Archive pour octobre, 2017

Au sujet d’un 11 septembre nucléaire (version pdf)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et social, presse et média, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 31 octobre 2017 by Résistance 71

Résistance 71

31 octobre 2017

 

 

Suite à notre dernière traduction de VT et notre commentaire qui s’en est suivi, nous avons décidé de republier nos trois traductions au sujet d’un 11 septembre nucléaire réunis en une seule version pdf (Merci à Jo une nouvelle fois de cette excellente compilation).

Personne ne le répètera jamais assez: ce qui rend possible l’accélération globale de l’oppression et de la dictature dans cet assaut qui se veut final de l’oligarchie sur les peuples, a son origine pratique moderne dans les attentats du 11 septembre 2001.

Il ne faut jamais lâcher le morceau. La vérité nous libèrera !

Au sujet d’un 11 septembre nucléaire (version pdf gratuite)

Commentaire sur l’article de VT contre Google Jigsaw (et accessoirement Oxford)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 30 octobre 2017 by Résistance 71

“Ce qui peut s’opposer à une seule vérité officielle doit être forcément une désinformation émanant de puissances hostiles, ou au moins de rivaux et elle aurait été intentionnellement faussée par la malveillance… Contrairement au pur mensonge, la désinformation, et voilà en quoi le concept est intéressant pour les défenseurs de la société dominante, doit fatalement contenir une certaine part de vérité, mais délibérément manipulée par un habile ennemi..”

~ Guy Debord , 1988 ~

 

Commentaire sur un article de VT

Une vitrine de propagande d’Oxford attaque Veterans Today… La chasse aux sorcières néocon commence” (Gordon Duff, 22 octobre 2017, traduit de l’anglais par Résistance 71 le 29 octobre 2017)

 

Résistance 71

 

30 octobre 2017

 

Cet article pour nous, suscite deux réactions.

La première est celle de la satisfaction résultant de ce qui est une fois de plus confirmé par Duff et l’équipe de VT, à savoir que dans l’ensemble des pays affiliés à l’empire anglo-américano-sioniste, se déroule une lutte au sommet des États concernés et de leurs institutions, particulièrement celles liées des complexes militaire, du renseignement et militaro-industriel. Cette lutte met en lice deux factions des “services”: la première est celle liée aux “États-profonds”, eux-mêmes directement pilotés par la nébuleuse industrio-financière transnationale. C’est cette faction, bras armé de leurs maîtres payeurs, qui veut établir la gouvernance mondiale du fascisme global supranational en semant le chaos dans le monde, chaos source de division et de plus de contrôle au sein d’une grille de surveillance planétaire mise en place au nom de la “guerre contre le terrorisme”, guerre de toute évidence complètement bidon, ayant débuté après les attentats faux-drapeau du 11 septembre 2001.

La seconde, est la faction au sein des services (sans doute minoritaire aujourd’hui et depuis plusieurs années dans sa partie active) qui n’est pas d’accord avec ce schéma, qui ne veut en rien l’imposition de cette structure dictatoriale planétaire, qui verra la disparition des états-nations et de toute souveraineté. Cette faction est soit active à glisser des bâtons dans les roues de la première, soit passive et fait la “grève du zèle” sur bien des points tout en fuitant un maximum d’informations à des correspondants sûrs et respectés. Cette faction est celle de la résistance interne aux états, celle qui agit de l’intérieur pour tenter de rendre l’État et son maître de la haute finance, disons plus… “vertueux”. Nous pensons que c’est une totale utopie, mais là n’est pas le sujet.

Veterans Today (VT), dans sa génèse et son évolution, est l’organe phare de cette résistance interne, encore puissante, influente et connectée, agissant au sein même de l’empire, depuis le ventre de la bête. En francophonie, nous pensons que le Réseau Voltaire (RV) est son pendant, même s’il est plus excentré (Meyssan étant en exil forcé…).

Ces deux organes de réinformation fonctionnent de manière assez complémentaire, le RV diffusant en plusieurs langues majeures ses informations, ce que ne fait pas VT. De fait, si quelqu’un aujourd’hui veut comprendre quoi que ce soit dans son implication quotidienne, à la géopolitique et les dessous de certaines cartes maîtresses, ces deux médias sont devenus incontournables. Tout ce qu’ils publient n’est pas à prendre au pied de la lettre, et il est parfois nécessaire de faire un tri dans la somme d’infos diffusées. Ce fait est voulu. VT a déjà explicitement dit que certaines infos sont de l’intox ou juste du pur spectacle visant à attirer un plus grand volume de lecteurs. Ces deux médias sont donc utiles et nécessaires et nous essayons à Résistance 71 d’en diffuser ce que nous pensons être essentiels à une bonne compréhension de ce qui est en train de se jouer sous nos yeux (clin d’œil).

Ceci dit, nous avons déjà dit et répondu à certaines critiques formulées concernant notre relais de leurs informations, à savoir que nous ne sommes pas politiquement sur la même ligne que ces deux organes dissidents. Ce qui nous amène à notre seconde réaction au sujet de cet article de VT

De l’aveu même des membres du cœur des opérations de VT, ils sont tous affiliés à des branches du renseignement américain et leurs associés aux branches résistantes internes des services des pays impliqués. Imaginons une seconde que Duff et son équipe parviennent à mettre à bas le projet en cours de “full spectrum dominance” de l’empire, tous ces gens, serviteurs des états et de leurs fonctions régaliennes avec lesquels ils se sont engagés, se retourneront alors contre la dissidence à ces états qu’ils soit vénèrent ou soit considèrent comme un “fait civilisateur accompli”, contre cette dissidence croissante qui voit et comprend que nous vivons dans un paradigme politico-social dénaturé et obsolète, devenu un gigantesque cancer en phase métastasique pour l’humanité et dont les peuples doivent se débarrasser, ce qu’ils feront indubitablement à terme.

Sans même considérer que le N.O.M soit défait, imaginons que les peuples, partout, devant la montée de la dictature et de l’eugénisme transnationaux, dans un élan de survie, se soulèvent dans un tsunami de révolution sociale, abattant État, argent, économie, institutions et se constituant de nouveau en associations libres ce qui est de fait inhérent à la nature sociale humaine; de quel côté de la barricade se tiendront Duff, Meyssan et leurs équipes ?…

Ainsi notre position est dualiste: d’un côté nous devons jouer le jeu de la réinformation afin de donner plus de chance aux plus de gens possibles de sortir de l’hypnose propagandiste dans laquelle le système les a plongés depuis trop longtemps et de l’autre, nous savons qu’historiquement les forces de répression sont plus enclines à réprimer les peuples et les velléités de se passer de l’État, que de mettre crosses en l’air et rejoindre le peuple prolétaraire (dont, au passage, ils font partie…) en phase révolutionnaire.

Donc, prudence et méfiance doivent à notre sens, demeurer de mise en la matière. L’ami du peuple aujourd’hui, sera t’il l’ami du peuple demain les circonstances changeant ?…

Résistance politique: Veterans Today contre Google Jigsaw et Oxford… Qui est VT ?..

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Nous nous sommes rendus compte en commençant à analyser et commenter cette traduction de l’article de VT ci-dessous, que cela prendrait en fait plus de temps et de développement qu’un simple paragraphe de présentation. Nous vous présentons donc cette article tel quel et le commenterons très bientôt, car il soulève quelques commentaires d’évidence. A suivre donc, mais n’hésitez néanmoins aucunement à le commenter dans la section prévue à cet effet tant il est plus que probable que nous parvenions tous et toutes aux mêmes conclusions.

~ Résistance 71 ~

 

Une vitrine de propagande d’Oxford attaque Veterans Today… La chasse aux sorcières néocon commence

 

Gordon Duff

 

22 octobre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/10/23/neo-oxford-propaganda-front-attacks-veterans-today-the-neocon-witch-hunt-begins/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un “flinguage” en règle basé sur une “étude d’Oxford” au sujet d’une obscure publication connue sous le nom de Veterans Today (VT), a été récemment publié par la presse de droite américaine.

Moscou: la publication, certainement obscure et inconnue partout sauf dans les cercles du renseignement et militaire a été accusée d’être financée et gérée par la Russie afin d’influencer les généraux de pointe des Etats-Unis, d’adoucir la politique américaine en Syrie et de promouvoir la coopération militaire avec la Russie.

Il est confirmé que les deux présidents, Trump et Poutine, sont des lecteurs de VT tout comme les meilleurs planificateurs du Kremlin et du Pentagone. Et pourquoi cela ? Ce qui n’est pas demandé en revanche, est qui a financé cette “enquête” ? Un examen très rapide a rapidement montré que Google Jigsaw, le bras du “changement de régime” de la corporation Google, un groupe paramilitaire opérant à travers le Moyen-Orient et l’Afrique, est derrière cette étude d’Oxford.

Bizarrement, VT avait exposé Google Jigsaw ou plutôt son prédécesseur “Google Idea Groups”, comme suppléant d’armes, de renseignement et de services de propagande pour le groupe terroriste de l’EIIL et Al Nosra/Al Qaïda pour des clients au sein des services de renseignement israélien et saoudien. Un des informateurs de VT, Serena Shim, une journaliste née a Detroit et opérant en Turquie, a été assassinée après l’exposition initiale par publication du Google Idea Groups.

Ce groupe est, d’après VT, une couverture pour une opération militaire commandée par l’ancien patron du conseil des opérations clandestines du conseil national à la sécurité de la Maison Blanche, Jared Cohen, un planificateur militaire formé par les Israéliens. Ceci n’a jamais été contesté. Commençons…

La date est le 9 octobre 2017. Oxford, dans ce cas-ci, le Computational Media Project, avec des publications comme The Hill et le McClatchy papers. pubie une étude qui, disent-ils, prouve que VT est une vitrine propagandiste russe. Nous, à Veterans Today, savions que ceci allait se produire. Nous étions préparés.

