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Second tour des élections présidentielles: communiqué de la Fédération Anarchiste

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Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais. Voter, c’est être complice des ignominies commises par les clowns mis au pouvoir et larbins de l’oligarchie aux manettes.

~ Résistance 71 ~

Changer le monde ne passe pas par le changement des dirigeants

Communiqué de la Fédération Anarchiste du 27 avril 2017

Plus de 8 millions d’électeurs se sont exprimés en faveur d’une politique libérale floue et démagogique ; plus de 7 millions ont plébiscité un programme basé sur la xénophobie et le mensonge ; 7 millions ont fait confiance à un voleur réactionnaire ; près de 7 millions ont opté pour l’aventure d’un populisme de gauche, et beaucoup se sont contentésd’être fidèles à de vieilles convictions…

La Fédération anarchiste n’attendra pas de progrès social à l’issue du second tour des présidentielles, quel que soit le vainqueur, même s’il est aussi permis de faire le pronostic que cette issue n’est pas forcément équivalente quant aux libertés individuelles et collectives dans une époque où de plus en plus de dictateurs sont élus.

Nous savons cependant qu’il n’y aura d’émancipation que grâce aux luttes sociales et environnementales et aux constructions d’alternatives.

Les années qui viennent seront encore des années de luttes contre la xénophobie, contre les reculs sociaux partout où le patronat, avec l’aide du prochain gouvernement, tentera toujours d’imposer sa volonté, et contre toutes les mesures liberticides qui s’accumulent depuis trop longtemps.

Changer le monde ne passe pas par le changement des dirigeants.

Pour un mouvement abstentionniste politique…

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« La seule véritable peur qui puisse affecter l’autorité officielle, n’est pas celle générée par les gens qui vont lui résister, mais celle par ceux qui vont l’ignorer. » 
~ George Bernard Shaw ~ 

« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

“La révolution anarchiste est aujourd’hui la révolution naturelle, celle qui ne peut pas se laisser dériver ou confisquer par des groupes, factions ou partis, classes ou autorités.”
~ López Arangó ~

 

Résistance 71

 

25 avril 2017

 

Quelques saines lectures pour que le mouvement abstentionniste qui semble vouloir se lancer pour le second tour de l’élection du Clown d’Or 2017 dans la république obsolète française, ne soit pas un mouvement de ras le bol, mais un mouvement politique, débouchant potentiellement sur l’union des associations libres.

Notre dossier « illusion démocratique »

Quelques lectures peut-être éclairantes:

Petit dialogue nécessaire en période électorale ou la maïeutique anarchiste

De l’abstention à l’abstention politique

petit_precis_sur_la_societe_et_letat (PDF)

Appel au Socialisme (PDF)

6ème_déclaration_forêt.lacandon

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Les_amis_du_peuple_révolution_française

Pauvre France

De quoi vous occupez jusqu’au 7 mai et au-delà…

Bien entendu, notre collection de PDF utiles à lire et diffuser sans aucune modération.

Parce que comme le nous le disaient déjà les Zapatistes en 1994:

« Aujourd’hui assez c’est assez ! [¡Ya Basta!] Nous sommes les héritiers des véritables constructeurs de notre nation. Nous sommes des millions, les dépossédés qui appellent leurs frères et sœurs à rejoindre la lutte, la seule voie, de façon à ce que nous ne mourrions pas de faim à cause de l’insasiable ambition d’une dictature de 70 ans, menée par une clique de traîtres qui représentent les groupes les plus conservateurs et les plus corrompus. »

= = =

“Pour les anarchistes, la révolution sociale est l’ultime instrument collectif des opprimés contre la structure économique et sociale exploiteuse et hiérarchisée sous laquelle nous sommes forcés de vivre. C’est le seul moyen par lequel le vieil ordre peut-être déplacé. Un ou des compromis avec le capitalisme et la collaboration avec l’État par le processus parlementaire, ne peuvent servir qu’à institutionaliser la misère, l’injustice et la violence dans le sens le plus large.”
~ Stuart Christie* ~

“Mais l’ennemi perpétuel, c’est la terreur perpétuelle, au niveau de l’État cette fois. L’État s’identifie avec “l’appareil”, c’est à dire l’ensemble des mécanismes de conquête et de répression. La conquête dirigée vers l’intérieur du pays s’appelle propagande (“premier pas vers l’enfer” selon Frank) ou répression. Dirigée vers l’extérieur elle crée l’armée. Tous les problèmes sont ainsi militarisés, posés en termes de puissance et d’efficacité.”
~ Albert Camus, “L’homme révolté”, 1951 ~

 

Pauvre France…

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« La seule véritable peur qui puisse affecter l’autorité officielle, n’est pas celle générée par les gens qui vont lui résister, mais celle par ceux qui vont l’ignorer. »
~ George Bernard Shaw ~ 

 

Résistance 71

 

24 avril 2017

 

Les veautards ont donc accompli le premier parcours de leur œuvre inique !

