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Résistance politique: Le fléau du néo-conservatisme et la mafia khazare…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 31 décembre 2016 by Résistance 71

La mafia khazare et ses marionnettes veut diriger le monde

Ce ne fut qu’après le 11 septembre 2001 que le plan de domination totale du monde fit surface

Jonas Alexis

23 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/23/the-khazarian-mafia-and-their-marionettes-want-to-rule-the-world/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Si vous ne pensez pas que “l’exceptionnalisme américain” est un synonyme de sionisme, de domination mondiale et ce que Friedrich Nietzsche aurait appelé “la volonté d’accéder au pouvoir”, qui n’est que la reformulation du “Monde comme Volonté et Représentation” d’Arthur Schopenhauer, pensez-y à deux fois… D’abord, replaçons tout cela en contexte.

Dans les années 1980, la mafia khazare, plus spécifiquement ce qu’on nomme les néo-conservateurs (nouveaux cons), se sont emparés de l’administration Reagan et ont redéfini le paysage politique [1]. L’universitaire juif du droit Stephen M. Feldman commence son livre Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy comme suit:

“Depuis plus de 20 ans, en commençant en 1980, les néo-conservateurs se sont tenus à l’avant-garde intellectuelle d’une coalition conservatrice qui régna sur le gouvernement national. Les nouveaux cons ont gagné cette position avantageuse en menant un assaut contre le régime hégémonique démocratique pluraliste qui s’était emparé de la nation depuis les années 1930.”[2]

Feldman n’est pas seul sur ce sujet. D’autres universitaires et écrivains juifs en sont venus à la même conclusion. [3]
Depuis que la mafia khazare s’est emparée de la politique étrangère américaine, les Etats-Unis ont cherché des dragons et des monstres de toute sorte, des lutins et des trolls afin de détruire le Moyen-Orient, ce qui est totalement contraire à ce que les pères-fondateurs de la nation avaient envisagé. Irving Kistol, un des pères fondateurs du mouvement nouveau con déclara en 1996:

“Avec la fin de la guerre froide, nous avons vraiment besoin d’un ennemi idéologique menaçant, méritant nos efforts, un ennemi qui pourrait nous unir en opposition.”[4]

Si un “ennemi menaçant” n’existait pas, alors les nouveaux cons, qui au passage sont tous d’anciens trotskistes et socialistes autoritaires, l’inventaient et utilisaient une stratégie de couverture et de dague pour le détruire. George H.W. Bush fut conquis à cette idée. Au mois d’octobre 1991, peu de temps après la guerre du golfe (NdT: de libération du Koweit), il dit aux Nations-Unies qu’il aspirait à fonder un “Nouvel Ordre Mondial”. [5]

Bush déclara que son “Nouvel Ordre Mondal” (NOM) se référait en fait à un monde dans lequel la paix et l’harmonie se côtoieraient au sein des nations. Pas de guerres, pas de conflits, seulement un dialogue et la résolution des problèmes par l’intermédiaire de solutions diplomatiques.

Mais nous savons tous que ceci n’était qu’un mensonge éhonté et une manière vicieuse de tromper le peuple américain. Ce NOM n’était qu’un autre mot pour la domination mondiale, l’hégémonie. Comme Patrick Buchanan le fit justement remarqué:

“ Entre le jour où Bush est entré en fonction et le jour où son fils a pris la suite, les Etats-Unis ont envahi le Panama, sont intervenus en Somalie, ont occupé Haïti, ont poussé l’OTAN aux frontières de la Russie, créé des protectorats au Koweït et en Bosnie, bombardé la Serbie pendant 78 jours, occupé le Kosovo, adopté une politique de “double encerclement” de l’Irak et de l’Iran, déployé des milliers de soldats en Arabie Saoudite, sol sacré de tous les musulmans.”[6]

Dans ce NOM, la raison pratique ne joue virtuellement aucun rôle. De plus, les agents de ce NOM n’ont aucunement consulté le peuple américain parce que personne avec un gramme de bon sens commun ne le soutiendrait. Le NOM fut passé en force sur le peuple américain par les nouveaux cons afin essentiellement de faire plaisr au régime israélien.

Si vous pensez que cela est un peu exagéré, alors prenez-le de George W. Bush soi-même. Il demanda un jour à son père de définir le néo-conservatisme: “Qu’est-ce qu’un nouveau con ?”, “veux-tu des noms ou une description ?”, répliqua le plus vieux des Bush. “Une description”. “Bon alors, je vais te répondre en un mot: Israël”, dit alors Bush père.[7]

Similairement, le nouveau con juif Max Boot déclara dans un article du Wall Street Journal intitulé: “Que diable est un nouveau conservateur?” qu’Israël est une “valeur clef du néo-conservatisme” et que “Commentary” (magazine), navire amiral de la presse néo-conservatrice, est la “bible néo-con”[8]

Deubeuliou suivait juste la stratégie neo-con ou du NOM lorsqu’il dit de Saddam Hussein: “Je vais botter le cul de ce pauvre connard à travers tout le Moyen-Orient.”[9]

Bien avant que les Etats-Unis n’aillent en Irak, Bush divisait déjà le monde en deux catégories: ceux qui se tenaient avec les USA et mettaient en place l’idéologie du NOM sur un plan mondial et ceux qui ne le faisaient pas. Ceux qui refusaient de suivre le NOM étaient condamnés soit comme terroristes ou comme des soutiens du terrorisme. Comme Bush le dit alors lui-même:

“Notre guerre contre la terreur commence avec Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980), mais çà ne s’arrête pas là. Cela ne s’arrêtera pas tant chaque groupe terroriste d’obédience mondiale n’ait pas été trouvé, arrêté et défait… Chaque nation dans chaque région du globe a maintenant une décision à prendre: soit vous êtes avec nous ou soit vous êtes avec les terroristes. A partir de dorénavant, toute nation qui continuera de protéger ou de soutenir le terrorisme sera vue par les Etats-Unis comme un régime hostile.”[10]

Bush ne s’arrêta pas en si bon chemin. Il avait des choses encore plus intéressantes à dire: “L’Amérique a un message pour la nation du monde: si vous abriter des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous entrainez ou armez des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous nourrissez ou financez un terroriste, vous êtes un terroriste et vous serez rendu responsable par les Etats-Unis.” [11]

Le simple fait que George W. Bush ne considéra jamais les Etats-Unis comme un terroriste, un “régime hostile” alors que Bush lui-même faisait entraîner des organisations terroristes très violentes comme le MEK (opposition iranienne) dans le Nevada.[12] Les mêmes cellules terroristes ultra-violentes étaient aussi formées par le Mossad et finirent par assassiner un bon nombre de scientifiques iraniens. [13] Mais cela était bien parce que ces terroristes eux, ne faisaient que suivre l’idéologie du NOM.

Bref, Bush, d’après sa propre classification politique, est un terroriste. Rappelez-vous toujours que les terroristes se foutent pas mal de la vérité. Ils se foutent pas mal si des gens innocents vivent ou meurent. Ils ne pensent qu’à une chose: la dissémination de leur virus politique et/ou idéologique. Le nouveau con juif Jonah Goldberg est un de ces classiques exemples illustrant cela. Il déclara ainsi sans aucune honte:

“Environ tous les 10 ans, les Etats-Unis ont besoin de s’en prendre à un petit pays de merde et de la claquer sur le mur, simplement pour montrer au monde qu’on ne rigole pas.[14]

Le fumiste plaisantin a t’il dit combien cela coûtait-il ? A t’il parlé du chaos et de la destruction ?

Non, absolument pas.

Dès 2003, après des mois de propagande dans les médias, Bush dissémina le virus nouveau con du NOM en Irak, ce qui devint un désastre total (NdT: planifié comme tel, la guerre en Irak n’a jamais eu pour objectif d’être gagnée, mais de foutre une merde et un bordel incommensurables afin d’en tirer les marrons du feu, ce qui se produit toujours aujourd’hui…).