Tout ce qui est dit au sujet de VT est faux. “VT” ou Veterans Today a commencé en 2003 et non pas en 2013 et il fut amorcé par des personnels des forces spéciales de l’armée américaine en tant que blog privé afin de discuter de problèmes militaires autrement “non autorisés” par le pentagone. S’ajoutant à ce groupe s’en vint un autre groupe en provenance d’AOL, qui travaillait avec l’History Channel. Ce groupe était mené par le colonel David Hackworth, le militaire le plus décoré de l’histoire de l’armée américaine, écrivain réputé et ancien combattant de la seconde guerre mondiale, des guerres de Corée et du Vietnam ; il fut viré par le président Lyndon Johnson pour avoir dit que le guerre au Vietnam n’était pas gagnable. Avec Hackworth, vint aussi le colonel Ted Guy, pilote as des as de deux guerres et ancien prisonnier de guerre au Vietnam. Guy fut l’Officier commandant l’actuel sénateur John McCain tandis que McCain était prisonnier de guerre. Le colonel Guy a demandé l’arrestation de McCain pour trahison dès son rapatriement, présentant une liste détaillée d’accusations contre ce depuis lors devenu célèbre sénateur (NdT: nouveau con va t’en guerre, une des pires ordures que le système yankee ait produit…), l’accusant de trahison et de collaboration avec l’ennemi sur des centaines de faits, témoins à l’appui.

Guy fut totalement ignoré et McCain reçût un pardon présidentiel secret, chose que nous avons eue confirmée de plusieurs sources internes. Même l’auteur à succès et ancien exorciste du Vatican Malachi Martin a passé du temps à VT. Ses théories conspirationistes ont été romancées plusieurs fois et peuvent être maintenant vues sur la chaîne Fox dans la seconde saison de “L’exorciste”

“Du groupe original, seul Gordon Duff, un ancien combattant fusilier marin qui a servi au Vietnam, est resté. Il dirige le comité directeur qui inclut plusieurs dignitaires militaires de plusieurs nations. Duff fut un caporal mais “commande” un comité où figurent des généraux et une mixture de sources militaires en provenance du Pakistan, de la Serbie, de la Syrie, d’Irak, d’Iran, de Russie, de Grande-Bretagne, d’Israël et d’une douzaine d’autres nations. Derrière tout cela se trouvent, d’après la rumeur, des anciens patrons à la retraite d’une douzaine de services de renseignement, ainsi qu’une flopée d’analystes, d’universitaires et aussi, comme le reconnaît parfaitement VT, quelques “barjots conspis”.

Comme Duff l’a dit dans certains entretiens: “sans les conspis, nous n’aurions pas le volume de lectorat nécessaire, c’est notre façon d’honorer Fox News et la presse tabloïde, après tout est-ce que tout le monde n’aime pas lire au sujet d’extra-terrestres à deux têtes de temps en temps ?” (NdT: Il est à noter que cette stratégie d’attraction de lectorat est identique sur des organes de presse russes comme Pravda et Sputnik News, chose que nous nous sommes toujours refusés à faire sur R71, même si nous connaissons l’astuce, c’est un choix…)

La réalité n’en est pas moins que la vaste majorité de ce qui est produit par VT est de l’info sèche, la plupart des articles académiques dévorés par le Pentagone et Langley (CIA), le plus souvent la seule information détaillée et précise sur l’Afghanistan ou les affaires politiques internes en Syrie, Irak ou une douzaine d’autres pays. VT a réussi à maintenir un panel d’écrivains bénévoles et de qualité “sur le terrain” dans près de 3 douzaines de pays “très difficiles à pénétrer”, là où bien d’autres sources telle la CIA, ont échoué.

Oui, cela rend VT vital, et fait qu’il est lu au Pentagone et attirent les coups de téléphones nocturnes que souvent VT reçoit ainsi que les offres d’autres organisations comme l’America’s Defense Intelligence Agency, qui veut salarier tout le personnel de VT. VT a refusé. Ils n’acceptent aucune publicité, aucun don, ils s’auto-financent dans un modèle qui en a troublé plus d’un.

Au sein de VT réside un personnel d’arrière-plan constitué d’exécutifs de haut niveau de la défense, très connu au Pentagone et qui sont très proches de gouvernements africains et moyen-orientaux. Lorsque le FBI a eu besoin d’aide au Nigéria, ils sont venus demander à VT. D’autres agences sont venues demander à VT pour une aide aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, en Syrie, en Turquie, au Kenya, au Ghana, en Lybie, certainement au Pakistan, ceci a été fait à maintes reprises.

Ce qu’Oxford a loupé est ceci: VT est et a été “l’entrée des artistes” de la politique américaine vers Moscou et bien d’autres endroits, où la communication entre Israël et le Hezbollah peut se produire, sans agenda, et, jusqu’à ce que nous publions le présent article, inconnu de tous.

Les rumeurs répandues disant que VT a fait éviter plusieurs guerres mondiales et qui circulent un peu trop librement, est probablement vrai.

Derrière tout cela, il y a d’autres anomalies au sujet de VT. Ils ne semblent pas avoir de position politique. Duff est un démocrate libéral et soutien d’Obama. D’autres sont des centristes, quelques uns sont de l’extrême droite. VT est multi-culturel avec une palette de juifs, de musulmans, d’afro-américains, de femmes, si rien d’autre, VT est le dernier bastion de la liberté d’expression.

Un autre point clef de VT, comme le dit souvent l’éditeur Jim Hanke, officier du renseignement militaire à la retraite, général 2 étoiles de la 3ème armée et ancien attaché en Israël: “Quand vont-ils commencé à payer des salaires ?”

Hanke comprend parmi ses proches amis, le premier ministre israélien Netanyahou. Nous avons aussi à VT, le physicien nucléaire Jeff Smith, ancien enquêteur pour l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). Les narrations de Smith au sujet du trafic clandestin d’armes nucléaires ont été étiquetées “théories conspi” par Oxford, sont corroborées par des scientifiques nucléaires américains et un paquet de documents que Smith a conservé du temps de son travail pour l’ONU, enquêtant sur la possibilité de sites de production d’armes nucléaires dans des pays comme Israël, la Syrie et l’Iran depuis plus de 20 ans. Smith affirme également avoir enquêté sur les attentats du 11 septembre 2001 et possède les documents avec lui prouvant ses dires.

Une autre membre du comité directeur de VT est Gwyneth Todd, ancienne conseillère du président Clinton et Bush 43, membre du conseil national à la sécurité. Le Washington Post et la chaîne ABC ont rapporté sur les tentatives de la maison blanche de Bush de la réduire au silence, y compris des tentative d’enlèvement et d’assassinat. Il y a aussi Lee Wanta, éditeur de VT, ancien coordinateur du renseignement à la Maison Blanche pour le président Reagan. Une visite rapide à la bibliothèque Reagan soulignera le nombre d’heures que ces deux là passèrent ensemble à planifier la chute de l’URSS.

Aller à la base réelle de VT et de ce qu’ils font est simple. En 2013, le comité éditorial a reconnu un besoin de rapporter des infos à la fois des médias russes et iraniens. Cette relation s’est développée à double sens, formant des relations mais aussi publiant de vastes critiques depuis du matériel de pauvre qualité ainsi que de la propagande.

VT a trouvé de l’info publiée nulle par ailleurs, mais aussi quelque chose d’autre. VT a commencé à tracer de l’info bizarre dans Press TV, Moscow Times et autres organisations, de la propagande oui, mais de la propagande américaine. Ce que VT a mis à jour fut une route de l’argent depuis la CIA au travers d’un contractant Booz Allen Hamilton, pour blanchir de faux journalistes qui ont travaillé auparavant à Radio Liberty et autres vitrines de propagande américaine. Ces écrivains et diffuseurs, secrètement employés par des agences de renseignement américaines, étaient les responsables de la pire des pires de la propagande russe et iranienne.

Des enquêtes plus poussées trouvèrent que c’est la CIA elle-même qui a “blanchi” de la propagande au travers des sbires en Russie et en Iran, utilisant des agents américains au sein des réseaux majeurs ou de sites comme Breitbart et Newsmax, pour ensuite mettre en place des groupes comme celui de l’enquête d’Oxford pour couvrir leurs traces lorsqu’ils étaient pris la main dans le sac.

Les experts de VT pensent que l’élection présidentielle de 2016 a été truquée, ils ont fait le boulot, en Russie et en Israël, en Ukraine, en Serbie, en Macédoine, là où la plupart du travail clandestin fut fait et là où seul VT à les “sources de terrain”.

Et ce ne fut pas le Kremlin qui fut trouvé derrière tout ça, mais bien plutôt le renseignement israélien et une tierce partie, des groupes mafieux du crime organisé composés d’anciens membres du KGB, du Mossad, travaillant semble t’il avec des groupes comme l’Heritage Foundation, the Atlantic Council, the American Enterprise Institute et des groupes renégats de la sécurité de la patrie (DHS), du FBI, de la CIA et du renseignement militaire.

Si une publication mineure a pu faire cela, relier tout cela nettement, que pourrait alors fair des organisations comme le FBI et la CIA s’ils le voulaient ? Ensuite l’autre question fut aussi posée, ces organisations existent-elles toujours ou, comme y a fait allusion le président Trump à plusieurs reprises, sont-elles en fait elles-mêmes infiltrées ? Si l’info est fausse, le FBI et la CIA bidons, comme l’a déjà dit à plusieurs reprises Trump, a t’il raison ? VT dit sans aucun plaisir: “il semblerait.”

VT n’est pas spécifiquement enthousiaste sur ce qu’a fait jusqu’ici le président Trump, comment il gère la diplomatie et ce qu’il dit, mais note que Trump sait quand on lui ment et le FBI et la CIA n’ont pas fait grand chose d’autre que de mentir au président Trump, particulièrement sur les fausses enquêtes qui essaient de lier le président avec la Russie et les élections truquées.