Résultat donc du premier tour de la course du Tocard d’or pour veautards enfumés: seront donc présents au second tour de l’illusion suprême, dans le coin “kaki dehors, caca dedans” la candidate de la droite nationaliste, fille de son père, représentant toute la tradition et dérives potentielles et de fait de toute droite nationaliste, l’histoire est édifiante, pas la peine d’en faire l’inventaire. Dans le coin caca (d’oie) le représentant de la famille la plus riche du monde, de la haute finance criminelle qui prend sa source à la City de Londres et sa succursale de Wall Street (le CAC40 n’étant qu’une de leurs boutiques franchisées), vecteur inepte et fabriqué de la destruction permanente générée par le monde de la marchandise spectaculaire.

On nous a dit que 70% des veautards ont rempli leur besogne de bas étage et que ces deux candidats représentent environ 45% de cette masse. Donc ces deux marionnettes représentent 31% des électeurs manifestés… Il y a donc aujourd’hui en France 69% de gens potentiellement veautards qui sont contre ces deux candidats. Où est donc la “logique” de la majorité car quoi qu’il arrive, qui que ce soit de ces deux sbires qui sera élu, le sera contre la vraie majorité ? Nous sommes comme d’habitude dans le cas de figure de la dictature de la majorité inversée et pour bien enfumer plus avant et forcer les gens à valider cette mega-supercherie: on va pousser au “vote utile”. Le système a replacé les gens dans la situation de 2002 forçant la goooche bobo à voter pour le candidat de droite. Plus pathétique que çà on meurt.

On a sablé le champagne à la banque Rothschild, à la City et à Wall Street hier soir c’est une certitude tant le second tour est déjà dans leur poche.

Il est évident que le seul choix politique valide est et sera toujours l’abstention, que l’on voudrait bien sûr de masse, le refus de continuer à jouer ce jeu pervers truqué depuis le départ ; car qui que ce soit des deux acolytes qui passe, cela se ferait dans un contexte qui donnerait au peuple le droit de contester et de suivre son propre chemin, celui des associations libres confédérées, de laisser ce sytème étatico-financier sur le bord de la route, l’abandonner pour l’épave qu’il est, afin de se consacrer à la seule voie progressiste qui soit: celle du développement de la société des sociétés égalitaire, anti-autoritaire, appelant les participants à prendre les décisions politiques eux-mêmes et à mettre en œuvre une société hors État, renouant enfin avec le bien commun et la quête du bonheur universel pour tous.

Veautards, une fois de plus vous avez été dupés. Dans deux semaines viendra l’estocade finale pour la très vaste majorité d’entre vous.

N’oubliez pas une chose: en ce lundi 24 avril et jusqu’au 6 mai 2017, nous sommes 69% de veautards de fait ou potentiels à ne pas vouloir de la merde proposée à venir, alors si vous croyez vraiment à cette idée de majorité: elle est là, devant vous !

Ne la trahissez pas. La seule solution est de nous abstenir, en masse, de ne pas choisir entre la variole et ébola comme l’oligarchie nous force à le faire depuis bien longtemps et d’agir politiquement entre nous en ignorant la fange systémique, pour vraiment changer nos vies. La révolution sociale ne viendra jamais des urnes, qui ne sont que les récipients funéraires de vos illusions politiques, celles de maîtres illusionistes qui continuent d’enfumer les citoyens pour que rien ne change, pour que les privilèges demeurent et que l’oligarchie règne.

Veautards, la balle est dans votre camp. Il est grand temps d’arrêter de prendre les vessies pour des lanternes et de mûrir politiquement. Assez de cet enfantillage électoral pseudo-démocratique !

Qu’on se le dise !

