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Escroquerie climatique et religion écologique ou le passage du vert au brun…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 27 septembre 2022 by Résistance 71

Suffit de regarder la nature… A l’automne, l’essentiel du vert devient brun, c’est la logique des choses… Quand l’écologie marchande devient croyance, dogme et religion, elle se fascise. Le vert brunit, autre logique.
Pas plus d’anthropisme climatique que de beurre en branche. Tout cela n’est qu’une vaste escroquerie forcée pour mettre en place un agenda eugéniste connu et bien analysé succinctement ci-dessous par Peter Kœnig.
~ Résistance 71 ~

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Quand le vert devient brun et que personne ne le remarque

Peter Kœnig

26 septembre 2022

Source :
https://www.mondialisation.ca/quand-le-vert-devient-brun-et-que-personne-ne-le-remarque/5671513

Figurez-vous qu’il existe un mouvement vert, censé être respectueux de l’environnement et des personnes. Il a une histoire relativement courte, de 20 à 30 ans, peut-être ?

Qui n’aimerait pas ça ? Le Vert est beau. Il prétend protéger la Terre Mère et l’humanité. Au fil des ans, il devient de plus en plus populaire et se transforme en un parti politique. « Les Verts ». De plus en plus fort dans le monde occidental.

Ils parlent et prédisent contre le style de vie gaspilleur des hommes. Ils font la promotion de l’alimentation biologique et luttent contre les aliments génétiquement modifiés ou OGM.

Ils font des incursions dans les parlements des pays occidentaux et deviennent des décideurs importants.

Ils transforment le « réchauffement de la planète », vieux de deux décennies, en « changement climatique » dans leur programme.

Le changement climatique devient bientôt la force motrice des Verts. Le changement climatique d’origine humaine – c’est-à-dire les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) causés par les combustibles fossiles – culminera en 2022 à près de 420 parties par million (PPM). C’est ce qu’indique la station météorologique de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) située à Mauna Loa, sur l’île d’Hawaï. Le budget de la NOAA pour 2022 est estimé à 6,9 milliards de dollars.

S’agit-il d’un niveau dangereux ? On nous fait croire qu’il l’est.

L’agence NOAA alimente en informations importantes l’agenda des Verts – dans le monde entier.

Peu importe que les océans à l’échelle mondiale absorbent quelque 67 milliards de tonnes de dioxyde de carbone depuis la création de la NOAA en 27 ans, de 1992 à 2018. Mais un système complexe de « flux positifs et négatifs » créant un équilibre, les océans émettent également du dioxyde de carbone dans l’air, à savoir lorsque la concentration de CO2 dans l’eau est plus élevée que dans l’air. Le CO2 des océans aide à nourrir les plantes sur terre, lorsqu’elles ne trouvent pas assez de CO2 dans l’air. Les plantes vivent du dioxyde de carbone et rejettent de l’oxygène dans l’atmosphère. Sans CO2, pas de plantes. Pas d’oxygène. Pas de vie.

Voir ceci.

Ce petit détail est ignorée comme par hasard par les obsédés du climat, par les Verts. Il ne correspond pas à leur programme.

Que l’explication ci-dessus des flux positifs et négatifs ne soit qu’une illustration inspirant une réflexion sur la réalité qui est totalement ignorée par les obsédés du climat et surtout par les Verts. Ils se sont emparés d’un mouvement politique lucratif, financé par des philanthropes comme Soros et Bill Gates. Ils font également pression sur les mangeurs de viande, dans l’espoir de les convertir en mangeurs d’insectes.

L’agenda vert est en train de restreindre les libertés des gens par une manipulation mentale et absurde. En d’autres termes, on fait croire à l’humanité pour vrai ce qui est faux.

On peut se demander à qui appartient ce programme ?

Et pourquoi les Verts de tous les pays du Nord sont-ils si désireux de contribuer à sa promotion ?

Peut-être parce que cela fait partie d’un programme plus vaste d’oppression, de contrôle total et de transfert des biens du bas et du milieu vers le haut.

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Les Verts savent exactement ce qu’ils font. Il suffit de regarder ce qu’ils font à l’Allemagne. Ils contribuent à ruiner l’économie allemande, et par association l’économie de l’UE. C’est un processus bien engagé. Les Verts occupent cinq ministères en Allemagne, dont les deux plus puissants, la ministre des affaires étrangères Annalena Baerbock et le ministre de l’économie Robert Habeck.

Ils sont chargés de promouvoir sans relâche le programme de sanctions contre la Russie – manifestement dicté par les États-Unis – plongeant l’Allemagne et par association l’Europe, potentiellement dans la pire récession que l’Europe ait jamais connue, coupant l’approvisionnement en gaz de la Russie dont l’économie de l’Allemagne dépend à 50% et le reste de l’Europe dans une proportion légèrement moindre.

Mme Baerbock et M. Habeck, ainsi que leur chancelier, M. Scholz, sont au moins coresponsables de l’acceptation du programme de sanctions russes dicté par Washington, qui a conduit au suicide de l’Europe. D’autres, comme le Français Macron, le Néerlandais Mark Rutte et d’autres soi-disant dirigeants européens, rejoignent allègrement le club. C’est un suicide insensé, car ils savent tous ce qu’ils font et pourquoi ils le font.

Ils ne travaillent pas pour le bénéfice du peuple européen, de leurs compatriotes, mais pour le bénéfice de l’empire défaillant et de ceux qui tirent les ficelles même à Washington, comme les géants financiers, BlackRock, Vanguard, StateStreet et Cie. Ces soi-disant dirigeants du monde trahissent leur peuple avec des mensonges misérables et une machine médiatique d’endoctrinement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour leur propre bénéfice et celui des géants financiers qui sont prêts à prendre le contrôle du monde.

Donc, ce que nous vivons n’est pas vraiment le diktat de Washington.

Il y a peut-être quelque chose de bien plus grand derrière les Verts et leur programme ?

Peut-être le Forum économique mondial (FEM) – qui est à son tour l’instrument visible du secteur financier dominant, dirigé par BlackRock and Co. et quelques autres « poissons » plus petits mais suffisamment gros, comme City Bank, Chase et d’autres. Tous ceux qui sont élégamment étiquetés « trop gros pour échouer et trop gros pour être emprisonnés ».

Les PDG et les directeurs de ces géants financiers ont peut-être reçu une sorte de « compensation » pour jouer le jeu. Il est certain qu’ils savent ce qu’ils font – ruiner la vie de la population et de l’économie de leur pays. Cela vaut certainement une récompense importante, peut-être une récompense « salvatrice ».

Dans de nombreuses régions du monde, en particulier en Europe, les Verts sont encore présentés comme les sauveurs de l’environnement et de l’humanité, personne ou presque n’a remarqué la métamorphose des Verts aux Bruns, de leur programme environnemental et social en fascisme pur et simple. Et oui, ils sont généreusement financés par des « philanthropes » tels que la Fondation Gates, le Fonds Soros, les Rockefeller et les Rothschild.

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Établir des liens

Quelqu’un de très crédible pourrait faire le lien entre la crise climatique, la destruction des récoltes (géo-ingénierie) (famine et mort), la pénurie d’énergie pendant les hivers froids de l’Ouest, l’absence de chauffage, la poussée des personnes avec une faible immunité vers des maladies de type grippal, pour lesquelles les remèdes efficaces sont refusés, de sorte qu’elles tombent malades et que beaucoup peuvent ainsi mourir.

Les hivers froids seront l’occasion d’administrer aux population des « vaccins » contre la grippe (même substances que les vaccins Covid), tuant des millions de personnes, car les gens font encore confiance aux vaccins contre la grippe et les reçoivent par centaines de milliers. Comme leur système immunitaire est déjà compromis par les divers vaccins Covid et ses diverses doses de rappel, de nombreuses personnes, peut-être des centaines de milliers, peuvent mourir. En effet, cela sous l’effet des vaccins contre la grippe. Cause officielle de la mort : Covid.

C’est un bon prétexte de donner plus de vaccins Covid, alors la série de dommages à la santé continue. Les gens vont-ils se réveiller, avant qu’il ne soit trop tard ?

Ensuite, il y a la destruction massive des infrastructures – le Pakistan en est un bon exemple – par la géo-ingénierie météorologique (voir ceci), conduisant les pays « en banqueroute » à se plier aux mesures d’austérité du FMI et de la Banque mondiale.

La destruction des infrastructures causée par le changement climatique contribue à réduire davantage la consommation d’énergie, la réduction du chauffage, la production d’engrais à base de pétrole fossile, ce qui entraîne des pénuries alimentaires et une mortalité causée par la famine ou par des maladies liées à la famine.

*

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Schwab père et fils, pour le bien de l’humanité
Sieg !…

Le plan [agenda] est parfait. Tout s’inscrit dans les scénarios de réduction de la population de l’Agenda 2030 du Great Reset (Grande réinitialisation) de l’ONU, laissant à la fin de la décennie du « vaccin Covid », comme l’OMS l’appelle les années 2020, beaucoup moins de personnes sur la planète. L’élite – les hégémonies financières – s’attend à profiter allègrement de la faillite des petites et moyennes entreprises dont les actifs ont été absorbés par le sommet du paradis des milliardaires.

Les criminels de toujours, les géants de la finance, mènent le bal contre les survivants les plus ordinaires – peut-être vous et moi – ou de la prochaine génération.

Si nous ne nous levons pas, si nous ne nous élevons pas au niveau supérieur de l’humanité, en devenant, à partir d’êtres purement matériels, des entités spirituelles, vibrant sur une corde supérieure, nous pourrions être pucés. L’idée d’être manipulable électroniquement, par des algorithmes ou des robots, pour leur bénéfice de l’élite, bien sûr, bien sûr, peut être acceptée volontairement, parce que c’est tellement « cool » d’être un transhumain pucé, 5G-heureux, tout en ne possédant rien.

Ce serait l’étape finale. Largement facilitée par les légendaires Verts devenus Bruns.

Cela n’arrivera pas. Nous sommes nombreux, ils sont peu nombreux, et nous résisterons pacifiquement, avec un tout nouveau mode de vie non matériel qui va évoluer dynamiquement.

Peter Koenig est un analyste géopolitique et un ancien économiste principal à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), où il a travaillé pendant plus de 30 ans sur l’eau et l’environnement dans le monde. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour des revues en ligne et est l’auteur de Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed ; et co-auteur du livre de Cynthia McKinney « When China Sneezes : From the Coronavirus Lockdown to the Global Politico-Economic Crisis » (Clarity Press – 1er novembre 2020).

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Lire notre page “Escroquerie réchauffement climatique anthropique”

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

FEM_religion
… il n’y a pas si longtemps encore appelé « Nouvel Ordre Mondial »
Via la religion écolo-climatologique…

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Résistance politique : le séisme Gilets Jaunes (David Graeber)

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Les Gilets Jaunes montrent à quel point le terrain bouge sous nos pieds

David Graeber*

Décembre 2018

(*) David Graeber (1961-2021) anthropologue politique anarchiste, fut professeur à la London School of Economics après avoir été viré de Yale pour raisons politiques. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages de recherche tels : “Fragments d’anthropologie anarchiste”, “Dette : les 5000 premières années”, “Bullshit jobs”, “Possibilités” et son dernier ouvrage avant son décès, conjointement avec l’archéologue David Wengrow “L’Aube de tout, une nouvelle histoire de l’humanité” dont nous traduirons et publierons de larges extraits avant la fin de l’année. Il fut un des activistes proéminents du mouvement Occupy Wall Street et une figure de la gauche académique anglo-saxonne.

=> Lire David Graeber sur Résistance 71 et sur notre page “anthropologie politique”.