Comme d’habitude, VT survivra ces attaques d’officines comme the Hill, le Washington Post ou Politico. Sans être inféodé au fric de la publicité et sans salaires à payer, il n’y a pas de vulnérabilité. Le gros échec du groupe Oxford fut d’observer VT à la surface et sous la surface.

Il y a quelques années, Un film devenu très populaire intitulé “Fight Club” (NdT: David Fincher, 1999) raconta une histoire. Voyez-vous, “fight club” étaient une organisation où les “sous-fifres”, les serveurs, les éboueurs, les gens qui font le véritable travail, se rassemblaient. Sans eux, ces gens qui s’occupent des poubelles, qui font la sale boulot de nettoyer la merde, qui se battent dans les guerres, il n’y a pas de réalité.

VT est comme le “Fight club”. Quand de l’héroïne est chargée dans un avion par un ancien Navy SEAL travaillant pour une entreprise privée importante dans un petit aéroport près, disons juste de Gwadar, une ville du Pakistan, ce SEAL peut très bien être un ami proche de Jim Dean ou de Gordon Duff ou Mike Harris ou Jim Hanke ou de quelqu’un d’autre à VT. Des photos et des vidéos peuvent très bien être prises…

Lorsque des obus au gaz sarin sont fabriqués dans une usine chimique à côté de l’aéroport de Tbilissi en Georgie et transportés par des officiers de la sécurité ukrainienne en Turquie puis en Syrie, des amis de VT peuvent très bien charger les camions… Il se peut même qu’ils conduisent ces camions vers leur destination…

Lorsque le candidat à la présidentielle d’alors John McCain a visité la Syrie et a rencontré le leader de l’EI/Daesh al Baghdadi, qui croyez-vous leur servait le thé ? Etait-ce un ami de VT ? VT a t’il publié les photos ? Vous pouvez être sûrs que ce fut fait.

Lorsqu’un juge, membre de la Cour Suprême des Etats-Unis meurt mystérieusement lors d’une partie de chasse et que 33 personnes passent devant la police qui avait tourné le dos, 4 d’entre eux étant des sénateurs du congrès des Etats-Unis, n’ont-ils pas vu ce jardinier latino prenant une vidéo au travers de son chapeau troué ? Où est cette vidéo maintenant ? Existe t’elle ?…

En remontant le temps, lorsque les sénateurs Ted Kennedy et Paul Sarbanes ont mis en place des organisations bancaires à Astoria dans le Queens et à Manhattan, était-ce l’Alpha Bank qui lava plus blanc des milliards volés à l’URSS au travers d’un développeur de New York en faillite qui est maintenant supposé être le président des Etats-Unis, quel éditeur de VT présidait à cette réunion ?

Y avait-il à la table un ancien directeur de la CIA d’origine grecque avec ses deux cousins, l’un étant l’ancien directeur financier de la campagne présidentielle de Mike Dukakis ? Que valent ces photos d’après vous ? De cette réunion où la mafia russe fut créée et où un empire immobilier fut accepté et validé ?

Il y a toutes ces petites choses, petites choses que les petites gens ont vu, des gens comme Lee Wanta et ses réunions avec Oussama Bin Laden au Metropolitan Club de Washington tandis que la CIA le traquait au Soudan et en Afghanistan. Nous pouvons non seulement affirmer cela, mais nous pouvons vous dire tous ceux dans la pièce qui participèrent à cette réunion, et vous donner une transcription mot à mot de ce qui y fut dit, de cette discussion et de centaines… de milliers d’autres…

Un de ces incidents a impliqué un “tsar” de la Maison Blanche fournissant un paquet de secrets nucléaires à un leader étranger. Non seulement cette entrevue a eu un témoin, mais le FBI a une vidéo de toute l’affaire et a été forcé de mettre tout ça au placard. Combien de nations dans le monde ont des armes nucléaires à cause de cela ? Je peux vous assurer que c’est bien plus que vous ne le pensez. Nous pouvons ajouter bien des histoires, comme l’a si bien dit le comédien Jimmy Durante: “J’en ai un million de ces histoires”. Et celle là ? Combien de personnes savaient-elles que l’Afrique du Sud (NdT: du temps de l’apartheid) a construit des armes nucléaires et a procédé à un test le 22 septembre 1979 ? Ils en ont construit 10, mais d’après un ancien membre des services britanniques, 3 d’entre elles furent volées. Voici ce que sait VT à ce sujet: l’entreprise qui a construit les containers et les caisses pour transporter les armes nucléaires, appartient à un contributeur de VT. Il a fait charger les nukes sur un bateau à Durban il y a quelques décennies. Qu’une de ces armes ait fini sa course en Corée du Nord, emmenée là-bas par un sous-marin de fabrication allemande de modèle Dauphin, battant pavillon israélien, est une autre histoire. Il se trouve que les satellites espions américains peuvent reconnaître depuis leur orbite, la signature de l’uranium, si par exemple le rafinement et l’enrichissement de l’uranium kantangais fut fait par la centrale Pelandaba en Afrique du Sud. Dois-je en dire plus ?…

Allez, encore une… Considérez celle-là comme la “chanson gratuite” de l’album. Comment croyez-vous que l’EI/Daesh soit entré en possession de 12 000 camions citernes ? Autant de camions citernes n’ont jamais existé dans tout le Moyen-Orient. Le parc de camions de contrebande de Saddam Hussein était petit: 500 camions et pour la plupart des poubelles. Une entreprise de Houston, Texas, devenue célèbre pour avoir construit des bases militaires américaines, une entreprise dont le nom commence par la lettre “B” a acheté des camions aux Etats-Unis et au Canada. Elle a envoyé de Houston directement en Turquie et de là vers l’Irak et la Syrie, vendus à une entreprise propriété de la famille de leaders politiques connus (NdT: dont Erdogan…). Plus tard, l’aviation russe a détruit ces camions, 12 000 camions au tas, de ces camions qui avaient parcourus les réseaux routiers de l’Amérique du Nord. Allez, assez de ragots bon marché…

Que disons-nous ? Qu’il y a les théories conspi et qu’il y a la réalité. Les gouvernements ne disent rien, la presse n’apprend rien, rien n’est imprimé, publié, rien n’est admis et le narratif populaire qui va de la fausse info à la fausse histoire n’est que pour la consommation publique seulement.

L’université d’Oxford, ou pour être plus honnête, Google Jigsaw, ne réduira pas VT au silence. VT a un rôle, celui d’opérer comme une soupape de sécurité, de bâtir de la confiance là où aucune n’existe, de trouver ceux au caractère trempé et au sens de l’humour, même plus rarement, lorsque ces gens entrent dans les couloirs du pouvoir.

Pourquoi est-ce qu’une entreprise informatique de moteur de recherche qui fait plein de fric en répandant des logiciels malfaisants dans le monde entier et en espionnant les courriers électroniques et correspondances des gens, emploie une armée de 20 000 mercenaires ? Peut-être pouvons-nous commencer à trouver quelqu’un ayant le cran, l’autorité quelque part pour poser cette question. Jusqu’à ce que cela se produise, attendons et observons…

[notre analyse et commentaires sur cet article à suivre…]

Effondrer le colonialisme… (pdf gratuit à télécharger)

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Résistance 71

28 octobre 2017

 

Sur une très belle mise en page pdf de Jo, deux de nos article datant de 2013 et 2014 sur la lutte anticoloniale: le premier sur effondrer le colonialisme en corrigeant l’E.R.R.R.E.U.R faite et le second sur le colonialisme en Nouvelle-France à partir du XVIème siècle. En 3ème partie, l’avant propos de notre Manifeste de la société des sociétés récemment publié. A lire et diffuser sans aucune modération.

effondrer le colonialisme

 

Résistance politique: Naissance et répression de l’anarchie dans le Japon post-féodal 2/2

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Shûsui Kôtoku ou l’appel au bonheur

 

Emile Carme

 

Novembre 2016

 

Source: https://www.revue-ballast.fr/shusui-kotoku-appel/

 

1ère partie

2ème partie

 

Communisme et anarchisme

L’anarchisme et le communisme sont des jumeaux dizygotes. Un placenta noir et l’autre rouge mais tous deux d’un même ventre, celui de l’émancipation. L’anarchiste et le communiste combattent de concert la tyrannie de l’or, l’exploitation et la subordination des humbles aux puissants — ils firent pourtant couler le sang qu’ils avaient en partage. « Anarchisme », ce mot nous saisit au cœur : nous savons ce qu’il charrie de liberté, de générosité, d’indépendance, de combativité ; nous marchons avec ses grands récits, dont la grandeur est celle du silence ou de la clandestinité, avec ses héros, anonymes ou mémoriaux, ses coups d’éclat et de génie ; nous vivons avec son refus de parvenir, sa défiance à l’endroit des honneurs, des grades et des promotions, son attachement aux singularités comme aux potentialités de tous. « Communisme », ce mot nous prend au ventre : nous savons ce qu’il porte d’égalité, d’ambitions populaires, d’espoirs pour le grand nombre, de luttes que l’on croyait perdues ; nous cheminons avec ses victoires et la crainte qu’il inspira aux salauds, aux assis, aux agioteurs, aux « démocrates » ; nous respirons ses foules fraternisant pour un idéal, son « journal que l’on vend le matin d’un dimanche10 » et sa foi, encore, ici ou ailleurs, d’un autre destin, d’un destin à même de contredire le sourire de certains. Mais le cœur bat embarrassé et le ventre se plie : nous savons les culs-de-sac, les faux pas, les trahisons, les reniements, les folies, les tortures et les cadavres des uns et des autres. Beauté et malheur de l’anarchiste, réduit à une solitude qui le pousse à cogner dans le vent ; beauté et malheur du communiste, pris dans un parti qui l’enjoint à fouler aux pieds la voix qui s’en va dissoner…

