte de vaccination pour tous les citoyens européens pour 2022.

On peut le voir dans l’initiative « Verified«   de l’ONU, qui menace de “contrer la menace de la mauvaise information sur le CoV19 et partageant un conseil fondé ur les faits avec leurs communautés” (et je pense que nous savons tous ce que cela veut dire…)

On peut le voir dans le ciblage délibéré de nos anciens dans les maisons de santé et de retraite pour faire gonfler artificiellement le taux de mortalité durant la crise CoV19…

On peut le voir dans tous ces projets de vaccination obligatoire, dans les confinements, fermetures des commerces et autres lois, réglementations qui ne font que chercher à restreindre les droits et libertés fondamentaux dans cette aube de l’âge de la bio-sécurité (NdT: que nous appelons aussi dictature technotronique, car cela en fait partie…)

Dans chacun de ces cas, ces actions, prises par les gouvernements du monde contre leurs propres peuples, ne vous en déplaise, sont en elles-mêmes des menaces à la paix et à la stabilité (sans mentionner le mode de vie économique) de la majorité de l’humanité. Loin de délivrer la paix mondiale, ces non-leaders mènent eux-mêmes une guerre contre les peuples qu’ils affirment diriger.

Mais bien entendu, le CS de l’ONU n’est en rien intéressé de mettre fin (ni même de “suspendre pour cause humanitaire”) toutes ces menaces contre l’humanité. Non, la simple idée que les clowns et les marionnettes du CS peuvent fournir une “paix mondiale” (ou une “pause humanitaire” dans les conflits armés) par une simple résolution (avec une date d’expiration de 90 jours) est d’une absurdité sans nom, penser que ces guignols désirent la paix mondiale est encore plus absurde.

Les non-leaders du monde ne sont en rien intéressés dans une véritable paix mondiale. Ils ne veulent pas d’une paix qui viendrait alors que l’humanité serait libre de la poigne des gouvernements qui cherchent à tracer, traquer, contrôler et sanctionner chaque mouvement de tout le monde. C’est une vision de la paix mondiale qui n’est jamais présentée dans ces pubs à 3 balles de l’ONU.

Maintenant ajustons et coordonnons tous nos pendules avant q ue ce “cessez-le-feu mondial” ne soit violé… Oh attendez, trop tard…

= = =

Lectures complémentaires :

Notre page : « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

GDC_Coronavirus_et_spectacle_marchand

Affaire CoV19 OGM

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique

HistoriqueCartelPharmaceutique

SARS-CoV_UCN

Propaganda-Edward-Bernays-1928-version-Jo

 

 

L’essentiel de Résistance 71 de 2010 à 2020 (PDF mis à jour de juillet 2020)

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Résistance 71

 

7 juillet 2020

 

Jo nous avait fait un très beau PDF de l’essentiel de nos publications depuis 2010, elle vient de nous le mettre à jour en ce mois de juillet 2020, qu7elle en soit présentement remerciée.
Ce PDF sera, avec la compilation de nos deux essais spéciale 10ème anniversaire « Du chemin de la société vers son humanité réalisée », le parfait compagnon de lecture pour vos congés d’été afin de revenir plus aiguisés que jamais pour une rentrée qui devrait être des plus chaudes socialement et politiquement. Si nous voulons reprendre les commandes de nos vies et de notre destinée politico-sociale, nous devons penser et agir de manière critique, radicalement (dans son sens étymologique) et venir de plus en plus nombreux à cette conclusion: Il n’y a pas de solution au sein du système et ne peut y en avoir… Il nous faut donc penser et agir en conséquence et cesser de faire le jeu de grand cirque étatico-capitaliste exploiteur et oppresseur depuis bien trop de siècles maintenant.

Ce PDF de maintenant 158 pages couvre nos publications essentielles depuis le début des publications de Résistance 71 en juin 2010. Par sa lecture, vous développerez plus avant votre connaissance critique sur les sujets suivants:

  • La théorie et la pratique du « diviser pour mieux régner » oligarchique
  • Wikileaks et Julian Assange, qui sont-ils vraiment ?
  • La dissonance cognitive
  • La théorie neo-con du « choc des civilisations »
  • La reconquête de l’histoire
  • Le colonialisme et comment en venir à bout
  • Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial
  • Vaincre les processus artificiels de la domination
  • La guerre par procuration en Syrie (pourquoi ? qui est qui ? et qui y fait quoi ?)
  • La montée de l’empire chinois et son association avec l’empire anglo-américano-sioniste
  • Qui est Nicolas Hulot et où naviguent « les verts » ?
  • Soutien aux Gilets Jaunes
  • Textes de réflexion pour Gilets Jaunes
  • Le CoV19 et la dictature sanitaire provoquée du SRAS-CoV-2 produit de laboratoire
  • CoV19 : la guerre biologique de l’oligarchie contre l’humanité
  • CoV19 Big Pharma et la Fondation Rockefeller
  • CoV19, le déconfinement et l’opération psychologique PsyOp
  • Du chemin de la société vers son humanité achevée

Résistance71 l’essentiel de 2010 à 2020
(version PDF mise à jour de juillet 2020)

Bonne lecture !

 


des sociétés


pour notre humanité réalisée…

 

Sionisme parasite, grand fléau de l’humanité… Un officier de la CIA se lâche (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 6 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

Au sujet du parasite sioniste

 

Robert David Steele (ex-CIA)

 

5 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/07/05/on-the-zionist-parasite-america-first-demands-an-end-to-israel-first-treason-update-on-zionist-funding-control-of-black-lives-matters-pieczenik-video-713/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une personne très érudite et emplie de principes, bien que pauvrement informée sur le parasite sioniste aux Etats-Unis, m’a amené à croire que le président Trump n’acceptera jamais d’aide de Cynthia McKinney (ou de moi), à cause de notre vision très profonde sur le sujet du sionisme que nous voyons comme un parasite qui a vidé de sa substance toute l’économie américaine, capturé à la fois les gouvernements des états et le gouvernement fédéral (et maintenant George Soros se focalise sur les gouvernements locaux des counties) et a minimisé notre société jusqu’à détruire toute notre foi en la famille et en la liberté.

Ci-dessous figure ma réponse à ce collègue de grande valeur.

J’offre cette réponse à votre considération et suggère que vous cherchiez quelques conseils auprès de sa grâce ex-évêque anglican de Jérusalem et du Moyen-Orient, ainsi qu’auprès de notre ami mutuel Sacha Stone. Vous pourriez trouver plus qu’intéressant de vous entretenir avec sa grâce qui est facilement contactable depuis Jérusalem en vidéo-conférence. Son appel récent au président Trump est dans le lien ci-dessous.

Bishop Riah Abu El Assal: Appeal for Peace in Palestine

En tant qu’officier du renseignement et du contre-espionnage qui est plus familier que vous avec les menaces concernant l’intégrité des Etats-Unis, je suis décontenancé par votre message de soumission inconditionnelle au parasite sioniste qui est en train de détruire les Etats-Unis et qui ne doit jamais être confondu avec la foi judaïque.

Je suis particulièrement troublé par le fait que vous avez suggéré que toutes mes préoccupations professionnelles et civiques légitimes au sujet de la menace sioniste, soient de quelque manière que ce soit antisémites. Je ne pense pas que vous soyez parfaitement au courant et mis à jour des dégâts causés aux Etats-Unis, et au monde, par les sionistes et l’état profond pour qui ils sont, aux Etats-Unis (NdT: en France et ailleurs…), une police secrète virtuelle.

Je me réfère ici particulièrement aux agents non enregistrés d’Israël, une puissance étrangère, que sont l’Anti Defamation League (ADL) et l’American Israeli Public Action Committee (AIPAC). L’ADL sponsorise les 1,087 #RESIST Meetups pour qui les charges sont levées et des sionistes comme en particulier Les Wexner, ont financé les opérations de pièges au chantage sexuels sur mineurs / pédophiles du Mossad, pas seulement avec Maxwell-Epstein, mais à travers les Etats-Unis et ils ont aussi financé les attentats du 11 septembre avec le vice-président d’alors Dick Cheney fournissant la couverture interne. (NdT: voir les liens sur l’article original…)

Les sionistes, très pointus à fomenter et provoquer des guerres raciales, ont financé le NAACP (qui a eu un président sioniste pendant les 70 premières années), ils ont financé les mouvements Antifa et Black Lives Matter (BLM) dont le but est la destruction de la famille sans aucune préoccupation pour tous les afro-américains tués par leurs semblables ou les organisations comme Planned Parenthood (NdT: où sévissait le père de Bill Gates, William Gates II…) ou le National Institute of Health (NIH) ou le Center  for Disease Control (CDC), qui ont stérilisé des noirs (NdT: et des Amérindiens) pendant des décennies et qui ont utilisé des méthodes illicites incluant l’espionnage cybernétique, des mariages forcés pour contrôler les mâles et utilisé la corruption et le piège du chantage pédophile pour voler et non pas gagner, le contrôle d’une richesse bien plus conséquente que leur petit nombre.

Ils violent toutes les lois et protocoles des Etats-Unis en toute impunité et sont les éléments dominants du vol de Wall Street sur Mains Street (la rue du commun), du vol de propriété intellectuelle des citoyens américains et du trafic des enfants pour des avantages économiques et politiques.

Les sionistes, avec la City de Londres et le Vatican, sont nos ennemis rapprochés.

Ceci est quelque chose que je ne perdrai jamais de vue. Éradiquer le parasite sioniste est la priorité numéro 1.

Le président ne gagnera pas un déferlement électoral sans reconnaître publiquement cette réalité géopolitique et culturelle et en assurant sa base, qui est bien plus sensible à ce sujet que les médias contrôlés par les sionistes et qui ne le reconnaîtront jamais, et de tous ceux qui ont perdu l’espoir de pouvoir un jour purger le système de sa corruption, et de savoir que America First ne veut pas dire Israel First.

La synagogue de Satan est bien établie parmi les sionistes, dans les rangs jésuites du Vatican et au sein des familles royales de la plupart des pays européens. Elle est particulièrement implantée dans la monde bancaire et au plus haut niveau des services de renseignement mondiaux.