Cela me frappe que la profonde confusion, voire même l’incrédulité, démontrées par les commentateurs français, plus même, par les commentateurs mondiaux, devant chaque acte successif du drame des Gilets Jaunes, approchant maintenant rapidement un climax insurrectionnel (NdT: Graeber avait raison en décembre 2018, ce fut très très chaud jusqu’en février 2019, l’Élysée fut bien près de tomber…), soit le résultat d’une presque totale incapacité de prendre en compte que les manières dont le pouvoir, le travail et les mouvements alignés contre le pouvoir, ont changé ces 50 dernières années et particulièrement depuis 2008. Les intellectuels [de gauche] ont pour l’essentiel fait un pathétique travail de compréhension de ces changements.

Laissez-moi commencer par offrir deux suggestions en ce qui concerne la source d’une partie de cette confusion :

1. Dans une économie totalement financiarisée, seuls ceux très proches des moyens de création monétaire (essentiellement, les investisseurs et les classes professionnelles de la gestion), sont en position d’employer le langage de l’universalisme. En résultat, toutes demandes politiques étant basées sur des intérêts et des besoins particuliers, ont eu tendance à être traitées comme des manifestations de l’identité politique et dans le cas de la base sociale des Gilets Jaunes, ceci ne peut donc pas être imaginé comme autre chose que proto-fasciste.

2. Depuis 2011, il y a eu une transformation mondiale des assomptions de sens commun sur ce que devrait vouloir dire de participer à un mouvement de masse démocratique, du moins au sein de ceux ayant le plus de chances d’y participer. Les vieux modèles “verticaux” avant-gardistes d’organisation ont rapidement laissé la place à un ethos d’horizontalité où la pratique démocratique égalitaire et l’idéologie sont ultimement deux aspects de la même chose. L’incapacité de comprendre cela donne la fausse impression que des mouvements comme celui des Gilets Jaunes sont anti-idéologiques, voire même nihilistes.

Laissez-moi vous présenter quelques données de fond au sujet de ces assertions.

Depuis que les Etats-Unis ont largué en rase campagne l’étalon or en 1971, nous avons été les témoins d’un profond glissement de la nature du capitalisme. La vaste majorité des profits entrepreneuriaux maintenant ne dérivent plus de la production ni même du marketing de quoi que ce soit, mais de la manipulation du crédit, de la dette et des “loyers régulés”. Alors que les gouvernements et les bureaucraties financières deviennent de plus en plus imbriqués, il devient de plus en plus difficile de les distinguer l’un de l’autre, la richesse et le pouvoir tout particulièrement, le pouvoir de créer l’argent (c’est à dire le crédit), devient aussi la même chose. C’est ce sur quoi nous attirions l’attention lors du mouvement Occupy Wall Street lorsque nous avons parlé des fameux “1%”, ceux qui ont la capacité de tourner leur richesse vers l’influence politique et cette influence politique, en retour, vers plus de richesse…

Malgré cela, les politiciens et les commentateurs des médias refusent systématiquement de reconnaître les nouvelles réalités, par exemple, dans le discours public, il est toujours de bon ton de parler de la politique fiscale comme étant le moyen principal du gouvernement de lever des revenus pour financer ses opérations, alors que c’est en fait devenu de plus en plus le moyen de 1) s’assurer que le moyen de la création de crédit ne puisse jamais être démocratisé (car seul un crédit officiellement approuvé est acceptable en paiement d’impôts) et 2) de redistribuer le pouvoir économique d’un secteur social à un autre.

Depuis 2008, les gouvernements ont injecté du nouvel argent dans le système, qui, en accord avec le célèbre effet de Cantillon, a eu tendance à augmenter de manière disproportionnée la richesse de ceux qui détiennent les biens financiers et les alliés technocrates des classes professionnelles gestionnaires. En France, bien évidemment, ceux-ci sont exactement les macronistes. Les membres de ces castes ressentent qu’ils sont la personnification de tout possible universalisme, leurs conceptions de l’universalisme étant fermement enracinées dans le marché, ou de manière de plus en plus importante, cette atroce fusion entre le marché et la bureaucratie qui constitue l’idéologie régnante de ce qui est appelé le “centre politique”. Les travailleurs, dans cette nouvelle réalité centrée se voient de plus en plus refuser toute possibilité à l’universalisme, car ils ne peuvent pas se le permettre financièrement. [celui-ci étant devenu une commodité]

La capacité d’agir pour la planète par exemple, plutôt que par les exigences de la survie, est maintenant un effet secondaire direct des formes de création monétaire et de la distribution gestionnaire des loyers ; quiconque est forcé de ne penser qu’à soi ou aux besoins immédiats de sa famille est perçu comme affirmant et démontrant une certaine identité ; et alors que certaines identités pourraient être être pardonnées de manière bien condescendante, celle de la “classe travailleuse blanche” ne peut prendre que la forme de racisme. On a vu la même chose aux Etats-Unis, où des commentateurs libéraux, gauchisant, ont réussi à argumenter que les mineurs de charbon des Appalaches avaient voté pour Bernie Sanders, un juif socialiste, et que ceci ne pouvait être quelque part que l’expression d’un racisme ; tout comme il en va de même avec cette étrange insistance que les Gilets Jaunes doivent être des fascistes, même s’ils ne l’ont pas encore compris.

Ceci représente des instincts profondément anti-démocratiques.

Pour bien comprendre l’appel du mouvement [des Gilets Jaunes], c’est à dire, l’émergence soudaine et la propagation comme une traînée de poudre, d’une politique véritablement démocratique, voire même insurrectionnelle, je pense qu’il y a ici deux facteurs très largement ignorés à prendre en considération.

Le premier est que le capitalisme financier implique un nouvel alignement des forces de classe, surtout la caste techno-manageuriale qui emploie de plus en plus de personnes dans une foule de “bullshit jobs” en tant que redistribution systémique néolibérale, contre une classe du travail qui est maintenant mieux vue comme la “classe de l’attention”, comme ceux qui bichonnent, s’occupent, entretiennent des “producteurs” plus que démodés. Un effet paradoxal de la numérisation est qu’alors que cela a rendu la production industrielle infiniment plus efficace, cela a rendu aussi la santé, l’éducation et autre secteur social de plus en plus sans travail, donc ceci combiné avec la diversion des ressources vers la caste administrative sous un régime néolibéral (en attente de coupes sévères dans les budgets sociaux, ce qui est en marche…), cela veut dire que pratiquement partout, ce sont les enseignants, les infirmières, les personnels sociaux et para-médicaux et autres membres de la caste des services qui se sont retrouvés au front pour la contestation et la militance du travail… [où sont les ouvriers de plus en plus remplacés par une technologie IA ?…]

Les clashes entre les ambulanciers et les forces de police à Paris la semaine dernière peuvent être pris comme un symbole vivant des nouvelles forces en présence. Une fois de plus, le discours public n’a pas encore compris les nouvelles réalités qui se font jour, mais avec le temps, nous allons devoir nous poser de toutes nouvelles questions : non pas quelles formes de travail peuvent être automatisées par exemple, mais lesquelles désirerions-nous qu’elles le soient et lesquelles ne le désirerions-nous pas ; pendant combien de temps allons-nous encore continuer de maintenir en place un système dans lequel plus vous travaillez à aider les autres et moins vous êtes payés pour le faire ?

Secondo, les évènements de 2011, à commencer avec les “printemps arabes” et avec les places des mouvements Occupy, paraissent avoir marqué une cassure fondamentale dans le sens commun politique. Une manière de savoir qu’à un moment donné une révolution mondiale a eu lieu est que les idées qui étaient considérées comme folie peu de temps auparavant deviennent les assomptions de base de la vie politique. La structure horizontale, sans leader et de démocratie directe adoptée par le mouvement Occupy Wall Street par exemple, était presque universellement considéré comme idiotique de manière caricaturale et non pratique à l’emploi et dès que le mouvement fut supprimé, fut prononcé comme la raison de son “échec”. Cela était sans doute exotique de tirer non seulement sur l’ambulance de la tradition anarchiste, mais aussi sur le féminisme radical et même sur certaines formes de spiritualité indigène.

Mais il est maintenant devenu clair que c’est devenu le mode par défaut d’organisation démocratique partout, de la Bosnie au Chili en passant par Hong Kong et le Kurdistan. Si un mouvement démocratique de masse émerge, c’est la forme qu’il peut maintenant prendre le plus souvent. En France, Nuit Debout fut peut-être le premier à embrasser l’horizontalité à grande échelle, mais le fait qu’un mouvement originellement de travailleurs ruraux et de petites villes de province et de travailleurs indépendants, ait spontanément adopté une variation de ce modèle, montre juste à quel point nous sommes immergés dans un nouveau sens commun de la véritable nature de la démocratie.

La seule caste de personnes qui ne semble pas être capable de saisir cette nouvelle réalité est celle des intellectuels. Tout comme durant Nuit Debout, beaucoup de ces “leaders” auto-proclamés ont semblé incapables ou sans intérêt à accepter l’idée que les formes horizontales d’organisation étaient en fait une forme d’organisation (ils ne pouvaient pas comprendre la différence essentielle entre le rejet pur et simple d’une hiérarchie d’organisation pyramidale et le chaos total), ainsi maintenant, les intellectuels de gauche comme de droite affirment que les Gilets Jaunes sont “anti-idéologiques”, incapables de comprendre que pour des mouvements sociaux horizontaux, l’unité de la théorie et de la pratique (ce qui pour les anciens mouvements sociaux radicaux tendaient plus à se produire en théorie qu’en pratique), existe de fait dans la pratique. Ces nouveaux mouvements n’ont besoin en rien d’une avant-garde intellectuelle pour leur fournir une idéologie parce qu’ils en ont déjà une : le rejet de l’avant-garde intellectuelle et l’adoption de la multiplicité et de la démocratie horizontale sans leadership.

Il y a un rôle pour les intellectuels dans ces mouvements, certainement, mais cela devra impliquer moins de parlotte et plus d’écoute.

Aucune de ces nouvelles réalités, que ce soit celle des relations argent-pouvoir ou la nouvelle compréhension de la démocratie, ne va cesser d’être dans un futur proche, quoi qu’il arrive dans le prochain acte du drame en cours. Le terrain a bougé sous nos pieds, et nous avons tout intérêt à penser où réside notre allégeance : avec la pourriture universaliste du pouvoir financier, ou avec ceux qui agissent au quotidien se préoccupant de rendre la société possible et meilleure.

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Voir notre dossier « Gilets Jaunes »

4 textes modernes pour changer notre réalité

« Du chemin de la société vers son humanité réalisée » (Résistance 71, 2019)

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Tout le pouvoir aux ronds-points !…

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La société organique spirituelle pour un changement de paradigme politique avec Gustav Landauer et Saul Newman (2ème partie)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 septembre 2022 by Résistance 71

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L’anarcho-mysticisme de Gustav Landauer et la critique de la théologie politique*

Saul Newman

2020

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Juillet 2022

(*) théologie politique : croisée du chemin entre la philosophie politique et la théologie chrétienne, comment des concepts religieux, des croyances peuvent être sous-jacents à des modes d’organisation politiques, économiques et sociaux

1ère partie

2ème partie

Le texte de Saul Newman en format PDF made in Jo ;
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Esprit / Geist

L’esprit (Geist) est le référent central de la pensée anarcho-mystique de Landauer. Comme nous l’avons vu, des communautés d’esprit, fondées sur l’association volontaire et les affinités naturelles, sont opposées aux communautés artificielles sans esprit, comme l’état-nation par exemple. L’esprit est ce qui cimente la communauté en un tout de manière non-coercitive et ce qui permet la rédemption de l’humanité de la forme appauvrie dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. De plus, comme nous l’avons vu, l’esprit est totalement différent de la théologie, qui implique l’obéissance à une révélation divine et qui, selon les termes de Schmitt, se transcrit directement en obéissance politique. Comment devons-nous donc comprendre cette notion, de concept d’esprit, de Geist ? Alors que la façon dont Landauer déploie parfois le terme est peu clair, il a l’intention de se référer à cette sorte de force non-coercitive qui, à certains moments et sous certaines circonstances, ravive les peuples et les cultures. C’est quelque chose qui fournit à la vie son sens et sa sacralité et imbibe le présent de joie, de force et de vitalité.

