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Changement de paradigme politique : futilité de toute réforme de l’État, anarchie de l’idée à la pratique… L’anarchisme afro-américain (William C. Anderson)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, syndicalisme et anarchisme, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 mai 2022 by Résistance 71

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A lire : “L’anarchisme africain, histoire d’un mouvement”, Sam Mbah

Et un paquet de lectures complémentaires sous l’article à (re)lire et diffuser sans aucune modération…
~ Résistance 71 ~

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir… Qu’on se le dise et agisse en conséquence !
~ Résistance 71 ~

“Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt.”
~ proverbe chinois ~

Quand le politicien, marchand montre la lune, l’anarchiste regarde ce que fait l’autre main… elle lui fait sûrement les poches.
~ Résistance 71 ~

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Toute réforme de l’État n’est pas du tout suffisante, notre temps demande l’anarchisme noir

Pour bon nombre de marginalisés, l’État n’a fait que leur botter le cul…

William C. Anderson

Mai 2022

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

“Pour le moment, le monde est dans une impasse. Ceci ne veut dire qu’une chose : non pas qu’il n’y a pas de sortie possible, mais que le temps est venu d’abandonner les modes anciens qui nous ont mené à la fraude, à la tyrannie et au meurtre.”
~ Aimé Césaire ~

Je ne vais pas ici expliquer l’anarchisme noir, parce que celui-ci s’explique de lui-même. Les temps que nous vivons justifient sa validité. Une politique qui ne peut concevoir la libération qu’au travers l’appareil de l’état-nation ne peut en aucun cas servir le peuple qui tombe toujours hors de ses considérations.

Ceux qui sont le plus marginalisés (NdT : tout le monde en fait… pas d’exception !) ne sont pas libérés par ces formes d’état qui n’ont fait que  les tuer, les exclure et leur botter le cul. Les pauvres, les apatrides, les migrants et les opprimés de toutes sortes sont sacrifiables selon les classes dirigeants du monde.

Une transformation radicale (NdT : depuis la racine des choses) passe par le pouvoir retournant directement entre les mains des gens eux-mêmes, sans minimiser la diversité au nom de frontières, de citoyenneté et de l’homogénéisation des identités nationales.

Qu’est-ce que cela voudrait dire si les gens se représentaient directement en lieu et place des administrations des états-nations, de politiciens et de dirigeants parlant sol-disant pour eux ? Aux Etats-Unis, pendant la période de la lutte pour les droits civils et du Black Power, cette question mena au développement de l’anarchisme noir et de l’autonomie noire, au travers du travail de radicaux noirs qui se tournèrent alors vers un socialisme sans état et bien plus.

Lucy Parsons, une afro-américaine ex-esclave, fut une des anarchistes noirs des origines. Un pilier du mouvement ouvrier des années 1920 et connue pour être une véhémente oratrice. Elle fut décrite par la police de Chicago comme “plus dangereuse que 1000 émeutiers”. Parsons avait une relation compliquée avec son identité raciale, ce qui fait partie de sa longue et dynamique histoire.

Parsons intervint longtemps avant les avancées faites durant l’époque de la lutte pour les droits civils, le réformisme et le mouvement du Black Power et les politique étatique qui représente l’anarchisme noir moderne. La cohorte américaine responsable de développer cela inclut de manière non exhaustive : Martin Sostre, Lorenzo Kom’boa Ervin, Kuwasi Belagoon, JoNina Ervin, Ojore Lutalo et Ashanti Alston.

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Martin Sostre

Sostre, décédé en 2015, était un prisonnier politique auto-proclamé de renommée internationale qui, presque à lui seul, transforma le système carcéral américain par ses poursuites en justice. Il fut un éducateur de communauté et gagna bien des victoires pour les droits des prisonniers, des libertés politique et religieuse à la restriction des peines d’isolement en passant par l’opposition à la censure de la littérature dans les prisons.

Lorenzo Kom’boa Ervin, qui fut un élève de Sostre, est un ancien membres des Black Panthers et activiste au Student Nonviolent Coordinating Committee, une organisation clef du mouvement de lutte pour les droits civils américain. JoNina Ervin, qui finalement épousa Lorenzo, est aussi une ex-Panther et fut la dernière rédactrice en chef du journal du Black Panther Party.

Alston, Lutalo et Balagoon étaient membres des Black Panthers et de la Black Liberation Army. Lutalo fut introduit à l’anarchisme par Kuwasi, qui amena sa perspective unique en tant qu’anarchiste New Afrikan.

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Ils ne furent que quelques uns de ces révolutionnaires noirs qui décidèrent qu’au lieu de se choisir une nouvelle représentation, une nouvelle réforme (NdT : stérile…) et de nouveaux maîtres, ils ne voulaient en fait pas de maîtres du tout…

Je suis venu à l’anarchisme noir il y a un peu plus de 10 ans et l’ai assimilé tranquillement au sein des espaces du mouvement de la gauche socialiste d’état dominant dans lequel il ne cadrait pas du tout. J’ai regardé, observé l’anarchisme en général être harangué comme utopique, chaotique, blanc et non-pratique, alors que les gens régurgitaient les vieilles maximes politiques au sujet de la construction d’un état réformé ou révolutionnaire. J’ai eu autrefois les mêmes vues sur la réforme de l’état avant de comprendre l’anarchisme en ses termes propres et non pas fondés sur des mauvaises compréhensions et interprétations populaires ou individuelles.

L’histoire de l’anarchisme noir a été complètement négligée et, rétrospectivement, je comprends pourquoi elle devait l’être. L’anarchisme est une menace sur laquelle beaucoup peuvent s’accorder. Ne pas faire des populations une partie des états-nations pose un grave danger à l’ordre du monde que nous connaissons. Le fait même que des factions ´´tactiques à la fois de la droite et de la gauche utilisent l’anarchisme comme le croquemitaine à cibler est tout à fait crucial. Ceux qui sont préoccupés à atteindre le pouvoir d’état ou à en faire une arme pour leurs propres objectifs se sentiront régulièrement menacées par ceux qui ne voient pas l’État comme le seul moyen et arbitre de la libération.

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L’anarchisme noir rejette l’autorité coercitive et oppressive de ces hiérarchies pyramidales existantes au sein de tout le spectre politique. Il ne prétend pas que quiconque affirmant (ou ayant affirmé) être un libérateur, parlant au nom des masses, ne puisse pas commettre d’atrocités. Il reconnaît que justement en reconnaissant ceci plutôt qu’en le niant, donne plus de force à la croissance des mouvements.

Dans mon nouveau livre “La nation sur aucune carte”, j’étends ma pensée autour de “l’anarchie de la négritude” comme elle apparaît au travers de la condition non étatique des noirs dans la diaspora africaine. Ceci n’est pas juste théorique. Ce que je souligne est la réalité de la migration noire, forcée ou autre et la mise en esclavage. C’est pourquoi dans mon livre, je fais cas du comment l’histoire anarchiste noire peut appeler et être en adéquation avec un mouvement abolitionniste nouvellement revigoré, entre autres choses.

Les vies de bon nombre des anarchistes noirs historiques que j’ai mentionnés tracent un chemin familier de croissance et de développement. Beaucoup ont traversé le mouvement des droits civils vers les mouvements de nationalisme noir et du Black Power avant d’arriver finalement à l’anarchisme. Ces mouvements ne sont en aucun cas la même chose et nous devons leur laisser leur diversité. Il y a de multiples anarchismes noirs, de tendances et d’autonomies. Ce qu’ils ont fait avec l’anarchisme une fois qu’ils y furent arrivés est juste quelque chose d’aussi multiface que les anarchismes historiques classiques le sont. Une similarité que beaucoup partagent est la réjection de ce que Sostre appelait “la ligne de bois de parti”. Il rejetait “une ligne politique abstraite ou idéologique” en faveur de la lutte pour “des êtres humains ayant des vies à remplir.”

Sostre est une raison pour laquelle je vois l’anarchisme noir comme une partie de la politique et de l’histoire qui n’est pas nébuleuse au point de devenir incohérente. C’est plutôt suffisamment réaliste pour maintenir le poids de la différence de la vérité qui a été régulièrement perdu historiquement dans les volontés des leaders politiques affirmant qu’ils “représentent les gens”. Le peuple est les gens eux-mêmes et pas un de ces ballons de foot à la disposition de quiconque espère l’utiliser. Nous faisons tous partie des “gens”, du “peuple”.

Nous luttons pour une existence là où il n’y aura pas d’état pour nous déporter, nous déposséder, nous détenir, nous assassiner, nous emprisonner, nous polluer et nous policer pour le profit exclusif d’une soi-disant élite dominant le monde. Nous parlons ici de détruire la machinerie même de l’oppression, et pas de lui redonner un nom ou de la rendre plus “acceptable”, plus “vertueuse”, afin qu’à terme, elle puisse encore nous opprimer. Voilà pourquoi pour moi, l’anarchisme noir veut dire s’éloigner et transcender tous les gauchismes inondés, noyés dans des raisonnements binaires du “c’est soit ceci ou soit cela…” Nous luttons pour quelque chose de bien plus grand !

Il y a une porte de sortie et il y a un signe l’indiquant, je montre ce signe, alors, ne restez pas coincés et béats à regarder mon doigt.

= = =

Lectures complémentaires en PDF

“L’anarchisme africain, histoire d’un mouvement”, Sam Mbah

“Discours sur le colonialisme”, Aimé Césaire 

“Nous sommes tous des colonisés”, Résistance 71

“Gouverner par le chaos”, ingénierie sociale de idéologie dominante 

“Appel au socialisme”, Gustav Landauer

“La morale anarchiste”, Pierre Kropotkine

“Le monde nouveau”, Pierre Besnard

“La liberté de chacun par la liberté de tous”, Eric Mühsam

“Que faire ?”, Résistance 71

“Anarchie, de la théorie à la pratique”, Rudolph Rocker

“De la Commune à la pratique anarchiste”, Louise Michel

“Regard anarchiste sur la vie”, Emma Goldman

“Une anarchiste américaine”, Voltairine Decleyre

« Un monde sans argent », Yan-Ber Tillemon

“Pourquoi suis-je anarchiste ?”, Zénon

“Inversion”, Zénon

“Pour tout changer, un appel anarchiste”, CrimethInc

“Le communisme anarchiste”, Sam Dolgoff

« La synthèse anarchiste », Voline

« 1871-2021… De l’esprit communard aux Gilets Jaunes », compilation JBL1960

Et toujours bien entendu…

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

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De la pourriture ambiante : le capitalisme comme culte de la mort et la science comme pute de luxe au service d’une idéologie marchande moribonde mais toujours bien dangereuse…

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Le capitalisme est un culte de la mort et la science est une pute

Dr Bones

2015

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le texte superbement mis en PDF par Jo:
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Ce que l’on pourrait appeler “l’état d’esprit païen” pourrait en fait être mieux référer comme une “conscience radicale”.

Je ne me conçois pas comme un païen (je me vois plutôt comme un gnostique et un occultiste), mais dans mon travail j’en ai vu assez pour savoir que les pouvoirs et les divinités servis par ceux se considérant comme tels, sont bien réels. Ce n’est pas parce que je ne travaille pas avec eux que je doute de leur existence. Sur le plan métaphysique, j’ai plus à voir avec un polythéiste qu’avec un monothéiste quoi qu’il en soit. Ce sont deux visions du monde totalement différentes.

