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Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique Robert F. Kennedy Jr (chapitre 6)

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RFK_RealFauci

Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique

Larges extraits

Robert F. Kennedy Jr

Skyhorse Publishing, novembre 2021, 450 pages

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Janvier 2022

La présentation de ce projet de traduction (Résistance 71)

Introduction

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

LMontagnier
« Je pense que nous devrions maintenant donner la même importance
aux co-facteurs qu’au VIH »

Chapitre 6 Brûler les hérétiques du VIH

En 1991, sept ans après l’article de Robert Gallo en mai 1984 dans la magazine “Science”, le microbiologiste de Harvard, le Dr Charles Thomas, organisa les éminences grises de la virologie et de l’immunologie pour qu’ils enregistrent formellement leurs objections à l’hypothèse de Gallo, dans une lettre historique au magazine “Nature”. Le groupe était le who’s who des doyen de la science internationale et de lauréats de prix Nobel. Parmi eux, le Dr Walter Gilbert de Harvard, l’inventeur du PCR le Dr Kary Mullis, le mathématicien de Yale Serge Lang (membre de l’académie des sciences), le Dr Harry Rubin, professeur de biologie cellulaire à l’université de Berkeley, le Dr Harvey Bialy, co-fondateur de “Nature Biotechnologie”, Bernard Forsher, Ph.D, éditeur retraité des “Proceedings of the National Academy of Sciences” et bien d’autres. La lettre ne comportait que quatre phrases :

Il est largement connu du public qu’un rétrovirus nommé VIH est la cause d’un groupe de maladies appelé SIDA. beaucoup de scientifiques du domaine biomédical questionnent maintenant cette hypothèse. Nous proposons une réévaluation profonde des preuves existantes pour et contre cette hypothèse, qui serait menée par un groupe de scientifiques indépendants. Nous proposons de plus, que des études épidémiologiques critiques soient mises en place et exécutées.

Ceci semblait être une requête des plus raisonnables. Ces chercheurs renommés et estimés ne demandaient qu’un débat ouvert et une enquête sur l’assertion scientifique aux conséquences extrêmes, qui ne s’est jamais produite. Mais dans une démonstration précoce du pouvoir combiné du dr Fauci et de Big Pharma pour contrôler les journaux et revues médicaux, “Nature” décida de ne pas publier la lettre, ni ne voulurent le faire le New England Journal of Medicine (NEJM), le JAMA ou la Lancet. Ces publications dépendent de l’industrie pharmaceutique pour plus de 90% de leurs revenus et ne publient que très rarement des articles qui menacent le paradigme de l’industrie. Comme l’a observé un éditeur du magazine Lancet, Richard Horton : “Les journaux [médicaux] sont devenus des opérations de blanchiment de l’information pour l’industrie pharmaceutique.” Le dr Fauci exerce une influence directe sur le contenu qui apparaît dans ces publications. Le contrôle du processus de révision par les pairs est un ingrédient vital pour la constructions des orthodoxies.

[…]

Mais le flot régulier d’argent injecté par le NIAID scellait déjà l’hypothèse virale de Robert Gallo en une orthodoxie de fer, et les voix dissonantes et dissidentes à cette orthodoxie rencontrèrent l’acier renforcé de la résistance institutionnelle fortifiée. Le fait que le dr Fauci ouvrit les vannes du fric déclencha une véritable ruée vers l’or sur le VIH et les virologues du gouvernement et PI de l’industrie pharmaceutique avaient formé le cercle autour de l’hypothèse scabreuse de Gallo et faisaient la queue pour recevoir la manne du chariot intendance du NIAID.

Ils devaient s’accrocher au VIH. Pourquoi ? Pour garder leur financement.” observa le Dr Charles Thomas.

[…]

Peter Duesberg

Parmi les scientifiques qui ajoutèrent leur nom à la dernière version de la lettre se trouvait un prodige iconoclaste d’origine allemande aux yeux pétillants, à la verve faconde et au visage poupin agrémenté d’un sourire permanent.

Dans les années 1970 et 80, le biologiste moléculaire, le professeur Peter Duesberg (né le 2 décembre 1936) était un demi-dieu de la biologie moléculaire et parmi les scientifiques les plus connus et respectés au monde. Le NIH soutenait généreusement sa recherche en virologie et sur le cancer.

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A l’université de Californie Berkeley, Duesberg devint le premier à cartographier la structure génétique des rétrovirus comme le VIH, faisant de lui un des plus renommés rétrovirologues au monde. Un rétrovirus est une forme de vie  primitive qui n’a pas la capacité de se répliquer de lui-même, ce qui est vrai de tous les virus. Le rétrovirus injecte son ARN dans une cellule existante où un enzyme appelé la transcriptase inverse convertit l’ARN viral en ADN qui est ensuite inserrée dans l’ADN de la cellule hôte. Les virologues pensent généralement que les rétrovirus sont inoffensifs et même bénéfiques en symbiose avec l’être humain durant l’évolution, fournissant des blocs d’ADN mobiles dans le génome humain. En fait, beaucoup de nos gènes sont entrés dans le génome humain d’abord sous forme de rétrovirus. Quelques 8 à 10% du génome humain est rétroviral dit le Dr David Rasnik, “c’est énorme !”

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Dès le départ, Duesberg a douté des trouvailles de Robert Gallo. D’un point de vue évolutionniste, cela n’avait aucun sens qu’un vieux rétrovirus attaque son hôte humain. Les rétrovirus, sous la forme de bandes incomplètes d’ADN inserrées dans l’ADN humain, n’ont aucun métabolisme et aucune capacité prouvée de digérer, de reproduire ou d’évoluer. Ils ne sont pas, de par la définition acceptée, des formes de vie et il serait une grande surprise si l’évolution avait, au travers de quelque mécanisme inconnu, transformé l’un d’entre eux en une cellule cancéreuse ou tueuse.

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Suite à l’annonce de Gallo, Duesberg passa dix-huit mois à étudier toutes les publications scientifiques sur le VIH et le SIDA. Il publia finalement ses observations dans l’important magazine Cancer Research en mars 1987 dans un article explosif banalement intitulé “Les rétrovirus comme carcinogènes et pathogènes : attentes et réalité”.

Cet article fut un tour de force de la part du père de la rétrovirologie, appelant à la sobriété dans le domaine fleurissant qu’il voyait partir hors de contrôle.

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Il fit remarquer qu’Indépendamment de ce qu’on pensait de l’hypothèse VIH, c’était un renversement total de la compréhension universelle des rétrovirus avant la conférence de presse de Robert Gallo d’avril 1984.

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De plus, Duesberg ajoute “Ce serait la toute première fois qu’un rétrovirus aurait été prouvé responsable d’une maladie chez l’humain. Même d’une maladie chez les animaux sauvages.

Duesberg argumenta que le VIH n’est capable de causer ni le cancer ni le SIDA. Il est en fait un virus passager inoffensif qui a très certainement coexisté avec les humains depuis des milliers de générations sans causer de maladies. Duesberg conclut alors que la créature que Gallo affirmait être un pathogène pandémique n’était qu’un de ces inoffensifs virus passagers, que l’immunité humaine innée et s’adaptant a rapidement contrôlé.

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L’article de Duesberg sur Cancer Research était long et très technique et il souleva toute une série de questions claires et judicieuses questionnant point par point les bases de l’hypothèse de Gallo sur le VIH/SIDA.

L’opus de Duesberg fut un sévère retour à la réalité contre les affirmations surfaites des rétrovirus, écrit par l’homme qui a ce point de l’histoire, était considéré comme celui qui en savait plus que tous les autres sur ce sujet. Beaucoup des collègues qui étudièrent la recherche de Duesberg en vinrent aux mêmes conclusions, il y avait vraiment quelque chose qui ne tournait pas rond dans cette guerre du SIDA.

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Trente ans plus tard, beaucoup de virologistes pour ne pas dire la plupart d’entre eux, en sont venus à accepter, du moins en partie, le scepticisme de Duesberg sur l’affirmation VIH/SIDA de Fauci et Gallo, disant que le VIH est le seul responsable du SIDA. La plupart des chercheurs maintenant, sans faire de bruit, assument que le SIDA doit avoir une étiologie multiple. Les Dr Gallo et Luc Montagnier se sont placés dans cette cohorte. Le dr Fauci est une des rares exceptions.

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Punir Duesberg

Pour ce qu’elles sont, les requêtes incendiaires de Duesberg ont semblé créer un pare-feu contre la seule hypothèse du dr Fauci. Même aujourd’hui, la logique de Duesberg apparaît si simple et limpide, si élégamment décrite et si révélatrice qu’en les lisant, il semble impossible que l’entière hypothèse ne se soit pas instantanément effondrée sous le poids d’une logique sans faille. Le monde scientifique attendit pour voir comment les dr Gallo et Fauci pouvaient bien répondre aux questions dévastatrices de Duesberg.

Mais le cartel du SIDA ne tenta même jamais une réponse. En lieu et place, le dr Fauci confronta cette menace existentielle en simplement l’ignorant et en fustigeant quiconque y apportait crédit. Il se mit en tête de faire de Duesberg un exemple qui découragerait toutes futures demandes et questionnements. Le dr Fauci s’assura que, des mots mêmes de Bialy, l’article “ait une conséquence professionnelle désastreuse” pour Duesberg et “que cela scella son avenir scientifique pour les prochaines douze années”. Le dr Fauci orchestra une bordée d’humiliation et d’attaques venimeuses qui effectivement mirent fin à la carrière illustre de Duesberg.

Le dr Fauci ordonna à tout le haut clergé de son orthodoxie du VIH et tous ses acolytes de plus bas étages et enfants de chœur, de déchaîner une véritable tempête de vengeance sauvage sur le virologiste de Berkeley et ses suiveurs. La dispute devint une des plus formidable bataille de l’histoire de la science, bataille sensationnelle, vicieuse, et personnalisée. Le dr Fauci jouait gros dans cette controverse. Blâmer le SIDA sur un virus était un pari qui avait permis au NIAID de s’approprier la juridiction, et le flot d’argent avenant, au détriment du NCI. La carrière de Fauci dépendait de la croyance universelle que seul le VIH causait le SIDA. La dispute pour lui, était littéralement existentielle.. Emmené par le collège des cardinaux du dr Fauci, le cartel médical, l’entreprise émergente et hautement lucrative de la recherche, des médicaments, des tests et de la charité VIH/SIDA à “but non lucratif”, tout cela attaqua Duesberg et les autres dissidents à l’orthodoxie Gallo/Fauci, traités de militants de la “terre plate” et autre négationniste de l’holocauste, ou même selon l’estimation de Fauci “d’assassins”. Tout l’establishment du SIDA, jusqu’au plus petit médecin de cambrousse détesta publiquement Duesberg. Le NIH lui retira son financement et le monde académique le mit au banc et exila le brillant professeur de Berkeley. La presse scientifique le bannit également, il devint radioactif.

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En questionnant la théologie officielle du gouvernement et spécifiquement en clashant avec avec le technocrate régnant des HHS, Duesberg vit alors rapidement les fonds de recherche attribués par le NIH se tarir.

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Avant 1987, Le NIH n’avait jamais rejeté une des propositions de recherche du professeur Duesberg. Après 1987, Duesberg écrivit plus de trente propositions de recherche, le NIH les refusa toutes.

Le complexe militaro-industriel, les HHS, le NIH, le NCI, le NIAID, tout cela est fait et fonctionne selon une structure de commandement militaire, parce que c’est l’armée. Ce n’est pas la “science” ni le “mérite”. Fauci comprend bien cela et a parfaitement maîtrisé l’élimination à la fois de la dissidence et de toute pitié pour ceux qui sont détruits. C’est un pêché, comme il l’a dit ouvertement, que de le contredire, de questionner, de le remettre en cause, et le remettre en cause, c’est remettre en cause la science.” dit Celia Farber. Il est tellement barré, qu’il a actuellement dit qu’il EST la science.

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Un autre collègue de Berkeley du Donner Lab a expliqué à Farber l’hésitation générale au sujet de Deusberg dans sa faculté : “Peter a sans doute raison sur le VIH ; mais il y a toute une industrie maintenant…

La presse scientifique a banni Duesberg de publier. L’éditeur de Nature John Maddox écrivit un éditorial très théâtral disant que Duesberg, par son hérésie, avait annulé la pratique de publication scientifique standard du “droit de réponse”. Maddox invita les collègues de Duesberg à venir le calomnier sans avoir peur d’une quelconque réponse. Des embuscades anti-Duesberg devinrent pratiques courantes dans chaque nouveau numéro de Nature.

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En 1992, l’article de Duesberg devint le second article dans les 128 ans d’histoire de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), à être bloqué pour publication (l’autre était un article écrit par Linus Pauling).

Le problème de Duesberg fut un problème qui transcenda la science : cela devint une mesure de protection de carrière que de prendre part aux attaques contre lui et à sa dégradation,” dit Farber. “Les scientifiques serfs de Fauci avaient peur que s’ils ne dénonçaient pas Duesberg de manière suffisante et publique, ils seraient eux-mêmes punis par Fauci, possiblement verraient leurs fonds de recherche se tarir, ou pire…

La cartel médical agita les prix de la rédemption et de la réinstallation devant Duesberg s’il voulait bien s’accorder à une réforme. En 1994, un haut généticien du NIH, le dr Stephen O’Brien, appela Duesberg et lui dit qu’il devait le voir pour un sujet professionnel de la plus haute importance. O’Brien prit l’avion le lendemain et les deux se rencontrèrent à l’opéra de San Francisco. Après quelques palabres sur le bon vieux temps, O’Brien sortit un manuscrit de la poche intérieure de son tuxedo. Intitulé “Le VIH cause le SIDA : les postulats de Koch satisfaits”, le manuscrit avait trois nom incongrus au bas du document : Stephen O’Brien, William Blattner et Peter Duesberg.

L’éditeur de Nature, John Maddox, avait commissionné cette excuse corruptrice. Si seulement Duesberg voulait bien signer le mea culpa, implora O’Brien et Duesberg pourrait tout avoir de nouveau. Il serait de nouveau au top, de retour dans le bastion de sécurité de Fauci et de l’establishment médico-scientifique.

Duesberg refusa.

Dans un documentaire de 2009, Duesberg manifeste de l’empathie sinon de la sympathie pour ses détracteurs : “Ce sont des prostitués pour la plupart, mes collègues et moi-même à un certain niveau. Vous devez être un(e) prostitué(e) pour obtenir l’argent de votre recherche. On vous entraîne un peu comme une prostituée.” Il sourit et ajoute “Mais certains vont jusqu’au bout de cette logique.

