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Résistance au colonialisme: Red-X et la fin de l’entreprise coloniale USA/Canada (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 17 janvier 2017 by Résistance 71

“L’histoire serait une belle chose, si seulement elle était vraie.”
~ Léon Tolstoï ~

“Savons-nous où nous allons ? Oui.
Savons-nous ce qui nous attend ? Oui.
Cela en vaut-il la peine ? Oui.”

“Planter l’arbre de demain, voilà ce que nous voulons.
L’arbre de demain est un espace où chacun se trouve, où tout le monde respecte tout le monde et où la fausse lumière perd sa dernière bataille. Si vous insistez, je vous dirais donc que c’est un endroit ayant la démocratie, la justice et la liberté, voilà ce qu’est cet arbre de demain…”
~ Subcommandante Insurgente Marcos, EZLN ~

 

Red X prédit le dernier président des Etats Unis

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/15/red-x-last-u-s-president/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Red-X, le grand visionnaire de la 5ème dimension est apparu pour illuminer les gardiens de la porte orientale (NdT: en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix, la nation Mohawk, qui est la gardienne de la porte orientale des territoires de la confédération iroquoise, la nation Seneca étant la gardienne de la porte occidentale, ces deux nations ont donc des prérogatives spéciales au sein de la confédération).

Red-X a dit que la grande confusion et le désordre qui sont en cours aux Etats-Unis, sont dûs à la décision de qui sera le nouveau PDG de la corporation coloniale USA ou America Inc. un empire criminel propriété des banquiers de la “couronne” / City de Londres. Nous connaissons les dangers et les faiblesses de cet ennemi qui essaie de flotter autour de nous comme un fantôme.
Red-X prévoit qu’Obama ou Trump sera le tout dernier président de cette entité coloniale. Les Etats-Unis ne remplissent pas les qualifications pour être appelés “un pays”. Ils n’ont pas de terre (NdT: Nous l’avons dit ici même à maintes reprises: Un empire sans terre est un empire à terre! Pour la toute première fois dans l’histoire de l’humanité, un empire est sis sur une terre totalement usurpée, volée à grand renfort d’ethnocide et de génocide, depuis le XVIème siècle en ce qui concerne le sous-continent nord-américain, mieux connu sous son nom natif d’île de la Grande Tortue ou Onowa’regeh et qui englobe ce que sont aujourd’hui par usurpation totale, les USA, le Canada et le Mexique…), celle-ci appartient dans sa totalité aux peuples et nations originelles de la terre ; ils n’ont de plus aucun langage si ce n’est la langue étrangère qu’ils parlent, et en provenance d’Europe.

Le président/PDG de l’entrprise coloniale est élu tous les 4 ans. La corporation USA est enregistrée au Vatican, avec des actionnaires et des investisseurs parties prenantes pour engranger des bénéfices. Cette entité fait frauduleusement du commerce et de l’échange sur le marché des commodités en utilisant des terres et des ressources naturelles volées en garanties de ses transactions.
Ce pseudo-état criminel a mis en place une occupation militaire totalement illégale de la terre.

Les actionnaires veulent un autre PDG. Pour en changer, une corporation doit se dissoudre et tous ses biens et ressources volés doivent retourner à leurs propriétaires légitimes, Onk’we:onweh ou le peuple natif d’Ono’ware:geh.

Red-X s’est gratté le menton et a dit: “espèce de menteurs, tricheurs, voleurs, déguerpissez de notre terre ou vous allez mourir.”

L’empire du crime des Etats-Unis, ses escadrons de la mort et ses portes-flingues seront arrêtés. Ils ne veulent pas vivre en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix. Ils nient l’ordre naturel des choses. Ils n’ont cure de l’intérêt général de tout le monde.

Red-X nous a rappelé: “les guerriers de la 5ème dimension accélèrent leurs actions pour assister le peuple originel à mettre en pratique ses instrictions originelles. Ils ne permettront plus d’autre destruction.”

Nous devons mettre un terme à la guerre contre la vérité.

Le peuple est Kaia’ner:kowa, la Grande Loi de la Paix. Le serpent sera tué. Pas par la violence ; mais par la transformation des esprits, de façon à ce que la vérité absolue pénètre tous les esprits et toutes les consciences (NdT: mettons cette dernière phrase en parallèle avec ce qu disait Gustav Landauer lorsqu’il disait que l’État changera pour disparaître lorsque les gens changeront d’attitude à son égard et entrerons en confédération des associations libres, formant librement la société des sociétés… Au-delà des différences culturo-géographiques, ce principe est universel à l’humain et à sa société…).

L’ennemi déposera ses armes de destruction massive et partira.
Red-X a dit qu’une fis que le gouvernement colonial, les commandants militaires, les oligarques et tous leus mignons seront partis, il n’y aura plus de chaos, de fausse histoire ou de fausses nouvelles. Tous ceux qui demeureront en cette contrée vivront “sur le chemin rouge” (NdT: en accord avec le Wampum Deux Rangées, guswenta, accepté puis bafoué fin XVIIème siècle par les Hollandais puis par les Français et les Anglais en 1701 suite à la “Grande Paix de Montréal”)

Puis, le profond Red-X chevaucha son grand aigle argenté, salua et s’en alla vers l’Ouest, vers là où le soleil ne se couche jamais.

Appel à la résistance du sein de l’empire: « Soyons ingouvernables !… »

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Les jours d’après élection et les jours avant la révolution

 

Anarchist Resistance New York City

 

2 janvier 2017

 

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2017/01/02/anarchist-resistance-after-the-elections-before-the-revolution/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, beaucoup de radicaux politiques se demandent comment ils vont bien pouvoir se réveiller avec la présidence de Trump. Mais notre question en fait est de savoir ce que cela veut dire pour la gauche dans ce pays (USA) ? Des mythes paralysant ont maintenant été pulvérisés et cette situation pourrait bien, avec un bon travail, avec passion et une pensée critique claire, mener à une stratégie d’action et un bien plus grand changement politique que voter pour le statu quo. Le changement dont nous parlons est générationnel et aura un bien plus grand effet que tout un chapelet d’élections, aussi répugnantes soient-elles.

Ceux qui voient la grandeur de l’Amérique comme étant misogyne, nativiste, anti-urbaine et racialement, sexuellement et religieusement homogène, mènent un combat d’arrière-garde contre le futur, combat qu’ils ne peuvent en aucun cas espérer gagner.

D’abord, ces dernières élections ont bousculé le mythe, diffusé durant la période du mouvement Occupy Wall Street, que la division principale de ce pays se situe entre les 99% et le 1%. La victoire de Trump démontre que le problème est bien plus profond que cela et que cela ne se réduit pas à une fonction intégrale économique simpliste et incorrecte: les 99% doivent sûrement gagner contre le 1%. Beaucoup des membres de ces soi-disants 99% ont voté pour le milliardaire Trump, tandis que l’autre moitié soutenait une démocrate de Wall Street pro libre-marché. Oui il y a bien un conflit entre les riches et les pauvres, mais ceci n’a jamais constitué la seule division dans ce pays. Ceux qui voient la grandeur de l’Amérique comme étant misogyne, nativiste, anti-urbaine et racialement, sexuellement et religieusement homogène, mènes un combat d’arrière-garde contre le futur qu’ils ne peuvent en aucun cas espérer gagner. Ceci ne veut pas dire qu’ils vons céder la place tranquillement et sans occasionner de grands dommages, mais ceci est dans la nature des idéologies moribondes.

Ce qui est déprimant, c’est que cette rhétorique désespérée a capturé l’imagination de beaucoup de ceux qui ont vraiment soufferts une véritable humiliation et une grande douleur sous le néo-libéralisme du 1%. La tragédie est que l’échec et le rejet du néo-libéralisme a mené les laissés-pour-compte de se retrancher dans cette idéologie de l’échec et de l’oppression qu’est le paléo-conservatisme, avec sa litanie de xénophobie, d’isoloationnisme et d’anti-intellectualisme. Ceci a créé un nouvel alignement politique désespéré que rejette toutes choses qui puissent restaurer le respect et le mode de vie de ses adhérents.

De ce point de vue, la politique électorale américaine n’a rien été d’autre qu’une horde de zombies aux visions du monde défuntes combinées avec une idéologie oppressive et dangereuse rampant dans les états bleus (démocrates) et rouges (républicains). Aucun président ne peut renverser la réalité démographique qui veut que ce pays va continuer à s’urbaniser, va devenir toujours plus ethniquement divers et que la fabrication mythologique du travail du passé demeurera morte et enterrée. Ces réalités sont la véritable roue de l’histoire, les morts laisseront la place aux vivants, le passé au futur et aucune élection ne peut changer tout çà.

Le second mythe qui a été pulvérisé est celui qui veule que la politique électorale est une arène valide pour un changement populiste de gauche.
Que ce soit Syriza ou Trump, Podemos ou Hillary, au bout du compte, la gauche doit et devra confronter les pouvoirs oppresseurs de l’État et du capitalisme, dont aucun des deux ne peut être subverti par des jeux électoraux. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y aurait pas de différences entre une administration Trump et une administration Bernie Sanders, mais plutôt que cette dernière ne servirait qu’à faire caler la confrontation inévitable. La politique électorale tient sa promesse de l’avancée socio-politique lente et progressive, mais la véritable évolution ne provient que d’un changement radical d’environnement politique et ceci ne peut se faire qu’au travers de la révolution sociale.