John Prados, le directeur adjoint de l’Iraq Documentation Project a noté que les archives “démontrent que l’administration Bush a rapidement abandonné tout plan pour que la diplomatie ne mette un terme et contrôle l’aventurisme irakien au moyen de sanctions et n’avait aucun autre plan qu’en fait celui de l’intervention militaire et embrigada ses alliés britanniques dans une vaste opération de manipulation des opinions publiques des deux côtés de l’Atlantique afin de générer un soutien à la guerre.” [15]

Mais comment sommes-nous parveus à la débâcle irakienne de 2003 ? Y a t’il eu préparation ? de manière fort intéressante, oui. On doit insister sur le fait qu’un des buts des nouveaux cons ou du NOM et de leur idéologie est de manipuler des marionnettes en leur faveur. Comme Irving Kristol le fit lui-même remarquer:

“L’entreprise politique et le but historique du néo-conservatisme sembleraient-être de convertir le parti républicain et le conservatisme américain dans les grandes largeurs contre leurs volontés respectives et en une nouvelle politique conservatrice tout à fait utile pour gouverner une démocratie moderne.”[16]

Dans les années 1990, bien des marionnettes et des laquais furent prêtes à subvenir au rêve de Kristol. Dick Cheney fut une de ces marionnettes, avec l’aide de Paul Wolfowitz et d’autres (NdT: comme Donald Rumsfeld, Karl Rove and co…), il planifia une action en 1993 intitulé “Stratégie de défense pour les années 90”. David Armstrong du magazine Harper’s a dit que ce plan était:

fait pour que les Etats-Unis règnent sur le monde. Le thème absolu est l’unilatéralisme, mais c’est avant tout une histoire de DOMINATION. Il appelle pour que les Etats-Unis maintiennent leur supériorité militaire écrasante et qu’ils empêchent de nouveaux rivaux impérialistes d’émerger pour les défier à l’échelle mondiale. Ce plan appelle la domination des amis et des ennemis. Il ne dit pas que les Etats-Unis doivent être plus forts ou un peu plus forts, mais qu’ils doivent parvenir à la puissance totale et indivisible.”[17]

Il était pratiquement impossible de mettre ce plan en pratique sur un plan domestique et international avant les attentats du 11 septembre 2001, mais juste apès ces évènements catastrophiques, la mafia khazare et ses marionnettes furent comblées parce que la porte venait alors juste de s’ouvrir pour qu’ils puissent presser pour la domination globale totale, du moins sur le Moyen-Orient dans un premier temps. Rappelez-vous toujours ce qu’a dit Benjamin Netanyahou après les attaques du 11 septembre:

“Nous sommes les bénéficiaires d’une chose: des attaques sur le WTC à New York et sur le Pentagone ainsi que de la lutte américaine en Irak… Ces évènement désastreux ont fait basculer l’opinion publique américaine en notre faveur.[18]

Armstrong déclara: “Ce ne fut qu’après les attentats du 11 septembre que le plan [pour la domination mondiale] a pleinement émergé.”[19] On peut dire que le 11 septembre fut “l’ennemi menaçant” dont avait besoin Kristol. Il est mort en 2009, et on peut aussi dire qu’il ne pouvait être plus heureux lorsque Bush annonça qu’il commencerait alors un type d’expansion agressive au Moyen-Orient.

Ainsi, ce plan d’avoir une très forte force militaire virtuellement dans le monde entier, et plus spécifiquement au Moyen-Orient, fut et est toujours une stratégie qui fut enfantée par la mafia khazare et qui fut poussée par les marionnettes telles Dick Cheney, Colin Powell, Condoleeza Rice, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz et plus récemment Samantha Power. Armstrong écrivit alors en 2002:

“Avant, le plan ´était au sujet de la domination, de l’argent. Il a pris forme vers la fin 1989, lorsque la menace soviétique était clairement sur le déclin et avec elle, le soutien public pour un grand projet militaire. Cheney ne parvint pas à se résoudre à ces réalités. Il demeura profondément suspicieux des soviétiques et il résista fortement à tous les efforts pour la réduction des dépenses militaires. (NdT: N’oublions pas non plus que Cheney est un grand actionnaire et membre du comité directeur de l’entreprise transnationale Halliburton qui a énormément d’intérêts dans la sous-traitance de contrats militaires et para-militaires yankees… Que Halliburton a bénéficié de nombreux contrats pour la “reconstruction” de l’Irak). Les démocrates du congrès se moquèrent de son manque de vision stratégique et quelques personnes au sein du gouvernement Bush murmuraient que Cheney était devenu un outil inutile dans la structuration d’une réponse aux changements révolutionnaires qui se produisaient dans le monde.”

Avec le temps, la mafia khazare et ses marionnettes a attiré un bon nombre de figures politiques à la doctrine du NOM, incluant Colin Powell. Ces clowns de la politique étaient plus enclins de suivre cette idée de domination mondiale et étaient plus heureux d’articuler l’idéologie du NOM dans les médias de manière déceptive et diabolique. Comme le dit Armstrong:

“Powell insista sur le fait que maintenir le statut de super-puissance devait être la première des priorités de l’armée américaine. ‘Nous devons mettre un écriteau sur notre porte disant: La super-puissance vit ici.” A t’il dit à un moment donné. ‘Peu importe ce que font les soviétiques’. Il insista aussi sur le fait que les niveaux de troupe proposés n’étaient que le strict minimum nécessaire à remplir cette tâche. Ce concept deviendrait connu sous le nom de ‘force par la base militaire.”[20]

Dès 1990, George Bush (père) commença à prêcher la doctrine de la domination mondiale en utilisant des déclarations disant que les forces américaines devaient être placées “dans tous les coins du monde”. [21] Dans tous les coins ! Pas même l’empire romain n’a pu se permettre une telle entreprise.

A partir de 1992, Powell commença à propager l’idée que les Etats-Unis avaient besoin de “repousser tout défi d’un challenger potentiel dans un rieve de nous défier sur l’échiquier mondial.” Il dit alors de manière emphatique: “Je veux être le caïd du voisinage”. Il ajouta “ qu’il “n’y avait aucun futur à essayer de défier les forces armées des Etats-Unis d’Amérique.”[22]

Ceci était une fois de plus antithétique de ce que les pères fondateurs avaient envisionné ; mais parce que Powell était possédé de l’esprit khazar et aussi parce qu’il travaillait dans un environnement où la domination mondiale était la nouvelle théorie à la mode, il a dû faire des déclarations qui plus tard prouvèrent être désastreuses pour les USA et la vaste majorité du Moyen-Orient. Armstrong écrivit:

“Alors que Powell et Cheney tenaient ce nouvel argument dans leurs discours au congrès, Wolfowitz, lui, était occupé à étendre le concept et à l’avoir incorporé dans la politique américaine. Durant les premiers mois de 1992, Wolfowitz supervisa la préparation d’une déclaration de politique interne au Pentagone utilisée pour guider les officiels du ministère dans la préparation de leurs forces armées, de leurs budgets et de leurs stratégies.

Le document classé secret défense, connu sous le nom de Defense Planning Guidance (DPG), décrivait un monde dominé entièrement par les Etats-Unis, qui maintiendraient leur statut de super-puissance par la combinaison d’un tutelage politique et d’une énorme puissance militaire. L’image les représentant était celle d’une ville très lourdement armée trônant au sommet d’une colline.

Le DPG déclarait que le ‘premier objectif’ de la stratégie de défense états-unienne était “d’empêcher l’émergence d’un nouveau rival”. Remplir cet objectif demandait à ce que les USA “préviennent que toute puissance hostile ne domine une région à haute signification stratégique. La nouvelle mission des Etats-Unis serait fonc de convaincre à la fois ses alliés et ses ennemis qu’ils “n’avaient pas à espérer un plus grand rôle ou de poursuivre une posture agressive pour protéger leurs intérêts légitimes.

