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Changer d’attitude envers le système : L’expropriation (Erinne Vivani)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , on 20 juillet 2021 by Résistance 71

abolitionsalariat

L’expropriation

Erinne Vivani

1920

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de Résistance 71 : Vivani est un anarchiste italien dans la veine de Renzo Novatore. Ce texte a été écrit dans le contexte de la révolution des conseils ouvriers du nord de l’Italie en 1920 où les ouvriers exproprièrent les propriétaires d’usines qu’ils remirent en marche pour le bien du peuple selon le principe anarchiste de la grève générale illimité et expropriatrice. Le mouvement fut trahit de l’intérieur (déjà !) par l’alliance d’une poignée avec le PCI et la fange marxiste-léniniste-trotskiste. La trahison se renouvellera en Espagne 1936-39. La leçon est simple  la révolution ne peut avoir de succès qu’en dehors de tout système établi. Elle ne sera viable qu’en dehors de toute institution étatique, marchande, monétaire et salariale.
C’est pourtant simple à comprendre. Agissons donc en conséquence ici et maintenant !

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Des temps les plus reculés, il y eut des hommes, qui, utilisant la force brutale et la ruse, se sont appropriés e patrimoine commun.

S’ils s’étaient limités à cela, ce n’aurait été que moindre mal, car les lésés, adoptant les systèmes de leurs maraudeurs, auraient peut-être pu récupérer leurs biens et les augmenter.

Le pire émergea lorsque ces maraudeurs, afin de consolider et d’augmenter le produit de leurs vols, constituèrent l’autorité et prétendirent de dicter des lois au monde et à précisément ceux qu’ils avaient usurpés et volés.

Ainsi, il y eut des tyrans d’un côté et des esclaves de l’autre.

Les premiers déclarèrent solennellement : “La propriété est le fruit du travail est est sacrée et inviolable.”  Et la défense du principe hypothétique de la propriété sacrée et inviolable fut confiée à trois figures pour le moins nébuleuses : le gendarme, synonyme de brutalité et de férocité, le prêtre et le moraliste, qui personnifient le mensonge.

Contre ce principe se leva les philosophes, qui déclarèrent que “La propriété c’est le vol !” ils furent rejoints par des milliers et des milliers d’esclaves qui espéraient liberté et égalité et qui se divisèrent en écoles de pensée et en partis politiques menés par des bergers, qui répètent, au point d’anesthésier le public par l’ennui incommensurable qu’ils causent, leurs discours sur les droits et les devoirs du travailleur, sur l’humanitarisme, sur l’altruisme, la justice, la solidarité, la fraternité, l’égalité, la liberté etc, etc… et, comme s’ils construisaient un bâtiment, tracent le design de la société future sous les regards incrédules des pauvres et le sourire ironique des riches.

Ces discours sentimentaux sont des jérémiades, qui semblent vouloir convaincre les propriétaires d’abandonner leurs possessions pour le bénéfice de l’humanité. Mais les riches sont sourds, n’ont pas de compassion et, par dessus tout, sont forts, parce qu’ils ont les gendarmes, les prêtres, les moralistes et les réformateurs sociaux enduit du vernis du révolutionnisme. Au contraire, les riches voyant les gens satisfaits de geindre et permettant de se faire duper par les mauvais bergers, deviennent de plus en plus arrogants et agressifs et, comme si la violence des autorités royales ou républicaine n’était pas suffisante, ils louent les services de gros gangs armés pour la défense de leur capital. Je n’aime pas beaucoup les discours, encore moins les discours sentimentaux et rhétoriques ; il m’importe peu que la propriété soit le fruit du travail ou du vol ; je ne prête aucune considération aux lois et à la justice, je ne me soucie pas non plus d’éveiller les sentiments de l’humanité. Je sais que je dois vivre ma vie le plus confortablement et le plus librement que possible et j’essaie de trouver les moyens nécessaires à cet effet.

“Le droit à la vie ne se mendie pas, il se prend” donc je dis à mes camarades : vivons le plus anarchiquement possible, sans attendre un hypothétique futur, ce qui pour nous anarchistes aura toujours une vibration malsaine.

La société nous considère à juste titre comme des ennemis, nous ne recherchons donc aucunement une quelconque réconciliation, nous rejetons les moyens de lutte qu’elle nous offre, ces moyens de lutte politique par les partis et par les syndicats. Nous choisissons les moyens nous-mêmes et pensons qu’ils sont adéquats pour la tache difficile à laquelle nous devons faire face ; nous les pensons supérieurs à ceux proposés par notre ennemi. Nous acceptons le défi et luttons sans répit ni quartier pour parvenir à une victoire immédiate et pas en l’an 2000 (NdT: marrant, ce texte a été écrit il y a 101 ans… et où en sommes nous toujours ?… dans les mêmes pseudo-luttes encadrées par un système oppresseur et dominant et pourtant qui n’a jamais eu autant les pieds en argile qu’en ce moment…)

La force se combat par la force, la violence par la violence, la propriété par l’expropriation. J’attache la plus grande des importances révolutionnaire, la plus haute signification subversive à l’expropriation individuelle. C’est à dire : la rébellion pratique et efficace contre le système d’exploitation perpétré par les invisibles et les chercheurs de jouissance au détriment des travailleurs ; la conquête du droit à la vie, au plaisir et à la liberté, car la société ne fait que piétiner les pauvres, la vengeance contre les propriétaires et les institutions sociales. Au contraire, la multiplication des expropriations individuelles constitue une véritable et profonde désintégration sociale et le révolutionnisme et l’anarchisme, aujourd’hui plus que jamais, face à l’arrogance du parti socialiste qui affirme imposer sa dictature, n’ont aucune raison d’exister si ce n’est de se manifester comme essentiellement des tendances anti-sociales.

La révolution, démolir les organismes d’oppression et d’exploitation présents et futurs, ne se passe pas à date fixe sur les barricades, mais elle se produit à chaque heure, à chaque moment dans des assauts multiples contre la société, par ces individus rebelles et sans scrupules.

Il est nécessaire de renverser et de détruire tous les principes qui soutiennent la soi-disante société civile. L’expropriation des individus qui d’un côté empoisonne l’existence des riches, qui ont le sentiment d’étouffer sous le poids de leur richesse mise en danger, et diminuant d’un autre côté l’édifice moral et social de ses fondations.

L’expropriation individuelle systématique des rebelles et des puissants, le viol irrévérencieux des principes dominants, religieux, autoritaires et moraux ; la profanation iconoclaste de tout ce qui est considéré comme sacré et inviolable, constitue la fondation même de la crique révolutionnaire et anarchiste, la raison d’être de l’anarchisme anti-social.

Donc nous, en tant qu’anarchistes, nous soulevons contre la croisade des humanitaires à la petite semaine, de ces marchands boutiquiers altruistes, qui affirment résoudre l’émeute sociale avec une rustine sur une chambre poreuse.

Ceux qui approuvent la révolution et l’expropriation collective, celle à venir, et répudie l’expropriation individuelle, sont des sacristains monarchistes plus que des révolutionnaires. Qu’ils parlent de réformisme, peut-être anti-parlementaire, mais pas de révolution et encore moins d’anarchisme.

L’exemple de l’action de Jules Bonnot, pour n’en citer qu’un, vaut plus pour moi que tous les prêcheurs révolutionnaires anarchistes socialistes.

Convaincu de cela, je m’adresse non pas à la floppée qui ne veut pas me comprendre, mais à ceux ayant une ferme volonté et je leur dis : en attendant l’Apocalypse, menons notre révolution par l’expropriation pour que règne notre bien-être et notre liberté.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Escroquerie au Coronavirus et dictature sanitaire : Merde à tous les rackets du capital ! (Collectif Guerre de Classe)

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A Résistance 71, nous adhérons sans restriction à ce communiqué de Guerre de Classe. Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Comme nous l’avions dit au moment du mouvement des Gilets Jaunes… Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes (Solidarité Union Persévérance Réflexion Action) !
Dans l’esprit de Cheval Fou
Hoka Hey !
~ Résistance 71 ~

Merde à tous les rackets du Capital !

Collectif Guerre de Classe

Juillet 2021

Source :
http://guerredeclasse.fr/2021/07/07/mobilisation-generale/

Le point le plus fort de l’ennemi devient immédiatement son point le plus faible aussitôt qu’il se trouve en position d’être historiquement dé-masqué

Toute vérité officielle est par essence une mystification gouvernementaliste de l’ordre capitaliste…

Derrière le mensonge étatique sans fin du Coronavirus, un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la pourriture démocratique de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le Kremlin, l’Otan et le forum de Davos, toutes les gauches immigrationnistes de France et toutes les polices écolo-boboïstes de la marchandise mondiale.

La tromperie capitaliste des impostures du variant Delta est la forme supérieure de la crise historique de la baisse du taux de profit…

Par un appel solennel lancé dans le Journal du dimanche du 4 juillet 2021, deux des plus grands dirigeants syndicaux gouvernementaux de la police capitaliste du travail, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, ont décidé de s’engager activement pour une vaccination flicarde massive des salariés dans l’ensemble des entreprises. “Nous appelons solennellement les salariés qui ne sont pas protégés à se faire vacciner sans tarder”, commandent-ils dans la tribune du JDD. Rappelant qu’ils avaient déjà “attiré l’attention de l’opinion publique sur la nécessité d’accélérer la vaccination” au moment où il y avait des retards de livraison, les deux permanents parasitaires syndicaux subventionnés demandent une nouvelle fois – pour retarder le réveil des colères ouvrières – une accélération de l’enfumage médicaliste et du contrôle social numérique de la peur éternelle.

“Si nous reprenons ensemble la parole, c’est pour faire encore bouger les lignes”, insistent les deux contre-révolutionnaires professionnels alors même que la mystification pandémique étatique ne cesse de se renforcer et que le nombre de vaccinés ralentit cependant de plus en plus à mesure qu’une conscience récalcitrante commence son surgissement à proportion de la gigantesque décomposition économique qui se profile. Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger disent observer “un relâchement chez nos concitoyens”. La vaccination est donc pour eux “un acte d’engagement individuel tout autant qu’une démarche de responsabilité”.

Et si ces deux piètres patrons loufoques se disent bien sûr hypocritement attachés aux principes de “volontariat et de secret médical”, la frontière avec la contrainte d’obligation tyrannique risque d’être très fragile en ce qui concerne notamment “les salariés en contact avec du public”. Un appel donc au conditionnement lourdement aggravé selon la chanson habituelle du “réveil du sens civique de chacun” et l’affirmation idolâtre: “La vaccination est la seule manière de retrouver une vie normale, une vie sociale. Se protéger les uns les autres est la seule solution.”

Un appel lancé aux salariés mais également aux chefs d’entreprise afin de quadriller et d’asservir de plus belle en faisant “le maximum de pédagogie auprès des salariés pour les informer”. Selon les deux chargés d’affaires du spectacle totalitaire de la marchandise, la vaccination ne progresse plus assez vite face au mythologique variant Delta “qui menace” et c’est ainsi “que nous pourrons casser le plafond de verre”, alertent-ils. Un “appel au sursaut” et un “devoir de responsable syndical” alors que le pays a payé un “lourd tribut” déjà. Malgré les divergences, les Français doivent faire en sorte de se retrouver sur ce qu’il y a “de plus important” car “la solution est une affaire de volonté” et est “entre les mains de chacun d’entre nous”, terminent les deux crétins, Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger.

Dans le même temps et comme d’habitude, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, relayé par la boutique FO, joue lui la partition de duplicité complémentaire qui consiste à dire la même chose mais selon un langage de fourberie plus visqueuse… Il a donc exprimé toutes ses réticences simulées à l’encontre du principe de la vaccination despotique du prolétariat soignant. “Je ne suis pas favorable à la vaccination obligatoire des soignants”, a indiqué le PDG du syndicat. “Il vaut mieux convaincre plutôt que contraindre, discuter plutôt que d’imposer.”

Tout ce lamentable cirque grotesque autour de la production idéologique de la tyrannie sanitaire étatique mise en place pour dissimuler l’effondrement capitaliste planétaire qui approche est bien normal puisque toutes les formes d’organisation syndicales, des plus grandes aux plus petites, n’ont jamais servi historiquement qu’à encadrer et briser les irruptions ouvrières radicales, de Barcelone 1937 à Paris 1968, ceci afin de museler le combat prolétarien en faisant tout pour saboter ses indisciplines… Tous ces bordels dégueulasses de planqués corrompus au service serviliste de la classe capitaliste et de l’Etat consti­tuent simplement la gauche de l’appareil politique de la tyrannie démocratique du Marché lequel ne sert qu’à endiguer et égarer la lutte du proléta­riat… Toujours et partout, les partis de la gauche du Capital, leurs syndicats financés et leurs larbins gauchistes, du Nouveau Parti Anti-Communiste à l’Union Capitaliste Libertaire, se sont systématiquement montrés comme de simples organes de l’ordre capi­taliste au sein du prolétariat. C’est pourquoi ces derniers aujourd’hui, bien loin de dénoncer les bobards des foutaises de la charlatanerie Coronavirale, s’emploient sans cesse – en pauvres couillons idiots utiles du marché – à faire écho non seulement à tous les dogmes sans-papiéristes des multinationales mais à toutes les directives pharmaceutiques du diktat mondialiste de l’argent en répétant le slogan abruti: Il faut créer les conditions d’une vaccination sûre et réussie !