[NdT: la fin de l’article est une liste de livres et documents de références, en anglais, à compulser depuis l’article original de VT]

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

CoV19 passeport vaccinal, dictature sanitaire, Commission Européenne et OMS… des documents bien suspicieux dont (presque) personne ne parle…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 1 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

Horizon 2022, un passeport de vaccination… l’UE rase les murs au sujet de documents bien suspicieux

 

Daniele Pozzati

 

28 juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.strategic-culture.org/news/2020/06/28/2022-vaccination-passport-eu-keeps-quiet-over-suspicious-documents/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) merci à Bernardo pour avoir posté le lien de l’article original anglais, l’article valait la peine d’être traduit.

 

Surprise, surprise, la Commission Européenne (CE) avait un “projet cartographié de vaccination” prêt des mois avant que ne se déclenche la pandémie du CoV19 (NdT: en fait le SRAS-COV-2 “Caroline du Nord”…). Ce projet devrait mener à une “proposition de commission pour une carte  / passeport de vaccination commune pour les citoyens de l’UE dès 2022.”

Dernièrement mis à jour dans le 3ème quart de l’année 2019, le document de 10 pages (10-page document) le 12 septembre par un “sommet de la vaccination globale” conjointement organisé par la CE et l’OMS.

Sous le titre “Dix actions vers la vaccination pour tous, tout le monde devrait être capable de bénéficier du pouvoir de la vaccination”, le manifeste du sommet se plaint que:

“Malgré la disponibilité de vaccins efficaces et sans danger, le manque d’accès, la pénurie, la désinformation, le laxisme envers les risques de maladie, diminuant la confiance publique en la valeur des vaccins et augmentant la perte d’intérêt à leur encontre, mine le taux de vaccination dans le monde entier.”

Et avec ça, les bénéfices des compagnies pharmaceutiques sans aucun doute.

En juillet 2017 par exemple, l’Italie a rendu 12 vaccins obligatoires pour les enfants. Il s’ensuivit une augmentation du prix des vaccins de 62%, passant de l’ordre de 14 euros à 23 euros la dose.

La marché mondial de la vaccination pèse aujourd’hui environ 27 milliards de dollars par an. D’après les estimations de l’OMS, il devrait passer la barre des 100 milliards de dollars en 2025.

Comme le sommet mondial sur la vaccination de la CE-OMS a aussi discuté un agenda d’immunisation rénové pour 2030, les actionnaires de Big Pharma ne doivent pas s’inquiéter de la performance de leurs avoirs sur le long terme.

On ne doit vraiment pas “toucher au taux de vaccination mondial”.

Le manifeste de ce sommet de la vaccination mondiale liste “10 leçons et actions nécessaires pour la vaccination de tous.”

Chaque “leçon” est un bijou de ce que le philosophe néo-marxiste italien Diego Fusaro appelle “le capitalisme thérapeutique”.

Le phrasé est péremptoire et ne laisse aucune marge pour la nuance ou le débat. Des adjectifs comme “tous”, “tout le monde”, “indiscutable”, abondent. Les déclarations au mode conditionnel sont absentes.

Plus qu’un plan d’action prudent, inspiré scientifiquement et ouvert au doute et au scepticisme, le ton donné de “protéger tout le monde, partout”, de “ne laisser personne derrière”, est messianique de manière tout à fait inappropriée.

Qu’en est-il de ceux et celles qui ne voudraient pas être “protéger” de cette façon ? Simplement en Allemagne, au moins 10% de la population est strictement contre une vaccination contre le coronavirus, ce qui représente au moins 8 millions de personnes

Mais voyons ce que nous pouvons apprendre si on veut, de ces “leçons”.

La leçon #1 commence par : “Promouvoir le leadership politique mondial et l’implication dans la vaccination”, il semble que c’est ce dont nous sommes témoins maintenant, avec les gouvernements dans le monde suggérant que les masques et la distanciation sociale resteront en place jusqu’à ce qu’on ait trouvé un vaccin contre le SRAS-COV-2.

Quid des politiciens qui sont contre la vaccination ?

Dira t’on aux gens qui votent pour eux, comme le fit tristement le commissaire au budget de la CE Gunther Oettinger avec les électeurs de la Liga italienne en 2018, en leur disant que “les marchés leur enseigneront de voter pour les bonnes choses” ?

Y aura t’il une nouvelle pandémie pour apprendre aux gens à voter pour la bonne chose ?

Leçon 4, “Frapper à la racine de l’hésitation vaccinale, augmenter la confiance dans la vaccination”, ceci a tout l’air d’un modèle pour une campagne de propagande, une qui prévoit, d’après la lecture du programme de vaccination de l’UE, le “développement de modules de formation électronique ciblant les médecins généralistes et les fournisseurs de soin de santé, focalisant sur l’amélioration des techniques pour gérer les populations hésitantes et promouvoir un changement de comportement.

Leçon 5, “Rassembler le pouvoir des technologies numériques afin de renforcer le contrôle de la performance des programmes de vaccination”, ceci soulève en cette période d’ap de traçage et de bracelets électroniques, des préoccupations légitimes sur la main mise toujours plus avant de la technologie sur nos vies et sur nos corps.

De quelles technologies numériques parle t’on ? Peut-être d’une puce électronique sous-cutanée, comme celle qui fut récemment patentée sous le numéro assez satanique de 060606 par la Fondation Bill & Melinda Gates ? (satanic-sounding number 060606 )

Leçon 9, elle est pour le journaliste alternatif et pour la liberté d’expression en général, des plus menaçante :

Donner le pouvoir aux professionnels de la santé à tous les niveaux aussi bien que les médias, pour donner une information transparente, objective et efficace au public et pour lutter contre la fausse information et la désinformation, incluant la lutte contre des plateformes de médias sociaux et d’entreprises technologiques.

Nous y sommes : le combat contre les soi-disantes fake news est de retour. Plus de boulot pour la horde de “fact checkers” auto-proclamés de Facebook.

Le terme Fake News est bien entendu un terme de novlangue orwellienne pour toute information non alignée [sur la pensée unique], quelque soit son contenu, son origine ou le fait qu’elle soit vérifiable.

En fait, le manifeste pour la vaccination globale ne fournit aucune définition de ce que serait une “information objective” ni du reste de ce que serait une “fausse information ou une désinformation.”

Si les vaccins sont aussi sûrs que l’affirment l’UE et l’OMS sans en apporter l’ombre d’une preuve, pourquoi donc le gouvernement américain a t’il créé déjà dans les années 1980, un corps appelé le “Programme National de Compensation pour les Dommages dus aux Vaccins” (National Vaccine Injury Compensation Program (VICP) ) ?

On lit ceci du site internet officiel du VICP : “une alternative sans faille au système légal traditionnel pour résoudre les plaintes résultant des dommages vaccinaux”.

Avec pas mal de succès semble t’il…

Dans la période entre le 1er octobre 1988 (début du paiement de compensations) et le 1er juin 2020 (dernières données disponibles), le VICP a attribué pour un total de quelques 4,4 milliards de dollars en compensations financières.

Ce chiffre exclut toute compensation résultant de poursuites judiciaires abouties, notamment des attaques en justice collectives contre Big Pharma.

Mais, comme l’explique très bien le réalisateur de documentaires Massimo Mazzucco, les autorités américaines ne se sont pas arrêtées là pour protéger Big Pharma des actions en justice. En 2010, une décision importante de la Cour Suprême des Etats-Unis a cité le U.S. Code Title 42 ainsi :

“”La loi élimine la responsabilité des fabricants concernant les effets secondaires adverses inévitables des vaccins”.

La même décision élabore plus loin :

“Aucun fabricant de vaccin ne peut être tenu pour responsable dans une action légale civile pour des dommages étant survenus de dommages liés aux vaccins ou à un décès associé à l’administration d’un vaccin après la date du 1er octobre 1988… Si la blessure ou la mort a résulté d’effets secondaires qui étaient inévitables alors même que le vaccin a été adéquatement préparé et a été accompagné des directions adéquates et des avertissements d’usage.”

1988 fut évidemment l’année où le VIPC commença à attribuer des compensations aux victimes de dommages par vaccins, économisant de graves et violents maux de tête à Big Pharma dans le processus.

Comme la biologiste de système Dr Shiva Ayyadurai le souligne, l’impossibilité d’attaquer en justice les labos pharmaceutiques au sujet des vaccins, combinée avec la perte de bénéfices sur les ventes de médicaments, a fait que les vaccins sont devenus le nouveau modèle d’affaire de Big Pharma. Et maintenant l’UE et l’OMS financée par la Fondation Bill & Melinda Gates emboîtent le pas.

Karl Marx écrivit ceci dans son “Manifeste du Parti Communiste” (1848) :

L’exécutif de l’état moderne n’est rien d’autre qu’un comité de gestion des affaires communes de toute la bourgeoisie.

Si Marx était vivant aujourd’hui, il aurait pu conclure que la gouvernance par une organisation internationale n’est rien d’autre qu’un comité de gestion des affaires communes de l’élite mondialiste.

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Lectures complémentaires :

Affaire CoV19 OGM

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique

Notre dossier « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

Entrevoir la solution au marasme politico-social :

Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

Manipulation de la gauche « radicale » et antiraciste made in USA (et d’ailleurs ?)… BLM et Antifa USA, suivez le fric ! (F. William Engdahl)

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Retrouver la racine organique de la résistance !

 

On ne le répètera sans doute jamais assez : a bas l’État, certes, mais tout autant à bas la marchandise, à bas l’argent et à bas le salariat ! C’est sur cette voie intransigeante que réside notre humanité organique enfin réalisée par la société des sociétés, dans la complémentarité de notre immense diversité…
Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

~ Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis ont leur propre révolution de couleurs

 

F. William Engdahl

 

28 juin 2020

 

source de l’article en français:

https://www.mondialisation.ca/les-etats-unis-ont-leur-propre-revolution-de-couleurs/5646915

 

Depuis les années 1980, la révolution de couleurs est le terme utilisé pour décrire une série d’opérations de changement de régime remarquablement efficaces menées par la CIA en utilisant des techniques développées par la RAND Corporation, les ONG « démocratie » et d’autres groupes . Elles ont été utilisées sous une forme rudimentaire pour faire tomber le régime communiste polonais à la fin des années 1980. Ces techniques ont ensuite été affinées et utilisées, avec de généreux pots-de-vin, pour renverser le régime de Gorbatchev en Union soviétique. Pour tous ceux qui ont étudié ces modèles de près, il est clair que les protestations contre les violences policières menées par des organisations amorphes portant des noms tels que Black Lives Matter ou Antifa sont plus que de simples mouvements de contestation spontanés. Des centaines de milliers de jeunes Étasuniens sont utilisés comme un boulet pour renverser non seulement un président étasunien, mais aussi, ce faisant, les structures mêmes de l’ordre constitutionnel étasunien.