Il associe l’esprit de manière diverse avec le raffinement culturel, avec une vitalité intérieure qui unifie un peuple ou une communauté, avec une disposition vers la liberté, l’amour et la solidarité ; avec aussi, comme on l’a vu, la théologie mystique chrétienne par laquelle l’âme parvient à s’unifier avec dieu. Landauer parle de la grande époque de l’esprit, moments de l’histoire et de la culture humaines où cette vitalité était évidente, comme dans le moyen-âge chrétien. Alors qu’aujourd’hui, sous les conditions exploiteuses et oppressives du capitalisme et de l’état, l’esprit est dans un état de dissipation et de déclin, jusqu’à ce que soit latent chez les gens, comme une sorte de principe évolutionnaire, comme un héritage biologique de générations précédentes ; il peut être réveillé.

Le socialisme pour Landauer, offre l’opportunité d’un renouveau spirituel. De fait, dans un ouvrage tardif, “Appel au Socialisme” (1911), il argumente que le socialisme doit être vu comme uns disposition spirituelle, une nouvelle façon de vivre le présent. En ce sens, l’anarchisme, comme politique préfiguratrice et le socialisme sont très étroitement reliés. En fait, Landauer décrit le socialisme comme “anarchie et fédération”. Le socialisme et l’anarchisme ne sont pas deux systèmes sociaux distincts, mais se réfère à un mode de vie autonome, libre et coopératif. Le socialisme de Landauer est définitivement non-marxiste. Pour Landauer, le marxisme est autoritaire, centraliste et étranger au véritable esprit du socialisme. Le marxisme est non-spirituel parce qu’il tente de transformer le socialisme et une science et un parti politique, finissant comme une idéologie étriquée et doctrinaire, qui n’a rien à voir avec le socialisme véritable.

Les anarchistes du XIXème siècle et spécifiquement Bakounine, rejetèrent aussi les prétensions du marxisme, affirmant que cela mènerait à de nouvelles formes d’autoritarisme. La science est incapable de saisir les forces de la vie dans leur spontanéité et leur vitalité ou, pour le dire en termes de Landauer, leur esprit. Le problème du marxisme, aux yeux de Landauer,  était sa doctrine du matérialisme historique qui affirmait être capable de prédire les révolutions par une observation scientifique des lois du développement historique et du mode de production économique.

Prendre l’histoire de manière matérialiste et transformer toute l’existence humaine en une série de processus corporels c’était terminer dans un certain idéalisme : de fait pour Landauer, l’idéalisme n’est que le revers du matérialisme. La notion d’esprit (Geist) de Landauer est une alternative à la fois au matérialisme et à l’idéalisme. L’esprit résiste à la tendance du matérialisme à tout réduire au corporel ; tandis qu’il est la célébration de la spontanéité et de la richesse de la vie, il ne peut pas être enfermé dans des abstractions métaphysiques ni des tendances rigides d’une philosophie idéaliste. Alors que le socialisme est bien entendu associé à certains idéaux éthiques, le problème est que de ne voir le socialisme que comme un idéal, un état de perfection auquel parvenir, cela veut dire qu’il est constamment repoussé dans le futur, alors que Landauer lui est intéressé par ce qui peut être fait dans “l’ici et maintenant”. Ici réside l’esprit du socialisme, par opposition à l’idéal socialiste, c’est quelque chose de très présent, un potentiel qui peut être réalisé dans les relations quotidiennes, dans l’ici et le maintenant.

Allant de paire avec cette notion positive et affirmative d’esprit, nous devons aussi considérer sa dimension “négative”. Je veux dire par là la façon dont l’émergence d’un véritable esprit dépend d’abord du nettoyage du terrain de toutes fausses idées, illusions, abstractions métaphysiques ; ce que Landauer appelle, citant Stirner, des “fantômes”. Nous avons été bernés par tous ces fantômes sur dieu, l’état, le capital et l’individu : ainsi donc, comme nous l’avons vu, l’insistance de Landauer sur ce que nous devions nous retirer de ce monde d’illusions et nous engager dans une auto-destruction métaphorique. Ici, Landauer crédite le nominalisme de Stirner avec la destruction des abstractions métaphysiques, qui ne sont qu’un résidu de la religion.

A la fois Landauer et Stirner s’engagent dans une pensée négative et même une “théologie négative”, au centre de laquelle est le désir d’obtenir un centre de vide au-delà des illusions du monde et des catégories conceptuelles qui nous ont trompé et desquelles une nouvelle réalité pourrait émerger. La maxime de Stirner “Toutes choses ne sont rien pour moi”, trouve un écho distinct dans la pensée de Landauer. De plus, nous observons dans le travail de Landauer sur le linguiste Fritz Mauther, une pensée sceptique qui appelle au questionnement de la fonction représentative du langage lui-même.

Le langage crée une série de concepts et d’abstractions qui obscurcissent et aliènent la réalité. Afin d’avoir un contact plus direct et sans intermédiaire avec la réalité, nous devons d’abord contourner cette illusion. Il y a un désir, puis,  pour connecter avec une expérience mystique au-delà des noms et des concepts , ce n’est qu’en comprenant le néant au cœur de ces structures que nous pouvons y parvenir.

Landauer et le tournant impolitique

Un examen de la pensée mystique de Landauer trouve d’importants parallèles avec quelques approches récentes en philosophie politique continentale, particulièrement avec ce qui a été nommé la “pensée italienne”. D’après Roberto Esposito, la “pensée italienne”, se référant a divers penseurs italiens comme Agamben, Cacciari, Negri, Tronti at autres, est largement concernée par le problème de la théologie politique, cherchant à étendre les termes de l’analyse au delà des confinements du paradigme schmittien. Ce qui est commun à cette approche est la tentative de penser au delà des représentations et, en particulier, de penser la politique au delà la représentation théologique du pouvoir, c’est à dire au delà la souveraineté. Rappelons-nous que pour Schmitt, la fonction de la souveraineté est de représenter la société, de lui donner sa forme, un ordre et un sens en établissant en endroit transcendant et sacré pour l’autorité dans un monde autrement d’immanence sécularisée.

Pour Esposito, le problème avec ce type de théologie politique, est que bien que cela réponde à la neutralisation du politique que Schmitt vouait comme la tendance centrale de la modernité, dans sa tentative de contenir le politique au sein d’un ordre souverain, cela se termine en une nouvelle forme de dépolitisation : “une théologie politique, mais dont la politique est une politique de dépolitisation. Cette contradiction insolvable ou ce paradoxe, “théologise” la dépolitisation en une nouvelle forme politique. Nous trouvons une préoccupation similaire chez Massimo Cacciari et sa discussion de katechon, la mystérieuse figure théologique qui retarde et restreint la venue de l’Antéchrist mais qui, ce faisant, retarde aussi l’évènement que l’Antéchrist précède toujours : la seconde venue du Christ.

Pour Cacciari, le katechon, central à la théologie politique et que Schmitt associe à la souveraineté et l’empire chrétien, est une figure bien ambigüe : bien qu’elle ait pour intention de retenir ou de restreindre l’anomie qui sera amené par le règne de l’Antéchrist, en association avec la forme politique de souveraineté et d’empire, il va sans dire, dans sa fonction représentative ou politico-théologique, il est impossible d’éviter l’incarnation de cette même anomie qu’il est supposée maintenir à l’écart. Le problème de la théologie politique, selon Cacciari, est qu’elle est enfermée dans un conflit entre un point singulier unifié d’autorité et sa fonction de médiatrice et de représentante d’une multiplicité.

Cette critique de la théologie politique, suivant les termes du débat Schmitt-Peterson, a aussi été poursuivie par Agamben, qui a recherché à déplacer la souveraineté au travers de la notion d’oïkonomie, dérivant de la doctrine trinitaire et en montrant que ce n’est qu’un côté de la machine de gouvernement économique, dont les effets sont dispersés, dont l’autorité est déléguée (du Père au Fils aux Anges) et qui n’a pas de centre souverain unifié.

Pourtant, ce qui est curieux dans toutes ces approches, visant à être contre l’idée de souveraineté et sa capacité de représentation, est qu’elles rejettent, ou contournent, la question de l’anarchisme, qui, comme je l’ai défendu, est le rejet le plus radical de la souveraineté. Au lieu de cela, leurs analyses tendent se référer à “l’anarchie”, mais pour signifier, pour Agamben par exemple, la fondation ontologiquement anarchique non fondée de gouvernement économique ou, pour Cacciari, simplement le désordre, le chaos.

Alors qu’il y a de vagues allusions à une lecture alternative de l’anarchie, ainsi pour Agamben, l’anarchisme est invoqué de manière biaisée comme une possibilité de rédemption cachée derrière les voiles de la machine gouvernementale anarchique, la possibilité de ce qu’il appelle “l’ingouvernable”, il reste un petit espace pour une lecture plus positive et émancipatrice de l’anarchisme et leur traitement de cette question de manière générale demeure totalement ambigu et inadéquat.

Si, comme je l’ai suggéré, une rencontre avec l’anarchisme est nécessaire pour toute critique réelle de la théologie politique de la souveraineté, et pourtant si c’est aussi le cas que l’anarchisme révolutionnaire du XIXème siècle est tombé dans son propre piège politico-théologique, alors nous devons considérer ce que l’alternative, l’anarchisme mystique de Landauer a à offrir quelques unes de ces approches critiques contemporaines de la théologie politique. Il y a deux parallèles clefs que je voudrais adresser ici.

Premièrement, je pense que l’idée de Landauer d’une expérience mystique peut nous aider à comprendre l’idée “d’impolitique”, qu’Esposito contraste avec les déterminations de souveraineté de la théologie politique. Esposito définit l’impolitique comme l’horizon négatif de la politique : c’est ce qui résiste la fonction de représentation souveraine. Mais en même temps, l’impolitique n’est pas une simple négation du politique, mais en constitue plutôt sa limite : “L’impolitique est le politique, vu comme sa limite la plus extérieure.” Ceci n’est pas la même chose que l’apolitique ou l’anti-politique : cela ne réfère pas à une sorte d’espace utopique en dehors du politique, en dehors des relations de pouvoir. Mais plutôt, en regardant le politique depuis un autre espace qui lui est hétérogène, il essaie de le saisir, d’appréhender au sein de cette dimension ce qui est plus politique que lui-même, ce qui dépasse sa propre limite et catégories représentatives ; une intensité qui ne peut pas être exprimée au sein de ses catégories existantes.

La tentative de Landauer de parvenir à une expérience mystique au delà du pouvoir représentatif du langage et des concepts, en tant qu’expérience négative de détachement, est une façon de capturer exactement ce moment d’intensité. De plus, comme j’ai essayé de le montrer, ce détachement des institutions politiques et sociales existantes, et même d’une vue prescrite socialement du soi, n’est pas un désengagement des luttes politiques et de la véritable communauté de vie mais, plutôt, leur pré-condition. En s’effaçant des formes établies de la politique, cela ouvre un espace pour des formes autonomes d’engagement, d’organisation et d’association.