Dès aujourd’hui et face à l’immense dévastation industrielle, commerciale et bancaire qui se prépare, œuvrons radicalement à préparer l’insoumission sociale… Rassemblons-nous et organisons-nous contre les fabulations épidémiques du Coronavirus étatique qui a artificiellement voilé le blocage de la machinerie capitaliste afin d’empêcher que l’on voie justement que le processus d’exploitation mondiale ne parvient plus à pouvoir reproduire sa production…

Pour commencer à préparer le Futur qui arrive, Anticipons aujourd’hui, la considérable explosion sociale qui approche ! Depuis des années de restructuration hospitalière intensive, l’État s’essaye – sous mille prétextes – à casser la lutte sans relâche des soignants qui persistent à résister… Désormais, la guerre sociale va rebondir… Les premiers tumultes contre la vaccination hystérique de la tromperie étatique généralisée qui vient ne sont qu’un début… Continuons donc sans répit, le combat de la dénonciation subversive de la servitude délirante programmée !

Le pouvoir morbide du Capital ne pourra continuer d’imposer son autorité que si la lutte de classe qui va s’engager ne permet pas au prolétariat d’intervenir de manière autonome, sauvage et maximaliste

MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE LA TROMPERIE CAPITALISTE DU VIRUS INTERMINABLE !

À bas la tyrannie sanitaire des mensonges du spectacle étatique de la crise finale du Capital !

Vive la Guerre de Classe mondiale du Prolétariat contre tous les Partis et Syndicats de la planète-marchandise et pour un monde sans exploitation ni aliénation !

VIVE LA COMMUNE UNIVERSELLE POUR UN MONDE SANS ARGENT NI ÉTAT !

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Communiqué à faire circuler au grand large merci !… Le terrorisme d’état de la dictature sanitaire en France est une décision politique fondée sur une science vaudou, la solution pour le peuple est radicalement POLITIQUE (Résistance 71)

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desobeissance-civile

Article 34
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »
~ (Deux derniers articles 34 et 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 24 juin 1793) ~

“Obéir, non ! Et gouverner ? Jamais !”
~ F. Nietzsche (Le gai savoir #33) ~

La solution de la crise fabriquée du COVID n’est en aucun cas médicale mais politique

Résistance 71

14 juillet 2021

Depuis plus d’un an et demi maintenant, les peuples du monde sont sous l’emprise de la plus vaste fabrication manipulatrice de l’histoire de l’humanité : la “pandémie” factice de la maladie liée au nouveau coronavirus SRAS-CoV-2 ; celui-ci est né de la manipulation génétique de différents virus dans des laboratoires sous contrôle oligarchique et baptisée Corona Virus Disease 2019 ou COVID19.

Il n’a fallu que l’influence de quelques financiers payeurs et “mécènes” comme Bill Gates pour que l’OMS déclare en 2020 une “pandémie mondiale à la COVID-19”, alors que l’ensemble de l’appareil de contrôle étatico-médiatique mondial à la botte, s’unissait pour balayer sous le tapis et cacher à la vue et l’attention publique à la fois les remèdes / médicaments existant pour soigner la maladie mais aussi de divulguer de concert des informations falsifiées et falsifiables à souhait via des modèles informatiques tronqués, informations volontairement alarmantes afin d’effrayer les populations pour mieux les manipuler comme à l’habitude. Comme chacun sait, peur et coercition sont les deux mamelles du contrôle du plus grand nombre par le plus petit nombre, l’État n’étant que l’outil institutionnalisé en facilitant la tâche au mieux.

Ainsi l’utilisation de modèles informatiques pandémiques (ceux, tronqués et erronés, du britannique Neil Ferguson) et la falsification des données par gonflement des chiffres via des tests RT-PCR bidonnés avec des cycles de reproduction supérieur à 30, augmentant à dessein les faux positifs, générant plus de peur et plus de possibilité de contrôle, furent généralisées, nous ne le répéterons jamais assez… à des fins POLITIQUES.

La très vaste majorité des mesures prises dans le domaine politique pour gérer la “crise sanitaire” fabriquée, furent des mesures n’ayant aucun fondement scientifique en pareilles circonstances soi-disant d’urgence sanitaire :

  • L’affaire des masques : Jugés inutiles puis obligatoires. Ceux-ci sont prouvés ne servir à rien en extérieur et à peu de chose en intérieur selon leur modèle. Ceci ne fut que décision POLITIQUE
  • L’affaire des confinements : jamais dans l’histoire de la médecine et du monde, une épidémie n’a été contrôlée en isolant une population entière… JAMAIS. Isoler les malades contagieux et l’entourage et les SOIGNER, oui, jamais une population entière. Là encore, de l’anti-science, une décision POLITIQUE
  • L’affaire  du traitement de la maladie : Jamais dans l’histoire y a t’il eu une telle volonté de cacher au public et d’enterrer sciemment les donnés du traitement d’une maladie (Plaquéil / hydroxychloroquine, ivermectine, azithromycine etc…). Des études bidons et falsifiées furent publiées (affaire du Lancet) contre ces médicaments avant d’être forcé à la rétractation. En France, il existe une ostracisation systématique des médecins et experts qui font leur boulot correctement et tirent certaines sonnettes d’alarme: Didier Raoult, Christian Perrone, Luc Montagnier, Alexandra Henrion-Caude, que ceux qu’on oublie nous excusent, la liste n’est pas exhaustive bien entendu. Une fois de plus, nous sommes dans le contrôle POLITIQUE propagandiste sans lien avec la science véritable
  • L’affaire du dépistage : Les tests utilisés de dépistage : RT-PCR ne sont pas faits pour cela des dires mêmes de leur inventeur l’Américain Kary Mullis, prix Nobel de chimie. Le test PCR est en fait un outil de reproduction non thérapeutique servant à augmenter la quantité de matériel analysable dans un échantillon de prélèvement, c’est une usine de production pas un “test” médical. De plus, le seuil de cycles de réplication est fixé à 20 maximum pour une précision optimale. La très vaste majorité des pays testent à Ct > 35 ‘Ct = Cycle Threshold ou seuil de cycle). La France et la GB testant à Ct = 40, ce qui donne une quantité potentielle non négligeable de faux-positifs, ce qui est bien entendu très intéressant lorsque le but (politique) est de gonfler les chiffres pour diriger par la peur. Là encore, la science est bafouée, ignorée au seul profit de décision et d’arrangements POLITIQUES.
  • L’affaire des “vaccins”, injections géniques mortifères : Depuis la fin 2020 et le lancement officiel de vastes campagnes de “vaccination”, d’injection des populations, nous vivons dans un paradigme bafouant toutes les règles de sécurité les plus élémentaires concernant la vaccination. Citons-en quelques-unes : pourquoi vouloir vacciner  80% de la population mondiale c’est à dire quelques 6 milliards de personnes pour une maladie dont le taux de mortalité chez les gens malades est de 0,03% (chiffre révisé de l’OMS), ce qui veut dire que 99,97% des gens malades guérissent de la maladie et ont alors une immunité naturelle qu’aucun vaccin ne peut égaler ? Qui pousse pour cette “vaccination” ? L’OMS. Qui est le plus gros financier de cette organisation ? La Fondation Bill & Melinda Gates. Dans quoi ont-ils largement investi ? Les labos pharmaceutiques… L’image se dessine ? Depuis quand “vaccine” t’on en plein milieu d’une pandémie ? Depuis quand injecte t’on les gens avec une nouvelle technologie à messager ARN génétique (ARNm) sans avoir terminé les très long et fastidieux tests cliniques de sécurité ? Depuis quand force t’on des gens à être injectés contre leur gré, car leur dire que s’ils ne le font pas ils perdront leur boulot, ne pourront plus circuler et ne pourront plus faire grand chose, c’est faire du chantage et forcer la main des gens ? Tout ceci n’est que POLITIQUE allant à l’encontre des règles élémentaires scientifiques et de la médecine ainsi que de la sécurité publique, du serment d’Hypocrate, de cette promesse du “primum non nocere”. Tous les scientifiques dignes de ce nom sont horrifiés de ce qui est fait depuis un an et demi “au nom de la science” et ils sont en droit de l’être, ainsi que nous tous du reste pour peu que nous reléguions la peur et voyons plus loin que ce qu’on veut nous faire croire !

Nous pourrions continuer dans ce registre sur des pages et des pages, nous l’avons fait par ailleurs ainsi que bon nombre de lanceurs d’alerte et de scientifiques toujours intègres. Nous encourageons le lecteur à s’informer en commençant peut-être par nos pages “Coronavirus, guerre contre l’humanité” (continuellement mise à jour) et “COVID19 du mythe aux statistiques et des stats au scandale” et au-delà.

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“La révolte est, dans l’homme, le refus d’être traité en chose et d’être réduit à la simple histoire. Elle est l’affirmation d’une nature commune à tous les hommes, qui échappe au monde, la puissance.”
~ Albert Camus ~

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Le but de cet article est de vous faire comprendre, si besoin l’était encore, que dans toute cette affaire, tout est POLITIQUE et rien ou si peu, scientifique. La crise COVID19 est fabriquée de toute pièce, de la fabrication du virus SRAS-CoV-2 dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015 à l’injection OGM transgénique mortifère à géométrie variable qui nous est inoculée pour à terme altérer le génome humain, le patenter et établir en bout de chaîne… un nouveau mode d’esclavage planétaire et en tous les cas, un moyen de contrôle des individus et leur mise sous carcan électronique, en passant par les mesures « sanitaires » répressives et les écouvillonages naso-pharyngés de tests PCR bidons.

Pour sortir de cette dictature technotronique qui se met en place et se verrouille pas à pas à l’échelle de la planète, nous devons comprendre une fois pour toute qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir. Les superbes 70% d’abstention à la dernière mascarade électorale franchouillarde et les 80% dans la tranche d’âge 18-34 ans est un signe que la bascule se fera, ce n’est plus qu’une question de temps et le plus tôt sera le mieux pour tout le monde, surtout les générations futures, celles de nos enfants, petits-enfants et non-nés.

Le monde, les peuples sont sous une attaque généralisée, attaque politico-économique sur toile de fond d’épouvante de guerre biologique et bientôt de résurgence de l’autre escroquerie dans la durée : le réchauffement climatique anthropique que l’oligarchie fait revenir à la charge et connecte avec la “pandémie”. Deux fabrications liées l’une à l’autre pour le bien du plus petit nombre. Le but final est la mutation du système capitaliste au bout du rouleau en une entité supra-capitaliste que l’oligarchie appelle de longue date “le Nouvel Ordre Mondial”. La métamorphose est en cours et sera complétée avec cette “Grande Réinitialisation” pondue par le think tank oppresseur qu’est le FEM de Davos et sa clique criminelle affiliée. Ceci est un projet, en rien une certitude. Un projet réussit ou échoue, en l’occurence, nous avons les moyens en nos mains de le faire échouer à tout jamais. Il n’en tient qu’à nous, c’est à nous, les Gaulois Réfractaires à l’esprit communard, aidés et armés de l’expérience issue de la mémoire de nos ancêtres de combat et de résistance, de faire échouer cette ignominie dictatoriale et pas seulement cette escroquerie pseudo-sanitaire, mais l’ensemble du projet étatico-capitaliste en cours de métamorphose.

Le seul moyen aujourd’hui de nous en sortir, est de le faire ensemble, de nous unir au delà des divisions fictives créer de toute pièce par un système oligarchique qui ne peut survivre que par le chaos et la division et est aujourd’hui incapable de reproduire son propre mode de fonctionnement, il s’est empoisonné lui-même. Il ne peut échapper à son destin de disparaître, car son effacement est inscrit dans son propre code d’existence.

Il n’y a aujourd’hui que 22 ou 23% de la population française qui a été injectée deux fois de cette merde OGM, plus de 50% des primo-injectés ne se faisant pas injectés une seconde fois. Ceci veut dire qu’environ 75% de la population française (c’est à dire les 3/4) est soit déjà entrée en désobéissance civile et en rébellion, soit est sympathisante de ces dernières. Il faut donc taper sur la table, renverser l’échiquier et reprendre notre destinée en main. Cela ne pourra se faire que par et pour nous-mêmes ; personne ne le fera pour nous.