Une révolution n’est pas un évènement qui se passe d’un seul coup, soudainement, mais c’est quelque chose qui est minutieusement préparé, construit et éventuellement mis en place par ceux qui sont alignés sur le futur. Tout gouvernement, qu’il soit libéral ou conservateur, va combattre de manière semblable contre toute menance envers l’État ou la structure de pouvoir capitaliste. Ainsi, si nous recherchons une confrontation promettant un changement substantiel et irreversible de la société, il importe peu si le régime en place est libéral ou conservateur. Les gouvernements libéraux et conservateurs sont équitablement réactionnaires et résistants à tout changement politique subséquent ; ceci parce que leur existence même dépend du gel du présent et de l’obscurcissement du mieux possible de tous futurs possibles.

Nous avons vu ceci se dérouler récemment en Espagne, en Grèce, au Royaume-Uni et dans bien d’autres pays. C’est toujours le même paradigme: la structure politique refuse de vraiment changer et continue le cycle sans fin de ramper entre libéralisme et conservatisme. Cette impulsion aveugle et brutale vers l’auto-préservation n’est pas seulement trouvée dans les régime de droite. A la fois des régimes de droite et de gauche ont utilisé la mise en place de mesures totalitaires, de prisons, de police secrète, d’instillation de la peur, de la guerre, de l’oppression économique afin de maintenir le statu quo oligarchique. Pour avoir un futur, nous devons rejeter tous les appareils d’oppression de l’État et ceci inclut bien évidemment la politique électorale et son mode opératoire de la division et des fausses promesses de changement et d’espoir, qui ne font en fait que servir mieux l’oligarchie en place.

Le troisième mythe est que le gouvernement ait jamais été notre gouvernement. Il n’est que l’outil de l’État (NdT: lui-même un outil de maintien de la division politique originelle ayant établi la relation contre-nature de dominant/dominé…), il est maintenant une force d’occupation, tout comme il le fut auparavant. Toutes les forces d’occupation du XXème siècle se sont accouplées d’une obéissance générée avec une bonne dose de peur et de répression. Nous avons toujours compris cette formule et avons toujoues lutté contre. La victoire de Trump néanmoins, augmente la sensation d’urgence à mettre bas le masque de l’obéissance, ne gâchons pas cette opportunité. Le gouvernement n’a jamais été notre protecteur et maintenant ceux qui sont coincés dans le piège de la “démocratie représentative” vont peut-être aussi s’en apercevoir…

Sans ces mythes, quels chemins nous sont ouverts dans les sombres jours à venir ? La situation a changé et va continuer de changer pendant ces quatre longues prochaines années. Ce ne sera pas facile, en grande partie parce que la “gauche” actuelle est petite et manque de cette maturité utile pour mitiger et contrer bien des attaques à venir. Des attaques sur les femmes, le LGBTQ, les immigrants, les dissidents politiques et bien d’autres. Tout ceci existe depuis trop longtemps et ce ne sera pas différent dans les années à venir. La victoire de Trump n’a fait qu’augmenter le nombre de petits caïds qui vont faire régner la terreur et le nombre de gens qui ont peur.

On doit prendre notre courage à deux mains, prêts ou pas, et agir contre ces caïds de cours d’écoles. Nous avons besoin non seulement d’audace, mais aussi d’imagination, notre théâtre d’action doit aller au-delà de l’opposition symbolique infiltrable à la réalité vécue quotidiennement, de ses luttes contre l’oppression. Nos actions doivent être franches et directes comme celles des anarchistes grecs qui squattèrent un hôtel pour héberger des immigrants ou la gauche activiste allemande qui ferma physiquement et redirigea une station radio néo-fasciste. Nous devons prendre un espace dans l’Amérique de Trump et soutenir les autres pour parler, agir et aimer dans leur propre voisinage sans avoir peur. Nous devons continuer à exposer la brutalité systémique contre ceux que la police cible racialement.

Tandis que les trumpettistes débitent leurs théories conspiratrices, nous redoublerons d’efforts sur la réalité. Oui, nous serons piétinés, nous perdrons quelques batailles, mais il y a trop en jeu pour rester sur la touche à attendre “une prochaine fois”. Il n’y a pas de mythique cavalerie pour venir nous sauver, pas de tribunaux, pas de grille du congrès, pas de pétitions, pas de médias; il est maintenant clair que le seul moyen est l’action directe depuis la base. Le temps est venu de nous demander: voulons-nous vraiment nous tenir aux côtés de tous ceux qui sont malmenés et ce même si cela peut nous coûter en matière de notre propre sécurité ? Cela vaut-il la peine de nous tenir côte à côte avec ceux qui sont ciblés, appeurés, démotivés, sachant qu’il y a des risques ? Cette fois-ci nous ne pouvons pas nous voiler la face. Grâce à Trump les risques seront certes plus grands mais aussi plus grande seront les récompenses.

On peut se planquer dans un coin ou on peut se dresser et faire de nouveaux camarades avec qui nous grossirons la résistance. Nous devons devenir INGOUVERNABLES pour les forces d’occupation et ne devons pas bouger d’un iota concernant notre soutien à ceux qui se sentent ciblés. C’est ainsi que naît la résistance et c’est ainsi que se forge la victoire…

Les “libéraux” ont promis de protéger tout le monde avec rien d’autre qu’un bulletin de vote et maintenant ils se sont faits botter le cul et sont en débâcle complète sur tous les fronts. Ils nous demandent de passivement accepter quelques soient les injustices que Trump et son équipe ont planifié pour nous, nos voisins, nos amis, nos collègues de boulot et pour ces camarades que nous n’avons pas encore rencontrés. Nous n’avons jamais cru en le fait de cacher qui nous sommes, ce que nous sommes ni à être honteux de nos aspirations libératrices.

Nous connaissons parfaitement le pouvoir de la solidarité. On s’en est remis à elle pendant des générations et nous savons que c’est une manière plus forte, bien plus honnête de nous protéger et d’assurer notre futur. Le temps est venu de nous redresser, de faire front et de défendre les communautés que les “libéraux” ont abandonné à leur triste sort sans s’occuper d’eux, tout en leur demandant bien sûr de revenir (aux urnes) dans quatre ans… Quatre ans, c’est bien trop long pour se morfondre dans la peur et pour regarder de l’autre côté. N’ayons pas (plus) peur, ne faisons aucune concession, nous savons que notre travail a commencé et que le futur arrive.

Résistance politique pour une societé des sociétés: le Conseil National Indigène et l’heure des peuples…

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Voilà une source de départ de la société des sociétés… Que 2017 soit fructueuse ! Les nations indigènes nous montrent la voie (du jaguar… 😉 )

~ Résistance 71 ~

 

Es la hora de los pueblos

C’est l’heure des peuples

 

Georges Lapierre

 

6 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Es-la-hora-de-los-pueblos

 

Es el momento de los pueblos, de sembrarnos y reconstruirnos.
 Es el momento de pasar a la ofensiva…

Le moment des peuples est venu, celui de semer ce que nous sommes et de nous reconstruire.
 C’est le moment de passer à l’offensive [1].

C’est l’heure des peuples ou de nos peuples, affirme le Congrès national indigène, c’est vite dit et pourtant… Comme si nous nous trouvions au début d’une aventure, sur la ligne d’un départ, nous ne savons pas encore où cela va nous mener, cette entrée dans l’action, ce commencement à être, cette affirmation de ce que nous sommes, de ce que nous aimons, de ce que nous voulons, de nos désirs, de nos souhaits : se mettre en mouvement, les premiers pas, la première parole, dans le sens où l’entendent les Kanak, le premier acte d’une aventure qui consiste à construire un autre monde, une alternative au capitalisme, un monde qui contiendrait d’autres mondes, d’autres vies, d’autres modes de vie. Il faut bien commencer, sans doute allons-nous trébucher au premier pas, pour nous relever ou pour ne pas nous relever. Nous n’avons pas une idée bien définie de ce que nous cherchons, ce n’est pas une idéologie qui nous anime, mais le refus d’être emportés par cette tourmente dévastatrice de toute forme de vie sociale qu’est devenu notre présent. Nous ne partons pas de rien, nous ne partons pas du vide, de cette apesanteur sociale dans laquelle tournent les individus du premier monde, nous ne sommes pas des individus isolés, nous partons de ce que nous sommes encore, de ce qui nous constitue encore : un vivre ensemble, un savoir-vivre, une communauté de pensée. Nous partons de notre mémoire, de notre histoire, de nos nostalgies, de nos usages, de nos coutumes, ce que l’on appelle couramment la tradition. Nous nous appuyons sur quelques fondamentaux qui rendent possible un vivre ensemble : la prise en commun des décisions touchant la collectivité, c’est le rôle de l’assemblée, elle est souveraine, incontournable. Aucune décision nous concernant ne peut venir d’ailleurs, d’en haut, pour nous être imposée contre notre volonté. À cela, nous pouvons ajouter un autre élément, le dialogue, le va-et-vient incessant entre les institutions collectives et l’assemblée ou les différentes assemblées communautaires. Le Conseil indigène de gouvernement reposera sur ce va-et-vient, sur un continuel dialogue entre les déléguées et délégués qui composent ce Conseil de gouvernement et les différentes assemblées communautaires qui les ont désignés.