Pendant plusieurs années, le journaliste John Lauritsen a essayé d’avoir quelque scientifique que ce soit du NIH, de répondre aux questions de l’article de Duesberg. Mais les ordres sont venus d’en haut, du NIAID, qu’aucun scientifique fonctionnaire ne devait répondre. Les officiels du NIH répétèrent à Lauritsen que “aucun des scientifiques pour Robert Gallo au gouvernement n’était intéressé de discuter de l’étiologie du SIDA.” Lauritsen fut donc légitimement intrigué lorsque le New York Times rapporta la réponse officielle laconique de Fauci à l’article de Duesberg. “La preuve que le VIH cause le SIDA est si évidente qu’elle n’a pratiquement plus besoin d’être discutée.” Lauritsen se plaint à moi “En tant que membre de la presse, je pensait que j’aurai du être autorisé à parler au dr Fauci et lui demander de juste révéler une ou deux pièces de ses “preuves évidentes” que le VIH cause le SIDA. Comment a t’il pu sortir de cette situations ? Sa seule stratégie a consisté à dire que la preuve était si évidente, que personne ne devait être autorisé à questionner cette assertion. Fauci adopta la position voulant que ni lui ni ses collègues avaient une obligation de répondre à Duesberg ou à aucune autre de ses critiques. C’était la version séculière de la doctrine de l’infaillibilité pontificale, tout le monde doit juste accepter, sans preuve, la théorie du “virus et du SIDA” comme fait établi simplement parce que le pape de la santé publique l’a déclaré.”

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En 2006, le fameux épidémiologiste britannique Gordon Stewart a fait part de la même frustration : “J’ai demandé aux autorités de la santé, aux rédacteurs en chef et autres experts concernés par le VIH/SIDA, pour la preuve de tout cela, et j’attends toujours une réponse depuis 1984.

Le refus du dr Fauci de débattre de ses théories n’est juste que la partie émergée de l’iceberg. Le contrôle des PI par le dr Fauci lui donne la capacité d’étouffer tout débat et toute discussion.

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Le converti le plus surprenant de Duesberg fut Luc Montagnier, l’homme qui le premier découvrit le virus.

A la conférence internationale sur le SIDA de San Francisco de 1990, le Dr Montagnier fit une confession stupéfiante au sujet du VIH, qui était clairement contre son propre intérêt : “Le VIH est peut-être bénin”. Montagnier était le père de la théorie du SIDA. Il est aussi un scientifique intègre. C’était son drapeau blanc. La dissociation faite par Montagnier de la relation VIH/SIDA aurait du être un tremblement de terre, mais les membres de la convention, pour qui l’orthodoxie était particulièrement satisfaisante sur un plan financier, ignorèrent la confession de Montagnier et s’en furent discuter au sujet des nouveaux traitements antiviraux.

Kary Mullis était stupéfait que le dogme de Fauci puisse avoir une telle force hypnotique que des acolytes ignoreraient la rétractation publique du génie qui l’inventa. “Dans des années d’ici, les gens réfléchissant sur notre cette période verront notre acceptation de la théorie du VIH causant le SIDA aussi stupide que nous jugeons les leaders qui excommunièrent Galilée simplement parce qu’il insistait que la terre n’était pas le centre de l’univers,” prédit Mullis. “C’est une énorme déception que de voir tant de scientifiques ayant absolument refusé d’examiner les preuves disponibles de manière neutre et dépassionnée en regard de savoir si le VIH cause le SIDA.”

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Charles Ortleb me fit observer : “La science coûte de l’argent et celui qui distribue l’argent peut contrôler la science.” “Regardez bien, il n’y a ici aucun mystère sociologique”, observa Mullis. “Il s’agit simplement de la position sociale et des revenus des gens qui sont menacés par les choses que Peter Duesberg explique. Leurs positions et leurs salaires, leurs revenus, sont directement menacés et c’est pour cela que ces personnes deviennent si agressives et destructrices. Dans les années 80, un grand nombre de personnes est devenu dépendant de Tony Fauci et de ses amis pour leur mode de vie. Tous ces gens voulaient vraiment du succès dans le sens d’avoir plein de gens travaillant pour eux et beaucoup de pouvoir.

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Le documentaire de 2004 “The other side of AIDS” / “SIDA, l’envers du décor” inclut une scène tout à fait remarquable dans laquelle le PI canadien Mark Wainberg, médecin, président de l’International AIDS Society (L’IAS, la plus grosse organisation mondiale de chercheurs et de cliniciens sur le SIDA), appelle vindicativement Duesberg et autres qui “tentent de discréditer cette notion que le VIH cause le SIDA”, d’être “trainés en justice”. Il considère les sceptiques sur la thèse orthodoxe VIH/SIDA comme “des donneurs de mort”.

Je vous suggère que Peter Duesberg est la chose la plus proche que l’on ait sur cette planète d’un psychopathe scientifique.” Puis il déclare que l’entretien est terminé, arrache le micro de son revers de col et sort précipitamment. Ce qui se passe ensuite est bien révélateur. L’audience explose de rire, rires qui se transforment rapidement en bronca alors que l’écran géant de la salle affiche une liste de brevets que possède Wainberg et autres liens financiers le connectant à l’industrie du VIH.

Si le VIH ne cause pas le SIDA, alors quelle en est la cause est-on en droit de se demander ? Des scientifiques renommés ont avancé de multiples et crédibles théories pour justifier de la pathogénèse du SIDA. Je vais en examiner trois des plus importantes et faisant référence en commençant avec celle de Duesberg puisque son explication est arrivée la première chronologiquement et a inspiré la plus grande partie de ce qui a suivi. Des théories postérieures, incluant les hypothèses promues de manière ironique par Robert Gallo et Luc Montagnier, ont un pouvoir de persuasion équivalent mais ont moins de soutien public. La grande bataille de Duesberg contre le grand pouvoir de Fauci a démontré le grand pouvoir de celui-ci à détruire des carrières et personne après Duesberg n’a eu le courage et l’appétit de défier le “petit directeur” en avançant de nouvelles théories.

La théorie de Duesberg

Duesberg, Mullis et leur école de critique blâment toute la symptômologie létale connue sous le nom de SIDA, sur une multiplicité d’expositions environnementales qui devinrent communes dans les années 80. Le virus VIH, insiste ce groupe, ne fut qu’une sorte d’électron libre qui fut aussi associé avec des styles de vie et leurs expositions communes. Duesberg et ses suiveurs ont offert la preuve que l’utilisation intensive de drogues et produits chimiques récréatifs dans le milieu gay et celui des drogués fut la véritable cause d’une sévère déficience immunitaire parmi la première génération de ceux qui souffrirent du SIDA. Ils argumentèrent que les signes initiaux de la maladie, le sarcoma de Kaposi et la pneumonie Pneumocystis carinii (PPC) étaient tous deux liés à la consommation intensive de nitrite d’amyl connu sous le nom de “poppers”, une drogue très populaire parmi les homosexuels ayant des partenaires multiples. D’autres symptômes communs dévastateurs étaient tous associés avec une grosse consommation de drogue et des stress liés au style de vie.

[…]

Les facteurs de risque incluaient les relations sexuelles avec des partenaires multiples et des expositions cumulatives toxiques à des drogues psycho-actives comme la méthédrine, la cocaïne, l’héroïne, le LSD et un cocktail d’antibiotiques prescrit pour traiter les MST largement répandues. En moyenne, les malades initiaux du SIDA avaient été placés sur au moins trois traitements antibiotiques dans l’année précédent le diagnostic.

Quelques 35% des cas initiaux de SIDA étaient des toxicomanes s’injectant des drogues […] Duesberg cite plus d’une douzaine de références médicales documentant des symtômes d’immuno-déficience comparables au SIDA parmi les junkies, ce depuis 1900. La littérature médicale atteste des effets ravageurs des drogues comme l’héroïne, la morphine, les speed (amphétamines), la cocaïne et autres drogues injectables sur le système immunitaire.

[…]

Aujourd’hui, des milliers de junkies américains qui ne sont pas infectés par le VIH, perdent les mêmes cellules CD4+ T et développent les mêmes maladies que les malades officiels du SIDA. Les MST en provenance de la promiscuité de relations sexuelles multiples et de maladies à transport sanguin comme les hépatites A, B et C se sont rajoutées à la suppression immunitaire de cette cohorte de personnes.

La théorie de Duesberg n’avait absolument rien de nouveau ni d’extravagante. Le dr Fauci lui-même en 1984 avait concédé que les drogues étaient une explication raisonnable pour la PPC et autres symtômes signature du SIDA : “Si je me droguais, cela me rendrait immuno-déficient, il y aurait donc des chances raisonnables que je contracte une pneumonie sévère. C’est ce qui se passe chez les individus ayant le SIDA.”

[…]

[NdT : s’ensuivent ici des pages sur les effets des poppers et des drogues sur le système immunitaire. Information très éclairante que nous invitons le lecteur à lire dans le livre… Il y a néanmoins un développement intéressant concernant les poppers, le voici :]
Alors que j’écrivais ce livre, la chercheuse de l’association Children’s Health Defense, Robyn Ross m’alerta sur une des ironies non dites de cette saga. ll se trouve que le labo Burroughs Wellcome détient le brevet de 1942 sur le contenu des poppers et demeura un des plus gros fabricants de cette substance dans les années 1980-90. Dès 1977, un article du New York Daily News décrivit les stratégies de Burroughs Wellcome pour éviter la critique de ces gros problèmes de santé émanant des ventes culminantes des poppers. Comme nous allons le voir, Burroughs Wellcome (NdT: comme vu précédemment, le labo aujourd’hui connu sous le nom de GlaxoSmithKline ou GSK) et autres fabricants de poppers, furent les principales sources de revenus publicitaires pour la presse gay de cette époque et ils utilisèrent ce levier pour forcer une censure de tout journaliste tentant de faire le lien entre le nitrite d’amyl et un effondrement du système immunitaire. Si Duesberg et les autres ont raison sur cette association, cela veut dire que Burroughs Wellcome profitait à la fois de causer l’épidémie de SIDA et ensuite d’empoisonner toute une génération d’homosexuels avec le “remède” AZT. Ainsi Tony Fauci aurait joué le flic de la circulation dans ce circuit. D’un côté, il utilisait son autorité régulatrice pour promouvoir l’AZT et tuer sa concurrence, orchestrant efficacement le contrôle monopolistique de Burroughs Wellcome sur le “traitement” du SIDA. Dans le même temps, il supprimait la recherche sur la toxicité des poppers en dirigeant le blâme pour le SIDA sur le virus VIH, protégeant ainsi Burroughs Wellcome d’une responsabilité significative dans l’affaire.

[…]

En 1990. quatre scientifiques importants du CDC suggérèrent dans le Lancet, que le sarcoma de Kaposi (SK) était très commun chez les jeunes homosexuels, qui indiscutablement n’avaient pas le VIH. Ils conclurent que le SK, la maladie la plus centrale dans la définition du SIDA, “pouvait être causé par un agent infectieux non identifié, transmis essentiellement par contact sexuel.” Ceci était un développement stupéfiant parce que le SK était le symptôme initial définissant le SIDA.

[…]

Tout en publiquement s’accordant avec l’orthodoxie officielle du dr Fauci sur le VIH/SIDA, Robert Gallo lui-même signala en privé ses doutes au sujet de sa propre théorie disant que seul le VIH causait le SIDA et que seul le virus causait le SK et donc le SIDA. Dans une réunion de haut niveau des autorités de santé des Etats-Unis en 1994 “Les nitrites agissent-ils comme co-facteurs du sarcoma de Kaposi ?” Gallo fit quelques confessions stupéfiantes aux collègues lui faisant confiance. Le VIH, reconnut-il alors, n’est peut-être qu’un “facteur catalytique” dans le SK. “Il doit y avoir quelque chose d’impliqué”. Puis il ajouta une confession époustouflante, qui aurait très bien pu être tirée de l’article de recherche de Duesberg : “Je ne sais pas si j’ai été clair sur ce point, mais je pense que tout le monde ici sait que nous n’avons jamais trouvé d’ADN du VIH dans les cellules des tumeurs du SK. Donc ceci n’est pas une transformation directe. Et en fait, nous n’avons jamais trouvé d’ADN du VIH dans les cellules T même si nous n’avons regardé que dans quelques unes. Donc, en d’autres termes, nous n’avons jamais vu le rôle du VIH en tant que virus de transformation en quoi que ce soit.

Un participant à cette réunion était Harry Haverkos, qui était alors le directeur du département SIDA du National Institute on Drug Abuse (NIDA). Haverkos fit remarquer à Gallo qu’aucun cas de SK n’a été rapporté parmi les récipients de sang dont le donneur avait la maladie. [NdT : cette info est déjà incroyablement époustouflante en elle-même: vous transfusez du sang de personnes officiellement malades du SIDA (ayant le SK) à d’autres gens ne l’ayant pas !… et personne ne dit rien !?!… ou alors vous savez quelque chose que les autres ne savent pas ?…] Et que si des transfusons sanguines n’avaient pu transmettre la maladie, alors il est difficile de croire que des échanges de sperme soient responsables de la maladie. En réponse, Gallo se permit : “Les nitrites (poppers) pourraient être le facteur principal.

Pour vraiment apprécier les implications sismiques de la déclaration de Gallo, nous devons nous rappeler que, dans les nations saines comme les Etats-Unis et l’Allemagne, le SK était avec la PPC (pneumonie), la signature de la maladie pour diagnostiquer les malades du “SIDA”. En 1987, par exemple, le magazine allemand “Der Spiegel” décrivit les malades du SIDA comme des “squelettes couverts de sarcoma” provenant de la “même scène sexuelle”.

[…]

Duesberg pense que non seulement l’AZT causait le SIDA, mais qu’il tuait plus de gens que ceux affectés et mourant de causes auto-immunes provoquées par les drogues festives. “L’AZT cause le SIDA et ses maladies le définissant. Il ne cause pas le SK, mais il cause une immuno-déficience. Le médicament fut créé pour cela. En fait, le fabricant dit spécifiquement qu’il peut causer des “maladies s’apparentant au SIDA”.

[…]

Si Duesberg est correct, le SIDA est une maladie, une pandémie iatrogénique, c’est à dire causée par les médecins et le dr Fauci en serait l’auteur.

[…]

La mortalité annuelle du soi-disant SIDA pendant les premières années de la pandémie de 1983 à 1987, avant donc l’accord d’exploitation de l’AZT, fut plus basse que peut-être 10 à 15 000 personnes sans un pays de plus de 250 millions de personnes. Ce ne fut pas avant la fin des années 80, lorsque l’AZT du dr Fauci arriva, que le nombre de morts attribuées au SIDA creva le plafond.

D’après les chiffres du CDC, dans la cinquième année du SIDA en 1986, 12 205 personnes “avec” le SIDA moururent aux Etats-Unis. Dans le même temps, le CDC, dans un maintenant trop familier schéma d’instigation de la peur pandémique, utilisa des protocoles mensongers pour gonfler le décompte des décès. Les chiffres du CDC incluent quiconque décédé avec un statut d’anticorps VIH positif, même si le décédé n’avait aucune maladie “définissant le SIDA” et pouvait avoir succombé au suicide, à une overdose de narcotique, à un accident de voiture ou à une crise cardiaque.