L’importance de la pensée mystique de Landauer ici devient même encore plus apparente lorsque nous la comparons avec deux autres penseurs qui sont souvent invoqués comme ayant une influence clef sur le “virage impolitique” : Simone Weil et Georges Bataille. Avec Weil, mystique chrétienne, qui a aussi pas mal d’affinités avec l’anarchisme, il y a une certaine emphase sur l’expérience mystique, comme l’attention de l’âme envers dieu. De manière similaire, à Landauer, cette expérience mystique est comprise dans un sens négatif en termes de détachement, du vide de l’âme et des pensées de tout attachement aux mots et au langage afin de permettre à la vérité de pénétrer. (NdT : nous sommes ici très proche des concepts de “vide interstitiel” et de lâcher-prise que l’on trouve dans le Zen et ses principes méditatifs…)

Cet acte de “dé-création”, que Weil assimile à la mort, nous rappelle de la notion de Landauer de l’auto-destruction métaphorique qui devient la pré-condition pour une plus grande connectivité avec le monde et les autres. De fait, les deux penseurs sont concernés, bien que de manière différente, par la connexion individuelle à la communauté au travers d’une forme de communion spirituelle. L’étude de Weil sur la condition moderne du “déracinement” qui voit les individus aliénés d’un travail qui a du sens et spirituellement enrichissant, de leur passé, de leur culture et par dessus tout, de la vie en communauté, semble refléter directement la préoccupation de Landauer sur la condition contemporaine de”non-esprit”.

Pour les deux penseurs, il y a une préoccupation pour un renouvellement spirituel au travers de l’établissement d’une nouvelle signification du terme d’enracinement dans la vie de la communauté et même avec les traditions et cultures passées qui autrefois donnèrent un sens et de la vitalité au peuple.

Une emphase similaire sur la communion mystique peut être trouvée chez Georges Bataille. Ici, l’expérience mystique est comprise en termes d’une transgression extatique du moi au travers de moments d’excès “souverain”, comme par exemple l’érotisme, l’auto-sacrifice et la mort. Bien qu’abordé en termes plus violents que la notion de détachement mystique de Landauer et de Weil, il y a toujours le même point de focalisation sur la transcendance des limites de l’individu en tant que figure séparée, discontinue, vers une plus grande fusion ou continuité avec les autres.

La notion de communion mystique de Bataille a été reprise par des penseurs continentaux plus récents, bien que d’une perspective plus critique. Jean-Luc Nancy argumente que la communauté, dans le sillage de l’effondrement du communisme (d’état, NdT), ne peut plus être un retour à quelque idée organique ou essentielle de communauté basée sur la nostalgie de traditions partagées, de culture et d’identité. De telles communautés d’immanence risquent toujours de nouvelles formes de totalitarisme, dans lequel la différence est éclipsée par l’unité, dans laquelle les individus sont avalés dans des collectifs aliénants.

Pourtant, tandis que cette critique du communautarisme et de la communauté organique pourrait paraître jurer avec l’intérêt de Landauer dans les traditions et cultures locales, je pense qu’il y a une bien plus grande résonance ici dans la tentative de penser l’individu et la communauté ensemble de telle façon qu’aucun des deux ne soit effacé, Ici, l’idée de singularité, plutôt que celle d’individualité, devrait être déployée pour un meilleur effet. La communauté pourrait de fait être pensée en termes de relation d’ouverture, ce qui rend des identités fermées et souveraines impossibles. Ceci serait comme l’idée de Landauer sur la communauté mystique sans frontières et sans état souverain.

Aussi, et malgré certaines réserves que Landauer exprima au sujet de l’individualisme de Stirner, un parallèle peut être fait entre la communauté mystique sans souveraineté et l’idée en apparence paradoxale de Stirner sur “l’union des égoïstes” : une association volontaire libre, acéphale, sans forme et décentralisée, une sorte de groupe d’affinité, qui, à l’encontre des communautés établies comme “l’État” ou “la société”, n’impose aucune obligation de lien sur ceux qui y participent. Le plus important pour les deux penseurs (Landauer et Stirner), c’est que ces opportunités ne sont pas composées d’identités pré-définies comme les “citoyens” ni même les “individus”, mais plutôt de formes ouvertes de subjectivité en mouvement, en flux, devenant une auto-constitution, ce que l’on pourrait appeler des “singularités”.

Une préoccupation similaire de repenser la communauté au delà de la souveraineté, en termes de relations d’ouverture et de co-appartenance plutôt que d’identité et de frontières, peut aussi être trouvée chez Esposito et Agamben. Esposito tente de penser au delà de la logique “immunitaire” de l’état bio-politique, où le désir profond de protéger et de sécuriser la vie et l’identité du corps social de ce qui pourrait le contaminer ou le menacer, est transcendé par des compréhensions alternatives de communalité définie par le don et même la dette, impliquant la réciprocité, la mutualité et l’obligation.

Agamben d’un autre côté, parle de la “communauté à venir” formée de “singularités”, une nouvelle sorte de figure politique post-souveraineté, qui ne peut pas être assimilée au sein des structures représentatives de l’état et dont l’apparence dans des réunions spontanées et des manifestations suggère la possibilité d’une toute nouvelle forme de post-identité de la politique. Ceci est une sorte de communauté ouverte, amorphique, sans identité ni frontières, quelque chose qu’il associe particulièrement avec les réfugiés et les gens apatrides, mais qui peut aussi s’appliquer à d’autres formes autonomes et sans état, c’est à dire des communautés anarchistes, aussi loin que de telles communautés de singularités ne puissent pas être représentées au sein de catégories normales politiques ou identitaires, comme une nation, une ethnie, une religion, ou même une classe, elles sont une menace inacceptables pour l’État. Nous pouvons alors parler d’une nouvelle politique de “désidentification” ou, dans les termes de Landauer, de “séparation”, dont le but est non pas la reconnaissance d’identités existantes, mais plutôt la tentative de créer de nouvelles manières d’être, de nouvelles formes de vie autonome et de communauté.

Un geste de désidentification peut être observé dans le port de masques et le camouflage d’identité qui l’on voit souvent dans les manifestations de nos jours, essentiellement associé avec les “Black Blocs” anarchistes. Ceci est plus qu’une mesure de contre-surveillance, mais plutôt un abandon symbolique de son identité et l’affirmation de l’anonymat dans un espace de liberté dans lequel on crée de nouvelles formes d’affinité et d’appartenance en opposition à l’état et sa souveraineté. Agamben prédit alors que, “la nouveauté de la politique à venir est telle que ce ne sera plus une lutte pour la conquête ou le contrôle de l’État, mais une lutte entre l’État et le non-État (l’humanité), une dislocation insurmontable entre quelque singularité que ce soit et l’organisation de l’État.” (NdT : voir aussi les travaux de l’anthropologue politique James C. Scott et notamment son travail sur Zomia et “l’art de ne pas être gouverné” que nous avons traduits sur Résistance 71…)

Conclusion

Aujourd’hui, cette lutte entre l’État et le non-État semble se jouer sous la forme de manifestations de masse qui se déroulent dans le monde et dans lesquelles les gens retirent collectivement leur servitude volontaire et refusent de reconnaître la légitimité symbolique non seulement de leur gouvernement, mais de plus en plus, de tout le système politico-économique qui affirme représenter leurs intérêts. La question qui demeure pour nous est le comment interpréter au mieux un tel phénomène. Aussi loin qu’ils remettent en question le pouvoir représentatif de la souveraineté et personnifient en lieu et place des formes alternatives d’organisation autonome et de vie politique, ils invoquent, je dirais, un nouveau type d’attitude politique qui possède une orientation anarchiste.

Et c’est ici, comme je l’ai affirmé, que la pensée “impolitique” de Landauer, inspirée par ce que j’ai appelé l’anarcho-mysticisme et caractérisé par des idées de retrait mystique, de pensée négative et de nouvelles formes de communauté et d’association, nous donne une véritable vision intérieure interprétant la réalité. Que la pensée politique de Landauer puisse être considérée, ou pas, comme une nouvelle formule de théologie politique radicale, se tenant aux côtés d’autres articulations radicales comme la théologie de la libération, l’athéisme chrétien, l’anarchisme chrétien, la théologie écologique ou toute autre approche émancipatrice des temps millénaristes post-séculiers dans lesquels nous nous trouvons, l’anarcho-mysticisme est, au bas mot, une voie de penser politiquement sans et en dehors de la souveraineté.

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Le texte de Saul Newman en format PDF made in Jo ;
Saul_Newman_L-anarcho-mysticisme-de-gustav-landauer

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Saul_Newman

Saul Newman : 
Ph.D en Science Politique de l’université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie) et co-directeur de l’Unité de Recherche sur la Théorie Politique Contemporaine de l’University of London (Goldsmiths). Il est spécialiste des théories politiques radicales et a extensivement publié sur le sujet (livres et articles), notamment sur le “post-anarchisme”, la théologie politique et des penseurs comme Max Stirner, Gustav Landauer.

Lire Gustav Landauer sur Résistance 71 (format PDF) :

L’appel au socialisme (traduction Résistance 71) et Texte complet

Vie et Œuvre de Gustav Landauer 

Notre page « Gustav Landauer et la société des sociétés organique »

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

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Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

SN_Postanarchisme

GL1

Quand la pourriture réformiste constituante fait systématiquement le jeu de l’exploitation et de la domination (Tract chilien distribué à l’occasion de l’anniversaire du 11 septembre 1973)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 20 septembre 2022 by Résistance 71

ZAD_Partout

Le réformisme n’a jamais fait de révolutions

Ceux qui s’impliquent dans des demies-révolutions creusent leur propre tombe

Tract distribué dans les rues à l’occasion de l’anniversaire du 11 septembre 1973 et du coup d’´état au Chili

NB : le tract est originellement en espagnol, mais nous l’avons traduit de sa version anglaise (Résistance 71)

20 septembre 2022

Quand les exploités décident de prendre leur destinée et leur vie entre leurs mains, ces secteurs dont l’existence dépend de l’exploitation, s’unissent contre eux, appliquant des stratégies variées pour les contenir et les vaincre. C’est pourquoi, de la droite à la gauche du spectre politique, tous les partis qui défendent les catégories fondamentales de la civilisation capitaliste sont impliqués.

Dans les années 60 et 70, une immense vague révolutionnaire internationale a déferlé et au Chili, un processus qui captura l’attention du monde entier prit forme. Ce processus ne se cantonnait pas aux vicissitudes de l’alliance réformiste de l’Union Populaire avec Allende à sa tête. Au contraire, cela émergeait d’un mouvement social grandissant qui s’exprimait de manière hétérogène via l’occupation des usines, les saisies de terres et de fermes, de soupes populaires, d’associations culturelles et un grand nombre d’expériences communautaires et anticapitalistes. Comme cela se produit dans ces cas là, ce mouvement s’est levé contre les limites qui germèrent et grandirent au sein de sa propre dynamique, ainsi que contre la répression étatique de plus en plus féroce (il y eut plusieurs massacres documentés en quelques années comme ceux de Pampa Irigoin et de Puerto Montt en 1969, sous le gouvernement d’Eduardo Frei Montalva, lorsque 11 occupants furent tués incluant un nourrisson de 3 mois…) et le cadre réformiste.

Soutenu par ces luttes, l’UP est parvenue au gouvernement en 1970 pour appliquer un programme social-démocrate tout en combattant ouvertement ceux qui brisèrent depuis la base, le cadre de la légalité bourgeoise et osèrent agir de manière autonome.

Pendant trois ans, l’activité autonome des travailleurs, ouvriers, paysans et occupants porta ses fruits avec la formation de cordons industriels, de l’expropriation que l’UP ne put pas contrôler malgré tous ses efforts ; les commandements communaux et les comités de contrôle des approvisionnements et des prix (JAP), devinrent de plus en plus intolérables pour la classe capitaliste.