Du 29 décembre au 1er janvier 2017 eut lieu la deuxième étape du Congrès national indigène. Cette rencontre s’est tenue au Cideci de San Cristóbal de Las Casas. Y étaient invités les délégués des peuples consultés au sujet de la constitution d’un Conseil indigène et de la participation d’une candidate indienne à l’élection présidentielle de 2018. Le Congrès National Indigène s’est ainsi trouvé subitement grossi de tous ces délégués issus des 43 peuples et des 523 communautés qui ont pu être consultés dans 25 États de la République mexicaine — ce qui n’a pas été sans poser quelques problèmes de préséance, mal réglés, à mon sens, par la distinction entre délégués participants et délégués observateurs. Tous ces mandataires ont bien précisé qu’ils ne voulaient pas de partis politiques ni de programmes de gouvernement sur leurs territoires, mais qu’ils retenaient la proposition de l’EZLN et du CNI de former un Conseil indigène de gouvernement, dont le porte-parole serait une candidate indienne à la présidence de la République. « Il n’est pas dans nos intentions de batailler avec les partis politiques et toute la classe politique… Nous ne prétendons pas rivaliser avec eux. Nous ne sommes pas du même monde… Nous ne sommes pas leurs paroles mensongères et perverses. Nous sommes la parole collective venue d’en bas, à gauche, celle qui secoue le monde…
Pretendemos sacudir la conciencia de la nación, que en efecto pretendemos que la indignación, la resistencia y la rebeldía figuren en las boletas electorales de 2018. Nous prétendons secouer la conscience de la nation, nous prétendons, en effet, que l’indignation, la résistance et la rébellion figurent dans les bulletins électoraux de 2018. » Il fut aussi précisé le premier jour, au cours de la lecture des accords, qu’il ne fut pas toujours possible de réaliser cette consultation à cause de l’insécurité due à la présence des narcotrafiquants. Il y eut tout de même 430 actes signés par les communautés approuvant l’initiative de l’EZLN et du CNI. Entre janvier et mai, d’autres actes d’approbation devraient parvenir au CNI.

Il devait y avoir entre 700 et 1 000 délégués, qui ont fait le voyage depuis le Nord désertique du Mexique jusqu’aux montagnes pleines de brouillard du Sud-Est mexicain ; aussi bien ceux qui, comme les Yaquis du Sonora, les Wixáritari de Jalisco, les Purhépechas de Cherán ou les Nahua d’Ostula dans le Michoacán, ont marqué l’histoire récente des luttes indiennes pour l’autonomie que tous ceux qui s’organisent et qui résistent obstinément, au quotidien, pour défendre leur territoire, leur coin de vie, face aux grands projets multinationaux, des chauffeurs indigènes des taxis de Xochimilco ou des vendeurs ambulants de la capitale aux déléguées et délégués des villages perdus dans les montagnes de la Sierra Sur de l’Oaxaca. Tous sont appelés à désigner les membres, femmes et hommes, qui formeront le Conseil national indigène de gouvernement ainsi que la future candidate, qui sera la voix de ce Conseil lors de la compétition électorale de 2018. Cette prochaine étape du cinquième Congrès national indigène aura lieu le 27 et 28 mai.

Au cours de cette rencontre, un contraste a pu se faire jour entre différentes attitudes, entre l’éthique qui préside aux rapports entre les gens dans les petites communautés campagnardes, marquée par le respect mutuel, l’attention, la patience et l’écoute, et l’individualisme caractérisé par le machisme, l’irrespect et le goût pour le pouvoir, avec ce qu’il suppose de petits secrets, de commandements et de passe-droits. Sans aucun doute, les peuples indigènes sauront se garder de l’intrusion dans leur projet d’attitudes et de comportements contraires à l’éthique dont ils sont porteurs. Au-delà de présenter un mode de gouvernement respectueux des vœux de la population, ils proposent aussi, et surtout, une éthique de vie, une manière d’être ensemble reposant sur un certain nombre de règles acquises dès l’enfance, reconnues et assimilées par tous — pour former ainsi une communauté de pensée. L’art du bon gouvernement repose d’ailleurs sur cet art de vivre en collectivité, il en est l’émanation. Cette éthique sourd de la vie communautaire, de la réciprocité des échanges et de la reconnaissance mutuelle (en tant que sujet social).

Le samedi 31 fut consacré à une discussion en groupes réduits (trois tables de discussion) sur deux sujets : les chemins du Congrès national indigène face à la spoliation, au dédain, à l’exploitation capitaliste, et le renforcement de nos résistances et de nos rébellions. C’est le premier thème de discussion, le second portant sur les étapes pour la constitution du Conseil indigène de gouvernement pour le Mexique et la nomination de la candidate pour 2018. La fin de la journée fut consacrée à la synthèse des réponses apportées à ces deux questions. Deux phénomènes préoccupent au plus haut point les peuples indiens : l’activité minière et les projets de mines à ciel ouvert des entreprises transnationales, soutenus et imposés par le gouvernement ; et, dans ce domaine, la militarisation du pays, reconnue tout dernièrement par une loi votée par le Parlement, est des plus inquiétantes (l’armée mexicaine aura désormais pour tâche de protéger et de défendre les intérêts des multinationales et les capitaux engagés au Mexique). L’autre phénomène particulièrement préoccupant est l’extension de la culture et du trafic de la drogue, qui, si elle offre des débouchés commerciaux aux petits paysans, favorise, avec la complicité du pouvoir politique (des pouvoirs politiques, devrai-je dire), la constitution de bandes armées à caractère paramilitaire.

Il est encore trop tôt pour entreprendre une analyse critique des courants souterrains qui parcourent ce mouvement naissant, lui conférant force ou faiblesse. Cependant je me permettrai deux remarques, l’une concernant son implication dans la société mexicaine, l’autre touchant le pragmatisme du mouvement zapatiste. La société mexicaine se trouve dans une position des plus ambiguës : elle est emportée par un mouvement général de décomposition sociale accompagné d’une ouverture sur le monde prestigieux et enchanteur de la marchandise, cet accès soudain à la marchandise venant compenser dans une certaine mesure la perte des valeurs sociales. Le temps passé à gagner de l’argent, à travailler, donc, devient du temps perdu pour le plaisir de se retrouver. Je sens la société mexicaine hésitante, comme assise entre deux options : le goût pour la fête, la dépense somptuaire, la rencontre, la musique, la poésie, la danse, entraînant dans son sillage une activité effrénée, c’est un versant ; l’autre versant consiste à trouver de l’argent, travailler, s’exiler, ou survivre dans un état de manque permanent, frôlant la pauvreté et la misère, la cigale devant se faire fourmi si elle veut continuer à chanter. La société mexicaine peut avoir le sentiment, justifié, de se trouver coincée entre le chant de sirènes des marchandises, pour beaucoup inaccessibles, et le désenchantement permanent d’une vie sociale de plus en plus appauvrie. L’appel du CNI pourrait, non seulement, « secouer la conscience nationale », comme il est dit dans le communiqué, mais, plus fondamentalement, l’état de torpeur hypnotique dans lequel se trouve la société mexicaine.

Le mouvement zapatiste, quant à lui, semble avoir laissé de côté toute idéologie, il n’a pas abandonné pour autant la critique de ce qu’il appelle le système capitaliste, c’est toujours l’idée, ou, plutôt, le souhait qui l’anime, mais cette critique se fait pragmatique, elle s’accroche à ce qui existe, aux autres mondes, aux autres modes de vie, aux autres réalités sociales qui existent encore et qui, du simple fait de leur existence, sont une critique du « système-monde » capitaliste. Il ne s’agit pas de proposer ou d’imposer un modèle abstrait de gouvernement selon l’idée que l’on peut se faire d’un bon gouvernement, mais de partir d’un modèle existant, qui a fait ses preuves et qui a donné satisfaction. Les zapatistes partent de ce qu’ils ont construit à partir de ce qui existait déjà : la forme d’autogouvernement des communautés indiennes tzotziles, tzeltales, choles, tojolabales, mames et métisses du Chiapas. Ils ne proposent pas l’inconnu mais le déjà connu de la société autochtone, dont est en grande partie issue la société mexicaine, un retour aux sources vives de la société mexicaine, en quelque sorte. Ce pragmatisme les conduit à avoir une intelligence stratégique de la réalité ; ils ne se présentent pas comme une avant-garde révolutionnaire mais comme des hommes et des femmes engagés dans une guerre sociale terrible opposant, sur toute la planète, l’humain aux forces d’extermination représentées par le « système-monde » capitaliste.

Oaxaca, le 4 janvier 2017,

Georges Lapierre, avec la collaboration de Luna,
 déléguée de l’assemblée régionale chontale.

Notes

[1] Se reporter aux dernières déclarations du CNI, ¡Y retembló ! Informe desde el epicentro, diffusées par le CSPCL

Résistance politique et militaire au colonialisme impérialiste: Israël avoue être impuissant face au développement du Hezbollah

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 8 janvier 2017 by Résistance 71

« Ainsi le projet sioniste fut formé avec un point de focalisation sur le fanatisme religieux et le préjudice sémitique, utilisant les pires méthodes pour parachever les objectifs du projet… L’entité sioniste a ainsi continué son expansion coloniale, son occupation et ses affirmations de légitimité comme la fondation de base disant que le mouvement raciste sioniste est expansion, objectif soutenu par des fondations religieuses tirées de la bible (torah).. »
~ Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Quels préparatifs manquent à Israël face au Hezbollah ?

 

Al Manar & Al Akhbar

 

7 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/181007

 

L’Entité sioniste est de plus en plus convaincue de son incapacité à réaliser une victoire décisive face au Hezbollah, et à protéger ses villes stratégiques devant le développement des potentiels et des tactiques de la résistance libanaise.

Ces constats figurent dans plusieurs rapports israéliens. Mais des interrogations se posent sur leur véracité, surtout que l’Entité israélienne est une puissance  régionale sur le plan militaire et technologique, soutenue par une puissance mondiale, les Etats-Unis, à tous les niveaux: économique, militaire, technologique, politique et diplomatique.

Abstention israélienne de lancer une guerre

Il ne s’agit pas de simples rapports de presse, ni d’estimations des experts militaires, mais de déclarations officielles faites entre autre par le contrôleur de l’Etat. Celui-ci a averti que le front interne n’est pas encore disposé à faire face aux missiles du Hezbollah.