Si nous prenons du recul par rapport aux vidéos montrant un policier blanc de Minneapolis enfonçant son genou sur le cou d’un homme noir, George Floyd, et si l’on regarde ce qui s’est passé dans tout le pays depuis lors, il est clair que certaines organisations ou certains groupes étaient bien préparés pour exploiter cet horrible événement pour leur propre finalités.

Les manifestations qui ont eu lieu depuis le 25 mai ont souvent commencé de manière pacifique pour être ensuite reprises par des individus violents bien entraînés. Deux organisations sont apparues régulièrement en relation avec les manifestations violentes : Black Lives Matter et Antifa (États-Unis). Les vidéos montrent des manifestants bien équipés, vêtus de noir et masqués (pas pour le coronavirus, bien sûr), vandalisant des voitures de police, brûlant des postes de police, brisant des vitrines de magasins avec des tuyaux ou des battes de baseball. L’utilisation de Twitter et d’autres médias sociaux pour coordonner les délits de fuite des foules de manifestants est évidente.

Ce qui s’est passé depuis l’événement déclencheur de Minneapolis a été comparé à la vague d’émeutes de protestation dans les ghettos noirs en 1968. J’ai vécu ces événements en 1968 et ce qui se passe aujourd’hui est bien différent. On le compare davantage à la révolutionne couleurs yougoslave qui a renversé Milosevic en 2000.

Gene Sharp : Modèle pour le renversement du régime

En 2000, le Département d’État étasunien, aidé par sa Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy – NED) et par certains agents de la CIA, a commencé à former secrètement un groupe d’étudiants universitaires de Belgrade dirigé par un groupe d’étudiants qui s’appelait Otpor ! (Résistance !). La NED et ses diverses ramifications ont été créés dans les années 1980 par le chef de la CIA Bill Casey comme un outil secret de la CIA pour renverser des régimes spécifiques dans le monde entier sous le couvert d’une ONG de défense des droits de l’homme. En fait, ils reçoivent leur argent du Congrès et de l’USAID.

Dans le cadre de la déstabilisation de la Serbie par le mouvement Otpor! en 2000, la NED et l’ambassadeur étasunien Richard Miles à Belgrade ont sélectionné et formé un groupe de plusieurs dizaines d’étudiants, dirigé par Srđa Popović, en utilisant le manuel « From Dictatorship to Democracy », traduit en serbe, du défunt Gene Sharp et de son Institution Albert Einstein. Dans un post mortem sur les événements en Serbie, le Washington Post a écrit :

« Les consultants financés par les États-Unis ont joué un rôle crucial dans les coulisses de pratiquement toutes les facettes de l’anti-démocratie, en organisant des sondages de suivi, en formant des milliers de militants de l’opposition et en aidant à organiser un décompte des votes parallèles d’une importance vitale. Les contribuables étasuniens ont payé les 5 000 bombes de peinture utilisées par les étudiants militants pour faire des graffitis anti-Milošević sur les murs de toute la Serbie ».

Des escouades de militants formés ont été déployées dans les manifestations pour prendre le contrôle des pâtés de maisons à l’aide d’écrans vidéo intégrés à un « casque intelligent » (intelligence helmet) qui leur donnent une vue d’ensemble instantanée de leur environnement. Des bandes de jeunes convergeant vers des carrefours ciblés en communication constante sur les téléphones portables, allaient alors affronter la police. Le gouvernement étatsunien a dépensé quelque 41 millions de dollars pour cette opération. Des groupes d’étudiants ont été secrètement formés aux techniques du manuel Sharp pour organiser des manifestations qui se moquaient de l’autorité de la police représentant le pouvoir, la montrant maladroite et impuissante face aux jeunes manifestants. Des professionnels de la CIA et du Département d’État étasunien les ont guidés dans les coulisses.

Le modèle de Révolution de couleur Otpor! a été affiné et déployé en 2004 sous le nom de « Révolution orange » en Ukraine avec le logo et les écharpes de couleur, et en 2003 en Géorgie sous le nom de « Révolution rose ». Plus tard, la secrétaire d’État Hillary Clinton a utilisé ce modèle pour lancer le Printemps arabe. Dans tous les cas, la NED a été impliqué avec d’autres ONG, y compris les Fondations Soros.

Après le renversement de Milosevic, Popovic a créé un centre de formation sur la Révolution des couleurs, CANVAS ( Centre for Applied NonViolent Action and Strategies). Ce centre est une sorte de cabinet de conseil à but lucratif pour la révolution, et était personnellement présent à New York pour travailler avec Antifa pendant l’occupation de Wall Street, où l’argent de Soros a également été rapporté.

Antifa et BLM

Les protestations, émeutes, actions violentes et non-violentes qui ont balayé les États-Unis depuis le 25 mai, y compris une attaque aux portes de la Maison Blanche, commencent à prendre tout leur sens quand on comprend le manuel de la Révolution de couleurs de la CIA.

L’impact des manifestations n’aurait pas été possible sans le soutien d’un réseau de responsables au sein du Parti démocrate, au niveau local et national, au point que le maire démocrate de Seattle a ordonné à la police d’abandonner plusieurs rues au cœur du centre-ville occupées par les manifestants.

Ces dernières années, des fractions importantes du Parti démocrate à travers les États-Unis ont été tranquillement prises en charge par ce que l’on pourrait appeler des candidats de la gauche radicale. Souvent, ils gagnent avec le soutien actif d’organisations telles que Democratic Socialists of America ou Freedom Road Socialist Organizations. À la Chambre des représentants des États-Unis, le quart des nouveaux représentants qui s’expriment avec force autour d’Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY), Rashida Tlaib et Ilhan Omar, représentant de Minneapolis, sont tous membres ou proches des Democratic Socialists of America. Il est clair que sans la sympathie des responsables démocrates dans les villes clés, les manifestations organisés, par exemple,  par Black Lives Matter et Antifa n’auraient pas eu un impact aussi spectaculaire.

Pour mieux comprendre la gravité du mouvement de protestation actuel, nous devrions nous demander qui a versé des millions au BLM. L’Antifa est plus difficile à examiner en raison de sa forme d’organisation explicitement anonyme. Cependant, leur manuel en ligne recommande ouvertement que les « cellules » locales de l’Antifa se joignent aux chapitres du BLM.

OSRF : Suivez l’argent

Le BLM a vu le jour en 2013 lorsque trois amis militants ont créé le hashtag #BlackLivesMatter pour protester contre les allégations de coups de feu tirés sur un adolescent noir non armé, Trayvon Martin, par le gardien d’un quartier hispanique blanc, George Zimmermann. Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi étaient toutes liées et financées par des groupes de façade liés à une organisation appelée Freedom Road Socialist Organization, l’une des quatre plus grandes organisations de gauche radicale aux États-Unis, issue d’un mouvement appelé New Communist Movement qui s’est dissout dans les années quatre-vingt.

Le 12 juin 2020, la page internet de la Freedom Road Socialist Organization déclare :

« Le temps est venu de rejoindre une organisation révolutionnaire ! Rejoindre Freedom Road Socialist Organization… Si vous avez été manifester dans la rue ces dernières semaines, il y a de bonnes chances que vous ayez réfléchi à la différence entre le type de changement que ce système a à offrir et le type de changement dont ce pays a besoin. Le capitalisme est un système qui a échoué et qui prospère grâce à l’exploitation, l’inégalité et l’oppression. L’administration réactionnaire et raciste de Trump a aggravé la pandémie. La crise économique que nous traversons est la pire depuis les années 1930. Le capitalisme monopolistique est un système qui se meurt et nous devons y mettre un terme. Et c’est exactement ce à quoi travaille l’organisation socialiste Freedom Road ».

En bref, les protestations contre le meurtre présumé d’un homme noir par la police dans le Minnesota sont maintenant utilisées pour appeler à une révolution contre le capitalisme. La FRSO chapeaute des dizaines de groupes ambigus, dont Black Lives Matter ou BLM. Ce qui est intéressant dans les racines marxistes-léninistes de la Freedom Road Socialist Organization (FRSO), ce n’est pas tant leur politique de gauche que le financement de leur création par un groupe de fondations bien implantées et exonérées d’impôts.

Alicia Garza, du BLM, est également membre du conseil d’administration ou de la direction de cinq différents groupes de façade de Freedom Road, dont le président du conseil d’administration de Right to the City Alliance pour 2011, le membre du conseil d’administration de l’École de l’unité et de la libération (SOUL), de People Organized to Win Employment Rights (POWER), Forward Together et le directeur des projets spéciaux de la National Domestic Workers Alliance.

L’Alliance pour le droit à la ville (The Right to the City Alliance) a reçu 6,5 millions de dollars entre 2011 et 2014 de plusieurs fondations exonérées d’impôts et très bien établies, dont la Fondation Ford (1,9 million de dollars), les deux principales fondations exonérées d’impôts de George Soros, Open Society, et la Fondation pour la promotion d’une société ouverte (Foundation to Promote Open Society) (1,3 million de dollars). Egalement la Fondation Kellogg (cornflake-tied) pour 250 000 dollars, et curieusement, la Fondation Ben & Jerry’s (crème glacée) pour 30 000 dollars.

Garza a également obtenu d’importantes subventions en tant que directeur exécutif du FRSO, POWER, où l’ancien « tsar des emplois verts » d’Obama, Van Jones, un « communiste » autoproclamé et un « nationaliste noir turbulent », maintenant à CNN, était au conseil d’administration. Alicia Garza a également présidé l’Alliance de la droite pour la ville, un réseau de groupes militants qui s’opposent à l’embourgeoisement des villes. Depuis 2009, ce front a reçu 1,3 million de dollars de la Fondation Ford, ainsi que 600 000 dollars des fondations Soros et encore, Ben & Jerry’s (50 000 dollars). Et l’ÂME de Garza, qui prétend avoir formé 712 « organisateurs » en 2014, lorsqu’elle a cofondé Black Lives Matter, a reçu 210 000 dollars de la Fondation Rockefeller et 255 000 dollars de la Fondation Heinz (ketchup et famille John Kerry), entre autres. Avec le Forward Together du FRSO, Garza a siégé au conseil d’administration d’une « organisation multiraciale qui travaille avec des dirigeants et des organisations communautaires pour transformer la culture et la politique afin de catalyser le changement social ». Elle a officiellement reçu 4 millions de dollars en recettes de 2014 et, de 2012 à 2014, l’organisation a reçu un total de 2,9 millions de dollars de la Fondation Ford (655 000 dollars) et d’autres grandes fondations.