Nouvel Ordre Mondial: Trump président fantôme délègue la guerre a ses sbires… (Paul Craig Roberts)

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La disparition du président Trump

 

Paul Craig Roberts

 

20 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/20/president-trumps-disappearance/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De ma longue expérience avec Washington, les vice-présidents ne faisaient pas de grandes déclarations sur la politique étrangère ni ne menaçaient les autres pays de guerre. Pas même Dick Cheney n’a volé ce rôle au faiblard président George W. Bush.

Mais hier, le monde a été témoin de la menace du VP Pence contre la Corée du Nord, la menaçant de guerre ouverte. “L’épée est prête”, a dit Pence comme s’il était le commandant en chef.

Peut-être l’est-il après tout.

Où est Trump ? Aussi loin que je puisse dire d’après les nombreux courriels que je reçois de lui, il bosse à la promotion de sa présidence. Une fois que Trump eut gagné les élections, j’ai commencé à recevoir des offres sans fin pour acheter la casquette de Trump, des T-Shirts, des boutons de manchettes Trump, des tasses à café et de faire un don de 3US$ pour une tombola qui ferait gagner des souvenirs de campagne. Le dernière des offres en date est la chance de pouvoir gagner une des “cinq photos incroyables signées de notre grande et historique intronisation”.

Pour Trump, la présidence est un outil de lever de fonds. Si son VP, son conseiller à la sécurité, son ministre de la défense, son ambassadeur à l’ONU, son directeur de la CIA ou qui que ce soit d’autre, veulent déclencher des guerres, cela fera encore plus de souvenirs à mettre dans les tombolas pour 3US$ du bout.

En résultat direct de l’échec de Trump quant à gouverner son propre gouvernement, on a le VP Pence qui dit à la Russie et à la Chine qu’il se pourrait qu’il y ait un échange de feu nucléaire à leurs frontières entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Bien que Pence ne soit pas assez intelligent pour savoir que ceci est quelque chose que ni la Chine ni la Russie ne pourront accepter.

Washington s’inquiète des armes nucléaires de la Corée du Nord, quand le monde entier s’inquiète de savoir que Washington possède des armes nucléaires. Et si nombreuses. Des études dans le monde ont montré que la majorité de la population mondiale est bien plus inquiète et concernée au sujet de la menace à la paix posée par Washington et Israël, que par celle de l’Iran, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine.

Pence a préfacé sa remarque de “l’épée est prête” avec un “Les Etats-Unis rechercheront toujours la paix.” ce qui après les aventures en Serbie, Somalie, Afghanistan, Irak, Libye, Yémen, Pakistan et Syrie est le mensonge le plus éhonté qui soit. Du point de vue de Washington, ce sont toujours ses victimes qui sont “inconscientes et provocatrices”, jamais elle-même.

Les Etats-Unis sont synonyme de guerre. Si le monde est mené à l’armaguédon nucléaire, ce sera Washington, et non pas la Corée du Nord ou l’Iran ou la Russie ou la Chine, qui mettra un terme à toute vie sur terre.

Antony Sutton: Nos traductions de « Wall Street et la révolution bolchévique » et « WS et la montée d’Hitler » en version PDF

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Résistance 71

21 avril 2017

Larges extraits traduits par nos soins, mise en page de Jo de JBL1960, voici les deux versions PDF de deux des ouvrages de la trilogie de l’historien Antony Sutton au milieu des années 1970 sur l’implication de Wall Street dans la révolution russe de 1917 et le soutien à Hitler et au parti nazi des années 1920 jusqu’à 1944.

Un peu de lecture pour les abstentionnistes politiques des dimanche 23 avril et du 7 mai parce que comprendre l’histoire, celle qui s’écrit hors de la propagande officielle, c’est comprendre mieux aujourd’hui et ainsi anticiper demain…

 

Sutton_Wall-Street_et_la_Révolution_Bolchévique

Sutton_Wall_Street_et_la_montée_d’Hitler

Métamorphose systémique: L’histoire du Bernard-l’ermite qui change de coquille et la fin d’un système

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Très bonne analyse de Paye qui nous suscite cette réflexion: Sortir complètement de ce système inique et criminel.

Le seul anti-système viable est celui où le pouvoir retrouve sa place légitime, c’est à dire dilué dans le peuple qui s’organise en société d’associations volontaires fédérées, sans État, contre l’État, c’est à dire en structurant le pouvoir en son sein de manière à ce qu’il soit impossible que celui-ci ne sorte du peuple pour reconstituer un organe séparé du corps social. Ceci implique une égalité politico-économique car l’économique reprendra sa place, celle d’assujettie au politique, générant une égalité politico-économique de fait.

