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Fraude et crime COVID en bande organisée : résumé et perspective hors système (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 septembre 2021 by Résistance 71

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Fraude COVID : résumé et perspective mars 2020 – septembre 2021

Résistance 71

27 septembre 2021

Nous couvrons, comme bien d’autres médias alternatifs, cette “pandémie” au virus SRAS-CoV-2 depuis le départ. Nous avons republié, relayé traduit et publié un certain nombre de textes, d’analyses, de documents en provenance de nombreuses sources, françaises et étrangères (anglophones). Nous avons suivi et analysé un grand nombre d’informations (pas toutes publiées sur ce blog loin s’en faut…), pour en arriver à la conclusion inévitable que tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie criminelle dont l’objectif n’est en rien la lutte contre un nouveau coronavirus (fabriqué dans les laboratoires états-uniens entre 2006 et 2015 puis récupéré par le Pentagone pour en faire une arme biologique de dissémination), mais dont l’objectif est l’injection massive de la population mondiale avec une substance transgénique permettant la mise en place de tout un système de contrôle technotronique dictatorial planétaire sous couvert d’ “urgence sanitaire”, ce afin de faire passer la pilule de la mutation organisée du système étatico-capitaliste déjà dictatorial en lui-même et au bout de son rouleau, car finalement incapable de se reproduire et de progresser dans son développement historique, en une hydre tentaculaire dystopique de contrôle absolu des populations, dans un délire eugéniste néo-malthusien, savant mélange de “1984”, de “Brazil”, du “Meilleur des mondes”, de “Minoriry Report”, “Blade Runner” et “Gatacca” à la sauce bolchévico-stalino-hitléro-maoïste et fadaise supplémentaire nécessaire à sa survie et à celle de son cénacle de privilégiés lui permettant de se perpétrer.

Depuis plus d’un an et demi, nous tenons régulièrement à jour une page intitulée depuis mai 2020 : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”. Titre sciemment choisi pour ne pas être anodin. Nous encourageons nos lecteurs à la visiter régulièrement pour y suivre ses mises à jour et surtout pour la diffuser au grand large, en tant que lien, dans sa totalité afin que le plus grand nombre ait accès aux informations vitales pouvant nous rassembler pour résister le plus efficacement possible, hors système, à cette tyrannie finale mise en place par la société du spectacle marchand dont nous sommes tous victimes à des degrés divers.

Sur cette page, nous couvrons dans l’ordre chronologique du déroulement de ce crime contre l’humanité en bande organisée :

  • La création du SRAS-CoV-2 dans les laboratoires américains de l’université de Caroline du Nord
  • La fraude des tests PCR
  • Les dangers des faux vaccins, vraies injections OGM à ARNm
  • La falsification des données chiffrées de la “pandémie” grâce à la fraude des tests PCR
  • La relation COVID-Biosécurité-dictature technotronique et le Nouvel Ordre Mondial en devenir via ce qui est appelé le “Grand Reset”
  • Mythe et statistiques du COVID19
  • Questions très importantes à poser aux “pro-vax”, aux promoteurs du cauchemar du programme en cours de l’injection OGM
  • Les injections OGM ARNm comme arme biologique
  • La création d’une fausse crise sanitaire planétaire purement à des fins de contrôle POLITIQUE
  • Comment dire NON à l’injection OGM
  • La fraude pandémique et les patentes, le gros business sous-jacent
  • Les chiffres du crime pseudo-vaccinal
  • Big Pharma, science et casseroles
  • Pourquoi cette obsession “vaccinale” ?…

De plus, nous attirons votre attention sur nos écrits sur le sujet depuis plus d’un an et demi, articles à également lire et diffuser sans modération afin que cela rejoigne toujours un peu plus, ce ruisseau devenu rivière de l’information alternative cherchant non seulement à mettre les projecteurs sur les très nombreuses zones d’ombre de toute cette affaire, mais aussi participer à la mise en place de solutions réfléchies, radicales (profondément ancrées à la racine de notre Être), à la tyrannie marchande maintenant en phase de mutation totale vers son apothéose finale, vers ce “Nouvel Ordre Mondial” dystopique de la dictature technotronique néo-malthusienne, en cela réalisant jusqu’au bout sa logique interne inhérente et historiquement irrémédiable.

Ce qui se passe sous nos yeux, résulte de la logique interne inéluctable d’un système dont les rouages se sont mis en branle au fameux néolithique, lorsque le pouvoir (la capacité décisionnaire et la prise de décision inhérentes à toute société, jusqu’ici diluée dans le corps social qui décidait collectivement, sachant  qu’il n’y a pas et ne saurait y avoir de société sans pouvoir…) s’est retrouvée séparée du substrat collectif où il est particulièrement soluble, pour être maintenu séparé du corps social, menant à la dérive inévitable du contrôle du pouvoir par une caste de privilégiés l’exerçant au détriment de la vaste majorité ne l’exerçant plus, ceci menant par effet boule de neige et de circonstances, à la mise en branle de facteurs “économiques” de domination qui bientôt, alliés aux facteurs religieux et politiques, parachèveront la division du corps social et la mise en place d’un système institutionnel de contrôle : l’État, et de rouages économiques débouchant, à terme, sur le capitalisme, dernière forme en date de la tyrannie politico-marchande et arrivant à son terme historique (plus de détail sur le cheminement historique dans notre “Manifeste pour la société des sociétés”). Nous incluons sous cet article quelques textes essentiels pour bien comprendre de quoi il retourne afin de ne pas se tromper d’objectif dans notre lutte terminale pour l’avènement du seul antidote possible au marasme proposé : la société de la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée.

Nos écrits en relation avec la fraude sanitaire en cours et sa relation avec la dictature technotronique de l’imposture étatico-capitaliste se trouvent sur notre page “Articles de Résistance 71”, mais nous encourageons à lire et diffuser plus précisément ces articles répertoriés ci-dessous dans l’ordre chronologique de leur publication, le premier datant du 17 mars 2020, il y a donc un an et demi :

Merci de (re)lire et de diffuser ces informations et analyses vitales au plus grand large possible. L’heure est à l’union, halte aux guéguerres de clochers politiques et à la division. C’est unis que nous vaincrons et divisés que nous perdrons. L’oligarchie le sait et dépense des milliards en propagande pour nous maintenir divisés depuis quelques 5000 ans et ce sur toutes les lignes de fractions possibles et imaginables. Il est plus que grand temps d’y mettre un terme et de reprendre la main, il ne s’agit plus de survivre mais de VIVRE, enfin !

La balle est dans notre camp, depuis un bon moment déjà !

A nous, les peuples, de jouer et de mettre à bas cette escalade du crime contre notre humanité qui se déroule sous nos yeux et dont la farce de la crise sanitaire actuelle n’est qu’un avatar supplémentaire de la falsification et de l’imposture programmées de la dictature étatico-capitaliste.

Rappelons-nous en toute circonstance qu’:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Lectures complémentaires et toutes aussi vitales :

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

A lire aussi et à diffuser sans modération, notre bibliothèque de plus de 260 PDF en téléchargement gratuit.

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Résistance politique : Errico Malatesta, retour sur une vie

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Errico Malatesta, retour sur une vie

Le Monde Libertaire

20 septembre 2021

Source:
https://monde-libertaire.fr/?article=Des_idees_et_des_luttes_Errico_MALATESTA

« La légende est plus vraie que l’histoire, plus intéressante. » Cette citation d’Errico Malatesta au sujet de la Commune de Paris de 1871 pourrait parfaitement s’appliquer à sa vie. On la connaît par les rapports de police essentiellement consacrés à noircir le personnage pour mieux l’enfermer, mais quid de sa vie intérieure, ses sentiments, son introspection. Très difficile exercice car il parlait assez peu de lui-même, tout consacré à une cause, l’anarchie à laquelle il consacrera un livre éponyme. Certes, il existe des articles, des discours, des propos enflammés d’amis, de compagnons qui magnifient le militant charismatique, lui qui voulait rester discret, au service des autres. Vittorio Giacopino publie chez Lux, un livre « roman historique » pour faire vivre la légende. Rien n’est faux, mais il fait parler Malatesta au plus près de ses lettres à ses amis, de ses réflexions. Enfermé vivant dans un petit appartement rue Andrea-Doria à Rome, surveillé, perquisitionné, harcelé par les nervis fascistes de Mussolini, il se remémore sa vie d’aventures, son départ en Amérique du Sud, ses voyages à Londres, un internationaliste qui rencontre Bakounine à Saint-Imier, se lie avec Pierre Kropotkine. 

La Révolution universelle

La Commune de Paris de 1871 sera sa prise de conscience de la nécessité de se battre pour un monde meilleur, il y pense encore en 1931, un an avant sa mort et croit toujours dans la Révolution universelle. « Nous ne reconnaissons d’autre patrie que la révolution universelle, d’autre ennemi que la tyrannie sous quelque forme qu’elle se présente. »

Ses premières actions relèvent du coup de poing, des initiatives à la hâte, des échecs, des procès, de la prison, mais toujours « je ne peux que nourrir du mépris pour ceux qui non seulement ne veulent rien faire, mais se complaisent à blâmer et maudire ceux qui agissent. » Alors, il agit toujours à l’affût d’une action, d’un espoir à relayer. « La foi, ce n’est pas une croyance aveugle : c’est le résultat d’une volonté ferme alliée à une forte espérance. »

Les souvenirs remontent à la surface, des regrets jamais, de la nostalgie parfois comme son séjour à Paris et le retour des communards en 1880, son exclusion de l’Internationale et le mépris de Marx à l’encontre des « anarchistes qui ne représentent pas les vrais travailleurs, mais des gens déclassés avec certains travailleurs abusés, comme troupe. »

Ses propos sont d’une actualité étonnante, bien qu’écrits au début du XXème siècle. « Tout le système social en vigueur est fondé sur la force brutale mise au service d’une petite minorité qui exploite et opprime la grande masse. » Il y oppose Le programme anarchiste qui se conclut ainsi « Nous voulons donc abolir radicalement la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme. Nous voulons que les hommes, unis fraternellement par une solidarité consciente, coopèrent volontairement au bien-être de tous. […] Nous voulons pour tous le pain, la liberté, l’amour et la science. »

Une solidarité consciente

Ses regrets ? Oui sans doute le ralliement de Kropotkine et de quelques anarchistes à la guerre en 1914. Et puis aussi la révolution soviétique, même si au début il croit dans cette lumière qui se lève à l’Est, mais il écrit aussi en 1919 qu’en réalité « il s’agit de la dictature d’un parti, ou plutôt des chefs d’un parti […] qui préparent les cadres gouvernementaux qui serviront à ceux qui viendront après pour profiter de la révolution et la tuer. » Dans Pensiero et Volontà, il dénonce Lénine en ces termes, « lui, avec les meilleures intentions, fut un tyran, l’étrangleur de la Révolution russe, et nous qui ne pûmes l’aimer vivant, nous ne pouvons le pleurer mort. » Rappelons que Cronstadt, Mahkno et l’Ukraine, l’élimination des anarchistes sont passés par là. 