L’esprit païen ne fut pas quelque chose de superficiel, mais tout un nid de structures de croyance qui demeura infiltré même sous la main de fer de l’église : là résidaient les raisons pour lesquelles vous laissiez de la nourriture pour les morts, que vous ne coupiez pas certains arbres, que vous pouviez mettre la statue d’un saint à l’envers pour le punir si celui-ci ne faisait pas ce que vous lui demandiez. C’était une carte mentale remplie d’une inter-connectivité de toutes choses où même le plus commun des objets ou la créature la plus commune faisaient parties d’un tout plus grand, plus vaste, plus sacré. Ceci représentait l’affirmation de la vie et non pas la négation de celle-ci ; le monde, le “cosmos” était au-delà du bien et du mal, ses manifestations de la même façon partie d’une grande unité que ses qualités invisibles. Des puissances, que certains comprenaient d’autres pas, interagissaient les unes avec les autres et c’est de cette synthèse qu’était faite la réalité. Arlea Æðelwyrd Hunt-Anschütz a décrit ce concept en tant que Wyrd dans son “Qu’est-ce que le Wyrd ?

“Wyrd veut dire littéralement ‘ce qui est devenu’, cela porte l’idée de “transformation” à la fois dans le sens de devenir quelque chose de nouveau et dans le sens de retourner vers un point de départ. En termes métaphysiques, wyrd personnifie le concept que tout se transforme en quelque chose d’autre tout en étant à la fois tiré vers son point de départ et s’éloignant de ses origines. Ainsi, nous pouvons penser du wyrd comme étant un processus qui travaille continuellement les schémas du passé en ceux du présent.”

Même après sa perte de pouvoir sociétal suite à des générations d’éradication et de conversion, cet état d’esprit d’affirmation et de libération continua soit à exister dans la culture populaire de manière dégradée ou fut gardé gentiment à couvert ; parfois, comme dans ce cas fascinant du culte du crâne de Fontenelle, un peu des deux. Ceci persista parce que ça marchait. Mais maintenait tout cela parmi une culture monolithique et un système de croyance qui niait littéralement les choses que vous entendiez et dont vous étiez les témoins ce qui ne fut pas une mince affaire. Cette conscience radicale fut un rejet en bloc de tout ce que la structure de croyance dominante représentait.

Lorsque le monothéisme chrétien est devenu l’idéologie dominante, il a imposé quelques uns de ses axiomes indiscutables, des schémas de pensée informant les observations quotidiennes de ceux qui y croyaient. Alors qu’auparavant il y avait multiplicité, il n’y avait dorénavant plus qu’une seule et unique explication et un code écrit pour toute chose. Par exemple, seul dieu donne leurs âmes aux humains, les animaux étaient donc des choses insensibles à des fins d’utilisation par les humains. Ceci mena à tous les abus possibles sur le règne animal. L’environnement naturel n’était là donc que pour son utilisation par l’humain et donc avec rien d’autre que quelques outils de base et des armes, l’Ouest américain, cette frontière du “Far-West” vit en son époque une destruction écologique et humaine sans précédent dans la croyance que tout cela n’était juste que des ressources à exploiter. Dans la grande hiérarchie de Jehovah, l’homme sert dieu et la femme sert l’homme, faisant de la moitié d’une espèce des serviteurs permanents de l’autre. Ces édits n’étaient fondés que sur une vision totalement négative de la vie, que le monde d’ici-bas et tout ce qu’il contient n’étaient que de “qualité inférieure” au sein d’une grande hiérarchie emplie d’anges ; plus les choses en étaient éloignées et mieux c’était. Ces idées qui naquirent dans la chrétienté du Moyen-Age, devinrent profondément ancrées dans nos psychées et continuèrent à influencer la pensée humaine, ce longtemps après la substitution des ses ancêtres… jusqu’à aujourd’hui.

“L’esprit païen” en regard de cette idéologie en est l’anti-thèse. D.H. Lawrence in Etruscan Places le décrit fort justement :

“… Le concept de la vitalité de cosmos, la myriade de vitalités dans sa confusion sauvage, qui est toujours prise en compte : et l’humain, dans le tumulte, s’aventurant, luttant pour une chose, la vie, la vitalité, toujours plus de vitalité, emmagasiner en lui toujours plus de la vitalité du cosmos. Voilà le trésor. L’idée religieuse active fut que l’humain, par vivacité et en exerçant subtilement toute sa force, pourrait attirer plus de vie pour lui-même, plus de vie, plus de vitalité resplendissante, jusqu’à ce qu’il devienne brillant comme le matin, irradiant comme un dieu.

La bataille de l’idéologie s’est produite et s’est terminée et nous sommes victorieux.

Je ne dis pas que le fondamentalisme chrétien n’est plus une menace. Le danger rampant du dominionisme, mélange théocratique de fascisme et de christianisme, pourrait parfaitement pondre un daesh protestant si les choses deviennent par trop inconfortables et la pensée chrétienne fondamentaliste imprègne plus que certainement de très larges sections du parti républicain. Tout ceci est vrai. Mais ces gens sont des résidus ou plutôt ce qu’il se passe lorsqu’une communauté commence à fondre. Confrontés à une perte de pouvoir dans un monde changeant, les groupes tendent à placer leurs croyances en des temps de pouvoir sur un piedestal fétichiste. C’est la raison pour laquelle l’URSS devint si paranoïaque et pourquoi les Américains croient toujours que nous pouvons revivre “le bon vieux temps” si seulement nous pouvions nous débarrasser des ces stupides républicains / démocrates et la clique politique (flash Info : non, vous ne le pouvez pas…)

Les évangélistes sont une minorité. Peut-être vocale et amère, mais une minorité néanmoins. Le monde pense qu’ils appartiennent à un musée.

Parce que…

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Dieu est mort…

Le grand philosophe Frédéric Nietzsche, dans son style dynamité, l’a d’abord reconnu dans son ouvrage du “Gai savoir” lorsqu’il y disait :

Dieu est mort. Dieu restera mort et nous l’avons tué. Comment nous réconforterons-nous, meurtriers de tous les meurtriers ? Que fut le plus puissant et plus sacré de tout ce que le monde a possédé et qui fut saigné à mort de nos couteaux ; qui va nous laver du sang qui nous recouvre ? Quelle eau reste t’il pour nous laver ? Quels jeux sacrés devrons-nous inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop pour nous ? Ne devrions-nous pas nous-mêmes devenir des dieux simplement pour paraître le mériter ?

Il faisait ici remarquer que le vieux monde, le monde des valeurs chrétiennes fondé sur un ordre universel absolu, physiquement maintenu par une déité vengeresse et omnisciente, était perdu à tout jamais, détruit par la popularité et la technique de la science. Le christianisme et ses diktats ne pouvaient plus être pris pour vérité, les mots d’un prêtre crus par dessus tous les autres, les écritures (saintes) n’ont simplement agi que sur une foi et un asservissement aveugles. Et que si vous commenciez à douter de quelques uns de ses segments, alors l’ensemble commençait à s’effondrer. Qui aujourd’hui peut honnêtement dire, parmi le camp fondamentaliste, qu’il ou elle a la même foi que le paysan moyen du moyen-âge ? Qui rejoindrait une croisade des enfants et attendrait que l’océan s’ouvre et les accueille en “terre sainte” ? Tout ça est bel et bien fini !

Mais la nature a horreur du vide et quelque chose d’autre a alors pris sa place. Une nouvelle conscience encore plus étrangère à la notre est montée en puissance : la conscience du capital.

Et Marx fit son entrée

“La bourgeoisie, à chaque fois qu’elle a eu le dessus, a mis fin à toutes relations patriarcales féodales, idylliques. Elle a déchiré sans pitié les liens féodaux qui liaient l’humain à ses “supérieurs naturels” et n’a laissé à ce qui restait rien d’autre que le lien entre l’homme et l’intérêt personnel, le rugueux “paiement en argent sonnant”. Elle a noyé les plus grandes extases de ferveur religieuse, d’enthousiasme chevaleresque, de sentimentalisme philistin, dans l’eau glacée du calcul égoïste. Elle a résolu la valeur personnelle en une valeur d’échange et à la place de libertés nombreuses, invincibles et répertoriées, elle a substitué la liberté unique et sans conscience, celle du libre-échange. En un mot, pour l’exploitation, voilée d’illusions religieuses et politiques, l’exploitation brute, directe, avérée et sans honte.

La bourgeoisie a arraché l’aura de toute occupation, de tout métier vu et honoré. Elle a converti le médecin, l’avocat, le prêtre, le poète, l’homme de science, en travailleurs salariés. La bourgeoisie a arraché de la famille son voile sentimental et a réduit la relation familiale à juste une relation d’échange monétaire.” – Karl Marx, “Le manifeste du parti communiste”, 1848 –

Les êtres humains ont besoin de valeur, nous recherchons et plaçons une signification pour toute chose. Forcés dans un monde avec la (fausse) compréhension que rien n’a de signification intrinsèque, qu’il n’y avait pas d’ordre ni de raison à l’univers, nous avons du créer les nôtres et en les inventant, nous avons eu besoin de mesurer à quel point cela valait la peine parce que nous existions maintenant dans un univers sans ordre moral absolu. Ainsi, l’argent devint le parfait véhicule. L’argent est un outil d’échange facile et aussi de mesure de la valeur, universelle. Tout et toute chose peuvent être mesurés par l’argent. Comme par magie, nous pouvons mettre en équation la valeur de 100 pommes de terre et utiliser ce symbole de la valeur pour acheter et obtenir des choses de valeur similaire. Nous pouvons dire quelles sont les “bonnes” choses parce que les “bonnes” choses sont plus chères. De cette manière, la valeur commerciale devient un étalon pour la valeur réelle elle-même. Le problème est que cela devient la seule mesure de la valeur. Comme l’a dit Marx : “Si l’argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui me lie à la société, qui me connecte avec la nature et l’homme, alors l’argent n’est-il pas le lien de tous les liens ? Ne peut-il pas dissoudre et attacher tous les liens ? N’est-il donc pas aussi l’agent universel de la séparation ?

Si Marx n’est pas votre truc, d’autres philosophes ont aussi noté la même chose.

Tous les liens, du sacré au profane, sont réduits à leur valeur monétaire. Cette façon de penser, cette idéologie infecte toutes nos relations et les brise littéralement. La malédiction bien connue de la loterie en est la preuve. Combien d’argent cela prendrait-il pour vous faire faire quelque chose que vous regretterez le reste de votre vie ? Vendre, trahir un ami ? Être témoin d’un crime et regarder de l’autre côté ? Quelques centaines de dollars ? Milliers ?…

Le Dr Farrell dans la série sur l’Archonologie nous dit :

“Avant l’élection du cardinal Jorge Maria Bergoglio comme pape François 1er, j’ai fait remarquer qu’une chose à bien observer chez le nouveau pape serait sa position sur la banque du Vatican, qui fut, comme vous vous en souvenez, impliquée dans toujours plus de scandales dans des affaires de blanchiment d’argent et quelques transactions des plus opaques avec des banques américaines. Comme les lecteurs de mon ouvrage ‘Covert Wars and Breakaway Civilizations’ se le rappelleront, ceci est une relation remontant à au moins 1948, lorsque l’Institut des Œuvres Religieuses, l’IOR (le nom de la banque du Vatican), fut utilisée comme accessoire dans le blanchiment de fonds de la CIA entrant en Italie afin d’assurer une défaite du parti communiste italien dans les élections de cette année là.

Aucune organisation croyant honnêtement en un dieu vengeur omniprésent, tenant les comptes de toute transaction morale, ne participerait à de telles opérations. Mais elle le ferait si elle ne croyait pas vraiment en toutes ces choses qu’elle prêche et si tout ce qui la préoccupait était l’argent. Le vieux roi est mort. Longue vie au roi !

Mais le capital en lui-même n’est pas suffisant pour façonner le monde à son image. Une nouvelle église doit être construite à la place de l’ancienne, ne serait-ce pour empêcher les gens de remarquer à quel point le roi Capital est mauvais. Et bien, dans la bataille entre dieu et la science, qui gagne ?