Ce que décrit si justement Paye ci-dessous à l’échelle locale de la France, est ce que nous appelons le changement de coquille du bernard-l’ermite impérialiste. Le système est en train de muter, il change de peau. C’est à partir de maintenant qu’il est vulnérable et soit être abattu, non pas par la violence, mais par l’indifférence, sa mise en quarantaine et la cristallisation de la société sur le reprise du pouvoir par nous, les gens du peuple, pour fonder la société des sociétés, seule solution viable et véritablement progressiste pour l’humanité…

En cela, voter dimanche et le 7 mai prochain est non seulement futile, mais c’est faire acte de complicité avec l’oligarchie, participer à cette massive illusion démocratique qui n’a que trop duré ! Boycott ! Union et coopération dans les associations libres.

~ Résistance 71 ~

 

  • « 1) Le pouvoir politique comme coercition (ou comme relation de commandement-obéissance) n’est pas le modèle du pouvoir vrai, mais simplement un cas particulier, une réalisation concrète du pouvoir politique en certaines cultures, telle l’occidentale (mais elle n’est pas la seule, naturellement). Il n’y a donc aucune raison scientifique de privilégier cette modalité là du pouvoir pour en faire le point de référence et le principe d’explication d’autres modalités différentes. »
    ~ Pierre Clastres ~

 

La fin du système des partis

 

Jean-Claude Paye

 

20 avril 2017

 

Source:

http://www.voltairenet.org/article196073.html

 

La candidature d’Emmanuel Macron ne vise pas à constituer un nouveau parti, Les Démocrates, face aux Républicains, comme aux États-Unis. Il s’agit plutôt de créer un mouvementisme sans objet qui permette de préserver les intérêts de la classe dirigeante. « En marche ! » donc, vers la dissolution de la République française dans la globalisation consumériste.

La déclaration d’Emmanuel Macron, se présentant comme le candidat « anti-système », a surpris les Français, car il avait été nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée en 2012, puis ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II, en 2014. Il n’a d’ailleurs démissionné de cette dernière fonction que pour avoir les mains libres, afin de se présenter à l’élection présidentielle. Cette auto-désignation nous dit cependant quelque chose d’important sur l’évolution de la structure politique. Qu’Emmanuel Macron se sépare du régime des partis politiques comme mode de gouvernance du pays est une évidence. Pourtant, cette prise de distance, vis-à-vis des partis constitués, ne fait pas de lui un candidat anti-système, car le « système » qui se met en place n’est plus celui des partis, mais bien celui d’une gouvernance politique directe des États nationaux par les acteurs économiques dominants et les structures politiques internationales.

D’ailleurs l’intervention de l’« anti-système » apparaît de plus en plus prégnante dans le déroulement des élections françaises. Le scénario initié par François Hollande se répète, une candidature qui apparaît d’abord comme prématurée, puis la liquidation inespérée de son concurrent, Dominique Strauss Khan, contre lequel il n’avait aucune chance. Cette fois, c’est le candidat de la droite François Fillon, grandissime favori de l’élection présidentielle, qui voit sa réussite subitement impactée par une affaire d’emploi prétendument fictif, existant depuis des dizaines d’années, mais que l’on vient inopinément de découvrir. Dans les deux cas, ces interventions providentielles, destinées à rétablir la morale ou les bonnes mœurs et incidemment à liquider le politique, remettent en selle des candidats qui n’ont aucune velléité de se démarquer, même d’un cheveu, de la politique impériale. Ce sont les candidats les plus malléables qui bénéficient de ces actions du destin. Dans le cas de Macron, on a même un candidat parfaitement « liquide », entièrement construit par l’anti-système et ses médias. Ainsi, « l’anti-système » se montre avant tout comme une restructuration, par le haut, de la représentation politique.

La liquidation programmée du PS

Le positionnement du candidat Macron s’inscrit dans une tendance forte, particulièrement visible au sein du Parti socialiste français, celle de l’auto-implosion. Sa candidature posée en dehors du Parti n’est que le dernier avatar d’une série d’événements qui montrent une volonté interne de liquidation de cette structure. François Hollande ne disait-il pas déjà en 2015 : « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri. Il faut liquider le PS pour créer le parti du Progrès ». Le premier ministre Manuel Valls s’est également présenté comme partisan d’un « front républicain », pour une fusion des listes électorales au niveau des primaires dans les circonscriptions ou le Front national risquerait de l’emporter. On ne peut donc être étonné de sa dernière déclaration selon laquelle il voterait Emmanuel Macron, pour barrer la route à l’extrême droite.