Le coup d’état militaire se produisit alors en dernière mesure de la protection de la classe dirigeante, coincé dans une réponse contre-révolutionnaire qui restructurait le capital en crise dans le monde entier. Mais son succès à vaincre le prolétariat ne peut pas être expliqué sans comprendre le travail réactionnaire constant de la gauche elle-même, qui désorganise, réprime et littéralement désarme le mouvement.

45 jours avant le coup d’état, Allende considérait que les problèmes principaux du pays étaient une demande excessive de réajustement des salaires des travailleurs, leur “économisme” et “le syndicalisme parallèle” des branches industrielles. Il prononça un sermon sévère contre la classe travailleuse et clarifia de manière catégorique : CE PAYS VIT UN PROCESSUS CAPITALISTE, il annonça une politique salariale sévère avertissant que dans l’année à venir, les réajustements des salaires seraient plus bas que l’augmentation du coût de la vie, il clarifia le fait que les forces armées continueraient d’appliquer strictement la loi sur le contrôle des armes et il suggéra dans une ovation des ses hôtes “communistes” que le MIR pourrait bien agir comme complice de la CIA. Comme on peut le voir, une excellente politique pour préparer le prol´´tarit aux confrontations à venir.

Il devient alors inévitable de se poser la question du rôle démobilisateur de la gauche du capital, qui bouge et agit au sein du cadre politique bourgeois et qui ne propose rien d’autre que le réarrangement de la logique mercantile, investissant en cela dans son rôle des années 70 et celui qu’elle a joué depuis la révolte de 2019 au travers de partis politiques aujourd’hui au gouvernement, mais aussi du rôle de ces groupes ayant donné un “soutien critique”, les secondant dans leurs manœuvres aves cette “naïve” prétention de les “submerger”. De cette façon, du “Pacte pour la paix et la nouvelle constitution” signé par presque tous les partis politiques ayant une représentation législative au 15 novembre 2019, tout l’ordre du parti a été dédié à la dilution du pouvoir de l’imposant mouvement développé depuis les jours historiques des 18 et 19 octobre. Son objectif explicite fut de sauver les institutions, essentiellement le gouvernement et le congrès, au travers d’évènements électoraux successifs qui ont diverti et kidnappé l’autonomie de la classe du travail, sabotant les assemblées territoriales et donnant le pouvoir “au propre sens commun” de cette société organisée autour de l’exploitation et de la domination sociales et donc, par là même, du fétichisme de l’État.

Ceci est l’objectif déclaré du processus constituant. (NdT : comme il le serait également en France du “processus constituant” réformateur qui avait émergé du mouvement des Gilets Jaunes, mouvement qui n’est qu’un vœu pieux pour rendre le système “plus vertueux”, “plus compatissant” aux besoins des gens, mais en préservant les institutions et les rouages de l’exploitation et de la domination étatico-marchandes) Son rôle fut certainement efficace : les campagnes électorales, d’abord pour le plébiscite de l’entrée, puis pour l’´action des constituants et autres, ont eu pour but de vider les rues, retirant la force des expressions variées de l’auto-organisation et des luttes de revendication, tout en donnant l’impunité à ceux responsables du terrorisme d’état, réaffirmant l’emprisonnement politique de dizaines de militants de la révolte. Mais pour satisfaire les illusions d’un large secteur qui vit dans l’écriture d’une nouvelle constitution une manière d’accéder aux droits sociaux, cette voie résulta en un gigantesque échec, consommé le 4 septembre dernier.

Le prolétariat n’est pas mobilisé par des slogans idéologiques ou des promesses qui lui sont présentés comme étant étrangères, mais par ses besoins concrets, ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut pas agir consciemment. La réduction et la codification des luttes vindicatives prolétariennes en catégories propres aux niches du marché académique n’ont pas d’autre effet que de fragmenter les luttes, de les isoler et finalement de les déconnecter de leur sens original, les imposant plus tard comme quelque chose d’externe semant la déception et l’impuissance. Ceci est un des facteurs derrière l’écrasante défaite électorale de “l’approbation”. En plus d’une campagne pathétique, les groupes politiques réactionnaires savaient comment avoir un avantage sur des thèmes comme l’unité nationale, la sécurité et l’ordre public, choses “propres” à leur “sphère” d’action politique.

Les thèmes de la gauche du capital ne semblent jamais approfondir les choses, mais mis en couple avec leurs rivaux de droite, ils utilisent également une méthode de prosélytisme. Les slogans patriotiques, réponses aux mensonges et aux “campagnes de terreur” de la droite, qui fait tout ce qui est possible pour se dissocier de toute véritable menace au pouvoir et ses laquais, la centralité de la famille et autres valeurs frelatées, incluant le sexisme, le racisme et l’homophobie, sont des éléments communs à observer dans des secteurs supposément critiques, ce qui a atteint un paroxysme après le récent triomphe du “rejet”, dans lequel une véritable vague de mépris envers la “populace” fut observée par ceux qui prétendaient combattre pour elle.

A la fois les processus des années 70 et ceux depuis 2019 interrompent leur extension et leur profondeur quand ils ne dirigent pas leur critique et leurs luttes contre le cœur des relations capitalistes (travail, argent, salariat, valeur) et l’État en tant que tels. Les leçons évidentes à tirer du rôle des secteurs réformistes, qui ne sont pas juste une version modérée au sein des luttes contre le capital, mais possèdent des objectifs radicalement différents (préservation de l’ordre social capitaliste contre sa négation radicale et son dépassement), ne devraient pas être balayés sous le paillasson pour retourner à l’abattoir.

Notre voie n’est en rien l’intégration dans la politique actuelle, mais sa destruction. Ceci est une nécessité provenant des mêmes expériences. Continuer à nous heurter la tête contre le mur des institutions, demander encore et toujours pour une véritable  et démocratique “assemblée constituante” et une nouvelle constitution au lieu de créer et de donner le pouvoir à nos propres espaces, de renforcer les liens et les discussions fraternelles entre les individus et les collectivités et de façonner les relations de solidarité, qui répondent à nos besoins les plus pressants et immédiats, ne peut en aucun cas être la voie à suivre.

Nous n’oublions pas ceux d’entre nous qui sont tombés. Nous ne pardonnons pas aux assassins, aux bourreaux et leurs complices de droite comme de gauche.

QUE LA MEMOIRE HISTORIQUE ENTERRE CEUX QUI CONDAMNENT LA VIOLENCE PROLETARIENNE!

Allons vers la vie, Septembre 2022

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

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Applicable à toute communauté…

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Onfray et le souverainisme : de l’écume des jours politiques franchouillardes et du lâcher-prise nécessaire (Monde Libertaire)

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Onfray nous refait le coup du “Cercle Proudhon”

Philippe, du groupe Makhno 42

5 septembre 2022

Url de l’article original :
https://www.monde-libertaire.fr/?articlen=6713&article=Onfray_nous_refait_le_coup_du_Cercle_Proudhon

Le philosophe Michel Onfray a déclaré sur C-News le 4 septembre 2022 qu’il allait conduire une liste aux prochaines élections européennes et que son équipe songeait déjà à une candidature aux élections présidentielles de 2027. Le pilier de son programme : le souverainisme ; sa déclinaison : sortir de Maastricht.

Au moment où la Macronie s’agite pour esquisser un successeur au grand patron qui ne pourra pas se représenter (des noms circulent : Édouard Philippe, Bruno Lemaire, Gérald Darmanin…), le moins que l’on puisse dire, c’est que tous ces gens-là voient loin, y compris Michel Onfray. Celui-ci n’a d’ailleurs pas tort de son point de vue compte tenu du contexte politique. 

En effet, sauf booster, Mélenchon ne se représentera pas, et ses dauphins ne font pas trop le poids. Les écologistes sont dans les choux à l’échelon national. S’ils peuvent triompher localement, leur bilan municipal sera néanmoins contrasté puisque les quelques mesures socio-environnementales seront annulées par les politiques de gentrification des centres-villes qui passent par le tout-vélo et les éco-quartiers haut de gamme. Quant à la rhétorique d’une Sandrine Rousseau, elle ne dépassera guère le rang des croisés, bien que pouvant compter sur les jeunes d’Extinction-Rébellion, organisation financée par des milliardaires américains (Trevor Neilson, Aileen Getty, Rory Kennedy). 

Sauf booster, Marine Le Pen ne se représentera pas non plus. Mais son dauphin familial prévisible, Jordan Bardella, l’écolo-postfasciste partisan des circuits courts localistes et de l’électro-nucléaire, sera mordillé par un ou une zemmouriste. 

Le PS continuera à s’effriter, et le parti des Républicains à se demander quelle est la bonne stratégie.

Indiscutablement, il y a un espace politique qui s’ouvre, favorable aux souverainistes de tout bord voulant, au moins dans le discours, transcender le clivage gauche-droite comme je l’écrivais et l’annonçais dans un article du Monde libertaire paru il y a huit ans (« Le Piège du souverainisme », ML hors-série 54, 2012). 

Il s’agit pour eux de mêler des thématiques apparemment anti-capitalistes, de relancer la notion de peuple susceptible de transcender les classes sociales, et de brandir des aspirations à la justice sociale. Cette mixture n’est rien moins que ce qui a fait le lit du fascisme dans les années 1920 qui correspond à l’émergence politique des classes moyennes, avec néanmoins un certain nombre de différences : pas le même poids des syndicats, arrivée de la question écologique, échec des régimes marxistes, décolonisation, question nucléaire, d’autres thèmes encore qui ne seront pas abordés. Mais aussi quelques similitudes inquiétantes comme nous le verrons plus loin.

Onfray, qui s’est intéressé à Bakounine mais qui n’est jamais allé jusqu’à Malatesta ou Rocker, et encore moins la Makhnovtchina ou la Révolution espagnole, est un grand lecteur de Proudhon. Il reprend finalement le flambeau de certains intellectuels des années 1910 qui, en France, avaient constitué le Cercle Proudhon (1911-1914). 

Ce club est lancé par Georges Valois, un ancien syndicaliste anarchiste qui fondera le premier parti fasciste en France en 1925, mais qui, opposé au nazisme et au pétainisme, mourra dans le camp de concentration de Bergen-Belsen. Il regroupe des intellectuels comme le sorélien Edouard Berth ou comme Marius Riquier qui a fondé avec l’anarchiste Emile Janvion et Georges Darien le bimensuel anti-franc-maçon et anti-sémite Terre Libre. Il a pour objectif de combiner le syndicalisme révolutionnaire et le nationalisme, selon une optique idéologique anti-républicaine et anti-démocrate plus ou moins proche du royalisme de l’Action française. 

Il ne s’agit pas ici ni de refaire l’histoire du Cercle Proudhon pour laquelle nous renvoyons à plusieurs auteurs (Manfredonia, Navet, Netter, Sternhell…), ni de dresser contre lui une autre interprétation supposée plus vraie du personnage Proudhon et de sa pensée, mais d’exhiber quelques thèmes qui en orientent la lecture et qui sont susceptibles d’éclairer la démarche d’Onfray. 

Sans tomber dans l’anachronisme, rappelons le contexte de l’apparition du Cercle Proudhon en 1911 : le prolétariat se sent floué au sortir de l’alliance dreyfusarde entre libéraux et républicains qui a bénéficié du soutien de nombreux anarchistes, dupé par l’arrivée au pouvoir de quelques socialistes (Millerand), et heurté par la casse des grèves effectuée par un ancien socialiste (Clemenceau) que le dreyfusisme a remis en selle. Il est inquiet de la menace d’une guerre mondiale renforcée par l’atermoiement de la social-démocratie dont le double caractère confondu — marxiste et allemande — valorise a contrario la pensée d’un autre socialisme. Selon le Cercle, ce socialisme « à la française » serait celui de Proudhon, une sorte de génie français, plébéien, paysan, viril, martial, porteur de valeurs familiales sinon traditionnelles…

Comme la pensée de Proudhon est particulièrement complexe, qu’elle manie la contradiction à hauts risques et qu’elle-même évolue, il fut aisé pour le Cercle d’alors d’en tirer des fragments tronqués et de la surinterpréter, comme cela le reste de nos jours encore. 