Un autre nouveau thème fut utilisé, celui de l’utilisation de la force militaire de manière préemptive. Les options, notait le DPG, allaient de l’action militaire préemptive pour empêcher une attaque NBC à “punir” ou “menacer de punition des agresseurs au travers d’une variété de moyens”, incluant des frappes militaires contre des usines de fabrication d’armement etc.”[23]

De manière évidente, aucun pays ne voudrait de ce plan essentiellement diabolique. Et où que ce soit que la mafia khazare et ses marionnettes mettent en place ce plan au Moyen-Orient, les Palestiniens en souffrent ; des enfants innocents meurent par milliers, des mères pleurent leurs proches tant aimés, des conditions de vie sont détruites ; des pères sont en deuil et des voisinages entiers sont pulvérisés.

Dans le même temps, le régime israélien et ses officiels se gaussent diaboliquement de leurs victimes sans défense, les hauts-fonctionnaires américains se rangeant du côté israélien ; les nations occidentales se taisent ; les politiciens soutiennent leurs maîtres, la mafia khazare et ses marionnettes continuant de défendre leur “plan de self-defense” diabolique.
De plus, à chaque fois que le coût est trop élevé, la mafia khazare et ses marionnettes envoie la facture aux Etats-Unis et laissent le bon contribuable la payer.
Pour la mafia khazare, une guerre en Irak ayant coûté 6000 milliards de dollars n’est pas assez et au lieu de reconnaître toute erreur cardinale commise dans la région, ils appellent la débâcle une “erreur qui en valait la peine” (NdT: une fois de plus, le but est la chaos pour le NOM et non pas une quelconque victoire)[24]

Bien avant la guerre, ils ont passé un nombre incalculable d’heures à vomir leur loghorrée mensongère et leurs fabrications dans les médias ; après que la masse des gens eut réalisé qu’elle avait été dupée par un petit groupe de personnes qui haïssent l’humanité entière, la mafia khazare est retournée sur une plateforme politique en disant que les Etats-Unis avaient besoin de bouger dans des endroits différents comme l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Syrie etc. En d’autres termes, la mafia khazare et ses laquais de bas étages veut le Moyen-Orient pour elle seule, car tout ce qu’ils touchent, semblent-ils impliquer, est de l’or pur.

Parce que la mafia khazare a rejeté le logos dans toute sa manifestation, elle n’est jamais satisfaite d’une destruction. Elle doit détruire un pays après l’autre. Elle a planifié de dominer et de régner, mais pour y parvenir, elle doit détruire toute force qui se met en travers de sa route.

“Le DPG a aussi envisagé de maintenir un arsenal nucléaire américain substantiel tout en décourageant et sanctionnant les autres programmes nucléaires des autres pays… Tout çà, brièvement, pour une domination unilatérale par la supériorité militaire.”[25]

Le plan de la mafia khazare pour dominer le monde au travers de “l’unilatéralisme” fut fuité par le quotidien du New York Times en mars 1992 et à la fois la “gauche” et la “droite” réagirent avec horreur. L’adjoint directeur de campagne électorale de Bill Clinton, George Stephanopoulos, a dit que le Pentagone essayait de “trouver une excuse pour de gros budgets de défense plutôt que de les réduire”.[26] Même le président Clinton fut pétrifié par le plan en question.

Wolfowitz trouva la politique irakienne de Clinton particulièrement énervante. Pendant la guerre du Golfe, Wolfowitz critiqua sévèrement la décision, endorsée par Powell et Cheney, de mettre fin à la guerre une fois que le mandat de l’ONU de virer les forces de Saddam hors du Koweït ait été rempli, laissant en place le dictateur irakien.

Il appela l’administration Clinton pour qu’elle finisse le boulot en armant les forces d’opposition et en envoyant des forces terrestres américaines pour défendre une base opérationnelle dans le sud de l’Irak. Dans un éditorial de 1996, Wolfowitz souleva la question du projet de lancer une attaque préemptive contre l’Irak…

Les objections de Wolfowitz aux tactiques de Clinton ne furent pas limitées à l’Irak ; Wolfowitz avait endorsé la décision du président Bush fin 1992 d’intervenir en Somalie sur une base humanitaire limitée. Plus tard, Clinton étendit la mission à un effort de maintien de la paix plus important, une affaire qui tourna au désastre.”[27]

Mais cela devint encore plus intéressant. Wolfowitz se fit personnellement l’avocat pour “l’armement des musulmans bosniaques dans leur combat contre les Serbes. Powell d’un autre côté, mit publiquement en garde contre cette intervention.” En 1994. [28]

Ainsi le complot s’épaissit là encore. Wolfowitz voulait que les musulmans bosniaques et les Serbes se combattent jusqu’à un massacre final. Ceci est le même plan que celui que Daniel Pipes, un autre juif nouveau con, promut en Syrie. “En 1999, alors que Clinton rassemblait le soutien pour une action commune USA-OTAN au Kosovo, Wolfowitz lamina le président pour ne pas avoir agi plus rapidement.”[29]

Lorsque Deubeuliou Bush arriva au pouvoir (en 2000) Wolfowitz avec d’autres juifs nouveaux cons et marionnettes idoines, le manipulèrent de nouveau. Bush était un total pantin et était prêt à faire absolument tout ce qu’on lui disait de faire. Le “prince des ténèbres” juif nouveau con Richard Perle a lui-même admis:

“Bush ne prenait pas de décisions, d’abord parce que la machine de gouvernement qu’il gérait de manière nominale en fait le gérait lui, mais aussi parce que le Conseil Natonal à la Sécurité (NdT: que dirigeait Wolfowitz) ne le servait pas proprement.”[30]

Comme le dit Buchanan, Bush était une “table rase, une ardoise vierge en politique étrangère” avant l’an 2000. Il “n’avait aucune expérience en politique étrangère et n’y manifestait aucun intérêt. Dans la campagne de l’an 2000, il se trompait en parlant de la Slovénie et de la Slovaquie ; appelait les Grecs des “Grecquiens” et se planta totalement lorsque un interviewer lui demanda de nommer quatre dirigeants de quatre nations importantes…”[31]

Les nouveaux cons bien entendu, se jetèrent rapidement sur cette viande fraîche, “La première fois que j’ai rencontré Bush, j’ai su qu’il était différent. Deux choses devinrent très claires. Un, il ne savait pas grand chose et deux il avait la confiance en lui pour poser des questions qui révélaient qu’il ne savait pas grand chose…” dit Richard Perle[32]

Bush ne voulut pas accepter la manipulation de Wolfowitz, particulièrement lorsqu’il s’en est agi de relier les attentats du 11 septembre avec Saddam Hussein et Al Qaïda ; mais il finit par céder aux mensonges et aux fabrications. Pourquoi ? Parce qu’il y avait une cabale autour de Bush, une cabale qui se faisait appeler “les Vulcains” [33] et ceux-ci ne pouvaient lui permettre de réfléchir correctement.

Donc qu’avons nous après des années d’idéologie du Nouvel orde Mondial au Moyen-Oreint et ailleurs ? La paix et l’harmonie ? L’amour et la réconciliation au sein des nations ? Ou bien avons-nous toujours une clique de monstres au pouvoir encore plus puissants qu’auparavant ?

La sodomie des prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Graïb fut-elle une bonne chose ? Et que dire de cette guerre qui a déjà coûté 6000 milliards de dollars et qui a entrainé la jeune génération américaine (et irakienne) dans un abysse économique sans fond ? Ouvrir les vannes dans des endroits comme l’Allemagne, la Suède, l’Angleterre etc ?… Bien sûr qu’Angela Merkel est une sombre marionnette de plus.

Mais si les gens dans des endroits comme l’Allemagne sont vraiment en colère au sujet de ce qui se passe dans leur pays, alors il est plus que grand temps de commencer à attaquer le véritable serpent. Et ceci a été un de mes plus gros problèmes avec des gens comme Alex Jones. Ils ne nous disent JAMAIS qui a poussé pour la guerre perpétuelle au Moyen-Orient et ce malgré le fait qu’ils savent tout des faits réels.