Invité par Matteo Renzi à la fête de l’Unità, le Premier ministre français avait aussi déclaré : « Il n’y a pas d’alternative à gauche, la seule autre donne c’est le Front National. C’est ça et rien d’autre qui doit occuper l’esprit de tous les socialistes. ». Ou encore, au micro de BFM-TV :« À chacun de se dire : est-ce qu’il y a une politique alternative à ce que nous faisons ? Oui, il y en a, il y a ce que propose l’extrême-droite ».

L’organisation de la légitimation repose sur la diabolisation d’un parti politique, le Front National, devenu pourtant semblable aux autres, depuis son aggiornamento de parti fasciste en organe du « meilleur des mondes ». Le programme n’a plus d’importance, seule compte la capacité, auto-proclamée et authentifiée par les médias, d’empêcher le Front national d’arriver au pouvoir. Macron s’inscrit dans cette ligne politique. Il en est son point d’aboutissement. Cette hypostase lui assure sa légitimité et enlève toute crédibilité à toute autre candidature.

La fin du système des partis

La tendance à l’effacement du système des partis, particulièrement explicite en ce qui concerne le PS, se vérifie aussi au niveau du parti républicain, même si le processus de décomposition est moins avancé et a dû faire l’objet d’une aide extérieure par le biais de l’opportune « affaire » Fillon. Cependant, le processus était déjà bien engagé, comme nous le montre le système des « primaires ».

Le candidat d’un parti n’est plus désigné par ses militants, mais peut être élu par tout un chacun, et ainsi par les membres d’un parti concurrent. Le candidat n’est donc plus celui d’un parti, mais celui de l’ensemble des Français, même celui de ses opposants. Ce ne sont plus les organisations politiques qui s’affrontent, mais de simples personnalités, non plus porteuses d’un programme, mais d’une image façonnée par les médias. Du choc des idées, on passe à la concurrence des images.

Nous nous trouvons dans une nouvelle configuration de la « scène politique » , de l’espace de la représentation politique. Nous passons d’un système organisé autour d’un parti de masse dominant ou d’une structure binaire de deux organisations « alternatives », gauche et droite, à un mode de gouvernance qui abandonne le système des partis et qui, dans les faits et dans le langage, rejette le politique.

Une crise de représentation partisane n’est pas un phénomène unique dans le paysage politique français. Il existe plusieurs références historiques, dont celle du bonapartisme instaurant le Second empire, ou, plus près de nous, l’instauration de la Cinquième République en 1958 par le général De Gaule. Cependant, le phénomène actuel est autre. Les deux exemples cités relèvent d’un coup de force extérieur face à l’appareil législatif. Aujourd’hui, nous assistons à un processus interne d’auto-démantèlement de l’ensemble de la structure d’État.

Si hier, la crise de représentation des partis a conduit à un renforcement effectif de l’Exécutif, aujourd’hui, l’augmentation de ses prérogatives aboutit à un accroissement purement formel de son pouvoir, car il ne travaille pas pour son propre compte, mais pour celui d’organisations supra-nationales, des structures intermédiaires de l’Empire, tels que l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe ou l’Otan. L’appareil exécutif national, dans son viol permanent du Parlement, apparaît comme un simple relais. Ainsi, parler de crise de représentation des partis politiques n’est pas suffisant. Il ne s’agit plus d’un fait lié à une conjoncture politique particulière, mais d’un événement d’ordre structurel.

Primauté de l’image

Le phénomène de la candidature Macron révèle une mutation dans l’exercice du pouvoir d’État, à savoir la fin de toute médiation avec la société civile. Les différents lobby se substituent aux partis. Les grandes entreprises ont la capacité de défendre directement leurs intérêts, contre la grande majorité de la population, sans que la décision prise prenne la forme d’une défense de l’intérêt collectif.

Autrement dit, la classe économiquement et politiquement dominante devient également la classe régnante, celle qui occupe les devants de la « scène politique », de l’espace de la légitimation. La classe dominante gère directement ses intérêts et promotionne ouvertement ses candidats. Le processus de légitimation de cette procédure ne relève plus de la représentation, mais du marketing, la scène politique se confondant avec celle des médias.