Le taux de mortalité augmenta rapidement après l’introduction commerciale de l’AZT. En 1987, “Les décès du SIDA augmentèrent de 46% à 21 176 puis à 27 879 en 1989. Le taux de décès montant à 31 694 en 1990 et 37 040 en 1991. A la fin  des années 80, le standard de prescription des HHS pour l’AZT était de 1500mg par jour. En 1988, le temps de survie moyen pour les malades prenant de l’AZT était de quatre mois. Même la médecine de masse n’a pas pu ignorer le fait que l’administration de dose plus forte mena à un plus haut taux de mortalité chez les malades. Au début des années 90, les officiels de santé baissèrent la dose quotidienne d’AZT à 500mg. Le temps de vie des malades monta à 24 mois en 1997, alors que les morts attribuées au SIDA chutèrent. Plus tard, le CDC changea son mode de comptage afin de rendre plus difficile le décompte annuel des morts du SIDA.”

[…]

Le Dr Klaus Köhnlein, un oncologue de Kiel en Allemagne, était moins sujet à la discipline financière des acteurs étatiques ou de l’hystérie politique qui censuraient les scientifiques dissidents aux Etats-Unis et fut quelque part une plus grande menace à la massive propagande sur le VIH que ne le fut Duesberg alors qu’il parla de sa propre expérience pratique de clinicien. Köhnlein vit ses premiers patients atteints du SIDA en 1990 et traita plusieurs centaines d’entre eux sur quelques décennies dans sa clinique très conventionnelle de Kiel. Ignorant le “VIH” et en lieu et place en traitant chaque symptôme, il eut pour résultat de voir presque tous ses malades survivre. “J’ai perdu une poignée de patients”, a t’il dit dans un courriel alors que nous l’avions contacté pour ce livre.

Ses vues sur l’AZT étaient sans équivoque aucune. “Nous avons littéralement tué toute une génération de malades du SIDA sans même nous en rendre compte parce que les symptômes de la toxicité de l’AZT étaient presque identiques à ceux du SIDA,” a t’il dit dans un entretien. Il expliqua plus avant dans un entretien avec la chaîne (russe) RT en 2010 durant une conférence “Rethink” à Vienne : “Quand je travaillais à l’université de Kiel, j’ai été le témoin de l’intoxication de masse des malades soumis à l’AZT. L’AZT était le premier traitement recommandé et nous savons tous aujourd’hui que le dosage était bien trop élevé. Nous donnions 1500mg par jour et cela tua virtuellement tout le monde sous traitement.. C’est la raison pour laquelle tout le monde pense que le VIH est un virus mortel, mais il n’y a de fait aucune preuve de cette assertion.

[…]

De mes contacts personnels avec les gens de terrain”, dit le Dr David Rasnick, Ph.D, chimiste et chercheur sur le SIDA ainsi que concepteur des inhibiteurs de protéase, “Je peux vous dire que je n’ai trouvé nulle part de preuve que les gens qui prennent ces médicaments anti-VIH vivent plus longtemps et mieux ; ces inhibiteurs pris seuls ou en cocktail ne font pas mieux que ceux qui vivent avec le VIH sans aucun médicaments. Alors, je ne sais pas où est le preuve pour l’affirmation que vous voyez dans le New York Times ou sur CNN disant que les gens vivent plus longtemps avec ces substances.”

Duesberg fait remarquer que le taux de mortalité de patients positifs au VIH sous thérapie antivirale est de l’ordre de 7 à 9%, bien plus élevé que le taux de mortalité de tous les VIH positifs dans le monde qui n’est que de 1 à 2% par an. De plus, il y a d’amples preuves démontrant que les personnes VIH positives traitées aux antiviraux meurent bien plus rapidement de graves problèmes hépatiques ou cardiaques que les personnes positives au VIH ou les malades du SIDA non traités à l’AZT.

En mettant au pas la résistance institutionnelle de la dissidence de la part de cadres des scientifiques et des médecins, le dr Fauci a trouvé un allié improbable : la communauté du SIDA.

[…]

L’establishment du SIDA, les hôpitaux, les centres médicaux et de recherche, et les laboratoires pharmaceutiques, ont créé des contrats de consultation grassement rémunérés pour des membres influents des organisations gays. Ainsi, la communauté gay est devenue un puissant gardien du dogme pour l’establishment du SIDA.

[…]

Ces publicités exonéraient les poppers de toute connexion avec le SIDA, les déclarant ouvertement sans danger. Les entreprises pharmaceutiques, y compris Hoffman-Laroche, investirent beaucoup d’argent dans la communauté gay avec d’innombrables publicités pour les médicaments anti-SIDA, Burroughs Wellcome fit une publicité pour les poppers nommant expressément le nitrite d’amyl (les poppers) “le vrai truc”. Les publications et organisations gay continuèrent de faire la promotion des poppers et censurèrent toute information liée à leur dangerosité et aux risques qu’ils faisaient courir à la santé.

Sa culture historique et ses relations avec les leaders homosexuels furent un des facteurs qui rendit le dr Fauci chouchou des libéraux pendant le début de la crise du SIDA. […] La confiance aveugle en Saint Anthony Fauci restera peut-être dans l’histoire comme l’erreur fatale du libéralisme contemporain et la force destructrice qui a subverti la démocratie américaine, notre gouvernement constitutionnel et le leadership mondial.

[NdT : s’ensuivent ici 6 pages de description des différentes maladies, des virus mortels comme le HHV-6 (virus de l’herpès humain) et le mycoplasme, intéressant et complémentaire, à lire dans le bouquin…]

[…]

SIDA et peur

Le Dr Harvey Bialy argumente que la priorité de l’establishment médical n’est pas la santé publique, mais sa propre réputation et avantages, privilèges. “les communautés scientifique et médicale ont beaucoup à perdre. Ce n’est pas une grande exagération que de dire que lorsque l’hypothèse VIH/SIDA sera finalement reconnue comme fausse, toute l’institution scientifique va perdre la confiance du public et la science elle-même fera l’expérience de changements profonds, fondamentaux, radicaux et de longue durée. La “communauté scientifique” a joué sa crédibilité en se tenant au côté de la théorie VIH/SIDA depuis bien longtemps. C’est pourquoi douter de cette théorie aujourd’hui revient quasiment à douter de la science elle-même et c’est pourquoi les dissidents de cette hypothèse doivent faire face à une véritable excommunication.

Kary Mullis dit dans son livre “Dancing Naked in the Mind Field” : “Ce qu’on appelle la science aujourd’hui est probablement très similaire à ce qu’on appelait la science en 1634. Galilée a été sommé de rétracter ses croyances ou se voir excommunié. Les gens qui refusent d’accepter le commandement de l’establishment du SIDA se retrouvent dans la même position que Galilée.

[…]

Dans son livre “Science Sold Out : Does HIV really Cause AIDS?”, Rebecca Culshaw écrit :”La persistance de cette théorie intellectuelle  en banqueroute dans l’esprit public est entièrement attribuable à la campagne de peur, de discrimination et de terreur qui a été très agressivement menée par un groupe de gens très puissant dont la seule motivation a été et est toujours le contrôle de l’attitude. Oui, l’argent et les vastes intérêts de l’industrie pharmaceutique et des scientifiques financés par le gouvernement sont très importants, mais les graines de l’hypothèse VIH/SIDA sont semées avec la peur. Si la peur s’arrêtait, le mythe prendrait fin.

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De l’hystérie à la sérénité… Independenza (Zénon)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 17 janvier 2022 by Résistance 71

Excellent texte analytique et synthétique que nous a transmis Zénon et auquel nous adhérons totalement. A lire, méditer et diffuser sans aucune modération…
~ Résistance 71 ~

Revenir à son origine s’appelle être en repos
Être en repos s’appelle revenir à la vie
Revenir à la vie s’appelle être constant
Savoir être constant s’appelle être éclairé
~ Lao Tseu, Tao Te King, XVI ~

La voie doit nécessairement être trouvée qui mènera les hommes les uns vers les autres. Tel est le devoir sacré de l’humanité devant son propre avenir, tel est aussi le devoir de chaque individu.
… Je n’ai cessé d’être préoccupé par l’idée de l’équilibre, du don de soi, du sacrifice, par le yin et le yang de l’amour et de l’individu.
~ Andreï Tarkovski, “Le temps scellé” ~

Pas besoin d’une date : j’étais, je suis, je serai,
La vie est une merveille des merveilles et pour m’émerveiller
Je me dédie, à genoux, comme un orphelin,
Seul, parmi les miroirs, cerné de réflexions :
Villes et mers, irisées, intensifiées.
Une mère en larmes enlace un enfant.

~ Arséni Tarkovski ~

ying-yang-coeur-et-raison

Independenza

À la vie, à la mort

Népal, fin 2006. Le pays sortait tout juste de dix ans de guerre civile, ou de révolution, selon les points de vue. Incroyable effervescence dans les rues, sur les routes et dans les campagnes. Défilés chamarrés entre les checkpoints et les barrages enflammés. Joie de vivre et intensité de chaque instant malgré la misère et les deuils. Processions nuptiales et funéraires se croisaient dans les étroites ruelles de Katmandou, tandis qu’un peu partout était célébrée la réincarnation d’une déesse en la personne d’une petite fille. Existence, trépas et renouveau entremêlés dans l’éternelle roue des cycles…

Retour dans une France glaciale début 2007 à l’aube de l’élection de Sarkozy. L’hexagone semblait pétrifié, rendu amorphe sous l’effet d’une irrésistible hypnose médiatique. Les rires étaient forcés, les larmes surfaites. L’écran s’était interposé entre les êtres avant même l’apparition des premiers smartphones. Les profils facebook, le paraître, avaient rendu toute spontanéité suspecte. La vie en Occident n’était déjà plus qu’un ersatz, et la mort une abstraction. Nous étions entrés dans l’ère surprotégée du numérique où toute étincelle était étouffée sous la chape de plomb du conformisme.

Étrange entrelacs de destins et de perceptions collectives… Je découvrais à vingt-deux ans combien les peuples aux prises avec la souffrance vivaient vraiment, tandis que ceux cherchant en permanence à s’en prémunir en arrivaient lentement mais sûrement à tout s’interdire. Une génération a passé. Et nous nous sommes, sous couvert de sécurité, peu à peu laissé déposséder de nos libertés par un biopouvoir toujours plus intrusif. Tout y est passé : héritages culturels, droit du travail, vie privée ou encore disposition de son propre corps. Il ne restait plus qu’à nous administrer un choc, et nous étions mûrs pour le dernier acte de cette fin de civilisation.

Cette décennie s’est ouverte sur la plus grande opération psychologique de l’Histoire humaine. Faussement confrontés au spectre de notre propre disparition, nous avons remis les clefs de notre destin aux mains d’un cercle de psychopathes ayant programmé un avenir de contrôle absolu, eugéniste et transhumaniste. Un monde où nos moindres faits et gestes ainsi que nos pensées seraient encapsulés dans leur nouvelle normalité virtuelle. Et si ce plan semble jusqu’ici s’être déroulé avec succès, ce n’est qu’en raison de notre déconnexion graduelle vis-à-vis de notre individualité profonde. Ce mélange de méconnaissance de soi et de candeur puérile par lequel ils nous ont maintenus à l’état de dépendance pathologique.

La peur de la mort est plus que jamais au cœur du dispositif, et le nerf de la guerre qui nous a été déclarée. Dans toutes les sociétés traditionnelles, le passage à l’âge adulte faisait l’objet d’un rite initiatique visant à la vaincre une bonne fois pour toutes, pour ne plus ensuite en être l’esclave. Car tout individu laissant la frayeur présider à ses actes pouvait être soumis à toutes les extorsions, manipulations ou chantages sans jamais pouvoir s’extraire de sa condition. Était condamné en somme à ne jamais rester qu’un humain avorté, dépourvu de tout véritable libre-arbitre. C’est la raison pour laquelle nous avons depuis des décennies été entretenus dans une relation si lointaine avec la réalité du décès, et aussi pour laquelle les fondements de toute spiritualité sont sapés à travers le monde.

Cette frousse nous a conduits il y a deux ans à fermer les yeux sur l’euthanasie des vieillards dans les ehpads. À renoncer à notre liberté d’aller et venir. À conditionner l’accès à certains lieux publics au port de la muselière, prélude à l’atteinte corporelle que constitue l’inoculation. À faire les bien-pensants considérer les non-injectés comme des dangers pour autrui ; boucs-émissaires du nouveau dogme hygiéniste. Et aujourd’hui à les faire consentir sans sourciller au sacrifice des enfants. C’est cette peur irrationnelle qui mène autant de semi-humains à renoncer à vivre au prétexte de ne pas mourir.

Tout ceci est évidemment absurde. N’importe qui ayant eu ne serait-ce qu’un aperçu des lois naturelles sait que la mort fait intrinsèquement partie de la vie. Imaginer y échapper n’est que l’apanage des fous furieux qui nous gouvernent. C’est là l’éminent paradoxe de notre époque. Car si l’on a coutume de dire que la peur n’évite pas le danger, c’est celle-ci qui fait en ce moment courir ses plus fidèles sujets à leur propre perte. Par cet instinct le plus primaire et ses dérivés : crainte d’être rejeté, ostracisé par la pression sociale, ou de manquer. En ce début de siècle, le refus de disparaître est en voie de devenir la première cause de mortalité.

Ceci n’est encore perceptible que pour une minorité. Mais l’intervalle qui s’ouvre est celui d’une épreuve initiatique à l’échelle de l’Humanité. Devant la réalité du carnage qui s’annonce, soit nous cédons à la terreur et sommes alors certains d’y succomber, soit nous franchissons le pas de l’acceptation, et aurons une chance de vivre l’émancipation si longtemps désirée. L’équation est aussi simple que cela.

La liberté est la condition première de toute forme de Vie, végétale, animale ou humaine. L’expérience nous a montré que l’assujettissement revient à une disparition en sursis. Et la délivrance ne passe que par le dépassement de l’appréhension de mourir, comme l’ont illustré d’excellentes fictions comme The Truman Show ou Matrix. La première étape en vue de s’affranchir d’une inquiétude est d’y faire face, de même qu’il faut ouvrir les yeux dans le noir pour s’accoutumer à l’obscurité. Nous qui avons jusqu’ici résisté à toutes les pressions et nous sommes depuis un moment préparés au pire avons déjà dépassé cette phase. Mais nous serons avec le temps rejoints par de plus en plus d’injectés mis devant la triste réalité des effets délétères de ces inoculations. Passés le choc et l’effroi viendra pour eux le temps de la colère. Nous serons alors présents pour les accompagner sur le chemin des révélations.

L’actuelle surenchère d’hystérie et de répression envers les réfractaires ne doit pas nous tromper. Cette précipitation de la part du cartel globaliste est le signe que le temps leur est compté. Ils s’empressent à vouloir éliminer le groupe-témoin que nous représentons avant que la vérité se fasse jour auprès d’une masse critique de citoyens. Cette stratégie est vouée à l’échec sur le long terme, et les membres de nos gouvernements corrompus en ont bien conscience. La trouille en ce début d’année 2022 est en train de changer de camp. C’est pourquoi nous devons tenir bon, ne rien céder à leurs injonctions et surtout garder à l’esprit que contrairement aux apparences, le temps joue pour nous.

