Discuter deux textes politiques complémentaires

 

Cette page sert de plateforme aux commentaires des lecteurs sur deux textes mis en parallèle pour leur certaine complémentarité ; le premier est notre « Manifeste pour la société des sociétés », publié en octobre 2017 et le second est « Un monde sans argent: le communisme », publié par un collectif sous forme d’une trilogie compilée en un document, en 1975-76 et récemment republié par le Web Magazine des 7 du Québec et son éditeur Robert Bibeau (cliquez ici pour aller sur le texte en version html sur les 7 du Québec).

Voici ce qu’en dit Robert:

« Le webmagazine Les7duQuebec.com est heureux de vous offrir ce texte en exclusivité en français.  Écrit en 1975-1976 par un collectif inconnu, il présente une vision très contemporaine de ce que pourrait être le mode de production communiste moderne. L’exercice « utopiste » auquel se livre le collectif l’amène à confronter la plupart des concepts politiques et économiques du marxisme, pour lesquels ils proposent parfois des mises à jour très salutaires. Sectaires et dogmatiques s’abstenir. Un volume très intéressant et une belle contribution au débat prolétarien contemporain. N’hésitez pas à nous faire connaître vos réactions en zone « Commentaires ».  Excellente lecture.  Robert Bibeau. Éditeur »

Nous pensons que ce texte est intéressant dans sa dynamique pratique et constitue ainsi une sorte de continuité des propos plus généraux liés à l’historicité, l’analyse et les conclusions de notre vision synthétique de la société humaine fourvoyée depuis des millénaires et que nous vous avions livrés l’an dernier avec notre « manifeste », qui est depuis passé #1 des téléchargements pdf de ce blog.

Voici donc ces deux textes ici réunis sur cette page, en version pdf, pour lecture et discussions ouverte. Merci de votre participation qui fera sans aucun doute avancer la réflexion sur le potentiel de l’avenir de la société humaine. Il va de soit qu’il est impératif de LIRE ces deux textes avant de commenter. Comme en tout, faut faire ses devoirs avant de participer.

Manifeste pour la societe des societes

Un monde sans argent: le communisme

 

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9 Réponses to “Discuter deux textes politiques complémentaires”

  1. […] vous soumettons ce texte pour lecture et commentaires. Nous avons créé une page spéciale qui met ce texte et notre manifeste côte à côte pour lecture, diffusion et pour analyse et […]

  2. […] changement radical de paradigme politique pour le bien commun de toutes et tous. Nous allons créer une page spéciale pour ce faire en collaboration avec le blog des 7 du Québec et son éditeur Robert Bibeau, qui a […]

  3. À la suite de la lecture des deux ouvrages proposés je constate que l’un des écueils importants (pas le seul mais l’un des..) est le vocabulaire
    Ainsi dans le manifeste plusieurs termes ne sont pas définis alors que d’autres sont soi-disant définis mais la définition me semble totologique comme le mot SOCIÉTÉ, autres termes l’État, le politique, l’économique, le pouvoir, dominant, dominé, mécanismes sociaux, échange versus commerce, le pouvoir sort du corps social ???
    je reviens plus tard sur ce commentaire.
    Robert

    • Merci Robert. Oui, vrai dans un sens, on n’a pas voulu écrire un pavé de 500 pages, la bibliographie répond à ces questions. Le manifeste est un condensé, une synthèse de ce qui existe, on n’a rien inventé, on a condensé et relié certains points entre eux pour en tirer une conclusion qui s’impose d’elle-même en voyant les choses sous cet angle. Il est important de lire en parallèle ce qui nous a mené à formuler le manifeste, c’est le but de la biblio de fin qui n’est pas exhaustive, mais très utile.
      Quand tu prends le « Manifeste du parti communiste  » de Marx et Engels par exemple, il a fallu attendre une note de bas de page d’Engels dans l’édition anglaise de 1888, c’est à dire 40 ans après l’édition originale pour avoir une relative définition de « bourgeoisie » et de « prolétariat ». Il est bien évident que Marx et Engels les avaient définis de leur point de vue dans d’autres écrits. Le but d’un « manifeste » n’est pas de disserter et de tout expliquer en détail, nous l’avons stipulé en avant-propos. Nous avons défini « communément » le mot société au début pour ne pas compliquer inutilement les choses.
      Tu remarqueras aussi qu’il n’y a pas de « citations », pas de références d’auteurs, qu’à part les mots communs d’état et l’expression « ´étatico-capitaliste », il n’y a pas de références plus avant au politique ou économique, les mots « anarchie » ou « anarchisme » ne sont pas mentionnés. Les quelques mots en ~isme » mentionnés comme « féodalisme » ou « christianisme » ne le sont qu’à des fins narratives.
      Aussi, nous pensons avoir peut-être résolu avec ce manifeste, l’aporie à laquelle était arrivée Pierre Clastres dans son travail juste avant sa mort, aporie concernant le rapport entre la société, l’état et la violence organisée ultime qu’est la guerre. Ce n’est pas à nous d’en juger, c’est pourquoi nous ne l’avons mentionné nulle part, ce serait par trop arrogant n’est-il pas ? Mais peut-être qu’un jour, ce texte tombera dans les mains de quelque anthropologue politique éclairé (clastrien, sahlinien), qui sait ?.
      Rien ne se passera en ce sens tant que le manifeste n’est pas traduit en anglais parce que quoi qu’on en dise, c’est de et par l’anglais que de nos jours les choses finissent par bouger. La traduction n’est pas un problème en soi pour nous, ce qui l’est est un bon editing et les gens que nous connaissons en ce domaine n’ont pas le temps et ce sera un long processus, car autant nous voulons donner ce texte à lire, l’effort à y mettre pour sa publication doit aussi être gratuit. 😉 C’est chose faite en français, c’est plus compliqué en anglais dans des délais raisonnables, mais on persévère.