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Construire un nouveau dieu

Il y a en fait une nouvelle religion, une nouvelle église mondiale en compétition pour une position, vous n’en avez peut-être jamais entendu parler auparavant : le scientisme. Décrit comme “la croyance en l’application universelle de la méthode et de l’approche scientifiques et la vision que la science empirique constitue la vision du monde la plus “compréhensive” ou la partie la plus valable de l’apprentissage humain, à l’exclusion de tout autre point de vue.” Ceci sonne bizarre, mais suffisamment inoffensif je pense. Analysons tout ça un peu mieux.

La science moderne est souvent décrite comme ayant émergé de la philosophie ; bon nombre des scientifiques modernes originaux étaient engagés dans ce qu’ils appelaient “une philosophie naturelle”. Plus tard la philosophie a été vue comme une activité distincte de, mais intégrante de la science naturelle, chacune adressant des questions séparées par complémentaires, soutenant, corrigeant et soumettant une connaissance l’une à l’autre. Mais le statut de a philosophie a beaucoup perdu ces derniers temps. Ce qui est central au scientisme est la saisie d’un territoire presque entier de ce qui était considéré auparavant comme appartenant à la philosophie. Le scientisme considère la science comme non seulement meilleure pour répondre aux questions de la philosophie, mais encore comme étant le seul moyen d’y répondre. Pour la plupart de ceux qui s’immergent gentiment dans le scientisme, ce glissement est inconnu et n’est peut-être même pas reconnu comme tel. Mais pour d’autres, c’est explicite. Atkins par exemple, est très critique dans sa réfutation de tout le domaine : “Je considère qu’il est défendable de dire qu’aucun philosophe n’a aidé à élucider la nature ; la philosophie n’est que le raffinement de l’obstruction.”

Mais pas n’importe quelle science…

Cette attitude a été articulée dans l’autre groupe principal des théories scientifiques, qui rivalise avec les compréhensions essentialistes, c’est à dire les théories “institutionnelles”, qui identifient la science avec l’institution sociale de la science et ses praticiens. L’approche institutionnelle peut-être utile aux historiens de la science, car cela leur permet d’accepter les définitions variées des domaines utilisés par les scientifiques qu’ils étudient. Mais quelques philosophes vont jusqu’à utiliser des “facteurs institutionnels” comme critères de bonne science. Ladyman, Ross et Spurrett par exemple, disent qu’ils “se démarquent de la bonne science, autour de lignes qui sont inévitablement opaques, en référence à des facteurs institutionnels et non pas à des facteurs directement épistémologiques.

Oh, vous voulez dire ces institutions ?

“Toute discussion sur l’état de la science doit s’adresser directement à une massive expansion de la science financée de manière privée ces dernières décennies. En d’autres termes, cela doit gérer un statu quo que peu de scientifiques questionnent ni même ne reconnaissent…

“Aujourd’hui, un grand nombre de scientifiques sont employés et donc payés par Big Pharma, Big Agriculture et toutes ces entreprises ayant des agendas allant à l’encontre de l’environnement et de la justice sociale. Dans le même temps, les universitaires, bien que toujours largement financés par des fonds publics, ont leurs propres liens avec le capital. Beaucoup reçoivent des budgets de recherche et des bourses d’étude en provenance des entreprises de la biotechnologie, pharmaceutiques ou agricoles. Ils siègent dans des comités de conseil, supervisent et participent dans des évènements et des colloques financés par l’industrie et dépendent de liens avec l’industrie comme des couloirs de sortie pour l’emploi de leurs élèves et doctorants.”

Mais il y a mieux :

Les résultats sont directement apparents. Le grand nombre de rétractations de publications pour cause de mauvaise méthodologie, d’approches erronées, et de mauvaise conduite générale dans la recherche, cette dernière décennie, est absolument époustouflant. On a vu une myriade d’erreurs et de mauvaises études dans quasiment tous les domaines de la science. Le pourcentage des articles scientifiques qui ont été rétractés a décuplé depuis 1975,

Ainsi en va t’il de la “vérité objective”.

Une fois de plus, le capital fait levier et utilise les structures existantes pour façonner le monde à son image, faisant avancer une vision du monde en adéquation avec ses intérêts, dissolvant tous les liens sauf les siens. Quand un système d’idées et de technologies est tenu par des intérêts financiers, ils prennent une toute autre importance, même lorsqu’il s’avère être inutile et même dangereux. Ce système devient un dogme religieux, un canon de vérité indiscutable, des bulles pontificales infaillibles, un test qui sert à déterminer les gens “bons et intelligents” des “mauvais et des idiots”. Les faits, les idées et même les technologies deviennent moins important que de s’assurer que le flot de fric continue de couler et la seule façon de le faire est de faire plaisir aux gens qui ont ce fric, essentiellement en s’assurant aussi que ces personnes continuent à avoir ce fric. Vous ne me croyez pas ? Demandez à Nicolas Tesla ou Rudolf Diesel (si vous pouvez le trouver)…

Une des critiques essentielles de Nietzsche au sujet du christianisme était que cette religion niait la vie, elle était une idéologie construite pour détruire et nier les sentiments naturels de l’Homme, le monde naturel lui-même. Il identifiait dans la vie deux instincts différents : un instinct réactif et un instinct pro-actif. Le Dr W. Large dans un essai sur l’athéisme de Nietzsche dit :

Les forces réactives, comme le suggèrent les mots n’existent qu’au travers une opposition à une autre force qu’elles rejettent. Les forces réactives nous dit Nietzsche sont toujours négatives.  Il serait mieux de comprendre cette relation en termes de modèle politique ou social, c’est à dire en termes de relations entre les groupes. Un groupe réactif est un groupe qui n’a un sentiment de pouvoir et de puissance qu’à travers la haine qu’il éprouve pour un autre groupe et qui ne gagne de valeur qu’à travers cette négation. Tout ce que nous faisons est bon, alors que tout ce que les autres font est mauvais. Les forces pro-actives au contraire s’affirment d’elles-mêmes ; elles possèdent leurs valeurs dès le début et ne les obtiennent pas au travers de la haine qu’ils éprouvent de ceux qui sont différents d’eux. Le christianisme, du point de vue de Nietzsche, est une philosophie réactive, se construisant toujours en insistant sur ce qu’il n’est pas, gagnant du pouvoir en niant les aspects de la vie et de la réalité en les supplantant avec sa propre interprétation et objectifs biaisés ; relevant d’une stricte dichotomie entre le nous et eux, ce monde et notre monde.

Une défense rigide de la science empêche les scientifiques de reconnaître que Monsanto monopolise la production de graines (OGM), dicte les prix du marché pour le bénéfice exclusif des agriculteurs riches, favorise l’émergence de super mauvaises herbes résistantes, permet la transmission transgénique à des cultures sauvages dans d’autres pays et utilise l’État pour doper ses revenus… Pourtant, das le sillage de ces infos qui endettent les fermiers, bon nombre d’entre eux furent amenés au suicide, bon nombre de groupies des cultures OGM ont écrit des réfutations drastiques, refusant d’admettre que la production et l’introduction du coton Bt de Monsanto et les goûts exorbitants des graines et produits chimiques associés ont créé une véritable crise de la dette chez un grand nombre de paysans indiens… Plus troublant encore, Monsanto et autres entreprises multi-millionnaires de l’agribusiness ont supprimé la recherche indépendante sur leurs cultures génétiquement modifiées, ce depuis des décennies.(Source)

Cela ne peut pas être mauvais parce que seuls les non-croyants stupides en la science sont mauvais ! Si on ne la défend pas, cela veut dire qu’ils pourraient avoir raison !” C’est une attitude observée un grand nombre de fois dans le camp fondamentaliste de la “science” et pourtant cette attitude s’accentue dans le monde de la communauté scientifique, qui va même pousser le bouchon jusqu’à fabriquer des citations pour affirmer à quel point ils ont raison et à quel point ont tort les non-croyants. Le système s’auto-nourrit : vous n’obtenez des budgets financiers pour votre science que si vous êtes une personne comp´´tente et intelligente. Comment cela est-il déterminé ? Si vous croyez les mêmes choses que nous, l’establishment, parce que nous savons ce qui est vrai ou faux. Comment le savons-nous ? Parce que les gens que nous payons pour faire la recherche nous ont assuré que nous avions raison. Bien sûr, il y a eu quelques uns de ces scientifiques qui se sont trompés, qui ont eu des vues hérétiques. Mais ne vos inquiétez pas, nous savons comment nous occuper d’eux…

Les similarités entre l’establishment scientifique et le système de patronage de l’église catholique au moyen-âge sont frappantes. Mais qu’est-ce exactement que cette glorieuse vista de progrès qui nous est introduit par les meilleurs esprits que le fric puisse acheter ?

Le modèle prévalent, pas seulement pour l’esprit humain, mais pour la réalité dans son ensemble, est un modèle mécanique déterministe : l’univers opère et se régit sous des lois immuables, sur un chemin immuable et inaltérable et nous ne sommes juste qu’une bande de machines pensantes . Votre personnalité, votre caractère et vos sentiments ne sont que des ornements ; les schémas de pensée collectés au travers de vos années d’existence que vous déterminez être “vous” ne sont que de toutes nouvelles strates de poussières. La vie n’est qu’une concurrence constante entre des factions en lutte pour la survie du plus apte et il n’y a rien d’autre, alors profitez-en du mieux possible tant que ça dure.

Charmant n’est-ce pas ? Quelle belle affirmation de la vie. Pas étonnant que sa très large adoption en Europe ait mené à une baisse drastique de la démographie et à une choquante révolte parmi sa jeunesse. Pris d’un excellent article de la revue Ritual :

“Les agences de renseignement estiment que des milliers de combattants étrangers d’Europe occidentale, se sont rendus en Syrie et en Irak pour répondre aux différents appels aux armes d’organisations djihadistes variées y opérant (NdT : essentiellement créées et maintenues opérationnelles par ces mêmes services de renseignement occidentaux..)… Qu’est-ce que ces jeunes élevés dans le confort tranquille du cœur de ce qui est supposé être “le meilleur des mondes possibles”, espèrent trouver parmi les ruines et les cadavres d’Alep ? Pourquoi des milliers de personnes quittent le soi-disant rêve banlieusard pour combattre et mourir sous la bannière d’un racket brutal dont l’apparence et l’idéologie ressemblent à une ombre atavique d’un autre temps ?

“Parmi les nombreux entretiens, témoignages, documentaires et messages vidéos au sujet et de ces “combattants étrangers” en Syrie, il y a un fragment de discussion de deux djihadistes belges sur leur motivation à rester, à combattre une guerre sanglante dans une ville largement désertée avec laquelle ils n’ont absolument aucune connexion. Au départ, la conversation se focalise sur un devoir théologique, un sens d’empathie humaine pour les victimes du régime d’Al Assad et la frustration émanant de la politique étrangère occidentale, les points de discussion disons classiques. Mais bientôt, la conversation opine vers la vie quotidienne du militant. Comment ici, sur le front d’une guerre sans espoir, ils ont trouvé une communauté de croyants qui mangent ensemble, qui prient ensemble, qui s’occupent les uns des autres, qui pansent leurs blessures et qui se couvrent l’un l’autre sur le champ de bataille. Comme l’a dit un djihadiste britannique : “Nous sommes comme un seul corps, si une partie souffre, les autres parties réagissent.” Ce qu’espèrent trouver ces âmes errantes dans les runes et les morts du Levant est quelque chose en quoi ils peuvent croire, quelque chose qui sature chaque action d’un sens pérenne qui supplante le tangible et le transcient, une communauté pour laquelle cela vaut la peine de vivre et de mourir et maintenue en place par quelque chose d’autre que la règle de l’or, du fric…

“Quand des jeunes de la classe moyenne de villages endormis du cœur de l’Europe décident de prendre les armes pour un racket brutal n’offrant pas grand chose d’autre qu’une mer de décapitations et une mort sous le soleil implacable de Levant, il reste peu de chose à dire au sujet du supposé “triomphe du progrès”, du capitalisme et de la démocratie libérale. Des mots d’un imam canadien dont quelques jeunes élèves sont partis combattre pour l’EIIL / Daesh : ‘Quand vous ne trouvez pas un but, un sens à la vie, la seule chose pour laquelle vous êtes impatient, c’est la mort.”