De plus, si le nouveau président élu Donald Trump veut vraiment mettre en application son plan de “L’Amérique avant toute chose”, alors il a vraiment besoin de couper la tête du serpent, que nous savons tous être le régime israélien. Ce serpent a enroulé ses anneaux autour des politiciens occidentaux depuis des années et des années et il est grand temps que nous arrêtions cette alliance inconditionnelle avec ce serpent.

Trump peut parler de “L’Amérique avant toute chose” jusqu’au bout de la nuit, mais tant que nous ne nous attaquons pas à la véritable racine du problème, nous retournerons sans cesse au schéma de guerre perpétuelle parce que “L’Amérique avant toute chose” et un soutien inconditionnel à Israël sont deux choses antithétiques. Non seulement çà, mais elles sont en guerre l’une avec l’autre. Ces quatre prochaines années, l’une va prévaloir sur l’autre et nous ne pouvons qu’espérer que ce ne soit pas le serpent qui prévale…

 

[1] See Patrick J. Buchanan, Where the Right Went Wrong: How Neoconservatives Subverted the Reagan Revolution and Hijacked the Bush Presidency (New York: St. Martin’s Press, 2004).

[2] Stephen M. Feldman, Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy (New York and London: New York University Press, 2013), 1.

[3] Murray Friedman, The Neoconservative Revolution: Jewish Intellectuals and the Shaping of Public Policy (Cambridge: Cambridge University Press, 2005); Stefan Halper and Jonathan Clarke, America Alone: The Neo-Conservatives and the Global Order (Cambridge: Cambridge University Press, 2004); Jacob Heilbrunn, They Knew They Were Right: The Rise of the Neocons (New York: Anchor Books, 2009).

[4] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 37.

[5] Ibid., 14.

[6] Ibid., 15.

[7] Andrew Cockburn, Rumsfeld: His Rise, Fall, and Catastrophic Legacy (New York: Scribner, 2007), 219.

[8] Buchanan, Where the right Went Wrong, 38.

[9] Michael Isikoff and David Corn, Hubris: The Inside Story of Spin, Scandal, and the Selling of the Iraq War (New York: Three Rivers Press, 2006 and 2007), 3.

[10] Ibid., 17.

[11] Ibid., 18.

[12] Seymour M. Hersh, “Our Men in Iran?,” New Yorker, April 5, 2012; “US trained Iranian ‘terrorist’ group – report,” Russia Today, April 11, 2012; Max Fisher, “Blowback: In Aiding Iranian Terrorists, the U.S. Repeats a Dangerous Mistake,” Atlantic, April 6, 2012; Michael B Kelley, “US Special Forces Trained Foreign Terrorists In Nevada To Fight Iran,” Business Insider, April 9, 2012; Paul R. Pillar, “More Posturing on Iran,” National Interest, September 23, 2012.

[13] “Mossad training terrorists to kill Iran’s nuclear scientists, US officials claim…but is Israel’s real target Obama?,” Daily Mail, February 10, 2012; “Report: U.S., Israel Helped Trained Iranian Dissidents,” Haaretz, April, 7, 2012.

[14] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 50.

[15] Dan Froomkin, “The Two Most Essential, Abhorrent, Intolerable Lies of George W. Bush’s Memoir,” Huffington Post, November 22, 2010.

[16] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 39.

[17] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[18] “Report: Netanyahu says 9/11 attacks good for Israel,” Haaretz, April 16, 2008.

[19] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[20] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, October 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[21] Quoted in Ibid.

[22] Quoted in Ibid.

[23] Ibid.

[24] Jonah Goldberg, “Iraq Was a Worthy Mistake,” LA Times, October 19, 2006.

[25] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[26] Ibid.

[27] Ibid.

[28] Ibid.

[29] Ibid.

[30] David Rose, “Neo Culpa,” Vanity Fair, November 3, 2006.

[31] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 41.

[32] Ibid., 42.

[33] Ibid.

Continuité coloniale, doctrine chrétienne de la découverte, Trump et privatisation des « réserves » indiennes…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2016 by Résistance 71

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008 (traduction Resistance 71)

 

Un plan foireux de privatisation des terres indiennes en marche ?

Le gouvernement Trump prévoit de “mettre les terres indiennes dans des mains privées”…

 

Steven Newcomb

 

26 décembre 2016

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/misguided-plan-privatize-native-nation-lands/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Des conseillers de Trump visent à privatiser les réserves indiennes riches en pétrole” fut la récente manchette d’une info divulguée par l’agence de presse Reuters et sa journaliste Valérie Volcovici. Son histoire cadre les terres et les ressources des nations autochtones comme appartenant aux Etats-Unis sans explication aucune de cette supposition. Mme Volcovici écrit par exemple: “les réserves des indigènes américains ne couvrent que juste 2% de la supercie des Etats-Unis, mais elles contiennent près de 20% du pétrole et du gaz naturel de la nation, ainsi que ses vastes réserves de charbon.” La “nation” à laquelle elle se réfère en utilisant la forme possessive est évidemment les Etats-Unis.

Mme Volcovici commence son article en applicant immédiatement le mot “nation” aux Etats-Unis et non pas aux nations natives indigènes. A de rares exceptions mineures près, elle utilise le plus souvent les termes “d’Américains natifs” et de “tribus” plutôt que celui de “nations”. De plus, son utilisation de la forme possessive suggère que les réserves de pétrole, le gaz et de charbon appartiennent de droit aux Etats-Unis et non pas à nos nations natives.

Le narratif de Reuters dit qu’un groupe de personnes conseille le président élu Donald Trump sur les affaires indiennes. Ils veulent “libérer ces ressources énergétiques de ce qu’ils appellent une bureaucratie fédérale suffoquante qui détient 56 millions d’acres de terre tribales.” Tandis que le narratif clairement stipule que les Etats-Unis “détiennent le titre de propriété” de ces terres, il n’explique pas le fondement sur lequel s’appuie les Etats-Unis pour affirmer un tel “droit” au titre des terres des nations natives. Nous allons y revenir dans un moment.

En tout cas, un plan a été élaboréé dans quelques quartiers de l’administration naissante Trump pour fournir l’opportunité de “mettre ces terres indiennes entre des mains privées.” Ceci, dit Mme Volcovici, est une “idée politiquememt explosive”. Si le plan réussi, “cela pour mettre un terme à plus d’un siècle de politique fabriquée pour préserver les tribus indiennes sur les réserves appartenant aux Etats-Unis et qui sont gouvernés par les leaders tribaux comme nations souveraines.

Il manque clairement qurlque chose. Quelle “nation souveraine” au monde a sa terre, son territoire “possédé” par une autre nation ? Ce point est mis en évidence lorsque Mme Volcovici dit plus avant: “Les tribus ont le droit d’utiliser la terre mais celle-ci ne leur appartient pas.”

Arrêtons nous ici et demandons-nous ceci: Sur quelle logique les Etats-Unis ont-ils déclaré que nos nations natives ont le droit d’utiliser la terre, mais que le gouvernement fédéral est le juste propriétaire de la terre ? La logique est bien évidemment, la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, fondée sur des bulles pontificales du Vatican datant du XVème siècle (NdT: Romanus Pontifex et Inter Caetera) et sur les chartes royales d’Angleterre. Pour une raison ignorée, ceci n’a pas été cité dans l’histoire de Mme Volovici.

Voici comment cette logique aurait pu être intégrée dans son rapport: “D’après la loi fédérale indienne, les nations natives ont le droit d’occupation et d’utilisation des sols, mais, en conséquence des bulles pontificales et des chartes royales d’Angleterre, ainsi que de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination intégrées dans la loi fédérale des Etats-Unis, ils ne sont pas propriétaires de la terre.” Ces 55 mots de plus aurait ajouté un certain volume à l’article de Mme Volcovici.