  4. test pour voir si ca marche cette fois

  5. Ayant lu votre manifeste c’est à la fin que j’ai compris ce qui nous oppose « consubtantiellement » non pas en tant que personne mais en tant que militants. Ainsi, je prends un exemple parmi d’autres : vous écrivez page 61 que l’espèce humaine a un jour au cours de son évolution – emprunté le mauvais tournant sur le chemin de l’évolution !!!!????
    Pour moi matérialiste – dialectique – c’est une aberration intellectuelle – un non sens scientifique que de poser un tel postulat.
    Ce serait comme faire grief à la nature d’avoir engendré des mammifères après après avoir privilégiée les ovipares. Ou encore critiquer la nature de ne pas nous avoir développer avec trois yeux plutôt que deux et de proposer de retourner à l’embranchement pour prendre cette fois le bon tournant.
    Bref, je me retrouve comme discutant avec des créationnistes sauf que ces gens font grief aux autres humains de ne pas se résigner au sorts décidés par Dieu – alors que vous vous dites – reprenons le travail de Dieu qui a été baclé – refaisons l’histoire à l’envers = futile = inutile = impossible

    Dire que l’évolution a pris le mauvais embranchement c’est poser un jugement MORAL – ÉTHIQUE – SUR un phénomène – un processus évolutif nécessaire totalement hors morale – hors norme – hors valeur – une contingence.

  6. Je termine.
    Pour ma part je considère que l’évolution des sociétés humaines (je ne parle pas ici de l’animal Homme mais de la superstructure social dont il s’est dotée socialement en tant qu’adaptation à son évolution) a suivi une évolution sur laquelle il n’y a rien à dire en mal ou en bien – ce fut ce que ce fut par nécessité. Et inutile de regretter et admettons que l’on ne peut retourner en arrière car les conditions sont aujourd’hui très différentes.
    Ce qui est impératif dans nos débats c’est de faire le BON constat de OU nous en sommes collectivement – socialement
    Qu’est-ce qui ne va pas socialement (ici la réponse ne peut être qu’en fonction des buts visés – vous me direz quels sont les buts que vous visez – vos objectifs fondamentaux )
    Et comment pourrions-nous intervenir sur l’évolution pour influer – accélérer peut-être (je n’en suis pas certain) – sur l’évolution de l’espèce humaine et que l’on sorte collectivement de ce merdier dans lequel à l’évidence nous pateaugeons

    Pourquoi dis-je que nous pateaugeons dans un merdier ? Il y a une réponse morale à cette question – donc subjective – idéaliste – moralisatrice du bien et du mal — et il y a une réponse scientifique – matérialiste dialectique

    J’ai choisi la seconde option.