« Faire les anarchistes »

En 1920, se développe dans le Nord de l’Italie, une mobilisation ouvrière sans pareil, Malatesta en fait partie évidemment. Il faut occuper les usines et paralyser le système bourgeois. Cependant, les socialistes modérés, les syndicats limitent l’ampleur de la mobilisation et le reflux ne tarde pas à se faire sentir. Il en résultera des attentats du désespoir. 

Poursuivi par les fascistes, il se réfugie à Rome où la situation sera encore pire qu’à Milan. Isolé, il sent ses forces le quitter, entouré par les séides de Mussolini. Alors que faire, Errico Malatesta ? « Faire les anarchistes ; nous unir, nous organiser, approfondir les problèmes d’aujourd’hui et de demain. […] Ce qui importe le plus, c’est que le peuple, les hommes, perdent l’instinct et les habitudes grégaires que l’esclavage millénaire leur a insufflés, et apprennent à penser et à agir librement. Et c’est à cette grande œuvre de libération que les anarchistes doivent se consacrer. »

Francis Pian

Errico Malatesta, Vittorio Giacopino. Ed. LUX, 2018

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Errico Malatesta sur Résistance 71

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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La tyrannie sanitaire du capital : Une analyse radicale avec Francis Cousin – Collectif Guerre de Classe (vidéo)

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Résistance 71

3 août 2021

Excellent entretien de Francis Cousin sur Des Paluches et des Bouquins où il propose une lecture radicale (à la racine) de la supercherie de la soi-disante crise sanitaire COVID19. On est là très loin de l’abrutissement médiatique en bande organisée généralisé. Entretien aussi plus accessible et moins ardu pour les non habitués à la sémantique marxienne.
Une analyse éclairante pour tout manifestant anti passe-sanitaire et la résurgence des Gilets Jaunes nouvelles moutures, ce prolétariat révolutionnaire agissant en dehors des clous du système. A voir et diffuser sans modération :

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Changer d’attitude envers le système : L’expropriation (Erinne Vivani)

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L’expropriation

Erinne Vivani

1920

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de Résistance 71 : Vivani est un anarchiste italien dans la veine de Renzo Novatore. Ce texte a été écrit dans le contexte de la révolution des conseils ouvriers du nord de l’Italie en 1920 où les ouvriers exproprièrent les propriétaires d’usines qu’ils remirent en marche pour le bien du peuple selon le principe anarchiste de la grève générale illimité et expropriatrice. Le mouvement fut trahit de l’intérieur (déjà !) par l’alliance d’une poignée avec le PCI et la fange marxiste-léniniste-trotskiste. La trahison se renouvellera en Espagne 1936-39. La leçon est simple  la révolution ne peut avoir de succès qu’en dehors de tout système établi. Elle ne sera viable qu’en dehors de toute institution étatique, marchande, monétaire et salariale.
C’est pourtant simple à comprendre. Agissons donc en conséquence ici et maintenant !

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Des temps les plus reculés, il y eut des hommes, qui, utilisant la force brutale et la ruse, se sont appropriés e patrimoine commun.

S’ils s’étaient limités à cela, ce n’aurait été que moindre mal, car les lésés, adoptant les systèmes de leurs maraudeurs, auraient peut-être pu récupérer leurs biens et les augmenter.

Le pire émergea lorsque ces maraudeurs, afin de consolider et d’augmenter le produit de leurs vols, constituèrent l’autorité et prétendirent de dicter des lois au monde et à précisément ceux qu’ils avaient usurpés et volés.

Ainsi, il y eut des tyrans d’un côté et des esclaves de l’autre.

Les premiers déclarèrent solennellement : “La propriété est le fruit du travail est est sacrée et inviolable.”  Et la défense du principe hypothétique de la propriété sacrée et inviolable fut confiée à trois figures pour le moins nébuleuses : le gendarme, synonyme de brutalité et de férocité, le prêtre et le moraliste, qui personnifient le mensonge.

Contre ce principe se leva les philosophes, qui déclarèrent que “La propriété c’est le vol !” ils furent rejoints par des milliers et des milliers d’esclaves qui espéraient liberté et égalité et qui se divisèrent en écoles de pensée et en partis politiques menés par des bergers, qui répètent, au point d’anesthésier le public par l’ennui incommensurable qu’ils causent, leurs discours sur les droits et les devoirs du travailleur, sur l’humanitarisme, sur l’altruisme, la justice, la solidarité, la fraternité, l’égalité, la liberté etc, etc… et, comme s’ils construisaient un bâtiment, tracent le design de la société future sous les regards incrédules des pauvres et le sourire ironique des riches.

Ces discours sentimentaux sont des jérémiades, qui semblent vouloir convaincre les propriétaires d’abandonner leurs possessions pour le bénéfice de l’humanité. Mais les riches sont sourds, n’ont pas de compassion et, par dessus tout, sont forts, parce qu’ils ont les gendarmes, les prêtres, les moralistes et les réformateurs sociaux enduit du vernis du révolutionnisme. Au contraire, les riches voyant les gens satisfaits de geindre et permettant de se faire duper par les mauvais bergers, deviennent de plus en plus arrogants et agressifs et, comme si la violence des autorités royales ou républicaine n’était pas suffisante, ils louent les services de gros gangs armés pour la défense de leur capital. Je n’aime pas beaucoup les discours, encore moins les discours sentimentaux et rhétoriques ; il m’importe peu que la propriété soit le fruit du travail ou du vol ; je ne prête aucune considération aux lois et à la justice, je ne me soucie pas non plus d’éveiller les sentiments de l’humanité. Je sais que je dois vivre ma vie le plus confortablement et le plus librement que possible et j’essaie de trouver les moyens nécessaires à cet effet.

“Le droit à la vie ne se mendie pas, il se prend” donc je dis à mes camarades : vivons le plus anarchiquement possible, sans attendre un hypothétique futur, ce qui pour nous anarchistes aura toujours une vibration malsaine.

La société nous considère à juste titre comme des ennemis, nous ne recherchons donc aucunement une quelconque réconciliation, nous rejetons les moyens de lutte qu’elle nous offre, ces moyens de lutte politique par les partis et par les syndicats. Nous choisissons les moyens nous-mêmes et pensons qu’ils sont adéquats pour la tache difficile à laquelle nous devons faire face ; nous les pensons supérieurs à ceux proposés par notre ennemi. Nous acceptons le défi et luttons sans répit ni quartier pour parvenir à une victoire immédiate et pas en l’an 2000 (NdT: marrant, ce texte a été écrit il y a 101 ans… et où en sommes nous toujours ?… dans les mêmes pseudo-luttes encadrées par un système oppresseur et dominant et pourtant qui n’a jamais eu autant les pieds en argile qu’en ce moment…)

La force se combat par la force, la violence par la violence, la propriété par l’expropriation. J’attache la plus grande des importances révolutionnaire, la plus haute signification subversive à l’expropriation individuelle. C’est à dire : la rébellion pratique et efficace contre le système d’exploitation perpétré par les invisibles et les chercheurs de jouissance au détriment des travailleurs ; la conquête du droit à la vie, au plaisir et à la liberté, car la société ne fait que piétiner les pauvres, la vengeance contre les propriétaires et les institutions sociales. Au contraire, la multiplication des expropriations individuelles constitue une véritable et profonde désintégration sociale et le révolutionnisme et l’anarchisme, aujourd’hui plus que jamais, face à l’arrogance du parti socialiste qui affirme imposer sa dictature, n’ont aucune raison d’exister si ce n’est de se manifester comme essentiellement des tendances anti-sociales.

La révolution, démolir les organismes d’oppression et d’exploitation présents et futurs, ne se passe pas à date fixe sur les barricades, mais elle se produit à chaque heure, à chaque moment dans des assauts multiples contre la société, par ces individus rebelles et sans scrupules.

Il est nécessaire de renverser et de détruire tous les principes qui soutiennent la soi-disante société civile. L’expropriation des individus qui d’un côté empoisonne l’existence des riches, qui ont le sentiment d’étouffer sous le poids de leur richesse mise en danger, et diminuant d’un autre côté l’édifice moral et social de ses fondations.

L’expropriation individuelle systématique des rebelles et des puissants, le viol irrévérencieux des principes dominants, religieux, autoritaires et moraux ; la profanation iconoclaste de tout ce qui est considéré comme sacré et inviolable, constitue la fondation même de la crique révolutionnaire et anarchiste, la raison d’être de l’anarchisme anti-social.

Donc nous, en tant qu’anarchistes, nous soulevons contre la croisade des humanitaires à la petite semaine, de ces marchands boutiquiers altruistes, qui affirment résoudre l’émeute sociale avec une rustine sur une chambre poreuse.

Ceux qui approuvent la révolution et l’expropriation collective, celle à venir, et répudie l’expropriation individuelle, sont des sacristains monarchistes plus que des révolutionnaires. Qu’ils parlent de réformisme, peut-être anti-parlementaire, mais pas de révolution et encore moins d’anarchisme.

L’exemple de l’action de Jules Bonnot, pour n’en citer qu’un, vaut plus pour moi que tous les prêcheurs révolutionnaires anarchistes socialistes.

Convaincu de cela, je m’adresse non pas à la floppée qui ne veut pas me comprendre, mais à ceux ayant une ferme volonté et je leur dis : en attendant l’Apocalypse, menons notre révolution par l’expropriation pour que règne notre bien-être et notre liberté.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

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Escroquerie au Coronavirus et dictature sanitaire : Merde à tous les rackets du capital ! (Collectif Guerre de Classe)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 juillet 2021 by Résistance 71

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A Résistance 71, nous adhérons sans restriction à ce communiqué de Guerre de Classe. Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Comme nous l’avions dit au moment du mouvement des Gilets Jaunes… Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes (Solidarité Union Persévérance Réflexion Action) !
Dans l’esprit de Cheval Fou
Hoka Hey !
~ Résistance 71 ~

Merde à tous les rackets du Capital !