Quand mourir dans le désert pour une cause dont vous n’avez que la plus petite des connexions devient une meilleure option que l’existence dans un vide spirituel, nous devons nous demander juste à quel point ce système mécanique déterministe est-il valide et fiable. Ici, aux Etats-Unis, la supposée “terre de toutes les opportunités” et de capitalisme à fond la caisse, les gens sont plus déprimés que jamais auparavant et si la bahut est en session cette semaine, il y a une grande chance que quelqu’un y sera tué. Entre tout ça, le taux de suicide continue de grimper, laissant dans l’expectative des communautés entières qui se demandent qu’est-ce qui a bien pu se passer pour en arriver à ce marasme là.

Peut-être est-ce parce que nous sommes forcés de nier une réalité bien plus grande.

religionCOVID

Ne tolérez pas les hérétiques

Nietzsche, bien que virulent athée, a vu les “hommes de science” et les sceptiques de son temps comme n’étant pas meilleurs que ce qu’il pensait être les chrétiens dupés et dupeurs. Il a vu en eux la même marque de fabrique que le Vrai Croyant et a dit dans son livre “Par delà le bien et le mal” :

“L’homme objectif est un instrument, un instrument de mesure coûteux, facilement dommageable et un appareil de réflexion, qui doit être respecté et bien traité ; mais il n’est pas le but, il n’est pas l’homme complémentaire dans lequel le RESTE de l’existence se justifie de lui-même, il n’est pas la fin et pourtant moins que le commencement ou une cause première, rien de tel,

**

vous, taupes pessimistes !” […]

“Quelle est la nature de la réalité ? D’où cela provient-il ? L’univers a t’il eu besoin d’un créateur ? Traditionnellement, ces questions sont pour la philosophie, mais la philosophie est morte. La philosophie ne nous a pas maintenu au niveau des développements modernes de la science, de la physique en particulier. Les scientifiques sont devenus les porteurs du flambeau de la découverte dans notre quête de la connaissance.” — Stephen Hawking et Leonard Mlodinow, The Grand Design —

Vous vous rappelez du truc au sujet des philosophies réactives ? Dans un entretien avec le quotidien The Guardian de Londres, Hawking pontifie “Je considère le cerveau comme un ordinateur qui s’arrêtera de fonctionner lorsque ses composants casseront. Il n’y a pas de vie après la mort ni de paradis pour les ordinateurs brisés. Ce n’est qu’un conte de fée pour les gens qui ont peur du noir…” Vraiment ?

Une vie après la mort, la réincarnation et les vivants parlant avec les morts ? Peut-être après tout que les sorciers et sorcières savaient quelque chose de plus que le commun des mortels.

Et ce n’est pas juste l’existence d’une vie après la mort qu’ils voudraient juste expliquer, mais la nature même de la conscience. On nous dit que nous ne sommes que des machines, que notre esprit est constitué de petites tempêtes électriques, qu’il n’y a aucune preuve que notre esprit s’étende au delà de notre corps. En fait, James Randi, le légendaire sceptique, a offert jusqu’à 1 million de dollars à quiconque pourrait prouver fausse cette vison du monde. Mais voilà, ce n’est pas si simple :

[…]

“Ne faites pas attention à cet homme derrière le rideau”

Demeure la question du pourquoi, pourquoi nous gave t’on avec un establishment scientifique qui ignore pratiquement toutes les données contraires à cette vision du monde matérialiste, qui continue à hurler (même contre des preuves du contraire) qu’un univers vide et stérile est tout ce qu’il y a ? Simple. La seule science qui s’effectue est celle qui est payée, qui reçoit des budgets. Les seules personnes qui peuvent payer pour que tout ceci soit fait sont celles appartenant à des intérêts privés ayant beaucoup de capital. Ces gens veulent qu’une certaine vision du monde soit non seulement confirmée mais aussi disséminée. Parce que tout cela sert un objectif. Nous avons déjà établi comment le système capitaliste est un système global de contrôle et d’exploitation. Il serait impossible de maintenir en place ce système de servitude si la réalité du “non visible” était non seulement prouvée, mais aussi connue dans les grandes largeurs. Vous pensez que les strates supérieures de la pyramide capitaliste ne savent pas et ignorent ce qui a trait aux esprits, aux pouvoirs magiques et aux possibilités réelles de l’esprit humain ? Diable, la CIA possède sa propre division, son propre département de parapsychologie (et l’a fermé lorsqu’un agent en a parlé publiquement) et quelqu’un comme Poutine a un magicien grassement payé dans son personnel du nom d’Alexandre Douguine.

Non, la personne qu’ils ne veulent absolument qu’elle ait des connaissances sur ces sujets c’est VOUS, les gueux, la classe travailleuse, l’homme du commun. Et pourquoi ? Et bien c’est assez simple. Cela devient très difficile d’avoir quelqu’un se concentrer neuf heures ou plus par jour dans son temps de travail lorsque cette personne sait que sa conscience peut littéralement se déplacer dans le temps… Cela devient un défi de maintenir la jeunesse focalisée essentiellement sur l’acquisition de biens de consommation absolument inutiles quand ils sont certains que cette vie n’en est qu’une parmi tant d’autres. […]

En bref, leur monde, le monde du pognonthéisme devient non seulement sans importance, mais complètement futile et obsolète.

Le monde capitaliste repose sur un vide qui ne peut être que remplit par des biens matériels, repose sur des personnes terrifiées et se sentant effroyablement seules. Il va vigoureusement écraser et annihiler tout challenge à son existence vide parce que s’il les autorise à avoir raison, ne serait-ce qu’une fois, alors cela remet tout en question. Si les gens peuvent apprendre d’un monde plus profond, bien plus riche, complètement distancié du monde mesquin de la finance, un monde qui transcende les commodités et les prix, d’une plus grande existence sur laquelle ils peuvent se brancher aujourd’hui, sans avoir à payer quoi que ce soit… alors le monde de la production capitaliste tombe comme ce jouet bon marché et sans goût qu’il est. Ainsi, la vieille conscience radicale, maintenant mise sur les rails et se développant, sera maintenue censurée et enterrée.

Et tout comme nous avons survécu à la première suppression, nous survivrons à celle qui vient.

Le texte en PDF : Le-capitalisme-est-un-culte-de-la-mort-la-science-une-pute

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

la-ou-nul-nobeit-personne-ne-commande

destruction_creation
La vie est une relation extatique entre la destruction et la création…
La société marchande est la mort…
La société des sociétés est la vie…

Communiqué des 7 du Québec du 14 mai 2022 : vers un saut qualitatif de la conscience politique propice à une (r)évolution…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 15 mai 2022 by Résistance 71

masquecarte

Nous ne pouvons qu’approuver ce communiqué des 7 du Québec (reçu par courriel) en ces temps de crises profondes. L’oligarchie a décidé de nous mener à une nouvelle grande boucherie dans sa soif de contrôle absolu et de dépopulation mondiale au nom de pseudos-sciences ancrées dans un neo-malthusianisme et darwinisme-social tout aussi nauséabonds que moribonds dans leur idéologie. La capacité de nuisance et de destruction de la pourriture étatico-marchande est gigantesque certes, mais elle ne peut se mettre en œuvre qu’avec notre consentement. Nous l’avons dit de très longue date : il suffit de dire NON ! et leur vaste fumisterie s’arrête de facto.
La voie / voix prolétarienne mentionnée ci-dessous par Robert, passe avant tout par la compréhension radicale et définitive qu’il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. A bas tous les réformismes stériles et futiles voués à l’échec avant même de commencer ! A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat, pour que surgisse la voie de la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée au travers des associations libres.
Résistance 71 s’associe au communiqué des 7 du Québec et au chemin entrepris, ainsi que celui du collectif Guerre de Classe. L’heure de l’union et de la rébellion, du pouvoir de dire NON ! a sonné. Qu’on se le dise !
~ Résistance 71 ~

Communiqué des 7 du Québec, mai 2022

Aux lecteurs de Les7duquebec.net  https://les7duquebec.net/archives/272766 

Robert Bibeau

14 mai 2022

Chers lecteurs voici quelques précisions sur notre orientation politique prolétarienne. 

1) Nous ne sommes ni de gauche – ni de droite – deux catégories politiques crées par la bourgeoisie afin de structurer et de pacifier les conflits qui opposaient divers segments du capital national ancestral.

2) Gauche et droite sont les deux faces de la même pièce de monnaie capitaliste.

3) Le grand capital multinational ne voit plus l’intérêt de maintenir ces différents clans opportunistes souverainistes – nationalistes chauvins dans ce monde mondialisé-globalisé ou le capital apatride circule sans frontière…(paradis fiscaux y compris). Voilà pourquoi surgissent de-ci de-là des petits godillots qui se prétendent sans attache politique…avant d’entreprendre leur petit tour de piste.

4) Voici que surgit du fond de la nuit de la lutte des classes une troisième option – la vis-a-vis des deux premières – qui n’en font qu’une comme nous le disions – la voie – la voix prolétarienne internationaliste révolutionnaire…face à face contre la voie du Grand capital mondialiste.

5) Encore très faible – à peine audible – sans moyens financiers – si ce n’est la force du nombre et du désespoir – la voix-la voie prolétarienne rétablit d’abord les principes de l’analyse matérialiste dialectique – scientifique – dans l’étude concrète d’une situation concrète afin de pister la classe dans la bonne direction de lutte et démasquer les fourberies du Grand capital mondialiste.

6) Dans l’article qui précède nous traitons des préparatifs de la Troisième guerre mondiale dans laquelle le grand capital s’engouffre et nous entraîne comme esclave salarié et chair à canon du sacrifice…à la suite du prolétariat ukrainien – russe – etc…

7) Voilà le niveau de conscience de classe sociale auquel je vous convie chers lecteurs. L’analyse socio-politico-économique de classe ne souffre pas de se laisser tromper par le «culte de la personnalité» qui a si souvent berner les ouvriers à l’époque des « gauches » et des « droites » populistes utopistes et opportunistes.

8) En terme clair : Poutine – Xi-Jinping – Biden – Trump – Macron – Trudeau et les autres polichinelles – godillots et larbins politiciens, ne sont que les symptômes du mal – de la maladie qui a pour nom « Le système capitaliste »… Tant que nous n’aurons pas renverser – annihiler – détruit ce mode de production moribond d’autres épouvantails nous seront proposés dont nous n’avons que faire.

9) L’étape présente des préparatifs de l’insurrection populaire est de nous opposer par tous les moyens à la Troisième guerre mondiale en préparation – une guerre sanitaire (virale) et nucléaire.