La prison fait la joie des lecteurs : on ne lit jamais mieux que mis aux fers. Kôtoku y découvre — et dévore — Kropotkine. L’anarchiste russe en exil. Le prince défroqué né dans un hôtel particulier. Le partisan de l’entraide et de la révolte, l’ennemi de l’État, le militant de « l’aisance pour tous11 ». Celui que l’URSS, plus tard, bien des années après la mort de Kôtoku, qualifiera dans ses manuels de « contre-révolutionnaire ». Le Japonais ne manquera pas, admiratif, de lui écrire : une correspondance s’engagera. Si le gouvernement interdit la social-démocratie, la solution n’est plus à chercher dans le parlementarisme ni les urnes : l’anarchisme s’impose — la lutte contre le pouvoir, tous les pouvoirs, contre l’État, fût-il « socialiste ». Sitôt libéré, Kôtoku part, toujours malade, sans un sou et sans grande joie, à l’hiver 1905 pour la Californie — il y a quelques mois de cela s’est créé à Chicago le syndicat IWW, lancé par un collectif hétérogène (anarchistes, socialistes, immigrés, femmes, etc.) et désireux d’en finir avec le capitalisme et le salariat. En Russie, le soulèvement n’a pas conduit à la révolution : le peuple a manifesté et les gardes impériaux ont tiré ; Trotsky, exilé en Suisse, a appelé à l’insurrection puis a rejoint clandestinement Saint-Pétersbourg ; Lénine a consigné sa joie à l’idée de voir se dresser les barricades de la guerre civile libératrice avant de rejoindre, grimé, sa terre natale puis de la fuir, traqué, pour la Finlande. Si l’air du temps est électrique, il faudra encore douze années à la Russie pour renverser le tsar.

Kôtoku lit Bakounine, l’anarchiste russe que l’Histoire retiendra comme l’opposant de premier plan de Marx, et Jean Grave, Auvergnat aussi taiseux qu’intransigeant, pourfendeur des inclinations individualistes d’une certaine frange de l’anarchisme, tout abreuvée qu’elle est d’un Stirner, chantre de l’Unique, ou d’un Nietzsche, laudateur de l’homme d’élite, dionysien mi-fauve mi-poète. Rencontre avec des camarades, participation à des réunions et des meetings : Kôtoku palpe le pouls de la rébellion nord-américaine. Un séisme ravage San Francisco — magnitude 7,8 ; 700 morts — et de ce drame germe un constat dans l’esprit du visiteur asiatique : l’adversité prouve que le peuple est à même, localement, de faire face et de s’organiser, malgré la pénurie et sans argent, loin des représentants et des laissez-passer de l’appareil d’État. Il cofonde le Parti révolutionnaire socialiste et, revenu chez lui, en 1906, s’échine à propager l’action directe et la grève générale : voilà, estime-t-il, les deux modalités de la lutte à mener. La grève des travailleurs, pas le terrorisme des nihilistes russes ou des anarcho-illégalistes ; la rue et les syndicats, pas les urnes, afin de bouleverser de fond en comble l’ordre en place et d’abolir le salariat, c’est-à-dire l’assujettissement du travailleur (« La force de travail est donc une marchandise que son possesseur, le salarié, vend au capital », souligna Marx dans l’un de ses livres12). La Commune de Paris, explique Kôtoku, atteste de la violence des « démocrates » et de leur baratin sous le ton policé et les promesses républicaines. Fadaises et fausse monnaie que ce pouvoir qui ne « représente » que les intérêts de la classe dirigeante : un élu parle au nom du peuple pour mieux lui faire les poches. On sourit à la lecture de l’avertissement que l’anarchiste formule : un jour, des candidats du parti socialiste seront élus et ne songeront plus qu’à leur gloire et leurs avantages — nous sommes en 2017 et le lecteur achèvera cette phrase pour nous…

Mais l’anarchisme qu’il soutient n’a, argue-t-il, rien à voir avec le sang ni le crime : il vise seulement la liberté, la paix et le « bonheur total ». C’est une combinaison qu’il propose, dans les pas de Kropotkine ou d’Errico Malatesta, l’activiste italien qu’il lit et traduit : le communisme libertaire. Le communisme, comme projet collectif de société solidaire, couplé à l’anarchisme, comme garant de la liberté de chacun — c’est ainsi que ledit Malatesta résumera cette voie, deux décennies plus tard13. Ni communisme autoritaire, ni anarchisme individualiste ; ni destruction de l’un au nom du tout, ni mépris du nombre du haut de sa pureté — un juste milieu qui n’est pas tiédeur, cote mal taillée ni annulation chimique, mais synthèse, dépassement dialectique. Kôtoku oppose à présent réforme et révolution, quoi qu’il admette que certaines lois puissent parfois continuer de faire sens (il n’entend pas, du reste, condamner les socialistes qui se présentent aux élections ou siègent dans un gouvernement : pas de sectarisme en la matière, chez lui). Dix personnes organisées valent désormais mieux, selon Kôtoku, qu’un millier de pétitionnaires démocrates ; il appelle à la conscientisation des travailleurs et à leur unité, à renverser les capitalistes et à refuser les chefs (« Ni Dieu, ni César, ni tribun », promet la chanson). Son rêve ? Que la révolution japonaise soit l’œuvre des libertaires.

Il écrit dans l’un de ses articles, en février 1907, qu’il est « un autre homme14 » depuis son séjour en prison puis aux États-Unis. Un témoin le décrit alors, durant l’un de ses discours, avec « des étincelles dans les yeux et du feu jaillissant de sa bouche15 ». Le parti est de nouveau interdit. Kôtoku poursuit son travail de traduction — de diffuseur, de passeur. Il s’exprime dans un journal féministe, tonne contre les errements racistes et colonialistes présents au sein de la vaste famille socialiste et participe à la création de l’organisation Fraternité humanitaire asiatique afin de dépasser les tensions chauvines entre Japonais, Chinois, Coréens ou Vietnamiens.

Mourir en matérialiste

Il n’est pas de politique sans adversaires ni ennemis. Pas de « nous » sans un « eux » contre qui et grâce à qui faire corps — pointer du doigt soude, lie les identités par trop fragmentées. Pas d’espérance sans conflictualité, pas d’accroc dans le tissu régnant sans désignation de cibles. L’une des grandes questions de l’émancipation, celle qui travaille tout tenant de l’égalité, demeure celle de la violence — comment « résoudre le problème des ennemis16 », dirait Alain Badiou ? Nos rues n’en finissent pas de graviter autour de ce point d’interrogation, entre manifestations sous banderoles et bris de vitrines, sit-in pacifiques et cocktails sur la flicaille.

À rebours des on-dit comme des calomnies, Kôtoku estime que bien des anarchistes s’avèrent d’ardents contempteurs de la violence — il fournit pour exemple ces libertaires, nombreux, que le sang répugne à ce point qu’ils refusent de se nourrir de bêtes tuées pour leur bon plaisir. Il faut limiter la violence physique autant que faire se peut puisqu’elle favorise le conservatisme, pense-t-il : les troubles n’ont jamais enthousiasmé les masses (de Napoléon au ras-de-marée gaulliste, cela paraît se confirmer). N’en faisons toutefois pas un pacifiste à tout crin ; il légitime le passage à tabac d’un directeur de mine de cuivre par ses ouvriers, en 1907, et l’usage que ces derniers font de la dynamite sur trois bâtiments. L’année suivante, la police arrête dix militants lors d’un rassemblement non-violent, à Tôkyô : prison ferme pour avoir brandi des drapeaux rouges et clamé des slogans anarchistes et communistes. Un tournant, pour celle qui s’apprête à devenir sa compagne, Kanno Sugako. C’est emprisonnée à cette occasion qu’elle réalise que la violence armée s’avère l’unique voie possible afin de mettre ce pouvoir à terre. Kôtoku, affairé à sa traduction de Kropotkine et souffrant de plus en plus de sa tuberculose intestinale, se radicalise également : le temps n’est plus à la parole si la parole vaut la prison.

Il nomme son habitat « Maison de la société de l’homme et du peuple » et, bien que continuellement suivi par le régime, héberge les militants pourchassés par ce dernier. Il quitte sa seconde épouse pour se lier à Sugako, libérée et, par ailleurs, journaliste féministe et divorcée — de quoi susciter un petit scandale, y compris au sein des cercles contestataires. Elle admire les nihilistes russes au point de vouloir exporter leur geste contre Alexandre II : le despote Meiji, fauteur de troubles, va-t-en-guerre et sangsue, doit payer de sa vie ses forfaits. Kôtoku sort une nouvelle revue, Pensée libre : nouvelle charge gouvernementale. Il lui est désormais impossible de s’exprimer en public et l’argent manque cruellement ; il vend ses livres, ses épées, l’or de sa grand-mère, se voit isolé — « Je me bats à présent contre le Japon tout entier17. » Il n’en a plus que pour deux ou trois ans à vivre, semble-t-il — son médecin fera savoir qu’il souhaitait, avant de disparaître, armer un groupe de cinquante révolutionnaires pour prendre le palais impérial, après avoir amené à eux les infortunés à l’entour, puis incendier les tribunaux, les prisons et les bâtiments du gouvernement. Mais Kôtoku va tomber avant, sous l’imminence d’un paragraphe et des coups de l’empereur. Une corde, une clope, un matin de janvier 1911.