La cofondatrice de BLM, Opal Tometi, née au Nigeria, est également issue du réseau du FRSO. Opal Tometi a dirigé l’Alliance noire pour une immigration juste du FRSO. Curieusement, avec une « équipe » de deux personnes, elle a obtenu de l’argent de grandes fondations, dont la Kellogg Foundation pour 75 000 dollars et les fondations Soros pour 100 000 dollars, et, à nouveau, Ben & Jerry’s (10 000 dollars). Tometi a obtenu 60 000 dollars en 2014 pour diriger le groupe.

L’organisation socialiste Freedom Road, qui appelle désormais ouvertement à une révolution contre le capitalisme à la suite du meurtre de Floyd George, a un autre groupe, The Advancement Project, qui se décrit comme « une organisation de défense des droits civils multiraciaux de la prochaine génération ». Son conseil d’administration comprend un ancien directeur de la sensibilisation des communautés du département étasunien de l’éducation de Barack Obama et un ancien assistant du procureur général pour les droits civils de Bill Clinton. En 2013, l’Advancement Project du FRSO a reçu des millions de la part de grandes fondations étasuniennes exonérées d’impôts, dont Ford (8,5 millions de dollars), Kellogg (3 millions de dollars), la fondation Hewlett du fondateur de l’industrie de la défense HP (2,5 millions de dollars), la fondation Rockefeller (2,5 millions de dollars) et les fondations Soros (8,6 millions de dollars).

Major Money et ActBlue

En 2016, année de l’élection présidentielle où Hillary Clinton affrontait Donald Trump, Black Lives Matter s’était révélé comme un réseau bien organisé. Cette année-là, la Fondation Ford et Borealis Philanthropy ont annoncé la création du Black-Led Movement Fund (BLMF), « une campagne de six ans de mise en commun des donateurs visant à collecter 100 millions de dollars pour la coalition Movement for Black Lives » dont le BLM était un élément central. A cette époque, les fondations Soros avaient déjà accordé quelque 33 millions de dollars de subventions au mouvement Black Lives Matter. Il s’agissait là d’une somme importante pour les fondations.

Le BLMF s’est identifié comme ayant été créé par des fondations de prestige, dont la Ford Foundation, la Kellogg Foundation et les Soros Open Society Foundations. Elles ont décrit leur rôle ainsi :

« La BLMF fournit des subventions, des ressources pour la construction du mouvement et une assistance technique aux organisations qui travaillent à faire avancer le leadership et la vision des jeunes leaders noirs, queers, féministes et immigrants qui façonnent et dirigent une discussion au plan national sur la criminalisation, le maintien de l’ordre et la race aux États-Unis ».

La coalition Movement for Black Lives (M4BL), qui comprend Black Lives Matter, a déjà demandé en 2016 :

« le financement des services de police, des réparations basées sur la race, le droit de vote pour les immigrants illégaux, le désinvestissement des combustibles fossiles, la fin de l’enseignement privé et des écoles à charte, un revenu de base universel et un collège gratuit pour les noirs« .

Notamment, lorsque nous cliquons sur le site web de M4BL, sous leur bouton « donate », nous apprenons que les dons iront à quelque chose appelé ActBlue Charities. ActBlue facilite les dons aux « démocrates et aux progressistes ». En date du 21 mai, ActBlue avait donné 119 millions de dollars à la campagne de Joe Biden.

C’était avant les manifestations mondiales du 25 mai de Black Lives Matter (BLM). Maintenant, de grandes entreprises comme Apple, Disney, Nike et des centaines d’autres pourraient verser des millions de dollars non déclarés à ActBlue sous le nom de Black Lives Matter, des fonds qui peuvent en fait servir à financer l’élection d’un président démocrate, Joe Biden. C’est peut-être la véritable raison pour laquelle la campagne de Biden a été soutenue à ce point par des électeurs noirs. Ce qui est clair, rien qu’à partir de ce compte-rendu du rôle crucial des fondations à gros budget derrière les groupes de protestation comme Black lives Matter, c’est qu’il y a un programme bien plus complexe à la base des protestations qui déstabilisent maintenant les villes à travers les États-Unis. Le rôle des fondations exonérées d’impôts liées aux fortunes des plus grandes sociétés industrielles et financières telles que Rockefeller, Ford, Kellogg, Hewlett et Soros indique qu’il existe un motif bien plus profond et bien plus sinistre pour expliquer les manifestations en cours que le simple scandale spontané ne le suggère.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Le trafic de drogue, pilier de l’impérialisme anglo-saxon : La Compagnie des Indes Orientales, la Chine et les guerres de l’opium

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 28 juin 2020 by Résistance 71

 

La British East India Company Inc. (Compagnie des Indes Orientales Britannique) ou BEIC est une entreprise commerciale incorporée par charte royale du 31 décembre 1600. Établie sous ce nom de 1600 à 1708, elle devint l’United Company of Merchants of England Trading in the East Indies de 1708 à 1873. Elle devient très rapidement un corps commercial monopoliste impliqué très étroitement dans l’impérialisme britannique du début du XVIIIème siècle à  la mi-XIXème. L’entreprise fut instrumentale dans l’expansion coloniale britannique en Chine.
( Source: Encyclopaedia Britannica)

 

Le trafic de drogue colonial et l’empire britannique

 

Michel Chossudovsky

 

25 juin 2020

 

Source de l’article en français:

 

https://www.mondialisation.ca/le-trafic-de-drogue-colonial-et-lempire-britannique/5646882

 

Par sa résolution 42/112 du 7 décembre 1987, l’Assemblée générale des Nations unies a décidé de célébrer le 26 juin la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, afin d’exprimer sa détermination à renforcer l’action et la coopération pour atteindre l’objectif d’une société internationale libérée de la toxicomanie.

Sensibiliser ?

Rarement reconnu, le trafic de drogue (« légal ») a été initié par l’Empire britannique. Il y a une continuité. L’étiquette coloniale a été abandonnée. Aujourd’hui, le commerce (« illicite ») de la drogue est une opération de plusieurs milliards de dollars.

Les deux principaux centres de production sont aujourd’hui :

  • L’Afghanistan qui produit environ 90 % de l’offre mondiale d’opium (transformé en héroïne et en produits dérivés). Un programme d’éradication de la drogue a été lancé avec succès en 2000-2001 (avec le soutien des Nations unies). avant l’invasion menée par les États-Unis et l’OTAN en octobre 2001. Depuis l’invasion et l’occupation militaire, selon l’ONUDC, la production d’opium a été multipliée par 50, pour atteindre 9000 tonnes en 2017.
  • La région andine de l’Amérique du Sud (Colombie, Pérou, Bolivie) qui produit de la cocaïne. La Colombie est un narco-État soutenu par les États-Unis.

L’économie de la drogue fait partie intégrante de la construction d’un Empire. Le trafic de drogue est protégé par l’appareil militaire et de renseignement étasuniens.

(Ce sera l’objet de plusieurs articles de Global Research qui seront publiés dans les prochains jours en réponse à l’ »observance mondiale de sensibilisation » parrainée par l’ONU le 26 juin 2020).

Le rôle de l’Empire britannique

Historiquement, le trafic de drogue a fait partie intégrante du colonialisme britannique. Il était « légal ».

L’opium produit au Bengale par la Compagnie britannique des Indes orientales (British East India Company -BEIC) était expédié vers le port de Canton, au sud de la Chine.

L’exportation d’opium de l’Inde britannique vers la Chine, financée par l’État, a été sans doute la plus grande et l’opération la plus persistante de trafic de drogue de l’histoire. À son apogée, au milieu du XIXe siècle, elle représentait environ 15 % du revenu colonial total de l’Inde et 31 % des exportations indiennes. Pour approvisionner ce commerce, la Compagnie des Indes orientales (EIC) – et plus tard le gouvernement britannique – a développé un système de culture très réglementé dans lequel plus d’un million d’agriculteurs par an étaient sous contrat pour cultiver du pavot à opium. …

Le système des agences a permis de s’assurer que les agriculteurs ne partagent pas les importants bénéfices du commerce de l’opium. Grâce à leur pouvoir de monopsone, les agences de l’opium ont pu « maintenir le prix de l’opium brut juste à la limite de l’économie. » (Jonathan Lehne, 2011)

Si la part des terres agricoles allouée à l’opium était relativement faible, la production d’opium sous le régime colonial n’en a pas moins contribué à appauvrir la population indienne, à déstabiliser le système agricole et à déclencher de nombreuses famines.

Selon un reportage incisif de la BBC:

« La culture de rente [l’opium] occupait entre un quart et la moitié de l’exploitation d’un paysan. À la fin du XIXe siècle, la culture du pavot a eu un impact sur la vie de quelque 10 millions de personnes dans ce qui est aujourd’hui les États de l’Uttar Pradesh et du Bihar.

Le commerce était géré par la Compagnie des Indes orientales, la puissante multinationale établie pour le commerce avec une charte royale qui lui accordait le monopole des affaires avec l’Asie. Ce commerce d’État a été réalisé en grande partie grâce à deux guerres, qui ont forcé la Chine à ouvrir ses portes à l’opium des Indes britanniques. …

Les objectifs de production stricts fixés par l’Agence de l’opium signifiaient également que les agriculteurs – le cultivateur de pavot typique était un petit paysan – ne pouvaient pas décider de produire ou non de l’opium. Ils étaient obligés de soumettre une partie de leurs terres et de leur travail à la stratégie d’exportation du gouvernement colonial ».

La Chine et les guerres de l’opium

Lorsque l’empereur chinois Qing Daoguang a ordonné la destruction des stocks d’opium dans le port de Canton (Guangzhou) en 1838, l’Empire britannique a déclaré la guerre à la Chine sous le motif qu’il entravait la « libre circulation » du commerce des marchandises.

Le terme « trafic » s’applique à la Grande-Bretagne. Il a été toléré et soutenu pendant tout le règne de la reine Victoria (1837-1901). En 1838, 1 400 tonnes d’opium par an étaient exportées de l’Inde vers la Chine. Au lendemain de la première guerre de l’opium, le volume de ces envois (qui s’est prolongé jusqu’en 1915) a augmenté de façon spectaculaire.