Robert Bibeau pour Les7duquebec.net

= = =

A voir : Excellente intervention de F. Cousin dans l’émission Zoom sur TVL le 14 mai 2022, un résumé magistral de la situation passée et présente en moins de 30 minutes… « La grande explosion sociale arrive ! »

http://guerredeclasse.fr/2022/05/14/la-grande-explosion-sociale-arrive-le-zoom-francis-cousin/

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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Chapas1
Coopération Réflexion Interaction…
Le C.R.I des peuples !…

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Réseau de Résistance et de Rébellion International

Espagne 36 : le peuple en arme… Entretien d’Abel Paz avec Durruti (extrait)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 mai 2022 by Résistance 71

Lisez ce qui suit. Les paroles de Durruti ont toujours grand sens aujourd’hui en 2022, 86 ans plus tard.. Pourquoi cela ? Parce qu’à l’évidence rien n’a vraiment changé. Le système continue à utiliser les fascistes / nazis paramilitaires en Ukraine et ailleurs… car comme le dit Durruti plus bas : “Aucun gouvernement ne combat le fascisme à mort. Quand la bourgeoisie voit le pouvoir lui échapper elle utilise le fascisme pour se maintenir en place.” L’Espagne 36 n’a fait que suivre l’Italie et l’Allemagne des années1920, l’empire anglo-américain n’a fait que prendre le relais. Non ! Rien n’a changé et ne saurait changer car il n’y a de toute évidence, pas de solution au sein du système ! Simple, direct et sans ambage ! Il suffit donc d’agir en conséquence…
~ Résistance 71 ~

abelPaz_Durruti

Extrait d’un entretien d’Abel Paz avec l’anarchiste Buenaventura Durruti, paru dans le Toronto Daily Star du 5 août 1936

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

“Les masses sont en armes, L’armée ne compte plus. Il y a deux camps : des civils qui luttent pour la liberté et des civils qui sont rebelles et fascistes. Tous les travailleurs d’Espagne savent que si le fascisme triomphe, ce sera la famine et l’esclavage. Mais les fascistes savent aussi ce qui leur sera réservé s’ils sont battus. C’est pourquoi ce combat est âpre et sans merci. Pour nous c’est une question d’écraser le fascisme, l’éradiquer et le balayer de façon à ce qu’il ne redresse plus jamais la tête en Espagne. Nous sommes déterminés d’en finir avec le fascisme une bonne fois pour toute. Et ce oui, malgré le gouvernement,” ajouta t’il hilare.

Durruti1

Abel Paz : “Pourquoi dis-tu malgré le gouvernement ? Ce gouvernement ne combat-il pas la rébellion fasciste ?” Demandais-je avec une sorte d’incrédulité…

“Aucun gouvernement dans le monde ne combat le fascisme à mort. Quand la bourgeoisie voit le pouvoir lui glisser entre les doigts, elle a recours au fascisme pour se préserver et se maintenir au pouvoir. Le gouvernement libéral de l’Espagne aurait pu rendre inoffensif les éléments fascistes il y a bien longtemps ! Continua Durruti. “Mais au lieu de cela, il a temporisé et fait des compromis. Même maintenant, il y a dans ce gouvernement des personnes qui veulent y aller mollo avec les rebelles. Vous ne pouvez jamais savoir.” Ria t’-il. “Le gouvernement actuel pourrait bien avoir besoin de ces forces rebelles pour écraser le mouvement des travailleurs.”

[…]

“Pouvez-vous gagner seuls ? Demandais-je directement.

Durruti ne répondit pas. Il se gratta le menton. Ses yeux brillèrent.

“Vous serez assis sur une pile de ruines même si vous êtes victorieux.” M’aventurais-je à dire pour briser sa rêverie.

“Nous avons toujours vécus dans des taudis avec des trous dans les murs”, dit-il calmement, “Nous saurons nous accommoder pour un moment, parce que n’oublie jamais que nous pouvons construire aussi ces palaces et ces villes, ici en Espagne, en Amérique et n’importe où ailleurs. Nous, les travailleurs, pouvons en construire d’autres pour prendre leurs places et ce sera mieux, bien mieux construit. Nous n’avons aucunement peur des ruines. Nous allons hériter de la planète terre, il n’y a aucun doute là-dessus. La bourgeoisie va peut-être faire péter et ruiner son propre monde avant de quitter cette étape de l’histoire. Nous sommes ici porteurs d’un tout nouveau monde dans nos cœurs.” Dit-il dans un murmure. Il ajouta : “Ce monde grandit avec chaque minute qui passe…”

“Durruti: Le peuple en armes,” Abel Paz

Durruti2

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

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Il n’y a pas de solution au sein du système… Quand détruire est créer : de la tyrannie marchande à la société des sociétés en territoires émancipés…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 9 mai 2022 by Résistance 71

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux ayant lâcher-prise de l’illusion démocratique et se tenant main dans la main avec les peuples colonisés contre l’oppression étatico-marchande, marchant sur le chemin de la société des sociétés, celui de notre humanité enfin réalisée.

Il n’y a pas de solution au sein du système… Le comprendre et agir, enfin…

~ Résistance 71 ~

Astyle

Une lutte militante anarchiste internationale

Groupe anarchiste anonyme

2022

Traduit de l’anglais par Résistance 71 

9 mai 2022

Alors que les guerres entre les états-nations deviennent de plus en plus fréquentes et attirent des volontaires du monde entier, c’est le moment idéal pour réfléchir sur ce qui caractérise les militants anarchistes internationaux.

Leurs objectifs sont de :

  • Créer des territoires autonomes
  • Construire des communautés libératrices et des corps politiques
  • Se battre aux côtés des opprimés du monde
  • Fournir une solidarité internationale au-delà des frontières

Le terme “militant anarchiste” devrait être redondant car tous ceux qui se battent pour la libération devraient prendre une approche militante. Mais la tendance récente des soi-disants anarchistes en Occident est de libéraliser le mouvement anarchiste, ceci culminant avec ce renversement scandaleux des choses qui voit de tels groupes marcher dans les rues au son des tambours de l’OTAN et donc imposent le fait que la signification de ce qu’est être un anarchiste a besoin d’être réévalué et son héritage historique être continué.

Créer des communautés et des territoires autonomes

La priorité est de saisir des territoires afin d’aider à détruire et balayer les états-nations, de contrôler les moyens de production pour que les ressources soient équitablement distribuées et ne tombent pas entre les mains des exploiteurs capitalistes. Pour ce faire, la tache essentielle est de bâtir des forces et des groupements politiques de façon à ce que nous soyons une formidable faction lorsque le moment se présentera. C’est un processus qui prend du temps et de la motivation, de la patience, des années d’entraînement et d’étude (NdT : comme l’ont fait dans le secret des villages les Zapatistes du Chiapas entre 1984 et 1994). Ceci sera récompensé car lorsque les états et les démagogues se battront entre eux, nous pourrons prendre l’avantage sur le tumulte et créer un territoire.

Alors que nous construisons nos factions armées, nous bâtissons simultanément des structures libératrices et des communautés. Notre mouvement ne pourra pas réussir si un état oppresseur est remplacé par un autre, si la suprématie capitaliste blanche est remplacée par un démagogue autoritaire ou vice versa ; si une forme d’anarchistes oppresseurs et des citoyens de “seconde classe” remplacent un fascisme par un autre, un fascisme “démocratiquement imposé”.

Nos forces et nos communautés devraient être construites d’une façon consistante avec notre éthique et nos principes d’organisation : respect de chacun, priorité aux besoins des gens, recherche, éducation et connaissance fondées sur la lutte des peuples, une communauté de défense dispersée dans toute la société. Ces principes forment la base des décisions de chaque collectif.

Nous comprenons que la fondation centrale est la défense et la stratégie. Ceci est la place et le rôle du militant anarchiste. Voilà comment l’entrainement porte ses fruits. Avec la bonne préparation, nos territoire créent des espaces pour des communautés libérées et des structures sociales qui pourront fleurir, ceci crée aussi des zones tampon qui peuvent nous permettre de défendre ces zones.

Nous pouvons regarder et analyser les travaux de Makhno, de Zapata, de la Guerre d’Espagne et de la préfecture de Shinmin. Ces exemples nous montrent le chemin du succès et nous fournissent de bons signaux à suivre.

Nous apprenons de Shinmin que la défense doit être égale à la population qui vit dans le territoire, elle doit être étendue partout et pas seulement aux forces armées. Alors que les régimes haineux doivent être combattus, nous devons aussi reconnaître que tenir un territoire représente aussi une faiblesse dans une lutte de guérilla. Si des attaques sont lancées depuis notre région, nous devons être capable de contrer quelque réponse qu’elle occasionnera. Les attaques lancées doivent aussi incapaciter l’ennemi dans sa riposte.

La défense n’est pas juste s’entrainer aux armes et tenir un territoire, c’est aussi tenir une ligne politique sans flancher. Ceci est une des leçons essentielles de la guerre civile espagnole de 1936. Les militants furent trahis avant même qu’ils fussent capables de recueillir les fruits de leur batailles. La CNT insista pour rejoindre le gouvernement de coalition, affaiblissant ainsi la position des militants anarchistes en créant une ouverture pour que les fascistes saisissent le pouvoir. Ceci est un avertissement qui vaut pour tout anarchiste aujourd’hui. Tenir une ligne ferme entre le travail sans concession et ces soi-disants “radicaux” mous du genou et qui donne une idéologie au pouvoir, ils se sont déjà vendus avant même d’avoir obtenus quelque gain que ce soit. Une ligne entre ceux commis aux principes politiques et ceux prêts à abandonner doit être fortement tracée et vite.

Inévitablement, lorsque des territoires libérés existent, il doit y avoir par nécessité de survie et afin de ne pas être annihilés par des adversaires mieux armés, des négociations inconfortables et des compromis. Mais il est impératif de noter que ces compromis ne devront pas être faits à moins d’être absolument nécessaires. S’ils sont faits avant d’avoir des territoires, cela ne fait que renforcer l’État, sans que nous ne gagnions quoi que ce soit. Avant de prendre/libérer des territoires de l’État, notre ligne politique se doit d’être sans compromis, c’est notre forte éthique qui nous unit pour la lutte. Tous nos efforts doivent se focaliser sur la préparation de forces de combat et la promotion d’un mouvement plus fort. Nous devons focaliser notre énergie sur tous les aspects qui mèneront à des gains matériels pour notre côté.

Se battre du côté des opprimés du monde

Notre combat est du côté des opprimés du monde. Ceux d’entre nous vivant dans des états particulièrement malfaisants comme les Etats-Unis, les états européens, l’Australie ont une responsabilité particulière d’étudier et de comprendre comment ces états ont pillé le monde et de combattre ces états bec et ongles. Il est de notre responsabilité de demeurer imperméables et ultra résistants à leur propagande afin de ne pas devenir l’aile radicale de leur agenda. Par exemple, ces soi-disants anarchistes qui répètent en bons perroquets la propagande états-unienne au sujet de l’Ukraine ne font que renforcer leur politique mondialiste et hégémonique.

Nous ne devons JAMAIS écouter et donner une quelconque importance à leur propagande, celle qui dit qu’ils se battent pour “la liberté” et “la démocratie”. Ils ne font que se battre pour la liberté des marchés capitalistes et les seuls droits de la culture européenne et de la société blanche. Nous devons nous tenir en dehors de cette rubrique et nous aligner avec ceux qui ont senti le vent du boulet de cette “liberté”. Ne vous leurrez pas à croire que vous serez OK et en sécurité en vous alignant avec un tel pouvoir. En tant qu’anarchiste, votre seule allégeance est aux opprimés, au mouvement et à la destruction de ces états bestiaux.

Toute notre sécurité et notre futur demeurent dans un territoire libéré, émancipé. Le rôle de l’anarchie et des anarchistes et de libérer la lutte de toutes ces promesses creuses et des machinations soporifiques de la propagande d’état. Pour être du bon côté de l’histoire, nous devons nous tenir la main dans la main avec tous ceux que l’occident a pillé, qui ont été massacrés par ses mercenaires, qui ont été escroqués, abusés par ses soldats de fortune d’extrême droite. Nous devons prendre exemple sur nos camarades d’Amérique du Sud et Centrale, d’Afrique, afin de nous assurer depuis notre position au sein de la culture de ces assassins efficaces et les plus forts promoteurs des groupes politiques de la droite extrême, que nous luttons suffisamment fort et depuis la bonne perspective.