Ils — Kôtoku, Sugako et trois camarades — parlent d’attaquer à l’explosif le véhicule impérial. Deux d’entre eux se renseignent, étudient puis confectionnent une première bombe à la fin de l’année 1909 : elle saute, en guise de test, dans les montagnes du centre du pays. Mais Kôtoku doute. Du moins montre-t-il quelques signes de relâchement. Il se tient désormais, si l’on en croit son biographe américain F. G. Notehelfer, à l’écart du projet, affiche des signes de dépression, songe parfois au suicide ; Kanson Arahata, futur membre du Parti communiste japonais, lui écrit pour lui faire savoir qu’il devrait le tuer, reniement de la Cause oblige. Les larmes montent aux yeux de Kôtoku ; il lui répond qu’il accepte de tomber sous ses balles. « J’ai été un lâche et j’ai tergiversé, incapable de prendre une décision nette18. » Il vit dans l’angoisse et sa compagne, qui ne l’est visiblement plus, compte toujours mener l’action à bien. La police, parvenue jusqu’à eux, arrête Kôtoku au mois de juin 1910 ; le procès débute six mois plus tard. Vingt-six inculpés, tous accusés de crime de lèse-majesté (article 73 du code pénal). Kôtoku est présenté comme le porte-voix, héraut et symbole du mouvement socialiste, libertaire et révolutionnaire — et c’est naturellement, à travers lui, cette zone politique dans son entièreté que le régime entend condamner. Le procès se mène en secret, à huis clos, et la presse a consigne de se taire. Il s’achève le 18 janvier 1911 — on parle parfois de « l’affaire Kôtoku ». L’anarchiste surprend par son calme et sa tenue : un pantalon large et une veste traditionnels, d’époque féodale.

Silence glaçant lorsque le verdict s’abat, que Sugako rompt en criant « Longue vie aux anarchistes ! ». Onze militants, dont Kôtoku, sont tués — Kanno Sugako, âgée de vingt-neuf ans, est pendue le lendemain : elle mettra douze minutes à mourir. Shôsui Kôtoku se dit soulagé (« Pour moi, c’est une belle fin19 ») et laissa une lettre testamentaire, exhortant à la révolution communiste et anarchiste, précisant que celle-ci ne se borne pas à la mort du souverain et appelant à épargner le sang et les pertes humaines. Dans trois ans, la Première Guerre mondiale emportera une partie de la planète dans sa démence ; dans six, la Russie sera le théâtre de la première révolution socialiste — l’individu qui fut chargé de l’enquête deviendra Premier ministre en 1939, période où le Japon s’alliera avec l’Allemagne nazie.

Une lettre signée de la main de Sugako, rendue publique en 2010, donne à lire que son conjoint n’était au courant de rien : sans doute tenait-elle à le sauver ainsi. Les autorités japonaises ont toujours refusé la révision collective du procès, en dépit des nombreuses défaillances. L’innocence de Kôtoku continue, ici ou là, d’être clamée et défendue : par Alternative libertaire, en 2008 ; par le géographe Philippe Pelletier, sept ans plus tard (« La non-implication de Kôtoku semble avérée, et confirmée par la quasi-totalité des historiens japonais ») ; par Christine Lévy, maîtresse de conférences spécialisée sur le Japon (« Les différentes études historiques corroborent l’innocence pour vingt-et-un des militants. Kôtoku lui-même n’aurait pu être condamné s’il avait fallu apporter des preuves de sa participation à quelque degré que ce soit à ce projet. Pourtant, jamais ce procès ne fut révisé. […] Dans cette affaire, une unanimité se dégage des études historiques pour considérer que Kôtoku fut accusé à tort20 »).

À vingt mètres de la tombe, sous ce ciel bleu ou vert, un panneau indique, en japonais et en anglais, que Shûsui Kôtoku fut « le chef de file » de « l’Incident de haute trahison ». L’homme qui « joua un rôle majeur dans l’introduction de l’anarchisme au Japon21 » fut, sa trop courte vie, social-démocrate, socialiste, communiste et anarchiste : il n’est pas vain de penser qu’une certaine vérité théorique et pratique patiente entre ces voies — comme une éthique de l’entrelacs. Plus personne ne croit en nos « gouvernants » ; plus personne ne peut, sans pouffer ou pester, entendre nos bouffons jouer aux rois ; plus personne n’imagine un seul instant que nos « représentants » entretiennent quelque rapport avec l’ordinaire de nos vies : aidons-les à prendre, fuyards, les chemins de Varennes. Et traçons les contours d’un projet à même d’enrayer la résignation et la colère amère qui tord la bouche de nos pays. Le système craque : visons les coutures.

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Lectures complémentaires:

Manifeste de la societe des societes

L’anarchie pour la jeunesse

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

Exemple_de_charte_confederale_Bakounine

Appel au Socialisme (PDF)

 

Détruire le colonialisme (video)

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Un message qui finit par passer petit à petit parce que « nous sommes tous des colonisés »

~ Résistance 71 ~

 

Destroy Colonialism

 

 

Escroquerie Réchauffement Climatique Anthropique… 400 articles scientifiques anti-« consensus » publiés en 2017

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En 2017 plus de 400 articles scientifiques publiés soutiennent une position sceptique en ce qui concerne l’alarme sur le changement climatique

Un volume croissant de preuves scientifiques infirme le “consensus” sur la science du climat

 

Kenneth Richard

 

23 octobre 2017

 

Source: 

http://notrickszone.com/2017/10/23/400-scientific-papers-published-in-2017-support-a-skeptical-position-on-climate-alarm/#sthash.boGlnqLo.2YidXnts.dpbs

 

Pendant les 10 premiers mois de l’année 2017, 400 articles scientifiques ont été publiés doutant de la position voulant que le gaz carbonique (CO2) d’origine anthropique soit le facteur directeur de contrôle du thermostat du changement climatique… ou qui d’autre part, mettent en question l’efficacité des modèles de projection climatique et les positions liées au “consensus” généralement acceptées par les législateurs et les médias de masse.

Ces 400 nouveaux articles soutiennent la position disant qu’il y a des limites  et des incertitudes signifiantes inhérentes à notre compréhension du climat et des changements climatiques. La science du climat n’est en rien établie et définitive. Les températures modernes, les niveaux des mers et les évènements climatiques extrêmes ne sont ni inhabituels, ni sans précédents. Bien des régions de la planète sont maintenant plus froide qu’elles ne l’ont jamais été ces derniers 10 000 ans.

Des facteurs naturels tels que l’influence du soleil (106 articles), les oscillations océaniques multi-décennales comme les NAO, AMO/PDO, ENSO (37 articles), les variations de la couverture nuageuse sur des périodes de 10 ans et la variable interne générale, ont exercé une influence significative sur le temps et les conditions climatiques dans le passé et aujourd’hui. Ainsi, détecter un fort signal de forçage anthropique parmi le bruit de la variabilité naturelle non forcée peut par conséquent s’avérer très difficile.

Les politiques actuelles de remédiation, spécifiquement celles liées à la promotion des énergies renouvelables, sont souvent coûteuses, ineffectives et peut-être même détrimentales à l’environnement. D’un autre côté, un taux plus élevé de CO2 atmosphérique et un climat plus chaud fournissent des bénéfices à la biosphère terrestre (ex: planète plus verte favorisant de meileures récoltes).

En 2016 il y a eu 500 articles scientifiques révisés et analysés par les pairs publiés dans des journaux/magazines scientifiques, articles défiant le “consensus” sur la science climatique ( 500 peer-reviewed scientific papers published in scholarly journals (Part 1, Part 2, Part 3) ) Ceci correspond donc à plus de 900 articles en moins de 2 ans.

Ci-dessous vous trouverez les liens vers les listes de 400 articles ainsi qu’un guide pour la catégorisation de ces articles.

Skeptic Papers 2017 (1)

Skeptic Papers 2017 (2)

(Les parties 1 et 2 se trouvent sur la même page)

Part 1. Natural Mechanisms Of Weather, Climate Change  

Solar Influence On Climate (108)

ENSO, NAO, AMO, PDO Climate Influence (37)

Modern Climate In Phase With Natural Variability (13)

Cloud/Aerosol Climate Influence (8)

Volcanic/Tectonic Climate Influence (4)

The Theoretical Greenhouse Effect As Climate Driver (11)

Part 2. Unsettled Science, Failed Climate Modeling

Climate Model Unreliability/Biases/Errors and the Pause (24)

Failing Renewable Energy, Climate Policies (12)

Wind Power Harming The Environment, Biosphere (7)

Elevated CO2 Greens Planet, Produces Higher Crop Yields (5)

Warming Beneficial, Does Not Harm Humans, Wildlife (4)

Warming, Acidification Not Harming Oceanic Biosphere (15)

Decreases In Extreme, Unstable Weather With Warming (3)

Urban Heat Island: Raising Surface Temperatures Artificially (5)

No Increasing Trends In Intense Hurricanes (3)

No Increasing Trends In Drought/Flood Frequency, Severity (3)

Natural CO2, Methane Sources Out-Emit Human Source (4)

Miscellaneous (7)

Part 3. Natural Climate Change Observation, Reconstruction

Lack Of Anthropogenic/CO2 Signal In Sea Level Rise (27)

No Net Warming During 20th (21st) Century (11)

A Warmer Past: Non-Hockey Stick Reconstructions (50)

Abrupt, Degrees-Per-Decade Natural Global Warming (7)

A Model-Defying Cryosphere, Polar Ice (30)

Recent Cooling In The North Atlantic (7)

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Voir notre dossier sur l’escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA)

Résistance au colonialisme: De l’assassinat de masse à la résurgence (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, démocratie participative, documentaire, France et colonialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2017 by Résistance 71

Lectures complémentaires:

Manifeste de la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

 

Assassiner est un boulot

 

Mohawk Nation News

 

23 ocobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/22/murder-is-work/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique du Nord est un état humilié d’immigrants. Eux et leurs complices se battent pour voler notre terre et nos ressources, engendrant une matrix de haine et d’assassinat. Ils fabriquent des règlements corporatistes qui nous disent: “Arrêtez de résister et circulez y a rien à voir. Oubliez ce génocide que nous avons commis.”