    Merci de votre infinie patience

    • Merci Robert,
      C’est marrant ce que tu dis là parce qu’à chaque fois que nous discutons avec un marxiste, on prend les paris pour savoir à partir de quand va t’il/elle commencé à prêcher son catéchisme reconnaissable par ses mots clefs comme « forces productives », « rapport/mode de production », « superstructure, infrastructure », « matérialisme », « dialectique » et bien sûr l’œuf, jambon fromage du genre le « matérialisme dialectique » et sa pseudo-science… 😉
      On est là en pleine religion… Pourquoi ? Parce que le « matérialisme dialectique » inventé par Marx et Engels n’est pas une « science », ils l’ont voulu comme tel, certes, cela ne veut en rien dire qu’il en soit une. Aucune découverte scientifique n’a été faite au moyen de la méthode « dialectique », pas en mathématique, pas en physique, pas en chimie, pas en biologie, pas en géographie, pas en géologie, etc. La seule méthode scientifique est celle de l’induction-déduction. En conséquence le « matérialisme dialectique » marxiste n’est pas une science, c’est une approche, une hypothèse sur un processus de devenir ; une réflexion sur l’économie politique, pointue dans ce qu’elle s’applique à l’explication de ce qu’est le « capital » et comment il interagit avec la société humaine. Il est très spécifique à un domaine particulier a un temps donné de l’histoire: celui de l’économie politique (phénomène induit, propre à l’humain et en rien universel) et de sa critique. Il ne peut pas tout expliquer.
      L' »économie » n’est pas une « science », n’en déplaise à Marx et à toute la clique d’universitaires modernes qui gagnent leur pain avec ces fadaises. L’économie est une invention humaine, n’a rien d’universel et peut disparaître du jour au lendemain. Tout ce qui est fait par l’Homme peut être défait par celui-ci. Ce que Marx a fait, car il n’a bien entendu pas dit que des conneries… c’est une approche analytique et critique de la société humaine à un temps donné et essayant de comprendre ce qui s’était passé avant tout en projetant ses postulats dans le futur. Il l’a fait en se trompant et en tordant le bras de la réalité sociale pour faire correspondre le cursus avec ses conclusions… nuance…
      Ceci devrait rétablir un certain équilibre dans le propos et aussi montrer que le catéchisme est bel et bien dans le camp marxiste également.
      Pour ce que nous disons dans le manifeste: quand nous disons que « l’humanité a emprunté le mauvais tournant », nous ne portons en rien un « jugement moral », tout au mieux nous faisons état d’une erreur.
      Si on te dit: 2 + 2 = 5 et que tu nous dit « non, ça fait 4″… Fais-tu un jugement moral ? Ta démarche est-elle religieuse ? Nous ne faisons que relever un problème avéré et avons déterminé son origine. Auparavant en p25, nous avons mentionné la « ruse de la raison », concept hégélien que Marx n’aurait sans doute pas renié, p35 nous mentionnons les cas d’alternance entre égalitarisme et inégalitarisme dans les sociétés celtiques antiques. Page 46 nous suggérons de reprendre le pb à la source et d’adapter et en p59 nous expliquons qu’aucun retour au passé ne peut se faire qu’il faut adapter le vieux au neuf. Bref, nous ne disons en rien de refaire l’histoire, mais de reconnaître l’erreur et la corriger. Corriger une erreur quand on comprend comment s’y prendre n’est ni futile, ni inutile et encore moins impossible. On corrige des erreurs en permanence, pourquoi pas celle-là ? Rien de « religieux » là-dedans. Maintenant, l’Homme a t’il un devoir « moral » de corriger une erreur ? 😉
      Qu’en penses-tu ?… En ce qui nous concerne, nous pensons que oui, dans le rapport avec la vérité ou du moins l’exactitude et la rigueur.
      Nous pensons qu’il s’agit d’une « ruse de la raison ». Le choix erroné devait être fait pour qu’à terme, l’humain apprenne de l’erreur, maintenant qu’il y ait eu des circonstances politiques puis économiques pour maintenir la masse dans l’erreur afin que la clique ayant saisi le pouvoir s’engraisse et maintienne sa main mise sur pouvoir et contrôle, c’est évident et indéniable ; mais ce qui a été fait peut-être défait. C’est tout notre propos.
      Nous ne prenons pas de position morale ou éthique, nous ne faisons qu’énoncer ce que tout à chacun ayant tous les éléments d’appréciation reconnaîtrait, à moins bien entendu que cette personne ne fasse partie de la caste dominante par coercition induite, auquel cas, la mauvaise foi et la dissonance cognitive seront bien évidemment de mise. Mais comme disait Coluche à juste titre: « ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort, qu’ils ont raison… » 😉
      Quant au catéchisme marxiste, il nous fait souvent dire ceci:
      « Qu’y a t’il de plus borné qu’un marxiste ?… Deux marxistes… » 😉
      A lire pour une saine critique du marxisme:
      « Les marxistes et leur anthropologie » (Pierre Clastres) et
      « Appel au socialisme » (Gustav Landauer)
      Merci des échanges Robert, on n’est pas si éloigné que ça… 😉

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