La « première guerre de l’opium » (1838-1842), qui a représenté un acte d’agression contre la Chine, a été suivie par le traité de Nankin de 1842, qui non seulement a protégé les importations britanniques d’opium en Chine, mais a également accordé des droits extra-territoriaux à la Grande-Bretagne et à d’autres puissances coloniales, ce qui a conduit à la formation des ports ouverts (« Treaty Ports »).

Les revenus massifs du commerce de l’opium ont ensuite été utilisés par la Grande-Bretagne pour financer ses conquêtes coloniales. Aujourd’hui, on l’appellerait le « blanchiment d’argent de la drogue ». La canalisation des revenus de l’opium a également été utilisée pour financer la Banque de Hong Kong Shanghai (HKSB) créée par le BEIC en 1865 au lendemain de la première guerre de l’opium. [NdeR71: aujourd’hui la HSBC…]

En 1855, Sir John Bowring a négocié, au nom du ministère britannique des affaires étrangères, un traité avec le roi Mongkut (Rama IV) du Siam, intitulé « The Anglo-Siamese Treaty of Friendship and Commerce » (avril 1855), qui permettait l’importation libre et sans restriction de l’opium dans le royaume du Siam (Thaïlande).

Alors que le commerce de l’opium de la Grande-Bretagne avec la Chine a été aboli en 1915, le monopole britannique sur le trafic de drogue a continué jusqu’à l’indépendance de l’Inde en 1947. Les sociétés affiliées à la Compagnie britannique des Indes orientales (BEIC), telles que Jardine Matheson, ont joué un rôle important dans le commerce de la drogue.

Racisme, narcotiques et colonialisme

Les historiens se sont concentrés sur la traite triangulaire des esclaves de l’Atlantique : des esclaves d’Afrique exportés par les puissances coloniales vers les Amériques, suivis de marchandises produites dans des plantations utilisant de la main-d’œuvre esclave et exportées vers l’Europe.

Le commerce colonial de la drogue en Grande-Bretagne avait une structure triangulaire similaire. L’opium produit dans les plantations coloniales par les fermiers pauvres du Bengale était exporté vers la Chine, dont les revenus (payés en pièces d’argent) servaient en grande partie à financer l’expansion impériale de la Grande-Bretagne, y compris l’exploitation minière en Australie et en Afrique du Sud.

Aucune compensation n’a été versée aux victimes du trafic de drogue de l’Empire britannique. Les paysans appauvris du Bengale.

Avec la traite des esclaves de l’Atlantique, le trafic de drogue colonial constitue un crime contre l’humanité.

La traite des esclaves et le trafic de drogue sont tous deux alimentés par le racisme. En 1877, Cecil Rhodes met en avant un « projet secret » qui consiste à intégrer les empires britannique et étasunien en un seul Empire anglo-saxon :

« Je soutiens que nous sommes la plus belle race du monde … Il suffit d’imaginer les régions qui sont actuellement habitées par les plus méprisables spécimens d’êtres humains … Pourquoi ne formerions-nous pas une société secrète … pour faire de la race anglo-saxonne un seul Empire …

L’Afrique est toujours prête pour nous ; il est de notre devoir de la prendre. … Il est de notre devoir de saisir toutes les occasions d’acquérir plus de territoire et nous devrions garder constamment sous les yeux cette seule idée que plus de territoire signifie simplement plus de la race anglo-saxonne, plus de la meilleure, de la plus humaine, de la plus honorable race que le monde possède. »

Il y a une continuité entre la « guerre de la drogue » légitime de style colonial menée par l’Empire britannique et les structures actuelles du trafic de drogue : l’Afghanistan sous occupation militaire étasunienne, le narco-État en Amérique latine.

Aujourd’hui, le trafic de drogue est un commerce de plusieurs billions de dollars. Le bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité estime que le blanchiment de l’argent de la drogue et d’autres activités criminelles est de l’ordre de 2 à 5 % du PIB mondial, soit 800 à 3 000 milliards de dollars. L’argent de la drogue est blanchi par le biais du système bancaire mondial.

Rappelez-vous le scandale du crack, révélé en 1996 par le journaliste Gary Webb. Le crack était vendu aux communautés afro-américaines de Los Angeles.

Depuis 2001, la vente au détail d’héroïne et d’opioïdes est de plus en plus « armée » pour lutter contre le racisme, la pauvreté et les inégalités sociales.

Alors que le commerce de la drogue est aujourd’hui source de richesse et d’enrichissement, la toxicomanie, y compris la consommation d’héroïne, d’opioïdes et d’opioïdes synthétiques, a explosé. En 2001, 1 779 Étasuniens ont été tués à la suite d’une overdose d’héroïne. En 2016, la dépendance à l’héroïne a entraîné 15 446 décès.

Ces vies auraient été sauvées si les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN n’avaient pas envahi et occupé l’Afghanistan en 2001.

 

Lectures complémentaires :

La City de Londres au cœur de l’empire

Effondrer le colonialisme

Nous sommes tous des colonisés !

Résistance politique avec Ricardo Florès Magon, textes choisis

Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

 

Aux source de l’empire : Les Etats-Unis furent-ils créés comme une démocratie ? Analyse critique avec Steven Newcomb

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“Les Etats-Unis… créés par une bande d’esclavagistes qui voulurent être libres…”
~ George Carlin ~

“Vers 1776, quelques personnes importantes dans les colonies anglaises firent une découverte qui améliorerait énormément les deux cents années suivantes. Ils découvrirent qu’en créant une nation, un symbole, une unité légale appelée États-Unis d’Amérique, ils pourraient contrôler la terre, les profits et le pouvoir politique des favoris de l’empire britannique. Dans le processus, ils pourraient aussi contrer un nombre potentiel de rébellions et créer un consensus de soutien populaire pour la règle d’un nouveau leadership privilégié. Ainsi les pères fondateurs ont-ils créé le système le plus efficace de contrôle national inventé dans l’ère moderne et ont montré aux générations futures de leaders les avantages de combiner le paternalisme avec le commandement.
[…] Nous avons ici une prévision de la longue histoire de la politique américaine, la mobilisation de l’énergie de la basse classe de la société par les politiciens membres de la haute classe, ce pour leurs propres intérêts.”
~ Howard Zinn, 1980 ~

 


S. Newcomb

 

Les Etats-Unis furent-ils fondés comme une démocratie ?

 

Steven Newcomb

 

17 mai 2020

 

url de l’article original:

https://originalfreenations.com/was-the-united-states-founded-as-a-democracy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son splendide livre The Lawless Law of Nations (1925), Sterling E. Edmunds dit que les gouvernements peuvent bien être définis comme des “groupes d’hommes possédant le pouvoir arbitraire sur d’autres hommes.” (p.426) Si Edmunds a raison, l’idée “d’auto-gouvernement” n’est pas un remède ayant tant de mérite pour les Amérindiens, car un tel système impliquerait qu’un relativement petit groupe d’hommes et de femmes de la communauté native  exerce un pouvoir arbitraire sur le reste des gens. Pour un grand nombre de nations natives, ceci est exactement ce que “l’auto-gouvernement” natif est devenu. (NdT : Avec la grande exception des nations iroquoises et Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, certes diminuée par les “conseils de bandes et de tribus” instaurés sous les lois fédérales coloniales indiennes, mais toujours en application ce depuis le XIIème siècle, dans le mode de gouvernance traditionnel…)

Depuis maintenant des générations, le gouvernement fédéral des Etats-Unis a exercé un pouvoir arbitraire et abusif, souvent référé en tant que “pouvoir plénier”, sur les nations et peuples natifs. Aujourd’hui, ce même gouvernement fédéral, dans un esprit de bonne volonté, a décidé que les communautés natives devraient évoluer vers une “auto-gouvernance”. De quoi cela a t’il l’air ? Dans un livret intitulé “Auto-gouvernement, une initiative tribale”, on y trouve cette déclaration : “L’auto-gouvernement est au sujet du transfert du financement des programmes disponibles, des services, des fonctions et des activités, vers un contrôle tribal de ceux-ci. Les tribus sont responsables devant leur propre peuple pour la gestion des ressources, des services et du développement.

Le livret explique également que l’auto-gouvernance native consiste à fournir aux gouvernements tribaux “plus d’autorité de contrôle et de prise de décisions sur les ressources financières fédérales mises à la disposition du peuple indien pour son avantage.” C’est au sujet d’un “nouveau partenariat entre les tribus indiennes et les Etats-Unis dans leurs relations de gouvernement à gouvernement”. Le but est de minimiser l’intrusion et l’implication fédérales. (NdT: en clair, mettre des gestionnaires inféodés au système en place pour gérer la merdasse du capital…)

Mais historiquement, nous devons regarder en arrière et comprendre qu’une idée d’auto-gouvernement natif fondé sur la gestion “des ressources financières fédérales” ne fut jamais partie intégrante de notre existence avant l’invasion de nos territoires et de nos nations. De fait, ce livret distribué par le “Projet de Démonstration de Gouvernance Tribale” reconnaît clairement ce point crucial. Une lettre d’introduction publié avec le pamphlet dit ceci : “Toutes nos sociétés tribales ont eu des existences libres et autonomes durant des milliers d’années avant l’exploration et la colonisation de ce continent par les Européens occidentaux.

Plus encore, nos nations et nos peuples eurent un mode de vie libre et indépendant avant que les envahisseurs européens n’ait assumé un droit de domination sur nos nations et nos ancêtres. Les auteurs du pamphlet reconnaissent qu’un système de domination fut imposé sur nos nations puis écrivent :

“L’auto-suffisance fut remplacée alors que les Etats-Unis par leur congrès, leurs tribunaux et particulièrement la bureaucratie fédérale (NdT: qui n’agit que sur ordre) transformèrent, parfois brutalement,  le statut tribal indépendant par une dépendance tribale envers l’état fédéral. Après des générations de domination et de contrôle fédéraux, il y eut même quelques Indiens pour croire à cette dépendance imposée [domination].”