Collectif Guerre de Classe

Juillet 2021

Source :
http://guerredeclasse.fr/2021/07/07/mobilisation-generale/

Le point le plus fort de l’ennemi devient immédiatement son point le plus faible aussitôt qu’il se trouve en position d’être historiquement dé-masqué

Toute vérité officielle est par essence une mystification gouvernementaliste de l’ordre capitaliste…

Derrière le mensonge étatique sans fin du Coronavirus, un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la pourriture démocratique de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le Kremlin, l’Otan et le forum de Davos, toutes les gauches immigrationnistes de France et toutes les polices écolo-boboïstes de la marchandise mondiale.

La tromperie capitaliste des impostures du variant Delta est la forme supérieure de la crise historique de la baisse du taux de profit…

Par un appel solennel lancé dans le Journal du dimanche du 4 juillet 2021, deux des plus grands dirigeants syndicaux gouvernementaux de la police capitaliste du travail, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, ont décidé de s’engager activement pour une vaccination flicarde massive des salariés dans l’ensemble des entreprises. “Nous appelons solennellement les salariés qui ne sont pas protégés à se faire vacciner sans tarder”, commandent-ils dans la tribune du JDD. Rappelant qu’ils avaient déjà “attiré l’attention de l’opinion publique sur la nécessité d’accélérer la vaccination” au moment où il y avait des retards de livraison, les deux permanents parasitaires syndicaux subventionnés demandent une nouvelle fois – pour retarder le réveil des colères ouvrières – une accélération de l’enfumage médicaliste et du contrôle social numérique de la peur éternelle.

“Si nous reprenons ensemble la parole, c’est pour faire encore bouger les lignes”, insistent les deux contre-révolutionnaires professionnels alors même que la mystification pandémique étatique ne cesse de se renforcer et que le nombre de vaccinés ralentit cependant de plus en plus à mesure qu’une conscience récalcitrante commence son surgissement à proportion de la gigantesque décomposition économique qui se profile. Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger disent observer “un relâchement chez nos concitoyens”. La vaccination est donc pour eux “un acte d’engagement individuel tout autant qu’une démarche de responsabilité”.

Et si ces deux piètres patrons loufoques se disent bien sûr hypocritement attachés aux principes de “volontariat et de secret médical”, la frontière avec la contrainte d’obligation tyrannique risque d’être très fragile en ce qui concerne notamment “les salariés en contact avec du public”. Un appel donc au conditionnement lourdement aggravé selon la chanson habituelle du “réveil du sens civique de chacun” et l’affirmation idolâtre: “La vaccination est la seule manière de retrouver une vie normale, une vie sociale. Se protéger les uns les autres est la seule solution.”

Un appel lancé aux salariés mais également aux chefs d’entreprise afin de quadriller et d’asservir de plus belle en faisant “le maximum de pédagogie auprès des salariés pour les informer”. Selon les deux chargés d’affaires du spectacle totalitaire de la marchandise, la vaccination ne progresse plus assez vite face au mythologique variant Delta “qui menace” et c’est ainsi “que nous pourrons casser le plafond de verre”, alertent-ils. Un “appel au sursaut” et un “devoir de responsable syndical” alors que le pays a payé un “lourd tribut” déjà. Malgré les divergences, les Français doivent faire en sorte de se retrouver sur ce qu’il y a “de plus important” car “la solution est une affaire de volonté” et est “entre les mains de chacun d’entre nous”, terminent les deux crétins, Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger.

Dans le même temps et comme d’habitude, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, relayé par la boutique FO, joue lui la partition de duplicité complémentaire qui consiste à dire la même chose mais selon un langage de fourberie plus visqueuse… Il a donc exprimé toutes ses réticences simulées à l’encontre du principe de la vaccination despotique du prolétariat soignant. “Je ne suis pas favorable à la vaccination obligatoire des soignants”, a indiqué le PDG du syndicat. “Il vaut mieux convaincre plutôt que contraindre, discuter plutôt que d’imposer.”

Tout ce lamentable cirque grotesque autour de la production idéologique de la tyrannie sanitaire étatique mise en place pour dissimuler l’effondrement capitaliste planétaire qui approche est bien normal puisque toutes les formes d’organisation syndicales, des plus grandes aux plus petites, n’ont jamais servi historiquement qu’à encadrer et briser les irruptions ouvrières radicales, de Barcelone 1937 à Paris 1968, ceci afin de museler le combat prolétarien en faisant tout pour saboter ses indisciplines… Tous ces bordels dégueulasses de planqués corrompus au service serviliste de la classe capitaliste et de l’Etat consti­tuent simplement la gauche de l’appareil politique de la tyrannie démocratique du Marché lequel ne sert qu’à endiguer et égarer la lutte du proléta­riat… Toujours et partout, les partis de la gauche du Capital, leurs syndicats financés et leurs larbins gauchistes, du Nouveau Parti Anti-Communiste à l’Union Capitaliste Libertaire, se sont systématiquement montrés comme de simples organes de l’ordre capi­taliste au sein du prolétariat. C’est pourquoi ces derniers aujourd’hui, bien loin de dénoncer les bobards des foutaises de la charlatanerie Coronavirale, s’emploient sans cesse – en pauvres couillons idiots utiles du marché – à faire écho non seulement à tous les dogmes sans-papiéristes des multinationales mais à toutes les directives pharmaceutiques du diktat mondialiste de l’argent en répétant le slogan abruti: Il faut créer les conditions d’une vaccination sûre et réussie !

Dès aujourd’hui et face à l’immense dévastation industrielle, commerciale et bancaire qui se prépare, œuvrons radicalement à préparer l’insoumission sociale… Rassemblons-nous et organisons-nous contre les fabulations épidémiques du Coronavirus étatique qui a artificiellement voilé le blocage de la machinerie capitaliste afin d’empêcher que l’on voie justement que le processus d’exploitation mondiale ne parvient plus à pouvoir reproduire sa production…

Pour commencer à préparer le Futur qui arrive, Anticipons aujourd’hui, la considérable explosion sociale qui approche ! Depuis des années de restructuration hospitalière intensive, l’État s’essaye – sous mille prétextes – à casser la lutte sans relâche des soignants qui persistent à résister… Désormais, la guerre sociale va rebondir… Les premiers tumultes contre la vaccination hystérique de la tromperie étatique généralisée qui vient ne sont qu’un début… Continuons donc sans répit, le combat de la dénonciation subversive de la servitude délirante programmée !

Le pouvoir morbide du Capital ne pourra continuer d’imposer son autorité que si la lutte de classe qui va s’engager ne permet pas au prolétariat d’intervenir de manière autonome, sauvage et maximaliste

MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE LA TROMPERIE CAPITALISTE DU VIRUS INTERMINABLE !

À bas la tyrannie sanitaire des mensonges du spectacle étatique de la crise finale du Capital !

Vive la Guerre de Classe mondiale du Prolétariat contre tous les Partis et Syndicats de la planète-marchandise et pour un monde sans exploitation ni aliénation !

VIVE LA COMMUNE UNIVERSELLE POUR UN MONDE SANS ARGENT NI ÉTAT !

Commune_1871-2021

Communiqué à faire circuler au grand large merci !… Le terrorisme d’état de la dictature sanitaire en France est une décision politique fondée sur une science vaudou, la solution pour le peuple est radicalement POLITIQUE (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, France et colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 juillet 2021 by Résistance 71

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Article 34
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »
~ (Deux derniers articles 34 et 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 24 juin 1793) ~

“Obéir, non ! Et gouverner ? Jamais !”
~ F. Nietzsche (Le gai savoir #33) ~

La solution de la crise fabriquée du COVID n’est en aucun cas médicale mais politique

Résistance 71

14 juillet 2021

Depuis plus d’un an et demi maintenant, les peuples du monde sont sous l’emprise de la plus vaste fabrication manipulatrice de l’histoire de l’humanité : la “pandémie” factice de la maladie liée au nouveau coronavirus SRAS-CoV-2 ; celui-ci est né de la manipulation génétique de différents virus dans des laboratoires sous contrôle oligarchique et baptisée Corona Virus Disease 2019 ou COVID19.

Il n’a fallu que l’influence de quelques financiers payeurs et “mécènes” comme Bill Gates pour que l’OMS déclare en 2020 une “pandémie mondiale à la COVID-19”, alors que l’ensemble de l’appareil de contrôle étatico-médiatique mondial à la botte, s’unissait pour balayer sous le tapis et cacher à la vue et l’attention publique à la fois les remèdes / médicaments existant pour soigner la maladie mais aussi de divulguer de concert des informations falsifiées et falsifiables à souhait via des modèles informatiques tronqués, informations volontairement alarmantes afin d’effrayer les populations pour mieux les manipuler comme à l’habitude. Comme chacun sait, peur et coercition sont les deux mamelles du contrôle du plus grand nombre par le plus petit nombre, l’État n’étant que l’outil institutionnalisé en facilitant la tâche au mieux.

Ainsi l’utilisation de modèles informatiques pandémiques (ceux, tronqués et erronés, du britannique Neil Ferguson) et la falsification des données par gonflement des chiffres via des tests RT-PCR bidonnés avec des cycles de reproduction supérieur à 30, augmentant à dessein les faux positifs, générant plus de peur et plus de possibilité de contrôle, furent généralisées, nous ne le répéterons jamais assez… à des fins POLITIQUES.