La candidature Macron est ainsi le symptôme d’une société capitaliste avancée, dans laquelle les rapports sociaux sont complètement transformés en rapports entre choses, entre marchandises. Les divergences exprimées par les différents candidats se réduisent à la compétition des images, à la concurrence des marchandises. Ainsi, Macron se place hors langage. Chacun peut mettre ce qu’il veut entendre dans ce qui est dit. Il ne nous demande pas d’adhérer à un discours, mais de regarder son image et d’être en fusion avec elle.

Il n’y a plus de place pour la politique et la confrontation de points de vue divergents, mais à un abandon de sa vie privée et publique, afin de s’adapter aux changements permanents des rapports de production et à la fluidité renforcée des forces productives, c’est à dire aux exigences, constamment renforcées de la rentabilité du capital.

« En marche » vers une société « moderne-liquide »

Comme un inventaire à la Prévert ne forme pas un programme, rien n’est déterminé. Au nom de la nécessaire adaptation à la « modernité », est promue la propension à tout accepter, à renoncer à tout acquis social. Ainsi, tous les espoirs sont permis pour ses commanditaires, aucune limite n’étant fixée a priori à leurs futures exigences.

Macron s’inscrit dans une idéologie de la « société moderne-liquide » , telle qu’elle a été saisie par le sociologue Zygmunt Bauman, celle du changement permanent en vue de s’adapter à la fluidité des choses. Alors, l’absence de cohérence interne du « programme » se présente positivement, comme une possibilité d’adaptabilité constante, comme une fluidité, a priori préexistante à la conscience des choses, permettant d’intégrer toute mutation. La réforme du Code du travail réalisée par le gouvernement Hollande, dans lequel il occupait un poste clé, en est une première étape. Casser le rapport de force et la capacité de résistance des travailleurs, est la condition préalable pour réaliser l’adaptabilité permanente des travailleurs aux exigences du patronat. Non seulement Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’action du gouvernement sortant, mais il la magnifie, lui donnant sa véritable dimension, celle de la « société liquide ». Cette dernière se caractérise par l’absence de projet précis, sinon de gouverner pragmatiquement. Ce type de gouvernementalité ne peut que donner une place encore accrue aux « experts », renforçant la tendance déjà bien affirmée de gestion de la chose publique par ordonnances, ainsi que par l’emploi de la procédure du 49-3 [1], déjà abondamment utilisée par le gouvernement sortant.

Ici, point d’alternative, le « hors-système » se résume à une capacité revendiquée d’adaptabilité à toute mutation sociale, quelle qu’elle soit. La fluidité exprimée se reflète dans le nom même de son mouvement « En marche ! », une injonction qui ne précise aucunement vers quoi elle se dirige, mais qui nous indique qu’il s’agit d’abandonner toute résistance à la machine économico-politique.

[1] L’article 49 alinéa 3 de la Constitution, dit d’« engagement de responsabilité », permet au gouvernement de faire passer le texte qu’il présente, sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l’opposition se doit de déposer pour la forme, avec peu d’espoir de réussite.

Élection présidentielle franchouillarde: La mascarade touche à sa fin…

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Enfin la mascarade électorale française touche à sa fin

 

Robert Bibeau

 

19 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/enfin-la-mascarade-electorale-francaise-tire-a-sa-fin/

 

Le cirque électoral dans l’hexagone, une dernière étape.

Le grand capital français est rompu aux magouilles complexes, aux alliances traitresses, aux faux-fuyants et aux attaques vengeresses. C’est qu’en France les nombreuses couches d’histoire se superposent au fil des siècles, et elles laissent des traces profondes et les artéfacts politiques jonchent le sol de la patrie dont la terre est rougie du sang des citoyens républicains, des communards, des poilus, des partisans et des innocents, alors que le mode de production capitaliste reste en piste malgré leurs sacrifices. Aux États-Unis l’équation était simple – deux candidats et des broutilles. En France, de nombreux candidats à l’investiture et à la fin 11 candidats à la Présidence. Comment faire passer son homme à travers ce dédale invraisemblable se demande les patrons du grand capital managérial ?

Préparer la route au chalengeur.