Solidarité Internationale au travers des Frontières

En tant qu’anarchistes vivant dans des états impérialistes ou des états qui s’ingèrent dans les affaires des autres, qui arment des nazis et qui mettent des régimes d’extrême droite au pouvoir un peu partout, qui tuent et attaquent des peuples qui ne font que défendre leurs maisons et leurs communautés, qui arment et entraînent des groupes pour faire la guerre par procuration (NdT : comme les Contras, Al Qaïda, L’EI/Daesh etc…), nous avons le devoir de combattre tout cela et de saboter leurs moyens de tortures des peuples en lutte. Si nous ne le faisons pas, nous ne sommes guère plus que des collabos. Avoir une perspective internationale veut dire comprendre le rôle du pays où vous êtes nés et son terrain géographique, géopolitique et de prendre les actions directes décisives pour l’empêcher de nuire. Ceci est la véritable signification de la solidarité.

Il n’y a jamais de bon moment où cela a un sens de collaborer avec un tel État. Notre but et seul devoir est de le saboter et de le détruire.

Cette solidarité ne vaudrait pas la peine si nous ne construisions pas activement un différent type de communauté, de structure politique pour s’enraciner sur les ruines de l’État. Nous agissons maintenant pour empêcher la mort de toujours plus de gens, d’empêcher la mort de camarades qui luttent à l’étranger et nous nous consacrons à la longévité de la lutte afin que les générations futures ne souffrent pas de cette même malfaisance.

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Lire notre texte : “Nous sommes tous des colonisés !”

Voir nos pages : “Colonialisme, doctrine chrétienne de la découverte” &

“Colonialisme et luttes indigènes” & “Comprendre et démonter la loi coloniale” &

Réseau de Résistance et de Rébelilon International”

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

chiapas_art

arbre_yinyang

A la fin du second quinquennat de Micronus 1er, la France n’existera plus…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 26 avril 2022 by Résistance 71

L’objectif final du psychopathe de l’Élysée est le démantèlement de la France au terme de son dernier mandat. Il est en mission pour la haute finance et applique le plan à la lettre sans aucun état d’âme ni remord. A l’issue, il ira pantoufler dans des conseils d’administration qui le rémunèreront grassement pour services bien rendus à ses maîtres. C’est la fin programmée d’une culture et d’un état d’esprit, seule la masse Gilet Jaune / Communarde peut y mettre fin. Les 5 ans à venir vont être uniques dans l’histoire de ce pays. Ceux qui croient que ça ne peut pas être pire n’ont encore rien vu. Les ordures aux manettes vont maintenant pouvoir lâcher les chevaux à fond. Les votards de tout poil leur ont donné ABSOLUE CARTE BLANCHE. A partir de maintenant c’est « open bar », tout doit être détruit, tout le tissus social laminé, le Gaulois affamé et dépouillé, c’était déjà bien en marche… C’est pas fini, loin de là ! Accrochez-vous et amusez-vous bien, sous le plus grand chapiteau du monde, turlututu… chapeau pointu !…
~ Résistance 71 ~

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Adieu la France !

Maryse Laurence Lewis

22 avril 2022

Source : https://www.mondialisation.ca/adieu-la-france/5667541

En espagnol, le mot elección signifie « choix ». C’est tout le contraire des possibilités de votes, au printemps 2022, en France. Ce qui caractérise le plus les Français, c’est leur fierté. Se croyant volontiers la référence culturelle mondiale, le summum du raffinement, quelle que soit leur ville de naissance, même lorsqu’ils émettent une distinction entre les « Parisiens » et les « Français »… La majorité d’entre eux ne cessent de croire en la démocratie. Même avec des siècles de colonialisme derrière eux et encore présent dans de nombreuses mentalités.

Un passé sans avenir

Victor Hugo, cet écrivain exceptionnel, défenseur des opprimés, délire, comme beaucoup d’historiens, lorsqu’il est question de Bonaparte. Comment peut-on être orgueilleux de la Révolution de 1789 et aduler Napoléon premier? Dès que ce général a commencé à se prendre pour Jules César, en arborant le titre de Premier consul, la Révolution s’est effritée. En quelques années, fini la laïcité de l’État. Fini la distinction entre le gouvernement et la religion. On rétablit l’esclavage dans les colonies, pour la prospérité de l’épouse. Toussaint-Louverture mourut en prison… Au rencart les droits des femmes, obtenus depuis peu. Le fameux Code Napoléon n’est que la reprise de la moitié de l’ancien code, l’amoindrissement de ce que la Révolution avait gagné. On coupe la tête à la royauté, pour couronner un empereur, en sanctifiant au même instant le puissance papale. 

Pure Psychopathie

Habituellement, bien que cela entraîne le massacre de civils, la destruction de villes, l’anéantissement des lieux culturels, tous les envahisseurs ont un motif qui les incitent à entrer en guerre. Agrandir un territoire, soutirer des ressources naturelles, accéder à un port pour faciliter le commerce, répandre une idéologie ou une religion qu’on croit salvatrices… Dans le cas de Napoléon Ie, rien d’autres que le positionnement stratégique de sa famille en Europe et sa mégalomanie. Lorsqu’il s’agit de conquérir des pays, les colonialistes se donnent toutes les excuses, prétendant apporter la « civilisation ». En Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, la civilisation existait bien avant qu’arrivent les envahisseurs d’Europe! Et s’était développée, bien avant l’européenne! Les Africains du Nord ou de l’Ouest n’avaient nul besoin d’apprendre l’existence de Vercingétorix et de Charlemagne. Le néo-colonialisme, ça abrite Duvalier, Compaoré et tue Thomas Sankara. Liberté, égalité, fraternité : le mythe est rangé aux oubliettes.

L’Hexagone tourne en rond

Par contraste encore, les Français s’apprêtent à voir leur pays, non pas rayonner comme il le fit, de l’Angleterre sous Guillaume le Conquérant, jusqu’à la Russie de Catherine II. À présent, la France va disparaître! Emmanuel Macron a déjà commencé à nier l’existence du pays. 

Sa politique réaliste consiste à remplacer les ministres élus par d’onéreux conseillers spéciaux. À éradiquer les services sociaux, payés par la population. À subventionner les journaux des multimilliardaires, pour influencer le peuple. À privatiser les services publics, payés par les contribuables. À légaliser les évasions fiscales, diminuer les impôts des entreprises privées. À restreindre l’aide au logement, l’appui aux étudiants, l’assurance chômage, les pensions de retraites. 

Cet expert à concrétiser des fusions entre multinationales et enrichir les banquiers, est un parfait élève de Klaus Schwab. Les émules de ce dictateur financier désirent créer une élite supranationale qui pourra outrepasser les frontières, non pas pour fraterniser et amplifier la liberté d’action et de mouvements des citoyens, mais dépouiller les gens des services payés par eux. Les accords de libre-échange font perdre leurs pouvoirs aux États, amenuisent les droits des travailleurs, saccagent l’environnement. Dès qu’une maison de retraite ou une clinique se privatise, on n’ajoute aucun service, on n’améliore rien, on exige plus de profits, en congédiant des employés. Emmanuel Macron n’est pas au service des citoyens, mais du Forum Économique Mondial. Toujours l’austérité pour les classes moyenne et pauvre, et les collusions avantageuses pour les magnats. Après cinq ans de ce désastre financier, les Français s’apprêtent à compléter cette entreprise de négation d’une nation. Au lieu d’entonner avec Jean Ferrat la chanson « Ma France », ils marmonneront celle de Léo Ferré : « Ils ont voté et c’est tant pis ». ¹

« Où est passé Paris la rouge,
La Commune des sans souliers
Où est passé Paris l’oubliée
Paris que j’aime… et qui n’est plus »
~ Paris ma rose, Henri Gougaud ~

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

Astyle
Sortir du cercle (vicieux), prendre le chemin de la société des sociétés…

25 avril 2022… Après avoir tiré le pompon, les baltringues votards repartent pour un tour de manège… sur un air de pipeau…

Posted in actualité, France et colonialisme, gilets jaunes, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 25 avril 2022 by Résistance 71

pipoteur-en-chef-rien
Encore 5 ans… on lâche les chevaux !

Resistance71_slogan

Solution…

a-mour-rien

Un dimanche en ripoublique…

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 24 avril 2022 by Résistance 71

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Avant… 24 avril 2022… et après

Mascarade électorale et illusion démocratique : Arrêtons le cirque et reprenons la main… Abstention et action directe politiques (Résistance 71)

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Soyons héroïques, narquois et résilients… 

Résistance 71

22 avril 2022

Jamais une élection n’aura donné autant de poids à la décision abstentionniste. Se déplacer pour aller mettre son enveloppe dans la boîte à suggestion des esclaves n’est plus une absurdité, mais une complicité sans équivoque avec la malveillance et les rouages de l’oppression qui nous écrasent.
Votards ! Quel choix avez-vous ?

  • Micronus 1er et sa macronie abjecte, criminels de la dictature marchande exacerbée dont nous avons eu la primeure ces 5 dernières années. Un régime totalitaire banquier qui a dépecé la France, l’a vendue aux plus offrants et a réprimé dans le sang la voix de la contestation populaire légitime du mouvement des Gilets Jaunes entre novembre 2018 et le début 2020 et la mise en place de la dictature sanitaire aujourd’hui en pause pour raison… électorale. Vous avez vu ce que cette pourriture a fait en 5 ans… Les 5 prochaines seront bien pires…
  • La progéniture d’une extrême droite du capital galvaudée, complètement diluée dans la lignée d’un politiquement correct à la sauce « dédiabolisation » et « mea culpa », une parricide politique opportuniste, qui a trahi et trahira encore pour ses maîtres qui la mettent en place.
  • Le vote « blanc » ou « nul » non compté, non répertorié, qui ne sert strictement à rien si ce n’est à gonfler les chiffres de la participation électorale, c’est à dire de montrer aux dupés de la « nième fois », qu’ils ont fait leur devoir de participation à la mascarade et que quoi qu’il arrive, ils sont complices de ce système inique puisque le « a voté ! » a estampillé leur action du sceau de l’acceptation du viol permanent de leur souveraineté, qui n’est plus qu’un souvenir dès le papelard lâché dans la boîte à gifles de cette supercherie électorale entérinant la dictature de la majorité au profit de la même mafia politico-marchande sévissant dans chaque état-nation calibré de la sorte.

Les deux pantins proposés sont aussi fascistes l’un(e) que l’autre.

Votards ! Ne soyez plus complices du marasme politique qui ne saurait avoir de solution ni de dénouement dans le système en place. Comprenez enfin que seul le pouvoir retrouvé du peuple, dilué dans le peuple dans l’action politique individuelle et générale d’une confédération d’associations libres menant à une Commune Universelle anti-autoritaire, non étatique, hors rapport marchand, peut nous sauver de la dictature technotronique que la classe politique à la botte veut nous imposer coûte que coûte dans le seul soucis de préserver et de consolider les privilèges du plus petit nombre.

Compañeros, compañeras, l’heure est venue de nous lever et de secouer, faire tomber nos chaînes comme rosée du matin avec pour seule motivation la réalisation du bien commun en tout et pour tout.

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !
Pour que flamboie, de notre volonté et de notre main, notre humanité enfin réalisée !
Abstention politique ! Boycott de la mascarade électorale ! Voter c’est abdiquer et se choisir un maître !

Vive les associations libres complémentaireset la commune universelle !