Bien sûr, ils ont d’autres cartes dans leur manche au cas où le contrôle viendrait à leur échapper. L’hypothèse d’un conflit Est-Ouest n’est notamment pas à exclure, et serait un moyen pour l’oligarchie d’enterrer leurs méfaits présents et passés sous la poussière des bombes. Cependant, si l’Humanité s’élève aujourd’hui suffisamment en conscience pour refuser de leur obéir, aucune manœuvre ni aucun stratagème ne permettra de retour en arrière. Le monde d’avant n’est définitivement plus. Et celui à venir verra l’avènement d’une société enfin affranchie d’une domination multiséculaire sur les corps et sur les esprits, ou ne sera pas, car comme je l’ai déjà écrit, le projet transhumaniste est fondé sur un postulat erroné concernant la nature de l’existence.

Chacun de nous est en ce moment invité à la rencontre de lui-même. Ces retrouvailles intérieures ne pourront se produire que dans le plus parfait alignement, une fois toutes nos zones d’ombres mises en lumière. Ce douloureux travail d’accouchement de soi ne pouvait avoir lieu dans le nid douillet des croyances ou de l’insouciance bienheureuse. Il était de toute façon nécessaire à l’Humanité pour nous extraire de la mortelle étreinte matérialiste, et nous éveiller à notre nature multidimensionnelle. Cette crise que nous traversons nous permettra, si nous nous révélons à la hauteur de ses enjeux, de renouer avec les lois universelles et de retrouver l’harmonie. Sans quoi nous disparaîtrons de la surface de la Terre comme d’autres espèces avant nous, jusqu’à ce que d’autres formes de vie nous succèdent.

Mais si nous sortons victorieux de cette épreuve, nous aurons effectué un tel saut de maturité que nous serons rendus imperméables à toute forme d’abus et de maltraitance. Nous pourrons alors réaliser notre plein potentiel d’Êtres co-créateurs de notre réalité. Des rayons d’étoiles dans les iris et des embruns océaniques dans les artères. Cela peut paraître utopique au vu de ce à quoi nous assistons au jour le jour. Mais le visible est le reflet inverse de l’invisible, et la souffrance présente est à la mesure de l’indescriptible joie qui n’attend que nous de l’autre côté du miroir. Car la véritable utopie n’est pas de croire en la possibilité d’un monde meilleur. Elle est de considérer que celui-ci puisse éternellement se maintenir.

Dans un cri nous venons au monde et aspirons nos premières bouffées d’oxygène. Et voilà qu’aux quatre coins du globe une clameur gronde à l’unisson pour se débarrasser de nos chaînes. L’heure est venue de quitter le liquide amniotique et de prendre une profonde inspiration. La sortie du tunnel approche et nous pourrons bientôt respirer à l’air libre.

Zénon – Janvier 2022

= = =

J’ai ouï
Un appel mourant,
Une flûte orpheline
Au delà des forêts.

Le saule ploie
Devant l’onde,
Et l’onde murmure
Rien.

Note parfaite,
Grimpe au faîte,
Puis dans le lit se coule.

Arséni Tarkovski

Traduction des poèmes de Tarkovski par Résistance 71

Le texte de Zénon en PDF, mise en page de Jo :

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Sortir du marasme par le seul changement de paradigme politique… Les deux routes (Errico Malatesta)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 16 janvier 2022 by Résistance 71

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Écrit il y a 100 ans… Qu’y a t’il de changé ?… Qu’attendons-nous, vraiment ?… Changer de paradigme politique est plus que jamais un impératif incontournable devant la tournure tyrannique que prend immanquablement le système étatico-capitaliste en bout de course. Le chemin à suivre est celui de la société des sociétés de notre humanité enfin réalisée. Malatesta l’avait déjà bien compris et exprimé. Nous l’avons dit le 14 juillet 2021, il n’y a pas de sortie de crise autre que politique. Nous sommes à la croisée des chemins, le choix est imminent.
~ Résistance 71 ~

Les deux routes

Errico Malatesta

1921

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Janvier 2022

I

Les conditions de vie au sein de la société actuelle ne peuvent pas durer éternellement et nous pourrions dire aujourd’hui qu’elles ne peuvent pas durer bien plus longtemps. Tout le monde s’accorde là-dessus, du moins tous ceux qui y accordent un temps de réflexion.

Il n’y a plus de conservateurs au sens propre du terme. Il n’y a plus que des gens qui profitent du moment et jouissent de leurs privilèges aussi longtemps qu’ils le peuvent sans se soucier de rien, car après eux, le déluge. Il y a aussi les réactionnaires enragés qui voudraient retourner dans le temps, noyer toute tentative de libération dans le sang et soumettre les masses à la loi de l’épée. Sans succès. La réaction pourrait bien teindre l’aube naissante d’un rouge plus vif, mais elle ne parviendra pas à empêcher la catastrophe à venir.

Les masses refusent d’être menées comme un troupeau.

Aussi longtemps que la croyance a tenu que toute cette souffrance était une punition ou une sorte de test mis en place par dieu et que tous les maux d’ici-bas seraient repayés cent fois dans le monde d’après, un système d’iniquité a pu être installé et a perduré, un système dans lequel une poignée de personnes impose sa volonté aux autres, les exploitant et les opprimant selon leur bon vouloir.

Mais une telle croyance n’a jamais été si efficace parce qu’elle n’a jamais empêché les gens de rechercher leur intérêt sur cette terre, ce qui est la raison pour laquelle la religion n’a pas réussi à étouffer complètement le progrès. Cette croyance a aussi sérieusement diminué et est en passe de disparaître. Même le clergé est obligé, afin de sauver la religion et en même temps de se sauver eux-mêmes, d’adopter un air de volonté de résoudre la question sociale et d’apaiser l’affliction des travailleurs.

Dès le moment où les yeux des travailleurs s’ouvrent sur la place qu’ils occupent dans la société, il leur devient impossible de continuer bien longtemps à trimer et à souffrir pour toujours, produisant leur vie durant pour leurs maîtres sans aucune perspective d’avenir, mis à part le repos des vieux jours pour lesquels ils n’ont aucune garantie d’avoir un toit et à manger. Comme ils sont les producteurs de toute la richesse et savent qu’ils peuvent produire afin de bien plus suffire aux besoins de chacun, il leur devient impossible de vouloir se résigner à tout jamais à cette existence de damné sous la menace constante du chômage et de la famine. Étant mieux éduqués, raffinés au contact de la civilisation, pour le bénéfice des autres et ayant goûté la force qu’ils peuvent tirer de l’union et du courage, il leur devient impossible d’accepter ce qu’il reste de la basse classe et de ne pas affirmer leur volonté d’une plus grande part dans les joies de la vie.

Aujourd’hui, le prolétaire sait, en tant que règle, qu’il est condamné à demeurer prolétaire toute sa vie, à moins qu’il n’y ait un grand chambardement dans l’ordre social. Il sait que ce changement ne peut pas survenir sans l’aide des autres prolétaires et c’est pourquoi il regarde les syndicats comme une force nécessaire pour l’imposer. Les bourgeois et les gouvernements qui les représentent et les défendent le savent également et afin d’éviter d’être balayés dans une sorte de cataclysme social, ils évaluent le besoin de prendre des mesures par étapes et ceux qui ont un gramme d’intelligence sachant aussi que la société actuelle endommage même ceux qu’elle favorise. Ainsi donc, tôt ou tard, d’un bloc ou graduellement, un changement doit se produire.

Mais quelle sera la substance de ce changement et jusqu’où ira t’il ?

La société actuelle est divisée entre les propriétaires rentiers et les prolétaires. Cela peut changer en supprimant la classe prolétaire en rendant tout à chacun co-propriétaire de toute la richesse de la société ou cela peut changer en gardant la structure intacte mais en améliorant la condition prolétaire.

Dans le premier cas, les humains deviendront libres et la société égalitaire ; ils s’organiseront et la société en accord des besoins de tous ; ainsi la nature humaine pourra atteindre son plein potentiel et développer des variations infinies. Dans le second cas, les prolétaires sont des animaux bien nourris et se résigneraient à leur condition d’esclave en étant heureux et satisfaits du meilleur traitement accordé par leurs maîtres. [NdT : c’est l’archétype même de tous les réformismes proposés par les plateformes politiques de “gauche”, syndicats inclus depuis la mi-XXème siècle]

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Liberté, émancipation ou esclavage. Anarchie ou esclavagisme moderne

Ces deux solutions potentielles sont à la racine de deux visions divergentes représentées dans leur manifestation la plus logique et cohérente, d’un côté par les anarchistes et par les socialistes réformistes de l’autre. Avec cette différence : les anarchistes savent ce qu’ils veulent et le revendiquent, c’est à dire la destruction de l’État et une société des associations libres organisées sur une base économique égalitaire, tandis que les socialistes sont en porte-à-faux avec eux-mêmes ; ils affirment être socialistes alors que leurs activités ont tendance à perpétuer le système capitaliste mais en le rendant plus humain, de cette manière, ils renient leur socialisme, dont le sens premier est l’abolition de la division des gens entre propriétaires capitalistes et prolétaires.

La tache des anarchistes et laissez-moi le dire, des véritables socialistes, est de s’opposer à cette tendance à l’acceptation de son sort, de cet esclavage moderne, vers un état esclavagiste atténué qui priverait l’humanité de ses qualités les plus fines, qui nierait la mise en place d’une société au potentiel le plus haut et dans le même temps qui aiderait à maintenir l’appauvrissement et la dégradation sociale dans lesquelles les masses sont précipitées, en les persuadant d’être patientes et de faire confiance en la providence de l’État et en la gentillesse et la compréhension de leurs maîtres.

Toutes les soi-disantes législations sociales, les mesures étatiques faites pour “protéger” le travail et garantir aux travailleurs un minima de bien-être et de sécurité, ainsi que toutes les mesures employées par les capitalistes malins pour enchaîner le travailleur à l’usine au moyen de bonus, financiers, de retraites et autres bénéfices, à moins que ce ne soient que des mensonges et des pièges, ne sont en fait que des pas supplémentaires vers la mise en esclavage étatique, ce qui pose une menace directe à l’émancipation des travailleurs et au progrès véritable de l’humanité.

Un salaire minimum légalement prescrit, des limites légales sur le temps de travail quotidien , un arbitrage obligatoire, des négociations collectives légalement contraignantes, un statut légal pour les associations de travailleurs, des mesures d’hygiène prescrite par le gouvernement dans les usines, une assurance maladie d’état, une assurance contre le chômage, les accidents du travail, les retraites, des plans de partage des dividendes etc, etc ne sont que des mesures pour s’assurer que les prolétaires demeurent des prolétaires pour toujours et que les propriétaires capitalistes le soient à tout jamais ; toutes ces mesures sont des mesures qui amènent un peu plus de confort et de sécurité aux travailleurs (et encore…), mais qui les volent de ce peu de liberté qu’ils ont et qui a la tendance de perpétuer la division de l’humanité en maîtres et esclaves.

Soyons clairs, jusqu’à ce qu’une révolution ne survienne, c’est une bonne chose, qui  nous rapproche de mieux d’une révolution, que les travailleurs essaient de gagner plus en travaillant moins et améliorent leur condition. C’est une bonne chose que les chômeurs ne crèvent pas de faim, que les vieux et les malades ne soient pas abandonnés. Mais ces choses et bien d’autres doivent être gagnées par les travailleurs eux-mêmes, dans la lutte et l’action directe contre leurs maîtres, par leurs propres organisations, par des moyens d’action individuels et collectifs et en chérissant le sens de la dignité de chaque personne et la conscience de ses droits.

Les cadeaux de l’État et les cadeaux des patrons sont des cadeaux empoisonnés, des fruits véreux qui portent en eux les graines de l’esclavage. Ils se doivent d’être refusés.

II

Si accordées et acceptées comme des concessions avantageuses par l’État et le patronat, toutes les réformes qui laissent la division du peuple en propriétaire et prolétaire et donc par conséquent, maintient une forme de “droit” de quelques uns à vivre du travail des autres sans altération, ne peut que ramollir le rébellion des masses contre leurs oppresseurs et mener à un état d’esclavagisme dans lequel l’humanité serait irréversiblement divisée en une classe dominante et une classe dominée esclave. Une fois que ceci est compris et reconnu, il n’y a pas d’autre solution que la révolution ; une révolution radicale, en profondeur, depuis la racine, qui démolisse entièrement la machine d’état, exproprie ceux qui s’accrochent et profitent de la richesse de la société et place tout le monde sur un même pied d’égalité politique et économique.

Cette révolution sera violente par nécessité, bien que la violence en elle-même soit insultante. Elle devra être violente parce que ce serait un non sens que de s’attendre à ce que les privilégiés s’éveillent au malheur et aux injustices qui naissent de leurs privilèges et leur faire comprendre qu’ils doivent les abandonner volontairement. Elle doit être violente parce que la violence révolutionnaire transitoire est la seule façon de mettre un terme à cette plus grande et durable violence qui maintient la très vaste majorité des gens sous un contrôle oppresseur et esclavagiste.

Nous accueillons les réformes à bras ouverts si elles sont possibles réalistiquement. Elles doivent avoir un rôle rassembleur et développer chez les masses plus d’ambition et de demandes, pourvu que les prolétaires gardent toujours à l’esprit que les patrons et les gouvernements sont leurs ennemis et que quelque soit ce qu’on arrive à leur faire concéder par la force ou la peur de la force nous serait arraché si nous relâchions notre attitude. Si par contre, les réformes sont sécurisées au moyen de la négociation et d’accords de collaboration entre les dominants et les dominés, alors ces réformes ne feront que renforcer les chaînes liant les travailleurs à la charrette de parasites.

De plus, ces temps-ci, le danger des réformes induisant les masses à dormir et à consolider avec succès et maintenir l’ordre bourgeois, semble être passé. Seul la tricherie délibérée par ceux qui ont réussi à gagner la confiance des travailleurs par leur propagande socialiste peuvent y attacher quelque valeur que ce soit.

L’aveuglement de la classe dirigeante et l’évolution naturelle du système capitaliste, accéléré par la guerre, a mené à ceci et que quelque réforme que ce soit qui serait acceptable pour les propriétaires capitalistes n’a aucun pouvoir de résolution de la crise qui mine le pays et son travail.

Ainsi la révolution s’impose d’elle-même, la révolution arrive.

vivelacommune

Mais comment cette révolution doit-elle être faite ? Quel développement doit-elle prendre ?

Il est bien entendu nécessaire de commencer par cet acte insurrectionnel qui balaiera tout obstacle matériel, les forces armées des gouvernements qui s’opposent toujours à chaque changement social. Pour cette insurrection, alors que nous vivons ici sous une monarchie [NdT : Italie, 1921], l’union de toutes les forces anti-monarchiques est souhaitable et même essentiel. Il est important de se préparer mentalement, moralement et matériellement de la meilleure façon possible et il est très important de bénéficier de tous les mouvements spontanés et d’œuvrer pour les rendre général et de les transformer en mouvement décisif afin que, tandis que les parties en cause se préparent, les forces populaires ne soient pas épuisées par des éruptions isolées.

Mais après la victoire de l’insurrection, après la chute du gouvernement, que faire ?