La très vaste majorité des mesures prises dans le domaine politique pour gérer la “crise sanitaire” fabriquée, furent des mesures n’ayant aucun fondement scientifique en pareilles circonstances soi-disant d’urgence sanitaire :

  • L’affaire des masques : Jugés inutiles puis obligatoires. Ceux-ci sont prouvés ne servir à rien en extérieur et à peu de chose en intérieur selon leur modèle. Ceci ne fut que décision POLITIQUE
  • L’affaire des confinements : jamais dans l’histoire de la médecine et du monde, une épidémie n’a été contrôlée en isolant une population entière… JAMAIS. Isoler les malades contagieux et l’entourage et les SOIGNER, oui, jamais une population entière. Là encore, de l’anti-science, une décision POLITIQUE
  • L’affaire  du traitement de la maladie : Jamais dans l’histoire y a t’il eu une telle volonté de cacher au public et d’enterrer sciemment les donnés du traitement d’une maladie (Plaquéil / hydroxychloroquine, ivermectine, azithromycine etc…). Des études bidons et falsifiées furent publiées (affaire du Lancet) contre ces médicaments avant d’être forcé à la rétractation. En France, il existe une ostracisation systématique des médecins et experts qui font leur boulot correctement et tirent certaines sonnettes d’alarme: Didier Raoult, Christian Perrone, Luc Montagnier, Alexandra Henrion-Caude, que ceux qu’on oublie nous excusent, la liste n’est pas exhaustive bien entendu. Une fois de plus, nous sommes dans le contrôle POLITIQUE propagandiste sans lien avec la science véritable
  • L’affaire du dépistage : Les tests utilisés de dépistage : RT-PCR ne sont pas faits pour cela des dires mêmes de leur inventeur l’Américain Kary Mullis, prix Nobel de chimie. Le test PCR est en fait un outil de reproduction non thérapeutique servant à augmenter la quantité de matériel analysable dans un échantillon de prélèvement, c’est une usine de production pas un “test” médical. De plus, le seuil de cycles de réplication est fixé à 20 maximum pour une précision optimale. La très vaste majorité des pays testent à Ct > 35 ‘Ct = Cycle Threshold ou seuil de cycle). La France et la GB testant à Ct = 40, ce qui donne une quantité potentielle non négligeable de faux-positifs, ce qui est bien entendu très intéressant lorsque le but (politique) est de gonfler les chiffres pour diriger par la peur. Là encore, la science est bafouée, ignorée au seul profit de décision et d’arrangements POLITIQUES.
  • L’affaire des “vaccins”, injections géniques mortifères : Depuis la fin 2020 et le lancement officiel de vastes campagnes de “vaccination”, d’injection des populations, nous vivons dans un paradigme bafouant toutes les règles de sécurité les plus élémentaires concernant la vaccination. Citons-en quelques-unes : pourquoi vouloir vacciner  80% de la population mondiale c’est à dire quelques 6 milliards de personnes pour une maladie dont le taux de mortalité chez les gens malades est de 0,03% (chiffre révisé de l’OMS), ce qui veut dire que 99,97% des gens malades guérissent de la maladie et ont alors une immunité naturelle qu’aucun vaccin ne peut égaler ? Qui pousse pour cette “vaccination” ? L’OMS. Qui est le plus gros financier de cette organisation ? La Fondation Bill & Melinda Gates. Dans quoi ont-ils largement investi ? Les labos pharmaceutiques… L’image se dessine ? Depuis quand “vaccine” t’on en plein milieu d’une pandémie ? Depuis quand injecte t’on les gens avec une nouvelle technologie à messager ARN génétique (ARNm) sans avoir terminé les très long et fastidieux tests cliniques de sécurité ? Depuis quand force t’on des gens à être injectés contre leur gré, car leur dire que s’ils ne le font pas ils perdront leur boulot, ne pourront plus circuler et ne pourront plus faire grand chose, c’est faire du chantage et forcer la main des gens ? Tout ceci n’est que POLITIQUE allant à l’encontre des règles élémentaires scientifiques et de la médecine ainsi que de la sécurité publique, du serment d’Hypocrate, de cette promesse du “primum non nocere”. Tous les scientifiques dignes de ce nom sont horrifiés de ce qui est fait depuis un an et demi “au nom de la science” et ils sont en droit de l’être, ainsi que nous tous du reste pour peu que nous reléguions la peur et voyons plus loin que ce qu’on veut nous faire croire !

Nous pourrions continuer dans ce registre sur des pages et des pages, nous l’avons fait par ailleurs ainsi que bon nombre de lanceurs d’alerte et de scientifiques toujours intègres. Nous encourageons le lecteur à s’informer en commençant peut-être par nos pages “Coronavirus, guerre contre l’humanité” (continuellement mise à jour) et “COVID19 du mythe aux statistiques et des stats au scandale” et au-delà.

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“La révolte est, dans l’homme, le refus d’être traité en chose et d’être réduit à la simple histoire. Elle est l’affirmation d’une nature commune à tous les hommes, qui échappe au monde, la puissance.”
~ Albert Camus ~

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Le but de cet article est de vous faire comprendre, si besoin l’était encore, que dans toute cette affaire, tout est POLITIQUE et rien ou si peu, scientifique. La crise COVID19 est fabriquée de toute pièce, de la fabrication du virus SRAS-CoV-2 dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015 à l’injection OGM transgénique mortifère à géométrie variable qui nous est inoculée pour à terme altérer le génome humain, le patenter et établir en bout de chaîne… un nouveau mode d’esclavage planétaire et en tous les cas, un moyen de contrôle des individus et leur mise sous carcan électronique, en passant par les mesures « sanitaires » répressives et les écouvillonages naso-pharyngés de tests PCR bidons.

Pour sortir de cette dictature technotronique qui se met en place et se verrouille pas à pas à l’échelle de la planète, nous devons comprendre une fois pour toute qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir. Les superbes 70% d’abstention à la dernière mascarade électorale franchouillarde et les 80% dans la tranche d’âge 18-34 ans est un signe que la bascule se fera, ce n’est plus qu’une question de temps et le plus tôt sera le mieux pour tout le monde, surtout les générations futures, celles de nos enfants, petits-enfants et non-nés.

Le monde, les peuples sont sous une attaque généralisée, attaque politico-économique sur toile de fond d’épouvante de guerre biologique et bientôt de résurgence de l’autre escroquerie dans la durée : le réchauffement climatique anthropique que l’oligarchie fait revenir à la charge et connecte avec la “pandémie”. Deux fabrications liées l’une à l’autre pour le bien du plus petit nombre. Le but final est la mutation du système capitaliste au bout du rouleau en une entité supra-capitaliste que l’oligarchie appelle de longue date “le Nouvel Ordre Mondial”. La métamorphose est en cours et sera complétée avec cette “Grande Réinitialisation” pondue par le think tank oppresseur qu’est le FEM de Davos et sa clique criminelle affiliée. Ceci est un projet, en rien une certitude. Un projet réussit ou échoue, en l’occurence, nous avons les moyens en nos mains de le faire échouer à tout jamais. Il n’en tient qu’à nous, c’est à nous, les Gaulois Réfractaires à l’esprit communard, aidés et armés de l’expérience issue de la mémoire de nos ancêtres de combat et de résistance, de faire échouer cette ignominie dictatoriale et pas seulement cette escroquerie pseudo-sanitaire, mais l’ensemble du projet étatico-capitaliste en cours de métamorphose.

Le seul moyen aujourd’hui de nous en sortir, est de le faire ensemble, de nous unir au delà des divisions fictives créer de toute pièce par un système oligarchique qui ne peut survivre que par le chaos et la division et est aujourd’hui incapable de reproduire son propre mode de fonctionnement, il s’est empoisonné lui-même. Il ne peut échapper à son destin de disparaître, car son effacement est inscrit dans son propre code d’existence.

Il n’y a aujourd’hui que 22 ou 23% de la population française qui a été injectée deux fois de cette merde OGM, plus de 50% des primo-injectés ne se faisant pas injectés une seconde fois. Ceci veut dire qu’environ 75% de la population française (c’est à dire les 3/4) est soit déjà entrée en désobéissance civile et en rébellion, soit est sympathisante de ces dernières. Il faut donc taper sur la table, renverser l’échiquier et reprendre notre destinée en main. Cela ne pourra se faire que par et pour nous-mêmes ; personne ne le fera pour nous.

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Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

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Dernière chose. Le peuple de France a été choisi par l’oligarchie pour être particulièrement martyrisé dans ce processus métamorphique pour la raison simple et essentielle qu’il est le phare de la rébellion, le peuple par qui historiquement la résistance et la révolution se produisent. Le raisonnement de la clique Davos / GAFAM / Fortune 500 est simple : si on brise les reins, si on casse le Gaulois Réfractaire, le Sans-Culotte / Communard et aujourd’hui, le Gilet Jaune et qu’on fait passer nos mesures dictatoriales en France… Alors le reste suivra et ils ont probablement raison.

Les dernière mesures annoncées par le pantin Rothschild et de l’oligarchie, Micronus 1er, en ce 12 juillet sont dignes des pires dictatures et ce baltringue corrompu à la botte, se hisse par là au niveau des Pinochet, Videla et autres Jarulewski de bien sinistre mémoire, mais si logiques et nécessaires au système et ces mesures demandent une résistance de tous les instants et par tous les moyens à notre mise en esclavage.

Une fois de plus, le Gaulois Réfractaire doublé du Communard a reçu la mission historique de mener la charge contre l’oligarchie et de montrer au monde le chemin de l’émancipation véritable, de la liberté et de la société des sociétés, celle de notre humanité réalisée.

Compañeros, compañeras, soyons dignes de cet insigne honneur qui, une fois de plus, nous échoit. Luttons et foutons par dessus bord cette fange élitiste et criminelle ainsi que ce système qui la crée en permanence et œuvrons ensemble pour l’avènement d’une société d’amour, de compassion, de solidarité, d’entraide et d’égalité. Toute volonté de réformer le système est et sera voué à l’échec. Il n’y a aucune réforme possible car violence, corruption, mensonge, tromperie, veulerie et incompétence crasse sont les gènes mêmes de ce système de la dégénérescence programmée. Nous devons radicalement changer d’attitude envers le pouvoir, cette capacité de décider par et pour nous-mêmes sans intermédiaires et véritablement, consensuellement pour le bien commun, le reprendre pour le rediluer dans le corps social où il a toujours été particulièrement soluble afin que la société devienne enfin cette société organique de notre seule et véritable humanité…

Dans l’esprit de Cheval Fou, c’est debout, la main dans la main que nous vaincrons cette dernière avancée despotique du système étatico-capitaliste avant son éradication définitive du sol français et de partout ailleurs et son remplacement par la société des sociétés. Ne cédons pas devant le chantage pseudo-sanitaire et surtout ne tombons pas dans le piège tendu d’une énième division fabriquée, celle des “vaccinés” contre les “non-vaccinés”. Plus nous serons divisés, plus l’oligarchie se frotte les mains et maintient le statu quo en sa faveur. La clef de sortie tient dans la solidarité et l’entraide, ces qualités organiques inhérentes à la nature humaine et que les systèmes de gouvernance étouffent depuis quelques 5000 ans pour le seul profit du petit nombre du cercle du pouvoir, ce pouvoir kidnappé et maintenu à dessein hors du corps social. Retrouvons ensemble, par delà tous les clivages, toutes les impostures et toutes les divisions fabriqués, la joie de vivre en société organique, celle de notre nature profonde, celle qui de fait… nous va comme un gant.