Lire notre page « Illusion démocratique »

Textes fondateurs pour un changement politique

4 textes modernes pour comprendre et agir sur notre réalité

Manifeste pour la société des sociétés

Trente images et slogans pour boycotter la mascarade électorale

Résister (sans se tromper d’ennemi)

voter-cest-abdiquer

Réflexion nécessaire sur une anarchie post/anti gauchisme… Pour une synthèse individualisme-collectivisme/communisme

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 avril 2022 by Résistance 71

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Nous avons particulièrement aimé ce texte récent, que nous avons traduit et commenté en plusieurs de ses endroits clef. Nous pensons que le débat qu’ouvre ce texte vaut la peine car il fait le pont entre deux tendances anarchistes (individualiste dans la lignée Max Stirner et H.D. Thoreau contre collectiviste/communiste, dans la lignée de la trilogie Proudhon, Bakounine, Kropotkine) qui sont souvent, à tort, opposées. Nous l’avons souvent dit : tout part de l’individu. Sans individu et son pouvoir de se rebeller et de dire NON ! pas de groupe, pas de collectif possible, dans le même temps, sans groupe et organisation pas de (r)évolution sociale possible vers le but ultime de la société des sociétés.
En aucun cas s’agit-il d’une antinomie, d’un antagonisme entre l’individu, la personne et le groupe, comme la récupération systémique veut constamment le faire croire, y compris au sein du mouvement anarchiste, mais il s’agit d’une complémentarité, d’une osmose à achever et qui s’achèvera dans la grande logique de la nature humaine enfin réalisée dans son émancipation sociale finale. L’anarchie “post-gauche”, “anti-gauche”, c’est ca : la compréhension et la mise en place de la complémentarité individu/groupe bien comprise.
L’anarchie ne fait pas partie du spectre politique factice créé, comme dit dans le texte, par notre imagination. Elle ne fait pas partie de la classification étatico-marchande allant de l’extrême gauche à l’extrême droite du capital ; elle est notre humanité finale enfin réalisée. Elle est par delà tous les clivages factices politico-économiques diviseurs, au delà du bien et du mal, au delà du rapport individu / groupe, au delà de la dialectique. L’anarchie est l’incarnation de la Raison dans l’histoire, elle est le pont du surhumain, le moyen d’y parvenir et sa réalisation, 2 en 1, l’unité fractale, la réalisation physique de la domestication naturelle du chaos. Pas rien tout ça n’est-ce pas ?… Raison de plus pour l’embrasser, l’Anarchie sera et sauvera le genre humain.
Lisez et partagez le texte ci-dessous, important de sortir du moule car nous sommes en approche du crash systémique final. Pas de révolution mais une (r)évolution !
~ Résistance 71 ~

Astyle

Une dague de sauvage anarchie 

Flower Bomb

Décembre 2021

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Avril 2022

The world doesn’t owe you shit.
The universe doesn’t know you exist.
Stop waiting for things to happen –
only you can make a change.
– “Do It Yourself” by PUNCH 

Le monde te doit queue dalle.
L’univers ne sait pas que tu existes.
Arrête d’attendre que les choses se fassent d’elles-mêmes,
Toi seul peut changer ces choses.
– “Do it Yourself” par PUNCH
—————————————–

Je me souviens une fois avoir entendu une conversation qui portait sur l’utilisation des expressions “post-gauche” ou “anti-gauche” pour décrire l’anarchie au-delà du gauchisme. J’ai pensé que cela était une conversation intéressante parce que cela me rappelait comment je voyais auparavant ou me situait par rapport à l’anarchie. Je me rappelle avoir vu l’anarchie comme un monde à créer, nécessitant l’organisation des autres pour qu’il se matérialise. Avec le temps, ma relation à l’anarchie changea. Je me retrouvais à penser l’anarchie dans un sens de devenir féroce, sauvage, une révolte personnelle qui mettait l’accent sur le soi, sur la responsabilité plutôt que la co-dépendance aux autres. Ce changement de perspective vint après que j’eus réalisé que le peuple n’est pas la masse d’un troupeau unique et de suiveurs sans jugement, mais est en fait composé d’individus complexes, uniques capables de pensées indépendantes, de décisions et d’actions. Pour moi, l’anarchie au delà du gauchisme, abandonne l’idée que les gens ont besoin d’un leadership organisé et met en avant une compréhension du comment les gens découvrent au mieux leur propre pouvoir quand ils sont le moins gouvernés, organisés, contrôlés.

Dans ce texte, je vais tenter d’élaborer un peu plus sur l’anarchie post-gauche comme je la conçois, la comprend et comment je m’y attache. Comme tous les termes, les définitions et les étiquettes sont sujets à des interprétations individuelles uniques, je ne fais que parler pour moi-même et de ma propre interprétation des théories et des idées mentionnées ici.

Anarchie post-gauche & anti-gauche : les deux tranchants de la même dague

Pour moi, l’anarchie post-gauche est synonyme d’anarchie anti-gauche. Le mot “post” ne représente pas une “nouvelle” forme de gauchisme ou un gauchisme “évolué”, comme certains le clament avec des projets variés anti-état communiste et socialiste. J’utilise plutôt l’expression anarchie post-gauche pour n’exprimer qu’un état d’esprit actuel distinct d’une expérience passée d’avoir identifié et de s’être engagé dans une pensée de gauche. Et de cette perspective, le mot “anti” est synonyme de “post” parce qu’il exprime parfaitement la nature de mon existence présente, mon désir pour une liberté individuelle, sauvage, de manière antagoniste de l’ordre civilisé du gauchisme.

Pour moi, l’anarchie post-gauche n’est pas une sorte d’alignement ou de sympathie avec une politique de droite, je suis tout aussi hostile envers le nationalisme que le fascisme et toutes autres idéologies conservatrices crées au nom de la préservation de la loi et de l’ordre. Je reconnais que les deux idéologies de droite et de gauche sont fondamentalement collectivistes, demandant l’absorption de la liberté individuelle en échange de l’uniformité d’une république. Les deux côtés du spectre politique intègrent le peuple dans une interprétation binaire d’une réalité qui ultimement maintient en place la société industrielle. Ensemble, les politiques de “gauche” et de “droite” encouragent un type de mentalité de ruche où la reproduction de la société est individualisée tandis que le pouvoir autoritaire sur l’individu est maintenu de manière collective.

Mais l’anarchie post-gauche est bien plus qu’une analyse ou quelques idées sur la façon de voir l’anarchie, soi-même et les autres. On peut critiquer des idées philosophiques avec d’autres idées philosophiques et même faire l’expérience d’un changement émotionnel influencé par ces idées. Mais en fin de compte, la philosophie n’est qu’un chaudron d’idées sans retombée. Comme une tige sans pomme, la philosophie est souvent trouvée dans les cimetières affleurant de livres poussiéreux, n’ayant jamais eu l’opportunité de se matérialiser au delà de son emprisonnement académique. C’est pourquoi, pour moi, l’anarchie post-gauche est plus qu’une idée philosophique ou une position prise au-delà du gauchisme. C’est un style de vie anti-gauchiste, une manière de reprendre possession de soi-même, de ses choix, et de ses expériences au lieu d’adhérer à un auto-sacrifice envers un corps social, le groupe, l’organisation ou la commune. L’anarchie anti-gauche est vivante, elle respire la capacité de s’arroger le pouvoir et est un accomplissement en tant que sabotage contre les forces de domestication de la conformité sociale.

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La société industrielle, ou ce que j’appelle “la machine”, est composée d’institutions variées construites sur des idéologies fondamentalement oppressives, imposant leur influence, contrôle et domination civilisatrice sur tous les êtres sauvages. Ces institutions sont avant tout construites, entretenues et conservées, suivies par des individus qui ont collectivement abandonné leur liberté au pouvoir institutionnel. Récemment, j’ai décidé de ne plus utiliser ce mot de “masses” parce que j’en suis venu à comprendre comment ce mot aplanit les importantes différences entre tous les individus. Donc en lieu et place, j’utiliserai le mon “commune” en référence à la continuité sociale de la société industrielle, une commune d’individus uniques dont la majorité a, volontairement ou par endoctrination, souscrit à la vision du progrès industriel. Quand suffisamment d’individus se plient à un système social, ceux qui naissent dedans deviennent endoctrinés. La pensée indépendante devient difficile et bon nombre d’individus préfèrent continuer leur assimilation sociale plutôt que de faire l’expérience d’une isolation sociale due à une vie rebelle.

Les institutions comme la prison, les usines, les bureaux d’entreprises, les écoles etc, partagent tous la même caractéristique : leur endroit de travail cause fonctionnellement, le même sang et la même sueur que ceux qui sont épandus durant le travail de leur construction physique. Et quelque part, ce paradis civilisé de la misère et du stress continue de s’étendre plus rapidement avec chaque année qui passe. Je pense qu’une explication probable de tout ceci pourrait être une compréhension du comment les institutions manipulent notre perception de la réalité. Alors que la société industrielle s’étend, ainsi le fait l’influence visuelle. Durant les premières années de la colonisation de la soi-disante Amérique, on montra intentionnellement aux peuples indigènes des villes afin de les décourager psychologiquement de continuer à résister. A la racine de cette stratégie réside le message subliminal souvent entendu de ceux qui obéissent de désespoir : “Nous sommes bien trop petits, la machine est bien trop forte…

Quand des vitres et devantures de banques sont brisées, saccagées ou des voitures de police incendiées ou lorsque des blocages / opérations escargot bloquent le trafic routier pendant des heures, on peut observer une réaction mitigée des gens qui y assistent. Certains sont excités comme des puces, tandis que d’autres paniquent et sont terrorisés. Je pense que ce types de réactions sont une réponse au chaos de la perturbation du flot normal d’intimidation qui est silencieusement communiqué des institutions aux individus quotidiennement. Le pillage ou la mise à feu de commerces ne doivent rien à la logique pour qu’ils aient lieu. Je pense que ces évènements sont le résultat de la floraison d’une liberté éphémère et sauvage dans des moments où l’ordre étatique et la loi ont été pulvérisés. Ces moments de rupture se produisent souvent lorsque la furie des émotions est très vive et qu’elle dépasse le sentiment de peur, qui est l’arme principale du pouvoir institutionnalisé. Sans la crainte des conséquences légales, de la pauvreté ou de l’isolation sociale, ces institutions se retrouvent exposées comme n’´´tant rien de plus qu’un château de cartes.

L’état social de l’assimilation : la passivité au sein de la marche funèbre

Quand je parle d’anarchie post-gauche, il serait correct de dire que je place une emphase particulière sur l’individu. Je le fais contre un puissant courant collectiviste qui encourage la négation du pouvoir individuel. Avec la négation du pouvoir individuel vient la négation de la responsabilité individuelle pour les choix et actions personnels, ce qui ultimement, fait proliférer les idéologies de l’autoritarisme. Toujours et encore, le blame de l’oppression est mis sur “le système”, les gouvernements, les institutions ou autres groupes de personnes formalisés. Mais à la racine même de la chose, qui contribue à la composition de ces entités sociales ? Il n’y a que très peu d’examen du rôle vital que joue un “individu” en produisant et en maintenant en place ces institutions de contrôle et de domination. Y a t’il vraiment une neutralité dans la participation même à une marche funèbre écocide ?

Une neutralité à participer à sa propre mise en esclavage dans le monde du travail, de l’expansion globale du capitalisme ou de la normalisation de la soumission ? Certains pourraient considérer cela comme tirer sur le pianiste, mais on ne peut en rien nier la malveillance et les tracas réels dont font l’expérience l’individu dans une société. Ma critique n’implique pas d’attribuer tous les problèmes sociaux à un individu particulier, mais plutôt de montrer le fait que sur un plan individuel, le pouvoir peut devenir autoritaire ou anti-autoritaire, soumis ou rebelle. Même le plus apathique des individus fait un bon participant dans une société de domination commune. Sur un plan individuel, ce pouvoir peut se matérialiser au delà de la simple philosophie, soit en union avec d’autres individus, soit seul.