Nous, les anarchistes, souhaitons que les travailleurs de chaque localité ou plus à propos, les travailleurs qui ont une vision la plus claire de leur position et l’esprit d’initiative le plus affiné, prennent possession de tous les moyens de productions, de la richesse, de la terre, des matières premières, de la machinerie, des logements, de la nourriture et des stocks et dessinent ensemble le nouveau modèle social. Nous souhaitons que les paysans qui maintenant triment pour des propriétaires terriens ne reconnaissent plus l’autorité de ceux-ci et continuent, intensifient leur travail pour leur compte et celui de la communauté en entrant aussi en contact direct avec les transporteurs en échange de produits. Les ouvriers des industries ainsi que les ingénieurs doivent prendre possession des usines et faire de même que les paysans, continuer et intensifier le travail pour la communauté, transformant le paysage industriel de a fabrication de choses inutiles en choses dont tout le monde a besoin. Que les cheminots continuent de travailler aux chemins de fer, mais pour la communauté, cette communauté de travailleurs volontaires, localement élus et contrôlés par les masses, doivent saisir tous les logements disponibles et donner un toit à tout le monde. Que d’autres comités d’organisation, toujours sous contrôle des masses, organisent la distribution de la nourriture et des articles, produits, ustensiles nécessaires à la vie quotidienne de chacun. Que tous les bourgeois capitalistes rentiers et autres soient placés dans la société pour y être immergés et intégrés, au sein de cette ancienne masse prolétarienne et qu’ils travaillent en son sein afin de pouvoir vivre selon leurs besoins et qu’ils jouissent des mêmes bénéfices sociaux que tout le monde.

Tout ceci doit se faire rapidement, le même jour que la victoire insurrectionnelle ou le lendemain, sans attendre d’ordres de “comités centraux” ou autres autorités néfastes.

C’est ce que veulent les anarchistes et ceci se produirait de fait naturellement si la révolution était une véritable révolution sociale et ne se limitait pas à de simples changements cosmétiques de politique, qui, après quelques convulsions, nous ramèneraient exactement au point de départ.

Soit la classe bourgeoise est rapidement dépossédée de son pouvoir économique et politique ou elle reprendra bientôt le pouvoir que l’insurrection lui a ôté. Pour arracher le pouvoir économique de la bourgeoisie, il est vital et nécessaire d’organiser immédiatement un nouvel ordre économique fondé sur la justice et l’égalité. Les servies économiques, du moins les plus importants n’admettent aucune interruption et doivent être satisfaits rapidement. Les soi-disants “comités centraux” soit ne font rien ou commencent à agir lorsque leur travail n’est plus utile.

En opposition aux anarchistes, bien des révolutionnistes n’ont aucune confiance dans le pouvoir constructeur des masses, ils pensent être en possession de recettes infaillibles pour un bonheur universel ; is ont peur d’une possible réaction ; ils ont souvent plus peur de la concurrence des autres partis et des autres “écoles” des réformistes sociaux et ils veulent donc posséder eux-mêmes tout le pouvoir et remplacer le gouvernement “démocratique” d’aujourd’hui par un gouvernement dictatorial.

Ils veulent dire dictature, mais qui seraient les dictateurs ? Bien entendu ils pensent aux chefs de leur parti. Ils utilisent toujours le terme de “dictature du prolétariat”, soit par habitude ou par un désir conscient d’échapper aux explications, mais ceci est aujourd’hui une farce exposée au grand jour.

Voici l’explication de Lénine ou de quiconque l’écrivit pour lui :

“La dictature veut dire le renversement de la bourgeoisie au moyen d’une avant-garde révolutionnaire (qui est plus révolution que dictature), ce par contraste avec la notion qu’on devrait d’abord sécuriser une majorité par le vote électoral. Au moyen de la dictature, la majorité est obtenue, pas la dictature au moyen de la majorité.”

(Bien, mais si nous avons une minorité qui doit gagner une majorité après avoir saisi le pouvoir, parler de la dictature du prolétariat est un mensonge, le prolétariat étant de facto la majorité.)

La dictature veut dire l’utilisation de la violence et de la terreur.” (par qui et contre qui ?) Car si on suppose que la majorité est hostile et, en accord avec la logique de la dictature, cela ne peut pas être la masse mettant les mains sur les biens et moyens de production, la violence et le terreur doivent donc être celles déployées contre ceux qui ne plient pas aux volontés des dictateurs, exercées par des sbires à leur service.

La liberté de la presse et d’association reviendrait à autoriser la bourgeoisie à empoisonner l’opinion publique.” (donc après l’installation de la dictature du prolétariat, qui est supposée être constituée de la totalité des travailleurs, il y aura toujours une bourgeoisie qui, au lieu de travailler avec ses pairs, aura les moyens donc “d’empoisonner l’opinion publique” et une opinion publique ouverte à l’empoisonnement et séparée des prolétaires, qui mettrait en place la dictature ? Il y aurait des censeurs très puissants qui détermineraient ce qui peut être publié et ce qui ne le peut pas et des préfets auxquels il faudrait demander l’autorisation de publication et de tenir une réunion. Inutile de parler donc de la liberté qui serait accordée à ceux qui ne seraient pas de loyaux sujets des dirigeants du jour…

Seulement après l’expropriation des propriétaires, seulement dans le sillage de la victoire, le prolétariat gagnera t’il les masses de la population, qui jusqu’ici suivait la bourgeoisie.” Une fois de plus nous devons demander : qu’est-ce que c’est que ce prolétariat si ce n’est pas la masse de ceux qui travaillent ? Est-ce que le prolétariat veut donc dire ceux qui appartiennent à un certain parti, plutôt que ceux qui ne sont pas propriétaires ? Laissons donc ce faux terme de “dictature du prolétariat”, qui mène à tant de malentendus et parlons de dictature pour ce qu’elle est, c’est à dire la domination absolue d’un ou de plusieurs individus qui, avec le soutien d’un parti politique ou d’une armée ou des deux, deviennent le ou les maîtres du corps social et imposent leur volonté “avec violence et terreur”.

Leur volonté peut dépendre de la qualité de ceux qui détiennent le pouvoir. Dans notre cas, ce serait a volonté des communistes, c’est à dire une volonté inspirée par le bien commun.

Ceci est déjà bien douteux, parce que la règle veut que ceux qui sont les plus qualifiés pour saisir les rênes du pouvoir ne sont pas les plus sincères et les plus dévoués des amis de la case publique et lorsque la soumission à un gouvernement est prêchée aux masses, ceci ne peut que paver le chemin d’intrigants et d’ambitieux.

Mais supposons que les nouveaux dirigeants, les dictateurs qui mettraient en pratique les buts de la révolution, soient de véritables communistes, zélés, convaincus que le bonheur de l’humanité dépend de leur ardeur au travail et de leur énergie. Ils pourraient bien être des hommes du style de Torquemada ou Robespierre, qui, pour un bon objectif, au nom de la sauvegarde privée ou publique, étranglerait toute voix discordante, détruiraient tout souffle de vie libre et spontanée et seraient pourtant impuissants à résoudre les problèmes pratiques qu’ils retirent d’une gestion compétente des parties impliquées elles-mêmes, ils devront volontairement ou non, céder à ceux qui restaureront le passé.

Les justifications principales de la dictature sont les soi-disantes incapacité des masses et nécessité de défendre la révolution contre les tentatives réactionnaires.

Si les masses étaient vraiment un troupeau de moutons imbéciles incapables de vivre sans la direction d’un berger, si une minorité suffisante et consciente capable de transporter les masses par la persuasion et l’exemple n’existait déjà pas, alors nous serions capables de comprendre le point de vue des réformistes qui ont peur d’une montée populaire et pense qu’ils pourront, petit à petit, petites réformes après petites améliorations, minimiser l’état bourgeois et préparer le chemin du socialisme ; nous serions capables de comprendre les éducationnistes qui, sous-estimant l’influence de l’environnement, espèrent changer la société en changeant au préalable les individus ; mais nous ne pouvons pas comprendre les partisans de la dictature qui veulent éduquer et soulever les masses “par la violence et la terreur” devant ainsi utiliser des gendarmes et des censeurs comme facteurs principaux d’éducation.

En réalité, personne ne pourrait être en position d’établir une dictature révolutionnaire si le peuple n’avait pas au préalable fait la révolution, montrant par là même qu’il est capable de la faire et dans ce cas, la dictature ne pourrait que marcher sur la gorge de la révolution, la faire changer de chemin, l’étrangler et la tuer. 

Marx_worker

NdT : cf la révolution russe et l’écrasement par le parti “communiste” bolchévique lénino-trotskiste de la véritable révolution sociale des soviets, c’est à dire des assemblées du peuple et des travailleurs, soviets dont le premier fut mis en place dès 1905 à St Petersbourg en grande partie par les anarchistes. L’année ou Malatesta écrit ce texte, 1921, le fascisme rouge du capitalisme d’état à la solde de la City de Londres et de Wall Street, emmené par Lénine et Trotski, réprimera dans le sang la rébellion et révolution sociale de Cronstadt. Il en ira de même dans la guerre acharnée des bolchéviques contre les anarchistes paysans ukrainiens de Makhno entre 1918 et 1923…

Dans une révolution politique ne proposant que de renverser le gouvernement tout en laissant intacte l’organisation sociale existante, ceci laisse la porte ouverte pour une dictature à saisir le pouvoir, de placer ses hommes aux postes des fonctionnaires destitués et organiser un nouveau régime depuis le haut de la même structure.

Mais dans une révolution sociale où toutes les fondations de la vie sociale existante sont jetées, où la production doit être très rapidement réétablie pour le bénéfice direct des travailleurs, où la distribution des biens et denrées doit être immédiatement régulée en accord avec la justice sociale, une dictature ne peut rien faire. Ou bien les gens suffiront à leurs besoins par et pour eux-mêmes dans les communautés variées de la société ou la révolution sera un échec.

NdT : comme le fut au final la révolution russe de 1917… Disons aussi ici qu’en 1920, les conseils ouvriers italiens du nord de l’Italie avaient expropriés les bourgeois des usines et menés les prémices d’une révolution sociale qui commença à s’étendre au reste de l’Italie. Le mouvement fut trahit… par le parti communiste italien, qui fit des promesses qu’il savait ne pouvoir jamais tenir pour remettre les ouvriers au travail dans les conditions préalables. Une fois de plus, les « communistes » autoritaires d’état ont trahi la révolution, comme ils le feront encore en 1936 en Espagne.  La bourgeoisie fit tellement dans son froc qu’elle finira par mettre Mussolini au pouvoir en Italie pour la protéger, confirmant ainsi le dernier paragraphe du présent texte de Malatesta.

Peut-être qu’au fond (et certains le disent maintenant ouvertement) les supporters de la dictature ne veulent rien d’autre qu’une révolution politique à court terme, en d’autres termes, ils voudraient prendre le pouvoir et c’est tout ; puis progressivement changer la société au moyen de lois et de décrets. Dans ce cas, ils seraient probablement surpris de voir les autres se complaire dans le pouvoir plutôt qu’eux-mêmes et, en tous les cas, ils devraient par dessus tout, penser à lever une force armée (police), requise s’ils veulent imposer leurs propres lois. Dans le même temps, la bourgeoisie continuerait à détenir la richesse et une fois passée le point critique de la colère du peuple, préparerait sa riposte, infiltrerait la police de ses agents, exploiterait la gêne et la désillusion de ceux qui avaient espérer voir un paradis terrestre se mettre en place vaincre contre les dictateurs ou les remplacer par des hommes à elle.

Cette peur de la réaction, utilisée pour justifier le système dictatorial, surgit du fait de la prétention de faire une révolution alors qu’une classe de privilégiés, capable de récupérer le pouvoir, est permise de continuer d’exister.

Si au contraire, le commencement est fait de l’expropriation totale, alors une classe bourgeoise ne peut plus exister (NdT : pourvu que soit aussi abolis la marchandise, l’argent et le salariat dans le même temps…) et les forces vives du prolétariat, toutes les capacités existantes, seront pleinement employées à la reconstruction sociale.

Après tout, dans un pays comme l’Italie (appliquer ces remarques au pays dans lequel nous travaillons) dans lequel les masses sont bien pénétrées de l’instinct rebelle et libertaire, où les anarchistes représentent une force considérable par l’influence qu’ils peuvent exercer séparés de leurs organisations, une tentative de dictature ne pourrait se faire sans provoquer une guerre civile entre travailleurs et travailleurs et ne pourrait avoir de succès à moins que ce ne soit par des moyens tyranniques les plus féroces.

En ce cas, adieu au communisme !

Il n’y a qu’un seul chemin de salut : LIBERTÉ !

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

R71slogan

Escroquerie COVID19, injections OGM mortelles et assassinat de masse… Des chiffres et des dégâts

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Tout ça n’est que la partie émergée de l’iceberg, nous sommes loin, très loin des chiffres réels, mais déjà rien que ça aurait déjà du suffire depuis un bail à tout faire arrêter si le but était vraiment la santé et la sécurité des peuples. Là encore, on est loin, très loin du compte.
Il est grand temps de comprendre que nous sommes depuis le début de cette vaste escroquerie COVID19, les victimes d’une attaque planétaire contre les peuples. Il s’agit là d’un assassinat de masse sur le court et moyen terme.
Toujours la question à 5 balles les gars : quand assez est-il assez ?…
~ Résistance 71 ~
15 janvier 2022

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voir notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

« Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique » Robert F. Kennedy Jr (chapitre 5)

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RFK_RealFauci

Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique

Larges extraits

Robert F. Kennedy Jr

Skyhorse Publishing, novembre 2021, 450 pages

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Janvier 2022

La présentation de ce projet de traduction (Résistance 71)

Introduction

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 6

Chapitre 5 Les hérésies du VIH

NdT : Ce chapitre explique les différentes théories prouvant la supercherie des dr Fauci et dr Robert Gallo, nous en traduirons quelques éléments marquants mais référons les lecteurs à la lecture complète du chapitre, qui est très instructive sur le sujet mais qui à notre sens n’ajoute rien à ce qui a déjà été préalablement dit sur cette affaire de SIDA et de la fourberie de Fauci et autres sbires du système médico-pharmaceutico-industriel. Une emphase est mise dans ce chapitre sur la critique de célèbre Dr Peter Duesberg.

“Un homme vivant en dehors du cercle des illusions qui emprisonne la plupart des humains, a une question pour quiconque il rencontre, question habituellement silencieuse : ‘Pouvez-vous sortir de vous-même ne serait-ce que pour un fragment de seconde afin d’entendre quelque chose que vous n’avez jamais entendu auparavant ?’ Ceux qui apprennent à écouter entreront dans un monde nouveau.”
~ Khalil Gibran ~

J’ai longuement hésité à inclure ce chapitre dans ce livre parce que tout questionnement de l’orthodoxie disant que le virus VIH est la seule cause du SIDA demeure une hérésie impardonnable, voire même dangereuse, parmi le cartel médical régnant et ses larbins des médias. Mais on ne peut pas écrire un bouquin sur Anthony Fauci sans toucher à la controverse scientifique acceptée et fascinante sur ce qu’il considère comme “le plus grand accomplissement” de “sa vie de travail”.