Où est la proposition en provenance de ceux qui ont formé La Coalition Native Américaine pour que Trump se débarrasse de la pernicieuse doctrine chrétienne de la découverte et de la domination de façon à ce que nos nations aient de plein droit la propriété du territoire ancestral et de son intégrité en tant que nations à part entière ? Pour une raison indéterminée, cette proposition ne fait pas partie du plan. Ailleurs dans son article, Mme Volcovici a déclaré: “les fondations légales pour les réserves indiennes datent des traités faits entre 1778 et 1871 pour mettre fin aux guerres entre les Indiens indigènes et les développeurs européens.

Ceci est finement écrit de sa part. Son phrasé place le point de focus sur la date des “fondations légales” des réserves indiennes, plutôt que sur les “fondations” en elles-mêmes, qui, si elle s’était donnée la peine de chercher, l’aurait ramené en boucle vers les bulles pontificales, les chartes royales d’Angleterre et la doctrine de la découverte. Si les traités étaient la base réelle pour la création des réserves, il y aurait alors aujourd’hui un grand litige entre les frontières des réserves et les frontières des traités, ; ceci n’étant pas…

L’article fait remarquer que le plan de “privatisation” est court sur les détails: “Les leaders de la coalition de Trump n’ont pas fourni de détails sur le comment ils proposent d’alouer la propriété et les droits de la terre et des ressources minières ou du comment s’assurer que cela reste sous contrôle indien.” “Cela doit être fait en maintenant la souveraineté”, déclare Ross Schwimmer, vice-président de la coalition de Trump, ancien “Chef Principal” de la nation Cherokee en Oklahoma (NdT: notons que les Cherokee ne sont pas natifs d’Oklahoma, mais on été forcés à quitter leurs terres ancestrales dans ce qui est connu sous le nom de la “piste des larmes” au XIXème siècle, pour se réétablir en Oklahoma.). Il était auparavant secrétaire d’état aux Affaires Indiennes dans l’administration Reagan, une drôle d’époque lorsque le ministre de l’intérieur de Reagan James G. Watt déclara en 1983 que les réserves indiennes étaient “un exemple d’échec du socialisme”.

L’utilisation du mot “privé” dans “privatisation”, un terme qui a essentiellement été utilisé en rapport avec la “corporatisation” de la terre et des ressources, indique que la Native American Coalition for Trump n’a pas la protection de la nationalité indigène particulièrement en tête, malgré ce que professe Schwimmer. Ainsi la question demeure: Ceci denote t’il le point de départ d’une nouvelle “ère de termination” ou d’une nouvelle période de distribution de terre à la Dawes, ce qui eut pour résultat de voir plus de 90 millions d’acres de terre être retirés du contrôle des nations indiennes ?

Guerre impérialiste en Syrie: Nouveau cessez-le-feu… en attendant le prochain cessez-cessez-le-feu

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2016 by Résistance 71

Cessez le feu signé en Syrie par les djihadistes à l’exception d’Al Nosra et de L’EIIL/Daesh

 

Réseau Voltaire

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194752.html

 

Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense [1]. La Russie et la Turquie s’en sont portées garants. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles représentant plus de 60 000 jihadistes :

1. Faylaq al-Sham (4 000 combattants)

2. Ahrar al-Sham (16 000 combattants)

3. Jaysh al-Islam (12 000 combattants)

4. Suvar agi-Sham (12 000 combattants)

5. Jaysh al-Mujahidin (8 000 combattants)

6. Jaysh Idlib (6 000 combattants)

7. Jabhat al-Shamiyah (3 000 combattants)

Les trois documents sont : 
 Le cessez-le-feu (excluant al-Qaïda et Daesh) sur l’ensemble du territoire à partir de ce soir, jeudi 29 décembre 2016, à minuit heure locale. 
 Les mesures visant au respect de la trêve et au déploiement des forces russes. 
 Les conditions des négociations de paix qui se tiendront à Astana (Kazakhstan). L’Iran et Égypte seront associés à ces négociations et les États-Unis pourront s’y joindre une fois le président élu Donald Trump investi (c’est-à-dire après le 20 janvier 2017). L’Arabie saoudite, l’Irak, la Jordanie, le Qatar et les Nations unies seront sollicités.

L’accord brise l’unité des jihadistes en deux groupes : d’un côté ceux qui poursuivent les objectifs de l’Otan et qui ont refusé de le signer, de l’autre ceux qui ont accepté de baisser les armes.

En parrainant cet accord avec la République islamique d’Iran, la Turquie —membre de l’Otan— a renoncé à son ambition de devenir le leader du monde sunnite et s’est éloignée des États-Unis.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution a annoncé qu’elle soutenait cet accord.

Au début du mois, le Qatar s’est retiré de la guerre contre la Syrie. Il est entré au capital de Rosneft, la plus grande société au monde, et a lié sa politique énergétique à celle de la Russie.

Cet accord est en discussion depuis deux mois. Les parties qui s’y opposent —particulièrement Israël et le Royaume-Uni— ont tenté de le faire échouer en assassinant l’ambassadeur de Russie à Ankara, puis en bombardant les 28 et 29 décembre l’ambassade de Russie à Damas.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne participent pas à ce cessez-le-feu. Washington a été accusé par le président Erdoğan de continuer à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ce que l’ambassade US à Ankara a démenti. Cependant, le président sortant Barack Obama a signé, le 23 décembre, la loi fiscale de Défense autorisant la livraison d’armes à l’« opposition » (sic) en Syrie.

L’Arabie saoudite, qui n’a pas commenté l’accord, a annoncé venir en aide aux réfugiés syriens. Le royaume devrait distribuer de l’aide humanitaire, exclusivement à partir des mosquées qu’elle a installées dans les camps de réfugiés.

Le président Poutine a donné ordre à son ministre de la Défense de réduire la présence militaire russe en Syrie. Cependant, la Russie poursuivra son action contre le terrorisme (al-Qaïda et Daesh).

La guerre contre la Syrie a coûté la vie à au moins 300 000 Syriens. Elle a été planifiée par les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan, et financée par les monarchies du Golfe.

 

[1] « Владимир Путин объявил о прекращении огня в Сирии широко распространенной », Сеть Вольтер, 29 декабря 2016. “Vladimir Putin announces ceasefire in Syria”, Voltaire Network, 29 December 2016.

Résistance politique: la pourriture néo-conservatrice continue de gangréner les relations internationales (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 29 décembre 2016 by Résistance 71

Que fait Kissinger ?

 

Paul Craig Roberts

 

28 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/12/28/what-is-henry-kissinger-up-to-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’agence de presse russe de langue anglaise Sputnik rapporte que l’ancien ministre des AE américain Henry Kissinger est en train de conseiller le président élu Donald Trump sur le comment “ramener les Etats-Unis et la Russie proche l’un de l’autre afin de contre-balancer la monté en puissance militaire de la Chine.

https://sputniknews.com/politics/201612271049024500-kissinger-trump-russia/

Si on prend ce rapport comme du bon pain, cela nous dit que Kissinger, un vieux guerrier de la guerre froide (NdT: et ami de Poutine qu’il côtoie depuis la fin des années 90), travaille en ce moment pour utiliser la bonne volonté de Trump à établir de meilleures relations avec la Russie afin de séparer celle-ci de son aliance stratégique avec la Chine.

Note de R71: N’oublions pas que Kissinger est le protégé de toujours de David Rockefeller, l’héritier de l’empire Rockefeller, fondé sur la Standard Oil devenue depuis… Exxon-Mobil. Kissinger est l’homme de l’ombre de la « normalisation » des relations entre la Chine et les USA sous l’ère Nixon. La Chine est partie prenante du NOM, il faut maintenant récupérer la Russie. C’est la fonction de Trump ! Tout le reste n’est que blablabla et poudre aux yeux…

Le développement militaire de la Chine est une réponse directe aux provocations américaines contre celle-ci et l’affirmation des Etats-Unis sur un droit dans la Mer de Chine méridionale car étant une zone d’intériet national pour l’empire. La Chine n’a certainement aucune intention d’attaquer les Etats-Unis et encore moins la Russie.