Il y a quelque chose d’autre dans l’immigrant (européen). De l’extérieur, ils disent avoir peur de dieu et nous sourient, essayant de paraître des anges ne pouvant faire de mal à une mouche ; de l’intérieur, ce sont des monstres qui ont vicieusement massacré nos ancêtres, fait disparaître leurs corps et développé une amnésie générale à ce sujet. On ne peut pas croire que de tels personnes existent vraiment. Leur malfaisance est contagieuse. Ce sont des psychopathes qui tuent pour voler sans aucun remord.

La voie de la création/nature est sken-nen, kari-wiio, kasa-stensera et atonwa-kowa (paix, rectitude, force, liées ensemble). Elles sont les instructions originelles de la création de toute vie, la formule de la paix.

Le massacre de masse de 100 millions de personnes de nos peuples (NdT: chiffre avancé par les anthropologues pour le nombre total de morts autochtones sur le continent des Amériques du fait de l’invasion occidentale depuis 1492) a été méticuleusement plannifé par ces créatures grotesques. Le cercle indien géré par l’armée émet les droits de tuer aux représentants des intérêts des colons et leurs familles, ce qui est de nos jours appelé “programmes sociaux”. Le meurtre de nouveaux nés, d’enfants, de femmes et d’hommes doit être final, sans laisser de traces.

Maintenant, les rats qu’ils ont entretenus les mordent en retour, leurs plaies purulentes et gangrénées sont apparentes. Nos tombes se trouvent sous leurs villages et leurs villes, partout. Ils sont formatés à l’obéissance et pour ne voir que ce que les oligarques décident. La dévastation économique, météorologique et sociale devient désespérée. Leurs défenses artificielles s’effondrent. Le monde les voit pour ceux qu’ils sont, des va t’en guerre ; leurs peurs les rongent. Ils se souviennent de ce que leurs ancêtres immigrants ont volé et que le véritable peuple naturel de l’endroit fut massacré afin de pouvoir leur donner ce qu’ils ont aujourd’hui.

La vérité à notre sujet est leur pire ennemi. Toujours plus de meurtres, de disparitions, de viols et d’abus en tout genre continuent de se produire. Les victimes observent.

Notre résistance est étiquetée “terrorisme”. Nous sommes forcés de vivre sous des conditions tiers-mondistes sur nos terres. Les gouvernements entrepreneuriaux sont basés sur des escroqueries mortifères. Notre mère observe. Notre terre doit être débarrassée et nettoyée d’eux et de leurs détritus, de leur folie et de leurs mensonges au sujet de leur cruauté. Déverser du béton ou construire des oléoducs sur leur horrible vérité ne cachera pas leurs crimes.

Aucun des immigrants ne s’est mis en travers des flingues qui nous visaient. Ils ont commis le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, orchestré par les oligarques européens. Les immigrants (NdT: colons établis) et leurs marionnettistes n’appuient plus sur la gâchette mais profitent grassement des fruits de ce crime.

Le fait qu’ils ne fassent pas face à leur crime est la preuve de leur couardise et de leur fuite. Nous devons sauver notre race coûte que coûte et par tous les moyens.

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Immigrants en voie de disparition !

 

Mohawk Nation News

 

23 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/22/vanishing-immigrants/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1946, au premier jour d’école à Kahnawake, les missionnaires nous dirent que bientôt les INDIENS allaient disparaître. Un livret bleu imprimé de lettres blanches fut distribué, livret intitulé “L’Américain en voie de disparition”, livret que nous devions emmener à la maison pour que nos familles le lisent également. Un de nos pères s’écria: “C’est un mensonge ! Mais vous devez aller à l’école sinon je vais aller en prison. Passez les tests mais n’apprenez pas.” Ils nous racontaient au sujet de ce faux dieu qu’ils avaient inventé. Il disait: “Toute vie est dieu en accord avec la création.”

Le système patriarcal est une escroquerie cruelle fondée sur la croyance en une entité assoiffée de sang appelée “dieu”. Le temps passa, et nous apprîmes que les oppresseurs contrôlaient en fait les deux côtés des disputes.

Les femmes sont les kohti-hontia-kwennio, les détentrices du titre, les gardiennes de la terre comme mis en place par la nature. Les immigrants doivent donc tuer ou faire disparaître les femmes pour prendre le contrôle d’onowa’regeh ou l’Île de la Grande Tortue.

Ces envahisseurs blancs (NdT: chrétiens et européens) ont inventé des histoires pour masquer le génocide à leur propre peuple. Notre manière d’apprendre à notre sujet est fondée sur les images mentales invoquées par nos langues. La vérité de notre existence y est décrite et inscrite, ainsi nous pouvons nous en faire une représentation.

La fausse histoire a supprimé notre existence même.

Ainsi les Etats-Unis et le Canada pouvaient continuer en toute quiétude leur braquage de la terre et le véritable peuple naturel de cette terre devait être totalement éliminé. Le plus grand assassinat de masse de l’histoire de l’humanité fur minutieusement préparé et mis en œuvre.

Des sociétés secrètes maintiennent ces mensonges en réseaux du mensonge et de la falsification. Les Etats-Unis dirigent les guerres dans le monde entier. Des groupes sont entrainés et payés pour nous tuer. Leurs grotesques actions ont mené à terme, à la mort de plus de 100 millions de personnes.

L’occupation de nos terres viole la loi internationale. Nous sommes parqués dans des camps de prisonniers de guerre appelés des “réserves” et ce sur nos propres terres. Les entités entrepreneuriales coloniales contrôlent tous les côtés des guerres et l’ONU est leur arbitre.

Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) entrepreneuriaux, créés par les états colonisateurs et oppresseurs, ainsi que leurs flics militairement et lourdement armés sont les croquemitaines et les porte-flingues qui font le sale boulot. Ils sont équipés afin de pouvoir mettre en application la loi martiale dès que celle-ci sera ordonnée. Les colons ne peuvent en aucun cas mener des négociations légitimes parce qu’ils n’ont de fait absolument rien a négocier. Les produits qu’ils veulent sont tous possessions du véritable peuple naturel de la terre, qu’ils appellent des terroristes.

Avec le taux de fertilité de la race blanche en perte de vitesse de 60%, qui est en train de disparaître ? Nous sommes encore loin de notre nombre originel. Attendez un peu…

Résistance politique: Naissance et répression de l’anarchie dans le Japon post-féodal 1/2

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2017 by Résistance 71

Bien qu’inspiré de l’anarchisme européen, l’anarchisme japonais a aussi été influencé par la pensée d’Ando Shoeki (1703-1762) et son Shinzen Shinaido ou la « voie de la nature et du travail », qui préconisait une société fondée sur la loi naturelle, le respect de ceux qui travaillent la terre et qui se devait de mettre en avant le travail de la terre comme fonction sociale primordiale, à l’encontre de la caste guerrière (Daimyo, samouraï) toute puissante mais parasite. Shoeki refusait l’imposition de quelque autorité que ce soit comme étant contraire à la loi naturelle et menant immanquablement à la suppression de la liberté. Shoeki critiquait le patriarcat et demandait déjà au XVIIIème siècle féodal nippon, l’égalité des femmes et se faisait le chantre de la destruction des castes et classes de toute sorte. Shoeki fut influencé par Lao Tseu, le taoïsme et l’harmonie naturelle, l’esprit japonais (Nihon no kokoro) et une forme d’enseignement hollandais de l’époque appelé « rangaku ».

Shoeki fondamentalement opposait le « hosei » ou monde des lois humaines au « shinzen sei » ou monde de la nature. Pour lui, les humains et tous les êtres vivants sont gouvernés par des principes naturels issus du shineido et non pas par le droit « positif » et ses lois inventés par l’humain.

Il est étonnant de constater qu’en cela, cette approche est très très similaire à celle de la société des nations amérindiennes pré-colombiennes et perdurant dans leur tradition certes étouffée de nos jours. Ando Shoeki méprise le monde marchand qu’il voit à terme comme le parasite ultime de la société. En cela Shoeki fut un visionnaire sur la société capitaliste à venir et ce près d’un demi siècle avant la 1ère révolution industrielle et à l’autre bout du monde !… (A lire: « Ando Shoeki et l’anatomie du féodalisme japonais », E. Herbert Norman, 1949)

~ Résistance 71 ~

 

Shûsui Kôtoku ou l’appel au bonheur

 

Emile Carme

 

Novembre 2016

 

Source: https://www.revue-ballast.fr/shusui-kotoku-appel/

 

1ère partie

2ème partie

Comment devient-on communiste anarchiste ? Après avoir été l’un puis l’autre pour mieux en produire la synthèse : redoutable alliage tenant autant à l’égalité qu’à la liberté, au collectif qu’à l’individu. Notre homme mourut pendu à trente-neuf ans, peu avant la Première Guerre mondiale, accusé d’avoir voulu attenter à la vie de l’empereur d’un Japon belliciste. Les militants nippons continuent de le tenir pour l’une des figures de proue de la tradition libertaire : portrait d’un journaliste séditieux, à l’heure où le Premier ministre, Shinzo Abe, aspire à revoir la constitution pacifiste du pays.

Quelque part au milieu des deux bras du fleuve Shimanto — entre un sanctuaire et un centre hospitalier. Les rues sont calmes, étroites, d’une propreté qui se passe de poubelles. Un distributeur, rouge Coca-Cola, fend l’équilibre des façades claires. Des vêtements sèchent à l’intérieur d’une courette. Une haie de fleurs fuchsia. Le ciel se tâte, d’un pigment l’autre, du bleu au vert. Les arbres d’un mont casquent un toit kirizuma à double pente — le cimetière attend au sommet.