Pour commencer, je veux clarifier une chose : je ne prend aucune position sur la relation entre le VIH et le SIDA. J’inclus cette histoire parce qu’elle fournit un excellent cas d’étude illustrant comment, quelques quatre cents ans après Galilée, la politique et le pouvoir continuent de dicter le soi-disant “consensus scientifique” plutôt que l’empirisme, la pensée critique ou les étapes bien établies de la méthode scientifique. C’est un danger à la fois pour la démocratie et la santé publique lorsqu’une sorte de foi religieuse dans des déclarations d’autorité, supplante l’observation disciplinée, les preuves rigoureuses et les résultats d’expériences qu’on puisse dupliquer comme la source de la “vérité” dans le domaine médical.

Alors que le consensus peut être un admirable objectif politique, il est l’ennemi de la science et de la vérité. Le terme de “science définitive” est un oxymore. L’admonestation que nous est faite de “devoir faire confiance aux experts” est un tropisme autoritaire. La science est en rupture constante, elle est irrévérencieuse, dynamique, rebelle, et démocratique. Le consensus et l’appel à l’autorité que ce soit le CDC, l’OMS, Bill Gates, Anthony Fauci ou le Vatican sont des caractéristiques religieuses et non pas scientifiques. La science est tumulte. La vérité empirique vient souvent de sols retournés et agités du débat. Le doute, le scepticisme, le questionnement et le désaccord en sont les engrais. Chaque grande avancée scientifique dans l’histoire, chaque idée transformatrice, de l’évolution à la relativité en passant par l’hélio-centrisme, a rencontré un ridicule initial de la part de la clique du “consensus scientifique” du moment. Comme le dit si bien le romancier et médecin Michael Crichton :

Le consensus fait partie du domaine de la politique. La science, au contraire, ne demande qu’un seul chercheur ait raison, ce qui veut qu’il ou elle possède des résultats vérifiables en référence au monde réel. En science, le consensus ne veut absolument rien dire. Les plus grands scientifiques de l’histoire sont justement “grands” parce qu’ils ont échappé et ont refusé tous les “consensus” de leur temps. Le consensus n’existe pas en science. De fait, si c’est un consensus, alors ce n’est pas de la science. Si c’est de la science, alors il n’y a pas de consensus. Point barre.

[…]

Durant les 36 années depuis que les dr Fauci et Gallo ont initialement affirmé que le virus du VIH était la seule cause du SIDA, personne n’a pu faire référence à une étude qui démontre leur hypothèse en utilisant des preuves scientifiques acceptées. Le fait que le dr Fauci a obstinément refusé de décrire une base scientifique convaincante pour étayer sa proposition, ou de simplement débattre sur le sujet avec quiconque de critique et de qualifié sur le sujet, incluant quelques prix Nobel qui exprimèrent leur scepticisme, ne fait que rendre encore plus important le fait de donner de l’air frais et de la lumière à ces voix du désaccord.

[…]

Le 28 février 1994, dans un numéro du New York Native, Neenyah Ostrom écrivit un éditorial intitulé : “La canonisation d’Anthony Fauci” dans lequel il disait : “Anthony Fauci, l’homme qui a tant brouillé et mal dirigé la recherche américaine sur le SIDA, que 13 années dans cette épidémie, il n’y a toujours aucune idée claire sur sa patho-génèse et toujours pas de traitement efficace, a été récemment plébiscité jusqu’à une quasi-sainteté, une fois de plus par le New York Times.

Au lieu de répondre aux critiques en répondant à des questions de sens-commun. Le dr Fauci a cultivé toute une théologie qui dénonce le questionnement sur son orthodoxie comme étant irresponsable, mal informée et comme dangereuse hérésie. Il est axiomatique que la démocratie américaine fleurit sur le libre flot de l’information et abhorre la censure. Ainsi donc, la capacité extraordinaire du dr Fauci de réduire au silence, de censurer, de ridiculiser, de débudgétiser et de ruiner sans vergogne tout désaccord important, semble bien plus compatible avec l’inquisition espagnole ou le sytème soviétique et autre système totalitaire. Aujourd’hui, “Le premier amendement [NdT: libre pensée, libre parole] ne s’applique pas au dr Fauci” dit Charles Ortleb. “Tout scientifique qui dispute sa cosmologie officielle ou tout canon promouvant l’orthodoxie voulant que le VIH soit la seule et unique cause du SIDA, est un homme mort en termes de récompenses et soutien de la science.

[…]

Donc, sans tenter de tirer des conclusions sur les disputes sous-jacentes sur la théorie VIH/SIDA, il vaut cependant la peine de faire un inventaire des armes utilisées par le dr Fauci durant sa lutte initiale pour construire et fortifier une “théologie scientifique”.

Le défi le plus puissant, le plus influent et le plus persistant à la thèse VIH/SIDA, provient du Dr Peter Duesberg, qui en 1987, avait la réputation d’être le rétro-virologiste le plus qualifié et reconnu au monde. De manière spécifique, le Dr Duesberg accuse le dr Fauci de commettre un assassinat de masse avec l’AZT, cette décoction chimique mortelle qui d’après Duesberg, cause, et ne guérit jamais, les constellations de suppression immunitaire que nous appelons maintenant “SIDA”. Mais la critique de Duesberg va plus profondément que sa révulsion de l’AZT. Duesberg argumente que le VIH ne cause pas le SIDA mais n’est qu’un “passager libre” ce qui est commun dans des populations à haut-risque qui souffre de suppression immunitaire à cause d’une exposition à l’environnement. Alors que le VIH peut bien être sexuellement transmissible, Duesberg argumente que le SIDA ne l’est pas. Duesberg dit que le VIH est visible chez des millions de personnes saines qui ne développent aucun symptôme du SIDA. Il y a aussi des milliers de malades du SIDA qui ne démontrent aucune infection au VIH. Le dr Fauci n’a jamais été capable d’expliquer ces phénomènes, qui sont inconsistants avec la pathogénèse de n’importe quelle autre maladie infectieuse.

[…]

Avant d’avancer sa propre théorie sur l’étiologie du SIDA, Duesberg a énoncé méthodologiquement les erreurs de logique dans l’hypothèse du dr Fauci sur le VIH/SIDA dans un article fondamental datant de 1987 dans la revue Cancer Research. Celui-ci n’a jamais répondu aux questions de bons sens du Dr Duesberg.

Dans le livre qui s’ensuivit “Inventer le virus du SIDA”, Duesberg, tout au long de 724 pages passionnantes, étend sa dissection des erreurs dans l’hypothèse et énonce sa propre explication sur l’étiologie du SIDA.

[NdT : s’ensuit ici toute une historique de l’affaire, passionnante mais fastidieuse, à lire dans le livre de RFK Jr…]

Le prix Nobel de biochimie, le Dr Kary Mullis, nota : “Le VIH n’est pas d’un seul coup sorti de la forêt tropicale d’Haïti ; il a juste atterri dans les mains de Robert Gallo alors que celui-ci se cherchait une nouvelle carrière.” Duesberg déclara plus tard : “Il a volé les faux diamants de Luc Montagnier.

[…]

De fait, l’annonce de Gallo fut une véritable aubaine pour Anthony Fauci. Épingler l’épidémie de SIDA sur un virus lui permettait de détourner une rivière cascadant de l’argent de la recherche sur le SIDA du NCI vers les coffres débordant du NIAID.

Le dr Fauci ouvrit alors les vannes du fric du NIAID pour développer un nouvel antiviral contre le VIH. Il ouvrit les portes du chenil de ses chiens de garde PI afin qu’ils concoctent et testent de nouveaux médicaments qui tueraient le virus. De manière tout à fait remarquable, le dr Fauci n’a jamais financé une seule étude explorant le fait de savoir si le VIH causait effectivement le SIDA.

[…]

Le Dr Kary Mullis connaissait les effets du financement du NIH qui scellait le dogme officiel. “Tous les vieux chasseurs de virus du NCI apposèrent de nouveaux panneaux sur leur porte et devinrent des chercheurs sur le SIDA. Le président Reagan envoya un milliard de dollars pour commencer,” nota Mullis qui avait eu le prix Nobel de chimie en 1993 pour son invention de la “réaction en chaîne polymérase” ou technique PCR. “Et soudainement, tous ceux qui pouvaient affirmer être une sorte de scientifique médical et qui n’avaient plus grand chose à faire ces derniers temps, se retrouvèrent embauchés à temps plein.”

[…]

Le bataillon de scientifiques du dr Fauci mirent en place un très large programme de test VIH utilisant de manière généralisée des tests PCR capables d’amplifier des milliards de fois d’infinitésimales quantité de bande ARN/ADN dans des débris morts depuis longtemps. Le test PCR ne pouvait pas identifier l’infection active au VIH. Mullis, qui inventa le test [NdT : ou plutôt la technique de reproduction par amplification de petits échantillons ARN/ADN] fit remarquer que le PCR était capable de trouver des signaux de VIH dans de larges segments de la population qui ne souffrait d’aucune menace du VIH et qui n’avait aucun virus VIH vivant dans leurs corps. Les chercheurs trouvèrent naturellement  des détritus d’ADN viral du VIH chez des personnes ayant une constellation d’autres maladies. Toutes ces maladies sans aucun rapport se retrouvèrent bientôt incorporées sous l’ombrelle bien utile des définitions du SIDA.

[…]

Le test VIH n’a jamais été validé” a dit Kary Mullis. “Il ne montre pas une infection ; il montre des particules virales qui peuvent exister chez des millions de personnes.” A la fin des années 80, l’acerbe et sardonique Mullis devint le plus virulent des critiques de Gallo et Fauci, en fait, il les tourna en ridicule. Mullis ajouta : “Avec la méthode PCR voyez-vous,  ce n’est pas un virus qui peut être détecté mais des traces infimes de gènes ARN/ADN, quant à savoir si elles proviennent d’un certain virus ou d’une autre contamination demeure absolument obscur.

[NdT: s’ensuit ici une explication très intéressante mais très technique sur le rapport VIH/SIDA et le problème du SIDA sans le VIH… passionnant, à lire dans le bouquin néanmoins.]

Peter Duesberg m’a dit ceci : “Si le VIH causait des infections, vous n’auriez pas besoin d’un PCR, d’une machine qui multiplie des segments génétiques du VIH un milliard de fois pour voir ’si une personnes est ‘infectée’.’ L’infection serait aussi évidente qu’une infection de la grippe ou de la polio. Le corps du malade serait littéralement envahi de microbes.

[…]

Mon but ici n’est pas de prendre parti, encore moins de résoudre la dispute qui a jusqu’ici défié toute résolution depuis des décennies ; mais plutôt de partager quelque chose que peu de personnes ont été permises de savoir : à savoir qu’il y a dispute, contentieux et que Tony Fauci n’a aucunement permis toute étude qui pourrait résoudre cette affaire. Mon espoir demeure en faisant la chronique du rôle de Tony Fauci en tant que grand-prêtre d’une orthodoxie qui soutient aujourd’hui une entreprise commerciale mondiale représentant des milliards de dollars de revenus. Au fil des années, le dr Fauci a paré, échappé au débat scientifique et transformé des théories en un dogme quasi-religieux tout en punissant, réduisant au silence tout désaccord de la même manière que l’inquisition punissait l’hérésie. Le médecin chef de l’Amérique n’a jamais donné au contribuable américain, ou aux malades du SIDA, dont 53% aux Etats-Unis sont des personnes de couleur, la moindre preuve que l’AZT ou les antiviraux qui lui ont succédé fournissent un impact favorable sur la mortalité. Il semble opportun et juste, sinon dangereux, de demander cette preuve.

tic-tac-tic-tac

Non ! Nous ne nous soumettrons pas ! 3ème partie

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Arupestre

Résistance 71

12 janvier 2022

On l’aime bien celle-là !…

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Non ! Nous ne nous soumettrons pas ! 2ème partie : De Gaulois réfractaires à Communards et Gilets Jaunes !

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EN IMAGES !

 

Résistance 71

 

11 janvier 2022

 

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« La question sociale est une question agraire » 
~ Gustav Landauer ~

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Gouvdisparition

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Vive la Commune Universelle…
de notre humanité enfin réalisée !…

 

NON ! Nous ne nous soumettrons pas ! 1ère partie

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Résistance 71 avec Jo et Rien

10 janvier 2022

En images !

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3 janvier 2020-3 janvier 2022, assassinat de Qassem Soleimani : deux ans après son esprit se déploie toujours (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 9 janvier 2022 by Résistance 71

soleimani-mahdi

Commémoration de l’assassinat du grand résistant Qassem Soleimani le 3 janvier 2020 à l’aéroport de Bagdhad par des missiles américains sur ordre de l’ordure impérialiste en chef du moment, le président yankee Donald Trump.
Soleimani était un grand penseur et stratège dont l’héritage et l’esprit perdureront indubitablement dans le temps.
~ Résistance 71 ~

Deux ans après, l’esprit de Soleimani se déploie

Pepe Escobar

6 janvier 2022

Source: https://www.mondialisation.ca/deux-ans-apres-lesprit-de-soleimani-se-deploie/5663890

Il y a deux ans, les années 2020 ont commencé par un meurtre.

Aéroport de Bagdad, 3 janvier, 00h52. L’assassinat du général de division Qassem Soleimani, commandant de la Force Quds du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), et d’Abu Mahdi al-Muhandes, commandant adjoint des forces irakiennes Hashd al-Shaabi, par des missiles AGM-114 Hellfire à guidage laser lancés depuis deux drones américains MQ-9 Reaper, était un acte de guerre.

Cet acte de guerre a donné le ton de la nouvelle décennie et a inspiré mon livre « Raging Twenties : Great Power Politics Meets Techno-Feudalism », publié un an plus tard.

Les frappes de drones à l’aéroport de Bagdad, directement approuvées par le président américain de l’époque, Donald Trump, étaient unilatérales, non provoquées et illégales : un acte impérial conçu comme une provocation brutale capable de déclencher une réaction iranienne qui serait ensuite contrée par la « légitime défense » américaine, présentée comme une « dissuasion ».

Appelez cela une forme perverse de double down, de false flag inversé.

Le barrage narratif impérial l’a présenté comme un « assassinat ciblé » : une opération préventive visant à écraser la planification présumée par Soleimani d’« attaques imminentes » contre des diplomates et des troupes américaines.

Aucune preuve n’a été fournie à l’appui de cette affirmation. Et le premier ministre irakien de l’époque, Adel Abdul-Mahdi, a présenté devant le Parlement le contexte ultime : Soleimani, en mission diplomatique, avait embarqué sur un vol régulier de l’Airbus A320 de Cham Wings entre Damas et Bagdad. Il était impliqué dans des négociations complexes entre Téhéran et Riyad, avec le Premier ministre irakien comme médiateur, et tout cela à la demande du président Trump.

Ainsi, la machine impériale – se moquant comme d’une guigne du droit international – a assassiné un envoyé diplomatique de facto. En fait deux envoyés, car al-Muhandis avait les mêmes qualités pour le commandement que Soleimani – promouvant activement la synergie entre le champ de bataille et la diplomatie – et était absolument irremplaçable en tant qu’articulateur politique clé en Irak.