Sur le plan pratique, les dirigeants sionistes affirment depuis dix ans qu’ils poursuivent les préparatifs pour optimiser les potentiels offensifs et défensifs, dans le but de s’apprêter à une confrontation globale avec le Hezbollah. Cet état de fait se traduit par l’abstention israélienne au long des dernières années de lancer une nouvelle guerre contre le Liban.

En effet, les résultats de la guerre de juillet 2006 contre le Liban ont créé le choc auprès des deux institutions politique et militaire israélienne. Et malgré les préparatifs permanents annoncés, le contrôleur de l’Etat a critiqué fermement l’inaptitude du front interne à affronter une guerre globale.
 Cependant, l’Entité sioniste était, et demeure aujourd’hui, complètement prête à mener des guerres d’envergure et destructrice contre le Liban ou contre tout autre pays.

Réaliser l’objectif escompté

Mais des questions se posent dans ce contexte: Israël est-il capable de réaliser l’objectif escompté dans une confrontation militaire? De quelle capacité israélienne parle-t-on? Et de quel objectif? S’agit-il d’une simple dissuasion, ou d’une victoire décisive, ou de la volonté de détruire les capacités du Hezbollah?

Donc, il ne s’agit pas seulement pour l’Entité sioniste de développer les capacités militaires offensives de son armée,  mais aussi d’avoir les atouts de force nécessaires pour protéger le front interne, après que le Hezbollah a entrainé ce dernier dans l’équation. Ce qui a largement affecté les choix ultérieurs de l’ennemi.
 Cette doctrine ne se serait pas élaborée chez les décideurs politiques et militaires israéliens, s’ils avaient trouvé les moyens nécessaires pour mettre un terme à la capacité du Hezbollah de frapper au cœur du front interne stratégique israélien.

L’armée en 2016 répond aux capacités du Hezbollah de 2006!

Autrement dit, il semble que la direction israélienne ait admis ces dernières années que l’armée ne possède pas la solution adéquate à la menace du Hezbollah d’ébranler la sécurité nationale israélienne.

Partant de là, les déclarations officielles sur l’impuissance du front interne face à une guerre globale impliquent que l’Entité sioniste ne possède pas les moyens d’interception des missiles du Hezbollah.
 De plus, les propos de responsables sionistes reflètent le manque de confiance quant à la capacité de priver le Hezbollah de sa force stratégique.

Probablement, l’armée ennemie, qui continue de développer ses capacités militaires à la base des résultats de la guerre de 2006, aurait pu acquérir les moyens de riposte aux capacités du Hezbollah du 2006. Mais les dirigeants israéliens répètent souvent que leur inaptitude à se lancer dans une guerre globale est due aux efforts permanents du Hezbollah de développer ses potentiels.

Pas de victoire décisive

Parallèlement, il importe de noter que l’impuissance israélienne face au Hezbollah démontre son incapacité de réaliser des objectifs bien déterminés. Alors qu’Israël possède une force destructrice énorme, il admet qu’il ne peut pas réaliser une victoire décisive.

Toutefois, il faut admettre que l’absence de tels atouts de force ne signifie pas qu’une confrontation globale est hors question. Les responsables du Hezbollah prennent en compte que l’ennemi peut faire des calculs erronés et s’aventurer dans une guerre d’envergure.

Quoi qu’il en soit, les constats des décideurs politiques et sécuritaires israéliens sur le manque de force face au Hezbollah a assuré au Liban dans la dernière décennie une protection et une force de dissuasion, et a consacré des équations régionales ayant des effets politiques et dissuasifs.

Traduit du site al-Akhbar

2017: Année de la résistance anti-coloniale et de la libération autochtone

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, crise mondiale, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 janvier 2017 by Résistance 71

Toute guerre impérialiste est coloniale, toute guerre est la manifestation ultime de la violence d’État, l’État est colonialiste par essence, c’est sa fonction en tant qu’objet et sujet oligarchique.

« Les Américains sont le seul peuple moderne, à l’exception des Boers, qui, de mémoire d’homme, ont totalement balayé du sol où ils se sont installés la population autochtone. »
~ Frantz Fanon ~

Fanon ajouterait-il aujourd’hui Israël ?

« Les chercheurs de Berkeley ont tracé pour la région de l’Anuhac la courbe de dépopulation. Elle est terrifiante, puisque des 25 millions d’Indiens en 1500, il n’y en a plus qu’un million en 1605. Wachtel donne, pour l’empire Inca, des chiffres à peine moins accablants: 10 millions d’Indiens en 1530, 1 million en 1600… »
~ Pierre Clastres ~

Respectivement 95% et 90% d’élimination de la population en 100 et 70 ans. Les colons chrétiens européens n’y ont pas été avec le dos de la cuillère.

~ Résistance 71 ~

 

Appel pour l’année de la libération indigène

 

Déclaration de:

Ts’Peten Defence Committee/

Imperial No More/

Yuct Ne Senxiymetkwe/

Secwepemc Women Warriors Society

 

Source

 

2 janvier 2017

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Partagez ! Agissez ! Libérez !

Des feux de nos maisons aux lignes de front, de nos cœurs et de nos esprits, nous entrons dans ce qui est appelé la nouvelle année avec ce cri de guerre ! Ce que nous avons vu cette année passée, nous ne l’avons jamais vu auparavant, le visage si laid du colonialisme est mis à nu une fois encore, dans le meurtre de nos camarades, repose en paix Berta Caceres, dans la destructions de nos terres et territoires, dans l’empoisonnement de notre eau et dans tous les abus des défenseurs de la terre et de l’eau. C’est le temps où nous nous regardons et nous demandons ce que nous avons fait pour combattre nos oppresseurs, pour protéger nos familles et pour nous tenir côte à côte ensemble dans la guerre, l’amour et la solidarité. C’est le temps où nous regardons devant nous, armes et outils à la main, nos cœurs grands, généreux et ouverts, nos mocassins bien campés au sol et nos poings dressés vers le ciel. Nous sommes unis et nous sommes puissants, nous sommes indigènes, nous sommes Africains, nous sommes les opprimés et nous disons çà suffit !

Le champ de bataille à Standing Rock n’a été qu’un avant-goût de ce qui arrive. Nous sommes pressés de commencer cette année, qui sera l’année de la libération indigène. Pendant des années, des décennies, des siècles, nous avons combattu, nous avons construit notre résilience, nous nous sommes préparés, nous avons survécu, nous avons dépassé en nombre et avons manœuvré le gouvernement hors de position, ainsi que la police et les systèmes qui n’ont apporté que destruction et désolation à nos pas de portes et la violence sur nos corps. Nous avons construit des mouvements et des alliances et nous avons pratiqué la résistance et bien qu’il y ait encore de nombreux défis devant nous, il y a de plus en plus de guerriers parmi nous et il est temps pour nous tous, avec nos familles et camarades, à commencer de se préparer pour ce qui va être une longue et difficile année de lutte et une longue et belle année de résistance à l’oppression.

C’est l’année de la célébration des 150 ans du “Canada” (NdT: comme une entreprise ou inscrit sur un fronton d’usine en briques très XIXème, “Established in 1867”…) Cette année sera celle où la Canada saura finalement ce que veut dire le mot “nation”, ce que notre idée de nation veut dire et à quoi cela ressemble, de tout notre pouvoir et de toute notre force. Il n’y aura pas de demie-mesure sur laquelle se réfugier, nous devons choisir, être du côté de l’oppresseur et se joignant à lui ou en ne faisant rien, ou choisir le côté de la vie, de l’humanité. Prenez un peu de temps et de recul pour décider. Que savez-vous faire ? quelles sont les zones dans lesquelles vous êtes privilégiés ? A quelles ressources avez-vous accès ? A quelles communautés avez-vous accès ? Appliquez les réponses à chaque question, en quoi contribuez-vous à la lutte de libération indigène ?

A travers le soi-disant Canada, à travers l’Île de la Grande Tortue (NdT: L’amérique du Nord), les feux de conseils brûlent. Allumez le feu de votre maisonnée. Rassemblez vos gens. Pour la saumon, pour l’eau, les montagnes, pour vos fils et vos filles et toutes les générations futures, STOP Kinder Morgan, STOP Enbridge, STOP aux dispartions de nos femmes et de nos enfants, STOP Imperial Metals, STOP au génocide perpétuel, STOP DAPL, STOP KKKANADA, il est plus que grand temps de choisir la dignité, il est temps de choisir LA VIE.

Ceci est un appel, un cri, une prière spéciale adressés à tous nos guerriers et à nos ancêtres guerriers qui sont avec nous depuis le début. Nous invoquons la force de leurs esprits et nous les portons avec nous en cette nouvelle année. Longue vie à Wolverine, longue vie à la Résistance, longue vie à notre libération !…

Statement issued/published by: Ts’Peten Defence Committee/Imperial No More/Yuct Ne Senxiymetkwe/Secwepemc Women Warriors Society

Résistance politique: Le fléau du néo-conservatisme et la mafia khazare…

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La mafia khazare et ses marionnettes veut diriger le monde

Ce ne fut qu’après le 11 septembre 2001 que le plan de domination totale du monde fit surface

Jonas Alexis

23 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/23/the-khazarian-mafia-and-their-marionettes-want-to-rule-the-world/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Si vous ne pensez pas que “l’exceptionnalisme américain” est un synonyme de sionisme, de domination mondiale et ce que Friedrich Nietzsche aurait appelé “la volonté d’accéder au pouvoir”, qui n’est que la reformulation du “Monde comme Volonté et Représentation” d’Arthur Schopenhauer, pensez-y à deux fois… D’abord, replaçons tout cela en contexte.