Hoka Hey !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Nos pages : « Coronavirus, guerre contre l’humanité » et « COVID, du mythe aux statistiques et des stats au scandale »

« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu. Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
~ Pierre-Joseph Proudhon ~

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

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De l’antagonisme à la complémentarité : Nietzsche et la tradition anarchiste 6ème partie « Détruisons en riant ! » (Renzo Novatore)

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Nous ne connaissions pas Renzo Novatore et de tout le bouquin de Max Leroy, c’est la personnalité qui nous a le plus intrigué et le plus intéressé, pas seulement parce que nous le découvrions, mais aussi sans doute par sa dimension dostoïevskienne de la réalité… Un véritable personnage de roman. Nous ne sommes pas des promoteurs de la “propagande par le fait » ni de la violence, mais de l’action directe pour reprendre le décisionnaire dans nos mains et le défendre le cas échéant… Nuance très importante.
Nous devons individuellement et collectivement cesser de penser que l’Etat et les institutions sont là et existent “pour notre bien”. Ce sont des entités oppressives, répressives n’alimentant que les rouages du pouvoir coercitif qui seul est le moteur étatique. Tout peuple sous contrôle étatique est forcé de suivre un “contrat social” imposé et qu’il n’a en aucun cas choisi. Tout peuple sous contrôle étatique est en état de légitime défense permanente. La crise fabriquée de toute pièce de la “pandémie COVID” est là pour nous le prouver une fois de plus si besoin en était encore.
~ Résistance 71 ~

Juillet 2021

2ème partie

1ère partie

3ème partie

4ème partie

5ème partie

6ème partie

7ème partie

Renzo Novatore, feux antifascistes

1890-1922

Extraits du livre “Dionysos au drapeau noir”, Max Leroy, 2014, compilation Résistance 71

Max Leroy

Plus qu’un homme, une comète. Noyau de lave noire, atomes armés, plasma incendiaire et poussières d’étoiles. Novatore, né Abel Rizieri Ferrari, est fils des quatre éléments, la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu. Il naquit dans une famille de paysans pauvres, au creux d’un golfe de la Méditerranée, dans la ville portuaire de La Spezia. […] Novatore est pure incandescence. Le feu ? Il joua avec sa vie durant. Âme volcanique et démente : le poète ne se drape que d’un manteau de “passion furieuse”. Ses mots laissent l’encre aux scribouillards ; Novatore, lui, n’écrit qu’avec des lettres “de sang, de feu et de lumière”… Il n’existe encore aucune traduction de ses textes en langue française et l’on chercherait en vain le moindre ouvrage biographique…

Novatore quitte l’école très tôt puis travaille à la ferme familiale, de force plus que de gré. c’est en autodidacte qu’il s’empare d’auteurs qui éclaireront sa brève existence : : Nietzsche, Stirner, Wilde, Ibsen, Palante, Schopenhauer, Baudelaire… Autrement dit, le philosophe de la Vie, le penseur de la subjectivité radicale, l’écrivain socialiste à scandale, le dramaturge de la passion désespérée, le sociologue ennemi de la société, le philosophe pessimiste et le poète au spleen… […]

A 18 ans il se proclame anarchiste.

Le Moi anarchiste

Novatore s’inscrit dans le courant le plus individualiste de la pensée anarchiste. L’homme est bien le loup du dicton : ne cherchez plus à réchauffer vos cœurs en vous frottant aux flancs d’autrui ! N’attendez rien des organisations ni des bâtisseurs de doctrines ! N’espérez plus la société radieuse et libérée que tant tentent encore de vous vendre ! Quittez le navire et élancez-vous, à bride abattue, vers quelque atoll inconnu ! Novatore récuse les partis, les écoles, les dogmes, les morales instituées et les académies ; il balaie toute structure hiérarchique et toute discipline. Foin de paradis ! Foin de l’idéal ! Le monde roule dans les seules mains du chaos ! “Notre idéal est la négation catégorique de tous les idéaux pour le triomphe maximum et suprême de la véritable vie réelle, instinctive, échevelée et joyeuse !” La vie devient la seule mesure effective, le seul cap qui vaille d’être suivi – la vie pleine, ascendante, la vie au ventre rond d’orgueil, la vie aux iris d’or, teint de fièvre, crocs de fauve. Cette vie que tant ont mutilée, salie, souillée et avachie en faisant d’elle “un devoir, un apostolat, une mission.” ; l’homme y traîne désormais la patte, le genou grelottant, le cœur tiédasse et la langue sèche.

La guerre est la vérité du monde, Novatore ne s’en félicite pas ; il se borne à constater. Partout et en tout temps, l’homme écorche son prochain et boit son sang, la conscience claire. Lui aussi a connu ce champ que d’aucuns, racailles en costumes dans les velours des bureaux, osent appeler d’honneur. Connu et haï au point de déserter en avril 1918 et d’être condamné à mort par un tribunal militaire. Les montagnes ont alors ouvert leur bras à l’anarchiste en fuite. Il avoue sans détour que sa haine des humains trouve ses racines dans ce conflit mondial qui ôta la vie à près de 20 millions d’hommes. La Somme en sang, les corps démembrés, les tibias tranchés dans la boue, les rats pataugeant dans les intestins et les barbelés maculés de cervelles, le gaz moutarde et les drapeaux crâneurs, les tranchées et les gueules cassées, les mitrailleuses LMG 14 parabellum et les mutins fusillés au nom de la patrie… Comment croire encore à la fraternité ? Comment dire nous quand cette boucherie signa la mort de l’Homme ? […]

Son pessimisme, qu’il qualifie de “lucide et sain”, refuse toutefois le renoncement et l’impuissance ; il ressemble à une fleur qui croît, grimpe et s’élève pleine de “vie exubérante”.

Novatore emprunte au philosophe allemand Max Stirner sa conception de l’Unique : chaque être est un atome, une entité indivisible, un espace insécable et à nul autre pareil.

[…] Novatore vise, après Stirner, “l’expansion libre et trépidante”. Les droits et les devoirs ? fariboles pour impuissants, boniments d’eunuques ! “Tout devoir qui nous sera imposé, nous le foulerons furieusement sous nos pieds sacrilèges.” Novatore évoque pourtant une éthique, elle s’instaure au delà du moralisme et l’immoralisme en refusant de prendre part à la rixe philosophique. La morale glisse sur lui. Il l’observe d’un œil badaud, les mains dans les poches. Le bien et le mal ? Bisbilles d’avortons.

Le Moi novatorien ne se satisfait cependant pas de l’autisme égocentrique de Stirner. Chaque Unique peur saisir la main d’un autre Unique pour former un cortège d’âmes intègres. […]

A mes yeux, l’Anarchie est un moyen de parvenir à la réalisation de l’individu et non l’inverse ; autrement l’anarchie serait également un fantôme.

[…] Sa conception de l’anarchisme est élitiste et minoritaire : Novatore ne croit pas aux vertus du nombre et lui préfère les charmes clandestins de la qualité. “L’anarchisme a été et sera toujours le patrimoine éthique et spirituel d’une minuscule horde aristocratique et non des masses et des peuples.” […] Contre la masse toujours prête à se ranger derrière les injonctions des puissants, Novatore loue la subjectivité autonome et rebelle. L’aristocratie de ce va-nu-pieds n’a rien à voir avec les privilèges héréditaires d’une noblesse minable : Novatore ne trie pas sur le sang ni la classe, mais sur le mérite, le courage, la grandeur et l’héroïsme. Dès lors, “l’anarchisme est le trésor exclusif et la propriété de quelques-uns.

Ici et maintenant

La mort prend ses quartiers dans l’espérance, qui attend manque la vie.  La révolution et l’anarchie restent trop souvent à l’état de projet : un jour les classes auront disparu, un jour les moyens de production seront la propriété des travailleurs, un jour la bourgeoisie marchera au pas… Tandis que les révolutionnaires parient sur le destin, Novatore conjugue sa révolte au présent. […] La révolution n’honore jamais ses promesses et l’ange qui berce vos nuits n’est qu’une putain cernée l’aube advenue… L’harmonie sociale ? Un mythe. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faille abdiquer : “Vous attendez la révolution ? La mienne a commencé il y a longtemps !

Le tsar tombe ? Lénine prend sa place et embastille les révolutionnaires dissidents comme les anarchistes. L’empereur Pu Yi abdique ? Mao sort de l’ombre et emprisonne les Tibétains dans des camps de rééducation. Le progrès est le masque de la servitude quand celle-ci se croit libre. […] Le riche et le pauvre ont beau s’écharper dans ce que l’on nomme la “lutte des classes”, tous deux font corps dès qu’il s’agit de condamner le vagabond, le marginal et le solitaire. Les crapauds bourgeois et les grenouilles prolétariennes, et ce sont les mots mêmes de Novatore, barbotent dans le même marais moralisateur et conformiste.

Démolir, rire et construire

Novatore canonne à vue et pose des charges explosives sur tous les édifices qui l’entourent. Les droits de l’Homme ? une resucée laïque des évangiles de Jésus de Nazareth a tenu à dompter l’Homme pour en faire la bête de cirque de son dieu ; le révolution française a pris le relais. Tous deux conçoivent l’Homme comme une pâte imparfaite, une chair bancroche à remodeler pour qu’advienne, lisse et docile, l’Homme idéal. Créature ou citoyen, géhenne ou guillotine, le dilemme n’en a que les apparences. […] La famille ?La négation de l’amour, de la vie et de la liberté.L’amitié ? “Heureux ceux qui ont bu à son calice sans avoir eu leur âme offensée ou empoisonnée. Si ce genre de personnes existe, je les invite à me faire parvenir leur photo, je suis sûr d’y voir le visage d’un imbécile.L’amour ?Déception de la chair et dégât pour l’esprit. Maladie de l’âme, atrophie du cerveau, affaiblissement du cœur, corruption des sens, mensonges poétiques, qui provoquent de féroces ivresses deux ou trois fois par jour afin de consommer cette précieuse, bien que stupide, vie plus rapidement… Et pourtant, je préfère mourir d’amour ; c’est le seul escroc, après Judas, qui peut tuer d’un baiser.Les idéologies ? Des impostures, des constructions théoriques qui ne résistent pas aux assauts du quotidien, des châteaux de cartes que le souffle du réel met à bas. “L’histoire, le matérialisme, le monisme, le positivisme et tous les mots en “-isme” de ce monde sont des outils vieux et rouillés dont je n’ai plus besoin et auquel je ne prête plus attention.”

Mais Novatore dynamite le sourire aux lèvres : sa poudre a l’odeur de la malice. “Nous détruirons en riant”, écrit-il ainsi dans un de ses poèmes. L’amertume ne coiffe pas sa rage. Le poète, après Nietzsche, célèbre l’art dionysiaque de la joie et du rire :

“Tout croulera, parce que l’Homme Libre est né.
En avant, en avant, Ô joyeux destructeurs.
Sous le noir étendard de la mort, nous conquerrons la Vie !
En riant !