L’assassinat de Soleimani avait été « encouragé » depuis 2007 par les néo-cons américains – qui ignorent tout de l’histoire, de la culture et de la politique de l’Asie occidentale – et par les lobbies israélien et saoudien. Les administrations Bush Jr. et Obama y avaient résisté, craignant une escalade inévitable. Trump ne pouvait pas voir la situation dans son ensemble et ses ramifications désastreuses lorsqu’il n’avait que des Israéliens de la variété de Jared-of-Arabia Kushner pour lui souffler à l’oreille, en tandem avec son proche ami le prince héritier saoudien Muhammad bin Salman (MbS).

La réponse iranienne mesurée à l’assassinat de Soleimani a été soigneusement calibrée pour éviter une surenchère impériale vengeresse et sans retenue : des frappes de missiles de précision sur la base aérienne d’Ain al-Assad en Irak, contrôlée par les Américains. Le Pentagone a été prévenu à l’avance.

Pourtant, c’est précisément cette réponse mesurée qui a changé la donne. Le message de Téhéran indiquait clairement que l’époque de l’impunité impériale était révolue : nous pouvons frapper vos ressources n’importe où dans le golfe Persique et au-delà, au moment de notre choix.

C’est donc le premier « miracle » que l’esprit de Soleimani a engendré : les frappes de missiles de précision sur Aïn al-Assad représentaient avec éclat une puissance de rang moyen, affaiblie par les sanctions et confrontée à une crise économique/financière massive, qui répondait à une attaque unilatérale en ciblant des actifs impériaux faisant partie de l’Empire aux bases tentaculaire.

C’était une première mondiale, du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Et cela a été clairement interprété en Asie de l’Ouest et dans de vastes pans du Sudcomme une percée fatale dans l’armure hégémonique du prestige américain, vieille de plusieurs décennies. »

Évaluer la situation dans son ensemble

Tout le monde, non seulement le long de l’Axe de la Résistance – Téhéran, Bagdad, Damas, Hezbollah – mais aussi à travers le Sud global, sait comment Soleimani a dirigé la lutte contre Daesch en Irak de 2014 à 2015, et comment il a contribué à la reprise de Tikrit en 2015.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans une interview extraordinaire, soulignait la « grande humilité» de Soleimani, même « avec les gens du peuple, les gens simples ». Nasrallah a raconté une histoire essentielle pour situer le modus operandi de Soleimani dans la guerre réelle – et non fictive – contre le terrorisme, qui mérite encore d’être citée intégralement deux ans après son assassinat :

« À cette époque, Hajj Qassem a voyagé de l’aéroport de Bagdad à celui de Damas, d’où il est venu (directement) à Beyrouth, dans la banlieue sud. Il est arrivé chez moi à minuit. Je me souviens très bien de ce qu’il m’a dit : « A l’aube, tu dois me fournir 120 commandants d’opérations (du Hezbollah) ». J’ai répondu : « Mais Hajj, il est minuit, comment puis-je vous fournir 120 commandants ? » Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution si nous voulions lutter (efficacement) contre Daesch, défendre le peuple irakien, nos lieux saints [5 des 12 imams du chiisme duodécimain ont leurs mausolées en Irak], nos Hawzas [institutions éducatives islamiques], et tout ce qui existait en Irak. Nous n’avions pas le choix. Je n’ai pas besoin de combattants. J’ai besoin de commandants opérationnels [pour superviser les Unités de mobilisation populaire (UMP) irakiennes]. C’est pourquoi dans mon discours [sur l’assassinat de Soleimani], j’ai dit que pendant les quelque 22 années de notre relation avec Hajj Qassem Soleimani, il ne nous avait jamais rien demandé. Il ne nous a jamais demandé quoi que ce soit, pas même pour l’Iran. Oui, il ne nous adressé une requête qu’une seule fois, et c’était pour l’Irak, quand il nous a demandé ces (120) commandants d’opérations. Il est donc resté avec moi, et nous avons commencé à contacter nos frères (du Hezbollah) un par un. Nous avons pu faire venir près de 60 commandants d’opérations, dont certains frères qui étaient sur les lignes de front en Syrie, et que nous avons envoyés à l’aéroport de Damas [pour attendre Soleimani], et d’autres qui étaient au Liban, et que nous avons réveillés de leur sommeil et amenés [immédiatement] de leur maison, car le Hajj a dit qu’il voulait les emmener avec lui dans l’avion qui le ramènerait à Damas après la prière de l’aube. Et effectivement, après avoir prié ensemble la prière de l’aube, ils se sont envolés pour Damas avec lui, et Hajj Qassem a voyagé de Damas à Bagdad avec 50 à 60 commandants du Hezbollah libanais, avec lesquels il est allé sur les lignes de front en Irak. Il a dit qu’il n’avait pas besoin de combattants, car, Dieu merci, il y avait beaucoup de volontaires en Irak. Mais il avait besoin de commandants [aguerris] pour diriger ces combattants, les former, leur transmettre leur expérience et leur expertise, etc. Et il n’est pas parti avant d’avoir reçu ma promesse que dans les deux ou trois jours, je lui aurais envoyé les 60 commandants restants ».

Un ancien commandant sous les ordres de Soleimani que j’ai rencontré en Iran en 2018 nous avait promis, à moi et à mon collègue Sebastiano Caputo, qu’il essaierait d’organiser une interview avec le général de division – qui ne parlait jamais aux médias étrangers. Nous n’avions aucune raison de douter de notre interlocuteur – donc jusqu’à la dernière minute, pour Bagdad, nous faisions partie de cette liste d’attente sélective.

Quant à Abu Mahdi al-Muhandes, tué côte à côte avec Soleimani dans les frappes de drones de Bagdad, j’étais avec la journaliste Sharmine Narwani et un petit groupe qui ont passé un après-midi avec lui dans une maison sécurisée à l’intérieur – et non à l’extérieur – de la zone verte de Bagdad en novembre 2017. Mon rapport complet se trouve ici.

Soleimani a peut-être été une superstar révolutionnaire – beaucoup à travers le Sud global le considèrent comme le Che Guevara de l’Asie occidentale – mais derrière plusieurs couches de mythe, il était surtout un rouage assez articulé d’une machine très articulée.

Des années avant son assassinat, Soleimani avait déjà envisagé une inévitable « normalisation » entre Israël et les monarchies du golfe Persique.

Dans le même temps, il était également très conscient de la position adoptée par la Ligue arabe en 2002 – partagée, entre autres, par l’Irak, la Syrie et le Liban – selon laquelle cette « normalisation » ne peut même pas commencer à être discutée sans un État palestinien indépendant et viable dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Soleimani a vu la situation dans toute l’Asie occidentale, du Caire à Téhéran, du Bosphore au Bab-al-Mandeb. Il avait certainement calculé l’inévitable « normalisation » de la Syrie dans le monde arabe, ainsi que le calendrier suivi par l’Empire du Chaos pour abandonner l’Afghanistan – mais probablement pas l’ampleur de cette retraite humiliante – et la manière dont cela reconfigurerait tous les paris de l’Asie occidentale à l’Asie centrale.

Il n’est pas difficile de voir que Soleimani envisageait déjà ce qui s’est passé le mois dernier. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, s’est rendu à Dubaï et a signé plusieurs accords commerciaux d’une grande portée politique, enterrant en quelque sorte une rivalité viscérale entre sunnites.

Mohammad bin Zayed (MbZ) d’Abu Dhabi semble parier simultanément sur un accord de libre-échange entre Israël et les Émirats et sur une détente avec l’Iran. Son conseiller en matière de sécurité, Sheikh Tahnoon, a rencontré le président iranien Raisi à Téhéran à la mi-décembre et a même discuté du Yémen.

Mais la question clé de toutes ces tractations est la percée d’un couloir de transit terrestre qui permettrait de circuler entre les EAU, l’Iran et la Turquie.

Pendant ce temps, le Qatar – interlocuteur privilégié de la Turquie et de l’Iran – participe au financement des coûts de l’administration de Gaza, dans un équilibre délicat avec Israël qui rappelle un peu le rôle similaire joué par Doha dans les négociations entre les États-Unis et les Taliban.

Ce que Soleimani n’a pas pu accomplir, aux côtés d’al-Muhandes, c’est le traçage d’une voie viable pour l’Irak après l’inévitable retraite impériale – même si leur assassinat a peut-être accéléré le mouvement populaire en faveur de l’expulsion définitive des Américains. L’Irak reste profondément divisé et otage de la petite politique provinciale.

Pourtant, l’esprit de Soleimani persiste lorsqu’il s’agit de l’Axe de la Résistance – Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth – confronté à une subversion impériale massive, il survit à tous les défis possibles.

L’Iran se consolide de plus en plus comme le nœud clé des nouvelles routes de la soie en Asie du Sud-Ouest : le partenariat stratégique Iran-Chine, stimulé par l’adhésion de Téhéran à l’OCS, sera aussi fort au niveau géoéconomique que géopolitiquement.

Parallèlement, l’Iran, la Russie et la Chine seront tous impliqués dans la reconstruction de la Syrie – avec des projets BRI allant de la voie ferrée Iran-Irak-Syrie-Méditerranée orientale jusqu’au gazoduc Iran-Irak-Syrie (dans un avenir proche), sans doute le facteur clé qui a provoqué la guerre par procuration américaine contre Damas.

Non, les missiles Hellfire ne sont pas les bienvenus.

= = =

Lecture complémentaire:

« Le Hezbollah son histoire de l’intérieur » Naïm Qassem

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« Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique » Robert F. Kennedy Jr (Chapitre 4)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 janvier 2022 by Résistance 71

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Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique

Larges extraits

Robert F. Kennedy Jr

Skyhorse Publishing, novembre 2021, 450 pages

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Janvier 2022

La présentation de ce projet de traduction (Résistance 71)

Introduction

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 4 Le modèle pandémique : le SIDA et l’AZT

“Les médecins ont besoin de trois qualifications : être capables de mentir et ne pas se faire prendre, prétendre être honnêtes et causer la mort sans aucun remord.”
~ Jean Froissart, historien français du XIVème siècle, auteur des “Chroniques” ~

Le processus d’agrément de l’AZT fut un galop d’essai pour Tony Fauci. Alors qu’il menait l’AZT au travers du terrain piégé de la réglementation, le dr Fauci fut le pionnier et perfectionna toute une batterie de pratiques de corruption, de mensonge et de harcèlement, de stratégies qu’il répèterait encore et encore et encore durant les trente-trois années qui suivirent, afin de transformer le NIAID en une véritable dynamo du développement médicamenteux.

Quand Tony Fauci entra dans l’univers des tests de médicaments des principal investigators (PI), une seule entreprise pharmaceutique, Burroughs Wellcome (prédécesseur de GlaxoSmithKline, GSK), avait un médicament candidat pour le test comme remède contre le SIDA, une décoxion hautement toxique, l’azidothymidine, connue sous le nom populaire d’AZT.

Des chercheurs financés par des fonds gouvernementaux développèrent l’AZT en 1964 comme chimiothérapie contre la leucémie. L’AZT est “un terminator de la chaîne ADN”, détruisant de manière aléatoire la synthèse ADN dans les cellules en cours de reproduction. Le développeur de l’AZT, Jerome Horwitz, théorisa que la molécule pourrait s’injecter dans les cellules et interférer avec la réplique de la tumeur. La FDA abandonna ce composant de chimiothérapie après qu’il fut prouvé inefficace contre les cellules cancéreuses et particulièrement meurtrier chez les souris de laboratoire. Les chercheurs du gouvernement trouvèrent la substance bien trop toxique, même pour des traitements de cancer en chimiothérapie de courte durée. Horwitz raconta que l’extrême toxicité de la substance faisait en sorte que cela n’était même pas la peine de la breveter.

[…]

Peu de temps après qu’une équipe du NIH ait identifié le VIH comme cause probable du SIDA en 1983, Samuel Broder, patron de l’Institut National contre le Cancer (NCI), une autre succursale du NIH, lança un projet d’étude d’agents antiviraux dans le monde comme traitement potentiel. En 1985, son équipe, avec des collègues de Duke University, trouvèrent que l’AZT tuait le VIH dans les tubes à essai.

L’étude du NCI inspira Burroughs Wellcome de ressortir l’AZT de l’oubliette où elle avait été jetée et la fit breveter comme remède anti-SIDA. Reconnaissant l’opportunité financière présentée par tous ces jeunes malades du SIDA et terrorisés à l’idée d’une mort certaine, le laboratoire pharmaceutique fixa le prix du traitement à 10 000 US$ et plus par an et par patient, faisant instantanément de l’AZT un des médicaments les plus chers de l’histoire pharmaceutique. Comme Burroughs Wellcome pouvait fabriquer l’AZT à très très bon marché par dose, le labo anticipa un jackpot.

[…]

Lorsque Fauci s’appropria le programme VIH pour son agence à l’encontre du NCI, le NIAID hérita de l’AZT. Ceci prouva être une irrésistible opportunité pour Fauci. Après tout, Burroughs Wellcome avait non seulement de l’avance sur le programme de médicament anti-SIDA, mais l’entreprise avait aussi une armée de  PI très expérimentés, ayant une grande expertise dans la gestion des obstacles complexes du système de régulation, ce que le dr Fauci n’avait pas encore maîtrisé.

[NdT : s’ensuivent ici plusieurs pages sur les turpitudes du processus d’agrément de l’AZT via les PI qui menèrent Fauci à devenir le “tsar du SIDA”, passionnant à lire à titre indicatif]

[…]

La grosse fumisterie [de conversion] de Fauci se termina au moment où la FDA approuva l’AZT.

Le dr Fauci avait alors plombé les comités clef de contrôle de l’approbation des médicaments au NIH et à la FDA en les bourrant de scientifiques de l’industries et du monde universitaire, ainsi que des médecins du système des PI. “Des scientifiques qui… ont fait toute leur carrière dans l’AZT… s’assirent dans des comités votant sur de potentiels concurrents commerciaux. Des scientifiques qui étaient financièrement impliqués avec Burroughs Wellcome et d’autres labos pharmaceutiques, en sont venus à dominer complètement le réseau des essais cliniques du gouvernement sur les médicaments.” nous dit Nussbaum.

Alors qu’ils étouffèrent activement des essais cliniques sur la pentamidine en aérosol et l’AL721, la cabale interne de Fauci graissait la patte, permettant ainsi à Burroughs Wellcome de sauter le processus des essais animaliers et de passer directement aux essais sur l’humain. Cette “omission” fut sans précédent dans l’histoire de la chimiothérapie, mais là encore ne fut que précurseur la décision de permettre au “vaccin” Pfizer / BioNTech anti-COVID19 de passer aux tests sur humains sans passer par le panel habituel de sécurité que constitue les tests animaliers. Les chercheurs du gouvernement avaient parfaitement évalué la toxicité effrayante de l’AZT, incluant les effets mortels dévastateurs sur les rongeurs au terme d’une exposition de longe durée au produit à doses minuscules. Ni le NIAID, ni Burroughs Wellcome n’avaient fait une étude de longue durée sur les animaux. Burroughs Wellcome finança les essais humains rapides et en accéléré du dr Fauci, fragmentant leurs groupes d’étude sur 12 villes en de petits groupes, rendant ainsi très difficile de détecter les signaux de sécurité négatifs.