Kissinger, qui fut mon collègue au Centre d’Études Internationales Stratégiques (CSIS) pendant une douzaine d’années, est parfaitement au courant de l’existence d’une élite pro-américaine en Russie et il travaille à créer pour elle une “menace chinoise” qu’ils pourront utiliser dans leur effort de mener la Russie dans les bras de l’occident. Si cet effort est couronné de succès, la souveraineté de la Russie sera érodée, exactement comme toute souveraineté des autres pays alliés des Etats-Unis.

A la dernière conférence de presse du président Poutine ( http://www.informationclearinghouse.info/46100.htm ), le journaliste Marat Sagadatov a demandé si la Russie n’était pas déjà sujette à une forme de semie-domination étrangère: “notre économie, industrie, nos ministères et agences suivent souvent les règles mises en place par des organisations internationales et sont gérés par des entreprises consultatives. Même nos entreprises de défense ont des firmes consultatives étrangères qui les auditent et les évaluent.” Le jourmaliste demanda “s’il n’était pas un peu temps d’importer quelques substitutions dans ce domaine également ?

Chaque Russe a besoin de comprendre que faire partie de l’occident veut dire vivre sous les règles et les diktats de Washington. Le seul pays de l’alliance occidentale qui a une politique économique et étrangère indépendante, ce sont les Etats-Unis.

Nous devons vraiment tous comprendre que bien que Trump ait été élu président, les nouveaux cons(ervateurs) demeurent dominant dans la politique étrangère américaine et leur motivation et dédication envers l’hégémonie américaine comme seule super-puissance sont aussi fortes qu’elles ne l’ont jamais été. L’idéologie néo-conservatrice a été institutionnalisée dans de grands segments de la CIA, du ministère des AE et du Pentagone (ministère de la défense). Les nouveaux cons maintiennent leur influence dans les médias, les think tanks, les facultés universitaires, les fondations de tout poil et bien sûr au Council on Foreign Relations (CFR).

Nous devons aussi comprendre que Trump a une grande gueule dans le rôle du “dur à cuire” et dira certaines choses qui pourront être mal interprêtées, comme mon ami Finian Cunningham dont je lis toujours les colonnes en général avec délectation, a bien pu faire récemment. ( http://www.informationclearinghouse.info/46103.htm ).

Je ne sais pas si Trump va prévaloir sur la vaste conspiration néo-con ; mais il semble assez clair néanmoins qu’il soit sérieux au sujet de réduire les tensions avec la Russie, tensions qui se sont accumulées depuis que le président Bill Clinton a violé la promesse du gouvernement Bush (père) à savoir que les Etats-Unis n’étendraient pas leur influence d’un centimètre vers l’Est (après la chute de l’URSS et du bloc de l’Est). A moins que Trump ne soit sérieux à ce sujet il n’y a aucune raison pour lui de nommer comme ministre des AE Rex Tillerson le PDG d’Exxon-Mobil. En 2015, Tillerson a reçu l’Ordre de l’Amitié russe. (NdT: Notons encore que depuis 2011 et l’attaque par procuration de la Syrie à cause du refus du gazoduc qatari-Exxon, il a été dit a plusieurs reprise que c’est toujours “business as usual” entre Exxon-Mobil et les géants russes des hydrocarbures Rosneft et GazProm… Nous avions dit à l’époque qu’il était de fait permis de douter des gesticulations de la Russie au Moyen-Orient…)

Comme l’a fait remarquer le professeur Michel Chossudovsky, une transnationale comme Exxon-Mobil a des intérêts différents de ceux du complexe militaro-industriel. (NdT: ceci n’est que partiellement vrai, car le complexe militaro-industriel protège les intérêts vitaux d’Exxon-Mobil et des autres transnationales gravitant dans la sphère yankee ; de plus, Exxon-Mobil a de gros investissements dans le complexe militaro-industriel, dont certains composants ont des intérêts avec Exxon et d’autres… Il y a malgré tout une grande convergence d’intérêt.). Ce complexe a besoin d’une puissante menace comme l’ex-“grosse menace soviétique”, qui a été transformée en “menace russe”, afin de justifier le maintien d’un budget militaire annuel de l’ordre des 1000 milliards de dollars. Par contraste, Exxon veut faire partie de la sphère d’affaire énergétique russe. Donc, en tant que ministre des AE, Tillerson est motivé pour parvenir à de meilleures et bonnes relations entre les Etats-Unis et la Russie, tandis que pour le complexe militaro-industriel, de bonnes relations minimisent la peur orchestrée sur laquelle le complexe survit (NdT: une “menace” de perdue… 10 de retrouvées…)

Clairement, le complexe MI et les nouveaux cons voient Trump et Tillerson comme des menaces, c’est pourquoi les magnats nouveaux cons et de l’armement se sont si véhémentement opposés à Trump et pourquoi le directeur de la CIA John Brennan a proféré des accusations sauvages et sans aucun support sur la soi-disant interférence russe dans le processus électoral des élections présidentielles américaines.

Les lignes sont tracées. Le prochain test sera celui de voir si Trump peut obtenir une confirmation du Sénat de son choix de Tillerson comme ministre des AE.

Il y a un grand mythe qui veut que Reagan ait gagné la guerre froide en brisant financièrement l’URSS avec une course à l’armement. Étant un de ceux qui furent impliqués dans les efforts de Reagan pour mettre fin à la guerre froide, je me retrouve une fois de plus dans la position de corriger ce qui est dit.

Reagan n’a jamais parlé de gagner la guerre froide. Il a parlé d’y mettre fin. D’autres officiels de son gouvernement ont dit la même chose et Pat Buchanan peut en témoigner.

Reagan voulait mettre un terme à la guerre froide et non pas la gagner. Il parla de ces “maudites” armes nucléaires. Il pensait que l’économie soviétique éprouvait trop de difficultés pour pouvoir être compétitive dans une course à l’armement. Il pensait qu’il pourrait le premier vaincre la stagflation qui affligeait l’économie américaine et qu’il pourrait forcer les soviétiques à venir à la table des négociations en lançant la course à l’armement. “Sa “guerre des étoiles” n’était essentiellement qu’une fantaisie. Les soviétiques ont-ils cru ou pas à cette menace de la course à l’armement on ne le sait pas mais la gauche américaine elle, y a cru et n’en ai jamais sorti…

Reagan n’avait aucune intention de faire s’effondrer l’URSS ou de la dominer. A l’inverse de Clinton, de Bush et d’Obama, il n’était pas contrôlé par des nouveaux cons. Reagan a viré et a fait traduire en justice les nouveaux cons de son administration lorsque ceux-ci menaient des opérations derrière son dos et bafouaient la loi.

L’URSS ne s’est pas effondrée à cause de la détermination de Reagan à mettre fin à la guerre froide. L’effondrement de l’URSS fut le résultat du travail de la ligne dure communiste qui croyait que Gorbatchev était en train de relâcher la prise du PC de manière trop rapide et que Gorbatchev était une menace à l’existence de l’URSS ; ils le placèrent en assignation à résidence. Ce fut ce coup de la ligne dure du PCUS contre Gorbatchev qui mena Eltsin au pouvoir. Personne ne s’attendait à l’effondrement de l’URSS.

Le complexe MI américain ne voulait pas que Reagan mette un terme à la guerre froide, car la guerre froide était la fondation même des profits et du pouvoir de ce complexe. La CIA dit alors à Reagan que s’il renouvelait la course à l’armement, les Soviétiques gagneraient, parce qu’ils contrôlaient l’investissement et pouvaient alouer une plus grande part de leur économie à l’armée que Reagan ne pouvait le faire.

Reagan ne croyait aucunement l’affirmation de la CIA que l’URSS pouvait prévaloir dans une course à l’armement. Il forma un comité secret et donna à ce comité le pouvoir d’enquêter sur cette affirmation de la CIA. Le comité en vint à la conclusion que la CIA protégeait ses prérogatives. Je sais tout cela parce que je fus moi-même membre de ce comité.