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Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

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Dernière chose. Le peuple de France a été choisi par l’oligarchie pour être particulièrement martyrisé dans ce processus métamorphique pour la raison simple et essentielle qu’il est le phare de la rébellion, le peuple par qui historiquement la résistance et la révolution se produisent. Le raisonnement de la clique Davos / GAFAM / Fortune 500 est simple : si on brise les reins, si on casse le Gaulois Réfractaire, le Sans-Culotte / Communard et aujourd’hui, le Gilet Jaune et qu’on fait passer nos mesures dictatoriales en France… Alors le reste suivra et ils ont probablement raison.

Les dernière mesures annoncées par le pantin Rothschild et de l’oligarchie, Micronus 1er, en ce 12 juillet sont dignes des pires dictatures et ce baltringue corrompu à la botte, se hisse par là au niveau des Pinochet, Videla et autres Jarulewski de bien sinistre mémoire, mais si logiques et nécessaires au système et ces mesures demandent une résistance de tous les instants et par tous les moyens à notre mise en esclavage.

Une fois de plus, le Gaulois Réfractaire doublé du Communard a reçu la mission historique de mener la charge contre l’oligarchie et de montrer au monde le chemin de l’émancipation véritable, de la liberté et de la société des sociétés, celle de notre humanité réalisée.

Compañeros, compañeras, soyons dignes de cet insigne honneur qui, une fois de plus, nous échoit. Luttons et foutons par dessus bord cette fange élitiste et criminelle ainsi que ce système qui la crée en permanence et œuvrons ensemble pour l’avènement d’une société d’amour, de compassion, de solidarité, d’entraide et d’égalité. Toute volonté de réformer le système est et sera voué à l’échec. Il n’y a aucune réforme possible car violence, corruption, mensonge, tromperie, veulerie et incompétence crasse sont les gènes mêmes de ce système de la dégénérescence programmée. Nous devons radicalement changer d’attitude envers le pouvoir, cette capacité de décider par et pour nous-mêmes sans intermédiaires et véritablement, consensuellement pour le bien commun, le reprendre pour le rediluer dans le corps social où il a toujours été particulièrement soluble afin que la société devienne enfin cette société organique de notre seule et véritable humanité…

Dans l’esprit de Cheval Fou, c’est debout, la main dans la main que nous vaincrons cette dernière avancée despotique du système étatico-capitaliste avant son éradication définitive du sol français et de partout ailleurs et son remplacement par la société des sociétés. Ne cédons pas devant le chantage pseudo-sanitaire et surtout ne tombons pas dans le piège tendu d’une énième division fabriquée, celle des “vaccinés” contre les “non-vaccinés”. Plus nous serons divisés, plus l’oligarchie se frotte les mains et maintient le statu quo en sa faveur. La clef de sortie tient dans la solidarité et l’entraide, ces qualités organiques inhérentes à la nature humaine et que les systèmes de gouvernance étouffent depuis quelques 5000 ans pour le seul profit du petit nombre du cercle du pouvoir, ce pouvoir kidnappé et maintenu à dessein hors du corps social. Retrouvons ensemble, par delà tous les clivages, toutes les impostures et toutes les divisions fabriqués, la joie de vivre en société organique, celle de notre nature profonde, celle qui de fait… nous va comme un gant.

Hoka Hey !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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Nos pages : « Coronavirus, guerre contre l’humanité » et « COVID, du mythe aux statistiques et des stats au scandale »

« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu. Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
~ Pierre-Joseph Proudhon ~

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

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De l’antagonisme à la complémentarité : Nietzsche et la tradition anarchiste 6ème partie « Détruisons en riant ! » (Renzo Novatore)

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Nous ne connaissions pas Renzo Novatore et de tout le bouquin de Max Leroy, c’est la personnalité qui nous a le plus intrigué et le plus intéressé, pas seulement parce que nous le découvrions, mais aussi sans doute par sa dimension dostoïevskienne de la réalité… Un véritable personnage de roman. Nous ne sommes pas des promoteurs de la “propagande par le fait » ni de la violence, mais de l’action directe pour reprendre le décisionnaire dans nos mains et le défendre le cas échéant… Nuance très importante.
Nous devons individuellement et collectivement cesser de penser que l’Etat et les institutions sont là et existent “pour notre bien”. Ce sont des entités oppressives, répressives n’alimentant que les rouages du pouvoir coercitif qui seul est le moteur étatique. Tout peuple sous contrôle étatique est forcé de suivre un “contrat social” imposé et qu’il n’a en aucun cas choisi. Tout peuple sous contrôle étatique est en état de légitime défense permanente. La crise fabriquée de toute pièce de la “pandémie COVID” est là pour nous le prouver une fois de plus si besoin en était encore.
~ Résistance 71 ~

Juillet 2021

2ème partie

1ère partie

3ème partie

4ème partie

5ème partie

6ème partie

Renzo Novatore, feux antifascistes

1890-1922

Extraits du livre “Dionysos au drapeau noir”, Max Leroy, 2014, compilation Résistance 71

Max Leroy

Plus qu’un homme, une comète. Noyau de lave noire, atomes armés, plasma incendiaire et poussières d’étoiles. Novatore, né Abel Rizieri Ferrari, est fils des quatre éléments, la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu. Il naquit dans une famille de paysans pauvres, au creux d’un golfe de la Méditerranée, dans la ville portuaire de La Spezia. […] Novatore est pure incandescence. Le feu ? Il joua avec sa vie durant. Âme volcanique et démente : le poète ne se drape que d’un manteau de “passion furieuse”. Ses mots laissent l’encre aux scribouillards ; Novatore, lui, n’écrit qu’avec des lettres “de sang, de feu et de lumière”… Il n’existe encore aucune traduction de ses textes en langue française et l’on chercherait en vain le moindre ouvrage biographique…

Novatore quitte l’école très tôt puis travaille à la ferme familiale, de force plus que de gré. c’est en autodidacte qu’il s’empare d’auteurs qui éclaireront sa brève existence : : Nietzsche, Stirner, Wilde, Ibsen, Palante, Schopenhauer, Baudelaire… Autrement dit, le philosophe de la Vie, le penseur de la subjectivité radicale, l’écrivain socialiste à scandale, le dramaturge de la passion désespérée, le sociologue ennemi de la société, le philosophe pessimiste et le poète au spleen… […]

A 18 ans il se proclame anarchiste.

Le Moi anarchiste

Novatore s’inscrit dans le courant le plus individualiste de la pensée anarchiste. L’homme est bien le loup du dicton : ne cherchez plus à réchauffer vos cœurs en vous frottant aux flancs d’autrui ! N’attendez rien des organisations ni des bâtisseurs de doctrines ! N’espérez plus la société radieuse et libérée que tant tentent encore de vous vendre ! Quittez le navire et élancez-vous, à bride abattue, vers quelque atoll inconnu ! Novatore récuse les partis, les écoles, les dogmes, les morales instituées et les académies ; il balaie toute structure hiérarchique et toute discipline. Foin de paradis ! Foin de l’idéal ! Le monde roule dans les seules mains du chaos ! “Notre idéal est la négation catégorique de tous les idéaux pour le triomphe maximum et suprême de la véritable vie réelle, instinctive, échevelée et joyeuse !” La vie devient la seule mesure effective, le seul cap qui vaille d’être suivi – la vie pleine, ascendante, la vie au ventre rond d’orgueil, la vie aux iris d’or, teint de fièvre, crocs de fauve. Cette vie que tant ont mutilée, salie, souillée et avachie en faisant d’elle “un devoir, un apostolat, une mission.” ; l’homme y traîne désormais la patte, le genou grelottant, le cœur tiédasse et la langue sèche.

La guerre est la vérité du monde, Novatore ne s’en félicite pas ; il se borne à constater. Partout et en tout temps, l’homme écorche son prochain et boit son sang, la conscience claire. Lui aussi a connu ce champ que d’aucuns, racailles en costumes dans les velours des bureaux, osent appeler d’honneur. Connu et haï au point de déserter en avril 1918 et d’être condamné à mort par un tribunal militaire. Les montagnes ont alors ouvert leur bras à l’anarchiste en fuite. Il avoue sans détour que sa haine des humains trouve ses racines dans ce conflit mondial qui ôta la vie à près de 20 millions d’hommes. La Somme en sang, les corps démembrés, les tibias tranchés dans la boue, les rats pataugeant dans les intestins et les barbelés maculés de cervelles, le gaz moutarde et les drapeaux crâneurs, les tranchées et les gueules cassées, les mitrailleuses LMG 14 parabellum et les mutins fusillés au nom de la patrie… Comment croire encore à la fraternité ? Comment dire nous quand cette boucherie signa la mort de l’Homme ? […]

Son pessimisme, qu’il qualifie de “lucide et sain”, refuse toutefois le renoncement et l’impuissance ; il ressemble à une fleur qui croît, grimpe et s’élève pleine de “vie exubérante”.

Novatore emprunte au philosophe allemand Max Stirner sa conception de l’Unique : chaque être est un atome, une entité indivisible, un espace insécable et à nul autre pareil.

[…] Novatore vise, après Stirner, “l’expansion libre et trépidante”. Les droits et les devoirs ? fariboles pour impuissants, boniments d’eunuques ! “Tout devoir qui nous sera imposé, nous le foulerons furieusement sous nos pieds sacrilèges.” Novatore évoque pourtant une éthique, elle s’instaure au delà du moralisme et l’immoralisme en refusant de prendre part à la rixe philosophique. La morale glisse sur lui. Il l’observe d’un œil badaud, les mains dans les poches. Le bien et le mal ? Bisbilles d’avortons.

Le Moi novatorien ne se satisfait cependant pas de l’autisme égocentrique de Stirner. Chaque Unique peur saisir la main d’un autre Unique pour former un cortège d’âmes intègres. […]

A mes yeux, l’Anarchie est un moyen de parvenir à la réalisation de l’individu et non l’inverse ; autrement l’anarchie serait également un fantôme.

[…] Sa conception de l’anarchisme est élitiste et minoritaire : Novatore ne croit pas aux vertus du nombre et lui préfère les charmes clandestins de la qualité. “L’anarchisme a été et sera toujours le patrimoine éthique et spirituel d’une minuscule horde aristocratique et non des masses et des peuples.” […] Contre la masse toujours prête à se ranger derrière les injonctions des puissants, Novatore loue la subjectivité autonome et rebelle. L’aristocratie de ce va-nu-pieds n’a rien à voir avec les privilèges héréditaires d’une noblesse minable : Novatore ne trie pas sur le sang ni la classe, mais sur le mérite, le courage, la grandeur et l’héroïsme. Dès lors, “l’anarchisme est le trésor exclusif et la propriété de quelques-uns.

Ici et maintenant

La mort prend ses quartiers dans l’espérance, qui attend manque la vie.  La révolution et l’anarchie restent trop souvent à l’état de projet : un jour les classes auront disparu, un jour les moyens de production seront la propriété des travailleurs, un jour la bourgeoisie marchera au pas… Tandis que les révolutionnaires parient sur le destin, Novatore conjugue sa révolte au présent. […] La révolution n’honore jamais ses promesses et l’ange qui berce vos nuits n’est qu’une putain cernée l’aube advenue… L’harmonie sociale ? Un mythe. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faille abdiquer : “Vous attendez la révolution ? La mienne a commencé il y a longtemps !

Le tsar tombe ? Lénine prend sa place et embastille les révolutionnaires dissidents comme les anarchistes. L’empereur Pu Yi abdique ? Mao sort de l’ombre et emprisonne les Tibétains dans des camps de rééducation. Le progrès est le masque de la servitude quand celle-ci se croit libre. […] Le riche et le pauvre ont beau s’écharper dans ce que l’on nomme la “lutte des classes”, tous deux font corps dès qu’il s’agit de condamner le vagabond, le marginal et le solitaire. Les crapauds bourgeois et les grenouilles prolétariennes, et ce sont les mots mêmes de Novatore, barbotent dans le même marais moralisateur et conformiste.

Démolir, rire et construire

Novatore canonne à vue et pose des charges explosives sur tous les édifices qui l’entourent. Les droits de l’Homme ? une resucée laïque des évangiles de Jésus de Nazareth a tenu à dompter l’Homme pour en faire la bête de cirque de son dieu ; le révolution française a pris le relais. Tous deux conçoivent l’Homme comme une pâte imparfaite, une chair bancroche à remodeler pour qu’advienne, lisse et docile, l’Homme idéal. Créature ou citoyen, géhenne ou guillotine, le dilemme n’en a que les apparences. […] La famille ?La négation de l’amour, de la vie et de la liberté.L’amitié ? “Heureux ceux qui ont bu à son calice sans avoir eu leur âme offensée ou empoisonnée. Si ce genre de personnes existe, je les invite à me faire parvenir leur photo, je suis sûr d’y voir le visage d’un imbécile.L’amour ?Déception de la chair et dégât pour l’esprit. Maladie de l’âme, atrophie du cerveau, affaiblissement du cœur, corruption des sens, mensonges poétiques, qui provoquent de féroces ivresses deux ou trois fois par jour afin de consommer cette précieuse, bien que stupide, vie plus rapidement… Et pourtant, je préfère mourir d’amour ; c’est le seul escroc, après Judas, qui peut tuer d’un baiser.Les idéologies ? Des impostures, des constructions théoriques qui ne résistent pas aux assauts du quotidien, des châteaux de cartes que le souffle du réel met à bas. “L’histoire, le matérialisme, le monisme, le positivisme et tous les mots en “-isme” de ce monde sont des outils vieux et rouillés dont je n’ai plus besoin et auquel je ne prête plus attention.”