Dans les années 1980, la mafia khazare, plus spécifiquement ce qu’on nomme les néo-conservateurs (nouveaux cons), se sont emparés de l’administration Reagan et ont redéfini le paysage politique [1]. L’universitaire juif du droit Stephen M. Feldman commence son livre Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy comme suit:

“Depuis plus de 20 ans, en commençant en 1980, les néo-conservateurs se sont tenus à l’avant-garde intellectuelle d’une coalition conservatrice qui régna sur le gouvernement national. Les nouveaux cons ont gagné cette position avantageuse en menant un assaut contre le régime hégémonique démocratique pluraliste qui s’était emparé de la nation depuis les années 1930.”[2]

Feldman n’est pas seul sur ce sujet. D’autres universitaires et écrivains juifs en sont venus à la même conclusion. [3]
Depuis que la mafia khazare s’est emparée de la politique étrangère américaine, les Etats-Unis ont cherché des dragons et des monstres de toute sorte, des lutins et des trolls afin de détruire le Moyen-Orient, ce qui est totalement contraire à ce que les pères-fondateurs de la nation avaient envisagé. Irving Kistol, un des pères fondateurs du mouvement nouveau con déclara en 1996:

“Avec la fin de la guerre froide, nous avons vraiment besoin d’un ennemi idéologique menaçant, méritant nos efforts, un ennemi qui pourrait nous unir en opposition.”[4]

Si un “ennemi menaçant” n’existait pas, alors les nouveaux cons, qui au passage sont tous d’anciens trotskistes et socialistes autoritaires, l’inventaient et utilisaient une stratégie de couverture et de dague pour le détruire. George H.W. Bush fut conquis à cette idée. Au mois d’octobre 1991, peu de temps après la guerre du golfe (NdT: de libération du Koweit), il dit aux Nations-Unies qu’il aspirait à fonder un “Nouvel Ordre Mondial”. [5]

Bush déclara que son “Nouvel Ordre Mondal” (NOM) se référait en fait à un monde dans lequel la paix et l’harmonie se côtoieraient au sein des nations. Pas de guerres, pas de conflits, seulement un dialogue et la résolution des problèmes par l’intermédiaire de solutions diplomatiques.

Mais nous savons tous que ceci n’était qu’un mensonge éhonté et une manière vicieuse de tromper le peuple américain. Ce NOM n’était qu’un autre mot pour la domination mondiale, l’hégémonie. Comme Patrick Buchanan le fit justement remarqué:

“ Entre le jour où Bush est entré en fonction et le jour où son fils a pris la suite, les Etats-Unis ont envahi le Panama, sont intervenus en Somalie, ont occupé Haïti, ont poussé l’OTAN aux frontières de la Russie, créé des protectorats au Koweït et en Bosnie, bombardé la Serbie pendant 78 jours, occupé le Kosovo, adopté une politique de “double encerclement” de l’Irak et de l’Iran, déployé des milliers de soldats en Arabie Saoudite, sol sacré de tous les musulmans.”[6]

Dans ce NOM, la raison pratique ne joue virtuellement aucun rôle. De plus, les agents de ce NOM n’ont aucunement consulté le peuple américain parce que personne avec un gramme de bon sens commun ne le soutiendrait. Le NOM fut passé en force sur le peuple américain par les nouveaux cons afin essentiellement de faire plaisr au régime israélien.

Si vous pensez que cela est un peu exagéré, alors prenez-le de George W. Bush soi-même. Il demanda un jour à son père de définir le néo-conservatisme: “Qu’est-ce qu’un nouveau con ?”, “veux-tu des noms ou une description ?”, répliqua le plus vieux des Bush. “Une description”. “Bon alors, je vais te répondre en un mot: Israël”, dit alors Bush père.[7]

Similairement, le nouveau con juif Max Boot déclara dans un article du Wall Street Journal intitulé: “Que diable est un nouveau conservateur?” qu’Israël est une “valeur clef du néo-conservatisme” et que “Commentary” (magazine), navire amiral de la presse néo-conservatrice, est la “bible néo-con”[8]

Deubeuliou suivait juste la stratégie neo-con ou du NOM lorsqu’il dit de Saddam Hussein: “Je vais botter le cul de ce pauvre connard à travers tout le Moyen-Orient.”[9]

Bien avant que les Etats-Unis n’aillent en Irak, Bush divisait déjà le monde en deux catégories: ceux qui se tenaient avec les USA et mettaient en place l’idéologie du NOM sur un plan mondial et ceux qui ne le faisaient pas. Ceux qui refusaient de suivre le NOM étaient condamnés soit comme terroristes ou comme des soutiens du terrorisme. Comme Bush le dit alors lui-même:

“Notre guerre contre la terreur commence avec Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980), mais çà ne s’arrête pas là. Cela ne s’arrêtera pas tant chaque groupe terroriste d’obédience mondiale n’ait pas été trouvé, arrêté et défait… Chaque nation dans chaque région du globe a maintenant une décision à prendre: soit vous êtes avec nous ou soit vous êtes avec les terroristes. A partir de dorénavant, toute nation qui continuera de protéger ou de soutenir le terrorisme sera vue par les Etats-Unis comme un régime hostile.”[10]

Bush ne s’arrêta pas en si bon chemin. Il avait des choses encore plus intéressantes à dire: “L’Amérique a un message pour la nation du monde: si vous abriter des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous entrainez ou armez des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous nourrissez ou financez un terroriste, vous êtes un terroriste et vous serez rendu responsable par les Etats-Unis.” [11]

Le simple fait que George W. Bush ne considéra jamais les Etats-Unis comme un terroriste, un “régime hostile” alors que Bush lui-même faisait entraîner des organisations terroristes très violentes comme le MEK (opposition iranienne) dans le Nevada.[12] Les mêmes cellules terroristes ultra-violentes étaient aussi formées par le Mossad et finirent par assassiner un bon nombre de scientifiques iraniens. [13] Mais cela était bien parce que ces terroristes eux, ne faisaient que suivre l’idéologie du NOM.

Bref, Bush, d’après sa propre classification politique, est un terroriste. Rappelez-vous toujours que les terroristes se foutent pas mal de la vérité. Ils se foutent pas mal si des gens innocents vivent ou meurent. Ils ne pensent qu’à une chose: la dissémination de leur virus politique et/ou idéologique. Le nouveau con juif Jonah Goldberg est un de ces classiques exemples illustrant cela. Il déclara ainsi sans aucune honte:

“Environ tous les 10 ans, les Etats-Unis ont besoin de s’en prendre à un petit pays de merde et de la claquer sur le mur, simplement pour montrer au monde qu’on ne rigole pas.[14]

Le fumiste plaisantin a t’il dit combien cela coûtait-il ? A t’il parlé du chaos et de la destruction ?

Non, absolument pas.

Dès 2003, après des mois de propagande dans les médias, Bush dissémina le virus nouveau con du NOM en Irak, ce qui devint un désastre total (NdT: planifié comme tel, la guerre en Irak n’a jamais eu pour objectif d’être gagnée, mais de foutre une merde et un bordel incommensurables afin d’en tirer les marrons du feu, ce qui se produit toujours aujourd’hui…).

John Prados, le directeur adjoint de l’Iraq Documentation Project a noté que les archives “démontrent que l’administration Bush a rapidement abandonné tout plan pour que la diplomatie ne mette un terme et contrôle l’aventurisme irakien au moyen de sanctions et n’avait aucun autre plan qu’en fait celui de l’intervention militaire et embrigada ses alliés britanniques dans une vaste opération de manipulation des opinions publiques des deux côtés de l’Atlantique afin de générer un soutien à la guerre.” [15]

Mais comment sommes-nous parveus à la débâcle irakienne de 2003 ? Y a t’il eu préparation ? de manière fort intéressante, oui. On doit insister sur le fait qu’un des buts des nouveaux cons ou du NOM et de leur idéologie est de manipuler des marionnettes en leur faveur. Comme Irving Kristol le fit lui-même remarquer:

“L’entreprise politique et le but historique du néo-conservatisme sembleraient-être de convertir le parti républicain et le conservatisme américain dans les grandes largeurs contre leurs volontés respectives et en une nouvelle politique conservatrice tout à fait utile pour gouverner une démocratie moderne.”[16]

Dans les années 1990, bien des marionnettes et des laquais furent prêtes à subvenir au rêve de Kristol. Dick Cheney fut une de ces marionnettes, avec l’aide de Paul Wolfowitz et d’autres (NdT: comme Donald Rumsfeld, Karl Rove and co…), il planifia une action en 1993 intitulé “Stratégie de défense pour les années 90”. David Armstrong du magazine Harper’s a dit que ce plan était:

fait pour que les Etats-Unis règnent sur le monde. Le thème absolu est l’unilatéralisme, mais c’est avant tout une histoire de DOMINATION. Il appelle pour que les Etats-Unis maintiennent leur supériorité militaire écrasante et qu’ils empêchent de nouveaux rivaux impérialistes d’émerger pour les défier à l’échelle mondiale. Ce plan appelle la domination des amis et des ennemis. Il ne dit pas que les Etats-Unis doivent être plus forts ou un peu plus forts, mais qu’ils doivent parvenir à la puissance totale et indivisible.”[17]

Il était pratiquement impossible de mettre ce plan en pratique sur un plan domestique et international avant les attentats du 11 septembre 2001, mais juste apès ces évènements catastrophiques, la mafia khazare et ses marionnettes furent comblées parce que la porte venait alors juste de s’ouvrir pour qu’ils puissent presser pour la domination globale totale, du moins sur le Moyen-Orient dans un premier temps. Rappelez-vous toujours ce qu’a dit Benjamin Netanyahou après les attaques du 11 septembre:

“Nous sommes les bénéficiaires d’une chose: des attaques sur le WTC à New York et sur le Pentagone ainsi que de la lutte américaine en Irak… Ces évènement désastreux ont fait basculer l’opinion publique américaine en notre faveur.[18]

Armstrong déclara: “Ce ne fut qu’après les attentats du 11 septembre que le plan [pour la domination mondiale] a pleinement émergé.”[19] On peut dire que le 11 septembre fut “l’ennemi menaçant” dont avait besoin Kristol. Il est mort en 2009, et on peut aussi dire qu’il ne pouvait être plus heureux lorsque Bush annonça qu’il commencerait alors un type d’expansion agressive au Moyen-Orient.