Sur le même registre, le girondin Onfray utilise la critique proudhonienne de la centralisation, mais en oubliant son fédéralisme anti-étatique. Le rejet des élites et du grand capital se fait en faveur d’un néo-corporatisme franco-français, à la fois anti-allemand (avatar de « maastrichtien ») et anti-américain (avatar d’« anti-néo-libéralisme »). 

Onfray transmute la référence proudhonienne au peuple ou aux classes ouvrières en une mystique nationaliste dépassant la lutte des classes. Ce nationalisme est débarrassé, au moins au départ, des excès xénophobes ou racistes portés par l’extrême droite mariniste et zemmourienne qui ne peuvent pas amener au pouvoir malgré les apparences et l’agitation de l’épouvantail. 

Onfray tente sa chance pour remplacer le « en même temps » macronien par un souverainisme tout azimut où chacun aurait l’illusion de retrouver des « capacités ». Sur les sujets environnementaux, il lui sera facile de dégommer les idéologues ou les bobios parisianistes. 

Il a bien senti dans le mouvement des Gilets jaunes toutes les tendances contradictoires qui peuvent alimenter son projet. Il constate la décrépitude du syndicalisme incapable de sortir des enjeux politiciens et de comprendre l’évolution de la société française comme l’a révélé son mépris initial vis-à-vis des GJ. Fort de ses origines sous-prolétaires, il sait jouer de la bonne corde. Il a aussi vu les drapeaux français brandis dans les différentes manifestations (GJ, anti-pass…) dont il pense extraire l’histoire révolutionnaire pour en faire une bannière anti-élitiste. 

Face à ce « néo-souverainisme », appelons-le comme cela en vertu de sa prétention à dépasser les clivages habituels, la tâche des anarchistes sera aussi rude que face à l’hégémonie intellectuelle sinon politique de l’écolocratie. 

Ne pas se laisser piéger par la vocabulaire est une première exigence. Le principe de « souveraineté », aussi naïf et généreux apparaisse-t-il, suppose un « souverain » qui ne peut être ni la fiction de la nation, ni celle du peuple, ni celle du prolétariat, mais qui doit être la réalité concrète, non idéologique, des travailleurs-habitants qui vivent dans une commune et qui fédèrent leurs activités d’une commune à l’autre. 

L’idée séduisante d’une « souveraineté alimentaire », par exemple, pourrait tout à fait bénéficier à une agro-industrie française qui renoncerait même à son culte de l’exportation, au moins en partie. Elle ferait passer à l ‘arrière-plan le principe, et l’exigence, que chacune et chacun mange à sa faim, pleinement et sainement. 

Le souverainisme chez Onfray cache de moins en moins un nationalisme. Un nationalisme-nationaliste franco-français, si l’on peut dire, qui respecte le nationalisme de Poutine, de Trump ou de Mohammed VI puisque chacun d’eux « défend son pays » (cf. son entretien à C-News), mais qui entend, lui, être vertueux, correct et sain. 

Le nationalisme — qu’il soit guerrier ou pacifiste (est-ce possible ?) — est donc le point d’attaque : commençons par réclamer le retrait des forces militaires françaises de tous les pays et la diminution du budget militaire français (revendication pour laquelle il faudra aussi ferrailler à propos de la guerre impérialiste en Ukraine).

Le principe d’autonomie, opposable au souverainisme d’Onfray ou d’autres, ne suffit pas en ce qu’il postule que chacun et chacun pourrait être vraiment autonome économiquement, ce qui est un vœu pieu à moins de tomber dans le primitivisme ou de renouer avec le monastère auto-suffisant, avec ou sans Dieu. 

Le fédéralisme libertaire organisant le communalisme semble être la réponse appropriée : sur le plan théorique déjà. Quant au plan pratique, il ne peut passer que par un abandon de l’idéologie surplombante, donc de la démarche sectaire, et par un renoncement à toutes les fausses pistes. Pas simple. 

Philippe (Makhno 42, 5 septembre 2022).

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

BPKM

Eugénisme d’hier à aujourd’hui… Des expériences nazies à Noah Harari et Davos, le travail de contrôle et le projet d’extermination de masse continue (avec Ingmar Bergman et « L’Œuf du serpent »)

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Dans le sillage de la dictature technotronique se mettant en place pas à pas pour verrouiller le monde dans une grille de contrôle qui donnera carte blanche à toutes les ignominies eugénistes de l’idéologie élitiste de la fange transhumaniste de cette caste pour l’heure dominante et complètement dégénérée, représentée publiquement par le lot de psychopathes émanant des entités d’oppression que sont les États et les cénacles marchands de la doxa bien pensante, tels les Henry Kissinger, Klaus Schwab, Bill Gates, Anthony Fauci, Emmanuel Macron, Jacques Attali et autre Yuval Noah Harari, bras droit et conseiller du CEO du FEM/Davos, professeur d’histoire à l’université de Jérusalem, qui demandait récemment à un journaliste qui l’interviewait “qu’est-ce que nous allons faire de tous ces inutiles ?”, à propos de la masse de gens dans le monde se retrouvant sur la touche. Quand nous écoutons ce taré parler et élaborer sur ce qu’il pense être l’évolution de l’Homme, cela nous rappelle immanquablement le monologue du Dr eugéniste à la fin du film d’Ingmar Bergman (loin d’être son meilleur, mais son seul film hollywoodien, ceci expliquant sans doute cela…) “L’œuf du serpent” (1977).
Nous avons traduit ce monologue en français er le reproduisons ci-dessous. Regardez ce qu’il se passe autour de nous, écoutez les propos des porte-parole de la caste du haut de la pyramide et la haine incessante déversée à l’encontre de l’humanité vue comme une perversion de la nature, qui doit être corrigée par ces apprentis-sorciers ; lisez ce monologue. Y voyez-vous des similitudes ? Pour nous, c’est transparent… Avec l’adoption du darwinisme-social comme idéologie du contrôle humain, l’Europe et les Etats-Unis de la fin du XIXème siècle jusqu’à après la seconde guerre mondiale, ont vu fleurir ces “sociétés eugénistes” pour l’amélioration du “stock humain”. Les atrocités nazies en son nom, dûment inspirées et financée par leur contre-partie anglo-saxonne ont fait que le mot “eugénisme” tombe en désuétude pour être remplacé par le mot … “génétique” ou “génie génétique”.  Les sociétés eugénistes ayant auparavant pignon sur rue furent remplacées par des organismes comme Planned Parenthood, dont le père de Bill Gates fut un dirigeant. Comme le dit le psy psycho dans son monologue ci-dessous, le boulot continue et si nous les laissons faire, ils mettront leur plan à exécution jusqu’au bout.
~ Résistance 71 ~

“Qu’allons nous faire de tous ces gens inutiles ?”
~ Yuval Noah Harari, entretien avec Alexandra Bruce, 17 mai 2022 ~

“Nous n’avons simplement pas besoin de la vaste majorité de la population mondiale. Les gens ne font plus partie de l’histoire du futur.”
~ Yuval Noah Harari, entretien Chris Anderson pour TED, août 2022~

Plus on en connaît de ces psychopathes idéologues dégénérés et plus le proverbe Lakota “Quand l’Homme s’écarte de la nature, son cœur durcit.” s’avère exact.

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Le monologue du Dr eugéniste à la fin de “L’œuf du serpent”, I. Bergman, 1977

Note du traducteur : sans raconter le film pour ceux qui ne l’ont pas vu, il convient néanmoins de situer cette scène de la toute fin du film. L’action se passe dans l’Allemagne de 1923. Abel Rosenberg (David Carradine) est un juif américain, artiste de cirque, au chômage et coincé en Allemagne. Après le suicide de son frère Max, partenaire de cirque, il sombre dans l’alcoolisme et la débauche. De fil en aiguille, il est le témoin de choses de plus en plus bizarres. La scène du monologue du médecin nazi intervient dans la confrontation finale dans une clinique psychiatrique entre ce dernier et Abel. Le psy lui a montré des scènes d’expériences psychologiques faites sur des humains, après le visionnage, le Dr eugéniste dit ceci : (la scène se passe en 1923 ne l’oublions pas)

Dr eugéniste* : […] Nos ressources économiques sont limitées, nous sommes entièrement financés par des intérêts privés. Je ne suis pas un monstre Abel. Ce que vous venez de voir ne sont que les trois ou quatre premiers pas d’un développement logique et nécessaire. […] Dans quelques instants, je vais croquer cette capsule de cyanure. J’ai considéré brûler les archives et détruire les résultats de notre travail (NdT : le psy sait que la police est en route pour l’arrêter), mais ceci m’a semblé être un peu mélodramatique. La loi confisquera nos résultats d’expériences et va les archiver. Dans quelques années, la science demandera ces documents et nous continuerons nos expériences, mais cette fois-ci sur une échelle gigantesque. Nous sommes en avance sur notre temps Abel, nous devons être sacrifiés, tout ceci n’est que très logique. Dans quelques jours, il y aura une tentative de coup d’état dans le sud de l’Allemagne menée par un homme du nom d’Adolf Hitler. Herr Hitler n’a pas la capacité intellectuelle, ni la méthodologie. Il ne comprend pas ce que ses forces vont mettre en place. […] Abel, regardez ces photos (NdT : il montre des photos de gens dans la foule de rue), regardez tous ces gens, ils sont incapables de faire une révolution, ils sont trop humiliés, trop apeurés, trop diminués, mais dans 10 ans, les gamins de 10 ans en auront 20, ceux de 15 ans, 25. A la haine héritée de leurs parents, ils y ajouteront leur propre idéalisme et leur impatience. Quelqu’un va se mettre en avant et exprimer leurs sentiments avec des mots.
Certains promettront un futur, d’autres feront des requêtes. Quelqu’un parlera de grandeur et de sacrifice. Les jeunes et inexpérimentés donneront leur courage et leur foi aux fatigués et aux indécis et alors… il y aura une révolution et nos chemins connaîtront le sang et le feu. Dans 10 ans, pas plus, ces gens vont créer une nouvelle société et une histoire également inversée. La vieille société Abel, fut construite sur des idées extrêmement romantiques reposant sur la bonté intrinsèque de l’Homme, c’était très compliqué, car les idées ne ressemblaient en rien à la réalité. La nouvelle société sera basée sur une liste d’évaluation des potentiels de l’Homme et ses limites.
L’humain est une malformation, une perversité de la nature, c’est là qu’interviennent nos expériences. Nous gérons la construction de base et la réorganisation, nous lui donnons une nouvelle forme. Nous libérons les forces de production et contrôlons les forces destructrices ; nous exterminons ce qui est inférieur et améliorons ce qui est utile. […] Un jour, vous pourrez raconter tout ceci à qui vous voudrez et personne ne vous croira. N’importe qui faisant un minimum d’effort peut distinguer et comprendre ce qui nous attend dans le futur. C’est comme l’œuf du serpent. Au travers des fines membranes, vous pouvez déjà discerner le reptile parfaitement formé…

[la police frappe à la porte verrouillée et commence à la défoncer, le Dr nazi croque alors sa pilule de cyanure assis face à un miroir et se regarde mourir…]