Mais Novatore dynamite le sourire aux lèvres : sa poudre a l’odeur de la malice. “Nous détruirons en riant”, écrit-il ainsi dans un de ses poèmes. L’amertume ne coiffe pas sa rage. Le poète, après Nietzsche, célèbre l’art dionysiaque de la joie et du rire :

“Tout croulera, parce que l’Homme Libre est né.
En avant, en avant, Ô joyeux destructeurs.
Sous le noir étendard de la mort, nous conquerrons la Vie !
En riant !

Sa pensée refuse malgré tout de se cadenasser dans la seule et pure négativité. Son travail de sape s’accompagne d’un geste édificateur sur les ruines, Novatore dépose de nouvelles pierres : “Nous sommes des philosophes destructeurs et des poètes créateurs.” […] Nietzschéen en diable, il proclame ainsi : “Sur les tables des nouvelles valeurs humaines nous sommes en train d’écrire avec notre sang, qui est le sang volcanique d’Antéchrists dionysiaques et innovateurs, un autre Bien et un autre Mal.”

[…] Novatore ne croit pas au progrès… […] La civilisation a domestiqué l’homme et le félin en lui comme elle a méprisé, moqué et calomnié “la force volontaire, l’individualité barbare, l’art libre, l’héroïsme, le génie et la poésie.”

[…]

Ennemi de dieu et du patriarcat

[…] Le christianisme, avance le disciple de Nietzsche, a frigorifié l’esprit humain, a épuisé la terre et a fait d’elle une planète chétive, débile, pâle et fanée. La foi élime et flétrit les âmes. Qui vit pour l’au-delà gâche la seule vie dont il dispose. Le christianisme a tué la santé du monde et a assombri “la joie sereine et festive de l’esprit dionysiaque de nos ancêtres païens”.

[…]

Nul n’ignore le mépris des religions monothéistes à l’endroit des femmes. Judaïsme, christianisme et islam vouent aux gémonies toutes celles qui renâclent à endosser le statut de domestique ou de génitrice. Novatore décrit la femme comme une bête de somme et une esclave, comme la plus grande victime que l’on puisse trouver sur cette terre. S’il ne la dédouane pas de ses propres responsabilités, il tient toutefois à mettre en accusation le premier de ses bourreaux : l’homme, le mâle. Il publie également un texte sous un pseudonyme féminin, afin de donner la parole à une jeune femme, anonyme et peut-être imaginaire, qui n’entend pas obéir aux injonctions de la tradition ; c’est à dire au mariage, à la famille et à la maternité. A quoi bon enfanter et donner des esclaves de plus à la société ? “La vie est douleur, l’humanité est un mensonge. Qui consent à perpétuer l’espèce est l’ennemi de la beauté pure.” Le mariage inhume l’Amour sous la terre du quotidien. “Je veux marcher sur les chemins du monde pour cueillir les fleurs de l’amour, de la joie et de la liberté.” affirme fièrement son protagoniste. Ne pas devenir la servante d’un mari jaloux, ne pas donner un soldat de plus à la patrie mais “brûler complètement au feu de l’amour.” Et qu’importe si la foule fait d’elle une femme légère ou une catin !

Une philosophie de l’action

Renzo Novatore se reconnaît dans l’illégalisme, cette branche du mouvement anarchiste qui justifie l’usage de la violence dans le cadre de la lutte révolutionnaire.

[…] Nombre d’anarchistes rejettent la propagande par le fait et les actions illégales : elles nuisent à la cause qu’ils entendent défendre, manquent d’efficacité et empêchent, par leur brutalité, le grand nombre de se rallier à eux. Novatore récuse ces arguments d’un revers de la main. Le vol existe dans la mesure où les puissants maintiennent le petit peuple dans la misère. Le vol devient un droit, voire un devoir, tant la société pousse les malheureux à mourir sans mot dire sur le bord des routes. La figure du “pauvre honnête” révulse Novatore : cette prétendue honnêteté fait l’affaire de la bourgeoisie ! Il n’y a rien de plus humiliant pour le nécessiteux que d’accepter docile et résigné, la condition de crève la faim : si le pain manque, qu’il s’en empare séance tenante ! Que peut bien symboliser un pauvre honnête, sinon la forme la plus dégradante de la dégénérescence humaine ? Il associe également le vol et l’expropriation à l’héroïsme (vertu qu’il admire tant chez Nietzsche, ce “fort et sublime chantre de la volonté et de la beauté héroïque”). Novatore oppose au prolétariat languissant et piteux, celui de la victime, de l’esclave, le prolétariat de l’ardeur, de l’audace et de la vitalité : que les exploités se redressent sans délai et refusent de continuer à vivre en valets ! C’est ainsi que le vol, en leur main, peut devenir une arme “de puissance et de libération”. L’expropriateur n’attend rien ni personne. Il se fixe ses propres objectifs, ses propres durées, ses propre délais. Au guet, il préfère l’action, directe et sans détours.

Monstres siamois

En mai 1921, les fascistes italiens, Mussolini à leur tête, remportent 35 sièges. La marche sur Rome démarre le 27 octobre de l’année suivante. L’Italie s’apprête à sombrer sous la botte ignoble du guide.

Note de R71 : Ceci fut la réponse de la bourgeoisie italienne à l’épouvante que lui infligea pendant quelques mois de 1920 les conseils ouvriers du nord de l’Italie qui exproprièrent les capitalistes et remirent les usines au travail pour le compte du peuple. Mouvement qui commença à faire boule de neige pour finalement être trahi par les marxistes-léninistes et trotskistes du PCI, qui brisèrent la grève générale expropriatrice et amenèrent le prolétariat à accepter une fois de plus, une “réforme” qui ne vint jamais, devenue dans le temps la marque de fabrique des renégats gauchistes vendus au capital et à l’État. La suite est connue de l’histoire, le capital italien mit alors Mussolini au pouvoir… Ceci ne sera pas la seule trahison d’un PC, les staliniens feront de même en Espagne 36, puis en mai 1968 via la fange lénino-trotsko-maoïste  La fumisterie marxiste œuvrant pour l’État et le capital est incessante. Voir ce qu’en dit Novatore ci-dessous… Au préalable, Marx et Engels avaient dès 1848, trahi toute révolution sociale avec leur « Manifeste du parti communiste », petit guide pour tous les traîtres sociaux-démocrates en herbe…

Renzo Novatore vit dans la clandestinité depuis que trois camions de fascistes ont encerclé sa maison durant l’été 1922. L’anarchiste est parvenu à s’échapper après avoir lancé des grenades de sa propre fabrication. Il retrouve ses camarades la nuit tombée dans les forêts italiennes et participe à leurs côtés aux combats contre les paramilitaires fascistes, les squadristi. Antifasciste, Novatore l’est jusqu’à la moelle. […] Mais il ne considère pas le fascisme italien comme la seule menace qui pèse sur le monde. A la même époque, Lénine élève l’URSS sur les cadavres encore tièdes de Kronstadt et de l’Ukraine… Pour Novatore le fascisme et le socialisme (sous sa plume, le socialisme autoritaire) évoluent en frères jumeaux. Caïn et Abel d’un même enfer. […] “Un rêve commun les unit et ce rêve s’appelle Pouvoir”. […] Les deux configurations, supposément ennemies, communient dans la même mise au pas de l’indépendance. Socialistes et fascistes ne tendent plus qu’à une chose : consolider par tous les moyens, le pouvoir qu’ils ont acquis et nul n’oublie la détestation que tout anarchiste voue au pouvoir, quel qu’il soit. Quelle différence entre Lénine exigeant le statut de chef d’orchestre et Mussolini s’érigeant en chef du peuple ? Novatore renvoie tous les guides, tous les leaders et les dirigeants dos à dos.

[…]

Le 29 novembre 1922, trois carabinieri déguisés en chasseurs pénètrent dans une auberge non loin de Gênes. Renzo Novatore s’y trouve avec son ami anarchiste Sante Pollastri… Les trois gendarmes les ont suivi. Novatore est abattu mais son acolyte parvient à s’échapper après avoir tué un des gendarmes. On retrouvera sur Novatore un pistolet Browning, des faux papiers, une grenade ainsi qu’une fiole de cyanure. Mieux vaut mourir en héros, avait clamé celui qui se présentait comme un iconoclaste, que végéter “pareils à de lâches infirmes dans cette réalité répugnante.

Renzo Novatore avait 32 ans.

Toute société que vous bâtirez aura ses limites. En dehors des limites de toute société, les clochards héroïques et turbulents erreront, avec leurs pensées vierges et sauvages, eux qui ne peuvent vivre sans concevoir de toujours nouveaux et terribles éclatements de rébellion. Je serai parmi eux ! Et après moi, comme avant moi, il y aura ceux qui disent à leurs frères : “Tournez-vous vers vous-mêmes plutôt que vers vos dieux ou vos idoles. Découvrez ce qui se cache en vous-mêmes, ramenez-le à la lumière ; montrez-vous !” Parce que toute personne qui, cherchant dans sa propre intériorité, extrait ce qui y était caché mystérieusement, est une ombre qui éclipse toute forme de société pouvant exister sous le soleil ! Toutes les sociétés tremblent quand l’aristocratie méprisante des clochards, les inaccessibles, les uniques, les maîtres de l’idéal et les conquérants du néant, avance résolument. Avancez donc iconoclastes ! En avant ! Déjà le ciel devient noir et silencieux !”

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Renzo_NovatoreRenzo Novatore (1890-1922)

Résistance politique : Comprendre pour en sortir, « L’État et la Société » avec Colin Ward et quelques textes annexes

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ColinWard

L’État et la société

Colin Ward (1924 – 2010)

Conférence donnée devant la “Cole Society”, Société de Sociologie à l’université d’Oxford le 19 février 1962

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Quand G.D.H Cole est mort, je me souviens avoir été surpris alors que je lisais les hommages qui lui étaient rendus dans les journaux variés de gens comme Hugh Gaitskell et Harold Wilson, qui laissaient entendre que leur socialisme leur fut instruit par lui ici, parce qu’il m’est toujours apparu que son socialisme était de fait complètement différent en caractère de celui de ces politiciens du parti travailliste (NdT: le PS britannique). Parmi ceux qui firent son éloge funèbre, ce fut un communiste yougoslave dissident, Vladimir Dedijer, qui fit remarquer quelle était cette différence, remarquant sur sa découverte que Cole “rejetait l’idée d’une suprématie continue de l’État” et pensait que celui-ci “était condamné à disparaître”.

Pour Cole, comme pour les philosophes anarchistes depuis Godwin, faire la distinction entre la société et l’État était le commencement de la sagesse, et dans sa conférence inaugurale de prise de chaire de théorie politique et sociale de cette université (NdT: Oxford), il fit remarquer “Je sais que cela fait partie du climat traditionnel non seulement à Oxford, mais du monde académique et de la pensée en Grande-Bretagne, de rendre l’État le point de focale central en considération des hommes dans leurs relations sociales”, puis il déclara qu’il pensait que “Notre siècle n’a pas besoin d’une simple théorie politique ayant l’État pour problème central, mais d’une théorie sociale bien plus large au sein de laquelle ces relations et concepts puissent trouver leur juste place.

Pour lui, ceci demandait un “pluralisme” reconnaissant la valeur positive de la diversité des relations sociales et qui répudiait ce qu’il appelait “la notion idéaliste que toutes les valeurs sont ultimement des aspects d’une seule valeur, qui doit donc trouver corps dans une institution universelle et pas dans les êtres individuels qui en vérité seuls ont la capacité de penser, de ressentir et de croire et seuls ou en association, d’exprimer leurs pensées, leurs sentiments et croyances en actions qui font progresser ou empêchent leur bien-être et celui des autres.

Ce rejet tout particulier de la théorie idéaliste de l’État fut exprimée en 1945, l’année où les Etats qui liquidèrent Hiroshima et l’état qui liquida les Koulaks célébrèrent leur victoire sur l’état qui liquida les juifs. Si vous pensez que les philosophies personnelles des gens sont une réponse à l’expérience de leur propre génération, alors vous vous attendriez à ce que cette année là, de toutes les années, aurait déclenché une période durant laquelle une vaste majorité de personnes, reculant devant la leçon objective de la nature profonde de l’État, de tous les états, auraient commencé à retirer leur allégeance à leurs états respectifs, ou du moins de cesser de s’identifier avec ces états qui leur demandaient cette allégeance.