Sa pensée refuse malgré tout de se cadenasser dans la seule et pure négativité. Son travail de sape s’accompagne d’un geste édificateur sur les ruines, Novatore dépose de nouvelles pierres : “Nous sommes des philosophes destructeurs et des poètes créateurs.” […] Nietzschéen en diable, il proclame ainsi : “Sur les tables des nouvelles valeurs humaines nous sommes en train d’écrire avec notre sang, qui est le sang volcanique d’Antéchrists dionysiaques et innovateurs, un autre Bien et un autre Mal.”

[…] Novatore ne croit pas au progrès… […] La civilisation a domestiqué l’homme et le félin en lui comme elle a méprisé, moqué et calomnié “la force volontaire, l’individualité barbare, l’art libre, l’héroïsme, le génie et la poésie.”

[…]

Ennemi de dieu et du patriarcat

[…] Le christianisme, avance le disciple de Nietzsche, a frigorifié l’esprit humain, a épuisé la terre et a fait d’elle une planète chétive, débile, pâle et fanée. La foi élime et flétrit les âmes. Qui vit pour l’au-delà gâche la seule vie dont il dispose. Le christianisme a tué la santé du monde et a assombri “la joie sereine et festive de l’esprit dionysiaque de nos ancêtres païens”.

[…]

Nul n’ignore le mépris des religions monothéistes à l’endroit des femmes. Judaïsme, christianisme et islam vouent aux gémonies toutes celles qui renâclent à endosser le statut de domestique ou de génitrice. Novatore décrit la femme comme une bête de somme et une esclave, comme la plus grande victime que l’on puisse trouver sur cette terre. S’il ne la dédouane pas de ses propres responsabilités, il tient toutefois à mettre en accusation le premier de ses bourreaux : l’homme, le mâle. Il publie également un texte sous un pseudonyme féminin, afin de donner la parole à une jeune femme, anonyme et peut-être imaginaire, qui n’entend pas obéir aux injonctions de la tradition ; c’est à dire au mariage, à la famille et à la maternité. A quoi bon enfanter et donner des esclaves de plus à la société ? “La vie est douleur, l’humanité est un mensonge. Qui consent à perpétuer l’espèce est l’ennemi de la beauté pure.” Le mariage inhume l’Amour sous la terre du quotidien. “Je veux marcher sur les chemins du monde pour cueillir les fleurs de l’amour, de la joie et de la liberté.” affirme fièrement son protagoniste. Ne pas devenir la servante d’un mari jaloux, ne pas donner un soldat de plus à la patrie mais “brûler complètement au feu de l’amour.” Et qu’importe si la foule fait d’elle une femme légère ou une catin !

Une philosophie de l’action

Renzo Novatore se reconnaît dans l’illégalisme, cette branche du mouvement anarchiste qui justifie l’usage de la violence dans le cadre de la lutte révolutionnaire.

[…] Nombre d’anarchistes rejettent la propagande par le fait et les actions illégales : elles nuisent à la cause qu’ils entendent défendre, manquent d’efficacité et empêchent, par leur brutalité, le grand nombre de se rallier à eux. Novatore récuse ces arguments d’un revers de la main. Le vol existe dans la mesure où les puissants maintiennent le petit peuple dans la misère. Le vol devient un droit, voire un devoir, tant la société pousse les malheureux à mourir sans mot dire sur le bord des routes. La figure du “pauvre honnête” révulse Novatore : cette prétendue honnêteté fait l’affaire de la bourgeoisie ! Il n’y a rien de plus humiliant pour le nécessiteux que d’accepter docile et résigné, la condition de crève la faim : si le pain manque, qu’il s’en empare séance tenante ! Que peut bien symboliser un pauvre honnête, sinon la forme la plus dégradante de la dégénérescence humaine ? Il associe également le vol et l’expropriation à l’héroïsme (vertu qu’il admire tant chez Nietzsche, ce “fort et sublime chantre de la volonté et de la beauté héroïque”). Novatore oppose au prolétariat languissant et piteux, celui de la victime, de l’esclave, le prolétariat de l’ardeur, de l’audace et de la vitalité : que les exploités se redressent sans délai et refusent de continuer à vivre en valets ! C’est ainsi que le vol, en leur main, peut devenir une arme “de puissance et de libération”. L’expropriateur n’attend rien ni personne. Il se fixe ses propres objectifs, ses propres durées, ses propre délais. Au guet, il préfère l’action, directe et sans détours.

Monstres siamois

En mai 1921, les fascistes italiens, Mussolini à leur tête, remportent 35 sièges. La marche sur Rome démarre le 27 octobre de l’année suivante. L’Italie s’apprête à sombrer sous la botte ignoble du guide.

Note de R71 : Ceci fut la réponse de la bourgeoisie italienne à l’épouvante que lui infligea pendant quelques mois de 1920 les conseils ouvriers du nord de l’Italie qui exproprièrent les capitalistes et remirent les usines au travail pour le compte du peuple. Mouvement qui commença à faire boule de neige pour finalement être trahi par les marxistes-léninistes et trotskistes du PCI, qui brisèrent la grève générale expropriatrice et amenèrent le prolétariat à accepter une fois de plus, une “réforme” qui ne vint jamais, devenue dans le temps la marque de fabrique des renégats gauchistes vendus au capital et à l’État. La suite est connue de l’histoire, le capital italien mit alors Mussolini au pouvoir… Ceci ne sera pas la seule trahison d’un PC, les staliniens feront de même en Espagne 36, puis en mai 1968 via la fange lénino-trotsko-maoïste  La fumisterie marxiste œuvrant pour l’État et le capital est incessante. Voir ce qu’en dit Novatore ci-dessous… Au préalable, Marx et Engels avaient dès 1848, trahi toute révolution sociale avec leur « Manifeste du parti communiste », petit guide pour tous les traîtres sociaux-démocrates en herbe…

Renzo Novatore vit dans la clandestinité depuis que trois camions de fascistes ont encerclé sa maison durant l’été 1922. L’anarchiste est parvenu à s’échapper après avoir lancé des grenades de sa propre fabrication. Il retrouve ses camarades la nuit tombée dans les forêts italiennes et participe à leurs côtés aux combats contre les paramilitaires fascistes, les squadristi. Antifasciste, Novatore l’est jusqu’à la moelle. […] Mais il ne considère pas le fascisme italien comme la seule menace qui pèse sur le monde. A la même époque, Lénine élève l’URSS sur les cadavres encore tièdes de Kronstadt et de l’Ukraine… Pour Novatore le fascisme et le socialisme (sous sa plume, le socialisme autoritaire) évoluent en frères jumeaux. Caïn et Abel d’un même enfer. […] “Un rêve commun les unit et ce rêve s’appelle Pouvoir”. […] Les deux configurations, supposément ennemies, communient dans la même mise au pas de l’indépendance. Socialistes et fascistes ne tendent plus qu’à une chose : consolider par tous les moyens, le pouvoir qu’ils ont acquis et nul n’oublie la détestation que tout anarchiste voue au pouvoir, quel qu’il soit. Quelle différence entre Lénine exigeant le statut de chef d’orchestre et Mussolini s’érigeant en chef du peuple ? Novatore renvoie tous les guides, tous les leaders et les dirigeants dos à dos.

[…]

Le 29 novembre 1922, trois carabinieri déguisés en chasseurs pénètrent dans une auberge non loin de Gênes. Renzo Novatore s’y trouve avec son ami anarchiste Sante Pollastri… Les trois gendarmes les ont suivi. Novatore est abattu mais son acolyte parvient à s’échapper après avoir tué un des gendarmes. On retrouvera sur Novatore un pistolet Browning, des faux papiers, une grenade ainsi qu’une fiole de cyanure. Mieux vaut mourir en héros, avait clamé celui qui se présentait comme un iconoclaste, que végéter “pareils à de lâches infirmes dans cette réalité répugnante.

Renzo Novatore avait 32 ans.

Toute société que vous bâtirez aura ses limites. En dehors des limites de toute société, les clochards héroïques et turbulents erreront, avec leurs pensées vierges et sauvages, eux qui ne peuvent vivre sans concevoir de toujours nouveaux et terribles éclatements de rébellion. Je serai parmi eux ! Et après moi, comme avant moi, il y aura ceux qui disent à leurs frères : “Tournez-vous vers vous-mêmes plutôt que vers vos dieux ou vos idoles. Découvrez ce qui se cache en vous-mêmes, ramenez-le à la lumière ; montrez-vous !” Parce que toute personne qui, cherchant dans sa propre intériorité, extrait ce qui y était caché mystérieusement, est une ombre qui éclipse toute forme de société pouvant exister sous le soleil ! Toutes les sociétés tremblent quand l’aristocratie méprisante des clochards, les inaccessibles, les uniques, les maîtres de l’idéal et les conquérants du néant, avance résolument. Avancez donc iconoclastes ! En avant ! Déjà le ciel devient noir et silencieux !”

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Renzo_NovatoreRenzo Novatore (1890-1922)

Résistance politique : Comprendre pour en sortir, « L’État et la Société » avec Colin Ward et quelques textes annexes

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2021 by Résistance 71

ColinWard

L’État et la société

Colin Ward (1924 – 2010)

Conférence donnée devant la “Cole Society”, Société de Sociologie à l’université d’Oxford le 19 février 1962

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Quand G.D.H Cole est mort, je me souviens avoir été surpris alors que je lisais les hommages qui lui étaient rendus dans les journaux variés de gens comme Hugh Gaitskell et Harold Wilson, qui laissaient entendre que leur socialisme leur fut instruit par lui ici, parce qu’il m’est toujours apparu que son socialisme était de fait complètement différent en caractère de celui de ces politiciens du parti travailliste (NdT: le PS britannique). Parmi ceux qui firent son éloge funèbre, ce fut un communiste yougoslave dissident, Vladimir Dedijer, qui fit remarquer quelle était cette différence, remarquant sur sa découverte que Cole “rejetait l’idée d’une suprématie continue de l’État” et pensait que celui-ci “était condamné à disparaître”.

Pour Cole, comme pour les philosophes anarchistes depuis Godwin, faire la distinction entre la société et l’État était le commencement de la sagesse, et dans sa conférence inaugurale de prise de chaire de théorie politique et sociale de cette université (NdT: Oxford), il fit remarquer “Je sais que cela fait partie du climat traditionnel non seulement à Oxford, mais du monde académique et de la pensée en Grande-Bretagne, de rendre l’État le point de focale central en considération des hommes dans leurs relations sociales”, puis il déclara qu’il pensait que “Notre siècle n’a pas besoin d’une simple théorie politique ayant l’État pour problème central, mais d’une théorie sociale bien plus large au sein de laquelle ces relations et concepts puissent trouver leur juste place.