(*) NdT : Originellement nous avions étiqueté le protagoniste comme « Dr nazi » mais il devient évident par la date (1923) et les propos du Dr qu’il n’est pas « nazi », il balaie Hitler d’un revers de pensée le disant incapable de comprendre. Il n’est qu’un représentant de cette caste eugéniste qui existe toujours aujourd’hui ! C’est ce qui fait la modernité du monologue et le génie et la capacité visionnaire de Bergman, qui aurait pu faire du personnage un simple nazi. Ce n’est pas le cas. Le nazisme n’a pas inventé l’eugénisme, il l’a mené à son pinacle de l’horreur moderne… jusqu’à aujourd’hui et cette affaire COVID dont les répercussions seront dramatiques pour l’humanité dans les années à venir. L’œuf va bientôt éclore si nous ne faisons rien…

“Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Quand votre regard pénètre longtemps au fond de l’abîme, celui-ci aussi, pénètre en vous.”
~ Nietzsche ~

“C’est la loi de la vie, son véritable sens. Nous ne pouvons pas imposer aux autres notre propre expérience ou les forcer à ressentir des émotions suggérées. Nous ne comprenons la vie qu’au travers de nos propres expériences.”
~ Andreï Tarkovski ~

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Ingmar Bergman et son chef opérateur Sven Nykvist, qui travailla avec Tarkovski
sur son dernier film « Le sacrifice » en 1986…

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Reprise du lâcher-prise : Bilan de la connerie ambiante à l’été 2022 (Résistance 71)

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“En ce qui concerne les affaires humaines, ne pas en rire, ne pas en pleurer, ne pas s’indigner, mais seulement comprendre.”
~ Spinoza~

“Tout ce qui est fait par amour est au delà du bien et du mal.”
~ Nietzsche ~

“La révolution anarchiste est aujourd’hui la révolution naturelle, celle qui ne peut pas se laisser dériver ou confisquer par des groupes, factions ou partis, classes ou autorités.”
~ López Arangó ~

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Fin d’été 2022 : bilan de la connerie ambiante

Résistance 71

6 septembre 2022

Prenons l’opportunité de ce retour pour faire un bilan de la connerie étatico-marchande ambiante, dont le seul but, à terme, rappelons-le, est la destruction planifiée de l’humanité, nécessité de la tyrannie marchande aussi paradoxal que cela puisse paraître, dans une transmutation ultime du contrôle politique et de la valeur marchande.

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Sur le front de la plandémie COVID19 :

Tout est en train de leur péter à la tronche. Les chiffres “officiels” publiés de partout sur les 5 continents démontrent une explosion de la mortalité et des maladies suite aux injections OGM ARNm des criminels de Big Pharma et de leurs marionnettes corrompues politiciennes. Les chiffres du Vaccine Adverse Effects Registration System (VAERS) yankee, qui, dû à la lourdeur de l’enregistrement, ne représentent qu’environ 10 à 15% des cas avérés d’effets secondaires allant jusqu’au décès, des injectés, ont explosé suite aux injections ARNm anti-COVID depuis 2020. Un VAERS qui enregistre maintenant des dizaines et dizaines de milliers de morts suite aux injections ARNm aux Etats-Unis.

Plus de 80% des hospitalisations aujourd’hui dans le monde liées au COVID / SRAS-CoV-2 sont des triples et quadruples injectés ARNm.  Plus on se fait injecter, plus on a de chances de mourir d’effets secondaires ou d’être gravement touché. Les systèmes immunitaires sont anéantis par les injections ARNm répétées. Ces injections agissent comme un “effet SIDA” immuno-dépresseur sur les récipiendaires. Le professeur Luc Montagnier avait dit avant son décés en début d’année : “Les injectés COVID devraient aller faire un test VIH, ils seront surpris du résultat…” Le professeur avait déjà dit en 2020 qu’une séquence du VIH était présente dans le SRAS-CoV-2 et que cela ne pouvait en aucun cas être naturel.

Des médecins lanceurs d’alerte publient bouquin sur bouquin. Aux Etats-Unis, les Dr Robert Malone (inventeur de la technique ARNm) et Peter McCullough, cardiologue de réputation mondiale, ont publié leurs recherches sur le crime en bande organisée que représente cette affaire COVID depuis 2019 et auparavant. En Octobre prochain, Robert F. Kennedy Jr va publier un second livre sur la connexion entre le labo P4 de Wuhan, le Pentagone, le gouvernement des Etats-Unis, le Parti Communiste Chinois, certains gouvernements européens, dont la France et leurs liens avec la supercherie COVID, véritable guerre biologique contre l’humanité . Plus on apprend et plus on comprend que tout cela fut planifié ll y a bien longtemps, que Moderna et Pfizer avaient déjà leurs injections toutes prêtes et que si le SRAS-CoV-2 fut fabriqué en laboratoire, il ne serait pas tant l’arme biologique que les soi-disants “vaccins” / injections à ARNm de la pourriture eugéniste Big Pharma qui n’a en aucun cas la santé publique pour objectif, mais sa destruction et le profit pour toujours plus de contrôle. Ces injections ARNm ont été conçues comme des armes biologiques et agissent comme telles. Partout, de plus en plus de gens commencent à voir dans leur entourage des personnes dont la santé a été directement affectée par ces injections mortifères. Des centaines de milliers de jeunes, de sportifs, d’adolescents et maintenant d’enfants, souffrent d’effets secondaires irréversibles, comme les myocardites et troubles neurologiques.

Nous sommes confrontés à un crime contre l’humanité, planifié de longue date et en bande organisée avec la même clique de la pourriture élitiste aux manettes de cette ignominie planétaire.

Question : qui fera payer les ordures responsables de tout cela ? Le système et sa fange judiciaire vérolée jusqu’à la moëlle ?… Allons, allons.

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Sur le front de l’Ukraine :

Plus le temps passe et plus il est évident que, comme nous l’avions dit quelques jours après le déclenchement de l’opération russe le 24 février dernier, que l’origine de tout cela est une fois de plus planifiée de longue date par la même clique de la pourriture impérialiste mondialiste, depuis au moins 2014 et le coup d’état de l’OTAN perpétré au Maïdan et les 8 ans de guerre de l’Ukraine nazie contre le Donbass séparatiste russophone. L’OTAN, c’est à dire le bras armé de l’empire anglo-américano-sioniste, gère cette guerre depuis lors et soutient les bandéristes nazis de l’Ukraine occidentale contre les populations russophones orientales, avec pour but sur le long terme d’épuiser la Russie sur des théâtres d’opérations militaires sans fin. L’OTAN ne s’arrêtera pas à l’Ukraine et on peut s’attendre à d’autres “incendies” conflictuels comme par exemple au Kosovo dans les mois à venir. L’empire doit s’assurer qu’une alliance logique  Europe-Russie ne puisse en aucun cas se réaliser.

Qui paie la facture pour l’heure ? Les peuples européens qui commencent à manquer de tout, de l’énergie à la bouffe en passant par le courage de foutre toute cette merdasse politico-économique par dessus bord ! Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le seul véritable concurrent de l’empire anglo-américain sur un plan économico-technologico-politique n’est ni la Russie, ni la Chine, mais… l’Europe, ce qui avait fait dire à un général yankee à ses collègues européens de l’OTAN dans les années 50 : “Vous l’Europe, êtes notre seul concurrent et un jour nous devrons vous détruire…

La guerre en Ukraine, comme toutes les autres guerres modernes déclenchées par l’empire (Afghanistan, Irak, Soudan, Syrie, Libye, Yémen) n’est pas faite pour être “gagnée” mais pour durer et semer le chaos, la destruction sur la durée et à terme détruire les seules sociétés au monde ayant encore quelque part enfouie en elles, cette velléité de révolte : les sociétés européennes et en leur cœur même, celle des vieux Gaulois réfractaires, de ces Gilets Jaunes que l’empire redoutent tant pour ce potentiel à pouvoir réaliser une union des luttes à travers les frontières, ce qui se produira à terme, soyons-en convaincus, car il n’y a pas et n’y a jamais eu d’échappatoire réformiste vain et futile à ce marasme orchestré.

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Sur le front du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA) :

Il est clair qu’ils remettent le couvert. Le RCA est une vaste supercherie qui dure depuis des décennies. Pas plus de RC anthropique que de beurre en branche. Quand ça se réchauffe, ce n’est en rien dû à l’humain et ses activités, mais à tout un concert de facteurs naturels terrestres et solaires. Le climat de la planète change depuis 4 milliards d’années. Entre – 450 et – 400 millions d’années environ, soit pendant quelques… 50 millions d’années, pas un week-end ou 3 semaines de vacances… la planète a traversé son plus gros âge glaciaire avec un taux de gaz carbonique (ce méchant CO2) atmosphérique qui était 17 fois supérieur à ce qu’il est aujourd’hui (Cf. Chumakov et al), pourtant selon la théorie des baltringues du GIEC, avec ce taux de CO2 tout aurait dû cuire et non pas geler. Qui donc nous raconte sans cesse des histoires à dormir debout au moyen de “modèles informatiques” éhontement falsifiés ?.. Le RCA n’a jamais été de la science, mais de la politique. Le GIEC est un organe politique ayant quelques conseillers “scientifiques” (chiens de garde du système) pour donner un semblant de change scientifique à l’affaire.

La doxa de la fausse science nous vend “l’énergie verte et durable” de ces machines à pognon que sont les éoliennes, les panneaux photovoltaïques et autres piles / batteries au lithium, si pauvres en production d’électricité et si destructeurs par eux-mêmes de l’environnement (il faut l’équivalent de 4 terrains de football de béton au sol pour faire tenir debout une de ces merdes d’éoliennes et le recyclage des panneaux solaires est particulièrement toxique tout comme celui des batteries au lithium si celles-ci ne foutent pas le feu partout avant leur recyclage aussi dangereux qu’aléatoire), les restrictions et la chute du confort de vie, pendant que les “élites” se baladent plus que jamais en jets privés, limousines et en yachts aux “empreintes carbones” démesurées, mais hé, faut bien que ces gugusses se déplacent pour se réunir et décider ce que nous, les sans-dents, devrons faire impérativement pour qu’eux, puissent continuer à se foutre de nos gueules à Mach 12 en parcourant le monde au sein de leur bulle transnationale tout en organisant notre extermination. Quant aux canicules des pays occidentaux, questionnez le pourquoi elles ne se cantonnent quasiment que dans ces pays si friands de géoingénierie depuis des années, dont les cieux sont quadrillés en quasi-permanence de longues séries de traînées chimiques jour après après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année ?… Quelqu’un y voit-il un rapport ? (à ce titre, un de nos correspondants habitant dans un endroit reculé sans chemtrails nous a confirmé que l’été 2022 en ses contrées, a été le plus frais depuis des années…). Des records de chaleur ne sont pas battus partout sur la planète, de plus l’hiver sibérien enregistre des records de froid depuis quelques années, chose que les médias se gardent bien de mentionner. Les glaces australes ne se sont jamais étendues si loin que ces dernières années, les navires devant se dérouter régulièrement. Alors météo extrême ? Sans aucun doute. Dûe à l’activité humaine ? Arrêtez de prendre les gens pour des cons ! La pollution chimique est un problème oui… pas le CO2, source de vie.