Après avoir reconnu que les Etats-Unis imposaient un système de domination sur nos nations, les personnes qui ont écrit ce livret bizarrement ont déclaré, “Nos cultures ont fourni les philosophies de base incarnées dans la constitution des Etats-Unis.” Si des philosophies démocratiques étaient incarnées dans la constitution des Etats-Unis alors ceux-ci opéraient-ils hors de leur constitution pour imposer un système de domination sur nos peuples et nations ?…

Ou est-il possible que les auteurs du livret se soient trompés parce que la constitution des Etats-Unis est un instrument de l’empire et de domination et non pas une démocratie ? Dans son livre The Rising American Empire (1962), l’historien Richard Van Alstyne a clairement documenté le fait que les Etats-Unis furent fondés comme un empire. Et d’après R.H.S Crossman, la constitution des Etats-Unis fut écrite comme “l’organe central d’une autorité coercitive, tout en préservant une relative indépendance aux autorités locales, aux législatures des états” (R. H. S. Crossman, Government and the Governed, 1969, p. 96). Cette “autorité coercitive” incarnée dans la constitution ne fut pas basée sur le règle populaire, car des hommes comme James Madison furent très clairs sur leur dénonciation de la démocratie.

Madison était préoccupé parce que:

Il y aura des créditeurs et des endettés, fermiers, marchands et industriels. Il y aura particulièrement cette distinction entre riche et pauvre… Nous ne pouvons pas quoi qu’il en soit, être regardé en ce moment comme une masse homogène dans laquelle tout ce qui affecte une partie va affecter de la même manière l’ensemble. En cadrant un système que nous voulons durable pendant bien longtemps, nous ne devons pas perdre de vue le changement produit par l’âge. Une augmentation de la population va nécessairement augmenter la proportion de ceux qui travaillent (sic) sous toutes les duretés de la vie et qui vont secrètement soupirer pour une plus grande égalité de distribution de ses mannes. Ceux-ci seront dans le temps plus nombreux que ceux placés au dessus des sentiments d’indigence (de pauvreté). D’après les lois du suffrage (par le vote), le pouvoir va glisser dans les mains des masses. Aucune tentative agraire n’a été faite dans ce pays, mais les symptômes d’un esprit d’effervescence comme nous le comprenons, s’est suffisamment développé dans certains endroits pour nous notifier le danger futur en provenance des masses. Comment peut-on se préserver de ce danger sur des principes républicains ?” (Crossman, p.96-7)

Madison posa aussi une autre question. Comment la classe de propriétaires pourrait-elle se préserver contre les dangers se posant aux riches comme les “coalitions” de la majorité, trimant dans leur vie quotidienne ? (Crossman, p.97). Madison, que beaucoup regardent comme le plus important des “pères fondateurs”, envisiona toutes les communautés comme divisées entre le petit nombre et la masse. “Les premiers sont les riches et les biens nés et l’autre les masses de gens qui rarement jugent ou déterminent le droit.” (Ibid)

Comme le fait remarquer Crossman, les hommes d’affaire qui ont écrit la constitution réussirent à sortir d’un système, sous la couronne britannique, fondé sur l’idée de la soumission du peuple vivant en obéissance traditionnelle à une plus haute autorité royale et d’un parlement, vers un “système de contrôle si intriqué, que pratiquement pas une vague populaire ne pourrait se propager. (Ibid) Le fédéralisme, dit Crossman, fut créé comme barrière, garde-fou, contre la turbulence de la démocratie.” (Ibid.) De telles idées furent-elles empruntées aux cultures natives de ce continent ? Manifestement pas.

Et pourtant, pour une raison indéterminée, bien des natifs ont souscrit à une mythologie faisant le portait des Etats-Unis comme étant une société “démocratique”, fondé sur un “système de gouvernance du peuple, par le peuple et pour le peuple”. Le problème avec ce slogan simpliste est que le “peuple” auquel il se réfère n’y est jamais identifié. En fait, le “peuple” est un terme suffisamment vague pour faire diversion du fait que ce terme se réfère aux “riches et biens nés” pour lesquels Madison étaient si préoccupés. Comme l’observe Fernand Braudel dans sa “Grammaire des civilisations” (1987) :

La déclaration d’indépendance des Etats-Unis proclama le droit de se rebeller et d’être égaux devant la loi. Mais la grande idée qui préoccupa et motiva les propriétaires terriens, les hommes d’affaire, les avocats, les patrons de plantations, les spéculateurs et les banquiers, ces “aristocrates”, était de sauvegarder et préserver la propriété, la richesse et le privilège social. L’Amérique était nouvellement née, mais elle avait déjà des gens riches dont la richesse les prédisposait à mener les autres. Nous en avons pour preuve ce que disaient les pères fondateurs assemblés à la Convention de Philadelphie, ou de lire leur correspondance avec leurs pairs. Leurs assomptions de base sont très claires. Charles Pickney, un jeune planteur, proposa que seuls ceux possédant au moins 100 000 US$ pouvaient devenir président. Alexander Hamilton appela à l’étouffement de “l’impudente démocratie”. Tous, comme Peggy Hutchinson, fille de gouverneur, regardaient les masses comme la “foule crasseuse”.

“Un jeune diplomate et homme d’état, le gouverneur Morris, déclara : “La foule commence à penser et à raisonner. Pauvres reptiles ! Ils se réchauffent au soleil et bientôt, ils vont mordre… Les gentilshommes commencent à les craindre.” L’avocat et politicien James Murray Mason reconnut : “Nous avons été trop démocrates… faisons attention à ne pas aller trop loin dans l’autre extrême.” Personne finalement fut plus imbu des sacro-saints principes de démocratie que Jeremy Belknap, un prêtre de la Nouvelle-Angleterre ; pourtant il écrivit à un de ses amis : “Nous devrions soutenir en tant que principe que le gouvernement dérive du peuple, mais obliger le peuple à comprendre qu’il n’est pas capable de gouverner par lui-même.

Braudel conclut qu’il y “avait un ordre à imposer au nom de la liberté et de l’égalité et que c’était un ordre capitaliste”, dans lequel “le pouvoir et la responsabilité appartiennent aux riches.” Qu’en est-il donc de ces gens du bas de la pyramide sociale ? Comme le fait remarquer Braudel “Les autres reçurent la grande concession d’être protégés des riches alors que les riches étaient contre eux.” Ainsi, lorsque nous parlons de la constitution des Etats-Unis, nous parlons d’un système de gouvernement, créé par des propriétaires terriens, des hommes d’affaire, des avocats, des planteurs, des propriétaires d’esclaves, des banquiers et des spéculateurs, que les riches mirent en place comme moyen d’organiser l’utilisation du pouvoir coercitif pour les protéger, eux, leurs propriétés et leur privilège de blancs contre la masse du commun. Pour nous aujourd’hui, en tant que peuples et nations natifs de ce continent, dire que nos cultures natives “ont fourni les principes démocratiques de base incarnée fans la constitution des Etats-Unis”, n’est rien d’autre que de perpétuer une erreur et un mensonge tout en déformant le narratif historique dans une proportion incroyable.

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Lectures complémentaires :

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 


« Livre », croix et épée, piliers coloniaux


Combattant le terrorisme depuis… 1492 !

Racisme et antiracisme comme outils de la division et de l’ingénierie sociale (Thierry Meyssan)

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“Bref, ni le pouvoir et la puissance de l’État centralisé, ni les enseignements doctrinaires de la haine mutuelle et de la lutte sans merci qui vinrent parés des atours de la science, en provenance de philosophes et sociologues obéissants, n’ont pu se débarrasser du sentiment de solidarité humaine, profondément logé dans la compréhension des hommes et dans leur cœur, parce que ceci a été chéri et cajolé par toute notre évolution précédente.
[…] Et l’Homme est appelé à être guidé dans ses actes, non pas seulement par l’amour qui est toujours personnel, ou au mieux tribal, mais par la perception de son unicité, du sentiment de ne faire qu’un avec chaque être humain.”
~ Pierre Kropotkine, “L’entraide, un facteur de l’évolution” ~

L’ouvrage mentionné et cité ci-dessus est l’antidote absolu à l’idée même de hiérarchie des espèces et des “races”, un antidote au racisme qui n’est qu’une construction sociale, un artifice construit pour maintenir le rapport dominant / dominé sous toutes les coutures possibles. Analyse intéressante de Thierry Meyssan sur le sujet et dont nous adhérons à la conclusion.

~ Résistance 71 ~

 


« Les martyrs, cher ami, doivent choisir d’être oubliés,
raillés ou utilisés ; quant à être compris, jamais. »
~ A. Camus, « La chute », 1956 ~

 

Racisme et antiracisme comme mensonges

 

Thierry Meyssan

 

16 juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.voltairenet.org/article210211.html

 

Les idéologies de l’antiracisme et du racisme se fondent sur la même imposture : il existerait des races humaines distinctes ne pouvant avoir de descendance commune en bonne santé ; postulat stupide dont chacun peut constater l’ineptie. Interrogés à ce sujet, les partisans de ces deux idéologies ne peuvent qu’assurer parler au figuré, mais reprennent peu après leur interprétation raciale de l’humanité et de son histoire. Comme le montre Thierry Meyssan, ce couple passionné n’a jamais servi que les intérêts des puissances dominantes.

Les communautés humaines ont tendance à surestimer leur mode de vie et à se méfier de celui des autres. Pour maintenir la cohésion de leur groupe, certains de ses membres ont un réflexe de rejet des nouveaux arrivants. Cependant, dès qu’ils font leur connaissance, qu’ils comprennent que ce sont des hommes comme eux, les tensions s’apaisent.

À ce fonctionnement ethnologique, des idéologies sont venues s’ajouter au XIXème et XXème siècle : le racisme et l’antiracisme. Dans le contexte de l’impérialisme britannique et du développement de la biologie et de la génétique, ces théories permettaient de justifier la hiérarchie ou l’égalité en droits des populations.

Le racisme scientifique

Suite aux théories de Charles Darwin (1809-1882) sur l’évolution des espèces animales, Herbert Spencer (1820–1903), posa qu’il existait des races humaines distinctes et que la sélection naturelle avait abouti à la supériorité des Blancs. C’était le début du « social-darwinisme ». Un cousin de Darwin, Sir Francis Galton (1822-1911), étalonna les races et relia le taux de fécondité des femmes à la dégénérescence des individus. Il put ainsi non seulement prouver la supériorité des Blancs sur les gens de couleur, mais aussi des riches sur les pauvres.

Un « consensus scientifique » établit que les accouplements interraciaux étaient à l’origine de nombreux handicaps. Dès lors, il devenait indispensable de les interdire au même titre que l’inceste pour préserver chaque race. C’était l’« eugénisme ». La mise en application de ce principe fut d’autant complexe que, quelle que soit la définition de chaque race, aucun individu n’est de race pure, par conséquent chaque situation est sujette à discussion. Aux États-Unis cette logique ne conduisit pas seulement à décourager la formation de couples entre Européens d’un côté et Indiens, Noirs ou Chinois de l’autre, mais aussi à privilégier les Blancs Anglo-Saxons sur les Blancs non-Anglo-Saxons (Italiens, Polonais, Serbes, Grecs etc.) (Immigration Act en vigueur de 1924 à 1965).