Pour lui, ceci demandait un “pluralisme” reconnaissant la valeur positive de la diversité des relations sociales et qui répudiait ce qu’il appelait “la notion idéaliste que toutes les valeurs sont ultimement des aspects d’une seule valeur, qui doit donc trouver corps dans une institution universelle et pas dans les êtres individuels qui en vérité seuls ont la capacité de penser, de ressentir et de croire et seuls ou en association, d’exprimer leurs pensées, leurs sentiments et croyances en actions qui font progresser ou empêchent leur bien-être et celui des autres.

Ce rejet tout particulier de la théorie idéaliste de l’État fut exprimée en 1945, l’année où les Etats qui liquidèrent Hiroshima et l’état qui liquida les Koulaks célébrèrent leur victoire sur l’état qui liquida les juifs. Si vous pensez que les philosophies personnelles des gens sont une réponse à l’expérience de leur propre génération, alors vous vous attendriez à ce que cette année là, de toutes les années, aurait déclenché une période durant laquelle une vaste majorité de personnes, reculant devant la leçon objective de la nature profonde de l’État, de tous les états, auraient commencé à retirer leur allégeance à leurs états respectifs, ou du moins de cesser de s’identifier avec ces états qui leur demandaient cette allégeance.

Mais la vague de rejet des grandes et ultimement létales théories politiques n’a été en fait que très largement un mouvement de… profs d’université. […] C’est venu de la droite, du centre, et en moindre mesure de la gauche, mais cela ne semble pas avoir été accompagné d’une nouvelle théorie de la société et de l’État et de la relation existant entre les deux.

De la manière laxiste et sans aucun doute erronée avec laquelle nous attachons des courants de pensée à des décennies particulières, nous pouvons caractériser les années 1950 comme la période des théories politiques messianiques et des “idéologies” et nous pouvons noter comment cela coïncida avec la période du début des années 50, lorsque le sujet le plus important discuté au sein de l’intelligentsia était la croyance fabriquée du “toi” et du “non-toi”, alors qu’une nouvelle génération se lamentait qu’il n’y ait plus de causes pour s’énerver. Puis, d’un seul coup, le climat réflexif changea et les gens qui pensaient se retrouvèrent face à face avec ces questions ultimes de philosophie sociale sur lesquelles nos professeurs nous avaient donné tant d’indices. Suez, la Hongrie (Budapest 1956), la bombe (A et H), la mise à bas du stalinisme, ont du faire que des millions de personnes à l’Est comme à l’Ouest se posent ces questions qui se résolvent dans la question du “A qui dois-je allégeance et pourquoi ?

Est-ce que j’appartiens à moi-même ou à quelqu’un, quelque chose d’autre ? Est-ce que mes obligations sociales sont envers les nombreux et informels groupes sociaux qui s’enchevêtrent et se superposent et auxquels j’adhèrent de mon plein gré et desquels je peux me retirer à souhait, ou envers une entité que je n’ai pas choisi, que je n’ai pas rejoint de mon plein gré et qui assume l’existence d’un contrat que je n’ai en rien signé ? Ma loyauté est-elle envers la société ou l’État ?

Ce ne sont pas des questions académiques ou rhétoriques. Elles sont répondues aujourd’hui par l’État dans son tribunal pénal central où comparaissent ces membres du Comité des 100 qui ont osé dire au travers de la désobéissance, que leurs loyautés sont ailleurs.

Cole déclara en 1945 : “Nous devons commencer non pas depuis les idées contrastées de l’individu atomisé et de l’État, mais depuis l’homme dans toute sa complexité de regroupements et de relations, partiellement incarnés dans des institutions sociales variées, jamais en équilibre, mais en changement perpétuel, de façon à ce que les schémas de loyauté et de comportement social change avec lui.” Cette approche qui est à la fois pluraliste et sociologique dans son orientation, explique la sympathie ressentit par Cole pour des anarchistes comme Kropotkine, qui chercha aussi “le développement le plus complet de l’individualité combiné avec le plus haut degré d’association volontaire dans tous ses aspects, dans tous les domaines possibles, pour tous buts imaginables…des associations toujours modifiées qui portent en elles-mêmes les éléments de leur durabilité et assument constamment de nouvelles formes qui répondent au mieux les aspirations multiples de tous.

Le “pluralisme” de Cole avait une ascendance, je pense partiellement dans la tradition éclectique et libertaire présente dans le socialisme anglais et partiellement d’une tradition académique de ces premiers sociologues allemands qui réagissaient contre la philosophie idéaliste allemande. Ceci fut énoncé en écho par le professeur Edward Shils exprimant ses regrets que ce qu’il appelle la “théorie pluraliste” ait “au fil des années, dégénéré en un figment d’un syllabus antique de cours universitaires en science politique et de gouvernement.” Il pense que c’est prêt pour une “nouvelle et bien meilleure vie” à cause de sa pertinence aux besoins des “nouvelles” nations d’Afrique et d’Asie, qui sont dites manquer de ce que Gunnar Murdal appelle une infrastructure définie comme “le réseau complexe des organisations civiques et d’intérêts, de société coopératives, d’autorités locales indépendantes, de syndicats, d’associations d’échange, d’universités autonomes, de corps professionnels, d’associations citoyennes et des groupes philosophiques, au travers desquels une participation bien plus efficace pourrait être obtenue que celles permise par les instances et institutions des gouvernements représentatifs.

Et bien, je ne sais pas pourquoi le pluralisme (et les infrastructures qu’il implique) devrait être confiné dans la malle aux oripeaux de la politique, qui nous pensons pourrait bien devenir utile pour nos pauvres relations au sein des “nouvelles” nations. Quand on voit l’impuissance des individus et des petits groupes en face à face dans le monde aujourd’hui et demandons pourquoi ils sont si impuissants, nous répondons qu’ils ne sont pas faibles à cause des vastes agglomérations de pouvoir (ce qui est évident), mais parce qu’ils ont abandonné leur pouvoir à l’État. C’est comme si chaque individu possédait une certaine quantité de pouvoir, mais que par défaut, négligence ou bêtise et habitude sans imagination aucune, il a permis à quelqu’un d’autre de le récupérer, plutôt que de l’utiliser lui-même pour ses propres objectifs.

L’anarchiste allemand Gustav Landauer a fait une profonde et simple contribution à l’analyse de l’État et de la société en une phrase : 

L’état n’est pas quelque chose qui peut être détruit par une révolution, mais il est un conditionnement, une certaine relation entre les êtres humains un mode de comportement humain, nous le détruisons en contractant d’autres relations, en nous comportant différemment. 

C’est nous et non pas une entité abstraite externe, implique Landauer, qui nous comportons d’une manière ou d’une autre, de manière orientée vers l’État ou la société, politiquement ou socialement. (NdT: attention ici, le politique est social et le social politique, la politique est liée au pouvoir tout comme le social… Il y a complémentarité et non pas antagonisme.)

L’ami de Landauer et son exécuteur testamentaire Martin Buber dans son essai “La société et l’État” commence son étude par une observation du sociologue américain Robert MacIver disant qu’ “identifier le social avec le politique c’est se rendre coupable de la plus grosse des confusions, qui empêche toute compréhension de la société et de l’état.” Il trace ensuite, au travers de philosophes comme Platon et Bertrand Russel, la confusion entre le politique et le social. Le principe politique, pour Buber, est caractérisé par le pouvoir, l’autorité, la hiérarchie, la domination. Le principe social, il le voit à chaque fois que des hommes se liguent entre eux en association fondée sur le besoin et l’intérêt communs. (NdT: à l’instar de Pierre Clastres, nous pensons que les deux principes sont liés au pouvoir et à la forme qu’il prend pour s’exercer, le pouvoir est inhérent à la société humaine et il ne s’exerce que de deux manières possibles: non-coercitive ou coercitive. Buber identifie la société au pouvoir non-coercitif et le politique au pouvoir coercitif, ce qui est réducteur. C’est plus complexe. Le politique gère le pouvoir et il peut donc être non-coercitif ou coercitif. Le pouvoir étatique depuis 5000 ans est intrinsèquement coercitif, quelque soit la forme mise en place… Le politique est un attribut de la société, dont le nœud gordien est le concept du pouvoir… Il n’y a pas de société sans pouvoir, tout est question de la forme qu’il prend par choix ou par contrainte…)

Qu’est-ce qui donne au principe politique son ascendance ? demande t’il. Et il répond en disant : “Le fait que chaque personne se sente menacée par les autres donne à l’État son pouvoir défini unificateur ; cela dépend de l’instinct d’auto-préservation de la société elle-même, la crise externe latente lui permet de garder la main dans les crises internes. Un état permanent de véritable, positive et créative paix entre les gens et les peuples diminuerait grandement la suprématie du principe politique sur le social.

Buber continue : “Toutes les formes de gouvernement ont ceci en commun : tous possèdent plus de pouvoir qu’il est nécessaire aux conditions données ; en fait, cet excès dans la capacité de prendre des dispositions est ce que nous comprenons en fait comme étant le pouvoir politique. La mesure de cet excès, qui ne peut bien entendu pas être précisément calculée, représente l’exacte différence entre administration et gouvernement.” Il appelle cet excès le “surplus politique” et observe que “sa justification dérive de l’instabilité externe et interne, de l’état latent de crise entre les nations et au sein de chaque nation.

Le principe politique est toujours plus fort que le principe social, ce en toute condition. Le résultat en est une diminution continuelle de la spontanéíté sociale. “Le conflit entre ces deux principes, domination et association libre comme les appelle Gierke, est un aspect permanent de la condition humaine. “Le mouvement d’opposition entre l’État et la société” dit Lorenz von Stein, “est le contenu de l’histoire totale de tous les peuples.” Comme le dit Kropotkine dans “Science moderne et anarchisme” : “A travers l’histoire de notre civilisation, deux traditions, deux tendances opposées, ont été en conflit : la tradition romaine et la tradition populaire, la tradition impériale et la tradition fédéraliste, la tradition autoritaire et la tradition libertaire.

Il y a une corrélation inverse entre les deux : La force de l’un est la faiblesse de l’autre. Si nous voulons renforcer la société, nous devons affaiblir l’État. Les totalitaires de tout poil comprennent cela, c’est pourquoi ils essaient invariablement de détruire ces institutions sociales qu’ils ne peuvent pas dominer. Avec les morceaux de métaphysique avec lesquels les politiciens et les philosophes l’ont enveloppé, l’état peut être défini comme un mécanisme politique utilisant la force et pour le sociologue, il est une des différentes formes de l’organisation sociale. Néanmoins, “il se distingue de toutes autres associations par son investissement exclusif avec le pouvoir final de coercition” (MacIver et Page: Society) Et contre qui ce pouvoir final est-il dirigé ? Il est dirigé contre l’ennemi extérieur, mais vise la société sujette du dedans.