Une étape à la fois répondit les conseillers, d’abord éliminer dès les « primaires », les candidats susceptibles de battre le chalengeur. C’est ainsi que Valls, fut battu par Hamon l’insignifiant – assuré de ne jamais faire le 2e tour. À droite, « Bling bling » Sarkozy et le maire de Bordeaux furent écartés pour laisser passer Fillon-les casseroles, sur lequel les ploutocrates possédaient un volumineux dossier de malversations et de prévarications, qu’ils connaissaient bien puisque ce sont eux qui avaient conseillé l’ex-sous-fifre – premier ministre de s’en mettre plein les poches comme tout un chacun. Il faut savoir compromettre ses collaborateurs de manière à les tenir bien en laisse par ailleurs. À si bien faire, le podium des candidatures, de gauche comme de droite, ne présentait plus que des « loosers » sans dangers – toute menace – ou presque – ayant été écartées devant l’Homme de l’establishment, qui pouvait espérer passer.  Quoique, un nouveau candidat au centre – sorti tout droit  de chez le banquier Rothschild – pose une menace et pourrait l’emporter à l’arraché au 2e Tour et barré la route au chalengeur.

Le cas Macron.

Le problème Macron fut donc traité avec subtilité. Étant donné que la mission Macron consiste à neutraliser Fillon et à l’empêcher de passer au deuxième tour, il ne faut pas discréditer Macron au point qu’il ne puisse ravir des appuis à Fillon. Par contre, Macron ne doit pas passer au deuxième tour où il remporterait la mise et deviendrait le polichinelle de la Ve République en déliquescence. Le grand capital sait déjà que ce narcissique, fat et prétentieux, n’a pas la trempe de l’emploi. Hollande a déjà failli à la tâche, faut-il rejouer la cassette des incapables ?  Les sondages Macron plafonnent, afin de laisser place à l’Étoile filante Mélenchon, sortie de nulle part, les sondages d’abord boudeurs se révélèrent tout à coup favorables à l’ex-jospiniste, trotskiste, socialiste, insoumis, opportuniste et réformiste qui espère sauver le mode de production capitaliste malgré le capital.

Pourquoi le grand capital français a-t-il choisi parmi les 10 frères candidats à la présidence de la République capitaliste, le citoyen Mélenchon pour affronter leur chalengeur – celle dont ils ont convenu de faire la première présidente de la République, l’Angela Merkel française ? Parce que Mélenchon est le seul capable de recueillir assez de voix à gauche pour passer au 2e tour, en piétinant Hamon et en grappillant l’extrême centre-gauche bourgeoise, mais il est le seul qui sera incapable de rallier la droite sur sa candidature au deuxième tour. Son passé l’en empêche. La droite française préfèrera Le Pen à Mélenchon malgré le traumatisme que le grand capital a lui-même provoqué lors du tremblement de terre médiatique de 2002. Fillon, et Macron battrait Le Pen mais pas Mélenchon et c’est la raison pour laquelle les « organisateurs d’élections démocratiques » (sic) feront tout pour provoquer une confrontation Le Pen – Mélenchon. Tous les autres candidats auront servi de marionnette et de faire valoir dans ce scénario alambiqué que seul les véritables détenteurs du pouvoir économique et politique ont le moyen d’imposer à la populace déroutée et dégoutée.

D’ici le premier tour le Front national joue profil bas, ce qui signifie que son score en surprendra plusieurs le 23 avril prochain. Les sondeurs ont reçu ordre de sous-estimer le score de Marine Le Pen au premier tour de façon à impressionner l’électorat par l’ampleur de son avance et lui donner l’élan requis pour arracher le 2e tour.  Les « organisateurs d’élections démocratiques » planifient le 2e tour avant même que le premier ait été joué.

La classe prolétarienne et le cirque électoral.

Quand on voit ces jeunes « démocrates » déchirer leur chemise pour défendre cette démocratie de la magouille et la go-gauche s’agiter pour donner une voix aux « classes populaires », aux « classes travailleuses », à la « classe moyenne citoyenne », aux « masses » (sic) on comprend pourquoi la classe prolétarienne les répudie tous.

La classe prolétarienne a déjà fait son lit dans cette foire d’empoigne électorale où se vautrent la droite et la gauche. La classe prolétarienne n’accorde aucune confiance à ces politiciens bourgeois et déclare « Tous pourris, tous pareils. On ne vote pas » signe que la conscience de classe mature rapidement avec l’approfondissement de la crise et la montée des menaces de guerre. Il y a 45 millions d’individus inscrits sur les listes électorales françaises sur 50 millions d’électeurs potentiels, il sera intéressant de connaitre le 7 mai 2017, combien d’électeurs se seront finalement prévalus de leur droit de vote.