Mais la vague de rejet des grandes et ultimement létales théories politiques n’a été en fait que très largement un mouvement de… profs d’université. […] C’est venu de la droite, du centre, et en moindre mesure de la gauche, mais cela ne semble pas avoir été accompagné d’une nouvelle théorie de la société et de l’État et de la relation existant entre les deux.

De la manière laxiste et sans aucun doute erronée avec laquelle nous attachons des courants de pensée à des décennies particulières, nous pouvons caractériser les années 1950 comme la période des théories politiques messianiques et des “idéologies” et nous pouvons noter comment cela coïncida avec la période du début des années 50, lorsque le sujet le plus important discuté au sein de l’intelligentsia était la croyance fabriquée du “toi” et du “non-toi”, alors qu’une nouvelle génération se lamentait qu’il n’y ait plus de causes pour s’énerver. Puis, d’un seul coup, le climat réflexif changea et les gens qui pensaient se retrouvèrent face à face avec ces questions ultimes de philosophie sociale sur lesquelles nos professeurs nous avaient donné tant d’indices. Suez, la Hongrie (Budapest 1956), la bombe (A et H), la mise à bas du stalinisme, ont du faire que des millions de personnes à l’Est comme à l’Ouest se posent ces questions qui se résolvent dans la question du “A qui dois-je allégeance et pourquoi ?

Est-ce que j’appartiens à moi-même ou à quelqu’un, quelque chose d’autre ? Est-ce que mes obligations sociales sont envers les nombreux et informels groupes sociaux qui s’enchevêtrent et se superposent et auxquels j’adhèrent de mon plein gré et desquels je peux me retirer à souhait, ou envers une entité que je n’ai pas choisi, que je n’ai pas rejoint de mon plein gré et qui assume l’existence d’un contrat que je n’ai en rien signé ? Ma loyauté est-elle envers la société ou l’État ?

Ce ne sont pas des questions académiques ou rhétoriques. Elles sont répondues aujourd’hui par l’État dans son tribunal pénal central où comparaissent ces membres du Comité des 100 qui ont osé dire au travers de la désobéissance, que leurs loyautés sont ailleurs.

Cole déclara en 1945 : “Nous devons commencer non pas depuis les idées contrastées de l’individu atomisé et de l’État, mais depuis l’homme dans toute sa complexité de regroupements et de relations, partiellement incarnés dans des institutions sociales variées, jamais en équilibre, mais en changement perpétuel, de façon à ce que les schémas de loyauté et de comportement social change avec lui.” Cette approche qui est à la fois pluraliste et sociologique dans son orientation, explique la sympathie ressentit par Cole pour des anarchistes comme Kropotkine, qui chercha aussi “le développement le plus complet de l’individualité combiné avec le plus haut degré d’association volontaire dans tous ses aspects, dans tous les domaines possibles, pour tous buts imaginables…des associations toujours modifiées qui portent en elles-mêmes les éléments de leur durabilité et assument constamment de nouvelles formes qui répondent au mieux les aspirations multiples de tous.

Le “pluralisme” de Cole avait une ascendance, je pense partiellement dans la tradition éclectique et libertaire présente dans le socialisme anglais et partiellement d’une tradition académique de ces premiers sociologues allemands qui réagissaient contre la philosophie idéaliste allemande. Ceci fut énoncé en écho par le professeur Edward Shils exprimant ses regrets que ce qu’il appelle la “théorie pluraliste” ait “au fil des années, dégénéré en un figment d’un syllabus antique de cours universitaires en science politique et de gouvernement.” Il pense que c’est prêt pour une “nouvelle et bien meilleure vie” à cause de sa pertinence aux besoins des “nouvelles” nations d’Afrique et d’Asie, qui sont dites manquer de ce que Gunnar Murdal appelle une infrastructure définie comme “le réseau complexe des organisations civiques et d’intérêts, de société coopératives, d’autorités locales indépendantes, de syndicats, d’associations d’échange, d’universités autonomes, de corps professionnels, d’associations citoyennes et des groupes philosophiques, au travers desquels une participation bien plus efficace pourrait être obtenue que celles permise par les instances et institutions des gouvernements représentatifs.

Et bien, je ne sais pas pourquoi le pluralisme (et les infrastructures qu’il implique) devrait être confiné dans la malle aux oripeaux de la politique, qui nous pensons pourrait bien devenir utile pour nos pauvres relations au sein des “nouvelles” nations. Quand on voit l’impuissance des individus et des petits groupes en face à face dans le monde aujourd’hui et demandons pourquoi ils sont si impuissants, nous répondons qu’ils ne sont pas faibles à cause des vastes agglomérations de pouvoir (ce qui est évident), mais parce qu’ils ont abandonné leur pouvoir à l’État. C’est comme si chaque individu possédait une certaine quantité de pouvoir, mais que par défaut, négligence ou bêtise et habitude sans imagination aucune, il a permis à quelqu’un d’autre de le récupérer, plutôt que de l’utiliser lui-même pour ses propres objectifs.

L’anarchiste allemand Gustav Landauer a fait une profonde et simple contribution à l’analyse de l’État et de la société en une phrase : 

L’état n’est pas quelque chose qui peut être détruit par une révolution, mais il est un conditionnement, une certaine relation entre les êtres humains un mode de comportement humain, nous le détruisons en contractant d’autres relations, en nous comportant différemment. 

C’est nous et non pas une entité abstraite externe, implique Landauer, qui nous comportons d’une manière ou d’une autre, de manière orientée vers l’État ou la société, politiquement ou socialement. (NdT: attention ici, le politique est social et le social politique, la politique est liée au pouvoir tout comme le social… Il y a complémentarité et non pas antagonisme.)

L’ami de Landauer et son exécuteur testamentaire Martin Buber dans son essai “La société et l’État” commence son étude par une observation du sociologue américain Robert MacIver disant qu’ “identifier le social avec le politique c’est se rendre coupable de la plus grosse des confusions, qui empêche toute compréhension de la société et de l’état.” Il trace ensuite, au travers de philosophes comme Platon et Bertrand Russel, la confusion entre le politique et le social. Le principe politique, pour Buber, est caractérisé par le pouvoir, l’autorité, la hiérarchie, la domination. Le principe social, il le voit à chaque fois que des hommes se liguent entre eux en association fondée sur le besoin et l’intérêt communs. (NdT: à l’instar de Pierre Clastres, nous pensons que les deux principes sont liés au pouvoir et à la forme qu’il prend pour s’exercer, le pouvoir est inhérent à la société humaine et il ne s’exerce que de deux manières possibles: non-coercitive ou coercitive. Buber identifie la société au pouvoir non-coercitif et le politique au pouvoir coercitif, ce qui est réducteur. C’est plus complexe. Le politique gère le pouvoir et il peut donc être non-coercitif ou coercitif. Le pouvoir étatique depuis 5000 ans est intrinsèquement coercitif, quelque soit la forme mise en place… Le politique est un attribut de la société, dont le nœud gordien est le concept du pouvoir… Il n’y a pas de société sans pouvoir, tout est question de la forme qu’il prend par choix ou par contrainte…)

Qu’est-ce qui donne au principe politique son ascendance ? demande t’il. Et il répond en disant : “Le fait que chaque personne se sente menacée par les autres donne à l’État son pouvoir défini unificateur ; cela dépend de l’instinct d’auto-préservation de la société elle-même, la crise externe latente lui permet de garder la main dans les crises internes. Un état permanent de véritable, positive et créative paix entre les gens et les peuples diminuerait grandement la suprématie du principe politique sur le social.

Buber continue : “Toutes les formes de gouvernement ont ceci en commun : tous possèdent plus de pouvoir qu’il est nécessaire aux conditions données ; en fait, cet excès dans la capacité de prendre des dispositions est ce que nous comprenons en fait comme étant le pouvoir politique. La mesure de cet excès, qui ne peut bien entendu pas être précisément calculée, représente l’exacte différence entre administration et gouvernement.” Il appelle cet excès le “surplus politique” et observe que “sa justification dérive de l’instabilité externe et interne, de l’état latent de crise entre les nations et au sein de chaque nation.

Le principe politique est toujours plus fort que le principe social, ce en toute condition. Le résultat en est une diminution continuelle de la spontanéíté sociale. “Le conflit entre ces deux principes, domination et association libre comme les appelle Gierke, est un aspect permanent de la condition humaine. “Le mouvement d’opposition entre l’État et la société” dit Lorenz von Stein, “est le contenu de l’histoire totale de tous les peuples.” Comme le dit Kropotkine dans “Science moderne et anarchisme” : “A travers l’histoire de notre civilisation, deux traditions, deux tendances opposées, ont été en conflit : la tradition romaine et la tradition populaire, la tradition impériale et la tradition fédéraliste, la tradition autoritaire et la tradition libertaire.

Il y a une corrélation inverse entre les deux : La force de l’un est la faiblesse de l’autre. Si nous voulons renforcer la société, nous devons affaiblir l’État. Les totalitaires de tout poil comprennent cela, c’est pourquoi ils essaient invariablement de détruire ces institutions sociales qu’ils ne peuvent pas dominer. Avec les morceaux de métaphysique avec lesquels les politiciens et les philosophes l’ont enveloppé, l’état peut être défini comme un mécanisme politique utilisant la force et pour le sociologue, il est une des différentes formes de l’organisation sociale. Néanmoins, “il se distingue de toutes autres associations par son investissement exclusif avec le pouvoir final de coercition” (MacIver et Page: Society) Et contre qui ce pouvoir final est-il dirigé ? Il est dirigé contre l’ennemi extérieur, mais vise la société sujette du dedans.

C’est pourquoi Buber déclare que c’est le maintien de la crise latente externe qui permet à l’État de garder la main dans les crises internes. Est-ce une procédure consciente ? Est-ce parce que des barjots contrôlent l’État ? Ou est-ce une caractéristique fondamentale de l’État et de ses institutions ? C’est parce qu’elle tira cette conclusion finale lors de l’écriture de son essai “Réflexions sur la guerre”, que Simone Weill déclara : “La grande erreur de pratiquement toutes les études sur la guerre, une erreur dont furent victimes tous les socialistes, a été de considérer la guerre comme un épisode de la politique étrangère, alors qu’elle est essentiellement un acte de politique intérieure, et l’acte le plus atroce de tous.” De la même manière, Marx trouva que dans l’ère du capitalisme sans restriction, la concurrence entre les employeurs, ne connaissant pas d’autre arme que l’exploitation des travailleurs, fut transformée en une lutte de chaque employeur contre ses propres employés et de manière ultime de toute la classe des employeurs contre ceux qu’ils emploient, ainsi l’État utilise la guerre et la menace de la guerre comme d’une arme contre sa propre population. “Comme l’appareil dirigeant n’a pas d’autre façon de combattre l’ennemi qu’en envoyant ses soldats, requis et contraints, à leur mort, la guerre d’un état contre un autre se résout en une guerre de l’état et de son appareil militaire contre son propre peuple.

Cela n’en a bien sûr pas l’air, si vous faites partie de l’appareil dirigeant, calculant quelle proportion de la population vous pouvez vous permettre de perdre dans une guerre nucléaire, tout juste comme le font le gouvernement des Etats-Unis et tous les gouvernements des grandes puissances. Mais cela en a tout l’air si vous faites partie de cette population périssable, à moins que vous n’identifiez votre carcasse avec l’appareil d’état, comme des millions le font.

Au XIXème siècle, T.H. Green avoua que la guerre est l’expression de l’état “imparfait”, mais il avait tort. La guerre est la santé de l’État, c’est son “heure de gloire”, elle en exprime sa presque parfaite forme. C’est pourquoi l’affaiblissement de l’État, le développement progressif de ses imperfections est une nécessité sociale. Le renforcement d’autres loyautés, de points de focalisation alternatifs du pouvoir, de différents modes de comportement humain, est essentiel pour la survie. Au XXème siècle (NdT: et au XXIème siècle de surcroit), la volatilité, la désobéissance et la subversion sont les caractéristiques d’une citoyenneté responsable dans la société.