En 1987, l’équipe du dr Fauci déclara l’étude sur l’humain un succès total et y mit un terme après 4 mois sur les 6 mois proposés de durée d’étude, un record de vitesse absolu pour un agrément de produit chimiopthérapique. Ces 4 mois furent bien trop courts pour pouvoir détecter les effets secondaires chez les patients prenant de l’AZT pendant des années, certains même à vie. Mais le dr Fauci argumenta que sa décision d’avorter l’étude était le seul choix éthique : après seize semaines, dix-neuf des sujets du groupe placebo de l’essai et seulement un du groupe AZT étaient morts, un résultat qui pouvait être tenu pour un extraordinaire 95% d’efficacité ! Le dr Fauci décida donc de déclarer au vu de ces résultats l’AZT comme sûre et efficace contre le SIDA. Plus important encore pour les actionnaires de Burroughs Wellcome, le dr Fauci donna le feu vert pour l’utilisation de l’AZT sur des personnes en bonne santé mais séropositives au VIH, c’est à dire des personnes asymptomatiques. A la suite de ces très brefs essais cliniques, la FDA accorda à l’AZT un agrément rapide et une Autorisation d’Utilisation d’Urgence (AUU) en mars 1987.

Pour le dr Fauci, la licence de la FDA fut un grand moment d’exaltation.

Le dr Fauci lança sa guerre éclair médiatique avec une action sans précédent : A 10 heures le matin suivant la réception dans la soirée des résultats de l’étude, il appela au téléphone des journalistes clef pour les avertir de son triomphe personnel. “Aucun directeur du NIH n’a fait lui-même une annonce majeure à la presse comme cela”, dit Nussbaum. Traditionnellement, le directeur du NIH a fait des annonces majeures, mais le dr Fauci n’avait aucune intention de partager cette gloire avec son patron nominatif, le directeur du NIH James Wyngaarden ni le secrétaire général des HHS, Otis Bowen. En faisant sa proclamation, Fauci utilisa le même truc qu’il avait vu utilisé par Robert Gallo durant son annonce prématurée liant le VIH et le SIDA. Cette annonce avait aussi brisé une autre tradition : historiquement, les agences n’annoncent pas les résultats d’essais cliniques avant que les données n’aient été évaluées par les pairs (peer-reviewed) et publiées de façon a ce que les journalistes et la communauté scientifique, puissent lire l’étude et puissent parvenir à leur propre conclusion sur ce que la science en dit. Gallo a inauguré la technique de la “science par communiqué de presse” quatre ans auparavant, lorsqu’il avait organisé une conférence de presse au HHS pour annoncer que la cause probable du SIDA avait été trouvée, un retrovirus qui serait plus tard nommé “Virus de l’Immuno-déficience Humaine “ ou VIH. La presse rapporta la découverte de Gallo en tant que fait scientifique, alors même que l’intéressé n’avait pas publié d’article peer-reviewed soutenant cette énorme assertion aux conséquences gigantesques. Voilà donc une innovation bien utile permettant aux régulateurs officiels de façonner et de contrôler le narratif émis au public et ce dès le départ. La science devenait ce que les régulateurs déclaraient être. Il n’y avait plus d’opportunité pour les journalistes ou la communauté scientifique de lire des données ambigües, de considérer une expertise contraire ou autre.

Le dr Fauci est devenu un véritable virtuose de cette technique, la mettant en valeur dans toute l’apogée de sa gloire durent l’annonce du 28 avril 2020 sur les miraculeuses performances du médicament remdesivir au cours d’essais cliniques bidouillés et teintés de fraude, alors qu’il était assis sur un sofa du bureau ovale de la Maison Blanche en compagnie du président Trump. Il n’avait aucune étude ou article publié ni peer-reviewed, aucun véritable essai sur un groupe placebo, pas de données et même pas un feuillet explicatif  à donner à la presse. Avec ce plus que vague ouï-dire, il força son médicament chéri à l’obtention d’une AUU et vendit tout le stock disponible de Gilead au président sans en publier un mot, ni même quitter le sofa.

Sous la houlette du dr Fauci, cette pratique deviendrait un moyen d’extrême abus de confiance dans l’ère COVID19.

[…]

Utilisant le même langage extravagant qu’il appliquerait plus tard pour le remdesivir, le dr Fauci affirma aux journalistes que son essai avait produit la “preuve formelle” que l’AZT “sauvait des vies.” […] Il déclara que son agence recommandait l’AZT non seulement pour les malades du SIDA, mais aussi pour les personnes asymptomatiques testées positives au VIH et ne montrant aucun signes ni symtomes du SIDA. Il ne mentionna jamais que l’AZT coûtait 10 000 US$ pour un traitement annuel, seulement que Burroughs Wellcome le vendrait 500 US$ le flacon. L’agrément de la FDA voulait dire que le contribuable allait couvrir les coûts de l’AZT.

[…]

Il n’y a eu en fait qu’un seul problème : la totalité de l’essai clinique du dr Fauci sur l’AZT ne fut qu’une fraude bien élaborée.

[…]

Le journaliste d’enquête et analyste de recherche de marché John Lauritsen, qui avait couvert la crise du SIDA depuis 1985, devint le premier journaliste intrépide à analyser de manière critique les détails des essais cliniques sur l’AZT. Lorsqu’il lu les rapports du New England Journal of Medicine (NEJM) [qui publia le rapport des essais cliniques phase II en juillet 1987], il comprit que la recherche était invalide. Dans son premier article sur l’AZT : “AZT on Trial” [NdT: nous laissons le titre ici volontairement en anglais car il s’agit d’un double sens volontaire fait par l’auteur, “trial” en anglais veut à la fois dire “essai” et “procès”…] du 19 octobre 1987, il écrivit : “La description de la méthodologie était incomplète et incohérente. Aucune des tables de données fournies n’étaient acceptable en accord avec les standards statistiques en vigueur, en fait aucun des tables fournies n’avait de sens. En particulier le premier rapport,celui sur “l’efficacité”, était truffé de contradictions faisant état d’un plaidoyer spécial et illogique.” Il prit contact par téléphone avec les auteurs nominaux du rapport, les dr Margaret Fischl et Douglas Richman et parla à chacun d’eux pendant une demi-heure. “Aucun des deux ne purent expliquer les tables figurant dans le rapport, celles-là même qu’ils avaient soi-disant conçues et écrites.” Ils ne purent dire qu’il devait appeler Burroughs Wellcome pour avoir des réponses à ses questions.

The New York Native publia les rapports de Lauritsen à commencer en 1987. Ces rapports apparurent dans deux livres “Poison by Prescription : The AZT story” (1990) et “The AIDS War : Propaganda, Profiteering and Genocide from the Medical-Industrial Complex” (1993).

Dix-huit mois après l’agrément de l’AZT, la FDA conduisit sa propre enquête sur l’étude. Pendant bien des mois, la FDA, intimidée par le harcèlement du dr Fauci, garda les rapports incriminants secrets. Les révélations les plus choquantes au sujet de la conduite systémique de Fauci n’émergeront qu’après que Lauritsen ait obtenu 500 pages des enquêteurs de la FDA suite à une demande suivant la loi sur la liberté de l’information (NdT :  Freedom of Information Act ou FOIA). Ces documents démontraient le plus clairement du monde que les équipes de recherche du tandem Fauci-Burroughs Wellcome s’étaient engagées dans une falsification flagrante des données, ce qui du point de vue de certains, avait augmenté le niveau d’homicide dans le crime.

Ces documents montraient que les essais “en double aveugle, avec groupe de contrôle placebo”, avaient presqu’immédiatement été révélés aux sujets de l’expérience, qui n’était donc plus “double-aveugle”, ce qui rendait de facto les résultats invalides. Des communications internes à la FDA avec l’équipe de recherche révélèrent une falsification rampante des données, une grande désinvolture dans le protocole et une bifurcation des procédures acceptées.

Dans un des documents obtenu sous la FOIA, Harvey Chernov, l’analyste de la FDA qui révisa les données pharmacologiques, recommandait que l’AZT ne fut pas agréée. Chernov nota quelques toxicités de l’AZT, spécifiquement son effet sur le sang : “Bien que les doses varièrent, une anémie fut remarquée dans toutes les espèces, y compris humaine sur lesquelles le médicament fut testé. Chernov nota de plus que l’AZT avait la forte probabilité de causer des cancers : “L’AZT induit une réponse positive dans le siège de la transformation cellulaire et est donc ‘présumé’ être un carcinogène potentiel.

Les essais de Phase II étaient supposés durer vingt-quatre semaines, mais Burroughs Wellcome and Fauci les avortèrent à mi-chemin Les enquêteurs clamèrent alors que l’AZT prolongeait miraculeusement la vie de ceux qui la prenaient.

[…]

En 1991, quatre ans plus tard, Lauritsen fit une demande FOIA demandant des documents variés de la FDA au sujet de la Phase II des essais AZT et de manière plus importante, le “Rapport d’Inspection de l’Etablissement” sur le centre de Boston écrit par l’enquêtrice de la FDA Patricia Spitzig. Après des mois de mensonges, de fuite en avant et d’obstructions de la FDA, une courageuse femme de la FDA lanceuse d’alerte brisa l’omerta et s’assura que Lauritsen reçoive le rapport de Spitzig. C’était de la dynamite :

Il s’avéra que les PI de Boston avaient triché sur pratiquement chaque patient. Les PI de Burroughs Wellcome ont très vite compris que l’AZT était si prévisiblement mortelle qu’ils furent mis sous une énorme pression de maintenir les malades recrutés pour l’essai en vie pour les six mois que devaient durer l’étude. L’équipe de Boston résolut ce dilemme en mentant au sujet de la durée pour laquelle les patients furent dans l’essai. L’entreprise a récompensé cette fraude en payant les PI en fonction des mois où ils maintinrent les malades sous AZT en vie. “Pour le dire simplement”, dit Lauritsen, “les médecins reçurent bien plus d’argent”, en déclarant un enrôlement plus long.

Les PI de Big Pharma savent que leurs carrières er leurs salaires dépendent de leur capacité à produire de manière consistante, des résultats d’études qui vont gagner l’accord d’exploitation d’un médicament par la FDA. Une telle perversité de récompense a bien entendu pour effet de biaiser la recherche, la confirmation de résultats, de bidouiller les données, cela encourage une fainéantise stratégique et la falsification délibéré, la triche à tous les étages. Les PI ont couvert routinièrement les effets néfastes, violé les protocoles, faussement rapporté que les patients sous AZT étaient sous placebo et ont perdu le contrôle du produit du test.

[…]

Tous ceux qui reçurent de l’AZT souffrirent de son incroyable toxicité. “Un certain nombre d’entre eux… seraient certainement morts d’anémie”, si les PI ne leur avaient pas fait de transfusions sanguines pour les garder en vie,” dit Lauritsen. L’AZT cause une sévère anémie dans toutes les espèces animales sur lesquelles elle a été testée, ce incluant l’humain. De fait, les documents de la FDA montrent que tous ceux qui furent dans le groupe AZT souffrirent d’une haute toxicité et d’anémie, pourtant le rapport du NIAID ne faisait état d’aucun effet secondaire néfaste parmi les patients soumis à la décoxion chimique. Certains d’entre eux eurent de telles réactions néfastes qu’il fallut de multiples transfusions sanguines pour les maintenir en vie.

[…]

Le Dr Willner, décédé en 1995, a accusé le dr Fauci d’utiliser des transfusions sanguines et autres artifices pour systématiquement cacher l’horrible toxicité de l’AZT.

[…]

L’AZT est le médicament le plus toxique jamais approuvé pour un usage de long terme. Le professeur de biologie moléculaire Peter Duesberg a expliqué les mécanismes d’action de l’AZT : c’est un destructeur aléatoire de la synthèse ADN, du processus de la vie lui-même. Le Dr Joseph Sonnabend a simplement dit : “L’AZT est absolument incompatible avec la vie.

[…]

Le 19 février 1989, le dr Fauci fit une apparition sur le programme phare de la chaîne ABC animé par Charles Gibson et John Lunden, Good Morning America. Cette apparition faisait partie d’une campagne de propagande éclair pour promouvoir l’AZT.

[…]

Les flatteurs et obséquieux hôtes de l’émission demandèrent à Fauci pourquoi un seul médicament l’AZT,  a été rendu disponible. Fauci répondit : “La raison pour laquelle il n’y a qu’un seul médicament de disponible, l’AZT, est parce que c’est le seul médicament qui a démontré sa sûreté et son efficacité dans des essais scientifiquement contrôlés.” Les guignols à la botte de l’équipe de Good Morning America acceptèrent cette explication sans aucun problème. Quasiment toutes les déclarations du dr Fauci dans cette émission furent des mensonges éhontés.

Lauritsen fait remarquer que “cette brève déclaration contient quelques erreurs incroyables : d’abord il n’y a pas eu ‘d’essais scientifiques contrôlés’ de l’AZT ; dire des essais sur l’AZT menés par la FDA qu’ils furent ‘scientifiquement contrôlés’ c’est comme dire que la pire de la malbouffe industrielle est de la haute cuisine. Secundo, l’AZT n’est pas “sûre’ ; c’est une substance hautement toxique, l’analyste de la FDA qui révisa les données toxicologiques de l’AZT conseilla que cette substance ne soit aucunement agréée. Tertio, l’AZT n’est pas objectivement connue pour être ‘efficace’ pour quoi que ce soit, mis à part peut-être de détruire la moëlle osseuse.

[…]

En 1996, le dr Fauci utilisa sa méthode d’expédition rapide des tests d’agrément et brisa de nouveau un record en faisant approuvé par la FDA en moins de six semaines le médicament antiviral de Merck, le crixivan.

[…]

Tous ces médicaments ont généré des revenus de milliards de dollars pour les labos pharmaceutiques en 2000, le revenu global des “remèdes” contre le SIDA était de 4 milliards de dollars. Il passa à 6,6 milliards en 2004, en 2010, les médicaments anti-SIDA franchirent la barre de revenus des 9 milliards de dollars pour les géants de Big Pharma et 30 milliards de dollars en 2020.

[…]

Le succès du dr Fauci à utiliser la crise du SIDA pour amener sur le marché un médicament toxique, mortel, et hautement inefficace lui a enseigné quelques leçons clef, qu’il répèterait avec tout autant de succès encore et encore et encore au cours de son long régime.

[…]

De plus, le dr Fauci chérit cette technique qu’il a de toujours savoir parler avec autorité, même en faisant des assertions contradictoires sans aucun fondement scientifique, afin de très rapidement refaçonner toutes les déclarations du gouvernement en dogme, perpétué efficacement en une quasi-religion par les médias de masse.

En utilisant ces formules pendant 50 ans, Fauci a dirigé son agence très loin de sa responsabilité primordiale, la recherche de base sur les infections et les allergies et les maladies auto-immunes, qui ont pris l’ampleur d’une épidémie depuis qu’il est à la tête du NIAID, et il a transformé son agence en une succursale, machine à fric pour elle-même et Big Pharma.

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