L’Institut du Kaiser Wilhelm (équivalent allemand du CNRS français) démontra que non seulement la préservation de la race exigeait de ne pas se reproduire avec des individus de race différente, mais aussi de ne pas s’accoupler du tout. En effet, dans le cas de pénétration anale, les gènes de l’un et de l’autre se mêlaient bien que n’ayant pas de descendance. D’où la prohibition de l’homosexualité par les nazis.

Il fallut attendre la chute du nazisme et la décolonisation pour que le « consensus scientifique » se retourne et que l’on prenne conscience de l’incroyable diversité au sein de chaque race supposée. Ce qui nous ressemble chez certains individus d’autres races supposées est beaucoup plus important que ce qui nous distingue d’individus de notre race supposée.

En juillet 1950, l’Unesco proclame l’inanité du « darwinisme social » et de l’« eugénisme ». Tout simplement, l’humanité est certes issue de plusieurs races d’homo sapiens préhistoriques distinctes, mais ne constitue qu’une seule race dont les individus peuvent s’accoupler sans risques. Évidemment, il n’était pas nécessaire d’être scientifique pour le remarquer, mais les idéologies impérialiste et coloniale avaient provisoirement obscurci l’esprit des « savants ».

Le racisme juridique

Alors que les scientifiques retrouvaient leur unité, les juristes se divisaient en deux manières différentes d’aborder la question. Cette fois ce ne sont pas les idéologies impérialiste et coloniale qui les séparent, mais leurs conceptions de la Nation. Pour les Anglo-Saxons, celle-ci est un rassemblement ethnique (au sens culturel), tandis que pour les Français, elle est un choix politique. Le principal dictionnaire juridique US dispose : « Nation : Un grand groupe de personnes ayant une origine, une langue, une tradition et des coutumes communes constituant une entité politique » (“Nation : A large group of people having a common origin, language, and tradition and usu. constituting a political entity,” Black’s Law Dictionary, 2014). Au contraire la France depuis la Révolution dispose : Nation : « Personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l’État » (Arrêté du roi Louis XVI du 23 juillet 1789).

La vision française est aujourd’hui à peu près universelle, celle des Britanniques n’est défendue que par eux et par leurs créations coloniales : les Frères musulmans et le RSS indien [1].

Ainsi malgré les progrès de la science, les Britanniques vivent aujourd’hui sous le Race Relations Act 1976 (Lois sur les relations raciales de 1976) et sont arbitrés par la Commission for Racial Equality (Commission pour l’égalité raciale), tandis que les textes officiels français parlent de « prétendue race ». Dans la pratique, les deux sociétés n’établissent pas de différences « raciales », mais de classe sociale pour les Britanniques et de niveau social pour les Français.

L’antiracisme

En Occident, l’antiracisme est désormais confondu avec l’antifascisme. Alors même qu’il n’y a plus de racisme faute de races, ni de fascisme, faute des situations économiques auxquelles cette pensée répondait. Les groupes qui se réclament de ces idées ont aujourd’hui la particularité de se réclamer de l’extrême-gauche anticapitaliste, mais d’être subventionnés par le spéculateur George Soros et de travailler pour le compte de l’Otan, champion du capitalisme. Ils disposent donc d’un entraînement militaire.

C’est non sans délectation que le président turc Recep Tayyip Erdoğan n’a pas manqué de souligner, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue US le 8 juin 2020, que l’Otan avait utilisé les Brigades internationales antifascistes à la fois contre la Syrie et contre la Turquie [2] ; les mêmes « Antifas » qui coordonnent les émeutes antiracistes actuelles aux États-Unis.

En réalité, le racisme et l’antiracisme sont les deux faces d’une même pièce. Tous deux se fondent sur le fantasme des races dont nous savons pourtant qu’elles n’existent pas. Dans les deux cas, il s’agit d’un conformisme à l’air du temps. Les racistes correspondaient aux idéologies impérialiste et coloniale, les antiracistes à la globalisation financière. Leur unique utilité politique commune est d’occuper le terrain pour masquer les authentiques luttes sociales.

Notes :

[1] « Histoire mondiale des Frères musulmans » (6 parties), Thierry Meyssan, 21 juin 2019. « Déjà 10 mois de confinement du Jammu-et-Cachemire », par Moin ul Haque, Dawn (Pakistan) , Réseau Voltaire, 10 juin 2020.

[2] « Les Brigades anarchistes de l’Otan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 septembre 2017.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Décolonisons le monde !… Croire que nous vivons
dans un monde « post-colonial »
quand la marchandise a tout colonisé est…
pure utopie ! Le racisme est un dérivé marchand…

Coronavirus… Réduction de la population mondiale par imposition de la dictature chimique et biologique… la phase ultime de l’eugénisme pilotée par la Fondation Bill Gates

Posted in actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 juin 2020 by Résistance 71

 


Confiance en Bill la piquouze ?

 

Eugénisme n.m : méthodes consistant à améliorer le patrimoine génétique de groupes humains. La théorie qui prône l’application de ces méthodes.
( source: Encyclopaedia Universalis)

 

Réduire la population mondiale par des mesures eugénistes

(Extrait de la 3ème partie de la série de Derrick Broze sur Bill Gates et le réseau du fric et de l’influence)

 

1ère partie à lire : « Qui gère l’OMS ? »

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

14 juin 2010

 

Source:

https://www.thelastamericanvagabond.com/top-news/bill-gates-web-dark-money-influence-part-3-health-surveillance-event-201-rockefeller-connection/

 

Les dynasties Gates et Rockefeller sont aussi unies par leurs intérêts communs dans l’eugénisme, la pseudo-science qui fait la promotion de l’idée que les gens “biens-nés” devraient être encouragés à se reproduire tandis que ceux ayant de “mauvais gènes” devraient en être et en fait être stérilisés. Cette pseudo-science fut développé par Francis Galton (NdT: neveu de Charles Darwin, tout comme Bernays était le neveu de Freud et Julian et Aldous Huxley les petits-fils de Thomas Huxley, un des fondateurs du darwinisme-social… Qui parle de “mauvais gènes” ?…) comme stratégie afin “d’améliorer la race humaine”. L’idée fut très populaire aux Etats-Unis avant que les nazis n’embrassent cette doctrine et ne la mènent à son extrême.

L’eugénisme fut aussi très populaire au sein de la famille Rockefeller. Un rapport du Hudson Institute note : “Les premières fondations américaines furent très immergées dans l’eugénisme cet effort de promotion de la reproduction des plus forts et de supprimer la reproduction des plus faibles.” Le rapport dit que les Rockefeller et autres philanthropes américains croient en un “eugénisme philanthropique”, l’idée qu’ils pourraient utiliser leur argent pour créer des fondations qui feraient la promotion de la philosophie eugéniste.

La famille Rockefeller et sa fondation ont aidé à financer des chercheurs au Kaiser Willhem Institute de Berlin en Allemagne, qui furent impliqués dans les programmes de stérilisation nazis, elles financèrent l’Eugenics Records Office, et beaucoup  de programmes faisant la promotion du contrôle démographique des populations. En 1952, après que les expériences eugénistes nazies furent ouvertement et largement connues, John D. Rockefeller III aida à la création du Population Council afin de promouvoir l’eugénisme sans avoir la responsabilité de le mener à terme.

Dans son livre, Showing Up for Life, le père de Bill Gates, William H. Gates II, écrivit au sujet de son admiration pour les Rockefeller et leur philanthropie :

“Une leçon que nous avons apprise de l’étude et du travail avec les Rockefeller est que pour réussir dans la poursuite de buts audacieux, vous avez besoin de partenaires ayant le même état d’esprit avec lesquels collaborer. Nous avons appris que de tels buts ne sont pas des trophées conquis par des personnes au souffle court. Les Rockefeller ont affronté de durs problèmes sur des générations.”

Il apparaît que Gates II était un supporteur de l’eugénisme des Rockefeller alors qu’il servit comme patron de la société Planned Parenthood pendant un moment. Ceci fut financé en partie par un don de 1,5 millions de dollars du Population Council créé par les Rockefeller. Gates II fut précédé à la tête de Planned Parenthood par Alan Guttmacher, qui fut simultanément le directeur de l’American Eugenics Society (AES) (Director of the American Eugenics Society.).

Cet intérêt pour l’eugénisme pourrait remonter à trois générations, au grand-père de Bill Gates du nom de William H. Gates, car l’AES avait un membre de ce nom dans les années 1920. Celui listé sur la liste de l’AES l’était sous le titre de “professeur” et il il y avait un professeur William H. Gates de l’université d’état de Louisiane, mais il n’y a pas d’évidence que le grand-père de Bill Gates soit ce même professeur “William H. Gates”.

Quoi qu’il en soit, la famille Gates d’aujourd’hui a l’habitude de passer du temps avec leurs comparses philanthropes eugénistes. En décembre 2001, William H. Gates a reçu la première “Andrew Carnegie Medals of Philanthropy” pour son œuvre de charité. Gates Senior a reçu sa récompense avec Walter H et Leonore Annenberg pour la Fondation Annenberg, Brooke Astor, Irene Diamond, David et Laurance S. Rockefeller pour la famille Rockefeller, George Soros et Ted Turner. Bien que Bill Gates ne figure pas sur la photo, la corporation Carnegie mentionne que Gates senior représentait la “famille Gates”.

Plus récemment, en 2010, Bill Gates fut vu avec des comparses milliardaires dans un évènement qui fut décrit par les médias comme suit:  “Ils sont appelés le Club du Bien et ils veulent sauver le monde”. Le journal du Guardian rapporta :

“C’est le Club du Bien, le nom donné à une toute petite élite de milliardaires philanthropes qui ont récemment tenu leur première et très secrète réunion au cœur de la ville de New York.