NdR71 : ceci fut le texte d’une conférence donnée à Oxford en 1962 !! Est-ce toujours possible aujourd’hui considérant ce qui est dit dans ce texte ? L’auteur serait-il aujourd’hui banni, harcelé et étiqueté de “complotiste” ?…

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Notre page “Anthropologie politique”

Notre page “Gustav Landauer et la société des sociétés”

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

BD_assembleedupeuple

Message en 3 images aux nazillons institutionnalisés, suppôts(itoires) patentés et larbins criminels de la dictature pseudo-vaccinale à injection OGM (Résistance 71 )

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 juillet 2021 by Résistance 71

6 juillet 2021

Vous œuvrez pour ça :

CovJaune

CoVax1

Mais l’humanité triomphera et s’émancipera très bientôt de vous et de votre système,
en attendant nous vous disons :

ATVFE1

Résistance 71

En format tract PDF à diffuser au grand large :

Tract-message-aux-nazillons-covidistes

De l’antagonisme à la complémentarité : Nietzsche et la tradition anarchiste 5ème partie

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 4 juillet 2021 by Résistance 71

FN1a

Friedrich Nietzsche 

Guy A. Aldred

Extrait du livre “I am not a man, I am dynamite, Friedrich Nietzsche and the anarchist tradition”, 2004

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Juillet 2021

2ème partie

1ère partie

3ème partie

4ème partie

5ème partie

La fascination exercée sur un toujours plus grand nombre de suiveurs par ce génie brillant bien que quelque peu imprévisible, Friedrich Nietzsche, sert à faire sortir non seulement plusieurs points d’attraction répulsion caractérisant sa philosophie de la révolte, mais aussi l’extension du fait qu’il ait été si mal compris. […]

L’instinct d’auto-préservation que tout le monde reconnaît comme étant la première loi de la nature est montrée par Nietzsche être la dernière loi de la morale. Entre le droit d’auto-assertion, intellectuellement exprimé et l’auto-réalisation sociale au service de tous, il ne trace aucune ligne de démarcation. Pour lui, ils sont un et identiques. L’indépendance absolue de toute autorité extérieure, l’être sans dieu ni maître, la souveraineté de “l’être” sur le “faire”, sont les défis qu’il lance aux médiocres qui souffrent eux-mêmes d’être les victimes du désordre légalisé. Il n’hésite pas non plus à attaquer les phases variées de l’expertisme. Avec lui, les droits prennent la place des devoirs, puisque pour le surhumain, la performance des devoirs sera le droit le plus haut.

Beaucoup ne comprennent pas l’essence de cette philosophie d’individualisme communiste, “l’égoïsme” nietzschéen a été confondu avec un individualisme spencérien décadent (NdT: d’Herbert Spencer, l’ex-anarchiste devenu darwiniste social et eugéniste au XIXème siècle). Tour à tour adepte de Schopenhauer, Wagner et Auguste Comte, Nietzsche fonda un système qui n’était pas tant une réaction contre les idées de ses anciens maîtres qu’un développement et une unification de leurs thèses respectives, et seulement opposées en apparence à leurs enseignements initiaux d’égoïsme philosophique et nirvanique. Où il y a une différence, celle-ci est plus de caractérielle qu’autre chose. Nietzsche a mis l’accent sur l’ultime détachement de l’être comme Schopenhauer, l’élévation de l’humanité est une partie toute aussi importante de son système comme ce le fut pour Comte, mais Nietzsche y apporta des caractéristiques de tempérament à soutenir une fois les deux systèmes réunis. En d’autres termes, essentiellement un enseignant religieux et apôtre de de l’iconoclasme, opposé au monde métaphysique érigé par des théologiens mais aussi par de nombreux scientifiques et philosophes, le système philosophique de Nietzsche était néanmoins fondé sur une conservation inconsciente des enseignements des philosophes auxquels son système était supposé s’opposer.

L’humain tel qu’on le connaît, avec son respect des conventions morales et contrôlé par des règles de conduite externes, était quelque chose qui devait être surmonté. Les espoirs de surnaturalité, qu’ils soient scientifiques, théologiques ou philosophiques, qui animent l’humain dans la phase de transition devaient être consignés dans le vortex de l’oubli. Le conseil du philosophe ou du scientifique à l’Homme de se préserver de la misère de ceux qui l’entourent en regardant le monde de l’art et de la science comme des aspirations élévatrices, le monde subjectif idéal, comme pacificateur des maux du monde objectif, était vu par Nietzsche comme une amélioration infime sur le paradis objectif du théologien. Ce n’est pas que Nietzsche réprouvait ce monde idéal subjectif, mais il voulait que tout homme se hisse à ce niveau, associé à une assertion de son individualité. Son système de pensée était basé sur une extension et une conservation des idéaux qui trouvèrent leur expression dans ce monde subjectif. Mais son égoïsme était à l’opposé de celui de tels philosophes. Ceux-ci demandaient aux hommes de faire avec leurs conditions de vie sordides, de continuer à être les esclaves des autres, aussi loin qu’ils pouvaient faire l’expérience des “réalités” de ce monde subjectif de l’idéalisme.

Mais Nietzsche ne pouvait voir de réalité dans cet idéalisme subjectif s’il était séparé de l’auto-assertion de l’individu ou opposé à son bien-être physique. Le scientifique qui faisait partie de cette école de philosophie séparait connaissance et vérité du bonheur de l’individu et voudrait vous voir ne pas croire en son être auto-contenu. Si Nietzsche embrasse le pessimisme de Schopenhauer, il insista néanmoins sur la réalité de l’être de l’homme. La vérité et la connaissance par conséquent, n’avaient de valeur que lorsqu’elles devenaient soumises à la réalité de l’être auto-contenu, seulement utiles dans la mesure où elles administraient la liberté individuelle contre l’oppression des autres ou par les autres.

Tous les chemins mènent à Rome et tous les aphorismes de Nietzsche mènent à une finalité, la supériorité du surhumain. Mais celle-ci demande un nouveau système social et est autant une régénération sociale qu’une avancée individuelle. tant que la domination de l’Homme sur l’Homme continue, le surhumain ne peut pas être. Le surhumain sera supérieur à l’humain car il sera placé de telle façon qu’il ne soit ni esclave ni maître. Libéré du désir et du pouvoir économique de domination, il ne sera ni dominateur ni dominé. Mais dans la mesure où une hérédité différente produit des traits différents, les spécificités de chacun varieront et ce manque d’officialité s’appellerait liberté, variété et génie conséquent. Car là où il y a liberté et variété, il y a aussi génie. Ainsi l’humain sera heureux indépendamment de canons de moralité extérieurs, servant ses semblables de manière si saine que rien ne sera vu comme “service”, bénéficiant le reste de ses semblables en simplement osant être lui-même. 

Telles sont la qualité et la grandeur de la philosophie propagée par Nietzsche, une philosophie qui rattache l’Homme à être vrai envers lui-même et de cesser d’être soit l’exploiteur ou l’exploité de la science, d’une industrie fourvoyée et d’un luxe bestial.

Pour ceux qui n’ont pas maîtrisé la pensée de Nietzsche, il est regardé comme cet individualiste décadent, mais pour ceux qui apprennent toujours, il est le héraut des plus hautes principes socialistes, le héraut de la révolte et de la liberté, le penseur profond qui réalisa que le socialisme doit inévitablement être identique à la liberté individuelle absolue. Ainsi, sa mémoire sera toujours chère à tous ceux qui, mariant l’éthique de la liberté de pensée avec une économie socialiste, affirme la combinaison “anarcho-communisme”, la fraternité de l’humanité qui dépend pour son bonheur du totalitarisme de personne. Et quel plus haut socialisme pourrait l’Homme avoir que celui qui leur demande en tout temps d’être eux-mêmes et de servir les hommes non pas à cause de pressions variées des circonstances, mais parce que de tels actes bénéficieraient la communauté d’un principe interne supérieur de l’être véritable ?

[Cet écrit est originellement apparu dans, “The Message of Nietzsche,” in Freedom, June 1907, and as the pamphlet Nietzsche—Apostle of Individualism (London: Bakunin Press, nd).]

Critique lucide et résistance… Enterrer le « mouvement » anarchiste de tous les réformismes…

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Une analyse intéressante et pertinente quand on y réfléchit bien. Nous pensons que le grand chambardement social ne peut se produire qu’avec un changement d’attitude envers les entités étatico-économiques, en les rejetant et en commençant dans le même temps notre propre relation et inter-connexion avec la capacité décisionnaire (le pouvoir) en nous la réappropriant sur le terrain, dans sa fonctionnalité quotidienne. La violence n’est pas une nécessité mais une mesure d’auto-défense et nous devons nous y préparer. Tout peuple opprimé par les instances étatiques est en état de légitime défense. Regardez simplement l’agression dont nous sommes les victimes au cours de cette “pandémie” COVID ayant amené des mesures dictatoriales de contrôle et l’injection d’un poison OGM aux populations. Nous sommes en état de légitime défense devant une attaque planétaire des populations. Où est la gogoche dans cette affaire, où sont les anarchistes dans cette affaire d’agression biologique où le génome humain est mis en danger immédiat ? De quoi la “Fédération Anarchiste” de tout pays débat-elle aujourd’hui ? De science vaudou du climat et de Lgébétisme… Halte aux leurres réformiste, scientifique et sociaux de l’auto-gestion de la merde étatico-capitaliste. Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir, y croire est une illusion mortelle et bien des “anarchistes” se sont laissés fourvoyer et ont cédé aux chants des sirènes du “progressisme” mortifère, dogme piloté par la même clique de criminels transnationaux au service d’un fascisme tout aussi transnational ! Il n’y a pas 50 lignes de conduite politique, la seule viable et durable est celle qui mettra à bas, une fois pour toute, l’État, la marchandise, l’argent et le salariat.
Le Kurde Barut secoue le cocotier ci-dessous et à juste titre, car tout le reste, à terme, n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

Enterrer le mouvement anarchiste

Barut

19 juin 2021

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

“Les crapaux bourgeois et les grenouilles prolétariennes se sont tenus par la main sur une base commune spirituelle, recevant pieusement la communion de la coupe de plomb contenant la liqueur visqueuse de ces mensonges sociaux que la démocratie leur offrait.”
— Renzo Novatore, Collected Works

“Les schizophrènes recherchent délibérément l’extrême limite du capitalisme : ils sont sa tendance inhérente amenée à sa pleine réalisation, son surplus de produit, son prolétariat et son ange exterminateur. Ils hâtent tous les codes et les transmetteurs des flots décodés du désir.”
— Deleuze and Guattari, Anti-Oedipus: Capitalism and Schizophrenia

Avec la connaissance acquise de la non-existence d’un mouvement anarchiste unifié sur le continent européen, je veux ici parler de mes observations des scènes de terrain anarchistes sur lesquelles j’ai été en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Turquie. Même avec toutes leurs différences, elles ont toutes trois choses en commun : une obsession “gauchiste” de la “véritable” démocratie, une conformité intra-communale idéologique et un auto-sacrifice au culte de la mort qu’est le progrès et son “progressisme”. Ceci n’est pas une critique en profondeur de leurs pratiques et idéologies, beaucoup l’ont bien mieux fait avant moi. Ma critique est celle de ce cri nihiliste dans la nuit noire depuis le ventre de la civilisation occidentale. Une explosion de merde brûlante jaillissant depuis les égouts contre les esprits industriellement aseptisés, contre les protections de la société et de ses valeurs et contre le culte du collectif.

D’abord, voyons la Turquie

La pensée anarchiste est d’abord apparue en Turquie dans les années 1980 au travers de la publication anarchiste “Karala”, quelques 100 ans trop tard si on fait abstraction des quelques anarchistes italiens et juifs qui ont vécu à Istanboul durant l’empire ottoman. Lorsque l’anarchisme est arrivé en Turquie, ce fut sous sa forme pacifiste. Après 40 ans en Turquie, il est demeuré dans sa forme originelle, un domaine culturel et esthétique qui n’est rien d’autre que quelques publications de magazines et de journaux. Même pas un loup sans crocs, mais plutôt un de ces bulldogs nains qui ont peur de leurs propres pets.

Un de mes amis anarchiste m’appelle et m’invite à déjeuner près de la place Taksim d’Istanboul. Nous nous asseyons à la terrasse d’un café dans une ruelle et faisons le point. Il me révèle qu’il a quitté le DAF (Action Anarchiste Révolutionnaire) parce qu’il y était harcelé et mis à l’écart pour remettre en question le fondateur et le groupe et de ne pas se conformer à la ligne directrice du groupe. Quelque chose de très bizarre ici n’est-il pas ? Une organisation anarchiste qui semble opérer de l’intérieur comme un parti d’avant-garde marxiste. Il me confie également que le fondateur du groupe a mis en place toute une série de règles non écrites et non dites pour que tout le monde s’habille de a même façon durant les manifestations et ne rien porter qui pourrait être vu comme subversif aux yeux et aux valeurs du public. J’ai eu besoin de voir ce cirque merdique de mes propres yeux.

Je me pointe à la manif planifiée suivante à laquelle participe le DAF pour voir tout ça en première main, et les voilà dans la rue avec leurs drapeaux noirs dans une formation qui a manifestement été répétée et déguisés dans leurs uniformes “anarchistes”, tout en noir avec une veste arborant le logo DAF et le “A” anarchiste. Ce front noir n’est manifestement pas destiné à former un Black Bloc mais est une forme d’esthétique et de présence symbolique qui à ce point ne va pas plus loin qu’un signalement de présence virtuelle. Après une marche et le chant de quelques slogans qui en appelaient aux instincts de ces moutons vêtus de noir, la police commença à attaquer et à arrêter des membres du DAF et autres personnes. Sans aucune surprise, personne ne résista, ni personne n’essaya même de libérer leurs soi-disant camarades des mains des poulets.