Ainsi, ce plan d’avoir une très forte force militaire virtuellement dans le monde entier, et plus spécifiquement au Moyen-Orient, fut et est toujours une stratégie qui fut enfantée par la mafia khazare et qui fut poussée par les marionnettes telles Dick Cheney, Colin Powell, Condoleeza Rice, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz et plus récemment Samantha Power. Armstrong écrivit alors en 2002:

“Avant, le plan ´était au sujet de la domination, de l’argent. Il a pris forme vers la fin 1989, lorsque la menace soviétique était clairement sur le déclin et avec elle, le soutien public pour un grand projet militaire. Cheney ne parvint pas à se résoudre à ces réalités. Il demeura profondément suspicieux des soviétiques et il résista fortement à tous les efforts pour la réduction des dépenses militaires. (NdT: N’oublions pas non plus que Cheney est un grand actionnaire et membre du comité directeur de l’entreprise transnationale Halliburton qui a énormément d’intérêts dans la sous-traitance de contrats militaires et para-militaires yankees… Que Halliburton a bénéficié de nombreux contrats pour la “reconstruction” de l’Irak). Les démocrates du congrès se moquèrent de son manque de vision stratégique et quelques personnes au sein du gouvernement Bush murmuraient que Cheney était devenu un outil inutile dans la structuration d’une réponse aux changements révolutionnaires qui se produisaient dans le monde.”

Avec le temps, la mafia khazare et ses marionnettes a attiré un bon nombre de figures politiques à la doctrine du NOM, incluant Colin Powell. Ces clowns de la politique étaient plus enclins de suivre cette idée de domination mondiale et étaient plus heureux d’articuler l’idéologie du NOM dans les médias de manière déceptive et diabolique. Comme le dit Armstrong:

“Powell insista sur le fait que maintenir le statut de super-puissance devait être la première des priorités de l’armée américaine. ‘Nous devons mettre un écriteau sur notre porte disant: La super-puissance vit ici.” A t’il dit à un moment donné. ‘Peu importe ce que font les soviétiques’. Il insista aussi sur le fait que les niveaux de troupe proposés n’étaient que le strict minimum nécessaire à remplir cette tâche. Ce concept deviendrait connu sous le nom de ‘force par la base militaire.”[20]

Dès 1990, George Bush (père) commença à prêcher la doctrine de la domination mondiale en utilisant des déclarations disant que les forces américaines devaient être placées “dans tous les coins du monde”. [21] Dans tous les coins ! Pas même l’empire romain n’a pu se permettre une telle entreprise.

A partir de 1992, Powell commença à propager l’idée que les Etats-Unis avaient besoin de “repousser tout défi d’un challenger potentiel dans un rieve de nous défier sur l’échiquier mondial.” Il dit alors de manière emphatique: “Je veux être le caïd du voisinage”. Il ajouta “ qu’il “n’y avait aucun futur à essayer de défier les forces armées des Etats-Unis d’Amérique.”[22]

Ceci était une fois de plus antithétique de ce que les pères fondateurs avaient envisionné ; mais parce que Powell était possédé de l’esprit khazar et aussi parce qu’il travaillait dans un environnement où la domination mondiale était la nouvelle théorie à la mode, il a dû faire des déclarations qui plus tard prouvèrent être désastreuses pour les USA et la vaste majorité du Moyen-Orient. Armstrong écrivit:

“Alors que Powell et Cheney tenaient ce nouvel argument dans leurs discours au congrès, Wolfowitz, lui, était occupé à étendre le concept et à l’avoir incorporé dans la politique américaine. Durant les premiers mois de 1992, Wolfowitz supervisa la préparation d’une déclaration de politique interne au Pentagone utilisée pour guider les officiels du ministère dans la préparation de leurs forces armées, de leurs budgets et de leurs stratégies.

Le document classé secret défense, connu sous le nom de Defense Planning Guidance (DPG), décrivait un monde dominé entièrement par les Etats-Unis, qui maintiendraient leur statut de super-puissance par la combinaison d’un tutelage politique et d’une énorme puissance militaire. L’image les représentant était celle d’une ville très lourdement armée trônant au sommet d’une colline.

Le DPG déclarait que le ‘premier objectif’ de la stratégie de défense états-unienne était “d’empêcher l’émergence d’un nouveau rival”. Remplir cet objectif demandait à ce que les USA “préviennent que toute puissance hostile ne domine une région à haute signification stratégique. La nouvelle mission des Etats-Unis serait fonc de convaincre à la fois ses alliés et ses ennemis qu’ils “n’avaient pas à espérer un plus grand rôle ou de poursuivre une posture agressive pour protéger leurs intérêts légitimes.

Un autre nouveau thème fut utilisé, celui de l’utilisation de la force militaire de manière préemptive. Les options, notait le DPG, allaient de l’action militaire préemptive pour empêcher une attaque NBC à “punir” ou “menacer de punition des agresseurs au travers d’une variété de moyens”, incluant des frappes militaires contre des usines de fabrication d’armement etc.”[23]

De manière évidente, aucun pays ne voudrait de ce plan essentiellement diabolique. Et où que ce soit que la mafia khazare et ses marionnettes mettent en place ce plan au Moyen-Orient, les Palestiniens en souffrent ; des enfants innocents meurent par milliers, des mères pleurent leurs proches tant aimés, des conditions de vie sont détruites ; des pères sont en deuil et des voisinages entiers sont pulvérisés.

Dans le même temps, le régime israélien et ses officiels se gaussent diaboliquement de leurs victimes sans défense, les hauts-fonctionnaires américains se rangeant du côté israélien ; les nations occidentales se taisent ; les politiciens soutiennent leurs maîtres, la mafia khazare et ses marionnettes continuant de défendre leur “plan de self-defense” diabolique.
De plus, à chaque fois que le coût est trop élevé, la mafia khazare et ses marionnettes envoie la facture aux Etats-Unis et laissent le bon contribuable la payer.
Pour la mafia khazare, une guerre en Irak ayant coûté 6000 milliards de dollars n’est pas assez et au lieu de reconnaître toute erreur cardinale commise dans la région, ils appellent la débâcle une “erreur qui en valait la peine” (NdT: une fois de plus, le but est la chaos pour le NOM et non pas une quelconque victoire)[24]

Bien avant la guerre, ils ont passé un nombre incalculable d’heures à vomir leur loghorrée mensongère et leurs fabrications dans les médias ; après que la masse des gens eut réalisé qu’elle avait été dupée par un petit groupe de personnes qui haïssent l’humanité entière, la mafia khazare est retournée sur une plateforme politique en disant que les Etats-Unis avaient besoin de bouger dans des endroits différents comme l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Syrie etc. En d’autres termes, la mafia khazare et ses laquais de bas étages veut le Moyen-Orient pour elle seule, car tout ce qu’ils touchent, semblent-ils impliquer, est de l’or pur.

Parce que la mafia khazare a rejeté le logos dans toute sa manifestation, elle n’est jamais satisfaite d’une destruction. Elle doit détruire un pays après l’autre. Elle a planifié de dominer et de régner, mais pour y parvenir, elle doit détruire toute force qui se met en travers de sa route.

“Le DPG a aussi envisagé de maintenir un arsenal nucléaire américain substantiel tout en décourageant et sanctionnant les autres programmes nucléaires des autres pays… Tout çà, brièvement, pour une domination unilatérale par la supériorité militaire.”[25]

Le plan de la mafia khazare pour dominer le monde au travers de “l’unilatéralisme” fut fuité par le quotidien du New York Times en mars 1992 et à la fois la “gauche” et la “droite” réagirent avec horreur. L’adjoint directeur de campagne électorale de Bill Clinton, George Stephanopoulos, a dit que le Pentagone essayait de “trouver une excuse pour de gros budgets de défense plutôt que de les réduire”.[26] Même le président Clinton fut pétrifié par le plan en question.

Wolfowitz trouva la politique irakienne de Clinton particulièrement énervante. Pendant la guerre du Golfe, Wolfowitz critiqua sévèrement la décision, endorsée par Powell et Cheney, de mettre fin à la guerre une fois que le mandat de l’ONU de virer les forces de Saddam hors du Koweït ait été rempli, laissant en place le dictateur irakien.