Les noms de quelques uns de ces membres sont très connus : Bill Gates, George Soros, Warren Buffett, Oprah Winfrey, Michael Bloomberg, David Rockefeller et Ted Turner. Mais il y en a d’autres aussi, comme des géants du monde des affaires qui sont aussi riches mais beaucoup moins connus. En tout, les membres de ce club pèsent quelques 125 milliards de dollars…”

Le Guardian note également que les Rockefeller, Gates et Buffet organisèrent cette réunion. Le Wall Street Journal aussi rapporte que la réunion avait pour sujet principal la décroissance de la population mondiale, un euphémisme pour eugénisme. L’apparition de Ted Turner à la fois à a réunion de 2001 et de 2010 ne devrait pas être une surprise car Turner a toujours été un ferme avocat de la réduction de la population.

Notons aussi que malgré le déni de Bill Gates, celui-ci fut un associé du prédateur sexuel Jeffrey Epstein, comme l’a documenté Whitney Webb sur TLAV, ainsi que les tentatives de cacher ce fait.

Coïncidentalement, Epstein a aussi été exposé comme un avocat de l’eugénisme.

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Lectures complémentaires :

La seconde partie du livre de G. Edward Griffin « Un monde sans cancer » sur « La politique du cancer », traite de la phagocytose du système médical américain par l’industrie chimique emmenée, à l’époque, par la très pétrochimique Standard Oil, dans les années 1910… A lire car édifiant, de fait notre traduction de très larges extraits du livre est à lire et à diffuser sans aucune modération.

Nous avons beaucoup écrit et traduit au sujet de l’eugénisme au cours de ces 10 dernières années, lire notre « dossier eugénisme ».

Gary_Allen_Le-dossier-Rockefeller

HistoriqueCartelPharmaceutique

SARS-CoV_UCN

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale

Affaire CoV19 OGM

 


Main basse sur la santé…


La fine équipe de la santé chimique…

 

Rapport dominant / dominé : Une vue sur l’esclavage et la domination blanche (Steven Newcomb)

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“D’abord les Hollandais, puis les Anglais, dominèrent  le commerce des esclaves. dès 1795, Liverpool avait plus de 100 navires transporteurs d’esclaves et comptait pour environ la moitié du commerce négrier européen… En 1800, entre 10 et 15 millions d’Africains avaient été transportés vers les Amériques, représentant environ un tiers de tous les noirs africains capturés en Afrique. On estime que le continent africain a perdu plus de 50 millions de personnes entre les morts violentes et l’esclavage au cours de ces siècles que nous appelons le début de la civilisation moderne occidentale et ce aux mains d’esclavagistes commerçants et propriétaires de plantations en Europe occidentale et en Amérique, ces pays dits les plus avancés au monde…”
~ Howard Zinn, “Une histoire populaire des Etats-Unis”, 1980 ~

“Votre révérence m’écrit que vous désireriez savoir si les nègres qui sont envoyés vers vos contrées ont été légalement capturés. A ceci je répond que votre révérence ne doit avoir aucun scrupule sur ce point, parce que ceci est une question qui a été posée au comité de conscience de Lisbonne et que tous ses membres sont des hommes instruits et consciencieux, ainsi qu’aux évêques de Sao Tomé, du Cap Vert et ici à Loando, tous des hommes savants, pieux et vertueux, ne trouvent aucun défaut à tout ceci. Nous sommes nous-mêmes ici depuis 40 ans et il y a eu parmi nous des Pères très instruits… Ils n’ont jamais considéré ce commerce comme illicite. Ainsi, nous, ainsi que les Pères du Brésil, achetons ces esclaves pour notre service sans aucun scrupule.”
~ Frère Luis Brandaon en réponse à une lettre du Père catholique Sandoval dans laquelle celui-ci demandait la position de l’église catholique sur le commerce des esclaves, lettre du 12 mars 1610, cité par Howard Zinn dans son “Histoire populaire des Etats-Unis”, 1980 ~

 

 

Une vue sur l’esclavage et la domination blanche

 

Steven Newcomb

 

30 avril 2020

 

url de l’article original:

https://originalfreenations.com/a-view-of-slavery-and-white-domination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis l’élection de D. Trump comme président des Etats-Unis, on insiste de nouveau sur la “suprématie blanche” et le “nationalisme blanc” et leurs rôles dans l’origine des Etats-Unis.

En résultat de la commémoration du 400ème anniversaire de l’arrivée du premier vaisseau chargé d’esclaves en Virginie en 1619, les gens en 2019 ont passé pas mal de temps à réfléchir sur la connexion entre l’esclavage et l’origine des Etats-Unis. Menant à cette année, James Oliver Horton et Lois E. Horton ont publié leur livre “Slavery and the Making of America” (Oxford University Press), comme compagnon de lecture à une série télévisée éponyme du Public Broadcasting Service (PBS).

Il semble remarquable que la forme de domination appelée “esclavage” ne s’est officiellement terminée aux Etats-Unis qu’il n’y a qu’un peu plus de 150 ans Je trouve curieux que le dictionnaire Webster’s Third New International Dictionary (1996), ne liste pas une seule fois le mot “domination” dans sa définition de l’esclavage.

Parmi les entrées effectuées sous le mot “esclavage” / “slavery” nous trouvons : “travail forcé, corvées” et “soumission à une influence dominante”. focaliser sur la personne dominée comme étant “soumise” garde l’attention hors du dominant qui est activement engagé dans un acte de domination sur l’autre personne ou en d’autres termes, qui impose un système sur l’esclave.

La définition du dictionnaire Webster’s liste aussi “l’exploitation inhumaine d’un bien”, plutôt que les termes “d’exploitation inhumaine d’autres êtres humains”. Le mot anglais “chattel” remonte aux temps médiévaux et du mot “chatel” voulant dire “biens, propriété” et le terme latin moyen “capitale”.

Une question se pose du point de vue du maître d’esclave : est-il possible de s’engager dans une “exploitation inhumaine” d’un bétail non-humain, de biens ou de propriété ? Le philosophe anglais William Backstone appelait la propriété “le dominion despotique”, qui est correctement traduit par “domination”.

d’après Dictionnary.com “la suprématie blanche” est la croyance, la théorie ou la doctrine disant que les humains de race blanche sont supérieurs de manière inhérente aux personnes de tous les autre groupes raciaux, spécifiquement noirs et sont donc de droit le groupe dominant de toute société. Wikipedia, bien que ne considérant pas une source faisant autorité ajoute:

Le terme est aussi typiquement utilisé pour décrire une idéologie politique qui perpétue et maintient la domination sociale, politique, historique ou institutionnelle des blancs.” Wikipedia ajoute de plus qu’une telle domination est “prouvée par les structures socio-politiques historiques et contemporaines comme la traite d’esclaves trans-atlantique, les lois de Jim Crow aux Etats-Unis et le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Voici donc la question à laquelle je veux en venir : étant donné que la suprématie blanche est vue comme une idéologie politique qui perpétue et maintient la “domination des hommes blancs”, pourquoi n’est-elle jamais appelée “domination blanche”  lorsqu’elle est défiée ou débattue dans les médias ou les forums sociaux ?…

Nous avons vu comment le dictionnaire place une emphase sur l’être caractérisé comme “soumis”. Pourquoi ne pas dire “ils sont dominés” plutôt que de dire qu’ils sont “soumis”. Sans doute parce que cela mettrait alors l’emphase sur ceux qui s’engagent dans la domination systématique des autres. Ce type d’attention mettrait alors l’accent sur les dominateurs plutôt que sur ceux qui sont dominés. Dans le contexte de “suprématie blanche”, le mot “suprématie” veut dire “domination”. La “domination blanche” est le terme le moins poli pour nommer précisément ce qu’il s’est passé depuis des siècles. En appelant un chat un chat avec le terme de “domination”, nous fournissons un cadre de vision et de compréhension bien plus juste et éloquent.

Les schémas et arrangements de la domination du passé continuent de dominer le présent. Nulle art ceci est plus évident que dans le domaine de la loi et politique fédérales sur les Indiens. Depuis la fondation des Etats-Unis, lorsque l’esclavage fut inscrit dans la constitution américaine, il y a eu un effort concerté d’établir et de maintenir un système de domination sur les peuples et nation natifs sur la base de la distinction entre le “peuple chrétien” et les “natifs païens”, pour citer la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis de 1823 dans l’affaire Johnson vs M’Intosh.

Ce qui est appelé suprématie blanche a émergé de l’empire chrétien (chrétienté) et de la domination exemplifié par les documents en langue latine émis par la Papauté au XVème siècle sous forme de bulles pontificales et leurs traductions anglaises ; j’y ai trouvé un vocabulaire bien établi utilisant des expressions de domination ce de différentes façons comme : envahir, capturer, vaincre, soumettre, réduire en esclavage perpétuel et saisir toutes leurs possessions et propriétés.

Ce vocabulaire et code de la domination illustrent la signification du mot de langue anglaise “dominion”, qui expose à son tour la véritable signification de la phrase de la Cour Suprême des Etats-Unis utilisée dans son rendu de l’affaire Johnson vs McIntosh “ultimate dominion”, en 1823. Cette décision est la base fondamentale de l’affirmation des Etats-Unis de leur droit de domination sur toutes les nations natives. Il est intéressant de savoir que dans le temps de Rome le fléau à flageller, utilisé par le maître pour flageller son esclave, était un symbole de dominio qui en latin veut dire dominer. (NdT: pour voir cette saloperie à l’œuvre, cf la scène de la flagellation de Jésus dans le “Passion” de Mel Gibson, réaliste à souhait…)

Le mot “dominion” peut paraître bénin en anglais, mais c’est un mot horrible, précisément défini comme “un droit affirmé de domination avec droit de vie ou de mort”. (NdT: Notons qu’il n’y a pas encore si longtemps, la Canada ne pouvant émettre ses propres passeport que depuis 1982… Le Canada et ses “citoyens” se déplaçaient avec un passeport britannique où il était notifié : “Dominion of Canada”, c’est à dire que le Canada était, et est toujours, une domination de la couronne britannique, qui y exerce son “droit” de domination, en clair, le Canada est une entité coloniale servant la “couronne”, de fait La City de Londres qui est la “couronne”…)

Rappelez-vous que cette idée de “domination blanche chrétienne” sur les “païens” est toujours le fondement du système idéologique actuel américain appelé “Loi et politique fédérales indiennes”.

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Lectures complémentaires:

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

Compilation Howard Zinn

« Comprendre le système légal de l’oppression coloniale », Steven Newcomb

« Les chaînes de l’esclavage », Jean-Paul Marat

« Discours sur e colonialisme », Aimé Césaire

« Peau noire, masque blanc », Frantz Fanon

« La pédagogie des opprimés », Paulo Freire