Qu’attendre de ces anarchistes dilettantes de l’inutile qui ne sont bons que pour des groupes de lecture et à gérer des “cafés anars” ? Serait-il même désirable d’avoir un “mouvement” anarchiste fort ? Mes observations de la scène anarchiste en Turquie ne pouvaient pas être plus éloignées de ma compréhension d’une anarchie dangereuse pour l’establishment, individualiste, sauvageonne et réslliente dans ses attaques contre le Leviathan malgré le fait de porter le pessimisme de mille Schopenhauer sur mes épaules. Ayant des nausées de cet anarchisme si civique et organisé, je prends le bus pour l’aéroport.

Envolons-nous pour le Royaume-Uni

Des plaines vertes aussi loin qu’on puisse voir, très rapidement contrastées par les bâtiments gris industriels qui se distinguent alors qu’on se rapproche de la ville qui fut jadis un grand centre d’emploi de la population. Ces zones industrielles qui continuent à hanter les anarchistes et les marxistes jusqu’à maintenant. Ils ne se sont jamais remis d’avoir perdu le pouvoir des syndicats durant les années Thatcher. Ce doux coussin fait de boulots syndiqués, de statut social et d’aides sociales qui fut retiré de dessous leurs culs.

La première des choses qui me choqua le plus fortement au sujet des anarchistes britanniques et que bon nombre d’entre eux ont pris part à l’électoralisme et à ce “militantisme de la base” sponsorisé par le parti travailliste (NdT: l’équivalent du PS français) et le parti écologiste des Verts ou toutes associations affiliées. La grande majorité de ces “anarchistes” auto-proclamés étaient encartés au parti travailliste et au caucus socialo-libertaire du “Black Rose”. On peut bien penser : qu’est-ce qui a merdé avec les anarchistes pour s’assimiler de la sorte dans la politique électoraliste, mais la réponse devint de plus en plus claire au fur et à mesure que j’observais l’approche générale qu’ils avaient de l’anarchisme. Ils avaient des bistots anarchistes, toute une litanie de journaux et publications anarchistes donnant la parole à toute une série d’universitaires anarchistes avec leur opinion de Docteur en Philosophie et plein de magasins de bouquins anarchistes où, bien sûr, VOLER EST INTERDIT.

Fondamentalement, l’anarchisme au Royaume-Uni est devenu un business et pour ceux qui essaient toujours de maintenir ce côté révolutionnaire, ils sont en voie de disparition. Le mode d’action anarchiste le plus commun en GB est celui d’un sujet du Leviathan qui trouve des voies alternatives pour affirmer ses désirs, le plus souvent sous la forme d’une sous-culture et au travers de l’assimilation dans le complexe activiste industriel. Le désir sauvageon coule et déborde du lit de la rivière moulé par la machine techno-capitaliste pour le contrôle violent de la société de manière brutale. Résultat des courses, on me trouva quelque peu antagonisant, agressif et subversif par les moutons bien apprivoisés et neurasthéniques qui détestaient tout type de véritable conflit avec la société. Et cette réaction ne fut pas seulement celle des “aventuriers politiques” des travaillistes Black Rose, mais aussi par les coupeurs de biscuits de la Fédération Anarchiste et les fossiles syndicalistes du SolFed IWA (Solidarity Federation International Workers’ Association).

La station terminus est la fin de la course à la mort du techno-capitalisme industriel sponsorisé par le Leviathan. Plus désillusionné encore par les autres anarchistes et mon (notre) futur, je m’en fus de cette île déserte.

Je pourrais remplir cet article de toute une litanie de succursales anarcho-communistes et anarcho-syndicalistes présentes au Royaume-Uni qui pêchent toutes dans le même petit étang pour gonfler leur nombre afin de mener à bien cette grève générale et cette révolution qui ne viennent jamais. Tire la sonnette d’alarme et sort du train Wobbly ! (NdT: Wobbly est le surnom donné aux syndicalistes de l’IWA ou Industrial Workers Association)

Finalement, l’Allemagne

Le climat politique en Allemagne est vraiment mitigé et cela s’étend également aux sphères anarchistes. Comme en GB, en dehors des classiques anarcho-communistes et anarcho-syndicalistes, il y a un bon nombre d’anarchistes auto-proclamés qui participent à l’électoralisme et ont une croyance indéfectible en la “véritable démocratie”, il y a même quelques “anarchistes” qui s’identifient comme “anti-deutsch” dont la politique émergeant d’un sentiment de culpabilité national (parce que la plupart de leurs grands-parents furent responsables activement ou passivement de l’holocauste) résulte dans le soutien du colonialisme sioniste et de l’état d’apartheid qu’est Israël. Ce dernier type “d’anarchistes” étant indéniablement des fascistes suprémacistes blancs et représentent la susceptibilité idéologique de la politique de gauche et son appel à la simplification superficielle opérant au travers de l’exploitation et la création d’une culpabilité.

J’ai eu un bon nombre de discussions qui ont tourné vinaigre et hostiles avec des anarchistes d’autres arômes, qui ont le goût de pourriture pour moi et qui n’ont pas apprécié mon aspect iconoclaste, individualiste et mes sentiments anti-civilisationnels et quelque peu nihilistes. Pour eux, je n’étais qu’un désillusionné de plus, aigri et en mal de style de vie. Les anarchistes que j’ai eu la mauvaise chance de rencontrer lors du jour de la manifestation internationale du travail de Berlin, me dirent de ne pas antagoniser la police sans raison parce que “cela mettait un surplus de risque sur les personnes de couleur”.

Bien entendu, ces idiots ne savaient pas que j’étais moi-même kurde et turc. Quelque chose doit être dit au sujet des blancs dont l’alliance politique mêlée avec la politique identitaire dépend de la mise en valeur des “gens de couleur” comme moi pour auto-discipliner le mouvement anarchiste et pour désamorcer ce désir sauvage, de faire le boulot de l’État et d’Œdipe. J’emmerde votre alliance, je n’en veux pas ! Je n’en ai pas non plus besoin ! Si vous voulez vraiment aider, devenez mes complices criminels. Foutons le feu à la police 1 Engageons-nous dans une orgie de vol et offrons-nous et aux autres un petit coin de décadence ! Dansons sur les ruines de cette saloperie de Leviathan tous ensemble !

Depuis bien trop longtemps le mouvement anarchiste a essayé d’exister sur ses vieux chemins emmêlé dans les mêmes discours et les mêmes formalités. Il est grand temps de jeter la vieille bête dans le fossé. Construire des organisations et recruter des membres au sein de la “société civile” et essayer de faire de l’anarchie un produit de marketing comme étant normal et inoffensif  à la vie civilisée. Il n’y a rien d’attirant dans le tumulte de l’entropie de l’anarchie pour l’esprit domestiqué. Si les moutons affirment être anarchistes, ce n’est que dans le sens où ils voudraient juste utiliser la démocratie directe pour continuer à vivre comme du bétail en gérant coopérativement leur propre massacre. (NdT: en auto-gérant la merdasse du capital dans un réformisme sans cesse renouvelé et par essence inepte…)

Je ne facilite pas ma propre mise en esclavage et mon propre massacre. Je ne veux pas être accepté et assimilé dans le mouvement civil anarchiste qui essaie d’en appeler à la société comme un gamin essaie de plaire à son père, mendiant amour et reconnaissance. Mon désir sauvage est schizophrène, il ne reconnait pas la loi du père, la loi de l’État, ni les lois de la société. Mon nihilisme anti-politique me met en opposition directe avec la société et ses grands prêtres quelque soit mon choix. La couleur de ma peau est un assemblage explosif avec ma nature de confrontation  et est vue dans le cœur de l’empire ni plus ni moins que comme une menace. Je n’ai aucune confiance dans le mouvement anarchiste, son but de démocratie et de révolution ainsi que du corps d’organisations et d’individus qui le compose. En ces temps actuels, seul un pessimisme abyssal envers le mouvement anarchiste peut être la réaction de quiconque en porte-à-faux avec les rouages broyeurs du Leviathan.

SEULE LA FORCE PULSATRICE DU MOI TOUT-PUISSANT,
ET NON UN PARI PLACÉ SUR UNE DELIVRANCE BIBLIQUE.
L’ANARCHIE EST MAINTENANT OU JAMAIS !
NE LE VOYEZ-VOUS PAS ?
LA SERENITE D’UN NIHILISTE HILARE,
LES LARMES DE JOIE A SA CONTEMPLATION
TOUT
BRULE.
LE VOYEZ-VOUS ?
PAS JUSTE LE VOIR, JE PEUX LE SENTIR,
LE SOUFRE,
ET ENTENDRE LE SON DE MON RIRE SI AIGU.

— Barut, 2021

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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A bas l’État, la marchandise, l’argent et le salariat !

En 2011, des anarchistes analysaient et conseillaient fraternellement le mouvement Occupy Wall Street… Toujours valide 10 ans plus tard ! (CrimethInc)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 27 juin 2021 by Résistance 71

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Cette lettre / analyse aux participants du mouvement “Occupy Wall Street” (OWS) a été écrite il y a 10 ans, observons sa justesse non seulement concernant le mouvement OWS, mais aussi concernant bien des mouvements sociaux s’étant tenus ces 10 dernières années, y compris celui du mouvement des Gilets Jaunes en France de 2018 à 2020. Il est important de réfléchir et d’analyser rétrospectivement si nous ne voulons pas commettre les mêmes erreurs encore et toujours… Albert Einstein avait déjà défini la “folie” comme étant la répétition d’erreurs tout en en attendant un résultat différent..
De fait, le mouvement OWS, bien qu’ayant eu de grands moments, s’est étiolé mais a surtout succombé (par infiltration ? sûrement mais pas que…) au réformisme, s’est perdu dans les méandres du blablatage futile et stérile. Il n’a pas tenu la route parce qu’il a succombé aux vieux démons de la conciliation et de cette idéologie perverse et neutralisante de la “réforme au sein du système”.
Il est essentiel pour tous les résistants de comprendre, afin de faire table rase sur toute supposée différence “idéologique”, et qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir. A partir de là, penser et agir hors du “moule” devient seconde nature, de fait, notre nature profonde qui remonte à la surface, libérée du fatras de l’ineptie idéologique qui la musèle depuis quelques 5000 ans…
Inutile de dire que ce texte d’anarchistes yankees résonnent particulièrement juste à nos oreilles, car regardons autour de nous, nous y sommes toujours et il est temps de comprendre et d’avancer sur le chemin définitif et radical de notre émancipation finale.
Qu’on se le dise et agissons en accord avec notre pensée critique individuelle et collective.

Dans l’esprit de Cheval Fou

~ Résistance 71 ~

Lettre ouverte d’anarchistes aux Occupants du mouvement Occupy Wall Street (OWS)

CrimethInc

Octobre 2011

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Juin 2021

Soutien et solidarité ! Nous sommes inspirés par cette occupation de Wall Street et ailleurs dans le pays. Enfin, les gens prennent la rue de nouveau ! Le momentum autour de ces actions a le potentiel de raviver la protestation et la résistance dans ce pays. Nous espérons que ces occupations vont augmenter à la fois en nombre et en substance et nous ferons de notre mieux pour y contribuer.

Pourquoi devez-vous nous écouter ? Brièvement, parce que nous avons une longue pratique de tout cela. Nous avons passé des décennies en lutte contre le capitalisme, à organiser diverses occupations et à prendre des décisions par consensus. Si ce nouveau mouvement n’apprend pas des erreurs de ceux qui l’ont précédé, nous courrons le grand risque de les répéter. Nous avons résumé ici quelques-unes des leçons durement apprises…

Occuper n’est en rien nouveau. La terre sur laquelle nous nous trouvons en ce moment même est déjà un territoire occupé. Les Etats-Unis furent fondés sur l’extermination des peuples indigènes vivant ici préalablement et sur la colonisation de leurs terres qui leur furent volées et ceci sans même mentionner les siècles d’esclavages et d’exploitation. Pour qu’une contre-occupation ait un sens, elle doit commencer avec cette histoire. Mieux encore, elle devrait embrasser l’histoire de la résistance s’étendant et incluant l’auto-défense des peuples indigènes et les révoltes d’esclaves en passant pas les divers mouvements de travailleurs et de révolte anti-guerre et ce jusqu’au mouvement bien plus récent anti-mondialiste.