Le capitalisme américain et la sécurité sociale fonctionneraient bien mieux sans ce boulet sur le budget qu’est le complexe MI. Il est plus correct de dire que le complexe MI veut une menace majeure et non pas une course à l’armement. Des terroristes musulmans sans base réelle ne sont pas une menace suffisante pour une telle puissance militaire américaine et le problème avec une course à l’armement au lieu d’une menace est que les corporations américaines de l’armement devraient produire du matériel qui fonctionne plutôt que des dépassements de budget tentaculaires qui boostent les bénéfices…

Le tout dernier navire lance-missile US est tombé deux fois en panne et a dû être remorqué au port. L’avion F-35 est un gouffre à fric sans aucune fin en vue, il a d’énormes problèmes (NdT: même les pilotes d’essais refusent de voler dedans..) ( http://www.stopthef35.com/pentagon-f-35-wont-have-a-chance-in-real-combat/ ) et de toute façon il est déjà quasiment obsolète avant même d’être opérationnel à 100%. Les missiles russes sont hypersoniques. Les chars russes sont supérieurs en tout. La puissance explosive nucléaire des missiles de croisières inter-continentaux russes Satan II (classification OTAN) est terrifiante. Le moral des troupes russes est au plus haut. Elles ne sont pas épuisées par plus de 15 ans de guerres inutiles et sans fin contre des femmes et des enfants.

Etant donné la nature foncièrement corrompue du complexe MI américain, Washington peut se lancer à qui mieux mieux dans une nouvelle course à l’armement, il ne sera pas un danger ni pour la Russie, ni pour la Chine et encore moins contre l’alliance stratégique des deux puissances.

Les nouveaux cons sont discrédités mais ils sont toujours de forte influence sur la politique étrangère américaine. Jusqu’à ce que Trump ne les relègue au fin fond des turpitudes idéologiques, la Russie et la Chine ont tout intérêt à maintenir leur alliance stratégique. Quiconque tente de briser cette alliance est une menace pour la Russie et la Chine et pour les Etats-Unis ainsi que pour toute vie sur terre.

Sionisme, colonialisme et lois scélérates d’amalgame…

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Pour les Palestiniens sionisme rime avec colonialisme

 

Ramzy Baroud

 

25 décembre 2016

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/palestiniens-sionisme-rime-colonialisme/

 

Le 12 décembre, le gouvernement britannique a officiellement adopté une nouvelle définition de l’antisémitisme qui inclut la critique légitime d’Israël.

La définition a été adoptée au début de l’année par le groupe pro-israélien IHRA, bien qu’elle ait été envisagée mais abandonnée par l’Agence européenne anti-racisme en 2005.

C’est une initiative assez dangereuse qui mènera probablement à un approfondissement du fossé qui sépare la société civile et l’élite politique britanniques.

Les groupes israéliens et pro-israéliens en Occident ont toujours voulu imposer une confusion entre le racisme en tant que tel et la critique de l’État israélien accusé de violer de nombreuses résolutions des Nations Unies et de commettre de nombreux crimes de guerre dans les territoires occupés, en particulier dans la bande de Gaza.

L’adoption de la nouvelle définition survient à la suite d’une crise montée de toutes pièces dans la politique britannique, où le parti travailliste, sous l’autorité de Jeremy Corbyn, a été faussement accusé d’être « complaisant » à l’égard de l’antisémitisme parmi ses membres. Cette « crise » a été provoquée par des groupes pro-israéliens pour bloquer la campagne à l’intérieur du Labour (Parti travailliste) visant à faire respecter par Israël ses obligations internationales et à mettre fin au siège et à l’occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

En octobre dernier, un groupe multipartite a publié un rapport qui n’a fait qu’ajouter à la confusion, condamnant l’utilisation du mot « sioniste » comme péjoratif et affirmant qu’une telle utilisation « n’a pas sa place dans la société civile ».

Alors que les manœuvres visant à mettre Israël à l’abri de la liberté d’expression en Grande-Bretagne battent encore leur plein, le débat aux États-Unis a été depuis longtemps étouffé. Il y a peu de place pour la moindre critique d’Israël dans les grands médias américains ou dans la société « bien pensante ». Cela a pour effet que la politique américaine au Moyen-Orient reste totalement inféodée aux intérêts israéliens et aux diktats des groupes de pression pro-israéliens, pour ne citer que ceux-là.

Le Royaume-Uni adopte maintenant la même position, qui n’est cependant pas une nouveauté. En fait, vendredi de la semaine dernière était un anniversaire d’une grande signification sur cette question même.

Le 16 décembre 1991, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 46/86, avec la courte déclaration suivante: « L’Assemblée générale décide de révoquer la détermination contenue dans sa résolution 3379 (XXX) du 10 novembre 1975. »

Il s’agissait de l’annulation d’une résolution antérieure qui assimilait l’idéologie politique d’Israël, le sionisme, avec le racisme.

Le texte plus long de la résolution initiale, numéro 3379 de 1975, était fondé sur un ensemble clair de principes, y compris la résolution 2106 de l’ONU de 1965 qui définissait la discrimination raciale comme « toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, Nationale ou ethnique ».

Le renversement de cette résolution est le résultat d’un lobbying vigoureux de la part des États-Unis, et de pressions qui ont duré des années. En 1991, Israël a insisté sur le fait qu’il ne participerait pas aux pourparlers de paix de Madrid organisés par les États-Unis sans le désaveu préalable de la résolution 3379. L’ONU étant l’un des sponsors des pourparlers de Madrid, la pression américaine a finalement payé et les membres de l’ONU ont été obligés de renverser leur décision.

Cependant, l’assimilation du sionisme au racisme n’est pas la seule comparaison souvent invoquée par les critiques d’Israël.

Récemment, l’envoyé équatorien aux Nations Unies, Horacio Sevilla, a été catégorique dans ses commentaires lors d’une session de l’ONU, marquant le 29 novembre comme Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

Nous avions répudié « avec toute notre force la persécution et le génocide » déclenchés par « le nazisme contre le peuple hébreu », a-t-il ajouté, « mais je ne me souviens de plus semblable dans notre histoire contemporaine que l’expulsion, la persécution et le génocide que l’impérialisme et le sionisme ont appliqués au peuple palestinien ».

La diatribe des condamnations qui s’ensuivit était attendue, alors que les responsables israéliens saisissaient encore une autre occasion de lancer des accusations d’antisémitisme contre l’ONU pour avoir systématiquement ciblé Israël, alors que, parait-il, elle s’abstiendrait de censurer les autres contrevenants.

En ce qui concerne Israël, toute critique de son État et de son idéologie politique serait donc antisémite, tout comme les exigences qu’Israël rende des comptes sur ses actions militaires.

Mais pourquoi Israël est-il tellement préoccupé par ces questions de vocabulaire ?

Au cœur de l’existence même d’Israël se cache un sentiment de vulnérabilité que toutes les ogives nucléaires et la puissance de feu ne peuvent pas faire disparaître.

Interdire l’utilisation du terme sionisme est ridicule et impraticable, sinon totalement impossible !

Pour les Israéliens qui adoptent ce terme, le sionisme peut signifier plusieurs choses, tandis que pour les Palestiniens, qui ont appris à le détester, c’est en fin de compte une seule et même idéologie.

Dans un article paru en 2012, l’auteur israélien Uri Avnery a présenté les nombreuses nuances du sionisme – le socialisme débutant (obsédé par la couleur rouge et se mobilisant autour des syndicats juifs et des kibboutzim); le sionisme religieux qui se considère comme le « précurseur du Messie »; le sionisme de droite qui exige un « État juif dans toute la Palestine historique » et le sionisme dit « libéral et laïque » comme le présentait son fondateur Theodor Herzl.

Pour un Palestinien dont la terre a été illégalement confisquée, la maison rasée par ces forces « sionistes », les nuances exposées par Avnery n’ont guère de signification. Pour eux, le terme « sioniste » est essentiellement péjoratif et évoque l’idéologie et le sionisme politique qui préconisent, participent ou justifient les actions agressives israéliennes.