Il appela l’administration Clinton pour qu’elle finisse le boulot en armant les forces d’opposition et en envoyant des forces terrestres américaines pour défendre une base opérationnelle dans le sud de l’Irak. Dans un éditorial de 1996, Wolfowitz souleva la question du projet de lancer une attaque préemptive contre l’Irak…

Les objections de Wolfowitz aux tactiques de Clinton ne furent pas limitées à l’Irak ; Wolfowitz avait endorsé la décision du président Bush fin 1992 d’intervenir en Somalie sur une base humanitaire limitée. Plus tard, Clinton étendit la mission à un effort de maintien de la paix plus important, une affaire qui tourna au désastre.”[27]

Mais cela devint encore plus intéressant. Wolfowitz se fit personnellement l’avocat pour “l’armement des musulmans bosniaques dans leur combat contre les Serbes. Powell d’un autre côté, mit publiquement en garde contre cette intervention.” En 1994. [28]

Ainsi le complot s’épaissit là encore. Wolfowitz voulait que les musulmans bosniaques et les Serbes se combattent jusqu’à un massacre final. Ceci est le même plan que celui que Daniel Pipes, un autre juif nouveau con, promut en Syrie. “En 1999, alors que Clinton rassemblait le soutien pour une action commune USA-OTAN au Kosovo, Wolfowitz lamina le président pour ne pas avoir agi plus rapidement.”[29]

Lorsque Deubeuliou Bush arriva au pouvoir (en 2000) Wolfowitz avec d’autres juifs nouveaux cons et marionnettes idoines, le manipulèrent de nouveau. Bush était un total pantin et était prêt à faire absolument tout ce qu’on lui disait de faire. Le “prince des ténèbres” juif nouveau con Richard Perle a lui-même admis:

“Bush ne prenait pas de décisions, d’abord parce que la machine de gouvernement qu’il gérait de manière nominale en fait le gérait lui, mais aussi parce que le Conseil Natonal à la Sécurité (NdT: que dirigeait Wolfowitz) ne le servait pas proprement.”[30]

Comme le dit Buchanan, Bush était une “table rase, une ardoise vierge en politique étrangère” avant l’an 2000. Il “n’avait aucune expérience en politique étrangère et n’y manifestait aucun intérêt. Dans la campagne de l’an 2000, il se trompait en parlant de la Slovénie et de la Slovaquie ; appelait les Grecs des “Grecquiens” et se planta totalement lorsque un interviewer lui demanda de nommer quatre dirigeants de quatre nations importantes…”[31]

Les nouveaux cons bien entendu, se jetèrent rapidement sur cette viande fraîche, “La première fois que j’ai rencontré Bush, j’ai su qu’il était différent. Deux choses devinrent très claires. Un, il ne savait pas grand chose et deux il avait la confiance en lui pour poser des questions qui révélaient qu’il ne savait pas grand chose…” dit Richard Perle[32]

Bush ne voulut pas accepter la manipulation de Wolfowitz, particulièrement lorsqu’il s’en est agi de relier les attentats du 11 septembre avec Saddam Hussein et Al Qaïda ; mais il finit par céder aux mensonges et aux fabrications. Pourquoi ? Parce qu’il y avait une cabale autour de Bush, une cabale qui se faisait appeler “les Vulcains” [33] et ceux-ci ne pouvaient lui permettre de réfléchir correctement.

Donc qu’avons nous après des années d’idéologie du Nouvel orde Mondial au Moyen-Oreint et ailleurs ? La paix et l’harmonie ? L’amour et la réconciliation au sein des nations ? Ou bien avons-nous toujours une clique de monstres au pouvoir encore plus puissants qu’auparavant ?

La sodomie des prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Graïb fut-elle une bonne chose ? Et que dire de cette guerre qui a déjà coûté 6000 milliards de dollars et qui a entrainé la jeune génération américaine (et irakienne) dans un abysse économique sans fond ? Ouvrir les vannes dans des endroits comme l’Allemagne, la Suède, l’Angleterre etc ?… Bien sûr qu’Angela Merkel est une sombre marionnette de plus.

Mais si les gens dans des endroits comme l’Allemagne sont vraiment en colère au sujet de ce qui se passe dans leur pays, alors il est plus que grand temps de commencer à attaquer le véritable serpent. Et ceci a été un de mes plus gros problèmes avec des gens comme Alex Jones. Ils ne nous disent JAMAIS qui a poussé pour la guerre perpétuelle au Moyen-Orient et ce malgré le fait qu’ils savent tout des faits réels.

De plus, si le nouveau président élu Donald Trump veut vraiment mettre en application son plan de “L’Amérique avant toute chose”, alors il a vraiment besoin de couper la tête du serpent, que nous savons tous être le régime israélien. Ce serpent a enroulé ses anneaux autour des politiciens occidentaux depuis des années et des années et il est grand temps que nous arrêtions cette alliance inconditionnelle avec ce serpent.

Trump peut parler de “L’Amérique avant toute chose” jusqu’au bout de la nuit, mais tant que nous ne nous attaquons pas à la véritable racine du problème, nous retournerons sans cesse au schéma de guerre perpétuelle parce que “L’Amérique avant toute chose” et un soutien inconditionnel à Israël sont deux choses antithétiques. Non seulement çà, mais elles sont en guerre l’une avec l’autre. Ces quatre prochaines années, l’une va prévaloir sur l’autre et nous ne pouvons qu’espérer que ce ne soit pas le serpent qui prévale…

 

[1] See Patrick J. Buchanan, Where the Right Went Wrong: How Neoconservatives Subverted the Reagan Revolution and Hijacked the Bush Presidency (New York: St. Martin’s Press, 2004).

[2] Stephen M. Feldman, Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy (New York and London: New York University Press, 2013), 1.

[3] Murray Friedman, The Neoconservative Revolution: Jewish Intellectuals and the Shaping of Public Policy (Cambridge: Cambridge University Press, 2005); Stefan Halper and Jonathan Clarke, America Alone: The Neo-Conservatives and the Global Order (Cambridge: Cambridge University Press, 2004); Jacob Heilbrunn, They Knew They Were Right: The Rise of the Neocons (New York: Anchor Books, 2009).

[4] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 37.

[5] Ibid., 14.

[6] Ibid., 15.

[7] Andrew Cockburn, Rumsfeld: His Rise, Fall, and Catastrophic Legacy (New York: Scribner, 2007), 219.

[8] Buchanan, Where the right Went Wrong, 38.

[9] Michael Isikoff and David Corn, Hubris: The Inside Story of Spin, Scandal, and the Selling of the Iraq War (New York: Three Rivers Press, 2006 and 2007), 3.

[10] Ibid., 17.

[11] Ibid., 18.

[12] Seymour M. Hersh, “Our Men in Iran?,” New Yorker, April 5, 2012; “US trained Iranian ‘terrorist’ group – report,” Russia Today, April 11, 2012; Max Fisher, “Blowback: In Aiding Iranian Terrorists, the U.S. Repeats a Dangerous Mistake,” Atlantic, April 6, 2012; Michael B Kelley, “US Special Forces Trained Foreign Terrorists In Nevada To Fight Iran,” Business Insider, April 9, 2012; Paul R. Pillar, “More Posturing on Iran,” National Interest, September 23, 2012.

[13] “Mossad training terrorists to kill Iran’s nuclear scientists, US officials claim…but is Israel’s real target Obama?,” Daily Mail, February 10, 2012; “Report: U.S., Israel Helped Trained Iranian Dissidents,” Haaretz, April, 7, 2012.

[14] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 50.

[15] Dan Froomkin, “The Two Most Essential, Abhorrent, Intolerable Lies of George W. Bush’s Memoir,” Huffington Post, November 22, 2010.

[16] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 39.

[17] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[18] “Report: Netanyahu says 9/11 attacks good for Israel,” Haaretz, April 16, 2008.

[19] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[20] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, October 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[21] Quoted in Ibid.

[22] Quoted in Ibid.

[23] Ibid.

[24] Jonah Goldberg, “Iraq Was a Worthy Mistake,” LA Times, October 19, 2006.

[25] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[26] Ibid.

[27] Ibid.

[28] Ibid.

[29] Ibid.

[30] David Rose, “Neo Culpa,” Vanity Fair, November 3, 2006.

[31] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 41.

[32] Ibid., 42.

[33] Ibid.

Résistance politique: la pourriture néo-conservatrice continue de gangréner les relations internationales (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 29 décembre 2016 by Résistance 71

Que fait Kissinger ?

 

Paul Craig Roberts

 

28 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/12/28/what-is-henry-kissinger-up-to-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’agence de presse russe de langue anglaise Sputnik rapporte que l’ancien ministre des AE américain Henry Kissinger est en train de conseiller le président élu Donald Trump sur le comment “ramener les Etats-Unis et la Russie proche l’un de l’autre afin de contre-balancer la monté en puissance militaire de la Chine.

https://sputniknews.com/politics/201612271049024500-kissinger-trump-russia/

Si on prend ce rapport comme du bon pain, cela nous dit que Kissinger, un vieux guerrier de la guerre froide (NdT: et ami de Poutine qu’il côtoie depuis la fin des années 90), travaille en ce moment pour utiliser la bonne volonté de Trump à établir de meilleures relations avec la Russie afin de séparer celle-ci de son aliance stratégique avec la Chine.

Note de R71: N’oublions pas que Kissinger est le protégé de toujours de David Rockefeller, l’héritier de l’empire Rockefeller, fondé sur la Standard Oil devenue depuis… Exxon-Mobil. Kissinger est l’homme de l’ombre de la « normalisation » des relations entre la Chine et les USA sous l’ère Nixon. La Chine est partie prenante du NOM, il faut maintenant récupérer la Russie. C’est la fonction de Trump ! Tout le reste n’est que blablabla et poudre aux yeux…

Le développement militaire de la Chine est une réponse directe aux provocations américaines contre celle-ci et l’affirmation des Etats-Unis sur un droit dans la Mer de Chine méridionale car étant une zone d’intériet national pour l’empire. La Chine n’a certainement aucune intention d’attaquer les Etats-Unis et encore moins la Russie.

Kissinger, qui fut mon collègue au Centre d’Études Internationales Stratégiques (CSIS) pendant une douzaine d’années, est parfaitement au courant de l’existence d’une élite pro-américaine en Russie et il travaille à créer pour elle une “menace chinoise” qu’ils pourront utiliser dans leur effort de mener la Russie dans les bras de l’occident. Si cet effort est couronné de succès, la souveraineté de la Russie sera érodée, exactement comme toute souveraineté des autres pays alliés des Etats-Unis.