Les fameux “99%” ne sont pas un seul corps social, mais plusieurs. Quelques occupants ont présenté un narratif dans lequel les “99%” sont caractérisés en tant que masse homogène. Les visages qui semblent vouloir représenter les “gens ordinaires” ressemblent de manière souvent suspicieuse à ces citoyens de la classe moyenne blanche et bien-pensante qu’on a l’habitude de voir dans les programmes de télévision, alors même que ceux-ci ne sont qu’une minorité de la population générale.

C’est une erreur que de balayer d’un revers de la main notre diversité. Tout le monde ne se réveille pas aux injustices du capitalisme pour la première fois maintenant, certains segments de la population ont été ciblés par la structure du pouvoir pendant des années voire des générations. Les employés de la classe moyenne qui commencent à perdre maintenant leur standing social peuvent beaucoup apprendre de ceux qui ont été la cible incessante de cette injustice depuis bien bien plus longtemps.

Le problème n’est pas qu’il y a juste “quelques moutons noirs” La crise n’est pas le résultat de l’égoïsme de quelques investisseurs banquiers ; elle est l’inévitable conséquence d’un système économique qui récompense à outrance la concurrence sauvage, ce à quelque niveau que ce soit de la société. Le capitalisme n’est pas un mode de production et de vie statique mais un processus dynamique qui carbonise tout sur son passage, transformant, réifiant le monde pour plus de profit et plus de chaos. Maintenant que tout a été mis dans la chaudière, le système s’effondre, laissant même ses anciens bénéficiaires de la classe moyenne sur le carreau. La réponse à ceci n’est pas de revenir à une étape précédente du capitalisme, de revenir au standard or, par exemple, car non seulement ceci est impossible, mais ces étapes précédentes n’ont pas non plus profité aux “99%”. Pour sortir de ce merdier (sic), nous allons devoir redécouvrir d’autres façons d’interagir entre nous et avec le monde qui nous entoure (NdT: ce que disait exactement Gustav Landauer…)

On ne peut pas avoir confiance en la police Ce sont peut-être aussi des “travailleurs ordinaires”, mais leur boulot est de protéger les intérêts de la classe dirigeante. Aussi loin qu’ils demeurent employés comme fonctionnaires de police, nous ne pouvons en rien compter sur eux, aussi sympas peuvent-ils être parfois. Les occupants qui ne savent pas déjà cela vont l’apprendre très bientôt à leurs dépends dès qu’ils menaceront les déséquilibres de richesse et de pouvoir sur lesquels notre société est fondamentalement ancrée. Quiconque pense et insiste sur le fait que la police existe pour protéger et servir le peuple a probablement vécu une vie de privilégié(e), ou une vie d’obéissance crasse.

Ne fétichisez pas l’obéissance à la loi. Les lois ne servent qu’à protéger les privilèges des riches et des puissants, leur obéir n’est en rien nécessairement moralement correct, cela peut être même bien immoral. L’esclavage était légal. Les nazis avaient des lois. Nous devons développer la force de conscience pour faire ce que nous savons être le meilleur et ce en dépit des lois.

Pour avoir une diversité de participants, un mouvement doit faire de la place à une diversité de tactiques. C’est reposant et auto-gratifiant de penser savoir comment chacun devrait agir dans la poursuite d’un monde meilleur. Dénoncer les autres ne fait que renforcer les autorités dans la délégitimisation, la division et la destruction du mouvement dans sa totalité. La critique et le débat propulse un mouvement vers l’avant, tandis que la lutte d’influence le handicape. Le but ne devrait pas être de forcer tout le monde à adopter les mêmes tactiques, mais de découvrir comment des approches différentes peuvent être mutuellement bénéficiaires.

N’assumez pas systématiquement que ceux qui enfreignent la loi et combattent physiquement la police sont des agents provocateurs. Bien des gens ont bien des raisons d’être particulièrement en colère. Pas tout le monde s’est résigné à un pacifisme légaliste ; certaines personnes savent encore comment rester debout. La violence policière n’est pas seulement faite pour nous provoquer, elle est faite pour nous faire mal, pour nous blesser et pour nous terroriser à demeurer inactif. Dans ce contexte, l’auto-défense est essentielle.

Assumer que ceux qui sont en ligne de front des clashes avec les autorités sont systématiquement des collaborateurs de celles-ci n’est pas seulement illogique, mais cela délégitimise l’esprit qui doit être présent pour défier le statu quo (oligarchique) et cela décourage quelque peu ceux qui sont préparés à le faire. Cette allégation est assez typique de gens privilégiés à qui on a enseigné de faire confiance aux autorités et de craindre tous ceux qui leur désobéissent.

Aucun gouvernement, c’est à dire aucun pouvoir centralisé, ne va jamais mettre les besoins du commun des gens devant les besoins des puissants. Il est bien naïf de croire en cela. Le centre de gravité de ce mouvement (OWS) doit être notre liberté et notre autonomie et l’entraide que celles-ci peuvent générer et maintenir et non pas le sempiternel désir d’un pouvoir centralisé “responsable et responsabilisé”. Cela n’a jamais au grand jamais existé ; même en 1789, les révolutionnaires présidaient sur une “démocratie” à esclaves, sans mentionner le clivage riche-pauvre.

Ceci veut clairement dire qu’il ne s’agit pas simplement de faire des demandes à nos dirigeants, mais de construire un tel pouvoir qui nous permettra de réaliser dans les faits nos propres demandes par nous-mêmes. Si nous le faisons de manière efficace,  les puissants devront prendre nos demandes très très sérieusement, ne serait-ce que pour conserver notre attention. Nous ne pouvons faire levier sur la situation que si nous développons notre propre force.

Ainsi, un bon nombre de mouvements passés ont appris de la manière dure qu’établir sa propre bureaucratie, si “démocratique” se voulait-elle, n’a fait que diminuer et handicaper leurs objectifs originaux. Nous ne devons pas donner l’autorité à de nouveaux “leaders”, ni même de nouvelles structures de prises de décisions ; mais nous devons trouver le moyen de défendre et d’étendre toujours plus notre liberté toute en abolissant les inégalités qu’on nous a forcé à admettre et à suivre.

Les occupations vont grandir des actions que nous entreprenons. 

Nous ne sommes pas juste là pour “dire la vérité au pouvoir”, quand nous ne faisons que parler, les riches et les puissants font la sourde oreille. Donnons de l’espace à des initiatives autonomes et organisons l’action directe, celle qui confronte la source même des inégalités et des injustices sociales.

Merci de lire, de planifier et d’agir. Que vos rêves se réalisent.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Recadrage

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 juin 2021 by Résistance 71

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Mission : Réhabilitation des chauve-souris…

Recadrage

Résistance  71

23 juin 2021

L’évolution de la “crise sanitaire” liée à la maladie induite par le virus de laboratoire SRAS-CoV-2 nous a amené ces derniers temps à relayer un bon nombre d’informations aidant à comprendre non seulement la supercherie et la fabrication, la planification de cette crise par l’oligarchie, mais aussi son niveau de criminalité en tant qu’”expérience” génétique planétaire au moyen des injections chimériques “vendues” au public comme “vaccins anti-COVID19”.

Dès mars 2020, nous avions traduit et relayé l’information documentée que ce virus du SRAS-CoV-2 a de fait été fabriqué dans le laboratoire de l’université de Caroline du Nord aux Etats-Unis entre 2006 et 2015, puis récupéré par le Pentagone pour en faire une arme biologique dans ses labos militaires. Ceci n’exclut en rien que d’autres labos aient pu travailler de concert ou indépendamment sur ce même virus initialement issus des chauve-souris, comme cela a été suggéré par ailleurs. Nous avons créé par la suite sur le blog une page au libellé sans équivoque : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”, que nous mettons à jour régulièrement au fil de nos traductions et publications.

Depuis plus d’un an, nous faisons partie de ceux qui dénoncent sans relâche cette infamie planétaire eugéniste qu’est cette “pandémie” fabriquée de toute pièce pour générer la peur du public et son acceptation des moyens de contrôle dictatoriaux mis en place, moyens qui culminent depuis quelques mois avec une campagne de pseudo-vaccination planétaire avec une substance transgénique toxique injectable qui a non seulement déjà occasionné des dizaines de milliers de mort dans le monde, mais en a handicapé des centaines de milliers d’autres et certainement bien plus à venir. Le but final de l’opération est cette “Grande Réinitialisation” prônée par le Forum Economique Mondial, structure exécutrice du décisionnaire oligarchique planétaire, un Nouvel Ordre Mondial revampé sauce fin du capitalisme.

Si l’info vitale fut mise sous le boisseau très vite durant la crise grâce à la complicité des merdias qui, sur ordre, censurèrent l’information sur l’origine du virus, les traitements simples et efficaces existant, et les véritables chiffres bien en-deça de ce qui fut annoncé, et entretinrent la peur du public en complète coordination avec les instances étatico-capiltalistes en place et firent une propagande éhontée de l’agenda, du “remède miracle” que serait le “vaccin”, permettant d’empoisonner des centaines de millions de personnes à court, moyen et long termes tout en permettant à Big Pharma de s’en foutre une fois de plus plein les poches au passage ; l’info a fini par émerger via le canal des médias alternatifs pour atteindre aujourd’hui un niveau de diffusion tel, qu’il n’est plus possible pour les criminels aux manettes de l’étouffer, ce qui les amène à entrer en mode de “contrôle des dégâts” et du “sauve qui peut”.

L’acharnement sans précédent dont est victime le peuple de France au sein de cette crise, n’a de raison que la velléité oligarchique transnationale de briser ce “Gaulois Réfractaire”, communard dans l’âme, pour mieux faire passer la pilule dictatoriale au vieux continent. Mais une fois de plus, pas à pas, le Communard qui sommeille en chacun de nous, gens du peuple, s’éveille et commence à réaliser l’ampleur de la supercherie dont il a été et est toujours la victime. Sanction immédiate anti-système : 68% d’abstention des inscrits aux dernières élections régionales, c’est à dire pas loin de 80% de la population en âge de déléguer son pouvoir aux criminels patentés et institutionnalisés, avec une moyenne de 85% d’abstention dans la tranche d’âge 18-34 ans, superbe jeune génération qui commence à rejeter en masse la falsification “républicaine” et “démocratique” de la dictature marchande en mouvement. Ces chiffres sont rassurants et montrent aussi que la peur est en train de changer de camp, les larbins privilégiés font dans leur froc et savent maintenant que la fin est proche. L’Illusion démocratique n’agit plus, le charme est rompu, le ressort est cassé et c’est tant mieux, il est plus que grand temps ajouterions-nous. Nous devons donc concrétiser l’avancée des consciences vers une reprise en main du pouvoir, c’est à dire de la capacité de décider et de mettre en œuvre la construction et le développement de notre société selon le seul critère juste et valide, celui de la satisfaction du bien commun, du bien-être de tous dans une société harmonieusement connectée avec la Nature et ses lois fondamentales, dont celle du “plus fort” érigée en dogme incontournable depuis des siècles, ne fait évidemment pas partie. Qui mieux que nous-mêmes peut y parvenir ?…

Pour ce faire, nous devons individuellement d’abord puis par rayonnement collectif, comprendre qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir, tant celui-ci ne peut perdurer que sur la base de la division, de la supercherie, du mensonge et de la falsification à outrance et artificiellement induits. A partir de là nous devons analyser critiquement notre réalité afin de pouvoir agir sur elle et la changer radicalement, c’est à dire en retournant à la racine des choses, qui est la seule question du pouvoir.

Nous devons donc opérer un recadrage de notre réflexion et de notre action, qui toutes deux doivent provenir d’une pensée et analyse critiques de notre réalité politico-sociale et mener à une action directe individuelle et collective tout aussi critique et décisive pour que triomphe enfin le bien commun dans son écrin de la société des sociétés.

Tout part de l’individu, de sa volonté de dire NON ! de penser et d’interagir avec ses semblables, s’unifiant pour ignorer la supercherie ambiante et agissant ensemble pour cette transformation décisive de la société en une entité organique symbiotique viable et durable, utilisant la complémentarité de notre diversité comme ciment social.

Pour l’heure, nous avons donc décidé de recadrer notre action et de retourner à notre fonction pédagogique initiale, celle de mettre à la disposition du plus grand nombre possible, quelques outils de réflexion critique politique et sociale permettant d’ouvrir quelques portes vers notre humanité enfin réalisée, bref, nous retournons aux fondamentaux. Nous ne relaierons dorénavant que des infos vraiment décisives sur la situation de la pandémie COVID fabriquée et nous recentrerons nos publications sur la compréhension critique de notre monde afin que les solutions hors système étatique et marchand puissent pas à pas émerger et être embrasser par le plus grand nombre agissant.

Ce n’est pas d’un “vaccin” dont nous avons besoin contre ce monde toxique en tout point, mais d’un antidote… et tout comme l’hydroxychloroquine… Il existe !

Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

= = =

Un avant goût ci-dessous et toujours plus à venir :

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Commune_1871-2021
… de notre humanité enfin réalisée !