Quand les gens critiquent la police, critiquent-ils juste le fait de la politique de faire la police ou cette même critique s’applique t’elle à chaque policier individuellement qui matérialise volontairement cette philosophie ?

Dans ce texte, il serait inconsistant de ma part d’encourager l’expropriation de la liberté individuelle sans discuter le pouvoir des individus oppresseurs. Soyons honnêtes, une guerre contre la civilisation industrielle et toutes formes d’oppression ne s’arrêtera sans doute jamais, même dans l’après-vis de l’effondrement industriel. Si toutes les institutions oppressives, incluant la société industrielle elle-même, devaient s’effondrer demain (ou même graduellement dans le temps), je pense qu’il y aura toujours des individus avides de pouvoir qui voudront contrôler et dominer les autres. Il est très probable que ces mêmes individus continueront de porter avec eux le résidu de la pensée oppressive. Et il y aura d’autres individus qui voudront capituler devant ces visions, ce qui ulltimement permettra aux autoritaires de matérialiser leur faim de pouvoir.

NdR71 : Cette analyse possède une grand part de vérité, mais cela ne pourrait se produire que si le système, ses rouages, l’embryon du système en place, sa structure, étaient permis de se maintenir et de se (re)développer. Si la société des sociétés des individus associés volontairement existe de manière fonctionnelle hors état, hors institutions, hors marchandise, hors argent et hors salariat, alors il sera impossible à quelque individu que ce soit de remettre en place un système autoritaire de domination, les ponts seront définitivement coupés. La nouvelle société n’aura rien en elle qui permettra le moulage de la fondation d’une société autoritaire, c’en sera fini et sur une ou deux générations, le système étatico-marchand ne sera plus qu’un cauchemar à reléguer au musée de l’histoire humaine. La domination, l’oppression et la violence inhérente ne font pas partie de la nature humaine, ce ne sont que des constructions sociales. Enlevez leur le terreau qui leur permet de croître et elles ne seront plus… Le terreau étatico-marchand est toxique à la société et à la liberté. L’inverse est également vrai…

Ainsi je demande, qui, si ce n’est l’individu, donne le pouvoir à l’idéologie du racisme, du sexisme, du fascisme, du capitalisme, du communisme (autoritaire d’état), à la société industrielle, à la civilisation etc ? Qui, si ce n’est l’individu, construit un concept philosophique, qui lorsque mis en pratique, récompense et permet le contrôle hiérarchique de quelqu’un sur un autre ? Qui, si ce n’est l’individu, est capable de désirer un tel contrôle et une telle domination sur les autres ? Aussi longtemps que les individus ont existé, le conflit, la violence ont aussi existé et des résolutions qui ne se terminent pas toujours pacifiquement.

NdR71 : Là encore, oui et non. L’individu est responsable de la malfaisance lorsqu’un système non seulement le permet mais aussi l’encourage. Si l’humain crée les systèmes sociaux dans lesquels il évolue, à terme, les systèmes créés créent aussi dans leurs institutions et rouages, les individus qui assureront sa continuité. Cela marche dans les deux sens, ce n’est jamais à sens unique. De plus la violence est une construction sociale. L’agressivité fait partie de la nature humaine, c’est elle qui nous permet de nous maintenir en vie, c’est elle qui déclenche notre instinct de survie. La violence, en tant qu’exacerbation d’une agressivité de manière organisée et ciblée est une construction sociale. Conflits et guerres en sont le résultat le plus évident. La guerre en tant que violence collective organisée n’a pas toujours existé. Elle remonte à environ 12 000 ans sur les près de 2 millions d’années de l’existence humaine sur cette planète. L’État n’a pas non plus inventé la guerre, mais il l’a canalisée, domestiquée, pour en faire un outil de conquête, de contrôle par la peur et le chaos.

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Quand la tyrannie devient la loi…
La rébellion devient un devoir

La “machine”, un enfer de civilisation techno-industriel qui mène une guerre sans merci contre la nature et le “sauvage”, a été créée et maintenue dans sa létale fonctionnalité à la fois par ceux qui recherchent une domination totale et par ceux qui demeurent passifs dans cette marche vers la mort. La machine représente une commune industrialisée à grande échelle, un collectif hautement coordonné d’individus totalement subjugués et subordonnés, travaillant au plus haut niveau du progrès anthropocentrique.

Bien trop souvent, les gens font l’erreur d’émettre des assomptions de bien-être des gens de manière générale. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de personnes gentilles, paisibles et respectueuses dans le monde ; mais je pense qu’il est bien inconvénient d’assumer qu’il y a “une bonté commune” en chacun de nous, alors qu’en fait le bien est tout à fait subjectif à l’interprétation individuelle. Je pense qu’on peut assumer sans se tromper qu’autant qu’il y a des individus uniques, il y aura toujours des possibilités de faire réémerger des formations sociales autoritaires avec ou sans société industrielle.

NdR71 : Nous comprenons parfaitement la pensée ici invoquée, mais elle est à notre sens en partie fausse parce que l’auteur n’englobe que ce qu’il appelle la “société industrielle”, ce qui est limitatif. La société autoritaire à pouvoir coercitif ne pourra ressurgir que si sont laissés en place ses piliers, son infrastructure de fonctionnement qui sont  l’État, la marchandise, l’argent et le salariat. Si ces 4 piliers de soutien du système disparaissent et ne peuvent plus réapparaître, des “formations sociales autoritaires”, liées donc au pouvoir coercitif, de la séparation du pouvoir du corps social, ne pourront plus réapparaître. La pensée même d’une telle possibilité s’effacera car devenue non seulement irréalisable, mais surtout… impensable.

Contrairement à la croyance populaire, le capitalisme est (à mon avis) un très bel exemple pratique de collectivisme. Malgré l’assertion persistante que le capitalisme est une idéologie individualiste, il est plus évident que le capitalisme exproprie la créativité individuelle afin de pouvoir fonctionner comme un puissant collectif. La même créativité individuelle exploitée pour l’expansion capitaliste pourrait bien être aussi un catalyseur pour tout nombre de formations sociales de contrôle post-effondrement. Si l’individu est reconnu comme puissant et capable d’auto-anticipation, alors il est également possible que le même individu contribue à créer les conditions de contrôle social et de domination. En s’assimilant passivement et en devenant un participant volontaire, un individu peut devenir le co-créateur privé d’une vision du monde autoritaire au travers de la personnification et de l’interaction sociale.

Joie armée : de la théorie à la vie sauvage

“S’il y a une chose certaine dans cette vie, si l’histoire nous a enseigné quoi que ce soit, c’est que vous pouvez tuer n’importe qui.” – Michael Corleone –

Gaetano Bresci fut l’anarchiste qui assassina le roi Umberto 1er d’Italie le 29 juillet 1900. Il tira 4 fois sur le roi avec un pistolet à 5 coups. Inspiré par l’attaque de Bresci, l’anarchiste Leon Czolgosz tuera lui aussi le président des Etats-Unis William McKinley.

De mon opinion, l’individu est l’élément le plus puissant de toute société ou formation sociale. Si un individu (ou union d’individus qui chacun donne de la valeur à leur ego) ne peut pas être convaincu de se soumettre à une idéologie (et par là refuse donc de matérialiser cette idéologie en tant que participant à vie), cette idéologie échoue à avoir le pouvoir de se matérialiser au delà de la philosophie.

Qui, si ce n’est l’individu, a le pouvoir de rejeter l’idéologie du racisme, du sexisme, du fascisme, du capitalisme, du communisme, de la société industrielle, de la civilisation etc ?… Qui, si ce n’est l’individu, peut recouvrer la capacité de création et de survivre au capitalisme sans succomber au système du salariat-esclavage ? Qui, si ce n’est l’individu , peut construire de nouveaux concepts philosophiques qui, lorsque mis en pratique, sabotent le contrat social fondé sur la peur et de l’obéissance à la loi ? Avec des bombes, des assassinats, une criminalité en mode de vie, qui si non l’individu, est capable d’inspirer les autres en dérangeant, en prenant à contre-pied, la routine quotidienne de la soumission ? Ceci est l’essence même de la propagande du fait, de l’action directe illégaliste.

Toute forme d’oppression qui existe est perpétuée, renforcée et maintenue à terme par la participation volontaire des individus. Je reconnais l’importance du rôle que moi, en tant qu’individu, je joue soit en aidant à la prolifération de toutes formes d’oppression, soit en sabotant leur fonctionnement social. De cette perspective, l’anarchie post-gauche pourrait bien mieux être comprise comme une guerre contre la société. Pour moi, il n’est pas suffisant d’attaquer les manifestations institutionnelles de ces idéologies. Je vise aussi l’origine de cette prolifération, ces individus ayant la volonté de permettre et de perpétuer ces formes d’oppression.

Pour moi, l’anarchie anti-gauche n’est pas un état d’esprit naïf qui sert de base philosophique à la négation des réalités matérielles de la société industrielle. Elle n’est pas non plus une excuse égoïste de justification de l’oppression des autres. L’anarchie post-gauche, de la manière dont je me la représente, est une rébellion individualiste contre à la fois les formations théorique et matérielle du contrôle et de la domination. D’une perspective nihiliste, des concepts comme ceux de race, de genre, d’espèce etc, sont tous une construction sociale. A leur racine, ils ne sont que les produits de l’imagination humaine. Mais avec les esprits subordonnés d’une population de personnes, ces incarnations de l’imagination se sont matérialisées dans le monde physique. Bien que ce ne soit que des constructions de notre imagination, le nombre d’individus qui les reproduit au travers des relations sociales leur donnent un certain pouvoir. 

Donc, il n’est pas suffisant de déclarer l’anti-racisme sans attaquer matériellement la mise en application sociale et institutionnelle de la suprématie blanche. Ce n’est pas suffisant de déclarer l’anti-sexisme sans devenir destructeur de l’organisation des rôles de genre, des assignations d’identité et de la société qui les met en place et les renforce.

Que ce soit des institutions physiques ou individuelles, mes ennemis viennent sous toutes les formes. Je n’ai aucun intérêt à nouer des liens artificiels au travers d’une simple politique identitaire, ni à compromettre mes désirs de libération totale au nom de demies-mesures et d’une unité aveugle. Quand j’écris ces textes, je n’utilise pas le “nous” royal parce que je n’ai aucune intention de tromper le lecteur pour qu’il pense que je pense pour d’autres, ni n’assume automatiquement que les autres seront d’accord avec ce que je pense. Mon anarchie post-gauche ne demande pas un consensus pour pouvoir agir, ni une validation émotionnelle ou une camaraderie lorsqu’elle doit faire face à la critique. Personne n’est mieux qualifié que moi pour créer ma vie, je n’ai donc que faire d’une validation de groupe quand j’en parle.

Mon anarchie post-gauche pourrait être comprise comme un style de vie hédoniste contre l’autorité et la civilisation, tout aussi bien que comme une dague tirée contre toutes impositions futuristes de résurgence autoritaire qui survivraient à un effondrement industriel. Plus qu’un simple refus personnel d’être un instrument de répression sociale, l’anarchie veut dire l’attaque. Les mots exprimés dans ce texte ne sont que la finalité philosophique d’un Engin Explosif Improvisé (EEI), une mèche allumée par la flamme du désir égoïste d’une explosion de vie, de rébellion, de jeu et de beauté immortelle de sabotage individualiste et de destruction. Et pour ce style de vie, j’accepte totalement toutes les conséquences qui pourraient survenir, car j’ai appris qu’il vaut mieux vivre que de capituler devant le cimetière toujours en expansion de la théorie politique passive.

NdT : Un texte digne d’un (anti)héros dostoïevskien…

obeisssance-resistance

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Lectures complémentaires :

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

Arupestre