A la dernière conférence de presse du président Poutine ( http://www.informationclearinghouse.info/46100.htm ), le journaliste Marat Sagadatov a demandé si la Russie n’était pas déjà sujette à une forme de semie-domination étrangère: “notre économie, industrie, nos ministères et agences suivent souvent les règles mises en place par des organisations internationales et sont gérés par des entreprises consultatives. Même nos entreprises de défense ont des firmes consultatives étrangères qui les auditent et les évaluent.” Le jourmaliste demanda “s’il n’était pas un peu temps d’importer quelques substitutions dans ce domaine également ?

Chaque Russe a besoin de comprendre que faire partie de l’occident veut dire vivre sous les règles et les diktats de Washington. Le seul pays de l’alliance occidentale qui a une politique économique et étrangère indépendante, ce sont les Etats-Unis.

Nous devons vraiment tous comprendre que bien que Trump ait été élu président, les nouveaux cons(ervateurs) demeurent dominant dans la politique étrangère américaine et leur motivation et dédication envers l’hégémonie américaine comme seule super-puissance sont aussi fortes qu’elles ne l’ont jamais été. L’idéologie néo-conservatrice a été institutionnalisée dans de grands segments de la CIA, du ministère des AE et du Pentagone (ministère de la défense). Les nouveaux cons maintiennent leur influence dans les médias, les think tanks, les facultés universitaires, les fondations de tout poil et bien sûr au Council on Foreign Relations (CFR).

Nous devons aussi comprendre que Trump a une grande gueule dans le rôle du “dur à cuire” et dira certaines choses qui pourront être mal interprêtées, comme mon ami Finian Cunningham dont je lis toujours les colonnes en général avec délectation, a bien pu faire récemment. ( http://www.informationclearinghouse.info/46103.htm ).

Je ne sais pas si Trump va prévaloir sur la vaste conspiration néo-con ; mais il semble assez clair néanmoins qu’il soit sérieux au sujet de réduire les tensions avec la Russie, tensions qui se sont accumulées depuis que le président Bill Clinton a violé la promesse du gouvernement Bush (père) à savoir que les Etats-Unis n’étendraient pas leur influence d’un centimètre vers l’Est (après la chute de l’URSS et du bloc de l’Est). A moins que Trump ne soit sérieux à ce sujet il n’y a aucune raison pour lui de nommer comme ministre des AE Rex Tillerson le PDG d’Exxon-Mobil. En 2015, Tillerson a reçu l’Ordre de l’Amitié russe. (NdT: Notons encore que depuis 2011 et l’attaque par procuration de la Syrie à cause du refus du gazoduc qatari-Exxon, il a été dit a plusieurs reprise que c’est toujours “business as usual” entre Exxon-Mobil et les géants russes des hydrocarbures Rosneft et GazProm… Nous avions dit à l’époque qu’il était de fait permis de douter des gesticulations de la Russie au Moyen-Orient…)

Comme l’a fait remarquer le professeur Michel Chossudovsky, une transnationale comme Exxon-Mobil a des intérêts différents de ceux du complexe militaro-industriel. (NdT: ceci n’est que partiellement vrai, car le complexe militaro-industriel protège les intérêts vitaux d’Exxon-Mobil et des autres transnationales gravitant dans la sphère yankee ; de plus, Exxon-Mobil a de gros investissements dans le complexe militaro-industriel, dont certains composants ont des intérêts avec Exxon et d’autres… Il y a malgré tout une grande convergence d’intérêt.). Ce complexe a besoin d’une puissante menace comme l’ex-“grosse menace soviétique”, qui a été transformée en “menace russe”, afin de justifier le maintien d’un budget militaire annuel de l’ordre des 1000 milliards de dollars. Par contraste, Exxon veut faire partie de la sphère d’affaire énergétique russe. Donc, en tant que ministre des AE, Tillerson est motivé pour parvenir à de meilleures et bonnes relations entre les Etats-Unis et la Russie, tandis que pour le complexe militaro-industriel, de bonnes relations minimisent la peur orchestrée sur laquelle le complexe survit (NdT: une “menace” de perdue… 10 de retrouvées…)

Clairement, le complexe MI et les nouveaux cons voient Trump et Tillerson comme des menaces, c’est pourquoi les magnats nouveaux cons et de l’armement se sont si véhémentement opposés à Trump et pourquoi le directeur de la CIA John Brennan a proféré des accusations sauvages et sans aucun support sur la soi-disant interférence russe dans le processus électoral des élections présidentielles américaines.

Les lignes sont tracées. Le prochain test sera celui de voir si Trump peut obtenir une confirmation du Sénat de son choix de Tillerson comme ministre des AE.

Il y a un grand mythe qui veut que Reagan ait gagné la guerre froide en brisant financièrement l’URSS avec une course à l’armement. Étant un de ceux qui furent impliqués dans les efforts de Reagan pour mettre fin à la guerre froide, je me retrouve une fois de plus dans la position de corriger ce qui est dit.

Reagan n’a jamais parlé de gagner la guerre froide. Il a parlé d’y mettre fin. D’autres officiels de son gouvernement ont dit la même chose et Pat Buchanan peut en témoigner.

Reagan voulait mettre un terme à la guerre froide et non pas la gagner. Il parla de ces “maudites” armes nucléaires. Il pensait que l’économie soviétique éprouvait trop de difficultés pour pouvoir être compétitive dans une course à l’armement. Il pensait qu’il pourrait le premier vaincre la stagflation qui affligeait l’économie américaine et qu’il pourrait forcer les soviétiques à venir à la table des négociations en lançant la course à l’armement. “Sa “guerre des étoiles” n’était essentiellement qu’une fantaisie. Les soviétiques ont-ils cru ou pas à cette menace de la course à l’armement on ne le sait pas mais la gauche américaine elle, y a cru et n’en ai jamais sorti…

Reagan n’avait aucune intention de faire s’effondrer l’URSS ou de la dominer. A l’inverse de Clinton, de Bush et d’Obama, il n’était pas contrôlé par des nouveaux cons. Reagan a viré et a fait traduire en justice les nouveaux cons de son administration lorsque ceux-ci menaient des opérations derrière son dos et bafouaient la loi.

L’URSS ne s’est pas effondrée à cause de la détermination de Reagan à mettre fin à la guerre froide. L’effondrement de l’URSS fut le résultat du travail de la ligne dure communiste qui croyait que Gorbatchev était en train de relâcher la prise du PC de manière trop rapide et que Gorbatchev était une menace à l’existence de l’URSS ; ils le placèrent en assignation à résidence. Ce fut ce coup de la ligne dure du PCUS contre Gorbatchev qui mena Eltsin au pouvoir. Personne ne s’attendait à l’effondrement de l’URSS.

Le complexe MI américain ne voulait pas que Reagan mette un terme à la guerre froide, car la guerre froide était la fondation même des profits et du pouvoir de ce complexe. La CIA dit alors à Reagan que s’il renouvelait la course à l’armement, les Soviétiques gagneraient, parce qu’ils contrôlaient l’investissement et pouvaient alouer une plus grande part de leur économie à l’armée que Reagan ne pouvait le faire.

Reagan ne croyait aucunement l’affirmation de la CIA que l’URSS pouvait prévaloir dans une course à l’armement. Il forma un comité secret et donna à ce comité le pouvoir d’enquêter sur cette affirmation de la CIA. Le comité en vint à la conclusion que la CIA protégeait ses prérogatives. Je sais tout cela parce que je fus moi-même membre de ce comité.

Le capitalisme américain et la sécurité sociale fonctionneraient bien mieux sans ce boulet sur le budget qu’est le complexe MI. Il est plus correct de dire que le complexe MI veut une menace majeure et non pas une course à l’armement. Des terroristes musulmans sans base réelle ne sont pas une menace suffisante pour une telle puissance militaire américaine et le problème avec une course à l’armement au lieu d’une menace est que les corporations américaines de l’armement devraient produire du matériel qui fonctionne plutôt que des dépassements de budget tentaculaires qui boostent les bénéfices…

Le tout dernier navire lance-missile US est tombé deux fois en panne et a dû être remorqué au port. L’avion F-35 est un gouffre à fric sans aucune fin en vue, il a d’énormes problèmes (NdT: même les pilotes d’essais refusent de voler dedans..) ( http://www.stopthef35.com/pentagon-f-35-wont-have-a-chance-in-real-combat/ ) et de toute façon il est déjà quasiment obsolète avant même d’être opérationnel à 100%. Les missiles russes sont hypersoniques. Les chars russes sont supérieurs en tout. La puissance explosive nucléaire des missiles de croisières inter-continentaux russes Satan II (classification OTAN) est terrifiante. Le moral des troupes russes est au plus haut. Elles ne sont pas épuisées par plus de 15 ans de guerres inutiles et sans fin contre des femmes et des enfants.

Etant donné la nature foncièrement corrompue du complexe MI américain, Washington peut se lancer à qui mieux mieux dans une nouvelle course à l’armement, il ne sera pas un danger ni pour la Russie, ni pour la Chine et encore moins contre l’alliance stratégique des deux puissances.

Les nouveaux cons sont discrédités mais ils sont toujours de forte influence sur la politique étrangère américaine. Jusqu’à ce que Trump ne les relègue au fin fond des turpitudes idéologiques, la Russie et la Chine ont tout intérêt à maintenir leur alliance stratégique. Quiconque tente de briser cette alliance est une menace pour la Russie et la Chine et pour les Etats-Unis ainsi que pour toute vie sur terre.