Voir notre dossier “Escroquerie du réchauffement climatique anthropique”

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Sur le front de la destruction de nos sociétés :

Le but de l’oligarchie est le contrôle total de nos vies, du moins des vies de ceux qui survivront à l’hécatombe planifiée de l’éradication de 90 à 95% de la population humaine, soit par action directe d’assassinat planifié (attaques biologiques, injections ARNm, OGM, bain d’ondes mortelles à terme 5G, euthanasie généralisée etc…), soit par défaut démographique résultant du lavage de cerveau LGBTQ déstructurant les repères biologiques d’une jeunesse manipulée et technologiquement manipulable. L’ensemble du système technocratique  est à l’unisson pour mettre en place le “Nouvel Ordre Mondial” planifié de très longue date mais n’ayant pu voir le jour faute de la technologie appropriée. Aujourd’hui, tout progresse en ce sens de plus en plus vite et la mise en place de la dictature technotronique, que Schwab et ses mignons de Davos appellent le “Great Reset” ou la “Grande Réinitialisation”. Ceci ne cesse de s’accélérer de jour en jour, de semaine en semaine. Toute cette tyrannie technico-marchande est mise en place sur toile de fond sanitaire et climatique (voir plus haut), mâtinée de haute technologie dystopique (IA, 5G, OGM, cybernétique et autre développement génétique et robotique de cette putréfaction moderniste et tyrannique…) et de la fracture sociétale selon la ligne de division fabriquée de toute pièce du LGBTisme et du transgenrisme, armes eugénistes de dépopulation douce.

La technologie, qui est en elle-même amorale, est pas à pas transformée en outil de contrôle et de domination perpétuels d’une infime minorité sur la vaste majorité. La technologie moderne qui devrait ne servir qu’à améliorer le bien-être des humains, ne fait que renforcer la disparité de castes et de classe et le rapport dominant/dominé, exploiteur/exploité, maître/esclave, car sous influence oligarchique totale et permanente.

Si toutes ces conneries de “passe-sanitaire” et autres futilités électroniques telle la 5G semblent avoir pour l’heure du plomb dans l’aile, ces technologies seront de nouveau amenées dans le public pour que la servitude volontaire moderne se fasse le plus gentiment possible.

Entre les menaces de guerre nucléaire globale, de famine via la pénurie de nourriture spéculativement fabriquée et les restrictions “écologiques” et d’ “économie de guerre” sur l’énergie et la consommation, sur fond de psychose pandémique, tout est fait pour maintenir le public occidental dans la peur et la paranoïa permanentes. Il est psychologiquement bien connu que qui a peur ne réfléchit plus et se laisse diriger par ceux pensés être des “leaders” et des “sauveurs” et présentés comme tels par une propagande idoine. Nous vivons depuis fin 2019 dans une gigantesque PsyOp ou opération psychologique de masse à l’échelle planétaire, des centaines de milliers de personnes y ont déjà laisse leur vie, des millions sont physiquement et psychologiquement traumatisés et se sont soumis aux diktats oligarchiques. Quand assez est-il assez ?

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Que faire ?

Nous l’avons déjà dit et le répèterons sans cesse : il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir !

Toute velléité de réformisme, de rendre le système “plus vertueux”, le “changer de l’intérieur en élisant des gens plus compétents, plus concernés du sort des autres” est non seulement vouée à l’échec, mais est devenue aujourd’hui une complicité de crimes contre l’humanité.

L’heure n’est plus à tergiverser et à se questionner sur le sexe des anges et autres futilités, mais à agir sur une base de pensée critique menant au chemin de l’émancipation finale. Il suffit de dire non pour que toute cette fumisterie mise en place par quelques guignols aux énormes moyens certes, s’arrête une fois pour toute. Tout ceci ne peut exister que parce que la masse consent. Retirons notre consentement et tout s’écroule dans un chaos salvateur de lâcher-prise individuel et collectif, menant l’humanité à sa pleine réalisation historique hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat.

Tout part de l’individu, de l’individu révolté, pensant et conscient, dont le refus d’acquiescer se joint à celui de ses semblables et fait boule de neige pour gagner à la cause une proportion suffisante de réfractaires décidés, incorruptibles et agissants pour le seul bien commun, pour le simple amour de l’humanité et de son bien-être, formant ainsi une communauté d’amour véritable organisant la société des sociétés, celle se posant et résolvant la question essentielle de “qu’est-ce que le pouvoir politique ?”. Nous parlerons alors de Fin de Partie pour l’oligarchie en place et son système de contrôle et de décrépitude obsolète et désuet, qui n’est qu’une réalité pauvre dénuée de raison et d’esprit. Nous devons y substituer la puissance de notre créativité et l’esprit qui résulte de l’élan émancipateur dans la construction individuelle et collective de notre nouvelle réalité. Personne ne peut le faire à notre place. Il n’y a pas et ne saurait y avoir de “leaders”, “d’avant-garde”, de “parti”, de “sauveur”, de “messie”. Tout cela n’est que fadaise et poudre aux yeux pour mieux garder le système intact, changer superficiellement les choses pour que finalement rien ne change vraiment et que les mêmes continuent de diriger et de se barrer avec la caisse. La solution est en chacun de nous et dans une alliance de raison collective.

Répétons-le à nos entourages : il n’y a pas de solution au sein du système, nous devons nous en départir et récréer une réalité d’entraide, d’amour, de compassion et de désir profond d’œuvrer pour le bien-être de cette humanité et des générations futures.

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent et à bas le salariat !

Pour que vienne et demeure la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée ! 

N’oublions pas non plus ce que nous disait Simone Weil en 1934 pour échapper à la tendance de la dictature collective :

Seuls des fanatiques sont capables de ne pas donner de valeur à leur propre existence à moins qu’elle ne serve la cause collective ; réagir contre la subordination de l’individu au collectif implique qu’on commence par refuser de subordonner sa propre destinée au cours de l’histoire. Afin de se résoudre à faire un tel effort d’analyse critique, tout ce dont on a besoin est de réaliser que ce qui permet d’échapper à la contagion de la folie et de l’excitation collectives est de réaffirmer de soi-même, par dessus la tête de l’idole sociale, le pacte originel entre l’esprit et l’univers.” Sagesse quand tu nous tiens!

Verite

Quelques lectures complémentaires :

Petit précis sur la société et l’État (Résistance 71)

Que faire ? (Résistance 71)

Appel au socialisme (Gustav Landauer)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

L’État existe afin de créer l’ordre et la possibilité de continuer à vivre au sein de tout ce non-sens dénué d’esprit (Geist), de la confusion, de l’austérité et de la dégénérescence. L’État avec ses écoles, ses églises, ses tribunaux, ses prisons, ses bagnes, l’État avec son armée et sa police, ses soldats, ses hauts-fonctionnaires et ses prostituées ; là où il n’y a aucun esprit et aucune compulsion interne, il y a forcément une force externe, une régimentation, un État. Là où il y a un esprit, il y a société. La forme dénuée d’esprit engendre l’État, L’État est le remplaçant de l’esprit.
~ Gustav Landauer ~

“La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.”
~ Pierre Clastres, directeur de recherche en anthropologie politique au CNRS, 1974 ~

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Le monstre en devenir…

Lire, analyser, comprendre, pour un changement faste de notre société, 7ème partie : le colonialisme (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2022 by Résistance 71

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Résistance 71

21 juillet 2022

1ère partie : introduction
2ème partie : Histoire, anthropologie et archéologie
3ème partie : Science
4ème partie : religion et philosophie
5ème partie : spirituel et arts
6ème partie : analyse politique
7ème partie : colonialisme
8ème partie : anarchie et société des sociétés

Penser aujourd’hui, comme veut nous le faire croire l’idéologie dominante, que nous vivons dans un monde « post-colonial » est une illusion et une foutaise totale. L’empire anglo-americano-sioniste dont c’est le tour d’imposer la dictature marchande et les rouages idéologiques et institutionnels allant de paire, est fondé sur la prévalence coloniale d’états-nations toujours totalement dépendants de la City de Londres et de son 1,6km2 le plus riche du monde.
Depuis sa création, Wall Street n’est qu’une succursale de la City, certes devenue au fil du temps la plus importante, mais une branche néanmoins de la maison mère… Depuis la fin du XVème siècle, l’occident judéo-chrétien pille le monde et a mis en place la plus grosse machine marchande de l’histoire de l’humanité afin d’acquérir le monopole et d’assujettir le pouvoir aux diktats marchands.

Le colonialisme est le fléau qui s’est abattu sur l’humanité à des fins de contrôle total par une caste de parasites pour l’heure dominante, nous devons reconnaître son omniprésence et nous en défaire avec l’ensemble du système étatico-marchand. Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Penser que l’État et la marchandise peuvent être rendus plus « vertueux », qu’on peut réformer le capital pour le rendre plus « compatissant » et « juste » envers tous est non seulement faire preuve d’une imbécilité optimale et ne rien comprendre au film, mais c’est surtout être complice du génocide planétaire qui se met en place au nom du « progrès » et de « l’humanisme ».

La seule ligne de direction viable est celle-ci :
A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! et A bas le salariat ! Tout le reste n’est que pisser dans un violon !
L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés du carcan étatico-marchand, main dans la main avec les peuples opprimés depuis des siècles, pour ensemble marcher sur le chemin de la société des sociétés, celle de notre humanité enfin réalisée.

Lire pour mieux comprendre :

Nos pages sur Résistance 71 :

Les PDF sur le colonialisme, bibliothèque Résistance 71 :

Esprit_Cheval_Fou

Dr Bones, écrits choisis (format PDF)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 25 juillet 2022 by Résistance 71

relation_extatique

Résistance 71

25 juillet 2022

Jo a réalisé une très belle compilation de nos traductions des textes du Dr Bones, à lire et diffuser sans aucune modération…

Cette compilation comprend des réflexions sur l’insurrection et l’utopie, le peuple en arme, commencer sa propre guerre contre le système dans un soucis d’émancipation universelle, sur le fait que seuls nous-mêmes pourrons nous sauver, sur le culte de la mort capitaliste et la prostitution / corruption totale de la science en une religion de la pensée unique, du formatage propagandiste de la dictature marchande à tous les étages… Des réflexions, percutantes, décapantes, sans langue de bois, qui devraient agir comme un coup de pied au cul au bon moment. Il est plus que grand temps de foutre toute cette merdasse étatico-marchande par dessus bord et de reprendre la barre du bateau ivre de notre société subissant les aléas de la trajectoire auto-destructrice de la dictature de la marchandise en mouvement.

Dr Bones, écrits choisis (PDF)
Dr_Bones_compilation

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Lire, analyser, comprendre pour un changement faste de notre société, 6ème partie – Analyse politique (Résistance 71)

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Résistance 71

21 juillet 2022

1ère partie : introduction
2ème partie : Histoire, anthropologie et archéologie
3ème partie : Science
4ème partie : religion et philosophie
5ème partie : spirituel et arts
6ème partie : analyse politique
7ème partie : colonialisme
8ème partie : anarchie et société des sociétés

Ce chapitre se passe de commentaires superflus, nous ne pourrons nous unir efficacement que si une masse critique d’entre nous comprend et agit en conséquence sur la futilité réformiste et met en place ici et maintenant les prémices de la société des sociétés organiques, émancipée et révélatrice de notre humanité enfin réalisée.
Sortir du marasme actuel ne peut se faire qu’en maturant politiquement, qu’en cessant de jouer le jeu inique et criminel des oligarques et du système de contrôle, L’outil pour ce faire est notre capacité de refus et d’analyse, essentielle à notre émancipation. Celle-ci passe par un éveil des connaissances, par la lecture, les rencontres, les discussions  ouvertes et critiques, le regroupement, pa prise de décision commune et l’action directe politique.
Pour nous aider dans cette démarche, quelques échantillons de lecture, d’analyse et de discussions ouvertes et critiques possibles… Retrouvons par la communion de pensée l’Esprit perdu de notre société humaine, perte comblée dans la pratique par l’État et ses rouages institutionnels coercitifs. L’heure est venue de nous en séparer.. de faire SÉCESSION une fois pour toute…
Dans l’esprit de Cheval Fou !

Pages d’analyse politique sur Résistance 71, PDF inclus sur quasiment toutes les pages :

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Etat_revolution_anarchiste

A bas l’État ! A bas la marchandise !
A bas l’argent ! A bas le salariat !

BPKM