Dans son article intitulé « Le sionisme du point de vue de ses victimes », le défunt professeur palestinien Edward Said expliquait : « Il n’est pas déraisonnable de constater que l’ensemble de l’expérience palestinienne-arabe semble unanime quant à l’idée que le sionisme a imposé parmi les Arabes une injustice unique, et que même avant que les Britanniques aient remis la Palestine aux colons sionistes pour y voir ensuite établi officiellement un État en 1948, les Palestiniens s’y sont collectivement opposés et ont tenté par tous les moyens de résister au colonialisme sioniste. »

De nombreux pays partagent la perception palestinienne du sionisme comme forme de colonialisme, et cette perception dominante est un fait historique et non le produit d’un quelconque égarement antisémite collectif.

La raison pour laquelle la question et le débat à propos du sionisme ne doiventt céder à aucune intimidation est que l’essence du même sionisme n’a jamais changé par rapport à sa version coloniale primitive.

L’historien israélien Ilan Pappe est d’accord avec cela : « L’idéologie sioniste et sa stratégie n’ont pas changé depuis ses débuts », a-t-il écrit. « L’idée était: ‘Nous voulons créer un État juif en Palestine, mais aussi une démocratie juive’. Donc les sionistes devaient avoir une majorité juive tout le temps… Par conséquent, le nettoyage ethnique était la seule solution applicable du point de vue sioniste. »

Cela reste la principale force motrice de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et du refus d’Israël de rompre avec une entreprise coloniale datant du XIXe siècle pour en faire un État moderne et démocratique pour tous ses citoyens.

Pour ce faire, il faudrait sacrifier ce qui est le noyau de son idéologie sioniste, construit sur un amalgame d’identités ethno-religieuses, et adopter une forme universelle de la démocratie dans un État où les Juifs et les Arabes seront traités comme des égaux.

Résistance politique: Information, narratif, historiographie, histoire et falsification…

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Toujours avoir présent à l’esprit qu’avant de devenir “historique”, part du passé, répertorié objectivement ou pas, un évènement est d’abord une “info”, un entrefilet ou une narration de presse, Ainsi donc, qui contrôle le narratif, codifie selon l’idéologie dominante du moment, l’info et donc, à terme, sa “sauvegarde” historique. Donc, si “on ne peut pas être neutre dans un train en marche” comme le disait Howard Zinn, celui-ci ajoutait que “ne pas connaître l’histoire, c’est comme être né hier.”

Disons NON ! haut et fort aux “ministères de la vérité” de tout poil et rapproprions-nous l’histoire et le narratif contemporain et affirmons comme le disait Orwell que “dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”

~ Résistance 71 ~

Occident: la réécriture du passé

Manlio Dinucci

27 décembre 2016

Source:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8040

« Massacre de Berlin, pourquoi le terroriste a-t-il laissé ses papiers ? » : se demande le Corriere della Sera, en parlant d’ « étrangetés ». Pour avoir la réponse il suffit de regarder le passé récent, mais de celui-là il n’y a plus de mémoire.

Il a été réécrit par le « Ministère de la Vérité » qui -imaginé par George Orwell dans son roman de politique-fiction 1984, critique du « totalitarisme stalinien » – est devenu réalité dans les « démocraties occidentales ». Ainsi a été effacée l’histoire documentée des dernières années.

Celle de la guerre USA/Otan contre la Libye, décidée -comme le prouvent les emails de la Clinton- pour bloquer le plan Kadhafi de créer une monnaie africaine alternative au dollar et au franc Cfa. Guerre initiée par une opération secrète autorisée par le président Obama, en finançant et armant des groupes islamistes d’abord classifiés comme terroristes, parmi lesquels les noyaux du futur Isis. Ensuite approvisionnés en armes à travers un réseau Cia (documenté par le New York Times en mars 2013) quand, après avoir contribué à renverser Kadhafi, ils sont passés en 2011 en Syrie pour renverser Assad et attaquer ensuite l’Irak (au moment où le gouvernement al-Maliki s’éloignait de l’Occident, en se rapprochant de Pékin et de Moscou). Effacé le document de l’Agence de renseignement du Pentagone (daté du 12 août 2012, déclassifié le 18 mai 2015), dans lequel on affirme que « les pays occidentaux, les états du Golfe et la Turquie soutiennent en Syrie les forces qui tentent de contrôler les zones orientales » et qu’il y a, dans ce but, « la possibilité d’établir une principauté salafiste en Syrie orientale ».

Effacée la documentation photographique du sénateur McCain qui, en mission en Syrie pour le compte de la Maison Blanche, rencontre en mai 2013 Ibrahim al-Badri, le « calife » à la tête de l’Isis. En même temps, s’inspirant de la « novlangue » orwellienne, on adapte au cas par cas le langage politico-médiatique : les terroristes, ainsi définis seulement quand ils servent à terroriser l’opinion publique occidentale pour qu’elle soutienne la stratégie USA/Otan, se trouvent qualifiés d’ « opposants » ou de « rebelles » lorsqu’ils perpètrent des massacres de civils en Syrie. Utilisant la « novlangue » des images, on cache pendant des années la condition dramatique de la population d’Alep, occupée par les formations terroristes soutenues par l’Occident, mais, quand les forces syriennes soutenues par la Russie commencent à libérer la ville, on montre chaque jour le « martyre d’Alep ».

On dissimule par contre la capture par les forces gouvernementales, le 16 décembre, d’un commando de la « Coalition pour la Syrie » -formé de 14 officiers des Etats-Unis, Israël, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie, Jordanie, Maroc, – qui, d’un bunker dans Alep-Est, coordonnait les terroristes d’Al Nosra et autres.

On peut, sur ce fond, répondre à la question du Corriere della Sera : comme il est déjà arrivé dans le massacre de Charlie Hebdo et dans d’autres, les terroristes oublient ou laissent volontairement une carte d’identité pour être immédiatement identifiés et tués. A Berlin d’autres « étrangetés » ont été constatées : en perquisitionnant le camion immédiatement après le massacre, la police et les services secrets ne s’aperçoivent pas que sous le siège du conducteur se trouve la carte d’identité du Tunisien, avec un tas de photos. Ils arrêtent donc un Pakistanais, qu’ils relâchent un jour après pour insuffisance de preuves. C’est alors qu’un agent particulièrement expert va regarder sous le siège du conducteur, où il découvre les papiers du terroriste. Intercepté par hasard en pleine nuit et tué par une patrouille vers la gare de Sesto San Giovanni (Milan), à un kilomètre de l’endroit d’où était parti le camion polonais utilisé pour le massacre. Tout cela documenté par le « Ministère de la Vérité ».

Manlio Dinucci

Edition de mardi 27 décembre 2016 de il manifesto
http://ilmanifesto.info/occidente-la-riscrittura-del-passato/ 
traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Aux origines de la fraude biblique… Nos traductions du Dr. Ashraf Ezzat en PDF…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 26 décembre 2016 by Résistance 71

Merci à JBL1960 pour ce document compilé en version PDF de nos traductions des recherches du Dr. Ashraf Ezzat (Egyptien) concernant la falsification de la traduction de la bible de l’ancien hébreu au grec au second siècle avant notre ère par les 70 rabbins mandatés par le roi Ptolémée II d’Egypte, dans la grande et célèbre bibliothèque d’Alexandrie ; bible grecque qui fut la « mère » de quasiment toutes les autres traductions de la bible depuis, et nommée « bible septante ».

Dans quelques autres textes, Ezzat nous fait découvrir les liens profonds entre le judaïsme et les formes religieuses ancestrales tribales de la péninsule arabe ainsi que l’escroquerie de la « judéïté » de la vieille ville de Jérusalem, escroquerie reconnue par la récente résolution de l’UNESCO la concernant.

Les textes du Dr Ashraf Ezzat en version PDF, traduction Résistance 71, mise en page JBL1960:

Traduction de la Bible et Escroquerie Historique (pdf)