Il est huit heures du matin et Shûsui Kôtoku fume calmement sa dernière cigarette au pied de l’échafaud. « La mort est pareille à un nuage sur une lointaine et haute colline. Vu de loin, il ressemble à un grand spectre, mais lorsque l’on s’en approche, cela n’est plus rien du tout. Pour un matérialiste, cela signifie simplement que les aiguilles d’une horloge ont cessé de bouger1 », écrivait-il quelques jours auparavant, du fond de sa cellule. La trappe s’ouvre. Son corps se balance, le cou d’une corde ceint. Il est un peu plus de huit heures, ce 24 janvier 1911. L’archipel est gouverné — pour un an encore — par le 122e empereur, Meiji, dit Mutsuhito en Occident, descendant de la déesse du soleil, elle-même née, paraît-il, de l’œil gauche de son père. Ère d’ouverture à la « modernité » et fin de l’isolationnisme : l’île a fait sa mue, délaissant le féodalisme pour ouvrir les bras au doux commerce, au parlementarisme, à l’industrie et à l’enseignement obligatoire. Le pays est entré dans l’économie capitaliste et dans le  si prisé « Concert des nations », au point d’incarner, après la Chine, le terrible « péril jaune ». Cette ère, connue sous le nom de l’empereur, recoupe à peu d’années près l’existence de Kôtoku.

Sa tombe — quatre blocs rectangulaires empilés — est en pierre grise. Une inscription en caractère japonais y fut gravée, à la verticale. Le temps retourne les passions comme un gant : le traître fait désormais l’affaire des curieux et la ville célèbre sa mémoire une fois l’an — on peut même, sur Internet, noter l’attraction touristique (moyenne de 3,14 sur 5) : grotesque. Parlons du passé s’il peut, flammèche ou fanal, débroussailler notre présent avenir. Ayons le goût des archives qui éclairent, des fonds de tiroirs que l’on ouvre comme un chemin. Oui, la social-démocratie s’est pliée, avec force zèle, aux oukases du marché dérégulé ; oui, les partis communistes se sont effondrés et ne croient plus à la dictature du prolétariat ; oui, les héritiers du trotskysme se disputent les trois miettes de la Révolution ; oui, les libertaires se comptent sur les doigts d’une main qu’ils ont perdue en Espagne et ailleurs. Oui, mais. Notre défaite ne rend pas leur victoire plus légitime.

En crue

Et si nous racontions le monde du fond de ses poubelles ? Nos « grands » hommes durent payer pareil adjectif : toute gloire a l’âme gâtée, chiffonnée sous les compromis et les manœuvres — les illustres noms propres ont les mains sales, en somme. Oui, il en a fallu, des défections et des méfaits, pour qu’une naissance se fasse postérité. Il en a fallu, des dos courbés et des poignées de main, pour qu’une date vaille un jour ligne en fronton. Il en a fallu, des pièces d’argent dans la paume d’Iscariote, pour qu’un quidam prétende au trône. Il est à croire que les hommes aiment le clinquant : l’anonymat et l’ombre manquent d’éclat, coton mouillé, pâle destin — passons chemin.

Notre méconnu vit le jour au sud du Japon, à Nukamara, l’année où Paris enduit ses pavés des tripes des communards, où le fils du cheikh Ahaddad exhorte au jihâd contre l’occupant français en Algérie — l’année 1871. Le jeune Shôsui Kôtoku se prénomme encore Denjirô. Le corps faible mais l’esprit précoce, solitaire et sensible. Il consignera dans son journal intime qu’il fut un enfant timide et rejeté par nombre de ses camarades de classe. Un ancien élève raconte que ce fils sans père — puisque ce dernier, roturier, maire et commerçant, mourut l’année qui suivit celle de sa naissance — possédait un coup d’avance : à onze ou douze ans (les mois n’y changent rien) le petit tuberculeux parlait déjà « liberté » et « droits du peuple ». Il est élevé par une mère qui n’entend pas se remarier et le sou manque pour élever les quatre enfants. L’adolescent organise une manifestation, arborant le drapeau du Mouvement pour les libertés et les droits du peuple (une formation sociale et démocratique partisane de l’élection d’un parlement), et se lance dans la publication d’un périodique, Le Journal des enfants : précoce, assurément. Il n’apprécie guère son tuteur d’oncle et ne désire qu’une chose : partir pour étudier. Sa famille cède, et le voilà à Kôchi, au nord d’une vingtaine d’heures de marche, dans une école privée. L’enseignement, structuré autour de la morale confucéenne, est à ce point strict que le jeune homme écrira : « Nous étions comme prisonniers. »

Seul, souffrant, il vit cloîtré dans sa chambre puis part pour Tôkyô avec, rêve d’éternité, chimère déjouant le temps, l’espoir d’une vie meilleure : la grand-ville luit au loin de toute son énergie, les dents blanches, roulant des épaules, richesse culturelle, débats, bibliothèques et bonheurs des avant-gardes… Il apprend l’anglais mais une mesure gouvernementale l’exclut de « la capitale de l’est » : le pouvoir redoute les agitateurs et les dissidents et peut, foi et fierté de la loi, expulser à loisir quiconque serait en mesure de troubler le palais impérial dans un rayon de douze kilomètres. Un demi-millier de nuisibles potentiels sont poussés, manu militari, à l’extérieur de Tôkyô — retour à la case départ, pour Kôtoku, celle de sa naissance comme de ce cimetière sous ce ciel bleu ou vert. Revenu du Japon, l’officier de marine Pierre Loti connaît alors un grand succès hexagonal avec la parution de son récit romanesque Madame Chrysanthème, entre carnet de voyage et exotisme colonial — le Français loue l’Eden de verdure japonais tout en pestant ailleurs contre « cette triste race jaune2 ».

Un ami conseille Kôtoku d’aller à la rencontre de Nakae Chômin, militant et penseur âgé d’une petite quarantaine d’années. Chômin, barbiche et fines lunettes en fer, a voyagé en France et en maîtrise la langue : il a lu celui que Voltaire traitait de « petit singe ingrat3 », nous parlons de Rousseau, lu et tant aimé qu’il a traduit pour l’Asie lettrée son Contrat social (paru en 1762, l’ouvrage vantait, entre autres choses, la souveraineté du peuple dans une perspective républicaine). Il s’intéresse également de près à la laïcité telle que la France la défend. Leader du Mouvement pour la liberté et les droits du peuple, Chômin aura une influence « fondamentale4 » sur Kôtoku, comme le rapporte Philippe Pelletier, biographe français du futur martyr. Père, guide, maître, sensei, l’héritier de Rousseau, défenseur des burakumin — parias ghettoïsés de la société japonaise —, prend Denjirô sous son aile pour en faire un disciple et lui offre un nom, comme une renaissance ; le voilà Shôsui, ou « crue d’automne » (« flots », selon les traductions). Le nom d’une épée mythique et d’un chapitre de Zhuangzi, ouvrage allégorique chinois composé quelques siècles avant la naissance d’un certain Jésus-Christ. Le maître a songé à « brume », en lieu et place de « crue », mais le disciple préfère le tranchant rapide et franc de l’eau à sa condensation vaporeuse. Le jeune homme a vingt-deux ans ; il lui en reste dix-sept à vivre.

Contre la guerre

Nous compulsons quelques photographies en noir et blanc. Belle allure altière, tenue, résolue. Raie à gauche, fissure des yeux, long nez au trait adroit, pommettes cambrées que l’ombre souligne plus encore. Une moustache coiffe des lèvres pleines. Col cassé et cravate ou habit traditionnel — l’homme paraît, à le voir entouré, de courte taille. Et résonnent à notre table les percussions d’un hymne à sa mémoire, jadis interdit, qu’un poète japonais aurait composé. Kôtoku, devenu traducteur et journaliste après avoir suivi Chômin à Tôkyô, vivote comme il le peut, c’est-à-dire mal, et s’immerge dans la presse au quotidien. Son sensei lui reproche son pessimisme, sa nature sombre, d’autant que Kôtoku boit plus que de raison, jusqu’à se montrer violent. Il publie, sous le nom de Iroha-an, son premier roman, La Mantille, l’année où son pays, du moins son armée, renverse le roi de Corée. Roman familial et social : l’un des personnages centraux est burakumin. Il écrit dans la lancée deux nouvelles ayant pour décor la Russie nihiliste, entendre ce courant politique et littéraire, né dans les années 1850, qui aspirait à renverser l’autocratie tsariste et la terreur étatique par tous les moyens possibles (Camus écrira, un siècle plus tard, dans les pages de L’Homme révolté : « Dans l’univers de la négation totale, par la bombe et le revolver, par le courage aussi avec lequel ils marchaient à la potence, ces jeunes gens essayaient de sortir de la contradiction et de créer les valeurs dont ils manquaient. »).

Kôtoku lit et, confiera-t-il, comme tant d’autres avant et après lui, c’est dans les lignes de ce qu’il lit que sa vie s’en va grandir : Progrès et pauvreté, de l’économiste américain Henry George, est l’un de ces textes qui, selon ses propres mots, contribuent à faire de lui « un ardent démocrate5 ». Les mots, animaux fouisseurs, creusent leurs galeries sous la peau : ces ingénieurs du sol, comme il est dit des vers, prodiguent à l’ombre leurs lumières. Son lectorat s’élargit, au point de devenir l’une des voix que l’on attend ; sa plume effilée fait mouche, maniant la satire et la critique. Mais s’il n’hésite pas à railler les puissants, ceux du gouvernement, l’empereur demeure à ses yeux figure sacrée : on ne se déleste pas ainsi du poids des traditions. Meiji est « le grand prêtre de tout son peuple6 », un demi-dieu, un dieu vivant. Le jeune démocrate salue la belle-mère du Grand roi, à sa mort, et va jusqu’à le louer dans les pages de L’Impérialisme, le spectre du XXe siècle, paru en 1901 ; il y a loin entre l’élogiste du souverain et le pendu coupable, dix ans plus tard, de crime de lèse-majesté…

Kôtoku n’est alors pas un révolutionnaire. Pas même un socialiste. Seulement un réformiste désireux d’améliorer le cours des choses sans toucher à l’intégralité de la structure sociale. Le Japon dénombre plus de 400 000 ouvriers et le suffrage censitaire ne permet qu’à une minorité — infime — de sujets de voter (entre 1 et 4 %). Le Mouvement, pris dans l’engrenage des sièges à remporter, fait profil bas face à la répression de l’appareil d’État : tensions, scission de l’aile gauche. Chômin, sceptique, sans doute déçu, prend du recul. Convié à s’exprimer au sein d’un collectif « socialiste », c’est-à-dire rompu à la pensée européenne, Kôtoku ne tarde pas à devenir l’un de ses membres — et à faire sien cet épithète, socialiste, vieux d’environ soixante-dix ans. Que dit, à grands traits, L’Impérialisme, le spectre du XXe siècle ? Que le militarisme et le patriotisme (entendu par l’auteur non pas tant comme l’amour que l’on peut porter à son pays natal mais comme la haine que l’on voue à celui d’autrui) sont les notions structurantes de toute velléité expansionniste et que l’impérialisme sera le danger du vingtième siècle — l’antidote ? Le « grand nettoyage révolutionnaire », c’est-à-dire la restitution de la société, accaparée par la minorité capitaliste, à la communauté des travailleurs, sur la base de la justice, de la fraternité et du socialisme scientifique.