C’est pourquoi Buber déclare que c’est le maintien de la crise latente externe qui permet à l’État de garder la main dans les crises internes. Est-ce une procédure consciente ? Est-ce parce que des barjots contrôlent l’État ? Ou est-ce une caractéristique fondamentale de l’État et de ses institutions ? C’est parce qu’elle tira cette conclusion finale lors de l’écriture de son essai “Réflexions sur la guerre”, que Simone Weill déclara : “La grande erreur de pratiquement toutes les études sur la guerre, une erreur dont furent victimes tous les socialistes, a été de considérer la guerre comme un épisode de la politique étrangère, alors qu’elle est essentiellement un acte de politique intérieure, et l’acte le plus atroce de tous.” De la même manière, Marx trouva que dans l’ère du capitalisme sans restriction, la concurrence entre les employeurs, ne connaissant pas d’autre arme que l’exploitation des travailleurs, fut transformée en une lutte de chaque employeur contre ses propres employés et de manière ultime de toute la classe des employeurs contre ceux qu’ils emploient, ainsi l’État utilise la guerre et la menace de la guerre comme d’une arme contre sa propre population. “Comme l’appareil dirigeant n’a pas d’autre façon de combattre l’ennemi qu’en envoyant ses soldats, requis et contraints, à leur mort, la guerre d’un état contre un autre se résout en une guerre de l’état et de son appareil militaire contre son propre peuple.

Cela n’en a bien sûr pas l’air, si vous faites partie de l’appareil dirigeant, calculant quelle proportion de la population vous pouvez vous permettre de perdre dans une guerre nucléaire, tout juste comme le font le gouvernement des Etats-Unis et tous les gouvernements des grandes puissances. Mais cela en a tout l’air si vous faites partie de cette population périssable, à moins que vous n’identifiez votre carcasse avec l’appareil d’état, comme des millions le font.

Au XIXème siècle, T.H. Green avoua que la guerre est l’expression de l’état “imparfait”, mais il avait tort. La guerre est la santé de l’État, c’est son “heure de gloire”, elle en exprime sa presque parfaite forme. C’est pourquoi l’affaiblissement de l’État, le développement progressif de ses imperfections est une nécessité sociale. Le renforcement d’autres loyautés, de points de focalisation alternatifs du pouvoir, de différents modes de comportement humain, est essentiel pour la survie. Au XXème siècle (NdT: et au XXIème siècle de surcroit), la volatilité, la désobéissance et la subversion sont les caractéristiques d’une citoyenneté responsable dans la société.

NdR71 : ceci fut le texte d’une conférence donnée à Oxford en 1962 !! Est-ce toujours possible aujourd’hui considérant ce qui est dit dans ce texte ? L’auteur serait-il aujourd’hui banni, harcelé et étiqueté de “complotiste” ?…

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Notre page “Anthropologie politique”

Notre page “Gustav Landauer et la société des sociétés”

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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BD_assembleedupeuple

Message en 3 images aux nazillons institutionnalisés, suppôts(itoires) patentés et larbins criminels de la dictature pseudo-vaccinale à injection OGM (Résistance 71 )

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 juillet 2021 by Résistance 71

6 juillet 2021

Vous œuvrez pour ça :

CovJaune

CoVax1

Mais l’humanité triomphera et s’émancipera très bientôt de vous et de votre système,
en attendant nous vous disons :

ATVFE1

Résistance 71

En format tract PDF à diffuser au grand large :

Tract-message-aux-nazillons-covidistes

De l’antagonisme à la complémentarité : Nietzsche et la tradition anarchiste 5ème partie

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 4 juillet 2021 by Résistance 71

FN1a

Friedrich Nietzsche 

Guy A. Aldred

Extrait du livre “I am not a man, I am dynamite, Friedrich Nietzsche and the anarchist tradition”, 2004

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Juillet 2021

2ème partie

1ère partie

3ème partie

4ème partie

5ème partie

La fascination exercée sur un toujours plus grand nombre de suiveurs par ce génie brillant bien que quelque peu imprévisible, Friedrich Nietzsche, sert à faire sortir non seulement plusieurs points d’attraction répulsion caractérisant sa philosophie de la révolte, mais aussi l’extension du fait qu’il ait été si mal compris. […]

L’instinct d’auto-préservation que tout le monde reconnaît comme étant la première loi de la nature est montrée par Nietzsche être la dernière loi de la morale. Entre le droit d’auto-assertion, intellectuellement exprimé et l’auto-réalisation sociale au service de tous, il ne trace aucune ligne de démarcation. Pour lui, ils sont un et identiques. L’indépendance absolue de toute autorité extérieure, l’être sans dieu ni maître, la souveraineté de “l’être” sur le “faire”, sont les défis qu’il lance aux médiocres qui souffrent eux-mêmes d’être les victimes du désordre légalisé. Il n’hésite pas non plus à attaquer les phases variées de l’expertisme. Avec lui, les droits prennent la place des devoirs, puisque pour le surhumain, la performance des devoirs sera le droit le plus haut.

Beaucoup ne comprennent pas l’essence de cette philosophie d’individualisme communiste, “l’égoïsme” nietzschéen a été confondu avec un individualisme spencérien décadent (NdT: d’Herbert Spencer, l’ex-anarchiste devenu darwiniste social et eugéniste au XIXème siècle). Tour à tour adepte de Schopenhauer, Wagner et Auguste Comte, Nietzsche fonda un système qui n’était pas tant une réaction contre les idées de ses anciens maîtres qu’un développement et une unification de leurs thèses respectives, et seulement opposées en apparence à leurs enseignements initiaux d’égoïsme philosophique et nirvanique. Où il y a une différence, celle-ci est plus de caractérielle qu’autre chose. Nietzsche a mis l’accent sur l’ultime détachement de l’être comme Schopenhauer, l’élévation de l’humanité est une partie toute aussi importante de son système comme ce le fut pour Comte, mais Nietzsche y apporta des caractéristiques de tempérament à soutenir une fois les deux systèmes réunis. En d’autres termes, essentiellement un enseignant religieux et apôtre de de l’iconoclasme, opposé au monde métaphysique érigé par des théologiens mais aussi par de nombreux scientifiques et philosophes, le système philosophique de Nietzsche était néanmoins fondé sur une conservation inconsciente des enseignements des philosophes auxquels son système était supposé s’opposer.

L’humain tel qu’on le connaît, avec son respect des conventions morales et contrôlé par des règles de conduite externes, était quelque chose qui devait être surmonté. Les espoirs de surnaturalité, qu’ils soient scientifiques, théologiques ou philosophiques, qui animent l’humain dans la phase de transition devaient être consignés dans le vortex de l’oubli. Le conseil du philosophe ou du scientifique à l’Homme de se préserver de la misère de ceux qui l’entourent en regardant le monde de l’art et de la science comme des aspirations élévatrices, le monde subjectif idéal, comme pacificateur des maux du monde objectif, était vu par Nietzsche comme une amélioration infime sur le paradis objectif du théologien. Ce n’est pas que Nietzsche réprouvait ce monde idéal subjectif, mais il voulait que tout homme se hisse à ce niveau, associé à une assertion de son individualité. Son système de pensée était basé sur une extension et une conservation des idéaux qui trouvèrent leur expression dans ce monde subjectif. Mais son égoïsme était à l’opposé de celui de tels philosophes. Ceux-ci demandaient aux hommes de faire avec leurs conditions de vie sordides, de continuer à être les esclaves des autres, aussi loin qu’ils pouvaient faire l’expérience des “réalités” de ce monde subjectif de l’idéalisme.

Mais Nietzsche ne pouvait voir de réalité dans cet idéalisme subjectif s’il était séparé de l’auto-assertion de l’individu ou opposé à son bien-être physique. Le scientifique qui faisait partie de cette école de philosophie séparait connaissance et vérité du bonheur de l’individu et voudrait vous voir ne pas croire en son être auto-contenu. Si Nietzsche embrasse le pessimisme de Schopenhauer, il insista néanmoins sur la réalité de l’être de l’homme. La vérité et la connaissance par conséquent, n’avaient de valeur que lorsqu’elles devenaient soumises à la réalité de l’être auto-contenu, seulement utiles dans la mesure où elles administraient la liberté individuelle contre l’oppression des autres ou par les autres.

Tous les chemins mènent à Rome et tous les aphorismes de Nietzsche mènent à une finalité, la supériorité du surhumain. Mais celle-ci demande un nouveau système social et est autant une régénération sociale qu’une avancée individuelle. tant que la domination de l’Homme sur l’Homme continue, le surhumain ne peut pas être. Le surhumain sera supérieur à l’humain car il sera placé de telle façon qu’il ne soit ni esclave ni maître. Libéré du désir et du pouvoir économique de domination, il ne sera ni dominateur ni dominé. Mais dans la mesure où une hérédité différente produit des traits différents, les spécificités de chacun varieront et ce manque d’officialité s’appellerait liberté, variété et génie conséquent. Car là où il y a liberté et variété, il y a aussi génie. Ainsi l’humain sera heureux indépendamment de canons de moralité extérieurs, servant ses semblables de manière si saine que rien ne sera vu comme “service”, bénéficiant le reste de ses semblables en simplement osant être lui-même. 

Telles sont la qualité et la grandeur de la philosophie propagée par Nietzsche, une philosophie qui rattache l’Homme à être vrai envers lui-même et de cesser d’être soit l’exploiteur ou l’exploité de la science, d’une industrie fourvoyée et d’un luxe bestial.

Pour ceux qui n’ont pas maîtrisé la pensée de Nietzsche, il est regardé comme cet individualiste décadent, mais pour ceux qui apprennent toujours, il est le héraut des plus hautes principes socialistes, le héraut de la révolte et de la liberté, le penseur profond qui réalisa que le socialisme doit inévitablement être identique à la liberté individuelle absolue. Ainsi, sa mémoire sera toujours chère à tous ceux qui, mariant l’éthique de la liberté de pensée avec une économie socialiste, affirme la combinaison “anarcho-communisme”, la fraternité de l’humanité qui dépend pour son bonheur du totalitarisme de personne. Et quel plus haut socialisme pourrait l’Homme avoir que celui qui leur demande en tout temps d’être eux-mêmes et de servir les hommes non pas à cause de pressions variées des circonstances, mais parce que de tels actes bénéficieraient la communauté d’un principe interne supérieur de l’être véritable ?

[Cet écrit est originellement apparu dans, “The Message of Nietzsche,” in Freedom, June 1907, and as the pamphlet Nietzsche—Apostle of Individualism (London: Bakunin Press, nd).]