Son humanisme, nourri de la philosophie de Confucius et porté sur la probité, les valeurs, la morale, le sens du sacrifice et la droiture, doit à présent se confronter aux concepts matérialistes de la lutte des classes : le natif de Nukamara articule l’identité nationale et la souveraineté culturelle du Japon (le kotukai) avec le socialisme pour mieux contester leur prétendue incompatibilité. Le jeune homme propose une acception populaire de cette notion institutionnelle : la souveraineté n’est pas tant celle de l’État ni du pouvoir que celle du peuple. Sa fidélité à l’empereur le contraint à l’acrobatie théorique… Ses reportages dans la presse donnent à lire l’exploitation des travailleurs du textile et ses articles ciblent les politiciens « spéculateurs » et le « jeu » politique : une foire, le lieu privilégié de l’offre et de la demande, un lupanar pour ambitieux. Il tance le libéralisme et la libre concurrence, dénonce l’individualisme, en appelle à « la moralité publique » et déplore l’inertie et l’indifférence des masses populaires : il cherche, tâtonne idéologiquement.

Kôtoku démissionne du Mouvement, avec fracas, puis cofonde le Parti social-démocrate en 1901, sur le modèle allemand, né deux décennies auparavant. Autrement dit : œuvrer au socialisme par la voie démocratique et institutionnelle, via un parti de masse capable d’imposer ses réformes, sans toutefois, comme ledit Mouvement, se perdre en arrangements et combines. Huit points au programme, de l’éducation gratuite pour tous à l’abolition des disparités économiques. Bien qu’inscrit dans le champ parlementaire et légaliste, le pouvoir l’interdit aussitôt. La répression frappe derechef démocrates et rétifs. Deux ans plus tard, le journaliste japonais publie La Quintessence du socialisme — Jaurès s’adresse au même moment à la jeunesse du Tarn : « Le prolétariat dans son ensemble commence à affirmer que ce n’est pas seulement dans les relations politiques des hommes, c’est aussi dans leurs relations économiques et sociales qu’il faut faire entrer la liberté vraie, l’égalité, la justice7. » Kôtoku emprunte son titre à un ouvrage du sociologue et économiste allemand Albert Schäffle, paru quelques décennies par avant, grâce auquel il explique être « devenu socialiste ».

8 février 1904 : sous les ordres d’un général, borgne et fils de samouraï, le Japon attaque l’escadre navale chinoise (sous domination russe) de Port-Arthur. Puis envahit la Corée. Chômin approuve la guerre, que son pays gagnera ; Kôtoku la condamne — elle fera 85 000 morts, côté japonais, 71 000, côté russe. Par voie de presse, le socialiste nippon interpelle ses homologues russes : « Nous, socialistes, nous n’établissons aucune barrière de race, de pays ou de nationalité. Vous et nous sommes des camarades, frères et sœurs8. » L’ennemi doit être commun : les autorités militaires et nationalistes respectives, non point les peuples. L’internationalisme, en somme — « le genre humain », comme l’écrivit un poète communard réfugié dans quelque mansarde de Montmartre. La question n’est pas de vaincre ou de perdre ce conflit mais de se battre de part et d’autre pour la paix. Rappelons ici que le pays du Soleil-Levant a force appétit depuis qu’il a rompu avec ses desseins isolationnistes : il envoya plus de trois mille hommes frapper Taïwan (1874), annexa le Royaume de Ryûkyû (1879), déclara la guerre à la Chine (1895) puis, donc, à la Russie (1904) et transformera la Corée en protectorat (1905). Le monde est l’aire de jeux des grandes puissances, et l’on y joue au sabre et à la poudre : la Grande-Bretagne a fait main basse sur la Jamaïque, l’Inde, le Koweït ou le Nigeria ; l’Allemagne a posé ses pions au Togo comme aux îles Marshall ; la France parade en Tunisie, au Niger ou au Laos ; le Portugal a installé ses conquistadores en Angola et au Mozambique. « L’impérialisme est une immense accumulation de capital-argent9 », notera Lénine lors de la Première Guerre mondiale. La Terre roule de mains en mains et le sang se charge du reste. Le Japon se rêve en chef de file de l’Asie, front haut dans l’ordre international, résolu à tenir tête à l’Occident et à entrer sans rougir dans la « modernité » : il ne faut plus redouter la puissance de feu des nations industrialisées mais l’égaler. L’empereur attaque pour mieux intimer le respect ; ses soldats morts au combat sont sanctifiés.

L’attitude du gouvernement pousse Shûsui Kôtoku à aiguiser ses positions ; il traduit, avec un camarade, le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels : ce petit livre, que les « démocraties populaires » du XXe siècle feront objet de chevet, exhorte à la constitution du prolétariat en classe et à la prise du pouvoir de cette dernière, c’est-à-dire le renversement de la bourgeoisie. Et les théoriciens allemands de préciser : l’abolition des classes, au sein des nations, aboutira naturellement à la fin de l’hostilité entre les nations elles-mêmes. Communiste et non pas socialiste : Engels fit savoir, dans l’une de ses préfaces, que le socialisme était à leurs yeux l’idéologie sociale des bourgeois et des gens cultivés, contrairement au communisme — scientifique et matérialiste —, profondément ancré dans le monde ouvrier. Le gouvernement arrête Kôtoku et interdit le journal à succès qu’il anime (Heimin Shimbun, ou Le Populaire, dont la ligne pluraliste aspire à fédérer les divers mouvements contestataires, des réformistes critiques aux révolutionnaires anarchistes et communistes, en passant par les chrétiens sociaux amateurs de ce Tolstoï que Kôtoku conteste publiquement, persuadé que le mal est économique et non spirituel : le journal, expliquera l’un des contributeurs, n’avait pas vocation à systématiser une pensée mais à offrir un espace volontiers hétéroclite, à même de susciter débats et créativité — lutter contre la guerre suffisait à les unir). Cinq mois de prison. L’humaniste, devenu socialiste et communiste marxiste, peut à présent se former à l’anarchisme — pour mieux le devenir.

A suivre…

OTAN, Opération Gladio et terrorisme d’état… Les tueurs du Brabant au fil du glaive ?…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 octobre 2017 by Résistance 71

Que ces tueurs firent partie intégrante de l’opération Gladio de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…) des années de plombs était déjà hautement suspecté et admis, la preuve est sûrement en train de se dévoiler. La question est et sera toujours: que va t’on faire de cette information ? Qui a été inculpé, puni pour les opérations Gladio de l’assassinat d’Aldo Moro, de l’attentat de la gare de Bologne etc, etc…  qui va enquêter sérieusement sur ces évènements ? Les états qui en sont responsables ? Qui va enquêter sur l’EIIL/Daesh ? Les états qui en sont responsables et perpétuent le terrorisme d’état généralisé pour maintenir les peuples dans la peur et la division ?

Seul un retour du pouvoir au sein des peuples permettra de faire toute la lumière sur ces sales affaires impliquant l’État terroriste… et à terme aidera à mettre en place un nouveau paradigme politique.

~ Résistance 71 ~

 

Du nouveau sur les tueurs du Brabant

 

Réseau Voltaire

 

23 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article198476.html 

 

L’affaire des Tueurs du Brabant a été relancée cette semaine par des articles des Het Laatste Nieuws [1] et une émission de télévision de la télévision flamande. Le frère d’un gendarme d’élite, Christian Bonkoffsky, a déclaré que celui-ci lui avait révélé sur son lit de mort être l’un des mystérieux tueurs. Tandis qu’un avocat de victimes a dénoncé les ratées de l’enquête judiciaire.

Entre 1982 et 1985, en Belgique et dans le Nord de la France, des inconnus réalisèrent une série de braquages sans mobile financier, tuant 28 personnes. Ils sont connus comme les « Tueurs du Brabant » ou la « Bande de Nivelles » (Bende van Nijvel). Les magistrats instructeurs, le ministre de la Défense et une commission d’enquête de la Chambre des représentants se heurtèrent au Secret-Défense de l’Otan [2].

Durant les années 80, l’Otan organisa une série d’attentats en Europe sur le modèle de ce qu’elle fit ces dernières années avec des jihadistes.

Les autorités, qui prennent ces révélations très au sérieux, considèrent que cet ancien gendarme de l’unité d’élite Diane correspond au portraits robots de l’époque. Des vérifications attestent qu’il n’était pas physiquement présent à son travail durant les nombreuses attaques. La Justice belge interroge tous les anciens collègues du suspect décédé. Le témoin a également révélé que deux autres ex-membres du groupe Diane étaient venus visiter le suspect à son domicile.